Cours général : L’apostasie et ses trois sortes
La louange est à Allah le Seigneur des mondes et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maître Mouhammad Al–‘Amin, l’Honnête.
Allah tabaraka wa ta^ala dit :
] ومن يرتدّ منكم عن دينه فيمت وهو كافر فأولئك حبطت أعمالهم في الدنيا والآخرة وأولئك أصحاب النار هم فيه خالدون [
[sourat Al-Baqarah / 217] ce qui signifie : « Celui d’entre vous qui sort de sa religion et meurt mécréant, ceux-là, leurs actes sont annulés dans le bas-monde et dans l’au-delà et ceux-là sont les gens de l’enfer où ils resteront éternellement ».
Sache mon frère croyant que le péché de la mécréance est le plus grand de tous les péchés selon le jugement de Allah ta^ala. C’est le péché que Allah ta^ala ne pardonne pas à celui qui meurt avec.
Allah tabaraka wa ta^ala dit :
] إنّ الّذين كفروا وصدّوا عن سبيل الله ثمّ ماتوا وهم كفّار فلن يغفر الله لهم [
[sourat Mouhammad / 34] ce qui signifie : « Certes, ceux qui ont mécru et qui ont empêché de suivre la voie de droiture puis sont morts mécréants, ceux-là, Allah ne leur pardonne pas ».
Sache aussi mon frère musulman qu’il y a des croyances, des actes et des paroles qui contredisent les deux témoignages, qui font sortir de la religion de l’Islam et qui font tomber dans la mécréance et l’égarement. Ceci est vérifié par l’Unanimité des quatre écoles et des savants dignes de considération.
Les savants ont classé dans leurs livres la mécréance en trois sorte : la mécréance par la parole, la mécréance par les actes et la mécréance par la croyance.
1 – la mécréance par la parole : elle a lieu par la langue, comme par exemple insulter Allah ta^ala, les prophètes, les anges ou la religion de l’Islam, ou insulter les rites de l’Islam comme la prière, le pèlerinage, la zakat – l’aumône obligatoire – ou autre que cela.
Il y a parmi les mécréances par la parole également, la moquerie à l’égard du Messager r, comme de se moquer de l’un de ses états ou de l’un de ses actes, et encore la moquerie d’une chose faisant partie du Qour’an Honoré, des prophètes ou d’une des Lois de Allah ta^ala.
Allah soubhanahou wa ta^ala dit :
] ما يلفظ من قول إلاّ لديه رقيب عتيد [
[sourat Qaf / 18] ce qui signifie : « Pas une parole qu’il prononce sans que soient auprès de lui les deux anges Raqib et ^Atid ».
D’autre part, le Messager a dit :
(( إنّ العبد ليتكلّم بالكلمة ما يتبيّن فيها يهوى بها في النار ابعد مما بين المشرق والمغرب ))
[rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim] ce qui signifie : « Certes, il arrive que l’esclave de Allah prononce une parole à laquelle il ne fait pas attention et à cause de laquelle il chutera dans l’enfer plus loin que la distance qui sépare le levant du couchant ».
2 – la mécréance par les actes : comme par exemple jeter le livre du Qour’an à la poubelle ou jeter des feuilles comportant de la science de la religion ou n’importe quelle feuille sur laquelle figure un nom de Allah en sachant que cela y figure.
3 – La mécréance par la croyance : elle a lieu dans le cœur. C’est le cas par exemple de celui qui renie un des attributs de Allah ta^ala qui Lui est obligatoire selon l’Unanimité, comme s’il renie l’existence de Allah ^azza wa jall, ou le fait qu’Il soit ta^ala entendant ou voyant. De même devient mécréant celui qui assimile Allah ta^ala à Ses créatures comme par exemple en croyant par son cœur que Allah tabaraka wa ta^ala est une âme, qu’Il est une lumière, qu’Il est comme l’homme, qu’Il est un corps assis sur le Trône ou qu’Il est dispersé et se propage dans tous les endroits comme l’air. Ceci est de la mécréance, de l’égarement, et comporte une accusation de mensonge de Sa parole ta^ala :
] لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَىءٌ [
[sourat Ach-Choura / 11] qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ».
^Abdou l-Ghaniyy An-Naboulousiyy a dit : « Celui qui croit que Allah remplit les cieux et la terre ou qu’Il est un corps assis au-dessus du Trône, celui-là est mécréant même s’il prétend qu’il est musulman ».
Il est à savoir que le jugement de celui qui est tombé dans une de ces trois causes de mécréance, c’est que ses œuvres et ses bons actes qu’il a précédemment accomplis, que ce soit une aumône, un pèlerinage, un jeûne ou autre sont tous annulés, conformément à Sa parole ta^ala :
] ومن يكفر بالإيمان فقد حبط عمله [
[sourat Al-Ma‘idah / 5] qui signifie : « Celui qui devient mécréant après avoir eu la foi, ses œuvres sont annulées ».
De même, parmi les jugements de celui qui est tombé dans l’apostasie, il y a l’annulation du contrat de mariage légal entre lui et son épouse.
Toute relation entre eux après être tombé dans la mécréance est une relation illégale et son rapport avec elle sera de la fornication. Il n’y a pas de différence entre la mécréance de l’époux et celle de l’épouse.
Sache mon frère musulman que revenir à l’Islam pour celui qui est tombé dans une de ces trois sortes de mécréance se fait en cessant de commettre la mécréance dans laquelle il est tombé et en renouvelant sa foi par la prononciation des deux témoignages avec l’intention de rentrer dans la religion de l’Islam.
Les deux témoignages sont : « je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah et je témoigne que Mouhammad est le Messager de Allah ».
Celui qui a commis une apostasie, et c’est par Allah que nous recherchons la protection, puis a dit (‘astaghfirou l-Lah) (j’invoque Allah pour qu’Il me pardonne) avant de renouveler sa foi en prononçant : « je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah et je témoigne que Mouhammad est le Messager de Allah », en étant donc sur son état de mécréance, cette parole (‘astaghfirou l-Lah) ne lui rajoute que péché et mécréance car il aura contredit la parole de Allah ta^ala :
] إنّ الله لا يغفر أن يشرك به [
[sourat An-Niça‘ / 48] qui signifie : « Certes, Allah ne pardonne pas qu’on Lui associe quoi que ce soit ».
Prends garde donc, prends bien garde mon frère musulman de tomber dans une de ces trois sortes de mécréance et garde ta langue lors de la colère, garde-toi de prononcer les paroles de mécréance et d’égarement, car tu serais alors parmi les apostats égarés.
Il a été confirmé que le compagnon honorable ^Abdou l-Lah Ibnou Mas^oud, que Allah l’agrée, a gravi un jour le mont de As–Safa puis, prenant sa langue, a dit : « Ô langue, dis du bien tu gagneras et abstiens-toi de dire du mal tu seras sauvée avant de le regretter. J’ai entendu le Messager de Allah dire :
)) أكثر خطايا ابن ءادم من لسانه ((
ce qui signifie : « La plupart des péchés du fils de ‘Adam provient de sa langue ».
Cours général : Gardez-vous de consulter les devins
Le Messager de Allah a dit ce qui signifie :
(( لا تأتوا الكُهَّان )) « Ne consultez pas les devins » [rapporté par Mouslim]. Les devins sont ceux qui s’occupent d’annoncer ce qui va avoir lieu dans le futur en se basant sur les jinn, l’observation des étoiles ou d’autres choses et sur diverses causes : par exemple en consultant les lignes de la main, la graisse de vache ou le livre Qour^atou l-‘Anbiya‘. Ils le font aussi en prenant une partie des grains d’un chapelet et en les comptant, disant sur un grain : (‘aqbil wa la takhaf) – viens et n’aie pas peur – et sur le grain suivant : (Youçouf ‘a^rid ^an hadha) – Youçouf détourne-toi de cela –. S’il finit sur (‘aqbil wa la takhaf), il dit que cette chose réussira. S’il finit sur (Youçouf ‘a^rid ^an hadha), il dit qu’elle ne réussira pas. Il informe alors la personne selon son avis de faire la chose qu’elle voulait faire ou de l’abandonner : un mariage, un voyage ou autre chose. Ou encore, il prend le Mous–haf, l’ouvre et compte jusqu’à sept lignes. S’il tombe sur une ‘ayah d’annonce de bonne nouvelle, il dit à la personne : cette chose réussira, fais-la. S’il tombe sur une ‘ayah de menace, il lui dit : détourne-toi de ça. De même, il arrive qu’il regarde dans le livre de Abou Ma^char Al-Falakiyy pour apprendre à la personne des choses à venir, après avoir décompté son nom et le nom de sa mère avec le compte des joummal (correspondance entre les lettres et les nombres).
Le Messager de Allah a dit ce qui signifie :
(( من أتى عرافاً فسأله عن شيء لم تُقبل صلاته أربعين ليلة ))
« Celui qui consulte un devin et l’interroge sur quelque chose, sa prière ne sera pas acceptée durant quarante nuits ». Le devin est celui qui informe sur ce qui est volé, ce qui est absent ou perdu, par exemple que le voleur a telle description, ou sur autre chose qui a eu lieu dans le passé. Ceci compte parmi les grands péchés. Celui donc à qui on a volé quelque chose ou qui a perdu quelque chose n’ira pas consulter ces gens-là mais se fiera à Allah en faisant ses recherches par les voies apparentes. En effet, s’il arrive une épreuve à un musulman, un vol d’argent ou une perte, et qu’il fait preuve de patience face à cette épreuve, il aura une grande récompense de la part de Allah. Mais si en revanche il va consulter un devin pour qu’il l’informe à sa manière, il s’est chargé d’un grand péché et sera châtié dans l’au-delà.
Le Messager de Allah a dit ce qui signifie :
(( من تكهن أو تُكُهِّن لهُ أو سحر أو سُحِرَ لهُ فليس منَّا ))
« Celui qui fait appel à un devin ou pour qui un devin est consulté ou qui fait de la magie ou pour le compte de qui l’on fait de la magie, celui-là n’est pas des nôtres » [rapporté par Al-Tabaraniyy]. Ce hadith signifie que le devin qui prétend prédire l’avenir tout comme celui qui le lui demande, sont en contradiction avec la Loi du Messager. Il en est de même pour celui qui exerce la magie pour les gens et celui qui demande au magicien de lui en faire. La magie compte parmi les plus graves des péchés, que ce soit pour séparer deux personnes qui s’aiment comme des époux, pour faire aimer deux personnes comme une femme et un homme ou encore pour qu’une personne soit atteinte d’une maladie ou de folie, et ce par jalousie.
Quant au fait d’écrire quelque chose du Qour’an ou des noms de Allah pour entraîner l’amour entre les deux époux, cela n’est pas de la magie. Certaines catégories de magie sont de la mécréance, elle n’a lieu qu’en faisant de la mécréance. D’autres catégories ont lieu sans mécréance. Il est interdit de prendre de l’argent pour faire des prédictions de voyance ou de charlatanisme ou pour faire de la magie ; cet argent n’est pas licite pour celui qui l’a pris. Mais prendre de l’argent pour la récitation du Qour’an ou des noms de Allah sur un malade ou pour écrire un hirz qui contient du Qour’an ou des noms de Allah, c’est permis. Quiconque prétend être Chaykh alors qu’il fait de la magie, son péché est plus grave.
Parmi les choses qui sauvent la personne, c’est de lire chaque jour après l’aube et après le coucher du soleil :
بِسمِ اللهِ الَّذِي لاَ يَضُرّ مَعَ اسمِهِ شَيْءٌ فِي الأَرضِ وَلاَ فِي السَّمَاءِ وَهُوِ السَّمِيعُ العَليم
(Bismi l-Lahi l-ladhi la yadourrou ma^a smihi chay’oun fi l-‘ardi wa la fi s-sama‘i wahouwa s-sami^ou l-^alim) trois fois avec une bonne prononciation des mots et des lettres, celui-là sera protégé ce jour-là et cette nuit-là. Celui qui récite :
حَسْبِيَ اللهُ لاَ إِلَهَ إِلاَّ هُوَ عَلَيْهِ تَوَكَّلْتُ وَهُوَ رَبُّ العَرشِ العَظِيم
(hasbiya l-Lahou la ‘ilaha il-la houwa ^alayhi tawakkaltou wahouwa rabbou l-^archi l-^adhim) sept fois, ceci aussi est profitable pour celui qui le récite après l’aube et après le coucher. Celui qui persévère là-dessus avec la bonne prononciation des lettres sera sauf de la magie et de ce qui est de cet ordre, par la volonté de Allah.
Jurisprudence : jugement de la viande
Jugement sur la consommation de La viande qui n’est pas égorgée d’une manière légale
Sache que la fait d’égorger d’une manière légale a lieu en coupant les conduits de la nourriture et de la boisson et le conduit de la respiration avec quelque chose de tranchant, à condition que celui qui égorge soit musulman, juif, chrétien et que ce qui est égorgé soit un animal consommable. Il est licite de consommer pour celui qui a su cela; Quant à l’animal qui est mort en raison de quelque chose qui n’est pas tranchant comme par exemple, l’animal qui est mort en tombant de haut ou suite à une noyade, ou quelque chose qui lui a fait sortir son âme rapidement en raison de son poids, et non pas par quelque chose de tranchant. Alors, il n’est pas licite d’en consommer. Il n’est pas licite de consommer de la viande, si on ne sait pas que celui qui a égorgé l’animal fait partie de ceux dont le sacrifice est valable ou pas, car le cas de la viande est plus sensible et important que le cas du fromage, des confiseries, ou ce qui est du même ordre. Si la personne doute aussi d’une confiserie ou d’un fromage qui comporte une Najassah ou pas, il lui est permis de consommer avec ce doute. Il n’est pas permis de commencer à consommer la viande avec le doute quant à son caractère légale, la manière dont elle a été égorgée, tout comme l’ont décrétés les spécialistes de jurisprudence comme Ibnou Hajar AlHaythami, AlSouyouti parmi les chaféites, AlQourafiyy parmi les malékites et d’autres.
Mais l’interdiction de la viande, quand on ne sait pas la manière dont elle a été obtenue, au sujet de laquelle il y a un doute quant à son sacrifice, alors son interdiction d’en consommer fait l’objet de l’unanimité. Dans le livre de Ibnou Hajar AlHaythami, AlFatawa lkoubra, figure ce qui suit : »Il a été interrogé (que Allah nous fasse profiter de ses bénédictions) au sujet d’une brebis égorgée, qui a été retrouvée dans un quartier de musulmans dans une ville de mécréants idolâtres; il n’y a parmi eux des mazdéens, ni de juifs, ni de chrétiens. Est-ce qu’il est permis de consommer de cette brebis retrouvée égorgée dans ce quartier ou pas?, il a répondu : »Du moment que dans une ville il y a des musulmans, des juifs, des chrétiens, c’est à dire, s’ils égorgent, leur viande devient licite. Il y a d’autres dont le sacrifice ne rend pas licite la viande, comme les mazdéens, les idolâtres ou les apostats, et que si l’on trouve des brebis égorgés par exemple, et qu’il y a un doute sur qui rend licite cette viande en l’égorgeant, alors ces brebis ne sont pas permises à la consommation : la règle d’origine est que si on trouve une viande et on ne sait pas qui a égorgé l’animal, elle n’est pas permise à la consommation »; Dans le livre Al-‘Achbahou wa n-Nadha’ir de As-Souyoutiyy figure ce qui suit : le Cheikh Abou Hamid Al-‘Isfarayiniyy a dit : » le doute est de trois catégories :
- Il y a un doute qui advient à ce qui est à l’origine interdit,
- Il y a un doute à ce qui est à l’origine permis,
- Il y a un doute qui advient à ce dont on ne connaît pas l’origine.
Le premier exemple du doute, c’est comme trouver une brebis égorgée dans une ville qui comprend des musulmans et des mazdéens. Il n’est pas licite d’en consommer jusqu’à ce que l’on sache qu’elle a été égorgée par un musulman, car à l’origine elle est interdite. Dans le livre de Al-Qourafi dans le chapitre de ‘woudou’, figure ce qui suit : la 44ème différence entre le doute sur la cause et le doute sur la condition, il y a une problématique à laquelle ont été confrontés nombre d’illustres savants, il a dit : « le Législateur nous a donné les lois et a donné pour ces lois des causes et parmi ce qu’Il a légiféré en tant que cause, il y a le doute ; et le doute est de trois et par unanimité, on le prend en considération, tant comme celui qui a douté sur la brebis si elle a été égorgée ou morte sans être égorgée ou encore celui qui a douté si c’est une femme Ajnabiyah ou si c’est sa sœur par allaitement ». Donc, là encore il nous indique que le doute est à prendre en considération dans certains cas, entre autre le cas de la viande si elle est égorgée ou pas.
L’interdiction de la viande sujette au doute quant à son caractère licite, cette interdiction était une question d’unanimité. Il n y a donc aucune considération à prendre de celui qui contredit cette unanimité, comme la parole de certains des gens de notre époque qui prétendent être des savants, ceux-là ont porté un grave préjudice aux gens par leur avis qui est contraire à l’unanimité aussi bien dans les pays arabes, en Europe ou en Amérique. Certains d’entre eux ont semé le doute en invoquant un Hadith rapporté par Al-Boukhariyy en lui donnant un sens autre que son sens véritable. Le Hadith a été rapporté au sujet du sacrifice de la part d’une personne musulmane qui était récemment entrée en Islam. La parole de A’ichah au Messager de Allah : » Il y a des gens récemment entré en Islam qui nous apportent de la viande et nous ne savons si le nom de Allah a été invoqué sur cette viande ou pas ». Le Prophète a dit : « Évoquez le nom de Allah pour manger ». La signification de ce Hadith c’est que cette viande est licite par ce qu’elle a été sacrifiée par les mains des musulmans, même s’ils étaient récemment entrés en Islam. Il ne vous est pas préjudiciable si vous ne saviez pas si ces gens ont évoqué ou pas le nom de Allah lors du sacrifice. Evoquez vous même le nom de Allah lorsque vous en consommerez car ceci est recommandé et non obligatoire; car évoquer le nom de Allah lors de l’égorgement est recommandé.
Comment ces gens veulent-ils tromper les musulmans en évoquant ce Hadith, en lui donnant un sens autre que son sens véritable. C’est comme s’ils avaient dit que le Prophète avait rendu licite une viande sans savoir si celui qui a égorgé l’animal dont elle provient est mazdéen, musulman, boudhiste ou autre que cela en se limitant simplement à dire ‘BismilAllah’ lors de la consommation. Et ceci aucun savant musulman ne l’a dit. Que ces gens fassent preuve de piété à l’égard de Allah au lieu de semer le désordre, et qu’ils sachent qu’ils seront interrogés au sujet de leur parole, de leurs actes et de leur croyance.
Tajwid : Règles de Tajwid
Règles de récitation du Qour’an
Livre du Chaykh ^Abdou l-Lah Ad-Dourou n-Nadid fi ‘Ahkami t-tajwid.
Cours n° 1 : La Ghounnah
Définition : C’est un noun (la lettre « n ») caché qui sort du nez (de son extrémité).
Elle est requise dans les cas suivants :
1/ Noun doublée et Mim doublée
Exemples : (inna)
(lamma)
2/ La mim avec soukoun (sans altération, sans voyelle) qui précède le ba‘.
Exemple : (am bihi)
3/ Le Noun avec soukoun et le tanwin sauf lorsqu’il y a après eux une des six lettres de al-halq :
‘ h h kh ^ gh
ou lorsqu’il y a après eux un lam (l) ou un ra‘ (r).
Exemples : (Siratin moustaqim)
Durée de la ghounnah : elle dure deux temps.
Les règles du noun avec soukoun et le tanwin (oun, an, in).
Il y a quatre cas :
1/ Al-‘Idh-har : c’est le fait de prononcer chaque lettre à partir de son point de prononciation, sans ghounnah. Dans le cas où le noun avec soukoun et le tanwin précèdent une des six lettres de al-halq :
‘ h h kh ^ gh
Exemples :
(min ‘ilahin)
(raçouloun ‘amin)
(min hajara)
(jouroufin har)
(min ^indi)
(‘ajroun ^adhim)
(min hakim)
(khayratoun hiçan)
(min ghillin)
(ma‘in ghayr)
(min khawf)
(nida‘an khafiyya)
Cours n° 2 : Al-‘Idgham
Selon la langue, c’est intégrer une chose dans une autre.
Selon la Loi (‘isti lahan) : la rencontre d’une lettre avec un soukoun, avec une lettre ayant une voyelle qui deviennent une même lettre (prononcée avec insistance) à la prononciation de laquelle la langue s’élève d’un seul coup.
Sache que le noun avec soukoun et le tanwin sont sujets du ‘idgham à l’occasion de six lettres regroupées dans le mot : yarmaloun
Il y a deux sortes de ‘idgham : avec ou sans ghounnah.
1/ Le ‘idgham sans ghounnah.
C’est un ‘idgham total, complet [du noun avec soukoun et du tanwin] avec le lam et le ra‘, sans ghounnah.
Exemples :
(mam lam)
(la ^ibratan liman)
(min Rabbikoum)
(Mouhammadoun Raçoulou l-Lah)
2/ Le ‘idgham avec ghounnah.
C’est un ‘idgham avec les quatre lettres restantes de (yarmaloun) à savoir (yanmou).
Il y a un ‘idgham dont l’insistance n’est pas complète puisque la ghounnah demeure.
Exemples :
(man yaqoum)
(barqoum yaj ^aloun)
(min wara ‘ihim)
(houdan wa rahmah)
(Siratin moustaqim)
(min ni^mah)
(hittatoun naghfir)
Exception :
Il n’y a pas de ‘idgham lorsque le noun avec soukoun, précède le waw ou le ya‘ dans un même mot comme dans :
(sinwan)
(ad-dounya)
3/ Al-‘Iqlab
Selon la langue : modifier la chose, la transformer, renverser [c’est-à-dire ce qui est apparent devient intérieur].
Selon la Loi : remplacer une lettre par une autre avec un ‘ikhfa‘ (caché) pour prendre compte de la ghounnah.
Quand : lorsque le noun avec soukoun et le tanwin précèdent le ba‘, ils sont transformés (‘iqlab) en mim caché sans ‘idgham ni dédoublement du ba‘. Il y a une ghounnah qui dure deux temps.
Exemples :
(‘anbi ‘houm)
(min ba^di)
(alimoun bidhati s–soudour)
On peut aussi faire le ‘idgham du ba‘ dans le mim comme dans :
(‘irkab ma^ana)
Il y a ghounnah.
4/ Al-‘Ikhfa‘
Selon la langue : c’est dissimuler, cacher, voiler.
Selon la Loi : c’est la prononciation de la lettre entre le ‘idh-har et le ‘idgham, dépourvue du dédoublement, de l’insistance avec la ghounnah sur la première lettre, à savoir le noun avec soukoun et le tanwin.
Al-‘Ikhfa‘ se distingue du ‘Idgham car il est entre le ‘idh-har et le ‘idgham.
Quand : on fait le ‘Ikhfa‘ du noun avec soukoun et du tanwin lorsqu’ils précèdent le reste des lettres qui n’ont pas été citées précédemment.
Ce sont les quinze lettres :
f z t d s q ch j k th dh s dh d t
Exemples :
(laman sabara)
(yandhouroun)
(kountoum)
(rihan sarsara)
(manthoura)
Cours n° 3 : Règles concernant le mim avec soukoun et du noun et du mim doublés.
3-1/ Règles concernant le mim avec soukoun, il y a trois cas :
Ce sont Al-‘Ikhfa‘ labial (relatif aux lèvres), Al-‘Idgham labial et Al-‘Idh-har labial.
3-1-1/ Al-‘Ikhfa‘ labial : Il s’agit du Ikhfa‘ du mim avec soukoun (sans voyelle) avec une ghounnah lorsque le mim se trouve avant le ba‘.
Exemples :
(tarmihim bihijarah)
(wa man ya^tasim billah)
3-1-2/ Al-‘Idgham labial : C’est le cas du ‘Idgham le mim avec soukoun avec un mim qui vient à la suite avec une ghounnah complète.
Exemples :
(wa lakoum ma kaçabtoum)
(lahoum maghfirah)
3-1-3/ Le ‘Idh-har labial : c’est de faire le ‘Idh-har, prononcer distinctement à partir de son point de prononciation le mim avec soukoun lorsqu’il précède un des lettres restantes.
Exemples :
(‘an ^amta)
(lakoum tadhkirah)
(^alayhim wa la)
3-2/ La règle du noun et du mim doublés : Sache que la règle du noun et du mim doublés c’est de [faire paraître] (faire Idh–har avec) la ghounnah lors de leur doublement d’une durée de deux temps.
Exemples :
(mina l-jinnati wa n-nas)
(thoumma)
(lamma)
Cours n° 7 : Les prolongations (madd) et leurs catégories.
Dans la langue al-madd signifie l’augmentation. Selon la terminologie du Tajwid, il s’agit de la prolongation du son par une lettre de prolongation qui fait partie des lettres de al-^il-lah.
Les lettres de madd sont : le ‘alif avec soukoun précédé d’une lettre comportant une fat-hah, le waw avec soukoun précédée d’une lettre comportant une dammah et le ya‘ avec soukoun précédée d’une lettre comportant une kasrah.
Exemples :
(qala)
(Yaqoulou)
(Qila)
Le madd se classe en deux catégories :
1/ Un madd d’origine : c’est le madd naturel qui fait partie du mot, qui n’est pas conséquent à une hamzah ou à un soukoun comme :
(‘al ladhina ‘amanou wa ^amilou )
Sa durée est de deux temps.
2/ Un madd par extension : il est différent du précédent. Il s’agit d’un madd en plus du madd d’origine, en raison d’une hamzah ou d’un soukoun.
2-1/ Sache que le madd avec la hamzah se classe en trois catégories.
2-1-1/ Le premier le madd mouttasil.
C’est lorsque le madd et la hamzah se réunissent dans un même mot comme :
(wa s-sama‘a banaynaha)
(min sou‘)
(wa ji‘a)
Il a ainsi été appelé (mouttasil) car la hamzah est liée (ittasal) au mot contenant la lettre du madd. La prolongation ici est l’objet de divergence. Ainsi selon Abou ^Amr, Qaloun et Ibnou Kathir elle dure trois temps (le temps pour le madd est la durée que prend le fait de tendre le doigt ou le plier). Selon Ibnou ^Amir elle dure quatre temps. Selon ^Asim, elle dure cinq temps ou quatre et c’est ce qui est le plus courant.
Selon Warch et Hamzah, elle dure six temps. Ceci se précise oralement et par transmission.
2-1-2/ Le deuxième le madd mounfasil.
C’est lorsque la lettre du madd se trouve à la fin d’un mot et la hamzah au début d’un autre mot comme :
(fi ‘anfoucihim)
(ya ‘ayyouha n-nas)
(qalou ‘amanna)
Il a ainsi été appelé (mounfasil) –séparé- car le madd et la hamzah sont séparés, chacun dans un mot. Les spécialistes de la récitation ont pour sa prolongation différents avis. Il est permis de le prolonger, d’être modéré et de le raccourcir (2).
2-1-3/ Le troisième le madd badal.
C’est lorsque le madd et la hamzah se réunissent dans un même mot, mais la hamzah précède le madd, comme par exemple :
(‘amanou)
(‘atouni)
(‘amana)
Son jugement c’est de le raccourcir (2) selon tous les spécialistes de la récitation hormis Warch. Warch a à son sujet pour avis la prolongation (6), la modération (4) et le raccourcissement (2).
jurisprudence : Le waswaas
Parmi les actes odieux, laids et repoussants, il y a le waswaas – les mauvaises suggestions récurrentes – dont certaines personnes font preuve lors du takbir – la parole Allahou ‘akbar de l’entrée en rituel – ou lors de la récitation de la Fatihah. En effet, cela contrarie le khouchou^ – la crainte de Allah, présente dans le cœur –. Il arrive ainsi que l’homme ressorte de sa prière sans avoir senti le moindre khouchou^ pour Allah ta^ala. Il n’aura alors aucune récompense si ce n’est d’avoir fatigué son cœur puisque certains en ressentent les conséquences dans leur corps et leur esprit. Celui qui voit une telle personne sera dégoûté de son acte. C’est une chose qui peut même entraîner, si cela persiste et se prolonge, une perturbation dans l’esprit de la personne elle-même et peut même entraîner une faiblesse dans sa compréhension. Le cas qui présente le plus de gravité, c’est lorsque la personne est récemment entrée en Islam : certains musulmans ignorants voyant cela de la part de quelqu’un, trouvent la prière laide, surtout si celui qui est éprouvé par ce waswaas montre l’apparence de quelqu’un qui pratique bien la religion. Celui qui le voit dit ainsi : si cette personne qui semble être quelqu’un qui pratique la religion, agit de cette façon, comment va-t-on devenir si on le suit lui et ses semblables ? Il cesse alors de faire la prière. Il se peut alors qu’il ait de mauvaises pensées au sujet du fondement même de la religion et qu’il en arrive jusqu’à l’apostasie par la croyance. Comme est donc mauvais un acte dont tout cela serait la conséquence. Ceci est une source de mauvaise compréhension des choses de la religion et c’est contraire au hadith qui signifie : « Certes la religion est une facilité ».
Si encore il n’y avait de mal en cela que de priver du khouchou^ et de la joie provoquée par l’adoration de Allah : la prière est en effet un apaisement pour le cœur alors que celui qui est en proie au waswaas en a fait le contraire puisqu’il ne ressent pas cet épanouissement du cœur, ce qui est à l’opposé de la prière d’une personne dont la prière est conforme à ce qui est méritoire. Le Messager a dit ce qui signifie : « Apaise-nous par elle Bilal ».
La signification en est que grâce à la prière, le cœur s’apaise et devient joyeux. Celui qui agit en ayant le waswaas est privé de la bénédiction de la prière et de sa récompense jusqu’à ce qu’il la finisse. Celui qui persévère sur cela pendant des années et dont la vie se clôt sur cet état, il est tel celui qui n’a jamais accompli de prières.
Celui qui accomplit véritablement la prière c’est celui qui en état de prière a le cœur apaisé, calme, tranquille plus encore que lorsqu’il n’est pas dans l’accomplissement de la prière. Celui donc pour qui Allah veut un bien, aura le cœur joyeux lorsqu’il est en état d’accomplissement de la prière, joyeux par son imploration de son Seigneur et non pas angoissé ni inquiet.
Celui qui est éprouvé par ce waswaas, en raison de son application à avoir présente l’intention qu’il est requis d’avoir pendant le takbir selon le madh-hab chafi^iyy, qu’il s’en détourne pour le madh-hab de Malik et qu’il se suffise de l’intention d’accomplir la prière obligatoire de adh-dhouhr ou de al-^asr par exemple avant le takbir, même quelques minutes avant. Elle est correcte ainsi selon Malik. Il en est de même pour celui qui est sujet à l’épreuve du waswaas pour rectifier la prononciation des lettres, qu’il prenne l’avis du madh-hab de Malik en accomplissant la prière derrière quelqu’un qui récite correctement la Fatihah et qu’il se suffise de la récitation de son imam. S’il est seul, qu’il se suffise de bouger ses lèvres. Il lui est permis dans le madh-hab de Malik de réciter dans deux rak^ah et de ne pas réciter dans deux autres rak^ah. Chez eux [les malikiyy], il y a un avis qui dit que la récitation est suffisante dans le minimum c’est-à-dire dans une rak^ah de la prière de trois ou de quatre rak^ah. Ainsi, s’il est déjà requis pour l’aumône que la personne ait le cœur réjoui lorsqu’elle la donne, que dire de la prière qui est une imploration, par laquelle l’esclave implore son Seigneur ?
Si encore il n’y avait dans le waswaas que l’éloignement des gens qui observent ces gestes exécrables. En effet certains de ceux qui sont en proie à ce waswaas lèvent les bras lors du takbir d’une manière qui entraîne l’aversion, de même que lors de la prononciation de certaines lettres, au point que celui qui le voit s’imagine qu’il est fou ou perturbé dans son esprit. ‘Innaa li l-Laahi wa ‘innaa ‘ilayhi raaji^ououn. Nous appartenons à Allaah et c’est à Lui que nous rendrons des comptes au rassemblement.
Si elle était récitée ainsi dans le discours et que celui qui est éprouvé l’entendait, il ressentirait un malaise et aurait honte. De plus, dans le madh-hab de Malik il y a une facilité pour celui qui est éprouvé. Ainsi selon Malik il n’est pas une condition qu’il s’entende lui-même prononcer les lettres mais il lui suffit de faire bouger les lèvres. Compte ainsi parmi le conseil conforme à la Loi de guider et de montrer à celui que l’on voit agir ainsi d’abandonner le waswaas et de ne pas le laisser persévérer sur cela. Il est arrivé à quelqu’un en proie au waswaas de partir au Nil pour lever le grand hadath car il était jounoub, de s’y plonger puis de se dire : [le ghousl] n’est pas valable. Il a passé sa journée et il s’est dit : maintenant qu’il fait nuit, je reviendrai demain pour lever le hadath. L’eau du Nil ne lui a pas suffi. fin de citation.
Invocations : Pour la guérison
La louange est à Allah le Seigneur des mondes, à Lui la grâce et les mérites et les bon éloges, Lui Qui existe sans comment et sans endroit.
Que Allah, Celui Qui accorde avec profusion, Celui Qui est miséricordieux honore davantage notre maître Mouhammad, le meilleur des envoyés, ainsi que tous ses frères prophètes et messagers et que les invocations des anges des plus hauts degrés soient en sa faveur.
Dans le livre Dhaylou Tarikh Baghdad [Tome 17 pages 173] d’après ^Oubaydou l-Lah ibnou Mouhammad ibni Hafs Al-^Aychiyy il dit : « j’ai entendu mon père dire : “Lorsque les descendants de Al ^Abbas ont pris possession des trésors des Omeyyades, ils ont trouvé une enveloppe scellée qu’ils ont ouvertes et ont trouvé dedans une peau sur laquelle était inscrit : “ C’est une guérison par la volonté de Allah. Ils l’ont ouverte et ils ont trouvé :
“ Bismi l-Lahi wa bi l-Lahi wa la hawla wa la qouwwata ‘illa bi l-Lahi l-^Aliyyi l-^Adhim ‘ouskoun ‘ayyouha l-waja^ ; sakanta bi l-ladhi lahou sakana ma fi l-layli wa n-nahari wa houwa s-sami^ou l-^alim ;
Bismi l-Lahi wa bi l-Lahi wa la hawla wa la qouwwata ‘illa bi l-Lahi l-^Aliyyi l-^Adhim; ‘ouskoun ‘ayyouha l-waja^ ; bi ladhi youmsikou s-sama’a an taqa^a ^ala l-‘ardi ‘illa bi ‘idhnihi ‘inna l-Laha bi n-nasi la-ra’oufoun rahim, ;
Bismi l-Lahi wa bi l-Lahi wa la hawla wa la qouwwata ‘illa bi l-Lahi l-^Aliyyi l-^Adhim; ‘ouskoun ‘ayyouha l-waja^ ; bi l-ladhi in yacha’ youskini r-riha fayadhlalna rawakida ^ala dhahrih ‘inna fi dhalika la-‘ayatin li koulli sabbarin chakour ;
Bismi l-Lahi wa bi l-Lahi wa la hawla wa la qouwwata ‘illa bi l-Lahi l-^Aliyyi l-^Adhim; ‘ouskoun ‘ayyouha l-waja^ ; sakanta bi l-ladhi youmsikou s-samawati wa l-‘arda an tazoula wa la‘in zalata in ‘amsakahouma min ‘ahadin min ba^dih ; ‘innahou kana haliman ghafoura
^Oubayda l-Lah a dit : « il m’a dit : “ je n’ai plus eu besoin de remèdes ni de médicaments après cela.
Invocations : Evocations et invocations qui sont dites à des occasions diverses (première partie)
Evocations et invocations qui sont dites à des occasions diverses, qui nous sont parvenues du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et qu’il a incité sa communauté de dire
Ce que l’on dit au lit quand on veut dormir
Celui qui veut dormir il convient qu’il respecte certaines choses qu’il fasse le woudou’ comme s’il allait faire la prière et qu’il s’endort en ayant la purification, qu’il récite ‘ayat al-koursiyy et les deux dernières ‘ayah de sourat al-baqarah et qoul ya ‘ayyouha l-kafiroun et qu’il dort après avoir terminé sourat al-kafiroun s’il peut car c’est une protection contre toute forme d’association à Allah tout comme cela est parvenu du prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Il réunit ses deux mains il souffle dedans et il récite : qoul houwa l-Lahou ‘ahad, qoul ‘a^oudhou birabbi l-falaq et qoul ‘a^oudhou birabbi n-nas puis il passe la main sur ce qu’il peut atteindre de son corps. Il commence avec ses deux mains au niveau de la tête puis au niveau du visage et la partie de devant de son corps et cela trois fois.
Information utile : Soufler c’est à dire soufler sans qu’il y ait de salive. Il évoque Allah ta^ala dans son lit en disant : Soubhana l-Lah trente trois fois Al-hamdou li l-Lah trente trois fois Allahou ‘akbar trente quatre fois. Il pose sa main sous sa joue droite puis il dit : « Allahoumma bismika ‘amoutou wa ‘ahya ». Et il dit dans son lit : « Al-hamdou li l-Lahi l-ladhi ‘at^amana wa saqana wa kafana wa ‘awana fakam mimman la kafiya lahou wa la mou’wi ». Ce qui signfie : « La louange est à Allah Qui nous a donné à manger à boire, Qui nous a donné notre suffisance et Qui nous a abrités ; combien de ceux qui n’ont pas qui leur donne leur subsistance ni leur abri et il s’endort en évoquant Allah ».
Information utile : Parmi ce qui est parvenu sur le caractère bénifique de l’évocation de Allah ^azza wa jall lorsque l’on veut dormir : Il est parvenu dans le hadith sahih que celui qui va à son lit et qui occupe sa place viendra à lui un ange et un chaytan ; le chaytan lui dit : « Termine ton éveil par un mal » et l’ange lui dit : « Termine ton éveil par un bien ». S’il termine son éveil par un bien, l’ange le protège et le surveille toute la nuit ; il le protège contre le mal des jinn et autres. Le bien c’est comme de dire : « ‘astaghfirou l-Lah » ou bien : « La ‘ilaha ‘illa l-Lah » ou bien : « Soubhana l-Lah » ou ce qui est du même ordre.
L’invocation du message salla l-Lahou ^alayhi wa sallam quand il s’apprêtait à dormir : « Allahoumma rabba s-samawati wa rabba l-‘ard ; rabbana wa rabba koulli chay’in wa rabba l-^archi l-^adhim ; rabbana wa rabba koulli chay’ ; faliqa l-habbi wa n-nawa ; mounzila t-tawrati wa l-‘injili wa l-qour’an ; ‘a^oudhou bika min charri koulli dhi charrin ‘anta ‘akhidhoun bi nasiyatih ; ‘anta l-‘awwalou falaysa qablaka chay’ ; wa ‘anta l-‘akhirou falaysa ba^daka chay’ ; wa ‘anta dh–dhahirou falaysa fawqaka chay’ ; wa ‘anta l-batinou falaysa dounaka chay’ ; ‘iqdi ^anna d-dayna wa aghnina mina l-faqr ». Ce qui signifie : « Ô Allah le Seigneur des cieux et le Seigneur de la terre et le Seigneur du trône éminent notre Seigneur et le Seigneur de toute chose, Celui Qui fait pousser les graines et les noyaux Celui Qui a fait descendre At-tawrat, Al-‘injil et Al-qour’an ; on cherche la préservation contre le mal de tous ceux qui ont un mal et qui sont sous Ton pouvoir ; Tu es Al-‘awwal rien n’est avant Toi ; rien n’existe avant Toi et Tu es Al-‘akhir rien n’est après Toi. Tu es Adh–dhahir rien n’est au-dessus de Toi. Tu es Al-Batin rien n’est en dessous de Toi. Fais que nos dettes soient remboursées et accorde-nous une richesse de notre pauvreté ».
Information utile : Allah ta^ala existe sans endroit les savants ont dit : « Si Allah tabaraka wa ta^ala rien n’est avant Lui rien n’est après Lui rien n’est en dessous de Lui rien n’est au-dessus de Lui Il n’est pas dans un endroit c’est-à-dire que Allah existe sans endroit et sans direction ». L’Imam Zaynou l-^Abidin ^Aliyy Ibnou l-Houçayn que Allah l’agrée a dit : « Soubhanaka ‘anta l-Lahou la ‘ilaha ‘illa ‘ant ; la yahwika makan ; la touhass wa la toumass wa la toujass ». Ce qui signifie : « Tu es exempt d’imperfection. Tu es Allah ; il n y a de dieu que Toi. Tu n’es pas contenu dans un endroit. Tu n’es pas perçu par les sens. Tu n’es pas touché. Tu n’es pas palpé ».
Ce que l’on dit pour un bon rêve
Celui qui souhaite avoir un bon rêve par la volonté de Allah ta^ala il s’endort en ayant le woudou‘ car avoir le woudou‘ qand on s’apprête à dormir est quelque chose de sounnah de recommandé puis il récite qoul ya ‘ayyouha l-kafiroun puis qoul ‘a^oudhou birabbi l-falaq et qoul ‘a^oudhou birabbi n-nas et qoul houwa l-Lahou ‘ahad. Puis il évoque Allah ta^ala jusqu’à s’endormir. S’il fait cela un des anges de Allah ta^ala reste à côté de lui pour le surveiller tout la nuit et son âme tout en restant attachée et en contact avec son corps elle se prolonge comme un fil pour passer la nuit sous le trône.
Ce que l’on dit lors de l’insomnie
Que ce que l’on dit pendant l’insomnie pendant la nuit : « Allahoumma gharati n-noujoum wa hada’ati l-^ouyoun wa ‘anta hayyoun qayyoum la ta’khoudhouka sinatoun wa la nawm ya hayyou ya qayyoum ‘ahdi’ layli wa ‘anim ^ayni ». Ce qui signifie : « Ô Allah les étoiles sont apparues les yeux se sont refermés et Tu es vivant Tu ne dors pas Tu es exempt de fin. Tu n’es pas atteint par la somnolence ni par le sommeil. Ô Toi Qui es vivant Toi Qui es exempt de fin fais que ma nuit soit calme et fais que mes yeux s’endorment.
Ce que l’on dit lorsqu’on se réveille lorsqu’on fait un cauchemar pendant la nuit ou dans le rêve
« ‘A^oudhou bikalimati l-Lahi t-tammati min ghadabihi wa ^iqabih wa min charri ^ibadih wa min hamazati ch-chayatini wa ‘an yahdouroun ». C’est-à-dire : « Je recherche la préservation par la parole de Allah contre Sa menace de châtiment, contre le mal de Ses esclaves et contre les attaques des démons et contre le fait qu’ils viennent à moi ».
Information utile : Cette évocation est à dire aussi pour celui qui se plaint d’insomnie et n’arrive pas à dormir pendant la nuit.
Ce que l’on dit lorsque l’on voit quelque chose qu’on n’aime pas dans le rêve
Il souffle de son côté gauche trois fois puis il dit : « ‘A^oudhou bi l-Lahi l-^adhimi min charri ch-chaytani wa min charri rou’yaya hadhih ». Ce qui signifie : « Je recherche la préservation par Allah l’éminent contre le mal du chaytan et contre le mal de ce rêve que je fais puis il tourne du côté opposé au côté qu’il occupait ».
Information utile : Celui qui fait cela par la volonté de Allah son rêve ne lui sera pas nuisible et qu’il n’en parle à personne ».
Ce que l’on dit quand on se réveille du someil
« Al-hamdou li l-Lahi l-ladhi ‘ahyana ba^dama ‘amatana wa ‘ilayhi n-nouchour ». La louange est à Allah Qui nous fait vivre après nous avoir fait mourir et à Lui le devenir ».
Ce que l’on dit lorsque l’on met pour la première fois un nouveau vêtement
« Allahoumma ‘inni ‘as’alouka min khayrih ; wa khayri ma houwa lah ; wa ‘a^oudhou bika min charrih ; wa charri ma houwa lah ». Ce qui signifie : « Ô Allah, je Te demande du bien de ce vêtement et du bien de ce pourquoi il est et je Te demande de me préserver de son mal et du mal pour lequel il peut être utilisé ».
Ce que l’on dit en sortant de chez soi
« Bismi l-Lah ; tawakkaltou ^ala l-Lah ; wa la hawla wa la qouwwata ‘illa bi l-Lah »
Je commence par le nom de Allah, je me fie à Allah. Il n’est de préservation et de force que par Allah.
« Allahoumma ‘inni ‘a^oudhou bika ‘an adilla ‘aw ‘oudall ; ‘aw ‘azilla ‘aw ‘ouzall ; ‘aw adhlima ‘aw ‘oudhlam ; ‘aw ‘ajhala ‘aw youjhala ^alayy ». Ce qui signifie : « Ô Allah, je demande Ta préservation contre le fait d’égarer ou d’être égaré ou de glisser ou qu’on me fasse glisser ou que je fasse une injustice ou que je subisse une injustice ».
Ce que l’on dit lorsqu’on rentre chez soi
« Bismi l-Lah ; Allahoumma ‘inni ‘as’alouka khayra l-mawlaj wa khayra l-makhraj ; bismi l-Lahi walajna wa bismi l-Lahi kharajna wa ^ala l-Lahi rabbina tawakkalna ». Puis il passe le salam à sa famille. Ce qui signifie : « Je commence par le nom de Allah. Ô Allah, je Te demande la meilleure entrée et la meilleure sortie. Par le nom de Allah nous entrons et par le nom de Allah nous sortons et c’est à notre seigneur Allah que nous nous fions ».
Ce que l’on dit lorsqu’on entre dans les wc
« Bismi l-Lah ; Allahoumma ‘inni ‘a^oudhou bika mina l-khoubthi wa l-khaba’ith ». Ce qui signifie : « Je commence par le nom de Allah. Ô Allah, je recherche la préservation par Toi contre le chaytan mâle et femelle ».
Information utile : La parole : « Bismi l-Lahi l-ladhi la ‘ilaha ‘illa houwa » ou bien « Bismi l-Lah » seule lorsqu’on ôte ses vêtements comporte une protection contre les yeux des jinn pour qu’ils ne voient pas les zones de pudeur des humains.
Ce que l’on dit lorsqu’on sort des Wc
« Ghoufranak, al-hamdou l li-Lahi l-ladhi ‘adhhaba ^anni l-’adha wa ^afani ». Ce qui signifie : « Ô Allah, je recherche Ton pardon, la louange est à Allah Qui a fait partir de moi ce qui aurait pu nuire à mon corps s’il restait dedans et qui m’a donné la bonne santé.
Information utile : La personne entre aux toilettes avec son pied gauche et en sort avec son pied droit.
Ce que l’on dit lorsqu’on termine le woudou’
« Achhadou ‘an la ‘ilaha ‘illa l-Lah ; wahdahou la charika lah ; wa ‘achhadou ‘anna Mouhammadan ^abdouhou wa raçoulouh ; Allahoumma j^alni mina t-tawwabin wa j^alni min l-moutatahhirin ». Ce qui signifie : « Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah Lui seul ; Il n’a pas d’associé. Je témoigne que Mouhammad est Son esclave et Son messager. Ô Allah, fais que je sois au nombre de ceux qui font le repentir et fais que je sois au nombre de ceux qui se purifient.
Information utile : Celui qui dit cette invocation après avoir fait le woudou’ il lui sera ouvert dans l’au-delà les huit portes du paradis ; il y entrera de n’importe laquelle qu’il veut, comme l’a annoncé le prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.
Ce que l’on dit quand on se trouve dans une situation difficile et éprouvante
« Allahoumma la sahla ‘illa ma ja^altahou sahla wa ‘anta taj^alou l-hazna ‘idha chi’ta sahla ». Ce qui signifie : « Ô Allah, il n’est facile que ce que Tu as rendu facile et Toi Tu fais que la chose difficile si Tu veux devient facile».
Ce que l’on dit pour repousser l’injustice de l’injuste
« Allahou Allahou rabbi la ‘ouchrikou bihi chay’a ». à dire deux fois ce qui signifie : « Allah Allah est mon Seigneur je ne Lui attribue aucun associé ».
Ce que l’on dit pour celui qui a une subsistance difficile
Celui dont la vie devient difficile, il dit quand il sort de chez lui : « Bismi l-Lahi ^ala nafsi wa ^ala mali wa dini. Allahoumma raddini biqada’ika wa barik li fima qouddira li hatta la ‘ouhibba ta^jila ma ‘akhkharta wa la ta’khira ma ^ajjalt ». Ce qui signifie : « Je commence par le nom de Allah, j’évoque le nom de Allah sur ma personne mes biens et ma religion. Ô Allah, rends-moi satisfait de la destinée que Tu m’as prédestinée et accorde moi des bénédictions en ce que Tu m’as prédestiné afin que je ne souhaite pas la rapidité de ce que Tu as retardé ni le retard de ce qui va me parvenir rapidement.
Ce que l’on dit pour délivrer des tourments, la guérison des maladies et la victoire contre les ennemies
« Bismi l-Lah, rabbiya l-Lah, hasbiya l-Lah, tawakkaltou ^ala l-Lah, ‘i^tasamtou bi l-Lah, fawwadtou ‘amri ‘ila l-Lah, ma cha’a l-Lah, la qouwwata ‘illa bi l-Lah ». Ce qui signfie : « Par le nom de Allah je commence ; mon seigneur c’est Allah, je me fie à Allah, je me fie totalement à Allah, je recherche l’aide de Allah, je m’en remets complètement à Allah, ce que Allah veut est, il n’est de force que par Allah ».
Ce que l’on dit lorsqu’on entre dans la mosquée
« Allahoumma salli ^ala sayyidina Mouhammad ; salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ». Puis il dit : « Allahoumma ftah li ‘abwaba rahmatik ». Ce qui signifie : « Ô Allah, honore et élève d’avantage notre maître Mouhammad ; que Allah l’honore et l’élève d’avantage en degré et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Ô Allah, ouvre moi les portes de Ta miséricorde ».
Information utile : Il est recommandé d’entrer dans la mosquée avec son pied droit après avoir dit : « Bismi l-Lah ».
Ce que l’on dit lorsqu’on sort de la mosquée
« Allahoumma salli ^ala sayyidina Mouhammad ; salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ». Puis il dit : « Allahoumma ‘inni ‘as’alouka min fadlik ». Ce qui signife : « Ô Allah, honore et élève davantage notre maître Mouhammad ; que Allah l’honore et l’élève d’avantage en degré et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Ô Allah, je Te demande de m’accorder de Tes bienfaits ».
Information utile : Il est recommandé de sortir de la mosquée avec son pied gauche.
Ce que l’on dit lorsqu’on entend l’appel à la prière
On répète la même chose que le mou’adhdhin mais lorsqu’il dit : « Hayya ^ala s–salat », « Hayya ^ala l-falah » on dit : « La hawla wa la qouwwata ‘illa bi l-Lah » puis il fait l’invocation en faveur du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam puis il invoque Allah ^azza wa jall en disant : « Allahoumma rabba hadhihi d-da^wati t-tammah wa s–salati l-qa’imah ‘ati mouhammadani l-wasilata wa l-fadilah ; wa b^athhou maqaman mahmoudani l-ladhi wa^adtah ». Ce qui signifie : « Ô Allah, Tu es le Seigneur de cet appel parfait et de cette prière, accorde à Mouhammad al-wacilah et le grand mérite et accorde lui al-maqam al-mahmoud que Tu lui as promis ».
Ce que l’on dit lorsqu’on oublie d’évoquer le nom de Allah ta^ala au début de son repas
Celui qui oublie d’évoquer Allah ^azza wa jall au début de son repas qu’il dise, quand il s’en rappel : « Bismi l-Lahi fi ‘awwalih wa ‘akhirih ». ou bien il dit : « Bismi l-Lahi ‘awwalah wa ‘akhirah ».
Ce que l’on dit lorsqu’on termine de manger et de boire
« Al-hamdou li l-Lahi l-ladhi ‘at^ama wa saqa wa sawwaghahou wa ja^ala lahou makhraja ». Ce qui signifie : « La louange est à Allah Qui nous a donné à manger et à boire et Qui a fait qu’il puisse passer à l’intérieur de notre corps et Qui a fait que cette nourriture ait une sortie ».
Ce que l’on dit lorsqu’on mange ou on boit près des gens
Quand il va manger chez les gens il invoque Allah ta^ala en leur faveur en disant : « Allahoumma barik lahoum fima razaqtahoum wa ghfir lahoum wa rhamhoum ». Ce qui signifie : « Ô Allah, accorde leur des bénédictions dans la subsistance que Tu leur as accordée. Pardonne-leur leurs péchés et fais leur miséricorde ». Et lorsqu’il rompt son jeûne chez des gens, il invoque Allah ta^ala en leur faveur en disant : « ‘aftara ^indakoumou s–sa’imoun wa ghachiyatkoumou r-rahmah wa ‘akala ta^amakoumou l-‘abrar wa tanazzalat ^alaykoumou l-mala’ikah ». Ce qui signfie « Que Allah fasse que les jeûneurs rompent leur jeûne chez vous que la miséricorde vous englobe que les pieux mangent de votre nourriture et que les anges descendent sur vous ».
Invocations : Ce que l’on dit à la fin des cinq prières
Ce que l’on dit à la fin des cinq prières
« ‘Astaghfirou l-Lah, ‘Astaghfirou l-Lah, ‘Astaghfirou l-Lah. Allahoumma ‘anta s-Salam wa minka s-salam tabarakta ya dha l-jalali wa l-‘ikram ». C’est-à-dire : « Je demande que Allah me pardonne. Je demande que Allah me pardonne. Je demande que Allah me pardonne. Ô Allah Tu es As-Salam et c’est de Toi qu’est la sauvegarde Tu es exempt d’imperfection ô Toi qui a Al-Jalal et Al-‘Ikram ».
On dit aussi : « Allahoumma ‘a^inni ^ala dhikrika wa choukrika wa housni ^ibadatik ». Ce qui signifie : « Ô Allah aide moi à t’évoquer à te remercier et à t’adorer correctement ».
On dit : « La ‘ilaha ‘illa l-Lah wahdahou la charika lah ; lahou l-moulkou wa lahou l-hamdou wa houwa ^ala koulli chay’in qadir. Allahoumma la mani^a lima ‘a^tayt wa la mou^tiya lima mana^t ; wa la yanfa^ou dha l-jaddi minka l-jadd ». Ce qui signifie : « Il n’est de dieu que Allah Lui seul n’a pas d’associé. À Lui la souveraineté ; à Lui les louanges et Il est sur toute chose tout puissant. Ô Allah nul n’empêche ce que Tu donnes et nul ne donne lorsque Tu prives et la richesse du riche n’est pas profitable au riche mais ce qui lui ai profitable c’est qu’il accomplisse l’obéissance ».
Et on dit : « La ‘ilaha ‘illa l-Lahou wahdahou la charika lah ; lahou l-moulkou wa lahou l-hamd ; wa houwa ^ala koulli chay’in qadir. La hawla wa la qouwwata ‘illa bil-Lah. La ‘ilaha ‘illa l-Lahou wa la na^boudou ‘illa ‘iyyah ; lahou n-ni^matou wa lahou l-fadlou wa lahou th-thana‘ou l-haçan ; la ‘ilaha ‘illa l-Lahou moukhlisina lahou d-dina wa law kariha l-kafiroun ». Ce qui signfie : « Il n’est de dieu que Allah Lui Seul n’as pas d’associé ; à Lui la souveraineté à Lui les louanges et Il est sur tout chose tout puissant ; il n’est de préservation et de force que par Allah ; il n’est de dieu que Allah ; Nous n’adorons que Lui ; à Lui les bienfaits ; à Lui les grâces ; à Lui les bonnes éloges ; il n’est de dieu que Allah ; nous somme sur l’Islam même si les mécréants le détestent.
« Allahoumma ‘inni ‘a^oudhou bika mina l-joubni wa l-boukhl ; wa ‘a^outhou bika min ‘an ‘ouradda ‘ila ‘ardhali l-^oumour ; wa ‘a^oudhou bika min fitnati d-dounya wa ‘a^oudhou bika min ^adhabi l-qabr ». C’est-à-dire : « Ô Allah je Te demande de nous préserver contre le manque de courage et l’avarice et je Te demande de me préserver de la sénilité et je Te demande de me préserver des discordes de ce bas monde et je Te demande de me préserver du supplice de la tombe.
« Soubhana l-Lahi wa l-hamdou li l-Lahi wa l-Lahou ‘akbar ». Chacune trente trois fois puis tu dis : « La ‘ilaha ‘illa l-Lahou wahdahou la charika lah ; lahou l-moulkou wa lahou l-hamdou wa houwa ^ala koulli chay’in qadir ». Une fois pour atteindre ainsi cent en tout. C’est à dire : « Il n’est de Dieu que Allah Il n’a pas d’associé à Lui la souveraineté à Lui la louange et Il est sur tout chose tout puissant ». Ou tu dis : « Soubhana l-Lahi wa l-hamdou li l-Lahi wa l-Lahou ‘akbar ». Chacune dix fois comme cela est parvenu du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.
Et tu dis ‘ayatou l-koursiyy : « Allah la ‘ilaha ‘illa houwa l-hayyou l-qayyoum la ta’khoudhouhou sinatoun wa la nawm lahou ma fi s-smawati wa ma fi l-‘ard man dha l-ladhi yachfa^ou ^indahou ‘illa bi ‘idhnih ya^lamou ma bayna ‘aydihim wa ma khalfahoum wa la youhitouna bichay’in min ^ilmihi ‘illa bima cha‘ wasi^a koursiyyouhou s-samawati wa l-‘ard wa la ya’oudouhou hifdhouhouma wa houwa l-^aliyyou l-^adhim » une fois. Sourat l-‘ikhlas, al- falaq et an-nas chacune une fois.
« Allahoumma ‘a^inni ^ala dhikrika wa choukrika wa housni ^ibadatik ». Ce qui signifie : « Ô Allah aide moi pour T’évoquer pour Te remercier et à T’adorer parfaitement ».
« Allahoumma j^al khayra ^oumouri ‘akhirah wa khayra ^amali khawatimah wa j^al khayra ‘ayyami yawma ‘alqak ». Ce qui signifie : « Ô Allah fait que le meilleur de ma vie soi sa fin et le meilleur de mes oeuvres c’est leurs fins et fait que le meilleur de mes jours c’est le jour ou je viens pour Ton jugement ».
« Allahoumma ghfir li dhanbi wa khatayaya koullaha Allahoumma ‘an^ichni wa jbourni wa hdini li salihi l-‘a^mali wa l-‘akhlaq ‘innahou la yahdi li salihiha wa la yasrifou sayyi’aha ‘illa ‘anta ». Ce qui signifie : « Ô Allah pardonne moi mes péchés et mes erreurs toutes. Ô Allah guide moi vers le meilleur des oeuvres et des comportements certe ne guide vers le meilleur et ne détourne du pire que toi ».
« Allahoumma ‘inni ‘a^oudhou bika mina l-koufri wa l-faqri wa ^adhabi l-qabr ». Ce qui signifie : « Ô Allah je te demande de me préserver contre la mécréance, contre la pauvreté et le suplice de la tombe ».
Celui qui fait la prière passe la main sur son front avec la main droite puis il dit : « ‘Achhadou ‘an la ‘ilaha ‘illa l-Lahou r-Rahmanou r-Rahim. Allahoumma ‘adhhib ^anni l-hamma wa l-hazan ». Ce qui signfie : « Je témoigne qu’il n’est de Dieu que Allah Ar-Rahman Ar-Rahim. Ô Allah éloigne de moi le tourment et le châtiment.
Après les deux prières de As–soubh et Al-maghrib il ajoute : « La ‘ilaha ‘illa l-Lah wahdahou la charika lah lahou l-moulkou wa lahou l-hamdou youhyi wa youmit wa houwa ^ala koulli chay’in qadir ». Dix fois ce qui signifie : « Il n’est de dieu que Allah Lui seul Il n’a pas d’associé à Lui la souveraineté à Lui les louanges c’est Lui qui donne vie c’est Lui qui fait mourir et Il est sur toute chose tout puissant ».
« Allahoumma ‘ajirni mina n-nar ». Sept fois ce qui signifie : « Ô Allah préserve moi du feu de l’enfer ».
Et il dit après la prière de As–soubh : « Allahoumma ‘inni ‘as’alouka ^ilman nafi^a wa ^amalan moutaqabbalan wa rizqan tayyiba ». Ce qui signfie : « Ô Allah je Te demande une science utile des actes qui sont acceptés et une subsistance bonne et bénie ».
« Allahoumma bika ‘ouhawil wa bika ‘ousawil wa bika ‘ouqatil ».
Information utile : Il est parvenu que celui qui dit après la prière de Al-Fajr et après la prière de Al-maghrib : « La ‘ilaha ‘illa l-Lah wahdahou la charika lah lahou l-moulkou wa lahou l-hamdou youhyi wa youmit wa houwa ^ala koulli chay’in qadir ». Dix fois et avant qu’il ne change de position qu’il avait lorsqu’il a terminé sa prière il lui sera écrit dix bonne actions particulière et il lui sera effacé dix mauvaises actions parmi les grands péchés et il sera protégé contre les mauvaises choses il sera parmi ceux qui seront en sécurité qui seront sereins et celui qui les récitent sera préservé du chaytan et contre la nuisance de la sorcellerie.
Information utile : Il est parvenu que celui qui accomplit la prière de As–soubh en assemblée puis qui est resté à évoquer Allah ta^ala jusqu’au lever du soleil puis il a fait deux rak^ah surérogatoires il aura une récompense comme un pèlerinage et une ^oumrah c’est-à-dire surérogatoires.
Conduite des pieux : Talhatou t-Talahat
Le récit du Gouverneur de Sijistane qui s’appelle Talhatou t–Talahat
Les gens des trois premiers siècles se consolaient les uns les autres grâce à ce que Allah ta^ala leur a accordé comme subsistance. Celui qui a connaissance de l’histoire, il saura qu’un homme a vécu dans le deuxième siècle de l’Hégire et était gouverneur de Sjistane, une des villes des pays non arabe qui s’appelle Sijistane. Cet homme était surnommé Talhatou t– talhat. Ce gouverneur était généreux, il était brave. On rapporte qu’il a fait marier cent femmes arabes de cette région avec cent hommes arabes en prenant en charge les mariages. Où trouve-t-on pareil à cet homme qui fait pareille chose ?!
Conduite des pieux : Abdou r-rahman Ibnou Abi Nou3oum
Le récit du Saint ^Abdou r-rahman Ibnou Abi Nou3oum, que Allah l’agrée
^Abdou r-rahman Ibnou Abi Nou^oum avait été emprisonné par AlHajjaj ibnou Youçouf. Il l’a mis en prison pour qu’il meure de faim. Il a voulu l’affamer et il a entouré la prison de gardiens pour que personne ne lui amène de la nourriture ou des boissons. Quinze jours plus tard, on ouvrit la prison dans laquelle il était. Ils l’ont trouvé debout en train de faire la prière. Allah tabaraka wa ta^ala lui a donné un plaisir sans manger et sans boire. Quinze jours durant, il s’adonnait aux actes d’adorations à Allah tabaraka wa ta^ala. Quand on apprit la nouvelle à AlHajjaj qu’il avait été trouvé debout en train de faire la prière alors que lui pensait qu’il était mort et qu’il était devenu un cadavre qui a pourri et qui a gonflé comme la plupart des gens. La plupart des gens, trois jours après leur mort, leur corps gonfle et il en sort du pus. Et l’odeur du mort habituellement est extrêmement puante. Quand ils l’ont vu contraire à cela AlHajjaj a pris peur et il l’a laissé, il ne l’a pas puni après cela. Il l’a laissé libre. Ce saint s’appelle ^Abdou r-Rahman ibnou Abi Nou^oum que Allah l’agrée et lui donne satisfaction.