Biographie : Al-Layth Ibnou Sa^d
Al-Layth Ibnou Sa^d
Sa Biographie
Il s’agit de l’Imam Al-Layth Ibnou Sa^d fils de ^Abdou r-Rahman Al-Fahmiyy. Il est de Fahm, un clan de la tribu de Qays ^Aylan ‘Abou l-Harith. Il était à son époque, l’Imam des gens d’Egypte. Il était né au mois de Cha^ban de l’an 94 et décéda en l’an 175 de l’Hégire. Il est originaire de Khouraçan et il est né dans la ville de Qalaqchandah. Son décès était au Caire. Il connaissait parfaitement les Lois et il était très généreux.
Il est rapporté de Ach-Chafi^iyy qu’il avait dit : « Al-Layth Ibnou Sa^d suit plus ce qui a été rapporté du Prophète et des compagnons que l’Imam Malik Ibnou ‘Anas ». Et dans une autre version des Ach-Chafi^iyy : « Al-Layth Ibnou Sa^d a plus de connaissance que Malik. Seulement, ses compagnons n’ont pas rassemblé son école ». C’est pour cela que son école s’est dispersée et dissipée surtout lorsque les élèves de Malik ou de Ach-Chafi^iyy se sont multipliés.
Sa générosité
Parmi ce qui a été rapporté de sa générosité, c’est qu’une femme était venue un jour voir Al-Layth Ibnou Sa^d. Elle lui a dit : « J’ai un frère à moi à qui il a été prescrit du miel –c’est-à-dire que le médecin lui a prescrit du miel– ; donne-moi donc une sakrajah –une unité de volume– de miel ! ». Alors Al-Layth Ibnou Sa^d dit à son serviteur : « Remplis-lui son récipient de miel et donne lui encore plus ». C’est alors que le serviteur lui a dit : « mais elle n’avait demandé que son récipient ». Il lui a répondu : « Elle a demandé avec sa mesure à elle et nous lui avons donné avec notre mesure à nous. Et il nous faut faire cela car je suis quelqu’un qui vient de ‘Asbahan. »
Al-Layth Ibnou Sa^d avait chaque année des rentrées de cent mille dinars, mais jamais il n’a été sujet à la zakat car l’année lunaire ne s’écoulait pas sans qu’il les dépense et sans qu’il les donne en aumône.
Il possédait un village en Egypte qui s’appelle Al-Farma et on lui ramenait de l’usufruit de ce village. Il mettait cela dans des bourses et il s’asseyait sur le pas de sa maison et donnait à chacun une bourse tant qu’il ne gardait que très peu.
Son ascèse et sa piété
Pour ce qui est de son ascèse, il a été rapporté beaucoup de choses. Yahya Ibnou Bakir avait dit : « J’ai vu les pauvres se bousculer à la porte de Al-Layth Ibnou Sa^d et il leur donnait en aumône jusqu’à ce qu’il n’en reste aucun. Puis, il était parti et je l’accompagnais. On a fait ensemble le tour de soixante-dix maisons où il y a avait des veuves. Puis, il est reparti. Je l’ai accompagné. Il a envoyé son serviteur avec un dirham. Il a acheté du pain et de l’huile. Puis, je suis revenu chez lui et j’ai vu qu’il y avait quarante invités à qui il avait ramené de la viande et des sucreries. J’ai demandé à son serviteur : « Je te conjure par Allah, pour qui est-ce qu’il a pris le pain et l’huile ? » Il m’a répondu alors : « Il donne à manger à ses invités la viande et les sucreries, mais je ne l’ai jamais vu manger que du pain et de l’huile ».
Pour ce qui est des évènements marquant sa vie
L’Imam Al-Layth Ibnou Sa^d était de ceux qui veillaient à assurer plusieurs assemblées de science. Il assistait dans ces assemblées où qu’elles se trouvent. Il était arrivé qu’il avait fait le pèlerinage en l’an 113 de l’Hégire et à cette occasion-là, il avait pu entendre la science des grands savants comme Ibnou Chihab Az–Zouhriyy, comme Ibnou Moulaykah, comme ^Ata’ Ibnou ‘Abi Rabah, Nafi^, ^Aqil, ou encore ^Oumar Ibnou ‘Abi ‘Anas et d’autres en cette année-là. Il lui suffit comme honneur, comme fierté qu’il est le Chaykh des Chaykh de Al-Boukhariyy et Mouslim.
Al-Boukhariyy a rapporté le hadith de Younous Ibnou ^Abdi l-‘A^la d’après l’Imam Al-Layth Ibnou Sa^d.
Son décès
L’Imam Al-Layth Ibnou Sa^d, que Allah l’agrée, était mort en l’an 175 de l’Hégire c’est-à-dire quatre années avant le décès de l’Imam Malik et il a été dit autre que cela. Il a été enterré en Egypte dans le cimetière de « As–Sadaf » et il a été dit que sa tombe était à Al-Moustabah. Puis, il a été construit au-dessus un signe qui indique qu’il était bien enterré là-bas –et qu’on appelle Al-mach-had–.L’endroit où se trouve la tombe de l’Imam Al-Layth Ibnou Sa^d est un endroit béni, connu pourl’exaucement des invocations.
Il y a également dans ce même endroit –Al-mach-hdad– la tombe du spécialiste de jurisprudence l’Imam le mouhaddith Chou^ayb fils de Al-Layth Ibnou Sa^d, qui était parmi les savants émérites. Il était compté au nombre des mouhaddith –des spécialistes de la transmission de hadith du Prophète–.
Ibnou ‘Abi d-Dounya a dit : « Chou^ayb, le fils de Al-Layth, avait fait le pèlerinage une année et il avait donné beaucoup d’argent en aumône, c’est alors qu’un savant était passé auprès de lui et il a demandé : « Qui est-il ? ». On lui répondit : « C’est le –savant honorable fils du savant honorable ».
Lorsque justement le fils de Al-Layth Ibnou Sa^d qui s’appelait Chou^ayb n’avait plus l’argent qu’avait son père, après la mort de son père, il a voyagé pour partir à la région de Ach-Cham et il est entré à Damas. C’est alors qu’un homme est venu à lui et lui a dit : « Moi, je suis l’esclave de ton père et j’ai un commerce qui appartient à ton père qui vaut deux mille dinars. Je suis actuellement esclave. Prends l’argent de ton père et si tu veux, tu m’affranchis et si tu veux, tu me vends ». C’est alors que le fils de Al-Layth Ibnou Sa^d lui a dit : « Tu es libre et l’argent t’appartient. C’est un don de ma part pour toi ».
Al-Khattabiyy a dit : « Je ne sais pas qui avait plus de mérite : est-ce l’esclave qui avait reconnu avoir de l’argent ou est-ce le maître qui l’a affranchi et qui lui a donné l’argent ».
L’Imam Ach-Chafi^iyy lorsqu’il s’était tenu devant la tombe de l’Imam Al-Layth Ibnou Sa^d s’est adressé à lui en disant : « Tu as gagné quatre caractères qu’aucun savants n’a rassemblé : La science, œuvrer conformément à sa science, le fait d’être ascète et le fait d’être généreux ».
Biographie : L’Imam Al Ghazaliyy
L’Imam Al Ghazaliyy
Sa biographie.
C’est le grand Chaykh et l’illustre savant, le spécialiste de jurisprudence, celui qui a rassemblé différentes sortes de sciences, celui qui a dépassé ses contemporains concernant la science selon la raison, et il est celui qui a les preuves pour les avis de jurisprudence, et qui est un grand soufi : Abou Hamid Mouhammad fils de Mouhammad fils de Ahmad Al Ghazaliyy.
Il est né à Touss dans la région de Khouraçan en l’an 450 de l’Hégire.
Dans une famille pauvre et modeste puisque son père filait la laine dans une boutique qu’il avait à Touss. Et donc filer la laine c’est ‘al ghazal’, d’où son nom Al Ghazaliyy.
Le Chaykh Al Ghazaliyy a grandi orphelin, il a été pris en charge par un soufi, parmi les amis de son père qu’il lui avait recommandé lorsque la mort était devenue proche pour lui, et il lui avait recommandé aussi son frère Ahmad, un autre ami à lui, soufi lui aussi, des gens de la science et du bien. Il lui avait dit avant de mourir : « Je suis vraiment désolé de n’avoir pas appris a écrire, et je souhaite rattraper ce qui m’a manqué dans mes deux fils. Alors apprends leur et ne t’en fais pas si tout ce que j’ai laissé soit(est) dépensé pour cela. »
Et quand il est mort le soufi s’est consacré à leur enseigner. Il s’est occupé d’eux particulièrement. Et il (leur) était (d’)un(e) grand(e) aide pour eux pour qu’ils atteignent un haut degré dans différentes sortes de science et de connaissances. Abou Hamid était tel un chevalier, un grand spécialiste de la jurisprudence, un grand soufi, un enseignant et quelqu’un de spécialiste dans les débats pour défendre la religion agréée par Allah.
Les faits importants de sa vie.
Al Ghazaliyy, que Allah lui fasse miséricorde, est un des plus grands savants des musulmans.
Il a été surnommé ‘Oujatou l-Islam. Il a été l’un des plus grands Faqih des musulmans, celui qui écrivait le plus pour appuyer l’école Chafi^ite. Il a également un grand mérite pour renforcer la voie des Ach^ariyy conformément à la méthode du grand savant de Ahlou s-Sounnah : Abou l-Haçan Al Ach^ariyy, que Allah l’agrée.
Il est arrivé à Nayçabour, et il a côtoyé l’imam des deux Haram : ^Abdou l Malik al Jouwayniyy. Il a oeuvré et il s’est appliqué jusqu’à maîtrisé l’école Chafi^ite. Et il a composé son livre qu’il a appelé : Al mankhoul fi l-fiqh, il l’a présenté à son chaykh Al Jouwayniyy qui l’a apprécié beaucoup. Et il a alors dit sa phrase qui est très connue : ce qui signifie : « Tu m’as enterré alors que je suis encore vivant ».
Après cela il a étudié la sagesse et la divergence. Il a dépassé ses contemporains et il a répliqué aux philosophes et annulé leurs fausses prétentions. Il s’est énormément appliqué en cela jusqu’à les emprisonner dans les trous. Et il a composé pour cela des livres dans lesquels il répliquait à ces gens qui suivaient leur passion. C’étaient des répliques pleines de sagesse, claires et qui ne laissaient aucune faille à l’adversaire. Après le décès de Al Jouwayniyy que Allah lui fasse miséricorde, il est sorti pour rejoindre le ministre Midhamou l-moulk.
Et il a débattu dans son assemblée. Et il a parlé au point que sa parole a pris le dessus sur celle des ses adversaires et ses arguments ont pris le dessus sur les gens qui suivaient les mauvaises innovations. Les savants ont ainsi reconnu son haut degré. Et le ministre lui a fait bon accueil, avec beaucoup d’honneur. Il l’a chargé de l’enseignement dans son école : An nidhamiyyah à Baghdad. Il s’y est installé en l’an 484H. Et il a poursuivi l’enseignement une longue période. Les gens ont apprécié ses belles paroles, son éloquence, sa précision et ses belles allusions. Ils l’ont aimé et ils l’ont honoré au point qu’il lui a été dit (à son sujet) :
« Bienvenue à celui qui a eu par son mérite les plus hauts postes ».
Ce qui a aidé Al Ghazaliyy à cela c’est son extrême intelligence. C’est sa forte compréhension. Il était de ceux qui approfondissaient dans les subtilités des significations.
Il utilisait les expressions parfaites, utiles. C’était quelqu’un qui savait trouver les arguments, qui maîtrisait le débat. L’imam des deux harams l’a décrit, il a dit : « Al-Ghazaliyy est comme une mer dans laquelle se noie l’adversaire ».
Al Ghazaliyy est resté une période avec beaucoup de pudeur, beaucoup de politesse. On le prenait comme exemple. On le prenait pour destination et son âme a dépassé les choses viles du bas-monde. Il a délaissé tout cela derrière lui et il a pris pour destination Al Haram, il a fait son pèlerinage. Il s’est ensuite dirigé vers le pays de Ach-Cham, le mois de Dhoul Qa^dah de l’an 488H et il a laissé son frère dans l’enseignement. Il s’est ensuite rendu à Damas et il est resté en i^tikaf, dans la Zawwiyah de la mosquée Omeyyade connue aujourd’hui sous le nom de Al-Ghazaliyyah, en hommage à son nom (à lui). Puis il a mis les vêtements rêches. Il a diminué sa nourriture et sa boisson et il s’est mis à visiter les tombes des saints et il visitait les mausolées et les mosquées. Et il se retrouvait souvent seul, il rejoignait les endroits déserts et il entraînait son âme, il la combattait pour qu’elle freine ses passions, d’un grand combat.
Et il multipliait les actes d’adoration et les veillées de nuit et il accomplissait beaucoup d’obéissances et d’actes pour se rapprocher de l’agrément de Allah. Il s’est mis à ce moment là à composer son livre Ahyah al ^ouloumi d-din.
Et lorsqu’il a terminé et qu’il est revenu à Baghdad et qu’il a organisé des assemblées de science et des exhortations, il s’est mis à enseigner et a parler de son livre Al Ahyah. Il parlait la langue des gens du Tasawwouf, des connaisseurs, ce qui lui a élevé son degré. Et il a maîtrisé les sciences de la jurisprudence et du Tasawwouf, sauf qu’il n’a pas maîtrisé les sciences du hadith comme il convient. Et c’est pour cela que tu trouves dans certains de ces livres des hadith du degré du da’if ou du makdhoub tout comme cela a été indiqué par le Hafidh, le spécialiste de la grammaire arabe et spécialiste de la langue arabe, Mou^tadah Az–Zabidiyy.
Sa croyance :
Sache que celui qui lit les livres de Al Ghazaliyy y trouve des paroles éminentes, des perles de sagesse, dans l’exemption de Allah de la direction et de l’endroit. Ce qui renforce chez le lecteur ce sur quoi était ce Chaykh, dont les livres n’ont pas été épargnés des paroles qui ont été rajoutées malgré lui. Et nous voici citant quelques unes de ces paroles dans Al Ahyah,
Sous le titre « le chapitre des règles de la croyance ».
Parmi ce qu’il dit , il dit qu’il est un devoir de savoir, de connaître l’existence de Allah ta^ala, Son exemption de début, Son exemption de fin. Qu’IL n’est pas une substance « jawhar », ni un corps, ni un ^arad – ce qui advient à la substance- et que Allah soubhanah n’est pas spécifié dans une direction ni installé dans un endroit. Puis il dit : dans un autre passage, à savoir, c’est à dire savoir qu’IL est vivant, qu’IL sait toute chose, qu’IL est sur toute chose tout-puissant, qu’IL a une volonté, qu’IL a une ouie, une vue, qu’IL parle et qu’IL est exempt de prendre place dans ce qui entre en existence ou que ce qui entre en existence ne s’incarne en LUI. A partir de là il parle des actes des esclaves, et il confirme que ce sont des créatures de Allah ta^ala et que l’esclave n’a rien d’autre que l’acquisition (al-kasb). Et il parle de ce qui est connu par transmission orale du Prophète, pour la confirmation de al-Hachr-la résurrection ; an-Nachr– le rassemblement ; l’interrogatoire des deux anges Munkar et Nakir, le supplice de la tombe ; la balance ; le paradis et l’enfer ; le mérite des quatre califes selon l’ordre de leur prise de responsabilité, et d’autres que cela qui font partie des fondements de la voie de Ahlou s-Sounnah qui sont fiables et qu’on prend en compte.
Et qui sont connus par tout le monde qui est raisonnable, et seul celui qui va à sa perte ne s’en écarte.
Son innocence de ce qui lui a été injustement attribué.
Sache qu’après ce qui a été présenté au sujet de Al-Ghazaliyy dans les croyances que cet homme était sur la croyance en l’unicité de Allah. Il exemptait Allah de tout ce qui n’est pas digne de LUI. Il fait partie des Chaykh Ach^ariyy des plus haut degrés. Un des savants qui ont un haut degré. Il a été confirmé de lui les paroles pures dans le tanzih et l’unicité de Allah ^azza wa jall qui renforce la voie des Ach^ariyy et sache que ce qu’ils trouvent après cela comme ayant étant attribué à Al-Ghazaliyy comme expression ou allusion qui contredit la croyance pure des gens de la vérité ne sont que du faux duquel nous innocentons le Chaykh Al-Ghazaliyy et nous considérons que ce sont des choses qui ont été ajoutées malgré lui.
En effet ce n’est pas valable après toute cette présentation, qu’il soit attribué au Chaykh Al-Ghazaliyy le doute au sujet de Allah ou le doute au sujet de Ses attributs.
Puisque tu peux trouver dans les livres des philosophes ou autres biographies des livres d’histoire ou autres qui sont attribués au Chaykh Al-Ghazaliyy, ce n’est pas valable qu’ils lui soit attribués à lui, et il est apparent que ce sont des choses qui ont été ajoutées injustement à ses livres. De plus il est connu par le passé que les Faqih Chafi^ites et les spécialistes de la science de la croyance, les savants de son époque et les chaykh de son époque l’ont pris pour modèle. Et il n’a pas été confirmé de la part d’un savant digne de considération une seule parole qui lui porterait atteinte ou à sa croyance. Et le fait que les imams contemporains n’aient rien dit et plus encore qu’il l’aient pris pour modèle, est une preuve que ce qui lui est attribué est infondé, et que cela lui est attribué injustement et calomnieusement.
Tout en sachant qu’il n’a pas été confirmé dans les manuscrits de Al-Ghazaliyy une quelconque parole qui porterait atteinte à sa croyance, ou qui l’accuserait d’athéisme ou de doute au sujet de Allah ^azza wa jall, ou de ses attributs. De plus ce qui renforce l’hypothèse des ajouts dans ses livres, les livres de Al-Ghazaliyy, et qui confirme la validité de ce que nous disons et que nous considérons en faveur de l’innocence du Chaykh, à savoir que les livres de Al-Ghazaliyy ont été brûlés, ainsi que ses manuscrits, dans une période donnée. De par ce fait, il n’est pas improbable qu’il y ait eu réécriture de ces ouvrages de la part de certains qui auraient pu ajouter des choses que Al-Ghazaliyy n’a pas dit, et qu’il n’en a pas connaissance puisqu’il était décédé bien avant. En effet Abou ^Abdi l-Lah Mouhammad fils de Yahyah fils de ^Abdou l Mouna^im Al ^Abdariyy a dit : « J’ai vu Alexandrie dans le rêve comme si le soleil se levait de son couchant »
Et certains ont expliqué cela comme étant une mauvaise innovation qui allait se produire.
Il a dit, quelques jours plus tard : »On m’a dit que les livres de Al-Ghazaliyy ont été brûlés ».
Avertissement : Une fois que tu sais cela attache toi à la vérité et garde toi d’attribuer ce qui n’est pas valable au Chaykh Al-Ghazaliyy et soit mon frère musulman sur tes gardes. Et de ne pas dire ce que tu ne sais pas. Prends plutôt ce qui est conforme au Livre de Allah, et à la Sounnah de Son prophète –salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- et délaisse les voies de l’égarement même si elles sont nombreuses. Parce que la vérité mérite plus d’être suivie.
Ses ouvrages :
Al Ghazaliyy a de nombreux livres éminents, dont le profit est éminent.
Nous citons parmi eux : Al Basit et Al Wasit et Al Khoulasa et Al Mankhoul et Ar-rad ^alil Baytiniyyah et Al Moustasfa et Minhajou l^Abi d-din et encore Ahyah wa ^ouloumi d-din et d’autres parmi les livres importants.
Son décès :
Après le retour de Al-Ghazaliyy de Damas, il est rentré à l’école An Nayçamiyyah à Nayçabour. Il y a enseigné une deuxième fois, puis il est revenu à Touss. Et il a pris à côté de sa maison une école pour enseigner la jurisprudence et un Khan qah pour les soufis. Il a partagé son temps sur des fonctions honorables, comme de réciter l’intégralité du Qour’an,
Et l’enseignement. A la fin de sa vie, il s’est mis à apprendre le hadith en fournissant un effort et des actes d’adoration, jusqu’à mourir puisque, que Allah lui fasse miséricorde,
Il est mort le Lundi 14 du mois de Joumada l-Akhirah de l’an 505H, il avait 55ans.
Il a été enterré à Touss, que Allah lui fasse miséricorde et le rétribue en bien.
Biographie : L’Imam Al-^Izz Ibnou ^Abdi s-Salam
L’Imam Al-^Izz Ibnou ^Abdi s-Salam
Le Sultan des Savants
Sa biographie
At-Taj As-Soubkiyy a dit dans ses Tabaqat au sujet de la lignée du Chaykh ce qui suit : « ^Abdou l-^Aziz fils de ^Abdou s-Salam fils de ‘Abou l-Qacim fils de Haçan fils de Mouhammad fils de Mouhadh-dhab As-Soulamiyy ». Il a mentionné au sujet de sa date de naissance deux avis. Le premier est qu’il était né en l’an 577 de l’Hégire, et l’autre qu’il était né en l’an 578. Il a appris la jurisprudence auprès de l’historien de Ach-Cham, l’Imam le Chaykh Fakhrou d-Din Ibnou ^Asakir et il a appris les fondements du hadith auprès du Chaykh Sayfou d-Din Al-‘Amidiyy et d’autres encore. Il a entendu le hadith auprès d’un grand nombre de mouhaddith parmi lesquels le Hafidh ‘Abou Mouhammad Al-Qacim, le Chaykh des Chaykh ^Abdou l-Latif fils de ‘Isma^il fils de ‘Abou Sa^id Al-Baghdadiyy, auprès de ^Oumar fils de Mouhammad fils de Tabarzad, et auprès de Hanbal fils de ^Abdou l-Lah Ar-Rassafiyy et beaucoup d’autres encore. Il a enseigné à Damas dans la zawiyyah Al-Ghazaliyyah et ailleurs. Il a été chargé de donner des discours et d’être imam dans la mosquée Omeyyade, et il a ainsi contribué à enlever beaucoup de mauvaises innovations de l’époque.
Les Faits remarquables au sujet de l’Imam Al-^Izz Ibnou ^Abdi s-Salam
L’Imam At-Taj As-Soubkiyy a rapporté dans ses Tabaqat un récit extrêmement particulier et rare. En effet, cela s’était produit de l’époque du sultan des savants le chaykh Al-^Izz Ibnou ^Abdi s-Salam. Certains des gouverneurs de l’état de l’époque étaient des esclaves. C’était en Égypte de l’époque des mamelouk –mamlouk c’est-à-dire esclaves–. Donc ils gouvernaient le pays mais ils étaient des esclaves. Ils n’étaient pas encore libres. C’est alors que le chaykh Al-^Izz Ibnou ^Abdi s-Salam a donné l’avis de jurisprudence qu’ils avaient le jugement des esclaves. Le chaykh a donné l’avis de jurisprudence qu’il était indispensable qu’ils soient vendus c’est-à-dire au plus offrant et que le prix qui allait être donné pour les acheter allait revenir au trésor des musulmans (baytoul mal), et après quoi ils seraient affranchis d’une manière conforme à la Loi de l’Islam, mais cela ne leurs a pas plu. Ils se sont plaints auprès du Sultan et le Sultan a blâmé le Chaykh Al-^Izz Ibnou ^Abdi s-Salam pour s’être investi dans cette histoire. Seulement, le fait que le Sultan le blâme pour cela n’a pas plu au chaykh. Il a alors pris toutes ses affaires pour destination le pays de Ach-Cham. Il était en Égypte et il voulait la quitter. Mais lorsque les gens de ce pays ont su sa ferme intention de partir, la plupart d’entre eux l’avaient rejoint et étaient partis derrière lui. Il n’était pas resté ni homme, ni femme, ni enfant, sans qu’ils soient sortis derrière le chaykh. La nouvelle était alors parvenue au Sultan. Il lui a été dit : « Si le Chaykh quitte l’Égypte ta souveraineté va finir ». C’est alors que le Sultan a pris sa monture et a rattrapé le chaykh Al-^Izz Ibnou ^Abdi s-Salam et il a cherché à le satisfaire.
Dans la suite de cette histoire, il est arrivé que ce qu’a dit le Chaykh a déplu au vice-sultan. Alors, il a dit : « Comment est-ce que l’on va nous vendre aux enchères, au public alors que nous gouvernons la terre ? Par Allah, je vais lui donner un coup avec mon épée ». Lorsque cet homme est entré auprès du chaykh et que le regard du chaykh s’est posé sur lui, sa main s’est paralysée et l’épée est tombée, c’est alors que cet homme s’est mis à pleurer. Il a demandé au chaykh de lui pardonner et de faire des invocations pour lui, et il a accepté le jugement de jurisprudence du chaykh qu’ils soient vendus au plus offrant. Il a ainsi organisé la vente de ces gouverneurs l’un après l’autre et il a demandé un prix très élevé jusqu’à l’obtenir puis il a utilisé cet argent dans les voies de bienfaisance. C’était là un des événement qui n’a pas été rapporté de quelqu’un d’autre et qui montre ainsi le respect et la place des savants auprès des gouverneurs et des sultans.
Il est réputé du Chaykh Al-^Izz Ibnou ^Abdi s-Salam ce qui s’est produit à son sujet dans Ach-Cham et en Égypte comme épreuves qui avaient pour cause les gens de l’égarement et des mauvaises innovations. Parmi les plus connues, il y a ce qui s’est produit entre lui et le roi Al-‘Achraf Mouça fils du roi Al-^Adil en Égypte, à savoir qu’il y avait un groupe d’assimilateurs prétendus hanbalites qui avaient accompagné le sultan Al-‘Achraf depuis son plus jeune âge. Ils avaient eu une influence sur lui tant qu’il a eu pour croyance leur croyance à eux. Ils se sont mis à lui donner pour illusion que ce qu’ils amenaient étaient la croyance des compagnons et des successeurs et de l’Imam ‘Ahmad ‘Ibnou Hanbal et ont commencé alors à porter atteinte au Chaykh et à diffamer à son sujet auprès du sultan. Ils lui ont dit que le chaykh était ach^ariyy par la croyance et que le chaykh exempte Allah des lettres et de la voix. C’est alors que le sultan l’a jugé mauvais innovateur il l’a jugé égaré et l’a déclaré mécréant, que Allah nous en préserve. Il lui a envoyé un écrit pour lui demander d’indiquer sa croyance. C’est alors que le chaykh lui a envoyé un écrit dans lequel il a indiqué la croyance très connue, qui est la croyance de l’imam de ‘Ahlou s-Sounnah, celle de l’Imam ‘Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy. Parmi ce qui a été rapporté dans ce qu’il a envoyé, il a dit : « La louange est à Allah, à Lui la gloire, l’honneur, la puissance et la perfection. A Lui les bienfaits et les grâces qu’Il accorde. Il est l’Unique, Celui Qui ne se divise pas, Celui de Qui toutes les créatures ont besoin et Qui n’a besoin de rien, Celui Qui n’engendre pas et Qui n’est pas engendré, et Qui n’a point d’équivalent. Il n’est pas un corps qui aurait une image. Il n’est pas une substance limitée ou ayant une quantité. Il n’a absolument aucune ressemblance avec les créatures et aucune de Ses créatures n’a de ressemblance avec Lui. Il n’est pas contenu dans les directions. Il n’est pas contenu dans la terre ni dans les cieux. Il existe avant que n’existe l’endroit. Il a créé le temps et Il est tel qu’Il est de toute éternité, c’est-à-dire exempt du temps et de l’endroit ».
Il a dit également dans un autre écrit : « istiwa ^ala l-^arch comme Il nous l’a appris, et dans le sens qu’il a visé d’un istiwa’ qui est exempt du contact, de l’établissement et de la prise de position, du déplacement et Il parle d’une parole qui est de toute éternité qui n’est pas de lettres ni de voix. On ne conçoit pas au sujet de Sa parole qu’elle se transforme en écrits sur des tables et des feuilles tout comme l’ont prétendus ‘ahlou l-hachwi, les hypocrites mais l’écriture fait partie des actes des esclaves et il n’est pas concevable que leurs actes soient de toute éternité ».
Lorsque le Chaykh a terminé ce long écrit, les assimilateurs l’ont pris et l’ont porté jusqu’au sultan. Lorsque le sultan l’a vu, il a dit : « voici que grâce à l’épreuve, il est apparu que c’est un pervers ! Plus encore, c’est un mécréant ! ». Le Chaykh Ibnou ^Abdi s-Salam a demandé au sultan d’organiser une assemblée pour les chafi^ites, les hanbalites, les malikites, et les hanafites, et autres parmi les savants des musulmans. Mais le sultan n’a pas voulu écouter sa parole. Il lui a posé trois conditions : qu’il ne donne plus d’avis de jurisprudence, qu’il ne se réunisse avec personne, et qu’il reste chez lui sans plus en sortir. C’est alors que le Chaykh est resté ainsi jusqu’à ce que cette nouvelle soit parvenue au chaykh Jamalou d-Din Al-Ghoudayriyy, le chaykh des hanafites. Il prit ses compagnons avec lui jusqu’à entrer dans la maison du gouvernement. Lorsque le sultan l’a vu, il s’est levé vers lui et l’a fait descendre de son âne, et il lui a fait bon accueil. Le chaykh Jamalou d-Din lui a dit : « Qu’est-ce qu’il y a entre toi et Ibnou ^Abdi s-Salam ? C’est un homme qui s’il était en Inde ou aussi loin qu’on puisse aller sur terre, il aurait convenu que le sultan agisse de sorte à l’amener dans son pays pour qu’il profite de ses bénédictions, lui ainsi que son pays et que ce soit une cause de gloire pour lui vis-à-vis des rois de la terre ». Le sultan lui répondit : « J’ai deux écrits de sa part qui indiquent sa croyance. Si seulement tu les voyais, tu seras l’arbitre entre lui et moi. » Il a amené les deux écrits. Le Chaykh Jamalou d-Din les a lus et lui a dit : « Mais c’est la croyance des musulmans, c’est la devise des vertueux, et la certitude des croyants, et tout ce qu’il comporte est correct ! Celui qui contredit ce qui est dans ces deux écrits et qui rejoint ce qu’a dit la partie adverse en tant que confirmation de lettres et de voix au sujet du Créateur, Celui là est un âne. » C’était la cause pour que le sultan Al-‘Achraf abandonne son égarement. Il a envoyé chercher le Chaykh et il a cherché à ce qu’il lui pardonne. Il a même demandé à être son compagnon et s’est mis à œuvrer pour gagner son estime et à agir conformément à ses avis de jurisprudence. Il a demandé à lire auprès de lui certains de ses ouvrages comme le livre Al-Milhah fi l-I^tiqad, et d’autres encore. Tout comme il a déclaré explicitement dans une reprise : « Nous avons commis une erreur au sujet de Ibnou ^Abdi s-Salam, une grave erreur ».
Son voyage en Égypte
Le Chaykh Al-^Izz Ibnou ^Abdi s-Salam était resté à Damas, jusqu’à l’époque de As-Salih ‘Isma^il connu sous l’appellation ‘Abou l- Khabich qui a cherché l’aide des francs et leur a donné la ville de Sayda. C’est alors que le Chaykh Al-^Izz s’est mis en colère et n’a plus fait d’invocations en sa faveur au dessus des minbar. Celui qui l’a aidé en cela, c’était ‘Abou ^Amr Ibnou l-Hajib le malikiyy. Le roi s’est mis en colère contre eux deux et ils sont partis. Ils ont quitté la région du Cham pour partir en Égypte en l’an 639 de l’Hégire. Le roi Najmou d-Din ‘Ayyoub Al-Kamil les a accueillis. Il l’a honoré et il l’a chargé de la fonction d’orateur de la mosquée ^Amr Ibnou l-^As et de la fonction de juge (Qadi) dans le Caire et la partie en direction d’Al-Qiblah.
Parmi ce qui est rapporté du courage du Chaykh, il y a ce qui s’est produit entre lui et le roi Najmou d-Din, à savoir qu’il était sorti le jour de Al-^Id vers la citadelle du Caire et il a vu les armées tenues en rang et l’assemblée du royaume réunie auprès du roi et le roi était sorti à la rencontre de son peuple avec son apparat et ses embellissements à l’habitude des sultans d’Égypte. C’est alors que le Chaykh s’est adressé au roi et il l’a appelé : « Hé ! ‘Ayyoub ! ». Il l’a appelé par son prénom : « Quelle sera ta réponse au jour du jugement lorsque tu seras interrogé, et que Allah te fais savoir : N’est ce pas que Je t’ai donné la souveraineté d’Égypte et que par la suite tu y as autorisé la vente d’alcool ? » Alors le roi a répondu : « Est ce que cela a lieu véritablement ? » Le Chaykh lui a dit : « Oui : dans le bar untel, il y a de l’alcool qui est vendu et d’autres choses réprouvables, et toi tu es en train de profiter des bienfaits de ce royaume ». le sultan lui a dit : « ceci ce n’est pas moi qu l’ai fait. C’était de l’époque de mon père ». C’est alors que le Chaykh lui a dit : « et toi donc tu fais partie de ceux qui disent : nous avions trouvé nos parents sur un égarement, alors nous les avons suivis ! » Il lui a cité une ‘ayah du Qour’an. C’est alors que le sultan a ordonné à ce moment que le bar soit fermé.
L’éloge des savants à son sujet
Parmi eux, il y a le Chaykh de l’Islam Ibnou Daqiq Al-^Id, celui qui a dit à son sujet : « Ibnou ^Abdi s-Salam était l’un des piliers des savants ». Parmi ceux qui ont fait son éloge également le Chaykh Jamalou d-Din Ibnou Al-Hajib qui a dit : « Ibnou ^Abdi s-Salam a plus de science que Al-Ghazaliyy ». Quant à At-Taj As-Soubkiyy, il a dit à son sujet dans ses Tabaqat : « le Chaykh de l’Islam et des musulmans, l’un des illustres Imams, le sultan des savants, l’Imam de son époque sans contestation, celui qui accomplit l’ordre du bien et l’interdiction du mal de son époque, celui qui connaît les sujets de la Loi et les sujets qui sont le moins à la portée des gens, celui qui connaît les significations de la Loi. Il n’a pas rencontré quelqu’un qui lui soit semblable dans la science et ceux qui l’ont vu n’ont pas vu qui lui soit semblable dans la science, dans l’ascèse, dans le fait d’ordonner le bien et d’interdire le mal, dans le courage, la forte personnalité et la force du cœur ».
Son décès
Le Chaykh Al-^Izz Ibnou ^Abdi s-Salam était resté jusqu’à l’époque du roi Dhahir Rouknou d-Din Bibars. Ce roi l’honorait, le respectait et reconnaissait son mérite et il prenait ses avis et des avis de jurisprudences. C’est à son époque que le Chaykh était mort et c’était le neuf du mois Joumada l-‘oula de l’an 660 de l’Hégire. Le roi s’est fortement chagriné pour sa mort et il a accompagné son convoi funéraire avec ses plus proches et les gouverneurs de son état. Il a même porté sa dépouille et a assisté à son enterrement. Il a été rapporté que le convoi funéraire du Chaykh lorsqu’il était passé en-dessous de la citadelle du Caire et que le roi Dhahir Bibars a vu le grand nombre de gens qui venaient accompagner ce convoi funéraire, a dit à un de ses proches : « Aujourd’hui, je suis sûr de garder le pouvoir dans le royaume car ce Chaykh s’il disait aux gens rebellez-vous contre moi, ma souveraineté serait fini ».
C’est ainsi que le Chaykh est mort. C’était l’un des piliers de la science, ceux qui ont vécu dans une époque où les ruse et les complots organisés par les gens de l’égarement se sont multipliés, ceux-là qui ont rusé aux musulmans et ont essayés de les duper. Mais Allah ta^ala lui a donné la victoire sur les assimilateurs et Il a fait que leurs ruses se détournent contre eux. Allah a asservi pour cette religion des rois qui ont défendu cette croyance de vérité, celle à laquelle le Prophète Mouhammad, ses honorables compagnons et ceux qui les ont suivis avec bienfaisance jusqu’au jour du jugement ont appelé.
Que Allah le rétribue en bien pour la communauté de Mouhammad.
Les Quarante hadith de An-Nawawiyy
Le premier hadith
D’après l’Emir des croyants Abou Hafs, ^Oumar Ibnou l-Khattab, que Allah l’agrée, il a dit : J’ai entendu le Messager de Allah dire :
((إنما الأعمال بالنيات وإنما لكل امرئ ما نوى . فمن كانت هجرته إلى الله ورسوله فهجرته إلى الله ورسوله ، ومن كانت هجرته لدنيا يصيبها أو امرأة ينكحها فهجرته إلى ما هاجر إليه))
ce qui signifie : « Certes, les actes conformes à la Loi ne comptent que par l’intention, chaque personne n’aura que ce pour quoi elle a fait l’intention. Celui dont l’émigration a été faite par recherche de l’agrément de Allah et par obéissance à Son messager, alors son émigration est acceptée et celui dont l’émigration a été faite pour obtenir quelque chose du bas-monde ou une femme à épouser, son émigration comptera pour ce pour quoi il a émigré » rapporté par les deux Imams des mouhaddith Abou ^Abdi l-Lah Mouhammad fils de Isma^il fils de Ibrahim fils de Al-Moughirah, fils de Bardizbah Al-Boukhariyy et Abou l-Houçayn, Mouslim fils de Al-Hajjaj, fils de Mouslim dans les deux Sahih, qui sont les deux livres les plus authentiques qui aient été composés.
Le deuxième hadith
D’après ^Oumar, que Allah l’agrée, il a dit : Tandis que nous étions assis auprès du Messager de Allah r, un jour un homme est apparu portant des habits d’une extrême blancheur et des cheveux extrêmement noirs, qui ne portait aucune trace de voyage, aucun de nous ne le connaissait. Il prit place auprès du Prophète r, il a accolé ses genoux aux genoux du Prophète et a dit : Ô Mouhammad parle-moi de l’Islam. Le Messager de Allah r a dit :
((الإسلام أن تشهد أن لا إله إلا الله وأن محمدا رسول الله وتقيم الصلاة وتؤتي الزكاة وتصوم رمضان وتحج البيت إن استطعت إليه سبيلا))
ce qui signifie : « L’Islam, c’est que tu témoignes qu’il n’est de dieu que Allah et que Mouhammad est le Messager de Allah, que tu accomplisses la prière, que tu t’acquittes de la zakat, que tu jeûnes Ramadan et que tu accomplisses le pèlerinage à la Maison sacrée si tu en es capable« . Il a dit : « Tu as dit vrai« . Nous nous sommes alors étonnés, il l’interroge puis il atteste de sa véracité. Il a dit : Parle-moi de la foi (al-‘iman). Le Prophète a dit :
((أن تؤمن بالله وملائكته وكتبه ورسله واليوم الآخر وتؤمن بالقدر خيره وشره))
ce qui signifie : « C’est que tu crois en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Ses messagers, au jour dernier, et que tu crois en la destinée qu’elle soit du bien ou du mal« . Il lui a dit : « Tu as dit vrai« . Il lui a dit : Parle-moi de al-‘ihsan. Le Prophète lui a dit :
((أن تعبد الله كأنك تراه فإن لم تكن تراه فإنه يراك))
ce qui signifie : « C’est que tu adores Allah comme si tu le voyais car si tu ne le vois pas, Lui Il te voit« . Il lui a dit : Parle-moi de l’Heure annonçant le jour du jugement, le Prophète a dit :
((ما المسؤول عنها بأعلم من السائل))
ce qui signifie : « Celui qui a été interrogé n’en a pas plus de connaissance que celui qui interroge« . Il lui a dit : Parle-moi de ses signes annonciateurs. Le Prophète a dit :
((أن تلد الأمة ربتها وأن ترى الحفاة العراة العالة رعاء الشاء يتطاولون في البنيان))
ce qui signifie : « Que la femme esclave donne naissance à sa maîtresse, que tu voies les gens qui étaient nu-pieds, mal habillés, pauvres qui étaient hébergés construire des bâtiments en hauteur« . Puis il s’en est allé. Je suis resté longtemps, puis le Prophète a dit :
((يا عمر أتدري من السائل))
ce qui signifie : « Ô ^Oumar, sais-tu qui a posé ces questions ?« , je lui ai dit : « Allah ta^ala sait plus que tout autre et Son prophète sait« . Il m’a dit :
((فإنه جبريل أتاكم يعلمكم دينكم))
ce qui signifie : « Il s’agit de Jibril, il est venu vous enseigner votre religion » [rapporté par Mouslim].
Le troisième hadith
D’après Abou Abdi Rahman, ^Abdou l-Lah, le fils de ^Oumar Ibnou l-Khattab, que Allah les agrée tous les deux, il a dit : J’ai entendu le Messager de Allah r dire :
((بني الإسلام على خمس : شهادة أن لا إله إلا الله وأن محمدا رسول الله وإقام الصلاة وإيتاء الزكاة وحج البيت وصوم رمضان))
ce qui signifie : « L’Islam est construit sur cinq choses : Le témoignage qu’il n’est de dieu que Allah et que Mouhammad est le Messager de Allah, l’accomplissement de la prière, l’acquittement de la zakat, le pèlerinage à la Maison sacré, et le jeûne de Ramadan » [rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim].
Le quatrième hadith
D’après Abou ^Abdi r-Rahman Abdou l-Lah Ibnou Mas^oud, que Allah l’agrée, il a dit : Le Messager de Allah nous a parlé et il est le Véridique celui qui est reconnu pour sa véracité, il a dit :
((إن أحدكم يُجمع خلقُه في بطن أمه أربعين يوما نطفة ، ثم يكون علقة مثل ذلك ثم يكون مضغة مثل ذلك ثم يرسل إليه الملك فينفخ فيه الروح ويؤمر بأربع كلمات : بكتب رزقه ، وأجله ، وعمله ، وشقي أو سعيد . فوالله الذي لا إله غيره إن أحدكم ليعمل بعمل أهل الجنة حتى ما يكون بينه وبينها إلا ذراع فيسبق عليه الكتاب فيعمل بعمل أهل النار فيدخلها وإن أحدكم ليعمل بعمل أهل الجنة حتى ما يكون بينه وبينها إلا ذراع فيسبق عليه الكتاب فيعمل بعمل أهل الجنة فيدخلها))
ce qui signifie : « Certes, chacun d’entre vous a été rassemblé dans le ventre de sa mère quarante jours ensuite il devient comme un caillot la même période, ensuite il devient comme un morceau de chair la même période, ensuite l’ange est envoyé et il insuffle en lui l’âme. Il est ordonné d’inscrire quatre mots : sa subsistance, son terme, ses œuvres, et s’il est heureux ou malheureux. Par Allah, l’un d’entre vous œuvre en faisant les actes des gens du paradis jusqu’à n’être plus qu’à une coudée du paradis alors ce qui lui est prédestiné lui arrive, il agit en faisant les actes des gens de l’enfer et y entre. Et l’un d’entre vous œuvre en faisant les actes des gens de l’enfer jusqu’à n’être plus qu’à une coudée de l’enfer alors ce qui lui est prédestiné lui arrive, il agit en faisant les actes des gens du paradis et y entre » [rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim].
Le cinquième hadith
D’après le mère des croyants, la mère de ^Abdou l-Lah, ^A‘ichah, que Allah l’agrée, elle a dit : « Le Messager de Allah a dit :
((من أحدث في أمرنا ما ليس منه فهو رد))
ce qui signifie : « Celui qui innove dans notre religion une chose qui n’en fait pas partie, elle est rejetée » [rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim] et dans une version de Mouslim, le Prophète a dit :
((من عمل عملا ليس عليه أمرنا فهو رد))
ce qui signifie : « Celui qui fait une œuvre qui n’est pas en accord avec notre religion, elle est rejetée« .
Le sixième hadith
D’après Abou ^Abdi l-Lah An-Nou^man Ibnou Bachir, que Allah les agrée tous les deux, il a dit : J’ai entendu le Messager de Allah dire :
((إن الحلال بين وإن الحرام بين وبينهما أمور مشتبهات لا يعلمهن كثير من الناس فمن اتقى الشبهات فقد استبرأ لدينه وعرضه ومن وقع في الشبهات وقع في الحرام كالراعي يرعى حول الحمى يوشك أن يرتع فيه ألا وإن لكل ملك حمى ألا وإن حمى الله محارمه ألا وإن في الجسد مضغة إذا صلحت صلح الجسد كله وإذا فسدت فسد الجسد كله : ألا وهي القلب))
ce qui signifie : « Ce qui est licite est clair et ce qui est interdit est clair et entre les deux, il y a des choses qui prêtent à confusion et que beaucoup de gens ne connaissent pas. Celui qui évite les choses qui prêtent à confusion, il aura préservé sa religion et protégé son honneur. Celui qui tombe dans les choses qui prêtent à confusion, il risquera de tomber dans l’interdit, comme le berger qui fait paître son bétail autour d’un domaine réservé, il risque d’y pénétrer. Certes, chaque roi a un domaine réservé. Ce que Allah a réservé ce sont les choses qu’Il a rendues interdites. Il y a certes dans le corps un morceau de chair, s’il est sain tout le corps est sain, et s’il est corrompu, tout le corps est corrompu. Il s’agit certes du cœur » [rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim].
Le septième hadith
D’après Abou Rouqayyah Tamim Ibnou ‘Aws Ad-Dariyy, que Allah l’agrée, que le Prophète a dit ce qui signifie : « Donner le conseil est un des fondements de la religion« . On a posé la question au Prophète, on lui a dit : « Comment donner le conseil ? » Il a dit ce qui signifie : « De sorte que la personne croie en Allah, en Ses Livres et en Ses messagers et de sorte à guider le gouverneur des musulmans et le commun des musulmans vers les meilleures des choses » [rapporté par Mouslim].
Le huitième hadith
D’après le fils de ^Oumar, que Allah les agrée tous les deux, le Messager de Allah a dit
ce qui signifie : « J’ai eu l’ordre de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’est de dieu que Allah et que Mouhammad est le Messager de Allah, qu’ils accomplissent la prière et qu’ils s’acquittent de la zakat. S’ils font cela leur sang nous est interdit ainsi que leurs biens, sauf selon le droit de l’Islam. et c’est Allah ta^ala Qui les rétribue » [rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim].
Le neuvième hadith
D’après Abou Hourayrah, Abdou r-Rahman Ibnou Sakhr, que Allah l’agrée, il a dit : J’ai entendu le Messager de Allah r dire ce qui signifie : « Ce que je vous ai interdit, évitez-le, et ce que je vous ai ordonné, accomplissez-en ce que vous pouvez. Ce qui a mené à leur perte ceux qui étaient avant vous c’est leur trop grand nombre de questions et leur divergence auprès de leurs prophètes » [Al-Boukhariyy et Mouslim].
Le dixième hadith
D’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, il a dit : Le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Allah est exempt d’imperfection, Il n’agrée que ce qui est bon, Allah a ordonné aux croyants ce qu’Il a ordonné aux Messagers et Il a dit ce qui signifie : « Ô vous les Messagers, consommez de ce qui est bon et œuvrez en bien » et Il a dit ce qui signifie : « Ô vous qui avez cru, consommez des choses licites que Nous vous avons accordées en subsistance« , ensuite il a évoqué l’homme qui prolonge son voyage dans les voies du bien, qui a les cheveux ébouriffés et sur lui les traces du voyage qui, tendant les mains vers le ciel, dit : Ô Seigneur, Ô Seigneur mais dont la nourriture est de source interdite, la boisson est de source interdite, les habits de source interdite, qui s’est nourri de ce qui a été interdit ; comment pareil à celui-là, sera-t-il exaucé ? [rapporté par Mouslim].
Le onzième hadith
D’après Abou Mouhammad Al-Haçan le fils de ^Aliyy Ibnou Abi Talib, le petit fils du Messager de Allah r, que Allah les agrée tous les deux, il a dit : J’ai retenu du Messager de Allah la parole qui signifie : « Evite ce qui t’inspire le doute pour ce qui ne t’inspire pas le doute » [rapporté par At-Tirmidhiyy et An-Naça’iyy et At-Tirmidhiyy a dit que ce hadith est haçan – bon – sahih – sûr –].
Le douzième hadith
D’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, il a dit : Le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Une preuve de bon comportement de la personne, c’est qu’elle délaisse ce qui ne la concerne pas » [c’est un hadith sûr, rapporté par At-Tirmidhiyy et d’autres que lui avec ces termes].
Le treizième hadith
D’après Abou Hamzah, ‘Anas Ibnou Malik, que Allah l’agrée, le serviteur du Messager de Allah il a dit ce qui signifie : « L’un de vous n’atteindra un degré de foi complète que s’il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même » [rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim].
Le quatorzième hadith
D’après Ibnou Mas^oud, que Allah l’agrée, il a dit : Le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Le sang d’une personne musulmane n’est licite que par l’une des trois choses : celui qui a déja consommé un mariage et qui commet la fornication, celui qui tue quelqu’un sans droit, celui qui délaisse sa religion et quitte le groupe des musulmans » [rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim].
Le quinzième hadith
D’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, que le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Celui qui croit d’une foi complète en Allah et au jour dernier, qu’il dise du bien ou qu’il se taise. Celui qui croit d’une foi complète en Allah et au jour dernier, qu’il honore son voisin. Et celui qui croit d’une foi complète en Allah et au jour dernier, qu’il honore son invité » [rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim].
Le seizième hadith
D’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, un homme avait dit au Prophète : « Donne-moi un conseil« . Il lui a dit ce qui signifie : « Ne te mets pas en colère« . Et il a répété cela plusieurs fois [rapporté par Al-Boukhariyy].
Le dix-septième hadith
D’après Abou Ya^la Chaddad Ibnou ‘Aws, que Allah l’agrée, que le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Allah ta^ala nous a recommandé d’agir avec bienfaisance et lorsque vous égorgez, alors égorgez avec bienfaisance et que l’un de vous aiguise l’outil avec lequel il égorge et qu’il facilite la chose pour l’animal qu’il égorge » [rapporté par Mouslim].
Le dix-huitième hadith
D’après Abou Dharr Joundoub Ibnou Jounadah et Abou ^Abdi r-Rahman Mou^adh Ibnou Jabal, que Allah les agrée tous les deux, le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Fais preuve de piété à l’égard de Allah où que tu sois et fais suivre la mauvaise action par la bonne action, elle l’effacera, et agis envers les gens avec un comportement d’excellence » [rapporté par At-Tirmidhiyy qui a dit que c’est un hadith haçan et dans certaines versions il est haçan sahih].
Le dix-neuvième hadith
D’après Abou l-^Abbas ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas, que Allah les agrée lui et son père, il a dit : J’étais un jour derrière le Prophète, il m’a dit ce qui signifie : « Mon garçon, je t’enseigne certaines paroles : respecte les ordres de Allah, Allah te protègera. Lorsque tu demandes, en priorité demande à Allah. Lorsque tu demandes l’aide, en priorité demande l’aide à Allah et sache que si tous les gens de la communauté se réunissaient pour te profiter par quelque chose, ils ne pourront te profiter que par une chose que Allah t’a prédestinée et s’ils se réunissaient pour te nuire par quelque chose, ils ne pourront te nuire que par une chose que Allah t’a prédestinée, les calames sont levés, les livrets ont séché » [rapporté par At-Tirmidhiyy qui a dit : hadith haçan sahih], et dans la version d’autres que At-Tirmidhiyy, le Prophète a dit
ce qui signifie : « Respecte les ordres de Allah, Il t’accordera Son agrément. Obéît à Allah dans l’aisance, Il te facilitera lors de l’épreuve et sache que ce qui t’a manqué ne devait pas t’atteindre et que ce qui t’a atteint ne devait pas te manquer, sache que la victoire vient avec la patience, que la délivrance vient avec le tourment et qu’avec la difficulté il y a une facilité« .
Le vingtième hadith
D’après Abou Mas^oud ^Ouqbah Ibnou ^Amr Al-‘Ansariyy Al-Badriyy, que Allah l’agrée, il a dit : Le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Il y a parmi les paroles des anciens prophètes que les gens ont reçues : si tu ne fais pas preuve de pudeur, alors fais ce que tu veux » [rapporté par Al-Boukhariyy].
Le vingt et unième hadith
D’après Abou ^Amr et on dit Abou ^Amrah Soufyan Ibnou ^Abdi l-Lah, que Allah l’agrée, il a dit : J’ai dit : Ô Messager de Allah, dis-moi une parole concernant l’Islam après laquelle je ne demanderai à plus personne d’autre que toi. Il a dit ce qui signifie : « Dis : je crois fermement en Allah, et suis le chemin de droiture » [rapporté par Mouslim].
Le vingt-deuxième hadith
D’après Abou ^Abdi l-Lah Jabir Ibnou ^Abdi l-Lah Al-‘Ansariyy, que Allah les agrée tous les deux, un homme était venu interroger le Messager de Allah et lui a dit : Vois-tu, si j’accomplis les prières prescrites, je jeûne le mois de Ramadan, si je considère licite ce qui est licite, si je considère interdit ce qui est interdit, que je ne fais plus rien de plus que cela, est-ce que je rentre au paradis ? Le Prophète lui a dit ce qui signifie : « Oui » [rapporté par Mouslim].
Le vingt-troisième hadith
D’après Abou Malik Al-Harith Ibnou ^Asim Al-‘Ach^ariyy, que Allah l’agrée, il a dit : Le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « La purification peut avoir une récompense qui équivaut à la moitié de la récompense de la foi. La parole Al-hamdou lil-Lah remplit la balance et la parole Soubhana l-Lah wa l-hamdou lil-Lah remplissent ce qui est entre le ciel et la terre. La prière est une lumière, l’aumône est un renfort pour la personne, une preuve de sa foi au jour du jugement, la patience est un guide, une lumière, le Qour’an sera une preuve en ta faveur, ou bien contre toi. Tous les gens agissent, il y a ceux qui font que leur âme soit affranchie de l’enfer grâce à leur obéissance à Allah et il y a ceux qui la mènent à sa perte » [rapporté par Mouslim].
Le vingt-quatrième hadith
D’après Abou Dharr Al-Ghifariyy, que Allah l’agrée, d’après le Prophète r, en ce qu’il rapporte de Son Seigneur ^azza wa jall qu’Il a dit ce qui signifie : « Ô Mes esclaves, Je ne suis pas injuste, l’injustice est impossible à Mon sujet et j’ai fait que l’injustice soit interdite entre vous alors ne soyez pas injustes les uns envers les autres ; Ô Mes esclaves, vous risquez d’être tous égarés sauf ceux que Je guide, alors recherchez, demandez-Moi la bonne guidée, Je vous guide ; Ô Mes esclaves, vous risquez d’être tous affamés sauf si Je vous donne la nourriture alors demandez-Moi, Je vous donne ; Ô Mes esclaves, vous risquez tous d’être nus sauf ceux à qui Je donne de quoi se vêtir alors demandez-Moi, Je vous donne ; Ô Mes esclaves, vous commettez les péchés de nuit et de jour et Je pardonne les péchés, tous les péchés, alors demandez-Moi le pardon, Je vous pardonne ; Ô Mes esclaves, vous ne pourrez pas Me nuire et vous ne pourrez pas Me profiter ; Ô Mes esclaves, si du premier au dernier d’entre vous, les humains et les jinn d’entre vous, si vous tous aviez un cœur semblable au plus pieux d’entre vous, cela n’ajouterait rien à Ma Souveraineté ; Ô Mes esclaves, si du premier au dernier d’entre vous, les humains et les jinn d’entre vous, si vous tous aviez un cœur semblable au plus pervers d’entre vous, cela ne diminuerait rien à Ma Souveraineté ; Ô Mes esclaves, si du premier au dernier d’entre vous, les humains et les jinn d’entre vous se tenaient d’un côté et qu’ils M’avaient demandé et que Je donnais à chacun ce qu’il veut, cela ne diminuerait en rien de Ma Souveraineté tout comme l’aiguille ne diminue rien lorsqu’elle est plongée dans l’eau ; Ô Mes esclaves, ce sont vos actes qui vous seront comptabilisés et Je vous rétribue pour ces actes, celui qui trouvera du bien, qu’il fasse les louanges à Allah, celui qui trouvera autre que cela, qu’il ne blâme que lui-même » [rapporté par Mouslim].
Le vingt-cinquième hadith
D’après Abou Dharr, que Allah l’agrée, des gens parmi les compagnons du Messager de Allah ont dit au Prophète : Ô Messager de Allah, les gens qui ont la richesse ont pris toutes les récompenses, ils accomplissent la prière comme nous l’accomplissons, ils font le jeûne comme nous le faisons et ils donnent les aumônes avec leurs biens. Il a dit ce qui signifie : « N’est-ce pas que Allah vous a donné ce que vous pouvez donner en aumône : pour chaque tasbihah vous avez la récompense d’une aumône, pour chaque takbirah vous avez la récompense d’une aumône, pour chaque tahmidah vous avez la récompense d’une aumône. Toute tahmidah donne la récompense d’une aumône, chaque tahlilah donne la récompense d’une aumône, ordonner le bien donne la récompense d’une aumône, interdire ce qui est blâmable donne la récompense d’une aumône et le rapport que fait l’un d’entre vous avec son épouse donne la récompense d’une aumône« . Ils lui ont dit : Ô Messager de Allah, est-ce que l’un de nous satisfait son désir et il a en cela une récompense ? Le Prophète leur a dit ce qui signifie : « Voyez-vous, s’il avait fait cela dans l’interdit, n’est-ce pas qu’il se serait chargé d’un péché, de même s’il accomplit cela dans une situation qui est licite, il aura une récompense » [rapporté par Mouslim].
Le vingt-sixième hadith
D’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, il a dit : Le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « L’homme a à faire une aumône sur chacune de ses jointures. Chaque jour sur lequel le soleil se lève, répares entre deux personnes cela te donnera des récompenses comme une aumône, aides un homme en lui tenant sa monture en lui permettant de la monter ou en lui posant ses bagages dessus cela te donnera des récompenses comme une aumône. La belle parole est comme une aumône et pour chaque pas que tu fais pour te rendre à la prière, tu auras comme une aumône et encore éliminer une nuisance sur le chemin cela te donnera des récompenses comme une aumône » [rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim].
Le vingt-septième hadith
D’après An-Nawwas Ibnou Sam^an, que Allah l’agrée, le Prophète a dit ce qui signifie : « L’excellence du comportement fait partie des meilleurs caractères de bienfaisance ; et ce qui est mauvais, c’est ce que ton âme rejette et c’est ce que tu n’aimerais pas que les gens en prennent connaissance » [rapporté par Mouslim].
Et d’après Wabisah Ibnou Ma^bad, que Allah l’agrée, il a dit : Je suis venu auprès du Messager de Allah qui m’a dit ce qui signifie : « Tu viens interroger au sujet de la bienfaisance ? » Il lui a dit : « Oui« . Il lui a dit ce qui signifie : « Demande à ton cœur, la bienfaisance, c’est ce avec quoi ton âme se tranquillise et ce avec quoi le cœur s’apaise ; et le mal c’est ce qui est rejeté par ton âme et qui n’est pas accepté dans le cœur même si les gens te donnent leur avis sans science » [Hadith haçan rapporté dans les Mousnad de l’Imam Ahmad Ibnou Hanbal et de Ad-Darimiyy avec une bonne chaîne de transmission].
Le ving-huitième hadith
D’après Abou Najih Al-^Irbad Ibnou Sariyah, que Allah l’agrée, il a dit : « Le Messager de Allah nous a fait une exhortation qui a touché les cœurs et qui a fait couler les larmes des yeux et nous avons dit : « Ô Messager de Allah, c’est comme si c’était l’exhortation de quelqu’un qui va nous quitter, alors recommande-nous des choses, donne-nous des conseils« . Il a dit ce qui signifie : « Je vous recommande la piété envers Allah, d’écouter et d’obéir même si celui qui est votre gouverneur est un esclave car celui qui va vivre d’entre vous va voir beaucoup de divergence, attachez-vous à ma Sounnah, c’est-à-dire ma voie de droiture et la voie des Califes bien guidés, attachez-vous à cela et gardez-vous des choses innovées car la plupart des innovations sont de l’égarement » [rapporté par Abou Dawoud et At-Tirmidhiyy qui a dit un hadith haçan sahih].
Le vingt-neuvième hadith
D’après Mou^adh Ibnou Jabal, que Allah l’agrée, il a dit : « J’ai dit : Ô Messager de Allah, apprends-moi une œuvre qui me fasse entrer au paradis et qui m’éloigne de l’enfer« . Il lui a dit ce qui signifie : « Tu as demandé quelque chose de très important et c’est certes une chose facile pour celui pour qui Allah ta^ala le facilite, adores Allah, ne Lui associes rien, accomplis la prière, acquittes-toi de la zakat, jeûne le mois de Ramadan, fais le pèlerinage à la Maison sacrée« . Ensuite il a dit ce qui signifie : « Veux-tu que je te guide vers les portes de bien ? Le jeûne est une protection, l’aumône éteint le péché tout comme l’eau éteint le feu, et la prière de l’homme au milieu de la nuit« , ensuite il a récité la parole de Allah : (tatajafa jounoubouhoum ^ani l-madaji^) jusqu’à ce qu’il arrive à (ya^maloun) ce qui signifie : « Ceux qui ne dorment pas beaucoup« . Puis il a dit : ce qui signifie : « Veux-tu que je t’apprenne le pilier de tout cela et son fer de lance ? » J’ai dit : Oui, Ô Messager de Allah. Il a dit ce qui signifie : « Le pilier de tout cela, c’est l’Islam, son fondement c’est la prière et son fer de lance c’est le jihad« . Ensuite il a dit ce qui signifie : « Veux-tu que je t’apprenne comment tu peux obtenir tout cela ? » Je lui ai dit : Bien sûr que oui, Ô Messager de Allah. Il a pris sa langue et il a dit ce qui signifie : « cesse le mal que peut t’entraîner cela« . Ensuite j’ai dit : Ô Messager de Allah, est-ce que nous aurons des comptes à rendre sur ce que nous disons ? Il a dit ce qui signifie : « Mais bien sûr, les gens ne seront-ils pas jetés en enfer sur leurs visages, qu’à cause de ce qu’ils ont dit par leurs langues » [rapporté par At-Tirmidhiyy et il a dit c’est un hadith haçan sahih].
Le trentième hadith
D’après Abou Tha^labah Al-Khouchaniyy Jourthoum Ibnou Nachir, que Allah l’agrée, le Messager de Allah a dit
ce qui signifie : « Allah ta^ala a rendu obligatoire certaines choses, ne les manquez pas et Il a défini des limites, ne les dépassez pas, Il a interdit certaines choses, alors ne les outrepassez pas. Certaines choses n’ont pas été mentionnées par miséricorde pour vous et non par oubli, alors ne les recherchez pas » [Hadith haçan rapporté par Ad-Daraqoutniyy et d’autres].
Le trente et unième hadith
D’après Abou l-^Abbas Sahl Ibnou Sa^d As-Sa^idiyy, que Allah l’agrée, il a dit : Un homme est venu au Prophète r et lui a dit : Ô Messager de Allah indique-moi un acte tel que, si je le fais, Allah m’accorde la miséricorde et la récompense et les gens m’aiment. Il lui a dit ce qui signifie : « Soit ascète dans le bas-monde, Allah ta^ala te fait miséricorde et t’accorde des récompenses et ne recherche pas ce qu’ont les gens, les gens t’aimeront » [un hadith haçan rapporté par Ibnou Majah et d’autres avec une bonne chaîne de transmission].
Le trente-deuxième hadith
D’après Abou Sa^id – Sa^d Ibnou Sinan – Al-Khoudriyy, que Allah l’agrée, le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Ne nuis pas aux autres et ne réponds pas à la nuisance par la nuisance » [hadith rapporté par Ibnou Majah et Ad-Daraqoutniyy et d’autres qu’eux deux avec des chaînes de transmission et Malik l’a rapporté dans Al-Mouwatta’ avec une chaîne de transmission d’après ^Amr Ibnou Yahya d’après son père, d’après le Prophète. Il n’est donc pas rapporté de Abou Sa^id et ce hadith a différentes chaînes de transmission qui se renforcent les unes les autres].
Le trente-troisième hadith
D’après Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée lui et son père, le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Si on accordait aux gens à la mesure de ce qu’ils prétendent alors il y aurait des hommes qui prétendraient aux biens et au sang des autres, mais la preuve est à la charge de celui qui prétend, et celui qui nie, il lui suffit de jurer » [un hadith sûr rapporté par Al-Bayhaqiyy et d’autres aussi et une partie de ce hadith figure dans les deux sahih].
Le trente-quatrième hadith
D’après Abou Sa^id Al-Khoudriyy, que Allah l’agrée, il a dit : J’ai entendu le Messager de Allah dire ce qui signifie : « Celui d’entre vous qui voit une chose blâmable, qu’il la change par sa main, s’il n’en est pas capable par sa langue, et s’il n’en est pas capable, par son cœur et ceci est le minimum de la foi. » (c’est-à-dire le minimum que la personne doit faire en cas d’incapacité) » [rapporté par Mouslim].
Le trente-cinquième hadith
D’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, il a dit : Le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Ne vous enviez pas les uns les autres, ne vous trompez pas les uns les autres, ne vous haïssez pas les uns les autres, ne soyez pas ennemis les uns des autres et ne rompez pas les relations les uns avec les autres, et ne démotivez pas l’acheteur ou le vendeur sur le prix dans le but de vendre au premier ou d’acheter au second, soyez des adorateurs de Allah, des frères, le musulman est un frère pour le musulman, il ne lui fait pas subir d’injustice, il ne manque pas de l’aider, il ne lui ment pas et ne le rabaisse pas. La piété est ici (et il montre sa poitrine trois fois), il suffit comme mal à la personne de rabaisser son frère musulman : tout le musulman est interdit pour le musulman, son sang, son bien et son honneur » [rapporté par Mouslim].
Le trente-sixième hadith
D’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, le Prophète a dit ce qui signifie : « Celui qui décharge un croyant d’un tourment de ce bas-monde, Allah le décharge d’un des tourments du jour du jugement et celui qui facilite les choses pour quelqu’un dans la difficulté, Allah lui facilite dans le bas-monde et dans l’au-delà ; et celui qui ne dévoile pas un musulman, Allah ne le dévoile pas dans le bas-monde et dans l’au-delà, et Allah aide l’esclave tant que l’esclave aide son frère. Celui qui prend un chemin par lequel il cherche une science, Allah lui facilite un chemin pour le paradis : il n’y a pas un groupe de personnes qui se réunissent dans une des mosquées de Allah pour réciter le Livre de Allah, pour l’étudier entre eux, sans que la paix s’installe sur eux, que la miséricorde les enveloppe et que les anges les entourent et sans qu’ils soient agréés par Allah. Celui qui n’œuvre pas en bien, ce n’est pas son ascendance et son honneur qui lui compensera ses actes » [rapporté par Mouslim avec ces termes].
Le trente-septième hadith
D’après Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée lui et son père, d’après le Messager de Allah qu’il a rapporté que Son Seigneur tabaraka wa ta^ala a dit ce qui signifie : « Allah a destiné les bonnes et les mauvaises actions et Il a indiqué cela : Celui qui comptait faire une bonne action mais ne l’a pas faite, Allah la lui fait écrire une bonne action complète et s’il comptait faire la bonne action puis il l’a faite, Allah lui fait inscrire dix bonnes actions jusqu’à sept cent fois jusqu’à beaucoup plus, un plus grand nombre, et s’il comptait faire une bonne action et ne l’a pas faite, Allah lui fait inscrire une bonne action et s’il comptait faire une mauvaise action et l’a faite, Allah lui fait inscrire une seule mauvaise action » [rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim dans leurs deux Sahih].
Observe bien, ô toi mon frère, que Allah nous accorde à nous et à toi la réussite, observe la grande miséricorde de Allah ta^ala et observe bien ces termes, la parole du Prophète : (kamilah) qui signifie « complète » c’est pour l’insistance et la grande grâce, que Allah nous l’accorde, et lorsqu’il a dit : (katabaha sayyi’atan wahidah) ce qui signifie « une seule mauvaise action« , il nous a montré qu’elle n’est pas complète et que ce n’est qu’une seule mauvaise action ; la louange est donc à Allah, à Lui est la grâce soubhanah, nous n’évaluons pas les bienfaits qu’Il nous accorde. Et que Allah nous accorde la réussite.
Le trente-huitième hadith
D’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, il a dit : Le Messager de Allah a dit ce qui signifie : Allah ta^ala dit
ce qui signifie : « Celui qui prend un de Mes waliyy – saints – pour ennemi, Je lui annonce qu’il est Mon ennemi ; l’esclave ne se rapproche pas davantage de Mon agrément que par ce que J’ai rendu obligatoire sur lui et Mon esclave se rapproche de Mon agrément par les actes surérogatoires jusqu’à ce que Je l’agrée. Lorsque Je l’agrée, Je lui donne un secret dans son ouïe, Je lui donne un secret dans sa vue, Je lui donne un secret dans sa main et Je lui donne un secret dans ses pieds et lorsqu’il me demande, Je lui donne et lorsqu’il recherche la protection par Moi, Je le protège » [rapporté par Al-Boukhariyy].
Le trente-neuvième hadith
D’après Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée lui et son père, que le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Allah ta^ala ne charge pas ma communauté de ce qu’elle fait par erreur, comme le lapsus, ou par oubli ou contrainte » [hadith sûr rapporté par Ibnou Majah, Al-Bayhaqiyy et autres qu’eux deux].
Le quarantième hadith
D’après Ibnou ^Oumar, que Allah l’agrée lui et son père, il a dit : Le Messager de Allah m’a pris par les épaules et m’a dit ce qui signifie : « Sois dans le bas-monde comme si tu étais un étranger ou un voyageur poursuivant son chemin » et Ibnou ^Oumar, que Allah l’agrée lui et son père, disait : « Si tu arrives au soir, n’attends pas le matin et profite de ta santé pour ta maladie et de ta vie pour ta mort » [rapporté par Al-Boukhariyy].
Le quarante et unième hadith
D’après Abou Mouhammad ^Abdou l-Lah Ibnou ^Amr Ibni l-^As, que Allah l’agrée, il a dit : « Le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « L’un de vous n’atteindra un degré de foi complète que si ses passions deviennent soumises à ce que je vous ai transmis » [un hadith sûr, haçan sahih rapporté dans le livre Al-Houjjah avec une bonne chaîne de transmission].
Le quarante deuxième hadith
D’après ‘Anas, que Allah l’agrée, il a dit : « J’ai entendu le Messager de Allah dire ce qui signifie : « Allah ta^ala dit ce qui signifie : « Ô toi fils de ‘Adam, lorsque tu M’invoques et que tu Me supplies, Je te pardonne ce que tu as commis et cela ne M’est pas préjudiciable, Ô toi fils de ‘Adam si tes péchés atteignaient le ciel et que par la suite tu Me demandais le pardon Je te pardonnerai, Ô toi fils de ‘Adam si tu ramenais autant que toute la terre de péchés et que tu venais au jour du jugement sans M’attribuer aucun associé, Je t’accorderai autant que la terre de pardon » [rapporté par At-Tirmidhiyy qui a dit hadith haçan sahih].
Parmi les miracles de ^Iiçaa
Lorsque notre maître ^Iça Al-Maçih ^alayhi s-salam, a eu trente ans, la trentaine, Allah ta^ala lui a révélé d’appeler les gens à l’adoration de Allah ^azza wa jall. Il est sorti, il a parcouru les pays en traversant les villages et c’est pour cela, tout comme on le sait, qu’il a été surnommé ^Iça Al-Maçih. Certains savants ont dit que tellement il parcourait la terre, yaçih, que le prophète ^Iça a été surnommé Al-Maçih, et d’autres savants ont dit que c’est parce qu’il passait la main, yamçahou, sur l’homme qui était aveugle qui recouvrait ainsi la vue. Il est sorti ainsi parcourant les pays et traversant les villages pour appeler à l’Islam. Il disait aux gens : « Adorez Allah Lui seul, ne Lui attribuez aucun associé, et croyez en moi que je suis un messager pour vous ». Au tout début il y a eu douze personnes qui ont cru en lui, ils sont appelés « الحواريين » les apôtres.
Il est rapporté que parmi les premiers des miracles de notre maître ^Iça ^alayhi s-salam, que sa mère, notre dame Maryam ^alayha s-salam, l’avait envoyé plusieurs fois pour accomplir plusieurs travaux et les derniers à qui elle l’avait envoyé c’était des gens qui faisaient de la teinture pour les vêtements, c’étaient des gens qui blanchissaient les vêtements et les coloraient. Le patron de cette entreprise voulait une fois voyager, il a dit à notre maître ^Iça ^alayhi s-salam : « j’ai plusieurs habits à colorer en différentes couleurs ». Il lui a dit : « je t’ai enseigné maintenant la teinture alors colore chaque vêtement de la couleur que je vais te préciser et j’ai mis pour cela un fil de la couleur demandée sur chaque vêtement ». Notre maître ^Iça ^alayhi s-salam a chauffé un gros récipient et il a mis dedans différents colorants et il a mis tous les vêtements ensemble dans ce même récipient et il a dit : « Ayez, par la volonté de Allah, la couleur que je voudrai ». Le patron est revenu après son voyage et il a trouvé que tous les vêtements étaient dans un même récipient. Lorsqu’il a vu que tous les vêtements étaient dans un même récipient il été surpris et il a dit à ^Iça : ils sont tous, selon lui il croyait qu’ils n’étaient plus de bonne couleur, qu’il y a eu des dégâts. Et notre maître ^Iça ^alayhi s-salam a alors sorti de ce récipient un vêtement de couleur rouge, un vêtement de couleur jaune, un autre de couleur verte et autre que cela conformément à ce qui était demandé pour chaque vêtement. Celui qui avait l’entreprise était étonné et il savait que cela était quelque chose d’étonnant et il a su que cela est par la volonté de Allah. À cause de cela il a cru en notre maître ^Iça, qu’il est un prophète et il a appelé les gens à croire en lui et ils ont cru en lui et cet homme a fait partie de l’ensemble des hawariyin ceux qui étaient aux côtés de notre maître ^Iça qui le soutenaient dans son appel à la religion agréée par Allah ta^ala.
Les miracles se sont multipliés, ceux que Allah a fait paraître sur les mains de notre maître ^Iça. Il est passé une fois auprès d’un groupe de gens qui pêchaient, leur chef s’appelait Cham^oun, notre maître ^Iça leur a dit : « que faites-vous ? » Ils lui ont dit : « nous pêchons le poisson ». Il leur a dit « ne voulez pas venir avec nous pour être à la pêche des gens ? » C’est-à-dire pour les diriger et les guider à l’Islam ils lui ont dit : « et qui es-tu ? » Il leur a dit : « je suis ^Iça le fils de Maryam l’esclave de Allah et Son messager ». Ils lui ont demandé une preuve qui leur indique sa véracité dans ce qu’il a dit et ceci est un exemple du miracle qui se produit suite à la demande des gens parce qu’il y a des miracles qui se produisent suite à une demande et il y a des miracles qui ont lieu sans que ce soit suite à une demande. Ils lui ont demandé une preuve sur la véracité de ce à quoi il prétend. Cham^oun avait cette nuit là jeté son filet dans l’eau mais il n’avait rien pêché, Cham^oun était donc le chef de ceux qui pêchaient le poisson il est arrivé qu’il a lancé son filet dans l’eau mais il n’a rien pris. Notre maître ^Iça ^alayhi s-salam, lui a ordonné de lancer à nouveau son filet et ^Iça a invoqué Allah ta^ala en Le suppliant. Il s’est écoulé quelques instants, très peu de temps que dans ce filet se sont rassemblés un nombre de poissons tel que le filet a failli se déchirer. Allah a exaucé l’invocation de notre maître ^Iça ^alayhi s-salam et ce miracle est apparu donc tant qu’ils avaient demandé l’aide de pêcheurs d’une autre embarcation et ils ont rempli les deux navires de poissons. A ce moment là ils ont cru en lui et sont partis avec lui, ils sont alors au nombre des apôtres, des hawariyyoun, de ceux qui étaient donc qui pêchaient le poisson, c’est-à-dire avant qu’ils deviennent croyants en notre maître ^Iça , donc après avoir en cru en notre maître ^Iça ils se sont mis à pêcher les gens pour les guider et les diriger à la religion de l’Islam. Ils ont été surnommées al-hawariyin parce que leurs habits étaient blancs et il a été dit que c’était plutôt parce qu’ils étaient des partisans de notre maître ^Iça alayhi s-salam, c’était ses aides, ses supports qui étaient sincères dans leur amour pour lui dans leur obéissance à lui et être à son service. Parmi les hawariyin, les apôtres il y a celui qui a reçu la ressemblance avec ^Iça ^alayhi s-salam, c’est celui à qui Allah a accordé les traits de ^Iça et c’est lui qui a été accroché sur un poteau parce que, lorsque les mécréants des fils de ‘Isra’il étaient entrés dans la maison parce qu’ils voulaient tuer ^Iça, ^Iça a été élevé au ciel par une lucarne qui se trouvait dans la toiture de cette maison et les traits de ^Iça avaient été donnés au plus jeune de ses élèves. Lorsqu’ils sont entrés dans la maison ils ont cru que c’était lui ^Iça ^alayhi s-salam, ils l’ont pris et ils l’ont tué mais ^Iça ^alayhi s-salam n’a pas été tué et n’est pas encore mort. Il n’a pas été accroché à un poteau mais il vit au deuxième ciel, là où notre maître Mouhammad l’a rencontré lors de son ascension dans la nuit de Al-Mi^raj et ^Iça était avec le fils de sa tante maternelle Yahya.
Les mécréants des fils de ‘Isra’il n’ignoraient pas les nouvelles qui parvenaient au sujet de ses miracles éclatants qui apparaissaient à notre maître ^Iça Al-Macih, ils ont senti comme si le tapis était retiré sous leurs pieds et qu’il était une menace pour leur poste et combien de gens ils ont induits en erreur et ils ont égarés et qu’il ont écartés de la voie de vérité pour leur destin bas et vil. Et voici notre maître ^Iça qui est ferme avec les arguments et les preuves qui dévoilait leur secrets et qui diffusaient entre les gens leurs égarements. Ils se sont tous accordés entre eux à le combattre où qu’il aille et à l’accuser de mensonge quelque soit l’endroit où il se trouve ils lui ont dit un jour: « si tu es véridique dans ce que tu dis et dans ton appel alors fabrique nous de tes mains une chauve souris à partir de terre et fais en sorte qu’elle vole ». Notre maître ^Iça ^alayhi s-salam s’est levé en se fiant totalement à Allah ta^ala il a pris de la terre glaise et il a donné la forme d’une chauve souris et il a soufflé dans cette chauve souris qui s’est mis à voler entre ciel et terre au milieu de l’étonnement de ceux qui regardaient, mais dès qu’elle a échappée à leurs regards cette chauve souris est tombée morte. Allah tabaraka wa ta^ala l’a honoré par cela comme cela est parvenu dans la parole de Allah qui signifie : (( Et tu fabriques avec la terre glaise comme un volatile)) et notre maître ^Iça a donné à cette forme l’image d’un volatile. Puis il a soufflé dedans et il volé par la volonté de Allah et lorsque il disparaissait au regard des gens il tombait raide mort. Les mécréants de fils de ‘Isra’il étaient emplis de haine parce qu’ils avaient demandé à voir une chauve souris parce que c’est très étonnant, parce que c’est parmi les créatures les plus étonnantes et parmi les volatiles celui qui a une forme la plus complète parce que la femelle de la chauve souris a des mamelles, des dents et des oreilles et parmi les choses étonnantes de la chauve souris c’est qu’elle est de chair et de sang mais vole sans plume et met bas comme les mammifères et ne pond pas des œufs tout comme le font le restant des volatiles et elle a des mamelles desquelles sort du lait et c’est un animal qui ne voit pas ni dans la lumière du jour ni dans l’obscurité de la nuit et c’est un animal qui arrive à voir pendant deux heures, une heure après le coucher du soleil et une heure après la levée de l’aube et c’est un animal qui rie tout comme l’être humain rie et sa femelle a les menstrues tout comme la femme a les menstrues. la forme à partir de terre glaise et le fait de souffler étaient fait par notre maître ^Iça mais la création est de la part de Allah ^azza wa jall c’est pour cela que les mécréants des fils de ‘Isra’il ont été profondément exaspérés lorsqu’ils ont vu cela de notre maître ^Iça, ils pensaient qu’il allait être incapable de faire ce qu’ils lui avaient demandé mais Allah tabaraka wa ta^ala l’a honoré par ce miracle et a montré l’impuissance et le mensonge des mécréants des fils de ‘Isra’il.
Parmi ses miracles ^alayhi s-salam il guérissait l’aveugle de naissance et celui qui était atteints de al-baras par la volonté de Allah. Al-baras c’est une maladie de peau qui est la forme d’une blancheur qui s’étale sur des surfaces du corps et qui fait que les gens sont répugnés et évite celui qui l’a et ces deux maladies ont été particulièrement mentionnées car ce sont deux maladies qui sont difficiles pour leur guérison et ce qui était courant de notre maître ^Iça c’était la médecine qui était beaucoup pratiquée de son époque et Allah leur a fait montré des miracles sur les mains de notre maître ^Iça de la même sorte de chose qu’il maîtrisaient de leur époque tout comme cela est arrivé à notre maître Mouça ^alayhi s-salam ce qui était courant de son époque c’était la magie la sorcellerie et il les a défié par ce qui est supérieur à cela il leur a montré que la magie, la sorcellerie peuvent être contrées alors que le miracle ne peut pas être contré preuve en est ce que nous avons cité dans le cours précédent. Egalement notre maître Mouhammad son peuple a été connu pour sa grande maîtrise de la langue et son éloquence et malgré cela ils avaient été incapables d’amener un texte qui soit de la taille de la plus courte sourat du Qour’an honoré, il les a défié par le fait d’amener comme la plus courte des ‘ayah du Qour’an. Ainsi notre maître ^Iça ^alayhi s-salam a ramené à la vie les morts par la volonté de Allah tant qu’il a été dit qu’il a ramené à la vie quatre créatures par la volonté de Allah et Sa puissance. Et notre maître Hizqil, avant notre maître ^Iça avait ramené à la vie huit et il était également un des prophètes des fils de ’Isra’il tout comme on a dit dans le cours précédent, qu’après le prophète de Allah, ‘Isra’il tous les prophètes qui sont venus après lui sont de sa propre descendance mis à part notre prophète Mouhammad . Ya^qoub c’est lui-même ‘Isra’il qui est fils de Ishaq. Tous les prophètes qui sont venus après lui sont de sa propre descendance mis à part notre prophète Mouhammad. Notre maître Ya^qoub a eu parmi ses fils notre maître Youçouf, il a eu d’autre fils mais Youçouf était un des prophètes et certains ont dit que Binyamin, un autre fils de Yaqoub, était lui aussi un prophète comme son frère Youçouf. Donc Mouça et tous les Prophètes qui sont venus après Ya^qoub sont des descendants de Yaqoub qui s’appelle aussi ‘Isra’il. Il y a eu également le prophète de Allah Hizqil. Hizqil également Allah l’a honoré par le fait de ramener des morts à la vie tout comme Il a accordé cela également à notre maître ^Iça ^alayhi s-salam et parmi ceux que notre maître ^Iça ^alayhi s-salam a ramené à la vie par la volonté de Allah il y a un de ses amis qui s’appelle ‘Azar, en effet lors de sa maladie sa soeur a envoyé quelqu’un informer ^Iça ^alayhi s-salam que ‘Azar était en train de mourir. Il a pris le chemin en marchant pour aller vers lui et il y avait entre eux une distance de trois jours, à son arrivée lorsqu’il l’a rejoint il l’a trouvé déjà mort, il est parti à sa tombe et il a invoqué Allah ^azza wa jall et il lui a dit : « relève-toi par la volonté de Allah » et ‘Azar s’est relevé par la volonté de Allah et il a vécu et il a eu aussi des descendants après cela.
Et ce n’est pas comme certains prétendent que ceux qu’il ramenait à la vie vivaient quelques instants ou une heure puis ils mourraient à nouveau. Parmi ceux qui ont été ramenés à la vie par la volonté de Allah sur les mains de notre maître ^Iça Al-Macih il y a le fils d’ une vieille femme qui était passé, transporté sur sa civière, devant notre maître ^Iça et notre ^Iça ^alayhi s-salam a invoqué Allah pour qu’ il se relève par la volonté de Allah. Il s’est relevé, il est descendu du dessus des épaules des gens, il a remis ses vêtements, il a transporté sa civière et il est revenu dans sa famille. Malgré tout cela les mécréants des fils de ‘Isra’il n’ont pas cru en notre maître ^Iça, ils ont poursuivis sur leur orgueil, leur refus, leur entêtement et ils n’ont pas cru en lui. Et il a ainsi fait de même avec un roi qui lui aussi était porté sur sa civière, son brancard et il s’est passé avec lui la même chose qu’il s’est passé avec le fils de la vieille femme. Mais les mécréants des fils de ‘Isra’il qui étaient jaloux et envieux lorsqu’ils ont vu cela ils lui ont dit par entêtement : « mais toi, tu ramènes à la vie ceux qui sont morts récemment alors peut-être ils ne sont pas véritablement morts mais ils sont évanouis ou c’était juste un coma ». Ils lui ont dit alors : « ramènes à la vie pour nous Sam, le fils de Nouh » et notre maître Nouh ^alayhi s-salam avait quatre fils, trois d’entre eux sont entrés en Islam et ont été sauvés avec lui sur l’arche qui sont Sam, Ham et Yafith. Quant à son quatrième fils Kan^an il a refusé d’être croyant et il n’est pas monté sur l’arche avec son père et ses frères et il est mort noyé.
Notre maitre ^Iça ^alayhi s-salam leur a dit : « montrez moi sa tombe ». Notre maître ^Iça est sorti et les gens avec lui jusqu’à arriver à la tombe de Sam fils de Nouh. ^Iça a invoqué Allah ta^ala et Sam est sorti de sa tombe et il s’était écoulé depuis sa mort plus de quatre mille années. Sam s’est retourné en indiquant aux gens notre maître ^Iça Al-Maçih et a dit : « croyez en lui, qu’il est véridique car il est prophète », puis il est revenu tel qu’il était auparavant. Certains ont cru en lui et d’autres l’ont accusé de mensonge et ils ont dit : « c’est de la sorcellerie et de la magie », que Allah nous préserve de leur égarement. Et il a été rapporté que notre maître ^Iça ^alayhi s-salam lorsqu’il ramenait les morts à la vie par la volonté de Allah, il frappait de son bâton le mort, c’est-à-dire il touchait de son bâton le mort ou la tombe ou le crâne et l’homme revenait à la vie et il lui parlait et restait en vie.
Parmi ses miracles c’est qu’il disait aux gens ce qu’ils avaient mangé et ce qu’ils avaient caché comme provisions chez eux et ce, car lorsqu’il leur avait ramené des morts à la vie, par la volonté de Allah, ils lui ont demandé un autre miracle ils lui ont dit : « dis nous qu’est-ce que nous avons mangé chez nous et qu’est ce que nous avons caché pour le lendemain ». Et il leur a dit : « Toi, Untel tu as mangé telle et telle chose et toi tu as mangé telle et telle chose et tu as caché telle et telle chose ». Et malgré tout cela seuls pour qui Allah a voulu qu’ils soient des croyants ont été croyants. Comme nous avons cité ce ni n’est le prophète qui créé la bonne guidée ni le miracle qui crée la bonne guidée mais la guidée est par la création de Allah tabaraka wa ta^ala.
La piété
Allah ta^ala dit dans une ‘ayah honorée de sourat Al-Houjourat ce qui signifie que le mérite selon le jugement de Allah est selon et conformément à la piété. At-Taqwa, la piété c’est de s’attacher à l’obéissance à Allah en accomplissant les devoirs et en évitant les interdits, ainsi celui qui est plus pieux c’est celui là qui est plus honorable selon le jugement de Allah. Notre maître Mouhammad est le plus honorable des créatures de Allah selon Son jugement car il est celui qui fait plus preuve de piété. La piété qui est le fait de s’attacher à l’obéissance de Allah en accomplissant les devoirs et en évitant les interdits elle a pour source et pour origine le cœur.
La piété prend donc source dans le coeur et elle se diffuse sur les organes. Parce que le corps par rapport au cœur est comme les sujets par rapport à leur souverain. Tout comme le roi ou le gouverneur gère les affaires des gouvernés également le cœur gère les affaires du corps; c’est ainsi que c’est le cœur qui gère l’ouïe, c’est le coeur qui gère les mains et même la langue qui exprime ce qu’il y a dans le coeur et même le sexe : si le cœur l’envoie vers l’interdit il y va et s’il l’empêche il s’en empêche. Donc le cœur pour le corps et comme un roi pour ses gouvernés c’est donc le cœur qui gère les organes : l’ouïe, la vue, les pieds, le ventre. Si le ventre il lui est rendu possible tout ce qu’il désire il va consommer, que cela provienne du licite ou de l’interdit, où que le dirige le cœur le ventre se dirige, le cœur est comme un souverain sur le ventre. Il est comme un émir pour les organes si le cœur est sain, si le cœur est droit, les organes sont sains, les organes sont droits. C’est pour cela que le Messager de Allah est le plus pieux et des créatures de Allah, celui qui Le craint le plus. Comme le cœur du Messager de Allah comporte une humilité à l’égard de Allah, un amour pour Allah, une glorification de Allah qui n’est pas contenue dans le cœur d’un autre être humain ni même d’un ange ayant un haut degré c’est pour cela que le Messager de Allah est le meilleur de toutes les créatures de Allah.
Le mérite ne revient pas à celui qui a un âge avancé qu’il a passé dans l’adoration mais le mérite revient à ce que contient le cœur comme humilité et soumission pour Allah. C’est selon ce que le coeur contient comme soumission pour Allah ta^ala que l’homme a plus de mérite et est plus proche de l’agrément de Allah les prophètes qui ont le haut degré qui s’appelle ‘Oulou l- ^Azm sont cinq : Mouhammad, ‘Ibrahim, Mouça, ^Iça et Nouh. Le meilleur de ces cinq c’est notre maître Mouhammad, bien que notre maître Mouhammad n’a pas vécu autant que les autres. si le mérite revenait à celui qui vit le plus alors notre maître Nouh aurait été meilleur que notre maître Mouhammad ; il n’aurait pas été seulement meilleur que notre maître Mouhammad mais meilleur aussi que ‘Ibrahim, Mouça, ^Iça ^alayhimou s-salam. Mais en réalité c’est notre maître Mouhammad qui a vécu soixante-trois ans lui il est meilleur que notre maître Nouh qui a passé neuf cent cinquante années à appeler son peuple à l’Islam. Ainsi notre maître Nouh qui a vécu parmi son peuple à les appelé à l’Islam, à l’adoration de Allah neuf cent cinquante ans, mille ans moins cinquante années, il les a passé à les appeler à l’Islam lui il n’est pas meilleur que notre maître Mouhammad notre maître Nouh a donc passer mille moins cinquante années à appeler son peuple à les appeler à l’Islam et après ces neuf cent cinquante années il a vécu selon un avis soixante années et selon un autre avis environ trois cent années mais Allah tabaraka wa ta^ala a fait que notre maître Mouhammad a plus de crainte, d’humilité à l’égard de Allah et d’amour pour Allah qu’aucun autre prophète ; ainsi notre maître Mouhammad est le meilleur de toutes les créatures de Allah il est meilleur que les prophètes il est meilleur que les anges.
Il est parvenu dans le hadith sûr que Jibril ^alayhi s-salam est venu au Messager de Allah alors qu’il était endormi dans la Mecque il était dans la maison de ‘Oummou ^Aliyy la sœur de ^Aliyy le fils de Abou Talib et avec notre prophète il y avait deux de ses proches parents l’un des deux était son oncle paternel Hamza et le deuxième était Ja^far le fils de son oncle paternel. Jibril l’a pris jusqu’à la mosquée Al-Haram dans ce hadith Jibril a pris le Messager à la mosquée Al-Haram et l’a fait monter sur Al-Bouraq, Al-Bouraq qui est un animal du paradis, et cet animal a eu un mouvement de joie parce que le Messager de Allah allait monter sur son dos. Lorsque le Prophète est monté sur le dos de Al-Bouraq, Al-Bouraq a eu un mouvement de joie et Jibril a dit à Al-Bouraq à cet animal : soit ferme il n’y a pas quelqu’un qui a plus d’honneur selon le jugement de Allah qui est monté sur ton dos plus que le Messager de Allah Mouhammad. Ceci est une preuve du hadith que le Messager de Allah est la plus honorable des créatures selon le jugement de Allah même Jibril ^alayhi s-salam qui est l’ange chargé de la révélation et qui est l’envoyé de Allah pour les anges et qui a été créé bien longtemps avant ‘Adam et qui a vécu et qui vit encore jusqu’à la fin ce de bas monde, malgré tout cela il ne s’est pas considéré meilleur que le Messager de Allah Mouhammad, il a plutôt dit au sujet du messager de Allah qu’il est le meilleur de toutes les créatures de Allah et tout ce mérite c’est justement en raison de ce que son cœur contient comme amour et comme soumission pour Allah. Tout cela nous augmente en compréhension au sujet de la ‘ayah.
Et il est parvenu dans les hadith sûrs ce qui indique et qui augmente le sens de cette ‘ayah en clarté. Il est ainsi parvenu qu’il nous a été apporté dans le Sahih de Ibnou Hibban, le hadith de Jabir Ibnou ^Abdi l-Lah Al-‘Ansariyy qu’il a dit : le Messager de Allah a dit ce qui signifie : ((Ceux qui sont le plus proche de moi ce sont les pieux quels qu’ils soient et où qu’ils soient)). Le Messager nous indique ici que les meilleurs des gens et les plus proches ce sont les pieux c’est une proximité pas physique mais dans le sens. Les pieux ce sont ceux qui font preuve de piété à l’égard de Allah qui accomplissent les devoirs et qui évitent les interdictions quelque soit leur origine et où qu’ils habitent c’est-à-dire même si son corps est très loin par la distance. Ainsi le pieux est proche du Prophète en vérité même si par la distance il est éloigné de lui. Il est également parvenu du Prophète ce qui signifie : ((Fais preuve de piété à l’égard de Allah où que tu sois)). Cela veut dire que l’homme doit faire preuve de piété à l’égard de Allah où qu’il soit. Comment cela a t-il lieu ? C’est lorsque l’esclave accomplit ce que Allah lui a rendu obligatoire d’accomplir comme actes d’adoration celui qui est ainsi il est dans le bien, l’agrément de Allah. Ce qui est à prendre en considération ce n’est pas le fait d’être de la lignée du Messager de Allah. Abou Talib n’était-il pas un proche parent du Messager de Allah ?! N’est-ce pas qu’il a protégé le Prophète, qu’il l’a défendu, qu’il s’est chargé de lui pendant une certaine période ?! Malgré cela le Messager de Allah a dit de lui qu’il sera en enfer. Ce qui est à prendre en considération ce n’est pas la proche parenté avec le Messager de Allah mais ce qui a de la considération c’est la proximité en vérité et donc ce n’est pas la proximité physique ou par la proche parenté et donc c’est de faire preuve de piété et d’être croyant sans prêter attention au fait qu’il soit à l’extrême Orient ou à l’extrême Occident. Cette ‘ayah et ces hadith indiquent que le mérite selon le jugement de Allah est conformément à l’attachement à l’obéissance à Allah mais bien sûr si la piété et l’honneur de l’ascendance avec le Prophète sont réunies en une même personne ceci est un ensemble de bienfaits de la part de Allah tabaraka wa ta^ala.
Allah tabaraka wa ta^ala dit ce qui signifie : (( Mouhammad le Messager de Allah et ceux qui sont avec lui sont rudes à l’égard des mécréants et miséricordieux entre eux tu les vois en inclination en prosternation ils recherchent un bienfait de la part de Allah et un agrément leur signe est sur leurs visages suite à leurs prosternations ils ont été cités dans At-Tawrat et dans Al-‘Injil )) donc la parole de Allah qui signifie (( et ceux qui sont avec lui )) englobe tous ceux qui sont avec cette description que Allah a cité dans cette ‘ayah. Dans cette ‘ayah il y a la caractéristique de ceux qui sont avec le Messager de Allah donc cette description englobe tous ceux qui sont avec cette caractéristique là et ceux qui sont avec le Messager de Allah à savoir que la personne fait preuve de miséricorde envers les croyants et est rude avec les mécréants et qu’il veille à persévérer sur l’accomplissement de la prière et qu’il ait une intention sincère c’est-à-dire que son intention par cela c’est de rechercher l’agrément de Allah tabaraka wa ta^ala parce qu’il recherche et il espère l’agrément de Allah tabaraka wa ta^ala et Allah les a décrits par le fait que leur signe est sur leur visage. Cela ne veut pas dire que sur leur front ils ont une plaque noire suite à leur prosternation non, ce n’est pas le sens. Mais c’est parce qu’ils persévèrent sur l’accomplissement des cinq prières, qu’ils les accomplissent parfaitement, complètement avec leur inclination, leur prosternation alors sur leurs visages il y a un signe pour les pieux. Ainsi le croyant qui a dans son cœur la beauté de la foi. Lorsqu’il voit ces pieux, il se manifeste pour lui à partir de leur visage que ce sont des gens de la piété. C’est ainsi que lorsqu’il les voit, il évoque Allah tabaraka wa ta^ala. C’est au sujet de gens pareils à cela qu’il est parvenu dans le ‘athar (faits et paroles des prédécesseurs) : ((Font partie des meilleurs des esclaves de Allah ceux qui lorsqu’ils sont vus on évoque Allah)). Et par ailleurs Allah nous a appris dans cette ‘ayah que cette description a été citée dans At-Tawrat d’origine et dans Al-‘Injil d’origine. Dans At-Tawrat d’origine il y est cité que ceux qui suivront Mouhammad ils auront ces caractéristiques-là, les caractéristiques qui ont été citées dans la ‘ayah. Et le Messager de Allah était un modèle pour mettre en pratique ces caractéristiques-là. En l’occurrence, il était miséricordieux envers les croyants, il aimait les miséreux et il les faisait rapprocher de lui et il avait recommandé cela au compagnon Abou Dharr Al-Ghifariyy. Abou Dharr, que Allah l’agrée, a dit : mon bien-aimé (le Prophète Mouhammad) m’a recommandé des caractères de bien. Il m’a recommandé d’aimer les miséreux et de me rapprocher d’eux. Donc ces caractéristiques qui ont été citées dans cette ‘ayah le Messager de Allah était un modèle pour les mettre en pratique, il les avait en lui et il avait recommandé de les mettre en pratique tout comme il l’a dit au compagnon Abou Dharr Al-Ghifariyy c’est pour cela qu’il a dit : et il m’a recommandé d’aimer les miséreux et de me rapprocher d’eux.
Parmi les caractéristiques du Messager de Allah tellement il était miséricordieux et il était tendre pour les croyants c’est que lorsqu’il ne voyait pas l’un de ses compagnons pendant un certain temps il demandait après lui et tant que lorsqu’il lui a été dit qu’un homme étranger qui était croyant et pauvre lorsque le Messager a demandé après lui et qu’on lui a dit qu’il était mort le Messager est parti jusqu’à sa tombe et a fait la prière funéraire pour lui. C’était un homme étranger et le Messager ne le connaissait pas avant sauf qu’il est passé auprès du Prophète et il lui a passé le salam et lorsqu’il a demandé après lui et qu’on lui a appris qu’il était mort il a demandé à ce qu’on lui indique sa tombe où est-ce qu’il a été enterré. On la lui a indiquée il est parti et il a accompli la prière funéraire pour lui. Jusqu’à ce point là il aimait les miséreux et il s’occupait d’eux et ce n’était là qu’un homme qui était miséreux qui était croyant, qui était musulman et qui était de plus étranger. Et Abou Dharr a ajouté pour citer ce que lui a recommandé le Prophète : et il m’a recommandé de considérer ceux qui ont moins que moi et de ne pas considérer ceux qui ont plus que moi. C’est-à-dire à ne pas chercher à faire comme ceux qui ont plus que lui dans les choses du bas monde ; c’est-à-dire qu’il ne regarde pas ce qu’ont les riches mais plutôt ce qu’ont les pauvres parce que s’il regardait les riches il va trouver faible et il va négliger le bienfait que Allah lui a accordé parce que s’il regardait les riches il va trouver négligeables les bienfaits que Allah lui a accordé et il va avoir de la cupidité pour chercher à avoir plus et il ne va pas remercier Allah après cela car toute sa réflexion a été déviée par l’argent des riches, parce que son plus grand souci va devenir comment pouvoir obtenir pour avoir comme les riches. À cause de cela il va plonger et se noyer dans les choses du bas monde jusqu’à en arriver à rassembler l’argent à partir de ce qui est interdit sans prêter aucune considération à cela parce que son souci est de rassembler l’argent. Par contre s’il considérait celui qui a moins que lui, ceux qui sont plus pauvres il va redoubler en remerciement à Allah ta^ala. C’est pour cela que le Messager de Allah a recommandé au compagnon Abou Dharr de considérer ceux qui ont moins que lui et de ne pas considérer ceux qui ont plus que lui et lorsqu’il va considérer ceux qui ont moins que lui et il va redoubler en remerciement à Allah et cela va l’aider à agir avec bienfaisance en donnant ce qu’il peut, en donnant à ceux qui sont dans un besoin supérieur au sien.
Il est en effet parvenu dans le hadith sahih que le Messager de Allah a dit ce qui signifie : (( Un dirham a fait plus que cent mille dirham)). On lui a posé la question : et comment cela, Ô Messager de Allah ? Il a dit ce qui signifie : un homme qui a deux dirham il n’a rien d’autre et il donne en aumône un des deux. Et un autre qui a donne en aumône cent mille dirham de toute sa fortune. Or, comme cet homme il ne possède rien d’autre que deux dirham il a donné un des deux par recherche de l’agrément de Allah donc celui là qui a donné en aumône la moitié de ce qu’il possède il aura plus les récompenses que le riche qui a donné cent mille dirham qui représentent une petite partie de sa fortune parce que les cent mille par rapport à sa grande fortune représente quelque chose de négligeable. C’est pour cela que le Messager de Allah a dit ce qui signifie : ((Un dirham donne plus que cent mille dirham)). C’est pour cela que l’homme ne regarde pas et ne prenne pas pour exemple ceux qui ont plus que lui dans les choses de ce bas monde mais plutôt ceux qui ont moins que lui. Mais celui qui considère, comme l’a recommandé le Messager de Allah, celui qui considère celui qui a moins que lui dans les choses du bas monde cela l’aidera plus à remercier Allah. Abou Dharr a dit : et mon bien aimé m’a recommandé de maintenir et de conserver et d’entretenir les liens avec mes proches parents même si de leur côté ils les rompent. Cela veut dire que le Messager lui a recommandé également d’entretenir les liens de parenté avec ses proches parents aussi bien ses proches qui maintiennent les liens avec lui que ses proches qui rompent les liens avec lui. Ici il s’agit du proche parent, c’est-à-dire celui qui est un proche parent pour toi que ce soit du côte de ton père ou du côté de ta mère tous ceux-là il est un devoir de maintenir et d’entretenir les liens avec eux. Le Messager de Allah lui a recommandé d’entretenir les liens avec ses proches parents même si ce sont des parents qui ont rompu les liens avec lui, le Messager lui a recommandé d’entretenir les liens avec ses proches parents même si ce proche parent ne lui est pas reconnaissant. Même si ce proche parent agit en mal avec lui le Messager nous a recommandé d’entretenir les liens avec lui et d’agir en bien avec lui car il y a certaines personnes qui n’entretiennent les liens qu’avec ceux qui les entretiennent avec eux, certains n’agissent en bien qu’avec ceux qui agissent en bien avec eux, certains n’agissent en bien et ne font des choses de bien qu’avec ceux qui leur sont reconnaissants. C’est pour cela que le Messager de Allah lui a recommandé d’entretenir les liens avec les proches parents même avec ceux qui les rompent. En effet celui qui agit en bien avec son proche parent qui agit en bien avec lui aura un récompense inférieure à celui qui agit en bien avec celui qui n’agit pas en bien avec lui car le deuxième en agissant ainsi, en faisant le bien avec celui qui ne fait pas de bien avec lui, son acte revient à casser son nafs son acte l’amène à casser ses passions, les passions de son âme pour obéir à Allah ta^ala et Allah aime cela. Ainsi celui qui contredit les passions de son âme et qui agit en bien avec son proche parent qui rompt les liens de son côté avec lui celui là aura un grande récompense c’est pour cela qu’on ne prête aucune attention à ceux qui disent : moi je ne rends visite qu’a ceux qui me rendent visite. Et Abou Dharr a dit ce qui signifie : et mon bien aimé, c’est-à-dire le Messager de Allah, m’a recommandé de dire la vérité même si elle est amère. Cela veut dire que le croyant il convient qu’il dise la vérité aussi bien auprès de celui qui aime cette vérité qu’en présence de celui qui n’aime pas cette vérité. Et donc ce qu’a recommandé là le Messager de Allah c’est cela la vérité. Ces caractères et ces règles qu’a recommandés le Messager de Allah sont tous des caractères de bien.
Il lui a non seulement donné toutes les recommandations que nous avons vu mais il lui a recommandé également de beaucoup dire la parole la hawla wa la qouwwata ‘ila bi l-Lah
Cette phrase il a été rapporté au sujet de sa récompense que le Messager de Allah a dit qu’elle comporte un immense profit. Pour ce qui est de sa récompense, la récompense de cette phrase il est parvenu dans le hadith sûr que cette phrase représente un trésor sous le Trône, cette phrase constitue un grand trésor sous le Trône c’est-à-dire que cette phrase est comme une provision, une grande provision de récompenses que Allah ta^ala a réservé au croyant qui dit cette phrase. Allah tabaraka wa ta^ala fait que cette récompense de cette phrase est une provision dans l’au-delà. Allah la lui réserve dans l’au-delà, cette récompense lui sera conservée sous le Trône. Pour ce qui est de son utilité et son profit, cette phrase lève et enlève le tourment. Si quelqu’un est éprouvé, qu’il est tourmenté, parmi les meilleures des choses parmi lesquelles il s’occupe c’est de dire cette phrase et cette phrase également est utile pour celui qui est éprouvé par les mauvaises suggestions al-waswas jusqu’à avoir en lui même une grande gêne, jusqu’à faillir être atteint de folie, cette phrase lui profite par la volonté de Allah. Cette phrase lui profitera par la volonté de Allah s’il persévère et s’il veille à la dire régulièrement s’il persévère et s’il veille à la dire régulièrement, nécessairement il aura la délivrance nécessairement il aura la délivrance et sa difficulté se transformera en aisance parce que Allah tabaraka wa ta^ala a accordé à cette phrase un grand secret et un immense profit. Donc la délivrance du tourment est un des profits de cette phrase ceci est un des profits des dizaines de bénéfices de cette phrase honorée. Quant à sa signification les sens de cette phrase c’est du tawhid le sens de cette phrase c’est qu’il n’y a personne qui puisse accomplir un acte de bien ou d’obéissance si ce n’est par Allah tabaraka wa ta^ala. Personne ne peut accomplir le bien ou l’obéissance sauf par l’aide de Allah tabaraka wa ta^ala et personne ne peut se préserver du mal si ce n’est par la préservation de Allah tabaraka wa ta^ala quelque soit l’être humain qui a de l’ardeur pour faire le bien cette ardeur est une grâce et un bienfait de la part de Allah. Qu’il remercie Allah celui pour qui Allah lui a facilité de faire le bien, qu’il ne soit pas épris et imbu de soi-même mais qu’il ait présent à l’esprit que c’est Allah Qui lui a donne la capacité d’accomplir ces bonnes actions et ces actes d’obéissance. Si l’esclave a bien observé cela, a bien eu présent dans son cœur que ce bien qu’il accomplit c’est par la grâce de Allah, c’est Allah Qui lui en a donné la capacité alors il s’éloignera de l’insincérité, s’il a présent cela dans son coeur et qu’il a bien observé cela il s’éloignera de l’insincérité et il sera proche de l’état de ceux qui sont sincères car celui qui fait une bonne action avec une intention sincère par recherche de l’agrément de Allah tabaraka wa ta^ala, qui ne comporte donc pas d’insincérité Allah lui donne de la récompense. Le peu selon le jugement de Allah, Allah le lui rétribue par beaucoup tout comme celui qui a donné en aumône un dirham qui représente la moitié de ce qu’il possède parce que s’il n’avait pas eu la ferme certitude et sa grande sincérité à l’égard de Allah, il n’aurait pas donné un dirham, s’il n’avait pas eu la certitude et la foi et la sincérité il n’aurait pas donné la moitié de ce qu’il possède. Allah tabaraka wa ta^ala a fait que la récompense de celui qui a donné un dirham est plus grande que la récompense que celui qui a donné cent mille dirham le peu selon le jugement de Allah Il le rétribue par beaucoup c’est pour cela qu‘il est nécessaire d’être sincère et d’avoir la bonne intention. C’est pour cela que le Messager de Allah a accordé beaucoup d’importance à l’intention, c’est pour cela qu’il a dit dans le hadith ce qui signifie : (( Et chaque personne aura ce pour quoi elle a fait l’intention)) c’est pour cela, le peu d’actes dans lequel il y a la sincérité par recherche de l’agrément de Allah vaut mieux que beaucoup d’actes qui ne comportent pas de sincérité. C’est pour cela qu’il convient que chacun d’entre nous agisse et mettent en œuvre ces belles paroles de notre Prophète.
Et Dieu sait plus que tout autre.
Noter prophète : Les manifestations de l’amour du Salaf et des Imams illustres pour le Prophète
Les manifestations de l’amour du Salaf et des Imams illustres pour le Prophète
Il y a eu beaucoup de nouvelles qui ont été rapportées du Salaf vertueux (c’est-à-dire les musulmans des trois premiers siècles de l’Hégire) et des Imams illustres qui indiquent leur profond amour pour leur prophète et le fait qu’ils se languissaient de lui. Le prophète a dit : « min ‘achaddi ‘oummati li houbban ‘ounasoun yakounouna ba^di yawaddou ‘ahadouhoum law ra’ani bi ‘ahlihi wa malihi » ce qui signifie : « les gens de ma communauté qui m’aimeront le plus, ce sont des gens qui vont venir après moi. L’un d’entre eux serait prêt à sacrifier sa famille et ses biens pour me voir » et le prophète a dit dans un autre hadith : « wadidtou law ra’aytou ahbabi » ce qui signifie : « j’aurai souhaité voir mes bien-aimés ». Les compagnons lui ont dit : « mais ne sommes-nous pas tes biens aimés ô messager de Allah ? ». Il a répondu : « ‘antoum ‘as–habi, ‘ahbabi al-ladhina ya’touna min ba^di yawaddou ‘ahadouhoum ‘an law ra’ani bi ‘ahlihi wa malih » ce qui signifie : « vous, vous êtes mes compagnons, mais mes bien-aimés ce sont ceux qui viendront après moi. L’un d’entre-eux serait prêt à sacrifier sa famille et ses biens pour me voir ».
Parmi les paroles rapportés du Salaf vertueux, les paroles et les nouvelles qui manifestaient leur amour pour leur prophète, et le fait qu’ils étaient attachés à lui durant sa vie et après sa mort c’est que ^Amr ibnou l-^As a dit : « il n’y avait personne que j’aimais plus que le messager de Allah ». D’après ^Abdah, la fille de Khalid ibnou Ma^dan elle parlait de son père et elle disait : « Khalid n’allait pas dormir sans citer son profond amour pour le messager de Allah, pour ses compagnons, qu’ils soient mouhajiroun (émigrants) ou ‘ansar (partisans). Il les mentionnait et il disait : ce sont eux ma famille, ce sont eux mon clan, c’est à eux que mon cœur s’attendrit. Je me languis d’eux. O Seigneur fais que je les rejoigne rapidement, et il disait cela jusqu’à dormir ». Il a été rapporté qu’une femme des ‘ansar, des partisans, c’est-à-dire des musulmans de Médine a apprit que son père, son frère et son mari ont été tués le jour de la bataille de ‘Ouhoud, ils étaient auprès du messager de Allah. Elle a dit : « comment vas le messager de Allah ? ». On lui a répondu : « il va bien par la grâce de Allah, il va comme tu le souhaites ». Elle a dit alors : « montre-le moi que je puisse le voir » et quand elle a vu le prophète, elle a dit : « toute épreuve après toi est comme rien du tout ». Un jour ^Aliyy ibnou Abi Talib, que Allah l’honore davantage, a été interrogé : « comment vous aimiez le messager de Allah ? ». Alors notre maître ^Aliyy, que Allah l’agrée, a répondu : « par Allah, nous l’aimions plus que nos biens, plus que nos enfants, plus que nos parents, plus que nos pères et mères et plus que l’eau fraîche pour celui qui est assoiffé ». D’après Zayd ibnou ‘Aslam, il a dit : « ^Oumar ibnou l-Khattab, que Allah l’agrée était sorti faire son inspection de nuit (il avait instauré une bonne innovation, c’est qu’il sortait de nuit et inspectait les musulmans : comment est l’état des musulmans, il regardait s’il y avait quelqu’un à qui il manquait quelque chose, c’était une innovation qu’il avait instauré, que le sultan, le calife, le responsable sorte et inspecte les gens la nuit pour voir s’il ne leur manque pas quelque chose. De nos jours certains parents peut-être n’inspectent même pas leurs enfants au lit pour voir s’ils sont bien couvert ou pas. Lui il sortait de chez lui et il passait et contrôlait les gens). Alors il a vu une lumière allumée dans une maison et une vieille femme qui était en train de filer de la laine et elle disait de la poésie. Elle disait :
^ala Mouhammadin salatou l-‘abrar
salla ^alayhi t–tayyibouna l-‘akhyar
qad kounta qawwaman boukan bi l-‘as-har
ya layta chi^ri wa l-manaya ‘atwar
hal tajma^ouni wa habibi d-dar
Que Allah honore et élève d’avantage le prophète Mouhammad
Ce sont les bons et les meilleurs qui ont fait des invocations en sa faveur
Puis dans sa poésie elle s’adressait au prophète et elle disait :
Tu veillais les nuits en pleurant par crainte de Allah
Quand est ce que la mort viendra et je pourrai venir te rejoindre
Notre maître ^Oumar que Allah l’agrée s’est assis et s’est mis à pleurer. Il a demandé qu’elle parle avec lui.
Il a été rapporté que le compagnon glorieux ^Abdou l-Lah, fils de ^Oumar ibnou l-Khattab, que Allah les agrée tous les deux, une fois sa jambe s’est comme paralysée. On lui a dit : « cite la personne que tu aimes le plus, tu guériras ». Alors il a dit : « Ya Mouhammadan », il a appelé le prophète. C’est alors qu’il guérit sur le coup.
Information utile : L’imam Al-Boukhariyy dans son livre al-‘adabou l-moufrad, a dit qu’il était permis d’appeler le prophète après sa mort en disant « Ya Mouhammad », « Ô Mouhammad ».
Ibnou s-Sounniy a également cité cela dans son livre ^amalou l-yawmi wa l-laylah. Le texte de ce qu’a rapporté Al-Boukhariyy dans al-‘adabou l-moufrad, son livre, il a dit : « la jambe du fils de ^Oumar s’est comme paralysée. Un homme lui a alors dit : cite la personne que tu aimes le plus, celle qui est le plus cher pour toi. Il a dit : « Ya Mouhammad », « Ô Mouhammad ». Cette quasi-paralysie de sa jambe, c’est-à-dire que sa jambe c’est comme si elle n’a plus de sensibilité, ce n’est pas le simple fourmillement. Certains ne comprennent pas ce hadith, ils pensent que c’est comme si la jambe se met à fourmiller, mais ce n’est pas le simple fourmillement de jambe, c’est une quasi-paralysie, la jambe ne sent plus rien. Lorsque Bilal Al-Habachiy que Allah l’agrée, qui était le mou’adh-dhin, celui qui appelait à la prière pour le messager, quand il était près de mourir, sa femme s’est mise à dire : « Ô qu’il est grand mon chagrin », parce qu’elle voyait que son mari était prés de mourir. C’est alors que Bilal lui a répondu : « qu’il est grand mon bonheur : Demain je vais rejoindre mes bien-aimés, Mouhammad et ses compagnons ».
Il a été rapporté qu’une femme avait dit à ^A’ichah, que Allah l’agrée, elle lui avait dit après le décès du prophète élu : « montre-moi la tombe du messager de Allah ». ^A’ichah a alors dévoilé la tombe et c’est alors que cette femme s’est mise à pleurer en face de la tombe honorée jusqu’à ce qu’elle soit morte tellement elle se languissait du prophète et l’aimait.
Parmi les nouvelles qui nous sont parvenues au sujet de l’immense amour que les compagnons éprouvaient envers leur prophète, et comment ils faisaient tout pour qu’il ne lui arrive aucun mal, aucune nuisance : lorsque les gens de La Mecque, qui étaient à l’époque encore mécréants, ont emmené Zayd ibnou d-dathnah, ils l’ont fait sortir de al-haram, l’enceinte sacré de La Mecque pour le tuer alors que Zayd était un compagnon du prophète. Abou Soufiyan ibnou Harb qui était mécréant lui a dit : « je te demande par Allah ô Zayd, est-ce que tu aurais aimé que Mouhammad soit à ta place maintenant entre nos mains et qu’on lui tranche le cou et que toi tu sois parmi les gens de ta famille, tranquille ? ». Alors Zayd, que Allah l’agrée lui a répondu : « Par Allah, je ne voudrai pas que Mouhammad, qui est à la place où il est maintenant, je ne voudrai même pas qu’il soit touché par une épine. Alors que moi je serai assis avec les gens de ma famille ». Et Abou Soufiyan a dit : « je n’ai pas vu des gens qui aimaient plus quelqu’un que les compagnons de Mouhammad qui aimaient le prophète Mouhammad ».
Ce qui nous indique le grand attachement des compagnons, leur grand amour pour le messager éminent, il y a ce qui s’est passé lors de la bataille de ‘Ouhoud. Lorsque les archers (ceux qui devaient être positionnés pour couvrir les musulmans qui combattaient. Le Prophète les avait placés sur une hauteur, le mont des archers jabalou r-roumat, ils étaient là normalement pour surveiller que les musulmans ne soient pas attaqués par derrière) avaient contredit la parole du prophète, ils avaient quitté leurs positions alors que le prophète leur avait dit ce qui signifie : « même si vous voyez que nous sommes en train de gagner la bataille, vous ne quittez pas vos positions » et eux ont désobéi, ils ont quitté leurs position. C’est alors que les musulmans n’ont plus été couverts, et les associateurs sont venus pour les attaquer par derrière. Il y a eu beaucoup de morts parmi les musulmans à cette occasion là. Et à cette occasion, les compagnons du prophète ont manifesté leur grand attachement pour le prophète. Ils étaient devenus comme une forteresse : par leur corps ils avaient constitué comme une forteresse autour du prophète et ils protégeaient le prophète par leurs corps et ils tombaient les uns à la suite des autres sous les flèches des associateurs au point que nombre d’entre eux furent tués à cette occasion là. Tout cela manifestant leur amour pour leur prophète et leur guide éminent et oeuvrant conformément à la parole de Allah : « an-nabiyyou ‘awla bi l-mou’minina min ‘anfousihim » [sourat Al-‘Ahzab / 6].
Parmi ce qui est rapporté également concernant le sacrifice des compagnons, que Allah les agrée, le sacrifice qu’ils ont fait pour leur prophète, ils sacrifiaient leurs âmes et leurs corps le jour de la bataille de ‘Ouhoud. Lorsque les gens n’avaient pas écouté la parole du prophète et que parce qu’ils n’avaient pas écouté la parole du prophète ils avaient perdu, mais le prophète il ne perd jamais. On ne dit pas que le prophète a perdu une bataille, le prophète est toujours gagnant. Ce sont ceux qui n’ont pas écouté sa parole qui ont perdu.
Le compagnon honorable Abou Talhah, que Allah l’agrée a protégé le prophète et il était debout pour le protéger et porter son bouclier. Il protégeait le prophète avec son propre corps et son bouclier. Et Abou Talhah était un homme adroit dans le lancer. Le prophète surveillait la bataille mais Abou Talhah lui disait : « s’il te plait ne te découvre pas sinon tu risques d’être atteint par une flèche. Je préfère que ce soit moi qui meurt et pas toi ».
Abou Doujanah également, que Allah l’agrée, a protégé le messager de Allah par son corps. Son corps était comme un bouclier pour le prophète et les flèches tombaient sur son dos alors qu’il était penché sur le messager de Allah pour le couvrir jusqu’à ce qu’il meure lui et cinq autres avec lui qui protégeaient le messager de Allah par leurs corps. Ils ont sacrifiés leurs âmes pour le prophète et ils ont obtenu la gloire du martyr. Le dernier d’entre eux était ^Amarah ibnou Yazid que Allah l’agrée qui lui aussi protégeait et combattait jusqu’à ce que ses blessures l’aient achevé. Quand ce compagnon était tout plein de blessure et qu’il allait bientôt mourir, le messager de Allah, lui qui a le cœur tendre et miséricordieux a dit aux autres : « ‘adnouhou minni », ce qui signifie : « rapprochez-le de moi » et le prophète a posé la tête de ce compagnon blessé sur son pied honoré et ce compagnon est mort avec sa joue contre la jambe du messager de Allah.
Parmi ce qui indique le grand amour des compagnons pour leur prophète et le grand attachement de leur cœur à le voir et le fait qu’ils ne supportaient pas de la quitter, c’est qu’un homme est venu un jour voir le prophète élu et lui a dit : « Ô messager de Allah je t’aime plus que ma famille et mes biens. Chaque fois que je te cite, je ne peux pas patienter jusqu’à venir te voir. J’ai pensé, le jour où moi je vais mourir et que toi tu vas mourir, j’ai su que toi lorsque tu rentreras au paradis, tu y entreras en haut du paradis avec les prophètes et que si moi j’y rentre je ne t’y verrai pas ». Alors Allah tabaraka wa ta^ala a révélé Sa parole : « wa man youti^i l-Laha wa r-rasoula fa‘oula’ika ma^a l-ladhina ‘an^ama l-Lahou ^alayhim m-mina n-nabiyyina wa s–siddiqina wa ch-chouhada’i wa s–salihina wa hasouna ‘oula’ika rafiqa » [sourat An-Niça’ / 69], c’est-à-dire dans cette ‘ayah nous comprenons que ceux qui obéissent à Allah et au messager ceux-là seront avec le prophète, les véridiques, les martyrs et les vertueux et quelle meilleure compagnie que la compagnie de ces gens-là.
Le prophète a demandé qu’on lui ramène cet homme et il lui a récité cette ‘ayah pour lui égayer le cœur. Dans le hadith de ‘Anas, que Allah l’agrée, le prophète a dit : « man ‘ahabbani kana ma^i fi l-jannah », ce qui signifie : « celui qui m’aime sera avec moi au paradis ».
Information utile : le messager de Allah a dit : « al-mar’ou ma^a man ‘ahabb », c’est-à-dire que Allah ta^ala réunit l’homme avec celui qu’il aime s’il fait partie des vertueux. Au jour du jugement, si quelqu’un aimait quelqu’un de vertueux, il sera avec lui au jour du jugement.
Parmi les manifestations claires également de l’amour des compagnons envers leur prophète, et que leur cœur était attaché à l’accompagner même après sa mort, il y a ce qu’a rapporté Mouslim que Rabi^ah ibnou Ka^b Al-‘Aslamiy qui avait été un certain moment au service du messager de Allah. Le messager de Allah lui a dit un jour pour le rétribuer, car ce compagnon était à son service : « salni », ce qui signifie : « demande quelque chose je, le ferai » c’est-à-dire par rétribution. C’est alors que ce compagnon a demandé au messager de Allah d’être avec lui au paradis. Le messager de Allah ne l’a pas blâmé pour cela. Il ne lui a pas dit, ce n’est pas bien ce que tu demandes. Mais par modestie, le prophète lui a dit : « ‘aw ghayra dhalik » ce qui signifie : « ou autre chose ». Mais le compagnon lui a dit : « non c’est ce que je veux ». Alors le prophète lui a dit : « fa’a^inni ^ala nafsika bi kathrati s-soujoud », ce qui signifie : « œuvre, accompli beaucoup des prières surérogatoires, peut-être que ce sera une cause pour que tu sois exaucé ».
Information utile : ce hadith honoré dans lequel ce compagnon honorable Rabi^ah ibnou Ka^b, que Allah l’agrée avait demandé au messager de Allah d’être avec lui au paradis par rétribution pour son service à lui dans le bas monde. Ce hadith constitue une preuve claire qu’il est permis de demander à autre que Allah ta^ala quelque chose qu’il n’est pas habituel de demander. Il a demandé au prophète d’être avec lui au paradis, il a demandé à autre que Allah. Et lui demander d’être au paradis, ça n’est pas quelque chose d’habituel, les gens habituellement ne demandent pas ça. Donc ce hadith est une preuve qu’il est permis de demander à autre que Allah ce qu’il n’est pas habituel de demander contrairement à ce que disent ces perturbateurs qui renient le tawassoul, les wahhabites ou prétendus salafites. Ils disent le contraire, ils déforment. Ils prétendent qu’il n’est pas permis de demander à autre que Allah et qu’il n’est pas permis de demander ce qui n’est pas habituel. Ils ont ramené des règles de leur tête. Nous, nous suivons le hadith du prophète et des compagnons ou ces gens là ? On suite le prophète et ses compagnons, mais eux c’est comme si leur cœur est voilé, c’est comme si tu parles avec le vent. Ces gens ont ramené une nouvelle religion et avec leur argent ils la diffusent. Ils prennent des jeunes qui n’ont pas vécu dans les pays musulmans, qui n’ont pas appris ou même ceux qui ont vécu dans les pays musulmans et ils les détournent, ils sèment parmi eux leur mauvaise religion. S’ils l’ont propagée, c’est avec l’argent car le fondateur de leur secte wahhabite est apparu il y a plus de 250 ans et il n’a pas réussi à attirer des gens. C’est seulement lorsqu’ils ont découvert du pétrole qu’ils ont réussi à diffuser leur mauvaise croyance et pourtant ils n’ont rien changé, c’est toujours la même chose. Avant ils n’avaient pas d’argent, ils n’avaient pas de client maintenant qu’ils ont l’argent ils trouvent des clients.
Ils disent : « comment tu demandes à quelqu’un qui lui aussi est dans le besoin ?! », c’est soit disant la réplique qu’ils ont trouvée ! Quand on leur dit qu’il est permis de demander à autre que Allah quelque chose qu’il n’est pas habituel de demander, comme ce compagnon, ils disent : « comment tu demandes à quelqu’un qui lui-même est dans le besoin ?! ». La réplique est que le messager de Allah qui lui aussi ne se passe pas de Allah, il a toujours besoin de Allah a dit à son propre serviteur ce qui signifie : « demande-moi ce que tu veux ». C’est le prophète qui a pris l’initiative de lui dire de demander et le compagnon qui connaît certainement la religion de l’Islam mieux que ces wahhabites a demandé. Le prophète ne lui a pas dit : « tu as fait quelque chose de mal, pourquoi tu demandes à quelqu’un qui lui-même est dans le besoin ». Ces gens-là sont très loin de la religion du prophète.
Les gens de la vérité, parmi les savants ont dit : « il est permis de demander au prophète qu’il soit vivant ou mort et il est également permis de demander à un saint qu’il soit vivant ou mort. Cela n’est pas contraire à la loi de l’islam et cela ne représente pas une adoration d’autre que Allah » tout comme le prétendent ces perturbés, ces perturbateurs qui renient le tawassoul. L’adoration comme l’ont définie les linguistes, les spécialistes de la langue, c’est : « ghayatou l-khouchou^i wa l-khoudou^ » c’est-à-dire l’extrême limite de l’humilité, de la crainte et de la soumission. On comprend à partir de là que le simple tawassoul, la simple demande d’aide ou de renfort par le prophète ou par un saint et lui demander qu’il soit vivant ou mort, cela n’est pas une adoration pour celui à qui on demande cela car ce n’est pas une extrême limite d’une soumission, ce n’est pas une forme d’association. Les prophètes et les saints tout comme l’ont dit les savants de la vérité peuvent agir, accomplir certaine chose durant leur vie et après leur mort. Tout cela par la volonté de Allah. Allah ta^ala fait que s’Il veut, ce saint sort de sa tombe, il fait ce que Allah veut qu’il fasse et il revient. N’est ce pas que Allah est sur toute chose tout puissant. Qu’est ce qui empêche cela ? Rien du point de vue de la raison n’empêche cela, rien. C’est quelque chose de possible selon la raison.
Parmi ce qui est parvenu au sujet de l’amour des compagnons envers le prophète élu, il y a la visite qu’ils lui font après sa mort et le tabarrouk, c’est-à-dire la recherche des bénédictions par sa tombe honorée, il y a ce qu’à, rapporté Bilal Al-Habachiy, que Allah l’agrée, le mou’adh-dhin du messager de Allah. Il avait quitté Médine l’illuminée après la mort du prophète et il était parti s’installer au pays de Ach-Cham. Il a vu dans son rêve le messager de Allah lui dire dans le rêve ce qui signifie : « tu fais preuve là d’une froideur ô Bilal. Le moment de venir me rendre visite n’est donc pas encore arrivé ». C’est-à-dire que le prophète s’est comme s’il reprochait avec douceur, comme lorsque quelqu’un te dit « il y a longtemps que tu n’es pas venu me rendre visite pourquoi tu ne viens pas ». Bilal, que Allah l’agrée s’est réveillé de son sommeil attristé et touché. Il a pris sa monture et s’est dirigé vers Médine l’illuminée, que Allah honore et élève d’avantage celui qui y réside. Il est parti à la tombe du prophète, il s’est mis à pleurer et à frotter son visage sur la tombe. C’est alors que Al-Haçan et Al-Houçayn, les deux petit-fils du messager de Allah, sont venus et Bilal les a pris contre lui, les a serrés contre sa poitrine en les embrassant. Ils lui ont dit : « nous souhaitons tant entendre à nouveau l’appel à la prière que tu faisais pour le messager de Allah dans la mosquée ». C’est alors que Bilal a fait ce que les petit-fils du prophète lui ont demandé. Il est monté sur le toit de la mosquée du prophète. Il a pris la place qu’il prenait habituellement et quand il a dit Allahou ‘akbar Allahou ‘akbar, Médine a tremblé. Quand il a dit Ach-hadou an-la ‘ilaha illa l-Lah, les gens ont tous remarqué qu’il y avait quelque chose d’inhabituel. Lorsqu’il a dit Ach-hadou anna Mouhammadan raçoulou l-Lah les femmes étaient sorties de chez elles, elles se sont dit « est ce que le prophète a ressuscité ? » et ce jour-là, était le jour où on avait vu le plus les gens pleurer, hommes et femmes à Médine, après le décès du messager de Allah. Cela a été rapporté par le Hafidh Taqiyyou d-Din As-Soubkiyy dans son livre Chifa’ou s-Saqam.
Notre Prophete : l’épreuve de son décès
L’épreuve de cette communauté par le décès de son prophète
Allah ta^ala dit : {koullou nafsin dha’iqatou l-mawt} [sourat ‘Ali ^Imran/185]
Le messager de Allah a dit « ‘akthirou min dhikri hadima l-ladhdhat » ce qui signifie : « rappelez vous souvent de ce qui détruit les plaisirs » (c’est-à-dire la mort), rapporté par At-Tirmidhiyy.
La mort est une réalité. Allah a prédestiné la mort pour tout être vivant. Aucun esclave n’est excepté, aucun être vivant n’est épargné. Même les prophètes, même les messagers ont goûté à la mort. Ceux qui sont les meilleurs des créatures de Allah, même eux sont morts sauf ceux qui sont encore vivant et il s’agit de ^Iça et de notre maître Al-Khadir selon l’avis qui dit que c’est un prophète. Les meilleurs des esclaves de Allah aussi goûtent à la mort. Allah dit dans Son Livre honoré : « wa ma ja^alna libacharin min qablika l-khould » [sourat Al-‘Anbiya’/34] ce qui signifie « Il n’y a pas d’esclave, d’être humain, qui va vivre éternellement dans cette vie du bas monde ».
Allah tabaraka wa ta^ala a créé le corps de ‘Adam à partir des différentes catégories de sol de cette terre sur laquelle nous vivons. L’ange chargé de souffler l’âme honorée de notre maître ‘Adam a soufflé cette âme dans le corps de ‘Adam. Et lorsque son âme s’est retrouvée dans son corps notre maître ‘Adam est devenu vivant.
Ainsi, Allah a fait que les différentes âmes insufflées dans les corps sont comme un objet qui est prêté. Chacun d’entre nous, son âme est comme un objet qui lui a été prêté et qu’il va rendre. Allah a prédestiné aux descendants de ‘Adam que nécessairement leurs âmes seront reprises par la mort. La mort a lieu par le fait que l’âme quitte le corps ensuite leurs corps seront ramenés à la terre à partir de laquelle ‘Adam a été créé. Leurs corps redeviendront poussière et retourneront à la terre à partir de laquelle notre maître ‘Adam, le premier des humain, a été créé. Ils retourneront à la terre et ensuite au jour du jugement les êtres humains seront ressuscités et ils sortiront de leurs tombes, après que Allah leur crée à nouveau le corps qui a été assimilé par la terre. Au jour du jugement Allah crée les corps qui ont été assimilés par la terre et les gens sortiront de leurs tombes, dans le cas où ce sont des corps qui sont assimilés par la terre. En effet, ce ne sont pas tous les corps qui sont assimilés par la terre. Les corps des prophètes ne seront pas assimilés par la terre. Allah a interdit à la terre d’assimiler les corps des prophètes. Elle ne les assimile pas. Les martyrs du combat, leurs corps ne seront pas assimilés par la terre et également certains saints, leurs corps ne seront pas assimilés par la terre.
Allah dit : « minha khalaqnakoum wa fiha nou^idoukoum wa minha noukhrijoukoum taratan ‘oukhra » [sourat Taha/55] ce qui signifie : « C’est à partir de la terre que Nous vous avons créés et c’est à la terre que vous retournerez et c’est à partir de la terre que vous sortirez une deuxième fois ».
Le Nous ici, le sujet, ce n’est pas un nous de pluriel. C’est Allah Qui est le Créateur et c’est un Nous de glorification.
Allah a fait que le mort retourne à la terre. La deuxième fois c’est pour le jour du jugement.
Allah dit : « Qala fiha tahyawna wa fiha tamoutouna wa minha toukhrajoun » [Al-‘A^raf/25] ce qui signifie « c’est sur terre que vous vivrez et c’est sur la terre que vous allez mourir et c’est à partir de la terre que vous sortirez pour le jugement ».
Il est rapporté dans les deux Sahih de Al-Boukhariy et Mouslim d’après ‘Ousama Ibnou Zayd que Allah l’agrée lui et son père, qu’une des filles du prophète a envoyé une femme apprendre au prophète qu’un enfant à elle était en train de mourir. Le messager de Allah a dit à cette personne envoyée de la part de sa fille, ce qui signifie : « retourne chez elle (c’est-à-dire auprès de la fille du prophète) et dis lui que c’est à Allah qu’appartient ce qu’Il prend et à Lui appartient ce qu’Il donne et que toute chose a une prédestination et une durée ».
C’est-à-dire l’âme de cet enfant appartient à Allah. Ce que Allah prend appartient à Allah et ce que Allah donne appartient à Allah. La vie de cet enfant à une durée que Allah a prédestinée.
Le prophète a dit à cette personne qui lui a été envoyée, de patienter et d’espérer les récompenses de la part de Allah, car le musulman quand il patiente par recherche de l’agrément de Allah, il sera récompensé ‘incha ‘Allah.
An-Nawawiyy a dit : « ce hadith comporte énormément de règles très importantes de l’Islam. Des règles qui concernent les fondements et les ramifications de la religion, tel la patience face aux épreuves ».
La parole qui signifie : « à Allah appartient ce qu’Il a pris », c’est-à-dire que tous ce monde appartient à Allah et ce que Allah prend ce n’est pas injustement. Il prend ce qui Lui appartient. Et « à Lui appartient ce qu’Il nous a donné », c’est-à-dire que ce que Allah nous a accordé reste une propriété de Allah, il appartient à Allah et Il fait de ce qui Lui appartient ce qu’Il veut. Il fait de nos âmes ce qu’il veut, Il fait de nos corps ce qu’Il veut, Il fait de nos parents ce qu’Il veut, Il fait de nos enfants ce qu’Il veut. Tout appartient à Allah, tout ce monde appartient à Allah.
La suite de la signification de la parole du prophète est « ne soyez pas tourmentés, celui qui meurt sera mort parce que l’échéance que lui a accordée Allah est arrivée ».
N’est-ce pas que toute chose est selon une prédestination. N’est ce pas que tout ce qui a lieu Allah l’a su et l’a voulu. Donc si quelqu’un meurt c’est parce que son échéance est arrivée. Il est impossible qu’une personne meure avant ou après son échéance. La personne mourra à l’échéance que Allah lui a accordée et si vous savez cela alors faites preuve de patience. Patientez et recherchez l’agrément de Allah, recherchez les récompenses de la part de Allah pour votre patience face aux épreuves qui vous arrivent. C’est cela la signification du hadith du prophète.
Dans le Mousnad de Al-Bazzar d’après ‘Anas, le prophète a dit aux gens qui s’étaient endormis (certains de ses compagnons ont été pris par le sommeil et ne se sont réveillés qu’après la fin du temps de la prière), ce qui signifie « Ô vous les gens, les âmes des esclaves sont comme quelque chose qui a été prêté dans le corps des esclaves. Allah les retire quand Il veut et Il les ressuscite quand Il veut. La mort et la résurrection sont par la prédestination de Allah ».
Sachez que la mort est comme un verre à partir duquel tout le monde va boire. Et la tombe est une résidence que tout le monde va habiter. L’intelligent, le raisonnable est celui qui se prépare pour ce qui vient après la mort, qui se prépare par la piété et les bons actes (en agissant en bien.
Le messager a incité à ce que nous nous rappelions souvent de la mort, que nous ayons souvent à l’esprit la mort. Pourquoi ? Parce qu’il y a de nombreuses sagesses en cela. Se rappeler souvent de la mort incite la personne à s’y préparer avant qu’elle n’arrive. Se rappeler souvent de la mort fait diminuer le trop d’espoir (comme certains qui disent maintenant je vais m’amuser, je vais avoir du bon temps quand j’aurai 60 ans je ferais le pèlerinage, celui-là il a beaucoup d’espoir, il a l’espoir de vivre jusqu’à 60 ans. Se rappeler souvent de la mort fait diminuer le trop d’espoir, la personne va dire demain peut-être je ne serai pas en vie alors à moi de me préparer). Se rappeler souvent de la mort fait que la personne se suffit du peu de subsistance et fait que la personne n’a pas son cœur attaché au bas monde. Se rappeler souvent de la mort incite à se préparer pour l’au-delà, incite le cœur à s’attacher à l’au-delà. Se rappeler souvent de la mort allège les difficultés des épreuves. Se rappeler souvent de la mort, éloigne de l’injustice, de l’orgueil (la personne va éviter d’être injuste et de faire preuve d’orgueil). Notre maître ^Oumar avait fait inscrire sur sa bague « la mort te suffit comme exhortation ô ^Oumar » c’est-à-dire que la mort nous suffit pour nous exhorter, pour nous inciter à accomplir le bien et éviter d’accomplir le mal.
Il a été dit un vers de poésie à ce sujet :
Donnez naissance à ceux qui vont mourir
(nécessairement chacun d’entre nous va mourir, chaque fois qu’une femme accouche cet enfant à qui elle a donné naissance va certainement mourir)
Et construisez ce qui va devenir ruine.
(quelque soit les matériaux, la robustesse, ce qui sera construit va nécessairement un jour devenir des ruines).
Une belle parole à ce sujet, c’est la parole de celui qui a dit : « je suis étonné de celui qui sait avec certitude qu’il y a une mort comment il se réjouit, et je suis étonné de celui qui a su avec certitude qu’il y a un enfer comment il rit ».
Ce bas monde est une résidence de passage et non pas une résidence de séjour éternel et la mort attend, à chaque instant elle peut arriver, elle peut venir. Celui qui est intelligent c’est celui qui profite de cette vie pour œuvrer pour l’au-delà. Il a été rapporté que l’imam Ach-Chafi^iyy lorsqu’il a présenté ses condoléances à un homme qui avait perdu son fils (cet homme était profondément touché par la perte de son fils), il lui a dit « je te présente mes condoléances, non pas que j’espère de la vie quelque chose, mais c’est une bonne tradition dans notre religion que de présenter nos condoléances. Parce que celui qui présente ses condoléances, ne va pas rester éternellement tout comme celui à qui on présente les condoléances, même s’ils vivent un certain bout de temps ». C’est-à-dire que je te présente mes condoléances mais ni toi ni moi n’allons rester éternellement dans cette vie.
Notre prophète a appris à sa communauté que lui aussi, il allait mourir et que ce serait une grande épreuve pour sa communauté. D’après ^A’ichah que Allah l’agrée, elle a dit : « le messager de Allah a ouvert une porte, ou une sorte de voile de sorte que de la maison de ^A’ichah il puisse voir les gens qui étaient dans sa mosquée en train de faire la prière dirigés par Abou Bakr que Allah l’agrée. Lorsqu’il a vu les gens faire la prière derrière notre maître Abou Bakr, il a fait les louanges à Allah, il a remercié Allah tellement ce qu’il avait vu lui a plu, à savoir que les compagnons accomplissaient la prière derrière notre maître Abou Bakr. Il a dit ce qui signifie : « que chaque croyant lorsqu’il lui arrive une épreuve qu’il patiente car il n’y aura pas une épreuve plus dure pour ma communauté que lorsque je vais mourir ».
Le prophète nous a appris que l’épreuve de sa mort est la plus grande des épreuves pour notre communauté. Quelque soit l’épreuve qui arrive à la personne dans cette communauté elle ne sera pas aussi difficile que l’épreuve de la mort du prophète (hadith rapporté pas Ibnou Majah).
D’après ‘Anas Ibnou Malik, le serviteur du messager de Allah, que Oummou ‘Ayman la nourrice du messager de Allah a pleuré lors de la mort du messager de Allah. Quand elle a été interrogée « qu’est ce qui te fait pleurer Oummou ‘Ayman ? » Elle a dit, que Allah l’agrée, « je savais que le prophète allait mourir mais je pleure parce que nous n’allons plus recevoir la révélation que le prophète nous transmettait » c’est-à-dire la révélation qui comporte les lois de cette communauté (rapporté par l’Imam ‘Ahmad).
D’après Abou Bourdah d’après son père, il a dit « nous avons accompli la prière de al-maghrib avec le messager puis nous nous sommes dit nous allons rester pour faire la prière de al-^icha’ avec lui. Nous étions assis et le prophète est sorti vers nous et nous a dit ce qui signifie : « vous êtes encore ici ? ». Nous avons répondu : « O messager de Allah, nous avons fait la prière de al-maghrib avec toi et nous nous sommes dit que nous allions faire la prière de al ^icha’ avec toi ». Il a dit ce qui signifie « vous faites bien (c’est bien) ». Puis il a levé la tête vers le ciel et le prophète, souvent levait la tête vers le ciel. Et il a dit ce qui signifie : « les étoiles dans le ciel sont comme une sécurité pour le ciel lorsque les étoiles vont tomber et qu’il ne restera plus aucune lumière au jour du jugement, le ciel va à son tour se fissurer » et il a dit à la suite ce qui signifie « moi je suis comme une sécurité pour mes compagnons lorsque je m’en irai mes compagnons auront ce qui leur est prédestiné » c’est-à-dire qu’après la mort du prophète il y aura des guerres et des discordes, il y aura des gens qui vont apostasier et les cœurs vont devenir des ennemis les uns pour les autres. Le prophète a annoncé cela et tout cela s’est produit. A la suite de ce même hadith le prophète a dit ce qui signifie « et mes compagnons sont comme une sécurité pour ma communauté, lorsqu’ils s’en iront, il arrivera à ma communauté ce qui lui est prédestiné » c’est-à-dire l’apparition des mauvaises innovations qui sont contraires à la religion, des évènements et des discordes qui vont se produire, la force du chaytan qui va apparaître et d’autres ennemis qui vont avoir le dessus sur la communauté et tout cela ce sont des signes de la prophétie de notre maître Mouhammad, ce sont ses miracles et tout cela s’est produit tout comme il nous l’a annoncé.
Il a été révélé au prophète éminent, durant sa vie alors qu’il était entouré de ses compagnons et de sa famille, que son terme était proche et ce, dans plusieurs ‘ayah du Qour’an parmi lesquelles la parole de Allah : « Innaka mayyitoun wa innahoum mayyitoun » [sourat az–Zoumar/30] qui signifie : « Ô Mouhammad tu vas mourir ». Et la parole de Allah qui signifie « et Mouhammad est un messager qui a été précédé par d’autres messager et il va mourir ». Il y a aussi sourat An-Nasr qui a été révélée au cœur de notre maître Mouhammad et par cette sourat le prophète a su que son terme était proche. D’après ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar que Allah l’agrée lui et son père, il a dit : « cette sourat « idha ja’a nasrou l-Lahi wa l-fath » a été révélée au messager de Allah durant les jours de at-tachriq (les trois jours qui viennent après le jour de ^idou l-ad–ha, la fête du sacrifice, le 11, 12, 13 de dhou l-hijjah) et il a su par cette sourat que sa mort était imminente ». Rapporté par Al-Bayhaqiyy dans ses Sounan. La signification de cette sourat est que « toi ô Mouhammad lorsque Allah t’accordera la conquête des pays et que les gens vont entrer dans ta religion (en Islam) par groupe (‘afwaj) alors ton terme sera proche (c’est-à-dire que bientôt tu mourras). Prépare-toi alors pour la mort par les paroles al hamdou li l-Lah et astaghfirou l-Lah. Car tu auras accompli ta mission, tu auras transmis le message qui t’a été confié et ce que Allah te prépare après la mort vaut mieux pour toi que le bas monde. Prépare toi à passer de cette vie vers ce qui vient après la mort qui est la vie de al-barzakh. »
Il a été rapporté de Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée lui et son père qu’il a dit : « lorsque cette sourat a été révélée au prophète, il a su qu’il allait bientôt mourir et le prophète s’est alors consacré encore plus aux actes d’adoration pour l’au-delà ».
Il a été rapporté que la Dame honorable ^A’ichah a dit : « le messager de Allah disait beaucoup avant sa mort soubhana l-Lahi wa bi hamdihi, astaghfirou l-Laha wa atoubou ilayh ». ^A’ichah a dit alors au prophète : « tu dis maintenant des invocations que tu ne disais pas auparavant. Avant aujourd’hui tu ne disais pas beaucoup ces paroles ». Il lui a répondu ce qui signifie « mon Seigneur m’a appris que je vais voir un signe qui va apparaître dans ma communauté et quand je verrai ce signe là je ferai les évocations en faisant la louange et la demande de pardon et j’ai vu ce signe ». Le prophète a répondu à ^A’ichah que Allah lui a ordonné que lorsqu’il verra un signe particulier il va dire beaucoup al-hamdou li l-Lah et ‘astaghfirou l-Lah et que ce signe il l’a vu. Si le prophète élu qui est l’imam des pieux, le maître des bienfaiteurs, si il a reçu l’ordre de veiller à ce que ses derniers actes soient des actes de bien que dire du cas de celui qui est dans le péché ? Que dire du cas de celui qui est dans la désobéissance ? Que dire du cas de celui qui est sali par les péchés et qui a besoin de purification ?
Le prophète a reçu l’avertissement que la mort était proche par une révélation mais nous autre qui ne recevons pas cet avertissement par révélation de la mort proche, ce sont les cheveux grisonnants et la mort de ceux qui ont son âge qui vont l’avertir. Lorsque la personne voit ses cheveux gris et que ceux qui ont son âge commencent à mourir, ceci est un avertissement que la mort est proche. D’après Jabir que Allah l’agrée, le prophète lorsqu’il a ordonné aux gens qui l’accompagnaient pour le pèlerinage de lancer des pierres dans les jamarat, il leur a indiqué la taille de ces pierres et il a dit ce qui signifie « peut-être que l’année prochaine je ne vous verrai pas » rapporté par At-Tirmidhiy. C’était le seul pèlerinage que le prophète a accompli, le prophète a fait un seul pèlerinage de toute sa vie. Il a été dit que le prophète lors du pèlerinage de al-wada^ qu’il a accompli, a plusieurs reprises il a dit, ce qui signifie « peut-être que l’année prochaine je ne vous verrai pas et peut être je ne ferai plus jamais de pèlerinage après ce pèlerinage là ». Lors de ce pèlerinage Allah a révélé à Son prophète la parole « al-yawma akmaltou lakoum dinakoum » [Al-Ma’idah/3] et également sourat an-nasr. Ceci indique que sa mission de prophète était terminée. Ce sont des ‘ayah qui indiquent que sa mission de prophète était arrivée à son terme dans le bas monde. C’est pour cela que ce pèlerinage a été appelé hajjatou l-wada^, le pèlerinage de l’adieu parce que le prophète avait fait ses adieux à l’occasion de ce pèlerinage.
Parmi ce qui indique que les compagnons avaient compris que le prophète leur avait annoncé que sa mort était proche, il y a ce qui est rapporté de Mou^adh Ibnou Jabal que Allah l’agrée lorsque le messager de Allah l’avait envoyé au Yémen. Le messager été sorti avec lui pour l’accompagner comme on accompagne quelqu’un qui va faire un voyage. Le prophète, la meilleure de toute les créatures, avait accompagné son compagnon Mou^adh. Mou^adh était sur sa monture et le messager marchait à coté de lui. Quand il allait le quitter, le prophète a dit à Mou^adh ce qui signifie « O Mou^adh, peut être que tu ne me verras plus après cette fois ci ou peut être tu passeras auprès de ma tombe ». C’est alors que Mou^adh s’est mis à pleurer à chaudes larmes. Puis le messager s’est retourné pour revenir à Médine puis il a dit ce qui signifie « ceux qui sont le plus proche de moi ce seront les pieux quels qu’ils soient et où qu’ils soient » (rapporté par l’Imam ‘Ahmad).
D’après la Dame honorée ^A’ichah que Allah l’agrée, l’épouse du prophète : « les épouses du prophètes s’étaient toutes réunies, aucune n’était absente. C’est alors que Fatimah Az-Zahra’ la fille du prophète, était venue en marchant et sa marche ressemblait à la marche du messager de Allah, son père. Le prophète lui a dit « marhaban bi bnatiy » ce qui signifie « bienvenue à ma fille » et il l’a fait asseoir prés de lui (à sa droite ou à sa gauche). Puis il lui a dit des paroles à voie basse. C’est alors que Fatimah s’est mise à pleurer, puis il lui a dit à nouveau des paroles à voie basse et elle s’est mise à sourire. ^A’ichah lui a dit « qu’est ce qui t’a fait pleurer ? » Elle a répondu : « je ne peux pas divulguer le secret du messager de Allah ». ^A’ichah lui a dit : « je n’ai jamais vu comme aujourd’hui quelqu’un être heureux après avoir été malheureux et que ce sont deux évènements qui sont très proche », rapidement la personne est passée d’une tristesse vers une joie. Lorsque le prophète est mort ^A’ichah a de nouveau questionné Fatimah et Fatimah lui a répondu, après la mort du prophète. Elle lui a dit « le prophète m’a dit que Jibril révisait avec lui le Qour’an une fois chaque année et cette année il l’avait révisé avec lui deux fois ».
Comment se passait cette révision ? L’un récite et l’autre écoute.
Le prophète a dit ce qui signifie « je pense qu’il ne l’a fait que parce que je vais bientôt mourir et tu seras la première des gens de ma famille à me rejoindre (c’est-à-dire à mourir après moi) et je suis un bon prédécesseur pour toi ».
Fatimah a dit « c’est pour cela que je me suis mise à pleurer ». Puis il m’a dit par la suite ce qui signifie « ne voudrais tu pas être la meilleure des femmes de cette communauté ». Il lui a annoncé la bonne nouvelle qu’elle est la meilleure des femmes de la communauté de notre maître Mouhammad. Bien sûr la meilleure de femmes de toute l’humanité c’est notre dame Maryam. Elle a dit « et c’est pour cela que j’ai souri ». Fatimah a expliqué à ^A’ichah (rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim).
D’après le compagnon honorable Abou Hourayarah, il a dit : « Jibril révisait avec le prophète tout le Qour’an une fois par an et l’année de sa mort il l’a révisé avec lui deux fois. Et le prophète chaque année faisait al-i^tikaf les dix dernières nuits de Ramadan et l’année de sa mort il a fait al-i^tikaf les 20 dernières nuits de Ramadan ». Al-i^tikaf est le fait de rester dans la mosquée et de ne pas en sortir, sauf avec une nécessité et avec l’intention de rester dans la mosquée et c’est un acte d’adoration qui donne des récompenses.