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Éléments sur le divorce

Posted in cours général,islam,jurisprudence par chaykhaboulaliyah sur février 14, 2022

Le Qour’aan honoré fait référence à tout ce qui a été cité concernant les transactions par sa parole dans sourat At Tahrim qui signifie : « Ô vous qui avez cru, préservez vous ainsi que vos familles d’un feu dont le combustible sera des humains et des pierres. »

Et notre maître ^ATaa a dit : « C’est en apprenant comment faire la prière, comment jeûner, comment vendre et comment acheter, comment se marier et comment divorcer. »

Dans l’explication, cela veut dire que celui qui néglige l’apprentissage des sujets de la religion ne se sera pas préservé lui-même et ni sa famille d’un feu qui est d’un châtiment douloureux.

Allaah a qualifié le châtiment en Enfer par le fait qu’il soit terrible. Cela ne veut pas dire qu’il ne serait pas autorisé de dire à propos de l’Enfer qu’il est mauvais, qu’il est puant, que Dieu n’agrée pas l’Enfer et que nous n’aimons pas l’Enfer.

Allaah a créé l’Enfer en tant que lieu de châtiment pour que les mécréants s’établissent, pour que soit châtié en Enfer certains désobéissants pendant un certain temps.

Nous disons qu’il est permis d’insulter l’Enfer. Mais de l’insulter par ce qui est vrai en lui. Comme par exemple le fait de dire que l’Enfer est puant.

Cela est vrai.

Mais il n’est pas permis de dire que le châtiment en Enfer est négligeable ni de dire que le châtiment en Enfer est facile ou encore de dire que demain nous allons nous réchauffer en Enfer. Tout cela, sont des paroles de mécréance.

Celui qui a dit cela est un successeur des compagnons qui s’appelle ^ATaa Ibnou Rabah. Il a appris la science auprès de ^Abdoullaah fils de Al ^Abbas, également auprès de Ibnou Mas^oud et auprès d’autres compagnons.

Le divorce :

Il est extrêmement important de connaître les jugements du divorce. En effet, il y a de nombreuses personnes de qui un divorce survient sans savoir que leurs femmes sont divorcées et continuent de vivre avec elles. Et ceci est une vie dans l’interdit.

C’est un devoir d’apprendre les jugements du mariage et du divorce pour celui qui veut se marier.

Quant à celui qui n’avait pas l’intention de se marier, s’il n’a pas appris les jugements du mariage et du divorce, il n’est pas chargé du péché.

Celui qui compte se marier, c’est une obligation pour lui d’apprendre comment le mariage est valide selon la loi, comment le mariage est effacé et comment le divorce est effectif.

Celui qui s’engage dans un mariage sans avoir appris les jugements du mariage aura désobéi à Dieu.

Il se peut qu’en n’ayant pas appris il pense que le mariage qui est valide ne l’est pas et par conséquent il va vivre dans ce cadre de mariage qui est corrompu et donc interdit.

Par ailleurs, si quelqu’un n’a pas appris les jugements du divorce, il se peut qu’il provienne de lui une parole en cas de plaisanterie ou en cas de colère. Lui ne sait pas que cette parole annule le contrat et il va rester à vivre en commun et se charge donc de péchés.

Il est parvenu dans le hadith rapporté par Abouu Daawoud que la chose qui est permise, que Allaah n’agrée pas est le divorce. Il vaut mieux délaisser le divorce.

Dans l’école chaafi^ites, si quelqu’un divorce sa femme sans aucune raison légale, c’est quelque chose de déconseillé. Cela n’est pas interdit, il n’est pas chargé de péchés mais il vaut mieux éviter cela.

Divorcer d’une femme qui ne fait pas la prière est quelque chose de sounnah.

L’imam AHmad a dit : « Le divorce sans raison légale est interdit. Mais même s’il est interdit, le divorce est effectif. »

Le divorce est de deux catégories :

– le divorce explicite,

– le divorce qui n’est pas explicite.

Les termes qui expriment le divorce sont de deux catégories. Il y une catégorie de terme qui est explicite c’est à dire qui n’admet qu’un seul sens, qui est le sens du divorce.

Et il y a une deuxième catégorie de termes qui est non explicite et qui admet le sens du divorce et qui admet autre que le sens du divorce.

Donc si un homme dit une parole de divorce explicite, l’intention n’est pas nécessaire. Le divorce est donc effectif même si cela a été dit par plaisanterie.

Le divorce explicite est le terme qui indique le divorce de manière claire. C’est le terme qui n’admet pas un autre sens que le sens du divorce. Comme s’il dit à sa femme : je t’ai divorcé.

Le divorce est effectif avec ce terme là, qu’il ait eu l’intention de divorcer ou pas.

Paroles de divorce explicite :

Le terme du divorce a été cité plusieurs fois dans le Qour’aan.

Le divorce dans la langue arabe tel qu’il a été mentionné dans le Qour’aan, il y a 5 termes qui l’indiquent.

Ces termes sont :

-Talaq,

-Firaq (séparation),

-Ssarah (libération),

-Khoul^ (séparation moyennant une contrepartie),

-Le terme de « don pour un khoul^ » (ce que la personne donne pour la séparation et la parole « oui » en guise de réponse au khoul^).

La parole « oui » en réponse à quelqu’un qui dit « Acceptes-tu de divorcer ta femme? ». S’il dit oui, alors la femme est divorcée.

On parle de ce sujet car si quelqu’un envisage le mariage, il doit connaître les jugements du mariage et ceux du divorce, pour ne pas se retrouver à vivre dans une vie en commun interdite alors que le divorce a lieu et lui/elle ne sait pas car il/elle n’a pas appris(e). Ces sujets sont donc importants.

Il est un devoir de les apprendre pour celui qui envisage de se marier ou qui est déjà marié. Celui qui n’envisage pas de se marier ce n’est pas obligatoire pour lui d’en connaître les jugements.

– Premier verset où il y a le mot talaq c’est le verset 229 de sourat Al Baqara. Dans ce verset Allaah ta^ala dit : « attalaaqu marrataan »

Cela ne veut pas dire que le divorce va toujours en nombre pair. Il y a une suite à ce verset, c’est-à-dire que l’homme qui divorce sa femme une première fois peut la reprendre ou se remarier avec elle, s’il divorce une deuxième fois il peut la reprendre ou peut se remarier avec elle.

Mais s’il divorce trois fois, c’est définitif. Cela veut dire qu’il ne peut pas la reprendre avant que certaines choses ne soient réalisées.

Ce verset veut dire qu’il y a possibilité de reprise 2 fois. Le troisième est un divorce qui est définitif. Il peut se remarier avec cette femme si elle termine sa période d’attente post maritale avec lui, qu’elle se marie avec un autre homme, qu’elle consomme le mariage avec cet autre homme, que cet autre homme veuille bien la divorcer, qu’elle finisse la période d’attente post maritale avec le second pour que le premier puisse à nouveau l’épouser.

C’est le cas où le divorce triple a lieu.

Si le divorce triple a lieu en une fois ou en 3 périodes ou en 2 occasions, les conséquences sont les mêmes.

– Le terme firaq (au sens littéral cela signifie quitter) est mentionné dans la sourat At Talaq verset 2.

– Dans sourat Al Ahzab verset 49, Allaah a mentionné le terme de ssarah c’est à dire le fait de libérer la femme.

– Et il y a al khoul^.

Al khoul^ c’est une séparation moyennant une contrepartie. La femme « rachète » sa liberté en payant quelque chose à l’homme pour qu’il la libère des liens du mariage.

Soit il lui dit : « rachète toi de moi pour tant »

Littéralement c’est le même terme que quelqu’un qui paye une rançon.

– Le cinquième terme c’est que quelqu’un réponde oui à la question qui est posée : « Est ce que tu divorce ta femme tout de suite ? »

Il répond : « Oui ».

Alors cette parole oui est un divorce et donc celui-ci est effectif.

Le Prophète a dit ce qui signifie : « Il y a 3 paroles qui, si elles sont dites en plaisantant ou en étant sérieux, sont comptées pour du sérieux. Parmi ces paroles-là, il y a le divorce. »

Il y a un autre cas de figure qui ressemble à celui là.

Si quelqu’un pose la question à l’homme : « Est ce que tu as divorcé de ta femme ? »

S’il répond : « oui »

Cela n’est pas compté comme un nouveau divorce, mais c’est juste une information. Il dit cela dans le sens où le divorce a eu lieu mais pas dans le sens qu’il le fait actuellement.

Il y a des termes explicites qui n’admettent qu’un sens et des termes qui ne le sont pas. Ici, on voit le sens du terme, s’il est explicite, on ne va pas demander l’intention.

Si quelqu’un dit à un autre : « Divorce ta femme. »

Il lui dit : « Oui je l’ai divorcé. »

Dans ce cas là, ça rentre dans le terme explicite.

Dans le cas où on n’a pas su le sens visé de celui qui parle alors, il est donné le sens de la demande d’information.

Si on n’a pas su le sens visé de celui qui a dit oui, alors on va porter à cette phrase le sens de l’interrogation. Et on ne juge pas qu’il est en train de prononcer un divorce. Sauf si lui-même avoue qu’il a voulu prononcer un divorce.

Qu’est ce que le divorce non explicite (kinaaya) ?

C’est lorsque la parole n’admet pas qu’un seul sens et qu’il y a besoin d’une intention.

Comme s’il dit à sa femme : « Va t’en », « Pars en voyage », « Couvre toi », « Je n’ai plus besoin de toi. »

Tous ces termes qui ont été donnés sont des termes qui admettent le divorce et qui ne l’admettent pas. C’est pour cela que ça n’est compté comme un divorce que s’il y a une intention de divorcer avec.

S’il lui dit « va t’en » et qu’il n’avait pas l’intention de la divorcer, alors ce n’est pas considéré comme un divorce. Mais s’il lui dit « va t’en » en ayant pour intention de la divorcer, alors c’est un divorce.

S’il prononce un terme qui n’admet qu’un seul sens, alors le divorce est effectif qu’il ait eu l’intention de divorcer ou pas.

S’il cite un des termes qui ne sont pas explicites, le divorce ne sera explicite que s’il a eu l’intention de divorcer.

Autre critère : il doit avoir l’intention de divorcer à partir du moment où il dit cette parole explicite. Il ne doit pas dire la parole non explicite et après, avoir l’intention de la divorcer.

L’intention doit accompagner le début de la parole.

Divorce triple et divorce conditionné : 

Il y a 3 cas de figures menant au divorce triple :

– soit le divorce triple est prononcé en une seule assemblée trois fois,

– soit il lui a dit tu es divorcée, par exemple à trois reprises chaque année (c’est-à-dire de sorte que le cumul atteigne 3),

– soit il lui dit tu es divorcée et son intention est que c’est un divorce triple.

Dans ces 3 cas de figure, c’est un divorce triple qui signifie que l’homme ne peut pas épouser à nouveau cette femme jusqu’à ce qu’elle se remarie avec quelqu’un d’autre et que ce deuxième mari consomme le mariage avec elle, puis que ce deuxième veuille la divorcer, puis que la période d’attente post maritale s’écoule avec le deuxième, pour que le premier puisse à nouveau faire un contrat de mariage avec elle.

Ce divorce est appelé le divorce définitif car l’homme ne peut pas épouser de nouveau cette femme qu’après ce qui a été décrit ci-dessus.

Celui qui dit à son épouse tu es divorcée triplement alors c’est un divorce triple.
S’il répète à trois reprises tu es divorcée mais que son intention n’était pas d’insister sur le premier alors il est compté comme un divorce triple.

Lorsque l’homme dit à trois reprises tu es divorcée à son épouse et que quelqu’un lui pose la question : Quelle était ton intention lorsque tu as répété ? C’était d’insister sur le premier divorce ou le triplement ?

Si l’homme dit qu’il n’avait aucune intention lorsqu’il a dit ces paroles, alors cela est compté comme un triplement.

S’il dit cette parole à trois reprises mais dans le but d’insister sur le premier divorce, alors cela est compté comme un seul divorce.

Quant à ce que certains ont prétendu que s’il n’avait pas eu l’intention de quoique ce soit que ce serait compté comme une seule fois, c’est un avis qui est faible auquel on ne prête pas attention.

Deux informations utile :

– Si quelqu’un a dit dans son coeur à sa femme tu es divorcée sans rien formuler, dans ce cas là ce n’est pas un divorce. Il y a un divorce que s’il y a formule, qu’il prononce quelque chose.

– Celui qui dit je vais te divorcer. Ce n’est pas compté comme un divorce mais c’est une menace.

C’est en fonction de ce qu’il a visé que le jugement sera appliqué.

^Abdoullaah Ibnou ^Abbas a ete interrogé à propos d’un homme qui a prononcé 100 divorces avec sa femme.

^Abdoullaah Ibnou ^Abbas a dit : « Son épouse est divorcée par 3 fois et les 97 autres c’est une stupidité de sa part.”

Cela a été rapporté par une chaîne de transmission authentique par 6 des élèves de ^Abdoullaah Ibnou ^Abbas.

Beaucoup de gens ignorent ce jugement (si la femme est divorcée 3 fois l’homme ne peut plus vivre avec elle), ils continuent de vivre avec leur femme alors que le divorce triple a eu lieu. Ils pensent que c’est un divorce unique, qu’il leur est permis de retourner vivre avec leur femme juste avant la fin de la période d’attente post maritale, sans nouveau contrat ou si la période d’attente post maritale s’est achevée, ils pensent qu’il suffit juste de faire un nouveau contrat de mariage et vivre avec elle.

Il n’y a pas de différence concernant les conséquences du divorce, qu’il soit non conditionné ou conditionné.

Il y a deux types de divorce :

– divorce non conditionné : comme si l’homme dit : Ma femme est divorcée. Ou bien il s’adresse à elle et dit: tu es divorcée

– divorce conditionné : c’est lorsque l’homme fait dépendre le divorce de quelque chose.

Si l’homme dit à sa femme : tu es divorcée si tu vas chez untel ou si tu fais telle chose tu es divorcée. Et qu’elle est partie chez untel ou qu’elle a fait cette chose, alors le divorce a lieu. Et si elle ne les fait pas, le divorce n’a pas lieu.

Si un homme dit à son épouse si tu vas chez telle famille tu es divorcée par 3 fois et qu’elle y va, alors le divorce triple a lieu. Elle lui est alors interdite (ils ne peuvent plus vivre ensemble maritalement, jusqu’à ce qu’elle se marie avec un autre homme).

Il n’est pas permis de considérer ce divorce comme non effectif.

Il n’y a pas de considération à accorder à l’avis de AHmad Ibnou Taymiyya (celui qui assimile Dieu à ses créatures et considère que Dieu est un corps) par lequel il a violé l’unanimité des musulmans quand il a dit que le divorce conditionné n’aura pas lieu si la personne fait l’expiation de sa parole. Selon lui, il suffit de faire l’expiation comme quelqu’un qui a juré et qui n’a pas tenu sa parole. Cet avis de Ibnou Taymiyya est contraire à l’unanimité.

Les savants spécialistes des lois emploient un terme pour désigner le divorce conditionné. Ils utilisent le terme : jurer par le divorce.

Il dit que sa femme sera divorcée si telle chose a lieu.

La règle est que si ce de quoi dépend ce divorce a lieu, alors le divorce est effectif.

C’est le grand savant, le faqih, le mouHaddith, le HafiDh MouHammad fils de Nasr Al-Marwazii qui a rapporté l’unanimité que le divorce conditionné a lieu si la condition duquel il dépendait se produisait.

Il est né en l’an 202 à Baghdad il a grandi à Nicabou, à la fin il s’est installé à Samarkand (Ouzbékistan) où il est décédé.  

L’auteur a dit : “Le divorce est soit autorisé (jaa’iz) et sunni (c’est-à-dire qu’il est conforme à ce que le Prophète a indiqué) soit bid^i (c’est-à-dire qu’il n’est pas conforme à la manière que le Prophète l’a cité) soit il n’estni l’un ni l’autre c’est-à-dire que ce n’est pas le divorce à la manière avec laquelle le Prophète l’a indiqué et ce n’est pas non plus le divorce qui comporte un péché (ni sunni ni bid^i).

Divorce sunni :

C’est le divorce suite auquel il n’y a pas de regret. C’est lorsque l’homme divorce de sa femme dans une période de pureté durant laquelle il n’a pas eu de rapport avec elle pendant cette période là.

En effet, s’il avait eu un rapport avec elle durant cette période intermenstruelle et qu’il l’avait divorcée par la suite, il se peut qu’il la regrette après cela s’il savait qu’elle était enceinte.
Il est parfaitement possible qu’un homme divorce de son épouse lorsqu’elle n’est pas enceinte, mais s’il avait eu qu’elle l’était, il n’aurait pas divorcé.

De plus, ce divorce a eu lieu après la consommation du mariage.
Enfin, cette femme fait partie de celle dont la période d’attente post-maritale est comptée en période de pureté.

C’est donc un divorce qui a eu lieu dans une période de pureté durant laquelle l’homme n’a pas eu de rapport avec son épouse et ce n’est pas un divorce qui a eu lieu dans une période de menstrues antérieure.

Rappel :

-La femme à qui il arrive d’avoir des menstrues et qui n’est pas enceinte, sa période d’attente post maritale est de 3 périodes de pureté, même si ce n’est pas régulier.

– La femme qui n’a pas les menstrues, sa période d’attente post maritale est de 3 mois lunaire.

– La femme qui est veuve doit rester 4 mois lunaires et 10 jours avant de pouvoir se remarier.

– La fin de la période d’attente post maritale pour la femme enceinte est lorsqu’elle accouche.

Divorce bid^i :

Il a lieu après la consommation du contrat de mariage dans une période de menstrues ou de lochies ou dans une période de pureté durant laquelle l’homme a eu un rapport avec son épouse et qu’il n’y a pas encore eu de signe de grossesse.

NB : Si l’homme a divorcé dans une période intermenstruelle durant laquelle il a eu un rapport avec sa femme et lorsqu’il n’y avait pas de signe de grossesse, on se retrouve dans ce cas là. Mais s’il y avait eu un signe de grossesse alors on ne se retrouve pas dans ce cas là (c’est le divorce de la femme enceinte).

Si l’homme avait divorcé avant d’avoir consommé, il n’y a pas de période d’attente post-maritale et il n’y a pas de regret qui va suivre ce divorce. Il n’y a pas non plus de retard dans le commencement de la période d’attente post-maritale car justement il n’y a pas eu de période d’attente post-maritale.

L’homme qui prononce ce divorce commet un péché de la langue. Mais malgré le fait qu’il commette un péché, le divorce est effectif.

Si l’homme divorce dans une période où la femme a un écoulement de menstrues ou de lochies, elle devra attendre pour compter sa première période intermenstruelle. Cela la pénalise. C’est pour cela que c’est interdit.

Pour ce qui est du divorce dans une période intermenstruelle durant laquelle il a eu un rapport avec elle, cela peut entraîner du regret à l’apparition de la grossesse. Il se peut que quelqu’un divorce la femme qui n’est pas enceinte et ne divorce pas celle qui est enceinte. Et lorsqu’il s’avère par la suite que la femme est enceinte, l’homme peut regretter sans pouvoir se rattraper. Cela va le pénaliser, ainsi que son enfant.

Divorce ni sunni ni bid^iyy :

Ce divorce est divisé en 4 sous cas :

– lorsque l’homme divorce de son épouse avant la consommation,

– lorsque la femme n’est pas pubère,

– lorsqu’elle ménopausée ou comme ménopausée, 

– lorsqu’elle est enceinte.

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Introduction au chapitre de la transaction

Posted in cours général,jurisprudence par chaykhaboulaliyah sur janvier 19, 2022

L’auteur a dit : Le Qour’aan honoré fait référence à tout ce qui a été cité concernant les transactions par sa parole dans sourate At TaHriim qui signifie : « Ô vous qui avez cru, préservez-vous ainsi que vos familles d’un feu dont le combustible sera des humains et des pierres. »

Et notre maître ^ATaa’ a dit : « C’est en apprenant comment faire la prière, comment jeûner, comment vendre et comment acheter, comment se marier et comment divorcer. »

Dans l’explication, cela veut dire que celui qui néglige l’apprentissage des sujets de la religion ne se sera pas préservé lui-même et ni sa famille d’un feu qui est d’un châtiment douloureux.

Allaah a qualifié le châtiment en Enfer par le fait qu’il soit terrible. Cela ne veut pas dire qu’il ne serait pas autorisé de dire à propos de l’Enfer qu’il est mauvais, qu’il est puant, que Dieu n’agrée pas l’Enfer et que nous n’aimons pas l’Enfer.

Allaah a créé l’Enfer en tant que lieu de châtiment pour que les mécréants s’établissent, pour que soit châtié en Enfer certains désobéissants pendant un certain temps.

Nous disons qu’il est permis d’insulter l’Enfer. Mais de l’insulter par ce qui est vrai en lui. Comme par exemple le fait de dire que l’Enfer est puant.

Cela est vrai.

Mais il n’est pas permis de dire que le châtiment en Enfer est négligeable ni de dire que le châtiment en Enfer est facile ou encore de dire que demain nous allons nous réchauffer en Enfer. Tout ceux-là sont des paroles de mécréance.

Celui qui a dit cela est un successeur des compagnons qui s’appelle ^Ataa’ Ibnou RabaaH. Il a appris la science auprès de ^Abdoullaah fils de Al ^Abbas, également auprès de Ibn Mas^ouud et auprès d’autres compagnons.

Le divorce :

Il est extrêmement important de connaître les jugements du divorce. En effet, il y a de nombreuses personnes de qui un divorce survient sans savoir que leurs femmes sont divorcées et continuent de vivre avec elles. Et ceci est une vie dans l’interdit.

C’est un devoir d’apprendre les jugements du mariage et du divorce pour celui qui veut se marier.

Quant à celui qui n’avait pas l’intention de se marier, s’il n’a pas appris les jugements du mariage et du divorce, il n’est pas chargé du péché.

Celui qui compte se marier, c’est une obligation pour lui d’apprendre comment le mariage est valide selon la loi, comment le mariage est effacé et comment le divorce est effectif.

Celui qui s’engage dans un mariage sans avoir appris les jugements du mariage aura désobéi à Dieu.

Il se peut qu’en n’ayant pas appris il pense que le mariage qui est valide ne l’est pas et par conséquent il va vivre dans ce cadre de mariage qui est corrompu et donc interdit.

Par ailleurs, si quelqu’un n’a pas appris les jugements du divorce, il se peut qu’il provienne de lui une parole en cas de plaisanterie ou en cas de colère. Lui ne sait pas que cette parole annule le contrat et il va rester à vivre en commun et se charge donc de péchés.

Il est parvenu dans le hadith rapporté par Abouu Daawouud que la chose qui est permise, que Allaah n’agrée pas est le divorce. Il vaut mieux délaisser le divorce.

Dans l’école chaféite, si quelqu’un divorce sa femme sans aucune raison légale, c’est quelque chose de déconseillé. Cela n’est pas interdit, il n’est pas chargé de péchés mais il vaut mieux éviter cela.

Divorcer d’une femme qui ne fait pas la prière est quelque chose de sounnah.

L’imam AHmad a dit : « Le divorce sans raison légale est interdit. Mais même s’il est interdit, le divorce est effectif. »

Le divorce est de deux catégories :

– le divorce explicite,

– le divorce qui n’est pas explicite.

Les termes qui expriment le divorce sont de deux catégories. Il y une catégorie de terme qui est explicite c’est à dire qui n’admet qu’un seul sens, qui est le sens du divorce.

Et il y a une deuxième catégorie de termes qui est non explicite et qui admet le sens du divorce et qui admet autre que le sens du divorce.

Donc si un homme dit une parole de divorce explicite, l’intention n’est pas nécessaire. Le divorce est donc effectif même si cela a été dit par plaisanterie.

Le divorce explicite est le terme qui indique le divorce de manière claire. C’est le terme qui n’admet pas un autre sens que le sens du divorce. Comme s’il dit à sa femme : je t’ai divorcé.

Le divorce est effectif avec ce terme-là, qu’il ait eu l’intention de divorcer ou pas.

Paroles de divorce explicite :

Le terme du divorce a été cité plusieurs fois dans le Qour’aan.

Le divorce dans la langue arabe tel qu’il a été mentionné dans le Qour’aan, il y a 5 termes qui l’indiquent.

Ces termes sont :

-Talaaq,

-Firaaq (séparation),

-SaraaH (libération),

-Khoul^ (séparation moyennant une contrepartie),

-Le terme de « don pour un khoul^ » (ce que la personne donne pour la séparation et la parole « oui » en guise de réponse au khoul^).

La parole « oui » en réponse à quelqu’un qui dit « Acceptes-tu de divorcer ta femme ? ». S’il dit oui, alors la femme est divorcée.

On parle de ce sujet car si quelqu’un envisage le mariage, il doit connaître les jugements du mariage et ceux du divorce, pour ne pas se retrouver à vivre dans une vie en commun interdite alors que le divorce a lieu et lui/elle ne sait pas car il/elle n’a pas appris(e). Ces sujets sont donc importants.

Il est un devoir de les apprendre pour celui qui envisage de se marier ou qui est déjà marié. Celui qui n’envisage pas de se marier ce n’est pas obligatoire pour lui d’en connaître les jugements.

– Premier verset où il y a le mot Talaaq c’est le verset 229 de sourate Al Baqarah. Dans ce verset Allaah ta^aalaa dit : « aT-Talaaqou marrataan »

Cela ne veut pas dire que le divorce va toujours en nombre pair. Il y a une suite à ce verset, c’est-à-dire que l’homme qui divorce sa femme une première fois peut la reprendre ou se remarier avec elle, s’il divorce une deuxième fois il peut la reprendre ou peut se remarier avec elle.

Mais s’il divorce trois fois, c’est définitif. Cela veut dire qu’il ne peut pas la reprendre avant que certaines choses ne soient réalisées.

Ce verset veut dire qu’il y a possibilité de reprise deux fois. Le troisième est un divorce qui est définitif. Il peut se remarier avec cette femme si elle termine sa période d’attente post maritale avec lui, qu’elle se marie avec un autre homme, qu’elle consomme le mariage avec cet autre homme, que cet autre homme veuille bien la divorcer, qu’elle finisse la période d’attente post maritale avec le second pour que le premier puisse à nouveau l’épouser.

C’est le cas où le divorce triple a lieu.

Si le divorce triple a lieu en une fois ou en 3 périodes ou en 2 occasions, les conséquences sont les mêmes.

– Le terme firaaq (au sens littéral cela signifie quitter) est mentionné dans la sourate AT Talaaq verset 2.

– Dans sourate Al AHzaab verset 49, Allaah a mentionné le terme de saraaH c’est à dire le fait de libérer la femme.

– Et il y a al khoul^.

Al khoul^ c’est une séparation moyennant une contrepartie. La femme « rachète » sa liberté en payant quelque chose à l’homme pour qu’il la libère des liens du mariage.

Soit il lui dit : « rachète-toi de moi pour tant »

Littéralement c’est le même terme que quelqu’un qui paye une rançon.

– Le cinquième terme c’est que quelqu’un réponde oui à la question qui est posée : « Est ce que tu divorces ta femme tout de suite ? »

Il répond : « Oui ».

Alors cette parole oui est un divorce et donc celui-ci est effectif.

Le Prophète a dit ce qui signifie : « Il y a trois paroles qui, si elles sont dites en plaisantant ou en étant sérieux, sont comptées pour du sérieux. Parmi ces paroles-là, il y a le divorce. »

Il y a un autre cas de figure qui ressemble à celui-là.

Si quelqu’un pose la question à l’homme : « Est ce que tu as divorcé de ta femme ? »

S’il répond : « oui »

Cela n’est pas compté comme un nouveau divorce, mais c’est juste une information. Il dit cela dans le sens où le divorce a eu lieu mais pas dans le sens qu’il le fait actuellement.

Il y a des termes explicites qui n’admettent qu’un sens et des termes qui ne le sont pas. Ici, on voit le sens du terme, s’il est explicite, on ne va pas demander l’intention.

Si quelqu’un dit à un autre : « Divorce ta femme. »

Il lui dit : « Oui je l’ai divorcé. »

Dans ce cas-là, ça rentre dans le terme explicite.

Dans le cas où on n’a pas su le sens visé de celui qui parle alors, il est donné le sens de la demande d’information.

Si on n’a pas su le sens visé de celui qui a dit oui, alors on va porter à cette phrase le sens de l’interrogation. Et on ne juge pas qu’il est en train de prononcer un divorce. Sauf si lui-même avoue qu’il a voulu prononcer un divorce.

Qu’est-ce que le divorce non explicite (kinaayah) ?

C’est lorsque la parole n’admet pas qu’un seul sens et qu’il y a besoin d’une intention.

Comme s’il dit à sa femme : « Va t’en », « Pars en voyage », « Couvre toi », « Je n’ai plus besoin de toi. »

Tous ces termes qui ont été donnés sont des termes qui admettent le divorce et qui ne l’admettent pas. C’est pour cela que ça n’est compté comme un divorce que s’il y a une intention de divorcer avec.

S’il lui dit « va t’en » et qu’il n’avait pas l’intention de la divorcer, alors ce n’est pas considéré comme un divorce. Mais s’il lui dit « va t’en » en ayant pour intention de la divorcer, alors c’est un divorce.

S’il prononce un terme qui n’admet qu’un seul sens, alors le divorce est effectif qu’il ait eu l’intention de divorcer ou pas.

S’il cite un des termes qui ne sont pas explicites, le divorce ne sera explicite que s’il a eu l’intention de divorcer.

Autre critère : il doit avoir l’intention de divorcer à partir du moment où il dit cette parole explicite. Il ne doit pas dire la parole non explicite et après, avoir l’intention de la divorcer.

L’intention doit accompagner le début de la parole.

Divorce triple et divorce conditionné : 

Il y a 3 cas de figures menant au divorce triple :

– soit le divorce triple est prononcé en une seule assemblée trois fois,

– soit il lui a dit tu es divorcée, par exemple à trois reprises chaque année (c’est-à-dire de sorte que le cumul atteigne 3),

– soit il lui dit tu es divorcée et son intention est que c’est un divorce triple.

Dans ces 3 cas de figure, c’est un divorce triple qui signifie que l’homme ne peut pas épouser à nouveau cette femme jusqu’à ce qu’elle se remarie avec quelqu’un d’autre et que ce deuxième mari consomme le mariage avec elle, puis que ce deuxième veuille la divorcer, puis que la période d’attente post maritale s’écoule avec le deuxième, pour que le premier puisse à nouveau faire un contrat de mariage avec elle.

Ce divorce est appelé le divorce définitif car l’homme ne peut pas épouser de nouveau cette femme qu’après ce qui a été décrit ci-dessus.

Celui qui dit à son épouse tu es divorcée triplement alors c’est un divorce triple.
S’il répète à trois reprises tu es divorcée mais que son intention n’était pas d’insister sur le premier alors il est compté comme un divorce triple.

Lorsque l’homme dit à trois reprises tu es divorcée à son épouse et que quelqu’un lui pose la question : Quelle était ton intention lorsque tu as répété ? C’était d’insister sur le premier divorce ou le triplement ?

Si l’homme dit qu’il n’avait aucune intention lorsqu’il a dit ces paroles, alors cela est compté comme un triplement.

S’il dit cette parole à trois reprises mais dans le but d’insister sur le premier divorce, alors cela est compté comme un seul divorce.

Quant à ce que certains ont prétendu que s’il n’avait pas eu l’intention de quoique ce soit que ce serait compté comme une seule fois, c’est un avis qui est faible auquel on ne prête pas attention.

Deux informations utiles :

– Si quelqu’un a dit dans son cœur à sa femme tu es divorcée sans rien formuler, dans ce cas-là ce n’est pas un divorce. Il y a un divorce que s’il y a formule, qu’il prononce quelque chose.

– Celui qui dit je vais te divorcer. Ce n’est pas compté comme un divorce mais c’est une menace.

C’est en fonction de ce qu’il a visé que le jugement sera appliqué.

^Abdoullaah Ibn ^Abbas a été interrogé à propos d’un homme qui a prononcé 100 divorces avec sa femme.

^Abdoullaah Ibnou ^Abbas a dit : « Son épouse est divorcée par 3 fois et les 97 autres c’est une stupidité de sa part.”

Cela a été rapporté par une chaîne de transmission authentique par 6 des élèves de ^Abdoullaah Ibnou ^Abbas.

Beaucoup de gens ignorent ce jugement (si la femme est divorcée 3 fois l’homme ne peut plus vivre avec elle), ils continuent de vivre avec leur femme alors que le divorce triple a eu lieu. Ils pensent que c’est un divorce unique, qu’il leur est permis de retourner vivre avec leur femme juste avant la fin de la période d’attente post maritale, sans nouveau contrat ou si la période d’attente post maritale s’est achevée, ils pensent qu’il suffit juste de faire un nouveau contrat de mariage et vivre avec elle.

Il n’y a pas de différence concernant les conséquences du divorce, qu’il soit non conditionné ou conditionné.

Il y a deux types de divorce :

– divorce non conditionné : comme si l’homme dit : Ma femme est divorcée. Ou bien il s’adresse à elle et dit: tu es divorcée

– divorce conditionné : c’est lorsque l’homme fait dépendre le divorce de quelque chose.

Si l’homme dit à sa femme : tu es divorcée si tu vas chez untel ou si tu fais telle chose tu es divorcée. Et qu’elle est partie chez untel ou qu’elle a fait cette chose, alors le divorce a lieu. Et si elle ne les fait pas, le divorce n’a pas lieu.

Si un homme dit à son épouse si tu vas chez telle famille tu es divorcée par 3 fois et qu’elle y va, alors le divorce triple a lieu. Elle lui est alors interdite (ils ne peuvent plus vivre ensemble maritalement, jusqu’à ce qu’elle se marie avec un autre homme).

Il n’est pas permis de considérer ce divorce comme non effectif.

Il n’y a pas de considération à accorder à l’avis de AHmad Ibnou Taymiyah (celui qui assimile Dieu à ses créatures et considère que Dieu est un corps) par lequel il a violé l’unanimité des musulmans quand il a dit que le divorce conditionné n’aura pas lieu si la personne fait l’expiation de sa parole. Selon lui, il suffit de faire l’expiation comme quelqu’un qui a juré et qui n’a pas tenu sa parole. Cet avis de Ibnou Taymiyah est contraire à l’unanimité.

Les savants spécialistes des lois emploient un terme pour désigner le divorce conditionné. Ils utilisent le terme : jurer par le divorce.

Il dit que sa femme sera divorcée si telle chose a lieu.

La règle est que si ce de quoi dépend ce divorce a lieu, alors le divorce est effectif.

C’est le grand savant, le faqih, le mouHaddith, le HafiDh MouHammad fils de Nasr Al-Marwaziyy qui a rapporté l’unanimité que le divorce conditionné a lieu si la condition duquel il dépendait se produisait.

Il est né en l’an 202 à Baghdad il a grandi à Naysaabouur, à la fin il s’est installé à Samarkand (Ouzbékistan) où il est décédé.  

Série les transactions : le contrat de mariage

Posted in cours général,islam,jurisprudence,Livre,société par chaykhaboulaliyah sur décembre 19, 2021

Le contrat de mariage :

Le contrat de mariage requiert un surcroît de précaution et de vérification par crainte des conséquences en cas de manquement en cela.

Dans le commentaire : “Le contrat de mariage requiert plus que d’autres sujets d’en connaître les jugements.”

Le contrat de mariage nécessite, encore plus que beaucoup d’autres choses, de connaître les jugements de la Loi. En effet, il se peut que celui qui ignore ces jugements pense que ce qui n’est pas un mariage est un mariage. Il peut donc en résulter beaucoup de mal. Par conséquent, il mérite plus de précaution et de vérification.

Par exemple :

Si un contrat de vente n’est pas valide, celui qui est à l’image de l’acheteur ne va pas prendre possession de la marchandise. Et celui qui est à l’image du vendeur, ne prend pas possession de l’argent qui a été payé.

Par contre, si le contrat de mariage n’est pas valide, alors le rapport qu’il y a entre l’homme et la femme sera de la fornication. L’enfant qui naît de ce rapport sera un enfant de fornication. L’enfant ne sera pas attribué de son père et n’héritera pas de lui.

Le contrat de mariage nécessite donc un surcroît de précaution et de vérification car la préservation de la descendance, du lignage, fait partie des 5 cinq principes fondamentaux sur lesquels se sont accordées toutes les lois des prophètes :

  • Préservation de l’âme : l’intégrité de la personne,
  • Préservation des biens : le droit de possession,
  • Préservation de l’honneur : ne pas commettre la fornication avec la femme de quelqu’un ou la femme qui n’est pas mariée,
  • Préservation de la raison : il est interdit de faire ce qui nuit à la raison,
  • Préservation du lignage : on veille à ce que la descendance soit attribuée à ses parents.

La préservation des biens est obligatoire, la préservation de l’âme est obligatoire, la préservation de la raison est obligatoire, la préservation du lignage est obligatoire. Et la préservation de la religion est encore plus obligatoire que tout le reste.

Qu’est-ce que la religion ?

 
C’est un ensemble de règles célestes que Dieu a accordées à ses créatures afin qu’ils le suivent.

Dieu a ordonné à ses esclaves la préservation de la raison, dans toutes les lois qu’il a révélées à tous ses prophètes. Il n’y a donc pas d’abrogation à pareil jugement.

Toutes les lois (depuis celle de ‘Adam, jusqu’à ^Iça, jusqu’à notre maître MouHammad) se sont accordées sur la préservation de la raison.

Or l’alcool nuit à la raison ; ce n’est donc pas possible qu’un prophète ait pu encourager à en boire.

De même, la préservation du lignage est aussi parvenue dans les lois des prophètes. L’intérêt pour les gens est que cette règle perdure et non pas qu’elle soit abrogée à une époque donnée.

De même, Dieu a ordonné à ses esclaves de préserver les biens. Il leur a donc interdit de détruire les biens. Celui qui jette un bien dans le feu pour être brûlé ou qui le détruit autrement, aura commis un péché.

Pour la validité du contrat de mariage, il y a six conditions :

  • la formule : il est indispensable pour la validité du contrat de mariage qu’il y ait une formule de don et une formule d’acceptation. 

Comme si le tuteur dit au futur mari : “Je te donne en mariage une telle » (zawwajtouka foulānah) / je te marie ma fille unetelle [et cite son prénom] / je te marie ma fille celle-là [et il la montre] …

Et le futur mari dit : « J’accepte son mariage. ”(qabiltou ziwājahā)

Même si la dote n’a pas été mentionnée, le contrat reste valable. Mais la mention de la dote dans le contrat est recommandée.

  •  le terme zawwajtouka ou ‘ankaḥtouka qui a le même sens, ou sa traduction : “ je te donne pour épouse une telle” ou  “je te marie une telle”, selon l’imam Ach-Châfi`iyy. Dans d’autres écoles, il est valable de dire toute expression qui indique ce qui est visé.

Avec autres que ces deux verbes là, le contrat de mariage n’est pas valide dans l’école châfi^ites que ce soit en arabe ou une autre langue que la langue arabe.

Dans les autres écoles le contrat de mariage est valide avec n’importe quel terme qui indique l’objectif. Il y a en cela une facilité pour les gens.

  • le mari doit être musulman pour une femme musulmane : dans l’islam il n’est pas permis qu’une femme musulmane épouse un non musulman qu’il fasse partie des gens du livre (juif/chrétien) ou qu’il soit un apostat.

Dans Sourat Al-Mumtahanah verset 10, Allâh dit  : « Si vous savez qu’elles sont croyantes alors ne les rendez pas aux mécréants. Elles ne sont pas licites pour eux et ils ne sont pas licites pour elles. »

Avant la conquête de la Mecque, des femmes musulmanes étaient mariées avec des associateurs. Avant, il était permis à la femme musulmane d’épouser un non musulman.

Certaines qui étaient mariées à des non musulmans ont émigré à Médine ; cela était une excuse pour la femme de faire le voyager seule (comme la nourrice du Prophète).

Le verset 10 de sourat Al-Mumtahanah veut dire que ces femmes qui sont musulmanes, qui viennent en émigration, ne les rendez pas à leur époux associateurs.

Ce verset a été révélé la 6e année de l’Hégire.

Ni ces femmes ne sont licites pour ceux qui étaient leurs maris mécréants, ni ces mécréants n’étaient licites pour ces femmes.

Ce verset est explicite pour indiquer qu’il n’est pas permis à une musulmane d’épouser un mécréant.

Il n’est pas permis de donner en mariage une femme musulmane à un apostat. Il était musulman mais il est sorti de l’islam par une des causes de l’apostasie comme en insultant Dieu, ou en insultant le Messager de Dieu, ou en critiquant et en portant atteinte à la loi de l’islam, ou en reniant ce qui est connu comme d’évidence de la religion (c’est-à-dire connu d’une manière claire par les savants et les gens du commun) de tout ce qui consiste à démentir la religion.

Si quelqu’un renie un sujet qui est comme d’évidence dans la religion alors il devient mécréant.

  • la femme doit être musulmane ou faire partie des gens du livre pour un musulman : il est interdit à la femme musulmane d’épouser un non musulman, tandis que le musulman peut épouser une musulmane, une juive ou une chrétienne, mais ne peut pas épouser une apostate.

Ce jugement, c’est pour faciliter aux musulmans et non pas pour prétendre que la religion de ces mécréantes serait une religion correcte.

Si certains vous posent la question : Pourquoi peut-on épouser leurs femmes ou manger de ce qu’ils égorgent alors qu’ils ne sont pas musulmans ?

La réponse : c’est que Dieu a accordé une facilité pour les musulmans. Les lois de la religion ne sont pas déduites selon notre opinion personnelle ; elles sont révélées par Dieu à nos prophètes. Dieu juge par ce qu’il veut. Les jugements sont une épreuve de la part de Dieu, afin que nous connaissions qui obéit et qui n’obéit pas.

Dans le Qour’ân, Allâh dit : “Et la nourriture de ceux qui font partie des gens du livre vous est licite.”
Ce verset fait référence aux animaux (licites à la consommation et qui remplissent les conditions) que les gens du livre égorgent.

Si la femme est chrétienne ou juive, il est très déconseillé pour le musulman de l’épouser.

  • la femme doit être libre de toute période d’attente post martiale avec autre que son mari : il n’est donc pas permis de faire un contrat de mariage avec une femme qui est en période d’attente post marital suite au décès de son mari ou un effacement de contrat ou un divorce.

La femme doit finir sa période d’attente post maritale afin de faire un contrat de mariage avec autre que son mari.


Si elle est encore dans la période post martiale alors son mari peut la reprendre dans le cas où ce n’est pas un divorce triple.

La période d’attente post maritale suite au décès du mari est de 4 mois lunaires et 10 jours (dans le cas où elle n’est pas enceinte ; si elle est enceinte, la période d’attente post maritale finit avec l’accouchement).

La période d’attente post maritale suite à un divorce ou un effacement de contrat est de 3 périodes inter-menstruelles (pour une femme qui peut avoir les menstrues) sinon de 3 mois lunaires (pour une fille qui n’a pas encore atteint la puberté ou la ménopause).

Rappel : L’effacement de contrat, même s’il est répété plusieurs fois n’est pas compté comme un divorce. 

Quant au khoul^, selon un avis il est compté comme un divorce et selon un autre avis il est compté comme un effacement de contrat et non pas comme un divorce.

Le khoul^ est un effacement moyennant contrepartie, c’est la femme qui se libère du mariage en donnant quelque chose à son mari et lui accepte.

Le khoul^ a été déduit du Hadîth lorsqu’une femme compagnon a dit au Prophète : “Mon mari, je n’ai rien à dire, c’est quelqu’un de pieux qui applique la religion mais il n’est pas beau. Je ne supporte pas cela, j’ai peur de tomber dans le péché.

Alors le Prophète a proposé au mari de cette femme d’accepter ce qu’il lui avait donné comme dote pour la libérer du lien du mariage.

  • le mariage ne doit pas être limité dans le temps : si le tuteur dit au futur mari : “Je te donne en mariage ma fille pour 1 an.” Alors ce contrat n’est pas valide.

Série les transactions : Le contrat de métayage (Al-mouçâqât)

Posted in cours général,islam,jurisprudence,société par chaykhaboulaliyah sur décembre 12, 2021

Il est un devoir de connaître les jugements du métayage pour celui qui veut le pratiquer.

Définition du métayage :

C’est un contrat avec une personne qui serait, en conséquence, chargée de l’entretien d’arbres fruitiers, comme l’irrigation et ce qui est de cet ordre, afin que la récolte soit partagée entre les deux contractants (celui qui possède le verger et celui qui va l’entretenir). 

Selon l’école châfi^ites, il est une condition pour ce contrat que les arbres soient soit des palmiers soit des vignes déjà plantées et qui soient bien définis.

Ce contrat n’est valide qu’avec une durée prédéfinie et sur une proportion bien définie de la récolte.

Contre-exemples :

– Si le propriétaire dit au contractuel : “J’ai 100 palmiers tu t’en occupes et les fruits de cette rangée-là sont pour toi.

Ici, fixer les fruits d’un palmier en particulier n’est pas valable car il se peut que tout le verger ramène des fruits sauf cette rangée-là.

– Il n’est pas valable que le propriétaire dise aussi à l’employé : “Tu t’occupes des 100 palmers mais tu n’auras que 5 Sâ’.

Celui qui a été engagé par le propriétaire, il est de son ressort de faire tout ce qui contribue à l’augmentation de la récolte (fertilisation, élagage des branches pouvant nuire à la récolte, irrigation…).

Quant au propriétaire des arbres, il est de son ressort tout ce qui contribue à préserver les arbres et le terrain (creuser les ruisseaux, acheter un moulin à eau…).

Cela a été cité par Ach-Chîrâziyy dans son livre At Tanbih dans le chapitre du métayage. 

Dans certains pays, des transactions qui ne sont pas correctes sont réalisées. Des gens payent de l’argent par avance pour acheter une récolte avant qu’elle n’existe. Il se peut qu’une catastrophe arrive cette année-là et qu’il n’y ait plus de récolte. Ils auront donc payeé en contrepartie de rien. Cette transaction n’est pas valide.

Pour contourner cette transaction qui n’est pas correcte, il y a une méthode licite. Lorsque les fruits commencent à apparaître dans des arbres bien particuliers (par exemple l’apparition des dattes sur certains palmiers) et que cela commence à être utile à la consommation. Alors la personne achète ces fruits là et il lui dit : “tu fais ce que tu veux avec le reste des palmiers” ou alors il lui dit : “je te loue ce verger pour telle utilité (en précisant sa durée et en déterminant le terrain) et pour tant d’argent”.

Le propriétaire du terrain lui dit : “moi je t’autorise à faire ce que tu veux avec ce qui va pousser sur ce terrain”.

Dans ce cas-là, l’argent sera licite car il aura payé en contrepartie d’une location de terrain.

Ce contrat repose sur deux piliers :

– Il est une condition pour ce type de contrat qu’il y ait un contractant. Ici, il est visé le propriétaire du verger ou quelqu’un qui le représente.

– Il est une condition pour cet agent d’entretien d’être indépendant dans la réalisation de ces tâches.

L’entretien du verger/ terrain est de deux sortes :

– On conserve le bien, donc ce n’est pas un entretien répétitif (par exemple : on ne le fait pas chaque saison, comme construire une clôture : ce n’est pas à la charge du contractuel mais du propriétaire).

– Un entretien répétitif, comme l’irrigation, enlever les mauvaises herbes, l’élagage, la conservation des fruits, la cueillette des fruits, la récolte, le séchage des fruits… Tout cela est à la charge du contractuel.

Série les transactions : La société de biens (Ach-charikah)

Posted in cours général,islam,jurisprudence,société par chaykhaboulaliyah sur décembre 6, 2021

Il est un devoir de connaître les lois de la société de biens pour celui qui veut la pratiquer.

Beaucoup de gens tombent dans le péché car bien qu’ils n’aient pas appris, ils s’engagent dans ce type de transactions.

Le mot charikah dans la langue arabe signifie le mélange (mise en commun), que ce soit avec ou sans contrat.

Cela [du point de vue linguistique et non pas légal] peut être un mélange de biens ou autre que des biens.

Définition de la société de biens [selon la Loi] :

La société de biens est un contrat qui comporte la confirmation d’un droit sur quelque chose, droit qui revient à deux personnes ou plus (qui sont les associés) de manière qu’on ne puisse plus distinguer la part précise de chacun dans ce bien mis en commun (^ala ch chouyouu^).

Il n’est pas une condition que chacun amène exactement le même apport que l’autre. Mais il est une condition qu’après la mise en commun il n’y ait plus moyen de distinguer la part amenée par chacun.

Il convient que la mise en commun ait lieu antérieurement au contrat et à l’autorisation de chacun. Si la mise en commun a lieu après le contrat ou en même temps que celui-ci, cela n’est pas suffisant.

Il est une condition que chacun des associés autorise à l’autre, après le mélange, de gérer ce bien mis en commun. Chacun dit à l’autre : « Je t’autorise la gestion de ce bien pour que cette société de biens soit établie. »

S’il n’y a pas eu de mise en commun de biens et pas d’autorisation de chaque associé de gérer le bien en commun, alors ce n’est pas une société de biens légale.

Un savant châféites qui s’appelle AchChîrâziyy a dit dans son livre At Tanbih (qui est une référence dans la jurisprudence châféite) dans le chapitre concernant ach-charikah :  « Parmi les sociétés, il n’y a que la société de biens qui est valide. Elle porte sur ce qu’il est permis de mettre en commun. Il est une condition que le bien de chacun des deux soit du même genre que l’autre et ayant les mêmes caractéristiques.

Contre-exemple : si l’un a amené des dirhams et l’autre des dinars, alors ce n’est pas valable car ce n’est pas du même genre. »  

Il est donc une condition que les biens soient mélangés.

Puis il a dit : « De plus, pour tout bénéfice qui est réalisé, il sera partagé entre les associés proportionnellement à leur part respective. Et pour ce qui est des pertes, elles seront assumées proportionnellement à leur part respective.

La mise en commun des locations de services, puis le partage à part égale des revenus aux associés n’est pas valide. Dans ce cas-là, chacun prend la rémunération qu’il a gagné. »

Si deux personnes s’associent sur des biens ou des marchandises et que l’un des deux avait posé une condition à l’autre de ne pas vendre, alors cette société de biens n’est pas valide car l’une des conditions de la validité de la société des biens, est que chacun des associés autorise l’autre à gérer ce bien.

Il est une condition de connaître avec certitude l’apport des associés. Puis, on mélange les apports et enfin on autorise chacun à gérer la société. Voilà la société de biens qui est correcte.

Selon l’imam Ach Châfi^iyy la société de biens qui est valide est celle fondée sur la mise en commun de biens appartenant à deux personnes ou plus.

Il est une condition pour la société de biens que les biens mis en commun soient du même genre :

– qu’ils puissent être mesurables (qu’on puisse en mesurer le volume ou le poids)

– qu’on puisse les déterminer par leurs caractéristiques (par une caractéristique qui fasse en sorte que ce bien ne soit pas inconnu).

Il n’est pas une condition de connaître la part exacte de chacun des biens au moment du contrat lorsqu’il est possible de connaître cette part ultérieurement (en consultant des comptes par exemple).

Cas particuliers :

– Il n’est pas permis à un des associés de vendre une quelconque part de ces biens mis en commun à un prix inférieur au prix courant sur le marché, sans l’autorisation des autres associés. 

– Il n’est pas permis de vendre au prix courant alors qu’il y a un meilleur disant.

– Il n’est pas permis à un des associés de vendre une quelconque part de ces biens mis en commun avec un paiement différé sans l’autorisation des autres associés.

– Il n’est pas permis de voyager avec les biens de cette société de biens sans l’autorisation des autres associés.

-Il n’est pas permis non plus, sans autorisation des autres associés, de confier les biens mis en communs à qui va les fructifier même sans contrepartie.

Il est une condition pour la société de biens que le bénéfice et la perte soient proportionnels à l’apport de chacun.

Cas de figure : si un des associés travaille pour fructifier le bien de la société de biens et s’il prend une rémunération pour son travail, alors ce n’est pas valide. En effet, il n’est pas valide que quelqu’un soit employé chez lui-même alors qu’il est propriétaire de son bien. 

Chacun des associés a la possibilité d’effacer le contrat de mise en commun des biens quand il le veut.

Du simple fait qu’un associé dise : “j’ai effacé la société de biens”, celle-ci est arrêtée.

Par la mort d’un des deux associés, la société est effacée. De même, si un des associés sombre dans la folie, la société est arrêtée.

S’ils veulent poursuivre cette société après qu’elle soit effacée, il y a deux possibilités :

– soit ils poursuivent par consentement mutuel (ils procèdent par don), 

– soit ils refont un nouveau contrat, une nouvelle société.

Il y a de nombreuses personnes qui s’engagent dans quelque chose qu’ils appellent une société, alors que ce n’est pas une société légale. Comme certains qui fondent une société avant qu’il n’y ait rien qui puisse être vendu ni acheté. Ils font une société fictive puis vendent les actions.

At-Tirmidhiyy a rapporté que le Messager de Allâh a dit ce qui signifie : “Ne vends pas ce que tu ne détiens pas.”

Cette pratique contredit le Hadîth car ils ont vendu quelque chose qu’ils n’ont pas encore. Ils ont vendu les actions d’une société qui n’existe pas encore.

Par ailleurs, dans une société de biens, il est une condition que chacun des associés autorise les autres à la gérer. Or, concernant la société d’actions, il n’y a pas cette clause d’autorisation des associés aux autres.

Le Messager a dit ce qui signifie : « Celui qui accomplit un acte qui n’est pas conforme à notre religion, ce sera rejeté. » 

De même, si quelqu’un se rend à une usine pour acheter quelque chose en grand nombre, si le propriétaire d’une usine dit : “oui je te vends pour cette somme-là,” alors qu’il n’a pas encore fabriqué le produit, ceci n’est pas permis.

La preuve en est de la parole du Prophète qui signifie : “Ne vends pas ce qui n’est pas en ta possession.”

Série les transactions : Le dépôt (Al-wadî’ah)

Posted in cours général,islam,jurisprudence,société par chaykhaboulaliyah sur novembre 20, 2021

Il est un devoir de connaître les règles et les jugements du dépôt pour celui qui veut le pratiquer.

Définition du dépôt : C’est ce qui est placé chez quelqu’un d’autre que le propriétaire pour être conservé.

Parmi les conditions du dépôt :

– C’est que ce dépôt soit quelque chose de respectable, c’est-à-dire qu’il comporte un bénéfice selon la loi de l’islam.

Contres exemples :

– il n’est pas permis de laisser en dépôt des instruments de musique interdite dans la loi de l’islam comme le luth, le violon…

 – même chose pour l’alcool (le vin par exemple). 

– il n’est pas valide de laisser en dépôt un MouS-Haf à un mécréant car il n’est pas apte à le conserver.

– il n’est pas possible d’accepter un dépôt pour quelqu’un qui sait de lui-même qu’il n’a pas la capacité de le préserver.

Si quelqu’un a su qu’il n’est pas capable de conserver un dépôt, et malgré cela il l’accepte, alors il commet un interdit.

A l’image de quelqu’un qui s’engage dans une fonction et il sait de lui-même qu’il n’est pas capable d’assumer cette fonction convenablement, comme cela est requis, dans ce cas il est en train de trahir l’employeur.

Il est recommandé pour celui qui a confiance en sa probité d’accepter le dépôt, s’il a la capacité de le conserver.

Le messager de Allâh, dans un Hadith rapporté par Abou Dawoûd, a dit ce qui signifie : Rends ce qu’il t’a été confié en dépôt à celui qui te l’as confié, et ne trahis pas celui qui t’as trahi. »

En d’autres termes, s’il a été confié à quelqu’un quelque chose en dépôt et que le propriétaire vient le réclamer, alors c’est un devoir de le lui rendre. Il ne lui est pas permis de renier le dépôt.
S’il renie cela, alors il aura commis une trahison par la parole.

 
Et s’il va utiliser cet objet laissé en dépôt, alors c’est une trahison par l’acte. 

Série les transactions : Le prêt à usage (Al-^Ariyyah)

Posted in cours général,jurisprudence,société par chaykhaboulaliyah sur novembre 20, 2021
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Il est un devoir de connaître les lois et les jugements du prêt à usage pour celui qui veut le pratiquer.

Définition du prêt à usage : c’est le fait de permettre de jouir d’une chose permise gratuitement c’est-à-dire sans contrepartie, en conservant l’intégrité de cette chose.

Parmi les conditions du prêt à usage :

– Il est une condition pour le prêt à usage qu’on puisse l’utiliser d’une manière licite dans la loi de l’islam.

Quand on parle d’usage licite, cela exclut les instruments de musique interdits (flûte, mandoline…). Il n’est donc pas permis ni valide de prêter à usage les instruments de musique interdits car leur utilisation est interdite.

– Il est une condition pour qu’on puisse l’utiliser d’une manière permise tout en conservant l’intégrité d’une chose. Si l’intégrité de cette chose n’est pas conservée alors cela n’est plus un prêt à usage.

Ainsi, il n’est pas valable de prêter à usage une nourriture pour qu’elle soit mangée car dans ce cas, il n’y a pas conservation de l’intégrité de l’aliment.

Également, il n’est pas permis de prêter à usage une bougie pour l’éclairage car elle va fondre et disparaître lors de son usage.

Mais il est possible d’emprunter une bougie pour un autre usage tout en conservant son intégrité et dans ce cas, cela est valide.

Par ailleurs, l’emprunteur n’a pas à prêter à autrui l’objet emprunté sans l’autorisation de celui qui le lui a prêté.

Le prêt à usage est valide dans l’absolu c’est-à-dire sans restriction de durée et aussi sans restriction de délai.

En d’autre termes, il est valide qu’il lui dise par exemple : “je te prête cette voiture jusqu’au coucher du soleil d’aujourd’hui.« 

Dans le cas où il lui a été défini une durée pour ce prêt à usage alors l’emprunteur doit se limiter à cette durée. Il n’a pas à prolonger cette durée au-delà de sa limite, sauf avec l’autorisation de celui qui le lui a prêté.

Les deux parties (aussi bien le prêteur que l’emprunteur) peuvent annuler cette transaction

quand ils veulent car c’est un contrat autorisé et qu’il est possible de l’annuler de la part des deux parties.

Le prêt à usage est effacé par ce par quoi la procuration est effacée :

– à savoir la mort de l’un des deux,

– ou la folie de l’un des deux,

– ou l’évanouissement de l’un des deux et ce qui est de cet ordre.

Le prêt à usage n’est pas comme le contrat de louage (contrat qui engage les deux parties sans dénonciation possible de l’un ou de l’autre). Celui qui a loué quelque chose (un bien ou un service) ne peut pas annuler sa location tandis que pour le prêt à usage, il peut l’annuler quand il veut.

Le prêt à usage est garanti par l’emprunteur c’est-à-dire que si l’objet a été cassé ou détruit par la main de l’emprunteur pour un autre usage que l’usage pour lequel il lui a été autorisé, alors il doit dédommager le propriétaire, de la valeur du bien prêté le jour de sa destruction.

Le Messager a une fois emprunté des boucliers et a dit à celui qui lui a prêté ce qui signifie : “J’emprunte de toi ces objets et je les garantis si jamais ils sont détruits.”

Les faqîh disent que l’emprunteur vis-à-vis du prêteur est comme un garant.

Si l’objet est détruit pour un usage autorisé alors il n’y a pas de dédommagement mais s’il est détruit à cause d’un usage non autorisé alors il y a un dédommagement. 

Il y a dans les campagnes de certains pays des transactions qui ne sont pas correctes.

Quelqu’un a dit à un autre : « je te confie cette chèvre/brebis en contrepartie de quoi, tu lui donnes à manger et tu bois son lait, en contrepartie de tant d’argent. »

Cette transaction n’est pas valide car ce n’est ni un prêt à usage valide, ni une location valide.

Série les transactions : La procuration (Al wakâlah)

Posted in cours général,islam,jurisprudence,société par chaykhaboulaliyah sur novembre 17, 2021

Il est un devoir pour celui qui veut pratiquer la procuration d’en connaître ce dont il a besoin parmi ces règles.

Définition de la procuration : Elle consiste à mandater quelqu’un pour gérer une affaire d’une manière spécifique afin qu’il la réalise de son vivant (c’est à l’opposé d’un testament).

Contre exemples :

– Il n’est pas valide de dire qu’on mandate quelqu’un pour gérer toutes les affaires de la personne car ce n’est pas une gestion d’une manière spécifique.

– Si quelqu’un mandante quelqu’un d’autre pour lui vendre ou acheter un objet, s’il restreint cette procuration en fixant un prix précis alors celui qui a été mandaté doit se limiter à ce que celui qui a donné procuration lui a fixé comme prix.

Cependant, si celui qui donne la procuration ne lui fait aucune restriction, alors le mandaté pourra acheter et vendre au prix qu’il souhaite.

 – Par contre si celui qui a donné la procuration ne lui a pas fixé un prix, dans ce cas-là celui qui a été mandaté va prendre en compte l’intérêt de celui qui l’a mandaté car celui qui a reçu la procuration, c’est comme si on lui a confié quelque chose, il n’agit pas de manière à léser celui qui lui a donné cette procuration. Il va gérer le bien que dans l’intérêt de celui qui l’a mandaté.

D’après le Hadîth du Messager de Allâh il est dit ce qui signifie : “La foi de celui qui ne veille pas sur ce qui lui a été confié, sa foi est incomplète.”

Il est permis dans la loi de la religion que quelqu’un donne une procuration à quelqu’un d’autre pour accomplir certaines choses comme pour qu’il vende/achète un objet, pour qu’il accepte son mariage avec une telle, pour donner en mariage sa fille etc.

Il n’est pas possible de faire la chose suivante :

Une entreprise a mandaté un employé pour acheter une marchandise. L’employé va voir le fournisseur et lui dit par exemple : “tu me vends cela à 100€ mais sur la facture tu mets 110€. Cela n’est pas dans le prix ; tu me les donnes sans que l’entreprise le sache.” (ce qui est appelé dessous de table)

Cela est interdit car il n’y a pas d’intérêt pour l’entreprise dans ce cas.

Le Messager de Allâh a dit ce qui signifie : « Des gens qui gèrent les biens qui appartiennent à Dieu injustement seront châtiés au jour du jugement. »

Si on mandate quelqu’un pour faire quelque chose après sa mort, cela ne rentre plus dans la procuration, mais un testament (al waSiyyah).

Exemple : quelqu’un charge de tutelle un autre de gérer les affaires de ses petits-enfants après sa mort. Cela sort du cadre de la procuration.

Série les transactions : Le louage (Al-‘ijârah)

Posted in cours général,islam,jurisprudence,société par chaykhaboulaliyah sur novembre 17, 2021

Il est un devoir d’apprendre les jugements du louage pour celui qui veut le pratiquer. Parmi les louages il y a ce qui est autorisé et ce qui n’est pas valable.

Finalement, les contrats qui n’auront pas rempli les conditions qui ont été mentionnées dans la loi de l’islam sont invalides.

La conséquence d’un contrat qui n’est pas valide est que la personne se charge d’un péché.

Définition du louage : Le Louage c’est accorder un droit de jouissance (c’est-à-dire tirer un profit), licite, moyennant une contrepartie avec préservation de l’objet du contrat (c’est-à-dire on ne va pas louer quelque chose qui ne va pas rester : par exemple un sandwich car c’est une chose qui disparaît) et ce, d’une manière spécifique (c’est-à-dire conformément à la loi de l’islam).

Par exemple, faire le louage d’une guitare/d’un luth n’est pas autorisé car c’est une jouissance non autorisée.

Autre exemple : Si on loue sa maison le droit de jouissance ne nous appartient plus, mais il appartient à celui à qui on a loué la maison.

Par exemple : le vin comporte une utilité matérielle.

Allâh ta^ala dit dans le Qur’ân : « Ils t’interrogent à propos du vin et des paris d’argent, dis qu’il y a en eux un grand péché et une utilité pour les gens. Mais la gravité de leur péché est plus grande que leur utilité… »

A partir de ce verset nous avons su qu’il y a à partir de ces paris un intérêt perceptible mais qui n’est pas valide selon la loi de l’islam.

Selon Ach Châfi^iyy il est une condition d’utiliser une formulation spécifique pour le louage. De plus, il est une condition que l’objet du louage soit déterminé et connu, lorsque le prix de la location et ce qui est loué soient bien connus.

Si c’est le louage d’un service, il faut que l’objet du louage et le salaire soient déterminés.

Par exemple :

Lorsqu’on prend un taxi compteur, cela est invalidé par l’unanimité car ni le passager ne sait le prix de la course ni le propriétaire ; le prix du louage est donc ignoré.

Le consentement mutuel est validé que s’il est cité dans la loi.

En effet, le consentement mutuel est valide dans la vente et l’achat mais à condition qu’il soit conforme à la loi.

Le louage est un contrat qui engage les deux parties (aucun des deux ne peut l’annuler une fois qu’il est contractualisé).

Aucun des deux contractants ne peut effacer ce contrat de louage même si la partie avec laquelle il a contractualisé est d’accord.

Série les transactions : La vente (al bay°)

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Parmi les conditions de validité de la vente, c’est-à-dire pour que la vente soit permise, est que les deux contreparties (la marchandise et le prix payé par cette marchandise) soient licites dans la loi de l’islam. Il n’est donc pas permis de vendre quelque chose d’interdit comme la vente de ce qui est en soit impur selon la loi de l’islam (sang, chair de porc…).

Définition de la vente : c’est échanger un bien en contrepartie d’un autre bien de manière particulière (d’après Al Ansâri dans FatHoul wahab et d’autres).

Al Boukhâriyy a rapporté que le Messager de Allâh a dit ce qui signifie : “Certes Allâh a interdit de vendre l’alcool, le cadavre, le porc et les statues.”

Quelqu’un a posé la question dans l’assemblée : “Vois-tu ô messager de Dieu, la graisse de cadavre on l’utilise pour teindre les peaux et on en badigeonne le fond des bateaux (pour empêcher l’infiltration de l’eau) et on l’utilise aussi pour l’éclairage (combustible pour les chandelles).” 

Le prophète a dit ce qui signifie : “Non cela est interdit.”

Hadîth sahih, et comporte la preuve que ces 4 choses sont interdites même si on les acquiert pour autre chose que pour manger et boire. Pour n’importe quel usage la vente est interdite.

Parmi les conditions de validité de la vente :

– Elle n’est pas limitée dans le temps.

– Elle ne doit pas être conditionnée par l’occurrence d’un événement (par exemple : call et put).
– L’objet de la vente et le prix doivent être purs (par exemple : l’huile d’olive dans laquelle est tombée une najâcah qui ne soit pas excusée, même si cette huile est en grande quantité, ne peut pas être purifiée).

Al Boukhâriyy a rapporté qu’une souris est tombée dans du beurre clarifié et est morte dedans.

Le Prophète a dit ce qui signifie : « Jetez-la et ce qui est tout autour et mangez le reste.”

Selon un autre avis il est dit :

“Lorsqu’une souris tombe dans du beurre clarifié, s’il est de l’état solide alors jetez la souris et ce qui est autour d’elle. Et s’il est à l’état liquide alors n’en consommez plus.”

Notre Chaykh a dit : dans le cas où c’est de l’huile ou de l’essence, si une najâcah est tombée même s’il s’agit de grande quantité alors tout le liquide devient najis et ne peut pas être purifié.

Cela n’est pas valable pour l’eau : si l’eau est en grande quantité et qu’une najâcah tombe dedans, si elle n’est pas altérée cela ne rend pas l’eau najis.

Ce dont même la substance est impure en soit n’est pas valide de le vendre ni de l’acheter. et celui veut s’en procurer pour une utilité particulière, le Chaykh a dit qu’il s’en procure autrement que par la vente et l’achat.

Les piliers de la vente sont au nombre de 3 (tout comme dans le livre Al-Majmou^) alors qu’en réalité il y en a 6 :

– Les 2 contractants : un vendeur et un acheteur

– Un objet du contrat de vente : le prix et la marchandise

– Une formule, même si elle est implicite : phrase de don : je te vends/ je te donne la propriété de/ achète le de moi dans l’intention de la vente.

– Une acceptation : comme j’achète ou je me rends propriétaire ou j’accepte, même si cette formule là à précéder la première.

Comme quelqu’un qui dit : Vends-moi pour tant ; car la vente est conditionnée par l’acceptation en raison du hadith qui signifie : “La vente est par consentement mutuel.” Or l’acceptation est quelque chose qui n’est pas visible et qui est dans le cœur, donc le consentement est décelé par ce qui l’indique (donc par la parole/la formule).

– Il faut aussi bien le prix, que la marchandise soient bien déterminés

– Le vendeur doit être capable de livrer (c’est-à-dire le donner pour que l’autre puisse en prendre possession) ce qu’il a vendu (sans avoir à engager une grande charge ou beaucoup d’efforts). Par contre si la marchandise ne peut être réceptionnée qu’en investissant une grande charge ou un grand effort alors le contrat de vente n’est pas valide.

Abou Dâwoûd a rapporté que le Messager de Allâh a dit ce qui signifie : “Tu ne peux divorcer qu’une femme qui est ton épouse, tu ne peux affranchir qu’un esclave qui t’appartient, tu ne peux vendre que ce que tu possèdes.”

Celui qui veut pratiquer la vente et l’achat doit apprendre cela. Autrement il va consommer le ribâ qu’il ne le veuille ou pas.

Le Messager de Allâh a dit ce qui signifie : “Le commerçant véridique sera rassemblé au Jour du jugement avec les prophètes, les saints du plus haut degré et les martyrs.”

La personne sera rassemblée au Jour du jugement avec ses semblables. Le pervers sera en compagnie des pervers et le pieux sera en compagnie des pieux. Les pieux ne seront pas atteints de chaleur au Jour du jugement ; ils seront à l’ombre du trône ce jour-là. 

Les commerçants seront rassemblés au jour du jugement en tant que pervers hormis celui qui aura fait preuve de piété à l’égard de Dieu, qui aura fait preuve de bienséance et qui aura été véridique.

Celui qui ne trompe pas, ne ment pas, évite les interdits fera partie des gens sauvés le jour du jugement.

Ce mérite qu’a promis le Prophète au commerçant n’est qu’en raison des efforts qu’il fournit continuellement en luttant contre ses mauvais penchants, en se forçant à exécuter ses contrats conformément à la loi de l’islam.

Il est parvenu dans le Hadîth que le Prophète a dit ce qui signifie : “Il viendra une époque pour ma communauté durant laquelle l’homme ne va pas se poser la question ni poser la question à propos de son argent ; est ce qu’il l’obtient d’une voie licite ou illicite.”

Et cela s’est déjà produit.

Il est parvenu avec une chaîne de transmission ininterrompue qu’un homme vivait pendant le temps du Salaf. Cet homme s’appelait Al Haçan ibnou l Hayy, c’était un savant qui œuvre pour diffuser la religion, un spécialiste du Hadîth, un pieux. Il avait un frère qui était comme lui.

Lorsque cet homme était sur son lit de mort, son frère l’entendait réciter du Qur’ân en particulier la parole dans Sourate An Niçah qui signifie : “Celui qui obéit à Allâh et au Messager il sera avec ceux à qui Allâh fait grâce, parmi les prophètes, les véridiques, les martyrs, les vertueux. Et quelle bonne compagnie que la compagnie de ces gens-là. »

Son frère lui dit : “Mon frère, tu es juste en train de réciter les versets du Qur’ân comme ça ou il y a une cause pour réciter ce verset en particulier ?”

Il répond : “Il y a une cause, je suis en train de voir le messager de Allâh (c’est-à-dire le Prophète est dans sa tombe et lui de l’endroit où il se trouve le voit) me sourire et m’annonçait la bonne nouvelle du Paradis. je suis en train de voir les anges et les femmes du Paradis.”

En effet, celui qui n’apprend pas ce qui se rapporte au commerce, on craint pour lui qu’il tombe dans le ribâ (grand péché) et dans d’autres transactions interdites.

Le commerçant a donc besoin de connaissances religieuses pour distinguer ce qui est licite et illicite.

^Oumar disait : “Que ne reste pas dans notre marché quelqu’un qui n’a pas appris les connaissances religieuses.” – Rapporté par At Tirmidhiyy

Car il sera une cause de nuisance pour lui-même et pour les autres car il va les entraîner à commettre des péchés.

^Oumar disait cela par crainte pour les commerçants, qu’ils consomment de l’argent interdit sans le savoir.

Le Prophète a dit dans un Hadîth ce qui signifie : “Le commerçant véridique sera rassemblé au jour du jugement en compagnie des prophètes, des véridiques et des martyrs. »

Il y a là annonce de bonne nouvelle pour celui qui pratique le commerce et qui craint Dieu, en évitant ce que Dieu a interdit (trahison, tromperie, duperie, fraude…).

La fraude est de différentes catégories. Il y a la fraude dans les transactions : comme en qualifiant sa marchandise par des critères qui ne sont pas en elle.

Dans l’islam il n’y a pas de limite pour le bénéfice.

Celui qui n’évite pas l’interdit dans la vente de l’achat, il est parvenu à son sujet un blâme terrible.

Dans un Hadîth rapporté par At Tirmidhiyy, le messager de Allâh a dit ce qui signifie : “Les commerçants seront rassemblés au jour du jugement pervers hormis ceux qui ont fait preuve de piété, qui ont agis avec bienfaisance et ceux qui ont été véridique. »

Le Chaykh a dit pour le reste des contrats, louages, mandat de gérance, hypothèque, procuration, dépôt, prêt à usage, société de bien, métayage il est également indispensable d’apprendre les jugements et observer les conditions de validités de chacun.

Cela veut dire que ces différentes transactions mentionnées dans le livre ont le même jugement que la vente, c’est-à-dire qu’il est un devoir d’en connaître les règles pour celui qui veut les pratiquer.

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