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Bid3ah et Tariqa soufi

Posted in cours général,Croyance,Exhortation,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur février 29, 2016
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Parmi les bienfaits que Allah a accordé à Ses esclaves c’est qu’ils aient la croyance des gens de la vérité. Les gens de vérité sont les compagnons et ceux qui les ont suivis depuis des générations et des générations depuis l’époque des compagnons jusqu’à nos jours. C’est cela le plus grand bienfait de Allah à Ses esclaves. La croyance des gens de la vérité, c’est ce que le khalaf a transmis du salaf. Le khalaf ce sont les musulmans qui sont après le quatrième siècle de l’hégire et le salaf ce sont les trois premiers siècles de l’hégire. Nous nous faison partit du khalaf. Cette croyance des gens de la vérité c’est ce que ce sont transmis le khalaf du salaf. Celui qui vit en ayant cette croyance et meurt en ayant cette croyance, il sera rassemblé avec les croyants et sera préservé du châtiment de Allah ta^ala. Les deux points de cette croyance : la croyance en Allah et en Son Messager et croire en l’Unicité de Dieu concernant Sa création des choses.

 

Pour ce qui est de la croyance en Dieu, il s’agit de croire que Allah ta^ala existe, qu’Il n’est pas comme autre que Lui. Allah n’est pas comme les corps impalpables. Il n’est pas un corps impalpable comme la lumière, l’obscurité et le vent. Et Il n’est pas un corps palpable comme l’homme, la pierre, les arbres, les étoiles, le soleil ou la lune. Et Il n’a pas les caractéristiques des corps. Il n’a pas les caractéristiques des corps palpables, ni les caractéristiques des corps impalpables. Tout cela repose sur quelque chose, à savoir que Allah est Celui qui existe et qui n’a pas de début à Son existence et tout autre que Lui est entré en existence, tout autre que Lui existe après n’avoir pas existé. Toutes les choses autres que Dieu ont été précédé de néant. Avant que Allah ne crée ce monde, il n’y a pas de lumière, il n’y a pas d’obscurité, il n’y a pas d’endroit, il n’y a pas de direction et il n’y a aucune des caractéristiques des corps. Avant que Allah ne crée le monde, il n’y a aucun caractéristiques des corps comme le mouvement, l’immobilité, comme le changement, comme la coloration, comme les changements d’humeur. Allah est Celui qui n’a pas de début à Son existence et à qui Il n’arrive aucun changement ; parce que celui qui change a nécessairement qui lui a donné l’existence et qui le fait changer. Ce monde nous le voyons, il est changeant. C’est pour cela qu’il est un devoir selon la raison et un devoir selon la loi, que ce monde ait un début, c’est-à-dire que ce monde existe après n’avoir pas existé, et ce parce qu’il change. Il n’est pas suffisant de croire que Allah n’a pas de ressemblance avec les corps palpables et avec les corps impalpables, si la personne croit que Dieu est sujet à des choses qui entrent en existence. Il est obligatoire d’exempter Allah de toutes les caractéristiques entré en existence. La vie de Allah, Son attribut est un attribut qui n’a pas de début, qui n’a pas de fin. L’attribut de la vie de Allah ne change pas. Également l’attribut de la science de Allah ne diminue et ne change pas. Il en est de même pour Ses autres attributs. Ainsi Allah entend les sons et voit ce qui est vu sans qu’Il n’ait besoin ou qu’il ne lui arrive de vue qui entre en existence ou d’ouïe entrée en existence. Allah entend avec un attribut qui s’appelle l’ouïe et cet attribut il n’a pas de début et il n’a pas de fin. Et Allah voit tout ce qui est visible par Son attribut qui est la vue, qui n’a pas de début, qui n’a pas de fin et qui n’est pas comme la vue de Ses créatures. Il en est de même pour la puissance de Allah et la volonté de Allah, ce sont des attributs qui n’ont ni début ni fin. La puissance de Allah n’est pas comme la puissance des créatures et la volonté de Allah n’est pas comme la volonté des créatures. La puissance des esclaves est entrée en existence, elle a un début, elle augmente et diminue. La volonté des esclaves est entrée en existence. Il en est de même pour l’attribut de la parole de Allah, ce n’est pas quelque chose qui arrive après n’avoir pas eu lieu. La parole de Allah ce n’est pas des choses qui se suivent les unes les autres comme notre parole à nous. Notre parole à nous ce sont des sons qui se suivent les uns les autres. Pour ce qui est de la parole de Allah ta^ala elle n’est pas un son et elle n’est pas des lettres. La parole de Allah ce n’est pas quelque chose qui entre en existence, qui advient à l’Être de Allah puis qui augmente ou qui diminue ou qui est entrecoupé de silence. Celui qui a eu cette croyance qui est correcte, on dit qu’il a connu Allah et les actes d’adoration sont valables de sa part. Les actes d’adorations seront valables de la part de cette personne, que ce soit la prière ou le jeûne ou le pèlerinage ou la zakat ou la récitation du Qour’an et ainsi de suite. Quant à celui qui n’a pas eu cette croyance correcte mais il a eu une croyance différente, les actes d’adoration ne seront pas valables de sa part, quelque soient les actes d’adoration. Après ce point-là, le plus important c’est de croire en l’Unicité de Dieu dans Ses actes. Quand on parle de l’acte de Allah c’est-à-dire le fait de donner l’existence, le fait de créer. Concernant les actes des esclaves, ce n’est pas le fait de donner l’existence ou de créer. C’est Allah qui fait entrer en existence ce qui n’existait pas. Les corps c’est Allah ta^ala qui les fait entrer du néant à l’existence et même les mouvements des corps, les immobilisations des corps, les paroles des corps c’est Allah qui les fait entrer du néant à l’existence. Lorsque l’Homme dit des paroles de son propre choix c’est lui qui a voulu parlé, c’est délibéré mais ce n’est pas l’Homme qui crée ses propres paroles, c’est Allah qui les lui crée. Il en est de même pour les réflexions que peut avoir un homme, pour les perceptions qu’il peut avoir, pour les connaissances qu’il peut avoir ; tout cela c’est Allah qui les crée pour Ses créatures. Nul ne crée quoique ce soit parmi les mouvements et les immobilités si ce n’est Allah. C’est ce deuxième point qui est le plus important des fondements de notre croyance.

 

Celui qui contredit le tanzih c’est-à-dire il a pour croyance que Dieu ressemble aux créatures, qui croit que Dieu est un corps dans la direction du trône, celui-là il n’a pas connu Dieu. Et celui qui a pour croyance que Dieu a pour attribut le mouvement et l’immobilité, c’est quelqu’un qui ignore son Seigneur, ce n’est pas un musulman. Et celui qui a pour croyance que Dieu est tout le temps immobile, celui-là aussi il n’a pas connu son Créateur car les immobilisations sont une des caractéristiques des créatures, et le mouvement c’est une des caractéristiques des créatures. Et celui qui qualifie le Créateur par le mouvement ou l’immobilité ou les deux, celui-là n’a pas connu son Créateur. Ces deux sujets sont les deux principaux sujets de la croyance.

 

Après cela, les sujets de la religion parmi eux il y a ce qui concerne la croyance et il y a ce qui concerne les adorations par le corps. Et parmi les actes, il y a ceux qui sont obligatoires, celui qui les délaisse tombe dans un péché et celui qui les accomplit il aura une immense récompense de la part de Dieu.

 

Allah ta^ala a rendu licite aux musulmans d’innover dans la religion que Dieu agrée des choses qui ne sont pas contradictoires au Qour’an et aux hadiths, on appelle cela une sounnah haçanah, une bonne innovation. Tout ce que les savants de l’Islam, les pieux, les saints, tout ce qu’ils ont innové dans la religion agréée par Allah et qui est en conformité avec le Qour’an et les hadiths cela s’appelle une sounnah haçanah, un bonne innovation, une bonne sounnah, une bonne tradition. On ne dit pas : «  Cela c’est une chose que le Messager n’a pas faite alors c’est une mauvaise tradition, une mauvaise innovation, une innovation interdite « . Non, on ne dit pas cela. Il y a des successeurs qui ont innové dans la religion, des choses que le Messager n’a pas faite. Et il en est de même pour des savants de l’Islam qui sont venu après les successeurs des compagnons. Ils ont innové des choses que le Messager n’a pas faite et qu’il n’a même pas mentionné ; c’est-à-dire des choses que le Messager n’a pas indiqué en disant «  Faite cela ! » . Et ces choses qui ont innovées par les successeurs des compagnons, que l’on appelle At-tabi^oun, ceux qui sont pieux dans la religion, ce qu’ils ont innové c’est une bonne innovation, une bonne sounnah. Il en est de même pour ceux qui sont venu après eux, qui ont innové des choses dans la religion, des choses qui ne contredisent pas le Qour’an et le hadith ; on dit que ce sont des sounnah haçanah, de bonnes innovations. Parmi les premières choses qui ont été innovées par les musulmans, il y a ce qui a eu lieu à l’époque des compagnons mais qui a été innové par des gens qui n’étaient pas des compagnons, par les successeurs (c’est-à-dire des gens qui ont vécu à l’époque des compagnons sans avoir rencontré le Prophète et qui ont appris la science auprès des compagnons, en arabe ils sont appelés les tabi^in). Cela a eu lieu du vivant des compagnons sans que ces derniers ne disent : «  C’est mauvais ce que vous faites « , pourtant le Prophète ne leur a pas dit de les faire. Ce sont des successeurs qui les ont innové à l’époque des compagnons. Il y avait le fait de mettre des points au-dessus et en-dessous des lettres du Moushaf et de mettre le chakl c’est-à-dire le fait de mettre les voyelles : la dammah, la fathah, la kasrah. Ceci a été fait à l’époque de compagnons par des gens qui n’étaient pas des compagnons, c’était par les successeurs des compagnons ; et ceci était une bonne sounnah, une bonne innovation. Les compagnons n’ont pas mit les points au-dessus et en-dessous des lettres et ils n’ont pas mis le chakl. Les compagnons ont écrit le Qour’an parce que le Prophète leur dictait, mais ils l’écrivaient sans mettre les points ni le chakl. Mais c’était un successeur des compagnons qui s’appelle Yahya Ibnou Ya^mour qui, à l’époque des compagnon, a innové cela.

 

Par ailleurs, parmi les choses que les savants du salaf ont innové et c’était des gens parmi les successeurs des compagnons, il y a la construction des minarets et des mihrab. Les minarets dans les mosquées et les mihrab là où se tient l’imam pour diriger la prière. Les mosquée à l’époque du Prophète ne comportaient pas de mihrab, c’est-à-dire cette concavité dans le mur là où se trouve l’imam pour diriger la prière. La mosquée du Messager ^alayhi s-salam et les mosquées des compagnons ne comportaient pas des concavités, ces mihrab. Celui qui a innové cela c’est le Calife bien guidé, le grand savant, celui qui est ascète, ^Oumar Ibnou ^Abd al-^Aziz (que Allah l’agrée). C’est celui qui a innové les mihrab et c’est également lui qui a innové les minarets. Avant lui les musulmans n’avaient pas de minaret pour leurs mosquées. Et par la suite, les savants pieux des musulmans ont innové d’autres choses.

 

Parmi les choses qui ont innové après cela, il y a la commémoration de la naissance du Prophète (Al-Mawlid) et AtTariqah (des voies soufies).

 

Celui qui a innové la commémoration de la naissance du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) durant le mois de Rabi^ou l-‘awwal, c’était un homme qui était pieux, qui était brave, qui était courageux, un grand savant. Il était par ailleurs le roi de Irbil qui se trouve dans l’actuelle Irak, il était donc kurde. Il était appelé le Roi Mouhaffar. Ce roi était le mari de la sœur du Soultan Salahou d-din A-‘Ayoubiyy. C’est le Sultan qui a libéré Baytou l-Maqdis et c’était lui qui a régné sur l’Egypte, le Hijaz et Ach-Cham. C’était un grand savant lui aussi, il connaissait des livres de jurisprudence chafi^ite par cœur. Il avait appris la religion. Ceux qui lui ont enseigné la religion étaient cinquante, savants hommes et savantes femmes. Il avait donc une sœur qui était l’épouse du Roi Moudhaffar d’Irbil qui a innové la commémoration de la naissance du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Les savants de l’Islam ont apprécié ce que ce roi avait fait et les musulmans ont repris cette belle tradition partout jusqu’à nos jours. Et depuis qu’il l’a innovée, il s’est écoulé plus de huit cent années.

 

Et il y a également les voies soufies, les tariqah ; la tariqah rifa^iyya et la tariqah qadiriyya et d’autres tariqah, elles ont été innovées par des savants qui étaient pieux, qui étaient ascètes. Donc la tariqah  c’est de se mettre à faire des wirds c’est-à-dire des pratiques habituelles, des actes d’adorations surérogatoires régulièrement dans des temps particuliers et de suivre le chaykh d’une tariqah  qui est un éducateur qui s’occupe d’éduquer ses mourids, ses disciples.

 

Le Chaykh ^Abd al-Qadir Al-Jilaniyy et le Chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy ce sont les deux premiers fondateurs de tariqah. Le Chaykh ^Abd al-Qadir Al-Jilaniyy il s’appelle Mouhyi d-Din Al-Jilaniyy ou bien Al-Kilaniyy ou bien Al-Jiliyy ; c’est le fondateur de la tariqah qadiriyya. Il fait partie des grands ascètes des grands soufis. Il est né à Jili qui se trouve derrière Tabarastan puis il s’est installé à Bagdad alors qu’il était encore jeune en 488 de l’Hégire. Il a pu prendre la science des savants et des spécialistes de tasawwouf et il a appris l’exhortation. Il a maîtriser le fiqh, la jurisprudence, et il a également et des transmissions du hadith du Messager. Il a appris la littérature et il était réputé. c’était quelqu’un qui vivait de son propre travail. Il a commencé à donner des cours et des avis de jurisprudence en 528 de l’Hégire et il est mort à Baghdad. Concernant le Chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy il s’appelle Ahmad fils de ^Aliyy fils de Yahya Ar-Rifa^iyy Al-Houçayniyy. Il est mort en 578 de l’Hégire. Son surnom c’est Abou l-^Abbas. C’est un imam ascète, fondateur de la tariqah rifa^iyyah. Il est né dans le village de Haçan dans la région de Wasit en Irak. Il a appris la science de la religion dans cette région de Wasit. Il est devenu un grand soufi et il y avait beaucoup de gens qui l’ont suivi et pensaient beaucoup de bien de lui. Il vivait dans le village de Oummou ^Abidah où il est mort. Sa tombe jusqu’à nos jours est la destination de voyageurs qui suivent sa tariqah. Le Chaykh ^Abd al-Qadir Al-Jilaniyy et le Chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy ce sont les deux premiers fondateurs de tariqah et par la suite d’autres savants ont fondé des tariqah qui sont toutes des voies qui permettent de se rapprocher de l’Agrément de Allah. La tariqah on l’appelle une bonne sounnah, une bonne innovation. Toute ces choses que les savants pieux de l’Islam ont innové sont appelées sounnah haçanah, elles sont toutes concernées ou rentrent toutes sous la coupe du hadith du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qui signifie :

 » Celui qui instaure dans l’Islam une bonne tradition il en aura la récompense et une récompense à chaque fois que quelqu’un va la refaire après lui « .

 

Après ces indications, on ne prête pas attention à ceux qui contredisent à ce sujet. Ces choses qui sont une bonne tradition, ils disent que c’est une chose interdite mais ces gens-là il n’y a aucune considération à accorder à leur parole. Alors que eux même ils pratiquent des choses qui n’étaient pas à l’époque du Prophète ^alayhi s-salatou wa s-salam, des choses que les savants ont innové, et ils en renient d’autres. Alors que toutes ces innovations ont été faites conformément au Qour’an et au hadith, comme les moushaf dans lesquels il y a les points et le chakil, les voyelles. Eux, ceux qui renient les innovations, ils le font tout comme nous nous le faisons ; et les minarets et les mihrab. Eux qui renient les innovations ils les font alors que nous aussi nous les faisons. Ces gens-là ne s’attachent pas à la balance de la Loi de l’Islam, ils suivent leur passions, ce que leur âme, leurs penchants leur indiquent de faire. La chose qui leur plaît ils la font et la chose qui ne leur plaît pas ils disent que c’est une mauvaise innovation. Ils disent que c’est une innovation interdit. Ce ne sont pas des gens qui suivent leurs preuves, ce sont des gens qui suivent les penchants de leurs âmes. Pourquoi est-ce qu’ils ont bien accepté le Chakl sur les lettres du Qour’an ? Pourquoi ils ont accepté les points au-dessus et en-dessous des lettres du Qour’an ? Pourquoi ils ont accepté la construction des minarets ? Pourquoi ils ont accepté que l’on fasse des mihrab dans les mosquées et d’une autre côté ils interdisent les tariqah, ils interdisent le mawlid. Ils interdisent et ils rendent licite sans preuve. On accorde aucune considération à leur parole, elle ne vaut rien du tout même s’ils ont des tonnes de livres, même si c’est imprimé en papier glacé, même si c’est avec une reliure en or, cela ne vaut rien du tout car ils suivent leurs passions.

 

Concernant les tariqah, les voies soufies, les deux premières qui ont été fondé c’est la tariqah rifa^iyya et qadiriyya. Le Chaykh ^Abd al-Qadir Al-Jilaniyy et Chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy étaient contemporains, ils ont vécu à la même époque en Irak. Notre maître Ahmad Ar-Rifa^iyy est descendant de l’imam Al-Houçayn. fils de l’imam ^Aliyy (que Allah l’agrée). L’imam Ahmad Ar-Rifa^iyy était un faqih chafi^ite. L’imam Abou l-Qaçim Ar-Rafi^iyy qui est celui qui a résumé l’école chafi^ite, il a parlé de notre maître Ahmad Ar-Rifa^iyy en disant que c’est celui qui connaissait le plus le Qour’an et la Sounnah du Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Et il y avait un saint de l’époque de Chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy qui disait :  » Tous les soufis se sont accordé à dire que le Chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy était parmi les chouyoukh souffiyyah qui avait un plus haut degrés « . Par ailleurs, la voie de l’imam Ahmad Ar-Rifa^iyy a une particularité, elle s’est distinguée de d’autres tariqah. C’est que Allah préservé ceux qui suivent l’imam Ahmad Ar-Rifa^iyy dans sa voie soufie, Il les a préservé de deux croyances sont les plus graves des mécréances : la première c’est ceux qui disent que Allah s’incarne dans le corps des gens et la deuxième c’est ceux qui disent que Allah et ce monde c’est une seule et même chose. Et ces deux mécréances ont pénétré chez certains qadiriyyah et chez certains chadhiliyyah , et c’est même devenu majoritaire chez les chadhiliyyah, davantage que chez les qadiriyyah. Et chez certains naqshabandiyyah également et d’autres encore.

 

A notre époque, il y a des gens qui se disent suivre la tariqah chadhiliyyah et ils disent que Allah est à l’intérieur de chaque personne, homme et femme. Et il se trouve également parmi ces gens-là qui disent que Allah et ce monde c’est comme la glace et l’eau qui est contenue dans la glace. Ils disent que ce monde c’est comme la glace et que l’eau qui est dedans c’est Allah. Et ces deux mécréances sont plus laides que la mécréance des mécréants de fils de ‘Israil. Ils ont considéré que toutes choses est une partie de Dieu. Dans certains pays arabes, il y a des gens qui disent que Allah est à l’intérieur de chaque personne. Certains ont même ajouté à cela, ils ont dit : «  Toi c’est Allah et ce mur c’est Allah «. Quant aux rifa^iyyah, Allah les a préservé de cette mécréance parce que le Chaykh de cette tariqah, le Chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy mettait en garde très très fermement contre ces deux mécréances. Al-Houlouliyyah c’est la croyance de ceux qui croient que Allah s’incarne dans les choses. Et il y a ceux qui croient en l’unité de l’existence, ils prétendent que ce monde c’est Allah et que tout ce qu’il y a dans ce monde ce serait des parties de Allah. Cela est de la mécréance.

 

En effet, la croyance des musulmans est que rien n’est tel que Dieu, Il est un Être qui n’a pas de ressemblance avec Ses créatures, Il est sans comment et sans endroit, voici la croyance correcte. Allah a confirmé Son existence et l’existence de Ses créatures par Sa Parole ta^ala : «  Al-hamdouli l-Lahi Rabbi l-^alamin «, ce qui signifie : «  La louange est à Allah le Seigneur des mondes «. Il n’a pas dit : « Al-hamdouli l-Lahi houwwa l-^alamoun «, Il n’a pas dit : «  La louange est à Dieu Celui qui est Lui-même ce monde «.

 

Le chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy mettait beaucoup en garde dans certains de ses ouvrages contre ces deux mécréances. Ce chaykh, Ahmad Ar-Rifa^iyy, était quelqu’un qui accordait beaucoup d’importances aux cours ; c’est pour cela qu’il n’a pas laissé beaucoup d’ouvrages. Et c’était quelqu’un qui enseignait au début de la journée dans le fiqh, la jurisprudence, dans le hadith, dans le tafsir (l’éxégèse du Qour’an) et dans le tawhid (la croyance en l’Unicité). Et en fin de journée, c’était également toutes ces matières-là. Mais le jeudi il le réservait aux exhortations. Il restait assit sur une chaise élevé pour que les gens puissent le voir tellement il y avait beaucoup de gens dans son assemblée d’exhortation. Les princes, les savants, les soufiyy, les gens du communs, tous venaient assister à ses assemblées d’exhortation. Une fois, il était dans une assemblée, il était assis sur cette chaise d’exhortation et dans cette assemblée il y avait des mécréants des fils de ‘Israil et il y avait des sabéens et ces sabéens ce sont un groupe de mécréants. Quand ils ont entendu ces paroles, il y a eu environ huit mille personnes qui sont entré en Islam et parmi les musulmans insouciants qui commettaient des péchés quarante milles ont fait le repentir. Parmi les prodiges que Allah lui a accordé c’est que un jour dans l’année de ses élèves se réunissaient cent mille personnes ou plus et c’était lui qui leur garantissait leur nourriture et leur boisson. Tous mangeaient et buvaient. Il n’était pas un roi, ni un ministre. Et dans sa famille il n’y avait ni roi, ni ministre. Mais c’est lui par un secret que Allah lui a accordé. Il était surnommé Abou l-^alamayn, il était surnommé aussi Abou l-^Abbas, et il était surnommé aussi le Chaykh de Al-^ourayjah, Al-^ourayjah signifie la petite fille boiteuse. C’était le chaykh de la petite fille boiteuse parce qu’un jour il est partit rendre visite à des gens dans un village où il avait des élèves, des gens qui le suivaient, des disciples. Ils sont tous sortit pour l’accueillir, hommes et femmes. Il y avait parmi eux une petite fille boiteuse, bossue et chauve. Quand elle a vu le chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy et elle s’est mis à pleurer en lui demandant des invocations. Elle lui a dit : «  Tu es mon chaykh et le chaykh de ma mère «. Elle a dit : «  Je ne supporte plus les moqueries des filles du village «. Il s’est mis à pleurer pour avoir vu cette petite fille dans cet état et il a invoqué Allah en sa faveur. Sa jambe qui était plus courte s’est rallongée immédiatement, sur le champs. Son dos qui était bossu s’est redressé et ses cheveux ont poussé, sur le champs, dès qu’il a invoqué. C’est un prodige que Allah lui a accordé. Tellement les gens ont aimé ce prodige, ils l’ont surnommé le chaykh de la petite fille bossue c’est-à-dire c’est le chaykh par son invocation qui a guérit cette petite fille bossue et boiteuse. Tellement c’était quelqu’un qui s’occupait de la science de la religion et tout particulièrement de la science de la croyance, sa tariqah, sa voie a été préservé jusqu’à nos jours. Il n’y a pas quelqu’un dans sa tariqah qui prétende que Allah s’incarne dans des choses ou qu’Il est dans toutes choses. Il n’y a pas parmi ces gens qui suivent sa tariqah qu’il y ait des gens qui disent que Allah et ce monde font une seule chose. Il n’y a pas parmi ces gens qui le suivent qui disent que Allah est devenu multiple. Il n’y a pas parmi ses élèves et ses disciples qui disent ces mécréances abominables, et la louange est à Allah pour cela. Et le chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy mettait en garde contre un homme qui s’appelle Al-Hallaj qui disait : «  Je suis Allah «. Al-Hallaj est mort environ trois cent ans avant notre maître Ahmad Ar-Rifa^iyy. Le Chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy mettait en garde contre Al-Hallaj, il disait : « Ce n’était pas quelqu’un qui est sur la vérité. Si il était sur la vérité, il n’aurait pas dit : je suis Allah «. La parole de Al-Hallaj lorsqu’il disait « Ana l-Haqq », c’est-à-dire qu’il disait qu’il était Dieu. Notre maître Ahmad Ar-Rifa^iyy a jugé que Al-Hallaj était un égaré et c’est cela la vérité, et c’est cela ce qu’ont dit la plupart des savants soufis. Ils ont dit : «  Il n’est pas des nôtres », ce n’est pas un soufi, c’est un charlatan, c’est un menteur, c’est un mécréant. C’est pour cela que par le passé très peu ont dit du bien de Al-Hallaj et c’était des gens qui ne connaissaient pas sa réalité. Mais aujourd’hui il y a des gens qui essayent de faire passer Al-Hallaj comme si c’était la référence du tasawwouf, surtout dans la littérature occidentale, faites attention ! Mettez en garde contre Al-Hallaj, si il était sur la vérité il n’aurait pas dit qu’il était Allah. Il prétend qu’il est devenu qu’un avec Allah et cela c’est de la mécréance car Allah ne change pas. Si tu restes avec des qadiriyy tu entends qu’ils disent du bien de Al-Hallaj, si tu restes avec des chadhiliyy ils disent du bien de Al-Hallaj, si tu restes avec des naqshabandiyy aussi. Ce sont des gens qui ne connaissent pas sa réalité. Et d’autres aussi sauf les rifa^iyy ils ne disent pas du bien de Al-Hallaj parce que le chaykh de leur tariqah a su que Al-Hallaj est un égaré et il leur a dit. Et ceci est un des secrets de la rifa^iyya. Rien que le fait de se réclamer de cette tariqah comporte un secret.

 

La louange est à Allah.

 

 

Femmes, faites des aumônes

Posted in cours général,Exhortation,Hadith,Histoire,islam par chaykhaboulaliyah sur février 8, 2016

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

 

Notre Chaykh (que Allah l’agrée) a dit : «  Il nous a été permis de rapporter avec une chaîne de transmission ininterrompue dans le sahih de Al-Boukhariyy (c’est-à-dire que notre chaykh a rapporté de quelqu’un qui a rapporté de quelqu’un et ainsi de suite jusqu’à remonter jusqu’au Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et ce avec la chaîne de transmission qui est dans le sahih de Al-Boukhariyy et d’autres ; que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam s’est adressé aux femmes un jour de fête (un jour de fête c’est-à-dire l’aïd al-fitr ou l’aïd al-adha. Mais cela ne signifie pas que l’on ne célèbre pas d’autres événements comme al-isra wa l-mi^raj) alors que Bilal était avec le Prophète, parce que les femmes sortaient les jours de fête sur ordre du Prophète pour manifester la joie, celles qui pouvaient faire la prière, celles qui n’avaient pas les menstrues, faisaient la prière de la fête en dehors de la mosquée, à l’extérieur dirigées par le Prophète, à l’air libre dans un lieu qui s’appelle Al-Mousalla qui se trouvait non loin de la mosquée du point de vu de la distance. Celles qui avaient les menstrues étaient présentes pour obtenir les bénédictions des invocations. Un jour, le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit aux femmes :

 

« Faites des aumônes parce que j’ai vu que vous allez être les plus nombreuses en enfer « , les femmes ont demandé pourquoi . Le Prophète leur a répondu en utilisant le verbe : «  Takfourna « . Elles ont dit : «  Est-ce que cela veut dire que l’on commet la mécréance , que l’on sort de l’Islam ? » et le Messager leur a dit ce qui signifie : «  Non, ce n’est pas le koufr dans le sens de la mécréance mais c’est dans le sens de l’ingratitude car vous êtes ingrate avec le bien qui vous est fait et vous maudissez souvent « . Être ingrat avec quelqu’un qui nous a fait du bien c’est un grand péché. Si l’un dit à l’autre : «  Tu ne m’a jamais rien fait de bien « , il renie tout le bien passé, par cette parole il a commis un grand péché.

 

Un des compagnons du Prophète a dit : «  Est-ce que nous allons rendre des comptes au sujet de ce que l’on disait ? », le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Qu’est-ce qui fait entrer les gens en enfer si ce n’est la langue « . Ce seront les paroles qui seront la plus grande cause de l’entrée des gens dans l’enfer. Les paroles sont de différentes sortes : il y a les paroles déconseillées, il y a ce qui est un grand péché, il y a ce qui est un grand péché et il y a ce qui est de la mécréance. Il faut se surveiller. Certains stupides disent : «  Mais moi je ne pensais pas ce que je lui ait dit « , c’est un faux argument cela, ce n’est pas recevable. Qui va accepter si tu lui dis «  je ne pensais pas ce que j’ai dit « , à plus forte raison s’il s’agit de la religion, s’il s’agit de Dieu ou de Son Prophète.

 

Et surtout lorsqu’il s’agit de la femme lorsqu’elle dit à son mari : «  Tu ne m’as jamais rien fait de bien «, elle lui dit une parole par laquelle elle efface d’un revers tout ce qu’il a investi en faisant du bien. Le fait de renier le bien de son époux pour elle c’est un grand péché. Et cela se produit beaucoup de la part des femmes. Le Prophète a assimilé cela à de la mécréance mais dans le sens de l’ingratitude. Il a comparé le fait de renier les bienfaits du mari et le fait de maudire beaucoup à la mécréance car ce sont deux grands péchés.

 

Une fois notre Chaykh (que Allah lui fasse miséricorde) a donné le conseil une fois à une de ses élèves, il lui dit : «  Tu te comportes avec lui comme tu te comportes avec un roi « .

 

Maudire un musulman qui ne mérite pas qu’on le maudisse c’est un grand péché, c’est comme le tuer. Celui qui maudit un musulman sans raison valable c’est comme s’il l’a tué. Comme le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit dans un hadith rapporté par AtTabaraniyy qui signifie : «  Maudire un musulman c’est comme le tuer « .

 

Également le fait de renier le bienfait de l’époux, comme le fait qu’un mari agisse en bien avec son épouse puis qu’un jour ils se sont mis en colère, ils se sont disputer, et qu’elle était en colère elle lui a dit : «  Je n’ai jamais rien vu de bien de toi «  son péché est grand selon le Jugement de Dieu.

 

Les femmes commettent souvent ces deux péché : renier le bienfait du mari et maudire sans droit.

 

Même si ce n’est pas le bienfait du mari, même si la personne renie les bienfaits d’une autre personne comme un homme avec un homme c’est un grand péché. C’est un grand péché parce que cela fait du mal à celui à qui l’on renie le bienfait. Si tu dis à quelqu’un : «  Je n’ai jamais rien vu de bien de toi », cela lui porte préjudice. Son cœur va se déchirer de peine. Il se dit : «  Avec cette femme j’ai fait du bien ». Après tout le bien que j’ai fait, elle renie. Son cœur va se consumer. Par ailleurs, ce sont des paroles qui sont des mensonges. Il y a deux péchés dans ce qu’elle a dit, il y a la nuisance envers un musulman, et il y a un mensonge. Ces deux sont des péchés. C’est pour cela que le Prophète a comparé cela à de la mécréance, al-koufr. Il a dit : «  Takfourna ».

 

Faites très attention, celle qui est mariée qu’elle ne renie pas les bienfaits de son mari. Même si elle est très en colère, qu’elle ne tombe pas dans ce péché.

 

Qu’est-ce que soit l’état de haine, de colère, d’aversion, qu’est-ce que soit l’état de a relation qui s’est dégradée entre les deux, qu’elle n’en arrive pas jusqu’à l’ingratitude en reniant le bien qu’il lui a fait par le passé. Si elle prétend à un droit dans la Loi de l’Islam qu’elle se limite à demander son droit, elle ne dépasse pas ce que la Loi de l’Islam lui a garanti sinon qu’elle se taise c’est mieux. Dans l’au-delà, la personne va rendre des comptes sur les paroles qu’elle a dite et sur les actes qu’elle a faite. Les paroles sont extrêmement nombreuses. Rappelez-vous : certains vertueux ils mettent des pierres dans la bouche. Lorsqu’ils veulent parler, le temps qu’ils retirent les pierres ils ont réfléchit est-ce que cela vaut la peine ou non de le dire. Au jour du jugement, Allah dévoile ce qui est caché. Un saint disait : «  Si les péchés avaient une odeur, vous ne seriez pas resté à côté de moi quelques instants «, et lui s’était un saint. Il y a des gens dont l’apparence t’inspire de dire : «  Ma cha‘al-Lah «  mais Dieu dévoile les gens au jour du jugement. Nous demandons à Allah de ne pas nous dévoiler et qu’Il nous pardonne. Les choses que la personne cachait dans son cœur, Dieu les dévoile au jour du jugement. C’est pour cela qu’il convient aux femmes et autres que les femmes, il n’y a pas que les femmes, de s’éloigner de l’ingratitude. Si quelqu’un t’a fait un bien, tu le garde, tu ne l’oublie pas. Notre chaykh lorsque quelqu’un lui faisait un bien, même après des années il ne l’oubliait pas, il lui faisait transmettre le salam ou un cadeau ou quelque chose qui peut être très anodine pour certains. Après cela, les femmes se sont mises à donner des aumônes car elles ont entendu la parole du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Elles prenaient leur boucle d’oreille et elles mettaient dans le drap que Bilal tenait pour recueillir les aumônes, pour que le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam les utilise dans l’intérêt des musulmans. Le Messager ne prend pas l’aumône pour lui-même. Il ne prend ni l’aumône surérogatoire, ni l’aumône obligatoire qui s’appelle Az-Zakat. Il ne les prend pas pour lui. Allah fait que c’est interdit pour le Prophète de prendre de l’aumône surérogatoire et de l’aumône obligatoire.

 

Le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : «  J’ai vu que vous étiez les plus nombreuses en enfer », afin de les inciter à donner des aumônes pour qu’il les utilise dans l’intérêt des musulmans.

 

Le fait de prendre la zakat, l’aumône obligatoire, c’est interdit pour tous ceux qui sont descendants de Hachim qui est l’ancêtre du Prophète et Al-Mouttalib le qui est l’oncle maternel du grand-père du Prophète. Notre Prophète s’appelle Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam fils de ^Abdou l-Lah fils ^Abdou l-Mouttalib. ^Abdou l-Mouttalib c’est un surnom, son vrai nom est Chaybatou l-Hamd. Chaybatou l-Hamd est le fils de Hachim qui est lui-même le fils de ^Abdou Manaf. ^Abdou Manaf avait plusieurs fils, dont Hachim. C’est une obligation d’ordre communautaire de connaître l’ascendance du Prophète.

 

Notre Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam est

Mouhammad fils de ^Abdou l-Lah

(les parents du Prophète ^Abdou l-Lah et ‘Aminah étaient musulmans)

fils de ^Abdou l-Mouttalib

( Al-Mouttalib n’est pas un des Noms de Dieu)

fils de Hachim

fils de ^Abdou Manaf.

 

^Abd veut dire esclave. Il a donc été surnommé : esclave du nom de son oncle paternel  parce que Chaybatou l-Hamd lorsqu’il était petit, il était sur une monture derrière son oncle Al-Mouttalib qui était un noble chez les gens de Qouraych. Mais ce jour-là Chaybatou l-Hamd n’était pas bien habillé. Il y a quelqu’un qui lui a dit : «  Qui est derrière toi ? « Al-Mouttalib a eu honte de dire que c’était son neveu, il a dit : «  ^Abdi « . C’est pour cela que Chaybatou l-Hamd a été surnomé ^Abdou l-Mouttalib, l’esclave de Al-Mouttalib. Donc tous ceux qui sont descendants de Hachim et Al-Mouttalib, même jusqu’à nos jours, il est interdit pour eux de prendre la zakat. Lorsque l’on dit les descendants de Hachim c’est-à-dire y compris les descendants du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. En effet, le Prophète n’a pas eu de fils qui a eu des enfants mais sa fille Fatimah avec notre maître ^Aliyy, ils ont eu Al-Haçan et Al-Houçayn. Aujourd’hui tous les descendants de du Prophète sont des descendants soit de Al-Haçan soit de Al-Houçayn. Ils sont soit Haçaniyy soit Houçayniyy. Fatimah Az-Zahrah est la meilleure des femmes de cette communauté, tandis que la meilleure des femmes dans l’absolu est notre dame Maryam mère du Prophète ^Iça. Quant à ^A‘ichah, épouse du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et fillle du compagnon Abou Bakr (que Allah l’agrée) c’est la femme qui a le plus de science.

 

Les descendants de Al-Haçan et Al-Houçayn ne prennent donc pas la zakat, mais ce qui est autre que la zakat, l’aumône en générale, il leur est permis de la prendre. Cela pour les descendants. Quant au Prophète, il ne prend ni l’aumône obligatoire ni l’aumône surérogatoire.

 

Les femmes lorsqu’elles ont entendu l’ordre du Prophète, elles se sont mises à donner des aumônes, elles donnaient leur bijoux dans le drap que tenait Bilal. Ce parce que l’aumône pour est une cause pour effacer le péché, le petit et le grand péché. Alors, n’oublions pas cela. Il se peut que par une aumône de notre part, Allah éloigne de nous certaines épreuves. Allahou ta^ala fait ce qu’Il veut. Le grand péché comme de renier les bienfaits ou encore de maudire un musulman injustement. Pour être pardonné du fait d’avoir maudit un musulman, il faut faire le repentir.

 

Comment se repentir d’avoir maudit un musulman ?

 

Si quelqu’un a maudit un musulman de face, c’est-à-dire que la parole a été entendue par celui qui a été maudit, il s’excuse auprès de lui, il regrette et il met dans son coeur l’intention de ne plus jamais le refaire. Allah lui efface son péché.

 

Également la femme qui a renié les bienfaits de son mari, si elle veut se repentir pour ne pas être châtiée dans l’au-delà, ce qu’elle fait c’est qu’elle s’excuse auprès de lui car son cœur a été blessé par ce reniement. Mais certains hommes se mettent à frapper. Certains même divorcent leur épouse. Cela veut dire que sa parole à elle a engendré de nombreux maux, de nombreux péchés qui auraient pu être évité si elle n’avait pas dit une telle parole. Elle s’excuse auprès de lui, elle regrette et elle a la ferme intention de ne plus le refaire ; ainsi elle aura fait son repentir.

 

Autre cas, si un musulman en maudit un autre sans que cette parole ne parvienne à celui qui a été maudit injustement, jusqu’à la fin de sa vie, dans ce cas c’est plus facile, le repentir est plus facile dans ce cas ; car si les paroles de malédictions lui étaient parvenues cela lui aurait fait du mal mais si elles ne lui sont pas parvenues cela ne peut pas lui faire du mal, mais ces paroles sont écrites, les anges les ont écrites. Le péché de celui qui la commit est inscrit. Le péché est néanmoins plus léger que si les paroles étaient parvenues à celui qui a été maudit injustement.

 

Par ailleurs, ce n’est pas quelque chose d’impossible que Allah pardonne à un musulman qui est mort chargé de péchés dont il ne s’est pas repentit, petits ou grands. Allah pardonne à qui Il veut (parmi les musulmans). Même si la personne est morte et qu’elle a commis beaucoup de péchés sans s’en être repentie, et elle n’a pas assez de bonnes actions pour dédommager ceux à qui elle a fait du mal, ceux qu’elle a insulter ou frapper ou consommer l’argent injustement ; Allah s’Il veut Il lui pardonne. Allah pardonne à certains musulmans mais la plupart il leur sera pris de leur bonnes actions pour dédommager ceux qu’ils ont léser. Si untel a frappé un autre ou insulté un autre ou prit l’argent d’un autre de manière injuste, au jour du jugement il lui sera pris de ses bonnes actions pour compenser le mal qu’il a fait à ses autres personnes. Les injustices, le tort qu’il a fait à ces gens-là seront compensés par ses récompenses qui seront données à ceux envers qui il a été injuste.

 

Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam  a posé la question à ses compagnons, ce qui a pour sens : «  Qui est celui qui est en faillite ? « , ses compagnons lui ont dit : «  C’est celui qui n’a ni dinar ni dirham « . Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam leur a expliqué que celui qui est en faillite c’est celui qui arrive au jour du jugement en allant fait la prière, le jeûne, la zakat mais il a insulté untel, il a frappé untel, il a pris l’argent à cet autre de manière injuste ; il lui sera alors prélevé de ses bonnes actions pour compenser ceux qu’il a lésé, puis lorsqu’il ne lui restera plus de bonnes actions pour compenser, il sera pris des mauvaises actions de ces autres pour lui être imputé et il sera jeté en enfer. Celui qui fait attention à cela, il ne va pas insulté à tout va, il ne va pas frappé injustement, il ne va pas renier les bienfaits.

 

Notre Chaykh a dit : «  C’est requis que vous évitiez ces péchés et que vous mettiez en garde autre que vous contre eux «.

 

Lorsque vous voyez une femme qui se dispute avec son mari et qui tombe dans ce péché, ne l’aidez pas dans ce péché, au contraire interdisez lui de commettre ce péché. Dites-lui : «  Crains Dieu, pourquoi est-ce que tu renies son bienfait ? C’est un grand péché que tu commets là « . Celle qui se tait pour la laisser commettre son péché, elle aussi tombe dans un péché.

 

Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ne parle pas sous l’effet des passions, c’est une révélation de la part de Allah. C’est donc une preuve que cela se produit de la part des femmes. Ce n’est pas une minorité qui tombe dans cela, c’est une majorité. La plupart des femmes tombent dans ce péché.

 

Le Prophète a indiqué ce qui a pour sens : «  Si tu restes toute ta vie à agir en bien avec l’une d’elles, puis qu’elle a relevé une défaillance chez toi, elle te dit : «  Par Dieu, je n’ai jamais vu de bien chez toi ». C’est une majorité de femme mais ce n’est pas la totalité.

La louange est à Allah le Seigneur des mondes.

Biographie : Dinar Al-^iyyar

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur janvier 25, 2016

Le fait de casser son âme, de délaisser les interdits et l’histoire de Dinar Al-^iyyar

 

On rapporte qu’un homme était connu sous le nom de Dinar al-^Iyyar. Et il avait une mère vertueuse qui l’exhortait. Mais lui, n’obéissait pas. Un jour, il était passé auprès d’un cimetière et en a pris un os qui s’est alors transformé en poussière. Il s’est mis à méditer. Il s’est adressé à lui-même en disant : « Malheur à toi Dinar, je t’imagine avec tes os qui sont devenus comme cela, de la poussière, ton corps également ». Il a regretté toutes ses défaillances et a eu la ferme volonté de se repentir. Il a levé la tête vers le ciel qui est la direction des invocations et non pas un lieu d’habitation pour Dieu et a dit : « Ô mon Dieu et mon Maître, je me remets à toi, accepte moi et fais moi miséricorde ». Puis il s’est dirigé vers sa mère, le teint blême, le cœur cassé en disant : « Mère, que fait-on de l’esclave qui a fugué lorsque son maître le rattrape ? » Elle lui a dit : « Il lui donne des habits rêches, et une nourriture qui n’est pas luxueuse. Et il lui met des chaînes aux pieds et aux mains. ». Il lui a dit : « Mère, je voudrais une Joubbah en laine et fais de moi tout comme l’on fait avec l’esclave qui a fugué. ». Elle a fait ce qu’il voulait. Lorsque tombait la nuit, il se mettait à pleurer, et il se disait en lui-même : « Malheur à toi Dinar, peux-tu supporter le feu de l’enfer ? Comment t’exposes- tu au châtiment du Tout Puissant ? ». Et il restait ainsi jusqu’au matin. Sa mère lui dit : « Mon fils, ménage-toi un peu ». Il lui a dit : « Laisse- moi me fatiguer un peu, pourrai-je me reposer longtemps par la suite. Mère, demain, je serai dans une station qui est très longue. Le jour de l’exposition des actes à mon Seigneur et je ne sais pas si l’on m’ordonnera d’aller dans un endroit à l’ombre du soleil ou à rester sous la chaleur du soleil ». Elle lui a dit : « Mon fils, accorde du repos à ton âme ». Il lui a répondu : « Je ne recherche pas le repos. C’est comme si demain mère, les créatures vont être emmenées au paradis et moi entraîné avec les gens de l’enfer ». Elle l’a laissé tel qu’il était. Il s’est mis à pleurer et il s’est consacré à l’adoration, à la récitation du Qour’an. Une nuit il a récité la parole de Allah [ 92 – 93 [سورة الحجر] Ce qui signifie : « Par ton Seigneur, Nous les interrogerons tous au sujet de ce qu’ils faisaient »

Il a médité au sujet de cette Ayah éminente et il s’est mis à pleurer jusqu’à s’évanouir. Sa mère est venue à lui, elle l’a appelé mais il ne lui a pas répondu. Elle lui a dit : « Ô mon bien-aimé, la prunelle de mes yeux, où donc allons-nous donc nous rencontrer ? ». Alors il répondit d’une voix faible : « Mère, si tu ne me retrouves pas au jour du jugement, alors interroge Malik, l’ange gardien de l’enfer ». Puis il soupira fortement et il rendit l’âme, que Allah ta^ala lui fasse miséricorde. Sa mère le lava, le prépara, et elle sortit en criant aux gens : « Venez faire la prière funéraire pour celui qui est mort par crainte de l’enfer ». Les gens accoururent de toute part. On ne vit pas un jour avec de plus nombreuses personnes, ni des larmes couler aussi longuement que ce jour là. Après l’avoir enterré, l’un de ses compagnons le vit dans le rêve cette nuit là en marchant dans le paradis en récitant la parole de Allah

Et il disait : « Par la gloire de mon Seigneur, Il m’a interrogé, Il m’a fait miséricorde, Il m’a pardonné alors apprenez-cela à ma mère ».

Esclaves de Dieu, soyez des frères !

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur janvier 25, 2016

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Dans le hadith, le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :  » Allahou ta^ala dit (ce qui signifie) : Ceux qui s’aiment les uns les autre par recherche de Mon Agrément, Je ferais en sorte qu’ils soient à l’ombre du trône le jour où il n’y a pas d’autre ombre que celle du trône « . Ce hadith est appelé hadith qoudsiyy. Qu’est-ce que cela veut dire ? Allahou ta^ala révèle à Son Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) une révélation qui n’est pas du Qour’an, parce que le Messager reçoit une révélation du Qour’an c’est Jibril qui lui récite sur ordre de Dieu et Jibril prend cette révélation ce Qour’an à partir de la table préservée sur ordre de Dieu; et après l’avoir pris de la table préservée, il l’a récite au Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Mais il y a une autre sorte de révélation qui n’est pas du Qour’an. Dans cette autre révélation qui n’est pas du Qour’an, Allahou ta^ala a révélé à Son Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) que Allah lui apprend que les musulmans qui s’aiment les uns les autres par recherche de l’Agrément de Dieu, et non pas pour de l’argent, et non pas en raison des liens de proches parentés, Allah fait en sorte qu’ils sont à l’ombre du trône au jour du jugement. Ce jour-là, les gens vont endurer la chaleur du soleil, le jour du jugement. La chaleur, l’intensité du soleil au jour du jugement dépasse de loin l’intensité du soleil ici dans ce bas monde. Le soleil se rapprochera de la distance d’un mile. Un mile c’est un peu près la distance d’une demi-heure de marche. Le soleil va se rapprocher de la tête des gens aux jour du jugement. La chaleur sera tellement intense que s’il y avait encore une mort, les mécréants seraient mort tellement la chaleur est intense. Mais il n’y a plus de mort dans l’au-delà. Quelques soient les difficultés qu’ils vont subir, les gens vont rester vivants. Mais il y aura certains musulmans désobéissants qui eux aussi vont subir la chaleur du soleil, mais ce sera moindre que ce que vont endurer les non musulmans. Quant aux deux musulmans qui s’aiment l’un l’autre pour l’Agrément de Allah, si deux musulmans s’aiment pour rechercher l’Agrément de Dieu, parce que ces musulmans s’entraident pour la bienfaisance, ils s’entraident pour la piété, ces deux-là Dieu fait qu’ils seront à l’ombre du trône et rien ne va les atteindre de la difficulté de ce jour-là; ils n’auront même pas de fatigue ou d’ennui au jour du jugement. Tout le jour du jugement est d’une durée de cinquante milles années. Ce jour qui est très très long, pour le croyant qui est pieux, le croyant qui est appliqué dans sa religion, Dieu fait que ce jour sera pour lui court, comme le temps entre la prière de Al-^asr et la prière du Maghrib et en plus il n’aura ni faim, ni soif, ni fatigue, ni ennui. Cela pour celui qui est pieux c’est-à-dire celui qui s’attache à accomplir les obligations et à éviter les péchés. C’est celui qui est intelligent, il se dit :  » cette vie est très très courte par rapport à l’au-delà « .

 

Et après cela se sera l’entrée au Paradis. Et Allah fait que ce soit facile pour les croyants pieux, toute cette journée qui dure cinquante milles années. Bien que le soleil se jour-là il va ni se lever ni se coucher. Il restera toujours au-dessus des gens. Ce n’est pas comme aujourd’hui le lever du soleil puis le coucher, ce sera toujours le même jour et cela va durer cinquante milles années de ce que nous comptons aujourd’hui. Depuis le début du jour du jugement, le soleil va se rapprocher de la tête des gens et il va être à une hauteur très très basse, près de la tête des gens. Et cette longue journée, pour ceux qui seront à l’ombre du trône Allah va faire qu’elle va paraître très très courte. Toute cette longue période, Dieu va faire qu’elle va leur paraître comme le temps entre Al-^asr et Al-Maghrib. C’est une journée qui dure cinquante milles années.

 

Et notre Chaykh rapporte une autre version de ce hadith avec une chaîne de transmission ininterrompue dans le livre Al-Mouwatta’ de l’imam Malik (que Allah l’agrée), le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :  » Allahou ta^ala dit ( ce qui signifie) : Ceux qui s’aiment les uns les autres par recherche de Mon Agrément seront à l’ombre du trône le jour où il n’y a pas d’autre ombre que celle du trône « . Donc parmi les plus éminentes des choses que la personne peut gagner dans cette vie et qui est une chose trés bénéfique et trés profitable dans l’au-delà c’est qu’un musulman aime son frère musulman ou qu’une musulmane aime sa soeur musulmane. Cela c’est une chose des plus précieuses que la personne peut gagner et qui sera profitable au jour du jugement. Mais de quel amour on parle ? C’est l’amour qui comporte l’entraide pour accomplir ce qui fait gagner l’Agrément de Dieu. On ne parle pas de s’aimer pour les passions, pour les penchants. C’est un amour pour s’entraider pour l’obéissance à Dieu qui sera une cause pour la personne qu’elle sera à l’ombre du trône au jour du jugement, ce jour-là où il n’y aura ni toit, ni maison, ni arbre, pour protéger de la chaleur du soleil. Qu’est-ce qui va abriter le croyant, qu’est-ce qui va le protéger du soleil du jour du jugement ? Ce sont ses bonnes oeuvres. Vous avez compris que ici c’est un sens figuré, c’est-à-dire que ses bonnes oeuvres seront une cause pour qu’il soit sauvé. C’est valable de dire que ce seront ses bonnes oeuvres qui vont le protéger dans ce sens qu’elles seront une cause pour qu’il soit à l’ombre du trône. Et parmi les bonnes oeuvres qui permettent à la personne d’être à l’ombre au jour du jugement, c’est le fait de s’aimer pour l’Agrément de Dieu. C’est l’amour d’un musulman pour son frère pour ce qui fait gagner l’Agrément de Dieu. C’est cet amour-là qui fait que la personne sera à l’ombre du trône au jour du jugement. La personne ne sera pas exposé à la chaleur du jour du jugement. La chaleur du soleil au jour du jugement sera de loin plus intense que sa chaleur dans ce bas-monde car la soleil se rapprochera de la tête des gens d’une distance de un mile. Et la chaleur la plus intense sera ce jour-là pour les non-musulmans. Si il y avait une mort au jour du jugement, les non-musulmans seraient morts à cause de la chaleur du soleil ce jour-là; mais il n’y a plus de mort après la résurrection. Quelques soient les douleurs que la personne va subir, elle ne va pas mourir. Il va rester vivant, son âme ne va pas quitter son corps. Parmi les choses les choses les plus profitables si tu veux échapper à la chaleur du jour du jugement, une des causes c’est de s’aimer pour l’Agrément de Dieu c’est-à-dire de s’aimer pour l’entraide dans l’obéissance à Dieu. C’est cela la signification.

 

Qu’est-ce que le sens de s’aime pour l’Agrément de Dieu ? C’est que le musulman s’entraide avec son frère pour ce qui fait gagner l’Agrément de Dieu. Et l’un ne va pas tromper l’autre. Il ne va pas lui embellir le mal. Lorsqu’il le voit dans un mauvais état, il ne va pas le réconforter, lui dire :  » Oui reste comme cela.  » S’il l’aime pour l’Agrément de Dieu, il le réveille, il lui attire son attention, il lui dit :  » Attention ! Là tu es en train de commettre de péchés « . c’est-à-dire qu’il ne va pas lui embellir son erreur, il ne va pas le duper lorsqu’il va agir avec lui. Au contraire, il va lui prodiguer le conseil. Il va aimer pour son frère ce qu’il aime pour lui-même; c’est-à-dire tout le bien qu’il aime pour lui-même, il aime que son frère ait ce bien. Et la chose qui est mauvaise dans la loi de Dieu, qu’il n’aime pas pour lui, il ne la souhaite pas non plus pour son frère. Et ce niveau-là est un niveau de perfection, de complétude pour le croyant. Le croyant n’atteindra un degrés de foi complète, n’atteindra le plus haut niveau, que s’il a cette caractéristique : qu’il aime pour son frère le bien qu’il aime pour lui-même.

 

Dans le hadiith sahih, le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :  » Celui qui veut être éloigné de l’enfer et entrer au Paradis, qu’il fasse en sorte que lorsque la mort arrive il croit en Dieu et au Jour Dernier (c’est-à-dire qu’il tache de garder son islam, qu’il évite tout ce qui annule l’Islam : l’apostasie par la croyance, l’apostasie par les actes, l’apostasie par la parole) et qu’il agisse avec les gens tout comme il aimerait que les gens agissent avec lui « . Ceci c’est un degré très élevé. C’est une parole qui paraît facile mais pour l’atteindre il y a énormément d’efforts sur soi-même. C’est pour cela que celui qui arrive à cela il aura atteint un très haut degrés. C’est un degrés de foi complète ! La personne s’exerce tous les jours pour arriver à cela. C’est un niveau très élevé ! Ce hadith veut dire que celui qui veut que Allah l’éloigne de l’enfer au jour du jugement et qu’Il le fasse entrer au Paradis alors qu’il persévère sur la croyance en Allah et en Son Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam); c’est-à-dire qu’il évite la mécréance jusqu’à mourir en ayant la croyance en Dieu et au jour dernier et qu’il se comporte avec son frère en Islam ou avec sa soeur en Islam tout comme il aimerait que les gens se comportent avec lui. C’est-à-dire qu’il agisse avec les autres tout comme il aimerait que les autres agissent avec lui. L’un d’entre nous aimerait que son frère lui dise la vérité, que son frère soit fidèle, que son frère lui donne le conseil c’est-à-dire que son frère lui indique toujours ce qui est le mieux, qu’il le mette en garde contre ce qui est dangereux. Le sens de se hadith c’est que celui qui agit ainsi, il va être éloigné du feu de l’enfer et Allah le fait entrer au Paradis sans châtiment. Et si les gens s’aiment pour d’autres raisons que celle-ci se sera suivit par du regret au jour du jugement. Si quelqu’un aime un autre juste parce que c’est un penchant de son coeur pour suivre ses passions, ce sera une source de regret au jour du jugement.

 

Allah nous a fait grâce par la croyance du Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) et de ses compagnons et de la communauté des musulmans de Ahlou s-sounnati wa l-jama^ah. C’est cette croyance qui était celle du Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), celle des compagnons, celle des successeurs des compagnons, et ceux qui les ont suivis jusqu’à notre époque. En cette époque, aujourd’hui, il y a beaucoup d’égarements qui sont apparus au sein de la communauté, beaucoup de corruption. Tout comme le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) nous l’a appris. Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :  » Celui qui s’attache à ma Sounnah lorsque la corruption va se propager au sein de ma communauté, il aura la récompense d’un martyr « . La Sounnah ici veut dire la loi du Messager, cela ne veut pas dire le fait de s’habiller d’une certaine manière. C’est sa loi c’est-à-dire la croyance et les jugements. On l’appelle la Sounnah du Messager (Sounnatou r-raçoul) et aussi Chari^atou l-Lah. C’est la croyance et les jugements. Celui qui s’y attache lorsque la corruption va se propager, il aura la récompensé d’un martyr ! Quand dans un hadith, il y a le mot  » Sounnah » c’est-à-dire sa Chari^ah, sa loi. Et la parole du Messager est véridique, on le voit aujourd’hui. Ce qu’avait dit le Messager, on le voit aujourd’hui, on le vit aujourd’hui. Dans ce pays et ailleurs, on voit des gens qui suivent des croyances qui sont différentes de la croyance du Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), plusieurs groupes. Et chacun prétend que c’est lui qui est meilleur que les autres. Alors que la vérité est dans le Qour’an. Allah dit dans sourat Ach-Choura, le verset numéro 11 ce qui signifie :

 

 » Rien, absolument rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit « .

C’est-à-dire que Allah n’a pas les caractéristiques des créatures, Il n’est pas dans un endroit, on le qualifie pas par des organes ou des membres et celui qui fait le contraire il aura contredit le Qour’an même si aujourd’hui tu trouves le groupe qui se prétend salafiste et qui attribue à Allah le visage, la voix, le pied, la main. Il est clair que ce n’est pas correct puisque Allah dit dans le Qour’an que rien n’est tel que Lui. Celui qui lui attribue la main, le visage, et l’endroit, celui-là il a comparé, il a assimilé Dieu à Ses créatures. Allah n’a pas de ressemblance avec Ses créatures.

 

Quoi que tu imagines en ton esprit, Dieu n’est pas ainsi. Parce que ce que tu imagines en ton esprit c’est une créature, c’est quelque chose de créé et la créature n’a pas de ressemblance avec Son Créateur.

 

De plus, il y a un sujet très important chez les musulmans c’est qu’ils s’aiment les uns les autres et que chacun ne cherche pas les défauts de l’autre. Que chacun de passe pas son temps à suivre à la trace son frère ou sa soeur pour lui trouver des poux, pour chercher ses défauts.

 

Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) dans ce qu’a rapporté Al-Bazzar et Al-Bayhaqiyy a dit ce qui signifie :  » Bonheur à celui qui a été préoccupé par ses propres défauts et n’a pas trouvé de temps pour s’occuper des défauts des autres « . Il n’a pas cherché à suivre et à connaître les défauts des autres.

 

Il ne convient pas que l’un d’entre nous soit de ceux qui cherchent à connaître les défauts de son frère. Il convient de lui pardonner s’il lui a fait du mal et si son frère a bien agit avec lui qu’il réponde par du bien. C’est cette voie qu’il convient au musulman de suivre. Il convient aussi que les musulmans se rendent visite les uns les autres et qu’ils se donnent le conseil les uns les autres et qu’ils soient dans la concordance, ils s’entraident les uns les autres pour ce qui est conforme à la Loi de Allah.

 

Il a été rapporté dans le hadith que le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :  » Méfiez-vous des pensées, méfiez-vous des conjectures (l’hypothèse sans preuve) parce que c’est souvent mensonger (c’est souvent faux). Ne vous espionnez les uns les autres. Ne cherchez pas à surveillez ce que chacun est en train de faire. Ne vous enviez pas les uns les autres, ne vous jalousez pas. Ne soyez pas haineux les uns envers les autres. N’ayez pas de sentiment d’animosité les uns envers les autres. Ne vous tournez pas le dos ( comme certains qui tournent le dos dans le rue pour faire comme s’il n’a pas vu son frère) et soyez des esclaves de Dieu, des frères « , rapporté par Al-Boukhariyy.

 

Allah dans le Qour’an dans sourat Al-Houjourat, les versets 10, 11 et 12, Allah a appelé les croyants des frères. Inna ma l-mou’minouuna ikhwa. Les croyants sont des frères en raison du lien qu’il y a entre eux : la religion et la croyance. Si tu vois quelqu’un que tu n’as jamais vu et cet individu il croit qu’il n’est de dieu que Dieu et que Mouhammad est Son Messager, il y a un lien entre vous. Ce lien c’est la croyance et la religion. Même s’il vit en Nouvelle Zélande ou en Patagonie ou au pôle nord, et il croit qu’il n’est de dieu que Dieu et que Mouhammad est le Messager de Dieu, tu as déjà un lien avec lui. Et ce lien de croyance c’est le plus fort des liens. Le lien entre toi et ce croyant est plus fort que le lien qu’il y a entre toi et ton frère de sang, ta mère ou ton fils s’ils ne sont pas croyants. Le lien de la croyance c’est le plus fort des liens. Et le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a indiqué comment raffermir renforcer et raffermir ces liens. Il a dit ce qui signifie :  » Gare à vous des conjectures, des mauvaises pensées, c’est le plus souvent faux. Ne vous espionnez pas les uns les autres, ne vous suivez pas à la trace pour trouver les défauts (comme de dire  » Ah il a dit cela ! Ah il a fait cela ! « ) Ne soyez pas des ennemis les uns les autres. N’ayez pas d’envie, de sentiment d’animosité les uns envers les autres. Et ne vous tournez pas le dos les uns les autres. Soyez des esclaves de Dieu, des frères « .

 

Première chose c’est d’éviter les mauvaises pensées, le conjectures, c’est-à-dire de suivre les mauvaises pensées sans qu’il y ait de preuves valables, de preuves tangibles selon la loi de l’Islam. Il faut que ce soit une preuve valide dans la loi de l’Islam. Ici le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) ne parle pas des idées qui traversent l’esprit. Cela nous n’en sommes pas maître. Ce que l’on peut faire c’est ne pas les suivre, c’est-à-dire j’ai quelque chose qui me traverse l’esprit ou le coeur, mais je n’ai pas de preuve ; je n’ai pas la capacité de l’empêcher de venir dans le coeur mais j’ai la capacité de ne pas la suivre, de ne pas la considérer vrai. Elle est là mais je ne vais pas baser mon comportement dessus, je ne vais pas baser mon comportement sur quelque chose qui m’a effleuré l’esprit et qui est infondée.

 

Il a été rapporté que notre maître ^Oumar Ibnou l-Khattab a dit ce qui signifie :  » Il n’est pas permis à un musulman qui entend de la part de son frère une phrase de penser du mal de ce qu’il a entendu alors qu’il peut l’interpréter en bien « . C’est-à-dire tu cherches toujours à expliquer en bien ce que tu as entendu. Tu ne vas pas penser tout de suite du mal de ce que tu entends de ton frère.

 

Et notre maître ^Aliyy a dit ce qui signifie :  » Celui qui a pris connaissance d’un noble caractère chez son frère qu’il n’entende pas les médisances des gens à son encontre. Et si quelqu’un a une bonne apparence (en apparence il se conforme à la religion, il fait la prière, il assiste aux assemblées de science de la religion, etc.) nous, nous pensons que son for intérieur est encore meilleur « . On pense du bien des uns des autres, c’est cela le sens de la parole de notre maître ^Aliyy.

 

La mauvaise pensée dont le Prophète a parlé dans le hadith c’est l’accusation infondée, comme quelqu’un qui est accusé d’avoir commis un grand péché sans que n’apparaisse quelque chose sur lui qui le justifie. C’est pour cela que le hadith a enchaîné en disant de ne pas s’espionner les uns les autres car il se peut que quelqu’un ait eu une pensée pour accuser quelqu’un et comme il n’a pas de preuve, il se met a espionner pour trouver un défaut qui va conforter cette mauvaise pensée. Voyez pourquoi le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a commencé en disant de ne pas penser du mal puis de ne pas s’espionner les uns les autres parce que justement c’est ainsi que le chaytan entraîne la personne. C’est une mauvaise pensée ou une parole qu’il a entendue de quelqu’un puis l’a mal interprétée, puis il va se mettre à espionner et à poser des questions. Et ainsi on va voir comment cela va se dégrader de plus en plus.

 

Donc le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a utilisé deux mots At-Tahassous (c’est le fait de chercher les défauts de gens en observant ou en écoutant, comme en tendant l’oreille pour écouter ou en regardant dans le trou d’une serrure par exemple) et at-Tajassous (c’est de chercher les choses qui sont cachées, c’est plus général). En français c’est la même chose, c’est de l’espionnage. Mais en arabe il y a une subtilité.

 

Dans la suite du hadith, le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a utilisé un autre mot :  » la tanajachouu « , An-najach c’est quoi ? Par exemple que quelqu’un vienne devant un marchand en étant complice avec lui et il lui dit :  » Moi je te paye cette marchandise mille euros !  » pour qu’un autre présent croie que c’est une marchandise qui a un prix élevé et ainsi il va se dire que payer mille euros c’est une bonne affaire, alors que celui qui surenchérit s’est mis d’accord avec le marchand pour surenchérir juste pour tromper l’acheteur. Cette pratique de surenchérir de manière artificielle pour tromper l’acheteur c’est cela an-najach que le Prophète a incité à ne pas faire.

 

Ensuite jalouser ou envier son frère c’est souhaiter que son frère perde un bienfait qu’il a. Dans son coeur cela le dérange que son frère soit marié ou qu’il ait des enfants, ou cela le dérange que son frère ait un travail ou que son frère soit bien habillé par exemple ; jusqu’ici on ne parle pas de péché tant qu’il étouffe ce sentiment et qu’il n’agit pas en conformité ; lorsqu’il ne laisse rien transparaître et qu’il n’agisse pas en conséquence, il ne tombe pas dans le péché. Quand est-ce qu’il va tomber dans le péché : c’est lorsqu’il va agir en conséquence. Il va voir la femme de son frère par exemple en lui disant :  » Pourquoi tu restes avec lui ?  » Il va voir son patron en lui disant :  » Pourquoi tu le gardes ?  » pour lui faire perdre son travail ; ou bien il va devant son commerce et il dit devant :  » N’allez pas acheter chez lui !  » ou bien il vient devant le centre et il dit :  » N’allez pas écouter la science chez eux, ces gens-là !  » Il agit avec une parole ou un acte en fonction de ce sentiment, c’est cela qui est interdit !

 

Dans la suite du hadith, le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :  » Ne soyez pas des ennemis « , c’est-à-dire délaissez tout ce qui peut engendrer l’animosité entre vous, l’adversité, tout ce qui peut vous entraînez à vous disputer. Tout cela enlevez-le. Détournez-vous en.

 

Le dernier que le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a utilisé c’est  » La tadaabarouu  » c’est le fait de se tourner le dos les uns des autres qui en réalité reflète un sentiment d’animosité, c’est-à-dire le fait de couper les liens les uns envers les autres. C’est cela que le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) nous a ordonné de ne pas faire.

 

Et le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a commencé en parlant du fait de penser du mal, des conjectures puis, il a enchaîné avec le fait de se prendre pour ennemi les uns les autres, le fait de se détourner les uns des autres parce que ces choses découlent des mauvaises pensées ! Celui qui prend un musulman pour ennemi, qui est jaloux de lui, il a donné un mauvais sens à ce qu’a fait son frère, c’est pour cela qu’il en est arrivé à le détester, à l’envier ; parce qu’il pensait du mal de lui au départ.

 

A la fin, le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :  » Soyez des frères « , c’est-à-dire faites en sorte que vous ayez un comportement comme si vous étiez des frères de sang. Que chacun d’entre vous agisse avec l’autre avec miséricorde, avec compassion, avec amour, avec entraide, avec le bon conseil, avec le fait de se soutenir pour faire le bien avec un coeur qui est pur, c’est-à-dire que votre objectif ne soit pas les beaux yeux de l’autre mais que ce soit l’Agrément de Dieu ! Vous vous dites :  » Je fais cela pour gagner des récompenses de la part de Dieu, de sorte que je n’attends rien en contrepartie « . Puisque moi je le fais pour l’Agrément de Dieu, je n’attends rien du tout. C’est pour cela que les saints que les gens disent du bien ou du mal d’eux, cela leur est complètement égal. Leur objectif ce n’est pas l’éloge des gens, le respect des gens, la tendresse, le support, non ; pour eux ce qu’ils recherchent c’est l’Agrément de Dieu.

 

Les savants ont composé des ouvrages pour le bon comportement, pour le caractère à suivre conforme à la religion, pour les choses qui sont interdites, qui sont des maladies, des fléaux dévastateurs qui détruisent l’amour et la société et tout cela découle de celui qui a enseigné le bien aux gens, Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) l’Envoyé du Dieu.

 

Et le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a abrégé tout cela, a résumé tout cela dans sa parole qui signifie :  » L’un de vous n’atteindra un degrés de foi complète que lorsqu’il aimera pour son frère ce qu’il aime pour lui-même « . Hadith rapporté par Al-Boukhariyy. Notre Chaykh (que Allah lui fasse miséricorde) a dit :  » Si vous appliquiez ce hadith, vous deviendrez des saints « .

Que Dieu nous l’accorde !

Les faux témoins et ayat al Koursiyy

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur décembre 28, 2015

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Allahou tabaraka wa ta^ala a envoyé Son esclave et Son Messager, Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) dans une époque où les choses blâmables se sont diffusées, se sont répandues et que les corruptions se sont généralisées. C’était une époque où il y avait beaucoup de mal et de vilenies. Il ordonnait le bien,il ordonnait d’accomplir le bien et il interdisait le mal et il interdisait de tomber dans ce qui est interdit par application de la parole de Allah ^azza wa jall :

 

(kountoum khayra ‘oummatin ‘oukhrijat li n-Nas ta’mouroun bi l-ma`roufi wa tanhawna `ani l-mounkari wa tou’minouna bi l-Lah)

ce qui signifie : « Vous êtes la meilleure des communautés qui soient apparues aux gens , vous ordonnez le bien et interdisez le mal et vous croyez en Dieu ».

 

Le Messager n’a pas fait preuve de paresse. Il n’a pas accepté les choses blâmables qu’il y avait à son époque, il n’a pas accepté cette société qui était idolâtre et qui commettait des actes ignobles, comme par exemple : ils enterraient leur fille vivante. A^oudhoubi l-Lah.

 

Il a ainsi incité à suivre les ordres de Dieu et il a montré l’égarement de ceux qui sont mécréants. Il a montré le chemin de la bonne guidée pour ceux qui voulaient l’emprunter. Et ses compagnons bienfaisants ont suivi le Prophète à la trace. Les gens ont su que toutes les voies sont sans issues sauf la voie du Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) et c’est ainsi la voie de vertu et de ceux qui espèrent l’Agrément de Allah et Son pardon.

 

Mais malgré cela, après l’appel du Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) il y a des gens qui se sont égaré, qui ont essayé de diffuser le faux à travers les époques. Il y a eu l’appel du Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), des gens l’ont suivi mais après cela il y a eu des gens qui, de temps à autre, viennent et diffusent des croyances qui sont fausses. Et ceci s’est continué jusqu’à nos jours puisque les groupes égarés se sont multipliés malheureusement. Parmi eux, il y a ceux que l’on appelle les qadiyaniyyah. Ils ont suivi un homme qui s’appelle Ghoulam Ahmad Al-Qadiyaniyy. C’est un homme qui est apparu en Inde et il a stoppé les mouvements de libération de l’Inde contre l’occupant à l’époque. Il a dit qu’il était prophète à l’ombre du Prophète Mouhammad. Puis il a dit qu’il était un prophète indépendant. Puis il a ramené des paroles et il a dit : “ Cela c’est la suite du qour’an “. Jusqu’à maintenant il y a des gens qui le suivent. Ils ont même des mosquées en Espagne et une chaîne télévisée. Ce sont des gens qui s’appellent les qadiyaniyyah ou les ahmadiyy. C’est connu que quiconque prétend être prophète après notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) est un menteur.

 

Il y a un autre groupe qui s’appelle al-bahahiyyah. Il y a aussi les franc-maçons qui sont connu. Et il y a ceux qui se sont appelé les témoins de Jéhovah. Et nous allons parler un peu de ce dernier groupe aujourd’hui, ceux qui se font appelé les témoins de Jéhovah. Ces gens, ce groupe qui porte atteinte à l’islam en présence des musulmans sans scrupule, sans aucune honte. Et ils viennent pour propager leur poison avec des sourires dentifrices pour ramène les gens à suivre leur égarement. Mais ce sont des gens qui ont de la haine contre l’islam. Ils prétendent qu’ils adorent Dieu comme il convient. On les voit ces gens hommes et femmes, devant les stations de métro avec leur stand avec leurs livres pour diffuser leur égarement. Dès qu’ils commencent à parler tu remarques leur égarement et leur mauvaise croyance. Ils prétendent calomnieusement argumenter avec des versets du qour’an. Ils déforment le sens de ces versets. Ils prétendent que Yahwah c’est Allah. Leur croyance est que Dieu est un romain qui habite dans le ciel. Ils croient que Dieu est un équivalent des anges et ceci est contraire à la croyance des musulmans.

 

La croyance des musulmans est que Allah existe et qu’Il est différent de tout ce qui existe. Allah n’a pas besoin de l’endroit, ni du ciel, ni du trône, ni de n’importe quel endroit. Allah existe sans endroit. Il n’a besoin d’aucune de Ses créatures. Rien n’est tel que Lui et Il est Celui qui entend et qui voit.

 

Ce groupe qui s’appelle témoins de Jéhovah quand il cite les prophètes, tu entends des choses atroces, abominables. Ils portent atteinte aux prophètes, ils calomnient les prophètes. Ils leur attribuent des choses laides qui ne convient pas à leur statut de prophète et qui ne convient pas à leur préservation en tant que prophète, cette préservation qui est décrétée dans l’Islam. Entre autres, ils citent notre maître ‘Adam, notre dame Hawwa’ et Iblis, ils les surnomment “ les trois rebelles contre Dieu “ ! Ils disent qu’un prophète s’est rebellé contre Dieu et cela est de la mécréance. Ils ont même porté atteinte à notre maître Dawoud ^alayhi s-salam. Ils prétendent que notre maître Dawoud se serait épris d’une femme d’un de ses chefs d’armée qu’il a envoyé au front et qu’il est tombé dans le péché avec la femme ! Ceci n’est pas digne du rang des prophètes. Et ces choses connues sont établies chez les musulmans aussi bien celui qui a appris que l’ignorant, que les prophètes ne commettent pas les grands péchés comme tomber dans la formication avec la femme de quelqu’un et les petits péchés de bassesse, aussi bien avant leur mission de prophète tout comme après. Ils ne commettent pas ces choses-là. Ils sont préservés. Et quand ils parlent des anges ils disent que les anges sont les enfants de Allah. Ils disent que les anges auraient été éprit par les femmes humaines. Ils prétendent que les anges seraient tombé amoureux des femmes des humains. Que Dieu nous préserve de pareilles calomnies !

 

La croyance des musulmans est que les anges sont des créatures honorées. Ils ne désobéissent pas à Dieu en ce qu’Il leur ordonne et qu’ils Lui obéissent en ce qu’Il leur ordonné et que les anges ne sont pas des femmes et ne sont pas des hommes.

 

Ceux qui se font appeler témoins de Jéhovah n’ont pas honte d’aller frapper aux portes des gens pour essayer de semer leur poison. Il est important de mettre en garde contre eux afin de les faire connaître par ce qu’ils sont et pour se protéger soi-même, par application de la parole de Allah qui signifie : « Vous êtes la meilleure des communautés qui soient apparues aux gens , vous ordonnez le bien et interdisez le mal et vous croyez en Dieu ».

 

Comment ce groupe est apparu.

 

Ils sont apparu en Amérique. C’était vers les années 1874. Et c’est en 1931 qu’ils ont eu cette appellation. Ils se sont fait appelés les témoins de Jéhovah. Au départ, ils sont apparus dans une ville qui s’appelle Albany en Pennsylvanie et vers les années 1909 ils sont passés à Brooklyn, un quartier de l’état de New York. Au tout départ, ils diffusaient leur égarement avec des feuilles imprimées. Au tout début, le nom de leur papier c’était : “ la tour de garde de Sion “. Le tout premier numéro c’était en juillet 1879. Mais ils se sont rendu compte que leur égarement était clair ; donc ils ont changé ils ont dit “ la tour de garde “ c’est tout. Ils ont un magazine qu’ils appellent : “ réveille-toi “ et qui a apporté beaucoup d’égarement. Ce groupe a énormément de moyens financiers, beaucoup de moyens financiers qui permettent de diffuser leur égarement. Le premier qui a fondé ce groupe s’appelle Charles Russel. Il est né en 1852, en Pennsylvanie. C’est quelqu’un qui était connu pour avoir des problèmes psychiques et il n’a pas terminé ses études. Il a prétendu avec les gens de son groupe qu’ils avaient trouvé la date exacte à laquelle ^Iça va redescendre sur terre et la date exacte de la fin de ce monde. Ils ont pour croyance que le terme oummah ou communauté s’applique aux autres humains qu’eux, qu’ils appellent des goyims, pluriel de goy. Ce sont pour eux des animaux qui ont l’aspect humain, mais pas eux. Pour eux, tous les autres sont à leur service. Cela c’est leur croyance. Mais quand Russel a vu qu’il a été dévoilé en 1876, il a prétendu que Jésus était bien descendu mais de manière cachée. Il a ajouté à cela en 1880 que la fin de ce monde selon lui serait en 1914. Mais bien-sûr ce qui s’est passé en réalité a montré que ce qu’il a dit était faux. Il est mort en 1916.

 

Son successeur était Joseph Franklin Rutherford, né au Missouri en 1869. Joseph Franklin Rutherford est connu comme ayant eu des problèmes avec l’alcool, les femmes et l’autorité. Il chassa du siège de la Société des Témoins de Jéhovah Olin Moyle qui avait dénoncé ses agissements d’ivrogne brutal, mais ce dernier remporta son procès contre Rutherford en octobre 1940. Bill Cetnar ou Hayden Convington anciens membres du Béthel de Brooklyn, affirment que Rutherford n’avait été juge temporaire que durant 4 jours et qu’il usurpait donc le titre de « Juge ».

C’était Rutherford qui le premier a donné le nom de témoins de Jéhovah à son groupe, et c’était en 1931. Après que auparavant en 1921, il avait retenu la ville de Brooklyn à New York comme quartier de base pour son groupe. Ils ont donné à leur organisme une direction centrale qu’ils ont appelé tour d’observation. Et c’est ce fameux Rutherford qui a mis en place toutes les structures qu’ils appliquent jusqu’à notre époque.

Dès son arrivée au pouvoir, Rutherford vécu séparé de sa femme et de son fils. Georges H. Fisher, l’un des auteurs du livre « Le Mystère Accompli » rapporta que lors du show « Artists and Models » au Al Jolson’s Winter Garden Theater de New-York en 1926, lieu de danses pour femmes nues, Rutherford avait été vu au bras d’une jeune inconnue.

 

Le 1er avril 1937, Walter F. Salter de la filiale du Canada révéla que Rutherford se faisait livrer au Béthel des caisses de Whisky, Brandy et autres alcools pour des milliers de dollars de l’époque, ne respectant pas les lois de la prohibition.

 

Nathan Homer Knorr, l’un des Présidents de l’Organisation des Témoins de Jéhovah expliqua que Rutherford « pouvait faire ce qu’il veut avec l’argent de la Société sans contrôle des directeurs ». Pratiquement tout le monde à l’époque l’appelait « Papa ». Ainsi Rutherford, au moins au Béthel de Brooklyn, semblait exercer une sorte de pouvoir papal.

 

En 1942, après la mort de Rutherford, c’était Nathan Homer Knorr qui prit la présidence de ce groupe et il demeura président jusqu’à son décès en 1977. Et c’est après lui Frédéric France qui prit la direction et il l’est encore jusqu’à nos jours. Mais Knorr avant de mourir a fait que la direction soi collégiale, ce n’était plus une direction d’une seule personne.

 

Les fameux témoins de Jéhovah se sont entraînés, au débat. Ils se sont entraînés à faire preuve d’entêtement pour s’attacher à leurs mauvais avis. Et ils ont enseigné à leurs membres de connaître par coeur certains versets du qour’an avec le nom de la sourat et le numéro du verset ; comme cela lorsqu’ils vont parler avec quelqu’un ils vont l’impressionner comme si ce qu’ils disent étaient conforme au qour’an. Ils utilisent cela avec ceux qui n’ont pas appris le minimum indispensable de la science de la religion.

Lorsque quelqu’un arrive à coincer l’un d’entre eux, à prouver que ce qu’il dit est faux, il dit : “ Il y a quelqu’un d’autre qui a plus de connaissance que moi, je vais te le ramener pour qu’il puisse discuter avec toi “, de sorte qu’à chaque fois c’est comme s’il lui glisse entre les mains.

 

Il ne faut pas se laisser influencer par des paroles douces ou des sourires qui cachent en réalité une grande haine. Ils ont endoctriné leurs membres que si quelqu’un les frappe ou les insulte ou les chasse que cela est quelque chose de très très bien et qu’ils auraient beaucoup de récompenses pour cela.

Certains ignorants disent : “ Mais elle est venue devant chez moi, je vais lui offrir un thé, je vais lui donner quelque chose “, alors que ce sont des gens qui détestent les prophètes. On a vu comment ils se comportent avec les prophètes. Ceci est une pudeur déplacée.

 

Certains savants ont dit un vers de poésie qui signifie :

Un beau visage avec un coeur qui est mauvais,

C’est comme le feu allumé sur les tombes des mazdéens.

 

Les mazdéens c’était des adorateurs de feu. Ils adoraient le feu, ils croyaient que c’était le Créateur du bien, que la lumière était Créateur. Eux ils font en sorte que cela parait très joli. Également même si quelqu’un a un beau visage mais que dans son coeur il a une haine contre les prophètes, c’est la même chose. Ce n’est pas la beauté du visage, le fait d’être soigné dans un costume, avec des paroles douces alors qu’en réalité il a plein de haine contre les prophètes.

 

Si mettre en garde contre quelqu’un qui trompe les gens dans le commerce en leur donnant de mauvaise marchandise tout en prétendant qu’elle est bonne, est un devoir. À plus forte raison, il faut mettre en garde les gens contre celui qui les trompe dans leur croyance. La mise en garde contre les groupes égarés est un devoir. Si tu ne mets pas en garde ton frère, ta soeur, ton voisin, il risque de tomber. Si tu ne le met pas en garde contre le mauvais commerçant qui trompe les gens, il risque de perdre de l’argent. Mais si tu ne le mets pas en garde contre celui qui trompe les gens dans la religion, il risque de tomber dans la mécréance. Qu’est-ce qui est plus grave : perdre de l’argent ou tomber dans la mécréance ? Tomber dans la mécréance. Pourquoi ? Parce que la mécréance est le péché que Dieu ne pardonne pas à celui qui en meurt chargé, et Il pardonne moins que cela à qui Il veut. C’est donc très important de mettre en garde contre les groupes égarés. Et la récitation de aayat al Koursiyy est une grande protection contre eux :

 

Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :

 

“ Celui qui récite une seule lettre du qour’an aura une récompense et chaque récompense est multipliée dix fois. Je ne dis pas que alif lam mim (le début de sourat Al-Baqarah) c’est une seule lettre, non. Alif c’est une lettre, lam c’est une autre et mim c’est une autre “.

 

Si tu récites une lettre tu as dix récompenses, que dire de celui qui récite plus. C’est une incitation à réciter le qour’an, ne vous privez pas de ce grand bien.

 

Et dans le Sahih de Al-Boukhariyy, d’après le compagnon ^Oubayd Ibn Ka^b, le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit à propos de ‘ayatou l-koursiyy qu’elle est comme la maîtresse de tous les versets du qour’an, c’est-à-dire que ‘ayatou l-koursiyy est le meilleur verset du qour’an.

 

Ce verset est éminent parce qu’il comporte des sens éminents au sujet du tawhid, la science de l’unicité de Allah tabaraka wa ta^ala. Elle est une preuve que Allah englobe route chose par Sa Science. Et que nul autre que Lui englobe toute chose par sa science. Ce verset confirme que Allah ta^ala n’est pas touché par l’impuissance, ni par le sommeil, ni par la somnolence.

 

Un des connaisseurs de Dieu a été interrogé au sujet de Dieu. Il a répondu :

 

“ Si ta question porte sur l’Être de Dieu, alors sache que rien n’est tel que Lui. Si ta question porte sur les attributs de Dieu, alors saches qu’Il est unique, qu’Il n’a besoin de rien, qu’Il n’est pas engendré, qu’Il n’engendre pas et qu’Il n’a aucun équivalent. Et si ta question porte à propos de Son Nom, Il est Allah, il n’est de dieu que Lui, Il sait toutes les choses cachées et les choses apparentes, Il est le Très Miséricordieux, le Miséricordieux. Et si tu poses ta question au sujet de Son acte, alors sache que Allah fait changer l’état des gens par Sa volonté qui est de toute éternité et qui elle ne change pas. “

 

Allahou la ‘ilaha ‘illa houwa signifie que nul ne mérite l’adoration si ce n’est Allah. Et l’adoration c’est l’extrême soumission pour Dieu. Et en d’autres termes c’est l’extrême limite de la soumission pour Dieu.

 

Allah ta^ala dit ce qui signifie : “ Il n’est de dieu que moi, adorez-Moi “.

 

Et Il dit également ce qui signifie : “ Votre dieu est un dieu unique, il n’est de dieu que Lui, Il est très miséricordieux et miséricordieux “.

 

L’existence de ce monde est une preuve de l’Existence de Allah. Si tu observes un peu ce monde autour de toi tu observeras que c’est comme une maison construite qui comporte tout ce dont l’habitant a besoin. Le ciel est élevé comme si c’était un toit. Et la terre est comme un tapis. Et les étoiles sont comme des chandelles. Et les différentes sortes d’animaux sont asservis pour le transport.

 

Dieu dit qu’Il est Hayy et Qayyoum. Hayy c’est-à-dire qu’Il est vivant qui n’a pas de commencement et qui n’a pas de fin. Ce n’est pas une vie qui est composée d’âme, de sang et de corps. La vie de Allah n’est pas comme la vie de Ses créatures. Allah nous a appris qu’il est Qayyoum, c’est-à-dire qu’il n’a besoin de rien alors que tout a besoin de Lui. Allah ne tire pas un bénéfice par l’obéissance de ceux qui obéissent, et Il ne Lui arrive pas de nuisance par la désobéissance de ceux qui désobéissent et la mécréance de ceux qui mécroient. Celui qui agit en bien ce sera pour lui-même et celui qui agit en mal c’est lui qui endurera les conséquences. Il ne va aucunement nuire à Dieu et Dieu n’est pas injuste envers les esclaves.

 

Allah ta^ala dit ce qui signifie : “ Ô vous les gens, c’est vous qui avez besoin de Dieu et Allah est Celui qui n’a besoin de rien “.

 

 

Tous ces mondes, y compris les humains, les jinns, les anges, ne se passent pas de Dieu même le temps d’un clin d’œil.

 

Al-Qayyoum ne signifie pas que Allah s’incarne dans nos corps comme le prétendent certains ignorants. Certains ignorants croient cela mais c’est faux. Allah est exempt de ce que disent les mécréants. Allah n’est pas pris par la somnolence et le sommeil car Il est exempt du changement, de l’évolution, du changement d’humeur ; Il est exempt de tout cela. Celui qui est atteint par la somnolence, celui qui est atteint par le sommeil, il est atteint par la maladie et par la mort ; et celui qui est ainsi n’est pas Créateur mais créature.

 

À Lui appartient ce qui est dans les cieux et sur terre. Tout ce qui est sur terre comme ceux qui sont dotés de raisons les humains et les jinns et ceux qui ne sont pas dotés de raison comme les animaux appartiennent à Dieu. Allah est Celui à qui appartient toutes choses. Allah est Celui à qui appartient véritablement tout ce qui est dans ce monde. Il est Celui qui légifère dans l’absolu. Il est Celui qui ordonné et interdit, et qui n’est pas sujet aux ordres et aux interdits de quiconque.

 

Qui intercède si ce n’est par Son autorisation c’est-à-dire que personne n’intercédera au jour du jugement sauf avec l’autorisation de Allah. Au jour du jugement, les anges vont intercéder pour certains musulmans désobéissants. Également les prophètes, les martyrs et les savants qui oeuvrent pour la religion intercéderont pour certains musulmans grands pécheurs.

 

Dans un hadith rapporté par Ibnou Majah et d’autres, le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :

 

“ Mon intercession est réservé pour les grands pécheurs de ma communauté “.

 

Quant au mécréant, personne ne va intercéder en leur faveur. Preuve en est un verset qui signifie que ceux qui intercèdent n’intercéderont que en faveur de ceux qui sont morts musulmans.

 

La suite de ce verset signifie : les gens des cieux – qui sont les anges – et les gens de la terre – qui sont les humains et les jinns – ils ne savent de ce que Dieu sait que ce que Dieu veut qu’ils sachent c’est-à-dire que ce que Allah leur a enseigné. Ce que nous savons est très infime. Nous ne savons que ce que Dieu a voulu que nous sachions.

 

La suite, Allah nous apprend que Al-Koursiyy (le piédestal) est plus grand que les cieux et la terre. Le piédestal est un corps qui se trouve en dessous du trône. Il est comme un tabouret sur lequel on monte pour s’installer sur un lit.

 

Dans le hadith, le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :

 

“ Les cieux et la terre par rapport au koursiyy c’est comme un anneau dans une terre immense déserte et le piédestal par rapport au trône est comme un anneau dans une terre déserte “.

 

La suite signifie que Allah n’est pas fatigué par la préservation des cieux et de la terre, parce que toute chose est facile pour Dieu. Tout comme créer un grain de poussière est chose facile pour Dieu, créer les cieux et la terre est chose facile pour Dieu. Rien n’est difficile pour Dieu et Il n’est pas atteint de fatigue. Et là c’est un démenti de la croyance des juifs qui disent que Dieu s’est fatigué après avoir créé les cieux et la terre et que le septième jour Il s’est allongé sur le dos c’était le samedi. Que Dieu nous préserve de pareilles mécréances.

 

Et Allah a répliqué à leur mauvaise croyance dans sourat Qaf par Sa Parole qui signifie :

 

“ Nous avons créé les cieux et la terre et ce qu’il y a entre eux dans six jours et Nous n’avons pas été atteint de fatigue “.

 

Al-^Aliyy Al-^Adhim signifie que Allah a un très haut degrés, cela ne signifie pas que Allah a un très haut endroit, parce qu’Il existe sans endroit. Allah est exempt de la direction, Il est exempt de l’endroit. Il n’est pas concerné par la direction, Il n’est pas concerné par l’endroit. Il est le Créateur des endroits. Avant la création des endroits, Il existe sans endroit et après la création des endroits, Il ne change pas. Il a un plus haut degrés que tous ceux qui ont un haut degrés et Il a une plus grande puissance que tous ceux qui ont une puissance.

 

Il a été rapporté du Messager de Allah à propos du mérite de ce verset de Al-koursiyy qu’il a dit ce qui signifie : “ Ô Aba l-Moundhir, sais-tu quel est le verset le plus éminent ? “, le compagnon a répondu correctement en disant : “ Allahou la ‘ilaha ‘illa houwa Al-Hayy Al-Qayyoum “, c’est alors que le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) lui a donné une frappe sur la poitrine et lui a dit ce qui signifie : “ Bonheur à toi, tu as de la science “, c’est-à-dire ce que tu as dit est correct.

L’innovation (bid3ah) et le mawlid

Posted in cours général,Croyance,islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 28, 2015
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Les savants ont classé l’innovation la bid^ah, la bonne et la mauvaise parce que ils ont compris cette classification de la parole du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) :

 

«مَنْ سَنَّ فِى الإِسْلامِ سُنَّةً حَسَنَةً فَلَهُ أَجْرُهَا وَأَجْرُ مَنْ عَمِلَ بِهَا بَعْدَهُ مِنْ غَيْرِ أَنْ ينْقُصَ مِنْ أُجُورِهِمْ شَىْءٌ ، وَمَنْ سَنَّ فِى الإِسْلام سُنَّةً سَيِّئَةً كَانَ عَلَيْهِ وِزْرُهَا وَوِزْرُ مَنْ عَمِلَ بِهَا مِنْ بَعْدِهِ مِنْ غَيْرِ أَنْ ينْقصَ مِنْ أَوْزَارِهِمْ شَىْءٌ»

 

C’est de ce hadith que les savants ont compris qu’il y a une bonne et une mauvaise innovation.

 

Nous avons vu quelques exemples de bonnes innovations et nous allons poursuivre aujourd’hui avec les bonnes et les mauvaises.

 

Il a été rapporté de Abou Dawoud dans ses sounan, d’après ^Abdou l-Lah fils de ^Oumar Ibnou l-khattab (que Allah les agrée tous les deux), il a ajouté dans le tachahhoud : “ Wahdahou la charika lah ”. Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) avait enseigné de dire dans le tachahhoud : “ Ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘illa l-Lah wa ach-hadou ‘anna Mouhammadan raçoulou l-Lah ”.^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar a ajouté “ Wahdahou la charika lah ” qui signifie : “ Il est Unique, Il n’a pas d’associé ”. Cet ajout qu’il a fait ce n’est pas en contradiction avec l’origine, la base que le Prophète avait enseigné. C’est quelque chose qui est bon c’est pour cela que c’est une bonne innovation. C’est une innovation car c’est une chose qui n’a pas été mentionné dans le Qour’an ou le hadith mais comme c’est quelque chose qui est conforme au Qour’an et au hadith alors c’est une bonne innovation. Vous voyez comment se fait la catégorisation de ces nouvelles choses.

 

Dans la dou^a’ Al-Qounout, l Prophète avait enseigné de dire : “ wa innahou la yadhillou man walayt “ mais il n’avait pas enseigné de dire : “ wa la ya^izou man ^adayt.” c’est un ajout. C’est pour vous dire que c’est une innovation, une bonne innovation.

 

An-Nawawiyy cite les savants qui ont dit qu’il n’y a pas de mal dans cet ajout. La dou^a’ al-Qounout, qui est l’invocation que l’on fait quand on se relève de l’inclination de la deuxième rak^ah de la prière de as-soubh, elle n’est pas obligatoire. Même si on ne la récite pas la prière reste valable mais c’est quelque chose de bien que le Prophète avait enseigné. An-Nawawiyy parle d’un ajout que le Prophète n’avait enseigné. Ceci est un bon ajout d’après An-Nawawiyy, d’après les savants de qui il le rapporte. D’autres savants ont même dit que c’est recommandé. Non seulement il n’y a pas de mal mais en plus c’est recommandé.

 

Les jugements sont au nombre de cinq : l’obligatoire, le recommandé, l’indifférent, le déconseillé, l’interdit. Les choses rentrent dans une de ces cinq catégories.

 

Al-wajib, l’obligatoire : Celui qui le fait il a des récompenses et celui qui ne le fait pas il mérite d’être puni.

 

Al-Moustahabb, le recommandé : Celui qui le fait il a des récompenses mais s’il ne le fait pas il ne mérite pas d’être puni, il ne mérite pas d’être châtié, il ne s’expose pas à un châtiment.

 

Al-moubaaH, l’indifférent : Le faire ou ne pas le faire sont équivalents. Par exemple : manger avec une cuillère. Tu n’a pas de récompense si tu le fais et tu ne mérite pas d’être puni.

 

Al-makrouuh, le déconseillé : Celui qui le fait ne s’expose pas à un châtiment mais s’il évite le déconseillé parce qu’il est déconseillé, il gagne des récompenses.

 

Al-Haram, l’interdit : Celui qui le fait s’expose à un châtiment car Dieu l’a interdit et s’il l’évite parce que c’est interdit il gagne des récompenses. Par exemple : Si l’on donne de la viande non égorgée à quelqu’un et que lui n’en prend pas, si il n’en prend pas parce que il n’arrive pas à la digérer il n’a pas de récompenses, mais si lui ne l’a prend pas parce que c’est interdit, il a des récompenses.

 

La raison pour laquelle il ne fait pas cette choses déconseillée ou interdite, si c’est pour obéir à la Loi de Allah Il gagne des récompenses.

 

Dans l’invocation du qounout rajouter “ wa la ya^izou man ^adayt.” c’est une parole qui donne des récompenses. Voilà ce que ces savants ont dit.

 

Le hafidh Ibnou Hajar dans son livre Al-Fath il a dit que ^Abdou l-Lah fils de notre maître ^Oumar Ibnou l-khattab le deuxième calife, ^Abdou l-Lah dont le Prophète a dit de lui qu’il est un homme vertueux (rajouloun salih) a été catégorique a dire que la prière de Addouha est une nouveauté.

 

^Abdou l-Lah Ibnou Mansour a rapporté avec une chaîne de transmission sahih que ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar a dit : “ C’est une nouveauté et elle fait partie d’une des meilleures choses qui ont et innovées.” cela veut dire qu’il classe cette innovation parmi les bonnes innovations. Nous parlons ici de la prière de Addouha. C’est une prière surérogatoire qui a son temps qui commence environ vingt minutes après le lever du soleil et qui prend fin lorsque le soleil atteint son point culminant. On peut faire deux rak^ah ou quatre. Ibnou Hajar dit : “ Nous allons voir dans le chapitre de al-^oumrah avec une autre chaîne de transmission d’après moujahid qui a dit : je suis entré en compagnie de Ibnou Zoubayr à la mosquée et on a vu ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar qui était adossé à la pièce de ^A’ichah.” Les maisons des épouses du Prophète était autour de la mosquée et la seule qui est resté aujourd’hui c’est celle de ^A’ichah parce que le Prophète y est enterré. C’est dans la pièce de ^A’ichah que le Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam est enterré. Donc ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar s’adossait contre la pièce de ^A’ichah et il y avait des gens qui étaient en train de faire la prière de Addouha. L’homme qui est entré a posé la question, il a dit : “ Nous avons interrogé ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar a propos de ces gens, qu’est-ce qu’ils faisaient comme prière ? ” et il a répondu : “ C’est une bid^ah (innovation) “.

 

Et ^Abdou r-Razzaq a rapporté avec une chaîne de transmission du degrés de sahih d’après Salim fils de ^Abdou l-Lah d’après son père donc ^Abdou l-Lah Ibn ^Oumar, il a dit : “ Quand ^Outhman a été tué, il n’y avait personne qui faisait cette prière de Addouha, les gens l’ont innové par la suite et je n’ai pas trouvé une meilleure innovation que celle-là.” Regardez ceci est la parole d’un homme dont le Prophète a dit qu’il est un homme vertueux et qui connaît mieux la religion que toute personne présente à notre époque, sans aucun doute. Donc ces gens-là qui disent qu’il n’y a pas de bonnes innovations, nous leur disons : “ Apprenez avant de parler. N’ouvrez pas la bouche, vous n’avez pas à parler si vous n’avez pas appris.” Ce n’est pas parce que il connaît quelques phrases en arabe, ou qu’il s’habille d’une certaine façon qu’il vient nous enseigner la religion ; il faut qu’il apprenne d’abord. Les savants ont classé les innovations en bonnes et en mauvaises. Aujourd’hui ces gens-là lorsqu’ils disent bid^ah c’est comme s’il dit un gros mot, pour lui c’est quelque chose dont il faut s’éloigner comme si cela était la peste, alors que bid^ah c’est ce qui désigne toute innovation et elle peut avoir le sens de bonne et de mauvaise. C’est sûr que ce n’est pas à chacun de nous de dire ceci est bon et ceci est mauvais car la science est par apprentissage mais encore faut-il aller apprendre auprès des bonnes sources et non pas comme ces gens-là qui ouvrent trois quatre pages internet ou cinq six livres qui sont imprimés je ne sais où parce que c’est joli et il se met à parler de sa tête et en plus il cite pour beaucoup de ces gens-là ils suivent des têtes wahhabites, des gens qui sont en train de promouvoir une nouvelle religion qui date de trois siècles.

 

Parmi les preuves que ce n’est pas toute chose qui a été innové après le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) ou qui a été innové durant sa vie mais qui n’a pas fait l’objet d’un texte, la preuve que ce n’est pas tout cela qui serait une innovation d’égarement c’est l’innovation faite par un homme qui s’appelle Khoubayb fils de ^Adiyy. Il a innové l’accomplissement de deux rak^ah avant d’être exécuté. Quand on allait l’exécuter il a fait deux rak^ah avant qu’il ne soit exécuté, tout comme cela est parvenu dans le sahih de Al-Boukhariyy.

 

Dans le sahih de Al-Boukhariyy, Al-Boukhariyy dit : “ ‘Ibrahim Ibnou Mouça d’après Hicham Ibnou Youssouf d’après … d’après Abou hourayrah a dit : le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a envoyé une brigade pour servir d’éclaireur c’est-à-dire pour voir comment était l’ennemi, ils sont partis et quand ils sont arrivé entre Ghosfan et Makkah ils ont été dénoncé c’est-à-dire des gens avaient dénoncé leur déplacement à une tribu qui s’appelle les Banou Lehian c’était des mécréants. Ils les ont suivis à la trace avec environ cent archets, cents personnes qui pouvaient tirer des flèches. Ils les ont suivis à la trace jusqu’à arriver dans une station où les musulmans avaient occupé quelques temps auparavant. Ils ont trouvé des noyaux de dattes. Ils les ont reconnu grâce aux noyaux de dattes. Ils ont dit : “ Ceci c’est les dattes de Yathrib, de Médine.”

Ils les ont poursuivis jusqu’à les rattraper. Quand ^Asim qui est le chef de ce bataillon avec ses compagnons ont trouvé refuge pour éviter l’attaque de ces gens-là. Quand les poursuivants les ont rattrapé, ils leur ont dit : “ Nous vous donnons notre engagement que nous n’allons pas vous tuer “. Ils les poursuivent tout ce chemin et après ils leur disent “ on ne va pas vous tuer “ ? ^Asim a dit : “ Moi je ne veux pas être sous la protection d’un associateur. Ô Allah fais que Ton Prophète soit au courant de ce qu’il nous arrive.” Ils les ont combattu puis à la fin ils ont tué ^Asim avec les sept personnes, ils lui ont tué des flèches. Trois hommes étaient resté : Zayd, Khoubayb et un troisième homme. Ils leur ont dit : “ On vous donne l’engagement que l’on ne va pas vous tuer “, et ils se sont rendu et ils se sont fait emprisonner. Quand ils se sont rendu ils ont ouvert les cordes de leurs arcs et ils les ont ligoté avec. Le troisième homme qui était avec eux a dit : “ Voilà ceci est la première preuve qu’ils vont nous trahir.” Il a refusé d’aller avec eux, ils ont essayé de le tirer, de l’emmener, il a refusé, ils l’ont tué. C’était bien une trahison car ils avaient donné leur parole au début qu’ils n’allaient pas leur nuire. Et ils ont emmené Khoubayb et Zayd et il les ont vendu comme des esclaves à la Mecque. Khoubayb a été acheté par les descendants la tribu de Al-Harith et c’était Khoubayb qui avait tué Harith dans la bataille de Badr des années auparavant. Il avait tué leur père. Il est resté prisonnier chez eux jusqu’à ce qu’ils se soient tous mit d’accord qu’ils allaient l’exécuter. Ils voulaient tuer Khoubayb pour venger la mort de leur père Harith. Un jour qu’il était chez eux, il a emprunté un couteau d’une des files de Banou Harith et elle lui a prêté un couteau. La femme a dit : “ Je n’ai pas fait attention à un enfant à moi, il a accourut, il jouait auprès de Khoubayb, Khoubayb l’a mis sur ses genoux et il avait le couteau. J’ai eu énormément peur.” Khoubayb a dit : “ Tu as vraiment peur que je tue cet enfant ? Je ne ferais jamais cela, si Dieu le veut.” Cette femme disait aussi : “ Je n’ai jamais vu de ce point de vu un prisonnier qui soit meilleur que Khoubayb.” Elle a dit : “ Je l’ai vu alors qu’il était prisonnier chez nous, il mangeait une grappe de raisons et dans toute la Mecque il n’y avait pas de fruit. Et il était enchaîné et c’était sans aucun doute une subsistance que Allah lui a donné de manière prodigieuse.” À la fin, ils ont voulu l’exécuter, ils l’ont fait sortir de l’enceinte sacrée de la Mecque car dans l’Islam il est interdit de tuer dans l’enceinte sacrée de la Mecque et les arabes avaient cette habitude aussi avant. Il leur a dit : “ Laissez-moi faire deux rak^ah.” puis quand il a terminé, il est revenu vers eux, il leur a dit : “ je veux pas que vous pensiez que j’ai peur de la mort sinon j’aurais ajouté tellement je trouve du plaisir à faire la prière.” Le musulman au début peut être qu’il peut trouver éprouvant de se lever pour faire le woudou’, pour faire la prière, pour couvrir sa zone de pudeur et le saint il trouve du plaisir en cela. Le commun des gens peut être qu’il trouve qu’il est éprouvé lorsqu’il accomplit l’acte d’adoration alors que le saint il trouve du plaisir parce qu’il sait qu’il e consacre à Dieu en faisant cela et qu’il aime accomplir l’obéissance. Le saint fait en sorte que toute sa vie soit une obéissance à Dieu. Puis Khoubayb a fait une invocation contre eux. Il a dit deux vers de poésie dont le sens globale est :

 

“ Je ne prête pas attention, du moment que je meurs pour l’Agrément de Dieu, de quel côté je vais tomber.”

 

Puis il a dit après cela : “ Ô Mouhammad !”, il a appelé le Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam et cela c’est une manière de manifester son amour pour le Prophète. Cela veut dire qu’il est permis d’appeler le Prophète même en son absence. Puis il fut exécuté.

 

Par ailleurs, les gens de Qouraych ont voulu avoir la certitude que ^Asim fut été tué. ^Asim c’est celui qui était à la tête de ce bataillon. Ils ont envoyé l’un d’entre eux pour aller chercher une partie du corps de ^Asim parce que ^Asim avait tué quelqu’un d’important chez eux. Ils voulaient avoir une partie de son corps mais Allah a protégé le corps de ^Asim par un nuage d’abeilles qui avaient recouvert son corps, ils n’ont rien pi prendre de son corps.

 

Parmi les preuves qu’il y a de bonnes innovations également, ceux à qui le Messager dictait la révélation ils écrivaient les lettres sans les points. Ils ne mettaient pas les points au-dessous et au-dessus des lettres. Ils écrivaient les lettres ب ت ث ي sans point, ce n’est pas comme nous qui reconnaissons la lettre ب parce qu’il y a un point en dessous. Et même notre maître ^Outhman Ibnou ^Affan qui a dupliqué les moushaf, il a fait des copies du moushaf qu’il a envoyé à différentes régions parce que l’islam s’était diffusé ; il en a envoyé à la Mecque, à Al-Basra, et à d’autres endroits et il avait gardé une copie chez lui, même ce moushaf il n’y avait pas de points en dessous et au-dessus des lettres. Mais le premier a avoir mis des points dans le Qour’an c’est un successeur des compagnons (tabi^i) du nom de Yahya Ibnou Ya^mar. Ce n’était pas un compagnon. Elle compagnon c’est celui qui a rencontré le Prophète de manière habituelle. Mais le tabi^i, le successeur des compagnons, il n’a pas rencontré le Prophète de manière habituelle durant sa vie mais il a rencontré un compagnon. On peut dire Yahya Ibnou Ya^mar et Yahya Ibnou Ya^mour.

 

Dans son livre « Kitab al-Masahif », l’Imam Ibn Abi Dawoud Soulayman Ibn Ach^ath As-Sijistaniyy dit :

“ ^Abdou l-Lah nous a rapporté de Mouhammad Ibnou ^Abdi l-Lah Al-Makhzoumi d’après Ahmad Ibnou Nasr Ibni Malik qu’il a rapporté de Al-Houçayn Ibnou l-Walid qu’il a rapporté de Haroun Ibnou Mouça qu’il a dit :

« le premier à avoir mis les points dans le Moushaf (le Livre du Qour’an), c’est Yahya Ibnou Ya^mar » ”.

 

Auparavant le Moushaf était écrit sans point. Quand il a fait cela les savants ne lui ont pas reprocher d’avoir fait cela, ils ne l’ont pas blâmé pour avoir fait une chose que ni le Prophète ni les compagnons n’ont faite. Alors que le Messager n’avait pas ordonné que l’on mette les points pour distinguer les lettres.

 

Celui qui prétend que ce qui n’a pas été fait à l’époque du Prophète c’est une innovation d’égarement alors qu’il commence à enlever les points dans les Moushaf.

 

Même leur chef aux wahhabites qui disent que tout est bid^ah que l’on ne fait rien, ceux qui disent que ce n’est pas bien de fêter la naissance du Prophète sous prétexte que tout ce qui n’a pas été fait à l’époque du Prophète il ne faut pas le faire, et Ibnou Taymiyah ils le considèrent comme étant leur référence, ses paroles à lui ils les suivent plus que le Qour’an et le hadith presque ; même l’égaré Ibn Taymiyah a dit dans ses fatawi, dans le tome 3 page 402 : “ Il a été dit que c’est déconseillé de mettre les points parce que c’est une innovation et il a été dit que c’est déconseille parce que on en a besoin et il a été dit que c’est déconseillé de mettre les points mais pas les voyelles pour indiquer la prononciation mais ce qui est correct c’est qu’il n’y a pas de mal en cela.” Même leur chef à eux dit qu’il n’y a pas de mal et eux ils disent que tout est mauvais, et ils l’appellent une référence cet homme-là, selon eux : “Chaykh al-Islam”. Ce que leur chef leur dit ils disent que c’est faux et malgré cela ils disent que c’est une référence, voyez comment ils se contredisent ces gens-là. En réalité ce ne sont pas de gens à suivre, ce sont des gens au contraire à dénoncer.

 

Dans son célèbre recueil de hadith, Sahih , l’Imam Al-Boukhariyy rapporte :
 » Adam m’a rapporté et a dit : Ibnou Abi Dhi’b m’a rapporté d’après Az-Zouhriyy d’après As-Sa-ib Ibnou Yazid qu’il a dit : « Le jour du vendredi il n’y avait qu’un seul appel à la prière. L’appel du vendredi commençait quand l’imam s’asseyait sur le minbar (une sorte de chaire sur laquelle l’imam monte pour donner le discours), à l’époque du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), de Abou Bakr et de ^Oumar que Allah les agrée. À l’époque de ^Outhman, que Allah l’agrée, alors que les gens sont devenus plus nombreux, il a ajouté le troisième appel à Az-Zawra (qui est un endroit à Médine)”. On va comprendre pourquoi il a dit le troisième et non le deuxième, ce n’est pas une faute.

 

Ibn Hajar Al-^Asqalaniyy et dans la version de waqi^ Ibnou Abi Dhi’b il a dit qu’il y avait un appel à la prière à l’époque du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), et à l’époque de Abou Bakr et de ^Oumar il y avait deux appels. Ibnou Khouzaymah qui explique ce hadith a dit : “ Quand il a dit deux appels, il vise par cela al-adhan (l’appel) et al-‘iqamah (l’annonce, qui est ce que l’on dit juste avant que les gens fassent la prière lorsqu’ils se lèvent pour prier. La différence entre l’appel et l’annonce c’est la parole “qadqamati ssalat”) ” Il a appelé les deux “appel” soit pour dire que c’est l’appel qui l’emporte ou soit pour dire que ils ont tous les deux en commun d’avertir les gens de l’imminence de la prière. C’est un abus de langage. C’est pour cela que celui qui a été ajouté a été considéré comme étant le troisième ; cela veut dire qu’il y a un appel habituel, une annonce habituelle et un appel qui a été ajouté. Puis Ibn Hajar dit : “ il a ajouté le troisième appel “ et dans la version de Waqi^ Ibnou Abi Dhi’b, ^Outhman a ordonné de faire le premier appel et Ach-Chafi^iyy a aussi les même termes et il n’y a pas de contre entre les deux du fait qu’il a été ajouté dans l’ordre il est devenu troisième et du fait qu’il a été placée avant le précédent il est devenu premier et il y a une autre version celle de ^Aqil qui vient après deux chapitres dans le livre c’est qu’il a dit : “ le deuxième appel c’est ^Outhman qui l’a ordonné ”. Il a été considéré comme étant deuxième également du fait qu’il est deuxième par rapport au premier appel qui est à l’origine et non pas par rapport à l’annonce.

Si quelqu’un ne comprend pas il va se perdre c’est pour cela que la science est par transmission orale.

 

Cette innovation c’est ^Outhman Ibnou ^Affan qui l’a faite. Ces gens-là est-ce qu’ils vont dire “il ne peut y avoir que des innovation d’égarement” ? Eux qui disent cela est-ce qu’ils vont se limiter que à un seul appel à la prière le vendredi comme c’était à l’époque du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), ou bien vont-ils faire deux appels à la prière tout comme ^Outhman l’a fait ? Ils se contredisent. En réalité, ils font deux appels maintenant à Médine et à la Mecque. Ce sont les wahhabites qui tiennent la Mecque et Médine et ils font deux appels. Ils nous reprochent des choses que eux-mêmes font. Ils disent qu’il n’y a pas de bonne innovation et ils font des innovations. Et ce sont eux qui nous empêchent de commémorer la naissance du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Nous parlons de ce sujet maintenant parce que nous sommes dans la période dans laquelle le Prophète est né et les musulmans s’apprêtent à célébrer dans toutes la terre, ils s’apprêtent à commémorer la naissance du Prophète. Ils citent une partie du récit de la naissance du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) et manifestent leur joie pour le fait que Allah nous a envoyé le meilleur des hommes, celui qui nous a enseigné ce qui va nous sauver dans l’au-delà. Et quand on commémore sa naissance c’est-à-dire que l’on remercie Dieu pour nous l’avoir envoyé c’est cela le sens de cette commémoration. Ce n’est pas un gâteau sur lequel on souffle et on dit “happy birthday to you“ ou mettent des cadeaux sous un arbre, dans des sabots ou des bottes… ce n’est pas cela. Le mawlid c’est de réciter un peu de Qour’an, c’est de réciter un peu de la conduite du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), ceux qui savent chanter les éloges du Prophète ils font du madih, même si c’est en famille ou avec des amis, c’est quelque chose que les musulmans font depuis sept siècles, partout ; en Arabie, en Indonésie, en Thaïlande, à Singapour, en Europe, en Amérique, en Australie, en Afrique, là où il y a des musulmans, ils fêtent Al-Mawlid.

Al-Hamdouli l-Lah qui nous a guidés vers le bien !

Le pèlerinage et ses actes recommandés

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur novembre 3, 2015

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Nous avons vu quelques règles concernant le pèlerinage et nous allons poursuivre incha al-Lah avec quelques informations utiles toujours au sujet du pèlerinage.

Dans sourat al-hajj les ‘ayah 27, 28 et 29 Allah nous apprend que Il ordonne aux gens d’accomplir le pèlerinage et ainsi les gens se dirigent vers la Mecque venant de différentes origines de différents pays. Il y a peu de temps nous avons finit le mois de Ramadan, ce mois béni, ce mois de bien et de bénédictions. Et nous sommes près d’une autre obligations éminentes elle aussi qui est l’obligation du pèlerinage.

Dans cette obligation, l’obligation du pèlerinage comporte un jihad c’est-à-dire un effort pour combattre les passions de l’âme et aussi un jihad, un effort qui est plutôt financier. Et grâce à cette obligation la personne aborde une grande porte pour le repentir.

Beaucoup de musulmans se languissent d’accomplir cette obligation importante, cette obligation bénie. Ils accourent de toute part sur terre. Que ce soit par voie terrestre, par voie aérienne, par voie maritime, tous ont pour destination cette région sacrée, cette région bénie dans le pays de Al-hijaz. La région ou se trouve la Mecque et Médine s’appelle Al,-hijaz. Ils se rencontrent, ils accomplissent les étapes du pèlerinage, il font les tours autour de la ka^bah en répétant à haute voix la ‘ilaha ‘illa l-Lah et Allahou ‘akbar.

Allah a exaucé l’invocation de Son Prophète ‘Ibrahim, ^alayhi s-salam. Allah a fait que la ka^bah cette maison sacrée soit la destination de millions de musulmans chaque année. Ils viennent de l’Orient et de l’Occident chaque année. Quelque soit leur race, quelque soit leur langue, quelque soit leur couleur, il n’y a pas de différences entre un pauvre et un riche, il n’y a pas de différence entre quelqu’un d’âgé et quelqu’un de jeune, il n’y a pas de différence entre un arabe et un non-arabe, si ce n’est parla piété.

Dans sourat Al-houjourat ‘ayah13,nous comprenons que Allah nous a créé tous à partir d’un homme et d’une femme, ‘Adam et Hawwa’, tous. Et Allah a fait que nous soyons des peuples différents et des tribus différentes et nous faisons connaissances les uns avec les autres, et le plus honorable d’entre nous selon le Jugement de Dieu c’est celui qui fait le plus preuve de piété. Donc, c’est la piété qui fait l’honneur de la personne. Ce n’est pas son origine, ni sa couleur, ni sa langue,ni sa race; c’est son attachement à l’application des devoirs et le délaissement de péchés. C’est cela la piété. La piété c’est de faire mes devoirs et d’éviter les interdits. Plus la personne s’applique, plus elle est pieuse.

Les actes du pèlerinage et les rituels que nous accomplissons lors du pèlerinage comportant des sagesses et comportent des utilités et bénéfices, beaucoup de mérites pour celui qui les accomplit et si les musulmans la moralité et l’intérêt dans ces actes, ils se seraient empressé encore plus pour l’accomplir.

Le pèlerinage est une réunion islamique, annuelle, importante, très grande qu’aucune autre réunion ne vient concurrencer.

Des centaines de milliers de musulmans, des millions se réunissent tous sur cette phrase : il n’est de dieu que Dieu, Mouhammad est le Messager de Dieu. Et c’est là-bas qu’ils se réunissent, ils invoquent Dieu qui est leur Créateur, ils font connaissent, ils se réunissent tous et ils vont visiter le Prophète élu, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, par la guidée duquel Allah a effacé l’obscurité.

Quel bel aspect lorsque les gens vont pour accomplir le pèlerinage et avant de partir faire le pèlerinage, ils appliquent la parole du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qui signifie :

 » Celui qui a fait preuve d’une injustice envers son frère alors qu’il se décharge de cette injustice maintenant qu’il est encore vivant, avant que ne vienne le jour du jugement dans lequel il n’y a pas d’argent pour compenser ses erreurs « ,c’est-à-dire si quelqu’un a lésé quelqu’un d’autre ici-bas qu’il se fasse excuser, il s’excuse pour se faire pardonner son erreur auprès de cette personne avant un jour où il n’y a pas moyen de payer pour se libérer des injustices. Donc, avant de partir au pèlerinage c’est ce que les gens font, ils se libèrent des injustices qu’ils auraient pu faire.

Quelle belle voix et quelle belle parole quand ceux qui vont aller au pèlerinage répètent tous ensemble ces paroles qui signifie :

Ô Allah,nous répondons à Ton Ordre en venant vers le pèlerinage. Ô Allah, Tu n’a pas d’associé. Les louanges et les bienfaits te sont dut. C’est à Toi qu’appartient la souveraineté, Tu n’as pas d’associé.

Comment les cœurs ne se réjouissent-ils pas, comment les âmes ne seraient-elles pas heureuses alors que la Mecque c’est la source de la foi et c’est le berceau de la prophétie. C!est à partir de la Mecque qu’a retentie la voix de Mouhammad qui clamait haut et fort la vérité et la lumière de sa bonne guidée a éclatée pour repousser les ténèbres de l’association et de l’égarement et pour remplir la terre de lumière et de justice.

C’est à partir de cette place honorée et bénie que les caravanes de conquêtes et de la foi en sont partis pour détruire les foyers d’idolâtrie et d’association à Dieu pour les enlever et construire la plus grande civilisation qu’a connue l’histoire et qui ouvre pour la terre la bonne guidée du Qour’an.

Au niveau du miqat, on a compris ce qu’est le miqat c’est le fameux jalon qui entoure, qui définit la région sacrée où on fait le pèlerinage, ils enlèvent les vêtements de couleurs et d’embellissement pour mettre les vêtements d’ihram, de sacralisation, d’entrer en rituel. Et c’est un vêtement qui ressemble beaucoup au linceul dans lequel on enveloppe le mort. C’est comme s’ils disaient, en enlevant les vêtements qu’ils portaient avant et en mettant les vêtements pour le rituel du pèlerinage, c’est comme s’ils disaient :

Je demande à Allah qu’Il enlève de mon coeur l’amour du bas-monde et je monte à bord d’un nouveau navire dans ma vie, maintenant, dans lequel je vais faire connaissance avec les gens de ma religion, quelque soit leur état,et je vais répéter avec eux les paroles de talbi^ qui sont :

Ô Allah je répond à Ton appel, je répond. Ô Allah je répond, Tu n’as pas d’associé, je répond. Certes les louanges, la souveraineté T’appartiennent, Tu n’as pas d’associé.

Ils se sont donc déchargé et ils ont enlevé toutes les parures du bas-monde qui va à sa fin et qu’ils soient jeunes ou âgés, qu’ils soient riches ou pauvres, sont équivalents selon le Jugement de dieu,ils se distinguent les uns les autres par la piété. C’est la piété qui fait la différence les un des autres. Cette piété que leur a enseigné et leur a conseillé l’éminent bien-aimé, celui qui est le plus grand enseignant, le suprême enseignant, notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

Ce qui est très important dans le pèlerinage c’est que c’est un exercice pratique pour l’homme pour qu’il fasse preuve de patience, à supporter les difficultés, à supporter les épreuves et à combattre ses passions pour obtenir les hauts degrés et pour gagner le paradis qui a une étendue plus grande que les cieux et la terre et qui a été préparé pour ceux qui font preuve de piété.

Les rites du pèlerinage et les différentes stations du pèlerinage, et des endroits par lesquels passe le pèlerin ainsi que les actes qu’il accomplit durant l’accomplissement du pèlerinage, comporte des sagesses et des leçons très très grande. Nous allons voir pour prendre quelque une de ces leçons et quelque une de ces moralités pour le pèlerinage.

Pour ce qui est de la talbi^, la parole (labayk Allahoumma labayk), nous avons vu cela veut dire (je réponds à Ton appel ô mon Dieu, je répond à Ton ordre, je répond, certes je répond. Tu n’a pas d’associé. Les bienfaits, les louanges et la souveraineté T’appartiennent, Tu n’as pas d’associé). Cette talbiyyah, lorsque les pèlerins l’a récitent tous ensemble,nous rappelle le jour du jugement. Lorsque ‘Israfil, ^alayhi s-salam va souffler une première fois pour la fin de ce monde et une deuxième fois pour annoncer le début du jour du jugement, c’est-à-dire au premier souffle tous ceux qui étaient vivants vont mourir et au second souffle ce sera le signe de la résurrection de tous les morts. Donc cette talbiyyah nous rappellent lorsque tous vont être ressuscités pour le jour du jugement, lorsque ‘Israfil. Les pieux ce sont ceux qui ont accompli les devoirs, qui ont évité les péchés, ils seront reput, ils seront rassasiés, ils n’auront donc ni faim ni soif, ils seront habillés et ils seront sur des montures, sur des chameaux. Quant au musulman qui était grand pécheur, qui était désobéissant qui a commit des grands péchés, qui est mort sans se repentir de son péché, celui-là, cette catégorie, sera nu, dévêtu et nu-pieds. Quant au mécréant, que Dieu nous préserver de la mécréance, ils seront dévêtus, nu-pieds, et en plus ils seront traînés sur leurs visages pour les humilier, pour les rabaisser.

Lorsque le pèlerin fait les trajets entre AsSafa et Al-Marwah, entre les deux monts, il se rappelle qu’avait fournit le Messager éminent, que Allah l’honore et l’élève d’avantage en degrés, et l’effort qu’avaient fournit ses compagnons la vérité. Il se rappelle également lorsqu’il fait les trajets entre AsSafa et Al-Marwah, une sagesse éminente, un symbole très important en revivifiant d’une des anciennes traditions bénies. C’est en effet dans cet endroit que c’était retrouvé notre dame Hajar, la femme du Prophète de Dieu, notre maître ‘Ibrahim, ^alayhi ssalatou wa sallam, lorsqu’il l’avait laissé elle Hajar avec son fils ‘Isma^il dans cet endroit là béni, à la Mecque, sans qu’ils n’aient de provisions d’eau. Elle n’a pas cessé de faire les trajets entre AsSafa et Al-Marwah, dans cet endroit béni, à la recherche de l’eau pour elle et son fils, entre ces deux montagnes AsSafa et Al-Marwah. Elle se fiait à Allah jusqu’à ce que Allah l’a délivré de son épreuve et lui facilite. Il lui a fait sortir une eau douce, l’eau bénie de zamzam. Allah dit ce qui signifie :

 » Celui qui fait preuve de piété à l’égard de Dieu, Allah lui accorde une délivrance et Il lui accorde une subsistance d’une voie de laquelle il ne s’y attendait pas », il est en pleine difficulté et Dieu lui facilite, il trouve une issue.

Concernant la station de ^arafah, cette station comporte un rappel éminent, lorsque le pèlerin voit des milliers tous sur cette terre, parce que l’on a dit que les gens sont des millions chaque année mais peut être que lui il ne voit pas les millions, il voit des milliers autour de lui, il va se rappeler le jour du jugement. Il va se rappeler les différentes stations du jour du jugement lorsque les gens seront tous attroupés et chacun sera dirigé par son imam au jour du jugement. Il va se rappeler ce jour où les gens vont fuir les uns des autres parce que chacun a peur de droits qu’il a lésé, qu’il a outrepassé de l’autre, que l’autre vient réclamer, le droit que tu m’a pris. L’homme va fuir de son frère, il va fuir de sa mère, de son père, de sa compagne, de ses enfants. Chacun sera préoccupé par son propre état. Ce jour-là ni l’argent ni les enfants ne seront utiles, sauf celui qui viendra avec un coeur sain de toute mécréance.

Pour ce qui est du lancer dans les bassins, le pèlerin exécute l’ordre de Dieu de lancer des cailloux dans les trois bassins. Quand il lance les cailloux dans les bassins, il se rappelle comment le chaytan s’était représenté à notre maître ‘Ibrahim, ^alayhi ssalam, dans ces trois emplacements pour essayer de détourner notre maître ‘Ibrahim, ^alayhi ssalam. Et notre maître ‘Ibrahim, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a lancé des cailloux sur le chaytan pour l’humilier, pour le rabaisser. Nous autres communauté du Prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, lorsque nous accomplissons le pèlerinage, nous lançons des cailloux dans ces trois bassins pour revivifier la tradition de notre maître ‘Ibrahim, ^alayhi ssalam. Nous faisons comme lui il a fait. Même si le chaytan n’est pas dans ces trois bassins, il n’habite pas là-bas mais en lançant les cailloux c’est comme si nous disions : « Ô toi, que Dieu nous a ordonné de prendre pour ennemi, toi que Dieu a maudit, nous te lapidons, nous te lançons des pierres parce que tu es maudit. » C’est cela le sens.

Lorsque les pèlerins partent faire les tours de tawaf, les tours autour de la ka^bah, cela représente une grande moralité, une grande symbolique qui est représentative de la croyance en l’unicité de Dieu. La ka^bah, cette bâtissequi est de forme cubique, qui est généralement recouverte d’un rideau noir et qui s’est changé d’ailleurs une fois par an, le jour de l’aïd, le jour de la fête. Cette bâtisse c’est la direction de la prière des musulmans où qu’ils soient sur terre.

Ceux qui sont au nord de la ka^bah, ils font la prière vers le sud, comme par exemple les pays de Ach-Cham, les pays de l’ex-union soviétique, la Russie. Tous ces gens-là font la prière en se dirigeant vers le sud. Et ceux qui sont au sud de la ka^bah, ils font la prière vers le nord, comme ceux qui sont au Yémen, ou plus bas qui sont à Madagascar ou aux comores. Toute cette partie-là ils font la prière vers le nord. Et ceux qui sont à l’ouest de la ka^bah, comme au pakistan ou un peu plus loin comme en philippines ou au Japon, tous ces gens-là font la prière vers l’Est. Et tous ceux qui sont à l’ouest de la ka^bah, comme les pays l’Égypte, le Sénégal, le Mali, les îles canaries, le Panamá, tous ces gens-là ils font la prière vers l’Est. Et ceux qui sont dans les quart qui restent, ils font la prière le quart opposé, par exemple ceux qui sont au sud-est de la ka^bah comme en Australie, ils font la prière vers le nord-ouest. Ceux qui sont au nord-ouest comme le Canada ou les États-Unis, ils font la prière vers le sud-est. Ceux qui sont au nord-ouest de la ka^bah comme en Corée ou plus haut plutôt comme la partie orientale de la Russie, ils font la prière vers le sud-ouest et ceux qui sont au sud-ouest comme l’Amérique latine, ils font la prière au nord-ouest. C’est notre direction pour la prière où que nous nous retrouvions. Mais le pèlerin, lors du pèlerinage il voit la ka^bah de ses yeux. Et tous les musulmans ils répètent ensemble la parole de tawhid : la ‘ilaha ‘illa l-Lah, mouhammadoun raçoulou l-Lah, il n’est de dieu que Dieu, Mouhammad est le Messager de Dieu. Et chaque fois que le regard se pose sur la ka^bah et qu’il invoque Dieu,son invocation sera exaucée si Dieu le veut. C’est une grande réussite. Et le sens des tours qu’il fait autour de la ka^bah, c’est-à-dire quelque soit ce qu’il m’arrive, quelque soit la situation, quelque soit ma vie, quelque soit les problèmes, je reste sur la croyance en l’Unicité de Dieu. Je ne m’écarte pas, je ne dévié as. C’est cela le sens des tours que les musulmans font lorsqu’ils font la ^oumraj et le hajj, lorsqu’ils font les tours autour de la ka^bah.

Que Allah nous accordé ainsi qu’à vous le pèlerinage à la maison sacrée et qu’Il nous accorde de rendre visite à notre Prophète Mouhammad, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

La visite du Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, est une visite qui est licite. Il est licite de rendre visite au Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. AsSouyoutiyy a rapporté ainsi dans son livre manalihi safa que le Prophète a dit ce qui signifie :

« Celui qui visite ma tombe, mon intercession lui est dut », c’est-à-dire que celui qui rend visite au Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, avec une intention sincère c’est-à-dire qu’il ne faisait pas cela pour que les gens disent du bien de lui, mais il était vraiment sincère pour l’Agrément de Dieu, parce que Dieu agrée que l’on accomplisse cela, et que son objectif était vraiment de rendre visite au Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et troisièmement que son argent est licite, le Prophète intercéder en sa faveur au jour du jugement, donc ne ratez pas cette occasion. Le Prophète a dit :

Man zara qabri wadjabat lahou chafa^ati

Ce qui signifie :  » Celui qui visite ma tombe, mon intercession lui est dut », donc voilà une grande porte pour le bien.

Il y a unanimité sur cela. Donc le caractère permis de rendre visite à la tombe du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam est une question qui fait l’objet de l’unanimité des savants c’est-à-dire que c’est un acte méritoire qui donne des récompenses, selon l’unanimité que ce soit les chafi^ites, les hanafites, les hanbalites lu les malikites et d’autres. Et c’est généralement l’occasion lorsque l’on va faire le pèlerinage, on fait le détour pour se rendre à Médine, parce que Médine ne fait pas partie des étapes du pèlerinage mais puisque les gens font le voyage, les gens profitent pour rendre visite à notre maître Mouhammad, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Même les malikites ont dit que c’est un devoir d’aller rendre visite au Prophète, certains malikites dans le livre tazibou t-talib de ^Abda l-haqq As-Saqiliyy, d’après Abôu ^Imran Al-Malikiyy. Dans son livre, il est passé sur une question qui a été posé à un savant qui s’appelle Abou Mouhammad Ibn Abi Zayd. Il été dit qu’un homme lui a loué ses services avec de l’argent pour que l’on accomplisse le pèlerinage pour lui et il a posé comme condition qu’il aille accomplir la visite du Prophète, mais il n’a pas pu cette année-là, il était excusé pour cela. Il a répondu :  » Il lui rend de l’argent pour la location la part de la distance pour faire la visite du Prophète « . salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

Donc on ne dit pas comme certains ignorants que ce serait péché que d’aller rendre visite au Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, comme l’a dit Ibnou Taymiyya. Ibn Taymiyya est un homme qui est égaré. Et celui qui dit que c’est un péché, il contredit l’islam, il n’est pas musulman de dire cela. QueDieu nous en préserve.

Quelques questions concernant le pèlerinage.

– Concernant le tawaf, c’est-à-dire les tours autour de la ka^bah, il est une condition pour que les tours soit valable que la personne n’est pas de najaçah, de substances impures selon la loi de l’Islam, sur son corps et les vêtements. Et que la personne soit purifiée du grand hadath et du petit hadath. La femme qui a les menstrues, il ne lui est pas permis de rester à l’intérieur de la Mosquée Al-Haram. À la mosquée ene générale et à la mosquée Al-Haram où se trouve la ka^bah en particulier. Abou Dawoud a rapporté du hadith de ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas (que Allah l’agrée lui et son père) que le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie :

« je n’autorise pas la mosquée à une femme qui a les menstrues ou à quelqu’un qui est jounoub », c’est-à-dire je ne les autorisé pas à rester dans la mosquée.

Et lorsque Notre dame ^A‘ichah, que Allah l’agrée, a interrogé le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, elle lui a dit ce qui signifie :  » Comment je fais s’il m’arrive d’avoir les menstrues pendant le pèlerinage ? », il lui a dit ce qui signifie :  » Fais tout ce que le pèlerin fait mais ne fait pas les tours autour de la ka^bah, tant que tu as les menstrues « .

Les tours autour de la ka^bah ne sont pas valides de la part d’une femme qui a les menstrues. Elle attend plutôt la fin de ses menstrues puis elle fait le ghousl et à la suite de cela elle fait le tawaf. C’est ainsi qu’elle se comporte.

Quelques questions.

– Celui qui n’a pas fait la prière par paresse, par exemple il est resté cinq ans sans faire la prière, puis il a voulu la rattraper, il fait le rattrapage, il aura des récompenses par son rattrapage.

– Si quelqu’un écoutait la radio et il y avait du Qour’an qui passait, ou bien internet et puis il a changé vers quelque chose d’autre qui est licite ou bien il a carrément éteint,il ne commet pas de péché.

– Mouslim a rapporté de Jabir (que Allah l’agrée) que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie en français :

 » Les gens au paradis vont manger et boire mais il n’y a pas de selles, il n’y a pas de matière fécale, ils ne défèquent pas, ils n’ont pas de sécrétion nasale,ils n’ont pas d’urine, mais la nourriture qu’ils mangent sortira de leurs pores, de leur peau sous forme de musc (c’est-à-dire sous une très belle odeur comme le musc). Allah leur inspire de faire le tasbih (de dire soubhana l-Lah et de dire Allahou ‘akbar) tout comme Il leur inspire de respirer ».

– Notre maître Yahya, le fils de Zakariyya. Zakariyya lorsqu’il a eu son fils Yahya, lui et sa femme ils avaient plus que quatre-vingts dix ans. Notre maître Zakariyya a invoqué Allah pour qu’Il lui donne un fils pour qu’il y ait toujours quelqu’un qui enseigne aux fils de ‘Isra’il la religion. Yahya c’est le cousin de notre ^Iça ^alayhi s-salam. La mère de notre maître Yahya et la mère de notre maître ^Iça était des soeurs. Yahya et ‘Isha^. Dans le Qour’an, Allah a appelé Yahya Al-Hassour. Que veut dire Al-Hassour ? Al-Hassour veut dire celui qui n’a pas de penchants vers les femmes. Cela ne veut pas dire qu’il avait une maladie. Mais Allah à fait qu’il n’avait pas de penchant pour les femmes. Mais s’il le voulait, il le pouvait.

– Les âmes des musulmans après leur mort, après que leurs corps est été assimilés par la terre, leurs âmes vont vers le ciel. Et ces âmes discutent entre elles et ils se parlent. Il n’a pas été rapporté que le mort voit ceux qui viennent lui rendre visite. Mais ce qui a été rapporté c’est que si celui qui lui rend visite il le connaissait avant sa mort, c’est-à-dire celui qui rend visite le mort le connaissait quand il était vivant, il va le reconnaître lorsqu’il va lui passer le salam et il va lui rendre le salam. C’est cela qui est rapporté.

– ‘Adam ^alayhi s-salam a vécu milles années, environ trente au paradis et huit cent soixante-dix sur terre. Il était le premier Prophète, il était le premier des messagers.

– Il a été rapporté dans un hadith rapporté par At-tirmidhiyy que les pauvres entreront au paradis avant les riches, cinq cent années avant eux.

– La meilleure des femmes de l’humanité c’est d’abord Maryam ^alayha s-salam, ensuite Fatimah, ensuite Khadijah Bintou Khouwaylid, ensuite ‘Açiyah fille de Mouzahim, ensuite ^A‘ichah la fille de Abou Bakr. Que Allah les agrée.

Les enfants du Messager de Allah.

Les fils d’abord :

– il y a Al-Qaçim. La mère de Al-Qaçim c’est Khadijah. Et c’est par le prénom de son fils qu’il était surnommé, c’est-à-dire que le Prophète était surnommé Abou l-Qaçim,le père de Qaçim. Et il était le premier de ses enfants à mourir, il était mort à deux ans. Vous voyez comment le Prophète a subit des épreuves. C’est pas comme si l’enfant meurt après un jour comme il meurt après deux ans, c’est-à-dire que l’on s’attache. Plus il grandit, plus on s’attache avec l’enfant, c’est difficile.

– Il avait un fils qui s’appelait ^Abdou l-Lah qui était aussi de Khadijah. Il était appelé at-Tahir et il était aussi appelé at-tayyib. Il était né après la descente de la révélation au Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

– le troisième fils du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam s’appelait ‘Ibrahim. ‘Ibrahim était d’une autre femme. Il était de Maria, d’origine copte. Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a eu cet enfant avec elle près qu’elle soit entré en Islam, parce que elle était une esclave et le Prophète n’avait pas consommé avec elle sauf après qu’elle soit entré en Islam. Elle n’était pas une épouse. Et ‘Ibrahim son fils de Maria lorsqu’il est mort il avait dix-huit mois. Là aussi c’est difficile. Et ‘Ibrahim est enterré à Al-Baqi^.

Pour ce qui est des filles du Prophète,

La première que nous énonçons ici s’appelle Fatimah. Elle est Fatimah également fille de Khadijah. C’était la plus jeune des filles du Prophète, c’était la plus jeûne d’entre toutes ses soeurs. Elle était surnommée Az-Zahra, c’est-à-dire la rayonnante parce que son visage était rayonnant. Et elle ressemblait beaucoup à notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Elle a été épousée par ^Aliyy Ibnou Abi Talib. Et elle était mort à l’âge de vingt-neuf ans. Et c’est son mari notre maître ^Aliyy qui lui a fait la toilette mortuaire, qui a lavé son corps et c’est notre maître Abou Bakr AsSiddiq qui a dirigé la prière funéraire pour elle.

Ensuite il y a Zaynab qui est aussi la fille de Khadijah. C’était la plus âgées des fille du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Elle était morte en l’an huit de l’Hégire et notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam est entré dans sa tombe pour déposer son corps. Ce n’est pas facile. Déjà enterrer ses parents ce n’est pas facile, que dire d’enterrer ses enfants.

Ensuite il y a Rouqayyah, elle était fille de Khadijah. Rouqayyah était morte à Médine, elle était morte le dix-septième mois après l’Hégire, l’émigration du Prophète.

Ensuite il y a Oummou Kalthoum qui est elle aussi la fille de Khadijah. Elle était morte la neuvième année de l’Hégire. Rouqayyah et Oummou Kalthoum était les épouses de ^Outhman (Que Allah l’agrée). Il avait épousé Rouqayyah,après la mort de Rouqayyah il a épousé Oummou Kalthoum. C’est pour cela qu’il a été surnommé celui qui a les deux lumières.

Certains hafidh du hadith du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ont dit que tous les enfants que le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a eu étaient avec khadijah, mis à part ‘Ibrahim. ‘Ibrahim il l’a eu de Maria. Et tous les enfants du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam sont morts durant la vie du Prophète mis à part Fatimah qui est morte après lui.

Invoquer en faveur du Prophète

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur novembre 3, 2015

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Parmi les actes les plus éminents qui font le plus rapprocher de l’Agrément de Dieu, il y a faire des invocations en faveur du Prophète Mouhammad (Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Lorsque l’on dit : Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, nous allons expliquer ce que cela veut dire.

On peut dire : Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam

Ou on dit : Allahoumma salli wa sallim ^alayh

Le ha c’est le pronom dans (^alayh), sinon on peut dire Mouhammad. Allahoumma salli ^ala sayyidina Mouhammad.

Ou Salla l-Lahou ^ala sayyidina Mouhammad wa sallam).

Cela veut dire : ô mon Dieu (Allah), honore et élève d’avantage en degré le rang de notre maître Mouhammad. C’est une invocation en faveur du Prophète. Dire cela comporte énormément de récompenses pour celui qui le répète régulièrement, souvent et notamment le vendredi. Le vendredi c’est le jour de fête hebdomadaire des musulmans et c’est un jour particulier.

Quel grand mérite aura cette personne quand elle le fait de manière sincère pour l’Agrément de Dieu et qu’elle le dit de manière correct c’est-à-dire qu’elle articule de manière correctement ce qu’elle dit.

Dans le hadith sahih, qui est authentique, le Messager (Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie en français :

 » Celui qui dit une seule fois une invocation en ma faveur, Dieu l’élève de dix degrés, et celui qui dit dix fois l’invocation en ma faveur, Dieu l’élève de cent degrés « , donc profitez pour multiplier les invocations en faveur du Prophète Mouhammad (Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam).

Sachez toute fois que pour obtenir la récompense complète de bien articuler les lettres et de distinguer les lettres, et notamment de distinguer la lettre sad ص de la lettre sin س. Ici il y a la lettre sad ص, c’est une lettre qui est plus emphatisée, où la langue elle est bombée vers le bas. C’est pour cela qu’il faut bien articuler car sa سا est différent de sa صا. Pour avoir les récompenses, il faut bien articuler tout comme lorsque l’on récite le Qour’an, il faut réciter d’une manière que est correcte.

Et il s’agit aussi de ne pas prolonger ici salli, on ne prolonge pas le i. On ne dit pas Allahoumma salli car c’est complètement faux. Certains même se trompent dans l’écriture, même en arabe. Ils l’écrivent d’une manière erronée, fausse, en ajoutant un ya ي pour indiquer la prolongation de la kasrah, ce qui est faux. Il ne faut pas prolonger le i. On dit Allahoumma salli, on ne dit pas Allahoumma salli. Nous allons voir ce qu’est la différence.

Un savant qui s’appelle Tahar ^Oumar Al-Hadramiyy, qui est chafi^ite, qui était au début du onzième siècle de l’Hégire. Là vous savez que nous sommes en 1436, dans quelques jours on va passer en 1437. Nous sommes au quinzième siècle de l’Hégire. Ce savant a vécu il y a quelques quatre siècles. Il a dit dans son livre et il rapporte la parole ^Abdou l-Lah le fils de ^Oumar Ibnou l-khattab, que Allah l’agrée. Le deuxième calife des musulmans son fils s’appelait ^Abdou l-Lah. Il rapporte sa parole, il dit :

 » Celui qui, dans son tachahhoud (c’est-à-dire quand il récite le tachahhoud dans la prière avant de passer le salam), Allahoumma salli, ce n’est pas valable pour lui et ce n’est pas suffisant, même s’il était ignorant ou si c’était par oubli « .

Donc l’ignorant n’est pas une excuse. Si l’ignorance avait été une excuse elle aurait été meilleure que la science, or Allah a fait l’éloge de la connaissance

قُلْ هَلْ يَسْتَوِي الذِينَ يَعْلَمُونَ وَالذِينَ لاَ يَعْلَمُونَ

C’est-à-dire : « Dis sont-ils équivalents ceux qui savent et ceux qui ne savent pas. »

Et dans le hadith le Prophète (^alayhi ssalatou wa sallam) a dit ce qui signifie en français :

 » Quérir la science de la religion est une obligation pour tout musulman « , donc il y a une part de la science de la religion que chaque musulman doit apprendre par transmission orale.

De qu’elle part il s’agit ? Il s’agit de la croyance,pour que la personne ait la bonne croyance au sujet de Dieu, au sujet du Prophète, qu’elle connaisse les choses qui vont arriver après la mort, notamment le supplice de la tombe, me châtiment de la tombe, et également la résurrection, l’exposition des actes à la personne, comment elle sera jugée, chacun sera interrogé sur ce qu’il a fait. Chacun d’entre nous sera interrogé sur le temps qu’il a passé en quoi est-ce qu’il l’a passé, est-ce qu’il l’a passé dans l’insouciance ou il l’a passé dans des choses que Dieu agrée. Il sera interrogé aussi sur son corps, en quoi il l’a utilisé. Est-ce qu’il l’a utilisé dans des choses utiles ou est-ce qu’il l’a utilisé dans des choses inutiles. Il sera interrogé sur son argent, comment est-ce qu’il l’a gagné cet argent qu’il a eu, et en quoi il a dépensé. Est-ce qu’il a eu son argent d’une voie licite, est-ce qu’il l’a dépensé dans une voie licite. Ou alors il a eu son argent d’une voie licite ou interdite. Ou est-ce qu’il a eu son argent dans une voie licite et il l’a dépensé dans une voie interdite.

Il y a quatre cas pour l’argent mais un seul où la personne est sauvée.

Les quatre cas :

  1. Soit il a eu son argent d’une voie licite et il l’a dépensé dans une voie licite, c’est lui le seul qui est sauvé.
  2. Soit il a eu son argent d’une voie licite mais il l’a utilisé dans l’interdit.
  3. Ou alors il a eu son argent d’une voie interdite, qu’il l’ait dépensé dans une voie licite
  4. Ou qu’il l’ait dépensé dans une voie interdite, ces deux derniers cas il est perdu également.

Donc il sera interrogé. C’est pour cela que nous devons apprendre qu’est-ce qui est licite et qu’est-ce qui est interdit. Et ce qui est licite et ce qui est interdit ce n’est pas ce qui me passe par la tête, ou ce que des gens entre eux dans un quartier ils se sont mit d’accord pour considérer licite ou interdit. Ce qui est licite, ce qui est interdit c’est ce qui est indiqué par notre Prophète, parce que Dieu l’a envoyé ce qui est le mieux pour nous. Par notre simple raison, nous ne parvenons pas à savoir ce que Dieu agrée, ce que Dieu n’agrée pas. Par Sa Miséricorde, Dieu nous a envoyé des prophètes. Le premier d’entre eux étant ‘Adam, le dernier d’entre eux étant Mouhammad. Et ils sont tous arrivé avec une seule et même croyance.

‘Ibrahim était un Prophète. Pourquoi nous égorgeons un moutons à l’occasion de la fête ? Parce que ‘Ibrahim l’a fait et comme nous sommes sur la même religion, nous avons la même religion que ‘Ibrahim nous revivifions cette tradition. D’ailleurs le jugement de cela c’est que selon certains c’est un devoir, selon d’autres c’est un acte très recommandé.

C’est quoi la différence entre un devoir et un acte très recommandé ? Le devoir celui qui le fait, il gagne des récompenses et s’il ne le fait pas, il s’expose à une punition dans l’au-delà. Le devoir celui qui le fait, il gagné des récompenses et celui qui ne le fait pas, il s’expose à une punition de la part de Dieu au jour du jugement. C’est cela l’explication du devoir. Et ce qui est recommandé, qu’est-ce que cela veut dire ? C’est-à-dire que si on le fait parce que c’est recommandé dans la religion, alors on a des récompenses mais si on ne le fait pas, on ne mérite pas d’être punit pour cela. Donc ce qui est recommandé, il est moins que ce qui est un devoir. Donc le devoir ou l’obligatoire il est plus important. Des exemples de voir, par exemple jeûner les mois de Ramadan, cela c’est un devoir c’est-à-dire celui qui le fait parce que Dieu l’a ordonné pas pour avoir une bonne santé parce que c’est vrai, dans le hadith le Prophète a dit : (Souumouu tasiHHouu) qui signifie :

 » Faites le jeûne, vous serez en bonne santé « .

Celui qui persévère à jeûner ou qui jeûne Ramadan, il sent la différence, il voit comment son corps se renforce. Mais celui qui jeûne, pas pour avoir une meilleure santé, il jeûne parce que Dieu l’a ordonné, il gagne des récompenses. Qu’est-ce-que cela veut dire des récompenses ? Cela veut dire des choses qui vont le rendre heureux au jour du jugement, c’est cela des récompenses, ce sont des choses qui vont le rendre heureux. Et celui qui ne fait pas le jeûne sans être excusé, parce qu’il y a des excuses pour ne pas faire le jeûne, lui il mérite d’être punit par Dieu dans l’au-delà. Mais s’il est musulman, Dieu s’il veut Il lui pardonne et s’Il veut Il le châtie ; parce que Dieu nous a appris qu’Il pardonne moins que la mécréance à qui Il veut.

La mécréance c’est le contraire de l’Islam. Les gens sont de deux catégories : soit musulman et croyant, soit ne pas être croyant, ne pas être musulman c’est-à-dire être mécréant. Celui qui meurt en étant mécréant, Dieu ne lui pardonne pas parce que Dieu nous l’a appris. Cela ce n’est pas nous qui l’avons décidé, ce n’est pas un avis personnel de gens qui se sont entendus, en disant :  » on va voter « , non. C’est ce qui est indiqué par l’Envoyé de Dieu, qui est le Prophète Mouhammad. L’Envoyé de Dieu, le Prophète Mouhammad nous a enseigné cela. Comment nous l’aurions su si ce n’était lui qui nous l’a enseigné. Donc, le fait que Dieu nous l’ait envoyé c’est un bien pour nous parce que il nous a ouvert les yeux sur des choses que nous ignorions. Et Dieu n’est pas obligé de nous envoyer des prophètes. S’il nous a envoyé des prophètes c’est un bien pour nous. C’est une miséricorde car ils nous ont indiqué ce qui va nous sauver et ce qui risque de nous perdre.

Comment avons-nous su que notre maître Mouhammad est un envoyé de Dieu ? Pour ceux qui l’ont rencontré, ils l’ont su parce que il leur a montré des choses qui sortes de l’ordinaire, c’est-à-dire qui ne sont pas de l’ordre de l’habituel. Par exemple, il a ordonné à un arbre de venir et l’arbre a traversé le sol et il est venu jusqu’à lui. Puis l’arbre a témoigné qu’il n’est de dieu que Dieu et que Mouhammad est le Messager de Dieu, alors que un arbre ce n’est pas un être vivant, ce n’est pas un être qui a une âme. Donc c’est quelque chose qui sort de l’ordinaire. Cela veut dire que Celui qui nous a créé, qui a créé ce monde, qui a créé les arbres, qui a créé les pierres, qui a créé les humains, a créé dans cet arbre la parole et le témoignage. Mais ce n’est pas habituel, c’est pour que nous on sache que ce que cet homme Mouhammad dit est vrai, puisque Dieu lui a accordé cette chose qui n’est pas habituelle, qu’aucun incrédule ne peut contrer. Les incrédules n’ont pas pu l’empêcher.

Également parmi les choses extraordinaires que le Prophète Mouhammad (^alayhi ssalatou wa sallam) a eu et qui témoigne de sa véracité, c’est que un jour il était avec des centaines et des centaines de ses compagnons. Ils s’étaient retrouvé à cours d’eau et ils étaient loin des endroits où on peut puiser de l’eau. Il a demandé un petit sceau dans lequel il a mis sa main. Il y avait un tout petit peu d’eau dans ce sceau. Il a mis sa main honorée dedans et de l’eau a jaillit d’entre ses doigts comme des fontaines, comme des fontaines d’eau. Et des centaines ont pu boire et faire leurs ablutions, ce n’était pas une illusion d’optique puisqu’ils en ont bu puis ils n’avaient plus soif, ils ont lavé leurs membres. Cela ce n’est pas habituel, que de l’eau sorte en grande quantité suffisante pour des centaines et des centaines de personnes. Peut-être que pour donner de l’eau à des centaines de personnes, tu as besoin de citernes, tu ramènes des citernes ! Et lui, c’est de sa main que cela est sortie. Cela c’est une chose qui sort de l’ordinaire et beaucoup d’autres de ses miracles.

Les savants ont dit qu’il n’y a pas eu un miracle qui ait et donné à un prophète autre que le Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) sans que le prophète Mouhammad ait eu pareil ou mieux encore. C’est cela qui nous fait dire que le Prophète Mouhammad est un envoyé de Dieu, donc ce qu’il nous dit est correct. S’il était menteur, Dieu ne lui aurait pas accordé ces choses extraordinaires. S’Il lui a accordé ces choses extraordinaires, c’est une preuve que Dieu le soutient et confirme tout ce qu’il dit. Donc c’est grâce à cela que nous avons su qu’il va y avoir un jour du jugement, c’est grâce à cela que nous avons su que Dieu pardonne moins que la mécréance à qui Il veut et qu’Il ne pardonne pas la mécréance. C’est pour cela que si quelqu’un manque à un devoir, s’il était musulman, Dieu s’Il veut Il le châtie pour ce péché, il le punit puis il lui donne sa récompense c’est-à-dire le paradis. Tous ceux qui meurent musulmans iront au paradis et si Dieu veut, Il lui pardonne parce que c’est un péché moins que la mécréance. Dieu pardonne moins que la mécréance à qui Il veut. C’est pour cela que celui qui est intelligent, il dit :  » moi je n’arrive pas à supporter la chaleur du feu de ce bas-monde, pourquoi je vais m’exposer au feu de l’au-delà qui est soixante-dix fois plus intense que le plus intense des feux de ce bas monde « . Et le châtiment du non-musulman dans l’au-delà ce n’est pas un châtiment qui va s’interrompre, c’est un châtiment qui n’a pas de fin. L’intelligent c’est celui qui dit :  » Maintenant j’ai su, ce que le Prophète a transmis je l’ai entendu. Donc à moi d’être sérieux et de profiter que ce message me soit parvenue pour œuvrer de sort à éviter le châtiment et à gagner la grande félicité quil est le paradis, dans lequel il y a une félicité sans fin « .

Les gens au paradis ils seront jeunes, ils ne vieilliront pas. Les gens au paradis ne seront jamais malades. Les gens au paradis ils n’ont pas de haine ou de jalousie entre eux, tout le monde seront comme une seule personne. Et au paradis la personne à tout ce qu’elle souhaite. Si elle voit un fruit dans un arbre, l’arbre se penche jusqu’à elle, elle le mange puis Dieu fait que ce fruit soit remplacé. Et il n’y a pas d’urine ou de selles au paradis, ce que la personne mange sort par la peau comme du musc, par une belle odeur. Pas comme la transpiration de ce bas-monde qui est mauvaise. Non, sous forme de parfum. Au paradis, il n’y a pas de nuit, c’est tout le temps à journée mais Dieu fait que il y a des signes qui permettent de connaître l’avancement du temps. Et le paradis n’aura pas de fin. Le dernier musulman qui aura été punit en enfer, puis qui sort de l’enfer pour entrer au paradis il aura comme ce bas-monde, tout ce bas-monde et dix fois encore, c’est-à-dire onze fois comme ce tout ce bas-monde avec les cieux et la terre. Cela c’est le dernier, que dire qui l’ont précédé. Donc cela vaut la peine d faire quelques sacrifices pour gagner cette grande félicité. Cela vaut la peine d’aller à l’encontre des penchants de son âme pour gagner cette félicité. Celui qui est intelligent c’est celui qui dit :  » Je vais œuvrer conformément à ce que notre Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) nous a enseigné. Je fais les devoirs, j’évite les péchés « . Mais pour pouvoir accomplir els devoirs et éviter les péchés, tu as besoin d’apprendre parce que tu ne reçois pas la révélation.

Aucun nous ne reçois la révélation. C’est le Prophète Mouhammad qui a reçu la révélation, et le Prophète a laissé cette science en héritage à ses compagnons, et ses compagnons à leur tour l’ont diffusé et ainsi de suite. Dans cette communauté, il y a toujours eu des savants qui réservent cette religion des égarements. Même s’il est apparu des groupes. Aujourd’hui on voit qu’il y a des groupes qui se sont écarté de la vérité. On voit qu’il y a des gens qui ont diffusé des croyances qui sont fausses ou des pratiques qui sont fausses ais ces gens-là restent toujours minoritaires par rapport à à grande majorité qui est-elle sur la bonne croyance.

La croyance des musulmans c’est que Dieu existe et qu’Il n’a as e ressemblance avec Ses créatures. Il existe sans endroit et sans comment. Il n’habite pas le ciel, Il n’est pas partout. On ne dit pas qu’il habite nos cœurs, ni qu’Il est au-dessus du ciel en train de nous voir comme croient certains ignorants. On ne dit pas que le dernier tiers de la nuit il descend jusqu’à ce ciel-là puis Il remonte, parce que Dieu est le Créateur de tous les endroits. Il est sans endroit. Avant la création des endroits, Dieu existe sans qu’il y ait d’endroit, et après la création de endroits, Dieu existe toujours et Il est sans endroit. Dieu n’est pas un corps, Il n’a pas de quantité, ni grande ni petite. Dieu n’est pas de ceux qui ont une limite ni une taille, ni un volume.

Quoi que tu imagines en ton esprit, Dieu en est différent.

L’imagination ce sont de choses qui sont de l’ordre des choses que tu vois autour de toi mai Dieu n’a pas de ressemblance avec ce qui est autour de toi car ce qui est autour de toi ce sont des créatures, ce sont des choses qui ont un commencement. Dieu Lui Il n’a pas de commencement à Son Existence, et Il ne change pas. Le temps c’est le rapport d’un événement à un autre événement. Tout à l’heure je suis entré puis je me suis assis. Entre le moment je suis entré et le moment où je me suis assis il s’est écoulé quelque chose et cela s’appelle le temps. Le temps ce n’est pas un mouvement de planètes, parce que même avant le mouvement des planètes il y avait le temps. Le temps c’est le rapport d’un événement à un autre événement. Dieu comme Il n’est pas sujet aux événements c’est-à-dire aux choses qui ont un début et une fin. Dieu n’est pas sujet au temps. On ne dit pas : quand a t-Il existé ? Ou depuis quand Il a existé ? On dit : Il est de toute éternité et Il n’est pas sujet au temps. Chacun de nous on peut nous demander « qu’elle était ta date de naissance ? « , oui c’est pour nous car nous avons un début. Mais au sujet de Dieu, on ne dit pas  » Quand Il a existé ?  » ni  » Où Il a existé ?  » ni  » Comment ? « . Il est sans comment, sans endroit et Il ne dépend pas du temps. Cela ce sont les choses de base. Ce sont les toutes premières choses que la personne doit apprendre au sujet de son Créateur.

Un savant qui s’appelle Abou l-Hassan Al-Ach^ariyy a dit :  » La première obligation qui incombe à chaque personne c’est de connaître Dieu et de connaître sa religion « . Cela c’est la première de choses.

Tu peux voir un troupeau de moutons, un troupeau de vaches. Tu les vois. Ils mangent, ils broutent, ils boivent ils se reproduisent et ainsi de suite. Mais nous, nous sommes différents. L’être humain a une raison et c’est cette raison qui le distingue des animaux. Et du fait que nous avons cette raison, nous sommes responsables c’est-à-dire que nous avons des comptes à rendre. Au jour du jugement, nous serons interrogé sur notre vie en quoi est-ce qu’on l’a passée, notre corps en quoi on l’aura utilisé, notre argent d’où est-ce qu’on l’a obtenu et dans quoi on l’a dépensé, et enfin notre science qu’est-ce nous en avons fait. Est-ce que nous avons appris ce que Dieu nous a ordonné d’apprendre, est-ce que nous avons appris nous l’avons appliqué, c’est pour cela que Dieu nous a envoyé des prophètes, pour que l’on soit prêt pour ce jour-là, lorsque l’on sera interrogé. Ce n’est pas comme certains disent :  » Après la mort c’est le trou noir, personne n’est revenu « . Même si tu prétends que personne n’est revenu, il y a des gens qui sont revenus. Le Prophète Jésus (^Iça) a ressuscité des morts par la Volonté de Dieu. Quelqu’un qui était mort et il l’a ramené à la vie par la Volonté de Dieu. Dieu Lui a accordé cela, c’est une chose qui sort de l’ordinaire. Mais nous, nous n’avons pas besoin que quelqu’un revienne pour que nous sachions cela. Nous le savons parce que c’est quelqu’un qui ne ment pas qui nous l’a dit. C’est le Prophète, c’est le Messager de Dieu, c’est l’envoyé de Dieu. C’est un envoyé de Dieu qui nous a dit qu’après la mort, dès que la personne est enterrée, dès qu’elle est recouverte, il y a deux anges qui vont venir l’interroger. La personne va reprendre conscience lorsqu’elle sera interrogée. Elle va même entendre le son des pas qui étaient venu l’accompagner.

Imagine toi tu es dans ta tombe dans l’obscurité, tu entends les pas de ceux qui sont parti et deux anges qui sont d’un aspect effrayant vont s’interroger. Ils vont te dire : « Que si sais-tu de Mouhammad ? ». Le musulman il saura répondre. Il dit :  » Je témoigne qu’il est le Messager de Dieu ». Quant à l’hypocrite, celui qui montrait en apparence qu’il était musulman mais en réalité soit il doutait de l’islam soit il rejetait l’islam, et au mécréant, c’est-à-dire celui qui rejetait l’islam de manière affichée, il ne va pas savoir répondre. Il va être pris de panique et il va dire :  » Je ne sais pas, je ne disais que ce que les gens disaient « . C’est à ce moment-là que va commencer son châtiment, parce que plus important des devoirs dans cette vie, c’est le Prophète qui nous l’a dit. Le Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) nous a dit que le plus important des devoirs c’est de croire en Dieu et de croire en Son Prophète.

Si on s’en remettait à notre opinion personnelle, chacun va sortir quelque chose. Un va te dire :  » Non moi le plus important pour moi ce sont les parents « , l’autre va dire :  » Non le plus important pour moi c’est d’avoir une maison en Europe et une maison au bled « . Chacun va sortir ce qui est le plus important pour lui. L’autre va te dire :  » Non le plus important c’est d’être gentil avec tout le monde, tout le monde, tout le monde « . Heureusement Dieu nous a informé ce qui est le plus important. Le plus important des devoirs c’est de croire en Dieu et de croire en Son Prophète. Si on devait s’en remettre à l’opinion de chacun, on est une trentaine, chacun va sortir quelque chose qui est pour lui le plus important. Mais Dieu merci, Dieu nous a envoyé un Prophète qui nous a enseigné. C’est vrai c’est important d’être de bons termes avec ses parents, c’est important d’être gentil avec tout le monde mais ce n’est pas le plus important. Et quand le Prophète nous a dit que c’est le plus important des devoirs parce que justement celui qui ne fait pas ce devoir-là s’expose à la pire des punitions. L’importance du devoir, manquer à ce devoir le plus important exposé aux plus graves des châtiments. Et c’est vrai, dans un verset du Coran Dieu nous dit :

(‘inna l-Lâha lâ yaghfirou ‘an youchraka bihi wa yaghfirou mâ dôuna dhâlika liman yachâ’)

C’est-à-dire Dieu ne pardonne pas à celui qui meurt non-musulman, Il ne lui pardonne pas quoi qu’il ait fait comme bonne chose, même s’il a construit des hôpitaux, même s’il a été aux chevets des malades, même s’il a été gentil avec tout le monde, le fait qu’il n’est pas accomplir le plus important des devoirs faut qu’il sera exposé au pire des châtiments. Et Il pardonne moins que cela à qui Il veut, c’est-à-dire que si quelqu’un a accomplis le plus important des devoirs, il croit en Dieu et il croit au Prophète Mouhammad, et donc il est musulman. C’est cela le sens de croire en Dieu et au Prophète Mouhammad c’est-à-dire être musulman. C’est simple d’être musulman. Tu n’as pas besoin d’apprendre la langue arabe ou de passer un test ou de venir un dimanche matin habillé de tout en blanc et on te donne un morceau de pain dans la bouche, non il n’y a pas cela. Être musulman c’est dire :

Je témoigne qu’il n’est de dieu que Dieu et je témoigne que Mouhammad est le Messager de Dieu.

C’est tout. Il n’y a que cela. Même si la personne ne jeûne aucun jour de Ramadan, mais si elle ne fait aucune prière, mais elle a dit : je témoigne qu’il n’est de dieu que Dieu et je témoigne que Mouhammad est le Messager de Dieu. Elle est musulmane.

Qu’elle est la preuve ? Il y avait un homme qui était lors d’une guerre entre les musulmans et les non-musulmans. Les musulmans c’était une tribu. À l’époque il y avait des tribus. Et un homme de cette tribu n’était pas encore musulman. Qu’est-ce qu’il a dit ? Il n’était pas musulman. Il est venu au Prophète. Il lui a dit :  » Je veux combattre avec ma tribu moi, je ne veux pas que ma tribu se fasse attaquer comme cela. Mais je ne suis pas musulman. Est-ce que je deviens d’abord musulman et je vais combattre avec eux ou bien je combat d’abord et à la fin de la guerre je viens pour devenir musulman ?  » Vous voyez qu’est-ce qu’il a posé comme question ? Il a dit :  » Je veux combattre avec ma tribu, ma tribu ce sont des musulmans mais moi je ne suis pas musulman. Est-ce que je deviens musulman ensuite je vais les soutenir ou je vais vite les soutenir parce que c’est la guerre et après à la fin je deviendrait musulman ?  » Le Prophète lui a dit le plus important des devoirs. Il lui a dit ce qui signifie en français :

 » D’abord tu entres en Islam, ensuite tu vas rejoindre ta tribu « .

Cet homme qu’est-ce qu’il a fait ? Il a juste dit :

Ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘illa l-Lah wa ach-hadou ‘anna Mouhammadan raçoula l-Lah.

Ce qui veut dire : Je témoigne qu’il n’est de dieu que Dieu et je témoigne que Mouhammad est le Messager de Dieu.

Il a dit cela, qu’est-ce qu’il est ? Musulman. Donc, il a rejeté toutes les religions qui contredisent cela. Il considère que tout ce qui est autre que l’islam c’est faux. C’est cela. Après il est parti au combat et il a été tué. Qu’est-ce que le Prophète a dit de lui ? Il a dit ce qui signifie :

 » Il a peu oeuvré mais il a gagné beaucoup « .

Donc jamais il n’a pris de douche pour faire la prière, jamais il n’a fait de prière, jamais il n’a fait de jour de jeûne, la seule chose qu’il a faite c’est qu’il est devenu musulman. Vous voyez pourquoi c’est le plus important des devoirs. Le Prophète a dit qu’il a peu oeuvré et qu’il a gagné beaucoup. C’est pour cela que l’islam c’est la chose la plus précieuse que puisse avoir la personne. Nous on dit Dieu merci que nous avons connu cette religion et que notre coeur a accepté cette religion. C’est une religion qui ne comporte pas de croyance que rejette la raison. La raison ne rejette pas les fondements de cette croyance. Tout ce qui est dans cette croyance est correct.

Sur quoi elle est basée cette religion ? Elle est basée sur la croyance que Dieu est le Créateur de toute chose. Dieu est le Créateur de toute chose c’est-à-dire qu’il n’y a pas une seule chose qui existe dans ce monde sans que Dieu en soit le Créateur. Le bien et le mal c’est Dieu qui le crée. Il n’y a pas plusieurs créateurs. Le mot créer veut dire donner l’existence à ce qui n’existe pas. Le Seul qui donne l’existence à ce qui n’existe pas c’est Dieu, c’est-à-dire que par exemple ce n’est pas moi qui suit en train de créer mes paroles, c’est Dieu qui crée les paroles que j’ai. Ce n’est pas moi qui crée mes mouvements, c’est Dieu qui crée mes mouvements. Ce n’est pas moi qui crée mon intention, c’est Dieu qui crée mon intention. Le bien et le mal, tout est créé par Dieu. Dieu ordonne le bien et Il agrée et Il n’ordonne pas le mal et Il n’agrée pas le mal. Mais les deux sont créé par Lui. Il fait ce qu’Il veut de ce qui Lui appartient. On ne dit pas qu’Il est injuste.

Pourquoi on ne dit pas qu’Il est injuste ? Parce que celui qui est injuste c’est celui qui agit dans ce qui ne lui appartient pas. Celui qui est injuste c’est celui qui agit dans ce qui ne lui appartient pas et de manière non conforme à c que le propriétaire veut. Si je viens, je prends cette chaise, je la casse j’aurais et injuste envers ceux à qui elle appartient parce que j’ai agi dans quelque chose qui ne m’appartient pas. Également si moi je commet un péché, si je tombe dans un péché j’aurais été injuste envers moi-même. Pourquoi ? Parce que moi ainsi que mon âme appartiennent à Dieu et Dieu m’a interdit de commettre cette choses-là. Donc c’est une injustice que j’ai commise. En réalité, mon corps et mon âme appartiennent à Dieu. Il me les a donné mais c’est une appartenance relative, ce n’est pas absolu ; c’est-à-dire dans l’absolu cela appartient à Dieu. C’est pour cela que Dieu m’a interdit de commettre certaines chose et le désobéissant est injuste, c’est une forme d’injustice. Mais Dieu Lui Il fait de ce qui Lui appartient ce qu’Il veut. S’Il veut faire tomber malade quelqu’un, ou donner du pouvoir ou de la richesse à un autre, ou faire souffrir un enfant ; Il n’est pas injuste. Il fait de ce qui Lui appartient ce qu’Il veut. Notre conviction c’est que tout ce que fait comporte une sagesse, ce n’est pas absurde. Ce n’est pas absurde, il y a une sagesse mais souvent nous ne connaissons pas la sagesse dans telle ou telle chose. Très très souvent. Ce sont des choses que nous n’arrivons pas à connaître. Mais Dieu fait ce qu’Il veut de ce qui Lui appartient. Et tout est par Sa Volonté. Le bien et le mal sont par la Volonté de Dieu. Notre Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit dans le hadith

(ma cha‘a l-Lahou kan wa ma lam yacha’ lam yakoun)

C’est-à-dire : ce que Dieu veut est et ce que Dieu ne veut pas n’est pas.

Si un jour, tu cours pour rattraper le métro et tu le rattrapes. Qu’est-ce que cela veut dire ? Cela veut dire que Dieu a voulu de toute éternité que tu le rattrape. Et si tu essayes de rattraper le météo et tu ne le rattrapes pas, qu’est-ce que cela veut dire ? Cela veut dire que Dieu de toute éternité n’a pas voulu que tu le rattrapes. Toi avant d’agir tu ne sais pas ce que Dieu veut de toute éternité, c’est pour cela que nous agissons.

Mais notre conviction c’est que tout ce qui a lieu, Dieu l’a su et l’a voulu, parce que Dieu ne change pas donc Sa science et Sa volonté ne changent pas. Et Il sait de toute éternité ce qui va avoir lieu et Il a voulu de toute éternité tout ce qui aura lieu. Nous ne sommes pas contraints puisque chacun d’entre nous est venu et a choisi une place, il n’y a pas quelqu’un qui a été tiré par une corde pour être ramené ici. On est pas contraint, on le voit par l’observation. Parfois tu as deux gâteaux, tu choisis un des deux. Mais Dieu a su de toute éternité et a voulu de toute éternité lequel tu choisis. Donc tout ce qui a lieu est par la volonté de Dieu, conformément à sa science. Nous, nous avons un choix mais ne nous sommes pas indépendant de Dieu et de Sa science. Nous sommes soumis à la science de Dieu et à la volonté de Dieu. Donc ce n’est pas la contrainte et ce n’est pas l’indépendance. C’est entre les deux. Ce n’est pas la contrainte, on est pas dépourvu de volonté, on le voit mais on est pas indépendant parce que par la raison on a su que Dieu a une volonté et une science.

L’existence de ce monde est une preuve que Dieu a une volonté et une science. Il a voulu l’existence de ce monde puisque ce monde, il aurait pu ne pas exister. Nous, nous aurions pu ne pas exister. Si on existe c’est que Il a voulu qu’on existe. De plus, on est différents c’est-à-dire qu’Il a spécifié chacun d’entre nous par des caractéristiques. C’est une preuve aussi qu’Il a une volonté et qu’Il a une science parce que Celui qui est ignorant il n’est pas Créateur, il change et celui qui change a un début. Nous en constatons l’existence de ce monde, comme ce monde il change d’un état à un autre, nous avons su par la raison que ce monde a un commencement, parce que tout ce qui change d’un état à un autre a un commencement. Et ce monde a donc un commencement, il a donc besoin de Qui lui a donné ce commencement. Ce n’est pas lui qui s’est donné le existence. Moi ce n’est pas moi qui me suit donné l’existence. Cela n’a pas de sens de dire qu’il s’est créé, de dire :  » Cette table s’est créée  » parce que celui qui crée Il existe or avant qu’elle n’existe elle n’existait pas justement. Donc cela n’a pas de sens qu’une chose se donne l’existence à elle-même. C’est impossible selon la raison. Ce monde a besoin de Qui lui a donné l’existence et Celui qui lui a donné l’existence ne lui ressemble pas c’est-à-dire Il ne change pas, Il n’a pas de début à Son existence, c’est celui que nous appelons en arabe Allah et en français Dieu. C’est Celui qui donne l’existence, qui fait exister et qui Lui a une existence qui est de toute éternité et qui ne change pas.

Son existence est obligatoire selon la raison. Quelqu’un qui utilisé correctement la raison, il sait, il aboutit au fait que Dieu existe.

Il y avait, pendant un calife des musulmans, au deuxième siècle de l’Hégire ou au premier, un homme qui était athée, qui niait l’existence de Dieu. Comme ceux que l’on voit aujourd’hui qui disent que c’est la nature qui crée. On dit la nature elle ne’ pas de volonté, qu’est-ce qu’elle crée ? Dans un arbre, il y a des fruits de couleurs différentes et un qui pousse dans cet endroit, un qui a ce vous là et un qui a goût là. Qui a voulu que ce soit ainsi ? L’arbre ? Non. Le soleil, non plus. La terre, non plus. Ils n’ont pas de volonté ces choses-là. Le soleil Dieu l’a asservit pour qu’il ait un parcours. Il est beau le soleil, il est très utile et pourtant il est asservit, il fait ce que Dieu a voulu qu’il fasse. Il a une quantité c’est une preuve qu’il a besoin de Qui lui a donné cette quantité. Pourquoi le soleil n’est pas cubique ? Il aurait pu ou être pyramidale, pourquoi il a cette forme-là ? Il aurait pu être violet ou marron avec des tâches ou rayé avec du jaune. Pourquoi il a ces caractéristiques ? C’est Dieu qui a voulu que ce soit ainsi. Il aurait pu être autrement, c’est possible selon la raison. Mais c’est Dieu qui l’a spécifié par ces caractéristiques. Cela nous indique que Dieu a une volonté et une science.

Donc, cet homme qui niait l’existence de Dieu, il disait au calife des musulmans : « Moi je vous prouve que Dieu n’existe pas « . Le calife des musulmans il a dit :  » Je vais inviter un des savants de l’Islam pour te répliquer.  » Ce savant lui a fixé un rendez-vous un jour où il y avait beaucoup de monde. Et ce savant a fait exprès d’arriver très très très en retard. Cet homme s’est moqué, il a dit : « Voyez-vous ! Vous me ramenez votre savant, il n’est même pas capable d’arriver à l’heure ». Qu’est-ce qu’il leur a dit ce savant ? C’était pour lui donner la preuve que ce qu’il dit était absurde. Prétendre que Dieu n’existe pas c’est absurde. Ce savant c’était Abou Hanifah, il a dit :  » Quand j’ai voulu traversé la rivière, je n’ai pas trouvé de bateau, j’ai regardé autour de moi j’ai vu qu’il y avait des arbres. Si je te dis que tout d’un coupe les arbres se sont coupé, ils se sont rapproché les uns des autres, ils ont formé un cadeau, je suis monté dessus et il m’a ramené. » L’homme s’est mis à rire, il a dit : « Vous me ramenez quelqu’un, vous prétendez qu’un radeau va être construit sans que personne ne vient le construire et des arbres coupés sans que personne ne vienne les couper ?! » Alors le savant des musulmans l’a regardé et lui a dit :

 » Tu n’as pas accepté qu’un radeau vienne comme cela tout seul et tu prétends que ce monde est venu comme cela tout seul ? « , vous voyez comme c’est stupide ? Ce n’est pas parce que tu parles, tu utilises des mots savants ou tu parles de mécanique quantique ou de radio activité ou je ne sais quoi d’autre, tout cela ce sont des règles qui sont asservies à ce que Dieu a voulu. Dieu a voulu que ce soit ainsi. Tu n’as pas besoin d’avoir un doctorat pour connaître cela, même quelqu’un qui ne sait pas lire et écrire il dit :  » Moi j’existe après n’avoir pas existé, j’ai besoin de Qui m’a donné l’existence. Mes parents et mes enfants sont de la même catégorie que moi, donc on a tous besoin de qui nous a donné l’existence. Tout ce monde c’est la même chose, c’est-à-dire que l’on a une caractéristique commune qui est de changer d’un état à un autre. Nous avons donc un début et on a donc besoin de Celui qui nous donne le début et c’est Celui que nous appelons Dieu « . Tout simplement.

Le Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) Dieu lui a donné des miracles qui sont des signes de sa véracité, nous qui n’avons pas vécu à son époque comment ses miracles nous sont parvenus ? parce que un grand nombre de personnes a rapporté à un grand nombre et ainsi de suite, de génération en génération jusqu’à ce que l’information nous soit parvenue. Donc le fait que de l’eau a jaillit d’entre les doigts du Prophète et que des centaines de personnes en ont bu ces gens-là, ces centaines ont communiqué l’information et ainsi de suite de génération en génération. Ou que tu ailles maintenant sur terre, chez les musulmans ils savent cette information. Donc cela est une preuve que Mouhammad est bien l’Envoyé de Dieu.

Le Qour’an c’est une preuve, c’est un miracle permanent pour le Prophète Mouhammad. Dans ce livre qui est en arabe et je vous met en garde contre les prétendues traductions parce qu’il y a dans beaucoup de choses qui sont contraires à la croyance de l’Islam, dans le livre qui est en arabe il y a des nouvelles des communautés antérieures, ce qui s’est produit dans des communautés antérieures et ce qui va se produire dans certaines choses au futur et il y a des règles des choses qui sont licites et des choses qui sont interdites, des informations des choses qui vont se produire après la mort. C’est un miracle permanent. C’est un livre qui est impeccable qui ne comporte pas de contradiction. Et cela c’est un miracle pour le Prophète Mouhammad. Personne ne peut le contrer, personne ne peut le contredire. Si ceux qui ont vécu à l’époque du Prophète Mouhammad qui maîtrisaient la langue arabe pouvaient s’opposer à ce que le Prophète Mouhammad leur disait, ils n’auraient pas eu recours ils n’auraient pas eu besoin de le combattre, c’est qu’ils n’ont pas pu le contrer sans avoir recours au combat.

Que Dieu fasse que nous soyons de ceux qui s’appliquent dans cette religion et de ceux qui oeuvrent pour gagner le paradis sans châtiment et que Dieu fasse que nous nous améliorons chaque jour de sorte à ce que l’on arrive à notre mort à l’état de foi complète, c’est-à-dire d’être de ceux qui accomplissent tous les devoirs et qui évitent tous les péchés et le chemin pour y arriver passe nécessairement par l’apprentissage de la religion. Pour cela le Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) il a dit ce qui signifie en français :

« Celui pour qui Allah veut le bien, Il lui fait apprendre la science de la religion » et il nous a indiqué comment apprendre la science de la religion. Ce n’est pas en papillonnant comme un papillon d’un site à un autre, non mais c’est en assistant dans les assemblées de science où on apprend la science avec une chaîne de transmission. Nous ce que nous disons c’est avec une chaîne de transmission. Notre Chaykh a une chaîne de transmission qui remonte jusqu’au Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam).

Il est indispensable d’apprendre auprès de qui a une chaîne de transmission qui remonte jusqu’aux compagnons du Prophète, cela c’est la garantie de la fiabilité de ce que tu apprends.

Que Dieu nous réunisse au Paradis incha Allah.

La prédestination

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur novembre 3, 2015

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :

“ La foi c’est que tu crois en Dieu, en Ses anges, en Ses Messagers, en Ses livres, en le Jour dernier et en la prédestination, que ce soit la prédestination du bien ou du mal “.

De ce hadith nous comprenons que celui qui ne croit pas en la prédestination, il n’est pas musulman parce que croire en la prédestination est un des piliers de l’Islam.

Qu’est-ce que la prédestination ? Que veut dire la prédestination ? La prédestination c’est de faire en sorte que les choses arrives conformément à la science de Dieu c’est-à-dire que tout ce qui a lieu, a lieu conformément à ce que Dieu a su de toute éternité qu’il allait avoir lieu et conformément à la Volonté éternelle de Dieu ; c’est-à-dire que tout ce qui a lieu existe conformément à ce que Dieu a voulu de toute éternité qu’il ait lieu. La prédestination c’est de faire en sorte que les choses existent conformément à la science éternelle de Dieu, conformément à la Volonté éternelle de Dieu. Allah fait exister les choses dans le temps dans lequel Il a su qu’elles existent. Dieu a su de toute éternité que à cette heure-ci nous serons réunis à cet endroit-là, par Sa Science qui est de toute éternité car Dieu sait tout par Sa Science. Avant même que les choses existent, Dieu sait toute chose. Les choses existent conformément à ce qu’Il a su. C’est cela la signification de la prédestination.

Faire exister les choses conformément à ce que Dieu a su de toute éternité qu’elles vont exister. Et faire exister les choses choses conformément à la volonté de tout éternité de Dieu qu’elles existent. Cela s’appelle Qadar, cela s’appelle prédestination. Et nous, nous devons croire en la prédestination car le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit que croire en la prédestination est un des piliers de la foi, c’est-à-dire que la foi n’est pas valable sans la croyance en la prédestination. Celui qui ne croit pas en la prédestination il n’est pas croyant et Il n’est pas musulman.

En d’autres termes, la prédestination peut être définie par la signification suivante c’est de faire en sorte que chaque chose ait les caractéristiques et l’état qu’elle a.

جعل كل شء على ما هو عليه

Faire en sorte que chaque chose ait les caractéristiques qu’elle a.

C’est-à-dire par exemple si tu regardes les doigts de ta main, tel doigt il a cette taille, tel autre il a cette taille. Le fait que tu ais une couleur particulière, une taille particulière, une forme particulière, tu ais tel père ou telle mère, que tu sois né dans telle époque et pas dans une autre époque, que tu vive dans tel endroit… tout cela est par une prédestination. C’est de faire en sorte que chaque chose ait l’état qu’elle a.

Le mot en arabe c’est al-qadar (القدر) ou la prédestination, ce mot a deux emploi :

  • Il désigné l’attribut de Allah par lequel Il fait que les choses aient les caractéristiques qu’elles ont. Il définit l’attribut de Allah, comme on dit la Volonté de Allah, comme on dit la Science de Allah, comme on dit l’Existence de Alla Ce sont des attributs, cela s’appelle attributs de Allah. Parmi Ses attributs, il y a Al-qadar. C’est l’attribut par lequel Allah ait les caractéristiques qu’elles ont. C’est l’attribut par lequel Allah fait que les choses existent conformément à Sa Science qui est de toute éternité et à Sa Volonté qui est de toute éternité. Ceci c’est un des emplois de Al-qadar.
  • Et le mot Al-qadar désigne aussi les choses qui sont prédestinées et donc dans ce cas-là c’est la créature. Tu dis : “ Cela c’est al-qadar prédestiné “.

Le mot Al-qadar peut avoir le sens de l’attribut de Allah et peut avoir le sens des choses prédestinées. Les choses qui sont prédestinées ce sont des créatures. L’attribut de Allah on ne le qualifie pas comme étant mauvais. Mais les choses qui sont prédestinées, parmi elles il y a des choses qui sont mauvaises. Par exemple : le fait que quelqu’un commette un péché cela c’est mauvais, on ne dit pas que c’est bien, c’est mauvais ! Pourquoi c’est mauvais ? Parce que Allah l’a interdit. Donc on dit que cela c’est une prédestination dans le sens d’une créature. Donc le mot Al-qadar il est utilisé dans le sens de l’attribut de Allah auquel cas on ne le qualifie pas de mauvais et on l’utilise dans le sens de ce qui est prédestiné et donc c’est une créature qui peut être qualifiée de bon ou de mauvais.

En arabe, le mot Al-qadar peut avoir le sens de l’attribut de Allah par lequel Il fait que les choses existent conformément à Sa Science éternelle et à Sa Volonté éternelle, et le mot Al-qadar peut aussi avoir le sens de ce qui est prédestiné qui peut être bon ou mauvais et c’est ce deuxième sens qui est visé dans le hadith de Jibril. Le hadith de Jibril qui a été rapporté par notre maître ^Oumar Ibnou l-khattab, que Allah l’agrée. ^Oumar était présent. Il a vu qu’il y a un homme qui venait avec des vêtements très très blancs, des cheveux très très noirs, personne ne le connaissait mais il n’avait pas l’aspect de quelqu’un qui vient d’un voyage. Il s’est assit sur ses genoux face au Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), il a collé ses genoux face aux genoux du Prophète et il a posé ses mains sur les cuisses du Prophète. Et cet homme a demandé au Prophète qu’est-ce que l’Islam et le Prophète lui a répondu et puis il lui a dit qu’est-ce que l-iman (la foi) et le Prophète lui a répondu. Et donc dans la réponse de Al-iman, le Prophète a entre autre dit et que tu crois en la prédestination qu’elle soit du bien ou du mal. Mais dans quel sens la prédestination ? Dans le sens de la créature, pas dans le sens de l’attribut de Dieu car l’attribut de Dieu on ne le qualifie pas de mauvais, de mal.

Nous devons avoir pour croyance que tout ce qui entre en existence que ce soit du bien ou du mal, Dieu a su de tout éternité qu’il allait exister et Allah (Dieu) a voulu de toute éternité que cela existe.

Mais attention, ici quand on dit que Allah a voulu cela ne veut pas dire que Allah agrée. Il faut faire la différence entre vouloir et agréer, parce que Allah a voulu que certaines choses existent et ce sont des choses qu’Il agrée et Il a voulu que certaines choses existent mais qu’Il n’agrée pas. Un exemple de chose que Dieu n’agrée pas : ce que Iblis fait. Qui a voulu que Iblis désobéisse? Qui a voulu que Iblis commette de la mécréance? C’est Allah. Allah l’a voulu. Ce n’est pas malgré la volonté de Dieu. Si quelqu’un dit : “ Non, non, non ce n’est pas Dieu qui l’a voulu “, c’est comme s’il dit que Dieu est impuissant. Et Dieu n’est pas impuissant. Tout ce qui a lieu, que ce soit du bien ou du mal, c’est par la Volonté de Dieu. Simplement, Allah n’ordonne pas le mal et Il n’agrée pas le mal. Le mal, s’il entre en existence c’est conformément à Sa Volonté, c’est conforme a Sa Science mais ce n’est pas par Son Agrément. Il ne l’agrée pas.

L’auteur dit : Rentre dans cela les actes des esclaves.

Nos actes à nous, nous qui sommes des esclaves de Dieu nos actes sont par la prédestination de Dieu ; c’est-à-dire que Dieu a su de tout éternité ce que chacun de nous va faire et Il a voulu de toute éternité ce que chacun de nous fera. Donc, tout est par la Prédestination de Dieu. Dieu Il sait et Il veut tout ce qui entre en existence. Il n’y a pas une seule chose qui entre en existence sans que ce soit par la Volonté de Dieu. Il n’y a pas une seule chose qui entre en existence sans que ce soit conforme à la Science de Allah. La Science de Allah concerne toutes les créatures sans exception et la Volonté de Allah concerne toutes les créatures sans exception. Allahou ta^ala fait ce qu’Il veut, Il n’a pas de compte à rendre. Nous, nous avons des comptes à rendre mais Lui Il fait ce qu’Il veut.

Lorsque l’esclave fait une bonne action, son acte est appelé un bien et quand l’esclave fait un péché, on dit que son acte est mauvais mais dans les deux cas la bonne et la mauvaise action sont par la création de Dieu. C’est Dieu qui a créé nos bonnes oeuvres et c’est Dieu qui a créé nos mauvaises oeuvres. Quant à Allahou ta^ala, Son attribut n’est pas qualifié de mauvais. Sa prédestination n’est pas un mauvais attribut.

Le fait que l’esclave commette quelque chose de mauvais, cela c’est mauvais de la part de l’esclave. Mais le fait que Allah prédestine quelque chose de mauvais ce n’est pas mauvais de la part de Allah. Allah n’a pas de comptes à rendre alors que l’esclave a des comptes à rendre.

Ce qui indique cela, la preuve de cela c’est la parole du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) quand il a parlé à Jibril (^alayhi s-salam). Jibril l’a interrogé au suite de la foi, à propos de al-’iman. Le Prophète a dit ce qui signifie :

“ La foi c’est que tu crois en Dieu, en Ses anges, en Ses Messagers, en Ses livres, en le Jour dernier et en la prédestination, que ce soit la prédestination du bien ou du mal “.rapporté par Mouslim.

Cela veut dire que parmi les créatures que Dieu a prédestiné, pari elles il y a du bien et parmi elles il y a du mal. Toutes ces créatures ont existé par la prédestination de Allah qui est de toute éternité. Mais l’attribut de la prédestination de Dieu,l’attribut de Son Être, on ne le qualifié pas de mauvais. La prédestination du bien ou la prédestination du mal comme la mécréance ou les péchés, ou du bien comme la foi ou les actes d’obéissance est un bien de la part de Dieu. Cette prédestination est un bien de la part de Dieu, et non pas un mal.

La Volonté de Allah se réalise dans tout ce que Allah prédestine, comme Il le sait les chose vont exister. Il n’y a pas de manquement à Sa volonté. Ce n’est pas comme notre volonté. Il se peut que quelqu’un dise : “ Cette année je vais au pays l’été “, après il change sa volonté. Mais Allah rien ne fait changer Sa Volonté. Le changement est le signe de la créature. Qui change? Ce qui a un début. Tout ce qui a un début change et tout ce qui change a un début.

Notre maître ‘Ibrahim (^alayhi s-salam) a donné une preuve à son peuple d’idolâtres qui adoraient les astres, le soleil, la lune.. Il leur a dit “ hadha Rabbi “, c’est-à-dire mais qu’est-ce qui vous arrive vous croyez vraiment que cet astre c’est mon Dieu ? Le soleil s’est couché. Il leur a dit regardez il s’est couché. C’est-à-dire il change le soleil. Il leur a dit regardez c’est quelque chose qui change, qui a des dimensions, des formes,donc il a besoin de qui lui a donné ses dimensions et ses formes, il a besoin de Qui le fait changer ; c’est donc une créature ce n’est pas le Créateur. Donc, le changement delà volonté est impossible au sujet de Dieu puisqu’Il est exempt du changement. Ce que Dieu sait de toute éternité ne change pas, c’est-à-dire s’Il sait que untel va faire telle chose à tel moment, cela va avoir lieu. S’Il sait que untel ne va pas faire telle chose à tel moment, cela va avoir lieu aussi tel qu’Il l’a su. C’est pour cela que le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a enseigné à une de ses filles :

Ma cha ‘al-Lahou kana wa ma lam yacha lam yakoun.

Ce que Dieu veut est et ce qu’Il ne veut pas n’est pas.

La personne peut être énervée parce qu’elle a fait des plans elle voulait faire un projet mais cela ne marche pas. Ce qui peut la soulager c’est qu’elle se dise cette parole : Ma cha ‘al-Lahou kana wa ma lam yacha lam yakoun.

On doit prendre les causes, on doit oeuvrer. La preuve Dieu nous a ordonné de faire la prière, de faire le jeûne ; ce sont des causes pour entrer au paradis. Mais ce ne sont pas nos actes qui vont créer l’entrée au paradis, d’ailleurs nos actes ce ne sont pas nous qui les créons. C’est Dieu qui les crée. Il n’y a pas cinquante créateurs. Il y a qu’un seul Créateur, c’est Allah.

Nous prenons les causes tout en sachant que tout est par la prédestination de Allah.

La plupart des humains sont mécréants et la plupart des musulmans sont des grands pécheurs. La plupart des musulmans tombent dans des grands péchés. Les épreuves et les catastrophes qui arrivent aux gens sont le résultat de leurs actes. Mais ils vont profiter par la suite pour l’au-delà car lorsque le musulman est éprouvé et qu’il patiente, il ne se rebelle pas contre Dieu, il a des récompenses et cela va lui profiter pour l’au-delà.

Le musulman qui est éprouvé mais qui se satisfait de la prédestination de Dieu, qui n’émet pas d’objection contre Dieu, qui ne se rebelle pas contre Allah, Allah le soulage, Allah lui allège par ces épreuves certains péchés. Il le délivré de certains péchés grâce aux épreuves qu’il subit. Si l’épreuve qui s’est abattue sur ce musulman c’était qu’il soit tué, il va gagner le statut de martyr. Si les épreuves sont moindres que l’assassinat, moindre que l’homicide, par exemple ce sont des blessures ou c’est une perte d’argent, grâce à ces épreuves il sera effacé au musulman certains de ses péchés et il sera élevé en degrés.

Il a été authentifié que le Messager a dit ce qui signifie :

“ Il y a parmi les vertueux, ceux qui se réjouissent de l’épreuve qui leur arrive plus que la réjouissance du commun des gens quand ils reçoivent un cadeau “.

Et le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :

“ Celui pour qui Allah veut du bien, Il lui fait subir des épreuves “, parce que soit il lui est effacé des péchés, soit il est élevé en degrés.

Et le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :

“ Par Celui Qui détient mon âme par Sa Toute-puissance, ils se réjouissaient de l’épreuve tout comme ils se réjouissent du bien-être “. Ils étaient heureux dans les deux cas. Cela a été rapporté par Abou Nou3aym dans la connaissance des compagnons, dans une chapitre qui concerne les compagnons.

Tellement ils se sont satisfait de Dieu, tellement ils aiment Dieu, tellement ils n’ont aucune rébellion contre Dieu, ils se sont soumis à Dieu, ils sont contents lorsqu’une épreuve leur arrive plus que les gens se réjouissent d’un cadeau.

Ces gens Allah les a décrit par Sa Parole :

Radiy al-Lahou ^anhoum wa radou ^anh

Dieu les a agréé et ils se sont satisfait de Dieu.

Qu’est-ce que cela veut dire “ ils se sont satisfait de Dieu “, c’est-à-dire ils se sont soumis totalement à Dieu. Quelques soit les épreuves qui leur arrivent, ils ne sont pas dans la rébellion. Il n’y a aucun rejet, ils sont satisfait totalement de Dieu. Ces degrés qu’ils ont atteint sont un degrés très élevé. Très rare les esclaves qui atteignent ce degrés.

Mais celui qui se rebelle contre Dieu, qui dit : “ Pourquoi ô Allah tu as fait mourir mon enfant ? Je ne t’adore plus “, celui qui dit cela ou qui se met à faire des rébellions contre Dieu il est sorti de l’Islam, il n’est pas musulman. Même s’il fait l’image de la prière ou l’image du pèlerinage ou il récite le qour’an, il n’est pas musulman avec cette croyance dans son coeur. Il ne faut pas se rebeller contre Dieu. Celui qui s’est rebellé contre dieu c’est Iblis, c’est satan et Dieu l’a maudit. Si quelqu’un est tombé dans ce cas-là à cause d’une épreuve qu’il s’empresse de revenir à l’islam en disant les deux témoignages. En disant la ‘ilaha ‘illa l-Lah, Mouhammadoun raçoulou l-Lah, pour devenir musulman.

Al-Bayhaqiyy dans son livre al-qadar pour argumenter cette question que tout ce que l’esclave fait comme bien ou mal il est créé par Allah, il est par la prédestination de Allah, il a cité que un jour notre dame ^A’ichah, que Allah l’agrée, certains lui ont rappelé comment elle était partit à la ville de Al-Basra. Elle a dit :

“ C’était prédestiné “.

Elle, elle avait regretté ce qu’elle avait fait notre dame ^A’ichah, que Allah l’agrée. Elle s’était retrouvée dans le camp qui était adverse au camp de l’émir des croyants, notre maître ^Aliyy Ibnou Abi Talib que Allah l’agrée.

Le premier calife après notre Prophète c’est Abou Bakr AsSaddiq (que Allah l’agrée) ensuite c’est notre maître ^Oumar Ibnou l-khattab (que Allah l’agrée), ensuite c’est notre maître ^Outhman Ibnou ^Affan (que Allah l’agrée) et le quatrième c’est notre maître ^Aliyy Ibnou Abi Talib.

Aachouraa’

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur novembre 3, 2015

Parmi les meilleurs des jours de l’année de l’Hégire bénie, il y a le jour de ^Achoura. Le jour de ^Achoura est le 10ème jour du mois de Mouharram. C’est un jour durant lequel se sont produits des évènements mémorables. En pareil à ce jour béni, Allaahou tabaraka wa ta^aalaa a sauvé Son prophète Moussa ^alayhi s salaam et les croyants qui l’ont suivi, Il les a sauvés de la noyade. Et Il a fait noyer pharaon et son peuple qui étaient des mécréants.

En pareil également à ce jour de ^Achoura, Allahou ^azza wa jall a accepté le repentir de Son prophète Adam ^alayhi s salaam, suite au péché qu’il avait commis quand il avait consommé d’un arbre, un arbre dont le fruit lui avait été interdit. Cependant, le péché que Adam avait commis était un petit péché qui ne comporte pas de bassesse de caractère ni de rabaissement. Ce n’est donc pas de la mécréance ni un grand péché.

En pareil également à ce jour, jour de ^Achoura, Allahou tabaraka wa ta^ala a sauvé le bateau, le navire, l’arche du prophète Nouh ^alayhi s salam, et ce bateau s’est arrêté au niveau d’une montagne qui s’appelle Al Djoudi. C’est une montagne qui se trouve en Irak. Alors qu’il était resté 150 jours en mer auparavant. Dans cette arche, il y avait le prophète de Allah, notre maitre Nouh ^aleyhi s salam, et également les croyants qui l’avaient suivi.

Allahou Soubhanahou wa ta^ala avait envoyé Moussa ^alayhi s salam et son frère Haroun ^alayhi s salaam, tous deux étaient des prophètes messagers, ils étaient prophètes et ils étaient messagers. Il les a envoyés pour appeler pharaon et son peuple à l’Islam et à l’adoration de Allah Lui seul. Pharaon étaient quelqu’un d’injuste, c’était un tyran qui avait prétendu être Dieu, wal ^iyadhoubillaah.

Il avait dit aux gens d’Egypte : « je suis votre Dieu, le suprême ».Quand Moussa et Haroun avaient rencontré pharaon, ils l’avaient appelé à la religion de l’Islam, ils lui ont ordonné d’adorer Allah ta^ala Lui Seul. Mais il a refusé, il s’est entêté et a manifesté sa tyrannie.

Moussa a amené son peuple, les fils d’Israil, c’est-à-dire ce sont des descendant de Israa’iil du prophète Ya^qouub ^alayhi s salam, et il les a fait sortir d’Egypte pour les emmener en Palestine.

Mais pharaon était à leur poursuite avec une armée qui était importante, il voulait les exterminer. Son armée comportait un million six cent mille soldats qui avaient tous des armes et des chevaux.

Et les croyants qui étaient avec Moussa ^alayhi s salaam étaient au nombre de six cent mille.

L’armée de pharaon allait attraper les musulmans qui étaient avec notre maitre Moussa vers le temps du lever du soleil.

Quand les deux groupes étaient à vu d’œil l’un de l’autre et que le peuple de Moussa avait vu pharaon avec son armée et ses soldats, ils ont eu très très peur.

Ils ont dit à notre maitre Moussa ^alayhi s salaam ce qui signifie « Ca y est, il va nous rattraper, il va nous exterminer ».

Mais Moussa ^alayhi s salaam leur a parlé calmement de sorte à les apaiser, apaiser leurs cœurs, et à dissiper la perturbation qui s’était emparée d’eux.

Quand Moussa était arrivé au bord de la Mer Rouge et que les vagues étaient immenses dans cette mer, Allah a révélé à notre maitre Moussa de frapper la mer avec son bâton.

Quand il a donné de son bâton un coup à la mer, Allah a fait qu’elle s’est séparée pour faire apparaitre 12 chemins entre les vagues. Chaque séparation entre un chemin et un autre était comme une montagne d’eau. Et entre deux montagnes d’eau, il y avait un chemin de terre ferme.

Et c’est ainsi que Moussa ^alayhi s salaam et son peuple, les croyants qui étaient avec lui, ont pu traverser la mer.

Et ceci n’est pas quelque chose de surprenant puisque Allah est Tout Puissant sur Toute chose. C’est Allah qui a crée la mer, c’est Allah qui a crée l’eau, c’est Allah qui a crée la terre ferme, et c’est Lui qui est Tout Puissant. Si Il veut que de l’eau se dégage et laisse apparaitre un chemin de terre ferme, ceci n’est pas quelque chose que la raison rejette. Et bien sûr c’est quelque chose qui sort de l’ordinaire. Et comme ceci est apparu aux mains de quelqu’un qui se dit envoyé de Dieu, on appelle cela un miracle. Et si c’était quelque chose qui était apparue aux mains d’un saint, on aurait appelé cela un prodige. Et Allah crée ce qu’Il veut.

Pharaon, lorsqu’il est arrivé avec ses soldats et son orgueil, il a trouvé ainsi les 12 chemins devant lui. Il a alors dit tout imbu de lui-même, de sa force et de sa tyrannie « Nous allons les rattraper et les exterminer ».

Quand ils se sont engagés, Allah a ordonné à la mer de se refermer sur eux. Il a péri, lui ainsi que ses soldats, noyé. Et c’était la juste rétribution pour leur mécréance et leur tyrannie.

Certains de ceux qui suivaient pharaons ont dit « Non non pharaon a disparu, il n’est pas mort ». Mais Allah a démenti ces gens- là, il a fait que le cadavre de pharaon apparaisse, il était mort et tout gonflé.

Allah ta^ala nous apprend dans sourate ^Achoura, le récit de ce qu’il s’est passé, par Sa parole qui signifie :

«  Ils les ont suivi et ils allaient les rattraper au moment du lever du soleil. Et lorsque les deux groupes étaient en face l’un de l’autre, les compagnons de Moussa ont dit « Certes ils vont nous rattraper ». Mais Mouusaa a dit « Non pas du tout, Allah nous donne la victoire, Il va nous indiquer ce qui va nous permettre d’être sauvé ». Nous avons révélé à Moussa de frapper la mer avec Ton bâton, et c’est alors que des chemins se sont entrouvert entre des montagnes d’eau et ils ont pu passer et les autres sont morts noyés. Certes, il y a en cela des signes, mais la plupart des gens ne sont pas croyants ».

Le Messager de Allah sallallahou ^alayhi wa sallam a incité sa communauté à jeûner le jour de Mouharam en raison du grand mérite que ce jour comporte. Le Messager de Allah a dit ce qui signifie « Le meilleur des jeûnes après le mois de Ramadan c’est le jeûne du mois de Mouharram. Et la meilleure des prières après la prière obligatoire c’est la prière surérogatoire pendant la nuit ». Rapporté par Mouslim.

Nous sommes maintenant dans le mois de Mouharram, même si nous avons dépassé le jour de ^Achoura, il faut en profiter pour jeûner.

Le jeûne de ^Achoura est une tradition qui nous est parvenue du Prophète sallallahou ^alayhi wa sallam, qui lorsqu’il a été interrogé à propos du jeûne de ^Achoura a dit ce qui signifie « Son jeûne permet d’expier les péchés de l’année écoulée ». Rapporté par Mouslim.

Et les savants illustres se sont accordés à dire que jeûner le jour de ^Achoura est une tradition qui est recommandée.

Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée lui et son père, a dit « Lorsque le Messager d’Allah était venu à Médine, il a vu que les juifs jeûnait le jour de ^Achoura. Ils ont été interrogés sur la raison pour laquelle ils le jeûnaient. Ils ont dit « C’est en ce jour que Allah a donné la victoire à Moussa et aux fils d’Israa’iil contre pharaon. Nous le jeûnons pour remercier Dieu pour cela et pour glorifier ce jour là». C’est alors que le Prophète sallallahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie « Nous, nous suivons Moussa plus que vous ». Et il ordonné de le jeûner. »

Rapporté par Mouslim.

Ibnou ^Abbas, qui est celui qui interprète le Qour’an par excellence, celui à qui Allah a donné la science de comprendre et d’interpréter le Qour’an, quand il fut interrogé à propos du jeûne du jour de ^Achoura il a dit : « Je n’ai pas connaissance que le Messager de Allah sallallahou ^alayhi wa sallam jeûnait un jour dont il espérait la grande récompense plus que le jour de ^Achoura, ni un mois par lequel il recherchait la récompense plus que ce mois ». C’est-à-dire le mois de Mouharram dans lequel nous sommes actuellement. Cela a été rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim dans le Sahih, dans le livre Les actes de mérite.

Donc le jeûne du jour de ^Achoura n’est pas une obligation, ce n’est pas un devoir comme l’ont dit les savants.

Le messager sallallahou ^alayhi wa sallam a dit à propos du jour de ^Achoura ce qui signifie «  Ce jour c’est le jour de ^Achoura. Allah ne vous a pas prescrit de le jeûner, cependant celui qui veut le jeûner, qu’il le jeûne, et celui qui veut, qu’il ne le jeûne pas ». Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim.

Donc les savants et les faqih, quand ils ont rapporté la parole du Prophète sallallahou ^alayhi wa sallam de jeûner ce jour, quand il a donné l’ordre de jeûner ce jour, c’est un ordre qui indique le caractère recommandé et non pas le caractère obligatoire.

Il y a parmi les nouvelles dans ce sens, ce qui a été rapporté par Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée lui et son père, que le Messager de Allah sallallahou ^alayhi wa sallam avait jeûné le jour de ^Achoura et qu’il avait donné l’ordre de le jeûner. Mais comme on l’a vu, c’est un ordre qui indique le caractère recommandé. Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim.

Il est également recommandé de jeûner le jour de Tasou^a, c’est le 9ème jour du mois de Mouharram.

En raison de la parole du Prophète ^aleyhi salatou wa s salam qui signifie « Si je suis vivant l’année prochaine, je jeûnerai également le neuvième jour ». Rapporté par Mouslim.

Or le Prophète ^aleyhi salatou wa s salam était mort avant l’année suivante. Mais le caractère recommandé de jeûner le 9ème jour reste.

Certains savants illustres ont dit que la sagesse pour jeûner le 9ème jour de Mouharram, le Taasouu^aa’ avec le 10ème jour ^Achoura, c’est la précaution. Car il se peut qu’il y ait une erreur concernant la détermination du début du mois. Donc pour se prémunir contre cette erreur éventuelle et par précaution, les savants ont recommandé de jeûner le 9ème jour, ils ont dit que c’est ça la sagesse pour jeûner le 9ème jour.

C’est aussi pour se distinguer des non-musulmans qui ne jeûnent que le 10, et c’est aussi pour ne pas jeûner uniquement le vendredi si ce jour tombe le vendredi, comme c’était le cas cette année.

S’il ne jeûne pas le 9ème jour avec le 10, alors il est recommandé de jeûner le 11ème jour avec le 10ème.

L’Imam Ach Chafi^iyy que Allah l’agrée, dans ses livres, il a même dit qu’il est recommandé de jeûner le 9, le 10 et le 11 de Mouharram, les 3 jours.

Le 10 du mois de Mouharram de la 4ème année de l’Hégire, il s’est produit une conquête qui s’appelle la conquête de Dhaatou Al Riqa^a, Ar Riqa^a c’est-à-dire les bandelettes que l’on met sur une blessure.

A l’origine de cette bataille, le Messager éminent sallallahou ^alayhi wa sallam était sorti de Médine l’illuminée, en compagnie de 700 combattants parmi ses compagnons. Il avait pour destination des tribus de la région de Najd qui sont le clan de Banou MouHaarib, le clan de Banou Tha^labah qui sont de Ghatafan. C’était des gens qui avaient tendu une embuscade aux compagnons du Prophète sallallahou ^alayhi wa sallam et ils ont tué 70 des compagnons du Prophète, de ceux que le Prophète avait préparé pour enseigner la Religion aux gens et pour diffuser l’Islam, pour appeler les gens à l’Islam. C’était des gens qui avaient appris beaucoup de science et qui étaient reconnu pour maitriser le Qour’an. Ces gens là les avaient assassinés par surprise.

Donc c’était pour les venger qu’il était sorti.

Quand les associateurs s’étaient préparés pour combattre le Prophète sallallahou ^alayhi wa sallam et ses compagnons, quand ils ont su qu’ils étaient venus pour les combattre, et que les deux groupes s’étaient rapproché l’un de l’autre, Allah a fait que la terreur s’empare des cœurs des tribus des associateurs, alors qu’ils étaient nombreux. Mais ils se sont dispersés loin des musulmans, ils se sont enfuis en abandonnant leurs biens et leurs femmes, il n’y a pas eu de guerre ni de combats.

Allah a épargné au Prophète et à ses compagnons le mal de ces groupes associateurs.

Pourquoi cette bataille a-t-elle été appelée Dhaatou r Riqaa^, la bataille où les gens ont enroulé des bandes ?

C’est parce que les compagnons, quand ils marchaient, leurs pieds étaient blessés car ils marchaient sur de la pierre. Leurs ongles étaient cassés, ils avaient des blessures à leurs pieds, et ils avaient mis des bandes à leurs pieds pour continuer leur marche. Regardez les sacrifices qu’ils faisaient pour diffuser l’Islam.

Et en l’an 61, toujours le 10ème jour de Mouharram, s’est produit un évènement qui était extrêmement affligeant pour la communauté. C’était une grande épreuve qui s’est abattue sur les musulmans. C’était une épreuve qui a rempli les cœurs de chagrin et de tristesse. C’était un vendredi, 10 du mois de Mouharram, que l’Imam Abou ^Abdillah Al Housayn fils de ^Aliy que Allah l’agrée, le petit-fils du Messager de Allah sallallahou ^alayhi wa sallam, qui était le fils de sa fille Fatima Az Zahraa’, que Allah l’agrée, a été tué par un groupe injuste.

Al Houssain était mort martyr, heureux, il avait 56 ans.

Il était l’un de ces hommes illustres qui a gagné le statut de martyr. Il était au nombre de ces martyrs qui ont été véridiques dans leur engagement à l’égard de Dieu. Ils ont ainsi gagné l’agrément de Dieu et la récompense de Sa part.

Allah a réservé pour Ses martyrs les hauts degrés et la récompense au paradis.

L’Imam Al Houssain que Allah l’agrée, était né la 4ème année de l’Hégire, le mois de Cha^ban, et il avait 5 enfants : ^Aliyy le grand, ^Aliyy le petit, Ja^far, Fatimah et Sakinah.

C’était un imam de grand mérite, il était pieux, il était ascète, et il était pur. Il avait hérité des caractères de son grand-père, le Prophète sallallahou ^alayhi wa sallam.

Le mérite de ce grand Imam et les évènements importants de sa vie sont très nombreux et multiples.

Parmi le mérite qui est rapporté à propos de Al Housayn et de son frère Al Hassan, que Allah les agrée tous les deux, il y a la parole du Prophète ^aleyhi salatou wa s salam, rapportée par At Tirmidhiyy, qui signifie : « Al Hassan et Al Housayn, ce sont les maitres des jeunes gens du paradis »

Et le Prophète ^alayhi salatou wa s salam a dit d’eux ce qui signifie « Ce sont mes deux sources de plaisir dans le bas monde ».

Et il a dit ^alayhi salatou wa s salam ce qui signifie «  Ce sont mes enfants, celui qui les aimes, il m’aura aimé ».

Tout deux étaient ceux qui ressemblaient le plus au Messager de Allah sallallahou ^alayhi wa sallam.

Et parmi les paroles de l’Imam Al Houssain, que Allah l’agrée, il y a sa parole « Celui qui est généreux, il sera considéré comme un maitre, et celui qui est avare, il sera humilié ».

Il y a eu un hadith qui est parvenu au sujet des meilleures des femmes. C’est un hadith qui a été rapporté par Ibnou ^Abdilbarr et d’autres, tout comme dans le commentaire de Al Bukhariyy, livre de Al Fada’il, et il a une chaine de transmission qui est du degré du sahih.

Le hadith c’est «  Les meilleures des femmes sont Maryam, ensuite Fatima, ensuite Khadijah, ensuite Asiyah »

  • Maryam : Mère de ^Issa ^alayhi s salaam
  • Fatima : Fille du Prophète sallallahou ^alayhi wa sallam et mère de Al Hassan et Al Houssain
  • Khadija : Epouse du Prophète sallallahou ^alayhi wa sallam, qui était la mère de Fatima
  • Asiyah : Femme de pharaon, celui qui voulait tuer Moussa ^aleyhi s salam. Elle était musulmane et elle était une sainte. Pharaon l’a tué quand il a su qu’elle était croyante. A son époque, il était permis à une musulmane d’épouser un non-musulman. Mais dans la loi de notre maitre Mouhammad sallallahou ^alayhi wa sallam, c’est interdit pour une musulmane d’épouser un non-musulman.

Quant à l’autre hadith, qui signifie « Fatima c’est la maitresse des gens du paradis, sauf Maryam la fille de ^Imran», ce hadith a été rapporté par Al Hakim et d’autres, il ne contredit pas le premier.

Concernant Maryam, Allah a fait don éloge dans le Qour’an par Sa parole qui signifie «  Certes, Allah t’a accordée un degré supérieur aux autres ». C’est-à-dire Allah t’a élue, t’a choisie.

Concernant Fatima et en général la famille du Prophète sallallahou ^alayhi wa sallam, Allah ta^ala dit ce qui signifie « Pour éloigner de vous la mécréance, vous la famille du Prophète, et pour vous purifier ».

Donc il y a une différence en l’Istifa, le choix et la sélection, le fait d’accorder un grand mérite ; et At Tathir qui est le fait de purifier, de les purifier de la mécréance.

Le choix, leur accorder un mérite, est quelque chose de supérieur au fait de les purifier. Pourquoi ? Parce que le choix, al istifa, a été cité à propos de Maryam et il a été cité aussi à propos de prophètes, par la Parole de Allah qui signifie : « Allah a choisi et accordé un mérite à Adam, à Nouh, à la famille de Ibrahim et à la famille de ^Imran ».

Donc vous voyez que l’IsTifaa’ est supérieure à At TaThiir. C’est pour cela que nous disons que Maryam a un degré supérieur au degré de Fatima. Si quelqu’un vous demande, vous répondez comme ça.

 

Embellissement de la femme :

La femme, si elle est embellie et parfumée, et qu’elle donne un cours à des hommes et à des femmes, et qu’elle met l’intention dans son cœur de rechercher des récompenses par l’enseignement qu’elle donne, alors elle a des récompenses par l’enseignement qu’elle donne. Mais le fait de sortir de sa maison embellie et parfumée, elle n’a pas à rechercher des récompenses par sa sortie ainsi».

Et l’embellissement qui est déconseillé c’est l’embellissement qui est exagéré. Mais l’embellissement qui est léger, il n’est pas déconseillé. Le fait d’exagérer dans l’embellissement, c’est cela qui est déconseillé.

Même cet embellissement exagéré, si elle le fait parce qu’elle va donner cours à des femmes qui ne vont pas accepter d’elle si elle ne s’embellie pas de la sorte, alors il n’y a plus de caractère déconseillé dans cela. Car il y a des femmes, si elle vient leur donner cours d’une manière qui est simple, sans embellissement exagéré, elles ne vont pas accepter. C’est pour cela que le Chaykh a dit « Si elles n’acceptent pas sauf quand leur enseignante vient avec un embellissement qui est au-delà de ce qui est simple, alors il n’y a plus de caractère déconseillé.

Dans notre époque, il y a des gens tellement ils sont dans l’ignorance, si l’enseignante ne vient pas avec un embellissement qui est considéré chez ces gens-là comme acceptable, ils vont dire « elle est comme une mendiante ». Ils ne vont pas accepter d’elle.

Donc l’embellissement exagéré c’est quoi ? C’est l’embellissement qui attire le regard. Mais le fait que la femme sorte avec un embellissement qui est léger, il n’y a pas de caractère déconseillé en cela.

 

 

Dans notre époque, on vit parfois des évènements qui sont étonnant et surprenant.

Qu’est-ce que les savants ont dit à propos de ce qui s’appelle halloween ?

D’après le fils de ^Oumar ibnou l Khattab, que Allah l’agrée lui et son père, il a rapporté que le Messager d’Allah sallallahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie «  Celui qui fait des choses pour ressembler à des gens, alors il est comme eux, il fait partie des leurs ». Rapporté par Abou Daoud.

Que l’on sache que fêter ce qui s’appelle halloween c’est haram, c’est interdit. Et c’est une fête qui est rémanente des fêtes des celtes, qui étaient des peuples qui ont vécu en Europe occidentale à l’époque de bronze, environ 1500 années avant le calendrier romain, c’est-à-dire avant le christianisme. Et c’était des peuples qui étaient des idolâtres, les celtes étaient des idolâtres.

Allah ta^ala dit ce qui signifie : « Tu ne trouves pas des gens qui sont véritablement croyant en Dieu et au Jour dernier qui cherchent à être ami et à faire la même chose que ceux qui prennent Allah et Son messager pour ennemi ».

Parmi les savants qui ont expliqué le verset «  Wal ladhina la yach-hadouna z zour », il y a Abou l ^Aliyah Rafi ibnou Mahran qui est mort en l’an 93 de l’Hégire , il y a Tawouus ibnou Kayçan qui est mort en 106 de l’Hégire , il y a Mouhammad ibnou Sirin qui est mort en 110 de l’Hégire, il y a Ad Dahak ibnou Mouzahim qui est mort en l’an 100 de l’Hégire, Ar-Rabi ibnou Anass qui est mort en 139 de l’Hégire, et d’autres. Ils ont expliqué la Parole de Allah «  Wal ladhina la yach-hadouna z zour » c’est-à-dire « Ceux qui n’assiste pas aux fêtes des associateurs ».

 

Aboul Qacim hibatoullah, fils de Al Houssain At-Tabariy, le chafi^iyyte, mort en 418 de l’Hégire a dit :

« Il n’est pas permis aux musulmans d’assister aux fêtes de mécréants. Car ils commettent des choses qui sont blâmables et ils sont sur l’erreur. Et si les gens de bien se mélangent aux gens qui sont blâmables sans les reprendre, sans les blâmer, sans les réprimander pour ce qu’ils font, ils seront comme des gens qui sont satisfaits de ce qu’ils font, et qui préfèrent le blâmable à ce qui est bon. Et nous craignons alors que le châtiment de Allah ne s’abatte sur eux et il englobe la totalité d’entre eux ». Nous demandons à Allah qu’Il nous préserve de Son châtiment. Amiine.

Parmi les références historiques, certains disent que ce jour qu’ils appellent halloween, ou la fête des barbares chez les chrétiens, ont une particularité qui est liée à leurs croyances, donc leur religion, et ce qu’ils considèrent comme étant des prêtres chez eux. Ils mettent des vêtements de déguisement pour faire peur et ils faisaient peur ainsi aux sorcières en Irlande. Et maintenant de nos jours, les télévisions incitent les gens à sortir, à acheter et commémorer cela. Il est donc interdit dans la loi de commémorer cette fête. Il est interdit dans la loi de l’Islam de fêter cela car il y a une ressemblance aux non-musulmans.

Et semblable à cela, dans le même ordre, il y a dans ce qui est interdit également, le fait de fêter les anniversaires. Chose que beaucoup de gens se sont habitués à faire, et c’est aussi une ressemblance avec les non-musulmans. C’est quelque chose qui est interdit. Il est interdit aussi de se féliciter pour cela ou de se réunir à cette occasion pour manger, boire, ou ce qui est de cet ordre.

Le mieux c’est plutôt de faire acte de bienfaisance à un pauvre, qu’il soit musulman ou non-musulman, cela comporte des récompenses, au lieu d’acheter des masques qui font peur, ou d’imiter ces non-musulmans, dans des choses qui ne comportent pas d’intérêt considéré.

Que Allah nous accorde la réussite pour faire ce qu’Il agrée. Amiine.

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