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Les attributs des prophètes et quelques mises en garde

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur septembre 4, 2010
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La prophétie (an-noubouwwah) tire sa racine de an-naba’, c’est-à-dire de la nouvelle car la prophétie est une nouvelle révélée de la part de Allah ; ou bien c’est un terme qui est dérivé de an-nabwah qui est l’élévation. Ainsi, selon la première racine, le prophète (an-nabiyy) est celui qui fait l’action, dans le sens qu’il nous informe de la part de Allah conformément à ce qui lui est révélé, ou bien il est celui qui fait l’action dans le sens qu’il est informé de la part de Allah, c’est-à-dire que l’ange porte à sa connaissance des choses de la part de Allah. La prophétie est donc possible selon la raison. Elle n’est pas impossible.

An-naba’, c’est-à-dire la nouvelle, et an-nabwah c’est l’élévation. Le terme an-nabiyy – prophète – est soit dérivé du an-naba’ , c’est-à-dire que c’est quelqu’un qui rapporte ou qui reçoit des nouvelles ou encore c’est un terme qui dérive de an-nabwah – l’élévation – et les deux définitions sont correctes. Que nous disions c’est un terme qui dérive de an-naba’, c’est-à-dire de la nouvelle, dans ce sens les prophètes reçoivent des nouvelles de la part de Allah ou que l’on dise que an-nabiyy et dérivé de an-nabwah c’est-à-dire de l’élévation parce que les prophètes ont un degré extrêmement élevé. Le prophète – an-nabiyy – est un terme en arabe qui dérive de an-naba’ – la nouvelle – ou un terme qui dérive de an-nabwah qui signifie l’élévation, les deux sens sont correctes.

Allah ta^ala a envoyé les prophètes par miséricorde pour Ses esclaves car il n’y a pas dans la seule raison ce qui permet de se passer d’eux. En effet, la raison ne parvient pas à elle seule à connaître les choses qui peuvent sauver dans l’au-delà.

La raison à elle seule ne suffit pas pour être sauvé. Les mécréants ont une raison par nature mais malgré cela ils font partie des gens de l’enfer. C’est pour cela qu’il y a une sagesse dans l’envoi des prophètes. Les prophètes sont eux qui enseignent aux gens ce qui les sauve dans l’au-delà et ce qui mène à la perte dans l’au-delà.

Ainsi, dans l’envoi des prophètes, il y a une utilité, indispensable pour combler le besoin des esclaves de Allah. Pour cela, Allah est donc Celui qui accorde Sa grâce à Ses esclaves en les envoyant. Ce sont donc des ambassadeurs de Sa part, ta^ala, pour les créatures.

L’envoi des prophètes est un intérêt nécessaire pour les esclaves. Allah ta^ala a tait grâce à Ses esclaves en leur envoyant des prophètes. C’est une grâce de Sa part, et s’Il n’a pas envoyé de prophètes, Il ne serait pas injuste. Que l’on sache aussi, que la prophétie est particulière au sexe masculin parmi les humains. Il n’y a pas de prophète parmi les femmes tout comme l’a dit la majorité des savants.

Allah ta^ala dit : (Wa ma ‘arsalna min qablika ‘illa rijalan nouhi ‘ilayhim) [sourat An-Nahl / 43] ce qui signifie : « Et Nous n’avons envoyé avant toi que des hommes à qui Nous avons révélé ». Cette ayah comporte une preuve que la prophétie est spécifique pour les hommes seuls. Que l’on sache également que Jibril est celui qui descend avec la révélation sur les prophètes la plupart du temps. Mais dans certaines occasions, il se peut que ce soit autre que lui qui descend.

La révélation est soit par l’intermédiaire d’un ange ou lorsque le prophète entend la parole de Allah qui est de toute éternité ou que la révélation arrive au corps du prophète directement.

La différence entre les prophètes et  les messagers

Sache que  le prophète et le messager ont en commun la révélation. Allah leur révèle donc à tous deux une Loi de l’Islam, conformément à laquelle ils agissent, pour la transmettre aux gens.

Toutefois, le messager vient avec l’abrogation de certaines lois antérieures à lui ou avec une nouvelle Loi de l’Islam.

Le messager, il descend sur lui la révélation d’une Loi qu’il applique. Il lui est révélé aussi l’abrogation d’une partie de la Loi de qui l’a précédé c’est-à-dire l’abrogation de certains jugements qui étaient dans l’époque du messager qui l’a précédé ou il lui descend un nouveau jugement qui n’est pas descendu sur qui l’a précédé parmi les prophètes ; celui-là est appelé messager.

Quant à celui sur qui il ne descend rien de nouveau, mais seulement l’ordre d’agir conformément à la Loi du messager qui l’a précédé comme si par exemple il lui a été dit : transmets la loi de Mouça, celui-là est appelé prophète et il n’est pas appelé messager.

Il a été rapporté que le nombre de prophètes est de 124 000 parmi lesquels il y a 313 messagers [hadith rapporté par Ibnou Hibban qui l’a jugé sahih].

Le premier d’entre eux est notre maître Adam et le dernier est notre maître Mouhammad. Et le meilleur d’entre eux est Mouhammad, ensuite ‘Ibrahim, ensuite Mouça, ensuite ^Iça, ensuite Nouh, que Allah les honore et les élève tous davantage en degré.

Notre maître Mouça était un prophète messager. Il avait un élève qui s’appelle Youcha^ Bin Noun. A la mort de Mouça, Allah a révélé à Youcha^ Bin Noun et Il lui a accordé le statut de prophète. C’est sur ses mains qu’a été conquise Jérusalem et ce, après la mort de Mouça. Youcha^ Bin Noun a invoqué Allah afin qu’Il retarde d’une heure le coucher du soleil. Son invocation a été exaucée afin qu’il puisse conquérir Jérusalem avant le coucher du soleil.

Quant au nombre des prophètes, il y a ce qu’a été rapporté dans le hadith précédemment cité mais l’avis qui est retenu par les savants comme étant celui qui prévaut c’est de dire que Allah a envoyé des prophètes, le premier d’entre eux est Adam et le dernier est Mouhammad. L’avis qui prévaut au sujet des prophètes c’est de ne pas préciser un nombre de crainte d’intégrer parmi eux qui ne fait pas partie d’eux ou d’enlever parmi eux qui fait partie d’eux. Seulement on dit que Allah a envoyé des prophètes, le premier d’entre eux est Adam et le dernier est Mouhammad. Pour ce qui est du mérite ‘oulou l-^azm sont au nombre de cinq et sont : Mouhammad, ensuite ‘Ibrahim, ensuite Mouça, ensuite ^Iça, ensuite Nouh, que Allah les honore et les élève tous davantage en degré.

Le prophète qui n’est pas messager, il lui est révélé de suivre la Loi de l’Islam d’un messager antérieur à lui pour la transmettre.

C’est cette différence entre le prophète et le messager qui est correcte. Quant à ce qu’a cité certains des plus récents dans leurs écrits que le prophète reçoit la révélation d’une Loi mais qu’il n’a pas reçu d’ordre pour la transmettre, ceci est faux et très loin du sens du statut de prophète. Que l’on soit sur ses gardes de pareilles explications.

Quant à l’explication correcte c’est ce qu’a cité de nombreux savants, comme l’Imam glorieux, le Chaykh des Chafi^iyy et des ‘Ach^ariyy, Abou Mansour Al-Baghdadiyy ou encore Al-Qounawiyy, celui qui a fait le commentaire de AtTahawiyyah ou Al-Mounawiyy. Il n’y a pas un seul prophète sans qu’il ait transmis à sa communauté.

Pour cela, les savants ont dit : « Tout messager est aussi prophète et tout prophète n’est pas forcément messager ».

De plus, ils se différencient par le fait que le message peut être attribué aux anges ou aux êtres humains. Alors que la simple prophétie ne peut avoir lieu que chez les hommes.

Les messagers sont meilleurs que les prophètes qui ne sont pas messagers. Et tous ceux qui ont été messagers ont également été prophètes mais ce n’est pas tout prophète qui est également messager.

De plus, le message est une caractéristique que peut avoir les anges et un humain. Quant au statut de prophète ce ne peut être que parmi les humains. Il y a parmi les anges des messagers parmi lesquels Jibril ^alayhi s-salam. Il est un messager parmi les anges tout comme il y a d’autres que lui que Allah envoie aux anges afin de transmettre la révélation. Allah ta^ala leur ordonne de transmettre à un groupe d’anges un ordre particulier.

Allah ta^ala dut : (Allahou yastafi mina l-mala’ikati rouçoulan wa mina n-nas) [sourat Al-Hajj / 75] ce qui signifie : «Allah élit parmi les anges des messagers et également parmi les gens ». C’est-à-dire que Allah choisit parmi les anges des messagers et également parmi les humains des messagers. Jibril est donc un messager de la part de Allah pour les prophètes et pour les messagers parmi les humains et de même, il est un messager de la part de Allah pour les anges également.

Les messagers sont meilleurs que les prophètes mais la personne ne distingue pas par elle même entre tel ou tel autre prophète sans science.

Notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ne savait pas au début qu’il était le meilleur des prophètes, c’est pour cela qu’il a dit : ce qui signifie : « Ne m’accordez pas un degré supérieur aux autres prophètes ». Lorsqu’il avait dit cela, il ne savait pas encore qu’il était le meilleur des prophètes. La raison pour laquelle ce hadith a été dit c’est qu’il y avait un mécréant des fils de ‘Israil qui vendait à un musulman. Le musulman avait offert un prix au mécréant des fils de ‘Israil mais le mécréant des fils de ‘Israil n’a pas été d’accord pour ce prix. Le mécréant des fils de ‘Israil a répondu : « Non par Celui qui a élit et qui a accordé à Mouça un degré supérieur à toutes les créatures ». Le musulman a alors frappé le mécréant des fils de ‘Israil et le mécréant des fils de ‘Israil qui faisait partie des gens de la dhimmah est parti se plaindre auprès du Messager de Allah. Il lui a dit ce qui lui était arrivé. Le mécréant des fils de ‘Israil a dit : « Ô Abou l-Qacim, nous sommes des gens de la dhimmah et un des musulmans nous a frappé ». Alors le Messager a envoyé chercher ce musulman. Ainsi, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Ne m’accordez pas un degré supérieur aux autres prophètes parce que au jour du jugement lorsque ‘Israfil va souffler dans le corps, je vais m’évanouir et les gens vont s’évanouir et lorsque je me réveille je vais voir Mouça qui est près d’un des piliers du Trône. Je ne sais pas si lui il ne s’évanouit pas parce que il a été rétribué pour son évanouissement sur le mont Sinaï ou alors il s’est réveillé avant moi de son évanouissement ». Le prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam s’est attaché à la Loi. A nous donc de prendre exemple sur lui parce que le prophète à ce moment-là ne savait pas qu’il avait un degré supérieur à tous les autres prophètes et il s’est attaché à ce qui lui a été transmis comme Loi et à nous donc de ne pas préférer un  prophète sur un autre sans qu’il y ait un texte. Et lorsqu’il a reçu la révélation le Prophète a dit : (‘Ana sayyidou waladi ‘adama yawma l-qiyamati wa la fakhar) ce qui signifie : « Je suis le maître des fils de ‘Adam au jour du jugement et je ne dis pas cela par fierté ou orgueil ».

Les prophètes sont les meilleurs des créatures de Allah tout comme Sa parole ta^ala l’indique : (Wa koullan faddalna ^ala l-^alamin) ce qui signifie : « Et Nous leur avons tous accordé un degré et un mérite supérieur par rapport aux autres créatures ».

Les attributs obligatoires des prophètes et les attributs qui leur sont impossibles :

Les prophètes ont obligatoirement pour attribut la véracité. Il leur est impossible le mensonge. Il leur est obligatoire aussi l’extrême intelligence. Il leur est impossible  l’idiotie et la stupidité. Il leur est obligatoire l’honnêteté. Ainsi, les prophètes sont préservés de la mécréance, des grands péchés et des petits péchés de  bassesse. C’est cela la préservation qui leur est obligatoire et il leur est impossible la trahison.  D’autre part, la chasteté leur est obligatoire. Ainsi, la vulgarité, la légèreté morale et la lâcheté leur sont impossibles.

Il est un devoir pour les prophètes la véracité et il leur est impossible le mensonge. Notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam était connu d’entre les gens de La Mecque comme étant al-‘amin – l’honnête – . Il n’a pas été rapporté qu’il ait menti une seule fois toute la période qu’il a passée avant de recevoir la révélation à savoir 40 ans. Le mensonge est un défaut qui contredit le rang des prophètes.

Il est obligatoire également pour les prophètes l’extrême intelligence. Ils sont tous extrêmement intelligents. Ils ont une raison saine, complète et ils ont une forte compréhension. Il leur est impossible la stupidité et l’idiotie. Il n’y a pas parmi eux un seul qui ait été stupide, de faible compréhension et qui ne comprend pas rapidement les paroles sauf après qu’on  les lui répète plusieurs fois. Il n’y a pas parmi eux qui était idiot car s’ils avaient été idiots, les gens les auraient fuit en raison de leur idiotie et Allah a pour attribut la sagesse, Il ne fait pas cela.

En effet, ils ont été envoyé afin de transmettre aux gens ce qui est de leur intérêt dans l’au-delà et dans le bas monde. Et l’idiotie et la stupidité contredisent ce qui est demandé d’eux.

Il est obligatoire pour les prophètes aussi, l’honnêteté. Il leur est donc impossible la trahison aussi bien dans les paroles, les actes ou les comportements. Si quelqu’un leur demande un conseil, ils ne lui disent pas des propos mensongers pour le laisser croire quelque chose contraire à la réalité et si quelqu’un leur confie un objet, ils le conservent.

Et les prophètes sont préservés de la mécréance des grands péchés et des petits péchés de bassesse, c’est-à-dire des péchés qui indiquent une bassesse de caractère comme le fait de voler un grain de raisin et ce, avant l’avènement de la mission de prophète tout comme après. C’est celle-là la préservation qui leur est obligatoire. Il leur est possible autre que cela parmi les péchés mais ils sont immédiatement avertis pour se repentir avant que d’autres ne prennent exemple sur eux en cela.

Et c’est comme ça que l’on répond à ce qu’ont dit certains des plus récents parmi les ‘Ach^ariyy qui ont considéré obligatoire pour les prophètes la préservation de tout ce qui est interdit et de tout ce qui est déconseillé prétendant par cela que s’il provenait d’eux une seule désobéissance ou une seule chose déconseillée alors cette désobéissance ou cette chose déconseillée  se transformerait en obéissance car nous avons reçu l’ordre de prendre exemple sur eux. Il leur est répondu que cela est réfuté par ce qui a été cité à savoir, que Allah ta^ala leur inspire le repentir de cela avant qu’un autre ne prenne exemple sur eux en cela et ainsi le risque est levé.

Ce qui explique la possibilité qu’un péché autre que la mécréance le grand péché, et  le petit péché de bassesse, provienne de leur part, c’est la parole de Allah ta^ala :

(Wa ^asaadamou rabbahou fa ghawa ) [sourat Taha / 121] ce qui signifie : « Et Adam a désobéis à son Seigneur ».

Il est également obligatoire un devoir pour les prophètes la chasteté. Il leur est impossible la vulgarité comme de regarder les femmes ‘ajnabiyyah avec désir ou voler un grain de raisin. Et de même, il leur est impossible le fait d’agir d’une manière non conforme à la sagesse comme celui qui dit des paroles vulgaires et laides.

Il leur est également impossible le manque de courage. En effet, les prophètes sont les plus courageux des créatures de Allah. Et certains compagnons ont dit : « Lorsque la bataille battait son plein, nous recherchions la protection auprès du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ». Ainsi, Allah a accordé à notre Prophète la force de quarante hommes forts.

De plus, les prophètes sont tous extrêmement intelligents, il n’y a pas parmi eux qui soit stupide, imbécile ou idiot. Et parmi ce qui représente une preuve de la véracité, de l’intelligence des prophètes, il y a ce qui a été rapporté entre notre maître ‘Ibrahim ^alayhi s-salam et An-Noumroud. Notre maître ‘Ibrahim ^alayhi s-salam a dit à An-Noumroud : « Mon Seigneur donne la vie et donne la mort ». Alors An-Noumroud a dit : « Moi aussi, je donne la vie et je donne la mort ». Il a ramené deux hommes qui étaient selon lui condamnés à mort et il a libéré un deux et il a fait tuer le deuxième. Alors notre maître ‘Ibrahim lui  a dit : « Mon Dieu fait lever le soleil de l’orient alors, fais le lever à partir de l’occident ! », c’est alors que An-Noumroud n’a rien trouvé à dire.

Il est également obligatoire pour les prophètes l’honnêteté. Il leur est impossible la trahison. Ainsi, notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam malgré la grande aversion, la grande animosité et la grande haine qu’avaient les gens mécréants de Qouraych envers lui, ils l’avaient  surnommé AsSadiq Al-‘Amin, le véridique, l’honnête, parce qu’il n’avait pas fait une seule fois preuve de trahison ou de mensonge. Même lorsqu’il a émigré de La Mecque à Médine, il a laissé notre maître ^Aliyy afin qu’il rende à leurs propriétaires, les objets qui avaient été confiés au prophète et ce, par honnêteté.

La préservation des prophètes est une grâce de la part de Allah, c’est un bienfait qu’Il leur a accordé. Mais c’est une préservation de sorte à ce que ce qu’ils font reste le fruit de leurs choix après la préservation, c’est-à-dire lorsqu’ils font une obéissance et qu’ils s’abstiennent d’une désobéissance. Ce qu’ils font c’est un choix de leur part malgré cette préservation et c’est l’avis pour lequel a penché le Chaykh Abou Mansour Al-Matouridiyy et c’est l’avis le plus correct que l’on retient car si ce n’était pas ainsi, ils seraient contraints dans leurs actes. Et celui qui est contraint pour faire l’obéissance ou pour s’abstenir de la désobéissance, il ne sera pas récompensé dans le fait qu’il a fait ou qu’il a abandonné.

Pour ce qui est de la parole de Allah ta^ala : (Wa laqad hammat bihi wa hamma biha lawla ‘an ra’a bourhana rabbihi) [sourat Youçouf / 24]. Il a été dit au sujet de cette ayah environ cinq interprétations et le meilleur de ce qui a été dit à ce sujet c’est ce qui suit : La parole de Allah ta^ala (Wa hamma biha ) c’est-à-dire : « il aurait eu un penchant pour elle … » est lié avec ce qui vient après : ( … lawla ‘anra’a bourhana rabbihi) c’est-à-dire : « … s’il n’avait eu des preuves de son Seigneur ». Et selon cette explication, Youçouf n’a pas du tout eu l’intention envers elle car il a reçu les preuves et s’il n’avait pas eu la preuve, il aurait eu un penchant. Et la preuve ici c’est la préservation. C’est-à-dire qu’il lui a été inspiré que les prophètes sont préservés de pareilles choses et qu’il va recevoir le statut de prophète et ainsi il n’a pas eu de penchant pour elle. C’est le meilleur de ce qui a été dit pour l’exégèse de cette ayah.

En résumé, les prophètes ne commettent pas la fornication et ne penchent pas pour commettre la fornication. On ne prête donc aucune attention à ce qui figure dans certains livres prétendus de Tafsir que selon eux, notre maître Youçouf ^alayhi s-salam aurait eu un penchant et aurait désiré commettre la fornication ou que notre maître ‘Ibrahim ^alayhi s-salam aurait commis un mensonge ou autre que cela parmi les paroles mensongères et calomnieuses à l’égard des prophètes. On ne prête aucune attention à cela.

AVERTISSEMENT

Parmi ce qui est un devoir pour les prophètes c’est de transmettre. Aussi, tous le prophètes, il leur est ordonné de transmettre cela a été indiqué et prouvé par la parole de Allah ta^ala : (Wa ma ‘arsalna min qablika min raçoulin wa la nabiyyin ‘i-la ‘idha tamanna ‘alqa ch-chaytanou fi ‘oumniyyatih) [sourat Al-Hajj / 52].

Dans cette ayah, la signification de tamanna c’est lorsque le prophète appelle son peuple à l’Islam. Et la signification de  ( … ‘alqa ch-chaytanou fi ‘oumniyatih) c’est-à-dire que le chaytan ajoute à ce que les prophètes ont dit. Il ajoute des choses que les prophètes n’ont pas dites afin de tromper les gens et leur donner l’illusion que les prophètes ont dit ces paroles corrompues. Mais cela ne veut pas dire du tout que le chaytan parle sur la langue du prophète.

En effet, Al-Fakhrou r-Raziyy a dit : « Devient mécréant celui qui dit que le chaytan fait sortir des paroles de la bouche du prophète et que le prophète aurait fait l’éloge des idoles, des trois statues, ‘al-lat, al-^ouzza et manat avec cette expression : et ces trois statues leur intercession est espérée ». En effet, il est impossible que Allah fasse que le chaytan puisse faire sortir de la bouche de son prophète une éloge pour des statues. Pour mieux expliquer cela le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam récitait un jour sourat An-Najm, lorsqu’il a récité : (‘Afara’aytoumou llata wa l-^ouzza wa manata th-thalithata l-‘oukhra) ce qui signifie : « avez-vous les trois statues ‘al-lat, al-^ouzza et manat ».  Le chaytan a profité de l’arrêt et du silence du Messager de Allah, pour faire entendre aux associateurs qui étaient auprès du prophète, leurs faisant croire que c’était la voix du prophète. Il leur a fait entendre cette phrase où il a dit : (Ces trois statues élevées, leur intercession est espérée). C’est alors que les associateurs ont été heureux. Ils ont dit : (Jamais Mouhammad n’a cité nos dieux avant aujourd’hui en bien). Allah a fait descendre, pour les démentir, cette ayah qui est dans [sourat Al-Hajj / 52] : ( Wa ma ‘arsalna min qablika min raçoulin wa la nabiyyin ‘i-la ‘idha tamanna ‘alqa ch-chaytanou fi ‘oumniyyatih ; Fa yansakhou l-Lahou ma youlqi ch-chaytanou thoumma youhkimou l-Lahou ‘ayatihi » c’est-à-dire que Allah dévoile et montre que ce que le chaytan a dit ne provient pas du  Prophète. Et ceci est une épreuve de la part de Allah afin que soit distingué qui suit ce que le chaytan a dit et qui ne le suit pas pour que celui-là périsse et que cet autre soit heureux.

Et dans la parole du prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qui signifie : « Le prophète était envoyé pour son peuple, et j’ai été envoyé pour tous les gens ». Dans cette parole, cela ne veut pas dire que tous les autres prophètes, hormis notre prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, qu’il ne leur était pas un devoir de transmettre à autre que leur peuple. Mais la signification du hadith c’est que les prophètes autres que notre prophète ont été envoyés à leur peuple. C’est-à-dire qu’il leur a été ordonné de transmettre à leur peuple et cela ne veut pas dire qu’ils ne transmettent qu’à leur peuple car ordonner le bien et interdire le mal est un devoir à tout individu parmi les croyants qui en est capable. Et cette obligation est encore plus prioritaire pour les prophètes.

Notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a été envoyé à tout le monde. Les autres prophètes que notre maître Mouhammad ont été envoyés chacun pour sa communauté. Mais c’était un devoir pour quiconque qui suivait un des prophètes, s’il y avait un autre prophète qui est venu après lui, de suivre cet autre prophète.

Que l’on sache que chacun des prophètes était éloquent. Il n’y a pas parmi eux dont la langue ne facilite pas sa prononciation  de sorte à ce qu’il parle rapidement et sa langue ne répond pas comme il le veut. Et il n’y a pas parmi eux qui balbutie et  il n’y a pas  parmi eux qui transforme le « ra » en « gha » ou en « la » ni celui qui transforme le « tha » en « sa ».

Et il leur est impossible également les lapsus, aussi bien concernant la Loi ou concernant les choses habituelles autres que la Loi. En effet, si le lapsus leur avait été possible, il n’y aurait plus de confiance dans la véracité de ce qu’ils disent et alors quelqu’un pourrait dire lorsqu’il lui est rapporté les paroles du prophète : (qu’est-ce qui nous fait savoir  que ce  qu’il dit n’est pas par lapsus ?) Il ne peut arriver du Prophète qu’il dise des paroles autres que celles qu’il voulait dire. Il est également impossible qu’il provienne de lui des paroles qu’il ne voulait pas dire du tout, comme cela pourrait arriver à quelqu’un d’endormi de parler.

Quant à l’oubli qui est possible pour eux, c’est comme de faire le salam après deux rak^ah tout comme cela s’est produit pour le Messager. En effet, il a été rapporté qu’il a été dit au Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam : « Est-ce que la prière a été raccourci Ô Messager de Allah, ou bien on t’a fait oublier les deux dernières rak^ah ? ». Il a dit ce qui signifie : « Tout cela n’a pas eu lieu ». Puis le Prophète a interrogé ses compagnons et a dit ce qui signifie : « Est-ce que Dhou l-yadayn -celui qui a posé la question- a dit vrai ? ». Ils lui ont répondu : « oui ». C’est alors qu’il s’est levé et il a accompli les deux rak^ah manquantes. [rapporté par Mouslim].

Et parmi ce qui est impossible pour les prophètes également, il y a la folie. Quant à l’évanouissement, il leur est possible. En effet, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam tant les douleurs étaient terribles dans la maladie de sa mort, il s’évanouissait, on l’aspergeait d’eau et il se réveillait.

Parmi ce qui est impossible pour eux également, il y a l’influence de la magie sur leur raison. Il n’est pas permis de croire que la magie a une quelconque influence sur leur raison et il n’est pas permis de croire que la sorcellerie a eu une influence sur la raison de notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam quelque soit la personne qui a dit cela.

Pour ce qui est de la peur naturelle, comme d’éviter un serpent, cela ne leur est pas impossible. Mais la peur qui est le manque de courage, c’est cette peur-là qui leur est impossible. Mai on ne dit pas que le Prophète s’est enfui des mécréants parce que cette phrase suggère le manque de courage.

De même, leur est impossible toute maladie repoussante.

Celui qui leur attribue donc le mensonge, la trahison, la vulgarité,  la légèreté morale, la lâcheté ou ce qui est semblable à cela, est devenu mécréant.

Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :  (Ma ba^atha l-Lahou nabiyyan ‘il-la haçana l-wajhi haçana ssawti  wa ‘in-na nabiyyakoum ‘ahçanouhoum wajhan wa ‘ahçanouhoum sawta) [rapporté par At-Tirmidhiyy] ce qui signifie : « Allah n’a pas envoyé un seul prophète sans qu’il ait un beau visage et une belle voix et certes, votre Prophète est celui d’entre eux qui a le plus beau visage et la plus belle voix ».

Les prophètes ont donc tous une grande beauté. Il leur est donc impossible la maladie qui répugne les gens et les éloigne d’eux. Allah ta^ala ne leur donne pas pareilles maladies. Quant à la maladie douloureuse, extrêmement  douloureuse même si suite à elle il se produit un évanouissement, pareilles maladies leur sont possibles. Par contre, les maladies répugnantes ne sont pas possibles pour les prophètes.

Voici ‘Ayyoub ^alayhi s-salam que Allah a éprouvé d’une grande épreuve. Il était resté dix-huit ans malade. Et suite à cette épreuve, il a perdu ses biens et sa famille et après laquelle Allah l’a guéri et lui a donné la richesse et Il lui a accordé beaucoup d’enfants.

Certaines personnes ignorantes le calomnient et prétendent que des vers auraient mangé de son corps et que ces vers tombaient puis qu’il prenait le ver et le remettait à l’endroit de son corps et lui disait : (Ô toi créature de mon Seigneur, mange de la subsistance que Allah t’a accordée). Nous demandons à Allah qu’Il nous préserve de cela, c’est un égarement clair et de la mécréance. Lorsqu’il avait recouvert la bonne santé, sa femme ne l’ayant pas reconnu lui  a dit : (Tu es la personne qui ressemble le plus au prophète de Allah ‘Ayyoub avant qu’il ne soit atteint par sa maladie). Elle ne l’avait pas reconnu ! Allah a également éprouvé ‘Ayyoub ^alayhi s-salam dans ses enfants parce qu’il a perdu ses enfants pendant sa vie. Et Il l’a également éprouvé dans ses biens : il a perdu tous ses biens. Et malgré tout cela, il a fait preuve de patience et n’a émis aucune objection à Allah ta^ala. Seulement, en raison de sa patience Allah l’a rétribué dans le bas monde avant l’au-delà. Allah tabaraka wa ta^ala lui a accordé des enfants après qu’il les ait tous perdu. Et Allah lui a rendu la santé qu’il avait perdue à cause de sa maladie.

Quant au Prophète de Allah Mouça ^alayhi s-salam, lui dont la langue a eu un effet suite au charbon qu’il avait pris et qu’il avait mis dans sa bouche lorsqu’il était tout enfant devant pharaon pour une sagesse que Allah sait, ce charbon n’a pas laissé comme conséquence dans la langue de Mouça le fait qu’il ait des paroles qui ne sont pas compréhensibles pour les gens. Ses paroles étaient au contraire tout à fait compréhensibles. Il ne transformait pas une lettre en une autre. Mais il parlait correctement. Seulement, il avait une légère lenteur suite à ce charbon et il a invoqué Allah ta^ala lorsqu’il a reçu la révélation et dans [sourat Taha / 27-28] (wa hloul ^ouqdatan min liçani yafqahou qawli) et Allah l’a délivré de cela.

En résumé, les prophètes de Allah sont d’une parfaite création. Il n’y avait pas en eux un seul qui avait une maladie dans son apparence, et qui était boiteux ou handicapé ou aveugle. Seulement Ya^qoub ^alayhi s-salam tant il avait pleuré son fils Youçouf ^alayhi s-salam ses yeux étaient devenus blancs de chagrin. En fait, c’était les frères de Youçouf ^alayhi s-salam qui avaient rusé et qui avaient mis leur frères dans un puits. Ils avaient prétendu à leur père que Youçouf avait été dévoré par un loup. Notre maître Ya^qoub ^alayhi s-salam par chagrin pour son fils avait perdu la vue pendant une période de sa  vie.  Allah ta^ala lui a rendu la vue lorsque Youçouf avait envoyé sa chemise d’Egypte jusqu’à Madyan qui était la ville où résidait son père. Ya^qoub a ainsi senti l’odeur de Youçouf dans cette chemise et Allah ta^ala a fait que suite à cela, il a recouvert la vue. Lui, il n’était pas aveugle de naissance et il n’avait pas de cécité avant cette épreuve qui l’avait atteint, à savoir la perte de son fils Youçouf. A partir du début de la révélation sur le prophète, il voit nécessairement et après cela, il est possible qu’il perde la vue pour une période, tout comme cela s’est produit donc pour le prophète de Allah Ya^qoub ^alayhi s-salam.

Quant à celui qui dit que Adam ^alayhi s-salam était sauvage, de taille courte qui ressemblait au singe, cela est de la mécréance. Et de même celui qui dit qu’il marchait sur terre nu, comme les animaux car cela est un démenti du Qour’an. Allah ta^ala dit : (Wa t-tini wa zzaytouni wa touri sinin wa hadha l-baladi l-‘amin laqad khalaqna l-‘insana fi ‘ahçani taqwim) [sourat At-Tin /1-2-3-4] ce qui signifie : «Allah a créé l’être humain dans la meilleure image et la meilleur apparence ».

Ainsi, les propos de certains irréligieux dans les dernières époques qui disent que les premiers humains avaient une image semblable à celle du singe, cela est un démenti de cette ayah précédemment citée et du hadith sûr : (Kana ‘adamou sittina dhira’an toulan fi sab^ati ‘adhrou^in ^arda) [rapporté par l’Imam ‘Ahmad] ce qui signifie : « La taille de ‘Adam était de soixante coudées sur sept coudées de large ».

Tous les prophètes avaient une belle image et une belle forme. Il n’y a  pas parmi eux un seul qui ressemble au singe ou à un quelconque autre animal. Comment les prophètes ressembleraient-ils aux singes alors que Allah a châtié un peuple en les transformant en singes ! Notre maître Adam ^alayhi s-salam avait une belle image et une belle forme. Et la taille de notre maître Adam était de soixante coudées de haut sur sept coudées de large. Et c’est avec cette taille que seront les gens du paradis à l’image de leur père Adam.

Celui qui dit que Adam ressemble au singe, celui-là, il est mécréant.

AVERTISSEMENT

Il n’est pas permis de dire que le verbe al-liwat qui signifie en français sodomie, dérive du nom du prophète de Allah Lout. Le faqih, le mouhaddith, le spécialiste de la croyance Badrou d-Din AzZarkachiyy dans son livre Tachnifou l-Masami^ a dit ce qui signifie : « Les verbes sont dérivés des noms selon l’avis le plus plausible, et les verbes sont à l’origine des attributs qui en sont dérivés. Ainsi, les noms sont également une origine également ».

Et Abou Mansour, le linguiste a dit : « Tous les noms des prophètes ne sont pas arabes sauf quatre : ‘Adam, Salih, Chou^ayb et Mouhammad ». Mais ceci est contraire à ce qui est parvenue dans le sahih. En effet, il a été rapporté dans le Sahih de Ibnou Hibban du hadith de Abou Dharr que le Messager ^alayhi s-salam a dit : (‘Arba^atoun l-mina l-‘anbiya’i mina l-^arabi Houdoun wa Salihoun wa Chou^ayboun wa Mouhammadoun) ce qui signifie : « Quatre parmi les prophètes sont arabes : Houd, Salih, Chou^ayb et Mouhammad ».

Et ce qui apparaît du hadith c’est que les noms d’autres que ces quatre-là ne sont pas arabes. Et il est possible d’interpréter le hadith dans le sens que ce qui en est visé, c’est que les quatre sont des prophètes arabes et que d’autres qu’eux ne sont pas arabes de par leur origine. Ainsi, cette explication ne contredit pas que le fait que le terme Adam soit un terme arabe.

Le nom du prophète de Allah Lout est dans ce cas-là c’est-à-dire que ce n’est pas un nom arabe. Il n’est pas permis de dire que c’est un nom qui est dérivé de al-liwat – la sodomie –  car al-liwat est un terme arabe et c’est le nom du verbe lata. Alors que Lout est un nom non arabe. Comment quelqu’un pourrait-il prétendre qu’il dériverait de al-liwat – la sodomie – ! Et comment prétendre l’inverse également c’est-à-dire que prétendre que al-liwat serait dérivé du nom du prophète Lout ! En réalité le terme al-liwat existait avant même le peuple de Lout car la langue arabe  est une langue ancienne tant que certains savants ont dit : « La première langue qu’a utilisé ‘Adam c’est l’arabe ».

Ce qui témoigne pour cela c’est ce qui a été rapporté dans le Sahih que le Prophète a dit ce qui signifie : « Adam a éternué, il a dit : Al-hamdou lil-Lah ».

Mais le peuple de Lout était le premier à faire ces actes atroces. Quant au terme (liwat), il était utilisé chez ceux qui parlaient la langue arabe avant Lout. Il s’agit ici du peuple de ^Ad. Il n’y a pas dans la parole de Allah ta^ala au sujet du peuple de Lout lorsque ce dernier a dit à son peuple : (‘ata’touna l-fahichata ma sabaqakoum biha min ‘ahadin mina l-^alamin) [sourat Al-‘A^raf / 80] ce qui signifie : « Commettez-vous donc ce vilain péché et personne parmi les gens ne vous a  précédé pour le commettre ! ».

Il n’y a pas de preuve que le terme al-liwat n’existait pas avant cela. Seulement la signification de cette parole de Lout, c’est que ce péché, personne d’autre eux ne les avait précédés pour le commettre. L’existence du terme a donc précédé l’acte indiqué par ce terme. Par ailleurs, al-liwat ce terme-là a existé bien avant, mais la réalisation de ce terme n’a eu lieu que dans le peuple de Lout.

Et il n’y a pas d’analogie entre la dérivation d’un terme par rapport à un terme qui est nouvellement utilisé chez les arabes c’est-à-dire un terme qui est intégré dans la langue arabe. Et cela ne s’appelle pas dérivation. Ces deux choses sont différentes. Nous disons pour le terme qui est intégré dans la langue arabe, c’est un terme qui est ramené d’une langue non arabe vers la langue arabe. Mais les arabes ne l’ont pas utilisé comme étant un terme arabe. Ainsi, les noms des choses, un certains nombre d’entre eux ont été ramenés vers la langue arabe et les arabes les ont utilisés d’une simple utilisation mais il n’y a pas ce qui indique que tel mot a été dérivé de tel autre qui a été ramené vers la langue arabe. Il y a une grande différence entre un mot qui est intégré dans la langue arabe et un mot qui est dérivé à partir d’un autre mot.

Celui qui dit que nom du prophète Lout est dérivé de al-liwat – sodomie –, celui-là, il devient mécréant.

De plus, Allah ta^ala a préservé les prophètes de tout ce qui repousse et éloigne les gens, comme le fait que leurs noms soient des noms laids ou que leurs caractères soient des caractères laids. Ainsi, celui qui leur attribue un nom atroce et mauvais, il les aura rabaissés.

Comment certains linguistes ont-ils osé dire que Lout serait tiré et dérivé de al-liwat ?! Cette parole est infondée. Elle est atroce selon la langue et selon la Loi. Que l’on soit sur ses gardes des paroles de quiconque a dit cela parmi les linguistes et que l’on soit sur ses gardes pour ne pas les suivre.  Comment aurait-il pu leur échapper que le verbe, le nom du verbe, le nom de l’auteur de l’acte indiqué par ce verbes, le comparatif et le superlatif, que tout cela est extrait et dérivé à partir du nom (masdar).

Abou l-Qacim Al-Haririyy a ainsi dit dans Moulhatou l-‘I^rab : (Al-masdar c’est l’origine et c’est à partir du masdar qu’est extrait et dérivé le verbe).

Comment se sont-ils rendus permis que le nom de ce Prophète honoré a dérivé de al-liwat ou que al-liwat soit dérivé de son nom ?! Alors que celui qui observe et qui réfléchit, il ne lui échappe pas que les propos de ces gens-là ne s’appliquent à aucune des trois catégories des dérivations que les savants ont présentées dans leurs contextes.

Allah a préservé les prophètes d’avoir des noms laids ou vulgaires, ou d’avoir des noms qui sont dérivés de choses mauvaises, ou qu’à partir de leurs noms, il soit dérivé de mauvaises choses.

Il a été validé que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :  (Ma ba^atha l-Lahou nabiyyan ‘il-la haçana l-wajhi haçana ssawti  wa ‘in-na nabiyyakoum ‘ahçanouhoum wajhan wa ‘ahçanouhoum sawta) [rapporté par At-Tirmidhiyy] ce qui signifie : «Allah n’a pas envoyé un seul prophète sans qu’il ait un beau visage et une belle voix et certes, votre Prophète est celui d’entre eux qui a le plus beau visage et la plus belle voix ». Si tel étaient les prophètes, alors forcément leurs noms sont beaux ! Mais ce qu’a rapporté Al-‘Azhariyy d’après Al-Layth que les gens avaient dérivé du nom de Lout un verbe pour celui qui fait la sodomie, cela  ne s’accorde pas avec ce qu’a dit Al-‘Azhariyy que tout autre que les quatre noms des prophètes sont des noms non arabes. Il n’y a donc pas de fondement sur cette parole rapportée de Al-Layth.

Quant à la parole des gens qui disent au sujet de celui qui fait cet acte : (Loutiyy) ceci est pour l’attribuer au peuple de Lout et non pas à Lout lui-même. En effet, la règle de l’attribution dans la langue arabe, c’est qu’ils disent lorsqu’ils attribuent quelque chose à un terme composé d’un nom et d’un complément de nom, ils citent le nom et disent au sujet de ^Abdou l-Qays, un tel est Qaysiyy et ils comprennent de cela uniquement la tribu. Il en est de même lorsqu’ils disent : (Loutiyy). Seulement, ce n’est pas une expression approuvée. Lorsqu’il y a l’attribution, si la personne visait l’acte, il est préférable qu’elle dise : (Untel est liwatiyy) ou (Untel al-la’it).

De plus, cette parole de Al-Layth que les gens auraient dérivé à partir de Lout un verbe pour celui qui pratique al-liwat, cette parole n’est pas explicite pour affirmer que c’est une dérivation correcte dans la langue. Peut-être voulait-il dire que c’est une attribution qui n’a pas de considération mais que ce ne sont que quelques mécréants qui ont fait cela et il ne vise pas par là l’approbation ni qu’il était correct de faire une pareille dérivation du verbe à partir du nom de Lout ^alayhi s-salam.

En résumé, ce qui a été cité pour la dérivation de lata et ce qui est de cet ordre à partir du nom de Lout, il n’a aucun fondement dans la dérivation qui est connue comme telle selon les linguistes. En effet, al-‘ichtiqaq – la dérivation – qui est reconnue comme telle selon les linguistes, sa condition c’est que ce qui est dérivé et ce de quoi il est dérivé soient tous deux dans la langue arabe parce qu’ils ont dit dans la définition de la dérivation que c’est de prendre un terme à partir d’un autre pour une correspondance entre eux. Ils ont classé cela en trois exemples dans la langue arabe puisqu’ils ont pris pour exemple : pour la petite dérivation comme halboun et halaba qui est le verbe, pour la dérivation moyenne comme darboun et dariboun et pour la dérivation majeure comme thalboun et thalmoun et ce qui est de cet ordre.  Et Lout ^alayhi s-salam c’est le fils du frère de ‘Ibrahim ^alayhi s-salam et tous deux ne sont pas arabes par accord des savants.

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L’âme

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur septembre 3, 2010
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L’âme (en arabe ar-rouuh_), est un corps impalpable. Le corps palpable est ce qui peut être perçu au toucher,  comme cette table, l’être humain, comme la pierre, l’arbre, qui sont des corps palpables. On peut les attraper à la main, contrairement aux corps impalpables. Des exemples de corps impalpables : la lumière. La lumière est un corps. Pourquoi dit-on  que la lumière est un corps ? C’est parce qu’elle occupe un espace. Elle a une longueur, une largeur et une profondeur. La preuve, si vous prenez une bougie dans une nuit où tout est sombre, vous voyez bien que cette lumière occupe un espace et qu’au-delà de cet espace là, il n’y a plus de lumière, seulement l’obscurité. Cela correspond donc à l’espace qu’occupe ce corps qui est la lumière, un corps impalpable. On ne la perçoit pas au toucher. L’âme, également est un corps impalpable. Donc, dans ce monde il y a des corps palpables et des corps impalpables. L’âme fait partie des corps qui sont impalpables. Et seul Allah en connait la réalité. C’est à dire que notre connaissance de l’âme est très réduite. Les créatures de Allah qui font partie des êtres vivants comme les êtres humains, les anges, les animaux possèdent des âmes. Mais les arbres n’ont pas d’âmes. Les objets n’ont plus. C’est pour cela que l’on dit que ce sont des objets inanimés. La maison aussi n’a pas d’âme, la voiture n’a pas d’âme. Tant qu’on est en vie, c’est que notre âme est dans notre corps. La mort justement c’est lorsque l’âme est retirée du corps. Et l’ange de la mort s’appelle ^Azraa’iil. Il est chargé de retirer les âmes des corps. Donc, les corps sont soit palpables comme l’arbre, la pierre, l’homme, soit impalpables. En résumé, il existe deux catégories de  corps, palpables, ou impalpables. Impalpables comme l’air, les jinns, les anges, ou  les âmes.

Les anges ainsi peuvent entrer dans le corps de l’être humain sans que celui-ci  ne ressente quoi que ce soit. En effet, lorsque la femme est enceinte, au bout du 120ème  jour, il y a deux anges qui écrivent dans le foetus qui est dans l’utérus de sa mère, quelle sera sa vie et s’il fera partie de ceux qui seront heureux pour l’éternité ou malheureux pour l’éternité, c’est à dire s’il fait partie de ceux qui iront au paradis ou de ceux qui iront en enfer. Donc, cela aussi est écrit dans le foetus qui est dans l’utérus de sa mère. Ainsi, les anges rentrent sans que la mère ne ressente quoique ce soit.

Les jinns également peuvent entrer dans le corps des humains, mais pas dans le corps des prophètes, sans que l’humain ne ressente quoique ce soit. Parmi les exemples de corps impalpables, il y a le jinn mécréant qui est avec chacun d’entre nous. Il  s’appelle le  qariin (celui qui accompagne). Avec chacun d’entre nous, il y a un jinn mécréant. Il peut rentrer dans le corps et c’est lui qui suggère à l’homme les mauvaises choses. Il entre dans la poitrine sans que la personne ne le ressente. A l’inverse d’une épine qui serait rentrée dans son corps, il n’en ressent rien. Mais, c’est lui qui commence à suggérer des  mauvaises choses. Il lui dit par exemple « Ne fais pas la prière», ou «ne va pas assister aux cours de science de religion», ou «fais ce péché», ou «ne fais pas ce devoir». Donc, c’est justement ce qariin qui entre sans que l’on s’en aperçoive. Mais bien sûr le chaytan, quel qu’il soit, même le qariin, ne rentre pas dans le corps des prophètes. Et celui qui croit le contraire, il sort de l’Islam. Le chaytan peut suggérer de l’extérieur au prophète mais il n’a pas d’emprises, de pouvoirs sur le prophète.  Et même sur les saints, le chaytan n’a pas d’emprises.

Allaah ta^ ala dit «Inna ^ ibaadii layça laka ^ alayhim soulTaan, illaa mani t taba^ aka mina l ghaawiin (souurat al hijr / 42).

Dans ce verset, Allah nous apprend que le chaytan n’a pas d’emprises sur les prophètes et les saints. C’est pour cela que ceux qui se font appeler les médiums, ou ceux qui prétendent ramener l’âme d’un mort ou dialoguer avec ce mort, ce sont des mensonges. C’est possible que ce soit le qariin de celui qui est mort qui vit généralement plus que le mort, qui connait les détails de la vie de cet humain et il commence à dialoguer soit disant avec le chaytan qui travaille avec ce prétendu médium. Et le jinn peut prendre une apparence, mais on ne les voit pas sous leur véritable apparence.

Pour en revenir à notre sujet, l’âme, la vie se poursuit dans les corps des anges, des humains, des jinns, des animaux tant que ces corps impalpables y sont présents. Tant que l’âme de l’homme est dans le corps de l’homme, l’homme est vivant. Tant que l’âme du mouton  est dans le mouton, le mouton est vivant. Donc tant que l’âme est dans le corps de cet être vivant, cet être vivant est en vie. Allah a fait que d’ordinaire c’est ainsi que cela ce passe. Et de même, la vie s’en sépare lorsque ces corps s’en séparent. Lorsque les âmes impalpables quittent le corps qui lui est palpable, alors l’être vivant meurt. Donc, la mort est la sortie de l’âme du corps.

Par ailleurs, les âmes ont un début. Les âmes sont des créatures. Toutes les créatures ont un début, c’est à dire un commencement. Et c’est Allah Qui a donné leur commencement. C’est Allah Qui les a créées. Et celui qui prétend que les âmes sont éternelles, c’est à dire, qu’elles n’ont pas de commencement, il sort de l’Islam. Il n’est plus musulman. Parce qu’il a prétendu qu’il y a une chose autre que Dieu qui est exempte de début. Une chose dont Allah n’en serait pas le Créateur. Or nous savons que Allah est le créateur de toute chose. Lui seul est exempt de début et tout autre que lui a un début. C’est Lui qui donne le début à tout autre que lui. Donc, les âmes ont un début. Elles ont un commencement. Mais elles ont une particularité, c’est qu’elles ne sont pas anéanties comme le paradis et l’enfer. Le paradis et l’enfer ont un début mais n’auront pas de fin. Les âmes aussi. Elles ont un début mais pas de fin. Les âmes ne seront pas anéanties comme le paradis et l’enfer ne seront pas anéantis. Donc, celui qui dit que l’âme n’a pas de début, il sort de l’Islam. Donc, les âmes sont entrées en existence, elles ont un début mais elles sont éternelles, elles n’ont pas de fin. Allah a fait qu’elles n’ont pas de fin tout comme Il a fait que le paradis et l’enfer n’ont pas de fin. Allah a accordé un début aux âmes et a accordé aux âmes qu’elles n’aient pas de fin.

Notre Maître Adam, ^alayhi s-salaam, est le premier de toute l’humanité et il est le père de tous les prophètes. Après la création de Adam, Allah a fait sortir toute la descendance de Adam, toutes les âmes de sa descendance. Allah les a fait sortir du dos de Adam. Toute sa descendance, nous qui sommes vivants maintenant, ceux qui ont vécu avant nous, ceux qui vont venir après nous, tous les humains, Allah a fait sortir leur âmes du dos de Adam et Allah les a fait parler. Il a fait parler ces âmes et toutes les âmes ont reconnu la divinité de Dieu. Toutes les âmes ont dit qu’il n’est de dieu que Dieu. Toutes sans exception. Parce que les âmes, Allah les a créées. Donc, Allah les a fait sortir du dos de Adam, mais lorsque comme on a vu, le foetus est dans le corps de sa mère, Allah envoie deux anges qui vont insuffler l’âme de cet enfant et les deux anges vont écrire pour cet enfant s’il sera des gens du paradis ou des gens de l’enfer. Quelle sera sa subsistance, quelle sera sa vie. Tout cela est prédestiné. Donc, cela sera écrit lorsque l’âme est insufflée dans son corps. Cela est déjà écrit sur la table préservée mais eux ils vont écrire lorsqu’ils vont introduire l’âme dans le foetus. Quand l’âme entre dans le corps et que les enfants sortent de l’utérus de leur mère, ils n’ont rien fait encore qui contredise la reconnaissance de la divinité de Dieu puisqu’on a vu que Allah a fait sortir toutes les âmes du dos de Adam. Et toutes les âmes ont reconnus qu’il n’est de dieu que Dieu. Donc, même quand elles sont introduites dans l’utérus de leur mère et qu’ils sortent et sont encore bébé, ils n’ont rien fait qui a contredit cette reconnaissance. Ils sont toujours sur cette reconnaissance qu’il n’est de dieu que Dieu. Cependant, ils ont oublié cet aveu ou cette reconnaissance qu’ils ont faite. Ensuite, certains ont appris la foi, l’Islam, ont grandi sur cela. Et puis il y a ceux qui ont grandi sur la mécréance.  Et certains sont devenus des esclaves croyants et d’autres sont devenus des non croyants. Donc, le jour où Allah a fait sortir les âmes du dos de Adam, on l’appelle le jour de ‘alastou. Dans la ‘ayah «Alastou bi Rabbikoum» qui signifie «Ne suis-je pas votre Dieu». Et les âmes ont toutes répondu «balaa» qui signifie «Oui». Cependant, comme on a vu, après ce jour-là, elles ont toutes oublié quand elles sont sorties du corps de leur mère, elles ont toutes oublié.

Les animaux également ont des âmes. Lorsque nous égorgeons un mouton, vous voyez qu’il se débat puis s’arrête. Donc, les animaux ont des âmes. Et celui qui prétend que les animaux n’ont pas d’âmes, il sort de l’Islam. Il y a un homme qui a écrit un livre, un égyptien, qui s’appelle ach cha^ raawiyy, dans lequel il a prétendu le contraire. Il a prétendu que les animaux n’auraient pas d’âmes. Alors que dans le Qour’an, Allah ta^ala dit « Wa idha l wouh_ouuchou h_ouchirat» qui signifie « Et lorsque les animaux seront rassemblés» c’est à dire que après leur mort, tout comme les êtres humains, Allah les ressuscite et à nouveau l’âme rentre dans le corps. Pour les humains et les jinns, cette résurrection puis ce rassemblement sera pour le jugement dernier, et les animaux ne sont pas responsables, ils n’ont pas de comptes à rendre, il n’y a pas de paradis et d’enfer pour les animaux. Cependant, Allah les ressuscite et les rassemble par manifestation de Son équité, de Sa justice. Tout comme l’a dit notre Prophète, salla l laahou ^alayhi wa sallam, dans le hadith, le mouton qui a donné un coup de corne à l’autre mouton dans cette vie, celui qui a reçu un coup de corne va le lui rendre au jour dernier. Par manifestation de Sa justice, Allah fait que cela aura lieu ainsi. Ensuite, que vont devenir les animaux? Ils vont se transformer en poussière. C’est pour cela que le mécréant, lorsqu’il subira le châtiment au jour dernier, il souhaitera être comme les animaux. Il souhaitera devenir poussière. Mais il n’y a plus de mort pour lui après la résurrection. Donc, cette ‘ayah, numéro 5 dans sourat at takwiir, indique que les animaux ont une âme. Et celui qui dit que les animaux n’ont pas d’âme aura contredit le Qour’an, et celui qui contredit le Qour’an il n’est pas musulman. Le hadith du Prophète concernant le mouton qui rend le coup de corne à l’autre mouton, c’est sa parole, salla l laahou ^alayhi wa sallam, «la tou’addanna l houqouuqou ilaa ‘ahlihaa yawma l qiyaamah» qui signifie « Des droits que certains ont sur les autres seront certes réparés au jour du jugement. C’est à dire que celui dont le droit a été usurpé dans cette vie, il le lui sera rendu au jour du jugement. Donc, ça c’est le début du hadith. La suite : le Prophète a dit «hattaa youqaada lichchaati l jalh_aa’i mina chchaati l qarnaa’», qui signifie «même le mouton qui a reçu un coup de corne prendra sa revanche sur celui qui lui a donné». Même un mouton qui a reçu un coup de corne va le rendre à celui qui le lui a donné. Donc, Allah, par manifestation de Sa justice, fait que même le mouton qui a reçu un coup de corne il va le lui rendre. C’est un hadith rapporté par Mouslim. Donc, la signification de ce hadith, c’est que Allah ta^aalaa rétablit les droits. Donc, le mouton qui n’avait pas de corne et qui a reçu un coup de corne d’un autre mouton qui lui avait des cornes, va rendre à celui qui l’a cogné. Mais cela ne veut pas dire que le mouton qui a donné un coup de corne ira en enfer. Il n’y a pas de paradis et d’enfer pour les animaux du bas monde. Et ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’animaux au paradis et en enfer. Il y a des animaux au paradis et il y a des animaux en enfer. En enfer, pour le châtiment du mécréant, il y a des scorpions de la taille d’une mule. Et au paradis, il y a des animaux. Celui qui est au paradis, il voit un oiseau qui vole, il souhaite le manger, et il le retrouve sur sa main prêt à être consommé. Et dès qu’il termine de le consommer, Allah ressuscite cet oiseau, il reprend son envol et continue son vol. Car au paradis il n’y a pas d’interruption pour le bien. Et ce que la personne consomme au paradis ne sort pas sous forme de déchets du corps, il n’y a pas de matière fécale ou d’urine. Ce que la personne consomme sort sous forme de transpiration à l’odeur de musc. Si quelqu’un frappe un autre humain injustement, il mérite l’enfer dans l’au delà. Mais il n’en est pas de même pour les animaux. Mais, l’animal qui a été frappé va rendre le coup à celui qui a été frappé et tous deux deviendront poussière. Ils ne rentreront pas au paradis et en enfer.

Dans le bas monde, Allah fait  miséricorde aux croyants tout comme aux mécréants. Mais dans l’au-delà, sa miséricorde sera réservée aux croyants. Allah ne fait pas miséricorde aux mécréants dans l’au-delà. La preuve est la ayah 156  de sourat al a^raaf. Allah ta^ala dit « Wa rahmatii wasi^at koulla chay’ fasa’aktoubouha li l ladhiina yattaqouun» qui signifie «ma miséricorde concerne toute chose dans le bas-monde».  Allah fait miséricorde aux croyants et aux mécréants dans le bas-monde. «Je la destine dans l’au-delà à ceux qui se gardent de la mécréance». Dans l’au-delà, Allah réserve sa miséricorde aux musulmans. Croyants et musulmans, c’est la même chose. Il n’y a pas de croyant qui n’est pas musulman et il n’y a pas de musulman qui n’est pas croyant. Donc, la miséricorde de Allah, Allah la réserve à ceux qui se seront protégés de la mécréance, qui sont morts musulmans. Mais celui qui est mort sur autre que l’Islam, celui-là, Allah ne lui fait pas miséricorde. C’est à dire, que la miséricorde de Allah concerne dans le bas monde aussi bien le musulman que le mécréant. Et dans l’au-delà, Allah l’accorde exclusivement à ceux qui se gardent de l’association et des autres sortes de mécréances. Donc, la miséricorde de Allah, Allah la réserve exclusivement aux musulmans dans l’au-delà. Mais dans le bas monde, il fait miséricorde aux croyants et aux mécréants. Comment fait-il miséricorde aux croyants et aux mécréants dans le bas monde? N’est-ce pas qu’il leur accorde la bonne santé? Il leur accorde leur subsistance. Il leur accorde l’air qu’ils respirent, et l’eau fraîche qu’ils boivent, et ce qui est de cet ordre. Tout cela ce sont des manifestations de la miséricorde de Allah. L’air qu’ils respirent, l’eau qu’ils boivent, la bonne santé, la subsistance. Allah n’est pas obligé d’accorder tout cela. Et bien, il l’accorde par sa miséricorde. Ce n’est pas un devoir pour Allah que d’accorder cela aux gens. Allah n’est pas soumis à l’ordre ou à l’interdiction de quiconque. C’est pour cela que la personne n’a pas à dire «ça c’est injuste» au sujet de quelque chose que Allah lui accorde ou ce dont Allah l’a prive. Il se peut qu’il y ait injustice entre les humains entre eux, mais Allah il fait ce qu’il veut de ce qui lui appartient. Il n’a pas de compte à rendre. S’il prive quelqu’un et accorde du bien à quelqu’un d’autre il n’aura pas agit dans quelque chose qui ne lui appartient pas. Il aura agit dans ce qui lui appartient. Et l’injustice n’est pas concevable pour quelqu’un qui agit dans ce qui lui appartient. On parle d’injustice dés lors que quelqu’un agit dans quelque chose qui ne lui appartient pas. Mais, tant que la personne agit dans ce qui lui appartient, on ne parle pas d’injustice. C’est pour cela, même nous, les bienfaits que nous avons, notre corps, nos organes, tout cela appartient à Allah. C’est pour cela que si l’un d’entre nous fait quelque chose que Allah a interdite de ses bienfaits, on dit que celui qui a agit ainsi aura été injuste envers lui-même. Puisqu’il aura agit dans quelque chose qui ne lui appartient pas en réalité, car elle appartient à Allah, mais d’une manière qui n’est pas conforme à l’ordre ou à l’interdiction de Allah. C’est pour cela qu’on parle d’injustice. Le péché est une injustice. La désobéissance est une injustice, de la part de la personne. La personne est injuste en agissant de la sorte, mais Allah Il accorde ce qu’Il veut à qui Il veut et Il prive qui Il veut de ce qu’Il veut et Il n‘a pas de compte à rendre. C’est pour cela que celui qui a trouvé du bien qu’il remercie Dieu. Et qu’il agisse en bien avec les bienfaits que Dieu lui a accordé. Quand au mécréant, lui, il a commis la plus grave des injustices. Puisque, soit il a manqué de respect à Dieu ou à un des prophètes, ou il a renié l’existence de Dieu, ou il a renié un autre attribut de Dieu, ou il aura assimilé Dieu à ses créatures. Tout cela ce sont des injustices et la mécréance est la plus grave des injustices. Pourquoi est-elle la plus grave ? Allah nous l’a appris dans le Qour’an . Car c’est le péché que Allah ne pardonne pas. La mécréance est le péché que Allah ne pardonne pas pour celui qui en meurt chargé. Mais si quelqu’un commet la mécréance, comment peut-il faire pour s’en débarrasser ?  En entrant en Islam. En prononçant les deux témoignages. En disant Il n’est de dieu que Dieu, Mouhammad est le Messager de Dieu». Et en abandonnant ce qui a provoqué la mécréance. C’est ainsi que la personne peut se racheter, tant qu’elle est vivante. Mais si elle arrive à un état où elle perd tout espoir de vie, le repentir n’est plus accepté. Donc, Allah fait miséricorde aux croyants et aux mécréants dans le bas-monde, et uniquement aux croyants dans l’au-delà.

Allah ta^ala dit «   wa naadaa asHaabou n naari asHaaba l jannah ‘an afiiDou ^alaynaa mina l maa’i aw mimmaa razaqakoumou l laah . Qaalouu inna l laaha Harramahoumaa ^alaa l kaafiriin». Sourat al a^raaf /50. Que signifie cette ‘ayah? Les gens de l’enfer, quand ils seront en enfer, les mécréants vont appeler les gens du paradis. Soit ils les voient, bien que la distance soit vraiment très éloignée entre l’enfer et le paradis, à un certain moment donné, si Dieu veut il fait qu’ils pourront les voir, soit ils vont simplement entendre leur voix et ils vont leur parler. Et tellement ils sont en train d’endurer le châtiment lorsqu’ils seront en enfer, ils demanderont aux gens du paradis de leur déverser un peu d’eau ou autre subsistance que Allah leur a accordé. Mais les gens du paradis vont leur répondre «Allah a privé les gens de l’enfer de tout cela». Allah a privé les mécréants de cela. C’est à dire, qu’ils n’auront pas droit à cela. Et c’est alors qu’ils vont se taire. Allah a envoyé les prophètes dans cette vie. Celui qui est doté d’un minimum de raison, et qui utilise correctement sa raison, il dira «ce monde existe, il y a bien qui lui a donné l’existence». Et celui qui lui a donné l’existence n’a pas de ressemblance avec toutes ses créatures. Mais Allah guide qui Il veut et Il égare qui il veut. Il y a des gens dont le coeur est fermé. D’autres, Allah fait que leur coeur accepte la vérité. Donc, quand ils seront en enfer, ils vont demander à avoir un peu de ce que les gens du paradis ont reçu, mais ils sauront qu’ils ne pourront pas prétendre à cela. C’est à dire, qu’en enfer, ils n’auront pas de subsistance utile, et d’eau fraiche qui va assouvir la soif mise à part cette eau qui est bouillante et qui déchire leurs intestins quand ils vont en boire. Pourquoi auront-ils cela? Pourquoi seront-ils dans cet état ? Et c’est un état qu’ils auront pour l’éternité sans interruption. Parce qu’ils ont délaissé le droit le plus éminent de Allah. Ils ont négligé le droit le plus important que Dieu a sur nous, le droit que rien ne remplace et qui est de croire en Dieu et en son Messager. Parce qu’ils ont délaissé cet important devoir, ceci les attendra. C’est un devoir que rien ne remplace. Donc, en enfer, les mécréants n’auront aucune part de bien, parce qu’ils ont négligé justement ce devoir irremplaçable qui est de croire en Dieu et en son Prophète. Donc, si quelqu’un pose la question «pourquoi seront-ils châtiés de ce châtiment terrible et douloureux et qui n’a pas de fin? La réponse est parce qu’ils n’ont pas accompli le plus éminent des droits que Dieu a sur eux. C’est pour cela que la rétribution de ce manquement à ce devoir, c’est qu’ils auront un châtiment éternel qui ne sera pas interrompu. Eux, leur volonté c’était de rester sur leur mécréance. Et leur rétribution, c’est que ce sera un châtiment qui ne sera pas interrompu. Leur objectif c’était de rester tout le temps sur leur mécréance. C’est pour cela que leur rétribution, c’est que ce sera un châtiment sans interruption. Et Allah a rendu l’entré en Islam qui est la plus éminente des grâces de Allah, soit facile. Il est facile d’entrer en Islam, ce n’est pas une épreuve difficile. Ce n’est pas une épreuve physique ou intellectuelle, c’est facile. La personne apprend que Dieu existe, qu’il a envoyé un prophète, le premier est Adam et le dernier est Mouhammad. Et elle adhère par son coeur, et elle le reconnait par sa langue. L’entré en Islam est facile, c’est de reconnaitre par sa langue, ce à quoi la personne à adhéré par son coeur, chose dont la raison témoigne de la véracité. La raison témoigne de la véracité de cette croyance. La raison ne rejette pas cette croyance. Il n’y pas dans notre croyance quelque chose que la raison rejette. Ce n’est pas comme certains  qui disent au sujet de leur mauvaises croyances «oui mais c’est le mystère de la foi». Non ! Notre croyance est claire, la raison est là pour la confirmer. Notre croyance est basée sur ce que le Prophète nous a transmis. Et la raison témoigne de la véracité et de la validité de ce que le Prophète a transmis. Donc, l’entré en Islam, Allah a fait qu’elle est facile. C’est en prononçant les deux témoignages après avoir connu Allah et son Messager. D’autre part, Allah a rendu la mécréance également facile. Tout comme l’entrée en Islam est facile, la sortie de l’Islam aussi elle est facile. Une seule parole, qui signifie une moquerie, ou une dépréciation à l’égard de Allah, ou à l’égard de la loi de l’Islam, fait sortir celui qui l’a dite, de la foi, et le fait tomber dans la mécréance qui est la pire des situations. L’entrée en Islam, est facile. C’est par les deux témoignages après avoir connu Allah et connu son Messager. La sortie de l’Islam est facile. Une seule parole qui indique une moquerie, ou une dépréciation, c’est à dire, un rabaissement, de Allah ou de la loi de l’Islam, ou d’un des Prophètes, une seule parole qui indique une dépréciation, fait sortir celui qui l’a dite, de la foi et le fait tomber dans la mécréance. Comme quelqu’un qui dit «oui dans l’Islam, la femme n’a pas de droits» ou «l’Islam est injuste envers la femme». C’est une parole dépréciative qui fait sortir celui qui l’a dite de l’Islam. «ou encore celui qui dit que l’homme est l’équivalent de la femme». Cela est contraire à l’Islam, ce n’est pas vrai. Ou celui qui dit «la prière, ce n’est pas la peine de la faire». Ou le jeûne dans notre époque, ce n’est pas un devoir de le faire. Donc, ce sont des paroles qui indiquent une dépréciation de la religion. Notre Prophète nous a bien dit que sa Loi est applicable jusqu’au jour du jugement. Ou celui qui dit que l’homme descend du singe. Cela est une parole qui est contraire à la croyance correcte. Parce que nous avons su et par la raison que ce monde a un créateur puisque ce monde change d’un état à un autre. Donc, forcément, ce qui change a un début, il a besoin de qui lui a donné le début. Et celui qui lui a donné le début, il ne change pas, et il est exempt du début. C’est celui que nous appelons en arabe Allah, en français Dieu. C’est un être qui est de toute éternité, qui a des attributs de perfection qui sont dignes de lui. Cet être, c’est à dire qui existe, il a envoyé des prophètes, et pour les soutenir dans ce qu’ils disent, il leur a accordé des miracles qui sont une preuve de leur véracité. Parmi les miracles de notre Prophète, c’est que l’arbre a gémit. Un arbre qui n’est pas un être vivant, il n‘a pas d’âme. Le Prophète s’appuyait dessus quand il donnait ses discours. Ses compagnons lui ont proposé de lui faire une chair, sur laquelle il pourrait monter pour donner son discours. La foi d’après quand il est monté sur la chair, pour donner son discours, la mosquée était pleine. Les gens ont entendu cet arbre qui se mettait à gémir (pleurer comme un enfant), il se languissait du Prophète. Et il ne s’est pas calmé avant que le Prophète redescende et aille le prendre pour qu’il se soit calmé. Ceci est une chose qui n’est pas ordinaire. Habituellement un arbre ne se met pas à gémir. Egalement, parmi les miracles du Prophète, c’est qu’une fois ils étaient mille cinq cent, et étaient à court d’eau. Et le Prophète a demandé à avoir un petit récipient dans lequel il y avait un tout petit peu d’eau, il a mis sa main honorée dedans, et l’eau s’est mise à jaillir d’entre ses doigts, comme des fontaines. Et les gens ont pu en boire et faire leurs ablutions. Il est clair que ce ne sont pas des illusions. Ils avaient soif et après ils n’ont plus soif. Ils n’avaient pas le woudou et après ils ont le woudou. C’est bien quelque chose de réel. Et ils n’étaient pas une ou deux ou trois personnes. Ils étaient mille cinq cent. Et les miracles du Prophète sont très nombreux. Il n’y a pas que notre Prophète qui a eu des miracles, d’autres aussi ont eu des miracles. Tous les prophètes ont eu des miracles. Comment nous qui n’avions pas été présents lorsque ces miracles s’étaient produis, croyons nous en ces miracles? C’est par la transmission de l’information d’une manière qu’on appelle at tawaatour. C’est à dire que la première couche qui ont vu ces miracles était nombreuse. De plus la connaissance du miracle était par une perception sensorielle, ce n’est pas une imagination ou une théorie que deux ou cinq ou six personnes ont monté et qu’ils ont relayé par la suite. Au départ, c’était une perception sensorielle, c’est par leur sens qu’ils ont pris connaissance. Ils ont bu, ils ont touché, ils ont vu. Donc, ce grand nombre de personne, plus que vingt, à leur tour,  a transmis à un grand nombre. Et ce grand nombre qui a reçu l’information à son tour, à transmis à un grand nombre, et ainsi de suite à chaque couche l’information a été relayée par un grand nombre de personne jusqu’à ce qu’elle nous soit parvenue. Ce mode de transmission entraine une connaissance certaine. Cela se nomme at tawaatour en arabe. Et lorsque cette information nous parvient, c’est comme si nous même avions vu cette chose qui nous a été rapportée. C’est pour cela à certains incrédules, on lui dit pourquoi tu crois qu’il y a un homme qui s’appelle Lénine et un autre qui s’appelle Karl Marx et un souverain qui s’appelle Napoléon, et tu ne crois pas aux miracles du Prophète Mouhammad ? Et pourtant le mode de transmission est le même. Napoléon, c’est beaucoup de personne qui l’ont rencontré, et qui ont dit qu’il a existé, qu’il a fait telle et telle chose, ensuite un grand nombre a rapporté à un grand nombre et ainsi de suite jusqu’à ce que cela nous parvienne. Un homme qui s’appelle Lénine aussi, un grand nombre de personne l’a rencontré et a vu qu’elles étaient ses théories, et ils l’ont rapporté à un grand nombre et ainsi de suite jusqu’à ce que cela nous parvienne. Donc, nous on a la certitude qu’il y a eu un homme qui a existé qui s’appelle Lénine, ou un homme qui a existé qui s’appelle Napoléon, qui a dit telle et telle chose. C’est par ce même mode de transmission que nous savons qu’il y a un pays qui s’appelle la Chine. Ou un roi qui a existé par le passé et qui porte tel nom. Egalement, c’est par ce mode de transmission, que nous savons que le Prophète Mouhammad a eu de l’eau qui a jaillit d’entre ses doigts, à partir de laquelle 1500  personnes ont pu boire et ont pu faire leur ablution.  Donc, on leur dit «Pourquoi tu crois en telle chose et pas en telle chose ?» On lui dit que tu agis arbitrairement. Tu n’es pas quelqu’un qui utilise correctement et objectivement sa raison. C’est un agissement arbitraire, c’est  à dire, un agissement qui n’est pas justifié, qui n’a pas d’arguments. Donc, le Prophète a été envoyé et tout ce qu’il nous a transmis est vrai puisque le créateur le confirme dans ce qu’il dit par des miracles. Et donc, sa loi aussi, c’est celle que Dieu a ordonné. Donc, le fait que l’homme a tel droit et tel devoir, le fait que la femme a tel droit et tel devoir, c’est quelque chose qui est certainement accompagnée d’une sagesse. Puisque Dieu ne crée pas des choses absurdement. Et celui qui prétend que telle Loi ou telle autre loi est obsolète, ou n’est pas applicable, c’est comme s’il attribue à Allah l’absurdité. Et Allah est exempt de tout défaut. Donc, la personne, il convient qu’elle apprenne. De nos jours, beaucoup de gens suivent n’importe quoi, et sont en train de délaisser ce qui est précieux et ce qui est correct. Celui qui est intelligent, c’est celui qui suit ce que notre Prophète nous a dit. Le Prophète nous a dit ce qui signifie ‘celui pour qui Allah veut le bien, il fait qu’il apprend la science de la religion. Mais bien sûr, cet apprentissage n’est pas en lisant à droite et à gauche ou en regardant n’importe quelle chaine de télé, mais en apprenant par transmission orale.  Auprès de ceux, qui ont eux mêmes appris par transmission orale, et ainsi de suite jusqu’aux compagnons du Prophète et jusqu’au Prophète ^alayhi  s salaatou  wa s salaam. Malheureusement de nos jours, il y a beaucoup de gens, qui parlent au nom de la religion, mais qui n’ont pas de chaines de transmission ou qui parlent de leur tête. La personne veille auprès de qui elle apprend sa religion.  Ce n’est pas n’importe quelle personne qui parle au nom de la religion dont les paroles sont forcément correctes. La personne demande quelle est la chaine de transmission et elle s’assure que c’est une chaine de transmission correcte.

Donc, le fait que le mécréant subisse un châtiment sans fin en enfer, c’est à cause de son manquement au plus important des devoirs qui est la croyance en Dieu et en son Prophète. Et celui qui était musulman et qui fait quelque chose qui le fait sortir de l’islam, il devient mécréant. Comme le mécréant d’origine. C’est à dire, que lui aussi, s’il meurt dans  cet état, et qu’il ne rentre pas en Islam, il restera éternellement en enfer, que Dieu nous préserve. Et celui qui se retrouve ainsi dans l’apostasie selon le jugement de Allah il est plus méprisable que les insectes et les bêtes sauvages. Qu’il ait prononcé cette parole, de mécréance en étant sérieux, ou en étant en colère, même si la personne était en colère. Même si elle plaisantait. Si elle dit une parole, qui revient à contredire la religion, ou qui revient à  déprécier Allah ou la loi de l’Islam, cette parole l’a fait sortir de l’Islam. Que la personne fasse attention. La colère n’est pas une excuse. La plaisanterie non plus n’est pas une excuse. Certains te disent «oui mais moi je faisais que discuter». Allah dit dans sourat at tawbah ayah 65 et 66 ce qui signifie « Si tu leur avais posé la question, ils auraient répondu «mais nous ne faisions que discuter et plaisanter» Dis : Est-ce que vous plaisantez de Allah, des signes de la religion, de ses messager, c’est de cela que vous vous moquiez? Ne vous excusez pas, vous êtes devenus mécréants après avoir été croyants». Donc, cette ayah, elle est explicite. Ils sont devenus mécréants alors qu’auparavant, ils étaient croyants. Pourquoi ? Parce qu’ils se moquaient de Allah, ou de ses messagers, ou du paradis ou de l’enfer, et ainsi de suite. Donc, la personne, qu’elle fasse attention. Qu’elle ne dise pas des choses au sujet de la religion sans science. Certains, ils disent ça c’est licite, ça c’est interdit sans avoir appris. Et il se peut que ainsi il tombe dans la mécréance. C’est pour cela, la personne ne donne pas d’avis dans la religion sans avoir appris. Et le fait que la colère ou la plaisanterie ne soient pas des excuses, cela a été bien expliqué les livres de jurisprudence des écoles reconnues (madhhab). Ils ont jugé, celui qui profère telle ou telle parole de mécréance, mécréant. Il y a donc des savants qui ont même composé des livres pour dire telle parole fait sortir de l’Islam, telle parole fait sortir de l’Islam, telle parole fait sortir de l’Islam, ils ont écrit des livres pour donner des exemples de paroles qui font sortir de l’Islam. Allah ta^ala dit « Inna charra d dawaabbi ^inda llaahi l ladhiina kafarouu fahoum laa you’minouun. Sourat al ‘anfaal » / 55 ce qui signifie « certes les pires êtres se déplaçant sur terre selon le jugement de Allah, sont ceux qui sont mécréants». Ils n’ont certes pas la foi. Ils sont les pires êtres qui se déplacent sur terre. Ce sont ceux qui ne sont pas musulmans.

Dans le hadith de ‘abouu mouuça l ach^ariyy le Prophète  a dit que le paradis est plus proche de l’un d’entre vous que la lanière  de ses sandales. Et l’enfer également. C’est à dire, que la personne, qu’elle se retrouve au paradis ou qu’elle se retrouve en enfer, c’est quelque chose qui est très facile. Le fait qu’elle meurt sur l’Islam ou qu’elle meurt sur la mécréance, c’est quelque chose qui est très facile. C’est pour cela que la personne, puisqu’elle ne sait pas à quel moment elle va mourir, que ce qui compte, c’est l’état de sa personne quand elle meurt. Chacun d’entre nous ne garantit pas la seconde qui vient. Quelle que soit sa santé, sa puissance physique, sa soit disant intelligence, son pouvoir, est-ce qu’elle garantit la seconde qui suit ?! Personne d’entre nous ne la garantit. Personne ! Celui qui est intelligent, c’est celui qui dit : « il se peut que dans une seconde, je vais mourir», à moi d’oeuvrer pour que lorsque viendra ma mort, je ne sois pas dans une situation qui va me pénaliser pour la suite. Parce que la suite n’a plus de fin. Maintenant, il y a une fin, mais après il n‘y aura plus de fin. Donc, la personne peut gagner le paradis en faisant quelque bonne action. N’est ce pas que le prophète a dit «préservez vous du feu de l’enfer même en donnant en aumône la moitié d’une datte». Qu’est ce que c’est une moitié de datte? Pas grand chose. Il se peut qu’en donnant en aumône la moitié d’une datte , ça sera la bonne action qui va te faire entrer au paradis. Nous on ne sait pas . Donc, c’est pour cela que la personne ne néglige pas le peu de bien qu’elle peut faire, même en rencontrant son frère ou sa soeur en Islam, avec le sourire. On parle des hommes en eux et des femmes entre elles. Même ça, peut réjouir le coeur du musulman. Et de même, la personne peut se retrouver en enfer, à cause de quelques mauvaises actions. Donc si quelqu’un a vécu durant des années durant, sur la mécréance, puis avant de mourir , il entre en Islam, avant de voir les anges du châtiment , il entre en Islam, avant de perdre tout espoir de vie, il entre en Islam, avant de rencontrer l’ange de la mort, avant de voir ^azraaiil , ou avant de se retrouver noyé, il entre en Islam, et il a pour conviction qu’il n’est de dieu que Dieu, et que Mouhammad est le Messager de Dieu, celui-là il ira au paradis, même s’il a vécu cent ans sur la mécréance. Parce qu’avant de mourir il est entré en Islam, il ira au paradis. Même s’il n’a pas fait une seule prière de toute sa vie. Et il n’aura pas de compte à rendre sur ce qu’il n’a pas fait parce qu’il était sur la mécréance. Parce que celui qui est mécréant d’origine, quand il entre en Islam, son Islam lui efface tous ses péchés antérieurs. Ce n’est pas comme celui qui était musulman puis qui est sorti de l’Islam, puis il est revenu à nouveau dans l’Islam. S’il revient à nouveau à l’Islam, il a toujours les anciens péchés qu’il avait commis, et il a perdu ses bonnes actions. Mais il est à nouveau musulman. Et ce qui compte c’est l’état de la personne lorsqu’elle meurt, est-ce qu’elle est musulmane, ou est-ce qu’elle n’est pas musulmane. Et en contrepartie, si quelqu’un avait vécu sur l’Islam, puis il est tombé malade par exemple, et que sa maladie est devenue extrêmement éprouvante, très douloureuse.  Et il n’a pas pu supporter, et il s’est rebellé contre Dieu, il a dit «o Dieu, pourquoi tu es injuste avec moi en me donnant cette douleur que je ne peux pas supporter ?» , il est sorti de l’Islam attribuant l’injustice à Dieu. S’il meurt, celui-là n’entrera pas au paradis. Le paradis lui est interdit. Car il a mécru à cause de son objection à Allah. Le Messager de Allah a dit «innama l a^maalou bi khawaatiinihaa» ce qui signifie « Ce qui compte c’est l’état de la personne lors de sa mort». Donc, tout ce qui se déplace sur terre, que ce soit les animaux, les insectes, les êtres humains, le pire de tous ceux là, c’est celui qui n’est pas musulman.

Les mécréants qui sont morts avant la mission de notre Prophète Mouhammad, ceux qui n’ont pas entendu l’appel à l’Islam, d’un prophète, ils ne sont pas responsables. Ils ne vont pas en enfer. Ces gens là iront au paradis. Dans un hadith, le Prophète a dit qu’il y a un animal qui s’appelle al jou^al (le bousier), cet animal se nourrit des saletés, c’est un petit insecte noir, qui consomme les matières fécales et qui en fabrique des petites boules qu’il consomme par la suite, et il a dit que ces boules que fabrique cet insecte sont meilleures que ceux qui sont sur la mécréance en raison de leur mécréance justement. Car ils n’ont pas accompli le plus grand droit que Dieu a sur les créatures, les êtres humains, qui est de croire en Dieu, et en son Prophète. Parce que ce mécréant dans le hadith, même s’il dépensait comme la montagne de ‘ouhoud en or, dans un acte que Dieu agrée, mais s’il est sur sa mécréance, cet acte ne lui donnera aucune récompense. Parce qu’il n’a pas accompli le plus important des devoirs, qui est de croire en Dieu et en son Prophète. Et de plus quel que soit l’acte qu’il fait, s’il n’est pas musulman, cet acte ne donne pas de récompenses. Donc, le mécréant, quelques soient les services qu’il va offrir aux gens, quelque soit la tendresse ou la compassion ou la solidarité, qu’il va voir avec les démunis, ou les pauvres, ou les malades, tout cela, ne leur sera d’aucune récompense dans l’au-delà. Ils seront nourris pour leurs actes dans ce bas-monde. Ils auront la nourriture, la santé, la richesse, ce qu’ils veulent, mais dans l’au-delà ils n’auront rien du tout. C’est pour cela que mêmes s’ils ont l’apparence d’êtres humains, mais en réalité, ce sont des gens qui ont commis le plus grave des péchés, qui est la mécréance. C’est pour cela que la personne dit rester sur l’Islam et apprendre ce qui fait sortir de l’Islam et apprendre quels sont les devoirs et quels sont les choses interdites pour s’améliorer, pour appliquer, en espérant mourir sur l’Islam. Et celui qui rêve du Prophète, on espère qu’il mourra musulman. C’est pour cela que la personne invoque Dieu pour rêver du Prophète, pour voir le Prophète dans le rêve. Et ça c’est quelque chose qui est un très grand bien, que Allah n’accorde pas forcément à celui qui a un haut degré.

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Croyance : Le traité de la croyance de l’Imam ^Oumar Ibnou Mouhammad An-Naçafiyy

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur août 24, 2010
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Le traité de la croyance de l’Imam ^Oumar Ibnou Mouhammad An-Naçafiyy

décédé en l’an 537 de l’Hégire, que Allah lui fasse miséricorde

Les Gens de la Vérité ont dit : la réalité des choses est confirmée et la connaissance que l’on en a est certaine contrairement [à ce qu’affirment] les sophistes. La connaissance que les créatures [peuvent avoir] a trois causes : les sens sains, la nouvelle véridique et la raison. Les sens sont donc : l’ouïe, la vue, l’odorat, le goût, le toucher. Et par chacun de ces sens on prend connaissance de ce pour quoi il a été créé : par exemple les perceptions de l’ouïe, du goût et de l’odorat. Quant à la nouvelle véridique, elle est de deux genres : (le premier) la nouvelle moutawatir, c’est ce qui est confirmé par les dires d’un groupe de personnes à propos desquels il n’est pas concevable qu’ils se soient accordés sur le mensonge. Elle entraîne la connaissance par nécessité comme par exemple la connaissance des anciens royaumes dans les temps passés et [dans] les pays lointains. (Le deuxième) la nouvelle [apportée par] le messager appuyé par le miracle, elle entraîne la connaissance déduite, et la connaissance qu’elle confirme est comparable à la connaissance confirmée par nécessité, de par la certitude et la confirmation. Quant à la raison : elle est également un moyen (une cause) de connaissance. Et ce qu’elle confirme par l’évidence est [une connaissance] par nécessité comme par exemple la connaissance que la totalité de la chose est plus grande que sa partie. Ce qui est confirmé par la déduction est donc de l’ordre de ce que l’on acquiert. L’inspiration ne fait pas partie des causes de la connaissance de la validité des choses, chez les Gens de la Vérité.

L’univers avec l’ensemble de ses parties a été introduit dans l’existence. Il est en effet constitué de substances et de ce qui advient aux substances. La substance, c’est ce qui a une réalité de par soi-même ; composée, c’est un corps ; non composée, c’est une substance unitaire qui est la partie qui ne se divise pas. Ce qui advient aux substances, c’est ce qui n’a pas de localisation par soi-même et qui advient aux corps et aux substances unitaires. Ce sont par exemple les couleurs, les états, les saveurs, les odeurs. Et Celui Qui a fait entrer l’univers dans l’existence, c’est Allah ta^ala الواحد (Al-Wahid) l’Unique, القديم (Al-Qadim) l’Eternel exempt de début, الحيّ (Al-Hayy) le Vivant, القادر (Al-Qadir) le Puissant, العليم (Al-^Alim) Celui Qui sait tout, السميع البصير (As-Sami^ou l-Basir) Celui Qui entend et Qui voit, الشائى المريد (Ach-Cha‘i l-Mourid) Celui Qui a la volonté et le vouloir. Il n’est pas quelque chose qui advient aux corps, ni un corps, ni une substance unitaire, ni quelque chose ayant une image, ni limité, ni dénombrable, ni constitué de parties, ni divisible, ni composé, ni fini, Il n’est pas attribué d’un genre ni d’un comment, Il n’est pas localisé dans un endroit et Il ne subit pas le temps, rien ne Lui ressemble. Et rien n’échappe à Sa science et à Sa puissance.

Il a des attributs de toute éternité, qui Lui sont propres, qui ne sont ni Lui ni autre que Lui. Ce sont la science, la puissance (al-qoudrah), la vie, la puissance (al-qouwwah), l’ouïe, la vue, la volonté, le vouloir, le faire, la création, le fait de pourvoir [les créatures] en subsistance et la parole. Et Il parle d’une parole qui est un attribut à Lui et qui est de toute éternité, qui n’est pas du genre des lettres et des sons. Allah ta^ala est attribué par cet attribut la parole par lequel Il ordonne, interdit, informe et le Qour’an est la parole de Allah ta^ala [et il] n’est pas créé. Il est inscrit dans nos Moushaf – nos livres du Qour’an –, mémorisé dans nos cœurs, récité par nos langues, entendu par nos oreilles, sans y prendre place. Et le fait de faire exister est un attribut de Allah ta^ala de toute éternité. Il s’agit du fait de faire exister l’univers et chacune de ses parties au moment où son existence a lieu et [cet attribut] est différent de ce qui a reçu l’existence, selon nous autres [matouridiyy]. La volonté est un attribut de Allah ta^ala de toute éternité et immuablement Sien à [Allah] ta^ala Lui-même.

La vision que les croyants auront de Allah ta^ala est possible selon la raison et obligatoire selon ce qui est rapporté, et les preuves selon les textes sont parvenues concernant l’obligation de la vision de Allah ta^ala par les croyants dans la résidence de l’au-delà. Ainsi, Il sera vu sans qu’Il soit dans un endroit ni dans une direction, que ce soit de face, par la réception d’un rayon lumineux, ou par la délimitation d’une distance entre celui qui regarde et Allah ta^ala. Et Allah ta^ala est le Créateur des actes des esclaves, que ce soit la mécréance ou la foi, l’obéissance ou la désobéissance. Ils existent tous par Sa volonté, Son vouloir et Son décret, Sa destinée et Sa prédestination. Et les esclaves ont des actes [qu’ils font] de leur propre choix pour lesquels ils seront récompensés ou châtiés. Ce qui relève du bien parmi ces actes existe par l’agrément de Allah ta^ala et ce qui relève du mal n’existe pas par Son agrément ta^ala. La capacité à accomplir l’acte est conjointe à l’acte, c’est la réalité de la puissance par laquelle l’acte a lieu. Cette appellation de capacité est [aussi] effective lorsque les causes, les organes et les sens sont sains. La validité de la responsabilité est basée sur cette [deuxième] capacité. L’esclave n’est pas chargé de ce qu’il ne peut pas faire.

La douleur qui existe dans ce qui est frappé à la suite du coup porté par quelqu’un, et la cassure du verre à la suite du bris occasionné par quelqu’un, toutes ces choses sont des créatures de Allah ta^ala ; l’esclave n’est pas l’auteur de leur création. Celui qui est assassiné meurt à son échéance. La mort [est une chose qui] advient au mort et c’est une créature de Allah ta^ala ; l’esclave n’en est pas l’auteur, ni par la création ni par l’acquisition. L’échéance est fixée. [Ce qui provient de] l’illicite est [aussi] une subsistance. Tout un chacun percevra sa propre subsistance entièrement, qu’elle soit licite ou illicite et il n’est pas concevable que quelqu’un ne consomme pas sa subsistance ni que quelqu’un d’autre la lui consomme. Et Allah ta^ala égare qui Il veut et Il guide qui Il veut. Ce qui est le mieux pour l’esclave, ce n’est pas un devoir pour Allah ta^ala [de le lui accorder]. Le supplice de la tombe pour les mécréants et certains désobéissants parmi les croyants, la félicité accordée aux gens de l’obéissance dans la tombe et l’interrogatoire de Mounkar et Nakir sont confirmés par les preuves selon les textes. La résurrection est une réalité, la pesée [des actes] est une réalité, le livre [où sont consignés les actes des esclaves] est une réalité, le questionnement est une réalité, le bassin est une réalité, le pont est une réalité, le paradis est une réalité et l’enfer est une réalité. [Tous deux] sont déjà créés actuellement. Ils existent et demeureront éternellement, ils ne seront pas anéantis, ni eux ni leurs habitants.

Le grand péché ne fait pas sortir l’esclave croyant de la foi et ne le fait pas entrer dans la mécréance. Allah ta^ala ne pardonne pas qu’on Lui attribue un associé et Il pardonne ce qui est en deçà à qui Il veut, que ce soit parmi les petits péchés ou les grands [péchés]. Le châtiment est possible pour le petit péché et le pardon est possible pour le grand péché, s’il n’a pas été commis en se le rendant licite. Se rendre licite [le péché] est de la mécréance.

L’intercession en faveur des grands pécheurs est confirmée pour les messagers ainsi que pour ceux qui ont un mérite. Ceux qui ont commis les grands péchés parmi les croyants ne resteront pas éternellement en enfer. La foi selon la Loi de l’Islam (Chari^ah), c’est de croire fermement en ce qu’a rapporté le Prophète r (^alayhi ssalatou wa s-salam) de la part de Allah ta^ala et de le reconnaître. Quant aux œuvres, elles s’accroissent en elles-mêmes mais la foi ne s’accroît pas et ne diminue pas. [La foi] et l’Islam sont indissociables. S’il y a en l’esclave la ferme croyance ainsi que la reconnaissance, il lui est valable de dire : je suis un croyant véritablement. Et il ne convient pas qu’il dise : je suis un croyant si Allah le veut. L’heureux peut devenir malheureux et le malheureux peut devenir heureux. Le changement concerne la félicité et le malheur mais pas le fait de rendre heureux ou de rendre malheureux qui sont tous deux des attributs de Allah ta^ala. Le changement n’affecte pas Allah, ni Ses attributs.

Dans l’envoi des messagers, il y a une sagesse. Allah ta^ala a envoyé des messagers humains pour les humains, annonciateurs de bonne nouvelle, mettant en garde et montrant aux gens ce dont ils ont besoin, parmi les choses de ce bas-monde et de la religion. Il les a appuyés par des miracles qui rompent avec l’ordinaire. Le premier des prophètes est Adam ^alayhi s-salam et le dernier d’entre eux est Mouhammad. Il a été rapporté ce qui fait référence à leur nombre dans certains hadith. Il est préférable de ne pas se limiter à un nombre lors de leur évocation. Allah ta^ala dit :

{مِنْهُمْ مَنْ قَصَصْنَا عَلَيْكَ وَمِنْهُمْ مَنْ لَمْ نَقْصُصْ عَلَيْكَ}

ce qui signifie : « Il y a parmi eux ceux dont Nous t’avons rapporté l’histoire et parmi eux ceux dont Nous ne t’avons pas rapporté [l’histoire] ». Il n’y a pas de garantie, en citant un nombre, de ne pas mettre à leur nombre qui n’en fait pas partie ou de ne pas exclure de leur nombre qui en fait partie. Et tous ont informé et porté à la connaissance de la part de Allah ta^ala, ils ont été véridiques et porté conseil. Le meilleur des prophètes est Mouhammad. Les anges sont des esclaves de Allah ta^ala. Ils œuvrent conformément à Son ordre. Ils ne sont pas qualifiés de la féminité ou de la masculinité.

Allah ta^ala a révélé des livres à Ses prophètes dans lesquels Il a exposé Son ordre et Son interdiction, Sa promesse et Sa menace. L’Ascension du Messager de Allah r à l’état d’éveil, en personne jusqu’au ciel puis jusqu’aux lieux élevés que Allah ta^ala a voulus est une réalité. Les prodiges des saints sont une réalité. Ainsi, [Allah] fait paraître le prodige, par une voie rompant avec l’ordinaire, de la main du saint, comme par exemple le parcours d’une longue distance en un temps très court, l’apparition de nourriture, de boissons ou de vêtements lors du besoin, le fait de marcher sur l’eau, de voler dans l’air, la parole de l’objet et de l’animal, et d’autres choses encore. Ceci représente un miracle pour le messager du membre de la communauté duquel ce prodige est apparu. Car, [par ce prodige], il apparaît qu’il est un saint et il n’est un saint que s’il est fondé dans sa religion, et sa religion c’est la reconnaissance du message de son messager.

Le meilleur des humains après notre Prophète [dans sa communauté] c’est Abou Bakr AsSiddiq que Allah l’agrée, puis ^Oumar Al-Farouq puis ^Outhman Dhou n-Nourayn puis ^Aliyy Al-Mourtada. Leur califat est confirmé selon cet ordre également. Le califat est de trente années. Après cela, ce furent des royautés et des émirats. Il est indispensable que les musulmans aient un imam qui se charge d’exécuter leurs lois et d’appliquer les peines légales des musulmans, de protéger leurs lignes de fronts, de préparer leurs armées et de collecter leurs aumônes [légales], de réprimer les oppresseurs, les voleurs et les brigands de grands chemins, d’assurer la tenue des prières du vendredi et celles des deux fêtes, de mettre un terme aux conflits ayant lieu entre les esclaves [de Allah], de recueillir les témoignages attenants aux droits, de marier les jeunes gens et les jeunes femmes qui n’ont pas de tuteurs, de partager les butins et ce qui est du même genre.

De plus, il convient que l’imam soit apparent, non caché ni attendu, qu’il soit de Qouraych et il n’est pas permis qu’il ne soit pas de Qouraych. Il n’est pas forcément de Bani Hachim ni des descendants de ^Aliyy, que Allah l’agrée. Ce n’est pas une condition que l’imam soit préservé, ni qu’il soit le meilleur de son époque. Il est une condition qu’il un pouvoir total, qu’il sache mener à bien les affaires, qu’il soit capable d’assurer l’exécution des lois, de protéger les frontières de la terre d’Islam, de reprendre le droit de celui qui a subi une injustice à celui qui l’a commise. L’imam n’est pas déchu par le grand péché et l’injustice. Il est permis d’effectuer la prière derrière tout juste et tout grand pécheur et on effectue la prière [funéraire] pour tout juste et tout grand pécheur. On s’abstient d’évoquer [la totalité des] compagnons autrement qu’en bien.

Et nous reconnaissons le paradis aux dix à qui le Prophète a annoncé la bonne nouvelle qu’ils seront au paradis et nous confirmons le passage de la main mouillée sur les bottines pour le résident ou pour le voyageur. Nous n’interdisons pas [la consommation du liquide obtenu par] macération des dattes. Un saint n’atteint pas le degré des prophètes par définition. L’esclave n’atteint pas un état le dispensant de l’ordre ou de l’interdiction. Et il est donné aux textes leur sens propre. Abandonner cela pour recourir à des sens prétendus par les gens de l’ésotérisme est de l’irréligion. L’opposition aux textes est de la mécréance. Se rendre licite le péché de même que le dédaigner est de la mécréance. Se moquer de la Loi de l’Islam (chari^ah) est de la mécréance. Désespérer de la miséricorde de Allah ta^ala est de la mécréance. Croire que Allah ne châtie personne pour son péché est de la mécréance. Porter foi au devin au sujet de ce qu’il annonce des choses cachées est de la mécréance. Ce qui est anéanti n’est pas une chose qui existe. Les invocations des vivants pour les morts et les aumônes données en leur faveur leur sont profitables. Allah ta^ala exauce les invocations, donne satisfaction aux besoins. Ce que le Prophète a porté à la connaissance de ce qui est signe du jour dernier, l’apparition du faux messie, celle de la bête de la terre, de Ya’jouj et Ma’jouj, de la descente du ciel de ^Iça ^alayhi s-salam, du lever du soleil de son couchant, tout cela est une réalité. Le moujtahid peut se tromper et peut viser juste. Les messagers [de genre] humain sont meilleurs que les messagers [du genre] des anges, et les messagers [du genre] des anges sont meilleurs que le commun des humains – les saints -. Et le commun des humains – les saints – est meilleur que le commun des anges. Et Allah sait plus que tout autre.

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Quelques conseils

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur août 15, 2010
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La louange est à Allah, le Seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissances et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de son agrément.

Il y a dans le Qour’an honoré et dans la sounnah du prophète, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam, des bases fortes pour protéger la constitution de la personne, pour que l’esclave croyant puisse remplir son rôle dans la vie du bas monde et assumer les responsabilités qu’il a vis-à-vis de sa famille, vis-à-vis de ses frères et de son environnement. Allah tabaraka wa ta^ala a créé l’être humain avec une parfaite constitution. Et Allah a accordé à l’être humain plusieurs sortes d’aliments, tant par leur apparence, par leur goûts que par leur composition. Allah ^azza wa jall dit, dans le Qour’an honoré « … » sourat ar-Ra^d, ‘ayah 4. Dans cette ayah, Allah nous apprend qu’il y a sur terre différentes sortes d’arbres et de plantes. Parmi ce qui est cité, il est cité le raisin, les palmiers et Allah a accordé un mérite à certains aliments sur d’autres. Allah tabaraka wa ta^ala nous a indiqué dans le Qour’an et également par ce qu’Il a révélé à Son prophète élu, notre maître Mouhammad, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam, les mauvais aliments pour les éviter et les bons aliments qui, lorsqu’ils sont bien exploités, vont contribuer pour protéger le corps. Allah ta^ala dit « .. » sourat al-A^raf, ayah 157, c’est-à-dire « les bons aliments leur ont été licites et les mauvais leur ont été interdits » et il est rapporté dans le Qour’an honoré et dans la tradition du prophète, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam, plusieurs ayah et hadith honoré, qui indiquent qu’il y a différentes sortes de fruits, de plantes, d’oiseaux, d’animaux que Allah a rendu licité à l’être humain. La bonne santé fait partie des grâces importantes que Allah a accordé à Ses esclaves et il convient à celui qui a eu la bonne santé de la conserver et le prophète éminent, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit «Ni^matani … » rapporté par Al-Boukhariyy, ce qui signifie « Il y a deux grâces, deux bienfaits que  beaucoup de gens ne savent pas exploiter, qui sont la bonne santé et le temps libre » et le prophète ^alayhi ssalat wa salam a dit « Man asbaha … » rapporté par At-Tirmidhiyy, ce qui signifie « Celui qui se lève au matin avec un corps en bonne santé, en sécurité et qui a l’alimentation de sa journée, c’est comme si le bas monde lui a été accordé ». Et le prophète éminent, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit à son oncle paternel Al-^Abbas « Ya ^Abbas… » rapporté par At-Tirmidhiyy qui l’a jugé sahih, ce qui signifie « Ô toi, ^Abbas, Ô toi l’oncle paternel du messager de Allah, demandes à Allah al-^afiyah dans le bas monde et dans l’au-delà ». Al-^afiyah dans le bas monde, c’est la bonne santé et al-^afiyah dans l’au-delà englobe le fait d’être préservé du supplice de la tombe parce que la première des étapes de l’au-delà, c’est la tombe et al-^afiyah dans l’au-delà englobe également, le fait d’être préservé du châtiment de l’au-delà. Ainsi, celui à qui Allah tabaraka wa ta^ala a accordé la piété – at-taqwa– et al-^afiyah dans les deux sens, al-^afiyah dans le bas monde, c’est-à-dire la bonne santé et al-^afiyah dans l’au-delà, c’est-à-dire la protection du supplice de la tombe et du châtiment de l’au-delà, celui qui a eu cela, aura eu un grand bien. Al-^afiyah dans le bas monde repousse de la personne les maladies du corps et al-^afiyah dans la religion et la piété, repousse de la personne le supplice de la tombe et le châtiment de l’au-delà et celui qui observe et qui étudie parfaitement l’héritage que nous a laissé notre prophète éminent, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam, dans ce bas monde et la manière avec laquelle il vivait, il verra que c’est la meilleure des guidées pour conserver la bonne santé. En effet, conserver la bonne santé et protéger sa santé se base sur une bonne alimentation que ce soit la nourriture, la boisson et également, une bonne gestion de l’habillement, du logement, de l’air, du sommeil, de l’éveil, du mouvement, du repos, etc… Si toutes ces choses sont faites de manière modérée qui convient au corps, qui convient au pays où la personne vie, qui convient à l’âge de la personne, qui convient à ce qui est habituel, cela facilite le fait de conserver la bonne santé jusqu’à la mort. Ainsi, parmi les choses qui sont nuisibles, c’est le fait d’avoir un grand appétit pour la nourriture. Avoir un grand appétit et manger en grande quantité, alourdi le cœur, alourdi le corps et favorise des mauvaises habitudes comme la faiblesse, comme la paresse, c’est-à-dire, la personne fait preuve de paresse dans son obéissance à Allah tabaraka wa ta^ala et c’est ce que le chaytan recherche. Par contre, être modéré dans son alimentation, dans sa nourriture et sa boisson, ceci favorise la bonne santé et favorise al-^afiyah et par la volonté de Allah, une longue vie. Il accorde au corps une plus grande vigueur et une plus grande force, une légèreté dans le déplacement et surtout une force pour l’accomplissement des actes d’obéissance et c’est ce qui est requis dans la Loi pour l’esclave qui est croyant. Le prophète éminent, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam, donnait l’exemple à sa communauté dans la faible quantité de nourriture et de boisson. Ainsi, le prophète, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam, prenait juste la part indispensable de nourriture et de boisson, ce qui permet au corps de rester en bonne santé aussi bien par la quantité que par la qualité et tout cela est déduit de la Parole de Allah  « Wa… ». Allah tabaraka wa ta^ala a indiqué dans cette ayah que la personne introduit dans son corps, ce qui permet au corps de rester en bonne santé, c’est-à-dire la nourriture et la boisson qui permettent au corps de rester en bonne santé pour remplacer ce qui en est sorti et que la quantité et la qualité soit juste ce qui permet au corps d’en profiter, parce que dès lors que ça dépasse cette limite, ça devient une exagération et cela empêche la bonne santé et al-^afiyah et généralement ça entraîne les maladies, c’est-à-dire qu’un excès dans un sens ou dans un autre, généralement entraîne les maladies et celui qui voit comment le prophète, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam, s’alimentait, il voit bien que le prophète n’était pas un de ceux qui mangeaient en dépassant les limites. Il ne multipliait pas les variétés de nourriture et de boisson mais son alimentation était modeste. Ainsi, le prophète consommait de ce que l’on trouvait habituellement dans son pays : la viande, des fruits, le pain, les dattes, les végétaux qui étaient dans son pays. Parmi les nourritures du prophète, il y a les courgettes, les dattes qui avant qu’elles ne deviennent dures, quand elles sont encore tendres, il a été aussi rapporté que le prophète a mangé du raisin sec, du raisin, du melon et le prophète appréciait ce qui est sucré et frais. Tout comme, il a mangé, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam, du miel et il l’appréciait, il a même incité sa communauté à l’utiliser comme remède. Le prophète ^alayhi ssalat wa sallam, a dit « ^alaykoum bi chifa^ayn al -^asalou wa l-Qour’an », ce qui signifie « Utilisez les deux remèdes : le miel et le Qour’an » et comme l’a rapporté la dame honorable ^Aichah, que Allah l’agrée, le prophète appréciait le miel accompagné de al-halwa et parfois le prophète quand un aliment nécessitait pour son équilibre un deuxième aliment, il les associait tous les deux, comme par exemple les dattes tendres avec le melon. Et lorsque le prophète, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam, n’était pas attiré par une nourriture donnée, lorsque ça entraînait une aversion, il ne la prenait pas, c’est-à-dire il ne la mangeait pas malgré lui. Quand c’est quelque chose pour laquelle il ne penchait pas, il ne la prenait pas et ça c’est une règle très importante pour conserver la bonne santé. Généralement quand la personne consomme d’une chose pour laquelle elle ne penche pas, ça peut être préjudiciable pour la santé. Anas Ibnou Malik, le serviteur du prophète, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit « Ma …. », c’est-à-dire, le messager de Allah, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam, n’a jamais critiqué un repas, si il l’apprécie, il en mange, sinon il le laisse et il n’en mange pas. Et quand on lui a amené, il y a une catégorie de lézard, qui est gros, qui est chassé et qui est licite à la consommation, ça s’appelle ad-dabb, un des miracles du prophète,  salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam, lorsqu’un homme arabe était parti à la chasse, il n’était pas croyant à ce moment-là, il a ramené ce gros lézard, il a trouvé le prophète avec ses compagnons, il s’est adressé avec des paroles sèches au prophète, il a jeté le lézard mort et il a dit « Ô Mouhammad, je ne croirai en toi que si ce lézard mort témoigne en ta faveur ». Allah a accordé un très grand miracle à notre prophète, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam. Le prophète s’est adressé à ce lézard, il lui a dit « Ya dabb », le lézard, Allah l’a ressuscité, il a parlé en Arabe et les gens étaient présents, il lui a dit « je réponds à ton ordre ô messager de Allah » et il lui a dit « qui je suis ? » et il a témoigné qu’il était le messager de Allah. Allah a fait ressuscité cet animal mort pour le prophète et il a témoigné en faveur du prophète, l’homme qui était venu a vu que c’était un miracle, c’était lui qui avait tué ce lézard et il est entré en Islam. Quand on en a ramené au prophète, une fois, il n’en n’a pas mangé, les gens lui ont dit « est-ce que c’est haram d’en manger ? » il a dit, ce qui signifie « non, mais ce n’est pas quelque chose qui est de l’habitude de ma région et je ne suis pas attiré par cette nourriture ». Ainsi, le prophète, ^alayhi s-salat wa sallm, a pris en compte son habitude alimentaire et c’est un point important de veiller à la propre habitude alimentaire. Comme il n’en consommait pas dans sa région, il n’était pas attiré par cela, il n’en a pas mangé mais il n’a pas empêché ceux qui étaient habitués à en consommer d’en consommer et le prophète, ^alayhi ssalat wa sallam, a dit « … » rapporté par At-Tirmidhiyy, ce qui signifie « Le fils de ‘Adam n’aura pas rempli un récipient plus dangereux pour lui que son ventre. Que le fils de ‘Adam se suffise de quelques bouchées qui conservent sa bonne santé et si c’est indispensable, qu’il consacre le tiers pour sa nourriture, le tiers pour la boisson et le tiers pour l’air », c’est-à-dire qu’il ne remplisse pas tout son ventre, qu’il introduise dans son ventre un tiers de nourriture, un tiers de boisson et un tiers qu’il laisse libre pour l’air. Et le prophète, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam, était l’imam des ascètes, il ne s’était pas préoccupé du trop de nourriture, il ne multipliait pas les variétés de nourriture et de son époque, les gens ne mangeaient pas beaucoup, le prophète multipliait le jeûne, il jeûnait beaucoup et quand il ne jeûnait pas, il rompait son jeûne sur des aliments en faible quantité, il ne prenait que ce qui est indispensable pour sa bonne santé. La dame honorée ^Aichah, que Allah l’agréée, a dit, ce qui signifie « La famille du prophète, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam, depuis que nous sommes arrivés à Médine, nous n’avons pas été rassasiés trois nuits de suite de blé », ils n’ont pas été rassasiés trois nuits de suite de cet aliment de base, rapporté par Al-Boukhariyy. Et il arrive que tellement le prophète était ascète, qu’il s’écoulait un mois et deux mois et qu’il n’y avait pas de nourriture qui était préparée sur le feu dans les maisons de ses épouses. Il ne vivait que d’eau et de dattes et le serviteur du messager de Allah, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam, Anas Ibnou Malik, que Allah l’agrée, disait « Le messager de Allah, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam, est mort et il n’a pas goûté du pain avec la mie, le pain qui est doux ». Un point important, c’est que le fait d’être ascète, de délaisser les biens du bas monde, c’est quelque chose de louable à condition que la personne ne nuise pas à son corps. Allah nous l’interdit pas Sa Parole « … » et Allah tabaraka wa ta^ala dit « … », Allah nous interdit de nuire à notre corps. Et parmi les nourritures qui sont utiles pour le corps, il y a les légumes et les fruits. Le prophète, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam, consommait des fruits et des légumes de son pays à leur saison, il consommait de chaque fruit et légume dans la saison dans laquelle on pouvait les manger. Allah soubhanahou wa ta^ala par Sa sagesse, a fait que dans chaque pays il y a des fruits qui profitent aux gens dans leur saison et en consommer est une cause de bonne santé pour eux et ceci peut faire  passer de nombreux médicaments. Il est important de prendre exemple sur notre prophète, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam, dans sa conduite et dans ses règles alimentaires, la nourriture et la boisson afin que nous puissions profiter dans le bas monde et dans l’au-delà et Allah dit dans le Qour’an « Laqad kana lakoum … », ce qui signifie « Vous avez en le messager de Allah, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam, un très bon exemple pour celui qui espère les récompenses de Allah et être gagnant au Jour du Jugement ». Et parmi les paroles du prophète, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam, il a dit « La yachba^ou mou’minoun min khayran yasma^ou hatta yakounou mountahahou l-jannah », c’est-à-dire « La yachba^ou mou’minoun min khayran yasma^ou hatta yakounou mountahahou l-jannah »,. Notre chaykh, que Allah l’agréé, a dit « Attachez-vous à œuvrer conformément à ce hadith « Le croyant ne se lasse pas d’un bien qu’il entend jusqu’à ce qu’il arrive au Paradis » et dans le Qour’an, Allah tabaraka wa ta^ala n’a pas ordonné à Son prophète de demander à augmenter en autre chose que la Science. La seule chose que Allah a ordonné au prophète de demander à en augmenter. C’est la Science. Allah ta^ala dit « wa qoul Rabbi zidni ^ilma », ce qui signifie « Ô Seigneur, augmente moi en Science » et parmi les invocations du prophète, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam, « Allahoumma ‘inni ‘as’alouka ^ilman nafi^a », ce qui signifie « Ô Allah, je Te demande de m’accorder une Science utile ». Quelle est la Science utile ? La Science utile, c’est la Science grâce à laquelle, on a la crainte de Allah ta^ala, la Science utile, c’est celle qui entraîne la personne a rechercher le bien dans l’au-delà. Et dans ce hadith, il y a l’indication de l’importance de la Science « La yachba^ou mou’minoun min khayran yasma^ou hatta yakounou mountahahou l-jannah », « Le croyant ne se lasse pas d’un bien qu’il entend jusqu’à ce qu’il arrive au Paradis » et il y a un autre hadith, très important qui a un autre mérite, qui est le hadith de l’amour par recherche de l’agrément de Allah. Que signifie le fait de s’aimer par recherche de l’agrément de Allah, c’est que le musulman aime pour son frère qu’il ait le bien qu’il aime pour lui-même, ce qu’il souhaite pour lui-même, il le souhaite pour son frère, le musulman aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même comme bien et il ne le trompe pas, il ne le trahi pas ni par les actes, ni par la parole. Et il est sincère dans son amour pour lui, c’est-à-dire que si il voit que son frère a un bien, il se réjoui pour lui, il est heureux pour son frère et si il le voit sur autre chose, il a quelque chose de mauvais, alors il déteste ce mauvais caractère dans son frère et il essaie de l’en délivrer, si il le voit par exemple, commettant un péché, il l’aide à s’en sortir. En résumé, il ne va pas être hypocrite avec lui, il ne va pas lui embellir ce qui est mauvais, il lui donne le conseil afin de corriger cette mauvaise chose qui est en lui, c’est cela la signification de l’amour mutuel par recherche de l’agrément de Allah. Le hadith qoudsiyy, c’est-à-dire dans lequel notre prophète a dit « Allah dit… », « Ceux qui s’aiment les uns les autres par recherche de l’agrément de Allah, ceux-là, Allah les fera asseoir sur des chaires en lumière, à l’ombre du Trône », avant qu’ils n’entrent au Paradis, ils seront assis sur des sortes de chaises de lumière, à l’ombre du Trône et les gens seront heureux pour eux, ils se réjouiront de les voir dans cette belle situation même les prophètes et les martyrs, bien que les prophètes aient un degré supérieur que ces gens-là mais lorsqu’ils verront ce qui a été réservé à ces gens qui ont un degré inférieur au leur, ils seront heureux pour eux, ils se réjouiront. L’amour véritable, c’est l’amour qui n’est pas entaché de tromperie, ni d’hypocrisie, c’est-à-dire, lorsqu’il voit son frère dans un mauvais état, il ne lui embelli pas ce mauvais état, il ne se tait pas tant qu’il est capable de l’en délivrer et s’il le voit dans un bon état, il le renforce, il l’encourage, il le soutient, c’est cela la signification de s’aimer par recherche de l’agrément de Allah. Si la personne voit que son frère n’assiste pas aux assemblées de Science ou bien n’accompli pas les devoirs ou bien, il néglige certaines choses importantes dans la religion, il l’incite, il l’encourage, il l’aide, il ne va pas l’aider à sombrer dans l’insouciance, il ne va pas lui embellir le mal, au contraire, il l’aide à s’améliorer. Une des paroles que notre chaykh a fait inscrire dans sa maison, dans son salon, il a un tableau et il a fait inscrire des paroles sur ce tableau pour que les gens, lorsqu’ils rentrent, ils voient ces paroles qui sont écrites et parmi ces paroles qu’il a fait écrire, il y a la parole de l’imam ^Aliyy, que Allah l’agréé, le quatrième calife, l’imam ^Aliyy a dit « Celui qui prétend que notre Dieu est limité, il n’a pas connu le Créateur, Celui qui est adoré », cette phrase a été rapportée de l’imam ^Aliyy par le hafidh Abou Nou^aym dans le livre « hilyatou l’awliyyah ». Cette phrase signifie que celui qui croit ou qui prétend que Allah est un corps de grande taille ou de petite taille, c’est un mécréant qui n’a pas connu Allah. Egalement, celui qui croit que Allah est localisé dans une direction comme le haut, il aura fait que Allah est limité, il aura attribué une limite à Allah et celui qui a une limite, il a besoin de qui lui a donné cette limite et celui qui est dans le besoin, il est incapable, celui qui est dans le besoin est impuissant et celui qui est impuissant, il n’est pas Dieu. Dans les propos de notre maître ^Aliyy, que Allah l’agréé, il y a une preuve claire que Allah est absolument Exempt de la limite. Celui qui Lui attribue la position assise, celui qui Lui attribue l’installation, celui qui Lui attribue la proximité, il n’aura pas connu Allah et celui qui ne connaît pas Allah, il n’est pas musulman, il est mécréant. Al-habba’, le grain de poussière, il a une limite, la fourmi a une limite, l’être humain a une limite, le soleil a une limite, le ciel a une limite, le Trône a une limite, tous ont besoin de qui leur a donné cette limite et ce volume, celui qui a une limite, celui qui a un volume, il est créé, il a besoin, il est incapable, il n’est pas valable qu’il ait la divinité. La divinité n’est valable que pour celui qui n’a pas de limite et c’est Allah soubhanahou wa ta^ala, Allah n’a pas besoin du monde, Allah est Exempt de la taille, Allah est Exempt du volume. Al-Ghazali a dit ce qui signifie « L’adoration n’est valable qu’après avoir connu Celui qui mérite d’être adoré ». Celui qui attribue à Allah la limite, il n’a pas connu Allah et il n’est pas musulman et son adoration n’est pas valable, que ce soit la prière, la zakat, le jeûne le pèlerinage ou ce qui est de cet ordre, ceci est important, ce sont des parole dans le fondement de notre religion et le croyant ne se lasse pas d’un bien qu’il entend jusqu’à ce qu’il arrive au Paradis.

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La récitation du Qour’an

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur août 11, 2010
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Allah dit :

« وَاتَّقُواْ يَوْمًا تُرْجَعُونَ فِيهِ إِلَى اللهِ ثُمَّ تُوَفَّى كُلُّ نَفْسٍ مَّا كَسَبَتْ وَهُمْ لاَ يُظْلَمُونَ« 

(سورة البقرة/281)

« Wa t-taqou yawman tourja^ouna fihi ‘ila l-Lahi thoumma touwaffa koullou nafsin ma kasabt wa houm la youdhlamoun »

Ce qui signifie : « Préparez vous pour un jour ou vous serez ressuscités pour le jugement de Allah ensuite chaque âme sera retribuée en fonction de ce qu’elle aura acquis et ils ne subiront aucune injustice »

Allah tabaraka wa ta^ala dit dans le Qour’an honoré :

« إِنَّ هَذَا الْقُرْءانَ يِهْدِي لِلَّتِي هِيَ أَقْوَمُ وَيُبَشِّرُ الْمُؤْمِنِينَ الَّذِينَ يَعْمَلُونَ الصَّالِحَاتِ أَنَّ لَهُمْ أَجْرًا كَبِيرًا« 

(سورة الإسراء/9)

« ‘Inna hadha l-Qour’ana yahdi li l-lati hiya ‘aqwam ; wa bachchiri l-mou’minina l-ladhina ya^malouna ssalihati ‘anna lahoum ‘ajran kabira »

Ce qui signifie : « Certe ce  Qour’an guide pour l’au-delà et il annonce la bonne nouvelle aux croyants qui accomplissent les bonnes oeuvres ; ils auront de grandes récompenses »

Mes bien aimés Allah a envoyé le prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam comme miséricorde au monde. Il lui a révélé le Qour’an en tant que guide pour les gens. Il a réussi et ceux qui auront cru en lui auront réussi. Ce sont ceux qui ont suivi sa bonne guidée car le Qour’an est la parole de Allah qui ne comporte pas d’erreur et c’est pour cela qu’il convient au musulman qu’il s’en occupe en l’apprenant, en le récitant et en méditant sur ses sens au lieu d’utiliser son temps dans le loisir et les jeux.

Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

تعلموا القرءان واقرءوه وارقدوا، فإن مَثَلَ القُرْءَان لمن تعلمه فقرأه وقام به كمثل جراب محشو مسكا يفوح ريحه في كل مكان ومثل من تعلمه فيرقد وهو في جوفه كمثل جراب أوكىء على مسك

(رواه الترمذي وابن حبان)

« Ta^allamou l-Qour’ana wa qra’ouhou wa rqoudou, f’a’inna mathala l-Qour’ani liman ta^allamahou faqara’ahou wa qama bihi kamathali jirabin mahchouwwin miska yafouhou rihouhou fi koulli makan wa mathalou man ta^allamahou fayarqoudou wa houwa fi jawfihi kamathali jirabin ‘awka’a ^ala misk »

(Rapporté par At-Tirmidhiyy et ‘Ibnou Hibban)

Ce qui siginfie : « Apprenez le Qour’an recitez le et faite que la dernière chose de votre journée la nuit c’est la récitation du  Qour’an avant le sommeil. L’exemple du Qour’an pour celui qui l’a appris qui l’a récité et qui a ouevré avec est comme un sac rempli de musc dont l’odeur embaume partout et l’exemple de celui qui l’a appris et qui l’a récité à la dernière partie de la journée et juste après il s’est endormi  est comme un sac qui contient du musc »

Dans ce Hadith honoré il y a une grande incitation à l’apprentissage du  Qour’ahonoré et à son application car l’apprentissage du Qour’ahonoré éclaire le coeur et appliquer le Qour’an guide vers la voie de droiture et renforce la compréhension. Par sa récitation de la manière correcte, le degré du croyant sincère qui le récite avec une intension sincère et bonne par recherche de l’agrément de  Allah ^azza wa jall son degré augmente. Celui qui le récite avec crainte avec sérénité avec les larmes par la crainte de  Allah tabaraka wa ta^ala augmente en degré.

Ainsi d’après ^Abdou l-Lah bnou ^Amri bni l-^As que Allah l’agrée d’après le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam il a dit :

« يقال لصاحب القرءان اقرأ وارتقِ ورتل كما كنت ترتل في الدنيا فإن منْزلتك عند ءاخر ءاية تقرؤها« 

(رواه أبو داود والترمذي)

« Youqalou li sahibi l-Qour’ani qra’ wa rtaqi wa rattil kama kounta tourattil fi d-dounya fa’inna manzilataka ^inda ‘akhiri ‘ayatin taqra’ouha »

(Rapporté par ‘Abou dawoud et  At-tirmidhiyy)

Ce qui siginfie : « Il sera dit à celui qui mémorise le Qour’an : recite et augmente dans les degrés du paradis et récite tout comme tu le récitais dans le bas monde. Ta demeure sera ce que tu atteindras lorsque tu termineras de réciter la dernière ayah que tu connaissais ».

Al-Bayhaqiyy a rapporté du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qu’il a dit :

 « اتلوا القرءان وابكوا وإن لم تبكوا فتباكَوا »

« ‘Outlou l-Qour’an wa bkou wa ‘in lam tabkou fatabakaw »

Ce qui siginfie : « Récitez le Qour’an et versez des larmes. Si vous n’arrivez pas à verser des larmes alors essayez de provoquer cela pour avoir présente dans le coeur la crainte de Allah le Seigneur des mondes ». D’après Salih Al-Mariyy il a dit : « J’ai récité le Qour’an auprès du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam dans le rêve il m’a dit ô  Salih ceci est la récitation et où sont les larmes ». La récitation du Qour’an de manière correcte c’est à dire si la personne l’a appris par transmission auprès de quelqu’un qui l’a appris par transmission puis qui l’a maitrisé ; ceci est un grand bien ; c’est un bien éminent. Il en est de même pour celui qui écoute le Qour’an auprès de quelqu’un qui l’a récité et qui écoute attentivement et qui fait en sorte que dans son coeur est présente la crainte de Allah ; lui aussi aura une grande récompense. Allah ^azza wa jall dit :

وَمِمَّنْ هَدَيْنَا وَاجْتَبَيْنَا إِذَا تُتْلَى عَلَيْهِمْ ءايَاتُ الرَّحْمَن خَرُّوا سُجَّدًا وَبُكِيًّا

(سورة مريم/58)

« Wa mimman hadayna wa jtabayna ‘idha toutla ^alayhim ‘ayatou r-rahmani kharrou soujjadan wa boukiyya  »

Ce qui signfie : « Parmi ceux que nous avons guidés, ceux à qui nous avons accordé de hauts degrés, lorsqu’il leur est récité des ayah du Qour’an ils se mettent immédiatement en prosternation et en pleurs ».

Et d’après ‘Ibnou Mas^oud que Allah l’agrée il a dit le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

« اقرأ عليّ القرءان « 

« ‘iqra’ ^alayya l-Qour’an  »

Ce qui signfie : « Récite moi du Qour’an ».

Alors je lui ai dit « ô Messager de Allah, moi je te récite alors qu’il est desendu sur toi ». Il a répondu :

« إني أحب أن أسمعه من غيري »

« ‘Inni ‘ouhibbou ‘an ‘asma^ahou min ghayri »

Ce qui signfie : « J’aime l’entendre de quelqu’un d’autre ».

Alors je lui ai récité Sourat An-Nica‘  jusqu’à arriver à cetteayah :

فَكَيْفَ إِذَا جِئْنَا مِن كُلِّ أمَّةٍ بِشَهِيدٍ وَجِئْنَا بِكَ عَلَى هَؤُلاء شَهِيدًا

« Fa kayfa ‘idha ji’na min koulli ‘oummatin bi chahid wa ji’na bika ^ala ha’oula‘i chahida »

Ce qui signfie : « Qu’en sera t-il lorsque nous ramènerons de chaque communauté quelqu’un qui témoigne sur cette communauté et que toi tu sera celui qui témoigne sur tous ceux-là ».

Et il m’a dit :

 » حسبك الآن »

« Hasbouka l-‘an »

Ce qui signfie : « ça suffit ici ». Et je me suis retourné vers lui je voyais que ces yeux étaient inondées de larmes. Rapporté par accord des Mouhaddith

Mes bien aimés apprendre le Qour’an honoré, Aimer le Qour’an et fournir des efforts pour l’apprendre et du temps pour le recevoir par transmission pour l’entendre pour en comprendre les sens de la manière correcte pour l’appliquer ceci est la voie des vertueux et la voie de ceux qui recherche la bonne guidée. Celui qui l’a compris parfaitement il aura connu la croyance véritable que  Allah existe sans endroit que rien n’est tel que Lui. Il connaîtra les devoirs sur lesquels la loi a incité et les choses interdites que Allah tabaraka wa ta^ala nous a empéché de faire. Il connaitra également les actes méritoires, les bons comportements et beaucoup de secrets que  Allah a mis dans ce livre honoré. Ce qui est opportun et utile ici c’est de rappeler certaines choses à ce sujet. Il y a parmi des sourah du Qour’an celles que si le musulman les récite il aura une récompense qui ressemble à la récompense de celui qui récite le tiers du Qour’an. Il y a celles que s’il les récitais, il aura une récompense qui est semblable à celui qui aura récité le quart du  Qour’an. Ici qui ressemble cela ne veut pas dire que c’est exactement équivalent pour celui qui récite le tiers ou le quart du Qour’an mais il lui ressemble. Ainsi le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

 » قل هو الله أحد تعدل ثلث القرءان وقل يا أيها الكافرون تعدل ربع القرءان « 

(رواه الطبراني والحاكم)

« Qoul houwa l-Lahou ‘ahad  ta^dilou thouloutha l-Qour’an wa qoul ya ‘ayyouha l-kafiroun ta^dilou roubou^a l-Qour’an »

(Rapporté par AtTabaraniyy et Al-Hakim)

et  ta^dilou signifie touchbih donc il n’est pas valable de dire que celui qui récite sourat Al-‘ikhlas alors sa récompense sera exactement la même que celui qui récite le tiers du  Qour’an.

 

Et d’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

« من القرءان سورة ثلاثون ءاية شفعت لرجل حتى غفر له وهي تبارك الذي بيده الملك« 

(رواه الترمذي)

« Mina l-Qour’an sourah thalathouna ‘ayah chafa^at lirajoulin hatta ghoufira lah wa hiya tabaraka l-ladhi biyadihi l-moulk »

(Rapporté par At-Tirmidhiyy)

Ce qui signfie : « Il y a dans le Qour’an une sourah qui comporte trente ayah qui a intercédé en faveur d’un homme jusqu’à ce qu’il lui soit pardoné. Il s’agit de tabaraka l-ladhi biyadihi l-moulk »

 

Que l’on sache que le Qour’an comporte des guérisons pour les gens une protection du mal des humains et des jinn. Combien de personne ont pu guérir grâce au Qour’an et Allah les a guéris de maladies difficiles qui leur sont arrivées. Combien de personnes, Allah leur a facilité leurs affaires, et comblé leurs besoins ; ils ont obtenu des biens et des secrets et des bénédictions qui réjouissent les coeurs. Comment n’en serait-il pas ainsi alors que Allah dit :

وَنُنَزِّلُ مِنَ الْقُرْءانِ مَا هُوَ شِفَاء وَرَحْمَةٌ للْمُؤْمِنِينَ وَلاَ يَزِيدُ الظَّالِمِينَ إَلاَّ خَسَارًا

 (سورة الإسراء/82)

« Wa nounazzilou mina l-Qour’ani ma houwa chifa‘oun wa rahmatoun li l-mou’minina wa la yazidou dhdhalimina ‘illa khasara »

et Allah dit :

قُلْ هُوَ لِلَّذِينَ ءامَنُوا هُدًى وَشِفَاءٌ

(سورة فصلت/44)

« Qoul houwa li l-ladhina ‘amanou houdan wa chifa »

Ce qui signifie : « Dis : le Qour’an est pour ceux qui sont croyants une bonne guidée et un remède ».

Mes frères de foi, parler au sujet des mérites du Qour’an, de ses sciences de ses secrets de ses bénédictions prend beacoup de temps. Ce que nous avons cité est une part très très très infimes et celui qui veut plus de bien demande aux gens de science qu’il profite des souffles qu’il a encore avant qu’il ne soit trop tard.

Je dis mes propos et je demande que Allah me pardone ainsi qu’à vous et qu’Il nous accorde de réciter au moins une fois la totalité du Qour’an durant le mois béni de Ramadan et qu’Il nous accorde la récompense de cet acte.

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conseil d’un savant : conférence contre l’extrémisme

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur août 6, 2010
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Son Excellence Le Chaykh Nizar Halabiyy que Allah lui fasse miséricorde, a donné une conférence sous le titre :

Les musulmans modérés entre l’extrémisme et la négligence et entre l’excès et le laxisme

Il a dit, que Dieu lui fasse miséricorde  :

Je commence par le nom de Allah Ar-Rahman, Ar-Rahim, la louange est à Allah le Seigneur des mondes et

que Allah honore et élève davantage en degré notre maître Mouhammad l’Honnête ainsi que sa famille et ses compagnons excellents et purs.

Au tout début de mon discours sur l’extrémisme et la modération, j’aime à commencer par la parole de Allah ta^ala : [sourat Al-Baqarah / 143] ce qui signifie : « Et aussi Nous avons fait de vous une communauté du juste milieu [de justes] pour que vous soyiez témoins [de ce que font les] gens », et par sa parole : [rapportée par At-Tirmidhiyy dans le chapitre de la foi] ce qui signifie : « Ma communauté se divisera en soixante treize groupes, tous sont en enfer sauf un et c’est ce sur quoi je suis moi et mes compagnons ».

Al-Khatib Al-Baghdadiyy a rapporté avec sa chaîne de transmission, d’après Mouça Ibnou Yaçar, l’un des salaf très connus, c’est-à-dire l’un des prédécesseurs à savoir les gens des trois premiers siècles, qu’il a dit : « Ne prenez la science que de la bouche des savants ». Et il a dit : « Celui qui prend la science des livres est appelé sahafiyy – le ivre du Qour’an – et celui qui prend le Qour’an du Mous-haf est appelé mas-hafiyy ».

Et il a été confirmé dans le hadith que le Messager de Allah, a dit [rapporté par At-Tabaraniyy dans Al-Kabir] ce qui signifie : « Certes, la science [vient] par l’apprentissage » et l’Imam Mouslim a rapporté dans l’introduction de son Sahih d’après l’Imam successeur des compagnons (tabi^iyy), l’illustre Mouhammad Ibnou Sirin : « Certes, cette science est la religion, faites particulièrement attention de qui vous prenez votre religion ».

Et l’Imam At-Tahawiyy a dit à propos de l’Islam : « Et Il est [situé] entre l’outrance et la négligence, et entre l’assimilation de Allah [aux créatures] et la négation [de Ses atributs] ».

Et comme a dit le très grand savant Ibnou l-^Imad :

« Allah n’a pas mis dans cette religion de gêne,

par grâce et générosité vivifiante pour Ses créatures ;

Et l’exagération n’est qu’une tendance venue

de la ruse de ‘Iblis, prends garde au mal de sa discorde ;

Si tu écoutes ses paroles dans ce qu’il insinue

ou les conseils issus de son avis, tu n’auras en retour que sa déception ;

L’intention est bonne et le meilleur d’une affaire réside en son juste milieu ;

Laisse le vain approfondissement et prends garde au mal de la calamité qu’il engendre ».

J’aborderai aujourd’hui, dans cette recherche sur l’extrémisme et le juste milieu les points suivants :

L’extrémisme, par le passé et de nos jours ;

L’extrémisme, dans la croyance et  dans les pratiques ;

L’extrémisme, dans les actions sur le terrain ;

Ses causes et ses conséquences ;

Les moyens pour y remédier ;

La modération, ses gens et ses fruits.

Messieurs :

Certes un peuple est entré dans l’Islam, dont les cœurs ont été purifiés des crasses du détestable suivisme jahiliyy – antéislamique – et du fanatisme pestilentiel ; leurs âmes se sont ouvertes à ce à quoi les a invitées le Messager de Allah r. Ce sont eux les gens de la justice et de la croyance en l’unicité de Allah, qui l’ont distingué des créatures (tawhid), eux constituent le groupe sauvé.

Par la suite, diverses sortes de gens sont entrés en ligne pour perturber et déchirer le rang, dont les poitrines ne se sont pas épanouies à l’Islam, dont les cœurs ne se sont pas purifiés des courants destructeurs et des idées pestiférées ; ils se sont dissimulés, sous couvert de l’appel à l’Islam et sous couvert de l’action islamique, ils se sont mis ainsi à propager le mal et à pratiquer une brêche dans le rang. Parmi eux donc, il y a ceux qui ont rejoint les mécréants des fils de Isra’il dans certaines de leurs croyances ou les adorateurs du feu, les mazdéens, dans ce qu’ils prétendaient ou les idôlâtres sur la voie qu’ils suivaient, et tous prétendent qu’ils suivent l’Islam, qu’ils invitent à l’Islam, jusqu’à ce que le nombre des groupes de perdition prétendant l’Islam dépasse les soixante-dix.

Or les musulmans étaient, lors de la mort du Messager de Allah, sur une voie unique concernant les bases de la religion et ses pratiques, hormis ceux qui avaient fait semblant d’être d’accord, mais qui avaient caché l’hypocrisie en leur sein.

L’extrémisme, par le passé et de nos jours :

Ensuite est survenue la discorde des apostats et de Mouçaylamah le Menteur. Puis, vint par la suite, le combat des agresseurs (boughat) qui se rebellèrent contre l’Emir des croyants, ^Aliyy Ibnou Abi Talib, que Allah l’agrée, conformément à ce qui se trouve dans le hadith ce qui signifie : « Quel malheur pour ^Ammar, le groupe agresseur le tuera ; il les invite au paradis et eux l’invitent à l’enfer ». Ainsi trouve-t-on parmi les types d’extrémismes par la croyance et dans le passé survenus, après la descente de la révélation sur le Messager de Allah, les cas suivants :

Le cas de Mouçaylamah le Menteur qui a prétendu la prophétie.

Celui également de sa femme Sajjaj Bintou l-Harith Ibnou Souwayd qui a prétendu la prophétie.

Celui également de Al-‘Aswad Ibnou Zayd Al-^Ansiyy, le menteur de San^a’, qui a été tué par Fayrouz Ad-Daylamiyy.

Il est arrivé également que certains sortent de la voie de vérité du temps des derniers des compagnons, comme Ma^bad Al-Jahniyy, Ghaylan Ad-Dimachqiyy et Al-Ja^d Ibnou Dirham qui se sont distingués sur la question de la destinée ; les derniers des compagnons se sont alors abstenus de leur donner le salam et d’accomplir la prière funéraire pour eux lors de leur enterrement. Ils furent donc concernés par le hadith : [rapporté par Abou Dawoud] ce qui signifie : « Les qadariyyah [ceux qui ne croient pas à la destinée] sont comme les adorateurs du feu pour cette communauté ».

L’extrémisme, dans la croyance et dans les pratiques :

Il en est de même pour la discorde des khawarij qui déclarèrent que ^Aliyy et Mou^awiyah étaient mécréants ainsi que les deux arbitres Abou Mouça ‘Al-Ash^ariyy et ^Amr Ibnou l-^As, en raison de l’arbitrage qu’ils avaient fait et qui déclarèrent mécréants les combattants [de la bataille] de Al-Jamal, Talhah, Az-Zoubayr, ^A’ichah et tous ceux qui avaient acquiescé l’arbitrage des deux arbitres.

De plus, ils déclarèrent mécréant celui parmi les musulmans qui commet un péché, qu’il s’agisse d’un petit péché ou d’un grand [1].

Ensuite, les khawarij divergèrent entre eux jusqu’à se diviser en vingt groupes environ, chaque groupe déclarant les autres mécréant. Le Hafidh Ibnou Jarir At-Tabariyy, que Allah lui fasse miséricorde, a rapporté dans son livre Tahdhibou l-‘Athar que le Prophète a dit ce qui signifie : « Deux sortes n’ont aucune part dans l’Islam, al-mourji’ah et al-qadariyyah ». Le Hafidh Abou l-Haçan Al-Qattan l’a jugé sûr (sahih) et Abou Hanifah l’a utilisé comme preuve dans certaines de ses lettres concernant la croyance. Par la suite, est venue la discorde des mou^tazilah qadariyyah. C’est pendant la vie de Haçan Al-Basriyy que survint l’opposition de Wasil Ibnou ^Ata’ qui fut rejoint par ^Amr Ibnou ^Oubayd Ibni Bab sur la question de la destinée et concernant la demeure [de l’au-delà] entre les deux demeures [le paradis et l’enfer]. C’est alors que Al-Haçan les a exclus de son assemblée et qu’ils s’isolèrent sous l’un des piliers de la mosquée de Al-Basrah. Ils furent appelés, eux et ceux qui les suivirent, mou^tazilah, à cause de leur singularisation et de leur isolation [‘i^tazala peut signifier en arabe s’isoler] par rapport au jugement de la communauté ; ils ont en effet prétendu que celui qui commet les grands péchés (façiq) et fait partie de la communauté de Mouhammad n’est ni croyant, ni mécréant ; ce sont les qadariyyah [2]. En effet, Wasil Ibnou ^Ata’ a apostasié sur la question de la destinée puisqu’il a affirmé l’existence de deux créateurs pour les actes des esclaves autres que Allah en disant « Allah a créé les esclaves et eux ont créé leurs actes, les bons actes parmi eux ». De même, les qadariyyah qui se sont isolés de la vérité, se sont séparés en vingt groupes, chaque groupe déclarant les autres mécréants.

Et au temps de ^Aliyy, que Allah l’agrée, il y a parmi les saba’iyyah ceux qui ont dit à ^Aliyy : « tu es le dieu, tu es notre dieu, notre créateur, notre pourvoyeur ». ^Aliyy a brûlé certains d’entre eux et il a banni Ibnou Saba’ ^Abdou l-Lah, disant : « Certes, si je vois une chose répréhensible, j’attise mon feu et j’appelle Qounbour ».

De même, apparurent les mourji’ah, ceux qui disent qu’aucun péché n’est préjudiciable tant qu’il y a la foi. Quoique fasse le croyant comme péchés, il ne sera pas puni selon eux. Ils disent : « tout comme les actes d’adoration ne sont pas utiles avec la mécréance, le péché n’est pas néfaste avec la croyance ».

De même apparurent les jabriyyah, ceux qui disent que les esclaves n’ont pas d’actes en réalité et pas de volonté non plus dans leurs actions. Ensuite, c’est pendant le Califat de Al-Mouqtadir bi l-Lah Al-^Abbaciyy, qu’apparut Al-Hallaj qui prétendait le soufisme. Son chemin déplorable fit des adeptes puisqu’il disait en effet : « je suis Allah et il n’y a personne d’autre dans la joubbah que Allah ». Ensuite, lorsqu’il fut exécuté par le Calife, ceux qui le suivirent ont prétendu que son sang avait coulé sur la terre et avait écrit : « La ‘ilaha ‘il-la l-Lah Al-Hallaj waliyyou l-Lah ». L’imam Ahmad Ar-Rifa^iyy Al-Kabir a dit : « S’il était sur la vérité, il n’aurait pas dit je suis Allah ».

Faisant partie de l’extrémisme dans le passé, il y a ce dans quoi est tombé Ibnou Taymiyah Al-Harraniyy dans le tout début du huitième siècle de l’hégire, qui a dit : « Certes, ce monde n’a pas de commencement de par son genre » comme il l’a énoncé dans cinq de ses livres : Minhajou s-Sounnati n-Nabawiyyah, Mouwafaqatou Sarihi l-Ma^qoul li Sahihi l-Manqoul, Kitabou Charhi Hadithi n-Nouzoul, Kitabou Charhi Hadithi ^Imran Ibni l-Housayn et Kitabou Naqdi Maratibi l-‘Ijma^. Il a ainsi approuvé les philosophes qu’il avait [auparavant] jugés mécréants pour avoir affirmé que ce monde n’a pas de commencement par le genre et la matière ; il les a approuvés dans la première partie de leur parole. Et il a réfuté, dans son livre Naqdou Maratibi l-‘Ijma^, la parole de Ibnou Hazm qui a rapporté l’unanimité des musulmans sur la mécréance de celui qui contredit le fait que Allah existe de toute éternité Lui seul, et qu’Il a créé le monde. Le Hafidh le faqih Taqiyyou d-Din As-Soubkiyy, qui est un des savants moujtahid de son époque, a dit de lui : « Il considère que des choses entrées en existence dont la première est sans début ; adviennent à Allah Il est exempt de ce qu’il [Ibnou Taymiyah] pense de Lui » [3].

De plus, parmi les choses qu’a dites Ibnou Taymiyah, il y a que Allah est sur Son Trône et qu’il ne reste que la largeur de quatre doigts » et il y a en cela la qualification de Allah par la position  assise, ce qui est impossible.

Parmi les choses qui montrent que Ibnou Taymiyah fait partie des antropomorphistes [mouchabbih], il y a ce qu’a rapporté de lui Abou Hayyan Al-Andalouçiyy dans son exégèse An-Nahrou l-Madd mina l-Bahri l-Mouhit [4]. Concernant l’exégèse du verset de Al-Koursiyy, il a dit : « et j’ai lu dans le livre de Ahmad Ibnou Taymiyah, celui qui est notre contemporain, et c’est un écrit de sa main qu’il a appelé le livre du Trône, [j’ai lu] que Allah est assis sur le Piédestal (Al-Koursiyy) et qu’Il y a laissé une place pour que s’asseoie à côté de Lui le Messager de Allah Mouhammad ». [Ce livre,] At-Taj Mouhammad Ibnou ^Aliyy Ibnou ^Abdi l-Haqq Al-Barinbariyy le lui a subtilisé en lui montrant qu’il était un de ses adeptes pour le lui enlever et nous y avons lu ceci » fin de citation. Ceci est dans la version manuscrite à Alep.

Comme paroles de Ibnou Taymiyah, il y a dans son livre Minhaji s-Sounnati n-Nabawiyyah : « Certes, combattre avec ^Aliyy n’était ni une obligation, ni une sounnah » [5]. Et ceci est clair dans l’erreur, en contradiction avec la parole de Allah ta^ala [sourat Al-Houjourat / 3] ce qui signifie : « Combattez alors ceux qui se sont rebellés ». De plus, ceci comporte un rabaissement de l’Imam ^Aliyy, que Allah l’agrée.

Et concernant ses singularités par rapport à l’unanimité, le Hafidh Abou Zar^ah dans son livre Al-‘Ajwibah Al-Mardiyyah a dit que Ibnou Taymiyah a violé l’unanimité concernant plusieurs questions, qui selon certains atteignent les soixante. Ainsi, il a affirmé l’existence d’une fin pour l’Enfer, si bien que As-Soubkiyy lui a répliqué dans son livre qu’il a appelé Al-I^tibar bi Fana’i l-Jannati wa n-Nar. Celui qui veut connaître les hérésies de Ibnou Taymiyah, qu’il consulte ce qu’a cité l’auteur du livre Najmou l-Mouhtadi, qui est Ibnou l-^Alim Al-Qourachiyy et le livre ^Ouyounou t-Tarikh de Salah As-Soufdiyy. Et qu’il regarde l’expression de Adh-Dhahabiyy dans son livre Bayanou Zoughli l-^Ilmi wa t-Talab, il y a cité ce qui lui est arrivé ainsi qu’à ses adeptes comme châtiments, ce qui n’est qu’une part de ce qu’ils ont mérité. Ce livre a été attribué à Adh-Dhahabiyy par le Hafidh As-Sakhawiyy dans son livre Al-‘I^lanou bi t-Tawbikh Liman Dhamma t-Tarikh.

Issu de l’extrémisme que Ibnou Taymiyah Al-Harraniyy a provoqué et qui s’est décliné de lui et de ses fatwa erronnées dans la croyance et les pratiques, il y a le courant de Mouhammad Ibnou ^Abdi l-Wahhab venu de Ad-Dour^iyyah de la région de Najd. Cette région a été citée dans le hadith qu’il surgira d’elle le fer de lance du diable. Cet homme est mort il y a deux cents sept ans de cette année 1413 h. Il préservait des déviations et des hérésies dangereuses dans la croyance. Le Moufti de Makkah, le Chaykh Ahmad Ibnou Zayni Dahlan a écrit un livre pour lui répliquer, à lui et à ceux qui l’ont suivi dans sa voie, livre qu’il a appelé Ad-Dourarou s-Saniyyah fi r-Raddi ^ala l-Wahhabiyyah. En effet, ceux-ci [6] interdisent le tawassoul – l’invocation par le degré des prophètes – et le tabarrouk – la visite des tombes des pieux pour rechercher les bénédictions – et ils accusent ceux qui font cela d’association et de mécréance.

Ils ont ainsi déclaré mécréants la grande majorité des gens de la communauté et ils se sont rendus licites leurs vies et leurs biens, ils les ont considérés comme les associateurs vivaient à l’époque du Prophète, que Allah l’honore et le glorifie davantage et préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.

Ils interdisent donc de faire après l’appel à la prière l’invocation pour le Prophète à voix haute. Le Mufti Ahmad Ibnou Zayni Dahlan, a cité que Mouhammad Ibnou ^Abdi l-Wahhab a exécuté un homme aveugle qui était un muezzin pieux, ayant une belle voix, à qui il avait interdit auparavant de faire l’invocation en faveur du Prophète du dessus du minaret après l’appel à la prière. Comme il n’avait pas obtempéré, il avait ordonné qu’on le tue et il fut tué.

Il est arrivé que certain de ses adeptes disent (mon bâton est meilleur que Mouhammad car il est utile pour tuer les serpents et d’autres bêtes alors que Mouhammad est mort et qu’il ne reste plus en lui aucune utilité, il n’est qu’un porteur de livre et il s’en est allé ».

Il leur disait, que Allah ta^ala nous en préserve : « je vous invite à la religion, tous ceux qui sont sous les sept cieux sont des associateurs, absolument, et celui qui tue un associateur aura le paradis ».

Il a interdit la lecture du Mawlid Ach-Charif, et il disait à certains qu’il était prophète [7].

D’autre part, les sortes de cet extrémisme dans la croyance ont continué d’apparaître et de se diversifier avec les idées du chaytan jusqu’à ce qu’apparaisse un nouveau groupe à Qadiyan au Pakistan, les qadiyaniyyah, successeurs de Ahmad Al-Qadiyaniyy Al-Pakistaniyy qui a prétendu la prophétie. Il a dit qu’il était un prophète messager, que c’était une prophétie de renouveau et il a dit que c’était une prophétie ombrée c’est-à-dire sous l’ombre de Mouhammad, que Allah l’honore et le glorifie davantage et apaise ses craintes quant au sort de sa communauté, comme cela est énoncé dans un livre à lui qu’il a appelé Al-Khoutbatou l-‘lhamiyyah. Ces gens sont nombreux aujourd’hui en Europe, en Amérique et en Angleterre alors qu’il s’est écoulé depuis l’apparition de leurs idées environ cent vingt ans, émergence qui se fit sous la couverture des anglais et sous leur protection. Les musulmans se sont levés pour le combattre dès qu’il a invité à croire qu’il était prophète. Il a pris alors refuge auprès des anglais qui lui ont posé comme condition de provoquer l’arrêt du mouvement de jihad dans toute l’Inde. Il a s’est alors mis à dire que d’après ce qu’il avait prétendu, il lui avait été révélé de Allah qu’il fallait remercier l’état britannique car ils leurs avaient fait du bien et que la récompense du bien n’est autre que par le bien, qu’il leur était donc interdit ainsi qu’à tous les musulmans de combattre les anglais. Il a ainsi rempli le contrat qu’ils lui avaient demandé et quelques-uns de ses descendants ont propagé ses idées.

Jusqu’à maintenant, l’extrémisme détestable contre l’Islam se poursuit en Inde sur les mains des hindous qui détruisent les mosquées et égorgent des milliers de musulmans.

C’est dans ce contexte de conséquences de la colonisation qu’apparut le groupe des baha’iyy qui prétendent que Allah s’est incarné dans leur leader appelé Baha’ou d-Din Al-Mirza ^Aliyy Mouhammad Ach-Chiraziyy. Ceci découle du courant de Al-Houçayn Al-Hallaj et provient des ignorants parmi les soufis extrémistes. Le groupe des baha’iyy est apparu en Perse, puis s’est déplacé en Inde au début de ce siècle. Parmi eux sont ceux qui disent que Allah s’est incarné dans toute chose dans les cieux et la terre, et dans les corps et qu’Il s’est uni à eux.

Et le Chaykh Mouhyi d-Din Ibnou l-^Arabiyy qui est enterré à Damas a dit : « Celui qui prétend l’incarnation, sa religion est fausse et n’ont prétendu l’unité de l’existence que les gens de l’irreligion ».

Toutefois, quelques-uns de ses livres ont été falsifiés par des propos de l’unité de l’existence, comme le livre Fousousou l-Hikam et Al-Foutouhatou l-Makkiyyah. Soyons en garde, car plusieurs de ceux qui prétendent le soufisme se basent sur ce des choses que ces livres contiennent malgré les excès que cela comporte.

Combien les musulmans ont souffert, dans le passé et de nos jours, de ce genre d’extrémisme au point que les dissensions et les épreuves sont devenues nombreuses et que les groupes et les groupuscules se sont multipliés. Certes, cet extrémisme dans la croyance dont nous avons cité quelques exemples, a entraîné la société contemporaine vers de nouvelles afflictions et des malheurs éprouvants causés par les successeurs des khawarij et par les adeptes de Ibnou Taymiyah dans ses idées politiques et religieuses.

L’extrémisme, ses manifestations sur le terrain.

Si nous laissons maintenant le passé, et que nous discutons la réalité de l’époque récente et que nous étudions le mouvement du at-takfirou l-moutlaq (la déclaration de mécréance absolue), du takfir wa l-hijrah (la déclaration de mécréance et l’émigration) et du hizbou l-‘ikhwan (le parti des frères), nous les trouvons tous se cachant sous le nom de l’éveil islamique ou d’islamistes ou sous la dénomination qui leur a été attribuée de nos jours de ‘Ousouliyyoun (fondamentalistes). A l’ombre des convulsions des pays qui leurs sont opposés, comme une réaction en chaîne, nous jugeons qu’il est nécessaire de souligner la gravité de ce qui se passe en terre d’Islam comme menée à la dérive de certains jeunes emportés dans l’intention de juger selon la loi de Allah comme ils le prétendent. Ce qui a engendré dans la nation arabe une série d’attentats sanglants qui a commencé en Egypte, en passant par la Syrie, la Jordanie, l’Algérie et d’autres. Elle a presque duré une cinquantaine d’années. Les dégâts se propagent, les explosions se déplacent d’un aéroport à l’autre et le meurtre atteint les individus, les agents, les Chaykh (savants de l’Islam) et les innocents au nom de l’Islam mensongèrement et faussement.

N’est-ce pas que les membres de l’organisation appelée Mounadh-dhamatou l-Jama^ati l-‘Islamiyyah (l’organisation du groupe islamique) ont enlevé le ministre des awqaf (les biens dédiés par les musulmans pour une destination déterminée) le Chaykh Adh-Dhahabiyy en 1977, ne l’ont-ils pas tué alors qu’il était l’un des grands représentants égyptiens des hommes de la religion ? Est-ce que le simple fait qu’il considérait ce groupe comme une prolongation ou une représentantation de l’organisation secrète et extrémiste de tahrir islamique, dissidente de ce qui est appelé Hizbou t-Tahriri l-‘Islamiyy, au début des années soixante dix, et qui fut fondé en Egypte en 1952 par Taqiyyou d-Din An-Nabahaniyy, est-ce que pour cette simple raison, qu’il a été tué ?!!

N’est-ce pas que le Chaykh Mouhammad Ach-Chamiyy a été tué il y a une dizaine d’années dans une mosquée de Alep appelée Jami^ou s-Soultaniyyah alors qu’il était debout en train de faire la prière, pour la simple raison qu’il traitait avec l’état dans les affaires du peuple et son service.

N’ont-ils pas fait exploser quatre bus qui transportaient des musulmans pauvres à Chanchar près de Houms ? Pourquoi donc se sont-ils alliés à des gouvernements ayant pour lois des lois faites par l’homme, pour déclarer leur jugement de mécréance envers d’autres gouvernements arabes et pour semer le désordre et la ruine dans leurs pays.

Sayyid Qoutb, qui avait une certaine influence sur les jeunes égyptiens pendant les années soixante, a vu son influence s’étendre à la suite de la diffusion de ses livres qui comportent des déclarations de mécréance envers la société d’aujourd’hui, et par là, la déclaration de l’obligation d’une révolte contre le gouvernement en place afin de changer la société jahiliyy [8] et d’établir une société islamique, selon les idées qu’il prétend.

Son combat a débuté rude et sanglant entre l’ordre politique dans certains pays arabes sous des appellations différentes dont celles des « jeunesses de Mouhammad », des « Musulmans », de « Al-Jama^atou l-‘Islamiyyah » et du « At-Takfir wa l-Hijrah » …

Dans les années quatre-vingt, s’est singularisé le groupe appelé Al-Jama^atou l-‘Islamiyyah qui se trouve être le groupe le plus renommé qui occuppe le leadership sur le terrain de l’action islamique armée. Il fut le responsable de la plupart des actes de violence armée qui ont eu lieu en Egypte durant cette décennie [9]. Certes, c’est une médiocrité qui balaie les pays arabes et islamiques que d’appeler Sayyid Qoutb et ceux qui font équipage avec lui des penseurs islamiques ou des leaders de l’éveil islamique. En effet, la principale idée dont Sayyid Qoutb a fait la propagande dans son livre Ma^alim fi t-Tariq est basée sur le fait que l’Islam ne comporterait que deux sortes de sociétés, la société islamique et la société jahiliyy [10], cette dernière devant être combattue à la force des armes à cause du caractère licite du combat contre elle [11], exactement comme l’a déclaré Al-Ghannouchiyy le leader du groupe An-Nahdah en Tunisie puisqu’il a dit que la société est mécréante, que le gouverneur est mécréant et que l’Islam est une voie de révolte qui refuse la réparation et le raccomodage [12]. Le groupe An-Nahdah en 1964 portait le nom de Al-Jama^atou l-‘Islamiyyah [13], tout comme le parti de Abou l-‘A^la Al-Mawdoudiyy s’appelait Al-Jama^atou l-‘Islamiyyah.

Un chercheur a dit : ces nombreux mouvements sont des groupes séparés et indépendants les uns des autres, ils ne sont pas liés par un front unique ou un leadership central malgré la ressemblance et la similarité qu’il y a entre eux. Mais ils ont été fondés dans un climat de répression, de violence et de secret, ce qui s’est répercuté négativement sur leurs programmes et leurs attitudes politiques et sociales. Beaucoup des cadres de premier et de second ordre ont fondé les organisations des Jama^atou l-Mouslimin à l’intérieur des prisons, se jugeant mécréants les uns les autres et ne faisant pas la prière les uns derrière les autres. De plus, Sayyid Qoutb était allié avec les communistes contre la révolte [du Président Jamal ^Abdou n-Nasir] lorsque les choses avaient changé, lui qui en date du 17 janvier 1934 il [Sayyid Qoutb] avait appelé au nudisme intégral [14] dans un article paru dans Al-‘Ahram. Il semble pourtant que les graines les plus dangereuses de l’extrémisme dans le monde islamique soient celles qu’a semées Ibnou Taymiyah dans le huitième siècle de l’hégire, lorsqu’il a contredit l’unanimité des musulmans sur environ soixante sujets, comme l’a cité Al-Hafidh Abou Zar^ah Ad-Dimachqiyy. Il appelait à l’antropomorphisme et l’assimilation de Allah à Ses créatures (tachbih), à l’attribuer les directions à Allah ta^ala ainsi qu’au takfir des musulmans si bien qu’il fut emprisonné plus d’une fois. Il mourut alors qu’il était dans la prison de Al-Qal^ah dans la ville de  Damas après avoir été condamné à l’emprisonnement par les juges des quatre écoles.

Les livres de Ibnou Taymiyah sont considérés par les plus extrèmistes comme s’ils avaient été du Qour’an, n’admettant pas d’être contredits et n’admettant aucune erreur. Ils se sont préparés à inonder le pays et les esclaves dans une mer de sang pour une durée d’environ la moitié d’un siècle. Voilà ce que le journal d’information koweitien [15] a fait paraître sous le titre « L’extrémisme au vingtième siècle » insérant ces titres en grand : En lisant dans les traités d’extrémisme et de violence, cherche Ibnou Taymiyah lorsque tu recherches les premières racines.

L’auteur Moustafa Salmawiyy dit dans cet article : « Les mouvements extrémistes en Egypte et dans d’autres pays arabes se sont appuyés sur des livres et des écrits de plusieurs penseurs, dou^at et imams, et plus particulièrement sur ceux de Ibnou Taymiyah dont les œuvres sont considérées comme les grandes lignes qui guident les extrémistes ».

Le discours de ^Aliyy Bilhajj, le dernier vendredi avant son emprisonnement, appelait les membres du Front du Salut, par sa célèbre exhortation à « stocker les armes » en préparation de ce qu’ils appellent la confrontation. Les conférences de Al-Ghannouchiyy en Tunisie à l’intérieur des mosquées étaient les principales racines sur lesquels se sont basés les leaders du mouvement An-Nahdah pour propager le courant religieux selon cette vision. C’est ainsi que le mouvement An-Nahdah a pu construire des dizaines de mosquées spécialement pour lui et dont il a rempli les bibliothèques par toutes sortes de livres qui insistent sur le caractère jahiliyy de la société, le takfir des gouvernements et le caractère licite de l’utilisation de la force pour établir un gouvernement islamique.

Sur cette voie, ces livres ont participé avec les réunions et les meetings, à élaborer des actes de violence en Tunisie, de sorte qu’ait lieu la préparation d’un attentat à l’encontre du Président de la République, avec l’utilisation d’armes qui n’ont jamais été utilisées par aucune organisation religieuse dans la nation arabe. En effet, An-Nahdah a pu acquérir des fusées terre-air anti-aériennes de type américain « stinger » et ce sont des fusées qui peuvent être lancées à partir de l’épaule. Cet extrémisme au sein de ces groupes n’est autre que l’excroissance des racines qui commencé avec les khawarij, est passé par Ibnou Taymiyah pour aboutir au parti des ‘ikhwan et à ses émanations dangereuses puisque tous ces déviés ont pris pour base et pour fondement la théorie de Al-Hakimiyyah [16]. Cette théorie dit que celui qui gouverne avec autre chose que l’Islam, même concernant une seule question, il est donc mécréant absolument, sans distinction de cas. Et parmi ceux qui ont développé cette théorie et qui lui ont défini son cadre opérationnel, il y a  Abou l-‘A^la Al-Mawdoudiyy [17] et Sayyid Qoutb. Ces deux-là considèrent que la société entière est jahiliyy et que les gens ont tous apostasié en totalité et de façon globale sauf ceux qui combattent les gouvernements et qui provoquent la violence et l’assassinat, ceux-là sont les pieux à leurs yeux.

Voici maintenant quelques-unes des paroles de Sayyid Qoutb dans ce qu’il dit être une exégèse Adh-Dhilal [18], il dit « Il n’y a pas de religion pour les gens s’ils ne reçoivent les ordres dans toutes les choses de leur vie que de la part de Allah seul. Et il n’y a pas d’Islam s’ils reçoivent les ordres dans une de ces choses, qu’elle soit importante ou négligeable, d’une autre source. Ce serait alors l’association ou la mécréance et ce serait la jahiliyyah que l’Islam est venu déraciner des vies des gens ».

Il dit dans un autre passage [19] : « L’humanité s’est remise à l’adoration des esclaves et à l’injustice des religions, elle n’a pas respecté La ‘ilaha ‘il-la l-Lah, même si un groupe d’entre elle répète sur les minarets La ‘ilaha ‘il-la l-Lah sans en comprendre la signification et sans prendre conscience de cette signification en le répétant ».

Puis il dit « Sauf que l’humanité est revenue à la jahiliyyah et a apostasié en abandonnant La ‘ilaha il-la l-Lah. Elle a donné à ces esclaves les caractéristiques de la divinité, elle n’adore plus Allah et ne fait plus preuve de soumission envers Lui ».

Il dit [20] : « Et l’Islam est une voie pour la vie en totalité. Celui qui le suit en entier est croyant et se trouve dans la religion de Allah. Celui qui suit autre que lui, ne serait-ce que dans un seul jugement, il aura refusé la croyance et aura outrepassé la divinité de Allah, il sera sorti de la religion de Allah quoiqu’il annonce qu’il respecte la croyance islamique ».

Il dit [21] : « l’Islam aujourd’hui s’arrête à la simple existence, nous sommes dans une société jahiliyy associatrice ».

Il dit encore [22] : « la considération de la réalité de l’humanité de cette manière nous confirme que l’humanité aujourd’hui en entier a apostasié pour une jahiliyyah générale ».

Et le Chaykh ^Abdou l-Lah Al-Harariyy [23] dit : « le plus surprenant, c’est que ses adeptes et ceux qui prêchent son opinion, qui jugent mécréant celui qui juge par la loi faite par les hommes même dans un petit détail, une partie d’entre eux exercent la profession d’avocat et une autre se plie à la loi comme par exemple pour faire le passeport, le visa, changer la kafalah et leur interdiction leurs écrits ou leurs journaux sauf avec leur autorisation. Ils croient bien que celui qui fait cela sera jugé par la loi du pays. Ceci leur suffit en confusion, en contradiction avec eux-mêmes. D’après les paroles de leur leader, ils sont devenus mécréants sans s’en apercevoir ». Il dit aussi : « Et celui qui s’est interessé au cas de cet homme saura qu’il n’a d’autres prédécesseurs qu’un groupe des khawarij appelé al-bayhaciyyah qui se sont singularisés des autres groupes des khawarij par leur parole : le roi s’il gouverne par autre que la chari^ah devient mécréant tout comme ses sujets, ceux qui l’ont suivi comme ceux qui ne l’ont pas suivi ».

Combien il est donc dangereux que le député Fathi Yakan suive Sayyid Qoutb dans ses propos de déclaration de mécréance des sociétés actuelles et son accusation d’apostasie, lui qui dit dans son livre Kayfa Nad^ou ‘ila l-‘Islam à la page 112 : »aujourd’hui, le monde entier vit une apostasie de la croyance en Allah et une mécréance totale et aveugle, qui n’a pas connu de précédent ». Il dit dans son livre Madha Ya^ni ‘Intima’i li l-‘Islam en page 133, dixième édition de l’année 1983 : « Ces partis n’ont pas honte parfois de contredire un des fondements de l’Islam ou de quitter un de ses principes sous couverture de souplesse et d’ouverture, en prétendant réaliser l’intérêt des musulmans comme pour participer au gouvernement sous l’ombre d’ordres établis par les hommes et par les mécréants » fin de citation.

Voici qu’a dit, après leur entrée au parlement depuis quelques mois, le député As^ad Harmouch, en réponse au présentateur dans une interview télévisée à la chaîne de Tripoli, surpris de ce que disait le député Yakan dans son livre cité, et en s’excusant pour ce changement dans ce groupe au nom de la croyance et de la religion : « Ce livre date d’environ vingt ans. Et le mouvement islamique durant les vingt dernières années a acquis de nombreuses expériences, il a gagné en maturité, il s’est développé, il s’est élargi, il s’est propagé » fin de citation.

Pourquoi cette contradiction concernant la réponse au nom de la religion entre des grands leaders d’un même groupe. Est-ce que dans vingt ans la réponse de l’un d’eux changera répondra-t-il à lui-même par lui-même. La hawla wa la qouwwata ‘il-la bi l-Lah [24].

Ajoutez à cet extrémisme l’attentat contre le vice-président de la branche du nord, le Chaykh Samir Al-Qadi.

L’extrémisme par l’exagération maintenant, c’est ce dans quoi est tombé Salman Roushdiyy dans son livre vil, qu’il a rempli d’injures à l’encontre du Prophète, que Allah l’honore et l’honore davantage ainsi que ses compagnons et les mères des croyants et préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Son père, est Baha’iyy, il a trouvé chez les missionnaires l’attention du colonialisme haineux. Il est le produit tissé du colonialisme impérialiste et du terrorisme international des mécréants des fils de Isra’il.

Parmi les sortes d’extrémisme dans les pratiques, parmi ses aspects et ses apparences, il y a le fait de se suffire des simples apparences, de s’astreindre avec une dureté à les garder et de rendre illicite le fait de les abandonner sans consulter les dires de certains moujtahid [25] concernant certaines d’entre elles. C’est le cas pour laisser pousser la barbe, couper les moustaches, mettre le vêtement long et abandonner le pantalon, couvrir le visage de la femme, boire assis et non debout, mettre le jilbab pour la femme en couvrant sa ^awrah avec autre que lui, rendre illicite le fait d’écouter la voix de la femme qui est mou^taddah [26], lui rendre illicite de se voir dans le miroir ou de sortir sur le balcon pendant la période d’attente post-maritale, ou de recevoir la visite du frère de son mari en la présence d’une autre personne, rendre illicite les bijoux aux femmes ou rendre illicite ce qui est égorgé par une femme qui a les règles ou le repas qu’elle prépare, tout ceci est un extrémisme dont la cause est l’excès dans la religion.

A l’inverse, il résulte de la négligence dans la religion la déformation du nom de Allah chez certains qui prétendent le soufisme et le changement du nom de Allah par alla alla alla ou ah ah ah prétendant par cela que le Prophète a visité un malade qui gémissait et qu’il leur aurait dit laissez le gémir, le gémissement est un des noms de Allah.

Ils insistent sur tout cela en abandonnant les obligations selon la science et les pratiques, ce qui rend les choses difficiles aux gens, alors que Allah ta^ala a dit [sourat Al-Baqarah / 185] ce qui signifie : « Allah veut pour vous la facilité et non la difficulté » et Il a dit ta^ala [sourat Al-‘A^raf / 157] ce qui signifie : « Il leur rend licite les bonnes choses et Il leur rend illicites les mauvaises, les allège de leurs fardeaux et des choses difficiles dont ils ont été chargés » et Il a dit [sourat ‘Alou ^Imran / 105] ce qui signifie : « Et si vous ne vous accordez pas sur une chose, remettez-vous à Allah et au Messager si vous croyez en Allah et en le Jour Dernier ».

La réalité, c’est donc que l’origine de cet extrémisme n’est pas unique. Ses causes sont multiples. Il y a des causes psychiques, sociales, historiques et politiques mais elles sont enchevêtrées et entremêlées. Il ne faut donc pas en négliger une et en laisser une autre.

Il se peut qu’il y ait une ambition et une convoitise pour gouverner ;

Il se peut qu’il y ait une pauvreté, un manque et une faim chez une partie du peuple et une opulence, une pétulance et un excès de bien-être chez une partie des gouvernements ;

Et il se peut qu’il y ait une corruption dans le gouvernement et une négligence des droits du peuple ;

Et il se peut qu’il y ait une volonté de rendre étranger l’Islam et d’éprouver de la haine à son égard et de le déformer dans les médias;

Et il se peut qu’il y ait une compréhension selon les apparences de certains textes, en contradiction avec la réalité ;

Et il se peut qu’il y ait erreur dans la manière d’apprendre les lois de la religion ou de les expliquer, volontairement, d’une manière qui comporte une déformation ;

Et il se peut qu’il y ait refus d’une certaine classe de savants et une perte de confiance en eux pour des pratiques singulières qu’ils ont qui ont fait que les gens les évite et dévient de la religion à cause d’eux pour se diriger vers l’extrémisme et la négation par vengeance. Ceci, en sachant que les gens de la science qui œuvrent avec leur science, même s’ils sont exposés à des épreuves et des difficultés, ne dévient pas du droit chemin ;

Et l’Imam Ahmad, que Allah l’agrée, par exemple, a été emprisonné et torturé mais la science de la religion, la crainte de Allah et la piété l’ont gardé de l’extrémisme et de la déviation.

Toutefois, plusieurs des images parmi les causes de l’extrémisme que nous avons citées ont pour origine l’ignorance de la religion. Il en résulte des heurts et de la violence et les prisons se remplissent et la violence est contrée par le takfir et les attentats et ainsi de suite.

Jusqu’à ce que les khawarij aient des descendants au vingtième siècle et qui sont le parti des ikhwan avec leurs noms si nombreux selon le genre du gouvernement en place.

Et les conséquences sont sans doute graves.

Combien de droits ont été bafoués, et combien de sang d’innocents a coulé et combien d’états ont été déchirés et combien de sultans ont été tués et combien de savants ont été torturés à la suite de l’extrémisme dans le travail sur le terrain.

Et la réalité est que la raison de cet extrémisme n’est pas unique. Ses causes sont plusieurs. Il y a des causes psychiques, sociales, historiques et politiques mais elles sont enchevêtrées et entremêlées. Il ne faut donc pas en négliger un et en laisser un autre.

Il se peut qu’il y ait une ambition et une convoitise pour gouverner ;

Il se peut qu’il y ait une pauvreté, un manque et une faim dans une partie du peuple et une opulence, une pétulance et l’excès de bien-être chez une partie des gouvernants ;

Il se peut qu’il y ait une corruption dans le gouvernement et une négligence des droits du peuple ;

Il se peut qu’il y ait une volonté de rendre étranger l’Islam, de faire éprouver de la haine à son égard et de le déformer dans les médias ;

Il se peut qu’il y ait une compréhension selon les sens qui viennent immédiatement à l’esprit de certains textes, en contradiction avec la réalité ;

Il se peut qu’il y ait erreur dans la manière d’apprendre les lois de la religion ou de les expliquer, volontairement, d’une manière qui comporte une déformation ;

Et il se peut qu’il y ait un rejet d’une certaine catégorie de savants et une perte de confiance en eux en raison des pratiques singulières qu’ils font, de sorte que les gens les évitent et dévient de la religion à cause d’eux pour se diriger vers l’extrémisme et la négation par réaction. Ceci, tout en sachant que les gens de la science qui œuvrent selon leur science, même s’ils sont exposés à des épreuves et à des difficultés ne devient pas du droit chemin ;

Par manière d’exemple, l’Imam Ahmad, que Allah l’agrée, fut emprisonné et torturé mais la science de la religion, la crainte de Allah et la piété l’ont gardé de l’extrémisme et de la déviation.

Toutefois, plusieurs illustration, faisant partie des causes de l’extrémisme et que nous avons citées ont pour origine l’ignorance de la religion. Il en résulte des heurts et de la violence, les prisons se remplissent, la violence est contrée par le takfir et les attentats et ainsi de suite.

Jusqu’à ce que les khawarij aient des successeurs au vingtième siècle, qui constituent le parti des ikhwan, avec leurs noms qui varient selon le genre de gouvernement en place.

Les conséquences sont graves sans aucun doute.

Combien de droits ont été bafoués et combien de sang d’innocents a coulé, combien d’états ont été déchirés et combien de sultans ont été tués, combien de savants ont été torturés à la suite de l’extrémisme dans les actions sur le terrain.

Les moyens de guérison

Certes, ces maladies et ces fléaux sont très graves. La guérison en totalité est constituée de moyens de réflexion, psychiques, sociaux et politiques qui reviennent tous à comprendre la religion telle qu’elle est. C’est elle qui définit ces moyens et les restreint dans le champ de la modération. Dès lors, le sultan saura ses droits et ses obligations religieuses, les individus du peuple sauront leurs droits et leurs obligations religieuses. Car cet état des choses est venu dès ses racines dans le passé et au présent au nom de la religion musulmane ; et nous n’avons pas traité l’extrémisme qui se rattache à autre chose que l’Islam.

Combien il est glorieux de retourner aux vrais sources et de se remettre aux origines de la Loi sans déformation, tant au niveau de l’individu qu’au niveau de la société ou de l’état. L’apprentissage de l’ordre des obligations et de l’ordre des interdits par la Loi de l’Islam, pour éviter l’excès et la négligence, voilà le remède éminent contre l’extrémisme ; cet extrémisme qui a pour causes l’excès et la négligence. Ainsi, fera-t-on la distinction entre ce qui est de la mécréance et ce qui est simplement interdit, entre ce qui est interdit et ce qui est simplement déconseillé, et entre ce qui est une obligation individuelle, une obligation d’ordre communautaire et ce qui est simplement recommandé.

Vraiment, l’argent, c’est toi qui le garde alors que c’est la science qui te garde.

Vraiment, la science de la religion te garde de tout genre d’extrémisme.

Et il a raison le Messager de Allah, qui a dit [rapporté par At-Tabaraniyy dans Al-Kabir] ce qui signifie : « Ô gens, la science ne vient que par l’apprentissage et le fiqh par la transmission orale ».

La modération, ses gens et ses fruits

Quant à la modération, c’est le fait d’agir selon la Chari^ah de Allah ta^ala au niveau de l’individu, de la société et de l’état.

Quant à ses gens, c’est le groupe sauvé qu’a cité le Messager de Allah, dans un hadith [rapporté par At-Tirmidhiyy] ce qui signifie : « Ma communauté se divisera en soixante-treize groupes, tous seront en Enfer sauf un et c’est [celui qui suivra le chemin] sur lequel j’étais ainsi que mes compagnons ».

De là, l’Imam At-Tahawiyy, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : « Nous considérons la majorité [de la communauté] comme étant réelle et vraie et la division [en groupes] comme une chose injuste et un châtiment. Et nous prions Allah que nous perséverions dans la foi et que nous mourions avec [cette foi], qu’Il nous préserve des caprices, des opinions de dissenssion et des courants vil tels que celui des mouchabbihah, jahmiyyah, jabriyyah, qadariyyah, et autres parmi ceux qui ont contredit As-Sounnah et Al-Jama^ah et se sont alliés avec l’hérésie.

Nous en sommes innocents, ils sont pour nous hérétiques et vils et c’est par l’aide de Allah qu’a lieu la préservation et le succès.

« Et ne soyez pas comme ceux qui se sont divisés et ne se sont pas mis d’accord après qu’ils aient reçu les preuves, ceux-là auront un grand châtiment ».

Quant à ses fruits, c’est un ordre, une paix, un état, un honneur, une autorité, une civilisation, une prospérité et une solidarité sociale dont bénéficieront les musulmans dans la religion, dans ce monde : ci-bàs et c’est une sauvegarde du châtiment de la tombe et du châtiment de l’au-delà. Allah ta^ala dit ce qui signifie : « Quant à l’écume, elle va en pure perte et ce qui est utile aux gens, reste dans la terre ». Sadaqa l-Lahou l-^Adhim.

Wa s-Salamou ^alaykoum wa rahmatou l-Lah.


[1] ‘Ousoulou d-Din de Al-Baghdadiyy p. 292.

[2] le même ouvrage p. 335.

[3] ‘Idh-harou l-^Aqidati s-Sounniyyah du Mouhaddith ^Abdou l-Lah Al-Harariyy p. 42.

[4] An-Nahrou l-Madd mina l-Bahri l-Mouhit de ‘Abou Hayyan Al-Andalouciyy 1/254.

[5] Minhajou s-Sounnati n-Nabawiyyah de Ibnou Taymiyah 2/203.

[6] Les wahhabites sont ceux qui suivent Ibnou ^Abdi l-Wahhab.

[7] Ad-Dourarou s-Saniyyah fi r-Raddi ^ala l-Wahhabiyyah de Zayni Dahlan p. 57.

[8] Relatif à jahiliyyah qui était l’époque antérieure à la révélation que reçut Mouhammad.

[9] Ach-Chou^lah, 6 février 1993.

[10] An-Nahar : Nasir ^Atayyah, écrivain égyptien p. 9, 2/7/1992.

[11] Majallatou l-^Arabiyy, Koweit : Ahmad Kamal Abou l-Majd 1981.

[12] Al-Kifahou l-^Arabiyy 15/2/1993.

[13] Al-Kifahou l-^Arabiyy 15/2/1993.

[14] An-Nahar, Nasir ^Atayyah, écrivain égyptien p. 9, 2/7/1992.

[15] Al-‘Ikhwanou l-Mouslimoun wa t-Tandhimou s-Sirriyy, ^Abdou l-^Adhim Ramadan, Rouz al-Youçouf.

[16] le fait de gouverner.

[17] leader de ce qui est appelé Al-Jama^atou l-‘Islamiyyah au Pakistan.

[18] édition  Darou ch-Chourouq 1/590.

[19] 2/1057.

[20] 2/972.

[21] 3/1257.

[22] [22] 4/1945.

[23] An-Nahjou s-Sawiyyi fi r-Raddi ^ala Sayyid Qoutb wa Tabi^ouhou Faysal Mawlawiyy du traditionniste le Chaykh ^Abdou l-Lah Al-Harariyy, p. 12.

[24] Il n’y a pas de préservation contre les péchés que par la grâce de Allah et il n’y a pas de force pour l’obéissance que par l’aide de Allah.

[25] qui ont atteint un degré leur permettant d’extraire des jugements concernant ce qui n’est pas mentionné ni dans le Qour’an, ni dans la Sounnah, ni dans l’unanimité des musulmans et des moujtahid qui les ont précédés.

[26] en période de ^iddah – période d’attente post-maritale –.

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La Preuve du Caractère Permis d’Organiser des Fêtes où l’on Chante les Eloges du Prophète

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur août 5, 2010
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La louange est à Allah Qui a éclairé l’existence par la meilleure des créatures, et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle, soient accordées à notre maître Mouhammad chaque fois que le mentionnent ceux qui l’évoquent et chaque fois qu’oublient de le mentionner ceux qui oublient.

A travers les époques apparaissent des gens qui prétendent la science et parlent au sujet de la religion ordonnée par Allah sans aucun droit, ils donnent des avis de jurisprudence sans science. Mais Allah ta^ala est Karim -Celui Qui dispense beaucoup de bien-. Il fait que cette religion de rectitude ait des héros qui la défendent et élèvent haut ses bannières de sorte que les jambes de ceux qui prétendent la science en tremblent, leurs paroles tombent comme des poussières dans le vent, et de sorte que les cœurs des croyants soient heureux par la parole des gens de la Vérité et leurs cœurs réjouis.

Organiser des assemblées de dhikr -d’évocation- sur les places et les voies publiques est une revivification d’une tradition que les gens ont failli oublier. Ainsi, beaucoup de personnes ont oublié d’invoquer Allah, de Lui obéir, c’est alors que ces bonnes fêtes sont venues pour réveiller les gens de leurs oublis, pour leur faire un rappel et les exhorter. Allah ta^ala dit ce qui signifie : « Evoquez Allah debout et assis ». Et Allah dit ce qui signifie : « Ô vous qui avez cru, évoquez Allah de nombreuses fois et faites Son tasbih matin et soir ». Ainsi évoquer Allah ta^ala par une évocation correcte est une chose à laquelle la Loi incite. Les savants spécialistes de jurisprudence n’ont mentionné qu’une exeption, c’est que l’évocation de Allah par la langue dans les toilettes est une chose déconseillée. Mais dans la rue, aucun des savants moujtahid n’a dit que ce serait déconseillé. Ce qui a été rapporté au contraire dans le Qour’an, c’est d’évoquer Allah de nombreuses fois et il y a également de nombreux hadith relatifs à ces évocations dans différents lieux, comme dans le marché par exemple. L’ensemble de ces hadith indique que l’évocation de Allah dans la rue n’est pas une chose déconseillée mais que c’est bien une chose méritoire. Quant à aller faire une analogie entre la rue et les toilettes et ce qui est du même ordre au point que certains ont dit que les rues qui sont des lieux publics ne constituent pas un lieu respectable digne de l’évocation de Allah, cette analogie est infondée parce que c’est une analogie faite alors qu’il y a une grande différence. Et il est connu chez les débutants dans la science des fondements, que l’analogie (al-qiyas), c’est la fonction des moujtahid et que l’analogie a une condition, à savoir que la chose pour laquelle on fait l’analogie doit avoir un point commun avec la chose par laquelle est faite l’analogie. Puisque les conditions ne sont pas réunies ici, les paroles de ces gens-là sont donc telles du délire et les preuves les contredisent. Quant à la parole de certaines personnes prétendant la science de nos jours, qu’il y a des sons forts propagés par des hauts parleurs de sorte que cela représenterait une nuisance pour le malade et une gêne pour celui qui dort, on leur répond : comme il est surprenant l’état des gens de cette époque. Allah ta^ala dit ce qui signifie : « Certes, c’est par l’évocation de Allah que les cœurs se tranquillisent ». Ainsi évoquer Allah et faire l’éloge de Son Prophète, que Dieu l’honore et l’élève davantage en degrés, est un repos pour le cœur des croyants. C’est un rappel pour celui qui oublie, qu’il soit malade ou en bonne santé. De plus, pourquoi celui qui prétend la science n’a-t-il pas utilisé sa langue et son stylo pour blâmer les fêtes de disco et de boîtes de nuit qui comportent des choses blâmables sans aucune divergence, et qui représentent une gêne pour celui qui est obéissant tout comme celui qui est désobéissant, le malade aussi bien que celui qui est en bonne santé. De même, ceux qui prétendent la science, si les sons de la musique leur plaisent et s’il leur déplaît de frapper sur le douff qui est permis, cela ne va pas changer les vérités de sorte que l’on aille blâmer l’usage du douff et se taire sur les choses interdites. Alors nous nous fions à Allah et c’est à Lui que nous nous fions hasbouna l-Lah wa ni^ma l-Wakil.

Nous avons encore en mémoire des scènes où celui qui prétend la science participe à des assemblées qui comportent des choses blâmables, sans aucune divergence entre les savants, comme les flûtes interdites et les danses des femmes pubères découvertes, alors que lui et ses pairs rient au point qu’on voit leurs dents et qu’ils battent des mains par dessus le marché. N’est-ce pas que cela peut suggérer aux gens du commun que ceci est une bonne chose à faire ? Pourquoi se satisfait-il, lui qui prétend avoir peur pour la religion des musulmans et pour le repos de leurs malades, pourquoi se satisfait-il de la musique bruyante et des chants qui sont accompagnés par ce qui contredit la Loi de l’Islam ? Nous nous rappelons ici le hadith du Messager de Allah, que Dieu l’honore et l’élève davantage en degrés ce qui signifie : « Certes, Allah ne retire pas la science en la faisant sortir des poitrines des savants mais Allah ta^ala fait mourir les savants au point que les gens prennent des chefs ignorants et leur demandent des avis de jurisprudence, ceux-là leur donnent alors des avis de jurisprudence, s’égarant eux-mêmes et égarant les autres ». Nous demandons à Allah qu’Il nous préserve.

Ensuite, cet homme qui prétend la science, dit que l’usage du douff pour l’évocation de Allah, personne du Salaf -les musulmans des trois premiers siècles de l’Hégire – dans la communauté ni même du Khalaf -les musulmans qui sont venus plus tard- ne l’a fait et que si cela était un bien, ils nous auraient précédés en le faisant.

On lui répond : Si tu ne sais pas la vérité, alors ne discute pas de ce que tu ne connais pas, parce qu’ainsi tu donne la preuve de ta profonde ignorance et ainsi tu fais découvrir à ceux qui sont dotés de raison que tu es loin du degré des savants et encore plus de celui de moujtahid. Et peut-être ne connais-tu pas le sens de Salaf pour dire ce que tu dis ni même celui de Khalaf. Ainsi, Abou Dawoud dans ses Sounan a rapporté qu’une femme est venue au Prophète, que Dieu l’honore et l’élève davantage en degrés, et lui a dit : « Ô Messager de Allah, j’ai fait le vœu (an-nadhr) de jouer du douff auprès de toi ». Il lui dit ce qui signifie : « Accomplis ce que tu as fait comme vœu ».

Quant à la prétention de certains que le douff ne serait permis qu’à l’occasion des mariages, cela est réfuté par des preuves, parmi lesquelles ce qu’a rapporté Ibnou Majah, que le Messager, que Dieu l’honore et l’élève davantage en degrés, passait dans un quartier de Médine et qu’il avait entendu des jeunes femmes jouer du douff et chanter. Elles disaient ce qui signifie : « Nous sommes des jeunes filles de Bani n-Najjar. Quel bon voisin que Mouhammad ! ». Il leur a dit ce qui signifie : « Allah sait que je vous aime » et c’est une preuve qu’il est permis de jouer du douff, même lorsqu’il est accompagné de l’éloge du Prophète, que Dieu l’honore et l’élève davantage en degrés. Sinon, comment le Messager aurait-il accepté qu’elles le fassent et comment aurait-il fait leur éloge ? Alors n’essaie pas de cacher le soleil avec ta main.

Ensuite, regardez ce qu’ont décrété les savants : dans Moughni l-Mouhtaj tome 4 p 429, il y a ce qui suit : « Il est permis de jouer du douff pour un mariage, pour une fête de circoncision et autre également, dans ce qui est le plus sûr et même si le douff comporte des pièces de cuivre ».

Ces gens qui renient le jeu du douff, renient cela aux gens de la vérité, à ceux qui font l’éloge du Messager, qui évoquent Allah dans la rue pour attirer davantage de gens, pour leur faire entendre des paroles qui sont de l’ordre de la croyance du Messager de Allah et de ses compagnons, et qui représente une chose que ceux qui prétendent la science ont oubliée aujourd’hui, eux qui veulent être au devant de la scène alors que l’envie a broyé le cœur. Au point que l’un d’entre eux qui prétend la science a dit qu’il enseigne aux gens du commun comment faire l’ijtihad dans l’école de Abou Hanifah ! Ceux-là ont délaissé le plus important. Ils ont laissé les gens alors qu’ils savent pertinemment qu’ils ignorent beaucoup des choses indispensables, pour en arriver finalement à renier ce qui est permis et même ce qui est obligatoire dans certains cas, ou alors pour brandir leurs épées en direction de cibles que Allah sait, ou pour renier ce qui est sujet à divergence entre les moujtahid. En contrepartie, ils se taisent devant les assimilateurs (les mouchabbihah), qui assimilent Allah à Ses créatures, ceux qui sèment le mal sur terre, ceux qui jouent de la religion. Ils ont également négligé de répliquer à ceux qui renient l’invocation en faveur du Prophète à haute voix après l’appel à la prière. Pourquoi font-ils cela ? Ces gens-là sont entourés de beaucoup de points d’interrogation que les gens dotés de raison devraient connaître.

Au point qu’ils sont allés jusqu’à rendre haram l’usage du douff s’il accompagne l’éloge du Prophète, que Dieu l’honore et l’élève davantage en degrés, et l’évocation de Allah, ils ont considéré cela comme un mal dont les conséquences sont graves. Alors qu’en réalité, laisser de pareilles personnes semer le mal sur terre, c’est bien cela qui serait dangereux et qui aurait des conséquences qui ne sont pas louables. Il convient d’être en garde contre ceux-là qui ont frappé à la porte des gens du commun, soit avec un habit qui cache leur for intérieur soit avec des paroles sans preuve, pour soutenir le faux.

Enfin, ce prétendu homme de science a posé comme condition que l’évocation de Allah et l’éloge du Prophète, que Dieu l’honore et l’élève davantage en degrés, soient en langue arabe littéraire. Mais regardez ce qu’ont rapporté Ibnou Hibban dans son Sahih ainsi que l’Imam ‘Ahmad dans son Mousnad d’après ‘Anas Ibnou Malik : « Les gens d’Abyssinie dansaient, chantaient et disaient dans leur langue (Mouhammad ^abdoun salih) : « Mouhammad est un esclave vertueux. » Il a demandé ce qui signifie : « Que disent-ils ? » On lui répondit : « Ils disent Mouhammad est un esclave vertueux » et dans une autre version, ils disaient : (Abou l-Qacim tayyib) ce qui signifie : « Le père de Qacim -le Prophète Mouhammad- est bon ». Ô toi lecteur, n’est-ce pas que les gens d’Abyssinie avaient fait l’éloge du Prophète tout en dansant et ils ont fait son éloge dans leur langue qui n’est pas l’arabe littéraire. Maintenant, où aller après cela ?

Certains de ceux qui prétendent la science, prétendent que l’innovation dans la religion c’est toute chose pour laquelle il n’y a pas eu de preuve légale, alors que l’Imam Ach-Chafi^iyy, que Allah l’agrée, a dit : « Les nouveautés parmi les choses sont de deux sortes : l’une, c’est ce qui est innové et qui contredit le Livre, la Sounnah, les textes des prédécesseurs parmi les compagnons ou l’Unanimité. Celle-là est l’innovation d’égarement. La deuxième, c’est ce qui est innové et qui fait partie des bonnes choses, qui ne comporte pas de contradiction ave aucun de ceux-là et cette nouveauté-ci n’est pas blâmable ».

L’innovation (al-bid^ah) se partage donc en deux catégories comme on le comprend du hadith de ^A’ichah, que Allah l’agrée, qui a dit : Le Messager de Allah, que Dieu l’honore et l’élève davantage en degrés, a dit [rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim] ce qui signifie : « Celui qui innove dans notre religion ce qui n’en fait pas partie, cela est rejeté ».

La première catégorie, c’est la bonne innovation (al-bid^atou l-haçanah), qui s’appelle as-sounnatou l-haçanah,-la bonne tradition-, c’est la nouveauté qui est en accord avec le Qour’an et la Sounnah. La bonne innovation n’entre pas dans le cadre de la parole du Messager de Allah, que Dieu l’honore et l’élève davantage en degrés, ce qui signifie : « Et toute nouveauté est innovation et toute innovation est égarement ». Ce hadith compte en effet parmi les expressions qui ont une portée générale tout en étant en réalité spécifiées (al-^ammou l-makhsous). La spécification d’une expression à portée générale, par un sens particulier est tirée à partir d’une preuve légale ou d’une preuve rationnelle qui est acceptée par tous les savants. Car si l’on délaissait cela, beaucoup de lois légales seraient perdues et il y aurait une contradiction entre les textes.

Quant à la mauvaise innovation (al-bid^atou s-sayyi’ah) qui s’appelle aussi as-sounnatou s-sayyi’ah -la mauvaise tradition-, c’est la nouveauté qui contredit le Qour’an et la Sounnah.

La commémoration de la naissance du Prophète , que Dieu l’honore et l’élève davantage en degrés, fait partie de la première catégorie. Le premier à avoir innové le mawlid c’est le roi Al-Moudhaffar, le roi de ‘Irbil, au septième siècle de l’Hégire. Et tous les gens de science, qu’ils soient mouhaddith -spécialiste de la transmission du hadith- ou faqih -spécialiste de la jurisprudence-, tous ont approuvé cela et ont trouvé que c’était une bonne chose au point que certains ont composé pour le mawlid un récit de la naissance du Prophète, que Dieu l’honore et l’élève davantage en degrés. Le roi Al-Moudhaffar avait préparé pour l’occasion beaucoup de nourriture et l’avait fait distribuer aux gens. Voilà maintenant que des gens parmi ceux qui prétendent la science aujourd’hui ont posé comme condition pour considérer qu’il est permis de réunir des gens pour un repas, que cela soit pour les deux fêtes ou pendant les jours de at-tachriq ! Or il n’y a aucune preuve pour interdire la réunion en d’autres occasions que celles-là, que ce soit pour le repas ou autre chose. Si tel était le cas, comment les musulmans – savants ou autres -, comment auraient-ils considéré ce qu’a fait Al-Moudhaffar comme étant une bonne chose ? Allah ta^ala dit ce qui signifie : « Et ils donnent la nourriture au détriment d’eux-mêmes,  à un pauvre, un orphelin et un prisonnier ». Allah ta^ala n’a pas posé comme condition dans ce don de nourriture que cela n’ait pas lieu lors d’une réunion de plusieurs personnes !

Certains également de ceux qui prétendent la science ont posé comme condition que la bonne tradition en question, c’est ce qu’a fait le Messager ou bien ses compagnons. Alors que le Messager, que Dieu l’honore et l’élève davantage en degrés, a dit ce qui signifie : « Celui qui instaure dans l’Islam une bonne tradition ». Le Prophète, que Dieu l’honore et l’élève davantage en degrés, n’a pas dit : (à mon époque seulement ou à l’époque de mes compagnons après moi seulement). Pourquoi ceux-là qui prétendent la science veulent-ils limiter et restreindre la miséricorde de Allah qui est large ? Pourquoi ces gens-là, qui sont dans l’oubli, ne s’occupent-ils pas de réprouver ce qui est blâmable au lieu de renier ce qui est recommandé et légal ? D’autre part, ^Abdou l-Lah Ibnou Mas^oud, que Allah l’agrée, a dit : « Ce que les musulmans considèrent comme une bonne chose, alors c’est une bonne chose selon le jugement de Allah. Et ce que les musulmans considèrent comme une mauvaise choses, alors c’est une chose mauvaise selon le jugement de Allah ». Il n’a pas restreint cela, que Allah l’agrée, à une époques ou à une autre. Ainsi le jugement est conforme à ce que considèrent les musulmans et les choses ne sont pas fondées sur l’avis d’un groupe qui s’est singularisé de l’ensemble de la communauté. Abou Sa^id Al-Badriyy le compagnon a dit : « La communauté de Mouhammad ne sera pas unanime sur une hérésie ».

Qui plus est, l’écriture des points sur les lettres du Mous-haf n’a jamais eu lieu au temps du Messager. Ce n’est pas le Messager qui a ordonné de le faire ni même les compagnons. C’était un tabi^iyy, un homme de ceux qui sont venus après les compagnons qui s’appelle Yahya Ibnou Ya^mar, c’est lui qui a inscrit les points sur les lettres. Que vont dire ceux-là, qui sont des imposteurs dans la science, et qui n’en ont même pas senti l’odeur ?!!!

Ces mihrab concaves qui n’existaient pas au temps du Messager et que les musulmans jusqu’à nos jours construisent dans les mosquées, que vont-ils en dire ? Seul ce groupe égaré les a reniés. Mais c’est un groupe auquel on n’accorde aucune considération.

En conclusion, le conseil pour ceux-là, qui prétendent la science, c’est d’abandonner la voie déviée qu’ils ont prise et de se rappeler le jour du jugement, le jour où leurs actes leurs seront exposés. Quel sera leur état lorsque les livrets de leurs actes leurs seront exposés, alors qu’ils comporteront le reniement de ce qui n’est pas blâmable, la déviation, le changement et la modification ? Qu’ils se rattrapent et prennent la voie des gens de la vérité, et qu’ils s’occupent d’apprendre auprès des gens de la connaissance, ensuite qu’ils enseignent cela et qu’ils renient les choses dont le caractère blâmable ne fait l’objet d’aucune divergence comme le fait d’assimiler Allah à Ses créatures, comme le fait d’insulter Allah, ce que beaucoup de gens du commun ont pris pour habitude de faire, au lieu de dépenser tous leurs efforts pour combattre les gens de la vérité.

Et Allah ta^ala, c’est Lui Qui défend ceux qui ont cru. Et la dernière de nos invocations, c’est la louange à Allah le Seigneur des mondes.

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La croyance des sunnites est la croyance de SalaaHou dDiin Al ‘Ayyououbiyy

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur août 5, 2010
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes et que l’honneur et l’élévation en degrés soient accordés au meilleur des messagers, le dernier des prophètes, le guide des ghourr mouhajjalin [1] au jour du jugement. Que l’honneur soit également accordé à tous ses frères prophètes et à sa famille pure.

La plus éminente des grâces dont Allah ta^ala [2] a gratifié Ses esclaves, c’est l’Islam, sur la voie de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah. Il s’agit de ce sur quoi étaient le Messager et ses compagnons, et que les musulmans se sont ensuite transmis, des gens du Salaf aux gens du Khalaf, c’est à dire de l’époque du Prophète jusqu’à nos jours. La voie de Ahlou s-Sounnah –les sunnites– demeure la voie de la majorité de la communauté jusqu’au jour du jugement.

Mais les autres voies que celle de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah, elles disparaissent. Sont apparus par le passé environ soixante-douze groupes. Tous prétendaient l’Islam. Mais en réalité, ils ont dévié de ce sur quoi étaient les compagnons et la majorité de la communauté qui les avaient suivis. Par la suite, ils ont disparu.

Ensuite, sont apparus deux groupes ou plus d’un groupe depuis trois cents années environ. Ils ont prétendu l’Islam alors qu’ils ont dévié de l’Islam car ils ont contredit ce sur quoi étaient les compagnons et ceux qui les ont suivis jusqu’à nos jours.

Parmi ces groupes-là, il y a les wahhabites, ceux qui suivent un homme qui est apparu au Najd [3] du Hijaz [4] il y a environ deux cent cinquante ans. Il a amené une innovation (bid^ah) qu’il a prétendue être de la religion alors qu’elle n’en fait pas partie. Il s’appelle Mouhammad Ibnou ^Abdi l-Wahhab.

Il y a un autre groupe, celui de ceux qui suivent Sayyid Qoutb l’égyptien. Ce groupe-là a environ soixante-dix ans.

Il y a un autre groupe qui est appelé at-tahririyyah qui a lui aussi environ soixante-dix ans.

Tous ceux-là contredisent le Qour’an et le hadith.

Quant à nous, et la louange est à Allah, nous sommes sur ce sur quoi sont les compagnons ainsi que ceux qui les ont suivis jusqu’à nos jours. Nous sommes avec la majorité de la communauté. Nous ne sommes pas déviés. Les califes et les Sultans étaient sur la voie de Ahlou s-Sounnah. Parmi eux, il y a le Sultan Salahou d-Din Al-‘Ayyoubiyy qui est décédé en cinq cent quatre-vingt-dix de l’Hégire [5] du Prophète. Il était, que Allah l’agrée, un Sultan équitable. Il connaissait le Qour’an par cœur. Il connaissait par cœur également le livre At-Tanbih dans la jurisprudence chafi^iyy. Il connaissait par cœur aussi le livre Al-Hamaçah. Il a reçu la science par transmission orale auprès des gens de la connaissance. Il assistait aux assemblées des mouhaddith à l’ancienne manière des savants du hadith. Il était, que Allah l’agrée ach^ariyy de croyance. C’est la croyance sur laquelle nous sommes, à savoir que Allah tabaraka wa ta^ala n’est pas une substance palpable ni une substance impalpable, et qu’Il n’a pas les caractéristiques des substances. Les caractéristiques du corps impalpable tout comme celles du corps palpable sont impossibles au sujet de Allah. C’est aussi la croyance que l’Etre de Allah ta^ala c’est-à-dire Sa réalité n’est pas un corps impalpable comme la lumière ou le vent, ni un corps palpable comme l’homme, la pierre, l’arbre, l’étoile, le soleil ou la lune puisqu’Il est le Créateur de la totalité. Il est le Créateur du corps impalpable et le Créateur du corps palpable. De toute éternité il n’y a ni corps palpable ni corps impalpable. Il n’y a de toute éternité ni nuit ni jour. De toute éternité, il n’y a ni cet espace entre la terre et le ciel, et entre un ciel et un autre ou entre les sept cieux et le Trône (al-^arch). Rien n’est de toute éternité si ce n’est Allah. Rien n’existe de toute éternité sinon Allah. Toutes ces choses-là sont entrées en existence, elles n’existaient pas auparavant. Allah tabaraka wa ta^ala est le Créateur des corps impalpables et des corps palpables. Il n’est donc pas un corps impalpable ni un corps palpable. Il n’est pas localisé dans la direction du haut ni ailleurs. Il n’est pas localisé dans toutes les directions. Tout cela est impossible au sujet de Allah. Car s’Il avait été ainsi, Il aurait eu des semblables. Or le Qour’an honoré dit : (ليس كمثله شىء) (layça kamithlihi chay’) ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ». Cela signifie qu’Il n’a pas de ressemblance avec quoi que ce soit de ce monde d’aucun manière que ce soit. Tout comme Son Etre, c’est-à-dire Sa réalité n’a pas de ressemblance avec quoi que ce soit, également Ses attributs n’ont pas de ressemblance avec les attributs d’autres que Lui. Ainsi, Il a pour attribut la puissance, la volonté, la science, l’ouïe, la vue, la vie et la parole. Ces attributs ne sont pas comme les attributs des créatures. En effet, Ses attributs n’augmentent pas et ne diminuent pas. Ils ne prennent pas fin avec le temps. Par l’écoulement du temps, Ses attributs ne s’interrompent pas. Il ne leur arrive pas de fin, comme Sa vie. C’est-à-dire que tout comme Sa vie, il ne lui arrive pas d’interruption, de même, tous Ses attributs, il ne leur arrive pas d’interruption.

Comme le Sultan Salahou d-Din était sur cette croyance, lorsque les wahhabites l’ont su, ils l’ont déclaré mécréant. Lorsqu’ils ont su que le Sultan Salahou d-Din avait cette croyance-là, ils l’ont déclaré mécréant car les wahhabites assimilent Allah à Ses créatures. Il ne leur reste plus qu’appeler Allah un humain. Par la signification, c’est comme s’ils L’ont considéré un humain. En effet, selon eux, Allah serait un corps qui aurait une quantité, de la taille du Trône ou plus petit ou plus étendu, qui aurait des membres, un visage, un œil et une main. Il y a une grande différence entre la croyance du Sultan Salahou d-Din qui est la croyance de Ahlou s-Sounnah et la croyance des wahhabites. Ils l’ont alors déclaré mécréant. Ils ont dit c’est un égaré. Certains d’entre eux ont dit c’est un mécréant, alors que ce sont eux les mécréants.

Le Sultan Salahou d-Din est un Sultan équitable, vertueux. Il est possible qu’il soit parvenu à la sainteté. C’est lui qui a libéré Baytou l-Maqdis –l’actuelle Jérusalem–, après qu’elle a été occupée pendant quatre-vingt-dix ans. Il a ainsi un grand mérite, que Allah l’agrée et le rétribue en bien pour l’Islam.

Salahou d-Din avait décrété l’enseignement de cette croyance, qui est la croyance de Ahlou s-Sounnah et qui est notre croyance que nous enseignons dans les écoles pour les plus jeunes  tout comme pour les plus âgés. Cette croyance comporte le fait que Allah ta^ala n’est pas un corps, que Allah ta^ala n’est pas localisé dans les directions, ni la direction du haut ni ailleurs, ni dans toutes les directions. Il existe plutôt sans être localisé dans une des directions car Il n’est pas un corps. Le corps a nécessairement un endroit et une direction. La lumière a un endroit et une direction, l’obscurité également ; et Allah ta^ala n’est pas ainsi.

Il est mentionné ici dans ce livre –le livre dont le Sultan avait ordonné l’enseignement aux enfants à son époque– que Allah n’est pas sujet au temps car le temps est créé. Le temps, quand est-il entré en existence ? Lorsque l’eau a été créée, avant le Trône. Avant toute autre chose, Allah a créé l’eau et c’est là qu’a existé le temps. En effet, l’existence de l’eau a été suivie par l’existence du Trône. Ensuite ont existé le reste des corps ; la lumière et l’obscurité après ces deux-là. Après l’eau et le Trône, Allah a créé la lumière et l’obscurité.

Dans ce livre-là aussi, il est mentionné que la parole de Allah n’est pas des lettres et des sons, c’est-à-dire que Allah parle d’une parole qui n’est pas des lettres ni des sons. En effet, les lettres et le son sont créés.

Dans l’introduction de ce livre, son auteur a cité le Sultan Salahou d-Din et il a dit que c’est pour lui qu’il a composé ce livre. Son auteur faisait partie des savants du cinquième siècle de l’Hégire. Il s’appelle Mouhammad Ibnou Hibah Al-Barmakiyy.

Il dit dans son introduction [en poésie arabe] :

Je l’ai composé pour le roi honnête

Le victorieux, le conquérant Salahou d-Din

Le souverain d’Egypte, du Cham, celui à qui

Allah a donné la souveraineté du Hijaz et du Yémen

Celui qui est équitable, généreux et qui est efficace dans le combat

Youçouf, celui qui a revivifié l’Etat des abbassides

Le fils du glorieux le grand maître

Ayyoub le héros de la religion, qui a la bonne gestion

Son règne a persisté dans le temps

Et la chance accompagne la victoire de ses armées

Puis il dit au sujet de l’exemption de Allah de l’endroit et de la direction :

Le Créateur du monde n’est pas contenu

Dans un endroit, Allah est exempt de tout semblable

Il existe de toute éternité

Et Il est maintenant tel qu’Il est de toute éternité

Il est exempt de l’endroit

Il est exempt du changement du temps

A fait preuve d’outrance, à l’extrême

Celui qui Lui a attribué la direction du haut

Il aura limité le Créateur dans le ciel

Lui qui l’a créé, et le Trône est au-dessus de l’eau

Ils ont confirmé pour Son Etre la localisation

L’assimilateur s’est égaré dans ce qu’il Lui a attribué

Il a dit au sujet de l’attribut de la parole :

Ont nié Ses attributs les mou^tazilah

Qu’Il est exempt d’imperfection Celui Qui nous a créés, Il est certes juste

Ils ont considéré que Sa parole est à partir d’un arbre

A Son esclave Mouça, Ah que cela est blâmable !

Et un autre groupe qui a penché à l’analogie

Ils ont ainsi confirmé que Sa parole est comme la parole des gens

Or Sa vie est de toute éternité tout comme Son Etre

Et c’est ce qui est parvenu au sujet de Ses attributs

Comme la science, la puissance et la volonté

Et il se peut que Son ordre diffère de ce qu’Il veut

Il est Celui Qui entend, tout-puissant, ayant une volonté

Le puissant Qui fait ce qu’Il veut

Ce qu’Il a révélé est l’expression de Son attribut de la parole

Qui est de toute éternité propre à Son Etre

Dis à celui qui a attribué le comment à Sa parole

En la considérant avec des lettres et des sons, je ne reconnais pas ce que tu dis

Ô vous qui assimilez le Créateur aux créatures et qui Lui attribuez le corps

La lettre (ha) dans le mot Ar-Rahman précède bien la lettre (mim) !

Le sens en est que la parole de Allah tabaraka wa ta^ala n’est pas des lettres et des sons. C’est-à-dire que Allah parle d’une parole qui n’est pas des lettres et des sons car les lettres et les sons sont créés et Allah n’a pas pour attribut un attribut créé, entré en existence. Il est donc un devoir de croire que Sa parole est ainsi, c’est-à-dire que Allah parle d’une parole qui n’est pas des lettres ni des sons et même si nous ne pouvons pas imaginer cela par nos cœurs. En effet, l’homme ne perçoit pas les réalités de tout ce qui existe ; et cela, il est un devoir d’y croire même si nous ne pouvons l’imaginer, tout comme nous ne pouvons imaginer l’Etre de Allah. Nous, nous pouvons imaginer le corps de grande taille et celui de petite taille même si nous ne l’avons pas vu. Nous, maintenant, nous pouvons imaginer le Trône, qu’il est un corps de grande taille en direction du haut, même si nous ne connaissons pas le détail de ses caractéristiques. Il en est de même pour le paradis et pour l’enfer. Nous pouvons les imaginer même si nous ne les avons pas vus car ce sont deux corps. Autre que cela aussi, nous pouvons l’imaginer, nous pouvons alors atteindre certaines caractéristiques de ce que nous imaginons. Mais Allah tabaraka wa ta^ala, nous ne pouvons imaginer Sa réalité car Il n’a pas de ressemblance avec ce à quoi nous sommes habitués. En effet, il n’est pas un corps. Nous ne pouvons pas imaginer Celui Qui n’est pas un corps et ce qui n’est pas une caractéristique d’un corps. Nous pouvons imaginer le corps et la caractéristique du corps mais Allah n’est pas un corps et Ses attributs ne sont pas non plus tels que les caractéristiques des corps. C’est pour cela, nous avons pour croyance que Allah ta^ala existe sans être un grand corps et sans être un petit corps, sans être localisé dans une direction et un endroit. Egalement, nous avons pour croyance que Allah ta^ala est un Etre Qui n’a pas des attributs des créatures. Il n’est ni en mouvement ni immobile. Ceci, la raison ne peut pas l’imaginer, l’homme n’arrive pas à l’imaginer. Nous, nous  imaginons ce qui est en mouvement et nous imaginons ce qui est immobile. Mais Celui Qui existe et Qui n’est ni en mouvement ni immobile, nous ne pouvons L’imaginer. Malgré cela, il est un devoir pour nous de croire que Allah existe, qu’Il n’est pas en mouvement et qu’Il n’est pas immobile car le mouvement fait partie de nos caractéristiques et également l’immobilité fait partie de nos caractéristiques. Il nous est suffisant de croire et d’être catégorique par notre cœur que Allah existe sans qu’Il soit semblable à quoi que ce soit. Si déjà parmi les créatures il y a des choses que nous ne pouvons imaginer, comment serait-il inconcevable que Allah existe et que nous ne pouvons L’imaginer par notre esprit ?! Avant que Allah ne crée la lumière et l’obscurité, est-ce que l’un d’entre nous arrive à imaginer ce moment-là ? Non, aucun d’entre nous ne peut imaginer un temps dans lequel il n’y avait ni lumière ni obscurité. Nous ne pouvons l’imaginer par notre esprit. Malgré cela, il est un devoir pour nous de croire qu’il s’est écoulé un temps dans lequel il n’y avait ni lumière ni obscurité car le Qour’an nous apprend cela. Le Qour’an dit :

(الحمد لله الذي خلق السموات والأرض وجعل الظلمات والنور)

(al-hamdou li l-Lahi l-ladhi khalaqa s-samawati wa l-‘arda wa ja^ala dhdhouloumati wa n-nour)

ce qui signifie : « La louange est à Allah Qui a créé les cieux et la terre et Qui a créé l’obscurité et la lumière » c’est-à-dire qu’avant que Allah ne les crée, il n’y avait ni terre ni ciel, ni lumière ni obscurité. En raison de cette ayah –verset–, nous devons croire qu’il s’est écoulé un temps dans lequel il n’y avait ni lumière ni obscurité. Si cela est bel et bien possible et n’est donc pas impossible selon la raison, comment ne serait-il pas possible que Allah ta^ala existe sans être un corps palpable ni un corps impalpable, sans être en mouvement ni immobile. C’est cela le sens de la ayah honorée : (ليس كمثله شىء) (layça kamithlihi chay’) ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ». La prononciation de cette ayah est concise et légère par la langue mais sa signification est importante et étendue.

Il y a par ailleurs dans le Qour’an des ayah dont le sens apparent donne l’illusion que Allah serait un corps qui aurait un endroit, qu’Il aurait des membres et qu’Il bougerait. Ces ayah, il n’est pas permis de leur donner leur sens apparent. Les wahhabites sont allés à leur perte car ils ont expliqué ces ayah par leur sens apparent. Ils ont alors eu pour croyance que Allah serait un corps, qu’Il serait dans la direction du haut, établi, qu’Il descendrait et s’immobiliserait. Ils ont expliqué ces ayah selon leur sens apparent. Ils n’ont pas été en compatibilité avec cette ayah : (ليس كمثله شىء) (layça kamithlihi chay’) ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ».

Ahlou s-Sounnah ne retiennent pas le sens apparent de ces ayah et de ces hadith. Ils les interprètent plutôt par un autre sens que le sens apparent. Celui à qui Allah ta^ala accorde la réussite, Il le guide pour bien comprendre ce sujet.

Bien que la parole de Allah tabaraka wa ta^ala par laquelle Il parle de toute éternité n’est pas des lettres ni des sons, nous disons que le Qour’an est la parole de Allah car ce Qour’an qui est des lettres et des sons, indique la parole de Allah qui elle n’est pas des lettres et des sons. Ce Qour’an que nous récitons avec des lettres et des sons est une expression de la parole de Allah par laquelle Il parle de toute éternité sans qu’elle soit des lettres et des sons. Quant à cette parole  qui n’est pas lettres et sons, l’ont entendue Jibril et notre maître Mouhammad la nuit de son ascension (al-mi^raj) ainsi que Mouça qui l’a entendue à AtTour –Mont Sinaï–. Mais dans l’au-delà, chacun d’entre nous entendra la parole de Allah qui n’est pas des lettres et des sons.

Ce Qour’an, la Tawrah –la Thora–, l’injil –l’évangile– et le Zabour –les psaumes– et les autres Livres célestes, Allah les a fait écrire sur la Table préservée cinquante mille années avant que ne soient créés les sept cieux et la terre. Il a fait écrire ces Livres sur la Table préservée. Puis Il a ordonné à Jibril de prendre le Qour’an et de le descendre à notre Prophète Mouhammad et de descendre ces autres Livres à ces autres Prophètes qui étaient avant notre Prophète Mouhammad. Ce n’est pas Allah Qui aurait lu le Qour’an à Jibril. Il a plutôt ordonné à Jibril de prendre le Qour’an à partir de la Table préservée. Par la suite, Jibril l’a lu à notre maître Mouhammad.

Apprenez cela, que Allah vous donne les bénédictions. Enseignez cela à d’autres. Tout cela, tout ce qui s’est dit dans ce cours, enseignez-le à d’autres car les écoles de nos jours, la plupart des écoles n’enseignent pas la croyance de Ahlou s-Sounnah. Elles enseignent la Fatihah, les tahiyyat, l’invocation ibrahimiyyah et les noms des cinq prières. Par le passé, dans le kouttab –école d’enseignement de Qour’an pour les petits–, on enseignait aux enfants que Allah existe sans endroit, qu’Il n’a pas de ressemblance avec les créatures. Quant à aujourd’hui, l’ignorance a prévalu chez les plus âgés tout comme les plus jeunes. En effet, celui qui étudie dans ces écoles contemporaines, puis grandit, puis devient père et son enfant, à son tour, prend son éducation dans ces écoles, le père tout comme son fils deviennent ignorants de la croyance de Ahlou s-Sounnah.

Remerciez Allah Qui vous a assuré qui vous enseigne cette croyance sur laquelle étaient les compagnons et ceux qui les ont suivis, jusqu’à notre époque, de ceux à qui Allah a voulu le bien.


[1] Ceux qui lors du woudou –petites ablutions– dépassent pour le lavage les limites du visage, des avant-bras et des pieds. Ce seront des parties qui seront auréolées de lumière au jour du jugement. C’est un des signes distinctifs de la communauté de notre maître Mouhammad r.

[2] Celui Qui est exempt de toute imperfection, comme l’endroit, le corps, le mouvement, l’immobilité et en général de tout ce qui fait partie des caractéristiques des créatures.

[3] Région à l’est de la péninsule arabique et dont la capitale est Ar-Riyad.

[4] Région de la péninsule arabique qui comprend La Mecque, Médine et AtTa’if.

[5] L’Emigration. Il ne s’agit pas d’une fuite. Le Prophète est préservé de cela. Il s’agit d’un voyage effectué sur ordre de Allah.

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QUELQUES INFORMATIONS POUR AVOIR CONNAISSANCE DES LOIS DU JEÛNE

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur août 5, 2010
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La louange est à Allah et que l’élévation en degrés soit accordée au Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

Les conditions pour que le jeûne soit un devoir :

Le jeûne est un devoir pour chaque musulman pubère, sain d’esprit et capable de jeûner. Il n’est pas valable de la part d’un non musulman et il n’est pas valable non plus de la part d’une femme ayant les menstrues ou les lochies. Ce n’est pas un devoir de jeûner pour le fou qui n’a pas à accomplir de rattrapage et il n’est pas un devoir de faire le jeûne pour un malade à qui le jeûne serait nuisible.

Les obligations du jeûne sont les suivantes :

L’intention :

Il n’est pas une condition de prononcer l’intention avec sa langue. L’intention, qui est un devoir pour chaque jour de Ramadan, est faite durant la nuit qui précède le jour qu’on va jeûner, le jeûne n’est pas valable sans elle. On dit dans son cœur : « J’ai l’intention de jeûner le jour qui vient du mois de Ramadan« . Chez certains savants, il suffit de faire l’intention durant la nuit du premier jour de Ramadan pour tous les jours du mois. Dans ce cas, on dit dans son cœur : « J’ai l’intention de jeûner les trente jours du mois de Ramadan de cette année ». Il est un devoir pour la femme qui a eu les menstrues ou les lochies et pour laquelle l’écoulement sanguin s’est interrompu la veille du jeûne, de faire l’intention de jeûner le jour suivant de Ramadan, même si elle n’a pas encore fait le ghousl. En effet, la purification est une condition pour la validité de la prière mais n’est pas une condition pour la validité du jeûne. Le fait de manger, de boire ou d’avoir des rapports après avoir fait l’intention et avant le lever de l’aube n’est pas préjudiciable.

L’abstinence :

Elle consiste à s’abstenir de la nourriture et des boissons et d’introduire tout ce qui a un volume, même petit, à l’intérieur de la tête, du ventre, des intestins ou autres, à partir des voies supérieures tel que la bouche ou le nez, même si ce sont de petites particules, ou à partir des orifices inférieurs, antérieur ou postérieur et ce, depuis l’aube jusqu’au coucher du soleil. Celui qui a mangé ou bu par oubli, même en quantité et même durant un jeûne surérogatoire, n’a pas rompu son jeûne.

Les choses qui annulent le jeûne :

(1) Manger, même un grain de sésame ou moins encore, délibérément mais pas par oubli, ainsi que boire, même une goutte d’eau ou de médicament ;

(2) se faire vomir ;

(3) avoir un rapport sexuel durant le jour, délibérément et en se rappelant du jeûne ;

(4) émettre du maniyy suite à un contact direct peau contre peau ;

(5) les menstrues ou les lochies ;

(6) la folie même un instant ;

(7) l’apostasie ;

(8) l’évanouissement qui a duré toute la journée.

Cependant, on ne rompt pas son jeûne si on avale les sécrétions des sinus, de la gorge, des poumons ou autres, selon l’Imam Abou Hanifah même si on les avale après qu’elles soient parvenues jusqu’à la langue. Si on a été gagné par le vomissement, puis lorsqu’il a pris fin, on a avalé sa salive altérée avant de s’être rincé la bouche, le jeûne est annulé car cette salive était souillée par le vomi qui est parvenu jusqu’à la bouche. Les gouttes dans le nez et dans l’oreille annulent le jeûne. Mais les injections à travers la peau ne rompent pas le jeûne. Quant à celui qui jeûne et qui est endormi, s’il émet du maniyy suite à un rêve, son jeûne n’est pas rompu, contrairement à la sortie du maniyy par contact ou par masturbation délibérée et qui n’a pas lieu par oubli. Parmi les choses qui rompent le jeûne, il y a le fait de sortir de l’Islam, même par plaisanterie ou par colère, en se rappelant le jeûne ou pas, car l’acte d’adoration n’est pas valable de la part d’un non musulman. Il est par conséquent un devoir d’éviter la mécréance avec ses trois sortes et de ne pas y tomber de toute façon dans tous les cas, que ce soit la mécréance par la parole, comme celui qui insulte Allah ou l’Islam, la mécréance par la croyance, comme le fait de croire que Allah est un corps, une lumière ou une âme ou qu’Il serait au-dessus du Trône, et la mécréance par le geste, comme le fait de jeter le Qour’an dans les ordures ou se prosterner pour une idole. Il est un devoir pour celui qui est sorti de l’Islam de revenir immédiatement à l’Islam en prononçant les deux témoignages et en abandonnant ce qui a causé l’apostasie. Il doit aussi regretter et avoir la ferme intention de ne pas récidiver. Les deux témoignages sont : « Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah et je témoigne que Mouhammad est le Messager de Allah».

Ce qu’il est un devoir de faire pour quelqu’un qui a rompu le jeûne délibérément durant Ramadan :

1/ Le rattrapage seulement, jour pour jour seulement :

(a) pour celui qui n’a pas jeûné à cause d’une maladie dont on espère la guérison ; (b) pour celui qui était dans un long voyage durant lequel il n’a pas jeûné ; (c) pour la femme qui a eu les menstrues ou les lochies ; (d) pour celui qui n’a pas jeûné délibérément durant Ramadan sans excuse, ou qui jeûnait puis a rompu son jeûne par autre chose que le rapport sexuel ; (e) pour la femme enceinte et celle qui allaite, si elles ont peur pour elles-mêmes.

2/ Le rattrapage assorti d’une compensation (fidyah) : (a) pour la femme enceinte (b) pour la femme qui allaite, si, ayant eu peur pour leur enfant, elles n’ont pas jeûné. Elles doivent le rattrapage et la compensation pour chaque jour d’un moudd – le plein de deux mains jointes de taille moyenne – de la nourriture de base la plus répandue du pays. Dans le madh-hab hanafiyy, il s’agit ici de nourrir un pauvre avec une quantité suffisante pour son repas de midi et du soir ou lui en donner la contrepartie.

3/ La compensation seulement – un moudd de la nourriture de base la plus répandue du pays – jour pour jour :

(a) pour le vieillard qui ne supporte pas le jeûne ou qui en serait gravement affecté ; (b) pour le malade dont on n’espère pas la guérison. Ils n’ont pas à jeûner ni à rattraper.

4/ Le rattrapage et l’expiation à la fois : pour celui qui a eu un rapport sexuel durant la journée de Ramadan délibérément, de son propre gré et en se rappelant le jeûne, même s’il n’est pas sorti de lui de maniyy. Il doit rattraper cette journée qu’il a annulée tout comme il doit l’expiation définie par la Loi.

Les jours qu’il est interdit de jeûner :

1) Le jour de la Fête de al-fitr et le jour de la Fête de al-‘adha ;

2) les trois jours de ‘at-tachriq : ce sont les jours qui suivent le jour de la Fête de al-‘adha ;

3) le jour du doute : c’est le trentième jour de Cha^ban dans le cas où des grands pécheurs ou d’autres personnes parmi celles dont la parole ne confirme pas le début du jeûne disent avoir vu le croissant de lune de Ramadan ;

(4) la deuxième moitié de Cha^ban sauf si son jeûne est relié avec le jeûne de ce qui la précède, ou si on jeûne pendant cette période par rattrapage ou par vœu.

Zakatou l-fitr :

Elle est un devoir sur chaque musulman, s’il en dispose en plus de sa suffisance et de la suffisance de ceux qui sont à sa charge le jour de la Fête et la nuit qui le suit. Elle consiste en un sa^ de la nourriture de base la plus répandue du pays. Il s’agit du sa^ du Prophète qui est l’équivalent de quatre moudd pour des mains de taille moyenne. Elle est donnée à un pauvre nécessiteux ou à toute personne qui est en droit de recevoir la zakat. Il est un devoir pour l’homme musulman de donner la zakat de la fin du jeûne sur son épouse musulmane et sur ses enfants qui ne sont pas pubères, de même que sur tout proche qui est à sa charge, c’est-à-dire ceux dont la charge est un devoir comme les pères et mères pauvres et musulmans. Il n’est pas un devoir de payer la zakat de la fin du jeûne sur un non musulman. Il est un devoir de s’en être acquitté avant le coucher du soleil du jour de la Fête et il est interdit de la retarder sans excuse. Il est possible de la donner à partir du début de Ramadan. Toutefois, la sounnah consiste à la donner avant la prière de la Fête pendant la matinée du jour de la Fête. Selon l’Imam Abou Hanifah, il est valable d’en donner la contrepartie en monnaie. Il est valable également de mandater une personne digne de confiance afin de la faire parvenir à l’une des huit catégories d’ayants droit définis dans le Qour’an. La contrepartie exacte de Zakatou l-Fitr étant inférieure à 5 € par personne en 2010, si vous donnez 5 € ou plus, faites l’intention de donner ce qui est en plus en aumône.

Remarque importante :

Les temps indiqués pour le Soubh dans la plupart des calendriers de nos jours sont obtenus par le calcul. Il est recommandé de ne pas faire ce qui rompt le jeûne peu avant le temps indiqué pour le Soubh. Ainsi, pour être sûr de ne pas annuler son jeûne et par précaution, veuillez vous abstenir de faire ce qui rompt le jeûne dès le temps indiqué pour l’Imsak.

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Ayah et hadith pour l’incitation à apprendre la Science de la Religion

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur août 5, 2010
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Allah ta^ala dit : [وقُل رَبِّ زِدْنِي عِلْمًا] [sourat  Taha / 114] ce qui signifie : « Dis : Seigneur, augmente mes connaissances« .

Et Il dit ta^ala : [قُلْ هَلْ يَسْتَوِي الَّذِينَ يَعْلَمُونَ وَالَّذِينَ لاَ يَعْلَمُونَ [sourat  AzZoumar / 9] ce qui signifie : « Dis : sont-ils équivalents ceux qui savent et ceux qui ne savent pas ? !« .

Et Il dit ta^ala : [يَرفَعِ اللهُ الّذِينَ ءَامَنُوا مِنكُمْ وَالّذِينَ أُوتُوا العِلْمَ دَرَجَات] [sourat  Al-Moujadalah / 11] ce qui signifie : « Allah élève en degré ceux d’entre vous qui ont cru et qui ont acquis la connaissance« .

Et Il dit ta^ala : [إِنَّمَا يَخْشَى اللهَ مِنْ عِبَادِهِ العُلَمَاءُ] [sourat  Fatir / 28] ce qui signifie : « Ceux qui craignent le plus Allah parmi Ses esclaves, ce sont les savants« .

1374 – D’après Mou^awiyah : Le Messager de Allah e a dit :

((مَنْ يُرِدِ اللهُ بِهِ خَيْرًا يُفَقِّهْهُ فِي الدِين))

[rapporté par accord] ce qui signifie : « Celui pour qui Allah veut le bien, Il fait qu’il apprend la science de la religion« .

1375 – D’après Ibnou Mas^oud, que Allah l’agrée, il a dit : Le Messager de Allah e a dit :

((لا حَسَدَ إِلاّ فِي اثْنَتَيْنِ : رَجُلٌ آتَاهُ اللهُ مَالاً فَسَلَّطَهُ عَلَى هَلَكَتِهِ فِي الحَقِّ ، وَرَجُلٌ آتَاهُ اللهُ الحِكْمَةَ فَهُوَ يَقْضِي بِهَا وَيُعَلِّمُهَا))

[rapporté par accord] ce qui signifie : « On n’éprouve [légitimement] de la ghibtah –souhaiter la même chose pour soi– qu’envers deux personnes : un homme à qui Allah accorde un bien qu’Il donne à ceux qui l’utilisent dans le bien, et un homme à qui Allah accorde une sagesse grâce à laquelle il juge entre les gens et qu’il enseigne« .

1376 – D’après Abou Mouça, que Allah l’agrée, il a dit : Le Prophète e a dit :

((مثَلُ مَا بَعَثَني اللهُ مِنَ الهُدَى وَالعِلمِ كَمَثَلِ غَيْثٍ أَصَابَ أَرْضاً ، فَكَانَتْ مِنْهَا طَائفةٌ طَيِّبَةٌ قَبِلَتِ الماءَ فَأَنْبَتَت الْكَلأََ ، وَالعُشْبَ الكَثِيرَ ، وَكَانَ مِنْهَا أَجَادِبُ أَمْسَكَتِ الماءَ ، فَنَفَعَ اللهُ بِهَا النَّاسَ ، فَشَرِبُوا مِنْهَا وَسَقَوا وَزَرَعُوا ، وَأَصَابَ طَائِفَةٌ مِنْهَا أُخْرَى إِنَّمَا هِيَ قِيعَانٌ ، لاَ تُمْسِكُ مَاءً ، وَلاَ تُنْبِتُ كَلأَ ، فَذَلِكَ مَثَلُ مَنْ فَقُهَ فِي دِينِ اللهِ ، وَنَفَعَهُ مَا بَعَثَنِي اللهُ بِهِ وَعَلَّمَ ، وَمَثَلُ مَنْ لَمْ يَرْفَعْ بِذَلِكَ رَأْساً ، وَلَمْ يَقْبَلْ هُدَى اللهِ الَّذِي أُرْسِلْتُ بِهِ))

[rapporté par accord] ce qui signifie : « La bonne guidée et la science avec lesquelles Allah m’a envoyé sont à l’exemple d’une pluie qui est tombée sur un terrain ; de ce terrain une bonne partie a accepté l’eau, a fait pousser le pâturage et beaucoup d’herbe. De ce terrain des zones arides ont retenu l’eau, et Allah en a fait profiter les gens. Ils en ont bu, ont arrosé et semé. Une autre partie de la pluie a aussi atteint un terrain qui ne retient pas d’eau et ne fait pas pousser de pâturage. Ceci est à l’exemple de celui qui a eu de la science dans la religion agréée par Allah et à qui a profité ce par quoi Allah m’a envoyé et a enseigné. Cela est semblable à celui qui n’en a pas profité et qui n’a pas accepté la bonne guidée de Allah avec laquelle j’ai été envoyé« .

1377 – D’après Sahl Ibnou Sa^d, que Allah l’agrée, le Prophète e a dit à ^Aliyy, que Allah l’agrée :

((فَوَاللهِ : لأَن يَهْدِي اللهُ بِكَ رَجُلاً وَاحِدًا خَيْرٌ لَكَ مِنْ حُمْرِ النَعَمِ))

[rapporté par accord] ce qui signifie : « Par Allah, si Allah guide par toi un seul homme, c’est mieux pour toi que les plus chers des chameaux –qui compte parmi le plus précieux des biens chez les arabes–« .

1378 – Il a été rapporté d’après ^Abdou l-Lah Ibnou ^Amr Ibni l-^As, que Allah l’agrée, que le Prophète e a dit :

((بَلِّغُوا عَنِّي وَلَوْ آيَةً ، وَحَدِّثُوا عَنْ بَنِي إسْرَائِيل وَلا حَرَجَ ، وَمَنْ كَذَبَ عَلَيَّ مُتَعَمِّدًا فَلْيَتَبَوَّأْ مَقْعَدَهُ مِنَ النَّارِ))

[rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : « Transmettez de moi même une ‘ayah, et parlez des fils de Israil sans retenue. Celui qui m’attribue des paroles mensongèrement qu’il se prépare à prendre sa place en enfer« .

1379 – D’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, le Messager de Allah e a dit :

((وَمَنْ سَلَكَ طَرِيقًا يَلْتَمِسُ فِيهِ عِلْمًا ، سَهَّلَ اللهُ لَهُ بِهِ طَرِيقًا أِلَى الجَنَّةِ))

[rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « Celui qui prend une voie dans laquelle il cherche à acquérir une science, Allah lui facilite grâce à elle une voie pour le paradis« .

1380 – D’après lui également, le Messager de Allah e a dit :

((مَنْ دَعَا إِلَى هُدًى كَانَ لَهُ مِنَ الأَجْرِ مِثْلُ أُجُورِ مَنْ تَبِعَهُ لا يُنْقِصُ ذَلِكَ مِنْ أُجُورِهِم شَيْئاً))

[rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « Celui qui appelle à une bonne guidée, il aura en récompense l’équivalent des récompenses de ceux qui l’ont suivi. Cela ne diminuera en rien de leurs récompenses« .

1381 – D’après lui, il a dit : Le Messager de Allah e a dit :

((إِذَا مَاتَ ابْنُ آدَمَ انْقَطَعَ عَمَلُهُ إِلاّ مِنْ ثَلاثٍ : صَدَقَةٍ جَارِيَةٍ ، أَوْ عِلْمٍ يُنْتَفَعُ بِهِ ، أَوْ وَلَدٍ صَالِحٍ يَدْعُو لَهُ))

[rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « Quand l’homme meurt, ses actes ne lui rapportent plus de récompenses sauf trois : une aumône qui court, une connaissance dont on tire profit ou un enfant vertueux qui fait des invocations pour lui« .

1382 – D’après lui, il a dit : J’ai entendu le Messager de Allah e dire :

((الدُّنْيَا مَلْعُونَةٌ ، مَلْعُونٌ مَا فِيهَا ، إِلاَّ ذِكْرَ اللهِ تَعَالَى ، وَمَا وَالاَهُ ، وَعَالِمًا ، أَوْ مُتَعَلِّمًا))

(ad-dounya mal^ounatoun, mal^ounoun ma fiha, ‘illa dhikra l-Lahi ta^ala, wa ma walah, wa ^aliman ‘aw mouta^allima) [rapporté par At-Tirmidhiyy qui a dit : c’est un hadith fiable] ce qui signifie : « Le bas-monde n’a pas grande valeur, de même que tout ce qui s’y fait n’a pas grande valeur, excepté l’évocation de Allah, ce qui est fait dans Son obéissance, un savant ou quelqu’un qui apprend« .

1383 – D’après ‘Anas, que Allah l’agrée, le Messager de Allah e a dit :

((مَنْ خَرَجَ فِي طَلَبِ العِلْمِ ، فَهُوَ فِي سَبِيلِ اللهِ حَتَّى يَرْجِعَ))

[rapporté par At-Tirmidhiyy qui a dit : c’est un hadith fiable] ce qui signifie : « Celui qui sort pour rechercher la science, il est fi sabili l-Lah –dans la voie que Allah agrée– jusqu’à ce qu’il revienne« .

1384 – D’après Abou Sa^id Al-Khoudriyy, que Allah l’agrée, d’après le Messager de Allah e qu’il a dit :

((لَنْ يَشْبَعَ مُؤْمِنٌ مِنْ خَيْرٍ حَتَّى يَكُونَ مَنْتَهَاهُ الجَنَّة))

[rapporté par At-Tirmidhiyy et il a dit : c’est un hadith fiable] ce qui signifie : « Un croyant ne se lasse pas d’un bien [qu’il entend] jusqu’à ce qu’il parvienne au paradis« .

1385 – D’après Abou ‘Oumamah, que Allah l’agrée, le Messager de Allah e a dit :

((فَضْلُ العَالِمِ عَلَى العَابِدِ كَفَضْلِي عَلَى أَدْنَاكُم))

ce qui signifie : « Le mérite du savant sur celui qui s’adonne uniquement aux actes d’adoration est semblable à mon mérite sur le plus bas en degré d’entre vous« . Puis le Messager de Allah e a dit :

((إِنَّ اللهَ وَمَلاَئِكَتَهُ وَأَهْلَ السَمَوَاتِ وَالأَرْضِ حَتَّى النَّمْلَةَ فِي جُحْرِهَا وَحَتَّى الحُوتَ لَيُصَلُّونَ عَلَى مُعَلِّمِي النَّاسِ الخَيْرَ))

[rapporté par At-Tirmidhiyy et il a dit c’est un hadith fiable] ce qui signifie : « Certes, Allah honore et élève en degré, et Ses anges, les habitants des cieux et de la terre, jusqu’à la fourmi dans son trou et même les poissons font des invocations en faveur de ceux qui enseignent aux gens le bien« .

1386 – D’après Abou d-Darda, que Allah l’agrée, il a dit : J’ai entendu le Messager de Allah e dire :

((مَنْ سَلَكَ طَرِيقاً يَبْتَغِي فِيهِ عِلْماً سَهَّلَ اللهُ لَهُ طَرِيقاً إِلى الْجَنَّة ، وَإِنَّ المَلاَئِكَةَ لَتَضَعُ أَجْنِحَتَهَا لِطَالِبِ الْعِلْمِ رِضىً بِمَا يَصْنَعُ ، وَإِنَّ الْعَالِمَ لَيَسْتَغْفِرُ لَهُ مَنْ فِي السَّمَوَاتِ وَمَنْ فِي الأَرْضِ حَتَّى الْحِيتَانُ فِي الْمَاءِ ، وَفَضْلُ الْعَالِمِ عَلَى الْعَابِدِ كَفَضْلِ الْقَمَرِ عَلَى سَائِرِ الْكَوَاكِبِ ، وَإِنَّ الْعُلَمَاءَ وَرَثَةُ الأَنْبِيَاءِ وَإِنَّ الأَنَبِيَاءَ لِمْ يُوَرِّثُوا دِينَاراً وَلاَ دِرْهَماً وَإِنَّمَا وَرَّثُوا الْعِلْمَ . فَمَنْ أَخَذَهُ أَخَذَ بِحَظٍّ وَافِرٍ))

[rapporté par Abou Dawoud et At-Tirmidhiyy] ce qui signifie : « Celui qui prend une voie dans laquelle il recherche une science, Allah lui facilite grâce à elle une voie pour le paradis. Certes les anges baissent leurs ailes pour celui qui apprend la science de la religion par satisfaction pour ce qu’il fait. Certes ceux qui sont dans les cieux et dans la terre, et même les poissons dans l’eau, demandent à Allah le pardon pour le savant. Le mérite du savant sur celui qui s’adonne uniquement aux actes d’adoration est semblable au mérite de la lune sur le reste des astres. Les savants sont les héritiers des prophètes. Les prophètes n’ont laissé en héritage ni dinar ni dirham mais ils ont laissé en héritage la science. Celui qui en a pris quelque chose a reçu une grande part« .

1387 – D’après Ibnou Mas^oud, que Allah l’agrée, il a dit : J’ai entendu le Messager de Allah e dire :

((نَضَّرَ اللهُ امْرَءاً سَمِعَ مِنَّا شَيْئاً ، فَبَلَّغَهُ كَمَا سَمِعَهُ ، فَرُبَّ مُبَلَّغٍ أَوْعَى مِنْ سَامِعٍ))

[rapporté par At-Tirmidhiyy et il a dit c’est un hadith haçan fiable, sahih sûr] ce qui signifie : « Que Allah accorde un beau visage et beaucoup de bien à quelqu’un qui a entendu quelque chose de nous, puis l’a transmise comme il l’a entendue. Il y a certains à qui l’on transmet la parole et qui en ont plus de compréhension que ceux qui l’ont entendue à la source« .

1388 – D’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, il a dit : Le Messager de Allah e a dit :

((مَنْ سُئِلَ عَنْ عِلْمٍ فَكَتَمَهُ ، أُلْجِمَ يَوْمَ القِيَامَةِ بِلِجَامٍ مِن نَارِ))

[rapporté par Abou Dawoud et At-Tirmidhiyy qui a dit c’est un hadith haçan fiable] ce qui signifie : « Celui qui a été interrogé au sujet d’une science et qui l’a tue, sera muni au jour du jugement d’un mors de feu« .

1389 – D’après lui, il a dit : le Messager de Allah e a dit :

((مَنْ تَعَلَّمَ عِلْماً مِمَّا يُبْتَغَى بِهِ وَجْهُ اللهِ عَزَّ وَجَلَّ لا يَتَعَلَّمُهُ إِلاَّ لِيُصِيبَ بِهِ شَيْئاً مِنَ الدُّنْيَا لَمْ يَجِدْ عَرْفَ الجَنَّةِ يَوْمَ القِيَامَةِ))

[rapporté par Abou Dawoud avec une chaîne de transmission sûre] ce qui signifie : « Celui qui apprend une science par laquelle on recherche l’agrément de Allah ^azza wa jall mais ne l’apprend que pour obtenir grâce à elle quelque chose de ce bas-monde ne sentira pas l’odeur du paradis au jour du jugement« .

1390 – Il a été rapporté d’après ^Abdou l-Lah Ibnou ^Amr Ibni l-^As, que Allah l’agrée, qu’il a dit : J’ai entendu le Messager de Allah e dire :

((إِنَّ اللهَ لا يَقْبِضُ العِلْمَ انْتِزَاعاً يَنْتَزِعُهُ مِنَ النَّاسِ ، وَلَكِنْ يَقْبِضُ العِلْمَ بِقَبْضِ العُلَمَاءِ حَتَّى إِذا لَمْ يُبْقِ عَالِماً ، اتَّخَذَ النّاَسُ رُؤُوساً جُهَّالاً ، فَسُئِلُوا ، فَأَفْتُوْا بِغَيْرِ عِلْمٍ ، فَضَلُّوا وَأَضَلُّوا))

[rapporté par accord] ce qui signifie : « Certes Allah ne retire pas la science en l’arrachant des gens. Allah retire la science en faisant mourir les savants, à tel point que lorsqu’il ne restera plus aucun savant, les gens prendront des chefs ignorants à qui on posera des questions. Ils donneront alors des avis de jurisprudence sans science. Ils s’égareront et ils égareront autrui« .

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