Tafsir : sourat At-Takwir
Sourat At-Takwir
Je commence par le nom de Allah le Très-Miséricordieux, le Miséricordieux
Bismil-lahi r-Rahmani r-Rahim
Al-Hakim a rapporté du hadith de ^Abdoullah Ibnou ^Oumar que le Prophète a dit : ((من أحبّ أن ينظر إلى يوم القيامة فليقرأ قوله تعالى {إذا السّماء كوّرت})) ce qui signifie : « celui qui veut voir le jour du jugement, qu’il récite Sa parole ta^ala ‘idha ch-chamsou kouwwirat« .
{إذا الشّمس كوّرت} (‘idha ch-chamsou kouwwirat) ce qui signifie : « lorsque le soleil sera enveloppé » et que sa lumière s’éteindra. Certains ont dit : il s’obscurcira.
{وإذا النّجوم انكدرت} (wa ‘idha n-noujoumou nkadarat) ce qui signifie : « lorsque les étoiles se disperseront » et tomberont sur terre.
{وإذا الجبال سُيّرت} (wa ‘idha l-jibalou souyyirat) ce qui signifie : « et lorsque les montagnes seront enlevées » de la surface de la terre et qu’elles deviendront poussière éparpillée.
{وإذا العشار عطّلت} (wa ‘idha l-^icharou ^outtilat) ; des Exégètes ainsi que les spécialistes de la langue ont dit : (al-^ichar) ce sont les chamelles enceintes et (^outtilat) signifie qu’elles ont été laissées sans berger, sans personne qui les traye pour ce qu’il leur – les mécréants de Qouraych – arrive comme épreuves, et les mécréants de Qouraych n’avaient pas un bien qui leur plaise plus.
{وإذا الوحوش حشرت} (wa ‘idha l-wouhouchou houchirat) ce qui signifie : « et lorsque les animaux seront rassemblés » ; ils seront rassemblés après la résurrection pour que les uns tirent leur vengeance des autres puis ils redeviendront poussière.
{وإذا البحار سُجّرت} (wa ‘idha l-biharou soujjirat) ce qui signifie : « et lorsque les mers seront attisées et seront en flammes« , c’est ce qu’a dit Ibnou ^Abbas que Allah les agrée tous les deux.
{وإذا النّفوس زُوّجت} (wa ‘idha n-noufouçou zouwwijat) ce qui signifie : « et lorsque les âmes seront mariées« . ^Oumar a dit : le vertueux avec la vertueuse au paradis et le pervers avec la perverse en enfer. Certains ont dit : les âmes croyantes seront mariées aux hour ^in – les femmes du paradis –.
{وإذا الموؤدة} (wa ‘idha l-maw’oudatou) ce qui signifie : « et lorsque celle qui a été enterrée vivante« , [ils enterraient vivantes] les filles en bas âge de peur d’être dévoilés au grand jour et de peur de tomber dans le besoin {سئلت} (sou’ilat) ce qui signifie : « elle a été questionnée« . Ce questionnement a pour objectif le blâme de ceux qui ont pratiqué l’enterrement vivant car son questionnement entraîne le questionnement de ceux qui ont pratiqué cela.
{بأيّ ذنب قُتلت} (bi ‘ayyi dhanbin qoutilat) ce qui signifie : « à cause de quelle faute elle a été tuée » c’est un discours rapporté de ce qui lui est dit. Sa réponse est de dire : j’ai été tuée sans faute de ma part.
{وإذا الصّحف نشرت} (wa ‘idha s–souhoufou nouchirat) ce qui signifie : « lorsque les livres seront étalés » c’est-à-dire les livres des actes qui étaient pliés renfermant les actes seront ouverts au jour du jugement pour que chaque personne lise son livre.
{وإذا السّماء كشطت} (wa ‘idha s-sama‘ou kouchitat) ce qui signifie : « et lorsque le ciel sera déplacé et replié« .
{وإذا الجحيم سُعّرت} (wa ‘idhal-jahimou sou^^irat) ce qui signifie : « et lorsque le feu sera ravivé« .
{وإذا الجنّة أُزلِفَت} (wa ‘idha l-jannatou ‘ouzlifat) ce qui signifie : « et lorsque le paradis sera amené » et rapproché pour ses habitants, pour qu’ils y entrent.
{علمت نفسٌ} (^alimat nafsoun) ce qui signifie : « chaque âme aura su » le moment de l’arrivéee de ces choses qui viennent d’être citées et il s’agit du jour du jugement.
{ما أحضرت} (ma ‘ahdarat) ce qui signifie : « ce qu’elle a préparé » comme bien grâce auquel elle entre au paradis, et comme mal à cause duquel elle entre en enfer.
{فلا أقسم} (fala ‘ouqsimou) ce qui signifie : « Je ne jure« . Le (la) est en plus, et la signification est : Je jure {بالخنّس} (bi l-khounnaci). La majorité a dit les sept planètes : le soleil, la lune, Saturne, Mercure, Jupiter, Mars et Vénus.
{الجوار الكنّس} (al-jawari l-kounnaci) ce qui signifie : « celles qui se déplacent et se couchent » : les cinq se déplacent avec le soleil et la lune puis reviennent jusqu’à disparaître avec la lumière du soleil, ainsi (al-khounnas) indique leur retour et (al-kounnas) leur disparition sous la lumière du soleil.
{والليل إذا عسعس} (wa l-layli ‘idha ^as^aça) ce qui signifie : « par la nuit lorsqu’elle tombe et se lève« .
{والصّبح إذا تنفّس} (wa s–soubhi ‘idha tanaffaça). Il y a à ce sujet deux avis : l’un d’eux, c’est la levée de l’aube. Le second, c’est l’apparition du soleil jusqu’à ce que le jour s’installe clairement.
{إنّه} (‘innahou) ce qui signifie : « certes, il est« , c’est-à-dire le Qour’an {لقول رسولٍ كريم} (laqawlou raçoulin karim) ce qui signifie : « la parole d’un messager honorable« , c’est-à-dire honorable selon le jugement de Allah et il s’agit de Jibril. Le Qour’an lui a été attribé ici parce que c’est lui qui est descendu avec, {ذي قوّة} (dhi qouwwatin) ce qui signifie : « qui a une force« , qui est extrêmement fort, {عند ذي العرش} (^inda dhi l-^arch) ce qui signifie : « selon le jugement de Qui a le Trône » Allah ta^ala, {مكين} (makin) ce qui signifie : « et qui a un grand degré » {مطاعٍ} (mouta^in) ce qui signifie : « à qui obéissent les anges dans les cieux » {ثمّ أمين} (thamma ‘amin) ce qui signifie : « honnête quant à la révélation » {وما صاحبكم بمجنون} (wa ma sahiboukoum bimajnoun) ce qui signifie: « et votre compagnon n’est pas fou » c’est-à-dire Mouhammad. La parole s’adresse aux gens de La Mecque. Ceci aussi est une réponse au serment : Il jure que le Qour’an a été descendu par Jibril et que Mouhammad n’est pas fou comme le prétendent les gens de La Mecque.
{ولقد رآه بالأفق المبين} (walaqad ra’ahou bil-‘oufouqi l-moubin) ce qui signifie: « il l’a bien vu à l’horizon clair« . Mouhammad a vu Jibril sous sa véritable apparence à l’horizon clair et c’est la partie haute dans la direction du levant.
{وما هو} (wa ma houwa) ce qui signifie: « et il n’est pas » c’est-à-dire Mouhammad {على الغيب} (^ala l-ghayb) ce qui signifie: « au sujet du ghayb« , c’est-à-dire des nouvelles du ciel inconnues pour les gens de la terre {بضنين} (bidanin). Certains ont dit qu’il n’est pas contesté en ce qu’il rapporte de la part de Allah ta^ala.
{وما هو} (wa ma houwa) ce qui signifie : « et il n’est pas » c’est-à-dire le Qour’an {بقول شيطان} (biqawli chaytan) ce qui signifie : « la parole d’un diable« , c’est-à-dire celui qui est aux écoutes {رجيم} (rajim) ce qui signifie : « maudit« . Mouqatil a dit : et ce, car les mécréants de La Mecque ont dit : certes, c’est ce que ramène le diable et qu’il lance sur la langue de Mouhammad.
{فأين تذهبون} (fa’ayna tadh-haboun) ce qui signifie : « où donc allez-vous« , cela signifie : quelle voie prendrez-vous qui soit plus claire que cette voie qui vous a été montrée.
{إن هو} (‘in houwa) ce qui signifie: « ce n’est que » c’est-à-dire le Qour’an {إلاّ ذكرٌ للعالمين} (‘il-la dhikroun li l-^alamin) ce qui signifie : « un rappel pour les mondes » c’est-à-dire une exhortation pour la totalité des créatures.
{لمن شاء منكم أن يستقيم} (liman cha‘a minkoum ‘an yastaqim) ce qui signifie: « pour qui cherche parmi vous à être sur la droiture » sur la vérité et la foi. Le sens est que le Qour’an, n’en saisit les exhortations et ne les applique que celui qui s’aligne sur la vérité et Nous avons montré la voie de la droiture, celui qui veut, prend cette voie ; {وما تشاءون} (wa ma tacha‘ouna) ce qui signifie : « et vous ne voulez » l’alignement sur la vérité, ô vous qui la voulez {إلاّ أن يشاء الله ربّ العالمين} (‘il-la ‘an yacha‘ Allahou Rabbou l-^alamin) ce qui signifie : « que si Allah le veut, le Seigneur des mondes« , seulement par la réussite qu’Allah accorde et par Sa miséricorde.(((((yuqsfdjhqsfd
Tafsir : sourat 3Abaça
Sourat ^Abaça
Je commence par le nom de Allah le Très-Miséricordieux, le Miséricordieux
Bismil-lahi r-Rahmani r-Rahim
{عبس وتولّى} (^abaça wa tawalla). Les Exégètes ont dit : le Messager e insistait un jour auprès de^Outbata Ibnou Rabi^ah, Abou Jahl – qui s’appelle ^Amr Ibnou Hicham – et ‘Oumayyah Ibnou Khalaf et les appellait à [la religion de] Allah ta^ala, et il espérait qu’ils entrent en Islam. Alors est venu Ibnou ‘Oummi Maktoum qui l’interrompit dans ce qui l’occupait et qui l’appela : « Apprends moi certaines choses que Allah t’a apprises. » Certains ont dit : le Prophète repartit chez lui et reçut pour cela des reproches modérés. Après cela, lorsque cet homme venait à lui, il disait ce qui signifie : « bienvenue à celui à cause duquel mon Seigneur m’a fait des reproches » et il étalait pour lui son drap pour qu’il s’asseoit dessus.
{أن جاءه الأعمى} (‘an ja‘ahou l-‘a^ma) ce qui signifie : « que l’aveugle soit venu« , c’est-à-dire parce que l’aveugle était venu à lui ; il s’agit de ^Amr Ibnou Qays et d’autres ont dit il s’appelle ^Abdoullah Ibnou ^Amr.
{وما يدريك لعلّه يزّكّى} (wa ma youdrika la^allahou yazzakka) ce qui signifie : « et qu’en sais-tu, peut-être se purifiera-t-il » des péchés par les bons actes et par ce qu’il apprend de toi {أو يذّكّر} (‘aw yadh-dhakkarou) ce qui signifie : « ou se rappellera-t-il » c’est-à-dire qu’il tirera des leçons de ce qu’il aura appris des exhortations du Qour’an {فتنفعه الذّكرى} (fatanfa^ouhou dh-dhikra) ce qui signifie : « et le rappel lui sera alors bénéfique« , c’est-à-dire l’exhortation qu’il entendra de toi {أمّا من استغنى} (‘amma mani staghna). Ibnou ^Abbas a dit (‘istaghna) signifie qui se passe de Allah et de la foi. Selon l’apparence, c’est celui qui avait une fortue et des richesses et ce sont ceux que le Messager appelait avec insistance aux choses de l’Islam : ^Outbah, Abou Jahl, ‘Oubayy et ‘Oumayyah et les appelait à l’Islam.
{فأنت له تصدّى} (fa’anta lahou tasadda). Ibnou ^Abbas a dit : (tasadda) tu viens à lui de face.
{وما عليك ألاّ يزكّى} (wa ma ^alayka ‘alla yazakka) c’est-à-dire qu’auras-tu si celui que tu appelles à l’Islam n’entre pas en Islam, cela signifie que le Prophète n’a qu’à transmettre.
{وأمّا من جاءك يسعى} (wa ‘amma man ja‘aka yas^a) ce qui signifie : « quant à celui qui est venu à toi« . Il y a à ce sujet deux avis : l’un d’eux, c’est qu’il marche rapidement pour ce qui concerne les choses de la religion. Le second, c’est qu’il œuvre en bien et il s’agit de Ibnou ‘Oummi Maktoum.
{وهو يخشى} (wahouwa yakhcha) ce qui signifie : « et il craint » Allah {فأنت عنه تلهّى} (fa’anta ^anhou talahha) ce qui signifie : « tu te détournes de lui« . {كلاّ} (kalla) ce qui signifie : « ah que non« , c’est-à-dire ne fais pas cela. {إنّها} (‘innaha) ce qui signifie : « elles sont certes« , c’est-à-dire les sourat ou les ‘ayah du Qour’an {تذكرة} (tadhkirah) ce qui signifie : « un rappel« , une exhortation pour qui en profite {فمن شاء ذكره} (faman cha‘a dhakarah) ce qui signifie : « celui qui veut, il réfléchit« , celui qui veut, il apprend cela et en tire des leçons.
{في صحف مكرّمة} (fi souhoufin moukarramah) ce qui signifie : « dans des tables honorées« . Certains ont dit : la Table Préservée. D’autres ont dit : les livres révélés des prophètes qui sont honorés selon le jugement de Allah ta^ala. {مرفوعة} (marfou^ah) ce qui signifie : « élevés » dans le ciel ou dont le degré est élevé {مطهّرة} (moutahharah) ce qui signifie : « purifiées » exemptes d’être touchées par les diables. Certains ont dit : pures de la mécréance et de l’association. D’autres ont dit : pures des souillures.
{بأيدي سفرة} (bi’aydi safarah) ce qui signifie : « par les mains d’anges« , c’est l’avis de la majorité.
{كرام} (kiramin) ce qui signifie : « honorables » selon le jugement de leur Seigneur {بررة} (bararah) ce qui signifie : « pieux » c’est-à-dire obéissants.
{قُتل الإنسان} (qoutila l-‘inçanou) ce qui signifie : « l’homme a été tué » c’est-à-dire maudit et ce qui est visé par l’homme ici, c’est le mécréant.
{ما أكفره} (ma ‘akfarah) ce qui signifie : « combien est grave sa mécréance » {من أيّ شيء خلقه} (min ‘ayyi chay’in khalaqah) ce qui signifie : « de quoi le crée-t-il » c’est une interrogation qui affirme ce qu’Il montre par Sa parole : {من نطفة خلقه فقدّره} (min noutfatin khalaqahou faqaddarah) ce qui signifie : « d’une goutte Il le crée puis lui donne une capacité« , un morceau de sang puis un embryon jusqu’à la fin de sa création.
{ثمّ السّبيل يسّره} (thoumma s-sabila yassarah) ce qui signifie : « puis Il lui a facilité la voie » ; Il lui a facilité la connaissance de la voie de vérité et celle du faux, la signification est qu’Il lui facilite les choses pour suivre cette voie. Certains ont dit : Il lui a facilité la voie pour sa sortie du ventre de sa mère.
{ثمّ أماته فأقبره} (thoumma ‘amatahou fa’aqbarah) ce qui signifie : « puis, Il le fait mourir et enterrer« , Il fait qu’il soit dans une tombe qui le cache. {ثمّ إذا شاء أنشره} (thoumma ‘idha cha‘a ‘ancharah) ce qui signifie : « puis, s’Il veut, Il le ressuscite » ; {كلاّ} (kalla) ce qui signifie : « ah que non » c’est une dissuasion pour l’homme {لمّا يقض ما أمره} (lamma yaqdi ma ‘amarah) ce qui signifie : « lorsqu’il accomplit ce qu’Il lui ordonne« .
{فلينظر الإنسان إلى طعامه} (falyandhouri l-‘inçanou ‘ila ta^amih) ce qui signifie : « que l’homme considère sa nourriture » d’un regard dont il tire des leçons, comment Allah le prédestine. Allah ta^ala dit : {أنّا صببنا الماء صبّاً} (‘anna sababna l-ma‘a sabba) ce qui signifie : « Nous faisons que beaucoup d’eau soit versée« , c’est-à-dire à partir des nuages {ثمّ شققنا الأرض شقّاً} (thoumma chaqaqna l-‘arda chaqqa) ce qui signifie : « puis Nous faisons que la terre soit fendue » par les plantes {فأنبتنا فيها حبّاً} (fa’anbatna fiha habba) ce qui signifie : « Nous y faisons pousser des graines« , c’est-à-dire toutes les sortes de graines par lesquelles l’on se nourrit comme le blé et l’orge, {وعنباً وقضباً} (wa ^inaban wa qadba). Des vignes et (qadban). Certains ont dit : c’est le fourrage et d’autres ont dit autre que cela.
{وزيتوناً ونخلا} (wa zaytounan wa nakhla) ce qui signifie : « et des olives et des palmiers« , ce sont les olives et les palmiers bien connus.
{وحدائق غلباً} (wa hada‘iqa ghoulba) ce qui signifie : « des vergers avec de nombreux arbres » ; chaque parcelle d’arbres fruitiers qui a un mur est appelée verger. Ibnou ^Abbas a dit : ghoulba signifie denses.
{وفاكهة وأبّاً} (wafakihatan wa ‘abba) c’est-à-dire la diversité des fruits {وأبّاً} (wa ‘abba) c’est ce que broute les animaux, c’est-à-dire « leur pâturage ». Certains ont dit : le foin. {متاعاً لكم ولأنعامكم} (mata^an lakoum wa li’an^amikoum) ce qui signifie : « dont vous et vos bêtes tirez profit« .
{فإذا جاءت الصّاخّة} (fa’idha ja‘ati s–sakh-khatou) ce qui signifie : « lorsque vient le cri » et il s’agit du deuxième [son du cor].
{يوم يفرّ المرء من أخيه وأمّه وأبيه وصاحبته وبنيه} (yawma yafirrou l-mar’ou min ‘akhihi wa ‘oummihi wa ‘abih wa sahibatihi wa banih) ce qui signifie : « un jour où la personne fuira son frère, sa mère, son père, sa compagne et ses enfants« . Le sens est que l’homme ne se préoccupe d’aucun de ses proches vu la gravité de sa situation. Al-Haçan a dit : le premier qui fuira son frère, c’est Habil – Abel –, sa mère et son père : ‘Ibrahim, sa compagne Nouh et Lout, et son fils Nouh.
{لكلّ امرئ منهم يومئذ شأن يغنيه} (likoulli mri’in minhoum yawma’idhin cha’noun youghnih) ce qui signifie : « chacun d’entre eux ce jour-là aura une affaire qui l’occupera« , c’est-à-dire qui l’occupe de sa parenté ; chacun d’entre eux est préoccupé par son propre sort.
{وجوه يومئذ مسفرة} (woujouhoun yawma’idhin mousfirah) ce qui signifie : « des visages ce jour-là seront éclairés« , ils auront appris ce qui les attend comme bien, {ضاحكة} (dahikah) ce qui signifie : « souriants » à cause de leur félicité {مستبشرة} (moustabchirah) ce qui signifie : « réjouis » et contents par ce qu’ils ont obtenu comme honneur de Allah ^azza wa jall.
{ووجوه يومئذ عليها غبرة} (wa woujouhoun yawma’idhin ^alayha ghabarah) ce qui signifie : « et des visages ce jour-là seront recouverts de poussière« . Mouqatil a dit : sur ces visages, il y aura une noirceur et un chagrin.
{ترهقها} (tarhaqouha) ce qui signifie : « enveloppée par » {قترة} (qatarah) ce qui signifie : « une obscurité« . Az–Zajjaj a dit : surmontés par une noirceur telle la fumée, puis Il montre qui se trouve dans cette situation. Allah ta^ala dit : {أولئك هم الكفرة الفجرة} (‘oula‘ika houmou l-kafaratou l-fajarah) ce qui signifie : « ceux-là sont les mécréants pervers« .
Tafsir : sourat An-Naazi3aat
Sourat An-Nazi^at
Mecquoise et elle comporte quarante six ‘ayah
Je commence par le nom de Allah le Très-Miséricordieux, le Miséricordieux
Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim
Allah ta^ala jure par l’évocation de ces choses que le jour du jugement est une réalité. Il dit ta^ala : {والنّازعات غرقاً} (wa n-nazi^ati gharqa) ce qui signifie : « par ceux qui retirent avec vigueur« , les anges qui retirent les âmes des mécréants avec vigueur.
{والنّاشطات نشطاً} (wa n-nachitati nachta) ce sont les anges qui tirent les âmes des croyants, qui les retirent avec douceur.
{والسّابحات سبحاً} (wa s-sabihati sabha). Les anges agissent sous tous les horizons selon l’ordre de Allah ta^ala, ils viennent et s’en vont.
{فالسّابقات سبقاً} (fa s-sabiqati sabqa). Les anges qui prennent rapidement les âmes des croyants au paradis.
{فالمدبّرات أمراً} (fa l-moudabbirati ‘amra). Les anges qui gèrent la pluie, les nuages, les plantes et autre. Allah a préservé les anges de la féminité et Il a blâmé la parole des mécréants puisqu’Il dit :
{وجعلوا الملئكة الذين هم عبد الرحمن إنثاً}
[sourat Az–Zoukhrouf / 19] ce qui signifie : « Ils ont fait des anges qui sont des esclaves du Très-Miséricordieux, des femmes« . Ce qui est visé ici ce sont ceux qui retirent avec vigueur (an-naz^), ceux qui retirent avec douceur (an-nacht), ceux qui se déplacent dans les horizons (as-sabh) et ceux qui gèrent (at-tadbir). Ceci n’implique pas le caractère de féminin. Depuis le début de la sourat jusqu’ici, il s’agit de ce que Allah a juré. Al-Farra‘ a dit : « Ce pour quoi le serment a été fait est implicite et omis. S’il était mentionné, il serait : par ceux qui retirent avec vigueur, par ceux qui retirent avec douceur, par ceux qui agissent sous tous les horizons, par ceux qui prennent rapidement les mêmes des croyants au paradis, par ceux qui gèrent la pluie, les nuages, les plantes, vous serez certes ressuscités et vous rendrez certes des comptes. Ainsi Allah ta^ala s’est passé par le contexte des propos et la compréhension de l’auditeur de montrer cela. » Ach-Cha^biyy a dit : « Le Créateur jure par ce qu’Il veut de Ses créatures. Mais la créature ne jure que par le Créateur. Allah a juré par certaines de Ses créatures pour leur faire connaître Sa toute puissance, pour l’importance de ces créatures pour eux, parce qu’elles sont une preuve de leur Créateur et aussi pour attirer l’attention de Ses esclaves sur le fait qu’elles comportent des profits pour eux comme les figues (at-tin) et les olives az–zaytoun).
Le Hafidh Ibnou Hajar dans Fat-hou l-Bari a dit : « Ach-Chafi^iyy a dit : je crains que le fait de jurer par autre que Allah soit une désobéissance – cela signifie que c’est déconseillé fortement – et l’Imam des deux Haram a dit : l’école, c’est d’être catégorique pour juger cela déconseillé, d’autres ont été catégoriques pour détailler. S’il accorde à ce par quoi il jure la glorification qu’il accorde à Allah c’est interdit et, par cette croyance il sera mécréant. A son sujet s’applique le hadith cité – il vise le hadith de At-Timidhiyy – :
((من حلف بفير الله فقد كفر أو أشرك))
ce qui signifie : « Celui qui jure par autre que Allah aura commis de la mécréance ou de l’association« . Mais s’il a juré par autre que Allah en accordant à ce pqr quoi il jure une glorification digne de lui, il ne devient pas mécréant par cela et son jurement n’est pas effectif » fin de citation.
{يوم ترجف الرّاجفة} (yawma tarjoufou r-rajifah) ce qui signifie : « le jour où s’ébranlera celui qui s’ébranle« . C’est le premier souffle. C’est la parole de Ibnou ^Abbas. C’est le souffle par lequel s’ébranlera toute chose, et par leque la terre et les montagnes trembleront.
{تتبعها الرّادفة} (tatba^ouha r-radifah) ce qui signifie : « suivi par le suivant« . C’est le deuxième souffle ; entre eux il y a quarante ans. Ibnou^Abbas a dit : les deux souffles sont les deux cris. Le premier fait mourir toute chose par la volonté de Allah et le deuxième suit le premier ; il fait revivre toute chose par la volonté de Allah.
{قلوب يومئذٍ واجفة} (qoulouboun yawma’idhin wajifah) ce qui signifie : « des cœurs ce jour-là seront emplis de crainte« . Ce sont les curs des mécréants qui auront extrèmement peur, et seront perturbés de crainte.
{أبصرها خشعة} (‘absarouha khachi^ah) ce qui signifie : « leurs yeux soumis« , les yeux de ceux qui auront ces cœurs sont humiliés par la terreur de ce qu’ils voient.
{يقولون} (yaqoulouna) ce qui signifie : « ils disent« , c’est-à-dire ceux qui auront ces cœurs et ces yeux, par moquerie et reniement de la résurrection
{أْءِنّا لمردودون في الحافرة} (‘a’inna lamardoudouna fi l-hafirah) ce qui signifie : « serons-nous ramenés à la vie dans la tombe« , c’est-à-dire est-ce qu’après la mort nous serons ramenés à la vie dans nos tombes ; ils disent cela en considérant comme peu probable l’arrivée de cela.
{أَءذا كنّا عظاماً نخرة} (‘a’idha kounna ^idhaman nakhirah) ce qui signifie : « est-ce que lorsque nous serons de vieux os, désagrégés » c’est la parole de Al-Qourtoubiyy. Ce que veulent dire les mécréants en disant cela, c’est est-ce que lorsque nous serons de vieux os désagrégés nous allons revivre ? en reniant et en démentant la résurrection comme dit plus haut.
{قالوا تلك} (qalou tilka) ce qui signifie : « ils disent celle-là » c’est-à-dire notre retour à la vie.
{إذاً} (‘idhan) ce qui signifie : « alors« , c’est-à-dire si on nous y fait revenir.
{كرّة خاسرة} (karratoun khacirah) ce qui signifie : « c’est un retour perdant » c’est-à-dire : ils ont dit cela à cause de leur reniement de la résurrection, c’est-à-dire si cela était vrai, notre retour sera perdant puisque ce sera un retour à la vie pour aller en enfer.
{فإنّما هي زجرة واحدة} (fa’innama hiya zajratoun wahidah) ce qui signifie : « mais elle n’est qu’un seul souffle« , c’est-à-dire ar-radifah qui sera suivie par la résurrection car leur parole {أئنّا لمردودون} (‘a’inna lamardoudoun) ce qui signifie : « serons-nous ramenés à la vie » comporte un rejet de la deuxième vie et le fait de trouver difficile qu’elle ait lieu. C’est comme s’il leur est dit : « ce que vous dites n’est pas difficile, ce n’est qu’un seul souffle et ils redeviennent alors vivants dispersés sur la surface de la terre ».
{فإذا هم بالسّاهرة} (fa’idha houm bi s-sahirah) c’est-à-dire toutes les créatures seront à la surface de la terre, vivantes après avoir été dans ses profondeurs, mortes. Il a été rapporté de Ibnou ^Abbas qu’il a dit : « As-sahirah est une terre d’argent que Allah ta^ala a créée« .
{هل أتاك} (hal ‘ataka) ce qui signifie : « est ce que t’est parvenu » Ô Mouhammad e {حديث موسى} (hadithou Mouça) ce qui signifie : « l’histoire de Mouça« , l’histoire de Mouça et de l’insurrection de Pharaon.
{إذ ناداه ربّه بالواد المقدّس طُوى} (‘idh nadahou Rabbouhou bil-wadi l-mouqaddaci touwa) ce qui signifie : « son Seigneur lui a parlé dans la vallée sacrée de Touwa« .
{إذهب إلى فرعون إنّه طغى} (‘idh-hab ‘ila fir^awna ‘innahou tagha) ce qui signifie : »va auprès de Pharaon, il a fait preuve de tyrannie« , il a dépassé la limite dans la mécréance.
{فقل هل لك} (faqoul hal laka) ce qui signifie : « et dis je t’appelle »
{إلى أن تزكّى} (‘ila ‘an tazakka) ce qui signifie : »à te purifier« , c’est-à-dire à t’embellir par les vertus et à te purifier des vilénies. Dans cette purification est compris l’Islam et la croyance en l’unicité – tawhid – de Allah ta^ala.
{وأهديك إلى ربّك} (wa ‘ahdika ‘ila Rabbika) ce qui signifie : « je te guide [à la connaissance] de ton Seigneur« , je te guide pour Le connaître, avec les arguments.
{فتخشى} (fatakhcha) ce qui signifie : « tu auras de la crainte alors« , tu Le craindras alors.
{فأراه الآية الكبرى} (fa’arahou l-‘ayata l-koubra) ce qui signifie : « il lui montra alors son grand signe » parmis ses septs signes, à savoir la main ou le bâton.
{فكذّب} (fakadh-dhaba) ce qui signifie : « il a alors démenti » ; Pharaon a démenti Mouça {وعصى} (wa ^asa) ce qui signifie : « et il a désobei » à Allah ta^ala.
{ثمّ أدبر} (thoumma ‘adbara) ce qui signifie : « puis, il s’est détourné » de la foi {يسعى} (yas^a) ce qui signifie: « en propageant » la corruption sur terre.
{فحشر} (fahachara) ce qui signifie : « il a alors rassemblé » les magiciens et ses soldats {فنادى} (fanada) ce qui signifie : « il a parlé » c’est-à-dire qu’il s’est tenu devant eux pour leur donner un discours.
{فقال أنا ربّكم الأعلى} (faqala ‘ana rabboukoumou l-‘a^la) ce qui signifie : « je suis votre seigneur le plus élevé » ; la signification de sa parole est qu’il n’y a pas de dieu qui me soit supérieur.
{فأخذه الله} (fa ‘akhadhahoullahou) ce qui signifie : « Allah l’a vaincu« , Il l’a fait périr par la noyade {نكال} (nakala) par châtiment
{الآخرة والأولى} (al-‘akhirata wa l-‘oula) ce qui signifie : « de la dernière et de la première« . Ibnou ^Abbas a dit : la dernière, c’est sa parole : « je ne vous connais pas d’autre dieu que moi » et la première, c’est sa parole : « je suis votre seigneur le plus élevé » et entre ces deux paroles, il s’est écoulé quarante années. D’autres ont dit : la première, c’est la mort par la noyade et la dernière, c’est son entrée en enfer au jour du jugement.
{إنّ في ذلك} (‘inna fi dhalika) ce qui signifie : « il y a certes en cela » c’est-à-dire en ce qui est arrivé à Pharaon et cette perte, {لعبرة} (la^ibratan) ce qui signifie : « une exhortation« , une moralité
{لمن يخشى} (liman yakhcha) ce qui signifie : « pour celui qui craint« , c’est-à-dire pour celui qui craint le châtiment de Allah ta^ala au jour du jugement et dans le bas-monde.
{ءأنتم} (‘a’antoum) ce qui signifie : « est-ce vous » la parole est apparemment générale, ce qui est visé ce sont les mécréants qui renient la résurrection.
{أشدّ خلقاً} (‘achaddou khalqan) ce qui signifie : « qui êtes plus difficiles à créer« .
{أم السّماء بناها} (‘ami s-sama‘a banaha) ce qui signifie : « ou le ciel qu’Il a édifié« . Allah ta^ala montre ainsi la manière dont Il l’a créé.
{رفع سمكها} (rafa^a samkaha) ce qui signifie : « Il a élevé son épaisseur » c’est-à-dire qu’Il a fait que la quantité de son étendue vers le haut soit très grande, élevée, d’une distance de marche de cinq cents ans et l’épaisseur, c’est la hauteur entre la surface du ciel qui est de notre côté et sa surface qui est du côté de ce qui est au-dessus de lui {فسوّاها} (fasawwaha) ce qui signifie : « Il l’a étendu« , c’est-à-dire qu’Il l’a rendu lisse, plat, il ne comprend pas de monts ni de vallées, ou encore Il l’a créé avec perfection de sorte qu’il est créé avec excellence.
{وأغطش ليلها وأخرج ضحاها} (wa ‘aghtacha laylaha wa ‘akhraja douhaha) ce qui signifie : « Il l’a rendu obscur et fait surgir sa lumière et son soleil« . Le douha, c’est sa lumière provenant de ce qui l’éclaire.
{والأرض بعد ذلك} (wa l-‘arda ba^da dhalika) ce qui signifie : « et la terre après cela« , c’est-à-dire après la création du ciel et ce qu’Il y a mis {دحاها} (dahaha) ce qui signifie : « Il l’a étendue« . Ainsi, Il fait que soient créés la terre puis le ciel puis fait que la terre soit rendue plate.
{أخرج منها} (‘akhraja minha) ce qui signifie : « Il en fait sortir » c’est-à-dire à partir de la terre {ماءها ومرعاها} (ma‘aha wa mar^aha) ce qui signifie : « son eau et son pâturage » en faisant jaillir ses sources et ce que broutent les animaux, les arbres et les herbes, et ce que mangent les gens comme nourriture de base et comme fruits. L’eau et le pâturage ont été annexés à la terre parce qu’ils sortent d’elle.
{والجبال أرساها} (wa l-jibala ‘arsaha) ce qui signifie : « Il a ancré les montagnes« , Il les a maintenus à la surface de la terre pour qu’elles s’immobilisent.
{متاعاً لكم ولأنعامكم} (mata^an lakoum wa li ‘an^amikoum) ce qui signifie : « comme bien pour vous et pour vos bêtes« , c’est-à-dire qu’Il a fait cela pour vous accorder ainsi un bien.
{فإذا جاءت الطّامّة الكبرى} (fa ‘idha ja‘ati t–tammatou l-koubra) ce qui signifie : « lorsque viendra le jugement dernier« , Ibnou ^Abbas a dit : le jour du jugement.
{يوم يتذكّر الإنسان ما سعى} (yawma yatadhakkarou l-‘inçanou ma sa^a) ce qui signifie : « un jour où l’homme se souviendra de ce qu’il a fait » dans le bas-monde comme bien et comme mal.
{وبرّزت الجحيم لمن يرى} (wa bourrizati l-jahimou liman yara) ce qui signifie : « l’enfer sera montré pour qui verra« , le feu brûlant apparaîtra {لمن يرى} (liman yara) pour toute personne qui peut voir.
{فأمّا من طغى} (fa’amma man tagha) ce qui signifie : « quant à celui qui fait preuve de tyrannie« , c’est-à-dire qui a mécru {وآثر الحياة الدّنيا} (wa ‘athara l-hayata d-dounya) ce qui signifie : « et qui a préféré la vie du bas-monde » en suivant ses désirs, {فإنّ الجحيم هي المأوى} (fa ‘inna l-jahima hiya l-ma’wa) ce qui signifie : « le feu en sera le refuge« , le feu ardent sera sa demeure.
{وأمّا من خاف مقام ربّه} (wa ‘amma man khafa maqama Rabbih) ce qui signifie : « quant à celui qui craint sa comparution au jour du jugement » c’est-à-dire de venir au jugement de son Seigneur au jour du jugement.
{ونهى النّفس عن الهوى} (wa naha n-nafsa ^ani l-hawa) ce qui signifie : « et qui a interdit à son âme les passions« , c’est-à-dire qui a posé un interdit à son âme qui lui ordonne certaines choses, pour qu’elle ne suive pas les penchants dégradants en suivant les passions, {فإنّ الجنّة هي المأوى} (fa’inna l-jannata hiya l-ma’wa) ce qui signifie : « c’est le paradis qui sera sa demeure » et en résumé, la réponse est que le désobéissant sera dans le feu et l’obéissant au paradis.
{يسئلونك عن السّاعة أيّان مرساها} (yas’alounaka ^ani s-sa^ati ‘ayyana moursaha) ce qui signifie : « ils – les mécréants de La Mecque – t’interrogent quand aura lieu le jour du jugement« , quand il aura lieu et quand il commencera.
{فيم أنت من ذكراها}(fima ‘anta min dhikraha) ce qui signifie : « que sais-tu de lui« , c’est-à-dire tu n’en as pas connaissance pour t’en rappeler.
{إلى ربّك منتهاها} (‘ila Rabbika mountahaha) ce qui signifie : « ton Seigneur sait tout de ce jour« , seul Allah sait tout de ce jour.
{إنّما أنت منذر} (‘innama ‘anta moundhir) ce qui signifie : « tu n’es certes que quelqu’un qui rappelle » et ton avertissement n’est utile que pour {من يخشاها} (man yakhchaha) ce qui signifie : « celui qui le craint« , qui en a peur.
{كأنّهم يوم يرونها لم يلبثوا} (ka’annahoum yawma yarawnaha lam yalbathou) ce qui signifie : « c’est comme si lorsqu’ils le verront, ils n’étaient restés » {في قبورهم} (fi qoubourihim) ce qui signifie : « dans leurs tombes » {إلاّ عشيّة أو ضحاها} (‘il-la ^achiyyatan ‘aw douhaha) ce qui signifie : « qu’une soirée ou une matinée« , la soirée d’un jour ou sa matinée.
Tafsir : sourat An-Naba’
Sourat An-Naba’
Mecquoise et elle est de quarante ‘ayah
Je commence par le nom de Allah le Très-Miséricordieux, le Miséricordieux
Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim
{عمّ يتساءلون} (^amma yataça‘aloun) ce qui signifie : « A quel propos s’interrogent-ils« , c’est-à-dire au sujet de quoi s’interrogent les associateurs. Et ce, en raison de ce qui a été rapporté que lorsque le Messager de Allah a été envoyé, les associateurs se sont mis à s’interroger les uns les autres. Ils se disaient ainsi : qu’est-ce qu’il a ramené et ils discutaient à propos de ce par quoi il avait été envoyé.
{عن النّبأ العظيم} (^ani n-naba’i l-^adhim) ce qui signifie : « au sujet de la grande nouvelle » et c’est ce dont a parlé le Messager de Allah , le Qour’an éminent avec lequel il est venu, la mention de la résurrection et du jour du jugement.
{الّذي هم فيه مُختلفون} (‘alladhi houm fihi moukhtalifoun) ce qui signifie : « au sujet duquel ils sont en divergence« , et il s’agit du jour du jugement car les mécréants de La Mecque le reniaient alors que les croyants l’ont confirmé.
{كلاّ سيعلمونَ} (kalla saya^lamoun) ce qui signifie : « ah que oui, ils le sauront« . Ceci est une réplique aux mécréants qui renient la résurrection et le jour du jugement. Dans cette ayah il y a une dissuasion à l’égard des associateurs et une menace de châtiment à leur encontre. Ils verront ce qui va les atteindre comme châtiment.
{ثمّ كلاّ سيعلمون} (thoumma kalla saya^lamoun) ce qui signifie : « certes, ah que oui, ils le sauront« . La répétition ici est pour confirmer la menace. Ce qu’ils sauront a ici été omis pour effrayer.
{ألم نجعل الأرض مهاداً} (‘alam naj^ali l-‘arda mihada) ce qui signifie : « n’a-t-on pas fait que la terre soit comme une couche sur laquelle on marche« . Dans les ayah suivantes, il y a une preuve de Sa puissance ta^ala à la résurrection et Il est le Créateur. Il a commencé par évoquer ce avec quoi ils sont en contact permanent. La terre est ainsi tel un lit bas, c’est-à-dire qu’elle est pour eux comme un berceau pour l’enfant qui lui est aplati puis sur lequel on le fait dormir. Allah l’a abaissée pour les esclaves pour qu’ils y habitent.
{والجبال أوتاداً} (wa l-jibala ‘awtada) ce qui signifie : « et les montagnes comme des piliers« , c’est-à-dire que Allah ta^ala a stabilisé la terre par les montagnes pour qu’elle ne s’enfonce pas avec eux.
{وخلقناكم أزواجاً} (wakhalaqnakoum ‘azwaja) ce qui signifie : « Nous vous avons créé divers« , c’est-à-dire que Allah ta^ala a créé des genres différents par la couleur, l’aspect et la langue pour que les états de la création soient différents et qu’ils en tirent des leons. Ainsi, celui qui a eu le plus remercie et celui qui a reu en moins patiente.
{وجعلنا نومكم سباتاً} (waja^alna nawmakoum soubata) ce qui signifie : « Nous avons fait de votre sommeil un repos« , c’est-à-dire que Allah a fait du sommeil un apaisement et un repos pour que les gens interrompent leurs mouvements qui ont été la cause de leur fatigue durant la journée.
{وجعلنا الَّيل لباساً} (waja^alna l-layla libaça) ce qui signifie : « Nous avons fait de la nuit une couverture« , c’est-à-dire une tranquilité et une couverture par laquelle vous vous cachez des regards pour les choses que vous n’aimez pas qu’elles soient sues.
{وجعلنا النّهار معاشاً} (wa ja^alna n-nahara ma^acha) ce qui signifie : « et Nous avons fait du jour une période pour votre vie active« . De
mme, Allah a fait de la journée un temps pour l’acquisition, durant lequel vous agissez pour régler vos affaires. C’est une période pour votre vie active car c’est un temps d’action.
{وبنينا فوقكم سبعاً شداداً} (wabanayna fawqakoum sab^an chidada) ce qui signifie : »Nous avons élevé au-dessus de vous sept corps fermes« , c’est-à-dire que Allah a créé sept cieux parfaitement créés, des corps fermes solidement édifiés.
{وجعلنا سراجاً وهّاجاً} (wa ja^alna sirajan wahhaja) ce qui signifie : « et Nous avons créé une source de lumière éclatante« , c’est-à-dire que Allah ta^ala a créé le soleil éclatant comme l’a rapporté Al-Boukhariyy de Ibnou ^Abbas. Et il est chaud, continuellement incandescent.
{وأنزلنا من المعصرات ماءً ثجّاجاً} (wa ‘anzalna mina l-mou^sirati ma‘an thajjaja) ce qui signifie : « et Nous avons fait descendre de celles qui pressent, une eau abondante » ; {المعصرات} (al-mou^sirat), ce sont les nuages. Ce sont les nuages desquels Allah fait descendre la pluie qui s’abat avec abondance.
{لنُخرج به حبّاً ونباتاً} (linoukhrija bihi habban wa nabata) ce qui signifie : « pour que par elle sortent des grains et des plantes« , c’est-à-dire que Allah fait sortir grce à cette eau les graines comme le blé et l’orge et autres que les gens prennent comme nourriture de base. De mme, Allah fait sortir les plantes et cela comprend tout ce qui pousse comme les arbres ou les herbes.
{وجنّتٍ ألفافاً} (wa jannatin ‘alfafa) ce qui signifie : « et des jardins luxuriants« . De mme, Allah fait sortir grce à cette eau des jardins dont les plants sont serrés les uns aux autres. Une fois que les mécréants ont su cela, n’ont-ils pas su que Allah est tout-puissant à créer à nouveau les créatures au jour du jugement.
Aprs que Allah a énuméré à Ses esclaves les formes des grces qu’Il leur a acordées et les choses qui leur sont utiles dont Il leur a permis de profiter, Il dit ta^ala : {إنّ يوم الفصل كان ميقاتاً} (‘inna yawma l-fasli kana miqata) ce qui signifie : « certes le jour de la séparation a eu une date fixée« . Il s’agit du jour du jugement, durant lequel le vrai sera séparé du faux et qui est selon la prédestination de Allah une limite à laquelle échoit le bas-monde et là o il finit.
{يوم ينفخ في الصّور فتأتون أفواجاً} (yawma younfakhou fi s–souri fata’touna ‘afwaja) ce qui signifie : « un jour où l’on soufflera dans le cor et vous viendrez en groupe« . C’est une sorte de corne dans laquelle l’ange ‘Israfil soufflera. Ce qui est visé ici, c’est le deuxime souffle lors duquel aura lieu le rassemblement. Il sera soufflé dans le cor pour la résurrection, et les gens viendront à partir des tombes vers la station – le lieu du rassemblement – par groupes, groupe aprs groupe. Cela a été rapporté par Al-Boukhariyy d’aprs Moujahid.
{وفُتحت السّماء فكانت أبواباً} (wa foutihati s-sama‘ou fakanat ‘abwaba) ce qui signifie : « le ciel sera entrouvert, il possèdera des portes« , c’est-à-dire qu’il se fissurera jusqu’à avoir des fissures.
{وسيّرت الجبال فكانت سراباً} (wa souyyirati l-jibalou fakanat saraba) ce qui signifie : « et les montagnes sont mises en mouvement jusqu’à devenir des mirages« , c’est-à-dire que les montagnes seront enlevées de leurs places et seront détruites.
{إنّ جهنّم كانت مرصاداً} (‘inna jahannama kanat mirsada) ce qui signifie : « certes, la géhenne est à l’affût » : la géhenne guette celui qui mérite le châtiment. Ainsi, le mécréant y entrera et y sera emprisonné, que Allah nous préserve de cela.
{للطّغين مئاباً} (littaghina ma’aba) ce qui signifie : « le refuge où retourneront les tyrans« , c’est-à-dire que la géhenne est le lieu de retour et le destin de qui a fait preuve d’injustice au sujet de sa religion, par la mécréance, que Allah nous en préserve.
{لَّبثين فيها أحقاباً} (labithina fiha ‘ahqaba) ce qui signifie : « où ils y resteront des houqb« , c’est-à-dire que les mécréants resteront en enfer tant que dureront les houqb. Et les houqb ne s’interrompront pas : toutes les fois qu’en s’écoule un, vient un autre et ce, sans fin. Le houqb est une période de quatre-vingts ans. L’Imam Al-Qouchayriyy a dit : c’est-à-dire des lustres, et le sens c’est qu’ils y resteront éternellement. Il n’y a pas dans cette ‘ayah ni ailleurs une preuve pour ceux qui prétendent que l’enfer a une fin comme Jahm Ibnou Safwan qui est le chef des jahmites. Les savants de l’Islam ont dénombré la parole de l’anéantissement de géhenne parmi les paroles d’égarement clair, qui fait sortir de l’Islam, que Allah nous préserve, tout comme a dit cela l’Imam, le Hafidh As-Soubkiyy, que Allah lui fasse miséricorde, dans son traité qu’il a nommé Al-I^tibar bibaqa‘i l-Jannati wa n-Nar et dans lequel il a répliqué à Ibnou Taymiyah, dont une de ses hérésies est son affirmation de l’éternité du genre de l’univers. Il a mentionné sa mauvaise croyance celle-là dans plus de inq de ses livres. Cette parole est de la mécréance par Unanimité, tout omme l’a affirmé Az–Zarkachiyy, Ibnou Daqiqi l-^Id et d’autres que ces deux comme le Hafidh Ibnou Hajar dans son commentaire sur Al-Boukhariyy et le Qadi ^Iyad al-malikiyy. Ne te laisse pas méprendre par sa broderie.
{لاّ يذوقون فيها برداً ولا شراباً} (la yadhouqouna fiha bardan wa la charaba) ce qui signifie : « ils n’y goûteront ni fraîcheur ni boisson« , c’est-à-dire que les mécréants en enfer ne goteront pas la boisson fraîche et plaisante.
{إلاّ حميماً وغسّاقاً} (‘il-la hamiman wa ghassaqa) ce qui signifie : « sinon une eau chaude brlante et un pus épais« . Ceci est une exception liée à Sa parole {ولا شرابا} (wa la charaba) ce qui signifie : « ni boisson« .
{جزآءً وفاقا} (jaza‘an wifaqa) ce qui signifie : « une rétribution qui convient« . Ainsi, ce chtiment intense correspond à leurs mauvais actes et leur mécréance.
{إنّهم كانوا لا يرجون حساباً} (‘innahoum kanou la yarjouna hiçaba) ce qui signifie : « certes, ils n’espéraient pas qu’on leur expose leurs actes« . Moujahid a dit : ils ne le craignent pas ; rapporté par Al-Boukhariyy. Ils ne croyaient pas au jour du jugement pour craindre le chtiment.
{وكذّبوا بآياتنا كذّاباً} (wa kadh-dhabou bi ‘ayatina kidh-dhaba) ce qui signifie : « ils n’ont pas cru en Nos signes par démenti« . Ils exagéraient dans leur démenti du Qour’an honoré.
{وكلّ شىء أحصيناه كتـباً} (wa koulla chay’in ‘ahsaynahou kitaba) ce qui signifie : « et toute chose Nous l’avons évaluée en livre« . Toute chose sujette à la récompense ou au chtiment parmi les actes est inscrite dans la Table Préservée pour que Allah rétribue en conséquent. Parmi les choses pour lesquelles ils seront rétribués, il y a leur démenti du Qour’an. Ainsi, les anges évaluent les dérapages des désobéissants et les leur inscrivent dans leurs livrets.
{فذوقوا فلن نزيدكم إلاّ عذاباً} (fadhouqou falan nazidakoum ‘il-la ^adhaba) ce qui signifie : « alors, endurez, Nous ne vous ajouterons que châtiment« . Ainsi l’augmentation du chtiment pour eux sans fin est une conséquence de leur mécréance en le jour de l’exposition des actes et leur démenti en les signes prouvant la vérité. Dans cette parole qui leur est adressée, il y a un blâme et une menace de châtiment. Ibnou Abi Hatim a rapporté de Abou Barzah Al-‘Aslamiyy, que Allah l’agrée, que cette ‘ayah est la plus menaante des ‘ayah du Livre de Allah à l’encontre des gens de l’enfer.
{إنّ للمتّقين مفازاً} (‘inna li l-mouttaqina mafaza) ce qui signifie : « certes les pieux auront une grande réussite« . Le pieux, c’est celui qui a accompli les devoirs et a évité les interdits. Celui-là réusira, sera sauvé et sera victorieux puisqu’il aura évité le feu et sera fait entrer au paradis.
{حدآئق وأعناباً} (hada‘iqa wa ‘a^naba) c’est-à-dire qu’il aura au paradis des jardins qui omportent différentes sortes d’arbres fruitiers.
{وكواعب أتراباً} (wa kawa^iba ‘atraba) ce qui signifie : « des femmes d’un âge égal« .
{وكأساً دهاقا} (wa ka’san dihaqa) c’est-à-dire des coupes emplies de boisson pure.
{لا يسمعون فيها لغواً ولا كِذّابا} (la yasma^ouna fiha laghwan wa la kidh-dhaba) c’est-à-dire qu’ils n’entendront pas au paradis ce qui est faux parmi les paroles, ni mensonges. Ils ne s’accusent pas les uns les autres de mensonge.
{جزآءً من ربّك عطآءً حساباً} (jaza‘an min Rabbika ^ata‘an hiçaba) ce qui signifie : « en rétribution de ton Seigneur, comme don » c’est-à-dire que Allah rétribue les pieux par une grâce de Sa part d’un grand don et de beaucoup de récompenses.
{ربّ السّموات والأرض وما بينهما الرّحمن لا يملكون منه خطاباً} (Rabbi s-samawati wa l-‘ardi wa ma baynahouma r-Rahman, la yamlikouna minhou khitaba) ce qui signifie : « le Seigneur des cieux et de la terre et de ce qui se trouve entre eux, ils ne pourront pas Lui adresser une parole« . Ainsi, Allah est Celui à Qui appartiennent les cieux et la terre, tout comme ce qu’il y a entre eux. Les gens des cieux et de la terre ne possdent pas la capacité de s’opposer à Allah dans la récompense ou le chtiment. En effet, ils sont Ses esclaves et Lui appartiennent dans l’absolu ; ils n’ont pas le droit sur Lui de s’opposer. Ceci est ne s’oppose pas à l’intercession par la volonté de Allah. Moujahid a dit : {لا يملكون منه خطاباً} (la yamlikouna minhou khitaba) c’est-à-dire qu’ils ne Lui parlent que s’Il le leur autorise. Rapporté par Al-Boukhariyy.
{يوم يقوم الرّوح والملائكة صفّاً لاّ يتكلّمون إلاّ من أذن له الرحمن وقال صواباً} (yawma yaqoumou r-rouhou wa l-mala‘ikatou saffan, la yatakallamouna ‘il-la man ‘adhina lahou r-Rahmanou wa qala sawaba) ce qui signifie : « le jour où se lèveront Ar-Rouh et les anges en rang, ils ne parleront pas sauf celui à qui le Très-Miséricordieux le permet et qui dit ce qui est correct« , c’est-à-dire qu’au jour du jugement Ar-Rouh qui est Jibril se tiendra avec les anges qui sont parmi les créatures de Allah les plus éminentes en mérite et en honneur, en rangs et ne parleront pas dans la station du jugement, par glorification de leur Seigneur et par soumission à Lui. Ainsi, n’intercdera parmi les croyants et les anges que celui à qui Allah permet et qui dit vrai. Moujahid a dit : {وقال صواباً} (wa qala sawaba) c’est-à-dire qui a dit vrai dans le bas-monde et a uvré conformément à cela. Rapporté par Al-Boukhariyy. Ainsi, selon les gens de al-ghaflah l’oubli et la distraction , ce jour-là parat lointain alors qu’en réalité il est proche en raison de la certitude de son avnement sans aucun doute. Ainsi le croyant tout comme le mécréant verront ce qu’ils ont fait comme bien ou mal puisque la preuve sera donnée en sa faveur ou contre lui. Abou Hourayrah et Ibnou ^Oumar ont dit : certes Allah ressuscitera les animaux et il sera vengé les uns des autres puis il leur sera dit : devenez de la poussire. Ils redeviendront tous poussire et le mécréant souhaitera la mme chose pour lui. Cela est confirmé par la parole de Allah ^azza wa jall : {وإذا الوحوشُ حُشرت} (wa ‘idha l-wouhouchou houchirat) c’est-à-dire lorsque les animaux seront ressuscités pour le talion. Cela est également confirmé par ce qu’a rapporté Mouslim du Messager de Allah :
((لتُؤدَّنَّ الحقوقُ إلى أهلها يوم القيامة حتّى يُقادَ للشاة الجلحاء من الشاة القرناء))
[rapport par Mouslim] ce qui signifie : « Certes les droits seront rendus à leurs ayants-droits au jour du jugement, mme que la brebis sans cornes reprendra son droit sur celle qui a des cornes« . Moujahid a dit : les animaux seront ressuscités et il sera donné son droit à celle qui a été piquée de celle qui l’a piquée et à celle qui a reu un coup de cornes de celle qui le lui a donné.
Dans cette ‘ayah et ce hadith précités, il y a une preuve que les animaux ont des mes et une croissance, alors que les plantes ont une croissance seulement et pas d’me. Ainsi, les plantes ne souffrent pas lors de la récolte comme souffrirait une brebis lorsqu’elle est égorgée. Ainsi, celui qui dit que les animaux n’ont pas d’me, il aura démenti le Qour’an et le hadith. Et Allah sait plus et a plus de sagesse que tout autre.
{ذلك اليوم الحقّ فمن شآء اتّخذ إلى ربّه مئاباً} (dhalika l-yawmou l-haqq, faman cha‘a t-takhadha ‘ila Rabbihi ma’aba) ce qui signifie : « ce jour-là est un jour véritable, celui qui veut, qu’il suive la voie qui lui fait gagner l’agrément de son Seigneur« , c’est-à-dire le jour du jugement dont l’existence est confirmée et qui ne va pas manquer d’arriver. Celui donc qui veut tre sauvé du chtiment au jour du jugement, qu’il suive la voie du bien. Dans cette ‘ayah, il y a un sens de menace et de mise en garde et non de choix.
{إنّا أنذرنكم عذاباً قريباً يوم ينظر المرء ما قدّمت يداهُ ويقول الكافر يليتني كنت تراباً} (‘inna ‘andharnakoum ^adhaban qariba yawma yandhourou l-mar’ou ma qaddamat yadah, wa yaqoulou l-kafirou yalaytani kountou touraba) ce qui signifie : « Nous vous avertissons d’un châtiment imminent, un jour où l’homme verra ce qu’auront fait auparavant ses mains et le mécréant dira : ah si seulement j’étais poussière« . Ceci est une confirmation de la mise en garde, de la menace et de l’apeurement du chtiment de l’au-delà.
Tafsir : sourat Al-Fatihah
بسم الله الرحمن الرحيم
Je commence par le nom de Allah le Très-Miséricordieux, le Miséricordieux
La louange est à Allah le Seigneur des mondes et que l’honneur et l’élévation en degré soient accordés au matre des messagers ainsi qu’à sa famille et ses compagnons bons et purs.
A^oudhou bi l-Lahi mina ch-chaytani r-rajim
Je recherche la préservation par Allah contre le chaytan, l’humilié
Al-Isti^adhah la demande de la préservation ne fait pas partie du Qour’an selon l’Unanimité. Elle signifie : Je demande la préservation par Allah, pour qu’Il me préserve du mal du chaytan, contre celui qui s’est rebellé, l’injuste, le mécréant parmi les jinns. Ar-rajim vient dans le même sens que al-marjoum c’est-à-dire celui qui est éloigné du bien, qui est chassé, humilié. Il est recommandé de commencer avec al-isti^adhah avant de réciter le Qour’an, c’est cela l’avis de la majorité. Il a été dit : on la récite après avoir fini la récitation du Qour’an, selon le sens qui vient communément à l’esprit de Sa parole ta^ala : {فإذا قرأت القرءان فاستعذ بالله} (fa’idha qara’ta l-qour’ana fasta^idh bi l-Lah) [sourat An-Nahl / 98] ce qui signifie : « Si tu récites le Qour’an, alors demande la préservation par Allah« . Cependant la majorité des savants ont dit : cela signifie : Lorsque tu veux réciter alors demande la préservation par Allah contre le chaytan, ceci comme dans le hadith rapporté par Al-Hamidiyy et At–Tabaraniyy :
((إذا أكلت فسمّ الله)) ce qui signifie : « Lorsque tu veux manger alors évoque le nom de Allah« , et non lorsque tu finis.
Sourat Al-Fatihah
Elle est Mecquoise, elle comporte sept ‘ayah
{بسم الله الرحمن الرحيم} (Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim) ce qui signifie : « Par le nom de Allah le Très-Miséricordieux, le Miséricordieux« . La basmalah est une des ‘ayah de la Fatihah selon l’Imam Ach-Chafi^iyy et la prière n’est pas valable sans elle. Selon Malik et Abou Hanifah, ce n’est pas une ‘ayah de la Fatihah.
Les gens du Salaf les musulmans des trois premiers sicles de l’Hégire et du Khalaf les musulmans des sicles suivants ont eu l’habitude de commencer leurs écrits et leurs ouvrages par la basmalah. La basmalah vient en effet au début de chaque sourat, mis à part Sourat Bara‘ah. Commencer par la basmalah est recommandé mais non obligatoire, avant toute chose qui est honorable selon la Loi à moins qu’il ait été rapporté autre chose comme pour la prière qui commence par le takbir (Allahou ‘akbar) et l’invocation (ad-dou^a‘) qui commence par la hamdalah (Al-hamdou li l-Lah).
Quant à ce qui ne représente pas un acte méritoire rapprochant de l’agrément de Allah et faisant partie des choses qui sont interdites, il est interdit de le commencer par la basmalah. Ainsi il n’est pas permis de prononcer la basmalah lorsque la personne boit de l’alcool. Certains hanafiyy ont dit que commencer par bismi l-Lah avant de boire de l’alcool, c’est de la mécréance. Ce qui est correct, c’est de détailler : c’est de dire celui qui en a visé la recherche des bénédictions (tabarrouk) pour la boisson d’alcool, cela est de la mécréance. Mais si la personne vise d’être protégée contre son mal, c’est interdit mais ne comporte pas de mécréance. D’autre part, commencer par la basmalah lors d’une chose déconseillée est déconseillé.
Dans la basmalah, le terme qui se rapporte au (bi) – par – de bismi l-Lah et qui n’est pas mentionné peut être soit un verbe soit un nom. Si c’est un verbe cela peut être par exemple : je commence [par]. Si c’est un nom cela peut être par exemple : mon commencement [a lieu par]. Et l’expression « le nom de Allah » indique les lettres désignant Celui Dont l’existence est obligatoire selon la raison, Qui mérite toutes les louanges. Il ne s’agit pas d’un nom dérivé d’un verbe ou d’un nom, ce n’est pas un nom dérivé.
{الحمد لله ربّ العالمين} (Al-hamdou li l-Lahi Rabbi l-^alamin) ce qui signifie : « la louange est à Allah le Seigneur des mondes« . Al-hamdou, c’est la louange par la langue, pour le bien accordé conformément au choix propre à Allah et Al-hamdou li l-Lah c’est la louange à Allah selon ce qui est digne de Lui pour Ses bienfaits, Ses mérites, Lui Qui est le Seigneur des mondes. Les mondes, c’est tout ce qui est autre que Allah. Le monde est appelé ^alam car il est une ^alamah, un signe de l’existence de Allah ta^ala.
{الرحمن الرحيم} (Ar-Rahmani r-Rahim) ce qui signifie : « le Très-Miséricordieux, le Miséricordieux« . Ar-Rahman est l’un des noms qui sont propres à Allah, il signifie que la miséricorde de Allah englobe le croyant et le mécréant dans le bas-monde et qu’Il est Celui Qui fait miséricorde aux croyants seuls dans l’au-delà. Allah ta^ala dit : {ورحمتي وسعت كل شيء فسأكتبها للذين يتقون} (wa rahmati wasi^at koulla chay’in faa’aktoubouha lilladhina yattaqoun) [sourat Al-‘A^raf / 156] ce qui signifie : « Ma miséricorde englobe toute chose et Je la prescris à ceux qui font preuve de piété » c’est-à-dire dans l’au-delà. Ar-Rahim c’est : Celui Qui fait miséricorde aux croyants. Allah ta^ala dit : {وكان بالمؤمنين رحيماً} [sourat Al-‘Ahzab / 43] ce qui signifie : « Il est miséricordieux pour les croyants« . Ar-Rahman est plus éloquent, plus fort que Ar-Rahim selon la langue car la construction du mot Ar-Rahman est plus longue que Ar-Rahim et cela implique et indique une amplification du sens.
{ملك يوم الدين} (Maliki yawmi d-din) c’est-à-dire que Allah est Celui à Qui tout appartient et Qui fait de toutes les créatures ce qu’Il veut. Yawmi d-din c’est le jour de la rétribution. Ainsi Allah est Celui à Qui appartient le bas-monde et l’au-delà, Il en fait ce qu’Il veut. Et Il dit : Maliki yawmi d-din. Dans cette ‘ayah, le jour du jugement a été précisé par glorification du jour de la rétribution, en raison de la gravité des grandes épreuves qui auront lieu à ce moment.
{إياك نعبد وإياك نستعين} (‘Iyyaka na^boudou wa ‘iyyaka nasta^in) c’est-à-dire que Allah ta^ala Lui seul mérite que l’on s’humilie pour Lui, de l’extrême humiliation. Et c’est de Lui que l’on demande l’aide pour faire le bien et pour la persévérance sur la bonne guidée, car les cœurs sont sous la domination de Allah ta^ala. Cette ‘ayah indique que l’on demande l’aide de Allah, l’aide particulière, c’est-à-dire qu’on demande que Allah crée pour l’esclave ce qui lui est utile, car c’est Allah Qui crée les choses de la vie de Son esclave. Cependant le sens n’est pas que l’on ne demande pas l’aide d’autre que Allah dans l’absolu. Pour preuve ce qui est parvenu dans le hadith :
((والله في عون العبد ما كان العبد في عون أخيه))
(wa l-Lahou fi ^awni l-^abdi ma kana l-^abdou fi ^awni ‘akhih)
ce qui signifie : « Allah aide l’esclave tant que l’esclave aide son frère« .
{إهدنا الصراط المستقيم} (‘Ihdina s–sirata l-moustaqim) c’est-à-dire : Honore-nous, pour avoir la persévérance sur la bonne guidée, sur l’Islam.
{صراط الذين أنعمت عليهم} (Sirata l-ladhina ‘an^amta ^alayhim) c’est-à-dire la religion de ceux que Tu as honorés parmi les prophètes et les anges, à savoir l’Islam.
{غير المغضوب عليهم ولا الضالين} (Ghayri l-maghdoubi ^alayhim wa la d–dallin) ce qui signifie : « Et non la voie des ennemis de l’Islam à qui Allah destine le châtiment, ni la voie des égarés ceux qui ont dit que Dieu a un fils« .
‘Amin ne fait pas partie du Qour’an à l’Unanimité. Sa signification est : « Ô Allah, exauce-nous ».
Il est recommandé de la dire après la Fatihah dans la prière. Et il est parvenu dans le hadith ce qui signifie : « Quand l’Imam dit ghayri l-maghdoubi ^alayhim wa la d–dallin, dites : ‘Amin« .
Le Prophète, celui qui a le comportement d’excellence éminent
La louange est à Allah, le Seigneur des mondes et que l’élévation en degré, l’honneur et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordés à celui qui a été envoyé comme miséricorde pour les mondes, celui que Allah décrit dans Son livre honoré par Sa parole : (wa innaka la^ala khoulouqin ^adhim) ce qui signifie : « Et tu as certes un comportement d’excellence éminent ». La meilleure des guidées, c’est la guidée de notre prophète Mouhammad et parmi les guidées du Prophète et l’éminence de ses caractéristiques, il y a l’excellence du comportement. L’excellence du comportement consiste en trois caractéristiques qui englobent beaucoup de choses. Ces caractéristiques, ce sont les piliers de l’excellence du comportement :
– La patience qui est de supporter le tort que font les gens.
– Cesser de faire du tort aux gens.
– Faire le bien et les œuvres de bienfaisance aux gens, c’est-à-dire que la personne fait le bien à celui qui lui fait du bien comme à celui qui ne lui fait pas de bien, parce qu’il convient que le croyant vise par son intention l’agrément de son Créateur.
L’Imam glorieux ^Abdou l-Lah Ibnou l-Moubarak, dans l’interprétation de l’excellence de comportement a dit : « C’est d’avoir le visage détendu, de faire le bien et de cesser de faire le mal ». Ainsi, le croyant qui accomplit ce que Allah a rendu obligatoire sur lui, qui évite les choses interdites et qui s’embellit par l’excellence de comportement, celui-là est un homme éminent, qui a dans l’au-delà des degrés élevés. Allah a incité Ses esclaves croyants dans le Qour’an honoré, dans de nombreuses ‘ayah, à l’excellence de comportement. De même le Prophète a appelé les croyants à s’embellir par l’excellence de comportement. Allah a dit ce qui signifie : « Ceux qui contrôlent leur colère, qui pardonnent aux gens, Allah agrée ceux qui font le bien » et Il dit dans [sourat Foussilat] ce qui signifie : « La bonne action n’est pas équivalente à la mauvaise action, réponds par ce qui est meilleur que ce qu’on t’a fait, c’est alors que celui qui t’oppose une animosité, devient comme un compagnon et ceci n’est accordé qu’à ceux qui font preuve de patience, et ceci n’est accordé qu’à celui qui a reçu une grâce éminente ».
Allah dit ce qui signifie : Et pour celui qui fait preuve de patience et pardonne, cela fait certes partie des meilleures choses ».
D’autre part, le Prophète élu guidait sa communauté et l’incitait à l’excellence de comportement avec ces trois piliers. Le Prophète a dit : ce qui signifie : « Il n’y a pas une chose qui soit plus lourde dans la balance de l’esclave croyant au jour du jugement que l’excellence de comportement et Allah n’agrée pas celui qui parle en disant du mal, des paroles laides, vulgaires et abominables ».
Le Prophète éminent a dit ce qui signifie : « Certes, ceux d’entre vous que j’aime le plus et qui seront le plus proches de moi par la distance au jour du jugement, ce sont ceux d’entre vous qui ont les meilleurs comportements ».
Dans un autre hadith le Prophète a dit ce qui signifie : « Je suis garant d’une résidence en haut du paradis à celui qui fait preuve d’excellence du comportement ». Or le plus petit domaine au paradis qu’il soit situé sur ses bordures, au milieu ou en haut, est meilleur que le bas monde et ce qu’il contient.
Le Prophète pour inciter les croyants à l’excellence de comportement a dit ce qui signifie : « Les croyants dont la foi est la plus complète sont ceux qui ont le meilleur comportement et les meilleurs d’entre vous, ce sont ceux qui sont les meilleurs à l’égard de leurs épouses ». Et dans un autre hadith le Prophète a dit ce qui signifie : « Certes le croyant atteint, par son excellence de comportement, le degré de celui qui fait souvent le jeûne et qui veille souvent en accomplissant les actes surérogatoires ».
Ainsi, dans ce hadith honoré, le Prophète nous montre que le croyant qui est caractérisé par l’excellence de comportement, c’est-à-dire qui fait preuve de patience à l’égard du mal que lui font les gens, qui cesse de faire du mal aux gens et qui fait du bien aux gens, à celui qui lui est reconnaissant tout comme à celui qui ne lui est pas reconnaissant, celui-là aura selon le jugement de Allah au jour du jugement un grand mérite et des degrés élevés. Au point que cet homme sera équivalent en degré au croyant qui accomplissait toutes les nuits les prières surérogatoires par recherche de l’agrément de Allah pendant que les gens étaient endormis et qui jeûnait beaucoup de jeûnes surérogatoires pendant la journée par recherche de l’agrément et des récompenses de la part de Allah, tout cela bien sûr après avoir accompli les devoirs et évité les interdits. En effet, Allah dit dans le hadith qoudsiyy ce qui signifie : « Mon esclave ne se rapproche davantage de Mon agrément par quelque chose que J’agrée si ce n’est par ce que Je lui ai rendu obligatoire ; Ensuite, Mon esclave continue à se rapprocher de Mon agrément par les actes surérogatoires jusqu’à ce qu’il obtienne Mon agrément ».
Le Messager est de tous les hommes celui qui a le meilleur comportement. Le Prophète a atteint une excellence de comportement, des degrés élevés et une grâce éminente au point que Allah l’a écrit dans Son livre honoré par Sa parole qui signifie : « Et tu as certes un comportement d’excellence éminent ».
Le compagnon glorieux ‘Anas Ibnou Malik, le serviteur du Prophète a dit concernant la description du Messager de Allah: « Il était celui d’entre les gens qui avait le meilleur comportement et le plus bel aspect ». Et se sont réunis en notre Prophète différents mérites. Ainsi, il était embelli par les bons caractères et les plus beaux attributs. Lorsque la dame honorable ^A‘ichah, l’épouse du Prophète avait été interrogée au sujet du comportement du Messager, elle avait dit : « Son comportement était le Qour’an« , c’est-à-dire : celui qui souhaite connaître le comportement du Messager, qu’il récite le Qour’an et le comprenne. Ainsi, chaque caractéristique de bien que Allah a ordonné dans le Qour’an pour s’en embellir, chacune faisait partie des caractéristiques du Messager éminent.
Allah a enseigné à Son prophète élu le meilleur des comportements et Il l’a embelli par le comportement d’excellence et les mérites louables pour que sa communauté le prenne pour exemple. A ce sujet le Prophète a dit ce qui signifie : « Mon Seigneur m’a éduqué et Il m’a accordé une bonne éducation ».
Ainsi, le Prophète avait la réussite dans tous ses agissements. Il se fiait totalement à Allah, son cœur était pur, son for intérieur était pur, il avait le cœur empli de la crainte de Allah et toutes ses évolutions, tous ses caractères étaient soutenus par la grâce divine. Alors qu’il était orphelin, il n’avait pas côtoyé les sages et les savants. Celui qui consulte la biographie du Messager aura certainement connaissance qu’il y avait parmi les caractères du Prophète l’indulgence, la patience, le pardon et le courage.
Ainsi, le Messager pardonnait à celui qui lui faisait subir une injustice, il maintenait les liens avec celui qui les rompait avec lui, il faisait le bien à celui qui lui faisait du mal ; et le surcroît de tort qu’il subissait ne faisait que l’augmenter en patience et indulgence. Il faisait beaucoup preuve de patience à l’égard des choses détestables. Or l’indulgence c’est le fait de supporter et de faire preuve de patience, de pardonner même lorsqu’on est capable de rendre la pareille, ce sont les caractéristiques par lesquelles Allah a embelli Son prophète élu, celui qu’Il agrée.
Allah dit ce qui signifie : « Fais preuve de pardon, ordonne ce que Allah a ordonné et détourne-toi des ignorants ». Ainsi, parler de sa patience, de son indulgence, de son pardon même lorsqu’il était capable de riposter prendrait beaucoup plus de place que ce qui est consacré ici. Si nous voulions cependant connaître sa patience, son indulgence, son pardon, son endurance face au tort que lui portaient les gens et son comportement envers eux, à travers sa biographie pleine de grâce, nous connaîtrions certainement l’éminence du Prophète et l’excellence de comportement qu’il possédait.
Parmi les exemples des traits de comportements qu’il possédait, nous prendrons quelques aspects et quelques exemples pratiques à travers sa belle biographie, pour connaître avec certitude l’éminence de notre prophète concernant sa personne et l’éminence de son comportement par lequel Allah l’a embelli, parmi lesquels il y a l’indulgence, la patience, le pardon lorsqu’il était capable de répliquer et d’autres encore parmi les mérites louables et les beaux caractères.
Ainsi lors de la bataille de ‘Ouhoud, le Prophète avait subi une forte épreuve puisque l’une de ses dents avait été cassée et sa tête blessée ; au point que cela fut difficile à supporter pour ses compagnons. Alors il avait dit dans cette situation difficile ce qui signifie : « Ô Allah, guide mon peuple [c’est-à-dire Qouraych] car ils ne savent pas ».
Regardez, ce que cette parole rassemble comme mérite, comme degré de bienfaisance et d’excellence de comportement, d’extrême patience et d’indulgence puisqu’il a fait une invocation en faveur de son peuple d’associateur qui lui avait fait du mal, il avait invoqué en leur faveur pour qu’ils soient bien guidés.
Parmi les choses qui montrent son endurance face à la nuisance et au tort et son pardon lorsqu’il était capable de répliquer, il y a ce qu’il a enduré de la part de Qouraych comme nuisances de la jahiliyyah et sa patience à l’égard des difficultés, jusqu’à ce que Allah lui donne la victoire et qu’il réussisse à les vaincre, après que lui ait été accordée la conquête de La Mecque. Alors que Qouraych s’était soumis, avait été vaincu et humilié, cela n’avait accru chez le Prophète que patience et pardon, alors qu’il était capable de les rétribuer pour leur mal, de se venger d’eux pour les graves nuisances qu’ils lui avaient fait subir à lui ainsi qu’à ses compagnons. Ainsi, celui qui a le comportement d’excellence a dit ce qui signifie : « Que pensez-vous que je vais faire de vous ? » Ils lui ont dit : « Du bien, tu es un frère honorable et le fils d’un frère honorable ». Alors il leur a dit ce qui signifie : « Je vous dis tout comme a dit mon frère Youçouf : je vous pardonne ». Puis il leur a dit ce qui signifie : « Partez, vous êtes libres ».
D’entre les exemples pratiques de la biographie du Prophète éminent qui prouvent l’éminence et l’excellence de son comportement, il y a sa patience face à la nuisance de l’un des savants des mécréants des fils de Israa’iil de Médine qui s’appelait Zayd Ibnou Sa^yah. Ce dernier avait pris connaissance dans certains livres anciens que le Prophète des derniers temps, « le surcroît d’injustice ne provoquerait en lui qu’un surcroît d’indulgence ». Ce savant des mécréants des fils de Isra’iil avait voulu connaître après l’émigration du Messager à Médine, si cette description s’appliquait bien au Messager. Il avait donc fait une transaction de vente pour une échéance déterminée avec le Messager, et trois jours avant que n’arrive l’échéance, il était venu au Prophète lui réclamer le remboursement de la dette avec vigueur et dureté. Il lui avait porté atteinte par des paroles blessantes. ^Oumar Al-Farouq était présent, il voulait se venger et s’apprêtait à le tuer en raison de son manque de respect envers le Prophète. Mais le Messager l’en avait empêché et lui avait ordonné d’être bienveillant avec lui. C’est alors que ce mécréant des fils de Israa’iil avait reconnu et avait acquis la certitude que notre maître Mouhammad était le Messager de Allah et qu’il était le prophète des derniers temps. Il prononça donc les deux témoignages de vérité et entra en Islam.
Combien est éminent notre Prophète, combien il est indulgent, patient et miséricordieux.
Certes la sagesse, la miséricorde et l’excellence du comportement comptent parmi les caractéristiques de tous les prophètes, car Allah n’envoie pas pour guider Ses esclaves quelqu’un qui soit sujet à la stupidité, à la trahison, à la bassesse ou au mensonge dans le propos. Mais il envoie pour les guider un homme qui a grandi sur la véracité, sur la chasteté, sur l’excellence du comportement ; et notre maître Mouhammad était, parmi les prophètes, celui qui avait la plus grande part dans ces mérites louables, personne ne l’avait précédé et personne ne viendra après lui avec pareilles caractéristiques. A ce sujet, l’Imam Al-Bousayriyy dans sa Bourdah a dit : « Il a surpassé les prophètes par son aspect et par son comportement, ils ne l’avaient pas approché ni dans la science, ni dans la générosité ; et tous, du Messager de Allah cherchent à puiser une part de l’océan ».
La croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah
– Quelle est l’obligation personnelle de la science de la religion ?
Réponse : Il est un devoir pour toute personne responsable d’apprendre une part dont on ne peut se passer de la croyance, de la purification, de la prière, de la zakah pour celui pour qui elle est obligatoire, du pèlerinage pour celui qui en est capable et des péchés du cœur, de la main, des yeux et autres. Allah ta^ala dit :
[قُلْ هَلْ يَسْتَوِي الَّذِينَ يَعْلَمُونَ وَالَّذِينَ لا يَعْلَمُونَ ]
(Qoul hal yastawi l-ladhina ya^lamouna wal-ladhina la ya^lamoun)
[sourat Az–Zoumar / 9] ce qui signifie : « Dis : Sont-ils équivalents ceux qui savent et ceux qui ne savent pas ? » Et le hadith :
((طَلَبُ العِلْمِ فَرِيضَةٌ عَلَى كُلّ مُسْلمٍ))
(Talabou l-^ilmi faridatoun ^ala koulli mouslim)
[rapporté par Al-Bayhaqiyy] ce qui signifie : « Quérir la science de la religion est une obligation pour tout musulman ».
Question 1 : Quelle est la sagesse dans la création des jinn et des humains ?
Réponse : C’est pour que Allah leur ordonne de L’adorer. Allah ta^ala dit :
]وَمَا خَلَقْتُ الجِن والإِنسَ إلاَّ لِيعْبُدُون[
(wa ma khalaqtou l-jinna wa l-‘insa ‘illa liya^boudoun)
[sourat Adh-Dhariyat / 56] ce qui signifie : « Je n’ai créé les jinn et les humains que pour leur ordonner de M’adorer. » Et le hadith :
((حقُّ اللهِ عَلَى العِبَادِ أَنْ يَعْبُدُوهُ ولاَ يُشْرِكُوا بِهِ شَيْئًا))
(Haqqou l-Lahi ^ala l-^ibadi ‘an ya^boudouhou wa la youchrikou bihi chay’a)
[rapporté par les deux chaykh] qui signifie : « Les esclaves ont pour devoir d’adorer Allah et de ne rien Lui associer. » Les deux chaykh sont Al-Boukhariyy et Mouslim.
Question 2 : Qu’est-ce qui fait que l’adoration est valable ?
Réponse : L’adoration de Allah est valable de la part de celui qui a pour croyance l’existence de Allah, et qui ne L’assimile à aucune créature. Allah ta^ala dit :
]لَيْسَ كَمثله شىء[
(Layça kamithlihi chay’)
[sourat Ach-Choura / 11] ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui. ».
Le hadith :
)) لا فكرة في الرب((
(La fikrata fi r-Rabb)
ce qui signifie : « On n’imagine pas le Créateur ». Rapporté par Abou l-Qaçim Al-‘Ansariyy. Par ailleurs, Al-Ghazaliyy a dit ce qui signifie : « L’adoration n’est valable qu’après avoir connu Celui Qui est adoré ».
Question 3 : Pour quelle raison Allah a-t-Il envoyé les messagers ?
Réponse : Allah a envoyé les messagers pour qu’ils enseignent aux gens ce qui est de leur intérêt dans leur religion et dans leur bas-monde et pour appeler les gens à adorer Allah et à ne rien Lui associer. Allah ta^ala dit :
]فبعث الله النبيين مبشرين ومنذرين[
(Faba^atha l-Lahou n-Nabiyyina moubach-chirina wa moundhirin)
[sourat Al-Baqarah / 213] ce qui signifie : « Allah a envoyé les prophètes annonciateurs de bonnes nouvelles et avertisseurs ».
Le hadith :
)) أفضل ما قلت أنا والنبيون من قبلي لا إله إلا الله ((
(Afdalou ma qoultou ana wa n-Nabiyyouna min qabli la ‘ilaha il-la l-Lah)
[rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : : « La meilleure parole que j’ai dite, moi et les prophètes qui m’ont précédé, c’est : (la ‘ilaha ‘il-la l-Lah) Il n’est de dieu que Allah. »
Question 4 : Quelle est la signification du tawhid ?
Réponse : Le tawhid c’est de faire l’absolue distinction entre Celui Qui n’a pas de début et ce qui est entré en existence, comme l’a dit l’Imam Al-Jounayd. Al-Qadim : c’est Celui Qui n’a pas de début à Son existence et al-mouhdath : ce qui est entré en existence c’est ce qui est créé. Allah ta^ala dit :
]لَيْسَ كَمثله شىء[
(Layça kamithlihi chay’)
[sourat Ach-Choura / 11] ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ».
Le hadith :
)) كان الله ولم يكن شىء غيره((
(Kana l-Lahou wa lam yakoun chay’oun ghayrouh)
[rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : « Allah est de toute éternité et rien d’autre que Lui n’est de toute éternité ».
Question 5 : Parle de l’existence de Allah.
Réponse : Allah existe, il n’y a aucun doute au sujet de Son existence. Il existe sans comment et sans endroit. Allah ta^ala dit : [أفي الله شك] (afi l-Lahi chakk) [sourat Ibrahim / 10] ce qui signifie : « Il n’y a pas de doute au sujet de Allah ».
Le hadith rapporté par Mouslim :
)) اللهم أنت الظاهر فليس فوقك شىء وأنت الباطن فليس دونك شىء((
(Allahoumma ‘anta dh–Dhahirou falayça fawqaka chay’ wa ‘anta l-Batinou falayça dounaka chay’)
ce qui signifie : « Ô Allah, Tu es Adh–Dhahir, rien n’est donc au-dessus de Toi, et Tu es Al-Batin, rien n’est donc au-dessous de Toi. » Cela signifie que Allah existe sans endroit. Al-Hafidh Al-Bayhaqiyy a dit : « Celui Qui n’a rien au-dessus de Lui et rien en-dessous de Lui n’est donc pas dans un endroit ».
Question 6 : Quelle est la signification de la parole de Allah : [وهو معكم أينما كنتم] (wa houwa ma^akoum ‘aynama kountoum)?
Réponse : Cela signifie que Allah englobe tout par Sa science. C’est ce qu’a dit Soufyan Ath-Thawriyy, Ach-Chafi^iyy, Ahmad, Malik et d’autres. Allah ta^ala dit :
]وأن الله قد أحاط بكل شىء علما[
(Wa ‘anna l-Laha qad ‘ahata bi-koulli chay’in ^ilma)
[sourat At–Talaq / 12] ce qui signifie : « Allah englobe toute chose par Sa science ».
Le hadith :
))اربعوا على أنفسكم فإنكم لا تدعون أصم ولا غائبا وإنما تدعون سميعا قريبا ((
(Irba^ou ^ala ‘anfouçikoum fa’innakoum la tad^ouna ‘asamma wa la gha‘iba wa ‘innama tad^ouna sami^an qariba)
[rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : « Ne vous efforcez pas de crier à haute voix, Celui Que vous invoquez n’est ni sourd ni ignorant ; Celui Que vous invoquez entend et sait tout. » C’est-à-dire que rien n’échappe à la science de Allah.
Question 7 : Quel est le plus grave des péchés ?
Réponse : Le plus grave des péchés est la mécréance. Parmi les différentes sortes de mécréance, il y a l’association (chirk). L’association signifie vouer l’adoration à autre que Allah. Allah ta^ala dit dans une ‘ayah dans laquelle la parole est attribuée à Louqman :
]يا بنيّ لا تشرك بالله إن الشرك لظلم عظيم[
(Ya bounayya la touchrik bi l-Lahi ‘inna ch-chirka ladhoulmoun ^adhim)
[sourat Louqman / 13] ce qui signifie : « [Louqman dit :] Ô mon fils, n’attribue pas des associés à Allah car certes attribuer des associés à Allah est une grave injustice ».
Le hadith :
))سئل النبي عليه السلام أيّ الذنوب أعظم. قال: أن تجعل لله ندا وهو خلقك ((
(sou’ila n-nabiyyou ^alayhi s-salam : ‘ayyou dh-dhounoubi ‘a^dham ; qala : ‘an taj^ala li l-Lahi niddan wa houwa khalaqaka)
[rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : « Le Prophète Mouhammad a été interrogé au sujet du plus grave des péchés, il a dit : C’est que tu attribues à Allah un semblable alors que c’est Lui Qui t’a créé ».
Question 8 : Que signifie l’adoration ?
Réponse : L’adoration, c’est l’extrême limite de la crainte et de la soumission comme l’a dit As-Soubkiyy. Allah ta^ala dit :
]لا إله إلا أنا فاعبدون[
(La ‘ilaha illa ‘ana fa^boudoun)
[sourat Al-‘Anbiya‘ / 25] ce qui signifie : « Il n’est de dieu que Moi, adorez-Moi ».
Le hadith :
))حقُّ اللهِ عَلَى العِبَادِ أَنْ يَعْبُدُوهُ ولاَ يُشْرِكُوا بِهِ شَيْئًا ((
(haqqou l-Lahi ^ala l-^ibadi ‘an ya^boudouhou wa la youchrikou bihi chay’a)
rapporté par les deux chaykh qui signifie : « Le droit de Allah sur Ses esclaves c’est qu’ils L’adorent et qu’ils ne Lui associent rien ».
Question 9 : Est-ce que le mot dou^a‘ peut avoir le sens de l’adoration ?
Réponse : Oui, Allah ta^ala dit :
]قل إنما أدعو ربي ولا أشركُ به أحدا[
(Qoul ‘innama ‘ad^ou Rabbi wa la ‘ouchrikou bihi ‘ahada)
[sourat Al-Jinn / 20] ce qui signifie : « Dis : je n’adore que mon Seigneur et je ne Lui associe rien » et également la parole de Allah :
]فلا تدعوا مع الله أحدا[
(fa la tad^ou ma^a l-Lahi ‘ahada)
[sourat Al-Jinn / 18] ce qui signifie : « N’adorez rien avec Allah« .
Le hadith:
))الدعاء هو العبادة ((
(Ad-dou^a‘ou houwa l-^ibadah)
[rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : « Le dou^a‘, c’est l’adoration ».
Question 10 : Est-ce que le mot dou^a‘ peut avoir un autre sens que l’adoration ?
Réponse : Oui, Allah ta^ala dit :
]لا تجعلوا دعاء الرسول بينَكم كدعاء بعضكم بعضا[
(la taj^alou dou^a‘a r-raçouli baynakoum kadou^a‘i ba^dikoum ba^da)
[sourat An-Nour / 63] ce qui signifie : « Ne faites pas en sorte que votre appel du Messager soit comme vos appels les uns des autres ».
Question 11 : Quel est le jugement de celui qui appelle un prophète ou un saint même si le prophète et le saint est absent ? Et quel est le jugement de demander au saint et au prophète quelque chose qu’il n’est pas habituel de demander ?
Réponse : Ceci est permis car le simple fait d’appeler ou de demander une chose inhabituelle ne constitue pas une adoration pour autre que Allah. Ce n’est pas le simple fait de dire : « Ô Jilaniyy » qui est une association à Allah. En effet, il a été confirmé que Bilal Ibnou l-Harith Al-Mouzaniyy était venu auprès de la tombe du Messager durant l’année de la sècheresse (ar-ramadah) au temps du califat de ^Oumar, et qu’il avait dit : « Ô Messager de Allah, demande la pluie pour ta communauté, ils risquent de périr ». Ceci a été rapporté par Al-Bayhaqiyy et d’autres. ^Oumar ne l’a pas renié à Bilal Ibnou l-Harith ni personne d’autre que ^Oumar, tous l’ont au contraire approuvé. Allah ta^ala dit :
]ولو أنهم إذ ظلموا أنفسهم جاءوك فاستغفروا الله واستغفر لهم الرسول لوجدوا الله توابا رحيما[
(wa law ‘annahoum ‘idh dhalamou ‘anfouçahoum ja‘ouka fastaghfarou l-Laha wa staghfara lahoumou r-raçoulou lawajadou l-Laha tawwaban rahima)
[sourat An-Niça‘ / 64] ce qui signifie : « Si, ayant été injustes envers eux-mêmes, ils venaient auprès de toi pour demander le pardon à Allah, et le Messager demandait le pardon pour eux, ils sauraient que Allah est Celui Qui accepte le repentir et Qui fait miséricorde ».
Le hadith, c’est la parole de Ibnou ^Oumar lorsqu’il a dit :
))يا محمد((
(ya Mouhammad)
ce qui signifie : « Ô Mouhammad » lorsque sa jambe s’était presque paralysée. Ceci est rapporté par Al-Boukhariyy dans son livre Al-‘Adabou l-Moufrad.
Question 12 : Explique la signification de al-istighathah et de al-isti^anah avec les preuves.
Réponse : Al-istighathah, c’est la demande du secours en cas de difficulté et al-isti^anah, c’est la demande d’aide mais dans un sens plus général et plus global. Allah ta^ala dit :
]واستعينوا بالصبر والصلاة[
(wa sta^inou bi s–sabri wa s–salat)
[sourat Al-Baqarah / 45] ce qui signifie : « Recherchez l’aide par la patience et la prière ».
Le hadith : le Messager de Allah r a dit :
)) تدنو الشمس من رؤوس الناس يوم القيامة فبينما هم كذلك إذ استغاثوا بآدم((
(tadnou ch-chamsou min rou’ousi n-naci yawma l-lqiyamati fabaynama houm kadhalika ‘idh istaghathou bi’adam)
[rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : « Le soleil se rapprochera de la tête des gens au jour du Jugement. Tandis qu’ils seront ainsi, ils rechercheront le secours par ‘Adam ». Il y a en cela une preuve que al-isti^anah, la demande d’aide par autre que Allah, est une chose qui est permise, en ayant seulement la croyance que nul ne porte nuisance ni profit en réalité si ce n’est Allah.
Question 13 : Parle du tawassoul par les prophètes.
Réponse : Il est permis de faire le tawassoul par les prophètes selon l’unanimité. Le tawassoul, c’est demander à avoir un profit ou à repousser une nuisance par la mention du nom d’un prophète ou d’un saint par honneur pour celui par qui on fait le tawassoul, tout en croyant que c’est Allah qui crée le profit et la nuisance. Allah ta^ala dit :
]وابتغوا إليه الوسيلة[
(wabtaghou ‘ilayhi l-wacilah)
[sourat Al-Ma‘idah / 35] ce qui signifie : « Recherchez les causes pour l’agrément de Allah ».
Le hadith : le Messager a enseigné à l’homme aveugle de faire le tawassoul, d’invoquer Allah par le degré du Prophète. L’aveugle l’ayant fait, Allah a rendu la vue à cet aveugle. Ceci a été rapporté par At–Tabaraniyy qui a jugé sûr ce hadith.
Question 14 : Parle du tawassoul par les saints.
Réponse : Il est permis de faire le tawassoul par les saints et on ne connaît personne qui ait contredit à ce sujet et qui fasse partie des gens de la vérité, que ce soit parmi les gens du Salaf ou du Khalaf.
Le hadith : ce qu’a rapporté Al-Boukhariyy que ^Oumar a fait le tawassoul par Al-^Abbas en disant :
))اللهم إنا نتوسل إليك بعم نبيك فاسقنا((
(Allahoumma inna natawassalou ‘ilayka bi^ammi nabiyyika fa sqina)
« Ô Allah nous faisons le tawassoul à Toi par l’oncle de Ton Prophète. Donne-nous la pluie ». C’est ainsi qu’ils ont eu la pluie.
Question 15 : Explique le sens du hadith de la femme esclave (al-jariyah).
Réponse : An-Nawawiyy dans son commentaire du hadith a dit : « La parole (‘ayna l-Lah) est une interrogation au sujet du mérite (al-makanah) et non au sujet de l’endroit (al-makan) ». Elle signifie : quelle est ta croyance en fait de glorification de Allah ? Quelle glorification accordes-tu dans ton cœur pour Allah ? Et lorsqu’elle a répondu : (Fi s-sama‘), cela veut dire qu’Il a un très grand mérite, c’est-à-dire que Allah mérite une très grande vénération. Il n’est pas permis de croire que le Messager a interrogé cette femme esclave au sujet de l’endroit. Il n’est pas permis non plus de croire que cette femme esclave a voulu dire qu’Il habite le ciel. L’imam ^Aliyy a dit :
))لا يقال أين لمن أين الأين((
(la youqalou ‘ayn liman ‘ayyana l-‘ayn)
[rapporté par Al-Qouchayriyy dans son livre Ar-Riçalatou l-Qouchayriyyah] ce qui signifie : « On ne dit pas où pour Celui Qui a créé les où ». Et Abou Hanifah a dit dans le livre Al-Fiqhou l-‘Absat : « Il existe alors qu’Il n’y avait pas d’endroit, Il existe alors qu’il n’y avait ni où ni créatures et Il est Celui Qui est le Créateur de toute chose ». Allah ta^ala dit :
]لَيْسَ كَمثله شىء[
(laysa kamithlihi chay’)
[sourat Ach-Choura / 11] ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ».
Le hadith rapporté par Al-Boukhariyy :
))كان الله ولم يكن شىء غيره((
(kana l-Lahou wa lam yakoun chay’oun ghayrouh)
ce qui signifie : « Allah est de toute éternité et rien d’autre que Lui n’est de toute éternité ».
Question 16 : Le jugement de celui qui insulte Allah c’est qu’il est mécréant. Montre cela avec les preuves.
Réponse : Le Qadi ^Iyad a rapporté l’Unanimité que celui qui insulte Allah est jugé mécréant même s’il était en colère, même s’il plaisantait, même s’il n’acceptait pas la mécréance dans son cœur. Allah ta^ala dit :
]ولئن سألتهم ليقولن إنما كنا نخوض ونلعب قل أبالله وءاياته ورسوله كنتم تستهزءون لا تعتذروا قد كفرتم بعد إيمانكم[
(wala’an sa’altahoum layaqoulounna ‘innama kounna nakhoudou wa nal^ab qoul ‘abi l-Lahi wa ‘ayatihi wa raçoulihi kountoum tastahzi’oun la ta^tadhirou qad kafartoum ba^da ‘imanikoum)
[sourat At-Tawbah / 65-66] ce qui signifie : « Si tu leur avais posé la question, ils auraient répondu : « Nous ne faisions que discuter et jouer ». Dis : Est-ce de Allah, de Ses ‘ayah, de Son messager que vous vous moquiez ? Ne vous excusez pas, vous êtes devenus mécréants après avoir été croyants ».
Le hadith :
))إن العبد ليتكلم بالكلمة لا يرى بها بأسا يهوي بها في النار سبعين خريفا ((
(‘inna l-^abda layatakallamou bi l-kalimati, la yara biha ba’ san, yahwi biha fi n-nari sab^ina kharifa)
[rapporté par At-Tirmidhiyy] ce qui signifie : « Certes il arrive à l’esclave de prononcer un mot dans lequel il ne voit aucun mal et à cause duquel il chutera en enfer d’une distance de soixante-dix automnes ».
Question 17 : Quelle est la preuve qu’il est permis de visiter les tombes aussi bien pour les hommes que pour les femmes ?
Réponse : Le hadith :
)) زوروا القبور فإنها تذكركم بالآخرة((
(zourou l-qouboura fa’innaha toudhakkiroukoum bi l-‘akhirah)
[rapporté par Al-Bayhaqiyy] ce qui signifie : « Visitez les tombes, car elles vous rappellent l’au-delà ».
Question 18 : – Comment a lieu l’entrée en Islam ?
Réponse : Par la prononciation des deux témoignages avec l’intention d’entrer en Islam et non pas par la parole (‘astaghfirou l-Lah) « Je demande à ce que Allah me pardonne ». Quant à la parole de Allah ta^ala :
]فقلت استغفروا ربكم[
(faqoultou staghfirou rabbakoum)
[sourat Nouh / 10], elle signifie que Nouh a demandé à son peuple d’entrer en Islam en croyant en Allah et en son prophète Nouh afin que Allah leur pardonne.
Le hadith :
))أمرت أن أقاتل الناس حتى يشهدوا أن لا إله إلا الله وأني رسول الله ((
(‘oumirtou ‘an ‘ouqatila n-naça hatta yach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lah wa ‘anni raçoulou l-Lah)
[rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim] ce qui signifie : « J’ai été ordonné de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’est de dieu que Allah et que je suis l’envoyé de Allah. ».
Question 19 : Montre le jugement de faire l’éloge du Messager de Allah.
Réponse : Cela est permis selon l’Unanimité. Allah ta^ala dit :
]وإنك لعلى خلق عظيم[
(wa’innaka la^ala khoulouqin ^adhim)
[sourat Al-Qalam / 4] ce qui signifie : « Tu as certes un comportement d’excellence ». Allah ta^ala dit :
]وعزروه ونصروه[
(wa ^azzarouhou wa nasarouh)
[sourat Al-‘A^raf / 157] ce qui signifie : « Ils ont fait son éloge, ils l’ont glorifié et l’ont appuyé pour lui donner la victoire ».
Le hadith : certaines femmes ont fait l’éloge du Prophète en disant devant le Prophète :
)) يا حبذا محمد من جار((
(ya habbadha Mouhammadoun min jari)
[rapporté par At–Tabaraniyy] ce qui signifie : « Ah quel bon voisin que Mouhammad ». Il a été confirmé aussi que plus d’un compagnon du Prophète faisait son éloge, comme les éloges du poète Hassan Ibnou Thabit et d’autres. Le Messager ne l’a pas renié, il l’a au contraire approuvé.
Question 20 : Parle du supplice de la tombe.
Réponse : Il est un devoir de croire au supplice de la tombe qui est confirmé selon l’Unanimité, celui qui le renie devient mécréant. Allah ta^ala dit :
]النار يعرضون عليها غدوا وعشيا ويوم تقوم الساعة أدخلوا ءال فرعون أشد العذاب[
(an-narou you^radouna ^alayha ghoudouwwan wa ^achiyya wa yawma taqoumou s-sa^atou ‘adkhilou ‘ala fir^awna ‘achadda l-^adhab)
[sourat Ghafir / 46] ce qui signifie : « Au feu ils seront exposés en début et en fin de journée, et au Jour du Jugement faites entrer Pharaon et ceux qui l’ont suivi dans la mécréance au pire des châtiments ».
Le hadith :
)) استعيذوا بالله من عذاب القبر((
(‘ista^idhou bi l-Lahi min ^adhabi l-qabr)
[rapporté Al-Boukhariyy] ce qui signifie : « Demandez la protection par Allah contre le supplice de la tombe ».
Question 21 : Quelle est la première des créatures ?
Réponse : La première des créatures, c’est l’eau. Allah ta^ala dit :
]وجعلنا من الماء كل شىء حي[
(wa ja^alna mina l-ma‘i koulla chay’in hayy)
[sourat Al-‘Anbiya‘ / 30] ce qui signifie : « Nous avons fait à partir de l’eau toute créature vivante. ».
Le hadith :
)) كل شىء خلق من الماء((
(koullou chay’in khouliqa mina l-ma‘)
[rapporté par Ibnou Hibban ] ce qui signifie : « Toute chose a été créée à partir de l’eau. »
Question 22 : Parle des différentes sortes d’innovation et donne la preuve qu’il y a bien une bonne innovation.
Réponse : Al-bid^ah selon la langue c’est tout ce qui a été innové sans chose semblable qui l’ait précédée. Du point de vue de la Loi, al-bid^ah, l’innovation, se partage en innovation de bonne guidée (bid^atou houda) et en innovation d’égarement (bid^atou dalalah). Allah ta^ala dit :
]ورهبانية ابتدعوها ما كتبناها عليهم إلا ابتغاء رضوان الله[
(wa rahbaniyyatan ibtada^ouha ma katabnaha ^alayhim ‘illa btigha‘a ridwani l-Lah)
[sourat Al-Hadid / 27] ce qui signifie : « Un monachisme qu’ils ont innové que Nous ne leur avions pas prescrit, ils ne l’ont fait que par recherche de l’agrément de Allah ». Allah a donc fait l’éloge des gens qui ont suivi ^Iça et qui étaient musulmans, parce qu’ils s’étaient abstenus des désirs, chose qui ne leur avait pas été rendue obligatoire, et ce par recherche de l’agrément de Allah.
Le hadith:
))من سن في الإسلام سنة حسنة فله أجرها وأجر من عمل بها من بعده ((
(man sanna fi l-‘islami sounnatan haçanah falahou ‘ajrouha wa ‘ajrou man ^amila biha min ba^dih)
[rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « Celui qui instaure dans l’Islam une bonne tradition en aura la récompense et la récompense de ceux qui œuvreront avec après lui ». Les compagnons ont innové de nombreuses bonnes choses dans la religion, choses que la communauté a accueillies avec acceptation.
Question 23 : Parle de la pratique de la magie.
Réponse : Pratiquer la magie est interdit.
Allah ta^ala dit :
]وما كفر سليمان ولكن الشياطين كفروا يعلمون الناس السحر[
(wa ma kafara Soulaymanou wa lakinna ch-chayatina kafarou ; you^allimouna n-naça s-sihra)
[sourat Al-Baqarah / 102] ce qui signifie : « Soulayman n’a jamais été mécréant, ce sont les chaytan qui ont mécru, ils enseignaient aux gens la magie ».
La preuve, à partir du hadith, c’est ce qu’a rapporté Mouslim :
)) اجتنبوا السبع الموبقات((
(‘ijtanibou s-sab^a l-moubiqat)
ce qui signifie : « Evitez les sept péchés qui mènent à la perte ». On demanda alors : « Mais quels sont donc ces péchés, ô Messager de Allah. » Il a répondu :
))الشرك بالله والسحر … ((
(ach-chirkou bi l-Lahi wa s-sihr …)
ce qui signifie : « Attribuer des associés à Allah, la magie, … » jusqu’à la fin du hadith.
Question 24 : Quelle est la preuve que celui qui jette une feuille sur laquelle il y a le nom de Allah dans les ordures avec l’intention du rabaissement, devient mécréant ?
Réponse : Il n’est pas permis de jeter une chose sur laquelle il y a le nom de Allah dans les ordures. Celui qui le fait par rabaissement devient mécréant. Allah dit :
]قل أبالله وءاياته ورسوله كنتم تستهزءون لا تعتذروا قد كفرتم بعد إيمانكم[
(qoul ‘abi l-Lahi wa ‘ayatihi wa raçoulihi kountoum tastahzi’oun ; la ta^tadhirou qad kafartoum ba^da ‘imanikoum)
[sourat At-Tawbah / 65-66] ce qui signifie : « Est-ce de Allah, de Ses ‘ayah ou de Ses messagers que vous vous moquiez ? Ne vous excusez pas, vous êtes devenus mécréants après avoir été croyants » et Ibnou ^Abidin a dit : « Devient mécréant celui qui jette le Mous–haf (le livre du Qour’an) dans les ordures même s’il ne visait pas le rabaissement. En effet son acte indique un rabaissement ».
Question 25 : Quel est le jugement de an-nadhr, le vœu ?
Réponse : Il est permis de faire le vœu de faire quelque chose qui rapproche de l’agrément de Allah. Il est alors un devoir de tenir ce vœu. Toutefois, il n’est pas permis de faire un vœu pour ce qui est interdit et ce n’est pas un devoir de le tenir. Allah ta^ala dit :
]يوفون بالنذر[
(youfouna bi n-nadhr)
[sourat Al-‘Inçan / 7] ce qui signifie : « Ils tiennent les vœux ».
Le hadith :
)) من نذر أن يطيع الله فليطعه، ومن نذر أن يعصيه فلا يعصه((
(man nadhara ‘an youti^a l-Laha fa l-youti^hou wa man nadhara ‘an ya^siyahou fala ya^sihi)
[rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : « Celui qui fait le vœu d’accomplir une obéissance à Allah, qu’il Lui obéisse. Celui qui fait le vœu d’accomplir une désobéissance à Allah, qu’il ne Lui désobéisse pas ».
Question 26 : Quelle est la preuve que la voix de la femme n’est pas une intimité (^awrah) et n’est pas quelque chose qu’elle doit dissimuler ?
Réponse : Allah dit :
]وقلن قولا معروفا[
(wa qoulna qawlan ma^roufa)
[sourat Al-‘Ahzab / 32] ce qui signifie : « Vous, femmes, dites des paroles de bien ».
Le hadith :
))قال الأحنف بن قيس سمعت الحديث من فِي أبي بكر وعمر وعثمان وعلي فما سمعته كما سمعته من فِي عائشة((
(qala l-‘ahnafou bnou qays sami^tou l-haditha min fi ‘Abi Bakrin wa ^Oumara wa ^Outhmana wa ^Aliyy ; fama sami^touhou kama sami^touhou min fi ^A‘ichah)
[rapporté par Al-Hakim dans Al-Moustadrak] ce qui signifie : « Al-‘Ahnaf Ibnou Qays avait dit : « J’ai pu entendre le hadith de la bouche de Abou Bakr, de celle de ^Oumar, de ^Outhman et de ^Aliyy mais je ne l’ai pas entendu comme je l’ai entendu de la bouche de ^A‘ichah » ».
Question 27 : Parle de l’attribut de Allah ta^ala, la parole.
Réponse : Allah parle mais pas comme nous parlons. Sa parole n’a pas de lettres ni de voix ni de langue. Allah dit :
]وكلم الله موسى تكليما[
(wa kallama l-Lahou Mouça taklima)
[sourat An-Niça‘ / 164] ce qui signifie : « Allah a parlé à Mouça assurément ».
L’Imam Abou Hanifah a dit :
) ويتكلم لا ككلامنا نحن نتكلم بالآلات والحروف والمخارج والله متكلم بلا ءالة ولا مخارج(
« Allah parle mais pas comme nous parlons. Nous, nous parlons à l’aide d’organes, de lettres et à partir de points de prononciation. Allah parle sans organe, sans que ce soit à partir de points de prononciation. » Ceci est dans son livre Al-Fiqhou l-‘Absat.
Question 28 : Quelle est la signification de la parole de Allah ta^ala :
[الرحمن على العرش استوى] (Ar-Rahmanou ^ala l-^archi stawa) ?
Réponse : L’Imam Malik a dit : (‘istawa kama wasafa nafsah wa la youqalou ^anhou kayf wa kayf ^anhou marfou^) « ‘istawa comme Allah nous l’a appris mais on ne dit pas comment, car le comment, Allah en est exempt ». Le comment fait partie des attributs des créatures. Parmi les attributs des créatures il y a la position assise, l’établissement et l’endroit. Al-Qouchayriyy a dit : « ‘Istawa signifie que Allah préserve, domine et qu’Il maintient en existence ». Il n’est pas permis de croire que Allah est assis au-dessus du Trône car il s’agit de la croyance des mécréants des fils de ‘Isra‘il et il y a en cela un démenti de Sa parole ta^ala :
]فلا تضربوا لله الأمثال[
(fala tadribou li l-Lahi l-‘amthal)
[sourat An-Nahl / 74] ce qui signifie : « N’attribuez pas des équivalents à Allah ».
Allah ta^ala dit :
]وبرزوا لله الواحد القهار[
(wa barazou li l-Lahi l-Wahidi l-Qahhar)
[sourat ‘Ibrahim / 48] ce qui signifie : « …Allah est Unique et Il est Celui Qui domine ».
Le hadith : l’Imam ^Aliyy a dit :
)) إن الله خلق العرش إظهارا لقدرته ولم يتخذه مكانا لذاته((
[rapporté par Abou Mansour Al-Baghdadiyy] ce qui signifie : « Allah a créé le Trône comme manifestation de Sa toute-puissance et Il ne l’a pas pris comme endroit pour Lui-même ».
Question 29 : Parle de la destinée.
Réponse : Toute chose qui a lieu dans ce bas-monde, que ce soit du bien ou du mal, que ce soit un acte d’obéissance ou de désobéissance, que ce soit une foi ou une mécréance, a lieu par la prédestination de Allah, par Sa volonté et selon Sa science. Le bien, la foi et l’obéissance sont par Sa prédestination, par Son amour – Sa volonté de récompenser – et par Son agrément. Quant au mal, à la désobéissance et à la mécréance, ils ont lieu par la prédestination de Allah et non par Son amour et Son agrément. On ne qualifie pas la prédestination de Allah – Son attribut – par le fait d’être mauvaise. Allah ta^ala dit :
]إنا كل شىء خلقناه بقدر[
(inna koulla chay’in khalaqnahou biqadar)
[sourat Al-Qamar / 49] ce qui signifie : « Nous avons certes créé toute chose selon une destinée ». Le hadith :
)) كل شىء بقدر حتى العجز والكيس((
(koullou chay’in biqadar hatta l-^ajzou wa l-kays)
[rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « Toute chose est selon une destinée, même le manque d’intelligence et la perspicacité ».
Question 30 : Quelle est la preuve que serrer la main à une femme ‘ajnabiyyah est interdit ?
Réponse : Le hadith, le Prophète r a dit :
))لأن يطعن أحدكم بحديدة في رأسه خير له من أن يمس امرأة لا تحل له ((
(la’an yout^ana ‘ahadoukoum bihadidatin fi ra’sihi khayroun lahou min ‘an yamassa mra’atan la tahillou lahou)
ce qui signifie : « Il vaudrait mieux que l’un de vous soit frappé avec une barre de fer sur la tête que de toucher une femme qui ne lui est pas licite ». Et le Messager de Allah a dit :
)) وزنى اليدين البطش((
(wa zina l-yadayni l-batch)
[rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : « Le péché des mains, c’est le toucher ».
Question 31 : Parle de la récitation du Qour’an en faveur du mort.
Réponse : Elle est permise. Allah ta^ala dit :
]وافعلوا الخير[
(wa f^alou l-khayr)
[sourat Al-Hajj / 77] ce qui signifie : « Et faites le bien ».
Le hadith : le Prophète r a dit :
)) اقرءوا على موتاكم يس((
(‘iqra’ou ^ala mawtakoum Ya Sin)
[rapporté par Ibnou Hibban qui l’a jugé sûr] ce qui signifie : « Récitez Ya-Sin en faveur de vos morts ». Les gens de la vérité sont unanimes sur son caractère permis et son utilité. Ach-Chafi^iyy a dit :
)) لو قرءوا عند قبره شيئا من القرءان كان حسنا ولو قرءوا القرءان كله كان أحسن((
(law qara’ou ^inda qabrihi chay’an mina l-qour’ani kana haçana ; wa law qara’ou l-qour’ana koullahou kana ‘ahçan)
[rapporté par An-Nawawiyy dans son livre Riyadou s–Salihin] ce qui signifie : « S’ils récitent auprès de sa tombe une partie du Qour’an ce sera bien, mais s’ils récitent le Qour’an en entier, ce sera mieux encore ».
Question 32 : Quelle est la preuve qu’il est possible que le mort tire profit de l’aumône ?
Réponse : Le hadith:
)) إذا مات ابن ءادم انقطع عمله إلا من ثلاث صدقة جارية وعلم ينتفع به وولد صالح يدعو له((
(‘idha mata bnou ‘Adama nqata^a ^amalouhou ‘il-la min thalath : sadaqatoun jariyah, wa ^ilmoun yountafa^ou bihi wa waladoun salihoun yad^ou lah)
[rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « Lorsque le fils de ‘Adam meurt, ses actes ne lui donnent plus de récompenses sauf trois : Une aumône qui court, une science dont on tire profit et un enfant vertueux qui fait des invocations en sa faveur ». Cela signifie que l’aumône fait partie de ce dont le musulman peut tirer profit et qui est une cause pour ce profit. De même Sa parole ta^ala :
]وأن ليس للإنسان إلا ما سعى[
(wa ‘anna layça li l-‘insani ‘il-la ma sa^a)
[sourat An-Najm / 39] c’est-à-dire qu’il tire profit de ses propres actes de bien, et pour ce qui est des bons actes des autres en sa faveur et qui ne font pas partie de ses propres actes, il en tirera profit par la grâce de Allah Qui le lui accorde. C’est le cas par exemple de la prière funéraire, elle n’est pas un acte du mort mais il en tire profit. C’est aussi le cas de l’invocation du Messager pour autre que lui, elle ne fait pas partie des actes de cet autre mais il en tirera profit, à l’exemple de la parole du Prophète dans son invocation pour Ibnou ^Abbas :
)) اللهم علمه الحكمة وتأويل الكتاب((
(Allahoumma ^allimhou l-hikmata wa ta’wila l-kitab)
[rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : « Ô Allah, apprends-lui la sagesse et l’interprétation (at-ta’wil) du Livre ».
Question 33 : Quelle est la preuve qu’il est permis d’accomplir des prières de nuit (qiyam) pendant Ramadan de plus de onze rak^ah ?
Réponse : Allah ta^ala dit :
]وافعلوا الخير لعلكم تفلحون[
(wa f^alou l-khayra la^allakoum touflihoun)
[sourat Al-Hajj / 77] ce qui signifie : « Faites du bien puissiez-vous réussir« .
Le hadith :
)) صلاة الليل مثنى مثنى((
(salatou l-layli mathna mathna)
[rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : « La prière de nuit est à accomplir par deux rak^ah ». Et Mouslim a rapporté :
)) الصلاة خير موضوع فمن شاء استقل ومن شاء استكثر((
(as–salatou khayroun mawdou^ faman cha‘a staqalla wa man cha‘a stakthar)
[rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « La prière est un bien qui est accordé ; celui qui veut, qu’il en fasse peu et celui qui veut, qu’il en fasse beaucoup ».
Question 34 : Quelle est la preuve qu’il est permis d’utiliser le douff ?
Réponse : Le hadith :
)) أن امرأة قالت للرسول إني نذرت إن ردك الله سالما أن أضرب بالدف بين يديك((
(anna mra’atan qalat li r-raçouli ‘inni nadhartou ‘in raddaka l-Lahou saliman ‘an ‘adriba bi d-douffi bayna yadayk)
ce qui signifie : Une femme a dit au Messager : « J’ai fait le vœu si Allah te fait revenir sain et sauf, de frapper du douff devant toi. » Il lui a dit :
)) إن كنت نذرت فأوفي بنذرك((
(‘in kounti nadharti fa’awfi binadhrik)
[rapporté par Abou Dawoud] ce qui signifie : « Si tu en as fait le vœu, alors tiens-le ».
Question 35 : Qui est le premier prophète ?
Réponse : Le premier prophète est ‘Adam. Allah ta^ala dit :
]إن الله اصطفى ءادم[
(‘inna l-Laha stafa ‘Adama)
[sourat Ali ^Imran / 33] ce qui signifie : « Certes Allah a élu ‘Adam ».
Le hadith :
)) ءادم فمن سواه من الأنبياء تحت لوائي يوم القيامة((
(‘Adamou faman siwahou mina l-‘anbiya‘i tahta liwa‘i yawma l-qiyamah)
[rapporté par At-Tirmidhiyy] ce qui signifie : : « ‘Adam et les autres prophètes seront sous ma bannière le Jour du Jugement ».
Question 36 : Qu’est-ce qui est obligatoire pour les prophètes et qu’est-ce qu’il leur est impossible ?
Réponse : Il est obligatoire qu’ils soient caractérisés par la véracité, l’honnêteté, l’extrême intelligence, la chasteté, le courage et l’éloquence. Il leur est impossible le mensonge, la trahison, la vilénie, la fornication, tous les grands péchés et la mécréance avant l’avènement de leur mission de prophète tout comme après. Allah ta^ala dit :
]وكلا فضلنا على العالمين[
(wa koullan faddalna ^ala l-^alamin)
[sourat Al-‘An^am / 86] ce qui signifie : « Nous leur avons accordé à tous un mérite par rapport au reste des mondes ».
Le hadith:
)) ما بعث الله نبيا إلا حسن الوجه حسن الصوت((
(ma ba^atha l-Lahou nabiyyan ‘illa haçana l-wajhi haçana s–sawt)
[rapporté par At-Tirmidhiyy] ce qui signifie : « Allah n’a pas envoyé de prophète sans qu’il ait un beau visage et une belle voix ».
Question 37 : Quelle est la signification de Sa parole ta^ala : [لم يلد ولم يولد] (Lam yalid wa lam youlad) ?
Réponse : Elle signifie la négation de la matière et de l’incarnation au sujet de Allah. Ainsi, Allah ne s’incarne pas en quoi que ce soit. Il ne se sépare de Lui rien du tout. Il ne s’incarne en Lui rien du tout. L’Imam Ja^far As–Sadiq a dit :
)من زعم أن الله في شىء أو من شىء أو على شىء فقد أشرك(
(man za^ama ‘anna l-Laha fi chay’ ‘aw min chay’ ‘aw ^ala chay’ faqad ‘achrak)
[rapporté par Abou l-Qaçim Al-Qouchayriyy dans son livre Ar-Riçalatou l-Qouchayriyyah] ce qui signifie : « Celui qui prétend que Allah est dans quelque chose, à partir de quelque chose ou sur quelque chose aura associé ».
Question 38 : Quelle est la preuve qu’il est permis de faire l’invocation en faveur du Prophète après l’appel à la prière ?
Réponse : Il est permis de faire l’invocation en faveur du Prophète après l’appel à la prière et on ne prête aucune attention à celui qui l’interdit. Allah ta^ala dit :
]إِنَّ اللَّه وَمَلاَئِكَتَهُ يُصَلُّونَ عَلَى النَّبِيِّ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ ءَامَنُوا صَلُّوا عَلَيْهِ وَسَلِّمُوا تَسْلِيمًا[
(‘inna l-Laha wa mala‘ikatahou yousallouna ^ala n-nabiyy ; ya ‘ayyouha l-ladhina ‘amanou sallou ^alayhi wa sallimou taslima)
[sourat Al-‘Ahzab / 56] ce qui signifie : « Certes Allah honore davantage le Prophète et les anges invoquent Allah pour qu’Il honore davantage le Prophète. Ô vous qui avez cru, invoquez Allah pour qu’Il l’honore davantage et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle ».
Le hadith :
)) إذا سمعتم المؤذن فقولوا كما يقول ثم صلّوا علي((
(‘idha sami^toumou l-mou’adh-dhina faqoulou kama yaqoulou thoumma sallou ^alayy)
[rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « Lorsque vous entendez le mou’adh-dhin, répétez ce qu’il dit, ensuite faites l’invocation en ma faveur ».
Le hadith :
))من ذكرني فليُصلّ علي ((
(man dhakarani fa l-yousalli ^alayy)
[rapporté par le Hafidh As-Sakhawiyy] ce qui signifie : « Celui qui cite mon nom, qu’il fasse en ma faveur l’invocation que Allah m’honore davantage ».
Question 39 : Qu’est-ce que l’apostasie ? Combien de sortes y en a-t-il ?
Réponse : L’apostasie est le fait de rompre l’Islam. Elle se divise en trois sortes :
L’apostasie par la parole comme le fait d’insulter Allah, même en étant en colère.
L’apostasie par les actes comme le fait de jeter le Mous–haf dans les ordures ou le piétiner.
L’apostasie par le cœur comme croire que Allah est un corps ou une âme ou qu’Il est assis au-dessus du Trône, qu’Il habite le ciel ou qu’Il est dans tous les endroits par Lui-même.
Allah ta^ala dit :
]ولقد قالوا كلمة الكفر وكفروا بعد إسلامهم[
(wa laqad qalou kalimata l-koufri wa kafarou ba^da ‘islamihim)
[sourat At-Tawbah / 74] ce qui signifie : « Ils ont dit la parole de mécréance et ils sont devenus mécréants après leur Islam ». Allah ta^ala dit :
]لا تسجدوا للشمس ولا للقمر[
(la tasjoudou li ch-chamsi wa la li l-qamar)
[sourat Foussilat / 37] ce qui signifie : « Ne vous prosternez pas pour le soleil ou la lune ».
Le hadith : le Prophète r a dit :
)) إن العبد ليتكلم بالكلمة لا يلقي لها بالا يهوي بها في النار أبعد مما بين المشرق والمغرب((
(‘inna l-^abda layatakallamou bi l-kalimati la youlqi laha balan yahwi biha fi n-nari ‘ab^ada mimma bayna l-machriqi wa l-maghrib)
[rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim] ce qui signifie : « Certes, il arrive à l’esclave de Allah de prononcer un mot auquel il ne prête aucune attention mais à cause duquel il chutera en enfer plus loin que ce qui sépare le levant du couchant ».
Question 40 : Quelle est la preuve du caractère permis de la commémoration de la naissance honorée du Prophète ?
Réponse : Allah ta^ala dit :
]وافعلوا الخير لعلكم تفلحون[
(waf^alou l-khayra la^allakoum touflihoun)
[sourat Al-Hajj / 77] ce qui signifie : « Faites le bien puissiez-vous réussir ».
Le hadith : Le Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam a dit :
))من سن في الإسلام سنة حسنة فله أجرها ((
(man sanna fi l-‘islami sounnatan haçanah falahou ‘ajrouha)
[rapporté par Mouslim] ce qui signifie : «Celui qui instaure dans l’Islam une bonne tradition (sounnah), il en aura la récompense et la récompense de ceux qui la pratiquent après lui».
Question 41 : Qu’est-ce qui est visé par la parole du Messager :
))إذا سألت فاسأل الله وإذا استعنت فاستعن بالله ((
(idha sa’alta fas’ali l-Lah wa ‘idha sta^anta fasta^in bi l-Lah)
Réponse : Cela signifie qu’en priorité on demande à Allah et en priorité on demande l’aide à Allah. Cela ne signifie pas qu’on ne demande pas à autre que Allah ou qu’on ne demande pas l’aide à autre que Allah. Ceci est semblable au hadith de Ibnou Hibban :
))لا تصاحب إلا مؤمنا ولا يأكل طعامك إلا تقي ((
(la tousahib ‘il-la mou’mina wa la ya’koul ta^amaka ‘il-la taqiyy)
c’est-à-dire qu’on offre à manger en priorité au pieux et qu’on cherche la compagnie du croyant en priorité. Cela ne signifie pas qu’il est interdit d’offrir à manger à celui qui n’est pas croyant ou qu’il est interdit de l’avoir pour compagnon. En effet, Allah ta^ala a fait l’éloge des musulmans dans le Qour’an par Sa parole :
]ويطعمون الطعام على حبه مسكينا ويتيما وأسيرا[
(wa yout^imouna t–t-a^ama ^ala houbbihi miskinan wa yatiman wa ‘asira)
[sourat Al-‘Insan / 8] ce qui signifie : « Ils donnent à manger la nourriture qu’ils aiment au pauvre, à l’orphelin et au captif». Le captif ici désigne le mécréant. Il a par ailleurs été rapporté dans les Sahih de Mouslim et de Al-Boukhariyy que :
))ثلاثة نفر سألوا الله بصالح أعمالهم ((
(thalathatou nafarin sa’alou l-Laha bisalihi ‘a^malihim)
ce qui signifie : «Trois personnes ont demandé à Allah, par leurs bons actes ».
Question 42 : Quelle est la preuve du caractère permis de rendre visite à la tombe du Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam ?
Réponse : La visite de la tombe du Prophète est recommandée selon l’Unanimité. Le Qadi ^Iyad ainsi que An-Nawawiyy ont rapporté l’Unanimité sur ce sujet.
Allah ta^ala dit :
]ولو أنهم إذ ظلموا أنفسهم جاءوك فاستغفروا الله واستغفر لهم الرسول لوجدوا الله توابا رحيما[
(wa law ‘annahoum ‘idh dhalamou ‘anfousahoum ja‘ouka fastaghfarou l-Laha wa staghfara lahoumou r-raçoulou lawajadou l-Laha tawwaban rahima)
[sourat An-Niça‘ / 64] ce qui signifie : « Si, ayant été injustes envers eux-mêmes, ils venaient auprès de toi pour demander le pardon à Allah, et le Messager demandait le pardon pour eux, ils sauraient que Allah est Celui Qui accepte le repentir et Qui fait miséricorde ».
Le hadith :
))من زار قبري وجبت له شفاعتي ((
(man zara qabri wajabat lahou chafa^ati)
[rapporté par Ad-Daraqoutniyy et jugé qawiyy par le Hafidh As-Soubkiyy] qui signifie : « Celui qui visite ma tombe, mon intercession lui est due ».
Quant au hadith :
))لا تشد الرحال إلا إلى ثلاثة مساجد ((
(la touchaddou r-rihalou ‘il-la ‘ila thalathati maçajid)
il signifie que celui qui veut effectuer un voyage pour accomplir la prière dans une mosquée, il convient qu’il fasse le voyage pour ces trois mosquées car la récompense de la prière y est multipliée. Ceci a le sens de la recommandation et non de l’obligation.
Le hadith est donc spécifique pour le voyage afin d’accomplir la prière. Il ne comporte donc rien qui interdise la visite de la tombe du Prophète ^alayhi s-salam.
Question 43 : Quelle est la preuve du caractère permis du tabarrouk – la recherche des bénédictions – ?
Réponse : La recherche des bénédictions (tabarrouk) par le Prophète et par ses traces est permise.
Allah ta^ala dit en attribuant le discours à Youçouf :
]اذهبوا بقميصي هذا فألقوه على وجه أبي يأت بصيرا[
(idh-habou biqamisi hadha fa’alqouhou ^ala wajhi ‘abi ya’ti basira)
[sourat Youçouf / 93] ce qui signifie : « Prenez ma chemise et mettez-la sur le visage de mon père, il recouvrera la vue ».
Le hadith :
))الرسول قسم شعره ووزعه بين الناس ليتبركوا به ((
(ar-raçoulou qassama cha^arahou wa wazza^ahou bayna n-naci liyatabarrakou bihi)
[rapporté par Ach-Chaykhan – Al-Boukhariyy et Mouslim –] ce qui signifie : « Le Messager a partagé ses cheveux et les a fait distribuer aux gens afin qu’ils en recherchent les bénédictions ».
Question 44 : Quelle est la preuve du caractère permis de porter le hirz (hijab) qui comporte du Qour’an et ce qui est de cet ordre et non des talismans interdits ?
Réponse : Allah ta^ala dit :
]وننزل من القرءان ما هو شفاء ورحمة للمؤمنين[
(wa nounazzilou mina l-qour’ani ma fihi chifa‘oun wa rahmatoun li l-mou’minin)
[sourat Al-‘Isra‘ / 82] ce qui signifie : « Nous révélons du Qour’an ce qui est une guérison et une miséricorde pour les croyants ».
Le hadith :
))قال عبد الله بن عمرو : كنا نعلم صبياننا الآيات من القرءان ومن لم يبلغ نكتبها على ورقة ونعلقها على صدره((
(qala ^Abdou l-Lah Ibnou ^Amr : kounna nou^allimou sibyanana l-‘ayati mina l-qour’ani wa man lam yablough naktoubouha ^ala waraqatin wa nou^alliqouha ^ala sadrih)
[rapporté par At-Tirmidhiyy] ce qui signifie : « ^Abdou l-Lah Ibnou ^Amr a dit : Nous enseignions à nos enfants les ‘ayah du Qour’an. Pour ceux qui n’avaient pas encore atteint la puberté, nous les écrivions sur une feuille que nous accrochions à leurs cous ».
Question 45 : Parle de l’évocation (dhikr) de Allah dans les convois funéraires.
Réponse : Cela est permis sans divergence.
Allah ta^ala dit :
]يا أيها الذين ءامنوا اذكروا الله ذكرا كثيرا[
(ya ‘ayyouha l-ladhina ‘amanou dhkourou l-Laha dhikran kathira)
[sourat Al-‘Ahzab/ 41] ce qui signifie : « Ô vous qui avez cru, évoquez beaucoup Allah ».
Allah ta^ala dit :
]الذين يذكرون الله قياما وقعودا وعلى جنوبهم[
(alladhina yadhkourouna l-Laha qiyaman wa qou^oudan wa ^ala jounoubihim)
[sourat Ali ^Imran/ 191] ce qui signifie : « Ceux qui évoquent Allah en étant debout, assis ou allongés sur leurs côtés ».
Le hadith :
))كان رسول الله يذكر الله على جميع أحواله ((
(kana raçoulou l-Lahi yadhkourou l-Laha ^ala jami^i ‘ahwalihi)
[rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « Le Messager de Allah évoquait Allah dans n’importe quelle situation ».
Question 46 : Parle du ta’wil.
Réponse : Le ta’wil c’est donner au texte un autre sens que son sens apparent. Cette interprétation par un autre sens que le sens apparent (ta’wil) est permise pour les ‘ayah et les hadith dont le sens apparent laisse penser que Allah aurait une main, un visage ou qu’Il serait assis au-dessus du Trône (^arch) ou qu’Il habiterait dans une direction ou qu’Il aurait une des caractéristiques des créatures.
Allah ta^ala dit :
]وما يعلم تأويله إلا الله والراسخون في العلم[
(wa ma ya^lamou ta’wilahou ‘il-la l-Lahou wa r-racikhouna fi l-^ilm)
[sourat ‘Ali ^Imran / 7] ce qui signifie : « N’en sait l’interprétation que Allah et ceux qui sont versés dans la science ».
Le hadith : L’invocation en faveur de Ibnou ^Abbas :
))اللهم علمه الحكمة وتأويل الكتاب((
(Allahoumma ^allimhou l-hikmata wa ta’wila l-kitab)
[rapporté par Al-Boukhariyy, Ibnou Majah et le Hafidh Ibnou l-Jawziyy] ce qui signifie : « Ô Allah, enseigne-lui la sagesse et le ta’wil du Livre ».
Question 47 : Quelle est la preuve que la foi est une condition pour l’acceptation des bons actes ?
Réponse : Allah ta^ala dit :
]ومن يعمل من الصالحات من ذكر أو أنثى وهو مؤمن فأولئك يدخلون الجنة ولا يظلمون نقيرا[
(waman ya^mal mina s–salihati min dhakarin ‘aw ‘ountha wahouwa mou’minoun fa’oula‘ika yadkhoulouna l-jannata wa la youdhlamouna naqira)
[sourat An-Niça‘ / 124] ce qui signifie : « Ceux qui accomplissent des bons actes, homme ou femme, tout en étant croyant, ceux-là entreront au paradis et ne seront pas lésés ne fut-ce du trou sur le noyau de la datte ».
Le hadith :
))أفضل الأعمال إيمان بالله ورسوله((
(afdalou l-‘a^mali ‘imanoun bi l-Lahi wa raçoulih)
[rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : « La meilleure des œuvres c’est la croyance en Allah et en Son Messager ».
Question 48 : Quelle est la signification de Sa parole ta^ala : (Koullou chay’in halikoun ‘il-la wajhah) [كل شىء هالك إلا وجهه] [sourat Al-Qasas / 88].
Réponse : L’Imam Al-Boukhariyy a dit : « La signification de (‘il-la wajhah) est (‘il-la moulkah) », c’est-à-dire tout sera anéanti sauf Sa souveraineté.
L’Imam Soufyan Ath-Thawriyy a dit : « (‘il-la wajhah) c’est-à-dire sauf ce par quoi l’on a recherché l’agrément de Allah », c’est-à-dire les bons actes, tout comme cela figure dans le Sahih de Al-Boukhariyy.
Question 49 : Que signifie Sa parole ta^ala :
[ءأمنتم من في السماء أن يخسف بكم الأرض] (‘a’amintoum man fi s-sama‘i ‘an yakhsifa bikoumou l-‘ard) [sourat Al-Moulk / 16].
Réponse : Le Moufassir – l’Exégète – Al-Fakhr Ar-Razi dans son Tafsir – son exégèse –, ainsi que Abou Hayyan Al-‘Andalouciyy dans son livre Al-Bahrou l-Mouhit ont dit : « Ce qui est visé par (man fi s-sama‘) «qui est au ciel », ce sont les anges. Il n’est pas visé par-là que Allah habite le ciel ».
Question 50 : Que signifie Sa parole ta^ala :
[والسماء بنيناها بأيد وإنا لموسعون] (wa s-sama‘a banaynaha bi’aydin wa ‘inna lamouci^oun) [sourat Adh-Dhariyat / 47].
Réponse : Ibnou ^Abbas a dit : « (bi ‘aydin) c’est-à-dire par une puissance (bi qoudrah). Ce n’est pas la main qui est visée ici car Allah est exempt d’une telle chose. » fin de citation.
Allah soubhanahou wa ta^ala sait et a plus de sagesse que tout autre.
Les attributs des prophètes et quelques mises en garde
La prophétie (an-noubouwwah) tire sa racine de an-naba’, c’est-à-dire de la nouvelle car la prophétie est une nouvelle révélée de la part de Allah ; ou bien c’est un terme qui est dérivé de an-nabwah qui est l’élévation. Ainsi, selon la première racine, le prophète (an-nabiyy) est celui qui fait l’action, dans le sens qu’il nous informe de la part de Allah conformément à ce qui lui est révélé, ou bien il est celui qui fait l’action dans le sens qu’il est informé de la part de Allah, c’est-à-dire que l’ange porte à sa connaissance des choses de la part de Allah. La prophétie est donc possible selon la raison. Elle n’est pas impossible.
An-naba’, c’est-à-dire la nouvelle, et an-nabwah c’est l’élévation. Le terme an-nabiyy – prophète – est soit dérivé du an-naba’ , c’est-à-dire que c’est quelqu’un qui rapporte ou qui reçoit des nouvelles ou encore c’est un terme qui dérive de an-nabwah – l’élévation – et les deux définitions sont correctes. Que nous disions c’est un terme qui dérive de an-naba’, c’est-à-dire de la nouvelle, dans ce sens les prophètes reçoivent des nouvelles de la part de Allah ou que l’on dise que an-nabiyy et dérivé de an-nabwah c’est-à-dire de l’élévation parce que les prophètes ont un degré extrêmement élevé. Le prophète – an-nabiyy – est un terme en arabe qui dérive de an-naba’ – la nouvelle – ou un terme qui dérive de an-nabwah qui signifie l’élévation, les deux sens sont correctes.
Allah ta^ala a envoyé les prophètes par miséricorde pour Ses esclaves car il n’y a pas dans la seule raison ce qui permet de se passer d’eux. En effet, la raison ne parvient pas à elle seule à connaître les choses qui peuvent sauver dans l’au-delà.
La raison à elle seule ne suffit pas pour être sauvé. Les mécréants ont une raison par nature mais malgré cela ils font partie des gens de l’enfer. C’est pour cela qu’il y a une sagesse dans l’envoi des prophètes. Les prophètes sont eux qui enseignent aux gens ce qui les sauve dans l’au-delà et ce qui mène à la perte dans l’au-delà.
Ainsi, dans l’envoi des prophètes, il y a une utilité, indispensable pour combler le besoin des esclaves de Allah. Pour cela, Allah est donc Celui qui accorde Sa grâce à Ses esclaves en les envoyant. Ce sont donc des ambassadeurs de Sa part, ta^ala, pour les créatures.
L’envoi des prophètes est un intérêt nécessaire pour les esclaves. Allah ta^ala a tait grâce à Ses esclaves en leur envoyant des prophètes. C’est une grâce de Sa part, et s’Il n’a pas envoyé de prophètes, Il ne serait pas injuste. Que l’on sache aussi, que la prophétie est particulière au sexe masculin parmi les humains. Il n’y a pas de prophète parmi les femmes tout comme l’a dit la majorité des savants.
Allah ta^ala dit : (Wa ma ‘arsalna min qablika ‘illa rijalan nouhi ‘ilayhim) [sourat An-Nahl / 43] ce qui signifie : « Et Nous n’avons envoyé avant toi que des hommes à qui Nous avons révélé ». Cette ‘ayah comporte une preuve que la prophétie est spécifique pour les hommes seuls. Que l’on sache également que Jibril est celui qui descend avec la révélation sur les prophètes la plupart du temps. Mais dans certaines occasions, il se peut que ce soit autre que lui qui descend.
La révélation est soit par l’intermédiaire d’un ange ou lorsque le prophète entend la parole de Allah qui est de toute éternité ou que la révélation arrive au corps du prophète directement.
La différence entre les prophètes et les messagers
Sache que le prophète et le messager ont en commun la révélation. Allah leur révèle donc à tous deux une Loi de l’Islam, conformément à laquelle ils agissent, pour la transmettre aux gens.
Toutefois, le messager vient avec l’abrogation de certaines lois antérieures à lui ou avec une nouvelle Loi de l’Islam.
Le messager, il descend sur lui la révélation d’une Loi qu’il applique. Il lui est révélé aussi l’abrogation d’une partie de la Loi de qui l’a précédé c’est-à-dire l’abrogation de certains jugements qui étaient dans l’époque du messager qui l’a précédé ou il lui descend un nouveau jugement qui n’est pas descendu sur qui l’a précédé parmi les prophètes ; celui-là est appelé messager.
Quant à celui sur qui il ne descend rien de nouveau, mais seulement l’ordre d’agir conformément à la Loi du messager qui l’a précédé comme si par exemple il lui a été dit : transmets la loi de Mouça, celui-là est appelé prophète et il n’est pas appelé messager.
Il a été rapporté que le nombre de prophètes est de 124 000 parmi lesquels il y a 313 messagers [hadith rapporté par Ibnou Hibban qui l’a jugé sahih].
Le premier d’entre eux est notre maître ‘Adam et le dernier est notre maître Mouhammad. Et le meilleur d’entre eux est Mouhammad, ensuite ‘Ibrahim, ensuite Mouça, ensuite ^Iça, ensuite Nouh, que Allah les honore et les élève tous davantage en degré.
Notre maître Mouça était un prophète messager. Il avait un élève qui s’appelle Youcha^ Bin Noun. A la mort de Mouça, Allah a révélé à Youcha^ Bin Noun et Il lui a accordé le statut de prophète. C’est sur ses mains qu’a été conquise Jérusalem et ce, après la mort de Mouça. Youcha^ Bin Noun a invoqué Allah afin qu’Il retarde d’une heure le coucher du soleil. Son invocation a été exaucée afin qu’il puisse conquérir Jérusalem avant le coucher du soleil.
Quant au nombre des prophètes, il y a ce qu’a été rapporté dans le hadith précédemment cité mais l’avis qui est retenu par les savants comme étant celui qui prévaut c’est de dire que Allah a envoyé des prophètes, le premier d’entre eux est ‘Adam et le dernier est Mouhammad. L’avis qui prévaut au sujet des prophètes c’est de ne pas préciser un nombre de crainte d’intégrer parmi eux qui ne fait pas partie d’eux ou d’enlever parmi eux qui fait partie d’eux. Seulement on dit que Allah a envoyé des prophètes, le premier d’entre eux est ‘Adam et le dernier est Mouhammad. Pour ce qui est du mérite ‘oulou l-^azm sont au nombre de cinq et sont : Mouhammad, ensuite ‘Ibrahim, ensuite Mouça, ensuite ^Iça, ensuite Nouh, que Allah les honore et les élève tous davantage en degré.
Le prophète qui n’est pas messager, il lui est révélé de suivre la Loi de l’Islam d’un messager antérieur à lui pour la transmettre.
C’est cette différence entre le prophète et le messager qui est correcte. Quant à ce qu’a cité certains des plus récents dans leurs écrits que le prophète reçoit la révélation d’une Loi mais qu’il n’a pas reçu d’ordre pour la transmettre, ceci est faux et très loin du sens du statut de prophète. Que l’on soit sur ses gardes de pareilles explications.
Quant à l’explication correcte c’est ce qu’a cité de nombreux savants, comme l’Imam glorieux, le Chaykh des Chafi^iyy et des ‘Ach^ariyy, Abou Mansour Al-Baghdadiyy ou encore Al-Qounawiyy, celui qui a fait le commentaire de At–Tahawiyyah ou Al-Mounawiyy. Il n’y a pas un seul prophète sans qu’il ait transmis à sa communauté.
Pour cela, les savants ont dit : « Tout messager est aussi prophète et tout prophète n’est pas forcément messager ».
De plus, ils se différencient par le fait que le message peut être attribué aux anges ou aux êtres humains. Alors que la simple prophétie ne peut avoir lieu que chez les hommes.
Les messagers sont meilleurs que les prophètes qui ne sont pas messagers. Et tous ceux qui ont été messagers ont également été prophètes mais ce n’est pas tout prophète qui est également messager.
De plus, le message est une caractéristique que peut avoir les anges et un humain. Quant au statut de prophète ce ne peut être que parmi les humains. Il y a parmi les anges des messagers parmi lesquels Jibril ^alayhi s-salam. Il est un messager parmi les anges tout comme il y a d’autres que lui que Allah envoie aux anges afin de transmettre la révélation. Allah ta^ala leur ordonne de transmettre à un groupe d’anges un ordre particulier.
Allah ta^ala dut : (Allahou yastafi mina l-mala’ikati rouçoulan wa mina n-nas) [sourat Al-Hajj / 75] ce qui signifie : «Allah élit parmi les anges des messagers et également parmi les gens ». C’est-à-dire que Allah choisit parmi les anges des messagers et également parmi les humains des messagers. Jibril est donc un messager de la part de Allah pour les prophètes et pour les messagers parmi les humains et de même, il est un messager de la part de Allah pour les anges également.
Les messagers sont meilleurs que les prophètes mais la personne ne distingue pas par elle même entre tel ou tel autre prophète sans science.
Notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ne savait pas au début qu’il était le meilleur des prophètes, c’est pour cela qu’il a dit : ce qui signifie : « Ne m’accordez pas un degré supérieur aux autres prophètes ». Lorsqu’il avait dit cela, il ne savait pas encore qu’il était le meilleur des prophètes. La raison pour laquelle ce hadith a été dit c’est qu’il y avait un mécréant des fils de ‘Isra’il qui vendait à un musulman. Le musulman avait offert un prix au mécréant des fils de ‘Isra’il mais le mécréant des fils de ‘Isra’il n’a pas été d’accord pour ce prix. Le mécréant des fils de ‘Isra’il a répondu : « Non par Celui qui a élit et qui a accordé à Mouça un degré supérieur à toutes les créatures ». Le musulman a alors frappé le mécréant des fils de ‘Isra’il et le mécréant des fils de ‘Isra’il qui faisait partie des gens de la dhimmah est parti se plaindre auprès du Messager de Allah. Il lui a dit ce qui lui était arrivé. Le mécréant des fils de ‘Isra’il a dit : « Ô Abou l-Qacim, nous sommes des gens de la dhimmah et un des musulmans nous a frappé ». Alors le Messager a envoyé chercher ce musulman. Ainsi, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Ne m’accordez pas un degré supérieur aux autres prophètes parce que au jour du jugement lorsque ‘Israfil va souffler dans le corps, je vais m’évanouir et les gens vont s’évanouir et lorsque je me réveille je vais voir Mouça qui est près d’un des piliers du Trône. Je ne sais pas si lui il ne s’évanouit pas parce que il a été rétribué pour son évanouissement sur le mont Sinaï ou alors il s’est réveillé avant moi de son évanouissement ». Le prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam s’est attaché à la Loi. A nous donc de prendre exemple sur lui parce que le prophète à ce moment-là ne savait pas qu’il avait un degré supérieur à tous les autres prophètes et il s’est attaché à ce qui lui a été transmis comme Loi et à nous donc de ne pas préférer un prophète sur un autre sans qu’il y ait un texte. Et lorsqu’il a reçu la révélation le Prophète a dit : (‘Ana sayyidou waladi ‘adama yawma l-qiyamati wa la fakhar) ce qui signifie : « Je suis le maître des fils de ‘Adam au jour du jugement et je ne dis pas cela par fierté ou orgueil ».
Les prophètes sont les meilleurs des créatures de Allah tout comme Sa parole ta^ala l’indique : (Wa koullan faddalna ^ala l-^alamin) ce qui signifie : « Et Nous leur avons tous accordé un degré et un mérite supérieur par rapport aux autres créatures ».
Les attributs obligatoires des prophètes et les attributs qui leur sont impossibles :
Les prophètes ont obligatoirement pour attribut la véracité. Il leur est impossible le mensonge. Il leur est obligatoire aussi l’extrême intelligence. Il leur est impossible l’idiotie et la stupidité. Il leur est obligatoire l’honnêteté. Ainsi, les prophètes sont préservés de la mécréance, des grands péchés et des petits péchés de bassesse. C’est cela la préservation qui leur est obligatoire et il leur est impossible la trahison. D’autre part, la chasteté leur est obligatoire. Ainsi, la vulgarité, la légèreté morale et la lâcheté leur sont impossibles.
Il est un devoir pour les prophètes la véracité et il leur est impossible le mensonge. Notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam était connu d’entre les gens de La Mecque comme étant al-‘amin – l’honnête – . Il n’a pas été rapporté qu’il ait menti une seule fois toute la période qu’il a passée avant de recevoir la révélation à savoir 40 ans. Le mensonge est un défaut qui contredit le rang des prophètes.
Il est obligatoire également pour les prophètes l’extrême intelligence. Ils sont tous extrêmement intelligents. Ils ont une raison saine, complète et ils ont une forte compréhension. Il leur est impossible la stupidité et l’idiotie. Il n’y a pas parmi eux un seul qui ait été stupide, de faible compréhension et qui ne comprend pas rapidement les paroles sauf après qu’on les lui répète plusieurs fois. Il n’y a pas parmi eux qui était idiot car s’ils avaient été idiots, les gens les auraient fuit en raison de leur idiotie et Allah a pour attribut la sagesse, Il ne fait pas cela.
En effet, ils ont été envoyé afin de transmettre aux gens ce qui est de leur intérêt dans l’au-delà et dans le bas monde. Et l’idiotie et la stupidité contredisent ce qui est demandé d’eux.
Il est obligatoire pour les prophètes aussi, l’honnêteté. Il leur est donc impossible la trahison aussi bien dans les paroles, les actes ou les comportements. Si quelqu’un leur demande un conseil, ils ne lui disent pas des propos mensongers pour le laisser croire quelque chose contraire à la réalité et si quelqu’un leur confie un objet, ils le conservent.
Et les prophètes sont préservés de la mécréance des grands péchés et des petits péchés de bassesse, c’est-à-dire des péchés qui indiquent une bassesse de caractère comme le fait de voler un grain de raisin et ce, avant l’avènement de la mission de prophète tout comme après. C’est celle-là la préservation qui leur est obligatoire. Il leur est possible autre que cela parmi les péchés mais ils sont immédiatement avertis pour se repentir avant que d’autres ne prennent exemple sur eux en cela.
Et c’est comme ça que l’on répond à ce qu’ont dit certains des plus récents parmi les ‘Ach^ariyy qui ont considéré obligatoire pour les prophètes la préservation de tout ce qui est interdit et de tout ce qui est déconseillé prétendant par cela que s’il provenait d’eux une seule désobéissance ou une seule chose déconseillée alors cette désobéissance ou cette chose déconseillée se transformerait en obéissance car nous avons reçu l’ordre de prendre exemple sur eux. Il leur est répondu que cela est réfuté par ce qui a été cité à savoir, que Allah ta^ala leur inspire le repentir de cela avant qu’un autre ne prenne exemple sur eux en cela et ainsi le risque est levé.
Ce qui explique la possibilité qu’un péché autre que la mécréance le grand péché, et le petit péché de bassesse, provienne de leur part, c’est la parole de Allah ta^ala :
(Wa ^asa ‘adamou rabbahou fa ghawa ) [sourat Taha / 121] ce qui signifie : « Et ‘Adam a désobéis à son Seigneur ».
Il est également obligatoire un devoir pour les prophètes la chasteté. Il leur est impossible la vulgarité comme de regarder les femmes ‘ajnabiyyah avec désir ou voler un grain de raisin. Et de même, il leur est impossible le fait d’agir d’une manière non conforme à la sagesse comme celui qui dit des paroles vulgaires et laides.
Il leur est également impossible le manque de courage. En effet, les prophètes sont les plus courageux des créatures de Allah. Et certains compagnons ont dit : « Lorsque la bataille battait son plein, nous recherchions la protection auprès du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ». Ainsi, Allah a accordé à notre Prophète la force de quarante hommes forts.
De plus, les prophètes sont tous extrêmement intelligents, il n’y a pas parmi eux qui soit stupide, imbécile ou idiot. Et parmi ce qui représente une preuve de la véracité, de l’intelligence des prophètes, il y a ce qui a été rapporté entre notre maître ‘Ibrahim ^alayhi s-salam et An-Noumroud. Notre maître ‘Ibrahim ^alayhi s-salam a dit à An-Noumroud : « Mon Seigneur donne la vie et donne la mort ». Alors An-Noumroud a dit : « Moi aussi, je donne la vie et je donne la mort ». Il a ramené deux hommes qui étaient selon lui condamnés à mort et il a libéré un deux et il a fait tuer le deuxième. Alors notre maître ‘Ibrahim lui a dit : « Mon Dieu fait lever le soleil de l’orient alors, fais le lever à partir de l’occident ! », c’est alors que An-Noumroud n’a rien trouvé à dire.
Il est également obligatoire pour les prophètes l’honnêteté. Il leur est impossible la trahison. Ainsi, notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam malgré la grande aversion, la grande animosité et la grande haine qu’avaient les gens mécréants de Qouraych envers lui, ils l’avaient surnommé As–Sadiq Al-‘Amin, le véridique, l’honnête, parce qu’il n’avait pas fait une seule fois preuve de trahison ou de mensonge. Même lorsqu’il a émigré de La Mecque à Médine, il a laissé notre maître ^Aliyy afin qu’il rende à leurs propriétaires, les objets qui avaient été confiés au prophète et ce, par honnêteté.
La préservation des prophètes est une grâce de la part de Allah, c’est un bienfait qu’Il leur a accordé. Mais c’est une préservation de sorte à ce que ce qu’ils font reste le fruit de leurs choix après la préservation, c’est-à-dire lorsqu’ils font une obéissance et qu’ils s’abstiennent d’une désobéissance. Ce qu’ils font c’est un choix de leur part malgré cette préservation et c’est l’avis pour lequel a penché le Chaykh Abou Mansour Al-Matouridiyy et c’est l’avis le plus correct que l’on retient car si ce n’était pas ainsi, ils seraient contraints dans leurs actes. Et celui qui est contraint pour faire l’obéissance ou pour s’abstenir de la désobéissance, il ne sera pas récompensé dans le fait qu’il a fait ou qu’il a abandonné.
Pour ce qui est de la parole de Allah ta^ala : (Wa laqad hammat bihi wa hamma biha lawla ‘an ra’a bourhana rabbihi) [sourat Youçouf / 24]. Il a été dit au sujet de cette ‘ayah environ cinq interprétations et le meilleur de ce qui a été dit à ce sujet c’est ce qui suit : La parole de Allah ta^ala (Wa hamma biha … ) c’est-à-dire : « il aurait eu un penchant pour elle … » est lié avec ce qui vient après : ( … lawla ‘anra’a bourhana rabbihi) c’est-à-dire : « … s’il n’avait eu des preuves de son Seigneur ». Et selon cette explication, Youçouf n’a pas du tout eu l’intention envers elle car il a reçu les preuves et s’il n’avait pas eu la preuve, il aurait eu un penchant. Et la preuve ici c’est la préservation. C’est-à-dire qu’il lui a été inspiré que les prophètes sont préservés de pareilles choses et qu’il va recevoir le statut de prophète et ainsi il n’a pas eu de penchant pour elle. C’est le meilleur de ce qui a été dit pour l’exégèse de cette ‘ayah.
En résumé, les prophètes ne commettent pas la fornication et ne penchent pas pour commettre la fornication. On ne prête donc aucune attention à ce qui figure dans certains livres prétendus de Tafsir que selon eux, notre maître Youçouf ^alayhi s-salam aurait eu un penchant et aurait désiré commettre la fornication ou que notre maître ‘Ibrahim ^alayhi s-salam aurait commis un mensonge ou autre que cela parmi les paroles mensongères et calomnieuses à l’égard des prophètes. On ne prête aucune attention à cela.
AVERTISSEMENT
Parmi ce qui est un devoir pour les prophètes c’est de transmettre. Aussi, tous le prophètes, il leur est ordonné de transmettre cela a été indiqué et prouvé par la parole de Allah ta^ala : (Wa ma ‘arsalna min qablika min raçoulin wa la nabiyyin ‘i-la ‘idha tamanna ‘alqa ch-chaytanou fi ‘oumniyyatih) [sourat Al-Hajj / 52].
Dans cette ‘ayah, la signification de tamanna c’est lorsque le prophète appelle son peuple à l’Islam. Et la signification de ( … ‘alqa ch-chaytanou fi ‘oumniyatih) c’est-à-dire que le chaytan ajoute à ce que les prophètes ont dit. Il ajoute des choses que les prophètes n’ont pas dites afin de tromper les gens et leur donner l’illusion que les prophètes ont dit ces paroles corrompues. Mais cela ne veut pas dire du tout que le chaytan parle sur la langue du prophète.
En effet, Al-Fakhrou r-Raziyy a dit : « Devient mécréant celui qui dit que le chaytan fait sortir des paroles de la bouche du prophète et que le prophète aurait fait l’éloge des idoles, des trois statues, ‘al-lat, al-^ouzza et manat avec cette expression : et ces trois statues leur intercession est espérée ». En effet, il est impossible que Allah fasse que le chaytan puisse faire sortir de la bouche de son prophète une éloge pour des statues. Pour mieux expliquer cela le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam récitait un jour sourat An-Najm, lorsqu’il a récité : (‘Afara’aytoumou llata wa l-^ouzza wa manata th-thalithata l-‘oukhra) ce qui signifie : « avez-vous les trois statues ‘al-lat, al-^ouzza et manat ». Le chaytan a profité de l’arrêt et du silence du Messager de Allah, pour faire entendre aux associateurs qui étaient auprès du prophète, leurs faisant croire que c’était la voix du prophète. Il leur a fait entendre cette phrase où il a dit : (Ces trois statues élevées, leur intercession est espérée). C’est alors que les associateurs ont été heureux. Ils ont dit : (Jamais Mouhammad n’a cité nos dieux avant aujourd’hui en bien). Allah a fait descendre, pour les démentir, cette ‘ayah qui est dans [sourat Al-Hajj / 52] : ( Wa ma ‘arsalna min qablika min raçoulin wa la nabiyyin ‘i-la ‘idha tamanna ‘alqa ch-chaytanou fi ‘oumniyyatih ; Fa yansakhou l-Lahou ma youlqi ch-chaytanou thoumma youhkimou l-Lahou ‘ayatihi » c’est-à-dire que Allah dévoile et montre que ce que le chaytan a dit ne provient pas du Prophète. Et ceci est une épreuve de la part de Allah afin que soit distingué qui suit ce que le chaytan a dit et qui ne le suit pas pour que celui-là périsse et que cet autre soit heureux.
Et dans la parole du prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qui signifie : « Le prophète était envoyé pour son peuple, et j’ai été envoyé pour tous les gens ». Dans cette parole, cela ne veut pas dire que tous les autres prophètes, hormis notre prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, qu’il ne leur était pas un devoir de transmettre à autre que leur peuple. Mais la signification du hadith c’est que les prophètes autres que notre prophète ont été envoyés à leur peuple. C’est-à-dire qu’il leur a été ordonné de transmettre à leur peuple et cela ne veut pas dire qu’ils ne transmettent qu’à leur peuple car ordonner le bien et interdire le mal est un devoir à tout individu parmi les croyants qui en est capable. Et cette obligation est encore plus prioritaire pour les prophètes.
Notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a été envoyé à tout le monde. Les autres prophètes que notre maître Mouhammad ont été envoyés chacun pour sa communauté. Mais c’était un devoir pour quiconque qui suivait un des prophètes, s’il y avait un autre prophète qui est venu après lui, de suivre cet autre prophète.
Que l’on sache que chacun des prophètes était éloquent. Il n’y a pas parmi eux dont la langue ne facilite pas sa prononciation de sorte à ce qu’il parle rapidement et sa langue ne répond pas comme il le veut. Et il n’y a pas parmi eux qui balbutie et il n’y a pas parmi eux qui transforme le « ra » en « gha » ou en « la » ni celui qui transforme le « tha » en « sa ».
Et il leur est impossible également les lapsus, aussi bien concernant la Loi ou concernant les choses habituelles autres que la Loi. En effet, si le lapsus leur avait été possible, il n’y aurait plus de confiance dans la véracité de ce qu’ils disent et alors quelqu’un pourrait dire lorsqu’il lui est rapporté les paroles du prophète : (qu’est-ce qui nous fait savoir que ce qu’il dit n’est pas par lapsus ?) Il ne peut arriver du Prophète qu’il dise des paroles autres que celles qu’il voulait dire. Il est également impossible qu’il provienne de lui des paroles qu’il ne voulait pas dire du tout, comme cela pourrait arriver à quelqu’un d’endormi de parler.
Quant à l’oubli qui est possible pour eux, c’est comme de faire le salam après deux rak^ah tout comme cela s’est produit pour le Messager. En effet, il a été rapporté qu’il a été dit au Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam : « Est-ce que la prière a été raccourci Ô Messager de Allah, ou bien on t’a fait oublier les deux dernières rak^ah ? ». Il a dit ce qui signifie : « Tout cela n’a pas eu lieu ». Puis le Prophète a interrogé ses compagnons et a dit ce qui signifie : « Est-ce que Dhou l-yadayn -celui qui a posé la question- a dit vrai ? ». Ils lui ont répondu : « oui ». C’est alors qu’il s’est levé et il a accompli les deux rak^ah manquantes. [rapporté par Mouslim].
Et parmi ce qui est impossible pour les prophètes également, il y a la folie. Quant à l’évanouissement, il leur est possible. En effet, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam tant les douleurs étaient terribles dans la maladie de sa mort, il s’évanouissait, on l’aspergeait d’eau et il se réveillait.
Parmi ce qui est impossible pour eux également, il y a l’influence de la magie sur leur raison. Il n’est pas permis de croire que la magie a une quelconque influence sur leur raison et il n’est pas permis de croire que la sorcellerie a eu une influence sur la raison de notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam quelque soit la personne qui a dit cela.
Pour ce qui est de la peur naturelle, comme d’éviter un serpent, cela ne leur est pas impossible. Mais la peur qui est le manque de courage, c’est cette peur-là qui leur est impossible. Mai on ne dit pas que le Prophète s’est enfui des mécréants parce que cette phrase suggère le manque de courage.
De même, leur est impossible toute maladie repoussante.
Celui qui leur attribue donc le mensonge, la trahison, la vulgarité, la légèreté morale, la lâcheté ou ce qui est semblable à cela, est devenu mécréant.
Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit : (Ma ba^atha l-Lahou nabiyyan ‘il-la haçana l-wajhi haçana s–sawti wa ‘in-na nabiyyakoum ‘ahçanouhoum wajhan wa ‘ahçanouhoum sawta) [rapporté par At-Tirmidhiyy] ce qui signifie : « Allah n’a pas envoyé un seul prophète sans qu’il ait un beau visage et une belle voix et certes, votre Prophète est celui d’entre eux qui a le plus beau visage et la plus belle voix ».
Les prophètes ont donc tous une grande beauté. Il leur est donc impossible la maladie qui répugne les gens et les éloigne d’eux. Allah ta^ala ne leur donne pas pareilles maladies. Quant à la maladie douloureuse, extrêmement douloureuse même si suite à elle il se produit un évanouissement, pareilles maladies leur sont possibles. Par contre, les maladies répugnantes ne sont pas possibles pour les prophètes.
Voici ‘Ayyoub ^alayhi s-salam que Allah a éprouvé d’une grande épreuve. Il était resté dix-huit ans malade. Et suite à cette épreuve, il a perdu ses biens et sa famille et après laquelle Allah l’a guéri et lui a donné la richesse et Il lui a accordé beaucoup d’enfants.
Certaines personnes ignorantes le calomnient et prétendent que des vers auraient mangé de son corps et que ces vers tombaient puis qu’il prenait le ver et le remettait à l’endroit de son corps et lui disait : (Ô toi créature de mon Seigneur, mange de la subsistance que Allah t’a accordée). Nous demandons à Allah qu’Il nous préserve de cela, c’est un égarement clair et de la mécréance. Lorsqu’il avait recouvert la bonne santé, sa femme ne l’ayant pas reconnu lui a dit : (Tu es la personne qui ressemble le plus au prophète de Allah ‘Ayyoub avant qu’il ne soit atteint par sa maladie). Elle ne l’avait pas reconnu ! Allah a également éprouvé ‘Ayyoub ^alayhi s-salam dans ses enfants parce qu’il a perdu ses enfants pendant sa vie. Et Il l’a également éprouvé dans ses biens : il a perdu tous ses biens. Et malgré tout cela, il a fait preuve de patience et n’a émis aucune objection à Allah ta^ala. Seulement, en raison de sa patience Allah l’a rétribué dans le bas monde avant l’au-delà. Allah tabaraka wa ta^ala lui a accordé des enfants après qu’il les ait tous perdu. Et Allah lui a rendu la santé qu’il avait perdue à cause de sa maladie.
Quant au Prophète de Allah Mouça ^alayhi s-salam, lui dont la langue a eu un effet suite au charbon qu’il avait pris et qu’il avait mis dans sa bouche lorsqu’il était tout enfant devant pharaon pour une sagesse que Allah sait, ce charbon n’a pas laissé comme conséquence dans la langue de Mouça le fait qu’il ait des paroles qui ne sont pas compréhensibles pour les gens. Ses paroles étaient au contraire tout à fait compréhensibles. Il ne transformait pas une lettre en une autre. Mais il parlait correctement. Seulement, il avait une légère lenteur suite à ce charbon et il a invoqué Allah ta^ala lorsqu’il a reçu la révélation et dans [sourat Taha / 27-28] (wa hloul ^ouqdatan min liçani yafqahou qawli) et Allah l’a délivré de cela.
En résumé, les prophètes de Allah sont d’une parfaite création. Il n’y avait pas en eux un seul qui avait une maladie dans son apparence, et qui était boiteux ou handicapé ou aveugle. Seulement Ya^qoub ^alayhi s-salam tant il avait pleuré son fils Youçouf ^alayhi s-salam ses yeux étaient devenus blancs de chagrin. En fait, c’était les frères de Youçouf ^alayhi s-salam qui avaient rusé et qui avaient mis leur frères dans un puits. Ils avaient prétendu à leur père que Youçouf avait été dévoré par un loup. Notre maître Ya^qoub ^alayhi s-salam par chagrin pour son fils avait perdu la vue pendant une période de sa vie. Allah ta^ala lui a rendu la vue lorsque Youçouf avait envoyé sa chemise d’Egypte jusqu’à Madyan qui était la ville où résidait son père. Ya^qoub a ainsi senti l’odeur de Youçouf dans cette chemise et Allah ta^ala a fait que suite à cela, il a recouvert la vue. Lui, il n’était pas aveugle de naissance et il n’avait pas de cécité avant cette épreuve qui l’avait atteint, à savoir la perte de son fils Youçouf. A partir du début de la révélation sur le prophète, il voit nécessairement et après cela, il est possible qu’il perde la vue pour une période, tout comme cela s’est produit donc pour le prophète de Allah Ya^qoub ^alayhi s-salam.
Quant à celui qui dit que ‘Adam ^alayhi s-salam était sauvage, de taille courte qui ressemblait au singe, cela est de la mécréance. Et de même celui qui dit qu’il marchait sur terre nu, comme les animaux car cela est un démenti du Qour’an. Allah ta^ala dit : (Wa t-tini wa z–zaytouni wa touri sinin wa hadha l-baladi l-‘amin laqad khalaqna l-‘insana fi ‘ahçani taqwim) [sourat At-Tin /1-2-3-4] ce qui signifie : «Allah a créé l’être humain dans la meilleure image et la meilleur apparence ».
Ainsi, les propos de certains irréligieux dans les dernières époques qui disent que les premiers humains avaient une image semblable à celle du singe, cela est un démenti de cette ‘ayah précédemment citée et du hadith sûr : (Kana ‘adamou sittina dhira’an toulan fi sab^ati ‘adhrou^in ^arda) [rapporté par l’Imam ‘Ahmad] ce qui signifie : « La taille de ‘Adam était de soixante coudées sur sept coudées de large ».
Tous les prophètes avaient une belle image et une belle forme. Il n’y a pas parmi eux un seul qui ressemble au singe ou à un quelconque autre animal. Comment les prophètes ressembleraient-ils aux singes alors que Allah a châtié un peuple en les transformant en singes ! Notre maître ‘Adam ^alayhi s-salam avait une belle image et une belle forme. Et la taille de notre maître ‘Adam était de soixante coudées de haut sur sept coudées de large. Et c’est avec cette taille que seront les gens du paradis à l’image de leur père ‘Adam.
Celui qui dit que ‘Adam ressemble au singe, celui-là, il est mécréant.
AVERTISSEMENT
Il n’est pas permis de dire que le verbe al-liwat qui signifie en français sodomie, dérive du nom du prophète de Allah Lout. Le faqih, le mouhaddith, le spécialiste de la croyance Badrou d-Din Az–Zarkachiyy dans son livre Tachnifou l-Masami^ a dit ce qui signifie : « Les verbes sont dérivés des noms selon l’avis le plus plausible, et les verbes sont à l’origine des attributs qui en sont dérivés. Ainsi, les noms sont également une origine également ».
Et Abou Mansour, le linguiste a dit : « Tous les noms des prophètes ne sont pas arabes sauf quatre : ‘Adam, Salih, Chou^ayb et Mouhammad ». Mais ceci est contraire à ce qui est parvenue dans le sahih. En effet, il a été rapporté dans le Sahih de Ibnou Hibban du hadith de Abou Dharr que le Messager ^alayhi s-salam a dit : (‘Arba^atoun l-mina l-‘anbiya’i mina l-^arabi Houdoun wa Salihoun wa Chou^ayboun wa Mouhammadoun) ce qui signifie : « Quatre parmi les prophètes sont arabes : Houd, Salih, Chou^ayb et Mouhammad ».
Et ce qui apparaît du hadith c’est que les noms d’autres que ces quatre-là ne sont pas arabes. Et il est possible d’interpréter le hadith dans le sens que ce qui en est visé, c’est que les quatre sont des prophètes arabes et que d’autres qu’eux ne sont pas arabes de par leur origine. Ainsi, cette explication ne contredit pas que le fait que le terme ‘Adam soit un terme arabe.
Le nom du prophète de Allah Lout est dans ce cas-là c’est-à-dire que ce n’est pas un nom arabe. Il n’est pas permis de dire que c’est un nom qui est dérivé de al-liwat – la sodomie – car al-liwat est un terme arabe et c’est le nom du verbe lata. Alors que Lout est un nom non arabe. Comment quelqu’un pourrait-il prétendre qu’il dériverait de al-liwat – la sodomie – ! Et comment prétendre l’inverse également c’est-à-dire que prétendre que al-liwat serait dérivé du nom du prophète Lout ! En réalité le terme al-liwat existait avant même le peuple de Lout car la langue arabe est une langue ancienne tant que certains savants ont dit : « La première langue qu’a utilisé ‘Adam c’est l’arabe ».
Ce qui témoigne pour cela c’est ce qui a été rapporté dans le Sahih que le Prophète a dit ce qui signifie : « ‘Adam a éternué, il a dit : Al-hamdou lil-Lah ».
Mais le peuple de Lout était le premier à faire ces actes atroces. Quant au terme (liwat), il était utilisé chez ceux qui parlaient la langue arabe avant Lout. Il s’agit ici du peuple de ^Ad. Il n’y a pas dans la parole de Allah ta^ala au sujet du peuple de Lout lorsque ce dernier a dit à son peuple : (‘ata’touna l-fahichata ma sabaqakoum biha min ‘ahadin mina l-^alamin) [sourat Al-‘A^raf / 80] ce qui signifie : « Commettez-vous donc ce vilain péché et personne parmi les gens ne vous a précédé pour le commettre ! ».
Il n’y a pas de preuve que le terme al-liwat n’existait pas avant cela. Seulement la signification de cette parole de Lout, c’est que ce péché, personne d’autre eux ne les avait précédés pour le commettre. L’existence du terme a donc précédé l’acte indiqué par ce terme. Par ailleurs, al-liwat ce terme-là a existé bien avant, mais la réalisation de ce terme n’a eu lieu que dans le peuple de Lout.
Et il n’y a pas d’analogie entre la dérivation d’un terme par rapport à un terme qui est nouvellement utilisé chez les arabes c’est-à-dire un terme qui est intégré dans la langue arabe. Et cela ne s’appelle pas dérivation. Ces deux choses sont différentes. Nous disons pour le terme qui est intégré dans la langue arabe, c’est un terme qui est ramené d’une langue non arabe vers la langue arabe. Mais les arabes ne l’ont pas utilisé comme étant un terme arabe. Ainsi, les noms des choses, un certains nombre d’entre eux ont été ramenés vers la langue arabe et les arabes les ont utilisés d’une simple utilisation mais il n’y a pas ce qui indique que tel mot a été dérivé de tel autre qui a été ramené vers la langue arabe. Il y a une grande différence entre un mot qui est intégré dans la langue arabe et un mot qui est dérivé à partir d’un autre mot.
Celui qui dit que nom du prophète Lout est dérivé de al-liwat – sodomie –, celui-là, il devient mécréant.
De plus, Allah ta^ala a préservé les prophètes de tout ce qui repousse et éloigne les gens, comme le fait que leurs noms soient des noms laids ou que leurs caractères soient des caractères laids. Ainsi, celui qui leur attribue un nom atroce et mauvais, il les aura rabaissés.
Comment certains linguistes ont-ils osé dire que Lout serait tiré et dérivé de al-liwat ?! Cette parole est infondée. Elle est atroce selon la langue et selon la Loi. Que l’on soit sur ses gardes des paroles de quiconque a dit cela parmi les linguistes et que l’on soit sur ses gardes pour ne pas les suivre. Comment aurait-il pu leur échapper que le verbe, le nom du verbe, le nom de l’auteur de l’acte indiqué par ce verbes, le comparatif et le superlatif, que tout cela est extrait et dérivé à partir du nom (masdar).
Abou l-Qacim Al-Haririyy a ainsi dit dans Moulhatou l-‘I^rab : (Al-masdar c’est l’origine et c’est à partir du masdar qu’est extrait et dérivé le verbe).
Comment se sont-ils rendus permis que le nom de ce Prophète honoré a dérivé de al-liwat ou que al-liwat soit dérivé de son nom ?! Alors que celui qui observe et qui réfléchit, il ne lui échappe pas que les propos de ces gens-là ne s’appliquent à aucune des trois catégories des dérivations que les savants ont présentées dans leurs contextes.
Allah a préservé les prophètes d’avoir des noms laids ou vulgaires, ou d’avoir des noms qui sont dérivés de choses mauvaises, ou qu’à partir de leurs noms, il soit dérivé de mauvaises choses.
Il a été validé que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit : (Ma ba^atha l-Lahou nabiyyan ‘il-la haçana l-wajhi haçana s–sawti wa ‘in-na nabiyyakoum ‘ahçanouhoum wajhan wa ‘ahçanouhoum sawta) [rapporté par At-Tirmidhiyy] ce qui signifie : «Allah n’a pas envoyé un seul prophète sans qu’il ait un beau visage et une belle voix et certes, votre Prophète est celui d’entre eux qui a le plus beau visage et la plus belle voix ». Si tel étaient les prophètes, alors forcément leurs noms sont beaux ! Mais ce qu’a rapporté Al-‘Azhariyy d’après Al-Layth que les gens avaient dérivé du nom de Lout un verbe pour celui qui fait la sodomie, cela ne s’accorde pas avec ce qu’a dit Al-‘Azhariyy que tout autre que les quatre noms des prophètes sont des noms non arabes. Il n’y a donc pas de fondement sur cette parole rapportée de Al-Layth.
Quant à la parole des gens qui disent au sujet de celui qui fait cet acte : (Loutiyy) ceci est pour l’attribuer au peuple de Lout et non pas à Lout lui-même. En effet, la règle de l’attribution dans la langue arabe, c’est qu’ils disent lorsqu’ils attribuent quelque chose à un terme composé d’un nom et d’un complément de nom, ils citent le nom et disent au sujet de ^Abdou l-Qays, un tel est Qaysiyy et ils comprennent de cela uniquement la tribu. Il en est de même lorsqu’ils disent : (Loutiyy). Seulement, ce n’est pas une expression approuvée. Lorsqu’il y a l’attribution, si la personne visait l’acte, il est préférable qu’elle dise : (Untel est liwatiyy) ou (Untel al-la’it).
De plus, cette parole de Al-Layth que les gens auraient dérivé à partir de Lout un verbe pour celui qui pratique al-liwat, cette parole n’est pas explicite pour affirmer que c’est une dérivation correcte dans la langue. Peut-être voulait-il dire que c’est une attribution qui n’a pas de considération mais que ce ne sont que quelques mécréants qui ont fait cela et il ne vise pas par là l’approbation ni qu’il était correct de faire une pareille dérivation du verbe à partir du nom de Lout ^alayhi s-salam.
En résumé, ce qui a été cité pour la dérivation de lata et ce qui est de cet ordre à partir du nom de Lout, il n’a aucun fondement dans la dérivation qui est connue comme telle selon les linguistes. En effet, al-‘ichtiqaq – la dérivation – qui est reconnue comme telle selon les linguistes, sa condition c’est que ce qui est dérivé et ce de quoi il est dérivé soient tous deux dans la langue arabe parce qu’ils ont dit dans la définition de la dérivation que c’est de prendre un terme à partir d’un autre pour une correspondance entre eux. Ils ont classé cela en trois exemples dans la langue arabe puisqu’ils ont pris pour exemple : pour la petite dérivation comme halboun et halaba qui est le verbe, pour la dérivation moyenne comme darboun et dariboun et pour la dérivation majeure comme thalboun et thalmoun et ce qui est de cet ordre. Et Lout ^alayhi s-salam c’est le fils du frère de ‘Ibrahim ^alayhi s-salam et tous deux ne sont pas arabes par accord des savants.
L’âme
L’âme (en arabe ar-rouuh_), est un corps impalpable. Le corps palpable est ce qui peut être perçu au toucher, comme cette table, l’être humain, comme la pierre, l’arbre, qui sont des corps palpables. On peut les attraper à la main, contrairement aux corps impalpables. Des exemples de corps impalpables : la lumière. La lumière est un corps. Pourquoi dit-on que la lumière est un corps ? C’est parce qu’elle occupe un espace. Elle a une longueur, une largeur et une profondeur. La preuve, si vous prenez une bougie dans une nuit où tout est sombre, vous voyez bien que cette lumière occupe un espace et qu’au-delà de cet espace là, il n’y a plus de lumière, seulement l’obscurité. Cela correspond donc à l’espace qu’occupe ce corps qui est la lumière, un corps impalpable. On ne la perçoit pas au toucher. L’âme, également est un corps impalpable. Donc, dans ce monde il y a des corps palpables et des corps impalpables. L’âme fait partie des corps qui sont impalpables. Et seul Allah en connait la réalité. C’est à dire que notre connaissance de l’âme est très réduite. Les créatures de Allah qui font partie des êtres vivants comme les êtres humains, les anges, les animaux possèdent des âmes. Mais les arbres n’ont pas d’âmes. Les objets n’ont plus. C’est pour cela que l’on dit que ce sont des objets inanimés. La maison aussi n’a pas d’âme, la voiture n’a pas d’âme. Tant qu’on est en vie, c’est que notre âme est dans notre corps. La mort justement c’est lorsque l’âme est retirée du corps. Et l’ange de la mort s’appelle ^Azraa’iil. Il est chargé de retirer les âmes des corps. Donc, les corps sont soit palpables comme l’arbre, la pierre, l’homme, soit impalpables. En résumé, il existe deux catégories de corps, palpables, ou impalpables. Impalpables comme l’air, les jinns, les anges, ou les âmes.
Les anges ainsi peuvent entrer dans le corps de l’être humain sans que celui-ci ne ressente quoi que ce soit. En effet, lorsque la femme est enceinte, au bout du 120ème jour, il y a deux anges qui écrivent dans le foetus qui est dans l’utérus de sa mère, quelle sera sa vie et s’il fera partie de ceux qui seront heureux pour l’éternité ou malheureux pour l’éternité, c’est à dire s’il fait partie de ceux qui iront au paradis ou de ceux qui iront en enfer. Donc, cela aussi est écrit dans le foetus qui est dans l’utérus de sa mère. Ainsi, les anges rentrent sans que la mère ne ressente quoique ce soit.
Les jinns également peuvent entrer dans le corps des humains, mais pas dans le corps des prophètes, sans que l’humain ne ressente quoique ce soit. Parmi les exemples de corps impalpables, il y a le jinn mécréant qui est avec chacun d’entre nous. Il s’appelle le qariin (celui qui accompagne). Avec chacun d’entre nous, il y a un jinn mécréant. Il peut rentrer dans le corps et c’est lui qui suggère à l’homme les mauvaises choses. Il entre dans la poitrine sans que la personne ne le ressente. A l’inverse d’une épine qui serait rentrée dans son corps, il n’en ressent rien. Mais, c’est lui qui commence à suggérer des mauvaises choses. Il lui dit par exemple « Ne fais pas la prière», ou «ne va pas assister aux cours de science de religion», ou «fais ce péché», ou «ne fais pas ce devoir». Donc, c’est justement ce qariin qui entre sans que l’on s’en aperçoive. Mais bien sûr le chaytan, quel qu’il soit, même le qariin, ne rentre pas dans le corps des prophètes. Et celui qui croit le contraire, il sort de l’Islam. Le chaytan peut suggérer de l’extérieur au prophète mais il n’a pas d’emprises, de pouvoirs sur le prophète. Et même sur les saints, le chaytan n’a pas d’emprises.
Allaah ta^ ala dit «Inna ^ ibaadii layça laka ^ alayhim soulTaan, illaa mani t taba^ aka mina l ghaawiin (souurat al hijr / 42).
Dans ce verset, Allah nous apprend que le chaytan n’a pas d’emprises sur les prophètes et les saints. C’est pour cela que ceux qui se font appeler les médiums, ou ceux qui prétendent ramener l’âme d’un mort ou dialoguer avec ce mort, ce sont des mensonges. C’est possible que ce soit le qariin de celui qui est mort qui vit généralement plus que le mort, qui connait les détails de la vie de cet humain et il commence à dialoguer soit disant avec le chaytan qui travaille avec ce prétendu médium. Et le jinn peut prendre une apparence, mais on ne les voit pas sous leur véritable apparence.
Pour en revenir à notre sujet, l’âme, la vie se poursuit dans les corps des anges, des humains, des jinns, des animaux tant que ces corps impalpables y sont présents. Tant que l’âme de l’homme est dans le corps de l’homme, l’homme est vivant. Tant que l’âme du mouton est dans le mouton, le mouton est vivant. Donc tant que l’âme est dans le corps de cet être vivant, cet être vivant est en vie. Allah a fait que d’ordinaire c’est ainsi que cela ce passe. Et de même, la vie s’en sépare lorsque ces corps s’en séparent. Lorsque les âmes impalpables quittent le corps qui lui est palpable, alors l’être vivant meurt. Donc, la mort est la sortie de l’âme du corps.
Par ailleurs, les âmes ont un début. Les âmes sont des créatures. Toutes les créatures ont un début, c’est à dire un commencement. Et c’est Allah Qui a donné leur commencement. C’est Allah Qui les a créées. Et celui qui prétend que les âmes sont éternelles, c’est à dire, qu’elles n’ont pas de commencement, il sort de l’Islam. Il n’est plus musulman. Parce qu’il a prétendu qu’il y a une chose autre que Dieu qui est exempte de début. Une chose dont Allah n’en serait pas le Créateur. Or nous savons que Allah est le créateur de toute chose. Lui seul est exempt de début et tout autre que lui a un début. C’est Lui qui donne le début à tout autre que lui. Donc, les âmes ont un début. Elles ont un commencement. Mais elles ont une particularité, c’est qu’elles ne sont pas anéanties comme le paradis et l’enfer. Le paradis et l’enfer ont un début mais n’auront pas de fin. Les âmes aussi. Elles ont un début mais pas de fin. Les âmes ne seront pas anéanties comme le paradis et l’enfer ne seront pas anéantis. Donc, celui qui dit que l’âme n’a pas de début, il sort de l’Islam. Donc, les âmes sont entrées en existence, elles ont un début mais elles sont éternelles, elles n’ont pas de fin. Allah a fait qu’elles n’ont pas de fin tout comme Il a fait que le paradis et l’enfer n’ont pas de fin. Allah a accordé un début aux âmes et a accordé aux âmes qu’elles n’aient pas de fin.
Notre Maître Adam, ^alayhi s-salaam, est le premier de toute l’humanité et il est le père de tous les prophètes. Après la création de Adam, Allah a fait sortir toute la descendance de Adam, toutes les âmes de sa descendance. Allah les a fait sortir du dos de Adam. Toute sa descendance, nous qui sommes vivants maintenant, ceux qui ont vécu avant nous, ceux qui vont venir après nous, tous les humains, Allah a fait sortir leur âmes du dos de Adam et Allah les a fait parler. Il a fait parler ces âmes et toutes les âmes ont reconnu la divinité de Dieu. Toutes les âmes ont dit qu’il n’est de dieu que Dieu. Toutes sans exception. Parce que les âmes, Allah les a créées. Donc, Allah les a fait sortir du dos de Adam, mais lorsque comme on a vu, le foetus est dans le corps de sa mère, Allah envoie deux anges qui vont insuffler l’âme de cet enfant et les deux anges vont écrire pour cet enfant s’il sera des gens du paradis ou des gens de l’enfer. Quelle sera sa subsistance, quelle sera sa vie. Tout cela est prédestiné. Donc, cela sera écrit lorsque l’âme est insufflée dans son corps. Cela est déjà écrit sur la table préservée mais eux ils vont écrire lorsqu’ils vont introduire l’âme dans le foetus. Quand l’âme entre dans le corps et que les enfants sortent de l’utérus de leur mère, ils n’ont rien fait encore qui contredise la reconnaissance de la divinité de Dieu puisqu’on a vu que Allah a fait sortir toutes les âmes du dos de Adam. Et toutes les âmes ont reconnus qu’il n’est de dieu que Dieu. Donc, même quand elles sont introduites dans l’utérus de leur mère et qu’ils sortent et sont encore bébé, ils n’ont rien fait qui a contredit cette reconnaissance. Ils sont toujours sur cette reconnaissance qu’il n’est de dieu que Dieu. Cependant, ils ont oublié cet aveu ou cette reconnaissance qu’ils ont faite. Ensuite, certains ont appris la foi, l’Islam, ont grandi sur cela. Et puis il y a ceux qui ont grandi sur la mécréance. Et certains sont devenus des esclaves croyants et d’autres sont devenus des non croyants. Donc, le jour où Allah a fait sortir les âmes du dos de Adam, on l’appelle le jour de ‘alastou. Dans la ‘ayah «Alastou bi Rabbikoum» qui signifie «Ne suis-je pas votre Dieu». Et les âmes ont toutes répondu «balaa» qui signifie «Oui». Cependant, comme on a vu, après ce jour-là, elles ont toutes oublié quand elles sont sorties du corps de leur mère, elles ont toutes oublié.
Les animaux également ont des âmes. Lorsque nous égorgeons un mouton, vous voyez qu’il se débat puis s’arrête. Donc, les animaux ont des âmes. Et celui qui prétend que les animaux n’ont pas d’âmes, il sort de l’Islam. Il y a un homme qui a écrit un livre, un égyptien, qui s’appelle ach cha^ raawiyy, dans lequel il a prétendu le contraire. Il a prétendu que les animaux n’auraient pas d’âmes. Alors que dans le Qour’an, Allah ta^ala dit « Wa idha l wouh_ouuchou h_ouchirat» qui signifie « Et lorsque les animaux seront rassemblés» c’est à dire que après leur mort, tout comme les êtres humains, Allah les ressuscite et à nouveau l’âme rentre dans le corps. Pour les humains et les jinns, cette résurrection puis ce rassemblement sera pour le jugement dernier, et les animaux ne sont pas responsables, ils n’ont pas de comptes à rendre, il n’y a pas de paradis et d’enfer pour les animaux. Cependant, Allah les ressuscite et les rassemble par manifestation de Son équité, de Sa justice. Tout comme l’a dit notre Prophète, salla l laahou ^alayhi wa sallam, dans le hadith, le mouton qui a donné un coup de corne à l’autre mouton dans cette vie, celui qui a reçu un coup de corne va le lui rendre au jour dernier. Par manifestation de Sa justice, Allah fait que cela aura lieu ainsi. Ensuite, que vont devenir les animaux? Ils vont se transformer en poussière. C’est pour cela que le mécréant, lorsqu’il subira le châtiment au jour dernier, il souhaitera être comme les animaux. Il souhaitera devenir poussière. Mais il n’y a plus de mort pour lui après la résurrection. Donc, cette ‘ayah, numéro 5 dans sourat at takwiir, indique que les animaux ont une âme. Et celui qui dit que les animaux n’ont pas d’âme aura contredit le Qour’an, et celui qui contredit le Qour’an il n’est pas musulman. Le hadith du Prophète concernant le mouton qui rend le coup de corne à l’autre mouton, c’est sa parole, salla l laahou ^alayhi wa sallam, «la tou’addanna l houqouuqou ilaa ‘ahlihaa yawma l qiyaamah» qui signifie « Des droits que certains ont sur les autres seront certes réparés au jour du jugement. C’est à dire que celui dont le droit a été usurpé dans cette vie, il le lui sera rendu au jour du jugement. Donc, ça c’est le début du hadith. La suite : le Prophète a dit «hattaa youqaada lichchaati l jalh_aa’i mina chchaati l qarnaa’», qui signifie «même le mouton qui a reçu un coup de corne prendra sa revanche sur celui qui lui a donné». Même un mouton qui a reçu un coup de corne va le rendre à celui qui le lui a donné. Donc, Allah, par manifestation de Sa justice, fait que même le mouton qui a reçu un coup de corne il va le lui rendre. C’est un hadith rapporté par Mouslim. Donc, la signification de ce hadith, c’est que Allah ta^aalaa rétablit les droits. Donc, le mouton qui n’avait pas de corne et qui a reçu un coup de corne d’un autre mouton qui lui avait des cornes, va rendre à celui qui l’a cogné. Mais cela ne veut pas dire que le mouton qui a donné un coup de corne ira en enfer. Il n’y a pas de paradis et d’enfer pour les animaux du bas monde. Et ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’animaux au paradis et en enfer. Il y a des animaux au paradis et il y a des animaux en enfer. En enfer, pour le châtiment du mécréant, il y a des scorpions de la taille d’une mule. Et au paradis, il y a des animaux. Celui qui est au paradis, il voit un oiseau qui vole, il souhaite le manger, et il le retrouve sur sa main prêt à être consommé. Et dès qu’il termine de le consommer, Allah ressuscite cet oiseau, il reprend son envol et continue son vol. Car au paradis il n’y a pas d’interruption pour le bien. Et ce que la personne consomme au paradis ne sort pas sous forme de déchets du corps, il n’y a pas de matière fécale ou d’urine. Ce que la personne consomme sort sous forme de transpiration à l’odeur de musc. Si quelqu’un frappe un autre humain injustement, il mérite l’enfer dans l’au delà. Mais il n’en est pas de même pour les animaux. Mais, l’animal qui a été frappé va rendre le coup à celui qui a été frappé et tous deux deviendront poussière. Ils ne rentreront pas au paradis et en enfer.
Dans le bas monde, Allah fait miséricorde aux croyants tout comme aux mécréants. Mais dans l’au-delà, sa miséricorde sera réservée aux croyants. Allah ne fait pas miséricorde aux mécréants dans l’au-delà. La preuve est la ayah 156 de sourat al a^raaf. Allah ta^ala dit « Wa rahmatii wasi^at koulla chay’ fasa’aktoubouha li l ladhiina yattaqouun» qui signifie «ma miséricorde concerne toute chose dans le bas-monde». Allah fait miséricorde aux croyants et aux mécréants dans le bas-monde. «Je la destine dans l’au-delà à ceux qui se gardent de la mécréance». Dans l’au-delà, Allah réserve sa miséricorde aux musulmans. Croyants et musulmans, c’est la même chose. Il n’y a pas de croyant qui n’est pas musulman et il n’y a pas de musulman qui n’est pas croyant. Donc, la miséricorde de Allah, Allah la réserve à ceux qui se seront protégés de la mécréance, qui sont morts musulmans. Mais celui qui est mort sur autre que l’Islam, celui-là, Allah ne lui fait pas miséricorde. C’est à dire, que la miséricorde de Allah concerne dans le bas monde aussi bien le musulman que le mécréant. Et dans l’au-delà, Allah l’accorde exclusivement à ceux qui se gardent de l’association et des autres sortes de mécréances. Donc, la miséricorde de Allah, Allah la réserve exclusivement aux musulmans dans l’au-delà. Mais dans le bas monde, il fait miséricorde aux croyants et aux mécréants. Comment fait-il miséricorde aux croyants et aux mécréants dans le bas monde? N’est-ce pas qu’il leur accorde la bonne santé? Il leur accorde leur subsistance. Il leur accorde l’air qu’ils respirent, et l’eau fraîche qu’ils boivent, et ce qui est de cet ordre. Tout cela ce sont des manifestations de la miséricorde de Allah. L’air qu’ils respirent, l’eau qu’ils boivent, la bonne santé, la subsistance. Allah n’est pas obligé d’accorder tout cela. Et bien, il l’accorde par sa miséricorde. Ce n’est pas un devoir pour Allah que d’accorder cela aux gens. Allah n’est pas soumis à l’ordre ou à l’interdiction de quiconque. C’est pour cela que la personne n’a pas à dire «ça c’est injuste» au sujet de quelque chose que Allah lui accorde ou ce dont Allah l’a prive. Il se peut qu’il y ait injustice entre les humains entre eux, mais Allah il fait ce qu’il veut de ce qui lui appartient. Il n’a pas de compte à rendre. S’il prive quelqu’un et accorde du bien à quelqu’un d’autre il n’aura pas agit dans quelque chose qui ne lui appartient pas. Il aura agit dans ce qui lui appartient. Et l’injustice n’est pas concevable pour quelqu’un qui agit dans ce qui lui appartient. On parle d’injustice dés lors que quelqu’un agit dans quelque chose qui ne lui appartient pas. Mais, tant que la personne agit dans ce qui lui appartient, on ne parle pas d’injustice. C’est pour cela, même nous, les bienfaits que nous avons, notre corps, nos organes, tout cela appartient à Allah. C’est pour cela que si l’un d’entre nous fait quelque chose que Allah a interdite de ses bienfaits, on dit que celui qui a agit ainsi aura été injuste envers lui-même. Puisqu’il aura agit dans quelque chose qui ne lui appartient pas en réalité, car elle appartient à Allah, mais d’une manière qui n’est pas conforme à l’ordre ou à l’interdiction de Allah. C’est pour cela qu’on parle d’injustice. Le péché est une injustice. La désobéissance est une injustice, de la part de la personne. La personne est injuste en agissant de la sorte, mais Allah Il accorde ce qu’Il veut à qui Il veut et Il prive qui Il veut de ce qu’Il veut et Il n‘a pas de compte à rendre. C’est pour cela que celui qui a trouvé du bien qu’il remercie Dieu. Et qu’il agisse en bien avec les bienfaits que Dieu lui a accordé. Quand au mécréant, lui, il a commis la plus grave des injustices. Puisque, soit il a manqué de respect à Dieu ou à un des prophètes, ou il a renié l’existence de Dieu, ou il a renié un autre attribut de Dieu, ou il aura assimilé Dieu à ses créatures. Tout cela ce sont des injustices et la mécréance est la plus grave des injustices. Pourquoi est-elle la plus grave ? Allah nous l’a appris dans le Qour’an . Car c’est le péché que Allah ne pardonne pas. La mécréance est le péché que Allah ne pardonne pas pour celui qui en meurt chargé. Mais si quelqu’un commet la mécréance, comment peut-il faire pour s’en débarrasser ? En entrant en Islam. En prononçant les deux témoignages. En disant Il n’est de dieu que Dieu, Mouhammad est le Messager de Dieu». Et en abandonnant ce qui a provoqué la mécréance. C’est ainsi que la personne peut se racheter, tant qu’elle est vivante. Mais si elle arrive à un état où elle perd tout espoir de vie, le repentir n’est plus accepté. Donc, Allah fait miséricorde aux croyants et aux mécréants dans le bas-monde, et uniquement aux croyants dans l’au-delà.
Allah ta^ala dit « wa naadaa asHaabou n naari asHaaba l jannah ‘an afiiDou ^alaynaa mina l maa’i aw mimmaa razaqakoumou l laah . Qaalouu inna l laaha Harramahoumaa ^alaa l kaafiriin». Sourat al a^raaf /50. Que signifie cette ‘ayah? Les gens de l’enfer, quand ils seront en enfer, les mécréants vont appeler les gens du paradis. Soit ils les voient, bien que la distance soit vraiment très éloignée entre l’enfer et le paradis, à un certain moment donné, si Dieu veut il fait qu’ils pourront les voir, soit ils vont simplement entendre leur voix et ils vont leur parler. Et tellement ils sont en train d’endurer le châtiment lorsqu’ils seront en enfer, ils demanderont aux gens du paradis de leur déverser un peu d’eau ou autre subsistance que Allah leur a accordé. Mais les gens du paradis vont leur répondre «Allah a privé les gens de l’enfer de tout cela». Allah a privé les mécréants de cela. C’est à dire, qu’ils n’auront pas droit à cela. Et c’est alors qu’ils vont se taire. Allah a envoyé les prophètes dans cette vie. Celui qui est doté d’un minimum de raison, et qui utilise correctement sa raison, il dira «ce monde existe, il y a bien qui lui a donné l’existence». Et celui qui lui a donné l’existence n’a pas de ressemblance avec toutes ses créatures. Mais Allah guide qui Il veut et Il égare qui il veut. Il y a des gens dont le coeur est fermé. D’autres, Allah fait que leur coeur accepte la vérité. Donc, quand ils seront en enfer, ils vont demander à avoir un peu de ce que les gens du paradis ont reçu, mais ils sauront qu’ils ne pourront pas prétendre à cela. C’est à dire, qu’en enfer, ils n’auront pas de subsistance utile, et d’eau fraiche qui va assouvir la soif mise à part cette eau qui est bouillante et qui déchire leurs intestins quand ils vont en boire. Pourquoi auront-ils cela? Pourquoi seront-ils dans cet état ? Et c’est un état qu’ils auront pour l’éternité sans interruption. Parce qu’ils ont délaissé le droit le plus éminent de Allah. Ils ont négligé le droit le plus important que Dieu a sur nous, le droit que rien ne remplace et qui est de croire en Dieu et en son Messager. Parce qu’ils ont délaissé cet important devoir, ceci les attendra. C’est un devoir que rien ne remplace. Donc, en enfer, les mécréants n’auront aucune part de bien, parce qu’ils ont négligé justement ce devoir irremplaçable qui est de croire en Dieu et en son Prophète. Donc, si quelqu’un pose la question «pourquoi seront-ils châtiés de ce châtiment terrible et douloureux et qui n’a pas de fin? La réponse est parce qu’ils n’ont pas accompli le plus éminent des droits que Dieu a sur eux. C’est pour cela que la rétribution de ce manquement à ce devoir, c’est qu’ils auront un châtiment éternel qui ne sera pas interrompu. Eux, leur volonté c’était de rester sur leur mécréance. Et leur rétribution, c’est que ce sera un châtiment qui ne sera pas interrompu. Leur objectif c’était de rester tout le temps sur leur mécréance. C’est pour cela que leur rétribution, c’est que ce sera un châtiment sans interruption. Et Allah a rendu l’entré en Islam qui est la plus éminente des grâces de Allah, soit facile. Il est facile d’entrer en Islam, ce n’est pas une épreuve difficile. Ce n’est pas une épreuve physique ou intellectuelle, c’est facile. La personne apprend que Dieu existe, qu’il a envoyé un prophète, le premier est Adam et le dernier est Mouhammad. Et elle adhère par son coeur, et elle le reconnait par sa langue. L’entré en Islam est facile, c’est de reconnaitre par sa langue, ce à quoi la personne à adhéré par son coeur, chose dont la raison témoigne de la véracité. La raison témoigne de la véracité de cette croyance. La raison ne rejette pas cette croyance. Il n’y pas dans notre croyance quelque chose que la raison rejette. Ce n’est pas comme certains qui disent au sujet de leur mauvaises croyances «oui mais c’est le mystère de la foi». Non ! Notre croyance est claire, la raison est là pour la confirmer. Notre croyance est basée sur ce que le Prophète nous a transmis. Et la raison témoigne de la véracité et de la validité de ce que le Prophète a transmis. Donc, l’entré en Islam, Allah a fait qu’elle est facile. C’est en prononçant les deux témoignages après avoir connu Allah et son Messager. D’autre part, Allah a rendu la mécréance également facile. Tout comme l’entrée en Islam est facile, la sortie de l’Islam aussi elle est facile. Une seule parole, qui signifie une moquerie, ou une dépréciation à l’égard de Allah, ou à l’égard de la loi de l’Islam, fait sortir celui qui l’a dite, de la foi, et le fait tomber dans la mécréance qui est la pire des situations. L’entrée en Islam, est facile. C’est par les deux témoignages après avoir connu Allah et connu son Messager. La sortie de l’Islam est facile. Une seule parole qui indique une moquerie, ou une dépréciation, c’est à dire, un rabaissement, de Allah ou de la loi de l’Islam, ou d’un des Prophètes, une seule parole qui indique une dépréciation, fait sortir celui qui l’a dite, de la foi et le fait tomber dans la mécréance. Comme quelqu’un qui dit «oui dans l’Islam, la femme n’a pas de droits» ou «l’Islam est injuste envers la femme». C’est une parole dépréciative qui fait sortir celui qui l’a dite de l’Islam. «ou encore celui qui dit que l’homme est l’équivalent de la femme». Cela est contraire à l’Islam, ce n’est pas vrai. Ou celui qui dit «la prière, ce n’est pas la peine de la faire». Ou le jeûne dans notre époque, ce n’est pas un devoir de le faire. Donc, ce sont des paroles qui indiquent une dépréciation de la religion. Notre Prophète nous a bien dit que sa Loi est applicable jusqu’au jour du jugement. Ou celui qui dit que l’homme descend du singe. Cela est une parole qui est contraire à la croyance correcte. Parce que nous avons su et par la raison que ce monde a un créateur puisque ce monde change d’un état à un autre. Donc, forcément, ce qui change a un début, il a besoin de qui lui a donné le début. Et celui qui lui a donné le début, il ne change pas, et il est exempt du début. C’est celui que nous appelons en arabe Allah, en français Dieu. C’est un être qui est de toute éternité, qui a des attributs de perfection qui sont dignes de lui. Cet être, c’est à dire qui existe, il a envoyé des prophètes, et pour les soutenir dans ce qu’ils disent, il leur a accordé des miracles qui sont une preuve de leur véracité. Parmi les miracles de notre Prophète, c’est que l’arbre a gémit. Un arbre qui n’est pas un être vivant, il n‘a pas d’âme. Le Prophète s’appuyait dessus quand il donnait ses discours. Ses compagnons lui ont proposé de lui faire une chair, sur laquelle il pourrait monter pour donner son discours. La foi d’après quand il est monté sur la chair, pour donner son discours, la mosquée était pleine. Les gens ont entendu cet arbre qui se mettait à gémir (pleurer comme un enfant), il se languissait du Prophète. Et il ne s’est pas calmé avant que le Prophète redescende et aille le prendre pour qu’il se soit calmé. Ceci est une chose qui n’est pas ordinaire. Habituellement un arbre ne se met pas à gémir. Egalement, parmi les miracles du Prophète, c’est qu’une fois ils étaient mille cinq cent, et étaient à court d’eau. Et le Prophète a demandé à avoir un petit récipient dans lequel il y avait un tout petit peu d’eau, il a mis sa main honorée dedans, et l’eau s’est mise à jaillir d’entre ses doigts, comme des fontaines. Et les gens ont pu en boire et faire leurs ablutions. Il est clair que ce ne sont pas des illusions. Ils avaient soif et après ils n’ont plus soif. Ils n’avaient pas le woudou et après ils ont le woudou. C’est bien quelque chose de réel. Et ils n’étaient pas une ou deux ou trois personnes. Ils étaient mille cinq cent. Et les miracles du Prophète sont très nombreux. Il n’y a pas que notre Prophète qui a eu des miracles, d’autres aussi ont eu des miracles. Tous les prophètes ont eu des miracles. Comment nous qui n’avions pas été présents lorsque ces miracles s’étaient produis, croyons nous en ces miracles? C’est par la transmission de l’information d’une manière qu’on appelle at tawaatour. C’est à dire que la première couche qui ont vu ces miracles était nombreuse. De plus la connaissance du miracle était par une perception sensorielle, ce n’est pas une imagination ou une théorie que deux ou cinq ou six personnes ont monté et qu’ils ont relayé par la suite. Au départ, c’était une perception sensorielle, c’est par leur sens qu’ils ont pris connaissance. Ils ont bu, ils ont touché, ils ont vu. Donc, ce grand nombre de personne, plus que vingt, à leur tour, a transmis à un grand nombre. Et ce grand nombre qui a reçu l’information à son tour, à transmis à un grand nombre, et ainsi de suite à chaque couche l’information a été relayée par un grand nombre de personne jusqu’à ce qu’elle nous soit parvenue. Ce mode de transmission entraine une connaissance certaine. Cela se nomme at tawaatour en arabe. Et lorsque cette information nous parvient, c’est comme si nous même avions vu cette chose qui nous a été rapportée. C’est pour cela à certains incrédules, on lui dit pourquoi tu crois qu’il y a un homme qui s’appelle Lénine et un autre qui s’appelle Karl Marx et un souverain qui s’appelle Napoléon, et tu ne crois pas aux miracles du Prophète Mouhammad ? Et pourtant le mode de transmission est le même. Napoléon, c’est beaucoup de personne qui l’ont rencontré, et qui ont dit qu’il a existé, qu’il a fait telle et telle chose, ensuite un grand nombre a rapporté à un grand nombre et ainsi de suite jusqu’à ce que cela nous parvienne. Un homme qui s’appelle Lénine aussi, un grand nombre de personne l’a rencontré et a vu qu’elles étaient ses théories, et ils l’ont rapporté à un grand nombre et ainsi de suite jusqu’à ce que cela nous parvienne. Donc, nous on a la certitude qu’il y a eu un homme qui a existé qui s’appelle Lénine, ou un homme qui a existé qui s’appelle Napoléon, qui a dit telle et telle chose. C’est par ce même mode de transmission que nous savons qu’il y a un pays qui s’appelle la Chine. Ou un roi qui a existé par le passé et qui porte tel nom. Egalement, c’est par ce mode de transmission, que nous savons que le Prophète Mouhammad a eu de l’eau qui a jaillit d’entre ses doigts, à partir de laquelle 1500 personnes ont pu boire et ont pu faire leur ablution. Donc, on leur dit «Pourquoi tu crois en telle chose et pas en telle chose ?» On lui dit que tu agis arbitrairement. Tu n’es pas quelqu’un qui utilise correctement et objectivement sa raison. C’est un agissement arbitraire, c’est à dire, un agissement qui n’est pas justifié, qui n’a pas d’arguments. Donc, le Prophète a été envoyé et tout ce qu’il nous a transmis est vrai puisque le créateur le confirme dans ce qu’il dit par des miracles. Et donc, sa loi aussi, c’est celle que Dieu a ordonné. Donc, le fait que l’homme a tel droit et tel devoir, le fait que la femme a tel droit et tel devoir, c’est quelque chose qui est certainement accompagnée d’une sagesse. Puisque Dieu ne crée pas des choses absurdement. Et celui qui prétend que telle Loi ou telle autre loi est obsolète, ou n’est pas applicable, c’est comme s’il attribue à Allah l’absurdité. Et Allah est exempt de tout défaut. Donc, la personne, il convient qu’elle apprenne. De nos jours, beaucoup de gens suivent n’importe quoi, et sont en train de délaisser ce qui est précieux et ce qui est correct. Celui qui est intelligent, c’est celui qui suit ce que notre Prophète nous a dit. Le Prophète nous a dit ce qui signifie ‘celui pour qui Allah veut le bien, il fait qu’il apprend la science de la religion. Mais bien sûr, cet apprentissage n’est pas en lisant à droite et à gauche ou en regardant n’importe quelle chaine de télé, mais en apprenant par transmission orale. Auprès de ceux, qui ont eux mêmes appris par transmission orale, et ainsi de suite jusqu’aux compagnons du Prophète et jusqu’au Prophète ^alayhi s salaatou wa s salaam. Malheureusement de nos jours, il y a beaucoup de gens, qui parlent au nom de la religion, mais qui n’ont pas de chaines de transmission ou qui parlent de leur tête. La personne veille auprès de qui elle apprend sa religion. Ce n’est pas n’importe quelle personne qui parle au nom de la religion dont les paroles sont forcément correctes. La personne demande quelle est la chaine de transmission et elle s’assure que c’est une chaine de transmission correcte.
Donc, le fait que le mécréant subisse un châtiment sans fin en enfer, c’est à cause de son manquement au plus important des devoirs qui est la croyance en Dieu et en son Prophète. Et celui qui était musulman et qui fait quelque chose qui le fait sortir de l’islam, il devient mécréant. Comme le mécréant d’origine. C’est à dire, que lui aussi, s’il meurt dans cet état, et qu’il ne rentre pas en Islam, il restera éternellement en enfer, que Dieu nous préserve. Et celui qui se retrouve ainsi dans l’apostasie selon le jugement de Allah il est plus méprisable que les insectes et les bêtes sauvages. Qu’il ait prononcé cette parole, de mécréance en étant sérieux, ou en étant en colère, même si la personne était en colère. Même si elle plaisantait. Si elle dit une parole, qui revient à contredire la religion, ou qui revient à déprécier Allah ou la loi de l’Islam, cette parole l’a fait sortir de l’Islam. Que la personne fasse attention. La colère n’est pas une excuse. La plaisanterie non plus n’est pas une excuse. Certains te disent «oui mais moi je faisais que discuter». Allah dit dans sourat at tawbah ayah 65 et 66 ce qui signifie « Si tu leur avais posé la question, ils auraient répondu «mais nous ne faisions que discuter et plaisanter» Dis : Est-ce que vous plaisantez de Allah, des signes de la religion, de ses messager, c’est de cela que vous vous moquiez? Ne vous excusez pas, vous êtes devenus mécréants après avoir été croyants». Donc, cette ayah, elle est explicite. Ils sont devenus mécréants alors qu’auparavant, ils étaient croyants. Pourquoi ? Parce qu’ils se moquaient de Allah, ou de ses messagers, ou du paradis ou de l’enfer, et ainsi de suite. Donc, la personne, qu’elle fasse attention. Qu’elle ne dise pas des choses au sujet de la religion sans science. Certains, ils disent ça c’est licite, ça c’est interdit sans avoir appris. Et il se peut que ainsi il tombe dans la mécréance. C’est pour cela, la personne ne donne pas d’avis dans la religion sans avoir appris. Et le fait que la colère ou la plaisanterie ne soient pas des excuses, cela a été bien expliqué les livres de jurisprudence des écoles reconnues (madhhab). Ils ont jugé, celui qui profère telle ou telle parole de mécréance, mécréant. Il y a donc des savants qui ont même composé des livres pour dire telle parole fait sortir de l’Islam, telle parole fait sortir de l’Islam, telle parole fait sortir de l’Islam, ils ont écrit des livres pour donner des exemples de paroles qui font sortir de l’Islam. Allah ta^ala dit « Inna charra d dawaabbi ^inda llaahi l ladhiina kafarouu fahoum laa you’minouun. Sourat al ‘anfaal » / 55 ce qui signifie « certes les pires êtres se déplaçant sur terre selon le jugement de Allah, sont ceux qui sont mécréants». Ils n’ont certes pas la foi. Ils sont les pires êtres qui se déplacent sur terre. Ce sont ceux qui ne sont pas musulmans.
Dans le hadith de ‘abouu mouuça l ach^ariyy le Prophète a dit que le paradis est plus proche de l’un d’entre vous que la lanière de ses sandales. Et l’enfer également. C’est à dire, que la personne, qu’elle se retrouve au paradis ou qu’elle se retrouve en enfer, c’est quelque chose qui est très facile. Le fait qu’elle meurt sur l’Islam ou qu’elle meurt sur la mécréance, c’est quelque chose qui est très facile. C’est pour cela que la personne, puisqu’elle ne sait pas à quel moment elle va mourir, que ce qui compte, c’est l’état de sa personne quand elle meurt. Chacun d’entre nous ne garantit pas la seconde qui vient. Quelle que soit sa santé, sa puissance physique, sa soit disant intelligence, son pouvoir, est-ce qu’elle garantit la seconde qui suit ?! Personne d’entre nous ne la garantit. Personne ! Celui qui est intelligent, c’est celui qui dit : « il se peut que dans une seconde, je vais mourir», à moi d’oeuvrer pour que lorsque viendra ma mort, je ne sois pas dans une situation qui va me pénaliser pour la suite. Parce que la suite n’a plus de fin. Maintenant, il y a une fin, mais après il n‘y aura plus de fin. Donc, la personne peut gagner le paradis en faisant quelque bonne action. N’est ce pas que le prophète a dit «préservez vous du feu de l’enfer même en donnant en aumône la moitié d’une datte». Qu’est ce que c’est une moitié de datte? Pas grand chose. Il se peut qu’en donnant en aumône la moitié d’une datte , ça sera la bonne action qui va te faire entrer au paradis. Nous on ne sait pas . Donc, c’est pour cela que la personne ne néglige pas le peu de bien qu’elle peut faire, même en rencontrant son frère ou sa soeur en Islam, avec le sourire. On parle des hommes en eux et des femmes entre elles. Même ça, peut réjouir le coeur du musulman. Et de même, la personne peut se retrouver en enfer, à cause de quelques mauvaises actions. Donc si quelqu’un a vécu durant des années durant, sur la mécréance, puis avant de mourir , il entre en Islam, avant de voir les anges du châtiment , il entre en Islam, avant de perdre tout espoir de vie, il entre en Islam, avant de rencontrer l’ange de la mort, avant de voir ^azraaiil , ou avant de se retrouver noyé, il entre en Islam, et il a pour conviction qu’il n’est de dieu que Dieu, et que Mouhammad est le Messager de Dieu, celui-là il ira au paradis, même s’il a vécu cent ans sur la mécréance. Parce qu’avant de mourir il est entré en Islam, il ira au paradis. Même s’il n’a pas fait une seule prière de toute sa vie. Et il n’aura pas de compte à rendre sur ce qu’il n’a pas fait parce qu’il était sur la mécréance. Parce que celui qui est mécréant d’origine, quand il entre en Islam, son Islam lui efface tous ses péchés antérieurs. Ce n’est pas comme celui qui était musulman puis qui est sorti de l’Islam, puis il est revenu à nouveau dans l’Islam. S’il revient à nouveau à l’Islam, il a toujours les anciens péchés qu’il avait commis, et il a perdu ses bonnes actions. Mais il est à nouveau musulman. Et ce qui compte c’est l’état de la personne lorsqu’elle meurt, est-ce qu’elle est musulmane, ou est-ce qu’elle n’est pas musulmane. Et en contrepartie, si quelqu’un avait vécu sur l’Islam, puis il est tombé malade par exemple, et que sa maladie est devenue extrêmement éprouvante, très douloureuse. Et il n’a pas pu supporter, et il s’est rebellé contre Dieu, il a dit «o Dieu, pourquoi tu es injuste avec moi en me donnant cette douleur que je ne peux pas supporter ?» , il est sorti de l’Islam attribuant l’injustice à Dieu. S’il meurt, celui-là n’entrera pas au paradis. Le paradis lui est interdit. Car il a mécru à cause de son objection à Allah. Le Messager de Allah a dit «innama l a^maalou bi khawaatiinihaa» ce qui signifie « Ce qui compte c’est l’état de la personne lors de sa mort». Donc, tout ce qui se déplace sur terre, que ce soit les animaux, les insectes, les êtres humains, le pire de tous ceux là, c’est celui qui n’est pas musulman.
Les mécréants qui sont morts avant la mission de notre Prophète Mouhammad, ceux qui n’ont pas entendu l’appel à l’Islam, d’un prophète, ils ne sont pas responsables. Ils ne vont pas en enfer. Ces gens là iront au paradis. Dans un hadith, le Prophète a dit qu’il y a un animal qui s’appelle al jou^al (le bousier), cet animal se nourrit des saletés, c’est un petit insecte noir, qui consomme les matières fécales et qui en fabrique des petites boules qu’il consomme par la suite, et il a dit que ces boules que fabrique cet insecte sont meilleures que ceux qui sont sur la mécréance en raison de leur mécréance justement. Car ils n’ont pas accompli le plus grand droit que Dieu a sur les créatures, les êtres humains, qui est de croire en Dieu, et en son Prophète. Parce que ce mécréant dans le hadith, même s’il dépensait comme la montagne de ‘ouhoud en or, dans un acte que Dieu agrée, mais s’il est sur sa mécréance, cet acte ne lui donnera aucune récompense. Parce qu’il n’a pas accompli le plus important des devoirs, qui est de croire en Dieu et en son Prophète. Et de plus quel que soit l’acte qu’il fait, s’il n’est pas musulman, cet acte ne donne pas de récompenses. Donc, le mécréant, quelques soient les services qu’il va offrir aux gens, quelque soit la tendresse ou la compassion ou la solidarité, qu’il va voir avec les démunis, ou les pauvres, ou les malades, tout cela, ne leur sera d’aucune récompense dans l’au-delà. Ils seront nourris pour leurs actes dans ce bas-monde. Ils auront la nourriture, la santé, la richesse, ce qu’ils veulent, mais dans l’au-delà ils n’auront rien du tout. C’est pour cela que mêmes s’ils ont l’apparence d’êtres humains, mais en réalité, ce sont des gens qui ont commis le plus grave des péchés, qui est la mécréance. C’est pour cela que la personne dit rester sur l’Islam et apprendre ce qui fait sortir de l’Islam et apprendre quels sont les devoirs et quels sont les choses interdites pour s’améliorer, pour appliquer, en espérant mourir sur l’Islam. Et celui qui rêve du Prophète, on espère qu’il mourra musulman. C’est pour cela que la personne invoque Dieu pour rêver du Prophète, pour voir le Prophète dans le rêve. Et ça c’est quelque chose qui est un très grand bien, que Allah n’accorde pas forcément à celui qui a un haut degré.
Croyance : Le traité de la croyance de l’Imam ^Oumar Ibnou Mouhammad An-Naçafiyy
Le traité de la croyance de l’Imam ^Oumar Ibnou Mouhammad An-Naçafiyy
décédé en l’an 537 de l’Hégire, que Allah lui fasse miséricorde
Les Gens de la Vérité ont dit : la réalité des choses est confirmée et la connaissance que l’on en a est certaine contrairement [à ce qu’affirment] les sophistes. La connaissance que les créatures [peuvent avoir] a trois causes : les sens sains, la nouvelle véridique et la raison. Les sens sont donc : l’ouïe, la vue, l’odorat, le goût, le toucher. Et par chacun de ces sens on prend connaissance de ce pour quoi il a été créé : par exemple les perceptions de l’ouïe, du goût et de l’odorat. Quant à la nouvelle véridique, elle est de deux genres : (le premier) la nouvelle moutawatir, c’est ce qui est confirmé par les dires d’un groupe de personnes à propos desquels il n’est pas concevable qu’ils se soient accordés sur le mensonge. Elle entraîne la connaissance par nécessité comme par exemple la connaissance des anciens royaumes dans les temps passés et [dans] les pays lointains. (Le deuxième) la nouvelle [apportée par] le messager appuyé par le miracle, elle entraîne la connaissance déduite, et la connaissance qu’elle confirme est comparable à la connaissance confirmée par nécessité, de par la certitude et la confirmation. Quant à la raison : elle est également un moyen (une cause) de connaissance. Et ce qu’elle confirme par l’évidence est [une connaissance] par nécessité comme par exemple la connaissance que la totalité de la chose est plus grande que sa partie. Ce qui est confirmé par la déduction est donc de l’ordre de ce que l’on acquiert. L’inspiration ne fait pas partie des causes de la connaissance de la validité des choses, chez les Gens de la Vérité.
L’univers avec l’ensemble de ses parties a été introduit dans l’existence. Il est en effet constitué de substances et de ce qui advient aux substances. La substance, c’est ce qui a une réalité de par soi-même ; composée, c’est un corps ; non composée, c’est une substance unitaire qui est la partie qui ne se divise pas. Ce qui advient aux substances, c’est ce qui n’a pas de localisation par soi-même et qui advient aux corps et aux substances unitaires. Ce sont par exemple les couleurs, les états, les saveurs, les odeurs. Et Celui Qui a fait entrer l’univers dans l’existence, c’est Allah ta^ala الواحد (Al-Wahid) l’Unique, القديم (Al-Qadim) l’Eternel exempt de début, الحيّ (Al-Hayy) le Vivant, القادر (Al-Qadir) le Puissant, العليم (Al-^Alim) Celui Qui sait tout, السميع البصير (As-Sami^ou l-Basir) Celui Qui entend et Qui voit, الشائى المريد (Ach-Cha‘i l-Mourid) Celui Qui a la volonté et le vouloir. Il n’est pas quelque chose qui advient aux corps, ni un corps, ni une substance unitaire, ni quelque chose ayant une image, ni limité, ni dénombrable, ni constitué de parties, ni divisible, ni composé, ni fini, Il n’est pas attribué d’un genre ni d’un comment, Il n’est pas localisé dans un endroit et Il ne subit pas le temps, rien ne Lui ressemble. Et rien n’échappe à Sa science et à Sa puissance.
Il a des attributs de toute éternité, qui Lui sont propres, qui ne sont ni Lui ni autre que Lui. Ce sont la science, la puissance (al-qoudrah), la vie, la puissance (al-qouwwah), l’ouïe, la vue, la volonté, le vouloir, le faire, la création, le fait de pourvoir [les créatures] en subsistance et la parole. Et Il parle d’une parole qui est un attribut à Lui et qui est de toute éternité, qui n’est pas du genre des lettres et des sons. Allah ta^ala est attribué par cet attribut la parole par lequel Il ordonne, interdit, informe et le Qour’an est la parole de Allah ta^ala [et il] n’est pas créé. Il est inscrit dans nos Mous–haf – nos livres du Qour’an –, mémorisé dans nos cœurs, récité par nos langues, entendu par nos oreilles, sans y prendre place. Et le fait de faire exister est un attribut de Allah ta^ala de toute éternité. Il s’agit du fait de faire exister l’univers et chacune de ses parties au moment où son existence a lieu et [cet attribut] est différent de ce qui a reçu l’existence, selon nous autres [matouridiyy]. La volonté est un attribut de Allah ta^ala de toute éternité et immuablement Sien à [Allah] ta^ala Lui-même.
La vision que les croyants auront de Allah ta^ala est possible selon la raison et obligatoire selon ce qui est rapporté, et les preuves selon les textes sont parvenues concernant l’obligation de la vision de Allah ta^ala par les croyants dans la résidence de l’au-delà. Ainsi, Il sera vu sans qu’Il soit dans un endroit ni dans une direction, que ce soit de face, par la réception d’un rayon lumineux, ou par la délimitation d’une distance entre celui qui regarde et Allah ta^ala. Et Allah ta^ala est le Créateur des actes des esclaves, que ce soit la mécréance ou la foi, l’obéissance ou la désobéissance. Ils existent tous par Sa volonté, Son vouloir et Son décret, Sa destinée et Sa prédestination. Et les esclaves ont des actes [qu’ils font] de leur propre choix pour lesquels ils seront récompensés ou châtiés. Ce qui relève du bien parmi ces actes existe par l’agrément de Allah ta^ala et ce qui relève du mal n’existe pas par Son agrément ta^ala. La capacité à accomplir l’acte est conjointe à l’acte, c’est la réalité de la puissance par laquelle l’acte a lieu. Cette appellation de capacité est [aussi] effective lorsque les causes, les organes et les sens sont sains. La validité de la responsabilité est basée sur cette [deuxième] capacité. L’esclave n’est pas chargé de ce qu’il ne peut pas faire.
La douleur qui existe dans ce qui est frappé à la suite du coup porté par quelqu’un, et la cassure du verre à la suite du bris occasionné par quelqu’un, toutes ces choses sont des créatures de Allah ta^ala ; l’esclave n’est pas l’auteur de leur création. Celui qui est assassiné meurt à son échéance. La mort [est une chose qui] advient au mort et c’est une créature de Allah ta^ala ; l’esclave n’en est pas l’auteur, ni par la création ni par l’acquisition. L’échéance est fixée. [Ce qui provient de] l’illicite est [aussi] une subsistance. Tout un chacun percevra sa propre subsistance entièrement, qu’elle soit licite ou illicite et il n’est pas concevable que quelqu’un ne consomme pas sa subsistance ni que quelqu’un d’autre la lui consomme. Et Allah ta^ala égare qui Il veut et Il guide qui Il veut. Ce qui est le mieux pour l’esclave, ce n’est pas un devoir pour Allah ta^ala [de le lui accorder]. Le supplice de la tombe pour les mécréants et certains désobéissants parmi les croyants, la félicité accordée aux gens de l’obéissance dans la tombe et l’interrogatoire de Mounkar et Nakir sont confirmés par les preuves selon les textes. La résurrection est une réalité, la pesée [des actes] est une réalité, le livre [où sont consignés les actes des esclaves] est une réalité, le questionnement est une réalité, le bassin est une réalité, le pont est une réalité, le paradis est une réalité et l’enfer est une réalité. [Tous deux] sont déjà créés actuellement. Ils existent et demeureront éternellement, ils ne seront pas anéantis, ni eux ni leurs habitants.
Le grand péché ne fait pas sortir l’esclave croyant de la foi et ne le fait pas entrer dans la mécréance. Allah ta^ala ne pardonne pas qu’on Lui attribue un associé et Il pardonne ce qui est en deçà à qui Il veut, que ce soit parmi les petits péchés ou les grands [péchés]. Le châtiment est possible pour le petit péché et le pardon est possible pour le grand péché, s’il n’a pas été commis en se le rendant licite. Se rendre licite [le péché] est de la mécréance.
L’intercession en faveur des grands pécheurs est confirmée pour les messagers ainsi que pour ceux qui ont un mérite. Ceux qui ont commis les grands péchés parmi les croyants ne resteront pas éternellement en enfer. La foi selon la Loi de l’Islam (Chari^ah), c’est de croire fermement en ce qu’a rapporté le Prophète r (^alayhi s–salatou wa s-salam) de la part de Allah ta^ala et de le reconnaître. Quant aux œuvres, elles s’accroissent en elles-mêmes mais la foi ne s’accroît pas et ne diminue pas. [La foi] et l’Islam sont indissociables. S’il y a en l’esclave la ferme croyance ainsi que la reconnaissance, il lui est valable de dire : je suis un croyant véritablement. Et il ne convient pas qu’il dise : je suis un croyant si Allah le veut. L’heureux peut devenir malheureux et le malheureux peut devenir heureux. Le changement concerne la félicité et le malheur mais pas le fait de rendre heureux ou de rendre malheureux qui sont tous deux des attributs de Allah ta^ala. Le changement n’affecte pas Allah, ni Ses attributs.
Dans l’envoi des messagers, il y a une sagesse. Allah ta^ala a envoyé des messagers humains pour les humains, annonciateurs de bonne nouvelle, mettant en garde et montrant aux gens ce dont ils ont besoin, parmi les choses de ce bas-monde et de la religion. Il les a appuyés par des miracles qui rompent avec l’ordinaire. Le premier des prophètes est ‘Adam ^alayhi s-salam et le dernier d’entre eux est Mouhammad. Il a été rapporté ce qui fait référence à leur nombre dans certains hadith. Il est préférable de ne pas se limiter à un nombre lors de leur évocation. Allah ta^ala dit :
{مِنْهُمْ مَنْ قَصَصْنَا عَلَيْكَ وَمِنْهُمْ مَنْ لَمْ نَقْصُصْ عَلَيْكَ}
ce qui signifie : « Il y a parmi eux ceux dont Nous t’avons rapporté l’histoire et parmi eux ceux dont Nous ne t’avons pas rapporté [l’histoire] ». Il n’y a pas de garantie, en citant un nombre, de ne pas mettre à leur nombre qui n’en fait pas partie ou de ne pas exclure de leur nombre qui en fait partie. Et tous ont informé et porté à la connaissance de la part de Allah ta^ala, ils ont été véridiques et porté conseil. Le meilleur des prophètes est Mouhammad. Les anges sont des esclaves de Allah ta^ala. Ils œuvrent conformément à Son ordre. Ils ne sont pas qualifiés de la féminité ou de la masculinité.
Allah ta^ala a révélé des livres à Ses prophètes dans lesquels Il a exposé Son ordre et Son interdiction, Sa promesse et Sa menace. L’Ascension du Messager de Allah r à l’état d’éveil, en personne jusqu’au ciel puis jusqu’aux lieux élevés que Allah ta^ala a voulus est une réalité. Les prodiges des saints sont une réalité. Ainsi, [Allah] fait paraître le prodige, par une voie rompant avec l’ordinaire, de la main du saint, comme par exemple le parcours d’une longue distance en un temps très court, l’apparition de nourriture, de boissons ou de vêtements lors du besoin, le fait de marcher sur l’eau, de voler dans l’air, la parole de l’objet et de l’animal, et d’autres choses encore. Ceci représente un miracle pour le messager du membre de la communauté duquel ce prodige est apparu. Car, [par ce prodige], il apparaît qu’il est un saint et il n’est un saint que s’il est fondé dans sa religion, et sa religion c’est la reconnaissance du message de son messager.
Le meilleur des humains après notre Prophète [dans sa communauté] c’est Abou Bakr As–Siddiq que Allah l’agrée, puis ^Oumar Al-Farouq puis ^Outhman Dhou n-Nourayn puis ^Aliyy Al-Mourtada. Leur califat est confirmé selon cet ordre également. Le califat est de trente années. Après cela, ce furent des royautés et des émirats. Il est indispensable que les musulmans aient un imam qui se charge d’exécuter leurs lois et d’appliquer les peines légales des musulmans, de protéger leurs lignes de fronts, de préparer leurs armées et de collecter leurs aumônes [légales], de réprimer les oppresseurs, les voleurs et les brigands de grands chemins, d’assurer la tenue des prières du vendredi et celles des deux fêtes, de mettre un terme aux conflits ayant lieu entre les esclaves [de Allah], de recueillir les témoignages attenants aux droits, de marier les jeunes gens et les jeunes femmes qui n’ont pas de tuteurs, de partager les butins et ce qui est du même genre.
De plus, il convient que l’imam soit apparent, non caché ni attendu, qu’il soit de Qouraych et il n’est pas permis qu’il ne soit pas de Qouraych. Il n’est pas forcément de Bani Hachim ni des descendants de ^Aliyy, que Allah l’agrée. Ce n’est pas une condition que l’imam soit préservé, ni qu’il soit le meilleur de son époque. Il est une condition qu’il un pouvoir total, qu’il sache mener à bien les affaires, qu’il soit capable d’assurer l’exécution des lois, de protéger les frontières de la terre d’Islam, de reprendre le droit de celui qui a subi une injustice à celui qui l’a commise. L’imam n’est pas déchu par le grand péché et l’injustice. Il est permis d’effectuer la prière derrière tout juste et tout grand pécheur et on effectue la prière [funéraire] pour tout juste et tout grand pécheur. On s’abstient d’évoquer [la totalité des] compagnons autrement qu’en bien.
Et nous reconnaissons le paradis aux dix à qui le Prophète a annoncé la bonne nouvelle qu’ils seront au paradis et nous confirmons le passage de la main mouillée sur les bottines pour le résident ou pour le voyageur. Nous n’interdisons pas [la consommation du liquide obtenu par] macération des dattes. Un saint n’atteint pas le degré des prophètes par définition. L’esclave n’atteint pas un état le dispensant de l’ordre ou de l’interdiction. Et il est donné aux textes leur sens propre. Abandonner cela pour recourir à des sens prétendus par les gens de l’ésotérisme est de l’irréligion. L’opposition aux textes est de la mécréance. Se rendre licite le péché de même que le dédaigner est de la mécréance. Se moquer de la Loi de l’Islam (chari^ah) est de la mécréance. Désespérer de la miséricorde de Allah ta^ala est de la mécréance. Croire que Allah ne châtie personne pour son péché est de la mécréance. Porter foi au devin au sujet de ce qu’il annonce des choses cachées est de la mécréance. Ce qui est anéanti n’est pas une chose qui existe. Les invocations des vivants pour les morts et les aumônes données en leur faveur leur sont profitables. Allah ta^ala exauce les invocations, donne satisfaction aux besoins. Ce que le Prophète a porté à la connaissance de ce qui est signe du jour dernier, l’apparition du faux messie, celle de la bête de la terre, de Ya’jouj et Ma’jouj, de la descente du ciel de ^Iça ^alayhi s-salam, du lever du soleil de son couchant, tout cela est une réalité. Le moujtahid peut se tromper et peut viser juste. Les messagers [de genre] humain sont meilleurs que les messagers [du genre] des anges, et les messagers [du genre] des anges sont meilleurs que le commun des humains – les saints -. Et le commun des humains – les saints – est meilleur que le commun des anges. Et Allah sait plus que tout autre.