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Mawlid : Chapitre de la précision du sens de l’Innovation et de son jugement

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 15, 2010
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Sache que l’innovation (al-bid^ah) dans la langue est ce qui a été innové sans équivalent antérieur ; on dit par exemple : tu as fait une chose badi^, c’est-à-dire une chose nouvelle, étonnante qu’on ne connaissait pas avant cela. Selon la Loi de l’Islam, c’est ce qui a été innové sans que cela soit cité ni dans le Qour’an ni dans la Sounnah. Ibnou l-^Arabiyy a dit : « L’innovation (bid^ah) et la nouveauté (mouhdath) ne sont pas blâmables pour leur appellation d’innovation et de nouveauté, ni pour leur sens, mais ce qui est blâmable parmi ce qui relève de l’innovation, c’est ce qui contredit la tradition prophétique, et ce qui est blâmable parmi les nouveautés, c’est ce qui appelle à l’égarement ». Fin de citation.

 

Les différentes sortes d’innovations :

L’innovation se divise en deux sortes :

L’innovation d’égarement : c’est la nouveauté qui contredit le Qour’an et la Sounnah ;

L’innovation de bonne guidée : c’est la nouveauté qui est en accord avec le Qour’an et la Sounnah.

Cette classification, on la comprend du hadith de Al-Boukhariyy [1] et Mouslim [2] d’après ^A‘ichah, que Allah l’agrée, qui a dit : « Le Messager de Allah r a dit :

((مَنْ أَحدَثَ فِي أَمْرِنَا هَذَا مَا لَيْسَ مِنْهُ فَهُوَ رَدٌّ))

ce qui signifie : « Celui qui innove dans notre religion une chose qui n’y est pas conforme, elle est rejetée« . Ce hadith a été rapporté par Mouslim [3] en d’autres termes à savoir : ((مَنْ  عَمِلَ عَمَلاً لَيْسَ عَلَيْهِ أَمْرُنَا فَهُوَ رَدٌّ)) ce qui signifie : « Celui qui fait une œuvre qui n’est pas en accord avec notre religion, elle est rejetée« . Par sa parole : ((ما ليس منه)) ce qui signifie : « qui n’y est pas conforme« , le Messager de Allah r a expliqué que la nouveauté est rejetée si elle va à l’encontre de la Loi de l’Islam et que la nouveauté qui est en accord avec la Loi de l’Islam n’est pas rejetée.

Cette classification est déduite également de ce qu’a rapporté Mouslim [4] dans son Sahih, du hadith de Jarir Ibnou ^Abdou l-Lah Al-Bajliyy, que Allah l’agrée, qui a dit : « Le Messager de Allah r a dit :

))مَنْ سَنَّ فِي الإِسْلامِ سُنَّةً حَسَنَةً فَلَهُ أَجْرُهََا وَأَجْرُ مَنْ عَمِلَ بِهَا بَعْدَهُ مِنْ غَيْرِ  أَنْ يَنْقُصَ مِنْ أُجُورِهِمْ شَىْءٌ، وَمَنْ سَنَّ فِي الإِسْلامِ سُنَّةً سَيِّئَةً كَانَ عَلَيْهِ وِزْرُهَا وَوِزْرُ مَنْ عَمِلَ بِهَا مِنْ بَعْدِهِ مِنْ غَيْرِ أَنْ يَنْقصَ مِنْ أَوْزَارِهِمْ شَىْءٌ((

ce qui signifie : « Celui qui instaure dans l’Islam une bonne tradition (sounnah), il en aura la récompense et il aura une récompense chaque fois que quelqu’un la refait après lui sans que rien ne soit diminué de leurs récompenses. Celui qui instaure dans l’Islam une mauvaise tradition, il se chargera de son péché et il sera chargé d’un péché chaque fois que quelqu’un la refait après lui sans que rien ne soit diminué de leurs péchés« .

Aussi, dans le recueil de Al-Boukhariyy [5] dans le livre la prière surérogatoire des nuits de Ramadan (at-tarawih), il est cité ce qui suit et qui signifie : Ibnou Chihab a dit : « Le Messager de Allah r est mort et les gens se conduisaient ainsi ». Le Hafidh Ibnou Hajar [6] a dit : « C’est-à-dire qu’ils ne faisaient pas la prière surérogatoire des nuits de Ramadan en assemblée ». Puis Ibnou Chihab dans la suite de sa citation a dit : « Et il en était ainsi à l’époque du califat de Abou Bakr et pendant la première partie du califat de ^Oumar, que Allah l’agrée ».

Il y est cité aussi [7], suite à cet événement que ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Abdi l-Qari a dit ce qui signifie : « Je suis sorti avec ^Oumar Ibnou l-Khattab, que Allah l’agrée, en une nuit de Ramadan, à la mosquée, alors que les gens étaient en groupes isolés et séparés ; certains faisaient la prière individuellement, d’autres se rassemblaient en petits groupes et faisaient la prière en assemblée, alors ^Oumar a dit : Je vois que si je rassemble ces gens pour qu’ils soient dirigés par un seul homme récitant le Qour’an, ce serait mieux. Puis il s’est décidé et les a rassemblés derrière ‘Oubayy Ibnou Ka^b. Une autre nuit, je suis sorti avec lui alors que les gens faisaient la prière derrière celui qui récitait le Qour’an, ^Oumar a dit : quelle bonne innovation que voici (ni^ma l-bid^ah hadhih) ». Fin de citation. Dans Al-Mouwatta’ [8] figure le terme : « Quelle bonne innovation que celle-ci (ni^mati l-bid^ah hadhih) ».

Le Hafidh Ibnou Hajar [9] a dit ce qui signifie : « A propos de sa parole : « ^Oumar a dit: quelle bonne innovation que voici (ni^ma l-bid^ah hadhih) », et en d’autres versions « quelle bonne innovation que celle-ci (ni^mati l-bid^ah hadhih) », et à l’origine, l’innovation c’est ce qui a été innové sans équivalent antérieur, et est employé dans la Loi de l’Islam en opposition à la tradition prophétique (sounnah) et dans ce cas elle est blâmable. La précision du sens de l’innovation est que si elle rentre dans la catégorie des choses approuvées dans la Loi de l’Islam, alors elle est approuvée ; si elle rentre dans la catégorie des choses désapprouvées dans la Loi, alors elle est désapprouvée ; sinon elle est de la catégorie des choses permises. Il se peut aussi qu’elle soit classée dans une des cinq sortes de jugement ». Fin de citation. Par les cinq sortes de jugements, il veut dire : le devoir, l’acte recommandé, l’acte indifférent, l’acte déconseillé et l’illicite.

Al-Boukhariyy [10] a cité dans son Sahih ce qui signifie : « Rifa^ah Ibnou Rafi^ AzZarqiyy a dit : nous étions un jour en train de faire la prière dirigés par le Prophète r ; quand il a levé sa tête de l’inclination, il a dit : ((سَمِعَ اللهُ لِمَنْ حَمِدَهُ)) (sami^a l-Lahou liman hamidah) ce qui signifie : « Allah exauce celui qui Le loue ». Un homme derrière lui a dit : (Rabbana wa laka l-hamd, hamdan kathiran, tayyiban moubarakan fih). Quand il a fini la prière et qu’il s’apprêtait à partir, le Prophète r a dit :((مَنِ المُتَكَلِّمُ)) ce qui signifie : « Qui a parlé ?« . Il a dit : « C’est moi ». Le Prophète r a dit : ((رَأَيْتُ بِضْعَةً وَثَلاثِينَ مَلَكًا يَبْتَدِرُونَهَا أَيُّهُمْ يَكْتُبُهَا أَوَّل)) ce qui signifie : « J’ai vu plus de trente anges qui se précipitaient à qui d’entre eux l’écrirait le premier« .

Ibnou Hajar a dit [11] dans Al-Fat-h dans le commentaire de ce hadith : « On a pris ce hadith pour preuve qu’il est permis d’innover dans la prière une évocation qui n’a pas été rapportée du Prophète r si elle ne contredit pas ce qui est rapporté du Prophète r ». Fin de citation.

Abou Dawoud [12] a rapporté que ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar ajoutait lors du tachahhoud : « wahdahou la charika lah » ce qui signifie : « Lui seul, Il n’a pas d’associé » et disait : « C’est moi qui l’ai ajouté ». Fin de citation.

An-Nawawiyy a dit dans son livre Tahdhibou l-‘Asma‘i wa l-Loughat [13] textuellement ce qui signifie : « L’innovation (al-bid^ah) dans la Loi de l’Islam, c’est innover ce qui n’existait pas à l’époque du Messager r, elle se divise en bonne et en mauvaise innovation. L’Imam, le Chaykh, à propos duquel il y a unanimité sur le fait qu’il est un guide, sur sa grandeur, sur sa maîtrise de nombreuses sortes de sciences et sur le fait qu’il y excellait, Abou Mouhammad ^Abdou l-^Aziz Ibnou ^Abdi s-Salam, que Allah lui fasse miséricorde et que Allah l’agrée, a dit à la fin de son livre Al-Qawa^id ce qui signifie : « L’innovation est divisée en : obligatoire, illicite, recommandée, déconseillée et permise. Il a dit : le moyen pour cela est de soumettre l’innovation aux règles de la Loi de l’Islam, si elle entre dans le cadre du devoir, elle est alors un devoir, ou dans le cadre de l’interdiction, elle est alors illicite, ou dans le cadre de la recommandation, elle est alors recommandée, ou dans le cadre du déconseillé, elle est alors déconseillée, ou dans le cadre de la permission, elle est alors dans ce cas permise« . Fin de citation de An-Nawawiyy.

Ibnou ^Abidin a dit dans Raddou l-Mouhtar [14] textuellement ce qui signifie : « L’innovation peut être un devoir, comme le fait d’établir les preuves pour répliquer aux gens des groupes égarés et l’apprentissage de la grammaire arabe qui permet de comprendre le Livre et la Tradition Prophétique ; elle peut être recommandée comme l’édification des ribat ou des medressa – école – ainsi que toute œuvre de bienfaisance qui n’avait pas lieu durant la première période de l’Islam, elle peut être déconseillée comme la décoration excessive des mosquées et elle peut être indifférente comme le fait de multiplier les plaisirs de la table, des boissons et des vêtements« . Fin de citation.

An-Nawawiyy a dit dans Rawdatou tTalibin [15] au sujet de dou^a‘ou l-qounout textuellement ce qui signifie : « C’est cela qui a été rapporté du Prophète r et les savants lui ont ajouté : « wa la ya^izzou man ^adayt » avant : « tabarakta wa ta^alayt » et après il y a : « fa laka l-hamdou ^ala ma qadayt, ‘astaghfirouka wa ‘atoubou ‘ilayk ». J’ai dit : nos compagnons de l’école chafi^iyy ont dit : il n’y a pas de mal dans cet ajout. Abou Hamid et Al-Bandanijiyy et d’autres ont dit : il est recommandé« . Fin de citation de An-Nawawiyy.

Al-Bayhaqiyy [16] par sa chaîne de transmission dans Manaqibou ch-Chafi^iyy a rapporté que Ach-Chafi^iyy, que Allah l’agrée, a dit ce qui signifie : « Les nouveautés parmi les choses sont de deux sortes : l’une, c’est ce qui est innové et qui contredit le Livre, la Sounnah, les textes des  prédécesseurs parmi les compagnons ou l’Unanimité. Celle-là est l’innovation d’égarement. La deuxième, c’est ce qui est innové et qui fait partie des bonnes choses, qui ne comporte pas de contradiction avec aucun de ceux-là et cette nouveauté-ci n’est pas blâmable« .

 

Parmi les innovations recommandées :

  • Le monachisme innové par ceux qui ont suivi ^Iça Al-Macih ^alayhi s-salam :

Allah tabaraka wa ta^ala dit dans Son Livre honoré :

] وَجَعَلْنَا فِي قُلُوبِ الَّذِينَ اتَّبَعُوهُ رَأْفَةً وَرَحْمَةً وَرَهْبَانِيَّةً ابْتَدَعُوهَا مَا كَتَبْنَاهَا عَلَيْهِمْ إِلاَّ ابْتِغَاء رِضْوَانِ اللهِ[

[Al-Hadid / 27] ce qui signifie : « Nous avons créé dans les cœurs de ceux qui l’ont suivi une bienveillance, une miséricorde et un monachisme qu’ils ont innové ; Nous ne le leur avons pas ordonné ; ils ne l’ont fait que par recherche de l’agrément de Allah « . Cette ayah est prise comme preuve de la bonne innovation, parce que son sens est l’éloge de ceux qui faisaient partie de la communauté de ^Iça et qui étaient musulmans, croyants et qui le suivaient ^alayhi s-salam dans la croyance et la foi en l’unicité de Allah. Allah ta^ala a fait leur éloge parce qu’ils étaient des gens de bienfaisance et de miséricorde et parce qu’ils ont innové le monachisme. Le monachisme, c’est le fait de se détacher des passions au point d’abandonner le mariage par désir de se consacrer exclusivement à l’adoration. Ainsi, le sens de [مَا كَتَبْنَاهَا عَلَيْهِمْ]

ce qui signifie : « Nous ne le leur avons pas ordonné » est : Nous ne l’avons pas rendu obligatoire sur eux, mais ce sont eux qui ont voulu rechercher l’agrément de Allah. Allah ta^ala a fait leur éloge pour ce qu’ils ont innové de ce qui ne leur a pas été énoncé dans Al-‘Injil, et que ^Iça Al-Macih ne leur a pas dit par un énoncé de sa part. Seulement, ce sont eux qui ont voulu accomplir des adorations à Allah ta^ala à l’extrême et s’y consacrer exclusivement en abandonnant la préoccupation du mariage et de la charge de l’épouse et de la famille. Ils construisaient ainsi des ermitages qui sont des maisonnettes en argile ou autre que cela en des lieux écartés des villes pour se consacrer exclusivement à l’adoration.

  • L’instauration de Khoubayb de deux rak^ah avant d’être exécuté :

Parmi elles, il y a l’innovation de la prière de deux rak^ah faite par Khoubayb Ibnou ^Adiyy lorsqu’il a été emmené pour être tué, comme cela a été rapporté dans le Sahih de Al-Boukhariyy [17], il y figure textuellement ce qui signifie : « ‘Ibrahim Ibnou Mouça m’a rapporté que Hicham Ibnou Youçouf nous a rapporté que Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, a dit : le Prophète r a envoyé un groupe pour collecter des informations et a désigné ^Asim Ibnou Thabit – qui est le grand père de ^Asim Ibnou ^Oumar Ibni l-Khattab – comme chef de groupe. Ils se sont alors mis en route jusqu’à ce qu’ils arrivèrent à mi-chemin entre ^Ousfan et La Mecque, il se trouva quelqu’un pour les dénoncer à l’une des tribus de Houdhayl appelée Banou Lahyan. Ceux-là les ont alors suivis avec presque cent archers. Ils ont donc suivi leurs traces jusqu’à ce qu’ils parviennent à un endroit où ils avaient fait halte, ils y trouvèrent des noyaux de dattes dont ils s’étaient approvisionnés à Médine. Ils ont dit : ce sont des dattes de Yathrib – Médine –. Ils ont alors suivi leurs traces jusqu’à ce qu’ils les rattrapèrent. Quand ^Asim et ses compagnons s’arrêtèrent, ils se réfugièrent dans un abri. Les autres les encerclèrent et dirent : vous avez l’assurance et le pacte que si vous vous rendez à nous, nous ne tuerons aucun homme parmi vous. ^Asim a dit alors : « quant à moi, je ne me mets pas sous la garantie d’un mécréant. Ô Allah, informe Ton Prophète de notre situation ». Ils les combattirent jusqu’à ce qu’ils tuèrent ^Asim avec un groupe de sept personnes de leurs flèches. Khoubayb et Zayd et un autre homme restèrent vivants et ils leur donnèrent l’assurance et le pacte. Lorsqu’ils leur donnèrent l’assurance et le pacte, ils se rendirent à eux. Lorsqu’ils les maîtrisèrent, ils défirent les cordes de leurs arcs et les ligotèrent avec. Alors, le troisième homme qui était avec eux deux a dit : c’est le début de la trahison et il refusa de les suivre, alors ils le tirèrent et essayèrent de le forcer à les suivre, mais il ne le fit pas. Alors, ils le tuèrent et prirent Khoubayb et Zayd qu’ils vendirent à La Mecque. Khoubayb a été acheté par Banou l-Harith Ibnou ^Amir Ibnou Nawfal. Khoubayb était celui qui avait tué leur père Al-Harith lors de la bataille de Badr. Ainsi, il resta prisonnier chez eux jusqu’à ce qu’ils se soient mis d’accord pour le tuer. C’est alors qu’il demanda à l’une des filles de Al-Harith qu’elle lui prête un rasoir pour se raser, ce qu’elle fit. Elle a dit : « J’ai manqué d’attention pour un de mes enfants qui s’est avancé vers lui et quand il arriva auprès de lui, il l’a posé sur sa cuisse. Quand je le vis ainsi, j’eus une frayeur dont il s’aperçut alors qu’il avait le rasoir à la main ». Alors, il dit : « Crains-tu que je le tue ? Je ne l’aurais pas fait, si Allah le veut ». Elle disait aussi : « Je n’ai jamais vu de prisonnier meilleur que Khoubayb, je l’ai bien vu manger des grappes de raisins fraîchement cueillies alors que ce jour-là, il n’y avait pas un seul fruit à La Mecque et de plus, il était bien enchaîné. Certes, ce n’était qu’une subsistance dont Allah l’a pourvu ». Ils l’amenèrent ensuite hors du Haram – l’enceinte sacrée – pour le tuer, il a dit : « Laissez-moi faire une prière de deux rak^ah », après quoi, il se dirigea vers eux et dit : « Si vous n’aviez pensé que mon état était motivé par la crainte de la mort, j’aurais encore ajouté ». Il fut donc le premier qui instaura les deux rak^ah avant d’être exécuté. Puis, il a dit : « Allahoumma hsihim ^adada« . Puis, il a dit :

Je ne me fais pas de souci du moment que je suis tué, musulman

sur la manière dont ma mort a lieu, pour rechercher de Allah l’agrément

Tout cela pour l’amour de Allah et pour Son agrément et s’Il le veut,

Il bénira des lambeaux de chair éparpillés

^Ouqbah Ibnou l-Harith vint ensuite à lui et le tua. Les mécréants de Qouraych envoyèrent pour qu’on leur amène une partie du corps de ^Asim afin de le reconnaître, ce même ^Asim qui avait tué un de leurs chefs dans la bataille de Badr, Allah a alors envoyé sur son corps une nuée de guêpes qui l’a protégé de leurs envoyés, ils ne purent rien prendre de son corps« . Fin de citation.

  • La notation des points des lettres dans les livres du Qour’an faite par Yahya Ibnou Ya^mar :

Parmi les bonnes innovations, il y a la notation des points des lettres des livres du Qour’an. Les compagnons qui ont transcrit la révélation, dictée par le Messager écrivaient les lettres ب (b) et ت (t) et ce qui est du même genre sans les points. Puis, lorsque ^Outhman Ibnou ^Affan écrivit six exemplaires du Qour’an et en envoya aux différents horizons, à Bassora, à La Mecque et aux autres lieux, gardant un exemplaire pour lui, ces manuscrits ne comportaient pas de points. Le premier à mettre les points des lettres dans le Livre du Qour’an fut un homme parmi les successeurs des compagnons faisant partie des gens de la science, du mérite et de la piété nommé Yahya Ibnou Ya^mar. Voici ce qui a été cité textuellement dans le livre Al-Masahif de Ibnou Abi Dawoud As-Sijistaniyy [18] ce qui signifie : « ^Abdou l-Lah m’a rapporté : Mouhammad Ibnou ^Abdi l-Lah Al-Makhzoumiyy m’a rapporté : ‘Ahmad Ibnou Nasr Ibnou Malik m’a rapporté : Al-Houçayn Ibnou l-Walid m’a rapporté d’après Haroun Ibnou Mouça qu’il a dit : Le premier qui a mis les points des lettres dans le Livre du Qour’an, ce fut Yahya Ibnou Ya^mar« . Fin de citation. Avant cela, il était écrit sans les points. Lorsqu’il fit cela, les savants ne le lui ont pas reproché bien que le Messager de Allah n’ait pas ordonné de mettre les points des lettres dans le Livre du Qour’an.

  • L’ajout d’un deuxième appel à la prière (‘adhan) par ^Outhman Ibnou ^Affan le jour du vendredi :

C’est une innovation de ^Outhman que Allah l’agrée. Ainsi, il a été rapporté dans le Sahih de Al-Boukhariyy [19] textuellement ce qui signifie : « Adam m’a rapporté et il a dit : Ibnou Abi Dhi’b m’a rapporté d’après AzZouhriyy d’après As-Sa‘ib Ibnou Yazid qu’il a dit : « L’appel du vendredi commençait quand l’imam s’asseyait sur le minbar, à l’époque du Prophète r, de Abou Bakr et de ^Oumar que Allah les agrée. A l’époque de ^Outhman, que Allah l’agrée, alors que les gens sont devenus plus nombreux, il a ajouté le troisième appel à AzZawra[20] « .

Dans le commentaire de ce hadith dans Fat-hou l-Bari [21] : « D’après lui aussi, dans la version de Waki^ d’après Ibnou Abi Dhi’b : L’appel à la prière à l’époque du Messager de Allah r, de Abou Bakr et de ^Oumar était de deux appels le vendredi. Ibnou Khouzaymah a dit : par sa parole : « deux appels », il vise l’appel à la prière (al-‘adhan) et l’annonce de la prière (al-‘iqamah), c’est-à-dire en faisant prévaloir l’appel ou parce qu’ils ont comme point commun l’appel à la prière comme cela a déjà été expliqué dans les chapitres de l’appel (al-‘adhan)« . Fin de citation.

Puis il dit : « Sa parole : « Il a ajouté le troisième appel ». Dans la version de Waki^ d’après Ibnou Abi Dhi’b : ^Outhman a ordonné de faire le premier appel, et de même dans une version de Ach-Chafi^iyy, et il n’y a pas de contradiction entre ces deux versions car du fait qu’il a été ajouté, il est appelé troisième appel, et en considérant qu’il a été fait avant l’appel et l’annonce, il est appelé premier appel. Aussi, les termes de la version de ^Aqil qui va être citée après deux chapitres est : « Que l’appel par le deuxième appel a été ordonné par ^Outhman ». Le fait de l’appeler un deuxième appel est eu égard à l’appel proprement dit, et non à l’annonce« . Fin de citation

  • La commémoration de la naissance du Prophète r (Mawlid) :

On en parlera si Allah ta^ala le veut dans un chapitre à part.

  • Dire à haute voix l’invocation en faveur du Prophète après l’appel à la prière :

Parmi les bonnes innovations, il y a dire à haute voix l’invocation en faveur du Prophète r (assalatou ^ala n-Nabiyy r) après l’appel à la prière (al-‘adhan) et cela a été instauré après l’an sept cents de l’hégire. Avant cela, ils ne la disaient pas à haute voix.

  • L’écriture de (r) lors de l’écriture du nom du Prophète :

Parmi les innovations, il y a l’écriture de r lors de l’écriture de son nom. Le Prophète n’a pas fait écrire cela dans ses lettres qu’il a envoyées aux rois et chefs mais il faisait écrire ce qui signifie : de Mouhammad le Messager de Allah à Untel.

  • Les voies (tariqah) que certains vertueux ont innovées :

Parmi les innovations, il y a les tariqah – les voies soufis – que certains saints vertueux de Allah ont instaurées telles que la tariqah Rifa^iyyah et la tariqah Qadiriyyah. Elles sont environ quarante. Ces tariqah prennent toutes racine dans de bonnes innovations, mais certains de ceux qui s’en réclament se sont singularisés et ceci ne porte en rien atteinte aux fondements de ces tariqah.

 

L’innovation d’égarement :

Elle est de deux sortes : l’innovation relative aux fondements de la religion et l’innovation relative à ses branches.

L’innovation relative aux fondements de la religion : c’est celle  qui a été innovée dans les sujets de la croyances et elle est contraire à la croyance que suivaient les compagnons. Il y a plusieurs exemples de ces mauvaises innovations. Parmi eux, il y a :

  • L’innovation de la négation de la prédestination :

Le premier qui l’a mise à jour, c’est Ma^bad Al-Jouhaniyy [22] à Bassora, comme cela a été cité dans le Sahih de Mouslim [23] rapporté par Yahya Ibnou Ya^mar. Ceux qui adhèrent à cette mauvaise croyance sont nommés les qadariyyah [24]. Ils prétendent que Allah n’a pas prédestiné les actes volontaires de Ses esclaves et qu’Il ne les crée pas, mais que ces actes auraient lieu par la création des esclaves, selon leur prétention. Il se trouve parmi eux des gens qui prétendent que Allah a prédestiné le bien et n’a pas prédestiné le mal. Ils prétendent par ailleurs que celui qui commet un grand péché n’est ni croyant ni mécréant mais qu’il est dans une situation intermédiaire dite entre les deux situations. De plus, ils renient l’intercession en faveur des désobéissants ainsi que la vision que les croyants auront de Allah ta^ala au paradis [25].

  • L’innovation du groupe dévié al-jahmiyyah :

Ils sont appelés aussi les jabriyyah, les disciples de Jahm Ibnou Safwan [26]. Ils disent : (l’esclave de Allah est contraint dans ses actes, il n’a pas de choix mais il est plutôt comme la plume suspendue dans l’air, que l’air prend à droite et à gauche).

  • L’innovation du groupe dévié al-khawarij [27] :

Ceux qui sont sortis du rang des gens obéissants à notre maître ^Aliyy. Ils déclarent mécréant celui qui commet le grand péché.

  • L’innovation du dire selon lequel des choses qui entrent en existence n’ont pas de début, et ceci est contraire au raisonnement sain et aux textes clairs transmis

Quant à l’innovation relative aux branches, c’est celle qui suit la classification citée précédemment.

 

Parmi les mauvaises innovations pratiques :

  • L’écriture de « ص » (sad) lors de l’écriture du nom du Prophète r et pire et plus laid encore, l’écriture de  « صلعم » (sal^am).
  • Parmi les mauvaises innovations, il y a le fait que certaines gens prétendent faire l’ablution sèche (tayammoum) avec les tapis et les coussins sur lesquels il n’y a pas de poussière de terre.
  • Il y a aussi la déformation du nom de Allah, chose provenant de la part d’un grand nombre de ceux qui se réclament des tariqah. Certains d’entre eux commencent par dire « Allah » puis par la suite, soit ils amputent le ‘alif qui se trouve entre le « ل » (lam) et le « هـ » (ha) et ils la prononcent alors sans la prolongation de la voyelle ou alors, ils amputent le « هـ » (ha) lui-même ; ils disent alors « Alla« . Et certains d’entre eux disent « Ah » qui est un mot utilisé pour exprimer la souffrance et la plainte, chose reconnue par l’Unanimité des savants linguistes. Al-Khalil Ibnou ‘Ahmad a dit : « Il n’est pas permis d’amputer le ‘alif de la prolongation du mot Allah « .

Si quelqu’un dit : le Messager de Allah r n’a-t-il pas dit dans ce qu’a rapporté Abou Dawoud d’après de Al-^Irbad Ibnou Sariyah [28] :

((وَإِيَّاكُمْ وَمُحْدَثَاتِ الأُمُورِ فَإِنَّ كُلَّ مُحْدَثَةٍ بِدْعَةٌ وَكُلَّ بِدْعَةٍ ضَلاَلَةٌ))

ce qui signifie : « …Certes, toute innovation [qui est contraire à la Loi] est un égarement ».

La réponse à donner est la suivante : que l’expression de ce hadith est générale (^amm) et son sens est restreint (makhsous) en raison de la preuve déduite des hadith cités précédemment. On dit alors : ce que le Prophète r a visé par ce hadith est ce qui est innové et qui est contraire au Livre, à la Sounnah, à l’Unanimité ou aux textes des prédécesseurs.

Dans le commentaire fait par An-Nawawiyy du Sahih de Mouslim [29] on trouve textuellement ce qui signifie : « Sa parole r : ((وَكُلَّ بِدْعَةٍ ضَلاَلَةٌ)) ce qui signifie : « Et toute innovation [qui est contraire à la Loi] est un égarement« , est une expression générale dont le sens est restreint et ce qui est visé par là, c’est la majorité des innovations« . Fin de citation. Puis, il a classé l’innovation en cinq catégories : obligatoire, recommandée, illicite, déconseillée et permise. Il a dit aussi : « Ainsi, si l’on a pris connaissance de ce que je viens de citer, on saura que le hadith en question fait partie de ceux qui comprennent une expression générale dont le sens est restreint. Il en est de même pour tout autre hadith semblable qui a été rapporté du Prophète r. Ce qui confirme ce que l’on vient de dire, c’est la parole de ^Oumar Ibnou l-Khattab, que Allah l’agrée, à propos de la prière de at-tarawih : « quelle bonne innovation que celle-ci ». Il n’empêche pas que le hadith fait partie de ceux qui comprennent une expression générale dont le sens est restreint, sa parole r : ((كُلَّ بِدْعَةٍ)) ce qui signifie : « toute innovation [contraire à la Loi] », mais ce hadith est sujet à la restriction malgré cela, tout comme Sa parole ta^ala : [تُدَمِّرُ كُلَّ شَىْءٍ][Al-‘Ahqaf / 25] ce qui signifie : « Il – le vent que Allah a envoyé pour châtier le peuple du prophète Houd – anéantit tout [ce que Allah a prédestiné qu’Il anéantisse de leurs habitations et autres] ». Fin de citation.

Ce classement a été cité par le Chaykh ^Abdou l-^Aziz Ibnou ^Abdi s-Salam à la fin du livre Al-Qawa^id avec un peu plus de détail. Al-Hafidh l’a rapporté de lui dans son livre Fat-hou l-Bari sans le contester.


[1] Sahih de Al-Boukhariyy : livre du pacte : chapitre s’ils se sont mis d’accord pour un pacte d’injustice, le pacte est rejeté.

[2] Sahih de Mouslim : livre des Al-‘Aqdiyah : chapitre de la non-tenue des jugements non valables et le rejet des nouveautés parmi les choses.

[3] Sahih de Mouslim : même chapitre et livre que précédemment.

[4] Sahih de Mouslim : livre de AzZakat : chapitre l’incitation à l’aumône, même d’une moitié d’une datte ou d’une bonne parole et qu’elle est un écran contre le feu. Ainsi que livre de la science : chapitre celui qui instaure dans l’Islam une bonne tradition ou une mauvaise tradition et qui appelle à la bonne guidée ou à l’égarement.

 

[5] Sahih de Al-Boukhariyy : livre de la prière surérogatoire des nuits de Ramadan : chapitre le mérite de celui qui accomplit des actes d’adoration de nuit, durant Ramadan.

[6] Fat-hou l-Bari 4/252.

[7] Sahih de Al- Boukhariyy: livre de la prière surérogatoire des nuits de Ramadan : chapitre le mérite de celui qui accomplit des actes d’adoration de nuit, durant Ramadan.

[8] Al-Mouwatta’ : livre de la prière : chapitre le début de l’accomplissement des actes d’adoration durant les nuits de Ramadan 1/217.

[9] Fat-hou l-Bari, 4/253.

[10] Sahih de Al-Boukhariyy : livre de l’appel à la prière : chapitre du mérite de la parole Allahoumma rabbana laka l-hamd.

[11] Fat-hou l-Bari, 2/287.

[12] Sounan de Abou Dawoud : livre de la prière : chapitre du tachahhoud.

[13] Tahdhibou l-‘Asma‘i wa l-Loughat, matière (ba, da ^a), 3/22.

[14] Raddou l-Mouhtar ^ala d-Dourri l-Moukhtar, 1/376.

[15] Rawdatou tTalibin, 1/253-254.

[16] Manaqibou ch-Chafi^iyy, 1/469.

[17] Sahih de Al-Boukhariyy : livre des conquêtes : chapitre la conquête Ar-Raji^, Ra^l, Dhakwan et Bi’r Ma^ounah et le hadith de ^Adal, Al-Qarrah, ^Asim Ibnou Thabit, Khoubayb et ses compagnons.

[18] Kitabou l-Masahif, page 141.

[19] Sahih de Al-Boukhariyy : livre de la prière de vendredi : chapitre l’appel à la prière le jour de vendredi.

[20] AzZawra : un endroit à Médine, d’après Mou^jamou l-Bouldan 3/156.

[21] Fat-hou l-Bari, 2/393.

 

[22] Revois ce qui a été dit à son sujet : At-Tabsirou fi d-Din, page 21 et Tahdhibou t-Tahdhib, 10/225.

[23] Sahih de Mouslim : début du livre de la foi.

[24] Revois à propos de leurs dires et de leurs groupes : At-Tabsirou fi d-Din, page 63 et 95.

[25] Les musulmans ont pour croyance que les croyants au paradis verront Allah ta^ala par leurs propres yeux de l’au-delà, sans comment, sans qu’Il soit ta^ala dans un endroit ou dans une direction, c’est-à-dire pas comme sont vues les créatures.

[26] Revois à son propos et à propos de son groupe : At-Tabsirou fi d-Din, page 107, Al-Farqou Bayna l-Firaq, page 211 et Al-Milalou wa n-Nihal, 1/86.

 

[27] Revois à propos de leurs dires et de leurs groupes : At-Tabsirou fi d-Din, page 45 et 62.

[28] Sounan de Abou Dawoud : livre de la Sounnah : chapitre s’attacher à la Sounnah.

[29] Commentaire du Sahih de Mouslim : livre de la prière du vendredi, 6/154.

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Poème pour Chaykh AbdoulLaah

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 14, 2010
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Hommage au bienfaiteur

de la communauté

 

 

L’ignorance assiégeait avec acharnement le royaume de mes connaissances,

La déraison se faisait reine, couronnée d’une vile arrogance,

Dominant avec avidité les vastes terres arides de mon savoir,

Rien ne laissait entrevoir une lueur d’espoir.

 

Emprisonnée dans le gouffre de la perdition,

Les griffes du mal retenaient en captivité mes facultés de compréhension,

La désespérance anéantissait l’idée d’une libération,

Sous le fardeau de l’inculture, je demeurais ensevelie dans le bas monde et ses passions.

 

Cependant ce règne allait à sa fin tout comme ses turpitudes,

Tels de nobles chevaliers ornés des meilleurs intentions et brandissant la bannière de la vérité,

Les disciples d’un illustre savant d’une renommée incontestable et incontestée,

Firent jaillir au grand jour la lumière de la science enfin manifestée.

 

Ce monde obscur qui me détenait prisonnier, désarmé,

S’effondra tel un château de cartes, dévasté et ruiné,

Laissant les jardins verdoyants de la connaissance croître et se propager,

Le siège injuste de l’ignorance fit place à l’empire majestueux de l’éminente science illuminée.

 

Enfin protégé par un bouclier forgé avec des arguments implacables, forts et si doux à la fois,

Mon cœur se sentit protégé par les forteresses du savoir et ce, par la grâce de Allah,

C’est par ton secours, ô notre chaykh que je me sens libéré du joug de la servitude,

Et par ces quelques vers je souhaite te témoigner toute ma gratitude.

 

Comment te remercier, ô toi notre chaykh, notre savant, notre aimé,

Si ce n’est par la préservation, la diffusion, la propagation de ce trésor qu’est la vérité,

Comment pourrais-je t’oublier, toi qui m’as extrait des serres de l’égarement,

Non, je désire ardemment et à tout jamais me remémorer ton bien, ô toi qui me manque tant !

 

Ton agréable souvenir subsiste avec affection dans ma mémoire et dans mon cœur,

Par Allah, je désire défendre et transmettre ton héritage avec force, courage et ardeur,

Que Allah t’accorde les hauts degrés dans l’au-delà,

Et qu’Il m’accorde l’honneur de perpétuer le message, de poursuivre le combat en suivant tes pas.

 

 

Une soeur de France, décembre 2010

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Récit : la vérité au sujet de Jésus ^Iça

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 13, 2010
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Parmi les récits du Qour’an

Naissance de notre maître Al-Macih ^Iça fils de Maryam

Après la naissance de la Dame Maryam ^alayha s-salam, sa mère l’a consacrée pour le service dans Baytou l-Maqdis. C’est notre maître Zakariyya qui l’a prise en charge, qui s’est occupé d’elle et qui l’a éduquée. Il lui avait réservé un endroit dans la mosquée. Seuls Zakariyya le Prophète accompagné de Youçouf An-Najjar, le fils de son oncle maternel, pouvaient la visiter. Lorsqu’elle a atteint la puberté, elle a fait preuve de beaucoup d’ardeur dans l’adoration. Rares étaient ceux de son époque qui faisaient comme elle.

Tellement elle était appliquée dans l’obéissance à Allah, les oiseaux se posaient sur sa tête, croyant qu’elle était un objet, tant elle restait longtemps debout dans la prière qu’elle faisait pour Allah ta^ala.

Lorsque leur réserve d’eau s’épuisait, Maryam et le fils de son oncle maternel Youçouf An-Najjar prenaient chacun sa cruche et allaient dans la grotte qui comportait de l’eau, accompagnés de ceux qui le voulaient parmi les mouharrar –ceux qui étaient dédiés­ pour le service de Baytou l-Maqdis–, afin de ramener l’eau. Ensuite ils retournaient. Le jour où Jibril ^alayhi s-salam lui apparut, était le jour le plus long et le plus chaud de l’année. L’eau qu’elle avait comme provision fut épuisée, et elle avait quinze ans ce jour-là. Elle sortit avec sa cruche et partit à la grotte.

Tandis qu’elle remplissait sa cruche, notre maître Jibril lui apparut, accompagné d’un grand nombre d’anges. Il avait l’aspect d’un jeune homme au beau visage et était vêtu de blanc. Quand Maryam ^alayha s-salam le vit, elle ne savait pas que c’était Jibril. Elle pensait que c’était quelqu’un qui lui voulait du mal.

Alors Jibril s’empressa de la rassurer afin que cette crainte disparaisse. Il lui annonça qu’il n’était pas comme elle l’avait pensé mais qu’il était envoyé par Allah afin de lui donner un enfant pur.

Quand Maryam apprit cette nouvelle de la bouche de Jibril, elle fut étonnée car elle savait que d’habitude, si une femme donne naissance à un enfant, c’est que c’est le fils d’un homme. Elle interrogea Jibril : Comment pouvait-elle avoir un enfant alors qu’aucun homme ne l’avait touchée dans le cadre d’un rapport ?! Jibril ^alayhi s-salam lui apprit alors que Allah est sur toute chose tout puissant et que ce n’est pas quelque chose d’impossible pour Allah de créer un enfant sans père. Jibril ^alayhi s-salam prit alors entre ses doigts une branche d’arbre sèche et celle-ci se transforma en une branche verte feuillue. En voyant cela, Maryam ^alayha s-salam eut le cœur apaisé. Par la suite Jibril souffla dans l’encolure de la chemise de Maryam. C’est ainsi que l’âme honorée de ^Iça entra par sa bouche jusqu’à son utérus. Maryam tomba ainsi enceinte de ^Iça ^alayhi s-salam sur le champ. Ensuite Maryam ^alayha s-salam remplit sa cruche d’eau et retourna à la mosquée.

Youçouf An-Najjar, son cousin, était le premier à avoir eu connaissance de sa grossesse. Il vit que son ventre avait gonflé et qu’il était gros. Youçouf An-Najjar ne savait quoi faire ! Il ne savait pas comment réagir face à ce qui était arrivé ! Chaque fois qu’il pensait à l’accuser, il se remémorait sa piété et sa vertu. Et lorsqu’il voulait l’innocenter il voyait à nouveau l’apparence de sa grossesse. Comme il ne pouvait plus se contenir, il lui en parla. Alors Maryam ^alayha s-salam lui dit : « Dis de belles paroles ».

 

Il lui  dit : « Dis-moi Maryam, est-ce que des plantes peuvent pousser sans graines ? » Elle lui répondit : « Oui ! Ne sais-tu pas que Allah ^azza wa jall a fait pousser les premiers arbres sans graine ? ». Youçouf An-Najjar lui répondit : « Bien sûr que c’est vrai ! ». Puis Youçouf An-Najjar lui dit : « Est-ce qu’il est possible qu’un fils naisse sans père ? » Elle lui répondit : « Oui, ne sais-tu pas que Allah ta^ala a créé Adam et Hawwasans père ni mère ? » Il lui dit alors : « Bien sûr que c’est vrai ! Mais alors qui est le père  de l’enfant que tu portes ? » Maryam ^alayha s-salam a répondu à la manière de ceux qui se fient totalement à Allah : « C’est un don que m’a accordé mon Seigneur et son cas est comme celui de Adam ». A ce moment, une chose étonnante se produisit : Allah a fait parler notre maître ^Iça alors qu’il était dans l’utérus de sa mère. Il a dit : « Ô Youçouf, qu’est-ce que tu cites comme exemples ?! Va plutôt t’occuper de l’adoration de AllahYouçouf fut étonné de ce qu’il venait d’entendre Et il partit voir notre maître Zakariyya pour l’informer de ce qu’il avait vu et de ce qui s’est passé devant lui. C’est alors que notre maître Zakariyya fut tourmenté à l’idée des paroles que pourraient prononcer les pervers parmi les fils de ‘Israil. Par la suite, Youçouf An-Najjar prit en charge le service de la mosquée afin d’éviter ainsi à Maryam tout travail vu qu’elle avait le teint pâle, le ventre saillant et qu’elle s’était affaiblie.

Quelques mois plus tard, sa sœur Icha^, l’épouse de notre maître Zakariyya, vint lui rendre visite un jour. Quand elle la serra dans ses bras, elle se rendit compte que Maryam était enceinte. Maryam annonça alors à sa sœur son état et ce qui lui était arrivé. Sa sœur à son tour lui annonça : « Je suis moi-même enceinte et j’ai constaté que ce que j’ai dans mon ventre penche pour celui que tu as dans ton ventre ! » Yahya était en effet de trois mois plus âgé que notre maître ^Iça.

Lorsque Maryam sentit le terme de sa grossesse venir et que son enfant bougeait, elle s’en alla et s’isola en un lieu éloigné au bout de la vallée, à savoir à Baytou Lahm­ ­­–Bethléem­–. Il y a entre Baytou Lahm et Baytou l-Maqdis –Jérusalem–, six miles. Maryam s’était éloignée afin d’éviter les calomnies et les accusations d’adultère que son peuple pourrait proférer. Lorsqu’elle s’isolait, elle parlait avec ^Iça qui était en son utérus et lui à son tour lui parlait. Lorsqu’elle était occupée par autre chose, il faisait du tasbih –évocation de Allah– et elle pouvait entendre son tasbih.

Quand Maryam ^alayha s-salam sentit le moment de l’accouchement approcher après quelques mois du début de sa grossesse, elle ressentit les premières douleurs et chercha quelque chose à quoi s’accrocher à l’habitude des femmes enceintes lorsque les douleurs d’accouchement devenaient intenses. Elle prit alors le tronc d’un palmier entre ses mains. C’était un tronc de palmier sec qui avait été coupé et qui n’avait pas de branches.

Jibril ^alayhi s-salam vint à elle et il se tint debout en contre-bas de l’endroit où se trouvait Maryam ^alayha s-salam. Il l’appela d’en bas et lui dit: « Ne sois pas triste ». Auprès de ce tronc de palmier auquel Maryam s’était adossée, se trouvait une rivière asséchée. Jibril ^alayhi s-salam frappa d’un coup de pied le lit de la rivière et soudain l’eau douce se mit à jaillir. Lorsque Maryam voulait boire, elle buvait de l’eau douce et fraîche et lorsqu’elle voulait utiliser l’eau pour un autre usage, celle-ci devenait tiède.

Puis, Jibril ^alayhi s-salam, ordonna à Maryam de secouer le tronc du palmier sec et vieux afin d’alléger son épreuve et lui montrer l’honneur que Allah lui accordait. Lorsqu’elle le secoua, elle leva les yeux et vit que les palmes du palmier avaient réapparu et que des fruits surgissaient d’entre les palmes. Puis ces fruits devinrent verts, ce qu’on appelle balah. Puis ils devinrent rouges, zahw, pour devenir enfin, des dattes fraîches, routab, tout ceci en un clin d’oeil. Allah tabaraka wa ta^ala a fait que ces dattes fraîches et tendres tombent à portée de main, par miséricorde pour elle.

 

Jibril ^alayhi s-salam dit ensuite à Maryam que Allah lui ordonnait de dire à toute personne qui lui poserait des questions au sujet de son enfant, qu’elle avait fait le vœu à Allah de s’abstenir de parler et de montrer simplement l’enfant à ce moment, afin qu’elle n’ait pas honte de ce qui lui était arrivé. En suivant cet ordre, un signe apparaîtra et la preuve de son innocence sera manifeste. Ainsi est né ^Iça Al-Macih ^alayhi s-salam enduit de l’huile avec laquelle les Prophètes sont les seuls à être oints. Il s’agit d’une huile qui a une belle odeur. De plus, Jibril a passé le bout de son aile sur lui à sa naissance afin que cela soit pour lui une protection contre les nuisances du chaytan.

Entre-temps, notre maître Zakariyya ^alayhi s-salam s’interrogea sur l’absence de Maryam ^alayha s-salam. Il envoya alors Youçouf An-Najjar à sa recherche. Youçouf arriva en compagnie d’un homme en qui il avait confiance. Lorsqu’il s’adressa à Maryam, celle-ci ne lui répondit pas mais montra simplement ^Iça qui était sur ses genoux. Allah tabaraka wa ta^ala fit alors parler ^Iça qui était encore un nouveau-né. ^Iça ^alayhi s-salam dit : « Youçouf, réjouis-toi ! A toi la bonne nouvelle ! Que ton cœur soit apaisé. Mon Seigneur m’a fait sortir de l’obscurité de l’utérus vers la lumière du bas monde et je viendrai aux fils de ‘Israil pour les appeler à l’obéissance à Allah ».

 

Ensuite, Youçouf An-Najjar emmena Maryam et son fils ^Iça dans une grotte. Après les avoir laissés dans cette grotte, il partit informer notre maître Zakariyya ^alayhi s-salam de ce qui était arrivé. Puis il revint auprès d’elle, quarante jours plus tard après qu’elle ait été purifiée des lochies. Il la fit sortir avec son fils.

Lorsque Maryam ^alayha s-salam fut apaisée suite aux signes qu’elle avait vus, elle ramena ^Iça auprès de son peuple. Tandis que les hommes et les femmes de son peuple s’étaient réunis, pour voir l’enfant qu’elle tenait dans ses bras, une femme tendit la main pour la frapper. Allah tabaraka wa ta^ala frappa aussitôt cette femme de tétraplégie. Cette femme fut transportée chez elle dans cet état. C’est alors qu’un homme dit : « Je ne vois pas ce qu’elle a pu commettre d’autre que de la fornication !» Allah tabaraka wa ta^ala le rendit muet sur le champ. C’est alors que les gens prirent peur et renoncèrent à la frapper ou à dire à son sujet une parole lui faisant tort. Ils se mirent alors à lui parler avec douceur. Ils lui dirent : « Ô Maryam, tu as fait là quelque chose d’étonnant, ô toi sœur de Haroun, qui est chaste –il s’agit d’un autre Haroun que le frère de notre maître Mouça ^alayhima s-salam puisqu’il les séparait une longue période l’un de l’autre– ». Elle était tellement ascète et vertueuse qu’on la comparait à Haroun un homme pieux et vertueux parmi les fils de ‘Israil. Lorsque ce Haroun décéda, quarante mille personnes formaient son cortège funéraire et ils s’appelaient tous Haroun comme lui, par recherche des bénédictions de son nom. Les gens  dirent : « Ô Maryam tu n’es pas de celles qui font ces choses-là ! Ton père ^Imran, n’était pas un homme mauvais et ta mère Hannah n’était pas une fornicatrice ! D’où tiens-tu alors cet enfant ? » Maryam ^alayha s-salam garda le silence par obéissance à l’ordre qu’elle avait reçu de son Seigneur. Puis, d’un signe de la tête, elle leur montra ^Iça ^alayhi s-salam. C’est alors que certains entêtés et opposants, que Allah nous en préserve, dirent : « Le fait qu’elle se moque de nous est encore plus insupportable que le fait qu’elle ait commis la fornication ». Ils la regardèrent avec colère et lui jetèrent : « Comment pourrions-nous parler à quelqu’un qui est encore au berceau ? »  C’est alors qu’arriva notre maître Zakariyya ^alayhi s-salam. Il s’adressa à ^Iça qui était encore au berceau et lui dit : « Parle et donne tes preuves si tu as reçu l’ordre de le faire ». C’est alors que notre maître ^Iça ^alayhi s-salam dirigea vers eux son visage honoré alors qu’auparavant il était en train de téter. Il s’appuya sur sa main gauche et leva la main droite puis pointa vers eux son index. Il dit de manière claire et audible : « Je suis l’esclave de Allah ». La première chose qu’il proclama fut sa reconnaissance de son statut d’esclave de Allah ta^ala. Puis ^Iça leur annonça qu’il sera un prophète béni par la volonté de Allah et qu’il recevra la révélation d’un Livre. Il leur annonça qu’il leur ordonnerait d’accomplir la prière, de s’acquitter de la zakat, qu’il serait bienveillant envers sa mère, et que Allah ne fera pas de lui un injuste ni un tyran.

Quand les gens entendirent ces paroles, ils se soumirent. Ils dirent : « C’est là quelque chose de très éminent ». Puis notre maître Zakariyya ^alayhi s-salam dit : « La louange est à Allah Qui nous a innocenté des accusations des pervers parmi les fils de ‘Israil grâce à ce que ^Iça ^alayhi s-salam a dit ».

Par la suite, ^Iça n’a plus parlé comme c’est le cas habituellement pour les nourrissons.

Notre maître ^Iça grandit avec notre maître Yahya qui était son aîné de trois mois dans la maison du Prophète Zakariyya ^alayhi s-salam. Lorsqu’il avait eu quelques années, les fils de ‘Israil empêchaient leurs enfants de le côtoyer. Ils les isolaient et les gardaient dans une maison. Alors ^Iça venait à leur recherche. Les parents lui disaient : « Ils ne sont pas là ». Il leur dit alors : « Qu’est-ce qu’il y a dans cette maison ? ». Ils répondirent : « Il y a des porcs ». Alors ^Iça ^alayhi s-salam leur dit : « Ils seront alors ainsi ». Les parents ouvrirent la maison dans laquelle ils avaient gardé leurs enfants et virent qu’ils s’étaient transformés en porcs. La nouvelle se répandit aussitôt parmi les fils de ‘Israil. Aussi, ils voulurent tuer ^Iça ^alayhi s-salam. Sa mère l’emmena alors en Egypte accompagnée de personnes en qui elle avait confiance. C’était Youçouf An-Najjar qui les y avait emmenés.

Lorsque ^Iça ^alayhi s-salam atteignit l’âge de douze ans, Allah tabaraka wa ta^ala inspira à Maryam de le ramener à nouveau en terre de Ach-Cham. C’est ce qu’elle fit. Et lorsque ^Iça eut trente ans, il reçut la révélation et eut des miracles. Il appela les gens à l’adoration de Allah ta^ala Celui Qui est unique et Qui ne se divise pas, Celui Qui n’est pas engendré et Qui n’engendre pas, et Qui n’a pas d’équivalent. Ensuite, Allah tabaraka wa ta^ala l’a élevé au ciel, où il se trouve actuellement, vivant.

La Dame Maryam ^alayha s-salam vécut six ans après que ^Iça a été élevé au ciel. Elle vécut ainsi près de cinquante-quatre ans, que Allah l’agrée et lui donne satisfaction.

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Récit : L’arbre qui a témoigné que Mouhammad est l’envoyé de Dieu

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur décembre 13, 2010
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Parmi les miracles du Prophète

L’arbre qui a témoigné

 

Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam partit appeler les gens à la religion de l’Islam accompagné de ses compagnons émérites.

Un jour, tandis qu’ils étaient en voyage, ils virent un campagnard d’une des tribus prendre le même chemin qu’eux. Quand celui-ci fut près d’eux, le Messager honoré salla l-Lahou ^alayhi wa sallam s’approcha de lui afin de lui parler. Derrière le Messager il y avait les honorables compagnons.

 

Lorsque le campagnard vit le Messager de Allah ^alayhi s-salam s’approcher, il se tourna vers lui et le Prophète bien-aimé lui dit ce qui signifie : « Quelle est donc ta destination ? ». Le campagnard lui répondit : « je vais rejoindre ma famille ». Notre Prophète élu salla l-Lahou ^alayhi wa sallam désirait guider vers l’Islam ce campagnard qui adorait autre que Dieu. Il lui dit, ^alayhi ssalatou wa s-salam ce qui signifie :  » Ne voudrais-tu pas faire ce qui est un bien ? » L’homme répondit : « Et quoi donc?! » Le Prophète lui dit ce qui signifie : « Que tu témoignes qu’il n’est de dieu que Dieu, Lui seul sans nul associé, et que Mouhammad est Son esclave et Son messager. » Ces mots sortirent de la bouche du Prophète honoré tels des perles et des diamants. Alors le campagnard lui dit : « Qui témoigne en faveur de ce que tu me dis là ? » Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam désigna alors un arbre au loin dans le fond de la vallée et lui dit ce qui signifie : « Cet arbre témoignera ». Le campagnard fut étonné d’apprendre qu’un arbre inanimé allait témoigner de la véracité de l’appel du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Le Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam appela l’arbre pour qu’il vienne à lui par la volonté de Allah. Aussitôt l’arbre pencha d’un côté et de l’autre, se mit en mouvement et s’arracha à son endroit suite à l’appel du Prophète. Sous les yeux étonnés du campagnard et devant des compagnons honorés emplis de certitude, l’arbre se fraya littéralement un chemin à travers la terre en direction du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Dans son avancée et sans que rien l’arrêtât, l’arbre fendit de ces racines la terre, qui s’éparpillait devant lui, et parvint ainsi jusque devant le Prophète élu salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Lorsque l’arbre s’immobilisa le campagnard le considéra avec stupeur. Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam dit à l’arbre ce qui signifie : « Arbre, qui suis-je ? » Et l’arbre répondit, dans un arabe tout à fait éloquent, ce qui signifie : « Je témoigne que tu es le Messager de Allah ». Tout le monde l’entendit. Le Prophète réitéra sa question, et l’arbre témoigna comme il le fit la première fois. Il la posa une troisième fois et l’arbre répondit comme il le fit dans les deux premières. Il s’agissait là d’un miracle béni du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam car l’arbre a témoigné et a prononcé. Il s’agissait d’un appui de la part de Allah ta^ala en faveur du Prophète. Puis l’arbre retourna à sa place d’origine par la volonté de Allah. Lorsque le campagnard eut vu cet événement surprenant, il sut que l’appel du Prophète ^alayhi s-salam est véridique. Il fit les témoignages en disant : « Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah et je témoigne que Mouhammad est le messager de Allah ». Puis il dit au Messager de Allah : « Je vais rejoindre mon peuple pour les appeler à l’Islam. S’ils me suivent, je viendrai avec eux, sinon je reviendrai tout seul vers toi et je t’accompagnerai ».

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Récit : Le loup qui a parlé

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 13, 2010
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Parm les miracles du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam

Le loup qui a prononcé par la volonté de Allah

 

Un berger, qui s’appelait ‘Ouhban fils de ‘Aws, emmena son troupeau de moutons paître un matin en périphérie de Médine l’illuminée. Le troupeau se dispersa dans le pâturage et le berger prit place au sommet d’un rocher. De là il se mit à surveiller ses bêtes en promenant son regard tout alentour.

 

Quelques minutes plus tard, un grand loup s’attaquait à l’une des brebis. Alerté par les cris de cette dernière, le berger ‘Ouhban s’élança aussitôt en direction de l’assaillant en brandissant son bâton et en poussant des hurlements. Le loup se sauva, et s’arrêta plus loin, tandis que la brebis rescapée rejoignait son troupeau. Le loup jeta au berger un regard réprobateur et lui dit, car Allah ta^ala le fit parler : «  Ô esclave de Allah, tu t’interposes donc entre moi et une subsistance que Dieu a envoyée vers moi ? » De stupeur, le berger écarquilla les yeux, comme s’il ne croyait pas ce qu’il voyait et entendait là, et s’exclama bien haut : « Quelle chose étonnante ! Un loup qui parle ?! » Le loup ne se tut pas longtemps et, dans des termes en arabe et de manière tout à fait éloquente, il poursuivit en disant : « Tu t’étonnes de cela tandis que le Messager de Dieu salla l-Lahou ^alayhi wa sallam est là, derrière ces palmiers – le loup en disant cela fit signe avec la patte antérieure en direction de Médine – parlant aux gens d’événements du passé et d’autres qui se produiront dans le futur, et les appelant à l’adoration de Allah Lui seul et il y en a parmi ces gens qui ne répondent pas à son appel ! »

 

Le berger s’interrogea sur le fait si étrange et si étonnant dont il venait d’être témoin. Il se leva et rassembla sur le champ son troupeau qu’il reconduisit dans sa bergerie à Médine l’illuminée. Il entra dans Médine pour y voir le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam avec le désir vif de l’entendre et de lui faire le récit de ce qui venait de lui arriver. Il demanda comment trouver le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et les gens le menèrent jusqu’à lui. Quand il fut dans la maison du Prophète, Le berger ‘Ouhban fils de ‘Aws lui raconta ce qui était advenu. Le Prophète se réjouit beaucoup de ce qu’il entendit, il enseigna l’Islam au berger qui prononça les deux témoignages, tout heureux et content de ce qui lui était arrivé.

 

Le Prophète ordonna à ‘Ouhban de sortir répandre parmi les gens la nouvelle de ce qu’il avait vu. Ce qu’il fit. Il sortit vers les gens et leur raconta. Les gens dirent : « Allahou ‘akbar, la’ilaha il-la l-Lah » et remercièrent Dieu de ce qu’ils venaient d’entendre. Et depuis ce moment là ‘Ouhban fut surnommé « celui à qui le loup a parlé ».

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Récit : L’islam de Roukanah

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 13, 2010
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Parmi les miracles du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam

L’islam de Roukanah

 

Il a été rapporté que Roukanah fils de ^Abdou Yazid faisait partie des hommes les plus forts physiquementil n’était pas entré en Islam encore – de la tribu de Qouraych. Il était d’une force telle qu’il pouvait arrêter net un cheval dans son fougueux élan et l’immobiliser, et venir à bout, sans difficulté, de plus de dix vaillants adversaires, au cours d’un seul combat.

 

Un jour Roukanah rencontra le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam sur l’une des collines de La Mecque honorée. Le Prophète ^alayhi  s-salam lui dit ce qui signifie : « Ô Roukanah, crains donc Allah et accepte ce vers quoi je t’appelle ?! » Il répondit : « Si j’étais sûr que ce que tu dis est vrai, je te suivrais ! » Alors le Messager de Allah lui dit ce qui signifie : « Dis-moi, si je te bats à la lutte, témoigneras-tu que ce que je dis est vrai ? » Roukanah lui répondit : « Oui ». Alors le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam lui dit ce qui signifie : « Alors lève-toi et mesurons-nous ! ». Ils luttèrent et à peine quelques minutes plus tard, le Prophète éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam saisissait le cou de Roukanah avec force, faisait plier son corps et décoller un de ses pieds du sol. Roukanah en perdit l’équilibre et le Prophète ^alayhi s-salam le mit à terre. Roukanah fut surpris car personne jusque là n’avait pu le battre. Il demanda un nouveau combat. Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam accepta, car il espérait que Roukanah entrerait en Islam. Ils se combattirent de nouveau. Quelques minutes plus tard, le bien-aimé élu ^alayhi s-salam le saisissait à la taille et le soulevait. Roukanah tenta de se dégager mais le Prophète ^alayhi s-salam le mit de nouveau à terre. Roukanah fut extrêmement surpris de cette nouvelle défaite, car d’habitude c’était lui qui jetait les gens à terre et triomphait d’eux. Il dit alors au Messager : « Ô Mouhammad, ce que je vois là est extrêmement étonnant ! Comment est–il possible que tu  me battes? » Le Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam proposa de lui montrer quelque chose d’autre. Roukanah lui demanda : « Quoi donc ? » Le Prophète dit ce qui signifie : « Je vais appeler cet arbre que tu vois là-bas et cet arbre viendra jusqu’à moi ». Roukanah regarda au loin et vit un arbre immobile dont les branches ne bougeaient quasiment pas sous l’effet de la brise. Il ne crut pas que cet arbre bougerait et quitterait sa place. Aussi dit-il au Prophète : « appelle-le donc », puis attendit de voir ce qui allait se produire. Le Messager ^alayhi  s-salam appela l’arbre de sa voix honorée. L’arbre se mit soudain à bouger et s’élança en fendant littéralement le sol, sous le regard étonné de Roukanah, jusqu’à parvenir devant le prophète, à l’ordre duquel il obéissait. Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam lui dit : « Retourne à ta place !» L’arbre s’exécuta et retourna à sa place. Roukanah entra alors en Islam. Louange à AllahRoukanah dit : « Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah et je témoigne que Mouhammad est le Messager de Allah. »

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Récit : Le prodige de Safinah, le compagnon du Prophète

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 13, 2010
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Safinah le serviteur du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam

Dans notre Loi de rectitude et de droiture, le prodige qui arrive au saint qui suit véritablement un prophète constitue en soi un miracle en faveur du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Notre histoire aujourd’hui concerne l’un des serviteurs du Messager de Allah^alayhi s-salam – qui s’appelait Mihran. Mihran fut surnommé Safinah et il y a à cela une belle histoire que nous allons ici raconter, et rappeler ce qu’elle comporte de faits extraordinaires. Nous citerons ensuite comment Allah ta^ala lui a asservi le lion.

 

Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et un groupe de ses compagnons honorés entreprirent un jour un voyage à pieds. La plupart des compagnons portait chacun sur les épaules leurs effets. Lorsque le Messager ^alayhi s-salam vit sur eux la marque de la fatigue, il dit à son serviteur Mihran ce qui signifie : « Etends donc ta cape » – c’est-à-dire la pièce d’étoffe qui couvrait ses épaules. Celui-ci étendit par terre sa cape et le Prophète ordonna aux compagnons de déposer là-dessus leurs effets. Ce qu’il firent, sans savoir pourquoi. Après que les affaires furent toutes sur la cape de Mihran, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ordonna à ses compagnons de nouer la cape et de déposer le tout sur les épaules de Mihran. Ils firent ce que le Prophète leur dit et le Messager souria. Il dit à Mihran ce qui signifie : « Porte cela, tu es une safinah » c’est-à-dire une embarcation. Il se produisit alors un miracle pour notre Prophète élu ^alayhi s-salam à savoir que la charge au-dessus de Mihran fut extrêmement légère. Et Mihran dit : « Si j’avais porté sept fois comme ce que j’ais porté je n’aurais rien ressenti ». A partir de ce moment là, il fut appelé Safinah.

 

Un jour, Safinah – que Allah l’agrée – prit la mer à bord d’un bateau pour affaire pour le compte du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Durant le voyage, un vent terrible souffla qui fit chavirer le bateau et le brisa. Safinah tomba à l’eau. Il s’accrocha à l’une des planches du navire et poussa avec ses mains et ses pieds jusqu’à parvenir au rivage. Il y avait là un bois dans lequel il pénétra pour se reposer.

 

Safinah – que Allah l’agrée – ferma les yeux de fatigue mais les rouvrit soudainement lorsqu’il entendit le rugissement d’un lion qui se rapprochait de lui. Il ne trembla pas car il avait un cœur fort. Il se leva et resta à sa place face à face avec le lion. Et il lui dit : « Ô Abou l-Harith – c’est un surnom du lion -, je suis le serviteur du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et mon embarcation a été détruite en pleine mer ». Un prodige éminent se produisit pour notre maître Safinah, que Allah l’agrée. Le lion l’écouta parfaitement comprenant ce qu’il lui disait. Il baissa la tête lorsqu’il entendit le nom du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et il n’attaqua pas du tout Safinah. Au contraire, s’avançant vers lui, il se mit à le pousser  avec ses épaules comme pour lui dire de le suivre. Le lion marcha, suivi de Safinah, ils furent ensemble hors du bois. Le lion poursuivit son chemin, monté maintenant par Safinah, que Allah l’agrée. Ils traversèrent ensemble des déserts, escaladèrent monts et collines et descendirent des vallées jusqu’à se rapprocher du chemin des caravanes, Safinah tantôt marchant aux côtés du lion, tantôt le chevauchant.

 

Quand ils arrivèrent, Safinah descendit de sa monture. Le lion eut un léger grognement et lui donna une petite tape avec sa queue. Safinah sentit comme s’il lui faisait ses adieux et le lion s’en alla. Safinah retourna chez lui sain et sauf par la volonté de Allah.

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Conseil de l’Imam Ahmad A-Rifaa^iyy, notre maître

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 13, 2010
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Conseil de l’Imam Ahmad Ar-Rifa^iyy

 

Est maître celui qui frappe la porte avec humilité, la porte lui sera ouverte avec l’acceptation

Et Celui qui entre avec modestie il prendra place dans la maison de la gloire

Mon frère, attache-toi à suivre la Loi de l’Islam concernant les lois apparentes et ce qui concerne ton coeur

Et Protège ton coeur pour qu’il n’oublie pas d’évoquer Dieu

Et pour être au service des disciples qui recherchent la science de la religion et ceux qui sont étrangers (c’est-à-dire ceux qui sont en voyage et qui n’ont pas de famille)

Et empresse-toi toujours à accomplir les bonnes oeuvres sans paresse et sans lassitude

Et veille les nuits en prières surérogatoires par recherche de l’agrément de Allah

Et Recherche l’agrément de Dieu,

Habitue-toi à te réveiller en pleine nuit pour accomplir des prières surérogatoires

Et veille à ce que tu as accomplis sois sauf de toute insincérité

Et pleure quand tu es seul pour les péchés que tu as fait par le passé

Mon fils, ce bas monde est comme un mirage et ce qu’il comporte va à sa fin

Mon fils, le plus grand souci des gens du bas monde c’est leur bas monde

Et le plus grand objectif des gens de l’au-delà c’est de gagner l’au-delà

Garde-toi de prétendre avoir atteint de hauts degrés alors que tu es menteur

Fais en sorte que ta croyance soit ferme et stable

Et détourne tes pensées des suggestions du chaytan

Et mets en garde ton âme pour qu’elle ne recherche pas le mauvais compagnon

Car les conséquences de la compagnie du mauvais ami c’est le regret au jour du jugement

Tout comme Allah dit au sujet du mécréant dans sourate al Fourqan / 28 ce qui signifie :  » Malheur à moi. si seulement je n’avais pas pris Untel pour ami  »

Et Allah ta^ala dit au sujet du mécréant ce qui signifie :  » Si seulement il y avait entre toi et moi la distance qui sépare les deux levants, quel mauvais compagnon ! »

Garde-toi du mauvais compagnon

Pour que tu ne lui adresses pas la parole au jour du jugement en lui disant ce qu’il y a dans ces deux ayah du Qour’an et là-bas ton regret ne te sera pas utile

Et tes propos ne seront pas entendus

Ô mon fils ce que tu as mangé tu l’a anéanti

Et ce que tu as mis comme vêtement tu l’as usé mais ce que tu as fait tu vas le retrouver

Et venir au jugement de Dieu est quelque chose qui va avoir lieu inéluctablement

Et que tu te sépares un jour de tes bien-aimés (sous entendu par la mort) cela est quelque chose qui va avoir lieu sans aucun doute

Au début de ta vie dans ce bas monde tu étais faible et tu te fatiguais

Et la fin de ta vie dans ce bas monde ce sera une mort et ce sera une tombe

Si les gens qui habitaient dans le bas monde étaient restés, les maisons du bas monde ne seraient pas tombées en ruine

Attache ton coeur à l’obéissance à Dieu

Et détourne-toi de tout autre que Dieu

Et fie-toi dans toute situation à Dieu

Et fais en sorte que ta conduite soit la conduite des soufis avec la modestie

Et prends la droiture en oeuvrant, en suivant à la lettre la Loi de l’Islam

Et protège ton intention de la souillure des mauvaises suggestions

Et garde ton coeur pour qu’il ne recherche pas l’agrément des gens

Mange plutôt du pain et de l’eau salée quand c’est quelque chose qui est licite

Et ne consomme pas de viande tendre et du miel si cela vient d’une voie que Allah n’agrée pas

Et recherche les causes pour ta subsistance à partir d’une voie qui est licite

Et n’utilise pas la ruse pour obtenir des causes de subsistance

Garde-toi de blesser le coeur des soufis

Maintiens tes liens avec tes proches parents

Honore tes proches parents

Pardonne à celui qui a été injuste envers toi

Fais preuve de modestie à l’égard de celui qui a fait preuve d’orgueil vis-à-vis de toi

Ne cherche pas à atteindre les portes des gens qui ont du pouvoir

Et multiplie tes visites aux soufis

Multiplie tes visites aux tombes et aux cimetières

Adoucis tes paroles quand tu t’adresses aux gens

Parle aux gens en fonction de leur compréhension

Améliore ton comportement

Quand tu es avec les gens essaie d’être avec eux en étant en bonne humeur

Détourne-toi des injustes

Oeuvre pour être au service des orphelins et honore-les

Multiplie la visite à ceux qui sont pauvres

Soit au service des veuves

Fais miséricorde aux gens, il te sera fait miséricorde

Sois dans l’obéissance à Allah et tu verras que Allah va t’aider

Fais que la sincérité soit ton compagnon dans tous tes actes et dans toutes tes paroles

Et fournis tout effort pour guider les créatures vers la voie de vérité

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Mise en garde contre Al-Bouti

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 13, 2010
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Comment ose-t-il, lui qui prétend l’Islam,

appeler Allah « ^il-lah » ou « agent causal » ?

 

Il est déplorable dans cette époque que soit mis au programme dans certains instituts le livre « Koubra l-Yaqiniyyati l-Kawniyyah » de Mouhammad Sa^id Ramadan Al-Boutiyy sous prétexte qu’il serait un ouvrage de croyance islamique alors qu’il comporte des contradictions éhontées avec la croyance musulmane. Il comporte la croyance en l’incarnation (al-houloul), la négation de la prédestination (al-i^tizal) et la philosophie des grecs, en présentant ces croyances comme étant la croyance islamique, sans jamais les attribuer aux groupes égarés.

Parmi ses expressions les plus abominables, c’est qu’il appelle Allah ta^ala « ^il-lah » ou « cause ». En effet, dans ce livre, après certains propos, il dit ce qui suit : « … jusqu’à ce que ces nombreuses causes variées t’amènent et aboutissent à la grande cause unique qui se trouve derrière tout ce que tu vois, c’est-à-dire, Celui Dont l’existence est obligatoire qui est Allah ^azza wa jall ».

Il dit en page 87 du même livre : « Quelle est donc l’agent causal (al-^il-lah) qui l’a fait exister, l’a éveillé des ténèbres du néant et l’a posé sur les premières marches de l’existence ? ». Et en page 77, il déclare explicitement que Allah est la source et l’origine et que le monde serait une ramification de Lui. Il dit :« En d’autres termes, nous disons que toutes les réalités du monde que tu vois sont une ramification d’une seule réalité qui est l’être de Dieu. Et il est impossible que tu connaisses les réalités des choses minimes avant que tu ne connaisses leur source et leur première origine ». En page 174 du même livre, il appelle Allah « al-wacitah » –l’Intermédiaire, le moyen ou le Facteur causal– et il dit : « Il est nécessairement le premier et le dernier intermédiaire et Il est le créateur des causes et des conséquences ».

Comment profère-t-il de telles choses, dans un livre par lequel il fait croire aux gens qu’il contient la croyance correcte puisqu’il l’a appelé « Koubra l-Yaqiniyyati l-Kawniyyah » –Les Grandes Certitudes du Monde–. Ceci représente une imposture majeure envers la communauté. Le fait qu’il appelle Allah « l’origine et la source » (al-masdar wa l-manba^) est une mécréance explicite. Allah n’est pas une origine pour le monde mais comme Il le dit Lui-même :

قل هو الله أحد الله الصمد لم يلد و لم يولد

ce qui signifie : « Dis que Allah est unique, qu’Il n’a besoin de rien alors que tout a besoin de Lui, qu’Il n’engendre pas et qu’Il n’est pas engendré ». Il n’est pas une origine pour autrui et Il n’est pas une ramification d’autrui. Il n’y a aucune correspondance, ni aucun rapport ni aucun lien de cause à effet entre Allah et le monde de sorte qu’il L’appelle « origine » ou « source ». La hawla wa la qouwwata ‘il-la bil-Lah – il n’est de préservation et de force que par Allah.

Le Chaykh ^Abdou l-Ghaniyy An-Naboulouçiyy a déclaré mécréant celui qui appelle Allah « ^il-lah » –agent causal– [et ce dans son livre « ‘Asrarou ch-Chari^ah,  Al-Fathou r-Rabbaniyy wa l-Faydou r-Rahmaniyy », page 169, édition Darou l-Baz li n-Nachri wa t-Tawzi^, ^Abbas Ahmad Al-Baz, La Mecque honorée]. Ses paroles sont les suivantes : « Est liée à la mécréance des chrétiens également, la mécréance des philosophes grecs qui croient que Allah ta^ala est la cause des causes, ils Lui attribuent de faire exister toutes les choses par la causalité –du fait même de Son existence, sans que ce soit par Sa volonté. Ce sont des assimilationnistes (mouchabbihah) qui nient les attributs de Dieu (mou^attilah). Ils ont pour croyance que ce monde n’a pas de début de par la matière originelle (al-hayyoula) et le schème (assourah) selon leur odieuse terminologie ». Le Chaykh An-Naboulouçiyy, que Allah lui fasse miséricorde, a été en accord avec les gens de science qui l’ont précédé comme l’Imam, le Pilier de l’Islam, ^Aliyy As-Soughdiyy qui a déclaré mécréant celui qui appelle Allah ta^ala « sabab » ou « ^il-lah » –agent causal–comme il le dit dans le livre « An-Noutafou fi l-Fatawa », et tout comme le dit le Moufassir, spécialiste de l’exégèse du Qour’an, Abou l-Barakat An-Naçafiyy, dans l’explication de la parole de Allah ta^ala :

ولله الأسماء الحسنى فادعوه بها وذروا الذين يلحدون في أسمائه

[sourat Al-‘A^raf] : « C’est de l’athéisme que d’appeler Allah « corps » (jism) ou « substance élémentaire » (jawhar) ou « raison » (^aql) ou « cause » (^il-lah) ». Le Chaykh ^Abdou l-Ghaniyy a été en conformité avec ce qui a été décrété chez Ahlou s-Sounnah, les ach^ariyy et les matouridiyy, à savoir que les noms de Allah sont établis par la Loi (tawqifiyy), ce ne sont pas les gens qui déterminent les noms de Dieu.

L’Imam ^Abdou l-Ma^in An-Naçafiyy, qui fait partie des savants matouridiyy, dans son livre « Tabsiratou l-‘Adil-lati fi ‘Ousouli d-Din », page 138 et 139, édition Al-Jaffan et Al-Jabi, Damas et Chypre, dit ce qui suit : « Nous nous limitons au sujet des noms de Allah à ce qui a été fixé dans la Loi. Ne vois-tu pas que nous n’appelons pas Allah sahih (sain) même si les maladies et les calamités sont impossibles à Son sujet ?! On ne L’appelle pas non plus tabib –médecin– même s’Il sait les affections et les maladies ainsi que leurs remèdes. On ne L’appelle pas non plus faqih -jurisconsulte- même s’Il sait les jugements et leurs significations ». Avant lui, l’Imam de Ahlou s-Sounnah, Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy, a dit d’après ce qu’a rapporté de lui Ibnou Fourak dans son livre Moujarrad Maqalat Al-‘Ach^ariyy : « Il n’est pas permis de donner à Allah un nom en-dehors de ce qui est parvenu dans le Livre, la Sounnah et l’Unanimité (al-‘ijma^). » Il a dit : « Nous n’appelons pas Allah Moustati^ même si cela a le sens de Al-Qadir –Celui Qui a la toute-puissance– car le nom Moustati^ n’est pas parvenu dans la Loi. Il n’est pas permis non plus de l’appeler Faqih ou Fahim parce que ces noms ne sont pas parvenus dans la Loi même s’ils ont le sens de Al-^Alim –Celui Qui sait tout– ».

Les textes semblables à ceux-là sont nombreux. Ils ne peuvent échapper à quelqu’un qui a un minimum de connaissance des livres de Ahlou s-Sounnah. Mais il semble que l’auteur du livre sus-mentionné, le Docteur Mouhammad Sa^id Ramadan Al-Boutiyy, n’en ait pas pris connaissance ou qu’il ne soit pas en accord avec eux. S’il en est ainsi, pourquoi a-t-on mis au programme l’enseignement de son livre sous prétexte qu’il serait un ouvrage de croyance islamique alors qu’il est en opposition fondamentale avec la croyance musulmane ? Al-Boutiyy accepterait-il que quelqu’un le traite de maladie (marad) ou d’agent pathogène ou causal (^il-lah) ? Comment accepte-t-il de donner ce nom à Allah soubhanah ? Du point de vue de la langue arabe, le mot ^il-lah signifie « al-marad » –la maladie– et appeler Allah en ces termes est de la mécréance. Dans la terminologie des philosophes maintenant, le mot « ^il-lah » –la cause, la raison, le principe– est contraire à la religion agréée par Allah. Ainsi dans les deux cas, sa parole n’a pas d’autre issue que la mécréance. Il y a quarante ans lorsqu’il était à Damas, notre Chaykh, le Mouhaddith, le Chaykh ^Abdou l-Lah Al-Harariyy avait pris connaissance de son livre « Koubra l-Yaqiniyyati l-Kawniyyah » et avait vu cette expression que Allah serait l’origine du monde et la source du monde. Il l’avait contré à ce sujet et lui avait demandé de changer ce qu’il avait écrit dans son livre. Il avait alors fait mine d’être d’accord et avait promis qu’il allait faire la modification dans la nouvelle édition du livre. Mais il n’a pas tenu sa promesse et n’a rien changé. Le livre a été réédité plus de neuf fois et les expressions n’ont pas été modifiées.

La réalité, indiquée par ses actes et ses ouvrages, c’est que cet homme est contre la voie de Ahlou s-Sounnah. Il conduit ceux qui le suivent à la mécréance sans qu’ils s’en aperçoivent. Que l’on soit donc en garde contre ses ouvrages. Si jamais son livre devait être mis au programme des étudiants, qu’il soit mis alors en tant qu’exemple de livres qui ont été écrits contre la religion sous le couvert de la religion, mais ceci, après que l’étudiant a maîtrisé la croyance de Ahlou s-Sounnah ‘ach^ariyy et matouridiyy, ceci afin de le protéger.

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Mise en garde contre la croyance de l’unité de l’existence (wahdatou l-woujoud)

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 13, 2010
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Le conseil aux croyants pour la mise en garde contre la parole de l’unité absolue et la parole de l’incarnation

L’unité absolue (al-wahdatou l-moutlaqah) c’est la croyance que Allah est ce monde. L’incarnation (al-houloul) c’est la croyance que Allah s’installe dans certaines de Ses créatures.

Ces deux croyances sont de l’égarement. Elles n’ont rien à voir avec le tasawwouf. Le tasawwouf est comme l’a dit le maître des soufis, Al-Jounayd fils de Mouhammad Al-Baghdadiyy. Il est en effet un Imam reconnu et un guide pour les premiers soufis ainsi que les plus récents. Il est compté au nombre des musulmans du Salaf puisqu’il est mort en l’an deux cent quatre-vingt-dix de l’Hégire.

Il a dit, que Allah l’agrée : « Le tawhid –la croyance en l’unicité de Dieu–­ c’est la distinction entre Celui Qui est exempt de début et ce qui est entré en existence –la créature–. » Cela veut dire que rien ne s’incarne dans Dieu, que Dieu ne s’incarne pas dans quoi que ce soit, que ce monde n’est pas une partie de Dieu et que Dieu n’est pas l’origine de ce monde.

A l’époque de Al-Jounayd, il y avait un homme qui s’appelle Al-Hallaj et qui venait à lui de temps à autre. Mais il est venu une fois chez lui et lui a posé une question à laquelle il n’a pas répondu. Al-Jounayd a plutôt dit de lui : « C’est quelqu’un qui prétend des choses dont il est loin ». Et il lui a dit à une autre occasion : « Tu as ouvert une brèche dans l’Islam que seule ta tête comblera ». Cela veut dire que toi Hallaj tu as provoqué une dissension parmi les musulmans puisqu’il avait pour croyance l’unité absolue et l’incarnation de Dieu dans Ses créatures.

La firaçah –vision prémonitoire– de Al-Jounayd s’est manifestée neuf ans plus tard lorsque Al-Hallaj a été exécuté par le Calife sur ordre du Qadi Abou ^Amr Al-Malikiyy. C’était là un prodige (karamah) pour Al-Jounayd.

Ainsi, Al-Hallaj n’a aucune considération chez les soufis. Le Mouhaddith, le Hafidh soufi Abou ^Abdi r-Rahman As-Soulamiyy a dit dans son livre Tabaqatou sSoufiyyah que les soufis ont renié Al-Hallaj et ne l’ont pas compté en leur nombre, mis à part quatre.

Le Hafidh Abou Bakr Al-Khatib Al-Baghdadiyy a dit la même chose dans Tarikh Baghdad. Par la suite, et plus précisément au début du septième siècle de l’Hégire, des gens se sont mis à colporter la parole de l’unité absolue et celle de l’incarnation de Dieu dans Ses créatures. La raison en est que le Chaykh Mouhyi d-Din Ibnou ^Arabiyy a composé un ouvrage qu’il a nommé Al-Foutouhat Al-Makkiyyah et un autre qu’il a nommé Fousousou l-Hikam. Mais des juifs ont inséré des ajouts dans certains de ses livres, tout comme l’a dit l’auteur de Al-Ma^roudat Al-Mazbourah qui fait partie des hanafiyy réputés. Il a dit : « Nous avons eu la certitude que les juifs ont inséré des paroles dans les livres du Chaykh Mouhyi d-Din Ibnou ^Arabiyy ».

Par ailleurs, le Chaykh Faqih reconnu pour son tasawwouf, ^Abdou l-Wahhab Ach-Cha^raniyy a dit : « J’avais résumé le livre Al-Foutouhat Al-Makkiyyah et j’ai enlevé tous les passages faisant référence à la croyance en l’unité absolue et en l’incarnation. Plus tard, j’ai rencontré à La Mecque le Chaykh Abou tTahir résident lui-même à La Mecque. Il m’a montré un exemplaire du livre Al-Foutouhat Al-Makkiyyah qu’il a comparé mot à mot avec une copie manuscrite du Chaykh Mouhyi d-Din et qui se trouve dans la ville de Qounyah. Dans cette version, il n’y avait aucune référence à l’incarnation ou à l’unité absolue. » Ceci figure dans son livre Lata’ifou l-Minan wa l-‘Akhlaq. Dans son livre Al-Yawaqit wa l-Jawahir, il innocente aussi le Chaykh Mouhyi d-Din de ces mauvaises croyances.

De plus, ce qui indique que le Chaykh Mouhyi d-Din est innocent de la croyance en l’unité absolue et de l’union, c’est qu’il y a dans l’exemplaire de Al-Foutouhat Al-Makkiyyah où il y a les ajouts, ce qui justement contredit la croyance de l’unité et de l’incarnation. En effet, dans cet exemplaire, on peut trouver : « Celui qui prétend l’union et l’incarnation, c’est quelqu’un qui fait preuve d’irréligion, et celui qui prétend l’unité absolue, sa religion est rompue ».

Ce qui est digne du Chaykh Mouhyi d-Din c’est qu’il lui soit attribué ce qui est conforme à ces paroles et non ce qui est faux, à savoir la croyance de l’unité et celle de l’incarnation.

De plus, ce qui confirme que l’attribution de la croyance de l’unité et celle de l’incarnation au  Chaykh Mouhyi d-Din est infondée et pas correcte, c’est ce qui est cité dans cette version altérée. Dans un passage, il y est écrit la parole du Chaykh Mouhyi d-Din: seul Allah a une existence obligatoire selon la raison. Cette expression est loin de la croyance en l’unité absolue et de l’incarnation.

Suite à la lecture de ces exemplaires falsifiés, de graves corruptions ont eu lieu, en particulier au Yémen. Cette mauvaise croyance s’était en effet propagée au point que le savant du Yémen et son Faqih Abou Bakr Ibnou l-Mouqri qui, dans son livre Rawdou tTalib dans l’explication de l’apostasie et des paroles de mécréance, a écrit : « Celui qui doute de la mécréance du groupe de Ibnou ^Arabiyy est un mécréant », c’est-à-dire ceux qui disent que le monde avec Dieu ne font qu’un. Il a ainsi jugé mécréant ceux qui ont eu pour croyance ce qu’il y a dans ces livres falsifiés et attribués au Chaykh Ibnou ^Arabiyy. Il n’a pas déclaré mécréant le Chaykh Ibnou ^Arabiyy. Mais il a dit (le groupe de Ibnou ^Arabiyy), c’est-à-dire ceux qui se réclament de lui. Et Ibnou ^Arabiyy est en réalité innocent de ces gens-là. Il a déclaré mécréant ceux qui ont pour croyance que Allah est le monde et que ce monde serait une partie de Lui, ainsi que la croyance que Allah s’incarne dans certaines de Ses créatures.

Que ceux qui lisent les livres du Chaykh Ibnou ^Arabiyy et lui attribuent ces deux mécréances prennent garde. Cette croyance est en fait en opposition avec la croyance en l’unicité de Allah (tawhid). Le Qour’an a par ailleurs nié ces deux croyances par sourat Al-‘Ikhlas :

« قل هو الله أحد الله الصمد لم يلد ولم يولد »

(qoul houwa l-Lahou ‘ahad ; Allahou ssamad ; lam yalid wa lam youlad)

Qui signifie : « Dis : Allah est unique. Il n’a pas besoin des créatures alors qu’elles ont besoin de Lui. Il n’est pas généré à partir de quoi que ce soit et Il n’a pas engendré quoi que ce soit ».

Cela veut dire que Dieu n’est pas une origine pour quoi que ce soit et Il n’est pas une dérivation de quoi que ce soit. La phrase :

« ولم يكن له كفوًا أحد »

(wa lam yakoun lahou koufouwan ‘ahad)

Qui signifie : « Il n’a pas d’équivalent, aucun » nie justement la ressemblance de Allah à autre que Lui, de quelque manière que ce soit.

Que ceux qui se sont épris de ces versions falsifiées se réveillent donc. Ils ont délaissé les fondements de la croyance en l’unicité de Dieu. Ces deux croyances-là comptent au nombre des plus atroces mécréances et des plus laides. Il est arrivé de la part de certains qui les avaient, de croire qu’il n’est pas obligatoire de se laver suite à la janabah puisqu’ils considèrent que celui qui a fait l’acte [sexuel] et celui qui est sujet à l’acte sont tous deux Allah ! J’ai entendu cela de l’un d’entre eux à Beyrouth. Cet homme qui prétendait cela se présentait comme étant un Chaykh !

Il y a parmi ces gens-là le groupe des yachroutiyyah dévié, qui se réclame du Chaykh ^Aliyy Nourou d-Din Al-Yachroutiyy. Or ce Chaykh s’est innocenté d’eux lorsqu’il a su qu’ils avaient cette croyance corrompue. Il s’était établi à ^Akka et y a été enterré. Beaucoup de gens ont pu profiter de ses connaissances. Mais certains sont allés à leur propre perte en se réclamant de lui.

En résumé, la croyance de l’unité absolue et la croyance de l’incarnation font toutes deux parties des pires mécréances. Toutes deux sont opposées au tawhid, la croyance en l’unicité de Allah. Elles sont opposées à la ayah :

 » ليس كمثله شىء  »

(layça kamithlihi chay’)

Qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ».

Elles sont également contraires à sourat Al-‘Ikhlas. Ces deux croyances constituent par ailleurs un démenti de tous les prophètes. Ils ont en effet tous appelé à la croyance en l’unicité de Dieu, c’est-à-dire qu’Il existe et qu’Il n’a pas de ressemblance avec quoi que ce soit, qu’Il n’est pas une origine pour le monde, ni un dérivé de quoi que ce soit de ce monde. Celui qui doute de la mécréance de ceux qui ont pour croyance l’unité absolue ou l’incarnation, il devient lui-même mécréant.

Ces deux croyances sont par ailleurs en opposition avec toutes les religions.

Que l’on se méfie des livres qui comportent une de ces deux mécréances, comme le livre Al-‘Insanou l-Kamil de Al-Jiliyy et Al-Mandhoumah Al-^Ayniyyah qui est une poésie de huit cent vers, également de ^Abdou l-Karim Al-Jiliyy.

Celui qui les a pour croyance, est plus mécréant que tous les groupes de mécréants : les mazdéens, les boudhistes et les autres religions que suivent les humains. Elles sont plus laides que le négationnisme des athées d’un point de vue et cette dernière est plus laide que ces deux croyances d’un autre point de vue. Mais toutes trois sont les pires mécréances.

De nombreux soufis authentificateurs ont dit que ces croyances étaient de la mécréance. Le soufi très réputé, l’ascète qui s’est détaché pour l’adoration de Allah, a dit une poésie par laquelle il a répliqué à ces deux mauvaises croyances. On en cite ce vers :

ما وحد الله تعالى امرؤ                يقصده بالوحدة المطلقة

Qui signifie :

N’aura pas cru en l’unicité de Allah ta^ala quelqu’un qui

Aura eu pour croyance l’unité absolue

Il s’agit du Chaykh Mouhammad Mahdiyy Ar-Rawwas Ar-Rifa^iyy.

Ceci a été dit par ^Abdou l-Lah fils de Mouhammad Al-Harariyy.

Commentaires fermés sur Mise en garde contre la croyance de l’unité de l’existence (wahdatou l-woujoud)
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