Conseil d’un savant : se remettre en question avant que ne vienne la mort
La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le maître des Messagers et l’Imam des pieux notre Prophète Mouhammad ainsi que tous ses frères prophètes messagers et sa famille bons et purs.
Ô vous les gens, délaissez l’insouciance avant que ne vienne à vous la mort. Réfléchissez combien de temps vous reste t-il à vivre et réfléchissez à ce que vous avez préparé pour votre tombe et pour votre au-delà ? Jusqu’à quand allez-vous rester dans l’insouciance sans vous préoccuper de l’obéissance envers votre Seigneur ? Qu’attendez-vous ? Que la mort ne vienne soudainement à vous ?!
Jusqu’à quand y aura-t-il des gens qui ne s’acquitteront pas de la prière ? Jusqu’à quand y aura-t-il des gens qui ne diminueront pas les paroles ? Jusqu’à quand y aura-t-il des gens qui délaisseront les assemblées de science alors qu’ils en ont besoin ? Jusqu’à quand y aura-t-il des gens qui feront la médisance des musulmans ?
Jusqu’à quand une femme continuera de nuire à son mari ? Ne pense-elle pas à la parole du Prophète :
لا تؤذى امرأة زوجها فى الدنيا إلا قالت زوجته من الحور العين
لا تؤذيه قاتلك الله فإنما هو دخيل عندك يوشك أن يفارقك إلينا
qui signifie : « Il n’y a pas une femme qui nuit à son mari dans le bas monde sans que l’épouse de son mari parmi les hour al-^in – les femmes du paradis – ne lui disent : Ne lui nuis pas, que Dieu te rétribue pour ce que tu fais. Il est tel un invité chez toi, et il va bientôt te quitter pour venir nous rejoindre ».
Ne réfléchit-elle donc pas au hadith :
أيما امرأة ماتت وزوجها راض عنها إلا دخلت الجنة
qui signifie : « Il n’y pas une femme croyante qui meurt en ayant son époux satisfait d’elle, sans qu’elle n’entre au Paradis ». Et au sujet du hadith du Prophète :
أيما امرأة باتت وزوجها غاضب عليها لعنتها الملائكة حتى تصبح
qui signifie : « Il n’y a pas une femme qui passe la nuit alors que son mari est en colère contre elle sans que les anges ne la maudissent jusqu’au matin ». Le Messager éminent, que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré, a dit
أعظم الناس حقا على المرأة زوجها
ce qui signifie : « La personne qui a le plus grand droit sur la femme, c’est son mari ».
Jusqu’à quand des hommes vont nuire à leurs épouses sans droit alors que le Messager de Allah a dit :
خيركم خيركم لأهله وأنا خيركم لأهلى
ce qui signifie : « Les meilleurs d’entre vous sont ceux qui sont les meilleurs avec leurs épouses et moi je suis le meilleur d’entre vous envers mes épouses ». Et il a dit :
إنى أحرّج عليكم حقّ الضعيفين المرأة واليتيم
ce qui signifie : « Je suis très exigent avec vous concernant le droit des deux plus faibles, la femme et l’orphelin ».
Ne pensent-ils pas à la tombe étroite dans laquelle ils vont descendre, cette tombe qui est la maison de la solitude, la demeure des vers ? Ne réfléchissent-ils pas au sujet du châtiment de l’enfer et du feu noir ténébreux ?
Jusqu’à quand allez-vous lâcher les brides à vos langues pour dire ce qui vous passe par la tête parmi les paroles qui ne comportent pas de bien ? Quand allez-vous appliquer le hadith :
عليك بطول الصمت إلا من خير
فإنه مطردة للشيطان عنك وعون لك على أمر دينك
qui signifie : « Attaches-toi au long silence sauf pour dire du bien, car le long silence chasse le chaytan loin de toi et ceci est une aide pour ta religion ».
Jusqu’à quand allez-vous profiter des félicités, des désirs, des plaisirs des nourritures, des plaisirs des boissons, des habits luxueux, alors que le Messager de Allah a dit :
ازهد فى الدنيا يحبك الله وازهد فيما عند الناس يحبك الناس
ce qui signifie : « Sois ascète dans le bas monde, Allah t’accordera Son agrément, et ne recherche pas à obtenir des gens ce qu’ils possèdent, les gens t’aimeront ».
Jusqu’à quand allez-vous passer la nuit dans un sommeil profond ? Quand allez-vous veiller les nuits pour faire des prières surérogatoires, pour demander le pardon, pour faire le repentir et pour regretter vos péchés passés ? Quand ferez-vous donc la prière de as–soubh dans son temps ? Jusqu’à quand allez-vous rire alors que vous devriez pleurer ? Vous parlez beaucoup de choses inutiles et vous n’évoquez pas Allah. Vous mangez, vous profitez et vous n’êtes pas ascète. Vous perdez du temps dans des loisirs, vous ne tirez aucune leçon des conseils qu’on vous donne et vous n’êtes pas exhorté.
Vous agissez en mal avec vos pères et vos mères. Vous n’êtes pas bienfaisants envers eux. Vous délaissez les assemblées de science alors que vous êtes capables d’y assister. Vous délaissez l’aide aux pauvres alors que vous, vous êtes rassasiés. Vous avez du plaisir à dépenser beaucoup d’argent pour vos désirs éphémères, mais vous ne vous souciez pas de soutenir l’appel à la religion agréée par Allah par la parole et par les biens. Ô combien êtes-vous dans l’insouciance ! Quand allez-vous donc tirer des leçons, quand allez-vous vous repentir, quand allez-vous pleurer, quand allez-vous demander le pardon et veiller la nuit en prières surérogatoires ?
Quand allez-vous vous aimer par recherche de l’agrément de Allah ? Quand allez-vous vous détourner de nuire au musulman et de faire sa médisance ?
Notre maître ^Aliyy avait raison lorsqu’il disait :
الناس نيام فإذا ماتوا انتبهوا
(an-nasou niyam fa ‘idha matou ntabahou) ce qui signifie : « Les gens sont comme endormis, c’est lorsqu’ils meurent qu’ils se réveillent ».
Attendez-vous de voir l’ange ^Azra’il venir ôter vos âmes ? Alors, rappelez-vous maintenant de ces choses. Qu’allez-vous dire ? Qu’allez-vous faire ? Comment allez-vous agir si vous restez sur l’état sur lequel vous êtes à ce jour ? Le Messager de Allah r a dit :
الكَيّسُ من دان نفسه وعمل لما بعد الموت والعاجِزُ
من اتبع نفسه هَواهاُ وتمنى على الله الاماني
ce qui signifie : « L’intelligent, c’est celui qui se remet en question et qui œuvre pour ce qui vient après la mort. L’incapable, c’est celui qui laisse son âme suivre ses passions, qui a beaucoup d’espoir alors qu’il n’agit pas en conséquence pour être sauvé dans l’au-delà ».
conseil d’un savant : la bienfaisance envers les parents
Allah a ordonné qu’on remercie les parents, car ils veillent sur vous pour la protection de votre religion. De nos jours, les pères et les mères n’attachent pas d’importance : ils envoient leurs enfants à des écoles modernes où ils leur enseignent la mécréance. Quel mauvais parents que ces parents là. Les parents qui ne veillent pas à l’intérêt de leurs enfants sont de mauvais parents. Avant de leur enseigner la science de la religion, ils les envoient à l’étranger. Il y a des écoles qui enseignent la mécréance aux enfants. A cause de cet enseignement, les enfants quittent la Foi et l’Islam. Quels mauvais parents que ceux qui mettent leurs enfants dans ces écoles dans lesquelles ils les laissent apprendre la mécréance.
L’enfant qui dès le début a appris la science de la religion, la croyance et les loi indispensables, s’il persévère sur cela, il sera au jour du jugement à l’ombre du Trône. La chaleur du soleil ne l’atteindra pas. Les gens subiront une grande part de la chaleur du soleil. Au jour du jugement, il n’y aura pas de maison, il n’y aura pas d’arbres. La terre sera plate, toute plate. Celui qui sera à l’ombre du Trône, ne subira aucun mal. Les pères et mes mères, s’ils veillaient à la religion de leurs enfants, ils les feraient grandir dans des actes de vertu. Le Trône est le toit du paradis. Le Trône n’est pas un lieu pour Dieu. Dieu existe sans endroit et sans direction.
Le Messager ^alayhi s–salatou wa s-salam a dit :
(Layça minna man lam youwaqqir kabirana wa yarham saghirana)
Ce qui signifie : « N’est pas un musulman accompli celui quoi ne fait pas miséricorde aux plus jeunes et ne respecte pas les plus âgés.» L’Islam ordonne d’être respectueux envers le plus âgé. L’honorer est important. Le grand frère est comme le père. Le petit frère respecte son grand frère, comme s’il était son père. C’est cette éducation islamique que Allah ta^ala agrée. Et celui qui ne respecte pas le plus âgé, ne fait pas partie des accomplis. De même, celui qui n’a pas de tendresse pour les plus jeunes, ne fait pas partie des accomplis. Que chacun d’entre vous respecte son père et sa mère. Votre grand frère également respectez le. Si vous suivez ce chemin, votre fin sera heureuse. Sinon, elle sera mauvaise. Attachez vous à cet ordre de la Loi : Le respect du plus âgé et la miséricorde au plus jeune. Quant aux parents, leur respect est encore plus important.
Il y a à Tripoli un homme qui a rabaissé sa mère et l’a frappée avec son pied. Son pied est devenu comme l’éléphant, et il en émanait une très mauvaise odeur. Tu ne peux pas rester à ses côtés. Allah l’a éprouvé dans le bas monde. Moi je n’ai pas pu supporter son odeur dans l’endroit où il était. Après sa sortie, les gens m’ont raconté son histoire. Respectez vos mères davantage. Respectez aussi vos pères. Quand vous parlez à vos mères, baissez la voix. Parlez à vos parents avec des paroles douces, sinon vous serez perdants.
La subsistance est déjà partagée et prédestinée. La subsistance est selon ce que Allah a inscrit sur la Table Préservée. Quelques soient les sciences du bas monde qu’il apprendra, il ne lui parviendra que ce que Allah a prédestiné. Il y avait un homme qui était contre-maître de bâtiment à La Mecque. Il travaillait pour le compte de l’Etat. Cet homme ne savais pas écrire son nom. Il est mort il y a trente ans. Allah lui a accordé une compréhension de l’ingénierie sans qu’il aille à l’école. Il avait une grande compréhension. Il a construit des maisons pour le roi. Il a alors eu beaucoup d’argents, il s’est enrichi. L’Etat empruntait de lui de l’argent. Il a eu cinquante quatre enfants. Chacun a eu des millions. Ils vivaient comme des rois, ceci par héritage. Il ne savait pas écrire son nom. Allah a prédestiné qu’il ait toute cette grande fortune, ces biens immenses. Il a eu cinquante quatre enfants garçons et filles. La subsistance n’est pas conditionnée par les études. Il y a même ceux qui ont deux ou trois diplômes mais ne trouvent pas de travail. Ce qui est requis de la personne, c’est qu’elle fasse preuve de piété à l’égard de Allah, en accomplissant les devoirs et en évitant les interdits. La subsistance que Allah a prédestinée parviendra nécessairement. Pour avoir plus d’argent les gens envoient leurs enfants à Londres et en Amérique, pour que leurs fils deviennent riches, sans leur enseigner la religion, afin qu’ils soient cultivé et riches. C’est une mauvaise intention.
conseil d’un savant : trois informations
1 – Soubhana l-Lahi midada kalimatihi veut dire : je fais le tasbih de Allah d’un tasbih qui est digne de l’éminence de Ses kalimat.
2 – Celui qui dit au matin : (la ‘ilaha ‘il-la l-Lahou la charika lah, lahou l-moulkou wa lahou l-hamdou wahouwa ^ala koulli chay’in qadir) aura l’équivalent de l’affranchissement d’un des descendants de ‘Isma^il…
Un grand savant que Allah l’agrée et lui donne satisfaction a dit : cela veut dire c’est comme s’il avait affranchi un esclave parmi ceux qui ont la plus honorable lignée : la plus honorable des lignées des humains c’est la descendance de ‘Isma^il. Ils sont plus honorables que les fils de ‘Isra’il et plus honorables que les non-arabes.
3 – Lorsque notre maître Abou Bakr a été investi du califat, il a dit : « J’ai eu la responsabilité de vos affaires et je ne suis pas le meilleur d’entre vous ».
Un grand savant que Allah l’agrée et lui donne satisfaction a dit : c’est-à-dire pour certaines caractéristiques de la sainteté : il n’était pas d’un corps fort comme ^Oumar mais il avait une forte capacité de compréhension et d’esprit pour certains sujets. Mais par ailleurs il savait qu’il était le meilleur de cette communauté après le Prophète.
Notre maître ^Oumar par exemple est le maître de ceux qui ont le kachf. Notre maître ^Aliyy par exemple était celui qui avait le plus de science parmi les compagnons.
conseil d’un savant : l’entraide pour le bien
Que Allah fasse qu’il y ait de bénédictions en vous-mêmes et au-dessus de vous. Que Allah vous accorde la réussite pour faire le bien, que Allah vous accorde la réussite pour faire le bien. Je vous recommande de vous rendre visite les uns aux autres, de vous donner le conseil les auns aux autres et de faire preuve de concordance (tatawou^) les uns avec les autres. Beaucoup sans concordance est en vérité peu. Peu avec la concordance est en réalité beaucoup. Attachez-vous donc à la concordance, au conseil des uns des autres et au maintien des liens les auns avec les autres.
Qu’Il vous profite et qu’Il fasse profiter par vous.
conseil d’un savant : les sorties inutiles
Je commence par le nom de Allah le Très Miséricordieux, le Miséricordieux
La louange est à Allah le Seigneur des mondes et que davantage d’élévation en degrés et d’honneur soient accordés au Messager de Allah
Un grand savant a dit :
Parmi les choses qui relèvent du manque de préparation pour le jour du jugement dans cette époque, il y a les sortie fréquentes des femmes. Ceci revient au fait de suivre les passions, le dimanche, elles veulent sortir se promener en dehors de la ville. Si elles s’abstenaient de le faire, ce serait mieux pour elles.
Si le Prophète a dit que la prière de la femme chez elle est meilleure que la prière dans ma mosquée, qu’en est-il donc de la sortie des femmes pour se promener, chose dont elles ont pris l’habitude de faire de nos jours ? Elles sortent sans que ce soit pour se soigner. Si elle est malade et qu’elle veut se faire soigner en sortant de la ville, c’est une excuse. Mais par simple habitude et pour suivre les passions de l’âme, ceci est éloigné de la religion et de la Loi. Dans la mosquée du Prophète, la récompense de la prière est multipliée par cinq cent mille. Pourtant le Prophète a conseillé les femmes de ne pas sortir pour faire la prière dans sa mosquée et qu’elles fassent la prière chez elles, il a montré que la prière chez elles est préférable à celle qui est accomplie dans sa mosquée.
Les femmes ont à se rendre des comptes à elles-mêmes. Elles ont pris l’habitude de sortir et de se promener chaque dimanche. Par le passé, ces choses là n’existaient pas. Ce ne sont pas des habitudes des musulmans. Ceci est dû au manque de réflexion pour l’au-delà. La tombe les attend. La tombe est la demeure de la solitude, de l’inquiétude, des vers et de l’obscurité. Elles ne réfléchissent pas à cela. Si maintenant la femme sort pour propager la croyance de Ahlou s-Sounnah, par la croyance et la pratique, il y a en cela un bien immense.
conseil d’un savant : s’aimer les uns les autres par recherche de l’agrément de Dieu
Je vous recommande à nos frères de s’aimer les uns les autres, maintenir les liens les uns avec les autres, se donner le conseil les uns aux autres, se rendre visite les uns aux autres et faire des dons les uns aux autres, par recherche de l’agrément de Allah ta^ala.
Lorsque le musulman aime son frère et que son frère l’aime par recherche de l’agrément de Allah, non pas poru une raison de ce bas monde ni pour une proche parenté, il sera à l’ombre du Trône au jour du jugement, il ne sera pas atteint par la chaleur du soleil.
Faire des dons les uns aux autres veut dire que l’un donne quelque chose et que l’autre donne quelque chose. Cela renforce l’amour. Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit : » تهادوا تحابوا « (tahadou tahabbou) cela veut dire que si vous donnez des cadeaux et que l’un donne quelque chose à son frère et que l’autre lui donne quelque chose alors l’amour augmente. Je vous recommande de vous consacrer avec empressement à la science en apprenant et en enseignant car la science de Ahlou s-Sounnahc’est la vie de l’lslam.
Attachez-vous aussi à éviter les mécréances qui se sont propagées dans de nombreux pays et plsu particulièrement dans ce siècle. Le Hafidh Mourtada Az–Zabidiyy a dit dans le commentaire de ‘Ihya’ou ^Ouloumi d-Din : Un certain nombre d’imams des quatre écoles ont composé des écrits pour la présentation des paroles de mécréance.
Attachez-vous à l’indulgence car l’indulgence est la parure de la science. Wa s-salamou ^alaykoum wa rahmatou l-Lahi wa barakatouh.
Wa baraka l-Lahou fikoum wa saddada khoutakoum.
conseil d’un savant : ce qu’a dit un soufi véritable
Quelque soit la faille ou le défaut que tu trouveras en ton frère, un défaut qui est prouvé sans aucun doute, alors porte lui le conseil en cachette, sans que ce soit au grand jour. Ne te laisse pas tromper par le chaytan de sorte à en venir à faire sa médisance.
Lorsque tu l’exhortes, ne le fais pas en étant content d’avoir pris connaissance de son défaut, de sorte qu’il te considère avec égard et respect et que tu le considères avec dédain et rabaissement ! Fais plutôt en sorte que ton objectif soit de le délivrer du péché. Sois triste pour lui tout comme tu serais triste pour toi si tu découvrais en toi-même un défaut. Il convient que tu préfères qu’il délaisse son défaut sans que tu ne l’aies à l’exhorter plutôt qu’il ne le délaisse parce que tu l’as exhorté.
conseil d’un savant : sur les méthodes d’apprentissage
Certes, répéter un grand nombre de fois fait partie des méthodes d’enseignement. Les gens se distinguent en cela : Il y a des gens qui retiennent ce qui est appris sans trop de répétition. Il y a des gens qui ne retiennent qu’après un grand nombre de répétitions. Il convient donc de ne pas multiplier les matières et les mémorisations pour les enfants de sorte que les leçons leur paraissent nombreuses et que cela entraîne la fatigue, la retenue des derniers cours tout en oubliant les premiers, ceci venant de la rapidité de l’enseignant et du grand nombre de cours surtout à notre époque où la mémoire de la plupart des gens est devenue très faible. Ce qu’il convient de faire, c’est de diminuer le nombre de cours dans leur ensemble et de multiplier les répétitions tout en mémorisant ; c’est cela qui est utile. N’attachez pas d’importance aux autres ni à leur méthode d’enseignement. De nombreux savants et mouhaddith reprenaient le même cours plusieurs fois. Ibnou l-Jawziyy a rapporté qu’un savant spécialiste de la jurisprudence a repris chez lui un cours de nombreuses fois. Une vieille femme qui se trouvait alors chez lui lui a dit : je l’ai déjà appris. Il lui dit alors : répète-le. Elle le lui répéta. Ensuite, après quelques jours, il lui demanda de le lui répéter. Elle lui dit alors : je l’ai oublié. Il lui répondit : je répète la récitation par cœur pour qu’il ne m’arrive pas ce qui t’est arrivé.
Il convient à l’enseignant de ne pas prolonger le cours d’une durée qui entraîne l’ennui, ni de le raccourcir d’une manière qui porterait atteinte [à la compréhension]. Il prend en considération pour cela ce qui est de l’intérêt des étudiants. Il convient de procéder avec douceur pour faire comprendre les choses, de prendre soin d’enseigner et de faire comprendre en fournissant tout son effort et de faire des rapprochements d’idées sans en faire trop de sorte que son esprit ne puisse pas le supporter, et sans trop détailler non plus de sorte que l’étudiant ne puisse pas mémoriser avec rigueur. Il convient aussi qu’il éclaircisse les questions par des exemples et qu’il demande aux étudiants de reprendre le commentaire pour qu’il persiste dans leurs esprits. Il ne charge pas l’étudiant de ce qu’il n’est pas apte à supporter de par sa compréhension ou son âge, ni d’un écrit que son esprit serait incapable de comprendre. Il convient à l’enseignant de faire preuve de modestie envers l’étudiant ainsi qu’avec toute personne cherchant à être guidée et qui poserait à cet effet des questions. Il convient également qu’il agisse avec un visage détendu et une intention sincère. Rappelle-leur la parole des mouhaddith : celui qui recherche toute la science d’un seul coup, il la manque entièrement.
Ensuite, porte le conseil aux enseignants et aux dirigeants des écoles de faire preuve de miséricorde les uns envers les autres, de faire preuve d’humilité, de faire preuve de modestie et d’excellence de comportement, d’écouter le bon conseil de ceux qui sont moins bien qu’eux ou mieux qu’eux, de diminuer les paroles sauf pour le bien. Porte leur le conseil de s’embellir par les caractéristiques louables, de faire preuve de docilité et de souplesse les uns envers les autres : en effet, ce qu’ils font est une tâche éminente. Alors, soyez sincères dans votre intention et que votre travail soit loin des innovations. Je vous rappelle la parole du Messager de Allah r ce qui signifie : « Certes Allah accorde pour ce qui est effectué avec douceur ce qu’Il n’accorde pas pour ce qui est accompli avec rudesse ». Ceci est mon conseil pour vous.
Et je demande à Allah de nous accorder la réussite ainsi que vous pour ce en quoi il y a Son agrément.
conseil d’un savant (1998) : que faire contre le waswaas ou mauvaises suggestions
Parmi les actes odieux, laids et repoussants, il y a le waswas – les mauvaises suggestions récurrentes – dont certaines personnes font preuve lors du takbir – la parole Allahou ‘akbar de l’entrée en rituel – ou lors de la récitation de la Fatihah. En effet, cela contrarie le khouchou^ – la crainte de Allah, présente dans le cœur –. Il arrive ainsi que l’homme ressorte de sa prière sans avoir senti le moindre khouchou^ pour Allah ta^ala. Il n’aura alors aucune récompense si ce n’est d’avoir fatigué son cœur puisque certains en ressentent les conséquences dans leur corps et leur esprit. Celui qui voit une telle personne sera dégoûté de son acte. C’est une chose qui peut même entraîner, si cela persiste et se prolonge, une perturbation dans l’esprit de la personne elle-même et peut même entraîner une faiblesse dans sa compréhension. Le cas qui présente le plus de gravité, c’est lorsque la personne est récemment entrée en Islam : certains musulmans ignorants voyant cela de la part de quelqu’un, trouvent la prière laide, surtout si celui qui est éprouvé par ce waswas montre l’apparence de quelqu’un qui pratique bien la religion. Celui qui le voit dit ainsi : si cette personne qui semble être quelqu’un qui pratique la religion, agit de cette façon, comment va-t-on devenir si on le suit lui et ses semblables ? Il cesse alors de faire la prière. Il se peut alors qu’il ait de mauvaises pensées au sujet du fondement même de la religion et qu’il en arrive jusqu’à l’apostasie par la croyance. Comme est donc mauvais un acte dont tout cela serait la conséquence. Ceci est une source de mauvaise compréhension des choses de la religion et c’est contraire au hadith : ((إن الدين يسر)) ce qui signifie : « Certes la religion est une facilité« .
Si encore il n’y avait de mal en cela que de priver du khouchou^ et de la joie provoquée par l’adoration de Allah : la prière est en effet un apaisement pour le cœur alors que celui qui est en proie au waswas en a fait le contraire puisqu’il ne ressent pas cet épanouissement du cœur, ce qui est à l’opposé de la prière d’une personne dont la prière est conforme à ce qui est méritoire. Le Messager a dit ((أرحنا بها يا بلال)) ce qui signifie : « Apaise-nous par elle Bilal« .
La signification en est que grâce à la prière, le cœur s’apaise et devient joyeux. Celui qui agit en ayant le waswas est privé de la bénédiction de la prière et de sa récompense jusqu’à ce qu’il la finisse. Celui qui persévère sur cela pendant des années et dont la vie se clôt sur cet état, il est tel celui qui n’a jamais accompli de prières.
Celui qui accomplit véritablement la prière c’est celui qui en état de prière a le cœur apaisé, calme, tranquille plus encore que lorsqu’il n’est pas dans l’accomplissement de la prière. Celui donc pour qui Allah veut un bien, aura le cœur joyeux lorsqu’il est en état d’accomplissement de la prière, joyeux par son imploration de son Seigneur et non pas angoissé ni inquiet.
Celui qui est éprouvé par ce waswas, en raison de son application à avoir présente l’intention qu’il est requis d’avoir pendant le takbir selon le madh-hab chafi^iyy, qu’il s’en détourne pour le madh-hab de Malik et qu’il se suffise de l’intention d’accomplir la prière obligatoire de adh–dhouhr ou de al-^asr par exemple avant le takbir, même quelques minutes avant. Elle est correcte ainsi selon Malik. Il en est de même pour celui qui est sujet à l’épreuve du waswas pour rectifier la prononciation des lettres, qu’il prenne l’avis du madh-hab de Malik en accomplissant la prière derrière quelqu’un qui récite correctement la Fatihah et qu’il se suffise de la récitation de son imam. S’il est seul, qu’il se suffise de bouger ses lèvres. Il lui est permis dans le madh-hab de Malik de réciter dans deux rak^ah et de ne pas réciter dans deux autres rak^ah. Chez eux [les malikiyy], il y a un avis qui dit que la récitation est suffisante dans le minimum c’est-à-dire dans une rak^ah de la prière de trois ou de quatre rak^ah. Ainsi, s’il est déjà requis pour l’aumône que la personne ait le cœur réjoui lorsqu’elle la donne, que dire de la prière qui est une imploration, par laquelle l’esclave implore son Seigneur ?
Si encore il n’y avait dans le waswas que l’éloignement des gens qui observent ces gestes exécrables. En effet certains de ceux qui sont en proie à ce waswas lèvent les bras lors du takbir d’une manière qui entraîne l’aversion, de même que lors de la prononciation de certaines lettres, au point que celui qui le voit s’imagine qu’il est fou ou perturbé dans son esprit. ‘Inna li l-Lahi wa ‘inna ‘ilayhi raji^oun. Nous appartenons à Allah et c’est à Lui que nous rendrons des comptes au rassemblement.
Si elle était récitée ainsi dans le discours et que celui qui est éprouvé l’entendait, il ressentirait un malaise et aurait honte. De plus, dans le madh-hab de Malik il y a une facilité pour celui qui est éprouvé. Ainsi selon Malik il n’est pas une condition qu’il s’entende lui-même prononcer les lettres mais il lui suffit de faire bouger les lèvres. Compte ainsi parmi le conseil conforme à la Loi de guider et de montrer à celui que l’on voit agir ainsi d’abandonner le waswas et de ne pas le laisser persévérer sur cela. Il est arrivé à quelqu’un en proie au waswas de partir au Nil pour lever le grand hadath car il était jounoub, de s’y plonger puis de se dire : [le ghousl] n’est pas valable. Il a passé sa journée et il s’est dit : maintenant qu’il fait nuit, je reviendrai demain pour lever le hadath. L’eau du Nil ne lui a pas suffi. fin de citation.
conseil d’un savant (en aout 2001) : les dégats provoqués par les assimilationnistes
Je commence par le nom de Allah le Très-Miséricordieux, le Miséricordieux
La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que l’honneur et l’élévation en degré soient accordés à notre maître Mouhammad. Que sa communauté soit préservée de ce qu’il craint pour elle.
Parmi les corruptions qui se sont produites suite à l’apprentissage de la science des wahhabites, il y a le cas d’un jeune homme d’Ethiopie qui est parti au Hijaz. Il s’est installé à Médine et a intégré leur école qu’ils appellent l’université islamique. Il y est resté cinq ans durant lesquels il a appris leur doctrine : que celui qui dit Ya Mouhammad –Ô Mouhammad– est un mécréant, que celui qui dit Ya Raçoula l-Lah –Ô Messager de Allah– est un mécréant, que celui qui rend visite aux tombes des Chaykh pour rechercher la barakah –les bénédictions– est un mécréant.
Il est revenu chez lui dans son pays et a dit aux gens : vous êtes mécréants. Il a dit à son père : Père, tu es mécréant. Le père n’a pas pu se contenir, il a pris un fusil et l’a tué. Ensuite il s’est rendu au gouvernement.
Semblable à cela est arrivé au Togo en Afrique. Il y a un homme qui accordait une grande importance au Mawlid. Son fils était parti en Arabie Séoudite et a pris la doctrine des wahhabites. Lorsqu’il est rentré dans son pays, il a dit à son père : tu es mécréant. Le père l’a tué.
A Jimmah en Ethiopie aussi, il y avait un homme qui s’occupait particulièrement du Mawlid. Son fils a appris la croyance des wahhabites et s’est mis à dire à son père : tu es mécréant. Le jour du Mawlid, le père préparait la nourriture afin de la présenter aux gens le jour du Mawlid. Le fils était venu et a déversé du fuel dans la nourriture car selon lui c’était une chose blâmable. Le père était alors à l’extérieur de la maison. Lorsqu’il était rentré, ceux qui préparaient la nourriture lui ont dit : ton fils a fait telle et telle chose. Le père s’était mis en colère, il l’a tué puis s’est rendu au gouvernement.
Ces trois affaires ont eu lieu. Les deux premières se sont produites il y a environ deux ans et la troisième depuis sept ans. Pour la deuxième et la troisième, le gouvernement n’a pas puni le père. Le père a dit : il –c’est-à-dire le fils– est mécréant dans notre Loi car il a déclaré mécréants les musulmans. Ils ont laissé le père et ne l’ont pas puni. Mais dans la première affaire, nous n’avons pas su s’ils ont laissé le père ou s’ils l’ont emprisonné. Nous ne savons pas.