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Réplique : la théorie de darwin

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 15, 2010
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Sache, toi qui recherche la vérité, que Allah nous fasse miséricorde, que notre maître Adam ^alayhi s-salam est le père de l’humanité. C’est le premier homme que Allah ta^ala a créé. Il est le premier du genre humain, ce genre à qui Allah a accordé un mérite sur tous les autres genres des créatures. Allah ta^ala dit : « Wa laqad karramna baniAdam » Sourat Al-‘Isra / 70. Le genre humain est meilleur que le genre des anges et meilleur que le genre des jinn.

Adam a été créé au paradis la dernière heure du vendredi des six jours dans lesquels Allah a créé les cieux et la terre. Mouslim a rapporté du hadith de Abou Hourayrah, que Allah l’agréé, que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Le meilleur des jours dans lequel le soleil s’est levé, c’est le vendredi ». C’est en ce jour qu’a été créé Adam. L’origine de sa création ^alayhi s-salam est de terre tout comme cela est parvenu dans le Livre éminent et dans la sounnah pure. Allah ta^ala dit : « Inna mathala ^Iça ^inda l-Lahi kamathali ‘Adama khalaqahou min tourab » Sourat ‘Ali ^Imran / 59, ce qui signifie : « L’exemple de ^Iça selon le jugement de Allah est comme celui de Adam. Allah l’a créé de terre ». Et le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit : « Annaçou min ‘Adam wa ‘Adamou min tourab » ce qui signifie : « Les gens descendent de Adam et Adam est originaire de la terre ». Ibnou Hibban et d’autres ont rapporté que le messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Allah a ordonné à un ange de prendre une poignée de terre de différents sols de la terre sur laquelle nous vivons, du sol qui est blanc et noir, et ce qui est entre les deux. Et la descendance de Adam est venue conformément à cette variété des sols. Et selon l’Imam ‘Ahmad, le prophète a dit ce qui signifie : « Les fils de ‘Adam sont venus relativement à cette variété. Il y a parmi eux ceux qui sont blancs, ceux qui sont rouges, ceux qui sont noirs et entre les deux. Il y a celui qui est souple, celui qui est dur, et entre les deux. Il y a celui qui est malin, celui qui est bon, et celui qui est entre les deux. C’est-à-dire que les états des descendants de ‘Adam ^alayhi s-salam sont différents en raison de cette variété de terres à partir de laquelle il a été créé. Cette terre a été emmenée au paradis. Elle a été mélangée avec de l’eau du paradis. Elle est ensuite restée sous forme de terre glaise durant quarante jours. Puis Allah a fait transformer cette terre glaise comme de la poterie. Allah ta^ala dit : « Khoulouqa l-‘insana min salsalin kalfakh-khar » Sourat Ar-Rahman / 14. Allah l’a rendu os, chair et sang. Et l’âme bonne et honorée selon le jugement de Allah a été insufflée dans ce corps. Allah a fait de lui un prophète messager tout comme cela a été indiqué par la ‘ayah honorée : « Inna l-Laha s-stafa ‘adama wanouhan wa’ ala ‘ibrahima wa’ ala ^imrana ^ala al-^alamin » Sourat ‘Ali ^Imran / 33, ce qui signifie : « Allah a élu ‘Adam, Nouh, la famille de ‘Ibrahim et la famille de ^Imran ». Et le hadith qui a été rapporté par Ibnou Hibban dans lequel Abou Dharr avait posé la question au Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam au sujet du premier des prophètes. Le prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam lui a répondu  que c’était ‘Adam. Abou Dharr lui a dit ensuite : « Est-ce que c’était un prophète messager ? ».  Et le prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam lui a dit : « Oui ». Ceci est la croyance des musulmans sur le début de notre maître ‘Adam ^alayhi s-salam, qu’il est un prophète messager, comme la totalité des prophètes que Allah ta^ala a envoyé pour indiquer aux gens ce qui est de l’intérêt de leur religion et de leur bas monde. Ils ont appelé à l’Islam et ont enseigné aux gens le tawhid, Allah les a préservé de la mécréance, des grands péchés et des petits péchés de bassesse, avant leur mission de prophète et après, et également de tout ce qui repousse de l’acceptation de l’appel. Il les a embellis par des caractères louables, par des bons comportements. Il leur a donné un mérite sur les mondes. Allah ta^ala dit : « Wakoullan faddalna ^ala al-^alamin » Sourat An-^Am / 86, ce qui signifie : « Nous leur avons tous accordé un degré supérieur par rapport aux créatures ». Et notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Allah n’a pas envoyé un seul prophète sans qu’il ait un beau visage et une belle voix ». Et notre prophète est celui qui a le plus beau visage et la plus belle voix.  Rapporté par At-Tirmidhiyy. Notre maître ‘Adam ^alayhi s-salam avait une belle apparence, était d’un bel aspect, avait une belle voix, et une belle éloquence. Allah lui a enseigné le nom des choses. Allah ta^ala dit : « Wa^allama ‘adama l-‘asmaaqou l-laha » Sourat Al-Baqarah / 31. Il savait ainsi que cette chose s’appelle mer, et cette autre ciel, et cette autre montagne, et que ceci était une vallée. Il parlait les langues arabe, hébraïque, syriaque, et d’autres. Il savait gérer les affaires, les sujets de la vie comme la plantation jusqu’à la récolte, la fabrication du pain, le fait de frapper les pièces de monnaies et autre que cela. Et dans la sagesse de Allah tabaraka wa ta^ala d’envoyer les prophètes, il y a le fait que les prophètes avaient un bel aspect, qu’ils savaient s’exprimer parfaitement pour transmettre le message que Allah leur avait ordonné de transmettre. Ils étaient extrêmement beaux. Les gens ne les fuyaient pas et n’étaient pas dégoutés. Ils étaient extrêmement intelligents, perspicaces afin de donner les arguments à ceux qui s’opposaient à eux. A partir de là, on sait la corruption de celui qui dit que l’origine de l’homme est le singe, ou que le premier homme ressemblait au singe car le premier humain, tout comme cela a été dit précédemment, c’est ‘Adam ^alayhi s-salam. Ceci est connu et réputé, même chez de nombreuses personnes qui ne sont pas musulmanes. Les savants de l’Islam ont déclaré mécréant celui qui dit que ‘Adam était sauvage, de petite taille, ressemblant au singe. Ils ont déclaré mécréant celui qui dit qu’il marchait par terre, nu comme les animaux car en cela, il y a un démenti de  la Loi et une réfutation des textes. Allah ta^ala dit : « Wa t-tini wa z-zaytouni watouri sinin wa hadha l-baladi l-amin laqad khalaqna l-‘insana fi ahsani taqwim » Sourat At-Tin / 1-4, c’est-à-dire que l’homme a été créé sous une belle apparence. Donc la parole des athées qui dit que le premier des humains est à l’image d’un singe est un démenti de la ‘ayah citée et du hadith sur  kana ‘Adam qui signifie : « ‘Adam avait soixante coudées de haut sur sept coudées de large » rapportée par ‘Ahmad. Ce qui fait mal au cœur est que nombreux de ceux qui croient savoir et qui se réclament de l’Islam disent cette mauvaise chose et l’ont pour croyance. De nombreuses écoles qui se font appeler islamiques ont décrété cette mauvaise croyance dans leur programme d’enseignement et l’ont enseignée à leurs élèves. Ils ont ainsi démenti la loi et ont contredit et corrompu la croyance des enfants des musulmans. Ils ont délaissé ce qui est parvenu dans le Livre de Allah qui ne comporte pas de faute et ce qui est parvenu du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qui ne parle pas sous l’effet de ses passions. Le chaytan leur a embelli leurs actes. Ils ont repris une théorie corrompue que certains athées ont donné, qui n’a aucun fondement et ils se sont mis à la présenter comme si elle était une vérité scientifique sûre. Alors qu’en réalité, il n’en est pas ainsi. Ce n’est que l’imagination de celui qui l’a construite. En effet, la science moderne et la raison saine confirment la corruption de cette théorie et le fait qu’elle n’est pas véridique. Preuve en est ce que nous avons donné comme argument précédemment et qui suffit comme argument pour annuler la prétention de ces gens-là. Cela  suffit pour réfuter cette idée stupide et fausse. Cette théorie s’appelle la théorie de l’évolution qui au début est apparue du temps des chinois en passant par les grecs, en parvenant au britannique Charles Darwin, qui avait un rôle important pour la réécriture de cette théorie. Il l’a diffusée dans son livre qu’il a appelé « L’origine des créatures » en l’an 1859 et dans son livre « L’origine des humains » en l’an 1871. En résumé, cette théorie de Darwin dit que l’origine des créatures est faite de matières organiques qui ont évoluées jusqu’à constituer une cellule unique puis deux cellules pour arriver aux poissons, puis aux crocodiles, puis aux singes, en finissant avec l’être humain. Darwin prétend, et ceux qui l’ont suivis, que l’existence des créatures est un simple hasard sans plus.

Leur réplique scientifique à cette théorie est très simple pour celui à qui Allah lui facilite.

Premièrement, les chimistes, les physiciens et les biologistes, et ceux qui sont de cet ordre classent la science en vérité scientifique, dans laquelle il n’y a pas de doute, et en théorie. La définition de la théorie dans les livres sur lesquels se basent ceux qui étudient les théories, c’est que ce sont un ensemble de règles. Et la règle est un ensemble d’hypothèses et de suppositions qui ne sont pas sûres, dont on n’est pas sûr et qui ne sont pas confirmées. Et ceci n’est pas la teneur de nos propos. C’est une reconnaissance de ceux qui se basent sur cette théorie. Il est étonnant de voir que ceux qui reçoivent cette théorie corrompue la prennent  comme si elle était une réalité scientifique alors que ceux qui ont rédigé cette théorie la présente comme étant des avis et non pas comme des vérités scientifiques. Ni Darwin, ni aucun de ceux qui l’ont précédé ou qui l’ont suivi n’est sûr de cette théorie.

Deuxièmement, ceux qui étudient cette théorie disent que la manière pour parvenir à une théorie scientifique est de commencer par l’observation. Or ce qui s’est appelé la théorie de l’évolution ne comporte pas cet élément là puisque personne n’a observé un poisson se transformer en crocodile, ni un crocodile se transformer en singe, ni un singe se transformer en humain. Aucun des supporters de cette théorie n’a observé le début de la création. Il s’est donc avéré encore une fois que cette théorie n’est pas scientifique.

Troisièmement, peut-être que la plupart des fautes qui apparaissent dans cette théorie est ce qu’ils appellent les maillons manquants ou les chaines manquantes qui se résument comme suit : Darwin prétend, comme nous avons cité, que le poisson s’est mis à évoluer petit à petit jusqu’à devenir un crocodile. Puis que ce crocodile, à son tour, s’est mis à évoluer petit à petit jusqu’à devenir un singe. Et ainsi jusqu’à arriver à l’être humain. En conséquence de ses paroles et de sa prétention, il y aurait eu des créatures intermédiaires entre le poisson, le crocodile,  le singe et l’être humain. Mais ici, la grande erreur de Darwin et de ceux qui l’ont suivi apparaît claire. Et c’est là qu’il y a une réplique incontestable à laquelle ils ne trouveront pas de réponse, à savoir qu’ils ne trouveront jamais un squelette d’une créature descendant du poisson jusqu’au crocodile, et d’une créature descendant du crocodile et évoluant jusqu’au singe, ni d’une créature descendant du singe pour arriver jusqu’à l’homme, tout en sachant qu’ils ont creusé, cherché, et n’ont trouvé que des fossiles de poissons, de crocodiles et de singes. Ils n’ont pas trouvé de fossile de ce qu’ils prétendent être une évolution de l’un vers l’autre. Bien que selon les paroles de Darwin, il y aurait eu des millions de ces créatures parce que selon lui il y aurait toutes les possibilités. Et voici un de ceux qui était en accord avec Darwin qui se fait appeler Raymond Dart, de l’université Witwatersrand, qui a fait des recherches à Johannesburg en Afrique du sud pendant trente ans en cherchant des fossiles comme ceux-là. Puis il est retourné chez lui les mains vides si ce n’est deux morceaux d’os qui ne confirment rien du tout de cette théorie, et ce par ma propre reconnaissance dans son livre « Les aventures du maillon manquant ».

Enfin, dans ce que nous avons cité, il y a des preuves suffisantes et des arguments forts qui montrent que ce qu’a amené Darwin et ses semblables, ainsi que ceux qui l’ont suivi, s’est complètement cassé et est tombé comme une toile d’araignée. Et il est encore plus léger et moins fort que la toile d’araignée. La vérité est claire pour toute personne dotée de raison. Que celui qui est raisonnable fasse attention pour ne pas tomber dans les cordes du chaytan car ceux qui suivent le chaytan suivent les voies qui mènent à la perte. Que la personne mette en garde les gens contre cette théorie corrompue pour préserver les croyances des musulmans et pour œuvrer conformément à la parole du maître des messagers rapporté par Mouslim, ce qui signifie : « Celui d’entre vous qui voit quelque chose de blâmable, qu’il l’enlève ».

Nous demandons à Allah la persévérance sur la vérité et la dernière de nos invocations est la louange est à Allah le Seigneur des mondes.

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Notre Prophète Mouhammad : sa famille et son comportement

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 13, 2010
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Quelques caractères du Prophètes

 

Les oncles et les tantes paternels du Prophète

 

Il y a eu divergence concernant le nombre des oncles paternels du Prophète. Il a été dit qu’il avait douze oncles paternels, d’autres ont dit dix et d’autres ont dit neuf. Selon le premier avis, selon lequel le Prophète avait eu douze oncles paternels, le premier est Hamzah fils de ^Abdou l-Mouttalib. Il a été surnommé ‘Asadou l-Lah et il a été surnommé aussi ‘Asadou r-Raçoul. Il est mort martyr lors de la bataille de ‘Ouhoud.

Le deuxième oncle paternel est Al-^Abbas. Il est l’ancêtre des califes abbassides. Après les quatre califes, il y a eu les omeyyades qui ont gouvernés les musulmans puis ce fut les abbassides. Ce terme est en référence à Al-^Abbas, l’oncle paternel du Prophète. L’islam de Al-^Abbas était une source de gloire et d’honneur pour le Prophète et ce fut également une humiliation pour les associateurs lorsqu’il fut entré en Islam. Parmi les enfants de Al-^Abbas, il y a ^Abdou l-Lah ibnou l-^Abbas, connu comme étant tarjoumanou l-Qour’an c’est-à-dire celui qui est l’exégète par excellence du Qour’an, celui qui a donné des explications du Qour’an. Ce même Al-^Abbas, le Prophète a fait une invocation en faveur de son fils ^Abdou l-Lah quand il était encore enfant pour que Allah lui accorde la sagesse et la science de l’explication du Qour’an et Allah a exaucé notre Prophète car ^Abdou l-Lah ibnou l-^Abbas avait la sagesse et la science de l’explication du Qour’an.

Le troisième oncle paternel que l’auteur a cité est AzZoubayr. AzZoubayr, était parmi les dignitaires de Qouraych et c’était quelqu’un qui avait un haut degré parmi bani Hachim, le clan de Hachim mais il est mort avant l’avènement de la mission de prophète de notre maître Mouhammad.

Le quatrième était Al-Harith. Al-Harith, c’est l’aîné des enfants de ^Abdou l-Mouttalib. C’est le plus grand des oncles paternels du Prophète. ^Abdou l-Mouttalib, le grand père du prophète était surnommé Abou l-Harith, le père de Al-Harith. C’est une habitude des Arabes, c’est un signe d’honneur de la personne que de l’appeler Abou et de citer le nom de son fils. Lui aussi est mort avant l’avènement de la mission de prophète de notre maître Mouhammad.

Le cinquième s’appelait Hajl. Lui aussi est mort avant l’avènement de la mission de prophète de notre maître Mouhammad.

Le sixième s’appelle Qoutham et lui aussi est mort jeune.

Le septième s’appelle Dirar. Il est mort au début de la révélation.

Le huitième s’appelle Al-Ghaydaq. Al-Ghaydaq, dans la langue arabe signifie « la pluie abondante ». Il avait été appelé ainsi parce qu’il était très généreux.

Le neuvième était Al-Mouqawwam et le dixième Abou Talib. Abou Talib s’appelle ^Abdou Manaf. Abou Talib c’est son surnom. C’est lui qui avait pris en charge le prophète élu lorsqu’il était enfant. C’est ce même Abou Talib qui avait protégé le prophète contre la nuisance des mécréants. Mais malgré cela Abou Talib n’est pas entré en Islam et est mort mécréant, que Allah nous en préserve. C’est lui qui est le père de notre maître ^Aliyy.

Le onzième oncle paternel du prophète était appelé ^Abdou l-Ka^bah. Lui aussi était mort avant l’avènement de la mission de prophète de notre maître Mouhammad.

Le douzième était surnommé Abou Lahab et il s’appelle ^Abdou l-^Ouzza. Il était l’un des pires ennemis du Prophète. C’était celui qui combattait le plus le Prophète et c’est à son sujet que Allah a révélé sourat Al-Maçad, Sa parole : « ma ‘aghna ^anhou malouhou wa ma kasab. Sayasla naran dhata lahab ». Par cette sourah Allah nous a appris que Abou Lahab allait mourir mécréant et cela s’est produit effectivement.

 

Quant aux tantes paternelles du Prophète, elles étaient au nombre de six. Il y avait Safiyyah qui était la mère de AzZoubayr Ibnou ^Awwam, que Allah l’agrée. Elle était entrée en Islam, elle a fait l’immigration et c’est une femme qui était connue pour sa patience et pour sa force. Il y avait ^Atikah, elle était la deuxième. Il y avait ‘Oummou Hakim, qui s’appel Al-Bayda. Il y avait Barrah, il y avait ‘Oumaymah et ‘Arwa.

Safiyyah seule était entrée en Islam selon l’avis le plus fort, mais certains ont dit que ^Atikah et ‘Arwa, elles aussi étaient entrées en Islam et qu’elles avaient fait l’émigration à Médine.

 

Quant aux serviteurs du Prophète, le premier d’entre eux était le compagnon honorable ‘Anas ibnou Malik Al-‘Ansariyy, c’est-à-dire celui qui est de Al-‘Ansar, de Médine, que Allah l’agrée. C’était  celui qui était resté le plus au service du Prophète. ‘Anas a dit : « je suis resté dix ans au service du messager de Allah. Jamais il ne m’a dit ouf. Jamais il ne m’a dit pourquoi tu as fait comme ça. Jamais il ne m’a dit si tu avais fait plutôt comme ça » rapporté par Al-Boukhariyy.

Parmi les serviteurs du Prophète il y a également Bilal Ibnou Rabah, celui qui appelé à la prière pour le Prophète.

Il y avait aussi ^Ouqbah Ibnou ^Amir et il y avait Sa^d, qui était l’esclave affranchi de Abou Bakr AsSiddiq, que Allah l’agrée. Il y avait Dhou Mikhmar, le fils du frère de An-Najachiyy, que Allah l’agrée, certains ont dit le fils de sa sœur. Il y avait Rabi^ah ibnou Ka^b Al-‘Aslamiyy. Il y avait ^Abdou l-Lah ibnou Mas^oud, que Allah l’agrée. Il y avait Abou Dharr Al-Ghifariyy, que Allah l’agrée. Il y avait ‘Asla^ ibnou Charik et Bakir que l’on appelle aussi Bakr, fils de Charih Al-Laythiyy et d’autres encore.

 

Quant aux femmes qui étaient au service du Prophète, parmi elles il y avait ‘Asma et Hind, les deux filles de Harithah. Puis Mariyah. Et il y avait deux Mariyah, une qui était la grand-mère de Al-Mouthanna ibnou Salih et la seconde Mariyah c’est ‘Oummou r-Rabab. Il y avait Zaynah et sa fille ‘Amatou l-Lah. Il y avait Safiyyah, Khawlah, Khadrah, Salma, ‘Oummou ‘Ayman qui s’appelle Barakah et qui était la nourrice du Prophète. Il l’avait héritée de son père et il l’avait affranchie quand il avait épousé Khadijah, que Allah l’agrée. Et il y avait aussi ‘Oummou ^Ayyach et Maymounah.

 

Information utile : L’imam Mouslim a rapporté au sujet d’un compagnon, le compagnon honorable Rabi^ah ibnou Ka^b Al-‘Aslamiyy, qui était resté au service du messager de Allah. Le messager de Allah pour le remercier d’avoir été à son service lui a dit : « salni » c’est à dire « demande moi ce que tu veux ». Alors ce compagnon a dit au Prophète : « je voudrais être à tes côtés au paradis ». Le Messager de Allah ne l’a pas blâmé pour cela, il ne lui a pas dit : « pourquoi tu me demandes cela ! », il ne lui a pas dit : « ce que tu m’as demandé là est mauvais ». Mais par modestie le Prophète lui a dit : « ‘aw ghayra dhalik », ce qui signifie : « demande autre chose si tu veux ». Mais Rabi^ah lui a dit : « c’est ce que je veux ». Alors le Prophète a dit : « fa’a^inni ^ala nafsika bikathrati s-soujoud », c’est à dire : « contribue pour aller au paradis en faisant beaucoup de prières surérogatoires ». Ceci est une preuve qu’il est parmi de demander ce qu’il n’est pas habituel de demander. Habituellement on ne demande pas cela à autre que Allah. Pourtant ce compagnon l’a demandé au Prophète. Ceci est une preuve qu’il est permis de demander à autre que Allah ce qu’il n’est pas habituel de demander puisque ce compagnon a demandé au prophète le paradis.

 

Quelques descriptions du Prophète

 

Le Messager éminent avait une image parfaite. Allah soubhanahou wa ta^ala lui a accordé un très bel aspect. Il lui a donné une beauté qui se manifestait sur son visage honoré et qu’Il n’a accordée à aucune autre personne, à aucun autre prophète. En effet il est le plus beau des créatures dans leur totalité. Il est le plus beau des prophètes, y compris notre maître Youçouf ^alayhi s-salam. En effet, il avait une beauté qui inspirait le respect, ce qui indiquait son haut degré et son grand mérite selon le jugement de son Créateur. A ce sujet le Messager éminent a dit : « ma ba^atha l-Lahou nabiyyan ‘illa haçana l-wajhi haçana ssawti wa ‘inna nabiyyakoum ‘ahsanouhoum wajhan wa ‘ahsanouhoum sawta » rapporté par l’Imam Ahmad dans son Mousnad, ce qui signifie : « Allah n’a pas envoyé un seul prophète sans qu’il n’ait un beau visage et une belle voix et certes votre prophète (c’est à dire le prophète Mouhammad) est celui d’entre eux qui a le plus beau visage et la plus belle voix ». Et d’après Joubayr ibnou Mout^im que Allah l’agrée il a dit : « J’ai entendu le messager de Allah réciter sourat wa tTour mon cœur a failli s’envoler tellement la voix du Prophète était belle » et cela était au début de l’islam de Joubayr.

 

Concernant son apparence telle qu’elle est parvenue dans les livres du hadith, le Prophète était d’une taille moyenne plus grand que petit, c’est-à-dire il n’était pas des gens qui étaient de petite taille, ni de ceux qui étaient de grande taille, il était plutôt de taille intermédiaire. Mais plus proche de grand de taille que de petit de taille. Il avait la poitrine et le dos larges et il avait un visage rayonnant. Son visage était de couleur blanche teinté de rouge tel que l’a décrit son serviteur ‘Anas ibnou Malik dans ce qu’a rapporté Al-Boukhariyy. Et Abou Hourayrah a dit : « je n’ai pas vu de plus beau que le Prophète. C’est comme si le soleil parcourait son visage », rapporté par ‘Ahmad et At-Tirmidhiyy.

Les yeux du Prophète étaient larges. Il avait un iris d’un noir très intense qui contrastait avec la blancheur. Les sourcils du Prophète étaient fins, il n’avait pas des sourcils fournis, et ils étaient proches sans être collés. Ses cils étaient fournis. Le front du Prophète était large et ses cheveux ne tombaient pas sur son front. Son nez était droit. Le ventre du Prophète ne dépassait pas le niveau de sa poitrine. Sa voix était forte, ses bras longs. Il marchait vigoureusement, sa marche était comme celle de celui qui descend une pente. Il marchait rapidement, ses pas étaient proches. Lorsque le Prophète se retournait, tout son corps se retournait, c’est-à-dire qu’il ne pliait pas uniquement son cou. Lorsqu’il s’adresse à quelqu’un, il s’adresse tout entier vers lui, il ne tourne pas par exemple la tête sans tourner le reste du corps.

Parmi ce qui est connu du prophète également c’est qu’il avait une très belle odeur, qu’il se parfume ou pas et la transpiration de son corps honoré, était comme des perles blanches, pures. L’odeur de sa transpiration était plus belle que le musc. Son serviteur ‘Anas ibnou Malik disait que « lorsque le Messager passait par un chemin de Médine on sentait derrière lui l’odeur du musc et on savait que le Messager était passé par là ». Il est parvenu que le compagnon ^Ouqbah ibnou Ghazwan, avait été atteint d’une maladie de peau de la taille d’un dirham qui le grattait beaucoup, et qui le dérangeait. Lorsque le Prophète lui a demandé de lui montrer l’emplacement de son dos, en soulevant son vêtement pour que l’endroit de son dos apparaisse, le messager éminent a posé sa main dessus et il a guéri immédiatement de sa maladie par la volonté de Allah. L’odeur du parfum émanait de cet endroit touché par la main du Prophète jusqu’à la fin de la vie de ce compagnon. Et c’était un parfum plus beau que le musc, l’ambre ou d’autres parfums. Le compagnon honorable Al-Bara’ ibnou ^Azib, que Allah l’agrée, a dit pour décrire le prophète : « le messager de Allah était le plus beau des gens par le visage et par le comportement ». Al-Bayhaqiyy, At-Tabaraniyy ont rapporté de Abou ^Oubaydah, ibnou Mouhammad, ibnou ^Ammar, ibnou Yasir qu’il a dit : « j’ai dit à Roubayya^ fille de Mou^awwidh, décrit moi le messager de Allah » Elle lui a répondu : « Si tu l’avais vu, c’est comme si tu vois le soleil se lever ».

Le prophète avait des cheveux d’un noir intense. Il n’y avait dans ses cheveux qu’environ vingt cheveux gris certains étaient au niveau de sa tête et d’autre au niveau de sa barbe. Mais tout le reste était resté avec sa couleur d’origine. Ses cheveux n’étaient pas totalement raides ni frisés. Ses cheveux étaient entre les deux. Le bout de ses cheveux était ondulé. Parfois ses cheveux arrivaient jusqu’à mi-oreille et parfois jusqu’à ses épaules honorées. Le prophète avait une barbe très fournie. Son corps était fort, il n’était pas maigre ni gros. Ses mains étaient fortes et ses pieds aussi.

Concernant la description du prophète qui nous est parvenue de certains compagnons, un des compagnons a dit pour le décrire : « je n’ai pas vu quelqu’un qui soit plus beau que le messager de Allah, il était de taille imposante, de couleur blanche, il était éloquent et Allah n’a pas créé avant lui ou après lui qui lui soit semblable parmi Ses créatures. Ses cheveux étaient noirs, ses sourcils étaient arqués, il était d’une couleur blanche teintée de rose et son visage était comme la lune une nuit de pleine lune. Quand il parlait, la lumière sortait d’entre ses lèvres. Il avait les deux incisives qui n’étaient pas collés, il y avait un petit interstice entre ses deux incisives. Son sourire était beau, sa barbe était imposante. Il avait un cou de taille intermédiaire. Et si ses yeux se fermaient pour le sommeil, son cœur honoré ne dormait pas. Il était tendre, miséricordieux, généreux. Invoquez Allah pour qu’Il élève d’avantage le messager de Allah, toutes les fois que se lève le soleil ou qu’il se couche et toute les fois que la pluie tombe ».

 

Information utile concernant le tabarrouk par les traces du Messager éminent

 

Il est permis de faire le tabarrouk c’est-à-dire de recherche les bénédictions par les traces du Messager éminent, de recherche la barakah, de rechercher les bénédictions, de rechercher le bien, comme par ses cheveux ou par sa transpiration ou autre que cela tout comme l’ont cité les savants digne de considération. Les preuves à ce sujet sont nombreuses, parmi lesquelles : lorsque le messager s’était rasé le crâne, il avait donné à celui qui la rasé la moitié de ses cheveux et il a dit au reste : « iqsimhou bayna n-nas », c’est à dire « distribue-le aux gens ». Les compagnons se sont partagés les cheveux du prophète. L’un prenait un cheveux, un autre prenait deux cheveux et ainsi de suite. Khalid ibnou l-Walid avait pris les cheveux qui poussent à l’avant du crâne (an-nasiyah) et il les avait mis dans sa qalansouwah. Khalid disait : « je ne me suis jamais engagé dans une bataille en portant cette qalansouwah sans que je sois victorieux dans cette bataille ». Cela veut dire qu’il recherchait la barakah et la victoire par l’intermédiaire de cette trace physique du prophète. Ceci est une preuve qu’il est permis de recherche la barakah, les bénédictions, par le messager de Allah et par tous les prophètes. Sinon quelle aurait été la raison pour laquelle le prophète avait distribué ses cheveux à ses compagnons ? Chacun sait parfaitement que les cheveux ce n’est pas une nourriture. Mouslim a rapporté dans le Sahih d’après ‘Anas qu’il a dit : « le Prophète entrait dans la maison de ‘Oummou Soulaym et il dormait dans sa place. Un jour qu’il dormait chez elle, on lui a dit, le prophète s’est endormi chez toi. Elle a alors ramené un peu de la transpiration qui s’était recueillie sur l’endroit ou le Prophète s’était endormi. Elle avait pris de cette transpiration et elle la mettait dans un récipient. Quand le Prophète l’a vue faire cela et lui a dit, ce qui signifie : « Que fais tu là, ‘Oummou Soulaym ? », elle a répondu : « Ô messager de Allah, j’espère avoir la barakah, les bénédictions pour nos enfants par ta transpiration ». Le Prophète lui a dit : « ‘Asabti », ce qui signifie : « tu as fait quelque chose de correct ». Le Prophète a confirmé que ce qu’avait cette femme qui avait recueilli la transpiration du Prophète pour la barakah, était quelque chose de correct et il ne lui a pas dit que c’était quelque chose de mauvais.

 

Le comportement du Prophète

L’excellent du comportement était une caractéristique de tous les prophètes car Allah tabaraka wa ta^ala n’envoie pas pour guider Ses esclaves quelqu’un dont la chasteté, la piété ou l’honnêteté a été mise en cause. Allah n’envoie pas quelqu’un qui avait été accusé d’insolence ou d’indécence ou de trahison ou de mensonge. Allah n’envoie pas pour guider les gens quelqu’un qui n’a pas grandi sur la véracité, la chasteté sur l’honneur et le bon comportement avec les gens. Le prophète élu était celui d’entre les prophètes qui avait le plus des comportement de bien. Personne ne l’avait précédé dans son bon comportement. En effet le compagnon honorable, ‘Anas ibnou Malik, le serviteur du messager a dit que le messager de Allah était celui qui parmi les gens avait le meilleur comportement. Lorsque la Dame honorable ^A’ichah, que Allah l’agrée avait été interrogée au sujet du comportement du messager de Allah, elle a répondu : « ce n’est pas quelqu’un qui utilisait des mots vulgaires, ce n’était pas quelqu’un qui lorsqu’il parlait utilisait un vocabulaire indécent. Il ne criait pas dans les marchés, il ne répondait pas au mal par le mal mais il pardonnait », rapporté par Abou Dawoud.

La ‘ayah honorable : « wa ‘innaka la^ala khoulouqin ^adhim » [sourat Al-Qalam / 4], ce qui signifie : « et tu as certes un comportement d’excellence », cette ‘ayah est une preuve de l’excellence de comportement du Prophète.

Lorsque ^A’ichah que Allah l’agrée avait été interrogée au sujet du comportement du messager de Allah, elle a répondu : « toute les bonnes caractéristiques indiquées dans le Qour’an, le prophète les avait », rapporté par Mouslim dans son Sahih. En effet, Allah avait honoré Son messager par les belles caractéristiques qui avait été citées dans le Qour’an. Le Prophète avait ce que le Qour’an recommandait comme comportement. Le Prophète respectait les ordres, il ne se vengeait pas pour sa personne, mais c’était uniquement si quelqu’un commentait un péché qu’il se rangeait du côté de la vérité. Si quelqu’un désobéissait à Allah, c’était celui d’entre les gens qui défendait le plus la religion agréée par Allah tout comme cela est parvenu dans le hadith honoré. Le Prophète ne disait quand il était satisfait ou pas, que la vérité, catégoriquement, car le Prophète était préservé.

Parmi ses comportement, Allah ^azza wajal l’a envoyé avec la douceur pour la communauté. Il était doux et il encourageait à l’excellence de comportement. Allah tabaraka wa ta^ala dit au sujet du messager honoré : « harisoun ^alaykoum bi l-mou’minina ra’oufou r-rahim » [sourat At-Tawbah / 128], ce qui signifie : « il veux votre intérêt et il est tendre et miséricordieux envers les croyants ».

Le Prophète Al-Moustafa élu était le plus courageux des gens, il était celui qui avait le cœur le plus fort et qui était le plus téméraire à la rencontre de l’ennemi. C’était celui qui était le plus fort parmi les compagnons. Il était également connu pour sa grande générosité dans la voie que Allah agrée. Les nouvelles de sa générosité sont nombreuses. Parmi cela il y a ce qu’a rapporté Mouslim d’après ‘Anas que Allah l’agrée, il a dit : « jamais le messager de Allah a été interrogé sur l’Islam sans qu’il ne l’ait donné ». Un jour un homme a demandé de lui donner des biens et le prophète a ordonné qu’on lui donne un immense troupeau qui remplissait l’espace entre deux montagnes. Cet homme est alors parti voir son peuple et leur a dit : « entrez en Islam, Mouhammad donne avec profusion, il donne comme celui qui ne craint pas de tomber dans la pauvreté ». Le Prophète élu était celui qui était le plus véridique quand il parlait, c’était celui qui était le plus honnête et c’était celui avec lequel  les gens se sentaient très à l’aise tellement il était modeste, tellement il était généreux dans sa compagnie et chaque personne qui restait dans son assemblée pensait qu’elle était la plus proche de lui tellement il honorait tous ceux qui étaient en sa compagnie.

Le Prophète était pudique. Il était plus pudique que la femme vierge chez elle. Il regardait plus le sol que le ciel parce qu’il était très poli et très pudique envers son Seigneur. Le Prophète était celui d’entre les gens qui était le plus modeste. En effet, il lui avait été donné de choisir entre être un prophète roi ou être un prophète esclave et il a préféré être un prophète esclave. Le prophète répond à l’invitation de tout le monde, que la personne soit éloignée ou proche, que ce soit un esclave ou un homme libre, un pauvre ou un riche, quelqu’un connu comme étant parmi les dignitaires de son clan ou pas. Le prophète est le plus miséricordieux des gens envers tous croyants. Sa miséricorde il l’accordait à tout le monde, même envers les animaux et  les oiseaux. Même la chatte lorsqu’elle venait vers lui il lui tendait le récipient de lait pour qu’elle puisse en boire.

Le Prophète était le plus chaste des gens, sa main honoré n’a pas touché une femme qui ne lui était pas licite. Le Prophète disait : « ‘inni la ‘ousafihou n-niça », ce qui signifie : « je ne serre pas la main aux femmes ».

Il était celui qui était le plus honorable envers ses compagnons. Ainsi il ne tendait pas ses pieds quand il était assis avec ses compagnons, il ne tendait pas ses pieds vers eux par respect pour eux. Celui qui le voit, il lui inspire le respect et celui qui le côtoie, il l’aimera tant il constate son excellence de comportement, sa grande compassion et sa grande modestie. Les cœurs des gens s’attachent au Prophète. Sa parole était comme une lumière, sa venue était comme une lumière et sa sortie était comme une lumière et ses actes étaient comme une lumière. Lorsqu’il se taisait il inspirait le respect et lorsqu’il parlait les cœurs étaient épris de lui tout comme les regards. Quand il souriait, son visage était rayonnant, on dirait que son visage était une lune qui éclaire. Le prophète était extrêmement modeste, il marchait aux côtés des pauvres et des veuves. Il ne faisait pas preuve d’orgueil et il n’attendait pas que les gens viennent à son service. Ainsi, il réparait lui-même ses chaussons et il cousait lui-même son vêtement et il travaillait chez lui tout comme n’importe quelle personne. C’était lui-même qui allait traire sa brebis et il était lui-même à son propre service. Le prophète aidait ses épouses à la maison comme pour préparer le repas, il les aidait à cela. Quand il se déplaçait sur sa monture, il faisait monter derrière lui son esclave ou son serviteur ou son proche parent.

Parmi son excellence de comportement c’est qu’il rendait visite et il s’asseyait avec les pauvres, les miséreux et les esclaves. Il vérifiait leur état, il assistait à leur convoi funéraire, il honorait les gens de mérite quand il venait vers lui et quand c’était quelqu’un des gens de mérite qui venait, il lui arrivait de le faire asseoir sur son drap béni. Il disait : « ‘idha ‘atakoum karimou qawmin fa’akrimouh », ce qui signifie : « lorsque quelqu’un d’honorable parmi les siens viens vous voir, alors traitez le avec égard », rapporté par ibnou Majah, Al-Hakim et d’autres.

Le prophète aussi incitait son peuple et ses compagnons à l’amour les uns des autres et il incitait à ce qu’on traite avec égard les gens qui sont d’un haut degré parmi les leurs afin d’encourager les gens à l’Islam. Les bons comportements du prophète sont nombreux et à nous de prendre exemple sur notre prophète, à nous de nous inspirer de sa conduite honorable, parce que Allah nous l’a envoyé en tant que modèle pour nous.

Que Dieu nous réunisse avec lui au paradis et qu’Il rétribue en bien tous ceux qui nous ont appris l’amour de notre Prophète.

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Notre Prophète Mouhammad : ses noms et ses enfants

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 12, 2010
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Notre messager éminent, a plusieurs noms que les savants ont mentionnés. Ce sont des noms qui indiquent bien sûr, le grand honneur et le grand mérite et son haut degré selon le jugement de Allah.

Ainsi il est parvenu dans un hadith que le Prophète a dit : « li khamsatou ‘asma’ : ‘ana Mouhammad, wa ‘ana ‘Ahmad, wa ‘ana l-Mahi l-ladhi yamhou l-Lahou biya l-koufr, wa ‘ana l-Hachirou l-ladhi youhcharou n-nasou ^ala qadamih, wa ‘ana l-^Aqib » rapporté par AlBoukhariyy et Mouslim. Ainsi dans ce hadith, il a été mentionné 5 parmi les prénoms du Prophète mais cela ne veut pas dire que notre Prophète n’a que ces 5 prénoms-là : Mouhammad, ‘Ahmad, AlMahi, AlHachir, Al-^Aqib. La signification de ce hadith est qu’il n’y a pas eu d’autres que lui qui ont eu ces 5 prénoms avant lui, cela est selon une explication. Une autre explication est que ces 5 prénoms sont des prénoms honorés ou des prénoms qui ont déjà été connus dans les communautés antérieures, c’est-à-dire que les prophètes ont annoncé la venue de notre Prophète Mouhammad ; les prophètes qui ont précédé notre maître Mouhammad ont dit que notre maître Mouhammad va venir et qu’il s’appellera Mouhammad, ‘Ahmad, AlMahi, AlHachir, Al-^Aqib.

 

Le premier des prénoms c’est Mouhammad et c’est le plus connu, le plus réputé de ses prénoms et c’est le plus honorable de ses prénoms. Ce prénom là, Mouhammad, indique la parfaite louange à son sujet. C’est un prénom qui indique son caractère honorable. Ce prénom peut expliquer les nombreux caractères louables du prophète. Louable ici c’est-à-dire digne d’éloge, quelque chose de bien. Il a beaucoup de bons caractères notre prophète.

Notre prophète éminent il est Mahmoud, c’est-à-dire qu’il est loué. Son éloge est fait. Allah ta^ala l’a honoré, et les anges également font l’éloge du prophète. Ses frères messagers ont également fait son éloge et les meilleurs des créatures sur terre (c’est-à-dire après les prophètes se sont les saints) eux aussi font l’éloge du prophète Mouhammad. Sa communauté est surnommé al-hammadoun, c’est-à-dire ceux qui font beaucoup l’éloge de Allah. Alhammadoun c’est le pluriel de hammad et alhammad c’est celui qui dit beaucoup al-hamdou li l-Lah, qui remercie beaucoup Allah. En effet la communauté de notre maître Mouhammad, remercie Allah dans l’épreuve et dans la facilité, dans toutes les situations, nous remercions Allah pour le bien qu’il nous a accordé. Et la prière du prophète et la prière de la communauté commencent pas la louange (n’est ce pas que dans la Fatihah on dit al-hamdou li l-Lah). Donc la prière du prophète et la prière de sa communauté sont commencées par la louange à Allah. Notre prophète est celui qui a la grande intercession au jour du jugement. Il a le haut degré au jour du jugement.

Al-Qadi ^Iyad, dans son livre « ach-chifa bita^rifi houqouqi l-moustafa » (la réponse qui guérit pour celui qui veut connaître les droits et les degré du prophète élu) a dit : « Allah a protégé ce prénom, personne de ceux qui ont prétendu être prophète n’ont porté ce nom ». Ni après l’avènement de la mission de notre maître Mouhammad, il y a eu des gens qui ont prétendu à tort la prophétie mais aucun d’entre eux n’a porté ce prénom. Et même avant le prophète Mouhammad personne n’avait eu ce prénom. Seulement peu avant la naissance du prophète, certains arabes ont donné ce prénom à leurs enfants parce que l’annonce leur était parvenue qu’à cette époque il y aura un prophète qui s’appelle Mouhammad.

Le deuxième prénom par lequel a été connu notre maître Mouhammad c’est ‘Ahmad. ‘Ahmad est un prénom qui du point de vue de la langue indique un état auquel ne sont pas parvenus d’autres que lui. ‘Ahmad, ça peut être dans le sens de celui qui loue le plus parmi ceux remercient Allah. Il a été dit que les prophètes sont des hammadoun, c’est-à-dire des gens qui remercient Allah et le prophète est celui d’entre eux qui Le remercie le plus, il est ‘Ahmad, c’est-à-dire c’est un superlatif. Dans une des stations de l’au-delà, le messager éminent remerciera Allah et louera Allah. Allah ta^ala lui donnera la possibilité d’intercéder en faveur des gens et les gens remercieront Allah. Parmi les particularités du prophète c’est qu’il lui a été accordé sourat Al-Fatihah, qui est sourat Al-Hamd, c’est-à-dire la sourat dans laquelle il y a la parole al-hamdou li l-Lah. Cela est une des particularités de notre prophète. Et il est une tradition du prophète de dire al-hamdou li l-Lah, après avoir mangé, après avoir bu, lors des invocations, à l’arrivée d’un voyage et c’est pour cela que sa communauté a été surnommée al-hammadoun, ceux qui remercient Allah. C’est pour cela que le prophète élu est ‘Ahmad.

Parmi ses noms il y a Al-Mouqaffi, c’est-à-dire celui qui suit les prophètes. Il est celui qui est venu à la fin de tous les prophètes. Dans la langue arabe qafiyah, c’est la fin (rime pour la poésie).

Le quatrième prénom de notre Prophète c’est Al-Hachir, c’est-à-dire au jour de al-hachr, le jour du rassemblement, le Prophète sera le premier à sortir de sa tombe et les gens vont sortir après lui. Il est le premier pour lequel la terre va s’ouvrir et il sortira.

Le cinquième nom, Al-^Aqib, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de prophète après lui, il est le dernier des prophètes.

Al-Mahi, le Messager l’a expliqué, il a dit : « ‘ana l-Mahi l-ladhi yamhou l-Lahou biya l-koufr », c’est-à-dire que grâce au Prophète une grande partie de la mécréance qu’il y avait sur terre à son époque a été effacée. Par le Prophète, lorsqu’il a été envoyé, il y avait des mécréants et grâce à lui la plupart des mécréants de son époque ont disparu, mais ça ne veut pas dire que toute la mécréance a disparu. D’autres ont dit, c’est-à-dire que la mécréance va disparaître peu à peu à partir de sa venue jusqu’à la descente de ^Iça ^alayhi s-salam.

Le septième prénom du Prophète, c’est Nabiyyou r-Rahmah ou Nabiyyou l-Marhamah, tout comme cela est parvenu dans le Sahih de Mouslim et d’autres. Il est le prophète qui a amené et qui a encouragé à la miséricorde au sein de sa communauté. D’autres ont dit, il est celui qui a annoncé la miséricorde de Allah, la religion agrée par Allah qui est l’Islam, et ce en raison de la parole de Allah : « wa ma ‘arsalnaka ‘illa rahmatan li l-^alamin ». Ainsi notre prophète est une miséricorde pour les mondes. Et le messager a dit : « ‘innama ‘ana rahmatoun mouhdat », ce qui signifie : « je suis une miséricorde qui vous a été offerte ».

Parmi les prénoms du prophète il y a aussi Nabiyyou t-Tawbah, tout comme cela est parvenu dans le hadith de Mouslim. C’est-à-dire que le prophète a annoncé de la part de Allah, que Allah accepte le repentir avec les conditions du repentir ou que le Prophète ordonne le repentir.

Le neuvième c’est Nabiyyou l-malhamah, tout comme cela a été rapporté dans le hadith de Mouslim également et Al-Malhamah, c’est-à-dire le combat.

Le dixième c’est Al-Moutawakkil. Allah a dénommé le prophète par le nom Al-Moutawakkil dans At-Tawrah, c’est-à-dire celui qui se fie totalement à Allah.

Le onzième et le douzième, l’auteur a cité Taha et Yasin. Il a été dit que Taha signifie « O toi homme éminent » et Yasin « O toi être humain éminent ».

Le treizième prénom c’est ^Abdou l-Lah. Il y a dans ce prénom la description du prophète comme étant un esclave de Allah et c’est une description d’honneur, c’est un honneur pour le prophète et cette appellation est parvenue dans le Qour’an honoré par la parole de Allah : « wa ‘annahou lamma qama ^abdou l-Lahi yad^ouh ». Ainsi il a été appelé ^Abdou l-Lah. Le fait d’appeler le prophète esclave de Allah c’est un honneur pour le messager éminent. Les esclaves de Allah sont nombreux et ici c’est le prophète lui-même qui a été désigné par cette appellation, c’est-à-dire que c’est une désignation d’honneur.

La quatorzième appellation est An-nabiyyou l-‘Oummiyy c’est-à-dire celui qui n’écrit pas et qui ne lit pas et ceci au sujet du prophète est un miracle alors que pour d’autres que lui c’est une incapacité. En effet, bien que le Prophète ait été ‘oummiyy, c’est-à-dire qu’il ne lit pas et n’écrit pas, Allah tabaraka wa ta^ala lui a donné la sciences, une grande sciences, malgré le fait qu’il ne lisait pas n’écrivait pas.

La quinzième appellation c’est Ar-Ra’oufou r-Rahim. La preuve vient du Qour’an, la parole de Allah : « harisoun ^alaykoum bi l-mou’minina ra’oufou r-rahim ». Ar-ra’fah, c’est l’extrême miséricorde, donc ra’ouf c’est-à-dire celui qui est extrêmement miséricordieux. Il est extrêmement miséricordieux envers les croyants, tout comme Allah nous L’a appris.

La seizième appellation c’est Ach-Chahid. C’est-à-dire qu’au jour du jugement, il témoignera en faveur des prophètes qu’ils ont bien transmis à leur communauté et il témoignera aussi en faveur de sa communauté.

La dix-septième appellation, c’est As-Sirajou l-Mounir, c’est-à-dire qu’il est comme une chandelle qui éclaire par sa science et sa bonne guidée, tout comme dans la parole de Allah : « wa siraja m-mounira » [sourat Al-‘Ahzab / 46], c’est-à-dire que les ténèbres de la mécréances se sont dissipées grâce à lui tout comme l’obscurité de la nuit se dissipe par la lumière de la chandelle. Et les cœurs ont été guidés par lui, tout comme les yeux sont guidés par la lumière d’une chandelle.

Il y a aussi parmi les appellations du prophète, Al-Mouzzammil et Al-Mouddaththir, tout comme cela est parvenu dans les sourah respectives (sourat Al-Mouzzammil et sourat Al-Mouddaththir).

La dix-huitième appellation, c’est Al-Moudhakkir.

Il y a aussi parmi ses appellations, Ni^matou l-Lah. Il est en effet une grâce de la part de Allah.

Une autre appellation du prophète, Al-Hadi ‘ila ssirati l-moustaqim. C’est-à-dire celui qui guide vers la voie de droiture grâce aux preuves éclatantes, tout comme Allah dit : « wa ‘innaka latahdi ‘ila sirati m-moustaqim » et le Prophète a d’autres appellations que celle-ci.

Parmi les appellations qui sont connues, il y a Al-Moukhtar, celui qui a été choisi. Al-Moustafa, celui qui a été élu. Ach-Chafi^, celui qui intercède. Al-Mouchaffa^, celui a qui il a été donné d’intercéder. AsSadiq, celui qui est véridique. Al-Masdouq, celui dont la véracité est reconnue et d’autre que cela encore.

 

Information utile : Les savants du tawhid ont dit que les noms de Allah sont des noms tawqifiyyah, c’est-à-dire que c’est par le Qour’an et par le hadith que nous apprenons les noms de Allah, ce n’est pas nous qui les choisissons, mais les noms du messager ne sont pas ainsi. On ne dit pas des noms du prophète que l’on ne peut pas les donner à autre que lui. La preuve est que certains musulmans ont donné au prophète un nom qui n’est pas parvenu ni dans le hadith, ni dans le Qour’an qui est le nom de Al-Moustafa. Tawqifiyyah, c’est-à-dire que c’est par le Qour’an et par le hadith que nous apprenons les noms de Allah, ce n’est pas nous qui les choisissons. Alors que les noms du prophète ne sont pas ainsi. La communauté a donné au Prophète des noms qui n’ont figuré ni dans le Qour’an ni dans le hadith, comme le nom Al-Moustafa, celui qui a été élu.

 

Information utile : Lorsque la dame honorée Aminah fille de Wahb, que Allah l’agrée, la mère du bien-aimé, l’élu Mouhammad, lorsqu’elle a eu l’honneur de porter, d’être enceinte du prophète éminent, elle a vu dans le rêve qu’il lui a été dit : « tu portes le maître de toutes les créatures et quand tu accoucheras donne lui le prénom de Mouhammad car il aura une destinée louable » et le sens de Mouhammad est celui que les gens louent beaucoup en raison de ses nombreuses qualités, celui dont les gens font beaucoup l’éloge. Quel bonheur pour nous et quel honneur et quelle joie pour nos cœurs par la naissance du messager de Allah, le maître de toutes les créatures, le maître des arabes et des non arabes.

 

Quelques un des enfants du prophète

Le prophète avait trois garçons : Al-Qacim, et c’est par ce garçon-là que le Prophète était surnommé, il était surnommé Abou l-Qacim. Lorsque le Prophète était à La Mecque avant qu’il ne reçoive la mission de prophète, il était surnommé Abou l-Qacim. Al-Qacim était né à La Mecque avant l’avènement de la mission de prophète. Il est le premier de ses enfants et c’est pour cela que le prophète est surnommé Abou l-Qacim. Il est le premier de ses enfants à mourir, il a vécu deux ans. Le deuxième c’est AtTayyibou tTahir, parce qu’il est né après l’avènement de la mission de prophète selon l’avis le plus fort. A sa naissance, il a été appelé ^Abdou l-Lah, puis après cela il lui a été donné le prénom de AtTayyibou tTahir. Le troisième c’est ‘Ibrahim qui est né à Médine l’illuminé, le mois de dhoul-hijjah de l’an 8 de l’Hégire. Il a vécu un an et demi puis il est mort.

 

Les filles du prophète sont au nombre de 4. La première est Fatimah al-Batoul. Elle a été surnommée ainsi parce que Allah l’a affranchie elle et ses descendants du feu de l’enfer, c’est-à-dire qu’elle a été sevrée al-fatm c’est le sevrage (c’est-à-dire quand la femme arrête de donner le sein à son enfant). Elle est née 5 ans avant l’avènement de la mission de prophète de notre maître Mouhammad et le Prophète l’a donnée en mariage à ^Aliyy et elle avait environ 15 ans et demi et ^Aliyy avait lors de son mariage environ 20 ans. La deuxième fille de Prophète c’est Zaynab. Le Prophète élu, l’a donné en mariage au fils de la tante maternelle de Zaynab, qui s’appelle Abou l-^As fils de Ar-Rabi^. C’était quelqu’un qui était connu pour tenir ses engagements. Il n’était pas encore musulman lors de la bataille de Badr et le Prophète lorsque cet homme a été fait prisonnier l’a libéré en contre partie de laisser libre sa fille Zaynab et comme c’était un homme qui tenait ses engagements, en contrepartie de sa liberté, il a bien voulu laisser partir Zaynab. Longtemps plus tard cet homme est entré en Islam et le Prophète lui a fait un nouveau contrat de mariage avec sa fille Zaynab.

La troisième et la quatrième des filles du prophète ce sont Rouqayyah et ‘Oummou Kalthoum. Le Prophète a donné Rouqayyah et ‘Oummou Kalthoum une après l’autre en mariage à ^Outhman Ibnou ^Affan. Il lui a donné d’abord Rouqayyah en mariage et après la mort de Rouqayyah, il lui a donné ‘Oummou Kalthoum en mariage. C’est pour cela que ^Outhman Ibnou ^Affan a été surnommé Dhou n-Nourayn, celui qui a eu les deux lumières, par allusion aux deux filles du Prophète, Rouqayyah et ‘Oummou Kalthoum.

 

Information utile : Tous les enfants du prophète qu’ils soient garçon ou fille sont de son épouse Khadijah, que Allah l’agrée, sauf ‘Ibrahim qui est de Mariyah. Mariyah était copte, c’est Al-Mouqawqas, le roi d’Alexandrie. Aaprès que le Prophète l’ait appelé à entrer en Islam mais il n’était pas entré en islam, il lui a offert Mariyah la copte et le prophète éminent après l’entrée en Islam de Mariyah la copte a eu un fils d’elle qui s’appelle ‘Ibrahim et qui est mort jeune, enfant, sans avoir dépassé les deux ans. Tous les enfants du prophète étaient morts durant sa vie, mis à part la dame honorable Fatimah Al-Batoul, que Allah l’agrée qui a vécu six mois environ après le décès du prophète puis elle est morte. Elle était surnommée AzZahra parce que son visage était rayonnant. Après le décès du Messager, il est permis de surnommer quelqu’un Abou l-Qacim, chose qui n’était pas possible durant la vie du Prophète. Durant sa vie, on s’abstenait de surnommer quelqu’un Abou l-Qacim, mais après la mort du Prophète il est permis de surnommer quelqu’un Abou l-Qacim.

 

Que Dieu nous rassemble au paradis avec notre Prophète, sa famille et ses descendants ainsi que ses quatre Califes bien-guidés, nos maîtres Abou Bakr, ^Oumar, ^Outhman et ^Aliyy.

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Croyance : Dieu ne ressemble pas à Ses créatures

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 12, 2010
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La louange est à Allah, le Seigneur des mondes, que l’honneur et l’élévation en degrés soient accordés à notre maître Mouhammad, le messager de Allah, l’honnête, lui qui a été à la hauteur de ce qui lui a été confié, ainsi qu’à sa famille pure.  La meilleure des sciences est la science de la religion et la meilleure des sciences de la religion est la science du tawhid, de la croyance en l’unicité de Allah, car c’est grâce à cette science que l’on connaît Allah et c’est la base de l’Islam. La connaissance de Allah est le fondement même de l’Islam, c’est son pilier fondamental.  Il n’y a pas de bonheur sans la connaissance de Allah. Combien de personnes connaissent par cœur le Qour’an et s’occupent de tariqah, de dhikr, d’évocations, de jeûnes, de prières surérogatoires pendant la nuit alors qu’ils ne connaissent pas leur Créateur car ils s’imaginent que Allah est un corps installé sur le Trône. Ceux-là sont des mécréants. L’imam Ach-Chafi^iyy, que Allah l’agrée, a dit que celui qui croit que Allah est assis sur le Trône est un mécréant. En effet celui qui s’asseoit sur le Trône est limité , de même que celui qui est supposé être de la taille du Trône ou même plus grand. Dans tous les cas, il est concerné par la limite. Or toute chose qui a une limite a besoin de qui l’a créée avec cette limite et cette quantité. Si Allah était un corps, Il aurait eu besoin d’un Dieu qui l’aurait créé. Nous, nous ne nous sommes pas donnés l’existence. Nos parents non plus ne nous ont pas donné cette existence avec cette limite. L’homme a une taille de quatre coudées sur une coudée de large et ce n’est pas nous qui nous sommes composés avec cet aspect. Nous nous sommes trouvés ainsi fait. Il est indispensable que cela ait eu lieu par la composition de Qui nous a composé ainsi et c’est Allah qui nous a créés de la sorte. Il n’est pas possible que Allah soit quelque chose de composé car la chose ne se crée pas elle-même, elle ne crée pas son ressemblant. Celui Qui crée n’a pas de ressemblance avec ce qu’Il crée. Celui qui croit que Allah a une taille plus petite ou plus grande que le Trône devient également mécréant. Il en  va de même pour celui qui croit que Allah est étendu à l’infini. Toute chose qui a une étendue est créée. Allah n’est pas caractérisé par une petite distance ou une grande distance. La mesure, qu’elle soit petite ou grande est propre à la créature. Le Créateur est exempt de tout cela. Par ailleurs, Allah tabaraka wa ta^ala existe. Il n’a pas été précédé du néant mais tout autre que Allah est précédé du néant. L’endroit n’existait pas, pas même cet espace qu’il y a entre le ciel et la terre , avant que Allah ne le crée. Et Allah existe avant l’existence de toutes choses, sans début à Son existence, Il n’a pas été précédé du néant. Il existe avant l’endroit et le temps. Il n’est pas localisé dans un endroit. Il existe sans endroit. Par ailleurs, Allah tabaraka wa ta^ala a des attributs éternels, exempts de début car Son Être est éternel. Il n’est pas caractérisé par des attributs qui entrent en existence. Nous, nos êtres ainsi que nos caractéristiques sont entrés en existence. Notre science est entrée en existence. Elle augmente et diminue et il lui arrive des interruptions. Notre parole est faite de lettres et de sons, a un début et est entrecoupée. Il n’est pas possible que la parole de Allah soit comme notre parole de lettres et de sons, ni qu’elle ait un début et une fin car cela est une des caractéristiques de la parole des créatures. La parole des créatures a un début et une fin. Il est impossible au sujet de Allah que Sa parole soit ainsi. Sa Science, Sa puissance, Sa volonté, Sa vie, Son ouïe, Sa vue, ces sept attributs sont éternels, exempts de début et exempts de fin.Les attributs de Allah n’entrent pas en existence. Ils existent de toute éternité. Tous les savants de ahlou s-sounnah se sont accordés à dire que la parole de Allah est unique, elle n’est pas composée de parties, n’a pas de début ni de fin.

Dans le bas monde, parmi les humains, Mouça, ^alayhi s-salam, a entendu cette parole à deux reprises. Allah ta^ala lui a donné la capacité d’entendre une parole qui n’est ni lettres ni voix. Dans l’au-delà, les musulmans tout comme les mécréants, entendront la parole de Allah, qui n’est pas de lettre ni de son. Ils comprendront sur quoi Allah les interroge et qu’est-ce qu’Il leur dit. Sur cela, les savants de ahlou s-sounnah se sont accordés. Il y a livre qui s’appelle Lahnou l-^Ammati wa l-Khassah, d’un savant de l’Andalousie qui s’appelle Abou ^Aliyy As-Sakouniyy. Il est de Séville Ichbiliyah, d’origine arabe. Il est de la tribu de Sakoun, des Arabes de la Péninsule arabique qui sont arrivés en Andalousie à Séville. Ce savant, Abou ^Aliyy As-Sakouniyy a dit « l’unanimité de ahlou s-sounnah a eu lieu sur le fait que la parole de Allah est unique », Allah tabaraka wa ta^ala. On dit de Lui qu’Il parle, on ne dit pas qu’Il prononce. Sa science est une science unique qui n’a pas de  commencement ni de fin. Sa vue également, Il voit les choses d’une vue éternelle, exempte de début, exempte de fin, qui ne s’interrompt pas et Il entend des voix et des sons d’une ouïe éternelle, exempte de début, exempte de fin qui ne s’interrompt pas. Ceci est la voie de ahlou s-sounnah, c’est cela le tawhid, la croyance en l’Unicité. Tout ce qui contredit cela est de la mécréance qui revient à assimiler Allah à Ses créatures. Celui qui croit que Allah parle puis se tait puis parle, puis se tait, il aura assimilé Allah à Ses créatures.

 

Information utile : certaines personnes comprennent certaines ‘ayah du Qour’an contrairement à ce qui a été dit précédemment. Ces gens-là vont à leur perte et ceux qui les suivent également. Allah ta^ala a fait descendre le Qour’an de sorte que certaines ayah ont des sens autres que le sens apparent.  Allah ta^ala a voulu ainsi éprouver Ses esclaves car certaines personnes comprennent ces ‘ayah selon le sens apparent et les expliquent ainsi. Ils deviennent alors mécréants et vont à leur perte.

D’autres n’expliquent pas ces ayah selon le sens apparent mais les interprètent et leur donnent un autre sens que le sens apparent. C’est ainsi que sont ahlou s-sounnah, ceux qui sont sur la voie des compagnons jusqu’à nos jours. Quant à ceux qui sont perdus comme les wahhabites prétendus salafites, ils les expliquent selon le sens apparent et ils s’égarent.

Un exemple pour cela, c’est ce qui est dans le Qour’an, la parole de Allah « ar-Rahmanou ^ala l-^archi stawa ». Nous, nous expliquons cette ayah dans le sens où Allah a dominé le Trône et le Trône est la plus grande des créatures que Allah a créée. Le trône est plus grand que les cieux et la terre, donc, Allah domine toute chose.

Ceux qui expliquent cette ayah par la position assise, qui disent que Allah est assis sur le Trône, ils sont devenus mécréants car ils ont assimilé Allah à Ses créatures. En effet, la position assise fait partie de la caractéristique de l’homme, des anges, des jinn, des animaux comme les ânes ou les singes. La position assise n’est pas une éloge au sujet de Allah mais une insulte. Mais les wahabites ne comprennent pas car ils pensent, lorsqu’ils disent que Allah est assis sur le Trône qu’ils glorifient Allah. En fait, ils L’assimilent au roi car par le passé, les rois fabriquaient des sortes de lit, des trônes élevés, en or ou en autre matériau et quand ils gouvernaient, ils s’asseyaient dessus. Egalement la ‘ayah « innama ‘amrouhou idha arada chay’an an yaqoula lahou koun fayakoun ». Les wahabites l’expliquent en disant que Allah prononce la lettre « ka’ » et la lettre « na’ ». Ils disent que Allah dit, quand Il veut créer quelque chose, « koun » « koun » « koun ». Ils prétendent que lorsqu’Il fait descendre la pluie, Il dit « koun » « koun » « koun » , ainsi  que lorsqu’Il fait souffler le vent. C’est de la mécréance. Allah ne prononce pas de lettre. Sa Parole n’est pas une langue ni des lettres. Pour ahlou s-sounnah, la signification de cette ayah est que Allah fait les choses par Son houkoum qui est de toute éternité. Allah hakama de toute éternité l’existence de ce monde, toute chose qui existe est par le houkoum éternel de Allah. Le houkoum est la parole éternelle de Allah. C’est par la parole éternelle de Allah, par Sa puissance, Sa science, Sa volonté, qu’Il crée le monde. C’est cela la signification de cette ayah « innama amrouhou ».

C’est depuis environ cent ans que les wahabites gouvernent la Mecque et Médine. Avant eux, c’était un descendant de al-Houçayn, fils de ^Aliyy Ibnou Abi Talib qui gouvernait. Ce sont  les descendants de Al-Houçayn qui gouvernaient sous l’autorité des califes et des sultans. Les califes étaient installés à Baghdad et les sultans pour un certain nombre d’entre eux étaient des Turcs. En Egypte,  c’est sous le titre de sultan que certains présidents gouvernaient. C’est neuf cent années après l’hégire que ces sultans ottomans ont eu le gouvernement et l’autorité. Ce gouvernement qui était à Istanbul a énormément profité aux musulmans.

L’un de ces sultans  appelé Mouhammad al-Fatih, Allahou ta^ala l’a honoré. Le Messager, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam, a parlé de lui. Il a dit, ce qui signifie « Constantinople sera conquise et quel bon émir que l’émir qui va la conquérir et quelle bonne armée que cette armée-là ». Ainsi, le Prophète nous a appris que les musulmans allaient prendre Constantinople qui était aux mains des mécréants. C’était une de leur plus grandes villes. En disant « Constantinople sera conquise, son émir est bon et l’armée qui va la conquérir est une bonne armée » le Messager a fait leur éloge. Après le décès du Messager, les compagnons se sont rendus à Constantinople pour la conquérir mais ils n’ont pas pu le faire. C’est seulement environ neuf cents années après, que ce turc qui s’appelait Mouhammad al-Fatih et qui était alors agé de vingt-deux ans,  l’a conquise.

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Biographies : Sa3d Ibnou Abii WaqqaaS

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 7, 2010
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Sa^d Ibnou ‘Abi Waqqas

Le premier de ceux qui ont tiré une flèche dans la voie que Allah agrée

Sa biographie

Il fut surnommé Abou ‘Is-haq, Sa^d fils de Abou Waqqas et le nom de Abou Waqqas, c’est-à-dire son père, c’est Malik, fils de ‘Ouhayb, fils de ^Abdou Manaf, fils de Zouhrah, fils de Kilab, fils de Mourrah, fils de Ka^b, fils de Lou’ayy. Il fut l’un des six faisant partie de Ahlou Ach-Choura, de la concertation, qui se sont concertés pour désigner le calife et il fut l’un des dix à qui il a été fait l’annonce de bonne nouvelle du Paradis. Ainsi dans le hadith le Prophète a dit :

أبو بكر في الجنة و عمر في الجنة و عثمان في الجنة و علي في الجنة و طلحة في الجنة و الزبير في الجنة و عبد الرحمن بن عوف في الجنة و سعد في الجنة و سعيد في الجنة و أبو عبيدة بن )

الجراح في الجنة)) ce qui signifie : (( Abou Bakr sera au paradis, ^Oumar sera au Paradis, ^Outhman sera au paradis, ^Aliyy sera au Paradis, Talhah sera au paradis, AzZoubayr sera au paradis, ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Awf sera au paradis, Sa^d sera au paradis, Sa^id sera au paradis et Abou ^Oubayyd Ibnou l-Jarrah sera au paradis )) rapporté par At-Tirmidhiyy.

Il y a également un autre hadith rapporté par Abou Ya^la dans son Mousnad et Al-Hakim dans son Moustadrak avec un chaîne de transmission qui remonte à ^Abdou l-Lah fils de ^Oumar qu’il a dit : « Nous étions assis auprès du Prophète  et il a dit  : ((  يدخل عليكم من هذا الباب رجل من أهل الجنة )) ce qui signifie : ((Va renter maintenant de cette porte un homme qui fait partie des gens du paradis)) et c’est alors que Sa^d Ibnou Abi Waqqas est entré ».

Sa^d comme nous l’avons dit fait partie de la tribu de Bani Zouhrah et son père Abou Waqqas est le fils de l’oncle paternel de ‘Aminah fille de Wahb, Aminah qui est la mère du Prophète. En effet At-Tirmidhiyy a rapporté dans son Manaqib Sa^d et AtTabaraniyy dans son Mou^jam Al-Kabir et Ibnou Sa^d dans ses Tabaqat, d’après Jabir qu’il a dit : « nous étions avec le Messager de Allah, et Sa^d Ibnou Malik est venu c’est alors que  le Messager de Allah a dit : ((  فايرني امرؤ خاله،خالي هذا)) ce qui signifie : (( Voici khaliyy que chacun me montre son khal)) et al-khal a le sens de l’oncle maternel. Donc comme le père de Sa^d fait partie de la famille de la mère du Prophète, il l’appelé khali qui est un terme qui désigne habituellement l’oncle maternel.

Sa^d Ibnou ‘Abi Waqqas a rapporté un certain nombre de hadith dont quinze hadith dans les deux Sahih (de Al-Boukhariyy et Mouslim). Al-Boukhariyy a rapporté cinq autre hadith que Mouslim n’a pas rapporté de lui et Mouslim a rapporté dix-huit autre hadith de Sa^d que Al-Boukhariyy n’a pas rapporté.

Ceux qui ont rapporté le hadith de Sa^d Ibnou ‘Abi Waqqas sont nombreux parmi eux il y a ^Abdou l-Lah fils de ^Oumar, ^A’ichah et Ibnou ^Abbas et As-Sa’ib Ibnou Yazid et Qays Ibnou ‘Abi Hazim et Sa^id Ibnou l-Mouçayyib et Abou ^Outhman AnNahdiyy et ^Amrou Ibnou Maymoun et ‘Ahnaf Ibnou Qays et ^Alqamah Ibnou Qays et ‘Ibrahim fils de ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Awf, Moujahid, Chourayh fils de ^Oubayyd Al-Houmsiyy, ‘Ayman Al-Makkiyy, Bichr Ibnou Sa^id et Abou ^Abdou r-Rahman As-Soulamiyy, Abou Salih Dhakwan et ^Ourwah Ibnou AzZoubayr ainsi que les fils de Sa^d qui sont : ^Amir, ^Oumar, Mouhammad, Mous^ab, ‘Ibrahim et ^A’ichah et beaucoup d’autres que cela.

 

 

 

 

Les faits remarquables de sa vie

Les spécialistes des biographies et des conduites ont rapporté du compagnon honorable Sa^d  Ibnou ‘Abi Waqqas, que Allah l’agréé, un événement qui est un exemple de la force de la foi des compagnons du Messager de Allah, que Allah les agréé. En effet il y a  ce qu’a rapporté Maslamah fils de ^Alqamah d’après Dawoud fils de Abou Hind, d’après  Abou ^Outhman que Sa^d Ibnou ‘Abi Waqqas a dit la  ayah 8 de sourat Al-^Ankabout((  تطعهما لك به علم فلا و ان جاهداك لتشرك بي ما ليس )), ce qui signifie : « Et s’ils (tes parents), te demandent de me donner un associé, alors ne leur obéis pas » a été révélée Il a dit : « J’étais bienfaisant envers ma mère mais lorsque je suis entré en Islam elle m’a dit : « Ô Sa^d quelle est donc cette religion que tu  nous as amené ? Si tu n’abandonnes pas cette religion,  je ne boirai plus et ne m’alimenterai plus jusqu’à en mourir et les gens diront de toi : voilà celui qui a tué sa mère. » Alors j’ai dit : « Ne fais pas cela mère, car je n’abandonnerai ma religion pour quoique ce soit ». Elle est restée un jour et une nuit sans manger et sans boire et elle s’est levée le lendemain en étant extrêmement fatiguée. Lorsque j’ai vu cela je lui ai dit : « mère, sais-tu par Allah, que si tu avais cents âmes et que ces âmes sortaient l’une après l’autre, je n’abandonnerai pas ma religion, manges ou si tu veux ne manges pas ». Lorsqu’elle a vu cela de moi elle s’est remise à manger ». Et ceci est une preuve de la force de la foi des compagnons du Messager de Allah.

Il faisait partie, que Allah l’agrée, des premiers à être entrés en Islam parmi les Emigrants, les mouhajirin, il est donc parmi les premiers prédécesseurs, ceux que Allah ta^ala a mentionnés dans le Qour’an honoré. Il avait lorsqu’il est entré en Islam dix-sept ans et certains ont dit dix-neuf.

Il a été présent dans toutes les occasions mémorables auprès du Messager de Allah et il était le premier à avoir tiré une flèche dans la voie que Allah agréé. Ainsi dans le livre « Al-‘Isabah »  du hafidh Al-^Asqalaniyy le Messager de Allah a envoyé un bataillon dans l’une des régions aux frontières du Hijaz qui s’appelle « Rabigh » c’est alors que les associateurs ont attaqué les musulmans et c’est  Sa^d qui  les a défendus ce jour là grâce à ses flèches, c’était là le premier combat qui s’était déroulé en l’Islam. Sa^d avait dit de la poésie à ce sujet dans laquelle il citait qu’il était le premier a voir tiré une flèche dans la voie que Allah agréé.

Sa^d que Allah l’agrée, était adroit dans le tir à l’arc, il atteignait sa cible surtout après que le Messager de Allah ait fait une invocation en sa faveur. Ainsi dans le livre «  Sifatou AsSafwah » d’Ibnou l-Jawziyy d’après Qays Ibnou ‘Abi Hazim d’après Sa^d Ibnou ‘Abi Waqqas qu’il a dit : le Messager m’a dit : (( اللهم سدّد رميته وأجب دعوته)) ce qui signifie : (( Ô Allah fais qu’il atteigne sa cible quand il tire à l’arc et exauce son invocation)).

Et dans le livre « Siyarou ^Alam An-Noubala » Adh-Dhahabiyy a rapporté d’après Ibnou Chihab qu’il a dit : Sa^d le jour de ‘Ouhoud a tué avec une  flèche qui avait été  tirée dans sa direction auparavant, ils l’ont tirée une deuxième fois dans sa direction,  il l’a reprise, a tiré une deuxième fois et a tué une deuxième personne. Cette flèche a  encore été  reprise par les associateurs et ils l’ont tiré dans sa direction une troisième fois, il l’a reprise, l’a tirée une troisième fois et a atteint sa cible. Les gens ont  alors été surpris de ce qu’il avait fait.

D’après Ishaq, d’après Salih Ibnou Kayçan, d’après un de la famille de Sa^d d’après Sa^d qu’il a dit au sujet de la bataille de ‘Ouhoud : le jour de la bataille de ‘Ouhoud, le Messager de Allah me donnait des flèches les unes après les autres et il disait : ((  ارم ، فداك أبي و أمي)) ce qui signifie : ((Tire, je te conjure par mon père et par ma mère)) et je lançais les flèches ainsi les unes après les autres.

Ibnou l-Mouçayyib a dit que  «  Sa^d était extrêmement adroit dans le lancer, je l’ai entendu dire : « le Messager de Allah m’a conjuré le jour de la bataille de ‘Ouhoud par ses parents ».

Et At-Tirmidhiyy tout comme ‘Ahmad Ibnou Hanbal ont rapporté dans leurs Mousnad et Al-Boukhariyy dans «  Maghaziyy » avec une chaîne de transmission d’après ^Aliyy Ibnou ‘Abi Talib, que Allah l’agrée qu’il a dit : je n’ai pas entendu le Prophète conjurer quelqu’un par ses parents mis à part Sa^d ».

Ibnou Zakhjawayh a rapporté d’après ^A’ichah, la fille de Sa^d qu’elle avait dit : je suis la fille de celui qui a émigré et que le Messager de Allah a conjuré le jour de la bataille de ‘Ouhoud par ses parents.

L’imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal a rapporté avec un chaîne de transmission qui remonte jusqu’à Sa^d Ibnou ‘Abi Waqqas qu’il a dit : « j’ai vu le Messager de Allah sourire le jour de la bataille de Al-Khandaq tant qu’on voyait ses molaires ». Il y avait un homme qui avait un bouclier et Sa ^d était en train de lancer des flèches (du côté des musulmans) alors que ce mécréant qui avait le bouclier montrait à ceux qui étaient avec lui comment se couvrir et cacher sa tête avec un bouclier. C’est alors que Sa^d l’a visé avec une flèche, lorsque ce mécréant a relevé la tête de son bouclier Sa ^d a lancé une flèche et n’a pas raté sa cible, ce mécréant est alors tombé à la renverse et ses jambes en l’air, et le Messager de Allah a souri pour ce que Sa ^d avait fait.

 

L’exaucement de son invocation

Il est connu  parmi les compagnons, que Allah les agréé, et parmi ceux qui sont venus après eux, les prédécesseurs, et parmi les savants, que Sa^d Ibnou ‘Abi Waqqas, que Allah l’agréé avait son invocation qui était exaucée et ce, par la bénédiction de l’invocation du Prophète en sa faveur à savoir la parole du Prophète : (( اللهم سدّد رميته وأجب دعوته)) ce qui signifie : (( Ô Allah fais qu’il atteigne sa cible lorsqu’il tire et exauces son invocation)). Et dans le Mousnad de l’imam ‘Ahmad et le « Jami^ » de At-Tirmidhiyy ainsi que Al-Hakim dans son Moustadrak et Al-Haythamiyy dans «  Majma^ AzZawa’id »  le Messager de Allah a dit : ((سدّد رميته و أجب دعوته اللهم)) ce qui signifie : ((Ô Allah exauces Sa^d lorsqu’il T’invoque)).

Les gens par la suite essayaient de ne pas provoquer Sa^d par crainte que son invocation ne les atteigne. En effet, des gens ont été atteints par son invocation parmi lesquels, un homme qui s’appelle Abou Sa^da. Cela eu lieu lorsque des gens de Al-Koufah (c’est une ville en Irak) s’étaient plaints auprès de ^Oumar Ibnou l-Khattab (il s’agissait de gens connus pour se plaindre tant qu’aujourd’hui on les prend comme exemple en disant des gens qui se plaignent beaucoup « Ahlou l-Koufah »), ils ont dit à ^Oumar au sujet de Sa^d : il ne sait pas faire la prière correctement. C’est alors que ^Oumar, que Allah l’agréé, a envoyé des hommes pour poser des questions aux gens de Al-Koufah au sujet de Sa^d afin de savoir si cette plainte qui lui était parvenue était vraie ou non. Ces gens là n’allaient pas dans une seule mosquée de Al-Koufah sans qu’on leur dise du bien de Sa^d Ibnou ‘Abi Waqqas jusqu’à ce qu’ils soient arrivés à une mosquée de Bani ^Abs et un homme qui était surnommé Abou Sa^da leur a dit : « Si vous nous conjurez par Allah, c’est un homme –il parlait de Sa^d– qui n’est pas équitable lorsqu’il juge, qui ne partage pas avec équité et qui ne mène pas les combattants dans la voie que Allah agréé ». Il a donc dit du mal de Sa^d. Alors Sa^d a dit : « Ô Allah s’il est menteur fais qu’il devienne aveugle, qu’il vive longtemps et qu’il soit exposé aux dissensions ». Il a donc fait une invocation contre lui s’il était menteur et on sait que le Prophète nous appris qu’il y a trois invocations qui ne sont pas rejetées mais qui sont exaucées ; l’invocation de celui qui subit une injustice, l’invocation de celui qui est voyageur et l’invocation du père contre son fils si elle n’est pas déplacée. Ayant été calomnié, il a fait une invocation contre cet homme Abou Sa^da et  ^Abdou l- Malik a dit : « je le voyais après cela sur la route essayant de parler aux filles dans la rue et il était aveugle. Quand on lui posait la question : comment vas-tu ? Il disait : je suis âgé, et je suis tombé dans les dissensions l’invocation de Sa^d a été exaucée à mon sujet ».

Dans le livre « Siyarou ^Alam An-Noubala » d’après Ibnou Jad^an d’après Ibnou l-Mouçayyib qu’un homme insultait ^Aliyy Ibnou ‘Abi Talib ainsi que Talhah et AzZoubayr, que Allah les agréé. C’est alors que Sa^d lui dit d’arrêter, il lui disait : « n’insultes pas mes frères ». Mais cet homme a refusé c’est alors que Sa^d s’est mis debout, il a accomplit deux rak^ah surérogatoires puis il a invoqué et a dit des paroles. Juste après un chameau est venu en traversant la foule jusqu’à cet homme qui insultait les trois compagnons, il a pris l’homme, l’a mis sous sa poitrine, entre sa poitrine et le sol  et l’a étouffé jusqu’à sa mort. Alors Ibnou l- Mouçayyib a dit : « je voyais les gens qui suivaient Sa^d par la suite et qui lui disaient : Bonheur à toi, Abou ‘Ishaq ton invocation été exaucée ». Donc c’est une chose qui est moutawatir, un grand nombre de personnes a vu cela.

Et Hatim Ibnou ‘Isma^il a rapporté de Yahya Ibnou ^Abdou r-Rahman Ibnou ‘Abi Labibah d’après son grand-père qu’il a dit : Sa^d Ibnou ‘Abi Waqas a fait une invocation et il a dit : Ô Seigneur, mes enfants sont encore petits fais que je vive longtemps jusqu’à ce qu’ils atteignent la puberté. Et après cette invocation il a vécu vingt ans.

 

Ses conquêtes

Parmi les faits remarquables de Sa^d c’est que Allah lui a fait grâce par le fait que L’Iraq a été conquis sur ses mains après la bataille de Al-Qadiciyyah, la bataille très réputée Al-Qadiçiyyah. En effet lorsque les musulmans ont pris connaissance que les perses s’étaient rassemblés sous la souveraineté de Yazdajrd le fils de Chahrayar, le fils de Kisra (Chosroes) ^Oumar Ibnou l-Khattab a ordonné de rassembler les musulmans pour se préparer à la conquête de Perse. Il a demandé le conseil de Ahlou Ach-Choura, les gens de la concertation, au sujet de la personne qui dirigerait cette armée et ils lui ont indiqué Sa^d Ibnou ‘Abi Waqas, que Allah l’agréé. Il est sorti ainsi en direction de l’Iraq avec quatre mille combattants et ^Oumar Ibnou l-Khattab lui a envoyé après cela du renfort des soldats de différentes tribus arabes de Ghatafan, de la tribu de Qayç, de la tribu de Tamim, de la tribu de ‘Ousoud et d’autres  tant que l’armée des musulmans avait atteint plus de trente mille combattants. Ils ont marché jusqu’à arriver à Al-Qadiciyyah, un endroit qui est à quarante-cinq miles de Al-Koufah, ce fut la bataille entre les musulmans et les perses dont le chef d’armée était Roustoum qui était désigné de la  part de Chosroes. Ce fut la grande défaite pour les perses, les mazdéens à ce moment là puisque des milliers d’entre eux furent tués et l’armée des musulmans a ainsi pu entrer en Iraq et en perse. Les différentes villes et régions ont été conquises et Sa^d Ibnou Abi Waqqas est ainsi entré avec son armée dans la ville de Kisra là où était son palais et les musulmans ont alors gagné un grand butin.

 

L’édification de Al-Koufah

^Oumar Ibnou l-Khattab, que Allah l’agréé, a envoyé un écrit à Sa^d Ibnou ‘Abi Waqqas pour l’interroger sur la raison pour laquelle les arabes ont été affecté par un changement de climat. Sa^d a répondu  à ^Oumar, que Allah l’agrée, en lui disant  que l’air et  la terre sont différents de ce qu’ils sont dans la péninsule arabique. C’est alors que ^Oumar a envoyé un écrit pour lui dire que ce qui convient aux arabes est ce qui convient à leurs chameaux et il lui a dit « Envoies Salman et Houdhayfah comme éclaireurs qu’ils choisissent un endroit qui soit bien sur la côte, qu’il y ait suffisamment de terre mais qui ne soit pas éloigné de Médine, qu’il n’y ait pas de mers ni de ponts qui séparent  cet endroit de Médine ». Salman est donc parti à l’ouest de l’Euphrate (un des grands fleuves de l’Iraq qui s’appelle Al-Fourat en arabe) et Houdhayfah en direction de l’est et ils se sont rencontrés dans la ville de  Al-Koufah qui leur a plu. Ils ont alors prévenu Sa^d Ibnou ‘Abi Waqqas qui avait fini à ce moment là les conquête de la ville de Al-Kisra et de la majeure partie du pays des perses et il est revenu avec son armée de ces villes pour faire halte à  Al-Koufah. C’était  le mois de Mouharram de l’an 17 de l’hégire. Il a ordonné à un archer de tirer une flèche en direction de l’est et un autre de tirer en direction de l’ouest et il a ordonné aux gens de construire leur résidence entre les deux flèches, c’étaient donc les limites de la ville de Al-Koufah. Puis, il a partagé les différentes régions sur les arabes et chaque tribu avait son quartier. Il a construit au milieu de la ville la mosquée et la maison du gouvernement.

 

Son décès

Sa^d Ibnou ‘Abi Waqqas, que Allah l’agrée, est mort là où il habitait  à Al-^Aqiq à dix miles de la ville de Médine l’Illuminée en l’an 55 de l’hégire (il a également été dit en l’an 50 et il a été  dit en l’an 56 de l’hégire et il y eu d’autre avis encore). Il avait selon certains plus de soixante-dix ans et d’autres ont dit quatre-vingt huit ans.

Adh-Dhahabiyy a rapporté dans ses Siyar d’après Al-Layth, d’après ^Aqil d’après Az-Zouhriyy que lorsque la mort était devenue imminente Sa^d Ibnou ‘Abi Waqqas a demandé à ce qu’on lui ramène une joubbah de laine qui était usée et il a dit : « qu’elle me serve comme linceul parce que j’ai rencontré les associateurs en ayant cette joubbah sur moi le jour de la bataille de Badr et je ne l’ai conservée que pour le jour de ma mort ».

Il a été porté que Allah l’agréé jusqu’à Médine et Marwan Ibnou l-Hakam a dirigé la prière funéraire en sa faveur, il était ce jour là le gouverneur sur Médine. Les épouses du Prophète ont  demandé à ce que le convoi funéraire passe dans la mosquée et le corps a été gardé un moment devant leur maison et elles ont ainsi accompli la prière funéraire en la faveur de Sa^d. Puis des convois funéraires sont sortis par la porte de Al-Jana’iz et il a été enterré dans Al-Baqi^ le cimetière de Médine

Que Allah fasse miséricorde à Sa^d Ibnou ‘Abi Waqqas le compagnon du Messager de Allah.

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Biographies : Az-Zoubayr Ibnou l-3Awaam

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 6, 2010
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AzZoubayr Ibnou l-^Awwam,

l’Apôtre du Prophèter.

Sa biographie.

Il est surnommé Abou ^Abdou l-Lah, il s’appelle AzZoubayr fils de Al-^Awwam fils de Khouwaylid, fils de ‘Açad, fils de ^Abdou l-^Ouza, fils de Qousay, fils de Kilab. Il est l’apôtre [c’est-à-dire le Compagnon qui a cette appellation particulière] du Messager de Allahr, il est également le fils de sa tante paternelle Safiyyah, la fille de ^Abdou l- Mouttalib. Il est l’un des dix à qui le Prophèter a annoncé la bonne nouvelle d’être au Paradis  et l’un des six membres de ‘Ahlou ch-Choura, ceux qui se sont concertés pour désigner le calife. Il est entré en Islam avec sa mère alors qu’il avait huit ans ; il compte ainsi parmi les premiers à être entrés en Islam.

Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté de lui deux hadith qu’il a tenus du Prophèter. Et à lui seul, Al-Boukhariyy a rapporté de AzZoubayr Ibnou l-^Awwam quatre autres hadith. Quant à Mouslim, il a rapporté à lui seul un seul hadith de AzZoubayr.

AzZoubayr -que Allah l’agrée- a fait les deux Emigrations : pour l’Abyssinie ( Al-Habachah) et l’Hégire, l’Emigration obligatoire pour Médine l’Illuminée, il y a émigré alors qu’il avait dix-huit ans.

Ses mérites et les faits remarquables de sa vie.

Le glorieux Compagnon AzZoubayr Ibnou l- ^Awwam, que Allah l’agrée, était le premier de ceux qui ont dégainé leur sabre pour défendre le Messager de Allahr. Ainsi, il est rapporté dans « Hilyatou l-‘Awliya’ » que AzZoubayr a entendu une voix de Satan selon laquelle le Prophèter a été kidnappé dans les hauteurs de la Mecque, alors il est parti à sa recherche. Lorsqu’il l’a rencontré, le Prophèter lui a dit ce qui signifie : ((Ô Az-Zoubayr, qu’est-ce qui t’arrive ?)) Az-Zoubayr lui a répondu : «On m’a dit qu’on t’a kidnappé ; je suis venu pour frapper avec mon sabre celui qui l’a fait.» Sur ce, le Prophèter lui a fait une invocation en sa faveur. C’est ainsi que Az-Zoubayr a été le premier à avoir brandi son sabre dans la voie que Allah agrée.

Le Prophèter a dit : ((لكل نبي حواريّ و حواريّ الزبير)) ce qui signifie : ((Chaque prophète a un apôtre, et mon apôtre c’est AzZoubayr.))

AzZoubayr– que Allah l’agrée- à ce moment-là, comme l’a cité Adh-Dhahabiyy dans « Siyar ‘A^lami n-Noubala  » avait l’âge de douze ans ; Mouça Ibnou Talhah a dit : « ^Aliyy, AzZoubayr, Talhah et Sa^d sont nés dans la même année. » En plus, Al-Mada’iniyy a dit : « Talhah, AzZoubayr et ^Aliyy avaient le même âge ; l’oncle de AzZoubayr l’accrochait au-dessus du feu et faisait en sorte que la fumée arrivât sur lui ; mais AzZoubayr répétait : « Je ne retournerai jamais à la mécréance ! » »

AzZoubayr, que Allah l’agrée, a été présent dans toutes les conquêtes  avec le Messager de Allahr ; et il avait fait même l’engagement de mourir dans la voie que Allah agrée. Il était resté ferme à ses côtés le jour de la bataille de Badr, ainsi que le jour de la bataille de ‘Ouhoud ; il avait avec lui l’une des bannières des Emigrants.  Lorsque les musulmans sont entrés à la Mecque honorée le jour de al-Fath, le jour de la conquête de la Mecque, AzZoubayr– que Allah l’agrée- était sur le côté gauche et Al-Miqdad Ibnou l-‘Aswad était sur le côté droit. Ils sont venus chacun à cheval. Le Messager de Allahr s’est mis debout, a essuyé la poussière de leur visage avec son vêtement et a dit  Ce qui signifie : ((J’ai consacré pour le cheval deux parts [du butin] et pour le cavalier une seule part.))

Le jour de la bataille de Badr, AzZoubayr avait un turban de couleur jaune, Jibril ^alayhi s-salam et les Anges ^alayhimou s-salam étaient descendus avec la même apparence que AzZoubayr. Dans « AtTabaqat Al-Koubra«  Ibnou Sa^d rapporte de ^Amrou Ibnou ^Asim Al-Kilabiyy qui, d’après Hammam, rapporte de Hicham Ibnou ^Ourwah ces paroles qu’il tient de son père : « AzZoubayr avait un bout d’étoffe avec lequel il s’était enturbanné le jour de la bataille de Badr ; le Prophète r a dit : (( ان الملائكة نزلت على شيماء الزبير)) ce qui signifie ((Ce sont les Anges qui sont descendus sous l’apparence de AzZoubayr.))

D’après Al-Boukhariyy et Mouslim et d’autres, il est rapporté que le Messager de Allah r a dit le jour de la bataille de Al-Khandaq :(( يأتيني بخبر القوم )) ce qui signifie : (( Qui m’apporte des nouvelles de nos ennemis ?)) Et AzZoubayr a dit : « Moi ! » Le Prophèter l’a répété une deuxième et une troisième fois, et c’était à chaque fois AzZoubayr qui se proposait en disant : « Moi ! » C’est alors que le Prophète r a dit ce qui signifie : ((Chaque prophète a son apôtre, et mon apôtre c’est AzZoubayr.))

Dans « Siyar‘A^lami n-Noubala« , Adh-Dhahabiyy rapporte de Younous Ibnou Boukayr qui rapporte de Hicham les paroles qu’il tient de son père et qui sont de AzZoubayr : « Le Messager de Allah r a pris ma main et a dit : ((لكل نبي حواريّ وجواريّ الزبير وابن عمتي)) ce qui signifie : ((Chaque prophète a son apôtre, et mon apôtre c’est AzZoubayr le fils de ma tante paternelle.)) Ibnou Sa^ad l’a également rapporté ce hadith dans ses « Tabaqat » et Al-Hakim l’a jugé sahih (sûr) dans son « Moustadrak ».

Dans la langue arabe, le mot « الحواريّ, al-hawariyy » signifie, celui qui soutient les Prophètes ^alayhimou s-salam tout comme l’a mentionné l’auteur de « Al-Qamous« .

Mous^ab AzZoubayriyy a dit : «l’apôtre est celui qui est pur.»

Selon Al-Kalbiyy : « al-hawariyy signifie l’intime. »

Dans « Tabaqat Al-koubra« , Ibnou Sa^d- avec une chaîne de transmission remontant jusqu’à Hicham Ibnou ^Ourwah– rapporte qu’un homme est passé près du fils de ^Oumar, en l’occurrence  ^Abdoul-Lah Ibnou ^Oumar, et il a été interrogé sur son identité. Alors, ce jeune homme a répondu : « Je suis le fils de l’apôtre du Messager de Allah » Ibnou ^Oumar lui a dit : « Si tu es le fils de AzZoubayr, d’accord, sinon tu n’as pas cette appellation. » C’est alors que Ibnou ^Oumar a été interrogé : « Est-ce qu’il y avait quelqu’un qui était surnommé hawariyy Raçouli-Lah , l’apôtre du Messager de Allahr mis à part AzZoubayr. » Alors,  Ibnou ^Oumar a répondu : « Je n’en ai pas connaissance. »

Son décès.

Le décès de AzZoubayr, que Allah l’agrée, a eu lieu le jour de la bataille de Al-Jamal. Lorsqu’il a quitté le lieu de la bataille en ayant fait le repentir pour avoir été dans les rangs de ceux qui  combattaient contre l’Emir des Croyants, notre maître ^Aliyy Ibnou Abi Talib, que Allah l’agrée. Cela s’est produit l’an 36 de l’Hégire. Al-Hakim, dans son « Moustadrak », rapporte  de Qays Ibnou Abi Hazim les circonstances de son assassinat : « ^Aliyy a adressé la parole à AzZoubayr : « Ne te rappelles-tu pas de ce jour où nous étions dans une saqifah (cour couverte et ouverte) des’Ansar (Partisans médinois) et que le Messager de Allah r t’as demandé si tu m’aimais ; tu as répondu : ˝ Qu’et-ce que qui pourrais m’en empêcher ?˝ Ensuite, le Messager de Allah r t’as dit que tu seras contre moi, que tu me combattras et que tu seras injuste envers moi. » Sur ce, AzZoubayr a quitté le champ  de bataille.»

Après avoir regretté, il a quitté les rangs des combattants qui étaient avec Mou^awiyyah Ibnou Abi Soufyan. Sur le chemin du retour, ^Amrou Ibnou Jourmouz l’a rattrapé et l’a tué dans une vallée qui s’appelle Wadiyy As-Siba^, à sept farsakh (environ 40 km) de Al-Basrah. Il a pris sa tête et l’a emmenée à l’Emir des Croyants ^Aliyy Ibnou Abi Talib, que Allah l’agrée. Il a demandé la permission de le rencontrer, mais l’Imam ^Aliyy a répondu : « Annoncez-lui qu’il mérite l’Enfer !» Et dans une autre version, il a dit : « Annoncez à l’assassin du fils de Safiyyah qu’il mérite l’Enfer ! »

Adh-Dhahabiyy, rapporte avec une chaîne de transmission que Abou Jarou Al-Mazaniyy a dit : « J’ai été présent lorsque ^Aliyy et AzZoubayr s’étaient mis d’accord. ^Aliyy a dit à AzZoubayr: « Ô Zoubayr, je te conjure par Allah, n’as-tu pas entendu le Messager de Allahr dire la parole qui signifie  que tu vas me combattre et que tu seras injuste dans ce combat. » A cela, AzZoubayr a répondu : « Oui, mais je ne m’en suis rappelé que là maintenant que tu me parles ». Puis, il est parti. »

Yazid Ibnou Abi Ziyad rapporte de ^Abdou r-Rahman Ibnou Abi Layla : « AzZoubayr avait quitté le front de bataille le jour de Al-Jamal et pris congé de ^Aliyy, c’est alors que son fils ^Abdou l-Lah l’a rencontré et lui a dit : « C’est un manque de courage dont tu fais preuve ! » Alors, AzZoubayr lui a répondu : « Les gens  savent que je ne suis pas peureux, mais ^Aliyy m’a rappelé quelque chose que j’avais entendu du Messager de Allah et j’ai juré que je ne le combattrais pas. » Puis,  AzZoubayr a dit ce poème :

“J’ai laissé les choses dont je crains les conséquences.

Par recherche de l’agrément de Allah, cela vaut mieux dans le bas monde et dans la Religion. ” »

Dans son livre « Wafiyy bi l- Wafayyat », AsSafadiyy dit que Ibnou l-Jourmouz (celui qui a tué injustement AzZoubayr après qu’il a quitté le champ de bataille) s’est mis à dire ce poème lorsque l’Imam ^Aliyy lui a annoncé la nouvelle qu’il méritait l’Enfer pour avoir tué AzZoubayr :

«J’ai ramené à ^Aliyy la tête de AzZoubayr.

Et j’espérais  me rapprocher de lui par cet acte.

C’est alors qu’il m’a annoncé la nouvelle du feu de l’Enfer lorsque je suis venu à lui.

Quelle mauvaise nouvelle et quelle mauvaise issue!»

AzZoubayr-que Allah l’agrée- n’avait laissé ni dinar ni dirham, mis à part deux terres et quatre maisons : une à Médine, une à Al-Basrah, une à Al-Koufah et une en Egypte ; mais il avait des dettes. La raison en était que lorsque quelqu’un lui ramenait de l’argent pour le lui confier à titre de dépôt, il lui disait : « Non, je ne prends que s’il s’agit d’un prêt ; parce que je crains qu’il ne se perde ! » Et son fils ^Abdou l-Lah a estimé la totalité des dettes qu’il avait : cela atteignait deux millions deux cent mille. Il a vendu alors sa terre qu’il avait à Al-Ghabah et il a fait annoncer durant le Pèlerinage- et ce pendant quatre ans- pour que celui à qui AzZoubayr est redevable, qu’il le rejoigne afin qu’il le rembourse ce qu’il lui devait. Lorsque quatre années se sont écoulées, il a partagé le restant de l’argent entre les héritiers.

Han Ibnou Thabit a écrit ce poème très célèbre dédié à AzZoubayr Ibnou l-^Awwam :

« Il a vécu en demeurant fidèle au serment donné au Prophèter et fidèle à son enseignement, lui qui est son apôtre.

En effet, la parole  ne vaut que par l’acte.

Il est demeuré  sur la voie du  Prophèter.

Il donne son alliance à celui qui suit le Droit ; et c’est son application  qui est juste.

Il est le cavalier célèbre et l’héros qui s’engage avec bravoure dans les batailles les plus redoutables.

Lorsque la guerre se montrait rude, il s’y jetait avec sont sabre brillant, comme s’il faisait la course vers la mort, sans peur.

Un homme dont la mère est Safiyyah, et qui est en plus du clan des ‘Açad, est forcément un brave.

Il est un parent proche du Messager de Allahr.

Et,  il a acquis, en défendant l’Islam, une renommée indiscutable.

Combien de fois AzZoubayr a dégagé avec son sabre les dangers qui menaçaient le Messager de Allah r .

Et Allah donne généreusement Sa récompense.

Tes éloges sont meilleurs que les actes de certains amis.

Et tes actes, ô fils de la femme hachimiyy, sont meilleurs que tout cela ! »

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Biographie : Al-3Abbaas Ibnou 3AbdilMouTTalib

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 6, 2010
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Al-^Abbas fils de ^Abdou l’Mouttalib, l’oncle paternel du Messager de Allah

– salla l-Lahou ^alayhi wa sallam

Sa biographie.

Il est Abou l-Fadl, son surnom est Abou l-Fadl, il s’appelle Al-^Abbas fils de ^Abdou l Mouttalib fils de Hachim, l’un des oncles paternels du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- qui sont entrés en Islam. C’était, parmi les gens, un de ceux qui donnaient le plus de soutien et de réconfort au Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam-

Al-^Abbas, que Allah l’agrée, est né trois ans avant l’année de l’éléphant. Il est ainsi plus âgé que le Prophète de trois ans.  Sa mère s’appelle Nouthaylah fille de Janab fils de Koulayb fils de Malik. As-Safadiyy a dit dans Al-Wafiyy fi l-Wafiyat qu’elle était la première femme arabe à avoir couvert la Ka^bah avec de la soie et du brocard et différentes sortes de tissu.

En effet, Al-^Abbas, que Allah l’agrée, s’est perdu alors qu’il était enfant. Sa mère a fait le vœu de couvrir la Ka^bah si elle le retrouvait. Et quand elle l’a retrouvé, elle a tenu son vœu.

A- ^Abbas, que Allah l’agrée, était un leader dans la jahiliyyah parmi les gens de Qouraych.

Il lui a été accordé la fonction de veiller sur al ^imarah de la Ka^bah et de ramener l’eau pour les pèlerins durant la jahiliyyah. Al-^imarah c’est de ne laisser personne insulter quelqu’un d’autre durant Al-Haram. En effet, Qouraych s’était rassemblé et s’était mis d’accord sur cela. Et il l’avait chargé de cette tâche et il l’avait chargé de l’accomplir. Al-^Abbas, que Allah l’agrée, était de taille moyenne parmi les plus beaux hommes, et qui avait le plus bel aspect. C’était celui qui avait la voix qui portait le plus. C’est lui que le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- a ordonné d’appeler le jour de Hounayn :

« Ô vous les gens de l’arbre (c’est-à-dire vous qui vous êtes engagés à obéir au Prophète quand vous avez fait ce pacte sous l’arbre. C’était lorsque la bataille battait son plein. C’était pour encourager les compagnons du Prophète.)

Al-‘Asma^iyy avait dit : Al-^Abbas faisait paître son troupeau à une distance de 20 milles.

Et lorsque Al-^Abbas voulait quelque chose de son berger, il criait à haute voix et son berger entendait ce que Al-^Abbas voulait lui dire. Al-^Abbas, que Allah l’agrée, était quelqu’un de décidé. Il avait de bons avis et faisait preuve de  sagesse.  Il lui a été dit : « Qui, de toi ou du Prophète, est le plus grand ?  »

Il a dit : « Il est plus grand que moi mais je suis né avant lui. »

Il protégeait son voisin, et il soutenait dans les difficultés. Le jour de sa mort, il a affranchi soixante-dix de ses esclaves.

Parmi ses faits remarquables.

Les spécialistes des conduites comme AdhDhahabiyy, Ibnou Sadr, Ibnou l-Jawziy citent qu’il était entré en Islam avant l’ Emigration,  mais qu’il dissimulait son Islam, pour éviter la nuisance des mécréants de Qouraych. Et le jour de Badr, il était venu à la bataille en compagnie des associateurs malgré lui. Dans As-Siyah de Adh-Dhahabiy, d’après ^Oumarah fils de Yasar As-Salamiyy d’après son père, d’après son grand-père, qu’il a dit :

« J’ai observé Al-^Abbas, le jour de Badr. Il était debout comme une statue. Et ses yeux étaient inondés de larmes. Je lui ai dit : « Est-ce que tu combats le fils de ton frère auprès de son ennemi ? » Il a répondu qu’il ne l’a pas fait. Il a dit : « Est-ce qu’il a été tué ?(c’est-à-dire .au sujet du Prophète) »  J’ai répondu : « Allah le protège et lui donne du renfort. »

Il m’a dit :   « Qu’est- ce- que tu veux de moi ? »

Je lui ai dit : « Te faire prisonnier. Le Messager de Allah – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- a interdit que l’on te tue. »

Il a répondu : « Ce n’est pas la première fois qu’il agit en bien envers ses proches parents. »

Et je l’ai fait prisonnier. Puis je l’ai amené au Messager de Allah – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam-. Le Prophète a demandé à Al- ^Abbas de donner une rançon pour qu’il soit libéré lui et le fils de son frère ^Aqil Ibnou Abi Talib et Naoufel et ^Outbah Ibnou ^Amr ibnou Jahdam.

Alors Al-^Abbas a dit : « Ô Messager de Allah, j’étais musulman mais les gens m’ont amené malgré moi ».

Le Prophète a dit ce qui signifie : « Allah sait plus que tout autre si tu étais musulman.

S’il en est tel que tu le dis véritablement Allah te rétribuera pour cela. Mais selon ton apparence tu étais contre nous. Alors donne une rançon. »

Le Messager de Allah – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- avait auparavant pris de lui 20 onces d’or parmi le butin.

Al-^Abbas, que Allah l’agrée, lui a dit : « Ô Messager de Allah compte ces vingt-là à titre de rançon. »

Alors le Messager lui  a dit ce qui signifie : «  Non. Ceci est quelque chose que Allah nous a accordé de toi. »

Al ^Abbas lui a dit : « Je n’ai pas d’argent. »

Le Messager lui a dit, ce qui signifie : « Et où est donc cet argent que tu as mis à la Mecque lorsque tu es sorti voir Oummou l-Fadl fille de Al Harith et que vous n’aviez personne d’autre avec vous et que tu lui avais dit : »S’il m’arrive quelque chose pendant mon voyage, Al Fadl aura telle part et ^Abdou l-Lah aura telle part ».

Alors Al-^Abbas lui a dit : «  Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité,  personne d’autre qu’elle et moi n’avait connaissance de cela et je sais que tu es le Messager de Allah. »

Et Al-^Abbas que Allah l’agrée a dit : « Là a été révélée la ‘ayah 70 de sourat Al-Anfal qui signifie : « Ô Prophète, dis aux prisonniers qui sont chez vous que si Allah sait que dans leur cœur il y a du bien, Il vous accordera du bien mieux que ce qui vous a été pris et Allah vous pardonnera. » Al-^Abbas ajoute : Allah m’a accordé à la place des vingt onces, vingt esclaves dans l’Islam et chacun avait de l’argent avec lequel il faisait du commerce. Et j’espère en plus de cela le pardon de la part de Allah ta^ala. »

Al-^Abbas que Allah l’agrée était l’un de ceux qui étaient présents lors du pacte d’allégeance de Al-^Aqabah.

C’était un pacte auquel avaient assisté 70 hommes de la tribu de Al-Aws et de la tribu de Al A-Khazraj. Le Prophète – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- les avait précédés en bas de Al-^Aqabah sous un arbre. En compagnie de son oncle A- ^Abbas, que Allah l’agrée.

Le Prophète a pris d’eux l’engagement d’obéissance. Et Al-^Abbas avait à nouveau pris la main du Prophète pour lui confirmer son engagement une nouvelle fois.

Sa place auprès du Prophète – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam-.

Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- aimait beaucoup son oncle Al-^Abbas, que Allah l’agrée. Il le respectait, il l’honorait,. Quand son oncle jurait pour qu’une chose soit faite, le Prophète la faisait et il prenait en compte son avis. Il était heureux pour les joies de son oncle et il était triste quant il lui arrivait un mal.

D’après le fils de Al-^Abbas, que Allah les agrée lui et son père, le Messager de Allah – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- avait passé le début de la nuit en veillée  alors que les prisonniers de la bataille de Badr étaient ligotés. Et parmi eux il y avait Al-^Abbas que Allah l’agrée.

Il a été dit : « Ô Messager de Allah, pourquoi donc ne dors-tu pas ? »

Il a dit salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- ce qui signifie : « J’entends les gémissements de mon oncle ligoté ». Alors un homme s’est levé et a relâché un peu les liens de Al-^Abbas.

Le Messager de Allah – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- a dit ce qui signifie : « Pourquoi je n’entends plus les gémissements de Al ^Abbas? »

Alors l’homme de son peuple lui a dit : « J’ai relâché un peu ses liens. »

Alors le Prophète a dit ce qui signifie : «  Alors tu fais la même chose avec tous les prisonniers. ». Plusieurs hadith ont été rapporté du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam-au sujet de son oncle paternel Al-^Abbas, que Allah l’agrée, quand il a fait des invocations en sa faveur et en la faveur de ses enfants. Un homme des Ansar avait insulté un ancêtre de Al-^Abbas, un homme de la jahiliyyah. Cela était parvenu aux oreilles du Messager de Allah – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- il est monté sur le minbar et il a dit ce qui signifie : « Ô vous les gens ! Qui sont les gens sur terre qui sont les plus honorables selon le jugement de Allah ? » Ils lui ont dit : « C’est toi. » Il leur a répondu ce qui signifie : «  Al-^Abbas fait partie de ma tribu et moi je fais partie de sa tribu et n’insultez pas nos morts parce que vous nuisez ainsi à nos vivants. »

Et dans le Jami^ de At-Tirmidhiyy le Messager de Allah – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- a dit ce qui signifie : «  Pourquoi est-ce qu’il y a des gens qui me nuisent en nuisant à Al-^Abbas? Car l’oncle de l’homme est comme son père. Celui qui nuit à Al-^Abbas, il m’aura nui. »

Et d’après Sa^id Ibnou’ l Moussayib d’après Sa^d, il a dit : «  Nous étions auprès du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- dans une région qui s’appelle Nakhirou l-khayl, Al-^Abbas est venu, alors le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- a dit ce qui signifie : « Voici Al-^Abbas l’oncle de votre Prophète. Celui des gens de Qouraych qui est le plus généreux, et celui qui maintient le plus les liens avec les proches. »

AdhDhahabiyy a rapporté d’après Az-Zoubayr Ibnou Bakar, avec une chaîne de transmission d’après ^Abdou l-Lah fils de ^Oumar, il a dit : «  ^Oumar, que Allah l’agrée, a invoqué Allah pour que leur soit accordé la pluie – Al Istisqah – l’année de Ar-ramadah, en faisant le tawassoul par Al-^Abbas, il a dit : « Ô Allah, voici l’oncle de Ton Prophète,  nous nous adressons à Toi par lui, alors accorde nous la pluie. » Ils n’ont pas laissé leur place avant que Allah ne leur fasse parvenir la pluie.

^Oumar a donné un discours, il a dit : « Le Messager de Allah – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- considérait Al-^Abbas tout comme un fils a de la considération pour son père.

Il le glorifiait, il l’honorait, il respectait ce qu’il disait, alors ô vous les gens, prenez exemple sur le Messager de Allah – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- dans son comportement avec son oncle Al-^Abbas. Et considérez- le comme cause pour que Allah vous soulage de ce qui vous est parvenu. »

Et d’après ^A’icha, que Allah l’agrée, elle a dit : « Je n’ai pas vu le Messager de Allah honorer quelqu’un comme il honorait Al-^Abbas. »

Les compagnons honoraient Al-^Abbas, que Allah l’agrée, et ils le respectaient.

Dans le livre Al-Adabou l Moufrad de Al Boukhariyy, il est rapporté d’après ^Aliyy Ibnou Abi Talib qu’il embrassait la main de son oncle Al-^Abbas et il disait : « Ô mon oncle soit satisfait de moi. »

Hassan Ibnou Thabit a composé des vers de poésie, pour faire l’éloge de Al-^Abbas, que Allah l’agrée, après qu’on ait fait l’invocation de Al Istiqrah, l’année de Al-Ramadah, les gens avaient reçu la pluie.

Son éloge du Prophète – salla lLahou ^alayhi wa sallam-

As-Safadiy a rapporté dans Al Wafiyy bi l waffayat ainsi que Adh-Dhahabiyy dans ses Siyar

des vers de poésie de Al-^Abbas, que Allah l’agrée, qu’il avait composés pour faire l’éloge du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam-. Dans une version, Al-^Abbas avait dit au Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- après qu’il ait quitté la région de Tabouk : « Ô Messager de Allah, je voudrai faire(composer) des paroles pour faire ton éloge ».

Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- lui a dit ce qui signifie : « Dis : Que Allah fasse que ta bouche soit toujours garnie de dents. » Il lui a dit des vers de poésie que AdhDhahabiyy a également cités dans As Siyar, Ibnou l-Athir dans An-Nihayah et d’autres qu’eux et beaucoup de spécialistes des conduites, littéraires, des poètes en ont expliqué les paroles.

Ces vers de poésie signifient : « Ô toi le Messager de Allah, tu étais bon avant même de venir sur terre lorsque tu étais dans les entrailles de Adam –alayhi s-salam- lorsque lui et Hawwah avaient pris des feuilles du paradis pour se couvrir. Et lorsque Adam est descendu sur terre, tu étais dans ses entrailles et tu n’étais pas encore humain, ni même un bout de chair dans l’utérus d’une femme, et notre maître le Messager de Allah – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- tu étais ensuite dans les entrailles de notre maître Nouh –alayhi s-salam- lorsqu’il est monté sur son arche et que les idoles que les mécréants adoraient avaient coulé.

Et que toi Messager de Allah, tu te déplaçais des entrailles d’un homme à l’utérus d’une femme et les siècles se suivent, c’est à dire que tu as une ascendance honorable. »

Le décès de Al-^Abbas.

Son décès, que Allah l’agrée, a eu lieu à Médine l’illuminée en l’an trente-deux de l’Hégire. Le clan de Hachim a envoyé quelqu’un qui apprenait la nouvelle de son décès aux gens de Médine. Les gens se sont rassemblés au niveau de sa maison, mais personne ne pouvait se rapprocher de son lit, tellement il y avait de gens. Puis les gens se bousculaient au niveau de sa tombe, et le clan de Hachim ne pouvait pas se rapprocher de sa tombe. Alors ^Outhman Ibnou ^Affan, que Allah l’agrée,  a envoyé la police pour laisser le passage afin que le clan de Hachim puisse parvenir jusqu’à sa tombe. ^Aliyy que Allah l’agrée lui a fait le lavage funéraire ainsi que ses fils : ^Abdou l-Lah, Houçam et ^Oubaydou l-Lah.

^Outhman Ibnou ^Affan que Allah l’agrée, a dirigé la prière funéraire en sa faveur, il a été enterré à Al Baqi^ que Allah l’agrée et lui fasse miséricorde.

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Biographies : 3AbdoulLaah Ibnou 3Abbaas

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^Abdou lLah Ibnou ^Abbas

Le savant de la communauté – Celui qui explique Al Qour’an

Sa biographie : Le compagnon glorieux, L’imam illustre, le maître éminent, le savant de la communauté de Mouhammad, le savant qui œuvre, celui qui explique les sens du Qour’an, L’Imam des Moufassir, le modèle, celui qui a des forts arguments, le fils de  l’oncle paternel du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam– et cela lui suffit comme honneur et comme gloire.

Il est donc Abou l ^Abbas ^Abdou lLah fils de Al ^Abbas fils de ^Abdou l Mouttalib chayba fils de Hachim fils de ^Abdou Manaf, Al Qouraychiy, Al Hachimiyy, Al Makkiy que Allah l’agrée et lui donne satisfaction.

Il est né à Achirab, c.a.d le chirab de Abou Talib, où le Messager de Allah et Banou Hachim

Se sont regroupés lorsque les tribus de Qouraych se sont regroupées contre le clan de Hachim.

Sa naissance avait eu lieu trois ans avant l’émigration honorée et le Prophète – ^alayhi salat wa salam – est mort quand il avait treize ans.

Mais il avait obtenu beaucoup de science, beaucoup de biens et beaucoup de connaissances.

Il naquit savant, fort avec des arguments comme un lion, qui a eu la gloire, la science et la droiture.

Sa description :

Le grand Imam, notre maître ^Abdou lLah Ibnou ^Abbas que Allah l’agrée lui et son père, avait rassemblé beaucoup de mérites par le comportement et l’apparence. C’était un imam glorieux, éminent, grand, respectable, plein de raison, très intelligent.

Notre maître ^Oumar lui avait donné ce surnom réputé, il avait dit de lui : « Un jeune homme qui vaut beaucoup d’adultes. »

Quand il a constaté de lui sa maturité sa grande science et son haut degré. Et en plus de cela Allah lui a accordé une beauté et un bel aspect. Il était très beau, avec un beau visage blanc, avec une belle bouche d’une grande taille. L’émir des croyants, notre maître ^Oumar que Allah l’agrée a dit à son sujet une fois : «  Tu es certes le plus beau de nos jeunes hommes par le visage et le plus beau par la raison et celui d’entre eux qui a le plus de connaissances au sujet du Livre de Allah ^azza wa jall.

Sa science et sa compréhension :

Abdou lLah Ibnou ^ Abbas que Allah l’agrée lui et son père avait atteint un haut degré dans la science et dans la compréhension. Au point qu’il a rassemblé, alors qu’il était encore jeune,  la sagesse des personnes agées émérites, leur maturité et ce qui a amené le calife Al Farouq ^Oumar que Allah l’agrée a lui demandé conseil dans les différents sujets. Il l’appelait alors qu’il était encore jeune pour les questions difficiles. Et alors qu’il y avait autour de lui les gens de Badr, les plus grands des émigrants et des partisans des compagnons du Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam– et ce n’est que là que le résultat de l’invocation du Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam– pour que lui soit accordé la sagesse. En effet Al Boukhariyy, At Tirmidhiyy, Ibnou Majah et d’autres ont rapporté de Ibnou ^ Abbas qu’il avait dit : « Le Prophète – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam– a passé sa main sur ma tête et il a fait une invocation pour que j’ai la sagesse. » Et dans un autre hadith rapporté par Al Hakim, le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam– a fait une invocation pour Ibnou ^Abbas , il a dit ce qui signifie : « Ô Allah, apprends lui l’interprétation du Qour’an

Et dans une autre version encore, le Prophète – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam– a fait une invocation qui signifie : « Ô Allah apprends-lui la science des loi dans la religion et enseigne lui le ta’wil. » Et ainsi, l’invocation du Messager s’est réalisée dans Ibnou ^Abbas. Au point qu’il en est devenu un étendard et quel étendard, qui a élevé haut le niveau de la science.

Ses connaissances et sa sagesse étaient grands. Depuis son jeune âge il recherchait les sciences et il la cueillait où il la trouvait. C’est pour cela qu’il venait et qu’il demandait la permission de passer la nuit dans la maison de sa tante maternelle, Maymouna, l’épouse du Prophète – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam– pour observer ce que le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam– faisait pendant la nuit. Il apprenait de lui et il le prenait pour modèle. Et il multipliait ses questions aux compagnons du Prophète – ^alayhi salat wa salam

Et quand j’apprenais qu’un homme avait un hadith, et que j’allai le voir et je le trouvai faisant la sieste je mettais ma cape sous ma tête et je dormais au niveau de sa porte et le vent soufflait sur moi le sable jusqu’à ce que l’homme se réveille de sa sieste, et qu’il sorte et qu’il me voit et qu’il me dise : « Ô toi le fils de l’oncle paternel du Messager de Allah, qu’est ce qui t’a amené ? Tu aurais pu m’envoyer quelqu’un et c’était moi qui serait venu te voir. »

Il lui disait : »Non, toi tu mérites plus que je vienne à toi. Il lui demandait le hadith et il l’apprenait de lui. En persévérant avec cette grande ardeur pour l’apprentissage de la science, il a obtenu ce qui était une provision pour lui dans sa religion et dans son bas-monde. Puisqu’il a rapporté le hadith du Messager, Mouhammadsalla lLahou ^alayhi wa sallam

Avec une bonne maitrise, et il l’a rapporté également de Al Farouq – ^Oumar et de ^Outhman et de ^Aliyy et de Mourad et de ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Awf et de Abou Dhar et de ^Oubayb ibnou Ka^b ainsi que de son père, Al ^Abbas, ainsi que de beaucoup de ses compagnons. Beaucoup de successeurs et des maîtres des successeurs parmi les plus honorable ont rapporté de lui comme Sa^id Ibnou Joubayr, Mouja’ id, Ach Charbiyy, Al Haçan, Ibnou Sirin et beaucoup d’autres qui ont profité de lui et de ce que Ibnou ^Abbas a profité de la bonne guidée du Messager honorable et de ses honorables compagnons.

Ainsi Ibnou ^Abbas a obtenu grâce aux bénédictions de l’invocation du Prophète – salla lLahou ^alayhi wa sallam– ce qui lui a accordé ce grand rôle dans la science.

Ainsi il prenait le cœur des hommes quand il rapportait le hadith, et il écoutait attentivement quand on lui rapportait le hadith. Il avait une connaissance qui éclairait les cœurs pour l’interprétation du Qour’an, dans les sciences de la jurisprudence et également dans le hadith, l’histoire, la langue arabe, la littérature jusqu’à devenir la destination de ceux qui recherchent, de ceux qui apprennent, les gens viennent le voir par groupe, les uns à la suite des autres pour apprendre le hadith, pour apprendre la jurisprudence et voici ce qui a été rapporté de l’un de ses compagnons. Un jour il a donné le hadith, il a dit : »J’ai vu de Ibnou ^Abbas dans une assemblée si tout les gens de Qouraych tiraient leur fierté de Ibnou ^Abbas ils obtiendraient ce qu’ils voudraient. Il a dit : « J’ai vu les gens se rassemblés devant sa porte au point que la route ne les contenait plus. Personne ne pouvait venir ni partir. Alors je suis rentré pour le lui annoncer, qu’ils étaient devant sa porte, il a dit : « Prépare moi l’eau pour le woudou », il a fait le woudou, il s’est assis et il a dit : »Sors et appelle celui qui veut demander au sujet du Qour’an et de son ta’wil. » Je suis sorti et je leur ai donné la permission. Ils sont rentrés jusqu’à remplir la maison. Ils n’ont pas posé une seule question, sans qu’il leur ai répondu et qu’il leur ai appris plus que ce qu’ils avaient demandé. Puis il leur a dit : »Vos frères maintenant. » Ils sont sortis pour laisser  la place à d’autres. Puis il m’a dit : « sors et appelle ceux qui veulent demander au sujet de ce qui est licite et de ce qui est interdit et la jurisprudence, et ce qui est de la sorte, qu’ils entrent. » Il a dit : « Je suis sorti et je leur ai donné la permission. » Ils sont rentrés jusqu’à remplir la maison. Ils n’ont pas posé une seule question, sans qu’il leur ai répondu et qu’il leur ai ajouté en plus de ce qu’ils avaient demandé. Puis il leur a dit : »Vos frères après vous. » Ils sont sortis. Puis il m’a dit : »Sors et appelle ceux qui veulent demander sur la science de l’héritage et ce qui est de cet ordre. Qu’ils entrent » « Je suis sorti et je leur ai donné la permission. » Ils sont rentrés jusqu’à remplir la maison. Ils n’ont pas posé une seule question sur un sujet , sans qu’il leur ait répondu et qu’il leur ait appris plus que ce qu’ils avaient demandé. Puis il leur a dit : »Vos frères maintenant. » Puis il m’a dit : « Sors et appelle, ceux qui ont des questions sur la langue arabe, sur la poésie et sur ce qui est étrange dans les paroles. Qu’ils entrent »Il a dit : »ils sont rentrés jusqu’à remplir la maison. Ils n’ont pas posé la question sur une chose sans qu’il leur ai ajouté en plus de ce qu’ils avaient demandé » Celui qui rapporte a dit : «  Si tout Qouraych tirait leur fierté de cela, cela leur aurait été suffisant. Je n’ai pas vu cela accordé à quelqu’un d’autre que lui. «  Cela a été rapporté par Ibnou l Jawziyy dans Siffatou l Safwah et d’autres que lui.

Une partie de ce qui est rapporté de lui.

L’imam Al ^Abbas que Allah l’agrée lui et son père en plus de ce qui a été cité avait un haut

Degré dans le comportement, l’attachement à la religion, la générosité, il était extrêmement généreux en donnant de l’argent et des cadeaux aux gens. Tout comme il était généreux avec la science et la connaissance. Un jour qu’il était chargé par l’imam ^Aliyy Ibnou Abi Talib de Al Basrah, le glorieux compagnon Abou Ayyoub Al Ansariyy que Allah l’agrée vint à lui et Ibnou ^Abbas lui a dit : »Je voudrai te rétribuer pour avoir inviter le Messager – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam– «  En effet Abou Ayyoub avait accueilli le Messager chez lui après son émigration. Ibnou ^Abbas lui donnait et l’honorait jusqu’à ce qu’il ait sa maison et ce qu’elle contient et il est sorti en la laissant à Abou Ayyoub que Allah l’agrée.

C’était quelqu’un qui s’adonnait aux actes d’adoration, qui était ascète, qui craignait Allah ^azza wa jall, qui pleurait beaucoup lorsqu’il faisait la prière ou qu’il récitait le Qour’an.

Il veillait la nuit en adoration et il jeûnait le jour. Certains de ceux qui étaient de sa compagnie rapportent de lui, il a dit : « J’ai été le compagnon de Ibnou ^Abbas de la Mecque jusqu’à Médine. Il accomplissait deux rak ^ah lorsqu’il faisait halte et en plus il se levait la moitié de  la nuit , et il récitait le Qour’an lettre après lettre. Et il pleurait beaucoup quand il récitait. Et d’après Abou Ghaja, il disait : « et j’ai vu Ibnou ^Abbas et j’ai vu le bas de ses paupières, les paupières d’en dessous ses yeux qui était comme un lacet d’un soulier usé tellement il pleurait. » rapporté par Adh Dhahabiyy dans As Siyar. Ici quelque chose d’important à noter au sujet de ^Abdou lLah Ibnou ^Abbas que Allah l’agrée lui et son père.

A savoir son grand courage et sa grande bravoure dans la guerre. En effet quand il y avait eu la bataille entre ^Aliyy que Allah l’agrée et Mou^awiyyah, il avait eu des positions qui indiquent sa grande intelligence et son grand courage et sa stratégie militaire. En effet que Allah l’agrée durant toute la période du différent il avait eu avec Mou^awiyyah, lorsque celui ci était contre ^AliyyIbnou ^Abbas était au côté de l’imam équitable ^Aliyy que Allah l’honore. Il était un de ses bras droits qui était à ses ordres, qui éxécutait ce qu’il lui demandait. Et avec tout cela il était un héros qui maîtrisait la guerre et qui n’était pas perturbé pour faire face au faux. Et il a marché sur cette voie durant des années. Et il a reçu la nouvelle de l’assassinat de Al Houçayn que Allah l’agrée et il était extrêmement triste pour cela, il est resté chez lui pour vaquer à ses occupations , ordonnant le bien et interdisant le mal et multipliant les actes d’obéissance.

Son décès :

Ibnou ^Abbas a vécu une longue période en prodiguant la science et la sagesse, en diffusant la science entre les gens. Son parfum embaumait dans les différents pays, jusqu’à ce que la mort vienne à lui en l’an 68 de l’Hégire. Il avait soixante et onze ans, son décès avait eu lieu à At Ta ‘if. Quand ils sont sortis pour emmener son corps, un oiseau éminent blanc, est venu jusqu’ à entrer dans son linceul puis les gens ne l’ont plus vu. Les gens pensaient que c’était l’image de sa science. Dans As Siyat d’après Salim al Aftaws d’après Sa^id il a dit Ibnou ^Abbas est mort à At Ta’if. Il a dit : « un oiseau qu’on avait pas vu était venu avec son apparence et était rentré dans son linceul. On ne l’avait pas vu sortir. Quand il a été enterré cette ayah a été récité au niveau de la tombe sans savoir qui l’avait récité.

« Ya ayyatou’an nafsou ma…. ‘innatou l jiri…… » Sourat Al Fajr (‘ayah 27 jusqu’à 30)

ce qui signifie : »Ô toi âme sereine retourne au jugement de ton Seigneur satisfaite et agréée,

retourne dans mes esclaves et entre au paradis. »

Que Allah t’agrée Ibnou ^Abbas et que Allah nous profite par toi et nous rassemble avec toi dans les jardins du paradis.

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Biographies : l’Imam Al-Boukhariyy

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 6, 2010
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L’Imam Al-Boukhariyy

L’Imam Al-Boukhariyy, le Chaykh des Mouhaddith

et l’Imam de ceux qui ont rassemblé le hadith

Sa biographie

Il s’agit de ‘Abou ^Abdi l-Lah Mouhammad fils de ‘Isma^il fils de ‘Ibrahim fils de Bardisbah Al-Jou^fiyy Al-Boukhariyy. Il est né dans la ville de Boukhara, le vendredi après la prière, treize nuits écoulées du mois de chawwal de l’année 194 de l’hégire. Il a grandi orphelin élevé par sa mère. Il a perdu la vue lorsqu’il était petit mais sa mère a vu le KhalilIbrahim ^alayhi s-salam dans le rêve qui lui a dit : « Allah a rendu la vue à ton fils en raison de tes nombreuses larmes ».

Al-Boukhariyy a aimé la science depuis son plus jeune âge. Il a ainsi mémorisé les compositions de hadith de Ibnou l-Moubarak en étant enfant. Il a lu les livres réputés alors qu’il avait seize ans, tant qu’il a été dit qu’il mémorisait en étant jeune soixante-dix mille hadith par cœur. Ce qui l’a aidé à cela, c’est qu’il connaissait les biographies de ceux qui rapportent le hadith et il recherchait leur état également, il le connaissait. Il connaissait les Chaykh de ceux de qui il tient le hadith ainsi que leurs élèves et leurs différentes chaînes de transmission.

Avant qu’il ne quitte son pays, il a pu recevoir par transmission tout ce qui y est rapporté comme hadith. Il les a entendu de Mouhammad ‘Ibnou Salam Al-Baykandiyy et ‘Abdou l-Lah ‘Ibnou Mouhammad Al-Mouçannadiyy et ‘Ibrahim ‘Ibnou l-‘Ach^af, de Mouhammad ‘Ibnou Youçouf Al-Baykandiyy et d’autres encore.

Ensuite, il est parti à La Mecque avec sa mère et son frère en recherchant à recevoir la transmission et à entendre les hadith rapportés.

Il est resté dans le Hijaz pendant six ans durant lesquels il recevait par transmission le hadith. Il s’est déplacé dans les différents pays, il est parti à Ach-Cham, il est parti en Egypte, il est parti à Al-Jazirah à deux reprises, à Al-Basrah à quatre reprises, à Al-Koufah et Baghdad à plusieurs reprises. Il a ainsi reçu le hadith de la part des mouhaddith de chaque pays où il s’était rendu, tant que les hommes de qui il rapporte le hadith ont atteint le nombre de mille quatre-vingts et ils étaient tous des mouhaddith.

Parmi les faits importants qui ont été rapportés à son sujet

L’Imam At-Taj As-Soubkiyy a rapporté dans son livre AtTabaqat lorsqu’il a mentionné la biographie de l’Imam des mouhaddith ‘Abou ^Abdi l-Lah Boukhariyy, il a rapporté d’après ‘Ibnou ^Adiyy qu’il a dit : « J’ai entendu plusieurs Chaykh rapporter que Al-Boukhariyy était venu s’installer à Baghdad. C’est alors que les gens qui rapportent le hadith se sont réunis et ils ont pris cent hadith qu’ils ont inversé, c’est-à-dire qu’ils ont pris le corps du hadith et la chaîne de transmission et ils les ont mélangés, de sorte qu’ils ont mis le texte de ce hadith avec la chaîne de transmission de cet autre hadith, et la chaîne de transmission de ce hadith pour le texte de cet autre hadith. Ils ont donné à chacun dix hadith qu’ils ont ainsi mélangés pour les mentionner à Al-Boukhariyy dans une assemblée. Les gens se sont alors réunis. L’un d’entre eux s’est levé et il a interrogé au sujet de ces hadith, d’un des dix qu’il a mélangés. Al-Boukhariyy a dit : « Je ne le connais pas ». Il l’a interrogé au sujet d’un autre hadith, Al-Boukhariyy a dit : « Je ne le connais pas », jusqu’à ce que le premier homme ait terminé avec les dix hadith. C’est alors que les spécialistes de jurisprudence se regardaient les uns les autres, c’est-à-dire qu’il s’interrogeait sur Al-Boukhariyy. Un deuxième homme s’est levé et a fait comme le premier. Et Al-Boukhariyy disait à chaque fois : « Je ne le connais pas ». Lorsque les dix hommes avaient fini, Al-Boukhariyy s’est retourné vers le premier d’entre eux et  lui a dit :  « Pour ce qui est de ton premier hadith sa chaîne de transmission c’est celle-là. Pour le deuxième hadith la chaîne de transmission c’est celle-là, et le troisième et ainsi de suite » jusqu’à lui donner les chaînes de transmission des dix hadith que le premier a donné. Il a rendu ainsi à chaque texte de hadith sa bonne chaîne de transmission. Ensuite, il a fait la même chose avec le deuxième, la même chose avec les autres jusqu’à avoir terminer avec les dix hommes. C’est alors que les gens lui ont reconnu sa capacité de mémorisation (de Hafidh).

Al-Boukhariyy depuis son plus jeune âge avait une très forte capacité de mémorisation de sorte qu’il apprenait par cœur les hadith avec leurs chaînes de transmission du fait même qu’il les entendait. Il a mémorisé des compositions de hadith de Ibnou l-Moubarak. Il a aussi reçu par transmission les livres réputés de l’époque alors qu’il avait seize ans et cette capacité de mémorisation étonnante est connue de lui depuis son plus jeune âge.

Parmi ce que As-Soubkiyy rapporte dans ses Tabaqat de Al-Boukhariyy qu’il a dit : « J’ai été inspiré la mémorisation du hadith dans le Kouttab –c’est-à-dire l’école où les enfants apprenaient le Qour’an et le hadith– alors que j’avais dix ans ou moins, et lorsque j’ai quitté le Kouttab après dix ans, j’allais écouter auprès de Ad-Dakhiliyy et d’autres.

Un jour tandis qu’il récitait le hadith aux gens, il a dit : « Soufyan a rapporté d’après ‘Abou Zoubayr d’après ‘Ibrahim ». C’est alors que je lui ai dit : « Mais ‘Abou Zoubayr n’a pas du tout rapporté de ‘Ibrahim ». Il m’a alors dit de me taire. Je lui ai dit : « Vérifie si tu veux sur ta copie d’origine ». Il est rentré puis il est ressorti et il m’a dit : « C’est comme tu as dit mon garçon». Il s’agit de AzZoubayr Ibnou ^Adiyy qui a rapporté de ‘Ibrahim. Il m’a alors pris le crayon de la main et il a corrigé, et il m’a dit : « Tu as dit vrai ». Lorsque Al-Boukhariyy a été interrogé sur son âge à ce moment-là, il a répondu : « J’avais onze ans ».

Parmi ce qui est rapporté de Mouhammad ‘Ibnou ‘Abi Hatim Al-Warraq de Al-Boukhariyy qu’il a dit : « J’ai entendu Hamid ‘Ibnou ‘Isma^il et un autre dire : « Al-Boukhariyy venait avec nous pour entendre le hadith alors qu’il était encore jeune garçon. Mais il n’écrivait rien du tout. Un bon moment s’était écoulé et il faisait ainsi. Nous lui disions alors, pourquoi tu n’écris pas ? et il nous a dit vous avez beaucoup insisté pour que j’écrive. Lisez moi donc ce que vous deux avez écrit. Nous avions alors sorti ce que nous avions écrit et c’était plus que quinze mille hadith. Il les a tous récité par cœur, tant que nous corrigions nos versions sur ce qu’il avait appris par cœur ».

Les Chaykh de Al-Boukhariyy

Comme le nombre de ses Chaykh était important et beaucoup plus grand encore que d’être limité dans cette étude, nous allons mentionner les plus réputés d’entre eux. Ainsi, il a entendu de Makkiyy fils de ‘Ibrahim Al-Balkhiyy et de ^Abdan fil de ^Outhman Al-Marwaziyy et de ^Oubaydi l-Lah fils de Mouça Al-^Absiyy et de ‘Abi ^Asim Ach-Chaybaniyy et de Mouhammab ‘Ibnou ^Abdi l-Lah Al-‘Ansariyy, de Mouhammad ‘Ibnou Youçouf Al-Faryabiyy et de ‘Abou Nou^aym Al-Fadl fils de Daki, de ‘Abou Ghassad Al-Hindiyy et de Soulayman fils de Harb Al-Wachijiyy et de ‘Abou Salamah At-Taboudhakiyy et de ^Affan fils de Mouslim, de ^Aram fils de Al-Fadl, de ‘Abou l-Walid AtTayaliciyy, de ‘Abou Ma^mar Al-Minqariyy, de ^Abdou l-Lah fils de Maslamah Al-Qa^indiyy, de ‘Abou Bakr Al-Hamidiyy, de ^Abdou l-Lah fils de Youçouf At-Taniciyy, de ‘Abou l-Yaman Al-Himsiyy, de ‘Ahmad ‘Ibnou Hanbal, de ‘Isma^il fils de ‘Abou ‘Ouways Al-Madiniyy, de Yahya fils de Ma^in et de beaucoup d’autres encore.

Les paroles des savants au sujet de Al-Boukhariyy

Il a été rapporté que l’Imam Al-Boukhariyy s’était vu dans le rêve debout en présence du Messager de Allah et il tenait quelque chose à la main avec laquelle il éloignait quelque chose du Messager de Allah. Lorsqu’il a posé la question sur l’interprétation de ce rêve, certains de ceux qui interprètent les rêves ont dit : « Tu vas repousser le mensonge du Messager de Allah ».

Il a été rapporté dans Tah-dhibou l-‘Asma’i wa l-Loughat d’après Hachid fils de ‘Isma^il qu’il a dit : « J’ai vu ‘Is-haq fils de Rahawayh assis sur une couche et avec lui Mouhammad fils de ‘Isma^il Al-Boukhariyy. C’est alors que Mouhammad l’a corrigé dans quelque chose et ‘Is-haq fils de Rahawayh a repris les paroles de Al-Boukhariyy. Alors, ‘Is-haq a dit aux gens : « Ô vous les gens, vous qui maîtrisez le hadith, prenez de ce jeune homme. S’il avait vécu dans l’époque de Al-Haçan Al-Basriyy, les gens auraient besoin de lui en raison de sa connaissance du hadith et de sa compréhension du hadith ».

Il a été rapporté dans Al-Bidayah wa n-Nihayah d’après Ibnou Khouzaymah qu’il a dit :  « Je n’ai pas vu sur terre, qui ait plus de connaissance du hadith du Messager de Allah, ni qui le mémorise mieux que Al-Boukhariyy » et ‘Is-haq ‘Ibnou Zayrak a dit à son sujet : « J’ai entendu en l’an deux cent quarante sept Mouhammad ‘Ibnou ‘Idris Ar-Raziyy ‘Abou Hatim dire : « viendra vous voir un homme des gens de Khouraçan et il n’est pas sorti de Khouraçan qui mémorise plus le hadith que lui et il n’est pas venu en Irak qui ait plus de science de hadith que lui ». Est venu alors chez nous Mouhammad ‘Ibnou ‘Isma^il après quelques mois, c’est-à-dire Al-Boukhariyy.

Parmi ce que l’Imam le Moujtahid ‘Ahmad ‘Ibnou Hanbal que Allah l’agrée a dit pour faire son éloge et indiquer son haut degré. Il a dit que le degré de Hafidh a été atteint par quatre des gens de Khouraçan, ‘Abou Zou^rah Ar-Raziyy, Mouhammad ‘Ibnou ‘Isma^il Al-Boukhariyy, ^Abdou l-Lah ‘Ibnou ^Abdi r-Rahman As-Samarqandiyy et Al-Houçayn ‘Ibnou Chouja^ Al-Balkhiyy. Et il a rapporté dans Tabaqat As-Soubkiyy d’après Mouhammad ‘Ibnou ‘Abi Hatim al-warraq de Al-Boukhariyy qu’il a dit : « Je l’ai entendu dire des compagnons de ^Amr ‘Ibnou ^Aliyy : ils m’ont mentionné un jour un hadith. Je leur ai dit alors : je ne le connais pas. Ils étaient alors heureux et ils sont partis voir ^Amr ‘Ibnou ^Aliyy pour lui dire nous avons mentionné à Mouhammad fils de ‘Isma^il un hadith qu’il n’a pas du tout connu. C’est alors que ^Amr leur a dit :  Un hadith que Mouhammad fils de ‘Isma^il ne connaît pas, n’est pas un hadith ». Il a également été rapporté dans Tabaqat As-Soubkiyy d’après ‘Ahmad ‘Ibnou Hamdoun qu’il a dit : « Mouslim ‘Ibnou l-Hajjaj était parti voir Al-Boukhariyy et il l’a embrassé entre les yeux et lui a dit : J’embrasserai même tes pieds Ô toi qui est les maître de ceux qui maîtrisent le hadith et toi qui est celui qui connaît la valeur et le degré de fiabilité des hadith ».

Hachid ‘Ibnou ‘Isma^il a dit : « J’étais à Al-Basrah et j’ai entendu l’arrivée de Mouhammad ‘Ibnou ‘Isma^il. Lorsqu’il était arrivé, Mouhammad ‘Ibnou Yasar a dit : Aujourd’hui est rentré chez nous le maître des spécialistes de jurisprudence ».

Il a été rapporté de ’Abou Sahl Ach-Chafi^iyy qu’il a dit : « Je suis entré à Al-Basrah, à Ach-Cham, à Al-Hijaz, à Al-Koufah, et je voyais leurs savants et chaque fois que Mouhammad ‘Ibnou ‘Isma^il était mentionné ils lui reconnaissaient un degré supérieur au leur ». Il est rapporté de ^Abdou l-Lah le fils de l’Imam ‘Ahmad ‘Ibnou Hanbal qu’il a dit : « J’ai dit à mon père : Père, qui sont donc les Hafidh. Il m’a dit : Ô mon fils, ce sont des jeunes qui venaient chez nous, des gens de Khouraçan et ils se sont dispersés maintenant ». Et je lui ai dit : « Qui sont-ils donc père ? ». Il m’a dit : « Mouhammad ‘Ibnou ‘Isma^il, c’est-à-dire Al-Boukhariyy ». C’est-à-dire qu’il n’a mentionné d’entre eux que Al-Boukhariyy. Parmi ce que ‘Ibrahim Al-Khawwas a dit au sujet de Al-Boukhariyy : « J’ai vu ‘Abou Zour^ah comme un enfant assis devant Al-Boukhariyy, Mouhammad ‘Ibnou ‘Isma^il pour l’interroger sur le hadith ».

Ses ouvrages

Al-Boukhariyy faisait partie des savants qui avaient les plus hauts degrés, qui avaient laissé de nombreux ouvrages éminents et fort utiles. Que Allah l’agrée, il était parmi les gens qui avaient les meilleurs capacités à composer, parmi les plus adroit d’entre eux. Ses ouvrages ont été nombreux. Nous citons les plus réputés d’entre eux : Al-Jami^ AsSahih qui est le livre réputé par le nom de Sahih Al-Boukhariyy, Al-‘Adabou l-Moufrad qui fait partie de ses composition les plus éminentes, les noms des compagnons, Asma’ou sSahabah, At-Tarikh qui est un livre dans lequel il a rassemblé ceux qui sont dignes de confiance et ceux qui sont faibles parmi ceux qui rapportent le hadith et il est en trois volumes, un grand, un moyen et un petit. Il a At-Tafsirou l-Kabir –la grande éxégèse–, Al-Jami^ou l-Kabir, Khalqou ‘Af^ali l-^Ibad –la création des actes des esclaves–, Khayrou l-Kalam fi l-qira’ati Khalfa l-‘Imam –les meilleures paroles au sujet de la récitation derrière l’imam–, Kitabou ddou^afa’i wa l-matroukin –le livre de ceux qui sont faibles et de ceux qui sont délaissés–, Kitabou l-^Ilali fi l-hadith, Kitabou l-Fawa’id, Al-Qira’atou Khalfa l-‘Imam, Qada’i wa sSahabah wa t-Tabi^in, Kitaboun fi l-Mabsouti fi l-hadith, Al-Mousannad Al-Kabir, Kitabou l-Wihdan, c’est un livre dans lequel il a rassemblé tout ceux qui n’ont qu’un seul hadith parmi les compagnons.

Son décès

Il est mort que Allah lui fasse miséricorde le samedi, la nuit de la fête de Al-Fitr de l’année deux cent cinquante six de l’Hégire. Il avait alors soixante deux ans moins treize jours. Il a été enterré le jour de la fête de Al-Fitr après la prière de AdhDhouhr dans un village qui s’appelle Khartank qui est un village de Samarqand. Ibnou ^Oudayy a rapporté d’après ^Abdou l-Qouddous fils de ^Abdou l-Jabbar As-Samarqandiyy qu’il a dit : « L’Imam Al-Boukhariyy était venu à Khartank alors qu’il avait des proches parents chez qui il était hébergé. Je les entendu dire une nuit alors qu’il avait fini la prière de la nuit dans ses invocations : Ô Allah, je ne supporte plus la vie sur terre alors fais-moi mourir. Le mois ne s’est pas écoulé avant que Allah ta^ala le fasse mourir. Que Allah fasse miséricorde à l’Imam Al-Boukhariyy et qu’Il le rétribue pour nous du meilleur bien.

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Biographies : L’Imam Abou Mansour Al-Matouridiyy

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 6, 2010
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L’imam Al-Matouridiyy

Sa biographie

Il est surnommé Abou Mansour, il s’appelle Mouhammad fils de Mouhammad, fils de Mahmoud Al-Matouridiyy As-Samarqandiyy et Al-Matouridiyy est relatif à Matourid qui est une région de Samarqand qui se trouve derrière le grand fleuve.

L’imam Al-Matouridiyy et l’imam Abou l-Hacan Al-‘Ach^ariyy étaient les deux illustres imams qui ont rédigé la croyance de ‘Ahlou s-Sounnah wa-l Jama^ah et l’ont confirmé avec les preuves à partir de ce qui a été transmis et des preuves selon la raison. L’imam Al-Matouridiyy a été surnommé « ‘Imam  Al-Houda », l’imam de la bonne guidée, ainsi que « ‘Imam Al-Moutakalimin », imam des spécialistes de la science de al-Kalam c’est-à-dire la science de la croyance. Ainsi que d’autres surnoms qui indiquent sa grande place chez les musulmans de son époque et les historiens de cette époque. Malgré sa grande réputation et la réputation du groupe des Matouridiyy qui se rapporte à lui, les historiens qui ont écrit à ce sujet étaient peu nombreux.

Les références n’ont pas cité l’année de sa naissance avec précision mais il est possible de dire qu’il est né de l’époque de Moutawakil, le calife abbasside, et sa naissance a précédé celle de l’imam Abou l-Haçan Al-Ach^ariyy d’une vingtaine d’années.

Il est né dans une famille qui s’est occupée particulièrement des sciences de la religion. Il a grandi et il a appris les sciences de la religion depuis son plus jeune âge. Il n’a pas reculé un seul moment dans la da^wah, dans l’appel à la voie de ‘Ahlou s-Sounnah et à défendre cette voie et à s’y attacher. Son ardeur n’a pas baissé pour s’occuper de la science de al-Kalam, pour composer dans cette science et donner les arguments et les preuves

Ses chaykhs

Les références n’ont cité qu’un faible nombre de ses chaykhs auprès desquels il a reçu ses sciences sauf que la totalité d’entre eux, leur chaîne de transmission dans la science remonte à l’illustre imam Abou Hanifah An-Na^man . L’auteur de «  Al-Jawahir Al-Moudi’ah » a cité que Al-Matouridiyy a appris auprès de Abou Nasr Ahmad fils de Al-^Abbassiyy fils de Al-Houçayn Al- ^Iyadiyy, il a appris la jurisprudence auprès de Abou Bakr Ahmad Al-Jawzjaniyy et Nasir Ibnou Yahya Al-Balkhiyy et Mouhammad Ibnou Mouqatil Ar-Raziyy.

Quant à Abou Nasr Al-^Iyadiyy et Abou Bakr Al-Jawzjaniyy ils ont tous deux appris auprès de l’imam Abou Soulayman Mouça fils de Soulayman Al-Jawzjaniyy et ce dernier a appris auprès des deux compagnons de Abou Hanifah : Abou Youçouf Al-Qadi et Mouhammad Ibnou l-Haçan Ach-Chaybaniyy qui ont tous deux appris auprès de Abou Hanifah. Quant à Nasir Al-Balkhiyy et Mouhammad Ibnou Mouqatil Ar-Raziyy ils ont tous deux appris des deux imams Abou Mouti^ Al-Hakam Ibnou ^Abdou l-Lah Al-Balkhiyy et Abou Mouqatil Hafs Ibnou Salam As-Samarqandiyy qui ont tous deux appris auprès de l’imam Abou Hanifah également.

Pour ce qui est de ses sciences, elles tournent autour du ta’wil du Qour’an honoré, c’est-à-dire son explication et ’Ousoulou l-fiqt c’est-à-dire les fondements de la jurisprudence ainsi que ^Ilmou l-Kalam c’est-à-dire la science de la croyance et ce qui s’y  rapporte. Il a également appris les sciences selon la raison tout comme il a appris les sciences selon les textes transmis, une étude appliquée et profonde. Il a bien pris ce qui est précis de ces sciences jusqu’à devenir un imam illustre dans la jurisprudence, dans le ta’wil et la science de Al-Kalam.

Après avoir obtenu une grande part de culture et de science il est parti pour enseigner aux gens, il a ainsi composé et il a ainsi  passé sa vie pour protéger l’Islam et donner la victoire à Ahlou s-Sounnah wa-l Jama^ah tant que les savants l’ont décrit comme étant un imam illustre qui défend la religion, qui renforce les croyances de Ahlou s-Sounnah. Il a ainsi pu avoir le dessus sur les mou^tazilah, sur les mauvais innovateurs en débattant avec eux il a pu avoir le dessus lorsqu’il a débattu avec eux jusqu’à les faire taire.

Ses ouvrages

L’imam Abou Mansour Al-Matouridiyy a eu de nombreux ouvrages il y a parmi lesquels ceux qui sont dans la science de Al-Kalam et la croyance, il y a ceux qui sont dans les fondements de la jurisprudence il y a ce qui est dans le ta’wil du Qour’an.

Pour ce qui est de la science de Al-Kalam il a eu de nombreux ouvrages parmi lesquels le livre « At-Tawhid », le livre « Al-Maqalat », le livre «  Ar-Raddou ^ala l-Qaramitah », le livre «  Bayan wahmi l-mou^tazilah », le livre «  Raddou l-‘Ousoul Al-Khamçah Al-‘Abi Mouhammad Al-Bahiliyy », le livre « ‘Awa’il l-‘Adilah lil- Ka^biyy », le livre « Raddou Kitab wa ^Id Al-Fouçad li l-Ka^biyy », le livre « Raddou Tahdhib Al-Jadl lil Ka^biyy » et d’autres livres .

Pour ce qui est des fondements de la jurisprudence des livres ont été composés pour indiquer les différents savants des écoles et le livre « Kachfou AdhDhounoun »ont mentionnés deux livres dans les fondements de la jurisprudence qui sont le livre « Al-Jadl »  et le livre             «  Ma’akhdou Ach- Chara‘if fi ‘Ousoul l-fiqh » qui sont attribués à l’imam Al-Matouridiyy. Il est parvenu dans «  Bada’i^ou AsSana’i^ » dans la déduction des temps des cinq prières à partir de la parole de Allah dans sourat Ar-Roum / ayah 17, 18 :

(( فسبحان الله  حين تمسون و حين تصبحون و له الحمد في السماوات و الأرض وعشيا وحين تظهرون  ))

Le Chaykh Abou Mansour Al-Matouridiyy As-Samarqandiyy dit qu’ils ont compris de cette ayah l’obligation des cinq prières et si leur compréhension était semblable à la compréhension des gens de notre époque ils n’en auraient compris que le tasbih qui est cité dans cette ayah ((فسبحاب الله   )) donc les gens auraient compris seulement le tasbih et non pas l’obligation des cinq prières et Al-Matouridiyy ils ont dit qu’ils en ont compris l’obligation des cinq prières.

Pour ce qui est des ouvrages de l’imam Al-Matouridiyy dans la science du ta’wil du Qour’an, l’exégèse du Qour’an il y a entre autre « Ta’wilat Ahlou s-Sounnah » mais l’auteur de

«  Kachfou AdhDhounoun » a cité ce livre avec ce titre. Cependant le manuscrit, l’exemplaire qui se trouve à « Kawbrilliyy » a été intitulé « Ta’wilat Al- Matouridiyy fi At-Tafsir » et les spécialistes des biographies des savants, attabaqat, l’ont mentionné par le titre « Ta’wilat Al-Qour’an » et ce nom c’est le même nom que l’on trouve dans les autres exemplaires qui se trouvent en Turquie, en Inde, en Allemagne, à Médine, à Damas dans le musée britannique et à Tachqand. Peut-être ce livre au départ portait les deux noms mais par la suite les historiens se sont limités à un seul nom.

L’imam ^Abdoul-Qadir Al-Qourchiyy qui est mort en l’an 750 de l’hégire a dit au sujet de ce livre de l’imam Al-Matouridiyy : c’est un livre qu’aucun autre livre n’est équivalent et aucun autre livre qui l’a précédé ne se rapproche de son niveau dans cette science. » (C’est-à-dire la science du ta’wil)

Il est parvenu dans l’exemplaire de la bibliothèque de « Khadabakhch » dans la première page la chaîne de transmission du livre « Ta’wilat Al-Qour’an » qui remonte jusqu’à Al-Matouridiyy et il est parvenu ce qui suit, l’introduction de la part de l’auteur de ce livre et l’introduction du tafsir et du ta’wil , il est parvenu dans l’introduction de ce livre également ce qui suit : «  le chaykh, l’imam, l’ascète, le porte-drapeau de la science de la religion, le président de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah. Abou Bakr Mouhammad fils de Ahmad As-Samarqandiyy, que Allah ta^ala lui fasse miséricorde a dit : le livre « At-Ta’wilat » attribué au chaykh, l’imam Abou Mansour Al-Matouridiyy, que Allah lui fasse miséricorde, est un livre qui a un haut degré qui donne beaucoup de profits pour indiquer la voie de Ahlou s-Sounnah wa-l Jama^ah dans les fondements du tawhid et dans la voie de Abou Hanifah et de ses compagnons, que Allah leur fasse miséricorde, dans les fondements de la jurisprudence et sa ramification conformément au Qour’an » fin de citation.

L’auteur du livre « Kachfou AdhDhounoun » a cité le livre « Ta’wilat Al-Qour’an » sous le titre « Ta’wilat Al-Matouridiyyah fi Bayani ‘Ousouli Ahli As-Sounnatih wa ‘Ousouli At-Tawhid » il a déclaré explicitement qu’il est en huit volumes et que le Chaykh ^Ala’ou d-Din Mouhammad fils de Ahmad c’est lui qui l’a rassemblé ;

Il est parvenu dans « Ta’wilat Al-Qour’an » pour l’exégèse de la parole de Allah dans sourat Al-^Araf/ ayah 143 : ((  قال ربّ أرني أنظر إليك قال لن تراني )) sa parole : la vision du Seigneur est sûre pour nous dans l’au delà, c’est une réalité sans qu’il y ait d’assimilation avec Ses créatures, sans qu’il y ait de comment. » Fin de citation. Donc la voie des Matouridiyyah c’et la voie des Ach^ariyyah concernant la vision de Allah dans l’au-delà ce n’est pas la voie des mou^tazilah qui eux renient la vision de Allah dans l’au-delà, les mou^tazilah ils ont beaucoup d’égarements, parmi leurs égarements ils ont nié la destinée, ils ont prétendu que l’homme créé ses actes et ils ont nié aussi que Allah sera vu par les croyants dans l’au-delà lorsqu’ils seront au Paradis. Allah sera vu par les croyants sans que Allah soit dans un endroit, sans qu’il soit dans une direction pas comme sont vues les créatures.

Parmi les ouvrages de l’imam Abou Mansour Al-Matouridiyy il y a le livre «  le commentaire de Fiqhou l-‘Akbar » qui est un livre dont le contenu est connu à partir de son titre. En effet ce livre a repris le livre  « Al- Fiqhou l-‘Akbar » de l’imam Abou Hanifah en en faisant un commentaire, l’explication et l’interprétation, comme on a dit l’imam Al-Matouridiyy est sur la voie de l’imam  Abou Hanifah.

Son décès

L’auteur du livre «  Kachfou AdhDhounoun » a cité que l’imam Al-Matouridiyy est décédé en l’an 332 de l’hégire sauf qu’il est revenu par la suite dans d’autres occasions et il était en accord avec la majorité des historiens que le décès de Al-Matouridiyy était en l’an 333 de l’hégire et ^Abdou l-Lah Al-Qourchiyy dans son livre  « Al-Fawa’id Al-Bahiyyah » a dit qu’il était mort en l’an 333 de l’Hégire et que sa tombe se trouve à Samarqand.

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