Chaykhaboulaliyah's Blog


jurisprudence : Le waswaas

Posted in jurisprudence par chaykhaboulaliyah sur mars 13, 2011

Parmi les actes odieux, laids et repoussants, il y a le waswaas – les mauvaises suggestions récurrentes – dont certaines personnes font preuve lors du takbir – la parole Allahou ‘akbar de l’entrée en rituel – ou lors de la récitation de la Fatihah. En effet, cela contrarie le khouchou^ – la crainte de Allah, présente dans le cœur –. Il arrive ainsi que l’homme ressorte de sa prière sans avoir senti le moindre khouchou^  pour Allah ta^ala. Il n’aura alors aucune récompense si ce n’est d’avoir fatigué son cœur puisque certains en ressentent les conséquences dans leur corps et leur esprit. Celui qui voit une telle personne sera dégoûté de son acte. C’est une chose qui peut même entraîner, si cela persiste et se prolonge, une perturbation dans l’esprit de la personne elle-même et peut même entraîner une faiblesse dans sa compréhension. Le cas qui présente le plus de gravité, c’est lorsque la personne est récemment entrée en Islam : certains musulmans ignorants voyant cela de la part de quelqu’un, trouvent la prière laide, surtout si celui qui est éprouvé par ce waswaas montre l’apparence de quelqu’un qui pratique bien la religion. Celui qui le voit dit ainsi : si cette personne qui semble être quelqu’un qui pratique la religion, agit de cette façon, comment va-t-on devenir si on le suit lui et ses semblables ? Il cesse alors de faire la prière. Il se peut alors qu’il ait de mauvaises pensées au sujet du fondement même de la religion et qu’il en arrive jusqu’à l’apostasie par la croyance. Comme est donc mauvais un acte dont tout cela serait la conséquence. Ceci est une source de mauvaise compréhension des choses de la religion et c’est contraire au hadith qui signifie : « Certes la religion est une facilité ».

Si encore il n’y avait de mal en cela que de priver du khouchou^ et de la joie provoquée par l’adoration de Allah : la prière est en effet un apaisement pour le cœur alors que celui qui est en proie au waswaas en a fait le contraire puisqu’il ne ressent pas cet épanouissement du cœur, ce qui est à l’opposé de la prière d’une personne dont la prière est conforme à ce qui est méritoire. Le Messager  a dit ce qui signifie : « Apaise-nous par elle Bilal ».

La signification en est que grâce à la prière, le cœur s’apaise et devient joyeux. Celui qui agit en ayant le waswaas est privé de la bénédiction de la prière et de sa récompense jusqu’à ce qu’il la finisse. Celui qui persévère sur cela pendant des années et dont la vie se clôt sur cet état, il est tel celui qui n’a jamais accompli de prières.

Celui qui accomplit véritablement la prière c’est celui qui en état de prière a le cœur apaisé, calme, tranquille plus encore que lorsqu’il n’est pas dans l’accomplissement de la prière. Celui donc pour qui Allah veut un bien, aura le cœur joyeux lorsqu’il est en état d’accomplissement de la prière, joyeux par son imploration de son Seigneur et non pas angoissé ni inquiet.

Celui qui est éprouvé par ce waswaas, en raison de son application à avoir présente l’intention qu’il est requis d’avoir pendant le takbir selon le madh-hab chafi^iyy, qu’il s’en détourne pour le madh-hab de Malik et qu’il se suffise de l’intention d’accomplir la prière obligatoire de adh-dhouhr ou de al-^asr par exemple avant le takbir, même quelques minutes avant. Elle est correcte ainsi selon Malik. Il en est de même pour celui qui est sujet à l’épreuve du waswaas pour rectifier la prononciation des lettres, qu’il prenne l’avis du madh-hab de Malik en accomplissant la prière derrière quelqu’un qui récite correctement la Fatihah et qu’il se suffise de la récitation de son imam. S’il est seul, qu’il se suffise de bouger ses lèvres. Il lui est permis dans le madh-hab de Malik de réciter dans deux rak^ah et de ne pas réciter dans deux autres rak^ah. Chez eux [les malikiyy], il y a un avis qui dit que la récitation est suffisante dans le minimum c’est-à-dire dans une rak^ah de la prière de trois ou de quatre rak^ah. Ainsi, s’il est déjà requis pour l’aumône que la personne ait le cœur réjoui lorsqu’elle la donne, que dire de la prière qui est une imploration, par laquelle l’esclave implore son Seigneur ?

Si encore il n’y avait dans le waswaas que l’éloignement des gens qui observent ces gestes exécrables. En effet certains de ceux qui sont en proie à ce waswaas lèvent les bras lors du takbir d’une manière qui entraîne l’aversion, de même que lors de la prononciation de certaines lettres, au point que celui qui le voit s’imagine qu’il est fou ou perturbé dans son esprit. ‘Innaa li l-Laahi wa ‘innaa ‘ilayhi raaji^ououn. Nous appartenons à Allaah et c’est à Lui que nous rendrons des comptes au rassemblement.

Si elle était récitée ainsi dans le discours et que celui qui est éprouvé l’entendait, il ressentirait un malaise et aurait honte. De plus, dans le madh-hab de Malik il y a une facilité pour celui qui est éprouvé. Ainsi selon Malik il n’est pas une condition qu’il s’entende lui-même prononcer les lettres mais il lui suffit de faire bouger les lèvres. Compte ainsi parmi le conseil conforme à la Loi de guider et de montrer à celui que l’on voit agir ainsi d’abandonner le waswaas et de ne pas le laisser persévérer sur cela. Il est arrivé à quelqu’un en proie au waswaas de partir au Nil pour lever le grand hadath car il était jounoub, de s’y plonger puis de se dire : [le ghousl] n’est pas valable. Il a passé sa journée et il s’est dit : maintenant qu’il fait nuit, je reviendrai demain pour lever le hadath. L’eau du Nil ne lui a pas suffi. fin de citation.

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Invocations : Pour la guérison

Posted in Invocations par chaykhaboulaliyah sur mars 10, 2011

La louange est à Allah le Seigneur des mondes, à Lui la grâce et les mérites et les bon éloges, Lui Qui existe sans comment et sans endroit.

Que Allah, Celui Qui accorde avec profusion, Celui Qui est miséricordieux honore davantage notre maître Mouhammad, le meilleur des envoyés, ainsi que tous ses frères prophètes et messagers et que les invocations des anges des plus hauts degrés soient en sa faveur.

 

Dans le livre Dhaylou Tarikh Baghdad [Tome 17 pages 173] d’après ^Oubaydou l-Lah ibnou Mouhammad ibni Hafs Al-^Aychiyy il dit : « j’ai entendu mon père dire : “Lorsque les descendants de Al ^Abbas ont pris possession des trésors des Omeyyades, ils ont trouvé une enveloppe scellée qu’ils ont ouvertes et ont trouvé dedans une peau sur laquelle était inscrit : “ C’est une guérison par la volonté de Allah. Ils l’ont ouverte et ils ont trouvé :

“ Bismi l-Lahi wa bi l-Lahi wa la hawla wa la qouwwata ‘illa bi l-Lahi l-^Aliyyi l-^Adhim ‘ouskoun ‘ayyouha l-waja^ ; sakanta bi l-ladhi lahou sakana ma fi l-layli wa n-nahari wa houwa s-sami^ou l-^alim ;

Bismi l-Lahi wa bi l-Lahi wa la hawla wa la qouwwata ‘illa bi l-Lahi l-^Aliyyi l-^Adhim; ‘ouskoun ‘ayyouha l-waja^ ; bi ladhi youmsikou s-sama’a an taqa^a ^ala l-‘ardi ‘illa bi ‘idhnihi ‘inna l-Laha bi n-nasi la-ra’oufoun rahim, ;

Bismi l-Lahi wa bi l-Lahi wa la hawla wa la qouwwata ‘illa bi l-Lahi l-^Aliyyi l-^Adhim; ‘ouskoun ‘ayyouha l-waja^ ; bi l-ladhi in yacha’ youskini r-riha fayadhlalna rawakida ^ala dhahrih ‘inna fi dhalika la-‘ayatin li koulli sabbarin chakour ;

Bismi l-Lahi wa bi l-Lahi wa la hawla wa la qouwwata ‘illa bi l-Lahi l-^Aliyyi l-^Adhim; ‘ouskoun ‘ayyouha l-waja^ ; sakanta bi l-ladhi youmsikou s-samawati wa l-‘arda an tazoula wa la‘in zalata in ‘amsakahouma min ‘ahadin min ba^dih ; ‘innahou kana haliman ghafoura

^Oubayda l-Lah a dit : « il m’a dit : “ je n’ai plus eu besoin de remèdes ni de médicaments après cela.

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Invocations : Evocations et invocations qui sont dites à des occasions diverses (première partie)

Posted in Invocations par chaykhaboulaliyah sur mars 7, 2011

Evocations et invocations qui sont dites à des occasions diverses, qui nous sont parvenues du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et qu’il a incité sa communauté de dire

 

Ce que l’on dit au lit quand on veut dormir

 

Celui qui veut dormir il convient qu’il respecte certaines choses qu’il fasse le woudou’ comme s’il allait faire la prière et qu’il s’endort en ayant la purification, qu’il récite ‘ayat al-koursiyy et les deux dernières ‘ayah de sourat al-baqarah et qoul ya ‘ayyouha l-kafiroun et qu’il dort après avoir terminé sourat al-kafiroun s’il peut car c’est une protection contre toute forme d’association à Allah tout comme cela est parvenu du prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Il réunit ses deux mains il souffle dedans et il récite : qoul houwa l-Lahou ‘ahad, qoul ‘a^oudhou birabbi l-falaq et qoul ‘a^oudhou birabbi n-nas puis il passe la main sur ce qu’il peut atteindre de son corps. Il commence avec ses deux mains au niveau de la tête puis au niveau du visage et la partie de devant de son corps et cela trois fois.

 

Information utile : Soufler c’est à dire soufler sans qu’il y ait de salive. Il évoque Allah ta^ala dans son lit en disant : Soubhana l-Lah trente trois fois Al-hamdou li l-Lah trente trois fois Allahou ‘akbar trente quatre fois. Il pose sa main sous sa joue droite puis il dit : « Allahoumma bismika ‘amoutou wa ‘ahya ». Et il dit dans son lit : « Al-hamdou li l-Lahi l-ladhi ‘at^amana wa saqana wa kafana wa  ‘awana fakam mimman la kafiya lahou wa la mou’wi ». Ce qui signfie : « La louange est à Allah Qui nous a donné à manger à boire, Qui nous a donné notre suffisance et Qui nous a abrités ; combien de ceux qui n’ont pas qui leur donne leur subsistance ni leur abri et il s’endort en évoquant Allah ».

 

Information utile : Parmi ce qui est parvenu sur le caractère bénifique de l’évocation de  Allah ^azza wa jall lorsque l’on veut dormir : Il est parvenu dans le hadith sahih que celui qui va à son lit et qui occupe sa place viendra à lui un ange et un chaytan ; le chaytan lui dit : « Termine ton éveil par un mal » et l’ange lui dit : « Termine ton éveil par un bien ». S’il termine son éveil par un bien, l’ange le protège et le surveille toute la nuit ; il le protège contre le mal des jinn et autres. Le bien c’est comme de dire : « ‘astaghfirou l-Lah » ou bien : « La ‘ilaha ‘illa l-Lah » ou bien : « Soubhana l-Lah » ou ce qui est du même ordre.

 

L’invocation du message salla l-Lahou ^alayhi wa sallam quand il s’apprêtait à dormir : «  Allahoumma rabba s-samawati wa rabba l-‘ard ; rabbana wa rabba koulli chay’in wa rabba l-^archi l-^adhim ; rabbana wa rabba koulli chay’ ; faliqa l-habbi wa n-nawa ; mounzila t-tawrati wa l-‘injili wa l-qour’an ; ‘a^oudhou bika min charri koulli dhi charrin ‘anta ‘akhidhoun bi nasiyatih ; ‘anta l-‘awwalou falaysa qablaka chay’ ; wa ‘anta l-‘akhirou falaysa ba^daka chay’ ; wa ‘anta dh–dhahirou falaysa fawqaka chay’ ; wa ‘anta l-batinou falaysa dounaka chay’ ; ‘iqdi ^anna d-dayna wa aghnina mina l-faqr ». Ce qui signifie : « Ô Allah le Seigneur des cieux et le Seigneur de la terre et le Seigneur du trône éminent notre Seigneur et le Seigneur de toute chose, Celui Qui fait pousser les graines et les noyaux Celui Qui a fait descendre At-tawrat, Al-‘injil et Al-qour’an ; on cherche la préservation contre le mal de tous ceux qui ont un mal et qui sont sous Ton pouvoir ; Tu es Al-‘awwal rien n’est avant Toi ; rien n’existe avant Toi et Tu es Al-‘akhir rien n’est après Toi. Tu es Adh–dhahir rien n’est au-dessus de Toi. Tu es Al-Batin rien n’est en dessous de Toi. Fais que nos dettes soient remboursées et accorde-nous une richesse de notre pauvreté ».

 

Information utile : Allah ta^ala existe sans endroit les savants ont dit : « Si Allah tabaraka wa ta^ala rien n’est avant Lui rien n’est après Lui rien n’est en dessous de Lui rien n’est au-dessus de Lui Il n’est pas dans un endroit c’est-à-dire que Allah existe sans endroit et sans direction ». L’Imam Zaynou l-^Abidin ^Aliyy Ibnou l-Houçayn que Allah l’agrée a dit : « Soubhanaka ‘anta l-Lahou la ‘ilaha ‘illa ‘ant ; la yahwika makan ; la touhass wa la toumass wa la toujass ». Ce qui signifie : « Tu es exempt d’imperfection. Tu es Allah ; il n y a de dieu que Toi. Tu n’es pas contenu dans un endroit.  Tu n’es pas perçu par les sens. Tu n’es pas touché. Tu n’es pas palpé ».

 

Ce que l’on dit pour un bon rêve

 

Celui qui souhaite avoir un bon rêve par la volonté de Allah ta^ala il s’endort en ayant le woudou‘ car avoir le woudou‘ qand on s’apprête à dormir est quelque chose de sounnah de recommandé puis il récite qoul ya ‘ayyouha l-kafiroun puis qoul ‘a^oudhou birabbi l-falaq et  qoul ‘a^oudhou birabbi n-nas et qoul houwa l-Lahou ‘ahad. Puis il évoque Allah ta^ala jusqu’à s’endormir. S’il fait cela un des anges de Allah ta^ala reste à côté de lui pour le surveiller tout la nuit et son âme tout en restant attachée et en contact avec son corps elle se prolonge comme un fil pour passer la nuit sous le trône.

 

Ce que l’on dit lors de l’insomnie

 

Que ce que l’on dit pendant l’insomnie pendant la nuit : « Allahoumma gharati n-noujoum wa hada’ati l-^ouyoun wa ‘anta hayyoun qayyoum la ta’khoudhouka sinatoun wa la nawm ya hayyou ya qayyoum ‘ahdi’ layli wa ‘anim ^ayni ». Ce qui signifie : « Ô Allah les étoiles sont apparues les yeux se sont refermés et Tu es vivant Tu ne dors pas Tu es exempt de fin. Tu n’es pas atteint par la somnolence ni par le sommeil. Ô Toi Qui es vivant Toi Qui es exempt de fin fais que ma nuit soit calme et fais que mes yeux s’endorment.

 

Ce que l’on dit lorsqu’on se réveille lorsqu’on fait un cauchemar pendant la nuit ou dans le rêve

 

« ‘A^oudhou bikalimati l-Lahi t-tammati min ghadabihi wa ^iqabih wa min charri ^ibadih wa min hamazati ch-chayatini wa ‘an yahdouroun ». C’est-à-dire : « Je recherche la préservation par la parole de Allah contre Sa menace de châtiment, contre le mal de Ses esclaves et contre les attaques des démons et contre le fait qu’ils viennent à moi ».

 

Information utile : Cette évocation est à dire aussi pour celui qui se plaint d’insomnie et n’arrive pas à dormir pendant la nuit.

 

Ce que l’on dit lorsque l’on voit quelque chose qu’on n’aime pas dans le rêve

 

Il souffle de son côté gauche trois fois puis il dit : « ‘A^oudhou bi l-Lahi l-^adhimi min charri ch-chaytani wa min charri rou’yaya hadhih ». Ce qui signifie : « Je recherche la préservation par Allah l’éminent contre le mal du chaytan et contre le mal de ce rêve que je fais puis il tourne du côté opposé au côté qu’il occupait ».

 

Information utile : Celui qui fait cela par la volonté de Allah son rêve ne lui sera pas nuisible et qu’il n’en parle à personne ».

 

Ce que l’on dit quand on se réveille du someil

 

« Al-hamdou li l-Lahi l-ladhi ‘ahyana ba^dama ‘amatana wa ‘ilayhi n-nouchour ». La louange est à  Allah Qui nous fait vivre après nous avoir fait mourir et à Lui le devenir ».

 

Ce que l’on dit lorsque l’on met pour la première fois un nouveau vêtement

 

« Allahoumma ‘inni ‘as’alouka min khayrih ; wa khayri ma houwa lah ; wa ‘a^oudhou bika min charrih ; wa charri ma houwa lah ». Ce qui signifie : « Ô Allah, je Te demande du bien de ce vêtement et du bien de ce pourquoi il est et je Te demande de me préserver de son mal et du mal pour lequel il peut être utilisé ».

 

Ce que l’on dit en sortant de chez soi

« Bismi l-Lah ; tawakkaltou ^ala l-Lah ; wa la hawla wa la qouwwata ‘illa bi l-Lah »

Je commence par le nom de Allah, je me fie à Allah. Il n’est de préservation et de force que par Allah.

« Allahoumma ‘inni ‘a^oudhou bika ‘an adilla ‘aw ‘oudall ; ‘aw ‘azilla ‘aw ‘ouzall ; ‘aw adhlima ‘aw ‘oudhlam ; ‘aw ‘ajhala ‘aw youjhala ^alayy ». Ce qui signifie : « Ô Allah, je demande Ta préservation contre le fait d’égarer ou d’être égaré ou de glisser ou qu’on me fasse glisser ou que je fasse une injustice ou que je subisse une injustice ».

 

Ce que l’on dit lorsqu’on rentre chez soi

« Bismi l-Lah ; Allahoumma ‘inni ‘as’alouka khayra l-mawlaj wa khayra l-makhraj ; bismi l-Lahi walajna wa bismi l-Lahi kharajna wa ^ala l-Lahi rabbina tawakkalna ». Puis il passe le salam à sa famille. Ce qui signifie : « Je commence par le nom de Allah. Ô Allah, je Te demande la meilleure entrée et la meilleure sortie. Par le nom de Allah nous entrons et par le nom de Allah nous sortons et c’est à notre seigneur Allah que nous nous fions ».

 

Ce que l’on dit lorsqu’on entre dans les wc

« Bismi l-Lah ; Allahoumma ‘inni ‘a^oudhou bika mina l-khoubthi wa l-khaba’ith ». Ce qui signifie : « Je commence par le nom de Allah. Ô Allah, je recherche la préservation par Toi contre le chaytan mâle et femelle ».

 

Information utile : La parole : « Bismi l-Lahi l-ladhi la ‘ilaha ‘illa houwa » ou bien « Bismi l-Lah » seule lorsqu’on ôte ses vêtements comporte une protection contre les yeux des jinn pour qu’ils ne voient pas les zones de pudeur des humains.

 

Ce que l’on dit lorsqu’on sort des Wc

« Ghoufranak, al-hamdou l li-Lahi l-ladhi ‘adhhaba ^anni l-’adha wa ^afani ». Ce qui signifie : « Ô Allah, je recherche Ton pardon, la louange est à Allah Qui a fait partir de moi ce qui aurait pu nuire à mon corps s’il restait dedans et qui m’a donné la bonne santé.

 

Information utile : La personne entre aux toilettes avec son pied gauche et en sort avec son pied droit.

 

Ce que l’on dit lorsqu’on termine le woudou’

« Achhadou ‘an la ‘ilaha ‘illa l-Lah ; wahdahou la charika lah ; wa ‘achhadou ‘anna Mouhammadan ^abdouhou wa raçoulouh ; Allahoumma j^alni mina t-tawwabin wa j^alni min l-moutatahhirin ». Ce qui signifie : « Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah Lui seul ; Il n’a pas d’associé. Je témoigne que Mouhammad est Son esclave et Son messager. Ô Allah, fais que je sois au nombre de ceux qui font le repentir et fais que je sois au nombre de ceux qui se purifient.

 

Information utile : Celui qui dit cette invocation après avoir fait le woudou’ il lui sera ouvert dans l’au-delà les huit portes du paradis ; il y entrera de n’importe laquelle qu’il veut, comme l’a annoncé le prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

 

Ce que l’on dit quand on se trouve dans une situation difficile et éprouvante

« Allahoumma la sahla ‘illa ma ja^altahou sahla wa ‘anta taj^alou l-hazna ‘idha chi’ta sahla ».  Ce qui signifie : « Ô Allah, il n’est facile que ce que Tu as rendu facile et Toi Tu fais que la chose difficile si Tu veux devient facile».

 

Ce que l’on dit pour repousser l’injustice de l’injuste

« Allahou Allahou rabbi la ‘ouchrikou bihi chay’a ». à dire deux fois ce qui signifie : « Allah Allah est mon Seigneur je ne Lui attribue aucun associé ».

Ce que l’on dit pour celui qui a une subsistance difficile

Celui dont la vie devient difficile, il dit quand il sort de chez lui : « Bismi l-Lahi ^ala nafsi wa ^ala mali wa dini. Allahoumma raddini biqada’ika wa barik li fima qouddira li hatta la ‘ouhibba ta^jila ma ‘akhkharta wa la ta’khira ma ^ajjalt ». Ce qui signifie : « Je commence par le nom de Allah, j’évoque le nom de Allah sur ma personne mes biens et ma religion. Ô Allah, rends-moi satisfait de la destinée que Tu m’as prédestinée et accorde moi des bénédictions en ce que Tu m’as prédestiné afin que je ne souhaite pas la rapidité de ce que Tu as retardé ni le retard de ce qui va me parvenir rapidement.

 

Ce que l’on dit pour délivrer des tourments, la guérison des maladies et la victoire contre les ennemies

« Bismi l-Lah, rabbiya l-Lah, hasbiya l-Lah, tawakkaltou ^ala l-Lah, ‘i^tasamtou bi l-Lah, fawwadtou ‘amri ‘ila l-Lah, ma cha’a l-Lah, la qouwwata ‘illa bi l-Lah ». Ce qui signfie : « Par le nom de Allah je commence ; mon seigneur c’est Allah, je me fie à Allah, je me fie totalement à Allah, je recherche l’aide de Allah, je m’en remets complètement à Allah, ce que Allah veut est, il n’est de force que par Allah ».

 

Ce que l’on dit lorsqu’on entre dans la mosquée

« Allahoumma salli ^ala sayyidina Mouhammad ; salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ». Puis il dit : « Allahoumma ftah li ‘abwaba rahmatik ». Ce qui signifie : « Ô Allah, honore et élève d’avantage notre maître Mouhammad ; que Allah l’honore et l’élève d’avantage en degré et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Ô Allah, ouvre moi les portes de Ta miséricorde ».

 

Information utile : Il est recommandé d’entrer dans la mosquée avec son pied droit après avoir dit : « Bismi l-Lah ».

Ce que l’on dit lorsqu’on sort de la mosquée

« Allahoumma salli ^ala sayyidina Mouhammad ; salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ». Puis il dit : « Allahoumma ‘inni ‘as’alouka min fadlik ». Ce qui signife : « Ô Allah, honore et élève davantage notre maître Mouhammad ; que Allah l’honore et l’élève d’avantage en degré et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Ô Allah, je Te demande de m’accorder de Tes bienfaits ».

 

Information utile : Il est recommandé de sortir de la mosquée avec son pied gauche.

 

Ce que l’on dit lorsqu’on entend l’appel à la prière

 

On répète la même chose que le mou’adhdhin mais lorsqu’il dit : « Hayya ^ala s–salat », « Hayya ^ala l-falah » on dit : « La hawla wa la qouwwata ‘illa bi l-Lah » puis il fait l’invocation en faveur du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam puis il invoque Allah ^azza wa jall en disant : « Allahoumma rabba hadhihi d-da^wati t-tammah wa s–salati l-qa’imah ‘ati mouhammadani l-wasilata wa l-fadilah ; wa b^athhou maqaman mahmoudani l-ladhi wa^adtah ». Ce qui signifie : « Ô Allah, Tu es le Seigneur de cet appel parfait et de cette prière, accorde à Mouhammad al-wacilah et le grand mérite et accorde lui al-maqam al-mahmoud que Tu lui as promis ».

 

Ce que l’on dit lorsqu’on oublie d’évoquer le nom de Allah ta^ala au début de son repas

Celui qui oublie d’évoquer Allah ^azza wa jall au début de son repas qu’il dise, quand il s’en rappel : « Bismi l-Lahi fi ‘awwalih wa ‘akhirih ». ou bien il dit : « Bismi l-Lahi ‘awwalah wa ‘akhirah ».

 

Ce que l’on dit lorsqu’on termine de manger et de boire

« Al-hamdou li l-Lahi l-ladhi ‘at^ama wa saqa wa sawwaghahou wa ja^ala lahou makhraja ». Ce qui signifie : « La louange est à Allah Qui nous a donné à manger et à boire et Qui a fait qu’il puisse passer à l’intérieur de notre corps et Qui a fait que cette nourriture ait une sortie ».

 

Ce que l’on dit lorsqu’on mange ou on boit près des gens

Quand il va manger chez les gens il invoque Allah ta^ala en leur faveur en disant : « Allahoumma barik lahoum fima razaqtahoum wa ghfir lahoum wa rhamhoum ». Ce qui signifie : « Ô Allah, accorde leur des bénédictions dans la subsistance que Tu leur as accordée. Pardonne-leur leurs péchés et fais leur miséricorde ». Et lorsqu’il rompt son jeûne chez des gens, il invoque Allah ta^ala en leur faveur en disant : «  ‘aftara ^indakoumou s–sa’imoun wa ghachiyatkoumou r-rahmah wa ‘akala ta^amakoumou l-‘abrar wa tanazzalat ^alaykoumou l-mala’ikah ». Ce qui signfie « Que Allah fasse que les jeûneurs rompent leur jeûne chez vous que la miséricorde vous englobe que les pieux mangent de votre nourriture et que les anges descendent sur vous ».

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Invocations : Ce que l’on dit à la fin des cinq prières

Posted in Invocations par chaykhaboulaliyah sur mars 7, 2011

Ce que l’on dit à la fin des cinq prières

 

« ‘Astaghfirou l-Lah, ‘Astaghfirou l-Lah, ‘Astaghfirou l-Lah. Allahoumma ‘anta s-Salam wa minka s-salam  tabarakta ya dha l-jalali wa l-‘ikram ». C’est-à-dire : « Je demande que Allah me pardonne. Je demande que Allah me pardonne.  Je demande que Allah me pardonne. Ô  Allah Tu es As-Salam et c’est de Toi qu’est la sauvegarde Tu es exempt d’imperfection ô Toi qui a Al-Jalal et Al-‘Ikram ».

 

On dit aussi : « Allahoumma ‘a^inni ^ala dhikrika wa choukrika wa housni ^ibadatik ». Ce qui signifie : « Ô Allah aide moi à t’évoquer à te remercier et à t’adorer correctement ».

On dit : « La ‘ilaha ‘illa l-Lah wahdahou la charika lah ; lahou l-moulkou wa lahou l-hamdou wa houwa ^ala koulli chay’in qadir. Allahoumma la mani^a lima ‘a^tayt wa la mou^tiya lima mana^t ; wa la yanfa^ou dha l-jaddi minka l-jadd ». Ce qui signifie : « Il n’est de dieu que Allah Lui seul n’a pas d’associé. À Lui la souveraineté ; à Lui les louanges et Il est sur toute chose tout puissant. Ô Allah nul n’empêche ce que Tu donnes et nul ne donne lorsque Tu prives et la richesse du riche n’est pas profitable au riche mais ce qui lui ai profitable c’est qu’il accomplisse l’obéissance ».

 

Et on dit : « La ‘ilaha ‘illa l-Lahou wahdahou la charika lah ; lahou l-moulkou wa lahou l-hamd ; wa houwa ^ala koulli chay’in qadir. La hawla wa la qouwwata ‘illa bil-Lah. La ‘ilaha ‘illa l-Lahou wa la na^boudou ‘illa ‘iyyah ; lahou n-ni^matou wa lahou l-fadlou wa lahou th-thana‘ou l-haçan ; la ‘ilaha  ‘illa l-Lahou moukhlisina lahou d-dina wa law kariha l-kafiroun ». Ce qui signfie : « Il n’est de dieu que Allah Lui Seul n’as pas d’associé ; à Lui la souveraineté à Lui les louanges et Il est sur tout chose tout puissant ; il n’est de préservation et de force que par Allah ; il n’est de dieu que Allah ; Nous n’adorons que Lui ; à Lui les bienfaits ; à Lui les grâces ; à Lui les bonnes éloges ; il n’est de dieu que Allah ; nous somme sur l’Islam même si les mécréants le détestent.

« Allahoumma ‘inni ‘a^oudhou bika mina l-joubni wa l-boukhl ; wa ‘a^outhou bika min ‘an ‘ouradda ‘ila ‘ardhali l-^oumour ; wa ‘a^oudhou bika min fitnati d-dounya wa ‘a^oudhou bika min ^adhabi l-qabr ». C’est-à-dire : « Ô Allah je Te demande de nous préserver contre le manque de courage et l’avarice et je Te demande de me préserver de la sénilité et je Te demande de me préserver des discordes de ce bas monde et je Te demande de me préserver du supplice de la tombe.

 

« Soubhana l-Lahi wa l-hamdou li l-Lahi wa l-Lahou ‘akbar ». Chacune trente trois fois puis tu dis : « La ‘ilaha ‘illa l-Lahou wahdahou la charika lah ; lahou l-moulkou wa lahou l-hamdou wa houwa ^ala koulli chay’in qadir ». Une fois pour atteindre ainsi cent en tout. C’est à dire : « Il n’est de Dieu que Allah Il n’a pas d’associé à Lui la souveraineté à Lui la louange et Il est sur tout chose tout puissant ». Ou tu dis : « Soubhana l-Lahi wa l-hamdou li l-Lahi  wa l-Lahou ‘akbar ». Chacune dix fois comme cela est parvenu du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

 

Et tu dis ‘ayatou l-koursiyy : « Allah la ‘ilaha ‘illa houwa l-hayyou l-qayyoum la ta’khoudhouhou sinatoun wa la nawm lahou ma fi s-smawati wa ma fi l-‘ard man dha l-ladhi yachfa^ou ^indahou ‘illa bi ‘idhnih ya^lamou ma bayna ‘aydihim wa ma khalfahoum wa la youhitouna bichay’in min ^ilmihi ‘illa bima cha‘ wasi^a koursiyyouhou s-samawati wa l-‘ard wa la ya’oudouhou hifdhouhouma wa houwa l-^aliyyou l-^adhim » une fois. Sourat l-‘ikhlas, al- falaq et an-nas chacune une fois.

 

« Allahoumma ‘a^inni ^ala dhikrika wa choukrika wa housni ^ibadatik ». Ce qui signifie : «  Ô Allah aide moi pour T’évoquer pour Te remercier et à T’adorer parfaitement ».

« Allahoumma j^al khayra ^oumouri ‘akhirah wa khayra ^amali khawatimah wa j^al khayra ‘ayyami yawma ‘alqak ». Ce qui signifie : « Ô Allah fait que le meilleur de ma vie soi sa fin et  le meilleur de mes oeuvres c’est leurs fins et fait que le meilleur de mes jours c’est  le jour ou je viens pour Ton jugement ».

« Allahoumma ghfir li dhanbi wa khatayaya koullaha Allahoumma ‘an^ichni wa jbourni wa hdini li salihi l-‘a^mali wa l-‘akhlaq ‘innahou la yahdi li salihiha wa la yasrifou sayyi’aha ‘illa ‘anta ». Ce qui signifie : « Ô Allah pardonne moi mes péchés et mes erreurs toutes.  Ô Allah guide moi vers le meilleur des oeuvres et des comportements certe ne guide vers le meilleur et ne détourne du pire que toi ».

 

« Allahoumma ‘inni ‘a^oudhou bika mina l-koufri wa l-faqri wa ^adhabi l-qabr ». Ce qui signifie : « Ô Allah je te demande de me préserver contre la mécréance, contre la pauvreté et le suplice de la tombe ».

 

Celui qui fait la prière passe la main sur son front avec la main droite puis il dit : « ‘Achhadou ‘an la ‘ilaha ‘illa l-Lahou r-Rahmanou r-Rahim. Allahoumma ‘adhhib ^anni l-hamma wa l-hazan ». Ce qui signfie : « Je témoigne qu’il n’est de Dieu que Allah Ar-Rahman Ar-Rahim. Ô Allah éloigne de moi le tourment et le châtiment.

 

Après les deux prières de As–soubh et Al-maghrib il ajoute : « La ‘ilaha ‘illa l-Lah wahdahou la charika lah lahou l-moulkou wa lahou l-hamdou youhyi wa youmit wa houwa ^ala koulli chay’in qadir ». Dix fois ce qui signifie : « Il n’est de dieu que Allah Lui seul Il n’a pas d’associé à Lui la souveraineté à Lui les louanges c’est Lui qui donne vie c’est Lui qui fait mourir et Il est sur toute chose tout puissant ».

 

« Allahoumma ‘ajirni mina n-nar ». Sept  fois ce qui signifie : « Ô Allah préserve moi du feu de l’enfer ».

 

Et il dit après la prière de  As–soubh : « Allahoumma ‘inni ‘as’alouka ^ilman nafi^a wa ^amalan moutaqabbalan wa rizqan tayyiba ». Ce qui signfie : « Ô Allah je Te demande une science utile des actes qui sont acceptés et une subsistance bonne et bénie ».

 

« Allahoumma bika ‘ouhawil wa bika ‘ousawil wa bika ‘ouqatil ».

 

Information utile : Il est parvenu que celui qui dit après la prière de Al-Fajr et après la prière de Al-maghrib : « La ‘ilaha ‘illa l-Lah wahdahou la charika lah lahou l-moulkou wa lahou l-hamdou youhyi wa youmit wa houwa ^ala koulli chay’in qadir ». Dix fois et avant qu’il ne change de position qu’il avait lorsqu’il a terminé sa prière il lui sera écrit dix bonne actions particulière et il lui sera effacé dix mauvaises actions parmi les grands péchés et il sera protégé contre les mauvaises choses il sera parmi ceux qui seront en sécurité qui seront sereins et celui qui les récitent sera préservé du chaytan et contre la nuisance de la sorcellerie.

 

Information utile : Il est parvenu que celui qui accomplit la prière de As–soubh en assemblée puis qui est resté à évoquer Allah ta^ala jusqu’au lever du soleil puis il a fait deux rak^ah surérogatoires il aura une récompense comme un pèlerinage et une ^oumrah c’est-à-dire surérogatoires.

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Conduite des pieux : Talhatou t-Talahat

Posted in Biographie par chaykhaboulaliyah sur mars 2, 2011
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Le récit du Gouverneur de Sijistane qui s’appelle Talhatou t–Talahat

 

Les gens des trois premiers siècles se consolaient les uns les autres grâce à ce que Allah ta^ala leur a accordé comme subsistance. Celui qui a connaissance de l’histoire, il saura qu’un homme a vécu dans le deuxième siècle de l’Hégire et était gouverneur de Sjistane, une des villes des pays non arabe qui s’appelle Sijistane. Cet homme était surnommé Talhatou t– talhat. Ce gouverneur était généreux, il était brave. On rapporte qu’il a fait marier cent femmes arabes de cette région avec cent hommes arabes en prenant en charge les mariages. Où trouve-t-on pareil à cet homme qui fait pareille chose ?!

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Conduite des pieux : Abdou r-rahman Ibnou Abi Nou3oum

Posted in Biographie par chaykhaboulaliyah sur mars 2, 2011
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Le récit du Saint ^Abdou r-rahman Ibnou Abi Nou3oum, que Allah l’agrée

 

^Abdou r-rahman Ibnou Abi Nou^oum avait été emprisonné par Al­Hajjaj ibnou Youçouf. Il l’a mis en prison pour qu’il meure de faim. Il a voulu l’affamer et il a entouré la prison de gardiens pour que personne ne lui amène de la nourriture ou des boissons. Quinze jours plus tard,  on ouvrit la prison dans laquelle il était. Ils l’ont trouvé debout en train de faire la prière. Allah tabaraka wa ta^ala lui a donné un plaisir sans manger et sans boire. Quinze jours durant, il s’adonnait aux actes d’adorations à Allah tabaraka wa ta^ala. Quand on apprit la nouvelle à Al­Hajjaj qu’il avait été trouvé debout en train de faire la prière alors que lui pensait qu’il était mort et qu’il était devenu un cadavre qui a pourri et qui a gonflé comme la plupart des gens. La plupart des gens, trois jours après leur mort, leur corps gonfle et il en sort du pus. Et l’odeur du mort habituellement est extrêmement puante. Quand ils l’ont vu contraire à cela Al­Hajjaj a pris peur et il l’a laissé, il ne l’a pas puni après cela. Il l’a laissé libre. Ce saint s’appelle ^Abdou r-Rahman ibnou Abi Nou^oum que Allah l’agrée et lui donne satisfaction.

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Biographie : Dinar Al-3iyyar

Posted in Biographie par chaykhaboulaliyah sur mars 2, 2011
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Le fait de casser son âme, de délaisser les interdits et l’histoire de Dinar Al-^iyyar

On rapporte qu’un homme était connu sous le nom de Dinar al-^Iyyar. Et il avait une mère vertueuse qui l’exhortait. Mais lui, n’obéissait pas. Un jour, il était passé auprès d’un cimetière et en a pris un os qui s’est alors transformé en poussière. Il s’est mis à méditer. Il s’est adressé à lui-même en disant : « Malheur à toi Dinar, je t’imagine avec tes os qui sont devenus comme cela, de la poussière, ton corps également ». Il a regretté toutes ses défaillances et a eu la ferme volonté de se repentir. Il a levé la tête vers le ciel qui est la direction des invocations et non pas un lieu d’habitation pour Dieu et a dit : « Ô mon Dieu et mon Maître, je me remets à toi, accepte moi et fais moi miséricorde ». Puis il s’est dirigé vers sa mère, le teint blême, le cœur cassé en disant : « Mère, que fait-on de l’esclave qui a fugué lorsque son maître le rattrape ? » Elle lui a dit : « Il lui donne des habits rêches, et une nourriture qui n’est pas luxueuse. Et il lui met des chaînes aux pieds et aux mains. ». Il lui a dit : « Mère, je voudrais une Joubbah en laine et fais de moi tout comme l’on fait avec l’esclave qui a fugué. ». Elle a fait ce qu’il voulait. Lorsque tombait la nuit, il se mettait à pleurer, et il se disait en lui-même : « Malheur à toi Dinar, peux-tu supporter le feu de l’enfer ? Comment t’exposes- tu au châtiment du Tout Puissant ? ». Et il restait ainsi jusqu’au matin. Sa mère lui dit : « Mon fils, ménage-toi un peu ». Il lui a dit : « Laisse- moi me fatiguer un peu, pourrai-je me reposer longtemps par la suite. Mère, demain, je serai dans une station qui est très longue. Le jour de l’exposition des actes à mon Seigneur et je ne sais pas si l’on m’ordonnera d’aller dans un endroit à l’ombre du soleil ou à rester sous la chaleur du soleil ». Elle lui a dit : « Mon fils, accorde du repos à ton âme ». Il lui a répondu : « Je ne recherche pas le repos. C’est comme si demain mère, les créatures vont être emmenées au paradis et moi entraîné avec les gens de l’enfer ». Elle l’a laissé tel qu’il était. Il s’est mis à pleurer et il s’est consacré à l’adoration, à la récitation du Qour’an. Une nuit il a récité la parole de Allah [ 92 – 93 [سورة الحجر] Ce qui signifie : « Par ton Seigneur, Nous les interrogerons tous au sujet de ce qu’ils faisaient »

Il a médité au sujet de cette Ayah éminente et il s’est mis à pleurer jusqu’à s’évanouir. Sa mère est venue à lui, elle l’a appelé mais il ne lui a pas répondu. Elle lui a dit : « Ô mon bien-aimé, la prunelle de mes yeux, où donc allons-nous donc nous rencontrer ? ». Alors il répondit d’une voix faible : « Mère, si tu ne me retrouves pas au jour du jugement, alors interroge Malik, l’ange gardien de l’enfer ». Puis il soupira fortement et il rendit l’âme, que Allah ta^ala lui fasse miséricorde. Sa mère le lava, le prépara, et elle sortit en criant aux gens : « Venez faire la prière funéraire pour celui qui est mort par crainte de l’enfer ». Les gens accoururent de toute part. On ne vit pas un jour avec de plus nombreuses personnes, ni des larmes couler aussi longuement que ce jour là. Après l’avoir enterré, l’un de ses compagnons le vit dans le rêve cette nuit là en marchant dans le paradis en récitant la parole de Allah [ 92 – 93 [سورة الحجر] Ce qui signifie : « Par ton Seigneur, Nous les interrogerons tous au sujet de ce qu’ils faisaient »

Et il disait : « Par la gloire de mon Seigneur, Il m’a interrogé, Il m’a fait miséricorde, Il m’a pardonné alors apprenez-cela à ma mère ».

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Histoire : Le voyage noturne et l’ascension

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur février 27, 2011
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Le rayon éclatant au sujet du miracle
du voyage nocturne et de l’ascension.

 

 

La louange est à Allah le Créateur de la terre et du ciel et j’invoque Allah pour qu’Il élève davantage en degré le meilleur de ceux qui ont marché sur cette terre et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle, celui-là même qui a eu le miracle du voyage nocturne, à qui fut accordé l’ascension et qui  s’est élevé dans les cieux, ciel après ciel.

 

Certes le voyage nocturne et l’ascension font partie des miracles du Messager de Allah de ses miracles nombreux. Il est connu que Allah accorde aux prophètes des miracles éclatants, pour les appuyer et pour les confirmer dans ce avec quoi ils sont venus de la part de Allah ta^ala.

Mais malgré l’apparition de ces miracles et de ces signes manifestes comme le soleil au milieu de la journée, les méfiants les ont reniés et ont mécru en cela.

Allah ta^ala dit ce qui signifie : « Et lorsqu’ils voient un miracle, ils se détournent et ils disent, ce n’est que de la magie ».

 

Définition du miracle :

Les gens de la science ont dit : La voie pour connaître le prophète, c’est le miracle. Le miracle est une chose extraordinaire qui apparaît aux mains du prophète, sauve de toute opposition par ce qui est semblable ; ainsi quelque chose qui fait partie des choses surprenantes mais qui n’est pas extraordinaire n’est pas un miracle. De même, ce qui est extraordinaire mais qui n’est pas accompagné de la prétention à la prophétie, comme ces choses extraordinaires qui apparaissent aux mains des saints, cela non plus n’est pas un miracle mais cela s’appelle un prodige.

La chose à laquelle il est possible d’opposer quelque chose de semblable comme la magie ne compte pas parmi les miracles. En effet la magie, il peut lui être opposée une magie semblable.

 

Et le miracle est de deux catégories :

Il y a une catégorie qui a lieu après que des gens, l’aient demandé et une catégorie qui se produit sans demande de la part des gens.

Parmi les miracles qui sont arrivés à ceux qui ont précédé notre maître Mouhammad, il y a par exemple le feu immense qui n’a pas eu d’effet sur notre maître Ibrahim, puisque ce feu ne l’a pas brûlé, ni lui ni ses vêtements.

Il y a également la transformation du bâton de Mouça en un véritable serpent, puis son retour à son état initial après qu’il a dévoré les bâtons des magiciens que Pharaon avaient amenés pour s’opposer à Mouça. Ils avaient cru en Allah et avaient mécru en Pharaon. Ils avaient ainsi reconnu en Mouça qu’il était véridique en ce avec quoi il était venu.

Certes ce qui se produit sur les mains d’un prophète en tant que miracle est une preuve de sa véracité en tout ce qu’il rapporte en fait d’obligation d’adorer le Créateur, Lui seul, sans rien Lui associer, en fait d’obligation de la suivre dans les actes qu’Il leur ordonne.

Parmi les miracles qui se sont produits pour notre maître Mouhammad, il y a le gémissement du tronc de palmier sec. Le Prophète s’appuyait lorsqu’il donnait son discours contre le tronc d’un palmier, dans sa mosquée, avant qu’on lui fabrique un minbar. Lorsqu’on lui fabriqua le minbar et qu’il monta dessus, alors qu’il commençait son discours, debout sur le minbar, le tronc se mit à gémir au point que ceux qui étaient dans la mosquée entendirent son gémissement. C’est alors que le Messager de Allah descendit, le prit entre ses mains, et il s’était tu.

Parmi ses miracles il y a les animaux qui lui ont parlé, l’eau qui a jailli d’entre ses doigts, et tout ce par l’observation d’un grand nombre de témoins à plusieurs reprises.

 

Le miracle du voyage nocturne (Al-‘Isra’) et de l’ascension (Al-Mi^raj)

Certes le miracle du voyage nocturne et de l’ascension comptent parmi les plus éminents des miracles qui ont été accordés à notre Prophète.

Qu’elle est donc la réalité de ce miracle ?

Al-‘Isra’ selon la langue est un nom qui est extrait de ‘Asra à savoir le fait de voyager de nuit et les spécialistes de la langue s’accordent sur le fait que Sara et Asra ont le même sens. Mais d’autres, disent Asra c’est-à-dire qu’il a voyagé au début de la nuit et Sara c’est-à-dire qu’il a voyagé à la fin de la nuit.

Quant au Mi^raj Ibnou l-‘Athir a dit : Al-Mi^raj est comparable à un escalier, une échelle, c’est comme un instrument pour s’élever.

Al-Mi^raj est donc un nom extrait du verbe ^araja.

 

La carte du trajet du voyage nocturne

Le Messager de Allah voyagea donc de nuit, à partir de La Mecque, en passant par Médine l’Illuminée puis Tour Sayna’ ensuite Baytou l-Lahm pour finir à Al-Qouds en Palestine.

La Mecque et Médine se trouvent au milieu ouest de la péninsule arabique, près de la mer rouge. Quant au Tour Sayna’, il se trouve dans le Sahara de Sayna’ dans le Sud. Et Bethléem se trouve en Palestine du Sud, au sud de Baytou l-Maqdis.

 

Le récit du voyage nocturne

Le miracle du voyage nocturne est confirmé par le texte du Qour’an, et du hadith. Il est donc un devoir de croire que Allah a fait voyager de nuit le Prophète à partir de La Mecque honorée jusqu’à la mosquée Al-‘Aqsa’. Et les gens de la vérité ont été unanimes que le voyage nocturne s’était effectué par l’âme et le corps et pendant l’éveil. Les savants ont dit : « Celui qui renie le voyage nocturne, il aura démenti le Qour’an et celui qui a démenti le Qour’an, est mécréant ».

Ainsi le Prophète était endormi dans la maison de la fille de son oncle paternel ‘Oummou Hani’ qui s’appelait Fakhitah Bintou Abi Talib. Jibril vint et le prit jusqu’à la mosquée où il lui a ouvert la poitrine. Dans la version de Al-Boukhariyy d’après Malik Ibnou Sa^sa^ il a dit ce qui signifie : « Ensuite on ramena un récipient en or rempli de foi mon coeur fut ainsi lavé puis rempli et replacé ».

An-Nawawiyy a dit : cela signifie que le récipient contenait quelque chose par laquelle se réalisa une augmentation de la foi complète et de la complète sagesse. Quant au remplissage, il est possible qu’il ait eu lieu véritablement.

Al-Bayhaqiyy a rapporté d’après Chattat Ibnou ‘Aws, il a dit : « Nous avons dit, Ô Messager de Allah comment est-ce qu’on t’a fait voyager de nuit ? ».

Il a dit ce qui signifie : « J’ai fait la prière de la nuit avec mes compagnons, la prière de Al-^Aftama qui était obligatoire avant la révélation des cinq prières et Jibril m’a amené un animal blanc, de taille intermédiaire entre celle de l’âne et du mulet, il m’a dit : « Monte ». La bête s’est montrée rétive, alors il lui a pris l’oreille, il lui a murmuré quelque chose, puis il m’a installé sur elle. Elle nous a donc porté, posant son sabot à l’extrémité de ce que sa vue atteignait. Nous sommes ainsi arrivés dans une terre de palmiers, il m’a fait descendre à terre et il m’a dit : « Accomplis une prière ». J’ai alors prié. Puis nous sommes remontés il m’a alors dit : « Sais-tu où tu as prié ? » Je lui ai dit : « Allah, sait plus que tout autre ». Il a dit : « Tu as prié à Yathrib tu as prié à Taybah Médine.

Elle nous a alors portés, posant son sabot à l’extrémité de ce que sa vue atteignait. Puis nous sommes arrivés dans une terre, il m’a dit : « Descends ». Je suis alors descendu, puis il a dit : « Accomplis une prière ». J’ai alors prié. Puis nous sommes remontés il a dit : « Sais-tu où tu as prié ? ». Je lui ai dit : « Allah sait plus que tout autre ». Il a dit : « Tu as prié à Tourou Sayna’ là où Mouça a entendu la parole de Allah ^azza wa jall ». Puis elle nous a portés posant son sabot à l’extrémité de ce que sa vue atteignait. Puis nous sommes arrivés dans une terre où nous apercevions des palais. Il m’a dit : « Descends ». Je suis alors descendu, puis il a dit : « Accomplis une prière ». J’ai alors prié puis nous sommes remontés. Il a alors dit : « Sais-tu où tu as prié ? ». Je lui ai dit : « Allah sait plus que tout autre ». Il a dit : « Tu as prié à Baytou l-Lahm, là où est né ^Iça Al-Maçih Ibnou Maryam ». Entre notre maître ^Iça et notre maître Mouhammad, il y a eu environ six cents années. Puis nous nous sommes remis en route jusqu’à entrer dans la ville par sa porte qui est du côté du Yémen, c’est-à-dire qu’il s’agit ici de Al-Qouds. Il est alors allé jusqu’au rocher de la mosquée et il y a attaché sa bête. Puis nous sommes entrés dans la mosquée par une porte où l’on voit le soleil et la lune s’incliner. J’ai alors accompli des prières dans le lieu que Allah a voulu.

Allah ^azza wa jall a rassemblé pour notre maître Mouhammad tous les prophètes à Baytou l-Maqdis Jérusalem, depuis ‘Adam (‘Adam est le premier des prophètes messagers et il est le premier des humains et leur père) Allah ta^ala l’a créé de terre, puis en a fait un homme et Allah lui a fait se prosterner les anges par honneur et non par adoration, en raison de son haut degré qu’il a obtenu par la prophétie et le message et tous ceux qui sont venus après lui. Il a fait la prière avec eux en tant qu’Imam et cela comporte une preuve de son degré élevé, de son immense honneur et de son mérite.

Le Messager de Allah a dit  [rapporté par An-Naça’iyy] ce qui signifie : « Puis je suis rentré à Baytou l-Maqdis Jérusalem, les prophètes ayant été rassemblés pour moi. Jibril m’a fait avancer et j’ai fait la prière avec eux en tant qu’Imam, puis on m’a fait monter dans le ciel ».

 

Parmi les choses surprenantes que le Messager de Allah a vu, lors du voyage nocturne

1/ Ceux qui faisaient le jihad dans la voie que Allah agrée. Il était passé auprès d’un peuple qui semait et récoltait, chaque fois qu’ils récoltaient, le champ redevenait tel qu’il était. Jibril a dit : « Ce sont là les Moujahid’.

2/ Il a vu ceux qui abandonnent la prière. Il a vu un groupe de gens dont les têtes sont écrasées puis redeviennent comme elles étaient. Elles étaient écrasées par un rocher puis redevenaient comme elles étaient. Jibril a dit : « Ce sont ceux dont les têtes s’alourdissent par paresse pour l’accomplissement de la prière ».

3/ Il a vu ceux qui consomment les biens des orphelins. Il a vu un groupe de gens dont les dents sont telles celles des chameaux. Ils mangent des pierres qui leur sortent de derrière. Jibril a dit : « Ce sont, là, ceux qui consommaient les biens des orphelins ».

4/ Il a vu ceux qui consomment le gain usuraire. Il est passé auprès d’un peuple dont les ventres sont tels des maisons. Toutes les fois que l’un d’eux essaie de se lever, il tombe. Jibril a dit : « Ce sont ceux qui consommaient le gain usuraire ».

 

Le récit de l’ascension

L’ascension (Al-mi^raj) est confirmée par le texte des hadith sûrs. Quant au Qour’an, il ne fait pas référence à l’ascension par un texte clair, mais il y est mentionné ce qui est un texte pratiquement clair.

Allah ta^ala dit [sourat  An-Najm/ 13-14-15] ce qui signifie : « Et certes, il l’a vu une autre fois à Sidratou l-Mountaha, là où se trouve le paradis du refuge ».

L’histoire de l’ascension débute lorsque il lui fut installé pour le Prophète Al-Mi^raj qui est une échelle par laquelle le Prophète a été élevé dans le ciel. Dans Fathou l-Bari Tome 7 page 208 Ibnou Hajar a dit : « Ainsi dans la version de Ka^b il lui fut installé une échelle d’argent et une échelle d’or, ils s’élevèrent donc lui et Jibril. Et dans la version de Abou Sa^id dans « Charafou l-Moustafa » on lui amena une échelle du paradis, du Firdaws incrustée de perles, à sa droite les anges et à sa gauche les anges.

Il convient d’attirer l’attention sur un point extrêmement important, c’est que l’ascension est un honneur pour le Prophète, afin que Allah lui fasse découvrir certains sites et certaines créatures du monde céleste, du monde supérieur.

La finalité de l’ascension n’est donc pas que le Prophète parvienne à un endroit où finirait l’existence de Allah ta^ala, ceci est une croyance de mécréance qui contredit le sens de la ‘ilaha il-la l-Lah.

Que l’on sache aussi que Allah ta^ala est le Créateur des cieux, des sept cieux et le Créateur de tous les endroits, qu’Il existe sans qu’il y ait de commencement à son existence. Il existe avant la création des endroits sans ces endroits. Compte ainsi par mi les graves égarements et le mal, que la personne croie que Allah ta^ala existe dans un endroit ou dans tous les endroits ou qu’elle croie que Allah habite le ciel, qu’Il serait assis sur le Trône ou qu’Il serait proche de nous ou loin de nous par la distance. Allah est exempt de cela. L’imam ^Aliyy, que Allah l’agrée, a dit : « Allah est de toute éternité et il n’y a pas d’endroit de toute éternité, Il est maintenant tel qu’Il est de toute éternité » rapporté par Abou Mansour Al-Baghdadiyy. L’Imam Abou Ja^far At-Tahawiyy dans le livre Ar-^Aqidah t-Tajawiyyah a dit : « Il n’est pas délimité par les six directions contrairement  à toutes les créatures ».

 

Parmi les choses surprenantes que le Messager de Allah a vu lors de l’ascension

1/ Il a vu Al-Baytou l-Ma^mour.

Il a vu dans le septième ciel Al-Baytou l-Ma^mour : c’est une maison honorée qui est pour les habitants du ciel, ce qu’est la Ka^bah pour ceux de la terre. Chaque jour y entrent soixante dix mille anges qui y font la prière puis en ressortent pour ne plus jamais y revenir.

 

2/ Le paradis.

Il a vu le paradis qui est la résidence de la félicité ininterrompue, éternelle pour les croyants. Il se trouve au-dessus des sept cieux. Il s’y trouve comme félicité ce qu’aucun oeil n’a jamais vu, ce qu’aucune oreille n’a jamais entendu et ce qui n’a jamais effleuré l’imagination d’aucun être humain. Parmi les choses que Allah a préparées comme félicité pour les musulmans pieux en particulier, et pour d’autres qu’eux parmi ceux qui entrent au paradis, comme félicité dans laquelle ils seront associés aux musulmans pieux.

Le Messager de Allah a dit au sujet des gens du paradis après leur entrée ce qui signifie : « Un ange appelle et dit « Vous serez en bonne santé, vous ne serez plus jamais malade, vous serez envie, vous ne mourrez plus jamais, vous serez jeunes, vous ne deviendrez plus jamais vieux, vous aurez une félicité et vous ne serez plus jamais attristés ».

 

3/ Sa vision de Allah ^azza wa jall par le coeur et non avec ses yeux : parmi les choses dont Allah a honoré Son prophète durant l’ascension, Il a ôté de son coeur le voile abstrait. C’est alors qu’il a vu Allah par le coeur, c’est-à-dire que Allah lui a donné dans le coeur la capacité de voir mais pas avec ses yeux car Allah n’est pas vu avec l’oeil qui va être anéanti dans ce bas-monde.

Le Messager de Allah a dit [rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « Et sache que vous ne verrez pas votre Seigneur avant de mourir ». Et Allah sera vu avec l’oeil qui est éternel, dans l’au-delà. Les croyants le verront, Il n’a aucune ressemblance avec les créatures, ils le verront sans endroit, ni direction, ni en face, ni avec une certaine distance, ni par le contact d’un rayon lumineux qui serait entre celui qui voit et Lui ^azza wa jall.

La preuve que le Messager de Allah a vu son Seigneur par son coeur deux fois lors de l’ascension réside dans ce qui est sûr d’après Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée, au sujet de Sa parole ta^ala ce qui signifie : « Le coeur n’a pas menti en ce qu’il a vu et certes, il L’a vu une autre fois ».

Il a dit : « Il a vu son Seigneur par le coeur à deux reprises ».

 

Remarque importante

Il convient d’attirer l’attention sur une chose : Certaines personnes prétendent mensongèrement que le Messager aurait entendu dans le ciel la voix de Abou Bakr, ceci est un mensonge et ce n’est pas vrai. De même, il convient de mettre en garde contre deux livres appelés Mi^raj Ibnou ^Abbas et Mawlidou l-^Arous : Ce sont deux livres attribués mensongèrement à Ibnou ^Abbas et à Ibnou l-Jawziyy qui sont ponctués d’égarements et d’histoires sans fondement.

Histoire : L’eau de ZamZam

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur février 27, 2011
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L’Histoire de La Mecque et de la construction de la Mosquée Al-Haram

 

L’eau de Zam-Zam et ce pour quoi elle est bue

 

Il est indispensable alors que nous parlons de La Mecque honorée et de son histoire de faire une halte sur un vestige qui a une place éminente dans le cœur des musulmans, surtout que ce vestige a des caractéristiques que ne possède aucun autre que lui. Il s’agit de l’eau de Zam-Zam dans laquelle Allah ta^ala a mis une guérison et une bénédiction. Il n’y a pas de divergence entre les historiens que le premier à avoir fait apparaître l’eau de Zam-Zam sur terre c’est Jibril et que cela eut lieu lorsque le Prophète de Allah Isma^il avait eu soif étant encore enfant. Zam-Zam fut pour lui une boisson accordée par Allah ta^ala. Lorsque Allah ta^ala a fait paraître l’eau de Zam-Zam pour Isma^il, sa mère Hajar, c’était mis à l’endiguer de peur qu’elle ne tarisse. Si elle l’avait laissée, elle aurait été telle une source qui coule, comme l’a dit le Prophète. Mais l’eau de Zam-Zam est restée apparente. Les gens en ont tiré profit, à savoir les habitants de La Mecque, jusqu’à ce que Jaran prenne la charge de la Ka^bah et du Haram, le puits avait alors été recouvert. Des années passèrent, années après années, et des époques, époques après époques, jusqu’à ce qu’on perde toutes traces de cette eau. Il en fut ainsi jusqu’à ce que Allah l’a fasse découvrir à ^Abdou l-Mouttalib Ibnou Hachim le grand-père du Prophète. Il eut une vision dans le rêve et il reçut l’ordre de la creuser à nouveau. Il lui fut donné des signes par lesquels il pouvait reconnaître l’emplacement de Zam-Zam et il creusa. Ceci eut lieu avant la naissance du Prophète alors que ^Abdou l-Mouttalib n’avait qu’un seul fils. D’autres savants ont dit que le creusement du puits avait eu lieu après la naissance du Prophète.

 

La profondeur du puits de Zam-Zam et la mention de ce qu’il comporte en tant que sources

Al-‘Azrouqiyy a mentionné que la profondeur de Zam-Zam depuis la surface jusqu’au fond est de soixante coudées et qu’au fond il y a trois sources proches de la Pierre Noire. La profondeur de sa source jusqu’à la montagne est de quarante coudées. Toutes sont construites et il n’en reste qu’une rocheuse qui est creusée. Quant à la description de l’endroit où il y a Zam-Zam c’est une sorte de pièce carrée concernant ses murs, il y a neuf bassins pour l’eau qui sont remplis à partir de l’eau de Zam-Zam et les gens y font leurs ablutions. C’est ce qui existait avant l’élargissement contemporaine. A côté de cette chambre il y avait un bassin rempli de Zam-Zam et elle possédait une porte du côté de As-Safa’ qui fut condamnée.

Par la suite à la place de ce bassin, on construisit une voie d’eau pour que les gens puissent en profiter et en boire. On construisit pour le pourtour de la chambre de Zam-Zam une vanne, sur laquelle fut inscrit le nom du sultan Soulayman de la descendance Ottomane. En l’an 948 de l’Hégire, la construction de la chambre de Zam-Zam fut rénovée. En l’an 1020 de l’Hégire, le Sultan installa à l’intérieur du puits une grille de fer. Puis la coupole de Zam-Zam fut rénovée en 1072 de l’Hégire et c’est en 1332 de l’Hégire qu’un autre grillage de fer fut placé. Le roi ^Abdou l-^Aziz de la famille de Séoud construisit deux voies d’eau à proximité de Zam-Zam et une toiture pour ceux qui viennent y boire. Puis il a renouvelé la construction de l’ancienne voie d’eau.

 

Les noms de Zam-Zam

Al-Faqih a dit : « Ahmad Ibnou Mouhammad Ibnou Ibrahim a composé un écrit où il a mentionné d’après ses chaykh, les gens de La Mecque, et je l’ai transcrit à partir de son écrit à lui. Et il a dit : Ci-joint, les appellations de Zam-Zam qui sont : Amzatou-Jibril et Sakyou Isma^il, Ach-Charaq et Sayyidah, Barakah, Naffirah, Madnounah, ^Awnah, Bouchrah, Safihah, Barwah, ^Asmah, Falimah, Maymounah, Moubarakah, Kafihah, ^Afiyah, Mou^azziyah, Tahirah, Moufdah, Haramiyyah, Marfiyah, Mourwiyah, Mou’nisah, Ta^amouta^, Chifa’ou s-Saqam » fin de citation.

 

Ces noms ont été mentionnés par Yaqout Al-Hamwiyy

Parmi ces noms également les noms de Zam-Zam Amzatou-Jibril. C’est As-Souhayl qui l’a mentionné lorsqu’il a dit : on a mentionné que Jibril a frappé de son talon l’emplacement de Zam-Zam et que l’eau en a jailli. Frapper du talon ici c’est Amaza d’où le Amzatou-Jibril. Parmi les noms de Zam-Zam, il y a Sabas. Cela a été rapporté par Al-Faqih dans une nouvelle rapportée d’après ^Outhman Ibnou Sabah.

Il y a divergence au sujet de l’appellation sous le nom de Zam-Zam. On a dit que c’est en raison de son eau : Ibnou Hicham a dit : Zam-Zam chez les arabes c’est la pluie de la réunion. On dit aussi qu’elle a été appelée Zam-Zam parce qu’elle fut endiguée de terre (zamma) pour que l’eau ne coule pas à droite et à gauche. Si elle avait été laissée ainsi, elle aurait coulé à la surface dans toutes les directions. En rapportant de Ibnou ^Abbas, que Allah les agrée tous les deux, dans ce qu’a rapporté Al-Bayhaqiyy, elle a été appelée Zam-Zam parce que l’eau avait été préservée (Zam-Zam).

 

Les mentions des mérites de Zam-Zam et de ses spécificités

Al-Façiyy dans Chifa’ou l-Haram a dit : On nous a rapporté d’après At-Tabaraniyy avec une chaîne de transmission composée d’hommes dignes de confiance et dans le Sahih de Ibnou Hibban, le hadith de Ibnou ^Abbas, que Allah les agrée tous les deux, d’après le Prophète ce qui signifie : « La meilleure eau qui soit sur terre est l’eau de Zam-Zam ». Et on nous a rapporté le même sens que celui-là d’après ^Aliyy Ibnou Abi Talib, que Allah l’agrée, dans Tarikhou l-‘Azrouqiyy. Notre Chaykh le Hafidh Al-^Ala’iyy ? a cité que la sagesse qui réside dans le lavage de la poitrine du Prophète avec l’eau de Zam-Zam, c’est qu’Il en soit raffermi, afin de pouvoir voir les merveilles des cieux et de la terre, du paradis et de l’enfer. En effet, parmi les spécificités de l’eau de Zam-Zam il y a qu’elle raffermit le cœur et qu’elle atténue la peur, la terreur, la surprise » fin de citation. On nous a rapporté dans Tarikhou l-‘Azrouqiyy, d’après Ibnou ^Abbas : « Buvez de l’eau des pieux, des vertueux ». Et il a expliqué qu’il parlait de Zam-Zam. Le hadith de Ibnou ^Abbas d’après le Prophète qu’il a dit ce qui signifie : « Le penchant que nous avons pour l’eau de Zam-Zam est un signe distinctif pour distinguer entre nous et les hypocrites ». Et le Prophète lorsqu’il voulait honorer une personne par un cadeau, il lui donnait à boire de l’eau de Zam-Zam. D’après Ibnou ^Abbas il a dit : le Message de Allah a dit ce qui signifie : « L’eau de Zam-Zam est ce pour quoi elle est bue, si tu en bois en recherchant la guérison Allah te guérit et si tu la bois en cherchant à être repus, Allah t’auras repus et si tu la bois pour couper ta soif, Allah te la coupe ». Il s’agit ici de Amzatou-Jibril, c’est-à-dire de l’eau qui est sortie à la suite du coup du talon de Jibril et Saqyou l-Laah Isma^il, c’est-à-dire l’eau que Allah a accordée à Isma^il en boisson.

Et parmi ceux qui ont bu l’eau de Zam-Zam dans un but précis et qui l’ont obtenu, il y a l’Imam Ach-Chafi^iyy, que Allah l’agrée. Il l’avait bue pour avoir la science et il a atteint un haut degré, de même que pour être adroit dans le tir à l’arc et il atteignait 10/10 et 9/10. Parmi ce qu’a rapporté Al-Faqih d’après certaines gens de La Mecque, ce qu’il a vu à la Mosquée Al-Haram, de l’autre côté de la porte de As-Safa’ alors que les gens étaient réunis autour de lui. Il a dit : « Je m’étais rapproché, c’est alors qu’est venu un homme qui était malade. J’ai demandé ce qu’il avait, on m’a dit que c’était un homme qui avait bu quelque chose et que dans ce verre, il y avait une aiguille qui s’était retrouvée coïncée dans sa gorge. Il n’avait rien pu faire et il ne pouvait fermer sa bouche, l’homme était proche de la mort. Je suis parti, pour accomplir mes affaires et je l’ai retrouvé quelques jours après cela. Il n’avait absolument plus rien. Je lui ai dit : Comment as-tu fais ? Il a dit : J’ai bu de l’eau de Zam-Zam et je suis sorti comme j’étais sans que rien ne change, jusqu’à arriver à un pilier, j’y ai collé mon dos et j’ai dormi, je me suis réveillé de mon sommeil en ne sentant plus rien de ce qui m’était arrivé » fin de citation. Un savant a bu de l’eau de Zam-Zam pour différentes raisons, entre autres la guérison d’une maladie bien déterminée dont son ventre était atteint. Il en fut guéri sans autre médicament. Et il y avait aussi Ahmad Ibnou ^Abdou l-Lah Ach-Charifiyy celui qui travaillait à la Mosquée Al-Haram à La Mecque, il en avait bu pour guérir de la cécité qui lui était arrivée et il en fut guéri.

 

Mention des règles de comportement à respecter lorsqu’on en boit

Il est recommandé pour celui qui la boit de faire face à la Qiblah, de mentionner le nom de Allah ta^ala sue elle, de faire les louanges à Allah ta^ala et de faire l’invocation que faisait Ibnou ^Abbas lorsqu’il buvait l’eau de Zam-Zam. Ainsi dans Al-Moustadrak de Al-Hakim, Ibnou ^Abbas lorsqu’il buvait de l’eau de Zam-Zam disait : « Allahoumma, ‘inni ‘as’alouka ^ilman nafi^an, wa rizqan waçi^a wa chifa‘an min koulli da‘ » ce qui signifie : « Ô Allah, je Te demande une science utile, un bien élargi et une guérison de toute maladie » fin de citation.

La personne ne se limite pas à cette invocation mais invoque par ce que l’on veut des choses de l’au-delà dans son invocation en évitant d’invoquer ce qui comporte un tort.

 

Mention de la sagesse de la purification avec l’eau de Zam-Zam

Quant au jugement de la purification, ce qui est sûr par unanimité, d’après ce qu’a rapporté Al-Mawardiyy, An-Nawawiyy et l’école de Ach-Chafi^iyy, que Allah l’agrée, c’est qu’il est recommandé de faire al-woudou’ – la petite ablution – et al-ghousl – la grande ablution – avec l’eau de Zam-Zam. Al-Faqih a mentionné que les gens de La Mecque lavaient leurs morts avec l’eau de Zam-Zam. Lorsqu’ils finissaient de laver les morts, de les purifier et de les nettoyer par recherche de bénédictions, ils les relavaient avec l’eau de Zam-Zam par recherche des bénédictions. ‘Asna’ Bintou Abi Bakr As-Siddiq avait lavé son fils ^Abdou l-Lah Ibnou z-Zoubayr avec l’eau de Zam-Zam.

 

Mention de transfert de l’eau de Zam-Zam vers les pays

Quant au fait de la transporter, c’est une chose permise par accord des quatre écoles. Et c’est recommandé chez les Malikiyy et chez les Chafi^iyy. La différence avec les Chafi^iyy, c’est qu’entre l’eau de Zam-Zam et les pierres des deux Haram, il n’est pas permis de transporter les pierres du Haram mais il est permis de transporter l’eau de Zam-Zam, du fait que l’eau n’est pas une chose qui, étant prise ne se renouvelle pas. Cette différence a été indiquée par Ach-Chafi^iyy par ce qu’a rapporté de lui Al-Bayhaqiyy. Et ce qui est à l’origine du caractère permis de son transport, c’est ce qui est rapporté dans Jami^ou t-Tirmidhiyy d’après ^A’ichah qu’elle a transporté de l’eau de Zam-Zam dans des bouteilles. Elle a dit : « Le Messager a transporté l’eau dans des récipients puis en versait sur les malades et leur en faisait boire. »

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Croyance : Traité et commentaire de Ibn 3Açaakir

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur février 26, 2011
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LA BRILLANCE DES MINARETS

 Une explication des termes du précis de croyance de Ibnou ^Açakir

 Je commence par le nom de Allah, Ar-Rahman, Ar-Rahim 

INTRODUCTION DU COMMENTATEUR

 

La louange est à Allah, le Créateur de la nuit et du jour, Celui Qui a élevé les sept cieux sans piliers, le Tout-Puissant, Celui Qui domine les créatures par la contrainte de la mort. Et que l’honneur, l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordés à notre maître Mouhammad l’élu, à sa famille pieuse et à ses compagnons excellents et purs.

 

Ainsi, la science de la croyance en l’unicité (tawhid) est la meilleure et la plus noble des sciences car elle concerne la plus honorable des connaissances, celle des bases de la religion. Allah ta^ala dit :

{فاعلم أنّه لا إله إلاّ الله}

[sourat Mouhammad/ ‘ayah 19] ce qui signifie : « Et sache qu’il n’est de dieu que Allah« . Et il a été rapporté de Al-Boukhariyy dans son Sahih de Abou Hourayrah que Allah l’agrée, que l’on a demandé au Messager de Allah : « Quelle est l’uvre la meilleure ? » Il a répondu :

((إيمان بالله ورسوله))

ce qui signifie : « La croyance en Allah et en Son  Messager« . 

 

Et certes les gens du Salaf [1] avaient un surcroît d’attention pour la science de la croyance en l’unicité (tawhid), de même que les gens du Khalaf [2] dépensaient un surcroît d’effort pour la faire comprendre aux gens, en leur présentant ses preuves par la raison et par les textes, au point que le très savant spécialiste du fiqh et de la science de al-kalam Mouhammad Ibnou Hibah Al-Makkiyy composa un ouvrage en vers dans la science du tawhid et le dédia au sultan combattant Salahou d-Din Al-‘Ayyoubiyy que Allah ta^ala lui fasse miséricorde. Celui-ci la reçu avec intérêt et alla jusqu’à ordonner de l’enseigner aux enfants dans les écoles. C’est donc pour toutes ces raisons que j’ai jugé utile de réaliser le commentaire du Précis du Chaykh spécialiste du fiqh Fakhrou d-Din Ibnou ^Açakir le Chafi^iyy. Il s’agit d’un précis très concis. J’ai ainsi explicité ses termes et j’ai éclairci ses expressions à l’aide de mots brefs et simples, qu’il est facile aux enfants de comprendre et aux étudiants de mémoriser. Et je l’ai appelé :

La brillance des Minarets,
une explication des termes du précis de Fakhrou d-Din Ibnou ^Açakir .

مرشد الحائر في حلّ رسالة فخر الدّين ابن عساكر

Et je tiens à souligner que ce précis comprend la croyance des Gens de la Tradition Prophétique et de la Majorité (‘Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah), que c’est un résumé, comprenant la majorité des bases de la croyance et constituant une annulation des croyances de ceux qui prétendent faussement suivre les gens du Salaf (salafiyy) et qu’il est un éclaircissement de la croyance ‘Ach^ariyy qui est la croyance des compagnons et de quiconque les a bien suivis parmi les gens du Salaf et du Khalaf. Il s’agit d’un précis éminent qui a reçu l’éloge du traditionniste (hafidh) Salahou d-Din Khalil Ibnou Kaykaldiyy Al-^Ala‘iyy, que Allah lui fasse miséricorde, décédé en l’an 761 de l’Hégire qui l’a appelée « La Croyance Eclairée? qui guide » (Al-^Aqidatou l-Mourchidah). [Al-^Ala‘iyy] a dit : « Et l’auteur de cette Croyance Eclairée l’a écrite conformément au pacte de droiture, il a raison concernant ce dont est exempt Al-^Aliyyou l-^Adhim » fin de citation. Ceci a été rapporté par l’Imam Tajou d-Din As-Soubkiyy dans ses Tabaqat, il a approuvé l’auteur de l’avoir intitulé La Croyance Eclairée et il l’a énoncé dans sa totalité, disant en la terminant ce qu’il a écrit : « Ceci est l’ultime expression du précis de la croyance, il n’y a pas en lui ce que renierait un Sounniyy » fin de citation.

 

Et c’est sur cette croyance que s’est tenu notre chaykh et notre modèle le Chaykh ^Abdou l-Lah Al-Harariyy connu sous le nom de Al-Habachiyy dans la totalité de ses ouvrages traitant de la croyance. Que l’on soit donc en garde contre les perturbateurs payés et salariés par les assimilationnistes mouchabbih anthropomorphistes qui renient l’invocation de Allah par le degré d’une de Ses créatures honorées à savoir le tawassoul.

 

Pour finir, nous demandons au Seigneur, Celui Qui dispense beaucoup de bien, de nous accorder la réussite, l’effacement de nos péchés et le pardon, Il est certes sur toute chose tout puissant.

 

 

Je commence par le nom de Allah, Ar-Rahman, Ar-Rahim

 

Explication : Cela signifie : je commence par le nom de Allah ou : le commencement [de mon ouvrage] est par le nom de Allah (Bismil-lah). Ar-Rahman c’est-à-dire Celui Qui accorde beaucoup de miséricorde aux croyants et aux mécréants dans ce bas-monde et uniquement aux croyants dans l’au-delà ; Ar-Rahim c’est-à-dire Celui Qui accorde beaucoup de miséricorde aux croyants.

 

Le Chaykh Fakhrou d-Din Ibnou ^Açakir que Allah lui fasse miséricorde, a dit :

Explication : L’auteur est Fakhrou d-Din Abou Mansour ^Abdou r-Rahmani bnou Mouhammadini bni l-Haçani bni Hibatil-lahi bni ^Abdil-lahi bni l-Houçayn Ad-Dimachqiyy connu sous le nom de Ibnou ^Açakir, le spécialiste du fiqh le chafi^iyy bien connu . Abou Chamah a dit : il n’y a pas parmi ses aïeux quelqu’un qui porte le nom de ^Açakir, ce n’est qu’une appellation par laquelle ils sont connus dans leur famille et qui pourrait provenir des mères de certains d’entre eux. Et il est celui dont l’oncle paternel est Abou l-Qaçim ^Aliyyou bnou l-Haçani bni Hibatil-lah Ibnou ^Açakir, le transmetteur de hadith (mouhaddith) de la région de Ach-Cham et son spécialiste en authentification du hadith (hafidh). Il est né en l’an cinq cent cinquante, comme il l’a consigné lui-même de sa main, dans une famille éminente et noble. Dès son enfance, il a donné, que Allah lui fasse miséricorde, une grande importance à la science. Il a étudié le fiqh chez Qoutbou d-Din Mas^oud An-Nayçabouriyy qui lui a marié sa fille. Il a reçu la science par transmission orale également de son oncle paternel Abou l-Qaçim et de Charafou d-Din ^Abdoul-lahi bnou Mouhammadini bni Abi ^Asroun et de ‘Oummou ^Abdil-lah ‘Asma‘ou bintou Mouhammadini bni l-Haçani bni Tahir et de sa sœur ‘Aminatou ‘Oummou Mouhammad et d’autres encore. Il a enseigné et transmis le hadith à La Mecque, Damas et Jérusalem (Al-Qouds) et en d’autres lieux. De nombreux savants renommés ont fait son éloge comme l’a rapporté Adh-Dhahabiyy dans As-Siyar et d’autres. De surcroît, Tajou d-Din As-Soubkiyy a dit dans Tabaqatou ch-Chafi^iyyah : « Il était celui que personne après lui n’a surpassé  et qui a réuni la science et l’action. Ses contemporains furent d’accord à reconnaître son éminence dans l’intelligence et la religion« . Et Abou Chamah a dit dans Dhaylou r-Rawdatayn : « Afin de lui confier le poste de juge (qadi), Al-Mou^adhdham l’envoya chercher de nuit. Arrivé chez ce dernier, il l’accueillit et le fit asseoir à ses côtés. On présenta un repas mais il n’en prit rien. Il fit pression sur lui pour qu’il accepte la fonction de juge. Alors il dit : Je vais faire la prière de ‘istikharah. Quelqu’un présent avec lui m’a informé et a dit qu’il est rentré chez lui, il est entré dans sa petite demeure proche du mihrab des compagnons – c’est-à-dire dans la mosquée des Ouméyades. Il veilla donc toute la nuit dans la mosquée, faisant ainsi preuve de piété et pleurant jusqu’à l’aube. Au matin, ils vinrent le voir, il persista dans son refus et suggéra qu’on nomme Ibnou l-Harastaniyy à qui fut confiée cette tâche. Cependant, craignant d’être contraint, il avait apprêté sa famille pour le voyage. Son groupe d’étudiant sortit pour le canton de Halab. C’est alors que Al-^Adil -roi de Halab et parent de Al-Mou^adhdham- fut affecté par ce qui se passait, il s’attendrit et fit repartir les étudiants. Il lui dit : Désigne quelqu’un d’autre. Alors il lui désigna Ibnou l-Harastaniyy« . On cite ici l’un de ses poèmes :

Aie peur quand le soir d’espoir tu es rempli

Et espère si le matin de crainte tu es pris

Ô combien souvent de peines le temps amène

Pourtant, pour Allah, tant de choses amènes.

Et il est l’auteur de nombreux ouvrages dans le fiqh et le hadith. Il est décédé le dix du mois de Rajab de l’année 620 de l’Hégire et rares furent ceux qui n’assistèrent pas à ses funérailles. Il fut enterré dans le cimetière de As–Soufiyyah à Damas. Abou Chamah a dit : L’un de ceux qui étaient présent auprès de lui m’a informé et a dit : « Il a accompli la prière de adh–dhouhr et par la suite s’est enquis de la prière de al-^asr. Il a fait la petite ablution puis a dit les témoignages, il était alors assis et a dit : Raditou bil-lahi Rabba, wa bil-‘Islami dina, wa bi Mouhammadin~Nabiyya ce qui signifie : J’agrée Allah comme Seigneur, et l’Islam comme religion et Mouhammad comme Prophète. Que Allah me rende capable de déclarer la preuve de ma foi, qu’Il allège mon péril et accorde miséricorde dans mon isolement. Puis il a dit : Wa ^alaykoumou s-salam. Alors nous avons su que les anges étaient là et il est tombé sans vie » fin de citation. Et sa mort fut provoquée par la diarrhée, que Allah ta^ala lui fasse miséricorde.

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

Sache que Allah nous guide ainsi que toi-même qu’il est un devoir pour chaque personne responsable de savoir que Allah ^azza wa jall est unique dans Sa souveraineté.

 

Explication : La souveraineté, c’est la domination. Et cette première phrase signifie qu’il est un devoir pour toute personne responsable de croire catégoriquement, sans aucun doute, que Allah ta^ala n’a pas d’associé dans Sa domination, c’est-à-dire que ce monde n’appartient qu’à Lui, n’est régi par nul autre que Lui et n’a pas d’autre divinité que Lui. Et الواحد (Al-Wahid) l’Unique, lorsque ce nom est employé pour Allah signifie Celui Qui n’a aucun associé dans la divinité et Qui n’a aucun équivalent. Quant à la personne responsable, c’est le pubère, sain d’esprit, à qui est parvenu l’appel à l’Islam [dans une langue qu’il comprend].

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Il a créé l’univers dans sa totalité, le monde supérieur et le monde inférieur, le Trône (al-^arch) et le Piédestal (al-koursiyy), les cieux et la Terre, ce qu’ils contiennent et ce qui se trouve entre eux.

 

Explication : Il entend par monde supérieur ce que contiennent les cieux et par monde inférieur ce que contient la terre. Cela signifie que toute chose dans ce monde, qu’elle soit dans les cieux ou dans la terre, au-dessus des cieux, entre les cieux et la terre ou sous la terre, tout ceci existe par la création de Allah ^azza wa jall, c’est Lui Qui l’a faite sortir du néant à l’existence. Cela inclut aussi bien les actes des esclaves [de Allah] que leurs intentions puisqu’ils font partie de ce monde. Allah ta^ala dit :

{وخلق كلّ شىء}

[sourat Al-Fourqan / ‘ayah 2] ce qui signifie : « Et Il crée toute chose« . Et ce qui est visé par ce qui est dans les cieux, ce sont par exemple les anges, ce qui est au-dessus c’est par exemple le paradis, ce qui est entre les cieux et la terre la lune et les étoiles, ce qui est sur la terre l’humanité et ce qu’il y a sous la terre l’enfer qui se trouve en effet sous la septième terre. Al-Hakim a dit : les versions à ce sujet sont sûres (sahih).

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Toutes les créatures sont dominées par Sa puissance, la plus petite particule ne bouge que par Sa volonté. Nul ne régit la création avec Lui et Il n’a pas d’associé dans la souveraineté.

 

Explication : Il vient par là que le Trône qui est le plus immense des corps par la taille est sous la domination de Allah ta^ala. Allah est Celui Qui l’a créé et placé en ce lieu très élevé. C’est Lui Qui le maintient à cet emplacement de sorte qu’il ne s’écroule pas sur les cieux et la terre qui sinon, seraient complètement détruits. Et ce qui est inférieur au Trône est à plus forte raison sous la domination de Allah. Allah ta^ala dit :

{وهو ربّ العرش العظيم}

[sourat At-Tawbah / ‘ayah 129] ce qui signifie : « Et Il est le Seigneur du Trône majestueux« . C’est Lui soubhanahou wa ta^ala Qui régit toute chose, c’est-à-dire Celui Qui modifie les choses conformément à Sa volonté et à Sa science éternelles. Ainsi, aucun mouvement ni aucune immobilité n’arrive dans ce monde sinon par Sa destinée ^azza wa jall. C’est Lui ta^ala Qui change les choses, Il change les cœurs comme Il le veut. S’Il le veut il détourne le cur de l’esclave et s’Il le veut, Il le maintient dans la droiture. Il a dit en effet ^azza wa jall :

{ونقلّب أفئدتهم وأبصارهم}

[sourat Al-‘An^am / ‘ayah 110] ce qui signifie : « Et Nous retournons leurs cœurs et leurs regards« . En outre, le Prophète a dit :

((اللهمّ مصرّف القلوب صرّف قلوبنا على طاعتك))

[rapporté par Mouslim et Al-Bayhaqiyy] ce qui signifie : « Ô Allah, Toi Qui retourne les curs, maintiens nos cur sur Ton obéissance« . Il n’y a donc pas de créateur régissant de façon globale toute les créatures sinon Allah. Quant à la gestion des détails telle que la gestion des anges de leurs tâches concernant la pluie, les nuages ou la végétation, conformément à ce que Allah a ordonné et voulu de toute éternité, il est permis de qualifier les créatures par de telles choses, conformément à ce que Allah a dit des anges :

{فالمدبّرات أمرا}

[sourat An-Nazi^at/ ‘ayah 5] ce qui signifie : « Par ceux qui régissent les choses« . Si donc le retournement des curs est sous la puissance de Allah, les actes extériorisés ? sont à plus forte raison des créatures de Allah. Et il n’en va pas comme le prétendent les Mou^tazilah que l’esclave créerait ses actes lui-même et que ce ne serait pas Allah Qui serait le créateur de toute chose. Que Allah les enlaidit davantage. Allah ta^ala dit :

{الله خالق كلّ شىء}

[sourat Az–Zoumar/ ‘ayah 62] ce qui signifie : « Allah est le créateur de toute chose« . Et le terme « toute chose » couvre les corps, les organes et les actes. L’esclave n’a pour lui rien d’autre que l’acquisition de l’acte et c’est Allah Qui le crée. L’acquisition de son acte signifie qu’il oriente sa volonté et sa force mais toutes deux sont des créatures, c’est Allah Qui crée cet acte par création c’est-à-dire qu’Il le fait advenir ? surgir du néant et le rend existant. Rien n’arrive sinon par le fait de faire exister propre à Allah et par Sa création. L’esclave que Allah a bien guidé par Sa miséricorde et Sa grâce observera la véritable nature de ses mouvements et de ses immobilités : Si je bouge ma main, j’en éprouve le mouvement et l’orientation de mon but pour ce faire, pourtant la raison et la Chari^ah imposent que moi-même, je n’en suis pas le créateur mais que ce mouvement qui m’est arrivé est bien une créature de Allah.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Il est حيّ (Hayy) vivant, قيّوم (Qayyoum) Il ne s’anéantit pas, Il n’est touché ni par la somnolence ni par le sommeil.

 

Explication : C’est que الحيّ (Al-Hayy) lorsque ce nom est employé pour Allah signifie qu’Il a une vie éternelle qui n’est pas d’esprit ? âme, de chair ou de sang. Quant à القيّوم (Al-Qayyoum), cela signifie qu’Il régit les créatures et non pas qu’Il est immanent à Ses esclaves, incarné en eux. Certains savants ont interprété Al-Qayyoum par l’Eternel, Celui Qui ne s’anéantit pas. La somnolence signifie l’assoupissement et le sommeil quant à lui est tel que l’esprit de la personne est absent, de sorte qu’elle n’entend pas la parole autour d’elle. Allah tabaraka wa ta^ala est donc exempt de tout cela comme Il le dit dans ‘ayatou l-koursiyy :

{الله لا إله إلاّ هو الحيّ القيّوم لا تأخذه سنة ولا نوم}

[sourat Al-Baqarah / ‘ayah 255] ce qui signifie : « Allah, il n’est de dieu que Lui, le Vivant, Celui Qui ne s’anéantit pas, Il n’est touché ni par la somnolence, ni par le sommeil« .

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Il connaît les choses cachées et les choses apparentes, rien ne Lui échappe dans la Terre et dans le ciel. Il connaît ce qui est dans la terre et ce qui est dans la mer. Aucune feuille ne tombe sans qu’Il ne le sache. Il n’est pas une graine dans les ténèbres de la terre, ni une plante verte ou desséchée sans que cela ne soit inscrit dans un livre clair. Allah englobe toute chose par Sa science et dénombre toute chose parfaitement.

 

Explication : Allah connaît les choses dans leur généralité et dans leurs détails. Il sait ce qui a existé et ce qui sera c’est-à-dire ce qui existera. Jusqu’au délice continuel du paradis qui ne s’interrompt pas, Allah le connaît de toute éternité, Il sait le caractère nécessaire de ce qui est obligatoire selon la raison, le caractère possible de ce qui est possible selon la raison et l’impossibilité de ce qui est impossible selon la raison. Et Il a soubhanahou wa ta^ala la science de Lui-même, de Ses attributs et de ce qu’Il a fait entrer en existence parmi Ses créatures, par une science unique sans début et sans fin qui ne change pas. Et certains mou^tazilah extrémistes -dont Abou l-Houçayn Al-Basriyy– ont dit : « Allah ne sait ce que fera l’esclave qu’après l’avoir créé », ceci est de la mécréance claire et c’est par Allah que nous en ? recherchons la protection. Allah ta^ala a fait descendre le Qour’an possédant des aspects équivoques comme une épreuve pour les esclaves. Les gens se sont séparés en deux classes, l’une explique les versets en question en les plaçant dans leur contexte et ils auront la réussite, l’autre les explique en dehors de leur contexte et ils vont périr seront anéantis ?. Nous donnons pour exemple Sa parole ta^ala :

{الآن خفّف الله عنكم وعلم أنّ فيكم ضعفا}

[sourat Al-‘Anfal / ‘ayah 66] ce qui signifie : « Maintenant Allah vous a soulagés, et Il a su votre faiblesse« . Celui donc qui fait dépendre la parole qui signifie « Il a su votre faiblesse » de Sa parole qui signifie « Maintenant« , c’est-à-dire par là que Allah ta^ala aurait su cela après n’en avoir pas eu connaissance, il s’est égaré d’un égarement profond. Et celui qui comprend la véritable signification du verset, c’est-à-dire que Allah vous a soulagés maintenant de ce qui était obligatoire pour vous, à savoir de combattre à concurrence d’un musulman contre dix mécréants, en rendant désormais obligatoire de combattre à concurrence d’un musulman contre deux, et ceci parce que Allah a su par Sa science sans début votre faiblesse, celui-là aura atteint la vérité et sera sur le droit chemin. Vient ensuite que certes toute chose qui entre en existence dans ce monde, dans les cieux et sur la terre, que ce soit sur les terres émergées, dans les eaux ou au-dessous du sol, tout est inscrit dans un Livre Clair, c’est-à-dire dans la Table Préservée (Al-Lawhou l-Mahfoudh), conformément à ce qu’a rapporté At-Tirmidhiyy du Messager de Allah que Allah ta^ala a ordonné au Calame Elevé (al-qalamou l-‘a^la). Ainsi Il dit :

((اكتب ما كان وما يكون إلى يوم القيامة))

ce qui signifie : « Inscris ce qui a été et ce qui sera jusqu’au jour dernier« . Et Allah englobe toute chose par Sa science signifie qu’Il sait soubhanahou ce qui a existé et ce qui existera par sa science sans commencement. Et Il dénombre toute chose parfaitement signifie qu’Il sait ^azza wa jall par Sa science sans commencement le nombre de toute chose, Il le sait avant qu’ait existé ce qui est créé, quoi que ce fut parmi le monde créé. Ceci est conforme à ce qu’Il dit ta^ala :

{وأحصى كلّ شىء عددا}

[sourat Al-Jinn / ‘ayah 28] ce qui signifie : « Et Il dénombre toute chose parfaitement« .

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Il fait ce qu’Il  veut.

 

Explication : Allah soubhanahou wa ta^ala fait ce qu’Il veut, ce dont Il a voulu l’existence, arrive par Sa volonté sans commencement, Il le fait par Son acte sans commencement. Sa volonté c’est-à-dire Son vouloir est sans commencement et les choses qui sont voulues entrent en existence. Son acte est sans commencement et ce qui est fait entre en existence.

 

La volonté de Allah ^azza wa jall ne change pas car le changement advient aux créatures et c’est le plus grand signe de l’entrée en existence. Il dit ta^ala :

{ما يبدّل القول لديّ}

[sourat Qaf / ‘ayah 29] ce qui signifie : « Ce que J’ai décrété ne change pas« . De plus, le Messager de Allah a dit :

((قال الله تعالى : يا ا محمّد إنّي إذا قضيت أمرا فإنّه لا يردّ))

[rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « Allah ta^ala dit : Ô Mouhammad, si J’ai destiné une chose, elle est irrévocable« . Le fait est que Allah fait changer les créatures conformément à Sa volonté qui ne change pas. Ce dont Il a voulu l’existence, il lui advient l’existence au moment dans lequel Il a voulu son existence. Et ce dont Il ne veut pas l’existence n’existera jamais, conformément à ce qui a été confirmé du Messager de Allah qui a dit :

((ما شاء الله كان وما لم يشأ لم يكن))

[rapporté par Abou Dawoud] ce qui signifie : « Ce que Allah veut est, et ce qu’Il ne veut pas n’est pas« . Qu’il s’agisse du bien comme du mal, de l’obéissance comme des désobéissances, de la mécréance comme de la foi, tout cela advient donc par la volonté de Allah ta^ala, par Sa science, Sa prédestination et Sa destinée. Cependant, le bien existe par l’amour de Allah, par Son agrément et Son ordre alors que le mal n’existe pas par l’amour de Allah ni par Son agrément ni par Son ordre.

 

Ainsi celui qui craint Allah, c’est parce que Allah lui a donné la réussite et celui qui est pervers et qui désobéit, c’est parce que Allah l’a égaré. Et c’est cela la signification de l’expression : la hawla wa la qouwwata ‘il-la bil-lah. : Il n’y a de protection contre la désobéissance envers Allah que par la préservation de Allah, et il n’y a de force pour Lui obéir que par Son aide. Cela ne veut nullement dire que l’esclave est dénué de toute volonté, mais sa volonté est sous la volonté de Allah tabaraka wa ta^ala conformément à Sa parole dans le Livre Honoré :

{وما تشاءون إلاّ أن يشاء الله ربّ العالمين}

[sourat At-Takwir / ‘ayah 29] ce qui signifie : « Et vous ne voulez que si Allah le veut, le Seigneur des univers« .

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Il peut réaliser absolument tout ce qu’Il veut.

 

Explication : Allah tabaraka wa ta^ala a une puissance totale par laquelle Il fait entrer les choses en existence, rien ne Le rend donc incapable et Il n’a pas besoin de l’aide d’autrui conformément à ce qu’Il dit dans le Qour’an :

{وهو على كلّ شىء قدير}

[sourat Al-Ma‘idah/ ‘ayah 120] ce qui signifie : « Et Il est sur toute chose tout puissant » Sa puissance n’est affectée d’aucun défaut, aucune faiblesse ni aucune incapacité. Sa puissance est bien totale conformément à ce qu’Il dit dans le Qour’an Al-Karim :

{إنّ الله هو الرّزّاق ذو القوّة المتين}

[sourat Adh-Dhariyat/ ‘ayah 58] ce qui signifie : « Certes Allah est Celui Qui est garant de la subsistance, Celui Qui a la puissance et Qui n’est pas atteint pas la fatigue« .

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Il a la souveraineté

 

Explication : c’est-à-dire qu’Il a la domination totale qui n’est controversée par aucun contestataire. Et Sa souveraineté ta^ala n’est pas la souveraineté de ce qui est créé et qu’Il donne à qui Il veut parmi Ses esclaves, parce que cette souveraineté-là s’anéantit.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Il n’a nul besoin d’autrui.

 

Explication : Il est immanent par Lui-même c’est-à-dire qu’Il n’a pas besoin d’autrui. Il est الغنيّ (Al-Ghaniyy) conformément au nom qu’Il a donné pour Lui-même dans le Qour’an. Et la mention du nom الغنيّ (Al-Ghaniyy) figure dans le hadith citant les quatre-vingt dix neuf noms qui a été rapporté par Ibnou Hibban, At-Tirmidhiyy, Al-Bayhaqiyy et d’autres encore.  Et il se peut que la mention du terme Al-Ghina‘ dans quelques textes relève d’une erreur de transcription de certains copistes.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Il a la toute-puissance

 

Explication : Il est soubhanahou wa ta^ala tout puissant conformément à ce qu’Il dit :

{والله عزيز ذو انتقام}

[sourat ‘Ali ^Imran / ‘ayah 4] ce qui signifie : « Et Allah est le Puissant Qui n’est pas vaincu, Celui Qui a [l’attribut de] faire parvenir le châtiment à qui Il veut parmi les injustes« . Al-Halimiyy a dit : Cela signifie qu’Il est Celui Que l’on ne peut atteindre et Qu’aucune chose ne peut forcer. Al-Bayhaqiyy a rapporté de Al-Khattabiyy : العزيز (Al-^Aziz) c’est Celui Qui n’est pas vaincu.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Et la non-fin.

 

Explication : Allah ta^ala a pour attribut la non-fin Qui est l’invariabilité de l’existence, sans avènement d’anéantissement. Et Sa non-fin ta^ala est obligatoire selon la raison, il n’est pas possible selon la raison qu’il en soit autrement. Il n’est donc rien sans fin dans ce sens que Lui. Quant au paradis et à l’enfer, du point de vue de leur nature selon la raison il leur est possible à tous deux l’anéantissement. Pourtant ils sont sans fin, car leur non-fin leur a été attribuée à tous deux par Allah, alors que la non-fin de Allah est propre à Lui-même. De plus Sa non-fin implique la non-fin de Ses attributs, que ce soit la puissance, la science, l’ouïe, la vue, la volonté et tout autre que ceux-ci.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Il a le jugement

 

Explication : c’est-à-dire que soubhanahou wa ta^ala, Il juge par ce qu’Il veut.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Et la création.

 

Explication : Al-qada‘ c’est la création, conformément à Sa parole ta^ala :

{فقضاهنّ سبع سموات}

[sourat Foussilat / ‘ayah 11] ce qui signifie : « Et Nous les avons créés en sept cieux« . Cela signifie qu’Il crée ^azza wa jall ce qu’Il veut et le fait apparaître du néant à l’existence. Mais al-qada‘ vient aussi dans le sens de l’ordre conformément à ce qu’Il dit ta^ala :

{وقضى ربّك ألاّ تعبدوا إلاّ إيّاه وبالوالدين إحسانا}

[sourat Al-‘Isra‘ / ‘ayah 23] ce qui signifie : « Et Ton Seigneur a ordonné que vous n’adoriez que Lui et que vous fassiez preuve de bienfaisance envers vos parents« . Et l’on donne une interprétation semblable pour Sa parole :

{وما خلقت الجنّ والإنس إلاّ ليعبدون}

[sourat Adh-Dhariyat / ‘ayah 56] ce qui signifie : « Et Je n’ai créé les jinn et les hommes que pour leur donner l’ordre de M’adorer« . Cela ne signifie pas qu’Il a voulu que chacun d’entre eux L’adore car s’Il avait voulu que tous L’adorent et n’adorent rien d’autre, il n’y aurait pas de mécréants. Il dit ta^ala :

{ولو شاء ربّك لآمن من في الأرض كلّهم جميعا أفأنت تكره النّاس حتّى يكونوا مؤمنين}

[sourat Younous / ‘ayah 99] ce qui signifie : « Si Ton Seigneur l’avait voulu, les gens de la terre auraient cru tous ensemble, est-ce toi (Mouhammad) qui contrains les gens jusqu’à ce qu’ils soient croyants« . Cela signifie : l’état des cœurs n’est pas de ton ressort, ô Mouhammad, mais ils sont dans la toute-puissance de Allah. Et si Allah avait voulu guider tous les gens, ils feraient tous partie de la communauté des croyants. Mais Allah n’a pas voulu cela, c’est pourquoi certains d’entre eux sont des croyants et certains autres sont mécréants.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Il a les noms parfaits.

 

Explication : Allah a les noms parfaits c’est-à-dire ce qui indique la perfection absolue. De tous les noms parfaits de Allah, il ne vient qu’une indication de la perfection. C’est-à-dire que rien en eux n’indique le défaut s’agissant de Lui ta^ala. Ainsi القادر (Al-Qadir) le Puissant indique la puissance, العلاّم (Al-^Allam) indique la science, الرحمـن الرحيم (Ar-Rahman Ar-Rahim) le Très-Miséricordieux, le Miséricordieux indique la confirmation de Sa miséricorde ta^ala, العزيز (Al-^Aziz) le Puissant Qui n’est pas vaincu indique la confirmation de sa toute-puissance, السميع (As-Sami^) Celui Qui entend indique la confirmation de Son ouïe, الواحد (Al-Wahid) l’Unique indique la confirmation de Son unité, الخالق (Al-Khaliq) le Créateur indique la confirmation de Sa création, البصير (Al-Basir) Celui Qui voit indique la confirmation de Sa vue, et ainsi tous Ses noms indiquent la perfection. Le nom qui indique le défaut est donc impossible à son sujet et il n’est pas valable de le nommer « ‘Ah » comme se l’imaginent certains. Beaucoup de chadhiliyyah croient mais encore mentionnent dans leurs livres qu’un des noms de Allah serait ‘Ah. Or ‘Ah est une expression marquant la plainte et la souffrance selon l’avis des linguistes, et les textes des quatre écoles stipulent que le gémissement -soit au moins deux sons phonétiques- annule la prière. Et ‘Ah en fait partie. De plus, c’est le plus connu des termes de gémissement à props desquels il est parvenu qu’ils sont au nombre de vingt comme les savants linguistes l’ont mentionné. Et ceux qui disent que ‘Ah est un des noms de Allah se basent sur un hadith faux dont les termes sont, dans le sens : « Laissez-le gémir car le gémissement fait partie des noms de Allah« . Il ne figure dans aucun hadith sûr (sahih) ou même [un autre] faux, que ‘Ah serait un des noms de Allah. Ces gens sont bien étranges. Comment ont-ils pu choisir le terme ‘Ah parmi ces vingt expressions et laisser les autres, parmi lesquelles on trouve ‘Awouh et ‘Awwatah. Il découle de leur argumentation à partir de ce hadith que ces deux expressions seraient des noms de Allah tout comme les autres expressions de gémissement. De même, il n’est pas permis de nommer Allah « Al-Mouqim » comme le font certains qui disent « Soubhana l-Mouqim« . Et de même il n’est pas permis de nommer Allah ta^ala « âme » ou bien « cerveau » comme l’a fait Sayyid Qoutb en nommant Allah : « le cerveau organisateur ». En effet, l’âme et le cerveau sont tous deux créés. Comment cet homme a-t-il abandonné les noms parfaits pour donner à Allah des appellations sorties de sa tête. At-Tirmidhiyy et d’autres ont rapporté que le Messager de Allah a dit :

((إنّ لله تسعة وتسعين اسما مائة إلاّ واحدا من أحصاها دخل الجنّة))

ce qui signifie : « Certes Allah a quatre-vingt dix-neuf noms, cent moins un, celui qui les recense entrera au paradis » Dans d’autres versions on trouve : « celui qui les apprend par cœur » et c’est cela qui en montre le sens. Il a été rapporté de nombreuses versions au sujet de leur énumération dont celle de Al-Bayhaqiyy rapportant de Abou Hourayrah.

((هو الله الّذي لا إله إلاّ هو الرّحمن الرّحيم الملك القدّوس السّلام المؤمن المهيمن

العزيز الجبّار المتكبّر الخالق البارئ المصوّر الغفّار القهّار لبوهّاب الرّزّاق الفتّاح

العليم القابض الباسط الخافض الرّافع المعزّ المذلّ السّميع البصير الحكم العدل

اللّطيف الخبير الحليم العظيم الغفور الشّكور العليّ الكبير الحفيظ المقيت

الحسيب الجليل الكريم الرّقيب المجيب الواسع الحكيم الودود المجيد الباعث الشّهيد

الحقّ الوكيل القويّ المتين الوليّ الحميد المحصي المبدئ المعيد المحي المميت الحيّ القيّوم

الواجد الماجد الواحد الصّمد القادر المقتدر المقدّم المؤخّر الأوّل الآخر الظّاهر الباطن

الوالي المتعالي البرّ التّوّاب المنتقم العفوّ الرّءوف مالك الملك ذو الجلال والإكرام

المقسط الجامع الغنيّ المغني المانع الضّارّ النّافع النّور الهادي البديع الباقي الوارث

الرّشيد الصّبور))

Houwallahou l-Ladhi la ‘ilaha ‘il-la houwa r-Rahmanou r-Rahimou l-Malikou l-Qouddousou s-Salamou l-Mou’minou l-Mouhayminou l-^Azizou l-Jabbarou l-Moutakabbir, Al-Khaliqou l-Bari’ou l-Mousawwirou l-Ghaffarou l-Qahharou l-Wahhabou r-Razzaqou l-Fattahou l-^Alim, Al-Qabidou l-Baçitou l-Khafidou r-Rafi^ou l-Mou^izzou l-Moudhil-lou s-Sami^ou l-Basirou l-Hakamou l-^Adlou l-Latifou l-Khabirou l-Halimou l-^Adhimou l-Ghafourou ch-Chakourou l-^Aliyyou l-Kabirou l-Hafidhou l-Mouqitou l-Haçibou l-Jalilou l-Karimou r-Raqibou l-Moujibou l-Waçi^ou l-Hakimou l-Wadoudou l-Majidou l-Ba^ithou ch-Chahidou l-Haqqou l-Wakilou l-Qawiyyou l-Matinou l-Waliyyou l-Hamidou l-Mouhsi l-Moubdi‘ou l-Mou^idou l-Mouhyi l-Moumit, Al-Hayyou l-Qayyoum, Al-Wajidou l-Majidou l-Wahidou s–Samadou l-Qadirou l-Mouqtadirou l-Mouqaddimou l-‘Awwalou l-‘Akhir, Adh–Dhahirou l-Batinou l-Wali l-Mouta^ali l-Barrou t-Tawwabou l-Moun~taqimou l-^Afouwwou r-Ra’oufou Malikou l-Moulki Dhou l-Jalali wa l-‘Ikram, Al-Mouqsitou l-Jami^ou l-Ghaniyyou l-Mani^ou d–Darrou n-Nafi^ou n-Nourou l-Hadi l-Badi^ou l-Baqi Al-Warithou r-Rachidou s–Sabour.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Rien ne s’oppose à ce qu’Il prédestine

 

Explication : On comprend cela à partir d’un hadith rapporté de Thawban qui a dit : le Messager de Allah a dit :

((إنّي إذا قضيت قضاء فإنّه لا يردّ))

[rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « Allah ta^ala a dit : « Certes, si J’ai Moi décrété une chose, elle est irrévocable« . De ce hadith Qoudsiyy on tire que personne ne s’oppose à l’accomplissement de la volonté de Allah. A partir de cela aussi, on sait que la parole de certains est corrompue lorsqu’ils disent : Allah voulait créer Untel en homme puis Il l’a créé en femme. Quant à la croyance que Allah changerait Sa volonté si quelqu’un l’invoque ou donne en aumône un bien licite, elle n’est pas valable et ne convient pas à la dignité de Allah soubhanahou wa ta^ala.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Et rien ne prive de ce qu’Il donne

 

Explication : Sa signification provient du hadith de Al-Boukhariyy et de Mouslim qui mentionne que le Messager de Allah disait à la suite de sa prière :

((لا إله إلاّ الله وحده لا شريك له’ له الملك وله الحمد وهو على كلّ شىء قدير’

اللهمّ لا مانع لما أعطيت ولا معطي لما منعت ولا ينفع ذا الجَدّ منك الجَدّ))

ce qui signifie : « Il n’est de dieu que Allah, Unique, Il n’a pas d’associé, Il a la souveraineté et la louange et Il est sur toute chose tout puissant, ô Allah, rien ne prive de ce que Tu as donné et nul ne donne ce dont Tu as privé, ???« . Si donc Allah ta^ala veut que parvienne à un esclave une richesse parmi les grâces, Il lui donne le moyen de l’avoir et nul ne peut l’en priver, conformément à ce qu’a rapporté At-Tirmidhiyy et d’autres d’un hadith de ^Abdoullah Ibnou ^Abbas que le Messager de Allah a dit :

((ولو أنّ الخلق اجتمعوا على أن ينفعوك بشىء لم يقضه الله لك لم يقدروا عليه

وإن أرادوا أن يضرّوك بشىء لك يقضه الله عليك لم يقدروا عليه’

رفعت الأقلام وجفّت الصّحف))

ce qui signifie : « Si toutes les créatures s’unissaient pour te faire profiter d’une chose que Allah n’a pas décrétée pour toi elles n’y pourraient rien, et si elles voulaient te nuire par quelque chose que Allah ne t’a pas décrétée, elles ne le pourraient pas, les calames sont levés et les feuillets ont séché« .

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Il fait ce qu’Il veut de ce qui Lui appartient

 

Explication : Ce que Allah ta^ala a voulu de toute éternité et qu’Il a voulu que cela arrive par Sa volonté sans commencement, il est indispensable que cela soit et Il le crée par Son attribut de création éternel sans qu’Il soit ^azza wa jall contraint à quoi que ce soit, il en va au contraire conformément à ce qu’Il dit dans le Qour’an :

{وربّك يخلق ما يشاء ويختار}

[sourat Al-Qasas/ ‘ayah 68] ce qui signifie : « Et ton Seigneur crée ce qu’Il veut et Il choisit« .

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Et Il légifère pour Sa création par ce qu’Il veut

 

Explication : Il rend soubhanahou wa ta^ala interdit ce qu’Il veut et obligatoire ce qu’Il veut.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

De Ses créatures, Il n’attend aucun bien ni ne craint aucun mal

 

Explication : Allah soubhanahou wa ta^ala n’attend de la part de Ses esclaves aucune récompense ni aucun profit, Il dit ta^ala :

{ما أريد منهم من رزق وما أريد أن يطعمون}

[sourat Adh-Dhariyat/ ‘ayah 57] ce qui signifie : « Je ne veux de leur part aucune subsistance et Je ne veux pas qu’ils Me nourrissent« . Allah ne les a donc pas chargés de l’adoration parce qu’Il en tirerait profit et Il ne leur a pas interdit quoi que ce soit parce qu’il craindrait une nuisance ou une punition de la part d’un seul d’entre eux. Comment se pourrait-il qu’Il attende une récompense de Ses esclaves ou qu’Il craigne une punition alors que c’est Lui leur Créateur et le Créateur de leurs actes.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Il n’a pas d’obligation et n’est assujetti à aucune loi

 

Explication : Allah ta^ala, il ne Lui incombe aucun devoir qu’Il soit obligé de faire et nul n’a de droit sur Lui puisque personne ne Lui interdit ni ne Lui ordonne quoi que ce soit.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Tout bienfait de Sa part est par Sa grâce

 

Explication : Le bienfait c’est la grâce, c’est-à-dire que ce n’est pas une obligation qui incomberait à Allah de donner à Ses esclaves des bienfaits, mais c’est bien Lui Qui montre grâce et générosité par cela. Et s’Il ne leur donnait pas ces bienfaits, Il ne serait pas injuste envers eux, conformément à ce qu’Il dit soubhanahou :

{ولولا فضل الله عليكم ورحمته ما زكى منكم من أحد أبدا}

[sourat An-Nour / ‘ayah 21] ce qui signifie : « …et n’eussent été la grâce et la miséricorde de Allah, aucun d’entre vous n’aurait jamais été intègre« .

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Et tout châtiment de Sa part n’est que justice

 

Explication : Le châtiment, c’est la punition. Ainsi, celui que Allah récompense, c’est par Sa grâce, et celui que Allah punit, c’est par Sa justice. Allah n’est injuste envers personne et nul ne Le conteste. On ne dit pas dans le sens de la contestation : Pourquoi fait-Il que les enfants et les animaux ont mal et pourquoi leur impose-t-Il des souffrances et des maladies alors qu’ils n’ont pas de péchés ? Celui qui dit cela a contesté Allah sauf s’il a cherché à connaître la sagesse qu’il y a dans les souffrances des enfants et des animaux et qu »il dit : pourquoi fait-Il qu’ils ont mal ? alors, il n’est pas tombé dans la mécréance. Les choses sont telles que l’auteur a conclu en citant Sa parole ta^ala :

{لا يسأل عمّا يفعل وهم يسألون}

[sourat Al-‘An~biya‘ / ‘ayah 23] ce qui signifie : « On ne questionne pas Allah sur ce qu’Il fait mais [Ses esclaves] eux le seront« .

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

On ne questionne pas Allah sur ce qu’Il fait

 

Explication : On ne Le conteste pas dans ce qu’Il fait et On ne Le questionne pas. En revanche, les esclaves eux seront questionnés car Il est en vérité Celui Qui possède toute chose et nul ne Lui est associé dans Sa souveraineté. Il possède les esclaves et ce qu’Il a mis en leur possession et c’est Lui qui fait ce qu’Il veut dans Sa propriété. De ce fait, l’injustice est inconcevable de Sa part. En effet, Il est Celui qui régit la création comme Il le veut, Il ne place pas les choses inopportunément. D’autre part, l’injustice n’est concevable que de la part de quelqu’un ayant qui lui ordonne ou qui lui interdit, comme les esclaves [de Allah]. L’injustice, c’est en effet l’infraction à un ordre et à un interdit de celui qui possède le pouvoir d’ordonner et d’interdire. C’est pour cela que l’esclave sera questionné : Pourquoi as-tu fais ceci ? Pourquoi n’as-tu pas fais cela ? conformément à ce qui est parvenu du hadith rapporté par At-Tirmidhiyy :

(( لا تزول قدما عبد يوم القيامة حتّى يسأل هن أربع : عن عمره فيم أفناه’

وعن جسده فيم أبلاه’ وعن ماله من أين اكتسبه وفيم أنفقه’ وعن علمه ماذا عمل به))

ce qui signifie : « Les deux pieds de l’esclave ne quitteront pas le lieu de son jugement le jour dernier avant qu’il ne soit interrogé sur quatre choses : son âge dans quoi l’a-t-il passé, son corps dans quoi l’a-t-il usé, son bien d’où l’a-t-il acquis et dans quoi l’a-t-il dépensé et sa science, q’en a-t-il fait« . Quant à Allah ta^ala, Il n’a personne qui Lui ordonne ou Lui interdit quoi que ce soit. C’est pour cela qu’on ne Le questionne pas et qu’on ne Lui attribue aucune injustice ou manquement, conformément à ce qu’Il dit, ^azz de ceux qui disent:

{لا يسأل عمّا يفعل وهم يسألون}

ce qui signifie : « On ne Le questionne pas sur ce qu’Il fait mais [les esclaves] eux le seront« .

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Il existait avant la création

 

Explication : L’existence de Allah tabaraka wa ta^ala est sans commencement, Il existait donc ^azza wa jall avant les créatures, Lui seul étant de toute éternité conformément à ce qui est rapporté du hadith de ^Imran Ibnou l-Housayn :

((كان الله ولم يكن شيء غيره))

[rapporté par Al-Boukhariyy, Al-Bayhaqiyy et d’autres] ce qui signifie : « Allah existait et il n’y avait rien autre que Lui« . Nul n’est sans début sinon Lui conformément à ce que dit Allah ta^ala :

{هو الأوّل}

[sourat Al-Hadid / ‘ayah 2] ce qui signifie : « Il est le Premier [l’éternel sans début] ». Et certes les savants de la langue ont dit : Parmi les choses qui traduisent l’exclusivité, il y a la détermination de l’antécédent (moubtada‘) et de l’attribut (khabar) et dans cette ‘ayah, l’antécédent est un pronom personnel, c’est-à-dire « houwa » et l’attribut est « Al-‘Awwal« , tous deux sont déterminés, ce qui implique donc qu’il n’y a aucun premier -dans le sens d’avoir une existence sans début- autre que Allah jalla wa ^ala.

Et celui qui croit que quelque chose de l’univers, par son genre ou par ses composants, possède une existence sans début aura démenti cette ‘ayah, quitté l’Islam et suivi les philosophes et les naturalistes selon l’unanimité des savants des musulmans. Or ce qui est rapporté dans cinq des livres de Ahmad Ibnou Taymiyah, c’est que le genre de l’univers est sans commencement, que son existence n’a pas de début et qu’il est éternel avec Allah. Ceci est de la mécréance claire.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

sans avant ni après

 

Explication : Et ceci est une négation du fait que Allah tabaraka wa ta^ala soit précédé du néant et une négation également du fait qu’Il soit atteint par l’anéantissement. En effet, tout ce qui contredit l’immanence de Son non-début et de Sa non-fin ta^ala est donc invalide. La divinité en effet n’est pas valable pour qui n’a pas ces deux attributs. Celui Qui a la divinité a parmi Ses spécificités d’être Celui Dont l’existence est nécessaire [selon la raison] ; il n’est donc pas possible à Son sujet, selon la raison, qu’Il soit précédé ou suivi du néant.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

sans haut ni bas, sans droite ni gauche, sans devant ni arrière

 

Explication : Ceci est un fondement faisant partie des bases mêmes de la croyance, à savoir que Allah ^azza wa jall est exempt d’être dans une quelconque des directions ou dans l’ensemble des directions. Il n’en va pas comme le croient certains ignorants, que Allah serait dans la direction du haut, et certains autres croient qu’Il est dans la direction de devant et localisé entre l’esclave et la Ka^bah ou d’autres qui croient qu’Il est comme l’air, dissout et dispersé dans tous les endroits. D’autres encore comme le dénommé Nasirou d-Din Al-‘Albaniyy croient qu’Il englobe le monde de toute part comme la main englobe ce qu’elle renferme. Tout cela est invalide et nie la science correcte de l’unicité de Allah (at-tawhid). L’Imam Abou Ja^far At–Tahawiyy qui fait partie des gens des trois premiers siècles a dit dans son précis de croyance appelé « La croyance des Gens de la Tradition prophétique et de la Majorité (^Aqidatou ‘Ahli s-Sounnati wa l-Jama^ah) : « Il est exempt (ta^ala) des limites et des extrémités -c’est-à-dire des fins- des côtés, des organes et des instruments et Il n’est pas contenu par les six directions comme l’ensemble des créatures » fin de citation. Et sa parole que voici relève du pur tawhid et fait partie des joyaux de la croyance. En effet, celui qui possède un des attributs qu’il a cités ou qui se trouve dans l’une des directions a nécessairement des limites, une quantité et une image, ce sont les attributs des corps et Allah ta^ala n’est pas un corps. Ceci est conforme à ce qu’Il a dit soubhanah :

{ليس كمثله شىء}

[sourat Ach-Chourah / ‘ayah 11] ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui« . Et le fait de spécifier Allah par la direction du haut n’est pas une perfection s’agissant de Lui soubhanah comme se le figurent certains ignorants, puisque ce qui importe, c’est le rang élevé et non l’élévation dans l’espace et l’endroit. Ainsi ces anges qui entourent le Trône sont en un lieu bien plus haut que les prophètes de Allah ta^ala, mais les prophètes sont plus honorables et plus élevés pour leur Créateur ^azza wa jall.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Il n’est ni un tout, ni une partie

 

Explication : C’est-à-dire que Allah tabaraka wa ta^ala n’est pas un corps composé de parties, c’est pour cela qu’on ne Lui attribue ni le fait d’être un tout ni d’être composé d’éléments ou de parties.

L’Imam Al-Halimiyy a dit dans son explication du nom de Allah « Al-Mouta^ali » : « Cela signifie qu’Il est exempt du fait que Lui soit possible ce qui est possible aux choses qui entrent en existence : le mariage, l’enfantement, les organes et les membres et le fait de prendre un lit pour s’asseoir dessus, de se préserver de l’atteinte des regards avec un paravent, le déplacement d’un endroit à un autre et ce qui est semblable. En effet, la confirmation de certaines de ces choses impose l’extrémité, certaines imposent le besoin et d’autres imposent le changement et le passage d’un état à un autre. Et rien de tout ceci ne convient à la dignité de القديم (Al-Qadim) l’Eternel Qui n’a pas de fin et n’est possible à Son sujet » fin de citation. Al-Bayhaqiyy a rapporté cela de lui dans son livre Al-‘Asma‘ou wa s–Sifat.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

On ne dit pas quand a-t-Il existé ?, ni où était-Il ?, ni comment ?

 

Explication : C’est-à-dire qu’il n’est pas permis de dire : Quand Allah a-t-Il existé car il y a en cela l’attribution du début, de l’existence après avoir été précédé du néant et de l’écoulement du temps sur Lui. Et il n’est pas permis non plus de dire : Où était Allah, ni de dire : comment était-Il parce qu’il y a en cela l’attribution de la modalité –c’est-à-dire le fait de Lui attribuer les attributs des choses créées. Ensuite, après avoir cité, que Allah lui fasse miséricorde, la négation de ces paroles, il consacre la croyance correcte :

 

Il existait et il n’y avait pas d’endroit. Il a fait exister les êtres et Il a établi le temps. Il ne dépend pas du temps et il n’est pas spécifié par l’endroit

 

Explication : Et ce que l’auteur a visé par sa parole : il n’est pas spécifié par l’endroit n’est pas qu’Il serait contenu dans toutes les directions car ceci est invalide comme on l’a montré précédemment. Et les directions sont autres que Lui ta^ala et Il était déjà alors qu’il n’y avait rien d’autre que Lui. Cela signifie que Allah ta^ala existe sans endroit et ceci est la croyance des Gens de la Tradition Prophétique (‘Ahlou s-Sounnah), qui plus est, la croyance de l’ensemble des musulmans, des gens du Salaf comme des gens du Khalaf.

Le Messager de Allah a dit :

((كان الله ولم يكن شىء غيره))

[rapporté par Al-Boukhariyy, Al-Bayhaqiyy et Ibnou l-Jaroud] ce qui signifie : « Allah existait et il n’y avait rien autre que Lui« . C’est-à-dire qu’Il existe de toute éternité alors même qu’il n’y avait pas d’endroit ni rien parmi les créatures et après qu’Il a créé l’endroit, Il n’a pas changé soubhanah wa ta^ala par rapport à ce qu’Il était. De ce hadith et de textes semblables, les gens de la Sounnah ont tiré leur parole que voici : Allah existe sans endroit (Allah mawjoud bila makan).

Et Al-Bayhaqiyy a rapporté un hadith du Messager de Allah :

((أنت الظّاهر فليس فوقك شىء وأنت الباطن فليس دونك شىء))

ce qui signifie : « C’est Toi Celui Qui est supérieur à toute chose et rien n’est au-dessus de Toi, et c’est Toi Celui Que les imaginations ne saisissent pas et rien n’est au-dessous de Toi« . Puis il a dit : Certains de nos compagnons ont tiré de ce hadith que Allah ta^ala est exempt de l’endroit car certes, s’il n’y a rien au-dessus de Lui et rien au-dessous, il est nécessaire qu’Il ne soit pas dans un endroit » fin de citation.

Et Ar-Ramliyy ainsi que d’autres ont rapporté la parole de ^Aliyy que Allah honore son visage :

« كان الله ولا مكان وهو الآن على ما عليه كان »

ce qui signifie : « Allah était alors qu’il n’y avait pas d’endroit, et Il est maintenant Tel qu’Il est de toute éternité » fin de citation.

D’autre part, Az–Zabidiyy a rapporté dans son commentaire de Al-‘Ihya‘ par chaîne de transmission ininterrompue que ^Aliyy Zaynou l-^Abidin disait :

« سبحانك لا يحويك مكان »

ce qui signifie : « Tu es exempt d’imperfection, aucun endroit ne Te contient » fin de citation. Et Zaynou l-^Abidin était à son époque le meilleur de la famille du Prophète. Cette expression a certes été consacrée par d’innombrables savants de l’Islam tels que Abou Hanifah, Ibnou Jarir At–Tabariyy, Al-Matouridiyy, Al-‘Ach^ariyy et d’autres qu’eux, mais plus que cela, At-Tamimiyy a rapporté l’unanimité de ‘Ahlou s-Sounnah sur le fait que Allah existe sans endroit et il l’a mentionné dans Al-Farqou bayna l-Firaq. Il n’y a donc après cela aucune considération à donner aux assimilationnistes (mouchabbihah) qui contredisent l’auteur ou d’autres que lui parmi les sommités des gens de science dans leur transmission de cette parole de vérité. Ainsi celui qui diverge de cela et attribue à Allah ta^ala l’endroit, il L’a certes assimilé aux créatures et L’a rendu équivalent à elles. Il a contredit les textes clairs du Qour’an, les textes sûrs du hadith et la raison.

Il est donc soubhanah le Créateur du temps et Celui qui a établi le temps et l’a fait s’écouler, Il est Celui Qui a fait exister les êtres c’est-à-dire qu’Il est le Créateur des créatures, Celui Qui les a fait surgir du néant à l’existence. Il n’en a donc pas besoin et Il n’a pas pour attributs leurs attributs comme l’a dit l’Imam Abou Hanifah, que Allah lui fasse miséricorde : « Il est impossible que le Créateur ressemble à ce qu’Il a créé« . C’est pour cela qu’il n’est pas permis de Lui attribuer la spécification par un endroit ou par tout endroit, ni par un temps ou par tout moment, Il est exempt de ce qui est relatif aux choses qui entrent en existence et des signes distinctifs des créatures.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Et aucune chose ne L’accapare au détriment d’une autre

 

Explication : Allah ta^ala fait surgir les choses du néant à l’existence par Sa volonté et Sa puissance toutes deux sans commencement et par Son acte de création sans commencement sans avoir besoin d’organe ni de l’aide d’instrument. Bien plus, c’est par le simple fait que Sa volonté et Sa puissance concernent les choses prédestinées qu’elles existent dans le temps et l’endroit où Il a voulu que leur existence ait lieu. Et nul ne peut reporter ou empêcher cela conformément à ce qu’Il dit ta^ala :

{إنّما أمره إذا أراد شيئاً أن يقول له كن فيكون}

[sourat Ya Sin / ‘ayah 82] ce qui signifie : « Il est simplement Tel que, s’Il veut qu’une chose soit, Il lui dit sois et elle est« . Or celui Qui a ces attributs, aucune chose ne L’accapare pas au détriment d’une autre et aucune affaire ne l’empêche d’en réaliser une autre. Tout ceci n’arrive qu’à celui qui travaille avec des organes et s’aide d’instruments, si donc il est occupé à les employer à quelque chose, il lui sera difficile d’y avoir recours pour une deuxième chose. Et Allah ^azza wa jall est exempt de tout cela.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Aucune imagination ne peut L’atteindre et aucune raison ne peut Le circonscrire. Il n’est pas spécifiable par l’intellect et Il ne s’identifie pas à travers les passions, Il ne se représente pas dans les illusions et Il ne Lui est pas donné de comment par la raison, les imaginations et les pensées ne L’atteignent pas

 

Explication : Ceci se résume dans la parole de l’Imam Dhou n-Noun Al-Misriyy ‘Ibrahim Ibnou Tawbah, que Allah lui fasse miséricorde, puisqu’il a dit :

« مهما تصوّرت ببالك فالله بخلاف ذلك »

[rapporté par Al-Khatib dans son Histoire de Bagdad] ce qui signifie : « Quoi que tu imagines en ton esprit, Allah en est différent » fin de citation. Et ceci vient du fait que tout ce que tu imagines en ton esprit est créé et le Créateur ne ressemble pas à Sa créature. De même notre Imam Ach-Chafi^iyy, que Allah l’agrée, a dit : « Celui qui aspire à connaître son Créateur et se tranquillise d’un être auquel son imagination peut s’arrêter, alors c’est un assimilationniste (mouchabbih), s’il se tranquillise avec le pur néant, c’est un négationniste (mou^attil), et s’il se tranquillise d’un Être pour leQuel il reconnaît son incapacité à L’atteindre, c’est un unitarien (mouwahhid) » fin de citation. C’est pour cela que les gens du Salaf ont interdit de réfléchir sur Allah ta^ala Lui-même pour tenter d’arriver à Sa réalité car il n’y a que Allah Qui la sache. Quant à notre connaissance de Allah, elle ne vient que par la connaissance de ce qu’il est obligatoire selon la raison de Lui attribuer ta^ala, de ce qui est impossible s’agissant de Lui et de ce qui est possible s’agissant de Lui. Ibnou ^Abbas a dit :

(( تفكّروا في خلق الله ولا تفكّروا في ذات الله))

[rapporté par Al-Bayhaqiyy] ce qui signifie : « Méditez sur la création de Allah mais ne méditez pas sur Allah Lui-même« .

 

Et toute personne qui réléchit sur Allah Lui-même ta^ala puis se figure par sa fantaisie une image ou s’en illusionne par son imagination et croit que ce qu’il s’est figuré ou ce dont il s’est illusionné, c’est Allah, celui-là n’est pas musulman unitarien puisqu’il n’y a de différence entre lui et l’adorateur d’idole. Ainsi l’adorateur d’idole adore une image qu’il a façonnée tandis que celui-là adore une image qu’il s’est figurée. Quant au croyant véridique, il adore Celui Qui n’a ni ressemblant ni équivalent, comme l’a dit l’Imam ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy, que Allah lui fasse miséricorde :

« غاية المعرفة بالله الإيقان بوجوده تعالى بلا كيف ولا مكان »

ce qui signifie : « La limite de la connaissance que l’on peut avoir de Allah, c’est d’avoir la certitude que Son existence ta^ala est sans comment et sans endroit« . Et tout ceci est tiré de Sa parole tabaraka wa ta^ala dans la ‘ayah claire et  de sourat Ach-Chourah :

{ليس كمثله شىء}

[sourat Ach-Choura / ‘ayah 11] ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui« . C’est pour cela qu’il a conclu sa croyance, que Allah lui fasse miséricorde, en rapportant cette ‘ayah :

{ليس كمثله شىء وهو السميع البصير}

[sourat Ach-Choura / ‘ayah 11] ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit« .

 

Explication : L’affirmation que Allah est exempt d’imperfection précède dans cette ‘ayah Sa parole « wa houwa s-Sami^ou l-Basir » afin que l’on sache que Son ouïe n’est pas comme l’ouïe d’autre que Lui c’est-à-dire qu’elle est sans oreille et sans intermédiaire et que Sa vue n’est pas comme la vue d’autre que Lui c’est-à-dire qu’elle est sans appareil occulaire car, soubhanah, rien n’est tel que Lui.

Et il convient ici de conclure cette brève explication des expressions de ce manuel en rapportant ce qu’a transmis Abou Nou^aym dans son livre Al-Hilyah dans un passage de la biographie de ^Aliyy Ibnou Abi Talib, il a dit : Abou Bakr ‘Ahmad Ibnou Mouhammadini bni l-Harith m’a rapporté, de Al-Fadl Ibnou l-Habbab Al-Jamhiyy, de Mas^oud, de ^Abdou l-Warithi bni Sa^id, de Mouhammad Ibnou ‘Is-haq, de An-Nou^man Ibnou Sa^d qu’il a dit : « J’étais à Al-Koufah dans la résidence de l’émirat, la maison de ^Aliyy Ibnou Abi Talib lorsqu’entra vers nous Nawf Ibnou ^Abdil-lah qui a dit : Ô Emir des croyants, devant la porte il y a quarante hommes juifs. ^Aliyy dit alors : Laissez les entrer, je m’en charge. Lorsqu’ils furent donc en sa présence, ils lui ont dit : Ô ^Aliyy, décris-nous ton Seigneur, celui qui est dans le ciel, comment est-il ? Et comment était-il ? Quand a-t-il existé ? Et sur quoi est-il ? -Les juifs sont des assimilationnistes (mouchabbihah) qui croient que Allah existe en étant dans le ciel et qu’Il est assis sur le Trône, Il est exempt de ce qu’ils Lui attribuent -. ^Aliyy s’installa en s’asseyant et dit : Vous autres juifs, écoutez-moi et ne vous en faites pas si par la suite vous ne questionnez personne d’autre que moi, certes mon Seigneur ^azza wa jall est Celui Qui n’a pas de début et n’est pas issu de quoi que ce soit, Il n’est pas mêlé à quoi que ce soit, ni résolu par l’imagination, ni un fantôme que l’on peut rechercher, ni invisible qui serait contenu et dissimulé, Il n’est pas après ne pas avoir été. » Et il a dit : « Celui qui prétend que notre Dieu est limité, il est certes ignorant du Créateur, Celui Qui mérite d’être adoré » fin de citation.

Précis de croyance du  Chaykh Fakhrou d-Din Ibnou ^Açakir,
décédé en l’an 620 de l’Hégire

 

« Je commence par le nom de Allah, Ar-Rahman, Ar-Rahim

Le Chaykh Fakhrou d-Din Ibnou ^Açakir que Allah lui fasse miséricorde, a dit :

Sache que Allah nous guide ainsi que toi-même qu’il est un devoir pour chaque personne responsable de savoir que Allah ^azza wa jall est unique dans Sa souveraineté. Il a créé l’univers dans sa totalité, le monde supérieur et le monde inférieur, le Trône (al-^arch) et le Piédestal (al-koursiyy), les cieux et la Terre, ce qu’ils contiennent et ce qui se trouve entre eux. Toutes les créatures sont dominées par Sa puissance, la plus petite particule ne bouge que par Sa volonté. Nul ne régit la création avec Lui et Il n’a pas d’associé dans la souveraineté. Il est حيّ (Hayy) vivant, قيّوم (Qayyoum) Il ne s’anéantit pas, Il n’est touché ni par la somnolence ni par le sommeil. Il connaît les choses cachées et les choses apparentes, rien ne Lui échappe dans la Terre et dans le ciel. Il connaît ce qui est dans la terre et ce qui est dans la mer. Aucune feuille ne tombe sans qu’Il ne le sache. Il n’est pas une graine dans les ténèbres de la terre, ni une plante verte ou desséchée sans que cela ne soit inscrit dans un livre clair. Allah englobe toute chose par Sa science et dénombre toute chose parfaitement. Il fait ce qu’Il veut. Il peut réaliser absolument tout ce qu’Il veut. Il a la souveraineté, Il n’a nul besoin d’autrui. Il a la toute-puissance et la non-fin. Il a le jugement et la création. Il a les noms parfaits. Rien ne s’oppose à ce qu’Il prédestine et rien ne prive de ce qu’Il donne. Il fait ce qu’Il veut de ce qui Lui appartient, et Il légifère pour Sa création par ce qu’Il veut. De Ses créatures, Il n’attend aucun bien ni ne craint aucun mal. Il n’a pas d’obligation et n’est assujetti à aucune loi. Tout bienfait de Sa part est une grâce et tout châtiment de Sa part est une justice. On ne questionne pas Allah sur ce qu’Il fait mais [Ses esclaves] eux le seront. Il existait avant la création, sans avant ni après, sans haut ni bas, sans droite ni gauche, sans devant ni arrière. Il n’est ni un tout, ni une partie. On ne dit pas quand a-t-Il existé ?, ni où était-Il ?, ni comment ?. Il existait et il n’y avait pas d’endroit. Il a fait exister les êtres et Il a établi le temps. Il ne dépend pas du temps et il n’est pas spécifié par l’endroit et aucune chose ne L’accapare au détriment d’une autre. Aucune imagination ne peut L’atteindre et aucune raison ne peut Le circonscrire. Il n’est pas spécifiable par l’intellect et Il ne s’identifie pas à travers les passions, Il ne se représente pas dans les illusions et Il ne Lui est pas donné de comment par la raison, les imaginations et les pensées ne L’atteignent pas, rien n’est tel que Lui est Il est Celui Qui entend et Qui voit » fin de citation.


[1] Les gens du Salaf : les musulmans des trois premiers siècles de l’Hégire dont le Prophète a fait l’éloge.

[2] Les gens du Khalaf : les musulmans qui ont suivi les gens du Salaf dans la voie droite.

Commentaires fermés sur Croyance : Traité et commentaire de Ibn 3Açaakir
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