comment calculer sa zakaat sur l’argent ?
Règle de calcul de la zakat sur l’argent
v Rappel
Dans le Qour’an la zakat est uniquement sur l’or et l’argent métal, frappé en pièce ou pas.
- Selon les écoles de l’iman Malik, Ach Chafi^iyy et Ahmad Ibnou Hanbal :
La zakat est à verser sur l’or et l’argent métal purs uniquement.
- Selon Abou Hanifah :
La monnaie fiduciaire qui a libre cours est sujette à la zakat. Si la personne a un compte bancaire (licite selon Abou Hanifah), elle doit suivre son avis pour la zakat.
v Pour la zakat sur l’or et l’argent métal
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OR |
ARGENT |
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Seuil à partir duquel la zakat est due |
20 dinars |
200 dirhams |
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Equivalent en poids |
84,875 g |
594,125 g |
La quantité à verser est : x = = 2,5 %
v Pour la zakat sur l’argent, monnaie fiduciaire (selon Abou Hanifah)
Il y a deux dimensions à prendre en considération :
1- le seuil : al nisab c’est-à-dire le montant à partir duquel on doit payer la zakat
2- le temps : al hawl ou une année lunaire qui est-à-dire la durée à partir de laquelle on doit verser la zakat
Information importante : les données chiffrées qui vont suivre sont des approximations ou hypothèses par besoin de simplification. Charge à la personne qui doit calculer la zakat de prendre les cours réels de l’or et de l’argent à la période souhaitée.
Si on prend l’hypothèse que :
- 1 Kg d’or vaut 35 000 euros
- 1 Kg d’argent vaut 2 000 euros
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OR |
ARGENT |
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Nisab |
Environs 3 000 euros (35 000 x 0,084875) |
Environs 1 200 euros (2 000 x 0,594125)
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Hawl
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Une année lunaire complète à partir du moment où l’on atteint le seuil |
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Qimah (la quantité à verser)
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2,5 % |
2,5 % |
Lequel des seuils faut-il utiliser ?
ð Celui qui est le plus profitable pour les pauvres.
Le plus bas des deux seuils ici est celui de l’argent, donc c’est celui que l’on prend en considération car c’est celui qui arrange le plus ceux qui sont censés recevoir la zakat.
Selon Abou Hanifah il y a une règle de calcul :
Paramètres :
M : montant sujet à la zakat
Seuil : seuil de l’argent métal
M’ : montant qui dépasse le seuil
Z1 : zakat qui est due sur le montant du seuil
Z2 : zakat qui est due sur ce qui dépasse le seuil
E (x) : partie entière
M > seuil
M = seuil + M’
Application
On prend pour hypothèse que le montant sur lequel la personne souhaite calculer la zakat à verser est 2 140 euros.
2 140 > 1 200
2 140 = 1 200 + 940
Z1 : Zakat (seuil) = 2,5% x seuil
Z2 : Zakat (M’) = 2,5% x (
Zakat M = Z1 + Z2
Zakat (1 200) = 2,5% x 1 200 = 30 euros
ð Sur 1 200 euros on verse 30 euros
du seuil = 1 200 x = 240
On cherche à savoir pour le montant qui dépasse le seuil, à combien de cinquième du seuil il correspond ?
On obtient = 3 et il reste 220
Donc 940 = 3 x 240 + 220 littéralement on a nombre entier x + reste
Abou Hanifah dit que sur ce qui dépasse le seuil (M’) la personne paie la zakat sur ce qui est un multiple du cinquième (ici 3 x 240 soit sur 720 euros), et sur ce qui est au-dessus (220 euros) il n’y a rien à verser.
Ainsi dans notre exemple, la zakat à payer est :
1 200 x 2,5% + 720 x 2,5%
= 1 920 x 2,5% = 48 euros
Si la personne veut verser la zakat sur la totalité du montant, elle multiplie le tout par 2,5% (2 140 x 2,5% = 53,5 euros), elle met l’intention de payer la zakat et elle met l’intention de donner ce qui dépasse en aumône.
Quelques secrets pour une vie conjugale heureuse
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La résidence du bonheur |
La louange est à Allah le Seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Nous demandons à Allah de nous préserver de l’état des gens de l’enfer, nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.
Al-Boukhariyy a rapporté dans son sahih d’après ^Abdou l-Lah fils de ^Amr Ibnou ^As qu’il a dit le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam m’a dit :
Ce qui signifie : « Ô Abdou l-Lah, on m’a dit que tu jeunais tous les jours et que tu veillais toutes les nuits en prières surérogatoires. » Je lui ai répondu « oui, ô Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam » il a alors dit :
« Ne fais pas cela. Jeûne certains jours et d’autres jours ne jeûne pas. Veille certaines nuits et d’autres nuits ne veille pas car ton corps a des droits sur toi, tes yeux ont des droits sur toi, ton épouse a des droits sur toi ». Tout comme le mari a des droits sur son épouse, l’épouse a des droits sur son mari. Et les deux époux ne seront heureux et la vie conjugale ne sera emplie de bonheur entre eux que si chacun s’acquitte du droit de l’autre. La vie conjugale sera ainsi stable, les deux époux seront heureux, chacun des deux connait ce qu’il a comme droits et ce qu’il a comme devoirs. Et chacun va s’acquitter du droit de son partenaire sur lui. Il agit en bien avec lui. Il y a des règles de comportement et des caractères que la Loi de l’islam a incités d’avoir concernant l’épouse envers son époux afin que la vie conjugale soit heureuse. Pour que cette vie soit pleine de miséricorde et de sérénité et qu’il n’y ait pas de déstabilisation ou de destruction de cette vie conjugale. Parmi ces règles de caractère, il y a que l’épouse agisse en bien avec son mari. Elle s’acquitte de ses droits. Et que le mari agisse en bien avec son épouse. Que l’épouse obéisse à son mari dans tout ce qui fait gagner l’agrément de Allah et l’agrément de son Messager.
Le prophète éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
أَعْظَمُ النَّاسِ حَقّاً عَلَى المَرْأََةِ زَوْجُها
(‘A^dhamou n-nasi haqqan ^ala l-mar ‘ati zawjouha)
Ce qui signifie : « La personne qui a le plus grand droit sur la femme c’est son mari » et le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam dit également :
الجَنَّة دَخَلَتِ رَادُ عَنْها وَزَوجُها ماتَت امْرَئَةٍ يأَ
(‘ayyou mra’atin matat wa jawjouha ^anha radin dakhalati l-jannah)
[Rapporté par At-Tirmidhiyy qu’il a jugé hacan]
Ce qui signifie : « Toute femme qui meurt et qui laisse son mari satisfait d’elle, entrera au paradis ». L’épouse raisonnable et sensée est celle qui s’acquitte des droits de son mari.
Allah tabaraka wa ta^ala dit :
الرِّجَالُ قَوَّامُونَ عَلَى النِّسَاء بِمَا فَضَّلَ اللهُ بَعْضَهُمْ عَلَى بَعْضٍ وَبِمَا أَنفَقُواْ مِنْ أَمْوَالِهِمْ
(Ar-rijalou qawwamouna ^ala n-niça’i bima faddala l-Lahou ba^dahoum ^ala ba^din wa bima ‘anfaqou min ‘amwalihim)
[sourat An-Niça’/‘ayah 34] Allah a fait que les hommes ont une responsabilité sur les femmes. D’ailleurs il a fait que le divorce soit prononcé par le mari. C’est le mari qui le prononce. Pourquoi donc ? Parce que la part de raison que Dieu a accordé à Ses esclaves hommes dépasse la part de raison qu’Il a accordé aux femmes. La part de raison de tous les hommes dépasse la part de raison de toutes les femmes. Il en est de même pour la force physique.
La force physique que Allah a accordée dans les hommes dépasse la force physique que Allah a créée dans toutes les femmes. Quelqu’un de sensé ne renie pas cela. C’est quelque chose de perceptible que l’on peut constater. Dans leur généralité, en globalité, les hommes sont plus forts que les femmes par la raison et par la force physique.
Ceux qui gouvernent le monde et dirigent les affaires des gens sont en général des hommes. Pour l’explication du hadith :
النِّساءُ ناقِصاةٌ عَقْلاً وَدِينًا
(‘an-niça’ou naqisatou ^aqlan wa dinan)
En général, en globalité le sens de ce hadith est que les femmes ont moins que les hommes du point de vue de la raison et de la religion. Ça c’est en général. Mais tu peux trouver des individus femmes qui sont fortes par la raison que beaucoup d’hommes. Mais si on fait la somme de toute la part de raison que Dieu a accordé aux hommes elle dépasse la somme de la part de raison que Dieu a accordé aux femmes. Et ce qui compte c’est la majorité.
La parole du prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam :
ناقِصاةٌ َدِينًا
(naqisatou dinan)
C’est-à-dire « elles ont moins que les hommes par la religion » ce n’est pas un rabaissement pour la femme mais la signification est que la femme n’obtient pas la récompense de la prière pendant toute sa vie tout comme l’homme, puisqu’elle a des périodes de menstrues. Elle s’arrête de faire la prière pendant les menstrues et pendant les lochies. Pour le jeûne également à cause des menstrues et des lochies, elle s’abstient de jeûner pendant un certain temps.
Allah ta^ala dit :
وَلِرِّجَالِ عَلَيْهِنَّ دَرَجَةٌ
(Wa li r-rijali ^alayhinna darajah)
[sourat Al-Baqarah/228] ce qui signifie « Les hommes ont un degré supérieur sur les femmes ». Pourquoi ? Parce que c’est l’homme qui est chargé de subvenir à la charge de sa femme. Pourquoi est ce que l’homme est chargé de subvenir à la femme ? Parce qu’il possède une autorité sur elle. Pour cela, Allah ta^ala a fait que la charge obligatoire soit assurée par les hommes et donc les femmes par conséquent doivent s’attacher à l’autorisation du mari.
Quant à ceux qui veulent outrepasser ce que Allah nous a annoncé dans Sa Loi, il aura été injuste envers lui-même et il aura été injuste envers autrui. Ibnou Jawziyy a dit : « Il convient à la femme qui est raisonnable quand elle trouve un mari vertueux qu’il lui convient, de s’appliquer à gagner sa satisfaction et à éviter tout ce qui peut lui nuire car si jamais elle nuit à ce mari vertueux ou qu’elle fait quelque chose qui lui fait mal, il va se lasser d’elle et cela restera dans son cœur et peut-être à la première occasion, il va l’abandonner ou préférer une autre. Il se peut que lui, il trouve et il se peut que elle ne trouve pas un autre mari. »
Dans le sahih de Mouslim, un fils est mort à Abou Talhah. Abou Talhah avait une épouse qui s’appelle ‘Oummou Soulaym. Il avait un fils d’elle qui était nourrisson et il était mort. Elle a dit à sa famille c’est-à-dire à ses proches parents qui étaient chez elle et qui ont appris que leur fils était mort : « Ne le dites pas à Abou Talhah quand il va rentrer le soir pour qu’il ne soit pas affligé alors qu’il est en train de jeûner, cela va lui couper son appétit. Laissez-moi d’abord lui annoncer cette nouvelle ». Quand Abou Talhah est rentré elle lui a présenté son diner, il a mangé et il a bu. Puis elle s’est faite belle pour lui en mettant de beaux vêtements, en s’ornant de bijoux, de parure et de ce qui est de cet ordre de la meilleure manière et cela est une preuve de sa profonde certitude et de sa totale confiance en Dieu et de sa grande patience. Il eut un rapport avec elle. Quand elle a vit qu’il avait atteint son besoin, elle lui dit pour lui attirer l’attention, qu’il ne convient pas de se chagriner pour la mort de son fils quand il allait le savoir, car l’enfant est comme un bien qui nous est confié et qui va être repris. Elle lui dit : « Abou Talhah, dis moi si des gens ont prêté quelque chose à une famille et que par la suite, ils demandaient à cette famille qu’il la leur rende, c’est à dire cet objet qu’ils leur ont confié. Est ce que cette famille peut conserver ce qui leur a été confié et priver le propriétaire de ce qui leur a été confié ? » Il lui a répondu : « Non [c’est-à-dire ils n’ont pas à les priver, s’ils veulent récupérer leur bien ils n’ont pas à les empêcher » elle lui dit alors : « Recherche la récompense de la part de Dieu en faisant preuve de patience pour la mort de ton fils et n’ait pas un comportement qui te prive de cette récompense. Parce que notre fils est comme un bien qui nous a été confié et Celui à Qui il appartient, l’a repris. »
C’est alors que Abou Talhah fut en colère. [Ici quand il dit à propos de ce compagnon qui était en colère c’est-à-dire qu’il n’était pas content, cela ne veut pas dire qu’il s’est mit à taper sur les portes ou tout ce qui est devant lui. La colère, ce n’est pas quelque chose comme certains ignorants aujourd’hui, quand il n’y a pas lieu d’être en colère, ils ont des comportements qui sont indécents. Ça veut dire qu’il n’était pas content, c’est ça le sens de la colère ici.] Il a dit à ‘Oummou Soulaym : « Pourquoi tu me laisses jusqu’à avoir un rapport avec toi puis tu m’annonces le décès de ton fils ? »
Il partit de suite raconter ce qui lui était arrivé au Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, comment ‘Oummou Soulaym avait agit avec lui alors que son comportement à elle indiquait sa totale confiance en Dieu et sa grande patience. Chose que de nombreux hommes sont incapables de faire.
Après avoir entendu le récit, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam leur fit des invocations à tous deux et leur dit :
بارَكَ اللَّهُ لَكُمَ في لَيْلَتِكُما
(baraka l-Lahou lakouma fi laylatikouma)
C’est-à-dire « Que Allah vous accorde des bénédictions dans ce que vous avez fait ensemble dans cette nuit » c’est-à-dire que ça soit une cause pour avoir un autre enfant et qu’il soit un enfant de bien.
Et ‘Anas qui rapporte le hadith a dit que ‘Oummou Soulaym tomba enceinte effectivement et c’était un exaucement de l’invocation du prophète de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.
‘Oummou Soulaym, cette femme dont le cœur est éclairé par la bonne guidée du Prophète élu s’est embellie de patience quand elle a perdu son fils qu’elle a eut avec Abou Talhah.
Comment ‘Oummou Soulaym a atteint ce haut degré de patience si elle n’avait eut sa grande certitude au jour dernier et en la récompense de la part de Allah ta^ala si les enseignements du maître des Messagers salla l-Lahou ^alayhi wa sallam était gravé dans son cœur. Ce n’est pas surprenant que tu trouves parmi les compagnons ceux qui étaient ainsi car leur Prophète est le maitre des gens. La meilleure des créatures. Celui parmi les gens qui se fient le plus à Allah. Et il a semé dans leur cœur cette soumission et cette glorification comme la parole du Seigneur des mondes
وَمَا كَانَ لِمُؤْمِنٍ وَلا مُؤْمِنَةٍ إِذَا قَضَى اللهُ وَرَسُولُهُ أَمْرًا أَن يَكُونَ لَهُمُ الْخِيَرَةُ مِنْ أَمْرِهِمْ
(Wa ma kana li mou’minin wa la mou’minatin ‘idha qada l-Lahou wa raçoulouhou ‘amran ‘an yakouna lahoum l-khiyaratou min ‘amrihim)
[sourat Al-‘Ahzab/36]. De cette ‘ayah nous comprenons que si Allah nous a prédestiné quelque chose, nous n’avons pas à nous objecter et à nous rebeller. Il en est de même pour toutes les bonnes œuvres que l’esclave musulman accomplit.
Les récompenses sont différentes en fonction de la force de la certitude, de la véracité de l’intention et de sa qualité. Et tout cela, cette récompense n’est confirmée par quelqu’un que si la personne est sur l’islam. C’est-à-dire elle évite les mécréances par la parole, par les actes et par les croyances. Celui qui persévère sur l’Islam qui a eut son intention sincère, pour l’agrément de Allah ta^ala, qui a agit de manière conforme à la Loi de Allah, cette Loi qui nous a amenée Son Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam il aura cette récompense.
Allah tabaraka wa ta^ala n’a besoin de rien et rien ne Le rend impuissant et Il est Celui qui donne avec profusion.
Le plus important c’est d’être en conformité avec la Loi de Allah tabaraka wa ta^ala et de persévérer sur cela c’est-à-dire de préserver ses organes, de préserver sa langue, de préserver son corps et de préserver son cœur. Celui qui ne préserve pas ses organes c’est-à-dire sa langue, son corps, son cœur de ce qui annule les actes, il est comme celui qui construit et qui détruit. Il construit puis il détruit. Il construit puis il détruit. Certains, quand ils se mettent en colère avec quelqu’un d’autre, quand ils se disputent avec quelqu’un d’autre, ils se mettent en colère et ils tombent dans une mécréance, ils insultent le Créateur ou ils insultent un prophète ou ils changent leurs croyances de l’islam, de la foi pour avoir une croyance qui contredit, il sera ainsi sorti de l’islam et ils devront alors prononcer les deux témoignages « La ‘ilaha ‘il-la l-Lah, Mouhammadoun raçoulou l-Lah » immédiatement pour revenir à l’islam.
Les dix conseils qu’une mère a donnés à sa fille le jour de son mariage
Parmi les conseils qu’une mère a donnés à sa fille le jour de son mariage, il y a dix conseils :
Elle lui a dit : sois pour ton mari comme une femme esclave, il sera pour toi comme un esclave et retiens dix conseils que j’ai mis en pratique et j’ai été heureuse avec ton père en les appliquant :
– Le premier, sois de celles qui se suffisent de peu « Al-qana^ah ».
– Le deuxième, écoute ses paroles et obéis lui.
– le troisième et le quatrième : Vérifie ce qu’il voit de toi et ce qu’il sent de toi. Fais en sorte qu’il ne puisse jamais voir quelque chose de laid chez toi et qu’il ne sente de toi que le meilleur des parfums.
– Le cinquième et le sixième : Fais bien attention au moment de son repas et de son sommeil. Parce que la faim brûle de l’intérieur et le manque de sommeil incite à la colère.
– Le septième et le huitième : veille sur ses biens, sur sa famille et sur ses enfants. Concernant les biens, le secret réside dans la bonne gestion. Concernant les enfants c’est de bien les élever.
– Le neuvième et le dixième : surtout ne sois pas heureuse quand il est chagriné, ne montre pas de joie en sa présence quand ton mari est chagriné. Et gare à toi de te montrer chagriné en sa présence si lui est heureux.
Et sache enfin que tu n’obtiendras de lui ce que tu veux que lorsque tu feras preuve d’altruisme c’est-à-dire que tu préfères son opinion à lui au dépens de ton opinion à toi et sans sa satisfaction à lui au dépens de la tienne.
Où trouve-t-on pareille mère dans cette époque, sauf celle à qui Allah a fait miséricorde. Et où sont les femmes qui appliquent dans cette époque ces recommandations ? Sauf celles à qui Allah a fait miséricorde.
La femme vertueuse, c’est celle qui est pieuse, qui accomplit les devoirs et qui évite les péchés, qui respecte le droit de Allah tabaraka wa ta^ala, qui respecte le droit de son mari. Elle ne manque pas aux droits. Et cette catégorie de femme est très peu nombreuse de nos jours.
Le prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
لا تُؤَدِّي المَرْأََةُ حَقَّ اللَّهِ حَتَّى تُؤَدِّي حَقَّ زَوْج
(la tou’addi l-mar’atou haqqa l-Lahi hatta tou’addiya haqqa zaouj)
[Rapporté par Ibnou Majah et Ibnou Hibban dans son sahih] ce qui signifie : « L’acquittement du droit de son mari sur elle est une condition pour la piété pour la femme »
Parmi les signes des femmes vertueuses c’est l’obéissance à leur mari dans tout ce qui ne comporte pas de désobéissance. Si le mari fait preuve de peu de patience alors la femme peut être plus forte avec la patience dont elle peut faire preuve.
Ceci vaut mieux pour elle si elle veut augmenter en degré selon le jugement de Allah.
Mouslim a rapporté dans son sahih d’après ^Abdou l-Lah ibnou ^Amr que le Messager de Allah a dit :
الدُّنْيا مَتاع وَخَيْرِ مَتاعِ الدُّنْيا المَرْأََةُ صالِحًا
(Ad-dounya’ou mata^ wa khayri mata^i d-dounya’i l-mar’atou saliha)
Ce qui signifie : « dans ce bas monde il y a des biens et le meilleur des biens c’est la femme vertueuse ».
La femme vertueuse aide son mari pour l’au delà. Dans le mariage, il y a une protection contre le chaytan. La femme vertueuse qui s’occupe de sa maison est une aide pour la religion par cette voie. Dans le mariage, il y a un combat contre les passions de l’âme. Il y a un exercice pour l’âme pour assumer des responsabilités, pour assumer la charge obligatoire de la femme, pour patienter avec les caractères de la femme, pour supporter la nuisance de sa part. La femme vertueuse réjouit son mari lorsqu’il la voit. Elle lui obéit quand il lui ordonne, quand il lui donne des ordres. Et elle ne le contredit pas et elle n’est pas al-‘annanah, ni mannanah, ni hannanah, ni haddaqah, ni barraqah, ni chaddaqah.
Al-‘annanah, c’est celle qui se plaint tout le temps, qui gémit tout le temps, qui se plaint.
Al-mannanah, c’est celle qui rappelle ses bienfaits à son mari, elle lui dit « j’ai fais telle chose pour toi.
Al-hannanah, c’est celle qui se languit d’un ancien mari. Elle a été mariée par le passé et elle se rappelle toujours le premier en présence du deuxième.
Al-haddaqah, c’est celle qui chaque fois qu’elle voit quelque chose, elle voudrait l’avoir et elle demande à son mari de les lui acheter.
Al-barraqah, c’est celle qui passe sa journée à se faire belle, à embellir son visage pour que son visage soit brillant.
Ach-chaddaqah, c’est celle qui parle beaucoup et dit des paroles qui ne comportent pas de biens.
Voilà les différentes catégories et de caractères qu’il convient à la femme vertueuse d’éviter.
Les droits du mari sur son épouse
Les droits du mari sur son épouse. Bonheur à celui qui a appris la science de la religion agrée par Allah et qu’il l’a appliqué et qui a enseigné à ses parents, à son épouse à ses enfants, à ses bien aimés, à ses voisins, à tous ceux qui entendent la bonne parole et le conseil.
Khadijah que Allah l’agrée avait une grande place dans le cœur du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, chaque fois qu’il l’a citait, il disait du bien d’elle et il louait sa bonne compagnie. ^A’ichah que Allah l’agrée disait : « Lorsque le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam mentionnait Khadijah, il ne se lassait pas de faire ses éloges et demandait le pardon en sa faveur. Il a retenu son amitié et sa fidélité. Il honorait ainsi les amis de Khadijah après son décès. »
^A’ichah que Allah l’agrée disait : « Lorsque le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam égorgeait un mouton, il disait « Envoyez ce mouton aux amis de Khadijah [les femmes qui étaient les amies de Khadijah] » après la mort de Khadijah.
Elle était agréée et Allah l’a agréée, les anges l’ont aimée, et le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam l’a aimée . Il disait ^alayhi s–salatou wa s-salam :
إنِّي رُزِقْتُ حُبَّها
(‘Inni rou’ziqtou houbbaha)
[Rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : « Allah m’a accordé de l’aimer » et nul ignore combien elle a aidé le Prophète, comment elle s’est tenue aux côtés du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, pour le soutenir, pour l’aider à supporter les difficultés et les différentes sortes de nuisance. En effet, elle était une bonne femme vertueuse pour lui et que Allah l’agrée, elle était un modèle éminent de l’épouse croyante et pieuse. Que Allah honore et élève davantage en degré notre maitre Mouhammad et agrée la mère des croyants Khadijah.
Parmi les droits du mari sur son épouse et qu’il est demandé à l’épouse dans la loi de l’islam d’assurer, c’est de ne pas l’empêcher de son droit de jouir d’elle sauf dans ce que la loi a interdit comme durant les menstrues ou les lochies, comme cela est connu dans la Loi.
Il est rapporté à la fin du troisième siècle de l’hégire qu’il y avait un imam qui était ascète, qui était adorateur, qui était un grand saint et cet imam avait beaucoup de prodiges. C’est un grand saint qui avait des prodiges. Dans son assemblée, dans son cours, il citait des choses qui correspondaient à ce que les gens dans l’assistance avaient dans leur cœur. Et il glissait dans ses cours ce qui leur permettait de résoudre leurs problèmes que ce soit concernant les sujets du bas monde ou l’au-delà. Les gens allaient assister à ses assemblées en raison de cette réputation qu’il avait.
Justement, il est arrivé qu’un homme qui était blanc a eut un enfant qui était noir, qui était différent de sa couleur à lui et la couleur de sa mère. Alors l’homme a douté de son épouse, il a pensé du mal d’elle. Il a pensé qu’elle était fornicatrice et il avait entendu parler de ce chaykh, que c’était un grand savant à qui Allah dévoile certaines choses c’est-à-dire Il donne le kachf, Il peut lui dévoiler certaines choses cachées. Quand il est rentré dans l’assemblée de ce savant, le chaykh l’a tout de suite dévoilé. Dans son cours il s’est mit à parler d’un sujet, il a dit : « Allah a interdit d’avoir un rapport lorsque la femme a ses menstrues, pour une sagesse. Celui qui fait cela et qui a un enfant de couleur brune, qui est différente de la couleur du père ou de la mère alors qu’il ne se blâme que lui-même. Si la couleur change, c’est parce qu’il y a eut un rapport durant les menstrues ».
Cet homme a pris peur et il a abandonné les mauvaises pensées qu’il avait eut au sujet de sa femme.
Le saint pour un intérêt religieux il se peut qu’il montre ses prodiges.
Il n’est pas permis à l’épouse d’empêcher son mari de jouir d’elle ou de se refuser à lui. Si elle ne répond pas au désir de son mari sans excuse valable alors elle commet un grand péché et les anges la maudissent. Le Prophète éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
إِذَا دَعَا الرَّجُلُ امْرَأَتَهُ إِلَى فِرَاشِهِ فَأَبَتْ فَباتَ غَضْبان عَلَيْها لَعَنَتْها الْمَلَائِكَةُ حَتَّى تُصْبِحَ
(‘Idha da^a r-rajoulou imra’atahou ila firachihi fa’abat fabata ghadban ^alayha la^anat’ha l-lmala’ikatou hatta tousbiha)
[Rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : « Lorsque l’homme demande son épouse et qu’elle se refuse à lui sans raison valable et qu’il passe la nuit en colère contre elle, les anges la maudisse jusqu’au matin »
Le droit du mari de jouir de son épouse dans les limites de la loi de l’islam fait partie des plus importants des droits sur son épouse. Car le fait que la femme s’occupe du besoin de son mari à elle, dans ce sens est une grande cause pour le bonheur des deux époux. Et si elle néglige ce grand droit, cela entraine des différents et des disputes entre les époux. Souvent cela entraine à la destruction de la vie conjugale et par conséquent au divorce et à la perte. Il est à observer que de nombreuses épouses de nos jours négligent le droit du mari de jouir d’elle dans un moment où le mari en a un besoin et alors cette femme va quitter le lit de son mari sans excuse valable alors que le mari a besoin d’elle et elle ne prête pas attention à cela comme si ce n’était pas son mari. Elle aura ainsi été la cause d’une tristesse, d’un chagrin chez le mari, ce qui entraine des conséquences négatives sur la vie conjugale.
Un autre droit du mari c’est que la femme ne jeûne pas un jeûne surérogatoire, c’est-à-dire un jeûne autre que le jeûne obligatoire sans son autorisation. Pour ce qui est du jeûne obligatoire, comme le jeûne du mois de ramadan elle n’attend pas son autorisation. S’il ne lui autorise pas à le jeûner, elle ne lui obéit pas. C’est-à-dire qu’elle applique la règle :
لا طاعَةَ لِمَخْلُوقٍ في مَعْصِيَّةِ الخالِق
(la ta^ata li makhlouqin fi ma^siyyati l-khaliq)
Ce qui signifie : « On n’obéit pas à une créature dans quelque chose qui est une désobéissance au Créateur » rapporté par l’imam Ahmad.
Le jeûne empêche de jouir, si elle jeûne un jeûne surérogatoire, sans l’autorisation de son mari alors le mari ne pourra pas avoir un rapport avec elle. Or avoir un rapport avec elle c’est son droit à lui. C’est pour cela que le Prophète éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam tout comme l’a rapporté Al-Boukhariyy a dit :
لا يَحِلُّ لامْرَأَةٍ أَنْ تَصُومَ وَزَوْجُها شاهِدٌ – أَي حاضر- إلاَّ بِإِذْنِه
(la yahillou li’imra’atin ‘an tasoumou wazaoujouha chahidoun – ’ay hadiroun – illa bi’idhnihi)
C’est-à-dire « Il n’est pas permis à la femme de jeûner un jeûne surérogatoire alors que son mari est présent, c’est-à-dire il n’est pas en voyage, sans son autorisation. » donc il s’agit bien du jeûne autre que le jeûne obligatoire. Il est arrivé à l’époque du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam que l’épouse de Safwan Ibnou l-Mou^attil s’est plainte à lui au Messager de Allah. Elle a dit : « Mon époux m’oblige à rompre le jeûne alors que je jeûne, il ne fait pas la prière de l’aube sauf après le lever du soleil » c’est alors que le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a demandé pour avoir plus d’éclaircissement à Safwan. Il lui a répondu : « Ô Messager de Allah quand elle dit que je ne me lève pas pour la prière de l’aube, sauf après le lever de soleil, nous sommes dans une famille et nous nous réveillons qu’après le lever du soleil. [Donc ça ne veut pas dire qu’il s’est levé dans le temps de l’aube et il n’a pas fait la prière]. » Et quand elle dit que je l’oblige à rompre le jeûne alors qu’elle jeûne. En fait, elle fait le jeûne surérogatoire et moi je suis un homme qui est jeune ».
Alors le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ne l’a pas blâmé, il n’a pas remis en cause ce que ce compagnon faisait. [Rapporté par Abou Dawoud]
Les faqih ont déduits à partir de ce hadith que si quelqu’un dort avant l’entrée du temps de la prière de l’aube, al-fajr, et qu’il s’est réveillé après le lever du soleil, il ne commet pas de péché s’il ne fait pas la prière de as–soubh dans son temps.
Et qu’il est permis à l’homme d’obliger sa femme à rompre son jeûne, si son jeûne était surérogatoire et qu’il avait voulu avoir un rapport avec elle. Et qu’il n’est pas permis à la femme de faire un jeûne surérogatoire si son mari ne lui autorise pas
Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a indiqué combien du droit du mari est éminent sur son épouse en disant :
لَوْ كُنْتُ آمِرًا أَحَدًا أَنْ يَسْجُدَ لِأَحَدٍ لِأَمَرْتُ المَرْأَةَ أَنْ تَسْجُدَ لِزَوْجِها
(laou kountou amira ‘ahada ’an yasjouda li’ahadin li’amartou l-lmar’ata ‘an tasjouda lizaoujiha)
Ce qui signifie : «Si je devais ordonner à quelqu’un de se prosterner pour quelqu’un d’autre [c’est-à-dire une prosternation de salutation] alors j’aurais ordonné à la femme de se prosterner pour son mari. » [Rapporté par Ibnou Hibban, Ibnou Majah et d’autres].
Dans ce hadith il y a l’indication qu’il n’est pas permis de se prosterner pour autre que Allah ^azza wa jall. Il y a également dans ce hadith l’indication du droit éminent du mari. Le mari a un droit sur son épouse et l’épouse a un droit sur son mari.
Parmi les droits du mari sur son épouse c’est qu’elle ne fasse entrer personne chez lui sans son autorisation. La loi de l’islam interdit quelque chose que pour une sagesse mais de nombreuses personnes ignorent ces sagesses.
Il y a un évènement qui s’est produit dans l’Abyssinie, Al-Habachah. Il y avait un homme qui était un commerçant, il partait de chez lui et il laissait son neveu, le fils de son frère avec son épouse. Et ce jeune homme qui était son neveu, le fils de son frère, il les laissait dans une khalwah interdite c’est-à-dire, ils se retrouvaient deux personnes étrangères l’une et l’autre sans qu’une tierce personne ne les voit. Un jour, il est entré et il a vu que sa femme était avec son neveu dans une situation très mauvaise. Il a perdu sa lucidité et il a coupé l’oreille de son neveu.
Alors le fils de son frère avait un signe visible sur lui, qui était un signe de honte toute sa vie. Les gens le voient et ils disent « celui là, son oreille a été coupée pour cette raison là »
Cet homme, ce commerçant-là avait négligé d’appliquer la loi de Allah. S’il avait dit : « Maintenant, tu pars avec moi parce qu’il n’y a dans la maison que mon épouse » alors il l’aura préservé de tomber dans le péché.
C’est lui-même qui a provoqué le fait que cet homme se retrouve seul avec sa femme. Et cette khalwah, le fait que son neveu se retrouve seul avec son épouse, l’a entrainé à faire un acte qui est laid. Et cela a fait que toute la réputation de son neveu et de son épouse était devenue mauvaise. Tout cela parce qu’il a négligé d’appliquer la loi de Allah. C’est pour une sagesse que Allah tabaraka wa ta^ala a interdit qu’un homme se retrouve seul en présence d’une femme ajnabiyyah, qui n’est pas mahram.
Le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a interdit qu’un homme se retrouve seul avec une femme ajnabiyyah c’est-à-dire qui n’est pas mahram pour lui c’est-à-dire qu’il peut épouser un jour et il nous a indiqué que ce péché est un grand moyen pour le chaytan de semer la corruption et la désobéissance entre un homme et une femme. Cette khalwah qu’un homme se retrouve seul avec une femme qu’il peut épouser un jour sans qu’une tierce personne ne les voit devant laquelle ils pourraient éprouver de la pudeur. Cette khalwah aide le chaytan a les entrainer aux péchés, soit à la fornication, soit à ce qui est moins que la fornication. Le Messager n’interdit une chose qu’avec une sagesse. Cependant certaines personnes peuvent connaitre la sagesse et d’autre peuvent ne pas la connaitre.
Parmi les droits du mari sur son épouse c’est qu’elle ne quitte pas le domicile conjugal ou qu’elle ne voyage pas avec quelqu’un de ses mahram sauf avec l’autorisation de son mari. Il n’y a pas en cela une diminution du rôle de la femme mais au contraire, c’est une préservation et une protection pour elle.
Parmi les choses utiles à ce sujet c’est de mentionner ce que les savants ont dit. Le fait que la femme et surtout l’épouse reste chez elle et de ne pas sortir de chez elle sans nécessité, cela vaut mieux pour elle. Ceci est pour l’intérêt de la femme car c’est un surcroît de chasteté et de protection pour elle. Et comme les spécialistes de la jurisprudence ont cités, ils ont dit que pour la femme, il convient qu’elle fasse preuve d’un surcroît de couverture de sa zone de pudeur. Et il y a en cela un grand intérêt pour la femme.
Le Prophète éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
أَقْرَبُ ما تَكُونُ المَرْأَةُ إِلى وَجْهِ الله (أَيْ إِلى طاعَةِ اللهِ) إِذا كَانَت في قَعْرِ بَيْتِها
(‘aqrabou ma takounou l-lmar’atou ila wajhi l-Lahi – ‘ay ila ta^ati l-Lahi – ’idha kanat fi qa^ri baytiha)
Ce qui signifie : « L’endroit dans lequel la femme est le plus proche de l’obéissance à Allah c’est lorsqu’elle est au sein de sa maison. [Rapporté par At-Tabaraniyy]
Parmi les droits de son mari sur son épouse c’est que la femme priorise le droit de son mari sur le droit de ses proches parents. Car le droit de son mari sur elle est éminent selon le jugement de Allah ta^ala. Si la famille de la femme lui ont ordonné quelque chose et que son mari lui a ordonné autre chose, une chose qui ne comporte pas de désobéissance, alors elle obéit à son mari et pas à sa famille. C’est cela le sens de la parole du Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam :
وَحَقُّ النَّاسِ بِالمَرْأَةِ زَوْجُهَا
(wa haqqou n-nasi bi l-lmar’ati zaoujouha)
Ce qui signifie : « La personne qui a le plus grand droit sur la femme c’est son mari. »
Il a été rapporté de la dame honorée ^A’ichah que Allah l’agrée qu’elle, avait dit « J’ai demandé au Messager de Allah qu’elle est la personne qui a le plus grand droit sur l’homme ». Il a répondu :
أُمُّهُ
(‘oummou)
Ce qui signifie : « c’est sa propre mère ». Je lui ai dit : « et qu’elle est personne qui a le plus grand droit sur la femme ? ». Il a dit :
زَوْجُها
(zawjouha )
Ce qui signifie : « son époux »
Ce hadith a été rapporté par Ahmad et il a été jugé sahih par Al-Hakim et Al-Bazzar avec une bonne chaine de transmission.
Parmi les droits du mari sur son épouse, c’est qu’elle ne fait pas preuve d’exaspération avec lui et elle ne se plaint pas de la difficulté matérielle ou d’un mauvais état. Et qu’elle ne multiplie pas les paroles de critiques et de blâmes de sorte à lui nuire par ses paroles ou qu’elle lui brise le cœur. Au contraire, selon la loi, il est requis de la femme qu’elle montre sa satisfaction, sa suffisance du peu de subsistance et qu’elle respecte la fatigue de son mari pour assurer la subsistance et qu’elle ne lui demande pas plus que le besoin de crainte qu’il ne tombe dans la recherche de subsistance d’une voie interdite.
La femme vertueuse et sensée, c’est celle qui recherche l’agrément de son Créateur et qui recherche le paradis et qui s’éloigne totalement de tout ce qui est interdit et qui se satisfait du peu de la subsistance halal et qui met en garde son époux de suivre les voies interdites, les chemins interdits.
Que Allah ta^ala fasse miséricorde aux épouses du salaf, puisque l’épouse vertueuse quand son mari sortait de sa maison pour aller chercher la subsistance, elle lui disait : « Méfie-toi d’obtenir la subsistance d’une voie interdite ».
Nous pouvons patienter pour endurer la faim et la difficulté mais nous ne pouvons pas patienter pour endurer le feu de l’enfer.
Il a été rapporté qu’une femme des fils de ‘Isra’il c’est-à-dire des communautés musulmanes qui ont précédés la communauté de notre maître Mouhammad. cette femme était musulmane et elle était adoratrice, elle était vertueuse, elle était la fille d’un roi. Un homme fils de roi l’a demandé en mariage. Alors elle a refusé de l’épouser. Puis elle a dit a une femme esclave à elle : « va et cherche moi un mari qui soit ascète, qui soit pieux, qui soit adorateur, et qui soit surtout pauvre »
Sa servante est partie, elle a trouvé un pauvre, adorateur et pieux. Elle l’a ramené à sa maitresse. Cette fille de roi lui a dit : « Si tu veux m’épouser, je viens avec toi à qui nous fait le contrat de mariage » Et c’est ce qu’il fit.
Ils ont fait le contrat de mariage, puis elle lui a dit : « Emmène-moi chez ta famille. » Alors il lui a dit : « Par Allah, je ne possède rien d’autre que cette cape qui est sur mon dos, que j’utilise pour me couvrir avec la nuit et un vêtement pour moi le jour ». Alors elle lui a dit : « Je t’ai accepté ainsi ».
Une fille de roi qui dit à un pauvre et qui est ascète « Je t’ai accepté ainsi » et c’était un homme qui gagnait sa subsistance au jour le jour et lui ramenait la nuit ce qui lui permettait de manger. Cette femme ne mangeait pas la journée, elle faisait le jeûne par recherche de l’agrément de Dieu. Lorsqu’il lui ramenait quelque chose, elle rompait le jeûne et elle louait Allah ta^ala dans tous les cas. Elle lui a dit « Maintenant j’ai pu me consacrer à l’adoration de Dieu ».
Un jour, il n’a rien pu amener. Alors, il prit peur et cela fut fortement éprouvant pour lui. Il se dit : « Mon épouse est assise chez elle à la maison, elle fait le jeûne, elle attend quelque chose que je lui ramène pour rompre le jeûne » alors il s’est levé, il a fait le woudou’, il a fait une prière et il a invoqué Son Seigneur tabaraka wa ta^ala et il a dit : « Ô Allah, Tu sais que je ne T’ai pas demandé quelque chose pour cette vie d’ici bas, mais je Te demande pour faire plaisir à mon épouse qui est vertueuse. Ô Allah, donne moi une subsistance de Ta part. Certes, Tu es Celui Qui accorde avec profusion. C’est alors qu’une grosse perle tomba du ciel. Il l’a prit et l’emmena chez son épouse. Quand elle vit cette grosse perle, elle fut étonnée. Elle lui a dit « D’où as-tu donc amené cette perle ? Je n’ai jamais vu une telle perle chez moi. »
Alors, il lui a dit : « J’ai cherché ma subsistance comme c’est de mon habitude aujourd’hui mais je n’ai rien pu gagner, j’ai alors invoqué mon Seigneur soubhanahou wa ta^ala et Il m’a accordé cette perle qui est tombée du ciel. »
Cette femme lui dit alors : « Retourne à cette endroit, dans lequel tu as invoqué Allah et supplie Allah et demande lui et tu dis : « Ô Allah, ô Allah ô mon Seigneur. Si c’est quelque chose que Tu nous accordes dans cette vie ici bas alors fait que ce soit plein de bénédictions mais si c’est quelque chose que Tu nous réserves pour l’au-delà alors fait qu’elle remonte au ciel. »
L’homme fit ce que son épouse lui demanda, c’est alors que la perle remonta au ciel. Il revint chez elle et il lui a appris cela. Elle lui dit : « La louange est à Dieu Qui nous a montré ce qu’Il nous réserve dans l’au-delà ».
Puis elle lui a dit : « Ca ne m’est égal maintenant si je n’ai aucune richesse dans cette vie ici bas qui va à sa fin. » et elle a remercié Allah pour cela.
Parmi les droits du mari sur son épouse c’est la bonne vie conjugale. C’est le fait qu’elle agisse correctement avec lui. Et ceci est une base fondamentale dans le bonheur conjugal.
Parmi les droits du mari sur son épouse, c’est qu’elle soit respectueuse avec lui quand elle parle avec lui. Qu’elle essaie de lui donner du plaisir, c’est-à-dire par exemple, elle se parfume pour lui, elle se fait belle pour lui, tout comme lui il le souhaite. Elle ne va pas faire preuve d’arrogance avec sa beauté. Elle ne va pas rabaisser son mari s’il n’est pas beau, s’il est laid. Elle ne va pas faire preuve de vanité avec son argent, ou avec son origine, si elle était riche ou d’une grande famille. Au contraire la femme sensée c’est celle qui recherche l’agrément de son Créateur. Elle obéit à son mari dans ce qui fait gagner l’agrément de Allah ^azza wa jall, elle ne lui nuit pas dans ses paroles et ses actes. Elle ne va pas divulguer le secret qu’il lui a confié, même à sa famille à elle. Et elle fait preuve de tendresse envers ses enfants. Elle veille sur eux en leur assurant une éducation islamique que Allah ta^ala agrée et que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam aime. Elle protège sa langue pour ne pas dire des paroles qui blessent son mari et qui font mériter le châtiment de son Créateur. Elle ne crie pas devant lui. Elle ne lui dit pas par exemple : « Tu es lourd, tu ne comprends pas » ou ce qui est de cet ordre comme paroles qui nuisent au mari et qui lui brisent le cœur.
Si chacun des deux époux applique cela ils auront fermé la porte du mal et ils auront ouvert la porte de l’amour, de l’amitié, de la sérénité et ils auront tous deux une grande récompense.
Il convient à l’homme qu’il agisse envers son épouse avec beaucoup de sagesse mais pas au point qu’elle ne soit plus respectueuse envers lui. Il convient qu’il assure les dépenses avec modération de sorte qu’il ne la fasse pas vivre dans la difficulté mais qu’il ne gaspille pas son argent et qu’il enseigne ce dont elle a besoin comme science de la religion. Il l’exhorte et lui rappelle le châtiment de Allah si elle cherche la facilité dans la religion. Il est tendre et doux avec elle quand elle accouche. Il lui tient compagnie et il ne lui montre pas qu’il est chagriné si elle a eut une fille. Il ne divulgue pas son secret, il ne pense pas du mal d’elle, il ne la divorce pas quand elle est en menstrues ou dans une période intermenstruelle durant laquelle il a eut un rapport avec elle car sinon il sera tombé dans le péché mais le divorce reste effectif. Allah a ordonné des choses pour la femme qu’Il n’a pas ordonnée à l’homme et également Allah a ordonné des choses à l’homme qu’Il n’a pas ordonné à la femme. Chacun des deux doit patienter pour accomplir ce que Allah a ordonné en étant sincère pour rechercher l’agrément de Allah. Que chacun cherche l’exemple et trouve le modèle dans la conduite des Prophètes et des vertueux qui l’ont précédés.
Il convient à la femme d’avoir une bonne vie conjugale avec son mari, en se faisant belle pour lui, en se parfumant, en étant douce quand elle parle avec lui. Elle ne parle pas si son mari est en colère. Elle ne le charge pas de ce qu’il ne peut pas supporter. Elle se suffit du peu, elle ne demande pas quelque chose pendant le rapport, et elle essaie de peu parler. Elle ne va pas trop souvent chez ses voisines. Elle ne demande pas à son mari des choses qui sont lourdes pour lui pour les assurer et elle ne multiplie pas les plaintes.
Il convient aussi qu’elle soit une bonne gestionnaire de sa maison. Qu’elle aime accomplir la prière et à l’adoration de son Seigneur. Qu’elle priorise le droit de son mari sur son avis à elle et celui de ses proches parents. Elle fait preuve de tendresse avec ses enfants. Elle ne va pas insulter souvent les enfants. Elle ne va pas remettre en cause la parole de son mari. Elle ne va pas tirer fierté de sa beauté ou de son argent, elle ne divulgue pas son secret. Si son mari meurt, elle s’endeuille pour lui, elle ne se fait pas belle, elle ne se parfume pas pendant la période d’attente post maritale.
Allah ta^ala dit :
وَعَاشِرُوهُنَّ بِالْمَعْرُوفِ
(wa ^achirouhounna bi l-lma^rouf)
[sourat An-Niça’/19] Ce qui signifie : « Assurez à vos femmes une vie conjugale sans nuisances, sans manquement dans leurs droits. »
Celui qui agit d’une bonne manière avec son épouse fait partie des meilleurs des croyants. C’est-à-dire celui qui fait preuve de tendresse, de miséricorde et de bienfaisance. Les meilleurs des hommes, ce sont ceux qui agissent avec bienfaisance avec leurs femmes de sorte qu’il fait preuve de modestie avec son épouse. Il agit en bien avec elle. Il lui pardonne ses mauvais actes. Il ne répond pas au mal par le mal, il agit avec sagesse et intelligence avec elle. Bien agir avec son épouse est quelque chose de requis de la part du mari. Il est requis qu’il agisse en bien avec elle et elle aussi il convient qu’elle agisse bien avec lui. Il convient que le mari ne fasse pas preuve d’orgueil avec son épouse, il ne va pas faire preuve de tyrannie mais il agit avec elle avec miséricorde.
Certains ignorants musulmans agissent mal avec leurs épouses, ces gens là ne connaissent pas la loi de l’islam, ni les règles de comportement de l’islam. C’est à partir de là que apparait l’importance de ce qui nous est parvenu du Messager puisqu’il a incité sa communauté que lorsque quelqu’un qui est attaché à la religion et qui a un bon comportement qui vient demander la main de leur fille de ne pas tarder à la marier. C’est-à-dire qu’il ne regarde pas s’il est pauvre ou si la dot est faible, la dot qu’il peut assurer. Mais qu’ils prennent plutôt en considération son attachement à la religion agréée par Allah et à son excellent comportement. C’est ce qui convient de prendre en considération chez le musulman pour lui donner en mariage sa fille. S’il a vu que cet homme avait un bon comportement et qu’il était attaché à la religion, qu’il ne tarde pas, qu’il s’empresse de lui marier sa fille. Qu’il lui facilite, qu’il ne lui rende pas la tâche difficile.
Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
إِذَا جَاءَكُم مَنْ تَرْضَوْنَ دِينَهُ وَخُلُقَهُ فَزَوِّجُوهُ وَإِلَّا تَكُنْ فِتْنَةٌ فِي الأَرْضِ وَفَسَادٍ عَرِيض
(idha ja’akoum man tardaouna dinahou wa khoulouqahou fazawwijouhou wa ‘illa takoun fitnatoun fi l-l’ardi wa fasadin ^arid)
[Rapporté par Al-Bayhaqiyy] ce qui signifie : « Si un homme vient vous demander la main de votre fille et qu’il a un bon attachement à la religion et un bon comportement alors mariez-le. Sinon il y aura une grande corruption sur terre et beaucoup de mal » Celui qui n’agit pas ainsi mais qui au contraire tarde ou refuse le marier à quelqu’un qui a ces caractères parce qu’il recherche plus d’argent ou il recherche plus de pouvoir ou une meilleur réputation cela va les exposer à la discorde et à la corruption sur terre, à la corruption des caractères des filles et des garçons.
L’auteur que Allah lui fasse miséricorde a dit : Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam n’a pas cessé de montrer son amour pour ses épouses. Il a même recommandé à ses compagnons cela. Il est parvenu dans le hadith, que le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
إذَا أَحَبَّ أَحَدُكُم أَخَاهُ فَلْيُعْلِمْهُ
(‘idha ‘ahabba ‘ahadoukoum ‘akhahou falyou^limhou)
[Rapporté par Abou Dawoud] ce qui signifie : « lorsque l’un d’entre vous aime son frère, qu’il le lui dise c’est-à-dire qu’il lui dise « ‘inni ‘ouhibouka fi l-Lah » c’est-à-dire « je t’aime pour l’amour de Dieu ». Ou il lui dit « ‘ana ‘ouhiboukoum fi l-Lah », « je vous aime pour l’agrément de Allah. »
Que dire alors pour les épouses, pour l’épouse qui est son associée dans ses joies, dans ses chagrins et celle qui est son partenaire à la maison. Il a même été rapporté de ^A’ichah que Allah l’agrée qu’elle a dit : « J’ai demandé au Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qui, parmi tes épouses seront au paradis ? » il a répondu :
أَنتِ مِنهُن
(‘anti minhounna)
Ce qui signifie : « Tu en fais partie » Tout comme l’a rapporté Al-Boukhariyy dans le sahih.
Et il a été authentifié d’après ^Ammar Ibni Yaçir qu’il a dit :
إِنَّهَا زَوْجَتُهُ فِي الدُّنْيَا وَالآخِرَة
(‘innaha zawjatouhou fi d-dounia wa l’akhirah)
Ce qui signifie : « Elle est son épouse, dans le bas monde et dans l’au-delà »
En plus de tout cela, rien n’empêche le Prophète de manifester son amour pour son épouse devant les plus proches des gens à lui. Ce qui renforce l’amour encore plus.
Il a été rapporté de ^A’ichah qu’elle a dit : les épouses du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ont envoyés Fatimah la fille du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam pour parler à son père. Elle a demandé l’autorisation au Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, qui était en compagnie de ^A’ichah quand elle était malade et il a autorisé à sa fille de rentrer. Elle est rentrée et elle a dit : « Ô Messager de Allah, tes autres épouses m’ont envoyé à toi pour te demander la même part que la fille de Abi Tahafa, c’est-à-dire la fille de Abou Bakr As–Siddiq. » C’est alors que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
أَيْ بُنَيَّةُ أَلَيْسَ تُحِبِّيْنَ مَا أُحِبُّ
(‘ay bounayyatou ‘alaysa touhibbina ma ‘ouhibbou)
Ce qui signifie : « Ô ma fille n’est ce pas que tu aimes ce que j’aime ? » Elle a répondu « Bien sûr que si, ô Messager de Allah » Alors il lui a répondu :
فَأَحِبِّي هَذِهِ لِعَائِشَة
(fa’ahibbi hadhihi li^A‘ichah)
Ce qui signifie : « Alors aime cela pour ^A’ichah »
Et dans le sahih de Al-Boukhariyy le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a envoyé ^Amr Ibnou l-^As à la tête d’une armée qui s’appelle zatou s-salaçil, il a dit : « Je suis parti le voir et je lui ai dit : quel personne tu aimes le plus ? » il a répondu :
« ^A’ichah »
Je lui ai dit : « parmi les hommes ? » il a répondu :
أَبوُهَا، أبو بَكْر
(‘abouha, ‘Abou Bakr)
ce qui signifie : « son père » c’est-à-dire Abou Bakr .
Je lui ai dit : « Ensuite qui donc ? » Il a répondu :
« ^Oumar »
Et il a énuméré certains hommes.
^Oumar Ibnou l-^As a dit « Je me suis tu de crainte qu’il ne me cite à la fin » jusqu’à la fin du hadith.
Donc l’amour du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam pour la mère des croyants ^A’ichah était manifeste, et ceci est moutawatir c’est-à-dire que ça été rapporté d’un grand nombre à un grand nombre de personnes auprès des compagnons du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam au point que lorsque l’un d’entre eux voulait offrir un cadeau au Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, ils faisaient en sorte que cela coïncide le jour où le Messager était chez ^A’ichah.
Comment n’en serait il pas ainsi alors que les compagnons surnommaient ^A’ichah « habibatou raçouli l-Lah » c’est-à-dire la bien-aimée du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Elle est la bien-aimée, elle est chère au cœur du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Elle est celle qui a dépassé les épouses du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam par de nombreux mérites. Parmi lesquels le fait que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a passé les derniers jours qui ont précédés sa mort, lors de la maladie de sa mort chez ^A’ichah et quand il est mort il avait sa tête entre la poitrine de ^A’ichah et le cou de ^A’ichah et c’était le jour qu’il passait chez ^A’ichah. Et il a été enterré dans la maison de ^A’ichah. Regardez ce grand mérite, cette grande faveur qui a été accordé à notre dame ^A’ichah que Allah l’agrée et lui donne satisfaction.
Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté que lorsque le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam endurait beaucoup les douleurs de la maladie qui précèdent sa mort, il a dit :
أَيْنَ أَنَا غَدًا
(‘ayna ‘ana ghadan)
C’est-à-dire « Demain je serais chez qui parmi mes femmes ? » Ils lui ont dit : « chez une telle ». Il a dit :
أَيْنَ أَنَا بَعْدَ غَدًا
(‘ayna ‘ana ba^da ghadan)
Ce qui signifie : « Chez qui après demain ? » Ils lui ont dit : « Chez une telle » c’est alors que ses épouses ont compris que par la question qu’il posait, il cherchait chaque jour, il voulait arriver au tour de ^A’ichah que Allah l’agrée. C’est alors que les épouses du Prophète lui ont dit : « Ô Messager de Allah, nous faisons dons de nos jours à notre sœur ^A’ichah. » hadith sahih et il y a accord dans son caractère de sahih.
Ce fut elle qui a veillé sur lui pendant la maladie qui a précédé sa mort et quand le moment du départ était arrivé la tête du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam était posée sur ^A’ichah. ^A’ichah a décrit cette situation, elle a dit : « Parmi les grâces que Allah m’a accordé c’est que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam décéda chez moi, lorsque c’était mon tour avec sa tête entre ma poitrine et mon cou. Et Allah a réuni entre sa salive et ma salive le jour de sa mort, puisque ^Abdou r-Rahman était rentré et ^Abdou r-Rahman portait à sa main un siwak et moi j’appuyais le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam sur moi et j’ai vu son regard se diriger vers le siwak de ^Abdou r-Rahman et j’ai compris qu’il voulait le siwak. Je lui ai dit « veux tu que je le prenne ? » et il m’a fait oui de la tête. Je le pris et quand la douleur fut terrible pour lui, je lui ai dit : « veux tu que j’adoucisse le siwak pour toi ? » et il hocha à nouveau la tête. C’est alors que je l’ai adouci dans ma bouche puis je le lui ai donné. » Jusqu’à la fin du hadith. Et le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam fut enterré là où il mourut dans la chambre de ^A’ichah. Lorsque le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam décéda, elle n’avait que 18 ans et elle était parmi les femmes qui avaient le plus de science de jurisprudence et de science. ^A’ichah après le Prophète enseignait aux hommes et aux femmes jusqu’à ce qu’elle décéda, quand elle avait 66 ans la nuit du mardi, sept nuits passées de ramadan de l’an 57 de l’Hégire. Que Allah te fasse miséricorde, ô toi ^A’ichah la mère des croyants, une large miséricorde et qu’Il nous réunisse avec toi dans Al-Firdaws al-a^la, certes Il est sur ce qu’Il veut tout puissant et Il sait tout de Ses esclaves.
Le Messager est donc mort dans la maison de son épouse ^A’ichah car Allah ta^ala a prédestiné pour ^A’ichah ce grand honneur. Quand il était mort, il avait neuf épouses. Allah ta^ala n’a pas fait que le décès du Prophète est lieu dans la maison de Hafsah la fille de ^Oumar, ni la maison de ^amlah, ni ‘Oummou Habibah ni d’autres mais bien chez ^A’ichah. Allah l’a honorée et lui a accordée un mérite de faire d’elle la femme qui a le plus de science de jurisprudence dans l’absolu. Allah n’a pas créé de femmes qui aient plus de science de jurisprudence que ^A’ichah. Pourquoi donc toute cette faveur, tout cet honneur ? Car elle était aimée d’un amour véritable. Elle était pure dans son amour pour le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Elle a aimé le Messager pour l’agrément de Dieu.
Dans le sahih de Ibnou Hibban, le Prophète a dit :
تَصافَوِ الحُبَّ فِي اللَّهِ
(tasafawi-lhoubba fil-Lahi)
C’est-à-dire « Aimez-vous les uns les autres pour l’agrément de Allah, d’un amour qui est pur. » Et la signification de l’amour pour l’agrément de Allah, c’est que le musulman aime pour son frère musulman ce qu’il aime pour lui-même comme bien. Il ne le trompe pas, ni dans la pratique, ni dans les actes, ni par la parole et il est sincère dans son amour, un amour pur pour son frère. Dans ce sens que, s’il voit son frère profiter d’un bien, il se réjouit pour lui, il est heureux pour le bien que son frère reçoit. Et s’il le voit dans un autre état, il déteste cela pour lui et il essaie de l’en libérer.
En résumé, il ne le trompe pas, il ne lui embellit pas le faux, il lui porte le conseil, pour qu’il corrige ce qu’il a comme mauvaises choses. S’il voit que son frère par exemple ne fait pas la prière, il le dirige pour qu’il l’accomplisse. Il le met en garde contre les dangers de l’abandonner. Et s’il voit que son frère ignore les sujets de la religion, il lui indique, il le guide, il le dirige vers quelqu’un qui lui enseigne la science correcte. C’est cela le sens de s’aimer pour l’agrément de Dieu.
Celui qui suit ce chemin, il aura une grande réussite. Mais le simple fait de se réunir, de se rassembler, de se rencontrer tout en se trompant, cela aura de graves conséquences dans ce bas monde et dans l’au delà. Car il se peut que l’aimant, celui qui t’aime devienne quelqu’un qui te déteste par la suite. C’est pour cela que les maris devront avoir ce caractère éminent pour être de ceux qui ont ces hauts degrés. Il suffit comme importance de ce caractère, de s’aimer les uns les autres pour l’agrément de Dieu, c’est que ceux qui s’aiment pour l’agrément de Dieu de cette manière qui a été décrite, au jour du jugement lorsque les gens endureront des situations très difficiles, eux ils seront épargnés de la torpeur, de la chaleur du soleil. Ils seront à l’ombre du Trône et cette situation est un préliminaire de la grande félicité ininterrompue qui les attend par la suite. Ce sont ceux là qui s’aiment pour l’agrément de Allah. Ils se réunissent pour la bienfaisance et la piété. Ils ne se réunissent pas pour le péché, ni pour le mal. Ce qui les réunit, c’est l’obéissance à Allah. Loin des objectifs du bas monde, ils ne se trompent pas les uns les autres. Ils ne se dupent pas les uns des autres. Ils ne s’indiquent pas les uns aux autre le mal, l’égarement, ni l’injustice. Au contraire, ils s’aiment d’un amour pour l’agrément de Allah ta^ala, alors veille toi mon frère et veille toi ma sœur à être de ceux qui s’aiment les uns les autres pour l’agrément de Allah. Que Allah fasse que nous soyons au nombre de ces gens-là. Ô Allah Toi le plus miséricordieux de ceux qui font miséricorde, Fais que nous soyons de ceux qui s’aiment les uns les autres pour Ton agrément.
Il est parvenu dans le hadith qoudsiyy que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit : c’est-à-dire : Allah dit :
المُتَحابُونَ بِجَلَالِي لَهُم مَنَابِرٌ مِن نُورٍ يَوْمَ القِيَامَةِ
(‘al-moutahabbouna bijalali lahoum manabiroun min-nourin yawma lqiyamah)
Ce qui signifie : «ceux qui s’aiment les uns les autres par recherche de Mon agrément aura des chairs de lumière au jour du jugement. » la chair, al-minbar c’est ce sur quoi on s’assoit. Et ceci aura lieu avant leur entrée au paradis. Allah ta^ala les fait assoir à l’ombre du Trône sur des minbars, des chairs, comme des fauteuils de lumière de sorte que les gens seront heureux pour eux. Les Prophètes et les martyrs également seront heureux pour eux et agréablement surpris de leur situation. Bien que les Prophètes aient un degré supérieur, mais lorsqu’ils verront cela pour des gens qui ont un degré inférieur aux leurs, ils seront agréablement surpris, ils seront heureux, ils se réjouiront pour eux.
L’amour véritable c’est l’amour dans lequel il n’y a pas de tromperie, il n’y a pas d’hypocrisie, dans ce sens que s’il voit que son ami est dans une mauvaise situation, il ne lui embellit pas ce mal. Il ne se tait pas tant qu’il est capable de l’en délivrer et s’il voit que son ami est dans un bon état, il le renforce et il le soutient. C’est cela le sens de s’aimer par recherche de l’agrément de Allah. Et parmi les signes de l’amour pour l’agrément de Allah, c’est qu’il n’y a pas de tromperie entre eux, il n’y a pas de duperie, il n’y a pas d’hypocrisie mais ils s’entraident pour l’obéissance pour donner le conseil. Pour cela, les compagnons du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam lorsqu’ils se rencontraient, ils se rappelaient l’un et l’autre la parole de Allah ta^ala:
وَالْعَصْرِ
إِنَّ الإِنسَانَ لَفِي خُسْرٍ
إِلاَّ الَّذِينَ ءامَنُوا وَعَمِلُوا الصَّالِحَاتِ وَتَوَاصَوْا بِالْحَقِّ وَتَوَاصَوْا بِالصَّبْرِ
(wa l^asri ‘inna l’insana la fi khousr ‘illa lladhina ‘amanou wa ^amilou s–salihati wa tawasaw bilhaqqi wa tawasaw bis–sabri)
C’est-à-dire « Allah jure par al-^Asr que la plupart des gens, vont à leur perte, sauf ceux qui sont croyants et qui ont agis en bien et qui se sont recommandés les uns aux autres la patience et la bonne croyance et l’obéissance à Allah et la patience pour accomplir les actes d’obéissance. »
Le fait de s’aimer les uns autres sera une cause pour que le croyant se retrouve à l’ombre du Trône au jour du jugement. Et le fait de s’aimer les uns les autres pour l’agrément de Allah est une cause qui fait gagner l’agrément de Allah. Allah ta^ala dit dans le hadith qoudsiyy :
حَقَّت مَحَبَّتِي لِلمُتَحَابِيْنَ فيَّ
(haqqat mahabbati li l-moutahabina fiyya)
C’est-à-dire « Mon agrément est mérité par ceux qui s’aiment les uns les autres pour Mon agrément »
Bien sûr si ce que nous avons dit concerne le fait qu’un musulman aime son frère musulman, à plus forte raison cet amour pour l’agrément de Dieu au sein du couple entre le mari et son épouse. La femme vertueuse fait partie des quatre choses qui comptent au nombre du bonheur dans le bas monde. Tout comme cela est parvenu dans le hadith rapporté par le hafidh Diya’ou d-din Al-Maqdiciyy C’est-à-dire « le bonheur du bas monde – c’est-à-dire le bonheur dans cette vie ici bas – c’est par exemple une grande maison, une voiture ou une monture paisible, une épouse vertueuse et un bon voisin » ce sont les quatre choses qui comptent au nombre du bonheur dans le bas monde. C’est-à-dire que celui qui a ces quatre choses il vivra heureux, et il se peut que ces quatre choses aident pour accomplir les sujets de la religion et donc cela lui profitera pour son au-delà. Mais cela ne veut pas dire que celui qui aujourd’hui a une grande maison ou une monture paisible ou un voisin qui est bon ou une épouse vertueuse alors que cela implique forcément que dans l’au-delà il sera heureux. Non !
La base de l’Islam c’est de croire en Allah et en Son Messager. Celui qui obtient cela, il aura obtenu la meilleure des œuvres. Et celui qui n’obtient pas cela, alors il a perdu tout bien car il aura perdu la félicité de l’au-delà et c’est la félicité de l’au-delà qui est perpétuelle et qui n’aura pas de fin.
Pour ce qui est de la femme vertueuse, elle aide son mari pour sa religion, en l’aidant dans les sujets de la subsistance, en s’occupant de la maison, ce qui l’aide à se libérer pour la science de la religion et pour les œuvres. La base c’est donc la religion. Si elle n’est pas attachée à la religion, il se peut qu’elle corrompe l’attachement à la religion de son mari à cause de son mauvais comportement. Ce qui va lui empoisonner la vie. Il en est de même si la femme a un mauvais comportement, sa nuisance sera beaucoup plus grande que son profit. Pour cela, le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam a incité que nous épousions la femme qui est attachée à la religion, qui craint Allah ta^ala qui agit avec bienfaisance envers son mari, qui lui obéit dans ce qui fait gagner l’agrément de Allah ta^ala.
Le Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam a dit :
تُنْكَحُ المَرْأَةُ لِأَرْبَعٍ لِمَالِهَا وَلِجَمَالِهَا وَلِحَسَبِهَا وَلِدِينِهَا فَاظْفَر بِذاتِ الدِّينِ تَرِبَت يَدَاك
(tounkahou l-mar’atou li ‘arba^ li maliha wa li jamaliha wa lihasabiha wa lidiniha fadhfar bidhati d-dini taribat yadak)
Ce qui signifie : « la femme est généralement recherchée en mariage pour quatre critères. Certains cherchent son bien, d’autres la beauté, d’autres sa famille, son ascendance, sa lignée et d’autres son attachement à la religion. Alors recherche la femme pour son attachement à la religion, tu gagneras. »
Cette expression que le Prophète a utilisé « talibat yadak » indique son insistance et une incitation de sa part salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam à épouser la femme qui est attachée à la religion, qui craint Allah ta^ala , qui œuvre, qui agit avec son mari avec bienfaisance envers lui, en lui obéissant dans ce qui permet de gagner l’agrément de Allah.
Il y a dans le hadith un encouragement de la part du Messager de Allah aux femmes pour apprendre les sujets de la religion. At-Tirmidhiyy a rapporté que le Messager de Allah a dit :
خَيرُكُم خَيْرُكُم لأَِهْلِهِ وَأَنَا خَيرُكُم لِأَهْلِي
(khayroukoum khayroukoum li’ahlihi wa ‘ana khayroukoum li ‘ahli)
C’est-à-dire « Les meilleurs d’entre vous sont ceux qui sont les meilleurs avec leurs femmes et je suis le meilleur d’entre vous avec ses femmes » c’est-à-dire « Je suis celui qui agit le plus en bien avec l’épouse. Moi, j’agis mieux que vous avec mes épouses. Mon comportement avec mes épouses est meilleur que les vôtres avec vos épouses. Et ceux d’entre vous qui agissent le mieux avec leurs épouses sont meilleurs que les autres (meilleurs musulmans) »
Le Messager ^alayhi s–salatou wa s-salam parmi son excellent comportement, quand il passait la nuit chez une de ses épouses, au matin, quand il sortait il passait voir chacune d’entre elles. L’une après l’autre. Il se tenait devant la porte de chacune de ses épouses et il disait : as-salamou ^alaykoum wa rahmatou l-Lahi wa barakatouh ahla l-bayt. Il va devant la porte de l’une d’entre elles et il lui passait le salam, puis il passait devant la porte d’une autre et il passait le salam. Il n’attendait pas que son épouse vienne lui passer le salam, alors qu’il est le meilleur de toutes les créatures de Dieu. Il est celui que Allah agrée le plus salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Regardez ce comportement, quelle joie il introduit dans le cœur de ses épouses avec ce salam. Celui qui veut prendre exemple sur le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, il se comporte avec bienfaisance envers son épouse. Ce n’est pas en faisant preuve d’orgueil et d’oppression mais il agit avec son épouse avec miséricorde, avec compassion, avec patience, avec sagesse, non pas en étant dur avec elle et en agissant mal avec elle. N’est ce pas que nous entendons souvent que des maris qui frappent leurs épouses qui les humilient si elles n’ont pas cuisiné comme ils le souhaitent ? Celui qui frappe son épouse parce qu’elle ne cuisine pas comme il le souhaite aura commis un grand péché. Il est injuste, son péché est grand dans l’au-delà. Allah ta^ala le punit dans l’au-delà, il fait que certaines de ses bonnes actions, le nombre qui correspond à ses injustices lui soit prélevées, sauf si avant de mourir, avant d’aller dans la tombe il demande le pardon à son épouse. S’il demande le pardon à son épouse avant de mourir, il ne sera pas punit à cause de cela.
Le Messager vaquait aux tâches à la maison comme tout le monde. Il faisait la trait de sa brebis, il réparait le seau s’il se cassait. Il réparait lui-même ses sandales si elles avaient besoin de réparations. Il n’agissait pas avec les gens à l’image des rois avec leurs sujets. Al-Boukhariyy a rapporté de ^A’ichah que Allah l’agrée, quand elle fut interrogée « Que faisait le Messager de Allah à la maison ?» Elle a répondu : « Ce que chaque homme fait chez lui. » c’est-à-dire qu’il vaquait lui-même aux tâches de la maison.»
L’auteur que Allah lui fasse miséricorde a dit : « La modestie est quelque chose qui est requis au sein d’un couple».
Les Prophètes ^alayhimou s-salam sont les gens les plus modestes parmi les esclaves de Allah. C’est pour cela que chaque Prophète de Allah a une fois dans sa vie fait paitre des moutons, a été berger dans sa vie. Notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a fait paître les moutons pendant un certain temps quand il était à la Mecque. Mouça également a fait paitre un troupeau de moutons du Prophète Chou^ayb pendant 10 ans. Pourquoi ? Parce que faire paître les moutons comporte le fait de supporter une fatigue. Celui qui est berger, il est ainsi préparé pour gérer les gens, en supportant leurs difficultés. La modestie est demandée avec les personnes âgées et avec les plus jeunes, avec les riches tout comme les pauvres. Tout cela par l’agrément de Allah. La modestie entraîne l’amour alors que l’orgueil est blâmable. Selon la modestie du croyant, à l’égard de Allah, son degré est élevé jusqu’à être au plus haut de ^illiyyin. La modestie appelle et entraine l’amour. Pour cela le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
إِنَّكُم لَتَغْفُلُونَ عَن أَفْضَلِ العِبادَةِ التَّواضُع
(‘innakoum lataghfoulouna ^an ‘afdali-l^ibadati t-tawadou^)
[Rapporté par le hafidh Ibnou Hajar dans son livre al-amali]
ce qui signifie : « Certes, vous passez à côté d’une des meilleures adorations, à savoir la modestie »
Lorsque l’homme est chez lui, il se sert lui-même et s’il est lui-même au service de son épouse au lieu d’attendre que ce soit elle qui soit à son service, ceci vaut mieux selon le jugement de Dieu.
Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
مَنْ تَوَاضَعَ لِلَّهِ دَرَجَةً رَفَعَهُ اللَّهُ دَرَجَةً حَتَّى يَجْعَلَهُ فِي أَعْلَى عِلِّيِّينَ وَ مَن تَكَبَّرَ عَلَى اللَّهِ دَرَجَةً وَضَعَهُ اللَّهُ دَرَجَةً حَتَّى يَجْعَلَهُ فِي أَسْفَلَ سَافِلِيْن
(man tawada^a lil-Lahi darajatan rafa^ahou l-Lahou darajah hatta yaj^alahou fi ‘a^la ^illiyyin wa man takabbara ^ala l-Lahi darajatan wa da^ahou l-Lahou darajah hatta yaj^alahou fi ‘asfala safilin)
Ce qui signifie : « celui qui fait preuve de modestie d’un seul degré, Allah l’élève d’un degré. Jusqu’à ce qu’il arrive au plus haut de ^illiyyin [^illiyyin est au dessus du septième ciel]. Et celui qui fait preuve d’orgueil d’un degré, Allah le rabaisse d’un degré jusqu’à ce qu’il arrive au plus bas des niveaux [c’est-à-dire de niveau moral] à savoir la perte, c’est-à-dire qu’il est perdant qu’il soit un époux ou une épouse. Donc c’est en fonction de la modestie du croyant selon le jugement de Allah, par recherche de l’agrément de Allah que ce croyant est élevé en degré jusqu’à être dans les plus haut des degrés». [Rapporté par l’imam Ahmad]
Le fait que le mari agisse avec bienfaisance avec son épouse, cela est quelque chose de requis. Il est parvenu dans le hadith :
إِذَا أَحَبَّهَا أَكْرَمَهَا وَإِذَا كَرِهَهَا لَمْ يُهِنْهَا
(‘idha ‘ahabbaha ‘akramaha wa ‘idha karihaha lam youhinha)
Ce qui signifie : « Lorsqu’il aime son épouse, il l’honore et s’il l’a déteste, il ne l’humilie pas »
Le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a appelé la modestie, afdali l^ibadat c’est à dire « parmi les meilleurs des actes d’adoration ». Le tatawou^ également est quelque chose de requis, c’est-à-dire la concordance est quelque chose de requis car le fait que l’époux et l’épouse chacun profitent de l’autre, n’est réalisé qu’avec la concordance.
Que veut dire la concordance tatawou^ c’est d’être d’accord sur ce qui comporte un bien, c’est-à-dire s’entraider pour accomplir le bien. Chacun est alors éclairé parce que son partenaire a comme compréhension et comme connaissance, chacun profitera ainsi de l’autre. C’est pour cela que la modestie et la concordance sont des bases pour la réussite d’une vie conjugale. Le mari agit avec bienfaisance avec son épouse, en étant modeste avec elle. Il lui fait miséricorde pour sa faiblesse. Et l’épouse également fait preuve de concordance avec son mari et l’aide pour les sujets de la religion et du bas monde.
La douceur entre les époux : le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
مَا كَانَ الرِّفْقُ فِي شَيْءٍ إِلَّا زَانَه
(ma kana-rrifqou fi chay’in ‘illa zanah)
[Rapporté par Mouslim] dans son sahih
ce qui signifie : « Chaque fois que la douceur intervient dans quelque chose, elle la rend plus belle. » et dans une autre version de ce hadith :
إنَّ اللَّهَ يُحِبُّ الرِّفْقَ فِي الأَمْرِ كُلِّهِ
(‘inna l-Laha youhibbou rrifqa fi-l’amri koullihi)
Ce qui signifie : « Allah agrée la douceur en toute chose. La douceur c’est le contraire de la violence. Allah ^azza wa jall agrée pour Son esclave croyant qu’il utilise la douceur en toutes choses.»[Rapporté par Mouslim]
Celui qui veut être ainsi, alors qu’il suive le comportement du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam pour avoir des caractères et des comportements qui correspondent au comportement du Prophète.
Si le croyant veut ordonner le bien à son épouse, qu’il le fasse avec la douceur et pas avec la violence. Car de nombreuses personnes quand elles ordonnent le bien avec la douceur, cela entraine des résultats et les gens vont les suivre. Mais utiliser la dureté avec eux ne va pas faire atteindre le résultat dans la plupart des cas. Parmi ce qui est une forme de douceur c’est que si tu veux ordonner à ton épouse qui n’a pas accomplit l’obligation, une des obligations de Dieu comme la prière (une des cinq prières par exemple) c’est que tu ne lui ordonnes d’accomplir cette obligation religieuse avec une manière qui n’entraine pas la contradiction par entêtement. Et à plus fortes raisons, si tu veux interdire quelque chose de blâmable c’est-à-dire « tu veux enlever un mal », si tu utilises la douceur pour interdire cette chose interdite et pour ordonner le bien. Cela va te donner plus de résultats et ils vont te suivre pour ce que tu les appelles.
Parmi ce qui constitue une forme de douceur, c’est de bien étudier le cas de ton épouse à laquelle tu veux donner le conseil. Si tu trouves que ton épouse comprend par un signe, alors tu te suffit de le faire avec un signe. Sinon, tu utilises une expression explicite. Que le mari fasse attention pour choisir la manière que l’épouse accepte, pour pas qu’elle se trouve fière dans son amour propre en commettant le péché. Beaucoup de personnes, l’orgueil les empêche d’accepter la vérité même s’ils savent que ce qu’on leur dit est vrai. La dureté dans certains cas peut amener l’inverse et l’opposé de ce qui est recherché et il y a pour cela de nombreux exemples.
Il y avait parmi ces exemples un homme qui avait un pouvoir à l’époque du calife ^Oumar ibnou l-Khattab. Il avait agit avec un mauvais comportement avec un musulman pendant qu’il faisait les tours rituels autour de la ka^bah. C’est alors qu’on lui a appliqué la loi du talion immédiatement alors qu’il venait d’entrer en islam. Et il avait en plus un pouvoir et une autorité dans son pays. Cela a entrainé pour lui une forme d’orgueil, et il a apostasié l’Islam car il n’avait pas supporté qu’on applique la loi du talion avec lui parce qu’il s’était mal comporté avec individu parmi les musulmans qui n’avaient pas de pouvoir.
Les gens sont de différents états. Il y a parmi les gens ceux à qui si tu donnes un conseil, ils l’acceptent, et il y a parmi les gens ceux à qui si tu donnes le conseil, ils ne l’acceptent pas. Alors si tu penses qu’elle n’accepte pas de toi le conseil dans ce moment là, tu peux le laisser pour plus tard.
De même si une femme parle à son mari, de manière dure et froide il lui donne le conseil et il ne va pas agir avec elle de la même manière avec la froideur et la dureté. Il ne la frappe pas si elle a délaissé la prière. Les savants ont dit : « Il ne la frappe pas mais il lui donne le conseil »
Même celui qui a un âne chez lui, s’il frappe violemment cet âne sans raison il mérite d’être châtié par Dieu dans l’au-delà. Que dire alors de celui qui agit en mal avec son épouse musulmane qui est respectable selon le jugement de Allah.
La douceur entre les époux est quelque chose de requis. Délaisser la rudesse et la violence est fondamentale pour accepter la vérité et pour se soumettre à la vérité. Et également agir avec bienfaisance avec celui des deux qui a mal agit. Le mari devra éviter la dureté avec son épouse, il devra agir intelligemment avec elle.
Il lui parle de manière douce, il fait preuve de modestie avec son épouse. Chaque fois que la douceur accompagne quelque chose, elle l’embellit. Et chaque fois qu’une douceur est retirée d’une chose elle l’enlaidit. Le Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam, tout comme Allah l’a dit à Son Messager :
فَبِمَا رَحْمَةٍ مِّنَ اللهِ لِنتَ لَهُمْ وَلَوْ كُنتَ فَظًّا غَلِيظَ الْقَلْبِ لاَنفَضُّواْ مِنْ حَوْلِكَ
(fabima rahmatin mina l-Lahi linta lahoum wa law kounta fadh-dhan ghalidha lqalbi lanfaddou min hawlika)
Ce qui signifie : « C’est par une miséricorde de Allah que tu es doux avec eux et si tu avais été rude d’un cœur dur, ils ne seraient pas restés autour de toi » [sourat Ali ^imran/159] c’est-à-dire que la douceur que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam avait, est par la miséricorde de la part de Allah. C’est une réussite de la part de Allah. S’il avait été rude et froid, d’un cœur dur, les gens ne seraient pas restés autour de lui. Tout comme cela est parvenu dans le hadith :
إِنَّ اللَّهَ يُعطِي عَلَى الرِّفْقِ مَا لَا يُعْطِي عَلَى العُنْفِ
(‘inna l-Laha you^ti ^ala rrifqi ma la you^ti ^ala l^ounfi)
Ce qui signifie : « Allah accorde pour ce qui est fait avec douceur ce qu’Il n’accorde pas pour ce qui est fait avec dureté »[Rapporté par Mouslim]
c’est-à-dire « Agissez les uns avec les autres avec douceur, avec amour » que dire alors avec celle qui partage ta vie. N’est ce pas que le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
خَيرُكُم خَيْرُكُم لأِهْلِهِ
(khayroukoum khayroukoum li’ahlihi)
Ce qui signifie : « Font partis des meilleurs d’entre vous, ceux qui sont les meilleurs avec leurs femmes »il y a donc ainsi une incitation pour agir avec douceur avec l’épouse, avec un comportement excellent.
Quelque soit la corruption et le mal, il est corrigé avec la sagesse et la douceur. Il est donc demandé de la part des deux époux, d’être doux quand ils s’adressent la parole, d’avoir un sourire sur le visage, d’avoir une belle parole quand ils se rencontrent. Ce sont là des parures que portent les gens bienheureux et ce sont les caractères du croyant. A l’image d’une abeille qui consomme de quelque chose de bon et qui fabrique quelque chose de bon. Et si elle se pose sur une fleur, elle ne la casse pas, car Allah accorde pour la douceur ce qu’Il n’accorde pas pour ce qui est fait avec dureté.
L’excellent comportement même lors de la colère.
Ibnou Hibban a rapporté d’après Abou Hourayrah, il a dit : le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
أَكْمَلُ المُؤْمِنِينَ إِيمَانًا أَحْسَنُهُم خُلُقًا وَخِيَارُكُم خِيَارُكُم لِنِسَائِهِ
(‘akmalou l-mou’minina ‘imanan ‘ahsanouhoum khoulouqa wa khiyaroukoum khiyaroukoum linisa‘ihi)
Ce qui signifie : « les croyants qui ont le degré le plus complet ce sont ceux qui ont les meilleurs comportements. Et les meilleurs d’entre vous sont les meilleurs avec leurs épouses. »
Celui qui a un excellent comportement, il va l’avoir également quand il va être avec son épouse. L’excellent comportement c’est de supporter la nuisance d’autrui, de cesser de nuire aux autres et d’agir avec bienfaisance.
Les caractères que nous a recommandés le livre de Allah ta^ala c’est-à-dire les caractères qui sont mentionnés dans le Qour’an honoré : ordonner le bien, interdire le mal, patienter face à la nuisance, cesser de nuire aux autres. Tous les caractères de bien, Allah les a ordonnés dans le Qour’an. Ils font partie des caractères du Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.
Safiyah bintou hou’ayy que Allah l’agrée a dit : « le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam m’a affranchie puis m’a épousé. Et il a fait que ma dot soit justement mon affranchissement. Je rencontrais alors certaines de ses autres épouses qui me disaient « Ô toi la fille du juif » et je voyais que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam agissait en bien et avec douceur avec moi, il m’honorait. Il est rentré un jour et il m’a trouvé en train de pleurer, il m’a dit :
مالَكِ؟
(malaki?)
Ce qui signifie : « Qu’est ce que tu as ? » Je lui ai dis « Certaines de tes épouses font preuve de fierté envers moi et elles me disent « tu es la fille du juif » »
Safiyah a dit : « J’ai vu alors que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam en colère [Ce n’est pas une colère qui l’emmène a agir d’une manière qui n’est pas conforme à la sagesse] et il m’a dit :
إِذَا قَالُوا لَكِ أَوْ فَخَرُوكِ فَقُولِي أَبِي هَارُونَ وَعَمِّي مُوسَى
(‘idha qalou laki ‘aw fakharouki faqouli ‘abiHarouna wa ^ammi Mouça)
Ce qui signifie : « Si elles te disent encore cela ou si elle font preuve de fierté avec toi, répond leur « Mon père c’est Haroun, le Prophète et mon oncle maternel c’est le Prophète Mouça » » hadith haçan sahih [Rapporté par At-Tirmidhiyy]
Le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam quand il était contrarié par ^A’ichah, il posait sa main sur son épaule et il disait :
اللَّهُمَّ اغفِر لَهَا ذَنْبَهَا وَ أَذْهِب غَيْظَ قَلْبِهَا وَأَعِذْهَا مِن مُعضَلَاتِ الفِتَن
(‘Al-Lahoumma ghfir laha dhanbaha wa ‘adhhib ghaydha qalbiha wa ‘a^idhha min mou^dalati lfitani)
Ce qui signifie : « Ô Allah pardonne lui son péché et fais partir la colère de son cœur et préserve-la des discordes qui mènent à la perte » hadith sahih haçan Rapporté par Ibnou^Açakir dans son livre al arba^in fi maniqibi oummahati l-mou’minin.
Regardez comment était l’amour du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam envers ses épouses. C’est cela le véritable amour. Et le Prophète ^alayhi s–salatou wa s- salam a dit :
مَا مِنْ شَيْءٍ أَثْقَلَ فِي المِيزَانِ مِنْ حُسْنِ الخُلُق
(ma min chay’in ‘athqala fi-lmizani min housni l-khoulouq)
ce qui signifie : «L’excellence de comportement a un grand degré, une grande valeur dans l’islam. »
[Rapporté par At-Tirmidhiyy qui a dit hadith haçan sahih]
Cela ne veut pas dire que l’excellence de comportement est plus importante et prioritaire que la croyance en Dieu. Non ! Ce qui profite à la personne c’est d’avoir l’excellent comportement avec la croyance en Dieu, c’est ainsi que la personne s’élève en degrés . C’est ainsi que la personne augmente en degré. Ayez le dessus sur les passions de vos âmes, sur vos passions.
Le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam nous a indiqué que la meilleure des manières d’agir avec les gens c’est de répondre à la nuisance avec la bienfaisance. Même s’il est licite et permis au musulman de se venger de celui qui a été injuste envers lui, en agissant envers lui à l’identique de ce qu’il lui a fait. Mais le Messager nous a indiqué ce qui est le mieux, à savoir d’excuser celui qui a été injuste envers soi, pour gagner des récompenses de la part de Dieu.
Preuve en est ce qu’a rapporté Ibnou Hibban dans son sahih que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit à Jabir ibnou Salim : que Allah l’agrée quand Jabir l’a interrogé « Ô Messager de Allah enseigne moi des choses que Dieu t’a enseigné. »
Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam lui a dit :
فَإِنِ امْرُؤٌ شَتَمَكَ بِمَا لَا يَعلَمُ فِيكَ فَلَا تَشْتُمْهُ بِمَا تَعْلَمُ فِيهِ
(fa’ini mrou’oun chatamaka bima la ya^lamou fika fala tachtoumhou bima ta^lamou fih)
Ce qui signifie : « Si quelqu’un t’insulte en te disant des paroles, en t’attribuant des choses qui ne sont pas en toi, ne répond pas en l’insultant par des choses qui sont véritablement en lui. »
Jabir Ibnou Salim faisait partie des compagnons du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Quand il a entendu du Messager de Allah ^alayhi s–salatou wa s-salam ce hadith, il n’a jamais insulté quelqu’un jusqu’à la fin de sa vie, même pas un animal. Les compagnons du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam s’empressaient pour mettre en pratique ce que Allah ta^ala leur ordonne. Ils s’empressaient, ils prenaient l’initiative pour appliquer les ordres du Qour’an et du hadith.
C’était une seule phrase que le Messager lui avait enseigné
إِن شَتَمَكَ بِمَا لَا يَعلَمُ فِيكَ فَلَا تَشْتُمْهُ بِمَا تَعْلَمُ فِيهِ
(‘in chatamaka bima ya^lamou fika fala tachtoumhou bima ta^lamou fihi)
« S’il t’insulte par ce qui est en toi, alors ne l’insulte pas par ce qui est en lui », il l’a mise en œuvre depuis ce moment là jusqu’à sa mort.
Et d’après Mou^adh Ibnou ‘Anas Allahl’agrée le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallama dit :
مَن كَظَمَ غَيْظًا وَهُوَ قَادِرٌ عَلَى أَنْ يُنْفِدُهُ دَعَاهُ اللَّهُ سُبْحَانَهُ وَتَعَالَى عَلَى رُؤُوسِ الخَلَائِقِ يَومَ القِيَامَةِ
(man kadhama ghaydhan wa houwa qadiroun ^ala ‘an younfidouhou da^ahou l-Lahou soubhanahou wa ta^ala ^ala rou’ousi lkhala‘iqi yawma lqiyama)
[Rapporté par Abou Dawoud et At-Tirmidhiyy qui ont dit que c’est un hadith haçan] ce qui signifie : « Celui qui étouffe une colère alors qu’il était capable de l’exécuter, Allah soubhanahou wa ta^ala le priorise sur les gens au jour du jugement pour qu’il choisisse parmi les femmes du paradis celle qu’il veut. Alors soit de ceux qui ont une grande patience, qui pardonnent beaucoup. Le pardon est un caractère des gens nobles. »
Ibnou Hibban a rapporté également avec une chaine de transmission du degré de sahih que le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
لَيْسَ الشَّدِيدُ مَن غَلَبَ النَّاسَ وَلَكِنِ الشَّدِيْدَ مَن غَلَبَ نَفْسَهُ
(layça ch-chadidou man ghalaba n-nasa wa lakini ch-chadidou man ghalaba nafsahou)
Ce qui signifie : « celui qui est fort véritablement, ce n’est pas celui qui a le dessus sur les gens, mais celui qui est fort c’est celui qui arrive à vaincre les passions de son âme, celui qui est fort, c’est celui qui a le dessus et qui vainc les passions de son âme, qui arrive à se contenir. »
Abou Bakr Alla ‘al a rapporté dans son livre « Makarimou l-‘akhlaq » que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit : « j’habitais entre les deux pires voisins ^ouqb bnou abi mou^ayth et Abou Lahab, ils jetaient devant ma porte des saletés chaque jour » c’est-à-dire que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam supportait les nuisances alors qu’il était le plus courageux des créatures de Dieu dans l’absolu. Et Allah lui a accordé une force physique de 40 hommes. Malgré cela, son caractère était de pardonner et d’excuser.
Mais attention, ce que certains racontent sur le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Des gens, des juifs jetaient des ordures devant sa porte et qu’un jour il n’a pas trouvé les ordures qu’on jetait habituellement et qu’il allait leur rendre visite pour demander après eux, cela est un pur mensonge. C’est une calomnie qui n’a aucun fondement dans les livres de la sounnah pure.
Il est parvenu dans un hadith rapporté par Al-Bayhaqiyy dans le livre al-‘adab qui est un chapitre composé dans l’excellence de comportement, que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit à ^Ouqbab ibnou ^Amir quand il l’a interrogé « Comment être sauvé ô Messager de Allah ? »Il lui a dit :
تَصِلُ مَن قَطَعَكَ وَتُعْطِي مَن حَرَمَكَ وَتَعْفُوا عَنْ مَنْ ظَلَمَك
(tasilou man qata^aka wa tou^ti man haramaka wa ta^fou ^an man dhalamaka)
Ce qui signifie : « Tu entretiens les relations avec ceux qui les ont rompus avec toi, tu donnes à celui qui t’a privé, et tu pardonnes à celui qui a été injuste avec toi »
Ce sont là trois caractères éminents, qui étaient des caractères du Messager et il n’y a pas de meilleur comportement que celui du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, que Dieu le rétribue de la meilleure rétribution pour nous.
En effet, habituer son âme à supporter la nuisance des autres est un moyen pour obtenir des hauts degrés. Celui qui arrive à se contenir lors de la colère, il aura préservé son âme et il l’aura protégé.
Combien de crimes ont eu lieu à cause de la colère ? Combien de ruptures de lien entre proche parents, entre frères à cause de la colère ? Combien de disputes, combien de conflits ont eu pour cause le fait de ne pas contenir son âme lors de la colère ?
Combien de divorces, combien de répulsions ont eut lieu entre deux époux à cause de la colère ? Et le plus dangereux en cas de colère, c’est la mécréance, comme ceux qui ne craignent pas Dieu et ils insultent Dieu parce que son épouse la contredit. Parce qu’il lui a ordonné quelque chose ou parce que son fils lui a désobéit et n’a pas exécuté ce qu’il lui a ordonné de faire. L’imam An-Nawawiyy dans son livre rawdatou t–talibin a dit « Si un homme est en colère contre son fils ou son esclave et qu’il le frappe violemment. Et un qu’un autre lui dise « N’es tu donc pas musulman ? »S’il répond « Non » [c’est-à-dire qu’il n’est pas musulman] délibérément [c’est-à-dire de son propre chef] même s’il était en colère, son jugement est qu’il devient mécréant. » Plus d’un savant parmi les chafi^iyy, les hanafiyy et les malikiyy et d’autres ont énoncé cela.
Si tu fais face à un problème dans ta vie de tous les jours, que ce soit chez toi, dans ton travail, dans la rue ou n’importe où ailleurs, ne sois pas en colère pour avoir le dernier mot, étouffe ta colère, préserve ta langue des paroles qui sont laides. Pardonne à celui qui a été injuste envers toi. Sois de ceux qui pardonnent, sois doux, ne sois pas dur avec un cœur rude.
Allah ta^ala dit :
لَقَدْ كَانَ لَكُمْ فِي رَسُولِ اللَّهِ أُسْوَةٌ حَسَنَةٌ لِّمَن كَانَ يَرْجُو اللَّهَ وَالْيَوْمَ الآخِرِ وَذَكَرَ اللَّ هَ كَثِيرًا
(laqad kana lakoum fi rasouli l-Lahi ‘ouswatoun hasanatoun liman kana yarjou l-Laha wa l-yawma l’akhiri wa dhakara l-Laha kathira)
[sourat Al-‘Ahzab/21] Ce qui signifie : « Vous avez en la personne du Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam un excellent exemple. Vous qui espérez le jour du jugement dernier, gagner le paradis et qui évoquez beaucoup Allah »
Voici Nouh ^alayhi s-salam il a vécu parmi les siens pendant 950 ans, il les a appelés à l’adoration de Allah, il les a appelés au paradis alors qu’eux l’ont démenti, ils le frappaient au point qu’il s’évanouissait mais il n’a pas arrêté de persévérer d’appeler son peuple à la religion agréée par Allah. Il répondait à la nuisance avec la bienfaisance. Tous les Prophètes étaient ainsi. Ils appelaient à l’adoration de Allah pour sauver les gens de la mécréance, pour sauver les gens du châtiment de Allah dans l’au-delà, alors que les mécréants leur répondaient avec les insultes et la nuisance, et eux ils augmentaient en patience et en bienfaisance envers eux en les appelant à l’adoration de Dieu pour les sauver de l’état dans lequel ils se trouvent.
C’est ainsi qu’étaient les Prophètes et celui qui veut les hauts degrés, il va suivre les Prophètes. Il ne suit pas ses passions, celui qui patiente et qui excuse et qui ne répond pas au mal avec le mal mais il répond avec la bienfaisance, celui là il aura suivi le chemin des Prophètes.
Celui qui répond au mal par le bien même mille fois ou plus alors il aura accompli quelque chose d’éminent selon le jugement de Allah.
Dans at-tawrat al-‘asliyyah, le livre qui a été révélé à notre maitre Mouça ^alayhi s-salam, il est parvenu la description de notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, il ne répond pas au mal avec le mal. Mais il pardonne et il excuse et c’est ainsi qu’étaient les Prophètes. Ils répondaient à la nuisance avec la bienfaisance alors que les deux époux suivent ce chemin car c’est ainsi que leurs âmes vont s’améliorer.
Zaynou l-^Abidin ^Aliyy fils de Al-Houçayn fils de ^Aliyy fils de Abou Talib, il fait partie des meilleurs des gens de la famille du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Un jour un homme l’a insulté de face et l’a humilié, jusqu’à être repus d’insultes mais il ne lui a pas répondu. L’autre homme s’est mis à répéter des insultes et Zaynou l-^Abidin ne bougeait pas, il ne lui a pas répondu, c’est comme s’il ne l’avait pas entendu. Zaynoul-^Abidin inspirait le respect comme un roi tellement il avait une belle apparence, tellement il était respectable. Mais malgré cela il était modeste pour l’agrément de Dieu. Cet homme lui a dit « C’est toi que je vise par mes paroles d’insultes » c’est comme s’il lui disait « tu ne comprends pas ? » Mais ^Aliyy Zaynou l-^Abidin lui a dit « Et moi je fais exprès de me détourner, je ne bronche pas, je ne te réponds pas ». Non seulement il ne lui a pas répondu mais en plus il a agit en bien avec lui, il lui a donné de l’argent, il lui a donné de l’or en plus du fait qu’il n’a pas répondu à ses insultes par d’autres insultes. L’autre, son état s’est amélioré. C’est ainsi que sont les saints, les waliyy, ils se comportent ainsi. ^Aliyy Zaynou l-^Abidin, tellement il avait un bel aspect, une belle apparence, il inspirait le respect comme les rois et malgré cela il agissait en bien avec les gens. Il agissait en bien envers celui qui agissait en bien et avec celui qui n’agissait pas en bien.
Notre maitre Ahmad Ar-Rifa^iyy également. Il était extrêmement modeste. Il arrivait que quelqu’un agisse en mal avec lui et lui, il agit avec miséricorde et douceur. Un jour, un juif qui était l’a rencontré, c’était un des savants des juifs et notre maitre Ahmad était accompagné de ses élèves et de ses disciples. Ce juif avait entendu que notre maitre Ahmad Ar-Rifa^iyy avait atteint un très haut degré dans la modestie. Il s’est dit « je vais tester cet homme »il lui a dit « Eh toi, maitre ! C’est toi qui es le meilleur ou le chien ? », il lui a répondu « Si je suis sauvé sur le pont au jour du jugement je serais meilleur ». C’est alors que le juif s’est mis à pleurer et est entré en islam lui, ainsi que sa famille.
Il a été rapporté également qu’un vertueux a voulu divorcer sa femme, on lui a posé la question : « Qu’est ce qui ne te plait pas en elle ? ». Il a répondu « La personne raisonnable, la personne sensée ne dévoile pas de tels secrets ». Il l’a divorcé, il lui a été dit « Pourquoi tu l’as divorcée ? ». Il a répondu « Pourquoi voulez vous que je parle d’une femme qui n’est pas la mienne ? » c’est-à-dire que « elle était mon épouse puis, maintenant, elle n’est plus mon épouse, pourquoi voulez vous que je parle d’elle ? »
C’est ainsi que sont les gens vertueux. Ils font preuve de piété à l’égard de Allah, ils demandent des comptes à leurs âmes pour leur comportement et pour leurs paroles. De plus, le mari aura une récompense s’il ordonne à sa femme de faire la prière et de faire le jeûne. Il aura la récompense parce qu’il ordonne le bien. Tout comme il a une récompense lorsqu’il subvient à sa subsistance. S’il subvient à la subsistance de son épouse à partir d’argent qui est licite, il a une récompense. Quant à celui qui dépense à partir d’un argent qui est interdit, il n’aura que des péchés.
Al-Boukhariyy a rapporté dans son livre, d’après ^Abdou l-Lah, le fils de ^Oumar que Allah les agrée tous les deux qu’il a dit : J’ai entendu le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam dire :
كُلُّكُم رَاعٍ
( koulloukoum ra^in)
C’est-à-dire « Vous êtes tous responsables ». Celui qui est responsable ici, c’est celui à qui quelque chose à été confiée et qui a en charge de préserver ce qui lui a été confié. Donc il est requis de sa part l’équité et, d’assurer ce qui est de l’intérêt de ce qui lui a été confié.
Et chacun d’entre vous aura des comptes à rendre à propos de ce dont il est responsable. Et l’homme est responsable de sa famille.
La responsabilité de l’homme ici, c’est qu’il gère les affaires de sa famille et il garantit le fait de leur faire parvenir leurs droits.
Concernant la responsabilité de la femme, elle est responsable dans sa maison et qu’elle gère les affaires de sa maison et elle gère les enfants, les serviteurs et elle donne le conseil au mari à propos de ce dont elle est responsable.
Le serviteur est responsable pour préserver ce dont il est responsable, c’est-à-dire les choses qui sont de son ressort.
Il y a dans ce hadith l’indication de la part du bien aimé, élu, notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, l’importance que chacun assume la responsabilité qui lui est dévolue. Ces paroles, ce hadith, c’est la parole du maitre des premiers et des derniers. Il y a dans ces paroles une indication et un conseil pour bien travailler et bien assurer cette responsabilité.
L’imam est responsable et aura des comptes à rendre à propos de ses administrés. L’homme est responsable de sa famille et aura des comptes à rendre à propos de ce dont il est responsable. La femme est responsable de la maison de son mari et elle aura des comptes à rendre. Chacun d’entre vous est responsable et chacun aura des comptes à rendre à propos de ce dont il est responsable.
L’homme n’a pas été créé absurdement dans ce bas monde. Allah nous a créés et Il nous a ordonné de L’adorer. Il nous a ordonné de persévérer sur la foi jusqu’à la mort.
Allah ta^ala dit :
وَ اعْبُد ربَّكَ حَتَّى يَأْتِيَكَ اليَقِين
( wa ^boud Rab-baka hatta ya’tiyaka lyaqin)
[Sourat Al-fajr/99] ce qui signifie : « Persévère sur l’adoration de ton Seigneur jusqu’à ce que vienne à toi la mort »
Que chacun d’entre nous assume la responsabilité qui lui incombe dans ce bas monde afin d’être au nombre de ceux que Allah agrée et pour qu’il soit heureux dans ce bas monde et dans l’au-delà.
Le chapitre suivant : recommandez-vous le bien envers les femmes
Notre Seigneur tabaraka wa ta^ala dit dans le Qour’an honoré :
يَا أَيُّهَا النَّاسُ اتَّقُواْ رَبَّكُمُ الَّذِي خَلَقَكُم مِّن نَّفْسٍ وَاحِدَةٍ وَخَلَقَ مِنْهَا زَوْجَهَا وَبَثَّ مِنْهُمَا رِجَالاً كَثِيرًا وَنِسَاءَ وَاتَّقُواْ اللهَ الَّذِي تَسَاءَلُونَ بِهِ وَالأَرْحَامَ إِنَّ اللهَ كَانَ عَلَيْكُمْ رَقِيبًا
(Ya ‘ayyouha n-nas t-taqou Rabbakoum l-ladhi khalaqakoum min nafsin wahidatin wa khalaqa minha zawjaha wabaththa minha rijalan kathiran wa niça’a wa t-taqou l-Laha l-ladhi tasa’alouna bihi wa l-‘arhama ‘inna l-Laha kana ^alaykoum raqiba)
[Sourat An-Niça’/1] qui signifie « Ô vous les gens faites preuve de piété à l’égard de votre Seigneur. Celui qui vous a créés à partir d’une seule âme, d’une même âme [c’est-à-dire de ‘Adam ^alayhi s-salam] et à partir de cette première personne qui est ‘Adam, Allah a créé son épouse qui est Hawwa. Et des deux il a fait que ce soit engendré beaucoup d’hommes et de femmes et craignez Allah Celui que vous adorez, Celui par Lequel vous vous demandez les uns les autres et craignez Allah en maintenant les liens avec les proches parents. Certes Allah sait tout de vous. »
La relation conjugale dans la Loi de l’Islam, Allah ^azza wa jall a fait qu’elle soit basée sur l’amour, sur la tendresse, sur la sérénité et sur la miséricorde entre les deux époux afin que chacun se réfugie et trouve du réconfort chez l’autre et pour que les liens de l’amour, et de la miséricorde et de la tendresse se renforce entre eux deux, et pour que les deux époux s’entraident dans cette vie conjugale pour accomplir ce que Allah ta^ala agrée et ce que Son Messager a ordonné.
Allah soubhana l-Lahi ta^ala dit :
وَمِنْ ءَايَاتِهِ أَنْ خَلَقَ لَكُم مِّنْ أَنفُسِكُمْ أَزْوَاجًا لِّتَسْكُنُوا إِلَيْهَا وَجَعَلَ بَيْنَكُم مَّوَدَّةً وَرَحْمَةً إِنَّ فِي ذَلِكَ لِآيَاتٍ لِّقَوْمٍ يَتَفَكَّرُونَ
(wa min ayatihi ‘an khalaqa lakoum min ’anfouçikoum ‘azwaja litaskounou ’ilayha wa ja^ala baynakoum mawaddatan wa rahmah ‘inna fi dhalika li’ayatin liqaoumin yatafakkaroun)
[sourat ar-roum/21] Ce qui signifie : « Et parmi les signes que Allah a crée, c’est Qu’Il a fait que vous ayez des épouses auprès desquelles vous vous réfugiez, vous retrouvez le réconfort. Et Il a fait qu’il y a entre vous de l’amour et de la miséricorde. Certes il y a en cela des signes pour des gens qui utilisent correctement leurs raisons. »
Il y a dans la première ‘ayah l’ordre de faire preuve de piété à l’égard de Allah Al-^Aliyy Al-^Adhim. Il y a aussi un avertissement sur le fait que l’origine de tous les êtres humains est à partir d’une même personne, en l’occurrence ‘Adam ^alayhi s-salam et que tout le monde humain dérive de cette même personne. Il y a aussi l’incitation à la concordance, à l’amour, à la tendresse. Et il y a aussi l’indication que la base de l’espèce humaine adorait Allah ta^ala, c’est-à-dire que ‘Adam et Hawwa étaient musulmans, qu’ils adoraient Allah seul et qu’ils faisaient preuve de piété à l’égard. Ils obéissaient à Allah ^azza wa jall. Il convient également que tous ceux qui sont de sa descendance soient ainsi. Il y a donc dans ce message général, l’ordre pour les humains de faire preuve de piété et la piété c’est la barrière entre l’homme et les péchés.
Concernant la parole de Allah ta^ala :
الَّذِي خَلَقَكُم مِن نَفْسٍ وَاحِدَة
(‘al-ladhi khalaqakoum min nafsin wahidah)
C’est-à-dire que « Allah a fait que vous soyez tous issus de ‘Adam ^alayhi s-salam. » Il y a ici une indication pour délaisser la fierté déplacée et l’orgueil puisque vous êtes tous issus du même homme. Pourquoi être orgueilleux ?!!! Et Hawwa, Eve l’épouse de ‘Adam a été créée à partir d’une côte de sa cage thoracique, la côte gauche. Allah a pris de ‘Adam une de ses côtes alors que ‘Adam était endormie.
^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas que Allah l’agrée a dit que Hawwa a été créée à partir de la plus petite côte gauche chez l’être humain. Allah, Celui qui fait sortir les plantes à partir des graines et Qui fait que ces plantes grandissent pour devenir des épis et des arbres, Il a fait que de la côte gauche de ‘Adam soit un corps, celui de Hawwa.
Tout comme Allah ta^ala dit :
وَخَلَقَ مِنْهَا زَوْجَهَا وَبَثَّ مِنْهُمَا رِجَالًا كَثِيرًا وَنِسَاءًا
(wa khalaqa minha zawjaha wa bath-tha minhouma rijalan kathiran wa nisa‘a)
C’est-à-dire qu’Il a crée à partir de ‘Adam Hawwa et il a fait que la descendance soit issue d’eux deux, de ‘Adam et de Hawwa.
Donc la mère de toute l’humanité c’est Hawwa. Cette ‘ayah est une indication que la descendance des humains est à partir d’un homme et d’une femme. Ce n’est pas comme le prétendent certains avec une cellule qui peut être prélevée pour être implantée mais c’est à partir d’un homme et d’une femme.
Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapportés d’après Abou Hourayrah, d’après le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qu’il a dit :
وَاسْتَوْصُوا بِالنِّسَاءِ، فَإِنَّ المَرْأَةَ خُلِقَت مِنْ ضِلْعٍ، وَإِنَّ أَعْوَجَ شَيْءٍ فِي الضِّلْعِ أَعْلَاه، إِنْ ذَهَبْتَ تُقِيْمَهُ كَسَرْتَه، وَإِنْ تَرَكْتَهُ لَمْ يَزَل أَعْوَج، اِسْتَوْصُوا بِالنِّسَاءِ خَيْرًا
(wa stawsou bi n-nisa‘i , fa ‘inna lmar’ata khouliqat min dil^in, wa ‘inna ‘a^waja chay’in fi ddil^i ‘a^lah, ‘in dhahabta touqimahou kasartah, wa ‘in taraktahou lam yazal ‘a^waj, istawsou bin-nisa’i khayran)
Ce qui signifie : « Recommandez vous les uns les autres d’agir en bien avec les femmes car la femme a été créée à partir d’une côte. Et la partie la plus tordue de la côte, c’est la partie supérieure. Si tu veux la corriger tu vas la casser et si tu la laisses, elle restera tordue. Recommandez-vous le bien envers les femmes. »
Allah n’a pas créé Hawwa à l’image d’une enfant, puis qui a grandit petit à petit jusqu’à devenir adulte. Il l’a créée dès le départ sous son aspect avec lequel elle a vécu, âgée, grande de taille, d’une taille qui correspond à la taille de ‘Adam ^alayhi s-salam.
Il y a dans le hadith une indication qu’il est requis de patienter avec la femme car elle a été créée à partir d’une côte qui est tordue. C’est la plus petite côte gauche de ‘Adam ^alayhi s-salam.
Allah ta^ala dit :
وَ بَثَّ مِنْهُما
(wa bath-tha mihouma)
C’est-à-dire « qu’Il a fait que se diffuse et ait lieu à partir de ces deux premières personnes ‘Adam et Hawwa »
رِجَالًا كَثِيرًا وَنِسَاءًا
(rijalan kathiran wa nisa‘a)
C’est-à-dire « beaucoup d’hommes et de femmes »
وَمِنْ ءَايَاتِهِ أَنْ خَلَقَ لَكُم مِّنْ أَنفُسِكُمْ
(wa min ayatihi ‘an khalaqa lakoum min ’anfouçikoum)
C’est-à-dire « Et parmi les signes que Allah vous a donné c’est qu’Il a crée à partir de votre espèce »
أَزْوَاجًا
(‘azwaja)
C’est-à-dire à partir des humains Il a fait qu’il y ait des hommes et leurs épouses.
Les femmes et les hommes sont de la même espèce, l’espèce humaine. Les hommes sont des humains et les femmes sont des humains mais les femmes sont comme des sœurs pour les hommes, c’est ainsi que cela est rapporté dans le hadith de Abou Dawoud d’après ^A’ichah.
Hawwa a été créée de la côte de ‘Adam et toutes les femmes à la suite après Hawwa ont été créées à partir du mélange de l’eau de l’homme et de la femme.
لِتَسكُنوا إلَيهَا
(li taskounou ‘ilayha)
C’est-à-dire « Afin que vous trouviez du réconfort auprès d’elle »
وَجَعَلَ بَيْنَكُم مَوَدَّةً وَرَحْمَة
(wa ja^ala baynakoum mawaddatan wa rahmah)
c’est à dire « et Allah a fait qu’il y a au sein de vos couples entre vous hommes et femmes de l’amour et de la miséricorde.»
Il y a là une preuve de l’éminence de la puissance de Allah tabaraka wa ta^ala.
Chapitre : La bonne vie en commun et le danger de renier le bienfait du mari.
Parmi les informations utiles que nous rappelons aux femmes pour qu’elles soient exhortées c’est de bien vivre en commun avec leur mari et d’indiquer l’importance du droit du mari au point qu’un des savants qui éduque ses élèves, un savant illustre, (c’est notre chaykh) il a conseillé une de ses élèves qui était mariée en lui enseignant comment adresser la parole à son mari, comment agir en bien avec lui, comment vivre correctement en commun avec lui. Il lui a dit quand tu lui parles et tu te tiens devant lui, fais le comme si tu étais devant un roi éminent, dans ta tenue et dans le fait de lui adresser la parole considère le comme si c’était un roi éminent.
Le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
لاَ تُؤْذِي امْرَأَةٌ زَوْجَهَا فِي الدُّنْيَا إِلَّا قَالَتْ زَوْجَتُهُ مِنَ الحُوْرِ العِيْن: لَا تُؤذِيْهِ قَاتَلَكِ اللَّه، فَإِنَّمَا هُوَ عِنْدَكِ دَخِيْل يُوْشِكُ أَنْ يفَارِقَكِ إِلَيْنَا
(la tou’dhi mra’atoun zawjaha fi d-dounia ‘illa qalat zawjatouhou mina lhouri l^in : la tou’dhihi qatalaki l-Lah, fa’innama houwa ^indaki dakhil youchikou ‘an youfariqaki ‘ilayna)
Ce qui signifie : « Si jamais une femme nuit à son mari dans le bas monde, son épouse (de son mari) qui fait partie des Hour al ^in, les femmes du paradis, lui diront « Ne lui nuit pas, que Dieu te punisse, il est chez toi comme un invité, bientôt il va te quitter pour nous rejoindre » » [Rapporté par At-Tirmidhiyy]
Parmi les droits du mari sur son épouse, c’est que l’épouse ne renie pas le mérite de son mari et sa bienfaisance. La femme qui est raisonnable doit absolument éviter de renier le mérite de son mérite, son bienfait, ses actes de bien. Et ce caractère est important pour la stabilité de la vie conjugale. Très peu de femmes mariées prennent en compte cela. En effet, beaucoup de femmes renient le bienfait du mari au moindre mal de sa part. Au moindre mal du mari, elle renie tout le bienfait qu’il lui a fait par le passé. Et c’est pour cela que les femmes sont majoritaires dans le feu de l’enfer tout comme l’a annoncé le Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam. Al-Boukhariyy et Mouslim ainsi que Ahmad et d’autres ont rapportés avec différentes versions qui sont proches les unes des autres, ce dont le sens global est que Allah tabaraka wa ta^ala a montré au Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam que les femmes étaient la plupart des gens de l’enfer, elles étaient majoritaires en enfer.
Quand certaines femmes compagnons ont posé la question au Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam à propos de la raison pour laquelle les femmes étaient majoritaires en enfer, il a répondu :
لِأَنَّكُنَّ تُكْثِرْنَ اللَّعْنَ وَتَكْفُرْنَ العَشِير
(li’annakounna toukthirna lla^na wa takfourna l^achir)
C’est-à-dire « Parce que, vous les femmes vous utilisez beaucoup les paroles de malédiction, comme celles qui maudissent leurs enfants ou qui maudissent leurs maris et parce que de nombreuses femmes renient le bienfait du mari – c’est-à-dire elle renient ce que leur mari leur a fait comme bien.- et elles amoindrissent le bien qu’il leur fait » et ceci est une réalité qui est observée chez de nombreuses femmes avec leur époux dans cette vie conjugale.
Le Messager éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a même détaillé cette question, il a dit :
فَلَو أَحْسَنْتَ إِلَى إِحْدَاهُنَّ الدَّهْرَ ثُمَّ رَأَت مِنْكَ سُوْءًا قَالَت مَا رَأَيْتُ مِنْكَ خَيرًا قَطّ
( falaw ‘ahsanta ‘ila ‘ihdahounna d-dahra thoumma ra’at minka sou‘an qalat ma ra’aytou minka khayran qatt)
Ce qui signifie : « Si tu as agis en bien avec l’une d’entre elles pendant toute la vie et puis un jour, elle a vu de toi un écart elle te dit « je n’ai jamais vu de bien de toi » »
Renier le bienfait du mari fait partie des grands péchés. Si une femme dit à son mari, qui lui a fait beaucoup de bien par le passé « je n’ai jamais rien vu de bien de ta part » n’est ce pas que le cœur de ce mari est comme blessé de cette parole ? Il y a une grande nuisance dans de telles paroles.
Par ailleurs, ces paroles de malédiction et ces paroles de reniement du bienfait du mari ont pour cause la plus fréquente la colère. Pour cela il est demandé de la femme croyante de se contenir lors de la colère. Qu’elle ne dépasse pas avec sa langue les limites pour commettre la désobéissance à Allah tabaraka wa ta^ala pour maudire celui qui ne mérite pas la malédiction et pour nuire le mari en reniant ses bienfaits. La principale cause de nuisance, ici c’est la colère.
Le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa-sallam a recommandé à sa communauté d’abandonner la colère. La colère pour prendre partie pour sa propre personne ce n’est pas quelque chose qui est appréciée. Méfiez vous donc, vous les femmes, celles d’entre elles qui ont un mari pour ne pas renier le bienfait du mari quelque soit la colère qui peut l’atteindre, quelque soit la détérioration de la situation entre eux d’eux qui peut arriver jusqu’à la répulsion au fait qu’ils se détestent l’un et l’autre, qu’elle ne renie pas le bienfait que son mari lui a fait par le passé. Qu’elle se limite simplement à demander son droit si elle avait un droit selon la loi de l’Islam, sinon qu’elle se taise. Dans l’au-delà il y a la rétribution de la personne pour ce qu’elle a dit comme paroles et il y aura une rétribution pour les actes qu’elle aura accomplit. La personne rendra des comptes pour les paroles interdites, les paroles que l’homme dit et qui sont de l’ordre du haram quelle qu’elles soient. Et les paroles interdites sont très nombreuses, pour les actes interdits, la personne rendra des comptes également. Ce jour là Allah tabaraka wa ta^ala dévoile les choses qui étaient cachées, les choses que l’homme dissimulait dans sa poitrine. Tous ces sujets Allah ta^ala les manifeste ce jour là. Pour cela, il convient aux femmes et à autre que les femmes de s’éloigner, du fait de renier les bienfaits c’est-à-dire la bienfaisance. Chers frères musulmans, chères sœurs musulmanes l’Islam a beaucoup insisté sur le droit de la femme sur son mari et il a beaucoup insisté sur le droit du mari sur son épouse. L’Islam n’a pas été injuste envers la femme pour donner quelque chose injustement aux hommes. Et l’inverse également, il n’a pas donné injustement à la femme au détriment de l’homme. L’Islam est équitable concernant les hommes et les femmes.
Concernant ce hadith que nous avons cité, cette mise en garde des femmes c’est pour inciter les femmes à éviter ce caractère détestable, afin qu’elle ne tombe dans l’interdit et il ne faut comprendre de ce hadith ce que certains ignorants ont cru comprendre, les ignorants hommes ou femmes, que la femme n’aurait pas de droits sur son mari et qu’elle n’aurait pas de valeur dans la société. Au contraire le Messager éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam nous rapporte ce qu’il a vu et observé tel qu’il est. Il n’est pas permis de déformer le sens du hadith du Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, il est demandé d’apprendre à la fille depuis sa naissance et son discernement, depuis qu’elle prend conscience, il convient de lui enseigner les sujets indispensables de la science de la religion, les sujets qu’elle doit apprendre après la puberté concernant la croyance et les lois. Il convient aussi de l’élever dans un cadre islamique vertueux basé sur les caractères louables afin qu’elle soit un pilier actif pour construire une société utile. Afin qu’elle soit une mère vertueuse, une épouse vertueuse qui connait le droit de son mari sur elle et elle s’en acquitte, qui connait son mérite et ses bienfaits afin qu’elle ne les renie pas. Tout comme Allah tabaraka wa ta^ala dit :
وَلَا تَنْسَوا الفَضْلَ بَيْنَكُم
(wa la tansaw lfadla baynakoum)
Ce qui signifie : « N’oubliez pas le mérite que les uns ont sur les autres », si quelqu’un nous a fait un jour un bien, ne l’oubliez pas.
Ainsi cette femme gagnera l’agrément de son Seigneur ^azza wa jall. Elle obtiendra sa récompense et sa miséricorde dans les jardins du paradis.
Le dernier chapitre : conclusion du cœur
Qu’il est beau de terminer notre sujet avec les paroles des maitres des Messager, l’imam des pieux, notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qui comporte une annonce de bonne nouvelle pour la femme et pour l’épouse vertueuse qui s’acquitte des droits que Allah lui a indiqués et des droits de son mari sur elle. Le Messager éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
إِذَا صَلَّتِ المَرْأَةُ خَمْسَهَا وَصَامَت شَهْرَهَا وَحَفِظَت فَرْجَهَا وَأَطَاعَت زَوْجَهَا قِـيْلَ لَهَا ادْخُلِي مِنْ أَيِّ أَبْوَابِ الجَنَّةِ شِئْتِ
(‘idha sallati lmar’atou khamsaha wa çamat chahraha wa hafidhat farjaha wa ‘ata^at zawjaha qila laha dkhouli min ‘ayyi ‘abwabi ljannati chi’ti)
[Rapporté par Al-Bazzar] d’après ‘Anas et par Ibnou Hibban d’après Abou Hourayrah ce qui signifie : « Si la femme accomplit ses cinq prières quotidiennes et qu’elle fait le jeûne du mois de ramadan et qu’elle se préserve des relations sexuelles interdites et qu’elle obéit à son mari, il lui sera dit « Entre par la porte du paradis que tu veux, entre au paradis par la porte que tu voudras. » »
Le sens de ce hadith est que la femme musulmane et croyante qui, dans le bas monde a fait la prière tout comme Allah lui a ordonné, qui a fait le ghousl, qui a fait le jeûne de ramadan tout comme Allah le lui a ordonné, qui a obéit à son mari, qu’elle ne lui a pas désobéit dans certaines choses qui sont interdites envers son mari alors elle entrera par la porte qu’elle voudra parmi les huit portes du paradis car toutes les portes du paradis sont de très bel aspect, et quand tu vois une porte, tu oublies par la beauté l’autre. Le mari et l’épouse, s’ils s’entraident dans le bas monde pour accomplir ce que Allah agrée, si chacun des deux ordonne à l’autre le bien et interdit à l’autre le mal, au jour du jugement le mari ne va pas fuir son épouse et son épouse ne va pas fuir son mari.
Quant à ceux qui s’entraidaient dans le bas monde pour les péchés, qui ne s’entraidaient pas pour l’obéissance à Allah, ces couples là vont se fuir au jour du jugement. Elle va le fuir et lui va la fuir. Pourquoi donc ? Lui, il va avoir peur qu’elle ne lui réclame des droits qu’il aurait bafoués, des choses envers lesquelles il a été injuste envers elle. Et elle, elle va avoir peur qu’il ne réclame ses droits c’est-à-dire des choses où elle aurait été injuste envers lui dans le bas monde. Le père et le fils également sauf si dans le bas monde s’ils s’entraident pour le bien, s’ils se donnaient le conseil et qu’ils ne s’entraidaient pas pour la désobéissance, ils ne s’entraident que pour le bien. Cela, au jour du jugement ils ne vont pas s’enfuir les uns des autres.
Chers frères, attachez vous à la science de la religion, c’est grâce à la science de la religion que tu sauras ce que ton épouse a comme droits sur toi. Et elle, elle saura qu’est ce qu’elle a comme droit sur elle. Le Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam a expliqué en disant :
أَوْلَى النَّاسِ بِالمَرْأَةِ زَوْجُهَا : أَحَقُّ النَّاسِ بِالمَرْأَةِ زَوْجُهَا وَأَحَقُّ النَّاسِ بِالرَّجُلِ أُمُّهُ
(‘awla n-naçi bi l-mar’ati zawjouha ; ‘ahaqqou n-naçi bi l-mar’ati zawjouha wa ‘ahaqqou n-naçi bi r-rajouli ‘oummouhou)
Ce qui signifie : « La personne qui a le plus grand droit sur la femme, c’est son mari et la personne qui a le plus grand droit sur l’homme, c’est sa mère. ». Grâce à la science de la religion, l’épouse et l’époux sauront chacun quels sont leurs devoirs envers Dieu. Il est rapporté dans le hadith rapporté par Al-Boukhariyy d’après Mou^adh que Allah l’agrée qu’il a dit : « j’étais un jour derrière le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam sur un âne qui lui appartenait et qu’il appelait ^Oufayr. Et il m’a dit :
يَا مُعَاذ هَلْ تَدْرِي حَقَّ اللَّهِ عَلَى عِبَادِه وَحَقُّ العِبَادِ عَلَى اللَّهِ
(Ya Mou^adh hal tadri haqqa l-Lahi ^ala ^ibadihi wa haqqa al-^ibadi ^ala l-Lahi)
Ce qui signifie : « Ô Mou^adh sais-tu quels sont les devoirs que les esclaves ont envers leur Seigneur, envers Allah et qu’est ce qu’Allah a promis a Ses esclaves ? » je lui ai dis « Allah sais plus que tout autre et Son Messager sait. » Il a dit :
فَإِنَّ حَقَّ اللَّهِ عَلَى عِبَادِهِ أَنْ يَعْبُدُوْهُ وَلَا يُشْرِكُوا بِهِ شَيْءًا
(fa’inna haqqa l-Lahi ^ala ^ibadihi ‘an ya^boudouhou wa la youchrikou bihi chay’a)
Jusqu’à la fin du hadith ce qui signifie : « Le droit que Allah a sur Ses esclaves, le devoir des esclaves envers Dieu c’est d’adorer Allah et de ne pas lui attribuer d’associé ».
Le premier des devoirs pour les esclaves, c’est de connaître Allah, de croire en Lui, qu’Il existe et qu’Il n’a pas de ressemblances avec Ses Créatures car s’il avait eu une ressemblance avec Ses Créatures, Il aurait été semblable à elle et il n’aurait pas été valable qu’il soit un Dieu. Il est également un devoir de connaitre Son Messager Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam c’est-à-dire d’avoir la croyance que notre maître Mouhammad est le Messager de Allah véritablement et qu’il est véridique en tout ce qu’il a emmené, que ce soit concernant les sujets qu’il nous a annoncés, comme allant se produire dans le futur, comme les sujets de l’au-delà, ou encore concernant les communautés antérieures ou le caractère licite ou interdit de certaines choses. Si l’homme a connu Allah comme il se doit et qui a connu le Messager comme il se doit et qui a cru fermement par son cœur et a prononcé par sa langue, alors il aura accompli le meilleur des devoirs, le plus prioritaire et ainsi il se sera garanti la préservation du séjour éternel en enfer.
Nous demandons à Allah la piété, la chasteté et la richesse de l’âme et nous demandons à Allah qu’Il fasse que nous soyons au nombre de Ses esclaves, qui ont les comportements de Son Prophète élu salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Nous demandons à Allah qu’Il nous accorde de bien prendre modèle sur les Prophètes, les saints et les vertueux. Ô Allah nous te demandons le pardon, la préservation dans le bas monde et dans l’au-delà et notre dernière invocation est Al-hamdouli l-Lahi Rabbi l-^alamin.
Conseils RamaDaan
La louange est à Allaah le Seigneur des mondes, que Allaah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad salla l-Laahou ^alayhi wa sallam, et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.
Nous demandons à Allaah, qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allaah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.
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Conseil du 31 Août 2011.
Le mois de RamaDaan, c’est le mois du Qour’aan. C’est le mois des rencontres avec la famille et les frères. Le mois de RamaDaan, c’est un mois de jeûne par ceux qui patientent et un mois de veillée surérogatoire pour ceux qui remercient. C’est une pureté pour ceux qui évoquent Allaah. Une sérénité pour ceux qui font al-i^tikaaf, c’est-à-dire qui restent à l’intérieur de la mosquée. RamaDaan, quand il va partir, après avoir éclairé nos journées, chacun d’entre nous ne sait pas si l’année d’après il sera vivant ou pas ; s’il va voir ce nouveau mois béni ou s’il va mourir avant. Bonheur à celui qui a obéit à son Seigneur durant ce mois, qui a profité de son temps pour accomplir des actes d’obéissance et obtenir des récompenses pour le Jour du Jugement. Le Messager de Allaah salla l-Laahou ^alayhi wa sallam, le véridique, celui dont la véracité duquel nous croyons, a dit vrai quand il a dit, c’est-à-dire, que le jeûneur a deux joies qu’il va avoir: quand il va rompre le jeûne, il a une joie, il est heureux parce qu’’il a rompu son jeûne et il sera heureux au Jour du Jugement quand il viendra avec la récompense du jeûne qu’’il a accompli.
Chers frères et sœurs dans l’agrément de Allaah, quand RamaDaan va partir, le bien ne part pas et s’il y a des gens qui font leur adieu à RamaDaan et reviennent aux péchés qu’il leur a été interdit d’accomplir, ces gens-là n’auront pas profité de la totalité des faveurs du jeûne. Qu’il est beau que l’esclave suive l’obéissance et qu’il fasse suivre une obéissance par une autre obéissance, qu’il fasse suivre un acte de bienfaisance par un autre acte de bienfaisance, qu’il fasse suivre du bien par des biens et qu’il est laid que l’esclave fasse suivre l’’acte d’obéissance par la désobéissance et la bienfaisance par la perversité et la désobéissance. Celui qui a accompli des prières obligatoires durant le mois de RamaDaan, il est laid de sa part de délaisser la prière après le mois de RamaDaan. Et celui qui accompli les actes surérogatoires en faisant des veillées la nuit, qu’il est beau qu’il continue à veiller la nuit pour faire des prières surérogatoires en dehors de RamaDaan, pour qu’il fasse le tahajjoud et qu’il se consacre à l’adoration de Allaah. Celui qui a pu vaincre son âme et qui a pu étouffer sa colère et qui a multiplié les actes de bon comportement, il convient après le mois de RamaDaan qu’il persévère sur ces caractères. Celui qui a été généreux avec les pauvres, qu’il ne fasse pas preuve d’avarice après le mois de RamaDaan. Celui qui a empêché son regard de commettre l’interdit durant le mois de RamaDaan, qu’il fasse preuve de piété à l’égard de Allaah et qu’il ne lâche pas les brides à son regard après le mois de RamaDaan. Et toi qui a gardé ta langue pour qu’elle ne dise pas l’interdit pendant le mois de RamaDaan, évite le mensonge, évite la médisance et toutes les paroles nuisibles après le mois de RamaDaan. Les meilleurs des œuvres, ce sont celles sur lesquelles la personne persévère.
Peu d’actes sur lesquels tu persévères vaut mieux que beaucoup qui sont interrompus. Allaah ta^aalaa, on L’adore et on Lui obéit durant le mois de RamaDaan et durant toute l’année et dans chaque situation. Crains Allaah après le mois de RamaDaan, persévère sur les bonnes paroles, sur l’évocation de Allaah et sur le long silence sauf pour dire du bien. Et toi qui a persévéré pour assister dans les assemblées de science qui sont les jardins de bien et les assemblées d’évocations, ne délaisse pas cela après le mois de RamaDaan. Persévère dans l’assistance des assemblées de science utile et emmènes avec toi ceux que tu aimes et ceux que tu peux emmener vers ces assemblées. Qu’il est beau que tu sois quelqu’un qui appelle à la bonne guidée, que tu sois une cause pour la bonne guidée, une clef pour le bien et une fermeture devant le mal. Veille à faire cela, il y a en cela des bienfaits et des bénédictions qui te seront cachés, pour ce qui vient après la mort. Le musulman persévère dans l’obéissance tant qu’’il est vivant et Allaah nous a ordonné de Lui obéir, de persévérer sur la religion qu’Il agrée et sur la foi jusqu’à la mort. Dieu dit, c’est-à-dire, persévère dans l’adoration de ton Seigneur jusqu’à ce que vienne à toi la mort. L’homme a été créé pour qu’il connaisse son Seigneur et qu’il L’adore. Et la connaissance de Allaah ta^aalaa a lieu par la connaissance de Ses attributs et en ayant foi en Ses attributs ; c’est-à-dire croire que Allaah est unique, qu’Il n’a pas d’associé, qu’Il n’a pas de semblable, qu’Il n’a pas de ressemblant et qu’Il est le Créateur du monde et de ce qu’il comporte dans les cieux sur terre et entre les deux et ce qu’il y a sur eux. Allaah ta^aalaa n’a besoin de rien, il n’y a pas d’obéissance de ceux qui Lui obéissent qui va Lui profiter de quoi que ce soit et il n’y a pas de désobéissance de la part des désobéissants qui va Lui nuire en quoi que ce soit. C’est l’esclave qui est pauvre, c’est l’esclave qui a besoin de Allaah et Allaah est Celui Qui n’a besoin de personne, Il n’a pas besoin de ce monde, Il n’a pas besoin des humains, ni des prophètes, ni des anges. Il n’a pas besoin du ciel, ni du paradis, ni du trône et tout a besoin de Allaah. Allaah ta^aalaa n’a besoin de rien. L’homme n’a pas été créé pour qu’il se fasse une religion lui-même. Il a été créé pour adorer son Seigneur conformément à la religion que Allaah a agréée pour nous, conformément à la Loi que nous a amenée notre Prophète salla l-Laahou ^alayhi wa sallam. Allaah ta^aalaa dit ce qui signifie : « Et Je n’ai créé les jinns et les humains que pour leur ordonner de M’adorer ».
Toi qui recherche l’au-delà, s’occuper de faire ce qui te fait gagner l’agrément de Allaah, le Seigneur des mondes, c’est ce qui est le plus profitable, c’est le commerce gagnant, tu ne seras jamais déçu. Rappelle-toi que celui qui a cherché à satisfaire les gens en encourant le châtiment de Allaah, Allaah le punit. Alors, méfies-toi de ce que font certains qui délaissent les prières obligatoires après le mois de RamaDaan et qui dérivent vers les péchés qui nuisent au corps, qui nuisent à l’individu et nuisent à la société. Qu’il est beau que la personne œuvre de manière ferme et en persévérant pour s’empresser d’accomplir les actes d’obéissance pour Allaah ta^aalaa et pour gagner l’au-delà et pour se détourner du bas-monde et de ce qui préoccupe les gens comme construction du bas-monde et profitent des bienfaits et des plaisirs du bas-monde et qui se sont mépris par ces embellissements. Allaah ta^aalaa dit ce qui signifie: » La vie du bas monde entraîne ceux qui se trompent ». Et je vous rappelle mes frères de veiller à rendre visite à vos proches parents même si eux ne vous rendent pas visite. Ceci est quelque chose que Allaah ta^aalaa a ordonné de faire et le Messager honorable a incité à le faire. Je vous rappelle également d’une sounnah qui est parvenue du Prophète ^alayhi s–salaatou wa s-salaam qui est de jeûner 6 jours de Chawwaal après le mois de RamaDaan. En effet, dans le SaHiiH de Mouslim, d’après le Prophète salla l-Laahou ^alayhi wa sallam qu’il a dit ce qui signifie: » Celui qui jeûne le mois de RamaDaan et qui le fait suivre par le jeûne de 6 jours de Chawwaal est comme celui qui a jeûné toute la vie ».
La sounnah est réalisée en jeûnant les 6 jours que ce soit à la suite les uns des autres ou bien qu’ils ne soient pas à la suite les uns des autres. Enfin, durant la fête de Al-FiTr bénie, nous demandons à Allaah ta^aalaa qu’Il fasse que ce soit une fête de bien pour nous, pour notre pays, pour les pays arabes, pour la communauté musulmane, avec du bien, des bénédictions, une victoire, la gloire, la sécurité et la paix. Nous demandons à Allaah ta^aalaa qu’Il éloigne de nous les discordes, les zizanies, les maux et les ruses. Et nous demandons à Allaah qu’Il nous fasse miséricorde par Sa large miséricorde, qu’Il agrée de notre part les bonnes œuvres.
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conseil du 2 juillet 2011.
Parmi les manières de l’apprentissage, c’est de répéter souvent. Et les gens se distinguent: il y a parmi les gens ceux qui gardent en mémoire ce qu’ils mémorisent, même s’ils ne répètent pas souvent, et il y a ceux qui ne mémorisent qu’après avoir répété souvent. Il ne convient pas de multiplier les matières et les récitations pour les enfants d’une manière telle que les leçons deviennent nombreuses pour eux, cela entraîne chez eux une fatigue et une mémorisation de la fin des cours et l’oubli des premiers et ce, parce que l’enseignant est trop rapide ou parce qu’il y a beaucoup de cours; surtout dans notre époque, notre époque durant laquelle les mémoires de la plupart des gens sont devenues faibles. Ce qui est requis, c’est de diminuer les matières, multiplier les séances de répétition en mémorisant, c’est cela qui est utile. Ne prêtez pas attention à d’autres et à leur manière d’enseigner. Beaucoup de savants et de mouHaddith répétaient le même cours plusieurs fois. ‘Ibnou Al-Jawziyy a rapporté qu’il y avait un faqiih qui a répété le cours chez lui plusieurs fois. C’est alors qu’une vieille femme lui a dit : » Tellement tu l’as répété, je l’ai appris ton cours ». Et il lui a dit: « Récites donc pour voir ». Et elle lui a récité. Quelques jours plus tard, il lui a demandé de répéter ce même cours, elle lui a dit: « Je l’ai oublié ». Il lui a dit: « Eh bien moi, je répète après l’avoir appris pour ne pas qu’il m’arrive ce qui t’est arrivé « . Il convient à l’enseignant de ne pas trop prolonger le cours, de manière qui va lasser l’étudiant, ni de trop le raccourcir, de manière à ce qu’il soit incomplet ou perturbé. Il prend en considération en cela l’intérêt de l’étudiant, il convient donc de s’appliquer pour bien faire comprendre et de veiller à enseigner et à expliquer en fournissant tout son effort et en rapprochant le sens pour l’étudiant, sans trop de répétition que sa mémoire ne supporte pas, ni trop de détails qu’il ne va pas pouvoir assimiler et mémoriser. Il explique les différentes questions en les illustrant par des exemples et il ordonne à l’étudiant de les répéter (les explications) pour que les explications restent gravées dans son cœur. Il ne charge pas l’étudiant de ce dont il ne peut supporter la compréhension ou si c’est quelque chose qui est difficile pour son âge, il ne le charge pas de livres que sa compréhension n’arrive pas à assimiler. Il convient au musulman de faire preuve de modestie avec l’étudiant et avec toute personne qui demande à être guidée. Il convient aussi d’agir avec l’étudiant avec un visage détendu et souriant, avec une intention sincère et je vous rappelle la parole des mouHaddith : celui qui demande la science en sa totalité, il va la rater dans sa totalité. Et je recommande aux enseignants et à tous ceux qui supervisent les enseignants, de faire preuve de miséricorde entre eux, de faire preuve d’humilité et de modestie, d’excellence de comportement, d’écouter le conseil de ceux qui sont moins qu’eux ou, au-dessus d’eux et diminuer les paroles sauf pour dire du bien. Et je leur recommande les bons caractères et la concordance, le taTaawou^ car ce que vous faites est un travail éminent, alors faites preuve de sincérité et que votre travail soit éloigné de toute mauvaise innovation. Je vous recommande la parole du Messager de Allaah salla l-Laahou ^alayhi wa sallam, ce qui signifie : « Allaah accorde pour ce qui est fait avec douceur ce qu’Il n’accorde pas (plus de résultats) pour ce qui est accompli avec dureté ». Ceci est mon conseil pour vous et je demande à Allaah pour qu’Il nous accorde la réussite à accomplir ce qui fait gagner Son agrément.
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conseil du 2 Juin 2011.
Le Messager de Allaah salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit, rapporté par Al-Boukhaariyy dans son Sahiih, ce qui signifie: « Il y a dans le corps un bout de chair qui, lorsqu’il est sain, tout le corps est sain et lorsqu’il est corrompu, tout le corps est corrompu : il s’agit du cœur ».
La foi est une lumière dans le cœur qui augmente en intensité grâce aux actes d’obéissance, ce qui fait que la crainte de Dieu et l’humilité augmentent dans le cœur et ce qui renforce la certitude et augmente le tawakkoul. Lorsque l’homme commet des péchés, il y a dans le cœur comme un point noir qui fait que le cœur devienne dur et ainsi de suite quand il va commettre plus de péchés, jusqu’à ce que tout le cœur devienne noir. Tellement le cœur devient dur, il se peut que la personne tombe dans la mécréance et qu’elle devienne au nombre des gens égarés, c’est-à-dire ceux qui ont le cœur complètement noir. Le premier pas que tu fais dans le chemin de l’agrément de Allaah ta^aalaa, c’est le repentir, c’est que tu fasses le repentir à Allaah ta^aalaa de tous les péchés et que tu t’empresses à combler les défaillances, que ce soit le délaissement de la prière et que tu t’acquittes des droits d’autrui.
Lorsque quelqu’un est noyé dans les péchés et qu’il fait le repentir, il devient semblable à celui qui n’a pas commis de péchés. Ensuite, il s’occupe de son cœur et il le répare pour qu’il ne soit pas atteint à nouveau d’une des maladies comme l’infatuation. En effet, le cœur est comme un roi par rapport aux organes. Lorsque le cœur est bon, les actes de ses organes sont bons. Et lorsque le cœur est corrompu, les actes de ses organes sont corrompus. Pour que tu ne sois pas atteint d’une des maladies du cœur, alors veille à ne pas entrer par ces deux portes : les yeux et les oreilles. Ce qui va troubler ton cœur et qui deviendra difficile pour toi à enlever, de sorte qu’il laisse des traces dans ton cœur. L’œil voit des choses qui peuvent entrer dans le cœur et le cœur peut changer à cause de ces choses-là. Le cœur est appelé « qalb » parce qu’il change « yataqallab ». Il change plus rapidement que l’eau quand elle boue dans un chaudron au-dessus du feu.
Je vous recommande chers bien-aimés ce que nous a recommandé notre bien-aimé, l’Imaam, le mouHaddith, notre Chaykh que Allaah l’agrée et lui donne satisfaction : je vous recommande de préserver votre langue, il a dit : la plupart des gens n’ont pas entendu ce Hadiith, ce qui signifie : celui qui se tait, il est sauvé. Et le Hadiith qui signifie la plupart des péchés des fils de ‘Aadam proviennent de sa langue.
Ils n’ont pas entendu que le Messager de Allaah, salla l-Laahou ^alayhi wa sallam, gardait longtemps le silence et il était souvent chagriné. Nous, il nous faut prendre le Messager de Allaah pour exemple, il était tout le temps chagriné c’est-à-dire qu’il ressentait le chagrin dans son cœur parce qu’il savait beaucoup de choses des sujets de l’au-delà, des choses graves de l’au-delà, c’est pour cela, il disait ce qui signifie : « Si vous saviez ce que je sais, vous auriez peu ri, et vous auriez beaucoup pleuré ». Cela veut dire que vous n’auriez pas été souvent heureux et vous seriez souvent triste, si vous saviez ce que moi je sais comme sujet de la tombe et de l’au delà, celui qui veut être sauvé qu’il diminue les paroles. Mais celui qui multiplie les paroles, nécessairement il va se produire de lui soit un péché, soit des paroles qui représentent une perte de temps. Alors que la plupart des gens aujourd’hui tombent dans le péché et beaucoup tombent dans la mécréance à cause du trop de paroles.
Dans le SaHiiH de Mouslim, Jaabir ‘Ibnou Thamourah que Allaah l’agrée, a dit : le Messager de Allaah salla l-Laahou ^alayhi wa sallam gardait longtemps le long silence, il souriait et riait peu et quand il était heureux, c’était juste un sourire. Le musulman, pour la bonne vie en commun avec ses amis, avec les gens étrangers, nécessairement il va rire de temps à autre pour introduire la joie à ceux à qui il s’adresse, mais qu’il fasse preuve de précaution, le Messager lui arrivait aussi de rire au point de voir ses molaires.
Je vous recommande également chers bien-aimés de faire preuve d’ardeur et de persévérance dans l’apprentissage de la science et de décider fermement par le cœur de transmettre la science et d’appeler à la religion agréée par Allaah, ordonner le bien, interdire le mal car la science de la religion : c’est la vie de l’Islam. Gare à vous de reculer, de faire preuve de paresse, faîtes en sorte que l’au-delà soit devant vos yeux et que le bas-monde soit derrière votre dos. Que Allaah vous accorde la réussite, qu’Il vous aide, qu’Il vous augmente en connaissance dans la religion.
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Voici un bouquet de conseils du 2 mai 2011
Le Messager de Allaah salla l-Laahou ^alayhi Wa sallam rapporte de son Seigneur ce qui signifie : « Mon agrément est mérité pour ceux qui s’aiment les uns les autres par recherche de Mon agrément et Mon agrément est mérité pour ceux qui se donnent le conseil les uns aux autres par recherche de Mon agrément et Mon agrément est mérité pour ceux qui se rendent visite, qui entretiennent les relations par recherche de Mon agrément et Mon agrément est mérité pour ceux qui s’offrent des choses les uns aux autres par recherche de Mon agrément ».
Soyez esclaves de Allaah, soyez des frères, donnez-vous le conseil les uns aux autres tout comme l’a ordonné le Messager de Allaah salla l-Laahou ^alayhi wa sallam. Contrôlez-vous les uns les autres. Si il s’écoule un certain temps et que vous n’aviez pas vu l’un d’entre vous, votre frère, qu’il demande après son frère ou qu’il aille lui rendre visite car ainsi l’amour se renforce et l’appel à la religion devient plus fort.
Je vous recommande chers bien-aimés d’œuvrer conformément à la parole du Prophète salla l-Laahou ^alayhi wa sallam ce qui signifie: « Ne vous détestez pas les uns les autres, ne vous enviez pas les uns les autres, ne vous tournez pas le dos les uns aux autres et soyez, vous esclaves de Allaah, des frères ». Et Allaah dit ce qui signifie: » Certes les croyants sont des frères ». Parmi les plus éminentes des choses que la personne acquière dans cette vie du bas-monde et qui est parmi les plus profitables pour l’au-delà, c’est que le musulman aime son frère musulman. L’amour qui comporte l’entraide pour accomplir ce que Allaah agrée. Ce qui est visé par l’amour, ce n’est pas les passions ; c’est cet amour qui comporte l’entraide pour accomplir ce que Allaah agrée, qui fait que celui qui l’a sera à l’ombre du trône au jour du Jugement. Ce jour-là dans lequel il n’y a pas de maison, il n’y a pas de montagne, il n’y a pas d’arbre, il n’y a pas de cavernes. Mais le croyant ce jour-là, ce sera ses bonnes œuvres qui vont l’abriter. Et parmi les bonnes œuvres qui vont abriter la personne et qui vont la protéger de la chaleur du soleil le jour du Jugement, c’est l’amour par recherche de l’agrément de Allaah, que le musulman aime son frère dans ce qui fait gagner l’agrément de Allaah tabaaraka wa ta^aalaa, c’est cet amour qui fait que celui qui l’a, sera dans l’au-delà à l’ombre du trône, il ne sera pas atteint par la chaleur du soleil au jour du Jugement. La chaleur du soleil au jour du Jugement est beaucoup plus intense que ce qu’elle n’est dans le bas-monde. Nous demandons à Allaah qu’Il nous préserve de la chaleur du soleil ce jour-là, ce jour éminent et qu’Il fasse que nous soyons de ceux qui s’aiment les uns les autres, qui se donnent le conseil les uns les autres, ô Allaah, Toi le plus miséricordieux des miséricordieux.
Parmi les manifestations de l’amour par recherche de l’agrément de Allaah, c’est que le musulman aide son frère par ce que le Allaah agrée. Il ne le trompe pas, l’un ne trompe pas l’autre, c’est-à-dire il ne va pas lui embellir le péché, il ne va pas le duper pendant ses transactions mais il va lui donner le conseil. Il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même comme bien et le mal qu’il déteste pour lui-même, qui est un mal dans la Loi de Allaah, il déteste ce mal pour son frère : c’est cela qui est un accomplissement pour le musulman. Le musulman ne sera un croyant accompli, c’est-à-dire dans les degrés élevés, sauf si il a ce caractère, c’est-à-dire s’il aime pour son frère le bien qu’il aime pour lui-même.
Et nous insistons beaucoup pour que chacun d’entre vous fasse preuve d’efforts, en indiquant la vérité et en l’enseignant. Enseigner une seule question de la religion vaut mieux selon le jugement de Allaah que de donner en aumône une montagne d’or car l’argent est utile dans le bas-monde alors que la science de la religion comporte une guidée pour les gens vers le Paradis, car le chemin du Paradis, c’est la connaissance de Allaah et la foi en Son Messager. Celui qui a connu Allaah comme il se doit, qui a cru en Lui, qui a cru au Son Messager, nécessairement il entrera au Paradis. Quant à ceux qui disent : » laa ‘ilaaha ‘il-la l-Laah » mais sans connaître Allaah, cela ne leur sera pas utile. Que Allaah nous accorde la réussite et vous accorde les bénédictions en vous et autour de vous.
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conseil du 29 avril 2011:
Allaah ta^aalaa dit ce qui signifie: » Le mois de RamaDaan dans lequel le Qour’aan a été descendu comme guidée pour les gens et des indications de bonne guidée et de distinction entre le vrai et le faux. »
Et notre guide, et notre bien-aimé, le Messager de Allaah salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie: « Celui qui fait le jeûne du mois du RamaDaan par acte de foi et par recherche de l’agrément de Allaah, il lui sera pardonné ses péchés antérieurs »
Donc, voici que l’année a tourné, les jours et les années se sont succédés et le mois béni, le meilleur des mois, le mois de RamaDaan béni est revenu et quel bon mois éminent, Allaah en a fait le meilleur des mois et le plus beau d’entre eux.
Le croissant de RamaDaan, le mois du bien, est apparu ; et il est venu avec la joie qui l’accompagne. Le mois de RamaDaan béni, c’est un mois de bienfaisance et de lumière. Qu’il est éminent ! Et combien ses jours et ses nuits sont d’un grand mérite. A cette occasion « Je m’adresse à vous avec des mots d’amour et de félicitation pour l’arrivée de ce mois béni qui est une station pour multiplier les actes d’obéissance et pour compenser ce qui a été raté et pour prendre des provisions pour le jour du Jugement ».
Le mois de RamaDaan béni est une occasion pour la méditation, pour se rendre des comptes et pour prendre des provisions, des provisions utiles, qui seront utiles pour le croyant dans la suite de sa vie et pour son au-delà. C’est le mois dans lequel ceux qui font le repentir deviennent nombreux, ceux qui se consacrent à l’obéissance de Allaah. Bonheur à ceux qui font le repentir ! Le jeûne fait parti des meilleurs actes d’adorations. Félicitation à celui qui s’est acquitté de cette adoration comme Allaah l’agrée et le poète a dit vrai quand il a dit :
» Qu’Il est exempt d’imperfection ! A Lui la Gloire, Celui Qui a purifié le jeûneur de péchés passés qui sont comme des mers et qui a élu parmi eux ceux qui font al-‘i^tikaaf, c’est-à-dire qui se consacrent à l’adoration de nuit et avec le jeûne pendant la journée « .
L’autre poète a dit vrai quand il a dit:
» Allaah a des esclaves qui sont intelligents, qui on divorcé le bas-monde et qui ont craint les dissensions. Ils ont bien observé le bas-monde et quand ils ont su que ce bas-monde n’est pas une partie pour quelqu’un de vivant, alors ils l’ont considéré comme un océan et ils ont pris le meilleur des œuvres comme des bateaux pour le traverser ».
Alors appliquons-nous durant le mois de RamaDaan pour divorcer le bas-monde, pour le faire sortir de nos cœurs et pour occuper les cœurs par l’obéissance de Allaah, par l’amour du Paradis, par les œuvres pour le Paradis et par tout ce qui rapproche du Paradis parmi les paroles et les actes. Allaah soubHaanahou wa ta^aalaa dit ce qui signifie : » Celui qui recherche l’au-delà, qui a œuvré pour l’au delà, tout en étant croyant, ceux-là, leurs œuvres seront bien rétribuées « .
Chers frères et sœurs, dans notre époque présente, c’est une époque de catastrophes et d’épreuves. C’est une époque d’ignorance, de peu de science, de diffusion de la corruption. C’est une époque de dissension et de zizanie. Alors ayons don de la personne du Messager de Allaah salla l-Laahou ^alayhi wa sallam un excellent exemple. En effet, le Prophète salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a patienté, il a obtenu et il a gagné. Il n’a pas prêté attention à la ruse des ennemis. Les compagnons également honorables ont persévéré, ils étaient attachés et ils patientaient et ils faisaient le jihaad. Ce qui est requis de nous, c’est de prendre exemple sur le Messager honorable salla l-Laahou ^alayhi wa sallam et ses compagnons honorés. Soyons de ceux qui s’attachent à la religion agréée par Allaah. Celui qui s’attache à la religion agréée par Allaah, Allaah lui donne la victoire. Persévérons sur la vérité. Ne soyons pas dupés par le grand nombre d’égarés, de gens qui vont à leur perte. Persévérons sur la voie de la science et des œuvres qui est la voie des saints et des vertueux, parmi lesquels, le saint, le vertueux, qui a dit: » Je vous recommande de vous attacher et d’œuvrer conformément au Livre de Allaah ta^aalaa et à la tradition de Son Prophète salla l-Laahou ^alayhi wa sallam. Je vous recommande également de vous aimer les uns les autres par recherche de l’agrément de Allaah, de vous donner le conseil les uns aux autres par recherche de l’agrément de Allaah. Soyez des aides les uns pour les autres, ne soyez pas dispersés. Ne soyez pas haineux, ne soyez pas des adversaires les uns pour les autres. Gare à vous de la répulsion ! Gare à vous de la préférence de l’argent au détriment de l’au-delà ! Les ennemis de la religion sont à l’afflux. Et ils s’appliquent pour essayer de détruire la religion. Soyez tout comme l’a dit le Messager de Allaah salla l-Laahou ^alayhi wa sallam : » Le croyant pour le croyant est comme un mur, ils se soutiennent les uns les autres « . Ceci est ma recommandation que je vous ai précédemment citée. Et je vais vous la répéter tout le temps car c’est un éclat de lumière, c’est une parole de vérité qu’il convient d’appliquer dans cette époque difficile. C’est cette voie sur laquelle nous avons été éduqués, auprès de ce connaisseur d’Allaah, qui a passé sa vie à diffuser la science, la vérité et la bonne parole.
Chers frères et soeurs, il convient, alors que nous sommes dans ce mois de RamaDaan, de vous recommander la science de la religion. C’est ce qui indique la félicité éternelle, celle qui n’a pas de fin. C’est ce qui indique la réussite dans le bas-monde et dans l’au-delà.
Je vous recommande d’assister aux assemblées de science, pour recevoir la science auprès des gens de science et des gens dignes de confiance, des gens honnêtes. La science, c’est le chemin qui mène à l’agrément de Allaah. C’est le chemin qui fait parvenir à la piété. Et il n’y a pas de piété sans œuvre. Et il n’y a pas d’œuvre sans science. Et il n’y a pas de science sans apprentissage. L’âge est court et le bas-monde va à sa fin. L’au-delà, c’est la résidence du séjour éternel. Ne faites pas en sorte que le bas-monde vous détourne de l’obéissance de Allaah, qu’il vous détourne de remercier Allaah pour ces bienfaits, qu’il vous détourne de prendre des provisions en science de la religion. Ô Allaah, je Te demande de nous accorder la réussite à accomplir les obligations du jeûne d’une manière correcte est agréée, de nous faire miséricorde par Ta large Miséricorde et de nous accorder le pardon et de nous accorder une fin heureuse, de faire de nous des gens de la piété, des gens qui se fient à Allaah et qui Lui obéissent. Nous demandons à Allaah qu’Il nous délivre de ce qui nous tourmente, qu’Il enlève les épreuves de nos familles et de nos frères et qu’Il donne la victoire à la communauté contre ces ennemis usurpateurs, injustes et cupides qui visent ces bienfaits. Ô Allaah, accorde-nous de voir le bien-aimé élu salla l-Laahou ^alayhi wa sallam et accorde-nous de boire de sa main honorée une gorgée après laquelle nous n’aurons plus jamais soif. Ô Allah, Tu es notre Dieu, Tu es sur toute chose Tout-Puissant, et la louange est à Allaah le Seigneur des mondes. Je demande à Allaah qu’Il nous accorde la réussite pour faire ce qu’Il agrée.
Wa l-Laahou ta^aalaa ‘a^lam wa ‘aHkam, baaraka l-Laahou fiikoum.
Laa ‘ilaaha ‘il-la l-Laah, laa ‘ilaaha ‘il-la l-Laah, laa ‘ilaaha ‘il-la l-Laah.
Allaahoumma salli ^alaa Sayyidinaa MouHammad, wa ^alaa ‘aalihi wa saHbihi wa sallim, Allaahoumma salli ^alaa Sayyidinaa MouHammad, wa ^alaa ‘aalihi wa saHbihi wa sallim, Allaahoumma salli ^alaa Sayyidinaa MouHammad, wa ^alaa ‘aalihi wa saHbihi wa sallim.
Rabbi ghfir lii wa lil-mou’miniina wa l-mou’minaat, Rabbi ghfir lii wa lil-mou’miniina wa l-mou’minaat, Rabbi ghfir lii wa lil-mou’miniina wa l-mou’minaat.
Baaraka l-Laahou fiikoum
Le bon comportement
Le bon comportement
« Je recommande ce que notre bien-aimé le Messager de Allah, Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, nous a recommandé, de faire preuve de compassion et de modestie, d’habituer nos âmes et de faire en sorte qu’elles s’attachent à cela, d’aimer pour autrui ce que nous aimons pour nous- même. Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
لا يؤمن أحدكم حتى يحبّ لأخيه ما يحب لنفسه
(la you’minou ‘ahadakoum hatta youhibba li-‘akhihi ma youhibou li nafsih)
ce qui signifie : « L’un de vous n’atteindra un degré de foi complète que s’il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même ». [rapporté par Al-Boukhariyy]
Et de nous rappeler toujours la parole de Allah ta^ala : « Rouhama’ou baynahoum» [sourat Al-Fath]
ce qui signifie « Ils sont miséricordieux les uns envers les autres.»
Et la parole du Messager honoré : « Ma kana r-rifqou fi chay’in illa zanah » [rapporté par Ibnou Hibban]
ce qui signifie : « La douceur chaque fois qu’elle accompagne quelque chose elle l’embellit. »
Je vous recommande de vous donner le conseil les uns aux autres. Et celui qui veut donner le conseil, qu’il soit miséricordieux, qu’il soit tendre. Nous vous rappelons la parole de notre maître Abou l-^Alamayn ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy Al-Kabir qui veut dire : « Quelque soit le défaut dont tu prends connaissance chez un musulman, en te basant sur une preuve qui ne comporte aucun doute, alors donne-lui le conseil en cachette. Ne laisse pas le chaytan te tromper et t’amener à faire sa médisance, et quand tu exhortes, ne l’exhorte pas en étant heureux parce que tu as pris connaissance de sa défaillance, de sorte qu’il te regarde en te glorifiant et que tu le vois en le diminuant. Aie plutôt comme intention et objectif de le délivrer du péché en étant triste tout comme tu serais triste pour toi-même si tu fais preuve de défaillance. » Je vous recommande également ce que nous a recommandé notre bien-aimé, Mawlana le Chaykh ^Abdou l-Lah Al-Harariyy, que Allah lui fasse miséricorde, la modestie. Il a ainsi dit, que Allah l’agrée : « mon conseil, un conseil de moi à vous, c’est de vous attacher à la modestie. Je vous rappelle le hadith du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam : « innakoum lataghfouloun ^an afdali l-^ibadat fi t-tawadou^ » ce qui signifie : « Vous passez certes à côté d’une des meilleures adorations qui est la modestie. » Je vous recommande de vous aimer, d’entretenir les liens entre vous, de vous rendre visite et de vous donner des cadeaux. Pour ce qui est de donner des cadeaux, c’est que le frère donne à son frère ce qu’il peut, même si c’est quelque chose qui est de faible valeur car le cadeau rassemble les cœurs. Je vous recommande le respect, de respecter le plus âgé d’entre vous et de faire miséricorde au plus jeune. Si vous appliquez ce conseil, alors on espère que vous soyez dans une augmentation de bien jusqu’aux hauts degrés. Appliquer ce conseil nécessite de contredire son âme et de délaisser le fait de s’entêter pour son propre avis. Et j’espère que vous appliquiez ce conseil pour que vous soyez toujours en augmentation en bien tous les jours.
Conseils divers
CONSEIL N°1 :
Celui qui se base sur la lecture des livres individuellement, il va s’égarer et égarer autre que lui.
CONSEIL N°2
L’amour de l’argent entraîne certaines personnes à des sources de perditions et cela conduit certaines personnes à la mécréance. Quelques uns parmi d’autres, tant il recherche le pouvoir, ils deviennent mécréants.
CONSEIL N°3
Certains auteurs ont écrit ce qui est une perte pour eux et ce qui est une perte pour ceux qui les ont suivis.
CONSEIL N°4
Celui qui laisse des livres d’égarement se diffuser entre les gens est semblable à celui qui a laissé chez les gens du poison.
CONSEIL N°5
Les khoutbah ont été faites pour appeler les gens à l’au-delà, pour interdire la mécréance et inciter au bien.
CONSEIL N°6
L’audace, avoir de l’audace pour la religion est quelque chose de très éminent.
CONSEIL N°7
Les compagnons mangeaient le matin un seul plat et au soir un seul plat.
CONSEIL N°8
La science du tawhid est la meilleure des sciences. Dans cette époque, ils ont minimisé cette science comme si elle était négligeable. Ils ont fait prévaloir les sciences du bas monde tel que le calcul, la géométrie et ce qui est de cet ordre en la considérant comme si elle était meilleure que la science du tawhid. Il s’occupe des sciences du bas monde et ne s’occupe pas de cette science qui est la plus honorable des sciences. Ceci est une immense perte. Les ignorants ignorent cela et c’est après la mort qu’ils le sauront. Celui qui ne connaît pas Allah par son cœur tout comme cela est récité dans sourat Al Ikhlas, celui-là en réalité n’est pas musulman même s’il fait l’image de la prière, du jeune et du pèlerinage. A notre époque, nombre de ceux qui mémorisent le Qour’an ne connaissent pas le tawhid, ils mémorisent le Qour’an et se suffisent de cela.
Ceux-là, le Qour’an sera un adversaire pour eux au jour du jugement car ils ne l’auront pas suivi.
Conseil Education :
On a interrogé un grand savant : « comment étiez-vous avec vos chouyoukh ? ». Il a répondu « quand nous entrions pour les voir, nous entrions avec une autorisation. Je tenais le livre dans la main et je restais des heures jusqu’à ce que le chaykh me donne l’autorisation pour lire.
Conseil sur la mort :
La mort est une épée sur les cous des esclaves, nous ne savons pas à quel moment elle va trancher.
Conseil concernant le Qour’an :
Le Qour’an comporte des informations sur les prédécesseurs et les successeurs, les tout premiers et les tout derniers. Il comporte ce qu’ont cité les prophètes et ce qui est arrivé à leur communauté. Il comporte ce qui est licite et ce qui est interdit. Il comporte des précisions sur les sujets du bas monde et l’au-delà. Il comporte la présentation de ce qui corrige les âmes et ce qui les corrompt. Il comporte des précisions sur ce qui a été révélé à certains prophètes.
Conseil concernant le Tasbih :
Le Tasbih avec les phalanges est meilleur. Le Tasbih avec la main est meilleur que le Tasbih avec la Soubhah. Le Messager n’a fait les Tasbih qu’avec sa main. Par le passé les hommes et les femmes faisaient le Tasbih avec leurs phalanges. Le Tasbih avec les doigts est meilleur car au jour du jugement Allah fera parler les doigts, Il leur donnera la force de parler, et les doigts témoigneront en faveur de leur propriétaire, c’est pour cela que le Tasbih avec les doigts est meilleur. Mais si quelqu’un s’est attaché à un nombre particulier, il fait le Tasbih avec la soubhah, la récompense est obtenue avec la soubhah tout comme avec les phalanges.
Conseil concernant la télé :
La télévision enseigne aujourd’hui la corruption. La plupart des gens de nos jours veillent en regardant la télévision, ceci est une chose qui ne comporte pas de bien. S’ils avaient veillé pour réciter le Qour’an, pour faire du dhikr, cela aurait été mieux pour eux mais ils veillent pour regarder la télévision. La télévision enseigne de nos jours la corruption car il y est présenté des choses laides. Le jeune homme est corrompu s’il regarde beaucoup la télévision. Ne regardez pas beaucoup la télévision. Ce qu’il y a de bien dans la télé les gens peuvent le prendre comme la mise en garde contre un mal nouveau ou que la personne apprenne quelque chose de nouveau pour profiter aux gens dans les sujets de leur bas monde. Mais regarder cette mauvaise chose comporte un mal très grand. Les âmes de certains sont corrompues à cause de ce qu’ils voient à la télévision, leurs cœurs deviennent corrompus et ils sont entraînés vers leur perte.
Conseil pour l’ardeur :
Gare à vous de l’insouciance qui vous entraîne à faire preuve de paresse et ne pas œuvrer pour appuyer la religion.
Conseil pour le secours : Les compagnons disaient : Ya Mouhammadah Ya Mouhammadah
Les musulmans ont surnommé « Mousaylamah » le menteur, car il avait prétendu être messager. Il avait dit « je suis le messager de Allah». Abou Bakr a envoyé l’armée des musulmans pour le combattre avec son groupe qui l’a suivi et à la tête de cette armée il y avait Khalid Ibnou l-Walid. Les musulmans disaient alors dans ce combat « Ya Mouhammadah Ya Mouhammadah » « Ô mon Mouhammad, Ô mon Mouhammad » afin que Allah leur donne la victoire.
Conseil pour les épreuves :
Le musulman est éprouvé selon la force de sa religion, selon la force de sa religion le musulman est éprouvé. Les prophètes étaient ceux qui étaient les plus éprouvés, ensuite, selon la force de sa foi, sera l’épreuve qui lui arrive. Les musulmans des gens de La Mecque lorsque la nuisance des associateurs était devenue intense, ils ont fait l’émigration et parmi eux il y avait un compagnon qui était celui parmi les gens de la Mecque qui avait le plus d’argent. Les associateurs de la Mecque ne lui ont pas permis de voyager à Médine sauf en abandonnant tous ses biens. Ils lui ont dit « nous ne te laisserons pas prendre tes biens » alors il a laissé tous ses biens et il est sorti sans rien du tout mis à part ce qu’il portait sur son corps. Il fait partie des premiers prédécesseurs. Le musulman est sujet aux épreuves.
Conseil pour la science :
Le fait que nous révisions entre nous, les assemblées de la science, c’est quelque chose d’important. Le messager n’a pas appelé les assemblées de science de la religion absurdement « les jardins du paradis ».
Conseil pour l’amour :
Dans le hadith qui signifie : « Lorsque l’un d’entre vous aime son frère, qu’il l’en informe » cela veut dire : qu’il lui dise « je t’aime par rechercher de l’agrément de Allah ». La sagesse est claire. Cela renforce les liens.
Conseil pour l’ascèse :
De nombreux compagnons ne portaient même pas une chemise, un Qamis, mais uniquement un pagne et une cape comme celui qu’il y a en rituel de pèlerinage. Ils mettaient le siwak entre l’oreille et la tête. S’il n’y avait pas eu dans le siwak d’autres intérêts que celui des gencives et des dents, cela aurait suffit. Un dentiste de Houms a dit « si vous vous étiez attachés à cela, les gens ne seraient pas venus me consulter ». Il y a beaucoup de bien dans le siwak.
Conseil pour la croyance : Allah existe sans endroit !
Avant de dire « sans endroit » il convient d’expliquer aux gens ainsi : « de toute éternité, il n’y a rien d’autre que Allah, Allah n’a pas de début à Son existence, Allah est de toute éternité, rien d’autre que Lui n’est de toute éternité. Il n’y a ni lumière, ni obscurité, ni trône, ni ciel, ni aucune de ces six directions, elles n’existaient pas. Et après avoir créé le trône, la terre, les cieux, Il ne s’y est pas installé, cela signifie qu’Il existe sans endroit.
En Ethiopie on m’a dit qu’il y avait un homme qui lorsqu’il lui avait été dit « Allah existe sans endroit », a dit « donc il se déplace tout le temps ? » c’est pour cela qu’on craint pour certaines personnes, alors dites leur cela avant de leur dire « Sans endroit ».
Conseil aux enseignants :
Les gens de la science ont dit que parmi les règles de comportement de l’enseignant c’est qu’il soit indulgent car grâce à l’indulgence s’obtient l’enseignement parfaitement. Pour cela, supportez les difficultés de la part de ceux et de celles qui apprennent, cela également facilite les causes de l’enseignement et de l’obtention des connaissances. Soyez ainsi avec l’intention sincère de recherche de l’agrément de Allah ta^ala car les actes valent par leurs intentions. Quelque soit la difficulté du travail ou quelque soit la difficulté de l’acte d’adoration, Allah ne l’agrée qu’avec l’intention sincère par recherche de l’agrément de Allah ta^ala. Allah n’agrée pas un acte dans lequel l’esclave a associé quelqu’un d’autre que Lui. Que Allah fasse que vous soyez bénis et que Allah profite aux gens grâce à vous.
Conseil pour l’éducation des enfants : Extraits du livre de l’imam, l’illustre savant, Jamalou d-din Abou l-Faraj Ibnou l-Jawziyy
Je commence par le nom de Allah et c’est Son aide que je recherche.
La louange est à Allah Qui a créé le premier père à partir de terre et Qui a fait sortir de lui sa descendance d’entre son dos et ses jambes. Il a renforcé les différentes tribus par les liens de parenté et les liens d’alliance et la louange est à Allah Qui m’a accordé la science et la connaissance de ce qui est correct, Qui a fait que j’ai une bonne éducation durant mon enfance et Qui m’a protégé dans ma jeunesse et Qui m’a accordé une descendance et j’espère par leur existence avoir beaucoup de récompenses. Seigneur, fais que je sois de ceux qui accomplissent la prière continuellement, ainsi que ma descendance. Seigneur, agrée nos invocations. Seigneur, pardonne moi, à mes parents, ainsi qu’aux croyants au jour du jugement. Lorsque j’ai connu l’honneur du mariage et de la recherche des enfants, j’ai fait une Khatmah du Qour’an, j’ai récité tout le Qour’an et j’ai demandé à Allah ta^ala qu’Il m’accorde 10 enfants. Il me les a accordés : j’ai eu ainsi 5 garçons et 5 filles. Parmi les filles, 2 sont mortes et parmi les garçons, 4 sont morts. Il ne me restait qu’un seul garçon, Abou l-Qacim. J’ai demandé à Allah ta^ala qu’Il fasse qu’il soit une descendance vertueuse et qu’Il m’accorde ce que je recherche par lui mais j’ai vu de sa part un certain relâchement et un manque de sérieux dans la recherche de la science. Alors je lui ai écrit cette lettre pour l’inciter et pour le motiver à suivre le chemin que j’ai suivi dans l’acquisition de la science. Je lui indique ainsi d’avoir recours à Allah soubhanahou wa ta^ala Qui accorde la réussite tout en sachant que personne ne fait échouer celui à qui Allah accorde la réussite et personne ne guide celui que Allah égare. Mais Allah ta^ala dit « wa tawasaw bi l haqqi wa tawasaw bi s sabr» ce qui signifie « recommandez vous la vérité et recommandez vous la patience » et Allah dit « fadhakkir in nafa^ ati dhikra» ce qui signifie « puisse le rappel être profitable » et il n’est de préservation et de force que par Allah ».
CHAPITRE :
Sache mon fils, que Allah t’accorde la réussite pour être sur la vérité, que l’être humain n’a été caractérisé par la raison que pour œuvrer conformément à cette raison, alors utilise la correctement. Utilise ta réflexion et reprend toi, tu sauras par les preuves que tu es, créé, responsable, sujet à des obligations dont tu es chargé. Et que les deux anges inventorient ce que tu dis, ce que tu regardes ; les souffles de celui qui est vivant sont autant de pas qui le rapprochent de son échéance, la durée de ton séjour dans le bas monde est très courte, la présence dans les tombes est très longue. Et que le châtiment pour celui qui suit ses passions est une grave issue. Où est donc alors le plaisir de la veille ? Il est parti et n’a laissé que du regret. Où sont les tentations de l’âme ? Combien de têtes ont-elles fait baisser ? Combien de pieds ont-elles fait glisser ? Et celui qui est heureux ne l’est qu’en contredisant ses passions. Et celui qui est malheureux ne l’est que parce qu’il a préféré le bas monde, alors tire les moralités des rois et des ascètes qui sont partis avant toi. Où sont les plaisirs qu’ont éprouvé ces gens là ? Et où sont les fatigues qu’ont subi ces autres ? Il n’est que la grande récompense, les bonnes évocations pour les vertueux et le mal, le châtiment douloureux pour les désobéissants. C’est comme si ceux qui ont été affamés n’avaient pas enduré de faim et ceux qui ont été rassasiés n’avaient pas ressenti le soulagement. Leur paresse pour accomplir les actes de mérite est un mauvais compagnon et la recherche du repos laisse le regret, un regret qui fait oublier tout plaisir. Alors prend conscience et fatigue ton âme. Saches que l’accomplissement des obligations et se garder des interdictions sont nécessaires et si la personne outre passe cela, le feu l’attendra. Et sache que l’objectif des gens qui fournissent des efforts est de rechercher les mérites. Les actes des degrés émérites se diffèrent les uns des autres. Il y a des gens qui estiment que ce qui est méritoire, c’est d’être ascète dans le bas monde. D’autres considèrent que ce qui est méritoire est de s’occuper des actes d’adoration. Mais en réalité, adjoindre les actes conformément à la science est ce qui est méritoire de manière complète. Celui qui réalise les deux sera élevé jusqu’à réaliser la connaissance du Créateur soubhanahou wa ta^ala, et il sera motivé à L’aimer, à Le craindre et à se languir de Lui et ceci est l’objectif, la finalité. Et c’est selon la volonté des gens, telle est l’ardeur qui les motive. Tout mourid n’est pas forcément voulu pour atteindre de hauts degrés et ce n’est pas toute personne recherchant les hauts degrés qui va les trouver. Néanmoins l’esclave doit fournir des efforts et chacun sera facilité dans ce pour quoi il a été créé et c’est la recherche de l’aide de Allah que nous souhaitons.
CHAPITRE
La première chose au sujet de laquelle il convient de méditer est de connaître Allah ta^ala par les preuves. Il est connu que celui qui voit le ciel élevé, la terre placée et qui aura observé les constructions parfaites, particulièrement dans son propre corps, saura qu’il est indispensable pour ces choses qui sont créées qu’il y ait Qui les a créées. Et ces choses construites, qu’il y ait Qui les a construites. Ensuite il observe bien la preuve de la véracité du messager, salla l-lahou ^alayhi wa sallam, à savoir, la plus grande des preuve qui est le Qour’an, qui a rendu impuissantes les créatures d’amener une seule sourat semblable. Une fois que ceci est confirmé pour lui : l’existence du Créateur Jalla wa ^ala et la véracité du messager, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, il devra soumettre ses propres brides à la loi, il devra savoir ce qu’il doit faire comme woudou’, comme prière, comme zakat s’il a de l’argent, comme pèlerinage et autre que cela parmi les devoirs. Une fois qu’il connaît la part obligatoire, il l’accomplit. Il convient pour celui qui a une forte ardeur d’essayer de grimper dans l’échelle du mérite. Il s’occupe par l’apprentissage du Qour’an, son explication par le hadith du messager, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, par la connaissance de sa biographie, de la biographie de ses compagnons et des savants qui sont venus après eux, pour ainsi suivre les hauts degrés et choisir les plus hauts d’abord. Il est indispensable de connaître aussi ce qui lui permet de rectifier sa langue comme grammaire (nahou) et également les différentes méthodes de l’usage de la langue. Et le fiqh est la base des sciences, le rappel est comme ce qui le rend doux et sucré et ce qui est le plus profitable. J’ai écrit dans ces sciences citées des ouvrages qui te feront passer de tout ce qui a précédé comme composition des savants prédécesseurs et autres par la grâce de Allah. Je t’ai ainsi évité de rechercher des livres et de fournir des efforts pour composer. Et il n’y a pas une ardeur qui baisse si ce n’est pour sa stupidité. Et dès lors qu’une ardeur est forte, elle ne se suffira pas de ce qui est moindre et j’ai su par les preuves que l’ardeur est dans l’être humain mais certaines ardeurs sont faibles pendant certaines périodes. Mais si elles sont motivées à nouveau, elles iront de l’avant. Dès lors que tu vois une impuissance en toi, alors demandes au Créateur, au Bienfaiteur, ou si tu constates une paresse, alors trouves refuge auprès du Créateur car tu n’obtiendras pas un bien sauf en Lui obéissant. Et tu ne manqueras un bien qu’en Lui désobéissant. Qui donc a recherché l’agrément de Allah et n’a pas trouvé ce qu’il voulait ? Et qui donc s’est détourné de Lui et a profité ou a eu un bienfait ? N’as-tu pas entendu la parole d’un poète qui dit ce qui signifie « par Allah je ne suis pas venu un seul jour vous rendre visite sans que je trouve comme si la terre se rétrécissait sous mes pas. Et les ardeurs n’ont pas faibli un jour sans que je vois que je suis encore plus en retard ».
CHAPITRE
Regarde mon fils, observe toi-même pour ne pas dépasser les limites de la loi. Regarde comment veiller à ne pas dépasser ces limites et tu seras alors préservé. Et celui qui les délaisse sera abandonné. Et je te rappelle certains faits de ma vie, puisses tu prendre exemple sur mes efforts et que tu demandes au Créateur car nombre de bienfaits que j’ai eu n’étaient pas par ma cause mais par la création de mon Créateur, par Ses bienfaits. Je me rappelle, moi qui ait une forte ardeur, lorsque j’étais à l’école, j’avais 6 ans, j’étais avec des enfants qui étaient plus âgés que moi mais j’ai eu une raison clairvoyante depuis mon jeune âge qui dépassait la raison des personnes âgées. Je ne me rappelle pas avoir joué sur le chemin avec les enfants, ni avoir éclaté de rire, au point que lorsque j’avais environ 7 ans, j’allais dans les mosquées et je ne choisissais pas l’assemblée d’un charlatan. Je recherchais l’assemblée du mouhaddith qui rapportait des conduites du prophète. Je mémorisais tout ce que j’entendais, je rentrais à la maison et je l’écrivais. Et Allah m’a accordé notre chaykh Abou l-Fadl ibnou nasir…..que Allah lui fasse miséricorde. Il m’emmenait auprès des chaykh et il m’a fait entendre le mousnad et d’autres grands livres et je ne savais pas ce qu’il voulait de moi. Il a veillé à ce que j’entende les sujets les plus importants jusqu’à avoir atteint la puberté. J’ai persévéré sur cela et je suis resté avec lui jusqu’à ce qu’il décède, que Allah lui fasse miséricorde. Grâce à lui j’ai obtenu la connaissance du hadith de la transmission. Et alors que les enfants descendaient auprès du fleuve Ad-Dijlah, le tigre, et se mettaient à observer le pont, je prenais un jouz et je me tenais à l’écart des gens auprès de Ar- rikah et je m’occupais de la science. Ensuite me fut inspiré l’ascèse, j’ai poursuivi les jours de jeûne et je m’occupais du peu de nourriture. J’ai astreint mon âme à la patience, j’ai persévéré et j’ai poursuivi sur cela. J’ai veillé des nuits et je ne me suffisais pas d’une science, j’entendais le fiqh, j’entendais, l’exhortation, j’entendais le hadith, je recherchais la conduite des ascètes. Ensuite j’ai lu dans la langue arabe et je n’ai pas laissé une seule personne qui rapporte ou qui exhorte, sans que j’assiste à son assemblée et je recherchais les meilleurs. Et lorsque j’avais à choisir entre deux choses, dans la plupart des cas je choisissais le droit du Créateur, et ainsi Il m’a accordé beaucoup de bienfaits dans mon éducation. Il a fait que je sois sur le chemin le meilleur pour moi. Il a repoussé de moi les ennemis, les envieux, ceux qui me veulent du mal et Il m’a facilité les causes de la science. Il m’a fait envoyer des livres d’une manière à laquelle je ne m’y attendais pas, Il m’a accordé la bonne compréhension, la rapidité de la mémorisation, la belle écriture, la bonne composition et Il a fait que je n’ai besoin de rien de ce bas monde, au contraire, Il m’a fait parvenir ma subsistance, ce qui me suffit, et plus encore. Il a accordé dans le cœur des gens de l’amour envers moi et de l’acceptation au-delà de la limite. Et Il a fait que mes paroles aient un impact sur leurs âmes de sorte qu’ils ne doutent pas de la validité de ce que je disais. Et sur mes mains environ 200 personnes des gens de Adh-Dhimmah sont entrées en Islam. Et dans mon assemblée plus de 100 000 personnes se sont repenties. Je parcourais les assemblées de chouyoukh pour entendre le hadith et je ne retrouvais plus mon souffle tellement je courais pour assister aux assemblées et ne pas être précédé par d’autres. Au matin, je me levais sans avoir rien à manger et au soir j’arrivais sans avoir rien à manger, mais Allah ne m’a pas humilié pour une seule créature, Il m’a au contraire fait parvenir ma subsistance pour conserver mon honneur. Et si je détaillais tous mes états, cela prendrait beaucoup de temps mais tu peux voir l’état auquel je suis arrivé et moi je te les rassemble tous en une seule phrase qui est la parole de Allah ta^ala «wa taqqoul-Lah wa you^allimoukoumou l-Lah » qui signifie « faites preuve de piété à l’égard de Allah et Allah vous accorde une science à partir d’une voie à laquelle vous ne vous attendez pas ».
CHAPITRE
Souviens toi mon fils et prête attention à ton âme, regrette ce qui s’est passé comme insouciance. Fournis des efforts pour rattraper les gens parfaits tant que tu as encore le temps. Profite de ta branche tant qu’elle est encore humide et souviens toi des moments que tu as perdu, cela te suffira comme exhortation. Le plaisir de la paresse a disparu et tu as raté les degrés des hauts mérites. Les salafs vertueux, que Allah leur fasse miséricorde, aimaient rassembler différents actes méritoires, ils pleuraient pour le manquement de l’un d’entre eux. Ibrahimou ibnou ‘Ad-ham, que Allah lui fasse miséricorde, a dit « nous sommes partis rendre visite à un adorateur qui était malade, qui regardait ses pieds en pleurant, on lui a dit « qu’est-ce qui te fait pleurer ? » Et il a dit « mes jambes n’ont pas été atteintes par la poussière du chemin de ceux qui vont pour combattre dans la voie que Allah agrée ». Un autre s’est mis à pleurer et ils lui ont dit « qu’est-ce qui te fais pleurer », il a dit « un jour que j’ai raté parce que je n’avais pas jeûné et une nuit que j’ai manqué, durant laquelle je n’ai pas fait d’actes surérogatoires » ». Et saches mon fils que les jours sont comptés en heures et que les heures sont comptées en souffles d’air et que chaque souffle d’air est un capital, alors méfie toi de ne pas perdre un seul souffle sans rien y trouver au jour du jugement et que tu le regrettes. Un homme a dit à ^Amir Ibnou Abdi Qays. « Arrête toi je veux te parler », il lui a répondu, « retiens le soleil si tu peux ». C’est-à-dire « arrête le temps » « j’ai pas le temps pour m’arrêter ». Des gens se sont assis auprès de Ma^rouf, que Allah lui fasse miséricorde, et il a dit « ne voulez vous pas partir parce que l’ange qui se charge du soleil le traîne et il ne se fatigue pas ». Et dans le hadith, celui qui dit « soubhana l-Lah al-^adhimou wa bihamdih » il lui sera planté un palmier au paradis. Alors regarde combien ceux qui perdent les heures manquent comme palmiers. Et les salafs profitaient de chaque instant. Kahnas, que Allah lui fasse miséricorde, récitait tout le Qour’an 3 fois chaque jour et nuit. Et quarante hommes du salaf faisaient la prière du soubh avec le woudou’ de Al-^icha. Et Rabi^a al-‘Adawiyyah veillait toute la nuit et lorsque l’aube se levait, elle s’assoupissait un peu puis elle se relevait apeurée en se disant « le sommeil dans la tombe sera long ».
CHAPITRE
Et celui qui médite au sujet du bas monde avant qu’il n’existe, voit qu’il s’est écoulé un temps très long. Et s’il réfléchit au sujet du bas monde après qu’il nous quitte, il verra qu’il s’écoulera un temps long et saura que le séjour dans les tombes est très long. S’il médite au sujet du jour du jugement, il saura qu’il dure 50 000 ans. S’il médite au sujet du séjour au paradis ou en enfer, il saura qu’ils n’auront pas de fin. Et s’il revient à méditer au sujet de la durée qu’il passe dans le bas monde, par exemple 60 ans, il en passera 30 ans dans le sommeil et environ 15 ans dans l’enfance. S’il compte ce qui reste, il verra que la plupart de son temps il le passe dans ses désirs, dans la nourriture et dans la recherche de la subsistance. S’il compte ce qu’il reste pour l’au-delà, il trouvera qu’il y a l’insincérité et qu’il y a l’insouciance pour une grande part. Alors comment achètera t-il la vie éternelle si le prix n’est que ces quelques heures ?
CHAPITRE
Et mon fils, veille à ne pas répéter ce que tu as manqué par le passé parce que beaucoup de personnes se sont réveillées après un long sommeil. Le chaykh Abou Hakim m’a rapporté au sujet du Qadi et de Al-Qoudat, le chaykh Abou l-Hassan ad Dam ghaniyy, que Allah lui fasse miséricorde, a dit « dans mon enfance j’étais occupé de plaisirs, je ne prêtais pas attention à la science. Mon père m’a emmené auprès de Ibnou ^Abdi l-Lah, que Allah lui fasse miséricorde, et il m’a dit « O mon fils, je ne vais pas rester pour toi pour toujours, alors prend 20 dinars et ouvre un magasin, une boulangerie, tu gagnera ta vie », je lui ai dit « mais qu’est-ce que tu me dis là ? », il lui a dit alors « ouvre une autre boutique », je lui ai dit « comment me dis tu cela ? Je suis le fils de Qadi Al-Qoudat ^Abdou l-Lah Ad-Damghaniyy » il lui a dit « je ne vois pas que tu recherche la science », je lui ai dit « donne moi un moment ou il y a un cours », il me l’a donné, je suis parti et je me suis occupé de science. C’est à ce moment que je me suis consacré à la science de la religion, j’ai fourni des efforts et Allah ta^ala m’a accordé la réussite. Un des compagnons de Abou Mouhammad Al-Halwaniyy, que Allah lui fasse miséricorde, a dit « mon père est mort alors que j’avais 21 ans et j’étais aussi connu de ceux qui s’occupaient de loisirs. J’étais parti récupérer le loyer d’un des habitants d’une maison dont j’avais hérité et j’ai entendu qu’ils disaient « voici celui qui ne fait rien qui arrive », je me suis dit « on dit ça de moi », alors je suis parti voir ma mère et je lui ai dis « si tu me cherches alors tu me trouveras dans la mosquée du chaykh Abou l-Khattab », j’y suis resté et je ne suis sorti de là bas que pour devenir un Qadi et je suis resté un Qadi une longue période. J’ai dit « je l’ai vu et il donnait des avis de jurisprudence et il débattait ». Alors mon fils veille à être toujours conscient depuis le lever de l’aube et ne perd pas de temps dans les discours du bas monde. Les salaf vertueux, que Allah leur fasse miséricorde, ne perdaient pas de temps à discuter de cela, d’une seule chose du bas monde. Lorsque tu te réveilles du sommeil dis « la louange est à Allah Qui m’a ressuscité après mon sommeil et c’est à Lui que nous serons ressuscités pour le jugement, la louange est à Allah Qui fait que le ciel ne tombe pas sur la terre, sauf par Sa volonté. Certes Allah est miséricordieux envers les gens. Ensuite lève toi pour la purification et fais l’inclination pour la prière de l’aube. Ensuite vas à la mosquée dans la crainte et dis toi sur ton chemin « O Allah, je te demande par le degré de ceux qui te demandent et par le degré de mes pas que voici, je ne suis pas sorti par insincérité, ni par orgueil, ni pour que les gens disent du bien de moi, je suis sorti pour me protéger de Ta volonté de châtier et pour gagner Ton agrément. Je te demande de me préserver de l’enfer et de me pardonner mes péchés, certes ne pardonne les péchés que Toi. » Et cherche à faire la prière à droite de l’imam. Quand tu finiras la prière, dis « la ilaha illa l-Lah wahdahou la charika lah lahou l-moulkou wa lahou l-hamd youhyi wa youmit bi yadihi l-khayhr wa houwa ^ala koulli chay’in Qadir » 10 fois, ensuite 10 fois « soubhana l-Lah » et « Al Hamdou li l-Lah » 10 fois et 10 fois « Allahou ‘akbar » et récite ‘Ayatou l-Koursiyy et demande à Allah soubhanahou wa ta^ala qu’Il agrée ta prière. Une fois cela réalisé, alors assied toi pour évoquer Allah ta^ala jusqu’au lever du soleil. Ensuite, fais la prière, ce que tu peux, même si ce sont 8 rak^ah c’est bien.
CHAPITRE
Quand tu répètes le cours jusqu’au temps du douha alors fais la prière de douha 8 rak^ah, ensuite lis ou copie des livres de science jusqu’au temps de Al-^Asr et reprend ton cours après Al-^Asr jusqu’au temps de Al-Maghrib. Après la prière de Al-Maghrib fais deux rak^ah avec deux jouz du Qour’an et après avoir fait la prière de Al-^Icha, reprend tes cours et ensuite endors toi sur ton coté droit, fais 33 fois du tasbih, 33 fois « Al-Hamdou li l-Lah » et 34 fois « Allahou ‘akbar » et dis « Allahoumma qini ^ adhabak ». Et quand tu ouvres les yeux du sommeil, saches que tu as pris ta part de sommeil, relève toi pour le woudou’ et fais les prières dans l’obscurité de la nuit, ce que tu peux. Commence par deux rak^ah légères, après cela, deux rak^ah avec deux jouz du Qour’an, ensuite reprend tes cours de science car la science est meilleure que n’importe quelle prière surérogatoire.
CHAPITRE
Isole toi des gens parce que c’est mieux et méfie toi des mauvais compagnons. Que ceux qui tiennent ta compagnie soient les livres, et la méditation sur la conduite des vertueux du salaf. Ne t’occupe pas d’une science avant de maîtriser celle qui la précède. Prend exemple sur la conduite des gens qui ont été sur la droiture dans la science et les actes. Ne recherche pas la médiocrité.
L’auteur a dit : Je n’ai pas vu dans l’un des défauts des gens quelque chose comme le manquement de ceux qui sont capable d’être parfaits. Et saches que la science élève ceux qui ont un bas degré. Il y avait beaucoup de personnes parmi les savants qui n’avaient pas d’ascendance particulière, ni d’apparence appréciée. ^Ata Ibnou Abi Rabah était noir de peau [-^Ata était un moujtahid, il a pris la science des tabi^in, et Abou Hanifah a dit à son sujet : « je n’ai pas vu quelqu’un qui a plus de science que lui » (à son époque). ^Ata Ibnou Abi Rabah -], il avait un visage qui n’était pas joli. Soulayman Ibnou ^Abdi l-Malik est venu l’interroger alors qu’il était calife. Il avait avec lui ses deux fils, ils se sont assis à coté de lui, ils l’interrogeaient au sujet des règles du pèlerinage, il leur a enseigné et il leur a donné les réponses sans les regarder. Le calife a dit à ses deux fils « relevez vous et ne soyez pas paresseux pour apprendre la science, je n’oublierai jamais notre humilité devant cet esclave noir ». Al-Haçan était aussi un esclave affranchi, Ibnou Sirin, Masrouq et beaucoup d’autres n’ont eu les hauts degrés que grâce à la science et à la piété.
CHAPITRE
Et fourni tes efforts mon fils pour ton honneur, pour ne pas entacher ton honneur par la recherche du bas monde et l’humiliation pour les gens du bas monde. Suffit toi du peu et tu sera honoré. Il a été dit que celui qui se suffit du peu, personne ne sera son maître. Un bédouin est parti à Al-Basra et il a dit « qui est le maître de cette ville ? » et il lui a été dit « Al-Haçan al-Basriyy » et il a dit « comment a t-il été le maître des gens ici ? » et ils lui ont dit « parce qu’il s’est passé de leur bas monde et ils ont eu besoin de sa science ». Saches mon fils que mon père était aisé, il a laissé des milliers et quand j’ai atteint la puberté, ils m’ont donné 20 dinars et deux maisons. Ils m’ont dit « ceci est l’héritage de ton père », j’ai pris les dinars et j’ai acheté avec tous les dinars des livres de science, j’ai vendu les deux maisons et j’ai dépensé l’argent pour apprendre la science, il ne m’est resté rien de cet argent mais ton père n’a jamais été humilié dans la recherche de la science, il n’est pas sorti à travers les pays comme d’autre qui pratique l’exhortation[1] , ton père n’a pas envoyé un seul livre à quelqu’un lui moyennant une contre partie et il a toujours été dans sa suffisance. Allah dit……..ce qui signifie : « Celui qui fait preuve de piété à l’égard de Allah, Allah lui accorde une issue et Il lui accorde sa subsistance à partir d’une voie à laquelle il ne s’y attendait pas. »
Chapitre :
O mon fils quand tu atteindras la piété, tu auras tout bien ; celui qui est sur la piété, il ne fait pas preuve d’insincérité envers les créatures, il ne s’expose pas à ce qui va lui nuire dans sa religion et celui qui conserve les droits[2] de Allah, Allah le protège. Le messager de Allah salla l-lahou ^alayhi wa sallam a dit à Ibnou ^Abbas que Allah l’agrée ainsi que son père ce qui signifie : « Persévère et respecte les droits de Allah, Allah te protège ; persévère et respecte les droits de Allah, tu verras l’agrément de Allah devant toi ».
Et saches mon fils que Younous, ^alayhi s-salam, puisque sa provision était du bien, il a été sauvé de la difficulté. Quant à Pharaon, comme sa provision n’était pas un bien, il n’a pas trouvé de délivrance dans sa difficulté.
Allah ta^ala dit :
] إنَّ سَعْيَكُم لشتَّى، فأمّا من أعطى واتقى، وصدّق بالحسنى، فَسَنُيَسِّرُهُ لليسرى [
(‘inna sa^yakoum lachatta ; fa’amma man ‘a^ta wa t-taqa ; wa saddaqa bi l-housna ; fasanouyassirouhou li l-yousra) ce qui signifie : « Vous agissez de manières différentes. Nous faciliterons les causes dans la voie du bien et de la vertu à celui qui aura donné, fait preuve de piété et qui aura cru au Paradis ;» [Al-Layl / 4-5-6-7].
Allah dit de celui qui se sera acquitté des obligations que Allah a ordonné d’accomplir, qui aura fait preuve de piété envers Allah, qui aura suivi le chemin des saints, de Ses waliyy, de Ses bien-aimés, (fasanouyassirouhou li l-yousra) ce qui signifie : « Nous lui faciliterons les causes dans la voie du bien et de la vertu ».
Alors fais que tes provisions soient du bien, de la piété, tu en trouveras les conséquences. Il est parvenu dans le hadith ce qui signifie « il n’y a pas un jeune homme qui fait preuve de piété à l’égard de Allah dans sa jeunesse sans que Allah l’élève en degré dans sa vieillesse. » Et Allah ta^ala dit « wa lamma… » ce qui signifie « Quand il a atteint un âge avancé, Nous lui avons accordé sagesse et science, c’est ainsi que Nous rétribuons les bienfaiteurs ».
Allah dit « ‘innahou… » ce qui signifie « Certes celui qui fait preuve de piété et qui patiente, ne perd pas les récompenses du bienfaiteur ».
Allah ta^ala dit :
وَالَّذِينَ جَاهَدُوا فِينَا لَنَهْدِيَنَّهُمْ سُبُلَنَا وَإِنَّ اللهَ لَمَعَ الْمُحْسِنِينَ
(wa l-ladhina jahadou fina lanahdiyannahoum souboulana wa ‘inna l-Laha lama^a l-mouhsinin)
[sourat Al-^Ankabout / 69] ce qui signifie : « Ceux qui ont fourni un effort par recherche de Notre agrément, Nous les guiderons vers les voies que Nous agréons. Certes Allah donne le victoire et la récompense aux bienfaiteurs ».
Sache que la provision la plus parfaite est de détourner les regards des interdits, de garder la langue des paroles inutiles, de veiller aux limites de la loi, de préférer l’obéissance à Allah soubhanahou wa ta^ala, plutôt que l’obéissance aux passions de son âme. Et tu as certainement connu le hadith de ces trois hommes qui sont entrés dans la grotte et lorsque son entrée a été obstruée par un rocher, l’un d’entre eux a dit « O Allah, j’avais mon père, ma mère et j’avais des enfants et je me tenais debout avec le lait dans mes mains pour donner à boire à mes parents avant mes enfants. Si tu sais que j’ai fait cela pour Ton agrément, alors délivre nous » et le tiers de l’entrée bloquée par le rocher est apparu. Le deuxième a dit « O Allah j’ai loué les services d’un homme et il n’a pas pris son salaire, j’ai fais du commerce avec son salaire, un jour il est revenu et il m’a dit « ne crains tu pas Allah pour me donner mon salaire ? » je lui ai dit « prend toutes ces vaches et ce qu’il y a avec, c’est le résultat de mon commerce avec ton salaire. O Allah si j’ai fais cela par recherche de ton agrément, alors délivre nous » et le 2ème tiers de l’entrée obstruée par le rocher est apparu. Le dernier a dit « O Allah j’ai eu mon cœur attaché à une cousine et lorsque je me suis rapproché d’elle, elle m’a dit « crains Allah et ne mets le doigt dans la bague sans droit » alors je me suis éloigné d’elle. O Allah, si j’ai fais cela par recherche de Ton agrément, alors délivre nous » et le rocher a été écarté et ils ont pu sortir.
Soufyan Ath-Thawriyy que Allah lui fasse miséricorde, a été vu dans le rêve et il lui a été dit « qu’est-ce que Allah a fait de toi » et il a dit « lorsque j’ai été mis dans le linceul et que je suis entré dans ma tombe, quelqu’un a dit « Soufyan ? », j’ai dit « oui c’est Soufyan », il m’a dit rappelle-toi le jour où tu as préféré l’obéissance à Allah plutôt que l’obéissance à tes passions. Je lui ai dit « oui c’est vrai » et j’ai ainsi pu profiter du paradis.
CHAPITRE
Il convient que ton ardeur soit forte pour aspirer vers les hauts degrés. Il y a des gens qui se sont attachés à l’ascèse, d’autres se sont attachés à la science mais peu sont les gens qui ont assemblé la science complète et les œuvres complètes. Saches que j’ai feuilleté les pages des successeurs des compagnons et ceux qui les ont suivi, je n’ai pas trouvé ceux qui ont atteint les hauts degrés, mieux que 4 personnes : Sa^id Ibnou Mousayyib[3], Al-Haçan Al-Basriyy[4], Soufian Ath-Thawriyy[5] et Ahmad Ibnou Hanbal[6], que Allah les agrées. C’était des hommes, et ils avaient des ardeurs qui chez nous se sont affaiblies. Il y avait dans le salaf beaucoup de créatures qui avaient de fortes ardeurs. Si tu veux étudier leur état alors étudie le livre Sifatou s–Safwa si tu veux. Observe bien les nouvelles de Sa^id, de Al-Hassan, de Soufyan et de Ahmad, que Allah les agrée et j’ai rassemblé pour chacun d’entre eux un livre.
CHAPITRE
O mon fils, j’ai su que tu as su que j’ai composé 100 livres[7], parmi ces livres il y a At-Tafsirou l-Kabir en 20 volumes, il y a At-Tarikh en 20 volumes, il y a Tahdibou l-mousnat en 20 volumes et le reste des livres entre grands et petits, 5 volumes, 2 volumes, 3 ou 4 ou plus ou moins. Je t’ai suffit grâce à ces ouvrage d’emprunter des livres et de chercher à en composer d’autre alors attache toi à la mémorisation. La mémorisation est le capital et l’utiliser est un bénéfice. Soit véridique dans tous les cas pour avoir recours à Allah soubhanahou, ne dépasse pas les limites qu’Il te fixe. Allah ta^ala dit « In… » ce qui signifie « Si vous soutenez la religion agréée par Allah, Allah vous donne la victoire » et Il dit « …. » ce qui signifie « Evoquez moi, je vous accorde de hauts degrés » et la parole « … » qui signifie « Respectez les engagements que vous faites à mon égard, vous serez récompensés ». Et garde toi de suivre l’apparence de la science sans la mettre en œuvre car ceux qui vont voir les princes et les gouverneurs et les gens du bas monde et qui se sont détournés des actes pour mettre en pratique la science seront privés des bénédiction et du profit de la science.
CHAPITRE
Garde toi de t’occuper des actes d’adoration sans science. Il y a beaucoup de personnes qui veulent faire preuve d’ascèse et de Tasawwouf, qui se sont égarés du chemin de vérité car ils ont œuvré sans science. Et protège toi avec de très beaux habits qui ne vont pas te dévoiler face aux gens du bas monde par leur qualité ni par leur modestie. Et demande des comptes à ton âme pour chaque regard, chaque parole, chaque pas car tu seras interrogé à ce sujet et c’est selon ton profit de la science que ceux qui t’entendent profiteront. Et quand celui qui exhorte ne met pas en pratique sa science, son exhortation n’a plus d’effet sur les cœurs tout comme l’eau glisse sur la pierre alors n’exhorte qu’avec la bonne intention et ne marche qu’avec la bonne intention et ne mange une bouchée qu’avec une bonne intention. En prenant connaissance de la conduite des vertueux, tu auras beaucoup de connaissances.
CHAPITRE
Attache toi au livre de la voie des Mourid car il t’enseignera la bonne conduite « minhajou mouslimin ». Fais en sorte que ce soit ton compagnon et ton enseignant. Et regarde le livre Sayyidou l-Khatir car tu y trouveras des choses qui vont te corriger dans ta religion et ton bas monde et essaye de prendre le livre Joummatou nawar, il te suffira pour ta compréhension du fiqh. Et quand tu prendras le livre Al-Hadaq, il te donnera la connaissance du hadith[8]. Et quand tu t’occuperas du livre Al-Kachf, tu sauras ce qu’il y a dans le deux Sahih comme hadith[9]. Ne t’occupe des livres de Tafsir que les non arabes ont composé[10].. Et le livre Al-Mou^niyy et Zadou l-masir ne te laisseront aucun besoin pour aucun autre livre de Tafsir[11]. Quant à ce que je t’ai rassemblé comme livres d’exhortation, après ces livres là tu n’aura pas besoin de plus[12].
CHAPITRE
Sois de ceux qui savent comment prendre les créatures tout en s’isolant au maximum d’eux car l’isolement est un repos qui évitent de se mélanger avec les gens du mal et c’est quelque chose qui conserve le respect que tu peux inspirer car celui qui exhorte en particulier, il ne convient pas qu’il soit vu dans une situation où il délaisse sa chasteté, ni marchant dans le marché, ni en train de rire afin que les gens pensent du bien de lui et qu’ils puissent profiter de son exhortation et si tu as été amené à te mélanger aux gens alors mélange toi à eux avec indulgence car si tu dévoiles leurs véritables comportements, tu ne seras plus capable d’éviter les situations difficiles……………….agir avec eux du meilleur, avec ..
CHAPITRE
A chacun respecte le droit qu’il a sur toi, ton épouse, ton enfant, tes proches parents, à chacun de tes instants, veille en quoi il est passé, fais en chaque instant que ce qui est le mieux et ne néglige pas ton âme, habitue là à ce qui est le plus honorable parmi les actes et prépare pour la tombe ce qui te réjouira lorsque tu y parviendra. Tout comme il a été dit « O toi qui s’est occupé de son bas monde et qui a été pris par long espoir, la mort t’atteindra soudainement et la tombe est la boite de tes œuvres. Prend en compte les conséquences des actes, ainsi la patience te sera plus facile, tu patienteras pour ne pas suivre tes passions et tu patientera face aux difficultés. Et si tu constates une insouciance de ton âme, emmène la au cimetière et rappelle lui l’imminence du départ. Et Allah est Celui qui t’aide pour tes dépenses. Ne gaspille pas pour que tu ne sois pas dans le besoin des gens car ne pas gaspiller l’argent fait partie de la religion. Il vaut mieux que tu laisses de l’argent pour tes héritiers plutôt que d’avoir besoin des gens.
CHAPITRE
Mon fils, sache que nous sommes des descendants de Abou Bakr As-Siddiq, que Allah l’agrée, notre père est Al-Qacim, Mouhammad fils de ^Abdou r-Rahman, fils de Abou Bakr, fils de Mouhammad, fils de Abou Bakr, que Allah l’agrée. Et ces nouvelles sont confirmées dans le livre Sifatou s-safwah. Ensuite nos ancêtres se sont occupés du commerce de vente et d’achat et il n’y a pas eu parmi les plus récents d’entre eux qui a eu une forte ardeur pour apprendre la science de la religion, mis à part moi. Et maintenant tu es le dépositaire de notre descendance, alors fourni des efforts pour ne pas me décevoir en ce que j’espère de toi et pour toi. Je t’ai confié à Allah soubhanahou wa ta^ala et c’est à Allah que je demande de t’accorder la réussite dans la science et dans les actes et ceci est la limite de ce que je peux fournir comme effort pour te conseiller. Il n’est de préservation et de force que par Allah Al^ Aliyy Al ^Adhim et la louange est à Allah, et que l’honneur et l’élévation en degrés soient accordés à notre maître Mouhammad ainsi qu’à sa famille et ses compagnons.
La lettre est terminée par l’aide de Allah et Sa louange.
[1] Il vise ceux qui traversent les pays et qui étudient l’exhortation moyennant un don d’argent et ils gagnent leur vie en exhortant les gens, c’était ainsi dans cette époque là.
[2] C’est à dire les limites de la Loi de Allah
[3] Fait partie des 7 savants de Médine. Ahmad Ibnou Hanbal a dit « les paroles qu’il rapporte du prophète sont sûres » et Qatada a dit « je n’ai vu personne qui a plus de science que Sa^id Ibnou Mousayyid ni qui savait plus ce que le messager de Allah a émis comme jugements, il donnait ses jugements de jurisprudence en se basant sur les jugements de ^Oumar Ibnou l-Khattab, il a été surnommé « celui qui rapporte de ^Oumar ». Parmi ses élèves il y a As-sabriyy et Qatada. Sa^id est mort en l’an 94 de l’Hégire.
[4] Haçan al-Basriyy est né à Médine. Il a appris le Qour’an durant le califat de ^Outhman, il l’a entendu à plusieurs reprises donner des discours. Il avait le jour de l’assassinat de ^Outhman 14 ans. Puis il s’est attaché au jihad, à la science et aux actes et il a rencontré ^Aliyy Ibnou Abi Talib ainsi que ^Aichah. Al-Haçan a rencontré 50 compagnons. Al-Haçan Al-Basriyy était un savant qui avait un haut degré, qui était digne de confiance, qui était honnête dans ce qu’il rapporte, c’était un adorateur sincère, éloquent, qui avait beaucoup de science et un bel aspect. Al-Hassan était Moujtahid, il donnait des avis de jurisprudence dans la religion, il avait une école.
[5] Soufyaan Ath-Thawriyy c’est Abou ^Abdi l-Lah Ibnou Sa^id Ibnou Masrouk Ath-Thawriyy de Al Koufa. Le savant de jurisprudence, l’imam, le chaykh de l’islam, le maître des hafidh. Ahmad Ibnou Hanbal a dit « personne ne dépasse Soufian dans mon cœur ».
[6] L’Imam Ahmad Ibnou Mouhammad Ibnou Hanbal est né à Baghdad. Il a été rapporté dans le livre de Al-Manaaqib, Ibnou l-Mouradiyy a dit « mon ancêtre c’était Ahmad, il était parmi les gens les plus honorables et ceux dont la compagnie était la meilleure, il était de ceux qui étaient humbles, qui se détournaient de ce qui est laid et des paroles inutiles. On entendait de lui que l’évocation du hadith et l’évocation des vertueux et des ascètes avec respect, avec sérénité, avec belles paroles. Et lorsqu’il rencontrait quelqu’un il souriait et il était tout à lui. Il était extrêmement humble avec les vieillards et ils l’honoraient et le respectaient beaucoup. Il avait une bonne compagnie, quand il subissait la nuisance il patientait face à la nuisance des voisins.
[7] Ceci nous indique que Ibnou l-Jawziyy a écrite cette lettre à son fils le premier quart de sa vie scientifique parce qu’il a dit qu’à ce moment il avait composé 100 livres, or, le nombre de ses ouvrages qui sont comptés sont d’environ 519.
[8] De la majorité des hadith
[9] C’est-à-dire il te dévoilera ce qui est caché des deux Sahih
[10] Composé par d’autres
[11] Ils te suffiront amplement pour le tafsir
[12] Tu n’auras pas besoin d’autres après cela
Informations utiles
At-taqdir et At-tadbir
At-taqdir signifie at-tadbir. Allah qui a destiné tout ce qui entre en existence, il a prédestiné avant que les choses n’entrent en existence leur entrée en existence.
C’est par sa prédestination éternelle que nous avons existé et que tout ce que nous voyons existe et parmi les choses qui entrent en existence et que nous nous ne voyons pas ont existé.
Les choses dont nous entendons parler ou pas, tout cela est entré en existence par la prédestination de Allah éternelle. La prédestination at-taqdir signifie at-tadbir.
Tout comme cela a été expliqué par un des linguistes qui est Az–Zajjaj.
La chaîne de transmission fait partie de la religion
Ath-Thawriyy a dit : « As sanadou silahou l mou’min » la chaîne de transmission c’est l’arme du croyant. Si tu n’as pas d’arme comment tu vas te protéger ?
Ibnou l-Moubarak a dit : « l’étudiant de sciences sans chaîne de transmission c’est comme celui qui veut monter sur le toit sans échelle » Tome 1 p 433 du livre ‘Faydou l-qadir charhou l-jami^i s-saghir al mounawiyy ath-thawriyy’ de Soufyan Ath-Thawriyy mort en 161 H que Allah lui fasse miséricorde.
Ibnou l-Moubarak c’est ^Abdou l-Lah ibnou l-Moubarak l’Imam qui est mort en l’an 181H que Allah lui fasse miséricorde.
CE QUE L ‘ON DIT POUR REPOUSSER LES CALAMITES ET L’ENVIE PAR LA VOLONTE DE ALLAAH
La louange est à Allah, le Seigneur des Mondes. Que l’honneur et l’élévation en degrés soit accordée au maître des messagers, à l’Imam des pieux, notre prophète Mouhammad, ainsi qu’à tous ses frères prophètes et messagers ainsi qu’à sa famille, et à ses compagnons.
ما شاء الله، لا قوة إلا بالله
ويقرأ: المعوذتين
( ma cha Allah, la qouwwata illa bil-Lah)
Et on récite les mou^awwidhatayn :
( bismil l-Lahi r-rahmani r-rahim qoul ‘a^oudhou bi rabbi l-falaq ; Min charri ma khalaq ; Wa min charri ghasiqin ‘idha waqab ; Wa min charri n-naffathati fil l-^ouqad ; Wa min charri hasidin idha hasad )
( bismi l-Lahi r-rahmani r-rahim qoul a^oudhou bi rabbi n-nas ; Maliki n-nas ; ‘iIahi n-nas ; Min charri l-waswasi l-khannas ; Al-ladhiy youwaswisou fi soudouri n-nas ; Mina l jinnati wa n-nas )
Remarque : Il est indispensable d’attirer l’attention de celui qui récite à un sujet très important, à savoir que pour obtenir le profit et la récompense et le secret par la volonté de Allah ta^ala, grâce au dhikr et surtout les invocations de protection (at-tahsin) et de rouqyah il est indispensable de tenir compte de bien prononcer à partir des points de prononciation avec sincérité et véracité dans l’intention par recherche de l’agrément de Allah ta^ala et avec la forte conviction par le coeur d’être exaucé.
Ce qui est arrivé à quelqu’un qui disait du mal du messager de Allah– salla l-Lahou ^alayhi wa sallam
Dans la biographie de ^Aliyy Ibnou l-Marzouq ibnou abi l-Haçan ar-Rib^iyy as-Soulamiyy qui est d’origine de Al-Mawsil – 650-720H – du tome 3 p129 de Ad-Dourar il est arrivé qu’un des rois des mongols, c’est à dire que dans le huitième siècle de l’Hégire d’après ce qu’a dit Ibnou Hajar Al-^Asqalaniyy dans son livre c’est-à-dire « les berbères », il est devenu chrétien et parmi les grands chrétiens et mongols sont venus chez lui. L’un d’entre eux s’est mis à rabaisser le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam alors qu’il y avait un chien de chasse qui était attaché, quand il a répété cela plusieurs fois le chien lui a sauté dessus et l’a mordu. Certains présents l’ont alors délivré du chien et lui ont dit « C’est parce que tu parlais en mal de Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ». Mais en raison de son entêtement, il a répondu « non, mais ce chien est intelligent, il a vu que je faisais des mouvements avec ma main et il a cru que j’allais le frapper ». Il a repris les mauvaises paroles à l’égard du Prophète. Il est resté longtemps à cela. C’est alors que le chien lui a sauté dessus une deuxième fois. Il l’a attrapé au cou et lui a arraché. L’homme mourut sur le coup. C’est alors qu’à cause de cela environ 40 000 mongols entrèrent en Islam.
La prière
Celui qui persévère sur l’accomplissement des cinq prières, ses actes seront bons ainsi que son comportement.
Chaykh ^Abdoul-Lah a été interrogé : Est –ce que l’ange cite le nom lorsqu’il transmet le salam au prophète de celui qui passe le salam au prophète en lui disant « un tel te passe le salam », le Chaykh a répondu « oui » même si dans un même instant, on lui rapporte le salam de un million de personne, il entend.
Le Chaykh a été interrogé : Qu’est-ce qui aide à faire preuve de patience ? Le Chaykh a dit « C’est de se rappeler souvent la mort, de délaisser le trop d’espoir et de se rappeler souvent les situations dans l’au-delà ».
Le Chaykh a été interrogé : Qu’est-ce qui aide à ne pas faire preuve d’insincérité et à ne pas tomber dans cela. Le Chaykh a répondu : « Que la personne ait présent dans son cœur « Nul ne fait parvenir de nuisance, ni profit, en réalité si ce n’est Allah. »
Le Chaykh a été interrogé : Comment avoir le khouchou^ ? Le Chaykh a répondu : « C’est la crainte de Allah et ce qui le suit c’est la sérénité de tous les organes.
INFORMATIONS UTILES
Le Messager Salla l-Lahou^alayhi wa sallam a dit : Ayyouma mouslimin ^ataqa ^abdan mousliman kana fikakahou mina n-nar ya^tiqoul Laahou bikoulli jouz’in minhou jouz’an mina n-nar
ce qui signifie : N’importe quel musulman qui affranchit un esclave musulman, cela lui servira pour être à son tour affranchi de l’enfer c’est-à-dire sa tête, ses mains, ses jambes et toutes les parties de son corps seront affranchis de l’enfer en rétribution pour avoir affranchi cet esclave.
Informations utiles : Celui qui se noie qu’il soit homme ou femme, on le sauve par n’importe quel moyen afin de la sortir de la noyade, on lui tend la main et la femme tient la main, il tend la main pour la sauver de la noyade.
Informations utiles : « Wa la takilni ila nafsi » c’est-à-dire ne me prive pas de ton aide.
Informations utiles : Quel est le sens du hadith : ma bayna qabrii wa minbarii rawdatoun min riyaaDi l jannah
Certains savants ont dit au jour du jugement, cette place entre le minbar et la tombe du prophète sera au paradis.
Le Chaykh a été interrogé au sujet de celui a qui a été appliquée la peine légale du vol dans le bas monde, est –ce que sa main reviendra au jour du jugement ?
Le Chaykh a dit « oui, il aura à nouveau sa main ».
Conseil du Chaykh : Préférez l’au-delà au détriment du bas monde
La louange est à Allah, Le Seigneur des mondes, que l’honneur et l’élévation en degrés soient accordés à notre maître Mouhammad ainsi qu’à sa famille et ses compagnons.
Mes frères je vous recommande de préférer l’au-delà au détriment du bas monde qui va à sa fin. Et ce en contredisant les passions de l’âme et en préférant ce qui reste à ce qui va se terminer. Et pour cela je vous appelle à fournir votre effort pour combattre l’ignorance des sujets indispensables et d’enseigner la croyance qui est la base même de la religion, et les lois par lesquelles on peut distinguer entre la mécréance et la foi, la mécréance qui peut avoir lieu par la parole et les actes. En effet, celui qui délaisse le fait d’ordonner le bien et d’interdire le mal va à sa perte. Nous a été authentifié le hadith « …………. » qui signifie « lorsque tu vois que ma communauté arrive à un état où elle craint de dire à celui qui est injuste qu’il est injuste, alors ils sont dans une très mauvaise situation. Donc si vous persévérez dans le sérieux et l’application pour combattre la mécréance par la croyance, la mécréance par les actes, la mécréance par la parole, en fournissant le maximum de votre effort, vous parviendrez au degré de ceux qui combattent la mécréance et la corruption. Celui qui est ainsi a le même degré que le moujahid dans la voie que Allah agrée. Vous savez qu’il y a des gens qui sont apparus qui appellent à la mécréance, parmi lesquels les trois groupes, les wahhabites, Hizbou l-‘Ikhwaan et Hizbou t-Tahriir. Ils œuvrent sous le nom de l’appel à l’Islam et de la bonne guidée et de la réparation. Le plus grand moyen pour réaliser cela est de contredire les passions de vos âmes et de vous suffire du peu de subsistance. Rappelez-vous l’état des Salafs vertueux et prenez exemple sur eux. Ne visez pas les repos et les plaisirs. ^Oumar Ibnou l-Khattab dans son voyage à Baytou l-Maqdis pour signer un arrêt des combats avec Ahlou l-Kitaab, qui voulait signer ce pacte qu’avec l’émir des croyants, et qui avait fermé la forteresse de Baytou l-Maqdis. Lorsque ^Oumar a fait ce voyage en quittant Médine avait prit pour bagages avec lui une nourriture qui consiste en du blé et de l’orge moulu et des dattes et de l’huile. Il portait sur lui des vêtements usés. Il lui a été dit « tu aurais pu mettre quelque chose d’autre », alors il a mis des vêtements plus neufs, puis il les a enlevés et a remis ses premiers habits. Quand les gens du livre l’ont vu avec ces habits là, ils ont dit « c’est celui qui nous a été décrit dans le livre » et c’est alors qu’ils se sont rendus. ^Oumar avait la possibilité de mettre des vêtements beaucoup plus luxueux et de prendre pour provision autres que ce qu’il avait pris comme nourriture car Baytou l-mal, le trésor des musulmans, à son époque, était très riche. Vous avez peut être entendu qu’il a dit : « quand j’ai besoin de prendre de Baytou l-mal, le trésor des musulmans, je prends juste ma suffisance puis j’essaye de compenser ce que j’ai pris et je n’en ai pas besoin je ne prend pas ».
Par ailleurs, gardez vous de satisfaire aux désirs de vos épouses pour le tana^^oum, la recherche du confort. Enfin, et c’est par la grâce de Allaah, quand j’étais en Syrie, avant de venir habiter au Liban, ma nourriture était du pain, du thé et du lait caillé et parfois de la tomate et je n’ai jamais acheté de la viande. Al-MaciiH ^Iiçaa, ^alayhi s-salaam, a dit de « mettre des vêtements à partir de la laine qui n’est pas travaillée et respirer la cendre et dormir dans les décharge est quelque chose que peut faire celui qui sait qu’il va mourir.
Le chaykh a dit d’un saint, il était majdhouub, il venait me rendre visite quand j’étais à Ach-Chaam et il me disait par plaisanterie « il n’y a chez toi que du thé et du pain ? »
La sainteté
La louange est à Allah le seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Nous demandons à Allah de nous préserver de l’état des gens de l’enfer, nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.
Allahou tabaraka wa ta^ala dit le Qour’an :
ألا إن أولياء الله لا خوف عليهم ولا هم يحزنون. الذين آمنوا وكانوا يتقون.لهم البشرى في الحياة الدنيا وفي الآخرة
[sourat Younous/62-64]
ce qui signifie « Certes les Waliyy de Allah, les saint de Allah ils n’ont pas à avoir de crainte et ils n’ont pas à être chagriné. Ce sont ceux qui ont été croyants et qui ont fait preuve de piété. Ils ont la bonne nouvelle dans le bas-monde et dans l’au-delà ».
Parmi les grâces que Allah a accordé aux croyants c’est qu’il a fait que parmi eux il y a des esclaves qui ont de très hauts degré. Allah a manifesté par leurs mains des prodiges, des choses extraordinaires. Ces prodiges, ces choses extraordinaires s’appellent en arabe « karamah » et ces prodiges augmentent la foi et la grande certitude qu’ils ont. Quand ils ont ces choses extraordinaires, ils augmentent en ardeur pour l’obéissance à Allah. Cela les augmente en foi pour croire en la véracité de leur Prophète et ceci est une manifestation de leur rigueur, de leur droiture, de leur parfaite application de la loi du Prophète.
Donc le prodige, Al-karamah, en soi représente un miracle pour le Prophète qui est suivi. Un saint qui suit un Prophète, lorsqu’un saint reçoit un prodige. Ce prodige représente un miracle pour le Prophète qui est suivi. S’il est saint de la communauté du Prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam quand il reçoit des Prodiges, les prodiges qu’ils ont reçu ce sont autant de miracle pour notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.
A l’époque de notre maitre ^Iça ^alayhi s-salam, les saints de la communauté de notre maitre ^Iça ^alayhi s-salam, ceux qui ont reçu des prodiges, les prodiges qu’ils ont reçu ce sont des miracles pour maitre ^Iça ^alayhi s-salam et ainsi de suite.
Que l’on sache que le waliyy, le saint c’est le croyant qui est dans la droiture dans l’obéissance à Dieu. Quelle est la définition du saint, qu’on appelle en arabe al-waliyy ? C’est celui qui est croyant et qui est dans la droiture dans l’obéissance à Allah. La sainteté n’est donc pas valable pour celui qui n’est pas croyant. La sainteté n’est pas valable pour celui qui n’est pas sur l’Islam. Parce que la foi, être musulman, être croyant c’est la condition pour l’agrément des bonnes œuvres. Pour que les bonnes œuvres soient acceptées de la part de Allah, pour qu’elles soient agrées par Allah, de la part de qui elles sont acceptées ? De la part du croyant et uniquement des croyants.
Allah dit la ‘Ayah :
…
(wa man ya^mal mina s-salihati min dhakarin ‘aw ‘ountha wa houwa mou’minoun fa’oula’ika yadkhoulouna l-jannata wa la youdhlamouna naqira) [sourat An-Niça/124]
qui signifie « Celui qui accomplit de bonnes œuvres, qu’il soit homme ou femme, et qui est croyant [c’est-à-dire qu’il est musulman] ceux là rentreront au paradis et ne seront nullement lésés, ils ne subiront aucune injustice, ils seront largement rétribués ».
Donc la première condition pour la sainteté c’est la foi. C’est d’être croyant, d’être musulman. Et la deuxième condition pour parvenir à la sainteté, c’est d’être sur la droiture dans l’obéissance à Dieu.
Et que veut dire la droiture « al ‘istiqamah » ? Ce sont trois choses. Cela veut dire s’attacher à obéir à Allah, Première chose, en accomplissant les devoirs, deuxième chose en évitant les interdits, et troisième chose en multipliant les actes surérogatoires.
Allah dit :
إِنَّ الَّذِينَ قَالُوا رَبُّنَا اللهُ ثُمَّ اسْتَقَامُوا تَتَنَزَّلُ عَلَيْهِمُ الْمَلائِكَةُ أَلاَّ تَخَافُوا وَلا تَحْزَنُوا وَأَبْشِرُوا بِالْجَنَّةِ الَّتِي كُنتُمْ تُوعَدُونَ
نَحْنُ أَوْلِيَاؤُكُمْ فِي الْحَيَاةِ الدُّنْيَا وَفِي الآخِرَةِ وَلَكُمْ فِيهَا مَا تَشْتَهِي أَنفُسُكُمْ وَلَكُمْ فِيهَا مَا تَدَّعُونَ
نُزُلاً مِّنْ غَفُورٍ رَّحِيمٍ
[sourat Fousilat/30-32]
Ce dont nous comprenons : « Ceux qui ont dit « Notre Seigneur c’est Allah [c’est-à-dire ici ca ca fait référence au fait que ce sont des croyants des musulmans, première chose être musulman, être croyant. Et ca sous-entend avoir la bonne croyance c’est-à-dire ne pas avoir croyance au sujet de Dieu des choses qui sont fausses. Être croyant, être musulman c’est la première condition, encore faut il que ce soit sur des bases saines, des bases correctes. Par exemple ne pas avoir pour croyance que Dieu a un fils. Par exemple ne pas avoir pour croyance que Dieu est un corps, par exemple ne pas avoir pour croyance que Dieu bouge. Mais la croyance correcte c’est que Allah n’est pas un corps, Il n’a pas de fils, Il n’a pas de père, Il n’a pas de frère, Il n’habite pas dans un endroit, Il n’est pas partout. Allah est sans endroit et sans comment. Quoi que tu imagines en ton esprit, Allah n’est pas ainsi. Tout ce à quoi tu peux imaginer, tout ce qui peut te passer par la tête, ce n’est pas Dieu. Dieu n’a pas de ressemblance avec ses créatures. Le croyant c’est celui qui a eut la ferme conviction que Dieu existe, que ce monde a un Créateur et que ce Créateur n’a pas de ressemblance avec ses créatures. Le musulman c’est celui qui a eut pour croyance que Allah ne change pas et qu’Il est le créateur du bien et du mal. Il est le Créateur de nos actes, Il est le Créateur de nos réflexions, Il est le créateur de toute chose. Il n’a pas de ressemblance avec ses créatures. Il n’y a pas d’autre Créateur que Lui. Même nos actes c’est Lui qui les crée] et qui ont suivis le chemin de droiture, les anges viennent à eux et leurs disent n’ayez pas de craintes et ne soyez pas chagrinés et à vous la bonne nouvelle du paradis qui vous a été promis, là où vous aurez ce que vous désirez et c’est un bienfait de la part de Allah qui est celui qui accepte le pardon et qui est miséricordieux. Allah est celui qui accepte le pardon et qui est miséricordieux ».
Regardez combien de péchés la personne peut commettre et malgré cela Allah est celui qui accepte le pardon. Et qui est miséricordieux. Rappelez-vous l’histoire de cet homme qui avait tué cent personnes et pourtant Allah lui a pardonné et l’a fait entrer au paradis. Donc Allah est celui qui pardonne. Il y a des gens qui disent des paroles qui sont des insultes de Dieu, ils sortent de l’Islam mais Allah leur donne encore un peu de vie, ils vivent encore, ils rentrent en islam et ils meurent musulmans. Pourtant si Dieu voulait, Il fait qu’Il meurt juste après qu’Il ait dit cette parole de mécréance. Il sort de l’Islam et Il le fait mourir s’il le voulait. Et pourtant il leur donne encore du répit. Et Dieu les guide, ils rentrent en Islam. Certains croyaient que Allah c’est un corps qui habite au dessus du trône et qui a une jambe, un pied qu’il met en enfer c’est une croyance de mécréance, ce n’est pas une croyance de musulman. Certains, Allah les guide. Ils apprennent la vérité, ils apprennent que Allah n’est pas un corps, ils abandonnent cette mauvaise croyance et ils entrent en islam, ils disent les deux témoignages pour entrer en Islam. C’est pour ce la que nous disons que Allah est miséricordieux, Il fait grâce à ses esclaves. Les bienfaits que Allah nous a accordés sont innombrables. L’un d’entre nous s’il a présent à l’esprit combien de bienfaits Allah lui a accordé, il va avoir honte de désobéir à Allah.
La condition pour la sainteté c’est la foi avec la piété. Deux choses pour la sainteté : la foi c’est-à-dire avoir une bonne croyance et la piété. La piété c’est accomplir les devoirs et éviter les péchés.
Tout comme la ‘Ayah précédente dans sourat Younous ‘Ayah 62 nous l’indique, la condition c’est la foi et la piété. Allah dit :
أَلا إِنَّ أَوْلِيَاء اللهِ لاَ خَوْفٌ عَلَيْهِمْ وَلاَ هُمْ يَحْزَنُونَ
Ce qui signifie « Certes les saints, les waliyy de Allah, il n’y a pas de crainte à leur sujet, ils n’ont pas à avoir de crainte, ils n’ont pas à être chagriné ».
Et dans la suite de la ‘Ayah :
الَّذِينَ ءامَنُواْ وَكَانُواْ يَتَّقُونَ
Nous apprenons qui sont-ils, ces saints, ces waliyy, ce sont ceux qui ont été croyants et qui ont fait preuve de piété. La foi avec la piété.
Qu’est ce que la piété ? C’est accomplir les devoirs et éviter les péchés.
Celui qui parvient à la sainteté, il est arrivé au rivage de paix, où il peut être tranquille, vous savez quand quelqu’un traverse une rivière d’un bord à l’autre. Il quitte un bord, il arrive à l’autre. Quand il est au milieu, il est dans le risque des courants. Mais quand il arrive à sa destination, il met pied sur la terre ferme, il est arrivé au rivage où il est en sécurité. Celui qui arrive à la sainteté il est ainsi, il est arrivé là où il est en sécurité.
Mais le saint quelque soit son degré il reste toujours un degré inférieur au degré des Prophètes. Quelque soit le haut degré qu’a un saint, il n’arrivera pas au degré des Prophètes. Il sera toujours d’un degré inférieur au degré des Prophètes.
Les savants ont dit « un seul Prophète est meilleur que tous les saints ».
Quelque soit le haut degré d’un saint, il n’arrive pas au haut degré des Prophètes. On n’accorde pas à un saint un degré supérieur au degré d’un Prophète. On n’accorde pas à un saint un degré supérieur au degré d’un Prophète. Quelque soit haut le degré du saint, il n’arrivera pas au degré d’un Prophète.
C’est-à-dire qui est meilleur ? Un Prophète ou un saint ? Un Prophète. Comment les saints sont-ils arrivés à la sainteté ? C’est en suivant les Prophètes, donc le mérite revient aux Prophète.
Donc les Prophètes leurs degrés est supérieur à celui des saints
Les saints sont de différents degrés. Tous les saints n’ont pas le même degré, certains saints ont des degrés supérieurs à d’autres.
Les saints n’ont pas tous le même degré. Il y a des saints qui s’appliquent plus que d’autres. Donc tous les saints n’ont pas tous le même degré. Certains s’appliquent plus que d’autre.
Dans le hadith Qoudsiyy, Allah ta^ala nous apprend que celui qui prend un saint pour ennemi, Allah ta^ala le menace d’une guerre. C’est-à-dire que celui qui prend un saint pour ennemi, qu’il s’expose à un grand châtiment de la part de Allah. C’est pour cela qu’il ne faut pas prendre un saint pour ennemi. Les saints, on ne les prend pas pour ennemi.
Et dans la suite du hadith Qoudsiyy, Allah nous apprend que ce qui fait le plus rapprocher de l’agrément de Dieu c’est d’accomplir les actes obligatoires. Quand tu accomplis les obligations, cela te fais plus rapprocher de l’agrément de Dieu que lorsque tu fais les choses surérogatoires. Ce qui fait le plus rapprocher de l’agrément de Allah c’est d’accomplir les actes obligatoires.
Et dans la suite de ce hadith Qoudsiyy, l’esclave quand il accomplit des actes obligatoires, et par la suite il multiplie les actes surérogatoires, d’abord l’obligatoire ensuite le surérogatoire, Allah aime cet esclave, Allah agrée cet esclave. Ca veut dire qu’il le protège.
Et quand Allah agrée un esclave, Il aime un esclave, Il lui apporte des secrets dans son ouïe, Il lui accorde des secrets dans sa vue, Il lui accorde des secrets dans sa main et Il lui accorde des secrets dans son pied. Et lorsqu’il invoque Allah, il demande quelque chose à Allah, Allah l’exauce, Allah lui accorde ce qu’il demande. Et quand il demande à être préservé, Allah le préserve.
Et dans une autre version parole en arabe « et il devient au nombre de ceux que Allah agrée, au nombre des saints, au nombre des waliyy de Allah ». Et c’est une version rapportée par At–Tabaraniyy d’après Houdhayfah et sa chaine de transmission est du degré de Sahih comme l’a dit le Hafidh ibnou Hajar al ^Asqalaniyy.
Il a été rapporté après la mort de notre maitre ^Aliyy, que Allah l’agrée et honore son visage que notre maitre Sa^d Ibnou abi Waqqas que Allah l’agrée passait un jour devant la Ka^bah et Sa^d Ibnou abi Waqqas fait partie des très grands compagnons, il est l’un des dix à qui le Prophète a annoncé la bonne nouvelle du paradis. Vous savez le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam annoncé la bonne nouvelle du paradis à plusieurs de ses compagnons, mais il y en a dix qu’il a mentionné dans une même assemblée. Dans une même assemblée il a énuméré le nom de dix compagnons. Il y a Abou bakr, ^Oumar, ^Outhman, ^Aliyy, Sa^d, Sa^id, Talhah, Az-Zoubayr, Abou ^Oubaydah bnou Jarrah et Abdou r-Rahman Ibnou ^Aws.
C’est dix ont été cités dans une même assemblée, c’est cela la particularité mais il n’y a pas que ces dix là, Fatimah la fille du Prophète elle aussi fait partie des gens du Prophète, Khadijah également, ^A’ichah également. Bien sûr toutes les épouses du Prophète.
Sa^d ibnou abi Waqqas était quelqu’un dont l’invocation était exaucée, chaque fois qu’il invoquait, son invocation était exaucée. Pourquoi ? Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam un jour a fait une invocation en sa faveur il a dit :
(Allahoumma Ajib da^watah)
Qui signifie : « Ô Allah, exauce son invocation ».
Notre maitre Sa^d ibnou abi Waqqas en passant devant la Ka^bah il était passé devant un endroit qui s’appelle Ahjarou Zayt, près de la Ka^bah. Il a vu des gens qui étaient attroupés autour d’un homme qui discutaient. Il était sur sa monture, alors il a interrogé les gens, il leur a dit « Qui est cet homme ? Il est sur sa monture et il est entrain de vos parler et vous êtes entrain de l’écouter », ils lui ont dit « Il est entrain d’insulter ^Aliyy que Allah l’agrée ».
C’est alors que Sa^d que Allah l’agrée s’est avancé vers cet homme et lui a dit : « Pourquoi donc tu insultes ^Aliyy ? N’as-tu pas su que ^Aliyy, est celui qui portait l’étendard du Messager de Allah dans ses guerre ? N’as-tu pas entendu, n’as-tu pas su que ^Aliyy était marié à la fille du Prophète Fatimah que Allah l’agrée ? N’as-tu pas su que ^Aliyy avait tel et tel mérite ? [Il énumérait les mérites de notre maitre ^Aliyy que Allah l’agrée] ».
Puis Sa^d s’est dirigé vers la Qiblah et il a dit « Ô Allah, cet homme est entrain d’insulter un de tes waliyy, un saint. Ô Allah fait que cette assemblée ne se disperse pas, que les gens ne se quittent pas avant que Tu ne leur manifeste Ta Toute-puissance en cet homme ».
C’est alors que les pattes du chameau de cet homme ont fléchis, l’homme est tombé sur sa tête, son crâne s’est fracturé, son cerveau est sortit et il est mort.
Voilà celui qui ose attaquer un des waliyy, et sans aucun doute notre maitre ^Aliyy fait partie des grand waliyy.
Comme vous savez les quatre califes font partie des dix à qui le Prophète a annoncé la bonne nouvelle qu’ils seront au paradis. Ils s’aimaient tous les quatre califes. Notre maitre ^Aliyy il aimait notre maitre Abou Bakr, il aimait notre maitre ^Oumar, il aimait notre maitre ^Outhman. Et notre maitre Abou bakr il aimait notre maitre ^Aliyy, il aimait notre maitre ^Oumar, il aimait notre maitre ^Outhman. Ils s’aimaient tous.
Il y avait une femme qui a été mariée au frère de notre maitre ^Aliyy, Ja^far ibnou Abi Talib. Après sa mort elle a été mariée avec notre maitre Abou Bakr As–Siddiq. Et après la mort de notre maitre Abou Bakr elle s’est mariée avec notre maitre ^Aliyy ibnou Abi Talib.
Elle a eut des enfants du première et du deuxième. Un premier de Ja^far et un deuxième de notre maitre Abou Bakr.
Un jour, vous savez les enfants se disputent, ils disaient « Mon père il est meilleur, mon père il est meilleur » Alors notre maitre ^Aliyy a interrogé cette femme qui était la mère des enfants et qui était son épouse à lui, il lui a dit « Et toi qu’est ce que tu en dis ? » Et cette femme était intelligente, elle a dit « je n’ai pas vu un jeune homme qui soit un meilleur mari que mon premier mari, ni un homme âgé et mûr qui soit meilleur mari que notre maitre Abou Bakr » et notre maitre ^Aliyy lui a dit « Et moi qu’est ce que tu m’as laissé ? » il ne sait pas mis en colère, il n’a pas dit « Pourquoi tu dis ça de Abou Bakr ?! » Ils s’aimaient les compagnons entre eux. Ce n’est pas vrai ce que certains disent à propos des quatre califes, qu’ils se disputaient. Il est arrivé bien sûr des conflits entre d’autre mais les quatre califes, eux, ils s’aimaient.
Dans sourat al-Hajj ‘Ayah 38 Allah dit :
ce qui signifie « Allah défend ceux qui ont été croyants ».
Cet homme qui a osé insulter notre maitre ^Aliyy il lui est arrivé ce que vous savez. Allah ta^ala protège ceux qui sont croyants et même si certains sont éprouvés dans la vie d’ici bas, dans l’au-delà ils seront largement rétribués. Si quelqu’un subit une injustice de la part de quelqu’un d’autre et qu’il n’a pas pu avoir son droit ici bas, dans l’au-delà ce sera des récompenses pour lui s’il patiente. Si quelqu’un a été injuste envers lui, dans cette vie ici bas, au jour du jugement celui qui était injuste il lui sera pris de ses bonnes actions pour compenser l’injustice qu’il a faite. Il sera pris des bonnes actions de celui qui a été injuste pour être donné à celui qui a subit l’injustice. S’il ne reste pas de bonnes actions chez celui qui a été injuste, il sera pris des péchés de celui qui a subit l’injustice qui seront au compte de celui qui a été injuste avec lui.
Pour cela le Prophète a dit ce qui signifie « Savez vous qui est celui qui tombe en faillite » Alors les compagnons ont dit « C’est celui qui n’a plus d’argent ». Il leur a dit « C’est plutôt celui qui a fait des bonnes choses mais qui a insulté, qui a volé, qui a frappé, qui a fait beaucoup d’injustice. Au jour du jugement il sera pris de ses bonnes œuvres et il sera donné à ceux qu’il a lésés. Et quand il ne lui reste plus de bonnes œuvres, il sera pris des mauvaises actions de ceux qu’il a lésés qui seront imputés à son compte. Voilà celui qui tombe en faillite ».
C’est pour cela qu’il s’agit de sortir de cette vie avec le moins possible de péchés. Et si quelqu’un était injuste, qu’il aille s’excuser avant que ne vienne un jour où il n’y a pas d’argent, il n’y a pas de dinar, il n’y a pas de dirham.
Concernant le hadith qoudsiyy qui dans lequel Allah dit ce qui signifie « Et ce qui rapproche plus mon esclave de mon agrément c’est qu’il accomplisse ce que je lui ai ordonné d’accomplir ».
Dans cette phrase, il y a une indication, une allusion que l’obligation est prioritaire sur le surérogatoire. Et c’est pour cela que les savant ont dit : « Celui qui a été occupé par l’obligatoire [c’est-à-dire il a fait des choses obligatoires] de sorte qu’il n’a pas pu faire ce qui est surérogatoire alors celui là il est excusé. Tandis que celui qui a été occupé par le surérogatoire au détriment de l’obligatoire celui la il est prétentieux ». Celui qui s’est occupé du surérogatoire au dépend de l’obligatoire, celui là est prétentieux. Pourquoi il est prétentieux ? Parce qu’il veut arriver selon lui aux hauts degrés, mais il n’a pas suivis le chemin normal. Il n’a pas fait ce qui est prioritaire d’abord.
Cette parole fait sujet de l’unanimité des savants. Parmi ceux qui l’ont rapportés il y a le hafidh ibnou Hajar al ^Asqalaniyy et d’autres.
Et le premier des devoirs, puisqu’on parle de l’importance de l’obligatoire, la priorité de l’obligatoire. Le premier des devoirs c’est la croyance en Allah et en son Messager. Ca c’est le premier des devoirs, la première des obligations.
Dans la suite du hadith, c’est un hadith dans lequel le Prophète dit : « Allah dit », c’est un hadith qoudsiyy, Allah dit ce qui signifie « Mon esclave se rapproche encore plus de Mon agrément, en accomplissant les actes surérogatoires jusqu’à faire partie de ceux que J’aime, ceux que J’agrée ».
En effet, après l’indication que l’obligatoire est prioritaire, celui qui accomplit les actes obligatoires qui s’occupe des actes obligatoires, toutes les obligations, qui évite l’interdit et ensuite qui augmente en obéissance à Allah, en multipliant les actes qui sont surérogatoires, il arrive au niveau de ceux que Allah aime, les bien aimés de Allah. Bien sûr ici quand on dit Allah aime, ce n’est pas un sentiment. C’est-à-dire que Allah agrée la personne. C’est-à-dire que Allah ta^ala récompense et préserve cette personne, parce que Allah est exempt des sentiments.
Même s’il n’a pas de prodiges, karamah, il devient au nombre de ceux que Allah agrée. Certains ont dit, un saint justement a dit cette parole « La droiture c’est le prodige même » c’est l’honneur même, le fait d’être sur la droiture, c’est cela l’honneur même que Allah accorde à la personne. Qu’Il accorde à quelqu’un d’être sur la droiture, quel plus grand honneur que celui là pour la personne.
Conseil du chaykh, que Allah lui fasse miséricorde :
Notre chaykh a dit « Parmi les meilleurs invocations que l’on puisse dire matin et soir c’est de dire :
يَا حَيُّ يَا قَيُّومُ بِرَحْمَتِكَ أَسْتَغِيثُ ، أَصْلِحْ لِي شَأْنِي كُلَّهُ وَلا تَكِلْنِي إِلَى نَفْسِي طَرْفَةَ عَيْن
(ya Hayyou ya Qayyoumou birahmatika ‘astaghith ‘aslih li cha’ni koulla wa la takilni ila nafsi tarfata ^ayn)
cette invocation fait partie des meilleurs invocations. Le sens global c’est « Ô Allah, Toi qui a pour attribut la vie, Toi qui est exempt de fin, je recherche Ton renfort, Ton secours par Ta miséricorde. Fais que mon état soit amélioré et ne me laisse pas suivre mes passions le temps d’un clin d’œil ».
L’ami vertueux
La louange est à Allah le seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Nous demandons à Allah de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.
Premier sujet important pour la vie de tous les jours pour la personne : Sur quel critère choisir un ami de bien, un bon ami.
Allah ta^ala dit :
(الْأَخِلَّاءُ يَوْمَئِذٍ بَعْضُهُمْ لِبَعْضٍ عَدُوٌّ إِلَّا الْمُتَّقِينَ)
(Al-‘akhilla’ou yawma’idhin ba^douhoum liba^din ^adouwwoun ‘illa l-mouttaqin) [Sourat Az-Zoukhrouf/67]
Allah tabaraka wa ta^ala nous apprend dans cette ‘ayah qui signifie : « ceux qui étaient des compagnons, ceux qui étaient es amis les uns pour les autres dans ce bas-monde vont devenir des ennemis les uns pour les autres sauf les pieux, ce qui étaient amis sur la base de la piété ». Eux leur amitié, leur amour va demeurer jusqu’à l’au-delà et il va perdurer encore.
Les pieux qui sont-ils ? Ce sont ceux qui s’acquittent de ce que Allah a ordonné et qui évitent ce que Allah a interdit et qui également respecte le droit des gens. C’est-à-dire ceux qui ont des droits sur eux, ils les respectent.
En d’autre terme les pieux ce sont qui ont accomplis les devoirs et qui ont évité les péchés et qui ont agi avec les gens de manière correcte. Ils ont agi avec les gens conformément à la loi de Allah.
Combien est ce qu’il y a de gens qui vérifient les critères de l’ami vertueux ? Qui choisissent leurs amis parmi le critère de la vertu.
Combien de gens de nos jours choisissent quelqu’un de vertueux avec qui participer à une assemblée. Combien de parents vérifient qui sont les amis de leurs enfants pour que ceux des amis vertueux ? Très peu.
Et la raison pour cela, pourquoi ils ne veillent pas à choisir l’ami sur le critère de la vertu c’est parce qu’ils n’assistent pas aux assemblées de science de religion. Et donc, ils n’ont pas le critère qu’il faut pour choisir les bons amis.
Une des caractéristiques des pieux, c’est que ce sont des gens qui s’entraident pour accomplir ce que Dieu agrée.
Quand ils se réunissent, ils se réunissent pour l’obéissance à Dieu.
L’ami vertueux c’est celui qui te guide vers l’obéissance à Dieu. C’est quelqu’un qui est d’un bon conseil. C’est celui qui te rappelle l’obéissance.
Au lieu de te dire dans quel café on va passer la soirée aujourd’hui ? Dans quel cinéma ou quel film tu vas voir ? Il te dit plutôt « A quelle assemblée de science tu vas assister ? »
Quand tu vois quelqu’un qui cherche à apprendre encore et encore, c’est un bon signe, c’est signe que cette personne est sur le chemin de la réussite. L’intérêt que porte la personne à la science de la religion, son ardeur pour apprendre encore davantage ceci est une preuve de bien pour la personne, c’est signe qu’elle est sur un bon chemin.
Les pieux sont des gens qui se réunissent sur l’obéissance. Quelle est la cause de leur réunion ? C’est l’obéissance. Et quand ils se séparent également, ils se quittent pour aller accomplir des actes d’obéissance et ils ne se dupent pas les uns les autres, ils ne se trompent pas les uns les autres.
Ils ne s’indiquent pas les uns aux autres des mauvaises innovations, ou de l’égarement, ou de la perversité. Ils ne se montrent pas le mal au contraire, ils se rappellent le bien toujours.
Quand ils se réunissent ce qui les a unis c’est l’amour de Dieu, et quand ils se quittent c’est également pour l’amour de Dieu et c’est cela l’amour véritable, l’amour sincère.
Quand l’un d’entre commet un péché, quand l’un d’entre désobéit à Dieu, son ami le réprimande. Pourquoi est-ce qu’il le réprimande ? Parce qu’il lui veut le bien, il ne va pas fermer les yeux et dire c’est mon ami donc je ne lui interdis pas le mal. Non ! Il lui fait le rappel.
Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
(المُؤْمِنُ مِرْآةُ أَخِيهِ المُؤْمِن يَنْصُحُهُ حَتَّى يُصْلِحُ حَالُهُ)
(Al-mou’minou mir’atou ‘akhihi al-mou’mini yansahouhou hatta yousliha halouhou)
Ce qui signifie : « le croyant est comme un miroir pour son frère croyant [c’est-à-dire que s’il a des défauts, il les lui montre] »
Le croyant est comme un miroir pour son frère, il le corrige pour que son état s’améliore.
N’est ce pas que quelqu’un quand il se voit dans un miroir, s’il voit quelque chose qui n’est pas belle, il l’enlève, il la corrige.
Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a comparé le croyant à un miroir dans le sens qu’il reflète à son frère ce qu’il a pour qu’il le corrige. C’est-à-dire qu’il montre à son frère ce qu’il a comme mauvaise chose pour qu’il la corrige.
Il lui dit « laisse cette mauvaise chose ». Il ne le laisse pas tel qu’il est sur son erreur, mais il le corrige.
Le croyant qui a atteint un degré de foi complète, il aime son frère pour l’agrément de Dieu pas pour une raison du bas monde, ce n’est pas pour un intérêt du bas monde qu’il l’aime, il l’aime pour l’agrément de Dieu parce que Dieu nous a ordonné de nous aimer les uns les autres pour s’entraider pour obéir à Dieu et pour s’entraider à délaisser la désobéissance à Dieu. C’est cela, c’est un amour désintéressé, ce n’est pas pour les choses du bas monde parce que j’espère qu’il va me donner telle chose un jour ou parce qu’il va m’aider ou parce que il a besoin… ce n’est pas pour une raison du bas monde.
L’amour complet est réalisé en suivant parfaitement le Messager éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam dans sa conduite parfumée.
Alors que chacun d’entre vous choisisse pour lui et pour ses enfants les amis vertueux, ceux qui sont embellis avec les bons caractères, parmi c’est-à-dire qui ont de l’amour et qui aiment donner le conseil mais un conseil conforme à la loi de l’Islam.
Il t’aime pour l’agrément de Dieu et il te donne le conseil pour l’agrément de Dieu. Cet ami vertueux va t’aider pour accomplir les actes de bienfaisance pour faire le bien que Allah agrée.
Dans un hadith Qoudsiyy, c’est un hadith où le Prophète commence en disant « Allah a dit » c’est-à-dire il rapporte la parole de Allah qu’il a eu par révélation, mais ce n’est pas du Qour’an, le hadith Qoudsiyy ce n’est pas du Qour’an. Et bien sur quand nous disons Allah a dit et nous citons des mots qui sont en arabe cela ne veut pas dire que Allah parle la langue arabe. La parole de Allah n’est pas dans une langue, la parole de Allah ce n’est pas des mots, la parole de Allah ce ne sont pas des lettres, la parole de Allah ce ne sont pas des ondes sonores, la parole de Allah est sans comment, ce n’est pas une quantité, la parole de Allah n’a pas de comment et n’a pas de quantité. Quand l’un d’entre nous parle ou parle fort ou il parle faible, ce sont des comment, la parole de Allah n’est pas qualifiée de comment. Quelqu’un il parle vite ou il parle lentement, c’est pour la créature. La parole de Allah on ne la qualifie pas de vite ou de lente. Ce sont là des caractéristique des créatures, or la parole de Allah est de toute éternité, elle n’a pas de début et elle est sans comment. Quand le Prophète a dit : «Allah ta^ala dit » et il cite une phrase en arabe, quand nous disons le Qour’an il est en arabe, et le Qour’an est la parole de Allah.
Il y a une chose importante à comprendre c’est que ces mots qui sont en arabe sont une expression de l’attribut de Dieu. Tout comme le nom « Dieu » c’est une expression qui indique l’Être de Allah. Si j’écris « Dieu » et que je demande à quelqu’un « qu’est ce que c’est ? », il va me dire que « C’est Dieu ». Qu’est ce que cela veut dire ? Cela veut dire que ce mot est une expression qui indique un être que nous adorons et cet être est sans comment. Il n’est pas un corps il est sans endroit.
Egalement la parole de Allah, quand nous récitons par exemple sourat Al-Ikhlas, qoul houwa l-Lahou ‘ahad, cette sourat est une expression de l’attribut de la parole de Allah, en arabe on dit ^ibarah C’est-à-dire ce que nous rapportons en arabe exprime la parole de Allah qui n’a pas de début et qui n’a pas de fin. La parole de Allah est de toute éternité, elle est exempte de début et exempte de fin. Et la parole de Allah ce ne sont pas des lettres, ce ne sont pas des mots. Cela est la croyance de l’Islam. Quant à celui qui a pour croyance que Allah parle avec des mots et des lettres, il n’a pas fait la différence entre le créateur et la créature.
Ce n’est pas un musulman celui là. Si quelqu’un croit que Allah parle en arabe ou bien qu’Il dit des lettres l’une après l’autre, celui là Il n’adore pas Allah mais une créature qu’il a imaginé.
Allah est sans comment, Il n’a pas de ressemblance avec ses créatures.
Celui qui parle avec des mots et des lettres, n’est ce pas qu’il a besoin d’émettre des sons.
Nous par exemple, comment pouvons dire la lettre ba’ si nous n’avions pas les deux lèvres, pour dire ba’ il y a besoin des lèvres, c’est avec les lèvres que nous disons ba’.
Egalement quand nous émettons un son de la gorge que ce soit ‘a ou ha’ ou qa’ ou ^a tout cela c’est avec des lettres. Qui dit son et lettres ca veut dire qu’ils sont un corps, ce sont des modulations, un corps contre un corps qui émet de sorte que le son sorte. Quand on dit « al » vous voyez que c’est la langue qui colle au palais, juste au dessus des incisives supérieurs (les deux dents de devant) la partie du palais qui est juste au dessus, la partie de la gencive qui commence au dessus des incisives supérieurs, vous collez le bout de la langue là bas et vous émettez le son « la’ » Le point d’articulation est de là bas. Donc si quelqu’un dit que Allah parle avec des lettres et des sons, c’est comme s’il a dit qu’Il a des lèvres, des dents, c’est comme s’il a dit qu’Il est comme nous.
Et nous on voit bien qu’on a besoin de qui nous donne le commencement, qui nous donne le début, celui qui est un corps, celui qui est une quantité il a besoin de qui lui a donné ce corps, de qui lui a donné cette quantité et celui qui a besoin, il n’est pas Dieu, il est crée. Il a un début et Allah est sans début.
C’est cela la base de notre croyance, c’est la base de l’islam, celui qui n’apprends pas cela et qui a une mauvaise croyance, il ne lui est pas utile de faire l’image de la prière ou de mémoriser tout le Qour’an ou d’apprendre la langue arabe etc… rien ne lui sera utile s’il n’a pas la bonne croyance. Avoir la bonne croyance c’est la base pour l’acceptation des bonnes œuvres. Sans la bonne croyance, les bonnes œuvres ne sont pas agrées par Allah. Sans la bonne croyance, la personne n’ira pas au paradis, elle ira en enfer. Celui qui a la croyance que Allah parle avec des lettres et des mots, lui il croyait qu’il était musulman, quand vient l’ange de la mort, notre maitre ^Azra’il ^alayhi s-salam, il va lui annoncer qu’il est mécréant, il va lui dire « je t’annonce la nouvelle d’un châtiment qui ne va pas s’arrêter pour toi » Lui il croyait peut-être qu’il est parti au pèlerinage, il croit que tous ses frère sont partis au pèlerinage, que ses parents sont partis au pèlerinage, lui il croit qu’il connait tout le Qour’an par cœur et parce qu’ il a une mauvaise croyance, il va en enfer parce qu’il croit que Dieu parle avec des lettres et des mots. C’est pour cela que c’est important, cela est plus important que d’apprendre à faire la prière c’est plus important que d’apprendre à faire le pèlerinage, celui qui n’a pas la bonne croyance il est perdu.
Il y a des gens qui s’occupent de choses qui sont importantes certes mais qui ne sont pas plus importante que la croyance, la croyance c’est la base de tout. La croyance c’est la base, si la base n’est pas bonne tout le reste n’est pas bon. Si la base n’est pas bonne, comment tu peux construire si tu n’as pas une bonne fondation ? Tout le reste n’est pas bon parce que parmi les conditions de validité des actes d’adorations c’est que tu es musulman. Pour que tu aies tes actes d’adoration agrée par Allah, une condition c’est d’être musulman. Et que veut dire être musulman ? Être musulman ce n’est pas uniquement le prétendre par la bouche, tout en le contredisant. Être musulman c’est avoir la croyance du Prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, et la Croyance de notre maitre Mouhammad c’est que Allah n’a pas de ressemblance avec ses créatures, Allah ne parle pas avec des mots et des lettres et des sons. C’est pour cela que c’est très important ce sujet là.
Cela on commence à l’enseigner aux enfants dès leur plus jeune âge pour ne pas qu’ils grandissent sur des choses fausses.
Certains laissent de côté ce sujet et ils insistent sur d’autres sujets qui sont d’une plus faible priorité, même si leur priorité est grande, elle est plus faible que la priorité de la croyance. La première chose c’est la croyance comme la enseigné le Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam, un des compagnons disait « quand nous étions jeune adolescents, juste en dessous de la puberté, on nous avait d’abord enseigné la croyance, la foi, et après on nous a enseigné le Qour’an, par l’enseignement du Qour’an notre foi est devenu plus forte » mais au départ c’est la foi, c’est les règles de la croyance, c’est-à-dire que Allah n’a pas de ressemblance avec ses créatures, Allah ne parle pas en français ou en arabe, Sa parole est de toute éternité et Allah n’habite pas le ciel, Il n’habite pas le corps des gens, Il n’habite pas le cœur des gens, Il n’est pas partout Il n’est pas dans un endroit qu’on ignore caché quelque part. Non, Allah est sans endroit, c’est Lui le créateur des endroits. Avant la création de tous les endroits, Allah existe, tous les endroits ont un début. C’est qui qui leur a donné le début ? C’est Dieu. C’est Allah qui donne le début aux choses. Avant l’existence de tout ce monde y compris les endroits, Allah existe, Il est de toute éternité. Après la création des endroits, Dieu ne change pas, Dieu est toujours sans endroits. Après la création des endroits, Dieu existe sans endroit puisqu’Il est le créateur des endroits, Il n’a pas besoins des endroits. Avant l’existence des endroits Allah existe et après la création des endroits Dieu existe sans endroit parce qu’Il ne change pas. Pourquoi Il ne change pas ? Parce que celui qui change Il a besoin de qui l’a fait changer. Et celui qui change est un signe qu’il a un début.
Nous par notre raison, comment avons-nous su que ce monde a un Créateur, comment avons-nous su que ce monde a un début ? C’est parce qu’il change. Par la raison comment avons-nous su que ce monde a un Créateur ? Comment avons-nous su que ce monde est une preuve de l’existence de Dieu ? Parce qu’il change, le fait qu’il change d’un état à un autre, cela veut dire qu’il a un début. Toute chose qui change d’un état à un autre obligatoirement à un commencement, du moment qu’il a un début ce monde alors nous déduisons qu’il a eut besoin de qui lui a donné ce début. Une chose ne se donne pas le début à elle-même. Elle a besoin d’autre qu’elle pour lui donner le début. Donc ce monde a besoin de qui lui a donné le début. Et Celui qui donne le début est exempt du début, Il n’a pas de ressemblance avec ce monde et c’est Celui que nous appelons en arabe Allah ou en français Dieu.
C’est Celui qui donne le début aux choses, qui fait changer les choses, qui n’a pas de début et qui ne change pas et qui mérite qu’on se soumette à Lui à l’extrême puisqu’Il est Celui qui nous a donné le début, Il est Celui qui nous a donné notre existence et notre existence et les nombreux bienfaits que Allah nous a accordé. Il mérite qu’on se soumette à Lui à l’extrême, Il mérite qu’on lui obéisse.
C’est pour cela que dans le hadith Qoudsiyy nous disons que « Allah dit » mais cela veut dire que ce que nous rapportons c’est une expression de la parole éternelle de Dieu. Parce que Allah Sa parole n’est pas des mots ou des sons. La parole de Allah est de toute éternité, n’est pas en langue arabe ou autre.
:قال الله تعالى : قال رسول الله صلّى الله عليه وسلّم في حديث قدسي
(وجبت محبّتي للمتحابّين فيّ و المتجالسين فيّ والمتزاورين فيّ)
(Wajabat mahabbati li l-moutahabbina fiy wa l-moutajalisina fiy wa l-moutazawirina fiyy)
Donc Allah nous apprend dans le hadith Qoudsiyy que ceux qui s’aiment les uns les autres par recherche de l’agrément de Dieu, Allah ta^ala leur accorde Son agrément. Et ceux qui se tiennent dans une même assemblée par recherche de l’agrément de Dieu c’est-à-dire, ce n’est pas ils se tiennent dans une même assemblée pour une raison du bas monde, ils se tiennent dans une même assemblée par recherche de l’agrément de Dieu, ceux là aussi, Allah leur accorde Son agrément, Allah les agrée. Et ceux qui se rendent visite les uns les autres par recherche de l’agrément de Dieu, également Allah les agrée.
(المتحابّون في الله يكونون يوم القيامة في ظّل العرش يوم لا ظلّ إلّا ظّله يغبطهم بمكانهم النّبيّون والشّهداء )
( Al-moutahabbouna fi l-Lahi yakounouna yawma l-qiyamati fi dhilli l-^archi yawma la dhilla ‘illa dhillouh ; yaghboutouhoum bimakanihimou n-nabiyyouna wa ch-chouhada’)
Et dans le hadith le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie « Ceux qui s’aiment les uns les autres par recherche de l’agrément de Dieu, [c’est-à-dire c’est de manière désintéressée, ce n’est pas pour une raison du bas monde, ce n’est pas parce qu’il attend quelque chose de lui ou qu’il veut quelque chose de lui, non, mais uniquement parce que le lien qu’il y a entre lui et son ami c’est l’obéissance à Dieu, l’amour de Dieu. C’est cela qui les unis. C’est cela qui est la raison de leur amitié] ils seront au jour du jugement à l’ombre du trône. »
Al-^Arch, le trône, c’est le toit du paradis. Le trône c’est comme un lit, il a quatre piliers, il est porté par quatre anges mais ce n’est pas un endroit pour que Dieu s’assoit dessus, parce que Allah n’est pas un corps, Il est le Créateur des corps. C’est quoi l’objectif de ce trône ? Pourquoi Allah l’a créé ? Notre maitre ^Aliyy que Allah l’agrée et qu’Il honore son visage nous l’apprit, il a dit :
« Allah a créé le trône par manifestation de Sa puissance et Il ne l’a pas pris pour endroit pour Lui-même »
(إِنَّ اللهَ خَلَقَ العَرْشَ إِظهَارًا لِقُدْرَتِهِ وَلَمْ يَتَّخِذْهُ مَكَانًا لِذَاتِهِ)
(‘inna l-Laha khalaqa l-^archa ‘idh-haran li-qoudratihi wa lam yattakhidh-hou makanan li-dhatihi)
Ce n’est pas pour s’assoir dessus, parce que celui qui s’assoit est un corps qui est composé d’une partie supérieure et d’une partie inférieure. Celui qui s’assoit il se plie, il a une articulation qui fait qu’une partie de sa partie inférieure de son corps avec être en contact avec ce sur quoi il va s’assoir. De plus celui qui s’assoit a une limite et celui qui a une limite a besoin de Celui Qui lui a donné cette limite. Celui qui s’assoit est une créature, ce n’est pas le Créateur.
Allah soubhanahou wa ta^ala est exempt de la position debout ou de la position assise ou de la position allongée ou de la position sur le côté ou sur le ventre ou en poirier, ou à cloche pied etc… parce que tout cela c’est quoi ? Ce sont des caractéristiques du corps et Allah est exempt de tout cela. Celui qui est un corps il a une limite, il a besoin de qui lui a donné cette limite, il a donc un début. Allah n’est pas un corps, Il est exempt du début. Donc Allah a créé le trône comme manifestation de Sa puissance, Il ne l’a pas pris pour endroit pour Lui-même, parce qu’Il est exempt de l’endroit.
Au jour du jugement, ceux qui s’aiment par recherche de l’agrément de Allah, ils seront à l’ombre du trône, le jour où il n’y a pas d’autre ombre que celle du trône. C’est-à-dire que ce jour là ceux qui seront rassemblés, la plupart seront exposés au soleil, le soleil qui va devenir de très courte distance des gens, et certains vont avoir la transpiration jusqu’aux genoux, d’autres jusqu’aux nombrils, d’autres jusqu’au cou, d’autres vont être recouvert de leur transpiration. Les gens seront à côtés les uns des autres sans que la transpiration de l’un atteigne l’autre. Le mécréant dira ce jour là « Ô Allah délivre moi de cela même en me mettant en enfer » Il croit que s’il était en enfer ça serait plus facile à supporter, ça sera plus difficile. C’est pour cela qu’on n’invoque pas Allah pour qu’Il allège ou qu’Il fasse miséricorde à celui qui est mort mécréant. Une fois que la personne meurt mécréante ça sera de pire en pire, et ça ne s’arrêtera jamais, celui qui quitte ce bas monde en étant mécréant, il aura un châtiment sans fin.
On ne dit pas Allahou yarhamouhou pour quelqu’un qui est mort mécréant. On ne dit pas que Dieu lui fasse miséricorde. Dans ce bas monde oui on peut faire une invocation pour quelqu’un qui est mécréant, pour que Allah le guide, pour que Allah lui fasse miséricorde en le faisant entrer en islam. Mais s’il meurt mécréant, c’est trop tard. Donc c’est pour cela qu’il faut faire attention. Il y a même des paroles que les gens pensent être des invocations mais qui les font sortir de l’Islam. Il y a des paroles que les gens croient être une invocation mais qui les font sortir de l’islam. Par exemple, quelqu’un qui dit « que Dieu fasse miséricorde aux mécréants » ou bien qui dit « ô Allah ne fait entrer aucun musulman en enfer » Pourquoi ? Parce qu’on sait que Allah va faire entrer des musulmans en enfer. Il y a des musulmans qui vont entrer en enfer, mais ils ne resteront pas éternellement.
Celui qui dit « Ô Allah pardonne à tout les croyants et à toutes les croyantes tous leurs péchés » Parce que certainement il y a des musulmans qui vont entrer en enfer à cause de leurs péchés, simplement quelle est la faveur que les musulmans auront ? C’est qu’ils ne resteront pas éternellement en enfer, contrairement aux mécréants. Parce que quand les mécréants vont se retrouver avec certains mécréants en enfer ils vont leur dire « En quoi l’Islam vous a été utile puisque vous êtes avec nous? Mais après des musulmans vont sortir et les mécréants vont augmenter en tristesse. Quand les mécréants vont être en enfer et que les musulmans vont être au paradis Allah ta^ala fait qu’un ange égorge la mort sous la forme d’un mouton pour annoncer aux gens qu’il n’y aura plus de monde. Les gens du paradis vont redoubler de joie quand l’ange va leur dire « il n’y a plus de mal, vivez et profitez vous n’avez plus à craindre de mort » et quand les mécréants vont savoir qu’il n’y a plus de mort, ils vont redoubler encore en chagrin, s’ils pouvaient mourir, ils seraient mort à l’annonce de cette nouvelle.
Que Dieu nous préserve de l’enfer !
Donc c’est pour cela qu’il est très important de ne pas dire des paroles qui font sortir de l’islam, de ne pas avoir de croyances qui font sortir de l’Islam et d’apprendre la bonne croyance comme on a vu précédemment. Il s’agit de croire que Allah n’est pas un corps, Il est sans endroit, Il n’habite pas le ciel, Il n’est pas partout, et Allah soubhanahou wa ta^ala quand on dit qu’Il a pour attribut la parole, la vue, ou l’ouïe, cela veut dire que ce sont des attributs qui sont dignes de Lui, ce ne sont pas comme nos caractéristiques à nous, qui sont à l’aide d’organes et qui ont des comment, Allah est exempt du comment, Il est le Créateur du comment et Il est sans comment. Ce sont des choses qui sont très importantes ! Non seulement à réviser, à apprendre, mais également à diffuser autour de soi. Que chacun d’entre nous enseigne autour de lui. Et si tu prends connaissances que quelqu’un avait une mauvaise croyance, qui croyait que Dieu est un corps ou qu’Il parle avec une langue et des voix alors corrige le tout de suite. Dis lui : « reviens à l’Islam en prononçant les deux témoignages. » Parce que celui qui n’est pas musulman, comment devient-il musulman ? Ce n’est pas en disant « astaghfirou l-Lah » Mais c’est en disant « La ilaha ‘illa l-Lah Mouhammadoun raçoulou l-Lah » c’est-à-dire « il n’est de dieu que Dieu ; Mouhammad est le Messager de Dieu »
Et si tu fais entrer un mécréant en Islam, ta récompense sera le paradis, comme nous l’a annoncé le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. C’est pour cela que c’est très important d’ordonner le bien et d’interdire le mal, et ça c’est quelque chose qui a manqué beaucoup de nos jours. Les gens aujourd’hui à cause de leur ignorance, à cause du fait qu’ils soient attirés par le bas monde et que ils n’ont pas d’autres préoccupation que le bas monde, ça fait que les gens se sont détournés de ces choses alors que ça ne nécessite pas beaucoup de temps mais qu’il faut apprendre. C’est un devoir de l’apprendre par transmission orale et de plus il y a des gens qui diffusent des informations qui sont fausses sous couvert de l’islam. Comme ceux qui se prétendent Salafiste alors qu’ils diffusent des croyances fausses, qui sont des croyances contraire à la croyance de l’islam. Ils prétendent que Allah est un corps, ils prétendent que Allah habite le ciel, qu’Il monte et qu’Il descend, qu’Il a un pied et qu’au jour du jugement Il va le mettre en enfer, et que l’enfer va se remplir à cause de ce pied. Ces gens là sont très dangereux et c’est pour cela qu’il faut enseigner la croyance correcte pour ne pas qu’ils entrainent les gens en enfer.
Même si selon leurs apparence tu te dis macha’a l-Lah ils s’habillent conformément à la sunna, il connait des versets de Qour’an en arabe, l’apparence est trompeuse parfois. En fait ce sont des gens qui appellent en enfer. Une fois un compagnon du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a posé la question au Prophète parce que l’Islam se diffusait, les gens entraient en Islam en grand nombre. il a dit au Prophète « est ce qu’après tout ce bien il y aura un mal, une situation difficile ? » le Prophète a répondu ce qui signifie « oui il y aura des gens qui vont appeler en enfer » et ce compagnon lui a dit « décris nous ces gens là » le Prophète lui a dit ce qui signifie « Ce sont des gens qui ont la même peau que nous, et qui parlent notre langue » Et c’est le cas avec ces groupes égarés aujourd’hui. Ils parlent arabe, une fois tellement ils ont diffusé leur égarement l’imam ‘une mosquée en France a dit un jour « je croyais que tous les arabes étaient devenus wahhabites ». Il a dit cela, tellement il était malheureux, quand chaque fois que venait quelqu’un il avait une mauvaise croyance. Mais non ce n’est pas le cas. La plupart des arabes de nos jours ne ce sont pas des wahhabites al-hamdouli l-Lah mais il faut mettre en garde contre cette mauvaise croyance, c’est la croyance des mouchabbihah, ceux qui assimilent Allah à Ses créatures.
Notre chaykh a dit que cette fitna ressemble à la fitna de ad-dajjal, du faux messie. Parce qu’ils font comme lui, ils appellent les gens à la mécréance, ils appellent les gens à adorer un corps. C’est cela leur croyance, donc c’est pour cela que c’est d’apprendre ce qui est correcte. Une de nos sœurs a demandé à notre chaykh, elle lui a dit « est ce que après toute cette humiliation et toute cette situation difficile que nous vivons aujourd’hui, il y aura de nouveau la gloire pour les musulmans ? »
Le chaykh lui a dit « bien sur » elle lui a dit « Quand alors ? » Il lui a dit « c’est après la sortie de Al-Mahdiyy et la descente de ^Iça ^alayhi s-salam »
Donc c’est pour cela qu’il faut apprendre et il faut diffuser. Apprendre pour se protéger soi-même, protéger les gens autour de soi, notre famille etc…
Donc il ne faut pas arrêter d’apprendre et de diffuser, c’est le chemin qui mène à la réussite.
Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
( إِنَّ المُتَّقِينَ يَتَحَابُّونَ بِنُورِ اللَه)
( ‘inna al-mouttaqina yatahabbouna binouri l-Lah)
ce qui signifie « les pieux s’aiment les uns les autres par l’amour de Dieu »
c’est-à-dire pour l’obéissance à Allah ils s’aiment les uns les autres. Et qu’est ce qui est la raison de leur amour les uns pour les autres, c’est l’obéissance à Dieu, ils s’aiment les uns les autres sans qu’il y ait de relation de proche parenté. Ce n’est pas parce qu’il y a des liens de sang qui les unissent, ce n’est pas parce qu’il y a des liens de mariage qui les unissent, ce n’est pas parce qu’il y a des raisons financières qui les unissent. Non ! Ils s’aiment les uns les autres pour l’agrément de Allah. Ce sont eux qui s’aiment par recherche de l’agrément de Allah tabaraka wa ta^ala. Ils s’entraident pour la bienfaisance, ils s’entraident pour la piété. Et ils ne s’entraident pas pour le péché ou pour l’animosité.
Si tu constate que ton ami ignore les sujets de la religion, si tu constates que ton ami n’a pas appris ce que Allah a ordonné d’apprendre et de faire et il n’a pas appris ce que Allah a interdit de faire alors si véritablement c’est ton ami il ne convient pas que tu te taises. Il ne convient pas que tu le laisses ignorant. S’il est véritablement ton ami si tu lui aimes véritablement le bien tu vas lui enseigner, tu vas le guider et bien sûr tu utilises les causes qui vont te faire parvenir à ton objectif. Comme ont dit certains « donner le conseil ne veut pas dire faire un scandale », mais il convient que tu lui enseignes de manière subtile de ne pas heurter son égo, parce qu’il se peut que s’il est ignorant et que tu essaies de le corriger, il va se mettre contre toi et son chaytan va se mettre contre toi et il va ameuter toute la famille qui va être contre toi, tu ne vas pas atteindre ton objectif. Donc l’objectif c’est de lui faire enseigner de manière intelligente, avec sagesse. Parce que quel est ton objectif quand tu vas lui enseigner, c’est de le tirer d’affaire, c’est de le sauver, ce n’est pas de l’enfoncer davantage. C’est non seulement de le sauver lui et ceux qui sont autour de lui. Non pas d’avoir toute la famille contre toi. Non ! Il s’agit de lui enseigner avec intelligence, avec sagesse. Donc s’il est véritablement ton ami, il ne convient pas de taire parce que tout les chemins sont sans issus sauf pour ceux qui suivent la voie du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.
Pour parvenir à l’agrément de Dieu, il n’y a pas d’autres chemins que de suivre le chemin du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Et d’appliquer sa loi.
Quand tu veux rendre visite à ton ami, veille à ce que ton intention soit sincère. Qu’est ce que cela veut dire « ton intention soit sincère ? » Cela veut dire mets dans ton cœur que tu vas faire cela pour l’agrément de Dieu.
( رُبَّ صَائِمٍ لَيْسَ لَهُ مِنْ صِيَامِهِ إِلَّا الجُوعُ والعَطَش وَ رُبَّ قَائِمٍ لَيْسَ لَهُ مِنْ قِيَامِهِ إِلَّا السّهَر )
( Roubba sa’imin laysa lahou min siyamihi ‘illa l-jou^ou wa l-^atach wa roubba qa’imin laysa lahou min qiyamihi ‘illa s-sahar)
Donc dans ce hadith, le Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam nous incite à avoir toujours la bonne intention et quand tu vas rendre visite à ton ami veille à ce que tu aies la bonne intention.
Que veut dire avoir la bonne intention ? Cela veut dire veille à ce que quand tu as accomplis cet acte ton intention en accomplissant cet acte c’est de gagner l’agrément de Dieu, c’est d’avoir des récompenses de la part de Dieu. C’est cela avoir la bonne intention.
C’est-à-dire rechercher par ton acte l’agrément de Dieu. Ne recherche pas par ton acte la reconnaissance des gens. Ne recherche pas par ton acte la réputation que vas avoir auprès des gens. Ne recherche pas par ton acte que les gens ne parlent pas en mal de toi par exemple quand quelqu’un va rendre visite à un ami, il dit « je vais lui rendre visite pour qu’il ne me prenne pas la tête, pour qu’il ne parle pas en mal de moi » Et là tu n’a pas fait cela pour l’agrément de Dieu, donc qu’est ce que cela veut dire ? Cela veut dire quand tu accomplis un acte d’adoration fais le en recherchant la récompense de la part de Dieu. Veille à ce que ton intention soit sincère, tu la purifies de tout ce qui peut entraver l’obtention des récompenses de la part de Dieu. Veille à ce que ton intention soit sincère pour l’agrément de Dieu. Et cela c’est un exercice qui n’est pas facile, ce n’est pas quelque chose de facile, c’est très difficile parce que le cœur change très rapidement. Parfois tu peux commencer quelque chose tu as la bonne intention et tu tombes dans le panneau et tu es tiré vers le bas. Il faut toujours te corriger. C’est une des dernières choses que maitrise la personne pour atteindre la sainteté. Donc il faut s’exercer à veiller à ce que l’intention soit pour l’agrément de Dieu. Quand tu fais quelque chose de bien ou quelque chose d’indifférent veille à le faire par recherche de l’agrément de Dieu, tu gagneras ainsi des récompenses et tu ne tomberas pas dans les péchés.
Quand tu assistes dans une assemblée de science, quand tu vas préparer le repas pour ton mari et quand tu vas emmener les enfants à l’école, quand tu vas étudier la science, même les sciences du bas monde qui sont utiles pour les musulmans, tu l’étudies pour être utile pour la communauté. Aies présent dans ton cœur la recherche de l’agrément de Dieu quand tu vas gagner ta vie avec les moyens licite, tu le fais pour assurer ta chasteté et la chasteté qui sont à ta charge si tu en as ou pour aider les musulmans etc… Recherche toujours l’agrément de Dieu, mais pas par quelque chose qui est déconseillée ou quelque chose qui est interdite bien sur quand tu fais un péché tu ne recherches pas l’agrément de Dieu et quand tu fais quelque chose de déconseillée non plus tu ne recherches pas l’agrément de Dieu. Veilles à ce que quand tu fais quelque chose de licite, d’autorisé, d’indifférent ou qui est quelque chose de bien dans la loi de l’islam de rechercher l’agrément de Dieu par cet acte. C’est cela qui est important comme cela tu gagneras des récompenses.
Quand tu aimes quelqu’un également fais que ton amour soit pour une raison valable dans la loi de l’Islam, non pas pour une raison du bas monde. Ne fais pas en sorte que cela soit pour une raison du bas monde.
Quand tu donnes une aumône à quelqu’un qui est pauvre à quelqu’un qui est miséreux, quand tu vas soutenir un orphelin, fais pour que cela soit pour l’agrément de Dieu également.
Et veille à ce que chaque fois que tu te retrouves dans une assemblée, que tu réalise un intérêt religieux, c’est-à-dire que tu accomplis une tâche qui est conforme à la loi de l’Islam. Par exemple, fais un rappel, même si les gens parlent de mariage, de cuisine ou parlent des vacances, fais en sorte que tu vas faire un petit rappel même deux trois phrases. Parfois les gens, certains peuvent avoir une réaction qui n’est pas bonne, parfois il y a des gens qui peuvent quitter l’assemblée alors que tu parles de religion. Donc veille à ce que tu essaies de les attirer et parfois tu donnes même quand quelqu’un prend beaucoup le miel parfois il va s’ennuyer du miel, il arrive qu’il s’ennuie du miel. Donc donne les informations mais tu les doses de sorte à ce que les gens soient réceptifs. C’est cela ton intérêt, c’est que les gens les assimilent et qu’ils en profitent et pas qu’ils deviennent réfractaire.
Et quand tu vas soutenir quelqu’un financièrement par exemple en donnant une aumône à un pauvre, ou à un miséreux ou à un orphelin alors fais en sorte que cela soit pour l’agrément de Allah.