Chaykhaboulaliyah's Blog


Récit : L’arbre qui a témoigné que Mouhammad est l’envoyé de Dieu

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur décembre 13, 2010
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Parmi les miracles du Prophète

L’arbre qui a témoigné

 

Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam partit appeler les gens à la religion de l’Islam accompagné de ses compagnons émérites.

Un jour, tandis qu’ils étaient en voyage, ils virent un campagnard d’une des tribus prendre le même chemin qu’eux. Quand celui-ci fut près d’eux, le Messager honoré salla l-Lahou ^alayhi wa sallam s’approcha de lui afin de lui parler. Derrière le Messager il y avait les honorables compagnons.

 

Lorsque le campagnard vit le Messager de Allah ^alayhi s-salam s’approcher, il se tourna vers lui et le Prophète bien-aimé lui dit ce qui signifie : « Quelle est donc ta destination ? ». Le campagnard lui répondit : « je vais rejoindre ma famille ». Notre Prophète élu salla l-Lahou ^alayhi wa sallam désirait guider vers l’Islam ce campagnard qui adorait autre que Dieu. Il lui dit, ^alayhi ssalatou wa s-salam ce qui signifie :  » Ne voudrais-tu pas faire ce qui est un bien ? » L’homme répondit : « Et quoi donc?! » Le Prophète lui dit ce qui signifie : « Que tu témoignes qu’il n’est de dieu que Dieu, Lui seul sans nul associé, et que Mouhammad est Son esclave et Son messager. » Ces mots sortirent de la bouche du Prophète honoré tels des perles et des diamants. Alors le campagnard lui dit : « Qui témoigne en faveur de ce que tu me dis là ? » Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam désigna alors un arbre au loin dans le fond de la vallée et lui dit ce qui signifie : « Cet arbre témoignera ». Le campagnard fut étonné d’apprendre qu’un arbre inanimé allait témoigner de la véracité de l’appel du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Le Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam appela l’arbre pour qu’il vienne à lui par la volonté de Allah. Aussitôt l’arbre pencha d’un côté et de l’autre, se mit en mouvement et s’arracha à son endroit suite à l’appel du Prophète. Sous les yeux étonnés du campagnard et devant des compagnons honorés emplis de certitude, l’arbre se fraya littéralement un chemin à travers la terre en direction du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Dans son avancée et sans que rien l’arrêtât, l’arbre fendit de ces racines la terre, qui s’éparpillait devant lui, et parvint ainsi jusque devant le Prophète élu salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Lorsque l’arbre s’immobilisa le campagnard le considéra avec stupeur. Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam dit à l’arbre ce qui signifie : « Arbre, qui suis-je ? » Et l’arbre répondit, dans un arabe tout à fait éloquent, ce qui signifie : « Je témoigne que tu es le Messager de Allah ». Tout le monde l’entendit. Le Prophète réitéra sa question, et l’arbre témoigna comme il le fit la première fois. Il la posa une troisième fois et l’arbre répondit comme il le fit dans les deux premières. Il s’agissait là d’un miracle béni du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam car l’arbre a témoigné et a prononcé. Il s’agissait d’un appui de la part de Allah ta^ala en faveur du Prophète. Puis l’arbre retourna à sa place d’origine par la volonté de Allah. Lorsque le campagnard eut vu cet événement surprenant, il sut que l’appel du Prophète ^alayhi s-salam est véridique. Il fit les témoignages en disant : « Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah et je témoigne que Mouhammad est le messager de Allah ». Puis il dit au Messager de Allah : « Je vais rejoindre mon peuple pour les appeler à l’Islam. S’ils me suivent, je viendrai avec eux, sinon je reviendrai tout seul vers toi et je t’accompagnerai ».

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Récit : Le loup qui a parlé

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 13, 2010
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Parm les miracles du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam

Le loup qui a prononcé par la volonté de Allah

 

Un berger, qui s’appelait ‘Ouhban fils de ‘Aws, emmena son troupeau de moutons paître un matin en périphérie de Médine l’illuminée. Le troupeau se dispersa dans le pâturage et le berger prit place au sommet d’un rocher. De là il se mit à surveiller ses bêtes en promenant son regard tout alentour.

 

Quelques minutes plus tard, un grand loup s’attaquait à l’une des brebis. Alerté par les cris de cette dernière, le berger ‘Ouhban s’élança aussitôt en direction de l’assaillant en brandissant son bâton et en poussant des hurlements. Le loup se sauva, et s’arrêta plus loin, tandis que la brebis rescapée rejoignait son troupeau. Le loup jeta au berger un regard réprobateur et lui dit, car Allah ta^ala le fit parler : «  Ô esclave de Allah, tu t’interposes donc entre moi et une subsistance que Dieu a envoyée vers moi ? » De stupeur, le berger écarquilla les yeux, comme s’il ne croyait pas ce qu’il voyait et entendait là, et s’exclama bien haut : « Quelle chose étonnante ! Un loup qui parle ?! » Le loup ne se tut pas longtemps et, dans des termes en arabe et de manière tout à fait éloquente, il poursuivit en disant : « Tu t’étonnes de cela tandis que le Messager de Dieu salla l-Lahou ^alayhi wa sallam est là, derrière ces palmiers – le loup en disant cela fit signe avec la patte antérieure en direction de Médine – parlant aux gens d’événements du passé et d’autres qui se produiront dans le futur, et les appelant à l’adoration de Allah Lui seul et il y en a parmi ces gens qui ne répondent pas à son appel ! »

 

Le berger s’interrogea sur le fait si étrange et si étonnant dont il venait d’être témoin. Il se leva et rassembla sur le champ son troupeau qu’il reconduisit dans sa bergerie à Médine l’illuminée. Il entra dans Médine pour y voir le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam avec le désir vif de l’entendre et de lui faire le récit de ce qui venait de lui arriver. Il demanda comment trouver le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et les gens le menèrent jusqu’à lui. Quand il fut dans la maison du Prophète, Le berger ‘Ouhban fils de ‘Aws lui raconta ce qui était advenu. Le Prophète se réjouit beaucoup de ce qu’il entendit, il enseigna l’Islam au berger qui prononça les deux témoignages, tout heureux et content de ce qui lui était arrivé.

 

Le Prophète ordonna à ‘Ouhban de sortir répandre parmi les gens la nouvelle de ce qu’il avait vu. Ce qu’il fit. Il sortit vers les gens et leur raconta. Les gens dirent : « Allahou ‘akbar, la’ilaha il-la l-Lah » et remercièrent Dieu de ce qu’ils venaient d’entendre. Et depuis ce moment là ‘Ouhban fut surnommé « celui à qui le loup a parlé ».

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Récit : L’islam de Roukanah

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 13, 2010
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Parmi les miracles du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam

L’islam de Roukanah

 

Il a été rapporté que Roukanah fils de ^Abdou Yazid faisait partie des hommes les plus forts physiquementil n’était pas entré en Islam encore – de la tribu de Qouraych. Il était d’une force telle qu’il pouvait arrêter net un cheval dans son fougueux élan et l’immobiliser, et venir à bout, sans difficulté, de plus de dix vaillants adversaires, au cours d’un seul combat.

 

Un jour Roukanah rencontra le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam sur l’une des collines de La Mecque honorée. Le Prophète ^alayhi  s-salam lui dit ce qui signifie : « Ô Roukanah, crains donc Allah et accepte ce vers quoi je t’appelle ?! » Il répondit : « Si j’étais sûr que ce que tu dis est vrai, je te suivrais ! » Alors le Messager de Allah lui dit ce qui signifie : « Dis-moi, si je te bats à la lutte, témoigneras-tu que ce que je dis est vrai ? » Roukanah lui répondit : « Oui ». Alors le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam lui dit ce qui signifie : « Alors lève-toi et mesurons-nous ! ». Ils luttèrent et à peine quelques minutes plus tard, le Prophète éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam saisissait le cou de Roukanah avec force, faisait plier son corps et décoller un de ses pieds du sol. Roukanah en perdit l’équilibre et le Prophète ^alayhi s-salam le mit à terre. Roukanah fut surpris car personne jusque là n’avait pu le battre. Il demanda un nouveau combat. Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam accepta, car il espérait que Roukanah entrerait en Islam. Ils se combattirent de nouveau. Quelques minutes plus tard, le bien-aimé élu ^alayhi s-salam le saisissait à la taille et le soulevait. Roukanah tenta de se dégager mais le Prophète ^alayhi s-salam le mit de nouveau à terre. Roukanah fut extrêmement surpris de cette nouvelle défaite, car d’habitude c’était lui qui jetait les gens à terre et triomphait d’eux. Il dit alors au Messager : « Ô Mouhammad, ce que je vois là est extrêmement étonnant ! Comment est–il possible que tu  me battes? » Le Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam proposa de lui montrer quelque chose d’autre. Roukanah lui demanda : « Quoi donc ? » Le Prophète dit ce qui signifie : « Je vais appeler cet arbre que tu vois là-bas et cet arbre viendra jusqu’à moi ». Roukanah regarda au loin et vit un arbre immobile dont les branches ne bougeaient quasiment pas sous l’effet de la brise. Il ne crut pas que cet arbre bougerait et quitterait sa place. Aussi dit-il au Prophète : « appelle-le donc », puis attendit de voir ce qui allait se produire. Le Messager ^alayhi  s-salam appela l’arbre de sa voix honorée. L’arbre se mit soudain à bouger et s’élança en fendant littéralement le sol, sous le regard étonné de Roukanah, jusqu’à parvenir devant le prophète, à l’ordre duquel il obéissait. Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam lui dit : « Retourne à ta place !» L’arbre s’exécuta et retourna à sa place. Roukanah entra alors en Islam. Louange à AllahRoukanah dit : « Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah et je témoigne que Mouhammad est le Messager de Allah. »

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Récit : Le prodige de Safinah, le compagnon du Prophète

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 13, 2010
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Safinah le serviteur du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam

Dans notre Loi de rectitude et de droiture, le prodige qui arrive au saint qui suit véritablement un prophète constitue en soi un miracle en faveur du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Notre histoire aujourd’hui concerne l’un des serviteurs du Messager de Allah^alayhi s-salam – qui s’appelait Mihran. Mihran fut surnommé Safinah et il y a à cela une belle histoire que nous allons ici raconter, et rappeler ce qu’elle comporte de faits extraordinaires. Nous citerons ensuite comment Allah ta^ala lui a asservi le lion.

 

Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et un groupe de ses compagnons honorés entreprirent un jour un voyage à pieds. La plupart des compagnons portait chacun sur les épaules leurs effets. Lorsque le Messager ^alayhi s-salam vit sur eux la marque de la fatigue, il dit à son serviteur Mihran ce qui signifie : « Etends donc ta cape » – c’est-à-dire la pièce d’étoffe qui couvrait ses épaules. Celui-ci étendit par terre sa cape et le Prophète ordonna aux compagnons de déposer là-dessus leurs effets. Ce qu’il firent, sans savoir pourquoi. Après que les affaires furent toutes sur la cape de Mihran, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ordonna à ses compagnons de nouer la cape et de déposer le tout sur les épaules de Mihran. Ils firent ce que le Prophète leur dit et le Messager souria. Il dit à Mihran ce qui signifie : « Porte cela, tu es une safinah » c’est-à-dire une embarcation. Il se produisit alors un miracle pour notre Prophète élu ^alayhi s-salam à savoir que la charge au-dessus de Mihran fut extrêmement légère. Et Mihran dit : « Si j’avais porté sept fois comme ce que j’ais porté je n’aurais rien ressenti ». A partir de ce moment là, il fut appelé Safinah.

 

Un jour, Safinah – que Allah l’agrée – prit la mer à bord d’un bateau pour affaire pour le compte du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Durant le voyage, un vent terrible souffla qui fit chavirer le bateau et le brisa. Safinah tomba à l’eau. Il s’accrocha à l’une des planches du navire et poussa avec ses mains et ses pieds jusqu’à parvenir au rivage. Il y avait là un bois dans lequel il pénétra pour se reposer.

 

Safinah – que Allah l’agrée – ferma les yeux de fatigue mais les rouvrit soudainement lorsqu’il entendit le rugissement d’un lion qui se rapprochait de lui. Il ne trembla pas car il avait un cœur fort. Il se leva et resta à sa place face à face avec le lion. Et il lui dit : « Ô Abou l-Harith – c’est un surnom du lion -, je suis le serviteur du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et mon embarcation a été détruite en pleine mer ». Un prodige éminent se produisit pour notre maître Safinah, que Allah l’agrée. Le lion l’écouta parfaitement comprenant ce qu’il lui disait. Il baissa la tête lorsqu’il entendit le nom du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et il n’attaqua pas du tout Safinah. Au contraire, s’avançant vers lui, il se mit à le pousser  avec ses épaules comme pour lui dire de le suivre. Le lion marcha, suivi de Safinah, ils furent ensemble hors du bois. Le lion poursuivit son chemin, monté maintenant par Safinah, que Allah l’agrée. Ils traversèrent ensemble des déserts, escaladèrent monts et collines et descendirent des vallées jusqu’à se rapprocher du chemin des caravanes, Safinah tantôt marchant aux côtés du lion, tantôt le chevauchant.

 

Quand ils arrivèrent, Safinah descendit de sa monture. Le lion eut un léger grognement et lui donna une petite tape avec sa queue. Safinah sentit comme s’il lui faisait ses adieux et le lion s’en alla. Safinah retourna chez lui sain et sauf par la volonté de Allah.

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Conseil de l’Imam Ahmad A-Rifaa^iyy, notre maître

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 13, 2010
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Conseil de l’Imam Ahmad Ar-Rifa^iyy

 

Est maître celui qui frappe la porte avec humilité, la porte lui sera ouverte avec l’acceptation

Et Celui qui entre avec modestie il prendra place dans la maison de la gloire

Mon frère, attache-toi à suivre la Loi de l’Islam concernant les lois apparentes et ce qui concerne ton coeur

Et Protège ton coeur pour qu’il n’oublie pas d’évoquer Dieu

Et pour être au service des disciples qui recherchent la science de la religion et ceux qui sont étrangers (c’est-à-dire ceux qui sont en voyage et qui n’ont pas de famille)

Et empresse-toi toujours à accomplir les bonnes oeuvres sans paresse et sans lassitude

Et veille les nuits en prières surérogatoires par recherche de l’agrément de Allah

Et Recherche l’agrément de Dieu,

Habitue-toi à te réveiller en pleine nuit pour accomplir des prières surérogatoires

Et veille à ce que tu as accomplis sois sauf de toute insincérité

Et pleure quand tu es seul pour les péchés que tu as fait par le passé

Mon fils, ce bas monde est comme un mirage et ce qu’il comporte va à sa fin

Mon fils, le plus grand souci des gens du bas monde c’est leur bas monde

Et le plus grand objectif des gens de l’au-delà c’est de gagner l’au-delà

Garde-toi de prétendre avoir atteint de hauts degrés alors que tu es menteur

Fais en sorte que ta croyance soit ferme et stable

Et détourne tes pensées des suggestions du chaytan

Et mets en garde ton âme pour qu’elle ne recherche pas le mauvais compagnon

Car les conséquences de la compagnie du mauvais ami c’est le regret au jour du jugement

Tout comme Allah dit au sujet du mécréant dans sourate al Fourqan / 28 ce qui signifie :  » Malheur à moi. si seulement je n’avais pas pris Untel pour ami  »

Et Allah ta^ala dit au sujet du mécréant ce qui signifie :  » Si seulement il y avait entre toi et moi la distance qui sépare les deux levants, quel mauvais compagnon ! »

Garde-toi du mauvais compagnon

Pour que tu ne lui adresses pas la parole au jour du jugement en lui disant ce qu’il y a dans ces deux ayah du Qour’an et là-bas ton regret ne te sera pas utile

Et tes propos ne seront pas entendus

Ô mon fils ce que tu as mangé tu l’a anéanti

Et ce que tu as mis comme vêtement tu l’as usé mais ce que tu as fait tu vas le retrouver

Et venir au jugement de Dieu est quelque chose qui va avoir lieu inéluctablement

Et que tu te sépares un jour de tes bien-aimés (sous entendu par la mort) cela est quelque chose qui va avoir lieu sans aucun doute

Au début de ta vie dans ce bas monde tu étais faible et tu te fatiguais

Et la fin de ta vie dans ce bas monde ce sera une mort et ce sera une tombe

Si les gens qui habitaient dans le bas monde étaient restés, les maisons du bas monde ne seraient pas tombées en ruine

Attache ton coeur à l’obéissance à Dieu

Et détourne-toi de tout autre que Dieu

Et fie-toi dans toute situation à Dieu

Et fais en sorte que ta conduite soit la conduite des soufis avec la modestie

Et prends la droiture en oeuvrant, en suivant à la lettre la Loi de l’Islam

Et protège ton intention de la souillure des mauvaises suggestions

Et garde ton coeur pour qu’il ne recherche pas l’agrément des gens

Mange plutôt du pain et de l’eau salée quand c’est quelque chose qui est licite

Et ne consomme pas de viande tendre et du miel si cela vient d’une voie que Allah n’agrée pas

Et recherche les causes pour ta subsistance à partir d’une voie qui est licite

Et n’utilise pas la ruse pour obtenir des causes de subsistance

Garde-toi de blesser le coeur des soufis

Maintiens tes liens avec tes proches parents

Honore tes proches parents

Pardonne à celui qui a été injuste envers toi

Fais preuve de modestie à l’égard de celui qui a fait preuve d’orgueil vis-à-vis de toi

Ne cherche pas à atteindre les portes des gens qui ont du pouvoir

Et multiplie tes visites aux soufis

Multiplie tes visites aux tombes et aux cimetières

Adoucis tes paroles quand tu t’adresses aux gens

Parle aux gens en fonction de leur compréhension

Améliore ton comportement

Quand tu es avec les gens essaie d’être avec eux en étant en bonne humeur

Détourne-toi des injustes

Oeuvre pour être au service des orphelins et honore-les

Multiplie la visite à ceux qui sont pauvres

Soit au service des veuves

Fais miséricorde aux gens, il te sera fait miséricorde

Sois dans l’obéissance à Allah et tu verras que Allah va t’aider

Fais que la sincérité soit ton compagnon dans tous tes actes et dans toutes tes paroles

Et fournis tout effort pour guider les créatures vers la voie de vérité

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Mise en garde contre Al-Bouti

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 13, 2010
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Comment ose-t-il, lui qui prétend l’Islam,

appeler Allah « ^il-lah » ou « agent causal » ?

 

Il est déplorable dans cette époque que soit mis au programme dans certains instituts le livre « Koubra l-Yaqiniyyati l-Kawniyyah » de Mouhammad Sa^id Ramadan Al-Boutiyy sous prétexte qu’il serait un ouvrage de croyance islamique alors qu’il comporte des contradictions éhontées avec la croyance musulmane. Il comporte la croyance en l’incarnation (al-houloul), la négation de la prédestination (al-i^tizal) et la philosophie des grecs, en présentant ces croyances comme étant la croyance islamique, sans jamais les attribuer aux groupes égarés.

Parmi ses expressions les plus abominables, c’est qu’il appelle Allah ta^ala « ^il-lah » ou « cause ». En effet, dans ce livre, après certains propos, il dit ce qui suit : « … jusqu’à ce que ces nombreuses causes variées t’amènent et aboutissent à la grande cause unique qui se trouve derrière tout ce que tu vois, c’est-à-dire, Celui Dont l’existence est obligatoire qui est Allah ^azza wa jall ».

Il dit en page 87 du même livre : « Quelle est donc l’agent causal (al-^il-lah) qui l’a fait exister, l’a éveillé des ténèbres du néant et l’a posé sur les premières marches de l’existence ? ». Et en page 77, il déclare explicitement que Allah est la source et l’origine et que le monde serait une ramification de Lui. Il dit :« En d’autres termes, nous disons que toutes les réalités du monde que tu vois sont une ramification d’une seule réalité qui est l’être de Dieu. Et il est impossible que tu connaisses les réalités des choses minimes avant que tu ne connaisses leur source et leur première origine ». En page 174 du même livre, il appelle Allah « al-wacitah » –l’Intermédiaire, le moyen ou le Facteur causal– et il dit : « Il est nécessairement le premier et le dernier intermédiaire et Il est le créateur des causes et des conséquences ».

Comment profère-t-il de telles choses, dans un livre par lequel il fait croire aux gens qu’il contient la croyance correcte puisqu’il l’a appelé « Koubra l-Yaqiniyyati l-Kawniyyah » –Les Grandes Certitudes du Monde–. Ceci représente une imposture majeure envers la communauté. Le fait qu’il appelle Allah « l’origine et la source » (al-masdar wa l-manba^) est une mécréance explicite. Allah n’est pas une origine pour le monde mais comme Il le dit Lui-même :

قل هو الله أحد الله الصمد لم يلد و لم يولد

ce qui signifie : « Dis que Allah est unique, qu’Il n’a besoin de rien alors que tout a besoin de Lui, qu’Il n’engendre pas et qu’Il n’est pas engendré ». Il n’est pas une origine pour autrui et Il n’est pas une ramification d’autrui. Il n’y a aucune correspondance, ni aucun rapport ni aucun lien de cause à effet entre Allah et le monde de sorte qu’il L’appelle « origine » ou « source ». La hawla wa la qouwwata ‘il-la bil-Lah – il n’est de préservation et de force que par Allah.

Le Chaykh ^Abdou l-Ghaniyy An-Naboulouçiyy a déclaré mécréant celui qui appelle Allah « ^il-lah » –agent causal– [et ce dans son livre « ‘Asrarou ch-Chari^ah,  Al-Fathou r-Rabbaniyy wa l-Faydou r-Rahmaniyy », page 169, édition Darou l-Baz li n-Nachri wa t-Tawzi^, ^Abbas Ahmad Al-Baz, La Mecque honorée]. Ses paroles sont les suivantes : « Est liée à la mécréance des chrétiens également, la mécréance des philosophes grecs qui croient que Allah ta^ala est la cause des causes, ils Lui attribuent de faire exister toutes les choses par la causalité –du fait même de Son existence, sans que ce soit par Sa volonté. Ce sont des assimilationnistes (mouchabbihah) qui nient les attributs de Dieu (mou^attilah). Ils ont pour croyance que ce monde n’a pas de début de par la matière originelle (al-hayyoula) et le schème (assourah) selon leur odieuse terminologie ». Le Chaykh An-Naboulouçiyy, que Allah lui fasse miséricorde, a été en accord avec les gens de science qui l’ont précédé comme l’Imam, le Pilier de l’Islam, ^Aliyy As-Soughdiyy qui a déclaré mécréant celui qui appelle Allah ta^ala « sabab » ou « ^il-lah » –agent causal–comme il le dit dans le livre « An-Noutafou fi l-Fatawa », et tout comme le dit le Moufassir, spécialiste de l’exégèse du Qour’an, Abou l-Barakat An-Naçafiyy, dans l’explication de la parole de Allah ta^ala :

ولله الأسماء الحسنى فادعوه بها وذروا الذين يلحدون في أسمائه

[sourat Al-‘A^raf] : « C’est de l’athéisme que d’appeler Allah « corps » (jism) ou « substance élémentaire » (jawhar) ou « raison » (^aql) ou « cause » (^il-lah) ». Le Chaykh ^Abdou l-Ghaniyy a été en conformité avec ce qui a été décrété chez Ahlou s-Sounnah, les ach^ariyy et les matouridiyy, à savoir que les noms de Allah sont établis par la Loi (tawqifiyy), ce ne sont pas les gens qui déterminent les noms de Dieu.

L’Imam ^Abdou l-Ma^in An-Naçafiyy, qui fait partie des savants matouridiyy, dans son livre « Tabsiratou l-‘Adil-lati fi ‘Ousouli d-Din », page 138 et 139, édition Al-Jaffan et Al-Jabi, Damas et Chypre, dit ce qui suit : « Nous nous limitons au sujet des noms de Allah à ce qui a été fixé dans la Loi. Ne vois-tu pas que nous n’appelons pas Allah sahih (sain) même si les maladies et les calamités sont impossibles à Son sujet ?! On ne L’appelle pas non plus tabib –médecin– même s’Il sait les affections et les maladies ainsi que leurs remèdes. On ne L’appelle pas non plus faqih -jurisconsulte- même s’Il sait les jugements et leurs significations ». Avant lui, l’Imam de Ahlou s-Sounnah, Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy, a dit d’après ce qu’a rapporté de lui Ibnou Fourak dans son livre Moujarrad Maqalat Al-‘Ach^ariyy : « Il n’est pas permis de donner à Allah un nom en-dehors de ce qui est parvenu dans le Livre, la Sounnah et l’Unanimité (al-‘ijma^). » Il a dit : « Nous n’appelons pas Allah Moustati^ même si cela a le sens de Al-Qadir –Celui Qui a la toute-puissance– car le nom Moustati^ n’est pas parvenu dans la Loi. Il n’est pas permis non plus de l’appeler Faqih ou Fahim parce que ces noms ne sont pas parvenus dans la Loi même s’ils ont le sens de Al-^Alim –Celui Qui sait tout– ».

Les textes semblables à ceux-là sont nombreux. Ils ne peuvent échapper à quelqu’un qui a un minimum de connaissance des livres de Ahlou s-Sounnah. Mais il semble que l’auteur du livre sus-mentionné, le Docteur Mouhammad Sa^id Ramadan Al-Boutiyy, n’en ait pas pris connaissance ou qu’il ne soit pas en accord avec eux. S’il en est ainsi, pourquoi a-t-on mis au programme l’enseignement de son livre sous prétexte qu’il serait un ouvrage de croyance islamique alors qu’il est en opposition fondamentale avec la croyance musulmane ? Al-Boutiyy accepterait-il que quelqu’un le traite de maladie (marad) ou d’agent pathogène ou causal (^il-lah) ? Comment accepte-t-il de donner ce nom à Allah soubhanah ? Du point de vue de la langue arabe, le mot ^il-lah signifie « al-marad » –la maladie– et appeler Allah en ces termes est de la mécréance. Dans la terminologie des philosophes maintenant, le mot « ^il-lah » –la cause, la raison, le principe– est contraire à la religion agréée par Allah. Ainsi dans les deux cas, sa parole n’a pas d’autre issue que la mécréance. Il y a quarante ans lorsqu’il était à Damas, notre Chaykh, le Mouhaddith, le Chaykh ^Abdou l-Lah Al-Harariyy avait pris connaissance de son livre « Koubra l-Yaqiniyyati l-Kawniyyah » et avait vu cette expression que Allah serait l’origine du monde et la source du monde. Il l’avait contré à ce sujet et lui avait demandé de changer ce qu’il avait écrit dans son livre. Il avait alors fait mine d’être d’accord et avait promis qu’il allait faire la modification dans la nouvelle édition du livre. Mais il n’a pas tenu sa promesse et n’a rien changé. Le livre a été réédité plus de neuf fois et les expressions n’ont pas été modifiées.

La réalité, indiquée par ses actes et ses ouvrages, c’est que cet homme est contre la voie de Ahlou s-Sounnah. Il conduit ceux qui le suivent à la mécréance sans qu’ils s’en aperçoivent. Que l’on soit donc en garde contre ses ouvrages. Si jamais son livre devait être mis au programme des étudiants, qu’il soit mis alors en tant qu’exemple de livres qui ont été écrits contre la religion sous le couvert de la religion, mais ceci, après que l’étudiant a maîtrisé la croyance de Ahlou s-Sounnah ‘ach^ariyy et matouridiyy, ceci afin de le protéger.

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Mise en garde contre la croyance de l’unité de l’existence (wahdatou l-woujoud)

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 13, 2010
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Le conseil aux croyants pour la mise en garde contre la parole de l’unité absolue et la parole de l’incarnation

L’unité absolue (al-wahdatou l-moutlaqah) c’est la croyance que Allah est ce monde. L’incarnation (al-houloul) c’est la croyance que Allah s’installe dans certaines de Ses créatures.

Ces deux croyances sont de l’égarement. Elles n’ont rien à voir avec le tasawwouf. Le tasawwouf est comme l’a dit le maître des soufis, Al-Jounayd fils de Mouhammad Al-Baghdadiyy. Il est en effet un Imam reconnu et un guide pour les premiers soufis ainsi que les plus récents. Il est compté au nombre des musulmans du Salaf puisqu’il est mort en l’an deux cent quatre-vingt-dix de l’Hégire.

Il a dit, que Allah l’agrée : « Le tawhid –la croyance en l’unicité de Dieu–­ c’est la distinction entre Celui Qui est exempt de début et ce qui est entré en existence –la créature–. » Cela veut dire que rien ne s’incarne dans Dieu, que Dieu ne s’incarne pas dans quoi que ce soit, que ce monde n’est pas une partie de Dieu et que Dieu n’est pas l’origine de ce monde.

A l’époque de Al-Jounayd, il y avait un homme qui s’appelle Al-Hallaj et qui venait à lui de temps à autre. Mais il est venu une fois chez lui et lui a posé une question à laquelle il n’a pas répondu. Al-Jounayd a plutôt dit de lui : « C’est quelqu’un qui prétend des choses dont il est loin ». Et il lui a dit à une autre occasion : « Tu as ouvert une brèche dans l’Islam que seule ta tête comblera ». Cela veut dire que toi Hallaj tu as provoqué une dissension parmi les musulmans puisqu’il avait pour croyance l’unité absolue et l’incarnation de Dieu dans Ses créatures.

La firaçah –vision prémonitoire– de Al-Jounayd s’est manifestée neuf ans plus tard lorsque Al-Hallaj a été exécuté par le Calife sur ordre du Qadi Abou ^Amr Al-Malikiyy. C’était là un prodige (karamah) pour Al-Jounayd.

Ainsi, Al-Hallaj n’a aucune considération chez les soufis. Le Mouhaddith, le Hafidh soufi Abou ^Abdi r-Rahman As-Soulamiyy a dit dans son livre Tabaqatou sSoufiyyah que les soufis ont renié Al-Hallaj et ne l’ont pas compté en leur nombre, mis à part quatre.

Le Hafidh Abou Bakr Al-Khatib Al-Baghdadiyy a dit la même chose dans Tarikh Baghdad. Par la suite, et plus précisément au début du septième siècle de l’Hégire, des gens se sont mis à colporter la parole de l’unité absolue et celle de l’incarnation de Dieu dans Ses créatures. La raison en est que le Chaykh Mouhyi d-Din Ibnou ^Arabiyy a composé un ouvrage qu’il a nommé Al-Foutouhat Al-Makkiyyah et un autre qu’il a nommé Fousousou l-Hikam. Mais des juifs ont inséré des ajouts dans certains de ses livres, tout comme l’a dit l’auteur de Al-Ma^roudat Al-Mazbourah qui fait partie des hanafiyy réputés. Il a dit : « Nous avons eu la certitude que les juifs ont inséré des paroles dans les livres du Chaykh Mouhyi d-Din Ibnou ^Arabiyy ».

Par ailleurs, le Chaykh Faqih reconnu pour son tasawwouf, ^Abdou l-Wahhab Ach-Cha^raniyy a dit : « J’avais résumé le livre Al-Foutouhat Al-Makkiyyah et j’ai enlevé tous les passages faisant référence à la croyance en l’unité absolue et en l’incarnation. Plus tard, j’ai rencontré à La Mecque le Chaykh Abou tTahir résident lui-même à La Mecque. Il m’a montré un exemplaire du livre Al-Foutouhat Al-Makkiyyah qu’il a comparé mot à mot avec une copie manuscrite du Chaykh Mouhyi d-Din et qui se trouve dans la ville de Qounyah. Dans cette version, il n’y avait aucune référence à l’incarnation ou à l’unité absolue. » Ceci figure dans son livre Lata’ifou l-Minan wa l-‘Akhlaq. Dans son livre Al-Yawaqit wa l-Jawahir, il innocente aussi le Chaykh Mouhyi d-Din de ces mauvaises croyances.

De plus, ce qui indique que le Chaykh Mouhyi d-Din est innocent de la croyance en l’unité absolue et de l’union, c’est qu’il y a dans l’exemplaire de Al-Foutouhat Al-Makkiyyah où il y a les ajouts, ce qui justement contredit la croyance de l’unité et de l’incarnation. En effet, dans cet exemplaire, on peut trouver : « Celui qui prétend l’union et l’incarnation, c’est quelqu’un qui fait preuve d’irréligion, et celui qui prétend l’unité absolue, sa religion est rompue ».

Ce qui est digne du Chaykh Mouhyi d-Din c’est qu’il lui soit attribué ce qui est conforme à ces paroles et non ce qui est faux, à savoir la croyance de l’unité et celle de l’incarnation.

De plus, ce qui confirme que l’attribution de la croyance de l’unité et celle de l’incarnation au  Chaykh Mouhyi d-Din est infondée et pas correcte, c’est ce qui est cité dans cette version altérée. Dans un passage, il y est écrit la parole du Chaykh Mouhyi d-Din: seul Allah a une existence obligatoire selon la raison. Cette expression est loin de la croyance en l’unité absolue et de l’incarnation.

Suite à la lecture de ces exemplaires falsifiés, de graves corruptions ont eu lieu, en particulier au Yémen. Cette mauvaise croyance s’était en effet propagée au point que le savant du Yémen et son Faqih Abou Bakr Ibnou l-Mouqri qui, dans son livre Rawdou tTalib dans l’explication de l’apostasie et des paroles de mécréance, a écrit : « Celui qui doute de la mécréance du groupe de Ibnou ^Arabiyy est un mécréant », c’est-à-dire ceux qui disent que le monde avec Dieu ne font qu’un. Il a ainsi jugé mécréant ceux qui ont eu pour croyance ce qu’il y a dans ces livres falsifiés et attribués au Chaykh Ibnou ^Arabiyy. Il n’a pas déclaré mécréant le Chaykh Ibnou ^Arabiyy. Mais il a dit (le groupe de Ibnou ^Arabiyy), c’est-à-dire ceux qui se réclament de lui. Et Ibnou ^Arabiyy est en réalité innocent de ces gens-là. Il a déclaré mécréant ceux qui ont pour croyance que Allah est le monde et que ce monde serait une partie de Lui, ainsi que la croyance que Allah s’incarne dans certaines de Ses créatures.

Que ceux qui lisent les livres du Chaykh Ibnou ^Arabiyy et lui attribuent ces deux mécréances prennent garde. Cette croyance est en fait en opposition avec la croyance en l’unicité de Allah (tawhid). Le Qour’an a par ailleurs nié ces deux croyances par sourat Al-‘Ikhlas :

« قل هو الله أحد الله الصمد لم يلد ولم يولد »

(qoul houwa l-Lahou ‘ahad ; Allahou ssamad ; lam yalid wa lam youlad)

Qui signifie : « Dis : Allah est unique. Il n’a pas besoin des créatures alors qu’elles ont besoin de Lui. Il n’est pas généré à partir de quoi que ce soit et Il n’a pas engendré quoi que ce soit ».

Cela veut dire que Dieu n’est pas une origine pour quoi que ce soit et Il n’est pas une dérivation de quoi que ce soit. La phrase :

« ولم يكن له كفوًا أحد »

(wa lam yakoun lahou koufouwan ‘ahad)

Qui signifie : « Il n’a pas d’équivalent, aucun » nie justement la ressemblance de Allah à autre que Lui, de quelque manière que ce soit.

Que ceux qui se sont épris de ces versions falsifiées se réveillent donc. Ils ont délaissé les fondements de la croyance en l’unicité de Dieu. Ces deux croyances-là comptent au nombre des plus atroces mécréances et des plus laides. Il est arrivé de la part de certains qui les avaient, de croire qu’il n’est pas obligatoire de se laver suite à la janabah puisqu’ils considèrent que celui qui a fait l’acte [sexuel] et celui qui est sujet à l’acte sont tous deux Allah ! J’ai entendu cela de l’un d’entre eux à Beyrouth. Cet homme qui prétendait cela se présentait comme étant un Chaykh !

Il y a parmi ces gens-là le groupe des yachroutiyyah dévié, qui se réclame du Chaykh ^Aliyy Nourou d-Din Al-Yachroutiyy. Or ce Chaykh s’est innocenté d’eux lorsqu’il a su qu’ils avaient cette croyance corrompue. Il s’était établi à ^Akka et y a été enterré. Beaucoup de gens ont pu profiter de ses connaissances. Mais certains sont allés à leur propre perte en se réclamant de lui.

En résumé, la croyance de l’unité absolue et la croyance de l’incarnation font toutes deux parties des pires mécréances. Toutes deux sont opposées au tawhid, la croyance en l’unicité de Allah. Elles sont opposées à la ayah :

 » ليس كمثله شىء  »

(layça kamithlihi chay’)

Qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ».

Elles sont également contraires à sourat Al-‘Ikhlas. Ces deux croyances constituent par ailleurs un démenti de tous les prophètes. Ils ont en effet tous appelé à la croyance en l’unicité de Dieu, c’est-à-dire qu’Il existe et qu’Il n’a pas de ressemblance avec quoi que ce soit, qu’Il n’est pas une origine pour le monde, ni un dérivé de quoi que ce soit de ce monde. Celui qui doute de la mécréance de ceux qui ont pour croyance l’unité absolue ou l’incarnation, il devient lui-même mécréant.

Ces deux croyances sont par ailleurs en opposition avec toutes les religions.

Que l’on se méfie des livres qui comportent une de ces deux mécréances, comme le livre Al-‘Insanou l-Kamil de Al-Jiliyy et Al-Mandhoumah Al-^Ayniyyah qui est une poésie de huit cent vers, également de ^Abdou l-Karim Al-Jiliyy.

Celui qui les a pour croyance, est plus mécréant que tous les groupes de mécréants : les mazdéens, les boudhistes et les autres religions que suivent les humains. Elles sont plus laides que le négationnisme des athées d’un point de vue et cette dernière est plus laide que ces deux croyances d’un autre point de vue. Mais toutes trois sont les pires mécréances.

De nombreux soufis authentificateurs ont dit que ces croyances étaient de la mécréance. Le soufi très réputé, l’ascète qui s’est détaché pour l’adoration de Allah, a dit une poésie par laquelle il a répliqué à ces deux mauvaises croyances. On en cite ce vers :

ما وحد الله تعالى امرؤ                يقصده بالوحدة المطلقة

Qui signifie :

N’aura pas cru en l’unicité de Allah ta^ala quelqu’un qui

Aura eu pour croyance l’unité absolue

Il s’agit du Chaykh Mouhammad Mahdiyy Ar-Rawwas Ar-Rifa^iyy.

Ceci a été dit par ^Abdou l-Lah fils de Mouhammad Al-Harariyy.

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Biographie : l’Imam At-Tabaraaniyy

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 13, 2010
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L’Imam AtTabaraniyy

 

Sa biographie

Il est le Hafidh ‘Abou l-Qacim Soulayman, fils de ‘Ahmad, fils de ‘Ayyoub, fils de Matir Al-Lakhmiyy, que Allah ta^ala lui fasse miséricorde. Il est originaire de Tabariyyah –Tybériade– (Tibériade) du Cham. Il est né en l’an 260 de l’Hégire. Le Hafidh AtTabaraniyy était le plus réputé des gens de son époque dans la science du hadith et dans sa maîtrise. Il connaissait le tafsir –Exégèse– et il était spécialiste de jurisprudence. Il était telle une épée sur le cou des irréligieux, des mauvais innovateurs comme les jahmiyy, les mou^tazilah et d’autres. Il leur a ainsi répliqué par de nombreux ouvrages dans lesquels il a indiqué leur déviation et auxquelles il a répliqué. Il a ainsi excellé dans ses répliques. En plus de tout cela, il a une excellente mémorisation, une large science, une extrême intelligence et une très bonne conduite. Tout comme il était connu pour son indulgence, pour son haut degré et pour son courage et son abnégation pour défendre la vérité.

Ses Chaykh

L’Imam AtTabaraniyy a voyagé vers ‘Asbahan une première fois en l’an 290 puis il l’a laissée pendant un certain temps et y est retourné à nouveau en l’an 310 ou 311 afin d’entendre le hadith de ‘Abou Bakr fils ‘Ahmad, fils de ^Amr, fils de ^Asim An-Nabil, ainsi que de ^Abdoul-Lah fils de Mouhammad, fils de Zakariyya. Seulement, il n’a pas pu les rencontrer parce qu’ils étaient décédés avant son entrée à Asbahan.

Il a alors entendu le hadith de ceux qu’il a pu rencontrer, de ses Chaykh comme ‘Ibrahim fils de Mouhammad, connu sous le nom de Na‘ilah et Mahmoud fils de ‘Ahmad, fils de Al-Faraj et ‘Ibrahim fils de Matawayh et Mouhammad fils de Al-^Abbas Al-‘Akhram et Mouhammad fils de Yahya fils de Mandah et il a rapporté de nombreux autres parmi les émérites qu’il est difficile de citer tous.

La mention de certains qui ont rapporté de lui

Quant à ceux qui ont pris de lui la science, ils sont nombreux. ‘Abou Bakr Mouhammad fils de ^Abdou r-Rahman que Allah lui fasse miséricorde a dit : « Soulayman fils de ‘Ahmad, fils de ‘Ayyoub AtTabaraniyy a cité le hadith du Prophète. Il a transmis aux gens le hadith du Prophète dans la ville de ‘Asbahan durant soixante ans. Ainsi, les pères ont entendu de lui, ensuite c’était les fils, ensuite les petits-fils qui ont ainsi rejoint leurs grands-pères dans le fait d’entendre le hadith du Prophète de At-Tabaraniyy.

Un groupe des plus grands Mouhaddith ont rapporté de lui comme Ibnou ^Ouqdah, ‘Abou ^Aliyy AsSahhaf, ‘Abou ^Abdi l-Lah fils de Khafif, le Qadi ‘Abou Ahmad Al-^Assal, ‘Ibrahim fils de Mouhammad fils de Hamzah et ‘Abou ch-Chaykh et beaucoup d’autres encore. Et parmi les plus récents, figure un nombre qu’il est plus difficile de compter.

Les faits remarquables qui ont été rapportés de lui

Parmi ce dont Allah ta^ala a honoré l’Imam AtTabaraniyy, il y a la modestie et le fait de délaisser l’orgueil pour la recherche de la science. Il disposait en plus d’une maturité d’esprit, d’une éloquence dans le parler et d’une beauté dans les paroles. Plus que cela encore, le Créateur Allah ^azza wa jall l’a honoré par la vision du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam dans le songe, dans le rêve à plusieurs reprises tout comme l’ont rapporté ses contemporains parmi les gens de la science. Il a ainsi obtenu la bonne nouvelle d’avoir une fin heureuse. Il a été rapporté de lui que Allah lui fasse miséricorde qu’il a dit : « Et j’ai vu ^Oumar Ibnou l-Khattab, que Allah l’agrée, dans le rêve comme s’il était dans un palais élevé et j’étais chagriné en train de réfléchir au sujet de certaines de mes affaires. Il me disait à haute voix l’invocation qui signifie : Ô Allah suffit moi des choses qui me tourmentent des sujets du bas-monde et de l’au-delà ».

L’Imam AtTabaraniyy que Allah l’agrée était sur le chemin de droiture. Il était attaché à ce sur quoi était le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ainsi que ses compagnons en terme de croyance. Il reconnaissait les gens de mérite et il glorifiait notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

Il avait pour croyance que le tawassoul par les Prophètes et les saints est une chose permise, une chose approuvée dans la Loi, et que le Prophète et les saints sont profitables par la volonté de Allah durant leur vie et après leur mort.

Il  est l’un des ces illustres qui ont rapporté le hadith dans lequel le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a enseigné à l’homme aveugle de faire le tawassoul par lui. Cet aveugle a fait le tawassoul –l’invocation par le degré– par le Prophète en son absence. Ensuite, il est revenu à l’assemblée du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam en ayant recouvert la vue. Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam avait enseigné à cet homme aveugle de dire ce qui ce signifie :

 « Ô Allah, je Te demande et je m’adresse à Toi par Ton Prophète Mouhammad, le Prophète de la miséricorde. Ô Mouhammad je m’adresse par Toi à mon Seigneur pour mon affaire (et il l’a mentionnée) afin qu’elle soit reglée  (réglée)  ».

Le Hafidh AtTabaraniyy, que Allah lui fasse miséricorde, a dit dans son Mou^jam après avoir mentionné ce hadith : « Et ce hadith est sahih ». Bien qu’il n’est pas de son habitude de mentionner que le hadith est sahih –sûr–. Malgré le fait que son livre Al-Mou^jam était très grand, il n’avait pas dit d’un seul hadith qu’il avait mentionné, même s’il était sahih, il n’a pas dit : « le hadith est sahih » mis à part ce hadith-là !

Ibnou l-Jawziyy Al-Hanbaliyy a rapporté dans son livre Al-Wafa bi ‘Ahwali l-Moustafa –les paroles larges au sujet de l’état du Prophète élu– d’après ‘Abou Bakr Al-Minqariyy qu’il a dit :

« Il était avec AtTabaraniyy ainsi que ‘Abou ch-Chaykh dans l’enceinte sacrée du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, c’est-à-dire auprès de sa tombe, et nous étions dans un état difficile. La faim nous avait fortement éprouvés. Nous avions poursuivi le jour sans manger. Lorsqu’était (Lorsque était) venu le temps de al-^icha, j’étais resté auprès de la tombe du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et j’ai dit : « Ô Messager de Allah, je me plains à toi de la faim ». Puis je suis parti. ‘Abou ch-Chaykh m’a alors dit : « Assieds-toi, soit notre subsistance vient à nous, soit ce sera la mort ». ‘Abou Bakr a dit : « Je me suis assoupi moi, ainsi que ‘Abou ch-Chaykh. AtTabaraniyy était assis en train de réfléchir au sujet de quelque chose. C’est alors qu’est venu à la porte un homme de le famille de ^Aliyy Ibnou ‘Abi Talib, que Allah l’agrée. Il a frappé à la porte et avec lui, il y avait deux jeunes hommes et chacun d’entre eux avait un grand récipient qui contenait beaucoup de nourriture. Nous nous sommes alors assis et nous avions mangé. Et nous avions cru que le reste, le jeune homme allait le prendre. Mais il était parti et il a laissé auprès de nous le reste de nourriture. Lorsque nous avions terminé de manger, l’homme nous a dit : «Vous êtes-vous plains au Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ? J’ai vu le Messager de Allah dans le rêve, m’ordonner de vous ramener de la nourriture ».

Nous nous étonnons de l’état de ceux qui ont le cœur dur, qui renient le tawassoul, qui déclarent mécréants les musulmans dans les orients de la terre et  ses occidents et qui les accusent d’être associateurs parce qu’ils font le tawassoul à Allah par les Prophètes et les Saints. Que font-ils des hadith qui ont été rapportés dans lesquels le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a enseigné à ses compagnons le tawassoul ? Qu’ont-ils fait des paroles et des actes des savants du Salaf et du Khalaf. Et ce qui est encore plus étonnant, c’est qu’ils prétendent qu’ils sont sur la voie du Salaf et qu’ils suivent la Loi. Alors que selon leur prétention et leur croyance, ils ont déclaré mécréant notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam lui qui nous a amené le jugement de la Loi. Ils l’ont considéré comme quelqu’un qui déclare l’association, qui l’enseigne, que Allah nous préserve de pareil égarement. En effet, le Prophète a enseigné à l’homme aveugle de faire le tawassoul par lui en son absence. Nous demandons à Allah qu’Il nous préserve de la mort des cœurs, de l’égarement et de la déviation.

La mention de certains de ses ouvrages

AtTabaraniyy que Allah lui fasse miséricorde, avait une large science et beaucoup de compositions. Parmi les plus réputées qu’il a composées, le Al-Mou^jam Al-Kabir en deux cent volumes. Le livre Al-Mou^jam Al-‘Awsat en vingt-quatre volumes, le livre Al-Mou^jam AsSaghir en sept volumes, Mousannad Al-^Acharah en trente volumes, Mouradou ch-Chamiyyin en dix volumes, Kitabou n-Nawadir en dix volumes, Kitabou l-Fawa’id en dix volumes, Kitabou Dala‘ili n-Noubouwwah en dix volumes, Kitabou tTiwalat en trente volumes, Kitabou t-Tafsir, Kitabou r-Raddi ^ala l-mou^tazilah –la réplique aux mou^tazilah–, Kitabou r-Raddi ^ala l-jahmiyyah –la réplique contre les jahmiyy–, et beaucoup d’autres encore.

Ainsi ce qui a été retrouvé parmi ses ouvrages a atteint un nombre supérieur à cent dans différentes sciences et différents arts.

Son décès

L’Imam le Hafidh ‘Abou Bakr’Ahmad fils de Mouça fils de Mardawayh a dit : « Soulayman fils de ‘Ahmad fils de ‘Ayyoub AtTabaraniyy était mort le mois de Dhou l-Qa^dah un samedi ». Et il a été enterré le dimanche deux nuits avant la fin de ce mois-là, de l’an 360 de l’Hégire à la porte de la ville de ‘Asbahan auprès de la tombe de Hamamah Ad-Dawsiyy que Allah l’agrée le compagnon du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Sa tombe est connue et elle est visitée. Il avait un fils qui s’appelait Mouhammad qui était surnommé ‘Abou Dharr et il avait une fille qui s’appelait Fatimah. La mère de Fatimah s’appelle ‘Asmafille de ‘Ahmad fille Mouhammad fils de Chadharah Al-Khatib. Il a été cité qu’elle jeûnait un jour et qu’elle ne jeûnait pas le lendemain. Et elle ne dormait que très peu la nuit que Allah lui fasse miséricorde.

Que Allah fasse miséricorde à l’Imam AtTabaraniyy et qu’Il le rétribue en bien pour les gens de l’Islam.

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Biographie : L’Imam Zaynou l-3Aabidiin As-Sajjaad

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 13, 2010
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L’Imam As-Sajjad Zaynou l-^Abidin

 

Sa  biographie

 

Il s’appelle ^Aliyy fils de Al-Houçayn, fils de ^Aliyy Ibnou Abi Talib, que Allah les agréé tous, connu sous le surnom de Zaynou l-^Abidin, il était surnommé également Abou l-Houçayn et d’autres ont dit Abou Mouhammad.

Al-Houçayn, que Allah l’agréé, n’a pas d’autres descendants qu’à partir des descendants de Zaynou l-^Abidin.

Sa mère était une esclave qui s’appelait Ghazalah tout comme Ibnou Sa^ad l’a rapporté dans  » At Tabaqat« .

Ibnou Qoutaybah a dit dans son livre « Al Ma^arif  » que la mère de Zaynou l-^Abidin est de la région de Sindih et qui s’appelle Soulafah et d’autres ont dit Ghazalah.

Il a été rapporté dans le livre « Wa fayatou l ^ayan  » de Ibnou Khoulikan que sa mère Soulafah était la fille de Yazdajrd, le dernier des rois perses.

Et Ibnou Sa^ad rapporté dans « AtTabaqat » que ^Aliyy fils de Al-Houçayn était avec son père et il avait alors vingt-trois ans, il était malade allongé sur son lit, lorsque Al-Houçayn, ^alayhi sallam, a été assassiné Choummar Ibnou Dhiyy l-Jouchana a dit :

« -Tirez sur cet homme !

C’est alors qu’un de ses compagnons lui a dit

Soubhanallah ! ! Veux tu que l’on tue un jeune homme qui est malade, qui n’a pas combattu ?

Et ^Oumar Ibnou Sa^ad a dit

-Ne faites aucun mal à ces femmes ni à ce malade. »

C’est ainsi qu’il a échappé au fait d’être tué lorsque son père Al-Houçayn a été tué.

Sa science et son ascèse, sa piété

L’imam Zaynou l-^Abidin fait partie des maîtres des successeurs des compagnons.

AzZouhriyy a dit :

« -Je nain pas vu un seul hachimite qui soit meilleur que lui et je n’ai vu personne qui ait plus de science que lui. Il était, que Allah l’agréé, lorsqu’il s’apprêtait à faire le woudou, son visage devenait jaune.

Sa famille lui disait :

« -Qu’est ce qui te prend lorsque tu veux faire le woudou?

Il a dit:

-Je ne savais pas pour Qui je compte me lever. » ( C’est-à-dire lorsqu’il s’apprête à faire la prière)

Il a été rapporté un jour qu’un incendie a éclaté dans la maison dans laquelle se trouvait ^Aliyy fils de Al-Houçayn, alors qu’il était en prosternation, les gens s’étaient mis à lui dire :

« -O, toi le fils de la fille du Messager de Allah, O, toi le fils de la fille du Messager de Allah, au feu!! ! »

Mais il n’a pas relevé la tête jusqu’à ce que le feu ait été éteint et il a été dit :

« -Qu’est ce qui t’a détourné de ce feu ?

-C’est l’autre feu qui m’en a détourné a t’il répondu. (Il fait allusion au feu de l’enfer.)

Un jour un homme était venu à lui alors qu’il était avec ses compagnons dans la mosquée, il n’a pas laissé une seule mauvaise parole sans qu’il le lui ait dite et Zaynou l-^Abidin se taisait.

Par la suite, cet homme était reparti lorsque la nuit était venue, il est venu à la porte de cet homme et lui  a dit :

« -Ô, mon frère, si tu étais véridique en ce que tu m’as dit, que Allah me pardonne et si tu étais menteur, que Allah te pardonne. »

Puis il est reparti. C’est alors que cet homme est sorti et l’a suivi par derrière et s’est mis à pleurer tant que Zaynou l-^Abidin a eu de la compassion pour lui.Cet homme lui a dit :

« -Ne me méprends pas. Je ne reviendrais plus à faire quelque chose que tu n’aimes pas .

-Et toi je te pardonne pour tout ce que tu m’as dit. »

Sa générosité

L’imam As-Sajjad Ibnou l-^Abidin, que Allah l’agréé, était généreux, il prodiguait le bien, il était bienfaiteur.

Ibnou l-Jawziyy a rapporté dans «  Sifatou AsSafawah » d’aprés Mouhammad fils de Is-haq il a dit : « Il y avait des gens à Médine qui vivaient et ils ne savaient pas d’où leur parvenait leur subsistance; lorsque ^Aliyy fils de Al-Houçayn était mort ils ne retrouvaient plus ce qu’il leur était donné de nuit et il est rapporté que leur nombre était de cent familles de Médine.

Et lorsque venait à lui un mendiant pour lui demander quelque chose, il lui faisait bon accueil et lui disait :

-Bienvenue à celui qui transporte mes provisions pour l’au-delà ! »

Et un des fils de ^Amr Ibnou Yasir a rapporté :

« Il y avait un jour chez ^Aliyy fils de Al-Houçayn des invités qui avaient demandé à l’un de ses serviteurs à ce qu’il leur ramène rapidement de la viande cuite dans le four. C’est alors que le serviteur était venu en courant et la brochette -le fer sur lequel était mis les bouts de viande- ( On dit plutôt la broche, non?) était tombée de sa main sur l’un des enfants de ^Aliyy qui l’a atteint dans sa tête et il en est mort c’est alors que ^Aliyy a dit à ce serviteur :

« -Tu es libre, parce que tu n’as pas fait exprès ; »

Et il l’a amené avec lui dans le convoi funéraire de son fils.

 Un jour il a rendu visite à Mouhammad fils de Houssama fils de Zayd lors de sa maladie et Mouhammad s’était mis à pleurer. Zaynou l-^Abidin lui a dit:

« -Qu »est ce qui t’arrive?

-Je suis endetté.

-De combien?

-Quinze mille dinars.

C’est alors que Zaynou l-^Abidin lui a dit:

-C’est moi qui me charge de les rembourser. »

Sa modestie.

^Aliyy fils de Houçayn était, que Allah l’agréé, modeste. Lorsqu’il marchait sa main ne dépassait pas sa cuisse et il ne marchait pas avec arrogance et fierté. Lorsqu’il se levait pour accomplir la prière il était pris de tremblements il lui était dit :

« -Qu’est ce qui t’arrive ?

-Vous ne savez pas pour Qui je me lève et Qui j’invoque. »

Il s’asseyait, que Allah l’agréé, dans l’assemblée de ‘Aslam, l’esclave affranchi de ^Oumar, que Allah l’agréé. C’est alors qu’un homme de Qouraych lui a dit:

« -Tu laisses l’assemblée de Qouraych et tu tiens l’assemblée avec un esclave de Bani ^Oudayy !

C’est alors que ^Aliyy lui a dit:

-Mais la personne s’asseoit là où elle profite. »

Et Yazid Ibnou Hazim a dit :

« -J’ai vu ^Aliyy fils de Al-Houçayn et Soulayman fils de Yasar s’asseoir dans Ar-Rawdah (c’est-à-dire entre la tombe du Prophète et le minbar du Prophète dans la mosquée du Prophète) Ils discutaient de sujets utiles jusqu’à addouha et ils révisaient la science de la religion lorsqu’ils voulaient se lever alors ^Abdoul-Lah fils de Abou Salamah leur récitait une sourah du Qour’an. Lorsqu’il terminait, ils faisaient des invocations .

Les faits remarquables de l’imam Zaynou l-^Abidin

 

 Ibnou Qoutaybah a rapporté dans “Al ma^arif”:

« ^Aliyy fils de Al-Houçayn avait affranchi une femme esclave qui lui appartenait puis il l’a épousé. C’est alors que  ^Abdoul-Malik Ibnou Marwan lui a envoyé une lettre pour le blâmer pour ce qu’il a fait  et Zaynou l-^Abidin lui a écrit sa réponse en lui disant:

« Vous avez certes un excellent modèle en la personne du Messager de Allah        , qui avait affranchi Safyah la fille de Khouyay fils de ‘Akhtab puis il l’avait épousé et il a affranchi Zayd, le fils de Kharithah et il lui a donné en épouse la fille de sa tante paternelle  Zaynab bintou Jahch »

Zaynou l-^Abidin était extrêmement bienfaisant envers sa mère tant qu’il évitait de manger dans le même récipient que sa mère de crainte que sa main ne prenne le morceau qu’avait vu en premier sa mère. Et il  accomplissait, que Allah l’agréé, chaque jour et nuit mille rak^ah des prières surérogatoires tant qu’il a été surnommé l’imam As-Sajjad ( c’est-à-dire celui qui se prosterne)

AzZouhriyy a dit également:

« C’était celui des gens de sa famille que l’on avait le plus pour destination et c’était celui d’entre le plus que Marwan Ibnou l-Hakam et ^Abdoul-Malik Ibnou Marwan aimaient »

 

 

Quelques- unes de ses caractéristiques

 

Zaynou l-^Abidin avait un drap de tissu qui s’appelle khaz de couleur jaune qu’il mettait le vendredi et il mettait dans ses pieds des sortes de sandales qui ne sont pas fermées de derrière et qui avait une description particulière Il achetait aussi le tissu de khaz à cinquante dinars, il passait dans ce tissu là l’hiver puis il revendait ce tissu et donnait en aumône le prix. Il passait l’été dans deux vêtements, des habits d’Egypte qu’il achetait à un dinar et il mettait de temps en temps d’autres vêtements. Il mettait sur sa tête une ^imamah (un turban) et il laissait l’extrémité du turban dépasser derrière son dos. Il mettait du baume ou du parfum aprés le ghousl lorsqu’il voulait entrer en rituel. Il rassemblait les prières de Adh-dhour et de Al-^asr, ainsi que celle de Al-maghrib et de Al-^icha pendant le voyage.

Ses paroles dans l’exemption de Allah de toute ressemblance avec Ses créatures

 

Zaynou l-^Abidin était sur la croyance du Prophète et de ses compagnons en terme de croyance en l’unicité de Allah et de Son exemption  de l’endroit, de la localisation, de la limite et de la couleur

Le maître  Mourtadah AzZabidiyy le commentateur de « Al-Qamous » a rapporté avec une chaîne de transmission ininterrompue composée de gens qui sont tous de la famille du Prophéte que Zaynou l-^Abidin ^Aliyy fils de Al-Houçayn a dit dans son épître appelé « AsSahifah As- Sajjadiyyah« :

«  Tu es exempt d’imperfection, O Allah Tu n’es pas contenu dans un endroit »

Et Zaynou l-^Abidin, que Allah l’agréé, personne ne l’aidait pour sa purification, il puisait l’eau pour sa purification avant de s’endormir. Lorsqu’il se levait pendant la nuit il commençait par utiliser le siwak ensuite il faisait son woudouet il commençait à faire la prière et il rattrapait les prières surérogatoires qu’il avait manqué la journée, il les rattrapait pendant la nuit puis il était dit: « Mes fils, ceci n’est pas un devoir pour vous (c’est-à-dire d’accomplir les prières surrérogatoires) mais celui d’entre vous qui s’est habitué à une habitude de bien, c’est bien pour lui de persévérer sur cela »

Et il ne délaissait la prière surérogatoire de nuit ni lorsqu’il était résident ni lorsqu’il était voyageur.

On rapporte de lui, qu’il a dit:

«  Je suis étonné de l’orgueilleux arrogant qui la veille était de l’eau mélangée du père et de la mère et demain il sera un cadavre puant. Et je suis étonné du profond étonnement de celui qui doute au sujet de Allah alors qu’il voit les créatures de Allah et je suis étonné du plus profond étonnement de celui qui renie la résurrection alors qu’il voit cette vie présente et je suis étonné de tout l’étonnement pour celui qui oeuvre pour cette résidence qui va à sa fin et alors qu’il sait qu’il y aura une résidence qui sera éternelle sans fin.»

Et il été rapporté de Abou Ja^far Mouhammad  fils de ^Aliyy Zaynou l-^Abidin qu’il a dit :

« Mon père m’a recommandé certaines choses, il m’a dit :

-Ne tiens pas la compagnie de cinq catégories de personnes ne leur parle pas et ne les accompagne pas sur le chemin.

Je lui ai dit:

-Je me sacrifies pour toi, ô mon père qui sont donc ces cinq personnes?

Il m’ a dit:

-Ne tiens pas la compagnie du grand pécheur car il est capable de te vendre pour une bouchée ou moins que cela.

Je lui ai dit:

-Père qu’est ce qui est moins qu’une bouchée ?

-Il souhaite obtenir la bouchée et il ne l’obtient pas.

-Père et qui est donc la deuxième de qui je ne tiens pas la compagnie ?

-Ne tiens pas la compagnie de celui qui est avare car il est capable de prendre de toi et de te rendre encore plus dans le besoin que lorsque tu l’avais connu.

-Père et qui est donc la troisième personne?

-Ne tiens pas la compagnie du menteur car il est comme le mirage: il éloigne de toi celui qui est proche et te rapproche celui qui est loin

-Père et qui est donc le quatrième?

-Ne tiens pas la compagnie de celui qui est stupide car il veut t’être utile et il va te nuire

-Père et qui est donc le cinquième?

-Ne tiens pas la compagnie de celui qui rompt les liens avec ses proches parents car j’ai vu que dans le Livre de Allah il est maudit à trois reprises »

Au sujet du mérite de la famille du Prophète

 

 Il a été dit au sujet des mérites de la famille du Prophète beaucoup de poésie et parmi ce qui est rapporté c’est que Hicham fils de ^Abdoul-Malik a accompli le pèlerinage avant d’être chargé du califat. Il a essayé d’embrasser la pierre noire mais il n’a pas pu, c’est alors que Zaynou l-^Abidin ^Aliyy  fils de Al-Houçayn était venu, les gens se sont alors écartés, éloignés pour qu’il puisse embrasser la pierre noire. Des gens ont dit à Hicham:

« -Qui est donc cet homme ?

Il a dit:

-Je ne le connais pas »

C’est alors que Al-Farazdaq, le poète a dit :

« -Moi, je le connais. Et il s’est mis à dire de la poésie (en arabe qui est très belle, qui signifie en français) :

 

Cet homme est le fils du meilleur de tous les esclaves de Allah

           C’est lui le pieux, le pur, celui qui est illustre

La terre reconnaît son pas

            Et la maison sacrée le reconnaît

Tout comme ceux qui ne sont pas en rituel de pèlerinage

            Et ceux qui sont en rituel de pèlerinage

C’est lui qui, lorsque sa belle main a touché le noir de la Ka^bah

             Lorsqu’il va l’embrasser

Lorsque Qouraych le voit celui qui parle en leur nom dit

             C’est à l’honneur de cet homme que tout l’honneur aboutit

Si les gens de la piété sont énumérés

           Les gens de la famille seront leurs imams

Ou s’il a été dit : « Qui sont les meilleurs gens de la terre? »

              Il sera dit: “Ce sont eux”

 Cet homme, c’est le fils de Fatimah, si tu l’ignores

             C’est son grand-père qui était le dernier des prophètes de Allah

Mais ta parole: “Qui est cet homme? », ne lui nuie pas

             Les arabes connaissent celui que tu n’as pas connu

Tout comme les non arabes

             Il est modeste et pudique

Tellement il inspire de respect, les gens ne parlent

             Que lorsqu’il sourit”

 

 

Son décès, ^alayhi s-salam

Ses mérites et les faits remarquables de sa vie, que Allah l’agréé, sont beaucoup plus nombreux que d’être énumérés ici.

Il a été dit qu’il est mort en 99 de l’hégire et d’autres ont dit 92 de l’hégire à Médine.

Il a été enterré à Al-Baqi^ dans la tombe de son oncle paternel Al-Haçan fils de ^Aliyy sous la coupole où il y a la tombe de Al-^Abbas, que Allah les agréé tous.

Que Allah te fasse miséricorde, Ô toi l’Imam, l’ascète, le saint, le vertueux, que Allah te fasse miséricorde, tu étais véritablement Zaynou l-^Abidin (c’est-à-dire la parure des adorateurs) et que Allah nous accorde l’intercession de ton grand-père, salla Lahou ^alayhi wa sallam.

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Biographie : le Chaykh ‘Abou Bakr ibnou ^Arabiyy

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 1, 2010
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Le connaisseur de Allah, le Chaykh ‘Abou Bakr ibnou ^Arabiyy

Sa biographie

C’est le grand chaykh Mouhyid din fils de ^arabiyy Al hatimiyy at ta’i al andalouçiyy-mouhyid-din, c’est un surnom qui lui a été donné, conformément à ce qui a été pratique de son époque, des surnoms qui étaient donnés comme diya’oud –din et d’autres. Mouhyi d-din c’est a dire le revificateur de la religion, Mouhyi d-Din, Diya’oud-din l’éclat de la religion. AtTa’iyy c’est relatif à une tribu, la tribu de Tay’ qui est une tribu arabe très connue parmi lesquelles il y a des gens comme Hatim AtTa’iyy qui est connu pour sa générosité et ainsi le chaykh ibnou ^arabiyy est un arabe dont l’ascendance est pure. Il a été appelé Ach-Chaykhou-l-‘akbar ou le grand chaykh en raison de ce par quoi il se distinguait comme science étendue, de nombreuses connaissances dans plusieurs domaines de la science, au point qu’il était devenu un savant qui était la destination des gens pour qu’ils profitent de lui. Le chaykh ibnou ^arabiyy est né en l’an 560 de l’Hégire a Murci en Andalousie. A partir de là, il est parti à Séville (Ichbiliyyah)en Andalousie également et il s’est déplacé de pays en pays. Il a visité le Maroc et il a composé de nombreux écrits pour certains émirs puis il est partit en Egypte. A partir de là-bas, il a fait un voyage il a visité le Cham et le pays des romains a Rome en Byzance, l’irak, le Hijaz et il a fait de nombreux voyages. Il s’est déplacé de pays en pays en voyageant pour quérir la science et rencontrant les imams de son époque, les savants de son époque, chose qui lui a permis d’acquérir une grande place parmi les savants et une grande expérience. Pendant sa visite de l’Egypte certains ont œuvré pour qu’il soit tué alors il a été emprisonné un certain temps, puis il est sorti après cela grâce à l’aide de ^Aliyy ibnou-l-fath al bija‘i et il s’est installé en fin de compte au pays de ach-cham et à Damas plus particulièrement jusqu’à sa mort.

Les faits remarquables de sa vie

Nous n’exagérons pas si nous disons que le grand chaykh ibnou ^arabiyy que Allah lui fasse miséricorde fait partie des grands imams de son époque par la science, la jurisprudence, le tasawwouf et la composition dans les différents domaines de la science, il a visité le Hijaz, il a entendu à La Mecque le hadith de Zahr. Durant ses voyages, il est passé par Baghdad et s’est installé à Damas et il a entendu là bas la science de ibnou  l harastani. Il avait entendu la science auparavant de son pays de ibnou Saf. En plus de tout cela, il était extrêmement intelligent, il était honorable et il avait beaucoup de science et de connaissance. Ad-Dhahabiyy l’a décrit dans as-siyyar au début de sa biographie, il a dit : « l’illustre savant celui qui a de nombreux ouvrages  Abou bakr ibnou mouhammad ibnou ^aliyy ………….. » il l’a décrit comme étant un compositeur des plus fertiles par la raison et qui avait  le plus d’imagination et il lui a attribué environ 150 ouvrages qui sont encore conservés entre manuscrits et imprimés. Malgré les contradictions qu’il y a entre les auteurs sur le nombre des ouvrages de ibnou ^arabiyy et leur taille, il n’y a pas de doute que cet homme était des plus fertiles des compositeurs des auteurs musulmans dans leurs sciences. Avec tout cela il était ascète il recherchait la solitude, il s’était distingué, il se consacrait aux adorations  Il croyait en l’unicité et il s’est attaché au tasawouf durant toute sa vie il n’a pas débattu dans la philosophie des problématiques des philosophes, il a plutôt composé il a excellé et les gens du tasawwouf ont été influencés par ses ouvrages. Sauf que parmi les livres les plus connus : al foutouhat al makiyyah et fousousou l-hikam n’ont pas été épargnés de faux qui ont été calomnieusement insérés. Il y a été effectivement ajouté des choses dont le chaykh ibnou ^arabiyy est innocent vu son haut degré, nous demandons à Allah la persévérance sur la vérité et le bon état.

l’innocence de ibnou ^arabiyy de ce qui lui a été attribué.

Sache que le chaykh ibnou ^arabiyy est innocent des différents égarements et des paroles de l’unicité de l’existence qui lui ont été attribués, même si certains prétendent qu’il est l’imam de cette école. Nous disons plutôt que nous renions cela à son sujet car ce que tu trouves comme paroles attribuées ajoutées qui sont des paroles d’égarement. Tu trouves également dans ce même ouvrage, des paroles claires et explicites concernant l’exemption de Allah de toute ressemblance avec Ses créatures et l’explication que Allah est unique qui ne s’incarne pas dans quoi que ce soit tout comme cela est compris dans Fousousou-l-hikam. Il a été rapporté de lui qu’il a dit : « celui qui prétend l’unité de l’existence, sa religion est mauvaise ». Ainsi il est impossible qu’il soit de la voie de l’unité de l’existence, ceux qui disent que tout est Allah. C’est une des plus atroces mécréances que la croyance de  l’incarnation de Allah dans le monde et c’est cela la signification de l’unité de l’existence qu’il n’est pas valable d’attribuer à ibnou ^arabiyy même si dans certains ouvrages, certains auteurs le lui ont attribué ou d’autres que cela comme égarements. Tout comme le cite adh-dhahabiyy dans ses Siyar puis il dit : je dis que si mouhyi d-Din avait abandonné ces paroles avant de mourir, il aura gagné. Mais cette parole de Adh-Dhahaliyy n’est pas à prendre en considération pour confirmer ce qui a été calomnieusement attribué à ibnou ^arabiyy.

Notre réplique à cela est que tout ce qui a été attribué au chaykh comme égarements qui mènent à la perte, ce ne sont que des paroles qui ont été ajoutées à ses livres à son insu et cela pour deux raisons la première est que Ach charaniyy a dit qu’il avait l’exemplaire manuscrit d’origine et il a vu qu’il était libre de toutes ces mécréances et que l’auteur de al-marroudat al mazboura l’un des faqih spécialiste de jurisprudence, réputé de l’école hanafite  a dit nous avons eu la certitude que les juifs ont ajouté des paroles dans le livre fousousou l-hikam ; la seconde raison est que le Hafidh ibnou Hajar a dit dans liçanou-l-mizan dans la biographie de ibnou ^arabiyy, que les Hafidh de son époque comme ibnou mayar, ibnou doubayfi ont pris ibnou ^arabiyy comme référence et ceux-ci ont confirmé encore dans Af-foutouhatou l-makkiyyah que les expressions claires pour prouver le faux de la parole de l’unité et  qui confirme l’exemption explicite de Allah ^azza wa jall de toute ressemblance avec ses créatures fin de citation

Le chaykh ahmad ibnou Hajjar al haytamiyy a également cité lorsqu’il a évoqué ibnou ^arabiyy : ceux qui lui ont ajouté des choses dans ses livres : Ainsi mon frére musulman une fois que tu as su cela pour l’innocence de ibnou ^arabiyy alors attache toi à cela et délaisse toutes les voies de l’égarements et gare à toi de débattre dans un océan qui peut te noyer.

Il a écrit beaucoup d’ouvrages tant qu’il a été dit qu’ils ont atteint 400 livres et épîtres comme cela a été rapporté ; nous attirons l’attention que dans la plupart de ses livres ont été insérés des paroles de mensonges et vu qu’il écrivait des choses que l’esprit des gens du commun ne pouvait pas assimiler, nous conseillons d’éviter ces livres pour celui qui ne distingue pas le bon et le mauvais et qui n’a pas beaucoup pris de science de la croyance.

Son décès

Le chaykh ibnou ^arabiyy a composé et écrit sans ennui ni fatigue jusqu’à la fin de sa vie puisqu’il a atteint environ 80 ans. La mort est venue à lui à Damas, lorsqu’il était dans la maison ibnou-dhaki, alors qu’il était entouré de sa famille et de ses disciples parmi les chaykh soufis. C’était la nuit du vendredi 28 de rabi^oul-akhir de l’an 638 de l’hégire. Ibnou dhaki a fait son ghousl, l’a lavé du lavage funéraire et à partir de là, il l’a emporté avec deux de ses disciples qui sont ibnou abdil khaliq et ibnou n-nahhas jusqu’à l’exterieur de Damas puisqu’il est enterré dans As-sahiya au nord de la ville au flanc de la montagne Qasiyoun dans le cimetière qui était privé pour la famille de ibnou dhaki  à cette époque et sa tombe est jusqu’à aujourd’hui un lieu de visite pour les gens.

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