Chaykhaboulaliyah's Blog


Série les transactions : Le prêt à usage (Al-^Ariyyah)

Posted in cours général,jurisprudence,société par chaykhaboulaliyah sur novembre 20, 2021
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Il est un devoir de connaître les lois et les jugements du prêt à usage pour celui qui veut le pratiquer.

Définition du prêt à usage : c’est le fait de permettre de jouir d’une chose permise gratuitement c’est-à-dire sans contrepartie, en conservant l’intégrité de cette chose.

Parmi les conditions du prêt à usage :

– Il est une condition pour le prêt à usage qu’on puisse l’utiliser d’une manière licite dans la loi de l’islam.

Quand on parle d’usage licite, cela exclut les instruments de musique interdits (flûte, mandoline…). Il n’est donc pas permis ni valide de prêter à usage les instruments de musique interdits car leur utilisation est interdite.

– Il est une condition pour qu’on puisse l’utiliser d’une manière permise tout en conservant l’intégrité d’une chose. Si l’intégrité de cette chose n’est pas conservée alors cela n’est plus un prêt à usage.

Ainsi, il n’est pas valable de prêter à usage une nourriture pour qu’elle soit mangée car dans ce cas, il n’y a pas conservation de l’intégrité de l’aliment.

Également, il n’est pas permis de prêter à usage une bougie pour l’éclairage car elle va fondre et disparaître lors de son usage.

Mais il est possible d’emprunter une bougie pour un autre usage tout en conservant son intégrité et dans ce cas, cela est valide.

Par ailleurs, l’emprunteur n’a pas à prêter à autrui l’objet emprunté sans l’autorisation de celui qui le lui a prêté.

Le prêt à usage est valide dans l’absolu c’est-à-dire sans restriction de durée et aussi sans restriction de délai.

En d’autre termes, il est valide qu’il lui dise par exemple : “je te prête cette voiture jusqu’au coucher du soleil d’aujourd’hui.« 

Dans le cas où il lui a été défini une durée pour ce prêt à usage alors l’emprunteur doit se limiter à cette durée. Il n’a pas à prolonger cette durée au-delà de sa limite, sauf avec l’autorisation de celui qui le lui a prêté.

Les deux parties (aussi bien le prêteur que l’emprunteur) peuvent annuler cette transaction

quand ils veulent car c’est un contrat autorisé et qu’il est possible de l’annuler de la part des deux parties.

Le prêt à usage est effacé par ce par quoi la procuration est effacée :

– à savoir la mort de l’un des deux,

– ou la folie de l’un des deux,

– ou l’évanouissement de l’un des deux et ce qui est de cet ordre.

Le prêt à usage n’est pas comme le contrat de louage (contrat qui engage les deux parties sans dénonciation possible de l’un ou de l’autre). Celui qui a loué quelque chose (un bien ou un service) ne peut pas annuler sa location tandis que pour le prêt à usage, il peut l’annuler quand il veut.

Le prêt à usage est garanti par l’emprunteur c’est-à-dire que si l’objet a été cassé ou détruit par la main de l’emprunteur pour un autre usage que l’usage pour lequel il lui a été autorisé, alors il doit dédommager le propriétaire, de la valeur du bien prêté le jour de sa destruction.

Le Messager a une fois emprunté des boucliers et a dit à celui qui lui a prêté ce qui signifie : “J’emprunte de toi ces objets et je les garantis si jamais ils sont détruits.”

Les faqîh disent que l’emprunteur vis-à-vis du prêteur est comme un garant.

Si l’objet est détruit pour un usage autorisé alors il n’y a pas de dédommagement mais s’il est détruit à cause d’un usage non autorisé alors il y a un dédommagement. 

Il y a dans les campagnes de certains pays des transactions qui ne sont pas correctes.

Quelqu’un a dit à un autre : « je te confie cette chèvre/brebis en contrepartie de quoi, tu lui donnes à manger et tu bois son lait, en contrepartie de tant d’argent. »

Cette transaction n’est pas valide car ce n’est ni un prêt à usage valide, ni une location valide.

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Série les transactions : La procuration (Al wakâlah)

Posted in cours général,islam,jurisprudence,société par chaykhaboulaliyah sur novembre 17, 2021

Il est un devoir pour celui qui veut pratiquer la procuration d’en connaître ce dont il a besoin parmi ces règles.

Définition de la procuration : Elle consiste à mandater quelqu’un pour gérer une affaire d’une manière spécifique afin qu’il la réalise de son vivant (c’est à l’opposé d’un testament).

Contre exemples :

– Il n’est pas valide de dire qu’on mandate quelqu’un pour gérer toutes les affaires de la personne car ce n’est pas une gestion d’une manière spécifique.

– Si quelqu’un mandante quelqu’un d’autre pour lui vendre ou acheter un objet, s’il restreint cette procuration en fixant un prix précis alors celui qui a été mandaté doit se limiter à ce que celui qui a donné procuration lui a fixé comme prix.

Cependant, si celui qui donne la procuration ne lui fait aucune restriction, alors le mandaté pourra acheter et vendre au prix qu’il souhaite.

 – Par contre si celui qui a donné la procuration ne lui a pas fixé un prix, dans ce cas-là celui qui a été mandaté va prendre en compte l’intérêt de celui qui l’a mandaté car celui qui a reçu la procuration, c’est comme si on lui a confié quelque chose, il n’agit pas de manière à léser celui qui lui a donné cette procuration. Il va gérer le bien que dans l’intérêt de celui qui l’a mandaté.

D’après le Hadîth du Messager de Allâh il est dit ce qui signifie : “La foi de celui qui ne veille pas sur ce qui lui a été confié, sa foi est incomplète.”

Il est permis dans la loi de la religion que quelqu’un donne une procuration à quelqu’un d’autre pour accomplir certaines choses comme pour qu’il vende/achète un objet, pour qu’il accepte son mariage avec une telle, pour donner en mariage sa fille etc.

Il n’est pas possible de faire la chose suivante :

Une entreprise a mandaté un employé pour acheter une marchandise. L’employé va voir le fournisseur et lui dit par exemple : “tu me vends cela à 100€ mais sur la facture tu mets 110€. Cela n’est pas dans le prix ; tu me les donnes sans que l’entreprise le sache.” (ce qui est appelé dessous de table)

Cela est interdit car il n’y a pas d’intérêt pour l’entreprise dans ce cas.

Le Messager de Allâh a dit ce qui signifie : « Des gens qui gèrent les biens qui appartiennent à Dieu injustement seront châtiés au jour du jugement. »

Si on mandate quelqu’un pour faire quelque chose après sa mort, cela ne rentre plus dans la procuration, mais un testament (al waSiyyah).

Exemple : quelqu’un charge de tutelle un autre de gérer les affaires de ses petits-enfants après sa mort. Cela sort du cadre de la procuration.

Série les transactions : Le louage (Al-‘ijârah)

Posted in cours général,islam,jurisprudence,société par chaykhaboulaliyah sur novembre 17, 2021

Il est un devoir d’apprendre les jugements du louage pour celui qui veut le pratiquer. Parmi les louages il y a ce qui est autorisé et ce qui n’est pas valable.

Finalement, les contrats qui n’auront pas rempli les conditions qui ont été mentionnées dans la loi de l’islam sont invalides.

La conséquence d’un contrat qui n’est pas valide est que la personne se charge d’un péché.

Définition du louage : Le Louage c’est accorder un droit de jouissance (c’est-à-dire tirer un profit), licite, moyennant une contrepartie avec préservation de l’objet du contrat (c’est-à-dire on ne va pas louer quelque chose qui ne va pas rester : par exemple un sandwich car c’est une chose qui disparaît) et ce, d’une manière spécifique (c’est-à-dire conformément à la loi de l’islam).

Par exemple, faire le louage d’une guitare/d’un luth n’est pas autorisé car c’est une jouissance non autorisée.

Autre exemple : Si on loue sa maison le droit de jouissance ne nous appartient plus, mais il appartient à celui à qui on a loué la maison.

Par exemple : le vin comporte une utilité matérielle.

Allâh ta^ala dit dans le Qur’ân : « Ils t’interrogent à propos du vin et des paris d’argent, dis qu’il y a en eux un grand péché et une utilité pour les gens. Mais la gravité de leur péché est plus grande que leur utilité… »

A partir de ce verset nous avons su qu’il y a à partir de ces paris un intérêt perceptible mais qui n’est pas valide selon la loi de l’islam.

Selon Ach Châfi^iyy il est une condition d’utiliser une formulation spécifique pour le louage. De plus, il est une condition que l’objet du louage soit déterminé et connu, lorsque le prix de la location et ce qui est loué soient bien connus.

Si c’est le louage d’un service, il faut que l’objet du louage et le salaire soient déterminés.

Par exemple :

Lorsqu’on prend un taxi compteur, cela est invalidé par l’unanimité car ni le passager ne sait le prix de la course ni le propriétaire ; le prix du louage est donc ignoré.

Le consentement mutuel est validé que s’il est cité dans la loi.

En effet, le consentement mutuel est valide dans la vente et l’achat mais à condition qu’il soit conforme à la loi.

Le louage est un contrat qui engage les deux parties (aucun des deux ne peut l’annuler une fois qu’il est contractualisé).

Aucun des deux contractants ne peut effacer ce contrat de louage même si la partie avec laquelle il a contractualisé est d’accord.

Série les transactions : La vente (al bay°)

Posted in cours général,islam,jurisprudence,société par chaykhaboulaliyah sur novembre 17, 2021

Parmi les conditions de validité de la vente, c’est-à-dire pour que la vente soit permise, est que les deux contreparties (la marchandise et le prix payé par cette marchandise) soient licites dans la loi de l’islam. Il n’est donc pas permis de vendre quelque chose d’interdit comme la vente de ce qui est en soit impur selon la loi de l’islam (sang, chair de porc…).

Définition de la vente : c’est échanger un bien en contrepartie d’un autre bien de manière particulière (d’après Al Ansâri dans FatHoul wahab et d’autres).

Al Boukhâriyy a rapporté que le Messager de Allâh a dit ce qui signifie : “Certes Allâh a interdit de vendre l’alcool, le cadavre, le porc et les statues.”

Quelqu’un a posé la question dans l’assemblée : “Vois-tu ô messager de Dieu, la graisse de cadavre on l’utilise pour teindre les peaux et on en badigeonne le fond des bateaux (pour empêcher l’infiltration de l’eau) et on l’utilise aussi pour l’éclairage (combustible pour les chandelles).” 

Le prophète a dit ce qui signifie : “Non cela est interdit.”

Hadîth sahih, et comporte la preuve que ces 4 choses sont interdites même si on les acquiert pour autre chose que pour manger et boire. Pour n’importe quel usage la vente est interdite.

Parmi les conditions de validité de la vente :

– Elle n’est pas limitée dans le temps.

– Elle ne doit pas être conditionnée par l’occurrence d’un événement (par exemple : call et put).
– L’objet de la vente et le prix doivent être purs (par exemple : l’huile d’olive dans laquelle est tombée une najâcah qui ne soit pas excusée, même si cette huile est en grande quantité, ne peut pas être purifiée).

Al Boukhâriyy a rapporté qu’une souris est tombée dans du beurre clarifié et est morte dedans.

Le Prophète a dit ce qui signifie : « Jetez-la et ce qui est tout autour et mangez le reste.”

Selon un autre avis il est dit :

“Lorsqu’une souris tombe dans du beurre clarifié, s’il est de l’état solide alors jetez la souris et ce qui est autour d’elle. Et s’il est à l’état liquide alors n’en consommez plus.”

Notre Chaykh a dit : dans le cas où c’est de l’huile ou de l’essence, si une najâcah est tombée même s’il s’agit de grande quantité alors tout le liquide devient najis et ne peut pas être purifié.

Cela n’est pas valable pour l’eau : si l’eau est en grande quantité et qu’une najâcah tombe dedans, si elle n’est pas altérée cela ne rend pas l’eau najis.

Ce dont même la substance est impure en soit n’est pas valide de le vendre ni de l’acheter. et celui veut s’en procurer pour une utilité particulière, le Chaykh a dit qu’il s’en procure autrement que par la vente et l’achat.

Les piliers de la vente sont au nombre de 3 (tout comme dans le livre Al-Majmou^) alors qu’en réalité il y en a 6 :

– Les 2 contractants : un vendeur et un acheteur

– Un objet du contrat de vente : le prix et la marchandise

– Une formule, même si elle est implicite : phrase de don : je te vends/ je te donne la propriété de/ achète le de moi dans l’intention de la vente.

– Une acceptation : comme j’achète ou je me rends propriétaire ou j’accepte, même si cette formule là à précéder la première.

Comme quelqu’un qui dit : Vends-moi pour tant ; car la vente est conditionnée par l’acceptation en raison du hadith qui signifie : “La vente est par consentement mutuel.” Or l’acceptation est quelque chose qui n’est pas visible et qui est dans le cœur, donc le consentement est décelé par ce qui l’indique (donc par la parole/la formule).

– Il faut aussi bien le prix, que la marchandise soient bien déterminés

– Le vendeur doit être capable de livrer (c’est-à-dire le donner pour que l’autre puisse en prendre possession) ce qu’il a vendu (sans avoir à engager une grande charge ou beaucoup d’efforts). Par contre si la marchandise ne peut être réceptionnée qu’en investissant une grande charge ou un grand effort alors le contrat de vente n’est pas valide.

Abou Dâwoûd a rapporté que le Messager de Allâh a dit ce qui signifie : “Tu ne peux divorcer qu’une femme qui est ton épouse, tu ne peux affranchir qu’un esclave qui t’appartient, tu ne peux vendre que ce que tu possèdes.”

Celui qui veut pratiquer la vente et l’achat doit apprendre cela. Autrement il va consommer le ribâ qu’il ne le veuille ou pas.

Le Messager de Allâh a dit ce qui signifie : “Le commerçant véridique sera rassemblé au Jour du jugement avec les prophètes, les saints du plus haut degré et les martyrs.”

La personne sera rassemblée au Jour du jugement avec ses semblables. Le pervers sera en compagnie des pervers et le pieux sera en compagnie des pieux. Les pieux ne seront pas atteints de chaleur au Jour du jugement ; ils seront à l’ombre du trône ce jour-là. 

Les commerçants seront rassemblés au jour du jugement en tant que pervers hormis celui qui aura fait preuve de piété à l’égard de Dieu, qui aura fait preuve de bienséance et qui aura été véridique.

Celui qui ne trompe pas, ne ment pas, évite les interdits fera partie des gens sauvés le jour du jugement.

Ce mérite qu’a promis le Prophète au commerçant n’est qu’en raison des efforts qu’il fournit continuellement en luttant contre ses mauvais penchants, en se forçant à exécuter ses contrats conformément à la loi de l’islam.

Il est parvenu dans le Hadîth que le Prophète a dit ce qui signifie : “Il viendra une époque pour ma communauté durant laquelle l’homme ne va pas se poser la question ni poser la question à propos de son argent ; est ce qu’il l’obtient d’une voie licite ou illicite.”

Et cela s’est déjà produit.

Il est parvenu avec une chaîne de transmission ininterrompue qu’un homme vivait pendant le temps du Salaf. Cet homme s’appelait Al Haçan ibnou l Hayy, c’était un savant qui œuvre pour diffuser la religion, un spécialiste du Hadîth, un pieux. Il avait un frère qui était comme lui.

Lorsque cet homme était sur son lit de mort, son frère l’entendait réciter du Qur’ân en particulier la parole dans Sourate An Niçah qui signifie : “Celui qui obéit à Allâh et au Messager il sera avec ceux à qui Allâh fait grâce, parmi les prophètes, les véridiques, les martyrs, les vertueux. Et quelle bonne compagnie que la compagnie de ces gens-là. »

Son frère lui dit : “Mon frère, tu es juste en train de réciter les versets du Qur’ân comme ça ou il y a une cause pour réciter ce verset en particulier ?”

Il répond : “Il y a une cause, je suis en train de voir le messager de Allâh (c’est-à-dire le Prophète est dans sa tombe et lui de l’endroit où il se trouve le voit) me sourire et m’annonçait la bonne nouvelle du Paradis. je suis en train de voir les anges et les femmes du Paradis.”

En effet, celui qui n’apprend pas ce qui se rapporte au commerce, on craint pour lui qu’il tombe dans le ribâ (grand péché) et dans d’autres transactions interdites.

Le commerçant a donc besoin de connaissances religieuses pour distinguer ce qui est licite et illicite.

^Oumar disait : “Que ne reste pas dans notre marché quelqu’un qui n’a pas appris les connaissances religieuses.” – Rapporté par At Tirmidhiyy

Car il sera une cause de nuisance pour lui-même et pour les autres car il va les entraîner à commettre des péchés.

^Oumar disait cela par crainte pour les commerçants, qu’ils consomment de l’argent interdit sans le savoir.

Le Prophète a dit dans un Hadîth ce qui signifie : “Le commerçant véridique sera rassemblé au jour du jugement en compagnie des prophètes, des véridiques et des martyrs. »

Il y a là annonce de bonne nouvelle pour celui qui pratique le commerce et qui craint Dieu, en évitant ce que Dieu a interdit (trahison, tromperie, duperie, fraude…).

La fraude est de différentes catégories. Il y a la fraude dans les transactions : comme en qualifiant sa marchandise par des critères qui ne sont pas en elle.

Dans l’islam il n’y a pas de limite pour le bénéfice.

Celui qui n’évite pas l’interdit dans la vente de l’achat, il est parvenu à son sujet un blâme terrible.

Dans un Hadîth rapporté par At Tirmidhiyy, le messager de Allâh a dit ce qui signifie : “Les commerçants seront rassemblés au jour du jugement pervers hormis ceux qui ont fait preuve de piété, qui ont agis avec bienfaisance et ceux qui ont été véridique. »

Le Chaykh a dit pour le reste des contrats, louages, mandat de gérance, hypothèque, procuration, dépôt, prêt à usage, société de bien, métayage il est également indispensable d’apprendre les jugements et observer les conditions de validités de chacun.

Cela veut dire que ces différentes transactions mentionnées dans le livre ont le même jugement que la vente, c’est-à-dire qu’il est un devoir d’en connaître les règles pour celui qui veut les pratiquer.

Série les transactions : Le mandat de gérance commerciale (Al qirâD)

Posted in cours général,islam,jurisprudence,société par chaykhaboulaliyah sur novembre 17, 2021

Parmi les transactions, il y a le mandat de gérance commerciale. C’est un devoir pour celui qui veut pratiquer ce type de transactions d’en apprendre les règles avant de s’y engager.

D’après un Hadîth, il est dit : “Toute chair qui pousse dans le corps à partir d’une alimentation interdite, alors elle mérite d’être châtiée en Enfer.”

Il faut donc d’abord apprendre ce que Allâh ta^ala nous a interdit et autorisé.

Définition du mandat de gérance : Le mandat de gérance c’est le fait de mandater quelqu’un d’autre et de l’autoriser de facto à travailler avec son bien (un capital qu’il va mettre à disposition) dans une ou plusieurs sortes de commerce en vue du partage des bénéfices.

Selon l’école Châfi^ite le qirâd n’est valable qu’avec des dirham (pièces d’argent) et des dinar (pièces d’or), et rien d’autre.

Par ailleurs, ce contrat n’est valide que si la part du bénéfice est déterminée (c’est-à-dire 50/50 par exemple). Si l’un des deux requiert un bénéfice qui est fixe, alors ce n’est pas valable car il se peut qu’une fois le bénéfice ne soit pas réalisé.

Dans le cas où il y a une perte, celui qui aura fait le commerce n’assume rien de la perte ; c’est uniquement celui qui a amené le capital qui va assumer la perte.

De plus, celui qui va faire le commerce n’a pas de rémunération, son seul intérêt est qu’il y ait du bénéfice. Et s’il n’y en a pas, alors il ne sera pas payé.

Celui qui travaille dans le commerce, n’a pas de salaire fixe. En effet, dans le cas où il n’y a pas de bénéfice, il ne touchera pas de salaire.

Un commerce qui ne comporte pas de perte c’est de s’adonner à l’adoration de Allâh ta^ala et d’œuvrer pour l’au-delà.

Les savants ont dit : “Le commerçant c’est celui qui achète et revend dans l’objectif de faire du bénéfice. Si un commerçant a préservé son capital dans son commerce, c’est comme s’il n’a rien perdu.”

Ils disent également que : “Le capital du musulman c’est sa foi. Si le musulman préserve sa foi et son islam c’est comme s’il n’a rien perdu. C’est pour cela qu’ils ont dit, celui a dit qu’il a été accordé les biens de ce bas monde et non l’islam c’est comme si c’est quelqu’un qui n’a rien eu.”

Le jugement légal concernant la loi de l’islam et qui est décrétée selon les 4 écoles de jurisprudence :

– Si quelqu’un autorise un autre à travailler avec son bien pour faire du commerce et pour qu’ils partagent le bénéfice (en %), et bien cette transaction est permise.

– Par contre, s’il l’autorise à travailler avec son bien en vue de lui donner chaque fin d’année 100€ par exemple, cela est interdit dans les 4 écoles. 

Le mandat de gérance comporte des détails :

– Il n’est pas limité dans le temps.

Par contre il peut lui être dit, n’achète plus de nouvelles marchandises au bout d’un an. Cela veut dire, si tu as du bénéfice, n’achète plus. Ceci une close pour l’empêcher d’acheter au bout d’un an.

– Le bien qui fait l’objet de ce contrat doit être une monnaie précieuse (or ou argent selon l’école de l’imam Ach Châfi^iyy). Cependant chez d’autres imams il est valide de pratiquer le qirâd sur les monnaies fiduciaires (pièces de monnaie en cuivre…).

Série les transactions : L’hypothèque (ar rahn)

Posted in islam,jurisprudence,société par chaykhaboulaliyah sur novembre 17, 2021

celui qui veut s’engager dans l’hypothèque doit au préalable apprendre ce dont il a besoin comme jugement.

Allâh ta^ala dit ce qui signifie : “Certes l’ouïe, la vue et le cœur, sur tout cela il aura des comptes à rendre.”

Celui qui n’envisage pas de pratiquer ce type de transaction alors ce n’est pas un devoir pour lui sur sa propre personne d’en apprendre les jugements. Cependant, il reste une obligation d’ordre communautaire.

Définition du l’hypothèque : L’hypothèque c’est de placer un bien ayant une valeur marchande (esclave, maison, voiture…) en tant que caution solidaire d’une dette (c’est-à-dire qui ne se détache pas de cette dette). C’est à partir de ce bien hypothéqué que sera remboursé cette dette en cas d’incapacité.

Le créancier va détenir un bien de celui qui s’est endetté car c’est à partir de ce bien qu’il va pouvoir se faire rembourser dans le cas d’incapacité de remboursement.

Celui qui a emprunté ne peut pas vendre l’objet qui a été hypothéqué ; il ne peut même pas le donner jusqu’à ce que la dette soit remboursée.

Le créancier va détenir un droit sur le bien hypothéqué mais cela n’implique pas qu’il va garder chez lui ce bien. Il se peut que l’emprunteur tout comme le créancier se mettent d’accord pour que ce bien hypothéqué soit conservé chez un tiers. 

-Il est valable que ce qui est hypothéqué ait une valeur supérieure à la créance ;

-Il est aussi valable que le bien hypothéqué ait une valeur inférieure à la créance.

Le remboursement de la dette en cas de conflit a lieu par l’intermédiaire d’un juge. Le juge va s’adresser à l’emprunteur et va l’astreindre à vendre le bien et à rembourser la créance.

-Si l’emprunteur vend ce bien hypothéqué et qu’il rembourse sa créance alors le juge va le laisser ;

-Si l’emprunteur refuse de vendre alors c’est le juge qui va vendre et rembourser la créance.

Cas de figure interdit :

-c’est que quelqu’un confie un bien qui lui appartient, à son créancier et celui-ci lui aura posé la condition qu’il aura utilisé le bien confié, et ce jusqu’à ce que l’emprunteur rembourse la dette ou alors il lui réclame un prix moins élevé à cause de la dette par exemple : (loyer de la maison mais il donne un loyer inférieur).

Cela est interdit selon l’unanimité. 

Toute créance qui entraîne un profit pour le prêteur, c’est un ribâ.

Il n’est pas valide que l’hypothèque soit en contrepartie d’autre chose qu’une dette.

Al Bayhaqiyy a rapporté dans ses sounan (chapitre : Tout crédit qui entraîne un profit est un ribâ) du Prophète qui a dit ce qui signifie :

« Tout crédit qui entraîne un bénéfice est une sorte de ribâ. »

– Tontine : 10 femmes par exemple qui se réunissent et chacune met 100€ (1k au total). Chaque mois, il est pioché un prénom et la totalité de l’argent perçu par cette personne. Le même cycle est réalisé chaque mois.

Règle générale :

Le bien n’entre dans la propriété de quelqu’un que par une voie qui est licite selon la loi.

Les moyens autorisés par la loi sont les suivantes :

– Argent en contrepartie d’une vente

– Don

– Vœu

– Héritage

– Location de service, pour un service licite

– Prêt (sans profit)

Le biais par lequel l’argent de la tontine est entré dans la propriété est que chaque femme s’attend à recevoir le tout lors de son tour. C’est comme si elle a prêté et qu’elle s’attend à un profit.

L’argent de la tontine n’entre pas dans la propriété de la personne par une voie licite dans la loi.

Il est interdit car il a le même jugement que la dette ou la créance dans laquelle la personne a requis un bénéfice. Tout crédit entraînant un profit est interdit.

Si le bien hypothéqué et pour lequel il a posé la condition d’en profiter à cause de la créance, si ce bien était une maison qu’il a habité gratuitement ou il a habité moyennant un loyer allégé en contrepartie de la créance ou si ce bien était un animal ou une voiture qu’il a monté gratuitement ou qu’il utilise en payant un loyer allégé en contrepartie de cette créance, alors il se retrouve dans un grand péché et il devra payer le prix de location du bien équivalent pour la durée pour laquelle il a utilisé.

C’est ce qui est indiqué dans de nombreux ouvrages de faqîh.

Celui qui s’autorise cela on craint pour lui qu’il commette de la mécréance.

Par contre si c’est avéré pour lui que c’est quelque chose d’interdit dans la loi de l’islam et malgré cela il dit que c’est licite (il dit que c’est permis au créancier de profiter de son emprunteur en utilisant ce bien hypothéqué en contrepartie de la dette bien qu’il soit avéré que cela est interdit), alors dans ce cas-là il devient mécréant. 

Par contre, si ce n’est pas avéré pour lui que cela est interdit (crédit qui a entraîné un profit) dans la loi de l’islam, alors il ne devient pas mécréant.

Purification

Posted in islam,jurisprudence par chaykhaboulaliyah sur septembre 5, 2021
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  1.  Qu’est-ce que le ghousl ?

Le ghousl, c’est l’écoulement de l’eau sur la totalité du corps avec une intention bien particulière.

  1.  Quelles sont les choses qui rendent obligatoire le ghousl ?

Il est un devoir de faire le ghousl suite à l’émission du maniyy, au rapport sexuel, aux menstrues, aux lochies et suite à l’accouchement.

  1. Quels sont les signes du maniyy ?

Parmi les signes du maniyy, il y a le fait qu’il soit accompagné d’un plaisir et qu’il sorte avec effusion. Le maniyy a l’odeur de la pâte à levain lorsqu’il est humide et l’odeur du blanc d’œuf lorsqu’il est sec. Les signes sont communs aux hommes et aux femmes.

  1. Que fait celui qui s’est endormi puis qui s’est réveillé en trouvant sur ses habits quelque chose qui est sorti de lui et dont il doute si c’est du maniyy ou du madhiyy ?

S’il a eu pour conviction que c’était du maniyy, alors il fait le ghousl, sinon il lave sa verge, effectue le woudou’ et fait la prière.

  1. Qu’est-ce que les menstrues ?

Le hayd, les menstrues, c’est du sang qui sort de l’utérus de la femme au titre de la bonne santé. Ce n’est pas quelque chose qui sort à la suite d’une maladie ni à cause de l’accouchement. Le minimum des menstrues est de un jour et une nuit, c’est-à-dire vingt-quatre heures et le maximum est de quinze jours. Ce qui va au-delà des quinze jours c’est une istihadah. La plupart du temps les menstrues sont de six ou sept jours. Ce qui rend obligatoire le ghousl après les menstrues c’est l’interruption de l’écoulement du sang.

  1. Quel est l’âge minimum à partir duquel la femme a les menstrues ?

L’âge minimum à partir duquel la femme a les menstrues est de neuf années lunaires, moins une période qui ne suffit pas pour avoir des menstrues et une période de pureté, à savoir neuf années lunaires moins seize jours.

  1. Que fait la femme si elle constate un écoulement de sang dans une période où elle peut avoir des menstrues ?

Si la femme constate un écoulement de sang dans une période où elle peut avoir des menstrues, elle évite ce que la femme qui a les menstrues évite de faire, que ce soit le jeûne, la prière, le rapport ou ce qui est de cet ordre. Elle n’attend pas que cela atteigne un jour et une nuit. Si l’écoulement n’atteint pas un jour et une nuit, elle rattrape ce qu’elle a délaissé comme jeûne et prière. Elle ne doit pas faire le ghousl à ce moment-là car ce qu’elle a eu ce ne sont pas des menstrues.

  1. Si le temps de la prière commence et qu’il survient à la femme un empêchement tel que les menstrues, à la suite duquel la prière ne lui est plus obligatoire alors qu’elle n’avait pas fait la prière au début de son temps, c’est-à-dire avant l’empêchement, doit-elle rattraper cette prière à la fin de l’empêchement ?

Si le temps de la prière a commencé alors qu’à ce moment-là, la femme n’avait pas de menstrues et qu’il s’est écoulé un temps suffisant pour l’accomplir, c’est-à-dire que si elle voulait la faire elle aurait eu suffisamment de temps pour l’accomplir, puis les menstrues sont survenues, alors elle devra rattraper cette prière après la fin des menstrues.

Si la femme est concernée par un hadath en continu comme par exemple l’incontinence d’urine, c’est-à-dire que l’urine coule de la personne tout le temps, elle ne peut, dans ce cas, anticiper la purification pour la prière par rapport au temps de la prière.

S’il s’est écoulé depuis le début du temps de la prière jusqu’à la survenue de ses menstrues un temps suffisant pour accomplir la prière en ayant fait la purification pour cette prière, alors elle devra rattraper cette prière après la fin de ses menstrues. Ce qui est visé ici par la purification pour la prière, c’est l’istinja’ puis le woudou’ ou le tayammoum pour celui qui ne peut pas utiliser l’eau.

  1. S’il est survenu à la femme la fin de ses menstrues alors qu’elle était encore dans le temps de la prière de al-^asr par exemple et qu’il reste du temps de cette prière ce qui suffit pour dire Allahou ‘akbar ou plus que cela, lui est-il un devoir d’accomplir cette prière ?

Il est un devoir pour elle de faire d’abord le ghousl puis la prière du ^asr avec la prière qui la précède, en l’occurrence le dhouhr, parce qu’il peut être rassemblé avec le ^asr pendant le voyage.

  1. Que fait la femme si l’écoulement de sang a atteint les vingt-quatre heures puis qu’il s’est interrompu ?

Si l’écoulement de sang s’arrête après avoir dépassé les vingt-quatre heures, alors elle fait le ghousl, puis la prière, le jeûne et il est licite d’avoir un rapport avec elle. Si l’écoulement de sang reprend dans une période qui peut être une période de menstrues, il s’est alors avéré que son acte d’adoration a été fait pendant sa période de menstrues et il lui sera donné l’ordre de rattraper le jeûne seulement. Il n’y a pas de péché quant au rapport qu’elle aurait eu parce qu’ils se sont basés sur l’apparence [que les menstrues s’étaient achevées]. Si par la suite [après la reprise], l’écoulement s’arrête, on juge qu’elle est en période de pureté.

  1. Quel est le jugement du sang que constate la femme qui est enceinte ?

Le sang que constate la femme qui est enceinte fait l’objet de divergence parmi les savants. Il y a parmi eux ceux qui le considèrent comme étant des menstrues, c’est à dire que si l’écoulement a duré un jour et une nuit dans un intervalle de quinze jours, ce sont des menstrues et c’est l’avis qui prévaut. D’autres ont dit qu’il est comme l’urine. Par conséquent, elle fait l’istinja’ suite à cela uniquement.

  1. Quel est le jugement du sang qui sort de l’utérus de la femme lorsqu’elle fait un avortement ?

Si la femme a fait un avortement et que ce qui est sorti d’elle avait l’apparence humaine, alors le sang qui va couler d’elle est un sang de lochies. Mais si ce qui est sorti d’elle n’avait pas l’apparence humaine, alors le sang qui sort de son utérus n’a pas le jugement du sang des lochies. Si le saignement atteint un jour et une nuit, on considère que ce sont des menstrues, mais si c’est moindre que cela, c’est un sang de maladie.

  1. Quel est le jugement de l’avortement ?

Il n’est pas permis d’avorter après le quatrième mois de grossesse selon l’unanimité parce que l’âme est insufflée dans le fœtus. L’avortement est alors considéré comme un homicide, c’est-à-dire le fait de tuer quelqu’un injustement.

Pour ce qui est de la parole de certains savants sur le fait qu’il est autorisé d’avorter avant le quatrième mois lunaire, ils visent par-là l’avortement à l’aide de quelque chose administré par voie orale et non pas par curetage, ou en dévoilant la zone de pudeur, parce qu’il est interdit de dévoiler la zone de pudeur sans excuse.

  1. Qu’est-ce que les lochies ?

Les lochies, c’est le sang qui sort suite à la sortie de l’enfant de l’utérus. Le minimum de sa durée est le temps d’un crachat, le maximum est de soixante jours et la moyenne est de quarante jours. Ce qui rend obligatoire le ghousl après les lochies c’est l’interruption de l’écoulement du sang.

  1. Quel est le jugement du sang qui sort de la femme après l’accouchement ?

Le sang qui coule de l’utérus de la femme après l’accouchement c’est un sang de lochies. Si une femme a eu quarante jours d’écoulement puis que celui-ci s’est arrêté pendant dix jours puis il a repris, le sang qui a repris est également un sang de lochies car il est encore dans l’intervalle des soixante jours. En revanche, si elle a eu un écoulement pendant trente jours dans un intervalle de soixante, puis que l’écoulement s’est arrêté pendant quinze jours alors le sang qui viendra après cela est un sang de menstrues s’il atteint un jour et une nuit, ce ne sont plus des lochies.

  1. Si le sang des lochies s’est interrompu avant les soixante jours, puis un nouvel écoulement a lieu un jour après le soixantième jour, ce nouvel écoulement est-il considéré comme étant des menstrues ?

Si le sang des lochies s’est interrompu avant les soixante jours, puis que l’écoulement du sang a repris un ou deux jours après le soixantième jour, le nouvel écoulement est considéré comme étant des menstrues s’il atteint les vingt-quatre heures parce qu’il n’est pas une condition qu’il y ait un intervalle de quinze jours entre le maximum des lochies, soixante jours, et des nouvelles menstrues. 

  1. Quel est le minimum de la période inter-menstruelle entre deux périodes de menstrues ?

Le minimum de la période de pureté qui sépare deux périodes de menstrues est de 15 jours. Quant à la pureté entre la période maximale des lochies et une période de menstrues, il est possible que ce soit une période inférieure à 15 jours.

  1. Que signifie l’istihadah ?

C’est du sang qui sort de l’utérus de la femme en dehors des jours des menstrues et des jours de lochies et c’est un sang d’anomalie.

L’istihadah c’est quelque chose qui peut arriver après le dépassement du maximum des menstrues ou après le dépassement du maximum des lochies. L’istihadah n’empêche pas la validité de la prière et du jeûne mais il convient, pour celle qui est concerné par cela (la moustahadah), de laver son orifice inferieur antérieur et de mettre une bande en tissu ou quelque chose qui tient lieu de cela, à l’intérieur de l’orifice sauf dans le cas où elle jeûne ou qu’il lui est nuisible. Par la suite, elle fait le woudou’ dans l’intention de se rendre permis l’accomplissement de la prière après le début du temps de la prière, non pas avant, et il est une obligation pour elle de faire le woudou’ pour chaque prière obligatoire. Elle ne retarde pas, après avoir fait sa purification, hormis pour se consacrer aux causes de la prière comme le fait de voiler sa zone de pudeur et autre. Elle ne retarde pas le fait de s’engager dans la prière et ce n’est pas un devoir pour elle de faire le ghousl.

  1. Quelles sont les obligations du ghousl ?

Les obligations du ghousl sont aux nombres de deux : Il y a l’intention par le cœur comme le fait de mettre l’intention de faire l’obligation du ghousl, ou d’accomplir le ghousl qui est un devoir, et de verser de l’eau purificatrice sur tout le corps.

  • Si un homme avait à faire le ghousl de la janabah car il était jounoub et il voulait faire le ghousl surérogatoire du vendredi, lui est-il permis, suffisant, de faire un seul ghousl avec l’intention d’accomplir le ghousl obligatoire et le ghousl du vendredi ensemble ?

L’avis qui est retenu est que s’il faisait le ghousl avec l’intention d’accomplir l’obligation du ghousl et le ghousl du vendredi alors cela lui suffit pour les deux.

  • Cite quelques actes recommandés du ghousl.

Parmi les actes recommandés du ghousl, il y a la tasmiyah, c’est-à-dire le fait de dire Bismi l-Lah au début du ghousl, de sorte que si elle est délaissée délibérément c’est déconseillé. Il y a aussi le fait de se laver les mains jusqu’aux poignets à trois reprises, de faire le woudou’ complet avant de commencer le ghousl et le délaisser n’est pas déconseillé. Parmi les actes recommandés du ghousl, il y a aussi le fait d’utiliser peu d’eau et de dire pour celui qui se dévêt totalement au moment d’enlever ses vêtements : bismi l-Lah l-ladhi la ‘ilaha ‘illa hou. Cette phrase est une protection, un voile des yeux des jinns. Il est recommandé avant de verser l’eau, de faire pénétrer ses doigts mouillés à l’intérieur des cheveux à trois reprises en plongeant ses dix doigts dans de l’eau puis dans les cheveux. Et il est recommandé de verser de l’eau sur la tête, puis sur la moitié droite de son corps, devant puis de derrière, ensuite la partie gauche de son corps, ce qui est devant puis ce qui est derrière. Il est recommandé de répéter cela trois fois. Il y a aussi ad-dalk c’est-à-dire de faire passer la main pour accompagner l’eau sur toutes les parties de son corps qu’il peut atteindre avec sa main. Enfin, il y a al-mouwalat, la successivité, c’est-à-dire laver un membre avant que ne sèche le membre qui l’a précédé.

  • Quelles sont les conditions de validité de la purification ?

Les conditions de validité de la purification sont :

  • L’Islam et le discernement : la purification de la part de quelqu’un qui n’a pas le discernement, comme l’enfant ou le fou, n’est pas valable,
  • Qu’il n’y ait pas quelque chose qui empêche l’eau de parvenir aux membres à laver ou sur lequel on doit passer la main mouillée,
  • Faire couler l’eau sur le membre à laver, de sorte que l’eau puisse couler naturellement sur la peau même si c’est en l’accompagnant avec la main,
  • Que l’eau soit purificatrice.

Suite Woudouu’ et istinjaa’

Posted in cours général,jurisprudence par chaykhaboulaliyah sur mai 15, 2021
  1. Quelle est la manière recommandée de passer les mains mouillées sur les oreilles dans le woudou’ ?

Il est recommandé de passer la main mouillée sur les oreilles à trois reprises sur la partie apparente et sur la partie qui ne l’est pas avec une eau différente de celle qui a été utilisée auparavant. La manière de faire c’est d’introduire les index dans le trou de l’oreille, puis de les faire passer sur les plis de l’oreille. Ensuite, passer les pouces sur la partie des oreilles qui sont du côté de la tête et la troisième étape est d’accoler les paumes des mains mouillées sur les oreilles.

  1. Quel est le jugement de passer le doigt entre les orteils ?

Il est recommandé de passer un doigt entre les orteils des deux pieds, preuve en est le hadith de At-Tirmidhiyy qui signifie : « Passe ton doigt entre tes orteils ». Il a dit : « Il est recommandé de faire passer son auriculaire de la main gauche en partant du bas des orteils, en commençant avec le plus petit orteil du pied droit et en finissant avec le plus petit orteil du pied gauche. »

  1. Est-il valide de passer la main mouillée sur les pieds et pas sur les khouff, les bottines pour le woudou’ ?

Il n’est pas valide de passer la main mouillée sur les pieds pendant le woudou’ au lieu de les laver. Il n’y a pas de preuve en cela dans le verset en récitant ﴿وَأَرْجُلِكُمْ إِلَى الْكَعْبَيْنِ﴾ avec une kasrah sous le lam, parce que cette kasrah ici, c’est ce que l’on appelle une kasrah pour le voisinage parce que le mot وَأَرْجُلِكُمْ est au voisinage d’un mot qui est avec une kasrah بِرُءُوسِكُمْ . Donc en raison de ce voisinage il y a une des deux récitations de ce verset où on peut réciter avec la kasrah, cela ne veut pas dire pour autant : passez vos mains mouillées sur vos pieds tout comme vous passez vos mains mouillées sur la tête. Ceci est dans le verset :

﴿يَا أَيُّهَا الَّذِينَ ءَامَنُوا إِذَا قُمْتُمْ إِلَى الصَّلاةِ فَاغْسِلُوا وُجُوهَكُمْ وَأَيْدِيَكُمْ إِلَى الْمَرَافِقِ وَامْسَحُوا بِرُءُوسِكُمْ وَأَرْجُلَكُمْ إِلَى الْكَعْبَينِ﴾

Ce qui signifie : « Ô vous qui êtes croyants lorsque vous vous apprêtez à faire la prière alors lavez vos visages, vos mains et avant-bras jusqu’aux coudes, passez vos mains mouillées sur votre tête et vos pieds jusqu’aux chevilles ». Concernant et vos pieds jusqu’aux chevilles, il y a une récitation ou on récite وَأَرْجُلِكُمْ mais c’est une récitation avec une kasrah sous le lam en raison d’un voisinage avec un autre mot qui lui comporte une kasrah tout comme dans le hadith du Prophète ﷺ :

لَوْ دَخَلُوا جُحْرَ ضَبٍّ خَرِبٍ لَدَخَلْتُمُوه

Qui signifie : « S’ils entraient dans la tanière d’un dabb, une vieille tanière, vous les auriez suivis ».  Le dabb c’est un animal comestible de la famille des reptiles, il a une queue qui est rude et al-jouhr c’est sa tanière, son refuge. Donc la preuve ici qu’il y a cette kasrah pour le voisinage c’est ce hadith du prophète à propos de ce dabb, ce reptile qui est comestible : al-jouhr c’est ce que l’on appelle « maf^oul bihi », c’est-à-dire un complément d’objet direct et il est mansoub dans la langue arabe. Le complément d’objet direct, il est toujours avec une fat-hah.  C’est un nom qui a un qualificatif et خَرِبٍ c’est justement l’attribut de ce jouhr, de ce refuge, il est appelé un qualificatif النعت et le qualificatif s’accorde avec ce qu’il qualifie dans la grammaire, c’est-à-dire du point de vue grammatical, il est mansoub avec une fat-hah. Mais le Prophète n’a pas dit جُحْرَ ضَبٍّ خَرِبًا avec la fat-hah sur le ba’ de خَرِب . Le Prophète a dit : جُحْرَ ضَبٍّ خَرِبٍ donc le mot خَرِبٍ est venu avec un tanwin kasrah en raison de son voisinage parce que c’est un mot qui est au voisinage du mot ضَبٍّ qui lui est majrour avec une kasrah. Il en est de même pour le mot أَرْجُلِكُمْ  qui est majrour selon une récitation, car il est au voisinage de رُءُوسِكُمْ qui a une kasrah. Normalement أَرْجُلِكُمْ est mansoub grammaticalement, car c’est un «maf^oul bihi» mais à cause du voisinage, il est avec une kasrah. Ce qui est à retenir de ce que nous venons de dire jusqu’ici, c’est que le mot الرِّجْلُ, le pied c’est un membre qui est à laver et on ne passe pas simplement la main mouillée dessus pour le woudou’. Certains savants ont dit que le pied est un membre sur lequel on passe la main mouillée mais cela est expliqué dans le cas où il est recouvert par un khouff. Ils ont dit : passez la main mouillée sur votre tête et sur les pieds lorsque vous portez des khouff, des bottines, avec les conditions indiquées par les savants de jurisprudence. Les deux manières de réciter, celle avec la fat-hah et celle avec la kasrah sont toutes deux authentifiées et confirmées du Messager de Allah .

  1. Cite certaines choses déconseillées pour le woudou’.

Il est déconseillé de ne pas dire bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim au début, de laver le membre gauche avant le membre droit, de gaspiller de l’eau pendant le woudou’, de laver un membre plus de trois fois, de laver moins de trois fois comme en se limitant à deux fois et il est déconseillé de prononcer des paroles qui ne comportent pas de bien au moment de faire le woudou’.

  1. Parle du gaspillage dans l’utilisation de l’eau pour le woudou’.

Le gaspillage dans l’utilisation de l’eau pour le woudou’ est déconseillé, elle enlève la récompense du woudou’ et elle a un effet sur la récompense de la prière. En effet, le Prophète ﷺ, très souvent, faisait le woudou’ avec un moudd et le moudd c’est le plein de deux mains jointes de taille moyenne. Il arrivait parfois que le Prophète ﷺ utilise jusqu’à six moudd. Ainsi, si la quantité d’eau utilisée pour le woudou’ est d’un moudd ou va jusqu’ à 6 moudd, ceci est conforme à la pratique du Messager ﷺ.

  1. Qu’est-il recommandé de dire lorsque l’on finit de faire le woudou’ ?

Il recommandé au musulman, après avoir fini le woudou’, de se diriger vers la qiblah, de lever le regard vers le haut et de dire cette parole :

أَشْهَدُ أَنْ لا إِلَـهَ إِلَّا اللَّهُ وَحْدَهُ لا شَرِيكَ لَهُ وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّدًا عَبْدُهُ وَرَسُولُهُ

 اللَّهُمَّ اجْعَلْنِى مِنَ التَّوَّابِينَ وَاجْعَلْنِى مِنَ الْمُتَطَهِّرِينَ لِقَوْلِهِ

Qui signifie « Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah Lui Seul Qui n’a pas d’associé et je témoigne que Mouhammad est Son esclave et Son Messager. Ô Allah, fais que je sois au nombre de ceux qui font le repentir et fais que je sois au nombre de ceux qui se purifient. ». Preuve en est la parole du Prophète ﷺ :

مَا مِنْكُمْ مِنْ أَحَدٍ يَتَوَضَّأُ فَيُسْبِغُ الْوُضُوءَ ثُمَّ يَقُولُ أَشْهَدُ أَنْ لا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ وَحْدَهُ لا شَرِيكَ لَهُ وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّدًا عَبْدُهُ وَرَسُولُهُ إِلَّا فُتِحَتْ لَهُ أَبْوَابُ الْجَنَّةِ الثَّمَانِيَةُ يَدْخُلُ مِنْ أَيِّهَا شَاءَ

Ce qui signifie : « Pas un d’entre vous qui fasse le woudou’, qui le fasse de la manière parfaite, puis qui dise cette invocation :

أَشْهَدُ أَنْ لا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ وَحْدَهُ لا شَرِيكَ لَهُ وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّدًا عَبْدُهُ وَرَسُولُهُ

sans qu’il ne lui soit ouvert les huit portes du paradis. Il y entrera par n’importe laquelle des portes qu’il voudra. » rapporté par Mouslim. Et At-Tirmidhiyy a rajouté dans sa version :

اللَّهُمَّ اجْعَلْنِى مِنَ التَّوَّابِينَ وَاجْعَلْنِى مِنَ الْمُتَطَهِّرِينَ

  1. Quelles sont les conditions pour pouvoir passer la main mouillée sur les khouff ?

Il est permis de passer la main mouillée sur les bottines, les khouff, pour le woudou’ au lieu de laver les pieds sous cinq conditions :

  1. Les deux khouff doivent être purs,
  2. Les khouff, les bottines, doivent cacher la totalité du pied, chevilles comprises, de tous les côtés c’est-à-dire de la partie latérale et en bas mais pas forcément par le haut,
  3. Il faut que l’on puisse marcher avec pour les besoins d’un voyageur,
  4. Les khouff doivent être imperméables à l’eau,
  5. Chausser les bottines après avoir terminé la totalité de sa purification, c’est-à-dire après avoir fini le woudou’.
  1. Quelle est la manière recommandée pour passer la main mouillée sur le khouff ?

La sounnah est de passer la main mouillée sur le dessus du khouff, de la bottine, et par dessous du khouff une fois seulement avec de l’eau. Il pose sa main droite au niveau de ses orteils par en haut et la main gauche sous son talon c’est-à-dire l’arrière du pied puis il fait passer sa main droite de l’avant des orteils vers la jambe et la main gauche de dessous le talon jusqu’aux orteils par en bas et il écarte un peu les doigts pour cela. 

  1. Quelle est la durée de l’autorisation de passer la main mouillée sur les khouff ?

Celui qui est en voyage, d’un voyage qui permet de raccourcir la prière, peut bénéficier de cette autorisation de passage de main mouillée durant trois jours nuits comprises. Celui qui est résident, peut bénéficier de cette autorisation pendant un jour et une nuit. En raison du hadith de Mouslim d’après Chourayh fils de Hani’ qui a dit : « J’ai interrogé ^Aliyy Ibn Abi Talib à propos du passage des mains mouillées sur les bottines, les khouff, il m’a répondu que le Messager de Allah ﷺ a autorisé trois jours et trois nuits pour le voyageur et un jour et une nuit pour le résident et celui qui fait un voyage dans lequel il est désobéissant, il a la même autorisation que celui qui est résident. » La durée est comptabilisée à partir du moment où il rompt son woudou’ après avoir mis les khouff et non pas à partir du moment où il s’est chaussé, ni à partir du moment où il a passé la main mouillée la première fois dessus.

  1. Que fait celui qui veut faire le woudou’ ou le ghousl et qu’il y avait un de ses membres qui était malade, que l’eau lui est nuisible et qu’il n’avait pas de pansement sur son membre malade ?

S’il n’avait pas de pansement ou d’attelle sur la partie malade, il devra faire le tayammoum pour le visage et les mains et laver les membres qui sont sains. Il n’est pas un devoir pour lui de passer la main mouillée sur l’emplacement où il y a la maladie, et ce n’est pas un devoir pour lui de refaire la prière lorsqu’il guérira.

  1. Comment faire le woudou’ pour celui qui avait la maladie sur la main et qui n’avait pas de pansement dessus ?

Celui qui fait le woudou’, il lave le visage avec l’intention de faire le woudou’, ensuite il fait le tayammoum pour le visage et les mains avec une terre qui est purificatrice puis lave l’emplacement qui est sain de ses mains et de ses avant-bras. Pour ce qui est de l’emplacement qui est malade, il ne le lave pas parce que l’eau lui est préjudiciable. Il ne passe pas la main mouillée dessus non plus parce qu’il n’y a pas de pansement, ni d’attelle dessus puis il poursuit son woudou’, il passe la main mouillée sur la tête et se lave les pieds.

  1. Comment fait le ghousl celui qui est jounoub, qui a un de ses membres malade et qui n’avait pas sur l’emplacement de la maladie de pansement ni d’attelle ?

Il fait le tayammoum.  Les membres du tayammoum sont le visage et les mains avec les avant-bras puis il lave la partie qui est saine de son corps et ce n’est pas un devoir pour lui de passer la main mouillée sur l’emplacement de la maladie parce qu’il n’y a pas d’attelle ou de pansement dessus. Ce n’est pas un devoir non plus de laver cette partie qui est malade parce que l’eau lui est préjudiciable et il ne lui est pas un devoir de refaire la prière quand il sera guéri.

  1. Que fait celui qui a mis un pansement comme un sparadrap sur un emplacement malade et qui voulait faire le woudou’ ou le ghousl ?

Celui qui a mis quelque chose qui cache l’emplacement de la maladie et qu’il lui est préjudiciable de l’enlever et de laver ce qui est recouvert, soit par l’aggravation de la maladie, soit par le retard de la guérison : il va laver ce qui est sain de son corps, il va passer la main mouillée sur la partie qui est malade et recouverte avec une attelle ou un pansement et il fait le tayammoum avec de la terre. Pourquoi passe-t-il sa main mouillée sur le pansement ? Parce que cela remplace le lavage de la partie saine de son corps mais qui a été recouverte par le pansement et qui a empêché l’eau d’y parvenir et le tayammoum c’est ce qui remplace le lavage de la partie qui est malade.

  1. Est-il est un devoir de refaire la prière pour celui qui a posé un pansement ou une attelle sur l’emplacement malade et qui par la suite a fait le woudou’ et la prière ?

S’il a posé le pansement sur un membre qui ne fait pas partie des membres du tayammoum, à savoir le visage, les mains et les avant-bras, comme s’il avait mis son pansement sur le pied : s’il était en état de purification, c’est-à-dire qu’il avait son woudou’, alors il ne devra pas refaire la prière quand il va guérir et quand il enlèvera le pansement.  En revanche, s’il a posé cette attelle ou ce pansement sur un autre membre que les membres du tayammoum alors qu’il n’avait pas le woudou’, il devra refaire par la suite quand il guérira les prières. Par contre, s’il a posé l’attelle ou le pansement sur un des membres du tayammoum comme la main, il devra refaire la prière après l’avoir enlevé c’est-à-dire quand il guérira.

  1. Cite ce qui annule le woudou’ ?

Ce qui annule le woudou’ c’est ce qui sort des orifices inférieurs, antérieurs ou postérieurs comme l’urine ou les gaz mais pas le maniyy. Le fait de toucher le sexe d’un humain ou l’anus avec l’intérieur des paumes de ses mains par contact direct, peau contre peau et pour un homme de toucher la peau d’une femme ‘ajnabiyyah c’est-à-dire qui n’est pas une mahram et qui est désirable, peau contre peau c’est-à-dire par le contact direct. La dernière chose qu’il cite c’est la perte de conscience c’est-à-dire la perte du discernement par une folie ou ce qui est de cet ordre ou un sommeil, mais pas le cas de celui qui s’est endormi en étant assis bien calé sur son postérieur, sur le siège qu’il occupe comme la terre ou le dos d’une monture, dans ce cas-là son woudou’ n’est pas annulé parce qu’il est sauf de la sortie de gaz ou ce qui est de cet ordre. Quant à celui sur qui est tombée une najaçah, une substance impure selon la loi de l’Islam, comme sur la main par exemple, cela n’annule pas le woudou’ selon l’unanimité des faqih.

  1. Quel est le jugement de celui qui s’est assuré avec certitude qu’il a fait le woudou’ mais il a douté sur le fait qu’il ait perdu son woudou’ ou pas par la suite ?

S’il était certain d’avoir fait le woudou’ et qu’il a douté sur le fait qu’il ait perdu son woudou’ ou pas après l’avoir fait, alors il considère qu’il a le woudou’. En revanche, s’il était certain qu’il n’avait pas le woudou’ et il a douté simplement sur le fait qu’il ait fait le woudou’ ou pas par la suite, alors il ne se considère pas comme ayant le woudou’.

  1. Qu’est-ce que l’istinja’ ?

L’istinja’ c’est le fait d’éliminer la najaçah, la substance impure selon la loi de l’Islam, de son orifice inférieur, antérieur ou postérieur après avoir fait ses besoins.

  1. De quoi fait-on l’istinja’ et avec quoi le fait-on ?

C’est un devoir de faire l’istinja’ suite à l’émission de toute substance impure selon la loi de l’Islam lorsqu’elle est humide, si elle sort de l’orifice inférieur, antérieur ou postérieur. On fait l’istinja’ avec de l’eau ou avec quelque chose qui est capable d’ôter la substance impure, quelque chose qui soit pur, quelque chose qui soit solide et qui ne soit pas respectable comme une pierre ou une serviette en papier ou en tissu.

  1. Est-il valide de faire l’istinja’ avec quelque chose qui n’est pas capable d’ôter la substance ?

Il n’est pas valide de faire l’istinja’ avec quelque chose qui ne soit pas capable d’éliminer la substance comme par exemple du verre ou du sable.

  1. Quel est le jugement de faire l’istinja’ avec quelque chose d’impur ou quelque chose qui a été rendue impure ?

Il n’est pas valide de faire l’istinja’ avec quelque chose qui est impure selon la loi de l’Islam comme la matière fécale d’un animal, ni avec quelque chose qui a été rendue impure comme une pierre salie par de l’urine.

  1. Est-il valide de faire l’istinja’ avec quelque chose d’humide ?

Il n’est pas valide de faire l’istinja’ avec quelque chose d’humide comme un chiffon humide ou une serviette en papier qui est humide.

  1. Est-il valide de faire l’istinja’ avec quelque chose qui ne soit pas sèche et solide ?

Il n’est pas valide de faire l’istinja’ avec quelque chose qui n’est pas solide comme de la boue qui s’est agglomérée.

  1. Quel est le jugement de faire l’istinja’ avec ce qui est respectable ?

Il est interdit de faire l’istinja’ avait quelque chose de respectable comme du pain. Pour ce qui est de l’istinja’ avec des feuilles sur lesquelles il y a de la Science de la religion c’est de l’apostasie et de la mécréance si la personne est au courant de ce qu’il y a sur ces feuilles.

  1. Parle de la manière de faire l’istinja’ avec de l’eau et la manière de faire l’istinja’ avec de la pierre.

L’istinja’ avec de l’eau a lieu en versant de l’eau jusqu’à ce que l’endroit soit purifié. Pour ce qui est de l’istinja’ avec la pierre, c’est en passant trois fois la pierre ou plus sur l’endroit à nettoyer jusqu’à ce qu’il soit nettoyé même s’il reste des traces.

  1. Cite certains actes recommandés et certains actes déconseillés pour l’istinja’.

Il est recommandé de rapprocher sa jambe droite de son tronc, en étant accroupi, en s’appuyant sur son pied gauche lorsque l’on est assis parce que ceci est plus facile pour faire sortir ce qui va sortir. Il est déconseillé d’uriner debout, sauf s’il y a une excuse. Il ne parle pas par respect sauf s’il y a une nécessité, ni avec des paroles communes, ni avec des évocations de Dieu. S’il éternue, il loue Allah par son cœur et non pas par sa langue. Il ne fait pas l’istinja’ avec la main droite en raison du hadith de Mouslim d’après Salman qui a dit que le Messager de Allah ﷺ nous a défendu de faire l’istinja’ de la main droite. S’il le fait quand même c’est valide mais c’est déconseillé. Il est recommandé de faire al-‘istibra’. Al-‘istibra’ consiste à faire sortir le reste de l’urine après que le flux soit arrêté c’est à dire c’est recommandé dans le cas où il ne craint pas qu’il descende seul. Comment le fait-il sortir ? En se raclant la gorge ou ce qui est de cet ordre. En revanche, s’il craint que le reste de l’urine sorte suite à un effort ou autre alors c’est un devoir de faire l’‘istibra’. Il secoue la verge à trois reprises en raison du hadith du Prophète ﷺ :

إِذَا بَالَ أَحَدُكُمْ فَلْيَنْتُرْ ذَكَرَهُ ثَلاثَ مَرَّاتٍ

Ce qui signifie « Si l’un d’entre vous urine alors qu’il secoue à trois reprises la verge. », hadith rapporté par Ibn Majah. Il convient qu’il mette l’intention de faire l’istinja’ et qu’il accomplisse des actes recommandés et qu’il délaisse les actes déconseillés pour obtenir la récompense de la part de Dieu.

  1. Quand faut-il absolument utiliser l’eau pour l’istinja’ suite à l’urine ?

Si l’urine a séché ou si elle a dépassé le gland, il est indispensable d’utiliser l’eau pour la validité de l’istinja’.

  1. Quand faut-il absolument utiliser l’eau pour l’istinja’ suite à l’émission des selles ?

Si les selles ont séché ou qu’elles ont dépassé les parties accolées des deux fesses dans la position debout, alors il est indispensable d’utiliser l’eau pour la validité de l’istinja’.

  1. Qu’est-il recommandé de dire en entrant pour celui qui veut aller faire ses besoins et qu’est-il recommandé de dire en sortant de l’endroit où il fait ses besoins ?

Il est recommandé d’entrer à l’endroit où l’on fait ses besoins avec le pied gauche et d’en sortir avec le pied droit. Il est recommandé de dire :

بِسْمِ اللَّهِ اللَّهُمَّ إِنِّى أَعُوذُ بِكَ مِنَ الْخُبُثِ وَالْخَبَائِثِ

Ce qui signifie : « Je demande à ce que Allah me préserve de la nuisance des démons mâles et femelles. » La basmalah, la parole bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim c’est pour être voilé des yeux des jinns. Il est recommandé de dire lorsqu’il sort de là où il faisait ses besoins :

غُفْرَانَكَ الْحَمْدُ لِلَّهِ الَّذِى أَذْهَبَ عَنِّىَ الأَذَى وَعَافَانِى

C’est à dire : « Je remercie Allah d’avoir évacué de mon corps ce qui, s’il était resté à l’intérieur, aurait été une cause de nuisance pour moi et qui a fait que je garde ma bonne santé. ».

Q & R Purification : Le wouDouu’

Posted in cours général,islam,jurisprudence par chaykhaboulaliyah sur mai 2, 2021
  1. Qu’est-ce que la purification ?

La purification c’est de faire ce qui rend la prière permise à savoir le woudou’, le ghousl, le tayammoum ou l’élimination de najaçah.

  1. Quelle est la preuve qu’il n’est valide de lever un état de hadath et d’éliminer une substance impure qu’avec de l’eau purificatrice ?

Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit dans sourat An-Niça’ :

﴿فَلَمْ تَجِدُوا مَاءً فَتَيَمَّمُوا﴾

Ce qui signifie : « lorsque vous ne trouvez pas d’eau alors faites le tayammoum ».

Et le Messager de Allah ﷺ, lorsque le campagnard avait uriné dans la mosquée, il a dit :

صُبُّوا عَلَيْهِ ذَنُوبًا مِنْ مَاءٍ

Ce qui signifie : « versez dessus un seau rempli d’eau », tout comme cela a été rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim. L’ordre ici est pour indiquer l’obligation. Si autre que l’eau pouvait lever le hadath ou éliminer la substance impure, il n’aurait pas été un devoir de laver l’urine avec de l’eau, ni de faire le tayammoum quand on n’en dispose pas.

  1. Quelles sont les différentes eaux avec lesquelles il est valide de faire la purification ?

Les eaux avec lesquelles il est valide de faire la purification sont au nombre de sept : l’eau de la pluie, l’eau de la mer, l’eau de la rivière, l’eau du puit, l’eau de source, l’eau de la neige et l’eau de la grêle, c’est-à-dire l’eau qui est obtenue après leurs fontes respectives.

  1. Qu’est-ce que le woudou’ ?

Le woudou’, c’est utiliser l’eau sur des membres bien particuliers en commençant avec l’intention. Le woudou’ est une condition pour la validité de la prière en raison de Sa parole, exempté de toute imperfection soit-Il :

﴿يَا أَيُّهَا الَّذِينَ ءَامَنُوا إِذَا قُمْتُمْ إِلَى الصَّلاةِ فَاغْسِلُوا وُجُوهَكُمْ وَأَيْدِيَكُمْ إِلَى الْمَرَافِقِ وَامْسَحُوا بِرُؤُوسِكُمْ وَأَرْجُلَكُمْ إِلَى الْكَعْبَيْنِ﴾

Ce qui signifie : « Ô vous qui êtes croyants lorsque vous vous apprêtez à faire la prière, alors lavez vos visages, vos mains ainsi que vos avant-bras jusqu’aux coudes, passez vos mains mouillées sur votre tête et lavez vos pieds jusqu’aux chevilles ».

  1. Cite un hadith qui indique le mérite du woudou’.

An-Naça’iyy a rapporté dans ses Sounan que le Messager de Allah ﷺ a dit :

مَنْ تَوَضَّأَ كَمَا أُمِرَ وَصَلَّى كَمَا أُمِرَ غُفِرَ لَهُ مَا تَقَدَّمَ مِنْ ذَنْبِهِ

Ce qui signifie : « Celui qui fait le woudou’ tout comme il en a reçu l’ordre, puis a fait la prière tout comme il en a reçu l’ordre, il lui sera pardonné ses péchés antérieurs », c’est-à-dire les petits péchés, même s’il en avait commis des milliers et des milliers. Ces petits péchés ne seront effacés par le woudou’ que pour celui qui l’aura fait parfaitement, c’est-à-dire d’un woudou’ qui est conforme au woudou’ du Messager de Allah ﷺ. Ainsi, il convient de ne pas gaspiller l’eau utilisée pour le woudou’, ne pas laver plus que trois fois chaque membre, ne prononcer pendant le woudou’ que des paroles de bien, évoquer le nom de Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, au tout début du woudou’, se laver les membres en passant la main avec ad-dalk sur tous les membres, passer la main mouillée sur la totalité de sa tête, que l’intention soit pour rechercher l’agrément de Dieu, comme en disant par le cœur : je fais le woudou’ par recherche de l’agrément de Allah et que l’eau soit d’une source licite qu’il est permis d’utiliser.

  1. Cite les piliers du woudou’.

Les piliers du woudou’ sont au nombre de six : l’intention, le fait de se laver le visage, le fait de se laver les mains jusqu’aux coudes, avant-bras et coudes compris, passer la main mouillée sur une partie de la tête, laver les pieds jusqu’aux chevilles et respecter l’ordre. Le pilier fait partie du woudou’ et sans lui, le woudou’ n’est pas valide.

  1. Cite quelques actes recommandés du woudou’.

Parmi les actes recommandés du woudou’ il y a la tasmiyah, c’est-à-dire le fait de dire bismilLah au moment de laver les mains, laver les mains trois fois, utiliser le siwak, se rincer la bouche, inspirer de l’eau et se moucher, le triplement du lavage des membres, commencer par la droite avant la gauche pour ce qui est des mains, des avants bras et des pieds, passer les doigts entre les doigts de la main et les orteils, passer les mains mouillées sur les oreilles, la partie apparente et la partie cachée, passer la main mouillée sur la totalité de la tête, utiliser peu d’eau, passer la main sur les membres pour les laver, laver un membre avant que le précédent ne sèche, faire la ghourrah, il s’agit de laver au-delà de la limite obligatoire du visage de tous les côtés, et at-tahjil, c’est-à-dire laver au-delà de la limite obligatoire des avants bras et des pieds.

  1. Parle de la manière de faire le woudou’ qui soit conforme à la sounnah.

Lorsque la personne s’apprête à faire le woudou’, elle commence son woudou’ avec l’intention d’être récompensée pour les actes recommandés qui précèdent le lavage du visage. Elle dit par exemple par son cœur : j’accomplis les actes recommandés du woudou’ pour me rapprocher de l’agrément de Dieu. Il est également recommandé de se diriger vers la qiblah, de se laver les mains trois fois en passant les doigts entres les doigts de l’autre main et d’évoquer le nom de Allah au moment de laver les paumes des mains. Délaisser l’évocation du nom de Dieu, la tasmiyah, pour le woudou’ est déconseillé. Quant à celui qui oublie de dire la tasmiyah au début de son woudou’ et qu’il s’en rappelle pendant le woudou’, il la récite en disant : bismilLahi ‘awwalahou wa ‘akhirah, qui signifie : par le nom de Allah au début et à la fin. Il est également recommandé d’utiliser peu d’eau pour le woudou’ et après avoir lavé les mains, il est recommandé d’utiliser le siwak, le frottoir à dents, puis de se rincer la bouche et le nez à trois reprises en remplissant le creux de la main avec de l’eau et en introduisant l’eau dans la bouche et le nez, ensuite cracher et se moucher. Il est recommandé de faire cela avec exagération c’est-à-dire de faire parvenir l’eau au fond de la bouche et des deux côtés des dents lorsque l’on se rince la bouche et d’inspirer l’eau jusqu’à la faire parvenir à la limite du point de nasalisation, al-khaychoum, excepté durant le jeûne. Et il est recommandé de dire les deux témoignages :

أَشْهَدُ أَنْ لا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ وَحْدَهُ لا شَرِيكَ لَهُ وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّدًا عَبْدُهُ وَرَسُولُهُ

et de les répéter pendant le woudou’. Il est déconseillé de parler le langage des gens dans lequel il n’y a pas de bien. Par la suite, il est recommandé de mettre l’intention dans le cœur au tout début du lavage du visage sans que ce soit une condition de le dire par la bouche : je fais le woudou’ pour gagner des récompenses de la part de Dieu, puis laver le visage c’est-à-dire la partie apparente du visage à trois reprises. Il est recommandé de commencer à laver le visage par la partie haute du visage. Parmi les choses qu’il est un devoir de laver du visage, il y a la partie rouge qui apparait des lèvres lorsque la bouche est fermée et la partie apparente des paupières lorsqu’elles sont fermées. Il n’est pas un devoir de laver l’intérieur de l’œil ni l’intérieur de la bouche, ni l’intérieur du nez. Pour ce qui est de la limite du visage, du point de vue de la longueur, elle débute là où les cheveux commencent à pousser chez la plupart des gens et elle va jusqu’au menton qui est la partie la plus basse de la mâchoire inférieure sur laquelle pousse les dents du bas. Pour ce qui est de la largeur, elle est du tragus d’une oreille à l’autre tragus, mais le tragus ne rentre dans ce qu’il est un devoir de laver.

S’il y a une légère pilosité sur le visage, il est un devoir de la laver et de faire parvenir l’eau jusqu’à la peau. En revanche, si la pilosité est épaisse, il n’y a pas d’astreinte à laver ce qui est à l’intérieur excepté pour ce qui suit : les sourcils, la moustache, les poils qui poussent sous la lèvre inférieure, les cils qui sont les poils qui poussent sur les limites des paupières, les poils qui poussent sur les fronts et les poils qui poussent sur la partie latérale du visage, au niveau des oreilles. Toutes ces parties citées, il est un devoir d’en laver l’intérieur même si la pilosité est épaisse. Ce qui est épais, c’est ce dont on ne voit pas la peau à travers et ce qui est léger c’est le contraire. Si la barbe pousse vers le bas à partir du côté du menton et qu’elle dépasse la limite du visage, il est un devoir de faire couler l’eau sur la partie apparente et il est recommandé d’introduire les doigts des mains dans la barbe épaisse à partir du bas de la barbe. Il est également de recommandé de faire al-ghourrah, c’est-à-dire de laver une partie de ce qui entoure le visage. Ensuite il est recommandé de laver les mains et les avants bras à trois reprises, coudes compris, avec ce qu’il y a dessus comme pilosité et ongles en commençant par l’extrémité de la main, les doigts, et de laver la main droite avant la main gauche : commencer par la gauche est déconseillé. Il est recommandé de croiser les doigts des deux mains à chaque lavage et de passer la main en même temps que l’on passe l’eau, c’est-à-dire de l’accompagner avec la main sur le membre à laver. Il est recommandé de faire à la suite c’est-à-dire de laver un membre avant que le précédent ne sèche. Il est recommandé de faire at-tahjil c’est-à-dire de laver au-delà de la limite du coude mais de ne pas laver l’épaule.

Ensuite, passer la main mouillée sur une partie de la tête à titre d’obligation. Il est recommandé de passer la main mouillée sur la totalité de la tête en commençant par l’avant de la tête, en posant ses deux mains dessus. Coller bout à bout les deux index, l’index de la main droite et l’index de la main gauche, poser les pouces sur les tempes dont les emplacements sont entre l’œil et l’oreille, puis faire passer les mains de l’avant de la tête vers l’arrière puis les ramener à la position initiale. Faire cela à trois reprises. Ensuite, passer la main mouillée sur les oreilles c’est-à-dire la partie apparente qui correspond à ce qui est du côté de la tête et la partie intérieure qui est du côté du visage avec une nouvelle eau. La manière recommandée de faire est de suivre avec ses deux index les plis de l’oreille et de passer le pouce sur la partie apparente qui est du côté de la tête, ensuite d’introduire les deux index dans la trompe, puis après avoir sorti l’index, poser les paumes des mains mouillées sur les oreilles. Ensuite laver les pieds avec les chevilles à trois reprises et ce qu’il y a sur les pieds comme pilosité, ongles et fissure. Les chevilles, ce sont les deux os protubérants des deux côtés du pied au point de rencontre entre le pied et la jambe. Il est recommandé de laver un peu au-dessus des chevilles, et de passer entre les orteils l’auriculaire de la main gauche à partir du bas des orteils en commençant par le petit doigt du pied droit et en terminant avec le petit orteil du pied gauche. Il est recommandé d’utiliser la main gauche pour laver les pieds. Après avoir fini le woudou’, il est recommandé de se diriger vers la qiblah et de lever le regard vers le haut et de dire :

أَشْهَدُ أَنْ لا إِلَـهَ إِلَّا اللَّهُ وَحْدَهُ لا شَرِيكَ لَهُ وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّدًا عَبْدُهُ وَرَسُولُهُ اللَّهُمَّ اجْعَلْنِى مِنَ التَّوَّابِينَ وَاجْعَلْنِى مِنَ الْمُتَطَهِّرِينَ سُبْحَانَكَ اللَّهُمَّ وَبِحَمْدِكَ أَشْهَدُ أَنْ لا إِلَهَ إِلَّا أَنْتَ أَسْتَغْفِرُكَ وَأَتُوبُ إِلَيْكَ

Ce qui signifie : « Je témoigne qu’il n’est de dieu que Dieu Lui seul Il n’a pas d’associé, je témoigne que Mouhammad est Son esclave et Son Messager, Ô Allah, fais que je sois au nombre de ceux qui font le repentir, fais que je sois au nombre de ceux qui se purifient. Tu es exempt d’imperfection, Ô Allah je Te remercie, je témoigne qu’il n’est de dieu que Toi, je Te demande de me pardonner et d’accepter mon repentir. »

  1. Est-il un devoir de faire parvenir l’eau jusqu’à l’intérieur de la barbe épaisse de l’homme et l’intérieur de ses favoris qui sont épais lors du woudou’ ?

Il n’est pas un devoir de laver l’intérieur de la barbe épaisse de l’homme et les deux ^aridh qui sont épais. On distingue deux choses en arabe, al-lihyah, ce sont les poils qui poussent au niveau du menton et les deux ^aridh, qui sont les poils qui poussent au niveau de la mâchoire inférieure des deux côtés. Ces deux parties, si elles sont épaisses il n’est pas un devoir d’en laver l’intérieur dans le woudou’. C’est épais lorsqu’on ne voit pas la peau à travers.

  1. Est-il un devoir de laver la barbe qui dépasse le niveau du menton vers le bas lors du woudou’ ?

Quand la barbe est épaisse et qu’elle dépasse la limite du visage, il est un devoir de verser dessus de l’eau sur la partie apparente en tant que prolongement de la limite du visage, c’est-à-dire sur la partie de la barbe qui pousse au niveau du menton vers le bas. Le menton est la limite des deux mâchoires inférieures, ce sont les os qui commencent en dessous des oreilles et qui finissent vers la partie basse du visage.

  1. Qu’est-ce que l’emplacement dit de at-tahdhif ? Est-il un devoir de le laver pour le woudou’ ?

L’emplacement de at-tahdhif, ce sont les cheveux qui rentrent dans le front dans la partie supérieure, qui sont au niveau latéral du crâne des deux côtés entre ce que l’on appelle an-naz^ah et la partie élevée de l’oreille. An-naz^ah est la limite où il n’y a plus de cheveux des deux côtés de l’avant du crâne et le haut de l’oreille, c’est le point de contact entre l’oreille et la tête. Si quelqu’un tendait un fil à partir de an-naz^ah jusqu’à la partie haute de l’oreille, les cheveux qui sont en dessous de ce fil du côté du visage doivent être lavés et ce qui est au-dessus du fil du côté de la tête, ce n’est pas un devoir de le laver.

  1. Est-il un devoir de laver les saletés qu’il y a sous les ongles pour le woudou’ et le ghousl ?

Les saletés qui peuvent rester sous les ongles, les savants ont divergé à leur sujet : est-ce que cela invalide la purification ? Certains ont dit que c’est excusé pour le woudou’ et le ghousl et d’autres ont dit ce n’est pas excusé, c’est un devoir de les enlever.

  1. Quel est le jugement d’évoquer Allah dans l’endroit où l’on fait ses besoins ?

S’il évoque Allah avec sa langue dans l’endroit où l’on fait ses besoins, ceci est déconseillé. Mais s’il évoque Allah dans l’endroit où on se lave et dans lequel il n’y a pas où faire ses besoins, c’est-à-dire que c’est un endroit que l’on utilise uniquement pour se laver et pas pour faire ses besoins alors ce n’est pas déconseillé d’évoquer Allah.

  1. Parle du siwak.

Le siwak c’est ce qui permet de se frotter les dents que ce soit de l’arbre de al-‘arak ou autre. L’utilisation du siwak est recommandée pendant le woudou’ et lorsqu’on s’apprête à faire la prière. Parmi ses bénéfices, le siwak permet de purifier la bouche, il renforce la gencive, il multiplie les récompenses, il blanchit les dents, il aide à mieux articuler les lettres, il rappelle le témoignage au moment de la mort, il aide à la sortie de l’âme, il renforce l’intelligence et la vue et c’est une cause pour avoir beaucoup de subsistance. Il est également recommandé d’utiliser le siwak avec la main droite et de faire passer le bâton du côté droit de la bouche puis sur le palais de la bouche doucement et sur la partie horizontale des molaires.

  1. Quelle est la manière recommandée de passer la main mouillée sur la tête pendant le woudou’ ?

Il est recommandé de passer la main mouillée sur la totalité de la tête. Il commence par l’avant de la tête. Il pose ses deux mains dessus, il colle ses deux index l’un à l’autre, il pose ses pouces sur les tempes, puis il dirige ses mains collées ainsi vers l’arrière du crâne puis il les ramène à l’endroit où il a commencé, puis il fait cela à trois reprises. Les tempes c’est l’emplacement qui se trouve entre l’œil et l’oreille.

Q&R à propos de l’apostasie

Posted in Croyance,islam,jurisprudence par chaykhaboulaliyah sur avril 21, 2021

  1. Indique les différentes catégories d’apostasie.

L’apostasie c’est le fait de rompre l’Islam. Elle est de trois sortes : croyances, actes et paroles.

  1. Donne quelques exemples de croyances de mécréance.

C’est par exemple croire que Allah habite dans un endroit ou que Allah serait un corps ou qu’Il aurait une forme ou une couleur ou croire qu’un des prophètes serait venu avec une autre religion que l’Islam.

  1. Donne quelques exemples d’actes de mécréance.

Un acte de mécréance, c’est comme le fait de jeter le Mous-haf dans les ordures, de se prosterner pour une idole ou pour un chaytan.

  1. Donne quelques exemples de paroles de mécréance.

Une parole de mécréance, c’est comme insulter Dieu ou un des prophètes, ou se moquer de la prière.

  1. Quel est le jugement de celui qui dit une parole de mécréance en état de colère ?

La colère n’est pas une excuse. De nombreuses personnes commettent de la mécréance au nom de la colère. Elles insultent leur Créateur ou insultent la religion de l’Islam. L’homme doit glorifier Allah quel que soit l’état dans lequel il se trouve, qu’il soit en colère ou qu’il soit satisfait. Bonheur donc à celui qui applique la recommandation du Messager de Allah ﷺ qu’il a donnée à un homme qui l’avait interrogé : « Qu’est ce qui va me sauver du châtiment de Allah ». Le Prophète lui a dit ce qui signifie : « Ne te mets pas en colère ». Cela veut dire que la colère mène au châtiment de Allah. Si tu veux être sauvé du châtiment de Allah, alors ne te mets pas en colère, c’est-à-dire abandonne la colère car la colère c’est quelque chose qui mène à la perte. Il se peut qu’elle mène la personne à la mécréance, il se peut qu’elle l’amène à tuer quelqu’un injustement ou à rompre les liens avec ses proches parents et il se peut que la colère entraine d’autres corruptions encore. L’Imam An-Nawawiyy que Allah lui fasse miséricorde a dit : si un homme était en colère contre son fils ou son esclave et qu’il se mette à le frapper violemment et qu’un autre homme lui dit : « N’es-tu pas musulman ? » c’est-à-dire comment frappes-tu ton enfant ou ton esclave de manière aussi violente ? N’es-tu pas musulman ? S’il répond « non » délibérément, il devient mécréant parce qu’il aura prononcé la mécréance de son plein gré.

  1. Quel est le jugement de celui qui renie un des jugements de la loi ?

Celui qui renie par le cœur ou par la langue un jugement de la loi après l’avoir su, il devient mécréant. C’est le cas de celui qui renie le fait que le feu de l’enfer restera éternellement, sans fin, ou qui renie l’obligation des cinq prières obligatoires, ou qui se rend licite de boire de l’alcool, ou qui interdit le mariage dans l’absolu, ou qui renie que la loi ait incité à faire telle chose comme la prière de al-witr.

  1. Quel est le jugement de celui qui dénigre Allah ou Ses messagers ou Ses Livres ou Ses anges ou Ses jugements ou Sa promesse ou Sa menace ou les signes représentatifs de Sa religion ?

Toute parole, acte ou croyance qui indiquent un rabaissement et une moquerie à l’égard de Allah, de Ses messagers, de Ses livres, de Ses anges, des jugements de la religion, de Sa promesse du Paradis, de la récompense ou bien Sa menace de l’enfer et du châtiment, ou des signes représentatifs de la religion, c’est-à-dire ce qui est célèbre comme faisant partie des sujets de la religion comme la prière, le pèlerinage, l’appel à la prière. Celui qui se moque de cela, il commet de la mécréance.

  1. Quel est le jugement de celui qui a eu une croyance de mécréance ou qui a fait un acte de mécréance, ou qui a prononcé une parole de mécréance et qui a dit les deux témoignages tout en doutant à propos de ce qui est provenu de lui ?

Celui qui a eu une croyance de mécréance, ou qui a fait un acte de mécréance, ou qui a dit une parole de mécréance, son témoignage, avec le doute concernant ce qu’il a fait, cru ou dit, est une mécréance ou pas, ne lui sera pas profitable. Il est indispensable qu’il soit catégorique par le cœur que ce qui s’est produit de sa part est une mécréance.

  1. Mentionne certaines règles grâce auxquelles on peut reconnaitre la mécréance.

Celui qui se satisfait de la mécréance, ou qui apprécie la mécréance, c’est-à-dire qu’il a eu pour croyance que c’était quelque chose de bien, ou qui ordonne à autrui de commettre de la mécréance, ou qui force autrui par la contrainte à faire de la mécréance, ou qui aide autrui à commettre de la mécréance, ou qui s’est réjoui de la mécréance d’autrui, ou a souhaité la mécréance d’autrui, ou a appelé iman, foi, une mécréance, ou il a fait un acte qui indique au mécréant de demeurer sur sa mécréance pendant un certain temps, ou qui a eu l’intention de commettre la mécréance dans le futur, ou qui a fait dépendre sa mécréance par l’arrivée de quelque chose en disant : si telle chose se produit, je deviens mécréant, ou s’il a hésité à devenir mécréant ou pas, dans tous ces cas il aura commis de la mécréance. Il en est de même s’il empêche quelqu’un d’entrer en Islam, ou s’il a appelé l’Islam une mécréance, ou s’il considère laide quelque chose que la loi de l’Islam a considérée bonne tout en sachant qu’elle était bonne, ou il a considéré une bonne chose ce que la loi de l’Islam a considérée comme étant une mauvaise chose tout en sachant qu’elle était une chose mauvaise, ou encore celui qui apprécie le péché ou il a considéré licite le péché tout en sachant que c’est un péché, ou alors il a considéré interdit quelque chose de licite tout en sachant qu’elle était bien licite, ou alors il a renié une obligation tout en sachant que c’est une obligation dans la religion, ou alors il a renié un des jugements de la loi après l’avoir su, ou il a considéré obligatoire ce qui ne l’est pas tout en le sachant.

  1. Quel est le jugement de celui qui fait un acte qui ne provient que d’un mécréant ?

Celui qui fait un acte qui ne provient que de la part d’un mécréant, comme s’il s’était prosterné pour quelqu’un pour l’adorer alors il aura commis de la mécréance.

  1. Quel est le jugement de celui qui déclare mécréant un musulman sans aucune mauvaise interprétation ?

Celui qui déclare mécréant un musulman alors qu’il sait que c’est un musulman, il n’a pas su de lui quelque chose qu’il pensait être une mécréance alors il devient mécréant. Comme s’il lui disait toi mécréant, il voulait dire par là que sa religion c’est de la mécréance, il devient mécréant. Pourquoi ? parce qu’il a considéré l’Islam qui était la religion de cette personne musulmane comme étant de la mécréance. Mais s’il lui dit tu es mécréant et qu’il vise par là qu’il ressemble au mécréant dans la bassesse de ses actes alors il ne devient pas mécréant mais il s’est chargé d’un grand péché.

  1. Cite une preuve à partir du Qour’an qui indique que la moquerie à l’égard de Dieu et de Son Messager est de la mécréance.

Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit dans sourat At-Tawbah, versets 65 et 66 :

﴿وَلَئِنْ سَأَلْتَهُمْ لَيَقُولُنَّ إِنَّمَا كُنَّا نَخُوضُ وَنَلْعَبُ قُلْ أَبِاللَّهِ وَءَايَاتِهِ وَرَسُولِهِ كُنْتُمْ تَسْتَهْزِؤُونَ لا تَعْتَذِرُوا قَدْ كَفَرْتُمْ بَعْدَ إِيـمَانِكُمْ﴾

Ce qui signifie : « Et si tu les interroges, ils te diront mais nous ne faisions que discuter et plaisanter. Dis : « Est-ce de Allah, de Ses ‘ayah et de Son Messager que vous vous moquiez ? Ne vous excusez pas, vous êtes devenus mécréants après votre foi ».

  1. Cite une preuve du hadith que celui qui dit une parole de mécréance délibérément c’est un mécréant.

Le Messager de Allah ﷺ a dit :

إِنَّ الْعَبْدَ لَيَتَكَلَّمُ بِالْكَلِمَةِ لا يَرَى بِهَا بَأْسًا يَهْوِى بِهَا فِى النَّارِ سَبْعِينَ خَرِيفًا

Ce qui signifie : « Certes, il arrive que l’esclave dise une parole dans laquelle il ne voit aucun mal mais à cause de laquelle il chutera en enfer une distance de soixante-dix automnes », c’est-à-dire qu’il se peut que l’homme dise une parole qu’il ne considère pas nuisible et il ne la considère pas comme étant un péché, mais à cause de laquelle il descendra soixante-dix ans en enfer jusqu’à parvenir au fond de l’enfer. Et le hadith a été rapporté par At-Tirmidhiyy.

  1. Cite certains cas d’exceptions à la mécréance par la parole.

Il y a des exceptions de la mécréance par la parole dans certains cas où celui qui la commet ne sort pas de l’Islam :

  • Le cas de celui qui commet un lapsus linguae
  • Le cas de la perte de conscience
  • Le cas de la contrainte
  • Le cas du discours rapporté de la mécréance d’autrui sans l’apprécier ni s’en satisfaire
  1. Qu’est-ce que le lapsus linguae ?

C’est lorsque quelqu’un dit une parole de mécréance sans volonté mais la parole est sortie de sa bouche et n’avait pas pour objectif de la dire, absolument pas. Comme celui qui voulait dire : et je ne suis pas au nombre des associateurs, sa langue a fourché, il a fait un lapsus et a dit : et je ne suis pas au nombre des musulmans. Celui-là, n’en est pas chargé.

  1. Qu’est-ce que la perte de conscience ?

La perte de conscience, c’est le fait de ne pas être conscient, c’est celui qui a perdu sa raison. S’il a parlé en étant dans cet état en disant des paroles de mécréance, alors il n’est pas jugé mécréant parce qu’il n’est pas responsable dans ce cas-là. Ce jugement englobe celui qui est endormi, celui qui est fou et ceux qui sont du même ordre comme le saint lorsqu’il perd la raison.

  1. Quel est l’état de contrainte ?

C’est le cas où la personne dit de la mécréance par sa langue mais parce qu’elle est menacée de mort ou ce qui est du même ordre, c’est-à-dire quelque chose qui entraine la mort. Celui qui dit une parole de mécréance par sa langue sous la contrainte d’être tué et ce qui est de cet ordre alors que son cœur est empli de foi, il ne devient pas mécréant. Celui qui est contraint sous la menace, c’est celui qui a été menacé par autrui d’être exécuté s’il ne commet pas la mécréance, dans le cas où celui qui l’a menacé était capable de mettre à exécution sa menace et que le menacé croit en cela ; c’est-à-dire qu’il croit au fait qu’il va le faire et il n’a pas trouvé de moyen pour se débarrasser hormis en faisant ce qu’il lui a été demandé.

  1. Quel est le cas de discours rapporté de la mécréance d’autrui sans s’en satisfaire ni l’apprécier ?

Le discours rapporté de la mécréance d’autrui sans s’en satisfaire ni l’apprécier c’est que quelqu’un rapporte de la mécréance qui s’est produite d’autrui, sans qu’il ne soit satisfait de cette mécréance ni qu’il ne l’apprécie et tout en utilisant le discours rapporté, comme s’il dit untel a dit et il cite sa mécréance.

  1. Que doit faire celui de qui est provenu une apostasie ?

Il est un devoir pour celui qui a commis une apostasie, c’est-à-dire une mécréance, de revenir immédiatement à l’Islam c’est-à-dire en prononçant les deux témoignages par la langue de sorte qu’il puisse s’entendre. Il n’est pas suffisant qu’il dise l’expression par le cœur. Et il doit également avoir pour croyance que ce qu’il a commis est une mécréance. Par ailleurs, il n’entre pas en Islam en disant « astaghfirou-lLah », au contraire cela l’augmente en péché et en mécréance parce que par cette parole, il demande le pardon alors qu’il est mécréant. Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, ne pardonne pas la mécréance du mécréant et ses péchés alors qu’il est sur son état. Preuve en est la parole de Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dans sourat An-Niça’ :

﴿إِنَّ الَّذِينَ كَفَرُوا وَظَلَمُوا لَمْ يَكُنِ اللَّهُ لِيَغْفِرَ لَهُمْ﴾

Ce qui signifie : « Certes ceux qui ont mécru et qui ont été injustes, Allah ne leur pardonnera pas ».

  1. Quelle est la preuve à partir du hadith qu’il n’est pas permis au mécréant de dire « astaghfirou-Llah » alors qu’il est sur sa mécréance ?

Ibn Hibban a rapporté de ^Imran Ibn Houçayn que Allah l’agrée, qu’il avait dit qu’un homme c’est-à-dire un associateur était venu voir le Messager de Allah ﷺ et lui a dit : « Ô Mouhammad, ^Abd al Mouttalib [c’est-à-dire ton grand père] est meilleur que toi pour son peuple : Il leur donnait à manger du foie et de la bosse de chameau [c’est la partie la plus haute du dos de chameau et c’est un met luxueux chez les arabes] et toi, tu les mènes à s’entretuer [c’est-à-dire dans le jihad] », mais le Messager de Allah ﷺ lui a répliqué par ce que Allah a voulu qu’Il lui réplique suite à son insulte. Cet homme qui a insulté le Prophète, lorsqu’il voulait partir, il lui a dit : « maintenant je vais partir, qu’est-ce que tu me conseilles de dire », c’est-à-dire enseigne-moi des paroles que je puisse dire. Alors le Prophète ﷺ lui a enseigné une invocation, il lui a dit tu dis :

اللَّهُمَّ قِنِى شَرَّ نَفْسِى وَاعْزِمْ لِى عَلَى أَرْشَدِ أَمْرِى

Ce qui signifie : « Ô Allah, préserve-moi du mal de mon âme, et indique-moi ce qui est le mieux pour moi ». L’homme est parti, il n’était pas encore entré en Islam. Quelque temps après, cet homme est revenu et a dit au Messager de Allah ﷺ : « je suis venu te voir et tu m’as dit de dire Allahoumma qini charra nafçi wa-^zim li ^ala ‘archadi ‘amri et qu’est-ce que je dis maintenant que je suis entré en Islam ? », il lui a dit de dire la parole :

اللَّهُمَّ قِنِى شَرَّ نَفْسِى وَاعْزِمْ لِى عَلَى أَرْشَدِ أَمْرِى اللَّهُمَّ اغْفِرْ لِى مَا أَسْرَرْتُ وَمَا أَعْلَنْتُ وَمَا عَمَدْتُ وَمَا أَخْطَأْتُ وَمَا جَهِلْتُ

Ce qui signifie : « Ô Allah préserve moi du mal de mon âme, réserve-moi ce qui est le mieux pour moi, Ô Allah pardonne-moi ce que j’ai commis comme péché en cachette et ce que j’ai commis comme péché au grand jour, ce que j’ai fait délibérément, ce que j’ai fait par erreur et ce que j’ignore ». Ce hadith sahih est une preuve que tant que l’homme est mécréant, il ne lui est pas permis de dire « astaghfirou-Llah » preuve en est que le Messager n’a pas enseigné l’istighfar al-lafdhiyy hormis après que cet homme est entré en Islam.

  1. Cite quelques lois relatives à l’apostasie.

Celui qui apostasie l’Islam aura perdu son jeûne et son tayammoum. Il est interdit de consommer de l’animal qu’il aurait égorgé. Il n’hérite pas de ses proches parents musulmans qui vont mourir et il n’est pas permis de faire la prière funéraire en sa faveur lorsqu’il meurt. Il n’est pas permis d’enterrer cet apostat dans les cimetières des musulmans. Son proche parent musulman ne va pas hériter de lui après sa mort. Les biens laissés par l’apostat iront au trésor des musulmans.

  1. Quel est le jugement du mariage de celui qui a apostasié l’Islam

Celui qui apostasie avant la consommation du mariage avec son épouse, son contrat de mariage est annulé. Elle ne lui est plus licite même s’il retourne à l’Islam excepté avec un nouveau contrat de mariage. Et de même son contrat de mariage sera annulé chez Ach-Chafi^iyy s’il apostasie après avoir consommé le contrat de mariage et qu’il n’est pas revenu à l’Islam dans la durée d’attente post maritale. S’il revient à l’Islam avant la fin de la période d’attente post maritale alors il n’a pas besoin de renouveler son contrat de mariage selon Ach-Chafi^iyy. La durée de la période d’attente post maritale est de trois puretés, trois périodes inter-menstruelles pour la femme à qui il arrive d’avoir des menstrues, elle est de trois mois lunaires pour la femme qui n’a pas les menstrues et pour celle qui est enceinte la période d’attente post-maritale dure jusqu’à ce qu’elle accouche. L’apostat, il n’est pas valide de lui faire un contrat de mariage avec une musulmane ou avec autre qu’une musulmane, même avec une apostate comme lui.

  1. Est-ce qu’on juge qu’un apostat comme étant apostat du simple fait qu’une seule personne témoigne de cela contre lui ?

On ne juge pas apostat du simple fait qu’un seul témoignage d’apostasie contre lui ait été fait même si c’est quelqu’un qui est digne de confiance, pas même par le témoignage de deux femmes. Mais il est jugé apostat par le témoignage de deux hommes dignes de confiance. L’homme digne de confiance, c’est le musulman qui évite les grands péchés et qui ne multiplie pas les petits péchés de sorte à ce qu’ils dépassent en nombre ses actes d’obéissance. C’est quelqu’un qui respecte la dignité de ses semblables. Il ne fait pas quelque chose comme faire voler les pigeons sur les toits ou danser, même si ce n’est pas une danse interdite, ou manger dans le marché tout en marchant, s’il ne fait pas partie des gens du marché, ou d’avoir le métier d’éboueur si la nécessité ne l’a pas amené à le faire, ou encore multiplier les blagues qui ne comportent pas d’intérêts, même si elles sont autorisées ou jouer beaucoup aux jeux d’échec.

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