Chaykhaboulaliyah's Blog


L’âme

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur mars 10, 2010
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L’âme (en arabe ar-rouuh_), est un corps impalpable. Le corps palpable est ce qui peut être perçu au toucher,  comme cette table, l’être humain, comme la pierre, l’arbre, qui sont des corps palpables. On peut les attraper à la main, contrairement aux corps impalpables. Des exemples de corps impalpables : la lumière. La lumière est un corps. Pourquoi dit-on  que la lumière est un corps ? C’est parce qu’elle occupe un espace. Elle a une longueur, une largeur et une profondeur. La preuve, si vous prenez une bougie dans une nuit où tout est sombre, vous voyez bien que cette lumière occupe un espace et qu’au-delà de cet espace là, il n’y a plus de lumière, seulement l’obscurité. Cela correspond donc à l’espace qu’occupe ce corps qui est la lumière, un corps impalpable. On ne la perçoit pas au toucher. L’âme, également est un corps impalpable. Donc, dans ce monde il y a des corps palpables et des corps impalpables. L’âme fait partie des corps qui sont impalpables. Et seul Allah en connait la réalité. C’est à dire que notre connaissance de l’âme est très réduite. Les créatures de Allah qui font partie des êtres vivants comme les êtres humains, les anges, les animaux possèdent des âmes. Mais les arbres n’ont pas d’âmes. Les objets n’ont plus. C’est pour cela que l’on dit que ce sont des objets inanimés. La maison aussi n’a pas d’âme, la voiture n’a pas d’âme. Tant qu’on est en vie, c’est que notre âme est dans notre corps. La mort justement c’est lorsque l’âme est retirée du corps. Et l’ange de la mort s’appelle ^Azraa’iil. Il est chargé de retirer les âmes des corps. Donc, les corps sont soit palpables comme l’arbre, la pierre, l’homme, soit impalpables. En résumé, il existe deux catégories de  corps, palpables, ou impalpables. Impalpables comme l’air, les jinns, les anges, ou  les âmes.

Les anges ainsi peuvent entrer dans le corps de l’être humain sans que celui-ci  ne ressente quoi que ce soit. En effet, lorsque la femme est enceinte, au bout du 120ème  jour, il y a deux anges qui écrivent dans le foetus qui est dans l’utérus de sa mère, quelle sera sa vie et s’il fera partie de ceux qui seront heureux pour l’éternité ou malheureux pour l’éternité, c’est à dire s’il fait partie de ceux qui iront au paradis ou de ceux qui iront en enfer. Donc, cela aussi est écrit dans le foetus qui est dans l’utérus de sa mère. Ainsi, les anges rentrent sans que la mère ne ressente quoique ce soit.

Les jinns également peuvent entrer dans le corps des humains, mais pas dans le corps des prophètes, sans que l’humain ne ressente quoique ce soit. Parmi les exemples de corps impalpables, il y a le jinn mécréant qui est avec chacun d’entre nous. Il  s’appelle le  qariin (celui qui accompagne). Avec chacun d’entre nous, il y a un jinn mécréant. Il peut rentrer dans le corps et c’est lui qui suggère à l’homme les mauvaises choses. Il entre dans la poitrine sans que la personne ne le ressente. A l’inverse d’une épine qui serait rentrée dans son corps, il n’en ressent rien. Mais, c’est lui qui commence à suggérer des  mauvaises choses. Il lui dit par exemple « Ne fais pas la prière», ou «ne va pas assister aux cours de science de religion», ou «fais ce péché», ou «ne fais pas ce devoir». Donc, c’est justement ce qariin qui entre sans que l’on s’en aperçoive. Mais bien sûr le chaytan, quel qu’il soit, même le qariin, ne rentre pas dans le corps des prophètes. Et celui qui croit le contraire, il sort de l’Islam. Le chaytan peut suggérer de l’extérieur au prophète mais il n’a pas d’emprises, de pouvoirs sur le prophète.  Et même sur les saints, le chaytan n’a pas d’emprises.

Allaah ta^ ala dit «Inna ^ ibaadii layça laka ^ alayhim soulTaan, illaa mani t taba^ aka mina l ghaawiin  (souurat al hijr / 42).

Dans ce verset, Allah nous apprend que le chaytan n’a pas d’emprises sur les prophètes et les saints. C’est pour cela que ceux qui se font appeler les médiums, ou ceux qui prétendent ramener l’âme d’un mort ou dialoguer avec ce mort, ce sont des mensonges. C’est possible que ce soit le qariin de celui qui est mort qui vit généralement plus que le mort, qui connait les détails de la vie de cet humain et il commence à dialoguer soit disant avec le chaytan qui travaille avec ce prétendu médium. Et le jinn peut prendre une apparence, mais on ne les voit pas sous leur véritable apparence. Les ignorants sont perplexes face à ces choses là et parle souvent de mystère. Alors qu’il se peut que ce soit le qariin d’une femme qui a été enterrée ou qui est apparue sur une photo par exemple. Donc, le jinn peut prendre l’apparence d’un être humain mais pas parfaite. Il y a quelque chose qui fait que ce n’est pas une apparence parfaite.

Pour en revenir à notre sujet, l’âme, la vie se poursuit dans les corps des anges, des humains, des jinns, des animaux tant que ces corps impalpables y sont présents. Tant que l’âme de l’homme est dans le corps de l’homme, l’homme est vivant. Tant que l’âme du mouton  est dans le mouton, le mouton est vivant. Donc tant que l’âme est dans le corps de cet être vivant, cet être vivant est en vie. Allah a fait que d’ordinaire c’est ainsi que cela ce passe. Et de même, la vie s’en sépare lorsque ces corps s’en séparent. Lorsque les âmes impalpables quittent le corps qui lui est palpable, alors l’être vivant meurt. Donc, la mort est la sortie de l’âme du corps.  

Par ailleurs, les âmes ont un début. Les âmes sont des créatures. Toutes les créatures ont un début, c’est à dire un commencement. Et c’est Allah qui a donné leur commencement. C’est Allah Qui les a créées. Et celui qui prétend que les âmes sont éternelles, c’est à dire, qu’elles n’ont pas de commencement, il sort de l’Islam. Il n’est plus musulman. Parce qu’il a prétendu qu’il y a une chose autre que Dieu qui est exempte de début. Une chose dont Allah n’en serait pas le Créateur. Or nous savons que Allah est le créateur de toute chose. Lui seul est exempt de début et tout autre que lui a un début. C’est Lui qui donne le début à tout autre que lui. Donc, les âmes ont un début. Elles ont un commencement. Mais elles ont une particularité, c’est qu’elles ne sont pas anéanties comme le paradis et l’enfer. Le paradis et l’enfer ont un début mais n’auront pas de fin. Les âmes aussi. Elles ont un début mais pas de fin. Les âmes ne seront pas anéanties comme le paradis et l’enfer ne seront pas anéantis. Donc, celui qui dit que l’âme n’a pas de début, il sort de l’Islam. Donc, les âmes sont entrées en existence, elles ont un début mais elles sont éternelles, elles n’ont pas de fin. Allah a fait qu’elles n’ont pas de fin tout comme Il a fait que le paradis et l’enfer n’ont pas de fin. Allah a accordé un début aux âmes et a accordé aux âmes qu’elles n’aient pas de fin.

Notre Maître Adam, ^alayhi s-salaam, est le premier de toute l’humanité et il est le père de tous les prophètes. Après la création de Adam, Allah a fait sortir toute la descendance de Adam, toutes les âmes de sa descendance. Allah les a fait sortir du dos de Adam. Toute sa descendance, nous qui sommes vivants maintenant, ceux qui ont vécu avant nous, ceux qui vont venir après nous, tous les humains, Allah a fait sortir leur âmes du dos de Adam et Allah les a fait parler. Il a fait parler ces âmes et toutes les âmes ont reconnu la divinité de Dieu. Toutes les âmes ont dit qu’il n’est de dieu que Dieu. Toutes sans exception. Parce que les âmes, Allah les a créées. Donc, Allah les a fait sortir du dos de Adam, mais lorsque comme on a vu, le foetus est dans le corps de sa mère, Allah envoie deux anges qui vont insuffler l’âme de cet enfant et les deux anges vont écrire pour cet enfant s’il sera des gens du paradis ou des gens de l’enfer. Quelle sera sa subsistance, quelle sera sa vie. Tout cela est prédestiné. Donc, cela sera écrit lorsque l’âme est insufflée dans son corps. Cela est déjà écrit sur la table préservée mais eux ils vont écrire lorsqu’ils vont introduire l’âme dans le foetus. Quand l’âme entre dans le corps et que les enfants sortent de l’utérus de leur mère, ils n’ont rien fait encore qui contredise la reconnaissance de la divinité de Dieu puisqu’on a vu que Allah a fait sortir toutes les âmes du dos de Adam. Et toutes les âmes ont reconnus qu’il n’est de dieu que Dieu. Donc, même quand elles sont introduites dans l’utérus de leur mère et qu’ils sortent et sont encore bébé, ils n’ont rien fait qui a contredit cette reconnaissance. Ils sont toujours sur cette reconnaissance qu’il n’est de dieu que Dieu. Cependant, ils ont oublié cet aveu ou cette reconnaissance qu’ils ont fait. Ensuite, certains ont appris la foi, l’Islam, ont grandi sur cela. Et puis il y a ceux qui ont grandi sur la mécréance.  Et certains sont devenus des esclaves croyants et d’autres sont devenus des non croyants. Donc, le jour où Allah a fait sortir les âmes du dos de Adam, on l’appelle le jour de ‘alastou. Dans la ‘ayah «Alastou bi Rabbikoum» qui signifie «Ne suis-je pas votre Dieu». Et les âmes ont toutes répondu «balaa» qui signifie «Oui». Cependant, comme on a vu, après ce jour-là, elles ont toutes oublié quand elles sont sorties du corps de leur mère, elles ont toutes oublié.

Les animaux également ont des âmes. Lorsque nous égorgeons un mouton, vous voyez qu’il se débat puis s’arrête. Donc, les animaux ont des âmes. Et celui qui prétend que les animaux n’ont pas d’âmes, il sort de l’Islam. Il y a un homme qui a écrit un livre, un égyptien, qui s’appelle ach cha^ raawiyy, dans lequel il a prétendu le contraire. Il a prétendu que les animaux n’auraient pas d’âmes. Alors que dans le Qour’an, Allah ta^ala dit « Wa idha l wouh_ouuchou h_ouchirat» qui signifie « Et lorsque les animaux seront rassemblés» c’est à dire que après leur mort, tout comme les êtres humains, Allah les ressuscite et à nouveau l’âme rentre dans le corps. Pour les humains et les jinns, cette résurrection puis ce rassemblement sera pour le jugement dernier, et les animaux ne sont pas responsables, ils n’ont pas de comptes à rendre, il n’y a pas de paradis et d’enfer pour les animaux. Cependant, Allah les ressuscite et les rassemble par manifestation de Son équité, de Sa justice. Tout comme l’a dit notre Prophète, salla l laahou ^alayhi wa sallam, dans le hadith, le mouton qui a donné un coup de corne à l’autre mouton dans cette vie, celui qui a reçu un coup de corne va le lui rendre au jour dernier. Par manifestation de Sa justice, Allah fait que cela aura lieu ainsi. Ensuite, que vont devenir les animaux? Ils vont se transformer en poussière. C’est pour cela que le mécréant, lorsqu’il subira le châtiment au jour dernier, il souhaitera être comme les animaux. Il souhaitera devenir poussière. Mais il n’y a plus de mort pour lui après la résurrection. Donc, cette ‘ayah, numéro 5 dans sourat at takwiir, indique que les animaux ont une âme. Et celui qui dit que les animaux n’ont pas d’âme aura contredit le Qour’an, et celui qui contredit le Qour’an  il n’est pas musulman. Le hadith du Prophète concernant le mouton qui rend le coup de corne à l’autre mouton, c’est sa parole, salla l laahou ^alayhi wa sallam, «la tou’addanna l houqouuqou ilaa ‘ahlihaa yawma l qiyaamah» qui signifie « Des droits que certains ont sur les autres seront certes réparés au jour du jugement. C’est à dire que celui dont le droit a été usurpé dans cette vie, il le lui sera rendu au jour du jugement. Donc, ça c’est le début du hadith. La suite : le Prophète a dit «hattaa youqaada lichchaati l jalh_aa’i mina chchaati l qarnaa’», qui signifie «même le mouton qui a reçu un coup de corne prendra sa revanche sur celui qui lui a donné». Même un mouton qui a reçu un coup de corne va le rendre à celui qui le lui a donné. Donc, Allah, par manifestation de Sa justice, fait que même le mouton qui a reçu un coup de corne il va le lui rendre. C’est un hadith rapporté par Mouslim. Donc, la signification de ce hadith, c’est que Allah ta^aalaa rétablit les droits. Donc, le mouton qui n’avait pas de corne et qui a reçu un coup de corne d’un autre mouton qui lui avait des cornes, va rendre à celui qui l’a cogné. Mais cela ne veut pas dire que le mouton qui a donné un coup de corne ira en enfer. Il n’y a pas de paradis et d’enfer pour les animaux du bas-monde. Et ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’animaux au paradis et en enfer. Il y a des animaux au paradis et il y a des animaux en enfer. En enfer, pour le châtiment du mécréant, il y a des scorpions de la taille d’une mule. Et au paradis, il y a des animaux. Celui qui est au paradis, il voit un oiseau qui vole, il souhaite le manger, et il le retrouve sur sa main prêt à être consommé. Et dès qu’il termine de le consommer, Allah ressuscite cet oiseau, il reprend son envol et continue son vol. Car au paradis il n’y a pas d’interruption pour le bien. Et ce que la personne consomme au paradis ne sort pas sous forme de déchets du corps, il n’y a pas de matière fécale ou d’urine. Ce que la personne consomme sort sous forme de transpiration à l’odeur de musc. Si quelqu’un frappe un autre humain injustement, il mérite l’enfer dans l’au delà. Mais il n’en est pas de même pour les animaux. Mais, l’animal qui a été frappé va rendre le coup à celui qui a été frappé et tous deux deviendront poussière. Ils ne rentreront pas au paradis et en enfer.

Dans le bas monde, Allah fait  miséricorde aux croyants tout comme aux mécréants. Mais dans l’au-delà, sa miséricorde sera réservée aux croyants. Allah ne fait pas miséricorde aux mécréants dans l’au-delà. La preuve est la ayah 156  de sourat al a^raaf. Allah ta^ala dit « Wa rahmatii wasi^at koulla chay’ fasa’aktoubouha li l ladhiina yattaqouun» qui signifie «ma miséricorde concerne toute chose dans le bas-monde».  Allah fait miséricorde aux croyants et aux mécréants dans le bas-monde. «Je la destine dans l’au-delà à ceux qui se gardent de la mécréance». Dans l’au-delà, Allah réserve sa miséricorde aux musulmans. Croyants et musulmans, c’est la même chose. Il n’y a pas de croyant qui n’est pas musulman et il n’y a pas de musulman qui n’est pas croyant. Donc, la miséricorde de Allah, Allah la réserve à ceux qui se seront protégés de la mécréance, qui sont morts musulmans. Mais celui qui est mort sur autre que l’Islam, celui-là, Allah ne lui fait pas miséricorde. C’est à dire, que la miséricorde de Allah concerne dans le bas monde aussi bien le musulman que le mécréant. Et dans l’au-delà, Allah l’accorde exclusivement à ceux qui se gardent de l’association et des autres sortes de mécréances. Donc, la miséricorde de Allah, Allah la réserve exclusivement aux musulmans dans l’au-delà. Mais dans le bas monde, il fait miséricorde aux croyants et aux mécréants. Comment fait-il miséricorde aux croyants et aux mécréants dans le bas monde? N’est-ce pas qu’il leur accorde la bonne santé? Il leur accorde leur subsistance. Il leur accorde l’air qu’ils respirent, et l’eau fraîche qu’ils boivent, et ce qui est de cet ordre. Tout cela ce sont des manifestations de la miséricorde de Allah. L’air qu’ils respirent, l’eau qu’ils boivent, la bonne santé, la subsistance. Allah n’est pas obligé d’accorder tout cela. Et bien, il l’accorde par sa miséricorde. Ce n’est pas un devoir pour Allah que d’accorder cela aux gens. Allah n’est pas soumis à l’ordre ou à l’interdiction de quiconque. C’est pour cela que la personne n’a pas à dire «ça c’est injuste» au sujet de quelque chose que Allah lui accorde ou ce dont Allah l’a prive. Il se peut qu’il y ait injustice entre les humains entre eux, mais Allah il fait ce qu’il veut de ce qui lui appartient. Il n’a pas de compte à rendre. S’il prive quelqu’un et accorde du bien à quelqu’un d’autre il n’aura pas agit dans quelque chose qui ne lui appartient pas. Il aura agit dans ce qui lui appartient. Et l’injustice n’est pas concevable pour quelqu’un qui agit dans ce qui lui appartient. On parle d’injustice dés lors que quelqu’un agit dans quelque chose qui ne lui appartient pas. Mais, tant que la personne agit dans ce qui lui appartient, on ne parle pas d’injustice. C’est pour cela, même nous, les bienfaits que nous avons, notre corps, nos organes, tout cela appartient à Allah. C’est pour cela que si l’un d’entre nous fait quelque chose que Allah a interdite de ses bienfaits, on dit que celui qui a agit ainsi aura été injuste envers lui-même. Puisqu’il aura agit dans quelque chose qui ne lui appartient pas en réalité, car elle appartient à Allah, mais d’une manière qui n’est pas conforme à l’ordre ou à l’interdiction de Allah. C’est pour cela qu’on parle d’injustice. Le péché est une injustice. La désobéissance est une injustice, de la part de la personne. La personne est injuste en agissant de la sorte, mais Allah allah il accorde ce qu’il veut à qui il veut et il prive ce qu’il veut de ce qu’il veut et il n‘a pas de compte à rendre. C’est pour cela que celui qui a trouvé du bien qu’il remercie Dieu. Et qu’il agisse en bien avec les bienfaits que Dieu lui a accordé. Quand au mécréant, lui, il a commis la plus grave des injustices. Puisque, soit il a manqué de respect à Dieu ou à un des prophètes, ou il a renié l’existence de Dieu, ou il a renié un autre attribut de Dieu, ou il aura assimilé Dieu à ses créatures. Tout cela ce sont des injustices et la mécréance est la plus grave des injustices. Pourquoi est-elle la plus grave ? Allah nous l’a appris dans le Qour’an . Car c’est le péché que Allah ne pardonne pas. La mécréance est le péché que Allah ne pardonne pas pour celui qui en meurt chargé. Mais si quelqu’un commet la mécréance, comment peut-il faire pour s’en débarrasser?  En rentrant en Islam. En prononçant les deux témoignages. En disant Il n’est de dieu que Dieu, Mouhammad est le Messager de Dieu». Et en abandonnant ce qui a provoqué la mécréance. C’est ainsi que la personne peut se racheter, tant qu’elle est vivante. Mais si elle arrive à un état où elle perd tout espoir de vie, le repentir n’est plus accepté. Donc, Allah fait miséricorde aux croyants et aux mécréants dans le bas-monde, et uniquement aux croyants dans l’au-delà.

Allah ta^ala dit «   wa naadaa asHaabou n naari asHaaba l jannah ‘an afiiDou ^alaynaa mina l maa’i aw mimmaa razaqakoumou l laah . Qaalouu inna l laaha Harramahoumaa ^alaa l kaafiriin». Sourat al a^raaf /50. Que signifie cette ‘ayah? Les gens de l’enfer, quand ils seront en enfer, les mécréants vont appeler les gens du paradis. Soit ils les voient, bien que la distance soit vraiment très éloignée entre l’enfer et le paradis, à un certain moment donné, si Dieu veut il fait qu’ils pourront les voir, soit ils vont simplement entendre leur voix et ils vont leur parler. Et tellement ils sont en train d’endurer le châtiment lorsqu’ils seront en enfer, ils demanderont aux gens du paradis de leur déverser un peu d’eau ou autre subsistance que Allah leur a accordé. Mais les gens du paradis vont leur répondre «Allah a privé les gens de l’enfer de tout cela». Allah a privé les mécréants de cela. C’est à dire, qu’ils n’auront pas droit à cela. Et c’est alors qu’ils vont se taire. Allah a envoyé les prophètes dans cette vie. Celui qui est doté d’un minimum de raison, et qui utilise correctement sa raison, il dira «ce monde existe, il y a bien qui lui a donné l’existence». Et celui qui lui a donné l’existence n’a pas de ressemblance avec toutes ses créatures. Mais Allah guide qui Il veut et Il égare qui il veut. Il y a des gens dont le coeur est fermé. D’autres, Allah fait que leur coeur accepte la vérité. Donc, quand ils seront en enfer, ils vont demander à avoir un peu de ce que les gens du paradis ont reçu, mais ils sauront qu’ils ne pourront pas prétendre à cela. C’est à dire, qu’en enfer, ils n’auront pas de subsistance utile, et d’eau fraiche qui va assouvir la soif mise à part cette eau qui est bouillante et qui déchire leurs intestins quand ils vont en boire. Pourquoi auront-ils cela? Pourquoi seront-ils dans cet état ? Et c’est un état qu’ils auront pour l’éternité sans interruption. Parce qu’ils ont délaissé le droit le plus éminent de Allah. Ils ont négligé le droit le plus important que Dieu a sur nous, le droit que rien ne remplace et qui est de croire en Dieu et en son Messager. Parce qu’ils ont délaissé cet important devoir, ceci les attendra. C’est un devoir que rien ne remplace. Donc, en enfer, les mécréants n’auront aucune part de bien, parce qu’ils ont négligé justement ce devoir irremplaçable qui est de croire en Dieu et en son Prophète. Donc, si quelqu’un pose la question «pourquoi seront-ils châtiés de ce châtiment terrible et douloureux et qui n’a pas de fin? La réponse est parce qu’ils n’ont pas accompli le plus éminent des droits que Dieu a sur eux. C’est pour cela que la rétribution de ce manquement à ce devoir, c’est qu’ils auront un châtiment éternel qui ne sera pas interrompu. Eux, leur volonté c’était de rester sur leur mécréance. Et leur rétribution, c’est que ce sera un châtiment qui ne sera pas interrompu. Leur objectif c’était de rester tout le temps sur leur mécréance. C’est pour cela que leur rétribution, c’est que ce sera un châtiment sans interruption. Et Allah a rendu l’entré en Islam qui est la plus éminente des grâces de Allah, soit facile. Il est facile d’entrer en Islam, ce n’est pas une épreuve difficile. Ce n’est pas une épreuve physique ou intellectuelle, c’est facile. La personne apprend que Dieu existe, qu’il a envoyé un prophète, le premier est Adam et le dernier est Mouhammad. Et elle adhère par son coeur, et elle le reconnait par sa langue. L’entré en Islam est facile, c’est de reconnaitre par sa langue, ce à quoi la personne à adhéré par son coeur, chose dont la raison témoigne de la véracité. La raison témoigne de la véracité de cette croyance. La raison ne rejette pas cette croyance. Il n’y pas dans notre croyance quelque chose que la raison rejette. Ce n’est pas comme certains  qui disent au sujet de leur mauvaises croyances «oui mais c’est le mystère de la foi». Non! Notre croyance est claire, la raison est là pour la confirmer. Notre croyance est basée sur ce que le Prophète nous a transmis. Et la raison témoigne de la véracité et de la validité de ce que le Prophète a transmis. Donc, l’entré en Islam, Allah a fait qu’elle est facile. C’est en prononçant les deux témoignages après avoir connu Allah et son Messager. D’autre part, Allah a rendu la mécréance également facile. Tout comme l’entrée en Islam est facile, la sortie de l’Islam aussi elle est facile. Une seule parole, qui signifie une moquerie, ou une dépréciation à l’égard de Allah, ou à l’égard de la loi de l’Islam, fait sortir celui qui l’a dite, de la foi, et le fait tomber dans la mécréance qui est la pire des situations. L’entrée en Islam, est facile. C’est par les deux témoignages après avoir connu Allah et connu son Messager. La sortie de l’Islam est facile. Une seule parole qui indique une moquerie, ou une dépréciation, c’est à dire, un rabaissement, de Allah ou de la loi de l’Islam, ou d’un des Prophètes, une seule parole qui indique une dépréciation, fait sortir celui qui l’a dite, de la foi et le fait tomber dans la mécréance. Comme quelqu’un qui dit «oui dans l’Islam, la femme n’a pas de droits» ou «l’Islam est injuste envers la femme». C’est une parole dépréciative qui fait sortir celui qui l’a dite de l’Islam. «ou encore celui qui dit que l’homme est l’équivalent de la femme». Cela est contraire à l’Islam, ce n’est pas vrai. Ou celui qui dit «la prière, ce n’est pas la peine de la faire». Ou le jeune dans notre époque, ce n’est pas un devoir de le faire. Donc, ce sont des paroles qui indiquent une dépréciation de la religion. Notre Prophète nous a bien dit que sa Loi est applicable jusqu’au jour du jugement. Ou celui qui dit que l’homme descend du singe. Cela est une parole qui est contraire à la croyance correcte. Parce que nous avons su et par la raison que ce monde a un créateur puisque ce monde change d’un état à un autre. Donc, forcément, ce qui change a un début, il a besoin de qui lui a donné le début. Et celui qui lui a donné le début, il ne change pas, et il est exempt du début. C’est celui que nous appelons en arabe Allah, en français Dieu. C’est un être qui est de toute éternité, qui a des attributs de perfection qui sont dignes de lui. Cet être, c’est à dire qui existe, il a envoyé des prophètes, et pour les soutenir dans ce qu’ils disent, il leur a accordé des miracles qui sont une preuve de leur véracité. Parmi les miracles de notre Prophète, c’est que l’arbre a gémit. Un arbre qui n’est pas un être vivant, il n‘a pas d’âme. Le Prophète s’appuyait dessus quand il donnait ses discours. Ses compagnons lui ont proposé de lui faire une chair, sur laquelle il pourrait monter pour donner son discours. La foi d’après quand il est monté sur la chair, pour donner son discours, la mosquée était pleine. Les gens ont entendu cet arbre qui se mettait à gémir (pleurer comme un enfant), il se languissait du Prophète. Et il ne sait pas calmé avant que le Prophète redescende et aille le prendre pour qu’il se soit calmé. Ceci est une chose qui n’est pas ordinaire. Habituellement un arbre ne se met pas à gémir. Egalement, parmi les miracles du Prophète, c’est qu’une fois ils étaient mille cinq cent, et étaient à court d’eau. Et le Prophète a demandé à avoir un petit récipient dans lequel il y avait un tout petit peu d’eau, il a mis sa main honorée dedans, et l’eau s’est mise à jaillir d’entre ses doigts, comme des fontaines. Et les gens ont pu en boire et faire leurs ablutions. Il est clair que ce ne sont pas des illusions. Ils avaient soif et après ils n’ont plus soif. Ils n’avaient pas le woudou et après ils ont le woudou. C’est bien quelque chose de réel. Et ils n’étaient pas une ou deux ou trois personnes. Ils étaient mille cinq cent. Et les miracles du Prophète sont très nombreux. Il n’y a pas que notre Prophète qui a eu des miracles, d’autres aussi ont eu des miracles. Tous les prophètes ont eu des miracles. Comment nous qui n’avions pas été présents lorsque ces miracles s’étaient produis, croyons nous en ces miracles? C’est par la transmission de l’information d’une manière qu’on appelle at tawaatour. C’est à dire que la première couche qui ont vu ces miracles était nombreuse. De plus la connaissance du miracle était par une perception sensorielle, ce n’est pas une imagination ou une théorie que deux ou cinq ou six personnes ont monté et qu’ils ont relayé par la suite. Au départ, c’était une perception sensorielle, c’est par leur sens qu’ils ont pris connaissance. Ils ont bu, ils ont touché, ils ont vu. Donc, ce grand nombre de personne, plus que vingt, à leur tour,  a transmis à un grand nombre. Et ce grand nombre qui a reçu l’information à son tour, à transmis à un grand nombre, et ainsi de suite à chaque couche l’information a été relayée par un grand nombre de personne jusqu’à ce qu’elle nous soit parvenue. Ce mode de transmission entraine une connaissance certaine. Cela se nomme at tawaatour en arabe. Et lorsque cette information nous parvient, c’est comme si nous même avions vu cette chose qui nous a été rapportée. C’est pour cela à certains incrédules, on lui dit pourquoi tu crois qu’il y a un homme qui s’appelle Lénine et un autre qui s’appelle Karl Marx et un souverain qui s’appelle Napoléon, et tu ne crois pas aux miracles du Prophète Mouhammad ? Et pourtant le mode de transmission est le même. Napoléon, c’est beaucoup de personne qui l’ont rencontré, et qui ont dit qu’il a existé, qu’il a fait telle et telle chose, ensuite un grand nombre a rapporté à un grand nombre et ainsi de suite jusqu’à ce que cela nous parvienne. Un homme qui s’appelle Lénine aussi, un grand nombre de personne l’a rencontré et a vu qu’elles étaient ses théories, et ils l’ont rapporté à un grand nombre et ainsi de suite jusqu’à ce que cela nous parvienne. Donc, nous on a la certitude qu’il y a eu un homme qui a existé qui s’appelle Lénine, ou un homme qui a existé qui s’appelle Napoléon, qui a dit telle et telle chose. C’est par ce même mode de transmission que nous savons qu’il y a un pays qui s’appelle la Chine. Ou un roi qui a existé par le passé et qui porte tel nom. Egalement, c’est par ce mode de transmission, que nous savons que le Prophète Mouhammad  a eu de l’eau qui a jaillit d’entre ses doigts, à partir de laquelle 1500  personnes ont pu boire et ont pu faire leur ablution.  Donc, on leur dit «Pourquoi tu crois en telle chose et pas en telle chose ?» On lui dit que tu agis arbitrairement. Tu n’es pas quelqu’un qui utilise correctement sa raison. C’est un agissement arbitraire, c’est  à dire, un agissement qui n’est pas justifié, qui n’a pas d’arguments. Donc, le Prophète a été envoyé et tout ce qu’il nous a transmis est vrai puisque le créateur le confirme dans ce qu’il dit par des miracles. Et donc, sa loi aussi, c’est celle que Dieu a ordonné. Donc, le fait que l’homme a tel droit et tel devoir, le fait que la femme a tel droit et tel devoir, c’est quelque chose qui est certainement accompagnée d’une sagesse. Puisque Dieu ne crée pas des choses absurdement. Et celui qui prétend que telle Loi ou telle autre loi est obsolète, ou n’est pas applicable, c’est comme s’il attribue à Allah l’absurdité. Et Allah est exempt de tout défaut. Donc, la personne, il convient qu’elle apprenne. De nos jours, beaucoup de gens suivent n’importe quoi, et sont en train de délaisser ce qui est précieux et ce qui est correct. Celui qui est intelligent, c’est celui qui suit ce que notre Prophète nous a dit. Le Prophète nous a dit ce qui signifie ‘celui pour qui Allah veut le bien, il fait qu’il apprend la science de la religion. Mais bien sûr, cet apprentissage n’est pas en lisant à droite et à gauche ou en regardant n’importe quelle chaine de télé, mais en apprenant par transmission orale.  Auprès de ceux, qui ont eux mêmes appris par transmission orale, et ainsi de suite jusqu’aux compagnons du Prophète et jusqu’au Prophète ^alayhi  s salaatou  wa s salaam. Malheureusement de nos jours, il y a beaucoup de gens, qui parlent au nom de la religion, mais qui n’ont pas de chaines de transmission ou qui parlent de leur tête. La personne veille auprès de qui elle apprend sa religion.  Ce n’est pas n’importe quelle personne qui parle au nom de la religion dont les paroles sont forcément correctes. La personne demande quelle est la chaine de transmission et elle s’assure que c’est une chaine de transmission correcte.

Donc, le fait que le mécréant subisse un châtiment sans fin en enfer, c’est à cause de son manquement au plus important des devoirs qui est la croyance en Dieu et en son Prophète. Et celui qui était musulman et qui fait quelque chose qui le fait sortir de l’islam, il devient mécréant. Comme le mécréant d’origine. C’est à dire, que lui aussi, s’il meurt dans  cet état, et qu’il ne rentre pas en Islam, il restera éternellement en enfer, que Dieu nous préserve. Et celui qui se retrouve ainsi dans l’apostasie selon le jugement de Allah il est plus méprisable que les insectes et les bêtes sauvages. Qu’il ait prononcé cette parole, de mécréance en étant sérieux, ou en étant en colère, même si la personne était en colère. Même si elle plaisantait. Si elle dit une parole, qui revient à contredire la religion, ou qui revient à  déprécier Allah ou la loi de l’Islam, cette parole l’a fait sortir de l’Islam. Que la personne fasse attention. La colère n’est pas une excuse. La plaisanterie non plus n’est pas une excuse. Certains te disent «oui mais moi je faisais que discuter». Allah dit dans sourat at tawbah ayah 65 et 66 ce qui signifie « Si tu leur avais posé la question, ils auraient répondu «mais nous ne faisions que discuter et plaisanter» Dis : Est-ce que vous plaisantez de Allah, des signes de la religion, de ses messager, c’est de cela que vous vous moquiez? Ne vous excusez pas, vous êtes devenus mécréants après avoir été croyants». Donc, cette ayah, elle est explicite. Ils sont devenus mécréants alors qu’auparavant, ils étaient croyants. Pourquoi ? Parce qu’ils se moquaient de Allah, ou de ses messagers, ou du paradis ou de l’enfer, et ainsi de suite. Donc, la personne, qu’elle fasse attention. Qu’elle ne dise pas des choses au sujet de la religion sans science. Certains, ils disent ça c’est licite, ça c’est interdit sans avoir appris. Et il se peut que ainsi il tombe dans la mécréance. C’est pour cela, la personne ne donne pas d’avis dans la religion sans avoir appris. Et le fait que la colère ou la plaisanterie ne soient pas des excuses, cela a été bien expliqué les livres de jurisprudence des écoles reconnues (madhhab). Ils ont jugé, celui qui profère telle ou telle parole de mécréance, mécréant. Il y a donc des savants qui ont même composé des livres pour dire telle parole fait sortir de l’Islam, telle parole fait sortir de l’Islam, telle parole fait sortir de l’Islam, ils ont écrit des livres pour donner des exemples de paroles qui font sortir de l’Islam. Allah ta^ala dit « Inna charra d dawaabbi ^inda llaahi l ladhiina kafarouu fahoum laa you’minouun. Sourat al ‘anfaal » / 55 ce qui signifie « certes les pires êtres se déplaçant sur terre selon le jugement de Allah, allah sont ceux qui sont mécréants». Ils n’ont certes pas la foi. Ils sont les pires êtres qui se déplacent sur terre. Ce sont ceux qui ne sont pas musulmans.

Dans le hadith de ‘abouu mouuça l ach^ariyy le Prophète  a dit que le paradis est plus proche de l’un d’entre vous que la lanière  de ses sandales. Et l’enfer également. C’est à dire, que la personne, qu’elle se retrouve au paradis ou qu’elle se retrouve en enfer, c’est quelque chose qui est très facile. Le fait qu’elle meurt sur l’Islam ou qu’elle meurt sur la mécréance, c’est quelque chose qui est très facile. C’est pour cela que la personne, puisqu’elle ne sait pas à quel moment elle va mourir, que ce qui compte, c’est l’état de sa personne quand elle meurt. Chacun d’entre nous ne garantit pas la seconde qui vient. Quelle que soit sa santé, sa puissance physique, sa soit disant intelligence, son pouvoir, est-ce qu’elle garantit la seconde qui suit ?! Personne d’entre nous ne la garantit. Personne ! Celui qui est intelligent, c’est celui qui dit : « il se peut que dans une seconde, je vais mourir», à moi d’oeuvrer pour que lorsque viendra ma mort, je ne sois pas dans une situation qui va me pénaliser pour la suite. Parce que la suite n’a plus de fin. Maintenant, il y a une fin, mais après il n‘y aura plus de fin. Donc, la personne peut gagner le paradis en faisant quelque bonne action. N’est ce pas que le prophète a dit «préservez vous du feu de l’enfer même en donnant en aumône la moitié d’une datte». Qu’est ce que c’est une moitié de datte? Pas grand chose. Il se peut qu’en donnant en aumône la moitié d’une datte , ça sera la bonne action qui va te faire entrer au paradis. Nous on ne sait pas . Donc, c’est pour cela que la personne ne néglige pas le peu de bien qu’elle peut faire, même en rencontrant son frère ou sa soeur en Islam, avec le sourire. On parle des hommes en eux et des femmes entre elles. Même ça, peut réjouir le coeur du musulman. Et de même, la personne peut se retrouver en enfer, à cause de quelques mauvaises actions. Donc si quelqu’un a vécu durant des années durant, sur la mécréance, puis avant de mourir , il entre en Islam, avant de voir les anges du châtiment , il entre en Islam, avant de perdre tout espoir de vie, il entre en Islam, avant de rencontrer l’ange de la mort, avant de voir ^azraaiil , ou avant de se retrouver noyé, il entre en Islam, et il a pour conviction qu’il n’est de dieu que Dieu, et que Mouhammad est le Messager de Dieu, celui-là il ira au paradis, même s’il a vécu cent ans sur la mécréance. Parce que avant de mourir il est entré en Islam, il ira au paradis. Même s’il n’a pas fait une seule prière de toute sa vie. Et il n’aura pas de compte à rendre sur ce qu’il n’a pas fait parce qu’il était sur la mécréance. Parce que celui qui est mécréant d’origine, quand il entre en Islam, son Islam lui efface tous ses péchés antérieurs. Ce n’est pas comme celui qui était musulman puis qui est sorti de l’Islam, puis il est revenu à nouveau dans l’Islam. S’il revient à nouveau à l’Islam, il a toujours les anciens péchés qu’il avait commis, et il a perdu ses bonnes actions. Mais il est à nouveau musulman. Et ce qui compte c’est l’état de la personne lorsqu’elle meurt, est-ce qu’elle est musulmane, ou est-ce qu’elle n’est pas musulmane. Et en contrepartie, si quelqu’un avait vécu sur l’Islam, puis il est tombé malade par exemple, et que sa maladie est devenue extrêmement éprouvante, très douloureuse.  Et il n’a pas pu supporter, et il s’est rebellé contre Dieu, il a dit «o Dieu, pourquoi tu es injuste avec moi en me donnant cette douleur que je ne peux pas supporter ?» , il est sorti de l’Islam attribuant l’injustice à Dieu. S’il meurt, celui-là n’entrera pas au paradis. Le paradis lui est interdit. Car il a mécru à cause de son objection à Allah. Le Messager de Allah a dit «innama l a^maalou bi khawaatiinihaa» ce qui signifie « Ce qui compte c’est l’état de la personne lors de sa mort». Donc, tout ce qui se déplace sur terre, que ce soit les animaux, les insectes, les êtres humains, le pire de tous ceux là, c’est celui qui n’est pas musulman.

Les mécréants qui sont morts avant la mission de notre Prophète Mouhammad, ceux qui n’ont pas entendu l’appel à l’Islam, d’un prophète, ils ne sont pas responsables. Ils ne vont pas en enfer. Ces gens là iront au paradis. Dans un hadith, le Prophète a dit qu’il y a un animal qui s’appelle al jou^al (le bousier), cet animal se nourrit des saletés, c’est un petit insecte noir, qui consomme les matières fécales et qui en fabrique des petites boules qu’il consomme par la suite, et il a dit que ces boules que fabrique cet insecte sont meilleures que ceux qui sont sur la mécréance en raison de leur mécréance justement. Car ils n’ont pas accompli le plus grand droit que Dieu a sur les créatures, les êtres humains, qui est de croire en Dieu, et en son Prophète. Parce que ce mécréant dans le hadith, même s’il dépensait comme la montagne de ‘ouhoud en or, dans un acte que Dieu agrée, mais s’il est sur sa mécréance, cet acte ne lui donnera aucune récompense. Parce qu’il n’a pas accompli le plus important des devoirs, qui est de croire en Dieu et en son Prophète. Et de plus quel que soit l’acte qu’il fait, s’il n’est pas musulman, cet acte ne donne pas de récompenses. Donc, le mécréant, quelques soient les services qu’il va offrir aux gens, quelque soit la tendresse ou la compassion ou la solidarité, qu’il va voir avec les démunis, ou les pauvres, ou les malades, tout cela, ne leur sera d’aucune récompense dans l’au-delà. Ils seront nourris pour leurs actes dans ce bas-monde. Ils auront la nourriture, la santé, la richesse, ce qu’ils veulent, mais dans l’au-delà ils n’auront rien du tout. C’est pour cela que mêmes s’ils ont l’apparence d’êtres humains, mais en réalité, ce sont des gens qui ont commis le plus grave des péchés, qui est la mécréance. C’est pour cela que la personne dit rester sur l’Islam et apprendre ce qui fait sortir de l’Islam et apprendre quels sont les devoirs et quels sont les choses interdites pour s’améliorer, pour appliquer, en espérant mourir sur l’Islam. Et celui qui rêve du Prophète, on espère qu’il mourra musulman. C’est pour cela que la personne invoque Dieu pour rêver du Prophète, pour voir le Prophète dans le rêve. Et ça c’est quelque chose qui est un très grand bien, que Allah accorde pas forcément à celui qui a un haut degré, peut être des gens qui ont un haut degré et qui n’ont pas rêvé du Prophète, alors que un mécréant peut rêver du Prophète. Si le mécréant rêve du Prophète, c’est signe qu’il va entrer en Islam, et qu’il va mourir musulman.

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Le miracle : un moyen de reconnaître le Prophète

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur mars 5, 2010
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Sache que le moyen de connaître le prophète, c’est le miracle. C’est une chose contraire à l’ordinaire, qui vient en accord avec les dires de celui qui dit être prophète et qui est sauf de l’opposition par une chose semblable. Ce qui fait partie des choses étonnantes mais qui ne sort pas de l’ordinaire n’est donc pas un miracle. De même, tout ce qui est contraire à l’ordinaire mais qui n’est pas accompagné de la prétention à la prophétie, comme les choses extraordinaires qui apparaissent par la main des saints , qui suivent les prophètes, ceci n’est pas un miracle mais on appelle cela prodige . De même, ce à quoi peut être opposé une chose semblable, comme la magie, n’est pas un miracle. En effet, la magie peut lui être opposée une magie qui lui est équivalente. De plus, il y a deux sortes de miracles : Il y a le miracle qui a lieu à la demande des gens, demande faite à celui qui dit être prophète. Il y a aussi le miracle qui a lieu sans demande des gens. De la première sorte, il y a par exemple le miracle de la chamelle de Salih qui est sortie du rocher. Son peuple lui avait demandé cela en lui disant : si tu es vraiment un prophète envoyé à nous pour que nous croyions en toi, alors fais sortir pour nous une chamelle et son petit de ce rocher. Il a fait sortir pour eux une chamelle avec son petit. Ils furent alors stupéfaits et ils crurent en lui. Certes, s’il était menteur dans son affirmation que Allah l’a envoyé comme messager, il n’aurait pas pu amener cette chose étonnante et extraordinaire, que personne parmi les gens ne peut y opposer de chose semblable. La preuve leur a ainsi été donnée. Ils ne pouvaient faire autrement que se soumettre et reconnaître la véracité de cela car la raison oblige à croire celui qui vient avec une telle chose, qui ne peut lui être opposée une chose semblable de la part des opposants. Qui donc ne se soumet pas et s’entête est considéré comme méprisant la valeur de l’argumentation rationnelle. Quelques miracles qui se sont produits à ceux qui ont précédé Mouhammad  Parmi les exemples de miracles qui se sont produits à ceux qui ont précédé Mouhammad , il y a l’absence d’effet du feu gigantesque sur ‘Ibrahim  puisqu’il ne l’a pas brûlé, ni lui, ni ses habits. Parmi ces exemples, il y a également la transformation du bâton de Mouça en un véritable serpent, puis son retour à son état initial après la reconnaissance des magiciens que Fir^awn –Pharaon– avait amenés pour le contrecarrer. Ils se sont soumis, ont cru fermement en Allah, et ont abandonné leur foi en Fir^awn. Ils ont reconnu à Mouça sa véracité en ce qu’il a apporté. Parmi ces exemples encore, il y a ce qui est apparu pour Al-Macih ^Iça fils de Maryam comme résurrection des morts. Cela aussi ne peut lui être opposé quelque chose de semblable. Ainsi, les mécréants des fils de ‘Isra’il, eux qui s’affairaient à le démentir et s’employaient de toutes leurs forces à le calomnier, ils n’ont pas pu opposer à ce miracle quelque chose de semblable. Il est aussi venu avec une autre chose étonnante et éminente, qui est la guérison de l’aveugle de naissance. Aucun de ses contemporains n’avait pu lui opposer une chose semblable à cela, bien que la médecine était très répandue à cette époque. Ceci est donc une preuve de sa véracité en tout ce qu’il a porté à la connaissance des gens concernant le devoir d’adorer le Créateur Lui seul, rien d’autre que Lui et le devoir de suivre le Prophète dans les actes qu’il leur ordonne de faire.

Parmi ses miracles

1 – Quant à Mouhammad , il y a parmi ses miracles, que Allah l’élève davantage en degrés ainsi que tous ses frères prophètes, le gémissement du tronc. Le Prophète  s’appuyait contre le tronc d’un palmier dans sa mosquée avant que soit fabriqué le minbar. Lorsqu’on lui construisit le minbar, il y monta dessus  et commença son discours, debout sur le minbar. C’est alors que le tronc se mit à gémir, au point que tous ceux qui étaient dans la mosquée entendirent son gémissement. Le Messager de Allah  est alors descendu et le serra, alors il s’est tu. 2 – Il y a parmi ses miracles , le fait que des animaux ont parlé. L’Imam Ahmad et Al-Bayhaqiyy avec une forte chaîne de transmission ont rapporté du hadith de Ya^la Ibnou Mourrah Ath-Thaqafiyy, qu’il a dit : Tandis que nous marchions avec le Prophète , un chameau affecté au transport de l’eau est passé à côté de nous. Lorsqu’il l’a vu, le chameau a blatéré et a baissé le devant de son cou. Le Prophète  s’est arrêté à son côté et a dit : ((أَيْنَ صَاحِبُ هَذَا الْبَعِيرِ ؟)) (‘ayna sahibou hadha l-ba^ir) ce qui signifie : « Où est le propriétaire de ce chameau ? » Le propriétaire est alors venu. Le Prophète lui a dit : ((بِعْنِيهُ)) (bi^nih) ce qui signifie : « Vends-le moi ! ». Il lui a dit : « Nous te le donnons Ô Messager de Allah et certes, il appartient à une famille qui n’a pas d’autre moyen de vivre que lui ». Le Prophète  lui dit : ((أَمَّا مَا ذَكَرْتَ مِنْ أَمْرِهِ فَإِنَّهُ شَكَا كَثْرَةَ الْعَمَلِ وَقِلَّةَ الْعَلَفِ فَأَحْسِنُوا إِلَيْهِ)) (‘amma ma dhakarta min ‘amrihi fa’innahou chaka kathrata l-^amali wa qil-lata l-^alafi fa’ahsinou ‘ilayh) ce qui signifie : « Au sujet de ce que tu as dit à son propos, il s’est plaint du trop de travail et du peu de foin, alors traitez-le bien ». 3 – Ibnou Chahin a rapporté dans Dala’ilou n-Noubouwwah de ^Abdou l-Lah Ibnou Ja^far qu’il a dit : Le Messager de Allah m’a porté un jour derrière lui sur sa monture. Il est alors rentré dans le jardin d’un homme des ‘ansar à Médine où se trouvait un chameau. Lorsqu’il a vu le Prophète  ce chameau a gémi de tendresse et ses larmes ont coulé. Le Prophète  est allé à lui et lui a essuyé les larmes, il s’est alors calmé. Le Prophète a dit : ((مَنْ رَبُّ هَذَا الْجَمَل ؟)) (man rabbou hadha l-jamal) ce qui signifie : « Qui est le propriétaire de ce chameau ? » Un jeune des ‘ansar est alors venu et a dit : Il est à moi. Alors, il lui a dit : ((أَلاَ تَتَّقِي اللهَ فِي هَذِهِ الْبَهِيمَةِ الَّتِي مَلَّكَكَ اللهُ إِيَّاهَا فَإِنَّهُ شَكَا إِلَيَّ أَنَّكَ تُجِيعُهُ وَتُدْئِبُهُ)) (‘ala tattaqi l-Laha fi hadhihi l-bahimati l-lati mallakaka l-Lahou ‘iyyaha ! fa’innahou chaka ‘ilayya ‘annaka touji^ouhou wa toud’ibouh) ce qui signifie : « Ne crains-tu pas Allah en ce qui concerne cette bête dont Allah t’a fait propriétaire. Elle s’est plainte à moi du fait que tu l’affames et la fatigues ». Ce hadith est sûr, comme l’a dit le Mouhaddith Mourtada Az-Zabidiyy dans Charhou ‘Ihya’i ^Ouloumi d-Din. 4 – Parmi ses miracles, il y a le jaillissement de l’eau d’entre ses doigts, chose éminente qui a été observée en plusieurs occasions, en présence d’assemblées nombreuses. Ceci nous est parvenu par plusieurs voies dont l’ensemble indique la connaissance catégorique, celle qui est acquise par tawatour ma^nawiyy . Ce n’est arrivé à personne d’autre que notre Prophète puisque de l’eau a jailli de ses os, de ses ligaments, de sa chair et de son sang. Ceci est plus éminent que le jaillissement de l’eau de la roche que Mouça a frappée, car le jaillissement de l’eau de la roche est une chose qui est commune, contrairement à sa sortie à partir de la chair et du sang. Ceci a été rapporté par Jabir, ‘Anas, Ibnou Mas^oud, Ibnou ^Abbas, Abou Layla Al-‘Ansariyy et Abou Rafi^. 5 – Les deux Chaykh –Al-Boukhariyy et Mouslim– ont rapporté du hadith de ‘Anas sa parole : « J’ai vu le Messager de Allah  alors que le temps de la prière de al-^asr avait débuté et il avait demandé de l’eau pour le woudou’, mais les gens n’en ont pas trouvé. C’est alors qu’il fut ramené au Messager de Allah  un récipient d’eau pour le woudou’ dans lequel il a mis la main. Il dit aux gens de faire leur woudou’ avec cette eau. J’ai vu alors l’eau jaillir d’entre ses doigts. Les gens ont donc fait leur woudou’ jusqu’au dernier d’entre eux ». Dans une version de Al-Boukhariyy, celui qui rapporte a dit à ‘Anas : « Combien étiez-vous ? ». Il lui a dit : « Trois cents ». 6 – Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté du hadith de Jabir aussi : « Les gens avaient eu soif le jour de Al-Houdaybiyah alors que le Messager de Allah  avait entre ses mains un petit récipient duquel il faisait son woudou’. Les gens sont alors venus à lui. Il leur a dit : (Ma lakoum ?) ce qui signifie : « Qu’avez-vous ? ». Ils lui ont dit : Ô Messager de Allah, nous n’avons pas de quoi faire le woudou’, ni de quoi boire mis à part ce que tu as entre les mains. Il a alors placé ses mains dans le récipient et l’eau s’est mise à jaillir comme les sources. Nous avons ainsi bu et fait le woudou’. On demanda : combien étiez-vous ? Il a dit : si nous avions été cent mille, cela nous aurait suffi ; nous étions quinze cents ». Le fait est que l’eau jaillissait d’à même la chaire qui se trouve sur les doigts. C’est ce qu’a aussi dit An-Nawawiyy dans Charhou Mouslim et il est confirmé par la parole de Jabir : « J’ai vu l’eau sortir », et dans une autre version : « jaillir d’entre ses doigts ». 7 – Parmi ses miracles : la remise en place de l’œil de Qatadah après qu’il a été arraché. Al-Bayhaqiyy, dans Ad-Dala’il, a rapporté de Qatadah Ibnou n-Nou^man que son œil a été blessé le jour de la bataille de Badr. Le globe de son œil pendait sur sa joue. Les gens ont alors voulu le lui sectionner. Ils ont donc demandé la permission au Messager de Allah. Il leur a dit : ((لا)) (la) ce qui signifie : « non ». Il a demandé qu’on l’amène à lui. Il a remis le globe oculaire en place avec la paume de sa main de sorte que par la suite, Qatadah ne savait plus lequel de ses deux yeux avait été blessé. Fin de citation À propos de ces deux miracles, un des compositeurs d’éloges a dit en poésie : Si Mouça a abreuvé les tribus des fils de ‘Isra’il à partir de la pierre Il y a dans la main une signification qui n’est pas dans la pierre Si ^Iça a guéri l’aveugle de naissance par son invocation Combien par sa paume ont été rendues de visions 8 – Il y a parmi ses miracles : la nourriture qui disait soubhana l-Lah (tasbih) dans sa main. Al-Boukhariyy a rapporté du hadith de Ibnou Mas^oud qui a dit : « Nous étions en train de manger avec le Prophète  et nous entendions le tasbih de la nourriture ». Ces trois miracles sont plus étonnants que le fait de rendre la vie aux morts, qui est un des miracles du Macih ^Iça fils de Maryam. 9 – Et parmi ses miracles  : Le voyage nocturne (al-‘isra’) et l’ascension (al-mi^raj) Le voyage nocturne (al-‘isra’) est confirmé par le texte du Qour’an et du hadith sahih. Il est un devoir de croire que Allah l’a fait voyager  d’une partie de la nuit, de Makkah à la mosquée Al-‘Aqsa . Quant à l’ascension (al-mi^raj), elle a été confirmée par le texte du hadith. Mais dans le Qour’an, il n’y a pas un texte explicite y faisant référence qui n’admette aucun ta’wil . A son sujet, il y a cependant ce qui est presque un texte explicite . Ainsi, le voyage nocturne (al-‘isra’) a été cité dans Sa parole ta^ala : سُبْحَانَ الَّذِي أَسْرَى بِعَبْدِهِ لَيْلاً مِنَ الْمَسْجِدِ الْحَرَامِ إِلَى الْمَسْجِدِ الْأَقْصَى الَّذِي بَارَكْنَا حَوْلَهُ لِنُرِيَهُ مِنْ آيَاتِنَا (soubhana l-ladhi ‘asra bi^abdihi laylan mina l-masjidi l-harami ‘ila l-masjidi l-‘aqsa l-ladhi barakna hawlahou linouriyahou min ‘ayatina) ce qui signifie : « Il est exempt de toute imperfection Celui Qui a fait voyager Son esclave une partie de la nuit, de la mosquée Al-Haram à la mosquée Al-‘Aqsa dont Nous avons béni les alentours, pour lui montrer certaines des grandes manifestations de Notre toute-puissance ». Si quelqu’un dit : Sa parole ta^ala : وَلَقَدْ رَآهُ نَزْلَةً أُخْرَى عِنْدَ سِدْرَةِ الْمُنْتَهَى عِنْدَهَا جَنَّةُ الْمَأْوَى (wa laqad ra’ahou nazlatan ‘oukhra) ce qui signifie : « Et certes, il l’a vu une seconde fois » peut admettre que ce soit une vision dans le rêve, nous répondons : ceci est un ta’wil et il ne sied pas de faire le ta’wil d’un texte s’il n’y a ni un argument rationnel catégorique pour le faire ni un texte un texte rapporté et confirmé qui soit une preuve pour le faire, conformément à ce qu’a dit Ar-Raziyy dans Al-Mahsoul et d’autres que lui parmi les savants de la science des fondements. Dans notre cas, Il n’y a pas de tels arguments pour faire de ta’wil. Mouslim a rapporté d’après Anas Ibnou Malik, que Allah l’agrée, que le Messager de Allah  a dit : ))أُتِيتُ بِالْبُرَاقِ وَهُوَ دَابَّةٌ أَبْيَضُ طَوِيلٌ فَوْقَ الْحِمَارِ وَدُونَ الْبَغلِ يَضَعُ حَافِرَهُ عِنْدَ مُنْتَهَى طَرفِهِ فَرَكِبْتُهُ حَتَّى أَتَيْتُ بَيْتَ الْمَقْدِسِ فَرَبَطْتُهُ بِالْحَلقَةِ الَّتِي يَرْبِطُ بِهَا الأَنْبِيَاءُ. ثُمَّ دَخَلْتُ الْمَسْجِدَ فَصَلَّيْتُ فِيهِ رَكْعَتَيْنِ ثُمَّ خَرَجْتُ فَجَاءَنِي جِبْرِيلُ عَلَيْهِ السَّلاَمُ بِإِنَاءٍ مِنْ خَمْرٍ وَإِنَاءٍ مِنْ لَبَنٍ فَاخْتَرْتُ اللَّبَنَ. فَقَالَ جِبْرِيلُ عَلَيْهِ السَّلاَمُ : اخْتَرْتَ الْفِطْرَةَ. ثُمَّ عَرَجَ بَنَا إِلىَ السَّمَاءِ ((… (‘outitou bi l-bouraq wahouwa dabbatoun ’abyadou tawiloun fawqa l-himari wa douna l-baghli yada^ou hafirahou ^inda mountaha tarfihi, qala : farakibtouhou hatta ‘ataytou bayta l-maqdis farabattouhou bi l-hilqati l-lati yarbitou biha l-‘anbiya’, qala : thoumma dakhaltou l-masjida fasallaytou fihi rak^atayni thoumma kharajtou faja’ani Jibrilou ^alayhi s-salamou bi’ina’in min khamrin wa ‘ina’in min labanin fakhtartou l-labana faqala Jibrilou ^alayhi s-salam : ‘ikhtarta l-fitrah ; qala : thoumma ^araja bina ‘ila s-sama’…) ce qui signifie : « On m’a amené al-bouraq qui est une bête blanche haute, de taille intermédiaire entre l’âne et le mulet et qui pose son sabot à l’extrémité de ce que sa vue atteint. Je l’ai montée jusqu’à arriver à Baytou l-Maqdis –Jérusalem– et je l’ai attachée à l’anneau auquel les prophètes attachent leur monture. Il a dit : Ensuite, je suis entré à la mosquée où j’ai accompli deux rak^ah et je suis sorti. Jibril ^alayhi s-salam m’a présenté un récipient contenant du khamr [du paradis, qui n’enivre pas] et un autre contenant du lait. J’ai choisi le lait. Jibril ^alayhi s-salam m’a dit : tu as choisi de t’attacher à la religion. Il a dit : Puis, il nous a fait monter au ciel… » jusqu’à la fin du hadith. De plus, dans ce hadith, il y a une preuve que le voyage nocturne et l’ascension ont eu lieu dans une même nuit, par son âme et son corps, à l’état d’éveil puisque personne n’a dit qu’il est arrivé à Baytou l-Maqdis puis qu’il s’est endormi. La vision qu’a eue le Messager de Son Seigneur par son cœur et non par ses yeux durant cette nuit At-Tabaraniyy a rapporté dans son Mou^jamou l-‘Awsat, avec une forte chaîne de transmission d’après ^Abdou l-Lah fils de Al-^Abbas, que Allah les agrée tous deux, qu’il a dit : « Mouhammad a vu son Seigneur par deux fois ». De même, Ibnou Khouzaymah a rapporté avec une forte chaîne de transmission : « Mouhammad a vu son Seigneur ». Ce qui est visé est qu’il L’a vu avec son cœur, pour preuve le hadith de Mouslim citant la parole de Ibnou ^Abbas, rapportée par Abou l-^Aliyah, à propos de Sa parole ta^ala : مَا كَذَبَ الْفُؤَادُ مَا رَأَى أَفَتُمَارُونَهُ عَلَى مَا يَرَى وَلَقَدْ رَآهُ نَزْلَةً أُخْرَى (ma kadhaba l-fou’adou ma ra’a ‘afatoumarounahou ^ala ma yara) ce qui signifie : « Le cœur n’a pas menti en ce qu’il a vu. Lui contestez-vous donc ce qu’il a vu ? Il L’a pourtant vu aussi lors d’une autre occasion ». Il a dit : « Il a vu son Seigneur par son cœur deux fois ». Avertissement : Al-Ghazaliyy a dit : « La vérité, c’est que le Prophète n’a pas vu son Seigneur la nuit de l’ascension ». Ce qu’il visait, c’est qu’il ne L’a pas vu avec ses yeux. En effet, il n’a pas été confirmé que le Prophète  ait dit qu’il L’a vu avec ses yeux ni qu’un des compagnons, des successeurs ou de leurs successeurs ait dit : (Il L’a vu avec ses yeux). Le fait que le miracle est une preuve de la véracité du Prophète  La chose extraordinaire, qui apparaît par la main de ceux qui disent être prophètes, qui répond à un défi et ne peut se voir opposer quelque chose de semblable, est du même ordre que si Allah disait : (صَدَقَ عَبْدِي فِي كُلِّ مَا يُبَلِّغُ عَنِّي) (sadaqa ^abdi fi koulli ma youballighou ^anni) ce qui signifie : « Mon esclave est véridique en tout ce qu’il a transmis de Ma part », c’est-à-dire que s’il n’était pas véridique dans ses dires, Allah ne lui ferait pas fait apparaître ce miracle. C’est donc comme si Allah ta^ala disait : « Mon esclave, celui-là même qui dit être prophète est véridique dans ce qu’il dit, car Je lui fais apparaître ce miracle ». En effet, celui qui déclare véridique le menteur est lui-même menteur et s’agissant de Allah, le mensonge est impossible. Ceci prouve donc que Allah lui crée ce miracle pour montrer sa véracité, étant donné que toute personne raisonnable sait que le retour des morts à la vie, la transformation du bâton en serpent et la sortie d’une chamelle d’une roche compacte ne sont pas des choses ordinaires. Le moyen de connaître le miracle de façon formelle et avec certitude La connaissance du miracle a lieu : Par l’observation, pour ceux qui l’ont vu et, par l’arrivée de la nouvelle par tawatir à ceux qui ne l’ont pas vu. Ceci est comparable à notre connaissance des pays éloignés et des événements historiques sûrs qui sont arrivés à ceux qui nous ont précédés, concernant par exemple les rois et les communautés antérieures. La nouvelle transmise par tawatour tient lieu d’observation. Il est donc obligatoire selon la raison de croire en celui à qui le miracle est arrivé, tout comme cela est obligatoire selon la Loi de l’Islam.

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Les Preuves de l’entrée en existence du monde

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur mars 1, 2010

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.  

Argumenataion Globale :

Les savants de l’Islam ont dit qu’il est un devoir pour toute personne responsable de connaître la preuve globale selon la raison au sujet de l’existence de Allah.

Un exemple d’argumentation globale, c’est que la personne dise en elle-même : l’écriture a nécessairement qui a tracé cette écriture, une construction, un immeuble, une maison ou autre, a nécessairement qui l’a construit, qui a élevé cette construction, et ce qui s’applique à l’écriture et la construction sont des parties de ce monde, ce qui a été dit concernant l’écriture et les constructions, concerne également tout ce monde puisque ce sont des parties de ce monde, ce qui a été dit pour l’écriture et la construction est donc valable pour tout ce monde. Ce monde à plus forte raison a nécessairement Qui lui a donné l’existence. Et Celui Qui a donné l’existence à ce monde n’a absolument aucune ressemblance avec ce monde.

Ceci est l’argumentation globale.

Une autre argumentation globale, c’est de dire : moi j’existe après n’avoir pas existé, et tout ce qui existe après n’avoir pas existé a nécessairement Qui lui a fait existé. J’ai donc nécessairement un Être Qui m’a donné l’existence et Qui n’a absolument aucune ressemblance avec moi. Et cette argumentation est valable pour toutes les parties de ce monde, toutes les créatures. Et Celui qui a donné l’existence à ce monde, n’a absolument aucune ressemblance avec ce monde.

Argumentation détaillée :

Pour ce qui est de l’argumentation détaillée, les savants de Ahlou s-Sounnah ont dit qu’il est un devoir d’ordre communautaire de connaître cette argumentation détaillée.

C’est comme de dire que ce monde avec toutes ses parties est entrée en existence, ceci est une argumentation détaillée en disant que ce monde est composé de substance (‘a^yan pluriel de ^ayn) et de caractéristiques des substances (a^rad pluriel de ^arad). Al-‘a^yan, c’est ce qui se définit par soi-même (comme le corps), et le ^arad c’est ce qui est défini par autre que soi (comme le mouvement du corps).

Un exemple de substance : une table. Un exemple de caractéristiques de substances : son immobilité. L’immobilité, n’est pas définit indépendamment de la table. Donc la caractéristique, c’est quelque chose qui advient à la substance.

Ce monde est composé de substances et de caractéristique des substances. Ce monde est entré en existence car il est composé de substance et des caractéristiques des substances.

La preuve de l’entrée en existence des substances et des caractéristiques :

a) entrée en existence des caractéristiques

1- Les substances ont des caractéristiques, chaque ^ayn a nécessairement des ^arad comme le mouvement et l’immobilité. En effet, la substance est soit immobile, soit en mouvement, nécessairement. Ceci est une chose qui est claire et évidente.

2- Or, le mouvement et l’immobilité, tous deux sont entrés en existence (hadith). Nous allons expliquer pourquoi.

Le mouvement et l’immobilité, tous deux sont entrés en existence parce que par l’advenue de l’un des deux, l’autre s’achève. C’est pour cela que le mouvement et l’immobilité sont entrés en existence. Car si l’un des deux survient, l’autre prend fin. Il n’y a pas une substance immobile sans que la raison juge de sa possibilité de sa mise en mouvement ; et réciproquement, toute substance en mouvement, la raison juge possible qu’elle s’immobilise. N’est ce pas que les étoiles sont des corps qui sont toujours en mouvements. Les cieux sont des corps tout le temps immobiles, mais la raison juge possible qu’il leurs arrivent le mouvement.

Donc ce qui advient à la substance est entré en existence, si la substance est immobile et que lui advient le mouvement, cette caractéristique qui a eu un début est entré en existence, et la caractéristiques qui a pris fin a aussi un début.

Parce que si l’immobilité avait été sans début, il lui aurait été impossible l’anéantissement. Et si réciproquement, la substance qu’on observe était en mouvement et qu’elle s’immobilise, l’immobilité est entrée en existence car elle a un début et ce mouvement a aussi un début car s’il n’avait pas eu de début, il n’aurait pas de fin.

Nous avons prouvé que les caractéristiques des substances sont entrées en existences.

Si on prouve que les substances sont entrées en existence on aura prouvé que ce monde est entrée en existence.

 b) entrée en existence des substances

Les substances sont entrées en existence car elles sont liées aux caractéristiques des substances qui sont entrées en existence, et toute chose qui est sujette à ce qui entre en existence est obligatoirement entré en existence.

Parce que si elles n’étaient pas entrées en existence, cela reviendrait à prétendre qu’avant chaque caractéristique entrée en existence il y avait une autre qui serait entré en existence et cela sans début selon eux, et comme les substances sont sujettes aux caractéristiques, ceci est donc impossible.

Et il est impossible qu’il y ait des caractéristiques qui entrent en existence sans début.

Car prétendre que des choses entrent en existence sans commencement, ceci implique l’impossibilité de l’existence de la chose qui entre en existence actuellement (la chose qui entre en existence, on l’appelle hadith en arabe). Prétendre que des choses entrent en existence sans commencement, cela revient à nier l’existence de l’évènement présent.

L’existence de l’élément présent actuellement, nous le constatons par les sens. Et prétendre qu’avant chaque élément entré en existence, il y a eu un élément entré en existence sans début, ceci est impossible car selon eux, cet élément qui entre en existence actuellement n’existe selon eux uniquement si un nombre infini d’éléments entrés en existence a une fin. Or la fin de ce qui ne finit pas est impossible.

Cela veut dire que les substances ont aussi un début. Ce monde a donc un début.

Les gens de la vérité ont donné un exemple pour prouver l’impossibilité de l’élément entré en existence sans début. Il est impossible qu’il y ait des choses qui entrent en existence sans début. Ils ont dit : l’élément entré en existence, c’est un élément qui existe après n’avoir pas existé (dans certaines prétendus science, il parlent d’accident, d’évènement, en arabe on dit hadith).

L’analogie que les savants de Ahlou s-Sounnah ont donné pour montrer l’impossibilité de cela est : un événement, c’est comme si quelqu’un dit : je t’ai donné un euro. Faire dépendre cet évènement entré en existence par un autre qui l’aurait précédé et qui serait selon eux la cause de son entrée en existence, c’est comme dire que l’élément présent n’existe que si l’élément précédent a existé.

C’est comme s’il disait : je te donne un euro que si je t’ai donné un euro la veille. Et la veille, je t’ai donné que si je t’ai donné l’avant-veille un euro … et cela selon eux sans commencement, sans début. Cela implique qu’il ne va rien avoir, il ne va rien donner. Le don de un euro dépend selon lui de l’achèvement d’un nombre qui ne finit pas de don. Il est impossible qu’une chose qui n’a pas de fin finisse, et ce qui entraîne une chose impossible est en soi impossible. Cela revient dons à nier l’existence de l’évènement présent. Prétendre qu’il y a des choses qui entrent en existence sans début, revient à nier l’existence de ce monde.

Nous avons donc prouvé que ce monde a un début.

Les savants ont dit que pour ce monde, s’il a un début, il a nécessairement besoin de Qui lui donne l’existence. Ce qui entre en existence a besoin de Qui fait entrer en existence et qui est attribué de volonté, de choix.

La preuve que le monde n’a pas existé par hasard :

Il n’est pas valable que l’existence de ce monde soit par hasard car la raison juge impossible l’existence d’une chose sans Qui lui a donné l’existence.

Pourquoi ? Parce que dans le cas contraire, cela revient à dire que un des deux états (existence et inexistence) prennent le dessus sur l’autre sans qu’il y ait Qui a fait prévaloir un état sur l’autre.

Or les deux états sont équivalents selon la raison. Pourquoi donc cet état prendrait-il le dessus sur l’autre sans qu’il y ait un Être Qui fasse prévaloir un état sur un autre. Donc ceci est impossible car selon la raison, l’existence et l’inexistence sont équivalentes. Comment l’un des deux états aurait pris le dessus sans qu’il y ait Qui fasse prévaloir. Ceci prouve que l’existence de ce monde n’est pas du au hasard.

La preuve que le monde ne s’est pas donné l’existence à lui-même :

Si quelqu’un dit : c’est le monde lui-même qui s’est donné l’existence. Nous répondons : prétendre que ce monde s’est donné lui même l’existence, revient à dire une chose qui se contredit. Car lorsque tu dis que Zayd s’est créé lui même, d’un point de vue tu auras considéré qu’il a existé avant son existence, et d’un autre point de vue tu as prétendu qu’il a existé après, or ceci est impossible selon la raison.

Donc il est impossible que le monde se soit créé lui-même.

On a prouvé que ce monde a un début, qu’il n’est pas du au hasard et qu’il est impossible que ce monde se soit donné l’existence lui-même.

La preuve que ce n’est pas la nature qui a donné l’existence au monde :

Et ce n’est pas possible que Celui Qui fait exister le monder soit la nature. Ce n’est pas la nature qui crée, car elle n’a pas de volonté ni de choix. La nature n’ayant pas de volonté, elle ne peut spécifier ce qui est possible selon la raison par l’existence plutôt que l’inexistence, elle ne peut pas caractériser ce qui est entré en existence par une caractéristique plutôt qu’une autre ou par un temps plutôt qu’un autre. La nature n’a pas de volonté ni de choix.

La conclusion c’est que ce monde a un Être Qui lui a donné l’existence.

La preuve que le Créateur du monde est de toute éternité :

Il est obligatoire selon la raison que Celui Qui fait entrer en existence soit de toute éternité. Parce que s’Il n’avait pas été de toute éternité, cela aurait impliqué son entrée en existence. Et Il aurait eu besoin à son tour de qui Lui a donné l’existence. Cela entraîne soit le cycle (ad-dawr), soit l’enchaînement (at-tasalsoul).

– Le cycle c’est de dire que l’existence d’une chose dépend de l’existence d’une deuxième chose dont l’existence dépend d’une troisième chose et cette troisième chose dépendrait de l’existence de la première. Le cycle, c’est ceux qui prétendent que Zayd a crée ^Amr et que ^Amr et a créé Khalid et Khalid a créé Zayd.

– Et l’enchaînement, c’est de dire qu’une chose, son existence dépend d’une chose, qui elle dépend de l’existence d’une autre chose, et selon eux, sans commencement.

Or le cycle et l’enchaînement sont tous les deux impossibles. L’enchaînement, c’est le fait que l’existence d’une chose dépend de l’existence d’une chose qui l’a précédé et ainsi de suite selon eux sans début. Le cycle est impossible comme précédemment vu.

Celui qui donne l’existence à ce monde, Il est de toute éternité, Il a une volonté.

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L’éminence du droit des parents

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur mars 1, 2010

La louange est à Allah, le Seigneur des mondes. A Lui reviennent les bienfaits, les grâces et les bons éloges. Que l’honneur et l’élévation en degré soient accordés à notre maître Mouhammad, le plus honorable des messagers, et celui que Allah, le Seigneur des mondes, agrée le plus.

Al-Hakim a rapporté du Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, un hadith sahih : (‘a^dhamou n-nasi haqqan ^ala l-mar’ati zawjouha wa ‘a^dhamou n-nasi haqqan ^ala r-rajouli ‘oummouh) ce qui signifie : « La personne qui a le plus grand droit sur la femme, c’est son mari. La personne qui a le plus grand droit sur l’homme, c’est sa mère ». La signification de ce hadith, c’est que celui qui a le plus de droits sur l’homme et la femme, autre que son mari, c’est la mère. Quant à la femme qui est mariée, la personne qui a le plus grand droit sur elle, c’est son mari. Si les parents demandent à la femme mariée quelque chose et que son mari demande autre chose, c’est l’obéissance au mari qui est prioritaire. Le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit : (‘ayyouma mra’atin matat wa zawjouha radin  ^anha dakhalati l-jannah) ce qui signifie : « Toute femme qui meurt alors que son mari est satisfait d’elle entrera au paradis ».

Et a été authentifié le hadith : (‘ayyouma mra’atin batat wa zawjouha ghadiboun ^alayha la^anat-ha l-mala’ikatou hatta tousbih) ce qui signifie : « Toute femme qui passe la nuit alors que son mari est en colère contre elle, les anges la maudissent jusqu’au matin », c’est-à-dire que si l’homme demande à sa femme de jouir d’elle, de la jouissance légale, autorisée dans la Loi, et qu’elle n’avait pas d’excuse pour s’abstenir, ni d’excuse légale comme les menstrues, ni une excuse corporelle comme la maladie, elle n’a pas à s’abstenir de lui obéir en cela. Et si elle s’abstient sans excuse, son péché est grand.

Le hadith a été authentifié : (Khayroukoum khayroukoum li’ahlih wa ‘ana khayroukoum li’ahlih) ce qui signifie : « Font partis des meilleurs ceux qui agissent le mieux envers leurs femmes ». Et le Messager est le meilleur des gens. Sa conduite est la meilleure des conduites avec ses épouses. Ainsi, il réparait lui-même ses sandales. Il raccommodait lui-même ses vêtements. Il faisait la traite de sa brebis de sa main. Il est rapporté qu’il aidait aux tâches ménagères chez lui. Et ceci est une preuve de sa grande modestie. Il n’attendait pas que sa femme soit à son service. Mais il est prioritaire pour le faire. Et ceci rentre dans le cadre de l’excellence de comportement à laquelle a incité fortement le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Il a dit, ^alayhi ssalatou wa s-sala: (‘inna l-mou’mina la youdrika bi housni houlouqihi dalajta ssa’in miqa’in) c’est-à-dire, que celui qui patiente face à la nuisance des gens, qui ne leur nuit pas, qui agit en bien envers eux est semblable à celui qui veille toute la nuit pour faire la prière et qui jeûne toute l’année, mis à part les cinq jours pendant lesquels on ne jeûne pas. Le croyant, grâce à la piété envers Allah, avec son excellence de comportement et la multiplication des évocations de Allah, peut parvenir à la sainteté.

Quand aux parents, leur droit est éminent sur leurs enfants, et plus particulièrement la mère. Celui qui était bienfaisant envers ses parents, aura une fin heureuse. Gagnez l’agrément des parents en ce qui ne comporte pas de désobéissance, comporte une grande bénédiction dans le bas monde et dans l’au-delà. Il se peut que la personne reçoive une large subsistance grâce à sa bienfaisance envers ses parents. Ce n’est pas poli que l’enfant, lorsqu’il atteint la puberté, demande à sa mère d’être à son service. La parfaite conduite est que ce soit lui qui soit à son service, même si elle ne le lui demande pas. Il est de l’habitude de certains jeunes de nos jours, garçons et filles, de demander à leurs mères de leur préparer le repas, ou de leur laver leurs vêtements, ou ce qui est du même ordre, choses qu’ils peuvent faire d’eux-mêmes. Et ceci est considéré comme une impolitesse. L’état de ces gens-là est très éloigné de l’état des esclaves accomplis.

Le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit : (Raghima’anf thoumma raghima’anfthoumma raghima’anf man ‘adraka ‘abawayh ‘aw’ahadahouma chaykhan walam yadkhoul bihi l-jannah) c’est-à-dire celui qui a vécu et qui a vu ses parents âgés ou l’un des deux, et qui n’a pas réussi à gagner leur agrément en étant à leur service ou ce qui est du même ordre, il aura manqué une récompense éminente ». L’état du bas monde est que chacun va mourir. Soit ses parents le quittent avant lui, soit il les quitte avant eux. S’il n’agit pas avec bienfaisance envers eux deux maintenant, quand est-ce qu’il pourra le faire ? Après la séparation ?

Le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit : (Al-walidou ‘awsatou ‘abwabi l-jannah) c’est-à-dire que celui qui ne gagnait pas l’agrément de ses parents, qui n’agissait pas avec bienfaisance envers eux, il aura raté une grande récompense, à savoir que l’agrément des parents musulmans fait parvenir au paradis à partir de la porte du milieu.

Il est arrivé que l’un des soufiyy saints, qui est Bilal Al-Khawwas marchait dans l’endroit où les fils de ‘Israil s’étaient perdus. Il a dit : « C’est alors que je me suis rendu compte qu’un homme marchait à mon niveau. Je lui ai demandé : « Que penses-tu de ‘Ach-Chafi^iyy ? ». Il a dit : « Il fait partie des ‘Awtad, qui est un haut degré dans la sainteté ». Je lui ai dit : « Qu’est-ce que tu dis de Malik ? ». Il a dit : « C’est l’Imam des Imams ». Je lui ai dit : « Que dis-tu de ‘Ahmad ? ». Il m’a dit : « C’est un véridique ». Je lui ai dit : « Que penses-tu de Bichr Al-Hafiyy ? ». Il a dit : « Il n’y aura pas après lui quelqu’un qui soit comme lui ». Je lui ai dit : « Je te demande par Allah qui es-tu ? ». Il a dit : « Je suis Al-Khadir ». Je lui ai dit : « Grâce à quoi ai-je pu te voir ? ». Il a dit : « Grâce à ta bienfaisance envers ta mère ». Allah a honoré Bilal Al-Khawwas car il était vertueux et bienfaisant envers sa mère. Et Allah lui a permis de rencontrer Al-Khadir ^alayhi s-salam. Et seuls les vertueux le voient à l’état d’éveil.

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La vie conjugale ou la vie en commun entre les deux époux

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur février 27, 2010

Depuis le début de ce siècle, nous entendons et nous observons dans beaucoup de sociétés, des cris de temps en temps qui prétendent donner la victoire à la femme et réclamer ses droits. Ils surgissent au milieu d’une foule de problèmes et de difficultés qui ont pris naissance entre l’homme et la femme et qui ont conduit à de nombreux différends entre les époux, différends qui sont extrêmement graves, et à d’autres conséquences encore sans parvenir à des solutions efficaces à ces problèmes difficiles.

Quant à l’Islam, il est venu avec la justice, il a accordé à la femme et à l’homme, chacun son juste droit au travers de l’histoire.

La femme n’a pas subi d’injustice comme le prétendent certains mais son honneur demeure sauf, ainsi que sa dignité et sa chasteté. L’Islam a fait que la femme soit pure, préservée d’être un amusement pour les hommes injustes ou que son droit ne soit perdu, qu’elle soit sœur, épouse ou mère.

L’Islam a accordé à chacun des deux époux un droit sur l’autre et ceci est compris de la parole de Allah ta^ala :

] ولهنّ مثل الَّذي عليهنّ بالمعروف وللرّجال عليهنّ درجة [

[sourat Al-Baqarah / 228] c’est-à-dire que nous apprenons de cette ayah que les femmes ont des droits sur les hommes et qu’elles ont des obligations, tout comme les hommes ont sur les femmes des droits et des obligations selon la Loi que Allah ^azza wa jall nous a donnée. Nous en comprenons aussi, que les hommes ont une responsabilité (qawwa­miyyah) envers les femmes, il ne s’agit donc pas d’une oppression ni d’une tyrannie.

L’homme est celui qui dirige les affaires de son épouse et de ses enfants, il se charge de leurs affaires et lui seul est responsable selon la Loi de toutes les charges, que ce soit la nourriture, les vêtements, le logement. Même si l’épouse possède un bien immense, elle n’est pas chargée de subvenir à la charge de la famille ne serait-ce que d’un seul cent.

Parce que Allah a chargé l’homme de cette respon­sabilité (qawwamiyyah) d’assurer toute les charges, et ceci par Sa parole ta^ala :

] ليُنفقَ ذو سعة من سعته ومن قُدر عليه رزقُه فليُنفق مما ءاتاه الله لا يكلف الله نفساً إلا ما ءاتاها [

ce qui signifie : « Que celui qui a un bien subvienne à la charge à partir de ce bien et celui dont la subsistance est faible qu’il subvienne à partir de ce que Allah lui a accordé. Allah ne charge une âme que par ce qu’Il lui a accordé » [sourat AtTalaq / 7].

Allah ta^ala nous a montré cette responsabilité (qawwamiyyah) de l’homme sur la femme par Sa parole ta^ala :

]الرجال قوّامون على النساء بما فضّل الله بعضهم على بعض وبما أنفقوا من أموالهم [

[sourat An-Niça/ 34], de cette ayah, nous comprenons encore de l’expression al-qawwamiyyah que l’homme a une responsabilité sur la femme.

L’homme est en effet plus à même d’assurer cette responsabilité parce que Allah lui a donné cette prédisposition, à savoir la raison, la bonne gestion, la force du corps et la puissance, la capacité à l’acqui­sition et à la dépense pour assurer la charge.

L’Islam a rendu obligatoire par ses principes bien guidés des droits de la femme sur son époux, tels que si les gens œuvraient conformément à ces principes, il y aurait une félicité et un bonheur et l’amour entre les époux durerait.

Ainsi parmi les droits de la femme sur son époux :

1/ Il y a le fait qu’il subvient aux dépenses de sa femme et de ses enfants qui sont en deçà de la puberté.

Il dépense une charge à partir du bien licite (halal) sans exagération et sans manque, pour preuve Sa parole ta^ala :

] وعلى المولود له رزقهنّ وكسوتهنّ بالمعروف [

[sourat Al-Baqarah / 233] c’est-à-dire que la charge, ce n’est pas seulement la nourriture et la boisson mais elle comporte aussi le logement et les vêtements.

Le Prophète r a montré certains de ces droits : Lorsqu’un compagnon l’a interrogé, il lui a dit : « Ô Messager de Allah, quel est le droit de l’épouse de l’un de nous sur lui ». Il a répondu r ce qui signifie : « Que tu lui donnes à manger, que tu lui donnes des vêtements que tu ne frappes pas son visage, que tu ne lui dises pas des paroles vulgaires et que tu ne la quittes qu’à la maison (al-houjran) » [Rapporté par Abou Dawoud].

Ce hadith comporte des règles fondamentales concernant la bonne vie en commun et la bienfaisance, de sorte que le Prophète r a interdit de frapper sans droit et plus particulièrement au visage. De même il a interdit de faire entendre à sa femme des paroles laides, interdites, comme les insultes, comme le fait de la maudire, ou de maudire les parents, ou la famille. Il ne lui dit pas : (que Allah t’enlaidisse) ou autre que cela parmi les paroles qui font du mal et qui sont des insultes.

De même dans ce hadith, il y a une règle : s’il se met en colère contre elle et qu’il s’écarte d’elle pour une raison quelconque, il convient que le fait de s’écarter d’elle ait lieu à l’intérieur de la maison et qu’il n’en dépasse pas les limites, de telle sorte que les gens ne parlent pas de ce qui porterait atteinte à sa réputation et pour que l’éloignement n’augmente pas si la famille et les voisins venaient à apprendre que son époux s’est éloigné d’elle.

2/ Parmi les droits de la femme sur son époux, c’est qu’il ne l’empêche pas de jouir des biens qu’elle possède. Ainsi, la femme en Islam a le droit à la possession et elle a le droit intégral de gérer les biens qu’elle a acquis, que ce soit par son effort ou bien par héritage d’un proche à elle, ou si c’est son époux qui lui en a donné la possession, comme la dote légale qui est son droit à elle. Il se peut que ce soit un bien ou autre que cela, par lequel on tire un profit et sur lequel ils se sont mis d’accord lors du contrat de mariage. Donc cette dote est une propriété à elle si elle la prend. Si cette dote lui a été promise et n’a pas encore été livrée à l’arrivée de l’échéance, elle est alors à la charge de l’époux, il doit s’en acquitter envers elle. D’autre part il n’est pas permis à l’époux de prendre injustement les biens personnels de son épouse sauf si elle lui donne de bon cœur.

Allah ta^ala dit :

] وإن أردتم استبدال زوج مكان زوج وءاتيتن إحداهنّ قنطاراً فلا تأخذوا منه شيئاً أتأخذونه بهتاناً وإثماً مبيناً * وكيف تأخذونه وقد أفضى بعضكم إلى بعض وأخذن منكم ميثاقاً غليظاً [

[sourat An-Niça/ 20-21]. Dans cette ayah, Al-Ifda c’est le rapport sexuel et aussi dans Sa parole « wa ‘akhadhna minkoum mithaqan ghalidha », « al-mithaqou l-ghalidh » c’est le contrat légal par lequel telle femme est devenue licite pour tel homme. Ainsi parmi ses droits à elle, il y a le fait que l’époux respecte son épouse et qu’il l’honore.

Elle est ainsi la maîtresse de son foyer et la mère de ses enfants et c’est la dépositaire de son secret et de ses espoirs.

Allah ta^ala a accordé un bienfait aux hommes en leur accordant la femme, en tant que compagne de leur vie et mère de leurs enfants et ce par Sa parole ta^ala :

] والله جعل لكم من أنفسكم أزواجاً وجعل لكم من أزواجكم بنين وحفدة [

ce qui signifie : « Allah vous a accordé à partir de vous-mêmes des épouses et Il vous a accordés à partir de vos épouses des fils et des petits-fils » [sourat An-Nahl / 72].

Donc, l’épouse n’est pas une esclave, ni quelqu’un qui subit une injustice. Il n’y a pas une domination ou une oppression, mais plutôt un amour, une compré­hension et un respect réciproque.

Avez-vous vu ou entendu des directives meilleures et plus belles que les directives du Messager de Allah r ? C’est lui qui a fait craindre aux hommes de négliger le droit qui pèse sur eux envers leurs épouses et leurs enfants par sa parole r :

)) كفى بالمرء إثماً أن يضيع نفقة من يقوت ((

ce qui signifie : « Il suffit comme péché pour l’homme de ne pas subvenir à la charge de ceux dont il a la charge » [rapporté par Abou Dawoud]. C’est-à-dire que s’il n’a pas un péché autre que d’abandonner délibérément la charge de sa famille, ce péché lui suffit comme rabaissement au jour du jugement. Quelle immense et quelle grande directive que celle du Prophète honoré, qui comporte des règles de comportement et dont la conséquence est de conserver les familles et les sociétés de la perte et de l’anarchie.

De plus le Messager de Allah a donné conseil d’être souple avec la femme et de supporter ce qui peut provenir d’elle, de faire comme si ou n’avait pas vu certains de ces manquements, qui peuvent pro­venir de nombreuses femmes.

Ainsi, le Prophète r nous a appris les règles de comportement de la vie conjugale, que ce soit d’être doux, de plaisanter, de demander le conseil dans certaines questions, dans certaines situations. Le Prophète r s’est donné en exemple et a dit :

(( خيركم خيركم لأهله وأنا خيركم لأهلي ))

ce qui signifie : « Le meilleur d’entre-vous, c’est celui qui est le meilleur avec sa femme et moi je suis le meilleur d’entre-vous envers mes femmes » [rapporté par Ibnou Hibban].

Parmi les règles de comportement, il y a son conseil :

(( استوصوا بالنساء خيراً فإنما هنّ عوان عندكم ليس تملكون منهنّ شيئاً غير ذلك ))

ce qui signifie : « Donnez-vous le conseil entre-vous d’agir en bien avec les femmes » [rapporté par At-Tirmidhiyy].

Ce sont là les règles de comportement de la vie conjugale prodiguées par notre Prophète r et c’est avec ses règles que le Prophète agissait avec ses épouses.

Ainsi le Messager de Allah r a épousé plus d’une femme. Malgré la différence d’âge entre elles et les différentes situations de chacune, aucune ne s’est jamais plaint d’une mauvaise vie en commun ou d’un mauvais comportement ; le Prophète r est exempt de cela.

Ses épouses ont cité dans plus d’une situation certaines de ses belles qualités, par lesquelles il ensei­gnait à sa communauté comment se réalise la compagnie de l’homme et de sa femme.

Entre autres, il y a sa parole à son compagnon, lorsqu’il l’a conseillé. Il lui a dit :

(( فهلاّ بكراً تلاعبها وتلاعبك ))

ce qui signifie : « Si tu avais une épouse vierge, qui te donnes du plaisir et à qui tu donnes du plaisir ». Il a été confirmé dans le Sahih, que le Messager de Allah r a fait une course avec une de ses épouses, et qu’il la cajolait ; ainsi notre Dame ^A’ichah, que Allah l’agrée, a dit : « Le Messager de Allah r a fait une course avec moi, et je l’ai précédé et ce, avant de prendre du poids, puis lorsque j’ai pris du poids, j’ai fait une course avec lui et il m’a précédée, et il m’a dit :

(( هذه بتلك ))

ce qui signifie : « Celle-là en contrepartie de l’autre ».

Il a été également rapporté de lui, qu’une de ses femmes a été interrogée : « comment le Messager de Allah était-il dans sa maison ? » Elle a dit : « On ne l’a pas vu un seul jour maussade ».

Voilà le Messager de Allah avec son grand degré et son rang honoré, malgré ses nombreuses préoccupa­tions et malgré l’acharnement des ennemis sur ses compagnons, malgré cela, il était doux avec ses épouses, et il avait une vie conjugale de bien. Pour vous donner un exemple, par lui-même r, il a été rapporté dans l’exégèse de Sa parole tabaraka wa ta^ala : « wa ^achirouhounna bi l-ma^rouf » c’est-à-dire « faites que vos paroles envers elles soient bonnes et agissez en bien avec elles ».

Quant au droit de l’époux sur son épouse, il a pour droit sur elle qu’elle lui obéisse en ce que Allah a ordonné, et plus précisément en ce qui la concerne en fait de jouissance d’elle et qu’elle ne s’interdise pas à lui alors qu’il la demande s’il n’y a pas de nécessité selon la Loi de l’Islam ; comme par exemple lorsqu’elle est en période de menstrues ou que cela entraîne pour elle une nuisance. Si elle n’a pas d’excuse selon la Loi de l’Islam, elle n’a pas à l’empêcher, elle commettrait sinon un grand péché si elle s’abstenait de cela. A ce sujet, le Prophète a dit :

(( إن دعا الرجل امرأته إلى فراشه فلم تأته فبات غضبان عليها لعنتها الملائكة حتى تُصبح ))

ce qui signifie : « Lorsque l’homme appelle son épouse à son lit et qu’elle ne le rejoint pas, et qu’il passe la nuit en colère contre elle, les anges la maudissent jusqu’au matin » [rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim].

La Loi de l’Islam a ordonné de répondre au désir de l’époux, de lui obéir dans son lit parce que l’homme et plus particulièrement l’homme jeune, s’il ne trouve pas cela en son épouse, cela peut l’entraîner à commettre l’interdit ou bien son bien-être sera perturbé et il ira nuire au bonheur de son épouse.

C’est pour cela que le Messager de Allah a ordonné à la femme de répondre à la demande de son époux, même si elle était occupée à une tâche, de peur qu’il y ait une dissension et pour que les liens de l’amour se conservent entre les époux.

Le Prophète r a dit :

] إذا دعا الرجل زوجته لحاجته فلتأته وإن كانت على التنور [

ce qui signifie : « Lorsque l’homme appelle son épouse pour satisfaire son besoin, qu’elle le rejoigne même si elle s’affairait au four » [rapporté par Al-Boukhariyy et An-Naça‘iyy].

Parmi les droits de l’époux sur son épouse, c’est qu’elle ne fasse pas un jeûne surérogatoire sans son autorisation et ce pour la parole du Prophète :

(( لا يحلّ للمرأة أن تصوم وزوجها شاهد إلا بإذنه ولا تأذن في بيته إلا بإذنه ))

ce qui signifie : « Il n’est pas licite pour la femme de jeûner alors que son époux est présent sans son autorisation et elle n’autorise personne à rentrer dans sa maison sauf avec son autorisation à lui » [rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim].

La raison de cette interdiction, c’est que l’époux a le droit de jouir de son épouse à n’importe quel moment et son droit est un devoir dans l’immédiat alors que son jeûne à elle est surérogatoire, il n’est pas obligatoire ; et un droit n’est pas empêché par ce qui est surérogatoire. De même, dans le hadith cité, il y a mention de l’interdiction de faire rentrer dans sa maison quelqu’un qu’il n’accepterait pas, parce que cela peut être une cause d’animosité entre l’époux et son épouse, mais il n’a pas à l’empêcher de maintenir les liens de parenté et de visiter ses proches.

Il ne lui est pas permis à elle, de lui obéir en ce que Allah a interdit ou de l’aider à commettre un péché, parce que la règle en cela c’est qu’il n’y a pas d’obéissance à une créature en désobéissance au Créateur.

Parmi les droits de l’époux sur son épouse, c’est qu’elle ne sorte pas de sa maison sans son autorisa­tion sauf pour une nécessité qui lui permet de sortir sans son autorisation ; comme par exemple sortir pour apprendre la science de la religion obligatoire qu’elle ne peut obtenir qu’en sortant.

Mais s’il accepte et l’y autorise, alors il n’y a pas d’empêchement que la femme sorte de sa maison dans le cadre des limites de la pudeur, de la politesse et de la décence.

Quant à Sa parole ta^ala :

] وقرن في بيوتكنّ ولا تبرّجن تبرّج الجاهليّة الأولى [

[sourat Al-‘Ahzab / 33]. Parmi les sens de cette ayah, c’est que la femme ne déambule pas dans les rues, avec pour seul but de provoquer les hommes, elle serait ainsi une source de dissension.

Pourtant le sens n’est pas que la femme est emprisonnée dans la maison, mais il est bien permis qu’elle sorte, que ce soit pour se promener ou pour le marché, pour visiter les proches ou pour accomplir la prière dans la mosquée. Ce sont des choses permises, même si le surcroît de discrétion et le fait de rester à la maison est plus sauf pour elle.

Aussi parmi les droits de l’époux sur son épouse, c’est qu’elle s’embellisse pour lui à la maison, par les vêtements s’il le demande d’elle. Ce afin que son œil ne se pose pas sur autre qu’elle et que cela ne l’entraîne pas dans l’interdit, que cet embellissement soit une chose à laquelle elle s’est habituée ou une chose à laquelle elle ne s’était pas habituée : dans les deux cas, il lui est un devoir de lui répondre en cela.

Elle doit aussi s’abstenir de toute chose qui trouble­rait sa jouissance d’elle comme les mauvaises odeurs ou de ce qui lui nuirait lorsqu’il la voit.

Dans le hadith rapporté par An-Naça‘iyy d’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, il a dit : On interrogea le Prophète : Quelle est la meilleure des femmes ? Il a répondu :

(( التي تسرّه إذا نظر وتطيعه إذا أمر ولا تخالفه في نفسها ولا مالها بما يكره ))

ce qui signifie : « C’est celle qui le réjouit lorsqu’il la voit, et qui lui obéit lorsqu’il lui ordonne et qui ne le contredit ni en elle-même ni en son bien par quelque chose qu’il détesterait ».

Il convient à la femme de conserver le bien de son époux que ce soit en sa présence ou en son absence, et il est un devoir pour elle de le respecter, de ne pas être hautaine avec lui et de conserver sa dignité.

Ainsi l’homme est la personne qui est prioritaire sur toute autre pour la femme quant au fait de s’occuper de lui. A ce sujet, le Prophète a dit :

(( أعظم الناس حقّاً على المرأة زوجها وأعظم الناس حقا على الرجل أمّه ))

ce qui signifie : « La personne qui a le plus grand droit sur la femme, c’est son époux, et la personne qui a le plus grand droit sur l’homme, c’est sa mère » [rapporté par Al-Hakim et d’autres].

De même le Messager de Allah r a mis en garde la femme de renier le mérite de son époux. Ainsi, dans le hadith sûr (sahih), le Messager de Allah r exhortait les femmes, il leur disait :

(( تصدّقن فإنّي رأيتكنّ أكثر أهل النّار ))

ce qui signifie : « Donnez en aumône car j’ai vu que vous représentiez la majeure partie des gens de l’enfer ». Alors une femme a demandé : Pourquoi donc Ô Messager de Allah ? Il a dit :

(( لأنكنّ تكثرن اللعن وتكفرن العشير ))

ce qui signifie : « Parce que vous maudissez beau­coup et vous reniez le bienfait de l’époux » et le sens est que la plupart des gens de l’enfer sont des femmes et que la plus grande cause de leur entrée en enfer, c’est qu’elles maudissent beaucoup sans droit. D’autre part, la plupart des femmes renient le bienfait de l’époux. Ainsi, s’il a agit en bien avec l’une d’elles pendant une longue période, puis un jour elle voit de lui quelque chose, elle lui dit : (Je n’ai jamais rien vu de bien de ta part).

Il a été rapporté au sujet de l’incitation de la femme à obéir à son époux et à le satisfaire en ce en quoi il n’y a pas de désobéissance, le Prophète r a dit :

(( أيّما امرأة ماتت وزوجها راض عنها دخلت الجنّة ))

ce qui signifie : « Il n’y a pas une femme qui soit morte et dont son époux soit satisfait, sans qu’elle n’entre au Paradis ».

Dans ce qui a été rapporté également pour faire craindre de mettre en colère l’époux sans droit, il y a des hadith parmi lesquels la parole du Prophète :

(( لا تؤذي امرأة زوجها في الدنيا إلا قالت زوجته من الحور العين : لا تؤذيه قاتلك الله فإنما هو عندك دخيل يوشك أن يفارقك إلينا ))

ce qui signifie : « Il n’y a pas une femme qui nuise à son époux dans ce bas-monde, sans que son épouse parmi les femmes du Paradis (al-hour) ne dise : ne lui nuis pas, que Allah te châtie, il n’est chez toi que tel un invité, il va bientôt te quitter pour venir à nous ».

Si a femme fait preuve de patience envers son époux et qu’elle agit en bien par quelque chose qu’il aime, elle aura une grande récompense que Allah lui accorde.

L’obéissance de l’épouse envers son époux n’est pas une obéissance de rabaissement, mais c’est une obéissance d’amour et de tendresse. Tout comme l’homme a des règles de bon comportement envers son épouse, de même la femme a des règles de bon comportement avec son époux, qui a un grand degré par rapport à elle.

Ainsi le Prophète a dit :

(( لو كنت ءامر أحداً أن يسجُد لأحد لأمرت المرأة أن تسجد لزوجها ))

ce qui signifie : « Si j’avais à ordonner à quelqu’un de se prosterner pour quelqu’un, j’aurais ordonné à la femme de se prosterner pour son époux ». Il s’agit ici d’une prosternation de salut et de respect, ce n’est pas une prosternation d’adoration. Mais même cette prosternation de respect, le Messager de Allah l’a interdite. Si donc, c’était licite, la personne qui l’aurait fait en priorité serait la femme pour son époux.

Un des savants a dit, en conseillant ses étudiantes qui apprenaient auprès de lui : Sois tendre avec ton époux, baisse la voix devant lui, comme si tu étais en présence d’un des rois. Le droit de l’époux selon le jugement de Allah est éminent. Contredis ton âme en étant modeste avec lui ».

Il y a un conseil important qu’il convient que chaque époux et épouse comprennent et qui est de respecter le jugement de la Loi de l’Islam lors du comporte­ment des uns envers les autres, de ne pas faire en sorte que la colère amène l’un des deux à prononcer des paroles de mécréance, comme par exemple insulter Allah, ou la religion de l’Islam, ou le Messa­ger r ou les paroles odieuses qui comportent l’attri­bution de l’impuissance à Allah ta^ala, comme celui qui dit à son épouse : (Allah ne te supporte pas), que Allah nous en préserve, ou d’autres que cela et ce qui est semblable à ces propos. En effet, ceci fait sortir de l’Islam et fait que la relation entre l’homme et son épouse devient une relation interdite.

Que l’on prenne garde aussi de prononcer rapide­ment les paroles du divorce, des insultes et des malédictions. Ce qui est primordial, c’est que les deux époux apprennent la science de la religion que Allah a rendu obligatoire pour eux-deux, qu’ils appliquent cela et qu’ils s’en remettent à l’arbitrage de la religion. Ainsi, la femme qui entend de son époux de la mécréance et qui se tait et vit en commun avec lui sous prétexte qu’il était en colère et qu’elle l’aime, qu’elle sache que cela Allah ne l’agrée pas et qu’il n’y a pas de bénédictions ni de bonheur dans cette vie en commun sur cet état de choses tant qu’il n’est pas revenu à l’Islam en prononçant les deux témoignages. De même, si l’homme a entendu de son épouse une parole de mécréance, comme le fait d’insulter Allah ou ce qui est semblable, il doit lui ordonner de prononcer les deux témoignages, sinon la vie en commun est interdite. Celui qui veut une famille heureuse, bénie, paisible, qu’il fasse preuve de piété envers Allah, car c’est la base de toute chose, et qu’il préserve sa langue de dire ce que Allah a interdit et qu’il délaisse la colère ou sinon, il ne trouvera pas le bonheur dans autre chose que cela.

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Au sujet du Cheveu du Prophète

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur février 27, 2010

Un grand savant contemporain, que Dieu l’agrée, avait dit : « Ma croyance est que celui a touché le cheveu prophétique honoré, et en a recherché les bénédictions (qui a fait le tabarrouk), en le touchant sans intermédiaire, alors celui-là est comme celui qui a vu le Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam, en rêve sous sa véritable apparence. C’est-à-dire qu’il mourra sur l’Islam, et ne sera pas châtié, ni dans la tombe, ni dans l’au-delà.

 

Celui qui l’embrasse (le cheveu Prophétique) sans intermédiaire, entrera au paradis sans châtiment. Et ceci est une chose dont les Savants n’ont pas parlé.

De même, cette annonce de bonne nouvelle a lieu pour celui qui le voit sans intermédiaire, ou avec un intermédiaire mais de façon à le voir et ce, même s’il ne le touche pas.

 

Celui qui le touche, sans intermédiaire, verra le Prophète au moment de la mort. Celui qui voit le cheveu honoré, même à travers un verre, est comme celui qui voit le Prophète en rêve.

 

Le musulman qui en a recherché les bénédictions (qui a fait le tabarrouk) sans intermédiaire, puis est sorti de l’Islam, il va certainement revenir à l’Islam et mourir musulman, et la trace de bénédiction restera sur sa main.

Celui qui était sur une question de mécréance et qui l’a touché sans intermédiaire, il lui est espéré qu’il revienne (à l’Islam), avant de mourir, et il mourra sur la foi.

 

La femme qui est descendante du Prophète, ou celle dont la mère est descendante du Prophète, ou celle dont le mari est descendant du Prophète, il lui est permis de le toucher (le cheveu Prophétique), sans intermédiaire.

 

Tout comme il est permis à celui qui est en état de janabah de le toucher sans intermédiaire. La femme qui n’est pas descendante du Prophète, a la bonne nouvelle, ainsi qu’à autre qu’elle, par le simple fait de le voir, même si elle ne le touche pas. »

 

Rêve d’un Chaykh

Un Chaykh contemporain
raconte : « Il m’était parvenu qu’un savant a dit que : « Celui qui a vu le cheveu du Prophète et a fait le tabarrouk avec –recherche de bénédiction-, et ce, avec ou sans ha‘il – intermédiaire –,  il meurt sur la foi et il ne sera pas châtié : ni dans la tombe, et ni dans l’au-delà ». Alors je suis allé voir ce savant, je lui ai dit: « Mawlana avez-vous dit cela? « 
Il m’a dit:
« Oui et il n’y a pas de paroles à ce sujet ni du Qour’an et ni du Hadith et ni
les
savants ont parlé de cela, moi j’ai dit cela
« . Alors moi je l’ai diffusé dans les assemblées, c’est-à-dire que je l’ai raconté dans les leçons.

Quelques temps plus tard, il y a eu un parmi ceux qui assistent à mes cours quelqu’un qui m’appelle et me dit:  » Hier je voulais
te raconter une vision que j’ai vu dans le rêve » je lui ai dit: « c’est quoi ? « 
il m’a dit:
« J’ai vu une femme avec qui je travaille dans l’entreprise, et avec elle le livre Hallou l-alfadh al-Moukhtasar’ (l’explication des termes du Moukhtasar), à l’intérieur il y avait une enveloppe, et dans cette enveloppe il y
avait des cheveux du Messager ^alayhi ssalatou wa s-salam.
Elle montre les cheveux au propriétaire de l’entreprise elle lui dit:
« ce sont les cheveux du Messager ^alayhi ssalatou wa s-salam. Il lui a alors demandé pour confirmer : « ce sont ses cheveux ?
 » elle a dit :
« oui ». Il (le frère) a dit:
« moi je les
regardais »
après un petit moment pendant qu’ils les regardaient et discutaient, le Messager est apparu. Et je me suis mis devant le Prophète,
je lui ai dit : « ô Messager de Allah ces cheveux
sont a
toi? « 
il a dit, ce qui signifie: « Oui
ceci est à moi, et proviennent de ma tête
« , et il a mis sa main sur sa tête. Ensuite le Messager salla l-Lahou alayhi wa sallam lui a dit
ce qui signifie :
« Celui qui a vu le cheveu du Prophète et a fait le tabarrouk avec, et ce, avec ou sans ha‘il –intermédiaire-,  il meurt sur la foi et il ne sera pas châtié ni la dans tombe, et ni dans l’au-delà« .
En
fait cette parole est la même que la parole du savant. Alors lui quand il a entendu du Messager cela, il s’est mis à réfléchir et il s’est dit : « où est-ce que j’ai entendu cette parole ? Alors il s’est rappelé de moi, il a dit : « je me suis rappelé de toi, tu nous as dit cette parole dans la leçon, tu nous as dit que le savant a dit ça et ça » il a dit:  » moi je me suis rappelé de toi mais je lui ai pas encore parlé, alors lorsque ça m’est venu à l’esprit ». Alors qu’est-ce que le Messager lui a dit, ce qui signifie: «  C’est moi qui ai dit cela au savant, et c’est cela sa conviction « . Alors j’ai raconté cela au savant, le savant a été très content il s’est mit à dire : « Allahou akbar Allahou akbar, enregistre-le, écris-le », alors je l’ai écrit et je lui ai donné.

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Conseil d’un homme à sa femme

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur février 26, 2010

Si tu veux vivre avec ton époux dans le bonheur et la joie, tu devrais d’abord faire preuve de piété à l’égard de Allah ^azza wa djal, c’est à dire que tu accomplisses les obligations et que tu évites les péchés. Pèse toujours tes paroles et tes actes avec la balance de la Loi. Prends pour compagnie les meilleurs, ceux qui te donnent de bons conseils et qui ne font pas preuve d’hypocrisie envers toi. Eloigne-toi de ceux qui se retournent contre toi, te font de la médisance, ou qui deviennent heureux lorsque tu te disputes avec ton mari ou s’il te divorce. Attache-toi à la piété à l’égard de Allah, et au bon comportement car c’est la base du bonheur. Rappelle toi la parole de Ach-Chafi^iyy : (مَنْ حَسُنَ ظنُّه طابَ عيشُه)ُ « Man haçouna dhannouhou taba ^aychouhou » Ce qui signifie « Celui qui ne pense pas du mal des gens, il vivra heureux ». Ne recherche pas les défauts de ton mari parce que Allah chargera qui trouvera les tiens et te dévoilera devant les gens. Remet en cause ton avis et priorise son avis sur le tien tant que son avis ne contredit pas la Loi de Allah. Pense du bien de lui, ne pense pas du mal de lui. Ne divulgue pas les intimités de ton mari. Ne le dévoile pas devant les gens, tu deviendras grande à ses yeux. Sinon tu y seras détestable. Rappelle-toi que voiler les intimités comporte une récompense quand tu as la certitude, alors que dire si tu n’es pas certaine. Abstiens-toi de crier chez lui, devant lui, face à sa famille et ses voisins. Essaie de te prendre en charge avec la sagesse et la patience. Car les cris électrifient l’état de la maison, et éloignent le mari de sa femme. Suffit-toi du peu de subsistance, remercie Allah pour les biens dans lesquels tu te trouves. Concernant les sujets du bas-monde, considère ceux qui ont moins que toi, et pas ceux qui ont plus que toi. Si ton état change de richesse à pauvreté, rappelle toi que la plupart des prophètes et des saints étaient pauvres, et que les pauvres entreront au paradis cinq cent ans avant les riches. Attache-toi à l’excellence de comportement, car cela remplit les maisons, et éloigne les malsaints. Ne nuis pas à ton mari, supporte sa nuisance, et patiente avec lui lors de l’épreuve et de la difficulté, tu deviendras éminente à ses yeux, et son amour grandira pour toi. Sois une aide pour lui, dans les moments difficiles, et ne sois pas une charge sur lui, Facilite lui les charges et ne les augmente pas à son égard. Garde-toi de considérer les choses qu’il fait et qui ne sont pas conformes à tes passions, et qui restent quand même licites dans la Loi, sans comporter de défauts, comme une manière de te faire du mal et de lui envenimer la vie suite à cela. Garde les sujets de ta maison entre toi et lui. Ne les diffuse pas parce que par la suite ce sera plus difficile à réparer. Remet en cause ton avis. Ne prend pas le parti de ton opinion sur la sienne. Rappelle-toi la parole de Allah, ﴿الرِّجَالُ قَوَّامُونَ عَلَى النِّسَاء﴾ « Ar-ridjalou qawwamouna ^ala n-niça’ » Obéis-lui dans l’obéissance à Allah, et désobéis-lui s’il désobéit à Allah. Garde-toi de renier les bienfaits de ton mari, du simple fait qu’il a agi en mal avec toi une fois ou plus ou si tu crois qu’il s’est mal comporté avec toi alors qu’il ne l’a pas fait. Car si tu renies son bienfait tu lui briseras le cœur, et tu deviendras maudite, Souviens-toi que renier le bienfait du mari est l’une des causes de l’entrée en enfer, Considère ses enfants et tes enfants comme quelque chose qui t’est confiée, qui est à ta charge. Alors respecte le droit de Allah sur ces enfants, surveille-les, guide-les. Eloigne les de ce qui les corrompt, de la compagnie des mauvais, des pervers. Habitue-les à la compagnie des bons, de ceux qui leur rappellent l’au-delà, et pas le bas monde. Enseigne-leur que la personne augmente en degré par la piété à l’égard de Allah, et le grand nombre d’obéissance, et non pas par la quantité d’argent et de pouvoir. Rappelle leur que le bas-monde est une résidence de passage, comme le chemin du voyageur, que ce n’est pas une résidence de séjour, que le temps passe vite, et que la personne ne sait pas quand est-ce qu’elle sera surprise par la mort, jeune ou âgée, et que ce qui lui sera utile dans sa tombe seront les actes de vertus. Garde-toi de faire entrer chez lui quelqu’un dont il n’aime pas la venue. Evite de dormir alors qu’il est en colère contre toi. Ne le prive pas de ton corps, sans excuses valables. Mets des vêtements qui lui plaisent, ordonne les choses comme il aime et pose les là où il veut. Embellis-toi toujours pour lui par des choses qu’il aime. Parfume-toi pour lui avec les parfums qu’il aime de sorte qu’il ne sente de toi que les belles odeurs. Et que ces yeux ne tombent pas sur quelque chose de laid chez toi. Respecte les horaires de sa nourriture, de son sommeil, et donne lui à manger les choses qu’il aime comme il le souhaite. Ne parle pas avec lui des choses qui le dérangent quand il mange ou s’il veut dormir. Rappelle-toi l’histoire de cette femme vertueuse, dont le fils est mort alors que son mari était absent. Et lorsqu’il est revenu, elle ne lui a pas appris la nouvelle. Elle lui a offert la nourriture, il a mangé, puis elle s’est proposée à lui, il a réalisé ce qu’un mari fait avec sa femme, puis elle lui a appris la mort de son fils. Il s’est plaint d’elle au messager de Allah, mais le messager de Allah a loué ce qu’elle avait fait et il ne l’a pas blâmée. Protège ses biens avec la bonne gestion et l’économie. Ne manifeste pas la joie devant lui s’il est chagriné, et ne manifeste pas le chagrin devant lui s’il est heureux. Et rappelle-toi la parole de cette femme à sa fille : (لن تنالِي منه ما تُريدين حتى تؤثري هواكِ على هواه ورضاهُ على رضَاكِ) ‘Tu n’obtiendras de lui ce que tu veux, que si tu préfères sa satisfaction sur ta propre satisfaction et ses passions sur les tiennes’. Ne sois pas de celles qui se plaignent beaucoup, qui gémissent, et patiente, tu augmenteras en beauté pour lui. Et si tu agis en bien avec lui, ne sois pas de ceux qui rappellent ses œuvres de bienfaits, de sorte que son cœur va te fuir. Ne sois pas de celles qui demandent beaucoup pour le charger de ce qu’il ne peut pas supporter. Rappelle-toi que ton mari a un droit plus éminent que tes parents et qu’il convient que tu sois devant lui comme si tu étais avec un roi. Evite de sortir de chez lui sans son autorisation. Il se peut qu’il t’autorise un jour et qu’un autre, il ne t’autorise pas. Ne prolonge pas ton absence de la maison sans nécessité. Ce qui est demandé de toi, c’est de rester le plus longtemps dans la maison, de t’en occuper ainsi que de ta famille. Garde-toi d’avoir un moment pout toi pour satisfaire tes passions. Occupe-toi des choses qui te concernent et délaisse ce qui ne te concerne pas. Délaisse les mauvaises pensées qui ne sont pas justifiées, et qui détruisent ton foyer. Entoure-toi de ceux qui te sont utiles dans la religion et éloigne-toi de ceux qui ne le sont pas, surtout ceux qui s’occupent de médisance et de provoquer des histoires. Ne parle pas à ton mari comme si tu étais un juge, suite à un simple doute ou une conjecture, sur quelque chose qui ne t’a pas plu. Cela entraîne de la répulsion. Ne cherche pas dans ses affaires sans son autorisation pour satisfaire tes passions, qui ne sont pas justifiées. Chose qui peut détruire ton foyer, sans que tu t’en aperçoives. Si tu accomplis ce qui est obligatoire sur toi, et que tu t’attaches à ce que je te dis, ta confiance te suffira pour t’éloigner de pareille chose. De pareils doutes, qui vont te pourrir la vie, détruire ton foyer, sinon tu ne te blâmeras que toi-même. La jalousie a détruit beaucoup de foyers. Et si chacun d’entre nous appliquait le hadith du Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, (مِنْ حُسنِ إسلامِ المرء تركُهُ ما لا يعنيه) Ce qui signifie : ‘ C’est une preuve de foi forte pour la personne qu’elle délaisse ce qui ne la concerne pas’, alors nous serions épargnés de beaucoup de problèmes. Ne dis pas que les épouses du Prophète éprouvaient elles-mêmes de la jalousie les une envers les autres, alors moi aussi, j’éprouve de la jalousie. Quel est ton degré par rapport aux femmes du Messager ? Et, où se situe ton mari par rapport au Messager de Allah ? Rappelle-toi très bien que ceci n’est pas une excuse pour que tu éprouves de la jalousie, qui t’entraîne à contredire la Loi. Parce que notre modèle est le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, et notre balance, c’est la Loi de Allah, rappelle-toi la parole de notre Maître ^Aliyy que Allah l’agrée, qui a dit : (ليسَ الحقُّ يُعرَفُ بالرجال ولكنَّ الرجالَ يُعرفونَ بالحق) ‘ Ce n’est pas, par les hommes que nous connaissons la vérité, mais les hommes se reconnaissent grâce à la vérité’. Profite de l’amour que ton mari éprouve pour toi, dans l’obéissance à Allah, et ne l’éloigne pas de toi, en faisant ce qu’il n’aime pas. Garde-toi de lui demander le divorce sans excuse valables car tu tombes dans un grand péché. Tu n’as pas d’excuse à demander le divorce parce que tu ressens de la répulsion de lui ou parce qu’il a épousé une autre, ou parce que tu es jalouse, ou parce qu’il ne satisfait pas trop tes besoins ou parce qu’il dort beaucoup, ou qu’il mange beaucoup, ou qu’il ne bouge pas beaucoup. Garde-toi, et pèse tes sujets par la balance de la Loi, et pas, par la balance des passions. Garde-toi, s’il te ramène une nourriture, ou un vêtement, ou ce qui est du même ordre, de t’en détourner. Si la nourriture n’est pas comme tu l’auras souhaitée, ou si le vêtement n’est pas comme celui que tu désires, ou si la voiture n’est pas comme celle que tu aimes. Soit tu manges et tu remercies, ou tu te tais et tu remercies Allah dans tous les cas. Remercie Allah pour la situation dans laquelle tu te trouves, et les bienfaits. Rappelle toi la parole du Prophète ^alayhi s-salam, (مَنْ لَم يشكرِ الناسَ لَم يشكر الله) ’ Man lam yachkouri n-nass lam yachkouri l-Lah’ Ce qui signifie, ‘ Celui qui ne remercie pas les gens, n’aura pas remercié complètement Allah. » Garde-toi de lui briser le cœur, alors qu’il t’a ramené quelque chose, dis lui Baraka l–lahou fik, wa jazaka ^anni koulla khayr, au lieu de dire ‘C’est quoi cette nourriture, il y a des choses meilleures’ ou ‘ c’est quoi ces vêtements, il y a des vêtements qui sont meilleurs’, ou ‘ c’est quoi cette voiture, il y a des voitures plus récentes’ ‘c’est quoi cet endroit où tu m’a ramené pour faire une promenade, il y a des endroits plus beaux’. Car si tu lui dis cela, ça lui brise le cœur, il va s’éloigner de toi, et rappelle-toi la parole de Allah : ﴿وَمَن يَتَّقِ اللهَ يَجْعَل لَّهُ مَخْرَجًا {2} وَيَرْزُقْهُ مِنْ حَيْثُ لا يَحْتَسِبُ﴾ ( wa man yattaqi l-Lahs yaj^al lahou makhraja wa yarzouqhou min haythou la yahtasib) Ce qui signifie ‘ Celui qui fait preuve de piété à l’égard de Allah, Il lui accorde des issues, et Il lui accorde une subsistance d’une voie à partir de laquelle il ne s’attendait pas’. Sois pour lui comme les meilleures des femmes, c’est-à-dire, celles qui lui plait au regard, qui lui obéit s’il ordonne et qui ne le contredit pas en elle-même par ce qu’il déteste. Sois une aide pour lui, et pas une aide contre lui. Protège ta personne durant son absence. Et protège ses biens. Ne parle pas à ton époux sur le ton de celui qui ordonne, parle-lui de la manière de celui qui supplie. Car, cela ne diminue pas ton degré, mais au contraire, il l’élève. Dis lui ‘ Si tu pouvais nous ramener telle et telle chose ?’, ‘Si tu pouvais nous emmener à tel en droit’, sans l’y contraindre, sans le menacer. Chère épouse, ne prends pas mes conseils comme si c’était un reniement de tes bienfaits, et ton mérite. Il n’en est pas ainsi. Mon épouse, si tu veux profiter de ce que je te dis comme il convient, relie-le deux jours avec méditation, et enseigne-le à d’autre, et Allah est Celui Qui guide vers le bien. Rappelle-toi toujours de peser tes affaires par la balance de la Loi, ne demande pas ce qui n’est pas à toi, ce que tu n’as pas à demander, comme des choses qui sont coûteuses, et ce qui est du même ordre. Apprends quels sont les droits de la femme et quels sont les droits du mari. Si tu agis en bien envers ton mari, alors fais-le par recherche de l’agrément de Allah, et non pas, par insincérité. Ne demande pas, par cela qu’il te fasse ton éloge. Ne demande pas l’éloge de sa mère ou de sa famille, Ne demande pas à la servante sans nécessité, tu rates ainsi les récompenses d’être au service de ton mari et de ta famille. Rappelle-toi la parole du Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, lorsqu’on a demandé qu’on lui donne une servante, parce qu’il était très fatigué, bien plus que de nos jours, dans les tâches ménagères, le Prophète leur a dit : (ألا أدلّكما على ما هو خيرٌ لكما مِن خادم إذا أخذتما مضاجِعكُما فسبحا ثلاثًا وثلاثين واحمَدا ثلاثًا وثلاثين وكبّرا أربعًا وثلاثين فهو خيرٌ لكما من خادم) Ce qui signifie ‘ Voulez vous que je vous indique ce qui est encore mieux qu’un serviteur ? quand vous allez pour vous endormir, alors dites ‘soubhana l-lah 33 fois, al hamdou li l-Lah 33 fois, Allahou ‘akbar, 34 fois, ceci est mieux pour vous qu’un serviteur’. Peut-être que grâce au secret de ce dhikr, Allah t’accorde une forte ardeur, et une grande force pour le service. Rappelle-toi la parole de Allah ta^ala : ﴿إِنْ أَحْسَنتُمْ أَحْسَنتُمْ لأَنفُسِكُمْ وَإِنْ أَسَأْتُمْ فَلَهَا{7}﴾ Qui signifie, ‘ Si vous agissez en bien, ce sera pour votre propre personne, et si vous agissez en mal, ce sera contre votre personne’ Lorsque ton mari souhaite avoir un rapport avec toi ou ce qui est du même ordre, ne repousse pas à plus tard, ainsi ne lui réponds pas que tu arrives au point qu’il s’endorme tellement il t’aura attendue. Tu auras alors commis un grand péché et ce, du fait de ne pas avoir répondu à sa demande. Si ton âme ainsi que ta famille s’habituent à se suffire de peu de subsistance et à être économe, tu vivras heureuse. En effet, l’attachement à l’aisance ou au luxe comporte le risque de ne plus être capable de supporter ou d’envisager un autre état. Au point de refuser l’aumône à tes frères, voire de te diriger vers l’interdit par crainte de te retrouver dans une situation moins confortable. Le tana^^oum est déconseillé, il ne comporte pas de bien. Le délaisser relève du caractère des Prophètes et des vertueux. Ce sont eux les plus ascètes parmi les gens. Qu’ils soient pauvres ou riches, ils dépensent leurs biens dans l’obéissance à Allah et non dans le plaisir de leurs âmes. Efforce-toi à considérer la façon dont tu agis avec lui comme étant peu par rapport à sa façon d’agir envers toi, et il est le plus éminent des gens ayant des droits sur toi. Garde-toi de lever la voix sur tes enfants, de les insulter, voire même de les frapper injustement. Et abstiens-toi également de tels comportements à l’égard de ta servante musulmane, car il se pourrait qu’elle soit meilleure que toi selon le jugement de Allah. Si telle a été ta conduite, fais le repentir, regrette, et n’éprouve pas de gêne à lui demander qu’elle te pardonne. Mon épouse, tout comme je t’ai ordonné de délaisser les interdits, je te demande d’abandonner également les choses déconseillées. Sépare-toi de la cigarette, ainsi que de tout ce qui a une mauvaise odeur et qui incommode ton mari, et qui plus est, occasionne une dépense inutile ; et c’est une cause de maladie pour beaucoup de personnes. Mais les cœurs sont épanouis par l’évocation de Allah et en accomplissant l’obéissance. Mon épouse, ne laisse pas le superflu te placer dans une situation où tu croulerais sous les dettes. Sois comme dans le proverbe ‘Tu tends tes pieds à la limite de ton tapis’. Au cas où tu ne pourrais te détacher du superflu, alors tâche de ne pas l’exposer devant tes enfants de peur qu’ils ne prennent exemple sur toi. Sois un exemple de bien et sois profitable pour eux. Si tu humilies ton mari devant eux, ils t’humilieront par la suite. Ils ne te respecteront pas. Alors rappelle-toi les conséquences que pourraient engendrer ton attitude. Soit également vigilante quant à ce que tes enfants regardent à la télévision ou sur internet car il y a de nombreuses choses inutiles et dangereuses. Habitue-les à réciter le Qour’an plutôt que regarder la télé et ne regarde pas toi-même la télé à tout moment de la journée car ils vont te suivre en cela. Reste perméable au conseil et accueille la vérité en toute circonstance même si tu es en colère. Quand ton mari te donne un conseil en public, accepte-le même si cela est difficile pour ton âme. Ne discrédite pas l’avis de ton mari, ne l’humilie pas, surtout en public, choisis le moment opportun pour lui donner le conseil, afin qu’il adhère plus facilement. Evite de le perturber durant sa prière en criant, ou en faisant toutes choses susceptibles de le déranger car tu n’en es pas autorisée, alors prends garde. Mon épouse je te donne le conseil conformément a la parole du Prophète ^alayhi s-salatou wa s-salam : (الدينُ النصيحة) (‘ad-dinou n-nasihah). Alors accepte mon conseil, et ne sois pas attristée, et demande des comptes à ton âme avant d’être jugée et Allah est Celui Qui accorde la réussite pour le bien.

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Ayah et hadith pour l’incitation à apprendre la Science de la Religion Rassemblées par An-Nawawiyy dans son livre Riyadou s-Salihin

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur février 26, 2010

Allah ta^ala dit : [وقُل رَبِّ زِدْنِي عِلْمًا] [sourat  Taha / 114] ce qui signifie : « Dis : Seigneur, augmente mes connaissances« .

Et Il dit ta^ala  : [قُلْ هَلْ يَسْتَوِي الَّذِينَ يَعْلَمُونَ وَالَّذِينَ لاَ يَعْلَمُونَ [sourat  AzZoumar / 9] ce qui signifie : « Dis : sont-ils équivalents ceux qui savent et ceux qui ne savent pas ? !« .

Et Il dit ta^ala : [يَرفَعِ اللهُ الّذِينَ ءَامَنُوا مِنكُمْ وَالّذِينَ أُوتُوا العِلْمَ دَرَجَات] [sourat  Al-Moujadalah / 11] ce qui signifie : « Allah élève en degré ceux d’entre vous qui ont cru et qui ont acquis la connaissance« .

Et Il dit ta^ala : [إِنَّمَا يَخْشَى اللهَ مِنْ عِبَادِهِ العُلَمَاءُ] [sourat  Fatir / 28] ce qui signifie : « Ceux qui craignent le plus Allah parmi Ses esclaves, ce sont les savants« .

1374 – D’après Mou^awiyah : Le Messager de Allah e a dit :

((مَنْ يُرِدِ اللهُ بِهِ خَيْرًا يُفَقِّهْهُ فِي الدِين))

 [rapporté par accord] ce qui signifie : « Celui pour qui Allah veut le bien, Il fait qu’il apprend la science de la religion« .

1375 – D’après Ibnou Mas^oud, que Allah l’agrée, il a dit : Le Messager de Allah e a dit :

((لا حَسَدَ إِلاّ فِي اثْنَتَيْنِ : رَجُلٌ آتَاهُ اللهُ مَالاً فَسَلَّطَهُ عَلَى هَلَكَتِهِ فِي الحَقِّ ، وَرَجُلٌ آتَاهُ اللهُ الحِكْمَةَ فَهُوَ يَقْضِي بِهَا وَيُعَلِّمُهَا))

[rapporté par accord] ce qui signifie : « On n’éprouve [légitimement] de la ghibtah –souhaiter la même chose pour soi– qu’envers deux personnes : un homme à qui Allah accorde un bien qu’Il donne à ceux qui l’utilisent dans le bien, et un homme à qui Allah accorde une sagesse grâce à laquelle il juge entre les gens et qu’il enseigne« .

1376 – D’après Abou Mouça, que Allah l’agrée, il a dit : Le Prophète e a dit :

((مثَلُ مَا بَعَثَني اللهُ مِنَ الهُدَى وَالعِلمِ كَمَثَلِ غَيْثٍ أَصَابَ أَرْضاً ، فَكَانَتْ مِنْهَا طَائفةٌ طَيِّبَةٌ قَبِلَتِ الماءَ فَأَنْبَتَت الْكَلأََ ، وَالعُشْبَ الكَثِيرَ ، وَكَانَ مِنْهَا أَجَادِبُ أَمْسَكَتِ الماءَ ، فَنَفَعَ اللهُ بِهَا النَّاسَ ، فَشَرِبُوا مِنْهَا وَسَقَوا وَزَرَعُوا ، وَأَصَابَ طَائِفَةٌ مِنْهَا أُخْرَى إِنَّمَا هِيَ قِيعَانٌ ، لاَ تُمْسِكُ مَاءً ، وَلاَ تُنْبِتُ كَلأَ ، فَذَلِكَ مَثَلُ مَنْ فَقُهَ فِي دِينِ اللهِ ، وَنَفَعَهُ مَا بَعَثَنِي اللهُ بِهِ وَعَلَّمَ ، وَمَثَلُ مَنْ لَمْ يَرْفَعْ بِذَلِكَ رَأْساً ، وَلَمْ يَقْبَلْ هُدَى اللهِ الَّذِي أُرْسِلْتُ بِهِ))

[rapporté par accord] ce qui signifie : « La bonne guidée et la science avec lesquelles Allah m’a envoyé sont à l’exemple d’une pluie qui est tombée sur un terrain ; de ce terrain une bonne partie a accepté l’eau, a fait pousser le pâturage et beaucoup d’herbe. De ce terrain des zones arides ont retenu l’eau, et Allah en a fait profiter les gens. Ils en ont bu, ont arrosé et semé. Une autre partie de la pluie a aussi atteint un terrain qui ne retient pas d’eau et ne fait pas pousser de pâturage. Ceci est à l’exemple de celui qui a eu de la science dans la religion agréée par Allah et à qui a profité ce par quoi Allah m’a envoyé et a enseigné. Cela est semblable à celui qui n’en a pas profité et qui n’a pas accepté la bonne guidée de Allah avec laquelle j’ai été envoyé« .

1377 – D’après Sahl Ibnou Sa^d, que Allah l’agrée, le Prophète e a dit à ^Aliyy, que Allah l’agrée :

((فَوَاللهِ : لأَن يَهْدِي اللهُ بِكَ رَجُلاً وَاحِدًا خَيْرٌ لَكَ مِنْ حُمْرِ النَعَمِ))

[rapporté par accord] ce qui signifie : « Par Allah, si Allah guide par toi un seul homme, c’est mieux pour toi que les plus chers des chameaux –qui compte parmi le plus précieux des biens chez les arabes–« .

1378 – Il a été rapporté d’après ^Abdou l-Lah Ibnou ^Amr Ibni l-^As, que Allah  l’agrée, que le Prophète e a dit :

((بَلِّغُوا عَنِّي وَلَوْ آيَةً ، وَحَدِّثُوا عَنْ بَنِي إسْرَائِيل وَلا حَرَجَ ، وَمَنْ كَذَبَ عَلَيَّ مُتَعَمِّدًا فَلْيَتَبَوَّأْ مَقْعَدَهُ مِنَ النَّارِ))

[rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : « Transmettez de moi même une ‘ayah, et parlez des fils de Israil sans retenue. Celui qui m’attribue des paroles mensongèrement qu’il se prépare à prendre sa place en enfer« .

1379 – D’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, le Messager de Allah e a dit :

((وَمَنْ سَلَكَ طَرِيقًا يَلْتَمِسُ فِيهِ عِلْمًا ، سَهَّلَ اللهُ لَهُ بِهِ طَرِيقًا أِلَى الجَنَّةِ))

[rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « Celui qui prend une voie dans laquelle il cherche à acquérir une science, Allah lui facilite grâce à elle une voie pour le paradis« .

1380 – D’après lui également, le Messager de Allah e a dit :

((مَنْ دَعَا إِلَى هُدًى كَانَ لَهُ مِنَ الأَجْرِ مِثْلُ أُجُورِ مَنْ تَبِعَهُ لا يُنْقِصُ ذَلِكَ مِنْ أُجُورِهِم شَيْئاً))

[rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « Celui qui appelle à une bonne guidée, il aura en récompense l’équivalent des récompenses de ceux qui l’ont suivi. Cela ne diminuera en rien de leurs récompenses« .

1381 – D’après lui, il a dit : Le Messager de Allah e a dit :

((إِذَا مَاتَ ابْنُ آدَمَ انْقَطَعَ عَمَلُهُ إِلاّ مِنْ ثَلاثٍ : صَدَقَةٍ جَارِيَةٍ ، أَوْ عِلْمٍ يُنْتَفَعُ بِهِ ، أَوْ وَلَدٍ صَالِحٍ يَدْعُو لَهُ))

[rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « Quand l’homme meurt, ses actes ne lui rapportent plus de récompenses sauf trois : une aumône qui court, une connaissance dont on tire profit ou un enfant vertueux qui fait des invocations pour lui« .

1382 – D’après lui, il a dit : J’ai entendu le Messager de Allah e dire :

((الدُّنْيَا مَلْعُونَةٌ ، مَلْعُونٌ مَا فِيهَا ، إِلاَّ ذِكْرَ اللهِ تَعَالَى ، وَمَا وَالاَهُ ، وَعَالِمًا ، أَوْ مُتَعَلِّمًا))

[rapporté par At-Tirmidhiyy qui a dit : c’est un hadith fiable] ce qui signifie : « Le bas-monde n’a pas grande valeur, de même que tout ce qui s’y fait n’a pas grande valeur, excepté l’évocation de Allah, ce qui est fait dans Son obéissance, un savant ou quelqu’un qui apprend« .

1383 – D’après ‘Anas, que Allah l’agrée, le Messager de Allah e a dit :

((مَنْ خَرَجَ فِي طَلَبِ العِلْمِ ، فَهُوَ فِي سَبِيلِ اللهِ حَتَّى يَرْجِعَ))

[rapporté par At-Tirmidhiyy qui a dit : c’est un hadith fiable] ce qui signifie : « Celui qui sort pour rechercher la science, il est fi sabili l-Lah –dans la voie que Allah agrée– jusqu’à ce qu’il revienne« .

1384 – D’après Abou Sa^id Al-Khoudriyy, que Allah l’agrée, d’après le Messager de Allah e qu’il a dit :

((لَنْ يَشْبَعَ مُؤْمِنٌ مِنْ خَيْرٍ حَتَّى يَكُونَ مَنْتَهَاهُ الجَنَّة))

[rapporté par At-Tirmidhiyy et il a dit : c’est un hadith fiable] ce qui signifie : « Un croyant ne se lasse pas d’un bien [qu’il entend] jusqu’à ce qu’il parvienne au paradis« .

1385 – D’après Abou ‘Oumamah, que Allah l’agrée, le Messager de Allah e a dit :

((فَضْلُ العَالِمِ عَلَى العَابِدِ كَفَضْلِي عَلَى أَدْنَاكُم))

ce qui signifie : « Le mérite du savant sur celui qui s’adonne uniquement aux actes d’adoration est semblable à mon mérite sur le plus bas en degré d’entre vous« . Puis le Messager de Allah e a dit :

((إِنَّ اللهَ وَمَلاَئِكَتَهُ وَأَهْلَ السَمَوَاتِ وَالأَرْضِ حَتَّى النَّمْلَةَ فِي جُحْرِهَا وَحَتَّى الحُوتَ لَيُصَلُّونَ عَلَى مُعَلِّمِي النَّاسِ الخَيْرَ))

[rapporté par At-Tirmidhiyy et il a dit c’est un hadith fiable] ce qui signifie : « Certes, Allah honore et élève en degré, et Ses anges, les habitants des cieux et de la terre, jusqu’à la fourmi dans son trou et même les poissons font des invocations en faveur de ceux qui enseignent aux gens le bien« .

1386 – D’après Abou d-Darda, que Allah l’agrée, il a dit : J’ai entendu le Messager de Allah e dire :

((مَنْ سَلَكَ طَرِيقاً يَبْتَغِي فِيهِ عِلْماً سَهَّلَ اللهُ لَهُ طَرِيقاً إِلى الْجَنَّة ، وَإِنَّ المَلاَئِكَةَ لَتَضَعُ أَجْنِحَتَهَا لِطَالِبِ الْعِلْمِ رِضىً بِمَا يَصْنَعُ ، وَإِنَّ الْعَالِمَ لَيَسْتَغْفِرُ لَهُ مَنْ فِي السَّمَوَاتِ وَمَنْ فِي الأَرْضِ حَتَّى الْحِيتَانُ فِي الْمَاءِ ، وَفَضْلُ الْعَالِمِ عَلَى الْعَابِدِ كَفَضْلِ الْقَمَرِ عَلَى سَائِرِ الْكَوَاكِبِ ، وَإِنَّ الْعُلَمَاءَ وَرَثَةُ الأَنْبِيَاءِ وَإِنَّ الأَنَبِيَاءَ لِمْ يُوَرِّثُوا دِينَاراً وَلاَ دِرْهَماً وَإِنَّمَا وَرَّثُوا الْعِلْمَ . فَمَنْ أَخَذَهُ أَخَذَ بِحَظٍّ وَافِرٍ))

[rapporté par Abou Dawoud et At-Tirmidhiyy] ce qui signifie : « Celui qui prend une voie dans laquelle il recherche une science, Allah lui facilite grâce à elle une voie pour le paradis. Certes les anges baissent leurs ailes pour celui qui apprend la science de la religion par satisfaction pour ce qu’il fait. Certes ceux qui sont dans les cieux et dans la terre, et même les poissons dans l’eau, demandent à Allah le pardon pour le savant. Le mérite du savant sur celui qui s’adonne uniquement aux actes d’adoration est semblable au mérite de la lune sur le reste des astres. Les savants sont les héritiers des prophètes. Les prophètes n’ont laissé en héritage ni dinar ni dirham mais ils ont laissé en héritage la science. Celui qui en a pris quelque chose a reçu une grande part« . 

1387 – D’après Ibnou Mas^oud, que Allah l’agrée, il a dit : J’ai entendu le Messager de Allah e dire :

((نَضَّرَ اللهُ امْرَءاً سَمِعَ مِنَّا شَيْئاً ، فَبَلَّغَهُ كَمَا سَمِعَهُ ، فَرُبَّ مُبَلَّغٍ أَوْعَى مِنْ سَامِعٍ))

[rapporté par At-Tirmidhiyy et il a dit c’est un hadith haçan fiable, sahih sûr] ce qui signifie : « Que Allah accorde un beau visage et beaucoup de bien à quelqu’un qui a entendu quelque chose de nous, puis l’a transmise comme il l’a entendue. Il y a certains à qui l’on transmet la parole et qui en ont plus de compréhension que ceux qui l’ont entendue à la source« .

1388 – D’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, il a dit : Le Messager de Allah e a dit :

((مَنْ سُئِلَ عَنْ عِلْمٍ فَكَتَمَهُ ، أُلْجِمَ يَوْمَ القِيَامَةِ بِلِجَامٍ مِن نَارِ))

[rapporté par Abou Dawoud et At-Tirmidhiyy qui a dit c’est un hadith haçan fiable] ce qui signifie : « Celui qui a été interrogé au sujet d’une science et qui l’a tue, sera muni au jour du jugement d’un mors de feu« .

1389 – D’après lui, il a dit : le Messager de Allah e a dit :

((مَنْ تَعَلَّمَ عِلْماً مِمَّا يُبْتَغَى بِهِ وَجْهُ اللهِ عَزَّ وَجَلَّ لا يَتَعَلَّمُهُ إِلاَّ لِيُصِيبَ بِهِ شَيْئاً مِنَ الدُّنْيَا لَمْ يَجِدْ عَرْفَ الجَنَّةِ يَوْمَ القِيَامَةِ))

[rapporté par Abou Dawoud avec une chaîne de transmission sûre] ce qui signifie : « Celui qui apprend une science par laquelle on recherche l’agrément de Allah ^azza wa jall mais ne l’apprend que pour obtenir grâce à elle quelque chose de ce bas-monde ne sentira pas l’odeur du paradis au jour du jugement« .

1390 – Il a été rapporté d’après ^Abdou l-Lah Ibnou ^Amr Ibni l-^As, que Allah l’agrée, qu’il a dit : J’ai entendu le Messager de Allah e dire :

((إِنَّ اللهَ لا يَقْبِضُ العِلْمَ انْتِزَاعاً يَنْتَزِعُهُ مِنَ النَّاسِ ، وَلَكِنْ يَقْبِضُ العِلْمَ بِقَبْضِ العُلَمَاءِ حَتَّى إِذا لَمْ يُبْقِ عَالِماً ، اتَّخَذَ النّاَسُ رُؤُوساً جُهَّالاً ، فَسُئِلُوا ، فَأَفْتُوْا بِغَيْرِ عِلْمٍ ، فَضَلُّوا وَأَضَلُّوا))

[rapporté par accord] ce qui signifie : « Certes Allah ne retire pas la science en l’arrachant des gens. Allah retire la science en faisant mourir les savants, à tel point que lorsqu’il ne restera plus aucun savant, les gens prendront des chefs ignorants à qui on posera des questions. Ils donneront alors des avis de jurisprudence sans science. Ils s’égareront et ils égareront autrui« .    

Mon frère musulman :

Assistez aux assemblées de la science de la religion et plus particulièrement les assemblées de la science indispensable de la religion, cette part de la science qu’il n’est pas permis à aucune personne responsable d’ignorer, en demandant à Allah ta^ala qu’Il nous fasse tous parvenir à ce à quoi nous aspirons comme bien.

La plus importante des sciences, c’est la science de la croyance par laquelle le musulman connaît les attributs de Allah, les attributs des prophètes et les choses qui font sortir de l’Islam. Ainsi, Allah n’a pas de ressemblance avec Ses créatures, Il existe sans comment et sans endroit. Il ne change pas et n’habite pas le ciel puisque c’est Lui Qui l’a créé et qu’avant l’existence du ciel et du Trône et de toutes les créatures, Allah existe sans ces créatures et qu’après leur création Allah existe comme Il est de toute éternité : sans endroit.

Il est important de savoir aussi que toute croyance, tout acte et toute parole qui indique une moquerie ou un dédain à l’égard de Allah ou de Ses anges ou de Ses prophètes ou d’un des signes de la religion, cela fait sortir de l’Islam.

Pour revenir à l’Islam, celui qui en est sorti –l’apostat– doit faire comme le mécréant qui veut entrer pour la première fois dans l’Islam : il prononce les deux témoignages : il n’est de dieu que Dieu MouhammadAbou l-Gacim– est le messager de Dieu (ach-hadou an la ilaha il-la l-Lah wa ach-hadou anna Mouhammadan raçoulou l-Lah).

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La confirmation que le Tawassoul –la supplication par le degré– par les prophètes et les saints est permis, et que ce n’est pas une forme d’association (chirk)

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur février 26, 2010

Sache qu’il n’y a pas de preuve véritable qui indique qu’il n’est pas permis de faire le tawassoul –la supplication par le degré– par les prophètes et les saints, aussi bien en leur absence qu’après leur mort, sous prétexte que cela serait une adoration d’autre que Allah. En effet, le simple fait d’appeler (nida) un vivant ou un mort ne constitue pas une adoration d’autre que Allah, ni le simple fait de glorifier (ta^dhim) ou de faire al-istighathah –la recherche du renfort– par autre que Allah. De même, le simple fait de visiter la tombe d’un saint pour le tabarrouk –la recherche des bénédictions– ne constitue pas une adoration d’autre que Allah. De même, le simple fait de demander ce qu’il n’est pas habituel de demander aux gens ne constitue pas une adoration d’autre que Allah. De même, la formule de al-isti^anah –demande d’aide– à autre que Allah ta^ala ne constitue pas une adoration d’autre que Allah. C’est-à-dire que tout cela n’est pas du chirk –le fait d’attribuer des associés à Allah–, car la définition de l’adoration (al-^ibadah) selon les spécialistes de la langue ne s’applique pas à tout cela. Pour eux, l’adoration (al-^ibadah) est l’obéissance avec la soumission (at-ta^ah ma^a l-khoudou^).

1 – Quelle est la signification de l’adoration (al-^ibadah) selon les spécialistes de la langue ?

L’adoration selon les spécialistes de la langue est l’obéissance avec la soumission (atta^ah ma^a l-khoudou^). Al-‘Azhariyy qui est l’un des grands spécialistes de la langue a dit dans le livre Tahdhibou l-Loughah en rapportant la parole de AzZajjaj qui est un des plus réputés d’entre eux : L’adoration (al-^ibadah) dans la langue arabe est l’obéissance avec la soumission (atta^ah ma^a l-khoudou^). Al-Farra a dit la même chose, tout comme cela a figuré dans Liçanou l-^Arab de Ibnou Mandhour. D’autres ont dit : La limite de la crainte et de la soumission (aqsa ghayati l-khouchou^i wa l-khoudou^). D’autres ont dit : c’est la limite de l’humilité (nihayatou t-tadhalloul), tout comme cela est compris de la parole de l’auteur de Charhou l-Qamous de Mourtada AzZabidiyy, le dernier des spécialistes de la langue. C’est cela qui est correct selon la langue (loughatan) et selon ce sur quoi se sont entendus et ce qu’ont convenu les gens (l’usage) –^ourf––.

2 – Quelle est la preuve que la simple humilité n’est pas une adoration d’autre que Allah ?

La simple humilité n’est pas une adoration d’autre que Allah, sinon tous ceux qui font preuve d’humilité devant les rois et les personnalités seraient mécréants ! Il a par ailleurs été confirmé que Mou^adh Ibnou Jabal, lorsqu’il était revenu de Ach-Cham –l’actuel Liban, Syrie, Palestine et Jordanie– s’était prosterné pour le Messager de Allah. Le Messager lui avait alors dit : (مَا هَذَا) (ma hadha ?) ce qui signifie : « Qu’est-ce que tu fais là ? » Il a répondu : « Ô Messager de Allah, j’ai vu les gens de Ach-Cham se prosterner pour leurs guides alors que toi tu mérites plus que l’on se prosterne pour toi ». Il lui a alors dit :

لا تَفْعَلْ، لَو كُنْتُ ءامرُ أَحدًا أَن يَسْجُدَ لأحَدٍ لأمَرتُ المَرأةَ أنْ تسْجُدَ لِزَوْجِها

(la taf^al. Law kountou ‘amourou ahadan ‘an yasjouda li’ahadin la’amartou l-mar’ata ‘an tasjouda lizawjiha)

[rapporté par Ibnou Hibban, Ibnou Majah et d’autres] ce qui signifie : « Ne fais plus cela. Si j’avais à ordonner à quelqu’un de se prosterner pour quelqu’un d’autre, j’aurai ordonné à la femme de se prosterner pour son époux ».

Le Messager de Allah r n’a pas déclaré Mou^adh mécréant. Il ne lui a pas dit : tu es devenu associateur (mouchrik) bien que sa prosternation pour le Prophète constituaît une grande forme d’humilité.

3 – Qu’est-ce que le tawassoul ?

Le tawassoul est demander à Allah  l’obtention d’un profit ou l’empêchement d’une nuisance et ce, par la mention du nom d’un prophète ou d’un saint, par honneur pour celui par lequel le tawassoul est fait.

4 – Quelle est la signification de Sa parole ta^ala : )وابتغوا إليه الوسيلة( (wa btaghou ‘ilayhi l-wacilah) ?

Allah ta^ala dit :

)وابتغوا إليه الوسيلة(

(wa btaghou ‘ilayhi l-wacilah)

[sourat Al-Ma’idah] ce qui signifie : « Recherchez les causes pour avoir Son agrément ». C’est-à-dire tout ce qui vous rapproche de l’agrément de Allah, faites-le. C’est-à-dire ces causes. Prenez par les causes, Nous vous accorderons les effets. Nous vous réaliserons vos demandes grâce à ces causes. Cependant, Allah est tout-puissant à les réaliser même sans ces causes.

5 – Pourquoi disons-nous : (Allahoumma ‘inni ‘as’alouka bijahi Raçouli l-Lah) ou (bihourmati Raçouli l-Lah) (‘an taqdiya hajati wa toufarrija kourbati) « Ô Allah, je Te demande par le degré du Messager de Allah ou par le caractère sacré du Messager de Allah de me faciliter mon affaire et de me délivrer de mon tourment » ?

Allah soubhanahou wa ta^ala a fait que parmi les causes qui nous facilitent la réalisation de nos demandes, il y a le tawassoul par les prophètes et les saints, durant leur vie et après leur mort. Ainsi, nous demandons à Allah par leur degré, espérant par cela la réalisation de nos demandes. Nous disons alors : (Allahoumma ‘inni ‘as’alouka bijahi Raçouli l-Lah) ou (bihourmati Raçouli l-Lah) (‘an taqdiya hajati wa toufarrija kourbati) « Ô Allah, je Te demande par le degré du Messager de Allah ou par le caractère sacré du Messager de Allah de me faciliter mon affaire et de me délivrer de mon tourment » ou encore : (Allahoumma bijahi ^Abdi l-Qadir Al-Jilaniyy) « Ô Allah, je Te demande par le degré de ^Abdou l-Qadir Al-Jilaniyy » ou ce qui est de cet ordre. Cela est permis. Ce ne sont que les wahhabites qui ont interdit cela. Ils se sont ainsi singularisés de Ahlou s-Sounnah.

6 – Quelle est la signification de la parole de Allah ta^ala : (إيَّاك نعبُدُ) (‘iyyaka na^boudou) ?

L’Imam des spécialistes de la langue qui ont composé dans la langue des arabes, Al-Farra a dit : l’adoration (al-^ibadah) c’est l’obéissance avec la soumission (atta^ah ma^a l-khoudou^). C’est ainsi qu’ils ont expliqué la parole de Allah ta^ala : (إيَّاك نعبُدُ) (‘iyyaka na^boudou). Cela signifie : Nous T’obéissons de l’obéissance avec la soumission. La soumission signifie l’humilité (at-tadhalloul).

7 – Cite une preuve du caractère permis du tawassoul.

Parmi les preuves du caractère permis du tawassoul, il y a le hadith rapporté par AtTabaraniyy et qu’il a jugé sûr (sahih). Il y a été rapporté que le Messager r a enseigné à l’homme aveugle de faire le tawassoul par lui r. L’homme est alors parti faire le tawassoul par le Prophète en son absence. Il est par la suite revenu à l’assemblée du Prophète en ayant recouvert la vue. Parmi les paroles que le Messager de Allah lui a apprises de dire, il y a :

اللهم إني أسألكَ وأتوجَّهُ إليك بنبيّكَ محمَّدٍ نبيّ الرّحمةِ يا محمَّدُ إنّي أتوجَّهُ بكَ إلى ربّي في حاجتي (ويسمّي حاجته) لِتُقضَى لي

(Allahoumma ‘inni ‘as’alouka wa ‘atawajjahou ‘ilayka binabiyyika Mouhammadin nabiyyi r-rahmah. Ya Mouhammad ‘inni ‘atawajjahou bika ‘ila Rabbi fi hajati –il la cite– litouqda li)

ce qui signifie : « Ô Allah, je Te demande et je m’adresse à Toi par Ton prophète Mouhammad le prophète de la miséricorde. Ô Mouhammad, je m’adresse par toi à mon Seigneur pour que mon affaire –il la cite– me soit réglée ».

8 – Quel est le hadith qui indique le caractère permis de faire le tawassoul par autre que celui qui est vivant et présent ?

Faire le tawassoul par les prophètes et les saints est permis en leur présence et en leur absence. Les appeler est permis en leur absence et en leur présence, tout comme l’indique les preuves selon la Loi.

Parmi les preuves du caractère permis du tawassoul, il y a le hadith rapporté par AtTabaraniyy et qu’il a jugé sûr (sahih). Il y a été rapporté que le Messager r a enseigné à l’homme aveugle de faire le tawassoul par lui r. L’homme est alors parti faire le tawassoul par le Prophète en son absence. Il est par la suite revenu à l’assemblée du Prophète en ayant recouvert la vue. Parmi les paroles que le Messager de Allah lui a apprises de dire, il y a :

اللهم إني أسألكَ وأتوجَّهُ إليك بنبيّكَ محمَّدٍ نبيّ الرّحمةِ يا محمَّدُ إنّي أتوجَّهُ بكَ إلى ربّي في حاجتي (ويسمّي حاجته) لِتُقضَى لي

(Allahoumma ‘inni ‘as’alouka wa ‘atawajjahou ‘ilayka binabiyyika Mouhammadin nabiyyi r-rahmah. Ya Mouhammad ‘inni ‘atawajjahou bika ‘ila Rabbi fi hajati –il la cite– litouqda li)

ce qui signifie : « Ô Allah, je Te demande et je m’adresse à Toi par Ton prophète Mouhammad le prophète de la miséricorde. Ô Mouhammad, je m’adresse par toi à mon Seigneur pour que mon affaire –il la cite– me soit réglée ».

Par ce hadith, la prétention des wahhabites qu’il ne serait pas permis de faire le tawassoul sauf par celui qui est vivant et présent est donc caduque et infondée. En effet, cet homme aveugle n’était pas présent dans l’assemblée du Prophète lorsqu’il avait fait le tawassoul par le Messager de Allah. La preuve en est que celui qui a rapporté le hadith, à savoir ^Outhman Ibnou Hounayf avait dit dans ce qu’il a rapporté du hadith de l’homme aveugle :

فوالله ما تفرَّقنا ولا طَالَ بنا المجلسُ حتى دَخَلَ علينا الرجلُ وقد أَبصَر

(fawa l-Lahi ma tafarraqna wa la tala bina l-majliçou hatta dakhala ^alayna r-rajoulou wa qad absar)

ce qui signifie : « Par Allah, nous ne nous étions pas séparés et l’assemblée n’avait pas duré longtemps avant que l’homme ne revienne à nous en ayant recouvert la vue ».

Par sa parole (hatta dakhala ^alayna) – avant que l’homme ne revienne à nous –, nous avons su que cet homme n’était pas présent dans l’assemblée lorsqu’il avait fait le tawassoul par le Messager de Allah.

9 – Quelle est la preuve du caractère permis de faire le tawassoul par le Messager de Allah après sa mort ?

Pour ce qui est du caractère permis du tawassoul par le Messager de Allah après sa mort, il est déduit également du hadith de ^Outhman Ibnou Hounayf, rapporté par AtTabaraniyy et qu’il a jugé sahih –sûr–. Dans ce hadith, il a enseigné à un homme qui voulait rencontrer notre maître ^Outhman Ibnou ^Affan lorsqu’il était Calife, afin qu’il lui règle une affaire. Il n’avait pas pu le rencontrer jusqu’à ce qu’il ait récité cette invocation. C’est alors que la rencontre a pu avoir lieu rapidement et notre maître ^Outhman Ibnou ^Affan lui a réglé son affaire.

10 – Quelle est la preuve du caractère permis de visiter les tombes des prophètes et des saints et l’infondé de la prétention de Ibnou Taymiyah que ce serait une visite associatrice ?

Ceux-là qui déclarent mécréant la personne du simple fait qu’elle a eu pour destination la tombe du Messager ou d’un saint, pour le tabarrouk –la recherche des bénédictions–, ceux-là ont ignoré la signification de l’adoration (^ibadah). Ils ont contredit la croyance qu’ont les musulmans. Les musulmans, qu’ils fassent partie du Salaf ou du Khalaf, ont depuis toujours visité la tombe du Prophète. Le sens de la visite n’est pas que le Messager leur créerait la bénédiction ! Mais le sens en est qu’ils espèrent que Allah leur crée la bénédiction (barakah) grâce à leur visite de sa tombe. La preuve pour cela est ce qu’a rapporté Al-Bayhaqiyy avec une chaîne de transmission sûre, d’après Malikou d-Dar –le Responsable du Trésor–, qui était le responsable du Trésor auprès de ^Oumar : les gens ont été atteints de famine. Pendant neuf mois, durant le califat de ^Oumar, la pluie ne tombait plus. Un compagnon était alors parti auprès de la tombe du Prophète r. Il a dit : (Ya Raçoula l-Lah, istasqi li’oummatika fa’innahoum qad halakou) ce qui signifie : « Ô Messager de Allah, demande la pluie pour ta communauté, ils ont eu beaucoup de dégats ». L’homme a alors vu le Messager de Allah lui parler dans le rêve. Il lui a été dit : (‘aqri’ ^Oumara s-salama wa akhbirhou annahoum yousqawn) ce qui signifie : « Passe le salam à ^Oumar et dis-lui qu’ils recevront la pluie ». Il lui a également demandé de lui dire : (^alayka l-kayça l-kays) ce qui signifie : « Continue à faire des efforts pour servir la communauté ». L’homme est alors parti voir ^Oumar et lui a rapporté ce qu’il a fait et ce qu’il a vu. ^Oumar s’est alors mis à pleurer et a dit : (Ya Rabb, maalou ‘il-la ma ^ajazt) ce qui signifie : « Seigneur, je ferai tout ce qui est en ma capacité pour servir la communauté ».

Il a été rapporté au sujet de l’explication de ce hadith que l’homme en question était Bilal Ibnou l-Harith Al-Mouzaniyy, le compagnon.

Ainsi, ce compagnon avait eu pour destination la tombe du Messager pour le tabarrouk et ni ^Oumar ni autre que lui ne lui avait renié ce qu’il avait fait. La prétention de Ibnou Taymiyah que cette visite serait associatrice est donc infondée.

11 – Quelle est la signification de la parole du compagnon : (Ya Raçoula l-Lah, istasqi li’oummatika fa’innahoum qad halakou) qui signifie : «Ô Messager de Allah, demande la pluie pour ta communauté, ils ont eu beaucoup de pertes » ?

La signification de sa parole (Ya Raçoula l-Lah, istasqi li’oummatika fa’innahoum qad halakou) est : Ô Messager de Allah, demande à Allah qu’Il accorde la pluie à ta communauté, car ils ont eu beaucoup de pertes et de dégats.

12 – Quelle est la signification de ce qui est parvenu dans le hadith : (‘aqri’ ^Oumara s-salama wa akhbirhou annahoum yousqawn) ?

Cela signifie : passe lui le salam de ma part et annonce-lui la nouvelle qu’ils vont recevoir la pluie. Par la suite, Allah ta^ala a fait que la pluie tombe tellement que cette année-là a été appelée ^Amou l-Fatq –l’année de l’abondance–, tant l’herbe a poussé abondamment et les troupeaux étaient devenus gras.

13 – Quelle est la signification de la parole du Messager (^alayka l-kayça l-kays) ?

Cela signifie : Continue à faire des efforts pour servir la communauté.

14 – Quelle est la signification de la parole de ^Oumar : (Ya Rabb, maalou ‘il-la ma ^ajazt) ?

Cela signifie : Je ne ferai pas défaillance sauf en cas d’incapacité. C’est-à-dire : je ferai tout mon possible pour le service de la communauté.

15 – Quelle réplique donner à certains wahhabites lorsqu’ils prétendent que Malikou d-Dar est quelqu’un d’inconnu ?

La parole (Malikou d-Dar est quelqu’un d’inconnu) est réfutée par le fait que ^Oumar ne prend pour la fonction de Responsable du Trésor que quelqu’un digne de confiance.

16 – Quelle réplique donner à certains wahhabites dans leur tentative d’affaiblir le hadith de Malikou d-Dar qui était le Responsable du Trésor auprès de ^Oumar ?

Leur tentative d’affaiblir ce hadith, après que le Hafidh Ibnou Hajar l’a confirmé comme sahih –sûr– n’est que diffamation et il convient de n’y accorder aucune considération.

On dit à celui qui a parlé ainsi : Tu n’as rien à dire après le classement en tant que sahih –sûr– fait par les Hafidh –mémorisateurs de hadith–. Tu n’as aucune part dans la science de la terminologie du hadith (istilah). De plus, classer comme sûr (tashih) ou comme faible (tad^if) est propre aux Hafidh. Tu sais bien que tu es loin de ce degré, de l’éloignement de la terre du ciel.

17 – Quelle réplique donner aux wahhabites que (al-istighathah –la recherche du renfort– par le Messager après sa mort est une forme d’association (chirk)) ?

Al-Bayhaqiyy a rapporté avec une chaîne de transmission sûre, d’après Malikou d-Dar –le Responsable du Trésor–, qui était le responsable du Trésor auprès de ^Oumar a dit : les gens ont été atteints de famine. Pendant neuf mois, durant le califat de ^Oumar, la pluie ne tombait plus. Un compagnon était alors parti auprès de la tombe du Prophète r. Il a dit : (Ya Raçoula l-Lah, istasqi li’oummatika fa’innahoum qad halakou) ce qui signifie : « Ô Messager de Allah, demande la pluie pour ta communauté, ils ont eu beaucoup de dégats ». L’homme a alors vu le Messager de Allah lui parler dans le rêve. Il lui a été dit : (‘aqri’ ^Oumara s-salama wa akhbirhou annahoum yousqawn) ce qui signifie : « Passe le salam à ^Oumar et dis-lui qu’ils recevront la pluie ». Il lui a également demandé de lui dire : (^alayka l-kayça l-kays) ce qui signifie : « Dis-lui aussi qu’il continue à faire des effort pour servir la communauté ». L’homme est parti alors voir ^Oumar et lui a rapporté ce qu’il a vu. ^Oumar s’est alors mis à pleurer et a dit : (Ya Rabb, maalou ‘il-la ma ^ajazt) ce qui signifie : Seigneur, je ferai tout ce qui est en ma capacité pour servir la communauté ».

Il a été rapporté au sujet de l’explication de ce hadith que l’homme en question est Bilal Ibnou l-Harith Al-Mouzaniyy, le compagnon.

Ce qui s’est produit là de la part de ce compagnon est une istighathah –demande de renfort– et un tawassoul –supplication par le degré–. Ce athar –fait rapporté– invalide la prétention des wahhabites que l’istighathah –recherche du renfort– par le Messager après sa mort serait une forme d’association.

18 – Qu’est-ce que le Hafidh Taqiyyou d-Din As-Soubkiyy a dit au sujet du tawassoul, de l’istighathah, du tawajjouh et du tajawwouh ?

Le Hafidh –spécialiste de la mémorisation du hadith–, le Faqih –spécialiste de la jurisprudence–, le spécialiste de la langue Taqiyyou d-Din As-Soubkiyy a dit que le tawassoul –supplication par le degré des êtres de vertu–, l’istighathah –la demande du renfort–, le tawajjouh –le fait de s’adresser par un être de vertu– et le tajawwouh –le fait de prendre le mérite d’un être de vertu pour cause– ont la même signification. Il a cité cela dans son livre Chifa’ou s-Saqam qu’il a composé pour répliquer à Ibnou Taymiyah qui a renié le caractère recommandé (sounnah) de voyager pour visiter la tombe du Messager et qui a interdit de raccourcir la prière durant ce voyage.

19 – Quelle est la preuve que c’est chose approuvée que de connaître les tombes des vertueux afin de les visiter et de les entretenir ?

Le Hafidh –spécialiste de la mémorisation du hadithWaliyyou d-Din Al-^Iraqiyy a dit : Dans le hadith de Abou Hourayrah que Mouça a dit :

ربّ أَدْنِني مِنَ الأَرْضِ المُقَدَّسَةِ رَمْيَةً بِحَجرٍ

(rabbi adnini mina l-‘ardi l-mouqaddaçati ramyatan bihajar)

ce qui signifie : « Seigneur, rapproche-moi de la terre sacrée ne fut-ce de la distance d’un jet de pierre », et celui où le Prophète r a dit :

والله لَو أني عِندَهُ لأَريْتُكم قَبْرَهُ إلى جَنْبِ الطَّرِيقِ عِنْدَ الكَثِيْبِ الأحْمَرِ

(wa l-Lahi law ‘anni ^indahou la’araytoukoum qabrahou ‘ila janbi ttariqi ^inda l-kathibi l-‘ahmar)

ce qui signifie : « Par Allah, si j’avais été auprès de lui, je vous aurai montré sa tombe : elle se trouve en bordure du chemin, près du monticule rougeâtre », il y a la preuve que c’est chose approuvée que de connaître les tombes des vertueux afin de les visiter et de les entretenir. Fin de citation

On comprend de la parole du Messager de Allah : (wa l-Lahi law ‘anni ^indahou la’araytoukoum qabrahou ‘ila janbi ttariqi ^inda l-kathibi l-‘ahmar) au sujet de la tombe de Mouça ^alayhi s-salam et qui se trouve près de la ville de Ariha –Jéricho–, une allusion claire qu’il est requis de connaître les tombes des prophètes et des vertueux afin de rechercher d’eux les bénédictions (tabarrouk). C’est là l’habitude des illustres savants et c’est ce qu’ils ont indiqué par leurs textes.

20 – Qu’est-il recommandé de dire lors de la visite de la tombe du Messager de Allah r ?

L’Imam Abou l-Wafa Ibnou ^Aqil le hanbaliyy qui est l’un des piliers de l’école hanbaliyy a dit que parmi ce qu’il est recommandé de dire lors de la visite de la tombe du Messager de Allah r, il y a :

اللهم إنكَ قُلتَ في كتابِكَ لنبيّك صلى الله عليه وسلم:)ولو أنَّهم إذ ظلموا أنفسَهم جاءوك فاستغفروا اللهَ واستغفرَ لهم الرسولُ لوجدوا اللهَ توابًا رحيمًا( [سورة النساء]، وإنّي قد أتيتُ نبيَّكَ تائبًا مستغفرًا فأسألكَ أن تُوجِبَ لي المغفرةَ كما أوجَبتَهَا لمن أتاهُ في حياتِهِ، اللهم إني أتوجَّهُ إليكَ بنبيّكَ صلى الله عليه وسلم نبيّ الرّحمةِ، يا رسولَ الله إنّي أتوجَّهُ بكَ إلى ربّي ليغفرَ لي ذنوبي

(Allahoumma innaka qoulta fi kitabika linabiyyika salla l-Lahou ^alayhi wa sallam : wa law ‘annahoum ‘idh dhalamou ‘anfouçahoum jaouka fastaghfarou l-Laha wa staghfara lahoumou r-raçoulou lawajadou l-Laha tawwaban rahima. Wa ‘inni qad ‘ataytou nabiyyaka ta’iban moustaghfiran. Fa’as’alouka ‘an toujiba liya l-maghfirata kama ‘awjabtaha liman ‘atahou fi hayatihi. Allahoumma ‘inni ‘atawajjahou ‘ilayka binabiyyika salla l-Lahou ^alayhi wa sallama nabiyyi r-rahmah. Ya Raçoula l-Lah, ‘inni ‘atawajjahou bika ‘ila Rabbi liyaghfira li dhounoubi)

ce qui signifie : « Ô Allah, Tu as certes dit dans Ton Livre à Ton Prophète r ce qui signifie : « Si, ayant été injustes envers eux-mêmes, ils étaient venus à toi et avaient demandé à ce que Allah leur pardonne et que le Messager avait demandé à ce que Allah leur pardonne, ils auraient vu que Allah est Celui Qui accepte le repentir et Celui Qui est miséricordieux », et je suis venu à Ton Prophète en m’étant repenti et demandant le pardon. Je Te demande de me faire mériter le pardon, tout comme Tu l’as fait mériter à ceux qui sont venus à lui durant sa vie. Ô Allah, je m’adresse à Toi par Ton Prophète r, le prophète de la miséricorde. Ô Messager de Allah, je m’adresse par toi à mon Seigneur afin qu’Il me pardonne mes péchés ».

Après cela, comment certains osent-ils dire que la visite de la tombe du Prophète pour rechercher les bénédictions (tabarrouk) est une visite d’association !!! Combien ces gens-là sont loin de la vérité.

21 – Qu’est-ce que le Hafidh Sirajou d-Din Ibnou l-Moulaqqin a dit au sujet de la tombe de Ma^rouf Al-Karkhiyy ?

Un des Spécialistes de la mémorisation du hadith, –Hafidh–s’appelle le Hafidh Sirajou d-Din Ibnou l-Moulaqqin. Il est mort environ soixante ans après Ibnou Taymiyah. Il faisait partie des spécialistes de jurisprudence chafi^iyy. Il a parlé de lui-même dans son livre Tabaqatou l-‘Awliya . C’est un livre dans lequel il cite les biographies de saints du Salaf –les musulmans des trois premiers siècles de l’Hégire–et du Khalaf –les musulmans des siècles suivants–. Il y a dit : « Je suis parti auprès de la tombe de Ma^rouf Al-Karkhiyy plusieurs fois. L’affaire qui était difficile pour moi m’était réglée chaque fois que j’invoquais Allah auprès de sa tombe ». Il s’agit de Ma^rouf Al-Karkhiyy qui fait partie des saints distingués et réputés à Bagdad. Il est connu par les gens du commun tout comme par les savants. Ils ont pour destination sa tombe pour rechercher les bénédictions (tabarrouk).

22 – Qu’est-il parvenu de Al-Haçan Ibnou Ibrahim Al-Khallal au sujet du tawassoul et de la visite (de la tombe) ?

Le Hafidh Al-Khatib Al-Baghdadiyy a cité dans Tarikhou Baghdad d’après Al-Haçan Ibnou Ibrahim Al-Khallal qu’il a dit : « Je n’ai pas été confronté à une affaire et je ne suis pas parti à la tombe de Mouça Ibnou Ja^far pour faire le tawassoul par lui, sans que Allah ta^ala m’ait facilité ce que je désire ». Fin de citation

23 – Qu’est-ce qu’a dit Ibrahim Al-Harbiyy au sujet de la tombe de Ma^rouf Al-Karkhiyy ?

Le Hafidh Al-Khatib Al-Baghdadiyy a cité dans Tarikhou Baghdad d’après l’un des illustres savants du Salaf qui était contemporain à l’Imam Ahmad Ibnou Hanbal et qui s’appelait Ibrahim Al-Harbiyy Abou ‘Is-haq. Il était Hafidh, spécialiste de jurisprudence (faqih) et Moujtahid. On l’assimilait à Ahmad Ibnou Hanbal. Ce dernier d’ailleurs envoyait son fils apprendre auprès de lui. Al-Baghdadiyy a rapporté de lui son hadith :

قبرُ معروفٍ التّرياقُ المجرَّبُ

(qabrou Ma^rouf : at-tiryaqou l-moujarrab)

ce qui signifie : « La tombe de Ma^rouf, c’est At-Tiryaq –un remède– qui a fait ses preuves ». At-Tiryaq est un médicament composé de plusieurs ingrédients, connu chez les anciens médecins pour ses nombreuses vertus. Al-Harbiyy a assimilé la tombe de Ma^rouf au Tiryaq pour ses nombreux bénéfices. C’est comme si Al-Harbiyy avait dit : Allez visiter la tombe de Ma^rouf par recherche des bénédictions par lui (tabarrouk) tant il est bénéfique.

24 – Qu’est-ce qu’a dit ^Oubaydou l-Lah Ibnou ^Abdi r-Rahman Ibnou Mouhammad AzZouhriyy au sujet de la tombe de Ma^rouf Al-Karkhiyy ?

Le Hafidh Al-Khatib Al-Baghdadiyy a cité dans Tarikhou Baghdad d’après ^Oubaydou l-Lah Ibnou ^Abdi r-Rahman Ibnou Mouhammad AzZouhriyy qu’il a dit : J’ai entendu mon père dire : « La tombe de Ma^rouf est expérimentée pour obtenir ce que l’on recherche. Il est dit que celui qui récite auprès de lui cent fois (Qoul houwa l-Lahou ‘ahad) [sourat Al-‘Ikhlas] puis qui demande à Allah ce qu’il veut, Allah lui accorde sa demande ».

25 – Qu’a dit Abou ^Abdi l-Lah Al-Mahamiliyy au sujet de la tombe de Ma^rouf Al-Karkhiyy ?

Le Hafidh Al-Khatib Al-Baghdadiyy a cité dans Tarikhou Baghdad d’après Abou ^Abdi l-Lah Al-Mahamiliyy qu’il a dit : « Je connais la tombe de Ma^rouf Al-Karkhiyy depuis soixante-dix ans. Il n’y a pas eu un seul qui soit tourmenté qui l’a visitée sans que Allah l’ait soulagé ».

26 – Qu’est-il rapporté de Ach-Chafi^iyy qu’il disait au sujet de Abou Hanifah et de sa tombe ?

Il a été rapporté de Ach-Chafi^iyy qu’il disait : « Certes je fais le tabarrouk –la recherche des bénédictions– par Abou Hanifah et je me rends à sa tombe chaque jour –c’est-à-dire pour la visiter–. Lorsque je suis confronté à une affaire, j’accomplis deux rak^ah, je me rends auprès de sa tombe et je demande à Allah ta^ala ce dont j’ai besoin. Peu après, elle m’est réglée ».

27 – Qu’est-ce que le Hafidh Al-Jazariyy a dit au sujet des tombes des vertueux ?

Le Hafidh Al-Jazariyy qui est le Chaykh des spécialistes de la récitation et également un Hafidh du hadith a dit dans un livre à lui qu’il a appelé Al-Hisnou l-Hasin et aussi dans son Moukhtasar : « Parmi les endroits où sont exaucées les invocations, il y a les tombes des vertueux ». Fin de citation

Ce Hafidh est venu environ cent ans après Ibnou Taymiyah. Les savants ne lui ont pas renié ce qu’il a dit si ce n’est certaines personnes qui se sont singularisées en rejoignant ceux qui renient le tawassoul et qui font partie de ceux qui ont suivi Ibnou Taymiyah.

28 – Cite la parole de l’Imam Malik au Calife Al-Mansour lorsqu’il a accompli le pèlerinage et qu’il a visité la tombe du Prophète r.

Nous terminons cette partie par la parole de l’Imam Malik au Calife Al-Mansour qui avait demandé à Malik lors de son pèlerinage et lorsqu’il était parti visiter la tombe du Prophète r : « Ô Abou ^Abdi l-Lah, est-ce que je m’oriente vers la qiblah pour faire des invocations, ou je m’oriente vers le Messager de Allah r ? » Il lui a répondu : « Pourquoi détournerais-tu ton visage de lui, alors qu’il est ta wacilah –le moyen grâce auquel tu espères être exaucé– pour Allah ta^ala et la wacilah de ton père Adam ^alayhi s-salam ?! Oriente-toi plutôt vers lui et demande son intercession, Allah le fera intercéder». Le Qadi ^Iyad a mentionné cela dans son livre Ach-Chifa.

29 – Quelle est la preuve que le péché de la déclaration de mécréance lancée par les wahhabites à l’encontre des musulmans du simple fait qu’ils se rendent aux tombes des prophètes et des vertueux, tout en ayant pour croyance que les prophètes et les saints sont des causes seulement, que ce péché sera dans les livrets de Ibnou Taymiyah car il est le premier à avoir instauré et déclaré cela ?

Comment Ibnou Taymiyah a-t-il eu l’audace d’interdire cela et à déclarer associateur –polythéiste– celui qui fait cela ?! De plus, comment a-t-il eu l’audace de prétendre que ceci fait l’objet de l’accord des savants ?! S’il avait dit : c’est ce que je pense ou c’est ce que je crois, il n’aurait donné ainsi que son avis personnel. Mais il a fait croire aux gens que son propre avis fait l’objet d’un accord entre les savants, et ce pour duper les gens. Or, il sait bien qu’il n’en est pas ainsi ! Quelle graves conséquences que ce qui résulte des paroles de Ibnou Taymiyah comme le fait que les wahhabites déclarent mécréants les musulmans, du simple fait qu’ils partent visiter les tombes des prophètes et des vertueux, tout en ayant pour croyance que les prophètes et les saints sont de simples causes et qu’ils ne créent ni profit ni nuisance.

Ainsi, tout péché dans la déclaration de mécréance de ces musulmans sera dans le livre des actes de Ibnou Taymiyah car il était le premier à avoir instauré cela. Le Messager de Allah r a ainsi dit :

ومن سنَّ في الإسلامِ سنةً سيئةً فعليهِ وِزرُهَا ووزرُ من عَمِلَ بها من بعدِهِ لا ينقصُ من أوزَارِهم شىءٌ

(wa man sanna fi l-‘Islami sounnatan sayyi’atan, fa^alayhi wizrouha wawizrou man ^amila biha min ba^dihi la yanqousou min ‘awzarihim chay’)

[hadith mach-hour –réputé– rapporté par Mouslim et d’autres] ce qui signifie : « Celui qui instaure dans l’Islam une mauvaise innovation sera chargé de son péché et de celui de tous ceux qui la referont après lui, sans qu’il leur soit diminué quoi que ce soit de leurs péchés ».

30 – Cite ce qu’a cité le Chaykh Ahmad Dhakir des choses surprenantes de la déclaration des wahhabites de mécréance à l’encontre des musulmans.

Parmi les chose surprenantes de la déclaration des wahhabites de mécréance à l’encontre des musulmans, il y a ce qu’a cité le Chaykh Ahmad Dhakir qui a dit : « J’étais dans la région de Bani Ghamid au Hijaz assis sous un arbre, invoquant Allah, levant mes mains. C’est alors qu’un homme est venu vers moi et a dit à haute voix : Pourquoi tu adores cet arbre ?! » Ce reniement de la part de cet homme et sa déclaration de mécréance a pour origine la mauvaise pensée à l’égard des gens. Il l’a déclaré mécréant sans avoir entendu ce qu’il disait. Cela n’avait pas lieu dans les pays des musulmans avant l’apparition de Mouhamad Ibnou ^Abdi l-Wahhab dans la région de Najd du Hijaz. Ceux qui l’ont suivi ont augmenté en outrance et ils n’ont cessé d’augmenter en exagération et en outrance jusqu’à nos jours.

31 – Quelle est la preuve que al-isti^adhah –la recherche de la protection– par autre que Allah n’est pas de l’association ou chirk –polythéisme– ?

Ahmad a rapporté dans Al-Mousnad avec une chaîne de transmission haçan –bonne–, tout comme l’a dit le Hafidh Ibnou Hajar, que Al-Harith Ibnou Hassan Al-Bakriyy a dit au Messager de Allah r :

أَعُوذُ بالله ورَسُولِه أَن أَكُونَ كَوافِدِ عَادٍ

(‘a^oudhou bi l-Lahi wa Raçoulihi an ‘akouna kawafidi ^ad)

ce qui signifie : « Je recherche la préservation par Allah et Son Messager pour ne pas être comme l’émissaire de ^Ad ». Le hadith en entier est une preuve qui indique l’infondé de la parole des wahhabites : (la recherche de préservation (al-isti^adhah) par autre que Allah est du chirk –association–).

32 – Cite le récit de Al-Harith Ibn Hassan Al-Bakriyy lorsqu’il était venu auprès du Messager de Allah r et qu’il lui a dit : (‘a^oudhou bi l-Lahi wa Raçoulihi an ‘akouna kawafidi ^ad) ce qui signifie : « Je recherche la préservation par Allah et Son Messager pour ne pas être comme l’émissaire de ^Ad ».

Al-Harith Ibnou Hassan Al-Bakriyy a dit : « J’étais parti me plaindre de Al-^Ala’ Ibnou l-Hadramiyy au Messager de Allah r. J’étais passé par Ar-Rabdhah. J’y ai rencontré une vieille femme de la tribu de Bani Tamim qui n’avait aucune aide ni accompagnateur. Elle m’a alors dit : Ô toi esclave de Allah, j’ai une demande à faire au Messager de Allah r. Peux-tu m’emmener auprès de lui ? » Il a dit : « Je l’ai emmenée avec moi. Lorsque j’étais arrivé à Médine, j’ai trouvé la mosquée pleine de gens, une bannière noire flottait et Bilal armé de son épée devant le Messager de Allah r. J’ai demandé : qu’y a-t-il donc ? Ils m’ont répondu : Il veut envoyer ^Amr Ibnou l-^As combattre quelque part ». Il a dit : « Je m’étais assis ». Il a dit : « Il était rentré chez lui » ou bien « dans sa tente ». Il a dit : « J’ai demandé la permission d’entrer. Il m’a autorisé. J’étais entré. J’ai passé le salam. Il a dit :

هل كانَ بينكم وبينَ بني تميمٍ شىء

(hal kana baynakoum wa bayna bani tamim chay’)

ce qui signifie : « Y avait-il des problèmes entre vous et les Bani Tamim ? » J’ai répondu : Oui, et nous avions eu le dessus. Je suis par ailleurs passé par la région de Bani Tamim et j’ai rencontré une vieille femme qui n’avait aucun aide et qui m’a demandé de l’amener à toi. Elle est là derrière la porte en train d’attendre. Il lui a  alors été donné l’autorisation et elle est entrée. Je lui ai dit : Ô Messager de Allah, si tu voulais laisser une frontière entre nous et la région de Bani Tamim, fais que ce soit la terre de Ad-Dahna. C’est alors que la vieille femme s’est emportée et s’est exclamée : Ô Messager de Allah, à qui tu laisses alors tes proches de Moudar ? » Il a dit : « J’ai alors dit : Je suis tel celui qui a dit : une chèvre qui a transporté ce qui est la cause de sa mort ! J’ai amené cette femme avec moi sans savoir qu’elle serait un adversaire pour moi ! Je recherche la préservation par Allah et par Son Messager afin de ne pas être tel l’émissaire de ^Ad. Il a alors dit :

هيه وما وافدُ عادٍ

(Hih wa ma wafidou ^ad)

ce qui signifie : « Et quelle est donc l’histoire de l’émissaire de ^Ad ? ». Et il savait mieux que lui l’histoire, mais il cherchait à entendre cet homme la dire. J’ai dit : ^Ad ont eu à endurer une sécheresse. Ils ont alors envoyé un émissaire de leur tribu qui s’appelait Qil. Il était passé chez Mou^awiyah Ibnou Bakr Il a résidé chez lui pendant un mois durant lequel il lui donnait à boire du vin et deux femmes esclaves chantaient pour lui. Elles s’appelaient al-Jaradatan. Lorsque tout le mois s’était écoulé, il s’était dirigé vers la montagne de Tihamah, afin de demander à Allah la pluie pour son peuple. En effet, malgré leur association, ils glorifiaient La Mecque. Il a appelé : Ô Allah, Tu sais que je ne suis pas sorti pour rendre visite à un malade pour lui rechercher la guérison, ni un prisonnier que je rechercherais à libérer contre caution. Ô Allah, envoie la pluie à la tribu de ^Ad tout comme Tu la leur as toujours envoyée. C’est alors que sont passés auprès de lui des nuages noirs. Les nuages noirs sont habituellement porteurs de pluie. Il s’en était réjoui et s’est dit : maintenant, il va pleuvoir. Il a été appelé à partir du nuage –c’était un ange qui l’a appelé– en lui disant : Choisis un nuage. Il a montré un d’entre eux. Il a été appelé à partir de ce nuage-là : Prends ce nuages qui sera cendres grisâtres et qui ne laissera personne vivant de la tribu de ^Ad ». Il a dit : « Il m’a été rapporté qu’il ne leur a été envoyé que la part de vent qui passerait par ma bague que voici, tant qu’ils ont tous péri ». Abou Wa’il a dit : « Il a dit vrai ». C’est depuis, que lorsqu’un homme ou une femme envoyaient un émissaire pour une affaire, ils lui disaient : Ne sois pas comme l’émissaire de ^Ad ! Fin de citation

33 – Quelle est la preuve dans la parole de Al-Harith Ibnou Hassan Al-Bakriyy au Messager de Allah (‘a^oudhou bi l-Lahi wa Raçoulihi an ‘akouna kawafidi ^ad) qu’il est permis de rechercher la préservation par autre que Allah ?

Le point d’argument dans ce hadith est que le Messager n’a pas dit à Al-Harith : tu es devenu associateur lorsque tu as dit : (wa Raçoulihi) qui signifie (et par Son Messager), car tu as recherché la préservation par moi ! En effet, Al-Harith avait réuni la recherche de la préservation (al-isti^adhah) par le Messager avec la recherche de préservation par Allah. Celui par leQuel l’on recherche la préservation en réalité c’est Allah. Néanmoins, on recherche la préservation par le Messager dans le sens qu’il est une cause. Il s’est avéré pour Al-Harith que l’affaire de cette vieille femme était identique à la sienne. Lui, était venu demander au Messager une terre particulière. Elle avait de son côté la même demande au Messager. Lorsqu’il l’avait faite parvenir auprès du Messager, elle avait cité ce qu’elle avait dans son cœur. Le compagnon avait alors dit : (‘a^oudhou bi l-Lahi wa Raçoulihi an ‘akouna kawafidi ^ad) ce qui signifie : « Je recherche la préservation par Allah et Son Messager pour ne pas être comme l’émissaire de ^Ad ». C’est-à-dire je recherche la préservation par Allah d’être déçu dans l’espoir que j’avais. Cela veut dire que cette femme voulait me précéder pour obtenir ce qui représentait ce que je recherchais moi-même.

34 – Quelle réplique donner à celui qui dit : (Nous ne renions pas la recherche de la préservation (al-isti^anah) par le Messager durant sa vie et en sa présence, mais nous renions la recherche de préservation par lui, après sa mort) ?

La recherche de préservation a le même sens, qu’elle soit demandée à celui qui est vivant et présent ou absent. Comment se pourrait-il que la demander à celui qui est présent soit permis et que la demander à celui qui est absent soit du chirk –du polythéisme ou association– ?! Ceci est insensé. Le croyant, lorsqu’il recherche la préservation par un vivant ou un mort, il considère celui par lequel il recherche la préservation comme une cause. C’est-à-dire qu’il profitera à celui qui recherche par lui la préservation, si Allah le veut. En d’autres termes, si Allah a prédestiné qu’il lui profitera, il lui profitera. Dans ce sens-là, il n’y a pas de différence entre le fait que celui par lequel l’on recherche la préservation soit vivant et présent ou bien mort et absent. Ni celui qui est vivant et présent par lequel l’on recherche la préservation ne crée la préservation, ni même le mort. Allah ta^ala dit :

هل من خالقٍ غير الله

(hal min khaliqin ghayrou l-Lah)

ce qui signifie : « Il n’y a pas d’autre créateur que Allah ». Où est le sens de l’adoration en cela ?! N’est-ce pas que le sens de l’adoration selon la langue et la Loi, c’est la limite de l’humilité. Ô vous qui déclarez mécréante la communauté de bonne guidée sans raison, comprenez d’abord le sens de l’adoration (al-^ibadah) avant de parler.

35 – Cite une preuve à partir du hadith du caractère permis de rechercher la préservation par autre que Allah.

Il a été rapporté de Ibnou ^Abbas que le Messager de Allah r a dit :

إنَّ لله مَلائِكةً في الأرْضِ سِوَى الحَفَظَةِ يَكتُبونَ مَا يَسْقُطُ مِنْ وَرَقِ الشَّجَرِ فَإذَا أصَابَ أحدَكُم عَرْجَةٌ بأرْضٍ فَلاةٍ فلْيُنَادِ أعِيْنُوا عِبادَ الله

(‘inna li l-Lahi mala’ikatoun fi l-‘ardi siwa l-hafadhati yaktoubouna ma yasqoutou min waraqi ch-chajar. Fa’idha ‘asaba ahadakoum ^arjatoun fi ‘ardin falat, fa l-younadi : ‘a^inou ^ibada l-Lah)

[rapporté par AtTabaraniyy] ce qui signifie : « Certes, Allah a des anges qui se déplacent sur terre, autres que les anges protecteurs, qui notent ce qui tombe comme feuilles des arbres. Si jamais il arrive à l’un d’entre vous une mésaventure dans une région inhabitée, qu’il dise : Aidez, esclaves de Allah ».

Le Hafidh Al-Haythamiyy a dit : les hommes qui composent sa chaîne de transmission sont du degré du thiqah –digne de confiance–.

Ce hadith comporte la preuve claire du caractère permis de la recherche du renfort (al-istighathah) par autre que Allah. Le Prophète nous y a enseigné, lorsque l’un d’entre nous a un problème dans une terre déserte, de dire : (Ya ^Ibada l-Lahi ‘a^inou) ce qui signifie : « Ô esclaves de Allah, aidez-moi ». Ceci lui sera utile. Ce hadith a été jugé haçan –bon– par le Hafidh Ibnou Hajar. Le texte de ce hadith tel que l’a mentionné le Hafidh Ibnou Hajar dans Al-‘Amaliyy d’après Ibnou ^Abbas, que Allah les agrée tous les deux, est que le Prophète r a dit :

إنَّ لله ملائكةً سِوَى الحفظَةِ سَيَّاحينَ في الفَلاةِ يكتبونَ ما يسقُطُ من وَرَقِ الشَّجَرِ فإذا أصابَ أحدكُم عرجةٌ في فلاةٍ فَليُنَادِ يا عبادَ الله أعينوا

(‘inna li l-Lahi mala’ikatoun siwa l-hafadhati sayyahina fi l-falat yaktoubouna ma yasqoutou min waraqi ch-chajar. Fa’idha ‘asaba ahadakoum ^arjatoun fi falatin, fa l-younadi : Ya ^ibada l-Lahi, ‘a^inou)

ce qui signifie : « Certes, Allah a des anges, autres que les anges protecteurs qui circulent dans les régions inhabitées et qui inscrivent les feuilles qui tombent des arbres. Si jamais il arrive à l’un d’entre vous une mésaventure dans une région inhabitée, qu’il dise : Ô esclaves de Allah, aidez-moi ».

Allah ta^ala fait entendre l’appel de cette personne à ces anges chargés d’écrire ce qui tombe parmi les feuilles des arbres dans les régions inhabitées et ce, même si elle se trouve à une longue distance d’eux. Le roi qui est présent et vivant, si on demande son renfort, en lui disant : Ô toi mon roi, Untel a été injuste envers moi, sauve-moi, ou bien Ô notre roi, une famine nous a atteint, sauve-nous, ce roi-là ne sauve et ne vient en renfort que par la volonté de Allah. De même, ces anges ne viennent en renfort que par la volonté de Allah. De même, les saints et les prophètes, si quelqu’un recherche leur renfort après leur mort, ils viendront en renfort par la volonté de Allah. Donc, ils sont des causes. Les deux cas sont permis.

36 – Ibnou Taymiyah a dit : (la parole aghithni Ya Raçoula l-Lah –viens en renfort pour moi Ô Messager de Allah– est du chirk –acte de polythéisme ou d’association– si c’est en son absence ou après sa mort). Quelle réplique donner à Ibnou Taymiyah et aux wahhabites qui disent : (Pourquoi tu recherches le renfort par autre que Allah, Allah n’a pas besoin d’intermédiaire ?) ?

Ibnou Taymiyah dit : (la parole aghithni Ya Raçoula l-Lah –viens en renfort pour moi Ô Messager de Allah– est du chirk –acte de polythéisme ou d’association– si c’est en son absence ou après sa mort). Selon lui, il n’est permis de faire le tawassoul que par celui qui est vivant et présent. Ibnou Taymiyah et les wahhabites disent : (Pourquoi tu recherches le renfort par autre que Allah, Allah n’a pas besoin d’intermédiaire ?) Il leur est dit pour leur répliquer : Allah ta^ala n’a également pas besoin du roi pour qu’il vienne en renfort à toi. Les anges également, Allah n’en a pas besoin pour qu’ils viennent en renfort à toi. Combien Ibnou Taymiyah et ceux qui l’ont suivi sont loin de la vérité lorsqu’ils ont posé des conditions pour la validité de la recherche du renfort (al-istighathah) et la recherche de l’aide (al-isti^anah) par autre que Allah, des conditions qui ne figurent ni dans le Livre de Allah ni dans la Tradition du Messager de Allah. Or toute condition qui ne figure pas dans le Livre de Allah est infondée, même s’il s’agit de cent conditions.

Par ailleurs, ce qui encore plus étonnant, c’est qu’il a été confirmé de Ibnou Taymiyah deux choses contradictoires : d’une part sa parole qui est connue de lui d’interdiction de la demande du renfort par autre que le vivant et présent. D’autre part, il a déclaré explicitement dans son livre Al-Kalimou tTayyib qu’il approuvait de dire lorsque l’on est atteint d’une quasi-paralysie à la jambe : (Ya Mouhammad) qui signifie : « Ô Mouhammad ». Son livre Al-Kalimou tTayyib est confirmé comme étant de sa composition. Ce qu’il y a confirmé dans ce livre-là c’est ce qui est en accord avec les actes des musulmans, le Salaf et le Khalaf. Quant aux assimilateurs de cette époque, les wahhabites qui suivent Ibnou Taymiyah, ils sont unanimes à dire que la parole (Ya Mouhammad) qui signifie : « Ô Mouhammad » est du chirk –polythéisme et association– et de la mécréance !

37 – Quelle est la preuve que le mort est utile après sa mort ?

Le Messager de Allah r a dit :

حَياتِي خَيْرٌ لَكُم ومَمَاتي خَيرٌ لَكُم تُحْدِثُونَ ويُحْدَثُ لَكُم، وَوفَاتي خَيرٌ لَكُم تُعْرَضُ عَليَّ أعْمالُكُم فَما رَأيتُ مِنْ خَيْرٍ حَمِدْتُ الله علَيهِ وما رأيتُ مِنْ شَرّ استَغْفَرْتُ لَكُم

(hayati khayroun lakoum wa mamati khayroun lakoum touhdithouna wa youhdathou lakoum. Wa wafati khayroun lakoum tou^radou ^alayya ‘a^maloukoum fama ra’aytou min khayrin hamidtou l-Laha ^alayh ; wa ma ra’aytou min charrin istaghfartou lakoum)

[rapporté par Al-Bazzar et ses hommes sont du degré du sahih] ce qui signifie : « Ma vie est un bien pour vous et ma mort est un bien pour vous : vous agissez et vous recevez alors le jugement par ce qui m’est révélé. Ma mort est un bien pour vous : vos actes me seront exposés. Ce que j’en trouve comme bien, j’en remercie Allah et pour ce que j’en trouve mauvais, je demande le pardon en votre faveur ».

Ce hadith indique que le Prophète est utile après sa mort, contrairement aux wahhabites qui disent que nul n’est utile après sa mort. En effet, lorsqu’il a dit r : (wa mamati khayroun lakoum) qui signifie : « ma mort est un bien pour vous », il nous a fait comprendre qu’il nous est utile après sa mort également par la volonté de Allah ^azza wa jall. Ce fut également le cas de Mouça ^alayhi s-salam qui nous a été utile la nuit de l’ascension (al-mi^raj). Lorsqu’il avait interrogé le Prophète r : « Qu’est-ce que Allah a ordonné à ta communauté ? » Il lui a répondu : (خمسينَ صلاةً) (khamsina salatan) qui signifie : « cinquante prières ». Il lui a dit : « Retourne et demande l’allègement. J’ai certes expérimenté les fils de Israil ! Il leur a été ordonné deux prières et ils ne les ont pas accomplies ». Il est retourné et a demandé l’allègement, une fois après l’autre. A chaque fois, Mouça ^alayhi s-salam lui disait : « Retourne et demande l’allègement », jusqu’à ce qu’elles deviennent cinq prières avec la récompense de cinquante. Est-ce que quelqu’un de raisonnable va douter de l’utilité de Mouça ^alayhi s-salam pour cette communauté, par ce grand profit. Mouça était décédé plus de mille années avant la nuit de l’ascension. Ceci est un acte qui a eu lieu après sa mort, et par lequel il a profité à la communauté de Mouhammad r.

Pour ce qui est de sa parole r : (touhdithouna wa youhdathou lakoum),  elle signifie : vous agissez et par la suite, le jugement vous est donné par la révélation au Messager de Allah.

Puis le Prophète r insiste sur son profit à sa communauté, après sa mort par sa parole : (Wa wafati khayroun lakoum tou^radou ^alayya ‘a^maloukoum fama ra’aytou min khayrin hamidtou l-Laha ^alayh ; wa ma ra’aytou min charrin istaghfartou lakoum) qui signifie : « Ma mort est un bien pour vous : vos actes me seront exposés. Ce que j’en trouve comme bien, j’en remercie Allah et pour ce que j’en trouve mauvais, je demande le pardon en votre faveur ».

38 – Quelle est la preuve de l’infondé de la parole de Ibnou Taymiyah : (Il n’est permis de faire le tawassoul que par celui qui est vivant et présent) ?

AtTabaraniyy a rapporté dans ses deux Mou^jam : Al-Kabir et AsSaghir d’après ^Outhman Ibnou Hounayf, qu’un homme essayait de voir ^Outhman Ibnou ^Affan sans succès. ^Outhman ne s’occupait pas de lui et ne lui réglait pas son affaire. Il a alors rencontré ^Outhman Ibnou Hounayf à qui il s’est plaint. Il lui a alors dit : Va à l’endroit où l’on fait le woudou, fais ton woudou, puis accomplis deux rak^ah et dis :

اللّهُمَّ إنّي أسْألُكَ وأتَوَجَّهُ إلَيكَ بنَبِيّنا محمّدٍ نَبيّ الرَّحْمةِ، يَا مُحَمَّدُ إنِيّ أتَوجَّهُ بكَ إلى رَبي في حَاجَتِي لتُقْضَى لي، ثمَّ رُحْ حتَّى أرُوْحَ مَعَكَ

(Allahoumma ‘inni ‘as’alouka wa ‘atawajjahou ‘ilayka binabiyyina Mouhammadin nabiyyi r-rahmah. Ya Mouhammad ‘inni ‘atawajjahou bika ‘ila Rabbi fi hajati –il la cite– litouqda li, thoumma rouh hatta ‘arouha ma^ak)

ce qui signifie : « Ô Allah, je Te demande et je m’adresse à Toi par notre prophète Mouhammad le prophète de la miséricorde. Ô Mouhammad, je m’adresse par toi à mon Seigneur pour que mon affaire –il la cite– me soit réglée. Puis vas-y, je viendrai avec toi ». L’homme a fait ce qu’il lui a dit de faire. Il s’est alors dirigé vers la porte de ^Outhman. Le portier l’a pris par la main, il l’a fait entrer et asseoir sur le tapis de ^Outhman Ibnou ^Affan. Il lui a dit : Quelle est ton affaire ? Il lui a cité son affaire. Il la lui a réglée et a dit : Je ne m’en suis rappelé que maintenant. Il est alors sorti de chez lui et a de nouveau rencontré ^Outhman Ibnou Hounayf. Il lui a alors dit : Que Allah te rétribue en bien ! Il ne m’a réglé mon affaire qu’après que tu lui ais parlé à mon sujet. C’est alors que ^Outhman Ibnou Hounayf a dit : Par Allah je ne lui ai pas parlé de toi. Mais j’ai été témoin du Messager de Allah r lorsqu’un homme aveugle était venu à lui se plaindre de la perte de sa vue. Il lui a alors dit :

إن شِئْتَ صَبَرْتَ وإنْ شِئْتَ دَعَوْتُ لكَ

(in chi’ta sabarta wa ‘in chi’ta da^awtou lak)

ce qui signifie : « Si tu veux tu patientes et si tu veux je fais des invocations pour toi ». Il lui a répondu : Ô Messager de Allah, la perte de la vue m’est éprouvante et je n’ai personne pour me guider. Il lui a alors dit :

ائتِ المِيْضَأةَ فتَوضَّأ وصَلّ ركعتينِ ثمّ قلْ هؤلاءِ الكَلماتِ

(iti l-mida’ah fatawadda’ wa salli rak^atayn thoumma qoul ha’oula’i l-kalimat)

ce qui signifie : « Va à l’endroit où l’on fait le woudou’ puis accomplis deux rak^ah et dis ces paroles ». ^Outhman Ibnou Hounayf a dit :

ففَعلَ الرجُلُ ما قَال، فوَالله مَا تَفَرَّقْنا ولا طالَ بِنا المجْلِسُ حَتّى دخَلَ علَيْنا الرّجُلُ وقَد أبْصَرَ كأنَّهُ لَم يكنْ بهِ ضُرٌّ قَطُّ

(fafa^ala r-rajoulou ma qal. Fawa l-Lahi ma tafarraqna wa la tala bina l-majliçou hatta dakhala ^alayna r-rajoulou wa qad absara ka’annahou lam yakoun bihi dourroun qatt)

ce qui signifie : « L’homme a fait ce qu’il lui a dit de faire. Par Allah, nous ne nous étions pas séparés et l’assemblée n’avait pas duré longtemps avant que l’homme ne revienne à nous en ayant recouvert la vue, comme s’il n’avait jamais eu de mal ».

AtTabaraniyy a dit dans son Mou^jam : « Le hadith est sahih ». Or AtTabaraniyy n’a pas pour habitude de déclarer sahih un hadith bien que son livre Al-Mou^jam Al-Kabir soit très volumineux. Il n’a pas dit d’un seul hadith qu’il a rapporté et même s’il était sahih : « le hadith est sahih » si ce n’est ce hadith-là ! Il l’a également rapporté dans son petit Mou^jam  (Al-Mou^jam As-Saghir).

Il comporte la preuve que cet homme aveugle a fait le tawassoul par le Prophète mais pas en sa présence. La preuve en est la parole de ^Outhman Ibnou Hounayf : (hatta dakhala ^alayna r-rajoulou) qui signifie : « avant que l’homme ne revienne à nous ». Il comporte également la preuve que le tawassoul par le Prophète est permis durant sa vie et après sa mort. La parole de Ibnou Taymiyah : (le tawassoul n’est permis que par celui qui est vivant et présent) est donc infondée. Toute condition qui ne figure pas dans le Livre de Allah est infondée, même s’il s’agit de mille conditions.

Ce hadith comporte la preuve claire du caractère permis du tawassoul par le Prophète durant sa vie, après sa mort, en sa présence ou pas.

39 – Quelle est la preuve que la parole de Ibnou Taymiyah : (le tawassoul évoqué dans le hadith de l’homme aveugle n’est pas un tawassoul par le Prophète-même mais plutôt un tawassoul par ses invocations) est bien contraire aux fondements de la croyance ?

La parole de Ibnou Taymiyah : (le tawassoul évoqué dans le hadith de l’homme aveugle n’est pas un tawassoul par le Prophète-même mais plutôt un tawassoul par ses invocations) est une prétention infondée. En effet, le tawassoul est une des sortes de tabarrouk –recherche des bénédictions–. Le Messager, son être est béni, ses traces, c’est-à-dire ses cheveux, ses ongles, l’eau qu’il a utilisée pour son woudou, ses expectorations et sa salive, sont tous bénis. Il y avait parmi les compagnons qui recherchaient les bénédictions par cela, tout comme cela est parvenu dans le Sahih. Cette parole de Ibnou Taymiyah est comme si les compagnons ne connaissaient pas la réalité et qu’ils étaient ignorants. Or ce qu’il a dit est contraire aux fondements de la croyance. Les savants spécialistes des fondements de la croyance ne procédaient au ta’wil –l’interprétation par un autre sens que le sens apparent– que s’il y avait une preuve catégorique selon la raison ou selon un texte authentique. Mais la parole de Ibnou Taymiyah signifie qu’il faut considérer comme s’il y avait supposition (taqdir) d’un mot omis. Selon leur prétention, l’invocation serait : « Ô Allah, je Te demande et je m’adresse à Toi par l’invocation de notre prophète » et aussi l’invocation : « Ô Mouhammad, je m’adresse par toi à mon Seigneur » est supposée (taqdir) : « Ô Mouhammad, je m’adresse par ton invocation à mon Seigneur ».

Or à l’origine, il n’y a pas de supposition (taqdir) de mot omis dans les textes. On n’envisage la supposition (taqdir) d’un mot omis que s’il y a une preuve. Ceci est chose connue chez les savants des fondements. Ibnou Taymiyah aimait la singularité et la violation de l’Unanimité, tant il était imbu de lui-même.

40 – Pourquoi Abou Hayyan Al-‘Andalouciyy s’est-il détourné de Ibnou Taymiyah après qu’il l’a aimé et qu’il a fait son éloge ?

Ibnou Taymiyah, son amiration de sa propre personne était tellement excessive que lorsque fut évoquée, en sa présence, une question de grammaire arabe et qu’il lui a été dit : c’est ainsi qu’a dit Sibawayh, il a alors répondu: Sibawayh est menteur. Que représente Ibnou Taymiyah dans la grammaire arabe (nahw) pour démentir ainsi l’Imam du Nahw du fait qu’il a contredit son avis ! Mais ceci est moins grave que sa prétention que ^Aliyy Ibnou Abi Talib se soit trompé dans dix-sept questions !

C’est pour cela que Abou Hayyan Al-‘Andalouciyy s’est détourné de lui après l’avoir aimé et fait son éloge par un poème, lorsqu’il a su qu’il accusait Sibawayh de mensonge. Lorsqu’il a vu son livre qu’il a nommé Kitabou l-^Arch et dans lequel il a cité que Allah était assis sur le Koursiyy –Piédestal– et qu’Il aurait laissé une place libre pour y faire asseoir le Messager, il l’a davantage détesté et s’était mis à le maudire jusqu’à sa mort. C’est le Hafidh Mouhammad Mourtada AzZabidiyy qui l’a mentionné. Abou Hayyan est un imam dans les récitations du Qour’an, dans la grammaire arabe (nahw) et dans le Tafsir –Exégèse–.

41 – Pourquoi est-ce que Adh-Dhahabiyy a décri Ibnou Taymiyah dans son livre Bayanou Zoughli l-^Ilmi wa tTalab que « ce qui l’a perdu, c’est l’excès de recherche du leadership et le mépris des personnages honorables » ?

Adh-Dhahabiyy a décrit Ibnou Taymiyah dans son livre Bayanou Zoughli l-^Ilmi wa tTalab que « ce qui l’a perdu, c’est l’excès de recherche du leadership et le mépris des personnages honorables ». Ce que Adh-Dhahabiyy a dit est vrai. Ibnou Taymiyah a effectivement rabaissé notre maître ^Aliyy lorsqu’il a dit que les guerres qu’il a menées n’ont pas été utiles pour les musulmans mais qu’elles leur ont été préjudiciables pour leur religion et leur bas-monde. Il l’a également rabaissé lorsqu’il a dit que le combat à ses côtés n’était ni obligatoire ni recommandé. Or Ibnou Taymiyah sait pertinemment que Allah ta^ala dit :

)يَا أَيُّهَا الَّذِينَ ءامَنُواْ أَطِيعُواْ اللهَ وَأَطِيعُواْ الرَّسُولَ وَأُوْلِي الأَمْرِ مِنكُمْ(

(Ya ‘ayyouha l-ladhina amanou ‘ati^ou l-Laha wa ‘ati^ou r-raçoula wa ‘ouli l-‘amri minkoum)

ce qui signifie : « Ô vous qui avez cru, obéissez à Allah, obéissez au Messager et à ceux qui sont responsables de vous ». ^Aliyy est concerné par cette ayah. Plus encore, il est le premier à avoir obéi à l’ordre compris dans cette ayah. Il a ainsi combattu ceux qui s’étaient rebellés contre lui. Ahlou s-Sounnah ont été unanimes à dire que ^Aliyy était en droit de combattre lors des trois batailles : La bataille de al-jamal, la bataille de Siffin et la bataille de An-Nahrawan. Ce qui confirme cela, c’est le hadith du Messager de Allah :

إن منكمْ من يقاتِلُ على تأويلِهِ كما قاتلتُ على تَنْزِيله

(inna minkoum man youqatilou ^ala ta’wilihi kama qataltou ^ala tanzilihi)

ce qui signifie : « Il y aura parmi vous qui va combattre pour son explication tout comme j’ai combattu pour sa révélation ». On lui dit alors : « Et qui donc ?» Il a répondu :

خَاصِفُ النعل

(khasifou n-na^l)

ce qui signifie : “Celui qui répare ses sandales ». Et ^Aliyy était à ce moment-là en train de réparer ses sandales.

Il y a dans ce hadith la preuve que le combat de ^Aliyy  était bien-fondé. Ce hadith est sahih –sûr– thabit –authentique–. Il a été rapporté par Ibnou Hibban et d’autres.

L’épître de Adh-Dhahabiyy Baynaou Zoughli l-^Ilmi wa tTalab est authentique comme étant son oeuvre. Le Hafidh As-Sakhawiyy l’a attribuée à Adh-Dhahabiyy dans son livre Al-‘I^lanou bi t-Tawbikhi Liman Dhamma t-Tarikh. Il y a rapporté une part de ce qui a été précédemment cité au sujet des caractéristiques de Ibnou Taymiyah que son exagération dans la recherche du leadership des savants et le mépris des personnages illustres l’ont perdu. Il n’y a donc aucune considération à porter à qui en renie l’authenticité ou le fait que ce soit bien la composition de Adh-Dhahabiyy, sans aucune preuve mais simplement pour satisfaire les wahhabites, ceux qui ont suivi Ibnou Taymiyah et ce, pour de l’argent.

42 – Quelle est la preuve que l’épître de Adh-Dhahabiyy : Bayanou Zoughli l-^Ilmi wa tTalab est authentiquement de lui ?

L’épître de Adh-Dhahabiyy Baynaou Zoughli l-^Ilmi wa tTalab est authentique comme étant son oeuvre. Le Hafidh As-Sakhawiyy l’a attribuée à Adh-Dhahabiyy dans son livre Al-‘I^lanou bi t-Tawbikhi Liman Dhamma t-Tarikh. Il y a rapporté une part de ce qui a été précédemment cité au sujet des caractéristiques de Ibnou Taymiyah que son exagération dans la recherche du leadership des savants et le mépris des personnages illustres l’ont perdu. Il n’y a donc aucune considération à porter à qui en renie l’authenticité ou le fait que ce soit bien la composition de Adh-Dhahabiyy, sans aucune preuve mais simplement pour satisfaire les wahhabites, ceux qui ont suivi Ibnou Taymiyah et ce, pour de l’argent.

43 – Quelle réplique donner à l’attachement des wahhabites à la prétention de Ibnou Taymiyah à la version de At-Tirmidhiyy du hadith qui comporte : (Allahoumma chaffi^hou fiyya wa chaffi^ni fi nafsi) qu’il ne serait pas valable de faire le tabarrouk –la recherche des bénédictions– par l’être du Prophète ?

Les wahhabites s’attachent à la version du hadith de At-Tirmidhiyy qui comporte :

اللهمَّ شَفعْهُ فيَّ وشَفعني في نفسِي

(Allahoumma chaffi^hou fiyya wa chaffi^ni fi nafsi)

ce qui signifie : « Ô Allah, fais-le intercéder en ma faveur et fais-moi intercéder pour moi-même ». Mais elle n’indique pas comme l’a prétendu Ibnou Taymiyah, qu’il ne serait pas valable de faire le tawassoul par l’être même du Prophète. Le tabarrouk par le Prophète est permis selon l’Unanimité. Seul Ibnou Taymiyah l’a contredit ! C’est au sujet du Messager que le poète a dit, dans ce qu’a rapporté Al-Boukhariyy :

Blanc de peau, l’on recherche la pluie par lui

            Un secours pour les orphelins et un protecteur pour les veuves

44 – Quelle est la preuve que ne pas faire le tawassoul par le Prophète après sa mort n’indique pas qu’il est interdit de faire le tawassoul par autre que celui qui est vivant et présent ?

Le tawassoul de ^Oumar par Al-^Abbas, après la mort du Prophète r, n’était pas en raison de la mort du Messager. C’était plutôt en raison de sa proche parenté avec le Prophète r. La preuve en est la parole de Al-^Abbas, lorsque ^Oumar l’a fait avancer devant eux :

اللّهُمَّ إنّ القَوْمَ تَوجَّهُوا بي إلَيْكَ لِمَكَانِي مِنْ نَبيّكَ

(Allahoumma ‘inna l-qawma tawajjahou bi ‘ilayka limakani min nabiyyika)

ce qui signifie : « Ô Allah, les gens s’adressent par moi à Toi, en raison de ma proche parenté avec Ton Prophète ». L’avis de Ibnou Taymiyah et ceux qui l’ont suivi parmi ceux qui renient le tawassoul apparaît ainsi clairement infondé.

Ceci a été rapporté par AzZoubayr Ibnou Bakkar, comme l’a rapporté le Hafidh Ibnou Hajar.

Ce qui le conforte aussi, c’est ce qu’a rapporté également Al-Hakim dans Al-Moustadrak que ^Oumar, que Allah l’agrée, a donné un discours aux gens et a dit :

أيُّها النَّاسُ إنَّ رسُولَ الله صلى الله عليه وسلم كانَ يَرَى للعَبّاسِ مَا يَرَى الولَدُ لِوَالدِه، يُعَظّمُهُ ويُفَخّمُهُ ويَبَرُّ قَسَمَهُ، فاقْتَدُوا أيُّها النّاسُ برسولِ الله صلى الله عليه وسلم في عَمّهِ العبَّاسِ واتّخِذُوه وسِيلةً إلى الله فِيما نَزَلَ بكُم

(‘ayyouha n-naçou ‘inna raçoula l-Lahi salla l-Lahou ^alayhi wa sallama kana yara li l-^Abbaci ma yara l-waladou liwalidihi. You^adhdhimouhou wa youfakh-khimouhou wa yabarrou qaçamahou. Faqtadou ‘ayyouha n-naçou biraçouli l-Lahi salla l-Lahou ^alayhi wa sallama fi ^ammihi l-^Abbas wa t-takhidhouhou wacilatan ‘ila l-Lahi fima nazala bikoum)

ce qui signifie : « Ô vous les gens, certes le Messager de Allah r avait la même considération pour Al-^Abbas qu’un fils en avait pour son père. Il l’honorait, il le traitait avec égard, il respectait sa parole s’il le conjurait. Prenez exemple Ô vous les gens sur le Messager de Allah en son oncle Al-^Abbas et prenez-le pour cause pour vous adresser à Allah pour ce qui vous a atteint ».

Ceci explique la raison pour laquelle ^Oumar a fait le tawassoul par Al-^Abbas. On comprend de là que ^Oumar avait fait le tawassoul par Al-^Abbas pour sa proche parenté avec le Messager de Allah r. Le fait que ^Oumar n’ait pas fait le tawassoul par le Prophète à cette occasion-là ne comporte pas de preuve que le tawassoul par autre que le vivant et présent est interdit ! Le Prophète a en effet délaissé beaucoup de choses permises. Est-ce pour autant une preuve que ce sont des choses interdites ?! Les savants ont mentionné dans les livres de fondements de la croyance que délaisser une chose n’indique pas son interdiction. Notre maître ^Oumar a voulu ainsi montrer le caractère permis du tawassoul par autre que le Prophète r, parmi les gens de la vertu, dont on espère les bénédictions. C’est pour cela que le Hafidh Ibnou Hajar a dit dans Fat-hou l-Bari suite à ce récit : « On déduit à partir du récit de Al-^Abbas le caractère recommandé de chercher l’intercession des gens de bien, de vertu et de la famille du Prophète ». Fin de citation

45 – Quelle réplique donner à la prétention de certains perturbateurs que (le hadith cité comporte dans sa chaîne de transmission Abou Ja^far qui est quelqu’un d’inconnu) ?

Il n’y a aucune considération à donner à certains perturbateurs qui disent que le hadith cité comporte dans sa chaîne de transmission Abou Ja^far qui est quelqu’un d’inconnu. Il n’en est pas tel qu’ils le prétendent. Ce Abou Ja^far est Abou Ja^far Al-Khitmiyy qui est un homme digne de confiance (thiqah).

46 – Quelle est la réplique à la prétention du dénommé Nasirou d-Din Al-‘Albaniyy que AtTabaraniyy en disant : « le hadith est sahih » voulait dire la première partie, c’est-à-dire ce qu’avait fait l’homme aveugle durant la vie du Messager de Allah seulement et qu’il ne visait pas ce qu’a fait l’homme durant le califat de ^Outhman Ibnou ^Affan après le décès du Messager ?

La prétention de certains, comme le dénommé Nasirou d-Din Al-‘Albaniyy, que AtTabaraniyy en disant : « le hadith est sahih » voulait dire la première partie, c’est-à-dire ce qu’avait fait l’homme aveugle durant la vie du Messager de Allah seulement et qu’il ne visait pas ce qu’a fait l’homme durant le califat de ^Outhman Ibnou ^Affan après le décès du Messager, cette prétention est réfutée et rejetée. En effet, les savants spécialistes de la terminologie du hadith (al-moustalah) ont dit : le terme « hadith » est employé pour désigner la parole attribuée au Prophète (marfou^) et également celle qui est dite par le compagnons (mawqouf). En d’autres termes, la parole du Messager est appelée hadith et la parole du compagnon est appelée hadith. Le terme hadith ne se limite pas seulement à la parole du Prophète.

Les propos de cet homme pratiquant le simulacre ne sont pas conformes avec ce qui a été décrété et ce de quoi ont convenu les spécialistes de la science de la terminologie du hadith. Que celui qui le veut consulte le livre Tadribou r-Rawi, Al-‘Ifsah ou d’autres livres de terminologie de hadith. Al-‘Albaniyy n’a été amené à prétendre cela qu’en raison de son extrême fanatisme pour suivre ses passions et son insouciance pour contredire les savants, tout comme d’ailleurs est le cas de son prédécesseur Ibnou Taymiyah.

Plus d’un savant de hadith a mentionné cela. Il y a parmi eux le Hafidh Ibnou Hajar Al-^Asqalaniyy, tout comme l’a rapporté As-Souyoutiyy dans Tadribou r-Rawi ou encore Ibnou sSalah dans sa Mouqaddimah fi ^Ouloumi l-Hadith.

47 – Le hadith : (‘idha sa’alta fas’ali l-Laha wa ‘idha sta^anta fasta^in bi l-Lah) ne comporte pas de preuve pour l’interdiction du tawassoul par les prophètes et les saints. Donne un commentaire de cela.

At-Tirmidhiyy a rapporté que Ibnou ^Abbas a rapporté du Prophète r qu’il a dit :

إذَا سَألْتَ فاسْألِ الله وإذَا اسْتَعَنْتَ فاسْتَعِن بالله

(‘idha sa’alta fas’ali l-Laha wa ‘idha sta^anta fasta^in bi l-Lah)

Ce hadith ne comporte pas de preuve qu’il est interdit de faire le tawassoul par les prophètes et les saints, car la signification du hadith est qu’en priorité, demande et recherche l’aide de Allah ta^ala. Il n’a pas pour signification ne demande pas à autre que Allah ou ne recherche pas l’aide d’autre que Allah. Est semblable à cela la parole du Prophète r :

لا تُصَاحِبْ إلا مُؤْمِنًا ولا يأكُلْ طَعامَكَ إلا تَقِيٌّ

(la tousahib ‘il-la mou’minan wa la ya’koul ta^amaka ‘il-la taqiyy)

Tout comme l’on ne comprend pas de ce hadith qu’il n’est pas permis de tenir la compagnie d’autre qu’un croyant ou de donner à manger à autre qu’à un pieux. On en comprend plutôt qu’en priorité pour la compagnie, c’est celle du croyant et en priorité pour donner sa nourriture, c’est à un pieux. Egalement, le hadith de Ibnou ^Abbas, on n’en comprend que la priorité. Il n’y a pas d’interdiction dans ce hadith.

48 – Quelle est la preuve dans le hadith de Ibnou ^Abbas, que même s’il a été cité avec le terme de an-nahy –le fait d’empêcher de faire une chose–, que ce n’est pas tout nahy qui implique l’interdiction (at-tahrim) ?

Celui qui fait le tawassoul en disant (Allahoumma ‘inni ‘as’alouka binabiyyika) ou bien (bi ‘Abi Bakrin) ou bien (bi’Ouwaysini l-Qaraniyy), ou qui est de cet ordre, il a demandé à Allah et à nul autre que Lui ! Où se situe leur prétention par rapport au hadith ?! Par ailleurs, le hadith ne comporte pas de terme d’interdiction : le Messager n’a pas dit à Ibnou ^Abbas (ne demande à nul autre que Allah et ne recherche l’aide de nul autre que Allah) ! Même s’il y a la négation (nahy), ce n’est pas toute négation qui est une interdiction (tahrim). C’est ainsi le cas du hadith de At-Tirmidhiyy et de Ibnou Hibban :

لا تُصَاحِبْ إلا مُؤْمِنًا ولا يأكُلْ طَعامَكَ إلا تَقِيٌّ

(la tousahib ‘il-la mou’minan wa la ya’koul ta^amaka ‘il-la taqiyy)

Ce hadith, malgré la négation qu’il comporte, n’est pas une preuve pour l’interdiction à l’homme de donner à manger à autre qu’à un pieux. Mais la signification est qu’en priorité, donne ta nourriture à un pieux. Comment les wahhabites ont-ils eu l’audace de prétendre argumenter leur interdiction du tawassoul par les prophètes et les saints grâce à ce hadith ?! Quelle audace ils ont pour interdire et déclarer mécréant sans aucune raison. Celui qui connaît leur réalité, il n’accordera aucune valeur à leurs propos.

49 – Quelle est la preuve que pose la main sur la grille de la devanture honorée n’est pas du chirk –polythéisme ou association– ?

Il a été confirmé que Abou Ayyoub Al-‘Ansariyy s’était rendu à la tombe du Messager. Il a posé son visage dessus pour rechercher les bénédictions (at-tabarrouk). Ceci, sans aucun doute, représente pour eux une des plus grandes mécréances et des associations. Loin de là, Abou Ayyoub n’a pas ainsi attribué des associés à Allah. Ceci ne vient à l’esprit d’aucun musulman. Aucun des compagnons n’a renié ce qu’il a fait là. Ni aucun savant du Salaf ou du Khalaf. Si le fait de poser le visage sur la tombe du Messager pour rechercher les bénédictions (at-tabarrouk) n’est pas considéré comme étant de l’association, comment le fait de poser la main sur la grille qui se trouve entre la tombe et le visiteur constituerait-il de l’association ! Certes nous appartenons à Allah et nous reviendrons à Son jugement. C’est à Lui que nous nous plaignons.

50 – Quelle est la preuve que le tawassoul –supplication par le degré– est également appelé istighathah –recherche du renfort– ?

Il n’y a pas de différence entre le tawassoul et l’istighathah. Le tawassoul est appelé istighathah tout comme cela est parvenu dans le hadith de Al-Boukhariyy dans lequel le Prophète r a dit :

إنَّ الشَّمسَ تَدْنُو يَومَ القِيامةِ حَتّى يَبْلُغَ العَرَقُ نِصْفَ الأُذُنِ فبَيْنَما هُمْ كذَلكَ اسْتَغاثُوا بآدَمَ ثمَّ مُوسَى ثمَّ بمُحمَّدٍ صلى الله عليه وسلم

(‘inna ch-chamsa tadnou yawma l-qiyamati hatta yablougha l-^araqou nisfa l-‘oudhouni. Fabaynama houm kadhalika staghathou bi ‘Adama thoumma Mouça thoumma biMouhammadin salla l-Lahou ^alayhi wa sallama)

C’est le hadith de la version de ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar du hadith de l’intercession au jour du jugement. Dans la version de Anas, il a été rapporté avec le terme de la recherche de l’intercession (istichfa^). Les deux versions figurent dans le Sahih. Cela indique que al-istichfa^ et al-istighathah –la recherche du renfort– ont un même sens. Le Messager r a appelé cette demande à Adam pour qu’il intercède en leur faveur à leur Seigneur, une recherche de renfort (istighathah).

Dans ce hadith il y a donc une preuve que le tawassoul vient dans le sens de al-istighathah –demande de renfort–.

Dans d’autres versions de ce même hadith, il a été rapporté :

يا ءادمُ أنتَ أبو البشرِ اشفَع لنا إلى رَبّنا

(Ya Adamou ‘anta abou l-bachar, ichfa^  lana ‘ila Rabbina)

ce qui signifie : « Ô Adam, tu es le père des humains, intercède en notre faveur à notre Seigneur ». Il y a en cela une réplique à ceux qui ont prétendu que le tawassoul par autre que Allah serait une association (chirk).

Al-istichfa^ –la demande d’intercession–, at-tawajjouh –le fait de s’adresser par–, et at-tajawwouh –le fait de demander par le mérite– ont même signification. Le Hafidh Taqiyyou d-Din As-Soubkiyy a dit dans Chifa’ou s-Saqam : « Al-istichfa^, at-tawajjouh, et at-tajawwouh ont même signification ».

51 – Quelle est la preuve que le Messager de Allah r a appelé la pluie ghayth moughith –un renfort secoureur– ?

Le Messager a appelé la pluie ghayth –renfort–. Abou Dawoud et d’autres ont rapporté avec une chaîne de transmission sahih –sûre– que le Messager a dit :

اللهمَّ اسقِنَا غَيْثًا مُغِيثًا مَريعًا نافِعًا غيرَ ضارّ عاجِلاً غيرَ ءاجِلٍ

(Allahoumma sqina ghaythan moughithan mari^an nafi^an ghayra darrin ^ajilan ghayra ‘ajil)

ce qui signifie : « Ô Allah, envoie-nous un renfort secoureur, amenant la verdure, utile et non nuisible, rapidement et non après terme ».

Le Messager a appelé la pluie moughith –secoureur– car elle délivre de la difficulté par la volonté de Allah. Le Prophète également ainsi que le saint délivrent de la difficulté par la volonté de Allah.

52 – Quelle est la preuve du caractère permis de demander ce qu’il n’est pas habituel aux gens de demander ?

Parmi les preuves du caractère permis de demander ce qu’il n’est pas habituel aux gens de demander, il y a ce qu’a rapporté Mouslim : Le Messager de Allah a dit à Rabi^ah Ibnou Ka^b Al-‘Aslamiyy qui était serviteur du Messager de Allah r, pour le récompenser pour ce qu’il lui a fait :

سَلني

(salni)

ce qui signifie : « Demande moi ce que tu veux ! ». Il a alors demandé au Messager de Allah à être son compagnon au paradis. Il lui a ainsi dit :

أسألُكَ مرافقتكَ في الجنةِ

(‘as’alouka mourafaqataka fi l-jannah)

ce qui signifie : « Je te demande ta compagnie au paradis ». Le Messager de Allah ne lui a pas renié ce qu’il a dit. Il lui a plutôt dit par modestie :

أَو غير ذلكَ

(aw ghayra dhalika)

ce qui signifie : « Ou autre chose ? » Le compagnon lui a dit :

هُوَ ذاكَ

(houwa dhaka)

ce qui signifie : « C’est ce que je veux ». Le Prophète lui a alors dit:

فَأعِنّي على نَفسِكَ بكثرَةِ السُّجودِ

(fa’a^inni ^ala nafsika bikathrati s-soujoud)

ce qui signifie : « Aide-moi pour cela en faisant beaucoup de prosternations ».

Même notre maître Mouça ^alayhi s-salam, lorsqu’une vieille femme des fils de Israil lui avait demandé d’être avec lui au paradis, il ne lui a pas renié cela. Ibnou Hibban a rapporté cela dans son Sahih ainsi que d’autres. D’où est-ce que Ibnou Taymiyah et ceux qui l’ont suivi ont amené leur règle : (demander ce qu’il n’est pas habituel aux gens de demander est du Chirk) !

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البِدْعَةُ L’innovation (al-bid^ah)

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur février 26, 2010

البِدْعَةُ

البِدْعَةُ لُغَةً مَا أُحْدِثَ علَى غَيرِ مِثَالٍ سَابِقٍ، وشَرعًا المُحْدَثُ الذي لَم يَنُصَّ علَيهِ القُرءَانُ ولا الحدِيثُ. 

وتَنْقَسِمُ إلى قِسْمَين كَما يُفهَمُ ذلكَ مِن حَديثِ عائِشَةَ رضِيَ الله عنْها قالَت: قالَ رسولُ الله صلى الله عليه وسلم: « مَن أَحْدَثَ في أمْرِنا هَذا مَا لَيسَ منْهُ فَهُوَ رَدٌّ »، أي مَردُودٌ.

البِدْعَةُ الحَسَنَةُ: وتُسَمَّى السُّنَّةَ الحسَنَةَ، وهي المُحدَثُ الذي يُوافِقُ القُرءانَ والسُّنَّةَ. 

القِسْمُ الثَّاني: البدْعَةُ السَّيّئَةُ: وتُسَمَّى السُّنَّةَ السَّيّئةَ، وهي المُحْدَثُ الذي يُخَالِفُ القُرءانَ والحَدِيثَ. 

وهَذا التَّقْسِيْمُ مَفْهُومٌ أيضًا مِنْ حَدِيثِ جَرِيرِ بنِ عَبد الله البَجَليّ رَضيَ الله عنهُ، قالَ: قالَ رسولُ الله صلى الله عليه وسلم: « مَنْ سَنَّ في الإسلام سُنَّةً حسَنَةً فَلَهُ أجرُها وأجرُ مَن عَمِلَ بها بعدَهُ مِن غير أن يَنْقُصَ من أجُورِهم شَىءٌ، ومَن سَنَّ في الإسْلامِ سُنَّةً سَيّئةً كانَ عليه وِزْرُها ووِزْرُ مَن عَمِلَ بِها مِنْ بَعْدِه مِن غَيرِ أن يَنْقُصَ مِن أَوزَارِهم شَىءٌ » رَواهُ مسلمٌ.

 

L’innovation (al-bid^ah)

L’innovation, dans la langue, c’est ce qui est innové sans équivalent antérieur ; et selon la Loi de l’Islam, c’est la chose innovée que n’a pas mentionnée le Qour’an ni le hadith. 

Elle se classe en deux catégories, comme on le comprend du hadith de ^A‘ichah, que Allah l’agrée, qui a dit : « Le Messager de Allah r a dit : (man ‘ahdatha fi ‘amrina hadha ma layça minhou fahouwa raddoun) [rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]  ce qui signifie : « Celui qui innove dans notre religion une chose qui n’y est pas conforme, elle est rejetée« .

La première sorte : la bonne innovation (sounnah haçanah), c’est la nouveauté qui est en accord avec le Qour’an et la Sounnah.

La deuxième sorte : la mauvaise innovation (sounnah sayyi’ah), c’est la nouveauté qui est en contradiction avec le Qour’an et la Sounnah.

Cette classification est déduite également du hadith de Jarir Ibnou ^Abdi l-Lah Al-Bajliyy, que Allah l’agrée, qui a dit : « Le Messager de Allah r a dit : (man sanna fi l-’islami sounnatan haçanah falahou ‘ajrouha wa ‘ajrou man ^amila biha min ba^dih  min ghayri ’an yanqousa min ‘oujourihim chay’ ; wa man sanna fi l-‘islami sounnatan sayyi’ah kana ^alayhi wizrouha wa wizrou man ^amila biha min ba^dih min ghayri ’an yanqousa min ‘awzarihim chay’) ce qui signifie : « Celui qui instaure dans l’Islam une bonne tradition (sounnah), il aura sa récompense et la récompense de ceux qui la pratiquent après lui sans qu’il soit diminué quoi que ce soit de leurs récompenses. Et celui qui instaure dans l’Islam une mauvaise tradition, il se chargera de son péché et du péché de ceux qui la pratiquent après lui sans qu’il ne soit diminué quoi que ce soit de leurs péchés« . [rapporté par Mouslim]


فَمِنَ القِسْم الأَوَّلِ: الاحْتِفَالُ بمَولِدِ النَّبي صلى الله عليه وسلم، وأوَّلُ مَنْ أحدَثَهُ المَلِكُ المُظَفَّرُ مَلِكُ إرْبِل في القَرْنِ السَّابِع الهِجْرِيّ، وتَنْقيطُ التَّابعيّ الجليلِ يَحْيَى بنِ يَعْمَرَ المُصْحَفَ، وكانَ مِن أهْلِ العِلْمِ والتَّقْوى، وأقَرَّ ذَلِكَ العُلَماءُ مِن مُحَدّثينَ وغَيْرِهم واسْتَحْسَنُوهُ ولَم يكُن مُنَقَّطًا عِنْدَما أَمْلَى الرَّسُولُ علَى كتَبَةِ الوَحْي، وكذَلِكَ عُثمانُ بنُ عَفّانَ لمّا كتَبَ المصَاحِفَ الخَمْسَةَ أو السّتَّة لم تَكُن مُنَقَّطَةً، ومُنْذُ ذَلك التَّنقِيطِ لم يَزَل المُسلِمونَ على ذَلكَ إلى اليَوم، فَهلْ يُقالُ في هَذا إنَّه بِدْعَةُ ضَلالةٍ لأَنَّ الرَّسُولَ لَم يَفْعَلهُ؟ فإنْ كانَ الأمْرُ كذَلِكَ فليَتْركُوا هذِهِ المصَاحِفَ المُنَقّطَةَ أو لِيَكْشِطُوا هَذَا التَّنقِيْطَ مِنَ المَصَاحِفِ حتَّى تعودَ مجرَّدَةً كما في أيّامِ عُثمانَ. قالَ أبو بكر بنُ أبي دَاودَ صَاحِب السُّنَنِ في كِتَابِه المَصَاحِف: « أَوّلُ مَن نَقَطَ المَصَاحِفَ يَحيى بنُ يَعْمَرَ ».اهـ، وهوَ مِنْ عُلَماءِ التَّابِعينَ رَوَى عَن عَبْدِ الله بنِ عُمَرَ وغَيرِه.

ومِنَ القِسْمِ الثَّاني: المُحْدَثاتُ في الاعْتِقادِ كبِدْعَةِ المُعتَزِلَةِ والخوارِجِ وغَيْرِهم مِنَ الذينَ خَرجُوا عَمَّا كانَ علَيه الصَّحابةُ رِضْوانُ الله علَيْهم في المُعتَقَد، وكِتَابة (ص) أو (صلعم) بعدَ اسم النَّبي بدَلَ (صلى الله عليه وسلم) وقَد نَصَّ المُحدّثونَ في كتُبِ مُصْطَلَح الحَديثِ علَى أنَّ كِتَابةَ الصَّادِ مُجَرَّدةً مَكروهٌ، ومعَ هذَا لمْ يُحَرّمُوها بل فعَلُوها.

فَمِن أينَ لهؤلاءِ المُتَنَطّعينَ المُشَوّشِينَ أن يقولوا عن عَمَلِ المولدِ بدعَةٌ محرّمةٌ وعَن الصَّلاةِ على النَّبي جَهْرًا عقِبَ الأذانِ إنَّهُ بدعةٌ محرّمةٌ بدَعْوَى أن الرسولَ ما فعلَهُ والصَّحابةَ لم يفعَلُوهُ. 

قَالَ الإمامُ الشَّافِعيُّ رضيَ الله عنهُ: « المُحدَثاتُ مِنَ الأمُورِ ضَربانِ، أحَدُهُما مَا أُحدِثَ ممّا يُخَالِفُ كِتابًا أَو سُنَّةً أو إجْماعًا أَو أثَرًا، فَهذِه البِدْعَةُ الضّلالَةُ، والثّانِيةُ مَا أُحْدِثَ مِنَ الخَيرِ ولا يُخَالِفُ كِتَابًا أو سُنَّةً أو إجْماعًا، وهَذه مُحْدَثَةٌ غَيرُ مَذْمُومَةٍ »، رَواهُ البَيْهقيُّ بالإسْنادِ الصّحيح في كتابِه « مَنَاقِبُ الشَّافِعيّ ». 

 


Comme exemple de la première sorte d’innovation : il y a la célébration de la naissance du Prophète r (al-mawlid). Le premier à l’avoir instaurée est le roi Al-Moudhaffar qui était le roi de ‘Irbil au septième siècle de l’Hégire. Il y a aussi la notation des points sur les lettres du Qour’an qui a été instaurée par l’illustre successeur des compagnons Yahya Ibnou Ya^mar qui faisait partie des gens de la science et de la piété. Les savants, qu’ils soient mouhaddith ou autres, ont accepté cela et l’ont approuvé. En effet, les écrits coraniques ne comportaient pas de points lorsque le Messager a dicté le Qour’an à ceux qui transcrivaient la révélation. De même, lorsque ^Outhman Ibnou ^Affan a écrit les cinq ou six exemplaires du Qour’an, ils ne comportaient pas de points. Et depuis cette notation des points sur les lettres, les musulmans n’ont cessé de faire cela jusqu’à nos jours. Est-ce qu’on dira à ce propos qu’il s’agit d’une innovation d’égarement puisque le Messager ne l’a pas faite ? S’il en était ainsi, que ceux qui le prétendent abandonnent les livres du Qour’an qui comportent des points ou qu’ils effacent ces points des livres du Qour’an pour qu’ils en soient à nouveau dépourvus, comme ils l’étaient du temps de ^Outhman. Abou Bakr fils de Abou Dawoud, l’auteur des Sounan dans son livre Kitabou l-Masahif a dit : « Le premier qui a mis des points sur les lettres des livres de Qour’an est Yahya Ibnou Ya^mar qui fait partie des savants successeurs (tabi^iyy) et qui a rapporté des hadith de ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar et d’autres encore ». Fin de citation

 

Comme exemple de la deuxième sorte : les nouveautés dans la croyance comme l’innovation des mou^tazilah, des khawarij et d’autres parmi ceux qui ont dévié de la croyance des compagnons, que Allah les agrée. Il y a aussi l’écriture de (ص) –s– ou (صلعم ) –saws– après le nom du Prophète au lieu de –صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ–. Les spécialistes de la science du hadith (mouhaddith) ont dit dans les livres de la terminologie du hadith – moustalah que l’écriture de la lettre (ص) sad seule est déconseillée tout en sachant qu’ils ne l’ont pas jugée interdite.

Alors, comment ces gens-là prétendument rigoristes mais perturbateurs en réalité, comment osent-ils dire que la célébration de la naissance du Prophète (mawlid) est une innovation interdite, que l’invocation en faveur du Prophète (assalatou ^ala n-nabiyy) à haute voix à la fin de l’appel à la prière (al-‘adhan) est une innovation interdite, en prétextant que ni le Messager, ni les compagnons ne l’ont jamais faite ?

 

L’Imam Ach-Chafi^iyy, que Allah l’agrée, a dit : « Les nouveautés concernant les pratiques sont de deux sortes : l’une, c’est ce qui est innové et qui contredit le Livre, la Sounnah, l’Unanimité ou les textes des prédécesseurs parmi les compagnons. Celle-là est l’innovation d’égarement. La deuxième, c’est ce qui est innové et qui fait partie des bonnes choses, qui ne comporte pas de contradiction avec le Livre (Qour’an), la Sounnah ou l’Unanimité et cette nouveauté-ci n’est pas blâmable« , [rapporté par Al-Bayhaqiyy dans son livre Manaqibou ch-Chafi^iyy].


1-              ما هي البدعة؟ 

الشّىءُ المُحدَثُ الذي لم ينُصَّ عليهِ القرءانُ أي لم يُذكَر في القرءانِ ولا في الحديثِ هذا يُقالُ له بدعةٌ.

 

2-  ما الدليل على أن البدعة تَنْقَسِمُ إلى قِسْمَين؟

تَنْقَسِمُ البدعة إلى قِسْمَين كَما يُفهَمُ ذلكَ مِن حَديثِ عائِشَةَ رضِيَ الله عنْها قالَت: قالَ رسولُ الله صلى الله عليه وسلم: « مَن أَحْدَثَ في أمْرِنا هَذا مَا لَيسَ منْهُ فَهُوَ رَدٌّ« ، أي مَردُودٌ. والحديث رواهُ البخارِيُّ ومسلمٌ، وفي رِوايةٍ لمسْلمٍ: « مَن عمِلَ عَملاً لَيْسَ عَليْهِ أمْرُنا فَهُوَ رَدٌّ« . فأفهَمَ رسولُ الله بقوله: « ما ليسَ منهُ » أنَّ المحدَثَ إنَّما يكونُ ردًّا أي مردودًا إذا كانَ على خلافِ الشّريعةِ، وأنَّ المحدَثَ الموافِقَ للشّريعةِ ليسَ مردودًا.

وهَذا التَّقْسِيْمُ مَفْهُومٌ أيضًا مِنْ حَدِيثِ جَرِيرِ بنِ عَبد الله البَجَليّ رَضيَ الله عنهُ، قالَ: قالَ رسولُ الله صلى الله عليه وسلم: « مَنْ سَنَّ في الإسلام سُنَّةً حسَنَةً فَلَهُ أجرُها وأجرُ مَن عَمِلَ بها بعدَهُ مِن غير أن يَنْقُصَ من أجُورِهم شَىءٌ، ومَن سَنَّ في الإسْلامِ سُنَّةً سَيّئةً كانَ عليه وِزْرُها ووِزْرُ مَن عَمِلَ بِها مِنْ بَعْدِه مِن غَيرِ أن يَنْقُصَ مِن أَوزَارِهم شَىءٌ » رَواهُ مسلمٌ.

 

3-  ما هي البدعة الحسنة؟  

 

 البِدْعَةُ الحَسَنَةُ: وتُسَمَّى السُّنَّةَ الحسَنَةَ، وهي المُحدَثُ الذي يُوافِقُ القُرءانَ والسُّنَّةَ.

 

4-  ما هي البدعة السيئة؟  

البدْعَةُ السَّيّئَةُ: وتُسَمَّى السُّنَّةَ السَّيّئةَ، وهي المُحْدَثُ الذي يُخَالِفُ القُرءانَ والحَدِيثَ.

 


1-    Qu’est-ce que Al-Bid^ah –l’innovation– ?

 

Ce qui a été innové et au sujet duquel il n’y a pas eu un texte dans le Qour’an ou dans le hadith c’est-à-dire qui n’a pas été cité dans un texte du Qour’an ou du hadith ceci est appelé bid^ah –innovation–.

 

 

2-    Quelle est la preuve que l’innovation se classe en deux catégories ?

 

L’innovation se classe en deux catégories, comme on le comprend du hadith de ^A‘ichah, que Allah l’agrée, qui a dit : « Le Messager de Allah r a dit : (man ‘ahdatha fi ‘amrina hadha ma layça minhou fahouwa raddoun) [rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]  ce qui signifie : « Celui qui innove dans notre religion une chose qui n’y est pas conforme, elle est rejetée« . Dans la version de Mouslim : (man ^amila ^amalan layça ^alayhi ‘amrouna fa houwa raddoun) ce qui signifie : « Celui qui fait un acte qui n’est pas en accord avec notre religion, cet acte est rejeté« . Le Messager de Allah, par sa parole : (ma layça minhou) ce qui signifie  : « qui n’y est pas conforme » a montré que ce qui est innové est rejeté s’il est contraire à la chari^ah –la Loi– et que ce qui est innové et qui est conforme à la Loi n’est pas rejeté.

Cette classification est déduite également du hadith de Jarir Ibnou ^Abdi l-Lah Al-Bajliyy, que Allah l’agrée, qui a dit : « Le Messager de Allah r a dit : (man sanna fi l-’islami sounnatan haçanah falahou ‘ajrouha wa ‘ajrou man ^amila biha min ba^dih  min ghayri ’an yanqousa min ‘oujourihim chay’, wa man sanna fi l-‘islami sounnatan sayyi’ah kana ^alayhi wizrouha wa wizrou man ^amila biha min ba^dih min ghayri ’an yanqousa min ‘awzarihim chay’) ce qui signifie : « Celui qui instaure dans l’Islam une bonne tradition (sounnah), il aura sa récompense et la récompense de ceux qui la pratiquent après lui sans qu’il ne soit diminué quoi que ce soit de leurs récompenses ; et celui qui instaure dans l’Islam une mauvaise tradition, il se chargera de son péché et du péché de ceux qui la pratiquent après lui sans qu’il ne soit diminué quoi que ce soit de leurs péchés« . [rapporté par Mouslim]

 

 

3-    Quelle est la bonne innovation (bid^ah haçanah) ?

 

Al-bid^atou l-haçanah, la bonne innovation qui est appelée aussi (sounnah haçanah), c’est la nouveauté qui est en accord avec le Qour’an et la Sounnah.

 

 

4-    Quelle est la mauvaise innovation (bid^ah sayyi’ah) ?

 

Al-bid^atou s-sayyi’ah, la mauvaise innovation qui est appelée aussi (sounnah sayyi’ah), c’est la nouveauté qui est en contradiction avec le Qour’an et la Sounnah.

 


5-  ما الدليلُ من  القرءان على أنَّ البدعةَ منها ما هو حسن؟ 

 

 

الدَّليلُ القرءانيُّ على أن البدعةَ منها ما هو حسنٌ قولُهُ تعالى: {وَجَعَلنَا فِي قُلُوبِ الَّذِينَ اتَّبَعُوُه رَأفَةً وَرَحمَةً وَرَهبَانِيَّةً ابتَدَعُوهَا مَا كَتَبنَاهَا عَلَيهِم إِلاَّ ابتِغَاءَ رِضوَانِ اللهِ} [سورة الحديد]. 

ففي هذه الآيةِ مدحُ المؤمنينَ من أمّةِ عيسى لأنّهم كانوا أهل رحمةٍ ورأفةٍ ولأنهم ابتدعوا الرَّهبانيّةَ وهي الانقطاعُ عن الشَّهواتِ المباحَةِ زيادةً على تجنبِ المحرماتِ حتَّى إنّهم انقطعوا عن الزّواجِ وتركوا اللّذائِذَ من المطعوماتِ والثّيابِ الفاخرةِ وأقبلوا على الآخرةِ إقبالا تامًّا.فقوله تعالى:{مَا كَتَبنَاهَا عَلَيهِم إِلاَّ ابتِغَاءَ رِضوَانِ اللهِ} فيه مدحٌ لهم على ما ابتدعوا أي ممَّا لم ينصّ لهم عليهِ في الإنجيلِ ولا قالَ لهم المسيحُ بنصّ منهُ افعلوا كذا، إنَّما هم أرادوا المبالغةَ في طاعةِ الله تعالى والتَّجردَ لطاعتِهِ بتركِ الانشغالِ بما يتعلَّقُ بالزّواجِ ونفقةِ الزوجةِ والأهلِ. ثم هؤلاءِ الذين مدحهم الله كانوا من أتباعِ عيسى على الإسلامِ مع التمسكِ بشريعةِ عيسى كانوا يبنونَ الصّوامِعَ أي بيوتًا خفيفةً من طينٍ أو من غير ذلكَ على المواضع المنعزلةِ عن البلدِ ليتجرَّدوا للعبادةِ، ثم جاءَ بعدَهم أناسٌ قلدوا أولئكَ مع الشّركِ أي مع عبادةِ عيسى وأمّهِ وتشبَّهوا بأولئكَ بالانقطاع عن الشهواتِ والعكوفِ في الصَّوَامِعِ لقولِهِ تعالى: {فَمَا رَعَوهَا حَقَّ رِعَايَتِها} [سورة الحديد] لأن هؤلاء ما التزموا بالرهبانيةِ الموافقة لشرعِ عيسى كما التزمَ أولئكَ السابقونَ، فيؤخَذُ من هذه الآيةِ أن مَن عَمِلَ عملًا لا يخالفُ الشرعَ بل يوافقهُ ليس بدعةً مذمومةً بل يُثَابُ فاعلُه ويسمَّى سنةً حسنةً وسنةَ خيرٍ، ويسمَّى بدعةً حسنةً أو بدعةً مستحبَّةً.

 

 

6-     ما معنى قوله صلى الله عليه وسلم: » من أحدَثَ في أمرِنا هذا ما ليسَ منهُ فهو رد »؟

 

 

5-    Quelle est la preuve à partir du Qour’an  que parmi les innovations il y a de bonnes innovations ?

 

La preuve à partir du Qour’an qu’il y a une bonne innovation c’est la parole de Allah à propos de ceux qui ont suivit notre maître ^Iça : (Wa ja^alna fi qouloubi l-ladhina t-taba^ouhou ra’fatan wa rahmatan wa rahbaniyyatan ibtada^ouha ma katabnaha ^alayhim il-la btigha’a ridwani l-Lah) [sourat Al-Hadid / 27].

 

Dans cette ayah, Allah fait l’éloge des croyants de la communauté de notre maître ^Iça parce qu’ils étaient des gens de miséricorde et parce qu’ils avaient innové ce qu’on appelle (ar-rahbaniyyah) c’est-à-dire le monachisme et qui est le fait de délaisser les plaisirs licites en plus du fait de délaisser ce qui est interdit jusqu’au point qu’ils avaient délaissé le mariage et d’autres choses encore comme le fait de délaisser les mets délicieux, les habits luxueux et ils ont œuvré pour l’au-delà complètement. Il y a dans la parole de Allah : (ma katabnaha ^alayhim il-la btigha’a ridwani l-Lah) l’éloge de ces gens-là, pour ce qu’ils ont innové alors que cela n’a pas été l’objet d’un texte dans l’évangile, et que ^Iça lui-même ne leur a pas ordonné, par un texte de sa part : « faites cela ». Mais eux, ils ont voulu s’appliquer davantage dans l’obéissance à Allah et se vouer exclusivement à l’adoration de Allah en délaissant ce qui peut les préoccuper ; comme par exemple les préoccupations du mariage et la charge de l’épouse et des enfants. Ces gens-là dont Allah a fait l’éloge étaient parmi les gens qui ont suivi ^Iça –des musulmans– et ils s’attachaient à la Loi de ^Iça. Ils bâtissaient eux-mêmes des résidences d’argile peu luxueuses dans des endroits isolés pour se consacrer à l’adoration. Puis, après eux, des gens les ont imités mais en étant associateurs mécréants. Les gens qui les ont suivi adoraient ^Iça et sa mère (Maryam) mais imitaient les premiers musulmans, en délaissant les plaisirs et en restant dans les sawami^ c’est-à-dire les ermitages. Pour preuve, la parole de Allah ta^ala dans [sourat Al-Hadid / 27] : (fa ma ra^awha haqqa ri^ayatiha) c’est-à-dire que ces gens-là, les mécréants, ne s’étaient pas attachés au monachisme qui est conforme à la Loi de ^Iça comme l’ont fait ceux qui les avaient précédés. On comprend de cette ayah que celui qui fait un acte qui n’est pas contraire à la Loi, mais qui y est conforme, n’aura pas fait une mauvaise innovation ; bien au contraire c’est une bonne innovation, et celui qui l’accomplit a une récompense et on l’appelle bonne tradition, tradition de bien ou bonne innovation ou innovation recommandée.

 

 

 

 

6-    Que signifie sa parole r : (man ‘ahdatha fi ‘amrina hadha ma layça minhou fahouwa raddoun) qui signifie : « Celui qui innove dans notre religion une chose qui n’y est pas conforme, elle est rejetée« .

 

 

 

قوله عليه الصلاة والسلام: « من أحدَثَ في أمرِنا هذا ما ليسَ منهُ » إشعارٌ بأنَّ من أحدَثَ ما هوَ منهُ أي ما هو موافقٌ لهُ فليس مردودًا، كما أحدَثَ عمرُ رضي الله عنه في التلبيةِ شيئًا زائدًا على تلبيةِ رسولِ الله، وتلبيةُ رسولِ الله هي: « لبيكَ اللهمَّ لبَّيكَ، لبيكَ لا شريكَ لكَ لبّيكَ، إنَّ الحمدَ والنعمةَ لكَ والمُلكَ لا شريكَ لكَ« . فزادَ عمرُ: « لبيكَ اللهم وسعدَيكَ، الخيرُ في يديكَ، والعملُ والرَّغباءُ إليكَ« ، فلم يعِبْ عليهِ أحدٌ من الصحابةِ لأنه زادَ على تلبيةِ رسولِ الله شيئًا يوافِقُها، وكذلكَ مَن بَعدَ الصحابةِ زادوا أشياءَ موافقةً للشرعِ ككتابةِ صلى الله عليه وسلم عند ذِكرِ اسمِهِ عَقبَه فإن الرسولَ لم يكتب صلى الله عليه وسلم عقبَ اسم محمدٍ في كتابهِ إلى هِرَقل وفي كتابهِ إلى كِسرَى وغيرِ ذلك ثم جَرَى عَمَلُ المسلمينَ على كتابةِ صلى الله عليه وسلم عقبَ اسمِهِ حتى إن هؤلاء الذين ينكرونَ على الناسِ البِدَعَ الحسنةَ من عَمَلِ المولِدِ في شهرِ ربيعٍ والصلاةِ على النبي جهرةً عقبَ الأذانِ يعملونَ هذه البدعَةَ أي كتابة صلى الله عليه وسلم عقبَ اسمِ محمد في مؤلفاتِهم فما لهم يناقضونَ أنفسَهُم يقولونَ: ما لم يفعلهُ رسولُ الله أو يأمرْ به نصًّا بدعةٌ محرمةٌ، وهم مرتكبونَ ما يعيبونه على الناسِ من ذلكَ. هذا الذي ذُكِرَ هنا بعضُ الأمثلةِ عن البدعةِ الحسنةِ ويتبيَّنُ من هذا أنَّ من خَالَفَ هذا فهو شاذٌّ مكابرٌ لأنَّ مؤدَّى كلامِهِ أنَّ الصّحابَةَ الذين بشَّرَهم رسولُ الله بالجنّةِ كعمرَ بنِ الخطَّابِ وعثمانَ بن عفَّان كانوا على ضلالٍ.

 

 

 

 

7-    ما الدليل من الحديث على أن البدعة منها ما هو حسن؟

 

 

وأمّا الدليلُ من الحديثِ على أن البدعةَ منها ما هو حَسَنٌ فهو قولُهُ عليه الصَّلاةُ والسّلامُ: « من سنَّ في الإسلامِ سنّةً حسنةً فلهُ أجرُهَا وأجرُ من عَمِلَ بها« .

 

 

Dans la parole du Messager r qui signifie : (Celui qui innove dans notre religion quelque chose qui n’y est pas conforme…), il y a une confirmation que celui qui innove quelque chose qui est conforme à la religion de l’Islam, elle n’est pas refusée. C’est le cas de que notre maître ^Oumar que Allah l’agrée qui a innové dans la parole dite lors du pèlerinage (at-talbiyah). Il a innové quelque chose qui est en plus de ce que disait le Prophète r. La formule que disait le Prophète r est : (Labbayka l-Lahoumma labbayk, labbayka la charika laka labbayk ; ‘inna l-hamda wa n-ni^mata laka wa l-moulk ; la charika lak). Et notre maître ^Oumar a ajouté : (Labayka l-Lahoumma wa sa^dayk ; al-khayrou fi yadayk ; wa l-^amalou wa r-raghba’ou ‘ilayk). Personne, parmi les compagnons, n’a blâmé notre maître ^Oumar car ce qu’il a ajouté à la parole que disait le Prophète est conforme à ce que disait le Prophète. De même ceux qui sont venus après les compagnons ont innové des choses qui sont conformes à la Loi comme le fait d’écrire la parole : r –salla l-Lahou ^alayhi wa sallam juste après l’écriture du nom du Prophète. Le Prophète n’a pas ordonné qu’on écrive après l’écriture de son nom : r –salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. En effet, lorsque le Prophète a ordonné qu’on écrive une lettre à Héraclius le roi des romains et dans la lettre qu’il a ordonné d’écrire à Chosroës le roi des perses et à d’autres, il n’a pas ordonné qu’on écrive après son nom la parole : r –salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Puis, les musulmans ont innové ceci et écrivent jute après l’écriture du nom du Prophète la parole : r –salla l-Lahou ^alayhi wa sallam–. Même ceux qui renient les bonnes innovations, comme par exemple le fait de faire le Mawlid –la commémoration de la naissance du Prophète– pendant le mois de Rabi^ et le fait de dire à haute voix, après le ‘adhan –l’appel à la prière–, assalatou ^ala n-nabiyy –l’invocation en faveur du Prophète–, ils font eux-mêmes cette bid^ah c’est-à-dire cette innovation à savoir l’écriture de r –salla l-Lahou ^alayhi wa sallam juste après l’écriture du nom du Prophète. Alors comment se contredisent-ils eux-mêmes ?! Ils disent que tout ce que le Prophète r n’a pas fait ou n’a pas ordonné de faire dans un texte est une innovation interdite alors qu’eux font ce pour quoi ils blâment les gens ! Ce qui est évoqué ici, n’est que quelques exemple des bonnes innovations. Il en découle que celui qui contredit cela n’est qu’un égaré, orgueilleux car sa contradiction avec cela amène à accuser les compagnons, à qui le Prophète a annoncé la bonne nouvelle d’entrer au paradis tels que ^Oumar, d’être sur l’égarement.

 

 

 

 

7-    Quelle la preuve par le hadith que parmi les innovations il y a des bonnes innovations ?

 

 

Quant à la preuve selon  le hadith que parmi les innovations il y a de bonnes innovation, il y a sa parole r : (Celui qui instaure dans l’Islam une bonne tradition (sounnah), il aura sa récompense et la récompense de ceux qui la pratiquent).

 

 

 

فإن قيلَ: هذا معناهُ من سنَّ في حياةِ رسولِ الله أمَّا بعدَ وفاتِهِ فلا، فالجوابُ أن يُقالَ: « لا تثبُتُ الخصوصيَّةُ إلا بدليلٍ » وهنا الدّليلُ يعطي خلافَ ما يدَّعونَ حيثُ إنَّ رسولَ الله صلى الله عليه وسلم قال: « من سنَّ في الإسلامِ« ، ولم يَقُل من سنَّ في حياتي ولا قالَ من عَمِلَ عملاً أنا عملتهُ فأحياهُ، ولم يكن الإسلامُ مقتصرًا على الزّمنِ الذي كانَ فيه رسول الله، فَبَطَلَ زَعمُهُم. فإن قالوا: الحديثُ سببهُ أن أناسًا فقراءَ شديدي الفَقرِ يلبسونَ النّمارَ جاؤوا فتمعَّرَ وجهُ رسولِ الله لما رأى من بؤسهم فتصدَّقَ الناسُ حتى جمعوا لهم شيئًا كثيرًا فتهلَّلَ وجهُ رسولِ الله فقال: « من سنَّ في الإسلامِ سنةً حسنةً فلهُ أجرُهَا وأجرُ من عَمِلَ بها« ، فالجوابُ أن يُقالَ: العبرةُ بعمومِ اللفظِ لا بخصوصِ السببِ كما ذَكَرَ الأصوليونَ.

 

 

 

8-    ما الدليل على أن البدعة الحسنة لا تدخل في حديث: وكلُّ محدثَةٍ بدعةٌ وكلُّ بدعةٍ ضلالةٌ »؟ 

 

 

أمّا الحديثُ الذي فيه: « وكلُّ محدثَةٍ بدعةٌ وكلُّ بدعةٍ ضلالةٌ » فلا يدخُلُ فيه البدعةُ الحسنةُ، لأنَّ هذا الحديثَ من العامّ المخصوصِ، أي أن لفظَهُ عامٌّ ولكنَّهُ مخصوصٌ بالبدعَةِ المخالِفَةِ للشّريعةِ بدليلِ الحديثِ الذي رواهُ مسلمٌ: « من سَنَّ في الإسلامِ سنةً حسنةً فلهُ أجرُهَا » الحديث، وذلكَ لأنّ أحاديثَ رسولِ الله تتعاضَدُ ولا تتناقَضُ، وذلكَ لأنّ تخصيصَ العامّ بمعنًى مأخوذٍ من دليلٍ نقليّ أو دليلٍ عقليّ مقبولٌ عند جميعِ العلماءِ، فلو تركَ ذلكَ لضاعَ كثيرٌ من الأحكامِ الشّرعيةِ ولحَصَلَ تناقضٌ بين النُّصوصِ، فأهلُ العِلمِ هم الذين يعرفونَ أنَّ هذا العموم مخصوصٌ بدليلٍ ءاخر عقليّ أو نقليّ. 

 


 

 

 

Si quelqu’un prétend que ce hadith vise ce qui est instauré du vivant du Prophète r, mais qu’après sa mort r ce hadith ne s’applique pas, on lui répond : « La spécificité n’est confirmée que par une preuve ». Or il n’y a pas ici de preuve pour cette prétendue spécificité. Au contraire, la preuve démontre le contraire de ce qu’il prétend parce que le Messager de Allah r dit ce qui signifie : (Celui qui instaure dans l’Islam) et il n’a pas dit : (Celui qui instaure de mon vivant) et il n’a pas dit : (Celui qui fait quelque chose que moi j’ai fait et qui renouvelle cet acte par la suite). De plus, l’Islam n’est pas limité à l’époque où le Prophète r était vivant. Leur prétention est donc annulée.

S’ils disent : la cause du hadith est que des hommes très pauvres, s’habillant de vêtements de laine et de poils, sont venus auprès du Prophète r le visage du prophète a alors changé, à la vue de leur extrême pauvreté et de leur difficulté. Les gens ont commencé alors à faire des aumônes jusqu’à ce qu’ils leur aient rassemblé beaucoup de choses. Alors le Prophète r s’est réjoui et a dit ce qui signifie : (Celui qui instaure dans l’Islam une bonne tradition (sounnah), il aura sa récompense et la récompense de ceux qui la pratiquent…). La réponse est donc de leur dire  : « ce dont on tient compte, c’est la généralité du terme et non pas la spécificité de la cause pour laquelle le hadith a été dit » comme l’ont spécifié les savants de la science de la croyance.

 

 

 

8-    Quelle est la preuve que la bonne innovation n’est pas concernée par le hadith : (wa koullou mouhdathatin bid^atoun, wa koullou bid^atin dalalah) ce qui signifie : (Tout ce qui est innové est une bid^ah (innovation) et toute innovation est égarement ).

 

 

Quant au hadith où il est dit ce qui signifie : (Tout ce qui est innové est une bid^ah –innovation– et toute innovation est égarement) cela ne concerne pas la bonne innovation parce que même si les termes du hadith ont une portée générale, le sens lui, est spécifique à l’innovation qui est contraire à la Loi, pour preuve le hadith rapporté par Mouslim qui signifie : (Celui qui instaure dans l’Islam une bonne tradition, il a sa récompense… ). Les hadith du Prophète r sont concordants, ils ne sont pas contradictoires. De plus, le fait de spécifier un texte qui a une portée générale, à cause d’une spécification prise d’une preuve textuelle ou d’une preuve selon la raison, est acceptée chez tous les savants. En effet, si on délaisse cela beaucoup de jugements légaux selon la Loi seraient perdus et il y aurait eu une contradiction entre les textes. Ce sont donc les gens de la science qui savent que ce hadith, même si son texte a une portée générale, sa signification est spécifique à cause de l’existence d’une autre preuve qui peut être selon la raison ou selon les textes.

 

 

9-    تكلم عن الاحتفال بمولد النبي صلى الله عليه وسلم.

 

المحدَثَاتُ التي توافِقُ الشريعةَ كانت في الصّحابةِ والتابعينَ ومن بعدَهم ووافقَ عليها العلماءُ في مشارِقِ الأرضِ ومغارِبِهَا، ومن هذه المحدَثاتِ الاحتفالُ بمولِدِ النَّبي صلى الله عليه وسلم الذي أحدَثَهُ الملكُ المظفَّرُ في أوائلِ السّتّمائةِ للهجرةِ وكان عالمًا تقيًّا شجاعًا ووافَقَهُ على ذلكَ العلماءُ والصّوفيةُ الصّادقونَ في مشارِقِ الأرضِ ومغارِبها منهم الحافظُ أحمدُ بن حجرٍ العسقلانيُّ وتلميذُهُ الحافظُ السَّخاويُّ وكذلك الحافظُ السّيوطيُّ، وللحافظِ السّيوطيّ رسالة سمَّاهَا: « حُسنُ المَقصِدِ في عَمَلِ المَولِدِ ».

 

 

10-         ما الدليل على أن المصحف لَم يكُن مُنَقَّطًا عِنْدَما أَمْلَى الرَّسُولُ علَى كتَبَةِ الوَحْي؟

 

مِنَ المُحدَثَاتِ الموافقةِ للشّريعةِ أيضًا تنقيطُ التَّابعيّ الجليلِ يحيى بن يَعمر المُصحَفَ، فالصّحابةُ الذين كتبوا الوحيَ الذي أملاهُ عليهم الرَّسولُ كانوا يكتبونَ الباءَ والتاءَ ونحوهما بلا نقطٍ.

وكانَ مِن أهْلِ العِلْمِ والتَّقْوى، وأقَرَّ ذَلِكَ العُلَماءُ مِن مُحَدّثينَ وغَيْرِهم واسْتَحْسَنُوهُ ولَم يكُن مُنَقَّطًا عِنْدَما أَمْلَى الرَّسُولُ علَى كتَبَةِ الوَحْي، وكذَلِكَ عُثمانُ بنُ عَفّانَ لمّا كتَبَ المصَاحِفَ الخَمْسَةَ أو السّتَّة لم تَكُن مُنَقَّطَةً، ومُنْذُ ذَلك التَّنقِيطِ لم يَزَل المُسلِمونَ على ذَلكَ إلى اليَوم، فَهلْ يُقالُ في هَذا إنَّه بِدْعَةُ ضَلالةٍ لأَنَّ الرَّسُولَ لَم يَفْعَلهُ؟ فإنْ كانَ الأمْرُ كذَلِكَ فليَتْركُوا هذِهِ المصَاحِفَ المُنَقّطَةَ أو لِيَكْشِطُوا هَذَا التَّنقِيْطَ مِنَ المَصَاحِفِ حتَّى تعودَ مجرَّدَةً كما في أيّامِ عُثمانَ. قالَ أبو بكر بنُ أبي دَاودَ صَاحِب السُّنَنِ في كِتَابِه المَصَاحِف: « أَوّلُ مَن نَقَطَ المَصَاحِفَ يَحيى بنُ يَعْمَرَ ».اهـ، وهوَ مِنْ عُلَماءِ التَّابِعينَ رَوَى عَن عَبْدِ الله بنِ عُمَرَ وغَيرِه.

 

 

9-    Parle au sujet de la commémoration de la naissance du Prophète r.

 

Les innovations qui sont en accord avec la Chari^ah –la Loi– sont des pratiques faites par les compagnons, les successeurs et ceux qui sont venus après eux. Les savants de l’orient et de l’occident ont été en accord avec eux. Parmi ces innovations, il y a la célébration de la naissance (al-mawlid) du Prophète r. Le premier à l’avoir instaurée est le roi Al-Moudhaffar, au début du septième siècle de l’Hégire. Il était un savant, pieux et courageux. Les savants du levant et du couchant ont été en accord avec lui. Parmi eux, il y a le Hafidh Ahmad Ibnou Hajar Al-^Asqalaniyy et son élève le Hafidh As-Sakhawiyy. Il y a aussi le Hafidh As-Souyoutiyy qui a composé une lettre qu’il a intitulée : Housnou l-Maqsid fi ^amali l-Mawlid.

 

 

 

10-                      Quelle est la preuve que les écrits coraniques ne comportaient pas de points lorsque le Messager a dicté le Qour’an à ceux qui transcrivaient la révélation ? 

 

Parmi les innovations qui sont en accord avec la Chari^ah –la Loi–, il y a la notation des points sur les lettres du Qour’an qui a été instaurée par le successeur respectable des compagnons Yahya Ibnou Ya^mar. Les compagnons qui ont transcrit la révélation que le messager leur dictait, écrivaient la lette ba, la lettre ta et les autres lettres sans points.

Yahya Ibnou Ya^mar faisait partie des gens de la science et de la piété. Les savants, qu’ils soient mouhaddith ou autres, ont accepté cela et l’ont approuvé. En effet, les écrits coraniques ne comportaient pas de points lorsque le Messager a dicté le Qour’an à ceux qui transcrivaient la révélation. De même, lorsque ^Outhman Ibnou ^Affan a écrit les cinq ou six exemplaires du Qour’an, ils ne comportaient pas de points. Depuis cette notation des points sur les lettres, les musulmans n’ont cessé d’être sur cette voie jusqu’à nos jours. Est-ce qu’on dira à ce propos qu’il s’agit d’une innovation d’égarement puisque le Messager ne l’a pas faite ? S’il en est ainsi, que ceux qui le prétendent abandonnent les livres du Qour’an qui comportent des points ou qu’ils effacent ces points des livres du Qour’an pour qu’ils en soient à nouveau dépourvus, comme ils l’étaient du temps de ^Outhman. Abou Bakr Ibnou Abi Dawoud, l’auteur des Sounan dans son livre Kitabou l-Masahif a dit : « Le premier qui a mis des points sur les lettres des livres de Qour’an est Yahya Ibnou Ya^mar qui fait partie des savants successeurs (tabi^iyy) et qui a rapporté des hadith de ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar et d’autres encore« . Fin de citation. Il était un savant parmi les successeurs, il a rapporté de ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar ainsi que d’autres.

 

 

11-         لِمَ قال عمر « نِعمَت البِدعَةُ هَذِهِ » ؟

عمرُ بن الخطَّابِ رضي الله عنه جَمَعَ النّاسَ على صلاةِ التَّراويحِ في رمضانَ وكانوا في أيّامِ رسولِ الله يصلُّونها فُرَادَى وقالَ عُمَرُ عن ذلكَ: « نِعمَت البِدعَةُ هَذِهِ« ، وقد روى ذلكَ عن عمرَ البخاريُّ في صحيحِهِ.

 

12-         ما الدليل على أن عثمان بن عفان أحدث أذانًا ثانيًا يوم الجمعة ؟

عثمانُ بن عفّان أحدثَ أذانًا ثانيًا يومَ الجمعةِ ولم يكن هذا الأذانُ الثَّاني في أيّامِ رسولِ الله، وما زالَ النّاسُ على هذا الأذان الثَّاني يوم الجمعةِ في مشارِقِ الأرضِ ومغارِبِهَا، وقد روَى ذلكَ عن عثمانَ البخاريُّ في صحيحِه أيضًا.

 

13-         ما الدليل على أن الصّحابيَّ الجليلَ خبيب بن عديّ أحدَثَ صلاةَ ركعتينِ عند القتلِ ؟

وكذلكَ أحدَثَ الصّحابيُّ الجليلُ خبيبُ بن عديّ صلاةَ ركعتينِ عند القتلِ، فقد رَوَى البخاريُّ في صحيحِهِ عن أبي هريرةَ رضي الله عنه قالَ: « فكانَ خبيبٌ أوَّلَ من سنَّ الرَّكعتينِ عندَ القَتلِ ».

 

14-         ماذا قال النووي عن البدعة ؟

قالَ النّوويُّ في كتابِ تهذيبِ الأسماءِ واللُّغاتِ ما نصُّهُ: « قال الإمامُ الشَّيخُ المجمَعُ على إمامتِهِ وجلالته وتمكُّنِهِ في أنواعِ العلومِ وبراعتِهِ أبو محمَّدٍ عبدُ العزيزِ بن عبد السَّلام رحمَه الله ورضيَ عنه في ءاخرِ كتابِ القواعِدِ: البدعةُ منقسمَةٌ إلى: واجبةٍ ومحرَّمةٍ ومندوبةٍ ومكروهةٍ ومباحةٍ. قالَ: والطَّريقُ في ذلكَ أن تُعرَضَ البدعَةُ على قواعِدِ الشَّريعةِ فإن دَخَلَت في قواعدِ الإيجابِ فهي واجبةٌ، أو في قواعدِ التَّحريمِ فمحرَّمةٌ، أو النَّدبِ فمندوبةٌ، أو المكروهِ فمكروهَةٌ، أو المباحِ فمباحةٌ » انتهى كلامُ النووي.

 

 

 

11-     Pourquoi ^Oumar a-t-il dit : « Quelle bonne innovation que celle-ci (ni^mati l-bid^atou hadhihi) » ?

 

^Oumar Ibnou l-Khattab que Allah l’agrée a rassemblé les gens pour qu’ils fassent la prière de tarawih en assemblée pendant Ramadan alors que du vivant du Prophète ils la faisait individuellement et ^Oumar lui-même a dit : « Quelle bonne innovation que celle-ci ».Ceci a été rapporté de ^Oumar par Al-Boukhariyy dans son Sahih.

 

12-                      Quelle est la preuve que ^Outhman Ibnou ^Affan a innové un deuxième appel à la prière le vendredi ?

 

^Outhman Ibnou ^Affan a innové un deuxième appel à la prière le vendredi et ce deuxième appel n’existait pas pendant la vie du Prophète. Les gens effectuent ce deuxième appel, jusqu’à aujourd’hui le jour du vendredi, dans les orients et les occidents de la terre. Ceci a été rapporté de ^Outhman par Al-Boukhariyy dans son Sahih.

 

 

13-                      Quelle est la preuve que le compagnon pieux Khoubayb Ibnou ^Adiyy a instauré le fait d’accomplir deux rak^ah avant d’être exécuté.

 

Le compagnon pieux Khoubayb Ibnou ^Adiyy a instauré le fait d’accomplir deux rak^ah avant d’être exécuté. Al-Boukhariyy a rapporté dans son Sahih d’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée qu’il a dit : « Le premier qui a instauré le fait d’accomplir deux rak^ah avant d’être exécuté c’est Khoubayb« .

 

14-                      Qu’a dit An-Nawawiyy au sujet de l’innovation ?

 

An-Nawawiyy a dit dans son livre Tahdhibou l-‘Asma’i wa l-Loughat ce qui suit : « L’Imam, le Chaykh sur l’imamat duquel il y a unanimité ainsi que sur son haut degré et sa maîtrise des différents genres de science, Abou Mouhammad ^Abdou l-^Aziz fils de ^Abdou s-Salam que Allah lui accorde Sa miséricorde et qu’Il l’agrée a dit à la fin du livre Al-Qawa^id –les règles : « L’innovation est divisée en obligatoire, interdite, recommandée, déconseillée et indifférente » et il a dit : « La voie pour connaître si une chose fait partie des innovations –obligatoires, interdites, recommandées, déconseillées et indifférentes–, c’est que l’on vérifie cette innovation selon les règles de la Loi. Si elle vérifie les règles de ce qui est obligatoire alors elle est obligatoire, si elle vérifie les règles de ce qui est interdit alors elle est interdite, ou de ce qui est recommandé alors elle est recommandée, ou de ce qui est déconseillé alors elle est déconseillée, ou de ce qui est indifférent alors elle est indifférente« . Fin de la parole de An-Nawawiyy.

 

 

 

15-         ماذا قال ابن عابدين عن البدعة ؟ 

قالَ ابن عابدين في رَدّ المحتارِ على الدُّرّ المُختَارِ ما نصُّهُ: « فقد تكونُ البدعَةُ واجبةً كنصبِ الأدلَّةِ للرَّدّ على أهلِ الفِرَقِ الضالَّةِ، وتعلُّمِ النَّحو المُفهِمِ للكتابِ والسُّنَّةِ، ومندوبةً كإحداثِ نحو رباطٍ ومدرسةٍ، وكلّ إحسانٍ لم يكن في الصَّدرِ الأوَّلِ، ومكروهةً كزخرفَةِ المساجِدِ، ومباحةً كالتَّوسُّعِ بلذيذِ المآكلِ والمشاربِ والثّيابِ » ا.هـ

 

 

16-         ما  الدليل على  أن الوهابية متحكمينَ بآرائِهِم فما استحسنته نفوسُهُم أقرّوه وما لم تَستَحسِنهُ نفوسُهم أنكروهُ ؟  

 

من جملةِ البِدَعِ المباحَةِ الأكلُ بالملاعِقِ فإنه في أيامِ الصحابَةِ ما كانوا يأكلونَ بها وكانوا يأكلونَ على الأرضِ ما كانوا يأكلونَ قاعدينَ على الكراسي ،وكتابة صلى الله عليه وسلم بعدَ كتابةِ اسمِ النبي لم تكن في أيامِ النبي فإنَّ الرسولَ لما كَتَبَ كتابًا إلى هِرقل كتبَ فيه « من محمدٍ عبدِ الله ورسولِهِ إلى هِرقل عظيمِ الرومِ »، من دونِ كتابةِ صلى الله عليه وسلم عقبَ اسم النبي كما أوردَهُ البخاريُّ في أولِ صحيحِهِ، فما للوهابيةِ لا يُنكرونَ هذا بل يفعلونَهُ كما يفعلهُ غيرُهم وينكرونَ أشياءَ كالمولِدِ والطريقةِ بدعوَى أن الرسولَ لم يفعلهُ، فظهرَ أنهم متحكمونَ بآرائِهِم فما استحسنته نفوسُهُم أقرّوه وما لم تَستَحسِنهُ نفوسُهم أنكروهُ ليسَ عندَهُم ميزانٌ شرعيٌّ.

 

 

17-         ماذا قال العلماء عن بدعة المعتزلة والخوارج ؟

قد تكونُ البدعةُ نوعًا من أنواعِ الكُفرِ كبدعَةِ المعتزلةِ القائلينَ بأنّ العبدَ يَخلُقُ أفعالَهُ، والخوارجِ القائلينَ بكفرِ من سِوَاهُم، وغيرِهم مِن نحو هذه الفِرَقِ الضَّالَّة.

 

 

 

15-                      Qu’a dit Ibnou ^Abidin au sujet de l’innovation ?

 

Ibnou ^Abidin a dit dans son livre –Raddou l-Mouhtari ^ala d-Dourri l-Moukhtar– ce qui suit : « Il se peut que l’innovation soit obligatoire comme le fait d’établir les preuves pour répondre aux groupes égarés et le fait d’apprendre la grammaire qui permet de comprendre le Qour`an et la tradition Prophétique, ou qu’elle soit recommandée comme le fait de construire les écoles et les bâtiment que l’on construit pour les pauvres et tout genre de bienfaisance qui n’existait pas à l’époque ancienne ou que l’innovation soit déconseillée comme l’exagération dans la décoration des mosquées ou qu’elle soit indifférente comme la recherche du luxe et du confort dans la nourriture, les boissons et les tenues vestimentaires « . fin de citation

 

 

16-                      Quelle est la preuve que les wahhabites sont des gens attachés arbitrairement à leurs opinions, ce qu’ils considèrent eux-mêmes comme une bonne choses ils l’acceptent, et ce qu’ils ne considèrent pas eux-mêmes comme une mauvaise choses ils le renient ? 

 

Parmi les innovations moubahah –indifférentes–, il y a  le fait de manger avec des cuillères. A leur époque les compagnons ne mangeaient pas avec des cuillères. Ils mangeaient par terre. Ils ne mangeaient pas assis sur des chaises. Ceci fait partie des innovations indifférentes.

De même, fait partie des innovations le fait d’écrire la formule r –salla l-Lahou ^alayhi wa sallam juste après l’écriture du nom du Prophète et ceci n’était pas à l’époque du Prophète r. En effet, le Messager, quand il a ordonné d’écrire une lettre à Héraclius, il a ordonné qu’on écrive : “De la part de Mouhammad l’esclave de Allah et Son Messager à Héraclius le roi des romains” sans ordonner qu’on écrive r –sallal-Lahou ^alayhi wa sallam après l’écriture de son nom comme cela a été rapporté par Al-Boukhariyy au début de son Sahih. Pourquoi les wahhabites ne renient-ils pas cela ? Ils le font, comme le font d’autres qu’eux. Par contre, ils renient d’autres choses comme al-mawlid et la tariqah –la voie soufie– en prétendant que le Messager r n’a pas fait cela. On voit clairement qu’ils sont des gens attachés arbitrairement à leurs opinions, ce qu’ils considèrent eux-mêmes comme une bonne chose ils l’acceptent, et ce qu’ils ne considèrent pas eux-mêmes comme une bonne chose ils le renient. Ils n’ont pas la balance de la religion c’est-à-dire qu’ils n’ont pas une méthode légale pour juger les choses.

 

17-                      Qu’ont dit les savants au sujet des Mou^tazilah et des Khawarij ?

 

Il se peut que l’innovation soit un genre de mécréance comme l’innovation des mou^tazilah qui ont dit que l’esclave crée ses propres actes ou l’innovation des khawarij qui ont dit que toutes les personnes autres qu’eux sont mécréantes et d’autres encore parmi les groupes égarés.

 

 

 

18-         تكلم عن الطرق التي أحدثها بعض أهل الله .

من البِدَعِ الحَسَنَةِ الطُّرق التي أحدَثَها بعض الصّالحينَ ومنها الطرقُ التي أحدَثها بعضُ أهلِ الله كالرّفاعيَّةِ والقادريَّةِ وهي نحو أربعينَ، فهذه الطرقُ أصلُهَا بِدَعٌ حسنةٌ، ولكن شذَّ بعضُ المنتسبينَ إليها وهذا لا يَقدَحُ في أصلِهَا.

 

 

19-         ما الدليل على جواز الصلاة على النبي؟

 

نقولُ بعونِ الله: ثَبَتَ حديثانِ أحدُهما حديثُ مسلمٍ: « إذا سَمِعتُم المؤذّنَ فقولوا مثلما يقولُ ثم صلّوا عليَّ« ، وحديثُ: « من ذَكَرَني فليصلّ عليَّ » أخرجهُ الحافظُ أبو يعلى والحافظُ السَّخاويُّ في كتابهِ القول البَديع في الصلاةِ على النبي الشفيعِ، وقال: لا بأسَ بإسنادِهِ، فيؤخَذُ من ذلك أن المؤذّنَ والمُستَمِعَ كليهما مطلوبٌ منه الصلاةُ على النبي، وهذا يحصُلُ بالسّرّ والجَهرِ، فماذا تقولُ الوهابيةُ بعدَ هذا؟!.

فَمِن أينَ لهؤلاءِ المُتَنَطّعينَ المُشَوّشِينَ أن يقولوا عن عَمَلِ المولدِ بدعَةٌ محرّمةٌ وعَن الصَّلاةِ على النَّبي جَهْرًا عقِبَ الأذانِ إنَّهُ بدعةٌ محرّمةٌ بدَعْوَى أن الرسولَ ما فعلَهُ والصَّحابةَ لم يفعَلُوهُ.فإنهم قد حَرَّفوا الشريعةَ فكانَ من بِدَعِهم التي سَنَّها لهم محمدُ بن عبدِ الوهاب تحريمُ الصلاةِ على النَّبي جهرًا من المؤذّنِ عَقِبَ الأذانِ، وهم يبالغونَ في ذلكَ حتى قالَ أحدُهُم في الشامِ في جامِعِ الدَّقَّاقِ حين سَمِعَ المؤذنَ يقولُ الصلاةُ والسلامُ عليكَ يا رسولَ الله: هذا حرامٌ هذا كالذي ينكحُ أمَّهُ، بل أَمَرَ زعيمُهم محمدُ بن عبد الوهاب بِقَتلِ المؤذنِ الأعمَى الذي صَلَّى على النبي عَقِبَ الأذانِ جهرًا.

 

 

 

 

18-                      Parle au sujet des tourouq –les voies des soufiyy véridiques– qui ont été innovées par certains pieux.

 

Parmi les bonnes innovations, il y a les tariqah –les voies– qui ont été innovées par certains pieux, par exemple la rifa^iyyah ou la qadiriyyah. Les tariqah sont au nombre de quarante environs. Ces tariqah sont, à l’origine, des bonnes innovations mais il y a certaines personnes qui prétendent suivre ces tariqah mais qui en fait en sont déviées ; et ceci n’atteint en rien l’origine de ces voies.

 

 

19-                      Quelle est la preuve qu’il est permis de faire les éloges en faveur du Prophète ?

 

La réponse, avec l’aide de Alla: Deux hadith ont été confirmés. L’un d’eux est celui de Mouslim : (idha sami^toum l-mou’adh-dhina fa qoulou mithlama yaqoul thoumma sallou ^alayy) qui signifie : « Lorsque vous entendez le mou’adh-dhin, dites comme lui puis faites l’invocation en ma faveur ». L’autre hadith : (man dhakarani fa l-yousalli ^alayya) qui signifie : « Celui qui cite mon nom, qu’il fasse l’invocation en ma faveur ». Cela est rapporté par le Hafidh Abou Ya^la et le Hafidh As-Sakhawiyy dans son livre Al-Qawlou l-Badi^  fi sSalati ^ala n-Nabiyyi ch-Chafi^ et il a dit : la chaîne de transmission est bonne. On comprend de cela qu’il est requis de celui qui fait l’appel à la prière et de celui qui l’écoute, de faire l’invocation en faveur du Prophète et ceci a lieu, que ce soit à voix haute ou à voix basse. Que va dire le wahhabiyy après cela ?

A partir de quoi ces prétendus rigoristes mais perturbateurs en réalité prétendent-ils que commémorer la naissance du Prophète est une mauvaise innovation ?! A partir de quoi prétendent-ils que faire les invocations en faveur du Prophète à haute voix après le ‘adhan –l’appel à la prière– est une mauvaise innovation ? Ils prétendent se baser sur le fait que le Prophète ne l’a pas fait et les compagnons ne l’ont pas fait ! Certes, ils ont falsifié la Loi. Parmi leur mauvaise innovation qui a été innovée par Mouhammad fils de ^Abdou l-Wahhab, c’est le fait d’interdire l’invocation en faveur du Prophète à haute voix pour celui qui fait l’appel à la prière et ce, juste après l’appel à la prière. Ils exagèrent tellement sur cette interdiction au point que l’un d’entre eux à Damas dans la Mosquée Ad-Daqqaq après avoir  entendu celui qui fait l’appel à la prière dire : « Assalatou wa s-salamou ^alayka ya raçoulal-Lah« , il lui a dit :  (Ceci est interdit. C’est comme celui qui fornique avec sa mère). Leur chef Mouhammad fils de ^Abdou l-Wahhab a même ordonné que l’on tue le mou’adh-dhin aveugle qui a fait l’invocation en faveur du Prophète après l’appel à la prière à haute voix.

 

 

 

20-         ماذا قال العلماء في تحريف اسمِ الله إلى ءاهٍ ونحوِه كما يَفعَلُ ذلكَ كثيرٌ من المنتسبينَ إلى الطُّرُقِ ؟ 

 

مِن البِدَعِ المحرَّمَةِ تحريفُ اسمٍ من أسماءِ الله كالذين يحرّفونَ اسمَ الله إلى ءاهٍ فإن ءاه ليسَ من أسماءِ الله بالاتّفَاقِ بل هو لفظٌ من ألفاظِ الأنين، والأنينُ ليسَ من أسماءِ الله، وما يرويهِ بعضُهم حديثًا وفيهِ أن الرسولَ قالَ عن مريضٍ يئنُّ « دعوهُ يئنُّ فإنَّ الأنينَ اسمٌ من أسماءِ الله » فهو مكذوبٌ على الرسولِ ولا يصحُّ نسبتُهُ إليهِ، قال تعالى:{وَللهِ الأَسمآءُ الحُسنَى فَادعُوهُ بِهَا} [سورة الأعراف].

 

 

21-         أذكر قول الشافعي في أن البدعة منها ما هو حسن ومنها ما هو سيىء.

 

قَالَ الإمامُ الشَّافِعيُّ رضيَ الله عنهُ: « المُحدَثاتُ مِنَ الأمُورِ ضَربانِ، أحَدُهُما مَا أُحدِثَ ممّا يُخَالِفُ كِتابًا (أي القرءان) أَو سُنَّةً (أي الحديث) أو إجْماعًا (أي إجماع مجتهدي أمّةِ محمَّدٍ) أَو أثَرًا (أي أثر الصَّحابةِ، أي ما ثَبَتَ عن الصّحابةِ ولم يُنكر عندَهُم) فَهذِه البِدْعَةُ الضّلالَةُ، والثّانِيةُ مَا أُحْدِثَ مِنَ الخَيرِ ولا يُخَالِفُ كِتَابًا أو سُنَّةً أو إجْماعًا، وهَذه مُحْدَثَةٌ غَيرُ مَذْمُومَةٍ« ، رَواهُ البَيْهقيُّ بالإسْنادِ الصّحيح في كتابِه « مَنَاقِبُ الشَّافِعيّ ». وكلامُ الشَّافعي هذا يؤيّدُ ما ذكرنَاهُ من تقسيمِ البدعَةِ إلى قسمينِ.

 

 

22-         ما هو الإجماع ؟

 

الإجماعُ معناهُ اتّفاقُ مجتهدي أمّةِ محمد على أمرٍ مِن أمورِ الدّينِ، فغيرُ المجتهدينَ هُنَا لا عبرةَ بِهِم فإن الإجماعَ يَثبُتُ بالمجتهدينَ، فالمجتهدونَ في عصرِ التّابعينَ إذا اتفقوا على شىءٍ فهو إجماعٌ حجةٌ كذلكَ في العصرِ الذي يليهِ إن اتَّفقَ مجتهدو ذلكَ العصرِ على شىءٍ هذا يُعَدُّ إجماعًا، كذلكَ الذين بعدَهُم.

 

 

 

 

20-Qu’ont dit les savants au sujet de  la déformation du nom de Allah en (Ah) ou ce qui est du même genre comme le font un grand nombre de ceux qui se réclament mensongèrement des voies soufiyy ?

 

Parmi les innovations interdites, il y a le fait de déformer un des noms de Dieu comme ceux qui déforment le nom de Allah en disant (Ah) parce que (Ah) n’est pas un des noms de Allah selon l’Unanimité. C’est au contraire un terme qui est utilisé pour se plaindre. Le fait de se plaindre n’est pas un des noms de Allah. Ce que rapporte certains comme étant un hadith et dans lequel le Prophète r aurait dit à un malade qui se plaignait : (laissez-le se plaindre parce que les gémissements sont un des noms de Allah), ce n’est pas un hadith c’est un mensonge sur le Prophète r et il n’est pas valable de l’attribuer au Prophète r. Allah ta^ala dit : (wa li l-Lahi l-‘asma’ou l-housna fa d-^ouhou biha) ce qui signifie : “Allah a les noms qio indiquent la perfection alors invoquez-Le par ces noms” [ sourat Al-‘A^raf / 170].

 

 

21-                      Cite la parole de Ach-Chafi^iyy où il est rapporté que parmi les innovations, certaines sont bonnes et d’autres mauvaises.

 

L’Imam Ach-Chafi^iyy, que Allah l’agrée, a dit : « Les nouveautés concernant les pratiques sont de deux sortes : l’une, c’est ce qui est innové et qui contredit le Livre (le Qour’an), la Sounnah (hadith), l’Unanimité (l’unanimité des savants moujtahid de la communauté de Mouhammad) ou les textes des prédécesseurs parmi les compagnons (ce qui a été confirmé par les compagnons et qui n’a pas été rejeté par eux). Celle-là est l’innovation d’égarement. La deuxième, c’est ce qui est innové et qui fait partie des bonnes choses, qui ne comportent pas de contradiction avec le Livre (Qour’an), la Sounnah ou l’Unanimité et cette nouveauté-ci n’est pas blâmable« , [rapporté par Al-Bayhaqiyy dans son livre Manaqibou ch-Chafi^iyy]. La parole de Ach-Chafi^iyy confirme ce que nous avons cité au sujet du classement de l’innovation en deux catégories.

 

 

22-                      Qu’est-ce que l’Unanimité (Al-‘ijma^) ?

 

L’Unanimité est l’accord des savants Moujtahid de la communauté de Mouhammad sur un des sujets de la religion. Il n’y a pas lieu de prendre en considération ceux qui ne font pas partie des savants Moujtahid car l’Unanimité est confirmée par les savants Moujtahid. Ainsi, si les savants Moujtahid, à l’époque des successeurs, ont été en accord sur un sujet, cela est une Unanimité. Il sera une preuve pour l’époque qui suit. Et si les savants Moujtahid de cette époque sont en accord sur un sujet, ce dernier fera partie de l’Unanimité. Il en sera de même pour ceux qui viendront après eux.

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