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Série le Mariage en Islam (21) : Conclusion avec des hadith

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur décembre 14, 2023
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Dans le hadith, le Messager de Allah ﷺ a dit, d’après Jabir fils de ^Abdou l-Lah, que Dieu l’agrée, ce qui signifie : “épousez en priorité les abkar -on va expliquer- parce que ce sont des femmes qui peuvent avoir plus d’enfants, elles ont de plus belles bouches, elles ont moins de ruses et elles se satisfont plus du peu.

[Rapporté par AtTabaraniyy]

Dans ce hadith le Prophète ﷺ a dit :

عليكم بالأبكار

C’est-à-dire : “épousez en priorité les femmes vierges -choisissez les femmes vierge-”.

“Adh-dhikr” C’est la femme qui n’a pas eu de rapport avec un homme auparavant. Contrairement à Ath-thayyib est celle qui a été épousée auparavant.

Dans la suite du hadith :

فإنهن أنتق أرحاما

C’est-à-dire généralement que ce sont des femmes qui peuvent avoir plus d’enfants. Et un des objectifs du mariage c’est d’avoir des enfants.

Dans la suite du hadith :

و أعذب أفواها

C’est-à-dire qu’elles sont plus agréables quand vous les embrassez.

Dans la suite du hadith :

و أقلُّ خَبًّا

C’est-à-dire qu’elles ont moins de ruse et de tromperie.

Dans la suite du hadith :

و أرضى باليسيرِ

C’est-à-dire qu’elles se satisfont du peu -elles ne sont pas exigeantes-.

Donc le fait d’épouser les femmes vierges c’est quelque chose que la loi recommande, mais en général. Mais il se peut qu’épouser une femme qui n’est plus vierge soit meilleur pour celui qui veut se marier, si cela est pour une raison ou pour un besoin pour cela, ou ce qui est de cette ordre.

Et il y a, à ce sujet entre autres ce qui est parvenu de Jabir que Dieu l’agrée, il a dit : j’ai rencontré le Messager de Allah ﷺ, un jour, il m’a dit ce qui signifie, en français : “Tu t’es marié ?

Je lui ai répondu : Oui.

Il m’a dit ce qui signifie : “Est-ce que c’est une femme vierge ou une femme qui n’est pas vierge? -c’est une femme qui a été mariée auparavant ou c’est une femme qui n’a pas été mariée auparavant ?-”

Je lui ai dit : “C’est une femme qui a déjà été mariée auparavant.”

Le Prophète ﷺ lui a dit, ce qui signifie : “Pourquoi tu n’as pas pris une femme vierge à qui tu procures du plaisir et qui te procure du plaisir ?

Alors Jabir a dit : J’ai dit au Messager de Dieu : “J’ai des soeurs à moi et j’ai eu peur de prendre une femme -qui n’a pas été mariée auparavant et- qui fasse des problèmes entre moi et mes soeurs.”

Alors le Prophète lui a dit ce qui signifie : “Tu as bien fait”.

La femme est généralement épousée pour sa religion, pour ses biens, pour sa beauté. Alors, recherche la femme pour son attachement à la religion, tu gagneras.”

Et ce hadith est rapporté par Mouslim et d’autres.

Dans les deux hadiths il y a la recommandation d’épouser la femme qui n’a pas été mariée auparavant. Le mariage avec une femme qui n’a pas été mariée auparavant c’est mieux, mais il se peut qu’un homme épouse une femme qui a déjà été mariée parce qu’elle va l’aider, parce qu’il a des enfants orphelins pour qu’elle s’occupe d’eux, pour qu’elle les éduque, pour qu’elle se charge d’eux. Ou alors, si l’homme en épousant cette femme qui a déjà été mariée est pour que cette femme soit réconfortée, parce que son mari est mort, ou parce que son mari l’a divorcée. Donc, il l’a épousée pour lui garantir sa chasteté, pour lui assurer la couverture, c’est quelque chose de bien. Ou si la raison pour laquelle il va épouser une femme qui a déjà été mariée auparavant, si parce que cette femme est forte dans sa religion et il espère qu’elle va lui profiter dans l’attachement à la religion. Il se peut aussi que la raison, en épousant une femme qui n’est plus vierge, est d’avoir une belle famille de gens vertueux, par exemple la famille de cette femme sont des gens vertueux, ou alors ce sont des gens qui ont un pouvoir pouvant être utile pour le bas monde et l’au-delà. Il y a différentes raisons.

Et toutes les épouses du Prophète ﷺ sont des femmes qui ont déjà été mariées auparavant, hormis ^A’ichah que Dieu l’agrée.

Et le Messager ﷺ même s’il a multiplié les mariages il n’avait pas le cœur attaché aux femmes, il avait le cœur attaché à son Seigneur.

Pour ce qui est du mariage, il ne s’est jamais marié pour une autre raison qu’une raison religieuse. C’est uniquement pour faire ce que Allah tabaraka wa ta^ala agréé, à savoir la diffusion de sa religion.

Donc, si le Prophète ﷺ a épousé cette femme, cette femme et cette femme c’est pour que celles-ci apprennent de lui les sujets de la religion et cette autre apprend de lui les sujets de la religion. Toutes vont apprendre de lui et vont diffuser la religion agréée par Dieu, car les femmes sont plus propices à apprendre auprès des femmes, elles sont plus à l’aise avec les femmes qu’avec les hommes. C’est pour cette sagesse et pour d’autres raisons encore que le Prophète ﷺ a multiplié les mariages.

Allah ta^ala a accordé à notre Prophète un jugement qu’il n’a pas accordé aux autres membres de sa communauté. Il lui a autorisé d’épouser plus de 4 femmes en même temps. Et pour d’autres hommes de sa communauté, ce n’est pas permis. Dans sa communauté, il n’est pas permis à un homme d’épouser plus de 4 femmes en même temps.

Parmi les preuves que le Messager ﷺ n’avait pas le cœur attaché aux femmes, bien qu’il était le plus beau de toutes les créatures de Dieu : S’il y avait eu en lui ce que certains prétendent, il y aurait eu des signes qui auraient indiqué ces choses viles, mais il n’y a aucun signe en lui. S’il avait fait un certain écart, quelque chose qui prouve l’attachement aux femmes, les gens de la Mecque l’auraient tout de suite relevé. Mais aucun de sa ville n’a vu de lui ou n’a pris connaissance de sa part une seule vilenie, il le surnommait au contraire “al-’amin -l’honnête-”. Ils n’ont pas témoigné de lui une quelconque trahison, un quelconque mensonge, une quelconque vilenie. Ils le surnommaient “al-’amin -l’honnête-”.

Ils ne l’appelaient pas avec son prénom d’origine, ce que son grand-père lui avait donné, “Mouhammad”. Tellement ils avaient pour conviction qu’il était honnête, qu’il était véridique, qu’il était fidèle, qu’il se comportait avec un excellent comportement, une chasteté, ils le surnommaient “‘al-’amin -l’honnête-”. Ils disaient “voilà ‘al-amin il est venu”, c’est comme ça qu’ils le surnommaient.

C’est Allah qui leur a inspiré de l’appeler ainsi.

Tous les Prophètes, leur cœur ne s’attache qu’à l’obéissance à Dieu, quel que soit les épouses qu’ils prennent, leur cœur n’est pas attaché aux femmes et ne sont pas attaché à l’argent.

Dieu a fait que les cœurs des Prophètes sont tout le temps éclairés et tout le temps sur l’empressement à l’obéissance à Dieu. Mais ceux qui parmi les Prophètes ont multiplié les épouses avaient des objectifs nobles, des objectifs en faveur de la religion.

Si le Messager ﷺ a multiplié les épouses, il a eu plus de 4 épouses, chose qui est interdite pour les hommes de sa communauté mais autorisée pour lui, la sagesse en cela était qu’il diffuse grâce à cette ensemble de femme la religion de Dieu, par le biais des femmes, tout comme il diffuse la religion par le biais des hommes. Et ce n’est pas parce qu’il était extrêmement  attaché aux femmes. Pas du tout.

Et la preuve en cela est qu’il laissait la dame de ^A’ichah dans le lit et il allait au cimetière lorsque c’était la nuité de ^A’ichah. Le tour  de ^A’ichah était une nuit toute les 7 nuits environ. Lorsque c’était le tour de ^A’ichah, le Messager ﷺ l’a laissée et allait au cimetière pour faire des invocations pour les morts qui sont dans les cimetières. Alors que ^A’ichah était la plus jeune de toutes ses épouses, ^A’ichah était la plus belle de toutes ses épouses et malgré cela il l’a laissée et se rendait au cimetière. Il arrivait parfois, que lorsque c’était la nuité de ^A’ichah, le Prophète passait la nuit à faire des prières de nuit. Il l’a laissé dormir sur le lit et il faisait des prières surérogatoires pour Dieu.

Les âmes des Prophètes ne s’attachent qu’à l’obéissance à Allah tabaraka wa ta^ala.

Série le Mariage en Islam (20) : Conclusion avec des hadith

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur novembre 23, 2023

Un des meilleur biens du bas monde c’est la femme vertueuse.

Mouslim a rapporté dans son sahih d’après le compagnon ^Abdoullah fils de ^Amr que le messager de Allah a dit ce qui signifie : “Il y a dans le bas monde des sources de plaisir -des biens, des choses qui permettent de se réjouir- et parmi les meilleures choses qui permettent de se réjouir dans ce bas monde, il y a la femme vertueuse.

Dans le hadith le prophète ﷺ a dit ce qui signifie : “Le bas monde ce sont des choses qui sont une source desquelles nous pouvons en profiter, des choses agréables pour en jouir. Et le meilleur de ce qui peut permettre de jouir et d’en profiter dans le bas monde c’est la femme vertueuse.

Si l’homme a réussi ou il lui a été accordé une femme vertueuse, vertueuse dans sa religion et qui est mûre par sa raison, cela est le meilleur des biens du bas monde. Parce que cette femme vertueuse dans sa religion et qui est mûre par sa raison, va préserver son mari. Elle va le préserver concernant les secrets qu’il lui confie, concernant les biens -à lui- et concernant ses enfants.

Et c’est pour cela que le Prophète ﷺ a dit ce qui signifie : “Les hommes épousent les femmes généralement pour un des 4 critères : pour son argent, pour sa beauté, pour son ascendance -son lignage- et pour sa religion. Cherche la femme pour le critère de la religion, tu gagneras.

[Rapporté par Al-Boukhariyy, Mouslim, Abou Dawoud, An-Naca’i, Ibnou Maja’]

Choisi la femme pour sa religion, c’est la meilleure des femmes que puisse épouser un homme, c’est le meilleur choix pour celui qui veut se marier. Car la femme attachée à la religion, qui a appris la religion, qui applique la religion, celle qui est vertueuse, même si elle n’est pas belle en apparence mais c’est son comportement et sa pratique de la religion qui vont l’embellir.

Recherche la femme sur le critère de la religion, tu gagneras. La femme vertueuse aide son mari pour qu’il œuvre pour son au-delà. Le mariage comporte une préservation contre le chaytan. La femme vertueuse qui va veiller sur le foyer est de cette manière une aide pour s’accomplir dans la religion. La femme vertueuse réjouit son mari lorsqu’il la voit, elle obéit quand il ordonne.

Il n’y a pas de doute que la femme vertueuse est celle qui a appris une part suffisante de la science de la religion et qui a œuvré conformément à ce qu’elle a appris. Elle a accompli ce que Allah lui a ordonné d’accomplir et elle a évité ce que Allah lui a interdit de faire. Comme la dame Nafiçah -qui signifie en arabe « précieuse »- ach-charifah -c’est-à-dire honorable puisqu’elle est descendante de notre maître, le messager de Allah, Mouhammadﷺ-, cette femme vertueuse qui a creusé sa propre tombe chez elle, elle descendait de son vivant dans sa tombe, elle y faisait la prière et elle y récitait le Qour’an. Elle a récité 6 000 fois tout le Qour’an avant de mourir, elle jeûnait les jours et veillait les nuits en prière.

Dans le hadith le prophète a parlé du meilleur des biens, il en est de même pour les femmes. Le meilleur des biens pour la femme dans cette vie du bas monde pour lequel elle peut jouir, c’est d’avoir un mari vertueux.

Allah ta^ala dit :

إِنَّ الْمُسْلِمِينَ وَالْمُسْلِمَاتِ وَالْمُؤْمِنِينَ وَالْمُؤْمِنَاتِ وَالْقَانِتِينَ وَالْقَانِتَاتِ وَالصَّادِقِينَ وَالصَّادِقَاتِ وَالصَّابِرِين وَالصَّابِرَاتِ وَالْخَاشِعِينَ وَالْخَاشِعَاتِ وَالْمُتَصَدِّقِينَ وَالْمُتَصَدِّقَاتِ وَالصَّائِمِينَ وَالصَّائِمَاتِ وَالْحَافِظِينَ فُرُوجَهُمْ وَالْحَافِظَاتِ وَالذَّاكِرِينَ اللهَ كَثِيرًا وَالذَّاكِرَاتِ أَعَدَّ اللهُ لَهُمْ مَغْفِرَةً وَأَجْرًا عَظِيمًا

Dans sourat Al-‘Ahzab verst 35, Allah cite, ce qui signifie : “Les hommes et les femmes, les musulmans hommes, les musulmanes femmes, les croyants hommes, les croyantes femmes, ceux qui s’adonnent à l’adoration de Dieu hommes et celles qui s’adonnent à l’adoration de Dieu femmes, ceux qui sont véridiques et celles qui sont véridiques, ceux qui patientent et celles qui patientent, ceux qui sont emplis de crainte les hommes et celles qui sont emplies de crainte les femmes, ceux qui donnent les aumônes et celles qui donnent les aumônes, ceux qui jeûnent et celles qui jeûnent, ceux qui préservent leur sexe de l’interdit et celles qui préservent leur sexe de l’interdit, ceux qui évoquent beaucoup Allah et celles qui évoquent beaucoup Allah, ceux-là Allah leur a réservé un pardon et une récompense éminente.

La recommandation au sujet des femmes

Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté d’après Abou Hourayrah, que Dieu l’agrée, qui rapporte que le prophète ﷺ a dit ce qui signifie : Celui qui croit en Dieu et au jour dernier, s’il est témoin de quelque chose alors qu’il dise du bien ou alors qu’il se taise. Et recommandez-vous les uns les autres d’agir en bien avec les femmes -la mère, la sœur etc-.

La femme a été créé à partir d’une côte (celle de notre maître Adam عليه السلام), et ce qui est le plus tordu de la côte c’est la partie supérieure. Si tu t’en vas pour la rectifier, tu vas la casser, et si tu la laisses elle restera tordue. Recommandez-vous le bien envers les femmes. Faites-vous le rappel les uns aux autres pour agir en bien envers les femmes.

La première partie du hadith, qui signifie en français « Celui qui croit en Dieu et au jour dernier, s’il est témoin de quelque chose, alors qu’il dise du bien ou alors qu’il se taise« , cela veut dire que le messager de Dieu, Que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré, nous incite et nous recommande de ne pas employer nos langues dans ce que Dieu n’agrée pas. S’il est témoin de quelque chose, alors qu’il parle en bien, ça veut dire qu’il ne parle pas en mal, ça veut dire qu’il évite les péchés. Ça veut dire qu’il évite al-ghibah -médisance-, qu’il évite an-namimah -colportage des paroles pour semer la zizanie, pour corrompre, pour pourrir la relation entre deux personnes- et il y a des gens qui sont forts pour cela, c’est un grand péché et l’une des principales causes de supplice dans la tombe. Et d’autres choses qui proviennent des femmes ou même des hommes, parmi les insultes et les injures, et même si une personne dit “tu es bête”, c’est une injure.

Une insulte c’est tout ce qui va diminuer la personne, tout ce qui va la rabaisser. Insulter un musulman c’est comme le tuer, c’est haram.

Et notre prophète, notre maître Mouhammad ﷺ que Dieu nous a envoyé en tant que modèle, en tant qu’exemple, que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré, gardait souvent le silence, ce n’est pas comme aujourd’hui où certains sont bavards. Quand on lui pose la question, il répond, c’est-à-dire que non seulement lui il nous a recommandé de ne pas trop parler, mais lui-même il mettait en œuvre ce conseil, il l’appliquait. Ce n’est pas comme certains « faites ce que je dis et ne faites pas ce que je fais ». Il donnait le conseil et il était le premier à l’appliquer.

Un compagnon a dit : “Ta langue c’est comme si c’était ton lion, si tu le surveille, il va te surveiller -si tu veilles sur lui, il va veiller sur toi, tu surveilles ta langue et que tu ne dis pas n’importe quoi, elle sera une aide pour toi-.”

Chacun devra contrôler chaque parole qu’il prononce. 

Et attention avec les smartphones et les écritures, c’est comme parler. Faites attention à ce que vous dites. On ne fait pas de likes comme ça. Comme la personne contrôle ce qu’elle dit, elle contrôle aussi ce qu’elle tape.

Au point que par le passé il y avait quelqu’un qui avait désiré avoir un cou aussi long qu’une girafe. De sorte que le temps que la parole soit prête à sortir, la personne aura réfléchi à ce qu’elle voudra dire.

Un vertueux avait placé un petit caillou dans sa bouche, pour que lorsqu’il voulait parler il ne pouvait pas parler,  le temps qu’il le retire il avait déjà réfléchi si ce qu’il allait dire était bon ou pas bon.

La parole du Prophète ﷺ, qui signifie « recommandez vous le bien avec les femmes« , c’est-à-dire « je vous recommande d’agir en bien avec les femmes ». Ce qui est visé est de ne pas toujours être direct et frontal avec les femmes, mais de patienter avec elles, de patienter avec les femmes.

En effet, dans la suite du hadith, le prophète ﷺ a dit ce qui signifie : « elles ont été créées à partir d’une côte« , la côte est un os qui est tordu, les côtes de la cage thoracique sont tordues. C’est-à-dire qu’elles ont été créées d’une création à partir de laquelle il y a quelque chose de tordue. C’est comme si elles ont été créées à partir d’une chose qui à l’origine est déjà tordue. Donc le fait de profiter d’elles, de vivre de manière agréable avec elles ne peut être réalisé qu’en évitant l’aspect frontal, qu’en patientant avec ce qui est tordu, tant qu’il n’y a pas de péché.

Et ce qui est le plus tordu dans la chose, c’est sa partie supérieure. Il y a allusion ici que leur mère à toute -Ève- a été créée à partir d’une côte de Adam.

Si tu veux corriger et rectifier cet aspect tordu, tu voulais que ça soit droit, tu vas la casser et si tu vas la laisser, c’est-à-dire tordu, sans qu’il ne soit cassé, il restera tordu.

« Recommandez-vous le bien envers les femmes », il a répété et la répétition ici est pour insister.

Hawa-Ève-, Dieu la crée à partir d’une des côtes de Adam. Adam عليه السلام, au tout début de sa création, Dieu l’a créé au Paradis. Dieu a ordonné à un ange de prélever sur cette terre une partie des différents sols de cette terre.

Les sols de la terre ne sont pas tous les mêmes, par exemple, si vous allez au désert, le sol est d’une certaine manière, le sable est fin. Si vous allez dans un endroit volcanique, il y a une autre sorte de sol. Si vous allez dans les lieux où il y a de l’agriculture, par exemple du riz, le sol est d’une autre catégorie.

Un ange a prélevé différentes sortes de sol de cette terre. Puis, de monter au Paradis avec ces différents prélèvements des sols, puis ce qui a été prélevé sur terre a été mélangé avec de l’eau du Paradis jusqu’à devenir d’abord une terre glaise qui a séché, puis qui est devenu comme de la porcelaine, qui a l’aspect de Adam.

Puis, lorsque l’âme a été insufflée dans Adam, la première chose qu’il a faite, il a éternué. L’éternuement est quelque chose de bien. Allah a inspiré à Adam de dire الحمد لله -louange à Dieu-. Et c’était la première parole que notre maître Adam عليه السلام a dite.

C’est également une preuve que les prophètes sont sur la foi et sont croyants avant de recevoir leurs missions de prophète tout comme après. Avant de recevoir la révélation, la foi leur est inspirée, Allah leur inspire d’être croyant. Mais après leur mission de prophète, ils reçoivent la révélation. Après que Allah a créé Adam, Allah a créé Hawaà partir d’une des côtes de Adam et il a fait qu’elle lui soit licite, elle est son épouse, c’est-à-dire qu’il pouvait avoir des enfants d’elle.

Hawa-Ève-, Allah ne l’a pas créé enfant, fille, ou bébé comme les enfants à notre époque. Allah a créé Hawaadulte, grande, d’une taille proportionnelle à celle de Adam عليه السلام.

Le péché de Adam عليه السلام, la désobéissance de Adam عليه السلام, n’était pas qu’il avait commis le rapport avec Hawa. Son péché était qu’il avait consommé d’un arbre alors qu’il lui avait été interdit d’en manger, c’était cela sa désobéissance.

Dieu a préservé les prophètes des choses vulgaires, il n’y a pas parmi les prophètes qui ait envisagé de commettre la fornication.

Par ailleurs, Adam a fait le repentir à Dieu, lui, ainsi que Hawa. Et Allah a accepté leur repentir, il leur a pardonné. Ensuite après cela, après qu’il leur a été pardonné, ils ont été descendus sur terre. Ils ont été fait descendre sur terre et on ne dit pas qu’ils ont été chassé du Paradis, car ils ont fait le repentir à Dieu avant et Allah a accepté leur repentir, mais ils ont été descendus pour peupler la terre.

Tafsir an Nasafiyy sourate al baqarah : versets 266 à 286

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur novembre 2, 2023

Verset 266 : est-ce que l’un de vous aimerait : c’est sous la forme d’une question mais qui n’attend pas de réponse, comme quand un professeur dit à ses élèves : est-ce que vous allez vous taire ? Il veut leur dire : taisez-vous.

Avoir un verger. C’est-à-dire un jardin dans lequel il y a des plantes et des fruits.

Qui comporte des dattiers et des vignes.

Dans lequel il y a des rivières et des ruisseaux qui coulent.

Où il y aurait plusieurs sortes de fruits. Les fruits ici ce sont tout ce qu’il y a dans ce verger et dont il va tirer un profit. Une autre explication est qu’il a été mentionné dans ce jardin deux arbres, des dattiers et des vignes, ce sont les fruits qui sont les plus généreux et qui sont très utiles. Il a fait comme si le verger ne comportait que ces arbres-là, même s’il y avait d’autres arbres fruitiers que ces deux-là. Ceci, pour indiquer que ce sont les plus importants et les plus généreux.

Et qui est atteint d’orgueil.

Alors qu’il a des enfants qui sont encore jeunes.

Et que son verger a été touché par une tornade : c’est comme une spirale verticale qui aspire tout vers le haut : le verbe utilisé s’applique à l’éclair, à la lumière, au vent, à la poussière, tout ce qui remonte vers le haut ou qui se propage.

Dans laquelle il y a un feu, ce qui va brûler son verger. Et cet exemple que Dieu nous donne dans ce verset 266 de sourate al-baQarah, c’est l’exemple de celui qui accomplit les actes avec insincérité. C’est-à-dire qu’il cherche l’éloge des gens. Celui-là n’a pas de récompense pour ses actes pais en plus, il est chargé d’un grand péché. De sorte qu’au jour du jugement, il ne trouvera rien de ses actes, aucune récompense. Il va le regretter, d’un regret analogue à celui qui avait un verger dans lequel il y avait des dattiers et des vignes et d’autres fruits et qui a fait preuve d’orgueil et qui a des enfants qui sont jeunes et c’était leur subsistance et une tornade s’est abattue sur son verger et l’a brûlé. De même, celui qui accomplit des bonnes actions insincèrement, alors au jour du jugement, il n’aura pas de fruits, c’est-à-dire de récompenses.

C’est ainsi : c’est-à-dire comme cet exemple qui vous a été indiqué précédemment

Que Dieu vous indique les signes : du tawHiid (la croyance en l’unicité de Dieu) et de la religion.

Puissiez-vous réfléchir. C’est-à-dire puissiez-vous ne pas être dans l’insouciance, mais plutôt être avertis. Celui qui est averti va se préparer.

Verset 267 : ô vous qui êtes croyants, dépensez à partir des biens que vous avez acquis : ce qui est de la meilleure qualité. Allaah nous incite à donner dans la voie qu’Il agrée, le meilleur de ce que nous avons. Il y a en cela la preuve qu’il est obligatoire de payer la zakaat sur les biens commerciaux.

Et (du bien) de ce que nous vous avons fait sortir de terre : c’est-à-dire les graines, les céréales, les fruits comme les dattes et les raisins secs, les minerais d’or et d’argent et d’autres. Ici, le mot « bien » a été omis parce qu’il est implicite.

Et ne recherchez pas ce qui est mauvais : c’est-à-dire ne prenez pas pour destination ce qui est mauvais. Ne cherchez pas l’argent qui est de mauvaise source.

A partir duquel vous allez dépenser.

En réalité vous ne le prenez pas : cet argent parce qu’il est de source interdite.

Sauf si vous vous excusez les uns les autres. Sauf si vous vous pardonnez les uns les autres. Si l’un a acheté un bien avec de l’argent illicite, s’il veut se repentir, il va voir le vendeur et lui donne de l’argent licite ou alors il lui demande de l’excuser. Et ^Abdoul-Laah ibnou l-^Abbaas a dit à propos de ce verset que les gens donnaient en aumône les dattes de mauvaise qualité. Et cela leur a été interdit. Dieu leur a ordonné de donner en aumône ce qui est de la meilleure qualité. Les savants ont dit que si quelqu’un a un esclave, il mange et s’habille comme lui.

Et sachez que Dieu n’a pas besoin de vos aumônes, Il mérite d’être loué : remercié.

Verset 268 : le chayTaane vous promet la pauvreté (quand vous dépensez) : il dit à celui qui donne des aumônes : tu vas devenir pauvre, comme Qaarouun, le cousin de notre maître Mouuçaa, qui, quand il a calculé ce qu’il devait donner comme zakaat, il a trouvé que c’était beaucoup. Et il a apostasié, alors qu’il avait beaucoup d’argent, il avait une grande fortune. Mais son cœur était attaché à la vie d’ici-bas, alors il ne pensait pas à l’au-delà. Le verbe « promettre » est employé ici parce qu’en arabe, la promesse vaut pour le bien et pour le mal.

Et il vous ordonne l’avarice : l’avarice c’est le fait de ne pas dépenser. Et il vous incite à l’avarice et à ne pas payer les aumônes. Et c’est une incitation à l’image de celui qui donne des ordres à celui qui les reçoit.

Alors que Dieu vous promet (quand vous dépensez) un pardon de Sa part : c’est-à-dire qu’Il vous pardonne vos péchés et Il vous expie vos péchés

Et Il vous remplace mieux que ce que vous avez payé. Une des épouses du prophète avait reçu un mouton en cadeau, elle l’a distribué et elle a gardé une épaule. Le Prophète lui a demandé ce qu’elle avait gardé. Elle a dit : une épaule. Il lui a dit : non, en fait, tu as gardé le reste. C’est-à-dire que c’est ce qu’elle avait distribué qui lui restera comme récompense.

Et Dieu accorde avec largesse à qui Il veut. Il y avait un homme qui vivait en Arabie et qui était analphabète. Mais il était très fort pour gérer les chantiers au point que l’état lui demandait de lui prêter de l’argent. Il est donc devenu très riche, tout en étant analphabète.

Et Il sait tout de vous : Il sait vos actes et Il sait vos intentions. Rien ne Lui échappe.

Verset 269 : Il accorde la sagesse à qui Il veut. Ici « al-Hikmah » signifie la connaissance du Qour’aan et de la sounnah. Ou alors la science utile qui fait parvenir à l’agrément de Dieu. Et la science utile que tu mets en pratique. Al-Hakiim est celui qui est sage selon le jugement de Dieu, c’est celui qui a la science et qui applique la science qu’il a apprise. Allaah accorde le statut de prophète et de messager à qui Il veut.

Celui à qui Dieu accorde la sagesse aura eu un très grand bien de la part de Dieu.

Et seuls ceux qui ont des cœurs sensés profitent de ce rappel. Seuls ceux qui ont des cœurs sensés profitent de ce rappel que Dieu leur fait parvenir. Ou alors ce sont les savants qui œuvrent.

Le sens des versets 266 à 269 est l’incitation à œuvrer et à appliquer ce qui est compris dans le verset de la dépense, c’est-à-dire le fait de donner la zakaat.

Verset 270 : il n’y a pas une seule dépense que vous faites dans la voie que Dieu agrée ou parce que vous avez obéi au chayTaane

Ou n’importe quel vœu que vous faites : que ce soit un vœu dans l’obéissance à Dieu ou dans la désobéissance

Certes Allaah le sait : cela n’échappe pas à Dieu. Dieu vous rétribuera pour ce que vous faites. Celui qui fait le poids d’un grain de poussière de bien, il en verra la rétribution. Et celui qui fait le poids d’un grain de poussière de mal, il en verra la rétribution.

Et ceux qui sont injustes : c’est-à-dire ceux qui s’abstiennent de payer la zakaat, ou encore ceux qui dépensent leur argent dans la désobéissance ou ils font un vœu de désobéissance ou encore ceux qui ne respectent pas les vœux qu’ils font.

Il n’y a pas qui les soutient pour les protéger du châtiment de Dieu.

Verset 271 :  si vous montrez les aumônes que vous faites, c’est quelque chose de bien. Dans certains cas, la personne montre les bienfaits que Dieu lui a accordés, ce n’est pas par insincérité mais c’est pour remercier Dieu de lui avoir accordé ces bienfaits.

Ou si vous les faites de manière discrète, si vous donnez ces aumônes aux pauvres, mais en cachette.

La discrétion vaut mieux.

Ce qui est visé ici, ce sont les aumônes surérogatoires. Le fait d’accomplir les actes obligatoires au grand jour, vaut mieux, pour ne pas être suspecté de ne pas les avoir faits, pour repousser les fausses accusations. Quant à celui qui, habituellement n’est pas riche, s’il lui arrive de donner la zakaat, c’est mieux pour lui de la donner avec discrétion. Et celui qui donne une aumône surérogatoire, s’il a pour objectif d’inciter les gens à faire des aumônes, alors c’est mieux de le faire au grand jour.

Et Dieu vous expie vos mauvaises actions. C’est-à-dire que Dieu vous pardonne vos mauvaises actions. C’est pour cela que celui qui est éprouvé, une des causes pour être délivré est de faire des aumônes en cachette. Une fois, le Chaykh a dit à quelqu’un qui était très éprouvé de chercher une personne qui soit dans un grand besoin et de lui donner une aumône. Ou aussi pour remercier Dieu pour avoir obtenu une grâce ou avoir échappé à une épreuve.

Et ce que vous faites au grand jour ou en cachette, Dieu le sait.

Verset 272 : tu n’es pas en charge de leur bonne guidée : c’est-à-dire que tu n’es pas responsable de rendre ces gens-là des croyants, mais tu as la charge de montrer, d’expliquer. C’est Dieu Qui guide. Ce n’est pas un devoir pour MouHammad de faire que ces gens soient bien guidés, au point qu’ils s’abstiennent de faire ce qu’il leur a interdit de faire : il leur a interdit « al-mann » c’est-à-dire rappeler les œuvres de bienfait, il leur a interdit la nuisance et de dépenser à partir de voies interdites. Mais la tâche du Prophète est de leur montrer les choses interdites, uniquement. Mais si les gens commettent l’interdit, il n’est pas responsable.

Mais Dieu guide qui Il veut.

Ou encore tu n’es pas en charge de créer la réussite pour faire le bien et tu n’es pas en charge de créer la bonne guidée dans le cœur des gens. Mais c’est Dieu Qui crée. Dieu est le Créateur et MouHammad indique ce que les gens doivent faire et ne pas faire.

tout bien que vous dépensez : le bien ici c’est-à-dire l’argent

En réalité c’est pour vous. C’est-à-dire que nul autre que vous ne va en profiter, c’est-à-dire de cette récompense que vous allez obtenir en dépensant ce bien. En le dépensant, c’est vous qui êtes gagnant. Alors, comme c’est vous qui êtes gagnant, ne rappelez pas vos œuvres de bienfait aux gens. Et ne leur nuisez pas en leur faisant du mal, c’est-à-dire en les traitant de manière hautaine.

Ce que vous dépensez n’est que pour l’agrément de Dieu : c’est-à-dire cette dépense est uniquement dans le but d’obtenir la récompense de la part de Dieu, c’est-à-dire l’agrément de Dieu. Puisque c’est ainsi, pourquoi donc rappeler vos œuvres de bienfait aux bénéficiaires ? Deuxième explication : c’est une négation : ne faites pas de dépenses pour l’éloge des gens. Mais ne donnez des aumônes que pour l’agrément de Dieu.

Tout le bien que vous dépensez, vous en serez rétribués : par des récompenses qui seront multipliées de nombreuses fois. Alors vous n’aurez pas d’excuse pour ne pas faire de telles dépenses.

Et vous ne serez pas lésés : c’est-à-dire que votre récompense ne sera pas diminuée.

Verset 273 : donnez des aumônes à ceux qui sont pauvres : une autre explication : « ces aumônes sont pour les pauvres » et le mot « aumônes » a été omis.

Ceux qui ont été amenés à cause du jihaad et n’ont pas pu gérer leurs affaires : du fait qu’ils sont occupés par le jihaad, ils ne peuvent pas gagner leur vie. Et il a été dit que ce sont les gens de aS-Haabou S-Souffah qui sont environ quatre cent hommes parmi les émigrants de Qouraych. A cette époque-là, c’était un devoir d’émigrer pour rejoindre le Prophète ^alayhi S-Salaat wa s-salaam. Ces hommes n’avaient pas de maison ni de clan pour les soutenir. Ils étaient dans aS-Souffah de la mosquée, c’est-à-dire la partie recouverte de la mosquée. Ils apprenaient le Qour’aan pendant la nuit et la journée, ils cassaient les noyaux des dattes pour en faire une alimentation pour le bétail. Et ils partaient dans chaque bataillon que le Messager envoyait pour le jihaad. Ils étaient bénévoles. Celui qui avait un peu de nourriture qui lui restait, le soir, il la leur ramenait. Et certains disent que le terme Souufii vient de ces gens-là.

Celui qui ignore leur état pense qu’ils sont riches, tellement ils sont chastes, ils s’empêchent de mendier.

Les tous premiers de la communauté de notre maître MouHammad ^alayhi S-Salaat wa s-salaam, à entrer au paradis et avant même les autres communautés des prophètes, ce seront les émigrants qui étaient pauvres, c’est-à-dire des habitants de La Mecque qui ont voyagé à Médine pour soutenir le Prophète. Du fait qu’ils ont entouré le Messager de Dieu à Médine, ils ont par conséquent soutenu la religion agréée par Dieu. Ils ont laissé leur famille, ils ont laissé les biens qu’ils ne pouvaient pas emmener avec eux, tout ceci par amour pour Dieu et pour le Messager de Dieu. Les pauvres parmi les émigrants seront les tous premiers à entrer au paradis, d’entre toutes les communautés, avant le reste des saints, d’une durée de cinq cent années avant eux, si on compte les jours du bas-monde. C’est le cas des gens de aS-Souffah. La nuit, ils faisaient des prières surérogatoires et la journée, ils ramenaient de l’eau aux gens pour qu’ils fassent le wouDouu’. Ils enduraient l’amertume de la pauvreté. Et ils patientaient par recherche de l’agrément de Dieu. Dieu a dit à leur sujet ce qui signifie : « celui qui ne connait pas leur état pense qu’ils ont leur suffisance, tellement ils ne vont pas mendier ». On les reconnait par leur aspect.

Et parmi eux il y a Abouu Hourayrah, que Dieu l’agrée. Dieu lui a donné la certitude, la foi complète, la confiance en Dieu et la patience face à la faim et autre. Les difficultés et les épreuves ne le faisaient pas trembler, il était ferme. Parfois, tellement il avait faim qu’il tombait par terre ; celui qui ne connaissait pas son état croyait que c’était une crise d’épilepsie. Mais après le décès du Messager de Dieu Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam, Dieu a fait qu’il s’est enrichi, qu’il a obtenu beaucoup de biens provenant des butins des guerres, notamment à l’époque de notre maître ^Oumar et de notre maître ^Outhmaan, que Dieu les agrée.

Une autre partie des gens de aS-Souffah est morte dans le même état que celui dans lequel ils étaient lorsque le Prophète était vivant. Comme MouS^ab fils de ^Oumayr : lorsqu’il vivait avec sa famille à la Mecque et c’était des mécréants, il était parmi les plus riches. Il était issu d’une famille fortunée. Mais il avait délaissé tout cet argent, par amour pour Dieu et de Son Messager. Il a accepté la pauvreté, il s’est suffi du peu, et il s’est consacré à l’obéissance à Dieu et à Son Messager.  Il est mort dans cet état de pauvreté. On n’a pas trouvé ce qui lui suffisait pour son linceul. On n’a trouvé qu’un seul drap chez lui mais qui ne suffisait pas à couvrir la tête et les pieds. Si on lui couvrait la tête, ses pieds étaient découverts. Si on lui couvrait les pieds, c’était sa tête qui était découverte. Le Prophète Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a alors dit ce qui signifie : « couvrez-lui la tête et mettez sur ses pieds « -al-idkhir- il s’agit d’une plante qui a une belle odeur qu’on trouve au Hijaz.

Comme cet homme s’est consacré à Dieu, il a délaissé le superflu et il a préféré l’au-delà. Dieu a fait que sa rétribution dans l’au-delà soit par des hauts degrés, en raison de l’amour complet pour Dieu et pour Son Messager qu’il a eu, de la certitude dans son cœur qui n’a pas été perturbée par les difficultés.

Tu les reconnais par leur apparence : l’apparence qui les caractérise est que leur visage était jaunâtre et leur état misérable.

Ils ne demandent pas aux gens avec insistance : il y a deux choses qui sont niées ici : non seulement ils ne demandent pas aux gens avec insistance, mais ils ne demandent pas du tout. L’insistance ici est de rester coller à la personne et de ne la lâcher que lorsqu’elle lui donne quelque chose. Dans le Hadiith rapporté par ibnou abi Chaybah, le Messager de Dieu a dit ce qui signifie : « Allaah agrée celui qui est pudique, celui qui est indulgent et qui est chaste ». Et Allaah n’agrée pas celui qui mendie avec insistance.  Il a été dit que lorsqu’il demande, il demande gentiment et il n’insiste pas.

Et chaque bien que vous dépensez, Allaah le sait : c’est-à-dire que la récompense ne sera pas perdue.

Verset 274 : ceux qui dépensent leurs biens de nuit comme de jour en cachette et au grand jour : c’est-à-dire à n’importe quel moment de la journée et dans les différentes situations qu’ils rencontrent. Ce sont des gens qui donnent à titre d’aumône, tellement ils veulent avoir du bien, tellement ils veulent gagner des récompenses. Chaque fois qu’ils sont au courant qu’un nécessiteux a un besoin, ils s’empressent de régler ce besoin et ils ne retardent pas. Et il a été dit que ce verset a été révélé à propos d’abouu Bakr aS-SiddiiQ que Dieu l’agrée, quand il avait donné en aumône quarante mille dinars. Il avait donné dix de nuit, dix de jour, dix en cachette et dix au grand jour. Et il a été dit que ce verset a été révélé à propos de ^Aliyy ibnou abii Taalib (que Dieu l’agrée) qui ne possédait un jour que quatre dirhams.  Il a donné un dirham en aumône la nuit, un autre le jour, un autre en cachette, et un autre au grand jour.

Et ils auront leur rétribution de la part de leur Seigneur. Ils n’ont pas à avoir de crainte ni à être chagrinés.

verset 275 : ceux qui consomment le ribaa : le ribaa est un bien qui est donné en surplus sans qu’il y ait de contrepartie dans une transaction où il y a échange d’un bien contre un autre.

Notre chaykh a dit : c’est comme celui qui prête de l’argent à un autre afin qu’il le lui rende après un mois mais avec un surplus. Il veut de l’argent en plus. Comme ce que font certains lorsqu’ils vendent un bien, à paiement différé, (en donnant tant par mois) et si l’acheteur tarde à payer l’échéance, le vendeur lui rajoute une pénalité. Ou encore s’il vend une marchandise à un autre, avec un paiement échelonné,

Ils ne se lèveront, lorsqu’ils vont être ressuscités à partir de leurs tombes, que comme celui qui est sous l’emprise du chayTaane (à l’image de celui qui se relève suite à une crise d’épilepsie avec des mouvements spasmodiques) parce qu’il s’est engagé dans cette transaction du ribaa. Suite à l’attaque des djinns. Cela veut dire qu’au jour du jugement, ceux qui pratiquaient le gain usuraire, ils vont se lever de leurs tombes en faisant des mouvements désordonnés à l’image de celui qui est sous l’emprise d’un djinn. Ils seront reconnus par cette caractéristique-là le jour de la station au jour dernier. Et il a été dit que ceux qui vont sortir des tombes le jour de la résurrection, ils vont s’empresser de sortir, excepté ceux qui consommaient le gain usuraire : ils vont se lever puis tomber. Ceux qui ont consommé un surplus dans leurs ventres, pendant leur vie, cela les a alourdis, de sorte qu’ils ne peuvent pas sortir rapidement.

Et ce, (châtiment qui leur est infligé) du fait qu’ils ont dit que la vente est comme le ribaa : ils n’ont pas dit que le ribaa est comme la vente. Pourtant le sujet est le ribaa. C’est une forme d’exagération : tellement ils sont convaincus que le ribaa est licite, ils ont considéré que c’est une référence, une règle pour connaitre ce qui est licite, au point qu’ils ont comparé la vente au ribaa.

Or Allaah a autorisé la vente et Il a interdit le ribaa : ceci est pour renier leur prétention d’équivalence parce que ce qui est licite et ce qui est interdit sont deux opposés. Comment se ressembleraient-ils ? L’un est permis (c’est la vente) et l’autre est interdit (c’est le ribaa). C’est une preuve que l’analogie (al-Qiyaas qui est la principale fonction du moujtahid) est annulée par le texte. Ils ont dit que le gain usuraire et la vente sont équivalents. Or Dieu dit que la vente est autorisée mais que le gain usuraire est interdit. La réplique à leur analogie a lieu par le texte. Donc c’est une preuve que l’analogie peut être contre-carrée par le texte.

Le chaykh a dit que Dieu a autorisé la vente hormis ce qu’Il a interdit par révélation à Son Prophète MouHammad. Pourquoi le texte du Qour’aan a-t-il mentionné le ribaa, pourquoi s’est-il restreint à ne mentionner que le gain usuraire ? En effet les autres ventes interdites ont été révélées au Prophète, mais elles ne sont pas mentionnées dans le Qour’aan. Parce que le ribaa est la plus grave des sortes de ventes interdites. Donc tout bien qui provient d’une transaction interdite est moindre que la gravité du ribaa. Par ailleurs, le ribaa a été expliqué et défini par le Messager Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam : il y a ce qui provient d’une créance suite à un prêt et il y a du ribaa qui provient de ce qui n’est pas un crédit. La première sorte qui est la plus connue c’est le prêt avec intérêt c’est-à-dire associé à une condition d’intérêt. Celui qui prête profite du prêt qu’il accorde : soit un intérêt pour lui-même ; soit un intérêt pour lui et pour l’emprunteur. N’importe quel crédit dans lequel le prêteur pose comme condition de tirer un bénéfice pour lui-même en particulier ou bien pour lui-même et pour l’emprunteur, alors c’est un ribaa.

Le ribaa était déjà interdit dans la Loi de Mouuçaa ^alayhi s-salaam. Mais au début de la mission de prophète de notre maître MouHammad Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam, il n’y avait pas eu l’interdiction du ribaa, parce que les lois étaient révélées au Prophète progressivement. L’obligation des cinq prières a eu lieu sept années après la révélation. Au début de la révélation, il y avait une obligation de faire une prière la nuit (Salaatou l-^atamah). Puis il y a eu abrogation de l’obligation de la prière nocturne et instauration des cinq prières quotidiennes. L’alcool également n’était pas interdit au début de la révélation à notre Prophète, il a été rendu interdit après l’émigration à Médine, trois après l’émigration. Également le ribaa n’a été rendu interdit qu’après l’émigration. Et le ribaa que les gens pratiquaient le plus c’était le ribaa avec un intérêt : soit en réclamant un surplus par rapport au capital, soit en réclamant un autre bénéfice comme de loger gratuitement dans le logement de l’emprunteur ou de payer un loyer moindre que le loyer courant tant qu’il n’aura pas récupéré tout ce qu’il a prêté.

A retenir :  Dieu a autorisé le prêt entre les gens pour qu’ils se soutiennent et non pas pour que l’un profite de l’autre. Mais concernant la vente, on peut faire du bénéfice. On a le droit de vendre plus cher que ce qu’on a acheté.  La finalité de la vente est de faire du bénéfice. Alors que l’objectif du prêt n’est pas de faire du profit.

Celui à qui est parvenu une exhortation de son Seigneur : c’est-à-dire celui à qui il est parvenu un rappel de la part de Dieu, une réprimande qui comporte une interdiction de pratiquer le ribaa

Et qui s’est alors abstenu : suite à cette exhortation, il a arrêté, c’est-à-dire qu’il a appliqué l’interdiction et il a arrêté cette pratique du ribaa.

Il aura obtenu ce qu’il a obtenu par le passé. S’il avait pratiqué le ribaa avant la révélation de son interdiction, alors il conservera ce qu’il avait obtenu.

Et Dieu le jugera au jour du jugement. Dieu sait qui a pratiqué le ribaa et à quel moment il l’a pratiqué, avant la révélation de l’interdiction ou bien après.

Et ceux qui reviennent : c’est-à-dire ceux qui récidivent, qui reviennent à pratiquer le ribaa après la révélation de l’interdiction, en se le rendant licite.

Ce sont eux qui iront en enfer où ils resteront éternellement : et cela, parce qu’en se rendant licites le ribaa, ils sont devenus mécréants.

Conclusion de ce verset : il s’avère clairement que les Moutazilites n’ont pas de preuve pour leur croyance dans ce verset à propos du séjour éternel en enfer du grand pêcheur. Parmi leurs égarements, ils disent que celui qui meurt grand pêcheur, il ira éternellement en enfer. Ils disent que celui-là n’est pas mécréant mais qu’il n’est pas musulman. Ils ont dit qu’il y a un état entre les deux. Ils utilisent ce verset en disant : regardez, ceux qui font le ribaa resteront éternellement en enfer. Or ce n’est pas pour cette raison qu’ils resteront éternellement en enfer, mais c’est parce qu’ils se rendent licites le ribaa, après qu’il ait été rendu interdit.

Verset 276 : Allaahou ta^aalaa anéantit le ribaa : dans le sens qu’Il fait partir ses bénédictions. Dieu enlève l’augmentation du bien du ribaa. Et Il fait que l’argent dans lequel le ribaa intervient disparait.

Par contre Dieu fait fructifier les aumônes : l’argent à partir duquel on a extrait une aumône, Dieu fait qu’il augmente et il y a de la barakah dedans. Un bien ne diminue pas par l’aumône qu’on donne. Et dans le Hadiith le Messager Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « la zakaat n’a pas diminué la valeur d’un bien dont elle est extraite » et aussi « l’argent ne diminue pas à cause d’une aumône, alors faites des aumônes ». Rapporté par Mouslim et l’imam Barzakh. Cela veut dire que l’argent que tu donnes en aumône dans la voie que Dieu agrée, véritablement, ton argent n’aura pas diminué du montant de l’aumône. Même si, en apparence, tu as moins d’argent qu’avant que tu donnes. Mais en réalité, il n’a pas diminué. En vérité tu as gagné.

Et Dieu n’agrée pas tous ceux qui se rendent licites le ribaa : c’est-à-dire le mécréant qui dépasse les limites : et c’est celui qui se rend licite quelque chose d’interdit.

Et le athiim : celui qui commet le péché en continuant à consommer le ribaa.

verset 277 : ceux qui ont été croyants et qui ont accompli les bonnes œuvres, qui ont accompli la prière et qui se sont acquittés de la zakaat, auront leur rétribution de la part de leur Seigneur. Il n’y a pas de crainte pour eux et ils n’ont pas à être chagrinés.

Il a été dit que « ceux qui ont été croyants », ce sont ceux qui ont cru en l’interdiction du ribaa.

Verset 278 : ô vous qui êtes croyants, faites preuve de piété à l’égard de votre Seigneur et délaissez ce qui reste comme gain usuraire. C’est-à-dire : cessez de commettre cette interdiction. Le contexte de la révélation de ces versets est l’interdiction du ribaa alors qu’auparavant, il n’était pas interdit. Ils avaient pris un surplus, conformément au contrat de ribaa qu’ils avaient fait. L’ordre était de délaisser ce qu’ils pouvaient réclamer en plus selon ce contrat. C’est-à-dire : même si vous avez pris un surplus de gain usuraire, maintenant, arrêtez. Ce qui, en fonction du contrat que vous aviez fait, restait dû, délaissez-le, ne le réclamez pas. Il a été rapporté que ce verset a été révélé à propos d’un clan d’une tribu de ThaQiif : l’un d’eux avait contracté un contrat de ribaa avec quelqu’un de la tribu de Qouraych. Au moment où le premier venait réclamer son ribaa, ce verset a été révélé.

Si vous êtes véritablement croyants : c’est-à-dire : si vous êtes croyants du degré de foi complète. La preuve du degré de foi complète, c’est le fait qu’il s’empresse à obtempérer.

Verset 279 : si vous ne le faites pas, alors préparez-vous à subir un châtiment de la part de Dieu et à ce que le Messager ne soit pas content de ce que vous faites. Si vous ne le faites pas, alors sachez que vous allez subir une sorte de guerre qui est éminente de la part de Dieu et de Son Messager. Il a été rapporté que lorsque ce verset a été révélé, ThaQiif a dit : nous ne pouvons pas engager de guerre contre Dieu et Son Messager.

Et si vous faites le repentir (si vous cessez de commettre le ribaa) alors reprenez votre capital : ne soyez pas injustes envers les emprunteurs en leur réclamant un surplus et vous ne subirez pas d’injustice en recevant moins que votre capital. C’est-à-dire : prenez votre capital, pas plus et pas moins.

Verset 280 : et si un de ceux de qui vous attendez un remboursement (un de ceux à qui vous avez fait un crédit) se trouve dans l’incapacité de rembourser, alors accordez -lui un délai (un temps additionnel) jusqu’à ce qu’il soit en capacité de rembourser.

Et que vous fassiez l’aumône : c’est-à-dire que vous excusiez celui qui vous doit de l’argent, pour la totalité ou pour une partie du capital que vous lui avez prêté. S’il peut vous rendre une partie, vous l’excusez pour le reste ; s’il ne peut rien vous rendre, vous l’excusez pour tout.

Cela vaut mieux pour vous : c’est-à-dire au jour du jugement.

Si vous le saviez : si vous saviez que ce serait mieux pour vous et que, en conséquence, vous appliquiez cela. C’est une incitation à se soutenir les uns les autres.

Verset 281 : craignez un jour dans lequel vous reviendrez au jugement de Dieu. C’est-à-dire le jour de la résurrection, lorsque vous sortirez de votre tombe, pour l’exposition de vos œuvres. Craignez ce jour c’est-à-dire préparez-vous pour ce jour. Celui qui est intelligent, c’est celui qui se décharge de toutes les éventuelles injustices qu’il a commises.

Il a été dit que ce verset 281 de sourate al-baQarah était le dernier verset que Jibriil ^alayhi s-salaam a descendu. Et c’est Jibriil ^alayhi s-salaam qui a dit à MouHammad de placer ce verset au tout début des 280 c’est-à-dire au verset 281 de cette sourate. Après la révélation de ce verset, le Messager de Dieu Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a vécu vingt et un jours ou selon un autre avis, quatre-vingt-un jours ou encore sept jours ou trois heures. Il y a eu donc quatre avis à ce sujet.

Puis chaque âme sera rétribuée en fonction de ce qu’elle a acquis. Elle aura la rétribution des actes qu’elle a acquis.

Et ils ne subiront pas d’injustice : ils ne seront pas lésés. Ce qu’ils auront acquis comme bonnes actions leur sera donné, ils n’auront pas moins que ce qu’ils méritent. Ce qu’ils auront fait comme mauvais action ne sera pas augmenté. Personne ne subira d’injustice.

Verset 282 : ô vous qui êtes croyants, si vous contractez des prêts : c’est-à-dire si vous prêtez de l’argent ou bien si vous empruntez de l’argent,

Avec une échéance définie, alors écrivez cela. L’ordre est venu d’écrire cela parce que cela garantit la conservation de l’information et cela protège de l’oubli et cela protège la personne de renier le crédit qui lui a été octroyé. Le sens est que si vous faites une transaction de crédit avec une échéance, alors écrivez-la. Ici, ce n’est pas un ordre d’obligation. C’est un ordre de recommandation. Si quelqu’un a prêté ou emprunté et qu’il n’a pas écrit, on ne dit pas qu’il a commis un péché, mais s’il avait écrit, cela aurait été mieux. S’il le fait du fait que c’est recommandé, il gagne des récompenses. Ibnou ^Abbaas et son père ont dit qu’il ne s’agit pas ici d’un simple crédit mais il s’agit d’une vente appelée « vente de as-salam ». C’est le fait de donner de l’argent à quelqu’un pour qu’il ramène une marchandise bien définie, selon des conditions bien particulières. Pour ce contrat-là, écrivez-le.

Et que les deux contractants écrivent

Et que celui qui écrit soit un scribe de confiance : que l’on ait confiance que ce qu’il va écrire est correct. Il doit être précautionneux. Il n’ajoute pas plus que ce qu’il doit écrire ni moins. Il écrit de manière fiable. Il y a ici une preuve que celui qui écrit soit quelqu’un qui connait la religion, pour que ce qu’il écrit soit valide selon la Loi. Cet ordre concerne les deux contractants du prêt, c’est-à-dire le créancier et l’emprunteur. Ils doivent ne demander qu’à quelqu’un qui soit faQiih, fiable dans ce qu’il écrit.

Et aucun scribe (notaire) ne devrait refuser d’écrire autrement que de la manière dont Dieu lui a enseigné d’écrire des documents : c’est-à-dire d’une façon fiable et correcte. Il ne change pas et il n’altère pas.

Alors qu’il écrive : c’est-à-dire qu’il écrive cette écriture telle qu’elle a été décrite en tant qu’objet de cette transaction, qu’il ne s’écarte pas de ce qui a été convenu

Et que celui qui est l’objet de l’obligation dicte : celui qui dicte ce qui doit être écrit est uniquement celui qui est redevable parce que cette dictée revient à témoigner que ce droit lui incombe. Il reconnait ainsi par lui-même que c’est lui qui doit rembourser.

Et qu’il craigne Dieu son Seigneur : c’est-à-dire que celui qui doit le remboursement du prêt craigne Dieu et qu’il ne refuse pas de dicter. S’il refusait de dicter, c’est comme s’il renait le droit qui lui incombe.

Et qu’il ne diminue rien : et qu’il ne diminue rien du droit qui lui incombe, lorsqu’il dicte, parce que cela reviendrait à renier une partie de ce droit.

Si celui à qui incombe le droit était quelqu’un de « safiih » : dans certains cas, ça peut avoir le sens de fou. A l’origine, ça signifie vulgaire ou impudent. La vulgarité ou l’impudence est une faiblesse dans l’esprit. Par extrapolation ça arrive à la folie.

Première explication : un fou.

Deuxième explication : quelqu’un qui est sous tutelle car il ne sait pas gérer son argent.

Ou bien qu’il est faible : ici il s’agit d’un enfant.

Ou il est incapable de dicter : soit par une incapacité en lui ou parce qu’il est muet ou parce qu’il ignore la langue

Alors que son tuteur dicte à sa place : celui qui gère ses affaires.

Justement :  c’est-à-dire véritablement et correctement.

Faites témoigner deux témoins : demandez à ce qu’il y ait deux témoins qui soient présents lors de cette transaction.

Parmi vos hommes : c’est-à-dire des hommes croyants, musulmans. Et même si ça n’avait pas été mentionné ici, le statut d’homme libre et la puberté sont des conditions avec l’islam, pour ces deux témoins. Le témoignage des mécréants entre eux, nous l’acceptons.

S’ils ne sont pas deux hommes, alors que ce soient un homme et deux femmes. C’est-à-dire, alors que soient témoins de cette transaction un homme et deux femmes.

De ceux dont vous connaissez le statut de confiance : la fiabilité.

Au cas où l’une des deux femmes oublie, que la seconde le lui rappelle : si l’une des deux oublie le témoignage, la seconde le lui rappelle.

Et les deux témoins ne refusent pas quand ils sont convoqués : soit ils sont convoqués pour témoigner soit pour être témoins. Dans le premier cas où c’est le juge qui les convoque, c’est obligatoire pour eux de témoigner. Et quand les deux contractants leur demandent de venir en en tant que témoins lors de la transaction, c’est recommandé.

Et ne vous lassez  pas  d’écrire ce crédit : c’est-à-dire  de laisser une trace de ce que vous faites, quel que soit le droit ,

Que ce soit de faible valeur ou de grande valeur, de petit enjeu ou de grand enjeu, ne vous lassez pas de l’écrire, de laisser une trace, c’est recommandé.

En écrivant l’échéance : sur laquelle les deux contractants se sont entendus.

Car une telle écriture est plus juste selon le jugement de Dieu : c’est un moyen de conserver les droits de tout un chacun, pour ne pas qu’il y ait des gens qui soient lésés. Et ça aide pour le témoignage. C’est une force de preuve.

Et cela aide à ne pas être dans le doute : cet écrit aide à dissiper totalement le doute pour le témoin pour le juge et pour le créancier.

Sauf s’il s’agit d’une vente immédiate que vous pratiquez de main à main, il n’y a pas de mal dans ce cas-là à ne pas garder de trace écrite. Parce qu’il n’y a pas de risque de conséquence comme il y en aurait pour une dette.

suite du verset 282 : et prenez un témoin lorsque vous faites des ventes : c’est un ordre de prendre un témoin lorsqu’on fait une vente dans l’absolu, que ce soit une vente dans l’immédiat ou bien une vente avec échéance. Il y a plus de précaution et ça éloigne de tomber dans la divergence. Ou alors : prenez des témoins lorsque vous faites cette vente qui est dans l’immédiat, dans le sens que ce n’est pas la peine d’écrire dans ce cas puisqu’il y a des témoins. Et même le fait de prendre des témoins est recommandé, ce n’est pas obligatoire.

Et qu’aucun scribe ni témoin n’agisse en mal : qu’aucun d’eux ne refuse de faire ce qu’on leur demande et qu’il ne déforme pas, qu’il n’ajoute pas ni ne retranche.

Si vous le faites : c’est-à-dire si vous agissez mal,

Cette nuisance est un péché pour vous.

Et craignez Dieu : faites preuve de piété à l’égard de Dieu. Le mot « at-taQwaa » signifie à l’origine la protection. On se protège de la désobéissance à Dieu.

Notre chaykh a rajouté : si vous faites preuve de piété à l’égard de Dieu, Dieu vous accorde al-^ilmou l-ladounniyy : c’est une science que Dieu accorde aux saints : c’est une science qui est en plus de la science qu’il a apprise par transmission. Pour les prophètes, cette science est une révélation. Mais pour autre que les prophètes, ce n’est pas une révélation. Les savants ont cité parmi cette science, la science de l’interprétation des rêves.

Dieu nous dit d’accomplir ce qu’Il nous a ordonné d’accomplir, que ce soit en termes de science et d’œuvre. La science : ça veut dire : apprenez ce que Dieu vous a ordonné d’apprendre, ce minimum indispensable de la science de la religion. Les œuvres : faites ce que Dieu vous a ordonné de faire, évitez ce que Dieu vous a interdit comme actes du cœur et actes du corps. Celui qui fait cela, Dieu l’honore en lui donnant cette science al-^ilmou l-ladounniyy.

L’esclave qui est croyant, s’il a appris ce que Dieu lui a ordonné d’apprendre, en termes de science indispensable de la religion, s’il œuvre et qu’il est véridique dans ses œuvres, c’est-à-dire qu’il a œuvré avec sincérité, c’est-à-dire qu’il a accompli les œuvres d’obéissance exclusivement par recherche de l’agrément de Dieu, et non pas par recherche de l’éloge des gens, est apte à recevoir al-^ilmou l-ladouniyy. C’est une science qui parvient directement au cœur de l’esclave croyant qui est pieux. Car beaucoup de gens vivent dans les illusions et ils n’apprennent pas ce minimum indispensable de la religion que nous étudions dans le MoukhtaSar. Ces gens-là sont dans une erreur qui les mène à une grande perte.

Et Dieu vous enseigne les règles de Sa religion.

fin du verset 282 : il faut connaitre le sens qui est visé par ce verset afin de ne pas le comprendre autrement que conformément au sens qui est visé chez les gens de la connaissance. Le sens correct de ce verset est qu’il est ordonné aux esclaves de faire preuve de piété à l’égard de leur Seigneur. La piété, c’est accomplir les devoirs et éviter les interdits. Quand on dit : « crains Dieu », « fais preuve de piété à l’égard de Dieu », ce n’est pas la simple image de la prière, du jeûne, de la zakat, du pèlerinage.

At-taQwaa, la piété, est quelque chose de très difficile pour l’âme car cela nécessite un combat contre les penchants de l’âme. C’est un mot facile à prononcer mais qui est lourd de sens. La piété comporte l’accomplissement de tout ce que Dieu a ordonné à Ses esclaves et le fait d’éviter tout ce que Dieu a interdit. Les actes que Dieu a ordonnés à Ses esclaves, certains sont relatifs au cœur et d’autres sont relatifs aux organes. Il y a ce qui concerne les connaissances et il y a ce qui concerne les pratiques. Donc ce n’est pas uniquement le fait d’accomplir l’image des actes.  La piété a deux piliers fondamentaux : le premier c’est que l’esclave accomplisse ce que Dieu lui a ordonné, des actes du cœur et des actes du corps. L’acte du cœur que Dieu nous a ordonné d’accomplir c’est de connaitre Dieu et Son Messager c’est-à-dire d’une croyance certaine qui ne comporte aucune hésitation ni aucun doute. Également, parmi les actes du cœur, il y a la connaissance des sujets de la croyance, comme le fait de croire aux anges, aux messagers, au jour dernier, qu’il aura lieu sans aucun doute. Les gens seront ressuscités avec leurs corps et leurs âmes, après que les corps qui ont été assimilés par la terre auront été créés à nouveau. Ce n’est pas suffisant de croire à la résurrection des âmes seulement, mais il est un devoir de croire à la résurrection de l’âme avec le corps. Certains corps ne sont pas assimilés par la terre, comme les corps des prophètes, de certains saints et des martyrs. Dieu, Qui a créé les corps la première fois est tout puissant à les créer après qu’ils soient assimilés par la terre. Quant à la résurrection des âmes : depuis que l’âme a été retirée du corps, elle n’est pas anéantie, elle demeure. L’âme a un début mais elle n’a pas de fin. L’anéantissement pour l’être humain, c’est lorsque son âme quitte son corps, c’est cela qui va arriver inéluctablement à chaque être humain.

Le chaykh que Dieu lui fasse miséricorde a dit : que chacun prenne garde de ceux qui se prétendent soufis mais qui ne prennent pas en considération la Loi de l’islam. Ceux parmi eux qui enfreignent la Loi, quand quelqu’un les reprend pour les corriger, ils lui disent que lui, il fait partie des gens de l’apparence alors qu’eux, sont les gens de l’intérieur, des choses cachées. On leur répond que Dieu n’a pas révélé deux lois mais bien une seule qui s’applique à tous. Ce sont des charlatans. Aucun soufi n’atteindra le haut degré dans le taSawwouf sans s’attacher parfaitement à la Loi de notre maitre MouHammad Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam. Aucun soufi n’atteindra la sainteté sans s’attacher à la Loi de Dieu. Et après avoir atteint la sainteté, il va augmenter en attachement à la Loi de l’Islam. C’est à ce moment-là qu’il mérite d’avoir cette science al-^ilmou l-ladounniyy. Quant à celui qui ne s’attache pas à la Loi de Dieu, parfaitement, il n’obtiendra pas cette science. S’ils disent que Dieu dit dans le Qour’aan : craignez Dieu et Dieu vous l’enseignera (sous-entendu cette science), on leur dit que « craignez Dieu » signifie accomplir les obligations et éviter les interdits.

Et Allaah sait absolument toute chose : il ne Lui arrive pas d’oubli, il ne Lui arrive pas de défaillance.

Verset 283 : et si vous (qui faites cette transaction) étiez en voyage et que vous n’avez pas trouvé un scribe, celui en qui on a confiance, c’est comme une caution de cette transaction. Généralement, quand on est en voyage, on ne pense pas qu’on va avoir besoin d’écrire ni d’avoir de témoin. Si quelqu’un veut prêter de l’argent à un autre, et qu’il n’y a pas de scribe, on va prendre une caution à la place de l’écriture. Le voyage n’est pas une condition pour que la caution soit valable. Une caution c’est-à-dire une hypothèque. Si vous n’avez pas de quoi écrire, alors prenez une hypothèque de la part de celui à qui vous prêtez. Et vous saisissez cette hypothèque.

Si vous avez confiance en vous : c’est-à-dire si certains créanciers ont confiance en certains débiteurs. Si le créancier pense du bien du débiteur, et qu’il n’a pas écrit le crédit qu’il lui a octroyé, il n’a pas pris de témoin et qu’il n’a pas pris d’hypothèque

Alors celui à qui il a été fait confiance, rembourse sa dette : c’est une incitation à l’emprunteur d’être à la hauteur de la confiance que le créancier lui a accordée. Et qu’il lui rembourse le crédit pour lequel il lui a fait confiance, même sans avoir pris d’hypothèque. La créance ici a été appliquée en tant que « amaanah » c’est-à-dire c’est le fait de déposer un objet chez quelqu’un pour qu’il le conserve. Il a appelé le crédit une amaanah, c’est comme s’il lui a fait un dépôt, il lui a fait confiance. Il n’a pas pris d’hypothèque.

Et qu’il craigne Dieu son Seigneur : c’est-à-dire qu’il ne renie pas le droit du créancier.

Et ne taisez pas le témoignage : cela revient aux témoins

Et celui qui refuse de témoigner, alors son cœur est dans le péché. Pourquoi le péché est-il attribué au cœur uniquement ? Alors que c’est toute la personne qui est dans le péché en taisant le témoignage parce qu’en fait, il a dissimulé le témoignage dans son cœur, il n’a pas voulu le dire. Comme le péché a été commis par le cœur et acquis par le cœur, il lui a été attribué. Attribuer le péché à l’organe avec lequel le péché a été commis, c’est encore plus éloquent, c’est plus fort. C’est comme quand on dit : c’est ce que j’ai vu de mes yeux, ce que j’ai entendu de mes oreilles, ce que j’ai su par mon cœur. De plus, le cœur est le président de tous les organes et il est ce bout de chair qui, lorsqu’il est sain, tout le corps est sain et lorsqu’il est corrompu, tout le corps est corrompu.  En disant que son cœur est dans le péché, c’est comme s’il a dit que le péché s’est emparé de ce qui est à l’origine-même de lui-même, et qu’il s’est emparé de la partie la plus noble de la personne, qui est le cœur. Et parce que les actes du cœur sont plus éminents que les actes des autres organes. N’as-tu pas vu que l’origine des bonnes œuvres et des mauvaises œuvres, c’est la foi et la mécréance !! Et elles sont toutes deux parmi les actes du cœur. Et si le fait de dissimuler le témoignage a été considéré comme faisant partie des actes du cœur, alors c’est un signe qu’il s’agit d’un des plus graves des péchés.

D’après ^Abdoul-Laah Ibnou ^Abbaas que Dieu les agrée, lui et son père, qui a été surnommé l’exégète par excellence du Qour’aan, il a dit que les plus grands parmi les grands péchés sont : attribuer à Dieu un associé (et c’est de la mécréance), le faux témoignage et dissimuler le témoignage.

Et Dieu, concernant ce que vous faites, sait toute chose : si vous dissimulez le témoignage ou si vous le montrez, rien n’échappe à Dieu.

verset 284 : à Dieu appartient ce qu’il y a dans les cieux et ce qu’il y a sur terre : Dieu est le créateur de ce qu’il y a dans les cieux et sur terre et c’est à Dieu qu’appartient ce qu’il y a dans les cieux et sur terre.

Que vous manifestez ce qu’il y a en votre for intérieur ou que vous le dissimulez : c’est-à-dire comme mal, Dieu vous rétribuera pour cela, que vous le manifestiez ou pas.

Allaah vous punira : c’est-à-dire pour le mal. Mais ici, les suggestions et ce que l’âme suggère, cela ne fait pas partie de ce que l’homme dissimule, parce qu’il n’est pas en la capacité de l’homme de ne pas avoir cela. Mais l’homme sera rétribué pour ce qu’il a comme croyance et ce qu’il a la ferme volonté de faire. L’être humain n’est pas chargé des mauvaises suggestions et de ce que son âme suggère. La personne est chargée de ce qu’elle a pour croyance et de ce qu’elle se décide de faire. En résumé, se décider à faire de la mécréance est une mécréance. Et l’idée passagère de commettre un péché, sans que cela ne soit suivi d’une décision de commettre le péché, la personne n’en est pas chargée. Et la ferme décision de commettre un péché mais sans le commettre finalement, suivie par le regret d’avoir eu cette décision, puis la personne s’est détournée de commettre ce péché, cette personne-là est pardonnée. La règle est que celui qui fait le repentir d’un péché, c’est comme s’il ne l’a pas fait. Celui qui a décidé de commettre un péché, il a commis un péché du cœur. Mais s’il a regretté de l’avoir commis, alors il est pardonné.

Si quelqu’un a envisagé de commettre un péché et il a décidé de le commettre et il a maintenu cette décision de le commettre, sauf qu’il y a eu quelque chose qui l’en a empêché et cela n’était pas de son fait à lui, il ne sera pas puni de la punition de celui qui a commis le péché. Par exemple, s’il avait la ferme décision d’aller commettre la fornication, mais par une cause indépendamment de sa volonté, il n’est pas allé jusqu’au bout, alors il ne sera pas châtié de la punition de celui qui a fait la fornication. Mais il sera puni du fait d’avoir décidé à le commettre.

Quant au Hadiith rapporté par ibnou Maajah, dans le quel le Messager de Dieu Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit : « Dieu ne charge pas Ma communauté pour ce que leur âme suggère, tant qu’ils ne vont pas jusqu’à agir ou parler ». Tout ne vient pas du chayTaane uniquement, l’âme également suggère.

Notre chaykh a dit : « Al-^azm » c’est la décision. « Al-hamm » c’est at-taraddoud, l’hésitation à faire, avec la prévalence de faire l’action. Le Hadiith cité est expliqué par ce qui est moins que la décision ; il est expliqué par l’hésitation, même si le côté « accomplir » l’emporte mais la personne n’a pas dit qu’elle va faire cette action.

An-Naçafiyy a dit que la majorité des savants ont dit que ce Hadiith concerne ce qui traverse l’esprit et qui n’arrive pas jusqu’à la décision. Dieu dit ce qui signifie : « certes l’impudence et le mal se propagent ». An -Naçafiyy a dit que le Hadiith de^Aa’ichah e qui signifie : « celui qui hésite à commettre le péché et même s’il ne le commet pas, il sera puni pour cela » n’est pas authentique.

Dans la plupart des exégèses, lorsque ce verset a été révélé, les compagnons ont été apeurés et ont dit : « même si notre âme nous suggère le mal, nous serons punis ? » C’est alors que la suite du verset a été révélée. Cela indique que nous serons responsables de ce que nous aurons acquis comme bien et comme mal.

Il pardonne à qui il veut et Il châtie qui Il veut : c’est-à-dire que c’est Dieu Qui pardonne et c’est Dieu Qui châtie.

Et Dieu est sur toute chose tout puissant :  Il est tout puissant à pardonner et Il est tout puissant à châtier. Dieu récompense et châtie sans y être obligé.

Verset 285 : le Messager a cru fermement en ce qu’il lui a été descendu par révélation de la part de son Seigneur, ainsi que les croyants : c’est-à-dire que tous ont une croyance qui n’est pas basée sur les illusions. La croyance du musulman est confirmée par la preuve rationnelle. Il est un devoir personnel pour chaque musulman de connaitre la preuve rationnelle de l’existence de Dieu.

Tous ont cru en Dieu, en Ses anges, en Ses livres et en Ses messagers. Chacun d’entre eux est croyant. Un savant a dit : croire aux anges signifie croire que ce sont des personnes dotées d’âme et qui ont des corps impalpables. Ce sont des êtres vivants. Le terme « Hayawaane » signifie dans la langue arabe celui qui est vivant et qui est doté d’âme. Dans le langage courant, il désigne un animal. L’emploi de ce mot pour désigner un animal est accidentel, c’est un usage qui n’existait pas chez les Arabes. A l’origine, c’est un mot qui a une portée plus large, qui désigne les êtres vivants. Donc croire aux anges signifie croire que ce sont des personnes dotées d’âmes, de corps impalpables qui descendent et qui montent, sur ordre de Dieu. Ce ne sont pas des étoiles asservies ni des astres, comme l’a prétendu un groupe d’égarés. Il est un devoir de croire que les anges ne désobéissent pas à Dieu. Par ailleurs, Dieu a chargé les anges de plusieurs fonctions ; certains sont chargés de la pluie, d’autres sont en charge d’inscrire les actes des humains (RaQiib et ^Atiid), et d’autres sont chargés de prendre les âmes (soit les anges de la miséricorde, soit les anges du châtiment), et d’autres sont chargés de protéger les humains, pour que les jinns mécréants ne se jouent d’eux.  En effet les jinns nous voient alors que nous ne les voyons pas. Mais les anges ne nous protègent pas du mal que Dieu a prédestiné qu’il va nous arriver.

Nous ne faisons pas de différence entre ces messagers : c’est-à-dire ils disent : nous croyons en eux tous, en leur totalité, depuis Aadam jusqu’à MouHammad, nous croyons en le message qu’ils ont amené et nous croyons en leur véracité.  Nous reconnaissons leur statut de prophète et le fait qu’ils sont des envoyés de Dieu, ils ont tous amené l’islam. Le Prophète Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « la meilleure des paroles que j’ai dites et que les prophètes ont dites avant moi est – il n’est de dieu que Dieu – ». Tous les prophètes ont été envoyés par Dieu pour appeler à l’islam.

Nous n’accusons de mensonge aucun d’entre eux. Cela veut dire que nous ne croyons pas en certains tout en démentant d’autres. Nous croyons en eux tous. Cela ne veut pas dire que nous suivons toutes les lois des prophètes. Parce que la Loi de notre prophète est différente de la loi des prophètes qui l’ont précédé. La loi d’un messager abroge la loi du messager qui l’a précédé. La loi de notre prophète MouHammad Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam est la plus facile.

 Ibnou Hibbaan a rapporté dans son SaHiiH d’après abou dh-dhharr ar-Rifaariyy qu’il a dit : « ô messager de Dieu, combien étaient les prophètes ? Il a dit : 124.000. Je lui ai dit : « ô messager, combien étaient les messagers ? » Il a dit « 313 ».

et ils ont dit nous avons entendu : c’est-à-dire que nous avons répondu à ton appel ô MouHammad et nous avons obéi à ton ordre.

O Allaah pardonne-nous

Seigneur c’est à Toi le devenir : c’est une reconnaissance qu’il va y avoir une résurrection et une rétribution.

Verset 286 : Allaah ne charge la personne que de ce dont elle est capable : la capacité de l’être humain, c’est ce qu’il peut faire. Cela signifie que Dieu ne charge la personne que de ce qu’elle peut faire, sans pour autant qu’elle atteigne la limite de sa capacité. Par exemple, l’être humain est capable d’accomplir plus que cinq prières par jour. Or Dieu nous a chargés d’en accomplir cinq. Également nous pouvons jeûner plus qu’un mois. Mais l’obligation est de jeûner un seul mois. Cela ne va pas combler toute notre capacité.

Les savants ont dit qu’il y a deux sortes de capacités : une capacité qui est antérieure à l’acte et une capacité qui est conjointe à l’acte. La première sorte c’est le fait d’avoir les moyens et les outils qui permettent d’accomplir l’acte. Par exemple pouvoir se mettre debout pour la prière. Etre en bonne santé pour jeûner. C’est cette capacité qui est antérieure à l’acte qui fait que nous sommes responsables. La deuxième sorte, c’est la capacité qui est conjointe à l’acte, c’est celle par laquelle l’acte a lieu. Comme le fait de se mettre debout pour accomplir la prière obligatoire.

L’âme a en sa faveur le bien qu’elle a acquis et elle aura contre elle le mal qu’elle a acquis : nous ne créons pas mais nous acquérons. L’acquisition c’est le fait d’orienter son intention vers l’acte et c’est Dieu Qui crée cet acte. Même l’intention est créée par Dieu. Acquérir le bien signifie qu’il sera rétribué dans l’au-delà par des récompenses. Acquérir le mal signifie que la personne mérite d’être punie dans l’au-delà suite au mal qu’elle a fait. Le bien que l’âme acquiert lui sera bénéfique. L’intention est indispensable pour être récompensé.

L’être humain sera récompensé en acquérant les bonnes actions et il sera puni pour avoir acquis des mauvaises actions. Le fait que Dieu récompense ceux qui sont obéissants, c’est une grâce de Sa part : Dieu n’est pas obligé de récompenser. Le fait que Dieu punisse ceux qui sont désobéissants, c’est une justice de Sa part : cela veut dire qu’Il n’est pas injuste en cela, parce que tout Lui appartient et Il fait ce qu’il veut de ce qui Lui appartient.

L’acquisition c’est lorsque la personne se décide fermement à acquérir quelque chose. Quand l’esclave oriente son intention vers quelque chose, Dieu lui créée cette chose-là. L’esclave va profiter des bonnes actions qu’il acquiert.

La personne va assumer les conséquences des péchés qu’elle commet, parce qu’elle sera punie pour cela. C’est-à-dire qu’elle mérite la punition.

Dans ce verset il y a la confirmation de l’acquisition pour l’esclave. Tous les actes des esclaves sont créés par Dieu. C’est Dieu seul Qui fait entrer en existence les actes de l’esclave et aucun acte n’est excepté. Ce qui distingue le bien du mal, c’est que le bien, Dieu l’agrée et l’ordonne et le mal, Dieu ne l’agrée pas et ne l’ordonne pas.

O notre Seigneur, ne nous punis pas si nous avons oublié ou si nous avons commis une erreur.

O notre Seigneur, ne nous fais pas supporter des charges comme Tu en as fait supporter à ceux qui nous ont précédés : dans la communauté de notre maitre Mouuçaa ^alayhi s-salaam, la loi du talion devait s’appliquer inéluctablement : si quelqu’un commettait un homicide injustement, l’assassin devait être absolument exécuté. Alors que dans la loi de notre maitre MouHammad, l’assassin peut être pardonné de la part de la famille de la victime. Autre exemple : si une substance impure tombait sur un tapis de prière, dans les lois antérieures, il fallait découper cette partie et la jeter. Dans la loi de notre maitre MouHammad, on peut le laver avec de l’eau pour la purifier.

Seigneur, ne nous charge pas de ce que nous ne pouvons pas supporter : c’est-à-dire des punitions qui se sont abattues sur ceux qui nous ont précédés.

Et accorde-nous par ta grâce ton pardon : c’est-à-dire : efface nos mauvaises actions.

Et pardonne-nous : c’est-à-dire : ne dévoile pas nos péchés. An-Naçafiyy dit que ce n’est pas une répétition parce que la première phrase, c’est pour les grands péchés et la deuxième, c’est pour les petits péchés.

Fais-nous miséricorde : en faisant que la balance de nos bonnes œuvres soit plus lourde, même si nous ne sommes pas à la hauteur.

An-Naçafiyy a donné une deuxième explication de ces trois versets : nous demandons à Dieu de ne pas nous faire subir ce que certains ont subi : 

1/ la transformation : des gens de certaines communautés antérieures ont été transformés (certains des fils de Israa’iil ont été transformés en singes et en porcs)

2/ l’ensevelissement : la communauté de notre maitre LouuT a subi cela.

3/ La noyade : comme le peuple de NouuH.

Tu es notre Seigneur : le mot « mawlaa » en arabe a quinze sens.

une explication : ô Dieu, Tu es notre maitre et nous sommes Tes esclaves.

une deuxième explication : Tu es Celui Qui nous soutient.

un troisième explication : Tu es Celui Qui gère la création, Qui prédestine toute chose.

Donne-nous la victoire sur les mécréants : le Seigneur soutient Ses esclaves.

C’est permis de dire « j’ai récité sourate al-baqarah » et c’est correct de dire : « j’ai récité al-baqarah ». Notre maître ^Aliyy que Dieu l’agrée a dit : « les derniers versets de sourate al-baQarah proviennent d’un trésor qui est sous le Trône ».

D’après le compagnon An-Nou^maan ibnou Bachiir, il rapporte du Prophète Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam qu’il a dit ce qui signifie : « Allaah a fait écrire sur une table, deux mille ans avant la création des cieux et de la terre. Et à partir de ce qu’Il a fait écrire sur cette table, Il a fait descendre deux versets par révélation, qui sont les deux derniers versets de sourate al-baQarah : si ces deux versets sont récités dans une maison trois nuits de suite, le chayTaan n’entre pas dans cette maison ». Il s’agit des djinns mécréants.

D’après le compagnon Abouu Qataadah, que Dieu l’agrée, il a dit que le Messager de Dieu, Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « celui qui récite aayatou l-koursiyy et les deux derniers versets de sourate al-baQarah, au moment de l’épreuve, Allaah ^azza wa jall lui envoie le renfort ». Rapporté par ibnou as-sounniyy.

Au-dessus du Trône, il y a un tableau sur lequel sont inscrits les deux derniers versets de sourate al-baQarah. Et il y a la table préservée sur laquelle est inscrit tout ce qui va se passer jusqu’à la fin de ce monde. Et il y a un autre support qui est au-dessus du Trône sur lequel est écrit ce qui signifie : les manifestations de Ma miséricorde sont plus nombreuses que les manifestations de Ma volonté de châtier.

Tafsir an Nasafiyy sourate al Baqarah : versets 257-265

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur octobre 18, 2023

Celui qui mécroit au chayTaan ou qui renie les idoles (qui ne les adore pas) et qui croit en Dieu, il se sera attaché à la voie de droiture. Celui qui délaisse la mécréance et qui croit en Dieu, c’est comme s’il s’est attaché à une corde ferme. Ibnou l-Jawziyy a dit dans son exégèse que l’analogie avec la corde qui est ferme, c’est la foi. As-Souddiyy a dit que cette corde ferme, c’est l’islam.             Ou il s’est attaché à la phrase « il n’est de dieu que Dieu ». Abouu Ja^far a dit : « al-^ourwah, dans ce contexte, est un exemple pour représenter la foi, à laquelle le croyant s’attache. Al-^ourwah est aussi l’anse d’une tasse, c’est la chose à partir de laquelle on peut prendre, un point qui sert à saisir quelque chose. Le fort attachement du croyant à la foi est comparable à celui qui s’attache à une anse.

suite du verset 256 : cette anse est une corde qui ne se casse pas. Cette métaphore est une allusion pour pouvoir déduire par quelque chose qu’on observe quelque chose qu’on ne voit pas. Parce qu’on ne voit pas la foi. Et cela permet de raffermir sa croyance. Celui qui aura cru en l’islam se sera attaché à ce qui est le plus ferme. Celui qui s’est attaché à la foi, il se sera attaché à la religion d’un attachement qui est ferme, un attachement qui ne sera pas dissous par une quelconque confusion.

Et Allaah est Celui Qui entend. Il entend la reconnaissance du croyant qui reconnait la foi.

Et Il sait la foi du croyant.

Verset 257 : Allaah est Celui Qui soutient ceux qui ont voulu être croyants. Et Allaah est Celui Qui leur règle leurs affaires et Qui assure ce dont ils ont besoin.

C’est Lui Qui fait sortir les croyants des ténèbres, c’est-à-dire des ténèbres de la mécréance et des ténèbres de l’égarement. Ici le mot « Dhouloumaate » est au pluriel parce qu’il y a plusieurs sortes d’égarements.

Vers la lumière : c’est-à-dire vers la foi et la bonne guidée. La foi est au singulier car elle est une seule.

Et ceux qui ont mécru, leurs partisans, ce sont aT-Taarouut, ils les font sortir de la lumière vers les ténèbres. Ceux qui ont persisté sur la mécréance, ils ont le chemin inverse. Autre explication : Allaah soutient les croyants. Il les fait sortir de ce qui est une source de confusion dans la religion grâce à ce qui les guide et ce qui leur indique la solution de cette confusion, afin qu’ils sortent de cette confusion vers la certitude. Tandis que ceux qui ont mécru, leurs partisans, ce sont les démons, qui les font sortir de la lumière de la clarté qui leur apparait vers les ténèbres du doute et de la confusion. Ce sont eux les gens de l’enfer dans lequel ils resteront éternellement.

Après le verset 257, Dieu cite ce qui étonne Son prophète MouHammad Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam et qui lui réjouit le cœur, par le débat qu’avait eu notre maitre Ibraahiim avec An-Noumrouud qui avait prétendu la divinité.

Verset 258 : n’as-tu pas vu celui qui a débattu avec Ibraahiim à propos de son Seigneur ? C’est-à-dire que An-Noumrouud a émis une objection contre Ibraahiim à propos de la divinité de Dieu. Le pronom « son » ici se rapporte à Ibraahiim ou bien à celui qui a débattu parce que Dieu est le Dieu d’Ibraahiim et le Dieu de An-Noumrouud également.

Comment An-Noumrouud, Dieu lui a accordé la souveraineté : une fois que An-Noumrouud a eu la souveraineté, il est devenu imbu de lui-même et cela l’a amené à débattre avec Ibraahiim et à renier la divinité de Dieu. Soit le fait qu’il ait eu la souveraineté a eu pour   conséquence son débat avec Ibraahiim à propos de la divinité de Dieu. Une autre explication : c’est qu’il a remis en cause la divinité de Dieu puis il a débattu lorsqu’il a eu la souveraineté.

Ibraahiim a dit à An-Noumrouud : mon Seigneur est Celui Qui donne la vie et Qui donne la mort. C’est comme si An-Noumrouud lui avait dit : qui est ton dieu ? Et Ibraahiim lui a répondu : mon Dieu est celui qui donne la vie et qui donne la mort.

Il (An-Noumrouud) a dit : moi je donne la vie et je donne la mort. Il veut dire ici qu’il peut éviter l’exécution de quelqu’un et il fait exécuter un autre. Comme ce roi avait répondu d’une manière qui pouvait porter à confusion ceux qui sont faibles d’esprit, Ibraahiim a ajouté un argument qui ne pouvait pas être source de confusion même à ceux qui sont faibles d’esprit.

Ibraahiim a dit : Dieu fait que le soleil se lève au levant, alors fais-le lever du couchant.

Et ceci n’est pas un passage d’un argument à un autre argument, comme l’ont prétendu les autres, car la première preuve était suffisante, c’est-à-dire le fait de dire que Dieu est Celui qui donne la vie et Qui donne la mort. Mais comme An-Noumrouud avait fait preuve d’entêtement face à cette preuve, alors Ibraahiim lui a donné un argument auquel il ne peut rien opposer. Et les gens de cette époque suivaient les mouvements des planètes et ils savaient qu’elles se déplacent du couchant vers le levant alors que le soleil va du levant vers le couchant. Ibraahiim a dit An-Noumrouud : comme tu prétends être le dieu du soleil, alors fais-lui suivre le même mouvement que les autres planètes.

Celui qui a mécru fut ébahi : il n’a rien trouvé à dire, il n’avait plus rien à dire. Le maudit s’interrompit et il ne pouvait plus continuer à débattre.

Et Dieu ne guide pas les gens injustes. C’est-à-dire qu’Il ne leur accorde pas la réussite. Dieu n’a pas accordé la réussite à An-Noumrouud. Et il a été dit que An-Noumrouud prétendait la divinité pour lui seulement et qu’il ne reconnaissait pas la divinité pour autre que lui.

Ce verset est une preuve du caractère autorisé de parler dans la science de al-kalaam qui est la science de la croyance et de débattre dans ce cadre-là. On comprend cela du début de ce verset : n’as-tu pas vu celui qui a débattu … C’est un débat qui autorisé de la part d’Ibraahiim. Le débat a lieu entre deux protagonistes. Donc cela prouve qu’Ibraahiim a bien débattu avec ce roi mécréant.  Et ce débat n’avait pas été autorisé, Ibraahiim ^alayhi s-salaam ne l’aurait pas fait, parce que les prophètes sont préservés des grands péchés. Une autre preuve qui montre que ce débat n’était pas interdit parce que nous avons pour ordre d’appeler les mécréants à croire en Dieu et à reconnaitre Son unicité. Et si nous les appelons à croire en Dieu, nécessairement, ils vont nous demander la preuve. Et le fait de pouvoir donner les arguments ne peut avoir lieu qu’avec un débat.

Chaykh ^Abdoul-Laah a ajouté que ce verset est une preuve que le soleil a une trajectoire, qu’il n’est pas immobile.

Verset 259 :  ou encore celui qui est passé : c’est comme si le début du verset précédent « n’as-tu pas vu (celui qui a débattu avec Ibraahiim à propos de son Seigneur) » n’avait pas été mentionné ici, c’est-à-dire la première partie « n’as-tu pas vu » était sous-entendue : c’est-à-dire n’as-tu pas vu celui qui est passé. Il y a omission de cette partie. Cela signifie : ne trouves-tu pas cela surprenant ? C’est pour attirer l’attention. Ou cela sous-entend « n’as-tu pas vu comme celui qui débat avec Ibraahiim ou comme celui qui est passé.

D’après Al-Haçan, celui qui est passé était quelqu’un qui ne croyait pas en la résurrection, il suivait la voie de An-Noumrouud et ne croyait pas au fait que Dieu ressuscite cette ville après son anéantissement.

Une autre explication est que celui qui est passé était ^Ouzayr. Il voulait voir de ses yeux comment se passait la résurrection des morts, afin d’augmenter en certitude. Exactement comme l’avait demandé Ibraahiim ^alayhi s-salaam. Cette deuxième explication est une reconnaissance de l’incapacité à connaitre la manière de cette résurrection. Et c’est une glorification de la toute-puissance de celui qui ressuscite.

Près d’une ville et il s’agit de Jérusalem après qu’elle a été détruite par Nabuchodonosor (venu de Perse) ; certains sont morts, d’autres ont été faits prisonniers et ont été emmenés en Perse.

Qui était complètement détruite y compris les toits : tout est tombé y compris les toits sont tombés ou alors les toits sont tombés et les murs sont tombés sur les toits. Et le mot « ^arch » signifie tout ce qui est élevé. (Tout endroit où on cherche de l’ombre s’appelle ^ariich)

Il a dit comment cette ville serait-elle ressuscitée : comment les habitants de cette ville seraient-ils ressuscités ?

Par Allaah après la mort des gens. Allaah l’a fait mourir cent ans puis Il l’a ressuscité. C’est-à-dire qu’Il lui a donné la vie après la mort.

Il lui a dit : combien de temps tu es resté ? Un ange lui a dit : combien de temps es-tu resté mort ?

Il a dit « je suis resté un jour ou peut-être moins d’un jour. Il s’est basé sur la conjecture. An-Naçafiyy a dit : voilà la preuve qu’il est permis de faire un effort de déduction (un ijtihaad). Il a fait une estimation. Il a été rapporté qu’il est mort au temps du DouHaa et qu’il a été ressuscité cent ans plus tard avant que le soleil ne se couche. Avant de voir le soleil, il a dit qu’il était resté mort pendant un jour puis il a regardé et a vu que le soleil ne s’était pas encore couché, il a dit que c’était peut-être moins qu’un jour.

Il (l’ange) lui a dit : non tu es resté cent ans, regarde donc ta nourriture et ta boisson. Il a été rapporté que sa nourriture était des figues et du raisin et que sa boisson était du jus et du lait. Il a vu que les figues et les raisins étaient intacts, comme s’ils venaient d’être cueillis et que les boissons étaient telles quelles.

Elles n’ont pas été altérées. « Lam yataçannah » peut avoir le sens que cette nourriture n’a pas subi les années ou bien c’est une nourriture qui n’a pas été altérée par les années.

Et regarde ton âne. Lui aussi est ressuscité.

Et que Nous fassions de toi un signe pour les gens Le « waw » est une Harf ^aTf, une conjonction de coordination. Il a été dit qu’après sa résurrection, ^Ouzayr est allé à la rencontre de son peuple et il était à nouveau monté sur son âne. Il leur a dit qu’il était ^Ouzayr mais ils l’ont démenti car ils savaient que ^Ouzayr avait vécu un siècle avant. Il leur a demandé de lui ramener la Torah et il s’est mis à la réciter par cœur, sans voir ce qui était écrit. Et personne n’avait récité la Torah par cœur avant ^Ouzayr. Et c’était un signe de la part de Dieu pour eux.

Et il a été dit qu’il est rentré chez lui, qu’il a retrouvé ses enfants qui étaient devenus des vieillards alors que lui était encore jeune.

Et regarde les os : ce sont, soit les os de l’âne, soit les os des morts, alors qu’il était étonné qu’il puisse être ressuscité.

Comment ils sont levés et remontés les uns en face des autres : pour qu’ils puissent reconstituer le squelette de celui qui est mort.

Puis Nous les recouvrons de chair : la chair est comme un vêtement pour les os. C’est une métaphore.

Quand il s’est avéré devant lui ce qui était problématique pour lui (c’est-à-dire la résurrection des morts et cela ne veut pas dire qu’il n’était pas certain que Dieu soit sur toute chose tout puissant) il a pu voir de ses yeux comment les os étaient reconstitués et enveloppés de chair, il a vu tout le processus.

Le récit de ^Ouzayr, qui était un homme musulman vertueux parmi les descendants d’Israa’iil, nous est parvenu dans sourate al-baQarah, mais de manière concise. Nous allons le citer en détail, par la volonté de Dieu et par la réussite que Dieu accorde, en raison de ce qu’il comporte comme manifestation de l’éminence de la toute puissance de Dieu. Les descendant d’Israa’iil se sont divisés en plusieurs groupes.  Parmi eux, il y avait ceux qui étaient musulmans, croyants, qui suivaient l’islam parfaitement et il y avait ceux qui avaient mécru et qui avaient introduit des déformations dans la Loi, en prétendant que c’était la vérité. Ils ont altéré la croyance. Ceci a entrainé de graves zizanies au point d’entrainer l’assassinat de certains prophètes honorables. Lorsque leur mal s’est multiplié, qu’ils ont été injustes, qu’ils ont fait preuve de tyrannie, ils ont tué deux prophètes honorables selon le jugement de Dieu et ce sont nos maitres Zakariyya et son fils notre maitre YaHyaa ^alayhima s-salaam. Dieu a fait que ces mécréants ont été attaqués par un roi mécréant et c’était Nabuchodonosor. Il est venu de l’Iraq avec une grande armée en direction de Jérusalem en Palestine. Il a attaqué les descendants d’Israa’iil dans leur ville. Il a tué beaucoup d’entre eux et a fait prisonnier le restant. Très peu ont pu s’échapper. Il a ordonné à ses soldats de ramener de grandes quantités de terre et d’ensevelir la ville, de sorte qu’elle est devenue comme une grande montagne. Tout cela pour les humilier davantage et les rabaisser encore plus. Et Nabuchodonosor a emmené les prisonniers avec lui à Babel en Iraq. Parmi ces prisonniers, certains étaient des savants musulmans. Ils avaient enterré la Torah d’origine dans un endroit qu’eux seuls connaissaient. Et parmi eux il avait ^Ouzayr fils de Chakhiyyah, qui, lui, a pu revenir à Jérusalem après un certain temps. Mais il a trouvé Jérusalem dans cet état de désolation et de ruine. Il ne restait que des cadavres déchiquetés, des membres éparpillés, des os. Il passait parmi tout cela, étonné, en tirant son âne. Puis il est passé par des vergers et il a trouvé que les fruits étaient mûrs. Son étonnement était encore plus grand parce que les arbres étaient pourvus de fruits alors que la population était morte. Il a dit : Dieu est tout puissant à faire ressusciter cette ville et ses habitants après qu’ils soient arrivés dans cet état. Puis il a cueilli quelques raisins et figues, il a rempli un panier, il a pressé un peu de raisin dans un récipient, il en a bu un peu puis il s’est assis pour se reposer à l’ombre d’un arbre. Quelques instants plus tard, Dieu l’a fait mourir. Mais Dieu l’a voilé des yeux des gens, des fauves et des rapaces. Donc son corps est resté intact. Soixante-dix ans après la mort de ^Ouzayr, Dieu a envoyé un ange à un roi de Perse qui s’appelle Louuthic. Il lui a dit : Dieu t’ordonne de prendre ton peuple et de te diriger vers Jérusalem pour peupler à nouveau cette ville et les terres qui sont tout autour, afin qu’elles redeviennent meilleures que ce qu’elles étaient auparavant. Le roi Louuthic a ordonné à des dizaines de milliers de personnes de son royaume d’aller à Jérusalem pour peupler à nouveau cette ville. Et les rescapés sont revenus avec lui et ils ont peuplé la ville en trente ans. Ils sont devenus nombreux et la situation des habitants était très bonne.  Cent ans après la mort de ^Ouzayr, Allaah l’a ressuscité par Sa toute-puissance. Dieu l’avait fait mourir le matin et Il l’a ressuscité en fin de journée, avant le coucher du soleil. La première chose que Dieu a ressuscitée en lui est son cœur afin qu’il puisse prendre conscience de ce qui va se passer devant lui. Et ses yeux afin qu’il puisse voir comment a lieu la résurrection des corps. Sa certitude se renforcera ainsi. Et ^Ouzayr a vu tout le reste de son corps comment il était à nouveau composé. Puis un ange honorable est venu et lui a dit : combien de temps es-tu resté (mort) ? Et ^Ouzayr lui a répondu en fonction de ses estimations. Il a dit : « je suis resté un jour ». Puis quand il a constaté que le soleil ne s’était pas complètement couché, il a dit : « ou peut-être moins qu’une journée ». L’ange l’a rectifié et lui a dit : « non, tu es resté cent ans. Regarde donc le panier de ta nourriture ». Alors il a vu le panier où il avait mis des figues et du raisin et il a trouvé que les fruits étaient mûrs, intacts et que le jus qu’il avait pressé était intact également. Puis l’ange lui a dit : « regarde donc ton âne ». Il a regardé en direction de l’arbre auquel il avait attaché son âne. Il a vu que l’âne était mort et que ses os étaient devenus tout blancs et troués. Les membres de cet âne s’étaient dispersés et étaient devenus poussière. Il a entendu la voix d’un ange du ciel dire : « ô vous les os troués, rassemblez-vous, par la volonté de Dieu ». Les os se sont regroupés les uns avec les autres. Puis chaque membre est venu se placer à ce qui lui correspondait, la côte à côté d’une côte, chaque patte à sa place, puis ce fut le tour de la tête de se positionner à sa place. Puis les nerfs se sont reconstitués et les veines. Puis Dieu a fait que la chair pousse sur le squelette, Il l’a recouvert par la peau qui a recouvert toute la chair puis les poils ont poussé sur la peau. Puis Allaah a envoyé un ange qui a insufflé l’âme par les naseaux de l’âne qui s’est levé et qui s’est mis à braire.

^Ouzayr s’est mis à terre, se prosternant pour Dieu, ayant vu un signe éclatant de la toute puissance de Dieu, un signe étonnant qui est la résurrection des morts. Il a dit :  je sais parfaitement que Dieu est sur toute chose tout puissant.

Il a dit je sais parfaitement que Dieu est sur toute chose tout puissant.

verset 260 : Ibraahiim a dit : Seigneur montre-moi comment Tu ressuscites les morts. Comment Tu ramènes ceux qui sont morts, à la vie.

Il lui a dit : n’as-tu pas cru en cela ?

Ah que oui mais c’est pour que mon cœur soit apaisé : apaisé par le fait que Tu m’accordes ce que je te demande. Il est possible que Dieu accorde à certains prophètes tout ce qu’ils demandent et il est possible que Dieu leur accorde une partie de ce qu’ils demandent. Ibraahiim voulait avoir le cœur apaisé par le fait que Dieu lui exauce toutes ses demandes, même le fait de voir comment les morts sont ressuscités. Notre maitre MouHammad Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam, qui est le plus honorable parmi les créatures de Dieu, il n’a pas eu tout ce qu’il a demandé. Dieu ne l’a pas exaucé dans toutes ses invocations. Il lui a été accordé une partie de ce qu’il a demandé et il ne lui a pas été accordé une partie de ce qu’il a demandé. Et notre maitre   Ibraahiim ^alayhi s-salaam, il n’était pas certain que Dieu lui accorde tout ce qu’il demandait. Il savait qu’il y avait une possibilité que Dieu l’exauce dans sa demande et une possibilité que Dieu ne l’exauce pas. C’est-à-dire qu’il y avait une possibilité que Dieu lui montre comment Il ressuscite les morts et une possibilité que Dieu ne lui montre pas cela. Donc il n’a pas douté au sujet de la toute puissance de Dieu qu’Il pouvait lui montrer.

Si Dieu lui a dit : n’es-tu pas croyant en cela ? Et Dieu sait qu’Ibraahiim est le plus sûr de toutes les créatures à croire en cela. Cette question était pour qu’Ibraahiim donne la réponse qu’il a donnée, en raison de l’intérêt pour ceux qui l’entendent. Quand Ibraahiim a donné sa réponse, cette réponse est utile pour nous, pour nous rappeler que Dieu est sur toute chose tout puissant.

Lorsqu’Ibraahiim a répondu « balaa » c’est pour dire « si !! » c’est pour insister sur la véracité de la chose. C’est pour dire : ma croyance est que Dieu est toute chose tout puissant. Mais afin que j’augmente en apaisement du cœur, suite à ce que je vais voir, je vais en déduire que Dieu est sur toute chose tout puissant, en plus de la preuve évidente que Dieu est sur toute chose tout puissant. En effet la concordance des preuves apaise encore plus le cœur. Une chose qui est connue par déduction peut être sujette à hésitation, contrairement à la connaissance qui est acquise d’évidence. Ibraahiim voulait apaiser son cœur sur le fait que Dieu l’exauce dans ses invocations.

Il (Dieu) a dit prends quatre sortes de volatiles : il y avait un paon, un coq, un corbeau et un pigeon.

Et serre-les contre toi. Ceci pour qu’il les observe bien et qu’il reconnaisse leurs formes, leurs aspects, leurs couleurs. Puis Dieu lui a ordonné de les égorger, de les couper en morceaux et de les mélanger et de faire quatre parties avec le mélange.

Place sur chaque montagne une partie. Il y a eu divergence sur le nombre de montagnes : 4 ou 7.

Puis appelle-les.

Et tu verras que ces oiseaux vont venir vers toi rapidement.

Il lui a été demandé de bien les observer avant qu’il ne les égorge, pour qu’après leur résurrection, il n’y ait pas de confusion pour lui, qu’il soit sûr que c’était bien ces oiseaux-là. Il a été rapporté qu’il a reçu l’ordre de les égorger, de les plumer, de les couper et de partager des parties et de mélanger les plumes, le sang et la chair et de garder les têtes dans sa main. Il a reçu l’ordre de placer sur chacune des quatre montagnes un quart de chaque oiseau. Puis il les a appelés : « venez, par la volonté de Dieu ». Dieu a fait que chaque partie s’envole pour venir se coller à chaque partie du même oiseau. Ils sont devenus des corps comme des cadavres. Puis les corps sont arrivés et chaque corps est venu se coller à la tête qu’Ibraahiim tenait dans sa main. Il a été rapporté que s’il présentait une autre tête que celle qui correspondait au corps, le corps ne voulait pas se coller à elle, mais il allait vers la tête qui correspondait à son corps.

Et sache que Dieu est ^Aziiz : c’est-à-dire que ce que Dieu veut, a lieu. Il n’y a pas quelque chose qui empêche la réalisation de la volonté de Dieu.

Hakiim c’est-à-dire que Dieu crée toute chose selon une sagesse.

Allaah ta^aalaa a donné la preuve qu’Il est tout puissant à ressusciter les morts. Après cette preuve sur la résurrection des morts, Dieu incite à dépenser dans la voie qu’Il agrée (à faire des dons dans la voie qu’Il agrée). Et Dieu informe que celui qui dépense dans la voie qu’Il agrée, celui-là aura une immense récompense. Et Dieu est tout puissant à donner une immense récompense.

Verset 261 : l’exemple de ceux qui dépensent leurs biens dans la voie que Dieu agrée : c’est-à-dire l’exemple de ceux qui engagent des dépenses dans la voie que Dieu agrée,

C’est comme l’exemple d’une graine qui a fait pousser sept épis, dans chaque épi il y a cent graines. Celui qui fait pousser, en réalité, c’est Dieu. Mais le verbe a été attribué à la graine parce qu’elle était une cause. Cela signifie que la graine fait pousser une tige à partir de laquelle vont pousser sept autres qu’on appelle épis. C’est une image de la multiplication. Une graine va donner sept cent graines. On peut le voir dans les champs de blé ou autres céréales.

Et Allaah multiplie davantage à qui Il veut. Cela signifie que Dieu multiplie les récompenses de cette manière-là, à qui Il veut. Parce que ce ne sont pas tous ceux qui auront dépensé qui auront cette multiplication. Il est possible que celui qui aura donné un euro en aumône aura plus de récompenses que celui qui en aura donné cent mille, dans le cas où le premier possédait seulement deux euros et le second des centaines de milliers d’euros. Allaah multiplie les récompenses jusqu’à sept cent fois à qui Il veut.

Et Allaah accorde avec grande générosité. Et Il sait. C’est-à-dire qu’Il sait les intentions des donateurs, parce que ce ne sont pas tous les donateurs qui sont sincères.

Verset 262 : ceux qui dépensent leurs biens dans la voie que Dieu agrée et qui ne font pas suivre leur dépense d’un rappel des œuvres de bienfait ni par une nuisance. Certains rappellent à l’autre leur œuvre de bienfait. Dieu interdit que l’on fasse cela. Il interdit que la personne énumère ses bienfaits à celui avec qui elle a agi en bien. Quand on aide quelqu’un, on le fait pour Dieu, c’est-à-dire pour obtenir des récompenses de la part de Dieu. On ne le fait pas dans le but d’obtenir une considération envers soi ou qu’il reste reconnaissant envers soi. Et on ne considère pas celui qu’on a aidé comme moins bien que soi.

Et (Thoumma) : c’est pour montrer la grande différence entre la dépense et le fait de ne pas rappeler ses œuvres de bienfait et la nuisance. Délaisser le rappel de son bienfait et la nuisance vaut mieux que la dépense elle-même. Donc ne pas tomber dans le péché est mieux.

Auront leur récompense de la part de leur Seigneur.

Ils n’auront pas à avoir peur : de ne pas avoir de récompense. C’est pour les rassurer sur le fait qu’ils auront une récompense.

Ni à être chagrinés : de ne pas avoir de récompense du tout. Autre explication : ils n’auront pas à avoir de crainte d’être châtiés et ils n’auront pas à avoir de chagrin suite à un manque de récompenses.

Verset 263 : une belle parole : c’est-à-dire une belle réponse. Et ibnou l-Jawziyy a dit dans son exégèse que cela signifie ici « une belle parole à quelqu’un qui est pauvre ». Celui qui vient mendier, tu lui dis une belle parole comme de lui dire : Allaahou youwassi^ou ^alayk ce qui signifie : que Dieu t’accorde avec largesse.

Et un pardon (ou une excuse) : soit on pardonne au mendiantsi on constate de sa part qu’il est insistant. Deuxième explication : on obtient le pardon de la part de Dieu grâce à la bonne réponse.

Cela vaut mieux qu’une aumône qui est suivie par une nuisance. Ibnou l-Jawziyy a donné deux explications à la nuisance citée ici : 1°) le fait de répondre au mendiant par ce qui constitue une nuisance pour lui comme de lui dire : tu seras toujours pauvre et tu es une épreuve pour moi et que Dieu me débarrasse de toi ou 2°) il va agir en bien avec le pauvre puis il va informer quelqu’un de cela, alors que le pauvre ne veut pas qu’il soit au courant. Dans les deux cas, c’est une nuisance pour le pauvre et ce n’est pas le caractère de ceux qui sont sincères dans leur aumône.

Ibnou l-Jawziyy a dit aussi qu’il nous a été rapporté de Al-Hasaan fils de abouu Sinaan qu’il a acheté la famille d’un homme avec sa femme et ses enfants, puis qu’il les a tous affranchis. Tout cela sans les informer de son identité. Leur maitre leur a dit qu’il y a quelqu’un qui les a affranchis.

Et Allaah est exempt du besoin : Il n’a pas besoin de quelqu’un qui dépense dans la voie que Dieu agrée, puis qui rappelle son œuvre de bienfait puis qui va nuire aux gens.

Haliim : c’est-à-dire que Dieu ne punit pas rapidement quelqu’un et c’est une menace. Il se peut que quelqu’un commette beaucoup de péchés mais Dieu ne le châtie pas sur le coup, mais plus tard.

Verset 264 : ô vous qui êtes croyants, n’annulez pas vos aumônes par le rappel des œuvres de bienfait ni par la nuisance comme celui qui dépense ses biens avec insincérité envers les gens et qui ne croit pas en Dieu ni au jour dernier. C’est-à-dire : n’annulez pas la récompense de vos aumônes par le rappel de vos œuvres de bienfait ni par la nuisance, à l’image de l’hypocrite qui dépense tous ses biens avec insincérité et qui ne recherche pas par sa dépense l’agrément de Dieu ni la récompense de l’au-delà. Dieu a comparé le rappel des œuvres de charité au bénéficiaire à l’insincérité parce que ces deux actes annulent la récompense.

Pourquoi est-ce que le rappel des œuvres de bienfait est compté parmi les péchés du cœur alors que c’est par la langue que la personne rappelle ? Parce que l’origine de ce péché est dans le cœur.

Son exemple est comme une roche qui est lisse sur laquelle il y a de la terre et une pluie torrentielle est tombée et il ne reste plus rien.

Ils ne retrouveront rien de la récompense de ce qu’ils ont donné.

Et Allaah ne guide pas les mécréants. Tant qu’ils se maintiennent sur la mécréance, Dieu ne les guide pas.

Verset 265 : et à l’opposé, l’exemple de ceux qui dépensent de leurs biens dans la voie que Dieu agrée par recherche de l’agrément de Dieu et par acte de foi de leur part : c’est-à-dire qu’ils ont la certitude que Dieu les récompensera

Ils croient en la véracité de l’Islam. Le musulman qui dépense son argent dans la voie que Dieu agrée, cette conviction vient de lui-même et de la sincérité de son cœur.

C’est comme un verger sur une colline. Généralement, les arbres qui poussent sur des lieux élevés sont plus purs et leurs fruits sont meilleurs.

Sur laquelle est tombée une pluie torrentielle et la quantité de la récolte a été le double de la récolte précédente.

S’il n’y a pas eu de pluie qui est tombée, c’est la rosée. C’est-à-dire l’humidité qui se produit la nuit et qui retombe sur les plantes et qui suffit pour que ces plantes puissent donner des fruits. Ou alors il a comparé leur état, selon le jugement de Dieu, à un jardin situé sur une colline et lors des grandes dépenses ou des faibles dépenses, c’est comme soit la pluie torrentielle, soit la rosée. Chacune des deux permet de multiplier la récolte de ce verger. De la même façon pour l’aumône, qu’elle soit en grande quantité ou en petite quantité, du moment que celui qui fait cette dépense la fait avec l’intention sincère de rechercher l’agrément de Dieu uniquement, alors cette dépense augmentera selon le jugement de Dieu.

Et Allaah sait ce que vous faites. Il sait vos actes, quand vous faites beaucoup et quand vous faites peu. Et Il sait vos intentions dans chacun de vos actes, que ce soit fait avec sincérité ou pas.

Et Allaah voit tout ce que vous faites. Ce verset est une preuve chez les Ach^arites que Dieu voit tout ce qui existe, c’est-à-dire y compris vos actes.

Série le Mariage en Islam (19) : la HaDaanah ou prise en charge de l’enfant (suite)

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur octobre 18, 2023

Suite de al-hadanah, la prise en charge de l’enfant :

En priorité, celui qui prend en charge l’enfant c’est la mère, si l’enfant est en âge d’être allaité, s’il est encore nourrisson, et cela dans le cas où la femme ne s’est pas remariée c’est elle qui est prioritaire. Parce que la mère est plus adaptée pour l’enfant, elle est la mieux placée en termes de tendresse pour l’enfant.

Abou Chouja^ -savant chafi^ite et Qadi– a dit dans son livre, qui est un résumé sur la jurisprudence chafi^ite :

Lorsqu’un homme quitte sa femme et qu’il a un enfant d’elle, c’est la mère -sa femme- qui est prioritaire pour la prise en charge jusqu’à ce que l’enfant atteigne 7 années lunaires -dans la jurisprudence, on parle toujours en année lunaire-. Après 7 ans lunaires, l’enfant lui est donné à choisir entre ses parents. Lequel des deux il aura choisi, il lui sera confié, cela ne veut pas dire que l’enfant ne pourra pas voir l’autre parent, mais il va rester chez lui.

Après la mère, c’est la mère de la mère qui prend en charge l’enfant en priorité. Puis, la mère de la mère de la mère et ainsi de suite du côté maternel. Si la grand-mère et l’arrière grand-mère sont toutes les deux présentes, c’est la grand-mère qui est prioritaire. Ce n’est pas étonnant puisqu’il n’y a pas si longtemps, les gens se mariaient jeunes, même si ce n’est plus le cas maintenant, cependant la jurisprudence ne change pas. Certains, à 40 ans, étaient grands-parents, ce n’est pas quelque chose de choquant.

Si la mère n’a plus de droit pour une raison ou une autre à assurer la prise en charge de l’enfant, alors ça sera sa mère à elle qui devient prioritaire.

Si la femme par exemple, refuse de prendre en charge l’enfant, ça sera sa mère à elle qui prend l’enfant en charge. Ici, on parle de la prise en charge pour l’éducation et non financière. La prise en charge financière est toujours à la charge du père jusqu’à la puberté, ici on parle de prise en charge en terme d’éducation, comment elle veille sur lui, mais tout ce qui est frais financier, c’est à la charge du père.

Après les mères, lorsqu’on a épuisé toute les femmes du côté de la mère, alors ce sera le père. Après le père, ce seront les mères du père, c’est-à-dire la grand-mère paternelle -la mère du père-. Ensuite, quand on aura passé toutes les femmes du côté du père, ça sera le grand-père. Après le grand-père, ça sera la mère du grand-père, la grand-mère maternelle du grand-père et ainsi de suite. On remonte aux mères du côté du grand-père.

Puis, ce seront les frères et sœurs de l’enfant, ce sera à eux de prendre en charge.

Après les frères et sœurs, l’ordre va pour les tantes maternelles -les sœurs de la mère de l’enfant- de même père et mère que sa mère. Ensuite, ce seront les tantes maternelles de même père que sa mère. C’est-à-dire que si le père de sa mère -le grand-père- a épousé plusieurs femmes, d’une femme il a eu la mère de l’enfant et d’une autre femme, il a eu une autre fille. Cette autre fille représente pour l’enfant sa tante maternelle, car c’est la sœur de sa mère. En français, ils disent “demi-sœur”, mais c’est une sœur de sa mère mais de même père seulement. Puis ce sera la tante maternelle, de même mère que sa mère. C’est-à-dire que sa grand-mère maternelle a eu une fille -la mère de cette enfant- et a eu une autre fille d’un autre mari -ce qui est une tante maternelle pour cette enfant, de même mère que sa mère seulement-.

C’est les descendants de ses frères et sœurs de même parents -ses neveux-, et c’est possible. Puis les frères et sœurs de même père que lui, c’est-à-dire que ce sont ses frères et sœurs de même père que lui. Puis les filles descendantes de ses frères et sœurs de même mère, c’est-à-dire il a des frères et sœurs par sa mère, et c’est les filles de leurs descendantes.

Après on va remonter en haut, c’est-à-dire les descendants de son grand-père, de même père et mère que son père, c’est les descendants de son grand-père, c’est-à-dire ce sont ses oncles et tantes paternelles. Puis, ce seront les oncles de même père que son père et les tantes paternelles de même père que son père. Puis la tante paternelle de même mère que son père.

Ensuite c’est la fille de la tante maternelle (cousine), puis la cousine qui est la fille de la tante paternelle. Ensuite les fils de l’oncle paternel (cousins) mais qui a d’autres mères que son père -c’est-à-dire que son grand-père a épousé deux femmes, avec l’une il a eu son père et avec l’autre il a eu d’autres enfants, ce sont ces autres enfants. 

Récapitulatif

  1. La mère ;
  2. La mère de la mère ;
  3. La mère de la mère de la mère -on remonte du côté des femmes- ;

Si on trouve personne, ou elle refuse toutes ou elles ne sont pas apte toutes, parce qu’on a dit la hadanah c’est une musulmane et si ce n’est pas le cas, alors on passe.

  • Le père ;
  • La mère du père ;
  • La mère de la mère du père -et on remonte du côté des mères- ;
  • Le père du père ;
  • La mère du père du père ;
  • La mère de la mère du grand-père -et ainsi de suite- ;

S’ils sont morts, ou s’il n’y a pas, alors on passe :

  1. Aux frères et sœurs ;
  2. Les tantes maternelles de même père et mère ;
  3. Les tantes maternelles de même père ;
  4. Les tantes maternelles de même mère ;
  5. Ses neveux ;
  6. Frères et sœurs de même père ;
  7. Filles de ses frères et sœurs de même mère ;
  8. Oncles et tantes paternelle de même père et mère ;
  9. Oncles et tantes paternelle de même père ;
  10. Tante paternelle de même mère ;
  11. Cousine qui est la fille de la tante maternelle ;
  12. Cousine qui est la fille de la tante paternelle ;
  13. Cousin qui est le fils de l’oncle paternelle de même père seulement que son père ;

Il y a un ordre qui est bien défini dans la loi. Ce ne sont pas des choses que l’on rencontre dans la vie de tous les jours. Nous les étudions surtout pour avoir une idée, maintenant quand quelqu’un se pose la question, il va aller chercher l’information pour vérifier qui va prendre en charge l’enfant.

Comme on a vu, que l’enfant reste à la charge de sa mère jusqu’à ce qu’il atteigne l’âge de 7 ans lunaires. Ici, on parle de la charge en termes d’éducation.

Pourquoi 7 ans ? Parce que généralement le discernement arrive à l’âge de 7 ans habituellement, donc la loi à fixé à 7 ans puisque c’est l’âge à lequel arrive généralement le discernement.

Mais, l’auteur dit : ce qui compte en réalité ce n’est pas l’âge, mais le discernement. Que le discernement ait eu lieu avant les 7 années ou après les 7 années. Mais c’est après le discernement que le choix est laissé pour l’enfant. Et cette règle s’applique autant pour le garçon que la fille, les deux leur est laissé le choix, s’il veut rester avec sa mère ou s’il veut rester avec son père.

Sur quoi se sont basés les savants pour parler de ce choix qui est donné à l’enfant ?

L’argument vient de ce qu’a rapporté Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, que le messager de Allah ﷺ a fait choisir un enfant entre son père et sa mère.

[Rapporté par Ibnou Majah et At-Tirmidhiyy]

Et At-Tirmidhiyy a dit que ce hadith est haçan et on s’appuie dessus.

Le choix est laissé à l’enfant, il choisit entre ses parents et il sera confié à celui des deux qu’il aura choisi.

C’est pour cela que l’auteur dit : lorsque l’enfant atteint le discernement et qu’il choisit son père, son père le prendra. Sinon, il restera chez sa mère.

Si l’un des parents a un défaut, comme une folie, alors le droit de garde est à l’autre parent tant que le premier a le défaut (on parle d’après les 7 ans lunaires, après le discernement).

Si le père n’est pas là, alors l’enfant choisira entre sa mère et son grand-père -le père de son père-. Il en est de même, le choix est laissé à l’enfant entre la mère et ceux qui sont du côté paternel, comme son frère ou son oncle paternel.

[Règle que notre chaykh a donné et qui est issu du hadith : le grand frère, il est comme le père. Quand le père est absent, il a le rôle du père. Et la tante maternelle est comme la mère.]

Certains pensent que si l’enfant est à la garde de l’un des deux, c’est comme si l’autre n’existait pas. Si l’enfant choisit d’aller chez son père, la mère peut le visiter. 

Dans l’école chafi^ite, les savants chafi^ite n’ont pas défini combien le père de l’enfant peut autoriser à la mère de le voir.

Il faut que le père permette à la mère de visiter les enfants autant qu’elle veut, c’est-à-dire sans que ne s’écoule un temps éprouvant pour elle pour patienter et pour ne pas les voir.

Il n’est pas permis au père d’empêcher la mère de voir ses enfants sauf si c’était une grande pécheresse -une femme qui commet des grands péchés- et il craint qu’elle enseigne le mal aux enfants.

On aura fini le livre et il reste la conclusion du livre avec de très beaux hadith du Prophète, des règles de comportement familiale, conjugale, les critères du choix de la femme, les règles de vie entre l’homme et la femme.

Tafsir an Nasafiyy sourate al Baqarah : versets 232-256

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur octobre 9, 2023

Verset 232 : lorsque vous prononcez le divorce pour vos épouses et qu’elles atteignent leur terme (c’est-à-dire que leur période d’attente post-maritale s’est achevée), le contexte indique ici qu’il s’agit d’une séparation entre deux personnes qui étaient mariées, parce que le mariage parce que le mariage est suivi par la période d’attente post-maritale.

Et ne les empêchez pas : c’est-à-dire ne les gênez pas si elles veulent épouser des maris (qu’elles désirent épouser) et qui sont bons pour elles. Le sens de « maris » ici est qu’ils deviendraient leur mari si elles l’épousaient. Le contrat de mariage est conclu si la femme se donne elle-même en mariage. La parole ici s’adresse aux hommes, pour qu’ils ne dérangent pas leurs femmes qu’ils ont divorcées, si elles veulent épouser un autre homme, après que la période d’attente post-maritale se soit écoulée. Cette parole s’adresse donc aux hommes qui gênent leur ex-femme et ne la laissent pas épouser qui elle veut parmi les hommes. An-Naçafiyy explique le mot « mari » également par le fait que la parole est adressée au tuteur qui dérange les épouses afin de les empêcher de devenir les épouses de ceux qui les ont divorcées. Ce verset a été révélé à propos d’un compagnon qui s’appelle Ma^Qiil fils de Yaçaar qui avait gêné sa sœur pour qu’elle ne retourne pas à son premier mari. Ou bien troisième possibilité : la parole s’adresse aux gens en général, c’est-à-dire : tâchez qu’il n’y ait pas de gêne entre vous.

Dès lors qu’ils sont d’accord entre eux : c’est-à-dire ceux qui ont demandé en mariage et les femmes.

« bil-ma^rouuf » : convenablement : c’est un terme général qui signifie « tel qu’il est convenable », tel qu’il est bon du point de vue religieux et tel qu’il est bon du point de vue de l’usage. Une autre explication est : à condition que le mari donne la dote que semblable à cette femme peut avoir et que le mari soit digne de cette femme, c’est-à-dire que ce n’est pas quelqu’un qui est en deçà de son niveau. Chez les hanafites, la femme peut se marier elle-même. Mais si une des deux conditions n’est pas remplie, c’est-à-dire s’il n’y a pas la dot des semblables ou si le mari n’est pas digne de la femme, et que la femme se marie quand même, le tuteur, s’il prend connaissance, il peut émettre une objection et le contrat est annulé. 

An-Naçafiyy dit que la parole ici s’adresse au Prophète Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam, ou à tout un chacun.

Cela est une exhortation pour celui parmi vous qui croit en Dieu et au Jour Dernier : cette exhortation est profitable pour ceux qui croient en Dieu et au Jour Dernier.

Ceci est plus pur et meilleur pour vous : c’est plus pur que de vous souiller de péchés et c’est meilleur que de gêner et de déranger, comme le fait de gêner la femme ou de la maintenir dans une situation où il ne veut pas la divorcer.

Et Dieu sait et vous, vous ne savez pas : Dieu sait ce qui est meilleur.

Verset 233 : et les mères allaitent leurs enfants : c’est une information qui sous-entend un ordre à propos duquel il y a insistance. C’est-à-dire : que les mères allaitent leurs enfants ! C’est un ordre qui n’est pas dans le sens de l’obligation, mais dans le sens de la recommandation. Ou bien c’est un devoir si le nourrisson n’accepte pas autre que le sein de sa mère. Ou qu’on ne lui trouve pas de nourrice. Ou dans le cas où le père était incapable de payer celle qui allaite l’enfant. Ou bien il a visé les mères qui ont été divorcées. Parce que comme c’est un devoir pour l’homme de prendre en charge la mère en ce qui concerne la nourriture et les vêtements, la mère doit prendre en charge l’allaitement de l’enfant.

Deux années complètes : il s’agit de deux années lunaires complètes. Et pas seulement approximativement.

Pour ceux qui veulent aller jusqu’au bout de l’allaitement. Il y a une indication que ce jugement s’adresse à ceux qui veulent aller jusqu’au bout de l’allaitement. En résumé, c’est le père qui a l’obligation d’assurer l’allaitement de son enfant et pas la mère et c’est à lui de lui trouver une nourrice, sauf si la mère, de façon bénévole, veut bien allaiter l’enfant. C’est recommandé pour elle de le faire, mais elle n’est pas contrainte pour cela.

Et pour ceux qui ont eu un enfant : celui pour qui un enfant est né et il s’agit ici du père. Il n’a pas été dit « le père » et c’est pour que l’on sache que les mères ont donné l’enfant au père puisque les enfants sont attribués au père par ascendance : on dit « le fils d’un tel ». De ce fait, c’est un devoir pour le père de subvenir à la charge de la mère et à leur tenue vestimentaire, si elle allaite. Exactement comme si c’était pour une nourrice.

Ils doivent leur assurer à elles (les mères) leur subsistance et leur tenue vestimentaire, convenablement : c’est-à-dire sans gaspillage et sans avarice.

Chacun des deux n’est pas chargé de ce dont il n’est pas capable : la personne n’est chargée que de ce dont elle est capable, c’est-à-dire que de ce dont elle dispose ou la part de ce qui est en sa possession.

Qu’une mère n’utilise pas son enfant pour nuire à son mari :  c’est une information qui signifie l’interdiction comme si la femme violentait son mari à cause de l’enfant. Ou qu’elle demande à cause de l’enfant ce qui n’est pas juste, comme subsistance et comme tenue vestimentaire. Ou qu’elle provoque du souci au père en négligeant l’enfant. Ou qu’elle dise, après que l’enfant ait été habitué à être allaité par elle : trouve -lui une nourrice. Et ce qui est de cet ordre.

Et la même chose réciproquement : ni que quelqu’un qui a eu un enfant ne nuise à son épouse à cause de cet enfant, en empêchant quelque chose qui est un devoir pour lui, le mari, envers l’épouse, comme lui assurer la subsistance ou sa tenue vestimentaire ou qu’il ne lui prenne l’enfant alors qu’elle veut l’allaiter. Et que la femme ne nuise pas à l’époux à cause de l’enfant et qu’elle ne nuise pas à son enfant de sorte à ce qu’elle assume mal sa nourriture et son entretien et qu’elle ne le donne pas au père après que l’enfant se soit habitué à elle et que le père ne nuise pas à la femme à cause de l’enfant en le lui enlevant ou en faisant preuve de manquement à son égard de sorte qu’à son tour, elle manque à son enfant.

Il a été mentionné en arabe, son enfant à elle ou son enfant à lui, parce que comme il a été interdit à la femme de nuire et que l’enfant lui a été attribué, c’est pour provoquer l’attendrissement. Car c’est son enfant donc qu’elle ne l’utilise pas pour nuire. Et la même chose pour le père, qu’il n’utilise pas l’enfant pour nuire à la mère. Le possessif a été utilisé pour provoquer l’attendrissement à chaque fois.

Et pour l’héritier la même chose : il s’agit de l’héritier du père, c’est-à-dire celui qui est le tuteur de l’enfant, lorsqu’il n’y a pas de père. Celui qui a en charge l’enfant doit la même chose que le père durant sa vie, en termes de subsistance et de tenue vestimentaire. An-Naçafiyy dit qu’il y a eu divergence à ce sujet. Selon ibnou abi Layla qui est un moujtahid hanafite, la parole ici concerne tous ceux qui héritent : ceux qui sont proches parents et qui sont maHram, en raison de la récitation de ibnou Mas^ouud « wa ^ala l-waarithi (                      )mithlou dhaalik ». Et chez Ach-Chaafi^iyy, que Dieu lui fasse miséricorde, il n’y a pas de charge obligatoire sauf s’il y a une naissance.

S’ils veulent (les parents) le sevrage d’un commun accord et par concertation, il n’y a pas de mal pour eux en cela : ils ne tombent pas dans le péché. Qu’ils aillent eu delà des deux ans ou bien qu’ils arrêtent au-delà des deux ans, c’est comme ils veulent. Il y a donc eu une recommandation d’allaiter l’enfant deux ans puis ce verset indique une possibilité de l’allaiter plus ou moins que deux ans. Le terme qui indique la concertation provient d’un mot qui signifie l’extraction d’un avis. C’est le même verbe qui est utilisé pour extraire le miel. La concertation consiste à extraire le meilleur avis à l’image du miel qui est extrait d’une ruche. Ici c’est pour montrer que l’accord des deux parents pour sevrer l’enfant intervient suite à une réflexion, de sorte à ce qu’il n’y ait pas de nuisance pour le nourrisson.

Qu’Il est exempt d’imperfection Celui Qui a éduqué les personnes âgées par cette règle et Qui n’a pas négligé nos petits. Les ordres de Dieu comportent une sagesse. Le commun accord des parents a été pris en compte parce que le père a le droit de l’ascendance et de la tutelle sur l’enfant. Et la mère a la tendresse et l’attention envers l’enfant.

Et si vous voulez charger de l’allaitement de vos enfants, autre que la mère : le verbe « istarDa^a » est dans le sens de demander à ce que l’allaitement soit fait. Ici c’est dans le cas où la mère refuse d’allaiter ou lorsqu’elle est incapable d’allaiter.

Il n’a pas de mal en cela pour vous : c’est-à-dire que vous ne tombez pas dans le péché si vous donnez aux nourrices la rémunération que vous voulez leur donner. Ici, cette rémunération est recommandée, ce n’est pas une condition pour que ce soit autorisé de faire allaiter l’enfant par autre que sa mère. Quelqu’un peut trouver une nourrice qui allaite sans contrepartie.

Bil-ma^rouuf : convenablement : il n’y a pas de mal si vous rémunérez celle à qui vous confiez l’enfant, convenablement c’est-à-dire de bon cœur, sans contrainte.

Et craignez Dieu et sachez que Dieu voit ce que vous faites. Vos œuvres ne lui échappent pas. Il vous rétribue pour ces œuvres (que vous faites).

Verset 234 : et ceux d’entre vous qui décèdent (il a eu son âme jusqu’à son terme)

Et qui laissent des épouses, qu’elles attendent : c’est-à-dire qu’elles entament une période d’attente post maritale

Quatre mois et dix : c’est-à-dire dix nuits et les jours sont compris.

Si elles atteignent leur terme : c’est-à-dire si la période d’attente post maritale est achevée

Il n’y a pas de mal pour vous : les imams et les juges

Dans ce qu’elles font : du fait qu’elles s’exposent à être demandées en mariage.

Convenablement : d’une manière que la Loi ne renie pas.

Et Allaah sait ce que vous faites : Dieu sait ce qu’il y a au fond de vous, dans votre cœur, dans votre corps, dans votre for intérieur. Rien ne Lui échappe.

Verset 235 : il n’y a pas de mal pour vous si vous faites allusion en demandant la femme en mariage. On parle ici de la veuve en période d’attente post maritale. L’allusion est comme en lui disant : tu es belle, tu es une femme de bien, j’aimerais me marier ou ce qui est de cet ordre de paroles qui suggèrent qu’il voudrait se marier avec elle mais ce n’est pas explicite. Ceci est comme une demande de sa part de se réserver pour lui, pour qu’elle ne pense pas à un autre, dans le cas où elle est intéressée par lui. Ainsi, quand elle aura fini sa période d’attente post maritale, il pourra venir la demander explicitement. Car une femme qui a déjà été mariée, son avis est une condition pour le contrat de mariage.  En arabe, il y a deux expressions : « al-kinaayiah » est ce qui est implicite et « at-ta^riiD » qui est l’allusion. « Al-kinaayiah » est le fait de mentionner la chose par un autre terme que le terme qui la désigne. L’allusion est le fait de mentionner une chose qui indique ce qui n’a pas été mentionné. Comme quelqu’un qui est nécessiteux qui va voir quelqu’un de qui il a besoin et il lui dit : « je suis venu te voir pour te passer le salaam et voir ton visage généreux ».

Ou si vous cachez cela dans vos cœurs : dans le cas où la femme est veuve et un homme se dit dans son cœur qu’il voudrait l’épouser. Il n’y a pas de mal dans le fait de penser cela dans son cœur sans l’avoir mentionné par sa langue, ni par allusion ni explicitement.

Dieu sait que vous allez les citer : c’est-à-dire ces femmes qui ont perdu leurs maris, sans aucun doute, vous n’allez pas vous empêcher de parler pour exprimer votre désir à les épouser.

Mais ne leur promettez pas en cachette (sirran) que vous êtes capables d’avoir un rapport avec elles : Al-Qourtoubiyy a dit dans son exégèse que les savants ont divergé à propos de ce mot « sirran » (en secret).

Il a été dit que ça veut dire « mariage » c’est-à-dire que l’homme ne dise pas à cette femme qui est en période d’attente post-maritale « épouse-moi » mais s’il veut, il peut faire une allusion. Mais il ne prend pas d’elle une promesse de ne pas épouser quelqu’un d’autre que lui en cachette. Cette explication est celle d’ibnou ^Abbaas, d’ibnou Joubayr, de Maalik, de ses compagnons, de Ach-Cha^biyy, de Moujaahid, de IQrimah, et de l’ensemble des gens de science.

Et il a été dit que « sirran » ici signifie la fornication c’est-à-dire qu’il n’y ait pas de promesse de commettre la fornication pendant la période d’attente post-maritale puis un mariage après la période d’attente post-maritale. C’est l’avis d’Al-Haçan, de Qataadah, d’An-Nakhaa^iyy et AT-Tabaariyy.

Et il a été dit que « sirran » ici est le rapport c’est-à-dire : ne vous décrivez pas comme quelqu’un qui est capable d’avoir beaucoup de rapports pour l’inciter à vous épouser, parce que la mention du rapport sexuel avec autre que l’épouse est quelque chose d’indécent et de vulgaire. C’est l’avis de Ach-Chaafi^iyy.

AS-Souyouutiyy a dit : ibnou-l-Jariir , ibnou l-Moundhir , ibnou abii Haatim ont rapporté d’ibnou ^Abbaas que les agrée lui et son père, qu’il a dit à propos de ce verset : « qu’il ne lui dise pas qu’il est amoureux d’elle, qu’elle lui promette de l’épouser et personne d’autre «  et ce qui est de cet ordre, sauf si vous dites des paroles convenables comme « si tu veux bien, ne prends pas un autre que moi ».

Ibnou l-Jariir a rapporté une autre parole d’ibnou ^Abbaas : « ne leur promettez pas en secret, c’est-à-dire la fornication ». L’homme venait pour faire la fornication mais il prétendait qu’il voulait le mariage.

Et Al-BayhaQiyy a rapporté de MouQaaTin fils de Hayyaan : il nous a été rapporté que la signification de ce verset, c’est le rapport sexuel, c’est-à-dire que l’homme ne fasse pas d’allusion à la femme d’avoir un rapport avec elle.

Une autre explication rapportée par ^Abdour-RazzaaQ d’après Moujaahid : il s’agit de celui qui prend de la femme la promesse de ne pas épouser autre que lui.

Et Soufiaane et ibnou abi Chaybah ont rapporté d’après Moujaahid : qu’il ne la demande pas en mariage explicitement pendant sa période d’attente post-maritale.

Mais dites des paroles convenables : il lui dit par exemple « tu es belle » ou « tu as une bonne situation » ou « tu es quelqu’un que les gens désirent épouser ».

^Abdour-RazzaaQ et ibnou l-Moundhir ont rapporté de ibnou ^Abbaas à propos de sa parole « sauf si vous dites des paroles convenables » comme s’il lui dit qu’elle est belle ou qu’elle aura une bonne situation.

Sauf si vous dites des paroles convenables : c’est-à-dire que vous faites allusion mais vous ne demandez pas explicitement en mariage tant qu’elle est en période d’attente post maritale. Cette expression « illaa » qui signifie « sauf » se rapporte à la phrase « ne leur promettez pas ». C’est-à-dire « ne leur faites pas de promesse sauf de manière convenable, qui ne soit pas blâmable ».

Et ne vous décidez pas au contrat de mariage : ici il y a l’interdiction de décider de faire le contrat de mariage. Il y a une insistance sur le sujet car décider de faire un acte précède l’acte. S’il y a interdiction de décider de faire l’acte, à plus forte raison, il y a interdiction de faire l’acte lui-même. Ici cela veut dire : ne vous décidez pas à faire le contrat de mariage ou bien ne soyez pas catégorique à faire le contrat de mariage parce que « al-^azm » signifie le fait d’être catégorique pour une chose. An-Naçafiyy a rapporté un Hadiith rapporté par l’auteur des sounan, qui signifie : « il n’y a pas de jeûne pour celui qui n’a pas décidé le jeûne la nuit » et une autre version rapportée par An-Naçaa’iyy qui signifie : « il n’y a pas de jeûne pour celui qui n’a pas mis l’intention la nuit ».

Jusqu’à ce que le terme arrive à sa fin : il s’agit ici de la période d’attente post-maritale. Ici le terme qui désigne l’échéance est le livre « jusqu’à ce que le livre arrive à son terme ». La période d’attente post-maritale est appelée ici par le terme « livre » parce qu’elle a été rendue obligatoire par le livre. C’est-à-dire jusqu’à ce que cette attente qui est écrite dont le terme lui est prescrit arrive à sa fin.

Et sachez que Dieu sait ce que vous avez dans vos cœurs : c’est-à-dire ce que vous pourriez avoir comme décision dans vos cœurs pour faire ce qui n’est pas permis.

Alors méfiez-vous : c’est-à-dire ne vous décidez à faire ce qui est interdit.

Et sachez que Dieu est Ghafouur (Celui Qui pardonne) Haliim : pour un être humain, Haliim signifie être indulgent, ne pas perdre patience. Mais concernant Dieu, Haliim signifie « Celui Qui ne vous fait pas parvenir la punition rapidement ». Dieu accorde à la plupart des gens du répit pour qu’ils puissent se rattraper.

verset 236 : l’auteur rappelle le contexte et dit que ces versets ont été révélés à propos de celui qui a divorcé de son épouse sans lui avoir fixé de dot et sans avoir eu de rapport avec elle. C’est-à-dire qu’ils ont juste fait le contrat de mariage puis le mari a prononcé le divorce.

Il n’y a pas de conséquence pour vous lorsque vous divorcez les femmes et que vous n’avez pas fixé de dot tant que vous n’avez pas consommé : il n’y a pas de mal pour vous de n’avoir pas fixé de dot parce qu’il n’y a pas de dot qui soit obligatoire comme il y a eu un divorce avant la consommation. Vous n’êtes pas redevables d’une dot à la femme dans ce cas-là.

Sauf si vous lui avez fixé une dot : c’est-à-dire si la dot a été mentionnée lors du contrat. Et ce, parce que celle qui a été divorcée alors qu’il n’y a pas eu consommation et que la dot a été citée dans le contrat, dans ce cas, elle a le droit à la moitié de ce qui a été fixé dans le contrat.

Et donnez-leur une mout^ah : une mout^ah c’est une chemise et un drap dans lesquels la femme s’enveloppe et un khimaar (quelque chose qui lui couvre la tête et le cou)

Pour l’homme qui a les moyens, qu’il donne le montant qu’il est capable de donner

Et celui dont les moyens financiers sont limités, il donne ce dont il est capable.

Mataa^an : grammaticalement c’est un maf^ouul mouTlaQ, c’est -à-dire qui comporte une insistance sur l’action citée par le verbe. En insistant sur cette mout^ah.

De manière qui est convenable dans la Loi : donnez-leur un bien qui est convenable dans la Loi et qui est correct. Ne diminuez pas de façon à ne pas la rabaisser et ne gaspillez pas non plus.

C’est un droit : soit c’est un droit pour elles, c’est-à-dire qu’elles ont droit à cela.

Et un devoir pour ceux qui agissent en bien. C’est-à-dire pour les musulmans ou pour ceux qui agissent en bien avec les femmes divorcées, en leur donnant cette mout^ah (qui est une compensation financière suite à un divorce). An-Naçafiyy indique que cette bienfaisance n’est pas une action qui est délibérée et bénévole, mais c’est un devoir pour l’homme. La mout^ah est un bien qui est donné à la femme qui est divorcée sans que ce soit à cause d’elle. Ce n’est pas un montant particulier. Mais il est recommandé qu’elle soit d’un montant de trente dirham (et un dirham est une pièce d’argent qui est un peu moins que trois grammes d’argent, donc cela fait environ quatre-vingt-dix grammes d’argent) pour celui qui est dans une situation financière intermédiaire et que cette compensation financière n’atteigne pas la moitié de la dot des femmes qui lui sont semblables (c’est-à-dire les femmes qui ont son profil, on dirait aujourd’hui sa catégorie socio-professionnelle) : c’est-à-dire qu’est-ce que les gens lui donnent comme dot en se référant à sa sœur, sa tante maternelle.

Il est suffisant de donner un montant sur lequel les deux se mettent d’accord, même si c’est le plus faible montant c’est-à-dire le minimum de ce qui est appelé un bien marchand.

Si l’homme et la femme ne se mettent pas d’accord, alors c’est le juge qui va fixer par son propre effort un montant, en prenant en considération l’état de l’homme.

Verset 237 : ensuite il va donner le jugement de la femme à laquelle il a fixé une dot s’il la divorce avant la consommation. Mais si vous divorcez une femme avant d’avoir consommé avec elle, alors que vous aviez fixé une dot, alors elles auront droit à la moitié de la dot que vous aviez fixée sauf si la femme refuse cela.

C’est comme s’il a dit : dans les deux cas, s’il y a eu divorce avant consommation, vous devez lui donner la moitié de la dot, sauf si la femme refuse d’elle-même. Ou que, de lui-même, celui qui détient le contrat, décide de donner malgré tout. Celui qui détient le contrat est le mari : c’est la parole de ^Aliyy, de Sa^iid fils de Zoubayr, de Chourayf, de Moujaahid, de abouu Haniifah, de Ach-Chaafi^iyy selon la nouvelle école, que Dieu les agrée tous. Ils considèrent que le divorce est entre les mains du mari. C’est donc lui qui décide si le contrat est poursuivi ou pas.

Le devoir selon la Loi est que le mari donne à la femme qui a été divorcée avant la consommation, la moitié de la dot, sauf si la femme l’excuse ou si le mari lui donne quand même malgré qu’elle l’ait excusé, c’est-à-dire si le mari veut donner malgré tout la totalité de la dot (alors qu’elle a droit à la moitié).

Le fait que vous excusiez cela, vaut mieux pour vous : c’est plus proche pour la piété. « Vous » concerne aussi bien l’homme que la femme. Az-Zajjaaj a dit : pour l’homme, cela veut dire donner la totalité de la dot. Pour la femme, si elle excuse le mari pour la totalité, cela vaut mieux pour elle. Il y a une incitation à s’excuser. Cela vaut mieux.

Et n’oubliez pas le mérite entre vous : n’oubliez pas le mérite que vous avez les uns sur les autres. C’est une incitation à agir en bien. Ne rentrez pas dans des querelles, dans des disputes.

Et Allaah voit ce que vous faites et Il vous rétribue pour le fait que vous agissiez en bien.

Verset 238 : persévérez dans l’accomplissement des prières : c’est-à-dire accomplissez-les dans leurs temps, avec leurs piliers, avec leurs conditions de validité. Allaah ta^aalaa nous a ordonné d’être assidus dans l’accomplissement de la prière. Et ceci ne peut avoir lieu qu’en connaissant les temps conformément aux règles de la Loi de l’islam.

Et la prière du milieu : c’est-à-dire la meilleure car elle est située au milieu des autres et c’est la prière de al-^aSr, la prière de l’après-midi. Il y a donc une mention particulière pour cette prière-là. Abou Haniifah l’a expliquée par la prière de al-^aSr et la majorité des savants sont de cet avis. Ils ont déduit cela parce que le jour de la bataille des factions, le Prophète avait dit ce qui signifie : « ils nous ont occupé de l’accomplissement de la prière centrale, que Dieu remplisse leurs maisons de feu ». Rapporté par Mouslim. Et il a jouté ^alayhi S-Salaat wa s-salaam ce qui signifie : « c’est la prière dont Soulaymane a été détourné jusqu’à ce que le soleil se cache à l’horizon ». Le temps de al-^aSr se termine lorsque le soleil se couche. Cette prière de al-^aSr est entre les deux prières de la journée et les deux prières de la nuit. Al-maghrib et el ^ichaa’ sont les deux prières de la nuit et aS-SoubH et adh-dhouhr sont les deux prières de la journée. La prière centrale (du milieu) qui est celle de al-^aSr a un mérite particulier parce que les gens sont habituellement occupés dans cette partie de la journée, comme les commerçants qui, s’ils n’ont pas vendu leur marchandise de la journée, ils font des remises. Les gens sont occupés par leurs affaires. Il y a un grand mérite, malgré les occupations des gens, à accomplir cette prière en son temps.

Levez-vous pour accomplir la prière. « Qaanitiin » c’est-à-dire remplis de crainte et de soumission envers Dieu. Ou bien en évoquant Dieu quand vous vous levez. Qaanitiin est un adjectif qui signifie « en ayant le Qounouut » et c’est le fait d’évoquer Dieu quand on est debout. Dans la deuxième rak^ah de la prière du SoubH, on récite l’invocation du Qounouut. Ou bien, autre explication : en restant longtemps debout. Et Zayd ibnou l-ArQam (qui est un des premiers compagnons) il a dit : « au début, quand on faisait la prière avec le Messager de Dieu Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam, on pouvait parler à son compagnon pendant la prière, jusqu’à ce que ce verset 238 de sourate al-baQarah soit révélé. Quand ce verset 238 a été révélé, alors on a reçu l’ordre de ne pas parler avec les gens alors qu’on était en train de faire la prière. Il nous a été interdit, dès lors, de parler avec les gens, pendant la prière ». Rapporté par Al-Boukhaariyy et Mouslim et ma version qui vient d’être rapportée est celle de Mouslim.

Verset 239 : si vous avez une crainte : vous voulez faire la prière mais vous avez peur de l’attaque d’un ennemi ou autre qu’un ennemi,

Alors faites la prière en étant à pied ou sur les montures : en mimant les mouvements et dans ce cas-là, il n’est pas une obligation de se diriger vers la Qiblah. C’est un cas particulier où la personne peut faire une prière obligatoire dans ces conditions.

Lorsque vous êtes en sécurité : c’est-à-dire qu’il n’y a plus de crainte de l’ennemi,

Alors évoquez Dieu tout comme Il vous enseigné ce que vous ne saviez pas. C’est-à-dire la prière de la sécurité.

Verset 240 : ceux d’entre vous qui décèdent et qui laissent des épouses, alors faites un testament pour vos épouses : c’est-à-dire qu’avant de décéder, faites des recommandations pour qu’un certain montant leur soit dédié. Rapporté par Az-Zoujaaj. Il s’agit d’un bien qui dure une année, c’est-à-dire une recommandation pour, qu’après lui, son épouse soit entretenue une année complète c’est-à-dire que, à partir de son héritage, elle soit prise en charge pendant une année et qu’elle ne sorte pas de chez elle pendant une année. C’était au début de l’islam.  Puis ce jugement a été abrogé par un verset qui indique que la période d’attente post-maritale de la veuve est de quatre mois lunaires et dix jours. Le verset qui a abrogé dans la récitation a précédé le verset qui est abrogé. Il a été révélé après mais, dans la récitation, il vient avant.

Si elles sortent après l’année lunaire, alors il n’y a pas de mal dans ce qu’elles ont fait : comme si elles s’embellissent, elles s’exposent à des demandes de mariage. En ne faisant pas quelque chose de blâmable selon la Loi de l’Islam. Sans faire quelque chose de réprouvable dans la Loi.

Et Allaah est ^Aziiz, Hakiim : Dieu est glorieux et les jugements qu’Il donne sont selon une sagesse.

Verset 241 :  et celles qui sont divorcées, elles ont une charge : c’est-à-dire qu’elles ont droit à la charge durant la durée de la période d’attente post-maritale.  Ach-Chafi^iyy a dit que la femme qui a été divorcée a droit à une sorte de compensation : c’est un don qui lui est donné pour la consoler. C’est autre que la dot, pour la consoler dans le cas où le divorce n’est pas à cause d’elle.

De manière que ce don soit donné avec bienfaisance, c’est un droit pour ceux qui cherchent à atteindre la piété.

Verset 242 : ainsi Allaah vous indique des signes, puissiez-vous être sensés et raisonner. Si ce qui est visé est autre que la charge pendant la période d’attente post-maritale, mais c’est la mout^ah (le don de consolation), chez les Hanafites, c’est recommandé.

Verset 243 : n’as-tu pas vu : cette expression n’est pas une interrogation mais c’est une confirmation de ce qui va être cité par la suite, pour ceux qui ont entendu le récit de ces gens du Livre et les nouvelles des prédécesseurs et c’est pour susciter l’étonnement de leur histoire. Une deuxième explication est que c’est une parole adressée à ceux qui n’ont pas vu ni entendu cette histoire qui va suivre, parce que cette expression « n’as-tu pas vu » est comme une interpellation pour marquer la surprise.

Ceux qui ont quitté leur ville : il a été dit que cette ville s’appelle WaaSiT. La peste s’est déclarée chez eux, ils sont alors partis pour la fuir. Mais Allaah les a faits mourir. Et le prophète HizQiin les a ressuscités. Et il a été dit que ceux qui sont sortis de leurs villes, est un peuple des descendants d’Israa’iil. Leur roi les a appelés au jihad mais eux, se sont enfuis car ils avaient peur de mourir. Dieu les a faits mourir huit jours puis Il les a faits ressusciter.

Ils étaient des milliers à fuir leur ville par crainte de la mort. Dieu leur a dit de mourir c’est-à-dire que Dieu les a faits mourir. C’est pour nous faire comprendre que c’était comme la mort d’un seul homme : ils sont tous morts en même temps. Cette mort était une mort qui n’était pas ordinaire. Il y a ici un encouragement pour les musulmans pour le jihad. La mort est inéluctable et il n’y a pas de fuite qui soit utile contre elle. Ici, leur roi leur a dit d’aller faire le jihad et eux se sont enfuis pour ne pas mourir et Dieu les a faits mourir quand même. Cela veut dire qu’il n’y a pas d’échappatoire à la mort. Donc du moment que la mort est inéluctable et qu’il n’y a pas d’échappatoire, le mieux est que ce soit une mort que Dieu agrée.

Puis Il les a ressuscités : après leur mort, ils sont revenus à la vie afin qu’ils en tirent des moralités. Afin qu’ils sachent qu’il n’y a pas d’échappatoire au jugement de Dieu et de Sa prédestination.

Certes Allaah est Celui Qui fait grâce aux gens : puisqu’il leur fait prendre connaissance de ce qui est une moralité pour eux, tout comme Il a fait prendre conscience les autres. Dieu nous fait prendre conscience, par ces récits, par ces moralités.

Autre explication : Dieu fait grâce aux gens puisqu’Il a ressuscité ces gens-là afin qu’ils tirent la moralité, qu’ils sachent que Dieu est sur toute chose tout puissant, qu’il n’y a pas de possibilité d’échapper à la prédestination de Dieu. Dieu a donné aux gens cette possibilité d’être exhortés. Et s’Il l’avait voulu, Il les aurait laissés morts jusqu’au jour du jugement.

Mais la plupart des gens ne remercient pas. La preuve est que ce récit a été cité pour inciter au jihad et ce qui va s’en suivre comme ordre de faire le jihad dans la voie que Dieu agrée. Et c’est le verset qui suit qui est le verset 244 : combattez dans la voie que Dieu agrée : Il les a incités au jihad après les avoir informés que la fuite de la mort n’est pas utile. Et cette parole s’adresse à la communauté de MouHammad ^alayhi s-salaam ou bien à ceux qu’Il a ressuscités, des milliers dont il a été question tout à l’heure.

Et sachez que Dieu entend : Il entend ce que disent ceux qui se mettent en retrait, qui ne veulent pas rejoindre ceux qui sortent et Il entend ce que disent ceux qui sortent.

Il sait ce qu’ils ont dans leurs cœurs. Il sait ce qu’ils ont dans leur for-intérieur.

Verset 245 : qui donc est prêt à dépenser dans la voie que Dieu agrée et il le fait de plein gré : Il a appelé cela un prêt « QarD », comme un prêt que la personne dépense dans la voie que Dieu agrée. Le QarD est ce qui est remboursé par un équivalent par la suite. C’est ce qui est remboursé par un montant équivalent, plus tard. Cela signifie « couper » (les maQrouD sont les morceaux de gâteaux, qui sont coupés). C’est comme si la personne coupe le montant de ses biens pour le donner à un autre, qui le remboursera l’équivalent. Il a comparé ce qu’on dépense dans la voie que Dieu agrée, à un prêt d’argent. Cela veut dire que Dieu te conserve cela, ce n’est pas perdu, la personne sera récompensée pour ce qu’elle aura fait. C’est comme si on prête puis on sera remboursé. La dépense que l’on fait par recherche de l’agrément de Dieu est comme si on avait prêté et le remboursement sera la récompense. Et Dieu nous rétribuera sans aucun doute.

La personne le fait de bon cœur à partir de l’argent qui est bon c’est-à-dire licite. Ici il s’agit de la dépense pour le jihad car Dieu a ordonné de mener des conquêtes dans la voie qu’Il agrée pour ces conquêtes, il y a besoin d’argent, Il a incité à faire des dons pour que les causes soient réunies pour cela.

Allaah le lui multipliera de nombreuses fois et Dieu seul sait combien. Il a été dit que la récompense d’un euro est comme sept-cent euros.

Et Allaah est Celui Qui fait que la subsistance devienne très faible ou qu’elle devienne très grande. Le licite dans ce bas monde, on va rendre des comptes dessus, et l’illicite dans ce bas monde, on mérite un châtiment. Alors ne faites pas preuve d’avarice pour le bien que Dieu nous a accordé en abondance, sinon vous allez le regretter.

Et vous allez revenir à la vie pour son jugement. Et Dieu va vous rétribuer pour ce que vous aurez fait. Celui qui a fait du bien va trouver du bien. Celui qui a fait du mal trouvera autre que le bien.

Verset 246 : n’as-tu pas vu l’assemblée : l’assemblée de personnes nobles parce que, quand tu les vois, ton cœur est empli de respect et les yeux sont emplis de crainte. De certains descendants d’Israël, après le décès de Mouuçaa ^alayhi s-salaam, ont dit à un de leurs prophète (il s’appelle Cham^ouun (Simon) ou bien Youucha^ ou bien Achmawiil)

Désigne-nous un roi : ils lui ont demandé de leur désigner un roi qui va les amener au combat, qui les dirige et qui va les orienter pour la gestion des conquêtes et nous allons lui obéir

Nous allons mener des conquêtes dans la voie que Dieu agrée.

Le prophète leur a répondu : il a dit est-ce-que, lorsque le combat vous sera prescrit, vous allez vraiment combattre ? Il était convaincu qu’ils n’allaient pas combattre et qu’ils allaient faire preuve de manque de courage. La forme est une question mais il était persuadé de la réponse négative. Cette forme interrogative est pour décréter et confirmer ce dont il était convaincu.

Ils ont répondu mais pourquoi n’irions-nous pas combattre dans la voie que Dieu agrée ? C’est-à-dire qu’est-ce qui nous amènerait à délaisser le combat ?  Quel objectif aurions-nous en cela ?

Alors que nous avons été chassés de chez nous, nous et nos enfants ? Parce que le peuple de Goliath habitait entre l’Egypte et la Palestine et ils ont fait prisonniers les enfants de leur roi (440 d’entre eux). Ils visent par là que, si la situation est telle qu’elle est maintenant, il est forcément nécessaire que nous allions combattre.

Lorsque le combat leur a été prescrit : c’est-à-dire qu’ils ont été exaucés dans leur attente,

Ils ont reculé : comme ce à quoi s’attendait leur prophète

Excepté un faible nombre d’entre eux : ceux qui n’ont pas reculé étaient 313 (exactement le même nombre que les musulmans qui ont combattu lors de la bataille de Badr)

Et Dieu sait ceux qui sont injustes. Cette parole est une menace pour eux, pour leur injustice de n’avoir pas répondu à l’ordre de Dieu.

Verset 247 : leur prophète leur a dit : Allaah vous a désigné un roi qui s’appelle Taalouut : et ce ne sont pas des noms arabes. C’est comme le nom Goliath et le nom Daawouud, ce ne sont pas des noms arabes et donc ils ne suivent pas la déclinaison grammaticale des noms arabes (ce sont des noms exceptés de la déclinaison).

Ils lui ont dit comment est-ce que c’est un roi, lui ? Nous sommes prioritaires pour être des rois et lui, n’a pas d’argent. Ils ont renié le fait qu’il soit un roi pour eux. Et ils trouvé cela inadmissible. Ils ont dit comment Taalouut deviendrait-il un roi alors qu’il ne mérite pas de devenir notre roi puisqu’il y a ceux qui sont prioritaires sur lui pour devenir des rois ? Ils lui ont dit : il est pauvre et un roi a nécessairement de l’argent pour pouvoir gouverner. Ils lui ont dit tout cela parce qu’habituellement, parmi les descendants d’Israël, les prophètes étaient des descendants d’un homme qui s’appelle Laawaa fils de Ya^Qouub ¨alayhi s-salaam. Et la souveraineté était de la descendance de Yahouudha qui était un des descendants de Binyaamiin, le petit frère de Youuçouf. Alors que Taalouut était un homme qui donnait de l’eau aux gens et il donnait pauvre. Il a été dit que leur prophète a invoqué Allaah. Ils lui ont ramené un bâton et lui ont dit : votre roi sera celui qui aura la taille de ce bâton. Ils ont mesuré tout le monde et il n’y a eu que Taalouut qui avait la taille de ce bâton.

Il leur a dit : Allaah l’a élu pour qu’il soit votre roi et Allaah sait mieux votre propre intérêt que ce que vous le savez. Puis Il leur a cité deux choses qui sont de leur intérêt, qui sont plus utiles et plus profitables que ce qu’ils ont cité eux-mêmes. Ils avaient cité l’ascendance de Taalouut en disant qu’il n’était pas descendant des rois et le fait qu’il n’avait pas d’argent. Allaah leur a cité deux particularités que les autres n’avaient pas : il avait beaucoup de science et il était fort.

Allaah lui a donné encore plus de science et une force physique. Ils ont dit que Taalouut était parmi les descendants d’Israël celui qui avait le plus de connaissance des techniques de guerre et dans la science de la religion parmi les gens de son époque. Et il dépassait tout le monde par sa tête et ses épaules. Dieu dit que Taalouut a plus qu’eux et que le roi fait partie nécessairement des gens qui ont de la science, parce que celui qui est ignorant est méprisable, il est humilié et on ne profite pas de lui. Un roi a forcément des connaissances dans la religion. Et il était fort physiquement et ceci a un impact sur les gens. Quand le roi est imposant par sa taille et par sa corpulence, il inspire davantage de crainte et de respect chez les gens.

Et Allaah accorde la souveraineté à qui Il veut. La souveraineté appartient à Dieu. Il n’y a pas qui la Lui dispute. Allaah l’accorde à qui Il veut l’accorder. Et ce n’est pas par l’héritage.   

Et Allaah est Celui Qui accorde avec largesse : Il élargità celui qui n’a pas suffisamment d’argent, Il l’enrichit après sa pauvreté.

Et Il sait : c’est-à-dire qu’Il sait qui Il élit pour la souveraineté.

C’est à ce moment-là qu’ils ont demandé quel était le signe qui leur indiquerait que Taalouut serait leur roi.

Verset 248 : et leur prophète leur a dit que le signe de sa souveraineté est qu’il va vous ramener at-taabouut : il s’agit du coffret de la Torah. Et notre maître Mouuçaa ^alayhi s-salaam, quand il allait au combat, faisait en sorte que ce coffre était placé à la tête des descendants d’Israël et ça amenait la sérénité dans leurs cœurs. Et ainsi ils ne s’enfuyaient pas.

Il comporte une sérénité de la part de votre Seigneur. C’est-à-dire une sérénité et une paix. Et dans le coffre, il y aura quelques restes des tablettes qui ont été révélées à Mouuçaa, il y aura son bâton, ses vêtements et un peu de Torah   ainsi que les deux sandales de Mouuçaa et le turban de Haarouun.

Ce sont des restes que vous ont laissé Mouuçaa et Haarouun. Les anges vont vous le porter. Car ce taabouut a été élevé après la mort de Mouuçaa puis les anges l’ont fait descendre jusqu’à terre.

Il y a certes en cela des signes pour vous si vous êtes véritablement croyants. Cela veut dire que le fait que ce coffre vous revienne, c’est un signe que Dieu a accordé la souveraineté à Taalouut : il est devenu votre roi si vous êtes de ceux qui croient en la véracité.

Verset 249 : lorsque Taalouut est sorti avec les soldats pour combattre l’ennemi, ils étaient 80 000 soldats. Il faisait extrêmement chaud et ils ont demandé à Dieu de leur faire couler une rivière pour qu’ils puissent boire. Il leur a dit : Allaah vous éprouvera c’est-à-dire qu’Il va vous faire subir une épreuve par une rivière. Dieu va vous donner la rivière de Palestine, pour que soit distingué entre vous qui est sincère dans le combat et qui ne veut pas combattre. Il leur a dit : celui qui va boire comme boivent les animaux, c’est-à-dire en mettant directement sa bouche dans l’eau, alors il ne fera pas partie des miens. Mais celui qui n’en boit pas, il fait partie des miens, comme s’il puise l’eau avec la paume des mains. C’est une autorisation. Ils ont tous bu, comme font les animaux, excepté peu parmi eux : et c’était les 313.

Quand ils ont dépassé la rivière, Taalouut et ceux qui étaient croyants avec lui, ils lui ont dit : nous ne pouvons pas aujourd’hui tenir tête à Goliath et à son armée. Et Goliath était un géant et un injuste. Il était descendant de ^ImliiQ qui est le fils de ^Aad. Il portait 300 livres de fer sur son armure et son casque. (Une livre équivaut à environ 500 grammes, donc 300 livres équivalent à 150 kg).

Il a dit ceux qui ont la certitude qu’ils vont gagner l’agrément de Dieu : c’est-à-dire la certitude qu’ils vont mourir martyrs. Ceux qui sont restés avec Taalouut étaient peu nombreux. Il a été dit que ceux qui avaient puisé avec le creux de leurs mains, ce qu’ils avaient puisé leur avait suffi pour étancher leur soif et en tant que provision. Tandis que ceux qui ont bu directement, leurs lèvres sont devenues noires et ils étaient assoiffés.

Ceux qui ont juste puisé l’eau ou bien qui n’ont rien pris, ils ont dit que le faible nombre a eu le dessus sur le groupe du grand nombre, par la volonté de Dieu. Et c’est Dieu Qui accorde la victoire.

Et Allaah accorde la victoire à ceux qui patientent.

Verset 250 : quand ils se sont engagés pour combattre Goliath (Jaalouut) et son armée. Ils sont sortis avec Taalouut pour combattre Goliath.

Ils ont dit : ô notre Seigneur déverse sur nous la patience pour le combat et fais que nos pas soient fermes en renforçant nos cœurs et en introduisant la terreur dans les cœurs de nos ennemis.

Et donne-nous la victoire sur les mécréants. C’est-à-dire : fais que nous ayons le dessus.

verset 251 : ils les ont vaincus : c’est-à-dire que les musulmans ont vaincu les mécréants c’est-à-dire que Taalouut et les musulmans ont vaincu Goliath et son armée

Par la volonté de Dieu : c’est-à-dire par un soutien de la part de Dieu, par la prédestination de Dieu, Dieu les a aidés et ils ont vaincu les mécréants.

Et David a tué Goliath : Biichaa était un croyant qui était dans l’armée de Taalouut, avec six de ses fils. Et le septième fils de Biichaa était David qui était jeune et qui faisait paitre le bétail. Dieu a révélé au prophète des descendants d’Israël que ce sera David qui allait tuer Goliath. Taalouut a demandé à Biichaa de ramener le plus jeune de ses fils. Et alors que David était en chemin, il y a trois pierres qui lui ont dit de les prendre. Chacune de ces pierres disait à David : « ramasse-moi ». Et chacune d’elle disait : « c’est avec moi que tu vas tuer Goliath ». David a pris les trois pierres, il a saisi sa fronde et il a tué Goliath. Alors Taalouut a donné en mariage sa fille à David. Taalouut était roi, il a envié David et a souhaité le tuer puis il a fait le repentir.

Allaah lui a accordé la souveraineté : c’est-à-dire à David. Dieu lui a accordé la souveraineté à l’est et à l’ouest. Et le peuple d’Israël n’a pas eu un souverain qui les unisse tous avant David. David était le premier roi et prophète qui les a tous gouvernés.

Wa l-Hikmah : c’est-à-dire la prophétie.

Et Dieu lui a appris plusieurs choses : entre autres la fabrication des armes, des armures, des boucliers, ainsi que le langage des oiseaux et des animaux et autre que cela.

Et si Dieu n’avait pas fait que certaines personnes s’opposent à d’autres, alors il y aurait beaucoup de corruption sur terre. C’est-à-dire que si Dieu n’avait pas fait que certaines personnes repoussent d’autres, s’Il n’avait pas fait que leur corruption soit arrêtée, les corrupteurs auraient fait beaucoup plus de mal et il y aurait moins de bienfait sur terre en tant que récolte et descendance. S’il n’y avait pas eu certains qui se sont opposés à d’autres, le mal se serait propagé. Si Dieu n’avait pas accordé la victoire aux musulmans, alors il y aurait corruption sur terre et il y aurait la mort des gens de bien, il y aurait la destruction de villes. Par la cause des musulmans, le mal cesse.

Allaah est Celui Qui accorde une grande grâce pour les gens. Dieu est Celui Qui fait grâce aux gens, en faisant cesser la corruption, en éloignant d’eux le mal. Dieu accorde le bien par Sa grâce : c’est une preuve contre les mou^tazilah parce que ce groupe, que Dieu les maudisse, dit que c’est une obligation pour Dieu de récompenser ceux qui sont obéissants. Alors que Dieu n’est pas contraint à faire quoi que ce soit. Ils prétendent que c’est l’homme qui crée le bien et que, forcément, Dieu doit le récompenser. Nous, nous disons comme il est dit dans ce verset : Dieu a fait grâce aux gens en leur accordant le bien. Si le bien provient de nous, c’est une grâce de la part de Dieu. Si Dieu nous rétribue pour ce bien, c’est un bienfait et une grâce de la part de Dieu.

Verset 252 : ce sont là des signes de la part de Dieu. C’est-à-dire les récits qui vous ont été rapportés par des milliers, le fait que Dieu les ait fait mourir puis les ait fait revenir à la vie, le fait que Taalouut ait été désigné en tant que roi et le fait qu’il ait le dessus sur les géants par les mains d’un jeune qui est David.

Nous te les rapportons véritablement : c’est-à-dire que c’est une certitude. Il n’y a pas de doute à ce sujet. Les gens du Livre n’ont pas de doute à ce sujet parce que ce récit qui est dans le Qour’aan est aussi dans leurs livres. Même eux ne le renient pas.

Et certes tu es certes au nombre des envoyés. Certes tu fais partie des envoyés. C’est-à-dire que tu informes de ces récits-là sans que tu ne les aies connus en lisant un livre ou en les ayant entendus de ceux qui les ont rapportés. C’est un témoignage de la part de Dieu que MouHammad Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam est bien un envoyé de la part de Dieu, puisqu’il rapporte ce récit, alors qu’il ne lit pas et n’écrit pas. Et eux, ils cachent cela. Comment donc a-t-il su cela ? Par révélation.

Verset 253 : ces messagers : c’est une allusion à un certain nombre de messagers dont le récit a été mentionné dans cette sourate, depuis Aadam jusqu’à David. Ou encore ces messagers dont le messager Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a eu connaissance.

Nous avons accordé à certains un mérite sur d’autres : parce que tous les messagers ne sont pas du même degré. Les messagers se distinguent les uns des autres : certains ont un degré supérieur aux autres, par des caractéristiques qui sont au-delà de leur statut de prophète. Car en ce qui concerne leur statut de messager, ils sont tous équivalents puisqu’ils sont tous des messagers. Comme les croyants qui sont tous équivalents dans la foi, c’est-à-dire dans la base de la foi. Les Hanafites disent que la base de la foi n’augmente pas ni ne diminue. Les croyants se distinguent dans les actes d’obéissance. Comme si quelqu’un jeûne les neuf premiers jours de dhou-l-Hijjah : il va dépasser en degré celui qui ne les jeûne pas. Ainsi pour les prophètes, certains se distinguent des autres par des caractéristiques que Dieu leur accorde : comme notre maître Mouuçaa ^alayhi s-salaam, il a voulu rencontrer quelqu’un qui avait plus de science que lui et c’était Al-KhaDir. Et Al-KhaDir avait plus de connaissances que Mouuçaa sur certaines choses et vice-versa.  

Parmi eux il y a ceux à qui Allaah a fait entendre Sa parole : sans qu’il n’y ait d’intermédiaire. Et il s’agit de Mouuçaa ^alayhi s-salaam. La parole de Dieu n’a pas de ressemblance avec la parole des créatures. C’est un attribut, comme Sa vie, Son unicité, Sa vue, ce ne sont pas des attributs avec des organes. Quand on dit que Mouuçaa a entendu la parole de Dieu, ça veut dire que Dieu a enlevé le voile abstrait qui empêche d’entendre la parole de Dieu.

Allaah a élevé certains prophètes par certains degrés : il y a parmi les prophètes ceux que Dieu a élevés en degrés plus que d’autres. Celui qui a le plus haut degré parmi les prophètes est notre maitre MouHammad Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam parce qu’il a été envoyé à tout le monde. Alors que Mouuçaa, ^Iiçaa ont été envoyés à banou Israël, c’est-à-dire aux descendants de Ya^Qouub. Également il a un mérite sur les autres prophètes car il a eu plus de miracles que les autres prophètes. Certains ont dit mille ou plus que mille miracles. Et le plus haut miracle est le Qour’aan, qui est un miracle permanent. Dans ce verset, il n’a pas été précisé par quoi ils ont été élevés. Ceci est pour montrer l’importance des degrés de certains par rapport à d’autres, que le degré de certains dépasse le degré d’autres.

Et il a été dit que ceux qui ont été élevés par rapport à d’autres, ce sont MouHammad, Ibraahiim, Mouuçaa, Iiçaa et NouuH, qui sont appelés ^oulou l-^azm. Et notre Abouu Hourayrah a dit ce qui signifie : « les meilleurs des prophètes sont au nombre de cinq : MouHammad, Ibraahiim, Mouuçaa, ^Iiçaa et NouuH et le meilleur d’entre eux est MouHammad ». Rapporté par Al-Haakim dans Al-Moustadrak.

Et Nous avons accordé à ^Iiçaa le fils de Maryam des signes clairs. Ce sont les miracles comme la résurrection des morts, guérir celui qui est aveugle de naissance et celui qui a la maladie de la peau appelée vitiligo et autres que cela.

Nous l’avons soutenu par rouuHi l-Qoudous : et c’est l’ange Jibriil ^alayhi s-salaam, ou bien par l’évangile. On peut dire « al-Qoudsi » ou « al-Qoudouçi » : ça veut dire l’âme de la pureté. C’est une caractéristique de Jibriil.

Si Dieu l’avait voulu, il n’y aurait pas eu de conflit après les messagers, après qu’ils aient eu les preuves claires. C’est-à-dire les miracles.

Mais les gens ont eu des conflits : par la volonté de Dieu. Dieu l’a voulu. Et Il a indiqué en quoi il y a eu des conflits, comment les gens se sont distingués les uns des autres

Certains ont été croyants et d’autres ont été mécréants. Dieu nous apprend qu’Il a fait que les choses soient ainsi pour Ses messagers. Il n’y a pas parmi les messagers un seul qui a eu l’obéissance de toute sa communauté durant sa vie, ni l’obéissance de toute sa communauté après sa mort. Mails ils ont été différents : certains ont été croyants et d’autres ont été mécréants.

Et si Dieu l’avait voulu, il n’y aurait pas eu de conflit. C’est une répétition, pour insister. Si Dieu l’avait voulu, il n’y aurait as eu de différence au sein de la communauté et ils auraient tous été croyants. Parce que n’a lieu dans ce qui appartient à Dieu, que ce que Dieu veut. Et cette phrase est encore une réplique aux mou^tazilah : ils disent que Dieu a voulu qu’il n’y ait pas de conflit mais ils ont eu des conflits. Alors que Dieu nous apprend que, s’Il l’avait voulu, il n’y aurait pas eu de conflit. Et les mou^tazilah disent le contraire. Ils disent que Dieu est vaincu. Quand une chose arrive en-dehors de la volonté de quelqu’un, ça veut dire que ce quelqu’un est impuissant.

Mais Allaah fait ce qu’Il veut. Dieu fait absolument ce qu’Il veut. Il n’y a pas une chose qui arrive sans que ce soit par la volonté de Dieu. Dieu a confirmé la volonté pour Lui-même, tout comme c’est la voie de ahlou s-sounnah. La voie de ahlou s-sounnah est que tout est par la volonté de Dieu.

verset 254 : ô vous qui êtes croyants, dépensez à partir de ce que Nous vous avons accordé en subsistance. C’est-à-dire dans le jihaad dans la voie que Dieu agrée, ou bien c’est un sens général il s’agit de toute aumône en général.

Avant que ne vienne un jour dans lequel il n’y aura pas de commerce : c’est-à-dire avant que ne vienne un jour dans lequel vous n’aurez pas la capacité de rattraper les dépenses que vous avez manquées, et c’est le jour du jugement parce que ce jour-là, il n’y aura plus de vente ni d’achat, vous ne pourrez pas ce jour-là obtenir ce que vous dépenserez c’est-à-dire toujours dans la voie que Dieu agrée

Ni de compagnon : c’est-à-dire que ce jour-là, il n’y aura pas de compagnon qui pourra vous excuser ni vous pardonner

Ni d’intercession : c’est-à-dire qu’il n’y aura pas d’intercession en faveur des mécréants. Quant aux croyants, ils auront une intercession. Ou bien il n’y aura pas d’intercession sans l’autorisation de Dieu.

Et les mécréants ce sont eux les injustes : ils sont injustes envers eux-mêmes parce qu’ils n’ont pas œuvré pour le jour du jugement. Ils n’ont pas préparé ce qui est un jour où ils auront des besoins. Ils auront des besoins ce jour-là et ils n’ont pas anticipé. Ou bien les « kaafirouun » ce sont les incrédules c’est-à-dire ceux qui ne croient pas en ce jour-là.

Notre chaykh a ajouté : et la mécréance est le summum de l’injustice, c’est l’extrême injustice. Ainsi toute injustice qui peut se produire de la part d’un musulman, ce n’est comme rien du tout par rapport à l’injustice qui peut se produire de la part d’un mécréant. Le mécréant, du fait d’avoir commis cette mécréance a commis une injustice qui est la plus grave des injustices. Elle est plus grave que l’injustice que peut commettre un musulman. Si un musulman ne fait pas la prière obligatoire, c’est une injustice, si un musulman commet la fornication, c’est une injustice. Donc ce qui compte, c’est d’adorer Dieu. Ce n’est pas comme certains disent, que la religion c’est le comportement. Cela veut dire que celui qui est injuste mais qui est musulman, comme s’il consomme les biens des gens injustement ou bien s’il frappe les gens sans droit, tout cela est comme rien du tout par rapport à la mécréance. Parce que l’injustice que commet le musulman, Dieu la pardonne à qui Il veut d’entre eux et Il ne les châtie pas. Cela veut dire que la mécréance est la couche supérieure dans l’injustice. La mécréance commise par le mécréant constitue une injustice. Cette injustice est plus grave que si un musulman avait assassiné des milliers de milliers de musulmans, sans se rendre licite l’assassinat, même s’il n’avait pas fait le repentir. Allaah ta^aalaa nous a fait comprendre par ce verset et par autre que ce verset que la mécréance est le summum de l’injustice et que toute injustice qui est moindre que la mécréance est quelque chose de très petit par rapport à la mécréance. Et les mécréants ce sont eux les injustes c’est-à-dire que ce sont eux qui ont commis le maximum d’injustices. La mécréance commise par les mécréants est le maximum de l’injustice.

Verset 255 : et c’est aayatou l-koursiyy. Allaah, il n’est de dieu que Lui :

Le nom « Allaah » est un nom propre qui désigne un être qui est glorifié et qui mérite que nous Le glorifiions à l’extrême et que nous nous soumettions à Lui à l’extrême. Le nom « al-ilaahou » est celui qui a la divinité c’est-à-dire celui qui a la capacité de créer c’est-à-dire de faire exister ce qui n’existait pas.

Puis An-Naçafiyy cite un linguiste qui s’appelle Al-Fayyouumiyy qui a écrit un livre intitulé « al-miSbaaHou l-mouniir » (qui se présente comme un dictionnaire très concis mais c’est une mine d’or) dans lequel il explique le mot « al-ilaah » : à l’origine, c’est celui qui est adoré et il s’agit de Dieu soubHaanahou wa ta^aalaa. Quand on dit « al-ilaah » (le dieu) c’est Allaah ta^aalaa. Puis les associateurs ont détourné ce mot et l’ont utilisé pour désigner ce que, eux, ont adoré, au lieu d’adorer Dieu. En effet Dieu seul a la capacité de faire exister ce qui n’existe pas.

Un autre spécialiste de la langue qui s’appelle Al-Moubarrid a dit : le dieu est celui qui a al-ilaahiyyah c’est-à-dire la divinité et la divinité est la capacité de faire exister et de créer. Donc il n’est pas permis de dire que « le dieu » est tout ce qui est adoré, que ce soit légitimement ou pas. N’est-ce pas qu’il y a des gens qui adorent des vaches ?! Nous disons que « le dieu » est ce qui mérite d’être adoré. Ce sont les associateurs qui ont détourné le sens du mot « dieu » pour désigner ce qui ne mérite pas d’être adoré.

L’imam Abouu ManSouur Al-Baghdadiyy a compté le nom « al-ilaah » parmi les noms de Dieu.

Tout cela est une preuve contre ceux qui prétendent que « al-ilaah » signifie celui qui est adoré, que ce soit légitimement ou pas. On ne dit pas que tout ce qui est adoré est un dieu. On dit que le dieu est ce qui mérite d’être adoré. Ce sont les associateurs, c’est-à-dire ceux qui adorent autre que Dieu qui ont détourné ce mot pour prétendre que ce mot désigne tout ce qui est adoré et c’est faux.

Dieu, il n’est de dieu que Lui, Il a pour attribut la vie. Sa vie est exempte de fin. L’anéantissement est impossible au sujet de Dieu. Dieu ne S’anéantit pas. La vie des humains s’anéantit lorsque l’âme sort du corps, qu’elle est retirée du corps par l’ange Azrael. Alors que la vie de Dieu est un attribut qui n’a ni début ni fin.

Il est Qayyouum, c’est-à-dire qu’Il est Celui Qui est exempt de fin, Celui Qui n’a pas de fin à Son existence. Il est Celui Qui prédestine à Ses créatures et Qui préserve Ses créatures de ce dont Il veut qu’elles soient préservées.

Il n’est touché ni par la somnolence : la somnolence est cet état de relâchement qui précède le sommeil. Dieu n’est pas concerné par cela.

Ni par le sommeil : Al-MoufaDDal a dit que « as-sinah » c’est lorsque la tête s’alourdit. Et « an-nou^aas » c’est lorsque les yeux sont fatigués. Et « an-nawm » c’est lorsque le cœur se déconnecte, lorsque la personne s’endort. Il a dit que « as-sinah » est relatif à la tête, « an-nou^aas » est relatif aux yeux et « an-nawm » est relatif au cœur. C’est une insistance pour montrer que Dieu est bien « Al-Qayyouum ». Car celui pour lequel ces choses sont possibles, il n’est pas Qayyouum. Dieu a révélé à Mouuçaa ^alayhi s-salaam de dire à ces gens-là : « c’est Moi Qui fais que les cieux et la terre restent à leur place, par Ma toute-puissance. Si J’étais touché par la somnolence ou le sommeil, ils tomberaient ».

A Lui ce qu’il y a dans les cieux et sur terre : c’est-à-dire que tout ce qu’il y a dans les cieux et sur terre Lui appartient et tout ceci est sous Sa domination. Il n’y a pas de chose qui se produise sans que ce soit par Sa volonté. Cela signifie que le bien et le mal sont par la volonté de Dieu.

Qui donc aurait intercédé si ce n’est pas Sa permission ? Personne ne pourra intercéder au jour du jugement si ce n’est pas la volonté de Dieu. Et ceci est une indication de Sa totale souveraineté et de la totale gloire qui lui est due. Et qu’au jour du jugement, personne n’aura la capacité de dire un seul mot sauf s’il lui est autorisé de parler. De plus, ce verset est une réplique à la prétention des mécréants qui prétendent que leurs idoles vont intercéder en leur faveur.

Il sait ce qu’il y a devant eux et derrière eux. Il sait ce qui va avoir lieu avant eux et ce qui va avoir lieu après eux. Le pronom « eux » se rapporte à ce qu’il y a dans les cieux et sur terre. Parmi ceux qui sont dans les cieux et sur terre, il y a ceux qui sont dotés de raison.

Et ils ne savent de ce qu’Il sait que ce qu’Il veut qu’ils sachent : on dit ô Dieu, pardonne ce que Tu sais de nous. Et ils ne savent de ce que Dieu sait, que ce que Dieu veut qu’ils sachent. Cela signifie que les habitants des cieux, qui sont les anges et les habitants de la terre, que ce soient les prophètes, les saints, toutes ces créatures ne savent que ce que Dieu veut qu’ils sachent.

Excepté ce qu’Il veut : c’est-à-dire excepté ce qu’Il a voulu qu’ils sachent. C’est pour cela que Dieu mérite qu’on se soumette à Lui à l’extrême parce qu’Il est Celui Qui nous a créé, Qui nous a donné l’existence.

al-koursiyy est un corps de très grande dimension qui se trouve sous le Trône : si tous les sept cieux et les sept terres étaient placés les uns à côté des autres, le koursiyy serait encore plus grand que tout cela réuni.

Par ailleurs Ibnou Hibbaan a rapporté du Prophète Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam que la taille des sept cieux par rapport à celle de al -koursiyy est à l’image d’un anneau jeté dans une terre déserte.Le koursiyy est très grand par rapport aux sept cieux. Et le mérite du Trône par rapport au koursiyy est comme cette terre étendue par rapport à l’anneau. C’est-à-dire que le Trône est encore beaucoup plus grand que al-koursiyy. Pourquoi le koursiyy a-t-il été appelé ainsi ? En arabe « koursiyy » signifie « chaise « ou « tabouret » dans le sens de ce sur quoi on poserait le pied pour monter sur un lit. Donc al-^arch est comme un lit et al-koursiyy est comme un tabouret sur lequel on monterait pour accéder au lit.

An-Naçafiyy précise une chose. Il dit que ce n’est pas valide d’expliquer al-koursiyy par la science, parce que ce n’est pas correct dans la langue arabe. Dans la langue arabe, le mot « koursiyy » n’a pas le sens de la science. Certains exégètes ont prétendu cela. Cette phrase ici est pour rectifier le sens que certains ont donné.

Pour en revenir à al-^arch qui est traduit par le Trône : al-^arch est un lit, c’est-à-dire un support horizontal qui repose sur quatre piliers verticaux. Et c’est le plus grand corps que Dieu a créé. Et cela ne veut pas dire que Dieu ne peut pas créer plus grand que cela mais cela veut dire que Dieu n’a pas créé un corps qui soit plus grand. Et le Trône est le toit du paradis. Et la sagesse de la création du Trône et du koursiyy est de manifester la puissance de Dieu.

Et l’imam ^Abdou l-Qaahir fils de Taahir Al-Baghdadiyy dans son livre intitulé « ‘ouSouulou d-diine » (les fondements de la religion) a rapporté du compagnon ^Aliyy ibnou abii Taalib que Dieu l’agrée, ce qui signifie : « certes Dieu a créé le Trône en tant que manifestation de Sa puissance et Il ne Se l’est pas pris comme endroit pour Lui-même ».

Il y a une autre version du Hadiith qu’on a vu précédemment à propos du koursiyy : « les sept cieux par rapport au koursiyy sont comme un anneau dans une terre déserte et le rapport du Trône par rapport au koursiyy est comme l’étendue de cette terre par rapport à l’anneau ». Rapporté par ibnou Jariir.

Et ce n’est pas difficile pour Lui, de les préserver : c’est-à-dire de préserver les cieux et la terre.

Il a un très haut degré : il s’agit ici d’une élévation en degré et on ne dit pas que Dieu serait établi sur le Trône. Parce que l’élévation par la direction est quelque chose d’impossible au sujet de Dieu. C’est une caractéristique des créatures.

Al-Qourtoubiyy (originaire de de Cordoue) a expliqué le nom de Dieu « al-^Aliyy » par l’élévation du degré et de la glorification qui lui est due et ça ne veut pas dire l’élévation par l’endroit car Allaah est exempt d’être situé dans un endroit. Al-^Aliyy et Al-Aaliyy signifient « al-Qaahir », Celui Qui domine toute chose.

Autre explication du nom « al-^Aliyy » : celui qui est au-dessus des caractéristiques qui ne sont pas dignes de lui. C’est-à-dire qu’Il est exempt des caractéristiques des créatures.

Al-^Adhiim : Il est l’Eminent par Sa gloire et par le respect qui lui est dû. Celui Qui est attribué des attributs qui sont dignes de Lui.

Ces deux noms réunissent le sens parfait, complet du tawHiid.

Commentaire de An-Naçafiyy : les phrases qui composent ce verset ne sont pas liées par une conjonction de coordination, comme « mais où et donc or ni car ».

La première phrase indique que Dieu est Celui Qui prédestine à Ses créatures, et Il est Celui Qui domine Ses créatures. Il n’est pas sujet à la somnolence ni au sommeil. Rien ne Lui échappe.  

La deuxième phrase indique qu’Il est Celui à qui appartient ce à quoi Il prédestine.

La troisième phrase indique la grande éminence de Dieu.

La quatrième phrase indique que Dieu sait tout de Ses créatures, rien ne Lui échappe.

La cinquième phrase est pour expliquer l’étendue de Sa science et le fait que Sa science se rapporte à toute chose. Ou pour indiquer l’éminence de Son degré.

Ce verset a un mérite sur les autres versets du Qour’aan parce qu’il y a eu beaucoup de textes qui nous sont parvenus à ce sujet et qui indiquent qu’il a un mérite. Entre autres ce qu’a rapporté l’imam ^Aliyy ibnou Abii Taalib, le quatrième calife, de la part du Prophète Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam, ce qui signifie : « celui qui récite « aayatou l-koursiyy » après chaque prière obligatoire, rien ne l’empêche d’entrer au paradis si ce n’est la mort ». Rapporté par An-Naçaa’iyy et AT-Tabaaniyy.

Il n’y a pas une évocation plus éminente, plus importante, que l’évocation de Dieu. Tout ce qui est une évocation de Dieu est meilleur que toutes les autres évocations. Et c’est par là que nous avons su que la meilleure des sciences est la science du tawHiid.

Il a été rapporté que « aayatou l-koursiyy » est la meilleure de toutes les ayah du Qour’aan. Abouu Hourayrah a rapporté que le Prophète Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « il y a dans souuratou l-baQarah une aayah qui est la maitresse des autres aayah du Qour’aan. Elle n’est pas récitée dans une maison qui comporte un chayTaan (un djinn mécréant) sans que celui-ci en sorte ». Rapporté par Al-Haakim, At-Tirmidhiyy et Al-BayhaQiyy.

Et dans le Hadiith de la SadaQah (c’est-à-dire la zakaat) : il y a eu la collecte de la zakat des animaux et le Prophète avait chargé Abouu Hourayrah de se charger de cela. Une nuit, quelqu’un a essayé d’en prendre et Abouu Hourayrah l’en a empêché mais il n’a pas vu qui était-ce. Celui-là a dit : « lâche -moi et je ne referai pas cela. Je suis un djinn ». Et Abouu Hourayrah a demandé : « qu’est-ce qui nous protège de vous ? » Le djinn lui a dit : « quand tu vas pour dormir, alors récite aayata l-koursiyy. Tu auras de la part de Dieu une protection et aucun chayTaan ne t’approchera jusqu’au matin ». Abouu Hourayrah est parti rapporter cela au Prophète ^alayhi S-Salaat wa s-salaam qui a dit ce qui signifie : « il t’a dit quelque chose de vrai ».  Mais attention car généralement, les djinns sont très souvent des menteurs. (kadhouub en suivant la structure fa^ouul qui indique que quelqu’un fait une chose de façon excessive)

Verset 256 : il n’y a pas de contrainte dans la religion : c’est le sens apparent. Une première explication est : c’est-à-dire que, toi, MouHammad, tu n’as pas la capacité de contraindre les cœurs à croire. C’est-à-dire que tu ne peux pas rendre quelqu’un croyant si, lui, son cœur rejette la foi. Une deuxième explication est que tu n’as pas à contraindre quelqu’un qui paye la jiziah (qui est le montant que paient les non musulmans qui font partie des gens du Livre et qui vivent sous l’autorité du sultan musulman), tant qu’il paye cette jiziah et qu’il respecte les conditions du gouverneur musulman, tu ne peux pas le contraindre à venir à la religion de vérité.  D’autres savants ont dit que ce verset est à prendre selon son sens apparent mais qu’il a été abrogé. Lorsqu’il y a eu l’ordre de combattre les infidèles, ce verset a été abrogé.

Chaykh ^Abdoul-Laah a commenté ce que An-Naçafiyy a dit : c’est un verset à propos duquel il y a eu plusieurs avis. Entre autres que ce verset a été descendu par révélation au début de l’islam, avant que ne vienne l’autorisation de combattre. Parce qu’à cette époque-là, quand ce verset a été révélé, le Messager, il lui était empêché de se défendre et de défendre ceux qui l’avaient suivi par le jihaad parce que leur nombre était faible. Puis, après treize années, il leur a été ordonné de combattre, dans le verset 39 de sourate al-Hajj : « il a été autorisé à ceux qui sont combattus (les musulmans) qu’ils ont subi une injustice et que Dieu est tout puissant à les soutenir ». L’autre verset a été abrogé par ce verset. Le chaykh a dit que le sens de ce verset « laa ikraaha fi d-diin » c’est-à-dire « ne contraignez personne à entrer en islam par le combat jusqu’à ce que vous parvienne l’autorisation de le faire. Puis l’autorisation de le faire leur est parvenue et ce verset a été abrogé par d’autres versets qui incitent au combat.

Il a été rapporté qu’un partisan (de Médine) avait deux fils qui étaient devenus chrétiens. Alors leur père leur a dit qu’il allait insister jusqu’à ce qu’ils redeviennent musulmans. Mais ils ont refusé et ils sont partis se plaindre au Messager de Dieu Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam. Le père a dit : « est-ce qu’une partie de moi va aller en enfer et moi, j’observe, sans broncher ? » C’est alors que ce verset a été révélé, alors le père les a laissés.

Ibnou Mas^ouud et d’autres ont dit que cela a eu lieu au début de l’islam puis cela a été abrogé ; il fallait contraindre par le combat.  Certains prétendent s’appuyer sur ce verset-là pour dire que les non musulmans ne sont pas combattus dans l’absolu. En vérité, remettre en cause ce jugement est une apostasie parce qu’ils contredisent les textes comme le verset qui signifie : « combattez ceux qui ne croient pas en Dieu ».

La foi est bien distincte de la mécréance : on arrive parfaitement à distinguer la foi et la mécréance par les preuves qui sont claires.

Celui qui mécroit au chayTaan ou qui renie les idoles (qui ne les adore pas) et qui croit en Dieu, il se sera attaché à la voie de droiture. Celui qui délaisse la mécréance et qui croit en Dieu, c’est comme s’il s’est attaché à une corde ferme. Ibnou l-Jawziyy a dit dans son exégèse que l’analogie avec la corde qui est ferme, c’est la foi. As-Souddiyy a dit que cette corde ferme, c’est l’islam.             Ou il s’est attaché à la phrase « il n’est de dieu que Dieu ». Abouu Ja^far a dit : « al-^ourwah , dans ce contexte , est un exemple pour représenter la foi, à laquelle le croyant s’attache. Al-^ourwah est aussi l’anse d’une tasse, c’est la chose à partir de laquelle on peut prendre, un point qui sert à saisir quelque chose. Le fort attachement du croyant à la foi est comparable à celui qui s’attache à une anse.

Série le Mariage en Islam (18) : la HaDaanah ou prise en charge de l’enfant

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur octobre 9, 2023

Le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Celui pour qui Allah veut du bien il lui fait apprendre la science de la religion. Certes la science est par l’apprentissage et la science de la jurisprudence est par transmission orale. »

Nous allons poursuivre dans le livre al-‘idah à propos de la connaissance des jugements du mariage.

الحضانة –al-hadanah– signifie la prise en charge de l’enfant et son éducation. Ici, on parle de qui se charge de l’enfant et qui veille à son éducation.

الحضانة veut dire le fait de veiller à la croissance de l’enfant par ce qui assure une bonne croissance, ce qui est de son intérêt, c’est-à-dire en l’entretenant par sa nourriture, par sa boisson, en lui lavant ses vêtements, en lui lavant son corps, en veillant sur lui s’il est malade -en restant à son chevet- et d’autres choses de cet ordre qui sont de son intérêt.

Le sujet d’aujourd’hui s’appelle للحضانة –al-hadanah-, c’est le fait de prendre en charge l’enfant. Il s’agit de protéger celui qui n’a pas le discernement et qui n’est pas indépendant -il ne peut pas faire ces choses-là tout seul- et de l’éduquer par ce qui est de son intérêt et le préserver de ce qui peut le nuire, parce qu’il n’est pas capable de discerner, comme un enfant ou un adulte qui est fou -qui n’a pas toute sa raison-.

C’est une sorte de tutelle particulière sauf qu’elle est plus convenable pour les femmes car elles ont plus de compassion et elles savent mieux éduquer l’enfant et elles ont plus de patience pour assurer cette tutelle. Et elles sont plus souvent avec les enfants. Les femmes restent plus souvent avec les enfants que les hommes.

Qui assure les frais de cette éducation?  C’est celui qui doit la charge de l’enfant, c’est-à-dire le père car al-hadanah c’est une des causes de la suffisance pour l’enfant, comme la charge financière.

Combien il va payer pour cette كفال -kafala-?

C’est en fonction de l’état du père. Si le père est pauvre, cela sera en fonction de son état. Et si le père est riche, c’est en fonction de son état. Le montant de cette hadanah est en fonction de l’état du père.

Si un homme se sépare de sa femme et qu’il a eu d’elle un enfant, dans ce cas là, qui est prioritaire pour assurer al-hadanah ? C’est la maman. Elle est prioritaire sur le père et sur les autres femmes pour prendre en charge l’enfant c’est-à-dire pour l’éduquer, par ce qui est de son intérêt, en veillant sur sa nourriture, sur sa boisson, le fait de laver son corps, ses vêtements, de veiller sur lui en cas de maladie et d’autres choses qui sont de son intérêt.  

Quelle est la preuve que la mère est prioritaire?

La preuve a été trouvée de ce qui a été rapporté d’après ^Abdoullah fils de ^Amr, qu’une femme s’est adressée au Prophète ﷺ et a dit ce qui signifie : « Ô messager de Dieu, mon enfant -elle lui a montré son enfant- mon utérus était un réceptacle -un contenant- pour lui. Mes seins, une source de boisson pour lui. Mes genoux étaient un refuge pour lui et son père m’a divorcée et il veut me le prendre. »

Le messager de Allah ﷺ lui a répondu ce qui signifie : “Tu es prioritaire sur la garde de l’enfant tant que tu ne te remaries pas.”

[hadith rapporté par Ahmad, Abou Dawoud, et jugé sahih par al hakim]

Cette hadanah a des conditions, parmi les lesquelles :

  1. La liberté : une femme esclave ne peut pas assurer al-hadanah même si son maître la lui autorise.

Par exemple, si un homme libre est marié avec une femme esclave et qu’ils ont un enfant. Par la suite, il la divorce, la mère esclave n’est pas prioritaire dans ce cas là. Même si le maître de cette esclave l’y autorise.

Pourquoi ce n’est pas elle qui puisse assurer al-hadanah ? Parce que cette femme esclave est à la disposition de son maître. Elle peut être occupée par son maître au détriment de cette charge de l’enfant. Ce n’est pas de l’intérêt de l’enfant ici.

D’autre part, on a dit que al-hadanah est une sorte de tutelle et l’esclave ne peut pas assurer de tutelle.

Si par ailleurs, l’enfant était libre. Dans le cas par exemple, où un homme libre épouse une femme esclave, l’enfant est libre. Si l’enfant était libre, après la mère, dans l’ordre, c’est le père qui assure la hadanah. Et ensuite autre que le père.

Si le père était esclave lui aussi. Donc, un homme esclave épouse une femme esclave, puis il la divorce. C’est le maître qui va assurer al-hadanah. Et est-ce que le maître peut retirer cette tutelle au père du fait qu’il est son maître pour mandater quelqu’ un d’autre ?

Il y a deux avis relatifs à ce cas de figure.

Est-ce que le maître peut rendre la tutelle à la femme esclave ? Il y a deux avis. Et l’avis qui est correct c’est que non car elle est esclave.

Un autre cas de figure: dans certains cas, il se peut qu’un esclave soit esclave à moitié. Si l’enfant est à moitié esclave et à moitié non esclave, la moitié de sa tutelle est à la charge de son maître et la moitié de sa tutelle est à la charge de ceux qui viennent dans l’ordre le plus proche de ses proches parents qui sont libres. 

  1. La raison : il n’y a pas de prise en charge pour une folle, que sa folie soit continue ou par intermittence.

Néanmoins, il y a une exception. Si sa folie ne lui arrive que très rarement, comme un jour par an, elle ne perd pas son droit à assurer cette tutelle.

Alors quel est le critère qui fait qu’elle n’a pas le droit à cette tutelle en raison de sa folie ?

Le critère c’est qu’avec sa folie elle ne peut pas assurer la protection de l’enfant, elle ne peut pas entretenir l’enfant alors qu’elle est folle puisqu’elle même a besoin de qui lui assure sa tutelle. Comment pourrait-elle prendre en charge d’autre qu’elle?

On a dit 2 critères :

– la liberté,

– la raison,

Le 3e critère est l’islam.

  1. L’islam : Il est une condition que la mère soit musulmane si l’enfant est musulman.

De même pour le père, s’il n’est pas musulman, il n’assure pas la charge –al-hadanah– de l’enfant.

Une non musulmane ne peut pas avoir la charge d’un musulman.

Pourquoi une non musulmane ne peut pas avoir la tutelle d’un musulman ? Parce qu’elle n’a pas à l’éduquer puisqu’elle va le tromper et l’enfant va grandir sur ce qu’il a été habitué de la part de sa mère. Si elle l’a habitué à aller à l’église, par exemple. Et parce que c’est une tutelle, il n’y a pas de tutelle d’un non musulman sur un musulman.

On a dit 3 critères :

  • La liberté,
  • La raison,
  • L’islam,

La 4ème est le fait d’être de confiance, fiable, être honnête.

Celui qui est grand pécheur n’a pas à assurer cette tutelle. Lorsque la mère commet les grands péchés et le père commet les grands péchés, ils n’ont pas le droit à cette tutelle dans toutes les écoles. Ce n’est pas une condition pour al-hadanah qu’il y ait le caractère de confiance en réalité, il suffit qu’en apparence ils soient dignes de confiance.

Il n’y a pas de tutelle –al-hadanah– pour une femme qui commet de grands péchés. Et il n’y a pas de garantie qu’elle trahisse, qu’elle ne soit pas honnête dans la protection de l’enfant. Et que l’enfant grandisse sur les traces de sa mère.

C’est quoi le caractère de confiance en apparence :

  1. Il ne commet pas les grands péchés,
  2. Qu’il ne persiste pas à commettre les petits péchés,
  3. Ils conservent la dignité de ses pairs -semblables-. Si les gens de son rang social ne font pas quelque chose de particulier, alors il ne le fait pas,
  4. Et que ce soit quelqu’un dont la colère est contrôlée. C’est-à-dire qu’il ne va pas au moment de la colère en arriver jusqu’à commettre un péché,
  5. Et qu’il ait un bon for intérieur, qu’il ait la croyance du groupe qui est sauvé. Il n’a pas la croyance des groupes égaré, ni des mou^tazilah, des khawarij ou des mouchabiha.

Abou Chouja^ -savant chafi^ite et Qadi– a dit dans son livre :

Les conditions de al-hadanah sont au nombre de 7 :

  1. La raison -العقل-,
  2. La liberté -الحريّة-,
  3. La religion -الدّين- c’est-à-dire l’islam,
  4. La chasteté -العفّة-,
  5. Le caractère de confiance -الأمانة-,
  6. La résidence -الإقامة-. C’est-à-dire la résidence dans la ville de l’enfant qui a atteint le discernement. C’est-à-dire que ses parents, les 2, résident dans la même ville. Dans le cas où l’un des deux parents veut accomplir un voyage pour un besoin, comme pour faire le pèlerinage ou le commerce, que le voyage soit de longue durée ou de courte durée, l’enfant qui a atteint le discernement et celui qui n’a pas atteint le discernement, restera avec le parent qui est résident jusqu’à ce que le voyageur des deux reviennent.
  7. Le fait de ne pas avoir de mari. Pour qu’elle garde la hadanah de l’enfant, elle ne se remarie pas. Si elle ne respecte par l’une de ses conditions, le droit de la mère est perdu.

Si l’un des deux parents veut voyager pour s’installer ailleurs, c’est le père qui sera prioritaire sur la mère pour prendre l’enfant, il le lui retire.

Pour expliquer davantage le 7e critère :

Si la mère de l’enfant qui a atteint le discernement, n’ait pas un mari qui soit un mahram (quelqu’un qui n’est épousable à jamais à cause des liens de sang, d’allaitement ou de mariage) pour l’enfant. Si la femme s’est remariée avec un mari qui n’est pas un mahram pour l’enfant, alors elle perd son droit. Si la femme, la mère se marie avec un mahram pour l’enfant, comme l’oncle de l’enfant, le frère de son 1er mari, ou l’oncle paternel de l’enfant ou le cousin paternel de l’enfant, ou le neveu de l’enfant et que chacun d’entre eux a accepté que l’enfant qui a le discernement reste avec la mère. C’est-à-dire son mari par exemple, est mort, ou il a divorcé et qu’elle a épousé le frère et que les deux -mères et frères- ont accepté que l’enfant reste, elle ne perd pas son droit de tutelle par cela.

Série le Mariage en Islam (17) : La charge obligatoire envers l’épouse, et la mout^ah

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur octobre 9, 2023

Il est un devoir pour le mari de subvenir à la charge de son épouse qui ne le prive pas de son droit sur elle.

Ici, “qui lui permet d’avoir un rapport avec elle” dans le texte, c’est cela le sens de la phrase précédente. Si elle se rend à lui -à son mari- ou si elle se propose à lui, même s’il n’a pas encore hébergé, même s’il n’a pas encore consommé, du fait qu’elle lui est permis d’avoir un rapport avec elle, alors il doit une charge obligatoire pour son épouse. Même si elle est plus riche que lui. En d’autres termes, c’est l’homme qui doit subvenir à la charge obligatoire de la femme. Si après avoir fait le contrat de mariage, elle vit encore chez ses parents, le jour où il réclame d’avoir son épouse, ils peuvent retarder, mais pas au-delà de 3 jours. Ils ont jusqu’à 3 jours pour qu’elle puisse aller chez son mari.

En quoi consiste cette charge obligatoire ? La loi de l’islam a défini cette charge obligatoire. Elle est de 2 moudd, le moudd était le plein de deux mains jointes de taille moyenne. 2 moudd de la nourriture de base la plus répandue de la ville. Si c’est le riz, alors c’est le plein de deux mains jointes de riz. Si c’est le blé, c’est le plein de deux mains jointes de blé. Donc, le plein de deux mains jointes de la nourriture de base la plus répandue de la ville pour chaque jour, pour quelqu’un qui est aisé, c’est-à-dire quelqu’un qui a les moyens financièrement. Si quelqu’un n’est pas aisé, il est pauvre, il doit assurer pour son épouse un seul moudd par jour. Donc si quelqu’un est dans une situation financière intermédiaire, entre aisé et pauvre, il doit assurer ce qui est entre les deux, c’est-à-dire un moudd et demi. Voilà comment les savants ont défini cette quantité.

Dans l’école chafi^ites, c’est le mari qui doit moudre le blé. C’est le mari qui doit fabriquer du pain avec et c’est le mari qui doit le pétrir et le cuire au four. Il y a divergence avec d’autres écoles.

Chaykh ^Abdoullah a dit : “Les gens aujourd’hui se sont engagés à faire des choses qui sont au-delà de ce que la loi requiert. S’ils le font avec la bonne intention, ils ont des récompenses.”

Si par exemple, la femme dit à son mari “je vais acheter la baguette”. Même si c’est au mari de ramener le pain. Si elle le fait avec la bonne intention, elle a des récompenses. Mais bien sûr, il ne faut pas oublier l’intention pour gagner des récompenses, ce n’est pas machinalement. Il y a certains parents qui élèvent leurs enfants machinalement sans avoir d’intention de rechercher l’agrément de Dieu. Ils vont perdre leur temps. Tout l’investissement qu’ils ont fait ne leur procure pas de récompense.

Et c’est au mari également d’assurer pour son épouse la sauce ou l’accompagnement du pain le plus répandu du pays. Il lui ramène le pain ou le riz, c’est lui qui va le préparer. Et c’est au mari également d’assurer l’accompagnement du pain. Cela peut être de l’huile d’olive, du beurre clarifié, du fromage, du lait.

Pour ce qui est de la viande, l’homme doit assurer à son épouse de la viande selon l’habitude. Si c’est l’habitude des gens de son milieu de manger deux fois la viande par semaine, il lui garantit 2 fois par semaine. Et au minimum 1 fois par semaine. Prioritairement, l’homme assure la viande le vendredi. Et l’accompagnement au pain diffère selon les saisons. Il y a un accompagnement du pain en hiver, il y a un accompagnement pendant l’été. Cela dépend des saisons. C’est le juge qui évalue quel est l’accompagnement au pain en fonction de son effort de déduction. Cela dépend si la personne est aisée ou non. Si l’homme et la femme mangent ensemble tel que c’est d’usage. Il ne faut pas lui dire, “j’ai mangé ¾ d’un moudd, tu me dois ¼ du moudd restant”. Dans ce cas là, la charge en termes de nourriture est réalisée. L’obligation envers la femme en termes de nourriture est qu’il en est déchargé pour cette journée là. Et dans l’école chafi^ites il n’est pas obligatoire que ce soit la femme qui fasse la cuisine. Elle peut faire plus que ce que la loi lui demande pour gagner l’agrément de Dieu.

Il y a des règles dans la loi de l’islam qui ne sont pas du ressort du mari. Par exemple, ce n’est pas à lui d’aller acheter les médicaments pour sa femme. Ce n’est pas à elle de cuisiner pour son mari. Dans la loi de l’islam, à la maison, la femme est comme une reine. Mais aujourd’hui c’est malheureusement l’usage qui a pris le pli.

Une femme avait donné le conseil à sa fille la veille de son mariage. Elle lui a dit : “Sois comme une esclave pour ton mari. Il sera pour toi comme un esclave.” Et ça c’est pleins de moralités. Que veut le mari en général ? Il veut avoir la paix.

Donc si elle, elle va gérer les choses comme lui le souhaite, est-ce qu’il va l’embêter ? Non, au contraire, il va la rendre heureuse. C’est une question d’entente et de bien comprendre la loi de l’islam. Et si chacun met l’intention de rechercher l’agrément de Dieu, les difficultés sont aplanies. Et s’il y a des petits ratés, des grains de poussières dans l’engrenage, ça crise un peu, il faut toujours faire en sorte que ce soit la loi de l’islam qui soit l’arbitre. Et après, même celui qui a le droit, il fait les concessions. Tant que ce n’est pas pour quelque d’interdit, cela est utile. Cela va calmer les choses.

Une des très grandes causes de problème, c’est la colère. Une des grandes causes de nuisance pour le bas monde et pour la religion, c’est la colère. Si la personne prend l’engagement envers sa propre personne de dire “je ne gère pas mes problèmes sous le coup de la colère”. Si je suis dans une situation difficile, j’ai mon sang qui est en train de bouillir, ça monte au cerveau, je vois tout rouge, ce n’est pas le moment de gérer le problème. Je laisse les choses se calmer et ensuite à tête reposée, de manière lucide on réglera le problème. Mais si sur le coup de la colère il y a une surenchère et que des deux côtés chacun monte, cela peut aller très loin. Alors qu’en réalité c’était quelque chose de peu important.

Histoire de chaytan avant de partir:

Il y avait un chaytan avec sa femme et ses enfants, ils allaient partir et quitter leur lieu de résidence.

Il a dit à ses enfants “préparez-vous”. Qu’est-ce que l’un de ses fils a fait ? Il y avait une femme humaine qui était en train de traire la vache. Le fils du chaytan a remué la corde de la vache. La vache a donné un coup, elle a projeté le seau de lait. Le mari est venu et a trouvé le seau de lait comme ça, il a frappé sa femme. La famille de la femme est venue et a frappé l’homme. Après, ils sont venus et ont tué quelqu’un de la tribu. C’est devenu une guerre. Alors le chaytan quand il a constaté qu’une guerre s’est déclarée dans ce lieu, a regardé son fils et lui a dit “qu’est-ce que tu as fait?”. Son fils a répondu “j’ai juste remué la corde de la vache c’est tout”.

Donc, parce qu’il a remué la corde de la vache, une guerre s’est enclenchée. Donc, il ne faut pas favoriser le jeu de chaytan. Quand tu vois que c’est en train de s’amplifier pour aller loin, tu coupes, tu arrêtes. Tu te reposes, tu vas faire le wudu.

Le prophète ﷺ  a dit ce qui signifie : “Celui qui se trouve en colère s’il était debout, il s’assoit. S’il était assis, il s’allonge.”

Suite du cours à propos de la charge obligatoire :

Toujours, dans le cas de la charge obligatoire, l’homme doit à son épouse une tenue vestimentaire qui est suffisante et un ustensile/outil qui lui permet de faire sa toilette. Donc, il lui assure ce qui lui permet de faire sa toilette, c’est-à-dire par exemple, il lui ramène du savon, ou du shampooing ou ce qui est équivalent. Cela est à la charge de l’homme. L’homme doit pour son épouse, un logement qui comporte une cuisine, un sanitaire (toilettes) et une autre pièce. C’est le minimum qu’il doit lui assurer. Ce n’est pas une condition que ce soit propriétaire, il peut en location. C’est ce que l’homme doit envers son épouse. Pour ce qui est de la nourriture, il doit lui assurer ce que les gens autres que ceux qui sont dans le superflu mangent. Pas forcément des mets de l’ordre du superflu. Et la nourriture, soit il la ramène prête, soit c’est lui qui prépare, selon l’école chafi^ites. Il lui doit une couche pour dormir et un oreiller. Ceci est aussi à la charge de l’homme. Il doit lui assurer des chaussettes dans les pays où on en a besoin. Il doit lui assurer un tapis ou des nattes, quelque chose qui protège du mal du froid et de la chaleur. Il doit lui assurer un drap ou une couverture qui puisse servir pour la chaleur et pour le froid. Pour ce qui est de l’éclairage, il doit, pour son épouse, soit une chandelle, ou ce qui réalise la suffisance, pour ne pas la laisser dans le noir. Il doit lui assurer aussi ce qui est indispensable pour qu’elle puisse laver ses vêtements à elle. Lui il lave ses propres vêtements. C’est un devoir aussi pour le mari, d’acheter pour son épouse un voile (pour qu’elle puisse se couvrir la tête), un pantalon (pour qu’elle puisse le porter jusqu’à la taille) et une chemise longue (qu’elle porte au-dessus du pantalon). La chemise longue c’est celle qui va à au moins un empan -environ 17 cm- au-dessus du genou. Et au lieu du pantalon, il peut aussi lui assurer un pagne qui est long.

Le prophète ﷺ a dit ce qui signifie : “Que Dieu fasse miséricorde aux femmes de ma communauté qui portent des pantalons.”

C’est-à-dire elles mettent un pantalon en dessous de la chemise. Même si elle était à cheval et qu’elle tombe, son pantalon la couvre, elle ne va pas être dévoilée. C’est un surcroît de couverture quand elle porte le pantalon.

L’homme doit pour son épouse, une tenue vestimentaire pour l’hiver et une tenue vestimentaire pour l’été. Même si le vêtement de l’année dernière peut encore être utilisé, l’homme doit lui acheter à chaque saison un vêtement. Il doit lui acheter des chaussures ou bien des bottes, selon l’usage. Et ce qu’il est d’usage pour se protéger du froid.

Il n’est pas permis à la femme de déranger son mari pour qu’il lui achète des choses en plus. Après, si elle sait que cela ne va pas le déranger, cela dépend. Mais du point de vue de l’obligation, elle n’a pas à le faire. Maintenant, si elle sait que son mari accepte, mais simplement il ne pense pas à ça, elle peut lui demander gentiment, mais ce n’est pas dans le sens de l’obligation ou de la contrainte.

Ce n’est pas un devoir pour le mari d’acheter les parfums pour sa femme. On parle de l’obligation. Mais maintenant si lui dit “moi je veux gagner des récompenses”, alors il lui achète des parfums. Il y a des choses qui sont obligatoires et il y a des choses qui sont en plus de l’obligatoire. Si celui qui fait les choses en plus de ce qui est obligatoire avec la bonne intention, il gagne des récompenses.

Chez les malikites, c’est l’homme qui doit payer la sage femme quand sa femme va accoucher si cela est nécessaire.

Ce n’est pas un devoir pour le mari de payer un médecin, ni de lui acheter les médicaments. C’est à elle de le faire avec son propre argent. 

Dans certains cas, le mariage peut être obligatoire. Si un homme est capable d’assurer la charge obligatoire et il craint pour lui-même de tomber dans le péché, dans ce cas, c’est une obligation pour lui de se marier. S’il ne se marie pas, le fait qu’il délaisse le mariage fait qu’il tombe dans le péché.

Deux choses :

  1. il est capable d’assumer le mariage,
  2. il craint de tomber dans le péché s’il ne se marie pas. 

Dans ces deux cas, il est un devoir pour lui de se marier et il aura été désobéissant s’il ne se marie pas.

Dans un second cas, le mariage peut être recommandé. Lorsque l’homme aspire au mariage et il ne craint pas pour lui-même de tomber dans l’interdit s’il ne se marie pas. Donc, il aimerait se marier mais il se maitrise de sorte qu’il ne va pas tomber dans le péché s’il ne se marie pas. Et en plus, il dispose de la charge obligatoire pour le mariage. Mais s’il ne se marie pas, il ne tombe pas dans le péché. Par contre, s’il n’a pas les frais pour subvenir à la charge obligatoire du mariage, c’est déconseillé pour lui de se marier en raison des conséquences. Le fait qu’il va manquer à ses obligations, notamment en termes de charges envers l’épouse.

Il est parvenu dans le hadith, dans lequel le Prophète ﷺ a dit ce qui signifie : “Il suffit à l’esclave comme péché de manquer à la charge de ceux qui sont à sa charge.”

[Rapporté par At-Tirmidhiyy]

Et dans une autre version, le Prophète ﷺ a dit ce qui signifie : “Il suffit à l’esclave comme péché de manquer à la charge de ceux à qui il accorde la subsistance.”

[Rapporté par Abou Dawoud]

C’est-à-dire manquer à la charge de ceux à qui il est un devoir de subvenir à leur charge. Il y a ainsi dans ce hadith la preuve que c’est un grand péché, que de manquer à la charge de ceux qu’il est un devoir de prendre en charge. 

De même, il est déconseillé de se marier pour celui qui n’a pas besoin de se marier, il n’aspire pas au mariage, il n’a pas de penchant pour le mariage. C’est le cas de celui qui se marie pour avoir une femme à son service. Cela est déconseillé.

C’était là un résumé de ce qu’ont indiqué les savants des musulmans. Dans certains cas, c’est obligatoire, dans certains cas, c’est recommandé, dans certains cas, c’est déconseillé.

La charge n’est plus obligatoire si la femme est ناشز –nachiz– qui est le qualificatif et le substantif c’est نشوز.-nouchouz– Le fait que la femme soit ناشز c’est quelque chose d’interdit selon l’unanimité. Et si elle est ناشز elle perd sa charge obligatoire, elle n’y a plus le droit.

Si un homme est marié et qu’il n’a pas donné la charge à sa femme, cela reste une dette. Chaque jour qui passe c’est comme quelqu’un qui s’endette de jour en jour, s’il ne donne pas la charge à sa femme.

Par contre, la charge envers les enfants est obligatoire. Mais s’il ne la paye pas, elle ne devient pas une dette. Il aura commis un péché, mais ce n’est pas comme pour la femme pour qui cela reste une dette, mais pour les enfants non. Ici, quand on dit donner la charge, c’est-à-dire lui assurer ce qu’il doit lui assurer dans la loi. Si un homme néglige sa femme, sans lui assurer de charge obligatoire, alors il va être chatié d’un châtiment douloureux dans l’au-delà. Et celui qui laisse ses enfants -ceux qui sont avant la puberté- sans leur assurer la charge obligatoire, lui aussi va être châtié d’un châtiment douloureux. Également, celui qui laisse ses parents, son père, sa mère qui sont pauvres, qui sont dans le besoin, celui-là aussi aura un châtiment douloureux. Quand les parents sont pauvres et qu’ils sont dans le besoin, ce sont tous les enfants -garçons et filles- qui doivent subvenir à leur besoin.

Qu’est ce qui fait qu’une femme est ناشز ?

Par exemple, elle prive son mari de rapport, elle refuse le rapport. Et le fait qu’elle quitte son domicile et va chez sa famille à elle sans l’autorisation de son mari. Cela aussi ca fait qu’elle devient ناشز. Mais, si elle ne lui prépare pas le repas comme lui il veut et qu’elle ne lui lave pas son linge, elle ne devient pas ناشز par cela.

Si la femme est clairement ناشز, qu’est ce que le mari fait ? Il l’exhorte. Il lui dit : “crains Dieu, tu es en train de commettre de grands péchés, tu n’as pas à faire cela.”

Et si malgré cela, elle reste sur ses positions, il ne dort pas avec elle, ils font lit à part, sans que cela ne se sache chez les voisins. Ceci est pour lui montrer la gravité de ce qu’elle fait.

Il lui fait l’exhortation, il lui dit : “Crains Dieu, pourquoi tu as changé? Avant tu n’étais pas ainsi.”

Mais si elle refuse et elle reste quand même ناشز, alors il ne dort pas avec elle dans le même lit. Du fait qu’elle devienne ناشز, elle n’a plus le droit à sa nuité et elle n’a plus le droit à sa charge.

Qu’est ce que la nuité?

Par exemple, l’homme a deux femmes, il dort une nuit chez l’une et l’autre nuit chez l’autre. Celle qui est ناشز perd son droit. Et elle perd sa charge. Il ne lui doit pas la charge. Si elle persiste sur son نشوز, alors il la corrige mais pas jusqu’à la blesser.

Par le نشوز, elle n’a plus le droit à sa nuité, ni à sa charge. Et tant qu’elle est ناشز, il est autorisé au mari de ne plus lui adresser la parole jusqu’à 3 jours ou même plus. Quand il fait cela, son objectif est d’éviter à sa femme de rester sur le péché. Ce n’est pas pour satisfaire ses passions à lui.

Histoire:

Un jour, un voleur a pris l’argent d’un saint. Le voleur court et le saint court derrière lui. Mais le saint qu’est ce qu’il voulait? Il a dit au voleur : “je te donne, dis “j’accepte””.

Il voulait que le voleur dise “j’accepte” car dans certaines écoles pour que le don soit valable il faut que celui qui reçoit le don dise “j’accepte”.

Le saint avait peur pour le voleur qu’il soit châtié dans l’au-delà. Ce n’est pas pour reprendre son argent. Regardez comment ils sont au-dessus de tout cela.

L’objectif du mari est de sauver sa femme du péché. Parce que le نشوز de l’épouse, le fait qu’elle manque à ses obligations envers son mari, le fait qu’elle n’assure pas les droits que son mari a sur elle, ce droit que Dieu lui a ordonné, ce n’est pas le mari qui a décidé, ceci est un grand péché. Le fait de ne pas dormir avec elle, c’est pour la corriger.

La femme qui a été divorcée, son mari lui doit une mout^ah -المتعة-

المتعة c’est un bien, une quantité d’argent qui est donnée à la femme lorsqu’elle a été divorcée sans que ce soit de son fait à elle. Comme par exemple, il s’est avéré que la femme avait un défaut. S’il la divorce dans ce cas, il lui doit une المتعة.

Par exemple, il s’est avéré qu’elle avait le vitiligo, ceci est une cause mais elle n’y est pour rien. Par contre, si le divorce ou la séparation était du fait de la femme, comme par exemple si elle avait apostasié, puis elle est restée sur l’apostasie jusqu’à la fin de la période d’attente post-maritale, dans ce cas là, la séparation est par sa faute, de son fait à elle, alors ce n’est pas une obligation pour l’homme de lui donner une compensation. Cette compensation n’est pas d’un montant déterminé, mais il est recommandé que cette compensation soit de la valeur de 30 dirhams et que cette compensation n’atteigne pas la moitié de la dot de ses semblables.

Au titre de المتعة il est suffisant que ce soit un montant sur lequel les deux époux s’entendent, même s’il est de faible valeur. S’ils ne s’entendent pas sur le montant, il y a un conflit, qu’est ce qu’ils font? Ce sera le juge qui va lui-même estimer la valeur de cette compensation.

Les jardins des vertueux (riyaaD aS SaaliHiin) de an Nawawiyy (première partie : Les hadith de 1 à 160)

Posted in Hadith,Livre par chaykhaboulaliyah sur septembre 3, 2023
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 LIVRE RIYADOU SSALIHIN

١ – باب الإخلاص وإحضار النية

في جميع الأعمال والأقوال والأحوال البارزة

قَالَ اللهُ تَعَالَى : ﴿ وَمَا أُمِرُوا إِلاَّ لِيَعْبُدُوا اللَّهَ مُخْلِصِينَ لَهُ الدِّينَ حُنَفَاءَ وَيُقِيمُوا الصَّلاةَ وَيُؤْتُوا الزَّكَاةَ وَذَلِكَ دِينُ الْقَيِّمَةِ ٥ ﴾ [ البينة ]  ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ لَنْ يَنَالَ اللَّهَ لُحُومُهَا وَلا دِمَاؤُهَا وَلَكِنْ يَنَالُهُ التَّقْوَى مِنْكُمْ ٣٧ ﴾ [ الحج ]  ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ قُلْ إِنْ تُخْفُوا مَا فِي صُدُورِكُمْ أَوْ تُبْدُوهُ يَعْلَمْهُ اللَّهُ ٢٩ ﴾ [ آل عمران ] .

An-Nawawiyy que Dieu lui fasse miséricorde a dit :

Chapitre 1:
La sincérité et d’avoir l’intention présente dans toutes les œuvres, les paroles et les situations apparentes et cachées.

Ainsi dans sourat Al-Bayyinah verset numéro 5, Allah dit:

﴿ وَمَا أُمِرُوا إِلَّا لِيَعْبُدُوا اللَّهَ مُخْلِصِينَ لَهُ الدِّينَ حُنَفَاء وَيُقِيمُوا الصَّلَاةَ وَيُؤْتُوا الزَّكَاةَ وَذَلِكَ دِينُ الْقَيِّمَةِ ٥ ﴾

[98/1] (wama ‘oumirou ‘il-la liya^boudou l-Laha moukhlisina lahou d-dina hounafa’a wayouqimou ssalata wayou’tou zzakata wadhalika dinou l-qayyimah) ce qui signifie: « Ils n’ont reçu l’ordre que d’adorer Allah en étant sincères sur la religion, sur la droiture et d’accomplir la prière et de s’acquitter de la zakat. Et telle est la religion de droiture. »

Dans sourat Al-Hajj verset 37, Allah ta^ala dit:

﴿ لَن يَنَالَ اللَّهَ لُحُومُهَا وَلَا دِمَاؤُهَا وَلَكِن يَنَالُهُ التَّقْوَى مِنكُمْ ٣٧ ﴾

[22/37] (Lan yanala Allaha louhoumouha wa la dima‘ouha wa lakin yanalouhou at-taqwa minkoum) ce qui signifie: « Les chairs et le sang de vos sacrifices ce n’est pas cela qui va atteindre Dieu mais ce qui récompensera c’est la piété de votre part, c’est à dire la sincérité. »

Et dans sourat Ali-‘Imran verset 29, Allah dit :

﴿ قُلْ إِن تُخْفُواْ مَا فِي صُدُورِكُمْ أَوْ تُبْدُوهُ يَعْلَمْهُ اللّهُ ٢٩ ﴾

[3/29] (Qoul ‘in Toukhfou ma fi sudourikoum ‘aw toubdouhou ya^lamhou l-lah) ce qui signifie: « Dis : « Et si vous dissimulez ce que vous avez dans vos cœurs ou que vous le manifestez dans tous les cas Dieu le sait. »

1 – وعن أمير المؤمِنين أبي حَفْصٍ عمرَ بنِ الخطابِ بنِ نُفَيْلِ بنِ عبدِ العُزّى بن رياحِ بنِ عبدِ اللهِ بن قُرْطِ بن رَزاحِ بنِ عدِي بنِ كعب بنِ لُؤَيِّ بنِ غالبٍ القُرشِيِّ العَدويِّ رضي الله عنه ، قالَ : سَمِعتُ رَسُولَ اللهِ ﷺ ، يقُولُ : (( إنّمَا الأَعْمَالُ بالنِّيّاتِ ، وَإِنَّمَا لِكُلِّ امرِىءٍ مَا نَوَى ، فَمَنْ كَانَتْ هجرته إلى الله ورسوله ، فهجرته إلى الله ورسوله ، ومن كانت هِجْرَتُهُ لِدُنْيَا يُصيبُهَا ، أَوْ امْرَأَةٍ يَنْكَحُهَا ، فَهِجْرَتُهُ إِلى مَا هَاجَرَ إِلَيْه )) . مُتَّفَقٌ عَلَى صِحَّتِهِ . رَوَاهُ إمَامَا الْمُحَدّثِينَ ، أبُو عَبْدِ الله مُحَمَّدُ بْنُ إسْمَاعيلَ بْن إبراهِيمَ بْن المُغيرَةِ بنِ بَرْدِزْبهْ الجُعْفِيُّ البُخَارِيُّ ، وَأَبُو الحُسَيْنِ مُسْلمُ بْنُ الحَجَّاجِ بْنِ مُسْلمٍ الْقُشَيريُّ النَّيْسَابُورِيُّ رضي اللهُ عنهما فِي صحيحيهما اللَّذَيْنِ هما أَصَحُّ الكُتبِ المصنفةِ .


Le premier hadith, l’émir des croyants Abou Hafs, ^Oumar fils de Al Khattab, fils de Noufayl , fils de ^Abdoul ^Ouzza, fils de Riyah, fils de ^Abdou l-Lah, fils de Qourt, fils de Razah, fils de ^Andiyy, fils de Ka^b, fils de Lou’ayy, fils de Ghalib le qourachiyyte le ^andawiyyte, que Dieu l’agrée, il a dit: « J’ai entendu le Messager de Allah ﷺ dire:

ce qui signifie : Certes les bonnes oeuvres – comme la prière, le ghouslvalent par l’intention. Et chaque personne sera rétribué en fonction de son intention. Celui dont l’émigration aura été accompli pour l’agrément de Dieu et pour obéir à son Messager alors son émigration lui est bien comptabilisé comme étant été accompli pour l’agrément de Dieu et par obéissance à Son Messager. Et celui dont l’émigration était pour une raison du bas monde ou pur une femme a épousé alors son émigration sera comptabilisé en fonction de ce pourquoi il a émigré. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim qui ont été d’accord sur son authenticité]

Ce hadith a été rapporté par les deux imams les mouhaddith Abou ^Abdi l-Lah Mouhammad fils de ‘Isma^il, fils de Ibrahim, fils de Al Moughirah, fils de Bardizbah le jou^fiyyte, le boukhariyyte Al Boukhariyy et ‘Abou l-Houssayn Mouslim fils de Al Hajjaj, fils de Mouslim le qouchayriyyte le naysabouriyyte, que Dieu les agrée tous les deux. Leurs deux livres qui sont respectivement les plus authentiques des livres qui ont été rassemblés.

2 – وعن أمِّ المؤمِنينَ أمِّ عبدِ اللهِ عائشةَ رضي الله عنها ، قالت : قالَ
رسول الله ﷺ : (( يغْزُو جَيْشٌ الْكَعْبَةَ فإِذَا كَانُوا بِبَيْدَاءَ مِنَ الأَرضِ يُخْسَفُ بِأَوَّلِهِمْ وآخِرِهِمْ )) . قَالَتْ : قلتُ : يَا رَسُولَ اللهِ ،كَيْفَ يُخْسَفُ بأوَّلِهِمْ وَآخِرِهِمْ وَفِيهمْ أسْوَاقُهُمْ وَمَنْ لَيْسَ مِنْهُمْ ؟! قَالَ : (( يُخْسَفُ بِأَوَّلِهِمْ وَآخِرِهِمْ ثُمَّ يُبْعَثُونَ عَلَى نِيّاتِهمْ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ . هذَا لَفْظُ الْبُخَارِيِّ

Le hadith 2, d’après la mère des croyants, ‘Oummou ^Abdi l-Lah, ^A’ichah, que Dieu l’agrée a dit: « Le Messager de Allah a dit :
ce qui signifie: “ Il y aura une armée qui viendra pour conquérir la ka^bah, lorsqu’ils seront dans al-bayda‘, un endroit qui se trouve entre la Mecque et Médine. Dieu fait que la terre les ensevelira du premier d’entre eux jusqu’au dernier. ” Alors ^A’ichah a posé la question au Prophète, elle a dit : « J’ai dit: “ Ô Messager de Dieu, comment seront ils ensevelit du premier au dernier d’entre eux alors qu’il y a parmi eux des gens qui ne font qu’obéir aux ordres de leur roi et qu’il y a parmi eux des gens qui ne faisaient que les accompagner sur le chemin ? ” Le Messager ﷺ a dit ce qui signifie: “ Ils seront ensevelis du premier au dernier d’entre eux. Puis, au jour du jugement, ils seront rassemblés chacun selon l’intention avec laquelle il s’est retrouvé là. ”
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim. Mais la version, ici mentionnée, est celle de Al Boukhariyy]

3 – وعن عائِشةَ رضيَ اللهُ عنها ، قَالَتْ : قَالَ النبي ﷺ : (( لا هِجْرَةَ بَعْدَ  الفَتْحِ ، وَلَكِنْ جِهَادٌ وَنِيَّةٌ ، وَإِذَا اسْتُنْفِرْتُمْ فانْفِرُوا )) مُتَّفَقٌ عَلَيْهِ .

وَمَعناهُ : لا هِجْرَةَ مِنْ مَكّةَ لأَنَّهَا صَارَتْ دَارَ إسلاَمٍ

Le hadith 3, d’après ^A’ichah, que Allah l’agrée, elle a dit: « Le Prophète a dit:
ce qui signifie : «Il n’y a plus d’émigration obligatoire après la conquête de la Mecque. Mais il y aura un Jihad et chacun selon l’intention pour laquelle il fait des choses. Et si on vous sollicite, si votre gouverneur, votre Imam, vous sollicite, vous met en alerte, alors répondez à son appel. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]

Il n’y a plus d’émigration depuis la mecque parce que la Mecque est devenu une terre d’Islam.

4 – وعن أبي عبدِ اللهِ جابر بن عبدِ اللهِ الأنصاريِّ رَضي اللهُ عنهما ، قَالَ : كُنَّا مَعَ النَّبيِّ ﷺ في غَزَاةٍ ، فَقالَ : (( إِنَّ بالمدِينَةِ لَرِجَالاً ما سِرْتُمْ مَسِيراً ، وَلاَ قَطَعْتُمْ وَادِياً ، إلاَّ كَانُوا مَعَكمْ حَبَسَهُمُ الْمَرَضُ )) . وَفي روَايَة : (( إلاَّ شَرَكُوكُمْ في  الأجْرِ )) رواهُ مسلمٌ .

ورواهُ البخاريُّ عن أنسٍ رضي الله عنها  ، قَالَ : رَجَعْنَا مِنْ غَزْوَةِ تَبُوكَ مَعَ النَّبيِّ ﷺ ، فقال : (( إنَّ أقْواماً خَلْفَنَا بالْمَدِينَةِ مَا سَلَكْنَا شِعْباً وَلاَ وَادياً ، إلاّ وَهُمْ مَعَنَا ؛ حَبَسَهُمُ العُذْرُ )) .

Et dans le hadith 4, An-Nawawiyy a dit, d’après Abou ^AbdilLah, Jabar fils de ^Abdi l-Lah Al ansariyy , que Dieu les agrée tous les deux, nous étions en compagnie du Prophète ﷺ dans une conquête, il a dit:
ce qui signifie: « Il y a actuellement à Médine des hommes. Chaque pas que vous faites , chaque vallée que vous traversez, c’est comme s’ils étaient avec vous. Ce qui les a empêchés de vous rejoindre c’est la maladie. » Et dans une version : « Sans qu’ils n’aient en commun avec vous la récompense. »
[Rapporté par Mouslim]

Il a été rapporté par Al Boukhariyy, d’après Anas, que Allah l’agrée, il a dit: « Nous étions sur notre retour de la conquête de Tabouk en compagnie du Prophète ﷺ. Il a dit :
ce qui signifie: « Il y a des gens que nous avons laissé dernière nous à Médine. Chaque fois que nous empruntons un sentier montagneux ou une vallée c’est comme s’ils étaient avec nous. Ce qui les a empêchés de nous rejoindre c’est l’excuse qu’ils avaient. »

 5 – وعن أبي يَزيدَ مَعْنِ بنِ يَزيدَ بنِ الأخنسِ رَضي اللهُ عنهما ، وهو وأبوه وَجَدُّه صحابيُّون ، قَالَ : كَانَ أبي يَزيدُ أخْرَجَ دَنَانِيرَ يَتَصَدَّقُ بِهَا ، فَوَضعَهَا عِنْدَ رَجُلٍ في الْمَسْجِدِ ، فَجِئْتُ فأَخذْتُها فَأَتَيْتُهُ بِهَا . فقالَ : واللهِ ، مَا إيَّاكَ أرَدْتُ ، فَخَاصَمْتُهُ إِلى رسولِ اللهِ ﷺ ، فقَالَ : (( لكَ مَا نَوَيْتَ يَا يزيدُ ، ولَكَ ما أخَذْتَ يَا مَعْنُ )) رواهُ البخاريُّ .

Le hadith 5, d’après Abou Yazid Ma^n fils de Yazid, fils Al ‘Akhnas, que Dieu l’agrée lui et son père et son grand-père étaient des compagnons. Il a dit: « Mon père Yazid avait sorti des pièces d’or des dinars pour les donner en aumônes. Il les a donnés à un homme dans la mosquée. Je suis venu et je les ai pris. Et je suis venu avec. Il m’a dit par Allah, ce n’est pas toi que je visais par mon aumône. Alors je suis allé avec lui auprès du Messager de Allah ﷺ pour qu’il arbitre entre nous. Le Prophète a dit ce qui signifie : « Ô Yazid, tu auras la récompense de ce pourquoi tu a mit l’intention, c’est-à-dire l’aumône. Et toi Ma^n [c’est-à-dire celui qui a eu les pièces qui était le fils de Yazid], tu auras ce que tu as pris, [c’est-à-dire les pièces]. »
[Rapporté par Al Boukhariyy]

6 – وعن أبي إسحاقَ سَعدِ بنِ أبي وَقَّاصٍ مالِكِ بنِ أُهَيْب بنِ عبدِ منافِ بنِ زُهرَةَ بنِ كلابِ بنِ مُرَّةَ بنِ كعبِ بنِ لُؤيٍّ القُرشِيِّ الزُّهريِّ رَضي اللهُ عنهما ، أَحَدِ العَشَرَةِ المشهودِ لهم بالجنةِ رَضي اللهُ عنهما ، قَالَ : جاءنِي رسولُ اللهِ ﷺ يَعُودُنِي عَامَ حَجَّةِ الوَدَاعِ مِنْ وَجَعٍ اشْتَدَّ بي ، فقُلْتُ : يَا رَسُولَ اللهِ ، إنِّي قَدْ بَلَغَ بي مِنَ الوَجَعِ مَا تَرَى ، وَأَنَا ذُو مالٍ وَلا يَرِثُني إلا ابْنَةٌ لي ، أفأَتَصَدَّقُ بِثُلُثَيْ مَالِي ؟ قَالَ : (( لا )) ، قُلْتُ : فالشَّطْرُ يَا رَسُولَ اللهِ ؟ فقَالَ : (( لا )) ، قُلْتُ : فالثُّلُثُ يَا رَسُولَ اللهِ ؟  قَالَ : (( الثُّلُثُ والثُّلُثُ كَثيرٌ -أَوْ كبيرٌ – إنَّكَ إنْ تَذَرْ وَرَثَتَكَ أغنِيَاءَ خيرٌ مِنْ أنْ تَذَرَهُمْ عَالَةً يتكفَّفُونَ النَّاسَ ، وَإنَّكَ لَنْ تُنفِقَ نَفَقَةً تَبْتَغي بِهَا وَجهَ اللهِ إلاَّ أُجِرْتَ عَلَيْهَا حَتَّى مَا تَجْعَلُ في فِيِّ امْرَأَتِكَ )) ، قَالَ : فَقُلتُ : يَا رسولَ اللهِ ، أُخلَّفُ بعدَ أصْحَابي ؟ قَالَ : (( إِنَّكَ لَنْ تُخَلَّفَ فَتَعملَ عَمَلاً تَبتَغي بِهِ وَجْهَ اللهِ إلاَّ ازْدَدتَ بِهِ دَرَجةً  ورِفعَةً ، وَلَعلَّكَ أنْ تُخَلَّفَ حَتّى يَنتَفِعَ بِكَ أقْوَامٌ وَيُضَرَّ بِكَ آخرونَ . اللَّهُمَّ أَمْضِ لأصْحَابي هِجْرَتَهُمْ ولاَ تَرُدَّهُمْ عَلَى أعقَابهمْ ، لكنِ البَائِسُ سَعدُ بْنُ خَوْلَةَ )) يَرْثي لَهُ رَسُولُ اللهِ ﷺ أنْ ماتَ بمَكَّة . مُتَّفَقٌ عليهِ  

Dans le hadith 6, d’après ‘Abou Is-haq Sa^d fils de Abou Waqqas Maliq, fils ‘Ouhayb, fils de ^Abdou Manaf, fils de Zouhrah, fils de Kilab, fils de Mourrah, fils de Ka^b, fils de Lou’ayy, fils de Ghalib qourachiyyte le zouhouriyyte, que Dieu l’agrée, l’un des dix pour lesquels le Prophète a témoigné du paradis que Dieu les agrée. Il a dit : « Le Messager de Allah ﷺ est venu me voir pour me rendre visite, l’année du pèlerinage de l’adieu, suite à des douleurs qui étaient intenses que j’avais. Donc ce compagnon a dit : “ Ô Messager de Dieu, tu vois que je suis vraiment très malade et j’ai de l’argent, je suis fortuné. Et je n’ai pour héritier qu’une fille. Est-ce que je peux donner en aumône les deux tiers de mes biens. ” Le Prophète lui a dit ce qui signifie: “ Non. ” Le compagnon a dit : “ Alors, est-ce que je peux donner la moitié, ô Messager de Dieu. ” Le Messager a dit ce qui signifie: “ Non. ” Il a dit ce qui signifie: “ Est-ce que je peux donner le tiers de mes biens, ô Messager de Allah. ” Et donc le Messager lui a dit ce qui signifie: “ Oui, tu peux donner le tiers. Mais c’est déjà beaucoup. Si tu laisses tes héritiers ayant leur suffisance, cela vaut mieux pour toi que de les laisser pauvres, à demander aux gens leur suffisance. Et chaque dépense que tu fais, par laquelle tu recherches l’agrément de Dieu, te procureras des récompenses. Même la dépense que tu fais pour ton épouse. ” Et donc ce compagnon Sa^d Ibnou Abou Waqqas a dit : “ Ô Messager de Allah ﷺ , est-ce que quelqu’un me remplacera après mes compagnons? [C’est-à-dire à la Mecque après qu’il parte après toi]. ” Il a dit : “ Non, tu ne vas pas rester à vivre longtemps après tes compagnons, [c’est-à-dire tu ne vas pas vivre longtemps après un certain nombre de tes compagnons]. Mais tu accompliras des œuvres par lesquelles tu recherches l’agrément de Dieu. Ce qui te permettra d’augmenter en degré. Et peut-être que tu vivras suffisamment pour que les gens profitent de toi, vont bénéficier de toi et d’autres vont subir une nuisance par ta cause. Ô Allah fait que mes compagnons, leurs récompenses pour leur émigration soit parfaite et fait qu’ils n’apostasient pas. ” Mais celui qui a choisi d’être pauvre c’est Sa^d fils de Khawlah. Le messager de Allah ﷺ a annoncé qu’il allait mourir à la Mecque.
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]

7– وعن أبي موسى عبدِ اللهِ بنِ قيسٍ الأشعريِّ رَضي اللهُ عنهما ، قَالَ : سُئِلَ رسولُ الله ﷺ عَنِ الرَّجُلِ يُقاتلُ شَجَاعَةً ، ويُقَاتِلُ حَمِيَّةً، ويُقَاتِلُ رِيَاءً، أَيُّ ذلِكَ في سبيلِ الله ؟ فقال رَسُول الله ﷺ : (( مَنْ قَاتَلَ لِتَكونَ كَلِمَةُ اللهِ هي العُلْيَا ، فَهوَ في سبيلِ اللهِ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .

Le hadith 7, d’après ‘Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, ^Abdou r-Rahman, fils de Sakhr, que Dieu l’agrée, a dit: « Le Messager de Allah ﷺ a dit :

ce qui signifie : « Allah ne vous rétribue pas pour votre corps ni pour votre aspect mais ils vous rétribuent en fonction de ce que vous avez dans le cœur. »
[Rapporté par Mouslim]

Et d’après Abou Mouça ^Abdou l-Lah fils de Qays Al ‘Ach^riyy, que Dieu l’agrée, il a dit: « Le Messager de Allah ﷺ fut interrogé à propos de l’homme qui combat par courage, c’est-à-dire son motif du combat c’est le courage et qu’il combat par fanatisme clanique, il prend parti de son clan, ses tribus donc qui combat par insincérité. Lequel de tout cela est dans la voie que Dieu agrée? Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Celui qui combat pour que la religion de l’islam, la religion agréé par Allah, est le dessus alors c’est celui là qui est dans la voie que Allah agréé. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]

9 – وعن أبي بَكرَةَ نُفيع بنِ الحارثِ الثقفيِّ رَضي اللهُ عنهما : أَنَّ النَّبيَّ ﷺ ، قَالَ : (( إِذَا التَقَى المُسلِمَان بسَيْفَيهِمَا فالقَاتِلُ وَالمَقْتُولُ في النّارِ )) قُلتُ : يا رَسُولَ اللهِ ،
هذا القَاتِلُ فَمَا بَالُ المقْتُولِ ؟ قَالَ : (( إنَّهُ كَانَ حَريصاً عَلَى قتلِ صَاحِبهِ )) مُتَّفَقٌ عليهِ

Dans le hadith 9, An-Nawawiyy rapporte d’après Abou Bakrah, Noufay^ fils de Al Harith Ath-Thaqafiyy, que Dieu l’agrée, que le Prophète ﷺ a dit ce qui signifie: « Lorsque deux musulmans, l’un en face de l’autre, se combattent avec leur épée, alors celui qui tue et celui qui est tué iront en enfer. » Le compagnon qui rapporte a dit : “ Ô Messager de Dieu, pour celui qui a tué j’ai compris. Mais pourquoi celui qui a été tué également ira-t-il en Enfer? ” Le Prophète a dit ce qui signifie : “ Parce que lui aussi il voulait tuer son frère, son compagnon. ”
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]

Rappelez vous nous sommes dans le chapitre de l’intention.

 10– وعن أبي هريرةَ رضي الله عنه ، قَالَ : قالَ رَسُول الله ﷺ : (( صَلاةُ الرَّجلِ في جمَاعَةٍ تَزيدُ عَلَى صَلاتهِ في سُوقِهِ وبيتهِ بضْعاً وعِشرِينَ دَرَجَةً ، وَذَلِكَ أنَّ أَحدَهُمْ إِذَا تَوَضَّأَ فَأَحْسَنَ الوُضوءَ ، ثُمَّ أَتَى المَسْجِدَ لا يُرِيدُ إلاَّ الصَّلاةَ ، لاَ يَنْهَزُهُ إِلاَّ الصَلاةُ : لَمْ يَخْطُ خُطْوَةً إِلاَّ رُفِعَ لَهُ بِهَا دَرجَةٌ ، وَحُطَّ عَنْهُ بها خَطِيئَةٌ حَتَّى يَدْخُلَ المَسْجِدَ ، فإِذا دَخَلَ المَسْجِدَ كَانَ في الصَّلاةِ مَا كَانَتِ الصَّلاةُ هِي تَحْبِسُهُ ، وَالمَلائِكَةُ يُصَلُّونَ عَلَى أَحَدِكُمْ مَا دَامَ في مَجْلِسِهِ الَّذِي صَلَّى فِيهِ ، يَقُولُونَ : اللَّهُمَّ ارْحَمْهُ ، اللَّهُمَّ اغْفِرْ لَهُ ، اللَّهُمَّ تُبْ عَلَيهِ ، مَا لَم يُؤْذِ فيه ، مَا لَمْ يُحْدِثْ فِيهِ )) . مُتَّفَقٌ عليه ، وهذا لفظ مسلم .

وقوله ﷺ : (( يَنْهَزُهُ )) هُوَ بِفَتْحِ اليَاءِ والْهَاءِ وبالزَّايِ : أَيْ يُخْرِجُهُ ويُنْهضُهُ .

Dans le hadith 10, An-Nawawiyy rapporte d’après Abou Hourayrah que Dieu l’agrée qu’il a dit: « Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Le fait que l’homme accomplisse la prière en assemblée dans la mosquée dépasse sa prière chez lui et sa prière dans son lieu de travail ou son marché de vingt sept degrés. En effet, si l’un d’entre eux accompli le woudou‘ et le fait parfaitement puis il se rend à la mosquée et, ou il n’a pas d’autres motifs que d’y accomplir la prière, [il ne veut pas autre chose que de faire la prière]. Chaque pas qu’il fait il lui sera élevé un degré. Il sera déchargé d’un péché jusqu’à ce qu’il entre dans la mosquée. Et après qu’il entre dans la mosquée, il aura la récompense de quelqu’un qui fait la prière tant que c’est la prière qui le motive pour rester dans la mosquée. Et les anges font des invocations en faveur de l’un d’entre vous tant qu’il est dans son assemblée dans laquelle il a fait la prière.  Ils disent: « Ô Allah fait lui miséricorde. Ô Allah accorde lui le pardon. Ô Allah accepte son repentir tant qu’il ne fait pas de nuisance tant qu’il ne fait pas quelque chose de mauvais. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim. Et ceci est l’expression de Mouslim]

11– وعن أبي العبَّاسِ عبدِ اللهِ بنِ عباسِ بنِ عبد المطلب رضِيَ اللهُ عنهما ، عن رَسُول الله ﷺ ، فيما يروي عن ربهِ ، تباركَ وتعالى ، قَالَ : (( إنَّ اللهَ كَتَبَ الحَسَنَاتِ والسَّيِّئَاتِ ثُمَّ بَيَّنَ ذلِكَ ، فَمَنْ هَمَّ بحَسَنَةٍ فَلَمْ يَعْمَلْهَا كَتَبَها اللهُ تَبَارَكَ وتَعَالى عِنْدَهُ حَسَنَةً كامِلَةً ،وَإنْ هَمَّ بهَا فَعَمِلَهَا كَتَبَهَا اللهُ عَشْرَ حَسَناتٍ إِلى سَبْعمئةِ ضِعْفٍ إِلى أَضعَافٍ كَثيرةٍ ، وإنْ هَمَّ بِسَيِّئَةٍ فَلَمْ يَعْمَلْهَا كَتَبَهَا اللهُ تَعَالَى عِنْدَهُ حَسَنَةً كَامِلةً ، وَإنْ هَمَّ بِهَا فَعَمِلَهَا كَتَبَهَا اللهُ سَيِّئَةً وَاحِدَةً )) مُتَّفَقٌ عليهِ .

Dans le hadith 11, An-Nawawiyy rapporte de Abou ^Abbas, fils Abdou l-lah fils de ^Abbas, fils de Abdoul Mouttalib que Dieu les agrée tous les deux, d’après le Messager de Allah ﷺ  d’après ce qu’il rapporte de son Seigneur tabaraka wa ta^ala, il a dit ce qui signifie : « Allah a prédestiné des bonnes actions et des mauvaises actions. » Et il a indiqué cela : « Celui qui envisage de faire une bonne action mais qu’il ne la pas faite, Allah tabaraka wa ta^ala lui inscrira pour lui une bonne action complète. Et s’il envisage de faire une bonne action et qu’il accomplit, Allah le lui écrit, il fera inscrire dix bonnes actions et plus jusqu’à sept cent fois et des nombres multiples encore. Et s’il envisageait de faire une mauvaise action mais qu’en définitive il ne l’a pas faite, Allah lui inscrira une bonne action complète. Et s’il a envisagé de l’accomplir cette mauvaise action et qui l’a faite, Allah lui inscrira une seule mauvaise action. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]

 12– وعن أبي عبد الرحمان عبدِ الله بنِ عمرَ بن الخطابِ رضيَ اللهُ عنهما ، قَالَ : سمعتُ رسولَ الله ﷺ ، يقول : (( انطَلَقَ ثَلاثَةُ نَفَرٍ مِمَّنْ كَانَ قَبْلَكُمْ حَتَّى آوَاهُمُ المَبيتُ إِلى غَارٍ فَدَخلُوهُ، فانْحَدرَتْ صَخْرَةٌ مِنَ الجَبَلِ فَسَدَّتْ عَلَيْهِمُ الغَارَ ، فَقالُوا : إِنَّهُ لاَ يُنْجِيكُمْ مِنْ هذِهِ الصَّخْرَةِ إِلاَّ أنْ تَدْعُوا اللهَ بصَالِحِ أعْمَالِكُمْ .

قَالَ رجلٌ مِنْهُمْ : اللَّهُمَّ كَانَ لِي أَبَوانِ شَيْخَانِ كبيرانِ ، وكُنْتُ لا أغْبِقُ قَبْلَهُمَا أهْلاً ولاَ مالاً ، فَنَأَى بِي طَلَب الشَّجَرِ يَوْماً فلم أَرِحْ عَلَيْهمَا حَتَّى نَامَا ، فَحَلَبْتُ لَهُمَا غَبُوقَهُمَا فَوَجَدْتُهُما نَائِمَينِ ، فَكَرِهْتُ أنْ أُوقِظَهُمَا وَأَنْ أغْبِقَ قَبْلَهُمَا أهْلاً أو مالاً ، فَلَبَثْتُ – والْقَدَحُ عَلَى يَدِي – أنتَظِرُ اسْتِيقَاظَهُما حَتَّى بَرِقَ الفَجْرُ والصِّبْيَةُ يَتَضَاغَوْنَ عِنْدَ قَدَميَّ ، فاسْتَيْقَظَا فَشَرِبا غَبُوقَهُما . اللَّهُمَّ إنْ كُنْتُ فَعَلْتُ ذلِكَ ابِتِغَاء وَجْهِكَ فَفَرِّجْ عَنّا مَا نَحْنُ فِيهِ مِنْ هذِهِ الصَّخْرَةِ ، فانْفَرَجَتْ شَيْئاً لا يَسْتَطيعُونَ الخُروجَ مِنْهُ .

Le hadith 12, An-Nawawiyy rapporte d’après Abou ^Abdou r-Rahman, ^Abdou l-Lah fils de ^Oumar Ibnou l-Khattab que Allah les agrée tous les deux, il a dit: « J’ai entendu le Messager de Allah ﷺ dire ce qui signifie : « Trois hommes d’une des communautés qui vous ont précédé sont partis, ils ont trouvé refuge pour passer la nuit dans une grotte. Ils y sont rentrés. C’est ainsi qu’un rocher a dégringolé du haut de la montagne et a obstrué la sortie de la grotte. Ils se sont dit: « Vous ne pouvez être sauvé de ce rocher qu’en évoquant Dieu par vos bonnes œuvres. »
Et dans la suite du hadith, le Prophète a dit ce qui signifie : « Quand le rocher a obstrué la sortie de la grotte. Ils se sont dit: “ Vous ne pouvez être sauvé de ce rocher qu’en évoquant Dieu par vos bonnes œuvres. ” L’un d’entre eux a dit: “ Ô Allah, j’avais deux parents âgés, vieux et je ne buvais pas l’eau avant eux et je ne donnais ni à ma femme, ni à ceux qui m’appartiennent. Un jour, alors que je cherchais le pâturage, je me suis éloigné et quand je suis revenu ils étaient déjà endormi. Je leur avais trait le lait qu’il buvait l’après-midi mais j’ai trouvé qu’ils étaient endormis. Je n’ai pas voulu les réveiller. Et je n’ai pas voulu non plus donner à boire à ma femme ou à ma famille ou à mes biens, je suis resté ainsi avec le récipient dans la main à attendre qu’ils se réveillent jusqu’à ce que l’aube se soit levé. Et les enfants avaient faim, ils criaient de faim devant moi. Ils se sont réveillés, ils ont bu le lait qu’ils buvaient l’après-midi habituellement. Ô Allah, si j’ai fait cela par recherche de Ton agrément alors délivre nous de la situation dans laquelle nous nous trouvons avec ce rocher. ” Le rocher s’est alors écarté un peu mais pas suffisamment pour qu’ils puissent tous sortir. »
Dans la suite, le Prophète a dit ce qui signifie: « Le deuxième a dit: “ Ô Allah j’avais une cousine qui était très très chère pour moi. ” Et dans une version:  “ Je l’aimais de l’amour le plus intense avec lequel les hommes aiment les femmes. Et j’ai voulu avoir un rapport avec elle mais s’est empêchée. Et quand un jour, elle était dans une situation financière difficile, elle est venue, je lui ai donné cent vingt dinars pour qu’elle me permette d’avoir un rapport avec elle. C’est ce qu’elle fit. Et lorsque je m’apprêtais à le faire. ” Et dans une version : “ Quand je me suis assis entre ses jambes. ” Elle a dit : “ Crains Dieu. Et ne mets la bague qu’avec son juste droit, [elle fait allusion au fait du rapport que par le mariage]. Alors je suis parti tout de suite, alors qu’elle était là personne que j’aimais le plus. Et j’ai laissé l’or que je lui avais donné. Ô Allah si j’ai fait cela par recherche de Ton agrément alors délivre nous de cette situation dans laquelle nous sommes. ” C’est alors que le rocher s’est écarté sauf qu’il ne pouvait pas encore sortir. »
Lorsque le troisième a parlé, le Prophète a dit ce qui signifie : “ Ô Allah, j’ai loué les services de plusieurs travailleurs et je leur ai donné leur salaire hormis un seul qui était parti avant que je le paie. J’ai alors fructifier son salaire au point que c’est devenu une grande fortune. Quelques temps plus tard, il est venu. Il m’a dit: “ Ô esclave de Dieu, donne moi mon salaire. ” Je lui ai dit : “ Tout ce que tu vois viens de ton salaire, les chameaux, les vaches, le bétail, les esclaves. ” Alors, il m’a dit : “ Esclave de Dieu, te moques pas de moi. ” Je lui ai dit : “ Je ne suis pas en train de me moquer de toi. ” Alors, il a tout pris. Il a tout emmené. Il a laissé rien du tout. Ô Allah si j’ai fait cela par recherche de Ton agrément alors délivre nous de la situation dans laquelle nous nous trouvons. C’est alors que le rocher s’est écarté et ils ont pu sortir. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]

٢ – باب التوبة

قَالَ العلماءُ : التَّوْبَةُ وَاجبَةٌ مِنْ كُلِّ ذَنْب ، فإنْ كَانتِ المَعْصِيَةُ بَيْنَ العَبْدِ وبَيْنَ اللهِ تَعَالَى لاَ تَتَعلَّقُ بحقّ آدَمِيٍّ فَلَهَا ثَلاثَةُ شُرُوط :

أحَدُها : أنْ يُقلِعَ عَنِ المَعصِيَةِ .

والثَّانِي : أَنْ يَنْدَمَ عَلَى فِعْلِهَا .

والثَّالثُ : أنْ يَعْزِمَ أَنْ لا يعُودَ إِلَيْهَا أَبَداً . فَإِنْ فُقِدَ أَحَدُ الثَّلاثَةِ لَمْ تَصِحَّ تَوبَتُهُ.

وإنْ كَانَتِ المَعْصِيةُ تَتَعَلقُ بآدَمِيٍّ فَشُرُوطُهَا أرْبَعَةٌ : هذِهِ الثَّلاثَةُ ، وأنْ يَبْرَأ مِنْ حَقّ صَاحِبِها ، فَإِنْ كَانَتْ مالاً أَوْ نَحْوَهُ رَدَّهُ إِلَيْه ، وإنْ كَانَت حَدَّ قَذْفٍ ونَحْوَهُ مَكَّنَهُ مِنْهُ أَوْ طَلَبَ عَفْوَهُ ، وإنْ كَانْت غِيبَةً استَحَلَّهُ مِنْهَا . ويجِبُ أنْ يَتُوبَ مِنْ جميعِ الذُّنُوبِ ، فَإِنْ تَابَ مِنْ بَعْضِها صَحَّتْ تَوْبَتُهُ عِنْدَ أهْلِ الحَقِّ مِنْ ذلِكَ الذَّنْبِ وبَقِيَ عَلَيهِ البَاقي . وَقَدْ تَظَاهَرَتْ دَلائِلُ الكتَابِ والسُّنَّةِ ، وإجْمَاعِ الأُمَّةِ عَلَى وُجوبِ التَّوبةِ .

قَالَ الله تَعَالَى : ﴿ وَتُوبُوا إِلَى اللَّهِ جَمِيعاً أَيُّهَ الْمُؤْمِنُونَ لَعَلَّكُمْ تُفْلِحُونَ ﴾   [ النور] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ اسْتَغْفِرُوا رَبَّكُمْ ثُمَّ تُوبُوا إِلَيْهِ ﴾ [ هود ] ، وَقالَ تَعَالَى: ﴿ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا تُوبُوا إِلَى اللَّهِ تَوْبَةً نَصُوحا ﴾ [ التحريم ].

L’auteur que Dieu lui fasse miséricorde a dit :

Chapitre 2 : Le repentir

Les savants ont dit que le repentir At tawbah est un devoir de tout péché. Si la désobéissance était commise par l’esclave envers Allah ta^ala,c’est-à-dire que cette désobéissance ne concerne pas le droit d’un autre humain alors dans ce cas le repentir a trois conditions :

– La première, c’est de cesser de commettre la désobéissance.

– La deuxième, c’est de regretter.

– La troisième, c’est d’avoir la ferme décision de ne plus jamais la faire.

Si l’une des trois conditions n’est pas rempli alors le repentir n’est pas valide.

Et si la désobéissance se rapportait à un humain alors le repentir comporte quatre conditions: les trois conditions précédentes et de s’innocenter de se débarrasser de la personne envers laquelle il a été injuste.

S’il s’agissait de l’argent ou de ce qui était de cet ordre, il devra le lui rendre.

S’il avait commis le péché de qadhf ou de ce qui est de cet ordre, il lui est permis de se venger de lui ou il demande à ce qu’il l’excuse.

Et si c’était une médisance alors il lui demande de ne pas lui en vouloir, c’est-à-dire de se libérer du droit qu’il avait sur lui.

Il est un devoir de faire le repentir de tous les péchés. S’il fait le repentir d’un certain nombre d’entre eux alors son repentir est valide, selon les gens de la vérité, de ces péchés là, selon les gens de la vérité. Mais, il lui restera les autres. Les preuves à partir du Qour’an, de la Sounnah et de l’unanimité de la communauté se sont consolidées, sont nombreuses, qui indiquent le devoir de repentir.

Ainsi dans sourat An Nour verset 31, Allah dit :

﴿ وَتُوبُوا إِلَى اللَّهِ جَمِيعًا أَيُّهَا الْمُؤْمِنُونَ لَعَلَّكُمْ تُفْلِحُونَ ٣١ ﴾

[24/31] (Wa toubou ‘ila l-Lah jami^an ‘ayyouha l-Mou’ouminouna la^allakoum touflihoun) ce qui signifie: « Faites tous le repentir à Dieu. Ô vous les croyants, puissiez vous réussir. »

Et dans sourat Houd, le verset 3, Allah ta^ala dit:

﴿ وَأَنِ اسْتَغْفِرُواْ رَبَّكُمْ ثُمَّ تُوبُواْ إِلَيْهِ  ٣ ﴾

[11/3] (Wa ‘ani staghfirou rabbakoum thoumma toubou ‘ilayhi) ce qui signifie: « Demandez le pardon à votre Seigneur et repentez vous à Lui.»

Et dans sourat At-Tahrim, verset 8, Allah ta^ala dit :

﴿ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا تُوبُوا إِلَى اللَّهِ تَوْبَةً نَّصُوحًا ٨ ﴾

[66/8] (ya ayyouha l-ladhina ‘amanou toubou ‘ila l-Lahi tawbatan nasouhan) ce qui signifie : « Ô vous qui êtes croyants, faites le repentir à Dieu d’un repentir définitif. »

 13–  وعن أبي هريرةَ رضي الله عنه ، قَالَ : سمعْتُ رسولَ الله ﷺ ، يقول : (( والله إنِّي لأَسْتَغْفِرُ الله وأَتُوبُ إِلَيْه في اليَوْمِ أَكْثَرَ مِنْ سَبْعِينَ مَرَّةً )) رواه البخاري .

عليهِ .

Le hadith 13, d’après Abou Hourayrah, que Dieu l’agrée, il a dit : « J’ai entendu le Messager de Allah ﷺ  dire ce qui signifie : « Par Allah, je dis :

 أَسْـتَـغْـفِـرُ اللهَ وَ أَ تُـوبُ إِ لَـْيهِ

As starghfirou l-Lah wa ‘atoub ‘ilayhi plus de soixante dix fois par jour.
[Rapporté par Al Boukhariyy]

Il y a, ici, une incitation à la communauté pour faire le repentir et pour demander le pardon car le Prophète ﷺ bien qu’il soit préservé, bien qu’il soit la meilleure des créatures, il dit la parole أَسْـتَـغْـفِـرُ اللهَ وَ أَ تُـوبُ إِ لَـْيهِ As starghfirou l-Lah wa ‘atoub ‘ilayhi. Mais son istighfar n’est pas une demande de pardon suite à un péché.

[Rapporté par Al Boukhariyy]

 14– وعن الأَغَرِّ بنِ يسار المزنِيِّ رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( يَا أَيُّهَا النَّاسُ ، تُوبُوا إِلى اللهِ واسْتَغْفِرُوهُ ، فإنِّي أتُوبُ في اليَومِ مئةَ مَرَّةٍ )) رواه مسلم .

Le hadith 14, d’après Al ‘Aghrr fils de Yasar Al Mouzaniyy, que Dieu l’agrée, le Messager de Allah ﷺ  a dit ce qui signifie : « Ô vous les gens, repentez vous à Dieu et demandez lui le pardon. Certes je dis As starghfirou l-Lah wa ‘atoub ‘ilayhi cent fois par jour je le répète. »
[Rapporté par Mouslim]

 15– وعن أبي حمزةَ أنسِ بنِ مالكٍ الأنصاريِّ- خادِمِ رسولِ الله ﷺ – رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رَسُولُ الله ﷺ : (( للهُ أفْرَحُ بِتَوْبَةِ عَبْدِهِ مِنْ أَحَدِكُمْ سَقَطَ عَلَى بَعِيرهِ وقد أضلَّهُ في أرضٍ فَلاةٍ )) مُتَّفَقٌ عليه .

وفي رواية لمُسْلمٍ : (( للهُ أَشَدُّ فَرَحاً بِتَوبَةِ عَبْدِهِ حِينَ يتوبُ إِلَيْهِ مِنْ أَحَدِكُمْ كَانَ عَلَى رَاحِلَتهِ بأرضٍ فَلاةٍ ، فَانْفَلَتَتْ مِنْهُ وَعَلَيْهَا طَعَامُهُ وَشَرَابهُ فأَيِسَ مِنْهَا ، فَأَتى شَجَرَةً فاضطَجَعَ في ظِلِّهَا وقد أيِسَ مِنْ رَاحلَتهِ ، فَبَينَما هُوَ كَذَلِكَ إِذْ هُوَ بِها قائِمَةً عِندَهُ ، فَأَخَذَ بِخِطامِهَا ، ثُمَّ قَالَ مِنْ شِدَّةِ الفَرَحِ : اللَّهُمَّ أنْتَ عَبدِي وأنا رَبُّكَ ! أَخْطَأَ مِنْ شِدَّةِ الفَرَحِ )) .


Le hadith 15, d’après Abou Hamzah Anas fils de Malik Al Ansariyy, le serviteur du Messager de Allah ﷺ que Dieu l’agrée, a dit: «Le Messager de  Allah ﷺ a dit ce qui signifie :  « Allah ta^ala agrée davantage le repentir de son esclave que si l’un d’entre vous retrouve son chameau après l’avoir perdu dans le désert.»
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]

Ici, petite précision, dans le hadith y a le mot afrahou et farah. C’est un terme qui, au sujet des créatures, signifie la joie. Mais, au sujet de Dieu, signifie l’agrément parce que Allah n’est pas sujet à des changements d’humeur et à des sentiments. Et donc un exemple du Qour’an qui indique que “al farah” n’est pas toujours dans le sens de la joie, c’est dans sourat Ar Roum verset 32:

﴿ كُلُّ حِزْبٍ بِمَا لَدَيْهِمْ فَرِحُونَ ﴾

[30/32] ce qui signifie : « Chaque partie pour ce qu’elle a, est qualifié de farih. »

Et donc c’est-à-dire qu’ils sont satisfaits, qu’ils sont agréés. Al farah, dans la langue, veut dire la joie mais au sujet de Dieu c’est pas dans le sens de la joie ou du plaisir. Et l’auteur poursuit, il dit dans le sens, dans le sahih de Mouslim, une version de Mouslim:

« Allah agrée davantage le repentir de son esclave quand il fait son repentir que la joie de l’un d’entre vous qui était sur sa monture dans une terre déserte et qui a laissé échappé sa monture qui lui a emporté sa nourriture et sa boisson et qui a perdu espoir de la retrouver, qui s’est allongé à l’ombre d’un arbre en ayant perdu espoir de retrouver sa monture. Et tandis qu’il était ainsi, il retrouve sa monture debout devant lui. Il prend sa monture par ce qui attache au mort, la laisse. Puis, il dit tellement il est joyeux: « Ô Allah, tu es mon esclave, je suis ton seigneur. » Il s’est trompé tellement il était heureux.  » Ça veut dire tellement il était heureux il a fait un lapsus. 

 16– وعن أبي موسَى عبدِ اللهِ بنِ قَيسٍ الأشْعريِّ رضي الله عنه ، عن النَّبيّ ﷺ ،قَالَ : (( إنَّ الله تَعَالَى يَبْسُطُ يَدَهُ بالليلِ لِيَتُوبَ مُسِيءُ النَّهَارِ ، ويَبْسُطُ يَدَهُ بالنَّهَارِ لِيَتُوبَ مُسِيءُ اللَّيلِ ، حَتَّى تَطْلُعَ الشَّمْسُ مِنْ مَغْرِبِها )) رواه مسلم .

Le hadith 16, d’après Abou Mouça ^Abdou l-Lah fils de Qays Al Ach^ariyy, que Dieu l’agré, d’après le Prophète ﷺ , il a dit :

ce qui signifie : « Allah ta^ala donne son agrément et accepte le repentir la nuit pour que celui qui a fait des péchés le jour fasse le repentir. Et Allah donne son agrément le jour et accepte le repentir afin que celui qui a commis des péchés de nuit fasse son repentir jusqu’à ce que le soleil se lève de son couchant c’est-à-dire qui est un grand des signes annonciateurs de jugement. »
[Rapporté par Mouslim]

 17– وعن أبي هُريرةَ رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رَسُولُ اللهِ ﷺ : (( مَنْ تَابَ قَبْلَ أنْ تَطْلُعَ الشَّمْسُ مِنْ مَغْرِبِها تَابَ اللهُ عَلَيهِ )) رواه مسلم .

Le hadith 17, d’après Abou Hourayrah, que Dieu l’agrée, il a dit: « Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Celui qui fait le repentir avant que le soleil ne se lève de son couchant Allah accepte son repentir. »
[Rapporté par Mouslim]

 18– وعن أبي عبد الرحمان عبد الله بنِ عمَرَ بنِ الخطابِ رضيَ اللهُ عنهما ، عن النَّبي ﷺ قَالَ : (( إِنَّ الله عزوجل يَقْبَلُ تَوبَةَ العَبْدِ مَا لَمْ يُغَرْغِرْ )) رواه الترمذي، وَقالَ : (( حديث حسن )) .

Le hadith 18, d ‘après Abou ^Abdi Rahman ^Abdou l-Lah fils ^Oumar Ibn Khattab, que Dieu les agrée tous les deux, le Prophète ﷺ a dit ce qui signifie : « Allah ^azza wa jall accepte le repentir de l’esclave tant que son âme n’est pas arrivé dans sa gorge. »

[Rapporté par At Tirmidhiyy. Il a dit que c’est un hadith qui est haçan]

 19– وعن زِرِّ بن حُبَيْشٍ ، قَالَ : أَتَيْتُ صَفْوَانَ بْنَ عَسَّالٍ رضي الله عنه أسْألُهُ عَن الْمَسْحِ عَلَى الخُفَّيْنِ ، فَقالَ : ما جاءَ بكَ يَا زِرُّ ؟ فقُلْتُ : ابتِغَاء العِلْمِ ، فقالَ : إنَّ المَلائكَةَ تَضَعُ أجْنِحَتَهَا لطَالبِ العِلْمِ رِضىً بِمَا يطْلُبُ . فقلتُ : إنَّهُ قَدْ حَكَّ في صَدْري المَسْحُ عَلَى الخُفَّينِ بَعْدَ الغَائِطِ والبَولِ ، وكُنْتَ امْرَءاً مِنْ أَصْحَابِ النَّبيِّ ﷺ فَجئتُ أَسْأَلُكَ هَلْ سَمِعْتَهُ يَذكُرُ في ذلِكَ شَيئاً ؟ قَالَ : نَعَمْ ، كَانَ يَأْمُرُنا إِذَا كُنَّا سَفراً – أَوْ مُسَافِرينَ – أنْ لا نَنْزعَ خِفَافَنَا ثَلاثَةَ أَيَّامٍ وَلَيالِيهنَّ إلاَّ مِنْ جَنَابَةٍ ، لكنْ مِنْ غَائطٍ وَبَولٍ ونَوْمٍ . فقُلْتُ : هَلْ سَمِعْتَهُ يَذْكرُ في الهَوَى شَيئاً ؟ قَالَ : نَعَمْ ، كُنّا مَعَ رسولِ اللهِ ﷺ في سَفَرٍ ، فبَيْنَا نَحْنُ عِندَهُ إِذْ نَادَاه أَعرابيٌّ بصَوْتٍ لَهُ جَهْوَرِيٍّ : يَا مُحَمَّدُ ، فأجابهُ رسولُ الله ﷺ نَحْواً مِنْ صَوْتِه : (( هَاؤُمْ )) فقُلْتُ لَهُ : وَيْحَكَ  ! اغْضُضْ مِنْ صَوتِكَ فَإِنَّكَ عِنْدَ النَّبي ﷺ ، وَقَدْ نُهِيتَ عَنْ هذَا ! فقالَ : والله لاَ أغْضُضُ . قَالَ الأعرَابيُّ : المَرْءُ يُحبُّ القَوْمَ وَلَمَّا يلْحَقْ بِهِمْ ؟ قَالَ النَّبيُّ ﷺ : (( المَرْءُ مَعَ مَنْ أَحَبَّ يَومَ القِيَامَةِ )) . فَمَا زَالَ يُحَدِّثُنَا حَتَّى ذَكَرَ بَاباً مِنَ المَغْرِبِ مَسيرَةُ عَرْضِهِ أَوْ يَسِيرُ الرَّاكبُ في عَرْضِهِ أرْبَعينَ أَوْ سَبعينَ عاماً – قَالَ سُفْيانُ أَحدُ الرُّواةِ : قِبَلَ الشَّامِ – خَلَقَهُ الله تَعَالَى يَوْمَ خَلَقَ السَّمَاواتِ والأَرْضَ مَفْتوحاً للتَّوْبَةِ لا يُغْلَقُ حَتَّى تَطْلُعَ الشَّمْسُ مِنْهُ. رواه الترمذي وغيره، وَقالَ: ((حديث حسن صحيح)).

Le hadith 19, d’après Zirr, fils de Houbaych, il a dit : « Je suis parti voir Safwan fils ^Assal, que Dieu l’agrée, le compagnon, pour lui poser des questions à propos du fait de passer la main sur les bottines, [sur les khouff dans le woudou]. Alors Safwan lui a dit: “ Qu’est ce qui t’as amené Zirr? ” Zirr a dit: « Je lui ai dit: “ C’est la recherche de la science. ” Alors Safwan lui a dit: “ Les anges baissent leurs ailes pour celui qui cherche la science par satisfaction de ce qu’il est en train de chercher. ”

Ici, baisser les ailes, certains ont dit ça veut dire que les anges arrêtent de voler et se posent pour assister à cette assemblée de science. Et d’autres ont dit ça veut dire qu’ils baissent leurs ailes par modestie.

Alors ce compagnon a dit : “ J’ai quelque chose dans mon cœur [c’est-à-dire qui ne me laisse pas tranquille], à propos du fait de passer la main mouillée sur les bottines au lieu de laver les pieds après avoir déféqué, après avoir uriner. Et toi tu étais un des compagnons du Prophète ﷺ. Je suis venu te poser la question. Est-ce que tu l’as entendu citer quelque chose à ce propos ? ” Alors Safwan lui a répondu: “ Oui, il nous donnait l’ordre lorsque nous étions en voyage ou lorsque nous étions voyageurs, de ne pas nous déchausser, de ne pas enlever nos khouff durant trois jours et trois nuits sauf si c’était suite à une janaba, lorsqu’on était jounoub. Mais pas pour ce qui est de déféquer, d’uriner ou de dormir. » C’est-à-dire, on pouvait passer la main mouillée sur les bottines pour le woudou’ au lieu de se laver les pieds. Alors ce successeur de compagnon, Zirr fils de Houbaych, lui a dit: “ Est ce que tu as entendu le Prophète dire quelque chose à propos de l’amour ? ” Alors le compagnon lui a dit: “ Oui. Nous étions avec le Messager de Allah ﷺ en voyage alors que nous étions avec lui, un bédouin l’a appelé avec une voix très forte à lui : «Ô Mouhammad ! ” C’est alors que le Messager de Allah ﷺ lui a répondu avec le même son, la même intensité de voix

c’est à dire: “ Viens prendre. ” Safwan a alors dit à ce bédouin: “ Malheur à toi. Comment tu oses lever la voix comme ça auprès du Prophète ﷺ. Il nous a été défendu d’élever la voix en présence du Prophète. ” Alors le bédouin a dit : “ Non, je ne baisse pas la voix. ”  Le bédouin a dit: “ Est-ce que quelqu’un aime des gens et ne fait pas comme eux? ” Alors le prophète ﷺ a dit ce qui signifie : « La personne sera en compagnie de ceux qu’elle aime au Jour du jugement. » Et donc, le compagnon a dit: “ Le Prophète a continué à nous parler à propos du fait de s’aimer les uns les autres et de l’amour pour Dieu. Il nous a cité qu’il y avait une porte du côté du couchant qui a une largeur où un voyageur pourrait marcher le large de cette porte durant quarante ou soixante dix ans. ”

Et Safwan, qui était un des rapporteurs de ce hadith dans la chaîne de transmission, a dit : « C’est une porte en direction de Ach-Cham. Dieu l’a créé le jour de la création des cieux de la terre. C’est une porte qui est ouverte pour le repentir. Elle ne sera refermée que lorsque le soleil se lèvera de cette porte. »

[Rapporté par At Tirmidhiyy. Et il a dit que le hadith était haçan et sahih]

 20– وعن أبي سَعيد سَعْدِ بنِ مالكِ بنِ سِنَانٍ الخدريِّ رضي الله عنه : أنّ نَبِيَّ الله ﷺ ، قَالَ : (( كَانَ فِيمَنْ كَانَ قَبْلَكمْ رَجُلٌ قَتَلَ تِسْعَةً وتِسْعينَ نَفْساً ، فَسَأَلَ عَنْ أعْلَمِ أَهْلِ الأرضِ ، فَدُلَّ عَلَى رَاهِبٍ ، فَأَتَاهُ . فقال : إنَّهُ قَتَلَ تِسعَةً وتِسْعِينَ نَفْساً فَهَلْ لَهُ مِنْ تَوبَةٍ ؟ فقالَ : لا ، فَقَتَلهُ فَكَمَّلَ بهِ مئَةً ، ثُمَّ سَأَلَ عَنْ أَعْلَمِ أَهْلِ الأَرضِ ، فَدُلَّ عَلَى رَجُلٍ عَالِمٍ . فقَالَ : إِنَّهُ قَتَلَ مِئَةَ نَفْسٍ فَهَلْ لَهُ مِنْ تَوْبَةٍ ؟ فقالَ : نَعَمْ ، ومَنْ يَحُولُ بَيْنَهُ وبَيْنَ التَّوْبَةِ ؟ انْطَلِقْ إِلى أرضِ كَذَا وكَذَا فإِنَّ بِهَا أُناساً يَعْبُدُونَ الله تَعَالَى فاعْبُدِ الله مَعَهُمْ ، ولاَ تَرْجِعْ إِلى أَرْضِكَ فَإِنَّهَا أرضُ سُوءٍ ، فانْطَلَقَ حَتَّى إِذَا نَصَفَ الطَّرِيقَ أَتَاهُ الْمَوْتُ ، فاخْتَصَمَتْ فِيهِ مَلائِكَةُ الرَّحْمَةِ ومَلائِكَةُ العَذَابِ . فَقَالتْ مَلائِكَةُ الرَّحْمَةِ : جَاءَ تَائِباً ، مُقْبِلاً بِقَلبِهِ إِلى اللهِ تَعَالَى ، وقالتْ مَلائِكَةُ العَذَابِ : إنَّهُ لمْ يَعْمَلْ خَيراً قَطُّ ، فَأَتَاهُمْ مَلَكٌ في صورَةِ آدَمِيٍّ فَجَعَلُوهُ بَيْنَهُمْ –  أيْ حَكَماً – فقالَ : قِيسُوا ما بينَ الأرضَينِ فَإلَى أيّتهما كَانَ أدنَى فَهُوَ لَهُ . فَقَاسُوا فَوَجَدُوهُ أدْنى إِلى الأرْضِ التي أرَادَ ، فَقَبَضَتْهُ مَلائِكَةُ الرَّحمةِ )) مُتَّفَقٌ عليه .

وفي رواية في الصحيح : (( فَكَانَ إلى القَريَةِ الصَّالِحَةِ أقْرَبَ بِشِبْرٍ فَجُعِلَ مِنْ أهلِهَا))


Le hadith 20, d’après Abou Sa^id Sa^d fils de Malik, fils de Sinan Al Khoudriyy, que Dieu l’agrée, le Prophète ﷺ a dit ce qui signifie : « Dans l’une des communautés antérieures, il y avait un homme qui avait tué quatre vingt dix neuf personnes. Et il voulait se repentir, il a demandé à ce qu’on lui montre celui qui avait le plus de science sur terre. On lui a indiqué un ermite, c’est-à-dire un des adorateurs descendant de Isra’il. Il est parti le voir. Il lui a dit: “ Voilà, j’ai tué quatre vingt dix neufs personnes, est-ce que je peux me repentir? ” L’autre lui a dit: “ Non. ” Alors il l’a tué à son tour. Et il a ainsi tué cent personnes. Puis il a demandé, il voulait absolument se repentir : “ Montrez moi qui est celui qui a le plus de science sur terre? ” On lui a indiqué un homme qui cette fois-ci était un véritable savant. Il lui a dit: “ Voilà, j’ai tué cent personnes, est-ce que je peux me repentir ? ” Il lui a répondu: “ Oui, bien sûr. Qu’est ce qui s’interfère entre toi et le repentir? Va plutôt dans telle et telle région. Il y a dans ces régions-là des gens qui adorent Dieu, alors consacre toi à l’adoration de Dieu en leur compagnie et ne revient pas dans ta région d’origine car c’est une région de mal. ” Il est parti et lorsqu’il est arrivé à mi-chemin la mort vint à lui. Les anges de la miséricorde voulaient emmener son âme et les anges du châtiment voulait emmener son âme. Les anges de la miséricorde ont dit : “ Mais il est venu en faisant le repentir, il se dirigeait avec son cœur pour l’obéissance à Dieu. ” Tandis que les anges du châtiment ont dit : “ Mais c’est un homme qui n’a jamais fait de bien de toute sa vie. ” Et c’est ainsi qu’un ange est venu à eux sous l’aspect d’un humain. Ils lui ont demandé d’être un arbitre entre eux. Il leur a dit: “ Mesurez la distance entre les deux terres et l’endroit où il est mort. La région vers laquelle il est le plus proche alors vous le prendrez. ” Ils ont mesurées. Ils ont trouvé qu’il était plus proche de la terre qui était sa destination. C’est ainsi que les anges de la miséricorde l’ont emmenés.  »

[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]

Et dans une version, dans le sahih , cest à dire de Mouslim, il a été dit: « Il était plus proche du village des vertueux d’un empan et il a été considéré comme faisant partie de ses habitants. »

Et dans une autre version dans le sahih de Al Boukhariyy, le Prophète a dit ce qui signifie : « Allah ta^ala a révélé à cette terre de s’éloigner, à cette autre de se rapprocher. Et il a dit : « Mesurez entre les deux. » Il a trouvé qu’il était plus proche de la terre de bien d’un empan. Il lui fut alors pardonné. »

Et dans une version: « Malgré sa mort, il s’est relevé et il est retombé avec sa poitrine, son buste dirigé vers la terre de bien. »

 21 -وعن عبدِ الله بن كعبِ بنِ مالكٍ ، وكان قائِدَ كعبٍ رضي الله عنه مِنْ بَنِيهِ حِينَ عمِيَ ، قَالَ : سَمِعتُ كَعْبَ بنَ مالكٍ رضي الله عنه يُحَدِّثُ بحَديثهِ حينَ تَخلَّفَ عن رسولِ اللهِ ﷺ في غَزْوَةِ تَبُوكَ . قَالَ كعبٌ : لَمْ أتَخَلَّفْ عَنْ رسولِ الله ﷺ في غَزْوَةٍ غزاها قط إلا في  غزوة تَبُوكَ ، غَيْرَ أنّي قَدْ تَخَلَّفْتُ في غَزْوَةِ بَدْرٍ ، ولَمْ يُعَاتَبْ أَحَدٌ تَخَلَّفَ عَنْهُ ؛ إِنَّمَا خَرَجَ رسولُ الله ﷺ والمُسْلِمُونَ يُريدُونَ عِيرَ قُرَيْشٍ حَتَّى جَمَعَ الله تَعَالَى بَيْنَهُمْ وبَيْنَ عَدُوِّهمْ عَلَى غَيْر ميعادٍ . ولَقَدْ شَهِدْتُ مَعَ رسولِ الله ﷺ لَيلَةَ العَقَبَةِ حينَ تَوَاثَقْنَا عَلَى الإِسْلامِ ، وما أُحِبُّ أنَّ لي بِهَا مَشْهَدَ بَدْرٍ ، وإنْ كَانَتْ بدرٌ أذْكَرَ في النَّاسِ مِنْهَا . وكانَ مِنْ خَبَري حينَ تَخَلَّفْتُ عَنْ رسولِ اللهِ ﷺ في غَزْوَةِ تَبُوكَ أنِّي لم أكُنْ قَطُّ أَقْوى ولا أَيْسَرَ مِنِّي حِينَ تَخَلَّفْتُ عنْهُ في تِلكَ الغَزْوَةِ ، وَالله ما جَمَعْتُ قَبْلَهَا رَاحِلَتَيْنِ قَطُّ حَتَّى جَمَعْتُهُمَا في تِلْكَ الغَزْوَةِ وَلَمْ يَكُنْ رسولُ الله ﷺ يُريدُ غَزْوَةً إلاَّ وَرَّى بِغَيرِها حَتَّى كَانَتْ تلْكَ الغَزْوَةُ ، فَغَزَاها رسولُ الله ﷺ في حَرٍّ شَديدٍ ، واسْتَقْبَلَ سَفَراً بَعِيداً وَمَفَازاً ، وَاستَقْبَلَ عَدَداً كَثِيراً ، فَجَلَّى للْمُسْلِمينَ أمْرَهُمْ ليتَأهَّبُوا أُهْبَةَ غَزْوِهمْ فأَخْبرَهُمْ بوَجْهِهِمُ الَّذِي يُريدُ ، والمُسلِمونَ مَعَ رسولِ الله كثيرٌ وَلاَ يَجْمَعُهُمْ كِتَابٌ حَافِظٌ ( يُريدُ بذلِكَ الدّيوَانَ ) قَالَ كَعْبٌ : فَقَلَّ رَجُلٌ يُريدُ أنْ يَتَغَيَّبَ إلاَّ ظَنَّ أنَّ ذلِكَ سيخْفَى بِهِ ما لَمْ يَنْزِلْ فِيهِ وَحْيٌ مِنَ الله ، وَغَزا رَسُول الله ﷺ تِلْكَ الغَزوَةَ حِينَ طَابَت الثِّمَارُ وَالظِّلالُ ، فَأنَا إلَيْهَا أصْعَرُ ، فَتَجَهَّزَ رسولُ الله ﷺ وَالمُسْلِمُونَ مَعَهُ وطَفِقْتُ أغْدُو لكَيْ أتَجَهَّزَ مَعَهُ ، فأرْجِعُ وَلَمْ أقْضِ شَيْئاً ، وأقُولُ في نفسي : أنَا قَادرٌ عَلَى ذلِكَ إِذَا أَرَدْتُ ، فَلَمْ يَزَلْ يَتَمادى بي حَتَّى اسْتَمَرَّ بالنَّاسِ الْجِدُّ ، فأصْبَحَ رسولُ الله ﷺ غَادياً والمُسْلِمُونَ مَعَهُ وَلَمْ أقْضِ مِنْ جِهَازي شَيْئاً ، ثُمَّ غَدَوْتُ فَرَجَعْتُ وَلَمْ أقْضِ شَيئاً ، فَلَمْ يَزَلْ يَتَمَادَى بي حَتَّى أسْرَعُوا وتَفَارَطَ الغَزْوُ ، فَهَمَمْتُ أنْ أرْتَحِلَ فَأُدْرِكَهُمْ ، فَيَا لَيْتَني فَعَلْتُ ، ثُمَّ لم يُقَدَّرْ ذلِكَ لي ، فَطَفِقْتُ إذَا خَرَجْتُ في النَّاسِ بَعْدَ خُرُوجِ رَسُولِ اللهِ ﷺ يَحْزُنُنِي أنِّي لا أرَى لي أُسْوَةً ، إلاّ رَجُلاً مَغْمُوصَاً عَلَيْهِ في النِّفَاقِ ، أوْ رَجُلاً مِمَّنْ عَذَرَ اللهُ تَعَالَى مِنَ الضُّعَفَاءِ ، وَلَمْ يَذْكُرْنِي رَسُولُ اللهِ ﷺ حَتَّى بَلَغَ تَبُوكَ ، فَقَالَ وَهُوَ جَالِسٌ في القَوْمِ بِتَبُوكَ : (( ما فَعَلَ كَعْبُ بْنُ مَالِكٍ ؟ )) فَقَالَ رَجُلٌ مِنْ بَنِي سَلِمَةَ : يا رَسُولَ اللهِ ، حَبَسَهُ بُرْدَاهُ والنَّظَرُ في عِطْفَيْهِ . فَقَالَ لَهُ مُعَاذُ بْنُ جَبَلٍ : بِئْسَ مَا قُلْتَ ! واللهِ يا رَسُولَ اللهِ مَا عَلِمْنَا عَلَيْهِ إلاَّ خَيْرَاً ، فَسَكَتَ رَسُولُ اللهِ . فَبَيْنَا هُوَ عَلى ذَلِكَ رَأى رَجُلاً مُبْيِضاً يَزُولُ بِهِ السَّرَابُ ، فَقَالَ رَسُولُ اللهِ ﷺ : (( كُنْ أَبَا خَيْثَمَةَ )) ، فَإذَا هُوَ أبُو خَيْثَمَةَ الأنْصَارِيُّ وَهُوَ الَّذِي تَصَدَّقَ بِصَاعِ التَّمْرِ حِيْنَ لَمَزَهُ المُنَافِقُونَ .

قَالَ كَعْبٌ : فَلَمَّا بَلَغَنِي أنَّ رَسُولَ اللهِ ﷺ قَدْ تَوَجَّهَ قَافِلاً مِنْ تَبُوكَ حَضَرَنِي بَثِّي ، فَطَفِقْتُ أتَذَكَّرُ الكَذِبَ وأقُولُ : بِمَ أخْرُجُ مِنْ سَخَطِهِ غَدَاً ؟ وأسْتَعِيْنُ عَلى ذَلِكَ بِكُلِّ ذِي رأْيٍ مِنْ أهْلِي ، فَلَمَّا قِيْلَ : إنَّ رَسُولَ اللهِ ﷺ قّدْ أظَلَّ قَادِمَاً ، زَاحَ عَنّي البَاطِلُ حَتَّى عَرَفْتُ أَنِّي لَنْ أَنْجُوَ مِنْهُ بِشَيءٍ أَبَداً ، فَأجْمَعْتُ صدْقَهُ وأَصْبَحَ رَسُولُ الله ﷺ قَادِماً ، وَكَانَ إِذَا قَدِمَ مِنْ سَفَرٍ بَدَأَ بِالمَسْجِدِ فَرَكَعَ فِيهِ رَكْعَتَيْنِ ثُمَّ جَلَسَ لِلنَّاسِ ، فَلَمَّا فَعَلَ ذلِكَ جَاءهُ المُخَلَّفُونَ يَعْتَذِرونَ إِلَيْه ويَحْلِفُونَ لَهُ ، وَكَانُوا بِضْعاً وَثَمانينَ رَجُلاً ، فَقَبِلَ مِنْهُمْ عَلانِيَتَهُمْ وَبَايَعَهُمْ واسْتَغْفَرَ لَهُمْ وَوَكَلَ سَرَائِرَهُمْ إِلى الله تَعَالَى ، حَتَّى جِئْتُ، فَلَمَّا سَلَّمْتُ تَبَسَّمَ تَبَسُّمَ المُغْضَبِ. ثُمَّ قَالَ : (( تَعَالَ )) ، فَجِئْتُ أمْشي حَتَّى جَلَسْتُ بَيْنَ يَدَيْهِ ، فقالَ لي : (( مَا خَلَّفَكَ ؟ ألَمْ تَكُنْ قَدِ ابْتَعْتَ ظَهْرَكَ ؟ )) قَالَ : قُلْتُ : يَا رسولَ الله ، إنّي والله لَوْ جَلَسْتُ عِنْدَ غَيْرِكَ مِنْ أهْلِ الدُّنْيَا لَرَأيتُ أنِّي سَأخْرُجُ مِنْ سَخَطِهِ بِعُذْرٍ ؛ لقَدْ أُعْطِيتُ جَدَلاً ، ولَكِنِّي والله لَقَدْ عَلِمْتُ لَئِنْ حَدَّثْتُكَ اليوم حَدِيثَ كَذبٍ تَرْضَى به عنِّي لَيُوشِكَنَّ الله أن يُسْخِطَكَ عَلَيَّ ، وإنْ حَدَّثْتُكَ حَدِيثَ صِدقٍ تَجِدُ عَلَيَّ فِيهِ إنّي لأَرْجُو فِيهِ عُقْبَى الله ﷺ ، والله ما كَانَ لي مِنْ عُذْرٍ ، واللهِ مَا كُنْتُ قَطُّ أَقْوَى وَلاَ أَيْسَرَ مِنِّي حِينَ تَخَلَّفْتُ عَنْكَ . قَالَ : فقالَ رسولُ الله ﷺ : (( أمَّا هَذَا فقَدْ صَدَقَ ، فَقُمْ حَتَّى يَقْضِيَ اللهُ فيكَ )) . وَسَارَ رِجَالٌ مِنْ بَنِي سَلِمَة فاتَّبَعُوني فَقالُوا لِي : واللهِ مَا عَلِمْنَاكَ أذْنَبْتَ ذَنْباً قَبْلَ هذَا لَقَدْ عَجَزْتَ في أنْ لا تَكونَ اعتَذَرْتَ إِلَى رَسُول الله ﷺ بما اعْتَذَرَ إليهِ المُخَلَّفُونَ ، فَقَدْ كَانَ كَافِيكَ ذَنْبَكَ اسْتِغْفَارُ رَسُول الله ﷺ لَكَ . قَالَ : فَوالله ما زَالُوا يُؤَنِّبُونَنِي حَتَّى أَرَدْتُّ أَنْ أرْجعَ إِلَى رسولِ الله ﷺ فأُكَذِّبَ نَفْسِي ، ثُمَّ قُلْتُ لَهُمْ : هَلْ لَقِيَ هذَا مَعِيَ مِنْ أَحَدٍ ؟ قَالُوا : نَعَمْ ، لَقِيَهُ مَعَكَ رَجُلانِ قَالاَ مِثْلَ مَا قُلْتَ ، وَقيلَ لَهُمَا مِثْلَ مَا قيلَ لَكَ ، قَالَ : قُلْتُ : مَنْ هُما ؟ قَالُوا : مُرَارَةُ بْنُ الرَّبيع الْعَمْرِيُّ ، وهِلاَلُ ابنُ أُمَيَّةَ الوَاقِفِيُّ ؟ قَالَ : فَذَكَرُوا لِي رَجُلَينِ صَالِحَينِ قَدْ شَهِدَا بَدْراً فيهِما أُسْوَةٌ ، قَالَ : فَمَضَيْتُ حِينَ ذَكَرُوهُما لِي . ونَهَى رَسُول الله ﷺ عَنْ كَلامِنا أيُّهَا الثَّلاثَةُ مِنْ بَيْنِ مَنْ تَخَلَّفَ عَنْهُ ، فاجْتَنَبَنَا النَّاسُ – أوْ قَالَ : تَغَيَّرُوا لَنَا – حَتَّى تَنَكَّرَتْ لي في نَفْسي الأَرْض ، فَمَا هِيَ بالأرْضِ الَّتي أعْرِفُ ، فَلَبِثْنَا عَلَى ذلِكَ خَمْسِينَ لَيْلَةً . فَأمّا صَاحِبَايَ فَاسْتَكَانا وقَعَدَا في بُيُوتِهِمَا يَبْكيَان . وأمَّا أنَا فَكُنْتُ أشَبَّ الْقَومِ وأجْلَدَهُمْ فَكُنْتُ أخْرُجُ فَأشْهَدُ الصَّلاَةَ مَعَ المُسْلِمِينَ ، وأطُوفُ في الأَسْوَاقِ وَلا يُكَلِّمُنِي أَحَدٌ ، وَآتِي رسولَ الله ﷺ فأُسَلِّمُ عَلَيْهِ وَهُوَ في مَجْلِسِهِ بَعْدَ الصَّلاةِ ، فَأَقُولُ في نَفسِي : هَلْ حَرَّكَ شَفَتَيْه برَدِّ السَّلام أَمْ لاَ ؟ ثُمَّ أُصَلِّي قَريباً مِنْهُ وَأُسَارِقُهُ النَّظَرَ ، فَإِذَا أقْبَلْتُ عَلَى صَلاتِي نَظَرَ إلَيَّ وَإِذَا الْتَفَتُّ نَحْوَهُ أعْرَضَ عَنِّي ، حَتَّى إِذَا طَال ذلِكَ عَلَيَّ مِنْ جَفْوَةِ المُسْلِمينَ مَشَيْتُ حَتَّى تَسَوَّرْتُ جِدارَ حائِط أبي قَتَادَةَ وَهُوَ ابْنُ عَمِّي وأَحَبُّ النَّاس إِلَيَّ ، فَسَلَّمْتُ عَلَيهِ فَوَاللهِ مَا رَدَّ عَليَّ السَّلامَ ، فَقُلْتُ لَهُ : يَا أَبَا قَتَادَةَ ، أنْشُدُكَ بالله هَلْ تَعْلَمُنِي أُحِبُّ الله وَرَسُولَهُ ﷺ ؟ فَسَكَتَ ، فَعُدْتُ فَنَاشَدْتُهُ فَسَكَتَ ، فَعُدْتُ فَنَاشَدْتُهُ، فَقَالَ : اللهُ ورَسُولُهُ أَعْلَمُ. فَفَاضَتْ عَيْنَايَ ، وَتَوَلَّيْتُ حَتَّى تَسَوَّرْتُ الجِدَارَ ، فَبَيْنَا أَنَا أمْشِي في سُوقِ الْمَدِينة إِذَا نَبَطِيٌّ مِنْ نَبَطِ أهْلِ الشَّام مِمّنْ قَدِمَ بالطَّعَامِ يَبيعُهُ بِالمَدِينَةِ يَقُولُ : مَنْ يَدُلُّ عَلَى كَعْبِ بْنِ مَالِكٍ ؟ فَطَفِقَ النَّاسُ يُشِيرُونَ لَهُ إلَيَّ حَتَّى جَاءنِي فَدَفَعَ إِلَيَّ كِتَاباً مِنْ مَلِكِ غَسَّانَ ، وَكُنْتُ كَاتباً . فَقَرَأْتُهُ فإِذَا فِيهِ : أَمَّا بَعْدُ، فإِنَّهُ قَدْ بَلَغَنا أنَّ صَاحِبَكَ قَدْ جَفَاكَ وَلَمْ يَجْعَلْكَ اللهُ بدَارِ هَوانٍ وَلاَ مَضْيَعَةٍ ، فَالْحَقْ بنَا نُوَاسِكَ ، فَقُلْتُ حِينَ قَرَأْتُهَا : وَهَذِهِ أَيضاً مِنَ البَلاءِ ، فَتَيَمَّمْتُ بهَا التَّنُّورَ فَسَجَرْتُهَا ، حَتَّى إِذَا مَضَتْ أَرْبَعُونَ مِنَ الْخَمْسينَ وَاسْتَلْبَثَ الْوَحْيُ إِذَا رسولُ رسولِ الله ﷺ يَأتِيني ، فَقالَ : إنَّ رسولَ الله ﷺ يَأمُرُكَ أنْ تَعْتَزِلَ امْرَأتَكَ ، فَقُلْتُ : أُطَلِّقُهَا أمْ مَاذَا أفْعَلُ ؟ فَقالَ : لاَ ، بَلِ اعْتَزِلْهَا فَلاَ تَقْرَبَنَّهَا ، وَأَرْسَلَ إِلَى صَاحِبَيَّ بِمِثْلِ ذلِكَ . فَقُلْتُ لامْرَأتِي : الْحَقِي بِأهْلِكِ فَكُوني عِنْدَهُمْ حَتَّى يَقْضِيَ اللهُ في هَذَا الأمْرِ . فَجَاءتِ امْرَأةُ هِلاَلِ بْنِ أُمَيَّةَ رسولَ الله ﷺ فَقَالَتْ لَهُ : يَا رَسُولَ الله ، إنَّ هِلاَلَ بْنَ أمَيَّةَ شَيْخٌ ضَائِعٌ لَيْسَ لَهُ خَادِمٌ ، فَهَلْ تَكْرَهُ أنْ أخْدُمَهُ ؟ قَالَ : (( لاَ ، وَلَكِنْ لاَ يَقْرَبَنَّكِ )) فَقَالَتْ : إِنَّهُ واللهِ ما بِهِ مِنْ حَرَكَةٍ إِلَى شَيْءٍ ، وَوَالله مَا زَالَ يَبْكِي مُنْذُ كَانَ مِنْ أمْرِهِ مَا كَانَ إِلَى يَومِهِ هَذَا . فَقَالَ لي بَعْضُ أهْلِي : لَو اسْتَأْذَنْتَ رسولَ الله ﷺ في امْرَأَتِكَ فَقَدْ أَذِن لاِمْرَأةِ هلاَل بْنِ أمَيَّةَ أنْ تَخْدُمَهُ ؟ فَقُلْتُ : لاَ أسْتَأذِنُ فيها رسولَ الله ﷺ ، وَمَا يُدْرِيني مَاذَا يقُول رسولُ الله ﷺ إِذَا اسْتَأْذَنْتُهُ ، وَأَنَا رَجُلٌ شَابٌ ! فَلَبِثْتُ بِذَلِكَ عَشْرَ لَيَالٍ فَكَمُلَ لَنا خَمْسُونَ لَيْلَةً مِنْ حِينَ نُهِيَ عَنْ كَلاَمِنا ، ثُمَّ صَلَّيْتُ صَلاَةَ الْفَجْرِ صَبَاحَ خَمْسِينَ لَيْلَةً عَلَى ظَهْرِ بَيْتٍ مِنْ بُيُوتِنَا ، فَبَيْنَا أَنَا جَالِسٌ عَلَى الْحالِ الَّتي ذَكَرَ الله تَعَالَى مِنَّا ، قَدْ ضَاقَتْ عَلَيَّ نَفْسي وَضَاقَتْ عَلَيَّ الأرْضُ بِمَا رَحُبَتْ ، سَمِعْتُ صَوْتَ صَارِخٍ أوفَى عَلَى سَلْعٍ يَقُولُ بِأعْلَى صَوتِهِ : يَا كَعْبَ بْنَ مَالِكٍ أبْشِرْ ، فَخَرَرْتُ سَاجِداً ، وَعَرَفْتُ أنَّهُ قَدْ جَاءَ فَرَجٌ . فآذَنَ رسولُ الله ﷺ النَّاسَ بِتَوْبَةِ الله ﷺ عَلَيْنَا حِينَ صَلَّى صَلاةَ الفَجْر فَذَهَبَ النَّاسُ يُبَشِّرُونَنَا ، فَذَهَبَ قِبَلَ صَاحِبَيَّ مُبَشِّرونَ وَرَكَضَ رَجُلٌ إِلَيَّ فَرَساً وَسَعَى سَاعٍ مِنْ أسْلَمَ قِبَلِي ، وَأَوْفَى عَلَى الْجَبَلِ ، فَكانَ الصَّوْتُ أسْرَعَ مِنَ الفَرَسِ ، فَلَمَّا جَاءني الَّذِي سَمِعْتُ صَوْتَهُ يُبَشِّرُني نَزَعْتُ لَهُ ثَوْبَيَّ فَكَسَوْتُهُمَا إيَّاهُ بِبشارته، وَاللهِ مَا أمْلِكُ غَيْرَهُمَا يَوْمَئِذٍ ، وَاسْتَعَرْتُ ثَوْبَيْنِ فَلَبسْتُهُما ، وَانْطَلَقْتُ أتَأمَّمُ رسولَ الله ﷺ يَتَلَقَّاني النَّاسُ فَوْجاً فَوْجاً يُهنِّئونَني بالتَّوْبَةِ وَيَقُولُونَ لِي : لِتَهْنِكَ تَوْبَةُ الله عَلَيْكَ . حَتَّى دَخَلْتُ الْمَسْجِدَ فَإِذَا رسولُ الله ﷺ جَالِسٌ حَوْلَه النَّاسُ ، فَقَامَ طَلْحَةُ بْنُ عُبَيْدِ اللهِ  يُهَرْوِلُ حَتَّى صَافَحَني وَهَنَّأَنِي ، والله مَا قَامَ رَجُلٌ مِنَ المُهَاجِرينَ غَيرُهُ – فَكَانَ كَعْبٌ لاَ يَنْسَاهَا لِطَلْحَةَ – .

قَالَ كَعْبٌ : فَلَمَّا سَلَّمْتُ عَلَى رَسُولِ الله ﷺ قَالَ وَهُوَ يَبْرُقُ وَجْهُهُ مِنَ السُّرُور : (( أبْشِرْ بِخَيْرِ يَومٍ مَرَّ عَلَيْكَ مُذْ وَلَدَتْكَ أُمُّكَ )) فَقُلْتُ : أمِنْ عِنْدِكَ يَا رَسُول الله أَمْ مِنْ عِندِ الله ؟ قَالَ : (( لاَ ، بَلْ مِنْ عِنْدِ الله  )) ، وَكَانَ رسولُ الله ﷺ إِذَا سُرَّ اسْتَنَارَ وَجْهُهُ حَتَّى كَأَنَّ وَجْهَهُ قِطْعَةُ قَمَرٍ وَكُنَّا نَعْرِفُ ذلِكَ مِنْهُ ، فَلَمَّا جَلَسْتُ بَيْنَ يَدَيْهِ قُلْتُ : يَا رسولَ الله ، إنَّ مِنْ تَوْبَتِي أنْ أنْخَلِعَ مِنْ مَالِي صَدَقَةً إِلَى اللهِ وَإِلَى رَسُولهِ . فَقَالَ رسولُ الله ﷺ : (( أمْسِكَ عَلَيْكَ بَعْضَ مَالِكَ فَهُوَ خَيْرٌ    لَكَ )) . فقلتُ : إِنِّي أُمْسِكُ سَهْمِي الَّذِي بِخَيبَر . وَقُلْتُ : يَا رسولَ الله ، إنَّ الله تَعَالَى إِنَّمَا أنْجَانِي بالصِّدْقِ ، وإنَّ مِنْ تَوْبَتِي أنْ لا أُحَدِّثَ إلاَّ صِدْقاً مَا بَقِيتُ ، فوَالله مَا عَلِمْتُ أَحَداً مِنَ المُسْلِمينَ أبْلاهُ الله تَعَالَى في صِدْقِ الحَدِيثِ مُنْذُ ذَكَرْتُ ذلِكَ لِرسولِ الله ﷺ أحْسَنَ مِمَّا أبْلانِي الله تَعَالَى ، واللهِ مَا تَعَمَّدْتُ كِذْبَةً مُنْذُ قُلْتُ ذلِكَ لِرسولِ الله ﷺ إِلَى يَومِيَ هَذَا ، وإنِّي لأرْجُو أنْ يَحْفَظَنِي الله تَعَالَى فيما بَقِيَ ، قَالَ : فأَنْزَلَ الله تَعَالَى : ﴿ لَقَدْ تَابَ اللهُ عَلَى النَّبِيِّ وَالْمُهَاجِرِينَ وَالأَنْصَارِ الَّذِينَ اتَّبَعُوهُ فِي سَاعَةِ الْعُسْرَةِ ﴾ حَتَّى بَلَغَ : ﴿ إِنَّهُ بِهِمْ رَؤُوفٌ رَحِيم وَعَلَى الثَّلاثَةِ الَّذِينَ خُلِّفُوا حَتَّى إِذَا ضَاقَتْ عَلَيْهِمُ الأَرْضُ بِمَا رَحُبَتْ ﴾ حَتَّى بَلَغَ : ﴿ اتَّقُوا اللهَ وَكُونُوا مَعَ الصَّادِقِينَ ﴾ [ التوبة : 117-119 ] قَالَ كَعْبٌ : واللهِ ما أنْعَمَ الله عَليَّ مِنْ نعمةٍ قَطُّ بَعْدَ إذْ هَدَاني اللهُ للإِسْلامِ أَعْظَمَ في نَفْسِي مِنْ صِدقِي رسولَ الله ﷺ أنْ لا أكونَ كَذَبْتُهُ ، فَأَهْلِكَ كما هَلَكَ الَّذينَ كَذَبُوا ؛ إنَّ الله تَعَالَى قَالَ للَّذِينَ كَذَبُوا حِينَ أنْزَلَ الوَحْيَ شَرَّ مَا قَالَ لأَحَدٍ ، فقال الله تَعَالَى : ﴿ سَيَحْلِفُونَ بِاللهِ لَكُمْ إِذَا انْقَلَبْتُمْ إِلَيْهِمْ لِتُعْرِضُوا عَنْهُمْ فَأَعْرِضُوا عَنْهُمْ إِنَّهُمْ رِجْسٌ وَمَأْوَاهُمْ جَهَنَّمُ جَزَاءً بِمَا كَانُوا يَكْسِبُونَ يَحْلِفُونَ لَكُمْ لِتَرْضَوْا عَنْهُمْ فَإِنْ تَرْضَوْا عَنْهُمْ فَإِنَّ اللهَ لا يَرْضَى عَنِ الْقَوْمِ الْفَاسِقِينَ ﴾ [ التوبة : 95-96 ] قَالَ كَعْبٌ : كُنّا خُلّفْنَا أيُّهَا الثَّلاَثَةُ عَنْ أمْرِ أُولئكَ الذينَ قَبِلَ مِنْهُمْ رسولُ الله ﷺ حِينَ حَلَفُوا لَهُ فَبَايَعَهُمْ وَاسْتَغْفَرَ لَهُمْ وأرجَأَ رسولُ الله ﷺ أمْرَنَا حَتَّى قَضَى الله تَعَالَى فِيهِ بذِلكَ . قَالَ الله تَعَالَى : ﴿ وَعَلَى الثَّلاثَةِ الَّذِينَ خُلِّفُوا ﴾ وَليْسَ الَّذِي ذَكَرَ مِمَّا خُلِّفْنَا تَخلُّفُنَا عن الغَزْو ، وإنَّمَا هُوَ تَخْلِيفُهُ إيّانا وإرْجَاؤُهُ أمْرَنَا عَمَّنْ حَلَفَ لَهُ واعْتَذَرَ إِلَيْهِ فقبِلَ مِنْهُ. مُتَّفَقٌ عليه .

وفي رواية : أنَّ النَّبيّ ﷺ خَرَجَ في غَزْوَةِ تَبْوكَ يَومَ الخَميسِ وكانَ يُحِبُّ أنْ يخْرُجَ يومَ الخمِيس .

وفي رواية : وكانَ لاَ يقْدمُ مِنْ سَفَرٍ إلاَّ نَهَاراً في الضُّحَى ، فإِذَا قَدِمَ بَدَأَ بالمَسْجِدِ فَصَلَّى فِيهِ رَكْعَتَيْنِ ثُمَّ جَلَسَ فِيهِ

Dans le hadith 21, An-Nawawiyy rapporte d’après ^Abdou l-Lah, qui est le fils du compagnon Ka^b Ibnou Malik, et c’était lui ce fils là qui dirigeait son père, parce qu’il était devenu aveugle à la fin de sa vie [il dirigeait Ka^b que Allah l’agrée], ^Abdou l-Lah a dit en parlant de son père : « J’ai entendu Ka^b Ibnou Malik que Allah l’agrée, raconter son histoire lorsqu’il s’était mis en retrait et n’avait pas accompagné le Messager de Allah ﷺ lors de la conquête de Tabouk. Ka^b a commencé son récit, il a dit : « Je n’ai pas manqué une des batailles auprès du Messager de Allah ﷺ hormis justement cette bataille de Tabouk. Mais, j’avais manqué également la bataille de Badr mais il n’avait reproché à personne de ne pas l’avoir accompagné dans la bataille de Badr, parce que le Messager de Allah ﷺ et les musulmans voulaient attraper la caravane de Qouraych, ils ne comptaient pas mener une guerre à ce moment-là jusqu’à ce que Allah fasse qu’ils rencontrent leur ennemi sans que ce soit prévu à l’avance. » Et Ka^b dit : « Mais, j’étais présent auprès du Messager de Allah ﷺ la nuit de Al-^Aqabah lorsque nous avions donné notre engagement de le suivre sur l’islam. Et je ne voudrais pour rien au monde échanger cette nuit-là, même pas contre la bataille de Badr. Même si la bataille de Badr est plus célèbre chez les gens. » Et Ka^b a dit : « Concernant mon histoire, lorsque je me suis mis en retrait et je n’ai pas accompagné le Messager de Allah ﷺ lors de la conquête de Tabouk, c’est que c’est à cette époque-là je n’avais pas atteint une force physique plus grande que ce jour-là et je n’étais pas plus riche qu’à cette époque-là. Quand j’ai failli et que je n’ai pas accompagné le Messager lors de cette bataille. » Et il a dit : « Par Allah, je n’ai jamais eu deux montures auparavant sauf quand cette bataille avait eu lieu. » Ka^b disait: « Chaque fois que le Messager de Allah ﷺ envisageait de partir pour une conquête, il faisait la tawriyah par un autre endroit, [c’est-à-dire qu’il faisait croire à un autre endroit. At-tawriyah, c’est de citer un terme qui admet deux sens. L’un est plus proche de l’autre, donc il fait croire délibérément le sens qui est proche, alors que lui il vise le sens qui est éloigné ]. » Et Abou Dawoud a dit:  « La guerre c’est une tromperie. » Donc, il a dit : « Chaque fois qu’il faisait une conquête, il faisait la tawriyah avec une autre hormis pour cette conquête-là. Le Messager ﷺ a fait les préparatifs pour cette conquête alors qu’il faisait extrêmement chaud, il faisait une chaleur torride. Il allait faire un voyage d’une grande distance, dans une terre qui comportait peu d’eau, et il allait à la rencontre d’une armée nombreuse. Pour cette conquête, il a bien donné tous les éléments aux musulmans afin qu’ils fassent leurs préparatifs pour cette conquête. Et donc le Prophète pour qu’ils fassent leurs preparatifs, leur a expliqué qu’elle était leur destination. Et les musulmans en compagnie du Messager de Allah étaient nombreux. Il n’y avait pas encore de registre qui comportait les noms de tous ceux qui allaient sortir. » Ka^b a dit : « Celui qui envisageait de ne pas accompagner, il pensait qu’il allait passer inaperçu, sauf s’il y a une révélation de la part de Dieu qui informe le Prophète. ” Ka^b a dit : «Le Messager de Allah a préparé cette conquête alors que c’était l’époque où les fruits étaient devenus mûrs, et les arbres faisaient de l’ombre. » Donc c’était agréable de rester, il était en train de décrire le bien-être de la situation, de rester. Il a dit : « Je penchais plus pour cet ombre et les fruits, que d’aller traverser le désert, rencontrer des ennemis nombreux. » Donc, il est en train de décrire quel était son état d’esprit.

Il a dit : « Le Messager de Allah ﷺ a fait ses préparatifs et les musulmans également, et je me suis apprêté le matin à me préparer également, mais je suis revenu et je n’ai rien fait. » Il a dit : « Et je me disais à moi-même : « Je suis capable de me préparer si je le veux. » Il a dit : « J’étais ainsi tiraillé, hésitant, jusqu’à ce que les gens s’étaient apprêté à sortir. » Il a dit : « Un matin, le Messager de Allah ﷺ s’était apprêté à sortir. Les musulmans étaient avec lui, et  je n’avais rien acheté pour mes préparatifs. » C’est-à-dire pour le combat afin de les accompagner. Il a dit : « Je suis parti le matin et je suis revenu encore et je n’avais rien préparé pour les accompagner. » Il a dit : « J’étais ainsi jusqu’à ce qu’ils étaient prêts et les conquérants allaient partir. » Il a dit : « Quand ils sont partis, j’ai envisagé de partir pour les rattraper. Et si seulement j’avais fait ça. » Il a dit : « Puis, cela ne m’a pas été prédestiné. » Il a dit : « Quand je sortais à la rencontre des gens après que le Prophète ﷺ soit parti avec les conquérants, j’étais triste de ne voir qu’il n’était rester avec moi que quelqu’un qui était complètement hypocrite, [c’est à dire qu’il était connu pour son hypocrisie. Il montrait qu’il était musulman mais il n’aimait pas l’islam, ni les musulmans] ou d’autres personnes à qui Allah a donné des excuses parmi les gens qui étaient faibles. »  Il a dit : « Le Messager de Allah ﷺ ne s’est souvenu de moi que lorsqu’il était arrivé à destination, [c’est-à-dire au lieu de la bataille, à Tabouk].  Le Messager de Allah ﷺ a dit, alors qu’il était assis avec ses compagnons à Tabouk, ce qui signifie : « Qu’est-ce que Ka^b Ibnou Malik a fait ? ” Alors un homme du clan de Banou Salimah, apparemment ils avaient quelques conflits avec eux, a dit : “ Ô Messager de Allah, ce qui l’a retenu pour ne pas nous rejoindre, ce sont ses vêtements et son infatuation. ” Alors, Mou^ad Ibnou Jabal s’est mis à protéger Ka^b, il a dit : “ Quelle mauvaise parole que tu dis là, par Allah. Ô Messager de Allah ﷺ nous avons su de Ka^b que du bien. ” C’est alors que le Messager de Allah ﷺ s’est tu et n’a rien dit. Ka^b a dit: « Alors qu’ils étaient ainsi, ils virent quelqu’un qui venait de loin, habillé de blanc, qui venait du désert et qui passait entre les mirages. Alors, le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : “ J’espère que c’est Abou Khaythamah. ” Et effectivement, c’était Abou Khaythamah Al-ansariyy. Et c’était lui qui avait donné en aumône un sa^ de dattes lorsque les hypocrites l’avaient critiqué. Ka^b poursuit son histoire et il a dit : « Quand j’ai appris que le Messager de Allah ﷺ avait fini cette conquête, qu’il était sur le chemin de retour de Tabouk, j’ai encore eu du chagrin qui m’a pris tout mon cœur. » Il a dit : « Je me suis mis à penser: « Quel mensonge je vais dire pour m’en sortir de son insatisfaction demain? » Et je recherchais pour cela tous ceux qui avaient des avis éclairés de ma famille. » Ka^b  a dit : « Lorsqu’on m’apprit que le Messager de Allah ﷺ était arrivé, alors toutes mes idées de mentir sont partis et j’ai su que je n’allais pas échapper par autre chose que de dire la vérité. Le Messager de Allah ﷺ est arrivé un matin. Habituellement, le Messager de Allah ﷺ lorsqu’il revenait d’un voyage, il commençait par la mosquée. Il y accomplissait deux raka^ah sounnah et puis il s’asseyait pour accueillir les gens. » Il a dit : « Quand il a fait cela, ceux qui étaient en retrait et qui ne sont pas partis à la conquête avec lui sont venus, chacun jurer, pour donner ses excuses. » C’est-à-dire expliquer les raisons pour lesquelles ils ne sont pas allés avec le Messager à la conquête. Et ils étaient un peu plus que quatre-vingt hommes. Il a dit : « Le Messager de Allah ﷺ a accepté d’eux ce qu’ils ont dit  [dans le sens au grand jour], il a repris d’eux l’engagement de l’obéissance, il a fait des invocations en leur faveur, et il s’en est remis concernant le for intérieur à Dieu, jusqu’à ce que je sois arrivé. » Ka^b a dit: « Quand je lui ai passé le salam, il a souri mais du sourire de quelqu’un qui n’est pas content. » Puis il m’a dit : “ Viens. ”  Alors Ka^b a dit : « Je suis allé en marchant jusqu’à m’asseoir devant lui. Il m’a dit ce qui signifie : “ Qu’est ce qui a fait que tu ne sois pas venu avec nous ? N’est-ce pas que tu avais acheté ta monture ? ” Ka^b a dit: “ Ô Messager de Dieu. Par Allah, si j’étais assis avec autre que toi parmi les gens du bas monde, j’aurais pu m’en sortir de sa colère par une excuse. Allah m’a accordé une forte éloquence et une bonne capacité. Mais par Allah, j’ai su que si aujourd’hui je te dis un mensonge qui fait que tu seras satisfait de moi, Allah fera sans aucun doute que tu seras en colère contre moi. Et si je te dis la vérité, tu seras en colère contre moi, mais j’espère malgré cela que Allah me pardonnera. ” Après cet introduction, il lui dit : “ Par Allah, je n’avais aucune excuse. Par Allah je n’ai jamais été aussi fort, ni aussi aisé que ce jour où je me suis mis en retrait et je ne t’ai pas accompagné. ” Alors le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie: “ Cet homme a dit vrai. Relève-toi jusqu’à ce que Allah me révèle à ton sujet comment je vais me comporter de avec toi. ” Alors des hommes de Banou Salimah se sont levés et m’ont suivi. Ils m’ont dit : “ Par Allah, nous n’avons jamais eu connaissance que tu as commis un péché avant cela. Est-ce que tu es si incapable de t’excuser auprès du Messager de Allah ﷺ en trouvant une excuse comme les autres?  Il aurait suffi pour ton péché que le Messager de Allah ﷺ demande le pardon en ta faveur. ”  Ka^b a dit: « Ils ont tellement insisté que j’ai failli retourner auprès du Messager de Allah et me démentir et raconter une histoire pour que le Prophète fasse des invocations en ma faveur. » Et puis je leur ai posé la question : “ Est-ce qu’il y a d’autres personnes qui sont dans le même cas que moi ? ” Ils m’ont dit : “ Oui, il y a exactement deux autres hommes qui ont dit la même chose que toi. ” Je leur ai dit : “ Qui sont-ils ? ”  Ils ont répondu :

مُرارةُ بْنُ الرَّبِيع الْعَمْرِيُّ، وهِلال ابْن أُميَّةَ الْوَاقِفِيُّ

Ka^b a dit : « Les deux hommes qui m’ont cité étaient deux hommes vertueux qui étaient présents dans la bataille de Badr et qui sont des modèles, des gens à suivre. Alors je n’ai pas rebroussé chemin, je suis resté sur ma position lorsqu’ils m’ont cité ces deux hommes. » Et Ka^b a dit: « Par la suite, le Prophète a défendu aux gens de nous adresser la parole nous les trois, c’est-à-dire nous les trois d’entre ceux qui ne l’ont pas rejoint lors de la bataille, c’est comme une punition. » Ka^b a dit : « Les gens se sont misent à nous éviter. » Il a dit : « Et les gens ont changé complètement avec nous. Au point que je ne reconnaissais pas la terre sur laquelle j’habitais. » Il a dit : « On est resté ainsi cinquante nuits, imaginez-vous presque deux mois. » Il a dit : « Pour ce qui est de mes deux compagnons d’infortune, ils se sont résignés et ils sont restés chez eux à pleurer. Quant à moi, j’étais le plus jeune des trois et le plus courageux, alors je sortais, je faisais la prière avec les musulmans, je marchais dans les marchés mais personne ne m’adressait la parole. » Il a dit : « J’allais exprès à la rencontre du Messager de Allah ﷺ pour lui passer le salam alors qu’il était dans son assemblée après la prière. Et je me posais la question en moi-même : « Est-ce qu’il a bougé les lèvres pour me rendre le salam ou pas? » Il a dit : « Je faisais exprès la prière tout proche de lui et je l’ai regardé furtivement. » Ka^b a dit : « Quand je m’engageais dans la prière, le Prophète regardait en ma direction, et quand je regardais en sa direction il détournait son regard. » Il a dit : « Quand la situation est devenue trop longue pour moi, de la froideur que les musulmans ne m’adressaient plus la parole, je marchais jusqu’à escalader la clôture d’un verger de Abou Qatadah. Et cet homme c’était mon cousin paternel et il était parmi les gens celui que j’aimais le plus. Alors je lui ai passé le salam,  mais par Allah il ne me l’a pas rendu. » Alors je lui ai dit : “ Ô Abou Qatadah, je t’en conjure tu ne sais pas que j’aime Allah et Son Messager ? ” Mais il n’a rien dit. Je lui ai redis la même phrase, je l’ai conjuré mais il ne m’a rien dit. J’ai à nouveau répété une troisième fois, j’ai l’ai conjuré, alors il m’a répondu: “ Allah sait plus et Son Messager sait. » Il a dit: « C’est à ce moment-là que mes yeux ont été inondés de larmes. Et je suis reparti et j’ai escaladé le mur. » Il a dit : « Tandis que je marchais ainsi dans les marchés de Médine, un agriculteur chrétien du Cham, de ceux qui ramenaient le blé pour le vendre à Médine, qui disait qui me montre où est Ka^b Ibnou Malik. » Alors les gens l’ont dirigé vers moi en me montrant du doigt jusqu’à ce qu’il soit arrivé à moi. Il m’a donné une lettre du roi de Ghassan, c’était un roi arabe chrétien. Ka^b a dit: « J’ai prit la lettre et je l’ai lu. Il était écrit dedans: « Il nous est parvenu que ton compagnon vise le Messager de Dieu, t’a mis à l’écart. Dieu a fait que tu n’es pas quelqu’un à être humilié ou à être délaissé, alors rejoins nous, nous allons te consoler. » Ka^b Ibnou Malik a dit: « J’ai fini de lire, j’ai dit : “ Olala, cela aussi fait partie de l’épreuve, c’est-à-dire comment ce roi chrétien veut me consoler parce que le Prophète est en colère contre moi ? ” Il a dit : « Je me suis dirigé vers le four et j’ai jeté la lettre dans le four. » Ka^b a dit: « Lorsque quarante jours se sont écoulé sur les cinquante et que la révélation a tardé à venir, l’envoyé du Messager de Allah ﷺ est venu, il a dit: “ Le Messager de Allah t’ordonne de ne plus dormir avec ta femme. ” Alors Ka^b a dit : “ Est-ce que je la divorce ou qu’est-ce que je fais ? ” Il lui a dit : “ Non, mais tu n’as plus de rapport avec elle, tu ne la touches plus. ”  Et il a envoyé le même ordre à mes deux compagnons d’infortune. Ka^b a dit : « J’ai dit à ma femme rejoins ta famille et reste avec eux jusqu’à ce que Allah ta^ala m’accorde une issue dans cet épreuve. » Alors la femme de Hilal Ibnou ‘Oumayyah, un des deux autres qui été dans la même situation que Ka^b est partie voir le Messager de Allah ﷺ et elle lui a dit : “ Ô Messager de Allah ﷺ, Hilal Ibnou ‘Oumayyah est un vieille homme, il n’a pas quelqu’un à son service, il va être perdu si je ne reste pas avec lui, est ce que ça te dérange si je reste à son service, que je le serve ? ” Le Prophète a dit ce qui signifie : “ Non mais qu’il ne te touche pas. ” Alors, elle lui a dit : « Par Allah, il n’est pas capable de faire quoi que ce soit. ” Elle a dit : “ Par Allah, il n’a pas cessé de pleurer depuis ce jour-là jusqu’aujourd’hui. ” Ka^b a dit: « Un membre de ma famille m’a dit : “ Et si tu demandais au Messager de Allah ﷺ l’autorisation que ta femme reste avec toi, puisqu’il a donné l’autorisation à la femme de Hilal Ibnou ‘Oumayyah pour qu’elle soit en son service. ” Ka^b a dit : “ Non, je ne vais pas oser demander au l’autorisation au sujet de ma femme au Messager de Allah ﷺ. Qu’est ce qui me fait savoir, ce que le Messager de Allah va me dire? Que je suis un jeune homme, je suis dans la force de l’âge. ” Il a dit : « Je suis resté ainsi dix autres nuits. Et cinquante nuits se sont passées depuis qu’il a été défendu aux gens de nous adresser la parole. » Puis il a dit : « J’ai fait la prière de Al Fajr, la cinquantième nuit, sur le toit d’une de nos maisons. »  Il a dit : « Tandis que j’étais resté assis après la prière, mon âme était étouffée et la terre malgré son étendue était devenue comme un mouchoir de poche pour nous, [c’est-à-dire tellement on subissait la pression Tout comme Allah l’a mentionné dans le Qour’an, parce qu’il y a des versets qui décrivent cette description dans le Qour’an]. J’ai entendu quelqu’un qui criait à haute voix, qui était monté sur une colline à Médine et qui criait de toute sa voix : “ Ô Ka^b Ibnou Malik reçoit la bonne nouvelle, alors je me suis prosterné et j’ai su que c’était la délivrance. ” En effet, le Messager de Allah ^azza wa jall a appris aux gens que Allah avait accepté notre repentir après que le Messager de Allah ﷺ a fait la prière de Al Fajr. Les gens sont venus nous annoncer la bonne nouvelle. Il a dit : « Mes deux compagnons ont reçu des gens qui leur ont annoncé la bonne nouvelle. Un homme est venu en courant comme un cheval rapide, et un autre de la tribu du clan de Aslam était monté sur une colline et sa voix était plus rapide que l’homme qui court. J’ai entendu la voix de celui qui m’a annoncé la bonne nouvelle, avant que celui qui courait n’arrive. Quand celui que j’ai entendu la voix pour m’annoncer la bonne nouvelle ait ensuite venue pour me féliciter, j’ai enlevé mes deux vêtements et je lui ai offert pour le remercier pour son annonce de bonne nouvelle. Par Allah, ce jour-là je ne possédais pas d’autres vêtements que ces deux vêtements-là. Je me suis fait prêter deux vêtements, c’est-à-dire une cape et un izar et je les ai portés. Il a dit : « Et je suis parti voir le Messager de Allah ﷺ. Sur le chemin les gens m’accueillaient groupe à groupe pour me féliciter pour mon repentir. Et ils me disaient : “ Félicitations que ton cœur se réjouisse du fait que Dieu a accepté ton repentir. ” Jusqu’à ce que je sois entré dans la mosquée. Le Messager de Allah ﷺ était assis, les gens étaient tout autour de lui.  C’est alors que Talhah Ibnou ^Abdou l-Lah que Dieu l’agrée, s’est levé, presque en courant jusqu’à me serrer la main et me féliciter. Il a dit : “ Par Allah, aucun autre émigrant ne s’est levé. ” Et Ka^b était reconnaissant envers Talhah  pour ses félicitations. Ka^b a dit : « Lorsque j’ai passé le salam au Messager de Allah ﷺ, son visage était radieux de joie, il m’a dit : “ Reçois la bonne nouvelle, c’est le meilleur jour que tu as vécu depuis que ta mère t’a mise au monde. ” Alors Ka^b a dit : “ Est-ce que cette bonne nouvelle est de ta part ou de la part de Allah ? ” Alors le Messager lui a dit : “ C’est de la part de Allah ^azza wa jall. ” Ka^b a dit: « Le Messager de Allah ﷺ lorsqu’il était heureux, son visage était radieux. On dirait que c’était la lune. Et nous reconnaissions cela en lui. Quand je me suis assis devant le Messager, je lui ai dit : “ Ô Messager de Allah, j’ai fait la promesse dans mon repentir de donner tous mes biens en guise d’aumône par recherche de l’agrément de Allah et de Son Messager. ” Et le Messager de Allah m’a dit ce qui signifie : “ Garde une partie de tes biens, c’est un bien pour toi ». Alors je lui ai dit : « Je retiens ma part du butin de Khaybar. ” Et je lui ai dit : “ Ô Messager de Allah, Allah m’a sauvé parce que j’étais véridique et une des promesses que j’ai faite dans mon repentir, c’est que je ne dirai plus que la vérité tant que je suis vivant. » Il a dit : « Par Allah, je n’ai pas eu connaissance qu’un autre musulman Allah lui a fait grâce par sa véracité depuis que j’ai cité cela au Messager de Allah ﷺ, d’une meilleure grâce que celle que Allah m’accordé. ” Ka^b a dit: « Par Allah, je n’ai plus jamais dis un mensonge délibérément depuis que j’ai dit cela au Messager de Allah ﷺ jusqu’à ce jour. » Il a dit: « J’espère que Dieu me protège et me préserve jusqu’à la fin de mes jours. »

Il a dit : « Allah a fait descendre le verset 117 à 119 de sourat At-Tawbah :

﴿ لَقَد تَّابَ الله عَلَى النَّبِيِّ وَالْمُهَاجِرِينَ وَالأَنصَارِ الَّذِينَ اتَّبَعُوهُ فِي سَاعَةِ الْعُسْرَةِ مِن بَعْدِ مَا كَادَ يَزِيغُ قُلُوبُ فَرِيقٍ مِّنْهُمْ ثُمَّ تَابَ عَلَيْهِمْ إِنَّهُ بِهِمْ رَؤُوفٌ رَّحِيمٌ  ١١٧، وَعَلَى الثَّلاَثَةِ الَّذِينَ خُلِّفُواْ حَتَّى إِذَا ضَاقَتْ عَلَيْهِمُ الأَرْضُ بِمَا رَحُبَتْ وَضَاقَتْ عَلَيْهِمْ أَنفُسُهُمْ وَظَنُّواْ أَن لاَّ مَلْجَأَ مِنَ اللّهِ إِلاَّ إِلَيْهِ ثُمَّ تَابَ عَلَيْهِمْ لِيَتُوبُواْ إِنَّ اللّهَ هُوَ التَّوَّابُ الرَّحِيمُ ١١٨، يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُواْ اتَّقُواْ اللّهَ وَكُونُواْ مَعَ الصَّادِقِينَ ١١٩﴾

(Laqad taba l-Lahou ^ala n-Nabiyyi wa l-mouhajirina wa l-‘ansari l-Ladhina t-taba^ouhou fi sa^ati l-^ousrati min ba^di ma kada yazighou qouloubu fariqin minhoum thoumma taba ^alayhim ‘innahou bihim ra’oufoun rahimoun. Wa ^ala th-Thalathati l-Ladhina khoullifou hatta ‘Idha daqat ^alayhimou l-‘ardu bima rahoubat wa daqat ^Alayhim ‘anfousouhoum wa dhannou ‘an la malja’a mina l-lahi ‘illa ‘ilayhi thoumma taba ^alayhim liyatoubou ‘inna l-laha houwa t-Tawwabou r-Rahimou. Ya ‘Ayyouha l-Ladhina ‘amanou t-taqou l-Laha wa kounou ma^a sSadiqin)

Allah a révélé ces versets, dans lesquels Il mentionne ces trois qui sont restés en retrait et Allah accepté leur repentir. Ka^b a dit : « Par Allah, Allah ne m’a pas accordé une plus grande grâce, depuis qu’Il m’a guidé à l’islam, meilleur que ma véracité avec le Messager de Allah, c’est que je ne lui ai pas menti et je n’ai pas été à ma perte comme ceux qui ont menti ont été à leur perte. Car Allah a dit à ceux qui ont menti dans la révélation des paroles très graves. Allah dit :

﴿ سَيَحْلِفُونَ بِاللّهِ لَكُمْ إِذَا انقَلَبْتُمْ إِلَيْهِمْ لِتُعْرِضُواْ عَنْهُمْ فَأَعْرِضُواْ عَنْهُمْ إِنَّهُمْ رِجْسٌ وَمَأْوَاهُمْ جَهَنَّمُ جَزَاء بِمَا كَانُواْ يَكْسِبُونَ ٩٥ يَحْلِفُونَ لَكُمْ لِتَرْضَوْاْ عَنْهُمْ فَإِن تَرْضَوْاْ عَنْهُمْ فَإِنَّ اللّهَ لاَ يَرْضَى عَنِ الْقَوْمِ الْفَاسِقِينَ ٩٦﴾

(Sayahlifouna bi l-Lahi lakoum ‘idha anqalabtoum ‘ilayhim litou^ridou ^anhoum fa’a^ridou ^anhoum ‘innahoum rijsoun wa ma’wahoum jahannamou jaza‘an bima kanou yaksibouna. Yahlifouna lakoum litardaw ^anhoum fa’in tardaw ^anhoum fa’inna Allaha la yarda ^ani l-qawmi l-fasiqin)

Dans ces verset Allah blâme ceux qui ont menti pour satisfaire le Prophète alors qu’ils sont menteurs.  Ka^b a dit : « En résumé, nous, c’est à dire les trois, nous étions mise en attente par rapport aux autres que le Messager de Allah ﷺ accepté leur excuse quand ils ont juré, et il a demandé le pardon en leur faveur. Et le Messager ﷺ a laissé pour plus tard notre cas, jusqu’à ce que Allah lui révèle, ce qu’Il lui a révélé à notre sujet.

Allah dit :

وَعَلَى الثَّلاثَةِ الَّذِينَ خُلِّفُوا

Ce qui veut dire: « Quant aux trois qui ont été laissés pour plus tard.  Il a dit خُلِّفا,  ici, ce n’est pas parce que nous nous sommes mis en retrait et que nous n’avons pas rejoint le Prophète lors de la conquête, mais c’est parce que le Prophète a mis pour plus tard de mettre une sentence à notre sujet par rapport à ceux qui lui avaient juré qu’ils avaient des excuses, qui lui ont présenté des excuses et qu’il avait accepté d’eux.

[Hadith rapporté par Mouttafaqou ^alayh, rapporté par  Al Boukhariyy et Mouslim]

Et dans une version, il est précisé que le Prophète est sorti pour la bataille de Tabouk un jeudi et il aimait entamer un départ le jeudi.

Et dans une autre version, il ne rentrait de voyage que de jour, dans le temps de AdDouha. Quand il arrivait à Médine, il commençait par la mosquée, il faisait deux raka^ah. Et il restait dans la mosquée comme dans d’autres versions il l’accueillait des gens.

22– وَعَنْ أبي نُجَيد – بضَمِّ النُّونِ وفتحِ الجيم – عِمْرَانَ بنِ الحُصَيْنِ الخُزَاعِيِّ رضي الله عنهما : أنَّ امْرَأةً مِنْ جُهَيْنَةَ أتَتْ رسولَ الله ﷺ وَهِيَ حُبْلَى مِنَ الزِّنَى ، فقالتْ : يَا رسولَ الله ، أصَبْتُ حَدّاً فَأَقِمْهُ عَلَيَّ ، فَدَعَا نَبيُّ الله ﷺ وَليَّها ، فقالَ :
(( أَحْسِنْ إِلَيْهَا ، فإذا وَضَعَتْ فَأْتِني ))فَفَعَلَ فَأَمَرَ بهَا نبيُّ الله ﷺ ، فَشُدَّتْ عَلَيْهَا ثِيَابُهَا، ثُمَّ أَمَرَ بِهَا فَرُجِمَتْ، ثُمَّ صَلَّى عَلَيْهَا. فقالَ لَهُ عُمَرُ: تُصَلِّي عَلَيْهَا يَا رَسُول الله وَقَدْ زَنَتْ ؟ قَالَ: (( لَقَدْ تَابَتْ تَوْبَةً لَوْ قُسِمَتْ بَيْنَ سَبْعِينَ مِنْ أهْلِ المَدِينَةِ لَوَسِعَتْهُمْ، وَهَلْ وَجَدْتَ أَفضَلَ مِنْ أنْ جَادَتْ بنفْسِها لله عزوجل ؟! )) رواه مسلم


Dans le hadith 22, An Nawawiyy rapporte d’après Abou Noujayd ^Imran fils de Al Housayn Al Ghousa^iyy que Allah les agréé tous les deux, qu’une femme de la tribu de jouhaynah était venu voir le Messager de Allah ﷺ , elle était enceinte suite à un acte de fornication. Elle a dit : “  Ô Messager de Dieu, j’ai commis un péché qui mérite qu’on lui fasse appliquer une peine légale, alors applique moi la peine légale. ” Le Prophète ﷺ a demandé après son tuteur, il lui a dit ce qui signifie : “ Agis en bien avec elle et lorsqu’elle accouche, amène la moi. ” C’est ce qu’il fit. Le Prophète ﷺ  a donné l’ordre pour que ses vêtements soient bien attachés sur elle, c’est à dire que pour que sa zone de pudeur ne soit pas apparente et il a donné l’ordre pour que lui soit appliqué la peine légale. Puis, il a fait la prière funéraire en sa faveur. Alors ^Oumar que Allah  l’agrée a dit ce qui signifie : “ Mais ô Messager de Dieu, est-ce que nous faisons la prière funéraire en sa faveur alors qu’elle a commit la fornication ? ” C’est alors que le Prophète ﷺ  a dit ce qui signifie : “ Elle a fait un repentir. Un repentir tellement grand que s’il avait été partagé sur soixante dix personnes de Médine, il lui aurait suffit. Est-ce que tu considères qu’elle a trouvé mieux qu’elle se soit sacrifiée elle-même pour Allah ^azza wa jall ? ”

[Rapporté par Mouslim]  

23– وعن ابنِ عباسٍ رضي الله عنهما أنَّ رَسُولَ الله ﷺ ، قَالَ : (( لَوْ أنَّ لابنِ آدَمَ وَادِياً مِنْ ذَهَبٍ أحَبَّ أنْ يكُونَ لَهُ وَادِيانِ ، وَلَنْ يَمْلأَ فَاهُ إلاَّ التُّرَابُ ، وَيَتْوبُ اللهُ عَلَى مَنْ تَابَ )) مُتَّفَقٌ عليه.

Dans le hadith 23, d’après ^Abdou l-Lah fils de ^Abbas et d’après Anas Ibnou Malik que Dieu les agrée tous les trois, le Messager de Allah  ﷺ  a dit ce qui signifie : « Si l’être humain, si le fils de ‘Adam possédait toute une vallée en or, il aurait désiré en avoir une deuxième. Et l’être humain, il n’y a que la terre qui lui remplira sa bouche. Et Allah ta^ala accepte le repentir de celui qui fait le repentir. »

[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]

24– وعن أبي هريرة رضي الله عنهم أنَّ رسولَ الله ﷺ ، قَالَ : (( يَضْحَكُ اللهُ سُبْحَانَهُ وَتَعَالَى إِلَى رَجُلَيْنِ يقْتلُ أَحَدهُمَا الآخَرَ يَدْخُلانِ الجَنَّةَ ، يُقَاتِلُ هَذَا في سَبيلِ اللهِ فَيُقْتَلُ ، ثُمَّ يتُوبُ اللهُ عَلَى القَاتلِ فَيُسْلِم فَيُسْتَشْهَدُ )) مُتَّفَقٌ عليه .

Le hadith 24, d’après Abou Hourayra que Allah l’agrée le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Allah ta^ala  agréé et fait miséricorde à deux hommes. L’un des deux tue l’autre et ils rentreront tous les deux au Paradis. Un, combat dans la voie que Dieu agrée et il est tué. Puis Allah accorde le repentir à celui qui l’a tué, il entre en Islam et il meurt martyr à son tour ».

[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]

Ici, dans ce hadith en arabe, il y a le verbe dahika, Ibnou ^Allan rapporte du qadi ^Iyad qu’il a dit que adahik au sujet de Allah, c’est un sens figuré qui indique l’agrément, l’agrément de l’acte qu’ils vont accomplir et la récompense pour ce qu’ils font. Et par ailleurs, Al Boukhariyy a interprété  adahik par la miséricorde tout comme cela a été rapporté de lui par Al Khatabiyy tout comme cela figure « Al Fatah » du Hafidh Ibnou Hajar Al-^Asqalaniyy

 ٣ – باب الصبر

Chapitre 3 : La patience

قَالَ الله تَعَالَى : ﴿ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا اصْبِرُوا وَصَابِرُوا ﴾  [ آل عمران ]، وقال تعالى : ﴿ وَلَنَبْلُوَنَّكُمْ بِشَيْءٍ مِنَ الْخَوْفِ وَالْجُوعِ وَنَقْصٍ مِنَ الأَمْوَالِ وَالأَنْفُسِ وَالثَّمَرَاتِ وَبَشِّرِ الصَّابِرِينَ ﴾ [ البقرة : 155] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ إِنَّمَا يُوَفَّى الصَّابِرُونَ أَجْرَهُمْ بِغَيْرِ حِسَاب ﴾ [ الزمر] ، وَقالَ تَعَالَى:  ﴿ وَلَمَنْ صَبَرَ وَغَفَرَ إِنَّ ذَلِكَ لَمِنْ عَزْمِ الأُمُورِ ﴾ [الشورى ] ، وَقالَ تَعَالَى: ﴿ اسْتَعِينُوا بِالصَّبْرِ وَالصَّلاةِ إِنَّ اللهَ مَعَ الصَّابِرِينَ ﴾ [البقرة ]، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَلَنَبْلُوَنَّكُمْ حَتَّى نَعْلَمَ الْمُجَاهِدِينَ مِنْكُمْ وَالصَّابِرِينَ ﴾  [ محمد ] ، وَالآياتُ في الأمر بالصَّبْر وَبَيانِ فَضْلهِ كَثيرةٌ مَعْرُوفةٌ .

Dans sourat Ali ^Imran verset 200, Allah ta^ala dit :

﴿ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُواْ اصْبِرُواْ وَصَابِرُواْ ٢٠٠ ﴾

( Ya ‘ayyouha l-Ladhina ‘amanou asbirou wa sabirou )

[3/200] ce qui signifie : « Ô vous qui êtes croyants, patientez. »

Et Allah a^ala dit dans sourat Al Baqarah verset 155 :

﴿ وَلَنَبْلُوَنَّكُم بِشَيْءٍ مِّنَ الْخَوْفِ وَالْجُوعِ وَنَقْصٍ مِّنَ الْأَمْوَالِ وَالْأَنفُسِ وَالثَّمَرَاتِ ۗ وَبَشِّرِ الصَّابِرِينَ ١٥٥﴾

(Wa lanablouwannakoum bichay’in m-mina l-khawfi wa l-jou^i wa naqsin mina l-‘amwli wa l-‘anfusi wa th-Thamarati wa bachiri assabirin)

[2/155] ce qui signifie :« Nous vous éprouverons par une part de crainte de faim, une diminution de biens et de personnes et de fruits. Et annonce la bonne nouvelle à ceux qui patientent. »

Dans sourat Az-Zoumar verset 10, Allah ta^ala dit :

﴿ إِنَّمَا يُوَفَّى الصَّابِرُونَ أَجْرَهُم بِغَيْرِ حِسَابٍ ١٠﴾

(‘Innama youwaffa ssabirouna ‘ajrahoum bighayri hisab)

[39/10] ce qui signifie : « Certes ceux qui patientent recevront leurs rétributions avec largesse. »

Et dans sourat Ach-Choura verset 43 Allah ta^ala dit :

﴿وَلَمَن صَبَرَ وَغَفَرَ إِنَّ ذَٰلِكَ لَمِنْ عَزْمِ الْأُمُورِ ٤٣﴾

(Wa laman sabara wa ghafara `inna dhalika lamin ^azmi l-`oumour )

[42-43] ce qui signifie : « Et ceux qui patientent, ceux qui excusent, certes cela est quelque chose d’extrêmement louable. »

Et dans sourat Al Baqarah verset 153, Allah ta^ala dit :

﴿يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُواْ اسْتَعِينُواْ بِالصَّبْرِ وَالصَّلاَةِ إِنَّ اللّهَ مَعَ الصَّابِرِينَ ١٥٣﴾

(Ista`inou bissabri wa ssalati ‘inna l-laha ma^a ssabirin)

[2/153] ce qui signifie : « Recherchez l’aide par la patience et par la prière, certes Allah accorde l’aide à ceux qui patientent. »

Et dans sourat Mouhammad verset 31 Allah ta^ala dit :

﴿ وَلَنَبْلُوَنَّكُمْ حَتَّىٰ نَعْلَمَ الْمُجَاهِدِينَ مِنكُمْ وَالصَّابِرِينَ ٣١﴾

(Wa lanabluwannakum hatth na^lama l-Mujahidina minkum wa ssabirin)

[47-31] ce qui signifie : « Nous vous ferons subir des épreuves afin que les gens voient et sachent qui sont ceux qui fournissent des efforts dans la voie que Dieu agrée, qui sont ceux qui patientent. »

 25– وعن أبي مالكٍ الحارث بن عاصم الأشعريِّ رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رسولُ الله ﷺ : (( الطُّهُورُ شَطْرُ الإِيمان ، والحَمدُ لله تَمْلأُ الميزَانَ ، وَسُبْحَانَ الله والحَمدُ لله تَملآن – أَوْ تَمْلأُ – مَا بَينَ السَّماوات وَالأَرْضِ، والصَّلاةُ نُورٌ ، والصَّدقةُ بُرهَانٌ ، والصَّبْرُ ضِياءٌ ، والقُرْآنُ حُجةٌ لَكَ أَوْ عَلَيْكَ . كُلُّ النَّاسِ يَغْدُو فَبَائعٌ نَفسَهُ فَمُعْتِقُهَا أَوْ مُوبِقُها )) رواه مسلم .

Et dans le hadith 25,  An Nawawiyy rapporte d’après Abou Malik Al Harith, fils de ^Asim Al Ach^ariyy que Allah l’agrée, il a dit : « LeMessager de Allah ﷺ a dit : ce qui signifie : « Le fait de se purifier est un sujet extrêmement important dans la religion, [c’est-à-dire qu’il ressemble à la moitié de la foi, c’est-à-dire qu’il est très important dans la foi et dans l’Islam]. Et la phrase al hamdouli l-Lah remplit la balance, [c’est-à-dire au Jour du jugement]. Et soubhana l-Lah et al hamdouli l-Lah remplissent ce qui a entre les cieux et la terre. La prière est une lumière, l’aumône est une preuve, la patience est une clarté, le Qour’an sera une preuve soit en ta faveur soit contre toi. Tous les gens commencent leur journée pour œuvrer dans leurs affaires. Il y a ceux qui fournissent de leur personne, certains vont pour affranchir leurs âmes du feu de l’enfer et d’autres au contraire mènent leurs âmes à ce qui va leur nuire, [c’est-à-dire en enfer]. »

[Rapporté par Mouslim]  

26- وعن أبي سَعيد سعدِ بن مالكِ بنِ سنانٍ الخدري رضي الله عنهما : أَنَّ نَاساً مِنَ الأَنْصَارِ سَألوا رسولَ الله ﷺ فَأعْطَاهُمْ ، ثُمَّ سَألوهُ فَأعْطَاهُمْ ، حَتَّى نَفِدَ مَا عِندَهُ ، فَقَالَ لَهُمْ حِينَ أنْفْقَ كُلَّ شَيءٍ بِيَدِهِ : (( مَا يَكُنْ عِنْدي مِنْ خَيْر فَلَنْ أدَّخِرَهُ عَنْكُمْ ، وَمَنْ يَسْتَعْفِفْ يُعِفهُ اللهُ ، وَمَنْ يَسْتَغْنِ يُغْنِهِ اللهُ ، وَمَنْ يَتَصَبَّرْ يُصَبِّرْهُ اللهُ . وَمَا أُعْطِيَ أَحَدٌ عَطَاءً خَيْراً وَأوْسَعَ مِنَ الصَّبْر )) مُتَّفَقٌ عليه .

Dans le hadith 26, d’après Abou Sa^id Sa^d fils de Malik fils de Sinan Al-Khoudriyy que Dieu l’agrée lui et son père, il y avait des gens parmi les ansars, les partisans de Médine, qui ont demandés à ce que le Messager de Allah ﷺ leur donne des choses et il leur a donné. Puis, ils lui ont demandé à nouveau et il leur a donné à nouveau jusqu’à ce que tout ce qu’il possédait soit fini. Quand il a donné tout ce qu’il possédait, il leur a dit ce qui signifie : « Tout le bien que j’ai, je ne le garderai pas à l’écart et je vous le donnerais, mais celui qui recherche à être chaste Dieu lui accorde la chasteté, celui qui fait en sorte qu’il est au-dessus de ses choses là Dieu l’enrichit, celui qui fait preuve de patience Dieu lui accorde la patience et la personne n’a pas reçu un bien plus grand et plus étendu que la patience. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]

27– وعن أبي يحيى صهيب بن سنانٍ رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رسولُ الله ﷺ : (( عَجَباً لأمْرِ المُؤمنِ إنَّ أمْرَهُ كُلَّهُ لَهُ خيرٌ ولَيسَ ذلِكَ لأَحَدٍ إلاَّ للمُؤْمِن : إنْ أَصَابَتْهُ سَرَّاءُ شَكَرَ فَكانَ خَيراً لَهُ ، وإنْ أصَابَتْهُ ضرَاءُ صَبَرَ فَكانَ خَيْراً لَهُ )) رواه مسلم .

Dans le hadith 27, d’après Abou Yahya Souhayb fils de Sinan que Allah l’agrée, il a dit : « Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Le croyant est étonnant, dans tous les cas, il va avoir du bien et cela n’est réservé à nulle autre qu’au croyant. Si une difficulté le touche, si une chose qui le réjouit le touche, alors il remercie et ce sera un bien pour lui. Et si c’est une nuisance, [c’est-à-dire quelque chose qui le nuit dans son corps ou à sa famille ou ses enfants ou ses biens le touche], il patiente et ce sera également un bien pour lui. »

[Rapporté par Mouslim]  

28– وعن أنَسٍ رضي الله عنه ، قَالَ : لَمَّا ثَقُلَ النَّبيُّ ﷺ جَعلَ يَتَغَشَّاهُ الكَرْبُ ، فَقَالَتْ فَاطِمَةُ رضي الله عنها : وَاكَربَ أَبَتَاهُ . فقَالَ : (( لَيْسَ عَلَى أَبيكِ كَرْبٌ بَعْدَ اليَوْمِ )) فَلَمَّا مَاتَ ، قَالَتْ : يَا أَبَتَاهُ ، أَجَابَ رَبّاً دَعَاهُ ! يَا أَبتَاهُ ، جَنَّةُ الفِردَوسِ مَأْوَاهُ ! يَا أَبَتَاهُ ، إِلَى جبْريلَ نَنْعَاهُ ! فَلَمَّا دُفِنَ قَالَتْ فَاطِمَةُ رَضي الله عنها : أَطَابَتْ أنْفُسُكُمْ أنْ تَحْثُوا عَلَى رَسُول الله ﷺ التُّرَابَ ؟! رواه البخاري .

Et dans le hadith 28, An Nawawiyy rapporte d’après Anas que Allah l’agrée, il a dit : « Lorsque les douleurs, la maladie qui précèdent la mort, s’est intensifiée pour le Prophète ﷺ , il lui arrivait de s’évanouir tellement les douleurs qui touchaient son corps honoré étaient intenses. C’était pour élever son degré encore plus. » Alors, Fatimah sa fille que Dieu l’agrée a dit : « Ô que je suis triste et tourmentée pour mon père. » Alors, il lui a dit ce qui signifie : « Il n’y a plus de tourment après aujourd’hui pour ton père, [c’est-à-dire il ne sera plus touché ni par la fatigue, ni par la maladie, ni par la douleur parce qu’il va se passer pour la résidence de la sauvegarde éternelle, perpétuelle]. »

Quand il est mort, elle a dit : « Ô mon malheur pour mon père, il a répondu à l’appel de son Seigneur. Ô mon père, le Paradis du Firdaws sera sa demeure. Ô mon père, c’est à Jibril que je le pleure » Et lorsque’il fut enterré, Fatimah que Allah l’agrée a dit : «  Mais ô Anas, est-ce que vous avez eu la force dans votre coeur de mettre de la terre pour couvrir le corps du Messager de Allah ﷺ. »

[Rapporté par Al Boukhariyy]

29– وعن أبي زَيدٍ أُسَامَةَ بنِ زيدِ بنِ حارثةَ مَوْلَى رسولِ الله ﷺ وحِبِّه وابنِ حبِّه رضي اللهُ عنهما ، قَالَ : أرْسَلَتْ بنْتُ النَّبيِّ ﷺ إنَّ ابْني قَد احْتُضِرَ فَاشْهَدنَا ، فَأَرْسَلَ يُقْرىءُ السَّلامَ ، ويقُولُ : (( إنَّ لله مَا أخَذَ وَلَهُ مَا أعطَى وَكُلُّ شَيءٍ عِندَهُ بِأجَلٍ مُسَمًّى فَلتَصْبِرْ وَلْتَحْتَسِبْ )) فَأَرسَلَتْ إِلَيْهِ تُقْسِمُ عَلَيهِ لَيَأتِينَّهَا . فقامَ وَمَعَهُ سَعْدُ بْنُ عُبَادَةَ ، وَمُعَاذُ بْنُ جَبَلٍ ، وَأُبَيُّ بْنُ كَعْبٍ ، وَزَيْدُ بْنُ ثَابتٍ ، وَرجَالٌ  ، فَرُفعَ إِلَى رَسُول الله ﷺ الصَّبيُّ ، فَأقْعَدَهُ في حِجْرِهِ وَنَفْسُهُ تَقَعْقَعُ ، فَفَاضَتْ عَينَاهُ فَقالَ سَعدٌ : يَا رسولَ الله ، مَا هَذَا ؟ فَقالَ : (( هذِهِ رَحمَةٌ جَعَلَها اللهُ تَعَالَى في قُلُوبِ عِبَادِهِ )) وفي رواية : (( فِي قُلُوبِ مَنْ شَاءَ مِنْ عِبَادِهِ ، وَإِنَّما يَرْحَمُ اللهُ مِنْ عِبادِهِ الرُّحَماءَ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .

وَمَعنَى (( تَقَعْقَعُ )) : تَتَحرَّكُ وتَضْطَربُ .

Dans le hadith 29, An Nawawiyy rapporte d’après Abou Zayd Ousama, fils de Zayd, fils de Harithah, l’esclave affranchi par le Messager de Allah ﷺ, son bien aimé et le fils de son bien aimé, que Dieu les agrée tous les deux, il a dit une des filles du Prophète ﷺ a envoyé quelqu’un chercher le Prophète ﷺ pour lui dire : « Ma fille, mon fils est en train d’agoniser Il va bientôt mourir vient avec nous soit présent avec nous. »

Alors le Messager ﷺ a envoyé quelqu’un de sa part pour transmettre à sa fille la parole suivante, il lui dit ce qui signifie : « Certes à Allah appartient ce qu’Il prend et à Allah appartient ce qu’Il donne et toute chose selon son jugement à un terme bien établie alors qu’elle patiente et qu’elle recherche la récompense par cette patience. »

Mais sa fille a envoyé quelqu’un pour insister, le conjurer, pour qu’il vient. C’est alors que le Prophète s’est levé, il était accompagné de Sa^d, fils de ^Oubada et de Mou^ad, fils de Jabal et de Oubay, fils de Ka^b  et de Zayd fils de Thabit, et d’autres personnes d’autres hommes que Dieu les agrée. C’est alors qu’on confia l’enfant dans les mains du Messager de Allah ﷺ. Le Messager l’a mit en position assise sur ses genoux et l’enfant était en train d’agoniser, il allait bientôt sortir l’âme. C’est alors que les yeux du Prophète ﷺ ont été inondés de larmes, il a pleuré. Alors Sa^d a dit : “ Ô Messager de Dieu mais qu’est-ce que c’est ? ” Le Messager ﷺ lui a dit ce qui signifie : “ C’est une miséricorde que Dieu a confié dans les coeurs de Ses esclaves. ”

Et dans une des versions:  “ C’est une miséricorde que Dieu a placé dans les cœurs de ceux qu’Il veut parmi Ses esclaves et Allah fait miséricorde à Ses esclaves qui sont miséricordieux.”

Quand il a parlé du mot At-Ta^qaqah dans le hadith à propos de l’âme de l’enfant, c’est-à-dire qu’il était en train de bouger et comme l’agonie de celui qui va avoir son âme qui sort.

30– وعن صهيب رضي الله عنه : أنَّ رسولَ الله ﷺ ، قَالَ : (( كَانَ مَلِكٌ فيمَنْ كَانَ قَبلَكمْ وَكَانَ لَهُ سَاحِرٌ فَلَمَّا كَبِرَ قَالَ للمَلِكِ : إنِّي قَدْ كَبِرْتُ فَابْعَثْ إلَيَّ غُلاماً أُعَلِّمْهُ السِّحْرَ ؛ فَبَعثَ إِلَيْهِ غُلاماً يُعَلِّمُهُ ، وَكانَ في طرِيقِهِ إِذَا سَلَكَ رَاهِبٌ ، فَقَعدَ إِلَيْه وسَمِعَ كَلامَهُ فَأعْجَبَهُ ، وَكانَ إِذَا أتَى السَّاحِرَ ، مَرَّ بالرَّاهبِ وَقَعَدَ إِلَيْه ، فَإذَا أَتَى السَّاحِرَ ضَرَبَهُ ، فَشَكَا ذلِكَ إِلَى الرَّاهِب ، فَقَالَ : إِذَا خَشيتَ السَّاحِرَ ، فَقُلْ : حَبَسَنِي أَهْلِي ، وَإذَا خَشِيتَ أهلَكَ ، فَقُلْ : حَبَسَنِي السَّاحِرُ .

فَبَيْنَما هُوَ عَلَى ذلِكَ إِذْ أَتَى عَلَى دَابَّةٍ عَظِيمَةٍ قَدْ حَبَسَتِ النَّاسَ ، فَقَالَ : اليَوْمَ أعْلَمُ السَّاحرُ أفْضَلُ أم الرَّاهبُ أفْضَلُ ؟ فَأخَذَ حَجَراً، فَقَالَ : اللَّهُمَّ إنْ كَانَ أمْرُ الرَّاهِبِ أَحَبَّ إِلَيْكَ مِنْ أمْرِ السَّاحِرِ فَاقْتُلْ هذِهِ الدّابَّةَ حَتَّى يَمضِي النَّاسُ ، فَرَمَاهَا فَقَتَلَها ومَضَى النَّاسُ ، فَأتَى الرَّاهبَ فَأَخبَرَهُ . فَقَالَ لَهُ الرَّاهبُ : أَيْ بُنَيَّ أَنْتَ اليَومَ أفْضَل منِّي قَدْ بَلَغَ مِنْ أَمْرِكَ مَا أَرَى ، وَإنَّكَ سَتُبْتَلَى ، فَإن ابْتُلِيتَ فَلاَ تَدُلَّ عَلَيَّ ؛ وَكانَ الغُلامُ يُبْرىءُ الأكْمَهَ وَالأَبْرصَ ، ويداوي النَّاسَ مِنْ سَائِرِ الأَدْوَاء . فَسَمِعَ جَليسٌ لِلملِكِ كَانَ قَدْ عَمِيَ ، فأتاه بَهَدَايا كَثيرَةٍ ، فَقَالَ : مَا ها هُنَا لَكَ أَجْمعُ إنْ أنتَ شَفَيتَنِي ، فَقَالَ : إنّي لا أشْفِي أحَداً إِنَّمَا يَشفِي اللهُ تَعَالَى ، فَإنْ آمَنْتَ بالله تَعَالَى دَعَوتُ اللهَ فَشفَاكَ ، فَآمَنَ بالله تَعَالَى فَشفَاهُ اللهُ تَعَالَى ، فَأَتَى المَلِكَ فَجَلسَ إِلَيْهِ كَما كَانَ يَجلِسُ ، فَقَالَ لَهُ المَلِكُ : مَنْ رَدّ عَلَيْكَ بَصَرَكَ ؟ قَالَ : رَبِّي ، قَالَ : وَلَكَ رَبٌّ غَيري ؟ قَالَ : رَبِّي وَرَبُّكَ اللهُ ، فَأَخَذَهُ فَلَمْ يَزَلْ يُعَذِّبُهُ حَتَّى دَلَّ عَلَى الغُلامِ ، فَجيء بالغُلاَمِ ، فَقَالَ لَهُ المَلِكُ : أيْ بُنَيَّ ، قَدْ بَلَغَ مِنْ سِحْرِكَ مَا تُبْرىء الأَكْمَهَ وَالأَبْرَصَ وتَفْعَلُ وتَفْعَلُ ! فَقَالَ : إنِّي لا أَشْفي أحَداً ، إِنَّمَا يَشفِي الله تَعَالَى . فَأَخَذَهُ فَلَمْ يَزَلْ يُعَذِّبُهُ حَتَّى دَلَّ عَلَى الرَّاهبِ ؛ فَجِيء بالرَّاهبِ فَقيلَ لَهُ : ارجِعْ عَنْ دِينكَ ، فَأَبَى ، فَدَعَا بِالمِنْشَارِ فَوُضِعَ المِنْشَارُ في مَفْرق رَأسِهِ ، فَشَقَّهُ حَتَّى وَقَعَ شِقَّاهُ ، ثُمَّ جِيءَ بِجَليسِ المَلِكِ فقيل لَهُ : ارْجِعْ عَنْ دِينِكَ ، فَأَبَى ، فَوضِعَ المِنْشَارُ في مَفْرِق رَأسِهِ ، فَشَقَّهُ بِهِ حَتَّى وَقَعَ شِقَّاهُ ، ثُمَّ جِيءَ بالغُلاَمِ فقيلَ لَهُ : ارْجِعْ عَنْ دِينكَ ، فَأَبَى ، فَدَفَعَهُ إِلَى نَفَرٍ مِنْ أصْحَابهِ ، فَقَالَ : اذْهَبُوا بِهِ إِلَى جَبَلِ كَذَا وَكَذَا فَاصْعَدُوا بِهِ الجَبَل ، فَإِذَا بَلَغْتُمْ ذِرْوَتَهُ فَإِنْ رَجَعَ عَنْ دِينِهِ وَإلاَّ فَاطْرَحُوهُ . فَذَهَبُوا بِهِ فَصَعِدُوا بِهِ الجَبَلَ ، فَقَالَ : اللَّهُمَّ أكْفنيهمْ بِمَا شِئْتَ ، فَرَجَفَ بهِمُ الجَبلُ فَسَقَطُوا ، وَجاءَ يَمشي إِلَى المَلِكِ ، فَقَالَ لَهُ المَلِكُ : مَا فَعَلَ أصْحَابُكَ ؟ فَقَالَ : كَفَانِيهمُ الله تَعَالَى ، فَدَفَعَهُ إِلَى نَفَرٍ مِنْ أَصْحَابِهِ فَقَالَ : اذْهَبُوا بِهِ فاحْمِلُوهُ في قُرْقُورٍ وتَوَسَّطُوا بِهِ البَحْرَ ، فَإنْ رَجعَ عَنْ دِينِهِ وإِلاَّ فَاقْذِفُوهُ . فَذَهَبُوا بِهِ ، فَقَالَ : اللَّهُمَّ أكْفِنيهمْ بمَا شِئْتَ ، فانْكَفَأَتْ بِهمُ السَّفينةُ فَغَرِقُوا ، وَجَاء يَمْشي إِلَى المَلِكِ . فَقَالَ لَهُ المَلِكُ : مَا فعلَ أصْحَابُكَ ؟ فَقَالَ : كَفَانيهمُ الله تَعَالَى . فَقَالَ لِلمَلِكِ : إنَّكَ لَسْتَ بقَاتلي حَتَّى تَفْعَلَ مَا آمُرُكَ بِهِ . قَالَ : مَا هُوَ ؟ قَالَ : تَجْمَعُ النَّاسَ في صَعيدٍ وَاحدٍ وتَصْلُبُني عَلَى جِذْعٍ ، ثُمَّ خُذْ سَهْماً مِنْ كِنَانَتي ، ثُمَّ ضَعِ السَّهْمَ في كَبدِ القَوْسِ ثُمَّ قُلْ : بسْم الله ربِّ الغُلاَمِ ، ثُمَّ ارْمِني، فَإنَّكَ إِذَا فَعَلْتَ ذلِكَ قَتَلتَني، فَجَمَعَ النَّاسَ في صَعيد واحدٍ ، وَصَلَبَهُ عَلَى جِذْعٍ ، ثُمَّ أَخَذَ سَهْماً مِنْ كِنَانَتِهِ ، ثُمَّ وَضَعَ السَّهْمَ في كَبِدِ القَوْسِ ، ثُمَّ قَالَ : بِسمِ اللهِ ربِّ الغُلامِ ، ثُمَّ رَمَاهُ فَوقَعَ في صُدْغِهِ ، فَوَضَعَ يَدَهُ في صُدْغِهِ فَمَاتَ ، فَقَالَ النَّاسُ : آمَنَّا بِرَبِّ الغُلامِ ، فَأُتِيَ المَلِكُ فقيلَ لَهُ : أَرَأَيْتَ مَا كُنْتَ تَحْذَرُ قَدْ والله نَزَلَ بكَ حَذَرُكَ . قَدْ آمَنَ النَّاسُ . فَأَمَرَ بِالأُخْدُودِ بأفْواهِ السِّكَكِ فَخُدَّتْ وأُضْرِمَ فيهَا النِّيرانُ وَقَالَ : مَنْ لَمْ يَرْجعْ عَنْ دِينهِ فَأقْحموهُ فيهَا ، أَوْ قيلَ لَهُ: اقتَحِمْ فَفَعَلُوا حَتَّى جَاءت امْرَأةٌ وَمَعَهَا صَبيٌّ لَهَا ، فَتَقَاعَسَتْ أنْ تَقَعَ فيهَا، فَقَالَ لَهَا الغُلامُ : يَا أُمهْ اصْبِري فَإِنَّكِ عَلَى الحَقِّ ! )) رواه مسلم .

(( ذِروَةُ الجَبَلِ )) : أعْلاهُ ، وَهيَ – بكَسْر الذَّال المُعْجَمَة وَضَمِّهَا – و(( القُرْقُورُ )) : بضَمِّ القَافَينِ نَوعٌ مِنَ السُّفُن وَ(( الصَّعيدُ )) هُنَا : الأَرضُ البَارِزَةُ وَ(( الأُخْدُودُ )) الشُّقُوقُ في الأَرضِ كَالنَّهْرِ الصَّغير ، وَ(( أُضْرِمَ )) : أوْقدَ ، وَ(( انْكَفَأتْ )) أَي : انْقَلَبَتْ ، وَ(( تَقَاعَسَتْ )) : تَوَقفت وجبنت .

Dans le hadith 30, d’après Souhayb que Allah l’agrée le Messager de Allah  ﷺ  a dit ce qui signifie : «  Il y avait un roi dans une époque qui nous a précédé, qui avait un sorcier attitré. Lorsque ce sorcier a atteint un âge avancé, il a dit au roi : « Je suis devenu vieux, envoie moi un jeune homme pour que je puisse lui enseigner la sorcellerie. » Et ils lui ont envoyé un jeune homme pour lui enseigner. Et ce jeune homme, sur son chemin pour rejoindre le sorcier, trouva sur son chemin un hermite. Il s’agissait d’un hermite qui était musulman, qui était un croyant de la communauté de Jésus, de Iça ^alayhi s-salam, qui lui suivait sur la foi, sur la croyance en l’unicité qu’il n’y avait pas à attribuer d’associé à Dieu, aucun associé à Dieu. Il s’est assis auprès de lui, il a entendu sa parole et il lui a plu. Et donc, quand il allait chez le sorcier, il passait par l’hermite et il restait à côté de lui. Et quand il arrivait auprès du sorcier en retard, il le frappait. Ce jeune homme s’en est plaint à cet hermite. L’hermite lui a dit : « Si tu crains la nuisance du sorcier, dis-lui que c’est ma famille qui m’a retenu. Et si tu crains la nuisance de ta famille, dis leur que c’est le sorcier qui m’a retenu. » Un jour, il a adopté cette conduite. Un grand animal sauvage, qui attaquait les gens, avait empêché les gens de passer. Le jeune homme s’est dit : « C’est maintenant que je vais savoir si le sorcier est meilleur ou si l’hermite est meilleur. » Le jeune a pris une pierre, il a dit : « Ô Allah, si l’état de l’hermite tu l’agrée plus que l’état du sorcier alors fait que cet animal meurt pour que les gens puissent passer leur chemin. » Il a lancé la pierre, il a tué l’animal et les gens ont pu poursuivre leur chemin. Il est parti voir l’hermite, et il lui a informé de ce qui était arrivé. L’hermite lui a dit : « Mon fils, tu es devenu aujourd’hui meilleur que moi. Tu as atteint un degré que je constate mais tu vas être éprouvé. Si tu vas être éprouvé, lorsque tu seras éprouvé n’indique pas où je me trouve. » Et ce jeune homme guérissait l’aveugle de naissance, le lépreux, et il guérissait les gens de différentes sortes de maladies. Un de ceux qui étaient de la cour rapprochée du roi avait entendu l’histoire de ce jeune homme et c’était quelqu’un qui était aveugle. Il est venu chez le jeune homme avec beaucoup de cadeaux précieux et il lui a dit : “ Tout ce que tu vois là, ce sera pour toi. Tout ce que j’ai rassemblé ici sera pour toi, si tu me soignes. ” Alors le jeune homme lui a dit : “ Mais moi je ne guéris personne. C’est Allah ta^ala qui accorde la guérison. Si tu crois en Dieu invoque Dieu pour qu’Il te guérisse. ” Alors cet homme a cru en Dieu et Allah l’a guéri. Il est parti dans l’assemblée, la cour du roi, il s’est assis comme à son habitude. Le roi lui a alors dit : “ Qui donc t’as rendu ta vue ? ” Il lui a dit : “ C’est mon Seigneur. ” Il lui a dit : “ Tu as donc un Seigneur autre que moi ? ” Il lui a dit :  “ Mon Seigneur et ton Seigneur, c’est Allah. ” Alors il a ordonné à ses sbirs de le prendre et de le torturer jusqu’à ce qu’il dénonce le jeune homme. Ils ont ramené le jeune homme et le roi lui a dit : “ Tu as excellé dans la sorcellerie au point que tu es capable de soigner celui qui est aveugle de naissance, le lépreux, et tu fais, et tu fais…” Alors il lui a dit : “ Non, je ne guéris personne. C’est Allah ta^ala qui guérit. ” Il a ordonné à ses sbirs de le prendre et ils se sont mit à le torturer jusqu’à ce qu’ils dénoncent l’hermite. On amena l’hermite, il lui a été dit : “ Apostasie ta religion. ” Et il a refusé. Alors on demanda une scie. La scie fut placée sur sa tête, il fut scié jusqu’à ce que la tête soit coupée en deux. Puis, on ramena l’homme qui était dans l’assemblée du roi, il lui a été dit : “ Abandonne ta religion. ” Il a refusé. On plaça la scie sur sa tête et il a scié jusqu’à ce qu’elle soit tombée en deux moitiés. Puis on a ramené le jeune homme. Il lui a été dit : “ Abandonne ta religion. ” Il a refusé. Il a alors envoyé à un groupe de ses soldats. Il leur a dit : “ Emmène-le à telle montagne. Escaladez les montagnes, lorsque vous arriverez au sommet, soit il abandonne sa religion, soit vous le jetez du haut de la montagne. ” Ils l’ont pris, ils l’ont emmené, ils ont escaladé la montagne alors il a dit :

اللَّهُمَّ اكْفِنِيْهِمْ بِمَا شِئْتَ

( Allahoumma kfinihim bima chi’t )

“ Ô Allah, protège-moi de leur mal par la cause que tu veux. ” C’est alors que la montagne est tombée, ils sont tous tombés, et il est revenu en marchant auprès du roi. Le roi lui a dit : “ Mais qu’est-ce que mes soldats ont fait de toi. ” Il lui a répondu : “ Allah m’a suffit leur mal. ” Il a alors confié un autre groupe de ses soldats. Il leur a dit : “ Emmenez-le. Emportez sur un navire et lorsque vous serez en pleine mer, soit il abandonne sa religion, soit vous le jetez par-dessus bord. ” Alors ils l’ont emmené et quand ils sont arrivé en pleine mer, le jeune homme a dit :

اللَّهُمَّ اكْفِنِيْهِمْ بِمَا شِئْتَ

( Allahoumma kfinihim bima chi’t )

“ Ô Allah, suffit moi leur mal, leur nuisance par la cause que tu veux. ” C’est alors que le navire s’est renversé, ils se sont tous noyés et lui est revenu en marchant auprès du roi. Le roi a dit : “ Mais qu’est-ce que mes hommes ont fait de toi ? Qu’est ce qu’ils leur est arrivé ? ” Il lui a répondu “ Allah ta^ala m’a suffit leur mal. ” Alors le jeune homme s’est adressé au roi. Il lui a dit: “ Tu n’arriveras pas à me tuer jusqu’à ce que tu fasses exactemetn ce que je vais dire. ” Il lui a dit : “ Quoi donc ? ” Il lui a dit : “ Tu réunis tout ton peuple dans un même endroit. Tu m’accroches sur un tronc. Puis tu prends une flèche de mon carquois. Puis tu armes l’arc avec ma flèche et puis tu dis : « Par le nom de Allah, le seigneur de ce jeune homme, puis tu tires. » Si tu fais cela, tu pourras me tuer. ” Alors le roi a fait ce que le jeune homme a dit, il a rassemblé les gens dans un même endroit. Il a accroché le jeune homme sur le tronc d’un palmier. Il a pris une flèche de son carquoi, il a armé l’arc, il a tiré et il a dit : « Bismi l-Lah. Par le nom de Allah, le seigneur de ce jeune homme. » Puis il a tiré, la flèche est arrivée sur sa tempe entre lobe de l’oreille et l’œil. Le jeune homme a mis sa main sur sa tempe, il est mort. Les gens ont alors dit : “ Nous croyons fermement au Seigneur de ce jeune homme. ” Alors en apriorant, il lui a dit : “ Tu vois ce que tu craignais par Allah, ce que tu craignais c’est produit les gens sont tous devenu musulmans. ” Donc il a ordonné qu’on creuse des tranchées sur les bouts des chemins. On creusa les tranchées et on attisa le feu dedans. Et il a dit : “ Celui qui n’abandonne pas sa religion alors jetez-le dedans. ” Ou il a été dit : “ Lance toi dedans. ” Ils ont fait ce que le roi leur a demandé de faire. Et lorsque se fut le tour d’une femme qui avait encore son nourisson avec elle, elle avait hésité un instant de tomber dans la tranchée. Mais le nourrisson lui a dit – Allah a fait parlé ce nourrisson par prodige – : « Mère patiente tu es sur la vérité. »
[Rapporté par Mouslim]

31– وعن أنس رضي الله عنه ، قَالَ : مَرَّ النَّبيُّ ﷺ بامرأةٍ تَبكي عِنْدَ قَبْرٍ ، فَقَالَ : (( اتّقِي الله واصْبِري )) فَقَالَتْ : إِليْكَ عَنِّي ؛ فإِنَّكَ لم تُصَبْ بمُصِيبَتي وَلَمْ تَعرِفْهُ ، فَقيلَ لَهَا : إنَّه النَّبيُّ ﷺ فَأَتَتْ بَابَ النَّبيِّ ﷺ ، فَلَمْ تَجِدْ عِنْدَهُ بَوَّابينَ ، فقالتْ : لَمْ أعْرِفكَ ، فَقَالَ : (( إنَّمَا الصَّبْرُ عِنْدَ الصَّدْمَةِ الأُولى )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .

وفي رواية لمسلم : (( تبكي عَلَى صَبيٍّ لَهَا )) .

Dans le hadith 31, d’après ‘Anas, que Allah l’agrée, il a dit le Prophèteﷺ est passé au niveau d’une femme qui pleurait un mort enterrait au niveau d’une tombe. Le Prophète lui a dit ce qui signifie : “ Crains Dieu et patiente. ” Elle lui a dit, elle n’avait pas reconnu, elle a pas su que c’était le Prophète : “ Éloigne toi de moi tu n’as pas eu la même épreuve que moi. ” Plus tard quand il est parti, on lui a dit : “ Mais c’est le Prophète ﷺ. ” Elle est alors immédiatement parti à la maison du Prophète ﷺ, elle n’a pas trouvé de portier à sa porte. Elle s’est excusé, elle lui a dit : “ Je ne t’ai pas reconnu. ” Il lui a dit ce qui signifie : “ La patience, il faut que tu en fasses preuve lors du choc de l’épreuve, au premier coup. ”
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim. Et dans une version de Mouslim, elle pleurait un enfant à elle qui est mort.]

32– وعن أبي هريرة رضي الله عنه : أنَّ رسولَ الله ﷺ ، قَالَ : (( يَقُولُ اللهُ تَعَالَى : مَا لعَبدِي المُؤْمِنِ عِنْدِي جَزَاءٌ إِذَا قَبَضْتُ صَفِيَّهُ مِنْ أهْلِ الدُّنْيَا ثُمَّ احْتَسَبَهُ إلاَّ الجَنَّةَ )) رواه البخاري .

Dans le hadith 32, d’après Abou Hourayra, que Allah l’agrée, le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Allah ta^ala dit : « Mon esclave croyant,si je lui fait mourir un être qui lui est cher, quelqu’un du bas monde, mais qu’il patiente en espérant la récompense de la part de Dieu pour sa patience, il n’aura pas d’autre récompense que le Paradis. »

[Rapporté par Al Boukhariyy]

33-وعن عائشةَ رضيَ الله عنها: أَنَّهَا سَألَتْ رسولَ الله ﷺ عَنِ الطّاعُونِ، فَأَخْبَرَهَا أنَّهُ كَانَ عَذَاباً يَبْعَثُهُ اللهُ تَعَالَى عَلَى مَنْ يشَاءُ ، فَجَعَلَهُ اللهُ تعالى رَحْمَةً للْمُؤْمِنينَ ، فَلَيْسَ مِنْ عَبْدٍ يَقَعُ في الطَّاعُونِ فيمكثُ في بلدِهِ صَابراً مُحْتَسِباً يَعْلَمُ أنَّهُ لا يصيبُهُ إلاَّ مَا كَتَبَ اللهُ لَهُ إلاَّ كَانَ لَهُ مِثْلُ أجْرِ الشّهيدِ . رواه البخاري .

Dans le hadith 33, d’après Aïcha que Allah l’agrée, elle avait posé la question au Messager de Allah ﷺ à propos de la peste. Le Prophète Allah lui a informé, il a dit ce qui signifie : « La peste était un châtiment que Allah ta^ala fait abattre sur qui s’il veut de Ses esclaves. Puis, Allah ta^ala fait que ce soit une miséricorde pour les croyants. Il n’y a pas un seul esclave qui tombe, qui est atteint par la peste qui reste dans sa ville a patienté, a espérer la récompense de la part de Dieu. En sachant qu’il ne lui arrivera que ce que Allah lui a prédestiné sans qu’il n’est une récompense semblable à celle du martyr. »

[Rapporté par Al Boukhariyy]

34– وعن أنس رضي الله عنه ، قَالَ : سمعتُ رسولَ الله ﷺ ، يقول : (( إنَّ الله عزوجل ، قَالَ : إِذَا ابْتَلَيْتُ عبدي بحَبيبتَيه فَصَبرَ عَوَّضتُهُ مِنْهُمَا الجَنَّةَ )) يريد عينيه ، رواه البخاري .

Dans le hadith 34, d’après ‘Anas, que Allah l’agrée, il a dit : « J’ai entendu le Messager de Allah ﷺ dire ce qui signifie :« Allah ^azza wa jall dit ce qui signifie : « Si j’éprouve mon esclave par la perte de ses yeux et qu’il patiente je lui remplacerai ses yeux par le Paradis. »

[Rapporté par Al Boukhariyy]

35– وعن عطَاء بن أبي رَباحٍ ، قَالَ : قَالَ لي ابنُ عَباسٍ رضي اللهُ عنهما : ألاَ أُريكَ امْرَأةً مِنْ أَهْلِ الجَنَّة ؟ فَقُلْتُ: بَلَى، قَالَ : هذِهِ المَرْأةُ السَّوداءُ أتتِ النَّبيَّ ﷺ ، فَقَالَتْ : إنّي أُصْرَعُ ، وإِنِّي أتَكَشَّفُ ، فادْعُ الله تَعَالَى لي . قَالَ : (( إنْ شئْتِ صَبَرتِ وَلَكِ الجَنَّةُ ، وَإنْ شئْتِ دَعَوتُ الله تَعَالَى أنْ يُعَافِيكِ )) فَقَالَتْ : أَصْبِرُ  ، فَقَالَتْ : إنِّي أتَكَشَّفُ فَادعُ الله أنْ لا أَتَكَشَّف ، فَدَعَا لَهَا . مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .

Dans le hadith 35, d’après ^Ata‘i, fils d’ Abou Rabah, il a dit Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée lui et son père, m’a dit : “ Veux tu que je te montre une femme des gens du Paradis? ” Je lui ai dit : “ Oui bien sûr.» ” Il a dit : “ Cette femme noir. Elle est venue voir le Prophète ﷺ . Elle lui a dit : « Il m’arrive d’avoir une crise d’épilepsie – donc c’est une maladie connue ou que ce soit à cause des jinns – et quand je tombe une partie de ma zone de pudeur est dévoilée alors invoque Allah ta^ala pour moi. ” Le Prophète lui a dit ce qui signifie : “ Si tu veux tu patientes avec ça, cette maladie, et tu auras le paradis en récompense. Ou si tu veux j’invoque Allah ta^ala pour qu’Il te guérisse. Elle lui a dit : “ Je patiente. ” Et puis, elle a ajouté : “ Et il m’arrive que j’ai ma zone de pudeur qui soit dévoilée, invoque Allah ta^ala pour que je ne sois plus dévoilé. ” Et il avait invoqué Allah en sa faveur.
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]

36– وعن أبي عبد الرحمانِ عبدِ الله بنِ مسعودٍ رضي الله عنه ، قَالَ : كَأَنِّي أنْظُرُ إِلَى رسولِ الله ﷺ يَحْكِي نَبِيّاً مِنَ الأَنْبِياءِ ، صَلَواتُ الله وَسَلامُهُ عَلَيْهمْ ، ضَرَبه قَوْمُهُ فَأدْمَوهُ ، وَهُوَ يَمْسَحُ الدَّمَ عَنْ وَجْهِهِ ، يَقُولُ : (( اللَّهُمَّ اغْفِرْ لِقَومي ، فَإِنَّهُمْ لا يَعْلَمونَ ))مُتَّفَقٌ علَيهِ .

Dans le hadith 36, d’après Abou r-Rahman ^Abdou l-Lah, fils de Mas^oudin, que Allah l’agrée, il a dit : « C’est comme si je voyais le Messager de Allah ﷺ mimait l’acte de l’un des prophètes, que Dieu les honore et les élève davantage en degré , que son peuple a frappé, à qui ils ont ensanglanté le village et il passait sa main, il essuyait le sang qui était sur son visage en disant ce qui signifie : « Ô Allah, accorde le pardon à mon peuple, c’est a dire en le faisant entré en Islam car ils ne savent pas », c’est à dire la gravité de ce qu’ils font. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]

Donc ça veut dire : « Ô Allah pardonne leur par leur entrée en Islam car l’islam efface les péchés qui sont commis auparavant. » Cela ne veut pas dire qu’il leur sera pardonné leur péché alors qu’ils sont toujours mécréants. Une telle invocation était permise dans les lois antérieures avec ce sens là.

37– وعن أبي سعيدٍ وأبي هريرةَ رضيَ الله عنهما ، عن النَّبيِّ ﷺ ، قَالَ : (( مَا يُصيبُ المُسْلِمَ مِنْ نَصَبٍ ، وَلاَ وَصَبٍ، وَلاَ هَمٍّ ، وَلاَ حَزَنٍ ، وَلاَ أذَىً ، وَلاَ غَمٍّ ، حَتَّى الشَّوكَةُ يُشَاكُهَا إلاَّ كَفَّرَ اللهُ بِهَا مِنْ خَطَاياهُ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .

و(( الوَصَبُ )) : المرض .

Dans le hadith 37, d’après Abou Sa^id et Abou Hourayra, que Allah les agrée tous les deux, d’après le Prophète ﷺ, il a dit ce qui signifie : « Pas un musulman qui est touché par une fatigue ou une difficulté ou un tourment ou unchagrin ou une nuisance ou un grand chagrin même l’épine qui le pique, sans que Allah lui efface grâce à cela une partie de ses péchés. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]

38– وعن ابنِ مسعودٍ رضي الله عنه ، قَالَ : دخلتُ عَلَى النَّبيِّ ﷺ وهو يُوعَكُ ، فقلت : يَا رسُولَ الله ، إنَّكَ تُوْعَكُ وَعْكاً شَدِيداً ، قَالَ : (( أجَلْ ، إنِّي أوعَكُ كمَا يُوعَكُ رَجُلانِ مِنكُمْ )) قلْتُ: ذلِكَ أن لَكَ أجْرينِ ؟ قَالَ : (( أَجَلْ ، ذلِكَ كَذلِكَ ، مَا مِنْ مُسْلِمٍ يُصيبُهُ أذىً ، شَوْكَةٌ فَمَا فَوقَهَا إلاَّ كَفَّرَ اللهُ بهَا سَيِّئَاتِهِ ، وَحُطَّتْ عَنْهُ ذُنُوبُهُ كَمَا تَحُطُّ الشَّجَرَةُ وَرَقَهَا )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .

وَ(( الوَعْكُ )) : مَغْثُ الحُمَّى ، وَقيلَ : الحُمَّى .

D’après Ibnou Ma^soud, que Allah l’agrée, il a dit : « Je suis partie visiter le prophète ﷺ et il se tordait de douleur, je lui ai dit “ Ô Messager de Dieu, tu éprouve beaucoup de douleur.” Il a répondu par sa parole, qui signifie : «Effectivement, j’ai des douleurs tout comme deux hommes d’entre vous on éprouve Donc le compagnon lui a dit : “ Est-ce que pour cela tu auras une récompense double ? ” Et il a répondu, ce qui signifie : Oui, il en est ainsi -et ici la douleur en question était de la fièvre.-” C’est-à-dire J’ai de la fièvre comme deux hommes d’entre vous peuvent en avoir, il n’y a pas un seul musulman qui ait touché par une nuisance -à qui il arrive une nuisance- que ce soit une épine qui le pique, ou que ce soit plus grave que cela, sans que ce soit une cause pour que Allah Lui expie par cela ses mauvaises actions et ses péchés tombent tout comme l’arbre fait tomber ses feuilles. ”

[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]

39– وعن أبي هريرة رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رَسُولُ الله ﷺ (( مَنْ يُرِدِ اللهُ بِهِ خَيْراً يُصِبْ مِنْهُ )) رواه البخاري .

وَضَبَطُوا (( يُصِبْ )) بفَتْح الصَّاد وكَسْرها .

Dans le hadith 39, An-nawawiyy rapporte d’après Abou Houraira, que Allah l’agrée, qu’il a dit : Le Messager de Allah ﷺ a dit, ce qui signifie : « Celui pour qui Allah veut du bien, Il lui fait subir des épreuves. »

[Rapporté par Al-Boukhariyy]

40– وعن أنس رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رسولُ الله ﷺ : (( لا يَتَمَنَّيَنَّ أَحَدُكُمُ المَوتَ لضُرٍّ أَصَابَهُ، فَإِنْ كَانَ لاَ بُدَّ فاعلاً ، فَليَقُلْ : اللَّهُمَّ أحْيني مَا كَانَتِ الحَيَاةُ خَيراً لِي، وَتَوفّنِي إِذَا كَانَتِ الوَفَاةُ خَيراً لي )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .

Et dans le hadith 40, An-nawawiyy rapporte d’après ‘Anas, que Allah l’agrée, qu’il a dit : Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie « Qu’aucun d’entre vous ne souhaite mourir à cause d’une nuisance ou d’un mal qui l’a atteint. S’il a nécessairement besoin de cela, qu’il dise « Ô Allah, fais moi vivre tant que la vie vaut mieux pour moi et fais moi mourir lorsque que la mort vaut mieux pour moi. »

[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]

41– وعن أبي عبد الله خَبَّاب بنِ الأَرتِّ  رضي الله عنه ، قَالَ : شَكَوْنَا إِلَى رسولِ الله ﷺ وَهُوَ متَوَسِّدٌ بُرْدَةً لَهُ في ظلِّ الكَعْبَةِ ، فقُلْنَا : أَلاَ تَسْتَنْصِرُ لَنَا ألاَ تَدْعُو لَنا ؟ فَقَالَ : (( قَدْ كَانَ مَنْ قَبْلَكُمْ يُؤْخَذُ الرَّجُلُ فَيُحْفَرُ لَهُ في الأرضِ فَيُجْعَلُ فِيهَا ، ثُمَّ يُؤْتَى بِالمِنْشَارِ فَيُوضَعُ عَلَى رَأسِهِ فَيُجْعَلُ نصفَينِ ، وَيُمْشَطُ بأمْشَاطِ الحَديدِ مَا دُونَ لَحْمِه وَعَظْمِهِ ، مَا يَصُدُّهُ ذلِكَ عَنْ دِينِهِ ، وَاللهِ لَيُتِمَّنَّ الله هَذَا الأَمْر حَتَّى يَسيرَ الرَّاكبُ مِنْ صَنْعَاءَ إِلَى حَضْرَموتَ لاَ يَخَافُ إلاَّ اللهَ والذِّئْب عَلَى غَنَمِهِ ، ولكنكم تَسْتَعجِلُونَ )) رواه البخاري .

وفي رواية : (( وَهُوَ مُتَوَسِّدٌ بُرْدَةً وَقَدْ لَقِينا مِنَ المُشْرِكِينَ شدَّةً )) .

Dans le hadith 41, An-nawawiyy rapporte d’après Abou ^abdi l-Lah ^Abab fils de al-’Arat, que Dieu l’agrée, il a dit : « Nous nous sommes plaints des difficultés au Messager de Allah ﷺ -c’est-à-dire qu’ils étaient éprouvé par les associateurs- et il était allongé en ayant placé une bourdah -une sorte de cap qu’il avait plié et posé sous sa tête- sous sa tête -comme si c’était un oreiller- à l’ombre de la ka^bah. Nous lui avons dit : « Mais tu ne demandes pas la victoire pour nous ? Tu ne fais pas des invocations pour nous ? ” C’est alors que le Messager, que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré, leur a répondu ce qui signifie : “ Dans les communauté qui vous ont précédés, il arrivait qu’on prenne l’homme musulman, on creusait une tranchée dans la terre, on le mettait dedans, on le recouvrait juste pour ne laisser que la tête qui dépasse. On ramenait la scie, on posait la scie sur sa tête, on sciait en deux et on plantait des peignes de fer entre sa chair et ses os pour arracher sa chair et cela ne le détournait pas de sa religion. Par Allah, vous allez voir, cette religion aura la victoire, au point qu’il arrivera un jour où le voyageur pourra partir de San^a jusqu’à Hadaramawt sans craindre personne hormis Dieu ou alors les loups pour son troupeau. Seulement vous êtes pressé pour la victoire. »

[Rapporté par Al-Boukhariyy]

Et dans une version : « Il avait posé la bourdah sous sa tête et nous avons été éprouvés par le mal des associateurs. »

42– وعن ابن مسعودٍ رضي الله عنه ، قَالَ : لَمَّا كَانَ يَومُ حُنَينٍ آثَرَ رسولُ الله ﷺ نَاساً في القسْمَةِ ، فَأعْطَى الأقْرَعَ بْنَ حَابسٍ مئَةً مِنَ الإِبِلِ ، وَأَعْطَى عُيَيْنَة بْنَ حصن مِثْلَ ذلِكَ ، وَأَعطَى نَاساً مِنْ أشْرافِ العَرَبِ وآثَرَهُمْ يَوْمَئِذٍ في القسْمَةِ . فَقَالَ رَجُلٌ : واللهِ إنَّ هذِهِ قِسْمَةٌ مَا عُدِلَ فِيهَا ، وَمَا أُريدَ فيهَا وَجْهُ اللهِ ، فَقُلْتُ : وَاللهِ لأُخْبِرَنَّ رسولَ الله ﷺ ، فَأَتَيْتُهُ فَأخْبَرتُهُ بمَا قَالَ ، فَتَغَيَّرَ وَجْهُهُ حَتَّى كَانَ كالصِّرْفِ . ثُمَّ قَالَ : (( فَمَنْ يَعْدِلُ إِذَا لم يَعْدِلِ اللهُ وَرسولُهُ ؟ )) ثُمَّ قَالَ : (( يَرْحَمُ اللهُ مُوسَى قَدْ أُوذِيَ بأكْثَرَ مِنْ هَذَا فَصَبر )) . فَقُلْتُ : لاَ جَرَمَ لاَ أرْفَعُ إِلَيْه بَعدَهَا حَدِيثاً . مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .

وَقَوْلُهُ : (( كالصِّرْفِ )) هُوَ بِكَسْرِ الصَّادِ المُهْمَلَةِ : وَهُوَ صِبْغٌ أحْمَر .

Dans le hadith 42, d’après Ibnou Mas^oud que Allah l’agrée, il a dit : « Lorsque c’était le jour de la bataille de Hounayn, le Messager de Allah ﷺ pour une sagesse a accordé à certaines personnes une part plus importante du butin. Il a ainsi donné à Al-‘qra^ fils de Habis cent chameaux, il a donné à Hounayna fils de Housn une quantité de chameaux, et il a donné à des gens parmis les notables des arabes et les a donné une part supérieure pour une sagesse. C’est alors qu’un homme, hélas ce que cet homme a dit est de la mécréance, il a dit : “ Par Allah ce partage n’est pas un partage équitable et ce n’est pas un partage par lequel on recherche l’agrément de Dieu. ” Ibnou ^Allan a dit : “ Le Prophète ﷺ n’a pas exécuté cet homme. Celui qui a dit cette parole, bien que celui qui insulte le prophète ﷺ commet de la mécréance, il est exécuté pour cela. Pourquoi le Prophète ne l’a pas exécuté ? Afin que les gens ne disent pas que le Prophète ﷺ tue ses compagnons et que les gens évitent l’islam. Donc il s’est comporté avec lui comme il se comporte avec d’autres hypocrites. »

Fin de citation

Ibnou Mas^oud, qui est le narrateur du hadith, a dit à cet homme : “ Par Allah, je vais informer le messager de Allah ﷺ de ce que tu viens de dire. ” Je suis parti voir le Prophète ﷺ et je lui ai informé de ce qu’il a dit. ” Ibnou mas^oud a dit : « Quand j’ai parlé au Prophète de ce que cet homme avait comme mécréance, le visage du Prophète est devenu rouge cramoisi, puis il a dit, ce qui signifie: “ Qui donc est équitable s’il ne reconnaît pas l’équité de Dieu et de Son messager ?« . Puis le Prophète a ajouté, ce qui signifie : «  Que Dieu fasse miséricorde à Mouça, il a subi des nuisances encore plus terribles que cela et il a patienté. » »

Ibnou mas^oud a dit : « Je ne vais plus jamais lui rapporter de parole qui lui font mal après cela. »

[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]

43– وعن أنسٍ رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( إِذَا أَرَادَ الله بعبدِهِ الخَيرَ عَجَّلَ لَهُ العُقُوبَةَ في الدُّنْيا ، وَإِذَا أَرَادَ اللهُ بِعَبدِهِ الشَّرَّ أمْسَكَ عَنْهُ بذَنْبِهِ حَتَّى يُوَافِيَ بِهِ يومَ القِيَامَةِ )) .

وَقالَ النَّبيُّ ﷺ : (( إنَّ عِظَمَ الجَزَاءِ مَعَ عِظَمِ البَلاَءِ ، وَإنَّ اللهَ تَعَالَى إِذَا أَحَبَّ قَوْماً ابْتَلاَهُمْ ، فَمَنْ رَضِيَ فَلَهُ الرِّضَا ، وَمَنْ سَخِطَ فَلَهُ السُّخْطُ )) رواه الترمذي ، وَقالَ: (( حديث حسن )).

Dans le hadith 43, An-nawawiyy dit, d’après ‘Anas que Allah l’agrée, a dit : « Le Messager de Allah a dit, ce qui signifie  « Si Allah veut du bien pour Son esclave, il lui fait parvenir la punition rapidement dans le bas monde. Et si Allah veut du mal pour Son esclave, Il lui retarde sa punition qu’il mérite de sorte à ce qu’il vienne avec son péché au Jour du jugement. » Puis le prophète ﷺ a ajouté ce qui signifie « L’éminence de la rétribution est en fonction de l’éminence de l’épreuve et Allah ta^ala s’Il agrée les gens, Il les éprouve. Celui qui se satisfait, il gagnera l’agrément de Dieu et celui qui se rebelle, il s’exposera au châtiment de Dieu. »

[Rapporté par At-Tirmidhiyy qui a dit « hadith haçan« ]

44– وعن أنسٍ رضي الله عنه ، قَالَ : كَانَ ابنٌ لأبي طَلْحَةَ رضي الله عنه يَشتَكِي ، فَخَرَجَ أبُو طَلْحَةَ ، فَقُبِضَ الصَّبيُّ ، فَلَمَّا رَجَعَ أَبُو طَلْحَةَ ، قَالَ : مَا فَعَلَ ابْنِي ؟ قَالَتْ أمُّ سُلَيم وَهِيَ أمُّ الصَّبيِّ : هُوَ أَسْكَنُ مَا كَانَ ، فَقَرَّبَتْ إليه العَشَاءَ فَتَعَشَّى ، ثُمَّ أَصَابَ منْهَا ، فَلَمَّا فَرَغَ ، قَالَتْ : وَارُوا الصَّبيَّ فَلَمَّا أَصْبحَ أَبُو طَلْحَةَ أَتَى رسولَ الله ﷺ فَأخْبَرَهُ ، فَقَالَ : (( أعَرَّسْتُمُ اللَّيلَةَ ؟ )) قَالَ : نَعَمْ ، قَالَ : (( اللَّهُمَّ بَارِكْ لَهُمَا )) ، فَوَلَدَتْ غُلاماً ، فَقَالَ لي أَبُو طَلْحَةَ : احْمِلْهُ حَتَّى تَأْتِيَ بِهِ النَّبيَّ ﷺ ، وَبَعَثَ مَعَهُ بِتَمَراتٍ ، فَقَالَ : (( أَمَعَهُ شَيءٌ ؟ )) قَالَ : نَعَمْ ، تَمَراتٌ ، فَأخَذَهَا النَّبيُّ ﷺ فَمَضَغَهَا ، ثُمَّ أَخَذَهَا مِنْ فِيهِ فَجَعَلَهَا في فِيِّ الصَّبيِّ ، ثُمَّ حَنَّكَهُ وَسَمَّاهُ عَبدَ الله . مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .

وفي رواية للبُخَارِيِّ : قَالَ ابنُ عُيَيْنَةَ : فَقَالَ رَجُلٌ مِنَ الأَنْصارِ : فَرَأيْتُ تِسعَةَ أوْلادٍ كُلُّهُمْ قَدْ قَرَؤُوا القُرْآنَ ، يَعْنِي : مِنْ أوْلادِ عَبدِ الله المَولُودِ .

وَفي رواية لمسلمٍ : مَاتَ ابنٌ لأبي طَلْحَةَ مِنْ أمِّ سُلَيمٍ ، فَقَالَتْ لأَهْلِهَا : لاَ تُحَدِّثُوا أَبَا طَلْحَةَ بابْنِهِ حَتَّى أَكُونَ أَنَا أُحَدِّثُهُ، فَجَاءَ فَقَرَّبَتْ إِلَيْه عَشَاءً فَأَكَلَ وَشَرِبَ، ثُمَّ تَصَنَّعَتْ لَهُ أَحْسَنَ مَا كَانَتْ تَصَنَّعُ قَبْلَ ذلِكَ ، فَوَقَعَ بِهَا . فَلَمَّا أَنْ رَأَتْ أَنَّهُ قَدْ شَبِعَ وأَصَابَ مِنْهَا ، قَالَتْ : يَا أَبَا طَلْحَةَ ، أَرَأَيتَ لو أنَّ قَوماً أعارُوا عَارِيَتَهُمْ أَهْلَ بَيتٍ فَطَلَبُوا عَارِيَتَهُمْ ، أَلَهُمْ أن يَمْنَعُوهُمْ ؟ قَالَ : لا ، فَقَالَتْ : فَاحْتَسِبْ ابْنَكَ ، قَالَ : فَغَضِبَ ، ثُمَّ قَالَ : تَرَكْتِني حَتَّى إِذَا تَلطَّخْتُ ، ثُمَّ أخْبَرتني بِابْنِي ؟! فانْطَلَقَ حَتَّى أَتَى رسولَ الله ﷺ فَأخْبَرَهُ بِمَا كَانَ فَقَالَ رسولُ الله ﷺ : (( بَارَكَ اللهُ في لَيْلَتِكُمَا )) ، قَالَ : فَحَمَلَتْ . قَالَ : وَكانَ رسولُ الله ﷺ في سَفَرٍ وَهيَ مَعَهُ ، وَكَانَ رسولُ الله ﷺ إِذَا أَتَى المَدِينَةَ مِنْ سَفَرٍ لاَ يَطْرُقُهَا طُرُوقاً فَدَنَوا مِنَ المَدِينَة ، فَضَرَبَهَا المَخَاضُ ، فَاحْتَبَسَ عَلَيْهَا أَبُو طَلْحَةَ ، وانْطَلَقَ رسولُ الله ﷺ . قَالَ : يَقُولَ أَبُو طَلْحَةَ : إنَّكَ لَتَعْلَمُ يَا رَبِّ أَنَّهُ يُعْجِبُنِي أنْ أخْرُجَ مَعَ رسولِ الله ﷺ إِذَا خَرَجَ وَأَدْخُلَ مَعَهُ إِذَا دَخَلَ وَقَدِ احْتَبَسْتُ بِمَا تَرَى ، تَقُولُ أُمُّ سُلَيْمٍ : يَا أَبَا طَلْحَةَ ، مَا أَجِدُ الَّذِي كُنْتُ أجدُ انْطَلِقْ ، فَانْطَلَقْنَا وَضَرَبَهَا المَخَاضُ حِينَ قَدِمَا فَوَلدَت غُلامَاً . فَقَالَتْ لِي أمِّي : يَا أنَسُ ، لا يُرْضِعْهُ أحَدٌ حَتَّى تَغْدُو بِهِ عَلَى رسولِ الله ﷺ ، فَلَمَّا أصْبَحَ احْتَمَلْتُهُ فَانْطَلَقْتُ بِهِ إِلَى رسولِ الله ﷺ ..وَذَكَرَ تَمَامَ الحَدِيثِ .

Dans le hadith 44, An-Nawawiyy rapporte, il dit d’après ‘Anas que Allah l’agrée : « Il y avait un fils à Abou Talha, que Allah l’agrée,qui se plaignait -c’est-à-dire qu’il était malade-. Abou Talha est sorti pour vaquer à ses occupations et l’enfant fût décédé, il décéda, il mourut. Lorsque Abou Talha est revenu, il a dit : “ Comment va mon fils ?” Alors ‘Oummou Soulaym, qui était la mère de l’enfant, lui a dit: “ Il est calme, il est très très calme. ” Et elle lui a rapporté son repas du soir, il a dîné. Puis, il a eu un rapport avec elle. Lorsqu’il a fini, elle a dit : “ Allez enterrer l’enfant. ” Au matin Abou Talha est partie voir le Messager de Allah ﷺ et annoncer ce que sa femme a fait. Alors le Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam l’a interrogé. Il lui a dit, ce qui signifie : Vous avez eu un rapport après ? Abou talha lui a dit : “ Oui. ” Alors le Prophète lui a dit, ce qui signifie : Ô Allah fait que le fruit de ce rapport soit béni. Ainsi, elle était enceinte et elle a donné naissance à un enfant. Alors ‘Anas dit : “Abou talha m’a dit : “ Emmène le auprès du prophète .ﷺ ” Et elle a envoyé avec moi quelques dattes. Quand il a emmené l’enfant auprès du Prophète, le Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam a dit, ce qui signifie : Est-ce que vous avez amenez quelque chose avec lui ? ” ‘Anas a dit : “ Oui, quelques dattes. ”  Le Prophète ﷺ a pris la datte, il a mâché puis il la prit, il a frotté l’intérieur de la bouche de l’enfant avec la datte qu’il avait mâché dans sa bouche, c’est ce qu’on appelle at-tahnik. Et il a donné le prénom à cet enfant, il l’a appelé ^Abdou l-Lah.

[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]

Dans une version de Al-Boukhariyy, Ibnou ^Ounayna a dit : « Un homme parmi les ‘ansar a dit : « J’ai vu neuf fils, tous ils ont appris tout le Qour’an. » -c’est-à-dire les enfants de ce ^Abdou l-Lah, ce nouveau né-.

Et dans la version rapporté par Mouslim, un enfant de Abou Talha, qu’il a eu de ‘Oummou Soulaym est décédé. Alors ‘Oummou Soulaym a dit à sa famille : “ Ne reparlez pas à Abou Talha, ne lui dites pas que son fils est mort jusqu’à que ce soit moi qui lui en informe. ” Donc quand Abou Talha est rentré, elle lui a présenté le dîner, il a mangé, il a bu, puis elle s’est faite belle pour lui de la meilleure manière plus qu’auparavant. Il a eu un rapport avec elle. Quand elle a vu que son mari était rassasié, qu’il avait obtenu son désir en ayant un rapport avec elle, elle lui a dit : “ Abou Talha -qui est un surnom, les arabes se surnomment par Abou et ‘Oummou par respect-, vois-tu si des gens on prêté un objet à une famille et qu’après ils viennent réclamer cet objet qui a été prêté, est-ce que cette famille peut les priver ? ” Il lui a dit: “ Non bien sûr. ” Alors elle lui a dit: “ Alors patiente pour la perte de ton enfant en recherchant la récompense de la part de Dieu par ta patience. ” Et donc, il n’était pas content -attention lorsqu’on dit qu’il n’était pas content ce n’est pas comme certains qui se mettent à hurler ou a tapper et casser la vaisselle, non. C’est-à-dire que c’est quelque chose qu’il n’a pas apprécié, -et il a dit : “ Tu m’as laissé jusqu’à ce que j’ai un rapport avec toi puis tu m’informes de la perte de mon fils ? ” Il est parti voir le Messager de Allah ﷺ pour l’informer de ce qui a eu lieu. -Attention, ici, ça ne veut pas dire ici que la personne va dévoiler son intimité à son ami ou à d’autre,  parce que ce sont des compagnons et ik

ls savent que le Messager de Dieu est un enseignant. C’est parce que le Prophète, Allah l’a envoyé pour enseigner aux gens. Et c’est ainsi que nos frères faisaient avec le chaykh, ils demandaient parce que chaykh ^Abdou l-Lah était imprégné de la science du Prophète, et donc ils profitaient pour apprendre de lui. Ce n’est pas quelque chose que l’on fait avec n’importe qui-.

Et quand il a informé le Messager ﷺ, qu’est-ce que le Messager a dit ? Il n’a pas dit : “ ‘Oummou Soulaym a mal agi. ” Il a dit, ce qui signifie :  » Que Dieu vous accorde la barakah -les bénédictions- dans la nuit que vous avez passé ensemble. ”

Le rapporteur de hadith a dit : « Elle est tombée enceinte suite à cela. Et le Messager de Allah ﷺ et elle faisait partie du voyage -plus tard dans sa grossesse-. Et l’habitude du Messager de Allah ﷺ quand il rentrait d’un voyage à Médine, il n’arrivait pas par surprise la nuit. ”

Regardez comment l’enseignement, l’élégance, le tact et la finesse du Messager de Allah ﷺ. Pourquoi il ne venait pas par surprise la nuit ? Pour ne pas que sa femme soit dans une situation où elle ne s’est pas préparée pour recevoir son mari, pour ne pas voir de sa famille quelque chose qui ne lui plairait pas. Ceci dans le cas bien sûr où sa famille ou sa femme n’attendait pas sa venu, c’est-à-dire qu’elle n’était pas au courant qu’il allait rentrer. Mais si elle savait qu’il rentrait de nuit, il n’y a pas de mal à rentrer pendant la nuit.

« Donc ils étaient proches de Médine, c’est alors que ‘Oummou Soulaym a eu des contractions qui précèdent l’accouchement. Alors Abou Talha est resté avec elle, -c’est-à-dire qu’ils ont fait halte à l’endroit où elle a eu les contractions, pour rester à côté de sa femme. Regardez comment les compagnons sont aux côtés de leurs épouses.- Et le Messager de Allah a poursuivi son chemin vers Médine -c’est-à-dire le lendemain, le matin-. Et Abou Talha disait : “ Ô mon Seigneur -il invoque Dieu-, Ô Allah, tu sais parfaitement que j’ai beaucoup de plaisir et j’aime accompagner le Messager de Allah ﷺ quand il part en voyage et j’aime être à ses côtés quand il rentre de voyage. Et tu sais que je suis retenue ici pour ce que tu sais -pour les contractions de mon épouse-. ” Alors ‘Oummou Soulaym a dit : “ Abou Talha, ça y est, je n’ai plus les douleurs des contractions, on peut repartir. ” Alors, ils sont repartis et les contractions ont repris lorsqu’ils sont arrivés à Médine et elle a donné naissance à un garçon. -‘Oummou Soulaym se trouve être la mère de ‘Anas, mais ‘Anas c’est un fils qu’elle a eu d’un autre homme que Abou Talha, Abou Talha c’est un autre mari.- Donc ‘Oummou Soulaym a dit à son fils ‘Anas : “ ‘Anas fait attention, que personne n’allaite l’enfant jusqu’à ce que le matin tu l’emmène auprès du Messager de Allah ﷺ. ” Regardez comment ces femmes compagnon sont des femmes qui ont une grande réflexion qui dépassent beaucoup d’hommes de notre époque. Elle lui a dit : « Veille à ce que personne ne l’allaite jusqu’à ce que le lendemain matin tu l’emmène au Messager de Allah ﷺ. ” parce qu’elle voulait que ce soit la salive du Messager de Allah qui entre dans sa bouche avant tout autre chose. Il a dit : “ Le matin je l’ai emmené -c’est-à-dire son petit frère- au Messager de Allah ”, puisque ‘Anas était le serviteur du Messager de Allah ﷺ -.» Puis il a poursuivi le reste du hadith.

45– وعن أبي هريرةَ رضي الله عنه أنّ رسولَ الله ﷺ ، قَالَ : (( لَيْسَ الشَّدِيدُ بالصُّرَعَةِ ، إنَّمَا الشَدِيدُ الَّذِي يَملكُ نَفْسَهُ عِنْدَ الغَضَبِ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .

 (( وَالصُّرَعَةُ )) : بضَمِّ الصَّادِ وَفَتْحِ الرَّاءِ وأَصْلُهُ عِنْدَ العَرَبِ مَنْ يَصْرَعُ النَّاسَ كَثيراً .

Dans le hadith 45, An-Nawawiyy rapporte de Abou Hourayra, que Allah l’agrée, que le Messager de Allah ﷺ a dit, ce qui signifie : « Celui qui est fort véritablement ce n’est pas celui qui arrive à mettre les gens à terre dans le combat, mais celui qui est fort véritablement c’est celui qui arrive à se contenir dans la colère. »

[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]

46– وعن سُلَيْمَانَ بن صُرَدٍ رضي الله عنه أنّ ، قَالَ : كُنْتُ جالِساً مَعَ النَّبيّ ﷺ ، وَرَجُلانِ يَسْتَبَّانِ ، وَأَحَدُهُمَا قدِ احْمَرَّ وَجْهُهُ ، وانْتَفَخَتْ أوْدَاجُهُ ، فَقَالَ رَسُول اللهِ ﷺ : (( إنِّي لأَعْلَمُ كَلِمَةً لَوْ قَالَهَا لَذَهَبَ عَنْهُ مَا يَجِدُ ، لَوْ قَالَ : أعُوذ باللهِ منَ الشَّيطَانِ الرَّجِيمِ ، ذَهَبَ منْهُ مَا يَجِدُ )) . فَقَالُوا لَهُ : إنَّ النَّبيَّ ﷺ ، قَالَ : (( تَعَوّذْ باللهِ مِنَ الشَّيطَانِ الرَّجِيمِ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .

Dans le hadith 46, An-Nawawiyy rapporte de Soulayman fils de Sourad, que Dieu l’agrée, il a dit : : « J’étais assis auprès du Prophète ﷺ et non loin de nous, deux hommes étaient en train de s’insulter l’un l’autre, et l’un des deux avait son visage qui était devenu tout rouge et ses veines jugulaires avaient gonflé. Alors le Messager de Allah ﷺ a dit, ce qui signifie :Je connais une phrase, s’il l’a disait alors la colère qu’il ressent serait dissipée, s’il disait simplement أَعُوذُ بِاللهِ مِنَ الشَّيْطَانِ الرَّجِيمِ, ce qui signifie : “ Je demande que Allah me présèvre du Chaytan maudit’, alors la colère qu’il ressent disparaîtra. Alors certains compagnons sont partis voir cet homme et lui ont dit : « Le Prophète te dit : “ Recherche la préservation de la part de Allah contre le Chaytan maudit. ” »

[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]

47- وعن معاذِ بنِ أَنسٍ  : أنَّ النَّبيَّ قَالَ : (( مَنْ كَظَمَ غَيظاً وَهُوَ قَادِرٌ عَلَى أنْ يُنْفِذَهُ  دَعَاهُ اللهُ سُبحَانَهُ وَتَعَالى عَلَى رُؤُوسِ الخَلائِقِ يَومَ القِيامَةِ حَتَّى يُخَيِّرَهُ مِنَ الحُورِ العِينِ مَا شَاءَ )) رواه أَبو داود والترمذي  وَقالَ : حديث حسن

Dans le hadith 47, An-Nawawiyy rapporte de Mou^adh fils de Anas que Dieu l’agrée que le Prophète صلَّى الله عليه وسلم a dit :

ce qui signifie : « Celui qui étouffe une colère [c’est-à-dire qu’il patiente fasse à la cause de la colère] alors qu’il est capable de la mettre à exécution [c’est-à-dire qu’il est capable de faire ce à quoi l’invite cette colère, soit frappé quelqu’un ou autre] mais il ne le fais pas, alors, Allah سبحانه وتعالى lui donne la priorité au Jour du Jugement, pour choisir parmi les femmes du Paradis, celle qu’il voudra. »
[ Rapporté par Abou Dawoud et At-Tirmidhiyy qui a dit que c’est un hadith Haçan ]

48- وعن أبي هريرةَ  : أنَّ رَجُلاً قَالَ للنبي  : أوصِني . قَالَ : (( لا تَغْضَبْ )) فَرَدَّدَ مِراراً  قَالَ : (( لاَ تَغْضَبْ )) رواه البخاري .

Et dans le hadith 48, An-Nawawiyyrapporte d’après Abou Hourayrah que Allah l’agréé, qu’un homme a dit au Prophète صلَّى الله عليه وسلم : « Donne-moi un conseil. » Il lui a dit :

ce qui signifie : « Ne te mets pas en colère. » Il a demandé à plusieurs reprises, et à chaque fois, il lui répondait : « Ne te met pas en colère. »
[ Rapporté par Al-Boukhariyy ]

 49- وعن أبي هريرة  قَالَ : قَالَ رَسُول الله : (( مَا يَزَالُ البَلاَءُ بالمُؤمِنِ وَالمُؤْمِنَةِ في نفسِهِ ووَلَدِهِ وَمَالِهِ حَتَّى يَلْقَى الله تَعَالَى وَمَا عَلَيهِ خَطِيئَةٌ )) رواه الترمذي  وَقالَ : حديث حسن صحيح  .

Et dans le hadith 49, Al-Boukhariyy  rapporte de Abou Hourayrah que Allah l’agréé qu’il a dit : « Le Messager de Allah صلَّى الله عليه وسلم a dit :

ce qui signifie : « Les épreuves ne cessent de s’abattre sur le croyant et la croyante le concernant lui-même, sa propre personne, ses enfants, son argent, jusqu’à ce qu’il arrive à la mort sans avoir aucun péché. »
[ Rapporté par At-Tirmidhiyy qui a dit que le hadith est haçan sahih ]

50- وعن ابْنِ عباسٍ رضي الله عنهما  قَالَ : قَدِمَ عُيَيْنَةُ بْنُ حِصْنٍ  فَنَزَلَ عَلَى ابْنِ أخِيهِ الحُرِّ بنِ قَيسٍ  وَكَانَ مِنَ النَّفَرِ الَّذِينَ يُدْنِيهِمْ عُمرُ وَكَانَ القُرَّاءُ أصْحَابَ مَجْلِس عُمَرَ وَمُشاوَرَتِهِ كُهُولاً كانُوا أَوْ شُبَّاناً  فَقَالَ عُيَيْنَةُ لابْنِ أخيهِ : يَا ابْنَ أخِي  لَكَ وَجْهٌ عِنْدَ هَذَا الأمِيرِ فَاسْتَأذِنْ لِي عَلَيهِ  فاسْتَأذَن فَأذِنَ لَهُ عُمَرُ . فَلَمَّا دَخَلَ قَالَ : هِي يَا ابنَ الخَطَّابِ  فَواللهِ مَا تُعْطِينَا الْجَزْلَ وَلا تَحْكُمُ فِينَا بالعَدْلِ . فَغَضِبَ عُمَرُ  حَتَّى هَمَّ أنْ يُوقِعَ بِهِ . فَقَالَ لَهُ الحُرُّ : يَا أميرَ المُؤْمِنينَ  إنَّ الله تَعَالَى قَالَ لِنَبيِّهِ  : ﴿ خُذِ ٱلۡعَفۡوَ وَأۡمُرۡ بِٱلۡعُرۡفِ وَأَعۡرِضۡ عَنِ ٱلۡجَٰهِلِينَ ١٩٩ ﴾[ الأعراف : 198] وَإنَّ هَذَا مِنَ الجَاهِلِينَ  واللهِ مَا جَاوَزَهاَ عُمَرُ حِينَ تَلاَهَا  وكَانَ وَقَّافاً عِنْدَ كِتَابِ اللهِ تَعَالَى . رواه البخاري .

Dans le hadith 50, d’après Ibnou ^Abbas que Allah les agrées tous les deux, il a dit : « ^Ouyaynah fils de Hisn, est arrivé à Médine, il est parti en tant qu’inviter, hôte, chez le fils de son frère Al-Hourr fils de Qays, qui faisait parti de ceux que ^Oumar faisait rapprocher dans son assemblée que Dieu l’agréé. Les Qourra

[c’est le terme qui désigne les savants qui ce consacre à l’adoration de Dieu]

étaient les gens qui tenaient que ^Oumar invitait dans son assemblée que Allah l’agréé [c’était des gens avec qui ils se concertaient qu’ils soient âgées ou qu’ils soient jeunes]. ^Ouyaynah, celui qui est arrivé en tant qu’invité chez son neveu, a dit à son neveu : “ Ô toi, le fils de mon frère, tu es bien introduit auprès de ce gouverneur, cet émir, demande lui l’autorisation si je peux assister à son assemblée. ” Il a demandé l’autorisation, et ^Oumar lui a accordé. Alors quand il est entré, il lui a dit une parole de menace: “ Toi, le fils de Al-Khattab, par Allah, tu n’es pas très généreux avec nous et tu n’es pas équitable en nous gouvernant. ” C’est alors que ^Oumar, que Allah l’agréé, était en colère, au point qu’il allait le punir. C’est alors, que le neveu qui était dans l’assemblée de ^Oumar, Al-Hourr fils de Qays lui a dit: “ Ô Emir des croyants, Dieu a dit dans le Qour’an à Son Prophète, le verset 199 de Sourat الأَعۡرَاف Al-‘A^raf :

﴿ خُذِ ٱلۡعَفۡوَ وَأۡمُرۡ بِٱلۡعُرۡفِ وَأَعۡرِضۡ عَنِ ٱلۡجَٰهِلِينَ ١٩٩ 

(khoudhi l-^afwa wa’mour bil-^ourfi wa’a^rid ^ani l-jahilin)

[7/199] ce qui signifie : « Accepte le pardon, ordonne ce qui est de l’ordre de la bienfaisance et détourne-toi des ignorants. »

Et cet homme, fais clairement parti des ignorants. Donc Ibnou ^Abbas rapporte et il dit que ^Oumar a stoppé net quand Al-Hourr avait récité le verset, et ^Oumar était quelqu’un qui appliquait Le Livre de Dieu à la lettre. »
[ Rapporté par Al-Boukhariyy ]

51- وعن ابن مسعود : أن رَسُول الله   قَالَ : (( إنَّهَا سَتَكونُ بَعْدِي أثَرَةٌ وأُمُورٌ تُنْكِرُونَها )) قَالُوا : يَا رَسُول الله  فَمَّا تَأْمُرُنا  قَالَ : (( تُؤَدُّونَ الْحَقَّ الَّذِي عَلَيْكُمْ  وَتَسأَلُونَ الله الَّذِي لَكُمْ)) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .

(( وَالأَثَرَةُ )) : الانْفِرادُ بالشَّيءِ عَمنَ لَهُ فِيهِ حَقٌّ .

Dans le hadith 51, An-Nawawiyy rapporte de Ibnou Maç^oud que Allah l’agréé que le Messager de Allah صلَّى الله عليه وسلم a dit ce qui signifie : « Il viendra après vous une époque où les gens vont prendre ce qui n’est pas de leurs droit, et vous assisterez à des choses que vous renierez [c’est-à-dire des choses qui ne sont pas conforme à la Loi]. » Les compagnons ont alors dit : “Ô Messager de Dieu, que nous ordonne tu de faire dans cette situation.“ Il a ditce qui signifie : “ Vous vous acquittez du droit qui est sur vous, [c’est-à-dire de leurs obéir et de ne pas vous rebellez contre eux] et demandez à Dieu ce qui est votre droit .»
[ Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim ]

52- وعن أبي يحيى أُسَيْد بن حُضَير  : أنَّ رَجُلاً مِنَ الأنْصارِ  قَالَ :يَا رسولَ الله ألاَ تَسْتَعْمِلُني كَمَا اسْتَعْمَلْتَ فُلاناً فَقَالَ : (( إنكُمْ سَتَلْقَونَ بَعْدِي أَثَرَةً فَاصْبِرُوا حَتَّى تَلْقَوني عَلَى الحَوْضِ)) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .

(( وَأُسَيْدٌ )) : بضم الهمزة . (( وحُضيْرٌ )) : بحاءٍ مهملة مضمومة وضاد معجمة مفتوحة والله أعلم .

Et dans le hadith 52, An-Nawawiyy a dit d’après Abou Yahya ‘Ousayd Ibnou Houdayr que Dieu l’agréé a dit : « Un homme des Ansar, des partisans, a dit : “Ô Messager de Dieu, pourquoi tu ne me désigne pas en tant que responsable de telle région, tout comme tu as désigné responsable de tel région untel.”  Le Prophète leur a dit ce qui signifie : “ Vous allez assister après moi à des périodes où les gens vont être égoïstes et vont être individualistes et même prendre la part des autres que ce soit du butin ou autres, mais patientez jusqu’à ce que l’on se retrouve auprès du bassin.” »
[ Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim ]

 53- وعن أبي إبراهيم عبدِ الله بن أبي أوفى رضي الله عنهما : أنَّ رَسُول الله  في بعْضِ أيامِهِ التي لَقِيَ فِيهَا العَدُوَّ  انْتَظَرَ حَتَّى إِذَا مالَتِ الشَّمْسُ قَامَ فيهمْ  فَقَالَ : (( يَا أيُّهَا النَّاسُ  لا تَتَمَنَّوا لِقَاءَ العَدُوِّ  وَاسْأَلُوا الله العَافِيَةَ  فَإِذَا لقيتُمُوهُمْ فَاصْبرُوا وَاعْلَمُوا أنّ الجَنَّةَ تَحْتَ ظِلالِ السُّيوفِ )) .

ثُمَّ قَالَ النَّبيُّ  : (( اللَّهُمَّ مُنْزِلَ الكِتَابِ  وَمُجْرِيَ السَّحَابِ  وَهَازِمَ الأحْزَابِ  اهْزِمْهُمْ وَانصُرْنَا عَلَيْهمْ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ  وبالله التوفيق .

Dans le hadith 53, An-Nawawiyy rapporte d’après Abou Ibrahim ^Abdou l-Lah, fils de Abi ‘Awfa que Dieu les agréés tous les deux que le Messager de Allah صلَّى الله عليه وسلم dans une des batailles qu’il avait menées, lorsqu’il avait rencontré l’ennemie, il a attendu que le soleil décline. Puis, il s’est levé, il leur a donné un discours et il leur a dit ce qui signifie : « Ô vous les gens, ne souhaitez pas rencontré un ennemie et demandez à Dieu la sauvegarde, mais si vous êtes à leurs rencontre, alors patientez, et sachez que le Paradis est à l’ombre des épées.» Puis le Prophète صلَّى الله عليه وسلم a dit ce qui signifie : « Ô Dieu, Toi qui a fait descendre Le Livre, Toi qui fait que les nuages se déplacent et Toi qui vainc les factions, vainc les, et accorde nous la victoire sur eux. »
[ Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim ]

 ٤ – باب الصدق

قَالَ الله تَعَالَى : ﴿ يَٰٓأَيُّهَا ٱلَّذِينَ ءَامَنُواْ ٱتَّقُواْ ٱللَّهَ وَكُونُواْ مَعَ ٱلصَّٰدِقِينَ ١١٩﴾

[ التوبة ] وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَٱلصَّٰدِقِينَ وَٱلصَّٰدِقَٰتِ ٣٥ ﴾[ الأحزاب ] وَقالَ تَعَالَى : ﴿ فَلَوۡ صَدَقُواْ ٱللَّهَ لَكَانَ خَيۡرٗا لَّهُمۡ ٢١﴾ ]محمد [

Chapitre 4 : La véracité

Dieu تعالى dit dans sourat  التَّوۡبَة At-Tawbah verset 119 :

﴿ يَٰٓأَيُّهَا ٱلَّذِينَ ءَامَنُواْ ٱتَّقُواْ ٱللَّهَ وَكُونُواْ مَعَ ٱلصَّٰدِقِينَ ١١٩﴾

(ya ‘ayyouha l-ladhina ‘amanou ttaqou l-Laha wakounou ma^a ssadiqin)

[9/119] ce qui signifie : « Ô vous qui êtes croyant, faites preuves de piété à l’égard de Dieu et soyez avec les véridiques » et Dieu تعالى dit dans le verset 35 de sourat الأَحۡزَاب Al-‘Ahzab :

﴿ وَٱلصَّٰدِقِينَ وَٱلصَّٰدِقَٰتِ ٣٥ 

(wassadiqina wassadiqati)

[33/35] ce qui signifie : « Et ceux qui sont véridique et celles qui sont véridiques. »

Et Dieu تعالى dit dans sourat مُحَمَّد Mouhammad verset 21 :

﴿ فَلَوۡ صَدَقُواْ ٱللَّهَ لَكَانَ خَيۡرٗا لَّهُمۡ ٢١﴾

(falaw sadaqou l-Laha lakana khayran lahoum)

[47/21] ce qui signifie : « S’ils avaient été véridiques à l’égard de Dieu, cela aurait mieux valu pour eux.» Quant aux ahadith :

 54- وأما الأحاديث فالأول : عن ابن مسعود  عن النَّبيّ قَالَ : (( إنَّ الصِّدقَ يَهْدِي إِلَى البرِّ وإنَّ البر يَهدِي إِلَى الجَنَّةِ وإنَّ الرَّجُلَ لَيَصدُقُ حَتَّى يُكْتَبَ عِنْدَ اللهِ صِدِّيقاً . وَإِنَّ الكَذِبَ يَهْدِي إِلَى الفُجُورِ وَإِنَّ الفُجُورَ يَهدِي إِلَى النَّارِ وَإِنَّ الرَّجُلَ لَيَكْذِبُ حَتَّى يُكتَبَ عِنْدَ الله كَذَّاباً )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ

Le hadith 54, le premier dans ce chapitre, An-Nawawiyy a dit d’après Ibnou Maç^oud que Dieu l’agréé d’après le Prophète صلَّى الله عليه وسلم a dit ce qui signifie : « Le fait d’être véridique mène à la bienfaisance, et la bienfaisance mène au Paradis. Et il arrive que l’homme dise la vérité jusqu’à être inscrit selon le jugement de Allah en tant que véridique. Quant au mensonge, il mène à la perversité [c’est-à-dire les mauvaises œuvres], et la perversité mène en enfer. Et il arrive que l’homme se mette à mentir, jusqu’à être inscrit selon le jugement de Dieu en tant que menteur. »
[ Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]

 55- الثاني : عن أبي محمد الحسن بنِ عليِّ بن أبي طالب رضي الله عنهما قَالَ : حَفظْتُ مِنْ رَسُول الله: (( دَعْ مَا يَرِيبُكَ إِلَى مَا لاَ يَرِيبُكَ فإنَّ الصِّدقَ طُمَأنِينَةٌ وَالكَذِبَ رِيبَةٌ )) رواه الترمذي وَقالَ : حديث صحيح  .

قوله : (( يَريبُكَ )) هُوَ بفتح الياء وضمها : ومعناه اتركْ مَا تَشُكُّ في حِلِّهِ وَاعْدِلْ إِلَى مَا لا تَشُكُّ فِيهِ .

Et dans le hadith 55, le deuxième de ce chapitre, An-Nawawiyy rapporte de Abou Mouhammad Al-Haçan fils de ^Aliyy fils de Abi Talib que Dieu les agréé tous les deux, il a dit : « J’ai retenu du Messager de Allah صلَّى الله عليه وسلم la phrase qui signifie : « Délaisse ce qui est suspicieux pour toi, pour t’en tenir à ce qui n’est pas suspicieux, car la véracité est un apaisement du cœur et le mensonge est une suspicion. »  »
[ Rapporté par At-Tirmidhiyy qui a dit c’est un hadith haçan sahih

La suspicion, c’est-à-dire délaisse ce qui te provoque le doute, quant à son caractère licite, détourne-toi en pour ce qui ne t’inspire pas le doute.

 56- الثالث : عن أبي سفيانَ صَخرِ بنِ حربٍ في حديثه الطويلِ في قصةِ هِرَقْلَقَالَ هِرقلُ : فَمَاذَا يَأَمُرُكُمْ – يعني : النَّبيّ – قَالَ أبو سفيانَ : قُلْتُ : يقولُ : (( اعْبُدُوا اللهَ وَحدَهُ لا تُشْرِكوُا بِهِ شَيئاً وَاتْرُكُوا مَا يَقُولُ آبَاؤُكُمْ )) ويَأْمُرُنَا بالصَلاةِ وَالصِّدْقِ والعَفَافِ وَالصِّلَةِ  مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .

An-Nawawiyy a dit dans le hadith 56, le troisième de ce chapitre, d’après Abou Soufyan Sakhr fils de Harb dans un long hadith à propos de l’histoire du Hiraql, il a dit : « Hiraql a dit : “ Qu’est-ce qu’il vous ordonne de faire votre Prophète صلَّى الله عليه وسلم ? ” Abou Soufyan a répondu, j’ai dit : “ Il nous ordonne d’adorer Dieu Lui seul, de ne pas Lui attribuer d’associer et d’abandonner ce que vos ancêtre disaient. Ill nous ordonne la prière, il nous ordonne d’être véridique, il nous ordonne la chasteté, il nous ordonne de maintenir les liens avec les proches parents.” »
[ Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim ]

 57- الرابع : عن أبي ثابت وقيل : أبي سعيد وقيل : أبي الوليد سهل ابن حُنَيْفٍ وَهُوَ بدريٌّ: أنَّ النَّبيّ قَالَ : (( مَنْ سَأَلَ الله تَعَالَى الشَّهَادَةَ بِصِدْقٍ بَلَّغَهُ مَنَازِلَ الشُّهَدَاءِ وَإِنْ مَاتَ عَلَى فِرَاشِهِ )) رواه مسلم .

Dans le hadith 57, An-Nawawiyy dit, le quatrième de ce chapitre, d’après Abou Thabit il a été dit : Abou Sa^id et il a été dit, c’est plutôt Abou l-Walid, le compagnon s’appelle Sahl fils de Hounayf qui était de ceux qui étaient témoin le jour de la bataille Badr que Dieu l’agréé, le Prophète صلَّى الله عليه وسلم a dit ce qui signifie : « Celui qui demande à Dieu تعالى le martyr avec véracité, Allah lui fera atteindre les degré du martyr, même s’il meurt dans son lit. »
[ Rapporté par Mouslim ]

 58- الخامس : عن أبي هريرةَ قَالَ : قَالَ رَسُولُ الله : (( غَزَا نبيٌّ مِنَ الأنْبِياءِ صَلَوَاتُ اللهِ وَسَلاَمُهُ عَلَيْهمْ فَقَالَ لِقَومهِ : لا يَتْبَعَنِّي رَجُلٌ مَلَكَ بُضْعَ امْرَأةٍ وَهُوَ يُريدُ أنْ يَبْنِي بِهَا وَلَمَّا يَبْنِ بِهَا وَلا أحَدٌ بَنَى بُيُوتاً لَمْ يَرْفَعْ سُقُوفَهَا وَلا أحَدٌ اشْتَرَى غَنَماً أَوْ خَلِفَاتٍ وَهُوَ يَنْتَظِرُ أَوْلادَها . فَغَزا فَدَنَا مِنَ القَرْيَةِ صَلاةَ العَصْرِ أَوْ قَريباً مِنْ ذلِكَ فَقَالَ لِلشَّمْسِ : إِنَّكِ مَأمُورَةٌ وَأنَا مَأمُورٌ اللَّهُمَّ احْبِسْهَا عَلَيْنَا فَحُبِسَتْ حَتَّى فَتَحَ اللهُ عَلَيهِ فَجَمَعَ الغَنَائِمَ فَجَاءتْ – يعني النَّارَ – لِتَأكُلَهَا فَلَمْ تَطعَمْها فَقَالَ : إنَّ فِيكُمْ غُلُولاً فَلْيُبايعْنِي مِنْ كُلِّ قَبيلةٍ رَجُلٌ فَلَزِقَتْ يد رجل بِيَدِهِ فَقَالَ : فِيكُمُ الغُلُولُ فلتبايعني قبيلتك فلزقت يد رجلين أو ثلاثة بيده فقال : فيكم الغلول فَجَاؤُوا بِرَأْس مثل رأس بَقَرَةٍ مِنَ الذَّهَبِ فَوَضَعَهَا فَجاءت النَّارُ فَأكَلَتْها . فَلَمْ تَحلَّ الغَنَائِمُ لأحَدٍ قَبْلَنَا ثُمَّ أحَلَّ الله لَنَا الغَنَائِمَ لَمَّا رَأَى ضَعْفَنا وَعَجْزَنَا فَأحَلَّهَا لَنَا )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .

(( الخَلِفَاتُ )) بفتحِ الخَاءِ المعجمة وكسر اللامِ : جمع خِلفة وهي الناقة  الحامِل .

Dans le hadith 58, An-Nawawiyy dit, dans le cinquième de ce chapitre, d’après Abou Hourayrah que Allah l’agréé, le Messager de Allah صلَّى الله عليه وسلم a dit ce qui signifie : « Un des Prophètes de Dieu, que Dieu les honore et les élèves d’avantage en degré, a mené une conquête, et il a dit à son peuple : “que ne me suive pas dans cette bataille, un homme qui a fait le contrat de mariage avec une femme et qui voulait consommer avec elle mais qui n’a pas encore consommer, ni quelqu’un qui a construit une maison mais il n’a pas encore mis le toit de cette maison, ni quelqu’un qui a acheté un troupeau de mouton ou de brebis et il attend qu’elle s’engrosse. ” Et donc, il s’est rapproché, il a mené sa conquête, et quant il s’est rapproché de la ville qui était sa cible, le temps de al-^Asr  était proche de finir, il n’avait pas encore fait la prière. Il s’est adressé au soleil, il a dit : “ Tu reçois des ordres et moi je reçois des ordres. Ô Mon Dieu, arrête le soleil pour qu’il ne se couche pas. ” Le soleil fut arrêté jusqu’à ce que Allah lui accorde la victoire. Il a rassemblé le butin [et comme vous le savez, dans les Lois antérieur à celle de notre maître Mouhammad عليه الصلاة والسلام  ils ne pouvaient pas prendre le butin pour eux même, mais, il l’exposait, un feu venait et le consumait, preuve que leur acte a été accepté] c’est alors que le feu c’est rapproché pour le consommer, mais il ne l’a pas atteint. Et il leur a dit : “ Il y a quelqu’un parmi vous qui a pris du butin [du butin de guerre, c’est pour ça que le feu n’a pas consumé le butin et c’est un signe que Dieu n’a pas agréé ce butin] alors, qu’un représentant de chaque tribu vienne me serrer la main.” C’est alors que la main d’un homme s’est trouvée collée à sa main à lui. Il s’est adressé à cet homme, et il lui a dit : “ C’est dans ta tribu que se trouve celui qui a pris le butin, alors que chaque homme de ta tribu vienne me serrer la main. ”  C’est alors que les mains de deux hommes ou trois étaient collées à sa main, il leur a dit : “ C’est l’un d’entre vous qui a pris du butin.” Les trois ont alors ramené une partie du butin qu’ils avaient pris, c’était comme la tête d’une vache mais tout en or, ils l’ont rajouté au reste du butin qui était ramassé, c’est alors que feu est arrivé et a tout dévoré. Et le Prophète a terminé en disant ce qui signifie : “ Les butins n’étaient pas licite pour les communautés qui nous ont précédé, puis Allah nous a rendu licite le butin en raison de la faiblesse et l’impuissance qu’il y avait dans cette communauté, Allah leur a autorisé à le prendre.»

 59- السادس : عن أبي خالد حَكيمِ بنِ حزامٍ قَالَ : قَالَ رسولُ الله: (( البَيِّعَانِ بالخِيَار مَا لَمْ يَتَفَرَّقَا فَإنْ صَدَقا وَبيَّنَا بُوركَ لَهُمَا في بيعِهمَا وإنْ كَتَمَا وَكَذَبَا مُحِقَتْ بركَةُ بَيعِهِما )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ

Dans le hadith 59, An-Nawawiyy, le sixième hadith dans ce chapitre d’après Abou Khalid Hakim fils de Hizam, que Dieu l’agréé, il est entré en Islam l’année de Al-Fath -conquête de La Mecque- son père faisait parti des comptables de Qouraych, aussi bien dans la Jahiliyyah que dans l’Islam. Il a dit : « Le Messager de Allah صلَّى الله عليه وسلم a dit : « Les vendeurs et les acheteurs dépendent de leurs choix, ils ont un choix possible, un choix pour dénoncer l’acte de vente tant qu’il ne se sont pas séparé [c’est-à-dire, tant qu’ils ne se sont pas quitté l’un et l’autre, ils peuvent l’un ou l’autre dénoncer le contrat de vente]. S’ils ont été tous deux véridiques, l’un dans l’achat, l’autre dans la vente, qu’ils ont indiqué s’il y avait des défauts dans la marchandise, alors Allah leur donne la barakah dans leur contrat de vente. Mais s’ils ont dissimulé, s’ils ont menti, il n’y aura pas de bénédiction dans leurs vente. » »
[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]

٥ – باب المراقبة

قَالَ الله تَعَالَى : ﴿ الَّذِي يَرَاكَ حِينَ تَقُومُ وَتَقَلُّبَكَ فِي السَّاجِدِينَ ﴾ [ الشعراء]، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَهُوَ مَعَكُمْ أَيْنَ مَا كُنْتُم ﴾ [ الحديد ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ إِنَّ اللهَ لا يَخْفَى عَلَيْهِ شَيْءٌ فِي الأَرْضِ وَلا فِي السَّمَاءِ ﴾ [ آل عمران ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ إِنَّ رَبَّكَ لَبِالْمِرْصَادِ ﴾ [ الفجر ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ يَعْلَمُ خَائِنَةَ الأَعْيُنِ وَمَا تُخْفِي الصُّدُورُ ﴾ [ غافر ] وَالآيات في البابِ كثيرة معلومة .

Chapitre 5 : Se surveiller pour Dieu

Allah ta^ala dit dans sourat Ach-Choura  verset 218-219 :

﴿ الَّذِي يَرَاكَ حِينَ تَقُومُ ٢١٨  وَتَقَلُّبَكَ فِي السَّاجِدِينَ ٢١٩ ﴾

[42/218-219] ce qui signifie : « Lui qui te voit quand tu veilles la nuit en prière surérogatoire et qui te voit faire des prosternations. »

Allah ta^ala dit dans sourat Al-Hadid verset 4 :

﴿ وَهُوَ مَعَكُمْ أَيْنَ مَا كُنتُمْ وَاللَّهُ بِمَا تَعْمَلُونَ بَصِيرٌ ٤ ﴾

[57/ 4] ce qui signifie : «  Il est celui qui sait tout de vous où que vous soyez »

Allah ta^ala dit dans sourat Ali-^Imran verset 5:

﴿ إِنَّ اللّهَ لاَ يَخْفَىَ عَلَيْهِ شَيْءٌ فِي الأَرْضِ وَلاَ فِي السَّمَاء ٥﴾

[3/5] ce qui signifie : « Certes, Allah rien ne Lui échappe que ce soit sur terre ou dans le ciel. »

Allah ta^ala dit dans sourat Al-Fajr verset 14:

﴿ إِنَّ رَبَّكَ لَبِالْمِرْصَادِ ١٤﴾

[89 /14] (Inna rabbaka Labilmirsad ) ce qui signifie :  « Certes, Allah sait tout de vous. » 

Et Allah ta^ala  dit dans sourat Al Ghafir verset 19 :

﴿ يَعْلَمُ خَائِنَةَ الْأَعْيُنِ وَمَا تُخْفِي الصُّدُورُ ١٩﴾

[40/19] (Ya^lamou kha‘inata l-‘a^youni wa ma toukhfī sSoudour) ce qui signifie : « Il sait même le plus furtif des regards et ce qu’il y’a dans les cœurs. »

Et les versets dans ce chapitre sont nombreux et connus.

60– وأما الأحاديث ، فالأول : عن عمر بن الخطاب رضي الله عنه ، قَالَ : بَيْنَما نَحْنُ جُلُوسٌ عِنْدَ رَسُول الله ﷺ ذَاتَ يَومٍ ، إذْ طَلَعَ عَلَينا رَجُلٌ شَديدُ بَياضِ الثِّيابِ ، شَديدُ سَوَادِ الشَّعْرِ ، لا يُرَى عَلَيهِ أثَرُ السَّفَرِ ، وَلا يَعْرِفُهُ مِنَّا أحَدٌ ، حَتَّى جَلَسَ إِلَى النَّبيّ ﷺ ، فَأَسْنَدَ رُكْبَتَيهِ إِلَى رُكْبتَيهِ ، وَوَضعَ كَفَّيهِ عَلَى فَخِذَيهِ ، وَقالَ : يَا مُحَمَّدُ ، أخْبرني عَنِ الإسلامِ ، فَقَالَ رَسُول الله ﷺ : (( الإسلامُ : أنْ تَشْهدَ أنْ لا إلهَ إلاَّ الله وأنَّ مُحمَّداً رسولُ الله ، وتُقيمَ الصَّلاةَ ، وَتُؤتِيَ الزَّكَاةَ ، وَتَصومَ رَمَضَانَ ، وَتَحُجَّ البَيتَ إن اسْتَطَعْتَ إِلَيْهِ سَبيلاً )) . قَالَ : صَدَقْتَ . فَعَجِبْنَا لَهُ يَسْأَلُهُ وَيُصَدِّقهُ ! قَالَ : فَأَخْبرنِي عَنِ الإِيمَانِ . قَالَ : (( أنْ تُؤمِنَ باللهِ ، وَمَلائِكَتِهِ ، وَكُتُبهِ ، وَرُسُلِهِ ، وَاليَوْمِ الآخِر ، وتُؤْمِنَ بالقَدَرِ خَيرِهِ وَشَرِّهِ )) . قَالَ : صَدقت . قَالَ : فأَخْبرني عَنِ الإحْسَانِ . قَالَ : (( أنْ تَعْبُدَ اللهَ كَأنَّكَ تَرَاهُ فإنْ لَمْ تَكُنْ تَرَاهُ فإنَّهُ يَرَاكَ )) . قَالَ : فَأَخْبِرني عَنِ السَّاعَةِ . قَالَ : (( مَا المَسْؤُولُ عَنْهَا بأعْلَمَ مِنَ    السَّائِلِ )) . قَالَ : فأخبِرني عَنْ أمَاراتِهَا . قَالَ : (( أنْ تَلِدَ الأَمَةُ رَبَّتَهَا ، وأنْ تَرَى الحُفَاةَ العُرَاةَ العَالَةَ رِعَاءَ الشَّاءِ يَتَطَاوَلُونَ في البُنْيَانِ )) . ثُمَّ انْطَلقَ فَلَبِثْتُ مَلِيّاً ، ثُمَّ قَالَ : ((

Le hadith 60, le premier d’après ^Oumar fils Al Khattab que Allah l’agrée a dit ce qui signifie : « Un jour, alors que nous étions assis auprès du Messager de Alla, un homme vêtu d’habits d’une blancheur resplendissante et aux cheveux très noirs se présenta à nous. On ne voyait sur lui aucune trace de voyage et personne parmi nous ne le connaissait. Il prit alors place face au Prophète, plaça ses genoux contre les siens, posa ses paumes sur les cuisses du Messager et il a dit : “ Ô Mouhammad, informe-moi sur l’Islam. ” Le Messager de Allah ﷺ dit alors ce qui signifie : “ L’Islam, c’est que tu témoignes qu’il n’est de Dieu que Allah et que Mouhammad est Son Messager, que tu accomplisses la prière, que tu t’acquittes de la zakat, que tu effectues le jeûne de Ramadan et que tu fasses le Hajj, pour celui qui le peut. ” “Tu as dit vrai.” lui répondit son interlocuteur. Et nous fûmes étonnés. Il l’interroge et ensuite il atteste de sa véracité. Puis il reprit : “Informe-moi sur la foi.” Le Prophète dit ce qui signifie : “La foi, c’est que tu aies foi en Allah, en Ses Anges, en Ses Livres, en Ses Messagers et en le Jour Dernier. Que tu aies foi aussi en la destinée, que cela concerne le bien ou le mal.” “Tu as dit vrai. » dit encore l’homme et il reprit : « Informe-moi sur al-‘ihsan.”Al-‘ihsan consiste à adorer Allah comme si tu Le voyais, car si tu ne Le vois pas, certes, Lui te voit.” répondit le Prophète.  “ Informe-moi au sujet de l’heure du Jour Dernier.” dit encore l’homme. “Celui qui a été interrogé n’en sait pas plus que celui qui l’interroge.” répondit le Prophète. “Alors, parles moi de ses signes annonciateurs” dit-il. Et le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam répondit : “ Ce sera lorsque la femme esclave donnera naissance à sa maîtresse, [cela veut dire qu’il y’aura beaucoup de femmes esclaves au point que la femme esclave donne une fille à son maître et cette fille a le même jugement que le maître donc elle est libre. Et il y a eu d’autres explications pour ce hadith que ces explications là] lorsque tu verras les va-nu-pieds, mal vêtus, nécessiteux qui gardent les troupeaux se faire élever des constructions de plus en plus hautes. »  Puis, il partit, et plus tard [c’est à dire c’est pas dans la même assemblée qu’il a eu la réponse] le Prophète dit, ce qui signifie : “ Ô ^Oumar, sais-tu qui m’interrogeait ?”Allah sait plus que tout autre et son Messager sait plus que nous.” répondis-je. C’était Jibril, venu vous enseigner votre religion. »

[Rapporté par Mouslim]

61– الثاني : عن أبي ذر جُنْدُب بنِ جُنادَةَ وأبي عبدِ الرحمانِ معاذِ بنِ جبلٍ رضي الله عنهما ، عن رسولِ الله ﷺ ، قَالَ : (( اتَّقِ الله حَيْثُمَا كُنْتَ وَأتْبعِ السَّيِّئَةَ الحَسَنَةَ تَمْحُهَا ، وَخَالِقِ النَّاسَ بِخُلُقٍ حَسَنٍ )) رواه الترمذي ، وَقالَ : (( حديث حسن )) .

Le hadith 61, le deuxième dans ce chapitre, d’après Abou Dharr fils de Jounadah, et ‘Abou r-Rahman Mou^adh Ibnou Jabal que Allah les agréé, le Messager de Dieu salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Crains Dieu, quel que soit l’endroit où tu te trouves [seul ou avec des gens]. Fais suivre la mauvaise action par la bonne et voilà qu’elle l’efface. Et comporte toi avec les gens avec un excellent comportement ».

[Rapporté par At Tirmidhiyy qui a dit que le hadith il est haçan]

62– الثالث : عن ابنِ عباسٍ رضي الله عنهما ، قَالَ : كنت خلف النَّبيّ ﷺ يوماً ، فَقَالَ : (( يَا غُلامُ ، إنِّي أعلّمُكَ كَلِمَاتٍ : احْفَظِ اللهَ يَحْفَظْكَ ، احْفَظِ اللهَ تَجِدْهُ تُجَاهَكَ ، إِذَا سَألْتَ فَاسأَلِ الله ، وإِذَا اسْتَعَنْتَ فَاسْتَعِنْ باللهِ ، وَاعْلَمْ : أنَّ الأُمَّةَ لَوْ اجْتَمَعَتْ عَلَى أنْ يَنْفَعُوكَ بِشَيءٍ لَمْ يَنْفَعُوكَ إلاَّ بِشَيءٍ قَدْ كَتَبهُ اللهُ   لَكَ ، وَإِن اجتَمَعُوا عَلَى أنْ يَضُرُّوكَ بِشَيءٍ لَمْ يَضُرُّوكَ إلاَّ بِشَيءٍ قَدْ كَتَبَهُ اللهُ عَلَيْكَ ، رُفِعَتِ الأَقْلاَمُ وَجَفَّتِ الصُّحفُ )) رواه الترمذي ، وَقالَ : (( حديث حسن صحيح )) .

وفي رواية غيرِ الترمذي : (( احْفَظِ الله تَجِدْهُ أَمَامَكَ ، تَعرَّفْ إِلَى اللهِ في الرَّخَاءِ يَعْرِفكَ في الشِّدَّةِ ، وَاعْلَمْ : أنَّ مَا أَخْطَأكَ لَمْ يَكُنْ لِيُصِيبكَ ، وَمَا أصَابَكَ لَمْ يَكُنْ لِيُخْطِئَكَ ، وَاعْلَمْ : أنَّ النَّصْرَ مَعَ الصَّبْرِ ، وَأَنَّ الفَرَجَ مَعَ الكَرْبِ ، وَأَنَّ مَعَ العُسْرِ يُسْراً ))

Le hadith 62, le troisième de ce chapitre, d’après Ibnou ^Abbas que Allah  les agrée tous les deux a dit ce qui signifie : « J’étais sur une monture derrière le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wasallam un jour et il m’a dit ce qui signifie : «  Garçon ! Je vais t’ enseigner une parole, fais preuve de piété à l’égard de Dieu, Dieu te protégera dans ta religion et notamment au moment de mourir. Préserve les jugements et obéis au jugement que Dieu t’a fixé, tu verras que Dieu te protègera, t’aidera et te soutiendra. Lorsque tu demandes de l’aide, demande-là en priorité à Dieu. Et sache que si la communauté entière s’unissaient pour te profiter parmi les choses ils ne pourront te profiter que parmi les choses que Dieu t’a prédestiné et si toute la communauté s’unissaient pour te nuire par une chose ils ne pourront te nuire que par une chose que Dieu t’a prédestiné. Les calames sont levé [ c’est à dire qu’il n’est plus écrit par ce calâme ] et les livrets séchés [ c’est à dire les livrets sur lesquels il y’a  ce qui est prédestiné aux créatures comme la table préservée ].

[Rapporté par At Tirmidhiyy qui a jugé le hadith haçan et sahih]

Et dans une autre version autre que celle de At Tirmidhiyy, le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam avait dit à Ibnou ^Abbas ce qui signifie : « Préserve les droits de Dieu quand tu es dans l’aisance, tu verras que Dieu t’aidera dans la difficulté [ ici, ne veut pas dire devant toi parce que Dieu est exempt de toutes les directions que ce soit devant ou derrière, droite ou gauche, haut ou bas. Tout comme l’a dit l’Imam, le salafiyy, Aou Ja^far At Tahawiyy NOM, que Dieu lui fasse misericorde. Il a dit à propos de Dieu ce qui signifie : « Allah n’est pas contenu dans les six directions comme c’est le cas de toutes les créatures. ‘Amamak, c’est à dire que celui qui veille à ne pas dépasser les limites que Dieu a fixées, qui prend en compte les lois de Dieu, verra que Dieu l’aidera, le protégera, lui accordera la réussite pour accomplir les bonnes œuvres. Respecte la loi de Dieu quand tu es dans l’aisance, tu verras que Dieu t’aidera lorsque tu es en difficulté ]. Et sache que ce qui t’as manqué n’allait pas t’atteindre et que ce qui t’a atteint n’allait pas te manquer. Et sache que la victoire est avec la patience et que la délivrance vient avec le tourment et que avec la difficulté vient une facilité. » 

63– الرابع : عن أنسٍ رضي الله عنه ، قَالَ : إِنَّكُمْ لَتعمَلُونَ أعْمَالاً هي أدَقُّ في أعيُنِكُمْ مِنَ الشَّعْرِ ، كُنَّا نَعُدُّهَا عَلَى عَهْدِ رَسُول الله ﷺ مِنَ المُوبِقاتِ . رواه البخاري . وَقالَ : (( المُوبقاتُ )) : المُهلِكَاتُ .

Le hadith 63, le quatrième, d’après ‘Anas, que Allah l’agréé, il a dit ce qui signifie : « Vous  [ en s’adressant au successeur des compagnons ] faites des choses qui paraissent à vos yeux tellement négligeable qu’elles sont plus fine qu’un cheveux alors que nous à l’époque du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam nous considérions que c’était des pêchers qui mène à la perte. »

[Rapporté par Al Boukhariyy]

64– الخامس : عن أبي هريرةَ رضي الله عنه ، عن النَّبيّ ﷺ ، قَالَ : (( إنَّ الله تَعَالَى
يَغَارُ ، وَغَيرَةُ الله تَعَالَى ، أنْ يَأتِيَ المَرْءُ مَا حَرَّمَ الله عَلَيهِ )) متفق عَلَيهِ .

و(( الغَيْرةُ )) : بفتحِ الغين ، وَأَصْلُهَا الأَنَفَةُ .

Dans le hadith 64, qui le cinquième de ce chapitre, d’après Abou Hourayra, que Allah l’agréé, le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : 

Ici, le mot yaghar, c’est un verbe dont le substantif est Ghayra. Al ghayra pour les créatures, c’est la jalousie, c’est à dire c’est quelque chose qui implique un changement d’état chez l’être humain. et de la part de Dieu Al Ghayra, ça veut dire que Allah ta^ala  empêche les gens de commettre des choses vils, des choses vulgaires, mauvaises. Et il a expliqué justement dans la deuxième partie du hadith, c’est à dire le ghayra dela part de Allah, c’est le fait qu’il interdise à la personne d’accomplir certaines choses c’est à dire dans le sens que Allah ta^ala menace de châtiment celui fait certaines choses interdites.

[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]

65– السادس : عن أبي هريرةَ رضي الله عنه : أنَّه سَمِعَ النَّبيَّ ﷺ ، يقُولُ : (( إنَّ ثَلاثَةً مِنْ بَني إِسْرَائِيلَ : أبْرَصَ ، وَأَقْرَعَ ، وَأَعْمَى ، أَرَادَ اللهُ أنْ يَبْتَليَهُمْ فَبَعَثَ إِليْهمْ مَلَكاً ، فَأَتَى الأَبْرَصَ ، فَقَالَ : أَيُّ شَيءٍ أَحَبُّ إلَيْكَ ؟ قَالَ : لَوْنٌ حَسنٌ ، وَجِلدٌ حَسَنٌ ، وَيَذْهبُ عَنِّي الَّذِي قَدْ قَذِرَنِي النَّاسُ ؛ فَمَسَحَهُ فَذَهَبَ عَنْهُ قَذَرُهُ وَأُعْطِيَ لَوناً حَسنَاً . فَقَالَ : فَأيُّ المَالِ أَحَبُّ إِليكَ ؟ قَالَ : الإِبلُ -أَوْ قالَ : البَقَرُ شكَّ الرَّاوي – فَأُعطِيَ نَاقَةً عُشَرَاءَ ، فَقَالَ : بَاركَ الله لَكَ فِيهَا .

فَأَتَى الأَقْرَعَ، فَقَالَ: أَيُّ شَيءٍ أَحَبُّ إلَيْكَ؟ قَالَ: شَعْرٌ حَسَنٌ، وَيَذْهَبُ عَنِّي هَذَا الَّذِي قَذِرَني النَّاسُ ؛ فَمَسَحَهُ فَذَهبَ عَنْهُ وأُعْطِيَ شَعراً حَسَناً . قالَ : فَأَيُّ المَالِ أَحَبُّ إِليْكَ ؟ قَالَ : البَقَرُ ، فَأُعْطِيَ بَقَرَةً حَامِلاً ، وَقالَ : بَارَكَ الله لَكَ فِيهَا .

فَأَتَى الأَعْمَى ، فَقَالَ : أَيُّ شَيءٍ أَحَبُّ إِلَيْكَ ؟ قَالَ : أَنْ يَرُدَّ الله إِلَيَّ بَصَرِي فَأُبْصِرُ النَّاسَ؛ فَمَسَحَهُ فَرَدَّ اللهُ إِلَيْهِ بَصَرهُ. قَالَ: فَأَيُّ المَالِ أَحَبُّ إِليْكَ ؟ قَالَ : الغَنَمُ ، فَأُعْطِيَ شَاةً والداً ، فَأَنْتَجَ هذَانِ وَوَلَّدَ هَذَا ، فَكانَ لِهذَا وَادٍ مِنَ الإِبلِ ، وَلِهذَا وَادٍ مِنَ البَقَرِ ، وَلِهَذَا وَادٍ مِنَ الغَنَمِ .

ثُمَّ إنَّهُ أَتَى الأَبْرَصَ في صُورَتِهِ وَهَيئَتِهِ ، فَقَالَ : رَجلٌ مِسْكينٌ قَدِ انقَطَعَتْ بِيَ الحِبَالُ في سَفَري فَلا بَلاغَ لِيَ اليَومَ إلاَّ باللهِ ثُمَّ بِكَ ، أَسْأَلُكَ بِالَّذي أعْطَاكَ اللَّونَ الحَسَنَ ، والجِلْدَ الحَسَنَ ، وَالمَالَ ، بَعِيراً أَتَبَلَّغُ بِهِ في سَفَري ، فَقَالَ : الحُقُوقُ  كثِيرةٌ . فَقَالَ : كأنِّي اعْرِفُكَ ، أَلَمْ تَكُنْ أَبْرَصَ يَقْذَرُكَ النَّاسُ فقيراً فأعْطَاكَ اللهُ !؟ فَقَالَ : إِنَّمَا وَرِثْتُ هَذَا المالَ كَابِراً عَنْ كَابِرٍ ، فَقَالَ : إنْ كُنْتَ كَاذِباً فَصَيَّرَكَ الله إِلَى مَا كُنْتَ . وَأَتَى الأَقْرَعَ في صُورَتِهِ وَهَيْئَتِهِ ، فَقَالَ لَهُ مِثْلَ مَا قَالَ لِهَذا ، وَرَدَّ عَلَيهِ مِثْلَ مَا رَدَّ هَذَا ، وَأَتَى الأَعْمَى في صُورَتِهِ وَهَيْئَتِهِ ، فَقَالَ : رَجُلٌ مِسْكينٌ وابنُ سَبيلٍ انْقَطَعتْ بِيَ الحِبَالُ في سَفَرِي ، فَلا بَلاَغَ لِيَ اليَومَ إلاَّ بِاللهِ ثُمَّ بِكَ ، أَسأَلُكَ بالَّذِي رَدَّ عَلَيْكَ بَصَركَ شَاةً أَتَبَلَّغُ بِهَا في سَفري ؟ فَقَالَ : قَدْ كُنْتُ أعمَى فَرَدَّ اللهُ إِلَيَّ بَصَرِي فَخُذْ مَا شِئْتَ وَدَعْ مَا شِئْتَ فَوَاللهِ ما أجْهَدُكَ اليَومَ بِشَيءٍ أخَذْتَهُ للهِ . فَقَالَ : أمْسِكْ مالَكَ فِإنَّمَا ابْتُلِيتُمْ . فَقَدْ رضي الله عنك ، وَسَخِطَ عَلَى صَاحِبَيكَ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .

و(( النَّاقةُ العُشَرَاءُ )) بضم العين وفتح الشين وبالمد : هي الحامِل . قوله :
(( أنْتَجَ )) وفي رواية : (( فَنتَجَ )) معناه : تولَّى نِتاجها ، والناتج لِلناقةِ كالقابِلةِ
للمرأةِ . وقوله : (( وَلَّدَ هَذَا )) هُوَ بتشديد اللام : أي تولى ولادتها ، وَهُوَ بمعنى أنتج في الناقة ، فالمولّد ، والناتج ، والقابلة بمعنى ؛ لكن هَذَا لِلحيوان وذاك لِغيرهِ . وقوله : (( انْقَطَعَتْ بي الحِبَالُ )) هُوَ بالحاءِ المهملةِ والباءِ الموحدة : أي الأسباب . وقوله : (( لا أجْهَدُكَ )) معناه : لا أشق عليك في رد شيء تأخذه أَوْ تطلبه من مالي . وفي رواية البخاري : (( لا أحمَدُكَ )) بالحاءِ المهملة والميمِ ومعناه : لا أحمدك بترك شيء تحتاج إِلَيْه ، كما قالوا : لَيْسَ عَلَى طولِ الحياة ندم : أي عَلَى فواتِ طولِها .

Dans le hadith 65, qui est le sixième de ce chapitre , An-Nawawiyy rapporte de Abou Hourayra, que Allah l’agréé qu’il a entendu du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam dire ce qui signifie: « Il y avait trois hommes faisant parties des descendants d’Isra’il ; un lépreux, un chauve et un aveugle. Allah  a voulu les éprouver. Il leur a envoyé un ange sous l’apparence d’un humain. Il est parti voir le lépreux et lui a dit : “ Qu’est que tu aimerai le plus ?” Il lui à répondu : “ Je veux une belle couleur de peau, une peau parfaite et que disparaisse ce qui est en moi, ceux pour quoi les gens m’ont répugné.” L’ange à alors passer sa main sur la peau de cet homme et les choses détestables qu’il avait ont alors disparu, il lui fut donné une belle couleur peau et une belle peau. Et il lui a dit [l’ange]: “Et quelle catégorie de bien tu voudrais le plus ?”  Il lui a répondu : “ Des chameaux ou des vaches.” [C’est-à-dire que celui qui rapporte le hadith a un doute, si c’est les chameaux ou les vaches, en tout cas il lui fut donner une chamelle qui était grosse]. Et l’ange lui as dit que Dieu t’accorde les bénédictions dans cette chamelle. Il [l’ange] est parti voir le chauve et lui a dit : “ Qu’est que tu aimerais le plus ? ” Et il lui a dit : “ Une belle chevelure et que disparaisse de moi ceux pour quoi les gens m’on répugné.” Alors l’ange a passé la main sur son crâne et la calvitie a disparu et l’ange lui dit: “ Quelle est la catégorie de bien que tu aimes le plus ? ”  Il a répondu : “ Les vaches.” Il lui fut donné une vache qui était grosse [c’est à dire qu’elle avait un petit] et il lui as dit que Allah t’accorde les bénédictions en cette vache. Il est parti voir l’aveugle et il lui a dit : « Qu’est que tu veux le plus ? ” Il a répondu : “ Que Dieu me rende ma vue pour que je puisse voir les gens. » Il lui a alors passé la main sur les yeux et Dieu lui a rendu la vue, il lui a été dit: “ Quelle est la catégorie de bien que tu aimes le plus ? » Il a répondu : « Les moutons. » Il lui alors été accordé une brebis qui était grosse [elle avait un petit]. Chacun des trois a donc eu un troupeau suite à la reproduction des animaux, le premier avait tout une vallée de chameaux, le deuxième toute une vallée de vache et le troisième toute une vallée de bovins. Puis l’ange est venue au premier avec l’aspect qu’il avait avant et il a dit: “ Je suis un pauvre homme, je n’ai plus moyen de poursuivre mon voyage, je n’ai pas d’autres possibilités de parvenir à ma destination aujourd’hui si ce n’est par Dieu [elle avait un petit c’est à dire par sa création et sa facilitation] puis par toi car visiblement tu es quelqu’un qui veut faire le bien. Je te demande par Celui qui t’as accordé cette belle couleur et cette belle peau et tous ces biens, je te demande un chameau pour que je puisse poursuivre sur lui mon voyage. ” Mais l’homme lui a refusé et l’ange lui a dit : “ C’est comme si je te connaissais toi. N’étais-tu pas un lépreux que les gens répugnaient et un pauvre que Allah a rendu riche ? ” Il répliqua : “ J’ai hérité cette richesse de père en fils. ” L’Ange rétorqua : “ Si tu mens que Allah te ramène alors à ce que tu étais ! ” Ensuite, il se présenta au chauve sous l’apparence qu’avait ce chauve et lui tint le même discours qu’au premier. Celui-ci lui donna la même réponse. L’Ange répliqua : “ Si tu mens, que Allah te ramène alors à ce que tu étais ! ” Enfin, il se présenta à l’aveugle sous l’apparence et l’aspect qu’avait cet aveugle et dit : “ Un pauvre voyageur, je suis à court de moyens pour mon voyage. Aujourd’hui, je ne pourrai atteindre mon but, si ce n’est grâce à Allah, puis à toi. Par Celui qui t’a redonné la vue ! Je te demande une brebis afin que je puisse continuer mon voyage. ” “ L’homme répondit : “ J’étais aveugle et Allah m’a redonné la vue. Prends ce qu’il te plaît et laisse ce que tu veux ! Par Allah! Aujourd’hui, je ne t’en voudrai pour aucune chose que tu prendras pour Allah. ” L’Ange déclara : “ Garde ton bien ! Car vous avez été mis à l’épreuve. Dieu t’a agréé et a menacé de châtiment tes deux compagnons. ” »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]

Il explique quelques termes dans le hadith : نَاقَةً عُشَرَاءَ , c’est la chamelle qui était grosse. Et il a expliqué le mot   أنْتَجَ‘anetaj, c’est comme une sage pour une femme qui accouche. ‘Anatij, c’est celui qui aide la chamelle à mettre bas et c’est la même chose pour les autres animaux. Donc quand il a dit :انقَطَعَتْ بِيَ الحِبَالُ , c’est-à-dire je n’ai plus les causes habituelles, elles ne sont plus réunies. Il a dit :لا أجْهَدُكَ , c’est-à-dire je ne t’en veux pas si tu veux prendre, je ne te demande pas de rendre quelque chose que tu vas prendre dans le bien. Il a dit je t’en voudrais pas c’est-à-dire pour ce que tu voudrais prendre de mes biens.

66– السابع : عن أبي يعلى شداد بن أوس رضي الله عنه ، عن النَّبيّ ﷺ ، قَالَ :      (( الكَيِّسُ مَنْ دَانَ نَفْسَهُ ، وَعَمِلَ لِمَا بعدَ المَوتِ ، والعَاجِزُ مَنْ أتْبَعَ نَفْسَهُ هَواهَا وَتَمنَّى عَلَى اللهِ )) رواه الترمذي ، وَقالَ : (( حديث حسن )) .

قَالَ الترمذي وغيره من العلماء : معنى (( دَانَ نَفْسَهُ )) : حاسبها .

Le hadith 66, le septième de ce chapitre, An-Nawawiyy rapporte d’après Abou Ya^la Chaddadi Ibnou ‘Awsi, que Dieu l’agrée, qui rapporte du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qu’il a dit ce qui signifie : « Celui qui est raisonnable, c’est celui qui demande des comptes à son âme et qui œuvre pour ce qui vient après la mort. Et celui qui est incapable, c’est celui qui suit ces propres passion et qui malgré cela demande à Dieu de réussir dans l’au delà. »

[Rapporté par At Tirmidhiyy, il a dit hadith haçan]

At-Tirmidhiyy a dit, les savants ont dit que دَانَ نَفْسَهُ , c’est-à-dire il demande des comptes à son âme.

67– الثامن : عن أبي هريرة رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( مِنْ حُسْنِ إسْلامِ المَرْءِ تَرْكُهُ مَا لا يَعْنِيهِ )) حديث حسن رواه الترمذي وغيرُه .

Dans le hadith 67 qui est le huitième de ce chapitre, An-Nawawiyy a dit d’après Abou Hourayra, que Allah l’agréé, que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « C’est une preuve de bonne application de l’Islam pour la personne que de délaisser ce qui ne l’a concerne pas. »

[Hadith haçan rapporté par At Tirmidhiyy et d’autres]

68– التاسع : عن عُمَرَ رضي الله عنه ، عَنِ النَّبيّ ﷺ ، قَالَ : (( لاَ يُسْأَلُ الرَّجُلُ فِيمَ ضَرَبَ امْرَأَتَهُ )) رواه أبو داود وغيره .

Dans le hadith 68, le neuvième de ce chapitre, An-Nawawiyy a dit que ^Oumar, que Allah l’agrée, rapporte du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : «  On ne demande pas à l’homme pour quel raison il a corriger son épouse » sauf si il y’a eu un besoin de le connaître pour dés jugements à appliquer ou des demandes au gouvernement . »

[Rapporté par Abou Dawoud et d’autres]

٦- باب في التقوى

قَالَ الله تَعَالَى : ﴿ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا اتَّقُوا اللهَ حَقَّ تُقَاتِهِ ﴾  [ آل عمران ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ فَاتَّقُوا الله مَا اسْتَطَعْتُمْ ﴾ [ التغابن] . وهذه الآية مبينة للمراد مِنَ الأُولى . وَقالَ تَعَالَى : ﴿ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا اتَّقُوا اللهَ وَقُولُوا قَوْلاً سَدِيداً ﴾ [ الأحزاب ] ، وَالآيات في الأمر بالتقوى كثيرةٌ  معلومةٌ ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَمَنْ يَتَّقِ اللهَ يَجْعَلْ لَهُ مَخْرَجاً وَيَرْزُقْهُ مِنْ حَيْثُ لا يَحْتَسِبُ ﴾ [ الطلاق ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ إِنْ تَتَّقُوا اللهَ يَجْعَلْ لَكُمْ فُرْقَاناً وَيُكَفِّرْ عَنْكُمْ سَيِّئَاتِكُمْ وَيَغْفِرْ لَكُمْ وَاللهُ ذُو الْفَضْلِ الْعَظِيمِ ﴾ [ الأنفال ] والآيات في البابِ كثيرةٌ معلومةٌ .

An-Nawawiyy a dit :

Chapitre 6 : La piété 

Ainsi dans souratAli ^Imran, le verset 102, Allah ta^ala dit:

﴿ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ ءَامَنُواْ اتَّقُواْ اللهَ حَقَّ تُقَاتِهِ ١٠٢﴾

(ya ‘ayyouha l-ladhina ‘amanou t-taqou l-Laha haqqa touqatih)

[3/102] ce qui signifie : « Ô vous qui êtes croyants, faites preuve de piété à l’égard de Dieu, de la véritable piété. »

Et le verset 16 de sourat At-Taghaboun, Allah ta^ala dit:

﴿ فَاتَّقُوا اللَّهَ مَا اسْتَطَعْتُمْ ١٦﴾

(Fattaqou l-laha ma stata^toum)

[64/16] ce qui signifie : « Faites preuve de piété à l’égard de Dieu autant que vous pourrez. »

Ce deuxième verset indique le sens visé du premier.

Et dans sourat Al-‘Ahzab verset 70, Allah ta^ala dit :

 ﴿ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا اتَّقُوا اللَّهَ وَقُولُوا قَوْلًا سَدِيدًا٧٠ ﴾

(Ya ‘Ayyouha l-Ladhina ‘amanou t-taqou l-laha wa qoulou qawlan sadida)

[33/70] ce qui signifie : « Ô vous qui êtes croyants, faites preuve de piété à l’égard de Dieu et dites des paroles justes »

Et les versets pour ordonner la piété sont nombreux et connus.

Et dans sourat AtTalaq verset 2 et 3, Allah ta^ala dit:

 ﴿ فَإِذَا بَلَغْنَ أَجَلَهُنَّ فَأَمْسِكُوهُنَّ بِمَعْرُوفٍ أَوْ فَارِقُوهُنَّ بِمَعْرُوفٍ وَأَشْهِدُوا ذَوَيْ عَدْلٍ مِّنكُمْ وَأَقِيمُوا الشَّهَادَةَ لِلَّهِ ذَلِكُمْ يُوعَظُ بِهِ مَن كَانَ يُؤْمِنُ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الْآخِرِ وَمَن يَتَّقِ اللَّهَ يَجْعَل لَّهُ مَخْرَجًا ٢  وَيَرْزُقْهُ مِنْ حَيْثُ لَا يَحْتَسِبُ ٣﴾

(Fa’idha balaghna ‘Ajalahounna fa’amsikhounna bima^roufin ‘aw fariqouhounna bima^roufin wa ‘achidou dhaway ^adlin minkoum wa ‘Aqimou ach-chahadata li l-Lahi dhalikoum you^adhou bihi man kana you’minou bi l-Lahi wa l-yawmi l-‘akhiri wa man yattaqi l-Laha yaj^al lahou makhrajan. wa yarzouqhou min haythou la yahtasib)

[65/2-3] ce qui signifie :«  Lorsqu’elles arrivent à leur terme, alors gardez les correctement ou séparez vous dans le bien. Et faites témoigner des personnes de confiance d’entre vous, et faites que le témoignage soit fait par recherche de l’agrément de Dieu. Cela est une source d’exhortation pour celui qui croit en Dieu et au jour dernier. Et celui qui craint Dieu, Allah lui accorde une issue, et Il lui accorde une subsistance d’une voie par laquelle il ne s’attendait pas à recevoir. »

Et dans sourat Al-‘Anfal, verset 29, Allah ta^ala dit :

﴿ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا إِن تَتَّقُوا اللَّهَ يَجْعَل لَّكُمْ فُرْقَانًا وَيُكَفِّرْ عَنكُمْ سَيِّئَاتِكُمْ وَيَغْفِرْ لَكُمْ ۗ وَاللَّهُ ذُو الْفَضْلِ الْعَظِيمِ  ٢٩﴾

(Ya `ayyouha l-Ladhina `amanou `in tattaqou l-Laha yaj^al lakoum fourqanan wa youkaffir ^ankoum sayyi^atikoum wa yaghfir lakoum wa l-Lahou dhou l-fadli l-^adhim)

[8/29] ce qui signifie : « Et si vous craignez Dieu, Il vous montrera le vrai du faux, et Il vous expiera vos péchés et vous pardonnera. Et Allah est Celui qui accorde une grâce éminente. »

Et les versets dans ce chapitre sont nombreux et connus. 

Pour ce qui est des ahadith,  

69– وأما الأحاديث : فالأول : عن أبي هريرةَ رضي الله عنه ، قَالَ : قِيلَ:
يَا رسولَ الله ، مَنْ أكرمُ النَّاس ؟ قَالَ : (( أَتْقَاهُمْ )) . فقالوا : لَيْسَ عن هَذَا نسألُكَ ، قَالَ : (( فَيُوسُفُ نَبِيُّ اللهِ ابنُ نَبِيِّ اللهِ ابنِ نَبيِّ اللهِ ابنِ خليلِ اللهِ )) قالوا : لَيْسَ عن هَذَا نسألُكَ ، قَالَ : (( فَعَنْ مَعَادِنِ العَرَبِ تَسْأَلوني ؟ خِيَارُهُمْ في الجَاهِليَّةِ خِيَارُهُمْ في الإِسْلامِ إِذَا فقُهُوا )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .

و(( فَقُهُوا )) بِضم القافِ عَلَى المشهورِ وَحُكِيَ كَسْرُها : أيْ عَلِمُوا أحْكَامَ الشَّرْعِ .

Dans le hadith 69 du livre, le premier de ce chapitre, d’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, il a été dit : « Ô Messager de Dieu, qui est le plus honorable des gens ? » Il leur a dit ce qui signifie: “ C’est celui qui est le plus pieux. ” Ils lui ont dit : “ Ce n’est pas à ce propos que nous t’avons posé la question. ”

Il a dit ce qui signifie : “ C’est donc Youçouf, prophète de Dieu, fils d’un prophète de Dieu qui est Ya^qoub, fils d’un prophète de Dieu qui est Is-haq, fils de Khalilou l-Lah qui est Ibrahim. ” Ils lui ont dit : “ Ce n’est pas à ce sujet que nous t’interrogeons. ”

Il leur a dit, ce qui signifie, à propos de la valeur des arabes :  Les meilleurs dans la jalihiyyah seront les meilleurs dans l’islam, dès lors qu’ils apprennent la religion. ”

[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]

70– الثَّاني : عن أبي سعيد الخدري رضي الله عنه ، عن النَّبيّ ﷺ ، قَالَ : (( إنَّ
الدُّنْيَا حُلْوَةٌ خَضِرةٌ ، وإنَّ اللهَ مُسْتَخْلِفُكُمْ فِيهَا فَيَنْظُرَ كَيفَ تَعْمَلُونَ ، فَاتَّقُوا الدُّنْيَا وَاتَّقُوا النِّسَاء ؛ فإنَّ أَوَّلَ فِتْنَةِ بَنِي إسرائيلَ كَانَتْ في النِّسَاءِ )) رواه مسلم .

Dans le hadith 70 du même livre, le deuxième de ce chapitre, d’après Abou Sa^id Al-khoudriyy, que Allah l’agrée, d’après le Prophète ﷺ, il a dit ce qui signifie : « Le bas-monde est plein de choses douces et plaisantes au regard, et Allah a fait de vous des successeurs. » 

Quand le terme successeur est évoqué ici, on parle soit de successeurs qui vont gérer ce bas-monde, soit de successeurs de ceux qui vont précédé, parce que le bas-monde n’arrive chez les gens que lorsque ceux qui les ont précédés sont partis, sont morts. Et Dieu sait comment vous allez vous comporter, alors préservez-vous du bas-monde. C’est-à-dire éloignez-vous de ces sources de dissensions. Faites bien attention que le bas-monde ne vous détourne pas, ne vous laissez pas méprendre et entraînez par le bas-monde de sorte à ne pas accomplir ce que Allah vous a ordonné d’accomplir et à commettre ce qu’Il vous a ordonné de ne pas commettre.

« Et craignez et préservez-vous des femmes, car la première source de dissensions parmi les fils d’Isra’il était par la cause des femmes. »

[Rapporté par Mouslim]

71– الثالث : عن ابن مسعودٍ رضي الله عنه : أنَّ النَّبيّ ﷺ كَانَ يقول : (( اللَّهُمَّ إنِّي أَسألُكَ الهُدَى ، وَالتُّقَى ، وَالعَفَافَ ، وَالغِنَى )) رواه مسلم .

Dans le hadith 71, donc le troisième de ce chapitre, d’après Ibn Mas^oud, que Allah l’agrée, le Prophète ﷺ disait souvent :

اللهم إني أسألكَ الهُدى والتقى والعَفافَ والغِنى

(Allahouma inni as-s‘alouka al-houda wa taqa wa l-^afafa wa l-ghina)

ce qui signifie : « Ô Allah, je te demande la bonne guidée, la piété, la chasteté et la richesse. » C’est-à-dire la richesse de l’âme.

[Rapporté par Mouslim]

72– الرابع : عن أبي طريفٍ عدِيِّ بن حاتمٍ الطائيِّ رضي الله عنه ، قَالَ : سمعتُ رسولَ الله ﷺ ، يقول : (( مَنْ حَلَفَ عَلَى يَمِينٍ ثُمَّ رَأَى أتْقَى للهِ مِنْهَا فَليَأتِ التَّقْوَى )) رواه مسلم .

Dans le hadith 72, qui est le quatrième de ce chapitre, d’après Abou Tarif, ^Adiyy fils de Hatima Ta’iyy, que Allah l’agrée a dit : « J’ai entendu le messager de Allah ﷺ dire ce qui signifie: : « Celui qui a juré de faire quelque chose, puis il a vu qu’une autre chose valait mieux [c’est-à-dire est plus proche de la piété], alors qu’il fasse ce qui est le plus proche de la piété, [c’est-à-dire en expiant le fait d’avoir juré, de ne pas avoir tenu sa parole]. »

[Rapporté par Mouslim

73– الخامس : عن أبي أُمَامَةَ صُدَيّ بنِ عجلانَ الباهِلِيِّ رضي الله عنه ، قَالَ : سَمِعتُ رسولَ الله ﷺ يَخْطُبُ في حجةِ الوداعِ ، فَقَالَ : (( اتَّقُوا الله وَصلُّوا خَمْسَكُمْ ، وَصُومُوا شَهْرَكُمْ ، وَأَدُّوا زَكاةَ أَمْوَالِكُمْ ، وَأَطِيعُوا أُمَرَاءكُمْ تَدْخُلُوا جَنَّةَ رَبِّكُمْ )) رواه الترمذي ، في آخر كتابِ الصلاةِ ، وَقالَ : (( حديث حسن صحيح )) .

Dans le hadith 73, qui est le cinquième de ce chapitre, d’après Abou ‘Oumamah Soudaiyy fils de ^Abdi l-Lah Al-Bahiliyy, que Dieu l’agrée, a dit : « J’ai entendu le messager de Allah ﷺ donner un discours lors du pèlerinage d’adieu, il a dit ce qui signifie : « Faites preuve de piété à l’égard de Dieu, accomplissez vos cinq prières, jeûnez votre mois, acquittez vous de la zakat sur vos biens, obéissez à vos gouverneurs ou à vos responsables, vous entrerez au paradis de votre Seigneur. »

[Rapporté par  At-Tirmidhiyy à la fin du livre salat. Il a dit que c’est un hadith qui est haçan et sahih]

٧ – باب في اليقين والتوكل

قَالَ الله تَعَالَى : ﴿ وَلَمَّا رَأى الْمُؤْمِنُونَ الأَحْزَابَ قَالُوا هَذَا مَا وَعَدَنَا اللهُ وَرَسُولُهُ وَصَدَقَ اللهُ وَرَسُولُهُ وَمَا زَادَهُمْ إِلاَّ إِيمَاناً وَتَسْلِيماً ﴾ [ الأحزاب : 22 ]، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ الَّذِينَ قَالَ لَهُمُ النَّاسُ إِنَّ النَّاسَ قَدْ جَمَعُوا لَكُمْ فَاخْشَوْهُمْ فَزَادَهُمْ إِيمَاناً وَقَالُوا حَسْبُنَا اللهُ وَنِعْمَ الْوَكِيلُ ، فَانْقَلَبُوا بِنِعْمَةٍ مِنَ اللهِ وَفَضْلٍ لَمْ يَمْسَسْهُمْ سُوءٌ وَاتَّبَعُوا رِضْوَانَ اللهِ وَاللهُ ذُو فَضْلٍ عَظِيمٍ ﴾ [ آل عمران :173- 174 ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَتَوَكَّلْ عَلَى الْحَيِّ الَّذِي لا يَمُوتُ ﴾ [ الفرقان :58 ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَعَلَى اللهِ فَلْيَتَوَكَّلِ الْمُؤْمِنُونَ ﴾ [ إبراهيم : 11 ] ، وَقالَ تَعَالَى :
﴿ فَإِذَا عَزَمْتَ فَتَوَكَّلْ عَلَى الله ﴾ [ آل عمران : 159 ] ، والآيات في الأمرِ بالتوكلِ كثيرةٌ معلومةٌ . وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَمَنْ يَتَوَكَّلْ عَلَى اللهِ فَهُوَ حَسْبُهُ ﴾ [ الطلاق : 3 ] : أي كافِيهِ . وَقالَ تَعَالَى : ﴿ إِنَّمَا الْمُؤْمِنُونَ الَّذِينَ إِذَا ذُكِرَ اللهُ وَجِلَتْ قُلُوبُهُمْ وَإِذَا تُلِيَتْ عَلَيْهِمْ آيَاتُهُ زَادَتْهُمْ إِيمَاناً وَعَلَى رَبِّهِمْ يَتَوَكَّلُونَ ﴾  [ الأنفال : 2 ] ، والآيات في فضل التوكل كثيرةٌ معروفةٌ .

Chapitre 7 : La certitude et le fait de se fier à Dieu

Allah ta^ala dit dans sourat Al-‘Ahzab verset 22 :

﴿ وَلَمَّا رَأَى الْمُؤْمِنُونَ الْأَحْزَابَ قَالُوا هَٰذَا مَا وَعَدَنَا اللَّهُ وَرَسُولُهُ وَصَدَقَ اللَّهُ وَرَسُولُهُ ۚ وَمَا زَادَهُمْ إِلَّا إِيمَانًا وَتَسْلِيمًا ٢٢﴾

( Wa lamma ra`a l-mou`minouna l-`ahzaba qalou hadha ma wa^adana l-lahou wa rasoulouhou wa sadaqa l-lahou wa rasoulouhou wa ma zadahoum `Illa `Imanan wa taslima )

[33/22] ce qui signifie : « Lorsque les croyants ont vu les différentes factions, ils ont dit : «  Voilà ce que Allah et Son Messager nous ont promis. Allah et Son Messager ont dit vrai. » Et cela ne les a augmenté qu’en foi et en soumission. »

﴿ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا إِن تَتَّقُوا اللَّهَ يَجْعَل لَّكُمْ فُرْقَانًا وَيُكَفِّرْ عَنكُمْ سَيِّئَاتِكُمْ وَيَغْفِرْ لَكُمْ ۗ وَاللَّهُ ذُو الْفَضْلِ الْعَظِيمِ  ٢٩﴾

Dans souratAli ^Imran, versets 173 et 174, Allah ta^ala dit:

الَّذِينَ قَالَ لَهُمُ النَّاسُ إِنَّ النَّاسَ قَدْ جَمَعُوا لَكُمْ فَاخْشَوْهُمْ فَزَادَهُمْ إِيمَانًا وَقَالُوا حَسْبُنَا اللَّهُ وَنِعْمَ الْوَكِيلُ ﴿

فَانقَلَبُوا بِنِعْمَةٍ مِّنَ اللَّهِ وَفَضْلٍ لَّمْ يَمْسَسْهُمْ سُوءٌ وَاتَّبَعُوا رِضْوَانَ اللَّهِ ۗ وَاللَّهُ ذُو فَضْلٍ عَظِيمٍ ١٧٣﴾

(Al-ladhina qala lahoumou n-nasou `inna n-Nasa qad jama^ou lakoum fakhchawhoum fazadahoum `imanan wa qalou hasboun l-lahu wa ni^ma l-wakil. Fanqalabou bini^matin m-mina l-lahi wa fadlin l-lam yamsas-houm sou’oun wa t-taba^ou riđwana l-lahi wa l-lahou dhou fadlin ^azimi)

[3/173-174] ce qui signifie : « Ceux à qui les gens ont dit : « Les gens ont complotés contre vous, craignez-les ! » Mais cela ne les a augmenté qu’en foi, ils ont dit : « Allah nous suffit et qui de mieux que Lui à qui nous nous fions. » Et ils sont retournés avec une grâce de la part de Dieu et un mérite, aucun mal ne les a touchés. Ils ont suivi ce qui fait mériter l’agrément de Dieu, et Allah est Celui qui accorde une grâce éminente. »

Et dans sourat Al Fourqan, verset 58, Allah ta^ala dit :

﴿ وَتَوَكَّلْ عَلَى الْحَيِّ الَّذِي لَا يَمُوتُ ٥٨﴾

(Wa tawakkal ^ala l-hayyi l-ladhi la yamout)

[25/58] ce qui signifie : « Fie toi à Celui qui a pour attribut la vie et qui ne meurt pas. »

Et dans sourat Ibrahim, verset 11, Allah ta^ala dit :

﴿ وَعَلَى اللَّهِ فَلْيَتَوَكَّلِ الْمُؤْمِنُونَ ١١﴾

(Wa ^ala l-lahi falyatawakali l-mou`minouna)

[14/11] ce qui signifie : « Et que les croyants se fient donc à Dieu. »

Et dans souratAli ^Imran, verset 159, Allah ta^ala dit :

﴿ فَإِذَا عَزَمْتَ فَتَوَكَّلْ عَلَى اللَّهِ ۚ  ١٥٩﴾

(Fa`idha ^azamta fatawakkal ^ala l-lahi)

[3/59] ce qui signifie : « Dès lors que tu t’es décidé, alors fie toi à Dieu. »

Et les versets qui ordonnent de se fier à Dieu sont nombreux et connus.

Allah ta^ala, dans sourat AtTalaq verset 3 dit :

﴿ وَمَن يَتَوَكَّلْ عَلَى اللَّهِ فَهُوَ حَسْبُهُ ٣﴾

(waman yatawakkal ^ala l-Lahi fahouwa hasbouh)

[65/3] ce qui signifie : « Celui qui se fie à Dieu, Allah lui suffit. »

Allah ta^ala dit dans sourat Al-‘Anfal verset 2:

﴿ إِنَّمَا ٱلۡمُؤۡمِنُونَ ٱلَّذِينَ إِذَا ذُكِرَ ٱللَّهُ وَجِلَتۡ قُلُوبُهُمۡ وَإِذَا تُلِيَتۡ عَلَيۡهِمۡ ءَايَٰتُهُۥ زَادَتۡهُمۡ إِيمَٰنٗا وَعَلَىٰ رَبِّهِمۡ يَتَوَكَّلُونَ ٢﴾

(‘Innama l-mou`uminouna l-ladhina `idha dhoukira l-lahu wajilat qouloubouhoum wa `Idha touliyat ^alayhim `ayatouhou zadat-houm `imanan wa ^ala rabbihim yatawakkaloun)

[8/2] ce qui signifie : « Certes les croyants sont ceux qui, lorsque Allah est cité, leurs coeurs prennent peur d’une peur révérencielle et lorsque ces versets leurs sont récités, ils les augmentent en foi et ils se fient à leur Seigneur. »

Et les versets à propos de se fier à Dieu sont nombreux et connus. 

Pour ce qui est des ahadith

74– وأما الأحاديث : فالأول : عن ابن عباس رضي الله عنهما ، قَالَ : قَالَ رسولُ الله  ﷺ : (( عُرِضَتْ عَلَيَّ الأُمَمُ ، فَرَأيْتُ النَّبيّ ومَعَهُ الرُّهَيطُ ، والنبي وَمَعَهُ الرَّجُلُ وَالرَّجُلانِ ، والنبيَّ لَيْسَ مَعَهُ أَحَدٌ إِذْ رُفِعَ لي سَوَادٌ عَظيمٌ فَظَنَنْتُ أَنَّهُمْ أُمَّتِي فقيلَ لِي : هَذَا مُوسَى وَقَومُهُ ، ولكنِ انْظُرْ إِلَى الأُفُقِ ، فَنَظَرتُ  فَإِذا سَوادٌ عَظِيمٌ ، فقيلَ لي : انْظُرْ إِلَى الأفُقِ الآخَرِ ، فَإِذَا سَوَادٌ عَظيمٌ ، فقيلَ لِي : هذِهِ أُمَّتُكَ وَمَعَهُمْ سَبْعُونَ ألفاً يَدْخُلُونَ الجَنَّةَ بِغَيرِ حِسَابٍ ولا عَذَابٍ )) ، ثُمَّ نَهَضَ فَدخَلَ مَنْزِلَهُ فَخَاضَ النَّاسُ في أُولئكَ الَّذِينَ يَدْخُلُونَ الجَنَّةَ بِغَيْرِ حِسَابٍ ولا عَذَابٍ ، فَقَالَ بَعْضُهُمْ : فَلَعَلَّهُمْ الَّذينَ صَحِبوا رسولَ الله  ﷺ ، وَقالَ بعْضُهُمْ : فَلَعَلَّهُمْ الَّذِينَ وُلِدُوا في الإِسْلامِ فَلَمْ يُشْرِكُوا بِالله شَيئاً – وذَكَرُوا أشيَاءَ –

فَخَرجَ عَلَيْهِمْ رسولُ الله ﷺ ، فَقَالَ : (( مَا الَّذِي تَخُوضُونَ فِيهِ ؟ )) فَأَخْبَرُوهُ فقالَ : (( هُمُ الَّذِينَ لاَ    يَرْقُونَ، وَلا يَسْتَرقُونَ، وَلا يَتَطَيَّرُونَ ؛ وعَلَى رَبِّهِمْ يَتَوكَّلُون )) فقامَ عُكَّاشَةُ ابنُ محصنٍ ، فَقَالَ : ادْعُ الله أنْ يَجْعَلني مِنْهُمْ ، فَقَالَ : (( أنْتَ مِنْهُمْ )) ثُمَّ قَامَ رَجُلٌ آخَرُ، فَقَالَ : ادْعُ اللهَ أنْ يَجْعَلنِي مِنْهُمْ، فَقَالَ : (( سَبَقَكَ بِهَا عُكَّاشَةُ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ.

(( الرُّهَيْطُ )) بضم الراء تصغير رهط : وهم دون عشرة أنفس ، وَ(( الأُفقُ )) الناحية والجانب . و(( عُكَّاشَةُ )) بضم العين وتشديد الكاف وبتخفيفها ، والتشديد أفصح .

Dans le hadith 74, qui est le premier de ce chapitre, d’après Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée lui et son père, le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Les communautés m’ont été exposées, et j’ai vu un prophète qui n’avait qu’un seul petit groupe avec lui, et j’ai vu un prophète qui n’avait qu’un seul homme avec lui ou deux hommes, et j’ai vu un prophète qui n’avait personne avec lui. C’est alors que j’ai vu une foule immense, je croyais que c’était ma communauté. Il m’a été dit :  “ Voici Mouça et son peuple, regarde plutôt à l’horizon. ” J’ai levé mon regard vers l’horizon et j’ai vu une grande foule, on m’a dit : “ Regarde vers l’autre horizon. ” Et j’ai vu également une grande foule, il m’a été dit : “ Voici ta communauté, ils seront accompagnés de soixante dix mille qui entreront aux paradis sans châtiment. ” Puis, le Prophète s’est levé et est rentré dans sa pièce. Les gens se sont mis à discuter à propos des gens qui vont rentrer au paradis sans châtiment. Certains se sont dit : “ C’est peut-être les gens qui furent les compagnons du prophète de Allah . ” D’autres ont dit : “ C’est peut-être ceux qui vont naître dans l’Islam et qui n’ont pas commis de mécréante auparavant. ” Ils ont fait des hypothèses. Puis le messager de Allah est revenu, il leur a dit ce qui signifie : “ À propos de quoi vous discutez ? ” Ils lui ont dit ce qu’ils se disaient, alors le Messager de Allah leur a expliqué et leur a dit ce qui signifie : “ Ce sont ceux qui ne récitent pas des rouqiyah contraires à la loi, ceux qui ne demandent pas à ce qu’on leur récite des rouqiyah contraires à la loi et qui ne sont pas superstitieux et qui se fient à leur Seigneur. ” C’est alors qu’un compagnon qui s’appelle ^Oukachah fils de Mihsan a dit: “ Invoques Dieu pour que je sois parmi eux. ” Alors que le Messager de Allah lui a dit ce qui signifie : “ Tu es l’un d’entre eux. ” Alors un autre compagnon s’est levé et a dit : “ Moi aussi, fais moi des invocations pour que je sois à leur nombre. ” C’est alors que le prophète a dit ce qui signifie : « ^Oukachah a été plus rapide que toi. »

Au début du hadith, lorsque le prophète ﷺ a parlé d’un prophète qui avait un faible nombre avec lui, il a utilisé un terme qui indique qu’il avait moins de dix personnes. Et quand on parle de l’horizon, on parle du côté. Et quand on dit ^Oukachah, on peut dire aussi ^Oukacha. Mais ^Oukachah c’est plus éloquent, c’est-à-dire avec la chaddah

75– الثاني : عن ابن عباس رضي الله عنهما أيضاً : أنَّ رَسُول الله ﷺ كَانَ يقول : (( اللَّهُمَّ لَكَ أَسْلَمْتُ ، وَبِكَ آمَنْتُ ، وَعَليْك تَوَكَّلْتُ ، وَإِلَيْكَ أنَبْتُ ، وَبِكَ خَاصَمْتُ. اللَّهُمَّ أعُوذُ بعزَّتِكَ؛ لا إلهَ إلاَّ أَنْتَ أنْ تُضلَّني، أَنْتَ الحَيُّ الَّذِي لاَ تَمُوتُ، وَالجِنُّ والإنْسُ يَمُوتُونَ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ، وهذا لفظ مسلم واختصره البخاري.

Et le deuxième hadith de ce chapitre, qui est le hadith 75, An-Nawawiyy rapporte de Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée lui et son père également, que le Messager de Allah ﷺ a dit cette invocation :

اللَّهُمَّ لك أَسْلَمْتُ، وبِكَ آمَنتُ، وعَلَيكَ تَوَكَّلْت، وإِلَيكَ أَنَبْتُ، وبك خَاصَمْتُ، اللهم أعُوذ بِعزَّتك؛ لا إله إلا أنت أن تُضلَّني، أنت الحَيُّ الذي لا تموت، والجِنُّ والإنْسُ يَمُوتُونَ

qui signifie : « Ô Allah, je me soumets à Toi, je crois en Toi, je me fie à Toi, je me repens à Toi, c’est pour Ton agrément que je défends Ta religion. Ô Allah, je recherche la préservation par Ta gloire, il n’est de Dieu que Toi, que je sois égaré. Tu es Celui qui a pour attribut la vie, Qui ne meurt pas, tandis que les jinn et les humains meurent. »

[ rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim ]

76– الثالث : عن ابن عباس رضي الله عنهما أيضاً ، قَالَ : حَسْبُنَا اللهُ وَنِعْمَ الوَكِيلُ ، قَالَهَا إِبرَاهيمُ عَلَيْهِ ٱلسَّلَامُ حِينَ أُلقِيَ في النَّارِ ، وَقَالَها مُحَمَّدٌ ﷺ حِينَ قَالُوا : إنَّ النَّاسَ قَدْ جَمَعوا لَكُمْ فَاخْشَوْهُمْ فَزَادَهُمْ إيْماناً وَقَالُوا : حَسْبُنَا الله ونعْمَ الوَكيلُ . رواه البخاري .

وفي رواية لَهُ عن ابن عَبَّاسٍ رضي الله عنهما ، قَالَ : كَانَ آخر قَول إبْرَاهِيمَ عَلَيْهِ ٱلسَّلَامُ حِينَ أُلْقِيَ في النَّارِ : حَسْبِي الله ونِعْمَ الوَكِيلُ .

Dans le hadith 76, le troisième de ce chapitre, d’après Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée lui et son père également, il a dit  « حَسْبُنَا اللَّهُ وَنِعْمَ الْوَكِيلُ » « Hasbouna l-lahou wa ni^mal wakil ». Verset 173 de souratAli ^Imran, cette parole a été dite par Ibrahim ^alayhi s-salam lorsqu’il a été jeté dans le feu, et également Mouhammad ﷺ l’a dite lorsqu’ils ont dit, verset 173 de souratAli ^Imran

﴿ إِنَّ النَّاسَ قَدْ جَمَعُوا لَكُمْ فَاخْشَوْهُمْ فَزَادَهُمْ إِيمَانًا وَقَالُوا حَسْبُنَا اللَّهُ وَنِعْمَ الْوَكِيلُ ١٧٣﴾

(`inna n-Nasa qad jama^ou lakoum fakhchawhoum fazadahoum `imanan wa qalou hasboun l-lahou wa ni^ma l-wakil)

ce qui signifie : « Les gens se sont alliés et ont complotés contre vous, craignez-les mais cela n’a fait que les augmenter en foi et ils ont dit :

 « حَسْبُنَا اللَّهُ وَنِعْمَ الْوَكِيلُ »

Qui veut dire : « Allah nous suffit et qui de mieux que Lui à qui se fier. » 

Et dans une version de Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée, il a dit ce qui signifie : «  La dernière parole que Ibrahim ^alayhi s-salam avait dit lorsqu’il a été jeté dans le feu est :

« حَسْبُنَا اللَّهُ وَنِعْمَ الْوَكِيلُ » .

77– الرابع : عن أبي هريرةَ رضي الله عنه ، عن النَّبيّ ﷺ ، قَالَ : (( يَدْخُلُ الجَنَّةَ أَقْوامٌ أفْئِدَتُهُمْ مِثلُ أفْئِدَةِ الطَّيرِ )) رواه مسلم .

قيل : معناه متوكلون ، وقيل : قلوبهم رَقيقَةٌ .

Dans le hadith 77, le quatrième de ce chapitre, d’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, d’après le Prophète ﷺ , il a dit : «  Des gens entreront au paradis, leur coeur sont comme le coeur des oiseaux. »

[Rapporté par Mouslim. Il a dit que cela veut dire qu’ils se fient totalement à Dieu et il est dit que leur cœur sont doux]

Il a été dit que cela veut dire qu’il se fie totalement à Dieu. Et il a été dit que leurs coeurs sont doux.

78– الخامس : عن جابر رضي الله عنه : أَنَّهُ غَزَا مَعَ النبي ﷺ  قِبلَ نَجْدٍ ، فَلَمَّا قَفَلَ رَسُول الله ﷺ قَفَلَ معَهُمْ ، فَأَدْرَكَتْهُمُ القَائِلَةُ في وَادٍ كثير العِضَاه ، فَنَزَلَ رَسُول الله ﷺ وَتَفَرَّقَ النَّاسُ يَسْتَظِلُّونَ بالشَّجَرِ ، وَنَزَلَ رَسُول الله ﷺ تَحتَ سَمُرَة فَعَلَّقَ بِهَا سَيفَهُ وَنِمْنَا نَوْمَةً ، فَإِذَا رسولُ الله ﷺ يَدْعونَا وَإِذَا عِنْدَهُ أعْرَابِيٌّ ، فَقَالَ : (( إنَّ هَذَا اخْتَرَطَ عَلَيَّ سَيفِي وَأنَا نَائمٌ فَاسْتَيقَظْتُ وَهُوَ في يَدِهِ صَلتاً ، قَالَ : مَنْ يَمْنَعُكَ مِنِّي ؟ قُلْتُ : الله – ثلاثاً- )) وَلَمْ يُعاقِبْهُ وَجَلَسَ . مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .وفي رواية قَالَ جَابرٌ : كُنَّا مَعَ رَسُولِ الله ﷺ بذَاتِ الرِّقَاعِ ، فَإِذَا أَتَيْنَا عَلَى شَجَرَةٍ ظَلِيلَةٍ تَرَكْنَاهَا لرسول الله ﷺ ، فجاء رَجُلٌ مِنَ المُشْركينَ وَسَيفُ رَسُول الله ﷺ معَلَّقٌ بالشَّجَرَةِ فَاخْتَرطَهُ ، فَقَالَ : تَخَافُنِي ؟ قَالَ : (( لاَ )) فَقَالَ : فَمَنْ يَمْنَعُكَ مِنِّي ؟ قَالَ : (( الله )) .

وفي رواية أبي بكر الإسماعيلي في  » صحيحه  » ، قَالَ : مَنْ يَمْنَعُكَ مِنِّي ؟
قَالَ : (( اللهُ )) . قَالَ : فَسَقَطَ السيفُ مِنْ يَدهِ ، فَأخَذَ رسولُ الله ﷺ السَّيْفَ ، فَقَالَ : (( مَنْ يَمْنَعُكَ مني ؟ ))  . فَقَالَ : كُنْ خَيرَ آخِذٍ . فَقَالَ : (( تَشْهَدُ أنْ لا إلهَ إلاَّ الله وَأَنِّي رَسُول الله ؟ )) قَالَ : لاَ ، وَلَكنِّي أُعَاهِدُكَ أنْ لا أُقَاتِلَكَ ، وَلاَ أَكُونَ مَعَ قَومٍ يُقَاتِلُونَكَ ، فَخَلَّى سَبيلَهُ ، فَأَتَى أصْحَابَهُ ، فَقَالَ : جئتُكُمْ مِنْ عنْد خَيْرِ النَّاسِ .

قَولُهُ : (( قَفَلَ )) أي رجع ، وَ(( الْعِضَاهُ )) الشجر الَّذِي لَهُ شوك، و(( السَّمُرَةُ )) بفتح السين وضم الميم : الشَّجَرَةُ مِنَ الطَّلْح ، وهيَ العِظَامُ مِنْ شَجَرِ العِضَاهِ ، وَ(( اخْتَرَطَ السَّيْف )) أي سلّه وَهُوَ في يدهِ . (( صَلْتاً )) أي مسلولاً ، وَهُوَ بفتحِ الصادِ وضَمِّها .

An-Nawawiyy rapporte dans le hadith 78, le cinquième de ce chapitre, d’après Jabir que Allah l’agrée, il a dit qu’il avait accompagné le Prophète ﷺ lors de la conquête en direction d’un nadj. [Nadj, c’est un endroit élevé de la terre, c’est cela le sens ce qui est visé ici. C’est la conquête qui s’appelle Dhatirriqa]. Sur le chemin du retour le Messager de Allah ﷺ quand il a fini, il est revenu et Jabir était avec eux. Quand il est revenu, il était dans une vallée qui comportait beaucoup d’arbre qui comportait des épines et ça coïncidait avec le moment de la sieste [le temps de la sieste, en plein milieu de la journée quand il fait très très chaud]. Le Prophète Mouhammad ﷺ  est descendu de sa monture pour faire une halte et tous les compagnons se sont dispersés pour chercher un peu d’ombre des arbres. Et le Messager de Allah ﷺ, c’est mis à l’ombre d’un arbre assez grand qui comportait des épines et il a accroché son épée dans cette arbre et donc Jabir qui rapporte il dit : « Nous nous sommes tous assoupis, c’est alors que nous nous sommes aperçu que le Messager de  Allah ﷺ nous appelait et il y’avait un campagnard qui était à côté de lui. Donc le Prophète a dit ce qui signifie : « Cet homme avait tiré mon épée alors que j’étais endormi. Je me suis réveillé et je l’ai trouvé avec mon épée dans sa main brandi. Et il m’as dit : “ Qui te protège de moi ? ”  Je lui est dit : « Allah.» Donc il a fait cela trois fois, il ne l’as pas puni et il s’est assis.

[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]

Dans une autre version rapportée par Al-Boukhariyy, Jâbir qui rapporte a dit : « Nous étions en compagnie du Messager de Allah ﷺ dans la bataille de Dhatirriqa et quand nous sommes revenus nous avons trouvé un arbre avec plein de feuille [suffisamment pour faire de l’ombre], nous avons laissé cette place pour le Messager de Allah ﷺ. Un associateur est venu alors que l’épée du Messager de Allah ﷺ était accrochée à l’arbre, il [l’associateur] a pris l’épée et il a dit : “ Est ce que tu as peur de moi ? ” Et le Messager de Dieu lui a dit ce qui signifie « Non. » Le campagnard lui a dit : « Et qui te protège de moi ? » Le Messager a dit : «Allah.»

Et dans la version de Abou Bakr Isma^iliyy dans son Sahih, le campagnard a dit : “ Qui te protège de moi ? ” Le Messager a dit «Allah.» C’est alors que l’épée est tombée de la main du campagnard et le Messager de Allah ﷺ a pris l’épée de sa main et a dit au campagnard ce qui signifie : « Et qui te protège de moi ? » Alors le campagnard lui a dit : « Soit le meilleur des deux. » Alors le Messager lui a dit ce qui signifie : « Est ce que tu témoigne qu’il n’est de Dieu que Dieu et que je suis le Messager de Dieu ? » Le campagnard lui a répondu : « Non, mais je te promets je ne te combattrai jamais et je ne serai jamais au côté de gens qui vont te combattre. » Il l’a relâché. Ce campagnard a rejoint son clan et il leur a dit ce qui signifie : « Je suis venue j’étais auprès du meilleur des gens. » [Parce que c’est un acte qu’ aucune personne qu’il connaît n’aurait fait.]

79– السادس : عن عُمَر رضي الله عنه ، قَالَ : سمعتُ رَسُول الله ﷺ ، يقول : (( لَوْ أَنَّكُمْ تَتَوَكَّلُونَ عَلَى اللهِ حَقَّ تَوَكُّلِهِ لَرَزَقَكُمْ كَمَا يَرْزُقُ الطَّيْرَ ، تَغْدُو خِمَاصاً

وَتَرُوحُ بِطَاناً )) رواه الترمذي ، وَقالَ : (( حديث حسن )) .

معناه : تَذْهبُ أَوَّلَ النَّهَارِ خِمَاصاً : أي ضَامِرَةَ البُطُونِ مِنَ الجُوعِ ، وَتَرجعُ آخِرَ النَّهَارِ بِطَاناً . أَي مُمْتَلِئَةَ البُطُونِ .

Dans le hadith 79, le sixième de ce chapitre An-Nawawiyy rapporte d’après Umar (que Dieu l’agréé) il a dit j’ai entendu le Messager de Allah ﷺ dire ce qui signifie : « Si vous vous fié à Dieu véritablement, Il vous aurait accorder votre subsistance tout comme il l’accorde aux oiseaux, qui sorte le matin le ventre creux, il rentre le soir le ventre plein. »

[Rapporté par  At-Tirmidhiyy et il a dit c’est un hadith qui est haçan]

80– السابع : عن أبي عُمَارة البراءِ بن عازب رضي الله عنهما ، قَالَ : قَالَ رسولُ الله ﷺ : (( يَا فُلانُ ، إِذَا أَوَيْتَ إِلَى فراشِكَ ، فَقُل : اللَّهُمَّ أسْلَمتُ نَفْسي إلَيْكَ ، وَوَجَّهتُ وَجْهِي إلَيْكَ ، وَفَوَّضتُ أَمْري إلَيْكَ ، وَأَلجأْتُ ظَهري إلَيْكَ رَغبَةً وَرَهبَةً إلَيْكَ ، لا مَلْجَأ وَلاَ مَنْجَا مِنْكَ إلاَّ إلَيْكَ ، آمنْتُ بِكِتَابِكَ الَّذِي أنْزَلْتَ ؛ وَنَبِيِّكَ الَّذِي أَرْسَلْتَ . فَإِنَّكَ إِنْ مِتَّ مِنْ لَيلَتِكَ مِتَّ عَلَى الفِطْرَةِ ، وَإِنْ أصْبَحْتَ أَصَبْتَ خَيراً )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .

وفي رواية في الصحيحين ، عن البراءِ ، قَالَ : قَالَ لي رَسُول الله ﷺ : (( إِذَا أَتَيْتَ مَضْجِعَكَ فَتَوَضَّأْ وُضُوءكَ للصَّلاةِ ، ثُمَّ اضْطَجعْ عَلَى شِقِّكَ الأَيمَنِ ،     وَقُلْ … وذَكَرَ نَحْوَهُ ثُمَّ قَالَ : وَاجْعَلْهُنَّ آخِرَ مَا تَقُولُ )) .

Dans le hadith 80, qui est le septième de ce chapitre, An-Nawawiyy rapporte d’après Abou ^Oumarah fils de ^Azib, que Dieu les agrées tous les deux, il a dit:  « Le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Ô untel, [donc il s’adressait à un compagnon, le rapporteur n’as pas cité son prénom] quand tu vas dormir dit cette invocation qui signifie : « Ô Allah je fais en sorte que mon âme t’obéisse et ce soumette à Ton jugement et ce satisfait de Ta prédestination, j’oriente ma volonté pour rechercher Ton agrément, je me fie à Toi pour que Tu m’aide pour ce qui m’est utile en espérant ainsi Ta récompense et en craignant Ton châtiment. Il n’est d’issue et de sauvegarde de Ton châtiment que grâce à ton agrément. J’ai cru fermement en Ton livre que Tu as fais descendre et à Ton Prophète que Tu as envoyé » si tu meurt cette nuit là tu mourras sur Al fitra. » [C’est à dire comme lorsque tu était née, sur la prédisposition de l’islam.] Et si tu te lève le matin tu auras du bien. »

[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]

Et dans un autre version rapportée également de Al-Boukhariyy et Mouslim toujours d’après Al Bara, il a dit : « Le Messager de Allah m’as dit ce qui signifie : « Quand tu vas prendre ton drap pour dormir, auparavant fait le houdou comme si tu allais faire la prière, puis allonge toi sur le côté droit et tu dis «Ô Allah je fais en sorte que mon âme t’obéisse et se soumette à Ton jugement et se satisfait de Ta prédestination, j’oriente ma volonté pour rechercher Ton agrément, je me fie à Toi pour que Tu m’aide pour ceux qui m’est utile en espérant ainsi Ta récompense et en craignant Ton châtiment il n’est dessus et de sauvegarde de Ton châtiment que grâce à ton agrément, j’ai cru fermement en Ton livre que Tu as fait descendre et à Ton prophète que Tu as envoyé » si tu meurs cette nuit là tu mourras sur Al fitra. Et fait en sorte que ce soit la dernière parole que tu dis avant de dormir. » Il a cité la même invocation que dans la version précédente.

81– الثامِنُ : عن أبي بكرٍ الصِّديق رضي الله عنه عبدِ اللهِ بنِ عثمان بنِ عامرِ بنِ عمر ابنِ كعب بنِ سعدِ بن تَيْم بنِ مرة بن كعبِ بن لُؤَيِّ بن غالب القرشي التيمي  رضي الله عنه – وَهُوَ وَأَبُوهُ وَأُمُّهُ صَحَابَةٌ – رضي الله عنهما – قَالَ : نَظَرتُ إِلَى أَقْدَامِ المُشْرِكينَ وَنَحنُ في الغَارِ وَهُمْ عَلَى رُؤُوسِنا ، فقلتُ : يَا رسولَ الله ، لَوْ أَنَّ أَحَدَهُمْ نَظَرَ تَحْتَ قَدَمَيهِ لأَبْصَرَنَا . فَقَالَ : (( مَا ظَنُّكَ يَا أَبا بَكرٍ باثنَيْنِ الله ثَالِثُهُمَا )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .


Dans le hadith 81 qui est le 8ème de ce chapitre, An-Nawawiyy rapporte d’après Abou Bakr as-Siddiq ^Abdou l-Lah fils de Outhman, fils de ^Amr, fils de ^Amr, fils de Ka^b, fils de Sa^d, fils de Taym, fils de Mourah, fils de Ka^b, fils de Lou’ay, fils de Khalib le qouraichite le tayimite que Dieu l’agréé [lui, son père et sa mère était des compagnons], il a dit « Je voyais le pied des associateurs alors que nous étions dans la grotte et eux ils étaient juste au dessus de nos têtes et je disais: « Ô Messager de Dieu, il suffisait que l’un d’entre eux regarde au niveau de son pied et il nous verrait ». C’est alors que le Messager m’as répondu ce qui signifie : « Qu’est ce que tu penses, Abou Bakr, de deux personnes à qui Dieu donne la victoire, l’aide et la protection ?.»

Donc ici, la parole en arabe باثنَيْنِ الله ثَالِثُهُمَا  ne veut pas dire qu’il y’a deux personnes et que Dieu est le troisième avec eux, parce que Dieu il est impossible qu’Il soit dans un endroit, il est impossible qu’Il soit dans une direction. Mais ça veut dire que Dieu donne la victoire, l’aide, la protection à notre Prophète et à son compagnon notre maître  Abou Bakr.

[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]

82– التاسع : عن أم المُؤمنينَ أمِّ سَلَمَةَ وَاسمها هِنْدُ بنتُ أَبي أميةَ حذيفةَ المخزومية رضي الله عنها : أنَّ النَّبيّ ﷺ كَانَ إِذَا خَرَجَ مِنْ بَيتِهِ ، قَالَ : (( بِسْمِ اللهِ تَوَكَّلتُ عَلَى اللهِ ، اللَّهُمَّ إِنِّي أعُوذُ بِكَ أنْ أضِلَّ أَوْ أُضَلَّ ، أَوْ أَزِلَّ أَوْ أُزَلَّ ، أَوْ أظْلِمَ أَوْ أُظْلَمَ ، أَوْ أجْهَلَ أَوْ يُجْهَلَ عَلَيَّ )) حديثٌ صحيح ، رواه أبو داود والترمذي وغيرهما بأسانيد صحيحةٍ . قَالَ الترمذي : (( حديث حسن صحيح )) وهذا لفظ أبي داود .

Dans le hadith 82 qui est le 9ème de ce chapitre, An-Nawawiyy rapporte d’après la mère des croyants ‘Oummou Salamah [‘Oummou Salamah s’appelle Hind fille de Abou ‘Oumayah, son père s’appelle Houdayfah et elle est marzoumiya de la tribu bani marzoum que Dieu l’agrée], elle rapporte que le Prophète lorsqu’il sortait de chez lui, il disait cette invocation :

 بِسْمِ اللهِ تَوَكَّلتُ عَلَى اللهِ ، اللَّهُمَّ إِنِّي أعُوذُ بِكَ أنْ أضِلَّ أَوْ أُضَلَّ ، أَوْ أَزِلَّ أَوْ أُزَلَّ ، أَوْ أظْلِمَ أَوْ أُظْلَمَ ، أَوْ أجْهَلَ أَوْ يُجْهَلَ عَلَيَّ

ce qui signifie : « Je commence par le nom d’Allah je me fie totalement à Allah, ô Allah je te demande de me préserver de m’égarer ou d’égarer ou que quelqu’un d’autre m’égare je te demande de me préserver d’être vaincu par mes passions ou que je me détourne [de ce qui est une cause de la piété] ou que quelqu’un d’autre me fasse déraper, je te demande de me préserver de commettre une injustice envers quelqu’un ou de subir une injuste je te demande de me préserver d’ignorer le droit qui m’incombe ou que je sois amener à faire quelque chose qui ne soit pas de bon caractère. »

[Hadith authentique rapporté par Abou Dawoud, At-Tirmidhiyy et d’autres avec la chaîne de transmission du degré de sahih, authentique. At-Tirmidhiyy a dit que c’est un degré haçan, authentique et ce terme est celui de Abou Dawoud]

83– العاشر : عن أنس رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( مَنْ قَالَ         – يَعْني : إِذَا خَرَجَ مِنْ بَيتِهِ – : بِسمِ اللهِ تَوَكَّلْتُ عَلَى اللهِ ، وَلا حَولَ وَلا قُوَّةَ إلاَّ باللهِ ، يُقالُ لَهُ : هُدِيتَ وَكُفِيتَ وَوُقِيتَ ، وَتَنَحَّى عَنْهُ الشَّيطَانُ )) رواه أبو داود والترمذي والنسائي وغيرهم . وَقالَ الترمذي : (( حديث حسن )) ، زاد أبو داود : (( فيقول – يعني : الشيطان- لِشيطان آخر : كَيفَ لَكَ بِرجلٍ قَدْ هُدِيَ وَكُفِيَ وَوُقِيَ ؟ )) .

Le hadith 83, le dixième de ce chapitre d’après ‘Anas (qu’Allah l’agréé) il dit le messager de Allah dit ce qui signifie : « Celui qui dit

 بِسمِ اللهِ تَوَكَّلْتُ عَلَى اللهِ ، وَلا حَولَ وَلا قُوَّةَ إلاَّ باللهِ ، يُقالُ لَهُ : هُدِيتَ وَكُفِيتَ وَوُقِيتَ ، وَتَنَحَّى عَنْهُ الشَّيطَانُ

ce qui  signifie : « Je sors en évoquant le nom d’Allah je me fie totalement à Allah il n’est de préservation et de force que grâce à Allah. ni de préservation si ce n’est par Allah. »

Il lui saura alors dis : « Tu sera bien guidé et tu seras suffit et tu seras préservée. » Et le chaytan s’écartera de lui. »

[Rapporté par Abou Dawoud, At-Tirmidhiyy, An-Nasa’i et d’autres]

At-Tirmidhiyy a dit c’est un hadith qui est haçan. Et Abou Dawoud a rajouté dans sa version la parole du Prophète qui signifie :  « Le chaytan dit à un autre shaytan que vas-tu faire avec un homme qui a été bien guidé, qui a été suffit de tout mal et qui a été préservé du mal. »

84– وعن أنس رضي الله عنه ، قَالَ : كَانَ أَخَوانِ عَلَى عهد النَّبيّ ﷺ وَكَانَ أحَدُهُمَا يَأتِي النَّبيَّ ﷺ  وَالآخَرُ يَحْتَرِفُ ، فَشَكَا المُحْتَرِفُ أخَاهُ للنبي ﷺ ، فَقَالَ : (( لَعَلَّكَ تُرْزَقُ بِهِ )) . رواه الترمذي بإسناد صحيحٍ عَلَى شرطِ مسلم .

(( يحترِف )) : يكتسب ويتسبب .

Dans le hadith 84 qui est le dernier de ce chapitre An-Nawawiyy rapporte d’après ‘Anas que Allah l’agréé, il a dit : « Il y avait deux frères à l’époque du Prophète un restait à côté à côté du Prophète pour écouter ce que disait le Prophète et l’autre travaillait pour chercher à gagner sa subsistance. C’est alors que celui qui allait travailler s’était plaint de son frère au Prophète ﷺ, le Prophète ﷺ  lui a dit ce qui signifie : « Peut être que toi tu reçois ta subsistance grâce à ton frère qui reste à écouter le cour. » 

[Rapporté par At-Tirmidhiyy avec une chaîne de transmission authentique selon les conditions de Mouslim]

٨ – باب في الاستقامة

قَالَ الله تَعَالَى : ﴿ فَاسْتَقِمْ كَمَا أُمِرْتَ ﴾ [ هود ] ، وَقالَ تَعَالَى :  ﴿ إِنَّ الَّذِينَ قَالُوا رَبُّنَا اللَّهُ ثُمَّ اسْتَقَامُوا تَتَنَزَّلُ عَلَيْهِمُ الْمَلائِكَةُ أَلاَّ تَخَافُوا وَلا تَحْزَنُوا وَأَبْشِرُوا بِالْجَنَّةِ الَّتِي كُنْتُمْ تُوعَدُونَ نَحْنُ أَوْلِيَاؤُكُمْ فِي الْحَيَاةِ الدُّنْيَا وَفِي الآخِرَةِ وَلَكُمْ فِيهَا مَا تَشْتَهِي أَنْفُسُكُمْ وَلَكُمْ فِيهَا مَا تَدَّعُونَ نُزُلاً مِنْ غَفُورٍ رَحِيمٍ ﴾ [ فصلت ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ إِنَّ الَّذِينَ قَالُوا رَبُّنَا اللهُ ثُمَّ اسْتَقَامُوا فَلا خَوْفٌ عَلَيْهِمْ وَلا هُمْ يَحْزَنُونَ أُولَئِكَ أَصْحَابُ الْجَنَّةِ خَالِدِينَ فِيهَا جَزَاءً بِمَا كَانُوا يَعْمَلُونَ ﴾ [ الأحقاف ] .

Chapitre 8 : au sujet de la droiture

An-Nawawiyy commence par citer :

Dans sourat Houd verset 112, Allah ta^ala dit:

﴿ فَاسْتَقِمْ كَمَا أُمِرْتَ ﴾

(Fastaqim kama `oumirt)

[11/112] qui signifie : « Soit sur le chemin de droiture, soit droit tout comme tu en a reçu l’ordre.»

Et An-Nawawiyy a cité les versets de 30 jusqu’à 32 de sourat Fousilat:

﴿ إِنَّ الَّذِينَ قَالُوا رَبُّنَا اللَّهُ ثُمَّ اسْتَقَامُوا تَتَنَزَّلُ عَلَيْهِمُ الْمَلائِكَةُ أَلاَّ تَخَافُوا وَلا تَحْزَنُوا وَأَبْشِرُوا بِالْجَنَّةِ الَّتِي كُنْتُمْ تُوعَدُونَ ٣٠ نَحْنُ أَوْلِيَاؤُكُمْ فِي الْحَيَاةِ الدُّنْيَا وَفِي الآخِرَةِ وَلَكُمْ فِيهَا مَا تَشْتَهِي أَنْفُسُكُمْ وَلَكُمْ فِيهَا مَا تَدَّعُونَ ٣١  نُزُلاً مِنْ غَفُورٍ رَحِيمٍ  ٣٢﴾

(‘Inna l-Ladhina qalou rabbuna l-Lahou thoumma staqamou tatanazzalou ^alayhimou l-mala‘ikatou ‘alla takhafou wa la tahzanou wa ‘abchirou bil-Jannati l-lati kountoum tou^adoun. Nahnou ‘awliya‘oukoum fi l-hayati d-Dunya wa fi l-‘akhirati wa lakoum fīha ma tachtahi ‘anfousukoum wa lakum fiha ma tadda^oun. Nouzoulan min ghafourin rahim)

[41/30-32] ce qui signifie : « Ce qui on dit notre Seigneur c’est Allah puis qui ont suivi la droiture les anges descendent sur eux en leur disant vous n’avez pas à avoir de crainte vous n’avez pas à être chagriné recevez la bonne nouvelle du paradis qui vous a été promis nous serons vos partisans dans ce bas monde et dans l’au-delà et vous y obtiendrez ce que vos âme désire, vous obtiendrez ce qui vous a été promis, ce que vous recherchez tout cela  de la part de Celui qui pardonne les péchés et qui est Miséricordieux.»

Dans sourat Al-’Ahqaf verset 13 à 14, Allah dit :

﴿ إِنَّ الَّذِينَ قَالُوا رَبُّنَا اللهُ ثُمَّ اسْتَقَامُوا فَلا خَوْفٌ عَلَيْهِمْ وَلا هُمْ يَحْزَنُونَ ١٣ أُولَئِكَ أَصْحَابُ الْجَنَّةِ خَالِدِينَ فِيهَا جَزَاءً بِمَا كَانُوا يَعْمَلُونَ ١٤

(‘Inna l-Ladhina qalou rabbouna l-Lahou thoumma staqamou fala khawfoun `^alayhim wa la houm yahzanouna. ‘oula‘ika ‘ashabou l-Jannati khalidina fīha jaza‘an bima kanou ya^maloun)

[46/13-14] ce qui signifie : « Certes ceux qui ont dit : « Notre seigneur c’est Allah » puis qui ont suivi la droiture, ils n’ont pas à avoir de crainte, ils n’ont pas être chagriné. Ceux sont ceux qui seront au paradis où ils resteront éternellement, ce sera une rétribution pour ce qu’ils avaient accompli. »

85– وعن أبي عمرو ، وقيل : أبي عَمرة سفيان بن عبد الله رضي الله عنه ، قَالَ :
قُلْتُ : يَا رَسُول الله ، قُلْ لي في الإسْلامِ قَولاً لاَ أسْأَلُ عَنْهُ أَحَداً غَيْرَكَ . قَالَ : (( قُلْ : آمَنْتُ بِاللهِ ، ثُمَّ استَقِمْ )) رواه مسلم .

Dans le hadith 85, An-Nawawiyy rapporte d’après Abou Amr [il a dit c’est plutôt Abou Amra] Souffyian fils de ^Abdou l-Lah que Dieu l’agrée, il a dit : « J’ai dis : “ Ô Messager de Dieu, dis moi un enseignement dans l’Islam, une parole qui me soit suffisante de sorte que à ce que je n’ai plus besoin de demander à d’autre que toi [c’est-à-dire donne moi quelque chose à laquelle je m’attache qui me soit suffisante dans la religion]. ” Le Prophète lui a dit :

آمَنْتُ بِاللهِ ، ثُمَّ استَقِمْ

ce qui signifie “ Tu dis : « J’ai cru fermement en Dieu. » Puis tu accomplis les devoirs et tu évites les péchés. ” »

[Rapporté par Mouslim]

86– وعن أبي هريرةَ رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( قَارِبُوا وَسَدِّدُوا ، وَاعْلَمُوا أَنَّهُ لَنْ يَنْجُوَ أَحَدٌ مِنْكُمْ بعَمَلِهِ )) قالُوا : وَلا أَنْتَ يَا رَسُول الله ؟ قَالَ : (( وَلاَ أنا إلاَّ أنْ يَتَغَمَّدَني الله برَحمَةٍ مِنهُ وَفَضْلٍ )) رواه مسلم .

وَ(( المُقَاربَةُ )) : القَصدُ الَّذِي لا غُلُوَّ فِيهِ وَلاَ تَقْصيرَ ، وَ(( السَّدادُ )) : الاستقامة والإصابة . وَ(( يتَغَمَّدني )) : يلبسني ويسترني .

قَالَ العلماءُ : مَعنَى الاستقامَةِ لُزُومُ طَاعَةِ الله تَعَالَى ، قالوا : وهِيَ مِنْ جَوَامِعِ الكَلِم ، وَهِيَ نِظَامُ الأُمُورِ ؛ وبِاللهِ التَّوفِيقُ .

Dans le hadith 86, d’après Abou Hourayra que Allah l’agrée,  il a dit : «Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : “ Rapprochez vous et ne laissez pas entre vous des places libres et sachez que aucun d’entre vous ne sera sauvé par uniquement grâce à ces œuvres, [c’est à dire que ce ne sont pas vos œuvres qui vont rendre obligatoire le faite d’entrée au paradis].  Ils [les compagnons] ont dit “ Pas même toi, ô Messager de Dieu ? ” Il a répondu : « Pas même moi sauf si Allah me fait miséricorde par une miséricorde et une grâce de Sa part »

[Rapporté par Mouslim]

Dans le hadith, قَارِبُوا وَسَدِّدُو  signifie  المُقَاربَةُ : faite ce qui ne comporte ni outrance ni négligence, c’est à dire œuvrer sans exagération. Et وَسَدِّدُوا , ça veut dire : soyez sur la droiture c’est à dire viser juste, rechercher ce qui est correct.

Les savants ont dit que le sens de la droiture, c’est de s’attacher à l’obéissance envers Allah ta^ala. Ils ont dit ça fait partie des termes qui englobent énormément de sens et aussi ce qui rétablit l’ordre en toute chose et c’est par Allah qu’est la réussite.

٨ – باب في التفكر في عظيم مخلوقات الله تَعَالَى

وفناء الدنيا وأهوال الآخرة وسائر أمورهما وتقصير النفس

وتهذيبها وحملها عَلَى الاستقامة

قَالَ الله تَعَالَى : ﴿ إِنَّمَا أَعِظُكُمْ بِوَاحِدَةٍ أَنْ تَقُومُوا للهِ مَثْنَى وَفُرَادَى ثُمَّ تَتَفَكَّرُوا ﴾ [ سـبأ ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ إِنَّ في خَلْقِ السَّمَاوَاتِ وَالأَرْضِ وَاخْتِلافِ اللَّيْلِ وَالنَّهَارِ لآياتٍ لأُولِي الأَلْبَابِ الَّذِينَ يَذْكُرُونَ اللهَ قِيَاماً وَقُعُوداً وَعَلَى جُنُوبِهِمْ وَيَتَفَكَّرُونَ فِي خَلْقِ السَّمَاوَاتِ وَالأَرْضِ رَبَّنَا مَا خَلَقْتَ هَذَا بَاطِلاً سُبْحَانَكَ ﴾ الآيات[ آل عمران ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ أَفَلا يَنْظُرُونَ إِلَى الإِبِلِ كَيْفَ خُلِقَتْ وَإِلَى السَّمَاءِ كَيْفَ رُفِعَتْ وَإِلَى الْجِبَالِ كَيْفَ نُصِبَتْ وَإِلَى الأَرْضِ كَيْفَ سُطِحَتْ فَذَكِّرْ إِنَّمَا أَنْتَ مُذَكِّرٌ ﴾ [ الغاشية ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ أَفَلَمْ يَسِيرُوا فِي الأَرْضِ فَيَنْظُرُوا ﴾ الآية[ القتال ] . والآيات في الباب كثيرة .

ومن الأحاديث الحديث السابق : (( الكَيِّسُ مَنْ دَانَ نَفْسَهُ ))

An Nawawiyy que Dieu lui fasse miséricorde a dit :

Chapitre 9 : La méditation au sujet de l’éminence des créatures de Dieu, de l’anéantissement du bas monde, des épreuves de l’au-delà et de la totalité des choses qui vont s’y dérouler, dans le bas monde et dans l’au-delà. La défaillance de l’âme et l’éducation de l’âme et le fait de l’amener vers la droiture

Dans sourat Saba verset 46, Allah ta^ala dit:

﴿ قُلْ إِنَّمَا أَعِظُكُم بِوَاحِدَةٍ أَن تَقُومُوا لِلَّهِ مَثْنَى وَفُرَادَى ثُمَّ تَتَفَكَّرُوا ٤٦ ﴾

[34/46] (Qoul ‘innama ‘a^idhoukoum biwahidatin ‘an taqoumou lillahi mathna wa fourada thoumma tatafakkarou) ce qui signifie :« Je vous exhorte par le fait que vous veiller la nuit par deux ou une seule puis que vous méditiez. »

Dans sourat Ali ^Imran  du verset 190 à 191, Allah ta^ala dit:

﴿ إِنَّ فِي خَلْقِ السَّمَاوَاتِ وَالأَرْضِ وَاخْتِلاَفِ اللَّيْلِ وَالنَّهَارِ لآيَاتٍ لِّأُوْلِي الألْبَابِ ١٩٠ الَّذِينَ يَذْكُرُونَ اللّهَ قِيَامًا وَقُعُودًا وَعَلَىَ جُنُوبِهِمْ وَيَتَفَكَّرُونَ فِي خَلْقِ السَّمَاوَاتِ وَالأَرْضِ رَبَّنَا مَا خَلَقْتَ هَذا بَاطِلاً سُبْحَانَكَ  ١٩١ ﴾

(‘Inna fī Khalqi ss-Samawati wa l-‘ardi wa khtilafi l-layli wa n-nahari la’āyatin li’wli l-‘albabi. Al-ladhina yadhkourouna l-laha qiyaman wa qou^oudan wa ^ala jounoubihim wa yatafakkarouna fi khalqi s-samawati wa l-‘ardi rabbana ma khalaqta hadha batilan soubhanak)

[3/190 -191] ce qui signifie :  « Certes il y a dans la création des cieux et de la terre et l’enchaînement de la nuit et du jour des signes pour ceux qui sont dotés de raison. Ceux-là même qui évoquent Dieu lorsqu’ils sont debout, lorsqu’ils sont assis, lorsqu’ils sont sur leurs côtés, allongés. Et ils méditent à propos de la création des cieux et de la terre et ils disent : Ô Notre Seigneur tu n’as pas créé cela absurdement, tu es exempt d’imperfection. »

Dans sourat Al-Ghachiyyah  du verset 17 à 21, Allah ta^ala dit:

﴿ أَفَلَا يَنظُرُونَ إِلَى ٱلْإِبِلِ كَيْفَ خُلِقَتْ  ١٧  وَإِلَى ٱلسَّمَآءِ كَيْفَ رُفِعَتْ ١٨ وَإِلَى ٱلْجِبَالِ كَيْفَ نُصِبَتْ ١٩ وَإِلَى ٱلْأَرْضِ كَيْفَ سُطِحَتْ ٢٠  فَذَكِّرْ إِنَّمَآ أَنتَ مُذَكِّرٌۭ ٢١﴾

(‘Afala yanzourouna ‘ila l-‘ibili kayfa khouliqat. Wa ‘ila s-sama‘i kayfa roufi^at. wa ‘ila l-jibali kayfa nousibat. Wa ‘ila l-‘ardi kayfa soutihat. Fa dhakkir ‘innama ‘anta moudhakkir)

[88/17-21] ce qui signifie : « N’observe t-ils donc pas les chameaux comment ils ont été créés, le ciel, comment il a été élevé, les montagnes comment elles ont été érigées, la terre comment elle a été étalée. Fais-leur le rappel. Certes tu es quelqu’un qui fait le rappel. »

Dans sourat Mouhammad  du verset 10, Allah ta^ala dit:

﴿ أَفَلَمْ يَسِيرُوا۟ فِى ٱلْأَرْضِ فَيَنظُرُوا۟ ١٠ ﴾

(‘Afalam yasirou fi l-`Ardi fayandhourou)

[47/10] ce qui signifie :« Ne marche-t-il donc pas sur terre pour observer. »

Et les versets dans ce chapitre sont nombreux. Et parmi les hadiths dans ce chapitre, il y a le  hadith précédent, c’est à dire le hadith 66 dans le chapitre 5 “ Al mouraqaba”, le fait de se surveiller pour Dieu. Le Prophète  ^alayhi ssalatou wa s-salam a dit ce qui signifie : « Celui qui est sensé c’est celui qui demande des comptes à son âme, qui se demande des comptes à lui-même. »

١٠  – باب في المبادرة إلى الخيرات

وحثِّ من توجه لخير على الإقبال عليه بالجد من غير تردد

قَالَ الله تَعَالَى : ﴿ فَاسْتَبِقُوا الْخَيْرَات ﴾ [ البقرة ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَسَارِعُوا إِلَى مَغْفِرَةٍ مِنْ رَبِّكُمْ وَجَنَّةٍ عَرْضُهَا السَّمَاوَاتُ وَالأَرْضُ أُعِدَّتْ لِلْمُتَّقِينَ ﴾ [ آل عمران ] .

Chapitre 10 : Pour prendre l’initiative, pour accomplir les bonnes œuvres et l’incitation de celui qui se dirige vers un bien pour s’y consacrer sérieusement sans aucune hésitation 

Dans sourat Al Baqarah verset 148, Allah ta^ala dit:

﴿ فَاسْتَبِقُوا الْخَيْرَاتِ ۚ  ١٤٨﴾

(Fastabiqou l-khayrat)

[2/148] ce qui signifie : « Empressez-vous et concurrencez-vous pour faire le bien. »

Dans sourat Ali ^Imran verset 133, Allah ta^ala dit:

﴿ وَسَارِعُوٓا۟ إِلَىٰ مَغْفِرَةٍۢ مِّن رَّبِّكُمْ وَجَنَّةٍ عَرْضُهَا ٱلسَّمَـٰوَٰتُ وَٱلْأَرْضُ أُعِدَّتْ لِلْمُتَّقِين ١٣٣﴾

(Wa sari^ou ‘ila maghfiratin min rabbikoum wa jannatin ^ardouha s-samawatou wa l-‘ardou ‘ou^iddat lilmouttaqin)

[3/133] ce qui signifie :  « Empressez-vous pour gagner un pardon de la part votre Seigneur et un Paradis étendu comme les cieux et la terre qui a été réservé pour ceux qui se préservent de la mécréance. »

An Nawawiyy a dit pour ce qui est des hadith :

87– وأما الأحاديث : فالأولُ : عن أبي هريرة رضي الله عنه : أن رَسُول الله ﷺ ، قَالَ : (( بَادِرُوا بِالأعْمَال فتناً كقطَعِ اللَّيْلِ المُظْلِمِ ، يُصْبحُ الرَّجُلُ مُؤْمِناً وَيُمْسِي كَافِراً ، وَيُمْسِي مُؤمِناً ويُصبحُ كَافِراً ، يَبيعُ دِينَهُ بعَرَضٍ مِنَ الدُّنيا )) رواه مسلم .

Le hadith 87, il a dit le premier dans ce chapitre d’après Abou Hourrayra que Allah l’agrée, le Messager de Allah ﷺ a dit : ce qui signifie : Empressez-vous d’accomplir les bonnes œuvres avant que n’apparaisse ce qui vous empêche de les accomplir comme zizanie et discorde. Des discordes et des zizanies qui seront comme des temps de nuits obscures, ténébreuses durant lesquels l’homme arrive le matin croyant et le soir mécréant et qu’il est le soir croyant et il arrive le matin mécréant. Il vend sa religion pour quelques biens sans grande valeur du bas monde.

[Rapporté par Mouslim]

88– الثَّاني : عن أبي سِروْعَة – بكسر السين المهملة وفتحها – عُقبةَ بن الحارث رضي الله عنه ، قَالَ : صَلَّيتُ وَرَاءَ النَّبيّ ﷺ بالمَدِينَةِ العَصْرَ ، فَسَلَّمَ ثُمَّ قَامَ مُسْرِعاً ، فَتَخَطَّى رِقَابَ النَّاسِ إِلَى بعْضِ حُجَرِ نِسَائِهِ ، فَفَزِعَ النَّاسُ مِنْ سُرْعَتِهِ ، فَخَرَجَ   عَلَيهمْ ، فَرأى أنَّهمْ قَدْ عَجبُوا مِنْ سُرعَتهِ ، قَالَ : (( ذَكَرتُ شَيئاً مِنْ تِبرٍ عِندَنَا فَكَرِهتُ أنْ يَحْبِسَنِي فَأمَرتُ بِقِسْمَتِهِ )) رواه البخاري .

وفي رواية لَهُ: (( كُنتُ خَلَّفتُ في البَيْتِ تِبراً مِنَ الصَّدَقةِ فَكَرِهتُ أنْ أُبَيِّتَهُ )). (( التِّبْرُ )) : قِطَعُ ذَهَبٍ أَوْ فِضَّةٍ .

Le hadith 88, le deuxième dans ce chapitre d’après Abou Sirou^a ^Ouqba fils de Al Harith que Dieu l’agrée a dit : « J’ai accompli la prière de Al ^asr dirigée par le Prophète ﷺ à Médine. A peine a-t-il passé le salam qu’il s’est levé en s’empressant, il a traversé les rangs des gens qui étaient assis pour entrer dans la pièce d’une de ses épouses. Les gens étaient surpris de sa rapidité, puis il est revenu et l’a vu qu’ils étaient étonnés de sa rapidité. Il ﷺ a dit ce qui signifie : « Je me suis rappelé qu’il y avait quelques pièces d’or ou d’argent chez nous et je n’ai pas voulu que cela m’empêche [le fait de penser à cela] de me consacrer totalement à Dieu dans mes adorations ; J’ai donné l’ordre que ce soit partagé à ceux qui y ont droit. » 

[Rapporté par Al Boukhariyy]

Dans une autre version, toujours de Al Boukhariyy, le Prophète ﷺ a dit ce qui signifie : « J’avais laissé à la maison quelques or issus de l’aumône, je n’ai pas voulu que cela passe la nuit chez moi. »

89– الثالث : عن جابر رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رجل للنبي ﷺ يَومَ أُحُد : أَرَأيتَ إنْ قُتِلتُ فَأَيْنَ أَنَا ؟ قَالَ : (( في الجنَّةِ )) فَأَلْقَى تَمَرَاتٍ كُنَّ في يَدِهِ ، ثُمَّ قَاتَلَ حَتَّى  قُتِلَ . مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .

Le hadith 89, le troisième de ce chapitre, d’après Jabar que Dieu l’agrée. Il a dit : « Un homme s’est adressé au Prophète ﷺ , le jour de la bataille de ‘Ouhoud, il lui a dit : “ Vois-tu si, moi, je suis tué dans cette bataille, j’irais où ? ” Le Prophète ﷺ lui a dit ce qui signifie : “ Au Paradis. ” C’est alors que cet homme qui avait quelques dattes à la main s’en est débarrassé, puis il s’est engagé dans le combat jusqu’à être tué. »

[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]

90– الرابع : عن أبي هريرة رضي الله عنه ، قَالَ : جاءَ رَجُلٌ إِلَى النَّبيِّ ﷺ ، فَقَالَ : يَا رسولَ الله ، أيُّ الصَّدَقَةِ أعْظَمُ أجْرَاً ؟ قَالَ : (( أنْ تَصَدَّقَ وَأنتَ صَحيحٌ شَحيحٌ ، تَخشَى الفَقرَ وتَأمُلُ الغِنَى ، وَلاَ تُمهِلْ حَتَّى إِذَا بَلَغتِ الحُلقُومَ قُلْتَ لِفُلان كذا ولِفُلانٍ كَذا ، وقَدْ كَانَ لِفُلانٍ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .

(( الحُلقُومُ )) : مَجرَى النَّفَسِ . وَ(( المَرِيءُ )) : مجرى الطعامِ والشرابِ .

Le hadith 90, le quatrième de ce chapitre, d’après Abou Hourrayra que Allah l’agrée a dit : « Un homme est venu voir le Prophète ﷺ et lui a dit : “ Ô Messager de Allah, quelle aumône est celle qui procure le plus de récompense ? ” Le Prophète ﷺ lui a alors dit ce qui signifie :C’est que tu donnes une aumône alors que tu es en bonne santé et que tu es attaché à tes biens et tu crains la pauvreté et tu espères la richesse et tu ne retardes pas le fait de donner cette aumône jusqu’à ce que ton âme arrive à ta gorge et que tu dises : « Je veux qu’une telle partie de mes biens aillent à un tel, que telle partie aillent à untel » en termes de lègue,   alors que tu vas mourir et que tout va arriver chez tes héritiers. ”

[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]

91– الخامس : عن أنس رضي الله عنه : أنَّ رسول الله ﷺ أخذ سيفاً يَومَ أُحُدٍ ،   فَقَالَ : (( مَنْ يَأخُذُ منِّي هَذَا ؟ )) فَبَسطُوا أيدِيَهُمْ كُلُّ إنسَانٍ مِنْهُمْ يقُولُ : أَنَا أَنَا . قَالَ : (( فَمَنْ يَأخُذُهُ بحَقِّه ؟ )) فَأَحْجَمَ القَومُ فَقَالَ أَبُو دُجَانَةَ رضي الله عنه : أنا آخُذُهُ بِحَقِّهِ ، فأخذه فَفَلقَ بِهِ هَامَ المُشْرِكِينَ . رواه مسلم .

اسم أبي دجانةَ : سماك بن خَرَشة . قوله : (( أحجَمَ القَومُ )) : أي توقفوا . وَ(( فَلَقَ بِهِ )) : أي شق . (( هَامَ المُشرِكينَ )) : أي رُؤُوسَهم .

Le hadith 91, le cinquième de ce chapitre An-Nawawiyy rapporte d’après ‘Anas que Dieu l’agrée que le Messager de Allah ﷺ a pris une épée à la main le jour de Ouhoud et il ﷺ a dit ce qui signifie : “ Qui prend de moi cette épée ? ” Ils ont tous tendu la main, chacun d’entre eux disait : “ Moi, Moi. ” C’est alors que le Prophète ﷺ a dit ce qui signifie: Qui veut prendre cet épée avec son juste droit, [c’est-à-dire qu’il combatte jusqu’à ce que Dieu donne la victoire aux musulmans ou alors qu’il meurt]. Les gens se sont rétractés, c’est alors que Abou Doudjana que Dieu l’agrée a dit : “ Moi je la prends avec son juste droit. ” C’est alors qu’il a pris cette épée et il a cassé avec le crâne des associateurs. »

[Rapporté par Mouslim]

Le nom de Abou Doujanah est Simak fils de Kharachah

92– السادس : عن الزبير بن عدي ، قَالَ : أتينا أنسَ بن مالك رضي الله عنه فشكونا إِلَيْه مَا نلقى مِنَ الحَجَّاجِ . فَقَالَ : (( اصْبرُوا ؛ فَإنَّهُ لا يَأتي زَمَانٌ إلاَّ والَّذِي بَعدَهُ شَرٌّ مِنهُ حَتَّى تَلقَوا رَبَّكُمْ )) سَمِعتُهُ مِنْ نَبِيِّكُمْ ﷺ . رواه البخاري .

Le hadith 92, le sixième de ce chapitre, d’après Az-Zoubayr fils de ^Adiyy, il a dit : « Nous sommes partis voir ‘Anas Ibnou Malik que Dieu l’agrée et nous nous sommes plaint à lui de l’injustice de Al Hajjanj leur responsable, celui qui les gouvernait. C’est alors que ‘Anas leur a dit ce qui signifie : « Patientez parce qu’il n’y aura pas un temps qui va venir sans que celui qui va le suivre soit pire jusqu’à ce que vous alliez au Jour du Jugement. J’ai entendu cela de votre Prophète ﷺ. »

[Rapporté par Al Boukhariyy]

93– السابع : عن أبي هريرة رضي الله عنه : أن رَسُول الله ﷺ ، قَالَ : (( بادِرُوا بِالأَعْمَالِ سَبْعاً ، هَلْ تَنْتَظِرُونَ إلاَّ فَقراً مُنسياً ، أَوْ غِنىً مُطغِياً ، أَوْ مَرَضاً مُفسِداً ، أَوْ هَرَماً مُفْنداً ، أَوْ مَوتاً مُجْهزاً ، أَوْ الدَّجَّالَ فَشَرُّ غَائِبٍ يُنْتَظَرُ ، أَوْ السَّاعَةَ فالسَّاعَةُ أدهَى وَأَمَرُّ )) رواه الترمذي ، وَقالَ : (( حديث حسن )) .

Le hadith 93, le septième de ce chapitre, An Nawawiyy rapporte d’après Abou Hourrayra que Allah l’agrée que le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Empressez-vous de faire les bonnes œuvres, empressez-vous de faire les bonnes œuvres. Il l’a répété sept fois.Puis il a dit : « Est ce que vous attendez d’être touché par une pauvreté qui vous fera oublier d’accomplir ces bonnes œuvres ou que vous ayez une richesse qui vous rendra orgueilleux pour ne pas accomplir les bonnes œuvres ou que vous tombiez malade et que vous soyez incapables d’accomplir ces bonnes œuvres ou que vous deveniez vieux et que vous soyez impuissants pour faire les bonnes œuvres ou que vous mourriez, que vous quittiez ce bas monde. Ou que sorte Ad-Dajjal et c’est un mal qui est attendu ou l’heure du Jugement et l’heure du Jugement est encore plus dure et plus amer. »

[Rapporté par At-Tirmidhiyy] hadith haçan]

94– الثامن : عَنْهُ : أن رَسُول الله ﷺ ، قَالَ يَومَ خيبر : (( لأُعْطِيَنَّ هذِهِ الرَّايَةَ رَجُلاً يُحِبُّ اللهَ وَرَسُولَهُ يَفتَحُ اللهُ عَلَى يَدَيهِ )) قَالَ عُمَرُ رضي الله عنه : مَا أحبَبْتُ الإِمَارَة إلاَّ يَومَئِذٍ ، فَتَسَاوَرتُ لَهَا رَجَاءَ أنْ أُدْعَى لَهَا ، فَدَعا رسولُ الله ﷺ عليّ بن أبي طالب رضي الله عنه  فَأعْطَاهُ إيَّاهَا ، وَقالَ : (( امْشِ وَلا تَلتَفِتْ حَتَّى يَفتَح اللهُ عَلَيكَ )) فَسَارَ عليٌّ شيئاً ثُمَّ وَقَفَ ولم يلتفت فصرخ : يَا رَسُول الله ، عَلَى ماذا أُقَاتِلُ النّاسَ ؟ قَالَ : (( قاتِلْهُمْ حَتَّى يَشْهَدُوا أنْ لا إله إلاَّ اللهُ ، وَأنَّ مُحَمداً رسولُ الله ، فَإِذَا فَعَلُوا فقَدْ مَنَعوا مِنْكَ دِمَاءهُمْ وَأَمْوَالَهُمْ إلاَّ بحَقِّهَا ، وحسَابُهُمْ عَلَى الله )) رواه مسلم .

(( فَتَسَاوَرْتُ )) هُوَ بالسين المهملة : أي وثبت متطلعاً .

Le hadith 94, le huitième de ce chapitre, le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie :Le jour de la bataille de Khayba. Je donnerai demain cet étendard à un homme qui aime Dieu et Son Messager et à qui Allah accordera la victoire sur ses mains.^Oumar que Dieu l’agrée a dit en entendant cette parole du Prophète ﷺ : “ Je n’ai jamais aimé prendre une responsabilité hormis ce jour-là. ” C’est alors que ^Oumar a dit : “ Je me suis préparé en espérant que je sois désigné pour cela. ” C’est alors que le Messager de Allah ﷺ a appelé ^Aliyy Ibnou Abou Talib que Dieu l’agréé et la lui a donnée, cet étendard des musulmans et il lui a dit ce qui signifie : Avance et ne te retourne pas jusqu’à ce que Dieu t’accorde la victoire. ” C’est alors que ^Aliyy que Dieu l’agrée a avancé un peu avec l’étendard dans la main puis il s’est arrêté et sans se retourner comme le lui a dit le Prophète ﷺ. Il a crié à haute voix : “ Ô Messager de Dieu, pour quel objectif je combats les gens ? ” Et le Messager ﷺ lui a dit ce qui signifie : Tu les combats pour qu’ils témoignent qu’il n’est de Dieu que Dieu et que Mouhammad est le Messager de Dieu, dès lors qu’ils auront fait cela alors tu ne peux plus les combattre, tu ne peux pas faire couler leur sang ni prendre leur bien hormis selon le droit de l’Islam et c’est Dieu qui Leur fera rendre des comptes. ”

١١ – باب في المجاهدة

قَالَ الله تَعَالَى : ﴿ وَالَّذِينَ جَاهَدُوا فِينَا لَنَهْدِينَّهُمْ سُبُلَنَا وَإِنَّ اللهَ لَمَعَ الْمُحْسِنِينَ ﴾ [ العنكبوت ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَاعْبُدْ رَبَّكَ حَتَّى يَأْتِيَكَ الْيَقِينُ ﴾ [ الحجر] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَاذْكُرِ اسْمَ رَبِّكَ وَتَبَتَّلْ إِلَيْهِ تَبْتِيلاً ﴾ [ المزمل ] : أي انْقَطِعْ إِلَيْه ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ فَمَنْ يَعْمَلْ مِثْقَالَ ذَرَّةٍ خَيْراً    يَرَهُ ﴾ [ الزلزلة ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَمَا تُقَدِّمُوا لأَنْفُسِكُمْ مِنْ خَيْرٍ تَجِدُوهُ عِنْدَ اللهِ هُوَ خَيْراً وَأَعْظَمَ أَجْراً ﴾ [ المزمل ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَمَا تُنْفِقُوا مِنْ خَيْرٍ فَإِنَّ اللهَ بِهِ عَلِيمٌ ﴾ [ البقرة ] والآيات في الباب كثيرة معلومة .

Chapitre 11 : A propos du combat des passions de son âme

Allah ta^ala, dans sourat Al-^Ankabout verset 69 dit :

﴿ وَٱلَّذِينَ جَـٰهَدُوا۟ فِينَا لَنَهْدِيَنَّهُمْ سُبُلَنَا ۚ وَإِنَّ ٱللَّهَ لَمَعَ ٱلْمُحْسِنِينَ ٦٩﴾

(Wa l-Ladhina jahadou fina lanahdiyannahoum souboulana wa ‘inna l-laha lama^a l-mouhsinin)

[29/69] ce qui signifie : « Et ceux qui font des efforts contre les passions de leurs âmes nous les guiderons vers nos voies de bien. Certes Allah accorde Son aide aux bienfaisants. »

Dans sourat Al-Hijr verset 99, Allah ta^ala dit :

﴿ وَٱعْبُدْ رَبَّكَ حَتَّىٰ يَأْتِيَكَ ٱلْيَقِينُ ٩٩﴾

(Wa a^boud rabbaka hatta ya’tiyaka l-yaqin)

[15/99] ce qui signifie : « Adore ton Seigneur jusqu’à ce que vienne à toi la mort. »

Allah ta^ala, dans sourat Al-Mouzzammil verset 8 dit :

﴿ وَٱذْكُرِ ٱسْمَ رَبِّكَ وَتَبَتَّلْ إِلَيْهِ تَبْتِيلًۭا ٨﴾

(Wa adhkour asma rabbika wa tabattal ‘ilayhi tabtilan)

[73/8]ce qui signifie : « Évoque le nom de ton Seigneur et consacre-toi à lui totalement. »

Dans sourat Al-Zalzalah verset 7, Allah ta^ala dit :

﴿ فَمَن يَعْمَلْ مِثْقَالَ ذَرَّةٍ خَيْرًۭا يَرَهُۥ ٧﴾

(Faman ya^mal mithqala dharratin khayran yarah)

[99/7] ce qui signifie : « Celui qui accomplit le poids d’un grain de poussière de bien il en verra la conséquence. »

Allah ta^ala, dans sourat Al-Mouzzammil verset 20 dit :

﴿ وَمَا تُقَدِّمُوا۟ لِأَنفُسِكُم مِّنْ خَيْرٍۢ تَجِدُوهُ عِندَ ٱللَّهِ هُوَ خَيْرًۭا ٢٠﴾

(Wa ma touqaddimou li’nfousikoum min khayrin tajidouhu `inda l-Lahi houwa khayran)

[73/20] ce qui signifie : « Tout ce que vous ferez pour votre propre intérêt comme bien vous en trouverez la récompense et selon le jugement de Dieu cette récompense sera meilleure et plus éminente. »

Dans sourat Al-Baqarah verset 215, Allah ta^ala dit :

﴿ وَمَا تَفْعَلُوا۟ مِنْ خَيْرٍۢ فَإِنَّ ٱللَّهَ بِهِۦ عَلِيمٌۭ ﴾

(Wa ma taf^alou min khayrin fa’inna l-laha bihi ^alim)

[2/215] ce qui signifie : « Tout le bien que vous ferez certes Allah le sait. »

Et les versets dans ce chapitre sont nombreux et très connus.

95– وأما الأحاديث : فالأول : عن أبي هريرة رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( إنَّ الله تَعَالَى قَالَ : مَنْ عادى لي وَلِيّاً فَقَدْ آذَنْتُهُ بالحَرْبِ ، وَمَا تَقَرَّبَ إِلَيَّ عَبْدي بشَيءٍ أَحَبَّ إلَيَّ مِمَّا افْتَرَضْتُ عَلَيهِ ، وَمَا يَزَالُ عَبْدِي يَتَقرَّبُ إلَيَّ بالنَّوافِلِ حَتَّى أحِبَّهُ ، فَإذَا أَحبَبتُهُ كُنْتُ سَمعَهُ الَّذِي يَسْمَعُ بِهِ ، وَبَصَرَهُ الَّذِي يُبْصِرُ بِهِ ، ويَدَهُ الَّتي يَبْطِشُ بِهَا ، وَرِجْلَهُ الَّتِي يَمْشي بِهَا ، وَإنْ سَأَلَني أعْطَيْتُهُ ، وَلَئِنِ اسْتَعَاذَنِي لأُعِيذَنَّهُ )) رواه البخاري .

(( آذَنتُهُ )) : أعلمته بأني محارِب لَهُ . (( اسْتَعَاذَني )) روي بالنون وبالباءِ .

Le hadith 95, le premier de ce chapitre, d’après Abou Hourayra que Allah l’agrée. Il a dit : « Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Allah ta^ala dit celui qui prend un de Mes waliyy, un de Mes saints pour ennemi alors qu’il s’apprête à subir une guerre. Et Mon esclave ne se rapproche pas de Mon agrément par quelque chose que J’agrée davantage que ce que Je lui ai ordonné de faire. Et Mon esclave ne cesse de se rapprocher de Mon agrément par les actes recommandés jusqu’à ce que Je l’agrée. Dès lors que Je l’agrée, Je lui accorde un secret dans son ouïe, qu’il entend avec, dans sa vue avec laquelle il voit, dans sa main avec laquelle il prend et dans son pied avec lequel il marche et dès lors qu’il Me demande quelque chose, Je lui accorderais et dès lors qu’il Me demande d’être préservé d’une chose Je le préserverais. »

[Rapporté par Al Boukhariyy]

96– الثاني : عن أنس رضي الله عنه ، عن النَّبيّ ﷺ فيما يرويه عن ربّه رضي الله عنه ، قَالَ :
(( إِذَا تَقَربَ العَبْدُ إلَيَّ شِبْراً تَقَربْتُ إِلَيْه ذِرَاعاً ، وَإِذَا تَقَرَّبَ إلَيَّ ذِرَاعاً تَقَربْتُ مِنهُ بَاعاً ، وِإذَا أتَانِي يَمشي أتَيْتُهُ هَرْوَلَةً )) رواه البخاري .

Le hadith 96, le deuxième de ce chapitre. An-Nawawiyy rapporte d’après ‘Anas que Dieu l’agrée, d’après le Prophète ﷺ de ce que lui rapporte son Seigneur ^azza wa jall. Il ﷺ a dit ce qui signifie : « Lorsque mon esclave se rapproche de mon agrément d’un empan, alors je lui accorderais une récompense et s’il se rapproche de mon agrément d’une coudée alors je lui donnerais une récompense et s’il s’empresse pour venir à Mon obéissance alors je m’empresserais, alors je lui donnerais une récompense. »

[Rapporté par Al Boukhariyy]

Ici, ce qu’il ne faut pas comprendre, c’est le sens apparent, il ne faut pas comprendre que Dieu dépend du temps ou de l’endroit, qu’il se rapprocherait d’une distance physique parce que Dieu n’est pas un corps. 

97– الثالث : عن ابن عباس رضي الله عنهما ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( نِعْمَتَانِ مَغبونٌ فيهما كَثيرٌ مِنَ النَّاسِ : الصِّحَّةُ ، وَالفَرَاغُ )) رواه البخاري .

Le hadith 97, le troisième de ce chapitre, d’après Ibnou ^Abbas, que Dieu les agrée tous les deux. Il a dit : « Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Il y a deux grâces que les gens ne connaissent pas à leur juste valeur [c’est à dire ils les gaspillent sans les utiliser comme il convient à l’image de quelqu’un qui achète quelque chose plus élevé que le prix courant ou qui vend quelque chose moins que le prix courant]. Deux grâces que beaucoup de gens en perdent la juste valeur, ils n’en connaissent pas la juste valeur: la bonne santé et le temps libre. »

[Rapporté par Al Boukhariyy]

98– الرابع : عن عائشة رَضي الله عنها : أنَّ النَّبيّ ﷺ كَانَ يقُومُ مِنَ اللَّيلِ حَتَّى تَتَفَطَّرَ قَدَمَاهُ فَقُلْتُ لَهُ : لِمَ تَصنَعُ هَذَا يَا رسولَ الله ، وَقدْ غَفَرَ الله لَكَ مَا تَقَدَّمَ مِنْ ذَنْبِكَ وَمَا تَأَخَّرَ ؟ قَالَ : (( أَفَلا أُحِبُّ أنْ أكُونَ عَبْداً شَكُوراً )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ ، هَذَا لفظ البخاري .

ونحوه في الصحيحين من رواية المغيرة بن شعبة .

Le hadith 98, le quatrième de ce chapitre, d’après ^A‘ichah que Allah l’agrée, elle a dit que le Prophète ﷺ veillait la nuit en prières surérogatoires au point que cela entraînait des traces sur ses talons sur ses pieds. ^A‘ichah lui disait : “ Pourquoi fais-tu cela Ô Messager de Dieu ? Est-ce que Dieu t’a pardonné tes péchés que tu aurais pu commettre ou que tu pourrais commettre ? ” Il ﷺ a dit ce qui signifie :N’est-ce pas que j’aimerais être un esclave qui remercie son Seigneur. ”

[Rapporté par Al Boukhariyy et Muslim]

Il s’agit ici de la version de Al Boukhariyy et la même chose est dans les deux Sahih d’après la version de Al Moughira fils de Chou^bah.

99– الخامس : عن عائشة رضي الله عنها ، أنَّها قَالَتْ : كَانَ رَسُول الله ﷺ إِذَا دَخَلَ العَشْرُ أَحْيَا اللَّيلَ ، وَأيْقَظَ أهْلَهُ ، وَجَدَّ وَشَدَّ المِئْزَر . مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .

والمراد : العشر الأواخر مِنْ شهر رمضان . و(( المِئْزَرُ )) : الإزار ، وَهُوَ كناية عن اعتزالِ النساءِ . وقيلَ : المُرادُ تَشْمِيرُهُ للِعِبَادةِ ، يُقالُ : شَدَدْتُ لِهَذَا الأمْرِ  مِئْزَري : أي تَشَمَّرْتُ وَتَفَرَّغْتُ لَهُ .

Le hadith 99, le cinquième de ce chapitre, d’après ^A‘ichah que Allah l’agrée. Elle a dit : « Le Messager de Allah ﷺ lorsqu’il jeûnait les dix dernières nuits de Ramadan, il ﷺ veillait toute la nuit en prières surérogatoires, il ﷺ réveillait ses épouses, il ﷺ s’appliquait et il ﷺ se consacrait fermement et totalement aux adorations. »

[Rapporté par Al Boukhariyy et Muslim]

Il a été dit que la dernière phrase voulait dire qu’il ﷺ n’avait plus de rapport avec ses épouses pendant les dix dernières nuits et il a été dit que c’était dans le sens plutôt de se consacrer totalement à l’adoration de Dieu.

100– السادس : عن أبي هريرة رضي الله عنه  ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( المُؤْمِنُ القَوِيُّ خَيرٌ وَأَحَبُّ إِلَى اللهِ مِنَ المُؤْمِنِ الضَّعيفِ وَفي كُلٍّ خَيرٌ . احْرِصْ عَلَى مَا يَنْفَعُكَ ، واسْتَعِنْ بِاللهِ وَلاَ تَعْجَزْ . وَإنْ أَصَابَكَ شَيءٌ فَلاَ تَقُلْ لَوْ أنّي فَعَلْتُ كَانَ كَذَا وَكَذَا ، وَلَكِنْ قُلْ : قَدرُ اللّهِ ، وَمَا شَاءَ فَعلَ ؛ فإنَّ لَوْ تَفْتَحُ عَمَلَ الشَّيطَانِ )) رواه مسلم .

Le hadith 100, le sixième de ce chapitre. An-Nawawiyy rapporte d’après Abou Hourrayra que Dieu l’agrée. Il a dit : Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : Le croyant qui est fort est meilleur et est plus agréé par Dieu que le croyant qui est faible et dans les deux il y a du bien. Veille à faire ce qui t’es utile, demande de l’aide à Dieu et ne sois pas défaitiste. Et si jamais quelque chose t’atteint ne dis pas : « Si seulement j’avais fait telle chose. » Mais dis plutôt : « Dieu a prédestiné et ce qu’Il veut Il le fait »  Qadar l-Lah wa macha Af^al. Parce que si tu ouvres la porte pour le chaytan, pour le travail du chaytan.

101– السابع : عَنْهُ : أنَّ رَسُول الله ﷺ ، قَالَ : (( حُجِبَتِ النَّارُ بالشَّهَواتِ ، وَحُجِبَتِ الجَنَّةُ بِالمَكَارِهِ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .

وفي رواية لمسلم : (( حُفَّتْ )) بدل (( حُجِبَتْ )) وَهُوَ بمعناه : أي بينه وبينها هَذَا الحجاب فإذا فعله دخلها .

Le hadith 101, le septième de ce chapitre, d’après Abou Hourayra que Dieu l’agréé. Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie :  « L’enfer a été voilé par les désirs et les plaisirs et le Paradis a été voilé par les difficultés. »

[Rapporté par Al Boukhariyy et Muslim]

Et dans une version de Mouslim, au lieu de voiler le Prophète ﷺ a dit ce qui signifie : « parsemer. » Le chemin de l’enfer est parsemé de désirs et le chemin du Paradis est parsemé de difficultés. Et cela a le même sens, c’est à dire que entre lui et le Paradis ou l’enfer il y a ce voile, s’il le fait alors il y entre.

102– الثامن : عن أبي عبد الله حُذَيفَةَ بنِ اليمانِ رضي الله عنهما ، قَالَ : صَلَّيْتُ مَعَ النَّبيّ ﷺ ذَاتَ لَيلَةٍ فَافْتَتَحَ البقَرَةَ ، فَقُلْتُ : يَرْكَعُ عِنْدَ المئَةِ ، ثُمَّ مَضَى . فَقُلْتُ : يُصَلِّي بِهَا في ركعَة فَمَضَى، فقُلْتُ : يَرْكَعُ بِهَا ، ثُمَّ افْتَتَحَ النِّسَاءَ فَقَرَأَهَا ، ثُمَّ افْتَتَحَ آلَ عِمْرَانَ فَقَرَأَهَا ، يَقرَأُ مُتَرَسِّلاً : إِذَا مَرَّ بآية فِيهَا تَسبيحٌ سَبَّحَ ، وَإذَا مَرَّ بسُؤَالٍ سَأَلَ ، وَإذَا مَرَّ بتَعَوُّذٍ تَعَوَّذَ ، ثُمَّ رَكَعَ ، فَجَعَلَ يَقُولُ : (( سُبْحَانَ رَبِّيَ العَظِيمِ )) فَكَانَ رُكُوعُهُ نَحواً مِنْ قِيَامِهِ ، ثُمَّ قَالَ : (( سَمِعَ اللهُ لِمَنْ حَمِدَهُ ، رَبَّنَا لَكَ الحَمْدُ )) ثُمَّ قَامَ طَويلاً قَريباً مِمَّا رَكَعَ ، ثُمَّ سَجَدَ ، فَقَالَ : (( سُبْحَانَ رَبِّيَ الأَعْلَى )) فَكَانَ سُجُودُهُ قَريباً مِنْ قِيَامِهِ . رواه مسلم .

Le hadith 102, le huitième de ce chapitre, d’après Abou ^Abdi l-Lah Houdayfah fils de Al Yaman que Dieu les agrée tous les deux., il a dit : « J’ai fait une prière avec le Prophète ﷺ une nuit, le Prophète ﷺ a commencé par Al Baqarah. Je me suis dit : « Il va probablement faire l’inclination quand il arrive au centième verset. » Mais il a poursuivi. Je me suis dit : « Il va la réciter dans une raka^ah. » Mais il a poursuivi. Je me suis dit : « Il va faire la raka^ah avec. » Puis il a poursuivi, il a commencé Sourat An-Niça, puis il a récité Ali ^Imran totalement, puis il a récité. Il récitait à chaque fois, en articulant bien les lettres, en les prononçant parfaitement. Lorsqu’il y a un verset où il y a une tasbih, il faisait le tasbih. Lorsqu’il y a un verset où il y a une invocation, il la faisait. Et lorsqu’il y a un verset où il y avait une recherche de préservation contre le chaytan, il le faisait. Puis il s’est incliné. Il s’est mis à dire Soubhana rabbi al ^adhim et il est resté en inclination environ autant le temps qu’il était resté en étant debout en récitant tout ce qu’il a récité. Puis il s’est relevé en disant Sami^a l-Lah ou lima l-hamida rabbana lak l-hamd. Puis il est resté debout longtemps, presque le temps de son inclination. Puis il s’est prosterné, il a dit Soubhana Rabbi al a^la. » Il a dit : « Sa prosternation a duré environ autant que sa position debout. »

[Rapporté par Mouslim]

103– التاسع : عن ابن مسعود رضي الله عنه  ، قَالَ : صَلَّيْتُ مَعَ النَّبيّ ﷺ لَيلَةً ، فَأَطَالَ القِيامَ حَتَّى هَمَمْتُ بأمْرِ سُوءٍ ! قيل : وَمَا هَمَمْتَ بِهِ ؟ قَالَ : هَمَمْتُ أنْ أجْلِسَ وَأَدَعَهُ . مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .

Le hadith 103, qui est le neuvième dans ce chapitre, d’après Ibnou Mas^oud, que Dieu l’agréé, a dit : « J’ai fait une nuit de prière surérogatoire avec le Prophète ﷺ et il est resté longtemps debout à réciter, au point que j’allais faire quelque chose qui n’était pas convenable ». On lui alors dit : “ Mais qu’est-ce que tu as envisagé de faire ? ” Il a dit : “ J’ai envisagé de m’asseoir et d’arrêter de le suivre dans cette prière. ”

[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]

104– العاشر : عن أنس رضي الله عنه  ، عن رَسُول الله ﷺ ، قَالَ : (( يَتْبَعُ المَيتَ ثَلاَثَةٌ : أهْلُهُ وَمَالُهُ وَعَملُهُ ، فَيَرجِعُ اثنَانِ وَيَبْقَى وَاحِدٌ : يَرجِعُ أهْلُهُ وَمَالُهُ ، وَيَبقَى عَملُهُ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ

Le hadith numéro 104, qui est le dixième dans ce chapitre, d’après ‘Anas, que Dieu l’agréé, qu’il rapporte du Messager de Allah ﷺ qu’il a dit ce qui signifie : « Le mort sera accompagné pour se rendre dans sa tombe par trois choses : sa famille, ses biens et et ses actes. Mais deux vont se retourner, vont rentrer, ne vont pas rester avec lui, et un seul restera avec lui : sa famille et ses biens en retourneront, et ses actes demeureront [c’est-à-dire avec lui]. »

[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]

105– الحادي عشر : عن ابن مسعود رضي الله عنه  ، قَالَ : قَالَ النَّبيّ ﷺ : (( الجَنَّةُ أَقْرَبُ إِلَى أَحَدِكُمْ مِنْ شِرَاكِ نَعْلِهِ ، وَالنَّارُ مِثلُ ذلِكَ )) رواه البخاري .

Le hadith 105, qui est le onzième dans ce chapitre, d’après Ibnou Mas^oud, que Allah l’agréé, il a dit : « Le Prophète ﷺ a dit: « Le Paradis est plus proche de l’un d’entre vous que de la lanière de ses sandales, et le feu également« .

[Rapporté par Al-Boukhariyy]

Là, il s’agit de la partie en cuir qui est au-dessus de la sandale, et qui permet d’attacher la sandale au pied, et si elle déchirée, ou si elle manque, alors la marche devient inconfortable.

106– الثاني عشر : عن أبي فِراسٍ ربيعةَ بنِ كعبٍ الأسلميِّ خادِمِ رَسُول الله  ، ومن أهلِ الصُّفَّةِ رضي الله عنه  ، قَالَ : كُنْتُ أبِيتُ مَعَ رسولِ الله  فآتِيهِ بِوَضُوئِهِ وَحَاجَتِهِ ، فَقَالَ : (( سَلْنِي )) فقُلْتُ : اسْأَلُكَ مُرَافَقَتَكَ في الجَنَّةِ . فَقَالَ : (( أَوَ غَيرَ ذلِكَ )) ؟ قُلْتُ : هُوَ ذَاكَ ، قَالَ : (( فأَعِنِّي عَلَى نَفْسِكَ بِكَثْرَةِ السُّجُودِ )) رواه مسلم .

Le hadith 106, qui est le douzième dans ce chapitre, d’après Abou Firas Rabi^ah, fils de Ka^b Al-‘Aslamiyy, le serviteur du Messager de Allah ﷺ et qui faisait partie des gens de As-Souffah

Les gens de As-Souffah, As-Souffah, c’est un endroit qui est couvert à l’arrière de la Mosquée, et où se tenaient, où trouvaient refuge les pauvres, ceux qui n’ont pas, ceux qui veillent sur eux.

Donc d’après ce compagnon, que Dieu l’a gréé, il a dit : « Il m’arrivait de passer la nuit avec le Messager de Dieu ﷺ et je lui ramenais l’eau qu’il utilisait pour son woudou et ses affaires, c’est-à-dire les choses dont il avait besoin. ” Le Prophète ﷺ lui a dit un jour : “ Demande-moi ce que tu veux, [c’est-à-dire, au titre de récompense pour le service qu’il lui a donné]. ” Le compagnon a saisi l’occasion, il a dit au Prophète ﷺ : “ Je voudrais être avec toi au Paradis. ”  Le Prophète ﷺ lui a alors dit ce qui signifie : “ Ou tu peux demander autre chose, [c’est-à-dire qu’il lui a fait cette proposition par modestie]. ” Mais le compagnon a dit ce qui signifie : “ Non, c’est exactement ce que je voudrais. ” C’est alors que le Prophète ﷺ a dit ce qui signifie : “ Alors, fais pour cela beaucoup de prosternations, [c’est-à-dire beaucoup de Prières surérogatoires]. ”

107– الثالث عشر : عن أبي عبد الله ، ويقال : أَبُو عبد الرحمان ثوبان -مولى رَسُول الله ﷺ –  رضي الله عنه   ، قَالَ : سَمِعْتُ رسولَ الله ﷺ ، يَقُولُ : (( عَلَيْكَ بِكَثْرَةِ السُّجُودِ ؛ فَإِنَّكَ لَنْ تَسْجُدَ للهِ سَجْدَةً إلاَّ رَفَعَكَ اللهُ بِهَا دَرجَةً ، وَحَطَّ عَنكَ بِهَا خَطِيئةً )) رواه مسلم .

Lehadith 106, qui est le douzième dans ce chapitre, d’après Abou ^Abdi l-Lah, qui est surnommé Abou ^Abdou r-Rahman, son prénom c’est Thawban, que Dieu l’agréé, qui est un esclave qui a été affranchi par le Messager de Allah ﷺ il a dit : « J’ai entendu le Messager de Allah ﷺ dire ce qui signifie : « Je te recommande de multiplier les prières  [il a utilisé l’expression faire beaucoup de prosternation, c’est-à-dire de faire beaucoup de prières surrérogatoire] parce que toutes les fois que tu te prosterneras pour Dieu, une seule prosternation, Dieu t’élèvera grâce à elle d’un degré, et Il te déchargera grâce à elle d’un péché. »

[Rapporté par Mouslim]

108– الرابع عشر : عن أَبي صَفوان عبد الله بنِ بُسْرٍ الأسلمي رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( خَيرُ النَّاسِ مَنْ طَالَ عُمُرهُ ، وَحَسُنَ عَمَلُهُ )) رواه      الترمذي ، وَقالَ : (( حديث حسن )) .

(( بُسْر )) بضم الباء وبالسين المهملة .

Lehadith108, qui est le quatorzième dans ce chapitre, d’après Abou Safwan ^Abdou l-Lah fils de Boucir Al-‘Aslamiyy, que Allah l’agréé, il a dit : « Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Fais partie des meilleurs des gens, celui qui vivra longtemps et qui oeuvrera en bien. »

[Rapporté par At-Tirmidhiyy, et il a dit c’est un hadith qui est haçan]

109– الخامس عشر : عن أنس رضي الله عنه ، قَالَ : غَابَ عَمِّي أَنَسُ بْنُ النَّضْرِ رضي الله عنه عن قِتالِ بدرٍ ، فَقَالَ : يَا رسولَ الله ، غِبْتُ عَنْ أوّل قِتال قَاتَلْتَ المُشْرِكِينَ ، لَئِن اللهُ أشْهَدَنِي قِتَالَ المُشركِينَ لَيُرِيَنَّ اللهُ مَا أصْنَعُ . فَلَمَّا كَانَ يَومُ أُحُدٍ انْكَشَفَ المُسْلِمونَ ، فَقَالَ : اللَّهُمَّ أعْتَذِرُ إلَيْكَ مِمَّا صَنَعَ هؤُلاءِ – يعني : أصْحَابهُ – وأبْرَأُ إلَيْكَ مِمَّا صَنَعَ هؤُلاءِ - يَعني : المُشركِينَ – ثُمَّ تَقَدَّمَ فَاسْتَقْبَلهُ سَعدُ بْنُ مُعاذٍ ، فَقَالَ : يَا سعدَ بنَ معاذٍ ، الجَنَّةُ وربِّ الكعْبَةِ إنِّي أجِدُ ريحَهَا منْ دُونِ أُحُدٍ . قَالَ سعدٌ : فَمَا اسْتَطَعتُ يَا رسولَ الله مَا صَنَعَ ! قَالَ أنسٌ : فَوَجَدْنَا بِهِ بِضْعاً وَثَمانينَ ضَربَةً     بالسَّيفِ ، أَوْ طَعْنةً بِرمْحٍ ، أَوْ رَمْيَةً بسَهْمٍ ، وَوَجَدْنَاهُ قَدْ قُتِلَ وَمَثَّلَ بِهِ المُشْرِكونَ فما عَرَفهُ أَحَدٌ إلاَّ أُخْتُهُ بِبَنَانِهِ . قَالَ أنس : كُنَّا نَرَى أَوْ نَظُنُّ أن هذِهِ الآية نزلت فِيهِ وفي أشباهه : ﴿ مِنَ الْمُؤْمِنِينَ رِجَالٌ صَدَقُوا مَا عَاهَدُوا اللهَ عَلَيْهِ ﴾ [ الأحزاب ] إِلَى آخِرها . مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .

قوله : (( لَيُرِيَنَّ اللهُ )) روي بضم الياء وكسر الراء : أي لَيُظْهِرَنَّ اللهُ ذلِكَ للنَّاس ، وَرُويَ بفتحهما ومعناه ظاهر ، والله أعلم .

Lehadith 109, qui est le quinzième dans ce chapitre, d’après ‘Anas Ibnou Malik, que Dieu l’agrée, il a dit : « Mon oncle paternel ‘Anas fils de An-Nadr, que Dieu l’agrée, n’a pas participé au combat de la bataille de Badr. Il a dit : “ Ô Messager de Dieu, j’étais absent lors du premier combat dans lequel tu as combattu les associateurs. Si Dieu m’accorde d’être présent lors d’un combat contre les associateurs, Dieu sait ce que je vais y faire. ”

Lorsque ce fut la bataille suivante, celle de ‘Ouhoud, il est arrivé que les musulmans n’ont pas appliqué exactement les consignes du Prophète. C’est alors qu’ils ont été découverts par leurs arrières, et les associateurs ont saisi l’occasion pour les attaquer. Alors l’oncle de ‘Anas Ibnou Malik, qui s’appelle lui aussi ‘Anas, a dit : “ Ô Allah, je te demande de nous pardonner de ceux qui ont fait cela, (c’est-à-dire qu’il vise ses compagnons qui ont quitté leur position, c’est-à-dire les musulmans), et je m’innoncente de ce que font ceux-là [c’est-à-dire les associateurs]. ”

Puis il a avancé sur le front, et c’est alors qu’il a rencontré le compagnon Sa^d, fils de Mou^adh.

C’est alors que Sa^d, fils de Mou^adh a dit : “ Ô Sa^d, fils de Mou^adh, je veux le Paradis par le Seigneur de la Ka^bah, je sens son odeur juste avant ‘Ouhoud. ” Et Sa^d qui a rapporté, a dit : “ Ô Messager de Dieu, je ne suis pas capable de faire ce qu’il a fait », [c’est-à-dire parmi les actes de bravoure dans le combat ]. ” Et ‘Anas a dit : “ Quand nous avons réussi à reconnaître son corps, nous avons vu qu’il avait plus de quatre-vingt coups entre des coups d’épée, des coups de lance, ou des flèches qui ont été tirées dans sa direction, sur son corps. ” ‘Anas a dit : “ Nous nous avons trouvé qui a été tué et les associateurs ont mutilé son corps. Personne ne l’a reconnu, hormis sa propre sœur qui a reconnu ses doigts. ” ‘Anas a dit : Nous considérions, ou nous pensions, que cette ayah, ce verset, celui de la sourat Al-‘Ahzab verset 23, a été révélé à son sujet et de ses semblables. ”

 Allah ta^ala dit :

﴿ مِّنَ الْمُؤْمِنِينَ رِجَالٌ صَدَقُوا مَا عَاهَدُوا اللَّهَ عَلَيْهِ فَمِنْهُم مَّن قَضَى نَحْبَهُ وَمِنْهُم مَّن يَنتَظِرُ وَمَا بَدَّلُوا تَبْدِيلًا ٢٣﴾

(Mina l-Mou`minina rijaloun sadaqou ma ^ahadou l-Laha ^alayhi faminhoum man qađa nahbahou wa minhoum man yantadhirou wa ma baddalou tabdila)

[33/23] -verset qui commence par la parole- qui signifie : « Il y a parmi les croyants, des gens qui ont été véridiques dans l’engagement et la promesse qu’ils ont faite à l’égard de Dieu….» jusqu’à la fin du verset.

[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]

Et ce compagnon, Sa^d ibnou Mou^adh, est le maitre des ‘Aws. Son surnom est Abou ^Oumar. il est celui dont il a été confirmé dans le hadith sahih, à propos duquel le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Le Trône de Ar-Rahman a tremblé pour la mort de Sa^d fils de Mou^adh. »

Information utile :

Notre Chaykh, que Dieu lui fasse miséricorde, a dit :

« Celui qui a senti l’odeur de la Science de la religion, il va la désirer [cette science]. Si tel est le cas pour celui qui a senti l’odeur, que dire de celui qui l’a gouté. »

Notre Chaykh, que Dieu lui fasse miséricorde, a dit :

« Celui qui veut être victorieux dans l’au-delà, celui qui veut gagner l’au-delà, c’est-à-dire celui qui veut être au Paradis dans les hauts degrés, alors il est indispensable qu’il se comporte, qu’il agisse contrairement aux penchants de son âme, il doit contredire ses passions. »

Notre Chaykh, que Dieu lui fasse miséricorde, a dit :

« Celui qui oriente son coeur vers une chose, alors, il l’a maîtrisera. »

Cette parole s’applique à beaucoup de cas, beaucoup de gens, comme celui qui veut par exemple maîtriser la langue arabe, ou maîtriser par exemple, la science de la religion; si tu orientes ton coeur, si tu es sincère, et que tu mets ta volonté et que tu te donnes les moyens, tu gagneras.

110– السادس عشر : عن أبي مسعود عقبة بن عمرو الأنصاري البدري  رضي الله عنه ، قَالَ : لَمَّا نَزَلَتْ آيةُ الصَّدَقَةِ كُنَّا نُحَامِلُ عَلَى ظُهُورِنَا ، فَجَاءَ رَجُلٌ فَتَصَدَّقَ بِشَيءٍ كَثيرٍ ، فقالوا : مُراءٍ ، وَجَاءَ رَجُلٌ آخَرُ فَتَصَدَّقَ بِصَاعٍ ، فقالُوا : إنَّ اللهَ لَغَنيٌّ عَنْ صَاعِ هَذَا ! فَنَزَلَتْ : ﴿ الَّذِينَ يَلْمِزُونَ الْمُطَّوِّعِينَ مِنَ الْمُؤْمِنِينَ فِي الصَّدَقَاتِ وَالَّذِينَ لا يَجِدُونَ إِلاَّ جُهْدَهُمْ ﴾ [ التوبة ] . مُتَّفَقٌ عَلَيهِ، هذا لفظ البخاري.

وَ(( نُحَامِلُ )) بضم النون وبالحاء المهملة : أي يحمل أحدنا عَلَى ظهره بالأجرة ويتصدق بِهَا .

Dans le hadith 110, An-Nawawiyy dit le seizième dans ce chapitre, d’après Abou Mas^oud ^Ouqbah fils ^Amr Al ansariyy, Al Badriyy, que Dieu l’agrée, il a dit: « Lorsque le verset incitant à l’aumône a été révélé, nous proposions notre service en transportant sur notre dos les biens des gens », [c’est-à-dire en travaillant comme porteur] et ce à que nous gagnions, nous le donnions en aumône [parce qu’ils ont compri l’incitation à l’aumône donc il faisait cela]. C’est alors qu’un homme est venu et il a donné en aumône une grande quantité. Certains se sont dit : « Ah c’est quelqu’un qui est insincère. » Puis, un autre homme est venu et lui, il n’a donné en aumône juste qu’un sa^, ils ont dit : « Allah ta^ala n’a pas besoin du sa^ de cet homme. » Ils ont trouvé que c’est peu ce qu’il a fait. C’est alors que le verset 79 de sourat At Tawbah a été révélé:

﴿ الَّذِينَ يَلْمِزُونَ الْمُطَّوِّعِينَ مِنَ الْمُؤْمِنِينَ فِي الصَّدَقَاتِ وَالَّذِينَ لاَ يَجِدُونَ إِلاَّ جُهْدَهُمْ ﴾

(‘Aladhina yalmizouna al-Muttawwi ^ina mina al-mou’ouminina fi assadaqati wa l-Ladhina la yajidouna ‘illa jouhdahoum )

[9/79] ce qui signifie: « Ceux qui parlent en mal des croyants qui donnent des aumônes et ceux qui ne trouvent pas autres qu’une faible quantité. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]

Ça veut dire que dans tous les cas, c’est bien d’œuvrer en bien même si ce n’est pas une grande quantité.

111– السابع عشر : عن سعيد بن عبد العزيز ، عن ربيعة بن يزيد ، عن أَبي إدريس الخولاني ، عن أبي ذر جندب بن جُنادة رضي الله عنه ، عن النَّبيّ ﷺ فيما يروي ، عن اللهِ تَبَاركَ وتعالى ، أنَّهُ قَالَ : (( يَا عِبَادي ، إنِّي حَرَّمْتُ الظُلْمَ عَلَى نَفْسي وَجَعَلْتُهُ بيْنَكم مُحَرَّماً فَلا تَظَالَمُوا . يَا عِبَادي ، كُلُّكُمْ ضَالّ إلاَّ مَنْ هَدَيْتُهُ فَاستَهدُوني أهْدِكُمْ . يَا عِبَادي ، كُلُّكُمْ جَائِعٌ إلاَّ مَنْ أطْعَمْتُهُ فَاستَطعِمُوني أُطْعِمْكُمْ . يَا عِبَادي ، كُلُّكُمْ عَارٍ إلاَّ مَنْ كَسَوْتُهُ فاسْتَكْسُونِي أكْسُكُمْ . يَا عِبَادي ، إنَّكُمْ تُخْطِئُونَ باللَّيلِ وَالنَّهارِ وَأَنَا أغْفِرُ الذُّنُوبَ جَمِيعاً فَاسْتَغْفِرُوني أغْفِرْ لَكُمْ . يَا عِبَادي، إنَّكُمْ لَنْ تَبْلُغوا ضُرِّي فَتَضُرُّوني ، وَلَنْ تَبْلُغُوا نَفعِي فَتَنْفَعُوني . يَا عِبَادي ، لَوْ أنَّ أوَّلَكُمْ وَآخِرَكُمْ وَإِنْسَكُمْ وَجنَّكُمْ كَانُوا عَلَى أتْقَى قَلْبِ رَجُلٍ وَاحِدٍ مِنْكُمْ مَا زَادَ ذلِكَ في مُلكي شيئاً . يَا عِبَادي ، لَوْ أنَّ أوَّلَكُمْ وَآخِرَكُمْ وَإِنْسَكُمْ وَجنَّكُمْ كَانُوا عَلَى أفْجَرِ قَلْبِ رَجُلٍ وَاحِدٍ مِنْكُمْ مَا نَقَصَ ذلِكَ من مُلكي شيئاً. يَا عِبَادي، لَوْ أنَّ أوَّلَكُمْ وَآخِرَكُمْ وَإِنْسَكُمْ وَجنَّكُمْ قَامُوا في صَعِيدٍ وَاحِدٍ فَسَألُوني فَأعْطَيتُ كُلَّ إنْسَانٍ مَسْألَتَهُ مَا نَقَصَ ذلِكَ مِمَّا عِنْدِي إلاَّ كما يَنْقصُ المِخْيَطُ إِذَا أُدْخِلَ البَحْرَ . يَا عِبَادي ، إِنَّمَا هِيَ أعْمَالُكُمْ أُحْصِيهَا لَكُمْ ثُمَّ أوَفِّيكُمْ إِيَّاهَا ، فَمَنْ وَجَدَ خَيراً فَلْيَحْمَدِ الله وَمَنْ وَجَدَ غَيْرَ ذلِكَ فَلا يَلُومَنَّ إلاَّ نَفْسَهُ )) .

 قَالَ سعيد : كَانَ أَبُو إدريس إِذَا حَدَّثَ بهذا الحديث جَثا عَلَى رُكبتيه . رواه مسلم .

وروينا عن الإمام أحمد بن حنبل رحمه الله ، قَالَ : لَيْسَ لأهل الشام حديث أشرف من هَذَا الحديث

Le hadith 111, le dix-septième de ce chapitre, d’après Sa^id fils de ^Abdoul ^Aziz , d’après Rabigha fils de Yazid, d’après Abou Idriss Khaoulani, d’après Abou Dharr Jounadah fils de Jounoudah, que Dieu l’agrée, il rapporte du Prophète ﷺ, d’après ce que le Prophète rapporte de Dieu (c’est à dire que c’est un hadith qoudsiyy), il a dit ce qui signifie : « Allah tabaraka wa ta^ala dit : « Ô vous mes esclaves, l’injustice est impossible à mon sujet et j’ai rendu l’injustice interdite entre vous alors ne soyez pas injuste les uns envers les autres. »

Et il a dit ce qui signifie : « Ô mes esclaves, vous seriez tous égarés sauf ceux que je guide alors demandez moi à ce que je vous guide et je vous guiderai. »

Il a dit ce qui signifie : « Ô mes esclaves, vous serez tous affamés hormis ceux à qui je donne à manger alors demandez moi à ce que je vous donne à manger et je vous l’accorderai.»

Il a dit : ce qui signifie : « Ô mes esclaves, vous seriez tous nu hormis ceux à qui je donne de quoi se vêtir alors demandez moi de vous vêtir et je vous vêtirai.»

Et il a dit ce qui signifie : «  « Ô mes esclaves, vous commettez des erreurs de nuit tout comme de jours et je pardonne tous les péchés, alors demandez mon pardon, je vous pardonnerai. »

Et il a dit ce qui signifie : « Ô mes esclaves, vous ne pourriez pas me nuire et vous ne me nuirez pas et vous ne pouvez pas me profiter et vous ne me profiterez pas. »

Et il a dit ce qui signifie : « Ô mes esclaves, si du premier au dernier d’entre vous, les humains et les djinn d’entre vous, avez le cœur du plus pieux d’entre vous cela n’augmentera rien dans ma souveraineté. »

Et il a dit ce qui signifie: « Ô mes esclaves, si du premier au dernier d’entre vous, les humains et les djinns d’entre vous étiez ou aviez le cœur du plus pervers d’entre vous cela ne diminuerait rien de ma souveraineté. »

Et il a dit ce qui signifie : « Ô mes esclaves, si du premier au dernier d’entre vous, les humains et les djinns d’entre vous, se mettiez d’un côté et que vous me demandez, j’accorderai à chacun d’entre vous ce qu’il demande. Cela ne diminuera rien de ma souveraineté comme l’aiguille , si le trou de l’aiguille est introduit dan l’eau, il ne diminue rien de l’eau de mer. »

Et il a dit ce qui signifie: « Ô mes esclaves, ce sont vos œuvres qui sont inventoriées et je vous rétribuerai pour les œuvres que vous aurez faites. Celui qui a trouvé du bien alors qu’il remercie Dieu. Et celui qui a trouvé autre que cela qu’il s’en prenne qu’à lui-même. »

Abou Sa^id a dit : « Abou Idriss quand il rapportait ce hadith il se mettait sur ses genoux.»

[Rapporté par Mouslim]
 

Et An-Nawawiyy dit : « Il nous a été rapporté de l’Imam Ahmad Ibnou Hanbal que Dieu l’agrée que le Messager de Dieu a dit : « Les habitants de Ach-Cham n’ont pas un hadith plus noble que celui-ci. »

١٢ – باب الحث عَلَى الازدياد من الخير في أواخر العمر

قَالَ الله تَعَالَى : ﴿ أَوَلَمْ نُعَمِّرْكُمْ مَا يَتَذَكَّرُ فِيهِ مَنْ تَذَكَّرَ وَجَاءكُمُ النَّذِيرُ ﴾ [ فاطر] قَالَ ابن عباس والمُحَقِّقُونَ : معناه أَو لَمْ نُعَمِّرْكُمْ سِتِّينَ سَنَةً ؟ وَيُؤَيِّدُهُ الحديث الَّذِي سنذْكُرُهُ إنْ شاء الله تَعَالَى ، وقيل : معناه ثماني عَشْرَة سَنَةً ، وقيل : أرْبَعينَ سَنَةً ، قاله الحسن والكلبي ومسروق ونُقِلَ عن ابن عباس أيضاً . وَنَقَلُوا أنَّ أَهْلَ المدينَةِ كانوا إِذَا بَلَغَ أَحَدُهُمْ أربْعينَ سَنَةً تَفَرَّغَ للعِبادَةِ ، وقيل : هُوَ البُلُوغُ . وقوله تَعَالَى : ﴿ وجَاءكُمُ النَّذِيرُ ﴾ قَالَ ابن عباس والجمهور : هُوَ النَّبيّ ﷺ ، وقيل : الشَّيبُ ، قاله عِكْرِمَةُ وابن عُيَيْنَة وغيرهما . والله أعلم .

Chapitre 12: Incitation à chercher à augmenter en bien à la fin de la vie

Allah ta^ala dit, dans sourat Fatir verset 37:

﴿ أَوَلَمْ نُعَمِّرْكُم مَّا يَتَذَكَّرُ فِيهِ مَن تَذَكَّرَ وَجَاءكُمُ النَّذِيرُ ٣٧ ﴾

(‘awalam nou^ammirkoum ma yatadhakkarou fihi man tadhakkara wa ja‘akoumou n-nadhir)

[35/37] ce qui signifie : « N’est-ce pas que nous vous avons permis de vivre celui qui est exhorté est exhorté et l’avertisseur vous est parvenu?»

Ibnou ^Abbas et les authentificateurs ont dit ça veut dire : « N’est-ce pas que nous vous avons permis de vivre soixante ans. » Ce qui renforce cette explication, c’est le hadith que nous allons mentionner si Dieu le veut. »

Il a été dit que: « N’est-ce pas que nous vous avons fait vivre dix huit ans. Et d’autres ont dit quarante ans. C’est ce qu’a dit Al Hasan, Al Kalbiyy et Masrouq.

Ces deux avis ont également été rapportés par Ibnou ^Abbas. Ils ont rapporté également que les habitants de Médine, lorsque l’un d’entre eux vivait jusqu’à quarante ans, ils se déchargeaient de toute autre occupation, ils se consacraient exclusivement à l’adoration de Dieu. Il a été dit que l’âge dont il est question dans ce verset, c’est la puberté. Et dans la suite du verset 37: « Et l’avertisseur nous est parvenu. » Ibnou ^Abbas et la majorité des savants ont dit qu’il s’agit du Prophète ﷺ. Et il a été dit que ce sont les cheveux qui indiquent la vieillesse. C’est l’avis de Ghikrimah , de Ibnou ^Ouyaynah et d’autres. Et Dieu sait plus que tout autre.

112– وأما الأحاديث فالأول : عن أبي هريرةَ رضي الله عنه ، عن النَّبيّ ﷺ ، قَالَ :   (( أعْذَرَ الله إِلَى امْرِئٍ أَخَّرَ أجَلَهُ حَتَّى بَلَغَ سِتِّينَ سَنَةً )) رواه البخاري .

قَالَ العلماء : معناه لَمْ يَتْرُكْ لَهُ عُذراً إِذْ أمْهَلَهُ هذِهِ المُدَّةَ . يقال : أعْذَرَ الرجُلُ إِذَا بَلَغَ الغايَةَ في العُذْرِ .

Dans le hadith 112, An-Nawawiyy dit le premier de ce chapitre, d’après Abou Hourayra que Dieu l’agrée, le Prophète ﷺ a dit ce qui signifie: « Allah a enlevé toutes excuses à quelqu’un à qui il a retardé l’échéance, le terme au point qu’il a vécu soixante ans. »

[Rapporté par Al Boukhariyy]

C’est-à-dire que les savants ont expliqué, ils ont dit: « Celui à qui Allah donne du répit, de sorte qu’il vive toute cette période là, il n’a plus d’excuse s’il n’a pas fait le repentir etc. »

113– الثاني : عن ابن عباس رضي الله عنهما ، قَالَ : كَانَ عمر رضي الله عنه يُدْخِلُنِي مَعَ أشْيَاخِ بَدرٍ فكأنَّ بَعْضَهُمْ وَجَدَ في نفسِهِ ، فَقَالَ : لِمَ يَدْخُلُ هَذَا معنا ولَنَا أبْنَاءٌ مِثلُهُ ؟! فَقَالَ عُمَرُ : إنَّهُ منْ حَيثُ عَلِمْتُمْ ! فَدعانِي ذاتَ يَومٍ فَأدْخَلَنِي مَعَهُمْ فما رَأيتُ أَنَّهُ دعاني يَومَئذٍ إلاَّ لِيُرِيَهُمْ ، قَالَ : مَا تقُولُون في قولِ الله : ﴿ إِذَا جَاءَ نَصْرُ اللهِ وَالْفَتْحُ ﴾ ؟ [ الفتح ] فَقَالَ بعضهم : أُمِرْنَا نَحْمَدُ اللهَ وَنَسْتَغْفِرُهُ إِذَا نَصَرنَا وَفَتحَ عَلَيْنَا ، وَسَكتَ بَعْضُهُمْ فَلَمْ يَقُلْ شَيئاً . فَقَالَ لي : أَكَذلِكَ تقُول يَا ابنَ عباسٍ ؟ فقلت : لا. قَالَ : فما تقول ؟ قُلْتُ : هُوَ أجَلُ رَسُول الله ﷺ أعلَمَهُ لَهُ، قَالَ : ﴿ إِذَا جَاءَ نَصْرُ اللهِ وَالْفَتْحُ ﴾ وذلك علامةُ أجَلِكَ ﴿ فَسَبِّحْ بِحَمْدِ رَبِّكَ وَاسْتَغْفِرْهُ إِنَّهُ كَانَ تَوَّاباً ﴾ فَقَالَ عمر رضي الله عنه : مَا أعلم مِنْهَا إلاَّ مَا تقول . رواه البخاري .

Dans le hadith 113, qui est le deuxième de ce chapitre, d’après Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée lui et son père, il a dit : « ^Oumar que Dieu l’agrée m’a invité dans les assemblées dans lequel se trouvait les grands compagnons de Badr, c’est à dire les compagnons qui ont assisté à la bataille de Badr qui sont parmi les meilleurs des compagnons. Donc, ^Oumar invitait Ibnou ^Abbas avec eux dans les assemblées de consultation et dans les sujets importants. Et le fait qu’il invite Ibnou ^Abbas, malgré le grand âge de ces compagnons et Ibnou ^Abbas était jeûne, c’était en raison de son haut degré. Et comment avait-il eu ce haut degré ? C’est par les connaissances et les sciences acquises. Ibnou ^Abbas poursuit : « C’est alors que certains d’entre eux de ces compagnons n’étaient pas contents.» Donc il a dit à ^Oumar : “ Pourquoi est-ce que tu ramènes celui-ci, en parlant de Ibnou ^Abbas alors qu’il est de l’âge de nos enfants? ” ^Oumar lui a dit: “ C’est parce qu’il est issu de là où vous savez. ” C’est-à-dire que son père c’est ^Abbas et son cousin c’est le Prophète et il a grandi chez le Prophète. Ibnou ^Abbas a dit : “ Un jour ^Oumar m’a invité et il m’a fait introduire dans leur assemblée. Et j’ai compris que ce jour-là, il ne m’a invité que pour leur prouver que j’avais ma place. ” ^Oumar leur a posé la question à ces grands compagnons. Il leur a dit: “ Que dites vous, quand il dit que dites vous ça veut dire comment vous expliquer la parole de Allah : « ‘Idha ja‘a nasrou l-Lahi wa l-fath » dans sourat An Nasr? ” Certains ont répondu : “ Ben ça veut dire que Dieu nous ordonne de le louer, de demander Son pardon lorsqu’Il nous aura accordé la victoire et qu’Il nous aura permis de conquérir, de faire des conquêtes. ” Ibnou ^Abbas qui rapporte a dit : “ D’autres se sont tu et ils n’ont pas répondu à la question de ^Oumar. ” Oumar s’est tourné vers moi, il m’a dit: “ Est-ce la aussi ton avis Ibnou ^Abbas? ” Alors Ibnou ^Abbas a dit: “ J’ai répondu non. ” ^Oumar m’a dit: “ Comment tu expliques alors cette sourat ? ” Ibnou ^Abbas a dit: “ J’ai répondu cette sourat est l’annonce de l’éminence du décès du Messager de Allah ﷺ et Dieu le lui a appris. ” Il a expliqué, il a dit : “ Lorsque la victoire accordée par Dieu et la conquête vous sont accordées et c’est là le signe de l’éminence de ton terme, alors glorifie Dieu en remerciant ton Seigneur et en lui demandant le pardon. Certes Il est Celui qui accepte le repentir. ” Alors ^Oumar pour confirmer les dires de Ibnou ^Abbas a dit: “ Je ne connais pas une autre explication que celle qui vient de donner. ”»

[Rapporté par Al Boukhariyy]

114– الثالث : عن عائشة رضي الله عنها ، قَالَتْ : مَا صلّى رَسُول الله ﷺ صلاةً بَعْدَ أنْ نَزَلتْ عَلَيهِ : ﴿ إِذَا جَاءَ نَصْرُ اللهِ وَالْفَتْحُ ﴾ إلاَّ يقول فِيهَا :  (( سُبحَانَكَ رَبَّنَا وَبِحَمْدِكَ ، اللَّهُمَّ اغْفِرْ لي )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .

وفي رواية في الصحيحين عنها : كَانَ رَسُول الله ﷺ يُكْثِرُ أنْ يقُولَ في ركُوعِه وسُجُودهِ : (( سُبْحَانَكَ اللَّهُمَّ رَبَّنَا وَبِحَمدِكَ ، اللَّهُمَّ اغْفِرْ لِي )) ، يَتَأوَّلُ القُرآنَ . معنى : (( يَتَأَوَّلُ القُرآنَ )) أي يعمل مَا أُمِرَ بِهِ في القرآن في قوله تَعَالَى : ﴿ فَسَبِّحْ بِحَمْدِ رَبِّكَ وَاسْتَغْفِرْهُ ﴾ .

وفي رواية لمسلم : كَانَ رَسُول الله ﷺ يُكثِرُ أنْ يَقُولَ قَبلَ أنْ يَمُوتَ :
(( سُبحَانَكَ اللَّهُمَّ وَبِحَ‍مدِكَ أسْتَغْفِرُكَ وَأتُوبُ إلَيْكَ )) . قَالَتْ عائشة : قُلْتُ : يَا رَسُول الله ، مَا هذِهِ الكَلِماتُ الَّتي أرَاكَ أحْدَثْتَها تَقُولُهَا ؟ قَالَ : (( جُعِلَتْ لي عَلامَةٌ في أُمَّتِي إِذَا رَأيْتُها قُلتُها ﴿ إِذَا جَاءَ نَصْرُ اللهِ وَالْفَتْحُ ﴾ … إِلَى آخِرِ السورة )) .

وفي رواية لَهُ : كَانَ رسولُ الله ﷺ يُكثِرُ مِنْ قَولِ : (( سبْحَانَ اللهِ وَبِحَمدِهِ أسْتَغفِرُ اللهَ وأتُوبُ إِلَيْهِ )) . قَالَتْ : قُلْتُ : يَا رسولَ اللهِ ، أَراكَ تُكثِرُ مِنْ قَولِ سُبحَانَ اللهِ وَبِحَمدهِ أسْتَغْفِرُ اللهَ وأتُوبُ إِلَيْه ؟ فَقَالَ : (( أخبَرَني رَبِّي أنِّي سَأرَى عَلامَةً في أُمَّتي فإذا رَأيْتُها أكْثَرْتُ مِنْ قَولِ : سُبْحَانَ اللهِ وبِحَمدهِ أسْتَغْفرُ اللهَ وَأَتُوبُ إِلَيْه فَقَدْ رَأَيْتُهَا: ﴿ إِذَا جَاءَ نَصْرُ اللهِ وَالْفَتْحُ ﴾ فتح مكّة ، ﴿ وَرَأَيْتَ النَّاسَ يَدْخُلُونَ فِي دِينِ اللهِ أَفْوَاجاً ، فَسَبِّحْ بِحَمْدِ رَبِّكَ وَاسْتَغْفِرْهُ إِنَّهُ كَانَ تَوَّاباً ﴾)) .

Dans le hadith 114, d’après ^A’ichah, que Dieu l’agrée, elle a dit : « Après que cette sourat ‘Idha ja‘a nasrou l-Lahi wa l-fath lui a été descendue, chaque prière que le Messager de Allah ﷺ avait fait, après chaque prière, il disait:

سُبْـحانَكَ اللّهُـمَّ رَبَّـنا وَبِحَـمْدِكَ ، اللّهُـمَّ اغْفِرْ لي

(Soubhanaka l-lahoumma rabbana wa bi-hamdika. Allahoumma ghfir li)

qui signifie: « Tu es exempt de toutes imperfections. Ô notre Seigneur, nous te remercions. Ô Allah pardonne moi. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]

Et dans une version de  Al Boukhariyy et Mouslim, toujours d’après ^A’ichah que Allah l’agrée, elle disait que le Messager de Allah ﷺ répétait souvent dans ses inclinations et ses prosternations Soubhanaka l-lahoumma rabbana wa bi-hamdika. Allahoumma ghfir li. Il avait ainsi interprété le Qour’an qui lui a été révélé, c’est-à-dire il appliquait ce qu’il avait reçu comme ordre dans le Qour’an par la parole de Dieu: « Fasabbih bihamdi rabbika wa staghfirhou ‘innahou kana tawwaba. »

Et dans une version de Mouslim, le Messager de Allah ﷺ disait beaucoup avant sa mort :

« Soubhanaka Allahoumma wa bihamdik, astaghfirouka wa‘atoubou ilayk. »

Et ^A’ichah a dit: « J’ai dit : « Ô Messager de Dieu, explique moi ces phrases que je te vois récemment dire. Il a répondu ce qui signifie : « On m’a indiqué un signe d’une chose qui arrivera à ma communauté, lorsque je le vois alors je dis ces phrases « ‘Idha ja‘a nasrou l-Lahi wa l-Fath ». C’est ça le signe. » C’est-à-dire : « Lorsque la victoire de Dieu et la conquête vous seront accordées » jusqu’à la fin de la sourat.

Et dans une version de Mouslim, également le Messager de Allah ﷺ disait beaucoup: « Soubhana l-Lahi wa bihamdihi astaghfirou l-Laha wa ‘atoubou ilayhi. » ^A’ichah que Dieu l’agrée a dit : « Ô Messager de Dieu, je constate que tu dis beaucoup : « Soubhana l-Lahi wa bihamdihi astaghfirou l-Laha wa ‘atoubou ilayhi. » Alors le Messager a répondu à ^A’ichah, il lui a dit ce qui signifie : « Soubhana l-Lahi wa bihamdihi ». Mon Seigneur m’a appris que j’allais voir un signe au sein de ma communauté. Et que si je voyais ce signe je multipliais la parole « Soubhana l-Lahi wa bihamdihi astaghfirou l-Laha wa ‘atoubou ilayhi. Et ce signe je l’ai vu : « ‘Idha ja‘a nasrou l-Lahi wa l-Fath », « Lorsque la victoire de Dieu sera accordée ainsi que la conquête (il s’agit de la conquête de la Mecque) et que tu vois les gens rentraient dans la religion agréée par Dieu en grand nombre alors glorifie ton Seigneur et remercie Le et demande lui le pardon. Certes, il est Celui qui accepte le repentir. »

115– الرابع : عن أنس رضي الله عنه ، قَالَ : إنَّ اللهَ عزوجل تَابَعَ الوَحيَ عَلَى رسولِ الله ﷺ قَبلَ وَفَاتهِ حَتَّى تُوُفِّيَ أكْثَرَ مَا كَانَ الوَحْيَ . مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .

Dans le hadith 115, le quatrième, d’après Anas que Dieu l’agrée, il a dit : « Allah ^azza wa jall a révélé au Messager de Allah ﷺ avant son décès et jusqu’à son décès. »

116- الخامس : عن جابر رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رسول الله ﷺ : (( يُبْعَثُ كُلُّ عَبْدٍ عَلَى مَا مَاتَ عَلَيهِ )) رواه مسلم .

Dans le hadith 116, d’après Jabir, que Dieu l’agrée, il a dit le Messager de Allah ﷺ a dit :

(( يُبْعَثُ كلُّ عبدٍ على ما مات عليه ))

ce qui signifie : « Chaque esclave sera ressuscité au jour du jugement dans l’état dans lequel il est mort. »
[Rapporté par Mouslim]

Je vous rappelle que le chapitre c’est l’incitation à multiplier les actes d’adoration lorsque la personne est prêt de mourir. Ça veut dire que si elle meurt dans un état d’adoration, elle sera rassemblée dans cet état d’adoration, ressuscité au jour du jugement ainsi.

١٣ – باب في بيان كثرة طرق الخير

قَالَ الله تَعَالَى : ﴿ وَمَا تَفْعَلُوا مِنْ خَيْرٍ فَإِنَّ اللهَ بِهِ عَلِيمٌ ﴾ [ البقرة ]، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَمَا تَفْعَلُوا مِنْ خَيْرٍ يَعْلَمْهُ الله ﴾ [ البقرة] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ فَمَنْ يَعْمَلْ مِثْقَالَ ذَرَّةٍ خَيْراً يَرَهُ ﴾ [ الزلزلة ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ مَنْ عَمِلَ صَالِحاً فَلِنَفْسِهِ ﴾ [ الجاثـية] والآيات في الباب كثيرة .

وأما الأحاديث فكثيرة جداً وهي غيرُ منحصرةٍ فنذكُرُ طرفاً مِنْهَا :

Chapitre 13 : Indications du grand nombre de voies pour faire le bien

Dieu تعالى dit dans sourat   البَقَرَة Al-Baqarah verset 215:

﴿ وَمَا تَفْعَلُواْ مِنْ خَيْرٍ فَإِنَّ اللّهَ بِهِ عَلِيمٌ ١١٣﴾

(wama taf^alou min khayrin fa’inna l-Laha kana bihi ^alima)

[2/215] ce qui signifie : « Et tout bien que vous faites Allah le sait. »

Dieu تعالى dit dans sourat  البَقَرَة Al-Baqarah verset 197 : 

﴿ وَمَا تَفۡعَلُواْ مِنۡ خَيۡرٖ يَعۡلَمۡهُ ٱللَّهُۗ  ١٩٧﴾

(wama taf^alou min khayrin ya^lamhou l-Lahou)

[2/197] ce qui signifie : « Et tout bien que vous faites, certes Allah le sait. »

Dieu تعالى dit dans sourat  الزَّلۡزَلَة AzZalzalah verset 7 :

﴿ فَمَن يَعۡمَلۡ مِثۡقَالَ ذَرَّةٍ خَيۡرٗا يَرَهُۥ ٧ 

(faman ya^mal mithqala dharratin khayran yarah)

[99/7] ce qui signifie : « Celui qui fait le poids d’un grain de poussière de bien il en trouvera la rétribution. »

Dieu تعالى dit dans sourat  الجَاثِية Al-Jathiyah verset 15 :

﴿ مَّنۡ عَمِلَ صَٰلِحٗا فَلِنَفۡسِهِۦ ١٥﴾

(man ^amila salihan falinafsihi)

[45/15] ce qui signifie : « Celui qui fait du bien, c’est pour lui-même »

Et il y a beaucoup de versets dans ce sens. Quant aux ahadith ils sont nombreux. Ils ne limitent pas à ce que nous allons évoquer juste après.

117– الأول: عن أبي ذر جُنْدبِ بنِ جُنَادَةَ  ، قَالَ: قُلْتُ : يَا رسولَ الله، أيُّ الأعمالِ أفْضَلُ ؟ قَالَ : (( الإيمانُ باللهِ وَالجِهادُ في سَبيلِهِ )) . قُلْتُ : أيُّ الرِّقَابِ أفْضَلُ ؟ قَالَ : (( أنْفَسُهَا عِنْدَ أهلِهَا وَأكثَرهَا ثَمَناً )) . قُلْتُ : فإنْ لَمْ أفْعَلْ ؟ قَالَ : (( تُعِينُ صَانِعاً أَوْ تَصْنَعُ لأَخْرَقَ )) . قُلْتُ : يَا رَسُول الله ، أرأيْتَ إنْ ضَعُفْتُ عَنْ بَعْضِ العَمَلِ ؟ قَالَ : (( تَكُفُّ شَرَّكَ عَنِ النَّاسِ ؛ فإنَّهَا صَدَقَةٌ مِنْكَ عَلَى نَفْسِكَ )) مُتَّفَقٌ عليه .

(( الصَّانِعُ )) بالصاد المهملة هَذَا هُوَ المشهور ، وروي (( ضائعاً )) بالمعجمة : أي ذا ضِياع مِنْ فقرٍ أَوْ عيالٍ ونحوَ ذلِكَ ، (( وَالأَخْرَقُ )) : الَّذِي لا يُتقِنُ مَا يُحَاوِل فِعلهُ .

Hadith 117,  le premier de ce chapitre, d’après Abou Dharr Joundoub fils de Jounadah, que Dieu l’agrée, a dit: “ Ô Messager de Allah  quel est la meilleure des œuvres ? ” Le Prophète a dit:

((الإيمان بالله والجهاد في سبيله))

(Al-imanou bi l-Lahi wal-jihadou fi sabilih)

ce qui signifie: “ La croyance en Dieu et fournir des efforts dans la voie qu’Il agrée.

Je lui ai dit: “ Quels sont les meilleurs esclaves à affranchir? ”

Il a dit ce qui signifie: “ Les plus précieux chez leurs propriétaires et ceux qui ont le plus de valeur. ”

Je lui ai dit : “ Si je ne le fais pas? [C’est-à-dire je n’ai pas les moyens?] ”. Le Messager a dit ce qui signifie : « Tu aides quelqu’un qui travaille ou tu fais quelque chose pour quelqu’un qui est incapable de faire quelque chose de ses mains. »

Alors le compagnon a dit : “ Ô messager de Dieu! Et si j’étais incapable de faire certaines tâches ? ” Le Prophète ﷺ lui a répondu ce qui signifie:  » Tu évites aux gens ton propre mal, cela compte pour toi comme une aumône que tu donnerais en ton nom. « 

[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]

118– الثاني : عن أبي ذر أيضاً رضي الله عنه : أنَّ رسول الله ﷺ قَالَ : (( يُصْبحُ عَلَى كُلِّ سُلامَى منْ أَحَدِكُمْ صَدَقةٌ : فَكُلُّ تَسبيحَةٍ صَدَقَةٌ وَكُلُّ تَحمِيدةٍ صَدَقَة وَكُلُّ تَهْلِيلَةٍ صَدَقَةٌ  وَكُلُّ تَكبيرَةٍ صَدَقَةٌ وَأمْرٌ بِالمعرُوفِ صَدَقةٌ ونَهيٌ عَنِ المُنْكَرِ صَدَقةٌ وَيُجزِىءُ مِنْ ذلِكَ رَكْعَتَانِ يَركَعُهُما مِنَ الضُّحَى )) رواه مسلم .

Le hadith 118, le deuxième de ce chapitre, d’après Abou Dharr également, le Prophète  صلى الله عليه وسلم a dit ce qui signifie : « Il convient que chacun d’entre vous, chaque jour donne une aumône pour chaque os et articulation de son corps. Toute parole soubhana l-Lah compte comme une aumône. Toute parole al-hamdou li l-Lah compte comme une aumône. Toute parole la ilaha illa l-Lah compte comme une aumône,. Toute parole Allahou ‘akbar compt comme une aumône. Ordonner le bien compte comme une aumône, interdire le mal compte comme une aumône. Quant à ce qui tient lieu de tout cela, ce sont deux rak^ah qu’une personne fait au temps de Ad-Douha. »

[Rapporté par Mouslim]

119– الثالث : عَنْهُ ، قَالَ : قَالَ النَّبيُّ ﷺ : (( عُرِضَتْ عَلَيَّ أعْمَالُ أُمَّتِي حَسَنُهَا وَسَيِّئُهَا فَوَجَدْتُ في مَحَاسِنِ أعْمَالِهَا الأذَى يُمَاطُ عَنِ الطَّريقِ ، وَوَجَدْتُ في مَسَاوِىءِ أعمَالِهَا النُّخَاعَةُ تَكُونُ في المَسْجِدِ لا تُدْفَنُ ))       رواه مسلم .

Le hadith 119, le troisième de ce chapitre, An-Nawawiyy a rapporté du Prophète ﷺ d’après le compagnon qui rapporte du Prophète ﷺ qui a dit: « J’ai vu les œuvres de ma communauté , les bonnes et les mauvaises . J’ai trouvé parmi les bonnes œuvres,  il y a le fait d’enlever l’obstacle qui est sur le chemin, par exemple une pierre ou des épines. Et parmi les mauvaises œuvres, j’ai vu le crachat dans la mosquée qui n’est pas enterré, [ça veut dire ce qui est expectoré de l’intérieur de la bouche parce que les mosquées avant c’était de la terre ce n’était pas des tapis comme de nos jours]. »
[Rapporté par Mouslim]

120– الرابع : عَنْهُ : أنَّ ناساً قالوا : يَا رَسُولَ الله ، ذَهَبَ أهلُ الدُّثُور بالأُجُورِ ، يُصَلُّونَ كَمَا نُصَلِّي ، وَيَصُومُونَ كَمَا نَصُومُ ، وَيَتَصَدَّقُونَ بِفُضُولِ  أمْوَالِهِمْ ، قَالَ : (( أَوَلَيسَ قَدْ جَعَلَ اللهُ لَكُمْ مَا تَصَدَّقُونَ بِهِ : إنَّ بِكُلِّ تَسْبِيحَةٍ صَدَقةً ، وَكُلِّ تَكبيرَةٍ صَدَقَةً ، وَكُلِّ تَحمِيدَةٍ صَدَقَةً ، وَكُلِّ تَهْلِيلَةٍ صَدَقَةً ، وَأمْرٌ بالمَعْرُوفِ صَدَقَةٌ ، وَنَهيٌ عَنِ المُنْكَرِ صَدَقَةٌ ، وفي بُضْعِ أَحَدِكُمْ صَدَقَةٌ )) قالوا : يَا رسولَ اللهِ ، أيَأتِي أَحَدُنَا شَهْوَتَهُ وَيَكُونُ لَهُ فِيهَا أجْرٌ ؟ قَالَ : (( أرَأيتُمْ لَوْ وَضَعَهَا في حَرامٍ أَكَانَ عَلَيهِ وِزرٌ ؟ فكذَلِكَ إِذَا وَضَعَهَا في الحَلالِ كَانَ لَهُ أَجْرٌ ))         رواه مسلم .

(( الدُّثُورُ )) بالثاء المثلثة : الأموال وَاحِدُهَا : دثْر .

Le hadith 120, le quatrième de ce chapitre, certains compagnons ont dit: “ Ô messager de Dieu, les gens qui sont riches vont prendre toutes les récompenses. Ils font la prière tout comme nous faisons la prière, ils font le jeûne tout comme nous faisons le jeune, mais ils ont de l’argent donc ils donnent des aumônes.” Alors le Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam a dit ce qui signifie : “ N’est ce pas que Dieu vous a accordé l’équivalent de ce qui vous permet de donner des aumônes, pour chaque parole soubhana l-Lah c’est comptée comme une aumône, pour Toute parole Allahou ‘akbar c’est comptée comme une aumône, pour chaque Toute parole al-hamdou li l-Lah c’est comptée comme une aumône, pour chaque Toute parole la ilaha illa l-Lah cest comptée comme une aumône, ordonner le bien compte comme une aumône, interdire le mal est comptée comme une aumône ; et même le rapport de l’un d’entre vous est comptée une aumône. ”

Alors les compagnons étaient étonnés, ils ont dit : “ Ô Messager de Allah, est ce que l’un d’entre nous assouvit son désir et il aura en cela une récompense ? Le Prophète leur a dit ce qui signifie “ Voyez-vous s’il avait cela dans l’interdit , n’est-ce pas qu’il se serait chargé d’un pêché de même s’il le fait dans le halal il a des récompenses. ”

121– الخامس : عَنْهُ ، قَالَ : قَالَ لي النَّبيّ ﷺ : (( لا تَحْقِرنَّ مِنَ المَعرُوفِ شَيئاً وَلَوْ أنْ تَلقَى أخَاكَ بِوَجْهٍ طَليقٍ )) رواه مسلم .


Le hadith 121, le cinquième de ce chapitre, toujours du même compagnon Abou Dharr a dit : « Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : “ Ne néglige aucune bonne chose que tu fais, ne fut ce que de venir à la rencontre de ton frère avec un visage souriant. ”
[Rapporté par Al-Boukhariyy]

Pourquoi ? Parce qu’en étant souriant avec son frère, cela le réconforte, cela repousse de lui le sentiment de la solitude, cela va lui apaiser le cœur, ainsi il y aura la symbiose et l’amour requis entre les croyants. 

122– السادس : عن أبي هريرةَ رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( كُلُّ سُلامَى مِنَ النَّاسِ عَلَيهِ صَدَقَةٌ ، كُلَّ يَومٍ تَطلُعُ فِيهِ الشَّمْسُ : تَعْدِلُ بَينَ الاثْنَينِ   صَدَقةٌ ، وتُعِينُ الرَّجُلَ في دَابَّتِهِ ، فَتَحْمِلُهُ عَلَيْهَا أَوْ تَرفَعُ لَهُ عَلَيْهَا مَتَاعَهُ صَدَقَةٌ ، وَالكَلِمَةُ الطَيِّبَةُ صَدَقَةٌ ، وبكلِّ خَطْوَةٍ تَمشيهَا إِلَى الصَّلاةِ صَدَقَةٌ ، وتُميطُ الأذَى عَنِ الطَّريقِ صَدَقَةٌ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .

ورواه مسلم أيضاً من رواية عائشة رَضي الله عنها ، قَالَتْ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( إنَّهُ خُلِقَ كُلُّ إنْسان مِنْ بَنِي آدَمَ عَلَى سِتِّينَ وثلاثمئة مفْصَل ، فَمَنْ كَبَّرَ  اللهَ ، وحَمِدَ الله ، وَهَلَّلَ اللهَ ، وَسَبَّحَ الله ، وَاسْتَغْفَرَ الله ، وَعَزَلَ حَجَراً عَنْ طَريقِ النَّاسِ ، أَوْ شَوْكَةً ، أَوْ عَظماً عَن طَريقِ النَّاسِ ، أَوْ أمَرَ بمَعْرُوف ، أَوْ نَهَى عَنْ منكَر ، عَدَدَ السِّتِّينَ والثَّلاثِمئَة فَإنَّهُ يُمْسِي يَومَئِذٍ وقَدْ زَحْزَحَ نَفسَهُ عَنِ النَّارِ )) .

Le hadith 122 qui le sixième dans ce chapitre, d’après Abou Hourayrah, il a dit : « Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Les gens peuvent faire des aumônes sur chaque phalange chaque jour où se lève le soleil, en étant équitable entre deux personnes, cela est compté comme une aumône, en aidant quelqu’un pour monter sur sa monture ou en lui installant ses bagages dessus, ceci est compté comme une aumône. La belle parole est comptée comme une aumône chaque pas que tu fais pour te rendre à la prière est une aumône. Lorsque tu enlèves les embûches du chemin, ceci est compté comme une aumône. »

[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]

Mouslim a rapporté la version de ^A’ichah que le Messager de Allah  ﷺ a dit ce qui signifie : « Chaque homme des fils de ‘Adam a été créé avec trois cent soixante articulations. Celui qui dit Soubhana l-Lah, celui qui dit al-hamdou li l-Lah celui qui dit Allahou ‘akbar qui dit la ilaha illa l-Lah qui glorifie Allah en disant soubhana l-Lah, qui demande le pardon en disant la parole astaghfirou l-Lah, qui écarte une pierre des gens ou des épines ou des os pour ne pas que les gens trébuchent  dessus , ou qui ordonne le bien ou interdit le mal , autant que ces trois cent soixante alors il arrivera au soir en s’étant écarté du feu de l’enfer. »

123– السابع : عَنْهُ ، عن النَّبيّ ﷺ ، قَالَ : (( مَنْ غَدَا إِلَى المَسْجِد أَوْ    رَاحَ ، أَعَدَّ اللهُ لَهُ في الجَنَّةِ نُزُلاً كُلَّمَا غَدَا أَوْ رَاحَ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .

(( النُّزُلُ )) : القوت والرزق وما يُهيأُ للضيف .

Dans le hadith 123, le septième de ce chapitre, d’après Abou Hourayrah, d’après le Prophète, il a dit ce qui signifie: « Celui qui va à la mosquée le matin ou le soir, Allah lui préparera une place au paradis chaque fois qu’il s’y rend ou qu’il y revient. »

124– الثامن : عَنْهُ ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( يَا نِسَاءَ المُسْلِمَاتِ ، لاَ تَحْقِرنَّ جَارَةٌ لِجَارَتِهَا وَلَوْ فِرْسِنَ شاةٍ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .

قَالَ الجوهري : الفرسِن منَ البَعيرِ كالحَافِرِ مِنَ الدَّابَةِ قَالَ : وَرُبَّمَا اسْتُعِيرَ في الشَّاةِ .

Dans le hadith 124, qui est le huitième de ce chapitre, d’après Abou Hourayrah le Messager de Allah ﷺ  a dit ce qui signifie : « Ô vous femmes musulmanes, qu’aucune d’entre vous ne néglige un bien qu’elle peut faire à sa voisine même si c’est en lui offrant la patte d’une brebis. » C’est à dire que c’est pour la cuisiner, c’est pour la manger.Même si c’est quelque chose qui semble être de faible valeur, même s’il n’y a pas de chair dessus, c’est pour inciter à faire le bien.

125– التاسع : عَنْهُ ، عن النَّبيّ ﷺ ، قَالَ : (( الإيمانُ بِضْعٌ وَسَبعُونَ أَوْ بِضعٌ وسِتُونَ شُعْبَةً : فَأفْضَلُهَا قَولُ : لا إلهَ إلاَّ اللهُ ، وَأَدْنَاهَا إمَاطَةُ الأذَى عَنِ الطَّريقِ ، والحياءُ شُعبَةٌ مِنَ الإيمان )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .

(( البِضْعُ )) من ثلاثة إِلَى تسعة بكسر الباء وقد تفتح. وَ(( الشُّعْبَةُ )) : القطعة.

Hadith 125, le neuvième de ce chapitre d’après Abou Hourayrah a dit que le Prophète ﷺ a dit ce qui signifie : « La foi est composée de soixante-dix et quelques piliers [c’est à dire une partie] ou soixante et quelques piliers. Le meilleur est de dire la ilaha illa l-Lah. Le plus bas est d’écarter les embûches du chemin comme une épine ou une pierre. Et la pudeur est un des piliers de la foi [un pilier c’est-à-dire une partie]. »

Quand il a dit bid^oun, et quelques, c’est-à-dire entre trois et neuf. Quand il dit soixante-dix et quelques, c’est-à-dire entre soixante-treize et soixante-dix neuf. Quand il dit soixante et quelques, c’est-à-dire entre soixante trois et soixante neuf. Il a comparé à des morceaux d’épars.

126– العاشر : عَنْهُ : أنَّ رَسُول الله ﷺ ، قَالَ : (( بَينَما رَجُلٌ يَمشي بِطَريقٍ اشْتَدَّ عَلَيهِ العَطَشُ ، فَوَجَدَ بِئراً فَنَزَلَ فِيهَا فَشربَ ، ثُمَّ خَرَجَ فإذَا كَلْبٌ يَلْهَثُ يأكُلُ الثَّرَى مِنَ العَطَشِ ، فَقَالَ الرَّجُلُ : لَقَدْ بَلَغَ هَذَا الكَلْبُ مِنَ العَطَشِ مِثلُ الَّذِي كَانَ قَدْ بَلَغَ مِنِّي فَنَزَلَ البِئْرَ فَمَلأَ خُفَّهُ مَاءً ثُمَّ أمْسَكَهُ بفيهِ حَتَّى رَقِيَ ، فَسَقَى الكَلْبَ ، فَشَكَرَ الله لَهُ ، فَغَفَرَ لَهُ )) قالوا : يَا رَسُول اللهِ ، إنَّ لَنَا في البَهَائِمِ أَجْراً ؟ فقَالَ : (( في كُلِّ كَبِدٍ رَطْبَةٍ أجْرٌ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .

وفي رواية للبخاري : (( فَشَكَرَ اللهُ لَهُ ، فَغَفَرَ لَهُ ، فأدْخَلَهُ الجَنَّةَ )) وفي رواية لهما : (( بَيْنَما كَلْبٌ يُطِيفُ بِرَكِيَّةٍ قَدْ كَادَ يقتلُهُ العَطَشُ إِذْ رَأَتْهُ بَغِيٌّ مِنْ بَغَايَا

بَنِي إسْرَائِيل ، فَنَزَعَتْ مُوقَها فَاسْتَقَتْ لَهُ بِهِ فَسَقَتْهُ فَغُفِرَ لَهَا بِهِ )) .

(( المُوقُ )) : الخف . وَ(( يُطِيفُ )) : يدور حول (( رَكِيَّةٍ )) : وَهِي البئر .

Hadith 126, le dixième de ce chapitre d’après Abou Hourayrah a dit que le Prophète ﷺ a dit ce qui signifie : « Alors qu’un homme était sur son chemin il eut extrêmement soif, il trouva un puits, il est descendu dedans et il en but puis il en sortit. C’est alors qu’il vit un chien avec une langue pendante qui cherchait l’humidité dans la terre et dans les pierres tellement il avait soif. L’homme s’est dit que ce chien avait une soif semblable à celle que j’avais. Il est redescendu dans le puit, il a rempli sa chaussure d’eau, il l’a attrapé avec sa bouche pour monter avec ses mains et quand il est arrivé en haut, il a donné à boire au chien. Allah a agréé son acte. Allah l’a rétribué par le paradis, Il lui a pardonné ses péchés. Les compagnons ont dit : “ Ô messager de Allah est ce que nous avons des récompenses en donnant à manger et à boire aux animaux? ” C’est alors que le Messager leur a répondu ce qui signifie : La bienfaisance envers un animal vivant et respectable [c’est à dire pour lequel on n’a pas l’ordre de le tuer]. Cette bienfaisance en lui donnant à boire ou ce qui est de cet ordre procure une récompense. Mais lorsque c’est un animal pour lequel on a  l’ordre de le tuer, on obéit à la loi pour le tuer. ” 

Dans la version de Al-Boukhariyy. ce qui signifie : « Allah  a agréé son acte, Il lui a pardonné, Il l’a fait entrer au paradis. »

Et dans une autre version rapportée par Al-Boukhariyy et Mouslim, le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie: « Tandis qu’un chien tournait autour d’un puit, il avait failli mourir de soif. Une prostituée qui était une descendante des fils de Isra’il l’a vu. Elle a pris son chausson, elle a pu puiser de l’eau dedans, elle lui a donné à boire. Allah lui a pardonné par cela. »

127– الحادي عشر : عَنْهُ ، عن النَّبيّ ﷺ ، قَالَ : (( لَقدْ رَأيْتُ رَجُلاً يَتَقَلَّبُ في الجَنَّةِ في شَجَرَةٍ قَطَعَهَا مِنْ ظَهْرِ الطَرِيقِ كَانَتْ تُؤذِي المُسْلِمِينَ )) رواه مسلم .

وفي رواية : (( مَرَّ رَجُلٌ بِغُصْنِ شَجَرَةٍ عَلَى ظَهرِ طَرِيقٍ ، فَقَالَ : وَاللهِ لأُنْحِيَنَّ هَذَا عَنِ المُسْلِمينَ لا يُؤذِيهِمْ ، فَأُدخِلَ الجَنَّةَ )) .

Hadith 127, le onzième de ce chapitre d’après Abou Hourayrah a dit que le Prophète ﷺ a dit ce qui signifie : « J’ai vu un homme qui profitait du paradis à cause d’un arbre qu’il avait coupé parce qu’il barrait le chemin et nuisait aux musulmans. »

Dans une autre version le Prophète ﷺ a dit ce qui signifie : « Un homme est passé, une branche d’un arbre barrait le chemin des gens. Il a dit : « Par Allah, je vais enlever cette branche pour ne pas qu’elle nuise aux musulmans. Et il fut entré au paradis grâce à cela. »

وفي رواية لهما : (( بَيْنَمَا رَجُلٌ يَمْشي بِطَريقٍ وَجَدَ غُصْنَ شَوكٍ عَلَى الطريقِ فأخَّرَه فَشَكَرَ اللهُ لَهُ ، فَغَفَرَ لَهُ ))

ce qui signifie : « Alors qu’un homme empruntait un chemin, il a trouvé une branche pleine d’épines. Il l’a retiré. Allah a agréé son acte et Il lui a pardonné. »

128– الثاني عشر : عَنْهُ ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( مَنْ تَوَضَّأَ فَأَحْسَنَ الوُضُوءَ ، ثُمَّ أَتَى الجُمعَةَ فَاسْتَمَعَ وَأنْصَتَ غُفِرَ لَهُ مَا بَيْنَهُ وَبَيْن الجُمُعَةِ وَزِيادَةُ ثَلاثَةِ أيَّامٍ ، وَمَنْ مَسَّ الحَصَا فَقَدْ لَغَا )) رواه مسلم .

Hadith 128, le onzième de ce chapitre d’après Abou Hourayrah, il a dit que le Prophète ﷺ a dit ce qui signifie « Celui qui a fait le Woudou’ qui l’a accompli parfaitement et qui se rend à la prière du vendredi en écoutant et en prêtant attention il lui sera pardonné ce qu’il a fait entre ce Vendredi et le Vendredi d’avant et trois jours de plus, mais celui qui s’amuse comme celui qui joue [c’est à dire pendant le discours] avec les pierres, il aura raté cette récompense. »

[Rapporté par Mouslim]

129– الثالث عشر : عَنْهُ : أنَّ رَسُول الله ﷺ ، قَالَ : (( إِذَا تَوَضَّأ العَبْدُ المُسْلِمُ ، أَو المُؤمِنُ فَغَسَلَ وَجْهَهُ خَرَجَ مِنْ وَجْهِهِ كُلُّ خَطِيئَةٍ نَظَرَ إِلَيْهَا بِعَينيهِ مَعَ المَاءِ ، أَوْ مَعَ آخِرِ قَطْرِ المَاءِ ، فَإِذا غَسَلَ يَدَيْهِ خَرَجَ مِنْ يَدَيهِ كُلُّ خَطِيئَة كَانَ بَطَشَتْهَا يَدَاهُ مَعَ المَاءِ ، أَوْ مَعَ آخِرِ قَطْرِ المَاءِ ، فَإِذَا غَسَلَ رِجْلَيهِ خَرَجَتْ كُلُّ خَطِيئَةٍ مشتها رِجْلاَهُ مَعَ المَاء أَوْ مَعَ آخِرِ قَطْرِ المَاءِ حَتَّى يَخْرُجَ نَقِيّاً مِنَ الذُّنُوبِ )) رواه مسلم .

Dans le hadith 129, le treizième de ce chapitre, An-Nawawiyy rapporte d’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, que le Messager de Allah ﷺ  a dit ce qui signifie : « Lorsque le croyant ou le musulman fait le woudou’ et qu’il se lave le visage alors il sortira de ce visage tout péché qu’il a commis avec son regard, avec ses yeux. Tout péché sortira avec l’eau ou la dernière goutte d’eau, avec les yeux. Lorsqu’il se lave les mains et les avant-bras, il sortira de ses mains et de ses avant-bras tout péché qu’il avait fait avec les mains, avec l’eau ou la dernière goutte d’eau. Lorsqu’il se lave les pieds, il sortira de ses pieds tout pêché qu’il a fait en marchant avec ses pieds, avec l’eau ou la dernière goutte d’eau. De sorte que lorsqu’il termine son woudou’, il sortira purifié de ses péchés. »

[Rapporté par Mouslim]

130– الرابع عشر : عَنْهُ ، عن رَسُول الله ﷺ ، قَالَ : (( الصَّلَوَاتُ الخَمْسُ ، وَالجُمُعَةُ إِلَى الجُمُعَةِ ، وَرَمَضَانُ إِلَى رَمَضَانَ مُكَفِّراتٌ لِمَا بَيْنَهُنَّ إِذَا اجْتُنِبَتِ الكَبَائِرُ )) رواه مسلم .

Le hadith 130, An-Nawawiyy a dit, le quatorzième hadith de ce chapitre, d’après lui [le même compagnon] qui rapporte du Messager de Allah ﷺ  qu’il a dit : « Entre chacune des cinq prières, et entre deux prières du vendredi, et entre deux mois de Ramadan sont expié ce qui est commis entre eux tant que la personne évite les grands péchés. »
[Rapporté par Mouslim]

131– الخامس عشر : عَنْهُ ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( ألا أَدُلُّكُمْ عَلَى مَا يَمْحُو اللهُ بِهِ الخَطَايَا وَيَرْفَعُ بِهِ الدَّرَجَاتِ ؟ )) قَالُوا : بَلَى ، يَا رسولَ اللهِ ، قَالَ : (( إِسْبَاغُ الوُضُوءِ عَلَى المَكَارِهِ ، وَكَثْرَةُ الخُطَا إِلَى المَسَاجِدِ ، وَانْتِظَارُ الصَّلاةِ بَعْدَ الصَّلاةِ فَذلِكُمُ الرِّبَاطُ )) رواه مسلم .

Le hadith 131. An-Nawawiyy rapporte le quinzième hadith de ce chapitre, d’après lui [le même compagnon], il a dit que le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : “ Voulez-vous que je vous indique ce par quoi Allah efface les péchés et élève en degré ? ” Ils ont dit : “ Bien sûr que oui ô Messager de Dieu. ” Il a dit ce qui signifie : “ Englober tous les membres lors du woudou’ malgré la difficulté et la douleur. Le fait de marcher souvent vers les mosquées. Attendre une prière après un autre c’est cela le ribat. ”»
[Rapporté par Mouslim]

132– السادس عشر : عن أبي موسى الأشعرِيِّ رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رسولُ الله ﷺ : (( مَنْ صَلَّى البَرْدَيْنِ دَخَلَ الجَنَّةَ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .

(( البَرْدَانِ )) : الصبح والعصر .

Le hadith 132, le seizième de ce chapitre, d’aprés Mouça Al-‘Ach^ariyy que Dieu l’agrée, il a dit : « Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Celui qui accompli la prière des deux bard c’est à dire as-Soubh et al-^Asr il rentrera au paradis. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]

133– السابع عشر : عَنْهُ ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( إِذَا مَرِضَ العَبْدُ أَوْ سَافَرَ كُتِبَ لَهُ مِثْلُ مَا كَانَ يَعْمَلُ مُقِيماً صَحِيحاً )) رواه البخاري .

Le hadith 133, le dix-septième de ce chapitre, d’après le même compagnon, il a dit : « Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Lorsque l’esclave tombe malade ou part en voyage [c’est à dire qu’à cause de cela il n’a pas pu faire ce qu’il fait comme acte de bien], il lui sera inscrit la même chose qu’il faisait quand il était résidant et en bonne santé. »
[Rapporté par Al Boukhariyy]

134– الثامن عشر : عن جَابرٍ رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رسولُ الله ﷺ : (( كُلُّ مَعْرُوفٍ صَدَقَةٌ )) رواه البخاري ، ورواه مسلم مِنْ رواية حُذَيفة  رضي الله عنه .

Et An-Nawawiyy a dit le hadith 134, le dix-huitième de ce chapitre, d’après le compagnon Jabir que Dieu l’agrée a dit : « Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Tout acte de bienfaisance et compter comme une aumône. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et rapporté par Mouslim d’après Houdayfah que Dieu l’agrée]
 

135– التاسع عشر : عَنْهُ ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( مَا مِنْ مُسْلِمٍ يَغْرِسُ غَرْساً إلاَّ كَانَ مَا أُكِلَ مِنْهُ لَهُ صَدَقَةً ، وَمَا سُرِقَ مِنهُ لَهُ صَدَقَةً ، وَلاَ يَرْزَؤُهُ أَحَدٌ إلاَّ كَانَ لَهُ صَدَقَةً )) رواه مسلم .

وفي رواية لَهُ : (( فَلاَ يَغْرِسُ المُسْلِمُ غَرْساً فَيَأْكُلَ مِنْهُ إنْسَانٌ وَلاَ دَابَّةٌ وَلاَ طَيْرٌ إلاَّ كَانَ لَهُ صَدَقة إِلَى يَومِ القِيَامةِ )). وفي رواية لَهُ : (( لاَ يَغرِسُ مُسْلِمٌ غَرساً ، وَلاَ يَزرَعُ زَرعاً ، فَيَأكُلَ مِنهُ إنْسَانٌ وَلاَ دَابَةٌ وَلاَ شَيءٌ ، إلاَّ كَانَتْ لَهُ صَدَقَةً )) .

وروياه جميعاً من رواية أنس رضي الله عنه .

قوله : (( يَرْزَؤُهُ )) أي ينقصه .

Dans le hadith 135, le dix-neuvième de ce chapitre, d’après lui [c’est à dire Jabir que Dieu l’agrée], il a dit : « Le Messager de Allah ﷺ  a dit ce qui signifie : « Chaque musulman qui plante un arbre ou une plante, tout ce qui en sera manger sera compter pour lui comme une aumône. Ce qui en sera volé sera compté pour lui comme une aumône. Ce qui en sera pris [c’est à dire diminuer], sera compter pour lui comme une aumône. »
[Rapporté par Mouslim]
Et dans une version de ce même hadith rapporté également par Mouslim. Le Messager, que Dieu l’honore et l’élève davantage en degrés, a dit ce qui signifie  : « Tout musulman qui plante quelque chose de sorte qu’un être humain en consomme ou un animal en consomme ou un oiseau sans que cela lui soit compter comme une aumône et ce jusqu’au jour du jugement. »
Et dans une autre version toujours du même hadith. Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Tout musulman qui plante quelque chose ou qui sème des graines de sorte que quelqu’un en mange ou qu’un animal en mange ou quiconque sans que ce soit une aumône pour lui. »
[Et Al-Boukhariyy et Mouslim l’ont rapporté également de ‘Anas que Dieu l’agrée]

136– العشرون : عَنْهُ ، قَالَ : أراد بنو سَلِمَةَ أَن يَنتقِلوا قرب المسجِدِ فبلغ ذلِكَ رسولَ الله ﷺ ، فَقَالَ لهم : (( إنَّهُ قَدْ بَلَغَني أنَّكُمْ تُرِيدُونَ أنْ تَنتَقِلُوا قُربَ المَسجِد ؟ )) فقالُوا : نَعَمْ ، يَا رَسُول اللهِ قَدْ أَرَدْنَا ذلِكَ . فَقَالَ : (( بَنِي سَلِمَةَ ، دِيَارَكُمْ ، تُكْتَبْ آثَارُكُمْ ، ديَارَكُمْ تُكْتَبْ آثَارُكُمْ )) رواه مسلم .

وفي روايةٍ : (( إنَّ بِكُلِّ خَطوَةٍ دَرَجَةً )) رواه مسلم .

رواه البخاري أيضاً بِمَعناه مِنْ رواية أنس رضي الله عنه .

وَ(( بَنُو سَلِمَةَ )) بكسر اللام : قبيلة معروفة مِنَ الأنصار  ، وَ(( آثَارُهُمْ )) : خطاهُم  .

Dans le hadith 136, le vingtième de ce chapitre An-Nawawiyy rapporte du même compagnon, il a dit : « Banou Salima, un clan des partisans de Médine, ont voulu déménager pour habiter près de la mosquée. L’information parvint au Messager de Allah ﷺ. Il leur a alors dit : “ Il m’est parvenu que vous vouliez déménager et vous installer près de la mosquée. ” Ils ont dit : “ Oui ô Messager de Dieu nous avons bien voulu cela. ” Il a dit ce qui signifie : “ Ô vous Banou Salima, restez là où vous êtes. Les pas que vous ferez pour venir à la mosquée vous seront comptés. ” C’est-à-dire que vous serez rétribué pour cela.
[Rapporté par Mouslim]
Et dans une autre version : « Pour chaque pas vous gagnerez un degré. »
[Rapporté par Mouslim. Et rapporté par Al-Boukhariyy également avec le même sens d’après ‘Anas que Allah l’agrée]

137– الحادي والعشرون : عن أبي المنذِر أُبيِّ بنِ كَعْب رضي الله عنه  ، قَالَ : كَانَ رَجُلٌ لا أعْلَمُ رَجلاً أبْعَدَ مِنَ المَسْجِدِ مِنْهُ ، وَكَانَ لاَ تُخْطِئُهُ صَلاةٌ ، فَقيلَ لَهُ أَوْ فَقُلْتُ لَهُ : لَوِ اشْتَرَيْتَ حِمَاراً تَرْكَبُهُ في الظَلْمَاء وفي الرَّمْضَاء ؟ فَقَالَ : مَا يَسُرُّنِي أنَّ مَنْزِلي إِلَى جَنْبِ المَسْجِدِ إنِّي أريدُ أنْ يُكْتَبَ لِي مَمشَايَ إِلَى المَسْجِدِ وَرُجُوعِي إِذَا رَجَعْتُ إِلَى أهْلِي ، فَقَالَ رَسُول الله ﷺ : (( قَدْ جَمَعَ اللهُ لَكَ ذلِكَ كُلَّهُ )) رواه مسلم .

وفي رواية : (( إنَّ لَكَ مَا احْتَسَبْتَ )) .

(( الرَّمْضَاءُ )) : الأرْضُ التي أصابها الحر الشديد .

Le hadith 137 le vingt et unième de ce chapitre, d’après Abou Al-Moundhir ‘Oubayy Ibnou Ka^d que Dieu l’agrée, il a dit : « Un homme que je ne connais pas qui habitait plus loin de la mosquée que lui et il ne ratait aucune prière. Alors, on lui a fait la remarque ou je lui ai dit : “ Si tu achetais un âne pour le monter dans la nuit obscure et lorsque la terre est très chaude au milieu de la journée. ” Il a répondu : “ Je ne voudrais pas que ma maison soit à côté de la mosquée. Je voudrais qu’il me soit inscrit les pas que je fais pour me rendre à la mosquée et pour retourner chez moi. ” Alors le Messager de Allah ﷺ lui a dit ce qui signifie : “ Allah t’accordera tout cela. ”
[Rapporté par Mouslim]
Et dans une version : « Tu auras ce que tu espérais obtenir. »

138– الثاني والعشرون : عن أبي محمد عبدِ اللهِ بنِ عمرو بن العاصِ
رَضي الله عنهما ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( أرْبَعُونَ خَصْلَةً : أعْلاَهَا مَنيحَةُ العَنْزِ ، مَا مِنْ عَامِلٍ يَعْمَلُ بِخَصْلَة مِنْهَا ؛ رَجَاءَ ثَوَابِهَا وتَصْدِيقَ مَوْعُودِهَا ، إلاَّ أدْخَلَهُ اللهُ بِهَا الجَنَّةَ )) رواه البخاري .

(( المَنيحَةُ )) : أنْ يُعْطِيَهُ إِيَّاهَا لِيَأكُلَ لَبَنَهَا ثُمَّ يَرُدَّهَا إِلَيْهِ .


Dans le hadith 138 An-Nawawiyy a dit, c’est le vingt-deuxième de ce chapitre, d’après Abou Mouhammad ^Abdou l-Lah fils ^Amr Ibnou ^Asr que Dieu l’agrée, il a dit le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Il y a quarante caractères, le plus élevé c’est la manihah des chèvres. Il n’y a pas quelqu’un qui œuvre en faisant un de ces caractères, en espérant sa récompense et donner l’aumône qui est promise, sans que Allah lui fasse entrer au paradis. »
[Rapporté par Al Boukhariyy]

Et al-manihah c’est de donner une brebis ou une chèvre à quelqu’un pour qu’il en consomme du lait ensuite il la lui rend.

139– الثالث والعشرون : عن عَدِي بنِ حَاتمٍ رضي الله عنه ، قَالَ : سمعت النَّبيّ ﷺ ، يقول : (( اتَّقُوا النَّارَ وَلَوْ بشقِّ تَمْرَةٍ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .

وفي رواية لهما عَنْهُ ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( مَا مِنْكُمْ مِنْ أَحَدٍ إلاَّ سَيُكَلِّمُهُ رَبُّهُ لَيْسَ بَينَهُ وَبَيْنَهُ تَرْجُمَانٌ ، فَيَنْظُرُ أَيْمَنَ مِنْهُ فَلاَ يَرَى إلاَّ مَا قَدَّمَ ، وَيَنْظُرُ أَشْأَمَ مِنْهُ فَلاَ يَرى إلاَّ مَا قَدَّمَ ، وَيَنظُرُ بَيْنَ يَدَيهِ فَلاَ يَرَى إلاَّ النَّار تِلقَاءَ وَجْهِهِ ، فَاتَّقُوا النَّارَ وَلَو بِشِقِّ تَمْرَةٍ ، فَمَنْ لَمْ يَجِدْ فَبِكَلِمَةٍ طَيِّبَةٍ )) .

Dans le hadith 139, le vingt-troisième de ce chapitre d’après ^Aliyy fils de Hakim que Dieu l’agrée, il a dit: « J’ai entendu le prophète dire ce qui signifie : « Protégez-vous du feu de l‘enfer même par la moitié d’une datte. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]
Et dans une version de Al Boukhariyy et Mouslim également, le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Chacun d’entre vous entendra la parole de son Seigneur au jour du jugement. Il n’y aura pas d’intermédiaire entre lui et Dieu. [Bien sûr ici la parole de Dieu ce n’est pas une langue, ce n’est pas des lettres, ce n’est pas des mots mais c’est un attribut comme Sa science, comme Sa puissance comme Sa volonté]. Donc l’esclave regardera sa droite et ne verra que les bonnes œuvres qu’il a faites. Il regardera à sa gauche et ne trouvera que les mauvaises œuvres qu’il a faites. Il regardera devant lui et il verra le feu. Alors protégez vous du feu même en donnant en aumône une partie d’une date. Et celui qui ne trouve pas, [c’est à dire qui n’a pas les moyens] alors qu’il dise une belle parole. »

140– الرابع والعشرون : عن أنس رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( إنَّ اللهَ لَيَرْضَى عَنِ العَبْدِ أنْ يَأكُلَ الأَكْلَةَ ، فَيَحمَدَهُ عَلَيْهَا ، أَوْ يَشْرَبَ الشَّرْبَةَ ، فَيَحْمَدَهُ عَلَيْهَا )) رواه مسلم .

وَ(( الأَكْلَةُ )) بفتح الهمزة : وَهيَ الغَدْوَةُ أَو العَشْوَةُ .

Dans le hadith 140, le vingt-quatrième de ce chapitre, d’après ‘Anas que Allah l’agrée, le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Allah agrée l’esclave qui mange un plat et qui le remercie pour cela. Et qu’il boive une gorgée et qui le remercie pour cela. » Le plat, ici, c’est soit le plat du début de la journée, soit le plat de la fin de la journée.

141– الخامس والعشرون : عن أَبي موسى رضي الله عنه ، عن النَّبيّ ﷺ ، قَالَ :
(( عَلَى كلّ مُسْلِمٍ صَدَقَةٌ )) قَالَ : أرأيتَ إنْ لَمْ يَجِدْ ؟ قَالَ : (( يَعْمَلُ بِيَدَيْهِ فَيَنْفَعُ نَفْسَهُ وَيَتَصَدَّقُ )) قَالَ : أرأيتَ إن لَمْ يَسْتَطِعْ ؟ قَالَ : (( يُعِينُ ذَا الحَاجَةِ
المَلْهُوفَ )) قَالَ : أرأيتَ إنْ لَمْ يَسْتَطِعْ ، قَالَ : (( يَأمُرُ بِالمعْرُوفِ أوِ الخَيْرِ ))
قَالَ : أرَأيْتَ إنْ لَمْ يَفْعَلْ ؟ قَالَ : (( يُمْسِكُ عَنِ الشَّرِّ ، فَإِنَّهَا صَدَقَةٌ )) مُتَّفَقٌ
عَلَيهِ .

Le hadith 141 le vingt-cinquième d’après Abou Mouça Al-‘Ach^ariyy que Allah l’agrée, d’après le Prophète ﷺ, il a dit ce qui signifie : “ Il convient que chaque musulman donne une aumône. ” Alors le compagnon a dit : “ Mais, Ô Messager de Dieu et s’il n’a pas. ” Il lui a répondu ce qui signifie : “ Alors qu’il accomplisse quelque chose de ses mains, il en profite [c’est à dire il œuvre et il fait un travail de ses mains il en profite pour lui-même et il donne une aumône]. Le compagnon a dit : “ Mais s’il n’était pas capable de travailler. ” Il lui a répondu : “ Alors il vient en aide à quelqu’un qui est dans le besoin et qui est nécessiteux. ” Alors il lui a dit : “ Et s’il n’est pas capable. ” Il lui a dit ce qui signifie : “ Il ordonne le bien. ” Le compagnon lui a dit “ Et s’il ne le fait pas. ” Il lui a répondu : “ Il s’abstient de faire du mal se sera compter comme une aumône pour lui. ”
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim ]

١٤باب في الاقتصاد في العبادة

قَالَ الله تَعَالَى : ﴿ طه مَا أَنْزَلْنَا عَلَيْكَ الْقُرْآنَ لِتَشْقَى ﴾ [ طـه ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ يُرِيدُ اللهُ بِكُمُ الْيُسْرَ وَلا يُرِيدُ بِكُمُ الْعُسْرَ ﴾ [ البقرة ] .

Chapitre 14: S’économiser dans les efforts pour l’obéissance

Allah ta^ala dit dans sourat Taha verset 1 et 2 :


﴿. طه ١ مَا أَنزَلْنَا عَلَيْكَ الْقُرْآنَ لِتَشْقَى ٢﴾

(Taha. Ma ‘anzalna ^alayka l-Qour’ana litachqa)

[20/1-2] ce qui signifie : « Nous ne t’avons pas fait descendre le Qour’an par révélation afin que tu sois malheureux. »

Et dans sourat Al-Baqarah verset 185, Allah ta^ala dit :

﴿ يُرِيدُ اللّهُ بِكُمُ الْيُسْرَ وَلاَ يُرِيدُ بِكُمُ الْعُسْرَ وَلِتُكْمِلُواْ  ١٨٥﴾

(Youridou l-lahou bikoumpu l-yousra wa la youridou bikoumou l-^ousr)

[2/185] ce qui signifie : « Allah agrée pour vous la facilité et pas la difficulté. »

142– وعن عائشة رضي الله عنها : أنَّ النَّبيّ ﷺ دخل عَلَيْهَا وعِندها امرأةٌ ، قَالَ : (( مَنْ هذِهِ ؟ )) قَالَتْ : هذِهِ فُلاَنَةٌ تَذْكُرُ مِنْ صَلاتِهَا . قَالَ : (( مهْ ، عَلَيْكُمْ بِمَا تُطِيقُونَ ، فَواللهِ لاَ يَمَلُّ اللهُ حَتَّى تَمَلُّوا )) وكَانَ أَحَبُّ الدِّينِ إِلَيْهِ مَا دَاوَمَ صَاحِبُهُ عَلَيهِ . مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .

وَ(( مهْ )) : كَلِمَةُ نَهْي وَزَجْر . ومَعْنَى (( لاَ يَمَلُّ اللهُ )) : لاَ يَقْطَعُ ثَوَابَهُ عَنْكُمْ وَجَزَاء أَعْمَالِكُمْ ويُعَامِلُكُمْ مُعَامَلةَ المَالِّ حَتَّى تَمَلُّوا فَتَتْرُكُوا ، فَيَنْبَغِي لَكُمْ أنْ تَأخُذُوا مَا تُطِيقُونَ الدَّوَامَ عَلَيهِ لَيدُومَ ثَوابُهُ لَكُمْ وَفَضْلُهُ عَلَيْكُمْ .

Dans le hadith 142, An-Nawawiyy rapporte d’après ^A’ichah que Allah l’agrée, le prophète ﷺ est rentré chez elle et il y avait une femme avec elle, il lui a dit ce qui signifie : « Qui est-ce ? » Alors ^A’ichah a dit:« C’est une telle. » Et elle a dit du bien, combien elle faisait beaucoup de prières surérogatoires.

C’est alors que le Messager ﷺ a dit ce qui signifie : « Faites ce que vous pouvez, Allah ta^ala agrée que vous accomplissez ce qui est dans votre pouvoir sans que ça entraîne une difficulté pour vous. » Et ce que le Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam aimait le plus comme acte d’obéissance, c’est lorsque la personne faisait avec persévérance et continuité.
Dans ce hadith, le Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam a utilisé un terme  مهْ  qui est un terme qui signifie la réprimande et l’arrêt.

 لاَ يَمَلُّ اللهُ, c’est-à-dire que Allah ne vous prive pas de Ses récompenses et vous ne prive pas de la rétribution pour vos œuvres. Allah ta^ala ne fait pas comme celui qui s’ennuie, celui qui perd patience tant que vous continuez à accomplir des actes d’obéissance. Il convient donc pour vous de prendre parmi les œuvres ce que vous pouvez faire avec continuité afin que la récompense soit contenue pour vous et que vous profitiez de ses grâces et de ses bienfaits.

143– وعن أنس رضي الله عنه ، قَالَ : جَاءَ ثَلاثَةُ رَهْطٍ إِلَى بُيُوتِ أزْوَاجِ النَّبيّ ﷺ ، يَسْأَلُونَ عَنْ عِبَادَةِ النَّبيّ ﷺ ، فَلَمَّا أُخْبِروا كَأَنَّهُمْ تَقَالُّوهَا وَقَالُوا : أَيْنَ نَحْنُ مِنَ النَّبيِّ ﷺ وَقدْ غُفِرَ لَهُ مَا تَقَدَّمَ مِنْ ذَنْبِهِ وَمَا تَأخَّرَ . قَالَ أحدُهُم : أمَّا أنا فَأُصَلِّي اللَّيلَ     أبداً . وَقالَ الآخَرُ : وَأَنَا أصُومُ الدَّهْرَ أَبَداً وَلا أُفْطِرُ . وَقالَ الآخر : وَأَنا أعْتَزِلُ النِّسَاءَ فَلاَ أتَزَوَّجُ أبَداً . فجاء رسولُ الله ﷺ إليهم ، فَقَالَ : (( أنْتُمُ الَّذِينَ قُلْتُمْ كَذَا وَكَذَا ؟ أَمَا واللهِ إنِّي لأخْشَاكُمْ للهِ ، وَأَتْقَاكُمْ لَهُ ، لَكِنِّي أصُومُ وَأُفْطِرُ ، وأُصَلِّي وَأَرْقُدُ ، وَأَتَزَوَّجُ النِّساءَ ، فَمَنْ رَغِبَ عَنْ سُنَّتِي فَلَيْسَ مِنِّي )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .

Et dans le hadith 143, An-Nawawiyy a dit d’après ‘Anas que Dieu l’agrée : « Il y a trois hommes qui sont venus dans les maisons des épouses du prophète ﷺ pour apprendre des épouses du prophète comment était l’adoration du prophète ﷺ à la maison, comment il faisait quand il était à la maison quand il était avec ses épouses. Et lorsqu’ils ont été informés, c’est comme s’ils ont trouvé que ce n’était pas beaucoup. [Ces trois hommes, c’est comme s’ils trouvaient que le Prophète n’accomplissait pas beaucoup d’actes d’adoration selon eux]. Et ils se sont dit: “ Mais nous, notre degré est très éloigné de celui du Prophète ﷺ, lui qui n’aura pas de péchés au jour du jugement. Allah ta^ala lui pardonne ses péchés, lui a pardonné ses péchés intérieurs et ce qui pourrait faire. ” Alors l’un d’entre eux a dit “ Moi, je vais faire toutes les nuits des prières surérogatoires, tout le reste de ma vie. ” Le deuxième a dit : “ Et moi, je vais jeûner tous les jours de l’année et je vais faire ça tout le temps, je ne vais pas rompre un seul jour. ” Et le troisième a dit : “ Moi, je ne vais pas avoir de rapport avec les femmes, je ne vais jamais me marier. ”

Et lorsque le Messager de Allah ﷺ est parti les voir, il leur a dit ce qui signifie : « Est-ce bien vous qui avez bien dit tel et tel chose ? Par Allah je suis celui d’entre vous qui craint le plus Allah et qui fait le plus preuve de piété que vous. Mais il m’arrive de jeûner et il m’arrive de ne pas jeûner certains jours. Il m’arrive de faire des prières surérogatoires la nuit, il m’arrive de dormir d’autres nuits. Et j’épouse des femmes. Celui qui veut se détourner de ma tradition, ce n’est pas quelqu’un qui fait partie des miens. »

C’est-à-dire celui qui délaisse ce que le Prophète à ordonner de faire comme loi de la religion que ce soit ce qui est obligatoire ou ce qui est surérogatoire par rabaissement alors il devient mécréant. Quant à celui qui délaisse mais pas par rabaissement mais uniquement par paresse ce n’est pas un mécréant mais la parole du Prophète « n’est pas des miens », c’est-à-dire n’est pas de ceux qui me prenne pour modèle, de ceux qui œuvrent conformément à mon enseignement.

144– وعن ابن مسعود رضي الله عنه : أنّ النَّبيّ ﷺ ، قَالَ : (( هَلَكَ المُتَنَطِّعُونَ )) قالها ثَلاثاً . رواه مسلم .

(( المُتَنَطِّعونَ )) : المتعمقون المشددون في غير موضِعِ التشديدِ .

Et dans le hadith 144, d’après An-Nawawiyy que Dieu l’agrée, il a dit d’après Ibnou Masr ^oud que Allah l’agrée, le Messager de Allah  ﷺ a dit ce qui signifie : « Ce qui font preuve d’outrance, ce qui veulent s’approfondir et qui font preuve de rigorisme et d’extrême hors de contexte, là ou il n’y a pas lieu d’être rigoureux ou d’être ferme, [c’est-à-dire qu’ils font preuve d’une fermeté exagéré et non justifié] cela vont à leur perte. » Et il a répété cela à 3 reprises.

[Rapporté par Mouslim]

145– عن أَبي هريرةَ رضي الله عنه ، عن النَّبيّ ﷺ ، قَالَ : (( إنَّ الدِّينَ يُسْرٌ ، وَلَنْ يُشَادَّ الدِّيْنُ إلاَّ غَلَبَهُ ، فَسَدِّدُوا وَقَارِبُوا وَأبْشِرُوا ، وَاسْتَعِينُوا بِالغَدْوَةِ وَالرَّوْحَةِ وَشَيءٍ مِنَ الدُّلْجَةِ )) رواه البخاري .

وفي رواية لَهُ : (( سَدِّدُوا وَقَارِبُوا ، وَاغْدُوا وَرُوحُوا ، وَشَيءٌ مِنَ الدُّلْجَةِ ، القَصْدَ القَصْدَ تَبْلُغُوا )) .

قوله : (( الدِّينُ )) : هُوَ مرفوع عَلَى مَا لَمْ يسم فاعله . وروي منصوباً وروي
(( لن يشادَّ الدينَ أحدٌ )) . وقوله : (( إلا غَلَبَهُ )) : أي غَلَبَهُ الدِّينُ وَعَجَزَ ذلِكَ المُشَادُّ

عَنْ مُقَاوَمَةِ الدِّينِ لِكَثْرَةِ طُرُقِهِ . وَ(( الغَدْوَةُ )) : سير أولِ النهارِ . وَ(( الرَّوْحَةُ )) : آخِرُ النهارِ . وَ(( الدُّلْجَةُ )) : آخِرُ اللَّيلِ .

وهذا استعارة وتمثيل ، ومعناه : اسْتَعِينُوا عَلَى طَاعَةِ اللهِ  بِالأَعْمَالِ في وَقْتِ نَشَاطِكُمْ وَفَرَاغِ قُلُوبِكُمْ بِحَيثُ تَسْتَلِذُّونَ العِبَادَةَ ولا تَسْأَمُونَ وتبلُغُونَ مَقْصُودَكُمْ ، كَمَا أنَّ المُسَافِرَ الحَاذِقَ يَسيرُ في هذِهِ الأوْقَاتِ ويستريح هُوَ وَدَابَّتُهُ في غَيرِهَا فَيَصِلُ المَقْصُودَ بِغَيْرِ تَعَب ، واللهُ أعلم .

Et dans le hadith 145, d’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée, d’après notre prophète ﷺ, il a dit ce qui signifie : « Certes, la religion est facile et il n’y a pas quelqu’un qui tire contre la religion sans qu’il ne soit vaincu, alors empruntez la loi du juste milieu sans négligence ni outrance et si vous n’êtes pas capable d’accomplir ce qui est le plus parfait alors accomplissez ce qui s’en rapproche et soyez heureux, recevez la bonne nouvelle et faites-vous aider par le repos, par la marche au début de la journée et à la fin de la journée et faites-vous ce qui est de repos le soir, soyez ferme dans votre objectif et vous attendrez votre résultat ».

Donc ici, dans le hadith, le Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam a mentionné certaines choses dans ce hadith. Il a dit que celui qui essaye de faire au-dessus de ses forces dans la religion, il sera vaincu c’est-à-dire il sera impuissant puisque les actes qu’il peut faire dans la religion sont très nombreux. Et quand il a cité la marche de début de journée et la marche de la fin de journée et un peu de marche à la fin de la nuit, c’est une figure de style pour indiquer que rechercher de l’aide pour accomplir l’obéissance à Allah ^azzawajal par en accomplissant les œuvres dans les moments où vous êtes rigoureux et que vos cœurs sont libres de toute préoccupation. De sorte qu’en accomplissant les actes d’adoration cela vous procure du plaisir et que vous n’allez pas vous ennuyer et vous atteindrez ainsi votre objectif. À l’image du voyageur qui économise ses forces, il marche dans ses moments de la journée -donc au début de la journée, la fin de la journée et à la fin de la nuit- et il se repose lui et sa monture dans les autres moments. Il arrivera ainsi à sa destination sans se fatiguer. Et Allah sait plus que tout autre.

146– وعن أنس رضي الله عنه ، قَالَ : دَخَلَ النَّبيُّ ﷺ المَسْجِدَ فَإِذَا حَبْلٌ مَمْدُودٌ بَيْنَ السَّارِيَتَيْنِ ، فَقَالَ : (( مَا هَذَا الحَبْلُ ؟ )) قالُوا : هَذَا حَبْلٌ لِزَيْنَبَ ، فَإِذَا فَتَرَتْ تَعَلَّقَتْ بِهِ . فَقَالَ النَّبيُّ ﷺ : (( حُلُّوهُ ، لِيُصلِّ أَحَدُكُمْ نَشَاطَهُ فَإِذَا فَتَرَ فَلْيَرْقُدْ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .

Dans le hadith 146, An-Nawawiyy rapporte d’après ‘Anas que Allah l’agrée, le Prophète ﷺ est rentré un jour dans la mosquée et il a vu une corde tendue entre deux piliers. Il a demandé ce qui signifie : « Qu’est-ce que cette corde ? ». Ils lui ont dit que c’est une corde à Zaynab, lorsqu’elle est fatiguée elle s’accroche à cette corde pour ne pas tomber c’est-à-dire dans les prières.

C’est alors que le prophète ﷺa dit ce qui signifie : « Détacher la corde, que chacun d’entre vous fasse la prière quand il est rigoureux, quand il est en forme. S’il se fatigue qu’il s’endorme. »

147– وعن عائشة رضي الله عنها : أنَّ رَسُول الله ﷺ ، قَالَ : (( إِذَا نَعَسَ أَحَدُكُمْ وَهُوَ يُصَلِّي فَلْيَرْقُدْ حَتَّى يَذْهَبَ عَنْهُ النَّومُ ، فإِنَّ أحدكم إِذَا صَلَّى وَهُوَ نَاعِسٌ لا يَدْرِي لَعَلَّهُ يَذْهَبُ يَسْتَغْفِرُ فَيَسُبُّ نَفْسَهُ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .

Dans le hadith 147, An-Nawawiyy rapporte d’après ^A’ichah que Allah l’agrée, que le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Lorsque l’un d’entre vous somnole alors qu’il est en train de faire la prière, qu’il aille dormir pour qu’il est plus sommeil car si l’un d’entre vous faisait la prière en somnolent il ne sait pas peut-être qu’il voulait faire une invocation pour demander le pardon et il va dire une invocation de mal contre lui-même. »

[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim ]

148– وعن أَبي عبد الله جابر بن سمرة رضي الله عنهما ، قَالَ : كُنْتُ أصَلِّي مَعَ النَّبيِّ ﷺ الصَّلَوَاتِ ، فَكَانتْ صَلاتُهُ قَصْداً وَخُطْبَتُهُ قَصْداً . رواه مسلم .

قوله : (( قَصْداً )) : أي بين الطولِ والقِصرِ .

Dans le hadith 148, An-Nawawiyy rapporte d’après Abou ^Abdi l-lah Jabir, fils de Samourah que Allah les agrée tous les deux, il a dit : « Je faisais la prière avec le prophète très souvent et sa prière était entre une prière longue et une prière courte et son discours était un discours de longueur intermédiaire entre un discours qui était long et un discours qui était court. »

[Rapporté par Mouslim ]

149– وعن أبي جُحَيْفَة وَهْب بنِ عبد اللهِ رضي الله عنه ، قَالَ : آخَى النَّبيُّ ﷺ بَيْنَ سَلْمَانَ وَأَبي الدَّرْداءِ ، فَزارَ سَلْمَانُ أَبَا الدَّرداءِ فَرَأى أُمَّ الدَّرداءِ مُتَبَذِّلَةً ، فَقَالَ : مَا شَأنُكِ ؟ قَالَتْ : أخُوكَ أَبُو الدَّردَاءِ لَيْسَ لَهُ حَاجَةٌ في الدُّنْيَا ، فَجاءَ أَبُو الدَّرْدَاءِ فَصَنَعَ لَهُ طَعَاماً ، فَقَالَ لَهُ : كُلْ فَإِنِّي صَائِمٌ ، قَالَ : مَا أنا بِآكِلٍ حَتَّى تَأكُلَ فأكل ، فَلَمَّا كَانَ اللَّيلُ ذَهَبَ أَبُو الدَّردَاءِ يَقُومُ فَقَالَ لَهُ : نَمْ ، فنام ، ثُمَّ ذَهَبَ يَقُومُ فَقَالَ لَهُ :    نَمْ . فَلَمَّا كَانَ من آخِر اللَّيلِ قَالَ سَلْمَانُ : قُم الآن ، فَصَلَّيَا جَمِيعاً فَقَالَ لَهُ سَلْمَانُ : إنَّ لِرَبِّكَ عَلَيْكَ حَقّاً ، وَإِنَّ لِنَفْسِكَ عَلَيكَ حَقّاً ، وَلأَهْلِكَ عَلَيكَ حَقّاً ، فَأعْطِ كُلَّ ذِي حَقٍّ حَقَّهُ ، فَأَتَى النَّبيَّ  ﷺ فَذَكَرَ ذلِكَ لَهُ فَقَالَ النَّبيُّ ﷺ : (( صَدَقَ سَلْمَانُ )) رواه البخاري .

Dans le hadith 149, An-Nawawiyy rapporte d’après Abou Jouhayfah, fils de ^Abdou l-lah que Dieu l’agrée, il a dit : « Le Prophète ﷺ a rendu comme des frères Salman et Abou Dardah. » Le Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam, il a composé entre les émigrants et les partisans comme on dit à notre époque des binômes [ c’est-à-dire un des émigrants et un des partisans comme s’il était des frères. Et donc entre Salam et Abou Dardah, il les a rendus comme des frères.] « Un jour Salman est venu visiter Abou Dardah chez lui à la maison. Il a trouvé son épouse ‘Oummou Dardah qui était habillé en tenue de ménage comme une femme lorsqu‘elle fait le ménage, [c’est-à-dire qu’elle ne s’était pas embellie, elle n’avait pas mis de vêtement d’embellissement]. Salman lui a dit : “ Qu’est-ce qui t’arrive ? Pourquoi tu ne te fais pas belle, des tenues qui sont belles ? ” Elle lui a dit : « C’est ton frère Abou Dardah qui est complètement détaché du bas monde. Je voulais me faire belle alors que lui il n’accorde aucune importance à cela ». Lorsque Abou Dardah est venu, il a préparé le repas  [donc c’est l’homme qui prépare le repas] pour Salman. Et donc, il a dit Abou Dardah a dit à Salman, il lui a présenté le repas, il lui a dit : « Mange, parce que moi je fais le jeûne ». Alors Salman a dit : « Je ne vais pas manger jusqu’à que toi tu manges ». Donc Abou Dardah a prit en compte Salman, il a rompu son jeûne surérogatoire et il s’est mis à manger avec lui. Et donc, lorsque c’était la nuit Abou Dardah s’apprêtait à veiller la nuit en prière surérogatoire mais Salman lui a dit: « Dors » et il s’est endormi. Donc, c’est au milieu de la nuit, il s’est à nouveau apprêté pour se lever Abou Dardah mais Salman lui a dit : « Dors. » Et quand c’était la fin de la nuit, Salman lui a dit : “ Maintenant tu peux te lever. ” Et ils ont fait des prières surérogatoires ensemble. Salman a ensuite dit à Abou Dardah: “ Ton Dieu a un droit sur toi et ton âme tu dois aussi l’aménager. Et ta femme également a un droit sur toi. Alors accorde à chaque ayant droit son juste droit ». Abou Dardah est parti voir le Prophète ﷺ et il lui a raconté ce qui s’était passé avec Salman. Le Prophète ﷺ a alors dit ce qui signifie : “ Salman a dit vrai. ”

[Rapporté par Al-Boukhariyy ]

150– وعن أَبي محمد عبدِ اللهِ بنِ عَمْرو بن العاصِ رضي الله عنهما ، قَالَ : أُخْبرَ النَّبيُّ ﷺ أنِّي أقُولُ : وَاللهِ لأَصُومَنَّ النَّهَارَ ، وَلأَقُومَنَّ اللَّيلَ مَا عِشْتُ . فَقَالَ رسولُ الله ﷺ : (( أنتَ الَّذِي تَقُولُ ذلِكَ ؟ )) فَقُلْتُ لَهُ : قَدْ قُلْتُهُ بأبي أنْتَ وأمِّي يَا رسولَ الله . قَالَ : (( فَإِنَّكَ لاَ تَسْتَطِيعُ ذلِكَ فَصُمْ وَأَفْطِرْ ، وَنَمْ وَقُمْ ، وَصُمْ مِنَ الشَّهْرِ ثَلاثةَ أيَّامٍ ، فإنَّ الحَسَنَةَ بِعَشْرِ أمْثَالِهَا وَذَلكَ مِثلُ صِيامِ الدَّهْرِ )) قُلْتُ : فَإِنِّي أُطيقُ أَفْضَلَ مِنْ ذلِكَ ، قَالَ : (( فَصُمْ يَوماً وَأَفْطِرْ يَوْمَيْنِ )) قُلْتُ : فَإنِّي أُطِيقُ أفضَلَ مِنْ ذلِكَ ، قَالَ : (( فَصُمْ يَوماً وَأفْطِرْ يَوماً فَذلِكَ صِيَامُ دَاوُد  ، وَهُوَ أعْدَلُ الصيامِ )) .

 رواية : (( هُوَ أفْضَلُ الصِّيامِ )) فَقُلْتُ : فَإِنِّي أُطيقُ أفْضَلَ مِنْ ذلِكَ ، فَقَالَ رسولُ الله ﷺ : ((  لا أفضَلَ مِنْ ذلِكَ )) ، وَلأنْ أكُونَ قَبِلْتُ الثَّلاثَةَ الأَيّامِ الَّتي قَالَ رَسُول الله ﷺ أحَبُّ إليَّ مِنْ أهْلي وَمَالي .

وفي رواية : (( أَلَمْ أُخْبَرْ أنَّكَ تَصُومُ النَّهَارَ وتَقُومُ اللَّيلَ ؟ )) قُلْتُ : بَلَى ، يَا رَسُول الله ، قَالَ : (( فَلاَ تَفْعَلْ : صُمْ وَأَفْطِرْ ، وَنَمْ وَقُمْ ؛ فإنَّ لِجَسَدِكَ عَلَيْكَ حَقّاً ، وَإِنَّ لِعَيْنَيكَ عَلَيْكَ حَقّاً ، وَإِنَّ لِزَوْجِكَ عَلَيْكَ حَقّاً ، وَإِنَّ لِزَوْرِكَ عَلَيْكَ حَقّاً ، وَإنَّ بِحَسْبِكَ أنْ تَصُومَ في كُلِّ شَهْرٍ ثَلاثَةَ أيَّامٍ ، فإنَّ لَكَ بِكُلِّ حَسَنَةٍ عَشْرَ   أمْثَالِهَا ، فَإِنَّ ذلِكَ صِيَامُ الدَّهْر )) فَشَدَّدْتُ فَشُدِّدَ عَلَيَّ ، قُلْتُ : يَا رَسُول الله ، إنِّي أجِدُ قُوَّةً  ، قَالَ : (( صُمْ صِيَامَ نَبيِّ الله دَاوُد وَلاَ تَزد عَلَيهِ )) قُلْتُ : وَمَا كَانَ صِيَامُ دَاوُد ؟ قَالَ : (( نِصْفُ الدَّهْرِ )) فَكَانَ عَبدُ الله يقول بَعدَمَا كَبِرَ : يَا لَيتَنِي قَبِلْتُ رُخْصَة رَسُول الله ﷺ .

وفي رواية : (( أَلَمْ أُخْبَرْ أَنَّكَ تَصُومُ الدَّهرَ ، وَتَقْرَأُ القُرآنَ كُلَّ لَيْلَة ؟ )) فقلت : بَلَى ، يَا رَسُول الله ، وَلَمْ أُرِدْ بذلِكَ إلاَّ الخَيرَ ، قَالَ : (( فَصُمْ صَومَ نَبيِّ اللهِ دَاوُد ، فَإنَّهُ كَانَ أعْبَدَ النَّاسِ ، وَاقْرَأ القُرْآنَ في كُلِّ شَهْر )) قُلْتُ : يَا نَبيَّ اللهِ ، إنِّي أُطِيقُ أَفْضَلَ مِنْ ذلِكَ ؟ قَالَ : (( فاقرأه في كل عشرين )) قُلْتُ : يَا نبي الله ، إني أطيق أفضل من ذلِكَ ؟ قَالَ : (( فَاقْرَأهُ في كُلِّ عَشْر )) قُلْتُ : يَا نبي اللهِ ، إنِّي أُطيقُ أَفْضَلَ مِنْ ذلِكَ ؟ قَالَ : (( فاقْرَأهُ في كُلِّ سَبْعٍ وَلاَ تَزِدْ عَلَى ذلِكَ )) فشدَّدْتُ فَشُدِّدَ عَلَيَّ وَقالَ لي النَّبيّ ﷺ : (( إنَّكَ لا تَدرِي لَعَلَّكَ يَطُولُ بِكَ عُمُرٌ )) قَالَ : فَصِرْتُ إِلَى الَّذِي قَالَ لي النَّبيُّ ﷺ . فَلَمَّا كَبِرْتُ وَدِدْتُ أنِّي كُنْتُ قَبِلتُ رُخْصَةَ
نَبيِّ الله ﷺ .

وفي رواية : (( وَإِنَّ لِوَلَدِكَ عَلَيْكَ حَقّاً )) .

وفي رواية : (( لاَ صَامَ مَنْ صَامَ الأَبَدَ )) ثلاثاً .

وفي رواية : (( أَحَبُّ الصِيَامِ إِلَى اللهِ تَعَالَى صِيَامُ دَاوُد ، وَأَحَبُّ الصَّلاةِ إِلَى اللهِ تَعَالَى صَلاةُ دَاوُدَ : كَانَ ينام نصف الليل ، ويقوم ثلثه ، وينام سدسه ، وكان يصوم يوماً ويفطر يوماً ، وَلاَ يَفِرُّ إِذَا لاقَى )) .

وفي رواية قال : (( أنْكَحَني أَبي امرَأةً ذَاتَ حَسَبٍ وَكَانَ يَتَعَاهَدُ كنَّتَهُ - أي : امْرَأَةَ وَلَدِهِ – فَيَسْأَلُهَا عَنْ بَعْلِهَا . فَتقُولُ لَهُ : نِعْمَ الرَّجُلُ مِنْ رَجُلٍ لَمْ يَطَأْ لَنَا فِرَاشاً ، وَلَمْ يُفَتِّشْ لَنَا كَنَفاً مُنْذُ أتَيْنَاهُ . فَلَمَّا طَالَ ذلِكَ عَلَيهِ ذَكَرَ ذلك للنَّبيِّ ﷺ ، فَقَالَ : (( القِنِي بِهِ )) فَلَقيتُهُ بَعد ذلك ، فَقَالَ : (( كَيْفَ تَصُومُ ؟ )) قُلْتُ : كُلَّ يَومٍ ، قَالَ : (( وَكَيْفَ تَخْتِمُ ؟ )) قُلْتُ : كُلَّ لَيْلَةٍ ، وَذَكَرَ نَحْوَ مَا سَبَقَ ، وَكَانَ يَقْرَأُ عَلَى بَعْضِ أهْلِهِ السُّبُعَ الَّذِي يَقْرَؤُهُ ، يَعْرِضُهُ مِنَ النَّهَارِ ليَكُونَ أخفّ عَلَيهِ باللَّيلِ ، وَإِذَا أَرَادَ أنْ يَتَقَوَّى أفْطَرَ أيَّاماً وَأحْصَى وَصَامَ مِثْلَهُنَّ كرَاهِيَةَ أنْ يَترُكَ شَيئاً فَارَقَ عَلَيهِ النَّبيَّ ﷺ .

كل هذِهِ الرواياتِ صحيحةٌ ، مُعظمُها في الصحيحين ، وقليل مِنْهَا في  أحدِهِما .

Dans le hadith 150, An-Nawawiyy rapporte d’après Abou Mouhammad ^Abdou l-lah fils de ^Amn Ibnou ^Asr que Dieu l’agrée, il a dit : « On a informé le Prophète ﷺ que j’avais dit : “ Par Allah je vais jeûner tous les jours et je vais veiller toutes les nuits tant que je suis vivant. ” Alors le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : “ Est-ce bien toi qui a dit cela ? ” Je lui ai dit : “ Oui, Ô Messager de Dieu, je ne te cache rien du tout. ” Alors le Messager ^alayhi ssalatou wa s-salam lui a dit : « Tu ne pourras pas faire cela. Jeûne certains jours et d’autres jours ne jeûne pas. Dors certains jours et d’autres jours veille en prière surérogatoire. Et jeûne trois jours par mois comme la bonne action est rétribuée par dix semblables en jeûnant trois jours de chaque mois, c’est comme si tu as jeûné toute l’année. » Alors ^Abdou l-lah que Dieu l’agrée a dit : « J’ai dit mais je peux faire plus que cela ». Alors le prophète lui a dit ce qui signifie : « Alors, si tu peux jeûne un jour et les deux jours suivants ne jeune pas ». Alors^Abdou l-lahque Dieu agrée, il a dit : « mais je suis capable de faire plus que cela ». Alors le prophète lui a dit ce qui signifie : « Alors, jeûne un jour sur deux, tel est le jeune de Dawoud ^alayhi s-salam et c’est le jeune le plus juste [dans une version le meilleure jeune]. » Alors^Abdou l-lah lui a dit : « Mais moi je peux faire mieux que cela ». Alors le messager de Allah ﷺ lui a dit ce qui signifie : « Il n’y a pas mieux que cela. »
Ici s’achève le hadith et ^Abdou l-lah a dit : « Si j’avais dès le début accepter de jeûner les trois jours comme m’avait dit le Messager deAllah , cela aurait était mieux pour moi, plus cher que mon cœur, que ma propre famille et mes propres biens. »

Et dans une autre version de ce même hadith, An-Nawawiyy rapporte que le prophète ﷺ a dit ce qui signifie : “ Ne m’a -t-on pas dit que tu jeûnais tous les jours et que tu veillais toutes les nuits ? ” Alors^Abdou l-laha répondu :“ Oui, Ô Messager de Dieu. ” Et donc le Messager de Allah ﷺ a dit à ^Abdou l-lah ce qui signifie : “ Ne fais pas cela, jeûne certains jours et d’autres jours ne jeûne pas. Dors certaines nuits et d’autres nuits veillent pour faire des prières surérogatoires car ton corps à un droit sur toi, tes yeux ont un droit sur toi, ton épouse à un droit sur toi, tes invités ont un droit sur toi. Il te suffit de jeûner chaque mois trois jours parce que tu auras pour chaque bonne action dix semblables, cela équivaut au jeûne de toute l’année. ” Alors ^Abdou l-Lah, à l’époque où il était jeune, il a dit : “ J’ai fait preuve de plus de fermeté et l’ordre est devenue encore plus ferme pour moi. ” Donc qu’est-ce qu’il a dit? Il a dit : “ J’ai dit: “ Ô Messager de Dieu! Je suis fort, j’ai encore plus de capacités que cela. ” Alors le Prophète lui a dit ce qui signifie : “ Jeûne à la manière du jeûne du prophète Dawoud ^alayhi s-salam et ne fais pas plus. ” ^Abdou l-lah a dit : “ Et comment était le jeûne de Dawoud ? ” Il lui a dit ce qui signifie : “ La moitié de l’année. ” Et ^Abdou l-lah disait après qu’il est devenu plus âgé : “ Si seulement j’avais accepté l’autorisation que m’avait donné le Messager de Allah.

Et dans une autre version, une troisième, le Messager ﷺ lui a dit ce qui signifie : “ Ne m’a -t-on pas appris que tu jeûner tout l’année et que tu récitais le Qour’an toutes les nuits? ” Alors ^Abdou l-lah a dit : “ Ô que oui Ô Messager de Dieu, mais moi je ne voulais que faire du bien. ” Alors le Prophète lui a dit ce qui signifie : “ Jeûne à la manière du Prophète de Dieu, Dawoud ^alayhi s-salam. C’était celui qui s’appliquait le plus dans l’adoration, [c’est-à-dire pour cela] et récite le Qour’an une fois par mois. ” Alors ^Abdou l-lah a dit : “ Ô Messager de Dieu, je peux faire plus que cela. ” Alors le Prophète lui a dit ce qui signifie : “ Alors récite le Qour’an une fois tous les vingt jours. ” Je lui ai dit : “ Ô Messager de Dieu, je peux faire plus que cela, je suis capable de faire plus que cela. ” Il lui a dit ce qui signifie : “ Alors récite tout le Qour’an une fois tous les dix jours. ” Alors ^Abdou l-lah a dit : “ Ô Messager de Dieu, je suis capable de faire plus que cela. ”Alors le Prophète lui a dit ce qui signifie : “ Recite le, récite la totalité du Qour’an une fois tous les sept jours et ne fait pas plus. ” Alors ^Abdou l-lah a dit : “ J’ai dit, j’ai essayé d’être ferme et l’ordre est devenu plus ferme pour moi. ” Et le Prophète ﷺ lui a dit ce qui signifie : “ Tu ne sais pas, peut-être que tu vas vivre longtemps. Et ^Abdou l-lah a dit ce qui signifie : “ Effectivement, j’en suis arrivé à l’état ou m’avait dit le Prophète ﷺ. Lorsque je suis devenu âgé, j’ai souhaité avoir accepter l’autorisation du prophète de Dieu ﷺ . ”

Et dans une version, le Prophète a dit ce qui signifie : “ Et tes enfants ont un droit sur toi. ” Et dans une autre version, le Prophète a dit ce qui signifie :  Ce n’est pas convenable quelqu’un jeûne toute l’année. ” Et il a répété cela trois fois.

Et dans une autre version, le Prophète a dit ce qui signifie : “ Le jeûne que Dieu agrée le plus, c’est le jeûne que faisait Dawoud. Et la prière surérogatoire que Dieu agrée le plus, c’est la manière de prier de Dawoud, il dormait la moitié de la nuit puis il veillait en prière le tiers puis il s’endormait le un sixième et il jeûnait un jour sur deux et il ne fuyait pas l’ennemie lorsqu’il venait au front. »

Dans une version donc dans Sahih toujours de Al-Boukhariyy, ^Abdou l-lah a dit : “ Mon père m’a donné en mariage une femme qui est une femme de notable [c’est-à-dire de famille noble] et il demande après sa bru [sa bru signifie l’épouse de son fils ] de temps en temps pour demander à propos de son mari. Il demandait à propos de son fils à lui comment il se comportait avec elle, donc il faisait attention. Il voulait que sa belle-fille, [ la bru donc, que la femme de son fils ] soit heureuse donc il demande : “ Est-ce que mon fils te traite bien ? ” Pour que si jamais il ne la traite pas bien, il le corrige ». Donc alors la femme, la sœur à répondu de manière très pudique, elle a dit : « C’est un homme de grande qualité, il n’a jamais dormi avec nous dans le même lit et il ne m’a jamais dévoilé [c’est-à-dire qu’il n’a jamais eu de rapport avec elle] depuis que nous [elle parle en disant nous)] depuis que nous sommes venus chez lui [c’est-à-dire depuis notre mariage].» Donc en fait cela signifie que son mari se consacrait uniquement aux actes d’adoration, c’est ça le sens. Quand ça a duré longtemps, son père est parti en parler au Prophète ﷺ. Donc, le Prophète lui a dit ce qui signifie : “ Organises nous une réunion, fais qu’on se retrouve avec lui donc ton fils et toi et moi. ”  C’est ça le sens.Et justement ^Abdou l-lah a dit : “ Nous nous sommes rencontrés. ” Donc alors le Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam a demandé à ^Abdou l-lah, il lui a dit ce qui signifie : “ Comment tu fais le jeûne ? ” Alors ^Abdou l-lah a dit: “ Tous les jours. ” Il lui a dit ce qui signifie : “ Et comment tu récites tout le Qour’an? dans combien de temps tu récites tout le Qour’an? ” “ Chaque nuit. ” Et il a cité semblable à ce qui a été cité précédemment. Donc ensuite, il a cité ce qui a été cité dans les autres versions dans lesquelles le Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam lui dit « Jeûne certains jours et ne jeûne pas d’autres jours. » Donc la suite du hadith est la même, c’est juste pour vous montrer que An-Nawawiyy a cité cette première partie pour dire cette version qui avait cet ajout par rapport aux autres. Et donc en définitive, il a fait ce que le Prophète lui a dit de faire, c’est-à-dire il récite tout le Qour’an une fois tous les sept jours et il jeûne un jour sur deux. Et donc, il récite à certains membres, à certaines de ses femmes le un septième du Qour’an qui s’est mis a réciter le soir. Donc il le récite pour qu’il se fasse corriger en journée, pour que ce soit plus facile pour lui la nuit, pour respecter l’engagement qu’il avait pris auprès du prophète ﷺ. Et quand il voulait prendre des forces parce qu’il n’arrivait pas à prendre de rythme lorsqu’il devenait plus âgé, de jeûner un jour sur deux, il ne jeûnait pas certains jours. Il comptait combien de jours il n’avait pas jeûné et il jeûnait la même chose parce qu’il ne voulait pas délaisser quelque chose qu’il avait promis au Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam. C’est ça le sens. Ça ne veut pas dire que c’est un devoir de sorte que s’il ne le faisait pas il mérite d’être châtié dans l’au-delà, mais c’était parce que comme c’est le Prophète qu’il lui a dit de faire cela, il ne voulait pas manquer à ce que le Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam lui a dit de faire.

Toutes ces versions sont authentiques, la plupart d’entre elles figurent dans Al-Boukhariyy et Mouslim et peu d’entre elles sont dans l’un des deux sahih et pas dans l’autre.


151– وعن أبي رِبعِي حنظلة بنِ الربيعِ الأُسَيِّدِيِّ الكاتب أحدِ كتّاب
رَسُول الله رضي الله عنه ، قَالَ : لَقِيَنِي أَبُو بَكر رضي الله عنه ، فَقَالَ : كَيْفَ أنْتَ يَا حنْظَلَةُ ؟ قُلْتُ : نَافَقَ حَنْظَلَةُ ! قَالَ : سُبْحَانَ الله مَا تَقُولُ ؟! قُلْتُ : نَكُونُ عِنْدَ رَسُول الله ﷺ يُذَكِّرُنَا بالجَنَّةِ وَالنَّارِ كأنَّا رَأيَ عَيْنٍ فإِذَا خَرَجْنَا مِنْ عِنْدِ رَسُول الله رضي الله عنه عَافَسْنَا الأَزْواجَ وَالأَوْلاَدَ وَالضَّيْعَاتِ نَسينَا كَثِيراً ، قَالَ أَبُو بكر رضي الله عنه : فَوَالله إنَّا لَنَلْقَى مِثْلَ هَذَا ، فانْطَلَقْتُ أَنَا وأبُو بَكْر حَتَّى دَخَلْنَا عَلَى رَسُول الله ﷺ . فقُلْتُ : نَافَقَ حَنْظَلَةُ يَا رَسُول اللهِ ! فَقَالَ رَسُول الله ﷺ : (( وَمَا ذَاكَ ؟ )) قُلْتُ : يَا رَسُول اللهِ ، نَكُونُ عِنْدَكَ تُذَكِّرُنَا بِالنَّارِ والجَنَّةِ كأنَّا رَأيَ العَيْن فإِذَا خَرَجْنَا مِنْ عِنْدِكَ عَافَسْنَا الأَزْواجَ وَالأَوْلاَدَ وَالضَّيْعَاتِ نَسينَا كَثِيراً . فَقَالَ رَسُول الله ﷺ : (( وَالَّذِي نَفْسي بِيَدِهِ ، لَوْ تَدُومُونَ عَلَى مَا تَكُونونَ عِنْدِي ، وَفي الذِّكْر ، لصَافَحَتْكُمُ الملائِكَةُ عَلَى فُرُشِكُمْ وَفي طُرُقِكُمْ ، لَكِنْ يَا حَنْظَلَةُ سَاعَةً وسَاعَةً )) ثَلاَثَ مَرَات . رواه مسلم .

قولُهُ : (( رِبْعِيٌّ )) بِكسر الراء . وَ(( الأُسَيِّدِي )) بضم الهمزة وفتح السين وبعدها ياء مكسورة مشددة . وقوله : (( عَافَسْنَا )) هُوَ بِالعينِ والسينِ المهملتين     أي : عالجنا ولاعبنا . وَ(( الضَّيْعاتُ )) : المعايش .


L’Imam An-Nawawiyy rapporte d’après le compagnon Abou Rib^iyy Handhalah, fils Rabir Al ‘Oussaydiyy, qui était un des scribes, un des rares qui écrivait la révélation pour le Messager de Allah ﷺ qui a dit : « J’ai rencontré Abou Bakr que Allah l’agrée qui m‘as dit : “ Comment va tu Handhalah? “ Je lui ai dit : “ Handhalah est hypocrite. ” Abou Bakr a répondu : “ Soubhana l-Lah. Qu’est ce que tu dis ? » Handhalah lui a dit : “ Lorsque nous sommes en compagnie du Messager de Allah ﷺ, il nous fait le rappel, il nous rappelle le paradis et il nous rappelle l’enfer comme s’ils étaient devant nous. Et lorsque nous sortons de chez le Messager de Allah ﷺ, nous sommes avec nos épouses, nos enfants, nos verger et nous oublions tout , nous ne sommes plus dans cet état dans lequel nous étions en compagnie du Prophète ﷺ. Alors Abou Bakr que Allah l’agrée a dit : “ Par Allah, je ressens la même chose. ” Alors ce compagnon a dit: “ Je suis partie avec Abou Bakr jusqu’a nous rendreauprès du Messager de Allah ﷺ. Ce compagnon a commencé à dire, il parlait de lui-même, a dit : “ Handhalah, est hypocrite ” au messager de Allah. Le Messager lui a dit ce qui signifie : “ Et pourquoi tu dis ça ? ” Ambala a répété ce qu’il avait dit à Abou Bakr: “ Ô Messager de Allah, lorsque nous sommes avec toi, tu nous rappelles l’Enfer, le Paradis comme s’ils étaient devant nos yeux. Et lorsque nous sortons de chez toi, nous nous retrouvons avec nos épouses, nos enfants, nos verger et nous avions plus cet état dans lequel nous étions à tes côtés. Alors le Messager de Allah ﷺ a dit à Handhalah ce qui signifie : « Par celui qui détient mon âme par Sa toutes puissances si vous gardiez l’état que vous aviez lorsque vous êtes en ma compagnie et que vous faites du dhikr vous atteindrez un degré ou les Anges vont vous serez la mains quand vous êtes dans vos lits et sur votre chemin. Il y a un moment pour les actes d’obéissance et un moment pour accomplir ce dont l’être humain a besoin pour sa vie de tous les jours. » Et il a répété cela trois fois. »
[Rapporté par Mouslim]
Et ensuite, An-Nawawiyy explique quelques termes. Il dit comment s’appelle ce compagnon رِبْعِيٌّ ou  الأُسَيِّدِي une tribu arabe.
Et quand il dit عَافَسْنَا , c’est à dire nous sommes à côté, nous plaisantons et nous nous occupons de nos femmes.
Et  الضَّيْعاتُ, c’est à dire source de subsistance.

152– وعنِ ابن عباس رضي الله عنهما ، قَالَ : بينما النَّبيُّ ﷺ يخطب إِذَا هُوَ برجلٍ قائم فسأل عَنْهُ ، فقالوا : أَبُو إسْرَائيلَ نَذَرَ أنْ يَقُومَ في الشَّمْسِ وَلاَ يَقْعُدَ ، وَلاَ يَسْتَظِل ، وَلاَ يَتَكَلَّمَ ، وَيَصُومَ ، فَقَالَ النَّبيّ ﷺ : (( مُرُوهُ ، فَلْيَتَكَلَّمْ ، وَلْيَسْتَظِلَّ ، وَلْيَقْعُدْ ، وَلْيُتِمَّ صَوْمَهُ )) رواه البخاري .

Dans le hadith 152, l’Imam An-Nawawi rapporte d’après Ibnou ^Abbas que Allah l’agrée lui et son père, il a dit : « Alors que le Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam faisait son discours, son regard c’est porté sur un homme qui était débout. Il a demandé après lui. On lui a dit : “ C’est Abou Isra’il, il a fait le voeux de rester debout sous le soleil, de ne pas s’asseoir, de ne pas se mettre à l’ombre, de ne pas parler et de jeûner. Alors le Prophète ﷺ leur a dit ce qui signifie : « Dites-lui qu’il parle, qu’il se mette à l’ombre, qu’il s’assoit, mais qu’il poursuive son jeûne. »
[Rapporté par Al Boukhariyy]

١٥  – باب في المحافظة عَلَى الأعمال

قَالَ الله تَعَالَى : ﴿ أَلَمْ يَأْنِ لِلَّذِينَ آمَنُوا أَنْ تَخْشَعَ قُلُوبُهُمْ لِذِكْرِ اللهِ وَمَا نَزَلَ مِنَ الْحَقِّ وَلا يَكُونُوا كَالَّذِينَ أُوتُوا الْكِتَابَ مِنْ قَبْلُ فَطَالَ عَلَيْهِمُ الأَمَدُ فَقَسَتْ قُلُوبُهُمْ ﴾ [ الحديد ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَقَفَّيْنَا بِعِيسَى ابْنِ مَرْيَمَ وَآتَيْنَاهُ الأِنْجِيلَ وَجَعَلْنَا فِي قُلُوبِ الَّذِينَ اتَّبَعُوهُ رَأْفَةً وَرَحْمَةً وَرَهْبَانِيَّةً ابْتَدَعُوهَا مَا كَتَبْنَاهَا عَلَيْهِمْ إِلاَّ ابْتِغَاءَ رِضْوَانِ اللهِ فَمَا رَعَوْهَا حَقَّ رِعَايَتِهَا ﴾ [ الحديد ] ، وَقالَ تَعَالَى: ﴿ وَلا تَكُونُوا كَالَّتِي نَقَضَتْ غَزْلَهَا مِنْ بَعْدِ قُوَّةٍ أَنْكَاثاً ﴾
[ النحل ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَاعْبُدْ رَبَّكَ حَتَّى يَأْتِيَكَ الْيَقِينُ ﴾ [ الحجر] .

وَأَمَّا الأَحاديث فمنها :

حديث عائشة : وَكَانَ أَحَبُّ الدِّين إِلَيْهِ مَا دَاوَمَ صَاحِبُهُ عَلَيهِ . وَقَدْ سَبَقَ في البَاب قَبْلَهُ

Chapitre 15 : Persévérer dans les bonnes oeuvres

Dans sourat Al-Hadid verset 37, Allah ta^ala dit :


﴿ أَلَمْ يَأْنِ لِلَّذِينَ آمَنُوا أَن تَخْشَعَ قُلُوبُهُمْ لِذِكْرِ اللَّهِ وَمَا نَزَلَ مِنَ الْحَقِّ وَلَا يَكُونُوا كَالَّذِينَ أُوتُوا الْكِتَابَ مِن قَبْلُ فَطَالَ عَلَيْهِمُ الْأَمَدُ فَقَسَتْ قُلُوبُهُمْ وَكَثِيرٌ مِّنْهُمْ فَاسِقُونَ ﴾
(‘alam ya’ni lil-ladhina ‘amanou ‘an takhcha^a qouloubouhoum lidhikri l-Lah)

[57/16] ce qui signifie : « Le temps n’est-il pas venu pour ceux qui sont croyants d’avoir le cœur rempli de crainte envers Dieu afin d’évoquer Dieu ? Et de réciter ce qui a été descendu avec vérité. Et qu’il ne soit pas comme ceux qui ont reçu le livre auparavant, le temps leur a paru long et leurs cœurs se sont endurcis . »

Allah ta^ala dit dans sourat Al-Hadid verset 27 :

﴿ وَقَفَّيْنَا بِعِيسَى ابْنِ مَرْيَمَ وَآتَيْنَاهُ الْإِنجِيلَ وَجَعَلْنَا فِي قُلُوبِ الَّذِينَ اتَّبَعُوهُ رَأْفَةً وَرَحْمَةً وَرَهْبَانِيَّةً ابْتَدَعُوهَا مَا كَتَبْنَاهَا عَلَيْهِمْ إِلَّا ابْتِغَاء رِضْوَانِ اللَّهِ فَمَا رَعَوْهَا حَقَّ رِعَايَتِهَا ٢٧﴾

(Wa qaffayna bi^Iça ibni Maryama wa ‘ataynahou l-‘Injila wa Ja^alna fi qouloubi l-Ladhina t-taba^ouhou ra’fatan wa rahmatan wa rahbaniyatan abtada^ouha ma katabnaha ^alayhim ‘illa btigha‘a ridwani l-Lahi fama ra`awhā haqqa ri^ayatiha)

[57/27] ce qui signifie : « Nous avons fait suivre par Jésus fils de mari. Nous lui avons accordé l’Évangile. Nous avons fait que dans le cœur de ceux qui le suivent, il y ait une miséricorde ….. Nous ne leur avons pas prescrit. Ils ne l’ont fait que par recherche de l’agrément de Dieu mais après eux sont venu des gens qui n’ont pas accompli véritablement . »

Dans sourat Nahl verset 92, Allah ta^ala dit :

﴿ وَلاَ تَكُونُواْ كَالَّتِي نَقَضَتْ غَزْلَهَا مِن بَعْدِ قُوَّةٍ أَنكَاثًا ٩٢﴾

(Wa la takounou kallati naqadat ghazlaha min ba^di qouwatin ‘ankathan)

[16/92] ce qui signifie : « Ne soyez pas comme celle qui a son instrument pour fil … après l’avoir utilisé ouvertement »

Dans sourat Al-Hajar verset 99, Allah ta^ala dit :


﴿ حَتَّى يَأْتِيَكَ الْيَقِين ٩٩﴾
(hatta ya’tiyaka l-yaqin)

[15/99] ce qui signifie : « Adore ton Seigneur jusqu’à ce que vienne à toi la mort. »

Pour ce qui est des hadith qui indiquent cela, il y a le hadith de ^A’ichah que Allah l’agrée lorsqu’elle a dit : « Le comportement que le Messager agréé le plus, c’est lorsque la personne persévère sur l’application des bonnes œuvres. »
Et cela a été mentionné dans le chapitre précédent.


153– وعن عمر بن الخطاب رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( مَنْ نَامَ عَنْ حِزْبهِ مِنَ اللَّيلِ ، أَوْ عَنْ شَيءٍ مِنْهُ ، فَقَرَأَهُ مَا بَيْنَ صَلاةِ الفَجْرِ وَصَلاةِ  الظُّهْرِ ، كُتِبَ لَهُ كَأَنَّمَا قَرَأَهُ مِنَ اللَّيلِ )) رواه مسلم .

Dans le hadith 153, An-Nawawiyy rapporte de ^Oumar Ibnou l-Khattab que Allah l’agrée que le Messager de Allah ﷺ a dit que celui qui a été gagné par le sommeil et qui n’a pas accompli jusqu’à la fin les actes habituels qu’il faisaient comme prière, comme récitation ou autre la nuit [soit il n’a pas récité totalement, soit il a fait une partie seulement] mais qu’il le fait par la suite, ne serait-ce que la prière … il lui sera inscrit comme s’il l’avait accompli durant la nuit.
[Rapporté par Mouslim]

154– وعن عبد الله بن عَمْرو بن العاص رَضِيَ الله عنهما ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( يَا عبدَ اللهِ ، لاَ تَكُنْ مِثْلَ فُلان ، كَانَ يَقُومُ اللَّيلَ فَتَرَكَ قِيَامَ    اللَّيلِ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .

Dans le hadith 154 An-Nawawiyy rapporte d’après Abdou l-Lah fils de ^Amr fils de ^Asr que le Messager de Allah ﷺ a dit : « Ô ^Abdou l-Lah, ne soit pas comme un tel, il veillait la nuit en prière surérogatoire puis il a délaissé cela. »

[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]

155– وعن عائشة رضي الله عنها ، قَالَتْ : كَانَ رَسُول الله ﷺ إِذَا فَاتَتْهُ الصَّلاةُ مِنَ اللَّيلِ مِنْ وَجَعٍ أَوْ غَيرِهِ، صَلَّى مِنَ النَّهارِ ثنْتَيْ عَشرَةَ رَكْعَةً . رواه مسلم .

Dans le hadith 155, An-Nawawiyy rapporte de ^A’ichah que Allah l’agréé que le Prophète ﷺ lorsqu’il ne faisait pas de prière la nuit à cause des douleurs, il compensait cela en journée en accomplissant douze raka^ah.
[Rapporté par Mouslim]

١٦ – باب في الأمر بالمحافظة عَلَى السنة وآدابها

قَالَ الله تَعَالَى : ﴿ وَمَا آتَاكُمُ الرَّسُولُ فَخُذُوهُ وَمَا نَهَاكُمْ عَنْهُ فَانْتَهُوا ﴾     [ الحشر] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَمَا يَنْطِقُ عَنِ الْهَوَى إِنْ هُوَ إِلا وَحْيٌ يُوحَى ﴾ [ النجم] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ قُلْ إِنْ كُنْتُمْ تُحِبُّونَ اللهَ فَاتَّبِعُونِي يُحْبِبْكُمُ اللهُ وَيَغْفِرْ لَكُمْ ذُنُوبَكُمْ ﴾ [ آل عمران] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ لَقَدْ كَانَ لَكُمْ فِي رَسُولِ اللهِ أُسْوَةٌ حَسَنَةٌ لِمَنْ كَانَ يَرْجُو اللهَ وَالْيَوْمَ الآخِر ﴾ [ الأحزاب ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ فَلا وَرَبِّكَ لا يُؤْمِنُونَ حَتَّى يُحَكِّمُوكَ فِيمَا شَجَرَ بَيْنَهُمْ ثُمَّ لا يَجِدُوا فِي أَنْفُسِهِمْ حَرَجاً مِمَّا قَضَيْتَ وَيُسَلِّمُوا تَسْلِيماً ﴾ [ النساء ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ فَإِنْ تَنَازَعْتُمْ فِي شَيْءٍ فَرُدُّوهُ إِلَى اللهِ وَالرَّسُولِ ﴾ [ النساء] قَالَ العلماء : معناه إِلَى الكتاب والسُنّة ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ مَنْ يُطِعِ الرَّسُولَ فَقَدْ أَطَاعَ الله ﴾ [ النساء ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَإِنَّكَ لَتَهْدِي إِلَى صِرَاطٍ مُسْتَقِيمٍ صِراطِ اللهِ ﴾ [ الشورى ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ فَلْيَحْذَرِ الَّذِينَ يُخَالِفُونَ عَنْ أَمْرِهِ أَنْ تُصِيبَهُمْ فِتْنَةٌ أَوْ يُصِيبَهُمْ عَذَابٌ أَلِيمٌ ﴾ [ النور] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَاذْكُرْنَ مَا يُتْلَى فِي بُيُوتِكُنَّ مِنْ آيَاتِ اللهِ وَالْحِكْمَةِ ﴾ [ الأحزاب ] ، والآيات في الباب كثيرة .

Chapitre 16: La sounnah et ses règles de comportement

La sounnah ici, c’est ce que le Prophète ﷺ a amené comme paroles, comme actes, et comme état

Dans sourat Al-Hadid verset 7, Allah ta^ala dit :

﴿ وَمَا آتَاكُمُ الرَّسُولُ فَخُذُوهُ وَمَا نَهَاكُمْ عَنْهُ فَانتَهُوا ٧﴾
(Wa maatakoumou r-Rasoulou fakhoudhouhou wa ma nahakoum ^anhou fantahou)

[59/7] ce qui signifie : « Ce que le Prophète ^alayhi s-salatou wa s-salam vous a enseigné, faites-le et ce qu’il vous a interdit de faire abstenez vous-en. »

Et Allah dit dans sourat An-Najm verset 3 et 4:

﴿ وَمَا يَنطِقُ عَنِ الْهَوَى ٣ إِنْ هُوَ إِلَّا وَحْيٌ يُوحَى ٤﴾

(Wa ma yantiqou `ani l-Hawa. In houwa ‘illa wahyoun youha)

[53/3-4]  ce qui signifie : « Et il ne parle pas sur l’effet de ses passions. …. »

Dans sourat Ali-Imran verset 31, Allah ta^ala dit :

﴿ قُلْ إِن كُنتُمْ تُحِبُّونَ اللّهَ فَاتَّبِعُونِي يُحْبِبْكُمُ اللّهُ وَيَغْفِرْ لَكُمْ ذُنُوبَكُمْ ٣١﴾

Qoul ‘in kountoum touhibbouna l-Laha fa t-Tabi^ouni youhbibkoumou l-Lahou wa yaghfir lakoum Dhunūbakum Wa Allāhu Ghafūrun Raĥīmun
[3/31] ce qui signifie : « Dis : « Si vous aimez véritablement Allah suivez  moi, Allah vous agréera et vous pardonnera vos péchés. »

Allah ta^ala dit dans sourat Al‘Ahzab verset 21:

﴿ لَقَدْ كَانَ لَكُمْ فِي رَسُولِ اللَّهِ أُسْوَةٌ حَسَنَةٌ لِّمَن كَانَ يَرْجُو اللَّهَ وَالْيَوْمَ الْآخِرَ وَذَكَرَ اللَّهَ كَثِيرًا  ٢١﴾

(Laqad kana lakoum fi rasouli l-Lahi ‘Ouswatoun hasanatoun liman kana yarjou l-Laha wa l-yawma l-‘akhira)

[33/21] ce qui signifie : « Vous avez en la personne du messager de Allah un excellent modèle pour celui qui sait qu’il y aura un jugement de Dieu au Jour dernier. »

Dans sourat An-Niça verset 65, Allah ta^ala dit :

﴿ فَلاَ وَرَبِّكَ لاَ يُؤْمِنُونَ حَتَّىَ يُحَكِّمُوكَ فِيمَا شَجَرَ بَيْنَهُمْ ثُمَّ لاَ يَجِدُواْ فِي أَنفُسِهِمْ حَرَجًا مِّمَّا قَضَيْتَ وَيُسَلِّمُواْ تَسْلِيمًا ٦٥﴾

(Fala wa rabbika la you’minouna hatta youhakkimouka fima chajara baynahoum thoumma la yajidou fi ‘anfousihim harajan mimma qadayta wa yousallimou taslima)

[4/65] ce qui signifie : « Non. Par ton Seigneur, ils n’atteindront un degré de foi complète et ne pourront remédier les dires qui les opposent et qu’ils ne trouvent dans leurs cœurs ….de que tu as réuni comme importance et qu’ils se soumettent totalement ….

Et Allah ta^ala dit dans sourat An-Niça verset 59 :

﴿ فَإِن تَنَازَعْتُمْ فِي شَيْءٍ فَرُدُّوهُ إِلَى اللّهِ وَالرَّسُولِ إِن كُنتُمْ تُؤْمِنُونَ بِاللّهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ ٥٩﴾

(Fa’in Tanaza^toum fi chay’in faruddouhou ‘ila l-Lahi wa r-Rasouli ‘in kountum tou’minouna billahi wa l-yawmi l-‘akhir)

[4/59] ce qui signifie : « Si vous êtes opposés sur un sujet, alors remettez-vous à Dieu et à Son messager

si vous croyez véritablement en lui, au Jour dernier. » Les savants ont dit que cela signifie qu’il se faut se référer au livre et à la sounnah.


Allah ta^ala dit dans sourat An-Niçaverset 80:

﴿ مَّنْ يُطِعِ الرَّسُولَ فَقَدْ أَطَاعَ اللّهَ وَمَن تَوَلَّى فَمَا أَرْسَلْنَاكَ عَلَيْهِمْ حَفِيظًا ٨٠﴾

(Man youti^i r-Rasoula faqad ‘ata^a l-laha wa man tawalla fama ‘arsalnaka ^alayhim hafīdha)

[4/80] ce qui signifie : …..« celui qui obéit ( …) il aura obéis à Dieu. »

Dans sourat Ach-Choura verset 52, Allah ta^ala dit :

﴿ وَإِنَّكَ لَتَهْدِي إِلَى صِرَاطٍ مُّسْتَقِيمٍ ٥٢﴾

[42/52] ce qui signifie : «  Et certes tu guides vers une voie de droiture. »

Dans sourat An-Nour verset 63, Allah ta^ala dit :

﴿ فَلْيَحْذَرِ الَّذِينَ يُخَالِفُونَ عَنْ أَمْرِهِ أَن تُصِيبَهُمْ فِتْنَةٌ أَوْ يُصِيبَهُمْ عَذَابٌ أَلِيمٌ  ٦٣﴾

(Falyahdhari l-Ladhina youkhalifouna ^an ‘amrihi ‘an tousibahoum fitnatoun ‘aw yousibahoum `adhaboun ‘alim)

[24/63] ce qui signifie : « Que ceux qui n’obéissent pas à ses ordres craignent qu’ils ne soient châtiés par une zizanie , une épreuve ou qu’il soit touché par un châtiment douloureux. »

Dans sourat Al-’Ahzab verset … , Allah ta^ala dit :

Parole en arabe
« Ô … du Prophète… dans vos foyers … »

Les versets sont nombreux à ce sujet. Aussi les hadith

156-وَأَما الأحاديث : فالأول : عن أبي هريرةَ رضي الله عنه ، عن النَّبيّ ﷺ ، قَالَ : (( دَعُونِي مَا تَرَكْتُكُمْ ، إِنَّمَا أهْلَكَ مَنْ كَانَ قَبْلَكُمْ كَثْرَةُ سُؤالِهِمْ واخْتِلافُهُمْ عَلَى أنْبيَائِهِمْ ، فَإِذَا نَهَيْتُكُمْ عَنْ شَيْء فَاجْتَنِبُوهُ ، وَإِذَا أمَرْتُكُمْ بأمْرٍ فَأْتُوا مِنْهُ مَا اسْتَطَعْتُمْ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .


Dans le hadith 156, le premier de ce chapitre, An-Nawawi rapporte d’Abou Hourayra, que Allah l’agrée, qui rapporte du Prophète Mouhammad ^alayhi ssalatou wa s-salam qu’il a dit ce qui signifie : « Retenez bien ce que je vous ai laissé, ce qui a mené à leur perte les communautés qui vous ont précédé, c’est le grand nombre de questions et leur diligence auprès de leurs Prophète. Si je vous interdis quelque chose, alors évitez là et si je vous ordonne quelque chose faites ce que vous en pouvez. »

157– الثاني : عن أَبي نَجيحٍ العِرباضِ بنِ سَارية رضي الله عنه  ، قَالَ : وَعَظَنَا
رسولُ اللهِ ﷺ مَوعظةً بَليغَةً وَجِلَتْ مِنْهَا القُلُوبُ ، وَذَرَفَتْ مِنْهَا العُيُونُ ، فَقُلْنَا :
يَا رسولَ اللهِ ، كَأَنَّهَا مَوْعِظَةُ مُوَدِّعٍ فَأوْصِنَا ، قَالَ : (( أُوصِيكُمْ بِتَقْوَى اللهِ ، وَالسَّمْعِ وَالطَّاعَةِ وَإنْ تَأمَّر عَلَيْكُمْ عَبْدٌ حَبَشِيٌّ ، وَإِنَّهُ مَنْ يَعِشْ مِنْكُمْ فَسَيَرَى اختِلافاً كَثيراً ، فَعَليْكُمْ بسُنَّتِي وسُنَّةِ الخُلَفاءِ الرَّاشِدِينَ المَهْدِيِيِّنَ عَضُّوا عَلَيْهَا بالنَّواجِذِ ، وَإِيَّاكُمْ وَمُحْدَثَاتِ الأُمُورِ ؛ فإنَّ كلَّ بدعة ضلالة )) رواه أَبُو داود والترمذي ، وَقالَ : (( حديث حسن صحيح )) .

(( النَّواجذُ )) بالذال المعجمةِ : الأنيَابُ ، وَقِيلَ : الأضْراسُ .

Et dans le hadith 157, le deuxième de ce chapitre, d’après Abou Najih ^Irid, fils de Sarih que Allah l’agrée, le Messager de Allah ﷺ nous a fait une exhortation très éloquente qui a fait que nos cœurs étaient dans la crainte de Dieu, et nos yeux, tout plein inondé de larmes. Nous avons dit : “ Ô Messager de Dieu, c’est comme si c’est l’exhortation de quelqu’un qui va nous quitter, alors recommande nous quelque chose. ” Et donc le Messager d’Allah ﷺ a dit ce qui signifie : “ Je vous recommande la piété envers Dieu et d’écouter et d’obéir même si celui qui est à votre tête est un esclave habachite. Et celui d’entre vous qui vivra longtemps, verra une grande divergence. Alors, attachez-vous à ma sounnah et à la tradition du calife bien guidé . [Et il a donné une image, il a dit ….. Et surtout éviter les nouveautés car la plupart des innovations sont de l’égarement.” »
[Rapporté par Abou Dawoud]
La nouveauté, c’est à dire la bid^ah et selon les jugements des savants, elle peut être obligatoire,​ interdite, recommandée, déconseillée ou d’ordre de l’indifferent.

158– الثَّالثُ : عَنْ أَبي هريرةَ رضي الله عنه : أنَّ رَسُول الله ﷺ ، قَالَ : (( كُلُّ أُمَّتِي يَدخُلُونَ الجَنَّةَ إلاَّ مَنْ أبَى )) . قيلَ : وَمَنْ يَأبَى يَا رَسُول الله ؟ قَالَ : (( مَنْ أَطَاعَنِي دَخَلَ الجَنَّةَ ، وَمَنْ عَصَانِي فَقَدْ أبَى )) رواه البخاري .

Dans le hadith 158, le troisième ici, d’après Abou Hourayra, le Messager de Allah صلى الله عليه وسلم a dit ce qui signifie : « Toute ma communauté entrera au paradis, sauf ceux qui le refuseront. »  Il a été dit : “Mais qui refusera d’entrer au paradis, ô Messager de Allah ? ” Le messager de Allah a dit : “ Celui qui me désobéi, aura refusé d’entrer au paradis.” »
[Rapporté par Al Boukhariyy]

159– الرابع : عن أَبي مسلم ، وقيل : أَبي إياس سَلمة بنِ عمرو بنِ الأكوع رضي الله عنه : أنَّ رَجُلاً أَكَلَ عِنْدَ رَسُول الله  بِشِمَالِهِ ، فَقَالَ : (( كُلْ بِيَمِينكَ )) قَالَ : لا أسْتَطيعُ . قَالَ : (( لا استَطَعْتَ )) مَا مَنَعَهُ إلاَّ الكِبْرُ فمَا رَفَعَهَا إِلَى فِيهِ . رواه مسلم

Dans le hadith 159, le quatrième de ce chapitre, d’après Abou Mouslim, et il a été dit Abou Iyas, fils de ^Amr, fils de Al Akou^ que Allah l’agrée, il a dit : « Un homme a mangé en présence du Messager Allah ﷺ avec la main gauche. Le Messager lui a dit ce qui signifie: « Mange avec la main droite. » Il lui a répondu : “ Je ne peux pas.” Alors le Prophète lui a dit ce qui signifie: “ Tu ne pourra pas alors … ” »
Ce qui l’a empêché, c’est juste son orgueil. Il n’a pas pu rajouté une seule bouchée à sa main.

160– الخامس : عن أَبي عبدِ الله النعمان بن بشير رَضيَ الله عنهما ، قَالَ : سمعت رَسُول الله ﷺ ، يقول : (( لَتُسَوُّنَّ صُفُوفَكُمْ ، أَوْ لَيُخَالِفَنَّ اللهُ بَيْنَ وُجُوهِكُمْ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .

وفي رواية لمسلم : كَانَ رَسُول الله ﷺ يُسَوِّي صُفُوفَنَا حتى كأنَّما يُسَوِّي بِهَا القِدَاحَ حَتَّى إِذَا رَأَى أَنَّا قَدْ عَقَلْنَا عَنْهُ . ثُمَّ خَرَجَ يَوماً فقامَ حَتَّى كَادَ أنْ يُكَبِّرَ فرأَى رَجلاً بَادياً صَدْرُهُ ، فَقَالَ : (( عِبَادَ الله ، لَتُسَوُّنَّ صُفُوفَكُمْ أَوْ لَيُخَالِفَنَّ اللهُ بَيْنَ وُجُوهِكُمْ ))

Dans le hadith 160, le cinquième ici, d’après Abdou ^Abdi l-Lah que Dieu l’agrée lui et son père, il a dit : « J’ai entendu le Messager de Allah ﷺ dire ce qui signifie : « Veiller à ce que les rangées de prière soient droites, sinon Dieu  fait qu’il y ait l’animosité entre vous, vos cœurs vont se repousser les uns les autres. »
[Rapporté par Al Boukhariyy]
Et, dans une autre version rapportée par Mouslim, le Messager de Allah ﷺ a resserré lui-même les rangées au point qu’on dirait qu’il utilisait un instrument avec lequel on veillait à ce que la tige de la flèche soit droite. Et quand il a vu qu’on avait enfin compris, un jour il dirigeait, il a commencé la prière en disant « Allahou ‘Akbar » et a vu qu’un homme avait sa poitrine qui dépassait. Alors le Prophète a dit ce qui signifie : « Esclaves de Dieu. … Veiller à ce que les rangées de prière soient droites, sinon Dieu  fait qu’il y ait l’animosité et de la dissension entre vous. »


161– السادس : عن أَبي موسى رضي الله عنه ، قَالَ : احْتَرقَ بَيْتٌ بالمَدِينَةِ عَلَى أهْلِهِ مِنَ اللَّيلِ ، فَلَمَّا حُدِّثَ رسولُ الله ﷺ بشَأنِهِمْ ، قَالَ : (( إنَّ هذِهِ النَّارَ عَدُوٌّ لَكُمْ ، فَإِذَا نِمْتُمْ ، فَأطْفِئُوهَا عَنْكُمْ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .


Dans le hadith 161, le sixième, d’après Abou Mouça que Allah l’agrée, il a dit : « Une maison a été incendiée à Médine alors que ses habitants étaient à l’intérieur, la nuit. Lorsque l’on rapporta au Messager de Allah ﷺ ce qui leur était arrivé, il a dit ce qui signifie: « Ce feu est un ennemi pour vous lorsque vous dormez alors éteignez vos chandelles. »

Série le Mariage en Islam (16) : suite de la reprise en mariage et la période d’attente post-maritale

Posted in cours général,islam,jurisprudence,Livre par chaykhaboulaliyah sur août 29, 2023
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Al-raj^ah

Après que l’auteur a fini de parler du divorce, il parle maintenant de الرجعة  –ar-raj^ah–  qui est la reprise en mariage.

C’est quoi ar-raj^ah, la reprise en mariage ? C’est de ramener la femme au mariage suite à un divorce non définitif, et ce, pendant la période d’attente post-maritale –al-^idda-. Il y a eu un divorce, ce n’est pas un divorce suite auquel il n’y a plus de reprise possible.

C’est quoi un divorce suite auquel il n’y a pas de reprise possible? Par exemple, un divorce triple ou le khoul^ aussi -effacement de contrat-. On n’est pas dans un cas où il n’y a pas de reprise possible. On est dans un cas où il y a possibilité de reprise. Donc, reprendre en mariage suite à un divorce qui n’est pas définitif et ce dans la période d’attente post-maritale.

C’est quoi la période d’attente post-maritale ? C’est une période durant laquelle la femme ne se marie pas avec autre que celui qui l’a divorcé.

Sa durée :

  1. 1er cas : c’est lorsqu’il arrive à la femme d’avoir ses menstrues. Ça ne veut pas dire qu’elle a ses menstrues là maintenant. Mais il lui arrive qu’elle a ses menstrues, c’est-à-dire qu’elle n’est pas ménopausée par exemple.
  2. 2ème cas : la femme à qui il est possible d’avoir ses menstrues, sa période d’attente post-maritale est de 3 périodes intermenstruelles (selon l’école Chafi^ites).

Qu’est ce que 3 périodes intermenstruelles ? Ça veut dire qu’ après la 3ème période de pureté, elle voit à nouveau les menstrues, là c’est fini. Quand elle voit les nouvelles menstrues, c’est là que sa période d’attente post-maritale finie. Ce n’est pas quand elle arrive à la pureté, mais c’est après la 3ème période de pureté.

  • 3ème cas : si c’est une femme qui est enceinte, c’est lorsqu’elle accouche.
  • 4ème cas : celle qui ne peut pas avoir de menstrues. La durée est de 3 mois lunaires.
  • 5ème cas : celle qui est veuve -son mari meurt-, sa période, il y a deux cas.

Cela dépend si la femme est enceinte ou non.

  • Si son mari meurt aujourd’hui, demain elle accouche et après-demain elle peut se remarier. Cela veut dire qu’il n’est plus dans une période d’attente post-maritale. On ne parle plus d’endeuillement, mais de la période d’attente post-maritale.
  • Maintenant si elle n’est pas enceinte et que son mari meurt, sa période d’attente post-maritale est de 4 mois lunaires et 10 jours. C’est un verset du Qour’an qui indique que c’est 4 mois lunaires et 10 jours.

Le divorce suite auquel il y a possibilité de reprise en mariage est de 2 divorces.

Cela signifie que soit c’est le premier divorce, soit le second divorce. C’est-à-dire qu’après le troisième divorce, l’homme ne peut pas la reprendre en mariage, sauf après certaines choses. Mais il ne peut pas la reprendre dans la période d’attente post-maritale.

Le divorce suite auquel il y a possibilité de reprise en mariage c’est un ou deux divorces. Le troisième non. Quand c’est un divorce triple, alors soit c’est triple en une seule fois, soit c’est le troisième en cumulé.

Ici, ce verset 229 de sourat Al-Baqarah, ne veut pas dire que le divorce n’est compté que s’il est prononcé 2 fois. Ce n’est pas cela le sens du verset.

Le sens de ce verset est que si le divorce n’a pas été triple en une seule fois, alors le mari peut reprendre la femme en mariage, même si ce n’est pas en sa présence. S’il dit « je la reprends en mariage », elle devient sa femme à nouveau.

La reprise en mariage c’est de reprendre une femme à son mariage pendant la période d’attente post-maritale, suite à un divorce qui n’est pas définitif. Donc, si le divorce n’est pas encore définitif, elle est encore dans la période d’attente post-maritale. Donc, si le divorce a été définitif, alors il n’y a plus de reprise possible. Il ne peut pas dire « je te reprends en mariage. » et continuer à vivre avec elle. C’est ainsi qu’est le sens de ce verset 229 de sourat Al-Baqarah.

Quelle est la sagesse? Il se peut qu’il divorce une fois et après il regrette. Donc, la loi lui a permis de la reprendre. Il se peut qu’il divorce une deuxième fois et il regrette une deuxième fois et il regrette à nouveau. La loi lui permet de la reprendre. C’est ça la sagesse. Quant à celui qui, dès le départ, du premier coup prononce le divorce triple en même temps, il se sera mis lui-même dans une situation difficile. Il aurait pu être plus mesuré. Il divorce une fois. Si lui dès le départ il a prononcé 3 fois, il s’est mis dans une situation difficile et il se peut qu’il regrette. 

Mais il n’y a pas moyen de la reprendre jusqu’à ce qu’elle se marie avec un autre homme. Donc, celui qui divorce de sa femme une fois ou deux fois, il peut la reprendre tant que la période d’attente post-maritale ne s’est pas écoulée.

Comment il va la reprendre ? Il lui dit « je te reprends à mon mariage ». Une phrase c’est ce qui lui dit. Et ce qui est de cet ordre.

Deuxième cas de figure, si la femme n’est pas présente -parce qu’on a dit qu’il peut la reprendre même si ce n’est pas en sa présence-, il dit « je reprends ma femme à mon mariage. » Même si elle n’est pas là et qu’il est tout seul. Du simple fait qu’il lui ait dit cette phrase « je te reprends à mon mariage », elle est devenue licite à lui, c’est sa femme comme avant. Pourquoi ? Parce qu’il a divorcé une fois ou deux fois et qu’il a dit cette phrase dans la période d’attente post-maritale.

Maintenant si la période d’attente post-maritale s’est écoulée et qu’il ne l’a pas reprise, s’il veut vivre avec elle maritalement, il va faire un nouveau contrat de mariage avec un tuteur et deux témoins, comme si c’est pour la première fois. Parce que la période d’attente post-maritale s’est écoulée. Donc de là, on comprend que la reprise en mariage ne veut pas dire un renouvellement du contrat, puisqu’on a dit que ce n’est pas avec un tuteur et deux témoins, mais juste avec la phrase « je la reprends à mon mariage » ou il lui dit « je te reprends à mon mariage ». Il n’y a pas de tuteur, de deux témoins, de parole de ’ijab et de qaboul comme dans un contrat de mariage. Donc, la reprise en mariage n’est pas un renouvellement de contrat, mais c’est une expression qui indique qu’il lui est à nouveau permis de vivre maritalement avec elle.

L’auteur, que Dieu lui fasse miséricorde, met en garde contre la parole de certains ignorants.

Qu’est ce que ces ignorants disent ? Ils disent que s’il reprend sa femme en mariage, ils prétendent qu’il n’est pas permis qu’il ait un rapport avec elle jusqu’à la fin de la période d’attente post-maritale. Et ça c’est faux, parce que la reprise signifie qu’il peut vivre maritalement avec elle. Pourquoi ils disent qu’il ne peut pas avoir de rapport avec elle? Tant qu’il l’a reprise elle redevient sa femme et il continue à vivre avec elle maritalement.

Quant à celui qui a prononcé le divorce triple avec sa femme, en lui disant « tu es divorcée 3 fois », même s’il lui dit en une seule assemblée, il ne lui est pas permis de la reprendre en mariage, il ne peut pas vivre avec elle maritalement.

  1. Sauf si, premièrement, la période d’attente post-maritale avec lui s’achève.
  2. Ensuite, elle se marie avec un autre homme (contrat de mariage avec un tuteur, deux témoins).
  3. Troisièmement, ce deuxième homme consomme le mariage avec elle. Ce n’est pas juste il fait comme ils disent « mariage blanc ». Quelle est la sagesse à cela ? Pour que celui qui prononce le divorce triple, réfléchis à 3 fois avant de vouloir divorcer. Cela le calme.
  4. Quatrième point, que le second veuille bien prononcer le divorce. Il se peut que le second homme dise « oui pourquoi pas, on est mari et femme ».  
  5. Cinquièmement, que la période d’attente post-maritale avec le deuxième s’achève, puis le premier peut faire un nouveau contrat de mariage avec elle, avec un tuteur et deux témoins et la formule (ijab et qaboul). Et donc le jugement est le même, s’il dit à sa femme « tu es divorcée 3 fois », qu’il l’ait dit parce qu’il était en colère, la colère n’est pas une excuse. Même si lui dit « mais moi je plaisantais ».

Dans le hadith,le messager ﷺ a dit qu’il y a 3 choses, qui lorsqu’elles sont prononcées en étant sérieux, sont comptées pour du sérieux. Et lorsqu’elles sont prononcées en plaisanterie, elles sont comptées pour du sérieux. Ces 3 choses sont : le mariage, le divorce et la reprise en mariage.

Même s’il plaisante pour la reprise en mariage, cela est compté pour du sérieux.

Les savants ont dit : « Si le contrat de mariage , le divorce et la reprise en mariage, qu’on l’ait dit en plaisantant ou qu’on l’ait dit pour du sérieux, c’est compté pour du sérieux, à plus forte raison, la parole de mécréance. Si quelqu’un dit la parole de mécréance en plaisantant ou en colère ou en étant sérieux, c’est compté pour du sérieux.»

Ce n’est pas une condition que s’il va reprendre sa femme en mariage qu’il demande qu’il y ait des témoins. Même si c’est entre elle et lui. Même s’il n’y a pas de témoin, la reprise en mariage est valable. Cela veut dire qu’il n’est pas une condition qu’il fasse appel à des témoins et qu’il leur dise « je vous prends à témoin, témoignez que je reprends ma femme en mariage ».

Mais, il vaut mieux prendre des témoins, c’est-à-dire le mieux c’est qu’ils prennent des témoins pour la reprise en mariage.

Nous avons fini le chapitre de ar-raj^ah la reprise en mariage.

Al-^iddah

Maintenant, chapitre suivant al ^idda, la période d’attente post-maritale. On en a parlé, on va le détailler un peu.

La période d’attente post-maritale, comme son nom l’indique c’est une période, c’est un temps durant lequel la femme attend pour savoir qu’elle n’est pas enceinte, ou bien elle attend par obéissance à Dieu, ou bien elle attend par affliction (chagrinée) pour la perte d’un mari.

  1. Première raison : C’est une période durant laquelle la femme attend pour savoir qu’elle n’a pas de fœtus dans son utérus c’est-à-dire pour savoir que son utérus est libre.
  2. Deuxième raison : par acte d’obéissance.

Qu’est ce que cela veut dire ? C’est-à-dire par obéissance à l’ordre de Dieu. Dieu lui a ordonné d’attendre, alors elle attend. Ce n’est pas pour vérifier qu’elle est enceinte, il se peut qu’elle soit véritablement enceinte, donc elle ne va pas vérifier qu’elle n’est pas enceinte puisqu’elle l’est, mais elle va attendre par obéissance à l’ordre de Dieu.

  • Troisième raison : par affliction parce que son mari est mort et donc pour cette raison là, elle attend de se remarier. Donc, la période d’attente post-maritale concerne la femme et non l’homme. Al-^idda a été appelée ainsi car c’est le même mot que ^idda qui signifie multiple, plusieurs, parce qu’il y a plusieurs cas de figure.

Donc, la période d’attente post-maritale c’est le temps que la femme s’assure qu’elle n’est pas enceinte. Parce que si elle a été divorcée aujourd’hui, maintenant, ou que son mari meurt aujourd’hui, si elle se remarie après une semaine, il se peut qu’elle soit enceinte. Allah ta^ala pour une sagesse, pour la conservation de la lignée. On n’est pas comme les animaux, le chat après avec sa sœur, ils ont des enfants. Nous, les humains, ne sommes pas comme ça. Donc, pour s’assurer que cet enfant soit le fils de untel, on ne sait pas c’est le fils de qui. C’est pour cette raison qu’il y a une période d’attente post-maritale. Regardez combien la sagesse de la loi de l’islam. Les kouffar tournent en rond, ils n’ont pas ces règles là. Parmi eux, certains sont comme des animaux. Un jour avec l’un et l’autre jour avec un autre, pas de contrat de mariage, après ils se séparent avec un enfant, on ne sait pas de qui est cet enfant.

Celle qui est en période d’attente post-maritale, il y a deux grands cas possibles. L’auteur détaille les 2 grands cas :

  1. Premier cas : celle dont le mari meurt,
  2. Deuxième cas : celle dont le mari n’est pas mort.

On va voir pourquoi il les distingue comme cela.

Premier cas : celle qui se retrouve veuve, dont le mari est mort.

Deuxième cas: ce n’est pas le cas de la veuve.

Celle qui n’est pas dans le cas où son mari meurt, c’est comme celle qui est divorcée ou celle avec qui son mari a fait le khoul^. Donc, celle dont le mari est mort, si elle était enceinte, sa période d’attente post-maritale finit par l’accouchement. Dans sourat at-talaq verset 4 Allah ta^ala dit ce qui signifie : « Et celles qui sont enceintes, leur terme -le terme de la période d’attente- est par l’accouchement. »

Et en raison de la parole du prophète ﷺ à une femme compagnon qui s’appelle Soubay^ah et sa tribu al-Aslamiyyah. Elle avait accouché 1/2 mois après la mort de son mari. Le prophète lui a dit ce qui signifie : « Tu es libérée de la période d’attente post-maritale.Tu peux lui épouser qui tu veux. »Thouwayba al-Aslamiyah

[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim].

Prenez par exemple une femme, son mari meurt alors qu’elle est au 9ème mois de grossesse. Un exemple, un jour après son décès, elle accouche, sa période d’attente post-maritale est finie. Le lendemain, elle peut se remarier.

Donc celle dont le mari est mort et qui n’était pas enceinte sa période d’attente post-maritale est de 4 mois lunaires et 10 jours.

Allah ta^ala dit dans le verset 234 sourat Al-Baqarah ce qui signifie : « Ceux d’entre vous qui meurent et qui laissent des épouses elles attendent 4 mois et 10 jours».

Donc le verset est clair.

Donc ça c’est l’autre cas. Nous poursuivrons la fois prochaine.

26 août 2023

L’auteur, que Dieu lui fasse miséricorde, a dit : celle qui est en période d’attente post-maritale est de deux catégories, c’est-à-dire qu’il y a deux catégories de possibilités pour être en période d’attente post-maritale.

  1. Celle dont le mari est mort,
  2. Celle dont le mari n’est pas mort comme celle qui a été divorcée ou celle qui a fait le khoul^ -séparation moyennant une contrepartie qui revient à l’époux-.

Donc, celle dont le mari meurt se retrouve dans la période d’attente post-maritale, elle finit sa période d’attente post-maritale, dans le cas où elle est enceinte lorsqu’elle accouche. La preuve vient du Qour’an dans sourat at-talaq verset 4 ce qui signifie : “Celles qui sont enceintes, leur terme s’achève par l’accouchement.”

La période d’attente post-maritale est une période durant laquelle la femme ne se marie pas. La preuve vient également du hadith du prophète ﷺ dans lequel il a dit à une femme compagnon qui s’appelle Soubay^ah al-Aslamiyyah. Elle avait accouché 1/2 mois après la mort de son mari. Le prophète ﷺ lui a dit ce qui signifie : « Tu es libre maintenant -tu n’es plus en période d’attente post-maritale-, tu peux épouser qui tu veux. »

Par exemple, une femme qui a son mari qui meurt et elle était au 9ème mois de grossesse. Un jour après le décès de son mari, elle accouche. Donc sa période d’attente post-maritale finie. Le lendemain, elle peut se remarier.

Dans le cas où elle n’est pas enceinte, alors sa période d’attente post-maritale est de 4 mois lunaires et 10 jours.

Allah ta^ala dit dans le verset 234 sourat Al-Baqarah ce qui signifie : « Ceux d’entres vous -ce verset s’adresse aux hommes- qui meurent et qui laissent des épouses, ces épouses attendent 4 mois et 10 jours».

Nous allons maintenant aborder la deuxième catégorie qui est celle qui se retrouve en période d’attente post-maritale mais ce n’est pas suite au décès de son mari. Comme une femme que le mari a divorcé, ou celle avec laquelle son mari a fait le khoul^ -effacement de contrat-, c’est une séparation entre lui et son épouse. Selon certains savants, ce n’est pas compté comme un divorce. Donc cette femme, là encore, si elle est enceinte, sa période d’attente post-maritale s’achève par l’accouchement, comme pour celle qui est veuve. Si elle n’était pas veuve, elle s’est retrouvée libérée des liens du mariage pour une autre raison que la mort de son mari, la même chose si elle est enceinte, sa période d’attente finit par l’accouchement. Si la femme a été divorcée par son mari et elle était enceinte, sa période d’attente post-maritale finit par l’accouchement. Si elle n’était pas enceinte et elle fait partie de celles qui peuvent avoir les menstrues, sa période d’attente post-maritale est de trois périodes intermenstruelles.

Attention, ici il y a divergence entre les savants. Là, nous sommes en train d’étudier selon l’école Chafi^ites. Celles dont le mari a divorcé alors qu’elle est en période intermenstruelle -période de pureté-, elle compte cette période-là. Cette période fait partie des trois périodes intermenstruelles. N’est-ce pas qu’on a dit que la période d’attente post-maritale est de trois périodes intermenstruelles. Donc si elle a été divorcée dans une période intermenstruelle, elle fait partie des trois. Dans tous les cas, elle compte parmi ses périodes d’attente post-maritale. La femme qui a été divorcée dans une période de pureté, cette période-là elle la compte parmi les trois périodes de son attente post-maritale. Donc si quelqu’un a divorcé sa femme alors qu’elle n’avait pas les menstrues, alors cette période-là où elle n’avait pas les menstrues compte parmi les trois de sa période d’attente post-maritale. Donc si elle avait été divorcée dans une période intermenstruelle, que se passe-t-il ? Dans ce cas cette période intermenstruelle compte parmi les trois de sa période d’attente post-maritale, car après elle va avoir les menstrues, puis une deuxième période intermenstruelle, puis à nouveau elle va avoir les menstrues, puis elle va avoir une troisième période intermenstruelle, puis elle va avoir à nouveau les menstrues. Donc, celle qui n’est pas veuve mais qui entame une période d’attente post-maritale, elle est de plusieurs cas :

  • soit elle est enceinte,
  • soit c’est une femme qui peut avoir les menstrues,
  • soit c’est une femme qui ne peut pas avoir les menstrues.

Si elle peut avoir les menstrues, on compte par des périodes intermenstruelles.

Si elle n’a plus les menstrues, on compte en mois.

Dans le cas où elle est encore jeune et qu’elle n’a pas encore atteint la puberté, ou dans le cas où elle est ménopausée, sa période d’attente post-maritale est de 3 mois lunaires.

Il y a un cas où la femme n’a pas de période d’attente post-maritale, c’est dans le cas où il n’y a pas eu de consommation du contrat. Donc s’ils ont juste fait un contrat et qu’ils n’ont pas consommé, puis il y a eu divorce ou séparation par la khoul^, il n’y a pas de période d’attente post-maritale, elle peut se remarier immédiatement.

Si quelqu’un par exemple a épousé une autre, il a fait un contrat avec elle. Et avant de consommer il l’a divorcé. Cette femme n’a pas de période d’attente post-maritale. Cela veut dire qu’elle peut, après qu’il l’a divorcé, se remarier. Elle n’a pas à attendre. Ceci est dans le cas où il n’y a pas eu de consommation.

Quant à celle qui est ménopausée, celle qui a perdu espoir d’avoir les menstrues al-ayyisa -celui qui perd espoir-, ou elle a atteint l’âge de 62 ans et elle n’a plus de menstrues. Si l’a divorce, alors sa période d’attente post-maritale est de 3 mois lunaires.

Nous allons voir quelques conséquences en plus du divorce et de la période d’attente post-maritale.

Donc celle qui a été divorcée, on dit d’un divorce suite auquel il y a possibilité de reprise -c’est comme si elle a été divorcée une fois ou deux fois-, celle-là son mari peut la reprendre pendant cette période. Comment il peut la reprendre ? Sans nouveau contrat de mariage, juste par une parole.

Il dit “je te reprends à mon mariage”, une fois ou deux fois, c’est-à-dire il a divorcé une deuxième fois, également il peut la reprendre à son mariage par une parole, même si elle n’est pas présente. Il dit « je reprends ma femme à mon mariage ».

Dans le cas où il y a eu divorce suite auquel il y a possibilité de reprise au mariage, l’homme doit assurer à la femme le logement et la charge obligatoire, pendant toute la période d’attente post-maritale. Un logement, c’est-à-dire un endroit où elle passe cette période d’attente post-maritale et il lui assure la charge obligatoire, comme si c’était sa femme.

Combien ça lui coûte de subvenir à sa charge? Durant toute cette période, il lui assure la charge obligatoire. La femme qu’un mari peut reprendre à son mariage a un statut analogue à l’épouse de ce point de vue, c’est-à-dire que du point de vue de la charge obligatoire elle est comme sa femme.

L’homme doit subvenir à la charge obligatoire de la femme durant la période d’attente post-maritale, on parle de celle qu’il est possible de reprendre.

Mais après la fin de la période d’attente post-maritale, il ne lui doit plus de charge obligatoire. Elle est devenue indépendante, elle peut épouser qui elle veut.

Parmi les loi relative à celle qui est en période d’attente post-maritale est qu’elle reste dans le logement jusqu’à la fin de la période d’attente post-maritale, c’est-à-dire qu’elle ne dort pas ailleurs que dans la maison où elle passe sa période d’attente post-maritale que son mari lui a assuré. Si c’est la maison où​ ils vivaient ensemble, s’il lui dit “tu passes ta période d’attente post-maritale ici”, elle ne dort pas ailleurs que dans cette maison.

Elle ne va pas habiter ailleurs. Elle reste dans la maison où il y a eu séparation, la maison où elle a été divorcée, une fois ou deux fois.

Question : celle qui a été divorcée reste dans la maison dans laquelle son mari l’a divorcé. Celui qui assure pour elle le logement quitte la maison pour la lui laisser, comme on sait il y a des ignorants, si il l’a chassé, où elle dort.

Et le problème vient de lui, pas d’elle, puisqu’il doit lui assurer la charge.

Durant la période d’attente post-maritale on parle de celle qui n’est pas veuve, celle qui n’est pas veuve peut s’embellir, elle peut se faire belle, elle peut se parfumer, mais le mieux c’est de délaisser cela. Mais c’est permis. Elle n’engage pas de contrat de mariage ou de fiançailles jusqu’à la fin de la période d’attente post-maritale.

Maintenant s’il l’a divorcé triplement, dans ce cas il doit lui assurer le logement seulement mais pas la charge obligatoire, sauf si elle est enceinte, auquel cas il lui assure aussi la charge.

C’est quoi la charge obligatoire ?

C’est la nourriture, la boisson et la tenue vestimentaire (c’est-à-dire un vêtement par saison).

Le logement est un logement convenable. Ca ne veut pas dire qu’il lui assure un confort du superflu, s’il veut le faire il le fait, mais l’obligation dans la religion, c’est de lui assurer les besoins de base qui sont d’usage du pays. Dans certains pays froids par exemple, il lui assure une couverture. Il ne va pas se comparer à ceux qui sont dans le superflu.

Il n’est pas une condition qu’il se cale sur les gens qui sont dans le superflu, mais il se positionne par rapport aux gens qui sont intermédiaires. C’est cela la charge obligatoire.

Et en plus s’il le fait avec une bonne intention il gagne des récompenses. S’il veut l’emmener faire une ^oumrah par exemple de bon cœur, il peut, c’est quelque chose de bien; il n’est pas obligé.

Donc on a dit quelques informations utiles:

Celle qui a été divorcée d’un divorce suite auquel la reprise en mariage est possible, elle ne quitte pas le domicile conjugal sans l’autorisation du mari. Elle a un statut analogue à celui de l’épouse. Quant à celle qui a été divorcée triplement, elle peut sortir. Ce n’est pas comme celle qui est divorcée une fois ou deux fois qui est comme l’épouse, elle ne sort qu’avec l’autorisation de son mari. Celle qui a été divorcée triplement, elle peut sortir, il n’y a plus de lien. Mais elle doit dormir dans la maison qu’il lui a assuré pour passer sa période d’attente post-maritale. Et lui quitte la maison pour qu’elle puisse passer sa période d’attente post-maritale car il ne peut pas rester en khalwah avec elle, puisqu’elle n’est plus sa femme.

Mais si elle est dans le cas où elle a été divorcée une fois ou deux fois, elle va passer sa période d’attente post-maritale dans ce domicile, mais elle craint pour elle-même parce que la maison est dans un mauvais état où elle risque de tomber, alors là elle peut sortir.

Si la femme a été divorcée et qu’elle a une période d’attente post-maritale, son mari est dans le péché s’il ne lui a pas assuré de logement pour passer sa période d’attente post-maritale.

C’est pour cela que celui qui a appris, il se dit : “je préfère rester avec des gens qui ont appris, parce que si je côtoie des gens qui n’ont pas appris c’est des problèmes, sauf si quelqu’un n’a pas appris mais il a une prédisposition à apprendre et qu’il est sérieux. Mais s’il n’est pas sérieux, c’est comme être avec quelqu’un qui n’est pas sur le même système. C’est de l’ordre du personnel, de l’intime, de l’individuel. Si c’est avec quelqu’un avec qui tu vas vivre, tu as besoin d’une base commune d’entente. Si cette base commune n’existe pas, qu’est-ce que tu vas faire ? Tu vas te fatiguer.

C’est possible qu’il y a des gens qui n’ont pas appris, on leur fait la da^wah et ils apprennent. Mais il faut voir les indicateurs qui prouvent qu’ils apprennent. Si c’est quelqu’un qui ne veut pas apprendre, ou pire encore, quelqu’un qui a une mauvaise croyance. 

Une soeur a fait entrer en islam quelqu’un, elle lui a appris, ils se sont mariés, ils ont des enfants et ils vivent ensemble. Les deux sont possibles, mais il faut bien réfléchir et bien tester les personnes.

Comme notre maître ^Oumar, une fois il a voulu confier une responsabilité à quelqu’un, alors un s’est proposé pour cette responsabilité. Et notre maître ^Oumar a dit : “Moi je ne te connais pas mais ça ne te nuis pas que je ne te connaisse pas.”

Ce qui vaut selon le jugement de Dieu, ce n’est pas que moi je te connaisse. Ce qui vaut, c’est ce que toi tu vaut selon le jugement de Dieu.

Alors il s’est adressé à l’assemblée et a dit : “Est-ce que quelqu’un le connait et peut le cautionner?”

Quelqu’un a dit : “Oui, moi je le connais.”

Il lui a dit : “Est-ce que tu as fait un voyage avec lui?” Il lui a dit : “Non”.

Il lui a dit : “Est-ce que tu as fait une transaction financière avec lui ? Il lui a dit : “Non”.

Il lui a dit : “Alors tu ne le connais pas.”

Souvent, dans le voyage, tu connais la valeur de la personne. Souvent, quand tu fais des transactions financières avec quelqu’un, tu lui prêtes, tu connais la valeur de la personne. Ce n’est pas les seuls critères, mais cela aide.

Pourquoi avant les gens faisaient en sorte que ce soit les familles qui se rencontrent, que ce soit la mère, le père qui se renseignent, puis ils se trouvent des liens, se connaissent par le biais d’autres personnes. Cela aide.

Je sais, on est dans une période où c’est très difficile, même pour ceux qui viennent dans des sociétés où cela a été d’usage, cela est difficile. Que Dieu nous facilite.

Celle dont le mari est mort doit en plus de cela l’endeuillement, c’est-à-dire de ne pas se faire belle et de ne pas se parfumer. Certains pensent qu’elle doit mettre que du noir. Non, il y a du noir qui est un embellissement. Celle dont le mari meurt a un jugement particulier.

D’abord, elle doit éviter le parfum, tel que le shampoing parfumé, ou le savon parfumé et pas seulement le parfum pschitt pschitt. Elle ne se parfume pas.

Il lui est interdit de s’embellir, de porter un vêtement qui est un embellissement (que ce soit du noir ou du blanc ou autre) durant la période de endeuillement qui est la période d’attente post-maritale. Certains ont même dit les sous-vêtements, qui sont des sous-vêtements d’embellissement qu’elles mettaient pour son mari, même cela elle ne le porte pas pendant sa période de deuil.

Elle doit rester chez elle, sauf s’il y a nécessité pour sortir. Elle ne quitte pas la maison sauf pour un besoin indispensable. Par exemple, si elle sort pour survivre car elle a besoin de revenu, pour qu’elle puisse se prendre en charge. Si elle restait à la maison et qu’elle n’a pas d’économie, elle va mourir de faim. Là, elle sort pour gagner sa vie. Mais s’il n’y a pas de besoin, elle ne sort pas.

Sauf si vraiment elle s’ennuie chez elle et qu’elle cherche la compagnie de ses voisines et qu’elle va discuter avec elles. Par exemple, ce sont des voisines dans le même immeuble ou à une distance proche de chez elle. Pour cela, c’est permis. Elle sort pour avoir de la compagnie.

Maintenant, si c’est une femme qui a un homme de sa proche parenté qui est mort, mais ce n’est pas son mari, la femme ne s’endeuille pas plus de 3 jours pour autre que son mari.

L’endeuillement ici aussi c’est de ne pas s’embellir. Si c’est son père qui est mort, si c’est son frère qui est mort, si c’est son oncle qui est mort, elle ne s’endeuille pas plus de 3 jours.

Regardez combien dans la loi de l’islam, le mari a un degré important pour son épouse.

Vous connaissez tous le hadith qui signifie : “La personne qui a le plus grand droit sur un homme, c’est sa mère. Et la personne qui a le plus grand droit sur son épouse, c’est son mari.”

Cet ordre est très important. Et grâce à cela, en le respectant, on gagne l’agrément de Dieu. Et donc 4 mois lunaire et 10 jours vu l’importance du droit du mari sur l’épouse.

Si c’est une femme mariée, par exemple son père ou son frère meurt, elle ne s’endeuille pas sans l’autorisation de son mari. Elle doit demander l’autorisation de son mari pour s’endeuiller même si c’est 3 jours. Parce que si son mari lui dit de se faire belle, elle doit se faire belle.

L’homme ne s’endeuille pas, il peut pleurer, manifester sa tristesse, mais il ne s’endeuille pas.

Il n’est pas interdit à la femme de parler à des hommes pendant sa période de deuil, ce n’est pas interdit comme cela s’est propagé chez les gens du commun. Même si ce sont des hommes ‘ajnabiyy, elle peut les accueillir, mais dans la limite de la loi de l’islam, c’est-à-dire qu’elle voile sa zone de pudeur et elle ne se retrouve pas dans la khalwah -elle ne se retrouve pas seule à seule avec un ‘ajnabiyy– avec eux.

Si des hommes ‘ajnabiyy sont venus lui présenter les condoléances ou pour d’autres raisons que cela, elle peut rester avec eux pour faire la conversation. Cela est permis.

Par exemple, les cousins les frères de son mari sont venus, elle ne va pas dire “non je suis en période de deuil, je ne parle pas aux hommes”, elle peut les accueillir et discuter avec eux. Ce qui lui est interdit c’est de dévoiler une partie de sa zone de pudeur et qu’elle se retrouve seule à seule avec l’un d’entre eux. S’il n’y a pas de khalwah, s’il n’y a pas de dévoilement de zone de pudeur, alors il lui est permis de les accueillir, de discuter avec eux tant qu’il n’y a pas de désobéissance.

Question importante avec laquelle nous terminons ce chapitre : il est permis à la femme qui est en période d’attente post-maritale suite au décès de son mari et pour autre que pour le décès de son mari, même si c’est une période d’attente post-maritale pour un divorce.

Il lui est permis de se voir dans le miroir, par l’unanimité. Pourquoi ces points là ? Parce qu’il y a des ignorants qui disent des choses de leur tête. Et cela existe dans certains pays. Il lui est permis de se voir dans un miroir, par l’unanimité, il lui est permis de rester dans son balcon, il lui est permis de regarder ce qu’il y a dans la rue. On ne dit pas que c’est haram et celui qui dit que c’est haram, il devient mécréant. C’est pour cela qu’on rappelle ces choses là, sauf si c’est quelqu’un qui est comme récemment entré en islam ou qui est récemment entré en islam. C’est pour cela qu’il est très important de faire ces rappels. Et comme vous le savez, nous ordonnons le bien et interdisons le mal.

Là, c’est quelque chose qui est clairement connu d’évidence. Où est le mal qu’une femme regarde dans un miroir alors que son mari est mort?  Faites bien attention. Il y a des choses pour lesquelles il peut y avoir des avis dans une école, et d’autres qui sont comme connus d’évidence.

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