Tafsir an-Nasafiyy : Sūrātu Āli ʿImrān versets 1-55
Commentaire de Sūrātu Āli ʿImrān
Verset 1 : alif lām mīm
Verset 2 : le nom propre Allāh est un mubtadaʾ (le nom par lequel commence la phrase) et (lā ʾilāha ʾilla l-Lāhu) ẖabaruhu (ce qui donne une information sur le mubtadaʾ)
Allāh il n’est de dieu que Lui : c’est-à-dire qu’il n’y a pas d’autre dieu qui existe hormis Allāh subḥānahū wa taʿālā.
Al-ḥayyu l-qayyūm : Celui Qui a pour attribut la vie, Celui Qui ne s’anéantit pas. La vie de Dieu est éternelle, exempte de début et exempte de fin, qui n’est pas comme la vie de Ses créatures.
Verset 3 : c’est Dieu Qui a fait descendre sur toi -ô Muḥammad ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam- le Livre – c’est-à-dire le Qur’ān – véritablement – c’est une certitude–
Qui comporte la confirmation de ce qui l’a précédé : c’est-à-dire la confirmation de ce qui figure dans les livres antérieurs, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de contradiction entre ce qui a été révélé à notre maître Muḥammad ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam et à ceux qui l’ont précédé.
Et c’est Dieu Qui a fait descendre la torah et l’évangile : le Qur’ān a été révélé en plusieurs fois, selon les occasions et différentes causes, tandis que la torah et l’évangile ont été révélés en une seule fois.
Verset 4 : auparavant : cela fait référence à ce qui a été révélé avant le Qur’ān c’est-à-dire à la torah et à l’évangile qui ont été révélés avant le Qur’ān
En tant que guidée pour les gens : les gens ce sont les peuples de Moise et de Jésus. Ou bien c’est une bonne guidée pour tout le monde.
Et Il a fait descendre al-furqān : al-furqāna deux sens : le sens de séparer, de distinguer. Tous les livres révélés appartiennent à cette catégorie, en effet ils permettent de faire la différence entre le vrai et le faux. Et aussi il est utilisé dans le fait qu’il désigne le Qur’ān, pour magnifier et montrer l’importance du Qur’ān.
Certes ceux qui n’ont pas cru aux signes que Dieu a envoyés : que ce soient les livres révélés ou autres
Ils auront un châtiment douloureux et Allāh est Celui Qui est glorifié Qui punit par la juste punition. Dieu châtie d’un châtiment terrible, personne ne peut donner un châtiment comme le Sien.
Verset 5 : Dieu rien ne Lui échappe ni sur terre ni dans le ciel. Cela veut dire que rien n’échappe à Dieu dans ce monde. Il a été fait référence au monde par la citation du ciel et de la terre. C’est-à-dire que Dieu sait absolument tout : la mécréance de celui qui est mécréant, la foi de celui qui est croyant, et c’est Dieu Qui les rétribue pour cela.
Verset 6 : Il est Celui Qui vous donne forme dans les utérus comme Il le veut, il n’est de dieu que Lui, Il est Celui Qui a la gloire et Il crée toute chose avec une sagesse : c’est-à-dire que Dieu vous donne des formes variées, différentes. Il n’est de dieu que Dieu, Celui Qui a la gloire dans Sa souveraineté. Il est Celui Qui gère les choses avec sagesse.
Il a été rapporté que les gens de Banī Naǧrān qui sont des Arabes à l’époque du Prophète,b ont suivi les Romains qui les aidaient et les entretenaient du fait que ce peuple avait suivi leur religion. Ces gens de Naǧrān ont été dupés et menés à leur perte parce qu’ils ont vu que les Romains les aidaient. Puis la croyance des chrétiens s’est imprégnée en eux. Certains qui font la biographie du Prophète, racontent un mensonge : ils prétendent que ces gens -là de Banī Naǧrān sont arrivés à Médine et qu’ils auraient fait leur mécréance dans la mosquée du Prophète en se dirigeant vers l’est. Certains compagnons voulaient les en empêcher et le Prophète leur aurait dit de les laisser : cela est faux. Le Prophète ne laisse pas les gens faire de la mécréance.
60 cavaliers de Banī Naǧrān sont arrivés à Médine et leur chef s’appelait Al-ʿĀqib (il se faisait appeler ʿAbdul-Masīḥ) et leur ancien s’appelait Al-ʾAyham et leur prêtre s’appelait abū Ḥāriṯah fils de ʿAlqamah fils de Wāʾil. Ils ont débattu avec le Prophète. Ils ont dit : « si Jésus n’était pas le fils de Dieu, qui serait alors son père ? » Le Prophète leur a répondu : « vous ne savez pas que lorsqu’il y a un enfant, il ressemble forcément à son père ? » Ils lui ont dit : « oui c’est vrai ». Il a dit : « ne savez-vous donc pas que Dieu est vivant et ne meurt pas alors que Jésus, il meurt ? Et que notre Dieu est Celui Qui accorde aux esclaves la protection et la subsistance, tandis que Jésus n’a pas cette capacité. Et que Dieu, rien n’échappe à Sa science, que ce soit sur terre ou dans le ciel, tandis que Jésus ne sait que ce qui lui a été enseigné. C’est Dieu Qui a donné à Jésus la forme qu’il a dans l’utérus de sa mère puis sa mère l’a porté et elle a accouché et elle l’a allaité. Et Jésus mangeait et il émettait de son corps des choses alors que Dieu est exempt de tout cela ». Ils n’ont rien trouvé à dire. Et c’est à leur sujet Banī Naǧrān qu’ont été révélés les premiers versets de sūratu āli ʿimrān jusqu’au verset 80 environ.
Verset 7 : Il est Celui Qui a fait descendre sur toi par révélation le Livre – c’est-à-dire le Qur’ān – dans lequel il y a des versets univoques (muḥkam) : leurs termes sont préservés d’avoir plusieurs possibilités, ce sont des versets qui, du point de vue de la langue ne peuvent avoir qu’une seule possibilité et qui sont préservés de toute confusion possible.
Ces versets univoques sont la référence du Livre : c’est-à-dire que c’est en se référant à ces versets-là qu’on comprend les autres versets qui ne sont pas univoques.
Et il y a d’autres versets qui sont plurivoques (mutašābih) : c’est-à-dire non explicites, ils peuvent admettre du point de vue de la langue plusieurs possibilités. Un exemple de ces versets qui sont plurivoques est le verset 5 de sūrat Ṭāhā : ar-Raḥmānu ʿala l-ʿarši s-stawā. L’istiwāʾ dans la langue arabe peut avoir le sens de l’établissement, de la position assise, et aussi le sens de la toute-puissance, ou de la domination. Et le premier sens n’est pas possible au sujet de Dieu, car c’est impossible que Dieu soit assis ou établi. Preuve en est un verset univoque qui est le verset 11 de sūratu š-šūrā qui signifie : « absolument rien n’est tel que Lui ». Parce que celui qui est assis, il a des semblables. Celui qui est établi a des semblables. Or Dieu nous a appris dans le Qur’ān qu’Il n’a pas de semblables. Donc ici ce n’est pas correct d’expliquer (istawā) par s’établir sur le Trône. Non seulement ce n’est pas correct mais celui qui dit que Dieu est assis ou installé dans un endroit, il n’est pas musulman. C’est la croyance des juifs et des chrétiens.
Une autre explication de ce qui est muḥkam dans ce verset : c’est ce que Dieu a ordonné dans tous les livres qu’Il a révélés. Comme dans sūratu l-anʿām à partir du verset 159 qui signifie : « dis, venez, je vous récite ce que votre Seigneur vous a interdit » ou encore dans sūratu l-ʾisrāʾ à partir du verset 23 « Dieu a ordonné que vous n’adoriez que Lui ».
Et ce qui n’est pas explicite, al- mutašābih c’est le reste, c’est-à-dire ce qui est parvenu dans certains livres et qui n’est pas parvenu dans d’autres livres.
Une troisième définition de ce qui est muḥkam : c’est ce qui n’admet qu’une seule possibilité. Et le mutašābih ce qui n’est pas explicite c’est ce qui admet plusieurs possibilités.
Une quatrième explication : ce qui est muḥkam c’est ce dont l’interprétation peut être connue. Et le mutašābih est ce dont l’explication ne peut pas être connue : comme la date du jour du jugement.
Une cinquième explication : ce qui est muḥkam est an-nāsiẖ c’est-à-dire ce qui abroge et qu’on applique. Il y a des lois qui ont été abrogées. Et l’abrogation c’est la fin de l’application d’une loi et le début de l’application d’une autre (comme l’autorisation de se marier entre frères et sœurs du temps d’Ādam alors que c’est devenu interdit dans les lois des prophètes suivants. Également la direction pour la prière du temps de notre maître Muḥammad ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam qui a été changée de Jérusalem en direction de La Mecque et aussi l’interdiction de visiter les cimetières qui a été rendue autorisée ensuite). Et le mutašābih est ce qui a été abrogé et qui n’est plus appliqué.
Pourquoi est-ce que tout le Qur’ān n’est-il pas univoque ? La réponse est que, dans ce qui n’est pas explicite, il y a une épreuve pour les gens. Dieu éprouve les gens par ce qui n’est pas explicite. L’épreuve est dans le fait que ceux pour qui Dieu veut le bien, ils expliquent ces versets correctement. Et ceux pour qui Dieu veut l’égarement, ils vont expliquer ces versets de travers et ils vont tomber dans la mécréance. C’est un moyen pour que soit distingué celui qui reste ferme sur la vérité, qui est imperturbable et celui qui est hésitant, qui est dans le doute. Et dans le fait qu’il y a des versets plurivoques, cela va amener les savants à fournir un effort intellectuel pour déduire les sens des versets plurivoques à partir de ce qui est univoque. Il y a énormément de connaissances qui seront obtenues et des hauts degrés qui seront atteints grâce à cela.
Quant à ceux qui ont un égarement dans leurs cœurs : ils s’écartent de la vérité. C’est-à-dire ceux qui ont les mauvaises innovations dans la croyance
Ils suivent ce qui est plurivoque : ils suivent ce qui n’est pas explicite, qui admet ce que ce mauvais penchant a comme égarement et qui n’est pas conforme à ce qui est univoque et qui admet aussi le sens qui est conforme à la parole des gens de la vérité. Le plurivoque admet les deux mais eux, ils cherchent ce qui les arrange et qui rejoint leur mauvais penchant, et qui n’est pas conforme à ce qui est univoque.
Dans l’objectif de semer la zizanie : dans l’objectif de faire dévier les gens de la religion correcte, dans l’objectif d’égarer les gens.
Et dans l’objectif d’en faire l’interprétation : c’est-à-dire l’interprétation qui les arrange.
Et n’en sait l’interprétation véritable que Dieu : c’est-à-dire que la véritable explication de ce qui n’est pas explicite, seul Dieu la sait.
Et ceux qui sont versés dans la science : il y a deux manières de réciter ce verset : il y a une manière de réciter sans s’arrêter après le nom de Dieu et une manière de réciter en marquant un arrêt. La majorité des récitateurs s’arrête après le nom de Dieu. Ce qui est visé par-là est ce qui est plurivoque et que seul, Dieu sait : comme la date exacte du jour du jugement.
Ceux qui sont versés dans la science : c’est-à-dire ceux qui sont attachés à la science et ce sont les véritables savants.
La deuxième manière de réciter consiste à enchaîner en disant : et n’en sait l’explication que Dieu et ceux qui sont versés dans la science : il est visé ici ce que Dieu a fait savoir à certaines créatures, car même ceux qui sont versés dans la science ne savent pas la date exacte du jour du jugement.
Ceux qui sont versés dans la science disent : nous y croyons fermement : Dieu fait l’éloge de ceux qui sont versés dans la science parce qu’ils se soumettent sans aucune objection. Parce qu’ils croient en ce qui est plurivoque sans émettre d’objection contre Dieu, parce qu’ils ont pour croyance que cela est véritable sans attribuer de comment à Dieu. Et l’intérêt de la révélation de ce qui est plurivoque est de croire en cela – comme le fait de croire fermement au jour du jugement même si nous ne connaissons pas sa date exacte –
Une des sagesses du fait qu’il y a des sujets qui ne nous sont pas connus est que ce sont des sujets auxquels nos raisons ne peuvent pas parvenir. Il y a des connaissances que nous ne pouvons pas atteindre.
La récitation dans ce verset qui ne marque pas l’arrêt après le nom de Dieu indique que ceux qui sont versés dans la science peuvent connaitre ce qui est plurivoque comme le sens de ar-Raḥmānu ʿala l-ʿarši s-stawā qui a pour sens la domination et non pas la position assise.
C’est-à-dire ceux qui sont savants, qui connaissent l’interprétation disent : nous croyons à ce qui est plurivoque. Ou bien nous croyons au Livre (au Qur’ān).
Tout est de la part de notre Seigneur : c’est-à-dire aussi bien les versets univoques que les versets plurivoques. Nous ne faisons aucune différence entre ces versets. Dieu crée toute chose selon une sagesse et il n’y a pas de contradiction dans Sa parole. Il n’y a pas de contradiction entre les versets univoques et les versets plurivoques.
Et seuls ceux qui sont doués de raison seront exhortés par cela : c’est un éloge que Dieu fait pour ceux qui sont versés dans la science par le fait qu’ils ont la bonne compréhension et qu’ils sont capables de faire de bonnes déductions.
Verset 8 : ô notre Seigneur, n’égare pas nos cœurs c’est-à-dire fais que nos cœurs ne soient pas écartés de la vérité en créant dans nos cœurs ce mauvais penchant, fais que nos cœurs soient sur la vérité.
Après nous avoir bien guidés : c’est-à-direaprès nous avoir bien guidés pour œuvrer conformément à ce qui est muḥkam c’est-à-dire explicite ou univoque et pour que nous soyons soumis et que nous acceptions ce qui est mutašābih c’est-à-dire ce qui n’est pas explicite ou plurivoque.
Et accorde-nous de Ta part une miséricorde : c’est-à-dire une grâce c’est-à-dire de nous accorder la réussite pour accomplir les actes d’obéissance et pour persévérer sur la vérité fermement.
Certes Tu es Celui Qui accorde : Tu es certes Celui Qui accorde beaucoup de biens.
Et ce verset comporte une invocation que font ceux qui sont versés dans la science. Et également le verset suivant :
Verset 9 : ô notre Seigneur Tu rassembleras les gens pour un jour : et c’est le jour de la rétribution, le jour de l’exposition des actes qui est le jour du jugement.
Au sujet duquel il n’y a aucun doute : il n’y a pas de doute que ce jour va arriver.
Certes il n’y a pas de manquement à la promesse de Dieu : il n’y a pas de manquement à ce que Dieu a promis : Dieu a promis aux musulmans et aux non-musulmans, respectivement la récompense et le châtiment. Dieu ne manque pas à Sa promesse, Il a promis la récompense et Il a promis le châtiment. La divinité contredit le manquement à la promesse.
Verset 10 : certes ceux qui ont mécru c’est-à-dire ceux qui n’ont pas cru au Messager de Dieu.
Ne leur sera pas utile et ne repoussera pas d’eux le châtiment de Dieu, ni leurs biens ni leurs enfants : rien ne repoussera le châtiment de Dieu, même pas une partie.
Ceux-là seront le combustible de l’enfer.
Verset 11 : tout comme la persistance de ceux qui ont suivi pharaon et ceux qui les ont précédés : c’est-à-dire comme la persistance de ces mécréants qui ne croient pas au Messager, qui démentent la vérité, c’est comme la persistance de ceux qui ont suivi pharaon et d’autres qu’eux. Ils ont eu le même comportement pour rejeter la vérité. A l’époque du Prophète ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam, il y a des gens qui étaient actifs pour rejeter la vérité.
Ils ont démenti nos versets et Dieu les a châtiés pour leurs péchés : c’est-à-dire que Dieu les a châtiés à cause de leurs péchés.
Et le châtiment de Dieu est terrible.
Verset 12 : dis (cela s’adresse au Prophète ʿalayhi ṣ-ṣalātu wa s-salām)
À ceux qui ont mécru (il s’agit des associateurs de La Mecque)
Vous allez être vaincus (à la bataille de Badr : or ce verset a été révélé avant la bataille de Badr et ceci est un signe de la prophétie de notre maître Muḥammad ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam)
Et vous allez être amenés à ǧahannam (la géhenne) qui provient du mot ǧihinnām qui veut dire un puits profond
Et quelle mauvaise demeure
Verset 13 : vous avez : vous, associateurs de qurayš
Un signe à propos de deux groupes qui se sont rencontrés : ils’agit de deux armées qui se sont rencontrées le jour de la bataille de Badr.
Un groupe qui combat dans la voie que Dieu agrée : il s’agit des croyants qui combattent pour que les gens deviennent musulmans et meurent musulmans
Et un autre groupe qui est mécréant qui combat pour répandre la perversité, les péchés, l’idolâtrie. Le signe est que les mécréants voient le double. Les mécréants étaient mille combattants et ils en ont vu 2 000 ou alors ils voyaient le nombre des croyants qui est le double de ce qu’il était véritablement. Les croyants étaient 313. Ils en ont vu 626. Ceci pour que les mécréants craignent les musulmans.
Et ce qui est mentionné ici n’est pas en contradiction avec la parole de Dieu dans sūratu l-anfāl verset 44 dont le sens est : (ils vous montrent peu nombreux à leurs yeux). Car, avant que la bataille ne s’engage, Dieu a fait que les mécréants ont vu que les musulmans étaient peu nombreux, pour qu’ils s’engagent dans le combat. Et une fois qu’ils se sont installés dans le combat, Dieu leur a fait voir comme si les croyants étaient plus nombreux qu’ils ne le sont. Donc le fait qu’ils apparaissent peu nombreux ou qu’ils apparaissent très nombreux, est arrivé dans deux situations différentes.
Et le fait qu’il les montre peu nombreux pendant un certain temps et très nombreux pendant un certain temps, dans deux situations différentes, est encore plus éloquent dans la manifestation de la puissance et de ce signe dont il est question au début de ce verset.
Ils les voyaient de leurs yeux : c’est-à-dire qu’ils les voyaient de manière certaine, sans aucune confusion.
Et Dieu renforce et soutient par la victoire qui Il veut : tout comme Il a soutenules musulmans lors de la bataille de Badr. Il les a soutenus en les montrant plus nombreux aux yeux de leur ennemi.
Il y a certes en cela : dans le fait de montrer nombreux ce qui est réduit
Une exhortation : une moralité
Pour ceux qui sont dotés de raison.
Verset 14 : a été enjolivé pour les gens : c’est Dieu Qui a rendu joli pour les gens ce qui va être cité par la suite et qui est une épreuve de Sa part.
L’amour des désirs : les gens aiment les désirs. Le désir est une tendance de l’âme pour la chose, l’âme aspire à cette chose. Dieu a fait que les choses qui vont être citées juste après sont des désirs excessifs, parce que ce sont des choses qui sont désirées excessivement par les gens. Ces choses sont considérées comme belles par les gens.
Autre explication : c’est pour rabaisser ces choses-là qui vont être citées. Le désir chez les gens qui sont sages est quelque chose de vil et celui qui poursuit ses désirs et qui leur donne suite, il est blâmable et cela témoigne de son côté animal parce que c’est l’animal qui poursuit ses désirs sans aucune retenue.
Les femmes et les enfants (qui englobe les garçons et les filles mais ce qui est visé ici ce sont les garçons parce que ce sont eux qui sont naturellement désirés par les gens, parce que ce sont eux qui vont défendre)
Et les grandes fortunes qui sont entassées ou enfouies : comme les trésors que les gens cachent pour qu’ils soient protégés, d’or et d’argent. L’or en arabe est appelé ḏahab et le verbe (ḏahaba) signifie (aller) parce que l’or s’en va rapidement quand on le dépense. Al-fiḍḍah est le nom de l’argent métal et le verbe (faḍḍa) signifie (ouvrir, séparer) parce que l’argent métal se sépare de toi quand tu le dépenses.
Et les chevaux : le cheval quand il marche, il marche comme celui qui est imbu de lui-même. (ẖayl) est le même mot qui est utilisé pour désigner quelqu’un qui marche avec vanité.
Qui sont dressés : ce ne sont pas des chevaux sauvages.
Et le bétail et les récoltes, tout cela est des plaisirs du bas-monde : ce sont des choses dont on profite dans le bas-monde.
Mais ce que Dieu réserve pour les croyants au paradis vaut mieux que tout cela.
Dieu a incité les gens à se détacher du bas-monde par Sa parole :
Verset 15 : dis voulez-vous que je vous informe de ce qui est mieux que ce qui a été précédemment énoncé
Pour ceux qui font preuve de piété ils auront des jardins au paradis de la part de leur Seigneur : c’est une annonce pour indiquer ce qui est mieux que ce qui a été mentionné précédemment.
Des jardins sous lesquels coulent des fleuves : ils y resteront éternellement, ils auront des épouses pures et un agrément de la part de Dieu
Et Dieu sait tout des esclaves. Dieu sait les actesde Ses esclaves et Il les rétribue pour leurs œuvres. Ou bien : Dieu voit ceux qui font preuve de piété et Il voit leur état et c’est pour cela qu’Il leur a réservé des jardins.
Verset 16 : ceux qui disent : ce sont soit les pieux, soit les esclaves
Ô notre Seigneur, nous avons été croyants : nous avons cru, nous avons répondu favorablement à l’appel
Alors pardonne-nous nos péchés : par réalisation de Ta promesse
Et préserve -nous du châtiment de l’enfer : par Ta grâce.
Verset 17 : ceux qui patientent pour accomplir les actes d’obéissance, ceux qui patientent face aux épreuves,
Et ceux qui sont véridiques dans leurs paroles (en disant la vérité), dans leurs actes (en accomplissant leurs actes correctement) et dans leur intention (leur intention est ferme pour rechercher l’agrément de Dieu)
Et ceux qui font des invocations ou ceux qui sont obéissants
Et ceux qui dépensent : ceux qui font des aumônes
Et ceux qui font la prière ou qui demandent le pardon pendant (al-asḥār) qui est le pluriel de (saḥar) qui est la dernière partie de la nuit : c’est un temps dans lequel on espère que l’invocation sera exaucée. Et c’est un temps où, généralement, on se retrouve seul. Luqmān le Sage (certains ont dit qu’il était prophète, d’autres ont dit qu’il était un homme sage) donnait des leçons de sagesse à son fils, il lui a dit : « mon fils, fais en sorte que le coq ne soit pas plus intelligent que toi, il appelle les gens au saḥar alors que toi, tu dors ». Le sens est : « lève -toi à la fin de la nuit pour faire des adorations ».
Verset 18 : Allāh a jugé ou bien Allāh a dit qu’il n’est de dieu que Lui ainsi que les anges : c’est-à-dire que les anges également ont témoigné qu’il n’est de dieu que Dieu en raison de ce qu’ils ont vu de l’éminence de la toute-puissance de Dieu
Ainsi que les gens qui ont la connaissance qui ont également témoigné qu’il n’est de dieu que Dieu. Ceux qui ont la connaissance ce sont les prophètes et les savants.
Dieu réalise la justice et l’équité dans les subsistances et les échéances qu’Il accorde, dans le fait qu’Il récompense et qu’Il châtie et dans les ordres qu’Il donne à Ses esclaves, d’être justes les uns avec les autres et d’œuvrer ensemble.
Il n’est de dieu que Lui : c’est une insistance
Il est al-ʿĀzīz et al-Ḥakīm : Dieu est Celui Qui n’est pas vaincu et Celui Qui ne Se détourne pas de la vérité c’est-à-dire Celui Qui fait que toute chose soit selon une sagesse
Verset 19 : certes la religion que Dieu agrée c’est l’Islam. Dieu a jugé et a dit et a témoigné que la religion qu’Il agrée c’est l’Islam.
Et ceux qui ont reçu le Livre n’ont dévié : ce sont les yahūd et les nasārāʾ qui ont quitté l’Islam qui est la croyance en l’unicité de Dieu. Les nasārāʾ ont parlé de trinité et les yahūd ont dit que ʿUzayr était le fils de Dieu.
Qu’après avoir eu la connaissance : leur déviation est venue après qu’ils ont eu la connaissance de la vérité : ils n’ont divergé qu’après avoir eu la connaissance de la vérité de laquelle il ne convient pas de s’écarter.
Et c’est une injustice de leur part : cette divergence n’a eu lieu que parce qu’ils ont été jaloux les uns des autres. Chaque groupe cherchait le pouvoir.
Il a été dit que cette divergence de leur part qui était une injustice était une divergence à propos du statut de prophète de notre maître Muḥammad alayhi ṣ-ṣalātu wa s-salām puisque certains d’entre eux ont cru en lui et d’autres ont mécru.
Et celui qui ne croit pas aux signes de Dieu (c’est-à-dire les arguments, les preuves que Dieu nous donne) alors certes Dieu est Celui Qui rétribue rapidement.
Verset 20 : s’ils débattent avec toi : c’est-à-dire s’ils discutent avec toi en refusant ce que tu leur dis, à savoir que la religion agréée par Dieu, c’est l’Islam. Ceux qui sont visés par « ils » c’est le groupe de Banī Naǧrān.
Alors dis je me soumets totalement à Dieu, mon âme et tout mon être sont sincèrement soumis à Dieu Lui Seul : je n’ai pas attribué à Dieu un associé : ma religion est la religion de la croyance en Dieu uniquement. Et c’est la religion de droiture, la religion juste dont la véracité est confirmée pour vous tout comme elle est confirmée pour moi. Et je n’ai pas amené quelque chose de nouveau pour que vous débattiez avec moi à ce sujet.
Ainsi que ceux qui m’ont suivi : nous sommes tous musulmans, soumis à Dieu.
Et dis aux gens du Livre : etce sont les yahūd et les nasārāʾ
Ainsi qu’à ceux qui n’ont pas de livre : ce sont les associateurs arabes.
Qu’il vous a été amené les preuves claires qui impliquent la réalisation de l’Islam : allez-vous enfin entrer en islam ou alors vous persistez sur votre mécréance malgré les preuves ?
S’ils se soumettent : s’ils deviennent musulmans, alors ils auront été bien guidés puisqu’ils auront quitté l’égarement pour la bonne guidée.
Mais s’ils refusent, tu n’as qu’à transmettre : ce dont tu es chargé, c’est de transmettre. Cela veut dire que le fait qu’ils ne soient pas entrés en islam, cela ne t’est pas préjudiciable. Tu es un messager qui avertit, tu n’es chargé que de transmettre le message, tu avertis et tu indiques la voie de la bonne guidée.
Et Dieu voit tout de Ses esclaves : Dieu n’ignore rien de Ses esclaves, Il les rétribuera pour leur Islam et pour leur mécréance. Ceux qui sont musulmans, il les rétribue pour leur Islam, ceux qui sont mécréants, Il les rétribue pour leur mécréance.
Verset 21 : certes ceux qui mécroient aux signes de Dieu : ceux qui ne croient pas aux preuves ni aux arguments et qui assassinent les prophètes : il s’agit des gens du Livre qui se sont satisfaits que leurs ancêtres aient assassiné des prophètes.
Injustement : c’est une insistance parce le fait d’assassiner un prophète n’est pas juste.
Et qui assassinent ceux qui ordonnent la justice et l’équité : c’est-à-dire les gens qui ordonnent la justice et l’équité, autres que les prophètes.
Annonce-leur la nouvelle qu’ils auront un châtiment douloureux.
Verset 22 : ceux-là dont les œuvres auront été perdues : c’est-à-dire que tout ce qu’ils auront fait dans le bas-monde ne leur procurera aucune récompense dans l’au-delà. Ils auront la malédiction et l’humiliation dans le bas-monde et le châtiment dans l’au-delà.
Ils n’auront aucun soutien.
Verset 23 : ne vois-tu donc pas ceux qui ont reçu une certaine part du Livre : il vise les savants des yahūd qui ont appris une part importante de la torah
Lorsqu’ils sont appelés à appliquer ce qu’il y a dans le Livre de Dieu : c’est-à-dire la torah ou le Qur’ān
Afin qu’il arbitre entre eux : le Livre a été appelé arbitre ici parce que c’est une cause pour l’arbitrage ; arbitrer signifie juger. Ou bien que le prophète juge et arbitre entre eux.
Puis malgré cela un groupe d’entre eux s’éloigne : c’est surprenant de leur part qu’ils refusent de se référer au Livre après avoir eu connaissance que cela est un devoir.
Et ils sont dans l’objection. C’est le contraire de la soumission c’est-à-dire que ce sont des gens dont l’habitude est de refuser de se soumettre.
Verset 24 : ce refus et cette objection ont pour cause le fait qu’ils considèrent facile pour eux le châtiment et qu’ils espéraient sortir de l’enfer après quelques jours. Ils savaient qu’ils étaient dans l’erreur, ils savaient qu’ils allaient entrer en enfer mais ils disaient qu’ils allaient en sortir après quelques jours seulement. Ils ont dit que c’était soit quarante jours ou bien sept jours.
Ce qui les a trompés c’est leur calomnie au sujet de Dieu : il s’agit de leur parole « nous sommes les enfants de Dieu et ses bien -aimés ».
Verset 25 : comment seront-ils lorsque Nous les rassemblerons pour un jour : c’est-à-dire quel sera leur état ce jour-là ? C’est une menace.
Un jour au sujet duquel il n’y a pas de doute : c’est un jour qui aura lieu inéluctablement.
Et chaque âme recevra la rétribution de ce qu’elle a acquis
Et ils ne seront pas lésés : ils ne subiront pas d’injustice par l’augmentation de leurs mauvaises actions ou la diminution de leurs bonnes actions.
Verset 26 : dis ô Allāh Toi à Qui appartient la souveraineté : la souveraineté ici c’est celle que Dieu accorde aux créatures, aux rois. Alors que la souveraineté de Dieu qui est Son attribut est exempte de début et exempte de fin. Cette première souveraineté qui est citée est générale : tout appartient à Dieu.
Tu accordes la souveraineté à qui tu veux : cette souveraineté-là est partielle et tu la retires à qui Tu veux : c’est aussi une souveraineté partielle. Il a été rapporté que, lorsque le Prophète ʿalayhi ṣ-ṣalātu wa s-salām a conquis La Mecque, il a promis à sa communauté la souveraineté de La Perse et de Rome (Byzance). Alors les yahūd et les hypocrites ont dit : comment Muḥammad aurait-il la souveraineté sur les Perses et les Romains qui sont beaucoup plus glorieux et forts ? C’est ainsi que la suite de ce verset a été révélée.
Tu accordes la gloire à qui Tu veux : il s’agit de la gloire de la souveraineté. Il s’agit du bien que Dieu accorde aux croyants.
Et Tu humilies qui tu Veux : en lui retirant la souveraineté.
A Toi appartient le bien : et le mal est sous-entendu ici : Tu es Celui à Qui appartient le bien et le mal. Et Dieu est puissant pour faire le bien et Il est puissant pour faire le mal, dans le bas-monde et dans l’au-delà. C’est une figure de style qui s’appelle en arabe l’iktifāʾ, « le fait de se suffire de citer un des deux opposés pour ne pas mentionner le second » : c’est-à-dire qu’il a été suffisant de mentionner le bien pour faire comprendre que le mal était sous-entendu. Le contexte parlait du bien, de la souveraineté que Dieu allait accorder aux croyants et c’est ce que les mécréants avaient renié. Il est question du bien que Dieu accorde à ceux qui Lui obéissent au détriment des mécréants.
Certes Tu es sur toute chose tout puissant : et personne ne peut faire quoi que ce soit si ce n’est par la capacité que Dieu accorde aux gens.
Verset 27 : le verbe utilisé a le sens de faire entrer une chose dans une autre et dans ce verset c’est selon un sens métaphorique : Dieu fait que les heures de la nuit diminuent et que les heures du jour augmentent et Il fait que les heures du jour diminuent et les heures de la nuit augmentent (selon les saisons le nombre d’heures du jour et de la nuit change)
Et Tu fais sortir le vivant à partir de celui qui est mort : il y a trois explications
- Dieu fait exister un être vivant à partir d’eau mélangée (qui, elle, n’est pas un être vivant)
- Dieu fait exister un poussin à partir d’un œuf qui lui, n’a pas de vie
- Dieu fait qu’un mécréant devient croyant : le mécréant a été comparé à celui qui est mort et le croyant à celui qui est vivant.
Et Tu fais sortir ce qui est mort à partir de celui qui est vivant : il y a aussi trois explications.
- Dieu fait sortir le liquide séminal de l’être humain
- Dieu fait sortir l’œuf à partir de la poule
- Dieu fait sortir un mécréant à partir d’un croyant : un parent est croyant et un de ses enfants est mécréant.
Et Tu accordes à qui Tu veux sans compte : les créatures ne savent pas quelle quantité de subsistance chacun aura mais Dieu sait la subsistance de chacun. Tout cela est pour indiquer que celui qui est tout puissant à faire ces actes éminents qui rendent l’esprit sidéré, Il est tout puissant pour accorder sans limite à qui Il veut parmi Ses esclaves et Il est tout puissant à enlever la souveraineté aux non Arabes pour les humilier et à l’accorder aux Arabes pour les glorifier.
Verset 28 : que les croyants ne prennent pas les non croyants comme référence (comme tuteurs, comme gouverneurs, comme autorités) c’est-à-dire qu’il n’y a pas de tutelle d’un non musulman sur un musulman, même s’ils étaient proches parents, même s’ils étaient amis avant leur Islam. Le fait d’aimer quelqu’un pour Dieu et le fait de détester quelqu’un pour Dieu, c’est un grand chapitre de la foi : aimer pour Dieu signifie aimer quelqu’un parce qu’il a la croyance de vérité, qu’il adore Dieu et qu’il aime les prophètes. Et détester pour Dieu signifie détester ce que Dieu n’agrée pas. En suivant les croyants, en aimant les croyants, en étant les partisans des croyants, ceci vous fait vous dispenser de prendre des tuteurs parmi les non croyants. Vous ne préférez pas les non croyants au détriment des croyants.
Et celui qui fait cela alors il n’est pas dans la voie que Dieu agrée : c’est-à-dire que celui qui prend pour partisan des non croyants, il n’est pas dans la voie que Dieu agrée. Parce qu’on ne peut pas être le partisan de quelqu’un et être le partisan de son ennemi, en même temps.
Sauf si c’est pour te préserver d’eux : dans le cas où le non croyant a un pouvoir sur le musulman et celui-ci craint pour sa personne ou pour ses biens.
Et Dieu vous met en garde contre Son châtiment : ne vous exposez pas au châtiment de Dieu en prenant pour partisans les ennemis de Dieu. Et ceci est une grave mise en garde.
Et à Dieu le devenir. Votre devenir est d’être ressuscités pour le jugement de Dieu. Et le châtiment est préparé, l’enfer est déjà préparé.
Verset 29 : dis, que vous cachiez ce que vous avez dans votre cœur ou que vous le montriez (que ce soit le fait de vous rallier aux non croyants ou autre chose que Dieu n’agrée pas), Dieu le sait et cela ne Lui échappe pas. Et c’est encore une plus grande mise en garde.
Et Il sait ce qu’il y a dans les cieux et ce qu’il y a sur terre. Dieu sait votre for intérieur et votre apparence.
Et Dieu est sur toute chose tout puissant. Dieu est tout puissant à vous châtier, à vous punir.
Verset 30 : le jour où chaque personne trouvera le bien qu’elle a préparé (elle le verra) il sera présent. Et le mal qu’elle a fait, elle espère qu’il soit très éloigné d’elle. Le jour du jugement la personne verra le bien qu’elle a fait et le mal qu’elle a fait, tous deux seront présents. Elle espère qu’elle soit éloignée de ce mal.
Et Dieu vous met en garde contre Son châtiment : c’est une répétition de la même phrase pour que chacun soit conscient de cela.
Et Dieu est miséricordieux pour les esclaves. Parmi les manifestations de la miséricorde de Dieu, c’est qu’Il a mis en garde les gens contre Son châtiment pour ne pas qu’ils s’y exposent.
Puis lorsque les yahūd ont dit qu’ils étaient les enfants de Dieu, les bien-aimés de Dieu, Dieu a révélé le verset 31 :
Verset 31 : dis, si vous aimez Dieu véritablement, alors suivez-moi (c’est-à-dire suivez le Prophète Muḥammad ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam) : « aimer Dieu » signifie préférer Lui obéir plutôt que Lui désobéir, c’est-à-dire c’est le fait de préférer Son obéissance à Sa désobéissance.
Dieu vous agréera : Dieu récompense Son esclave pour ses actes. D’après Al-Ḥasan Al-Biṣrī, il y a des gens qui, du temps du Prophète ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam, prétendaient aimer Dieu. Dieu a voulu faire en sorte que ce prétendu amour soit confirmé par des actes. Celui qui prétend aimer Dieu mais qui contredit la sunnah de Son messager, c’est un menteur. La sunnah ici signifie la croyance et l’enseignement du Prophète.
Et vous pardonnera vos péchés et Dieu est Celui Qui pardonne et Qui est miséricordieux.
Verset 32 : dis, obéissez à Dieu et à Son Messager.
S’ils se détournent : c’est-à-dire s’ils refusent d’accepter l’obéissance à Dieu et au Messager
Alors Dieu n’agrée pas les mécréants. Il ne les agrée pas et Il ne leur pardonne pas.
Verset 33 : Dieu a élu (Dieu a choisi dans le sens que ces gens-là sont meilleurs que les autres)
Ādam qui est le père de toute l’humanité, il est le premier des prophètes
Et Nūḥ qui fut le premier prophète envoyé à des mécréants et il fait partie des cinq meilleurs prophètes
Et la famille d’Ibrāhīm et ce sont Ismāʿīl et Isḥāq et leurs enfants
Et la famille d’ʿImrān et ce sont Mūsā et Hārūn qui sont les deux fils d’ʿImrān fils de Yaṣḥur et il a été dit que la famille d’ʿImrān était ʿīsā et Maryam fille d’ʿImrān fils de Māṯān. Et entre les deux ʿImrān se sont écoulées 1800 années.
Par rapport au reste des mondes. A leur époque, ils étaient les meilleurs . La phrase est générale mais on a su qu’il y a une restriction donc ce n’est pas dans l’absolu car on a su que le prophète Muḥammad ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam est meilleur qu’eux.
Verset 34 : une descendance l’une après l’autre. La famille d’Ibrāhīm et la famille d’ʿImrān, la deuxième descendant de la première. Mūsā et Hārūn sont les deux fils d’ʿImrān fils de Yaṣḥur qui est fils de Qāḥaṯ qui est fils de Lāwā qui est fils de Yaʿqūb qui est fils d’Isḥāq qui est fils d’Ibrāhīm. (Ibrāhīm ʿalayhi ṣ-ṣalātu wa s-salām est donc l’ancêtre de Mūsā).
Et également ʿīsā fils de Maryam qui est fille d’ʿImrān fils de Māṯān qui remonte à Yahūḏā fils de Yaʿqūb fils d’Isḥāq fils d’Ibrāhīm.
Et notre prophète Muḥammad ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam est descendant d’Ibrāhīm par Ismāʿīl. Il fait donc partie de la famille d’Ibrāhīm.
Et Dieu est Celui Qui entend et Qui sait. Il sait qui est valable pour être élu pour être prophète.
C’est recommandé de réciter la dernière partie du verset 36 pour un nouveau-né : (wa ʾinnī uʿīḏuhā bika wa ḏurriyyatahā mina š-šayṭani r-raǧim) qui signifie (ô Allāh, je Te demande de la préserver elle et sa descendance contre le diable maudit).
Verset 35 : la femme d’ʿImrān a dit (il s’agit du fils de Māṯān et on parle de la mère de Maryam qui est la grand-mère maternelle d’ʿīsā ʿalayhi wa sallam) Elle s’appelle Ḥannah fille de Fāqūḏā
O Seigneur j’ai fait le vœu (c’est-à-dire que je m’engage à faire ce qui va suivre) que l’enfant que je porte soit un muḥarrar (sous-entendu qu’elle s’attendait à avoir un garçon)
1 – c’est-à-dire dédié pour le service de la mosquée de Jérusalem, je le consacre à cela (et c’était un vœu très méritoire à cette époque-là)
2 – Ou bien que cet enfant soitconsacré à l’adoration de Dieu.
Accepte de moi cet enfant, certes Tu es Celui Qui entend et Qui sait.
Verset 36 : quand elle a accouché elle a dit ô Seigneur j’ai accouché d’une fille (elle a dit cela parce que le muḥarrar était forcément un garçon, donc c’est comme si elle s’excusait du vœu qu’elle avait fait, elle ne pourra pas le tenir puisqu’elle avait mis au monde une fille. Elle a exprimé sa déception à son Seigneur)
Dieu sait ce qu’elle a mis au monde : c’est pour magnifier ce sujet qui n’est pas négligeable, c’est pour indiquer que le vœu est quelque chose d’important et dans le sens que le fait qu’elle ait mis au monde une fille, il se peut qu’il y ait en cela un secret et une sagesse.
Et le garçon (qu’elle avait souhaité avoir) n’est pas comme la fille (qu’elle avait eue)
Et je l’ai appelée Maryam : dans leur langue, Maryam signifie « celle qui se consacre à l’adoration ». Elle a voulu, par le prénom qu’elle a donné à sa fille, gagner des récompenses. C’est comme si elle demandait à Dieu de préserver sa fille pour que son acte soit conforme à son prénom, pour que sa fille soit véritablement une adoratrice ; et pour que se réalise en sa fille le souhait qu’elle avait eu quand elle était tombée enceinte, c’est-à-dire qu’elle ait un garçon qui se consacre à la mosquée de Jérusalem.
Et je Te demande de la préserver elle, ainsi que sa descendance (c’est-à-dire ses enfants à elle) contre le diable maudit (c’est-à-dire éloigné du bien). Dans le ḥadīṯ, la plupart des nouveau-nés, le diable leur nuit au moment de leur naissance, et le nouveau-né pousse un cri suite à la nuisance du diable, excepté Maryam et son fils.
Verset 37 : Dieu a agréé Maryam en guise de réponse au vœu à la place du garçon : Dieu a agréé Maryam comme si c’était le garçon que sa mère avait fait le vœu de mettre au monde. Il a été rapporté que Ḥannah, quand elle a mis au monde Maryam, elle l’a enveloppée dans un bout d’étoffe et elle l’a emmenée à la mosquée et elle l’a placée chez les prêtres qui étaient descendants de Hārūn. Et ils étaient à Jérusalem comme la famille de banu Šaybah qui est en charge de la clé de la kaʿbah à La Mecque. Elle leur a dit « je vous charge de cette fille qui est la réalisation d’un vœu que j’ai fait ». Les prêtres se concurrençaient pour s’occuper d’elle car elle était la fille de leur imam Imrān. Et c’était lui qui s’occupait de faire les sacrifices pour Dieu. Ils étaient les descendants de Māṯān, les chefs des fils d’Isrāʾīl. Mais Zakariyyā leur a dit : « non, ce n’est pas vous qui allez vous occuper de Maryam, c’est moi qui vais m’occuper d’elle ». Zakariyyā était un prophète, il était le mari de sa sœur. Ils ont refusé et lui ont dit : on va tirer un nom pour choisir qui va s’occuper de Maryam. » Ils étaient 27 et chacun d’eux voulait s’occuper de l’éducation de Maryam. Ils sont allés à un fleuve et ont jeté leurs crayons. Celui de Zakariyyā a flotté alors que tous les autres ont coulé. Ce fut ainsi Zakariyyā qui a pris en charge l’éducation de Maryam.
Et Dieu a fait qu’elle grandisse dans le bien. Le verbe utilisé est le verbe qui est employé pour une plante, c’est une métaphore qui indique que Maryam était comme une plante qui a poussé dans les meilleures conditions.
Et ce fut Zakariyyā qui en a assuré la tutelle : il était un tuteur pour elle et un garant. Zakariyyāsignifie en hébreu « celui qui fait tout le temps des évocations et la glorification de Dieu ».
Chaque fois que Zakariyyā venait vérifier si Maryam était dans de bonnes conditions dans le miḥrāb : et c’est une pièce à laquelle on accède par des marches et il a été dit que c’est l’endroit le plus honorable des assemblées, c’est-à-dire à l’avant de l’assemblée. Et dans la loi de notre maître Muḥammad ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam, c’est là où se tient l’imam, une partie concave. C’est comme si, dans ce verset, Dieu nous apprend que Maryam a été placée dans l’endroit le plus honorable de la mosquée de Jérusalem. Et il n’y avait que Zakariyyā qui pouvait atteindre cet endroit.
Il trouvait qu’elle avait une subsistance. Sa subsistance provenait du paradis. Et elle n’a jamais été allaitée. Il trouvait chez elle les fruits de l’hiver en été et les fruits de l’été en hiver.
Il a dit ô Maryam d’où as-tu cela : d’où as-tu cette subsistance qui ne ressemble pas à la subsistance du bas-monde ? Et ce sont des fruits qui sont hors saison.
Elle a dit c’est Dieu Qui accorde : c’est-à-dire ne sois pas étonné, Dieu accorde à qui Il veut. C’était un prodige pour Maryam : elle était une sainte, la meilleure des femmes de l’humanité. Il a été dit qu’elle a parlé alors qu’elle était enfant tout comme Jésus a parlé au berceau.
Certes Dieu accorde à Qui Il veut sans limite : c’est-à-dire sans prendre en compte la quantité. Autre explication : Dieu fait grâce sans demander des comptes.
Verset 38 : et là : c’est-à-dire à l’endroit où il était assis auprès de Maryam, dans le miḥrāb, ou bien à ce moment-là, Zakariyyā (qui était le mari de sa sœur ʿišāʿ) quand il a vu le degré de Maryam de la part de Dieu, a également souhaité avoir de sa femme un fils qui ait aussi un haut degré de la part de Dieu, tout comme Maryam avait un haut degré. Et cela même si sa femme était stérile et âgée.
A invoqué son Seigneur, il a dit ô Seigneur, accorde-moi de Ta part une descendance : le mot (ḏurriyyah) signifie une descendance qui peut faire allusion à un singulier ou à un pluriel ; donc on peut dire d’un enfant que c’est une ḏurriyyah et de plusieurs enfants que c’est une (ḏurriyyah).
Une bonne descendance : c’est-à-dire une descendance bénie. Et la bénédiction c’est l’augmentation du bien. Donc Zakariyyā a demandé à Dieu de lui accorder une descendance vertueuse.
Certes Tu es Celui Qui exauce nos invocations. Zakariyyā avait toute confiance en Dieu, que Dieu exauce les invocations.
Verset 39 : les anges l’ont interpellé : il a été dit que c’était Ǧibrīl ʿalayhi s-salām qui a interpellé Zakariyyā. « Les anges » est au pluriel parce que celui qui l’a appelé fait partie des anges. Comme quand on dit en arabe « un tel monte les chevaux », cela vise qu’il monte un cheval en particulier mais le cheval fait partie de l’ensemble des chevaux. Donc ici dans ce verset, c’est un ange et en l’occurrence l’ange Ǧibrīl, qui a appelé le prophète Zakariyyā.
Alors qu’il (Zakariyyā) était debout, il faisait la prière dans le miḥrāb : il y a la preuve ici que ce que l’on recherche, on l’obtient en faisant la prière : on prie Dieu pour obtenir ce que l’on recherche. Et il y a en cela l’exaucement des invocations et la réalisation des affaires qui sont demandées. (Zakariyyā demandait à Dieu de lui donner un fils). C’est par la prière qu’on espère que Dieu nous exauce. An-Nasafī cite la parole d’un savant qui s’appelle ibnu ʿAṭāʾ : il a dit : « Dieu n’accorde des ouvertures de bien à un esclave que s’il suit les ordres de Dieu et qu’il est sincère dans son obéissance et qu’il s’attache aux endroits où on fait la prière ». Attache-toi à l’obéissance, ne suis pas tes passions et patiente face aux épreuves. Ne sois pas de ceux qui disent « j’ai invoqué, j’ai invoqué et je n’ai rien eu ».
(L’ange lui a dit) que Dieu lui annonce (à Zakariyyā) la bonne nouvelle qu’il aura un fils qui s’appelle Yaḥyā et qui croit en la véracité de celui que Dieu a envoyé : c’est-à-dire que Yaḥyā croit en Jésus qui est son cousin par sa tante maternelle. Et Yaḥyā fut le premier qui a cru en Jésus, lorsque Jésus a annoncé son statut de prophète. Et dans ce verset, Jésus est désigné par le terme « kalimatin mina l-Lāh » c’est-à-dire « une parole de la part de Dieu » : ceci parce que Jésus a été créé par l’ordre de Dieu : Jésus n’avait pas de père et il a existé parce que Dieu a voulu qu’il existe, par Son ordre et Sa parole.
Ou bien cette partie du verset signifie que Yaḥyā croit aux livres de Dieu.
Il est celui qui est le maitre de son peuple : Yaḥyā est le maitre c’est-à-dire qu’il est au-dessus d’eux par l’honneur. Il dépasse son peuple par l’honneur. Effectivement, Yaḥyā dépassait son peuple parce qu’il n’avait jamais commis de péché, quelle maitrise il avait !
Et ḥaṣūr : c’est celui qui n’approche pas les femmes, c’est-à-dire que même s’il avait la capacité de le faire, mais il empêchait son âme de pencher vers ses désirs.
Et un prophète parmi les vertueux : et il était issu de vertueux, parce qu’il était descendant de prophètes : son père était prophète et parmi ses ascendants, il y avait des prophètes.
Ou bien c’est quelqu’un parmi les vertueux.
Verset 40 : il (Zakariyyā) a dit ô Seigneur, comment allais-je avoir un enfant alors que je suis devenu âgé et que ma femme est stérile :il a posé cette question parce qu’habituellement, cela ne se produit pas, c’est une exclamation de sa part à titre d’étonnement : cela ne veut pas dire qu’il doute de la toute-puissance de Dieu pour lui accorder un fils malgré son âge avancé et la stérilité de son épouse. Ila dit : l’âge avancé a eu un effet sur moi et cela m’a affaibli. Il avait 99 ans. Et son épouse avait 98 ans.
Il (Ǧibrīl) lui a dit c’est ainsi Dieu fait ce qu’Il veut. Dieu fait que des choses surprenantes se réalisent.
Verset 41 : il (Zakariyyā) a dit ô Seigneur accorde-moi un signe : il voulait un signe qui lui indique que sa femme était tombée enceinte pour accueillir cette grâce avec les louanges.
(Ǧibrīl lui a dit) Ton signe c’est que tu ne pourras pas parler aux gens pendant trois jours : quand ta femme sera enceinte, tu ne pourras plus parler aux gens, sauf en faisant des signes de la main soit un signe de la tête soit des yeux soit des sourcils, tout en en gardant ta capacité à parler si c’est pour l’évocation de Dieu. Sans que Zakariyyā ne soit muet, mais Dieu va faire qu’il ne pourra pas parler aux gens.
Et évoque beaucoup ton Seigneur, fais le tasbīḥ la nuit et le matin : il s’agit là des signes éclatants et des preuves claires du miracle de Zakariyyā que Dieu lui a accordé un fils malgré son âge avancé. Pourquoi sa langue a-telle été ainsi empêchée de tenir la conversation aux gens ? C’était afin qu’il consacre cette période uniquement à l’évocation de Dieu. C’est une grâce que Dieu lui a accordée pour que Zakariyyā le remercie. Zakariyyā n’a pas utilisé sa langue pour autre chose. Comme si, quand il avait demandé un signe pour remercier Dieu, il ne pouvait plus utiliser sa langue qu’exclusivement dans le remerciement de Dieu.
Il lui a été dit : ton signe c’est que tu ne puisses pas utiliser ta langue pour autre chose que pour remercier Dieu.
Fais le tasbīḥ pendant al-ʿašiyyi wa l-ibkār : al-ʿašiyyi c’est depuis que le soleil quitte le milieu du ciel jusqu’à son coucher et al-ibkār c’est depuis le lever de l’aube jusqu’au temps de aḍ-ḍuḥā.
Verset 42 : et cite comment les anges ont dit à Maryam comment Dieu t’a élue et t’a purifiée et Il t’a élue par rapport aux femmes de l’humanité : il a été rapporté que les anges ont adressé la parole directement à Maryam
T’a élue : c’est-à-dire que Dieu t’a accordé quelque chose qu’Il n’a pas accordé à d’autres, Il t’a acceptée de la part de ta mère Ḥannah. Il a fait que tu sois éduquée et Il t’a accordé un degré particulier, un grand honneur.
Dieu t’a purifiée : c’est-à-dire des actes qui sont répugnants.
Dieu t’a élue sur les femmes de l’humanité : puisqu’Il t’a accordé Jésus sans père ; et cela n’a été accordé à aucune autre femme.
Verset 43 : ô Maryam, fais le maximum d’actes d’obéissance, consacre-toi à l’obéissance à Dieu. Ou bien : prolonge la position debout dans tes prières.
Prosterne-toi : il a été dit qu’elle a reçu l’ordre d’accomplir la prière avec la mention de al-qunūt parce que la prosternation et la position debout font partie des positions de la prière.
Et incline-toi avec ceux qui s’inclinent : fais en sorte que ta prière soit réalisée en assemblée.
Ou bien : fais en sorte d’être au nombre des gens qui font la prière. Et ne sois pas de ceux qui ne la font pas.
Verset 44 : ceci : fait référence aux récits précédents : Ḥannah la mère de Maryam, Zakariyyā et Yaḥyā, ce sont des choses cachées que Nous t’avons révélées. Cette parole s’adresse à notre Prophète Muḥammad ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam : ceci fait partie des nouvelles qui t’étaient inconnues, que tu n’as pu connaitre que par la révélation.
Tu n’étais pas auprès d’eux lorsqu’ils avaient jeté leurs qalam pour savoir qui allait prendre en charge Maryam. Explication du mot qalam :
1 – les azlām : ce sont les tiges avec lesquelles on fabrique les flèches, et il s’agit des tiges que les savants de la mosquée de Jérusalem avaient jetées dans la rivière pour désigner celui qui allait s’occuper de Maryam.
2 – ou bien c’était le crayon avec lequel ils écrivaient la Torah. Ils avaient choisi de jeter ces qalam pour la barakah, car c’étaient des instruments pour écrire un texte révélé.
Tu n’étais pas à côté d’eux quand ils se disputaient : pour savoir qui allait prendre en charge Maryam.
Verset 45 : les anges ont dit (et cite ô Muḥammad lorsque Ǧibrīl a dit) Il a été fait référence à Ǧibrīl par le pluriel employé « les anges » parce que Ǧibrīl ʿalayhi s-salām, quand il descend pour un sujet particulier, il est accompagné d’un ensemble d’anges et c’est pour cela que quand il informe d’une chose, il est permis de dire « les anges ont dit »
O Maryam, Dieu t’annonce la bonne nouvelle d’une parole de Sa part : c’est-à-dire de Jésus. Et Dieu a créé Jésus par Son ordre, sans que Jésus n’ait de père.
Il s’appelle al-Masīḥ : c’est un surnom, c’est le surnom de Jésus et c’est un surnom honorable, comme aṣ-siddīq qui est le surnom de abū Bakr et al-Fârûq qui est le surnom de ʿUmar, sont des surnoms honorables. Et l’origine du terme al-Masīḥ, en hébreu est mašiḥā qui signifie « béni » mubārak. Il a été dit aussi que chaque fois qu’il passait la main (yamsaḥ) sur quelqu’un qui était malade, celui-ci guérissait. Ou parce qu’il se déplaçait sur terre et il n’avait pas pris de lieu de résidence pour lui : on dit en arabe « masaḥa l-arḍ » ce qui signifie « il a parcouru la terre » : tellement il se fiait à Dieu qu’il dormait là où il se trouvait la nuit.
Notre šayẖ que Dieu lui fasse miséricorde a dit : si Jésus avait pris une maison comme résidence, les chrétiens auraient adoré cette maison.
Jésus fils de Maryam : Ǧibrīl a dit « fils de Maryam » pour lui annoncer qu’il va être sans père. Il ne sera attribué qu’à sa mère.
Il aura un honneur dans le bas-monde : il sera honorable dans le bas-monde parce qu’il aura le statut de prophète, il sera sur l’obéissance à Dieu. Celui qui obéit à Dieu est honoré et celui qui désobéira sera humilié.
Et dans l’au-delà : par son haut degré et par son intercession : il va intercéder.
Et parmi ceux qui ont un haut degré : Dieu fait que son honneur sera élevé.
Verset 46 : il parlera aux gens alors qu’il sera au berceau. Il s’adressera aux gens en parlant, alors qu’il sera dans son berceau : à l’état de nourrisson, il va parler aux gens.
Et quand il sera adulte : il s’adressera aux gens dans ces deux situations. Et la parole des prophètes est différente selon leur âge. Quand il sera adulte et qu’il aura le statut de prophète, il s’adressera aux gens également.
Il sera au nombre des vertueux.
Verset 47 : elle (Maryam) a dit ô Seigneur comment pourrais-je avoir un fils alors qu’aucun humain ne m’a touchée
Il (Ǧibrīl) lui a dit c’est ainsi que Dieu crée ce qu’Il veut. Si Dieu ordonne une chose, Il fait que cette chose ait lieu. Si Dieu prédestine l’existence d’une chose, Il la fait exister sans retard par rapport au temps dans lequel Il en a voulu l’existence. Et « kun » est un impératif du verbe être, c’est comme si on disait en français « sois ». Ici c’est pour indiquer la rapidité avec laquelle Dieu fait qu’une chose entre en existence dès lors qu’Il en veut l’existence. Cela ne veut pas dire que Dieu prononce les lettres kāf et nūn, ceci est impossible ; mais cela veut dire plutôt que ce dont Dieu veut l’existence, Il le fait exister sans fatigue, sans difficulté, sans retard par rapport au temps dans lequel Il en a voulu l’existence.
Verset 48 : et il lui enseigne l’écriture, la sagesse, la torah et l’évangile.
Al-kitāb : il y a deux explications : 1 – l’écriture : Dieu a fait que Jésus a appris l’écriture et il avait la plus belle écriture de son époque. 2 – Les livres de Dieu.
La sagesse : c’est-à-dire l’indication de ce qui est licite et de ce qui est interdit.
La torah : c’est le Livre révélé à Moise
L’évangile : c’est le livre révélé à Jésus.
Verset 49 : et un envoyé : c’est-à-dire que Dieu fait de Jésus un envoyé
Aux descendants de banī Isrāʾīl que je vous ai amené et un signe de la part de votre Seigneur : c’est-à-dire qu’il y a une preuve qui indique que Jésus est véridique dans sa prétention au statut de prophète.
Je (c’est Jésus qui parle) vais concevoir à partir de la terre glaise quelque chose qui a l’aspect d’un volatile (c’est-à-dire quelque chose qui vole)
Les différents sens de « ẖalaqa » :
1 / ṣawwara qui signifie « donner une forme, façonner ». On dit « ẖalaqa un tel à partir de la boue un oiseau » signifie qu’un tel a façonné un oiseau à partir de la terre glaise.
2 / taqdīr c’est-à-dire prévoir, planifier, concevoir.
3/ fomenter, monter de toutes pièces : ẖalaqa une information.
4/ donner l’existence, faire surgir du néant à l’existence : ce sens n’est attribué qu’à Dieu. Dieu seul est Celui Qui donne l’existence à ce qui n’existait pas. Dans sūratu ar-raʿd, verset 16, Dieu dit : « dis, Dieu est Le Créateur de toute chose ».
Et je vais souffler dans cet objet et il sera un volatile : le mot volatile est plus général que le simple oiseau. Par la volonté de Dieu et par l’acte de Dieu de créer. Il a été dit que Jésus n’a pas façonné autre chose qu’une chauve-souris. Et la chauve-souris est un animal complexe : elle vole, mais elle a des poils, la femelle a des saignements de menstrues, elle allaite ses bébés. Elle ne voit pas, sauf à deux moments dans la journée : à l’aube et au coucher du soleil. Mais la chauve -souris que Jésus a façonnée ; une fois qu’elle a disparu des regards, elle n’a pas eu de descendance.
Et je soigne celui qui est né aveugle : par l’invocation de Jésus, celui qui est né aveugle, voit.
Et je soigne celui qui a al-baraṣ : c’est une maladie de la peau qui consiste en une dépigmentation de la peau sous forme de plaques blanches qui ne disparaissent pas avec les médicaments habituellement.
Et je ressuscite les morts par la volonté de Dieu : il a répété ici « par la volonté de Dieu », et ceci, pour repousser l’illusion de ceux qui auraient pu penser que Jésus aurait la divinité. Il a été rapporté que Jésus a ressuscité Sām le fils de Nūḥ ʿalayhi s-salām et ils ont bien vu cela, quand Jésus était devant la tombe de Sām puis il l’a fait sortir de sa tombe et il était vivant. Alors ils lui ont dit que c’était de la sorcellerie. Ils lui ont demandé de leur montrer un autre signe.
Jésus leur dit : « toi, tu as mangé telle nourriture, et toi, à la maison, on t’a caché telle nourriture ». Et c’est cela le sens de la suite du verset : et je vous informe de ce que vous mangez et de ce que vous cachez comme provision chez vous. Il y a en cela des signes pour vous si vous êtes véritablement croyants.
Verset 50 : et je confirme ce qui m’a précédé dans la torah : il s’agit du livre qui a été révélé à Moise et c’est la torah.
Et je vais vous rendre licite certaines choses qui vous avaient été interdites : ce qui avait été interdit dans la Loi de Moise pour les fils d’Isrāʾīl c’était de manger le gras, la viande de chameau, le poisson, et tout ce qui a des griffes. Donc Jésus leur a autorisé une partie de cela.
Et je vous ai ramené un signe de la part de votre Seigneur : c’est une répétition pour insister.
Alors craignez Dieu : au lieu de me démentir et de me contredire
Et obéissez-moi : dans ce que je vous transmets.
Verset 51 : certes Dieu est mon Seigneur et votre Seigneur : c’est une reconnaissance de la part de Jésus qu’il est bien un esclave de Dieu, il nie ici le fait qu’il soit un dieu, contrairement à ce que disent les Naṣārah.
Alors adorez-Le : autrement dit, ne m’adorez pas, moi.
Ceci est une voie de droiture : qui mène celui qui l’emprunte à une félicité ininterrompue.
Verset 52 : quand il (Jésus) a senti de leur part la mécréance : Jésus a su avec certitude que les yahūd commettaient une mécréance et que c’était une mécréance sans aucun doute, tout comme celui qui perçoit la connaissance avec ses sens (la vue, l’odorat)
Il a dit qui sont mes partisans : qui sont mes compagnons, ceux qui vont me soutenir
Qui cherchent le refuge auprès de Dieu.
Les apôtres ont dit : al-ḥawārī est le compagnon proche, l’ami intime.
Nous, nous sommes les partisans de Dieu, nous soutenons Sa religion.
Nous avons cru en Dieu et sois témoin de cela : témoigne en notre faveur, ô Jésus, de notre croyance en Dieu
Que nous sommes musulmans : ils ont demandé le témoignage de Jésus en faveur de leur Islam pour insister sur leur foi. Parce que les messagers de Dieu, au jour du jugement, ils témoigneront, soit en faveur de leur peuple, soit contre eux. Et ce verset comporte la preuve que la foi et l’Islam sont la même chose.
Verset 53 : ô notre Seigneur nous sommes croyants en ce que Tu as fait descendre comme révélation et nous avons suivi le Messager : c’est-à-dire Ton Messager Jésus.
Alors inscris-nous au nombre de ceux qui témoigneront.
1/ Inscris-nous avec les prophètes qui témoigneront en faveur de leurs communautés
2/ Inscris-nous avec ceux qui témoignent de Ton unicité, qu’il n’est de dieu que Dieu
3/ Inscris-nous avec ceux qui témoignent de la communauté de Muḥammad ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam.
Verset 54 : et ils ont rusé : ils ont fait preuve de perfidie. La perfidie c’est de faire parvenir la nuisance à quelqu’un de manière cachée. Les mécréants des fils d’Isrāʾīl ont fait preuve de ruse et de perfidie. Ils ont voulu le tuer et le crucifier. Dieu a révélé cela à Jésus.
Et Dieu les a rétribués pour leur perfidie : Dieu les a punis puisque Jésus est actuellement au ciel, vivant au deuxième ciel. Les traits de Jésus ont été donné à un de ses élèves et c’est lui qui a été emmené et a été tué à la place de Jésus : c’est ce qui a été rapporté de ibnu ʿAbbās qui a dit que c’était le plus jeune des élèves de Jésus et c’était un homme vertueux.
Ce n’est pas permis d’attribuer le sens de la ruse et de la perfidie à Dieu : car la ruse et la perfidie sont blâmables. Donc le mot « makr » ne peut avoir que le sens de la rétribution.
Et Dieu est le meilleur des mākirīn : c’est-à-dire le meilleur de ceux qui rétribuent. Dieu est Le plus fort et Le plus puissant de ceux qui rétribuent, Celui Qui a la plus grande capacité à punir, d’une manière telle que celui qui est puni ne s’y attend pas.
Verset 55 : Dieu dit à Jésus Je vais te faire mourir ultérieurement à ton terme :c’est-à-dire que Dieu va protéger Jésus d’être tué par les mécréants et Jésus mourra ultérieurement mais sans être tué par les mécréants. Il a été dit que « mutawaffīka » signifie que Dieu va faire élever Jésus au-dessus de la terre, que Jésus ne va pas rester sur terre ou encore Dieu va faire mourir Jésus après sa descente du ciel et maintenant Dieu va l’élever.
Et la conjonction de coordination « wa » ne préjuge pas de l’ordre chronologique des actions indiquées. Cela veut dire que ce qui est cité en premier n’aura pas forcément lieu avant ce qui est cité après le terme « wa ». Ici, cela ne veut pas dire que Dieu va faire mourir Jésus dans un premier temps puis que Jésus va être élevé au ciel.
Et Je vais t’élever « ilayya » : le sens apparent est « à moi » mais cela ne veut pas dire que Dieu est en haut et que Jésus va monter à côté de Dieu. Donc « ilayya » signifie que Dieu va élever Jésus au ciel qui appartient à Dieu et que Dieu honore et qui est le lieu de résidence des anges.
Et Je vais te préserver de ceux qui ont mécru : c’est-à-dire que Dieu va protéger Jésus de la mauvaise compagnie des mécréants. Jésus n’aura pas à supporter leur mauvaise compagnie.
Et Je vais faire que ceux qui te suivent seront au-dessus de ceux qui ont mécru jusqu’au jour du jugement : c’est-à-dire que ceux vont suivre Jésus vont avoir une supériorité sur les mécréants jusqu’au jour du jugement. Les musulmans seront au-dessus des mécréants grâce aux preuves. Les preuves rationnelles sont du côté des musulmans.
Puis vous reviendrez à Mon jugement : au jour du jugement.
Et Je juge entre vous dans ce à propos de quoi vous n’étiez pas d’accord : Dieu juge au jour du jugement à propos de ce que les gens disaient au sujet de Jésus : certains ont dit qu’il était le fils de Dieu et les musulmans disent que c’est un messager de Dieu. Au jour du jugement, Dieu fait que tous seront au courant de la vérité.
Réplique aux prétendus coranistes
بِسْمِ ٱللَّٰهِ ٱلرَّحْمَٰنِ ٱلرَّحِيمِ
Il se trouve aujourd’hui des gens qui disent à notre époque, qu’il nous suffit de nous attacher au Qour’an et que nous n’avons pas à croire au hadith prophétique ni à l’appliquer pour nous, ni à œuvrer conformément aux hadith. Ceci est une sortie de la religion, c’est une apostasie.
Ce groupe, cher bien aimés, ce groupe se prétend de l’Islam en apparence, ils disent d’eux même : « Nous sommes musulmans », ils prétendent qu’ils sont attachés au Qour’an mais ils disent : « Qu’est-ce que nous avons à voir avec le hadith prophétique ? Pourquoi ne devons avoir à faire aux hadith prophétique ? Nous n’avons pas à prendre le hadith prophétique ni à croire en la véracité en certains hadith prophétique que le prophète a dit. »
Nous disons : le Qour’an, nous devons y croire et le hadith authentique, sûr, que le messager de Allah a prononcé, il est un devoir pour nous de croire en sa véracité.
Tu les vois argumenter selon leur prétention par certains versets du Qour’an comme la parole de Allah :
مَّا فَرَّطۡنَا فِی ٱلۡكِتَـٰبِ مِن شَیۡءࣲۚ ﴿ ٣٨ ﴾
[sourat Al-An^am / 38] C’est-à-dire : « Nous n’avons rien laissé de côté dans le Livre ». Ils disent que se verset est une preuve en leur faveur, une preuve pour eux selon leur prétention que le Qour’an comporte le détail de tous avec minutie et tous ce dont les personnes responsables ont besoin comme lois et autres.
Ils disent, Allah dit :
مَّا فَرَّطۡنَا فِی ٱلۡكِتَـٰبِ مِن شَیۡءࣲۚ ﴿ ٣٨ ﴾
C’est-à-dire : « Nous n’avons rien laissé de côté dans le Livre ». Ils prennent ce verset comme preuve en leur faveur pour rejeter la sounnah et pour ne pas œuvrer conformément à la sounnah. Ils disent : « Nous avons dans le Qour’an ce qui nous passe de la sounnah » c’est-à-dire qu’ils disent : « nous, si nous nous attachons au Qour’an nous n’avons pas besoin du hadith du messager de Allah ».
Nous parlons là de gens qui existent maintenant à notre époque, ils existent en Egypte et dans plus d’un état arabe, ils se prétendent comme les coranistes les -qour’aniyyine-. Il se font appeler les coranistes parce que selon leur prétention ils s’attachent au Qour’an et délaissent le hadith prophétique.
Ce verset :
مَّا فَرَّطۡنَا فِی ٱلۡكِتَـٰبِ مِن شَیۡءࣲۚ ﴿ ٣٨ ﴾
Le sens est correct mais ce n’est pas celui qu’ils ont prétendu. La parole de Allah :
مَّا فَرَّطۡنَا فِی ٱلۡكِتَـٰبِ مِن شَیۡءࣲۚ ﴿ ٣٨ ﴾
Signifie : le Qour’an comporte des choses que Allah a mentionné avec force détail, avec beaucoup de clarté, des jugements clairs, explicites, détaillés, nous devons œuvrer conformément à ces versets car Allah les a indiqués, les a détaillés, les a clarifiés. Mais dans le Qour’an il y a des choses que Allah a mentionné en globalité, en général, c’est-à-dire ce sont des choses générales, ce sont des choses dont Allah ^azza wa jall n’a pas indiqué le détail. Comment connaissons-nous le détail alors que Allah n’a pas détaillé ces jugements ? En se réfèrent au hadith du messager de Allah.
Et Allah, Lui qui a révélé le Qour’an, nous a ordonné de suivre notre prophète. Dans le Qour’an il y a l’ordre pour nous de suivre sa parole dans ce que le Qour’an a comporté en globalité, c’est-à-dire, là où le Qour’an n’a pas détaillé, là où le Qour’an n’a pas indiqué mais qu’il a mentionné en globalité, d’une manière générale sans détail.
N’est-ce pas que Allah ^azza wa jall dit :
وَمَاۤ ءَاتَىٰكُمُ ٱلرَّسُولُ فَخُذُوهُ﴿ ٧ ﴾
[Sourat Al-Hachr / 7] c’est-à-dire : « Ce que le messager vous a indiqué prenez-le en compte ». Qui nous a ordonné de prendre en compte ce que le messager dit ? C’est Allah, Lui qui a révélé le Qour’an.
Allah dit :
وَمَاۤ ءَاتَىٰكُمُ ٱلرَّسُولُ فَخُذُوهُ وَمَا نَهَىٰكُمۡ عَنۡهُ فَٱنتَهُوا۟ۚ ﴿ ٧ ﴾
C’est-à-dire : « Ce que le messager vous a ordonnez de faire, faites-le, et ce qu’il vous a interdit de faire abstenez-vous en ».
Donc, nous si nous apprenons le hadith prophétique, que nous connaissons les Lois que notre messager a indiqué, qu’il nous a détaillé, nous aurons ainsi agit conformément à l’ordre de Allah, nous aurons appliqué l’ordre de Allah qu’Il nous ordonné dans le Qour’an par Sa parole :
وَمَاۤ ءَاتَىٰكُمُ ٱلرَّسُولُ فَخُذُوهُ وَمَا نَهَىٰكُمۡ عَنۡهُ فَٱنتَهُوا۟ۚ ﴿ ٧ ﴾
C’est-à-dire : « Ce que le messager vous a ordonnez de faire, faites-le, et ce qu’il vous a interdit de faire abstenez-vous en ».
Que veut dire alors la parole de Allah :
مَّا فَرَّطۡنَا فِی ٱلۡكِتَـٰبِ مِن شَیۡءࣲۚ ﴿ ٣٨ ﴾
C’est-à-dire : « Nous n’avons rien laissé de côté dans le Livre ». Elle veut dire que le Qour’an comporte des versets dans lesquels Allah a indiqué le détail. Allah a clarifié les jugements, dans le détail de ces jugements il y a une suffisance, c’est pour cela que le messager n’a pas rajouter sur ce que Allah ^azza wa jall a dit, tant que l’ordre est venu détailler dans le Qour’an. Mais il y a d’autres sujets que Allah ta^ala a mentionné en globalité, qu’Il n’a pas détaillé, les gens ont eu donc besoin de l’explication du messager, des détails qu’il nous a donné.
Allah dans le Qour’an a indiqué par allusion l’obligation des 5 prières par jour et nuit :
فَسُبۡحَـٰنَ ٱللَّهِ حِینَ تُمۡسُونَ وَحِینَ تُصۡبِحُونَ﴿ ١٧ ﴾
وَلَهُ ٱلۡحَمۡدُ فِی ٱلسَّمَـٰوَ ٰتِ وَٱلۡأَرۡضِ وَعَشِیࣰّا وَحِینَ تُظۡهِرُونَ﴿ ١٨ ﴾
[sourat Ar-Roum / 17-18]
تُمۡسُونَ fait référence à la prière du maghrib et la prière du ^icha’ car ce sont des prières qui ont lieu la nuit. Et وَحِینَ تُصۡبِحُونَ ceci fait référence à la prière de l’aube, as-soubh. وَعَشِیࣰّا c’est-à-dire la prière de al-^asr, وَحِینَ تُظۡهِرُونَ c’est-à-dire la prière de adh-dhouhr.
Donc ces versets comportent l’allusion, comme l’a compris Ibnou ^Abbas, de l’obligation des 5 prières.
Si nous nous suffisons de ce verset, nous aurons su qu’il y a 5 prières que Allah ^azza wa jall nous a ordonné d’accomplir, mais où est le détail de ces prières ? Est-ce qu’il y a un détail du nombre de rak^ah pour chaque prière dans le Qour’an ? Il n’y a pas le détail que la prière du soubh est de deux rak^ah, que la prière de adh-dhouhr, du ^asr et du ^icha’ et de 4 rak^ah et que la prière de Al-maghrib est de 3 rak^ah. Il n’y a rien qui indique cela dans le Qour’an. Que ce soit concernant le nombre de rak^ah de chaque prière et leur nom.
C’est le messager qui nous a indiqué que la prière de Adh-dhouhr, du ^asr et du ^icha’ sont de 4 rak^ah et ainsi de suite. Ainsi, le messager nous a clarifié, nous a détaillé, ce que le Qour’an a mentionné en globalité.
Autre exemple : le Tawaf autour de la Ka^bah. Allah ta^ala dit dans le Qour’an :
وَلۡیَطَّوَّفُوا۟ بِٱلۡبَیۡتِ ٱلۡعَتِیقِ﴿ ٢٩ ﴾
[sourat Al-Hajj / 29]
C’est-à-dire : « Ils tournent autour de la Maison ancienne -c’est-à-dire la Ka^bah-. »
Combien de tour devons-nous faire ? 3, 5, 7, 14, 13 ? Comment avons-nous su qu’il s’agit de 7 tours ? C’est le messager qui a indiqué, qui a expliqué, qui a détaillé ce que le Qour’an a mentionné de manière globale sans détailler.
Le prophète a dit :
خذوا عنِّي مناسِكَكم
C’est-à-dire : « Apprenez de moi les rites de vos actes d’adorations. », c’est-à-dire : « Apprenez à faire vos actes d’adorations en m’observant. » Quand il a fait 7 tours autours de la Ka^bah, pas 9, pas 5, nous avons su que les nombres de tours autour de la Ka^bah sont au nombre de 7. Car c’est le messager qui a dit :
خذوا عنِّي مناسِكَكم
C’est-à-dire : « Apprenez de moi les rites de vos actes d’adorations. » Donc, nous avons su qu’il s’agit de 7 tours par l’enseignement du messager.
Autres versets dans le Qour’an que Allah a fait descendre par révélation en indiquant des lois générales qui ont besoin de spécification, de restriction ; si l’un d’entre nous étudie la parole de Allah ^azza wa jall :
یُوصِیكُمُ ٱللَّهُ فِیۤ أَوۡلَـٰدِكُمۡۖ لِلذَّكَرِ مِثۡلُ حَظِّ ٱلۡأُنثَیَیۡنِۚ ﴿ ١١ ﴾
[Sourat An-Niça’ / 11]
C’est-à-dire : « Allah vous ordonne pour vos enfants que la part d’héritage du garçon est le double de la part d’héritage de la fille ». Donc, si un père meurt, ses enfants vont hériter de lui et le garçon aura le double de la fille, c’est-à-dire que le frère va prendre deux parts et la sœur va prendre une part. La mention est citée dans ce verset. Ceci est un jugement général.
Il est parvenu dans la loi du messager ce qui indique des exceptions, il y a des gens qui ne vont pas hériter. Notre prophète, quand il est mort a laissé sa fille Fatimah et il avait des épouses. Si c’était autre que le prophète, quelqu’un d’autre qui n’est pas prophète, n’est-ce pas que ses épouses, sa fille auraient héritées de lui ? Mais le prophète, lui, ne laisse pas d’héritage. Tous les prophètes ne laissent pas d’héritage.
C’est-à-dire que sa fille Fatimah, que Dieu l’agrée n’a pas hérité de son père, le messager de Allah. Pourtant dans le Qour’an, Allah dit :
یُوصِیكُمُ ٱللَّهُ فِیۤ أَوۡلَـٰدِكُمۡۖ لِلذَّكَرِ مِثۡلُ حَظِّ ٱلۡأُنثَیَیۡنِۚ ﴿ ١١ ﴾
C’est-à-dire : « Allah vous ordonne pour vos enfants que la part d’héritage du garçon est le double de la part d’héritage de la fille » Et Fatimah est la fille du messager de Allah, malgré cela elle n’a pas héritée, pourquoi ? Car il est parvenu dans la sounnah ce qui spécifie la règle générale de ce verset. Dans la sounnah, c’est-à-dire le hadith prophétique, il y a ce qui a spécifié le caractère général de ce verset. Qu’est-ce qui est spécifié ? Le fait que les prophètes ne laissent pas d’héritage, le prophète a dit :
نحن معاشر الأنبياء لا نورث ما تركنا صدقة
C’est-à-dire : Nous ne laissons pas d’héritage, ce que nous laissons sera distribué aux gens », c’est-à-dire : « Quand nous mourrons, ce qui était notre propriété sera dépensée dans les intérêts des musulmans, dans des postes bien définis ».
Ainsi, comment avons-nous su que le verset :
یُوصِیكُمُ ٱللَّهُ فِیۤ أَوۡلَـٰدِكُمۡۖ لِلذَّكَرِ مِثۡلُ حَظِّ ٱلۡأُنثَیَیۡنِۚ ﴿ ١١ ﴾
A un cas particulier qui est que le prophète ne laisse pas d’héritage ? Par le hadith ; le messager a indiqué que le jugement du prophète, du fait qu’il ne laisse pas d’héritage, c’est un jugement particulier qui décline du jugement général du verset.
N’eût été le messager qui nous a indiqué cela nous n’aurions pas su et nous n’aurions pas connu ce jugement et Fatimah aurait dit quand son père est mort : « Je veux ma part d’héritage, n’est-ce pas que Dieu dit :
یُوصِیكُمُ ٱللَّهُ فِیۤ أَوۡلَـٰدِكُمۡۖ
Mais notre maître Abou Bakr a dit : « J’ai entendu le Messager de Allah dire :
نحن معاشر الأنبياء لا نورث ما تركنا صدقة
Qui signifie : « Nous autres prophètes nous ne laissons pas d’héritage ce que nous laissons sera dépensé dans les intérêts des musulmans ». Fatimah a ainsi su qu’elle n’avait pas de part dans l’héritage du messager de Allah.
Un autre point : Le messager a restreint le caractère général de ce verset par consensus, par l’unanimité chez les savants des musulmans dans leur totalité, que le fils s’il tue son père, que Dieu nous en préserve, il n’hérite pas des biens de son père. Car le père était la cause de la vie de son fils et le fils a été la cause de la mort du père, c’est cela qui le prive de l’héritage. Car il n’a pas répondu à la bienfaisance par la bienfaisance.
Il n’y a pas dans le Qour’an, depuis sourat Al-Fatihah, puis Al-Baqarah, puis ‘Ali ^Imran, jusqu’à sourat An-Nas, que celui qui assassine, même si c’est un fils, il n’hérite pas de son père, mais Allah ^azza wa jall dit :
یُوصِیكُمُ ٱللَّهُ فِیۤ أَوۡلَـٰدِكُمۡۖ لِلذَّكَرِ مِثۡلُ حَظِّ ٱلۡأُنثَیَیۡنِۚ ﴿ ١١ ﴾
Donc, le caractère général de ce verset est que le fils hérite nécessairement de son père mais est venu ce qui a restreint, ce qui a spécifié le jugement de ce verset, à partir du hadith du messager :
Qui signifie : « L’assassin n’hérite pas de sa victime »
Et dans une version :
« L’assassin n’hérite aucune part du bien de sa victime ». Le messager nous a indiqué ce jugement, il a spécifié par ce hadith le jugement général qui est compris dans la parole de Allah ^azza wa jall :
یُوصِیكُمُ ٱللَّهُ فِیۤ أَوۡلَـٰدِكُمۡۖ لِلذَّكَرِ مِثۡلُ حَظِّ ٱلۡأُنثَیَیۡنِۚ ﴿ ١١ ﴾
C’est-à-dire : « Allah vous ordonne pour vos enfants que la part d’héritage du garçon est le double de la part d’héritage de la fille » et pourtant le fils n’hérite pas de son père s’il l’a assassiné. Si le fils a tué son père il n’hérite rien de lui par unanimité, par consensus car le messager l’a dit et en raison de l’unanimité de la communauté à ce sujet.
Tafsir an-Nasafiyy : sourate al-Anbiyaa’ : 1-47
Verset 1 : le compte pour les gens est devenu imminent : l’exposition des œuvres pour les gens est devenue imminente. D’après Ibnu ʿAbbās, que Dieu les agrée, lui et son père, « les gens » ici, ce sont les associateurs parce que ce qui va venir par la suite, ce sont des caractéristiques des associateurs. « Les comptes » ici ce sont les comptes qu’ils vont rendre. Dieu leur demande de rendre des comptes et Il va les rétribuer pour leurs œuvres. Il s’agit du jour du jugement. « Imminent » : eu égard à ce qui reste comme jours dans ce bas-monde par rapport à ce qui est passé, ce qui reste est négligeable par rapport à ce qui s’est déjà écoulé.
Notre šayẖ que Dieu lui fasse miséricorde a ajouté un commentaire. Il a dit : le nombre de jours qui se sont écoulés depuis le début du bas-monde jusqu’au jour où ce verset a été révélé dépasse de loin le nombre de jours qui restent jusqu’à la fin de ce bas-monde.
Toute chose qui va venir est proche.
Alors qu’ils sont dans une profonde insouciance et un rejet : ils sont dans une insouciance de l’exposition de leurs œuvres et de ce qui leur adviendra. Ils se détournent de la préparation pour ce jour-là. Cette imminence est générale pour tout le monde, les croyants et les mécréants. Par contre, l’insouciance et le détournement sont selon le cas de chacun : certains sont dans une insouciance plus profonde que d’autres dans un rejet plus profond que les autres. Combien de gens sont dans l’insouciance parce qu’ils sont noyés dans leur bas-monde et ne se préparent pas pour l’exposition de leurs œuvres. Certains ne se réveillent que lorsque la mort survient. C’est un devoir pour toi de demander des comptes à ton âme avant d’avoir à en rendre. Et détourne-toi des insouciants. Et occupe ton temps par l’évocation du Créateur de toutes les créatures.
Verset 2 : toutes les fois qu’il leur parvient des versets (du Qur’ān) de la part de leur Seigneur, ils l’entendent (de la part du Prophète Muḥammad ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam ou alors de la part de quelqu’un d’autre) et ils s’en moquent. (Les mécréants se moquent).
Les termes qui sont dans le livre révélé sont l’expression de l’attribut de la parole de Dieu. On les appelle aussi « parole de Dieu » mais pas dans le sens de l’attribut.
« Muḥdaṯin » c’est-à-dire qui arrive parties par parties : il s’agit des termes révélés.
C’est la crainte de Dieu qui va permettre à la personne de s’améliorer. Quand un grand pêcheur commet un grand péché, c’est comme si c’était une simple mouche qui l’atteignait. Tandis que le pieux, le petit péché est pour lui comme si c’était une montagne qui lui écrasait les épaules.
Verset 3 : leurs cœurs sont dans une profonde insouciance : leurs cœurs se détournent de ce qui leur incombe ; les cœurs de ces mécréants ne sont pas touchés par ce qui leur est ordonné. Ils reçoivent des ordres dans le Qur’ān mais leurs cœurs s’en détournent. Ils devaient avoir la crainte de Dieu mais leurs cœurs se détournent de cela. C’est à partir de là qu’un savant qui s’appelle Abū Bakr al-Warrāq a dit : « le cœur l-lāhī, c’est le cœur qui est noyé dans les plaisirs du bas monde, qui est dans la totale insouciance de l’au-delà ».
Ils se disent en cachette (quand ils se retrouvent entre eux), ceux-là qui sont injustes, ce n’est là qu’un humain comme vous. (Ils se disent cela en parlant du Prophète).
Vous assistez à de la sorcellerie alors que vous êtes témoins que c’est de la sorcellerie. Ils prétendent que les miracles sont de la sorcellerie. Parce qu’ils avaient pour croyance qu’un envoyé de Dieu ne pouvait être qu’un ange et que tous ceux qui prétendent être des envoyés alors qu’ils sont des humains et qui ont eu des miracles, ce sont des sorciers. Ils ont renié le statut de prophète de notre maître Muḥammad ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam.
Verset 4 : il a dit mon Seigneur sait tout ce qui se dit au ciel et sur terre.
Il y a deux manières de réciter : la première : il a dit et il s’agit de Muḥammad ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam. C’est selon Hamza, ʿAlī et Ḥafṣ. La deuxième est avec : qul rabbī (dis, (Muḥammad, à ceux qui se parlent en cachette), mon Seigneur sait tout ce qui se dit au ciel et sur terre. Cela veut dire que rien n’échappe à Dieu, même ceux qui se parlent en cachette, Dieu sait ce qu’ils se disent entre eux.
Et Il est Celui Qui entend (ce qu’ils disent) et Qui sait (ce qu’ils ont dans leurs cœurs).
Verset 5 : plutôt ce sont plutôt des rêves qui se sont mélangés : ceux qui se moquent sont revenus sur leur parole du verset 2 où ils disaient que c’était de la sorcellerie, et ils disent maintenant que, suite à un rêve que le Prophète aurait fait, il aurait dit que c’est une révélation de la part de Dieu.
Ou ce sont plutôt des paroles qu’il a fabriquées de toutes pièces
Ou c’est plutôt un poète
Et c’est ainsi que le menteur ne reste pas sur une même parole, il change de discours, il n’est pas stable et c’est une preuve qu’il ment car il n’est pas stable sur un discours. Celui qui renie la vérité c’est quelqu’un qui ne reste pas ferme sur une même parole.
Ils ont dit que s’il est véridique sur ce qu’il prétend (qu’il est un envoyé de Dieu) alors qu’il nous amène un miracle, tout comme ont été envoyés les premiers. Comme Mūsā qui a eu la main blanche après qu’il l’ait mise dans sa poche, sans que ce soit une maladie ou bien quand il a frappé le rocher et de l’eau a jailli ou quand il a frappé la mer et des voies se sont ouvertes.
Comme celui a guéri l’aveugle de naissance et qui a ressuscité les morts et il s’agit de Jésus.
Ils n’ont pas dit : tout comme les premiers ont reçu des miracles, ils ont dit tout comme ont été envoyés les premiers. Mais An-Nasafī a dit que cela revient au même parce que le fait d’envoyer des messagers implique de leur donner des miracles. L’analogie est correcte parce que l’envoi des prophètes implique qu’ils ont eu des miracles.
Verset 6 : chaque ville avant eux qui n’a pas été croyante a été anéantie
Il s’agit des habitants de la ville qui n’ont pas été croyants, Dieu les a anéantis. Ils ont été anéantis lorsqu’ils ont reçu les miracles qu’ils avaient demandés. En effet ils avaient demandé ces miracles par entêtement. Ils voulaient montrer l’impuissance du prophète en demandant un miracle. Mais ils étaient décidés depuis le début à ne pas être croyants. Car même quand ils ont vu les miracles, ils ont persisté sur leur mécréance. Et Dieu les a anéantis.
Vont-ils être croyants. Ceux qui t’ont demandé des miracles, est-ce qu’ils vont faire mieux que les autres, les prédécesseurs qui, eux également, ont demandé à voir des miracles, mais ils ont refusé d’être croyants. Est-ce que vous, qui êtes encore plus têtus, vous allez être croyants lorsque vous allez voir ces miracles ?
Cale veut dire que les habitants des villes précédentes qui ont été anéanties, avaient demandé des miracles. Et ils avaient promis que, s’ils voyaient des miracles, ils allaient être croyants : ils ont juré mais, lorsqu’ils ont vu les miracles, ils n’ont pas tenu leur parole. Alors Dieu les a anéantis.
La moralité, est que, si Dieu accorde des miracles à ces gens-là, qui demandent des miracles, alors, ils vont, eux également, ne pas devenir croyants.
Verset 7 : ceux que Nous avons envoyés avant toi (Muḥammad) ce sont des hommes à qui Nous faisons parvenir la révélation. Ceci est une réponse à la question précédente « pourquoi croyez-vous en lui en tant que prophète ».
Ici il y a deux récitations (nūḥī) de Ḥafṣ qui signifie « Nous lui révélons » et (yūḥā) qui est à la voix passive qui signifie « il leur est révélé ».
Demandez à ceux qui ont la connaissance si vous, vous vous ne savez pas.
Ceux qui ont la connaissance ce sont ceux qui ont la connaissance des livres anciens c’est-à-dire de l’Evangile et de la Torah. Parce qu’ils savent que les messagers qui reçoivent la révélation étaient des humains et non pas anges. Et les gens de La Mecque se basaient sur leurs paroles, même s’ils étaient des idolâtres.
Verset 8 : et Nous n’avons pas fait d’eux un corps qui ne s’alimente pas. C’est-à-dire que Nous n’avons pas fait que les prophètes soient des corps qui ne se nourrissent pas.
Et ils ne sont pas éternels : c’est comme s’ils avaient dit : pourquoi celui qui nous est envoyé, ce n’est pas un ange, qui ne s’alimente pas et qui vit éternellement ? Parce qu’ils croyaient que les anges ne meurent pas. Ou bien ils ont dit que leur vie était une éternité, dans le sens d’une vie très longue.
La réalité c’est que les anges, au jour du jugement, ils vont mourir, sauf des exceptions, comme les anges qui portent le Trône. Puis Dieu ressuscite tous ceux qui sont morts au jour dernier.
Verset 9 : et Nous leur avons confirmé notre promesse. Dieu a réalisé la promesse qu’il a faite au Prophète, et ceci, en les sauvant de leurs peuples qui étaient incrédules.
Nous les avons sauvés de ce qui est arrivé à leurs peuples.
Ainsi que ceux que Nous avons voulu. Et il s’agit des croyants qui les ont suivis.
Et Nous avons anéanti ceux qui ont dépassé la limite. (Par leur mécréance).
Verset 10 : Nous avons fait descendre sur vous par révélation un livre dans lequel il y a ce qui peut être une cause de bien pour vous, « Vous » désigne ici les gens de Qurayš qui sont les gens de La Mecque à qui le Prophète Muḥammad ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam s’est adressé.
Le « Livre », il s’agit du Qur’ān, il est la cause de votre honneur si vous l’appliquez : si vous appliquez ce qu’il y a dans ce livre, ce sera un honneur pour vous. Ou bien autre explication : c’est un livre qui est dans la langue que vous parlez et c’est l’arabe. Ou encore c’est un livre qui comporte beaucoup d’exhortations pour vous : une exhortation est une parole qui incite à l’obéissance à Dieu en rappelant la grande récompense que Dieu accorde à ceux qui obéissent et en mettant en garde du châtiment par lequel Dieu menace ceux qui désobéissent. Ou encore c’est un livre qui comporte les principes de votre religion et qui régule votre vie dans le bas-monde.
N’êtes-vous donc pas conscients : c’est-à-dire n’êtes-vous pas conscients de ce par quoi vous avez eu du mérite sur les autres. Prenez conscience de cette grâce que je vous ai accordée, par ce livre, et soyez des croyants.
Verset 11 : et combien de villes Nous avons brisées : il s’agit des habitants de ces villes. Qui étaient mécréantes : ce sont les habitants de ces villes qui étaient mécréants.
qaṣamnā est un verbe qui indique une grande menace de châtiment : ce verbe indique la pire sorte de brisure des os : al-qaṣm est le fait de briser les os, c’est la fracture déplacée, qui sépare les parties. En arabe, il y a un verbe qui désigne la fracture non déplacée.
Et Nous avons créé d’autres peuples après eux : d’autres habitants sont venus peupler ces villes à leur place, par la suite.
Verset 12 : quand ils (ceux qui ont été anéantis) avaient senti venir Notre châtiment : c’est-à-dire qu’ils ont pris connaissance d’une perception sensorielle et par observation
C’est alors qu’ils ont essayé de fuir leurs villes : ils ont essayé de fuir en courant, en galopant. « rakaḍa » est un verbe qui indique le galop d’un animal en général : il est possible qu’ils aient pris leurs montures qu’ils ont lancées au galop pour fuir leurs villes quand ils ont vu les prémices du châtiment venir. Ou encore ils ont été assimilés, dans la rapidité de leur course à pied, à ceux qui étaient sur des montures lancées au galop.
Verset 13 : il leur a été dit ne galopez pas : ce sont certains anges qui leur ont dit cela, de ne pas partir, de ne pas fuir.
Et retournez à votre confort et votre luxe et à vos habitations : retournez là où vous aviez une vie agréable et un confort de vie. Al-H̱alīl a expliqué ce verbe « utriftum fīh » par celui qui est dans un grand confort et un bien-être élargi, avec peu de soucis.
Puissiez-vous être interrogés : c’est une parole qui leur est dite par ironie, par moquerie ; c’est-à-dire « retournez à votre félicité, retournez à vos logements, peut-être que demain vous serez interrogés à propos de ce qui est arrivé, à vous et à vos biens, vous pourrez ainsi répondre en connaissance de cause ». Les anges ont appelé vengeance pour les prophètes.
Verset 14 : ils ont dit malheur à nous, nous étions injustes. Ils ont avoué qu’ils étaient injustes quand ce n’était plus utile pour eux, parce que le châtiment allait s’abattre sur eux parce qu’ils l’avaient mérité.
Verset 15 : c’était là leur invocation : quand ils disaient malheur à nous jusqu’à ce qu’ils soient devenus comme un champ de céréales qui a été moissonné mais non ramassé. C’est une métaphore qui indique qu’ils sont morts.
Verset 16 : Nous n’avons pas créé le ciel et la terre et ce qu’il y a entre les deux pour jouer. Le sens est que Nous n’avons pas élevé ce ciel qui est comme un plafond pour nous et Nous n’avons pas édifié cette terre qui est comme un berceau pour nous et ce qu’il y a entre les deux, entre ciel et terre, pour jouer : Nous les avons créés afin qu’ils soient une preuve de la manifestation de la toute puissance de leur Créateur et afin de rétribuer le bienfaiteur, celui qui agit en bien et celui qui agit en mal, conformément à la sagesse de Dieu. Puis Dieu S’est exempté Lui-même de toutes les caractéristiques des créatures c’est-à-dire de tout ce qui entre en existence. Il S’est exempté de toutes les contingences.
Verset 17 : si Nous avions voulu avoir une source de loisir (c’est-à-dire un fils ou une femme ; c’est comme une réplique à ceux qui disent que Jésus est son fils et que Marie était sa compagne).
Nous l’aurions pris de chez nous : c’est-à-dire des serviteurs du paradis – al-wildān –
Si Nous étions de ceux qui font cela : et Nous ne sommes pas de ceux qui le font car cela est impossible à Notre sujet. Il a été dit que cela revient à la négation c’est-à-dire que Nous ne faisons pas cela.
Notre šayẖ que Dieu lui fasse miséricorde a précisé que Dieu, dans ces versets, S’est exprimé avec un pronom au pluriel et dans d’autres versets également – Nous donnons la vie et Nous donnons la mort ; les paroles de Dieu – alors qu’il est Unique. Il est le Créateur Unique et Sa parole est un attribut unique. Le pluriel employé ici est par glorification, par majesté.
Verset 18 : mais : c’est pour marquer que Dieu ne prend pas de source de loisir et c’est pour exempter Son Etre de toute imperfection. C’est comme s’Il disait : Nous sommes exempts d’avoir des sources de loisir.
Nous projetons le vrai sur le faux. Le vrai c’est-à-dire le Qur’ān et le faux c’est le šayṭān. Ou bien Nous projetons l’islam sur la mécréance. Ou bien Nous projetons le sérieux sur le loisir.
Il le détruit alors et le vrai annihile le faux. C’est une métaphore qui est élégante : à l’origine le mot qaḏf signifie projeter sur les corps et il a été employé ici à propos du vrai sur le faux et le damaġ indique la destruction suite à cette projection et cela a lieu habituellement dans les corps. Ici cela indique que le vrai a été projeté sur le faux et le damaġ indique que le faux disparait ainsi. C’est comme s’il a dit : Nous amenons le vrai qui est semblable à un corps qui est fort sur le faux qui est semblable à un corps qui est faible et il l’annule tout comme le corps qui est fort annule et a le dessus sur un corps qui est faible. C’est alors que le faux est perdu, il disparait,
Malheur à vous pour ce dont vous décrivez Dieu en Lui attribuant le fils et ce qui est du même ordre.
Verset 19 : et à Lui appartient ce qu’il y a dans les cieux et sur terre : c’est-à-dire que tout cela est la création de Dieu et Sa propriété, c’est sous Sa souveraineté. Comment se pourrait-il qu’il y ait parmi toutes ces choses-là qui se trouvent dans les cieux et les terres, ce qui soit un fils pour Lui ? Ce n’est pas possible qu’Il ait un fils alors que tout est Sa création, tout Lui appartient. Et entre les cieux et la terre, il y a une différence.
Car ce qui a un degré selon Son jugement (c’est-à-dire ici ce sont les anges) ne font pas preuve d’orgueil : les anges qui ont un haut degré ne sont pas imbus d’eux-mêmes,
De sorte à refuser d’adorer Dieu et ils ne se lassent pas de L’adorer : les anges sont tous des saints, ils ne commettent pas les interdits que Dieu a fixés. Ils ne se fatiguent pas de l’adoration de Dieu. Ils sont très forts.
Verset 20 : ils évoquent Dieu nuit et jour sans se fatiguer. C’est-à-dire que leur tasbīḥ qui signifie littéralement le fait de dire subḥāna l-Lāh (et c’est le fait d’exempter Dieu de tout défaut, de toute imperfection) mais ici le sens est plus large et vise toutes sortes d’évocations comme en disant lā ilāha illa l-Lāh ou al ḥamdu lil-Lāh ou Allāhu akbar. Et la prière est également une évocation de Dieu. Ils évoquent Dieu nuit et jour, cela veut dire que leur évocation est continue. Et l’adoration est l’extrême limite de la crainte et de la soumission. Le tasbīḥ des anges est comme la respiration pour nous. Et malgré cela, les prophètes sont meilleurs que les anges ; c’est Dieu Qui accorde ce qu’Il veut à qui Il veut.
Verset 21 : puis Il a parlé des associateurs en les blâmant et en leur faisant un reproche en utilisant un mot qui est « am » qui vient dans le sens de « ou alors ».
Ou alors ont-ils pris des divinités sur terre qui, elles, ressuscitent : c’est-à-dire qui donnent la vie après la mort. Ou alors ont-ils pris des divinités à partir de la terre et ces divinités seraient celles qui ressuscitent les morts. C’est un blâme. « A partir de terre » : c’est-à-dire à partir de ce qui se trouve sur terre : en effet, les associateurs ont adoré des idoles qui sont soit en or ou en argent ou en terre. « hum yunširūn » c’est-à-dire « qui ressusciteraient les morts » : c’est un blâme encore plus fort, même s’ils n’ont pas prétendu que leurs idoles ressuscitent les morts. C’est pour leur montrer que ce qu’ils adorent ne mérite pas d’être adoré.
Et comment oseraient-ils prétendre, et c’est quelque chose de fortement blâmable, que des morts ressuscitent des morts. Parce que la prétention à la divinité est une prétention à la résurrection, car celui qui est impuissant pour ressusciter, il n’est pas valide qu’il soit un dieu. Seul celui qui est tout puissant sur toute chose mérite la divinité.
Verset 22 : s’il y avait eu pour les cieux et la terre un autre dieu que Dieu, ils seraient corrompus (les cieux et la terre seraient désorganisés)
Le terme « illā » ne vient pas dans le terme de l’exception mais dans le sens de « autre », c’est-à-dire que s’il y avait eu plusieurs dieux pour gérer les cieux et la terre, autre que Celui Qui est Unique , Celui Qui les a créés , alors les cieux et la terre auraient été anéantis, ils se seraient détruits , ils seraient anéantis ; preuve en est la preuve de at-tamānuʿ : l’incompatibilité ou l’empêchement mutuel : argumentaire que nous avons développé dans la science de kalām , la science de la croyance. C’est une preuve rationnelle de l’impossibilité d’une seconde divinité. En résumé, s’il y avait eu deux dieux, ils seraient tous deux dotés de volonté, de puissance, de science, de vie et ils seraient tous deux libres de choisir. Or ceux qui sont libres de choisir, il est possible qu’ils aient un choix différent : comme si l’un des deux voulait la vie d’un tel et l’autre voulait qu’il soit mort. Or un tel est ou bien vivant, ou bien mort, il est impossible qu’il soit vivant et mort en même temps. Et il est impossible aussi qu’un tel soit dépourvu de vie et de mort. Donc dans les deux cas, la volonté de l’un de ceux qui choisit ne s’est pas réalisée. Et ce qui mène à une impossibilité est en soi impossible. De même, s’ils se mettent d’accord sur un choix, l’un des deux serait contraint et ceci est une preuve d’impuissance. Conclusion : il est impossible qu’il y ait deux dieux.
Notre šayẖ que Dieu lui fasse miséricorde a dit que An-Nasafī a un autre ouvrage qui porte sur la science de la croyance et qui s’appelle « baḥru l-kalām »
Il est exempt d’imperfection, Allāh le Seigneur du Trône. Il est exempt de ce qu’ils lui attribuent comme imperfection. Ici le Seigneur du Trône signifie que Dieu est le Seigneur de toute chose : le Trône est mentionné parce qu’il est la plus grande des créatures, donc si Dieu est le Seigneur du Trône, à plus forte raison, Il est le Seigneur de tout ce qui est plus petit que le Trône.
« subḥān » signifie un éloignement, ici il s’agit du fait que Dieu est loin de ce que les mécréants Lui attribuent comme imperfection. C’est un éloignement au sens figuré, c’est un éloignement métaphorique. Dieu est loin de ce qui Lui est attribué comme associé et comme enfant. Certains disent : « nous sommes les enfants de Dieu » ou encore « Jésus est le fils de Dieu ». Or Dieu est absolument exempt de cela.
Notre šayẖ que Dieu lui fasse miséricorde a dit : « si les cieux et la terre avaient eu une divinité autre que Dieu, ils seraient désordonnés, ils ne seraient pas organisés comme nous le constatons.
« law kāna fīhimā » : fīhimā signifie -lahumā- : s’ils avaient eu (les cieux et la terre) une autre divinité que Dieu, ou bien -ʿalayhimā – s’ils avaient été soumis à une divinité autre que Dieu, s’ils avaient été sous la domination d’autre que Dieu, ils seraient corrompus.
Dans le livre « tašnīfu l-maṣāmiʿ », il y a ce qui suit : si quelqu’un posait la question « y aurait-il une preuve selon la raison que le créateur de ce monde est unique ? ». La réponse est que la preuve est l’incompatibilité mutuelle à laquelle il est fait allusion par ce verset, le verset numéro 22 de sūratu l-ʾanbiyāʾet qui signifie : si les cieux et la terre avaient eu une divinité hormis Dieu, alors ils seraient corrompus.
Si ce monde avait eu deux créateurs, alors leur gestion ne serait pas organisée et ne serait pas parfaite. Et ils seraient impuissants, tous deux ou l’un des deux. Et ceci parce que si l’un des deux voulait donner vie à un corps et que l’autre voulait sa mort,
1/ soit leur volonté à tous deux se réalise, ce qui est contradictoire, que ce soit par un supposé accord ou sans qu’ils se mettent d’accord, dans les deux cas c’est impossible.
2/ soit leurs deux volontés ne se réalisent pas : c’est une preuve de leur impuissance
3/ soit la volonté de l’un se réalise au détriment de l’autre : celui dont la volonté ne se serait pas réalisée, il est impuissant.
Dans tous les cas, on aboutit à quelque chose qui est impossible rationnellement et ce qui mène à une impossibilité est en soi impossible.
Et il est impossible que le dieu soit impuissant.
Verset 23 : Il n’est pas interrogé à propos de ce qu’Il fait. Dieu n’est pas interrogé à propos de ce qu’Il fait parce qu’Il est Celui à Qui toute chose appartient véritablement. Si quelqu’un avait émis une objection contre un président, un roi ou chef, un humain comme lui, alors qu’il est du même genre que lui, il est possible que son chef ou son roi se trompe, alors qu’il n’est pas celui à qui il appartient véritablement, cette objection contre ce roi ou ce président aurait été mal vue et aurait été considérée comme une impudence, alors que dire d’une objection contre Celui à Qui tous les rois appartiennent, Celui Qui est le Seigneur des gens, le Seigneur absolu Celui dont l’acte ne comporte pas d’erreur, à plus forte raison, Il mérite qu’on n’émette pas d’objection contre lui.
Alors qu’eux le seront. Les esclaves de Dieu appartiennent à Dieu et ils commettent des erreurs. Ils seront interrogés. Ils ont des comptes à rendre mais Dieu n’a pas de comptes à rendre.
On ne dit pas à Dieu : pourquoi châties-Tu ces mécréants ? Pourquoi châties-Tu ces désobéissants ? Pour des œuvres qu’ils ont faites conformément à Ta science éternelle et conformément à Ta volonté éternelle. On ne dit pas cela par objection contre Dieu. Emettre une objection contre Dieu est une mécréance, que Dieu nous en préserve. Dieu n’est pas interrogé (c’est-à-dire sur ce qu’Il fait). Autrement dit, on ne Lui demande pas de comptes. On n’émet pas d’objection contre Dieu, alors que les esclaves, eux, ont des comptes à rendre. Les esclaves, eux, seront interrogés. Quant à Dieu, Il n’est pas interrogé. Il est un devoir de se soumettre totalement à Lui et d’abandonner toute objection. S’Il égare une partie de Ses esclaves par Sa volonté et par Sa prédestination et qu’Il crée en leurs cœurs l’égarement, Il n’est pas injuste. Et s’Il guide une partie de Ses esclaves, s’Il fait qu’une partie de Ses esclaves réussissent à faire des bonnes œuvres, c’est par Sa grâce tabāraka wa taʿālā : donc le mérite revient à Dieu. Et il n’est pas permis de dire que Dieu est obligé d’accorder à un tel qui est un esclave de Dieu, qui est pieux et obéissant, on ne dit pas que Dieu est obligé de lui donner les hauts degrés dans l’au-delà. Dieu n’est pas obligé mais Dieu fait grâce à cet esclave en le récompensant parce que c’est Dieu qui lui a facilité l’accomplissement des bonnes actions que cet esclave a faites. C’est l’esclave qui a acquis ces bonnes actions mais c’est Dieu Qui a créé les bonnes actions dans cet esclave et c’est une grâce de Dieu. Et l’autre qui a échoué, celui à qui Dieu n’a pas accordé la réussite à faire le bien, il n’a pas, lui non plus, à émettre d’objection contre Dieu.
L’objection contre Dieu est la première mécréance qui a existé parmi les créatures de Dieu : et c’est Satan qui a émis une objection contre Dieu. Les anges ont été créés avant les djinns, ils ont été créés, tous croyants, obéissants, il n’y a pas de désobéissants à Dieu parmi eux.
Verset 24 : ou alors ont-ils pris d’autres dieux que Dieu. Dis : donnez donc vos preuves.
La première parole dans le verset 22 cite la preuve rationnelle qu’il n’y a pas d’autre dieu que Dieu. Puis le verset 24 est la preuve textuelle qu’il n’y a pas d’autre dieu que Dieu.
Il s’agit d’une réplique à ceux qui ont attribué un associé à Dieu. Il a dit à Muḥammad, dis : donnez donc vos preuves. Et les preuves, qu’elles soient textuelles ou rationnelles, rejettent l’existence d’un associé à Dieu. Aucun livre céleste ne comporte l’attribution d’un associé à Dieu. Tous les livres célestes comportent la confirmation de l’unicité de Dieu et la confirmation de l’exemption de Dieu de tout équivalent.
Ceci est la mention de ceux qui sont avec moi et de ceux qui m’ont précédé : cette croyance en l’unicité de Dieu, c’est la mention de ma communauté et également la mention de ceux qui m’ont précédé, c’est-à-dire que c’est également la croyance des communautés des prophètes antérieurs. Ce verset est une preuve de la croyance en l’unicité de Dieu et cela revient à nier un associé à Dieu.
Mais comme ils n’ont pas cessé leur mécréance, il s’est détourné d’eux par sa parole « bal akṯaruhum lā yaʿlamūna l-ḥaq » mais la plupart d’entre eux ne reconnaissent pas la vérité. Ici la vérité fait référence au Qur’ān.
Ici il y a deux manières de réciter : al-ḥaqqa ou al-ḥaqqu et selon la terminaison, le sens est différent.
Et en raison de cela, ils s’en détournent. Ils se détournent de l’apprentissage de ce qu’ils doivent accomplir.
Verset 25 : tout messager que Nous avons envoyé avant toi, Nous lui avons révélé qu’il n’est de dieu que Moi, adorez-Moi : c’est-à-dire ayez foi en Mon unicité. Ce verset est une confirmation des versets de tawḥīd qui l’ont précédé.
Verset 26 : ils ont dit que ar-Raẖmān a eu une descendance, Il est exempt de cela, ce sont plutôt des esclaves honorés. Ce verset a été révélé à propos d’une tribu qui s’appelle al-H̱uzaʿah qui ont prétendu que les anges étaient les filles de Dieu. Dieu S’est exempté de cela. Puis Il a nous informé au sujet des anges que ce sont des esclaves par Sa parole « bal ʿibādun mukramūn » qui signifie « ce sont plutôt des esclaves honorés » qui ont un haut degré et ce ne sont pas une descendance de Dieu. Le fait d’être esclave est contradictoire avec le fait d’être un descendant. (Esclave signifie « appartenir à » ; le terme serviteur n’est pas adapté).
Verset 27 : ils ne disent pas quoi que ce soit avant qu’Il ne leur ordonne : ce sont les anges qui ne disent rien avant qu’Il ne leur ordonne. Les anges n’agissent pas avant que ne leur parvienne l’ordre de Dieu ; ils ne font rien tant que l’ordre de la part Dieu ne leur est pas parvenu. Ils sont des esclaves obéissants.
Et ils agissent conformément à Ses ordres.
Dans la première partie du verset, leur parole suit la parole de Dieu. Et dans la deuxième partie du verset, leur acte est conforme à l’ordre de Dieu. Ils n’accomplissent pas un acte qu’ils n’ont pas reçu l’ordre de faire.
Verset 28 : Il sait ce qu’il y a entre leurs mains et derrière : le sens est que Dieu sait ce qu’ils ont déjà fait et ce qu’ils vont faire.
Et ils n’intercèderont qu’en faveur de ceux que Dieu agrée. Les anges intercèderont uniquement en faveur de ceux qui sont morts musulmans.
Et ils sont emplis de crainte envers Dieu : il s’agit d’une crainte référentielle c’est-à-dire une crainte respectueuse.
Notre šayẖ que Dieu lui fasse miséricorde a dit : les anges n’intercèderont au jour du jugement qu’en faveur de ceux qui sont morts croyants.
Pour ce qui est du verset « man ḏal -laḏī yašfaʿu ʿindahu illā biʾiḏnih » dans āyat l-kursī, cela signifie que personne n’intercèdera au jour du jugement sauf par l’autorisation de Dieu. Aucun prophète, aucun ange et nul autre, n’intercèdera pour celui qui meurt mécréant, même si c’est quelqu’un de ses proches parents. Ainsi notre maitre Muḥammad ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam n’intercèdera pas pour son oncle Abū Lahab parce qu’il est mort mécréant et notre maître ʿīsā ʿalayhi s-salām n’intercèdera pas en faveur de ceux qui l’ont adoré et notre maître Mūsā ʿalayhi s-salām n’intercèdera pas en faveur des yahūd qui ont mécru et qui ont démenti Jésus et Muḥammad ʿalayhima ṣ-ṣalātu wa s-salām. Telle est la signification de la parole de Dieu (wa lā yašfaʿūna ʾillā liman irtaḍā : Ils n’intercèderont qu’en faveur de ceux qui sont morts sur la foi). Celui qui prétend qu’un des prophètes de Dieu intercèdera en faveur d’un mécréant, que ce soit son père ou son fils, il aura réfuté le Livre de Dieu, il aura contredit le Qur’ān. De même celui qui croit que Dieu fait miséricorde aux mécréants au Jour du jugement, il aura démenti le Qur’ān et celui qui contredit le Qur’ān, il devient mécréant.
Verset 29 : celui d’entre eux qui dit que je suis un dieu autre que Dieu alors Nous le rétribuerons de l’enfer
C’est-à-dire si un des anges disait je suis un dieu hormis Dieu, alors Nous le punirons par l’enfer
C’est ainsi que Nous rétribuons les injustes : les injustes ici, ce sont les mécréants, c’est-à-dire ceux qui ont attribué la divinité à autre que Dieu. Et ceci c’est à titre d’hypothèse et d’exemple, parce que les anges sont préservés de dire qu’ils sont des dieux. Cela signifie que si quelqu’un disait qu’il était un dieu, hormis Dieu, Dieu le rétribuerait par l’enfer. Iblīs a été créé de feu et les anges ont été créés de lumière. ʿĀʾišah a dit que le prophète Muḥammad ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam a dit que les anges ont été créés de lumière et les ǧin ont été créés à partir d’une flamme de l’enfer et Ādam a été créé de ce qui vous a déjà été décrit.
Verset 30 : est-ce que ceux qui ont mécru n’ont -ils pas vu que les cieux et la terre, Dieu les a créés. Il y a sept cieux et sept terres qui étaient ensemble et Nous – Nous de majesté- les avons séparés. Alors si quelqu’un dit : quand est-ce qu’ils les ont vus pour qu’ils puissent reconnaitre cela ? Parce que les humains ont été créés après cela. La réponse est que cela est parvenu dans le Qur’ān et le Qur’ān est un miracle et nous devons croire aux miracles : c’est comme si c’était quelque chose que nous avions observé.
Par ailleurs, ici, la vue est dans le sens de la connaissance. Et le fait que les cieux et les terres soient collés les uns aux autres ou qu’ils soient séparés les uns des autres, les deux sont des possibilités rationnelles. Donc, comme les deux cas sont possibles selon la raison, et qu’ils sont dans un des deux états, c’est qu’il y a bien eu qui les a spécifiés par cet état au lieu de l’autre. Et c’est Dieu Qui a fait cela.
Il a été dit que les cieux étaient collés à la terre, il n’y avait pas d’espace entre les deux. Et Dieu les a séparés. Le mot « fataqa » est utilisé en couture pour dire que c’est cousu puis on enlève le fil (et c’est également le terme utilisé pour désigner une hernie qui est l’ouverture de ce qui retenait un organe).
Et il a été dit que les cieux étaient un seul puis Dieu les a séparés pour qu’il y en ait sept.
Et il a été dit que le ciel était sec (dans le sens qu’il ne pleuvait pas) et que la terre était sèche (dans le sens qu’il n’y poussait pas de plante) et Dieu a fait que la pluie tombe du ciel et que les plantes poussent sur terre (et c’est l’explication de fataqa ici). Et notre šayẖ que Dieu lui fasse miséricorde est de ce dernier avis.
Et Nous avons créé à partir de l’eau tout être vivant. Tout ce qui a une vie, Dieu l’a créé à partir de l’eau. Dieu créé tout être qui se déplace sur terre à partir de l’eau.
Ou encore : c’est comme si Nous l’avions créé à partir de l’eau. Parce que les êtres vivants ont extrêmement besoin d’eau. Comme dans le verset qui signifie : » l’être humain a été créé à partir de peu de patience » : cela veut dire que l’être humain est peu patient, en général.
Ne sont-ils pas croyants ? Ne croient-ils pas en la véracité de ce qu’ils voient ?
Dans ce verset, Dieu a mentionné particulièrement les êtres vivants par le fait qu’ils sont créés à partir de l’eau. Mais ce ne sont pas uniquement les êtres vivants qui ont été créés à partir de l’eau. Pourquoi les êtres vivants ont-ils été mentionnés ? C’est parce qu’ils ont quelque chose de plus par rapport aux objets inanimés. Parmi les êtres vivants, il y a les humains, les anges et les ǧin : ces trois catégories ont un mérite sur les objets inanimés. Le fait que l’eau soit l’origine de toutes les créatures, il n’y a pas de différence entre les êtres vivants et les êtres qui n’ont pas d’âme. L’eau est à l’origine des objets inanimés tout comme elle est à l’origine des êtres vivants. Même le feu et la lumière ont été créés à partir de l’eau. Donc si, dans ce verset, Dieu a mentionné les êtres vivants, c’est en raison de l’honneur qu’ils ont et non pas du fait que l’eau soit à l’origine des êtres vivants uniquement et pas à l’origine des objets inanimés. Dieu mentionne certaines choses dans des versets pour indiquer l’honneur de ces choses-là, et cela ne veut pas dire que les êtres vivants uniquement, sont créés à partir de l’eau.
Par exemple, Dieu a dit dans le verset 15 de surat l-burūǧ ce qui signifie : « Dieu est Celui à Qui appartient le Trône » c’est-à-dire le toit du paradis. Dieu est Le Créateur de toute chose, Il est Celui à Qui toute chose appartient. Pourquoi le Trône a-t-il été spécifié ? Parce que c’est la plus grande des créatures par les dimensions. Dieu nous apprend qu’Il est le Seigneur de ce qui est le plus grand par les dimensions. Il est donc le Seigneur de tout ce qui est plus petit que le Trône, à plus forte raison. Il est le Seigneur de cette terre et de ce qu’il y a sur cette terre, le Seigneur des cieux et de qu’il y a dans les cieux, Il est le Seigneur de tout cela.
Verset 31 : Et Nous avons créé sur terre des (rawāsī ) des piquets pour que la terre ne tremble pas. rasā est un verbe qu’on utilise pour dire qu’un bateau a jeté l’ancre, pour être fixé au sol. Dieu a créé sur terre ce qui la fixe, comme des piquets : les montagnes sont comme des piquets pour fixer la terre.
Et Nous avons créé des voies étendues pour pouvoir se déplacer, puissent-ils atteindre leur destination.
Verset 32 : et Nous avons fait que le ciel soit comme un plafond qui est préservé (un ciel que Dieu préserve pour ne pas qu’il tombe sur nous et qu’il nous écrase). Dans un verset, Dieu dit qu’Il maintient le ciel pour qu’il ne tombe pas sur terre, sauf par sa volonté.
Ou bien : préservé des démons qui, lorsqu’ils essaient de monter au ciel pour écouter ce que les anges se disent entre eux, ils reçoivent des projectiles de feu, des météorites. « Nous avons préservé le ciel de tout démon maudit ».
Alors qu’eux se détournent de ces signes : il s’agit des mécréants qui se détournent des signes qu’il y a dans le ciel : comme le soleil, la lune, les étoiles. Ils n’y réfléchissent pas. Parce que s’ils méditaient sur ces signes ( en utilisant correctement leur raison) , ils deviendraient croyants.
Verset 33 : Il est Celui Qui a créé la nuit et le jour et le soleil et la lune : Il a créé la nuit pour que vous y trouviez un repos et le jour pour que vous vaquiez à vos occupations et le soleil afin qu’il soit une lumière en journée, et la lune afin qu’elle soit l’éclairage de la nuit.
Et tous ont une trajectoire qu’ils poursuivent. Le soleil a un parcours bien déterminé, la lune également, et aussi le jour et la nuit.
Verset 34 : Nous n’avons pas accordé à un humain de vivre éternellement sur terre. Si tu meurs, est-ce que ce seront eux qui vont rester éternellement ? Nous n’avons pas fait que, parmi les humains avant toi, il y ait qui vive éternellement ici sur terre. Les détracteurs du Prophète, les incrédules, disaient que le Prophète allait mourir un jour, ce qui est vrai. Pour repousser cette satisfaction qu’ils auraient, Dieu leur a rappelé qu’il n’y a pas un humain qui va rester éternellement sur terre.
Verset 35 : chaque âme va goûter à la mort. Nous vous éprouverons : c’est-à-dire que Nous allons vous faire subir des épreuves. Il y a la notion de faire ses preuves. Même si Dieu sait quelles sont les œuvres des gens avant leur existence, Il a appelé cela une épreuve parce que c’est à l’image d’une épreuve. Mais Dieu sait qui va réussir et qui ne va pas réussir.
Par le mal et le bien. Le mal ici c’est la pauvreté et la nuisance. Le bien c’est la richesse et le profit.
Et vous allez revenir à Notre jugement. Après la mort, vous allez être ressuscités. Et vous serez rétribués en fonction de votre patience et de votre remerciement.
Verset 36 : quand ceux qui ont mécru te voient, ils se moquent de toi en disant : est-ce donc là celui qui cite en mal vos idoles, alors qu’eux-mêmes n’évoquent pas Dieu et ne reconnaissent pas son unicité. Quand ceux qui ont mécru te voient, ils te considèrent comme sujet de moquerie. Ce verset a été révélé à propos de Abū Ǧahl, quand le Prophète Muḥammad ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam est passé à son niveau, il s’est mis à rire et à dire : « est-ce donc là le prophète du clan de ʿAbdu Manāf ? Est-ce donc là celui qui cite vos idoles en mal ? » Alors qu’eux, au lieu d’évoquer Dieu comme il se doit, ils mécroient en lui. Ce sont eux qui méritent d’être dénigrés et pas toi. Parce que, toi, tu es sur la vérité alors qu’eux, sont sur le faux.
Verset 37 : l’être humain a été créé avec la caractéristique de vouloir tout rapidement. Je vous montrerai Mon châtiment, ne vous empressez pas.
inna l-Lāha yumhilu wa lā yuhmil : certes Dieu donne du répit et ne néglige pas. C’est comme si le verset indiquait « à partir de » l’empressement.
C’est la première explication qui vise l’être humain en général.
Et il a été dit que ce verset a été révélé lorsqu’un homme qui s’appelle An-Naḍr demandait à voir le châtiment rapidement. Il a dit : « si vraiment il y a un châtiment, alors j’aimerais bien le voir rapidement ».
Mais An-Nasafī fait prévaloir le premier avis. C’est la nature de l’être humain en général qui veut tout rapidement. Dieu a fait qu’en général, dans l’être humain, il y a ce penchant à ce que les choses soient rapides. La tournure en arabe donne la phrase : l’être humain a été créé de rapidité. Et il y a d’autres explications. L’être humain a été empêché de s’empresser alors que c’est dans sa nature de s’empresser. Tout comme il lui a été défendu de laisser libre cours à ses désirs alors que c’est dans sa nature d’avoir ces désirs et de les exprimer. Parce que Dieu lui a donné la capacité de surmonter ses désirs et de délaisser l’empressement.
Je vais vous montrer Mes signes : c’est-à-dire Mon châtiment. Ne soyez pas pressés pour cela : pour voir le châtiment.
Verset 38 : ils disent quand est-ce que sera réalisée cette promesse, si vous êtes véridiques. Ils (les mécréants) disent quand aura lieu la réalisation de cette promesse, c’est-à-dire la survenue du châtiment ou le jour du jugement. Il a été dit que c’est une des formes de leur empressement.
Verset 39 : si seulement ceux qui ont mécru savaient ce temps qu’ils sont pressés de voir lorsqu’ils ne pourront pas préserver leurs visages et leurs dos de ce feu. C’est-à-dire qu’ils sont pressés de voir ce châtiment.
Ils demandent quand aura lieu cette promesse alors qu’elle aura lieu lorsque le feu va les entourer de toutes parts, par derrière et par devant, ils ne pourront pas s’en protéger. Ils ne trouveront pas de soutien quand ils avaient cet état de mécréance, de dénigrement et d’empressement. Mais c’est leur ignorance qui les a amenés à négliger cela, c’est-à-dire à ne pas se préparer pour le jour du jugement.
Verset 40 : le jour du jugement va les surprendre, ils ne pourront pas l’empêcher et ils n’auront pas de répit. C’est-à-dire que le jour du jugement arrivera par surprise, ils seront étonnés. Ils ne pourront pas empêcher ce qui va arriver, ils ne pourront pas se rattraper en faisant ce qu’ils n’ont pas fait avant.
Verset 41 : les gens se sont moqués d’autres messagers avant toi, il est arrivé à ceux qui se sont moqués d’eux ce qu’ils méritaient. Il est arrivé à d’autres messagers avant toi qu’ils soient dénigrés et il est parvenu à ceux qui les ont dénigrés leur juste rétribution. Ce verset est pour consoler le Messager de Dieu ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam, du dénigrement et des moqueries des mécréants, puisque des prophètes avant lui ont été l’objet de moqueries également et que ce qu’ils font leur fera mériter ce qu’ont mérité ceux qui se sont moqués des prophètes auparavant.
Verset 42 : dis (ô Muḥammad) qui vous protège de nuit comme de jour du châtiment de Dieu, si ce châtiment vous parvenait mais malheureusement ils se détournent de l’évocation de Dieu. Il s’agit des mécréants qui se détournent de l’évocation de Dieu, ils sont dans une léthargie, ça ne leur vient même pas à l’esprit qu’ils peuvent subir un châtiment de nuit comme de jour et a fortiori ils ne le craignent pas. Le sens ici est que Dieu a ordonné à Son messager de poser la question à ces mécréants, de leur demander : « qui vous protège ? » et Il a informé Son messager qu’ils sont capables de reconnaitre que c’est Dieu Qui les protège, parce qu’ils se détournent de Son évocation.
Verset 43 : ou alors auraient-ils des divinités qui les protègent de Notre châtiment, or celui qui n’est pas capable de se protéger soi-même de ce châtiment et qui n’est pas soutenu par Dieu (pour s’en protéger), comment pourrait-il protéger autrui (du châtiment de Dieu) ? Tout autre que Dieu n’est pas capable de se protéger soi-même du châtiment de Dieu et à plus forte raison, ne peut pas protéger autrui du châtiment de Dieu.
Verset 44 : ceux que Nous avons protégés ainsi que leurs ancêtres, c’est pour qu’ils profitent de la vie du bas-monde. C’est un répit que Nous leur accordons, tout comme Nous en avons accordé à d’autres mécréants avant eux. Ces gens-là (ces mécréants à qui tu t’adresses) et leurs ancêtres, s’ils sont préservés (du châtiment de Dieu) c’est bien Dieu Qui les préserve. Et Dieu les fait profiter de la vie du bas-monde.
Le temps a paru long pour eux, au point que leurs cœurs se sont endurcis et qu’ils ont cru qu’ils allaient rester tout le temps ainsi mais ce n’est qu’un faux espoir.
Ne voyez-vous donc pas que Nous faisons en sorte que les régions sur terre où il y a la mécréance deviennent plus réduites et que l’Islam se propage, ce qui fait réduire les terres de mécréance et qui fait augmenter les terres de l’Islam.
Est-ce que, malgré tout cela, les mécréants de La Mecque auraient le dessus ?
Dieu leur cite ce qui est arrivé dans le passé et, malgré cela, ils ne sont pas exhortés. Ils pensent toujours qu’ils vont être victorieux, ces mécréants de La Mecque à qui le Prophète s’adresse.Non, ce ne sera pas ainsi mais ce sera le Messager de Dieu ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam et ses compagnons qui vont les vaincre grâce à Notre soutien.
Verset 45 : dis (ô Muḥammad) je vous avertis par la révélation qui me parvient : je vous mets en garde contre le châtiment dans l’au-delà par ce qui me parvient dans le Qur’ān.
Mais les sourds n’entendent pas l’appel, même s’ils sont avertis. C’est dans le sens que ces gens n’acceptent pas ce rappel.
Verset 46 : s’ils sont touchés par un léger châtiment de la part de ton Seigneur, ils vont dire « malheur à nous, nous étions injustes ». nafḥah c’est un souffle, c’est pour indiquer que c’est quelque chose de très léger. S’ils sont touchés par un léger souffle de châtiment dont ils ont été avertis, ils se seraient soumis et ils auraient invoqués le malheur contre eux-mêmes, ils auraient reconnu qu’ils avaient été injustes envers eux-mêmes pour avoir refus d’entendre ce rappel.
Verset 47 : et la balance sera installée : il s’agit de la balance du Jour du jugement (le mot « balance » est au pluriel mais il s’agit bien d’une seule balance, il n’y en a pas plusieurs), sur laquelle seront pesés les livres des actes.
Et c’est une balance qui est qualifiée de juste. Personne ne subira d’injustice, personne ne sera lésé au jour du dernier, même pas le poids d’un grain de moutarde. En fait, la justice ne se pèse pas en grammes mais le sens est que chacun sera rétribué au jour du jugement.
Personne ne sera lésé ce jour-là. Et il suffit comme justice celle qui sera donnée au jour du jugement.
Notre šayẖ que Dieu lui fasse miséricorde a dit que la balance, au jour du jugement, est une réalité. Elle est comme la balance du bas monde, elle a une potence et deux plateaux, un pour les bonnes actions et un pour les mauvaises actions. Ce qui sera pesé ce seront les livres des œuvres sur lesquels auront été inscrites les bonnes et les mauvaises actions, au jour du jugement et ceux qui seront chargés de les peser seront les anges Ǧibrīl et Mīkāʾīl. Celui qui aura ses bonnes actions qui l’emportent sur les mauvaises sera au nombre de ceux qui seront sauvés. Et celui qui aura ses bonnes actions exactement égales à ses mauvaises actions fera partie de ceux qui seront sauvés également. Mais il aura un degré inférieur aux premiers et supérieur aux troisièmes. Et ce sont ceux dont le plateau des mauvaises actions l’emportera sur les bonnes. Ils seront sous la volonté de Dieu. Si Dieu veut, Il les châtie et si Dieu veut, Il leur pardonne. Quant au mécréant, c’est le plateau de ses mauvaises actions qui l’emportera car il n’aura pas de bonnes actions dans l’au-delà puisqu’il en aura été nourri dans le bas-monde.
Tafsir an Nasafiyy : sūrat ṭāhā de 1 à 135
C’est une sūrat mecquoise (c’est-à-dire révélée au Prophète ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam à La Mecque) et elle comporte 135 versets.
Verset 1 : cette sūrat s’appelle ṭāhā et as-Suyūṭī a dit qu’elle s’appelle aussi sūrat at-taklīm : ça a été rapporté par as-Saẖāwī. Notre šayẖ que Dieu lui fasse miséricorde a dit : certains savants ont dit que ṭāhā est un des prénoms du Prophète mais ce n’est pas quelque chose de confirmé. Les musulmans ont employé le début des deux sūrat ṭāhā et sūrat yāsīn pour désigner le Prophète ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam. Mais le Prophète lui-même ne s’est pas donné ces prénoms-là. Le šayẖ a dit que ṭāhā signifie « ô toi homme éminent ». Dans la langue des Arabes, quand ils disent « yā ṭāhā », cela veut dire « ô toi homme éminent » et « yāsīn » signifie « ô toi être humain éminent ». C’est par la suite que les musulmans se sont mis à employer ces noms pour désigner le Messager, yāsīn, ṭāhā, Musṭafā (qui signifie celui qui est élu). Et le šayẖ a dit que c’était autorisé. Il est valide également d’appeler notre Prophète le prophète élu, Muẖtār, choisi pour la mission de prophète.
Quelques exégètes ont dit que ṭāhā signifie « ô toi qui te lèves beaucoup la nuit pour faire des actes d’adoration surérogatoires, ménage-toi » c’est-à-dire « ne te fatigue pas ».
As-Suyūṭī a dit dans son livre al-ʾitqān : Dieu a cité dans le qurʾān des lettres : une lettre seule, deux lettres, trois lettres, quatre lettres et cinq lettres. Parce que les mots sont composés le plus souvent de ce nombre -là et il n’y a pas plus que cinq lettres. Et il a été dit que ces mots qui sont dans le qurʾān sont des signes que Dieu a donnés aux gens du Livre, qu’il sera révélé à Muḥammad ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam un livre qui comporte dans le début de certaines sūrat des lettres qui ne sont pas des mots. As-Suyūṭī continue en disant que c’est un des avis qu’il a trouvé pour expliquer le début de certaines sūrat en général.
Pour certains de ces mots, il y a une autre explication. Il a été dit que ṭāhā et yāsīn signifient « ô homme » ou bien « ô Muḥammad » ou bien « ô être humain ». Et il a été dit qu’il s’agit de deux prénoms du Prophète ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam.
Et il a été dit que ṭāhā, comme nous avons vu précédemment, signifie « ménage-toi » parce que le Prophète ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam, veillait souvent en prières surérogatoires.
Verset 2 : Nous ne t’avons pas fait descendre le qurʾān pour que tu sois éprouvé, parce que tu es désolé pour eux et pour leur mécréance. C’est-à-dire du fait que les mécréants de Qurayš ne deviennent pas musulmans.
Deuxième explication : Nous ne t’avons pas fait descendre le qurʾān pour que tu sois éprouvé par les veillées de nuit en prières surérogatoires.
Il a été rapporté que le Prophète ʿalayhi s-salām était tellement resté debout pour faire des prières surérogatoires la nuit que cela avait fait gonfler ses pieds. Alors Ǧibrīl lui a dit : « ménage tes forces. Ton corps et ton âme ont un droit sur toi ». Autrement dit, Nous ne t’avons pas révélé le qurʾān pour que tu t’épuises dans l’adoration. Et tu n’as été envoyé qu’avec la Loi qui est belle et facile.
Verset 3 : (Nous avons révélé le qurʾān) en tant que rappel pour ceux qui craignent Dieu : le rappel est utile pour les croyants.
Ou bien pour ceux qui vont craindre Dieu, c’est-à-dire ceux qui vont être amenés à craindre Dieu.
Verset 4 : et en tant que révélation de la part de Celui qui a créé la terre et les cieux élevés. Al-ʿulā est un pluriel, c’est un adjectif qui qualifie les cieux et ceci est une preuve claire de l’éminence de la puissance de Dieu.
Verset 5 : Dieu est ar-Raḥmān c’est-à-dire Celui Qui est très miséricordieux pour les croyants et les mécréants dans le bas-monde et pour les croyants uniquement dans l’au-delà.
An-Nasafī a expliqué istawā par istawlā c’est-à-dire que le Trône est sous la toute puissance de Dieu. Az-Zaǧǧāǧ qui est un grand spécialiste de la langue arabe a dit cela. Dieu domine le Trône par Sa puissance. An-Nasafī a attiré l’attention sur le Trône parce que c’est la plus éminente des créatures.
Certains ont dit que al-ʿarš signifie le trône d’un roi, c’est ce qui permet au roi de manifester son autorité, sa souveraineté. Le trône est devenu un symbole de royauté et de souveraineté. De sorte que lorsque les Arabes disent « un tel istawā ʿala l-ʿarch » cela signifie qu’un tel est devenu roi, qu’il s’est emparé du pouvoir. C’est devenu une expression pour désigner la souveraineté.
Il a utilisé une expression en arabe « yadu fulān mabsūtah » qui signifie que la main d’un tel est grand ouverte, c’est pour indiquer la générosité.
An-Nasafī dit que ce qu’il convient de dire à propos de ce verset 5 de la sūrat ṭāhā, c’est ce qu’a dit l’imām ʿAlī, qui signifie : « l’istawā n’est pas inconnu ». Le šayẖ a dit que cela signifie que la confirmation de l’istawā est chose connue dans la Loi. L’imām ʿAlī continue en disant : « et le comment est inconcevable ». C’est-à-dire que le comment n’est pas valide au sujet de Dieu, selon la raison. Car le comment est tout ce qui est caractéristique des créatures. Il est donc inconcevable au sujet de Dieu qu’il y ait un comment. C’est impossible selon la raison. La voie correcte est la parole de l’imām ʿAlī : « l’istawā n’est pas inconnu. Et le comment est inconcevable. Croire à l’istawā est un devoir. Et poser la question à propos du comment de l’istawā est une mauvaise innovation ». Parce que Dieu est de toute éternité (Son existence n’a pas de début). Et de toute éternité il n’y a pas d’endroit. Cela veut dire que de toute éternité, Dieu existe sans endroit. L’endroit est ce qu’occupe une substance dans l’espace. Et Dieu n’est pas une substance qui occupe un espace. Et Dieu est, actuellement, tel qu’Il est, avant la création des endroits. Il ne change pas. C’est-à-dire que, tout comme avant la création des endroits, Dieu est sans endroit, après la création des endroits, Il n’est pas dans un endroit. Il ne change pas. Le changement est la plus grande caractéristique des créatures.
Notre šayẖ a dit que ce verset 5 de sūrat ṭāhā, il n’est pas permis de l’expliquer dans le sens de la position assise. Parce que le fait de s’asseoir est une des caractéristiques des humains. Celui qui croit cela aura considéré que Dieu est semblable aux humains. La position assise quelque soit la manière de s’asseoir, reste une caractéristique des humains, qu’on soit assis en tailleur, ou qu’on soit accroupi, ou en étant assis comme dans la prière. Aucun compagnon du Prophète n’a dit que l’istawā de Dieu sur le Trône signifiait la position assise. Mais les compagnons avaient pour croyance que l’istawā de Dieu a un sens digne de Dieu parmi les sens valides dans la langue arabe. Parce que l’istiwā a quinze sens dans la langue arabe : pour une créature, il peut avoir le sens de la position assise. Et il peut avoir le sens de l’établissement, et le verbe istawā peut avoir le sens d’arriver à maturité, ou de se relever après avoir été allongé et aussi le sens de viser.
Istawā peut avoir le sens de l’istilā qui signifie s’emparer et de qahar qui signifie dominer. Et il peut avoir aussi le sens de l’élévation du degré et ces deux derniers sens sont dignes de Dieu. Il ne s’agit pas de l’élévation de l’endroit ni de la direction. Parce que ce qui compte c’est l’élévation en degrés. Aucun compagnon du Messager de Dieu ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam n’a expliqué l’istiwā par la position assise ni l’établissement. Mais ils donnaient à l’istiwā un sens digne de Dieu. Ils ne l’expliquaient pas dans un sens d’une des caractéristiques des humains comme la position assise. Parce que la position assise ne peut avoir lieu que de la part des humains ou de certains animaux, qui ont deux partie, une partie supérieure et une partie inférieure. Quant à Dieu, Lui Qui a créé les humains et leurs caractéristiques, Qui a créé les anges et leurs caractéristiques, Qui a créé les ǧin et leurs caractéristiques et leurs états, et Qui a créé d’autres corps que ceux-là, il n’est pas concevable selon la raison ni selon la Loi qu’Il soit caractérisé par la position assise sur le Trône ou le kursī, cela est impossible selon la raison.
Et l’imam Aḥmad a dit que Dieu istawā comme Il l’a dit mais pas comme on peut l’imaginer.
Et il a été authentifié avec une très bonne chaine de transmission d’après l’imam Mālik que Dieu l’agrée qu’il a dit : Dieu istawā tout comme Il nous l’a appris, comme étant un de Ses attributs. Dieu nous a appris que, parmi Ses attributs, il y a l’istiwā et on ne dit pas comment au sujet de Dieu. Et le comment, Dieu en est exempt.
Et il n’est pas valide du point de vue de la chaine de transmission et ce n’est pas correct que l’imam Mālik ou que quelqu’un d’autre que lui ait rapporté du salaf qu’il aurait dit : l’istiwā est connu et le comment est inconnu. Personne n’a dit cette phrase parmi les savants. Car le fait de dire que Dieu a un comment qui est inconnu c’est que Dieu aurait un comment mais que nous, nous ne connaissons pas. Donc cela revient à attribuer à Dieu le comment. Et le comment ce sont les caractéristiques des créatures. Cette phrase suggère un sens qui est faux : que Dieu aurait un istiwā avec un aspect et une forme, mais que nous, nous ne connaitrions pas. Or ceci est complètement différent de ce que le salaf a dit : et le comment est inconcevable.
Le šayẖ a dit que cette phrase « le comment est inconnu », certains Acharites l’ont dite mais eux, ils n’en comprenaient pas que Dieu aurait un comment que nous ignorons, mais ils en comprenaient que Dieu est exempt du comment. Mais cette phrase est dite par beaucoup d’assimilationnistes et de wahabites, qui ont pour croyance que Dieu est assis sur le Trône ou bien qu’Il est au-dessus du Trône.
Ne vous laissez méprendre par le fait que cette expression figure dans le livre « iḥyāhu ʿulūmi d-dīne » parce que l’auteur de ce livre Al-Ġaẓālī ne vise pas le sens que les assimilationnistes visent. En effet Al-Ġaẓālī déclare explicitement dans ce livre que Dieu est exempt d’être dans un endroit, Il est exempt de la limite et de la quantité. La limite et la quantité font partie des caractéristiques des créatures.
Dieu dit dans sūrat ar-raʿd verset 8 ce qui signifie : « toute que Dieu a créée a une quantité ».
Etre situé dans un endroit ou une direction fait partie des caractéristiques des corps et Dieu n’est pas un corps.
Les wahabites comprennent de l’expression qu’ils emploient un sens qui implique que Dieu serait situé dans un endroit. Ce qui est étonnant de leur part c’est qu’ils disent que l’istiwā sur le Trône, il est physique mais ils disent que c’est inconnu.
Nous, nous disons que la phrase « aR-Raḥmān istawā ʿala l-ʿarš » signifie que Dieu domine le Trône. Si quelqu’un nous dit pourquoi dites-vous cela alors qu’on sait que Dieu domine toute chose ! On répond que Dieu dit aussi « wa huwa rabbu l-ʿarchi l-ʿāẓīm » dans sūratū t-tawbah verset 129 ce qui signifie que Dieu est le Seigneur du Trône éminent alors qu’Il est le Seigneur de toute chose. Comme l’a dit le poète : qad istawā Bišrun ʿala l-ʿIrāqī min ġayri sayfin wa damin muġrāqī, ce qui signifie que Bišr a dominé l’Iraq sans brandir d’épée ni faire couler de sang. Il n’a pas fait de guerre. Dans la langue arabe, on peut utiliser le terme istawā ʿala dans le sens de dominer.
Pourquoi le Trône est-il mentionné en particulier ? L’intérêt est que le Trône est la plus grande des créatures par les dimensions. Dieu est tout puissant à créer plus grand que le Trône mais Il a fait que ce soit la plus grande des créatures. Donc cela veut dire que Dieu domine tout ce qui est plus petit que le Trône. Dominer signifie que le Trône est sous la puissance de Dieu. Si ce n’était la puissance de Dieu, le Trône serait tombé sur ce qui en-dessous de lui.
L’imam ʿAlī que Dieu l’agrée a dit ce qui signifie : « certes Dieu a créé le Trône par manifestation de Sa puissance et non pas pour le prendre comme endroit pour s’asseoir ». Rapporté par l’imam le muḥaddiṯ le faqīh Abū Manṣūr at-tamimī dans son livre « at-tabsirah ». Il a dit : lorsque nous disons que Dieu domine le Trône, cela veut dire que Dieu domine toute chose. Le Trône est la plus grande des créatures par ses dimensions, il a une dimension, il a une limite mais seul Dieu sait cette limite. Par contre, ibnu Taymiyah qui est un égaré et qui a une mauvaise croyance, il dit que Dieu a une limite mais que, seul Lui sait. Donc il aura ainsi comparé Dieu au Trône. Et c’est une mécréance car Dieu n’a pas de ressemblance avec les créatures.
Si l’un d’eux nous dit : comment dites-vous que Dieu a créé le trône par manifestation de sa puissance, alors que nous ne le voyons pas ? Nous répondons que les anges qui sont tout autour du Trône, ils le voient. Et ainsi, ils augmentent en crainte révérencielle envers Dieu. Leur crainte en glorification de Dieu augmente. Et ils augmentent également en certitude en la parfaite toute puissance de Dieu.
Une autre manière d’expliquer ce verset 5 de sūrāt ṭāhā est de dire : Dieu istawā ʿala l-ʿarš d’un istawā qui est digne de lui, tout en L’exemptant de l’istawā des créatures.
Si quelqu’un dit que Dieu istawā d’un istiwā digne de Lui, cela s’appelle une interprétation globale. On ne précise pas un sens pour l’istiwā.
Quand on dit que Dieu domine le Trône, cela s’appelle une interprétation détaillée. Parce que le mot istawā a 15 sens et le sens de dominer est un de ces quinze sens. On a éliminé les sens qui ne sont pas dignes de Dieu et parmi les sens restants, on a pris parmi eux. On n’a pas la certitude que c’est ce sens -là que Dieu vise mais il n’y a pas de péché à le dire. En effet il n’y a pas que ce sens-là qui est digne de Dieu parmi les sens du terme istawā. Mais ce sens-là « dominer », on a une forte présomption que c’est celui-là qui est correct.
Sachez qu’il est un devoir de mettre en garde contre ceux qui rendent possible pour Dieu la position assise ou l’établissement sur le Trône en expliquant la parole de Dieu « ar-Raḥmānou ʿala l-ʿarši stawā » par la position assise ou l’établissement ou la proximité. C’est la croyance des wahabites, c’est une nouvelle religion qui date d’environ trois siècles. Et avant eux, il y a eu d’autres gens qui ont expliqué l’istiwā par la position assise. C’est un devoir de se méfier d’eux. Ils sont partis d’une proposition qui est fausse : ils ont dit que tout ce qui existe est forcément dans un endroit. Et c’est faux car cela concerne les créatures uniquement. Ils ont fait une analogie entre le Créateur et la créature. La créature est dans un endroit mais Dieu n’est pas dans un endroit. Ils disent : « comment Dieu existe-t-il sans endroit ? Car tout ce qui existe est forcément dans un endroit. Comme Dieu existe, il est dans un endroit ». C’est une argumentation complètement fausse. On leur répond en disant que ce n’est pas une condition pour l’existence que d’être dans un endroit. On leur dit : n’est-ce pas que Dieu existe avant l’existence des endroits, avant l’existence du temps, avant l’existence de tout autre que cela ? !
Preuve en est le ḥadīṯ : qāla rasūlu l-Lāhi ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam : « kāna l-Lāhu wa lam yakun šayʾun ġayruh « ce qui signifie : le Messager que Dieu l’honore et l’élève davantage en degrés a dit ce qui signifie : « Dieu est de toute éternité et rien d’autre que Lui n’est de toute éternité ». Le Prophète a dit cette phrase lorsque des gens du Yémen sont venus le questionner au sujet du commencement de ce monde. Le Prophète leur a répondu par une information encore plus importante c’est-à-dire qu’avant le début de ce monde, seul Dieu existe. Autre que Dieu englobe les endroits, les directions, le temps et tout cela n’est pas de toute éternité. Cela veut dire que Dieu existe de toute éternité sans les endroits, sans les directions, sans le temps. Et comme Dieu ne change pas, cela veut dire qu’après la création des endroits, du temps, des directions, Dieu est toujours sans endroit, ni direction, ni temps. Ce ḥadīṯ a été rapporté par Al-Buẖārī, par Al-Bayhaqī et d’autres.
Il est donc valide selon la Loi et selon la raison que Dieu existe sans les endroits et sans les directions. Et l’Islam est le fait de faire l’absolue différence entre le Créateur et la créature. Mais les wahabites ont fait une analogie entre le créateur et la créature : ils ont dit : « tout comme on ne conçoit pas l’existence d’une créature sans qu’elle soit dans un endroit, alors c’est impossible que Dieu soit sans endroit ». C’est cela qui les a amenés à leur perte. Quand on dit que Dieu existe sans comment, cela veut dire que Dieu n’a pas les caractéristiques des créatures.
Verset 6 : à Lui tout ce qu’il y a dans les cieux et sur terre, et ce qu’il y a entre eux et ce qui est sous terre. C’est-à-dire que tout cela appartient à Dieu. Et Il fait de ce qui Lui appartient ce qu’Il veut.
Verset 7 : que tu dises quelque chose à voix haute ou à voix basse, Dieu sait ce que tu dis à voix basse. Et même ce qui encore plus discret que ce qui est dit à voix basse. Comme ce qui nous passe par l’esprit ou ce qu’on a dans le cœur. Rien n’échappe à la science de Dieu.
Dieu sait absolument tout.
Verset 8 : Allāh il n’est de dieu que Lui. Il a les noms qui indiquent la perfection. Allāh est le plus beau mot de la langue arabe. « Allāh il n’est de dieu que Lui » cela signifie que Dieu est unique par Son Etre, même si Ses noms et Ses attributs sont plusieurs. « Il a les noms qui indiquent la perfection » : c’est-à-dire que les noms de Dieu ne comportent pas de défaut.
Verset 9 : est-ce qu’il t’est bien parvenu le récit de Moise ? C’est-à-dire que Dieu a cité le récit de Moise pour que notre maître Muḥammad ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam le prenne comme une consolation et un modèle pour lui et pour que ce soit une aide à supporter le statut de prophète, par la patience face aux difficultés.
Verset 10 : lorsqu’il a vu un feu. Dieu a ordonné à notre maitre Moise de se rendre dans un endroit et il a vu un feu. Il a été rapporté que notre maître Moise avait demandé l’autorisation à Šuʿayb (qui était son beau-père et qui était aussi un prophète) de s’absenter pour aller visiter sa mère qui se trouvait en Egypte. Il est parti avec son épouse et elle a accouché en route. C’était par une nuit obscure et froide. Il avait perdu son chemin, son troupeau s’était dispersé, il n’avait pas d’eau. Il a essayé d’attiser un feu mais son bras était devenu comme glacé tellement il faisait froid. Il a alors vu un feu. En réalité c’était une lumière. Il a dit à sa famille : attendez, j’ai vu un feu. Pourvu qu’on puisse se réchauffer, puissé-je amener une braise de ce feu. On comprend de cette phrase qu’il avait un espoir, ce n’était pas une certitude. Ceci, afin de ne pas promettre ce qu’il ne peut pas réaliser.
En extraire un feu : c’est-à-dire soit un feu au bout d’un bâton ou au bout d’une mèche.
Ou peut-être que je trouve autour de ce feu des gens qui sont bien guidés. C’est-à-dire qui puissent m’indiquer le chemin pour que je puisse continuer.
Verset 11 : quand il s’est rendu auprès de ce feu, il a vu que c’était un feu qui était tout blanc. Il n’y avait pas de flamme. Ce feu jaillissait d’un arbre en partant du bas du tronc jusqu’en haut. C’était un arbre de al ʿunnāb un jujubier, dont le fruit qui ressemble à une toute petite pomme. Il n’a vu personne autour. Il a été rapporté que chaque fois qu’il se rapprochait de cet arbre, l’arbre s’éloignait. Et s’il reculait, l’arbre retournait à sa place. Moise fut appelé, c’est-à-dire qu’un ange l’a appelé de la part de Dieu. Il a dit : ton Seigneur te dit ô Mūsā
Verset 12 : Je suis Ton Seigneur. Ceux qui attribuent le corps à Dieu ont prétendu que Dieu parle avec une voix. Or la voix est une caractéristique du corps. Le corps et la voix ont un début. Ce sont des choses relatives aux créatures. Mais la parole de Dieu n’est pas une voix. Dieu est exempt d’être une substance ni une caractéristique d’une substance. L’être humain a forcément des caractéristiques. Il n’y a pas un être humain qui soit dépourvu de mouvement ou d’immobilité. Tout ce qui change implique le début. Il est impossible selon la raison qu’il y ait quelque chose qui change et qui soit sans début. Tout ce qui change a obligatoirement un commencement.
Enlève tes chaussons : An-Nasafī a dit que c’est pour qu’il puisse fouler cette terre bénie. D’autres ont dit que c’est parce que ses chaussons sont faits à partir d’une peau d’âne qui n’a pas été tannée. C’est cela l’avis qui est retenu. Il a été dit aussi que le fait de marcher pieds nus est une preuve de modestie et d’humilité envers Dieu. Et le qurʾān indique cela. Les musulmans du salaf ont fait les tours autour de la kaʿbah pieds nus, par humilité envers Dieu. Alors Mūsā a enlevé ses chaussons et les a jetés par-derrière la vallée.
Le šayẖ a dit : c’est l’habitude des gens de mon pays, quand un étudiant de science vient étudier chez son enseignant, il enlève ses chaussures avant de rentrer.
Certes tu es dans la vallée sacrée : c’est-à-dire pure ou bénie.
Verset 13 : Je t’ai élu pour le statut de prophète. Alors entends bien ce qu’il t’est révélé.
Verset 14 : certes Je suis Allāh il n’est de dieu que Moi. Adore-Moi et accomplis la prière. C’est-à-dire : crois en Mon unicité et obéis-Moi. Et accomplis la prière pour M’évoquer. Parce que dans la prière, il y a des évocations. Ou bien parce que j’ai mentionné la prière dans les livres anciens et J’ai ordonné qu’elle soit accomplie.
Il y a plusieurs explications et le šayẖ a dit : accomplis la prière pour M’évoquer, c’est-à-dire en des temps bien précis. Car Dieu dit ce qui signifie : la prière a été prescrite pour les croyants dans des temps bien précis.
Il a mentionné, d’abord pour adorer Dieu puis pour faire la prière. Ceci est une preuve que la croyance en l’unicité de Dieu est prioritaire sur tout autre chose.
Verset 15 : certes l’Heure du jugement arrive inéluctablement : les gens ne savent pas quand ce jour va arriver exactement. Ce jour-là chaque âme sera justement rétribuée de ce qu’elle aura accompli. Dieu a su et a voulu que le Jour du jugement va arriver. Chaque instant qui passe nous rapproche, et de notre terme, et du Jour du Jugement. Dieu nous a donnés des signes annonciateurs de ce jour sans nous informer exactement quand. Ceci, pour que nous soyons toujours prêts à nous préparer pour ce jour. Dieu nous a voilé la date exacte du Jour du Jugement, pour que chaque âme soit correctement rétribuée en fonction de ce qu’elle aura réalisé.
Celui qui fait le poids d’un grain de poussière de bien, il en verra les conséquences. Et celui qui le poids d’un grain de poussière de mal, il en verra les conséquences. Dieu dit ce qui signifie : « l’exemple de ceux qui ont mécru en Dieu, leurs œuvres sont telles un tas de cendres exposé au vent un jour de tempête ». Et Il dit ce qui signifie : « dis : obéissez à Dieu et à Son Messager, s’ils rejettent cela, alors Dieu n’agrée pas les mécréants ».
Verset 16 : ne te laisse pas détourner : c’est-à-dire ne te laisse pas détourner pour œuvrer pour le Jour du Jugement ou bien ne te laisse pas détourner pour accomplir la prière ou bien ne te laisse pas détourner de la croyance au Jour du Jugement. La parole est adressée ici à Moise mais ce qui est visé est sa communauté. En effet tous les prophètes sont préservés de la mécréance, des grands péchés et des petits péchés de bassesse. Ils sont l’élite de la création.
Par ceux qui n’y croient pas : c’est-à-dire que ceux qui n’y croient pas ne t’influencent pas.
Et qui ont suivi leurs passions : c’est-à-dire ce que leur embellit leur âme. Et qui contredisent l’ordre de Dieu
Car cela va te mener à ta perte.
Dieu dit en s’adressant au Prophète mais ceux qui sont visés ce sont les gens de sa communauté ce qui signifie : si tu tombes dans l’association (c’est-à-dire si des gens de ta communauté tombent dans l’association) alors tu perdras toute récompense.
Verset 17 : Dieu annonce à Moise qu’il aura un miracle avec son bâton qu’il tient avec sa main droite.
Verset 18 : il (Moise) a dit : c’est un bâton que j’utilise comme appui ou bien quand je conduis un troupeau ou bien pour sauter et je tape les branches des arbres pour que mon troupeau puisse manger ce qui tombe des arbres et je l’utilise pour d’autres choses encore.
Les autres usages que Moise avait de ce bâton c’est que ce bâton l’accompagnait, conversait avec lui, combattait l’ennemi, les fauves, devenait aussi comme un support pour accrocher une poulie pour pouvoir récupérer de l’eau d’un puits et parfois les deux branches de ce bâton devenaient comme des bougies qui éclairent la nuit et il servait aussi à porter ses affaires, ses provisions et également, quand il le plantait dans le sol, ce bâton donnait le fruit qu’il désirait. Et aussi quand Moise plantait son bâton dans le sol, l’eau jaillissait et la source tarissait quand il l’enlevait du sol. Ce bâton protégeait aussi des animaux sauvages. Donc Moise a énuméré les bienfaits qu’il tirait de ce bâton.
Verset 19 : il lui a été dit lance ton bâton ô Mūsā : c’est pour que tu ne t’appuies plus dessus et que tu n’aies plus recours à autre qu’à Dieu et que tu voies ce que ce bâton comporte comme autre usages et que tu te fies à Nous pour tes demandes.
Verset 20 : Mūsā l’a lancé et c’était devenu un serpent qui se mouvait rapidement. Il a été dit que c’était devenu un serpent qui engloutissait les rochers et les arbres. Quand notre maitre Mūsā a vu son bâton qui était devenu un serpent qui dévorait tout sur son passage, il a eu un mouvement naturel d’appréhension.
Le terme utilisé en arabe est le mot ḥayyah qui est un terme générique car il peut englober aussi bien ce qui est un petit serpent ou un gros serpent, il désigne les différentes catégories de reptiles.
Verset 21 : Dieu dit reprends-le (ce serpent) et ne crains rien, Nous allons lui redonner son aspect d’origine. Quand notre maitre Moise a entendu la parole « ne crains rien », il a même introduit sa main dans la gueule du serpent et il a pris ses deux mâchoires.
Nous allons lui redonner son aspect d’origine : sīratu l-insān c’est la conduite de l’être humain, qu’il a naturellement ou par acquisition. Dieu a dit à Moise que le serpent allait reprendre son aspect d’origine pour que Moise réalise son miracle avec pharaon et ainsi Dieu a préparé Moise à l’aspect que le bâton allait prendre quand il serait en présence de pharaon.
Verset 22 : ramène ta main sous ton ǧanāḥ. Le mot ǧanāḥ à l’origine signifie l’aile de l’oiseau mais ici, cela veut dire le bras. Donc « mets ta main sous ton bras ». Les ǧanāḥ de l’être humain ce sont ses côtés. C’est une métaphore, c’est comme les ailes de l’oiseau. yaǧnaḥ signifie « il bat des ailes ». Elle sortira toute blanche. C’est-à-dire qu’elle sera lumineuse comme le soleil qui aveugle les yeux, sans qu’il n’y ait de maladie comme le vitiligo, ça sera un autre miracle pour toi. C’est-à-dire un autre signe de ton statut de prophète.
Le šayẖ al-Hararī que Dieu l’agrée a dit : la couleur blanche de la main de Moise sera agréable à voir, ce n’est pas comme quand quelqu’un a le vitiligo et c’est une couleur blanche qui est laide.
Verset 23 : afin de te montrer de Nos grands signes. C’est-à-dire : voici là un autre miracle (après celui de la transformation du bâton en serpent). Afin que Nous te montrions par ces deux signes certains de Nos grands signes.
Verset 24 : va chez pharaon, il a fait preuve d’injustice : il est devenu tyrannique. Il a dépassé son statut d’esclave pour prétendre à la divinité. Lorsque notre maître Mūsā ʿalayhi s-salām a reçu l’ordre d’aller chez pharaon le tyrannique, l’injuste et que Mūsā a su qu’il avait été chargé d’une mission lourde de responsabilité, qui nécessite un cœur plein de patience.
Verset 25 : il a dit (Mūsā ʿalayhi s-salām) ô Seigneur, fais que mon cœur soit fort pour supporter cela. Fais que mon cœur soit suffisamment fort pour supporter la révélation, pour supporter les difficultés et pour que je puisse supporter les mauvais comportements de pharaon et de ses soldats.
Verset 26 : et facilite-moi ma tâche : c’est-à-dire : ô Dieu, rends facile pour moi ce que tu as ordonné de faire. Facilite-moi la transmission du message à pharaon.
Verset 27 : dénoue le nœud que j’ai dans ma langue c’est-à-dire facilite-moi la parole. Facilite-moi de trouver les mots justes et de les exprimer facilement. Dans la langue de notre maître Mūsā ʿalayhi s-salām, il y avait une trace de brûlure parce qu’il avait mis une braise dans sa bouche lorsqu’il était enfant. Il était né l’année où pharaon faisait tuer tous les garçons des fils d’ Isrāʾīl qui naissaient. Dieu a inspiré la mère de notre maitre Mūsā de le placer dans un berceau qu’elle attacherait sur le fleuve et Dieu a fait que ce berceau est allé dans la maison de pharaon. Comme la femme de pharaon était musulmane et ne pouvait avoir d’enfant, elle a demandé à pharaon de garder cet enfant. Mais il a refusé toutes les nourrices qu’on lui proposait. Alors sa sœur qui avait suivi le berceau a indiqué sa mère comme nourrice, il a donc été rendu à sa mère. Puis un jour qu’il était dans le palais de pharaon, il a tiré sur sa barbe. Pharaon était énervé, il voulait le tuer. Sa femme Āsiya a intercédé en faveur de Mūsā en disant à pharaon : « ne le tue pas, c’est un enfant ». Elle a pris un récipient dans lequel elle a mis des braises et un autre récipient avec des perles. Elle voulait prouver à pharaon que ce bébé n’avait pas encore l’âge de la distinction. Le bébé allait prendre les perles mais un ange a poussé sa main vers les braises qu’il a prises dans sa bouche et ça lui a brûlé la langue. Suite à cela, cela a entrainé un effet sur sa langue. Mais il parlait correctement, avec une certaine lenteur.
Il a été rapporté que, quand il a pris le charbon, sa main aussi a été brûlée et que pharaon avait fait tout son possible pour la soigner mais il n’a pas réussi et quand Mūsā est venu appeler pharaon à l’islam, celui-ci lui a dit : à quoi m’appelles-tu ? Et Mūsā lui a dit : je t’appelle à adorer celui qui a soigné ma main alors que toi, tu étais incapable de la soigner.
ʿuqdatan min lisānī : c’est comme si c’était un des nœuds de ma langue et cela fait croire que ce ne sont pas tous les nœuds qui ont été dénoués. Mais la plupart des savants ont dit que tous les nœuds ont été dénoués. Et notre maitre Mūsā n’a plus eu de difficultés à parler depuis.
Notre prophète Mūsā ʿalayhi s-salām avait eu un effet sur sa langue. Et cela était pour une sagesse pour que pharaon ne le tue pas. Attention, ce charbon qu’il avait placé dans sa bouche n’avait pas eu pour effet que ses propos étaient incompréhensibles. Il parlait avec une légère lenteur mais ses paroles étaient parfaitement compréhensibles. Il ne modifiait pas une lettre par une autre. Mais il parlait parfaitement. Il y avait un nœud léger c’est-à-dire une certaine lenteur à cause de cette brûlure. Puis il a invoqué Dieu quand la révélation lui était parvenue. Dieu l’a exaucé et même cette lenteur a disparu.
Il a dit ô Seigneur libère-moi de cette légère lenteur que j’ai sur la langue. C’est-à-dire fais que ça touche leurs cœurs et que ça soit efficace. Et Dieu l’a exaucé et même cette lenteur a disparu.
Verset 28 : afin qu’ils comprennent ma parole quand je leur transmets le message. Tous les prophètes avaient un aspect physique parfait, il n’y avait pas parmi les prophètes un seul qui avait une quelconque infirmité. Il n’y avait pas parmi les prophètes un boiteux ni un aveugle. Mais Yaʿqūb ʿalayhi s-salām, tellement il avait été chagriné suite à la perte de son fils Yūsuf, tellement il avait pleuré qu’il avait perdu la vue pendant un certain temps. Puis il avait recouvré la vue après que Yūsuf lui avait envoyé sa chemise. Yūsuf était en Egypte et Yaʿqūb était à Madian. Quand il a reçu la chemise de son fils, il a senti l’odeur de son fils et il a recouvré la vue. C’est la preuve qu’il est permis de faire le tabarruk (le fait de rechercher les bénédictions par une trace physique). Et Dieu fait que cette bénédiction soit une cause de guérison. Cela montre qu’un prophète peut perdre la vue pendant un certain temps, mais pas au début de la révélation. C’est-à-dire que quand la révélation lui parvient, il n’est pas aveugle. Donc Yaʿqūb a recouvré la vue quand il a reçu la chemise de son fils. Mais il n’était pas aveugle de naissance et il n’avait pas de cécité avant cette épreuve. Un prophète, au début de la révélation, nécessairement, il a la vue. Mais après avoir reçu sa mission de prophète, il est possible qu’il perde la vue pendant un certain temps.
Mais celui qui prétend qu’Ādam ^alayhi s-salām était sauvage, de petite taille, trapu comme un singe, c’est un mécréant. De même devient mécréant celui qui dit qu’Ādam marchait nu sur terre. Parce que cela constitue une réfutation du Qur’ān, un démenti. Ainsi, Dieu jure dans sūrat at-tīn par les figues et les olives et par le mont aṭ-ṭūr qui est dans le Sinaï. Nous, nous jurons par Dieu, par de Ses attributs. Mais Dieu jure par ce qu’Il veut. Il a aussi juré par cette ville paisible qui est La Mecque. Il a dit ce qui signifie : « Nous avons créé l’homme avec la meilleure apparence ». Et le prophète ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Ādam était grand de taille, il mesurait soixante coudées (une coudée équivaut à environ 46.2 cm, donc sa taille atteignait les trente mètres), et il avait sept coudées de large. Puis ses descendants sont devenus petits.
Verset 29 : et fais que j’ai un ministre de ma famille. C’est-à-dire quelqu’un sur qui je puisse m’adosser sur qui je puisse m’appuyer. Donc le mot wazīr dérive de wizr qui signifie la charge, le fardeau. Le ministre est celui qui aide le roi à soulever les fardeaux. Ou encore le mot wazīr dérive de wazar qui signifie le refuge. Le roi se réfugie dans l’avis de son ministre et il a recours à lui pour gérer ses affaires. Ou encore le mot wazīr dérive de al-mouʾāzarah, c’est-à-dire le soutien et l’entraide.
Verset 30 : mon frère Hārūn
Verset 31 : fais qu’il me soutienne et de qui je puisse tirer plus de force.
Verset 32 : et fais qu’il soit mon associé dans ma mission. C’est-à-dire fais qu’il soit un prophète et un messager avec moi.
Verset 33 : Dieu dit au sujet de Mūsā ʿalayhi s-salām : afin que nous T’évoquions beaucoup sabbaḥa ici, signifie faire la prière et évoquer Dieu. Mūsā ʿalayhi s-salām a demandé à Dieu de lui envoyer Hārūn pour qu’ils puissent ensemble évoquer beaucoup Dieu, pour qu’ils s’entraident à l’adoration de Dieu.
Verset 34 : et que nous T’évoquions beaucoup (pendant la prière et en-dehors de la prière).
Verset 35 : Mūsā ʿalayhi s-salām a dit : ô Allāh, certes Tu sais tout de nous. Dieu, rien n’échappe à Sa science.
Verset 36 : Dieu a répondu à l’invocation de notre maitre Mūsā : ta demande a été exaucée ô Mūsā c’est-à-dire qu’il t’a été donné ce que tu as demandéô Mūsā. Il y a différentes sortes de récitation ici : au lieu de dire « suʾlak » on dit « sūlak ».
Verset 37 : et Nous t’avons fait grâce une seconde fois. Nous t’avions déjà fait grâce auparavant une autre fois, auparavant.
Verset 38 : Nous avions inspiré à ta mère ce que Nous t’avions inspiré. aʾuḥā signifie Nous t’avions révélé ; mais les femmes ne reçoivent pas la révélation car ce sont les hommes qui sont des prophètes. Une explication est : il se peut que Dieu ait envoyé un ange à la mère de Mūsā qui lui a dit ce que Dieu veut qu’elle sache. Ou bien c’est une inspiration qu’elle a eue dans son cœur. Ou bien elle a fait un rêve lorsqu’elle a accouché de Mūsā.
Car le pharaon de cette époque faisait tuer tous les garçons qui naissaient, une année sur deux. Et Mūsā est né une de ces années-là. Pharaon avait ordonné à ses gardes de chercher tous les descendants d’ Isrāʾīl et il faisait tuer tous les garçons qui naissaient.
Ce qui a été révélé à la mère de Mūsā est expliqué dans le verset suivant.
Verset 39 : que tu mettes ton enfant dans un berceau flottant dans l’eau (du Nil) afin que cette eau l’amène sur le rivage et il sera récupéré par un ennemi à Moi et par un ennemi à lui (àMūsā).
Il a été rapporté que la mère de Mūsā avait mis sur l’eau ce berceau flottant et qu’elle l’avait enduit d’un produit qui empêchait l’eau de l’infiltrer. Il y avait une grande partie du fleuve qui arrivait à un verger de pharaon. Alors qu’il était assis avec son épouse Āsiyah dans ce verger, ils ont vu le berceau qui avait échoué sur le rivage. Il a ordonné qu’on lui ramène ce berceau et il a vu un garçon qui avait le plus beau des visages. Tout de suite pharaon l’a aimé.
Je t’ai accordé un amour de Ma part : Dieu a agréé Mūsā et ceux que Dieu agrée, les gens les aiment. Il n’y pas eu une seule personne qui ait vu Mūsā sans l’aimer.
Un des compagnons du Prophète qui s’appelle Qatādah a dit : « il y avait une beauté dans le visage de Mūsā, personne ne le voyait sans qu’il ne l’aimât ».
Et que tu sois élevé sous Ma protection : ici le mot ʿaynne veut pas dire « œil » au sujet de Dieu parce que Dieu n’est pas un corps. Cela veut dire « afin que tu grandisses sous la protection de Dieu ».
Verset 40 : ta sœur a marché pour lui dire « est-ce que vous voulez que je vous indique une nourrice qui puisse l’allaiter ? » C’est une autre grâce de la part de Dieu, le fait que la sœur de Mūsā ait suivi le berceau. Sa sœur s’appelait Maryam. Il s’est avéré qu’ils étaient en train de chercher une nourrice qui puisse l’allaiter. Dieu a fait que Mūsā avait rejeté toutes les nourrices qui lui avaient été proposées. Et elle visait par cette nourrice la véritable mère du bébé. Ils ont été d’accord. Alors elle a ramené la mère de Mūsā et bien sûr il a accepté le sein de sa mère.
Nous t’avons ramené auprès de ta mère tout comme Nous le lui avions promis. Pour que ton cœur se réjouisse en t’ayant à nouveau auprès d’elle.
Et qu’elle ne soit pas chagrinée pour t’avoir perdu et il est arrivé plus tard quand tu as grandi, tu as tué quelqu’un et Nous t’avons sauvé des conséquences. Et tu as tué un Qibt et Nous t’avons sauvé du fait d’être tué à ton tour. Le mot ġamm, certains ont dit que c’est l’homicide dans la langue de Qurayš et d’autres ont dit qu’il était tourmenté à cause de cet homicide par crainte du châtiment de Dieu. Ceci a eu lieu avant le statut de prophète de notre maître Mūsā ^alayhi s-salām et ceci n’est pas un grand péché car il l’a tué involontairement. Il craignait que pharaon ne le tuât en raison de cet homme. Et Dieu a pardonné à Mūsā quand il a dit : « ô Seigneur, j’ai été injuste envers moi-même, pardonne-moi ». Dieu a sauvé Mūsā de pharaon puisqu’Il a fait que Mūsā quitte l’Egypte pour Madiane qui se trouve entre l’Arabie et la Jordanie. Madiane était la ville du prophète Šuʿayb.
Nous t’avons élu parmi d’autres : Mūsā a été élu par le fait d’être prophète.
Tu es resté un certain nombre d’années parmi les habitants de Madiane : c’est la ville du prophète Šuʿayb, elle se trouve à huit étapes de l’Egypte. Wahb, un des exégètes du qur’ān a dit que notre maitre Mūsā ^alayhi s-salām est resté 28 ans à Madiane : 10 ans en tant que dot pour Séphora, la fille de Šuʿayb qui était la femme de Mūsā, puis 18 ans en plus. Il a eu des enfants.
Puis il est arrivé le temps où Mūsā a reçu son statut de prophète.
Verset 41 : Je t’ai choisi pour recevoir la révélation de Ma part pour que tu te comportes tel que Je veux et j’agrée.
Az-Zaǧǧāǧ qui est un spécialiste de la langue a expliqué ce verset par : « Je t’ai choisi pour la mission que Je t’ai donnée, Je t’ai fait celui qui est Ma preuve pour les gens, tu es celui qui est l’intermédiaire entre les gens et Moi, c’est comme s’ils ont entendu Ma parole que tu leur transmets ».
Verset 42 : va, toi et ton frère, avec Mes signes. Avec mes miracles et ne vous lassez pas de m’évoquer. Ne soyez pas de ceux qui faiblissent et qui font preuve de défaillance. ḏikrī c’est-à-dire : c’est comme si vous aviez des ailes pour vous envoler. Ou bien transmettez Mon message à pharaon et à son peuple. Le mot ḏikr qui est traduit communément par évocation est un mot qui désigne différentes sortes d’adoration. Et transmettre le message est un acte d’adoration et c’est le plus éminent des actes d’adoration.
Verset 43 : allez donc tous les deux voir pharaon, il a dépassé les limites. Cette phrase a été répétée deux fois. Pharaon a été tyrannique puisqu’il a prétendu la divinité.
Verset 44 : dites-lui des paroles convenables : c’est-à-diredes paroles adéquates, douces, car c’est cela qui va l’amener à accepter l’Islam.
Pour que ce soit une cause de rappel pour lui : de sorte à ce qu’il soit exhorté et qu’il reconnaisse la vérité. Le rappel a eu lieu pour lui mais il a accepté au moment où il allait se noyer, donc c’était trop tard. Car Dieu n’accepte pas le repentir de la part de quelqu’un qui a perdu tout espoir de vivre.
Il a été dit que pharaon avait été exhorté par le rappel que lui avait fait Mūsā et Hārūn et qu’il voulait les suivre mais que c’était son ministre qui l’en avait empêché.
Il a été dit que ce verset a été récité auprès de Yaḥyā fils de Muʿāḏ et il était connu pour être un ascète, un grand saint. Quand il a entendu ce verset, il s’est mis à pleurer et il a dit : « quand tu es de ceux qui parlent avec douceur et de manière adaptée à un mécréant qui prétend la divinité (pharaon avait dit qu’il était le seigneur suprême), alors comment vas-tu parler à quelqu’un qui reconnait la divinité de Dieu !! A plus forte raison, il convient de parler de manière adaptée à quelqu’un qui est musulman et qui dit la parole -subḥāna rabi l-ʾaʿlā-
Verset 45 : ils ont tous deux dit ô Seigneur nous craignons qu’il ne s’empresse de nous punir ou qu’il fasse preuve d’injustice. Nous craignons qu’il ne nous punisse en dépassant la limite en nous faisant du mal.
Verset 46 : Il leur a dit ne craignez rien Je serai avec vous J’entends et Je vois. Je suis avec vous : c’est-à-dire Je vous donne la victoire et Je vous protège.
J’entends : ce que vous allez dire et Je vois : ce que vous faites. Dieu, par Son ouie qui est de toute éternité, Il entend les choses qui entrent en existence. Et Il entend Sa parole qui, elle, est de toute éternité. Sa parole est un attribut, elle n’a pas de ressemblance avec la parole des créatures.
Et Dieu voit les choses qui sont entrées en existence. Et Dieu voit Son Etre à Lui qui est de toute éternité.
Ibnu ʿAbbās a dit au sujet de ce verset : (ne craignez rien, Je vous soutiens, J’entends (c’est-à-dire vos invocations) et Je vous les exaucerai et Je vois (ce qui risque de vous arriver de la part de ceux qui complotent contre vous) et Je l’empêcherai). Autrement dit, ce qui vous arrive n’est pas quelque chose qui M’échappe. Alors n’ayez pas de crainte.
Verset 47 : allez le voir (c’est-à-dire pharaon) dites-lui nous sommes les envoyés de ton Seigneur.
Notre šayẖ que Dieu lui fasse miséricorde a dit : dans ce verset où Dieu leur dit de dire : nous sommes des messagers envoyés à toi, c’est une preuve qu’aussi bien Mūsā que Hārūn sont des messagers.
Et dites-lui envoie avec nous les descendants Isrāʾīl (le prophète Yaʿqūb qui est le petit-fils du prophète Ibrāhīm). Laisse les descendants d’Isrāʾīl venir avec nous, c’est-à-dire libère-les du joug de l’esclavage de la part de pharaon.
Et ne leur fais pas subir des tâches qu’ils ne peuvent pas supporter : car pharaon leur faisait faire des travaux forcés
Nous t’avons amené un signe de la part de ton Seigneur : c’est-à-dire une preuve que c’est bien Dieu Qui nous a envoyés, nous t’amenons la preuve de la véracité de ce que nous prétendons. Cette phrase par rapport à la première phrase qui est (nous sommes des envoyés de la part de ton Seigneur) est une indication, une explication et un détail de la première. Parce que la prétention du message n’est confirmée qu’avec sa preuve. Et la preuve des messagers, ce sont les miracles. Alors pharaon a demandé : et quel est donc ce miracle ? Notre maître Mūsā ʿalayhi s-salām a montré sa main, elle était rayonnante comme le soleil, fluorescente.
Et salutation à celui qui aura suivi la bonne guidée : ici, salutation signifie la sauvegarde et non pas le salut. C’est-à-dire la sauvegarde du châtiment pour celui qui entre en Islam. C’est pour indiquer à pharaon que, s’il entre en Islam, il sera sauvé du châtiment éternel.
Verset 48 : il nous a été révélé que le châtiment sera accordé à celui qui dément et qui se détourne.
Il nous a été révélé que le châtiment dans le bas-monde et dans l’au-delà sera accordé à celui qui dément les messagers et qui se détourne de la foi de l’ Islam.
Ce verset est le verset qui porte le plus d’espoir parce qu’il a indiqué que la sauvegarde sera accordée pour le croyant et le châtiment est pour celui qui dément. Ils sont donc partis le voir et ils ont donc accompli leur mission. Et ils ont dit à pharaon ce qu’ils avaient reçu l’ordre de dire.
Verset 49 : il leur a dit qui est donc votre Seigneur ô Mūsā. Mūsā est Mūšī en hébreu et Mū signifie eau et Šī signifie arbre. Pharaon s’est adressé aux deux mais il a appelé l’un des deux seulement Moise. Parce que c’est Moise qui était prophète en premier puis Hārūn est venu après lui.
Verset 50 : il a répondu (Moise) notre Seigneur (à nous deux) c’est Celui Qui a donné à chaque chose ce dont elle a besoin. Ici, le verbe ʾaʿṭā est transitif et il admet deux compléments d’objet direct.
La deuxième explication : Dieu est Celui Qui a donné à chaque chose son aspect et la forme qui est adaptée au bénéfice pour lequel elle a été créée. Exemple : l’œil, c’est Dieu Qui lui a donné l’aspect correspondant à la vue. La main a été créée avec le pouce en opposition pour pouvoir saisir des objets.
Et Il a guidé : c’est-à-dire que Dieu a fait savoir à Sa créature comment tirer profit des moyens de subsistance : comment semer du blé, comment le récolter, le décortiquer, le moudre, …Et Dieu a indiqué à Ses créatures quel est le moyen du bonheur dans l’au-delà. Dieu a envoyé des prophètes alors qu’Il n’était pas obligé.
Verset 51 : il (pharaon) a dit qu’en est-il de ceux qui ont vécu dans les siècles antérieurs. Il a posé la question àMūsā à propos de l’état de ceux qui ont vécu dans les siècles précédents et qui sont transformés en poussière, du malheur de ceux qui seront malheureux pour l’éternité et du bonheur de ceux qui seront heureux pour l’éternité.
Verset 52 : Mūsā a dit (en guise de réponse) Dieu sait ce qu’il en est de ces gens-là. Il s’en est remis à Dieu au sujet de cette connaissance.
Leur état est inscrit dans un livre : c’est la Table Préservée qui est au-dessus des cieux et sur laquelle est inscrit tout ce qui a lieu dans ce bas-monde jusqu’au Jour du Jugement. C’est comme s’il avait répondu : tu as posé la question à propos d’une chose que nous ignorons, qui est cachée pour nous. Et Dieu est Celui Qui sait cela. C’est comme s’il lui disait : je ne suis qu’un esclave comme toi et je n’ai de connaissance que ce que Dieu, Qui sait les choses cachées me dévoile. Il lui a dit : ce qu’il en est des gens qui ont vécu avant nous, Dieu l’a fait écrire sur la Table préservée.
Dieu ne se trompe pas : c’est-à-dire celui à qui Dieu accorde la félicité, Dieu lui accorde la félicité et celui qui mérite le malheur, Dieu lui accordera ce qu’il mérite.
Et Dieu n’oublie personne : c’est-à-dire que Dieu n’oublie pas de les récompenser ou de les châtier. Il a été dit que Dieu n’est pas de ceux qui oublient. Et la Table Préservée n’est pas là pour lui rappeler ce qu’Il aurait pu oublier. Mais Dieu a fait inscrire sur la Table Préservée pour faire savoir aux anges que ce que vont faire les gens est conforme à ce que Lui Sait.
Verset 53 : Il est Celui Qui a fait que la terre est pour vous comme un support et Il a fait qu’il y a sur terre des chemins (pour que vous puissiez vous déplacer) et Dieu a fait descendre du ciel de l’eau (de pluie) et Nous avons fait pousser par elle différentes variétés de plantes qui sont différentes par leurs couleurs, leurs odeurs, leurs formes ; certaines sont pour les gens, d’autres pour les animaux. Parmi les grâces que Dieu nous a accordées, c’est que nos subsistances, nous les obtenons en partie par le travail des animaux. Et Dieu a fait que les animaux que les humains utilisent, leur alimentation provient du reste des cultures que nous ne consommons pas.
Verset 54 : mangez (vous-mêmes) et faites paître vos troupeaux, il y a en cela des signes pour ceux qui sont dotés de raison. C’est un récapitulatif du verset précédent c’est-à-dire Nous avons fait sortir de la terre différentes sortes de plantes, autorisant à en profiter pour que vous puissiez en consommer une partie et que vous donniez en fourrage une partie pour vos animaux. Il y en cela c’est-à-dire en ce que J’ai mentionné des signes c’est-à-dire des preuves pour ceux qui sont sensés c’est-à-dire ceux qui sont dotés de raison : an-nuhā –
Verset 55 : c’est à partir d’elle que Nous vous avons créés, c’est à elle que Nous vous rendrons et c’est à partir d’elle que Nous ferons sortir une deuxième fois : c’est-à-dire de la terre. Votre ancêtre, votre père à tous qui est Ādam a été créé à partir de la terre. Et c’est à la terre que Nous vous rendrons (c’est-à-dire c’est dans la terre que vous serez enterrés). C’est à partir d’elle que Nous vous ferons sortir une deuxième fois c’est-à-dire pour le jour de la résurrection. Dieu fait que les parties des corps qui sont transformées en poussière, qui sont mélangées avec la terre, seront ramenées pour reconstituer à nouveau le corps, comme ils étaient pendant leur vie, avant leur mort. Et après la reconstitution des corps, Dieu les fera sortir pour le jour du rassemblement.
L’auteur a dit : Dieu a énuméré ce qui se rapporte à la terre, à savoir qu’elle est un support pour les humains, sur lequel ils peuvent se déplacer, faire leurs occupations ; Dieu leur a tracé des chemins pour circuler pour aller là où ils veulent, Dieu leur a fait pousser différentes sortes de plantes parmi lesquelles celles qui sont sources de subsistance pour eux, ou pour leurs animaux. Et c’est à partir de la terre qu’ils ont été créés et c’est d’elle qu’ils sont nés et elle sera leur linceul quand ils vont mourir.
Verset 56 : Nous lui avons fait voir tous Nos signes, il a démenti et il a refusé. C’est-à-dire à pharaon, il n’a pas été mentionné explicitement mais le pronom « lui » se rapporte à pharaon. « Tous Nos signes » : il s’agit de neuf grands signes que Dieu a accordés à Moise (neuf grands miracles).
1/le bâton qui s’est transformé en un serpent
2/la main de Moise qui est devenue scintillante
3/ la séparation de la mer en douze chemins
4/le rocher qui était une source d’eau pour les tribus descendant d’Isrāʾīl. Chaque fois qu’ils avaient besoin d’eau, Moise frappait ce rocher et douze sources d’eau jaillissaient. Et il emmenait ce rocher avec lui.
5/ les criquets
6/ les poux
7/les crapauds
8/le sang
9/ la prononciation de la montagne.
Mais pharaon a refusé d’accepter la vérité.
Verset 57 : il lui a dit est-ce que tu es venu pour nous faire sortir de notre terre par ta sorcellerie ô Mūsā : c’est pharaon qui a parlé. Il a dit est ce que tu es venu pour nous faire sortir de notre terre d’Egypte ? « Par ta sorcellerie ô Mūsā » : il y a en cela que pharaon avait extrêmement peur de Moise. Pharaon a utilisé cela comme un prétexte car quel sorcier pourrait faire sortir un roi de son royaume !?
Verset 58 : nous allons t’amener une sorcellerie semblable, alors fixe-nous une date pour toi et moi où nous viendrons, ce sera un endroit commun : pharaon a dit : nous allons te contrer avec une sorcellerie comme la tienne. Fixe-nous une date et nous nous y tiendrons, c’est-à-dire que nous n’allons pas manquer ce rendez-vous.
Verset 59 : notre rendez-vous sera un le jour dezīnah (c’était un jour de fête pour eux) : c’est Mūsāqui a répondu cela, même si la question concernait un endroit, il a répondu par un moment. Parce que forcément à cette date-là, ils allaient se retrouver dans un endroit.
Et que le rassemblement des gens soit en matinée. La matinée est le moment de la journée où les gens sont plus sûrs de ce qu’ils voient, ainsi il y a moins de suspicion. Et c’est un moment plus propice pour que la vérité se propage entre les contrées, pour que ce que les gens vont voir soit diffusé à large échelle, dans les villes et les villages.
Verset 60 : pharaon s’est détourné de Mūsā et il a rassemblé tout ce qui constituait sa ruse et ses sorciers puis il est venu. Pharaon s’est détourné de Moise et il a ressemblé ses sorciers : il y a eu trois avis sur le nombre de sorciers de pharaon : soit 72, soit 400 soit 70.000. Puis il est venu pour le jour du rendez-vous.
Verset 61 : Mūsā ʿalayhi s-salām s’est adressé aux sorciers, Mūsā leur a dit malheur à vous, ne calomniez pas Dieu (dans le sens : ne prétendez pas que le miracleque j’ai, soit de la sorcellerie
Sinon Dieu vous anéantira par un châtiment terrible et aura été déçu celui qui calomnie.
Verset 62 : alors ils se sont disputés entre eux et ils se sont concertés en cachette : ils n’étaient pas d’accord entre eux, certains ont dit c’est un sorcier comme nous, d’autres ont dit non, ce qu’il a dit là ce ne sont pas des paroles de sorciers, ne calomniez pas Dieu. Ils se sont dits : si c’est un sorcier, nous allons avoir le dessus, et si c’est quelque chose qui lui vient du ciel, alors il va certainement avoir un soutien.
Verset 63 : ils ont dit mais ce ne sont là que deux sorciers : en parlant de Mūsā et de Hārūn, qui veulent vous faire sortir de votre terre, c’est-à-dire d’Egypte, par leur sorcellerie et ils veulent faire disparaitre votre religion et votre loi exemplaire. Ils font référence au fait qu’ils adorent pharaon.
Verset 64 : venez tous ensemble : les sorciers se sont dits entre eux : soyons tous unis. En une rangée : cela inspire davantage le respect et la crainte pour celui qui observe. Celui qui va avoir le dessus aura réussi.
Verset 65 : les sorciers ont dit ô Moise soit tu lances ton bâton en premier ou alors c’est nous qui commençons par lancer ce que nous avons entre nos mains : ils lui ont laissé le choix entre ce que ce soit lui qui commence ou bien eux. L’auteur dit : c’est comme si Dieu leur a inspiré cela. Ils ont été touchés par la barakah de Moise ʿalayhi s-salām et Moise a su qu’ils voulaient, eux, lancer en premier. Dieu a fait savoir cela à Moise.
Verset 66 : il a dit lancez en premier afin que Dieu manifeste Sa toute puissance et qu’Il annule ce qu’ils auront fait et que, quand le miracle apparait, cela montre la faiblesse de la sorcellerie, pour ceux qui observent et que ce soit une moralité claire pour les gens. Et ils ont lancé.
C’est alors que leurs cordes et leurs bâtons donnaient l’illusion à celui qui les observe qu’ils se déplaçaient. Il a été dit qu’ils les avaient enduits de mercure et, avec le soleil, ils donnaient l’impression de bouger.
Verset 67 : Mūsā ʿalayhi s-salām a craint que les gens ne soient en proie au doute et qu’ils ne le suivent pas.
Verset 68 : Nous lui avons dit n’aie aucune crainte, tu seras le victorieux. Celui qui va vaincre.
Verset 69 : et lance ce que tu as dans ta main droite et c’est ça qui va dévorer ce qu’ils ont fait. C’est-à-dire lance le bâton que tu tiens dans ta main droite, il va avaler les objets que les sorciers ont lancés, c’est-à-dire leurs bâtons et leurs cordes. Le bâton n’a pas été cité précisément mais c’est « ce que tu as dans ta main droite » et ceci par honneur pour ce bâton. Ou alors c’est pour rabaisser ce qu’ils ont fait c’est-à-dire ne te laisse pas impressionner par le grand nombre de cordes et de bâtons qu’ils ont jetés. Toi, tu n’as qu’un bâton dans ta main droite, lance-le et tu verras qu’il ne fera qu’une bouchée de ce qu’ils ont lancé. Autrement dit, par la puissance de Dieu, même si ce que tu tiens dans ta main n’est qu’un seul bâton, il va dévorer tous les autres bâtons malgré leur grand nombre. ʾinnamā ṣanaʿū kaydu sāḥirin wa lā yufliḥu s-sāḥiru ḥayṯu ʾatā : c’est une partie du verset que l’on récite pour dénouer une sorcellerie.
Ce qu’ils ont fait n’est que la ruse d’un sorcier et le sorcier ne réussira jamais, où qu’il soit.
Et Mūsā a lancé son bâton qui a dévoré ce qu’ils avaient jeté. Tellement le signe de ce qu’ils ont vu était impressionnant qu’ils se sont tous prosternés.
Verset 70 : les sorciers se sont tous prosternés rapidement : c’est ce qu’indique le verbe faʾulqiya s-saḥaratu suǧǧadā c’est-à-dire que c’est comme si quelqu’un les avait lancés à se prosterner : ils ont été extrêmement rapides à se prosterner parce qu’ils ont vu que ce n’était pas de la sorcellerie. L’auteur a dit qu’ils avaient lancé au début leurs cordes et leurs bâtons pour appuyer la mécréance et le reniement, puis ils ont lancé leurs têtes au sol, en se prosternant pour remercier Dieu Qui les a bien guidés, Qui leur a fait savoir qu’en réalité ils étaient dans l’erreur. Regardez le premier lancer et le deuxième : le premier était pour appuyer le faux et le deuxième pour adorer Dieu (c’est un sens figuré du verbe lancer, ici, car ils n’ont pas lancé leurs têtes, c’est pour marquer la rapidité avec laquelle ils se sont prosternés).
Ils ont dit nous avons cru au Seigneur de Hārūn et Mūsā.
Verset 71 : alors pharaon était énervé : il leur a dit comment vous êtes devenus croyants en Moise avant que je ne vous y autorise ; car tous ls sorciers sont devenus croyants musulmans. C’est certes votre kabīr qui vous a enseigné. Ici le mot kabīr fait référence à votre enseignant. Les gens de La Mecque disent à propos de leur grand enseignant le kabīr.
Alors je vais vous couper vos mains et vos pieds des côtés opposés : c’est-à-dire couper la main droite et le pied gauche.
Je vais vous accrocher ensuite sur des troncs de palmier et vous verrez qui de nous est celui qui porte un châtiment plus terrible et qui dure plus longtemps : c’est comme s’il avait dit : est-ce que c’est moi qui vous châtie le plus pour avoir délaissé votre foi en moi ou bien le Seigneur de Moise si vous délaissez la foi en Lui.
Verset 72 : ils (les magiciens) lui ont dit (à pharaon) nous n’allons pas te choisir toi, vu les signes clairs qui nous sont parvenus : nous n’allons pas te préférer, aux dépens de ces preuves claires
Et ne pas suivre Celui Qui nous a créés.
Une autre explication est : par Celui Qui nous a créés, nous n’allons pas te préférer : ils ont juré par Dieu qu’ils n’allaient pas choisir pharaon au détriment des preuves claires qui leur sont parvenues.
Alors fais ce que tu veux nous faire comme mal : tu veux nous accrocher à des poteaux.
Notre šayẖ a dit : prononce la sentence que tu veux prononcer, cela ne changera rien.
Cela n’est juste que dans la vie du bas-monde : ce que tu vas faire n’a lieu que dans la vie du bas-monde mais dans l’au-delà, tu ne feras rien du tout car l’au-delà demeure plus longtemps.
Verset 73 : nous avons cru en notre Seigneur afin qu’Il nous pardonne notre péché et qu’Il nous pardonne la pratique de la sorcellerie que tu nous as contraints de faire : il a été rapporté qu’ils ont demandé à pharaon « montre-nous Mūsā quand il dort ». Car ils ont vu que Mūsā, dans son sommeil, était surveillé par son bâton. Son bâton était comme un garde. Ils ont dit : cela n’est pas de la sorcellerie : parce que la sorcellerie n’a pas d’effet quand le sorcier dort. Ils ont voulu éviter de provoquer Mūsā ʿalayhi s-salām, pour éviter le scandale mais pharaon les a contraints. Donc malgré leur refus au départ, il les a contraints à pratiquer la sorcellerie. Ce qui a été préjudiciable à pharaon, c’est son ignorance. Parce qu’il ne savait pas la différence entre la sorcellerie et ce qui n’en est pas. Et ce qui a été utile pour les magiciens, c’est la connaissance de la sorcellerie : ils connaissaient ce qu’était la sorcellerie et ils ont profité de leurs connaissances. Ils ont vu que ce que Mūsā avait fait n’était pas de la sorcellerie. Donc si la connaissance de la sorcellerie est bénéfique, que dire alors de la connaissance de la Loi de l’Islam ?
Et Allāh rétribue davantage celui qui lui obéit. Si on obéit à Dieu, la rétribution de la part de Dieu est plus bénéfique que l’acte d’obéissance.
Et le châtiment de la part de Dieu à celui qui Lui désobéit dure plus longtemps. Ici celui qui désobéit à Dieu, c’est celui qui mécroit en Dieu. Et cette dernière partie de verset est une réplique à la parole de pharaon quand il avait dit aux magiciens : vous allez voir qui a un châtiment plus terrible et qui dure plus longtemps. Car la mort est parfois un soulagement : il arrive que quelqu’un souffre et la mort le soulage de ses souffrances.
Verset 74 : mais eux (les mécréants), ils n’auront pas ce soulagement de la souffrance mais ils auront la géhenne dans laquelle ils ne mourront pas. Donc le mécréant ne mourra pas en enfer et il n’aura pas de vie profitable. C’est-à-dire qu’il vivra perpétuellement sans fin, sans interruption, dans le châtiment et les douleurs. Il n’aura pas une vie paisible.
Quant à ceux qui n’ont pas désobéi à Dieu par la mécréance, et qui sont morts avant de se repentir, donc ils font partie des musulmans désobéissants, il y a parmi eux ceux qui seront touchés par une punition dans l’au-delà puis le châtiment s’interrompra pour eux et ils sortiront de l’enfer pour se rendre au paradis. Et parmi eux, il y a ceux à qui Dieu pardonne et Il ne les châtie pas, parce qu’ils sont morts musulmans. Parce que Dieu est Celui Qui fait ce qu’Il veut. Il ne tire aucun profit d’aucune de Ses créatures : ni des anges, ni des prophètes, ni d’autres qu’eux. Dieu n’est pas injuste s’Il châtie un tel pour sa mécréance ou tel autre pour ses péchés. Et même si Dieu pardonne à ce musulman qui était souillé de péchés et qui est mort avant de faire le repentir, on ne dit pas : pourquoi Dieu pardonne à celui-ci et ne pardonne pas à celui-là ? Dieu est Celui à Qui toute chose appartient véritablement. On n’émet aucune objection contre lui. Dieu a créé le monde comme Il l’a voulu, par Sa volonté qui est de toute éternité, Il ne S’est concerté avec personne. Dieu ne Se concerte avec personne pour créer quoi que ce soit de ce monde parce que Dieu n’a pas besoin d’autrui. Allāh est al-Qayyūm : certains exégètes ont expliqué ce terme en disant que Dieu est celui Qui n’a besoin de rien, Il n’a pas besoin d’autrui.
Verset 75 : et celui qui meurt sur la foi (l’Islam) et qui aura accompli les bonnes œuvres, celui-là aura les hauts degrés.
Verset 76 : ce seront des jardins d’Eden : ce sera la rétribution de ceux qui se sont purifiés
Dans lesquels couleront des fleuves, ils y resteront éternellement
Et c’est la rétribution de ceux qui se sont purifiés : de ceux qui se sont purifiés de l’association à Dieu, en disant « il n’est de dieu que Dieu ».
An-Nasafī a dit que ces trois versets 74 à 76, il a été dit que ce sont les paroles que les sorciers ont dites. Et il a été dit que ce ne sont pas les paroles des sorciers mais que c’est une information de la part de Dieu. Et le premier avis a le plus de preuves en sa faveur.
Verset 77 : et Nous avons révélé à Moise d’emmener Mes esclaves de nuit : quand Dieu a voulu l’anéantissement de pharaon et de son peuple, Il a donné l’ordre à Moise d’emmener son peuple hors d’Egypte et de partir la nuit, et d’emprunter le chemin de la mer, (d’aller vers l’est)
Ouvre-leur un chemin en mer, un chemin de terre ferme et ne crains pas qu’ils te rattrapent et ne crains pas (la noyade). Alors Moise a entamé le voyage au début de la nuit et ils étaient 70 .000, ils avaient emprunté des bijoux. Le šayẖ, que Dieu lui fasse miséricorde a dit : comme c’était la fête, ils avaient emprunté les bijoux des non musulmans.
Alors pharaon les a poursuivis avec 600.000 Qibt (coptes) et il les a suivis à la trace. Mais notre šayẖ, que Dieu lui fasse miséricorde a dit : la plupart des exégètes ont dit que Moise, quand il a quitté l’Egypte, il était accompagné de 600.000 des descendants d’Isrāʾīl alors que pharaon les avait poursuivis avec un million 600.000 soldats et le šayẖ a dit que cet avis était meilleur.
Verset 78 : pharaon est parti à leurs trousses avec ses soldats. Quand ils sont arrivés aux abords de la mer, ils (Moise et ceux qui étaient avec lui) ont été alors pris par des sentiments (ici il y a une formulation très jolie en arabe qui exprime en peu de mots beaucoup de sens et ça s’appelle ǧawāmiʿ l-kalim) ; on peut imaginer ce qu’ils ont ressenti alors qu’ils avaient pharaon à leurs trousses et la mer devant eux. C’est-à-dire qu’ils ont ressenti ce que seul Dieu sait.
Verset 79 : et pharaon a égaré son peuple : il l’a égaré de la voie de la bonne guidée.
Et il ne l’a pas guidé vers la vérité et le droit chemin.
Et ce verset est une réplique à pharaon quand il avait dit à son peuple : « et je ne vous guide que vers la voie de la bonne guidée ».
Puis Dieu cite la grâce et le bienfait qu’Il a accordés aux descendants d’Isrāʾīl après les avoir sauvés de la mer et anéanti pharaon et son peuple dans le verset suivant :
Verset 80 : ô vous descendants d’Isrāʾīl Nous vous avons sauvés de votre ennemi et Nous vous avons fixé une date à côté de la montagne de aṬ-Ṭūr
Ö vous fils d’Isrāʾīl, Nous avons révélé à Moise d’emmener Mes esclaves, la nuit et Nous avons dit : ô vous d’Isrāʾīl, Nous vous avons sauvé de pharaon et Nous vous avons fixé une date et Nous vous avons promis de vous donner le Livre et c’était du côté droit de la montagne de aṬ-Ṭūr qui se trouve au Sinaï. Parce que Allāh ʿazza wa ǧall a fixé une date à Mūsā pour qu’il se rende à cet endroit-là et qu’il choisisse qu’il se fasse accompagner par 70 hommes qui soient présents avec lui lorsqu’at-tawrāt (la torah) sera révélée.
La phrase s’adresse aux descendants d’Isrāʾīl parce que cette date fixée était pour leur élite (les naqīb qui sont des saints de haut degré) et leur prophète Mūsā. En définitive, ce sont eux qui vont bénéficier de cette révélation de la torah puisqu’elle comporte leurs lois et leur religion.
Al-ayman : c’est le côté droit. Du point de vue grammatical c’est un adjectif épithète qui qualifie ǧānib qui est manṣūb car il est circonstanciel de lieu donc al-ayman est aussi manṣūb, donc avec une fatḥah.
Mais il y a une récitation avec une kasrah, qui s’appelle ǧarru l-muǧāwarah : ceci du fait de la proximité du terme al-ayman du terme aṬ-Ṭūr qui, lui, est complément du nom ǧāniba et est maǧrūr (donc avec une kasrah).
Remarque : il y a un autre exemple dans le Qur’ān sūratu l-māʾidah verset 6 : (yā ʿayyuha l-laḏīna āmanū iḏā qumtum ila s-salāti faġsilu wuǧūhakum wa aydiyakum ʾila-l-marāfiqi wa msaḥū bi ruʾūsikum wa ʾarjūlakum (ou ʾarjūlikum) ʾila l- kaʿbayn). Si on dit (waʾarjūlikum) c’est maǧrūr du fait du terme (bi) qui précède, mais ça ne veut pas dire qu’on passe la main mouillée sur ses pieds, c’est le mafʿūl bihi de faġsilu (c’est le complément d’objet direct de « lave » et non pas de « passe la main mouillée »). Ceci est un exemple pour montrer l’importance de la grammaire arabe.
Et Nous vous avons fait descendre al-manna et as-salwā.
C’est une nourriture qui est prête : al-mann c’est comme du sucre candy qui est tombée, comme la rosée du matin et ils le mangeaient alors qu’ils étaient pendant quarante ans dans le désert en train de tourner en rond. Et as-salwā ce sont des cailles toutes prêtes. Dieu fait descendre du ciel ces deux nourritures.
Verset 81 : (et Nous leur avons dit) : mangez des choses bonnes et licites que Nous vous avons accordées et ne soyez pas injustes : c’est-à-dire « ne dépassez pas les limites que Dieu vous a fixées ». C’est-à-dire « ne soyez pas ingrats pour les biens que Dieu vous a accordés et ne dépensez pas ces grâces que Dieu vous a accordées dans la désobéissance ».
Autre explication : ne soyez pas injustes les uns envers les autres
Sinon vous mériterez Ma volonté de châtiment. C’est-à-dire que vous mériterez Ma punition. Et celui pour qui la punition est méritée, alors il sera perdu : il va faire une chute après laquelle il ne pourra pas se relever. Le terme (hawā) signifie chuter d’une hauteur et périr suite à cette chute. La métaphore est le fait de chuter des honneurs de la foi vers les abîmes du feu de l’enfer.
Verset 82 : et certes Je suis Celui Qui pardonne celui qui fait le repentir et qui est croyant : c’est-à-dire que Dieu est Celui Qui pardonne à qui fait le repentir de l’attribution d’un associé à Dieu et qui a cru en l’unicité de Dieu et qui a cru Dieu en ce qu’Il a fait descendre et qui a accompli les bonnes œuvres c’est-à-dire qui a accompli les obligations puis qui a pris la voie de droiture et qui a persévéré sur la voie de la bonne guidée.
Verset 83 : qu’est-ce qui t’a amené à t’empresser, ô Mūsā, au point que tu as précédé ton peuple ? Le peuple dont il s’agit est les soixante dix hommes que Mūsā avait choisis sur ordre de Dieu. Mūsā ʿalayhi s-salām s’est dirigé vers la montagne de aṬ-Ṭūr avec ces 70 hommes mais, tellement il se languissait d’entendre la parole de Dieu, tellement il avait hâte qu’il les a précédés. Et il leur a dit de le suivre.
Le verset est une interrogation sous forme de reproche à l’encontre de notre maitre Mūsā ʿalayhi s-salām qui avait précédé les hommes de son peuple afin de recevoir la révélation de la part de Dieu.
Verset 84 : il a dit ils sont derrière moi et je me suis empressé pour me rendre au lieu précisé pour ton agrément. Mūsā ʿalayhi s-salām a dit : ils sont derrière moi, ils me suivent et il n’y a entre eux et moi qu’une courte distance. Puis il a cité la raison pour laquelle il s’était empressé ainsi : je me suis empressé pour rejoindre l’endroit ô Seigneur par recherche de Ton agrément : c’est-à-dire pour que je profite davantage de Ton agrément.
An-Nasafī précise une information intéressante : c’est qu’il est permis de faire un iǧtihād. En effet Mūsā ʿalayhi s-salām a fait un iǧtihād ; Dieu lui a ordonné de venir à un endroit à tel moment et Mūsā est venu plus rapidement. Il s’agit d’un effort de déduction, pour s’appliquer à faire ce qui pourrait être le mieux.
Verset 85 : Il a dit Nous avons entrainé ton peuple dans une zizanie pendant ton absence et c’est aS-Sāmirī qui les a égarés. La zizanie est l’égarement ici. Après que tu les as laissés : car Mūsā avait laissé son peuple avec Hārūn. Et un homme qui s’appelle aS-Sāmirī les a égarés parce qu’il les a appelés à adorer un veau et eux, ils l’ont suivi. Cet homme Mūsā aS-Sāmirī est d’une tribu des fils d’Isrāʾīl qui s’appelle aS-Sāmirah. Et il a été dit qu’il était un esclave blanc de Karmān (c’est la Perse). Il s’appelait aussi Mūsā.
Un poète a dit un vers de poésie : « Mūsā qui a été élevé par Ǧibrīl est mécréant et Mūsā qui a été élevé par pharaon était un messager ». Donc Dieu guide Il veut.
Notre šayẖ a dit : le mécréant parmi les non Arabes s’appelle (al-ʿilǧ)
Mūsā aS-Sāmirī, il a été dit que sa mère l’a abandonné dans une forêt ou bien qu’elle est morte. Et c’est Ǧibrīl ʿalayhi s-salām qui lui ramenait de la nourriture.
Quand Mūsā ʿalayhi s-salām est parti pour recevoir la révélation de la part de Dieu, l’autre Mūsā aS-Sāmirī a fabriqué un veau avec les bijoux et l’or que les fils d’Isrāʾīl possédaient. Il s’appelait Mūsā fils de Ḍafar. Et il était un hypocrite : il montrait en apparence l’Islam mais il était mécréant au fond de lui.
Verset 86 : Mūsā (le prophète) est revenu auprès de son peuple en colère et désolé. Il est revenu de là où il était en train d’implorer son Seigneur, au Sinaï, pour rejoindre son peuple et il était en colère contre eux, ou chagriné.
Il a dit ô mon peuple n’est-ce -pas que votre Seigneur vous a promis une promesse de bien. Dieu leur a promis de leur accorder la Torah et dans la Torah, il y a la bonne guidée et la lumière. Elle était composée de mille chapitres. Chaque chapitre comportait mille versets. Elle était sur des tablettes qui étaient portées par 70 chameaux. Ce peuple ne pouvait pas espérer une meilleure promesse que celle-là. Mūsāleur a dit : pourquoi en êtes-vous arrivés là alors que vous avez eu la promesse d’avoir la torah ?
Est-ce que le temps où je vous ai laissés vous a paru long ?
Ou alors vous voulez faire une chose de sorte à mériter le châtiment de votre Seigneur ?
Vous n’avez pas tenu votre engagement. Son peuple lui avait promis de rester sur l’Islam et de s’attacher à ce qu’il leur a laissé. Mais ils n’ont pas tenu leur promesse et ils se sont mis à adorer le veau.
Verset 87 : ils ont répondu si nous n’avons pas tenu notre promesse, ce n’était pas en notre pouvoir, mais c’est aS-Sāmirī et sa ruse qui nous y ont amené. Mais nous avons porté les charges parmi les parures.
Les charges (al-ʾawzār) : une explication est qu’il s’agit des bijoux des Qibṭ (c’est le peuple de pharaon) ou bien ce qui est visé ce sont les péchés et les choses qui sont dues aux autres (comme une injustice commise). Ils avaient emprunté ces bijoux la veille de leur départ d’Egypte, prétextant qu’ils auraient une fête le lendemain.
La ruse de aS-Sāmirī a été de leur dire : si Mūsā n’a pas pu vous rejoindre, c’est en raison de ces bijoux que vous avez avec vous. Ils étaient comme un objet qui leur avait été confié, dans une terre qui n’est pas une terre d’Islam (quand ils étaient en Egypte) et celui qui est dans une telle terre, il doit rendre cet objet à son propriétaire, il n’a pas le droit d’emmener cet objet. Tout cela est vrai. Mais la suite est un mensonge, quand il a dit que c’était cela la cause pour laquelle Mūsā avait été retenu. Et à cette époque-là, il n’était pas autorisé de prendre le butin. Et ils ont brûlé ces bijoux. Et Mūsā aS-Sāmirī était rusé : il a creusé une tranchée avec dedans un moule qui avait la forme d’un veau. Quand ils ont mis les bijoux qui avaient fondu avec la chaleur, ils ont pris la forme du moule. Ces bijoux ont alors pris la forme d’un veau qui était creux à l’intérieur. Quand le veau a soufflé, il a traversé des conduits dans ce veau et ça a émis un son. C’est comme si le veau émettait un son. Il a été dit que Mūsā aS-Sāmirī avait observé le jour où les fils d’Isrāʾīl avaient traversé la mer ; Ǧibrīl ʿalayhi s-salām était sur une jument. Mūsā aS-Sāmirī avait vu l’endroit où se tenait cette jument. Il a alors pris une poignée de terre de là où s’était posée une des pattes de cette jument. Et il avait mélangé cette poignée de terre avec l’or dans ce veau et le veau est devenu vivant.
Au moment où pharaon s’était retrouvé devant la mer dans laquelle s’était engagé Mūsā ʿalayhi s-salām, il ne voulait entrer dans la mer. Mais il montait un étalon et Dieu a fait que cet étalon a été attiré par la jument de Ǧibrīl ʿalayhi s-salām. La jument s’est engagée dans un chemin et l’étalon de pharaon l’a suivie, puis les soldats de pharaon l’ont suivi. C’est ensuite qu’ils sont morts noyés.
Quand le veau est devenu vivant, par la volonté de Dieu, il a meuglé. Leur âme a penché vers l’or et ils se sont mis à adorer cet or.
Et nous avons jeté des parures dans le feu de aS-Sāmirī et il nous a ordonné de faire comme lui.
C’est ainsi qu’aS-Sāmirī a fait. Il a jeté les parures d’or dans le feu Ou bien il a jeté les poignées de terre qu’il avait prélevées sous les pattes de la jument de Ǧibrīl ʿalayhi s-salām.
Verset 88 : Mūsā (aS-Sāmirī)leur a fait sortir du trou un veau : c’est un veau que Dieu a créé à partir des bijoux qui ont été fondus par le feu. Et c’est une épreuve de la part de Dieu car Dieu éprouve qu’il Il veut par ce qu’Il veut.
Qui émettait un son : il meuglait comme meuglent les veaux.
Ils (aS-Sāmirī et ceux qui l’ont suivi) voici votre dieu et le dieu de Mūsā. La majorité d’entre eux se sont mis à adorer le veau excepté 12.000 d’entre eux. (Sur les 600.000)
Et il a oublié : il y a plusieurs explications ;
- Mūsā le prophète est parti à ce moment-là pour prendre la révélation de la part de son Seigneur.
- As-Sāmirī a délaissé la foi apparente et a montré sa mécréance.
- Mūsā aS-Sāmirī a oublié d’utiliser l’argumentation : en effet il n’est pas possible selon la raison que le veau soit un dieu.
Verset 89 : ne voient-ils donc pas que ce veau ne leur répond pas quand ils lui parlent et il ne possède pour eux ni nuisance ni profit. Ce veau est incapable de leur parler, il ne les exauce pas et il n’apporte ni nuisance ni profit. Alors comment le prenez-vous pour un dieu ?
Il a été dit qu’il n’a meuglé qu’une seule fois.
Verset 90 : et Hārūn leur avait bien dit (à ceux qui avaient adoré le veau) avant le retour de Mūsā : vous avez été égarés (vous avez été éprouvés par le veau, ne l’adorez pas) et votre Seigneur c’est aR-Raḥmān, alors suivez-moi (c’est-à-dire suivez ma religion qui est la religion de vérité) et obéissez à ce que je vous dis (en abandonnant l’adoration du veau).
Verset 91 : ils ont dit nous n’allons pas cesser d’adorer le veau jusqu’à ce que Mūsā revienne. C’est-à-dire qu’ils ont dit : nous allons rester à adorer le veau jusqu’au retour de Mūsā. Ils ont dit : on va voirsiMūsā va se mettre à adorer le veau, comme nous et dans ce cas, As-Sāmirī aura dit vrai et le veau est notre dieu ; ou alors il ne va pas le faire.
Au retour de Mūsā, il leur a dit ce qui est mentionné dans le verset suivant.
Verset 92 : il a dit ô Hārūn qu’est-ce qui t’a empêché quand tu as vu qu’ils se sont égarés (en adorant le veau)
Verset 93 : de venir me rejoindre et de m’informer (de ce qu’ils ont fait).
2° explication : qu’est-ce qui t’a empêché de te mettre en colère pour Dieu, comme je l’ai fait ?
3° explication : qu’est-ce qui t’a empêché de prendre avec toi ceux qui ont été croyants et de combattre ceux qui ont mécru tout comme je l’aurais fait si j’avais été présent ?
N’aurais-tu pas suivi mes consignes. (C’est-à-dire remplace-moi au sein de mon peuple et veille à leur intérêt).
Ici notre šayẖ n’a pas retenu une parole que An- Nasafī a donnée parce que cette parole n’est pas convenable au sujet deHārūn. Il a dit que si Mūsā a pris les cheveux de Hārūn par la main droite et la barbe avec la main gauche, pour montrer que ce qu’il s’était produit était quelque chose de très grave, le fait que son peuple se soit mis à adorer le veau. En réalité, il était en train de réprimander les autres qui s’étaient mis à adorer le veau.
Verset 94 : il (Hārūn) lui a dit (à Mūsā) ô toi le fils de ma mère. Selon la majorité des savants, ils sont frères de même père et mère mais il a cité la mère pour lui adoucir le cœur. Ne me prends pas par ma barbe ni par mes cheveux. J’ai craint que tu dises que j’ai provoqué un clivage entre les descendants d’Isrāʾīl.
(Si j’avais, comme tu l’as proposé, combattu ceux qui s’étaient opposés, que je ne fasse un clivage entre les descendants d’Isrāʾīl).
Ou bien deuxième possibilité, c’est que si je les avais quittés, ils seraient restés avec celui qui les a égarés (aS-Sāmirī) et si j’étais venu te rejoindre avec les autres, j’aurais aussi provoqué la division entre les descendants d’Isrāʾīl.
Donc si j’avais quitté mon peuple, je n’aurais pas respecté ta consigne.
Il y a ici la preuve qu’il est permis de faire un iǧtihād (un effort de déduction). Mūsā a donné une consigne à son frère mais il est arrivé un cas qui n’était pas prévu et il avait été amené à faire un effort de déduction. Certains savants ont dit que les prophètes font aussi des efforts de déduction.
Puis Mūsā a laissé son frère et il s’est adressé à cet homme aS-Sāmirī dans le verset suivant.
Verset 95 : qu’est-ce qui s’est passé aS-Sāmirī ?
Verset 96 : il (aS-Sāmirī) a dit j’ai pris connaissance de ce que, eux, n’ont pas pris connaissance. Mūsā lui a dit : et quelle est cette chose ? Il a répondu : j’ai vu Ǧibrīl qui était sur le cheval de la vie et j’ai été inspiré de prendre une poignée de terre de l’endroit où était posé le sabot de ce cheval. Et chaque fois que je mettais un peu de cette terre sur quelque chose, cela devenait vivant avec une âme, une chair et du sang.
Il a dit j’ai pris une poignée : ici il y a deux récitations : qabḍah et qabṣah; qabḍah c’est le plein jusqu’au creux de la main et qabṣah c’est juste avec le bout des doigts.
Des traces du cheval de Ǧibrīl : ar-rasūl ici est Ǧibrīl puisqu’il est l’envoyé de Dieu
Et je l’ai mise dans le veau (que j’avais fabriqué avec des bijoux)
Et c’est ce que mon âme m’a amené à faire : c’est une sorte de reconnaissance de son erreur. Il a ainsi reconnu son erreur.
Verset 97 : il (Mūsā) a dit : quitte-nous, tu es chassé, tant que tu vis, tu diras à quiconque veut te côtoyer et qui ne connait pas ton état, (lā misās) : c’est-à-dire que tu ne me touches pas et je ne touche pas.
Il a été empêché de côtoyer les gens de manière définitive et totale. Il leur a été interdit de le rencontrer, il leur a été interdit de lui parler et il leur a été interdit de procéder à une transaction de vente ou d’achat avec lui. Il a ainsi complètement exclu des gens.
S’il était arrivé que quelqu’un le touche, celui qui l’aurait touché et lui-même seraient devenus très chauds.
Il était tout seul dans la campagne et il disait (lā misās). Il a été dit que cela est resté chez ses descendants jusqu’à maintenant.
Et tu auras une date qui t’attend et tu ne vas pas la manquer. C’est-à-dire que Dieu t’a promis ta punition suite au fait que tu as attribuer un associé à Dieu et pour avoir semé la corruption sur terre. Tu auras cette punition dans l’au-delà après avoir subi cette punition sur terre.
Regarde ce que tu as pris pour Dieu, ce que tu as adoré, nous allons le brûler dans le feu puis nous allons le pulvériser et le jeter dans l’eau.
Certains, tellement ils étaient épris du veau qu’ils ont bu de cette eau et ils ont eu les lèvres avec la couleur jaunâtre de l’or.
Notre šayẖ que Dieu lui fasse miséricorde a résumé ce que nous venons de voir : lorsque notre maître Mūsā ʿalayhi s-salām est parti pour recevoir la révélation de la part de Dieu, il est resté 40 nuits puis il est revenu. Il les a alors trouvés en train d’adorer un veau, excepté un faible nombre d’entre eux. Donc son peuple, qui avait vu ce grand miracle de la séparation de la mer en douze chemins avec des montagnes d’eau entre chaque chemin, ce peuple qu’il avait sauvé de pharaon qui voulait les exterminer, alors qu’ils étaient 600.000 combattants tandis que pharaon avait avec lui une armée d’un million, tous armés, malgré cela, ils ont été égarés par un homme qui s’appelle Mūsā aS-Sāmirī. Il porte le même prénom que (le prophète) Mūsā. Et il les a égarés.
Il leur a fabriqué un veau en or dans lequel il avait mis un peu de la terre sur laquelle étaient posés les sabots de la jument de Ǧibrīl. Quand pharaon a voulu poursuivre Mūsā et traverser la mer, Ǧibrīl était monté sur une jument et Mūsā aS-Sāmirī, ce malin, avait vu cela. Dieu a donné vie à ce veau qui s’est mis à mugir comme un veau véritable. Donc Dieu a créé en lui la vie. Mūsā aS-Sāmirī a alors dit à son peuple : « voici votre dieu et le dieu de Mūsā ». Il les a amenés à adorer ce veau, il les a égarés et ils se sont mis à l’adorer. Car certains des descendants d’Isrāʾīl qui étaient avec Mūsā l’ont cru. Quand ils ont vu cette chose surprenante, ils l’ont suivi.
Quand le prophète Mūsā ʿalayhi s-salām fut informé de cela, il fut extrêmement exaspéré. Et il a dit à Mūsā aS-Sāmirī : « regarde ce que tu as considéré comme ton dieu, celui que tu t’es mis à adorer. Nous allons le brûler, nous allons le pulvériser et nous allons le jeter dans l’eau de la mer ».
Puis notre maître Mūsā ʿalayhi s-salām a choisi 70 personnes de son peuple pour invoquer Dieu. Alors il a dit ce qui signifie : « ô mon Dieu, si Tu l’avais voulu, Tu les aurais tous anéantis avant cela et moi, également. Ne nous punis pour ce qu’ont fait certains vils et impudents de parmi notre peuple. Ce n’est là qu’une épreuve de Ta part par laquelle Tu égares qui Tu veux et Tu guides qui Tu veux ».
Ils ont alors fait le repentir. Puis la colère de Mūsā s’est atténuée. Alors il a invoqué Dieu en disant : « ô Dieu ne nous punis pas pour ce qu’ont fait certains vils et impudents de parmi notre peuple. Ce n’est là qu’une épreuve que Tu as créée. Ce n’est là qu’une épreuve de Ta part par laquelle Tu égares qui Tu veux ».
Ceux qui étaient restés sur la foi, après avoir vu ceux qui s’étaient égarés, leur degré a augmenté par leur persévérance sur la foi. Quant aux autres qui ont suivi aS-Sāmirī et se sont mis à adorer le veau, eux, ils se sont égarés.
« Et Tu guides qui Tu veux. Tu es notre dieu, pardonne-nous ».
Ce verset « Ce n’est là qu’une épreuve de Ta part par laquelle Tu égares qui Tu veux et Tu guides qui Tu veux » et les autres versets « Dieu égare qui Il veut et Il guide qui Il veut », il est un devoir de concilier entre les deux, même s’ils peuvent donner l’impression qu’il y a une opposition entre eux. Parce que les versets du Qurʾān sont exemptés de la contradiction.
Si quelqu’un suit les gens qui ont suivi leurs mauvaises passions comme les moutazilites (qui sont aussi appelés les qadarites qui prétendent que l’homme crée ses actes ; et c’est une mécréance car ils ont attribué un associé à Dieu dans le fait de créer) et il dit : mais comment Dieu va-t-Il châtier cet esclave si ce n’est pas l’esclave qui crée le mal qu’il commet mais que c’est Dieu qui le crée ? C’est-à-dire qu’ils disent : comment Dieu châtie-t-Il un esclave pour quelque chose qu’il n’a pas créé alors que c’est Dieu Qui est le Créateur ?
La réponse est : oui, Dieu châtie pour quelque chose que l’esclave n’a pas créé car l’esclave ne crée pas. Dieu fait ce qu’Il veut. Si Dieu voulait châtier tout le monde sur terre, il l’aurait fait.
Car eux, ils renient la prédestination ; ils disent que c’est l’homme qui crée ses actes, c’est lui fait le mal.
On leur répond : n’est-ce pas que Dieu sait de toute éternité que tel esclave fait le mal, par son propre choix et que tel esclave fait le bien, par son propre choix et, malgré cela, vous considérez valide qu’il y ait une punition pour l’esclave dans l’au-delà pour la mécréance et les péchés. Ils disent : oui, nous reconnaissons que Dieu sait de toute éternité que tel esclave va commettre de la mécréance et que tel esclave va désobéir à son Seigneur par son propre choix et malgré cela, il mérite le châtiment.
Nous leur disons : nous aussi, nous disons que Dieu sait tout cela. Nous disons que Dieu est le seul à créer les actes, les mouvements et les immobilités qui sont un bien et ceux qui sont un mal. Dieu est le créateur de tout cela. Et l’esclave ne crée absolument rien de tout cela. Bien que ce soit Dieu qui est le Créateur de toute chose, malgré cela, bien l’esclave ne crée absolument rien, il mérite, cet esclave mécréant et désobéissant que Dieu le punisse dans l’au-delà.
Verset 98 : votre dieu c’est Allāh, il n’est de dieu que Lui Il sait absolument toute chose. Rien n’échappe à Sa science.
Verset 99 : ainsi Nous te rapportons une partie des récits de ceux qui t’ont précédé. Ce verset s’adresse à notre maître Muḥammad ʿalayhi s-salām : tout cela pour t’augmenter en connaissance et augmenter dans tes miracles.
Et Nous t’avons accordé de Notre part un Qurʾān : c’est une évocation éminente, un Qurʾān honoré dans lequel il y a la sauvegarde pour celui qui l’applique. Et il comporte des nouvelles et des informations qui méritent la réflexion et la méditation.
Verset 100 : celui qui s’en détourne il aura à supporter des charges au jour du jugement. C’est-à-dire celui qui se détourne du Qurʾān, celui qui n’y croit pas, il aura à supporter au jour du jugement un lourd fardeau. Et il s’agit de la punition. Elle a été appelée wizr parce que c’est une punition qui est lourde à supporter pour celui qui est puni. De la même façon qu’une charge lourde brise le dos de celui qui la porte et qui apporte le tourment à celui qui a à la porter.
Ou une autre explication : c’est une rétribution pour le wizr qui est le péché. Elle a été appelée par le même nom que ce que cette personne a commis, qui est le péché.
Verset 101 : où ils resteront éternellement et quelle mauvaise charge que ce jour du jugement. Ils resteront éternellement dans ce qui constitue la rétribution pour leurs péchés c’est-à-dire dans l’enfer. Et quelle mauvaise punition que la leur en raison de ce qu’ils ont fait. Dieu les menace d’un châtiment éternel.
Verset 102 : le jour où il sera soufflé dans le cor : le cor est un instrument qui émet un son. C’est-à-dire le jour du jugement car c’est le son du cor qui indique le jour du jugement.
Il y a une autre version de récitation avec : yawma nanfuẖu.
Le cor est un instrument qui est à l’image d’une corne (d’un animal qui a des cornes).
Et Nous rassemblerons les criminels ce jour-là, aveugles. Les criminels ici, ce sont ceux qui n’ont pas cru en Dieu, qui n’ont pas cru au Messager de Dieu. « Zurqā » signifie « bleu » et ici, la signification est « aveugle » parce que l’œil de celui qui devient aveugle devient bleu.
Verset 103 : ils se chuchoteront les uns aux autres vous n’êtes restés qu’une dizaine de jours. Ils vont se parler les uns aux autres à voix basse, tellement le jour du jugement est un jour qui entraîne une grande peur chez eux. Ils vont trouver très court le temps de leur séjour dans leurs tombes.
Ou alors ils vont dire : vous n’êtes restés qu’une dizaine de nuits dans le bas monde ; en raison de ce qu’ils vont endurer comme difficultés et épreuves qui vont leur rappeler le souvenir des jours du bas monde, les jours où ils étaient dans le confort, dans le luxe, la joie. Ils vont regretter ces jours-là et ils vont les qualifier de très courts car les jours de bonheur sont courts.
Ou alors parce que ces jours du bas monde sont révolus et qu’ils n’y sont plus et ce qui est révolu est court, du fait de son achèvement. Quand quelque chose s’achève, c’est comme si ça avait été court, même si ça avait duré longtemps.
Ou encore ils vont dire : nous n’étions restés qu’une dizaine de nuits parce qu’ils vont de rendre compte que l’au-delà est long, puisqu’il n’a pas de fin et la vie qu’ils ont passée dans le bas-monde semble courte.
Verset 104 : Dieu dit : Nous savons ce qu’ils disent puisque le plus objectif d’entre eux va dire mais vous n’êtes restés qu’un jour.
Dieu fait prévaloir la parole de ceux qui disent qu’ils sont restés moins que dix jours.
Verset 105 : et ils t’interrogeront à propos des montagnes. Dis : mon Seigneur les pulvérisera. Ils ont interrogé le Prophète Salla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam : que va-t-il advenir des montagnes au jour du jugement ?
Il y a une autre explication : s’ils t’interrogent à propos des montagnes, alors dis
Parce qu’avant ce verset, il y a eu d’autres versets qui commencent par : (ils t’interrogent à propos de, alors dis (telle chose). Ce sont des questions qui ont été posées au Prophète.
C’est la forme de (ils t’interrogent) mais l’explication est : S’ils venaient à t’interroger à propos des montagnes, que va-t-il en advenir ? Alors tu leur dis la réponse.
Alors dis-leur que mon Seigneur les pulvérisera. C’est-à-dire réduire en poudre. Dieu les réduira en poussière. Et Dieu va envoyer un vent qui va souffler, qui va emporter ces grains. Al-H̱alīl a dit que c’est comme si les montagnes vont être arrachées.
Verset 106 : la terre devient plate et lisse. Après que les montagnes vont être pulvérisées, Dieu fait que ce qui est en-dessous va être plat et lisse.
Verset 107 : tu ne verras sur terre ni dénivellation ni élévation.
Verset 108 : ce jour-là, ils vont suivre la voie et il n’y a pas de déviation possible. C’est-à-dire le jour où les montagnes seront pulvérisées et c’est le jour du jugement. Ils vont suivre la voie de celui qui va appeler au rassemblement et c’est la voix d’Isrāfīl (qui fait partie des anges qui ont le plus haut degré) et c’est lui qui va souffler dans le cor et c’est lui qui va appeler : il se tiendra sur le rocher de Jérusalem et il va dire : « ô vous les os qui ont été réduits en poussière, vous les peaux qui se sont déchirées, vous les chairs qui se sont séparées, venez pour l’exposition du jour du jugement ».
Ils ne vont pas faire d’écart ce jour-là, aucun d’entre eux ne fera d’écart, c’est-à-dire qu’ils vont tous obéir à son appel, ils vont tous suivre ce qu’il leur dit. Ils vont tous être ressuscités.
Et les gens seront emplis de crainte ce jour-là et les voix seront apaisées par égard et par gloire envers Dieu. Et tu n’entendras que des chuchotements. On n’entendra pas de son, les lèvres bougeront seulement.
Il a été dit que le hams ici, c’est le bruit des pas des chameaux.
Verset 109 : ce jour-là, l’intercession ne profitera que celui à qui Dieu l’autorise et dont Il agrée la parole. C’est-à-dire que seule l’intercession de celui à qui Dieu l’autorise, sera profitable. L’intercession que Dieu accepte, c’est lorsque celui qui va en bénéficier est un musulman. Il n’y a pas d’intercession en faveur du non musulman.
Verset 110 : Il sait ce qu’ils ont et eux, ne savent pas ce que Dieu sait : Dieu sait tout ce qui les a précédés (tout ce qui s’est passé avant eux, Dieu le sait) et Dieu sait ce qui va leur arriver ultérieurement.
Et eux, ils n’englobent pas, par leurs connaissances, ce que Dieu sait. Parmi les noms de Dieu, il y a Al-Muḥīt, Celui Qui englobe toute chose par Sa science. Donc Dieu englobe toute chose par Sa science ; quant aux créatures, elles ne savent que ce que Dieu a voulu qu’elles sachent.
Verset 111 : les visages sont humiliés, ils se sont soumis : ce sont les gens qui se sont soumis ; ici il y a mention d’une partie du corps pour désigner ceux qui ont ces visages-là et ce sont les gens : c’est appeler quelqu’un par une partie de lui-même.
Pour Celui Qui a pour attribut la vie. Et toute vie qui est suivie par la mort, c’est comme si elle n’a pas eu lieu. C’est-à-dire par rapport à la vie de Dieu, qui, elle, est éternelle.
Al-Qayyūm : c’est-à-dire Celui Qui n’a pas de fin.
Et sera déçu : il ne bénéficiera pas de la miséricorde de Dieu.
Celui qui viendra avec l’injustice : c’est-à-dire celui qui viendra au jour du jugement avec la mécréance. Parce que l’injustice c’est accorder à la chose autre que sa juste valeur. Et il n’y a pas d’injustice plus grave que de considérer la créature associée à celui qui l’a créée.
Verset 112 : et celui qui accomplit les bonnes œuvres, c’est-à-dire les actes d’obéissance
Et qui est croyant : c’est-à-dire qu’il croit en ce qu’a amené Muḥammad ʿalayhi s-salām. Ici il y a deux preuves qui sont déduites de ce verset : et celui qui accomplit les bonnes œuvres et qui est croyant : c’est une preuve que celui qui croit en la véracité de Muḥammad mérite d’être appelé croyant, même sans accomplir les bonnes œuvres. Et c’est une preuve que la foi est une condition pour l’acceptation des bonnes œuvres.
Alors il ne craint pas d’injustice : il ne craint pas d’augmenter dans les mauvaises actions.
Ni de diminution : il ne craint pas que ses bonnes actions soient diminuées. Le terme employé ici est (haḍmā) qui signifie la digestion, c’est-à-dire qui indique une diminution.
Verset 113 : et ainsi Nous t’avons fait descendre un Qur’ān qui est arabe (avec la langue des Arabes)
Et Nous y avons insisté avec la répétition plusieurs fois par les menaces, puissent-ils se préserver de l’association à Dieu ou que la promesse (qui est dans le Qur’ān) ou le Qur’ān lui-même, soit pour eux un rappel. C’est-à-dire une exhortation, pour que ce soit un honneur pour eux, en y croyant.
Verset 114 : Allāh est exempt d’imperfection : Il n’est pas atteint par les imaginations ni par les illusions. Il est exempt d’avoir une quelconque ressemblance avec les gens. Il est exempt de toute ressemblance avec les corps.
Al-Malik : celui de qui toutes les créatures ont besoin.
Al-Ḥaqq : celui dont l’existence est certaine, à propos de laquelle il n’y a aucun doute.
Et ne t’empresse pas de réciter le Qurʾān : c’est-à-dire ne t’empresse pas de répéter ce que Ǧibrīl te transmet, attends que Ǧibrīl te fasse entendre et te fasse comprendre.
Avant que Ǧibrīl finisse de te le transmettre : le Prophète ne voulait pas que le Qurʾān lui échappe mais Allāh lui a garanti qu’il ne lui échappera pas.
Et dis ô Seigneur augmente-moi en connaissances. An-Nasafī a dit qu’il a été dit que Dieu n’a pas ordonné à Son Messager de demander à augmenter en quoi que ce soit d’autre qu’en connaissance. Notre šayẖ a dit que Dieu n’a pas donné l’ordre à Son Prophète de demander à augmenter en quoi que ce soit d’autre si ce n’est en connaissance. Et le Prophète ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam a dit dans un ḥadīṯ rapporté par ibnu Ḥibbān ce qui signifie : « le croyant ne se lasse pas d’un bien qu’il entend jusqu’à ce qu’il arrive au paradis ».
Dans ce verset et dans ce ḥadīṯ il y a une incitation insistante à acquérir la science religieuse et à la diffuser. Ne passez pas à côté de ce bien éminent, engagez votre ardeur à cela, que Dieu vous accorde la réussite.
Allāhu taʿālā n’a pas donné l’ordre dans le Qurʾān à Son Prophète de demander à augmenter en quoi que ce soit si ce n’est en connaissance. Parce qu’acquérir la connaissance religieuse est la meilleure des œuvres. La meilleure chose qu’acquiert l’être humain durant sa vie est de connaitre Dieu et de connaitre Son Messager et de connaitre les lois de sa religion. Et la base de tout cela est de connaitre Dieu puis de croire en Son Prophète. C’est cela le fondement. La meilleure chose que puisse apprendre l’être humain, c’est cela.
Et dans un ḥadīṯ rapporté par Al-Buẖārī, le messager de Dieu ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « la meilleure des œuvres c’est de croire en Dieu et en Son Messager ». L’imām Al-Buẖārī est quelqu’un qui est digne de confiance, il est rigoureux, il est juste, il était muǧtahid, il connaissait des milliers de ḥadīṯ avec leurs chaines de transmission, par cœur. Il a eu des centaines d’enseignants auprès de qui il a appris quand il a voyagé de ville en ville pour la science de la religion, pour le ḥadīṯ du Prophète. Il est le šayẖ de l’imām Muslim, le l’imām At-Tirmiḏī et d’autres rapporteurs de ḥadīṯ. De nombreux savants et de nombreux ḥāfiẓ ont témoigné de sa chasteté, ils ont témoigné de sa piété, ils ont témoigné de sa science, de sa connaissance du ḥadīṯ. Un de ses élèves Muḥammad fils de Yūsuf Al-Firabrī qui rapporte de lui son ṣaḥīḥ a dit qu’il y a eu 90.000 hommes qui ont entendu de lui son ṣaḥīḥ. Al-Buẖārī s’appelle Muḥammad fils de Ismāʿīl. Cet élève a dit qu’à son époque, il était le seul survivant. Al-Buẖārī est enterré dans le pays qui s’appelle aujourd’hui l’Ouzbékistan. La caractéristique de son livre le ṣaḥīḥ de ḥadīṯ c’est que c’est le livre qui comporte des ḥadīṯ avec les chaines de transmission les plus courtes, jusqu’au prophète, dans de nombreux ḥadīṯ. Parce que Al-Buẖārī est le plus ancien des rapporteurs de ḥadīṯ, il a dit : « j’ai retranscrit les ḥadīṯ rapportés par mille šayẖ et plus. Et de chacun d’entre eux, j’ai retranscrit 10 .000 ou plus. Je ne cite pas un seul ḥadīṯ sans qu’il n’ait sa chaine de transmission. J’ai sélectionné ce livre à partir de 600.000 ḥadīṯ ».
Al-Firabrī a dit que Muḥammad fils de Ismāʿīl lui a dit qu’il n’a pas inséré dans son livre un seul ḥadīṯ avant de s’être lavé et d’avoir accompli une prière de deux rakʿah.
La foi n’est pas le simple fait de dire « il n’est de dieu que Dieu ». Tous les groupes qui se réclament de l’Islam disent « il n’est de dieu que Dieu ». Mais la base c’est la connaissance, ce n’est pas la prononciation. Dans la communauté du Prophète Muḥammad, après les compagnons, et à l’époque où il y avait encore quelques compagnons encore vivants, il y a quelques divergences. Le premier groupe à avoir contredit la croyance des compagnons, ce sont ceux qui ont dit que ʿAlī, que Dieu l’agrée était meilleur que Abū Bakr que ʿUmar et que ʿUṯmān et qu’il avait le droit à être calife avant eux, mais que ces trois-là sont passés avant lui injustement. Et ce sont les chi’ites. Alors que les compagnons avaient pour croyance que les meilleurs de cette communauté, après le Messager de Dieu sont : Abū Bakr puis ʿUmar puis ʿUṯmān puis ʿAlī. Après, il y a des groupes dont la divergence les a faits tomber dans la mécréance et d’autres, non.
Dieu n’a pas donné l’ordre à Son Prophète dans le Qurʾān de demander à augmenter en quoi que ce soit d’autre si ce n’est en connaissance. Car la meilleure des œuvres c’est la connaissance et la meilleure des connaissances, c’est de connaitre Dieu et Son Messager. Ensuite la connaissance des sujets de la religion agréée par Dieu. C’est cela la meilleure des œuvres. Et ce, parce la félicité dans l’au-delà n’est réalisée que par la foi en Dieu et en Son Messager. Quant à celui qui ne croit pas en Dieu et en Son Messager, il sera perdant dans la bas-monde et dans l’au-delà. Alors que celui qui a connu Dieu comme il se doit et qui a connu Son Messager Muḥammad comme il se doit, alors c’est un croyant, un musulman, Dieu le fera entrer dans Son Paradis dans l’au-delà, quelle que soit la manière dont il se comportait avec les gens. Ce n’est pas comme certains disent que la religion, c’est le comportement. Mais la religion, c’est de connaître Dieu comme il se doit et de connaitre Son Messager. Après cela, il reste à accomplir les devoirs et à éviter les interdits. Celui qui aura appris quels sont les devoirs et quels sont les interdits, celui qui aura accompli tous les devoirs et aura évité tous les interdits, c’est un saint. Il fait partie de ceux à propos desquels il n’y a pas de crainte et qui n’auront pas à être chagrinés. Dans l’au-delà, ils ne seront touchés par aucune nuisance ni aucun chagrin ; dans leurs tombes également. Quant à celui qui n’aura pas accompli tous les devoirs et n’aura pas évité la totalité des interdits, et qui meurt dans cet état, une partie d’entre eux sera châtiée puis Dieu les fera sortir de l’enfer et une partie d’entre eux sera pardonnée et Dieu ne les châtiera pas.
Notre šayẖ a dit : « attachez-vous à maitriser la science de la croyance en l’unicité de Dieu, pour défendre la religion agréée par Dieu et pour corriger ce que de nombreuses personnes ont corrompu. Puis il convient de connaitre les mécréances pour ne pas les commettre soi-même et pour mettre en garde autrui afin de ne pas les commettre. Appliquez-vous-en cela et consacrez le plus précieux de votre temps dans la science de la religion. Que Dieu vous accorde des bénédictions. Dieu a incité Ses esclaves à apprendre la science de la religion. Car la science de la religion est la meilleure des œuvres. Le fait de connaître Dieu et de connaître le Messager de Dieu, de connaitre les sujets de la religion, ce sont les meilleures des connaissances. Connaitre Dieu et connaitre Son messager, c’est cela le fondement de la religion. L’Islam n’est réalisé qu’avec cela. Celui qui aura connu Dieu et qui connu Son Messager comme il se doit, c’est un musulman, c’est un croyant. On dit qu’il est musulman et on dit qu’il est croyant. Et s’il meurt dans cet état, alors nécessairement, il ira au paradis. Donc connaitre Dieu, c’est la croyance qu’Il existe sans qu’Il n’ait de ressemblance avec aucune de Ses créatures. Notre Seigneur tabāraka wa taʿālā existe, Il n’a pas de ressemblance avec Ses créatures, d’aucune manière que ce soit. Tout ce que nous voyons, ce sont des corps, soit de grande taille, soit de petite taille, soit de taille intermédiaire. L’être humain a une taille, le grain de moutarde a une taille, les montagnes ont des tailles, le soleil a une taille, la lune également, les étoiles, chacune a une taille particulière et les cieux ont une taille et le Trône a une taille, il est le plus grand des corps de par la taille, Dieu n’a pas créé un corps qui ait une plus grande taille que celle du Trône. Et si Dieu l’avait voulu, Il aurait créé un corps qui soit plus grand que le Trône mais Il ne l’a pas voulu. Et Dieu n’est pas ainsi, Il n’est pas un corps avec une grande taille, Il n’est pas un corps qui a une petite taille, Il n’est pas un corps qui a une taille intermédiaire. Dieu a dit ce qui signifie : absolument rien n’est tel que Lui ».
Verset 115 : Nous avons pris l’engagement de la part d’Ādām auparavant mais il a oublié : il s’agit d’une promesse, Dieu a juré qu’Il a pris un engagement de la part d’Ādām c’est-à-dire que Dieu a révélé à Ādām qu’il ne devait pas consommer du fruit de l’arbre. Dieu a fait que ce récit suive le récit précédent dans cette sourate, dans le sens ici est : Nous avons juré que Nous avons ordonné à leur père Ādām de ne pas s’approcher de cet arbre.
Et ceci avant même l’existence de ses descendants.
Puis il a contredit ce qui lui a été interdit, tout comme eux, ses descendants commettent les péchés. C’est-à-dire que cette caractéristique des descendants d’Ādām est bien en eux.
Il a oublié : c’est-à-dire qu’Ādām n’a pas œuvré conformément à cette interdiction. Donc il a mangé du fruit de cet arbre.
Il n’a pas été ferme pour s’abstenir d’en consommer.
Verset 116 : et Nous avons dit aux anges prosternez-vous pour Ādām : il s’agit de l’humilité, ils se sont soumis à Ādām. Ou bien Ādāmétait comme une direction pour eux pour une sorte de glorification.
Certains exégètes ont dit que la prosternation des anges est une manifestation de glorification pour Ādām. Mais ce n’est pas exact. Ce qui est exact est qu’ils ont véritablement posé leurs fronts sur le sol du paradis. Afin qu’ils sachent qu’Ādām est quelqu’un de très important. C’est de là que certains savants ont déduit que les prophètes sont meilleurs que les anges. Le prophète (celui pour lequel on se prosterne) est donc meilleur que les anges qui se sont prosternés pour lui. A cette époque-là, il était autorisé à une créature de se prosterner pour une autre créature. Mais dans La loi de Muḥammad ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam qui est le meilleur parmi toutes les créatures, il est interdit de se prosterner pour une autre créature.
Et Nous avons dit aux anges de se prosterner pour Ādām et ils se sont prosternés hormis Iblīs.
Notre šayẖ que Dieu lui fasse miséricorde a dit qu’Iblīs, quand il était musulman, il adorait Dieu en compagnie des anges. Il s’appelait ʿAzāzīl. Puis quand il a mécru, il a été maudit et il a été surnommé Iblīs dont le sens est « celui qui est éloigné du bien ». Le nom Iblīs est un nom qui est dérivé « ublisa » qui signifie éloigné. Et Iblīs ne fait pas partie des anges, comme l’indique la parole de Dieu qui signifie : « Nous avons dit aux anges de se prosterner pour Adām, ils se sont prosternés mais pas Iblīs qui faisait partie des djinns. Il s’est écarté de l’ordre de son Seigneur ».
Iblīs a été créé du feu. Alors que les anges, ils ont été créés de lumière. Dans un ḥadīṯ rapporté par Al-Buẖārī, ʿĀʾišah que Dieu l’agrée, a rapporté que le Messager de Dieu ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « les anges ont été créés de lumière, les djinns ont été créés à partir d’une flamme de feu pure qui ne comporte pas de fumée, et Adām a été créé à partir de ce qu’il vous a été décrit, c’est-à-dire des différents sols de cette terre mélangés avec l’eau du paradis. »
An-Nasafī a dit que Ibnu ʿAbbās aurait dit que Iblīs était un ange, mais d’une espèce particulière, cela n’est pas confirmé de sa part.
Al-Ḥasan Al-Biṣrī a dit que les anges sont créés de lumière comme les âmes et les anges ne se reproduisent pas. Tandis que Iblīs est créé de feu. La parole de Dieu qui signifie « ils se sont prosternés sauf Iblīs » fait comprendre qu’il s’agit d’une exception, alors qu’Iblīs ne fait pas partie des anges ; mais il était en train d’adorer Dieu avec eux, il les accompagnait.
Il a refusé : c’est comme si c’était une réponse implicite à la question implicite : pourquoi ne s’est-il pas prosterné ? Cette formulation est plus frappante dans le fait de refuser de se prosterner.
Verset 117 : Nous lui avons dit ô Adām c’est un ennemi pour toi et pour ton épouse : puisqu’il ne s’est pas prosterné pour toi, il n’a pas reconnu ton mérite.
Qu’il ne vous fasse pas sortir tous deux du paradis : c’est-à-dire qu’il ne soit pas une cause de votre sortie du paradis.
Parce que sinon, tu seras éprouvé. C’est-à-dire que tu seras éprouvé pour trouver ta subsistance car au paradis, il suffit de souhaiter quelque chose pour l’obtenir sans effort. Il n’est pas dit : « car sinon, vous serez éprouvés ». An-Nasafī a dit que c’est pour garder le même rythme de fin des phrases, pour garder une harmonie. Ou bien parce que c’est l’homme qui est chargé de ramener la charge de son épouse. Ou encore il a été rapporté qu’un taureau a été descendu sur terre pour Adām et qu’il l’utilisait pour labourer la terre et qu’il s’essuyait le front plein de transpiration.
Verset 118 : tu auras au paradis à ne pas avoir faim et à ne pas être dévêtu. Tu auras tout ce que tu veux comme nourriture et les vêtements sont préparés pour l’éternité.
Verset 119 : et tu auras au paradis à ne pas avoir soif et à ne pas subir la chaleur du soleil. Parmi les grâces que Dieu a accordées à Ādam au paradis, ce sont des boissons à profusion et il ne sera pas atteint par la chaleur du soleil. Certains ont prétendu que Ādam a été créé sur terre et qu’il est descendu d’une partie de la terre vers une autre partie de la terre, cela est faux. Quel endroit sur terre où la personne n’est pas dévêtue, n’a pas faim ? Il n’y en a pas, même l’Inde. Ce qui est rapporté est que Ādam est descendu du paradis et s’est retrouvé sur une montagne au Sri Lanka (Sarandīb) parce que l’air là-bas est le plus proche de l’air du paradis. Quant à Eve elle s’est retrouvée à Ǧuddah dans la péninsule arabique. Et Iblīs est descendu à Ubullah en Iraq. Et c’est connu chez les gens de science qu’Ādam est enterré à la mosquée al-ẖayf à Mina.
Verset 120 : le diable lui a alors suggéré ô Ādam veux-tu que je t’indique un arbre qui te permet de vivre éternellement et une souveraineté qui ne sera jamais anéantie. Le diable a chuchotéà Ādam : veux-tu que je t’indique l’arbre de l’éternité ? C’est-à-dire que celui qui mange de cet arbre ne mourra pas, selon la prétention du diable. Et tu auras une souveraineté qui n’aura pas de fin.
Verset 121 : ils en ont mangé et leur zone de pudeur est devenue apparente. Ici le pronom « ils » est au dual et il s’agit d’Adam et Eve. Notre šayẖ que Dieu lui fasse miséricorde a dit : ils ont vu leurs propres zones de pudeur. Il y avait au-dessus d’elles une zone de lumière intense qui empêchait de voir ce qu’il y a derrière. C’était cela leurs vêtements au paradis. Et quand cette lumière a été enlevée, ils se sont mis à mettre des feuilles sur leurs zones de pudeur.
Ils se sont mis à coller dessus des feuilles du paradis. Il s’agit des feuilles de figuier. Et ils ne sont pas descendus sur terre dévêtus. Quand ils sont descendus sur terre, il n’y avait pas d’autres humains sur terre à part eux, aucun humain devant lequel ils auraient pu éprouver de la pudeur. Et au paradis, il n’y avait pas d’autres humains qu’eux.
Le šayẖ a dit : dès que leur zone de pudeur a été dévoilée, alors qu’ils étaient au paradis, après avoir consommé de cet arbre, cela était une punition pour eux puisqu’ils avaient consommé de cet arbre dont le fruit leur avait été interdit. Alors qu’ils étaient au paradis, quand ils ont vu leurs zones de pudeur, ils l’ont cachée avec les feuilles du paradis. Et les feuilles du paradis sont très grandes, elles cachent tout le corps d’une personne. Et dès qu’ils sont descendus sur terre, il est possible que leurs zones de pudeur aient été dévoilées et il est possible que non. Et Allāh tabāraka wa taʿālā a voilé leurs parties intimes aux yeux des anges. Eux-mêmes ont vu leurs zones de pudeur mais autre qu’eux ne les a pas vues. Dieu ne les a pas éprouvés par cela que ce soit au paradis ou bien sur terre.
Si quelqu’un demande quelle est la sagesse de ce qui est arrivé à Ādam, la réponse c’est que c’est une punition qui correspond aux petits péchés. Les petits péchés entrainent une punition dans le bas-monde pour certaines personnes. Certaines personnes, Dieu les punit pour les petits péchés et d’autres, pas. Il y avait un compagnon qui a vu une femme qui lui a plu et il l’a suivie du regard alors qu’il était en chemin. Il s’est cogné le visage contre un mur et du sang a coulé. Alors il est parti voir le Messager ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam pour l’informer de cela. Le Messager l’a informé que c’était là la rétribution de ce regard interdit. Dieu rétribue certaines personnes pour leurs péchés dans le bas-monde. Celui que Dieu punit pour ses péchés dans le bas-monde sera dans un meilleur état que celui pour qui Dieu retarde la punition dans l’au-delà. Parce que, par ces épreuves que la personne subit dans le bas-monde, elle sera déchargée de la punition dans l’au-delà. Le Messager a informé cet homme et lui a dit que Dieu lui avait voulu du bien.
Ādam a désobéi à son Seigneur. Les petits péchés sont possibles aux prophètes, c’est-à-dire les petits péchés qui ne comportent pas de bassesse. La plupart des savants parmi lesquels l’imām Abu l-Ḥasan Al-ʾAšʿārī que Dieu l’agrée, considèrent qu’ils sont possibles au sujet des prophètes. Comme le petit péché qui s’est produit de la part de Ādam ʿalayhi s-salām. Mais ils sont immédiatement avertis et ils se repentent avant que d’autres ne les suivent dans ce petit péché.
Certains savants l’ont interprété par un autre sens que le sens apparent. Ils ont dit : comme Ādam est un prophète et les prophètes ont un degré supérieur aux autres, alors ce qu’il a commis a été appelé péché, alors que pour d’autres que lui, ça ne s’appelle pas un péché. C’est relativement au haut degré des prophètes et non pas que ce serait un péché véritable.
D’autres savants ont dit que les prophètes sont préservés de tous les péchés dans l’absolu. Mais l’avis qui est le plus conforme aux textes, c’est de dire que le péché qui est une mécréance ou un grand péché ou un petit péché de bassesse, cela n’est pas possible pour les prophètes. Mais tout autre que cela, c’est-à-dire les petits péchés qui ne comportent pas de bassesse, ils sont possibles pour les prophètes. Puis ils font le repentir immédiatement. Dieu les avertit et ils font le repentir immédiatement avant que d’autres ne les suivent en cela. Il n’y a donc pas de danger dans cette croyance. C’est la croyance de l’imām Abu l-Ḥasan Al-ʾAšʿārī. Celui qui remet en cause cet avis remet en cause la parole de l’imam de ahlu s-sunnatu wa l-ǧamāʿah et de la majorité des savants.
L’erreur de Ādam était de consommer du fruit d’un arbre qui lui était interdit. Et c’était un petit péché qui ne comporte pas de bassesse ni d’indécence. Ensuite son épouse et lui ont fait le repentir. Et Dieu leur a pardonné. Et cela avait eu lieu avant que Ādam ne reçoive sa mission de prophète.
Verset 122 : puis son Seigneur l’a élu et a accepté son repentir puis Il l’a guidé. Dieu l’a élu, Dieu lui a accordé un haut degré. Dieu a accepté son repentir : Ādam a regretté d’avoir désobéi à l’ordre de Dieu. Et Dieu l’a guidé pour qu’il demande le pardon.
Verset 123 : Il a dit : descendez tous (sur terre) : « tous » ici désigne Ādam et Hawwa, Dieu les a faits descendre sur terre alors qu’ils étaient au paradis.
Certains d’entre vous : c’est-à-dire descendants d’Ādam
Certains d’entre vous seront des ennemis pour les autres : c’est-à-dire par l’animosité, par l’envie, la jalousie, par le fait d’avoir des religions différentes
Vous allez recevoir de Ma part une bonne guidée : c’est-à-dire un Livre révélé et une Loi d’un prophète
Celui qui suit Ma bonne guidée, il ne sera pas égaré (c’est-à-diredans le bas-monde) et il ne sera pas malheureux (c’est-à-dire dans l’au-delà). Ibnu ʿAbbās que Dieu l’agrée lui et son père, a dit : Dieu a garanti pour celui qui suit le Qur’ān, qu’il ne sera pas égaré dans le bas-monde et qu’il ne sera pas malheureux dans l’au-delà. Autrement dit, le malheur dans l’au-delà est la conséquence de l’égarement dans la religion dans ce bas-monde. Ainsi celui qui suit le Livre de Dieu, qui obéit aux ordres de Dieu, qui s’abstient de ce que Dieu a interdit, il sera sauvé de l’égarement et de ses conséquences.
Verset 124 : celui qui se détourne de Mon rappel, il aura une vie difficile. C’est-à-dire celui qui se détourne du Qur’ān, il aura une vie éprouvante, difficile, contraignante.
Le šayẖ de l’islam, l’imam Al-Harariy, que Dieu lui fasse miséricorde a dit que ce qui est correct ici, au lieu de dire que c’est une vie difficile, le mieux est de dire que ce sera un supplice dans la tombe.
Et An-Nasafiy a dit que Dieu le prive de la satisfaction. Celui-là ne sera jamais satisfait. Alors que celui qui est attaché à la religion, il a dans son cœur la soumission, il a dit dans son cœur le fait de se fier à Dieu et sa vie sera heureuse. Tandis que celui qui se détourne du rappel, de ce que Dieu a envoyé, celui-là sera toujours cupide, sa vie sera toujours difficile pour lui.
Mais notre šayẖ a dit que ce verset indique plutôt le supplice de la tombe ; il a dit que les mécréants, c’est-à-dire ceux qui se sont détournés de la foi, du rappel, qui n’ont pas cru en Dieu, quand ils vont mourir, ils subiront un supplice dans leurs tombes. Ici « la vie difficile » ce n’est pas leur vie avant la mort mais c’est la vie après la mort, quand la personne est dans sa tombe, et cette période s’appelle le barzaẖ. Le šayẖ a dit que ce verset est une preuve qu’il y a un supplice dans la tombe.
Celui qui a expliqué ce verset comme la preuve qu’il y a un supplice dans la tombe, c’est notre Prophète ʿalayhi ṣ-ṣalāt wa s-salām : ceci a été rapporté par ibnu Ḥibbān et d’autres.
Le šayẖ a dit qu’il y a dans ce verset la preuve que le mort, quand il sera dans sa tombe, après que l’âme retourne dans son corps, il va être conscient et ressentir le supplice dans la tombe, s’il fait partie de ceux qui vont subir un supplice dans la tombe, soit en raison de leur mécréance, soit en raison de leurs péchés.
Et Nous le ressusciterons au jour du jugement, aveugle. C’est-à-dire qu’il ne trouvera pas la preuve pour justifier son égarement. Parce Dieu a envoyé des prophètes mais celui-là ne les a pas suivis.
Verset 125 : il (c’est-à-dire ce mécréant, celui qui s’est détourné du rappel de Dieu) dit ô Seigneur pourquoi Tu m’as rassemblé, au jour du jugement, aveugle, alors que dans le bas-monde, je voyais.
Verset 126 : Il (c’est-à-dire Dieu) dit c’est ainsi Nos preuves te sont parvenues dans le bas-monde mais tu n’as pas voulu les accepter.
Et c’est ainsi qu’aujourd’hui tu seras délaissé. Cela veut dire que les preuves sont parvenues clairement dans le bas-monde, de la part de Dieu. N’est-ce pas que Dieu a envoyé des prophètes, n’est-ce pas qu’Il leur a donné des miracles ! Mais l’être humain n’a pas voulu les considérer en tirant la moralité de cela. Tout comme tu as fait preuve de cécité dans le bas-monde, Nous t’abandonnerons en conséquence de ce que tu as fait et Nous n’enlèverons pas le voile qui aveugle tes yeux. Tout comme tu as été égaré dans le bas-monde, tu seras délaissé dans l’au-delà.
Verset 127 : c’est ainsi que Nous rétribuons celui qui a dépassé sa limite et qui n’a pas cru aux signes que Dieu lui a envoyés et certes le châtiment de l’au-delà est plus terrible et dure plus longtemps.
Tout comme Dieu a menacé celui qui s’est détourné de Son rappel, Il l’a menacé de deux punitions : la vie difficile dans la tombe et le fait qu’il soit rassemblé au jour du jugement en étant aveugle. Il a conclu ces versets de menace par la parole qui signifie : et le châtiment de l’au-delà est plus terrible et demeure plus longtemps. C’est-à-dire que c’est plus terrible d’être ressuscité aveugle sans fin que le supplice dans la tombe qui, lui, a une fin.
Verset 128 : il y a deux manières de réciter ce verset : afalam yahdi lahum (avec le yāʾ) et afalam nahdi lahum (avec le nūn). Et le sens est le même.
N’est-ce pas qu’Il leur a envoyé des causes de bonne guidée
Ou bien : n’est-ce -pas que Nous leur avons envoyé des causes de bonne guidée
Il : c’est-à-dire Dieu et Nous, également c’est Dieu.
Au début, les compagnons n’avaient pas mis les points sur les lettres, pour que ce soit conforme aux différentes récitations.
Est-ce qu’ils n’ont pas tiré des leçons en observant combien de peuples avant eux Nous avons anéantis ! Il y a en cela des signes pour ceux qui réfléchissent.
S’ils réfléchissaient, ils auraient su que leur extermination était en raison de leur mécréance. Méditez : ces gens-là dont vous voyez les habitations, comment ont-ils fini ? En raison de leur mécréance, Dieu les a exterminés. Donc n’agissez pas comme eux.
Verset 129 : s’il n’y avait pas eu ce jugement que Dieu a dit de retarder leur châtiment et s’il n’y avait pas eu ce délai que Dieu a voulu (qui est le jour du jugement) : Dieu a jugé que le châtiment sera retardé pour la communauté de Muḥammad ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam c’est-à-dire ceux à qui l’appel du Prophète est parvenu. Dieu a dit que ceux qui rejettent l’appel ne seront pas exterminés dans ce bas-monde. Parmi ceux qui ont entendu l’appel, certains sont devenus croyants et beaucoup sont restés mécréants.
Mais Dieu a dit que ce n’est pas comme pour les communautés antérieures. En effet Dieu a exterminé ceux qui ont renié l’appel des prophètes antérieurs comme le peuple de Lūṭ.
Donc Dieu a jugé que le châtiment sera retardé pour les gens de la communauté de l’appel qui ont renié l’appel.
Alors ils auraient eu leur châtiment dans le bas-monde tout comme le châtiment est parvenu aux peuples mécréants des siècles précédents.
Verset 130 : patiente face aux paroles qu’ils disent à ton sujet. Ô Muḥammad patiente face à leurs critiques, à leurs injures.
Et fais la prière : tout en remerciant ton Seigneur Qui t’a accordé la réussite pour faire la prière et Qui t’a aidé pour l’accomplir
Avant le lever du soleil : il s’agit de la prière du faǧr
Et avant son coucher : il s’agit des prières de aẓ-ẓuhr et al-ʿaṣr. Ce sont les deux prières de l’après-midi.
Et veille à accomplir la prière pendant la nuit et aux extrémités de la journée. Il s’agit de la prière de al-ʿišāʾ qui est la prière de l’obscurité (al-ʿatamah) et des prières al-maġrib et al-faǧr. Il y a une répétition pour la prière de al-faǧr, pour dire que c’est une prière très particulière.
Également Dieu dit ce qui signifie : « et persévérez à accomplir la prière du milieu » : notre šayẖ a dit que certains l’ont expliquée comme étant la prière de l’aube et d’autres comme étant la prière de al-ʿaṣr.
Il a expliqué les deux extrémités de la journée pour qu’il n’y ait pas de confusion.
Il y a deux manières de réciter la fin du verset 130 : laʿallaka tarḍa ou bien laʿallaka turḍa. Puisses-tu être satisfait ou bien puisses-tu te satisfaire. C’est-à-dire évoque Dieu dans ces moments (les prières) et que ton cœur se réjouisse. En persévérant dans l’accomplissement des prières, tu obtiendras ce qui va te réjouir le cœur et te satisfaire.
Verset 131 : ne fixe pas du regard ce que Nous leur avons accordé (c’est-à-dire à des mécréants) comme biens du bas-monde qui, en réalité sont une épreuve pour eux. Notre šayẖ que Dieu lui fasse miséricorde a dit : c’est fixer quelque chose du regard sans le détourner. Parce que si le regard de quelqu’un tombe par inadvertance sur ce qu’il lui est interdit de regarder, il doit détourner son regard. Par exemple, si son regard tombe sur une femme aǧnabiyyah, il doit détourner son regard. Ceux qui recherchent la piété ont beaucoup insisté sur le fait de ne pas fixer du regard les injustes et les grands pécheurs dans leur tenue vestimentaire, dans leurs convois. Ce n’est pas un péché. Au point que Al-Ḥasan Al-Biṣrī a dit : « ne fixez pas du regard les grands pécheurs quand ils sont sur leurs montures, imbus d’eux-mêmes et qu’ils avancent rapidement avec vanité. Mais regardez plutôt combien l’humiliation des péchés coule de leurs corps ». S’ils ont pris cette posture, c’est pour plaire aux gens. Celui qui les regarde en appréciant leur apparence, il est en train de les aider en cela.
Qui leur feront mériter le châtiment. Les biens que Dieu leur accorde sont une épreuve qui leur fera mériter le châtiment.
Tandis que la subsistance que t’accorde ton Seigneur : soit c’est la récompense ou bien c’est dans le sens du paradis ou bien c’est dans le sens de ce qui est licite et qui te donne ta suffisance.
Cela vaut mieux et a une plus grande valeur : que ce que les mécréants ont reçu.
Verset 132 : ordonne à ta communauté (ou ordonne aux membres de ta famille) la prière et persévère dans son accomplissement. Reste ferme dans l’accomplissement de la prière et patiente.
Nous ne te demandons pas la subsistance, Nous te l’accorderons : Dieu apprend à Son Prophète Muḥammad ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam qu’il n’a pas à se charger à chercher sa subsistance, la sienne et celle de sa famille. Dieu apprend à Son Prophète qu’Il lui garantit sa subsistance à lui ainsi qu’à sa famille. Ne te préoccupe pas de cela, décharge ton esprit pour l’au-delà. Parce que celui qui œuvre pour diffuser ce que Dieu agrée, pour diffuser la religion, Dieu lui accorde sa subsistance. D’après ʿUrwah fils de Az-Zubayr, quand il voyait ce que les gouverneurs avaient comme biens, il récitait ce verset-là 130 « ne tends pas les yeux vers ce qu’ils ont ; ce qu’ils ont comme biens dans ce bas-monde, ce sera une épreuve pour eux, occupe-toi de la prière et persévère dessus, ne te préoccupe pas de ta subsistance, Nous t’accorderons. » Puis il détournait son regard et il disait : « la prière, la prière, faites la prière, que Dieu vous fasse miséricorde ».
Et Bakr fils de ʿAbdullāh Al-Muzāniyy, quand il était dans une difficulté financière, il disait à sa famille : « levez-vous et faites la prière, c’est ce que Dieu a ordonné à Son Messager ».
Mālik ibnu Dīnār faisait la même chose : quand il était dans la difficulté, il ordonnait de faire la prière et il récitait ce verset.
Quand un sujet préoccupait le Prophète ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam, il se levait et faisait la prière.
La fin heureuse est réservée à ceux qui s’attachent à la piété
Verset 133 : et ils ont dit si seulement il nous ramenait un signe de la part de son Seigneur : n’ont-ils pas reçu suffisamment de preuves dans les livres antérieurs.
Ce sont les mécréants qui ont dit : si seulement il nous ramenait une preuve de la part de son Seigneur. C’est comme s’ils ont dit : si seulement Muḥammad nous ramenait une preuve de la part de son Seigneur qui indique qu’il est véritablement prophète.
N’ont-ils pas reçu des preuves à partir des livres anciens ? C’est-à-dire des livres qui ont été descendus aux prophètes précédents.
Cela veut dire qu’ils ont suggéré comme il est de leur habitude dans leur entêtement, un signe qui indique le statut de prophète de notre maitre Muḥammad. Il leur a dit : n’avez-vous pas reçu une preuve qui est la plus grande des preuves et la plus importante comme défi et il s’agit du Qur’ān ; puisque le Qur’ān constitue une preuve en faveur des livres précédents. Parce que le Qur’ān est un miracle, tandis que les autres livres ne sont pas un miracle. Les autres livres ont donc besoin du Qur’ān pour la validité de ce qu’ils comportent.
Notre šayẖ que Dieu lui fasse miséricorde a dit : les livres précédents ne sont pas un miracle tandis que le Qur’ān, c’est un miracle. ʿaǧaza qui signifie « impuissant » est la racine du mot muʿǧizah qui signifie « qui rend impuissant » : cela signifie ici « qui rend impuissant les incrédules, qui prouve l’impuissance des incrédules ». Ils n’ont pas été capables d’amener quelque chose de semblable. C’est pour cela qu’ils ont combattu le Prophète et qu’ils ont combattu les musulmans. Jusqu’à nos jours, le Qur’ān est un miracle, c’est un défi permanent pour le Prophète.
Verset 134 : si Nous les (les mécréants) avions punis par un châtiment auparavant (c’est-à-dire avant qu’ils ne reçoivent le Messager ou avant qu’ils ne reçoivent le Qur’ān) ils auraient dit ô notre Seigneur si Tu nous avais envoyé un messager, nous aurions suivi les signes que Tu envoies avec lui avant d’être humiliés (par le châtiment) et d’avoir une situation dégradante dans l’au-delà.
Notre šayẖ que Dieu lui fasse miséricorde a expliqué ce verset avec d’autres termes : si Dieu n’avait pas envoyé des messagers à Ses esclaves pour leur indiquer ce qui est un bien pour eux et ce qui est un mal puis Il les aurait châtiés pour leurs actes, les gens qui auraient été châtiés auraient dit : pourquoi Tu ne nous as pas envoyé un messager pour que nous puissions le suivre ? Dieu leur a enlevé cette possibilité de réponse en leur envoyant des messagers. La fonction des prophètes est d’indiquer ce que Dieu a interdit et d’indiquer ce qui est obligatoire pour les esclaves, c’est-à-dire ce qu’il est requis d’eux de manière catégorique. C’est cela la mission des prophètes. Par ailleurs, si Dieu n’avait pas envoyé de messagers, et qu’Il avait châtié qui Il veut, Il ne serait pas injuste. Car Il fait ce qu’Il veut de ce qui Lui appartient. Mais Dieu a envoyé des messagers et ainsi Il a enlevé toute possibilité de justification de la part des mécréants.
Verset 135 : dis chacun (c’est-à-dire d’entre nous et d’entre vous) est dans l’attente de la conséquence (c’est-à-dire de ce qui va être le devenir de chacun d’entre nous et d’entre vous). Alors attendez, vous allez voir (lorsque le jour du jugement va arriver) qui seront les gens qui étaient sur le chemin de droiture et qui a été bien guidé pour gagner la félicité.
Quant à ce que certains disent à propos de cette sourate que nul autre que les gens du paradis ne récitent ṭāhā et yasīn, ce n’est pas vrai.
Tafsir, Exégèse de an Nasafiyy : sourate Maryam versets 1-67
C’est une sourate mecquoise, c’est-à-dire qu’elle a été révélée quand le Prophète était à La Mecque. Et elle est composée de 98 ou 99 versets.
Verset 1 : il comporte cinq lettres (kāf-hā-yā-ʿ-ṣād) : aṣ-Ṣuddī dit que c’est un nom de Dieu mais ce n’est pas l’avis qui est correct. Et il a été dit que c’est le nom de la sūrāh.
Il y a eu différentes versions pour la récitation de ce verset : ʿAlī et Yaḥyā ont récité ce premier verset avec une kasrah sous le hā et le yā : ils ont dit kāf-hī-yī .
Verset 2 : ceci est la mention de la miséricorde de ton Seigneur, qu’Il a accordée à Son esclave Zakariyyā.
Verset 3 : il (Zakariyyā) a invoqué son Seigneur en toute discrétion. Il a invoqué Dieu en cachette, tout comme c’est ce qu’il convient de faire. Car ainsi cela permet d’éviter l’insincérité. Et c’est plus proche de la pureté du cœur. Une deuxième explication : il a invoqué son Seigneur en toute discrétion pour qu’on ne lui fasse pas de reproches, du fait qu’il a demandé à avoir un fils alors qu’il était âgé. Il avait 75 ou 80 ans.
Verset 4 : il a dit ô mon Seigneur. A l’origine, la phrase est en arabe « yā rabbī », c’est-à-dire « ô mon Seigneur » mais le terme « yā » qui indique l’appel a été omis ainsi que le terme « ī » « mon », il est donc resté le terme « Seigneur ». Les os de mon corps sont devenus faibles. Il a mentionné les os car les os sont la structure qui maintient le corps. S’ils deviennent faibles, c’est tout le corps qui s’affaiblit. Également, les os sont la partie la plus dure du corps et la plus forte. Si les os s’affaiblissent, toute la force du corps s’affaiblit. Remarque : en arabe il a employé le terme « os » au singulier, ici il a utilisé le singulier pour indiquer le genre (comme quand on dit « l’homme est un être vivant »). Ce verset veut dire que cet os qui constitue le squelette et qui est le pilier du corps, a été atteint de faiblesse.
Et les poils gris se sont attisés dans ma tête : il a utilisé le verbe qu’on utilise d’habitude pour le feu, c’est-à-dire que les poils gris se sont propagés dans ma tête, à l’image d’un feu qui se propage et qui donne des flammes par-ci et par-là. Donc il a comparé les cheveux gris à des foyers de feu, par sa couleur et par le fait qu’ils se propagent dans la tête. Toute partie de la tête a des zones grises comme le feu se propage. Ceci est très éloquent.
(Zakariyyā) a dit : ô mon Seigneur, je suis devenu vieux et la vieillesse englobe l’affaiblissement du corps, les cheveux gris et plus fort encore. Il n’a pas utilisé de termes explicites mais il a utilisé des allusions et l’allusion est plus forte encore. C’est une forme de construction qui englobe des termes généraux et des détails. C’est une construction très éloquente où il a fait allusion à des parties pour désigner le tout : mes os se sont affaiblis, les cheveux gris se sont propagés dans ma tête comme un feu se propage dans les broussailles.
Et ô mon Dieu, je n’ai pas été dans mes invocations envers Toi, malheureux : cela veut dire que j’ai toujours été exaucé. C’est-à-dire que je Te demande des choses et Tu me les accordes. On dit de quelqu’un qu’il a été heureux quand il a eu son affaire qui a été réglée et malheureux quand son affaire n’a pas été réglée. An-Nasafī a dit qu’un mendiant a dit à quelqu’un : « si c’est à moi que tu as déjà donné tel jour, je te demande de me donner encore ». L’autre lui a répondu : « bienvenue à celui qui a fait le tawassul par nous, pour nous ». Il a rappelé un besoin qu’il avait déjà eu et qui avait été comblé et il veut avoir la même chose et il lui a donné ce qu’il voulait.
Verset 5 : et je crains mon clan : le clan c’est les mawālī : il s’agit de ses frères, ses cousins paternels et ils étaient les plus mauvais des fils de Isrāʾīl. Il craignait qu’ils ne changent la religion, qu’ils n’introduisent des falsifications et il craignait aussi que son clan n’assure pas la succession pour sa communauté. Alors notre maître Zakariyyā a demandé que Dieu lui accorde un descendant vertueux, un fils qui prenne son père comme modèle, sur le fait de veiller sur sa communauté. Je crains ce qu’ils vont faire après moi c’est-à-dire après ma mort.
Et mon épouse est stérile, alors ô Dieu accorde-moi de Ta part : c’est-à-dire sans que ce soit par une cause habituelle, du fait que sa femme est stérile
Un descendant : c’est-à-dire un fils qui s’occupe de l’application de la religion après moi.
Verset 6 : qu’il hérite de moi et qu’il hérite de la famille de Yaʿqūb : ici il s’agit de la description de ce fils, c’est-à-dire que notre maître Zakariyyā demande à Dieu de lui accorder un fils qui va hériter de lui la science et qui hérite de la famille de Yaʿqūble statut de prophète. Mais cela ne veut pas dire qu’on hérite du statut de prophète. Mais cela veut dire : qu’il puisse un jour devenir prophète. Yaʿqūb est le fils de Isḥāq et Yaʿqūb s’appelle Isrāʾīl, ce qui signifie « esclave de Dieu » en hébreu. Isrāʾīl est l’esclave de Celui Qui voit. Et Ismāʿīl signifie l’esclave de Celui Qui entend.
Et ô Allāh fais qu’il soit agréé : c’est-à-dire soit qu’il soit agréé par Toi, ou alors dans le sens qu’il soit satisfait de Toi et de Ton jugement (qu’il n’émette pas d’objection contre Toi)
Verset 7 : ô Zakariyyā Nous t’annonçons la bonne nouvelle d’un garçon qui s’appellera Yaḥyā : C’est Dieu Qui a nommé cet enfant, c’est un grand honneur.
Et Nous n’avons pas fait qu’avant lui, quelqu’un ait porté ce prénom : il a donc été le premier à porter ce prénom. Samiyyā : ceci est une preuve que le prénom qui n’est pas courant est un prénom qu’il convient d’employer et il a été dit que Samiyyā signifie semblable et ressemblant. C’est-à-dire qu’il n’avait pas de semblable dans le fait qu’il n’a pas désobéi et il n’a pas envisagé de désobéir. Également du fait qu’il était issu d’un homme âgé et d’une femme âgée, il n’avait pas de semblable. Et il était quelqu’un de chaste.
Verset 8 : Lorsque les anges ont donné la bonne nouvelle à Zakariyyā qu’il allait avoir un fils, il a dit ô Seigneur comment aurais-je un fils : cela ne veut pas dire que Zakariyyā trouvait peu probable que Dieu lui accorde un fils mais c’est pour demander par quel moyen il pourrait avoir un fils. Est-ce qu’il allait avoir un fils alors qu’ils étaient tous deux âgés, lui et son épouse ? Ou alors est-ce qu’ils allaient redevenir jeunes et avoir un fils par la suite ?
Alors que ma femme est stérile et que je suis devenu âgé : il a utilisé un adjectif qui indique qu’il est devenu comme une branche d’arbre dure, il fait allusion à la dureté des articulations, pour imager son âge avancé.
Verset 9 : il a dit c’est ainsi que ton Seigneur a dit : c’est-à-dire qu’il en sera ainsi.
C’est aisé pour lui : Ton Seigneur dit que cela est aisé pour Lui c’est-à-dire le fait de créer Yaḥyā de deux parents qui sont d’un âge avancé.
Et Je t’ai fait exister auparavant et tu n’existais pas : ceci pour indiquer que c’est Dieu Qui crée et ce ne sont pas les parents jeunes qui créent leur enfant. Les parents sont une cause.
Verset 10 : Il a dit ô mon Dieu accorde-moi un signe qui me permette de savoir si ma femme est tombée enceinte. Zakariyyā a demandé à Dieu de lui indiquer un signe qui lui montre que sa femme serait tombée enceinte.
Ton signe c’est que tu ne pourras pas parler aux gens pendant trois nuits. Sans pour autant que tu aies une infirmité dans tes organes : tu ne seras pas muet ni sourd. Tes organes seront sains. Dans la sūrat ʾĀli ʿImrān, il est question de trois jours. Cela veut dire que cette privation de parler s’est prolongée trois jours et trois nuits.
Verset 11 : Zakariyyā est sorti pour son peuple depuis le miḥrāb qui est l’endroit où il faisait sa prière. Son peuple l’attendait et il n’a pas pu parler. Il leur a fait un signe de son doigt pour leur ordonner de glorifier Dieu, c’est-à-dire de faire des prières, matin et après-midi. Matin pour faire allusion à l’aube et après-midi pour faire allusion à al-ʿasr.
Nous lui avons accordé ce fils Yaḥyā et Nous lui avons dit, à ce fils, après sa naissance, après qu’il a grandi
Verset 12 : ô Yaḥyā prends le Livre et il s’agit de la Torah, vigoureusement c’est-à-dire avec ardeur, pour le maitriser et Nous lui avons accordé la sagesse, c’est-à-dire la compréhension de la Torah et la maitrise de la science de la religion, alors qu’il était déjà enfant. Il a été dit que les enfants lui ont demandé de jouer avec eux, il leur a répondu que Dieu ne nous a pas créés pour jouer.
Verset 13 : Nous lui avons accordé une tendresse de notre part : il avait de la tendresse et de la miséricorde pour ses parents et une pureté : Dieu lui a accordé d’être pur et d’être vertueux et il n’a pas commis de péché et il était pieux : c’est-à-dire un musulman obéissant.
Verset 14 : Yaḥyā était bienfaisant envers ses parents : il ne leur désobéissait pas et il n’était pas quelqu’un d’orgueilleux ni quelqu’un de désobéissant à son Seigneur.
Verset 15 : Que la préservation de Dieu lui soit accordée le jour de sa naissance : c’est-à-dire que le jour de sa naissance le šayṭān ne lui nuise pas car la plupart des enfants, quand ils naissent, le šayṭān leur nuit, ils sortent du ventre de leur mère en pleurant.
Et le jour de sa mort : c’est-à-dire quand les deux anges interrogent dans la tombe
Et le jour où il sera ressuscité vivant : c’est-à-dire pour le jour du jugement, le jour dernier. C’est la plus difficile des stations.
Verset 16 : et cite-leur, c’est-à-dire toi, Muḥammad, dans le Livre, c’est-à-dire le Qurʾān, Maryam, c’est-à-dire récite-leur ce qui est parvenu dans le Qurʾān en tant que récit de Maryam, afin qu’ils en tirent des moralités et afin qu’ils sachent ce qui lui est arrivé.Le moment où il lui est arrivé ce récit étonnant. Quand elle s’est isolée à l’écart de son peuple pour se consacrer à l’adoration à l’est de Jérusalem. Deuxième explication : à l’écart des gens. Et il a été dit qu’elle s’est mise à l’écart dans un endroit pour faire son ġusl suite aux menstrues.
Verset 17 : elle a pris un écran (comme un paravent) qui la voile : elle a fait qu’il y ait comme un voile qui la protège des yeux des gens de son peuple pour qu’elle puisse faire son ġusl derrière.
Nous lui avons envoyé notre rūḥ : et il s’agit de Ǧibrīl ʿalayhi s-salām et l’adjonction « notre » est une marque d’honneur pour indiquer que Ǧibrīl appartient à Dieu et est honoré par Dieu. L’appellation rūḥ quisignifie « âme » ne veut pas dire que Ǧibrīl est une âme de Dieu mais il a été surnommé ainsi parce que c’est comme s’il est l’âme de la religion. La religion revit par Ǧibrīl et par la révélation qu’il transmet.
Il s’est représenté à elle sous forme d’un humain : Ǧibrīl ʿalayhi s-salām s’est présenté à Maryam sous la forme d’un jeune homme, imberbe, avec un beau visage et des cheveux ondulés.
Avec une constitution complète.
Ceci, afin qu’elle soit apaisée par ses paroles, afin qu’elle ressente le réconfort par sa parole, afin qu’elle ne le fuie pas, car s’il lui était apparu sous la forme d’un ange, elle l’aurait fui. Elle n’aurait pas pu écouter sa parole.
Verset 18 : elle a dit je demande à être préservée par le très Miséricordieux si tu es quelqu’un qui craint Dieu. C’est-à-dire que si on peut espérer de toi que tu craignes Dieu, alors je demande à être préservée par Dieu contre toi. Autrement dit, si tu es quelqu’un qui craint Dieu, alors ne me fais pas de mal.
Verset 19 : il (Ǧibrīl ʿalayhi s-salām) a dit je ne suis que l’envoyé de ton Seigneur : il l’a d’abord rassurée de ce qu’elle craignait (du fait qu’elle s’est retrouvée seule avec un homme étranger) puis il l’a informée qu’il n’était pas un humain (qu’il n’était pas un descendant de Ādam) mais qu’il était un envoyé de la part de Celui par lequel elle recherchait la préservation, c’est-à-dire Dieu.
Pour te donner : c’est-à-dire que je te donne moi-même, par la volonté de Dieu ou bien pour que je sois une cause du don de cet enfant, c’est-à-dire en soufflant dans l’encolure de sa robe.
Un enfant pur : un enfant qui soit pur des péchés ou bien un garçon qui va grandir sur le bien et les bénédictions.
Verset 20 : elle a dit comment allais-je avoir un garçon alors qu’aucun humain ne m’a touchée ! C’est-à-dire qu’elle n’a pas été mariée, qu’elle n’a pas eu d’époux, pour avoir un garçon
Et je ne suis pas de ces femmes perverses qui recherchent les hommes, qui recherchent à obtenir le plaisir avec n’importe quel homme. L’enfant, généralement n’est issu que de ces deux voies-là, soit suite à un mariage, soit suite à une fornication.
Verset 21 : il (Ǧibrīl ʿalayhi s-salām) a dit c’est vrai : il en est ainsi, comme tu l’as dit : c’est-à-dire qu’effectivement, tu n’as pas été mariée, et tu n’as pas commis la fornication.
Ton Seigneur dit cela est facile pour Moi : le fait que tu aies un fils sans qu’il n’ait de père, est quelque chose de facile pour Dieu.
Et afin qu’il soit un signe pour les gens : c’est la première explication,et la deuxième explication, c’est pour manifester Notre toute-puissance et qu’il soit une preuve de Notre toute -puissance. Dieu manifeste Sa toute-puissance en faisant qu’une femme ait un fils sans qu’il n’ait de père. Afin qu’en voyant cela, les gens en déduisent la toute-puissance de Dieu.
Et pour qu’il soit une miséricorde de Notre part : Jésus est une miséricorde de la part de Dieu, pour ceux qui ont cru en lui, c’est-à-dire ceux qui ont cru qu’il est un envoyé de Dieu, un humain, un prophète musulman qui a appelé à adorer Dieu et à ne pas lui attribuer d’associé.
Et cela est quelque chose de prédestinée. La création de Jésus est une chose destinée qui est écrite sur la Table Préservée.
Quand Maryam a été apaisée après qu’il lui ait parlé, Ǧibrīl ʿalayhi s-salām s’est rapproché d’elle et il a soufflé dans l’encolure de sa chemise. Et l’âme est entrée par sa bouche, c’est ainsi qu’a dit Ubay ibnu Kaʿb que Dieu l’agrée. Et le souffle et donc l’âme est arrivé jusqu’au ventre de Maryam.
Verset 22 : elle est tombée enceinte de Jésus : et elle avait treize ans ou bien dix ans ou bien vingt ans. Il y a trois avis.
Alors elle s’est mise à l’écart avec son enfant dans son ventre : d’après ibnu ʿAbbās que Dieu les agrée lui et son père, la durée de la grossesse était d’une heure, c’est-à-dire que dès qu’elle l’a porté, elle a accouché. Et il a été dit six mois et il a été dit sept mois et il a été dit huit mois. Il n’y a pas eu un enfant qui ait vécu après huit mois de grossesse, hormis Jésus. Il y a donc eu plusieurs avis à propos de la grossesse de Maryam. Et il a été dit qu’elle l’a porté une heure et qu’elle a accouché en une heure.
En un endroit éloigné de son peuple. Elle s’est isolée derrière la montagne. Quand elle a senti la grossesse, elle a fui son peuple, par crainte qu’ils ne la blâment.
Verset 23 : les contractions de l’accouchement l’ont amenée auprès du tronc du palmier : ce palmier était mort, sec et c’était l’hiver : ce palmier est défini par l’article défini « al », ce qui donne l’impression que c’était un palmier qui était connu. Et il est possible qu’il soit défini pour indiquer que c’est le genre de cet arbre. C’est comme si Dieu l’avait guidée vers le palmier pour la faire nourrir de ces fruits et ici il s’agit d’une sorte de fruits de palmiers, qui ne sont pas comme les dattes qu’on connait au Maghreb, ni les dattes qu’on connait en Arabie, mais ce sont des dattes qu’on trouve en Iraq, en Iran. C’est une sorte de datte crémeuse al-ruṭab. C’est la nourriture de prédilection des femmes qui viennent d’accoucher.
Elle a dit si seulement j’étais morte avant ce jour-là et que personne ne se souvienne de moi.
Verset 24 : il l’a appelée par en bas : une explication : c’est Ǧibrīl ʿalayhi s-salām qui l’a appelée parce qu’il était en contrebas de là où elle se trouvait. Ou bien c’était Jésus qui l’a appelée par en-dessous du palmier. Le pronom « hā » fait référence au palmier.
Tellement elle était effrayée que ce qui vient après, c’est pour égayer le cœur de Maryam. Pour lui dire ne sois pas chagrinée : c’est-à-dire ne te laisse pas affliger par la solitude, par le manque de nourriture, le manque de boisson et ce que les gens vont dire.
Dieu a fait que, sous toi, (ça peut avoir le sens de « à proximité de toi » ou bien sous ton ordre : c’est-à-dire si tu lui donnes l’ordre de couler, il va couler, si tu lui ordonnes de s’arrêter, il va s’arrêter) il y ait un petit ruisseau. Le Prophète ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam a été interrogé à propos de ce mot « sariyya », il a dit c’est le petit ruisseau. Et Al-Ḥasan a expliqué ce mot par « un maitre honorable », c’est-à-dire Jésus ʿalayhi s-salām.
Et il a été rapporté que H̱ālid fils de Safwān a dit que les Arabes appellent le ruisseau « sariyy ».
Il a été dit que lorsque Al-Ḥasan a entendu ce que lui a dit H̱ālid fils de Safwān, il a dit « tu as dit vrai » et il a repris son explication.
Ibnu l-ʿAbbās que Dieu les agrée, lui et son père, a dit : a donné au sol un coup avec son talon ʿīsā ou Ǧibrīl, c’est alors qu’une source d’eau douce a jailli et le ruisseau qui avait tari s’est mis à couler et le palmier a verdi et des fruits ont poussé dessus. Et les fruits ont mûri.
Verset 25 : il a été dit à Maryam : tire vers toi le tronc du palmier, c’est ainsi que vont tomber à ta portée les dattes mûres.
Il a été dit que l’habitude de donner ces dattes à la femme qui vient d’accoucher ou juste avant son accouchement, provient de cette époque-là.
Et il a été dit que la femme qui vient d’accoucher, il n’y pas mieux pour elle que des ruṭab et le malade, il n’y a pas mieux pour lui que le miel.
Notre šayẖ a dit : le meilleur des fruits sont les dattes, et les meilleures des dattes sont les ʿaǧwah et la meilleure ʿaǧwah est celle de Médine et la meilleure ʿaǧwah de Médine est celle de Qubāh. (C’est la première mosquée où le Prophète ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam a fait la prière et il a dit que celui qui se rend à Qubāh pour faire la prière, c’est comme s’il avait fait une ʿumrah).
Verset 26 : mange et bois et réjouis ton cœur : c’est-à-dire mange des fruits mûrs c’est-à-dire des ces dattes, bois de l’eau du ruisseau et réjouis ton cœur par cet enfant satisfaisant. Réjouis-toi de Jésus et rejette ce qui était la cause de ton chagrin.
Si tu vois un humain aujourd’hui, fais-lui comprendre que tu as fait vœu de ne pas parler. En effet c’était un acte d’adoration dans la loi de Zakariyyā de faire abstinence de parole. C’est-à-dire que si tu rencontres un humain qui te demande à propos de ton état, alors dis-lui que tu as fait le vœu, pour Dieu, d’être silencieuse. Fais-lui comprendre que tu as fait le vœu de ne pas parler aujourd’hui. Et c’était un acte d’adoration à leur époque, de faire abstinence de paroles tout comme ils faisaient abstinence de nourriture et de boisson. Dans la loi de Zakariyyā ʿalayhi s-salām, il y avait les deux sortes de jeûne : le fait de s’abstenir de manger et de boire et le fait de s’abstenir de parler.
Et il a été dit que c’était un jeûne véritable, avec les deux sortes. Le fait de ne pas manger ni boire comportait le fait de ne pas parler.
Le Messager de Dieu ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam avait interdit de faire le jeûne de la parole. Donc ce jugement a été abrogé pour nous.
Elle avait reçu l’ordre de faire comprendre qu’elle avait fait vœu de silence, parce que Jésus allait parler et que cela suffirait pour l’innocenter. Et d’autre part, pour qu’elle n’ait pas à débattre avec des gens impudents et vulgaires. Il y a en cela la preuve que le fait de se taire face aux impudents est quelque chose de requis.
Et celui qui est impudent n’a pas été vaincu par mieux que le fait de se détourner de lui. Si quelqu’un est impudent, tu n’as pas de plus grande victoire sur lui que de se détourner de lui. Au contraire, il ne va pas plus parler que lorsque tu le contredis.
Elle leur a fait comprendre par un signe qu’elle avait fait vœu de jeûner c’est-à-dire de s’abstenir de parler. Le signe peut être appelé un kalām.
Et il a été dit qu’elle a dit qu’elle allait s’abstenir de parler juste après sa dernière parole où elle aurait fait le vœu de silence.
Je ne vais pas adresser aujourd’hui la parole à un humain.
Verset 27 : puis elle s’est dirigée vers son peuple en portant son fils
Ils ont dit ô Maryam tu as ramené là quelque chose d’étonnant : car ils savaient qu’elle n’était pas mariée et qu’elle n’était pas une femme de mauvaise mœurs. Le mot « farīʿ » signifie « ce qui coupe avec l’habitude », qui n’est habituel.
Verset 28 : ô toi la sœur de Hārūn : An-Nasafīa donné plusieurs explications :
- Elle avait un frère qui s’appelait Hārūn et c’était son frère de même père qui faisait partie des meilleurs descendants des fils de Isrāʾīl.
- Hārūn est le frère de Mūsā ʿalayhi s-salām et elle était descendante de Hārūn. Et il s’était écoulé entre Maryam et Hārūn mille ans. Ici c’est dans le sens qu’ils faisaient partie de la même tribu.
- Hārūn était un homme vertueux ou bien un homme mauvais, de leur époque. Et quand ils lui ont dit : ô toi la sœur de Hārūn, ils l’ont assimilée à cet homme contemporain, soit dans la vertu, soit dans le vice.
Ton père n’était pas quelqu’un de mauvais et ta mère n’était quelqu’un de mauvais : son père était ʿImrān n’était pas quelqu’un qui commettait la fornication et sa mère qui s’appelait Ḥannaʾ n’était pas quelqu’un non plus qui commettait la fornication.
Verset 29 : elle a désigné son fils : c’est-à-dire qu’elle a fait signe à Jésus pour qu’il leur réponde. Parce que Jésus lui avait dit : mère, ne sois pas chagrinée et laisse-moi leur répondre. Et il a été dit que c’était Ǧibrīlqui lui avait dit cela. Mais lorsqu’elle a montré Jésus pour qu’il réponde, son peuple s’était mis en colère, il était étonné.
Ils lui ont dit comment nous parlons à un enfant qui est encore dans le berceau.
Verset 30 : il a dit je suis l’esclave de Dieu : Jésus a dit cela. Nous sommes tous des esclaves de Dieu, c’est-à-dire que nous appartenons à Dieu. Le féminin du mot ʿabd est amah : on dit amatu l-Lāh.
Cette parole comporte un démenti contre ceux qui prétendent qu’il est le fils de Dieu. Comme Maryam s’était abstenue de parler, elle a empêché sa langue qu’elle peut utiliser pour parler et Dieu a fait parler la langue de celui qui, habituellement ne parle pas, en l’occurrence l’enfant au berceau. Dieu a fait parler Jésus alors qu’il n’avait que quarante jours et c’est l’avis qui est correct. Certains ont dit qu’il n’avait qu’un jour. Il a été rapporté qu’il a pointé l’index et il a dit à haute voix « je suis l’esclave de Dieu » et il y a en cela une réfutation de la parole des chrétiens.
Il m’a accordé le Livre : et il s’agit de l’Evangile que Dieu va lui révéler dans le futur.
Et Il va faire de moi un prophète : et Dieu va faire de lui un prophète.
Il a été rapporté de Al-Ḥasan Al-Biṣrī qu’il a dit que Jésus était déjà prophète alors qu’il était au berceau et que sa parole étant enfant, était son miracle.
Il a été dit que cela signifie que Dieu a prédestiné qu’il reçoive le Livre par révélation et qu’il soit prophète. En effet le verbe en arabe est au passé ou plutôt à l’accompli donc cela donne le sens que c’est inéluctable que ça va se réaliser. Comme cela est inéluctable que cela aura lieu, c’est comme si ça s’est déjà réalisé.
Verset 31 : et Il a fait que je sois béni où que je sois : où que j’aille, je suis béni c’est-à-dire que je suis bénéfique, je suis profitable. Ou bien cela veut dire qu’il enseigne le bien.
Et Dieu m’a ordonné d’accomplir la prière et de m’acquitter de la zakāt : c’est-à-dire que si quelqu’un possède suffisamment de biens, alors je dois donner la zakāt. Il a été dit qu’il s’agit de l’aumône obligatoire de la fin du jeûne, ou bien la zakāt ici signifie la purification du corps. Et c’est possible que le sens de ce verset soit : Dieu m’a ordonné de vous ordonner de faire la prière et de vous acquitter de la zakāt.
Durant ma vie : Dieu m’a ordonné cela tant que je suis vivant.
Verset 32 : et Il a fait que je sois bienfaisant envers ma mère. C’est-à-dire qu’il honore sa mère, qu’il la glorifie, qu’il la respecte.
Il n’a pas fait que je sois orgueilleux ni quelqu’un qui agit mal avec sa mère.
Verset 33 : et salutations sur moi le jour de ma naissance, le jour de mon décès et le jour de ma résurrection : cela veut dire que le jour de sa naissance, Jésus était enveloppé de sauvegarde, c’est-à-dire qu’il était dans un bon état le jour de sa naissance et également le jour de sa mort, quand il va mourir, il sera dans un bon état. Et également, le jour de la résurrection quand il va sortir de sa tombe, il sera dans un bon état. Parce que Jésus fait partie de ceux qui n’ont pas à avoir de crainte ni à être chagrinés, comme tous les saints et les vertueux.
Verset 34 : voilà la nouvelle à propos de Jésus le fils de Maryam : voilà le récit de Jésus le fils de Marie. C’est-à-dire voici le récit véritable de Jésus, voici la réalité à propos de Jésus. C’est celui dont il a dit qu’il était l’esclave de Dieu, ce n’est pas la parole de chrétiens qui disent qu’il est un dieu ou un fils de Dieu.
C’est la parole de vérité : parce que Jésus est né sans qu’il n’ait de père. Dieu a voulu, par Sa parole qui est de toute éternité, l’existence de Jésus sans père. Et ainsi Jésus a existé sans père.
A propos duquel ils ne sont pas d’accord : parce que certains doutent de son statut de prophète. Ils ne sont pas d’accord à propos de Jésus : les Yahūd ont dit qu’il était un sorcier et un imposteur. Les Naṣārah n’ont pas cru en Jésus parce qu’ils ont dit qu’il était le fils de Dieu et qu’il était le troisième de la trinité. Ainsi Jésus est différent de que disent les Yahūd et les Naṣārah.
Verset 35 : Dieu, il est impossible à Son sujet qu’Il ait un fils, Il est exempt de cela. Dieu, s’Il veut quelque chose, Il lui ordonne d’être et cela est. Et donc, celui qui est ainsi, il n’est pas comme ceux qui peuvent avoir un fils. Dieu, par Sa parole qui est de toute éternité, Il a ordonné que les choses existent et les choses ont existé. C’est Dieu Qui a ordonné que Jésus existe sans père et Jésus a existé sans père.
Verset 36 : et Allāh est mon Seigneur et Il est votre Seigneur, alors adorez-Le : c’est la parole de Jésus qui dit : tout comme je suis l’esclave de Dieu, vous également, êtes Ses esclaves. Je dois et vous devez L’adorer.
Ceci, c’est-à-dire ce que je vous ai mentionné, c’est la voie de droiture. Adorez Dieu et ne Lui attribuez aucun associé.
Verset 37 : les groupes ont divergé entre eux : la faction est le groupe qui a une opinion différente des autres. Il s’agit ici de trois groupes de chrétiens : les nestoriens, les jacobites et les chalcédoniens. Entre eux : signifie entre les compagnons de Jésus ou le peuple de Jésus ou bien les gens en général. Les Naṣārah ont divergé à propos de Jésus quand il a été élevé au ciel. Ils ont eu des opinions différentes. Puis ils se sont mis d’accord de se référer à la parole de trois d’entre eux, qui avaient le plus de science de leur époque.
Ils s’appelaient Jacob, Nestor et Melchior. Les deux premiers ont dit une parole de mécréance : Jacob a dit : Jésus est Dieu, il est descendu sur terre puis il est remonté au ciel. Nestor a dit que Jésus était le fils de Dieu, Il nous l’a montré un certain temps puis Il l’a élevé auprès de Lui. Par contre Melchior a dit : ils ont menti, Jésus était un esclave créé et c’était un prophète. Chacun de ces trois-là était suivi par des gens. Par la suite, ils se sont divisés en soixante-douze groupes.
Malheur à ceux qui ont mécru, malheur à eux d’un jour éminent : ils auront un grand malheur au jour du jugement. Parce que ce jour-là, leurs organes vont témoigner contre eux qu’ils ont commis de la mécréance, les anges vont témoigner contre eux qu’ils commettaient de la mécréance, les prophètes vont témoigner contre eux qu’ils commettaient de la mécréance. Malheur à ces gens-là qui ont dit des choses fausses à propos de Jésus.
Verset 38 : au jour du jugement, après qu’ils étaient sur l’égarement, ils vont entendre et voir la réalité à propos de Jésus. Après qu’ils étaient comme aveugles et sourds dans le bas-monde, leur état sera étonnant. Qatādah a dit que s’ils étaient aveugles et sourds, au sens figuré car ils n’ont pas vu lé vérité ni entendu la vérité dans le bas-monde, en quoi cela leur sera utile au jour du jugement de connaitre la vérité ? Cela ne leur sera pas utile dans le sens que cela ne diminuera pas leur châtiment.
Mais les injustes aujourd’hui sont dans un profond égarement. Et les injustes sont ceux qui ont dit des choses fausses à propos de Jésus. Leurs paroles qui étaient de la mécréance seront source de châtiment au jour dernier. En fait ils ont été injustes envers eux-mêmes. Ils n’ont pas su entendre ni voir quand cela était possible pour eux. Ils ont adoré celui qui ne mérite pas d’être adoré ; Jésus est un être humain qui a en lui les signes de la création. Leur égarement est clair car ils ont eu pour croyance que Jésus mérite d’être adoré alors qu’il y a bien en lui les signes de l’entrée en existence. Cet égarement est la plus grave des injustices parce qu’ils ont attribué la divinité à ce qui est clairement une créature. Ce qui prouve que Jésus est une créature est son entrée en existence. Il a donc un début et le fait qu’il a un début est une preuve qu’il n’est pas un dieu. C’est une insulte envers Dieu d’attribuer la divinité à celui qui ne la mérite pas. Ceci indique qu’il n’y a pas plus grave que leur injustice. La mécréance est la plus grande des injustices.
Verset 39 : avertis-les (fais qu’ils reçoivent un avertissement) le jour du grand regret : mets-les en garde du jour du jugement parce que ce jour-là il y aura le regret pour ce qui est passé. Le Prophète Ṣalla l-Lāhu ʿalayhi s-salām
Le šayẖ précise que le mécréant verra la place qu’il a manquée au paradis, s’il était mort musulman et il verra la place qu’il occupera en enfer. Quand il verra la place qu’il a manquée au paradis, ça va augmenter son regret et quand il verra la place qu’il aura en enfer, ça augmentera son chagrin.
Ce jour-là, lorsque le jugement sera terminé : c’est-à-dire qu’il y aura deux groupes, le groupe qui ira au paradis et le groupe qui ira en enfer.
Alors qu’ils sont dans une insouciance : pour œuvrer et pour s’occuper de la place qu’ils vont occuper dans l’au-delà. L’imām ʿAlī a dit : « les gens sont comme endormis, lorsqu’ils meurent, ils vont se rendre compte ».
Et ils ne sont pas croyants : c’est-à-dire qu’ils ne croient pas au jour du jugement. Mets-les en garde, en raison de leur insouciance et parce qu’ils ne s’occupent pas de l’au-delà.
Verset 40 : Dieu nous apprend qu’après l’anéantissement de cette terre et l’anéantissement de ceux qui sont sur cette terre, Dieu est Celui à Qui elle appartient. Maintenant, cette terre appartient à Dieu et après l’anéantissement des gens, Dieu est Celui dont la souveraineté ne sera pas anéantie et Dieu n’a pas de fin.
Dieu ressuscitera les humains et les ǧinn pour le jour du jugement et chacun aura sa juste rétribution : ceux qui ont agi en bien seront rétribués en bien et ceux qui ont agi en mal seront rétribués par une punition.
Verset 41 : et cite dans le Livre, Ibrāhīm, il était véridique et un prophète. Et cite, c’est-à-dire à ton peuple, ô toi Muḥammad ʿalayhi ṣ-ṣalāt wa s-salām, dans le Livre, c’est-à-dire le Qurʾān, le récit d’Ibrāhīmavec son père c’est-à-dire comment il s’est comporté avec son père. Il était un véridique et un prophète. aS-SaadiQ signifie celui est droit dans son comportement et aṣ-ṣiddīq c’est celui qui persévère et qui va se maintenir sur cette droiture dans toutes les situations. Ibrāhīm était extrêmement droit et il croyait en tout ce que Dieu lui a appris des choses cachées. Ibrāhīm ʿalayhi s-salām croyait en la véracité de tous les prophètes, il croyait en la véracité de leurs livres et lui-même était un prophète.
Verset 42 : il disait à son père « ô mon père, pourquoi adores-tu ce qui n’entend pas et ne voit pas ? Le père d’Ibrāhīm était idolâtre.
Et qui ne peut te protéger de rien du tout.
Verset 43 : ô mon père, j’ai reçu des connaissances que toi, tu n’as pas reçues : c’est-à-dire que ces connaissances sont soit la révélation, soit la connaissance de Dieu.
Suis-moi, je te guiderai vers un chemin de droiture.
Verset 44 : ô mon père, n’adore pas le šayṭān. C’est-à-dire ne lui obéis pas dans ce qu’il a suggéré comme adoration des idoles.
Certes le šayṭān est désobéissant envers Dieu.
Verset 45 : ô mon père, je crains qu’il ne te parvienne de la part de Dieu un châtiment et que tu deviennes ainsi un compagnon du šayṭān. C’est-à-dire que tu sois un compagnon du šayṭān en enfer, vous serez partisans l’un de l’autre en enfer.
Regardez comment il s’y est pris pour conseiller son père, d’une manière douce, pour convaincre son père de délaisser la mauvaise croyance qu’il avait et de le suivre, lui qui était un envoyé de Dieu.
Certains prétendent que le Prophète Muḥammad ʿalayhi ṣ-ṣalātu wa s-salām a dit une parole comme quoi il a été révélé à Ibrāhīm qu’il est le ẖalīl de aR-Raḥmān, c’est-à-dire celui qui a un degré particulier alors améliore ton comportement, même avec les non croyants, tu auras la voie des bienfaisants : cela n’est pas un ḥadīṯ.
D’abord, Ibrāhīm ʿalayhi s-salām, quand il s’est adressé à son père, il a essayé de lui faire prendre conscience, de le faire sortir de son insouciance. Parce que si quelqu’un adorait les meilleures des créatures qui sont les prophètes, c’est quelqu’un qui est égaré. Que dire de celui qui adore une pierre ou qui adore un arbre, ce sont des créatures qui n’entendent pas ce qu’on leur dit, qui ne voient pas ce que cet adorateur fait, qui ne repoussent de son adorateur aucune épreuve et qui ne lui règlent aucune affaire !!
Puis, il a enchainé en appelant son père à la vérité, en adoptant la douceur : il ne s’est pas adressé à lui durement. Il n’a pas dit à son père : tu es un grand ignorant, et il n’a pas dit que lui, avait énormément de connaissances et pourtant c’était le cas : (j’ai reçu des connaissances que toi, tu n’as pas reçues et que moi, je connaissais). (Suis-moi, je te guiderai vers un chemin de droiture). Il lui a dit : si toi et moi, étions en train de marcher sur une route et que, moi, je connaissais le chemin et pas toi, alors suis-moi, cela va t’éviter de t’égarer et de te perdre.
Troisième point : il a attiré son attention, il l’a averti en lui disant que le šayṭānavait désobéi à Dieu. Et toutes les grâces proviennent de Dieu. Donc le šayṭānqui a désobéi au Seigneur, il t’a fait tomber dans l’adoration des idoles. Il t’a embelli cette adoration, donc en réalité, tu es en train d’adorer le šayṭān. En apparence tu es en train d’adorer des idoles, mais en réalité tu es en train d’adorer celui qui t’a amené à les adorer et il s’agit du šayṭān.
Quatrième point : Ibrāhīm ʿalayhi s-salām a fait craindre la mauvaise fin à son père. Il lui rappelé le risque de mal finir, le risque d’avoir une fin malheureuse. Il lui a fait craindre les conséquences de cette mauvaise fin. Ceci, en utilisant un langage qui conserve le bon comportement. Il ne lui a pas dit de manière explicite que le châtiment allait lui parvenir et qu’il allait être châtié. (Je crains qu’il ne te parvienne un châtiment) : ici, le terme « châtiment » est utilisé à la forme indéterminée, cela indique que ce n’est pas forcément quelque chose d’intense. Et Ibrāhīm a dit à son père que le fait qu’il suive le šayṭān, qu’il soit au nombre de ses partisans, c’est quelque chose de plus grave que le châtiment qui risque de lui parvenir. C’était pour le raisonner, pour lui faire prendre conscience. Tout comme l’agrément de Dieu est meilleur que la récompense en elle-même. Le fait de gagner l’agrément de Dieu a plus de valeur que la récompense en tant que telle.
A chaque fois, il disait la parole « ô mon père », ceci, pour essayer de l’attendrir, afin qu’il le suive. Agir avec bienfaisance avec les parents, même s’ils ne sont pas musulmans, est quelque chose de requis. Mais on ne dit qu’il faut respecter le non musulman, parce que celui-ci ne respecte pas Dieu, donc le non musulman n’est pas respectable.
Verset 46 : il a blâmé son fils : le père de notre maitre Ibrāhīm ʿalayhi s-salām s’appelait Āzar, il a dit est-ce que tu te détournes de mon dieu, ô Ibrāhīm : tu te détournes de ce que, moi, j’adore ? Il a répondu à son fils en l’appelant par son prénom Ibrāhīm. Pourtant Ibrāhīm l’avait appelé en lui disant « ô mon père ». Et son père ne lui a pas répondu « mon fils ».
Certains prétendent que Āzar n’était pas le père d’Ibrāhīm mais qu’il était son oncle. Ceci parce que notre maître Muḥammad ʿalayhi ṣ-ṣalāt wa s-salām est descendant de notre maître Ibrāhīm. Certains prétendent qu’il n’est pas possible que dans les ancêtres du Prophète il y ait des mécréants et donc, le père d’Ibrāhīm n’était pas mécréant et donc c’était son oncle. Ceci est faux car le grand-père du prophète était idolâtre. ʿAbdul- Muṭṭalib était idolâtre. Donc ce n’est pas une règle que, parmi tous les ancêtres du Prophète, il n’y ait pas de mécréant. Mais nous disons que le père et la mère de notre Prophète étaient croyants, ils étaient musulmans.
Si tu ne t’arrêtes pas d’insulter les idoles, je te lapiderai, c’est-à-dire que je te jetterai des pierres jusqu’à ce que tu meures ou je te frapperai ou je t’insulterai.
Et quittes-moi : c’est-à-dire éloigne-toi de moi.
Longtemps : reste loin de moi longtemps.
Verset 47 : il lui a dit salāmun ʿalayk : salut à toi, c’est pour le délaisser
saʾastaġfiru laka rabbī : ça ne veut pas dire que je vais demander pardon à mon Dieu mais cela veut dire que je demanderai à Dieu qu’il te fasse entrer en Islam pour que tu sois apte à être pardonné. Parce que Dieu ne pardonne pas à quelqu’un qui est mécréant. Et Ibrāhīm ne va pas demander à Dieu de pardonner à un mécréant. Mais il va demander à Dieu que son père entre en Islam afin de devenir apte à être pardonné.
Mon Seigneur m’accorde beaucoup de grâces : il a ditqu’il va demander àson Seigneur car Dieu est miséricordieux, Il l’a honoré.
Verset 48 : et je vais vous quitter : Ibrāhīm a dit à son père : « je vais vous quitter ». Son père était à Babel en Irak. Donc Ibrāhīm a quitté Babel pour aller au pays de aš-sām dont le centre est la Palestine. Et il est allé en Palestine.
Vous et ce que vous adorez d’autre que Dieu : c’est-à-dire je vais vous quitter, vous et vos idoles. Je vais m’éloigner de vous et de ce que vous adorez, au lieu d’adorer Dieu.
Et je vais adorer mon Seigneur
Puissé-je ne pas être malheureux par l’adoration de mon Seigneur : c’est une allusion pour indiquer qu’eux vont être malheureux suite à l’adoration de leurs idoles. Mais il a dit cela par modestie et humilité, en faisant allusion qu’eux, seront malheureux dans l’au-delà, suite à l’adoration de leurs idoles. C’est-à-dire qu’il a dit : « moi, je ne serai pas malheureux dans l’au-delà, ce n’est pas comme vous qui allez être malheureux dans l’au-delà, du fait que vous avez adoré des idoles ». Mais il l’a dit d’une manière très subtile qui indique la modestie.
Verset 49 : quand il les a quittés : il s’est éloigné d’eux et il s’est éloigné de ce qu’ils adorent d’autre que Dieu, c’est-à-dire des idoles,
Nous lui avons accordé Isḥāq en tant que fils
Et Yaʿqūb le fils de Isḥāq
Et chacun d’eux, Nous en avons fait un prophète : Isḥāq était un prophète et Yaʿqūb était un prophète.
C’est-à-dire que lorsque notre maître Ibrāhīm a délaissé les mécréants, les pervers pour l’agrément de Dieu, Dieu lui a remplacé cela en lui donnant des fils croyants et prophètes.
Verset 50 : et Nous leur avons accordé de Notre miséricorde : Dieu leur a accordé des biens et des descendants.
Et Nous leur avons accordé une parole de bien : et il s’agit de l’éloge qui est faite pour Ibrāhīm et pour sa famille, dans l’invocation que nous faisons dans aṣ-ṣalātu l-ibrāhīmiyyah.
De manière très élogieuse. Dieu a fait qu’il soit cité de manière élogieuse.
Verset 51 : et mentionne dans le Livre Mūsā, que Dieu a élu : c’est-à-dire que Dieu lui a accordé le statut de prophète.
Puis il y a deux explications avec deux récitations : muẖlaṣā : c’est-à-dire qu’il a été élu pour être prophète c’est-à-dire que Dieu lui a accordé une grande félicité depuis sa naissance et muẖliṣā c’est-à-dire qu’il est sincère dans son adoration pour Dieu, par sa forte ardeur.
Et il était messager et prophète. Le messager est celui qui a reçu une nouvelle Loi ou bien celui qui a reçu la révélation de l’abrogation de certains jugements dans la Loi du messager précédent, soit totalement une nouvelle Loi, soit une Loi avec des abrogations. Le prophète non messager est celui qui appelle à suivre la Loi d’un messager qui l’a précédé. Entre notre maitre Mūsā et notre maître ʿīsā, il y a eu beaucoup de prophètes qui ont appelé à l’application de la Loi de notre maître Mūsā. Ce n’est pas tout messager qui reçoit la révélation d’un Livre ; il y a des messagers qui ont reçu la révélation d’un Livre et d’autres pas.
Dieu a fait descendre aux prophètes 104 Livres : à notre maître Ibrāhīm, 10 livrets, à notre maître Mūsā, 10 livrets avant la torah, Idrīs en a reçu 50, Šīṯ 30, ce qui fait 100. En plus de cela, il y a les 4 suivants : la torah, l’évangile, les psaumes et le Qur’ān. Ce qui fait 104.
Et le prophète est celui qui n’est pas messager, il reçoit la révélation de la part de Dieu, même s’il ne lui est pas révélé de Livre. Comme Yūšā fils de Nūn qui était le serviteur de notre maître Mūsā dont le récit est mentionné dans sūratou l-kahf.
Verset 52 : Dieu a fait entendre à Mūsā sa parole : Nous lui avons ordonné de venir et Nous lui avons fait entendre Notre parole et c’était une nuit de vendredi.
Du côté de aṭ-ṭūr : Tyr est une montagne dans le Sinaï situé entre l’Egypte et Madyan.
Du côté droit : la majorité dit que ce qui est visé ici c’est ce qui est situé à la droite de Mūsā ʿalayhi s-salām , parce que la montagne n’a pas de droite. Le sens est que lorsqu’il est venu de Madyan, qui est la ville du prophète Šuʿayb, c’est-à-dire là où il a épousé son épouse, l’appel était du côté de l’arbre et l’arbre était à droite de Mūsā ʿalayhi s-salām.
Nous l’avons fait rapprocher : ici c’est un rapprochement de degré et de rang et ce n’est pas un rapprochement de position ni d’endroit
Et il implorait Dieu. Dieu l’a élevé en degrés dans son adoration de Dieu.
Verset 53 : et Nous lui avons accordé par Notre miséricorde : c’est-à-dire que par Notre miséricorde envers lui, Nous lui avons accordé
Son frère Hārūn en tant que prophète : Dieu a accordé à notre maître Mūsā le statut de prophète à son frère, par miséricorde de Sa part. Mais Hārūn était plus âgé queMūsā.
Verset 54 : et cite-leur dans le Livre Ismāʿīl : il s’agit du fils d’Ibrāhīm selon l’avis le plus fort.
Il était véridique dans ses engagements : c’est-à-dire qu’il tenait ses engagements. Il avait promis à un homme qu’il allait rester à sa place jusqu’à ce qu’il revienne, il est resté à cet endroit pendant un an jusqu’à son retour. Et il avait promis envers lui-même de patienter lors de l’égorgement, lorsque son père allait l’égorger. Et il a tenu son engagement. Et il a été dit qu’il ne s’était pas engagé envers son Seigneur, de faire quelque chose sans qu’il ne l’ait accomplie. S’Il l’a spécifiquement mentionné par la tenue de ses engagements, même si ce caractère existait chez les autres prophètes, c’était par honneur pour lui. Et c’est le caractère dont il était le plus réputé.
Il était messager : c’est-à-dire à la tribu de Jurhum (la tribu qui s’était établie près de Hāǧar lorsqu’elle avait trouvé la source d’eau de Zamzam)
Il informait et avertissait : il informait de ce que Dieu lui révélait et il avertissait du châtiment.
Verset 55 : et il ordonnait à sa famille la prière et la zakāt : le terme« sa famille » désigne son peuple, sa communauté car le prophète est comme un père pour sa communauté et pour sa famille. Il y a ici la preuve qu’il n’avait pas fait preuve d’hypocrisie envers autrui. « La prière et la zakāt » : ces deux adorations ont été mentionnées ici car ce sont comme l’origine ou les plus élevées des adorations corporelles et financières.
Et il était, selon le jugement de son Seigneur, bien agréé. Il y a une autre récitation avec le terme « marḍūwā ».
Verset 56 : et cite dans le Livre Idrīs : le šayẖ a dit qu’il n’était pas arabe, il était comme Lūṭ et Ibrāhīm. An-Nasafī a dit qu’il s’appelait aẖa Nūḥ (Enoch) ; dans certains pays, certains enfants sont nommés ainsi aẖa Nūḥ. Il a reçu sa mission de prophète après Ādam et Šīṯ ʿalayhimā s-salām. Il est le premier à avoir utilisé un crayon, il a cousu les vêtements, il disait la parole subḥāna l-Lāh. Iblīs est venu le défier, il a ramené la peau d’un fruit, et il lui a dit : « est-ce que ton Seigneur est capable de mettre tout ce monde dans cette pelure ? » Notre maitre Idrīssavait qu’Iblīs n’était pas venu pour apprendre, il lui a crevé un œil et depuis ce jour, Iblīs est borgne. Idrīs lui a dit : « Dieu est tout puissant sur toute chose ». Notre maitre Idrīs connaissait aussi la science des étoiles, comment elles se déplacent, comment déterminer le temps, il connaissait aussi le calcul. Il avait mis en place les étalons pour mesurer le poids, le volume, c’est-à-dire les unités de référence. Et il a utilisé des armes pour combattre les descendants de Qabīl.
Certains prétendent qu’Idrīs était quelqu’un qui étudiait beaucoup, car ils prétendent que son nom dérive de « darasa » qui signifie « étudier ». Cela est faux car, si c’était le cas, le nom Idrīs serait à la forme « ifʿīl » et il n’y aurait qu’une seule explication qui est le nom propre et ce serait un nom qui pourrait se décliner, car les noms arabes, même si ce sont des noms propres, ils se déclinent (nominatif, accusatif, …). Mais le fait que ce mot ne se décline pas est une preuve que ce n’est pas un mot arabe. Règle : quand un mot ne se décline pas, c’est une preuve que ce n’est pas un mot arabe.
Il était véridique et prophète : Dieu lui a révélé 50 livrets.
Verset 57 : Nous l’avons élevé à un très haut degré : il s’agit d’une élévation de degré et il s’agit du statut de prophète et c’est un haut degré selon le jugement de Dieu. Et il a été dit que les anges l’ont élevé au quatrième ciel et que le Prophète šalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam l’a vu la nuit de l’ascension, au quatrième ciel.
Certains racontent une histoire à laquelle il ne faut pas croire car elle est totalement fausse : ils prétendent que Al-H̱asan aurait rapporté qu’Idrīs a été élevé au paradis et rien de plus haut que le paradis, parce que les anges auraient aimé Idrīs, tellement il faisait des actes d’adoration et qu’il aurait dit à l’ange de la mort « fais-moi goûter à la mort, ça me facilitera à la subir »et qu’il le lui a fait goûter puis qu’il l’a ressusciter et il lui a dit « fais-moi entrer en enfer pour que j’augmente en crainte de l’enfer », qu’il l’a fait entrer et qu’il lui a dit « fais-moi entrer au paradis pour que j’augmente en ardeur pour gagner le paradis » puis l’ange lui a dit de sortir du paradis, et qu’ Idrīs aurait dit : « j’ai goûté la mort et je suis entré en enfer, je ne veux plus sortir du paradis » et que Dieu aurait dit : « c’est par Ma volonté qu’il a fait et par Ma volonté qu’il est entré, alors laisse-le au paradis », tout cela est faux.
C’est pour cela qu’il est très important d’apprendre les règles de base : comment un prophète va-t-il demander à entrer en enfer !? Cette histoire est pourtant écrite dans certains livres d’exégèse du Qurʾān, soit à l’insu de l’auteur, soit par lapsus de sa part. Les savants ne sont pas exempts de l’erreur.
Verset 58 : ceux-là : désigne ceux qui ont été cités dans le verset, depuis Zakariyyā jusqu’à Idrīs,
A qui Dieu a fait grâce parmi les prophètes : le terme « min » est juste pour énumérer certains, ce n’est pas pour dire que, certains, Dieu leur a fait grâce et d’autres, Il ne leur a pas fait grâce. Cela ne veut pas dire que ce sont seulement ces prophètes qui ont été cités, à qui Dieu a fait grâce, mais Dieu fait grâce à tous les prophètes. Tous les prophètes, Dieu leur a fait grâce.
De la descendance d’Ādam : car Idrīs était de la descendance d’Ādam, il était proche d’Ādam.
Et de ceux que Nous avons fait porter dans le navire avec Nūḥ : Ibrāhīm fait partie de la descendance de ceux qui étaient transportés dans l’arche avec Nūḥ parce qu’Ibrāhīm est descendant de Sām, fils de Nūḥ.
Et de la descendance d’Ibrāhīm : il s’agit d’Ismāʿīl, d’Isḥāq et de Yaʿqūb.
Et d’Isrāʾīl : c’est-à-dire de la descendance de Yaʿqūb. Il s’agit de Mūsā, Hārūn et Zakariyyā, Yaḥyā et ʿīsā. (Maryam était de la descendance de Yaʿqūb).
Isrāʾīl est un prénom que l’on respecte, c’est le prénom d’un prophète, il signifie « esclave de Dieu ». Isrāʾ signifie celui qui voit. Il : Dieu. C’est l’esclave de Dieu, c’est comme si on dit en arabe ʿAbdul- l- Bāsit. Et Ismāʿīl c’est l’esclave de celui qui entend, c’est comme si on dit en arabe ʿAbdu s-Samīʿ.
Et descendants de ceux que Nous avons bien guidés et que Nous avons choisis : c’est-à-dire ceux que Nous avons bien guidés vers les règles de l’Islam et que Nous avons élus pour expliquer la Loi et dévoiler la réalité. C’est-à-dire dévoiler ce qui est un bien pour les gens. Dieu a choisi les prophètes qui sont porteurs de la mission de transmettre toutes les règles des actes que nous accomplissons. C’est une noble mission pour laquelle Dieu les a élus.
Lorsque les versets du Très Miséricordieux leur sont récités : lorsque les livres qui leur sont descendus par révélation leur sont récités,
Ils se prosternent sur leur face, par recherche de l’agrément de Dieu, en pleurant : par crainte de Dieu. Et dans le ḥadīṯ de notre Prophète ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam, il a dit ce qui signifie : « récitez le Qurʾān et pleurez et si vous ne pleurez pas, provoquez vos larmes ». Rapporté par Al-Bayhaqī et Al-Bazzār.
Et le šayẖ a dit que ce ḥadīṯ a une origine acceptable et on peut le rapporter et on peut l’appliquer. Cela veut dire que l’on provoque les larmes pour manifester la crainte Dieu.
Et d’après Ṣāliḥ al-Marrī, il a dit : « j’ai récité le Qurʾān au Messager de Dieu ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam dans le rêve et il m’a dit « ô Ṣāliḥ, ça c’est la récitation et où sont les larmes ? »
A la fin de ce verset, il y a une prosternation de récitation dans laquelle on dit à trois reprises : « subḥāna Rabbi l-ʾAʿlā ».
Verset 59 : ils ont été suivis par des gens de mauvaise descendance : sont venus après eux, c’est-à-dire après ceux qui ont été mentionnés, qui sont des gens de mérite et ce sont les prophètes cités précédemment, après eux, sont venus des gens de leur descendance qui étaient mauvais. « ẖalfun » signifie « une descendance », et selon cette récitation et dans ce contexte cela signifie une mauvaise descendance. Et si on dit « ẖalafun » c’est-à-dire une bonne descendance. Ibnu ʿAbbās a dit que ce sont les Yahūd et si on disait « ẖalafun », ce serait une parole d’éloge. Donc ici on récite avec un sukūn sur la lettre lām, c’est-à-dire qu’il est visé une mauvaise descendance.
Qui ont négligé l’accomplissement de la prière Ils ont négligé la prière c’est-à-dire qu’ils n’ont pas négligé la prière qui est obligatoire.
Et qui ont suivi leurs penchants : c’est-à-dire qu’ils ont suivi les mauvais penchants de l’âme. Il y a eu plusieurs explications à propos de ceux qui ont suivi leurs passions c’est-à-dire le mauvais penchant de leur âme. Qaṭādah que Dieu l’agrée, a dit qu’il s’agit des gens au sein de cette communauté.
Ils auront une mauvaise rétribution pour ce qu’ils ont fait : ils ont négligé la prière et ils ont suivi leurs mauvais penchants donc ils seront punis pour cela. « Ġayy » signifie un mal et tout ce qui est bien est « rašād ».
An-Nasafī explique le mot « ġayy » en prétendant que Ibnu ʿAbbās et ibnu Masʿūd ont dit c’est le nom d’une vallée en enfer pour ceux qui persistent à commettre la fornication, à boire de l’alcool, à consommer l’usure, à agir en mal avec leurs parents, à faire de faux témoignages. Et le šayẖ a dit que cela n’est pas authentifié.
Verset 60 : hormis ceux qui ont fait le repentir et qui ont été croyants et qui ont œuvré en bien : c’est-à-dire ceux qui ont délaissé la mécréance, qui ont été croyants c’est-à-dire avec les conditions de la foi, et qui ont fait le bien après être redevenu croyants.
Ceux-là entreront au paradis : il y a deux manières de réciter ce verset : « faʾulāʾika yadẖulūna l-ǧannah »et une deuxième manière qui est : « faʾulāʾika yudẖalūna l-ǧannah » selon la récitation mekkī. Le sens est le même.
Et ils ne seront nullement lésés : ils ne subiront aucune injustice. Ils ne subiront aucune diminution de la rétribution pour leurs œuvres.et ils ne seront pas privés de leur rétribution, mais au contraire, leur récompense sera multipliée. Ou une autre explication : ils ne subiront aucune injustice.
Verset 61 : des jardins d’Eden : le mot « ǧannāt » est le pluriel du mot « ǧannah » qui veut dire paradis et cela signifie que ce sont des jardins dans lesquels il y aura un séjour pour l’éternité.
ʿadnin : signifie le séjour ou bien c’est un des noms du paradis. Le mot Eden est un endroit où on va séjourner.
Que Dieu a promis à Ses esclaves : c’est-à-dire les esclaves qui ont fait le repentir et qui sont croyants et qui accomplissent les bonnes œuvres, tout comme ils ont été mentionnés précédemment. Cette adjonction « Ses » au mot esclave, est parce que ces esclaves-là ont une particularité. Ce sont des gens qui sont particuliers. C’est donc une adjonction dans le sens de l’honneur.
Alors qu’ils ne les ont pas vus : Dieu a promis à ses esclaves des jardins qu’ils n’ont pas vus ou alors ce sont eux qui ne voient pas le paradis. Le sens est le même : c’est-à-dire qu’ils y ont cru sans le voir. C’est une augmentation de récompenses parce que le croyant est celui qui a utilisé sa raison et qui a su ce que Dieu a promis, par l’intermédiaire des prophètes et qui y a cru sans le voir.
Certes, ce qu’Il a promis, ils y iront : et il s’agit du paradis, c’est pour confirmer cette récompense.
Verset 62 : ils n’y entendront pas de paroles laides : c’est-à-dire au paradis, ils n’entendront pas de choses laides. Ou alors ils n’entendront pas de paroles inutiles. An-Nasafī dit qu’il y a ici un signe pour éviter les paroles inutiles, puisque Dieu a fait qu’au paradis il n’y en a pas. Le šayẖ dit qu’il ne faut pas comprendre par là l’interdiction de al-laġū dans l’absolu. Il n’en est pas ainsi. Il y a des paroles inutiles qui sont interdites et il y en a qui sont de l’ordre de l’indifférent. Le šayẖ a dit que An-Nasafī a peut-être voulu dire qu’il est recommandé de délaisser les paroles inutiles.
Sauf salāmun : c’est-à-dire qu’ils entendront un salām de la part des anges.Ou bien ils vont entendre le salām des uns aux autres. Ou bien ils n’entendront au paradis que des paroles qui seront sauves du défaut. Il a été dit que le salām est l’invocation de la sauvegarde. An-Nasafī a dit que comme le paradis est la résidence de la sauvegarde, ils n’ont pas besoin d’invocations de sauvegarde, ce salām est comme une parole inutile. Or ce qu’il y a dedans est une marque d’honneur.
Et ils y auront leur subsistance matin et après-midi : ils y auront leur subsistance une fois en début de journée et une fois en fin de journée, c’est-à-dire que leur subsistance leur parviendra au rythme des deux extrémités de la journée du bas-monde. En effet il n’y a pas de nuit et de jour qui se succèdent au paradis. Le paradis est éclairé à jamais. Mais ils connaitront le début de la journée par le lever de voiles et la fin de la journée par l’abaissement de ces voiles. Et les gens du paradis n’auront pas besoin de dormir, il n’y a pas de fatigue au paradis. Et le fait que la subsistance parvienne en début de journée et en fin de journée, c’est le meilleur rythme de vie chez les Arabes. C’est pour cela Que Dieu a décrit le paradis par ce rythme-là. Et il a été dit cette phrase indique qu’ils auront une subsistance éternellement. Quand on dit « je suis chez quelqu’un nuit et jour », ça veut dire que je suis chez lui tout le temps.
Ici cela veut dire qu’ils auront leur subsistance à jamais, pour l’éternité.
Verset 63 : voici le paradis que Nous accordons à Nos esclaves comme héritage : c’est-à-dire que c’est comme si c’était un héritage pour les œuvres, c’est-à-dire un fruit et un résultat pour les œuvres et il a été dit qu’ils vont hériter les résidences qui auraient celles des mécréants, si ceux-ci étaient morts croyants. Mais ce sont les gens du paradis qui vont les obtenir. La mécréance est comme une mort.
Ceux qui étaient taqī : cela désigne ceux qui se protègent de l’association, ceux qui sont croyants, ceux qui se protègent de la mécréance.
Verset 64 : et nous ne descendons que sur ordre de ton Seigneur : « tanazzala » peut avoir deux sens : le premier est le fait de descendre lentement. Et le deuxième sens est la descente en général, indépendamment de la vitesse de cette descente. An-Nasafī dit que c’est le premier sens qui est convenable ici, qui signifie que notre descente à travers le temps n’est que par ordre de Dieu. Il s’agit ici des anges qui descendent.
A Lui appartient ce qu’il y a devant nous et derrière nous et entre les deux et ton Seigneur n’oublie pas : c’est-à-dire à Dieu appartiennent les endroits qui sont devant nous, les endroits qui sont derrière nous et les endroits où nous nous trouvons. Nous ne possédons pas le mouvement ni le déplacement d’un endroit à un autre si ce n’est par l’ordre de celui à qui appartiennent tous les endroits, si ce n’est pas sa volonté. Dieu est Celui Qui préserve ce monde. Et Il sait tout ce qu’il y a comme mouvements et immobilités. Et Il sait ce qui va se produire comme évènements. L’insouciance et l’oubli sont impossibles à Son sujet. Comment pourrions-nous évoluer dans ce monde qui Lui appartient si ce n’est par Sa volonté !
Verset 65 : Il est le Seigneur des cieux et de la terre et de ce qu’il y a entre eux.
Dieu dit à Son Messager ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam : comme tu as su qu’Il est attribué parcela, c’est-à-dire qu’Il est le Seigneur des cieux et de la terre et de ce qu’il y a entre eux
Alors adore-Le : c’est-à-dire persévère dans Son adoration,
Et patiente dans Son adoration : c’est-à-dire patiente et ne te venge pas de l’envieux pour persévérer dans l’adoration de Dieu et patiente face aux difficultés pour persévérer dans l’adoration du Créateur, patiente pour pouvoir accomplir les actes d’adoration.
Lui connaitrais-tu un seul équivalent ? C’est-à-dire lui connaitrais-tu un seul semblable ? Autre explication : est-ce qu’autre que Dieu aurait ce nom ? Parce que le nom Allāh est un nom qui est spécifique à celui qui mérite d’être adoré. Le nom Allāh est le meilleur mot dans la langue arabe. Cela veut dire que du moment qu’il a été validé selon la raison que nul autre que Dieu ne mérite que les esclaves L’adorent, alors il est indispensable de L’adorer et de patienter face aux difficultés de l’adoration. Ubay ibnu H̱alaf (il était mécréant) a dit : « comment allons-nous être ressuscités après avoir été transformés en poussière ? » Il a remis en cause la résurrection. C’est alors que le verset suivant a été révélé.
Verset 66 : et l’homme questionne après ma mort est-ce que je vais ressortir vivant ? C’est-à-dire je vais être ressuscité ? Il a posé cette question dans le sens que cela ne peut avoir lieu. Dieu cite ce que cet homme a dit. La réponse est le verset suivant.
Verset 67 : est-ce que l’homme ne se rappelle pas que Nous l’avons créé auparavant alors qu’il était inexistant ? Comment l’homme trouve surprenant de revenir à la vie après la mort alors qu’il y encore plus surprenant, c’est qu’il n’existait pas puis il a existé ! C’est Dieu Qui l’a créé. Ici il y a deux récitations : yaḏkuru et yaḏakkaru. Dans la première récitation cela signifie : est-ce que l’homme ne se souvient pas ? Et dans la deuxième récitation : est-ce que l’homme ne réfléchit pas ? C’est-à-dire est-ce qu’il n’est pas exhorté ?
Ce verset blâme l’homme qui renie la résurrection. Comment trouve-t-il étonnant la résurrection sans penser à la première fois où il a été créé ? Autrement dit, ne se souvient-il pas de la première création pour ne pas renier la seconde ? Qu’il ait à l’esprit la première fois où il a été créé pour ne pas rejeter la deuxième fois où il sera créé après son anéantissement ?
La première création est une grande preuve de la toute puissance du Créateur puisque Dieu a fait entrer en existence nos substances et nos caractéristiques des substances. Quant à la seconde création, ce n’est autre que le rassemblement des parties qui existent déjà. Il s’agit de leur rassemblement après leur séparation.
Le šayẖ fait un commentaire sur ce que An-Nasafī a dit à ce sujet : cet auteur considère qu’après la mort, les parties de l’être humain se séparent en des petites parties et il ne considère pas que les parties de l’être humain vont être totalement anéanties. Il a considéré que les parties de l’être humain se séparent les unes des autres mais elles restent et que la résurrection est le rassemblement de ces parties. Il n’a pas dit que les parties sont anéanties et disparaissent totalement. Il a dit que les parties sont simplement dispersées. Le šayẖ a dit que c’est un des deux avis.
Les savants ont eu deux avis sur la question : un avis qui dit que les parties sont séparées. Et un autre avis qui disent qu’elles disparaissent totalement.
« Auparavant » : c’est-à-dire avant l’état où il se trouve, c’est-à-dire avant son état d’existence.
Alors qu’il était inexistant ? Cela veut dire que ce qui inexistant n’est pas un šay, contrairement à ce que prétendent les muʿtazilah.
Ad-Daliil al-Qawiim : Indication que le Tawhid c’est la meilleure des sciences (partie 1)
الدليل القويم على الصراط المستقيم
بيان أنّ التوحيد أفضل العلوم
Indication que le Tawhid c’est la meilleure des sciences.
اعلم أن شرف هذا العلم على غيره من العلوم لكونه متعلقًا بأشرف المعلومات التي هي أصول الدّين أي معرفة الله ورسوله.
Sache que l’honneur de cette science [la science du Tawhid c’est-à-dire la croyance en l’unicité de Dieu] sur les autres sciences, tient au fait qu’elle se rapporte à la plus honorable des connaissances. Laquelle est le fondement de la religion, à savoir connaitre Dieu et connaitre Son messager.
قال الله تعالى ﴿ فَٱعۡلَمۡ أَنَّهُۥ لَآ إِلَٰهَ إِلَّا ٱللَّهُ وَٱسۡتَغۡفِرۡ لِذَنۢبِكَ ١٩ ﴾ [سورة محمد]
Ainsi, dans sourat Mouhammad verset dix-neuf, Allah ta^ala dit ce qui signifie : « Sache qu’il n’est de dieu que Allah et demande pardon pour ton péché »
قدّمَ الأمر بمعرفة التوحيد على الأمر بالاستغفار لتعلّق التوحيد بعلم الأصول، وتعلق الاستغفار بعلم الفروع.
Donc, Il a priorisé l’ordre de connaitre le Tawhid [c’est-à-dire qu’il n’est de dieu que Dieu] sur l’ordre de l’istighfar. [la demande du pardon]. Parce que le Tawhid se rapporte à la science des fondements. Et l’istighfar se rapporte à la science des ramifications [des branches].
وقال تعالى ﴿ يَٰٓأَيُّهَا ٱلَّذِينَ ءَامَنُواْ ٱتَّقُواْ ٱللَّهَ وَءَامِنُواْ بِرَسُولِهِۦ يُؤۡتِكُمۡ كِفۡلَيۡنِ مِن رَّحۡمَتِهِۦ وَيَجۡعَل لَّكُمۡ نُورٗا تَمۡشُونَ بِهِۦ وَيَغۡفِرۡ لَكُمۡۚ وَٱللَّهُ غَفُورٞ رَّحِيمٞ ٢٨﴾ [سورة الحديد].
Dans الحَدِيد Al-Hadid verset vingt-huit Allah ta^ala dit ce qui signifie : « Ô vous qui êtes croyants, faites preuve de piété à l’égard de Dieu et croyez en Son messager, Il vous accordera une grande part de miséricorde et Il vous accordera une lumière qui vous éclair le chemin pour marcher et Il vous pardonnera vos péchés, et Allah est Celui qui pardonne et qui est Miséricordieux »
Donc là encore, vous voyez qu’il y a l’ordre de croire, et ensuite, il y aura le pardon.
قال الإمام أبو حنيفة في «الفقه الأبسط» «اعلم أنّ الفقه في الدين أفضل من الفقه في الأحكام، والفقهُ معرفة النفس ما لها وما عليها».
L’imam Abou Hanifah dans son libre « Al-Fiqhou l-‘Absat » a dit : « sache que la connaissance [al-fiqh] dans la religion [dans la croyance] est meilleur que la connaissance [al-fiqh] dans les lois et le fiqh c’est que l’âme connaisse ce qu’elle a comme droit et ce qu’elle a comme devoir »
وقال «أصل التوحيد وما يصح الاعتقاد عليه وما يتعلق منها بالاعتقاديات هو الفقه الأكبر».
Il a dit également, à savoir l’imam Abou Hanifah : « la base du Tawhid est ce qu’il est valide d’avoir pour croyance et tous ce qui se rapporte au sujet de la croyance, c’est cela le fiqh majeur, la science majeur »
وليعلم بأن العلم بالله تعالى وصفاته أجلّ العلوم وأعلاها وأوجبها وأولاها،
Que l’on sache que le fait de connaitre Allah ta^ala et Ses attributs, c’est la plus illustre des sciences, la plus élevé des sciences, la plus obligatoire des sciences et la plus prioritaire des sciences.
ويسمى علم الأصول وعلم التوحيد وعلم العقيدة،
Et cette science, le fait de connaitre Allah et Ses attributs, elle s’appelle ^ilmou l-‘ousoul, la science des fondements, al-‘ousoul ici, ça veut dire les fondements. Et on l’appelle également ^ilmou t-Tawhid, la science en la croyance de l’unicité de Dieu.
وعلم العقيدة،
Et la science de la doctrine, la science de la croyance.
وقد خصّ النبي صلى الله عليه وسلم نفسه بالترقّي في هذا العلم
Et le prophète ﷺ s’est lui-même spécifié comme ayant atteint un haut degré dans cette science
فقال: «أنا أعلمكم بالله وأخشاكم له»
Le prophète a ainsi dit dans un hadith rapporté par Al-Boukhariyy ce qui signifie : « Je suis celui d’entre vous qui connait le plus Allah et celui d’entre vous qui le craint le plus »
فكان هذا العلم أهمّ العلوم تحصيلاً وأحقّها تبجيلاً وتعظيمًا؛
Cette science, est la plus importante des sciences à obtenir et celle qui mérite le plus à ce qu’on la priorise et à ce qu’on la glorifie, c’est-à-dire qu’on la considère importante.
قال تعالى ﴿ فَٱعۡلَمۡ أَنَّهُۥ لَآ إِلَٰهَ إِلَّا ٱللَّهُ وَٱسۡتَغۡفِرۡ لِذَنۢبِكَ ١٩ ﴾ [سورة محمد]
Ainsi, dans sourat Mouhammad verset dix-neuf, Allah dit ce qui signifie : « Sache qu’il n’est de dieu que Allah et demande pardon pour ton péché »
ويسمى هذا العلم أيضًا مع أدلته العقلية والنقلية من الكتاب والسنّة علم الكلام؛
والسبب في تسميته بهذا الاسم كثرة المخالفين فيه من المنتسبين إلى الإسلام وطول الكلام فيه من أهل السنّة لتقرير الحقّ؛
[Pourquoi cette science de la croyance, a été appelé Al-Kalam, la science de La parole] la raison de l’appellation par ce nom, c’est le grand nombre de ceux qui ont contredit à ce sujet, et qui se réclame de l’Islam, et qui ont donc contredit sur le sujet de l’attribut de La parole de Dieu, et parce que Ahlou s-sounnah ont longuement parlé à ce sujet [à savoir la science de Al-Kalam]pour établir la vérité.
وقيل لأن أشهر الخلافات فيه مسألة كلام الله تعالى أنه قديم – وهو الحقّ – أو حادث – وهو الباطل -.
Il a été dit que les plus célèbre des débats avaient eu lieu a propos de l’attribut de La parole de Dieu si Elle était de toute éternité ce qui est la vérité, ou entrer en existence ce qui est faux.
فالحشوية قالت كلامه صوت وحرف،
Al-hachwiyah [ce sont les prédécesseurs des mouchabbihah, ceux qui assimilent Allah à Ses créatures] ont dit que La parole de Dieu c’est une voix et des lettres.
حتى بالغ بعضهم فقال: إن هذا الصوت أزلي قديم وإن أشكال الحروف التي في المصحف أزلية قديمة فخرجوا عن دائرة العقل.
Au point que certains d’entre eux ont exagéré jusqu’à dire que ce son qui correspond à la récitation du Qour’an est éternelle sans début et que les formes des lettres qui sont dans le moushaf sont éternelle sans début.
Donc ils ont avancé des choses en dehors du bon sens. Ce qu’ils ont dit est contraire à la raison saine.
وقالت طائفة أخرى: إن الله تعالى متكلّم بمعنى أنه خالق الكلام في غيره كالشجرة التي سمع عندها موسى كلام الله لا بمعنى أنه قام بذات الله كلام هو صفة من صفاته وهم المعتزلة قبّحهم الله.
Donc on a vu les hachwiyyah les assimilationnistes et un autre groupe qui se réclame de l’Islam également ont dit que Allah parle dans le sens qu’Il créé une parole dans autre que Lui, comme dans l’arbre auprès duquel Mouça a entendu La parole de Dieu. Et non pas dans le sens que Allah aurait une parole propre à Son être qui est un de Ses attribut. Vous avez reconnu ce groupe, ce sont les mou^tazilah, que Dieu les enlaidisse davantage.
Donc les mouchabbihah et les hachwiyyah, ils ont comparé, ils ont assimilé, et les mou^tazilah ils ont renié
وقال أهل السنّة: إن الله متكلّم بكلام ذاتي أزلي أبدي ليس حرفًا ولا صوتًا ولا يختلف باختلاف اللغات.
Les gens de la vérité ont dit à ce sujet : « Allah parle d’une Parole qui est propre à Son être, qui est un attribut exempt de début et exempt de fin, ce n’est pas des lettres et ce n’est pas un son, ce n’est pas un attribut qui change en fonction des langues. »
Car toi, lorsque tu parles, ta parole changent selon la langue avec laquelle tu parles, si tu parles bambara c’est une chose, si tu parles soninké c’est une autre chose, ça se ressemble mais c’est différent, et La parole de Allah n’est quelque chose qui change au gré des langues.
وموضوع علم الكلام هو النظر أي الاستدلال بخلق الله تعالى لإثبات وجوده وصفاته الكمالية وبالنصوص الشرعية المستخرَج منها البراهين،
Alors, la science de Al-Kalam, le domaine de cette science, c’est la déduction à partir des créatures de Dieu pour la confirmation de l’existence de Dieu et de Ses attributs parfaits et la déduction à partir des textes de la loi desquels les preuves, les arguments sont tirés.
وهو على قانون الإسلام لا على أصول الفلاسفة
Et cette science de Al-Kalam, est conforme aux règles de l’Islam et non pas aux règles, aux principes des philosophes.
لأن الفلاسفة لهم كلام في ذلك يُعرف عندهم بالإلهيات؛ وعلماء التوحيد لا يتكلمون في حق الله وفي حق الملائكة وغير ذلك اعتمادًا على مجرد النظر بالعقل،
بل يتكلّمون في ذلك من باب الاستشهاد بالعقل على صحة ما جاء عن رسول الله صلى الله عليه وسلم
فالعقل عند علماء التوحيد شاهد للشرع ليس أصلًا للدين،
Parce que chez les savants du Tawhid, la raison est un témoin en faveur de la loi, témoigne de la validité de la croyance, mais elle n’est pas l’origine du fondement de la religion.
On ne dit pas que la croyance est fondée sur la raison, on dit que la raison est un témoin de la validité de la croyance musulmane qui a été enseigné par le prophète.
وأما الفلاسفة فجعلوه أصلاً من غير التفات إلى ما جاء عن الأنبياء،
Tandis que les philosophes, qu’est-ce qu’ils ont fait, ils ont considéré que la raison est la référence, l’origine, la base, le fondement sans prêté attention, sans accordé d’attention à ce que les prophètes ont amené.
فلا يتقيّدون بالجمع بين النظر العقلي وبين ما جاء عن الأنبياء،
Ils ne s’attachent pas à concilier entre la déduction par la raison et ce qui est parvenu des prophètes.
على أن النظر العقلي السليم لا يخرج عمّا جاء به الشرع ولا يتناقض معه.
وقد حثّ الله عباده في القرءان على النظر في ملكوته لمعرفة جبروته
Allah a incité Ses esclaves dans le Qour’an à déduire à partir de Sa souveraineté la connaissance de Sa toute-puissance.
فقال تعالى ﴿ أَوَلَمۡ يَنظُرُواْ فِي مَلَكُوتِ ٱلسَّمَٰوَٰتِ وَٱلۡأَرۡضِ١٨٥ ﴾ [سورة الأعراف]
Dans sourat الأَعۡرَاف Al-‘A^raf verset cent quatre-vingt-cinq, Allah dit ce qui signifie : « n’observe t-ils donc pas la souveraineté des cieux et de la terre » ce n’est pas une observation des yeux, c’est par la raison.
Regardez le ciel bas-monde comme il est loin de nous, si quelqu’un marchait nuit et jour sans s’arrêter, il mettrait cinq cent années pour arriver jusqu’au ciel du bas-monde.
Et le ciel du bas-monde a une épaisseur de cinq cent années, puis au-dessus de lui, il y a un autre espace de cinq cent années, puis un deuxième ciel qui a une épaisseur de cinq cent années.
Et entre nous et ce ciel, il y a des mers, parfois il pleut des poissons. Il y a des étoiles. Le soleil, qui a l’ordre chaque jour de l’année de se lever à un temps, il a une trajectoire. La lune, les étoiles, toutes ses étoiles qui sont tous le temps entrain de bouger, aucune étoile ne reste immobile, même l’étoile polaire.
N’observent-ils donc pas, ils ne réfléchissent donc pas ?
Si toi tu ramènes un tat de sable, un tat de ciment, un tat de gravier et toi tu regardes, l’immeuble va se construire tout seul ?
Certains de nos jours, qui se considère intelligent, pour faire un projet, ils mettent des personnes spécialisées, ils font des plannings, chacun à une tâche qu’il va faire, et malgré cela, parfois ça ne marche pas.
وقال تعالى ﴿ سَنُرِيهِمۡ ءَايَٰتِنَا فِي ٱلۡأٓفَاقِ وَفِيٓ أَنفُسِهِمۡ حَتَّىٰ يَتَبَيَّنَ لَهُمۡ أَنَّهُ ٱلۡحَقُّۗ ٥٣﴾ ]سورة فصلت[.
Dans sourat فُصِّلَتۡ Foussilat verset cinquante-trois, Il dit ta^ala ce qui signifie : « Nous [qui est un nous de majesté, ce n’est pas un nous de pluriel] ne leur montreront Nos signesdans les horizons [le soleil, les étoiles, la lune] et en eux même afin qu’ils leur soient clair qu’Il est véridique [c’est-à-dire que Son existence est véritable] »
Tout est une preuve du Créateur, c’est comme si les choses parlaient et témoignaient, c’est comme si cette chaise parlait et qu’elle disait : « c’est Allah qui m’a créé »
Il y a ceux qui témoignent véritablement et ceux qui ne témoignent pas.
Toute chose, c’est comme s’il elle dit : « je suis l’œuvre d’un créateur qui est Allah, qui n’a pas d’associé »
Information utile :
Dans le livre Al-‘Adabou l-Moufrad de Al-Boukhariyy, il rapporte d’après Ishaq qui rapporte de ^Aliyy qui rapporte de Houçayn qui rapporte de son père d’après Yazid ?42.51min d’après 42.54 d’après le fils de Al-^Abbas que Allah les agrée tous les deux qui a dit à propos du verset vingt-quatre de sourat Al-‘Isra’ à propos de la bienfaisance envers les parents quand
« Ô Seigneur, fais leur miséricorde tout comme ils m’ont élevé quand j’étais enfant »
Il a dit : « ce verset a été abrogé par un autre verset dans sourat At-Tawbah verset cent-treize »
Qu’est-ce qui a été abrogé, c’est-à-dire que ce n’est pas à tous les parents qu’on dit : « fais leur miséricorde » Dieu dit dans le verset qui a abrogé ce qui signifie :
« le prophète et ceux qui sont croyant n’ont pas a demandé le pardon en faveur des associateur même s’ils étaient des proches parents après qu’ils soient mort associateurs »
Ça, c’est une preuve que si quelqu’un, ses parents meurent associateurs, il ne dit pas : « Seigneur, pardonne leur tout comme ils m’ont élevé quand j’étais enfant »
Donc vous voyez, ce verset 113 de sourat At-Tawbah abroge le précédent, et c’est donc une preuve à ce qu’on ne demande pas à ce que Dieu pardonne à quelqu’un qui est mort mécréant même si c’est tes parents ou tes proches parents.
An-Nasafiyy : Exégèse sourate al-Kahf versets de 21 à 60
Verset 20 : ʾin-nahum ʾin yaẓharū ʿalaykum yarǧumūkum : s’ils prennent conscience que vous êtes là, ils vont vous tuer : c’est-à-dire les gens de votre peuple, s’ils savaient que vous êtes là, ils vous tueraient de la pire mort.
ʾaw yuʿīdūkum fi mil-latihim : ou alors ils vont vous forcer à revenir dans leur religion.
wa lan tufliḥū ʾiḏan ʾabadan : et vous ne réussirez alors jamais. C’est-à-dire dans le cas où vous retourneriez dans leur religion.
Verset 21 : wa kaḏālika ʾaʿṯarnā ʿalayhim : et de la même manière, Nous avons fait que les gens les découvrent. C’est-à-dire de la même manière que Nous les avons faits s’endormir, de la même manière que Nous les avons faits ressusciter, de la même manière, Nous avons fait qu’ils soient retrouvés. La manière commune aux trois situations, c’est qu’il y a une sagesse. Il y a une sagesse dans le fait de les faire s’endormir, il y a une sagesse dans leur résurrection et il y a une sagesse dans le fait qu’ils soient découverts par leur peuple.
li-yaʿlamūʾan-na waʿda Allāhi ḥaq-qun : afin qu’ils sachent que la promesse de Dieu est vraie. C’est-à-dire afin que ceux qui les ont découverts sachent que la résurrection après la mort est quelque chose de réel, de véritable. C’est cela, la sagesse. Car leur état à eux durant leur sommeil et leur réveil après cela est analogue à l’état de celui qui meurt puis qui va être ressuscité au Jour du Jugement.
wa ʾan-na al-sāʿata lā rayba fīhā : et que le Jour du Jugement est inéluctable.
ʾiḏ yatanāzaʿūna baynahum : alors qu’ils se disputaient entre eux. C’est relatif au fait qu’ils soient découverts. Ils ont été découverts par ceux qui se disputaient à leur époque à propos d’un sujet.
ʾamrahum : à propos de leur religion. Ils étaient en divergence à propos de la réalité de la résurrection. Certains disaient que les âmes seront ressuscitées mais pas les corps. Et les autres disaient que les corps seront ressuscités avec les âmes. Afin que la divergence soit levée, et qu’il leur soit avéré que les corps seront ressuscités vivants avec une perception sensorielle, avec leur âme, tout comme ils l’étaient avant la mort.
fa-qālū ʾibnū ʿalayhim bunyānan : ils ont dit. C’est-à-dire les gens de leur peuple ont dit : construisez à l’entrée de leur grotte une construction pour ne pas que les gens comblent cette grotte et pour conserver leur tombe. Tout a été conservée la tombe du Messager de Dieu ṣalla l-Lāhou ʿalayhi wa sallam. C’est-à-dire pour que ce soit un emplacement connu que les gens pourront visiter.
rab-buhum ʾaʿlamu bihim : leur Seigneur sait mieux leur état. C’est-à-dire plus que ceux qui sont en conflit, ceux qui se sont disputés à leur sujet. C’est comme s’ils avaient parlés des compagnons de la caverne, qu’ils avaient rapporté la parole à propos de leur ascendance, à propos de leur état, et la durée de leur séjour dans la caverne. Mais comme ils n’étaient pas arrivés à la réalité à leur sujet, ils ont dit leur Seigneur sait plus leur état. Une autre explication : c’est la parole de Dieu en réplique à leur sujet : leur Seigneur sait plus ce qu’il en est en réalité à leur propos.
qāla al-laḏīna ġalabū ʿalā ʾamrihim la-nat-taẖiḏan-na ʿalayhim masǧidan : ceux qui étaient musulmans et leur roi voulaient construire cette construction à l’entrée de la caverne Ils ont dit : nous allons construire une construction à l’entrée de leur caverne et nous allons construire une mosquée pour que les musulmans puissent y accomplir la prière et pour obtenir la bénédiction de leur endroit. Et la bénédiction c’est l’augmentation du bien. Il a été rapporté que les gens qui suivaient l’évangile c’est-à-dire notre maitre Jésus, n’étaient plus très nombreux après trois siècles. Ils ont commis beaucoup de péchés et leurs rois étaient tyranniques. Puis ils se sont mis à adorer des idoles et les rois ont forcé les gens à adorer ces statues. Et parmi ces rois, il y avait Dès (diqyānūs) qui se réclamait de l’évangile. Il voulait forcer un groupe de jeunes gens parmi les notables de son peuple à devenir associateurs. Et il les a menacés de mort s’ils ne le faisaient pas. Mais ils ont refusé car ils étaient fermement attachés à leur religion. Alors ils ont voulu s’échapper pour préserver leur religion. Ils ont fait semblant de jouer à la balle pour ne pas attirer l’attention et ils sont arrivés devant cette grotte. Sur leur chemin, ils ont été poursuivis par un chien. Ils l’ont chassé. Dieu a fait parler ce chien. Il a dit : « qu’est-ce que vous me voulez ? Moi, j’aime ceux que Dieu agrée. Dormez, moi, je monterai la garde ». Certains ont dit que ce chien s’appelait Casimir. Il y a une autre version qui dit que sur leur trajet jusqu’à la caverne, ils sont passés près d’un berger qui avait un chien. Il les a suivis dans leur religion et le chien les a suivis. Et Dieu a fait que les jeunes gens ont dormi et ils n’entendaient pas autour d’eux.
Et avant qu’ils ne soient ressuscités de leur sommeil profond, Dieu a fait que le roi de leur ville soit un roi vertueux. Et les gens avaient divergé à propos de la résurrection : certains disaient qu’il y avait une résurrection et d’autres disaient que non. Alors ce roi s’est retranché dans sa maison, il est rentré chez lui, il a fermé sa porte, il a changé ses vêtements et a mis un vêtement de laine rêche, à l’image de celui qui est ascète, détaché du bas-monde et il s’est assis sur de la cendre. Tout cela pour indiquer son humilité et il a supplié son Seigneur pour que la vérité éclate. Dieu a inspiré un de leurs bergers de casser une des constructions qui étaient construites à l’entrée de la grotte pour faire une sorte d’étable pour son troupeau. Les jeunes gens se sont réveillés entre-temps et ils ont envoyé un des leurs pour chercher de la nourriture. Et ils lui ont donné des pièces d’argent (al-wariq). Quand ce jeune est arrivé à la ville et qu’il a sorti les fameuses pièces, elles étaient à l’effigie du roi Dès. Les habitants ont alors pensé qu’il avait trouvé un trésor. Puis ils l’ont emmené au roi de l’époque qui était un croyant vertueux et il a raconté son histoire. Le roi et les gens de la ville sont alors sortis ensemble et ils ont remercié Dieu de leur avoir montré ce signe qui prouve la véracité de la résurrection. Les jeunes gens ont dit au roi : « nous te confions à Dieu et nous demandons à Dieu qu’Il te préserve du mal des jinns et des humains ». Ils sont ensuite retournés chez eux et Dieu les a faits mourir. Le roi a pris son vêtement et il l’a étalé sur eux et il a ordonné que chacun d’entre eux ait un cercueil en or. Puis il a vu dans le rêve qu’ils n’aimaient pas l’or. Il a alors changé leurs cercueils avec du bois (de thèque) et il a construit à l’entrée de la grotte une mosquée.
Verset 22 : sayaqūlūna ṯalāṯatun rābiʿuhum kalbuhum : ils disent qu’ils étaient trois et chien était le quatrième
wa yaqūlūna ẖamsatun sādisuhum kalbuhum : et ils disent qu’ils étaient cinq et que le chien était le sixième
raǧman bi-al-ġayb wa yaqūlūna sabʿatun wa ṯāminuhum kalbuhum : pour vous annoncer quelque chose qui était inconnu et ils disent qu’ils étaient sept et que le chien était le huitième. Le pronom « ils » désigne ceux qui avaient discuté de leur histoire à l’époque du Messager de Dieu ṣalla l-Lāhou ʿalayhi wa sallam. Ce sont les compagnons du prophète Muḥammad qui avaient discuté des compagnons de la caverne. Les gens du Livre, à l’époque du Prophète, ils l’avaient interrogé à leur sujet. Mais notre Prophète avait tardé à leur répondre, jusqu’à ce qu’il reçoive la révélation. Le verset qui est parvenu était pour annoncer la divergence des gens du Livre à propos du nombre des jeunes gens. Ce verset est venu pour informer de la divergence à ce sujet. Et celui qui avait raison était celui qui disait qu’ils étaient sept et que leur chien était le huitième. Il a été rapporté que deux Arabes qui étaient chrétiens à l’époque du Prophète, l’un s’appelle aS-Sayyid et l’autre al-ʿĀqib et le sujet des compagnons de la caverne a été évoqué. aS-Sayyid qui était jacobite a dit qu’ils étaient trois et que le chien était le quatrième. Et al-ʿĀqib qui était nestorien a dit qu’ils étaient cinq et que le chien était le sixième. Et les musulmans ont dit qu’ils étaient sept et que leur chien était le huitième. Et Dieu a confirmé dans ce verset qu’ils étaient sept et que le chien était le huitième. Et notre maître ʿĀlī que Dieu l’agrée a dit qu’ils étaient sept et il a donné leurs noms : Yamlīẖā, Machalīnā, – ils étaient à la droite du roi – et Maranūch, Dabrānūch et Chāḏanūch – ils étaient à la gauche du roi – et le roi leur demandait conseil. Et le septième était le berger qui les avait rejoints. Et leur ville s’appelle aṣ-Ṣūṣ et leur chien s’appelle Qitmīr
Une autre version de leurs noms est la suivante : un ḥāfiẓ ibnu Ṭūlūm a dit qu’on peut rechercher la bénédiction par chaque nom des compagnons de la caverne et dans quel objectif. Il rapporte ce qu’a dit un savant hanbalite qui a composé un petit poème pour retenir les noms des compagnons de la caverne : « toi qui veux connaitre le nombre des compagnons de la caverne, sache qu’ils sont sept, il n’y a pas de divergence.
La divergence qu’il y a eu est à propos de leurs noms, alors prends la version célèbre que j’ai composée dans mon poème : Mukaslamīne (Maximilien) Amlīẖā, Marṭūnis, Yanyūnis, Salsamūnis, Dawānawānis, Kachfīṭit, et leur chien s’appelle Qitmīr. Le premier nom, si tu l’écris sur un bout de tissu et tu le jettes dans un incendie, le feu s’éteint tout de suite. Le second nom, si tu l’écris et que tu le jettes en mer alors qu’il y a une tempête, elle se calme. Le troisième nom, si tu l’écris et que tu l’accroches sur la cuisse du voyageur qui marche à pied, il ne sera pas fatigué, même s’il parcourt de grandes distances. Le quatrième nom, si tu l’écris et tu le mets dans l’argent pour la protection. Le cinquième nom, si tu l’écris et que tu l’accroches sur celui qui a la fièvre, sa fièvre s’atténue par la volonté de Dieu. Le sixième nom, tu l’écris sur une armée, pour sa protection. Et le septième nom, tu l’écris sur un récipient et tu verses de l’eau dessus et tu donnes à boire à celui qui est malade pour qu’il guérisse. Et certains savants ont dit que le bénéfice des sept noms ensemble a lieu pour six choses : pour rechercher ce qu’on a perdu, pour marcher, lors d’un incendie, pour les pleurs de l’enfant (on les met sous son oreiller), pour les maux de tête, pour la fièvre. Mémorise cela, avec la poésie, ça sera plus facile à retenir. »
qul rab-bī ʾaʿlamu bi-ʿid-datihim mā yaʿlamuhum ʾil-lā qalīl fa-lā tumāri fīhim ʾil-lā mirāʾan ẓāhiran wa lā tastafti fīhim minhum ʾaḥadan
23 wa lā taqūlan-na li-šayʾin ʾin-nī fāʿilun ḏālika ġadan
24 ʾil-lā ʾan yašāʾa Allāhu wa ʾuḏkur rab-baka ʾiḏā nasīta wa qul ʿasā ʾan yahdiyani rab-bī li-ʾaqraba min hāḏā rašadan
25 wa labiṯū fī kahfihim ṯalāṯa miʾatin sinīna wa ‘izdādū tisʿan
Verset 26 : quli Allāhu ʾaʿlamu bi-mā labiṯū : dis : Dieu sait plus que tout autre combien ces hommes sont restés dans cette caverne. Dieu sait plus que ceux qui ont divergé à leur sujet combien de temps ils sont restés. Et c’est la vérité. Deuxième explication : c’est le discours rapporté de ce qu’on dit aux gens du Livre : c’est une réplique aux gens du Livre. Et la majorité des savants sont d’avis qu’il s’agit là d’une information de la part de Dieu, qu’ils sont restés tant d’années dans leur caverne : trois cent années plus neuf années.
lahū ġaybu al-samāwati wa al-ʾarḍi : Dieu sait ce qu’il y a comme choses cachées dans les cieux et sur terre. Il cite dans cette partie du verset que Dieu seul sait ce qui n’est pas apparent pour nous dans les cieux et sur terre et ce qui n’est pas apparent pour nous concernant les gens qui sont dans les cieux et sur terre.
ʾabṣir bihī wa ʾasmiʿ : Dieu entend tout et Il voit tout. Dieu voit tout ce qui existe sur terre et dans les cieux. Et Il entend tout ce qu’il y a sur terre et dans les cieux. Rien n’échappe à Sou ouïe et à Sa vue.
mā lahum min dūnihi min waliy-yin : auraient-ils autre que Lui comme Seigneur ? !
wa lā yušriku fī ḥukmihi ʾaḥadan : Dieu n’associe personne dans ce qu’Il prédestine. Les associateurs avaient dit à notre Prophète ʿalayhi ṣ-ṣalāt wa s-salām de ramener un autre Qur’ān ou bien de le changer.
Verset 27 : wa ʾutlu mā ʾūḥiya ʾilayka min kitābi rab-bika : récite ce qu’il t’est révélé du Livre de ton Seigneur. Et ne prête pas attention à leur délire quand ils demandent un autre Qur’ān que celui-là.
lā mubad-dila li-kalimātihi : nul n’a la capacité de modifier le Qur’ān
wa lan taǧida min dūnihī multaḥadan : et tu ne trouveras personne auprès de qui tu trouves refuge si tu voulais répondre à leur demande. (D’amener un autre Qur’ān ou de le changer). Les versets du Qur’ān ont une cause à leur révélation. Et le verset suivant qui est le verset 28 a une cause à sa révélation : il y a des gens parmi les chefs des mécréants qui ont dit au Messager de Dieu ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam d’enlever des gens de ses partisans et il s’agit de Suhayb, ʿAm-mār, H̱ab-bāb, Salmān et d’autres parmi les musulmans qui sont pauvres. Ces chefs de Quraych ne voulaient pas entrer en Islam, soi-disant, tant que ces gens pauvres seraient les partisans du prophète.
Verset 28 : wa ʾiṣbir nafsaka maʿa al-laḏīna yadʿūna rab-bahum: force ton âme à patienter auprès de ceux qui invoquent leur Seigneur. C’est-à-dire : malgré la demande de ces mécréants, reste avec ces gens-là, ne les quitte pas, force-toi à rester à leur côté.
bi-al-ġadāti wa-al-ʿašiy-yi : matin et après-midi. C’est-à-dire qu’ils persévèrent à faire des invocations en tout temps. Autre explication : ils demandent à Dieu la réussite et la facilité dans les actes. Et l’après-midi, ils demandent que Dieu te pardonne tes défaillances. Troisième explication : le matin fait référence à la prière de l’aube et l’après-midi fait référence à la prière de al-ʿasr.
yurīdūna waǧhahu : et ils recherchent Son agrément. C’est-à-dire qu’ils recherchent l’agrément de Dieu.
wa lā taʿdu ʿaynāka ʿanhum turīdu zīnata al-hayāti al-dunyā : ne les quitte pas des yeux : c’est-à-dire : reste avec tes compagnons, ne les quitte pas pour rejoindre les gens du bas-monde
wa lā tuṭiʿ man ʾaġfalnā qalbahū ʿan ḏikrinā : et ne suis pas à ceux dont Nous avons égaré les cœurs et qui ne Nous évoquent pas. Ils sont dans une insouciance telle qu’ils n’évoquent pas Dieu. Celui dont Nous avons fait le cœur complètement endormi et il oublie d’évoquer Dieu. Et c’est une preuve que Dieu est le créateur des actes des esclaves. Dieu crée l’égarement dans le cœur de ces gens-là, c’est-à-dire ceux qui se détournent et qui suivent leurs passions. Tout comme Dieu guide qui Il veut.
wa ʾit-tabaʿa hawāhu wa kāna ʾamruhū furuṭan : et qui a suivi ses passions et qui a dépassé les limites. C’est-à-dire qu’il a quitté la vérité.
Verset 29 : wa quli al-ḥaq-qu min rab-bikum : et dis : la vérité est de la part de votre Seigneur. C’est-à-dire c’est l’Islam ou le Qur-ān
fa-man šāʾa fal-yuʾmin wa man šāʾa fal-yakfur : celui qui veut, qu’il soit croyant et celui qui veut, qu’il soit mécréant. Attention : cela ne veut pas dire que vous avez le choix. Mais cela veut dire que la vérité est claire et apparente, il n’y a plus aucune excuse. Il ne reste plus que votre choix : si vous choisissez la voie de la sauvegarde ou la voie de la perdition. La phrase du verset est dans la forme de l’impératif parce que l’esclave a la capacité de choisir ce qu’il veut. C’est comme s’il choisissait et qu’il avait l’ordre de choisir ce qu’il veut entre les deux chemins. Puis la suite du verset indique les conséquences de celui qui choisit la mécréance.
ʾin-nā ʾaʿtadnā li-al-ẓālimīna nāran ʾaḥāṭa bihim surādiquhā : Nous avons préparé pour les injustes (pour les mécréants) un feu qui est entouré d’une fumée. C’est-à-dire qu’ils auront une fumée avant d’entrer dans le feu ou bien ils auront à franchir un mur de feu. Donc la première partie du verset n’est pas une autorisation à mécroire mais c’est une menace. Le Qur-ān menace ceux qui ont mécru. Si le Qur-ān autorisait d’avoir la croyance que chacun veut, pourquoi donc Dieu a-t-Il envoyé les prophètes ? « Celui qui veut, qu’il soit croyant et celui qui veut, qu’il soit mécréant » ne veut pas dire : ô vous les gens, si vous voulez être des croyants, alors croyez et si vous voulez être des mécréants, mécroyez. Cela ne veut pas dire que chacun a une autorisation de croire ce qu’il veut mais cela indique que c’est une menace. Celui qui aura été croyant, c’est lui le gagnant. Celui qui aura mécru, il sera en enfer, entouré de toutes parts. L’enfer a un sol indépendant, ce n’est pas le sol actuel et ce n’est pas le sol de la septième terre. L’enfer a des murs et un couvercle, pour que le feu soit encore plus fort. L’enfer a un plafond pour que le feu augmente en intensité.
wa ʾin yastaġīṯū yuġāṯū bi-māʾin kal-muhli yašwī al-wuǧūha : s’ils demandent à être secourus pour avoir de l’eau, ils auront de l’eau comme al-muhl : et c’est ce qu’on récupère après avoir pressé de l’huile. Ou alors ce sont les diamants et les pierres de la terre qui auront été fondus. C’est pour les rabaisser et les humilier. Ils demandent de l’eau pour se désaltérer et ils auront ce liquide mauvais.
biʾsa al-šarābu wa sāʾat murtafaqan : quelle mauvaise boisson que cette boisson-là. Et quelle mauvaise demeure que cette demeure-là. Ce sera la géhenne, l’enfer.
Verset 30 : ʾinna al-laḏīna ʾāmanū wa ʿamilu al-ṣāliḥāti ʾinnā lā nuḍiʿu ʾaǧra man ʾaḥsana ʿamalan : quant à ceux qui ont été croyants et qui ont accompli les bonnes œuvres, la récompense de ceux qui auront agi en bien ne sera pas perdu.
Verset 31 : ‘Ūlā’ika Lahum Jannātu `Adnin : ceux-là auront des jardins d’eden.
Tajrī Min Taĥtihimu Al-‘Anhāru Yuĥallawna Fīhā Min ‘Asāwira : sous lesquels des fleuves vont couler et ils auront des parures
Min Dhahabin: en or
Wa Yalbasūna Thiyābāan Khuđrāan Min Sundusin : ils porteront des vêtements de brocard (un tissu qui est très fin et très joli)
Wa ‘Istabraqin : et un tissu qui est épais.
Muttaki’īna Fīhā `Alá Al-‘Arā’iki : ils seront adossés sur des fauteuils. Le fait d’avoir le dos calé est l’aspect de ceux qui sont dans le confort, l’aspect des rois.
ni`ma Ath-Thawābu : que c’est beau , le paradis et les fauteuils sur lesquels ils sont assis
Wa Ĥasunat Murtafaqāan : quelle belle récompense
Verset 32 : Wa Ađrib Lahum Mathalāan Rajulayni : cite-leur le cas de ces deux hommes ; donne en exemple le cas des croyants et des mécréants comme si c’était deux hommes. C’était deux hommes de banou Isrāʾīl, l’un était mécréant et s’appelait Qatrūs et l’autre était croyant et s’appelait Yahūḏā. Il a été dit que ce sont deux hommes qui sont cités également dans une autre sourate : sourate aṣ-ṣaffāt, ce qui signifie : « j’avais un compagnon ». Ils ont hérité de leur père huit mille dinars qu’ils ont partagé en deux. Le mécréant a acheté un terrain pour mille dinars. Le croyant a dit : » ô mon dieu, mon frère a acheté un terrain pour mille dinars et moi, je t’achète un terrain au paradis pour mille dinars ». Il a pris mille dinars qu’il a donnés en aumône ». Puis son frère s’est fait construire une maison pour mille dinars. Puis le croyant a dit : « ô mon dieu, je t’achète une maison au paradis pour mille dinars ». Puis il a donné mille dinars en aumône. Puis son frère s’est marié pour mille dinars. Le croyant a dit : « ô mon dieu, je donne mille dinars en aumône pour les femmes du paradis ». Puis son frère a acheté des serviteurs et des esclaves pour mille dinars. Le croyant a dit : « ô mon dieu, j’achète de toi des serviteurs pour l’éternité pour mille dinars ». Puis il a donné mille dinars en aumône. Puis le croyant s’est retrouvé dans le besoin. Il s’est retrouvé sur le chemin de son frère qui passait avec ses serviteurs. Il a voulu lui parler. Mais son frère mécréant l’a chassé et l’a blâmé pour avoir donné son argent en aumône.
Ja`alnā Li’ĥadihimā Jannatayni Min ‘A`nābin : Nous avons accordé à l’un des deux un verger plein de vignes
Wa Ĥafafnāhumā Binakhlin et Nous l’avons entouré par des palmiers dattiers. C’est ce que les commerçants aiment avoir.
Wa Ja`alnā Baynahumā Zar`āan : et Nous avons fait qu’entre les vignes, il y ait aussi des plantations.
Verset 33 : Kiltā Al-Jannatayni ‘Ātat : chacun des deux vergers a donné ses fruits
‘Ukulahā Wa Lam Tažlim Minhu Shay’āan : et la récolte était élevée, elle n’a pas baissé.
Wa Fajjarnā Khilālahumā Naharāan : et Nous avons fait jaillir un fleuve entre les deux vergers. Il a qualifié les deux vergers par le fait qu’il y ait beaucoup de fruits, qu’ils étaient en grandes quantité et qu’il y avait de l’eau.
Verset 34 : Wa Kāna Lahu Thamarun : et le propriétaire de ces deux vergers avait des fruits. Ce qui est visé ici, ce sont des biens. Non seulement il avait les deux vergers qui donnaient beaucoup de fruits mais en plus il avait d’autres biens, comme de l’or, de l’argent métal et autres.
Faqāla Lişāĥibihi Wa Huwa Yuĥāwiruhu : il a dit à son compagnon en discutant avec lui. Il voulait débattre avec lui. Qatrūs le mécréant a pris la main de son frère et il lui montrait : regarde ce que j’ai, grâce à ma bonne gestion.
‘Anā ‘Aktharu Minka Mālāan Wa ‘A`azzu Nafarāan : moi, j’ai plus de biens que toi, j’ai plus de gens à mon service.
nafara veut dire : des serviteurs ou bien des fils
Verset 35 : Wa Dakhala Jannatahu : et il est entré dans son verger : ou bien il est entré dans un des deux vergers ou bien il a considéré que c’est un seul verger parce qu’il y a un seul mur qui les entoure ou bien il les a considérés deux parce qu’il y a un fleuve qui les traverse. Parfois il dit deux vergers, parfois il dit un seul.
Wa Huwa Žālimun Linafsihi : et il était injuste envers lui-même. Parce qu’il était mécréant.
Qāla Mā ‘Ažunnu ‘An Tabīda Hadhihi ‘Abadāan : il a dit : je ne pense pas que ce verger va disparaitre un jour. Il a douté de l’anéantissement de ce verger, tellement il a de l’espoir, tellement il est noyé dans son insouciance, tellement il était dupé par la vie que Dieu lui a accordée dans ce bas-monde. Et on constate que la plupart des riches sont dans cet état-là.
Verset 36 : Wa Mā ‘Ažunnu As-Sā`ata Qā’imatan : il a dit je ne pense qu’il y aura un jour du Jugement. Et c’est une mécréance.
Wa La’in Rudidtu ‘Ilá Rabbī La’ajidanna Khayrāan Minhā Munqalabāan : Et si jamais je reviens à la vie : puisque toi, tu prétends qu’il y a une résurrection, je vais avoir un verger meilleur que celui-là. Il a cru que Dieu l’avait honoré en lui donnant un verger dans le bas-monde, il a cru qu’il avait un certain degré et il s’attendait à avoir la même chose dans l’éventualité où il y aurait une résurrection.
Verset 37 : Qāla Lahu Şāĥibuhu Wa Huwa Yuĥāwiruhu ‘Akafarta Bial-Ladhī Khalaqaka Min Turābin : son compagnon (celui qui était musulman) lui a dit en discutant avec lui : aurais-tu mécru en celui qui t’a créé à partir de terre ? N’est-ce pas que l’origine de tous les humains est Ādam que Dieu a créé à partir de terre. Donc ici il est fait référence à son premier ancêtre qui est le premier des humains, qui a été créé à partir de terre. Et les êtres humains suivants ont été créés à partir de leurs pères et mères. (Sauf Jésus qui a été créé à partir de sa mère et Eve a été créée à partir de Ādam). Parce que la création de son premier ancêtre est une cause pour sa création à lui.
Thumma Min Nuţfatin: puis à partir d’un mélange de liquide séminal.
Thumma Sawwāka Rajulāan: puis Il a fait de toi un être humain. Il a complété ta création, Il a fait de toi un homme, quelqu’un qui est pubère, qui est au summum de sa capacité, de sa santé, de sa richesse, mais Il a fait de toi un mécréant, qui a douté à propos de la résurrection. L’exemple de ceux qui ont mécru est que leurs œuvres sont telles de la cendre exposée au vent un jour de tempête.
Verset 38 : lākin-na huwa Allāhu Rabbī : lākin-na est un mot qui est contracté, il provient de deux mots qui sont lākin et anā. Cela veut dire « quant à moi ». Quant à moi, je crois que Dieu est mon Seigneur.
Wa Lā ‘Ushriku Birabbī ‘Aĥadāan : et je n‘attribue aucun associé à Dieu.
Verset 39 : Wa Lawlā ‘Idh dakhalta Jannataka Qulta mā Shā’a Allāhu : et si, quand tu rentres dans ton verger, tu disais que tout est par la volonté de Dieu. C’est-à-dire si tu reconnaissais que tout ce qu’il y a dans ton verger n’a lieu que par la volonté de Dieu. Et que si Dieu veut Il fait que ton verger reste tel quel et si Dieu veut, Il fait que ton verger soit anéanti.
Lā Qūwata ‘Illā Billāhi : et qu’il n’est de force que par Dieu. Tu reconnaitrais ainsi que, si tu as réussi à faire de ton verger ce qu’il est, c’est par la grâce de Dieu et l’aide de Dieu.
‘In Tarani ‘Anā ‘Aqalla Minka Mālāan : même si tu constates que moi, j’ai moins d’argent que toi.
Wa Waladāan : et moins d’enfants que toi.
Verset 40 : Fa`asá Rabbī ‘An Yu’utiyanī Khayrāan Min Jannatika : si mon Seigneur le veut, Il m’accorde mieux que ton verger. Soit dans le bas-monde, soit dans l’au-delà.
Wa Yursila `Alayhā Ĥusbānāan Mina As-Samā’i Fatuşbiĥa Şa`īdāan Zalaqāan : et Il envoie sur ton verger une manifestation de châtiment qui s’abat du ciel au point que ton verger devienne une terre glissante.
Verset 41 : ‘Aw Yuşbiĥa Mā’uuhā Ghawrāan : ou que la rivière qui le traverse soit asséchée. C’est-à-dire que l’eau soit absorbée par la terre et soit enfouie sous terre.
Falan Tastaţī`a Lahu Ţalabāan : et tu ne pourras plus trouver d’eau.
Le sens de ce verset est le suivant : même si, actuellement, je suis plus pauvre que toi, je m’attends à ce que Dieu change mon état et change ton état (c’est-à-dire mon état de pauvreté et ton état de richesse) et qu’en raison de ma foi, Dieu m’accorde un jardin meilleur que ton jardin et qu’en raison de ta mécréance, Il t’enlève les grâces qu’Il t’a données et Il détruise les fruits et vergers.
Verset 42 : wa uḥīṭa bithamarihi : uḥīṭa signifie assiéger ou être entouré ; à l’origine, cela veut dire que l’ennemi s’est emparé de lui donc que celui a subi cela est devenu sous son autorité. Le verbe est utilisé ici à la voix passive concernant les récoltes. Cela veut dire que ses récoltes ont été encerclées. Ses fruits ont été anéantis.
Fa’aşbaĥa Yuqallibu Kaffayhi : le mécréant s’est mis à frapper ses mains l’une contre l’autre. Et ceci par regret et par remords, car son verger a été anéanti. Puis le fait de frapper ses mains l’une contre l’autre est devenu une allusion au regret et au chagrin, en passant la paume d’une main sur le dos de l’autre main.
`Alá Mā ‘Anfaqa Fīhā Wa Hiya Khāwiyatun `Alá `Urūshihā : il regrette que tout ce qu’il a dépensé pour que son verger soit beau, est parti en vain. Tout est tombé : les supports sont tombés et les vignes sont tombées.
wa yaqūlu yā laytanī lam ‘ushrik birabbī ‘aĥadāan : et il s’est dit : si seulement je n’avais pas attribué d’associé à mon Seigneur. Il s’est rappelé de l’exhortation que lui avait faite son frère. Alors il a su que ce qui lui était arrivé était une punition en raison de sa mécréance et de son orgueil. Alors il a souhaité n’avoir pas été associateur pour que Dieu ne lui détruise son verger, alors que le regret n’est plus d’aucun recours. An-Nasafī a dit : il est possible que cette parole qu’il a dite était en réalité un repentir suite à son attribution d’un associé à Dieu. Et qu’elle soit donc considérée comme une entrée en Islam.
Verset 43 : Wa Lam Takun Lahu Fi’atun Yanşurūnahu Min Dūni Allāhi : il n’avait pas d’allié qui puisse le soutenir hormis Dieu : Dieu seul est tout puissant à le soutenir. Nul autre que Dieu ne peut le soutenir.
Wa Mā Kāna Muntaşirāan : mais Dieu ne l’a pas soutenu pour une sagesse. Sa force à lui n’a pas pu empêcher que s’abatte sur lui le châtiment de Dieu, ni la destruction de ses vergers.
Verset 44 : hunālika al-walāyatu lil-lāhi Al-Ĥaqqi : dans une telle situation l’aide est de la part de Dieu seulement. Il n’y a pas autre que Dieu qui peut amener une telle aide pour éviter la destruction des vergers. Il y a deux manières de réciter ici : soit al-wilāyah soit al-walāyah et le sens est différent selon la prononciation.
Avec le terme al-wilāyah, cela signifie que la souveraineté de Dieu n’est pas vaincue. Une troisième explication est : dans une telle situation difficile, vont avoir recours à Dieu et vont croire en Dieu, tous ceux qui sont dans une grande difficulté.
Donc quand il a dit : yā laytanī lam ‘ushrik birabbī ‘aĥadāan qui signifie : si seulement je n’avais pas attribué d’associé à mon Seigneur, il a été amené à dire cette phrase suite à la gravité des conséquences de sa mécréance. Si ses vergers n’avaient pas été détruits, il n’aurait pas dit cette parole.
Ou encore une autre explication : Dieu donne la victoire à ceux qui se soumettent à Lui et sont croyants, contre les mécréants et Il les venge d’eux, Il leur donne leur revanche.
C’est-à-dire que Dieu a réalisé ce qu’avait dit le frère croyant à avec son frère mécréant. Il lui avait dit : « je m’attends à ce que Dieu change mon état et change ton état (c’est-à-dire mon état de pauvreté et ton état de richesse) et qu’en raison de ma foi, Dieu m’accorde un jardin meilleur que ton jardin et qu’en raison de ta mécréance, Il t’enlève les grâces qu’Il t’a données et Il détruise les fruits et vergers ».
Huwa Khayrun Thawābāan Wa khayrun `uqbāa : Dieu donne une meilleure récompense et une meilleure issue. C’est une allusion à l’au-delà. C’est-à-dire que dans l’au-delà, Dieu accorde une récompense à ceux qui ont cru en Lui.
Verset 45 : Wa Ađrib Lahum Mathala Al-Ĥayāati Ad-Dunyā Kamā’in ‘Anzalnāhu Mina As-Samā’i : et donne-leur l’exemple du bas-monde c’est comme de l’eau qui est tombée du ciel. C’est-à-dire de l’eau que Nous avons fait tomber du ciel.
fākhtalaţa bihi nabātu al-‘arđi : grâce à laquelle les plantes sur terre se sont mélangées. Grâce à cette eau de pluie qui est tombée, la végétation est devenue dense, au point que les tiges et les plantes se sont entrecroisées. Deuxième explication : c’est que l’eau de pluie a irrigué les plantes et elle s’est mélangée avec les plantes.
fa’aşbaĥa hašīman tadhrūhu ar-riyāĥu : puis ces plantes sont devenues sèches, cassantes, que le vent fait envoler
Wa Kāna Allāhu `Alá Kulli Shay’in Muqtadirāan : et Dieu est sur toute chose (c’est-à-dire depuis la première chose créée jusqu’à l’anéantissement). Le bas monde est résumé en deux phrases : des plantes ont poussé puis elles ont séché. Tout puissant : Dieu a comparé l’état du bas-monde avec ce qu’il comporte comme beautés, verdures agréables et ce qui va suivre comme destruction et anéantissement. Dieu a comparé le bas-monde à des plantes qui sont vertes puis qui se multiplient puis qui deviennent sèches et le vent les fait s’envoler, comme si elles n’avaient pas existé.
Verset 46 : Al-Mālu Wa Al-Banūna Zīnatu Al-Ĥayāati Ad-Dunyā : les biens et les enfants sont la parure de la vie du bas-monde. Ce ne sont pas la provision de la tombe et ce n’est pas ce que tu emportes pour l’au-delà.
Wa Al-Bāqiyātu Aş-Şāliĥātu : et celles qui demeurent ce sont celles qui sont bonnes. C’est-à-dire les œuvres de bien dont les fruits vont rester pour l’homme.Les fruits sont la récolte. Deuxième explication : ce sont les cinq prières. Troisième explication : c’est la parole soubḥāna Allāh wa al-ḥamdou lil-Allāh wa lā ilāha il-la Allāh wa Allāhu akbar.
Khayrun `Inda Rabbika Thawābāan : leur récompense vaudra mieux selon le jugement de ton Seigneur.
Wa Khayrun ‘Amalāan: et elles valent mieux que d’autres pour y attacher de l’espoir. Parce que derrière ces bonnes œuvres, il y a une promesse de récompense. La promesse de la part de Dieu est véridique alors que la plupart des espoirs sont mensongers. Celui qui accomplit ces bonnes œuvres dans le bas-monde, son espoir est d’avoir la récompense de la part de Dieu. Et il va l’obtenir.
Le sens du verset est que l’argent et les enfants sont une parure de la vie du bas-monde qui, elle, va à sa fin. Alors que celles qui demeurent et qui sont bonnes, elles sont meilleures selon le jugement de Dieu. Les bonnes actions sont la prière, le jeûne, le pèlerinage, l’aumône obligatoire, les évocations, la récitation du Qur-ān.
Dieu les a appelées « celles qui demeurent », elles sont perpétuelles parce que la récompense des bonnes actions est continue, elle ne s’interrompra pas dans l’au-delà. Le paradis est une récompense et il n’a pas de fin. L’au-delà n’a pas de fin. Ce sera une vie après laquelle il n’y a pas de mort. Ce sera une bonne santé après laquelle il n’y aura pas de maladie. Ce sera une jeunesse après laquelle il n’y a pas de vieillesse. Ce sera un repos après lequel il n’y a pas de fatigue.
Quant à la parure du bas-monde (les biens et les enfants), elle va être anéantie. Les enfants sont amenés à mourir, l’un meurt le jour de sa naissance, l’autre meurt après avoir vécu une semaine, un an, à l’adolescence. Et il se peut que le petit-fils meure avant le grand-père. Les joies du bas-monde sont éphémères. Elles s’estompent très rapidement. Et même l’argent, il disparait très rapidement. La nourriture, si délicieuse soit-elle, quelque soit l’effort réalisé pour la préparer, sera à la fin cette chose qui va sortir et qui est répugnante. La nourriture, qu’elle soit délicieuse ou moins bonne aura cette même fin qui est répugnante. De même les vêtements, aussi luxueux soient-ils, leur devenir est qu’ils seront jetés dans une poubelle, après que la couleur sera usée.
Quant aux bonnes actions, elles vont demeurer, elles ne vont pas s’estomper. Celui qui fait les bons calculs, il ne va pas perdre son temps dans les choses qui sont inutiles, mais il va œuvrer pour son au-delà. La plus facile des bonnes actions à accomplir avec la langue, c’est l’évocation de Dieu. Et la récompense du ḏikr est éminente. Et parmi les évocations, il y a la parole « subḥāna Allāhi wa biḥamdih ». Le musulman qui dit cette parole, il lui sera planté un arbre au paradis et c’est un palmier en or. Celui qui cette parole cent fois, il lui sera planté cent palmiers. Et celui qui dit mille fois cette parole, il lui sera planté mille palmiers. Et celui qui la dit plus que mille fois, il aura plus que mille arbres au paradis. Le chaykh a dit : par ailleurs les palmiers au paradis ne sont pas comme les palmiers du bas-monde, en ce qui concerne la couleur, l’odeur et le goût du fruit. Le nom est commun aux deux, on les appelle tous les deux un palmier, sur terre et au paradis. L’arbre au paradis reste éternellement, avec des fruits.
L’aumône fait partie des bonnes actions. Celui qui donne une aumône à partir d’argent qui est licite, avec une bonne intention par recherche de l’agrément de Dieu et non pas pour rechercher l’éloge des gens, il aura une récompense éminente. En fonction de l’intention de la personne, plus quelqu’un préfère l’au-delà au bas-monde, alors la récompense sera encore plus éminente.
Si quelqu’un possède peu d’argent mais s’il a donné la moitié de ce qu’il possède et il a gardé la moitié, sa récompense est plus éminente que celui qui possède beaucoup d’argent et qui donne en aumône une partie de sa grande fortune. L’exemple qui illustre cela est ce qui est parvenu du hadith du Messager de Dieu ṣalla Allāhu ʿalayhi wa sallam qui a dit ce qui signifie : « un dirham procure plus que cent mille dirham ». On lui a dit : « mais comment cela, ô messager de Dieu ? Il a répondu ce qui signifie : « c’est le cas d’un homme qui ne possède que deux dirhams et il a donné en aumône un des deux dirhams. Et un autre qui possède cent mille dirhams et il a donné une partie qui n’est pas très élevée de sa grande fortune. Celui a donné un dirham aura plus de récompenses. » Rapporté par An-Nasāʾiy et At-Tirmiḏiy et ibnu Ḥibbān et Al-Ḥākim et Al-Bayhaqīy. C’est-à-dire que celui qui avait la grande fortune, il a donné en aumône une petite partie et il a gardé beaucoup pour lui-même. Même si ce qu’il a donné était cent mille dirhams et que cela représentait une toute petite partie de sa fortune, il aura une récompense moindre.
Donc celui qui a donné en aumône un seul dirham et qui ne garde pour lui qu’un seul dirham, sa récompense dépasse de loin, selon le jugement de Dieu, la récompense de celui qui a donné en aumône cent mille dirhams qui représente très peu de son immense fortune.
Par ailleurs, Dieu n’agrée les bonnes actions, que ce soit la prière, le jeûne, les aumônes, qu’après avoir connu Dieu. Quant à celui qui aura connu Dieu, celui qui a cru en Dieu et en Son messager, c’est de celui-là dont les bonnes actions seront récompensées. Dieu existe, Il n’a pas de ressemblance avec autre que Lui. Dieu n’est pas un corps de petite taille et ce n’est pas un corps de grande taille. Dieu existe de toute éternité avant toute chose, avant l’existence des cieux, des terres, Il existe avant l’existence des endroits, sans endroit. La première chose qu’Il a créée c’est l’eau. Puis Dieu a créé un corps immense qui s’appelle le Trône. Ensuite Il a créé un autre corps qui s’appelle le calame élevé. Ce n’est pas un crayon comme les crayons du bas-monde. Puis Il a créé un corps qui est une table qui a une étendue de cinq cents années. Le calame a écrit, sans que personne ne le tienne, sur cette table, tout ce qui va avoir lieu dans ce bas-monde, jusqu’au jour du jugement. Puis, après que le calame a eu fini d’écrire ce qui va se passer dans le bas-monde, cinquante mille années plus tard, Dieu a fait entrer en existence les cieux et la terre. Avant que Dieu ne crée la nuit et le jour, il n’y avait ni lumière ni obscurité. Et toutes ces choses-là, Dieu les a créées par Sa puissance et Sa volonté. Et Dieu a créé l’être humain en tant que dernière espèce de ce monde. Après que Dieu a créé les différentes espèces de créatures, Dieu a créé Ādam qui est le premier de l’espèce humaine.
Dieu a créé la terre dans deux jours : le dimanche et le lundi. Puis Dieu a créé les sept cieux le mardi et le mercredi. Puis Dieu les deux derniers jours (jeudi et vendredi) a créé tout ce qu’il y a sur terre comme choses qui sont un support pour nous et ce sont les montagnes, les fleuves, les océans. Dieu a fait que, sur terre, il y a des endroits qui sont bénéfiques et profitables pour les gens pour qu’ils puissent y vivre. Puis Dieu a créé, dans le temps de al-ʿaṣr du jour du vendredi, notre maitre Ādam ʿalayhi s-salām. Quant aux six jours dans lesquels ont été créés les cieux et la terre, chacun de ces six jours a une durée de mille années des années que nous comptons aujourd’hui. Ādam ʿalayhi s-salām a été créé à partir des sols de cette terre. Un ange a prélevé de cette terre une certaine quantité qui a été élevée au paradis et qui a été pétrie avec l’eau du paradis. Il n’a pas été rapporté qui est l’ange qui a fait cela. Il est possible que ce soit Ǧibrīl ou ʿAzrāʾīl ou que ce soit un autre ange que ces deux-là. Cette terre est restée ainsi sous forme de terre glaise pendant un certain temps puis elle a été transformée en quelque chose de dur et sec comme de la porcelaine. Et Dieu l’a transformée en chair, en os et en sang. Puis Dieu a fait que l’âme entre dans ce corps. Puis Dieu a enseigné à Ādam la manière de parler. Et Il a inondé son cœur de connaissances. Ādam connaissait le nom des choses. A partir d’une des côtes d’Ādam, Dieu a créé Eve et Il la lui a donnée en tant qu’épouse. Et ils ont vécu au paradis ensemble pendant cent trente ans. C’est la dernière partie de la journée du vendredi. Ensuite Dieu a envoyé Ādam sur terre et Il lui a enseigné les moyens de subsistance pour survivre sur terre, comment manger, boire, s’abriter, comment planter le blé, le récolter, comment en fabriquer du pain. Il lui a enseigné comment extraire le fer, le feu et comment fabriquer des pièces d’or et des pièces d’argent, pour que les gens puissent faire des échanges.
Verset 47 : Wa Yawma Nusayyiru Al-Jibāla : et cite-leur le jour où les montagnes vont se déplacer. Soit les montagnes vont être pulvérisées, Dieu va les réduire en poudre qui va se déplacer
Wa Tará Al-‘Arđa Bārizatan : et tu vas voir la terre dénudée. La terre ne sera plus couverte par les montagnes, par les arbres qui la couvraient.
Wa Ĥasharnāhum : Nous les avons rassemblés. C’est-à-dire que Dieu rassemblera les morts au jour du Jugement. Ceci pour indiquer que le rassemblement a eu lieu avant que les montagnes ne se déplacent. C’est un évènement qui a eu lieu avant ce qui est cité avant.
Falam Nughādir Minhum ‘Aĥadāan : et personne ne sera laissé de côté. Tous vont sortir de leurs tombes pour être réunis ce jour-là.
Ce verset 47 signifie que les gens seront rassemblés au jour du Jugement. Personne ne sera laissé de côté : cela signifie que tout le monde va être rassemblé. Personne ne sera oublié.
Verset 48 : Wa `Uriđū `Alá Rabbika Şaffāan : et ils ont été exposés à leur Seigneur en rangées. C’est-à-dire que tous ceux qui sont sortis de leurs tombes seront alignés en rangées, on peut voir chacun d’entre eux. Il n’y a pas un qui cache l’autre. Leur état a été comparé à l’état de soldats qui sont exposés à un sultan.
Laqad Ji’tumūnā Kamā Khalaqnākum ‘Awwala Marratin : vous êtes venus à la vie tout comme Nous vous avons créés la toute première fois. C’est-à-dire que Nous vous avons ressuscités tout comme Nous vous avons créés la toute première fois. Deuxième explication : vous êtes venus tout nus tout comme Nous vous avons créés la première fois.
Bal Za`amtum ‘Allan Naj`ala Lakum Maw`idāan: vous avez prétendu qu’il n’y avait pas de résurrection. Voilà le démenti dans ce que vous croyez dans cette vie. Vous avez pourtant reçu la nouvelle par les prophètes qui vous ont dit que vous allez être ressuscités, que vous allez être rassemblés et ce jour-là ils vous sera dit : voici votre rassemblement.
Verset 49 : Wa Wuđi`a Al-Kitābu Fatará Al-Mujrimīna Mushfiqīna : puis le livre a été rendu. C’est-à-dire le livre des œuvres. Tu verras les criminels ce jour-là qui seront effrayés.
Mimmā Fīhi : de ce qu’il y a dedans.
Wa Yaqūlūna Yā Waylatanā Māli Hādhā Al-Kitābi Lā Yughādiru Şaghīratan Wa Lā Kabīratan : ils vont dire : malheur à nous, pourquoi dans ce livre rien n’est omis, ni une petite chose, ni une grande chose (c’est-à-dire parmi les péchés)
‘Illā ‘Aĥşāhā : sans qu’elle ne soit consignée.
Wa Wajadū Mā `Amilū Ĥāđirāan : et ils verront ce qu’il y aura dans les livres, qui sera présent. Soit ce qui sera inscrit dans les livres ou « présent » c’est-à-dire ce qui sera la rétribution de ce qu’ils ont fait.
Wa Lā Yažlimu Rabbuka ‘Aĥadāan: et ton Seigneur n’est injuste envers personne .Dieu ne charge pas l’esclave d’une chose qu’il n’a pas faite. Dieu ne va pas châtier quelqu’un plus qu’il ne le mérite et Il ne va pas châtier quelqu’un qui n’a pas commis de péchés.
aṬ-Ṭabāriyyu a dit dans son exégèse : « ton Seigneur ne rétribue personne, ô MuḤammad , autrement que par ce qu’il mérite ». C’est-à-dire qu’Il ne rétribue par le bien que les gens de bien, et Il ne rétribue par la punition que les gens du mal. Et c’est cela la justice.
Verset 50 : Wa ‘Idh Qulnā Lilmalā’ikati Asjudū Li’dama : et Nous avons dit aux anges prosternez-vous pour Ādam : d’une prosternation de salutation ou bien de respect.
Fasajadū ‘Illā ‘Iblīsa Kāna Mina Al-Jinni : les anges se sont prosternés sauf Iblīs qui faisait partie des jinns. Cette phrase est comme une réponse à la question : et pourquoi ne s’est-il pas prosterné ? La réponse est : il faisait partie des jinns. La question n’est pas mentionnée mais elle est sous-entendue.
Fafasaqa `An ‘Amri Rabbihi : il n’a pas respecté l’ordre de son Seigneur. Il a agi d’une façon non conforme à ce que son Seigneur lui a ordonné. Il avait reçu l’ordre de se prosterner tout comme les anges avaient reçu cet ordre-là. Il n’est pas permis de dire qu’Iblīs était le prince des anges.Il n’était pas du tout un ange. Preuve en est la parole de Dieu qui signifie : « sauf Iblīs qui, lui faisait partie des jinns ».
Et le Messager de Dieu ṣalla Allāhu ʿalayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « les anges ont été créés à partir de la lumière et les jinns ont été créés à partir d’une flamme pure de feu ». Il s’avère donc qu’Iblīs faisait partie des jinns, véritablement, tout comme nous l’avons indiqué précédemment.
‘Afatattakhidhūnahu Wa Dhurrīyatahu ‘Awliyā’a Min Dūnī : est-ce que vous les considérez, lui et ses descendants, comme des partisans, au lieu de M’obéir ? La lettre qui commence cette phrase est une hamza qui signifie « est-ce que » mais ce n’est pas une question qui attend une réponse, mais c’est un blâme. C’est exprimer l’exclamation, l’étonnement. C’est comme s’il était dit : après ce qu’ils ont fait, lui et ses descendants, vous les considérez comme des partisans, au lieu de M’adorer ? Puis An-Nasafī a cité certains noms de chayāṭīn de sa descendance comme Lāqīs qui est celui qui ramène les mauvaises suggestions, pour celui qui doute de sa purification. Un autre ramène à la personne le doute quant au nombre des rakʿa dans la prière. Dāsam est celui qui mange avec la personne qui n’a pas dit la basmala.
Wa Hum Lakum `Adūwun : alors qu’ils sont pour vous des ennemis
Bi’sa Lilžžālimīna Badalāan : quels mauvais remplaçants pour les injustes. C’est-à-dire ces injustes qui, au lieu d’obéir à Dieu, ils obéissent à Iblīs. Quelle mauvaise chose qu’ils font !!
Verset 51 : Mā ‘Ash/hadtuhum: Je n’ai pas pris à témoin Iblīs et sa descendance
Khalqa As-Samāwāti Wa Al-‘Arđi: pour la création des cieux et de la terre. C’est-à-dire que vous les avez adorés, or, ils auraient été associés dans l’adoration s’ils avaient été associés dans la divinité. Dieu a nié le fait qu’ils soient des associés dans la divinité pour leur soi-disant soutien dans la création des cieux et de la terre ou bien pour les consulter dans la création des cieux et de la terre. Autrement dit, Dieu dit : Je suis le Seul à créer les choses, alors, n’adorez que Moi.
Wa Lā Khalqa ‘Anfusihim : Dieu nous apprend qu’Il ne S’est pas fait aider par certains d’entre eux pour la création d’autres qu’eux. Ni Il ne s’est consulté avec eux pour la création des cieux et de la terre ni pour leur propre création eux-mêmes.
Wa Mā Kuntu Muttakhidha Al-Muđillīna `Ađudāan : et je ne prends pas les égarés comme soutien. Dieu nous apprend que, s’ils (Iblīs et sa descendance) ne sont pas des soutiens pour Lui dans la création, alors pourquoi vous, les associateurs, vous les considérez comme des associés à Dieu dans l’adoration ?
Verset 52 : Wa Yawma Yaqūlu : le jour où Dieu dit (aux mécréants). Et dans la récitation de Hamzah c’est « wa yawma naqūl » c’est-à-dire « le jour où Nous dirons » avec le « Nous » de majesté. Toutes ces récitations remontent au Prophète qui parfois, récitait la première récitation et parfois le seconde.
Nādū Shurakā’iya Al-Ladhīna Za`amtum : Il fait entendre aux mécréants. Au Jour du Jugement, les associateurs vont entendre la parole de Dieu, appelez c’est-à-dire appelez à haute voix mes associés, selon votre prétention. C’est-à-dire appelez ceux que vous avez prétendus comme étant mes associés qui vont vous protéger de Mon châtiment. Et il est visé par les associés, les djinns. Et le terme associé est utilisé avec le pronom possessif « mes » mais avec la précision « selon votre prétention ». Ceci n’est pas pour confirmer que Dieu aurait des associés.
Fada`awhum Falam Yastajībū Lahum Wa Ja`alnā Baynahum Mawbiqāan : ils les ont appelés mais ils ne leur ont pas répondu et Nous avons fait qu’il y ait entre eux un mawbiq. Il y a plusieurs explications à ce mot :
Ça peut être une cause de perdition.
Ou encore c’est une vallée en enfer qui est un endroit de châtiment douloureux dans lequel ils vont être associés, c’est-à-dire ceux qui ont adoré autre que Dieu et ceux qui ont demandé à être adorés.
Ou encore une longue distance entre les anges, ʿOuzayr et ʿIsā : parce que certains avaient adoré les anges, certains avaient adoré ʿOuzayr et certains avaient adoré ʿIsā. Les mécréants seront en enfer alors que les anges seront dans les cieux et ʿOuzayr et ʿIsā, eux, seront au paradis.
Verset 53 : Wa Ra’á Al-Mujrimūna An-Nāra Fažannū : les criminels vont voir le feu. Ce sont les mécréants qui verront le feu de l’enfer.
Fažannū Annahum Muwāqi`ūhā : et ils auront la certitude. Et ils auront la certitude qu’ils vont entrer en enfer.
Wa Lam Yajidū `Anhā Maşrifāan : et ils n’ont pas trouvé de moyen pour en échapper.
Verset 54 : Wa Laqad Şarrafnā Fī Hādhā Al-Qur’āni : Nous avons fait que dans ce Qur-ān, il y ait des exemples, des moralités, des récits, des leçons
Lilnnāsi Min Kulli Mathalin : pour chaque personne tout ce dont ils ont besoin.
Wa Kāna Al-‘Insānu ‘Akthara Shay’in Jadalāan : et l’être humain en général est celui qui débat, qui discute. C’est la créature de laquelle provient le plus le débat et la discussion.
Verset 55 : Wa Mā Mana`a An-Nāsa ‘An Yu’uminū ‘Idh Jā’ahumu Al-Hudá : et qu’est-ce qui empêche les gens d’être croyants lorsque la bonne guidée leur parvient ? La bonne guidée ici c’est-à-dire celui qui est la cause de la bonne guidée, en l’occurrence le Livre de Dieu et Son Messager.
Wa Yastaghfirū Rabbahum ‘Illā ‘An Ta’tiyahum Sunnatu Al-‘Awwalīna ‘Aw Ya’tiyahumu Al-`Adhābu : (et qu’est-ce qui les empêche de) demander le pardon à leur Seigneur, si ce n’est ce qui est arrivé aux premiers (certains peuples ont été anéantis) ou que leur arrive le châtiment de l’au-delà. Ce verset est une incitation à devenir croyants : entrez en Islam, devenez croyants, demandez à Dieu le pardon pour ne pas qu’il vous arrive ce qui est arrivé aux premiers, c’est-à-dire l’anéantissement, la destruction ou le châtiment de l’au-delà.
Qubulāan : que le châtiment leur arrive sous différentes sortes. Il y a aussi une récitation avec qibalā : c’est-à-dire : face à eux, c’est-à-dire est-ce qu’ils attendent que le châtiment soit devant eux, pour devenir croyants ?
Verset 56 : Wa Mā Nursilu Al-Mursalīna ‘Illā Mubashirīna Wa Mundhirīna : et Nous n’envoyons les messagers qu’annonciateurs de bonne nouvelle et avertisseurs d’un châtiment. C’est une preuve que Dieu n’agrée pas autre que l’Islam comme religion. Si Dieu agréait autre que l’Islam comme religion, Il n’aurait pas envoyé les prophètes et les messagers, pour annoncer la bonne nouvelle aux croyants qu’ils auront le paradis et pour avertir les mécréants du feu de l’enfer.
Wa Yujādilu Al-Ladhīna Kafarū Bil-Bāţili: ceux qui ont mécru débattent de manière fausse sans avoir de preuves acceptables. Il est question ici lorsque les mécréants ont dit aux messagers : « vous n’êtes que des humains comme nous ; si Dieu le voulait, Il aurait fait descendre des anges ». Ce verset dénonce les arguments avancés par les mécréants.
Liyudĥiđū Bihi Al-Ĥaqqa : afin d’annuler par leurs débats le statut de prophète.
Wa Attakhadhū ‘Āyātī Wa Mā ‘Undhirū Huzūan : et ils ont considéré Mes versets : les mécréants ont considéré le Qur-ān et ce dont ils ont été avertis, c’est-à-dire le châtiment dont ils ont été menacés comme sujet de moquerie.
Verset 57 : Wa Man ‘Ažlamu Mimman Dhukkira Bi’āyāti Rabbihi : qui est plus injuste que celui qui a reçu le rappel des versets de son Seigneur ?
Fa’a`rađa `Anhā : et qui s’en est détourné. Le rappel ne l’a pas amené à se corriger.
Wa Nasiya Mā Qaddamat Yadāhu : et il a oublié ce qu’il a accompli comme actes. C’est -à-dire qu’il n’a pas réfléchi aux conséquences de ce qu’il a accompli comme actes, en l’occurrence comme mécréances et comme péchés. Il ne réfléchit pas au fait que le bienfaisant et le malfaisant, nécessairement auront une rétribution. Ils agissent ainsi parce que cette objection est ancrée dans leur cœur.
‘Innā Ja`alnā `Alá Qulūbihim ‘Akinnatan : Nous avons fait sur leurs cœurs comme des couvercles.
‘an yafqahūhu wa fī ‘Ādhānihim waqrāan : qui les empêchent de comprendre ce rappel. La récitation du Qur-ān ne dépasse pas leurs gorges, c’est-à-dire qu’elle n’atteint pas leurs cœurs.
wa ‘in tad`uhum ‘ilá al-hudá falan yahtadū ‘idhāan ‘abadāan: et si tu les appelais : c’est-à-dire ô toi Muḥammad, à la bonne guidée, c’est-à-dire à la foi ils ne seront pas bien guidés. Dieu guide qui Il veut et Il égare qui Il veut. Ils ne seront alors jamais bien guidés. C’est-à-dire que toute la durée où ils seront responsables, ils ne seront alors pas bien guidés. C’est comme si c’était une réponse au Messager qui dirait : pourquoi je ne les appellerais pas pour qu’ils deviennent musulmans ? Il lui a été dit : même si tu les appelais à la bonne guidée, ils ne seront jamais bien guidés, parce que Dieu a voulu qu’ils ne soient pas bien guidés.
Verset 58 : Wa Rabbuka Al-Ghafūru Dhū Ar-Raĥmati : et ton Seigneur est Celui Qui pardonne beaucoup et Qui est très miséricordieux.
Law Yu’uākhidhuhum Bimā Kasabū La`ajjala Lahumu Al-`Adhāba : parmi les formes de Sa miséricorde, c’est que s’Il les châtiait pour ce qu’ils ont fait, Il leur aurait fait parvenir rapidement un châtiment. C’est par miséricorde qu’Il ne châtie pas rapidement les gens de La Mecque, alors qu’ils manifestaient une grande forme d’animosité envers le Prophète ṣalla Allāhu ʿalayhi wa sallam.
Bal Lahum Maw`idun Lan Yajidū Min Dūnihi Maw’ilāan : mais ils auront une date : c’est le jour de la bataille de Badr. Et ils ne trouveront pas de refuge ce jour-là pour échapper à ce châtiment-là.
Verset 59 : Wa Tilka Al-Qurá ‘Ahlaknāhum : et ces villes, Nous les avons détruites. Il s’agit des villes du peuple de Nūḥ , ʿĀd et Ṯamūd.
Lammā Žalamū : lorsqu’ils ont été injustes. Tout comme les gens de La Mecque ont été injustes. Le verset signifie : observez ce qui est arrivé à ceux qui étaient injustes. Craignez qu’il ne vous arrive la même chose.
Wa Ja`alnā Limahlikihim Maw`idāan: et Nous avons fixé pour leur destruction une date. Tout comme a été fixée une date de destruction pour les autres peuples.
Verset 60 : Wa ‘Idh Qāla Mūsá Lifatāhu : et Mūsā a dit à son serviteur : c’est-à-dire « cite ô Muḥammad » lorsque Mūsā a dit à celui qui était à son service et ce serviteur n’a pas été mentionné explicitement. En fait il s’appelait Yūchāʿ fils de Nūn, il était, après Mūsā, le premier des prophètes des descendants d’Isrāʾīl. Et le dernier d’entre eux était ʿIsā. Yūchā appliquait les règles révélées dans la torah. Il a été surnommé al-fatā (qui est un terme qui désigne celui qui est au service de quelqu’un) parce qu’il était au service de Mūsā ʿalayhi s-salām. Il le suivait et il apprenait auprès de lui la science. Ici ce n’est pas dans le sens d’un esclave, cela ne veut pas dire que Yūchā appartenait à Mūsā mais il l’aidait dans son quotidien. Parce que dans la langue arabe, le mot « fatā » peut avoir le sens du jeune homme ou bien de l’esclave.
Lā ‘Abraĥu : il y a dans la construction en arabe quelques subtilités. Je ne vais cesser. La suite est omise et c’est possible dans la langue arabe.
Ĥattá ‘Ablugha Majma`a Al-Baĥrayni : jusqu’à atteindre le point de rencontre des deux mers. Ce qui a été omis après « je ne vais cesser » est « de marcher ». Les deux mers : il s’agit de la mer de Perse et de la mer des Romains. C’est là où notre maître Mūsā a eu la promesse qu’il pourrait rencontrer Al-H̱aḍir. Celui-ci a été surnommé ainsi parce qu’il a été rapporté dans le ḥadīṯ qu’il était assis sur un endroit blanc qui est devenu vert. Et ce n’était pas de manière habituelle. Les savants ont divergé au sujet de cet homme Al-Ǧaḍir : certains ont dit que c’était un saint et d’autres ont dit que c’était un prophète.
‘Aw ‘Amđiya Ĥuqubāan : ou s’il le faut je ferai un voyage d’une durée de quatre-vingts ans. Dans la langue, une durée de 80 ans a un nom, elle s’appelle ḥuqub. Il a été rapporté que, lorsque Mūsā a eu le dessus avec son peuple les descendants d’Isrāʾīl, sur l’Egypte et qu’ils s’y sont installés, après l’anéantissement des Qibṭ (ce sont qui adoraient pharaon), Mūsā a demandé à son Seigneur : « quels sont parmi Tes esclaves ceux que Tu agrées le plus ? Dieu lui a révélé : c’est celui qui M’évoque et qui ne M’oublie pas. C’est-à-dire celui qui se surveille tout le temps pour obtenir les hauts degrés. L’intelligent est celui qui se surveille pour Dieu. Se surveiller pour Dieu signifie le fait d’avoir présent dans son cœur que Dieu sait tout de nous, que Dieu nous a ordonné certaines choses que nous devons accomplir, que Dieu nous a interdit certaines choses que l’on doit éviter, que Dieu a tous les droits sur nous parce que c’est Lui Qui nous a donné tous les bienfaits que l’on a, qu’on ne doit pas être ingrat envers Dieu.
Puis Mūsā a posé une autre question : qui, parmi Tes esclaves est le plus correct dans ses jugements ? Dieu a dit : c’est celui qui juge conformément au droit et qui ne suit pas ses passions. Et c’est le Créateur qui définit le droit. Donc celui qui applique correctement ce qui est révélé aux prophètes, c’est celui-là qui est le plus juste. Le Prophète ʿalayhi š-šalāt wa s-salām a dit ce qui signifie : « l’un de vous n’atteindra un degré de foi complète que s’il fait soumettre ses penchants à ce que je vous ai transmis ». Notre maitre Mūsā a demandé à son Seigneur : qui parmi Tes esclaves a le plus de science ? La réponse a été : « c’est celui qui cherche à acquérir la science auprès des gens, pour l’ajouter à sa propre science à lui, puisse-t-il obtenir de la sorte une parole qui va lui montrer une voie de bien ou le détourner d’une voie de mal ». La sagesse est comme l’objet que tu cherches. Ceci est conforme à une autre parole du Prophète ʿalayhi š-šalāt wa s-salām, qui signifie : « le croyant ne se lasse pas d’un bien qu’il entend jusqu’à ce qu’il parvienne au paradis ». Mūsā a dit à Son Seigneur : « si quelqu’un a plus de connaissances que moi, indique-le-moi ».
Dieu lui a appris que celui qui avait plus de connaissances que lui, était Al-H̱aḍir.
Il a dit : « où pourrais-je le trouver ? ».
Tu le trouveras au bord de l’eau auprès d’un rocher.
Il a demandé : quelle eau, quelle mer, quel rocher ?
Dieu a révélé à notre maitre Mūsā de prendre un poisson mort dans un panier et, là où il perdra, ce sera là où il trouvera Al-H̱aḍir.
Notre maitre Mūsā a entamé le chemin avec son serviteur Yūchāʿ fils de Nūn et il lui a dit : « là où tu vas perdre le poisson, avertis-moi ».
Ils ont marché et à un moment, notre maitre Mūsā s’est assoupi. Dieu a fait que le poisson reprenne vie et il a sauté dans l’eau. Mūsā et Yūchāʿ mangeaient de ce poisson lors de leur voyage, à chaque fois, ils en consommaient une petite partie. Quand le moment du repas est arrivé, Mūsā a demandé à ce qu’on amène le poisson, et son serviteur lui a dit que le poisson avait sauté dans l’eau. Mūsā a dit que c’était exactement ce qu’il recherchait. Alors ils sont revenus auprès du rocher où ils avaient fait halte, et ils sont tombés sur un homme qui était recouvert avec un drap. Notre maitre Mūsā l’a salué et l’homme lui a rendu le salām. C’est la salutation que Dieu a agréée pour nous. Et cela signifie que tu n’as rien à craindre de ma part. « wa ʿalaykoumou s-salām » signifie que toi aussi, tu n’as rien à craindre de moi. Notre maitre Mūsā s’est présenté en disant qu’il était Mūsā fils de ʿImrān. Alors Al-H̱aḍir lui a dit : « ô Mūsā, moi, j’ai des connaissances que Dieu m’a données et que toi, tu ne détiens pas. Et toi, tu as des connaissances que Dieu t’a données et que moi, je n’ai pas ». Al-H̱aḍir dépasse Mūsā sur la connaissance des choses cachées : Dieu lui révèle certaines choses cachées (comme quelle sera la fin de telle personne). Et Mūsā dépasse Al-H̱aḍir sur la maitrise de la Loi de l’Islam, dans la connaissance des lois apparentes. Nous disons, pour être conforme au texte, que Al-H̱aḍir a plus de connaissances que Mūsā, en prenant en compte le détail que nous venons de citer.
La cause qui a poussé Mūsā à rencontrer Al-H̱aḍir est que les descendants d’Isrāʿīl lui ont posé la question : qui, parmi les gens, a le plus de connaissances ? Mūsā a répondu : « moi ». Il n’a pas dit : « Dieu sait plus que tout autre ». Puis Dieu lui a révélé que ce n’était pas lui qui avait le plus de science, mais que c’était l’esclave de Dieu, qui s’appelle Al-H̱aḍir. Ce ḥadīṯ a été rapporté par Al-Bouẖārī.
Puis Mūsā a dit :« ô Allāh, comment pourrais-je le rencontrer ? » Mūsā a aspiré à rencontrer celui qui avait plus de science que lui. Dieu lui a indiqué comment il pourrait le rencontrer. Parce que la loi qu’Al-H̱aḍir appliquait à cette époque-là, avait pris fin. En effet, quand un nouveau messager vient, c’est sa loi qui est appliquée. Donc la loi de Al-H̱aḍir ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam n’était plus appliquée et c’était la loi de Mūsā qui rentrait en application. Les gens devaient appliquer la loi du nouveau prophète. Lorsque notre maître Mūsā ʿalayhi s-salām est arrivé, Dieu lui a révélé de nouvelles lois. Quant à la loi de notre maître Muḥammad ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam, elle est plus simple que les lois des autres prophètes. Celui qui ne connait pas la réalité pense que cette loi est la plus dure des lois. Un exemple : l’accomplissement de la prière était un devoir pour chaque communauté. Le nombre des prières était différent mais il y avait des prières obligatoires. Dans les lois des autres prophètes, il n’était permis d’accomplir la prière que dans un endroit dédié, réservé à cela. Quant à nous, dans la loi de notre prophète Muḥammad ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam, où que nous nous trouvions quand le temps de la prière commence, nous pouvons faire notre prière. Dieu nous a facilité.
Concernant notre maitre Al-H̱aḍir, nous pouvons dire Al-H̱aḍir ou bien H̱aḍir. Quelqu’un est venu à notre maitre Mūsā et lui a demandé : connais-tu quelqu’un qui a plus de science que toi ? Mūsā a répondu : non, je n’en connais pas. Et Dieu lui a révélé que quelqu’un avait plus de connaissances que lui et que c’était Al-H̱aḍir. Et notre maître Mūsā ʿalayhi s-salām a demandé à le rencontrer. Et Dieu a fait que le poisson serait le signe qui lui permettrait de le rencontrer, c’est-à-dire que là où il allait perdre le poisson, ce serait là où il allait rencontrer Al-H̱aḍir ʿalayhi s-salām, parce que notre croyance est qu’Al- H̱aḍir était un prophète. Il y a divergence concernant le fait qu’il était soit un prophète, soit un saint.
Alors qu’ils étaient sur un navire et qu’un oiseau a picoré un peu d’eau de la mer, Al- H̱aḍir a dit à notre maître Mūsā : la part de connaissances que Dieu nous a donnée, par rapport à la part de connaissances que Dieu ne nous a pas donnée est une part infime, semblable à ce que cet oiseau a pris dans son bec, par rapport à l’étendue de l’eau.
C’est-à-dire que toi, Mūsā, tu as cherché à connaitre la personne qui avait plus de connaissances que toi. Même si tu l’as trouvée, sache que tes connaissances, mes connaissances et ce que toutes les créatures savent, par rapport aux restes des connaissances que nous n’avons pas, est infime.
Notre maître Al- H̱aḍir avait cassé deux planches du navire, de façon à ce que ce navire présente un défaut, parce que le roi de cette époque confisquait toute embarcation qui était en état de naviguer. Au début, notre maître Mūsā n’a pas compris la raison de cet acte. Il a dit : « ce sont des gens qui nous ont emmenés gracieusement, ils nous ont emmenés à bord et toi, tu leur casses deux planches de leur navire ! » Et quand les envoyés du roi étaient passés et qu’ils ont vu que ce navire avait un défaut, ils l’ont laissé. Par la suite, notre maître Al- H̱aḍir a passé sa main sur les deux planches et le navire est redevenu intact. Personne ne s’était noyé malgré les deux planches cassées. Et elles sont redevenues telles quelles. Et les gens du navire étaient heureux. Puis notre maitre Al- H̱aḍir a atteint son objectif qui était de sauver ces pauvres gens qui ont ainsi pu conserver ce navire qui était leur outil de travail.
Dieu a fait un reproche à notre maitre Mūsā parce que celui-ci avait répondu à la question (qui a le plus de science ?) avant de dire ce qui signifie : « Dieu sait plus que tout autre ». Lorsque certains descendants des fils d’Isrāʿīl ont demandé à notre maitre Mūsā ʿalayhi s-salām qui, parmi les gens, a le plus de connaissances, notre maitre Mūsā n’a pas dit « Dieu sait plus que tout autre »et c’est pour cela que Dieu lui a reproché cette réponse. Et il lui a révélé qu’il existait bien parmi les créatures de Dieu à son époque quelqu’un qui avait plus de connaissances que lui. Quand ils sont descendus du navire, Al- H̱aḍir a dit à notre maitre Mūsā : « ô Mūsā, toi, tu as des connaissances que Dieu t’a données et que, moi, je n’ai pas et moi, j’ai des connaissances que Dieu m’a données et que toi, tu n’as pas ».
Si quelqu’un pose la question : « comment cette réponse de Al- H̱aḍir est-elle en conformité avec ce que Dieu a révélé à notre maitre Mūsā ? » Comment concilier les deux ? La réponse est : les connaissances de notre maitre Mūsā ʿalayhi s-salām n’étaient pas aussi nombreuses que celles de Al- H̱aḍir ʿalayhi s-salām, bien que le degré de notre maitre Mūsā est supérieur au degré de Al- H̱aḍir, selon le jugement de Dieu. Et Al- H̱aḍir n’a pas plus de connaissances au sujet de la Loi que Mūsā. C’est-à-dire ce qui concerne ce qui est licite, ce qui est interdit, ce qui est bon, ce qui est mauvais. Al- H̱aḍir a plus de connaissances que Mūsā concernant ce qui se rapporte à l’état des créatures. Dieu lui a accordé de vivre un âge que seul Dieu sait. Car Al- H̱aḍir a vécu bien avant notre maitre Mūsā, peut-être mille ans. De ce fait, il avait, concernant les connaissances de l’état des créatures, ce que notre maitre Mūsā n’avait pas.
Et c’est par cette explication que l’on concilie les deux paroles : la parole de Dieu qui signifie : « oui, il y a quelqu’un qui a plus de connaissances que toi « et la parole de Al- H̱aḍir : « ta science et ma science, par rapport aux connaissances que Dieu ne nous a pas données, c’est comme une goutte d’eau dans la mer ».
Le šayẖ, que Dieu lui fasse miséricorde a dit : selon l’avis le plus fort, Al-H̱aḍir ʿalayhi s-salām est un prophète. Il y a beaucoup de savants qui ont néanmoins dit qu’il était un saint et non pas un prophète. Donc le fait d’avoir une particularité n’implique pas forcément d’avoir plus de mérite.
Il y a une deuxième divergence entre les savants qui concerne le fait de savoir si Al-H̱aḍir est déjà mort ou bien s’il est encore vivant. La plupart des savants sont d’avis qu’il est encore vivant. Mais il mourra lorsque le Qurʾān sera élevé dans le ciel. Viendra une époque où le Qurʾān sera élevé jusqu’au ciel, environ cent ans avant la fin des temps.
Dans le verset qui signifie « et Il sait absolument toute chose », nous comprenons que celui qui prétend connaître toute chose est un mécréant parce qu’il s’est considéré égal à Dieu. Il n’est pas permis de croire qu’il y a un être autre que Dieu qui sait toute chose. Car ainsi celui -là aura attribué un associé à Dieu. Dieu sait ce qui a eu lieu, comment cela a eu lieu et Il sait ce qui aura lieu, comment cela aura lieu, par Sa science qui est unique, qui n’augmente pas ni ne diminue.
Verset 61 : falammā balaghā majma`a baynihimā : quand ils sont arrivés au point de rencontre des deux étendues d’eau Nasiyā Ĥūtahumā : ils ont oublié leur poisson : et c’est Yūchāʿ, celui qui était en charge des provisions, qui l’a oublié.
Livre sur l’éclaircissement concernant l’interdiction de dire « ah » concernant Dieu
Introduction :
الحمد لله رب العالمين والصلاة والسلام على سيّد الأنبياء والمرسلين محمد الأمين وعلى ءاله الطاهرين وصحابته الميامين وبعد:
فإن بعض جهلة المتصوفة ممن ينتسب إلى الطريقة الشاذلية ابتدعوا بدعة قبيحة مخالفة للقرءان الكريم والسنة النبوية وانحرفوا بذلك عن نهج الأمة الإسلامية وعن طريق التصوف الصحيح بل وعن نهج الشيخ أبي الحسن الشاذلي رضي الله عنه فقاموا بتحريف اسم الله تعالى مدعين أن » ءاه » اسم من أسمائه تعالى واحتجوا بحديث موضوع في إثبات هذه البدعة المنكرة حتى قال بعض هؤلاء وهو من أهل دمشق: إن » ءاه » أقرب للفتوح من » الله »
Certains ignorants qui se prétendent du soufisme–moutasawwifah de la tariqah ach-Chadhiliyy enterré en Egypte, ils ont innové une bid^ah laide, une innovation contraire au Qour’an, hadith, et ont dévié de la communauté des musulmans et de la voie du tasawwouf véritable. Il y a des bonnes innovations et des mauvaises pour preuve le hadith (man ahdatha fii amrinaa..)
Qui est le soufi ? Celui qui s’est purifié le corps et l’âme et qui porte de la laine, il a laissé le bas dans son dos et a suivi le chemin de Al-Moustafa–l’Élu, ils se sont même écartés de la voie de Ach-Chadhiliyy, et ce en déformant le nom de Allah ils ont prétendu que « ah » est un des noms de Dieu. Ils ont prétendu argumenté par un hadith–mawdou^– fomenté pour confirmer cette mauvaise innovation, au point que l’un d’entre eux à Damas a prétendu que « ah » fait rapprocher des plus haut degré plus qu’en disant Allah.
C’est le plus beau mot de la langue arabe le nom arabe, Sibawayh a été vu dans le rêve après sa mort et il a dit : « Mon seigneur m’a pardonné car j’ai dit que le nom Allah est le plus déterminé des noms déterminés. » En effet tout est une preuve de l’existence de Dieu, et c’est un honneur pour lui d’avoir énoncé cette règle.
وءاخر منهم يقول عندما يقيمون ما يسمونه بالحضرة » اليوم حصل تجلي » وهو عاقُّ الوالدين ووالده كان من أولياء الله تعالى فكان يقول لوالده: » أُكسّر رأسك »، فمن أين لهذا المدعي وأمثاله التجلي وهذا ينطبق عليه قول الجنيد البغدادي رضي الله عنه:
فساد كبير عالم متهتك ~~~ وأكبر منه جاهل متنسك
Un autre d’entre eux, lorsqu’ils ont fait une Hadrah—Assemblée de dhikr en évoquant avec le mot « ah » a dit : « Aujourd’hui j’ai eu, ressentie une grande manifestation de bien. » Il faisait preuve de ^ouqouq envers ses parents alors que son père était un saint. Il disait à son père : « Je vais te casser la tête. » D’où ce prétentieux qui dit des choses erronées auraient la manifestation du bien–At-Tajalli. Il s’applique à lui la parole de Al-Jounayd Al-Baghdadiyy a dit :
)فساد كبير عالم متهتك ~~~ وأكبر منه جاهل متنسك(
(fasadoun kabiroun ^alimoun moutahattikou,
wa’akbarou minhou jahiloun moutanassikou)
c’est-à-dire : « Qu’il est une grande corruption un savant impudent, et plus grave encore un ignorant prétendument obéissant. » Souvent les ignorants sont illusionnés par l’apparence parfois, alors que cette personne déforme l’évocation, le Qour’an.
Ibnou ^Achir a dit :
(fii ^aqli ach^ariyy wafiqhi Maaliki wafii Taariiqati l-jounaydi ssaalikii)
As-salik c’est-à-dire : celui qui emprunte.
ثم هذا ليس من التجليات بل هذا من الشيطان حيث أوهمهم بأن هذا فيه عبادة لله وما يحصل لهم من الفرح النفساني فهذا فرح الهوى وليس هوى الوجد.
فمن باب الأمر بالمعروف والنهي عن المنكر وعملا ً بقوله تعالى: كُنتُم خيرَ أُمّـة ٍ أُخرجَت للنّاسِ تأمُرونَ بالمعروفِ وتَنهَونَ عنِ المنكر« سورة ءال عمران.
Le chaytan leur a donné l’illusion que dire « ah » serait une adoration de Dieu, et ce qu’ils ressentent comme joie intérieur c’est la joie des mauvais penchants de l’âme, et ce n’est pas al-wajd–le profond amour pour Dieu, comme lorsqu’on prie et qu’on a cette crainte révérencielle, et le saint ressent cela encore plus.
C’est au titre d’ordonner le bien et interdire le blâmable et par application de la parole dans sourate ‘Ali ^Imran / 110 :
﴿ كُنتُم خيرَ أُمّـة ٍ أُخرجَت للنّاسِ تأمُرونَ بالمعروفِ وتَنهَونَ عنِ المنكر ﴾
(kountoum khayra oummatin oukhrijat linnaas ta’mourouuna bil-ma^rouufi watanhawna ^ani l-mounkar)
Qui signifie : « Vous êtes la meilleure des communautés apparues aux gens, vous ordonnez le bien et interdisez le mal ».
قمت بجمع هذه الورقات على عجل عسى أن ينفع الله بها هؤلاء الأغمار فاقول ولله الحمد :هذا الأمر ليس من اصل الطريقة الشاذلية بل شىء أحدثه بعض جهلة المتصوفة من شاذلية فاس كما قال شيخ الشاذلية في المدينة المنورة الشيخ ظافر المدني الشاذلي رحمه الله تعالى في رسالة له فقال: » إن الاشتغال بـ » ءاه » من فعل شاذلية فاس » ا هــ.
وقولهم هذا أي زعمهم أن » ءاه » من اسماء الله مردود بكتاب الله تعالى وسنة نبيه محمد صلى الله عليه وسلم واقوال أهل المذاهب الأربعة واللغويين.
L’auteur dit : j’ai réuni ces quelques feuillets rapidement, puisse Allah faire profiter ces gens. Je dis la louange est à Dieu, cela ne fait pas partie de la tariiqah chaadhiliyyah, c’est plutôt une innovation amené par quelques ignorants prétendus soufi de Fés au Maroc, et ce comme l’a dit le chaykh des chaadhiliyy de Médine l’illuminée Dhaafir al-Madaniyy ach-Chaadhilyy dans une épitre, il a dit : « Pratiquer le dhikr avec « ah » a été innové par les chaadhiliyyah de Fés, et leur parole que voici, c’est-à-dire leur prétention que « ah » est un des noms de Allah est rejeté par le livre de Allah ta^aalaa, par la sounnah de Son Prophète Mouhammad, par la parole des savants des quatre écoles, et par les spécialistes de la langue. »
مخالفتهم للقرءان الكريم
أما بعد ما يرد به عليهم من كتاب الله عز وجل أن الله وصف نفسه بأن له الأسماء الدالة على الكمال فقال عز وجل: ولله الاسماءُ الحُسنى فادعوهُ بِها وذَرُوا الذينَ يُلحِدونَ في أسمئِهِ » سورة الأعراف
Leur contradiction au Qour’an honoré
Ce par quoi il leur est répliqué à partir du livre de Allah ^azza wajall c’est que Allah nous a appris qu’Il a les noms qui indiquent la perfection par Sa parole :
﴿ ولله الاسماءُ الحُسنى فادعوهُ بِها وذَرُوا الذينَ يُلحِدونَ في أسمئِهِ ﴾
(walil-Laahi l-asmaaaa’ou l-Housnaa fad^ouuhou bihaa, wadharou l-ladhiina youlHidouuna fii asmaaa’ih) ce qui signifie : « Allah a les noms parfaits, évoquez-le par ces noms-là et délaissez ceux qui font preuve de il-Had–athéisme, en déformant les noms. »
وقال الله تعالى: » أيّـًا مّا تدعُوا فلهُ الاسمآءُ الحُسنَى » سورة الإسراء
وقال تعالى : » هو الله الذي لا إلهَ إلاّ هُوَ عالمُ الغيبِ والشهادةِ هو الرحمنُ الرَّحيمُ(22) هوَ الله الذي لا إله إلا هو الملكُ القُدّوسُ السَّلَمُ المؤمنُ المُهيمِنُ العزيزُ الجبّارُ المُتَكبِرُ سُبحنَ اللهِ عمَّا يٌشركونَ(23) هو اللهُ الخَلِقُ البارِىءُ المُصوّرُ لهُ الأسماءُ الحُسنَى (24) سورة الحشر
Et Dieu dit dans sourate Al-Isra’/110 :
أيّـًا مّا تدعُوا فلهُ الاسمآءُ الحُسنَى
(ayyaman ma tad^ou falahou l-‘asma’ou l-Housna)
et Il dit dans sourate Al-Hachr / 22-24 :
هو الله الذي لا إلهَ إلاّ هُوَ عالمُ الغيبِ والشهادةِ هو الرحمنُ الرَّحيمُ (22) هوَ الله الذي لا إله إلا هو الملكُ القُدّوسُ السَّلَمُ المؤمنُ المُهيمِنُ العزيزُ الجبّارُ المُتَكبِرُ سُبحنَ اللهِ عمَّا يشركونَ (23) هو اللهُ الخَلِقُ البارِىءُ المُصوّرُ لهُ الأسماءُ الحُسنَى 24(
ومعنى الحسنى أي الدالة على الكمال، فلا يجوز أن يكون اسم من أسماء الله تعالى دالاً على خلاف الكمال قال الزجاج (1) » ولا ينبغي لأحد أن يدعوه بما لم يسم به نفسه »
وقال ابو سليمان الخطابي : ودليل هذه الآية أن الغلط في أسمائه والزيغ عنها إلحاد » اهــ.
وقال النسفي في تفسيره : » ومعنى قوله تعالى: » وذروا الذينَ يُلحِدونًَ في أسمَئِهِ » سورة الأعراف أي اتركوا تسمية الذين يميلون عن الحق والصواب فيها فيسمونه بغير الأسماء الحسنى وذلك أن يسموه بما لا يجوز عليه نحو أن يقولوا: » يا سخي يا كريم » لأنه لم يسم نفسه بذلك ومن الإلحاد في أسماء الله تعالى هو تسميته بما لم يسم به نفسه
ce qui signifie : « Il est Allah il n’est de Dieu que Lui, Il est Celui qui sait les choses cachées et apparentes, Il est Ar-Rahmaan, Ar-Rahiim. Il est Allah, il n’est de dieu que Lui, Al-Malik, Al-Qouddouus As-Salaam, Al-Mou’min, Al-Mouhaymin, Al-^Aziiz, Al-Jabbaar, Al-Moutakabbir, Dieu est exempt de ce qu’ils Lui attribuent comme associer. Il est Allah Al-Khaaliq ,Al-Baari’, Al-MouSawwir, il a les noms qui indiquent la perfection. »
Al-Housna signifie les noms qui indiquent la perfection. Il n’est donc pas possible qu’un des noms de Allah indique autre que la perfection.
Az–Zajjaj a dit : « Il ne convient à personne c’est-à-dire que c’est interdit, de L’appeler par un nom par lequel il ne s’est pas nommé lui-même. »
Et Abou Soulaymaan Al-Khattabiyy a dit : « La preuve de ce verset dans sourate al-a^raaf wadharou l-ladhiina youlHidouuna fii asmaaa’ih) est que l’erreur à propos des noms de Dieu et le fait de dévier à leur sujet c’est de al-il-had—l’athéisme. » En effet ce monde change et tout ce qui change a nécessairement un début, et ce qui a un début a besoin de qui lui donne le commencement, et Celui qui donne un début aux choses, il n’a pas de début et il s’agit du créateur celui que l’on nomme Allah, c’est lui seul qui mérite l’adoration à savoir qu’on se soumette à Lui à l’extrême.
An-Naçafiyy dans son tafsir au sujet de ce verset a dit : (wadharou l-ladhiina youlHidouuna fii asmaaaa’ih) c’est-à-dire : « délaisser les noms utiliser par ceux qui s’écartent de la vérité et de ce qui est correcte puisqu’ils nomment Allah par autre que les noms qui indiquent la perfection. » Ils nomment ainsi par ce qui n’est pas permis à son sujet comme de dire « ya sakhiyy ya rafiq » parce qu’Il ne s’est pas nommé ainsi. C’est de l’athéisme que d’appeler Allah jism—corps ou encore jawhar–substance ou encore ^aqal–cerveau ou encore ^illah– cause ou agent causal. »
Il apparait que l’athéisme à propos des noms de Allah ta^aalaa c’est de le nommer par un nom qu’Il ne s’est pas donner à Lui-même et à propos duquel il n’est pas parvenu de textes du Livre c’est-à-dire du Qour’an ou de la sounnah c’est-à-dire le hadith, ni de l’unanimité ijmaa^ car tous les noms de Allah sont tawqifiyyah car l’emploie de ces noms à propos de Dieu dépendent de leur mention dans ce qui nous est parvenu dans le livre de Allah, la sounnah de son Prophète ou l’unanimité (comme le nom Al-Qadim). Par conséquent, nous savons qu’il n’est pas permis de nommer Allah « ah » parce que c’est un terme qui indique l’incapacité, la plainte, et l’expression de la douleur, et ce qui est ainsi il est impossible qu’il soit un nom de Dieu.
ولم يرد فيه نص من كتاب ولا سنة ولا إجماع لأن اسماء الله سبحانه وتعالى كلها توقيفية أي يتوقف إطلاقها عليه تعالى على ورودها في كتاب الله أو سنة نبيّه أو إجماع، ومن هنا يعلم أنه لا يجوز تسمية الله تعالى بـ « ءاه » لأنه لفظ على العجز والشكاية والتوجع وما كان كذلك يستحيل أن يكون اسمًا لله تعالى.
05/10/23 :
مخالفتهم للسنة النبوية المطهرة
أما ما يرد على هؤلاء من حديث رسول الله صلى الله عليه وسلم فما ثبت عنه أنه قال: « إن الله يحب العطاس ويكره التثاؤب فإذا تثاءب أحدكم فلا يقل: ءاه ءاه فإن الشيطان يضحك منه » أو قال: « يلعب منه » رواه الترمذي والحافظ المجتهد ابن المنذر وابن خزيمة واللفظ له، فلو كان لفظ ءاه من أسماء الله تعالى التي يتقرب بها إلى الله تعالى كما يزعمون لم يقل النبي صلى الله عليه وسلم: « فإن الشيطان يضحك منه ».
Leur contradiction avec la sounnah prophétique pure
Ils contredisent aussi le hadith, le Prophète a dit :
))إن الله يحب العطاس ويكره التثاؤب فإذا تثاءب أحدكم فلا يقل: ءاه ءاه فإن الشيطان يضحك منه((
Ce qui signifie : « Dieu agrée l’éternuement mais pas le bâillement, si l’un d’entre vous baille qu’il ne dise pas ah ah car le chaytan se moque de lui », et dans une version ((يلعب منه)) ce qui signifie : « se joue de lui. » Rapporté par At-Tirmidhiyy de l’Ouzbekistan et le Hafidh ibnou l-Moundhir et Ibnou Houzaymah.
Si le terme « ah » était un nom de Dieu le Prophète n’aurait pas dit que le chaytan se moque de lui. Il n’y a pas eu de hadith sahih ou haçan qui indique que « ah » est un des noms de Allah.
ثم إنه لم يرد في حديث صحيح ولا حسن أن « ءاه » اسم من أسماء الله تعالى، وإنما الذي ورد ما رواه الديلمي في مسند الفردوس والرافعي في تاريخ قزوين أن عائشة رضي الله عنها قالت: دخل علينا رسول الله صلى الله عليه وسلم وعندنا مريض يئن فقلنا له: اسكت فقد جاء النبي صلى الله عليه وسلم فقال النبي صلى الله عليه وسلم: » دعوه يئن فإن الأنين اسم من أسماء الله تعالى يستريح إليه العليل »،
Quant au hadith de Ad-Daylamiyy dans ses sounan et de Ar-Rafi^iyy (ou Al-Qazwiniyy), il est fomenté–mawdou^ dans lequel il est dit que ^A’ichah a dit que le Messager est venu chez nous alors qu’il y avait un malade qui gémissait. Nous lui avons dit au malade : Tais-toi le Prophète est présent. Et le Prophète aurait dit :
))دعوه يئن فإن الأنين اسم من أسماء الله تعالى يستريح إليه العليل((
ce qui signifie : « Laissez-le gémir car le gémissement est un des noms de Allah qui procure un apaisement pour le malade. »
رواه الديلمي من طريق محمد بن أيوب بن سويد ثنا أبي عن نوفل بن الفرات عن القاسم عن عائشة، والقزويني من طريق إسماعيل بن عياش عن ليث بن أبي سليم عن بهية عن عائشة، وهو حديث موضوع جزمًا أي مكذوب على رسول الله صلى الله عليه وسلم وحاشا أن يقول النبي صلى الله عليه وسلم بذلك، وقد عزاه له السيوطي في الجامع الصغير وسكت عليه
Ad-Daylamiyy le rapporte d’après Mouhammad ibnou Ayyoub ibnou Souwayd qui rapporte de son père Ayyoub qui rapporte de Nawfal ibnou Fourat d’après Al-Qaçim d’après ^Aichah.
Quant à Ar-Rafi^iyy il rapporte de Isma^il ibnou ^Iyyach d’après Layth ibnou Abi Soulaym d’après Bahiyyah d’après ^A’ichah.
C’est un hadith mawdou^^ c’est-à-dire makdhoub–mensongèrement attribué au Prophète. As-Souyoutiyy a cité le hadith dans son Jami^ sans le commenter. Ce n’est pas un livre dans lequel il s’est engagé à ne citer que des hadith sahih.
وتعقبه الحافظ أحمد بن الصديق الغماري في كتابه المغير على الجامع الصغير وحكم بوضعه فقال ما نصه: « أخرجه أيضًا الديلمي من طريق الطبراني وفيه محمد بن أيوب بن سويد الرملي وهو متهم بوضع الحديث ولي في بيان وضعه جزء مستقل » اهـ.
Ahmad ibnou Siddiq Al-Ghoummariyy a écrit Al-Moughir ^ala Jami^ As–Saghir de As-Souyoutiyy, c’est un commentaire du livre et il a dit : « Ce hadith a été rapporté de Ad-Daylamiyy par l’intermédiaire de At-Tabaraniyy dans une chaine comportant Mouhammad ibnou Ayyoub qui est accusé de fomenter les hadith », et il a dit : « J’ai consacré un écrit à part pour démontrer que ce hadith est mawdou^. »
وقال الحافظ أحمد الغماري في كتابه المداوي لعلل المناوي بعد إيراد سنده ما نصه: « ومحمد بن أيوب بن سويد قال ابن حبان: لا تحل الرواية عنه ولا الاحتجاج به يروي عن أبيه الأشياء الموضوعة، كان أبو زرعة يقول: رأيته أدخل في كتب أبيه أشياء موضوعة بخط طري وكان يحدث بها اهـ، فالحديث موضوع » انتهى كلام الغماري.
Ainsi dans son livre Al-Moudawi li^ilali l-Mounawi, Al-Ghoummariyy dit après avoir cité la chaine de transmission de ce hadith : « Mouhammad ibnou Ayyoub, ibnou Hibban a dit de lui : « Il n’est pas permis de rapporter le hadith de cet homme, ni de le prendre pour preuve car il attribue à son père des choses mensongères. “ Abou Zour^ah a dit : « Je l’ai vu rajouté des choses dans le livre de son père avec une écriture toute fraiche–Tariyy, et il le rapportait aux gens. “ Le hadith est mawdou^. » Fin de citation.
قلت: وهو كما قال فهو جدير بأن يكون موضوعًا، ومحمد بن أيوب قال فيه أيضًا الدارقطني: متروك، والحاكم وأبو نعيم: روى عن أبيه أحاديث موضوعة.
أما سند القزويني ففيه إسماعيل بن عياش وإن كان حافظًا فقد ضعفه النسائي، وقال الحاكم: « هو مع جلالته إذا انفرد بحديث لم يقبل منه لسوء حفظه »،
Je dis : « Il en est tel qu’il a dit. » c’est-à-dire que le Chaykh confirme la parole de Al-Ghoummariyy. Cet homme Mouhammad ibnou Ayyoub, Ad-Daraqoutniyy a dit qu’il est qu’il est matrouk–délaissé. Et Al-Hakim et Abou Nou^aym ont dit que Mouhammad ibnou Ayyoub ont dit qu’il a rapporté de son père des hadith fomentés.
-Quant à la version de Ar-Rafi^iyy Al-Qazwiniyy, elle comporte Isma^il ibnou ^Iyyach, et ce même s’il connait certains hadith, An-Naça’iyy l’a jugé faible. Et Al-Hakim a dit de lui : « Malgré sa respectabilité, s’il est le seul a rapporté un hadith, on ne le prend pas de lui en raison de sa faible mémorisation. »
Par conséquent on ne peut pas retenir ce qu’il rapporte comme preuve, sauf dans le cas où il n’a pas été confus. En revanche, Yahya et autres que lui ont jugé de confiance, il y a eu divergence à son sujet.
وقال أبو حاتم: ليّن، وقال ابن حبان: « كثر الخطأ في حديثه فخرج عن الاحتجاج به فيما لم يخلط فيه »، ووثقه يحيى وغيره، وهذا الحديث من رواية إسماعيل بن عياش عن غير أهل بلده وروايته عنهم ضعيفة كما نقل ذلك الحفاظ المعتبرون.
Abou Hatim a dit de lui qu’il est Layyin–faible, et ibnou Hibban a dit : « Il y a eu beaucoup d’erreur dans ce qu’il rapporte. » Par ailleurs ce hadith, Isma^il ibnou ^Ayyach le rapporte de gens qui ne sont pas de sa ville et ce qu’il rapporte des gens qui ne sont pas de sa ville est faible, tout comme cela a été mentionné par les houffadh digne de considération.
Utilité :
Un poète a dit : (Idhaa ra’ayta anyaaba l-laythi baaridhatan ; falaa taDhounnanna anna l-laytha yabtasimouu) c’est-à-dire : « Si tu vois les canines du lion apparentes ne pense pas qu’il est en train de te sourire. »
وفيه أيضًا ليث بن أبي سليم (12) روى له مسلم مقرونًا بأبي إسحاق الشيباني لكن ضعّفه النسائي والقطان وأبو زرعة وأبو حاتم وقال أحمد: مضطرب الحديث،
وقال ابن حبان: « كان من العبّاد ولكن اختلط في ءاخر عمره حتى كان لا يدري ما يحدث به فكان يقلب الأسانيد ويرفع المراسيل ويأتي عن الثقات بما ليس من أحاديثهم كل ذلك كان منه في اختلاطه، وتركه يحيى القطان وابن مهدي وأحمد بن حنبل ويحيى بن معين ».
وفيه أيضًا بهية مولاة أبي بكر الصديق رضي الله عنه وهي مجهولة، وهي أيضًا ليست بحجة كما قال ابن عمار الموصلي. 13
وفيه أيضًا غير هؤلاء من المجاهيل، فتلخص بذلك أن هذا السند مشتمل على ضعفاء
ومجاهيل لذا فهو ساقط ظاهر النكارة.
وممن رده أيضًا المناوي في شرح الجامع الصغير فقال ما نصه (14) : « لكن هذا لم يرد فيه حديث صحيح ولا حسن وأسماؤه تعالى توقيفية » اهـ.
ولا يدفع قولهم ما ذكره العزيزي شارح الجامع الصغير (15) : « قال الشيخ: حديث حسن لغيره » اهـ، فلا معنى له لأن شيخ العزيزي هو الشيخ محمد حجازي الشعراني ولا ذكر له ولا للعزيزي في طبقات المحدثين فضلاً عن الحفاظ الذين إليهم المرجع في معرفة درجة الحديث، إذ التصحيح والتحسين من شأن الحافظ المطلع كما هو معلوم عند أهل الحديث، قال الحافظ السيوطي في ألفيته (16) :
وخذهُ حيث حافظٌ عليه نص = أو مِن مصنَّفٍ بجمعِهِ يُخَص
أي يُعرف الحديث إذا نص حافظ على صحته أو ذكره في كتاب اشترط أن لا يذكر فيه إلا الصحيح كالحافظ سعيد ابن السكن فإنه ألف كتابًا اشترط أنه لا يذكر فيه إلا الصحيح وسماه: « السنن الصحاح ». قال المحدث عبد الله الغماري المغربي ما نصه (17) : « وهذا الحديث رواه الرافعي في تاريخ قزوين والديلمي في مسند الفردوس عن عائشة بإسناد فيه راو كذاب، فهو حديث واه نازل عن درجة الاحتجاج بالمرة. ولقد غلط العزيزي في شرح الجامع الصغيرحيث ادعى أنه حسن لغيره مع أن عمدته في التصحيح والتحسين غالبًا – وهو المناوي – لم يحسنه أصلاً لا في شرحه الكبير ولا الصغير ولا حسنه الحافظ السيوطي الذي هو عمدتهم جميعًا، وكيف يستطيع أن يحسنه وفي سنده كذاب كما ذكرنا » اهـ.
فإن قيل: كيف يكون موضوعًا وقد أورده السيوطي في الجامع الصغير الذي التزم في مقدمته أنه صانه عما تفرد به وضاع أو كذاب؟ فالجواب: أن كتاب الجامع الصغير ليس من هذا القبيل الذي ذكرناه ففيه الكثير من الصحيح والحسن والكثير من الضعيف وفيه جملة من الموضوع كما في شأن حديث: « دعوه يئن »، كما أن السيوطي نفسه لم يوف بشرطه فقد أورد في جامعه أحاديث حكم هو بوضعها إما بإقراره حُكمَ ابنِ الجوزي بوضعه وذلك في اللآلئ المصنوعة أو في ذيلها، أو حَكمَ بوضعها في كتابه ذيل الموضوعات.
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(1) رواه الترمذي في سننه: كتاب الأدب: باب ما جاء إن الله يحب العطاس ويكره التثاؤب، وصححه، وابن خزيمة في صحيحه: أبواب الأفعال المكروهة في الصلاة: باب الزجر عن قول المتثائب في الصلاة هاه وما أشبهه.
(2) الفردوس بمأثور الخطاب 5/431 بلفظ: « يا حميراء أما شعرت أن الأنين اسم من أسماء الله تعالى يستريح به المريض ».
(3) تاريخ قزوين 4/72.
(4) الجامع الصغير 1/651.
(5) المغير على الأحاديث الموضوعة في الجامع الصغير ص/62-63.
(6) الضعفاء والمتروكين للدارقطني ص/353، المجروحين 2/299، تهذيب التهذيب 9/69، لسان الميزان 5/87، الميزان 3/487، المدخل إلى الصحيح ص/208، المغني 2/558، سؤالات البرقاني للدارقطني ص/58، الكشف الحثيث ص/354، الضعفاء والمتروكين لابن الجوزي 3/43، النكت البديعات للسيوطي ص/177، تنزيه الشريعة 1/101، الضعفاء لأبي نعيم ص/143، الموضوعات 1/201.
(7) المداوي لعلل المناوي 4/36.
(8) المجروحين 2/299.
(9) سؤالات البرقاني للدارقطني ص/58.
(10) المدخل إلى الصحيح ص/208، الضعفاء لأبي نعيم ص/143.
(11) الضعفاء والمتروكين للنسائي ص/49، ولابن الجوزي 1/118، التاريخ الكبير 1/369، المجروحين 1/124، الجرح والتعديل 2/191، المغني 1/76، الميزان 1/240، تهذيب التهذيب 1/321، الضعفاء الكبير 1/88، سؤالات الآجري لأبي داود 2/133، الكامل 1/288.
(12) الضعفاء والمتروكين للنسائي ص/209، ولابن الجوزي 3/29، التاريخ الكبير 7/246، المجروحين 2/231، الجرح والتعديل 7/177، المغني 2/536، الميزان 3/420، تهذيب التهذيب 8/465، لسان الميزان 7/347، الضعفاء الكبير 4/14، الكامل 6/2105، أحوال الرجال ص/91، سؤالات ابن الجنيد لابن معين ص/113، البيان والتوضيح ص/218، الموضوعات 2/129، سؤالات الآجري لأبي داود 1/304، تاريخ أسماء الضعفاء لابن شاهين ص/162.
(13) تهذيب التهذيب 12/405.
(14) فيض القدير 3/533.
(15) السراج المنير شرح الجامع الصغير 2/287.
(16) ألفية السيوطي (ص/12).
(17) مجلة الإسلام – العدد/35، ص/31.
قال العمراني في البيان (4) : « فإن تنحنح أو أنّ أو تنفس أو نفخ فإن تبين منه حرفان مثل أن يقول: « ءاه » أو « واه » أو « أُف » بطلت صلاته لأن ذلك يُعد كلامًا »، وقال المقدسي الحنبلي في المغني والشرح الكبير ما نصه (5) : » ولم أر عن أحمد في التأوه شيئا ولا في الأنين والأشبه بأصولنا أنه متى فعله مختارًا أفسد صلاته »، لكن المالكية (6) والحنفية (7) قالوا: « الأنين والتأوه إن كان من خشية الله أو خوف النار أو العذاب لا يفسد الصلاة وإلا فسدت ».
ثم مما يدل على أن هذه اللفظة ليست من أسماء الله تعالى أنه لا يثبت بها اليمين وكذا لا يثبت بقول بعض الجهال: « واللا » بدون هاء بل من قال ذلك عليه معصية لأنه حرّف اسم الله تعالى.
فبعد هذا كيف يكون ءاه اسمًا لله تعالى وهو يُبطل الصلاة، فإنه لم يذكر واحد من الفقهاء أن واحدًا من ألفاظ الأنين هو اسم من أسماء الله، بل قال جمع من السلف ومن فضلاء أهل التصوف الحقيقي ومنهم طاووس والفضيل بن عياض وذو النون المصري وسفيان الثوري والإمام أحمد بن حنبل وجماعة من الشافعية منهم أبو الطيب وابن الصباغ: « إن أنين المريض وتأوهَه مكروه »، وتعقبه بعضهم وهو النووي وقال: اشتغاله بالذكر أولى، وهي مسئلة مشهورة بين الفقهاء ومع ذلك لم يقل أحد منهم إن « ءاه » من أسماء الله تعالى.
12/10/23 :
مخالفتهم لعلماء الفقه
أما ما يرد مزاعمهم من أقوال علماء الفقه من أهل المذاهب الأربعة وغيرها ما رواه ابن المنذر في الأوسط (1) أن الأنين ـ وهو قول « ءاه » و »أوه » وفيها لغات كثيرة (2) ـ يفسد الصلاة وحكاه عن الشعبي والنخعي ومغيرة وبه قال سفيان الثوري، وفي مذهب الشافعي ثلاثة أوجه أصحها إن ظهر منه حرفان أفسد وإلا فلا (3)،
Leur contradiction avec les savants jurisconsultes
Pour ce qui est de leur contradiction avec les savants des quatre écoles, et autres qu’eux, il y a ce qu’a rapporté ibnou l-Moundhir dans Al-Awsat que le fait de dire « ah » le gémissement–al-anin et « ouh » et autres termes par les gémissements, annulent la prière. Il rapporte ceci de Ach-Cha^biyy, Moughirah, et Soufiyan Ath-Thawriyy.
Dans l’école Chafirite il y a trois avis, le plus fort est que suite à cette expression de gémissement il y a deux lettres qui apparait en arabe, la prière est annulée et si c’est moins que deux lettres la prière n’est pas annulé.
Dans le livre Al-Bayan Al-^Oumraniyy a dit : « Celui qui se racle la gorge ou s’il gémit, ou s’il souffle, s’il apparait suite à cela deux lettres comme « ah »ou« wah » ou « ouff » alors sa prière sera annulée car ceci est considéré comme du langage courant. »
Al-Maqdisiyy le hanbalite dans deux de ses livres, Al-Moughniyy et Ach-charhou l-Kabir, a dit : « Je n’ai pas vu de la part de Ahmad à propos du fait de dire « ah » ni à propos du gémissement qu’il soit rapporté quoique ce soit. Le plus plausible par application de nos règles c’est que dès celui qui le fait c’est-à-dire qu’il dit « ah » ou gémit délibérément, il aura annulé sa prière. »
Cependant, les malikites et les hanafites ont dit que le gémissement et le fait de dire « ah » si c’est par crainte de Dieu ou par peur du feu ou du châtiment alors celui qui le fait n’annule pas sa prière, sinon ça l’annule.
Par ailleurs ce qui prouve que ce terme n’est pas un nom de Allah c’est que l’on ne jure avec, tout comme on ne jure pas avec le nom de Allah sans le ha, ceci ne revient pas à jurer, mais celui qui le fait commet un péché, en raison de sa déformation du nom de Dieu. Après cela comment l’expression « ah » serait un nom de Dieu alors qu’il annule la prière !?
Aucun savant de la jurisprudence n’a dit qu’un des termes de gémissement serait un nom de Dieu, bien plus encore, il y a un certains nombres de savant du Salaf parmi les gens de mérites du tasawwouf véritable, tel que ceux qui suivent la voie de Al-Jounayd en se détachant du bas monde, celui qui a mis la laine sur son corps il a tourné le dos au bas monde et a suivi le chemin de Al-Moustafa comme Tawous, Al-Foudayl ibnou ^Iyad, Dhou n-Noun Al-Misriyy, Soufyan At-Thawriyy, Ahmad ibnou Hanbal et un certains nombres de charifites notamment Abou t-Tayyib, et ibnou s-Sabbab ont dit : « Les plaintes du malade et ses gémissements sont déconseillé. »
Certains savant ont commenté, comme An-Nawawiyy, il a dit : « Le fait que le malade fasse du dhikr est prioritaire au fait de gémir, et cette question est très connu chez les jurisconsultes et malgré cela aucun d’entre eux n’a dit que « ah » est un des noms de Dieu. »
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(1) الأوسط في السنن والإجماع والخلاف 3/257.
(2) قال الشرنبلالي الحنفي ممزوجًا بالمتن في باب ما يفسد الصلاة ص/61 ما نصه: « (والأنين) وهو أه بسكون الهاء مقصور بوزن دع (والتأوه) وهو أن يقول أوه وفيها لغات كثيرة » اهـ.
(3) فتح الباري 2/206.
(4) البيان في مذهب الشافعي 2/309.
(5) المغني والشرح الكبير 1/707.
(6) الخرشي على مختصر خليل 1/325، منح الجليل شرح مختصر خليل لمحمد عليش 1/203 ـ 204.
(7) مراقي الفلاح شرح نور الإيضاح ص/220، حاشية الطحاوي على مراقي الفلاح ص/220، إعلاء السنن 5/47.
مخالفتهم لأقوال أهل اللغة
أما مخالفتهم لعلماء اللغة فقد قال الحافظ اللغوي الفقيه محمد مرتضى الزبيدي في شرح القاموس (1) بعد أن عدّ جملة من ألفاظ الأنين ما نصه: « أوَّهِ، وءاهِ، وأوَّهْ، وأوِّ، وءاوُوه، وءاهٍ، وأوَّتاه، وءاويَّاه » ثم قال ممزوجًا بالمتن: « فهن اثنتان وعشرون لغة كل ذلك كلمة تقال عند الشكاية أو التوجع والتحزن » اهـ، وكذا ذكر صاحب لسان العرب (2)،
Leur contradiction avec les linguistes
Pour ce qui est de leur contradictions avec les linguistes, il y a ce qu’a dit le Hafidh Mouhammad Mourtada Az-Zabidiyy dans son commentaire de Al-Qamous de Al-Fayrouz Al-Abadiyy, après avoir cité un certains nombres de termes qui indiquent le gémissement tel que Awwaghi, aahi, awwah, awwi, aawouuh, aahin, awwataah, aawiyaah, et autres il a dit : « Il y a vingt-deux termes indiquant le gémissement, la plainte, la douleur ou le chagrin. »
وقال الفيومي في المصباح (3) : « ءاهِ من كذا بالمد وكسر الهاء لالتقاء الساكنين كلمة تقال عند التوجع وقد تقال في الإشفاق، وأوْهِ بسكون الواو وبالكسر كذلك وقد تشدد الواو وتفتح وتسكن الهاء وقد تحذف الهاء فتكسر الواو. وتأوه مثل توجع وزنًا ومعنًى » اهـ.
L’auteur de liçanou l-^Arab, et Al-Fayyoumiyy dans Misbahou l-Mounir : « aahi est un terme qui exprime la douleur et il se peut qu’on l’utilise pour la compassion et awhi et awwah et awwih, tous expriment le gémissement et la douleur. Et ta’awwa^a est un synonyme à tawajjaha. »
فالعجب كيف أن الذين يعملون بزعمهم حضرة ذكرٍ عند وقوفهم وقيامهم متماسكين بالأيدي واهتزازهم مع التثني والتكسر اختاروا لفظ « ءاه » من بين تلك الكلمات العديدة التي ذكرها الحافظ الزبيدي في شرح القاموس والتي كلها تدل على الشكاية والتوجع والعجز. أيضًا المريض يقول: « ءاه » والمظلوم يقول: « ءاه »
Qu’il est surprenant comment ceux qui prétendent faire des hadrah de dhikr, qui est un bien à l’origine, mais eux font des choses mauvaises, comme paroles, toucher et danse en se pliant, qu’ils aient choisit « ah » parmi les vingt-deux termes mentionnés par Az–Zabidiyy.
وقد قال بعض المداحين :
ءاهٍ مما جنيتُ إن كان يغني —- ألِفٌ من عظيمِ ذنبٍ وهاءُ
ومعناه إن كان يغني ألف وهاء من عظيم ذنبٍ فـ ءاهٍ مما جنيتُ من ذنوب كثيرة ولكنها لا تغني ولا تفيد، فهذا دليل على أن « ءاه » ليس من أسماء الله.
Un de ceux qui font le madih a dit : « ah ! Les crimes que j’ai commis, si seulement le alif et le ha (dans le terme ah) pouvaient m’épargner mes graves péchés. » c’est-à-dire qu’il exprime sa douleur moral pour avoir désobéir à Dieu, ce terme n’effacera pas ses péchés, si le ah pouvait effacer mes péchés je l’aurai dit mais ce n’est pas le cas. Ceci est une preuve que le terme ah ne décharge pas des péchés.
Utilité : Pour faciliter la subsistance, il convient de réciter sourate Al-Waqi^ah le soir après le coucher du soleil, et le fait de multiplier la parole : « soubhana l-Lahi wabihamdih »
19/10/23 :
ومما يرد مزاعمهم الباطلة في اختيار هذه اللفظة أن المذكور في الحديث المكذوب على رسول الله صلى الله عليه وسلم لفظ الأنين وليس لفظ « ءاه » فمقتضى احتجاجهم بهذا الحديث الموضوع أن يكون لفظ: ءاه، وءاووه، وأوتاه وغيرها من ألفاظ الأنين وهي نحو العشرين كما ذكر الحافظ محمد مرتضى الزبيدي فيلزم على كلامهم أن تكون كل تلك الكلمات اسمًا من أسماء الله وهم لا يقولون ولا يذكرون
Parmi ce qui réfute leur prétention infondé pour le choix de cette expression c’est que ce qui est cité dans le hadith makdhoub–fomenté, il y a le terme al-anin c’est-à-dire gémir et non le terme « ah », et ce qu’implique leur argumentation basée sur ce hadith fomenté est que les termes ah awouh et awwatah et autres termes de gémissements qui sont une vingtaine comme l’a dit le Hafidh Mourtada Az-Zabidiyy, leur parole implique que tous les termes de gémissement seraient des noms de Dieu, mais eux ne disent pas et ne mentionnent pas cela.
ذلك فالعجب كيف أنهم اختاروا من بينها لفظ « ءاه » وقالوا عنه اسمًا من أسماء الله، وهذا الحديث الموضوع الذي يحتجون به لم ينص على لفظ من ألفاظ الأنين التي هي اثنتان وعشرون كلمة فما هذا التحكم،
Il est surprenant le fait qu’ils ont choisi d’entre tous les termes de gémissement le terme ah et ont dit que c’est un des noms de Allah. Et le hadith fomenté sur lequel ils s’appuient, il ne mentionne pas un terme de gémissement précis, alors qu’il y’en a vingt-deux, c’est donc là un agissement arbitraire.
فبأي حجة اختاروا « ءاه » من بين تلك الكلمات فليس لهم مستند إلا الهوى، فتبين أن مستندهم أوهى من بيت العنكبوت وتبين أن الطريقة الشاذلية بريئة من هذا ومن نسبه إلى الشيخ أبي الحسن الشاذلي رضي الله عنه فقد افترى عليه،
Sur quelle preuve se sont-ils appuyé pour retenir « ah » d’entre tous ces termes !? Ils n’ont pas d’autre appui si ce n’est leur passion. Il s’avère clairement que ce sur quoi ils s’appuient est plus fragile que la toile d’araignée, et il s’avère également que la tariqah chadhiliyyah du chaykh Abou l-Haçan ach-Chadhiliyy est totalement innocente de cela, et celui qui attribue cela au chaykh Abou l-Haçan l’aura calomnié.
وتبين أيضًا بطلان ما ذكره الأمير والباجوري في حاشيتهما على جوهرة التوحيد حيث قال الباجوري (4) : « ينبغي للمريض أن يقول « ءاه » لأنه ورد أنه اسم من أسمائه تعالى »، وذكر نحوه الأمير في شرحه على منظومة « غرامي صحيح » فليُحذر من ذلك.
Il s’avère également que ce qu’on mentionnait Al-‘Amir et Al-Bajouriyy en marge de jawharatou t-tawhid est infondé. Al-Bajouriyy a prétendu qu’il convient au malade de dire « ah » parce que c’est rapporté que se serait un nom de Dieu. Al-‘Amir a dit ce qui est de cet ordre dans son livre غرامي صحيح , que l’on prenne garde à cela.
فبعد هذا ماذا بقي للمتشبث بهذا الرأي الفاسد بعد هذا إلا العناد.
Après tout ce qui vient d’être indiqué, celui qui ne veut pas en démordre, il ne lui reste que l’entêtement.
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(1) تاج العروس 9/376 ـ 377.
(2) لسان العرب 13/472 ـ 473.
(3) المصباح المنير ص/31.
(4) شرح جوهرة التوحيد ص/157.
رد شبهات
ـ الشبهة الأولى : ادعى بعض جهلة الصوفية أن هذا الحديث الموضوع اتفق الصوفية على العمل به وأيضًا صح كشفًا وإلهامًا.
La réplique aux arguments fallacieux
La première tentative fallacieuse : Certains ignorants faux soufi ont prétendu que ce hadith fomenté se sont accordés à l’appliquer et ils ont également prétendu que selon eux le hadith serait authentifié par le dévoilement d’un saint.
والجواب: أن أحكام الشريعة الإسلامية أربعة: الكتاب العزيز، والسنة النبوية الثابتة، والإجماع، القياس،
La réponse : Les sources de la chari^ah islamique sont au nombre de quatre : le livre éminent, la sounnah prophétique authentique, l’unanimité, et l’analogie.
والمراد بالإجماع اتفاق أئمة المجتهدين في أي عصر على حكم، فلو سلَمنا جدلا كما يزعم البعض أن الصوفية اتفقوا على العمل به ـ وهذا كذب وافتراء عليهم ـ
Ce qui est visé par l’unanimité il s’agit de l’accord des imams moujtahid sur un jugement à une époque donné, si on supposait que les soufis s’étaient accordés à le mettre en œuvre tout en sachant que c’est un mensonge et une calomnie à leur encontre.
فالجواب: أنه لا حجة في اتفاقهم دون غيرهم لا سيما ولم يكن لهم دليل من هذه الأربعة فلا يكون اتفاقهم بمجرده إجماعًا علمًا أن هذا افتراء على الصوفية
La réponse est que le consensus des soufis ne constitue pas un argument dans la religion, leur accord sans autre qu’eux n’est pas une preuve à partir des quatre sources. Ainsi l’accord des soufis seul ne constitue pas une unanimité, tout en sachant que c’est une calomnie à l’égard des soufis.
ونحن نرى أصحاب الطرق المختلفة لا يذكرون بهذه اللفظة المنكرة ما عدا أولئك الذين انتحلوا لأنفسهم لقب الشاذلية وانتسبوا إلى الشيخ أبي الحسن الشاذلي رضي الله عنه المبرأ عن مثل هذه البدعة القبيحة لعدم ثبوته في شيء من كلامه ولا كلام أتباعه المعترف بجلالتهم في العلم والعمل كتلميذه أبي العباس المرسي رضي الله عنه وغيره علمًا أن هذه اللفظة ليست مستعملة عند كل من ينتسب إلى الشاذلية كما قدمنا من إنكار الشيخ ظافر المدني شيخ الشاذلية في المدينة المنورة لهذه الكلمة،
Nous observons que ceux qui suivent les différentes voies soufis n’évoquent pas Dieu par cette expression blâmable, hormis ceux qui ont usurpé l’appellation de chadhiliyyah et qui se sont réclamés du chaykh Abou l-Haçan Ach-Chadhiliyy que Dieu l’agrée, qui est innocent de pareil innovation blâmable. Comment avons-nous su qu’il est innocent ? Car cela n’a pas été confirmé dans une des paroles rapportées de lui, ni dans la parole de ceux qui le suivent dont le haut degré dans la science et les œuvres est reconnu comme Abou l-^Abbas et autre que lui, tout en sachant que ce terme n’est pas utilisé par tous ceux qui se réclament de la voie Chadhiliyy, comme nous avions indiqué que le chaykh Dhafir Al-Madaniyy avait blâmé ceux qui évoquent Dieu par l’expression « ah ».
وأيضًا شاذلية اليمن لا يستعملونها، وأيضًا عند شاذلية الشيخ حسنين الحصافي المصري وهم كثيرون منتشرون في البلاد.
Il y a aussi les chadhiliyy du Yémen qui n’utilisent pas « ah » pour nommer Dieu, également selon le chaykh chadhiliyy Houçayn Al-Housafiyy.
Utilité :
دُعاءٌ عظيمٌ لِذهاب الهِمّ والحزن
رَوَى ابنُ حِبّانَ في صَحِيحِه والبيهقيُّ والطَّبرانيُّ وأحمدُ وغيرُهُم عَنِ ابْنِ مَسْعُودٍ رَضِيَ الله عنهُ قَالَ: قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «مَا قَالَ عَبْدٌ قَطُّ إِذَا أَصَابَهُ هَمٌّ أَوْ حُزْنٌ:
)) اللَّهُمَّ إِنِّي عَبْدُكَ ابْنُ عَبْدِكَ ابْنُ أَمَتِكَ، نَاصِيَتِي بِيَدِكَ، مَاضٍ فِيَّ حُكْمُكَ، عَدْلٌ فِيَّ قَضَاؤُكَ، أَسْأَلُكَ بِكُلِّ اسْمٍ هُوَ لَكَ سَمَّيْتَ بِهِ نَفْسَكَ، أَوْ أَنْزَلْتَهُ فِي كِتَابِكَ، أَوْ عَلَّمْتَهُ أَحَدًا مِنْ خَلْقِكَ، أَوِ اسْتَأْثَرْتَ بِهِ فِي عِلْمِ الْغَيْبِ عِنْدَكَ، أَنْ تَجْعَلَ الْقُرْءَانَ رَبِيعَ قَلْبِي، وَنُورَ بَصَرِي، وَجِلَاءَ حُزْنِي، وَذَهَابَ هَمِّي إِلَّا أَذْهَبَ اللَّهُ هَمَّهُ وَأَبْدَلَهُ مَكَانَ حُزْنِهِ فَرَحًا ((
اللهمّ فقهنا فـــي الدّين واجعلنا خــدّامًا له ءامين
Invocation pour dissiper le tourment :
Ibnou Hibban, d’après ibnou Mas^oud que le Prophète a dit :
)) اللَّهُمَّ إِنِّي عَبْدُكَ ابْنُ عَبْدِكَ ابْنُ أَمَتِكَ، نَاصِيَتِي بِيَدِكَ، مَاضٍ فِيَّ حُكْمُكَ، عَدْلٌ فِيَّ قَضَاؤُكَ، أَسْأَلُكَ بِكُلِّ اسْمٍ هُوَ لَكَ سَمَّيْتَ بِهِ نَفْسَكَ، أَوْ أَنْزَلْتَهُ فِي كِتَابِكَ، أَوْ عَلَّمْتَهُ أَحَدًا مِنْ خَلْقِكَ، أَوِ اسْتَأْثَرْتَ بِهِ فِي عِلْمِ الْغَيْبِ عِنْدَكَ، أَنْ تَجْعَلَ الْقُرْءَانَ رَبِيعَ قَلْبِي، وَنُورَ بَصَرِي، وَجِلَاءَ حُزْنِي، وَذَهَابَ هَمِّي إِلَّا أَذْهَبَ اللَّهُ هَمَّهُ وَأَبْدَلَهُ مَكَانَ حُزْنِهِ فَرَحًا ((
ce qui signifie : « Ô Allah je suis ton esclave fils de ton esclave homme et fils de ton esclave femme, je suis totalement sous ta puissance et ta volonté, ce que tu prédestines à mon sujet se réalise et c’est juste. Je te demande par tout nom qui est le tient que Tu nous as informé qu’il est ton nom, ou que tu as fait descendre par révélation dans ton livre ou que Tu as enseigné à l’un de tes créatures, ou que Tu ne nous as pas informé qu’il est le tien. Fais que le Qour’an soit un printemps pour mon cœur, et une lumière pour ma vue et une cause de dissipation pour mon chagrin, et une cause pour que mon tourment s’estompe. S’il dit cela Dieu fait partir son tourment et change par une joie. »`
02/11/23 :
وكان الشيخ محمود حجازي أحد رؤساء الشاذلية وتلميذه الشيخ المحروقي يدافع عن هذه الكلمة بشدة حتى استفتى مفتي الديار المصرية الشيخ محمد بخيت المطيعي رحمه الله فأفتاه بتحريم الذكر بها فرجع الشيخ محمود حجازي عن القول بها وألّف رسالة سماها: « التفصيل الواضح في الرد على تغيير أهل الطريق الفاضح » وعقد لذلك فيها بابًا فقال: « باب رفض اسمية ءاه لله تعالى ».
Le chaykh Mahmoud Hijaziyy est un des représentants des chadhiliyyah et son élève le chaykh Al-Mahrouqi défendait fermement l’usage du terme « ah » pour évoquer Dieu, jusqu’à ce qu’il ait demandé le jugement au moufti d’Egypte, le chaykh Mouhammad Boukhit Al-Mouti^iyy et il a dit qu’il était interdit d’évoquer Dieu par ce terme. Alors le chaykh Mahmoud Hijaziyy est revenu sur ce qu’il disait et il a composé une épitre « At-Tafsilou l-Wadih fi r-raddi ^ala taghyiri ahli t–tariqou l-fadih » et il en a consacré un chapitre particulier qu’il a nommé « babou rafdin ismiyyati « ah » li l-Lahi ta^ala » afin d’interdire d’appeler Allah par le terme « ah ».
ثم ليس مجرد الكشف أو الإلهام حجة شرعية يثبت بها حكم من أحكام الدين فلا تثبت الأحكام الشرعية بالكشف وأنه لو فـُتح هذا الباب لتخالفت الأحكام وكثر المدعون لذا أوجب أئمة التصوف الحقيقي عرضَ كل كشف يراد العمل به على الكتاب والسنة كما هو مسطور في كتب القوم، فأي كشف وافق أصول الشريعة يُعتد به وما لا فلا.
Par ailleurs, le simple dévoilement et la simple inspiration ne constituent pas des arguments dans la loi par lesquels seraient confirmés un jugement dans la religion. Les jugements de la religion ne sont pas confirmés par un dévoilement, car si cela était possible, les jugements se seraient contradictoires, et les usurpateurs nombreux, c’est pour cela les imams du tasawwouf véritable ont considéré qu’il fallait exposer chaque dévoilement qu’on voulait mettre en pratique au Livre et à la sounnah c’est-à-dire lui trouver un jugement en conformité avec le Qour’an et le hadith et s’il n’est pas conforme il n’est pas pris en considération, tout comme cela est mentionné dans les livres par les maitres soufis. Ainsi tout dévoilement en accord avec les fondements de la loi est pris en considération et ce qui ne l’est pas est rejeté.
وقولهم هذا أضل كثيرًا من أدعياء التصوف بمخالفتهم لأصول الشريعة وخالفوا القوم فأتَوا بأمور منكرة بدعوى أنها تثبت لديهم بالكشف أو الإلهام وقد علمتَ أن الكشف والإلهام ليسا حجة شرعية فكيف إذا انضم إلى ذلك جهلهم وكذبهم في تلك الدعوى،
Et leur affirmation que ce hadith aurait été authentifié par dévoilement a été la cause de l’égarement de beaucoup de ceux qui prétendent le tasawwouf, en contredisant les fondements de la loi. Ils ont contredit les maitres soufis et amené des choses blâmables en prétendant qu’elles seraient confirmées par dévoilement ou inspiration.
Et tu auras su que le dévoilement et l’inspiration ne constituent pas des preuves légales et que dire s’il se rajoute à cela leur ignorance et leur mensonge dans leur prétention car il n’y a pas eu de dévoilement à ce sujet le saint est sur la droiture il n’a pas de dévoilement contraire à la religion.
وقد شنع الشيخ الفقيه الصوفي محمد علّيش المالكي في أوائل فتاويه تشنيعًا شديدًا على جهلة الصوفية القائلين بمثل هذا القول مدعين أنهم أهلُ الحقيقة والفقهاء أهل الظاهر
Le chaykh Mouhammad ^Illaych Al-Malikiyy le jurisconsulte le soufi a fortement blâmé au début de son livre Al-Fatawi les ignorants prétendus soufis qui prétendent de telles paroles en prétendant qu’ils seraient eux les gens de la vérité et que les jurisconsultes seraient des gens des lois apparentes.
ولجهلهم لم يعلموا أن الحقيقة لا تخالف الشريعة وأن ما يسميه القوم بالحقيقة هو عبارة عن معارف وأسرار يُلهَمُها من أتقن الشريعة علمًا وعملا فما دامت لا تأباها الشريعة فهي مقبولة ومعتبرة،
Et à cause de leur ignorance, ils n’ont pas su que la vérité le fond des choses n’est pas en contradiction avec les lois apparentes, et ce que les maitres soufis désignent par le terme « haqiqah » désigne un ensemble de connaissances et de secrets qui sont inspirés à celui qui maitrise la loi en termes de science et de pratique, et tant que cette « haqiqah » n’est pas rejeté par la loi, alors elle est acceptée et prise en considération.
قال الشيخ مصطفى البكري في ألفيته:
ومَن يُخالف فِعلـُه الشريعَه ~ فذاك في مَهَامه القطيعَه
إذ كلُ مـَن حالفهـا صِدّيـق ~ وكل من خالفهـا زنديـق
وجاهلُ يَفـْرُقُ ما بينهما ~ وليس يمكن انفكاكٌ عنهما
Et le chaykh Moustafa Al-Bakriyy dans sa Alfiyah a dit :
« Celui dont l’acte contredit la loi, c’est un errant et son errance amène une rupture avec nous,
Car tous ceux qui s’allient à la loi est un véridique, et tous ceux qui la contredise est un hypocrite,
L’ignorant est celui distingue entre les deux (al-haqiqah et la loi), car ce n’est pas possible que l’un se détache de l’autre. »
فتبين أن ضلالات أدعياء التصوف المدعين للولاية بمقالهم أو حالهم مصادرها ثلاث: دعوى مخالفة الحقيقة للشريعة، وزعم حجية الكشف أو الإلهام في الدين، والاغترار بأحاديث مكذوبة غير ثابتة عن نبينا المصطفى صلى الله عليه وسلم.
Il s’avère que les égarements de ceux qui prétendent le tasawwouf et la sainteté soit par leur parole soit par leur état pour faire croire qu’il est un saint comme Al-Hallaj, il cachait un aquarium et lorsqu’il voyait quelqu’un qui habitait loin de la mer il disait que veux-tu ? et l’autre disait un poisson et il en ramenait un pour faire croire en un prodige. Les savants disent même si tu vois quelqu’un marchait dans l’air, pèse selon la conformité de la loi il est possible que le diable l’aide, ce qui compte c’est la loi ont trois sources : leur prétention que la haqiqah serait contraire à la loi, leur prétention que le dévoilement ou l’inspiration seraient des arguments dans la religion, et le fait d’être induit en erreur par des hadiths mensongers non authentifier de notre prophète élu صلَّى الله عليه وسلم.
16/11/23 :
-الشبهة الثانية :ظن هؤلاء المتصوفة من شدة جهلهم أن معنى أوّاه في قوله تعالى: ((إن إبراهيمَ لأوّاهٌ حليم)) [سورة التوبة] أن إبراهيم كان يذكر بلفظ ءاه والجواب: ان هذا غير صحيح فإن الأواه من يُظهر خشية الله تعالى كما ذكر الراغب الأصفهاني في المفردات (1)، وهو كناية عن رقة قلبه وشدة رحمته، وقد صح عن ابن مسعود رضي الله عنه أنه قال: « الأواه: الرحيم »، رواه ابن أبي حاتم (2) بإسناد حسن (3).
La deuxième tentative fallacieuse : Ces gens qui se prétendent soufis, tellement ils sont ignorants qu’ils ont pensé que le sens de « awwah » dans la sourate At-Tawbah / 114 voulait dire celui qui dit « ah ». La réponse est que c’est faux, « Al-‘awwah » c’est celui qui manifeste la crainte envers Dieu comme l’a dit Ar-Raghib Al-Asfahaniyy de perse dans Al-Moufradat, en d’autres termes c’est l’indication de la douceur du cœur et l’extrême miséricorde, et il a été confirmé de ibnou Mas^oud que Dieu l’agrée qu’il a dit : « Al-‘awwah » c’est ar-rahim–le miséricordieux » comme cela est rapporté de ibnou Abi Hatim dans son livre tafsirou l-Qour’an, avec une bonne chaine de transmission comme l’a jugé le Hafidh ibnou Hajar dans Fathou l-Bari.
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1. المفردات في غريب القرءان ص/32.
2. تفسير القرءان لابن أبي حاتم 6/1896.
3. حسّنه الحافظ ابن حجر في فتح الباري 6/389.
ـ الشبهة الثالثة: زعم بعضهم (1) من شدة الغلو أن هذا الحديث رواه البخاري ومسلم والترمذي وعزا ذلك لشرح العزيزي وهذا افتراء فإن هذا الحديث الموضوع لا وجود له في الصحيحين ولا في الترمذي ولا في بقية الكتب الستة ولا في غيرها مما هو مَظِنـّة الصحيح أو الحسن فضلاً عن شرح الجامع الصغير للعزيزي وإنما هو في الجامع الصغير للسيوطي معزوًا إلى الرافعي في تاريخ قزوين ولو كان في شيء من هذه الكتب لعزاه إليه فإنها أقوى بدرجات من تاريخ قزوين وسائر كتب التاريخ
La troisième tentative fallacieuse : Certains ont prétendu tellement ils font preuve d’outrance ont prétendu que ce hadith aurait été rapporté par Al-Boukhariyy, Mouslim et At-Tirmidhiyy et ils attribuent cela au charh de Al-^Aziziyy et ceci est une calomnie, et ce hadith mensonger n’existe pas dans les deux sahih ni dans At-Tirmidhiyy, ni dans le reste des six livres, ni dans d’autres livres dont on pense qu’ils sont sahih ou haçan, et ne figure pas non plus dans le charh Al-Jamii^ As-Saghiir de Al-^Aziiziyy, mais il figure dans Al-Jaami^As-Saghiir qui est l’abrégé de Jaami^ou l-Kabiir de As-Souyoutiyy qui fait allusion que ce hadith figure dans Taarikh Qazwiiniyy.
Et si ce hadith figurerait dans l’un des livres authentiques, As-Souyoutiyy l’aurait mentionné car c’est livre sont d’un degré plus élevé que Taarikh Qazwiiniyy et le reste des livres d’histoire
فقد ذكر السيوطي في فاتحة جامعه الكبير الذي اختصر منه الجامع الصغير أن كل ما يعزوه فيه إلى كتب التاريخ فهو ضعيف.
As-Souyoutiyy a mentionné dans le préambule Jaami^Al-Kabiir que tous ce qu’il rapportera comme hadith issu de livre d’histoire comme taarikh Qazwiiniyy.
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1. مجلة الإسلام ـ السنة الخامسة ـ العدد 33 ـ ص/33 ـ 34.
ـ الشبهة الرابعة: افترى بعض المتعصبين من جهلة الشاذلية فادعوا أن « ءاه » قال بها جمهور العلماء، والجواب: أن هذا من أعاجيب الفِرى ويرده ما نص عليه العلماء من أن أسماءه تعالى توقيفية يتوقف ثبوتها على القرءان والحديث الثابت
La quatrième tentative fallacieuse : Certains fanatiques de la tariqah Ach-Chadhiliyyah prétendent que « ah » serait un des noms de Allah par la majorité des savants.
La réponse est que c’est une des plus surprenantes calomnies, et ce qui est une réplique à cela est que les noms de Dieu sont tawqifiyyah c’est-à-dire confirmé par les textes du verbe yatawaqqafou dépendre, ils dépendent de leur confirmations dans le Qour’an et le hadith confirmé.
ولا نعلم بل لا يجدون عالمًا معتبرًا يُقتدى به في الوفاق والخلاف بأن يكون مجتهدًا أو ناقلاً عن مجتهد ذهب إلى اسمية « ءاه » اللهم إلا ما وقع في شرح « غرامي صحيح » للأمير، وفي حاشية جوهرة التوحيد للأمير والباجوري وقد أسلفنا أنه لا تقوم به حجة.
Et nous n’avons pas connaissance et ils ne trouveront aucun savant digne de considération, que l’on puisse prendre comme modèle concernant les avis concordants et divergents c’est-à-dire un moujtahid ou quelqu’un qui rapporte d’un moujtahid qui ait dit que « ah » serait un nom de Dieu hormis ce qui a figuré dans le commentaire du livre gharaamiyy sahih de Al-‘Amir et dans la Haachiyah de Jawharatou t-tawhid de Al-Amiir et Al-Baajouuriyy,et nous avons précédemment indiqué qu’ils ne constituent pas des preuves.
الخاتمة
عُلم مما تقدم أنه لا يجوز الذكر بلفظ « ءاه » ولا بنحوه فمن أراد أن يذكر الله تعالى فليذكره بما هو ثابت في القرءان الكريم والسنة النبوية الشريفة قال الله تعالى: ((ولله الأسماء الحسنى فادعوه بها وذروا الذين يُلحدون في أسمائه)) [سورة الأعراف/180]. قال الإمام أبو الحسن الأشعري رضي الله عنه: « لا يجوز تسمية الله إلا بما ورد في الكتاب والسنة الصحيحة » اهـ، وقال أبو بكر الباقلاني تلميذ الأشعري: « ما أطلق الله على نفسه أطلقناه عليه وما لا فلا » اهـ.
Conclusion
On a su de ce qui a précédé qu’il n’est pas permis d’évoquer Dieu par le terme « ah » ni par des termes du même ordre, celui qui veut évoquer Dieu qu’il L’évoque par ce qui est authentique dans le Qour’an honoré et la sounnah authentique. Allah ta^ala dit :
Ce qui signifie : « Allah a les noms qui indiquent la perfection, évoquez-le par ses noms-là, et délaissez ceux qui modifient ces noms. »
L’imam Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy que Dieu l’agrée a dit : « Il n’est permis de nommer Dieu que par ce qui est parvenu dans le Livre et la sounnah authentique », et son élève Abou Bakr Al-Baqillaniyy a dit : « Ce que Dieu nous a appris comme étant son nom, nous l’employons à Son sujet, et inversement. » c’est-à-dire que ce qu’Il ne nous a pas appris comme étant son nom nous ne l’employons pas à son sujet.
قال الحافظ أحمد الغماري في المداوي ما نصه (1) : « بعض الشاذلية بمصر يستدلون بهذا الحديث على الذكر الذي يذكرون به ويسمونه اسم الصدر وهو ءاه ءاه والحديث كما ترى، وقد كان شيخنا أبو ثابت محمد بخيت المطيعي المصري رحمه الله سُئل عن الذكر بهذا الاسم فشرع في الجواب بإبطاله وإبطال كون ءاه اسمًا من أسماء الله تعالى إلا أنه توقف في الجواب ولم يمضه لتوقفه في الحديث وعدم اهتدائه للجواب عنه لظنه أنه ثابت فاتفق أني زرته يومًا مع حفيد الشيخ الفاسي المكي وأصحابه هم الذين يذكرون بذلك الاسم
Le Hafidh Ahmad Al-Ghoummariyy a dit dans Al-Moudawiyy : « Certains chadhiliyy en Egypte s’appuient sur ce hadith pour le dhikr qu’ils font et l’appellent le nom issu de la poitrine, et le hadiht est tel que tu vois, et notre chaykh Abou Thaabit Mouhammad Bakhiit Al-Mouti^iyy Al-Misriyy a été interrogé à propos du dhikr avec ce nom et il a commencé à répliquer pour l’annuler et prouver que « aah » n’est pas un nom de Allah, sauf qu’il s’est arrêté dans sa réplique et n’a pas terminé car il s’est arrêté au niveau du hadith et n’a pas su y répondre car il pensait qu’il était authentique. Il est arrivé que je sois parti le rendre visite un jour avec le ptit fils du chaykh Al-Faasiyy Al-Makkiyy alors que ce sont ses compagnons qui évoquent par ce nom-là.
فلما استقر بنا المجلس وعرّفتُ الشيخ أن الذي معي هو حفيد الشيخ الفاسي فقال له: هل لا زلتم تذكرون باسم ءاه؟ فقال له: نعم، فشرع ـ يعني الشيخ المطيعي ـ يتكلم عليه وذكر أنه سئل عنه وأنه أجاب بالإبطال إلا أنه توقف في الحديث وذكر عن الحفني كلامًا نسيته الآن فبادرته وقلت له: إن الحديث غير صحيح،
Lorsque j’étais en plein milieu de l’assemblée et que j’ai présenté que e chaykh qui était avec moi était le petit fils du chaykh Al-Faasiyy, il lui a dit : « Est-ce que vous évoquez toujours avec le nom “ aah“ », il lui a répondu : « oui », alors le chaykh Al-Mouti^iyy s’est mis à parler de ce sujet et il a dit qu’il avait été interroger à ce propos, et il avait dit que ce n’était pas correcte mais qu’il s’était arrêté au niveau du hadith et il a rapporté des paroles de Al-Hafniyy, des paroles que j’ai oublié maintenant. Alors je lui ai dit : « Le hadith n’est pas authentique », et lorsqu’il a entendu cela de ma part il a failli s’envoler de joie et il a été délivré d’un grand tourment à propos du hadith et il m’a demandé de lui écrire l’indication de la faiblesse de ce hadith afin qu’il s’appuie dessus.
فلما سمع مني هذا طار فرحًا وفـُرِجَ عنه همٌ كبير من جهة الحديث وطلب مني أن أكتب له بيان ضعفه ليعتمد عليه في الجواب، فلما خرجنا من عنده طلب مني حفيد الفاسي ألا أذكر له ذلك لئلا يتجيش بفتواه أعداؤهم عليهم، فتشاغلت عنه مدة لا لكلام الفاسي فكتب إليّ كتابًا مع قيّم خزانته يستحثني فيه على الجواب عن الحديث وأرسل معه نسخة من حاشيته على شرح الإسنوي على منهاج البيضاوي فكتبت له بيان وضعه وعدم صحته (2) ودفعته للقيّم وقلت له: إذا تم تأليف الشيخ في الجواب عن المسئلة فليتحفنا منه بنسخة، فلما مضت على ذلك نحو خمسة عشر يومًا لم يُرِعْنا إلا خبر وفاته وذلك في منتصف شعبان سنة أربع وخمسين وثلاثمائة وألف » » اهـ.
Quand nous sommes sortis de chez lui, le petit fils de Al-Faasii m’a demandé de ne pas lui donner cela, pour que leurs ennemis ne se renforcent pas contre eux grâce à sa fatwa. J’ai été détourné du sujet pendant un certain temps mais pas en raison de ce que m’a dit Al-Faasii, il m’a alors écrit une lettre par l’intermédiaire du responsable de sa bibliothèque pour m’inciter à répliquer à ce hadith et il a envoyé une copie de sa Haachiyah–émargement sur le commentaire de Al-Isnawiyy sur le minhaaj de Al-BayDaawiyy c’était un cadeau qu’il lui a offert, en retour, je lui ai écrit l’indication de son caractère mensonger et qui n’est pas authentique ce livre de Al-Ghoumariyy a été imprimé à Bayrouth, son nom est Al-Haniin biwaD^i hadiithi l-‘aniin et je lui ai dit c’est-à-dire au responsable de la bibliothèque : « Si le chaykh termine la réplique à ce sujet qu’il nous égaye le cœur en nous offrant une copie. »
Environ quinze jours plus tard, nous avons eu la nouvelle de son décès c’était à la mi cha^ban de l’an 1354 c’était il y a quatre-vingt-dix ans. » Fin de citation
23/11/23 :
وقد أفتى شيخ الأزهر الشيخ سليم البشري المالكي فتوتين بتحريم الذكر بهذا اللفظ (3) وبلفظ « أح أح » وكذا بلفظ « لا إله إلا الله » بمد هاء كلمة إله، أو بلفظ من يشبع همزة إله مع مدها فيتولد عنها ياء، أو بلفظ إثبات ومد همزة لفظ الجلالة فتصير كالاستفهام، حتى إنه أفتى بتحريم حضور مجالسهم ويجب تغيير ذلك باليد لمن قدر فإن لم يقدر باليد فباللسان فإن لم يقدر فبالقلب
Le chaykh de Al-Azhar Salim Al-Bichriyy Al-Malikiyy a émis deux avis de jurisprudence dans lesquels il affirme l’interdiction de mentionner Dieu par cette expression « ah » et « ah ah », également il a dit qu’il est interdit de dire l’expression « لا إله إلا الله » si le ha de ilaaha est prolongé. Certains pour suivre une mélodie pour embellir il récite faux, c’est de réciter correctement qui compte, également il a dit qu’il est interdit de prolonger le i de ilaha en disant iilaha, ou encore au lieu de dire « لا إله إلا الله » ils disent : laa ilaaha illa aallaah, il a même dit qu’il est interdit d’assiter à leur assemblée, et c’est un devoir de faire cesser cela par la main pour celui qui est capable, sinon par la langue, s’il ne peut pas il doit rejeter par le cœur.
فقال في الأولى: « لا يكون الذكر إلا كما ورد في القرءان المجيد والسنة المطهرة ولا فرق بين الشريعة والحقيقة لأن الحقيقة ما جاءت إلا من الشرع، وأما « ءاه » فلم تثبت من طريق صحيح أنه اسم من أسمائه تعالى، ولم تضِق أسماء الله عن الذكر بها حتى يذكر بغيرها »،
Dans la première fatwa il dit : « Le dhikr ne peut avoir lieu que par ce qui est parvenu dans le Qour’an glorieux et la sounnah pure et il n’y a pas de différence entre la chari^ah et la haqiqah par ce que Al-Haqiqah n’est issue que de la loi, or il n’a pas été authentifié avec une chaine valide que « ah » est un nom de Dieu, et les noms de Allah ne sont pas réduits pour qu’on puisse faire du dhikr au point d’évoquer par d’autres noms.
وجاء في الثانية: « وكل هذا مخالف لما نطق به رسول الله صلى الله عليه وسلم، وتارة يزعمون أنهم انجذبوا فيأكلون بعض حروف هذه الكلمة ويحرفونها، وربما لم تسمع إلا أصواتـًا ساذجة أو شيئـًا يشبه نهيق الحمار أو هدير الطائر، ويرحم الله الأخضري حيث قال في منظومته فيهم:
Dans la deuxième fatwa il dit : « Et tout cela est en contradiction avec la voie du Messager de Allah, et parfois ils prétendent qu’ils ont été majdhoub, ceci arrive à certains saint par amour pour Dieu qu’ils deviennent comme fou, majdhoub signifie tirer littéralement tirer vers l’amour de Dieu, et se mettent à ne pas prononcer certaines lettres et déforme le mot, et il est possible que tu n’entendes que des sons stupides ou quelque chose qui ressemble au braiment de l’âne, ou le roucoulement d’un oiseau, que Dieu fasse miséricorde à Al-Akhdariyy puisqu’il a composé un poème à leur sujet :
ويَنبَحون النبـحَ كالكلابِ = طريقـُهم ليست على الصوابِ
ولـيس فيهم مِن فتـًى مُطيعِ = فـلـعـنـةُ اللـه على الجميـعِ
C’est-à-dire : « Et ils aboient de l’aboiement des chiens, Leur voie n’est pas correcte,
Et il n’y a pas parmi eux quelqu’un obéissant à Dieu, Que Dieu les maudisse tous. »
نعم المأخوذ عن حسه الغائب عن نفسه كل ما جرى على لسانه لا لوم عليه إنما كلامنا في الذين يتعمدون ذلك وهم باختيارهم ولم يخرجوا عن حد التكليف فهؤلاء يخشى عليهم من تقطيع أسماء الله وتحريف أذكاره إنهم يذكرونه وهي تلعنهم على حد ما ورد: « رب قارئ للقرءان والقرءانُ يلعنه » اهـ.
Oui il est vrai que celui qui a été dépourvu de ses sens qui a perdu sa conscience, tout ce qui sort de sa bouche il n’en est pas blâmé, mais nous nous parlons de ceux qui le font délibérément, ceux qui ne sont pas sortis de la responsabilité, ceux-là ont craint d’eux par leur décomposition des noms de Dieu et leur déformation de son évocation, qu’ils pensent L’évoquer alors que les paroles qu’ils disent les maudissent tout comme cela est parvenu du hadith :
رب قارئ للقرءان والقرءانُ يلعنه
Ce qui signifie : « Combien de ceux qui récite le Qour’an et le Qour’an les maudit » soit en raison de leur mauvaise récitation, soit parce qu’ils font parties de ceux qui ont été maudit dans certains versets.
وللشيخ محمد أبي الفضل شيخ الأزهر فتوتان بالتحريم الأولى موجزة أجاب بها سؤالا رُفع إليه إذ كان شيخ علماء الإسكندرية والأخرى مسهبة أجاب بها سؤالا رُفع إليه وهو شيخ الأزهر (4).
Quant au chaykh Mouhammad Abou l-Fadl Al-‘Azhar avait aussi deux fatwa d’interdiction d’évoquer avec le nom « ah », la première était concise par laquelle il a répondu à une question qui lui a été posé. Il a été rapporté qu’un sultan ottoman a demandé qu’on l’enterre avec une boite, et lorsqu’on a ouvert la boite il y avait la réponse des savants des questions qu’il avait posé aux savants, les savant ont dit : Il a été sauvé car il a posé des questions et a agi selon la réponse des savants et nous qu’est-ce qu’on va dire. » Il était avant cela le chaykh de Alexandrie et la deuxième fatwa était plus détaillée par laquelle il avait répondu à une question posée alors qu’il était devenu le chaykh à Al-Azhar.
وللشيخ مصطفى بن حسن العسيلي العدوي رسالة طبعت قديمًا متضمنة للإجابة عن أسئلة رفعت إليه بشأن مد هاء « إله » من كلمة التوحيد والذكر بلفظ « ءاه » قرر فيها منع الأمرين بأدلة واضحة وقد جاء فيها ما نصه (5) : « وأما قول المحرف المعاند إنه موجود في كتب الشاذلية ما يدل على جواز الذكر بلفظ « ءاه » إلخ فالعجب ثم العجب من قوم يزعمون أنهم يذكرون ربهم ويعظمونه ويرضون بأفعاله ويأتون بلفظ « ءاه » وهو موضوع للتشكي أو التوجع » اهـ
De même le chaykh Moustafa ibnou Haçan Al-^Ousayliyy Al-‘^Adawiyy, il a une épitre qui a été imprimé par le passé et qui comporte la réponse à des questions qui lui ont été posé à propos de la prolongation du ha dans le terme « ‘ilaha » et l’évocation avec le terme « ah », et dans laquelle il a décrété l’interdiction des deux par des preuves claires, et parmi ce qui y a été mentionné il y a ce qui suit : « Quant à la parole du déformateur, on était qu’il existe dans les livre des chadhiliyyah ce qui prouve le caractère permis d’évoquer avec le terme « ah » etc, il est surprenant et encore plus surprenant de la part de personnes qui prétendent évoquer leur Seigneur et Le glorifier, et qu’ils acceptent Sa prédestination, puis emploient le terme « ah » qui est définit pour exprimer la plainte ou la douleur. »
واستدل على هذا بكلام ابن الأثير في النهاية وبكلمة المصباح والمختار والقاموس ثم قال: « فقد أجمع اللغويون وشارحو الحديث على أن لفظ « ءاه » موضوع للتشكي أو التوجع
فكيف يليق بقوم يزعمون أنهم يعبدون ربهم ويتقربون إليه بأسمائه أن يذكروه بكلمة الشكاية أو التوجع ويستدلون على ذلك بأشياء هي أوهى من بيت العنكبوت وما نقل أن أحدًا من السلف الصالح ذكر ربه بذلك قط » انتهى كلامه.
Puis il a argumenté ce qu’il dit par la parole de ibnou l-‘Athiir dans An-Nihaayah et la parole de Al-Misbar, de Al-Moukhtar et de Al-Qamous, puis il a dit : « Les spécialistes de la langue ont été unanime tout comme les commentateurs de hadith que le terme « ah » est un terme usité pour exprimer la plainte ou la douleur. Comment sied-t-il à des gens qui prétendent adorer leur Seigneur de l’évoquer avec un terme exprimant la plainte ou la douleur, et prétendent argumenter cela par des arguments plus fragile qu’une toile d’araignée, et il n’a pas été rapporté d’aucun des salafs vertueux aient évoqué Dieu par ce terme. » Fin de citation
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1 – المداوي لعلل المناوي 4/36-37.
2 – هو كتابه المسمى: « الحنين بوضع حديث الأنين »، طبع حديثـًا في بيروت.
3- مجلة الإسلام ـ السنة السادسة ـ العدد 13 ـ ص/25، ونقل الشيخ محمود خطاب السبكي في كتابه مختصر كتاب أعذب المسالك المحمودية إلى منهج السادة الصوفية ص/422 ـ 429 نص السؤال الوارد على الشيخ سليم البشري ونص الجواب.
4 – مجلة الإسلام – السنة السادسة العدد 13 – ص/25.
5 – مجلة الإسلام ـ السنة السادسة العدد 21 ـ ص/20
30/11/23 :
Le chaykh que Dieu lui fasse miséricorde a dit : L’assemblée dans laquelle on met en garde contre les gens de l’égarement, sa récompense est supérieure à la récompense de la veillée toute la nuit pour l’accomplissement des prières surérogatoires avec le khouchou^ jusqu’à l’aube.
Le mise en garde contre les gens de l’égarement à notre époque vaut mieux que de construire mille mosquées. Celui qui met en garde contre les gens de l’égarement, sa récompense selon le jugement de Dieu est comme celle du moujahid qui fait le jihad contre les mécréants avec son épée. Dans certaines situation, sa récompense sera plus éminente que celle du moujahid.
Les savants du salaf qui étaient au deuxième siècles de l’hégire ont dit au sujet de Ghaylan Ad-Dimachqiyy : « Exécutez cet homme est meilleur que de tuer mille mécréants parmi les turques. » A cette époque les turques n’étaient pas encore sous l’islam, et il en est ainsi véritablement. Le mécréant déclaré ne se réclament pas de l’islam, lorsqu’il parle avec les musulmans, ils ne vont pas prendre en compte ce qu’il dit au sujet de la religion vu qu’il n’est pas sur l’islam, quant à l’égaré qui se dit musulman et récite le Qour’an, mentionne des hadith son influence est rapide.
Celui qui à notre époque défend la croyance de Ahlou s-sounnah et la protège et la diffuse parmi les gens, il combat les groupes d’égarement et met en garde contre leurs mécréances, il ordonne le bien et interdit le mal, il s’attache à la voie de ahlou s-sounnah wa l-jama^ah, il aura la récompense de cinquante compagnons pour ce qui est d’ordonner le bien et d’interdire c’est-à-dire pour cette acte, preuve en est le hadith de Abou Tha^labah Al-Kouchaniyy rapporté par At-Tirmidhiyy, et sa récompense sera plus grande que celle de cent mille pèlerinages surérogatoires, et plus de récompenses que deux cents mille raka^ah surérogatoire, plus que la récompense que la construction de cinq cents mosquées lorsqu’il n’y a pas de nécessité à les construire, et plus de récompense que le fait de réciter cent fois la totalité du Qour’an, et s’il meurt dans son lit, il aura la récompense d’un martyr, et il aura au Paradis une étendue de cinquante mille années, et même s’il commettait certains grands péchés il lui seront pardonnés et il aura un haut degré au Paradis.
وقد أسلفنا أن الشيخ ظافرًا المدني شيخ شيوخ شاذلية عصره ابن الأستاذ الشيخ محمد ظافر المدني نص على عدم اسمية « ءاه » وحرمة الذكر به في رسالته المسماة: « الرسالة الظافرية في ءاداب الطريقة الشاذلية » وهي عظيمة الفائدة ومن جملة ما جاء فيها (1) : »وشروط الذكر عند من يلقنه معلومة وأوقاته معينة مرسومة ولكن لا يُلتفت لما عليه بعض زوايا الشاذلية من التحريف في « لا إله إلا الله » بمد هاء إله، ولا إلى الذكر بـ « هيْ » أو « ءاه » حيث لم يكن لذلك سند صحيح يعتمد عليه سوى أنه كان من بين رجال الطريق أشياخ مغاربة يغلب في لغتهم مد بعض الحروف المقصورة فكان يجري على ألسنتهم قهرًا لا قصدًا مد هاء إله من « لا إله إلا الله »
Et nous avons mentionné précédemment que le chaykh Dhafir Al-Madaniyy fils du chaykh Mouhammad Dhafir Al-Madaniyy le chaykh des chouyoukh des chadhiliyyah de son époque, il a énoncé que « ah » n’est pas un non de Dieu, et qu’il était interdit d’évoquer Dieu par ce nom dans une épitre appelée : « Ar-Riçalatou dh-Dhafiriyyah fi ‘Adabi t-Tariqati ch-Chadhiliyyah » qui comporte des utilités éminentes, et parmi ce qu’il a mentionné il y a : « Les conditions du dhikr pour celui qui les transmet sont connus et ses temps sont précis et déterminés et on ne prête pas attention à ce que font certaines zawiyah chadhiliyyah dans la déformation de la phrase la ilaha il-la l-Lah en prolongeant le ha de ilaha, ni en faisant le dhikr avec « hi » ou « ah » puisque cela n’a pas de chaine de transmission authentique fiable sur laquelle on peut se baser, sauf qu’il y a eu parmi les gens de la tariqah des chouyoukh du maghreb qui dans leurs dialectes prolongent certaines lettres courtes de sorte qu’ils disaient par erreur et non délibérément la prolongation du ha de ilaha dans « la ilaha il-la l-Lah».
فتبعهم في ذلك من تلقى عنهم، كما أن أصل الذكر بآه على اختلاف كيفية النطق به أنه كان مما يجري على ألسنة بعض الخواص أرباب الأحوال نحو ثلاث مرات في ءاخر نهضة من طبقة الذكر بالله الأخيرة ثم يجلس عقب ذلك فكان بعض المريدين يتبعهم في ذلك على سبيل التبرك ولكن أنكره كثير من العلماء المعول عليهم في الأحكام الشرعية المنتسبين لطريقتنا الشاذلية قائلين إنه لا يجوز اتباع أرباب الأحوال في حال كما لا يجوز قصر لام « الله » بحال في أي طبقة من طبقات الذكر مهما أسرع به الذاكر،
Ils ont été suivis en cela par ceux qui ont pris la transmission d’eux tout comme à l’origine prétendre faire du dhikr avec « ah » quel que soit la manière de prononcer se produisait par langue de certains grands soufis qui perdaient leur conscience à trois reprises à la fin de la position debout la dernière fois que l’on évoque par Allah dans le wird, puis ils s’asseyaient après cela et certains mourid les suivaient en cela pour le tabarrouk, mais cela a été renié par nombreux de nos savants auxquels on se réfère pour les lois de la religion et qui se réclament de notre tariqah chadhiliyyah. Ils ont ainsi dit qu’il n’est pas permis de suivre ceux qui peuvent avoir le hal dans ce qu’ils font dans cet état, tout comme il n’est pas permis de raccourcir le lam de Allah en aucun cas et dans aucune des étapes du dhikr quel que soit la rapidité de celui qui fait le dhikr.
هذا هو طريق السادة الشاذلية الصحيح الذي تلقيناه عن والدنا شيخ مشايخ الطريق كما تلقاه هو كذلك وعليه العمل الآن في جميع الزوايا التابعة لنا في البلاد العثمانية والعربية وفي صحراء سيوه ومطروح متفقين جميعًا على عدم مد هاء إله في « لا إله إلا الله »، وعلى أن اسم الصدر هو لفظ الله بدون قصر ولا حذف شيء منه لا لفظُ هيْ ولا لفظ ءاه » اهـ.
Voici la voie correcte des maitres chadhiliyy que nous avons reçu par transmission de notre père le chaykh des machaykh de la voie soufiyy tout comme il l’a reçu également, et c’est ce que nous appliquons actuellement dans toutes les zawiyah qui nous sont rattachés dans les régions ottomanes et arabes, dans le désert de Siwah région à l’ouest de l’Egypte proche de la frontière libienne et Matlouh une ville qui est sur la mer méditerranéenne, plus proche du maghreb que de la culture égyptienne, ils sont tous en accord qu’il ne faut pas prolongé le ha de ilaha dans la ilaha il-la l-Lah, et que le nom qui provient de la poitrine c’est bien le nom Allah sans raccourcir ni omettre aucune lettre, ce n’est pas le terme « hi » ni « ah ». Fin de citation
وقد قرظ الرسالة المذكورة كثير من العلماء على اختلاف مذاهبهم ومن تلك التقاريظ: عبد الله دراز المالكي وكيل معهد علماء الإسكندرية، ومحمد تاج الدين الحنفي، وعبد الهادي الضرغامي المالكي، ومصطفى صفوت المالكي، وأمين سرور الشافعي المدرسين بمشيخة الإسكندرية، وإسماعيل حسين أمين الشاذلي، وعلي الشايب وكلاهما من مشايخ الأزهر، وإبراهيم السيد من مشايخ الجامع الأحمدي
Cet épitre de chaykh Dhafir Al-Madaniyy a été signé par plusieurs savants et le contenu validé malgré leur différentes écoles, parmi eux : ^Abdou l-lah Daraz le malikite qui est le doyen des savants d’Alexandrie, Mouhammad Tajou d-Din le hanafite, ^Abdou l-Hadi Ad–Dourghamiyy le malikite, et Moustafa Safwat le malikite, ‘Amin Sourour le chafi^ite, tous deux sont des enseignants par les machaykh d’Alexandrie, Isma^il Houçayn Amin Ach-Chadhiliyy, ^Aliyy Ach-Chayb, et tous deux sont des machaykh de Al-Azhar, et Ibrahim As-Sayid parmi les machaykh de Al-Jami^ou l-Ahmadiyy.
أيضًا فقد ورد سؤال على الشيخ عطية صقر الأزهري سنة 1997ر ونصه: « ما حكم ذكر بعض أرباب الطرق الصوفية بلفظ « ءاه »؟ فأجاب: « … فإن لفظ « ءاه » لم يثبت بسند صحيح أنه من أسمائه تعالى » ثم قال: « وما يروى من أن النبي صلى الله عليه وسلم زار مريضًا كان يئن وأن أصحابه عليه الصلاة والسلام نهوه عن الأنين وأنه قال لهم: « دعوه يئن فإنه يذكر اسمًا من أسمائه تعالى » لم يرد في حديث صحيح ولا حسن كما قرره الثقات، وما قيل في بعض الحواشي من أن لفظ « ءاه » الاسم الأعظم لا سند له.
La question a été posé également au chaykh ^Atiyyah Saqar Al-Azhariyy en l’an 1997 à propos du jugement de certains soufis chadhiliyy qui prétendent évoquer avec le noms « ah », il a dit : « Le terme « ah » n’a pas été authentifié comme étant un des noms de Dieu avec une chaine de transmission authentique, quant à ce qui est rapporté que le Prophète aurait visité un malade qui gémissait et que ses compagnons l’ont défendu de gémir et que le Prophète leur aurait dit : « Laissez-le gémir il est en train de citer un des noms de Dieu », cela n’est pas parvenu dans un hadith sahih ni haçan tout comme l’ont décrété les savants de confiance. Et ce qui est cité dans certains l’émargement de certains livres que « ah » serait un des noms éminents de Dieu, cela n’a pas de chaine de transmission.
Audio 07/12/23 :
وقد أفتى شيخ الجامع الأزهر الشيخ محمد أبو الفضل الجيزاوي في هذه المسئلة فقال ما نصه: إن هذا اللفظ المسئول عنه « أه » بفتح الهمزة وسكون الهاء ليس من الكلمات العربية في شيء بل هو لفظ مهمل لا معنى له مطلقـًا، وإن كان بالمد فهو إنما يدل في اللغة العربية على التوجع وليس من أسماء الذوات فضلاً عن أن يكون من أسماء الله الحسنى التي أُمِرنا أن ندعوه بها » إلى أن قال: « ولا يجوز لنا التعبد بشيء لم يرد الشرع بجواز التعبد به. وفي الصحيحين عن عائشة رضي الله عنها عن النبي صلى الله عليه وسلم أنه قال: « من أحدث في أمرنا هذا ما ليس منه فهو رد » (2) اهـ.
Le chaykh de la mosquée Al-Azhar chaykh Mouhammad Abou l-Fadl Al-Jizawiyy a donné une fatwa sur cette question et a dit : « Ce terme “ah“ sur laquelle la question a été posé n’est même pas un mot arabe et il n’a pas de sens, et si c’est avec la prolongation “ah“ il indique la plainte, et ce n’est pas un nom propre, et a plus forte raison ce n’est pas un des noms de Dieu par lesquels il serait permis de l’évoquer. Il ne nous est pas autorisé de prétendre adorer Dieu par un acte qui n’est pas parvenu comme étant un acte d’adoration autorisé dans la loi.
Et dans les deux sahih d’après ^A’ichah que Dieu l’agrée le Prophète a dit :
))من أحدث في أمرنا هذا ما ليس منه فهو رد((
ce qui signifie : « Celui qui innove dans notre religion ce qui n’y est pas conforme, est rejeté. »
كذلك جاء في مجلة الإسلام (3) الصادرة في القاهرة سنة 1937ر أنه منذ نحو ثلاثين سنة ظهر ببلدة (مطوبس) من بَحري مديرية الغربية قوم يذكرون بمد هاء إله وبتكرير لفظ أه بفتح الهمزة غير ممدودة وسكون الهاء فأنكر عليهم الكثير من أهل العلم وغيرهم وناقشهم الشيخ علي حسن السيسي رحمه الله من فضلاء علماء الأزهر حتى أفحمهم لكنهم لم يرجعوا
Également il est parvenu dans le magazine Al-Islam le numéro 6 n°21 p19 édité au Caire en l’an 1937 que depuis une trentaine d’années il est apparu dans le village de Matoubis dans un département de l’ouest de l’Egypte des gens qui prolonge le ha de « ilahah et qui répète « ah » et beaucoup de gens de science leur ont reproché ce qu’ils ont fait, et le chaykh ^Aliyy Haçan As-Sisiyy un des grands savants de Al-Azhar a débattu avec eux jusqu’à les faire taire, cependant ils n’ont pas voulu accepter.
فرفع سؤالاً إلى علماء المعهد الدسوقي فأفتوا بأن ما ذكر حرام بالإجماع فلم يكترثوا فأنهى سؤالا إلى العلامة الشيخ بخيت رجاء أن يرتفع بفتواه النزاع لشهرته بالجلالة علمًا وعملاً ومحبة الصوفية فأفتى كذلك بالتحريم فلم يبالوا،
Il a alors été posé la question aux savants de l’université Ad-Dousouqiyy et ils ont répondu par la fatwa que c’était interdit par unanimité mais ils ont persisté.
La question est parvenue au chaykh Bakhit Al-Mouti^iyy en espérant que par sa fatwa le conflit cesse en raison de sa célébrité, de son haut degré dans la science et les œuvres et dans l’amour pour les soufiyy, et il a donné la fatwa de l’interdiction mais ils ont persisté.
وما زال النزاع بينهم وبين الغيورين على الدين والطريق من العلماء وغيرهم يشتد والفتاوى تستصدر من جهابذة العلماء فيرجع للحق من شاء الله ويصر على الباطل من أصدأ مرءاة بصيرته التعصب للموروث حتى إذا تفاقم الخلاف اتفق الفريقان على استصدار فتوى من الأستاذ الأكبر الشيخ البشري الذي كان إذ ذاك شيخًا للأزهر ورضوا به حكمًا تحسم فتواه النزاع فجاءت الفتوى بالتحريم أيضًا فنقض أولئك عهدهم وأصروا على صنيعهم، وقد ذكرنا نص هذه الفتوى والسؤال الذي هي (4) جواب له سابقًا، وللعلامة المذكور فتوى أخرى ربما نذكرها بعد.
Le conflit n’a pas cessé de s’amplifier entre ceux qui défendent la religion et la tariqah avec ferveur que ce soit les savants ou autre et ces gens, et les fatwas demandées aux plus illustres des savants de sorte que ceux pour qui Dieu a voulu reviennent au droit chemin, et ceux dont le miroir de la clairvoyance a été rouiller par le fanatisme de ce qui a été hérité, ont persisté sur le faux, et les deux groupes se sont accordés à de poser la question au grand maitre le chaykh Al-Bichriyy qui était à cette époque le chaykh de Al-Azhar afin qu’il arbitre et tranche entre les deux parties, et il a dit que c’était interdit également. Néanmoins ces égarés n’ont pas respecté leur engagement et ils ont persisté sur leur pratique. Nous avions mentionné le texte de cette fatwa, ainsi que la réponse qu’il a donnée précédemment, et l’illustre savant Al-Bichriyy a une autre fatwa que nous mentionneront ultérieurement.
وقد أسلفنا أن الشيخ بخيتـًا رحمه الله جرى بينه وبين الأستاذ الشيخ محمود حجازي أحد مشايخ الشاذلية مكاتبة بهذا الصدد انتهت بإقناع المذكور.
وهذه جملة من فتاوى علماء الأزهر وغيرهم في تحريم الذكر بهذا اللفظ ولم يبق للمتشبثين به بعد ذلك إلا العناد.
Et nous avons précédemment cité que le chaykh Bakhit que Dieu lui fasse miséricorde a eu avec le chaykh Mahmoud Hijaziyy l’un des machaykh des chadhiliyyah une correspondance à ce sujet à la fin de laquelle ce dernier a été convaincu.
Et c’était là un ensemble de fatwa des chaykh de Al-Azhar et il ne reste plus qu’à ceux qui s’y attachent l’entêtement.
أقول: الحكم الشرعي في سب الله تعالى تكفير فاعله (5) وهذا اللفظ إذا أطلق على الله بحسب اللغة هو شتم لله لأنه وصف الله بالشكاية والتوجع والتحزن وهذه صفات مستحيلة على الله تعالى ومن أطلقها على الله وهو يفهم هذا المعنى كفر،
Le jugement dans la loi est que celui qui insulte Dieu est déclaré mécréant, et il ne retourne à l’islam qu’en prononçant les témoignages, or ce terme lorsqu’il est employé au sujet de Dieu dans la langue arabe est une insulte à son encontre, car cela revient à caractériser Dieu de plainte de douleur et de chagrin or ces attributs sont impossibles à Son sujet, et celui qui les emploie en comprenant le sens devient mécréant.
وأما من يظن أنه إذا أُطلق على الله له معنى ءاخر فلا يكفر ويبقى الإثم والمعصية لأنه سمّى الله بما لم يرد،
Quant à celui qui pense que si ce terme était employé au sujet de Dieu il aurait une autre signification il ne devient pas mécréant, il demeure toutefois le péché, la désobéissance car il aura nommé Dieu par un nom qui n’est pas valable dans la langue.
وأما من يقصد به ترويح النفس ولا يقصد به إطلاقه على الله ولا يعتبره ذكرًا لله فلا بأس بذلك فكأنه يقول أتوجع من حالي، ولكنه تضييع للوقت.
Quant à celui qui ne vise de cela que le fait de se divertir et de se soulager et n’en vise pas que c’est un nom de Dieu, ni une évocation, alors il n’y a pas de mal en cela c’est comme s’il disait : « Je me plains de mon état », mais c’est une perte de temps.
والحمد لله أولاً وءاخرًا وصلى الله على نبيه المصطفى وعلى ءاله وأصحابه الطاهرين الطيبين.
Et la louange est à Dieu en début et en fin et que Dieu honore Son Prophète élu, ainsi que sa famille et ses compagnons bons et purs.
Information utile : Le Prophète a dit (()) ce qui signifie : « A chaque fois que la douceur intervient dans une chose, elle ne fait que l’embellir. » Rapporté par ibnou Hibban
Dans une autre version il est dit (()) ce qui signifie : « Certes, Allah agrée la douceur en toute chose. » Rapporté par Mouslim.
La douceur c’est le contraire de la violence, c’est le fait de prendre la voie de la sagesse pour ordonner et interdire, et Allah ^azza wajalla agrée pour Son esclave croyant de faire preuve de douceur en toute chose, que ce soit pour l’enseignement, interagir avec les autres, en toute chose la douceur est requise.
La douceur signifie d’œuvrer conformément à la loi et à ce qu’implique la sagesse, il s’agit d’œuvrer de la meilleure manière et de patienter lorsqu’on interagit avec les gens. Celui qui veut avoir un tel état, qu’il cherche à apprendre le comportement du Prophète afin d’avoir un comportement qui correspond au sien.
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1 – مجلة الإسلام ـ السنة السادسة العدد 21 ـ ص/21.
2– مجلة الأزهر ـ المجلد الثالث ـ سنة 1351 هـ = 1932 ر ـ ص/499.
3 – مجلة الإسلام ـ السنة السادسة ـ العدد 21 ـ ص/19.
ـ 4كذا في الأصل والصواب: « الذي هو ».
5 ـ ولا يرجع إلى الإسلام إلا بالنطق بالشهادتين.
فهرس المصادر
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ـ أحوال الرجال، للجوزجاني، مؤسسة الرسالة ـ بيروت.
ـ الأوسط، لابن المنذر، دار طيبة ـ الرياض.
ـ إعلاء السنن، لظفر التهانوي، إدارة القرءان والعلوم الإسلامية ـ كراتشي.
ـ ألفية السيوطي في علم الحديث، للسيوطي، دار المعرفة ـ بيروت.
حرف الباء
ـ البيان في مذهب الإمام الشافعي، للعمراني، دار المنهاج ـ جدة.
ـ البيان والتوضيح لمن أخرج له في الصحيح ومُسّ بضرب من التجريح، لأبي زرعة العراقي، دار الجنان ـ بيروت.
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ـ تاج العروس من جواهر القاموس، للزبيدي، المطبعة الخيرية ـ مصر.
ـ تاريخ أسماء الضعفاء والكذابين، لابن شاهين، الطبعة الأولى 1409 هـ ـ 1989ر.
ـ تاريخ قزوين، للقزويني، دار الكتب العلمية ـ بيروت.
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ـ تفسير القرءان، لابن أبي حاتم، المكتبة العصرية ـ بيروت.
ـ تنزيه الشريعة عن الأخبار الشنيعة الموضوعة، لابن عراق، دار الكتب العلمية ـ بيروت.
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ـ حاشية الطحطاوي على مراقي الفلاح، للطحطاوي، دار الكتب العلمية ـ بيروت.
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ـ السراج المنير شرح الجامع الصغير، للعزيزي، دار الفكر ـ بيروت.
ـ سنن الترمذي، للترمذي، دار الكتب العلمية ـ بيروت.
ـ سؤالات أبي عبيد الآجري أبا داود السجستاني، للآجري، مؤسسة الريان ـ بيروت.
ـ سؤالات البرقاني للدارقطني، لاهور ـ باكستان.
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ـ شرح جوهرة التوحيد، للقاني، دار الكتب العلمية ـ بيروت.
حرف الصاد
ـ صحيح ابن خزيمة، لابن خزيمة، طبعة زهير الشاويش ـ بيروت.
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ـ الضعفاء، لأبي نعيم الأصبهاني، دار الثقافة ـ الدار البيضاء.
ـ الضعفاء الكبير، للعقيلي، دار الكتب العلمية ـ بيروت.
ـ الضعفاء والمتروكين، لابن الجوزي، دار الكتب العلمية ـ بيروت.
ـ الضعفاء والمتروكين، للدارقطني، مكتبة المعارف ـ الرياض.
ـ الضعفاء والمتروكين، للنسائي، مؤسسة الكتب الثقافية ـ بيروت.
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ـ فتح البارئ بشرح صحيح البخاري، للحافظ ابن حجر، دار المعرفة ـ بيروت.
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ـ فيض القدير شرح الجامع الصغير، للمناوي، دار الفكر ـ بيروت.
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ـ الكشف الحثيث عمن رمي بوضع الحديث، لبرهان الحلبي، وزارة الأوقاف ـ بغداد.
حرف اللام
ـ لسان العرب، لابن منظور، دار صادر ـ بيروت.
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حرف الميم
ـ المجروحين، لابن حبان، دار المعرفة ـ بيروت.
ـ مجلة الإسلام، مصر.
ـ مختصر كتاب أعذب المسالك المحمودية إلى منهج السادة الصوفية، لمحمود خطاب السبكي، الطبعة الأولى 1417 هـ ـ 1996ر ـ القاهرة.
ـ مدارك التنزيل وحقائق التأويل، للنسفي، دار الفكر ـ بيروت.
ـ المداوي لعلل الجامع الصغير وشرحَي المناوي، لأحمد الغماري، دار الكتبي ـ القاهرة.
ـ المدخل إلى الصحيح، للحاكم، مؤسسة الرسالة ـ بيروت.
ـ مراقي الفلاح شرح نور الإيضاح، للشرنبلالي، دار المعرفة ـ بيروت.
ـ المصباح المنير في غريب الشرح الكبير للرافعي، للفيومي، دار الكتب العلمية ـ بيروت.
ـ المفردات في غريب القرءان، للراغب الأصبهاني، مصطفى البابي الحلبي ـ القاهرة.
ـ المغني في الضعفاء، للذهبي، طبعة دمشق.
ـ المغني ويليه الشرح الكبير، لموفق الدين بن قدامة المقدسي، دار الكتب العلمية ـ بيروت.
ـ المغير على الأحاديث الموضوعة في الجامع الصغير، لأحمد الغماري، دار الرائد العربي ـ بيروت.
ـ منح الجليل شرح مختصر خليل، لمحمد عليش، دار الفكر ـ بيروت.
ـ الموضوعات، لابن الجوزي، دار الفكر ـ بيروت.
ـ ميزان الاعتدال، للذهبي، دار المعرفة ـ بيروت.
حرف النون
ـ النكت البديعات على الموضوعات، للسيوطي، دار الجنان ـ بيروت.
تـــمّ بعـــون الله تعالــى … ملتزم الطبع شركة دار المشاريع للطباعة والنشر والتوزيع …الطبعة الأولى 1429هـ 2008 ر.
(https://doctrineislamic.blogspot.com/2018/08/blog-post_698.html)
Les jardins des vertueux (riyaaD aS SaaliHiin) de an Nawawiyy (première partie : Les hadith de 1 à 160)
LIVRE RIYADOU S–SALIHIN
١ – باب الإخلاص وإحضار النية
في جميع الأعمال والأقوال والأحوال البارزة
قَالَ اللهُ تَعَالَى : ﴿ وَمَا أُمِرُوا إِلاَّ لِيَعْبُدُوا اللَّهَ مُخْلِصِينَ لَهُ الدِّينَ حُنَفَاءَ وَيُقِيمُوا الصَّلاةَ وَيُؤْتُوا الزَّكَاةَ وَذَلِكَ دِينُ الْقَيِّمَةِ ٥ ﴾ [ البينة ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ لَنْ يَنَالَ اللَّهَ لُحُومُهَا وَلا دِمَاؤُهَا وَلَكِنْ يَنَالُهُ التَّقْوَى مِنْكُمْ ٣٧ ﴾ [ الحج ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ قُلْ إِنْ تُخْفُوا مَا فِي صُدُورِكُمْ أَوْ تُبْدُوهُ يَعْلَمْهُ اللَّهُ ٢٩ ﴾ [ آل عمران ] .
An-Nawawiyy que Dieu lui fasse miséricorde a dit :
Chapitre 1:
La sincérité et d’avoir l’intention présente dans toutes les œuvres, les paroles et les situations apparentes et cachées.
Ainsi dans sourat Al-Bayyinah verset numéro 5, Allah dit:
﴿ وَمَا أُمِرُوا إِلَّا لِيَعْبُدُوا اللَّهَ مُخْلِصِينَ لَهُ الدِّينَ حُنَفَاء وَيُقِيمُوا الصَّلَاةَ وَيُؤْتُوا الزَّكَاةَ وَذَلِكَ دِينُ الْقَيِّمَةِ ٥ ﴾
[98/1] (wama ‘oumirou ‘il-la liya^boudou l-Laha moukhlisina lahou d-dina hounafa’a wayouqimou s–salata wayou’tou z–zakata wadhalika dinou l-qayyimah) ce qui signifie: « Ils n’ont reçu l’ordre que d’adorer Allah en étant sincères sur la religion, sur la droiture et d’accomplir la prière et de s’acquitter de la zakat. Et telle est la religion de droiture. »
Dans sourat Al-Hajj verset 37, Allah ta^ala dit:
﴿ لَن يَنَالَ اللَّهَ لُحُومُهَا وَلَا دِمَاؤُهَا وَلَكِن يَنَالُهُ التَّقْوَى مِنكُمْ ٣٧ ﴾
[22/37] (Lan yanala Allaha louhoumouha wa la dima‘ouha wa lakin yanalouhou at-taqwa minkoum) ce qui signifie: « Les chairs et le sang de vos sacrifices ce n’est pas cela qui va atteindre Dieu mais ce qui récompensera c’est la piété de votre part, c’est à dire la sincérité. »
Et dans sourat Ali-‘Imran verset 29, Allah dit :
﴿ قُلْ إِن تُخْفُواْ مَا فِي صُدُورِكُمْ أَوْ تُبْدُوهُ يَعْلَمْهُ اللّهُ ٢٩ ﴾
[3/29] (Qoul ‘in Toukhfou ma fi sudourikoum ‘aw toubdouhou ya^lamhou l-lah) ce qui signifie: « Dis : « Et si vous dissimulez ce que vous avez dans vos cœurs ou que vous le manifestez dans tous les cas Dieu le sait. »
1 – وعن أمير المؤمِنين أبي حَفْصٍ عمرَ بنِ الخطابِ بنِ نُفَيْلِ بنِ عبدِ العُزّى بن رياحِ بنِ عبدِ اللهِ بن قُرْطِ بن رَزاحِ بنِ عدِي بنِ كعب بنِ لُؤَيِّ بنِ غالبٍ القُرشِيِّ العَدويِّ رضي الله عنه ، قالَ : سَمِعتُ رَسُولَ اللهِ ﷺ ، يقُولُ : (( إنّمَا الأَعْمَالُ بالنِّيّاتِ ، وَإِنَّمَا لِكُلِّ امرِىءٍ مَا نَوَى ، فَمَنْ كَانَتْ هجرته إلى الله ورسوله ، فهجرته إلى الله ورسوله ، ومن كانت هِجْرَتُهُ لِدُنْيَا يُصيبُهَا ، أَوْ امْرَأَةٍ يَنْكَحُهَا ، فَهِجْرَتُهُ إِلى مَا هَاجَرَ إِلَيْه )) . مُتَّفَقٌ عَلَى صِحَّتِهِ . رَوَاهُ إمَامَا الْمُحَدّثِينَ ، أبُو عَبْدِ الله مُحَمَّدُ بْنُ إسْمَاعيلَ بْن إبراهِيمَ بْن المُغيرَةِ بنِ بَرْدِزْبهْ الجُعْفِيُّ البُخَارِيُّ ، وَأَبُو الحُسَيْنِ مُسْلمُ بْنُ الحَجَّاجِ بْنِ مُسْلمٍ الْقُشَيريُّ النَّيْسَابُورِيُّ رضي اللهُ عنهما فِي صحيحيهما اللَّذَيْنِ هما أَصَحُّ الكُتبِ المصنفةِ .
Le premier hadith, l’émir des croyants Abou Hafs, ^Oumar fils de Al Khattab, fils de Noufayl , fils de ^Abdoul ^Ouzza, fils de Riyah, fils de ^Abdou l-Lah, fils de Qourt, fils de Razah, fils de ^Andiyy, fils de Ka^b, fils de Lou’ayy, fils de Ghalib le qourachiyyte le ^andawiyyte, que Dieu l’agrée, il a dit: « J’ai entendu le Messager de Allah ﷺ dire:
ce qui signifie : Certes les bonnes oeuvres – comme la prière, le ghousl – valent par l’intention. Et chaque personne sera rétribué en fonction de son intention. Celui dont l’émigration aura été accompli pour l’agrément de Dieu et pour obéir à son Messager alors son émigration lui est bien comptabilisé comme étant été accompli pour l’agrément de Dieu et par obéissance à Son Messager. Et celui dont l’émigration était pour une raison du bas monde ou pur une femme a épousé alors son émigration sera comptabilisé en fonction de ce pourquoi il a émigré. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim qui ont été d’accord sur son authenticité]
Ce hadith a été rapporté par les deux imams les mouhaddith Abou ^Abdi l-Lah Mouhammad fils de ‘Isma^il, fils de Ibrahim, fils de Al Moughirah, fils de Bardizbah le jou^fiyyte, le boukhariyyte Al Boukhariyy et ‘Abou l-Houssayn Mouslim fils de Al Hajjaj, fils de Mouslim le qouchayriyyte le naysabouriyyte, que Dieu les agrée tous les deux. Leurs deux livres qui sont respectivement les plus authentiques des livres qui ont été rassemblés.
2 – وعن أمِّ المؤمِنينَ أمِّ عبدِ اللهِ عائشةَ رضي الله عنها ، قالت : قالَ
رسول الله ﷺ : (( يغْزُو جَيْشٌ الْكَعْبَةَ فإِذَا كَانُوا بِبَيْدَاءَ مِنَ الأَرضِ يُخْسَفُ بِأَوَّلِهِمْ وآخِرِهِمْ )) . قَالَتْ : قلتُ : يَا رَسُولَ اللهِ ،كَيْفَ يُخْسَفُ بأوَّلِهِمْ وَآخِرِهِمْ وَفِيهمْ أسْوَاقُهُمْ وَمَنْ لَيْسَ مِنْهُمْ ؟! قَالَ : (( يُخْسَفُ بِأَوَّلِهِمْ وَآخِرِهِمْ ثُمَّ يُبْعَثُونَ عَلَى نِيّاتِهمْ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ . هذَا لَفْظُ الْبُخَارِيِّ
Le hadith 2, d’après la mère des croyants, ‘Oummou ^Abdi l-Lah, ^A’ichah, que Dieu l’agrée a dit: « Le Messager de Allah ﷺ a dit :
ce qui signifie: “ Il y aura une armée qui viendra pour conquérir la ka^bah, lorsqu’ils seront dans al-bayda‘, un endroit qui se trouve entre la Mecque et Médine. Dieu fait que la terre les ensevelira du premier d’entre eux jusqu’au dernier. ” Alors ^A’ichah a posé la question au Prophète, elle a dit : « J’ai dit: “ Ô Messager de Dieu, comment seront ils ensevelit du premier au dernier d’entre eux alors qu’il y a parmi eux des gens qui ne font qu’obéir aux ordres de leur roi et qu’il y a parmi eux des gens qui ne faisaient que les accompagner sur le chemin ? ” Le Messager ﷺ a dit ce qui signifie: “ Ils seront ensevelis du premier au dernier d’entre eux. Puis, au jour du jugement, ils seront rassemblés chacun selon l’intention avec laquelle il s’est retrouvé là. ”
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim. Mais la version, ici mentionnée, est celle de Al Boukhariyy]
3 – وعن عائِشةَ رضيَ اللهُ عنها ، قَالَتْ : قَالَ النبي ﷺ : (( لا هِجْرَةَ بَعْدَ الفَتْحِ ، وَلَكِنْ جِهَادٌ وَنِيَّةٌ ، وَإِذَا اسْتُنْفِرْتُمْ فانْفِرُوا )) مُتَّفَقٌ عَلَيْهِ .
وَمَعناهُ : لا هِجْرَةَ مِنْ مَكّةَ لأَنَّهَا صَارَتْ دَارَ إسلاَمٍ
Le hadith 3, d’après ^A’ichah, que Allah l’agrée, elle a dit: « Le Prophète ﷺ a dit:
ce qui signifie : «Il n’y a plus d’émigration obligatoire après la conquête de la Mecque. Mais il y aura un Jihad et chacun selon l’intention pour laquelle il fait des choses. Et si on vous sollicite, si votre gouverneur, votre Imam, vous sollicite, vous met en alerte, alors répondez à son appel. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]
Il n’y a plus d’émigration depuis la mecque parce que la Mecque est devenu une terre d’Islam.
4 – وعن أبي عبدِ اللهِ جابر بن عبدِ اللهِ الأنصاريِّ رَضي اللهُ عنهما ، قَالَ : كُنَّا مَعَ النَّبيِّ ﷺ في غَزَاةٍ ، فَقالَ : (( إِنَّ بالمدِينَةِ لَرِجَالاً ما سِرْتُمْ مَسِيراً ، وَلاَ قَطَعْتُمْ وَادِياً ، إلاَّ كَانُوا مَعَكمْ حَبَسَهُمُ الْمَرَضُ )) . وَفي روَايَة : (( إلاَّ شَرَكُوكُمْ في الأجْرِ )) رواهُ مسلمٌ .
ورواهُ البخاريُّ عن أنسٍ رضي الله عنها ، قَالَ : رَجَعْنَا مِنْ غَزْوَةِ تَبُوكَ مَعَ النَّبيِّ ﷺ ، فقال : (( إنَّ أقْواماً خَلْفَنَا بالْمَدِينَةِ مَا سَلَكْنَا شِعْباً وَلاَ وَادياً ، إلاّ وَهُمْ مَعَنَا ؛ حَبَسَهُمُ العُذْرُ )) .
Et dans le hadith 4, An-Nawawiyy a dit, d’après Abou ^AbdilLah, Jabar fils de ^Abdi l-Lah Al ansariyy , que Dieu les agrée tous les deux, nous étions en compagnie du Prophète ﷺ dans une conquête, il a dit:
ce qui signifie: « Il y a actuellement à Médine des hommes. Chaque pas que vous faites , chaque vallée que vous traversez, c’est comme s’ils étaient avec vous. Ce qui les a empêchés de vous rejoindre c’est la maladie. » Et dans une version : « Sans qu’ils n’aient en commun avec vous la récompense. »
[Rapporté par Mouslim]
Il a été rapporté par Al Boukhariyy, d’après Anas, que Allah l’agrée, il a dit: « Nous étions sur notre retour de la conquête de Tabouk en compagnie du Prophète ﷺ. Il a dit :
ce qui signifie: « Il y a des gens que nous avons laissé dernière nous à Médine. Chaque fois que nous empruntons un sentier montagneux ou une vallée c’est comme s’ils étaient avec nous. Ce qui les a empêchés de nous rejoindre c’est l’excuse qu’ils avaient. »
5 – وعن أبي يَزيدَ مَعْنِ بنِ يَزيدَ بنِ الأخنسِ رَضي اللهُ عنهما ، وهو وأبوه وَجَدُّه صحابيُّون ، قَالَ : كَانَ أبي يَزيدُ أخْرَجَ دَنَانِيرَ يَتَصَدَّقُ بِهَا ، فَوَضعَهَا عِنْدَ رَجُلٍ في الْمَسْجِدِ ، فَجِئْتُ فأَخذْتُها فَأَتَيْتُهُ بِهَا . فقالَ : واللهِ ، مَا إيَّاكَ أرَدْتُ ، فَخَاصَمْتُهُ إِلى رسولِ اللهِ ﷺ ، فقَالَ : (( لكَ مَا نَوَيْتَ يَا يزيدُ ، ولَكَ ما أخَذْتَ يَا مَعْنُ )) رواهُ البخاريُّ .
Le hadith 5, d’après Abou Yazid Ma^n fils de Yazid, fils Al ‘Akhnas, que Dieu l’agrée lui et son père et son grand-père étaient des compagnons. Il a dit: « Mon père Yazid avait sorti des pièces d’or des dinars pour les donner en aumônes. Il les a donnés à un homme dans la mosquée. Je suis venu et je les ai pris. Et je suis venu avec. Il m’a dit par Allah, ce n’est pas toi que je visais par mon aumône. Alors je suis allé avec lui auprès du Messager de Allah ﷺ pour qu’il arbitre entre nous. Le Prophète a dit ce qui signifie : « Ô Yazid, tu auras la récompense de ce pourquoi tu a mit l’intention, c’est-à-dire l’aumône. Et toi Ma^n [c’est-à-dire celui qui a eu les pièces qui était le fils de Yazid], tu auras ce que tu as pris, [c’est-à-dire les pièces]. »
[Rapporté par Al Boukhariyy]
6 – وعن أبي إسحاقَ سَعدِ بنِ أبي وَقَّاصٍ مالِكِ بنِ أُهَيْب بنِ عبدِ منافِ بنِ زُهرَةَ بنِ كلابِ بنِ مُرَّةَ بنِ كعبِ بنِ لُؤيٍّ القُرشِيِّ الزُّهريِّ رَضي اللهُ عنهما ، أَحَدِ العَشَرَةِ المشهودِ لهم بالجنةِ رَضي اللهُ عنهما ، قَالَ : جاءنِي رسولُ اللهِ ﷺ يَعُودُنِي عَامَ حَجَّةِ الوَدَاعِ مِنْ وَجَعٍ اشْتَدَّ بي ، فقُلْتُ : يَا رَسُولَ اللهِ ، إنِّي قَدْ بَلَغَ بي مِنَ الوَجَعِ مَا تَرَى ، وَأَنَا ذُو مالٍ وَلا يَرِثُني إلا ابْنَةٌ لي ، أفأَتَصَدَّقُ بِثُلُثَيْ مَالِي ؟ قَالَ : (( لا )) ، قُلْتُ : فالشَّطْرُ يَا رَسُولَ اللهِ ؟ فقَالَ : (( لا )) ، قُلْتُ : فالثُّلُثُ يَا رَسُولَ اللهِ ؟ قَالَ : (( الثُّلُثُ والثُّلُثُ كَثيرٌ -أَوْ كبيرٌ – إنَّكَ إنْ تَذَرْ وَرَثَتَكَ أغنِيَاءَ خيرٌ مِنْ أنْ تَذَرَهُمْ عَالَةً يتكفَّفُونَ النَّاسَ ، وَإنَّكَ لَنْ تُنفِقَ نَفَقَةً تَبْتَغي بِهَا وَجهَ اللهِ إلاَّ أُجِرْتَ عَلَيْهَا حَتَّى مَا تَجْعَلُ في فِيِّ امْرَأَتِكَ )) ، قَالَ : فَقُلتُ : يَا رسولَ اللهِ ، أُخلَّفُ بعدَ أصْحَابي ؟ قَالَ : (( إِنَّكَ لَنْ تُخَلَّفَ فَتَعملَ عَمَلاً تَبتَغي بِهِ وَجْهَ اللهِ إلاَّ ازْدَدتَ بِهِ دَرَجةً ورِفعَةً ، وَلَعلَّكَ أنْ تُخَلَّفَ حَتّى يَنتَفِعَ بِكَ أقْوَامٌ وَيُضَرَّ بِكَ آخرونَ . اللَّهُمَّ أَمْضِ لأصْحَابي هِجْرَتَهُمْ ولاَ تَرُدَّهُمْ عَلَى أعقَابهمْ ، لكنِ البَائِسُ سَعدُ بْنُ خَوْلَةَ )) يَرْثي لَهُ رَسُولُ اللهِ ﷺ أنْ ماتَ بمَكَّة . مُتَّفَقٌ عليهِ
Dans le hadith 6, d’après ‘Abou Is-haq Sa^d fils de Abou Waqqas Maliq, fils ‘Ouhayb, fils de ^Abdou Manaf, fils de Zouhrah, fils de Kilab, fils de Mourrah, fils de Ka^b, fils de Lou’ayy, fils de Ghalib qourachiyyte le zouhouriyyte, que Dieu l’agrée, l’un des dix pour lesquels le Prophète a témoigné du paradis que Dieu les agrée. Il a dit : « Le Messager de Allah ﷺ est venu me voir pour me rendre visite, l’année du pèlerinage de l’adieu, suite à des douleurs qui étaient intenses que j’avais. Donc ce compagnon a dit : “ Ô Messager de Dieu, tu vois que je suis vraiment très malade et j’ai de l’argent, je suis fortuné. Et je n’ai pour héritier qu’une fille. Est-ce que je peux donner en aumône les deux tiers de mes biens. ” Le Prophète lui a dit ce qui signifie: “ Non. ” Le compagnon a dit : “ Alors, est-ce que je peux donner la moitié, ô Messager de Dieu. ” Le Messager a dit ce qui signifie: “ Non. ” Il a dit ce qui signifie: “ Est-ce que je peux donner le tiers de mes biens, ô Messager de Allah. ” Et donc le Messager lui a dit ce qui signifie: “ Oui, tu peux donner le tiers. Mais c’est déjà beaucoup. Si tu laisses tes héritiers ayant leur suffisance, cela vaut mieux pour toi que de les laisser pauvres, à demander aux gens leur suffisance. Et chaque dépense que tu fais, par laquelle tu recherches l’agrément de Dieu, te procureras des récompenses. Même la dépense que tu fais pour ton épouse. ” Et donc ce compagnon Sa^d Ibnou Abou Waqqas a dit : “ Ô Messager de Allah ﷺ , est-ce que quelqu’un me remplacera après mes compagnons? [C’est-à-dire à la Mecque après qu’il parte après toi]. ” Il a dit : “ Non, tu ne vas pas rester à vivre longtemps après tes compagnons, [c’est-à-dire tu ne vas pas vivre longtemps après un certain nombre de tes compagnons]. Mais tu accompliras des œuvres par lesquelles tu recherches l’agrément de Dieu. Ce qui te permettra d’augmenter en degré. Et peut-être que tu vivras suffisamment pour que les gens profitent de toi, vont bénéficier de toi et d’autres vont subir une nuisance par ta cause. Ô Allah fait que mes compagnons, leurs récompenses pour leur émigration soit parfaite et fait qu’ils n’apostasient pas. ” Mais celui qui a choisi d’être pauvre c’est Sa^d fils de Khawlah. Le messager de Allah ﷺ a annoncé qu’il allait mourir à la Mecque.
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]
7– وعن أبي موسى عبدِ اللهِ بنِ قيسٍ الأشعريِّ رَضي اللهُ عنهما ، قَالَ : سُئِلَ رسولُ الله ﷺ عَنِ الرَّجُلِ يُقاتلُ شَجَاعَةً ، ويُقَاتِلُ حَمِيَّةً، ويُقَاتِلُ رِيَاءً، أَيُّ ذلِكَ في سبيلِ الله ؟ فقال رَسُول الله ﷺ : (( مَنْ قَاتَلَ لِتَكونَ كَلِمَةُ اللهِ هي العُلْيَا ، فَهوَ في سبيلِ اللهِ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
Le hadith 7, d’après ‘Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, ^Abdou r-Rahman, fils de Sakhr, que Dieu l’agrée, a dit: « Le Messager de Allah ﷺ a dit :
ce qui signifie : « Allah ne vous rétribue pas pour votre corps ni pour votre aspect mais ils vous rétribuent en fonction de ce que vous avez dans le cœur. »
[Rapporté par Mouslim]
Et d’après Abou Mouça ^Abdou l-Lah fils de Qays Al ‘Ach^riyy, que Dieu l’agrée, il a dit: « Le Messager de Allah ﷺ fut interrogé à propos de l’homme qui combat par courage, c’est-à-dire son motif du combat c’est le courage et qu’il combat par fanatisme clanique, il prend parti de son clan, ses tribus donc qui combat par insincérité. Lequel de tout cela est dans la voie que Dieu agrée? Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Celui qui combat pour que la religion de l’islam, la religion agréé par Allah, est le dessus alors c’est celui là qui est dans la voie que Allah agréé. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]
9 – وعن أبي بَكرَةَ نُفيع بنِ الحارثِ الثقفيِّ رَضي اللهُ عنهما : أَنَّ النَّبيَّ ﷺ ، قَالَ : (( إِذَا التَقَى المُسلِمَان بسَيْفَيهِمَا فالقَاتِلُ وَالمَقْتُولُ في النّارِ )) قُلتُ : يا رَسُولَ اللهِ ،
هذا القَاتِلُ فَمَا بَالُ المقْتُولِ ؟ قَالَ : (( إنَّهُ كَانَ حَريصاً عَلَى قتلِ صَاحِبهِ )) مُتَّفَقٌ عليهِ
Dans le hadith 9, An-Nawawiyy rapporte d’après Abou Bakrah, Noufay^ fils de Al Harith Ath-Thaqafiyy, que Dieu l’agrée, que le Prophète ﷺ a dit ce qui signifie: « Lorsque deux musulmans, l’un en face de l’autre, se combattent avec leur épée, alors celui qui tue et celui qui est tué iront en enfer. » Le compagnon qui rapporte a dit : “ Ô Messager de Dieu, pour celui qui a tué j’ai compris. Mais pourquoi celui qui a été tué également ira-t-il en Enfer? ” Le Prophète a dit ce qui signifie : “ Parce que lui aussi il voulait tuer son frère, son compagnon. ”
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]
Rappelez vous nous sommes dans le chapitre de l’intention.
10– وعن أبي هريرةَ رضي الله عنه ، قَالَ : قالَ رَسُول الله ﷺ : (( صَلاةُ الرَّجلِ في جمَاعَةٍ تَزيدُ عَلَى صَلاتهِ في سُوقِهِ وبيتهِ بضْعاً وعِشرِينَ دَرَجَةً ، وَذَلِكَ أنَّ أَحدَهُمْ إِذَا تَوَضَّأَ فَأَحْسَنَ الوُضوءَ ، ثُمَّ أَتَى المَسْجِدَ لا يُرِيدُ إلاَّ الصَّلاةَ ، لاَ يَنْهَزُهُ إِلاَّ الصَلاةُ : لَمْ يَخْطُ خُطْوَةً إِلاَّ رُفِعَ لَهُ بِهَا دَرجَةٌ ، وَحُطَّ عَنْهُ بها خَطِيئَةٌ حَتَّى يَدْخُلَ المَسْجِدَ ، فإِذا دَخَلَ المَسْجِدَ كَانَ في الصَّلاةِ مَا كَانَتِ الصَّلاةُ هِي تَحْبِسُهُ ، وَالمَلائِكَةُ يُصَلُّونَ عَلَى أَحَدِكُمْ مَا دَامَ في مَجْلِسِهِ الَّذِي صَلَّى فِيهِ ، يَقُولُونَ : اللَّهُمَّ ارْحَمْهُ ، اللَّهُمَّ اغْفِرْ لَهُ ، اللَّهُمَّ تُبْ عَلَيهِ ، مَا لَم يُؤْذِ فيه ، مَا لَمْ يُحْدِثْ فِيهِ )) . مُتَّفَقٌ عليه ، وهذا لفظ مسلم .
وقوله ﷺ : (( يَنْهَزُهُ )) هُوَ بِفَتْحِ اليَاءِ والْهَاءِ وبالزَّايِ : أَيْ يُخْرِجُهُ ويُنْهضُهُ .
Dans le hadith 10, An-Nawawiyy rapporte d’après Abou Hourayrah que Dieu l’agrée qu’il a dit: « Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Le fait que l’homme accomplisse la prière en assemblée dans la mosquée dépasse sa prière chez lui et sa prière dans son lieu de travail ou son marché de vingt sept degrés. En effet, si l’un d’entre eux accompli le woudou‘ et le fait parfaitement puis il se rend à la mosquée et, ou il n’a pas d’autres motifs que d’y accomplir la prière, [il ne veut pas autre chose que de faire la prière]. Chaque pas qu’il fait il lui sera élevé un degré. Il sera déchargé d’un péché jusqu’à ce qu’il entre dans la mosquée. Et après qu’il entre dans la mosquée, il aura la récompense de quelqu’un qui fait la prière tant que c’est la prière qui le motive pour rester dans la mosquée. Et les anges font des invocations en faveur de l’un d’entre vous tant qu’il est dans son assemblée dans laquelle il a fait la prière. Ils disent: « Ô Allah fait lui miséricorde. Ô Allah accorde lui le pardon. Ô Allah accepte son repentir tant qu’il ne fait pas de nuisance tant qu’il ne fait pas quelque chose de mauvais. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim. Et ceci est l’expression de Mouslim]
11– وعن أبي العبَّاسِ عبدِ اللهِ بنِ عباسِ بنِ عبد المطلب رضِيَ اللهُ عنهما ، عن رَسُول الله ﷺ ، فيما يروي عن ربهِ ، تباركَ وتعالى ، قَالَ : (( إنَّ اللهَ كَتَبَ الحَسَنَاتِ والسَّيِّئَاتِ ثُمَّ بَيَّنَ ذلِكَ ، فَمَنْ هَمَّ بحَسَنَةٍ فَلَمْ يَعْمَلْهَا كَتَبَها اللهُ تَبَارَكَ وتَعَالى عِنْدَهُ حَسَنَةً كامِلَةً ،وَإنْ هَمَّ بهَا فَعَمِلَهَا كَتَبَهَا اللهُ عَشْرَ حَسَناتٍ إِلى سَبْعمئةِ ضِعْفٍ إِلى أَضعَافٍ كَثيرةٍ ، وإنْ هَمَّ بِسَيِّئَةٍ فَلَمْ يَعْمَلْهَا كَتَبَهَا اللهُ تَعَالَى عِنْدَهُ حَسَنَةً كَامِلةً ، وَإنْ هَمَّ بِهَا فَعَمِلَهَا كَتَبَهَا اللهُ سَيِّئَةً وَاحِدَةً )) مُتَّفَقٌ عليهِ .
Dans le hadith 11, An-Nawawiyy rapporte de Abou ^Abbas, fils Abdou l-lah fils de ^Abbas, fils de Abdoul Mouttalib que Dieu les agrée tous les deux, d’après le Messager de Allah ﷺ d’après ce qu’il rapporte de son Seigneur tabaraka wa ta^ala, il a dit ce qui signifie : « Allah a prédestiné des bonnes actions et des mauvaises actions. » Et il a indiqué cela : « Celui qui envisage de faire une bonne action mais qu’il ne la pas faite, Allah tabaraka wa ta^ala lui inscrira pour lui une bonne action complète. Et s’il envisage de faire une bonne action et qu’il accomplit, Allah le lui écrit, il fera inscrire dix bonnes actions et plus jusqu’à sept cent fois et des nombres multiples encore. Et s’il envisageait de faire une mauvaise action mais qu’en définitive il ne l’a pas faite, Allah lui inscrira une bonne action complète. Et s’il a envisagé de l’accomplir cette mauvaise action et qui l’a faite, Allah lui inscrira une seule mauvaise action. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]
12– وعن أبي عبد الرحمان عبدِ الله بنِ عمرَ بن الخطابِ رضيَ اللهُ عنهما ، قَالَ : سمعتُ رسولَ الله ﷺ ، يقول : (( انطَلَقَ ثَلاثَةُ نَفَرٍ مِمَّنْ كَانَ قَبْلَكُمْ حَتَّى آوَاهُمُ المَبيتُ إِلى غَارٍ فَدَخلُوهُ، فانْحَدرَتْ صَخْرَةٌ مِنَ الجَبَلِ فَسَدَّتْ عَلَيْهِمُ الغَارَ ، فَقالُوا : إِنَّهُ لاَ يُنْجِيكُمْ مِنْ هذِهِ الصَّخْرَةِ إِلاَّ أنْ تَدْعُوا اللهَ بصَالِحِ أعْمَالِكُمْ .
قَالَ رجلٌ مِنْهُمْ : اللَّهُمَّ كَانَ لِي أَبَوانِ شَيْخَانِ كبيرانِ ، وكُنْتُ لا أغْبِقُ قَبْلَهُمَا أهْلاً ولاَ مالاً ، فَنَأَى بِي طَلَب الشَّجَرِ يَوْماً فلم أَرِحْ عَلَيْهمَا حَتَّى نَامَا ، فَحَلَبْتُ لَهُمَا غَبُوقَهُمَا فَوَجَدْتُهُما نَائِمَينِ ، فَكَرِهْتُ أنْ أُوقِظَهُمَا وَأَنْ أغْبِقَ قَبْلَهُمَا أهْلاً أو مالاً ، فَلَبَثْتُ – والْقَدَحُ عَلَى يَدِي – أنتَظِرُ اسْتِيقَاظَهُما حَتَّى بَرِقَ الفَجْرُ والصِّبْيَةُ يَتَضَاغَوْنَ عِنْدَ قَدَميَّ ، فاسْتَيْقَظَا فَشَرِبا غَبُوقَهُما . اللَّهُمَّ إنْ كُنْتُ فَعَلْتُ ذلِكَ ابِتِغَاء وَجْهِكَ فَفَرِّجْ عَنّا مَا نَحْنُ فِيهِ مِنْ هذِهِ الصَّخْرَةِ ، فانْفَرَجَتْ شَيْئاً لا يَسْتَطيعُونَ الخُروجَ مِنْهُ .
Le hadith 12, An-Nawawiyy rapporte d’après Abou ^Abdou r-Rahman, ^Abdou l-Lah fils de ^Oumar Ibnou l-Khattab que Allah les agrée tous les deux, il a dit: « J’ai entendu le Messager de Allah ﷺ dire ce qui signifie : « Trois hommes d’une des communautés qui vous ont précédé sont partis, ils ont trouvé refuge pour passer la nuit dans une grotte. Ils y sont rentrés. C’est ainsi qu’un rocher a dégringolé du haut de la montagne et a obstrué la sortie de la grotte. Ils se sont dit: « Vous ne pouvez être sauvé de ce rocher qu’en évoquant Dieu par vos bonnes œuvres. »
Et dans la suite du hadith, le Prophète a dit ce qui signifie : « Quand le rocher a obstrué la sortie de la grotte. Ils se sont dit: “ Vous ne pouvez être sauvé de ce rocher qu’en évoquant Dieu par vos bonnes œuvres. ” L’un d’entre eux a dit: “ Ô Allah, j’avais deux parents âgés, vieux et je ne buvais pas l’eau avant eux et je ne donnais ni à ma femme, ni à ceux qui m’appartiennent. Un jour, alors que je cherchais le pâturage, je me suis éloigné et quand je suis revenu ils étaient déjà endormi. Je leur avais trait le lait qu’il buvait l’après-midi mais j’ai trouvé qu’ils étaient endormis. Je n’ai pas voulu les réveiller. Et je n’ai pas voulu non plus donner à boire à ma femme ou à ma famille ou à mes biens, je suis resté ainsi avec le récipient dans la main à attendre qu’ils se réveillent jusqu’à ce que l’aube se soit levé. Et les enfants avaient faim, ils criaient de faim devant moi. Ils se sont réveillés, ils ont bu le lait qu’ils buvaient l’après-midi habituellement. Ô Allah, si j’ai fait cela par recherche de Ton agrément alors délivre nous de la situation dans laquelle nous nous trouvons avec ce rocher. ” Le rocher s’est alors écarté un peu mais pas suffisamment pour qu’ils puissent tous sortir. »
Dans la suite, le Prophète a dit ce qui signifie: « Le deuxième a dit: “ Ô Allah j’avais une cousine qui était très très chère pour moi. ” Et dans une version: “ Je l’aimais de l’amour le plus intense avec lequel les hommes aiment les femmes. Et j’ai voulu avoir un rapport avec elle mais s’est empêchée. Et quand un jour, elle était dans une situation financière difficile, elle est venue, je lui ai donné cent vingt dinars pour qu’elle me permette d’avoir un rapport avec elle. C’est ce qu’elle fit. Et lorsque je m’apprêtais à le faire. ” Et dans une version : “ Quand je me suis assis entre ses jambes. ” Elle a dit : “ Crains Dieu. Et ne mets la bague qu’avec son juste droit, [elle fait allusion au fait du rapport que par le mariage]. Alors je suis parti tout de suite, alors qu’elle était là personne que j’aimais le plus. Et j’ai laissé l’or que je lui avais donné. Ô Allah si j’ai fait cela par recherche de Ton agrément alors délivre nous de cette situation dans laquelle nous sommes. ” C’est alors que le rocher s’est écarté sauf qu’il ne pouvait pas encore sortir. »
Lorsque le troisième a parlé, le Prophète a dit ce qui signifie : “ Ô Allah, j’ai loué les services de plusieurs travailleurs et je leur ai donné leur salaire hormis un seul qui était parti avant que je le paie. J’ai alors fructifier son salaire au point que c’est devenu une grande fortune. Quelques temps plus tard, il est venu. Il m’a dit: “ Ô esclave de Dieu, donne moi mon salaire. ” Je lui ai dit : “ Tout ce que tu vois viens de ton salaire, les chameaux, les vaches, le bétail, les esclaves. ” Alors, il m’a dit : “ Esclave de Dieu, te moques pas de moi. ” Je lui ai dit : “ Je ne suis pas en train de me moquer de toi. ” Alors, il a tout pris. Il a tout emmené. Il a laissé rien du tout. Ô Allah si j’ai fait cela par recherche de Ton agrément alors délivre nous de la situation dans laquelle nous nous trouvons. C’est alors que le rocher s’est écarté et ils ont pu sortir. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]
٢ – باب التوبة
قَالَ العلماءُ : التَّوْبَةُ وَاجبَةٌ مِنْ كُلِّ ذَنْب ، فإنْ كَانتِ المَعْصِيَةُ بَيْنَ العَبْدِ وبَيْنَ اللهِ تَعَالَى لاَ تَتَعلَّقُ بحقّ آدَمِيٍّ فَلَهَا ثَلاثَةُ شُرُوط :
أحَدُها : أنْ يُقلِعَ عَنِ المَعصِيَةِ .
والثَّانِي : أَنْ يَنْدَمَ عَلَى فِعْلِهَا .
والثَّالثُ : أنْ يَعْزِمَ أَنْ لا يعُودَ إِلَيْهَا أَبَداً . فَإِنْ فُقِدَ أَحَدُ الثَّلاثَةِ لَمْ تَصِحَّ تَوبَتُهُ.
وإنْ كَانَتِ المَعْصِيةُ تَتَعَلقُ بآدَمِيٍّ فَشُرُوطُهَا أرْبَعَةٌ : هذِهِ الثَّلاثَةُ ، وأنْ يَبْرَأ مِنْ حَقّ صَاحِبِها ، فَإِنْ كَانَتْ مالاً أَوْ نَحْوَهُ رَدَّهُ إِلَيْه ، وإنْ كَانَت حَدَّ قَذْفٍ ونَحْوَهُ مَكَّنَهُ مِنْهُ أَوْ طَلَبَ عَفْوَهُ ، وإنْ كَانْت غِيبَةً استَحَلَّهُ مِنْهَا . ويجِبُ أنْ يَتُوبَ مِنْ جميعِ الذُّنُوبِ ، فَإِنْ تَابَ مِنْ بَعْضِها صَحَّتْ تَوْبَتُهُ عِنْدَ أهْلِ الحَقِّ مِنْ ذلِكَ الذَّنْبِ وبَقِيَ عَلَيهِ البَاقي . وَقَدْ تَظَاهَرَتْ دَلائِلُ الكتَابِ والسُّنَّةِ ، وإجْمَاعِ الأُمَّةِ عَلَى وُجوبِ التَّوبةِ .
قَالَ الله تَعَالَى : ﴿ وَتُوبُوا إِلَى اللَّهِ جَمِيعاً أَيُّهَ الْمُؤْمِنُونَ لَعَلَّكُمْ تُفْلِحُونَ ﴾ [ النور] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ اسْتَغْفِرُوا رَبَّكُمْ ثُمَّ تُوبُوا إِلَيْهِ ﴾ [ هود ] ، وَقالَ تَعَالَى: ﴿ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا تُوبُوا إِلَى اللَّهِ تَوْبَةً نَصُوحا ﴾ [ التحريم ].
L’auteur que Dieu lui fasse miséricorde a dit :
Chapitre 2 : Le repentir
Les savants ont dit que le repentir At tawbah est un devoir de tout péché. Si la désobéissance était commise par l’esclave envers Allah ta^ala,c’est-à-dire que cette désobéissance ne concerne pas le droit d’un autre humain alors dans ce cas le repentir a trois conditions :
– La première, c’est de cesser de commettre la désobéissance.
– La deuxième, c’est de regretter.
– La troisième, c’est d’avoir la ferme décision de ne plus jamais la faire.
Si l’une des trois conditions n’est pas rempli alors le repentir n’est pas valide.
Et si la désobéissance se rapportait à un humain alors le repentir comporte quatre conditions: les trois conditions précédentes et de s’innocenter de se débarrasser de la personne envers laquelle il a été injuste.
S’il s’agissait de l’argent ou de ce qui était de cet ordre, il devra le lui rendre.
S’il avait commis le péché de qadhf ou de ce qui est de cet ordre, il lui est permis de se venger de lui ou il demande à ce qu’il l’excuse.
Et si c’était une médisance alors il lui demande de ne pas lui en vouloir, c’est-à-dire de se libérer du droit qu’il avait sur lui.
Il est un devoir de faire le repentir de tous les péchés. S’il fait le repentir d’un certain nombre d’entre eux alors son repentir est valide, selon les gens de la vérité, de ces péchés là, selon les gens de la vérité. Mais, il lui restera les autres. Les preuves à partir du Qour’an, de la Sounnah et de l’unanimité de la communauté se sont consolidées, sont nombreuses, qui indiquent le devoir de repentir.
Ainsi dans sourat An Nour verset 31, Allah dit :
﴿ وَتُوبُوا إِلَى اللَّهِ جَمِيعًا أَيُّهَا الْمُؤْمِنُونَ لَعَلَّكُمْ تُفْلِحُونَ ٣١ ﴾
[24/31] (Wa toubou ‘ila l-Lah jami^an ‘ayyouha l-Mou’ouminouna la^allakoum touflihoun) ce qui signifie: « Faites tous le repentir à Dieu. Ô vous les croyants, puissiez vous réussir. »
Et dans sourat Houd, le verset 3, Allah ta^ala dit:
﴿ وَأَنِ اسْتَغْفِرُواْ رَبَّكُمْ ثُمَّ تُوبُواْ إِلَيْهِ ٣ ﴾
[11/3] (Wa ‘ani staghfirou rabbakoum thoumma toubou ‘ilayhi) ce qui signifie: « Demandez le pardon à votre Seigneur et repentez vous à Lui.»
Et dans sourat At-Tahrim, verset 8, Allah ta^ala dit :
﴿ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا تُوبُوا إِلَى اللَّهِ تَوْبَةً نَّصُوحًا ٨ ﴾
[66/8] (ya ayyouha l-ladhina ‘amanou toubou ‘ila l-Lahi tawbatan nasouhan) ce qui signifie : « Ô vous qui êtes croyants, faites le repentir à Dieu d’un repentir définitif. »
13– وعن أبي هريرةَ رضي الله عنه ، قَالَ : سمعْتُ رسولَ الله ﷺ ، يقول : (( والله إنِّي لأَسْتَغْفِرُ الله وأَتُوبُ إِلَيْه في اليَوْمِ أَكْثَرَ مِنْ سَبْعِينَ مَرَّةً )) رواه البخاري .
عليهِ .
Le hadith 13, d’après Abou Hourayrah, que Dieu l’agrée, il a dit : « J’ai entendu le Messager de Allah ﷺ dire ce qui signifie : « Par Allah, je dis :
أَسْـتَـغْـفِـرُ اللهَ وَ أَ تُـوبُ إِ لَـْيهِ
As starghfirou l-Lah wa ‘atoub ‘ilayhi plus de soixante dix fois par jour.
[Rapporté par Al Boukhariyy]
Il y a, ici, une incitation à la communauté pour faire le repentir et pour demander le pardon car le Prophète ﷺ bien qu’il soit préservé, bien qu’il soit la meilleure des créatures, il dit la parole أَسْـتَـغْـفِـرُ اللهَ وَ أَ تُـوبُ إِ لَـْيهِ As starghfirou l-Lah wa ‘atoub ‘ilayhi. Mais son istighfar n’est pas une demande de pardon suite à un péché.
[Rapporté par Al Boukhariyy]
14– وعن الأَغَرِّ بنِ يسار المزنِيِّ رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( يَا أَيُّهَا النَّاسُ ، تُوبُوا إِلى اللهِ واسْتَغْفِرُوهُ ، فإنِّي أتُوبُ في اليَومِ مئةَ مَرَّةٍ )) رواه مسلم .
Le hadith 14, d’après Al ‘Aghrr fils de Yasar Al Mouzaniyy, que Dieu l’agrée, le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Ô vous les gens, repentez vous à Dieu et demandez lui le pardon. Certes je dis As starghfirou l-Lah wa ‘atoub ‘ilayhi cent fois par jour je le répète. »
[Rapporté par Mouslim]
15– وعن أبي حمزةَ أنسِ بنِ مالكٍ الأنصاريِّ- خادِمِ رسولِ الله ﷺ – رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رَسُولُ الله ﷺ : (( للهُ أفْرَحُ بِتَوْبَةِ عَبْدِهِ مِنْ أَحَدِكُمْ سَقَطَ عَلَى بَعِيرهِ وقد أضلَّهُ في أرضٍ فَلاةٍ )) مُتَّفَقٌ عليه .
وفي رواية لمُسْلمٍ : (( للهُ أَشَدُّ فَرَحاً بِتَوبَةِ عَبْدِهِ حِينَ يتوبُ إِلَيْهِ مِنْ أَحَدِكُمْ كَانَ عَلَى رَاحِلَتهِ بأرضٍ فَلاةٍ ، فَانْفَلَتَتْ مِنْهُ وَعَلَيْهَا طَعَامُهُ وَشَرَابهُ فأَيِسَ مِنْهَا ، فَأَتى شَجَرَةً فاضطَجَعَ في ظِلِّهَا وقد أيِسَ مِنْ رَاحلَتهِ ، فَبَينَما هُوَ كَذَلِكَ إِذْ هُوَ بِها قائِمَةً عِندَهُ ، فَأَخَذَ بِخِطامِهَا ، ثُمَّ قَالَ مِنْ شِدَّةِ الفَرَحِ : اللَّهُمَّ أنْتَ عَبدِي وأنا رَبُّكَ ! أَخْطَأَ مِنْ شِدَّةِ الفَرَحِ )) .
Le hadith 15, d’après Abou Hamzah Anas fils de Malik Al Ansariyy, le serviteur du Messager de Allah ﷺ que Dieu l’agrée, a dit: «Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Allah ta^ala agrée davantage le repentir de son esclave que si l’un d’entre vous retrouve son chameau après l’avoir perdu dans le désert.»
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]
Ici, petite précision, dans le hadith y a le mot afrahou et farah. C’est un terme qui, au sujet des créatures, signifie la joie. Mais, au sujet de Dieu, signifie l’agrément parce que Allah n’est pas sujet à des changements d’humeur et à des sentiments. Et donc un exemple du Qour’an qui indique que “al farah” n’est pas toujours dans le sens de la joie, c’est dans sourat Ar Roum verset 32:
﴿ كُلُّ حِزْبٍ بِمَا لَدَيْهِمْ فَرِحُونَ ﴾
[30/32] ce qui signifie : « Chaque partie pour ce qu’elle a, est qualifié de farih. »
Et donc c’est-à-dire qu’ils sont satisfaits, qu’ils sont agréés. Al farah, dans la langue, veut dire la joie mais au sujet de Dieu c’est pas dans le sens de la joie ou du plaisir. Et l’auteur poursuit, il dit dans le sens, dans le sahih de Mouslim, une version de Mouslim:
« Allah agrée davantage le repentir de son esclave quand il fait son repentir que la joie de l’un d’entre vous qui était sur sa monture dans une terre déserte et qui a laissé échappé sa monture qui lui a emporté sa nourriture et sa boisson et qui a perdu espoir de la retrouver, qui s’est allongé à l’ombre d’un arbre en ayant perdu espoir de retrouver sa monture. Et tandis qu’il était ainsi, il retrouve sa monture debout devant lui. Il prend sa monture par ce qui attache au mort, la laisse. Puis, il dit tellement il est joyeux: « Ô Allah, tu es mon esclave, je suis ton seigneur. » Il s’est trompé tellement il était heureux. » Ça veut dire tellement il était heureux il a fait un lapsus.
16– وعن أبي موسَى عبدِ اللهِ بنِ قَيسٍ الأشْعريِّ رضي الله عنه ، عن النَّبيّ ﷺ ،قَالَ : (( إنَّ الله تَعَالَى يَبْسُطُ يَدَهُ بالليلِ لِيَتُوبَ مُسِيءُ النَّهَارِ ، ويَبْسُطُ يَدَهُ بالنَّهَارِ لِيَتُوبَ مُسِيءُ اللَّيلِ ، حَتَّى تَطْلُعَ الشَّمْسُ مِنْ مَغْرِبِها )) رواه مسلم .
Le hadith 16, d’après Abou Mouça ^Abdou l-Lah fils de Qays Al Ach^ariyy, que Dieu l’agré, d’après le Prophète ﷺ , il a dit :
ce qui signifie : « Allah ta^ala donne son agrément et accepte le repentir la nuit pour que celui qui a fait des péchés le jour fasse le repentir. Et Allah donne son agrément le jour et accepte le repentir afin que celui qui a commis des péchés de nuit fasse son repentir jusqu’à ce que le soleil se lève de son couchant c’est-à-dire qui est un grand des signes annonciateurs de jugement. »
[Rapporté par Mouslim]
17– وعن أبي هُريرةَ رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رَسُولُ اللهِ ﷺ : (( مَنْ تَابَ قَبْلَ أنْ تَطْلُعَ الشَّمْسُ مِنْ مَغْرِبِها تَابَ اللهُ عَلَيهِ )) رواه مسلم .
Le hadith 17, d’après Abou Hourayrah, que Dieu l’agrée, il a dit: « Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Celui qui fait le repentir avant que le soleil ne se lève de son couchant Allah accepte son repentir. »
[Rapporté par Mouslim]
18– وعن أبي عبد الرحمان عبد الله بنِ عمَرَ بنِ الخطابِ رضيَ اللهُ عنهما ، عن النَّبي ﷺ قَالَ : (( إِنَّ الله عزوجل يَقْبَلُ تَوبَةَ العَبْدِ مَا لَمْ يُغَرْغِرْ )) رواه الترمذي، وَقالَ : (( حديث حسن )) .
Le hadith 18, d ‘après Abou ^Abdi Rahman ^Abdou l-Lah fils ^Oumar Ibn Khattab, que Dieu les agrée tous les deux, le Prophète ﷺ a dit ce qui signifie : « Allah ^azza wa jall accepte le repentir de l’esclave tant que son âme n’est pas arrivé dans sa gorge. »
[Rapporté par At Tirmidhiyy. Il a dit que c’est un hadith qui est haçan]
19– وعن زِرِّ بن حُبَيْشٍ ، قَالَ : أَتَيْتُ صَفْوَانَ بْنَ عَسَّالٍ رضي الله عنه أسْألُهُ عَن الْمَسْحِ عَلَى الخُفَّيْنِ ، فَقالَ : ما جاءَ بكَ يَا زِرُّ ؟ فقُلْتُ : ابتِغَاء العِلْمِ ، فقالَ : إنَّ المَلائكَةَ تَضَعُ أجْنِحَتَهَا لطَالبِ العِلْمِ رِضىً بِمَا يطْلُبُ . فقلتُ : إنَّهُ قَدْ حَكَّ في صَدْري المَسْحُ عَلَى الخُفَّينِ بَعْدَ الغَائِطِ والبَولِ ، وكُنْتَ امْرَءاً مِنْ أَصْحَابِ النَّبيِّ ﷺ فَجئتُ أَسْأَلُكَ هَلْ سَمِعْتَهُ يَذكُرُ في ذلِكَ شَيئاً ؟ قَالَ : نَعَمْ ، كَانَ يَأْمُرُنا إِذَا كُنَّا سَفراً – أَوْ مُسَافِرينَ – أنْ لا نَنْزعَ خِفَافَنَا ثَلاثَةَ أَيَّامٍ وَلَيالِيهنَّ إلاَّ مِنْ جَنَابَةٍ ، لكنْ مِنْ غَائطٍ وَبَولٍ ونَوْمٍ . فقُلْتُ : هَلْ سَمِعْتَهُ يَذْكرُ في الهَوَى شَيئاً ؟ قَالَ : نَعَمْ ، كُنّا مَعَ رسولِ اللهِ ﷺ في سَفَرٍ ، فبَيْنَا نَحْنُ عِندَهُ إِذْ نَادَاه أَعرابيٌّ بصَوْتٍ لَهُ جَهْوَرِيٍّ : يَا مُحَمَّدُ ، فأجابهُ رسولُ الله ﷺ نَحْواً مِنْ صَوْتِه : (( هَاؤُمْ )) فقُلْتُ لَهُ : وَيْحَكَ ! اغْضُضْ مِنْ صَوتِكَ فَإِنَّكَ عِنْدَ النَّبي ﷺ ، وَقَدْ نُهِيتَ عَنْ هذَا ! فقالَ : والله لاَ أغْضُضُ . قَالَ الأعرَابيُّ : المَرْءُ يُحبُّ القَوْمَ وَلَمَّا يلْحَقْ بِهِمْ ؟ قَالَ النَّبيُّ ﷺ : (( المَرْءُ مَعَ مَنْ أَحَبَّ يَومَ القِيَامَةِ )) . فَمَا زَالَ يُحَدِّثُنَا حَتَّى ذَكَرَ بَاباً مِنَ المَغْرِبِ مَسيرَةُ عَرْضِهِ أَوْ يَسِيرُ الرَّاكبُ في عَرْضِهِ أرْبَعينَ أَوْ سَبعينَ عاماً – قَالَ سُفْيانُ أَحدُ الرُّواةِ : قِبَلَ الشَّامِ – خَلَقَهُ الله تَعَالَى يَوْمَ خَلَقَ السَّمَاواتِ والأَرْضَ مَفْتوحاً للتَّوْبَةِ لا يُغْلَقُ حَتَّى تَطْلُعَ الشَّمْسُ مِنْهُ. رواه الترمذي وغيره، وَقالَ: ((حديث حسن صحيح)).
Le hadith 19, d’après Zirr, fils de Houbaych, il a dit : « Je suis parti voir Safwan fils ^Assal, que Dieu l’agrée, le compagnon, pour lui poser des questions à propos du fait de passer la main sur les bottines, [sur les khouff dans le woudou‘]. Alors Safwan lui a dit: “ Qu’est ce qui t’as amené Zirr? ” Zirr a dit: « Je lui ai dit: “ C’est la recherche de la science. ” Alors Safwan lui a dit: “ Les anges baissent leurs ailes pour celui qui cherche la science par satisfaction de ce qu’il est en train de chercher. ”
Ici, baisser les ailes, certains ont dit ça veut dire que les anges arrêtent de voler et se posent pour assister à cette assemblée de science. Et d’autres ont dit ça veut dire qu’ils baissent leurs ailes par modestie.
Alors ce compagnon a dit : “ J’ai quelque chose dans mon cœur [c’est-à-dire qui ne me laisse pas tranquille], à propos du fait de passer la main mouillée sur les bottines au lieu de laver les pieds après avoir déféqué, après avoir uriner. Et toi tu étais un des compagnons du Prophète ﷺ. Je suis venu te poser la question. Est-ce que tu l’as entendu citer quelque chose à ce propos ? ” Alors Safwan lui a répondu: “ Oui, il nous donnait l’ordre lorsque nous étions en voyage ou lorsque nous étions voyageurs, de ne pas nous déchausser, de ne pas enlever nos khouff durant trois jours et trois nuits sauf si c’était suite à une janaba, lorsqu’on était jounoub. Mais pas pour ce qui est de déféquer, d’uriner ou de dormir. » C’est-à-dire, on pouvait passer la main mouillée sur les bottines pour le woudou’ au lieu de se laver les pieds. Alors ce successeur de compagnon, Zirr fils de Houbaych, lui a dit: “ Est ce que tu as entendu le Prophète dire quelque chose à propos de l’amour ? ” Alors le compagnon lui a dit: “ Oui. Nous étions avec le Messager de Allah ﷺ en voyage alors que nous étions avec lui, un bédouin l’a appelé avec une voix très forte à lui : «Ô Mouhammad ! ” C’est alors que le Messager de Allah ﷺ lui a répondu avec le même son, la même intensité de voix
c’est à dire: “ Viens prendre. ” Safwan a alors dit à ce bédouin: “ Malheur à toi. Comment tu oses lever la voix comme ça auprès du Prophète ﷺ. Il nous a été défendu d’élever la voix en présence du Prophète. ” Alors le bédouin a dit : “ Non, je ne baisse pas la voix. ” Le bédouin a dit: “ Est-ce que quelqu’un aime des gens et ne fait pas comme eux? ” Alors le prophète ﷺ a dit ce qui signifie : « La personne sera en compagnie de ceux qu’elle aime au Jour du jugement. » Et donc, le compagnon a dit: “ Le Prophète a continué à nous parler à propos du fait de s’aimer les uns les autres et de l’amour pour Dieu. Il nous a cité qu’il y avait une porte du côté du couchant qui a une largeur où un voyageur pourrait marcher le large de cette porte durant quarante ou soixante dix ans. ”
Et Safwan, qui était un des rapporteurs de ce hadith dans la chaîne de transmission, a dit : « C’est une porte en direction de Ach-Cham. Dieu l’a créé le jour de la création des cieux de la terre. C’est une porte qui est ouverte pour le repentir. Elle ne sera refermée que lorsque le soleil se lèvera de cette porte. »
[Rapporté par At Tirmidhiyy. Et il a dit que le hadith était haçan et sahih]
20– وعن أبي سَعيد سَعْدِ بنِ مالكِ بنِ سِنَانٍ الخدريِّ رضي الله عنه : أنّ نَبِيَّ الله ﷺ ، قَالَ : (( كَانَ فِيمَنْ كَانَ قَبْلَكمْ رَجُلٌ قَتَلَ تِسْعَةً وتِسْعينَ نَفْساً ، فَسَأَلَ عَنْ أعْلَمِ أَهْلِ الأرضِ ، فَدُلَّ عَلَى رَاهِبٍ ، فَأَتَاهُ . فقال : إنَّهُ قَتَلَ تِسعَةً وتِسْعِينَ نَفْساً فَهَلْ لَهُ مِنْ تَوبَةٍ ؟ فقالَ : لا ، فَقَتَلهُ فَكَمَّلَ بهِ مئَةً ، ثُمَّ سَأَلَ عَنْ أَعْلَمِ أَهْلِ الأَرضِ ، فَدُلَّ عَلَى رَجُلٍ عَالِمٍ . فقَالَ : إِنَّهُ قَتَلَ مِئَةَ نَفْسٍ فَهَلْ لَهُ مِنْ تَوْبَةٍ ؟ فقالَ : نَعَمْ ، ومَنْ يَحُولُ بَيْنَهُ وبَيْنَ التَّوْبَةِ ؟ انْطَلِقْ إِلى أرضِ كَذَا وكَذَا فإِنَّ بِهَا أُناساً يَعْبُدُونَ الله تَعَالَى فاعْبُدِ الله مَعَهُمْ ، ولاَ تَرْجِعْ إِلى أَرْضِكَ فَإِنَّهَا أرضُ سُوءٍ ، فانْطَلَقَ حَتَّى إِذَا نَصَفَ الطَّرِيقَ أَتَاهُ الْمَوْتُ ، فاخْتَصَمَتْ فِيهِ مَلائِكَةُ الرَّحْمَةِ ومَلائِكَةُ العَذَابِ . فَقَالتْ مَلائِكَةُ الرَّحْمَةِ : جَاءَ تَائِباً ، مُقْبِلاً بِقَلبِهِ إِلى اللهِ تَعَالَى ، وقالتْ مَلائِكَةُ العَذَابِ : إنَّهُ لمْ يَعْمَلْ خَيراً قَطُّ ، فَأَتَاهُمْ مَلَكٌ في صورَةِ آدَمِيٍّ فَجَعَلُوهُ بَيْنَهُمْ – أيْ حَكَماً – فقالَ : قِيسُوا ما بينَ الأرضَينِ فَإلَى أيّتهما كَانَ أدنَى فَهُوَ لَهُ . فَقَاسُوا فَوَجَدُوهُ أدْنى إِلى الأرْضِ التي أرَادَ ، فَقَبَضَتْهُ مَلائِكَةُ الرَّحمةِ )) مُتَّفَقٌ عليه .
وفي رواية في الصحيح : (( فَكَانَ إلى القَريَةِ الصَّالِحَةِ أقْرَبَ بِشِبْرٍ فَجُعِلَ مِنْ أهلِهَا))
Le hadith 20, d’après Abou Sa^id Sa^d fils de Malik, fils de Sinan Al Khoudriyy, que Dieu l’agrée, le Prophète ﷺ a dit ce qui signifie : « Dans l’une des communautés antérieures, il y avait un homme qui avait tué quatre vingt dix neuf personnes. Et il voulait se repentir, il a demandé à ce qu’on lui montre celui qui avait le plus de science sur terre. On lui a indiqué un ermite, c’est-à-dire un des adorateurs descendant de Isra’il. Il est parti le voir. Il lui a dit: “ Voilà, j’ai tué quatre vingt dix neufs personnes, est-ce que je peux me repentir? ” L’autre lui a dit: “ Non. ” Alors il l’a tué à son tour. Et il a ainsi tué cent personnes. Puis il a demandé, il voulait absolument se repentir : “ Montrez moi qui est celui qui a le plus de science sur terre? ” On lui a indiqué un homme qui cette fois-ci était un véritable savant. Il lui a dit: “ Voilà, j’ai tué cent personnes, est-ce que je peux me repentir ? ” Il lui a répondu: “ Oui, bien sûr. Qu’est ce qui s’interfère entre toi et le repentir? Va plutôt dans telle et telle région. Il y a dans ces régions-là des gens qui adorent Dieu, alors consacre toi à l’adoration de Dieu en leur compagnie et ne revient pas dans ta région d’origine car c’est une région de mal. ” Il est parti et lorsqu’il est arrivé à mi-chemin la mort vint à lui. Les anges de la miséricorde voulaient emmener son âme et les anges du châtiment voulait emmener son âme. Les anges de la miséricorde ont dit : “ Mais il est venu en faisant le repentir, il se dirigeait avec son cœur pour l’obéissance à Dieu. ” Tandis que les anges du châtiment ont dit : “ Mais c’est un homme qui n’a jamais fait de bien de toute sa vie. ” Et c’est ainsi qu’un ange est venu à eux sous l’aspect d’un humain. Ils lui ont demandé d’être un arbitre entre eux. Il leur a dit: “ Mesurez la distance entre les deux terres et l’endroit où il est mort. La région vers laquelle il est le plus proche alors vous le prendrez. ” Ils ont mesurées. Ils ont trouvé qu’il était plus proche de la terre qui était sa destination. C’est ainsi que les anges de la miséricorde l’ont emmenés. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]
Et dans une version, dans le sahih , cest à dire de Mouslim, il a été dit: « Il était plus proche du village des vertueux d’un empan et il a été considéré comme faisant partie de ses habitants. »
Et dans une autre version dans le sahih de Al Boukhariyy, le Prophète a dit ce qui signifie : « Allah ta^ala a révélé à cette terre de s’éloigner, à cette autre de se rapprocher. Et il a dit : « Mesurez entre les deux. » Il a trouvé qu’il était plus proche de la terre de bien d’un empan. Il lui fut alors pardonné. »
Et dans une version: « Malgré sa mort, il s’est relevé et il est retombé avec sa poitrine, son buste dirigé vers la terre de bien. »
21 -وعن عبدِ الله بن كعبِ بنِ مالكٍ ، وكان قائِدَ كعبٍ رضي الله عنه مِنْ بَنِيهِ حِينَ عمِيَ ، قَالَ : سَمِعتُ كَعْبَ بنَ مالكٍ رضي الله عنه يُحَدِّثُ بحَديثهِ حينَ تَخلَّفَ عن رسولِ اللهِ ﷺ في غَزْوَةِ تَبُوكَ . قَالَ كعبٌ : لَمْ أتَخَلَّفْ عَنْ رسولِ الله ﷺ في غَزْوَةٍ غزاها قط إلا في غزوة تَبُوكَ ، غَيْرَ أنّي قَدْ تَخَلَّفْتُ في غَزْوَةِ بَدْرٍ ، ولَمْ يُعَاتَبْ أَحَدٌ تَخَلَّفَ عَنْهُ ؛ إِنَّمَا خَرَجَ رسولُ الله ﷺ والمُسْلِمُونَ يُريدُونَ عِيرَ قُرَيْشٍ حَتَّى جَمَعَ الله تَعَالَى بَيْنَهُمْ وبَيْنَ عَدُوِّهمْ عَلَى غَيْر ميعادٍ . ولَقَدْ شَهِدْتُ مَعَ رسولِ الله ﷺ لَيلَةَ العَقَبَةِ حينَ تَوَاثَقْنَا عَلَى الإِسْلامِ ، وما أُحِبُّ أنَّ لي بِهَا مَشْهَدَ بَدْرٍ ، وإنْ كَانَتْ بدرٌ أذْكَرَ في النَّاسِ مِنْهَا . وكانَ مِنْ خَبَري حينَ تَخَلَّفْتُ عَنْ رسولِ اللهِ ﷺ في غَزْوَةِ تَبُوكَ أنِّي لم أكُنْ قَطُّ أَقْوى ولا أَيْسَرَ مِنِّي حِينَ تَخَلَّفْتُ عنْهُ في تِلكَ الغَزْوَةِ ، وَالله ما جَمَعْتُ قَبْلَهَا رَاحِلَتَيْنِ قَطُّ حَتَّى جَمَعْتُهُمَا في تِلْكَ الغَزْوَةِ وَلَمْ يَكُنْ رسولُ الله ﷺ يُريدُ غَزْوَةً إلاَّ وَرَّى بِغَيرِها حَتَّى كَانَتْ تلْكَ الغَزْوَةُ ، فَغَزَاها رسولُ الله ﷺ في حَرٍّ شَديدٍ ، واسْتَقْبَلَ سَفَراً بَعِيداً وَمَفَازاً ، وَاستَقْبَلَ عَدَداً كَثِيراً ، فَجَلَّى للْمُسْلِمينَ أمْرَهُمْ ليتَأهَّبُوا أُهْبَةَ غَزْوِهمْ فأَخْبرَهُمْ بوَجْهِهِمُ الَّذِي يُريدُ ، والمُسلِمونَ مَعَ رسولِ الله كثيرٌ وَلاَ يَجْمَعُهُمْ كِتَابٌ حَافِظٌ ( يُريدُ بذلِكَ الدّيوَانَ ) قَالَ كَعْبٌ : فَقَلَّ رَجُلٌ يُريدُ أنْ يَتَغَيَّبَ إلاَّ ظَنَّ أنَّ ذلِكَ سيخْفَى بِهِ ما لَمْ يَنْزِلْ فِيهِ وَحْيٌ مِنَ الله ، وَغَزا رَسُول الله ﷺ تِلْكَ الغَزوَةَ حِينَ طَابَت الثِّمَارُ وَالظِّلالُ ، فَأنَا إلَيْهَا أصْعَرُ ، فَتَجَهَّزَ رسولُ الله ﷺ وَالمُسْلِمُونَ مَعَهُ وطَفِقْتُ أغْدُو لكَيْ أتَجَهَّزَ مَعَهُ ، فأرْجِعُ وَلَمْ أقْضِ شَيْئاً ، وأقُولُ في نفسي : أنَا قَادرٌ عَلَى ذلِكَ إِذَا أَرَدْتُ ، فَلَمْ يَزَلْ يَتَمادى بي حَتَّى اسْتَمَرَّ بالنَّاسِ الْجِدُّ ، فأصْبَحَ رسولُ الله ﷺ غَادياً والمُسْلِمُونَ مَعَهُ وَلَمْ أقْضِ مِنْ جِهَازي شَيْئاً ، ثُمَّ غَدَوْتُ فَرَجَعْتُ وَلَمْ أقْضِ شَيئاً ، فَلَمْ يَزَلْ يَتَمَادَى بي حَتَّى أسْرَعُوا وتَفَارَطَ الغَزْوُ ، فَهَمَمْتُ أنْ أرْتَحِلَ فَأُدْرِكَهُمْ ، فَيَا لَيْتَني فَعَلْتُ ، ثُمَّ لم يُقَدَّرْ ذلِكَ لي ، فَطَفِقْتُ إذَا خَرَجْتُ في النَّاسِ بَعْدَ خُرُوجِ رَسُولِ اللهِ ﷺ يَحْزُنُنِي أنِّي لا أرَى لي أُسْوَةً ، إلاّ رَجُلاً مَغْمُوصَاً عَلَيْهِ في النِّفَاقِ ، أوْ رَجُلاً مِمَّنْ عَذَرَ اللهُ تَعَالَى مِنَ الضُّعَفَاءِ ، وَلَمْ يَذْكُرْنِي رَسُولُ اللهِ ﷺ حَتَّى بَلَغَ تَبُوكَ ، فَقَالَ وَهُوَ جَالِسٌ في القَوْمِ بِتَبُوكَ : (( ما فَعَلَ كَعْبُ بْنُ مَالِكٍ ؟ )) فَقَالَ رَجُلٌ مِنْ بَنِي سَلِمَةَ : يا رَسُولَ اللهِ ، حَبَسَهُ بُرْدَاهُ والنَّظَرُ في عِطْفَيْهِ . فَقَالَ لَهُ مُعَاذُ بْنُ جَبَلٍ : بِئْسَ مَا قُلْتَ ! واللهِ يا رَسُولَ اللهِ مَا عَلِمْنَا عَلَيْهِ إلاَّ خَيْرَاً ، فَسَكَتَ رَسُولُ اللهِ . فَبَيْنَا هُوَ عَلى ذَلِكَ رَأى رَجُلاً مُبْيِضاً يَزُولُ بِهِ السَّرَابُ ، فَقَالَ رَسُولُ اللهِ ﷺ : (( كُنْ أَبَا خَيْثَمَةَ )) ، فَإذَا هُوَ أبُو خَيْثَمَةَ الأنْصَارِيُّ وَهُوَ الَّذِي تَصَدَّقَ بِصَاعِ التَّمْرِ حِيْنَ لَمَزَهُ المُنَافِقُونَ .
قَالَ كَعْبٌ : فَلَمَّا بَلَغَنِي أنَّ رَسُولَ اللهِ ﷺ قَدْ تَوَجَّهَ قَافِلاً مِنْ تَبُوكَ حَضَرَنِي بَثِّي ، فَطَفِقْتُ أتَذَكَّرُ الكَذِبَ وأقُولُ : بِمَ أخْرُجُ مِنْ سَخَطِهِ غَدَاً ؟ وأسْتَعِيْنُ عَلى ذَلِكَ بِكُلِّ ذِي رأْيٍ مِنْ أهْلِي ، فَلَمَّا قِيْلَ : إنَّ رَسُولَ اللهِ ﷺ قّدْ أظَلَّ قَادِمَاً ، زَاحَ عَنّي البَاطِلُ حَتَّى عَرَفْتُ أَنِّي لَنْ أَنْجُوَ مِنْهُ بِشَيءٍ أَبَداً ، فَأجْمَعْتُ صدْقَهُ وأَصْبَحَ رَسُولُ الله ﷺ قَادِماً ، وَكَانَ إِذَا قَدِمَ مِنْ سَفَرٍ بَدَأَ بِالمَسْجِدِ فَرَكَعَ فِيهِ رَكْعَتَيْنِ ثُمَّ جَلَسَ لِلنَّاسِ ، فَلَمَّا فَعَلَ ذلِكَ جَاءهُ المُخَلَّفُونَ يَعْتَذِرونَ إِلَيْه ويَحْلِفُونَ لَهُ ، وَكَانُوا بِضْعاً وَثَمانينَ رَجُلاً ، فَقَبِلَ مِنْهُمْ عَلانِيَتَهُمْ وَبَايَعَهُمْ واسْتَغْفَرَ لَهُمْ وَوَكَلَ سَرَائِرَهُمْ إِلى الله تَعَالَى ، حَتَّى جِئْتُ، فَلَمَّا سَلَّمْتُ تَبَسَّمَ تَبَسُّمَ المُغْضَبِ. ثُمَّ قَالَ : (( تَعَالَ )) ، فَجِئْتُ أمْشي حَتَّى جَلَسْتُ بَيْنَ يَدَيْهِ ، فقالَ لي : (( مَا خَلَّفَكَ ؟ ألَمْ تَكُنْ قَدِ ابْتَعْتَ ظَهْرَكَ ؟ )) قَالَ : قُلْتُ : يَا رسولَ الله ، إنّي والله لَوْ جَلَسْتُ عِنْدَ غَيْرِكَ مِنْ أهْلِ الدُّنْيَا لَرَأيتُ أنِّي سَأخْرُجُ مِنْ سَخَطِهِ بِعُذْرٍ ؛ لقَدْ أُعْطِيتُ جَدَلاً ، ولَكِنِّي والله لَقَدْ عَلِمْتُ لَئِنْ حَدَّثْتُكَ اليوم حَدِيثَ كَذبٍ تَرْضَى به عنِّي لَيُوشِكَنَّ الله أن يُسْخِطَكَ عَلَيَّ ، وإنْ حَدَّثْتُكَ حَدِيثَ صِدقٍ تَجِدُ عَلَيَّ فِيهِ إنّي لأَرْجُو فِيهِ عُقْبَى الله ﷺ ، والله ما كَانَ لي مِنْ عُذْرٍ ، واللهِ مَا كُنْتُ قَطُّ أَقْوَى وَلاَ أَيْسَرَ مِنِّي حِينَ تَخَلَّفْتُ عَنْكَ . قَالَ : فقالَ رسولُ الله ﷺ : (( أمَّا هَذَا فقَدْ صَدَقَ ، فَقُمْ حَتَّى يَقْضِيَ اللهُ فيكَ )) . وَسَارَ رِجَالٌ مِنْ بَنِي سَلِمَة فاتَّبَعُوني فَقالُوا لِي : واللهِ مَا عَلِمْنَاكَ أذْنَبْتَ ذَنْباً قَبْلَ هذَا لَقَدْ عَجَزْتَ في أنْ لا تَكونَ اعتَذَرْتَ إِلَى رَسُول الله ﷺ بما اعْتَذَرَ إليهِ المُخَلَّفُونَ ، فَقَدْ كَانَ كَافِيكَ ذَنْبَكَ اسْتِغْفَارُ رَسُول الله ﷺ لَكَ . قَالَ : فَوالله ما زَالُوا يُؤَنِّبُونَنِي حَتَّى أَرَدْتُّ أَنْ أرْجعَ إِلَى رسولِ الله ﷺ فأُكَذِّبَ نَفْسِي ، ثُمَّ قُلْتُ لَهُمْ : هَلْ لَقِيَ هذَا مَعِيَ مِنْ أَحَدٍ ؟ قَالُوا : نَعَمْ ، لَقِيَهُ مَعَكَ رَجُلانِ قَالاَ مِثْلَ مَا قُلْتَ ، وَقيلَ لَهُمَا مِثْلَ مَا قيلَ لَكَ ، قَالَ : قُلْتُ : مَنْ هُما ؟ قَالُوا : مُرَارَةُ بْنُ الرَّبيع الْعَمْرِيُّ ، وهِلاَلُ ابنُ أُمَيَّةَ الوَاقِفِيُّ ؟ قَالَ : فَذَكَرُوا لِي رَجُلَينِ صَالِحَينِ قَدْ شَهِدَا بَدْراً فيهِما أُسْوَةٌ ، قَالَ : فَمَضَيْتُ حِينَ ذَكَرُوهُما لِي . ونَهَى رَسُول الله ﷺ عَنْ كَلامِنا أيُّهَا الثَّلاثَةُ مِنْ بَيْنِ مَنْ تَخَلَّفَ عَنْهُ ، فاجْتَنَبَنَا النَّاسُ – أوْ قَالَ : تَغَيَّرُوا لَنَا – حَتَّى تَنَكَّرَتْ لي في نَفْسي الأَرْض ، فَمَا هِيَ بالأرْضِ الَّتي أعْرِفُ ، فَلَبِثْنَا عَلَى ذلِكَ خَمْسِينَ لَيْلَةً . فَأمّا صَاحِبَايَ فَاسْتَكَانا وقَعَدَا في بُيُوتِهِمَا يَبْكيَان . وأمَّا أنَا فَكُنْتُ أشَبَّ الْقَومِ وأجْلَدَهُمْ فَكُنْتُ أخْرُجُ فَأشْهَدُ الصَّلاَةَ مَعَ المُسْلِمِينَ ، وأطُوفُ في الأَسْوَاقِ وَلا يُكَلِّمُنِي أَحَدٌ ، وَآتِي رسولَ الله ﷺ فأُسَلِّمُ عَلَيْهِ وَهُوَ في مَجْلِسِهِ بَعْدَ الصَّلاةِ ، فَأَقُولُ في نَفسِي : هَلْ حَرَّكَ شَفَتَيْه برَدِّ السَّلام أَمْ لاَ ؟ ثُمَّ أُصَلِّي قَريباً مِنْهُ وَأُسَارِقُهُ النَّظَرَ ، فَإِذَا أقْبَلْتُ عَلَى صَلاتِي نَظَرَ إلَيَّ وَإِذَا الْتَفَتُّ نَحْوَهُ أعْرَضَ عَنِّي ، حَتَّى إِذَا طَال ذلِكَ عَلَيَّ مِنْ جَفْوَةِ المُسْلِمينَ مَشَيْتُ حَتَّى تَسَوَّرْتُ جِدارَ حائِط أبي قَتَادَةَ وَهُوَ ابْنُ عَمِّي وأَحَبُّ النَّاس إِلَيَّ ، فَسَلَّمْتُ عَلَيهِ فَوَاللهِ مَا رَدَّ عَليَّ السَّلامَ ، فَقُلْتُ لَهُ : يَا أَبَا قَتَادَةَ ، أنْشُدُكَ بالله هَلْ تَعْلَمُنِي أُحِبُّ الله وَرَسُولَهُ ﷺ ؟ فَسَكَتَ ، فَعُدْتُ فَنَاشَدْتُهُ فَسَكَتَ ، فَعُدْتُ فَنَاشَدْتُهُ، فَقَالَ : اللهُ ورَسُولُهُ أَعْلَمُ. فَفَاضَتْ عَيْنَايَ ، وَتَوَلَّيْتُ حَتَّى تَسَوَّرْتُ الجِدَارَ ، فَبَيْنَا أَنَا أمْشِي في سُوقِ الْمَدِينة إِذَا نَبَطِيٌّ مِنْ نَبَطِ أهْلِ الشَّام مِمّنْ قَدِمَ بالطَّعَامِ يَبيعُهُ بِالمَدِينَةِ يَقُولُ : مَنْ يَدُلُّ عَلَى كَعْبِ بْنِ مَالِكٍ ؟ فَطَفِقَ النَّاسُ يُشِيرُونَ لَهُ إلَيَّ حَتَّى جَاءنِي فَدَفَعَ إِلَيَّ كِتَاباً مِنْ مَلِكِ غَسَّانَ ، وَكُنْتُ كَاتباً . فَقَرَأْتُهُ فإِذَا فِيهِ : أَمَّا بَعْدُ، فإِنَّهُ قَدْ بَلَغَنا أنَّ صَاحِبَكَ قَدْ جَفَاكَ وَلَمْ يَجْعَلْكَ اللهُ بدَارِ هَوانٍ وَلاَ مَضْيَعَةٍ ، فَالْحَقْ بنَا نُوَاسِكَ ، فَقُلْتُ حِينَ قَرَأْتُهَا : وَهَذِهِ أَيضاً مِنَ البَلاءِ ، فَتَيَمَّمْتُ بهَا التَّنُّورَ فَسَجَرْتُهَا ، حَتَّى إِذَا مَضَتْ أَرْبَعُونَ مِنَ الْخَمْسينَ وَاسْتَلْبَثَ الْوَحْيُ إِذَا رسولُ رسولِ الله ﷺ يَأتِيني ، فَقالَ : إنَّ رسولَ الله ﷺ يَأمُرُكَ أنْ تَعْتَزِلَ امْرَأتَكَ ، فَقُلْتُ : أُطَلِّقُهَا أمْ مَاذَا أفْعَلُ ؟ فَقالَ : لاَ ، بَلِ اعْتَزِلْهَا فَلاَ تَقْرَبَنَّهَا ، وَأَرْسَلَ إِلَى صَاحِبَيَّ بِمِثْلِ ذلِكَ . فَقُلْتُ لامْرَأتِي : الْحَقِي بِأهْلِكِ فَكُوني عِنْدَهُمْ حَتَّى يَقْضِيَ اللهُ في هَذَا الأمْرِ . فَجَاءتِ امْرَأةُ هِلاَلِ بْنِ أُمَيَّةَ رسولَ الله ﷺ فَقَالَتْ لَهُ : يَا رَسُولَ الله ، إنَّ هِلاَلَ بْنَ أمَيَّةَ شَيْخٌ ضَائِعٌ لَيْسَ لَهُ خَادِمٌ ، فَهَلْ تَكْرَهُ أنْ أخْدُمَهُ ؟ قَالَ : (( لاَ ، وَلَكِنْ لاَ يَقْرَبَنَّكِ )) فَقَالَتْ : إِنَّهُ واللهِ ما بِهِ مِنْ حَرَكَةٍ إِلَى شَيْءٍ ، وَوَالله مَا زَالَ يَبْكِي مُنْذُ كَانَ مِنْ أمْرِهِ مَا كَانَ إِلَى يَومِهِ هَذَا . فَقَالَ لي بَعْضُ أهْلِي : لَو اسْتَأْذَنْتَ رسولَ الله ﷺ في امْرَأَتِكَ فَقَدْ أَذِن لاِمْرَأةِ هلاَل بْنِ أمَيَّةَ أنْ تَخْدُمَهُ ؟ فَقُلْتُ : لاَ أسْتَأذِنُ فيها رسولَ الله ﷺ ، وَمَا يُدْرِيني مَاذَا يقُول رسولُ الله ﷺ إِذَا اسْتَأْذَنْتُهُ ، وَأَنَا رَجُلٌ شَابٌ ! فَلَبِثْتُ بِذَلِكَ عَشْرَ لَيَالٍ فَكَمُلَ لَنا خَمْسُونَ لَيْلَةً مِنْ حِينَ نُهِيَ عَنْ كَلاَمِنا ، ثُمَّ صَلَّيْتُ صَلاَةَ الْفَجْرِ صَبَاحَ خَمْسِينَ لَيْلَةً عَلَى ظَهْرِ بَيْتٍ مِنْ بُيُوتِنَا ، فَبَيْنَا أَنَا جَالِسٌ عَلَى الْحالِ الَّتي ذَكَرَ الله تَعَالَى مِنَّا ، قَدْ ضَاقَتْ عَلَيَّ نَفْسي وَضَاقَتْ عَلَيَّ الأرْضُ بِمَا رَحُبَتْ ، سَمِعْتُ صَوْتَ صَارِخٍ أوفَى عَلَى سَلْعٍ يَقُولُ بِأعْلَى صَوتِهِ : يَا كَعْبَ بْنَ مَالِكٍ أبْشِرْ ، فَخَرَرْتُ سَاجِداً ، وَعَرَفْتُ أنَّهُ قَدْ جَاءَ فَرَجٌ . فآذَنَ رسولُ الله ﷺ النَّاسَ بِتَوْبَةِ الله ﷺ عَلَيْنَا حِينَ صَلَّى صَلاةَ الفَجْر فَذَهَبَ النَّاسُ يُبَشِّرُونَنَا ، فَذَهَبَ قِبَلَ صَاحِبَيَّ مُبَشِّرونَ وَرَكَضَ رَجُلٌ إِلَيَّ فَرَساً وَسَعَى سَاعٍ مِنْ أسْلَمَ قِبَلِي ، وَأَوْفَى عَلَى الْجَبَلِ ، فَكانَ الصَّوْتُ أسْرَعَ مِنَ الفَرَسِ ، فَلَمَّا جَاءني الَّذِي سَمِعْتُ صَوْتَهُ يُبَشِّرُني نَزَعْتُ لَهُ ثَوْبَيَّ فَكَسَوْتُهُمَا إيَّاهُ بِبشارته، وَاللهِ مَا أمْلِكُ غَيْرَهُمَا يَوْمَئِذٍ ، وَاسْتَعَرْتُ ثَوْبَيْنِ فَلَبسْتُهُما ، وَانْطَلَقْتُ أتَأمَّمُ رسولَ الله ﷺ يَتَلَقَّاني النَّاسُ فَوْجاً فَوْجاً يُهنِّئونَني بالتَّوْبَةِ وَيَقُولُونَ لِي : لِتَهْنِكَ تَوْبَةُ الله عَلَيْكَ . حَتَّى دَخَلْتُ الْمَسْجِدَ فَإِذَا رسولُ الله ﷺ جَالِسٌ حَوْلَه النَّاسُ ، فَقَامَ طَلْحَةُ بْنُ عُبَيْدِ اللهِ يُهَرْوِلُ حَتَّى صَافَحَني وَهَنَّأَنِي ، والله مَا قَامَ رَجُلٌ مِنَ المُهَاجِرينَ غَيرُهُ – فَكَانَ كَعْبٌ لاَ يَنْسَاهَا لِطَلْحَةَ – .
قَالَ كَعْبٌ : فَلَمَّا سَلَّمْتُ عَلَى رَسُولِ الله ﷺ قَالَ وَهُوَ يَبْرُقُ وَجْهُهُ مِنَ السُّرُور : (( أبْشِرْ بِخَيْرِ يَومٍ مَرَّ عَلَيْكَ مُذْ وَلَدَتْكَ أُمُّكَ )) فَقُلْتُ : أمِنْ عِنْدِكَ يَا رَسُول الله أَمْ مِنْ عِندِ الله ؟ قَالَ : (( لاَ ، بَلْ مِنْ عِنْدِ الله )) ، وَكَانَ رسولُ الله ﷺ إِذَا سُرَّ اسْتَنَارَ وَجْهُهُ حَتَّى كَأَنَّ وَجْهَهُ قِطْعَةُ قَمَرٍ وَكُنَّا نَعْرِفُ ذلِكَ مِنْهُ ، فَلَمَّا جَلَسْتُ بَيْنَ يَدَيْهِ قُلْتُ : يَا رسولَ الله ، إنَّ مِنْ تَوْبَتِي أنْ أنْخَلِعَ مِنْ مَالِي صَدَقَةً إِلَى اللهِ وَإِلَى رَسُولهِ . فَقَالَ رسولُ الله ﷺ : (( أمْسِكَ عَلَيْكَ بَعْضَ مَالِكَ فَهُوَ خَيْرٌ لَكَ )) . فقلتُ : إِنِّي أُمْسِكُ سَهْمِي الَّذِي بِخَيبَر . وَقُلْتُ : يَا رسولَ الله ، إنَّ الله تَعَالَى إِنَّمَا أنْجَانِي بالصِّدْقِ ، وإنَّ مِنْ تَوْبَتِي أنْ لا أُحَدِّثَ إلاَّ صِدْقاً مَا بَقِيتُ ، فوَالله مَا عَلِمْتُ أَحَداً مِنَ المُسْلِمينَ أبْلاهُ الله تَعَالَى في صِدْقِ الحَدِيثِ مُنْذُ ذَكَرْتُ ذلِكَ لِرسولِ الله ﷺ أحْسَنَ مِمَّا أبْلانِي الله تَعَالَى ، واللهِ مَا تَعَمَّدْتُ كِذْبَةً مُنْذُ قُلْتُ ذلِكَ لِرسولِ الله ﷺ إِلَى يَومِيَ هَذَا ، وإنِّي لأرْجُو أنْ يَحْفَظَنِي الله تَعَالَى فيما بَقِيَ ، قَالَ : فأَنْزَلَ الله تَعَالَى : ﴿ لَقَدْ تَابَ اللهُ عَلَى النَّبِيِّ وَالْمُهَاجِرِينَ وَالأَنْصَارِ الَّذِينَ اتَّبَعُوهُ فِي سَاعَةِ الْعُسْرَةِ ﴾ حَتَّى بَلَغَ : ﴿ إِنَّهُ بِهِمْ رَؤُوفٌ رَحِيم وَعَلَى الثَّلاثَةِ الَّذِينَ خُلِّفُوا حَتَّى إِذَا ضَاقَتْ عَلَيْهِمُ الأَرْضُ بِمَا رَحُبَتْ ﴾ حَتَّى بَلَغَ : ﴿ اتَّقُوا اللهَ وَكُونُوا مَعَ الصَّادِقِينَ ﴾ [ التوبة : 117-119 ] قَالَ كَعْبٌ : واللهِ ما أنْعَمَ الله عَليَّ مِنْ نعمةٍ قَطُّ بَعْدَ إذْ هَدَاني اللهُ للإِسْلامِ أَعْظَمَ في نَفْسِي مِنْ صِدقِي رسولَ الله ﷺ أنْ لا أكونَ كَذَبْتُهُ ، فَأَهْلِكَ كما هَلَكَ الَّذينَ كَذَبُوا ؛ إنَّ الله تَعَالَى قَالَ للَّذِينَ كَذَبُوا حِينَ أنْزَلَ الوَحْيَ شَرَّ مَا قَالَ لأَحَدٍ ، فقال الله تَعَالَى : ﴿ سَيَحْلِفُونَ بِاللهِ لَكُمْ إِذَا انْقَلَبْتُمْ إِلَيْهِمْ لِتُعْرِضُوا عَنْهُمْ فَأَعْرِضُوا عَنْهُمْ إِنَّهُمْ رِجْسٌ وَمَأْوَاهُمْ جَهَنَّمُ جَزَاءً بِمَا كَانُوا يَكْسِبُونَ يَحْلِفُونَ لَكُمْ لِتَرْضَوْا عَنْهُمْ فَإِنْ تَرْضَوْا عَنْهُمْ فَإِنَّ اللهَ لا يَرْضَى عَنِ الْقَوْمِ الْفَاسِقِينَ ﴾ [ التوبة : 95-96 ] قَالَ كَعْبٌ : كُنّا خُلّفْنَا أيُّهَا الثَّلاَثَةُ عَنْ أمْرِ أُولئكَ الذينَ قَبِلَ مِنْهُمْ رسولُ الله ﷺ حِينَ حَلَفُوا لَهُ فَبَايَعَهُمْ وَاسْتَغْفَرَ لَهُمْ وأرجَأَ رسولُ الله ﷺ أمْرَنَا حَتَّى قَضَى الله تَعَالَى فِيهِ بذِلكَ . قَالَ الله تَعَالَى : ﴿ وَعَلَى الثَّلاثَةِ الَّذِينَ خُلِّفُوا ﴾ وَليْسَ الَّذِي ذَكَرَ مِمَّا خُلِّفْنَا تَخلُّفُنَا عن الغَزْو ، وإنَّمَا هُوَ تَخْلِيفُهُ إيّانا وإرْجَاؤُهُ أمْرَنَا عَمَّنْ حَلَفَ لَهُ واعْتَذَرَ إِلَيْهِ فقبِلَ مِنْهُ. مُتَّفَقٌ عليه .
وفي رواية : أنَّ النَّبيّ ﷺ خَرَجَ في غَزْوَةِ تَبْوكَ يَومَ الخَميسِ وكانَ يُحِبُّ أنْ يخْرُجَ يومَ الخمِيس .
وفي رواية : وكانَ لاَ يقْدمُ مِنْ سَفَرٍ إلاَّ نَهَاراً في الضُّحَى ، فإِذَا قَدِمَ بَدَأَ بالمَسْجِدِ فَصَلَّى فِيهِ رَكْعَتَيْنِ ثُمَّ جَلَسَ فِيهِ
Dans le hadith 21, An-Nawawiyy rapporte d’après ^Abdou l-Lah, qui est le fils du compagnon Ka^b Ibnou Malik, et c’était lui ce fils là qui dirigeait son père, parce qu’il était devenu aveugle à la fin de sa vie [il dirigeait Ka^b que Allah l’agrée], ^Abdou l-Lah a dit en parlant de son père : « J’ai entendu Ka^b Ibnou Malik que Allah l’agrée, raconter son histoire lorsqu’il s’était mis en retrait et n’avait pas accompagné le Messager de Allah ﷺ lors de la conquête de Tabouk. Ka^b a commencé son récit, il a dit : « Je n’ai pas manqué une des batailles auprès du Messager de Allah ﷺ hormis justement cette bataille de Tabouk. Mais, j’avais manqué également la bataille de Badr mais il n’avait reproché à personne de ne pas l’avoir accompagné dans la bataille de Badr, parce que le Messager de Allah ﷺ et les musulmans voulaient attraper la caravane de Qouraych, ils ne comptaient pas mener une guerre à ce moment-là jusqu’à ce que Allah fasse qu’ils rencontrent leur ennemi sans que ce soit prévu à l’avance. » Et Ka^b dit : « Mais, j’étais présent auprès du Messager de Allah ﷺ la nuit de Al-^Aqabah lorsque nous avions donné notre engagement de le suivre sur l’islam. Et je ne voudrais pour rien au monde échanger cette nuit-là, même pas contre la bataille de Badr. Même si la bataille de Badr est plus célèbre chez les gens. » Et Ka^b a dit : « Concernant mon histoire, lorsque je me suis mis en retrait et je n’ai pas accompagné le Messager de Allah ﷺ lors de la conquête de Tabouk, c’est que c’est à cette époque-là je n’avais pas atteint une force physique plus grande que ce jour-là et je n’étais pas plus riche qu’à cette époque-là. Quand j’ai failli et que je n’ai pas accompagné le Messager lors de cette bataille. » Et il a dit : « Par Allah, je n’ai jamais eu deux montures auparavant sauf quand cette bataille avait eu lieu. » Ka^b disait: « Chaque fois que le Messager de Allah ﷺ envisageait de partir pour une conquête, il faisait la tawriyah par un autre endroit, [c’est-à-dire qu’il faisait croire à un autre endroit. At-tawriyah, c’est de citer un terme qui admet deux sens. L’un est plus proche de l’autre, donc il fait croire délibérément le sens qui est proche, alors que lui il vise le sens qui est éloigné ]. » Et Abou Dawoud a dit: « La guerre c’est une tromperie. » Donc, il a dit : « Chaque fois qu’il faisait une conquête, il faisait la tawriyah avec une autre hormis pour cette conquête-là. Le Messager ﷺ a fait les préparatifs pour cette conquête alors qu’il faisait extrêmement chaud, il faisait une chaleur torride. Il allait faire un voyage d’une grande distance, dans une terre qui comportait peu d’eau, et il allait à la rencontre d’une armée nombreuse. Pour cette conquête, il a bien donné tous les éléments aux musulmans afin qu’ils fassent leurs préparatifs pour cette conquête. Et donc le Prophète pour qu’ils fassent leurs preparatifs, leur a expliqué qu’elle était leur destination. Et les musulmans en compagnie du Messager de Allah étaient nombreux. Il n’y avait pas encore de registre qui comportait les noms de tous ceux qui allaient sortir. » Ka^b a dit : « Celui qui envisageait de ne pas accompagner, il pensait qu’il allait passer inaperçu, sauf s’il y a une révélation de la part de Dieu qui informe le Prophète. ” Ka^b a dit : «Le Messager de Allah a préparé cette conquête alors que c’était l’époque où les fruits étaient devenus mûrs, et les arbres faisaient de l’ombre. » Donc c’était agréable de rester, il était en train de décrire le bien-être de la situation, de rester. Il a dit : « Je penchais plus pour cet ombre et les fruits, que d’aller traverser le désert, rencontrer des ennemis nombreux. » Donc, il est en train de décrire quel était son état d’esprit.
Il a dit : « Le Messager de Allah ﷺ a fait ses préparatifs et les musulmans également, et je me suis apprêté le matin à me préparer également, mais je suis revenu et je n’ai rien fait. » Il a dit : « Et je me disais à moi-même : « Je suis capable de me préparer si je le veux. » Il a dit : « J’étais ainsi tiraillé, hésitant, jusqu’à ce que les gens s’étaient apprêté à sortir. » Il a dit : « Un matin, le Messager de Allah ﷺ s’était apprêté à sortir. Les musulmans étaient avec lui, et je n’avais rien acheté pour mes préparatifs. » C’est-à-dire pour le combat afin de les accompagner. Il a dit : « Je suis parti le matin et je suis revenu encore et je n’avais rien préparé pour les accompagner. » Il a dit : « J’étais ainsi jusqu’à ce qu’ils étaient prêts et les conquérants allaient partir. » Il a dit : « Quand ils sont partis, j’ai envisagé de partir pour les rattraper. Et si seulement j’avais fait ça. » Il a dit : « Puis, cela ne m’a pas été prédestiné. » Il a dit : « Quand je sortais à la rencontre des gens après que le Prophète ﷺ soit parti avec les conquérants, j’étais triste de ne voir qu’il n’était rester avec moi que quelqu’un qui était complètement hypocrite, [c’est à dire qu’il était connu pour son hypocrisie. Il montrait qu’il était musulman mais il n’aimait pas l’islam, ni les musulmans] ou d’autres personnes à qui Allah a donné des excuses parmi les gens qui étaient faibles. » Il a dit : « Le Messager de Allah ﷺ ne s’est souvenu de moi que lorsqu’il était arrivé à destination, [c’est-à-dire au lieu de la bataille, à Tabouk]. Le Messager de Allah ﷺ a dit, alors qu’il était assis avec ses compagnons à Tabouk, ce qui signifie : « Qu’est-ce que Ka^b Ibnou Malik a fait ? ” Alors un homme du clan de Banou Salimah, apparemment ils avaient quelques conflits avec eux, a dit : “ Ô Messager de Allah, ce qui l’a retenu pour ne pas nous rejoindre, ce sont ses vêtements et son infatuation. ” Alors, Mou^ad Ibnou Jabal s’est mis à protéger Ka^b, il a dit : “ Quelle mauvaise parole que tu dis là, par Allah. Ô Messager de Allah ﷺ nous avons su de Ka^b que du bien. ” C’est alors que le Messager de Allah ﷺ s’est tu et n’a rien dit. Ka^b a dit: « Alors qu’ils étaient ainsi, ils virent quelqu’un qui venait de loin, habillé de blanc, qui venait du désert et qui passait entre les mirages. Alors, le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : “ J’espère que c’est Abou Khaythamah. ” Et effectivement, c’était Abou Khaythamah Al-ansariyy. Et c’était lui qui avait donné en aumône un sa^ de dattes lorsque les hypocrites l’avaient critiqué. Ka^b poursuit son histoire et il a dit : « Quand j’ai appris que le Messager de Allah ﷺ avait fini cette conquête, qu’il était sur le chemin de retour de Tabouk, j’ai encore eu du chagrin qui m’a pris tout mon cœur. » Il a dit : « Je me suis mis à penser: « Quel mensonge je vais dire pour m’en sortir de son insatisfaction demain? » Et je recherchais pour cela tous ceux qui avaient des avis éclairés de ma famille. » Ka^b a dit : « Lorsqu’on m’apprit que le Messager de Allah ﷺ était arrivé, alors toutes mes idées de mentir sont partis et j’ai su que je n’allais pas échapper par autre chose que de dire la vérité. Le Messager de Allah ﷺ est arrivé un matin. Habituellement, le Messager de Allah ﷺ lorsqu’il revenait d’un voyage, il commençait par la mosquée. Il y accomplissait deux raka^ah sounnah et puis il s’asseyait pour accueillir les gens. » Il a dit : « Quand il a fait cela, ceux qui étaient en retrait et qui ne sont pas partis à la conquête avec lui sont venus, chacun jurer, pour donner ses excuses. » C’est-à-dire expliquer les raisons pour lesquelles ils ne sont pas allés avec le Messager à la conquête. Et ils étaient un peu plus que quatre-vingt hommes. Il a dit : « Le Messager de Allah ﷺ a accepté d’eux ce qu’ils ont dit [dans le sens au grand jour], il a repris d’eux l’engagement de l’obéissance, il a fait des invocations en leur faveur, et il s’en est remis concernant le for intérieur à Dieu, jusqu’à ce que je sois arrivé. » Ka^b a dit: « Quand je lui ai passé le salam, il a souri mais du sourire de quelqu’un qui n’est pas content. » Puis il m’a dit : “ Viens. ” Alors Ka^b a dit : « Je suis allé en marchant jusqu’à m’asseoir devant lui. Il m’a dit ce qui signifie : “ Qu’est ce qui a fait que tu ne sois pas venu avec nous ? N’est-ce pas que tu avais acheté ta monture ? ” Ka^b a dit: “ Ô Messager de Dieu. Par Allah, si j’étais assis avec autre que toi parmi les gens du bas monde, j’aurais pu m’en sortir de sa colère par une excuse. Allah m’a accordé une forte éloquence et une bonne capacité. Mais par Allah, j’ai su que si aujourd’hui je te dis un mensonge qui fait que tu seras satisfait de moi, Allah fera sans aucun doute que tu seras en colère contre moi. Et si je te dis la vérité, tu seras en colère contre moi, mais j’espère malgré cela que Allah me pardonnera. ” Après cet introduction, il lui dit : “ Par Allah, je n’avais aucune excuse. Par Allah je n’ai jamais été aussi fort, ni aussi aisé que ce jour où je me suis mis en retrait et je ne t’ai pas accompagné. ” Alors le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie: “ Cet homme a dit vrai. Relève-toi jusqu’à ce que Allah me révèle à ton sujet comment je vais me comporter de avec toi. ” Alors des hommes de Banou Salimah se sont levés et m’ont suivi. Ils m’ont dit : “ Par Allah, nous n’avons jamais eu connaissance que tu as commis un péché avant cela. Est-ce que tu es si incapable de t’excuser auprès du Messager de Allah ﷺ en trouvant une excuse comme les autres? Il aurait suffi pour ton péché que le Messager de Allah ﷺ demande le pardon en ta faveur. ” Ka^b a dit: « Ils ont tellement insisté que j’ai failli retourner auprès du Messager de Allah et me démentir et raconter une histoire pour que le Prophète fasse des invocations en ma faveur. » Et puis je leur ai posé la question : “ Est-ce qu’il y a d’autres personnes qui sont dans le même cas que moi ? ” Ils m’ont dit : “ Oui, il y a exactement deux autres hommes qui ont dit la même chose que toi. ” Je leur ai dit : “ Qui sont-ils ? ” Ils ont répondu :
مُرارةُ بْنُ الرَّبِيع الْعَمْرِيُّ، وهِلال ابْن أُميَّةَ الْوَاقِفِيُّ
Ka^b a dit : « Les deux hommes qui m’ont cité étaient deux hommes vertueux qui étaient présents dans la bataille de Badr et qui sont des modèles, des gens à suivre. Alors je n’ai pas rebroussé chemin, je suis resté sur ma position lorsqu’ils m’ont cité ces deux hommes. » Et Ka^b a dit: « Par la suite, le Prophète a défendu aux gens de nous adresser la parole nous les trois, c’est-à-dire nous les trois d’entre ceux qui ne l’ont pas rejoint lors de la bataille, c’est comme une punition. » Ka^b a dit : « Les gens se sont misent à nous éviter. » Il a dit : « Et les gens ont changé complètement avec nous. Au point que je ne reconnaissais pas la terre sur laquelle j’habitais. » Il a dit : « On est resté ainsi cinquante nuits, imaginez-vous presque deux mois. » Il a dit : « Pour ce qui est de mes deux compagnons d’infortune, ils se sont résignés et ils sont restés chez eux à pleurer. Quant à moi, j’étais le plus jeune des trois et le plus courageux, alors je sortais, je faisais la prière avec les musulmans, je marchais dans les marchés mais personne ne m’adressait la parole. » Il a dit : « J’allais exprès à la rencontre du Messager de Allah ﷺ pour lui passer le salam alors qu’il était dans son assemblée après la prière. Et je me posais la question en moi-même : « Est-ce qu’il a bougé les lèvres pour me rendre le salam ou pas? » Il a dit : « Je faisais exprès la prière tout proche de lui et je l’ai regardé furtivement. » Ka^b a dit : « Quand je m’engageais dans la prière, le Prophète regardait en ma direction, et quand je regardais en sa direction il détournait son regard. » Il a dit : « Quand la situation est devenue trop longue pour moi, de la froideur que les musulmans ne m’adressaient plus la parole, je marchais jusqu’à escalader la clôture d’un verger de Abou Qatadah. Et cet homme c’était mon cousin paternel et il était parmi les gens celui que j’aimais le plus. Alors je lui ai passé le salam, mais par Allah il ne me l’a pas rendu. » Alors je lui ai dit : “ Ô Abou Qatadah, je t’en conjure tu ne sais pas que j’aime Allah et Son Messager ? ” Mais il n’a rien dit. Je lui ai redis la même phrase, je l’ai conjuré mais il ne m’a rien dit. J’ai à nouveau répété une troisième fois, j’ai l’ai conjuré, alors il m’a répondu: “ Allah sait plus et Son Messager sait. » Il a dit: « C’est à ce moment-là que mes yeux ont été inondés de larmes. Et je suis reparti et j’ai escaladé le mur. » Il a dit : « Tandis que je marchais ainsi dans les marchés de Médine, un agriculteur chrétien du Cham, de ceux qui ramenaient le blé pour le vendre à Médine, qui disait qui me montre où est Ka^b Ibnou Malik. » Alors les gens l’ont dirigé vers moi en me montrant du doigt jusqu’à ce qu’il soit arrivé à moi. Il m’a donné une lettre du roi de Ghassan, c’était un roi arabe chrétien. Ka^b a dit: « J’ai prit la lettre et je l’ai lu. Il était écrit dedans: « Il nous est parvenu que ton compagnon vise le Messager de Dieu, t’a mis à l’écart. Dieu a fait que tu n’es pas quelqu’un à être humilié ou à être délaissé, alors rejoins nous, nous allons te consoler. » Ka^b Ibnou Malik a dit: « J’ai fini de lire, j’ai dit : “ Olala, cela aussi fait partie de l’épreuve, c’est-à-dire comment ce roi chrétien veut me consoler parce que le Prophète est en colère contre moi ? ” Il a dit : « Je me suis dirigé vers le four et j’ai jeté la lettre dans le four. » Ka^b a dit: « Lorsque quarante jours se sont écoulé sur les cinquante et que la révélation a tardé à venir, l’envoyé du Messager de Allah ﷺ est venu, il a dit: “ Le Messager de Allah t’ordonne de ne plus dormir avec ta femme. ” Alors Ka^b a dit : “ Est-ce que je la divorce ou qu’est-ce que je fais ? ” Il lui a dit : “ Non, mais tu n’as plus de rapport avec elle, tu ne la touches plus. ” Et il a envoyé le même ordre à mes deux compagnons d’infortune. Ka^b a dit : « J’ai dit à ma femme rejoins ta famille et reste avec eux jusqu’à ce que Allah ta^ala m’accorde une issue dans cet épreuve. » Alors la femme de Hilal Ibnou ‘Oumayyah, un des deux autres qui été dans la même situation que Ka^b est partie voir le Messager de Allah ﷺ et elle lui a dit : “ Ô Messager de Allah ﷺ, Hilal Ibnou ‘Oumayyah est un vieille homme, il n’a pas quelqu’un à son service, il va être perdu si je ne reste pas avec lui, est ce que ça te dérange si je reste à son service, que je le serve ? ” Le Prophète a dit ce qui signifie : “ Non mais qu’il ne te touche pas. ” Alors, elle lui a dit : « Par Allah, il n’est pas capable de faire quoi que ce soit. ” Elle a dit : “ Par Allah, il n’a pas cessé de pleurer depuis ce jour-là jusqu’aujourd’hui. ” Ka^b a dit: « Un membre de ma famille m’a dit : “ Et si tu demandais au Messager de Allah ﷺ l’autorisation que ta femme reste avec toi, puisqu’il a donné l’autorisation à la femme de Hilal Ibnou ‘Oumayyah pour qu’elle soit en son service. ” Ka^b a dit : “ Non, je ne vais pas oser demander au l’autorisation au sujet de ma femme au Messager de Allah ﷺ. Qu’est ce qui me fait savoir, ce que le Messager de Allah va me dire? Que je suis un jeune homme, je suis dans la force de l’âge. ” Il a dit : « Je suis resté ainsi dix autres nuits. Et cinquante nuits se sont passées depuis qu’il a été défendu aux gens de nous adresser la parole. » Puis il a dit : « J’ai fait la prière de Al Fajr, la cinquantième nuit, sur le toit d’une de nos maisons. » Il a dit : « Tandis que j’étais resté assis après la prière, mon âme était étouffée et la terre malgré son étendue était devenue comme un mouchoir de poche pour nous, [c’est-à-dire tellement on subissait la pression Tout comme Allah l’a mentionné dans le Qour’an, parce qu’il y a des versets qui décrivent cette description dans le Qour’an]. J’ai entendu quelqu’un qui criait à haute voix, qui était monté sur une colline à Médine et qui criait de toute sa voix : “ Ô Ka^b Ibnou Malik reçoit la bonne nouvelle, alors je me suis prosterné et j’ai su que c’était la délivrance. ” En effet, le Messager de Allah ^azza wa jall a appris aux gens que Allah avait accepté notre repentir après que le Messager de Allah ﷺ a fait la prière de Al Fajr. Les gens sont venus nous annoncer la bonne nouvelle. Il a dit : « Mes deux compagnons ont reçu des gens qui leur ont annoncé la bonne nouvelle. Un homme est venu en courant comme un cheval rapide, et un autre de la tribu du clan de Aslam était monté sur une colline et sa voix était plus rapide que l’homme qui court. J’ai entendu la voix de celui qui m’a annoncé la bonne nouvelle, avant que celui qui courait n’arrive. Quand celui que j’ai entendu la voix pour m’annoncer la bonne nouvelle ait ensuite venue pour me féliciter, j’ai enlevé mes deux vêtements et je lui ai offert pour le remercier pour son annonce de bonne nouvelle. Par Allah, ce jour-là je ne possédais pas d’autres vêtements que ces deux vêtements-là. Je me suis fait prêter deux vêtements, c’est-à-dire une cape et un izar et je les ai portés. Il a dit : « Et je suis parti voir le Messager de Allah ﷺ. Sur le chemin les gens m’accueillaient groupe à groupe pour me féliciter pour mon repentir. Et ils me disaient : “ Félicitations que ton cœur se réjouisse du fait que Dieu a accepté ton repentir. ” Jusqu’à ce que je sois entré dans la mosquée. Le Messager de Allah ﷺ était assis, les gens étaient tout autour de lui. C’est alors que Talhah Ibnou ^Abdou l-Lah que Dieu l’agrée, s’est levé, presque en courant jusqu’à me serrer la main et me féliciter. Il a dit : “ Par Allah, aucun autre émigrant ne s’est levé. ” Et Ka^b était reconnaissant envers Talhah pour ses félicitations. Ka^b a dit : « Lorsque j’ai passé le salam au Messager de Allah ﷺ, son visage était radieux de joie, il m’a dit : “ Reçois la bonne nouvelle, c’est le meilleur jour que tu as vécu depuis que ta mère t’a mise au monde. ” Alors Ka^b a dit : “ Est-ce que cette bonne nouvelle est de ta part ou de la part de Allah ? ” Alors le Messager lui a dit : “ C’est de la part de Allah ^azza wa jall. ” Ka^b a dit: « Le Messager de Allah ﷺ lorsqu’il était heureux, son visage était radieux. On dirait que c’était la lune. Et nous reconnaissions cela en lui. Quand je me suis assis devant le Messager, je lui ai dit : “ Ô Messager de Allah, j’ai fait la promesse dans mon repentir de donner tous mes biens en guise d’aumône par recherche de l’agrément de Allah et de Son Messager. ” Et le Messager de Allah m’a dit ce qui signifie : “ Garde une partie de tes biens, c’est un bien pour toi ». Alors je lui ai dit : « Je retiens ma part du butin de Khaybar. ” Et je lui ai dit : “ Ô Messager de Allah, Allah m’a sauvé parce que j’étais véridique et une des promesses que j’ai faite dans mon repentir, c’est que je ne dirai plus que la vérité tant que je suis vivant. » Il a dit : « Par Allah, je n’ai pas eu connaissance qu’un autre musulman Allah lui a fait grâce par sa véracité depuis que j’ai cité cela au Messager de Allah ﷺ, d’une meilleure grâce que celle que Allah m’accordé. ” Ka^b a dit: « Par Allah, je n’ai plus jamais dis un mensonge délibérément depuis que j’ai dit cela au Messager de Allah ﷺ jusqu’à ce jour. » Il a dit: « J’espère que Dieu me protège et me préserve jusqu’à la fin de mes jours. »
Il a dit : « Allah a fait descendre le verset 117 à 119 de sourat At-Tawbah :
﴿ لَقَد تَّابَ الله عَلَى النَّبِيِّ وَالْمُهَاجِرِينَ وَالأَنصَارِ الَّذِينَ اتَّبَعُوهُ فِي سَاعَةِ الْعُسْرَةِ مِن بَعْدِ مَا كَادَ يَزِيغُ قُلُوبُ فَرِيقٍ مِّنْهُمْ ثُمَّ تَابَ عَلَيْهِمْ إِنَّهُ بِهِمْ رَؤُوفٌ رَّحِيمٌ ١١٧، وَعَلَى الثَّلاَثَةِ الَّذِينَ خُلِّفُواْ حَتَّى إِذَا ضَاقَتْ عَلَيْهِمُ الأَرْضُ بِمَا رَحُبَتْ وَضَاقَتْ عَلَيْهِمْ أَنفُسُهُمْ وَظَنُّواْ أَن لاَّ مَلْجَأَ مِنَ اللّهِ إِلاَّ إِلَيْهِ ثُمَّ تَابَ عَلَيْهِمْ لِيَتُوبُواْ إِنَّ اللّهَ هُوَ التَّوَّابُ الرَّحِيمُ ١١٨، يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُواْ اتَّقُواْ اللّهَ وَكُونُواْ مَعَ الصَّادِقِينَ ١١٩﴾
(Laqad taba l-Lahou ^ala n-Nabiyyi wa l-mouhajirina wa l-‘ansari l-Ladhina t-taba^ouhou fi sa^ati l-^ousrati min ba^di ma kada yazighou qouloubu fariqin minhoum thoumma taba ^alayhim ‘innahou bihim ra’oufoun rahimoun. Wa ^ala th-Thalathati l-Ladhina khoullifou hatta ‘Idha daqat ^alayhimou l-‘ardu bima rahoubat wa daqat ^Alayhim ‘anfousouhoum wa dhannou ‘an la malja’a mina l-lahi ‘illa ‘ilayhi thoumma taba ^alayhim liyatoubou ‘inna l-laha houwa t-Tawwabou r-Rahimou. Ya ‘Ayyouha l-Ladhina ‘amanou t-taqou l-Laha wa kounou ma^a s–Sadiqin)
Allah a révélé ces versets, dans lesquels Il mentionne ces trois qui sont restés en retrait et Allah accepté leur repentir. Ka^b a dit : « Par Allah, Allah ne m’a pas accordé une plus grande grâce, depuis qu’Il m’a guidé à l’islam, meilleur que ma véracité avec le Messager de Allah, c’est que je ne lui ai pas menti et je n’ai pas été à ma perte comme ceux qui ont menti ont été à leur perte. Car Allah a dit à ceux qui ont menti dans la révélation des paroles très graves. Allah dit :
﴿ سَيَحْلِفُونَ بِاللّهِ لَكُمْ إِذَا انقَلَبْتُمْ إِلَيْهِمْ لِتُعْرِضُواْ عَنْهُمْ فَأَعْرِضُواْ عَنْهُمْ إِنَّهُمْ رِجْسٌ وَمَأْوَاهُمْ جَهَنَّمُ جَزَاء بِمَا كَانُواْ يَكْسِبُونَ ٩٥ يَحْلِفُونَ لَكُمْ لِتَرْضَوْاْ عَنْهُمْ فَإِن تَرْضَوْاْ عَنْهُمْ فَإِنَّ اللّهَ لاَ يَرْضَى عَنِ الْقَوْمِ الْفَاسِقِينَ ٩٦﴾
(Sayahlifouna bi l-Lahi lakoum ‘idha anqalabtoum ‘ilayhim litou^ridou ^anhoum fa’a^ridou ^anhoum ‘innahoum rijsoun wa ma’wahoum jahannamou jaza‘an bima kanou yaksibouna. Yahlifouna lakoum litardaw ^anhoum fa’in tardaw ^anhoum fa’inna Allaha la yarda ^ani l-qawmi l-fasiqin)
Dans ces verset Allah blâme ceux qui ont menti pour satisfaire le Prophète alors qu’ils sont menteurs. Ka^b a dit : « En résumé, nous, c’est à dire les trois, nous étions mise en attente par rapport aux autres que le Messager de Allah ﷺ accepté leur excuse quand ils ont juré, et il a demandé le pardon en leur faveur. Et le Messager ﷺ a laissé pour plus tard notre cas, jusqu’à ce que Allah lui révèle, ce qu’Il lui a révélé à notre sujet.
Allah dit :
وَعَلَى الثَّلاثَةِ الَّذِينَ خُلِّفُوا
Ce qui veut dire: « Quant aux trois qui ont été laissés pour plus tard. Il a dit خُلِّفا, ici, ce n’est pas parce que nous nous sommes mis en retrait et que nous n’avons pas rejoint le Prophète lors de la conquête, mais c’est parce que le Prophète a mis pour plus tard de mettre une sentence à notre sujet par rapport à ceux qui lui avaient juré qu’ils avaient des excuses, qui lui ont présenté des excuses et qu’il avait accepté d’eux.
[Hadith rapporté par Mouttafaqou ^alayh, rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]
Et dans une version, il est précisé que le Prophète est sorti pour la bataille de Tabouk un jeudi et il aimait entamer un départ le jeudi.
Et dans une autre version, il ne rentrait de voyage que de jour, dans le temps de Ad–Douha. Quand il arrivait à Médine, il commençait par la mosquée, il faisait deux raka^ah. Et il restait dans la mosquée comme dans d’autres versions il l’accueillait des gens.
22– وَعَنْ أبي نُجَيد – بضَمِّ النُّونِ وفتحِ الجيم – عِمْرَانَ بنِ الحُصَيْنِ الخُزَاعِيِّ رضي الله عنهما : أنَّ امْرَأةً مِنْ جُهَيْنَةَ أتَتْ رسولَ الله ﷺ وَهِيَ حُبْلَى مِنَ الزِّنَى ، فقالتْ : يَا رسولَ الله ، أصَبْتُ حَدّاً فَأَقِمْهُ عَلَيَّ ، فَدَعَا نَبيُّ الله ﷺ وَليَّها ، فقالَ :
(( أَحْسِنْ إِلَيْهَا ، فإذا وَضَعَتْ فَأْتِني ))فَفَعَلَ فَأَمَرَ بهَا نبيُّ الله ﷺ ، فَشُدَّتْ عَلَيْهَا ثِيَابُهَا، ثُمَّ أَمَرَ بِهَا فَرُجِمَتْ، ثُمَّ صَلَّى عَلَيْهَا. فقالَ لَهُ عُمَرُ: تُصَلِّي عَلَيْهَا يَا رَسُول الله وَقَدْ زَنَتْ ؟ قَالَ: (( لَقَدْ تَابَتْ تَوْبَةً لَوْ قُسِمَتْ بَيْنَ سَبْعِينَ مِنْ أهْلِ المَدِينَةِ لَوَسِعَتْهُمْ، وَهَلْ وَجَدْتَ أَفضَلَ مِنْ أنْ جَادَتْ بنفْسِها لله عزوجل ؟! )) رواه مسلم
Dans le hadith 22, An Nawawiyy rapporte d’après Abou Noujayd ^Imran fils de Al Housayn Al Ghousa^iyy que Allah les agréé tous les deux, qu’une femme de la tribu de jouhaynah était venu voir le Messager de Allah ﷺ , elle était enceinte suite à un acte de fornication. Elle a dit : “ Ô Messager de Dieu, j’ai commis un péché qui mérite qu’on lui fasse appliquer une peine légale, alors applique moi la peine légale. ” Le Prophète ﷺ a demandé après son tuteur, il lui a dit ce qui signifie : “ Agis en bien avec elle et lorsqu’elle accouche, amène la moi. ” C’est ce qu’il fit. Le Prophète ﷺ a donné l’ordre pour que ses vêtements soient bien attachés sur elle, c’est à dire que pour que sa zone de pudeur ne soit pas apparente et il a donné l’ordre pour que lui soit appliqué la peine légale. Puis, il a fait la prière funéraire en sa faveur. Alors ^Oumar que Allah l’agrée a dit ce qui signifie : “ Mais ô Messager de Dieu, est-ce que nous faisons la prière funéraire en sa faveur alors qu’elle a commit la fornication ? ” C’est alors que le Prophète ﷺ a dit ce qui signifie : “ Elle a fait un repentir. Un repentir tellement grand que s’il avait été partagé sur soixante dix personnes de Médine, il lui aurait suffit. Est-ce que tu considères qu’elle a trouvé mieux qu’elle se soit sacrifiée elle-même pour Allah ^azza wa jall ? ”
[Rapporté par Mouslim]
23– وعن ابنِ عباسٍ رضي الله عنهما أنَّ رَسُولَ الله ﷺ ، قَالَ : (( لَوْ أنَّ لابنِ آدَمَ وَادِياً مِنْ ذَهَبٍ أحَبَّ أنْ يكُونَ لَهُ وَادِيانِ ، وَلَنْ يَمْلأَ فَاهُ إلاَّ التُّرَابُ ، وَيَتْوبُ اللهُ عَلَى مَنْ تَابَ )) مُتَّفَقٌ عليه.
Dans le hadith 23, d’après ^Abdou l-Lah fils de ^Abbas et d’après Anas Ibnou Malik que Dieu les agrée tous les trois, le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Si l’être humain, si le fils de ‘Adam possédait toute une vallée en or, il aurait désiré en avoir une deuxième. Et l’être humain, il n’y a que la terre qui lui remplira sa bouche. Et Allah ta^ala accepte le repentir de celui qui fait le repentir. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]
24– وعن أبي هريرة رضي الله عنهم أنَّ رسولَ الله ﷺ ، قَالَ : (( يَضْحَكُ اللهُ سُبْحَانَهُ وَتَعَالَى إِلَى رَجُلَيْنِ يقْتلُ أَحَدهُمَا الآخَرَ يَدْخُلانِ الجَنَّةَ ، يُقَاتِلُ هَذَا في سَبيلِ اللهِ فَيُقْتَلُ ، ثُمَّ يتُوبُ اللهُ عَلَى القَاتلِ فَيُسْلِم فَيُسْتَشْهَدُ )) مُتَّفَقٌ عليه .
Le hadith 24, d’après Abou Hourayra que Allah l’agrée le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Allah ta^ala agréé et fait miséricorde à deux hommes. L’un des deux tue l’autre et ils rentreront tous les deux au Paradis. Un, combat dans la voie que Dieu agrée et il est tué. Puis Allah accorde le repentir à celui qui l’a tué, il entre en Islam et il meurt martyr à son tour ».
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]
Ici, dans ce hadith en arabe, il y a le verbe dahika, Ibnou ^Allan rapporte du qadi ^Iyad qu’il a dit que adahik au sujet de Allah, c’est un sens figuré qui indique l’agrément, l’agrément de l’acte qu’ils vont accomplir et la récompense pour ce qu’ils font. Et par ailleurs, Al Boukhariyy a interprété adahik par la miséricorde tout comme cela a été rapporté de lui par Al Khatabiyy tout comme cela figure « Al Fatah » du Hafidh Ibnou Hajar Al-^Asqalaniyy
٣ – باب الصبر
Chapitre 3 : La patience
قَالَ الله تَعَالَى : ﴿ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا اصْبِرُوا وَصَابِرُوا ﴾ [ آل عمران ]، وقال تعالى : ﴿ وَلَنَبْلُوَنَّكُمْ بِشَيْءٍ مِنَ الْخَوْفِ وَالْجُوعِ وَنَقْصٍ مِنَ الأَمْوَالِ وَالأَنْفُسِ وَالثَّمَرَاتِ وَبَشِّرِ الصَّابِرِينَ ﴾ [ البقرة : 155] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ إِنَّمَا يُوَفَّى الصَّابِرُونَ أَجْرَهُمْ بِغَيْرِ حِسَاب ﴾ [ الزمر] ، وَقالَ تَعَالَى: ﴿ وَلَمَنْ صَبَرَ وَغَفَرَ إِنَّ ذَلِكَ لَمِنْ عَزْمِ الأُمُورِ ﴾ [الشورى ] ، وَقالَ تَعَالَى: ﴿ اسْتَعِينُوا بِالصَّبْرِ وَالصَّلاةِ إِنَّ اللهَ مَعَ الصَّابِرِينَ ﴾ [البقرة ]، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَلَنَبْلُوَنَّكُمْ حَتَّى نَعْلَمَ الْمُجَاهِدِينَ مِنْكُمْ وَالصَّابِرِينَ ﴾ [ محمد ] ، وَالآياتُ في الأمر بالصَّبْر وَبَيانِ فَضْلهِ كَثيرةٌ مَعْرُوفةٌ .
Dans sourat Ali ^Imran verset 200, Allah ta^ala dit :
﴿ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُواْ اصْبِرُواْ وَصَابِرُواْ ٢٠٠ ﴾
( Ya ‘ayyouha l-Ladhina ‘amanou asbirou wa sabirou )
[3/200] ce qui signifie : « Ô vous qui êtes croyants, patientez. »
Et Allah a^ala dit dans sourat Al Baqarah verset 155 :
﴿ وَلَنَبْلُوَنَّكُم بِشَيْءٍ مِّنَ الْخَوْفِ وَالْجُوعِ وَنَقْصٍ مِّنَ الْأَمْوَالِ وَالْأَنفُسِ وَالثَّمَرَاتِ ۗ وَبَشِّرِ الصَّابِرِينَ ١٥٥﴾
(Wa lanablouwannakoum bichay’in m-mina l-khawfi wa l-jou^i wa naqsin mina l-‘amwli wa l-‘anfusi wa th-Thamarati wa bachiri as–sabirin)
[2/155] ce qui signifie :« Nous vous éprouverons par une part de crainte de faim, une diminution de biens et de personnes et de fruits. Et annonce la bonne nouvelle à ceux qui patientent. »
Dans sourat Az-Zoumar verset 10, Allah ta^ala dit :
﴿ إِنَّمَا يُوَفَّى الصَّابِرُونَ أَجْرَهُم بِغَيْرِ حِسَابٍ ١٠﴾
(‘Innama youwaffa s–sabirouna ‘ajrahoum bighayri hisab)
[39/10] ce qui signifie : « Certes ceux qui patientent recevront leurs rétributions avec largesse. »
Et dans sourat Ach-Choura verset 43 Allah ta^ala dit :
﴿وَلَمَن صَبَرَ وَغَفَرَ إِنَّ ذَٰلِكَ لَمِنْ عَزْمِ الْأُمُورِ ٤٣﴾
(Wa laman sabara wa ghafara `inna dhalika lamin ^azmi l-`oumour )
[42-43] ce qui signifie : « Et ceux qui patientent, ceux qui excusent, certes cela est quelque chose d’extrêmement louable. »
Et dans sourat Al Baqarah verset 153, Allah ta^ala dit :
﴿يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُواْ اسْتَعِينُواْ بِالصَّبْرِ وَالصَّلاَةِ إِنَّ اللّهَ مَعَ الصَّابِرِينَ ١٥٣﴾
(Ista`inou bis–sabri wa s–salati ‘inna l-laha ma^a s–sabirin)
[2/153] ce qui signifie : « Recherchez l’aide par la patience et par la prière, certes Allah accorde l’aide à ceux qui patientent. »
Et dans sourat Mouhammad verset 31 Allah ta^ala dit :
﴿ وَلَنَبْلُوَنَّكُمْ حَتَّىٰ نَعْلَمَ الْمُجَاهِدِينَ مِنكُمْ وَالصَّابِرِينَ ٣١﴾
(Wa lanabluwannakum hatth na^lama l-Mujahidina minkum wa s–sabirin)
[47-31] ce qui signifie : « Nous vous ferons subir des épreuves afin que les gens voient et sachent qui sont ceux qui fournissent des efforts dans la voie que Dieu agrée, qui sont ceux qui patientent. »
25– وعن أبي مالكٍ الحارث بن عاصم الأشعريِّ رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رسولُ الله ﷺ : (( الطُّهُورُ شَطْرُ الإِيمان ، والحَمدُ لله تَمْلأُ الميزَانَ ، وَسُبْحَانَ الله والحَمدُ لله تَملآن – أَوْ تَمْلأُ – مَا بَينَ السَّماوات وَالأَرْضِ، والصَّلاةُ نُورٌ ، والصَّدقةُ بُرهَانٌ ، والصَّبْرُ ضِياءٌ ، والقُرْآنُ حُجةٌ لَكَ أَوْ عَلَيْكَ . كُلُّ النَّاسِ يَغْدُو فَبَائعٌ نَفسَهُ فَمُعْتِقُهَا أَوْ مُوبِقُها )) رواه مسلم .
Et dans le hadith 25, An Nawawiyy rapporte d’après Abou Malik Al Harith, fils de ^Asim Al Ach^ariyy que Allah l’agrée, il a dit : « LeMessager de Allah ﷺ a dit : ce qui signifie : « Le fait de se purifier est un sujet extrêmement important dans la religion, [c’est-à-dire qu’il ressemble à la moitié de la foi, c’est-à-dire qu’il est très important dans la foi et dans l’Islam]. Et la phrase al hamdouli l-Lah remplit la balance, [c’est-à-dire au Jour du jugement]. Et soubhana l-Lah et al hamdouli l-Lah remplissent ce qui a entre les cieux et la terre. La prière est une lumière, l’aumône est une preuve, la patience est une clarté, le Qour’an sera une preuve soit en ta faveur soit contre toi. Tous les gens commencent leur journée pour œuvrer dans leurs affaires. Il y a ceux qui fournissent de leur personne, certains vont pour affranchir leurs âmes du feu de l’enfer et d’autres au contraire mènent leurs âmes à ce qui va leur nuire, [c’est-à-dire en enfer]. »
[Rapporté par Mouslim]
26- وعن أبي سَعيد سعدِ بن مالكِ بنِ سنانٍ الخدري رضي الله عنهما : أَنَّ نَاساً مِنَ الأَنْصَارِ سَألوا رسولَ الله ﷺ فَأعْطَاهُمْ ، ثُمَّ سَألوهُ فَأعْطَاهُمْ ، حَتَّى نَفِدَ مَا عِندَهُ ، فَقَالَ لَهُمْ حِينَ أنْفْقَ كُلَّ شَيءٍ بِيَدِهِ : (( مَا يَكُنْ عِنْدي مِنْ خَيْر فَلَنْ أدَّخِرَهُ عَنْكُمْ ، وَمَنْ يَسْتَعْفِفْ يُعِفهُ اللهُ ، وَمَنْ يَسْتَغْنِ يُغْنِهِ اللهُ ، وَمَنْ يَتَصَبَّرْ يُصَبِّرْهُ اللهُ . وَمَا أُعْطِيَ أَحَدٌ عَطَاءً خَيْراً وَأوْسَعَ مِنَ الصَّبْر )) مُتَّفَقٌ عليه .
Dans le hadith 26, d’après Abou Sa^id Sa^d fils de Malik fils de Sinan Al-Khoudriyy que Dieu l’agrée lui et son père, il y avait des gens parmi les ansars, les partisans de Médine, qui ont demandés à ce que le Messager de Allah ﷺ leur donne des choses et il leur a donné. Puis, ils lui ont demandé à nouveau et il leur a donné à nouveau jusqu’à ce que tout ce qu’il possédait soit fini. Quand il a donné tout ce qu’il possédait, il leur a dit ce qui signifie : « Tout le bien que j’ai, je ne le garderai pas à l’écart et je vous le donnerais, mais celui qui recherche à être chaste Dieu lui accorde la chasteté, celui qui fait en sorte qu’il est au-dessus de ses choses là Dieu l’enrichit, celui qui fait preuve de patience Dieu lui accorde la patience et la personne n’a pas reçu un bien plus grand et plus étendu que la patience. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]
27– وعن أبي يحيى صهيب بن سنانٍ رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رسولُ الله ﷺ : (( عَجَباً لأمْرِ المُؤمنِ إنَّ أمْرَهُ كُلَّهُ لَهُ خيرٌ ولَيسَ ذلِكَ لأَحَدٍ إلاَّ للمُؤْمِن : إنْ أَصَابَتْهُ سَرَّاءُ شَكَرَ فَكانَ خَيراً لَهُ ، وإنْ أصَابَتْهُ ضرَاءُ صَبَرَ فَكانَ خَيْراً لَهُ )) رواه مسلم .
Dans le hadith 27, d’après Abou Yahya Souhayb fils de Sinan que Allah l’agrée, il a dit : « Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Le croyant est étonnant, dans tous les cas, il va avoir du bien et cela n’est réservé à nulle autre qu’au croyant. Si une difficulté le touche, si une chose qui le réjouit le touche, alors il remercie et ce sera un bien pour lui. Et si c’est une nuisance, [c’est-à-dire quelque chose qui le nuit dans son corps ou à sa famille ou ses enfants ou ses biens le touche], il patiente et ce sera également un bien pour lui. »
[Rapporté par Mouslim]
28– وعن أنَسٍ رضي الله عنه ، قَالَ : لَمَّا ثَقُلَ النَّبيُّ ﷺ جَعلَ يَتَغَشَّاهُ الكَرْبُ ، فَقَالَتْ فَاطِمَةُ رضي الله عنها : وَاكَربَ أَبَتَاهُ . فقَالَ : (( لَيْسَ عَلَى أَبيكِ كَرْبٌ بَعْدَ اليَوْمِ )) فَلَمَّا مَاتَ ، قَالَتْ : يَا أَبَتَاهُ ، أَجَابَ رَبّاً دَعَاهُ ! يَا أَبتَاهُ ، جَنَّةُ الفِردَوسِ مَأْوَاهُ ! يَا أَبَتَاهُ ، إِلَى جبْريلَ نَنْعَاهُ ! فَلَمَّا دُفِنَ قَالَتْ فَاطِمَةُ رَضي الله عنها : أَطَابَتْ أنْفُسُكُمْ أنْ تَحْثُوا عَلَى رَسُول الله ﷺ التُّرَابَ ؟! رواه البخاري .
Et dans le hadith 28, An Nawawiyy rapporte d’après Anas que Allah l’agrée, il a dit : « Lorsque les douleurs, la maladie qui précèdent la mort, s’est intensifiée pour le Prophète ﷺ , il lui arrivait de s’évanouir tellement les douleurs qui touchaient son corps honoré étaient intenses. C’était pour élever son degré encore plus. » Alors, Fatimah sa fille que Dieu l’agrée a dit : « Ô que je suis triste et tourmentée pour mon père. » Alors, il lui a dit ce qui signifie : « Il n’y a plus de tourment après aujourd’hui pour ton père, [c’est-à-dire il ne sera plus touché ni par la fatigue, ni par la maladie, ni par la douleur parce qu’il va se passer pour la résidence de la sauvegarde éternelle, perpétuelle]. »
Quand il est mort, elle a dit : « Ô mon malheur pour mon père, il a répondu à l’appel de son Seigneur. Ô mon père, le Paradis du Firdaws sera sa demeure. Ô mon père, c’est à Jibril que je le pleure » Et lorsque’il fut enterré, Fatimah que Allah l’agrée a dit : « Mais ô Anas, est-ce que vous avez eu la force dans votre coeur de mettre de la terre pour couvrir le corps du Messager de Allah ﷺ. »
[Rapporté par Al Boukhariyy]
29– وعن أبي زَيدٍ أُسَامَةَ بنِ زيدِ بنِ حارثةَ مَوْلَى رسولِ الله ﷺ وحِبِّه وابنِ حبِّه رضي اللهُ عنهما ، قَالَ : أرْسَلَتْ بنْتُ النَّبيِّ ﷺ إنَّ ابْني قَد احْتُضِرَ فَاشْهَدنَا ، فَأَرْسَلَ يُقْرىءُ السَّلامَ ، ويقُولُ : (( إنَّ لله مَا أخَذَ وَلَهُ مَا أعطَى وَكُلُّ شَيءٍ عِندَهُ بِأجَلٍ مُسَمًّى فَلتَصْبِرْ وَلْتَحْتَسِبْ )) فَأَرسَلَتْ إِلَيْهِ تُقْسِمُ عَلَيهِ لَيَأتِينَّهَا . فقامَ وَمَعَهُ سَعْدُ بْنُ عُبَادَةَ ، وَمُعَاذُ بْنُ جَبَلٍ ، وَأُبَيُّ بْنُ كَعْبٍ ، وَزَيْدُ بْنُ ثَابتٍ ، وَرجَالٌ ، فَرُفعَ إِلَى رَسُول الله ﷺ الصَّبيُّ ، فَأقْعَدَهُ في حِجْرِهِ وَنَفْسُهُ تَقَعْقَعُ ، فَفَاضَتْ عَينَاهُ فَقالَ سَعدٌ : يَا رسولَ الله ، مَا هَذَا ؟ فَقالَ : (( هذِهِ رَحمَةٌ جَعَلَها اللهُ تَعَالَى في قُلُوبِ عِبَادِهِ )) وفي رواية : (( فِي قُلُوبِ مَنْ شَاءَ مِنْ عِبَادِهِ ، وَإِنَّما يَرْحَمُ اللهُ مِنْ عِبادِهِ الرُّحَماءَ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
وَمَعنَى (( تَقَعْقَعُ )) : تَتَحرَّكُ وتَضْطَربُ .
Dans le hadith 29, An Nawawiyy rapporte d’après Abou Zayd Ousama, fils de Zayd, fils de Harithah, l’esclave affranchi par le Messager de Allah ﷺ, son bien aimé et le fils de son bien aimé, que Dieu les agrée tous les deux, il a dit une des filles du Prophète ﷺ a envoyé quelqu’un chercher le Prophète ﷺ pour lui dire : « Ma fille, mon fils est en train d’agoniser Il va bientôt mourir vient avec nous soit présent avec nous. »
Alors le Messager ﷺ a envoyé quelqu’un de sa part pour transmettre à sa fille la parole suivante, il lui dit ce qui signifie : « Certes à Allah appartient ce qu’Il prend et à Allah appartient ce qu’Il donne et toute chose selon son jugement à un terme bien établie alors qu’elle patiente et qu’elle recherche la récompense par cette patience. »
Mais sa fille a envoyé quelqu’un pour insister, le conjurer, pour qu’il vient. C’est alors que le Prophète s’est levé, il était accompagné de Sa^d, fils de ^Oubada et de Mou^ad, fils de Jabal et de Oubay, fils de Ka^b et de Zayd fils de Thabit, et d’autres personnes d’autres hommes que Dieu les agrée. C’est alors qu’on confia l’enfant dans les mains du Messager de Allah ﷺ. Le Messager l’a mit en position assise sur ses genoux et l’enfant était en train d’agoniser, il allait bientôt sortir l’âme. C’est alors que les yeux du Prophète ﷺ ont été inondés de larmes, il a pleuré. Alors Sa^d a dit : “ Ô Messager de Dieu mais qu’est-ce que c’est ? ” Le Messager ﷺ lui a dit ce qui signifie : “ C’est une miséricorde que Dieu a confié dans les coeurs de Ses esclaves. ”
Et dans une des versions: “ C’est une miséricorde que Dieu a placé dans les cœurs de ceux qu’Il veut parmi Ses esclaves et Allah fait miséricorde à Ses esclaves qui sont miséricordieux.”
Quand il a parlé du mot At-Ta^qaqah dans le hadith à propos de l’âme de l’enfant, c’est-à-dire qu’il était en train de bouger et comme l’agonie de celui qui va avoir son âme qui sort.
30– وعن صهيب رضي الله عنه : أنَّ رسولَ الله ﷺ ، قَالَ : (( كَانَ مَلِكٌ فيمَنْ كَانَ قَبلَكمْ وَكَانَ لَهُ سَاحِرٌ فَلَمَّا كَبِرَ قَالَ للمَلِكِ : إنِّي قَدْ كَبِرْتُ فَابْعَثْ إلَيَّ غُلاماً أُعَلِّمْهُ السِّحْرَ ؛ فَبَعثَ إِلَيْهِ غُلاماً يُعَلِّمُهُ ، وَكانَ في طرِيقِهِ إِذَا سَلَكَ رَاهِبٌ ، فَقَعدَ إِلَيْه وسَمِعَ كَلامَهُ فَأعْجَبَهُ ، وَكانَ إِذَا أتَى السَّاحِرَ ، مَرَّ بالرَّاهبِ وَقَعَدَ إِلَيْه ، فَإذَا أَتَى السَّاحِرَ ضَرَبَهُ ، فَشَكَا ذلِكَ إِلَى الرَّاهِب ، فَقَالَ : إِذَا خَشيتَ السَّاحِرَ ، فَقُلْ : حَبَسَنِي أَهْلِي ، وَإذَا خَشِيتَ أهلَكَ ، فَقُلْ : حَبَسَنِي السَّاحِرُ .
فَبَيْنَما هُوَ عَلَى ذلِكَ إِذْ أَتَى عَلَى دَابَّةٍ عَظِيمَةٍ قَدْ حَبَسَتِ النَّاسَ ، فَقَالَ : اليَوْمَ أعْلَمُ السَّاحرُ أفْضَلُ أم الرَّاهبُ أفْضَلُ ؟ فَأخَذَ حَجَراً، فَقَالَ : اللَّهُمَّ إنْ كَانَ أمْرُ الرَّاهِبِ أَحَبَّ إِلَيْكَ مِنْ أمْرِ السَّاحِرِ فَاقْتُلْ هذِهِ الدّابَّةَ حَتَّى يَمضِي النَّاسُ ، فَرَمَاهَا فَقَتَلَها ومَضَى النَّاسُ ، فَأتَى الرَّاهبَ فَأَخبَرَهُ . فَقَالَ لَهُ الرَّاهبُ : أَيْ بُنَيَّ أَنْتَ اليَومَ أفْضَل منِّي قَدْ بَلَغَ مِنْ أَمْرِكَ مَا أَرَى ، وَإنَّكَ سَتُبْتَلَى ، فَإن ابْتُلِيتَ فَلاَ تَدُلَّ عَلَيَّ ؛ وَكانَ الغُلامُ يُبْرىءُ الأكْمَهَ وَالأَبْرصَ ، ويداوي النَّاسَ مِنْ سَائِرِ الأَدْوَاء . فَسَمِعَ جَليسٌ لِلملِكِ كَانَ قَدْ عَمِيَ ، فأتاه بَهَدَايا كَثيرَةٍ ، فَقَالَ : مَا ها هُنَا لَكَ أَجْمعُ إنْ أنتَ شَفَيتَنِي ، فَقَالَ : إنّي لا أشْفِي أحَداً إِنَّمَا يَشفِي اللهُ تَعَالَى ، فَإنْ آمَنْتَ بالله تَعَالَى دَعَوتُ اللهَ فَشفَاكَ ، فَآمَنَ بالله تَعَالَى فَشفَاهُ اللهُ تَعَالَى ، فَأَتَى المَلِكَ فَجَلسَ إِلَيْهِ كَما كَانَ يَجلِسُ ، فَقَالَ لَهُ المَلِكُ : مَنْ رَدّ عَلَيْكَ بَصَرَكَ ؟ قَالَ : رَبِّي ، قَالَ : وَلَكَ رَبٌّ غَيري ؟ قَالَ : رَبِّي وَرَبُّكَ اللهُ ، فَأَخَذَهُ فَلَمْ يَزَلْ يُعَذِّبُهُ حَتَّى دَلَّ عَلَى الغُلامِ ، فَجيء بالغُلاَمِ ، فَقَالَ لَهُ المَلِكُ : أيْ بُنَيَّ ، قَدْ بَلَغَ مِنْ سِحْرِكَ مَا تُبْرىء الأَكْمَهَ وَالأَبْرَصَ وتَفْعَلُ وتَفْعَلُ ! فَقَالَ : إنِّي لا أَشْفي أحَداً ، إِنَّمَا يَشفِي الله تَعَالَى . فَأَخَذَهُ فَلَمْ يَزَلْ يُعَذِّبُهُ حَتَّى دَلَّ عَلَى الرَّاهبِ ؛ فَجِيء بالرَّاهبِ فَقيلَ لَهُ : ارجِعْ عَنْ دِينكَ ، فَأَبَى ، فَدَعَا بِالمِنْشَارِ فَوُضِعَ المِنْشَارُ في مَفْرق رَأسِهِ ، فَشَقَّهُ حَتَّى وَقَعَ شِقَّاهُ ، ثُمَّ جِيءَ بِجَليسِ المَلِكِ فقيل لَهُ : ارْجِعْ عَنْ دِينِكَ ، فَأَبَى ، فَوضِعَ المِنْشَارُ في مَفْرِق رَأسِهِ ، فَشَقَّهُ بِهِ حَتَّى وَقَعَ شِقَّاهُ ، ثُمَّ جِيءَ بالغُلاَمِ فقيلَ لَهُ : ارْجِعْ عَنْ دِينكَ ، فَأَبَى ، فَدَفَعَهُ إِلَى نَفَرٍ مِنْ أصْحَابهِ ، فَقَالَ : اذْهَبُوا بِهِ إِلَى جَبَلِ كَذَا وَكَذَا فَاصْعَدُوا بِهِ الجَبَل ، فَإِذَا بَلَغْتُمْ ذِرْوَتَهُ فَإِنْ رَجَعَ عَنْ دِينِهِ وَإلاَّ فَاطْرَحُوهُ . فَذَهَبُوا بِهِ فَصَعِدُوا بِهِ الجَبَلَ ، فَقَالَ : اللَّهُمَّ أكْفنيهمْ بِمَا شِئْتَ ، فَرَجَفَ بهِمُ الجَبلُ فَسَقَطُوا ، وَجاءَ يَمشي إِلَى المَلِكِ ، فَقَالَ لَهُ المَلِكُ : مَا فَعَلَ أصْحَابُكَ ؟ فَقَالَ : كَفَانِيهمُ الله تَعَالَى ، فَدَفَعَهُ إِلَى نَفَرٍ مِنْ أَصْحَابِهِ فَقَالَ : اذْهَبُوا بِهِ فاحْمِلُوهُ في قُرْقُورٍ وتَوَسَّطُوا بِهِ البَحْرَ ، فَإنْ رَجعَ عَنْ دِينِهِ وإِلاَّ فَاقْذِفُوهُ . فَذَهَبُوا بِهِ ، فَقَالَ : اللَّهُمَّ أكْفِنيهمْ بمَا شِئْتَ ، فانْكَفَأَتْ بِهمُ السَّفينةُ فَغَرِقُوا ، وَجَاء يَمْشي إِلَى المَلِكِ . فَقَالَ لَهُ المَلِكُ : مَا فعلَ أصْحَابُكَ ؟ فَقَالَ : كَفَانيهمُ الله تَعَالَى . فَقَالَ لِلمَلِكِ : إنَّكَ لَسْتَ بقَاتلي حَتَّى تَفْعَلَ مَا آمُرُكَ بِهِ . قَالَ : مَا هُوَ ؟ قَالَ : تَجْمَعُ النَّاسَ في صَعيدٍ وَاحدٍ وتَصْلُبُني عَلَى جِذْعٍ ، ثُمَّ خُذْ سَهْماً مِنْ كِنَانَتي ، ثُمَّ ضَعِ السَّهْمَ في كَبدِ القَوْسِ ثُمَّ قُلْ : بسْم الله ربِّ الغُلاَمِ ، ثُمَّ ارْمِني، فَإنَّكَ إِذَا فَعَلْتَ ذلِكَ قَتَلتَني، فَجَمَعَ النَّاسَ في صَعيد واحدٍ ، وَصَلَبَهُ عَلَى جِذْعٍ ، ثُمَّ أَخَذَ سَهْماً مِنْ كِنَانَتِهِ ، ثُمَّ وَضَعَ السَّهْمَ في كَبِدِ القَوْسِ ، ثُمَّ قَالَ : بِسمِ اللهِ ربِّ الغُلامِ ، ثُمَّ رَمَاهُ فَوقَعَ في صُدْغِهِ ، فَوَضَعَ يَدَهُ في صُدْغِهِ فَمَاتَ ، فَقَالَ النَّاسُ : آمَنَّا بِرَبِّ الغُلامِ ، فَأُتِيَ المَلِكُ فقيلَ لَهُ : أَرَأَيْتَ مَا كُنْتَ تَحْذَرُ قَدْ والله نَزَلَ بكَ حَذَرُكَ . قَدْ آمَنَ النَّاسُ . فَأَمَرَ بِالأُخْدُودِ بأفْواهِ السِّكَكِ فَخُدَّتْ وأُضْرِمَ فيهَا النِّيرانُ وَقَالَ : مَنْ لَمْ يَرْجعْ عَنْ دِينهِ فَأقْحموهُ فيهَا ، أَوْ قيلَ لَهُ: اقتَحِمْ فَفَعَلُوا حَتَّى جَاءت امْرَأةٌ وَمَعَهَا صَبيٌّ لَهَا ، فَتَقَاعَسَتْ أنْ تَقَعَ فيهَا، فَقَالَ لَهَا الغُلامُ : يَا أُمهْ اصْبِري فَإِنَّكِ عَلَى الحَقِّ ! )) رواه مسلم .
(( ذِروَةُ الجَبَلِ )) : أعْلاهُ ، وَهيَ – بكَسْر الذَّال المُعْجَمَة وَضَمِّهَا – و(( القُرْقُورُ )) : بضَمِّ القَافَينِ نَوعٌ مِنَ السُّفُن وَ(( الصَّعيدُ )) هُنَا : الأَرضُ البَارِزَةُ وَ(( الأُخْدُودُ )) الشُّقُوقُ في الأَرضِ كَالنَّهْرِ الصَّغير ، وَ(( أُضْرِمَ )) : أوْقدَ ، وَ(( انْكَفَأتْ )) أَي : انْقَلَبَتْ ، وَ(( تَقَاعَسَتْ )) : تَوَقفت وجبنت .
Dans le hadith 30, d’après Souhayb que Allah l’agrée le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Il y avait un roi dans une époque qui nous a précédé, qui avait un sorcier attitré. Lorsque ce sorcier a atteint un âge avancé, il a dit au roi : « Je suis devenu vieux, envoie moi un jeune homme pour que je puisse lui enseigner la sorcellerie. » Et ils lui ont envoyé un jeune homme pour lui enseigner. Et ce jeune homme, sur son chemin pour rejoindre le sorcier, trouva sur son chemin un hermite. Il s’agissait d’un hermite qui était musulman, qui était un croyant de la communauté de Jésus, de Iça ^alayhi s-salam, qui lui suivait sur la foi, sur la croyance en l’unicité qu’il n’y avait pas à attribuer d’associé à Dieu, aucun associé à Dieu. Il s’est assis auprès de lui, il a entendu sa parole et il lui a plu. Et donc, quand il allait chez le sorcier, il passait par l’hermite et il restait à côté de lui. Et quand il arrivait auprès du sorcier en retard, il le frappait. Ce jeune homme s’en est plaint à cet hermite. L’hermite lui a dit : « Si tu crains la nuisance du sorcier, dis-lui que c’est ma famille qui m’a retenu. Et si tu crains la nuisance de ta famille, dis leur que c’est le sorcier qui m’a retenu. » Un jour, il a adopté cette conduite. Un grand animal sauvage, qui attaquait les gens, avait empêché les gens de passer. Le jeune homme s’est dit : « C’est maintenant que je vais savoir si le sorcier est meilleur ou si l’hermite est meilleur. » Le jeune a pris une pierre, il a dit : « Ô Allah, si l’état de l’hermite tu l’agrée plus que l’état du sorcier alors fait que cet animal meurt pour que les gens puissent passer leur chemin. » Il a lancé la pierre, il a tué l’animal et les gens ont pu poursuivre leur chemin. Il est parti voir l’hermite, et il lui a informé de ce qui était arrivé. L’hermite lui a dit : « Mon fils, tu es devenu aujourd’hui meilleur que moi. Tu as atteint un degré que je constate mais tu vas être éprouvé. Si tu vas être éprouvé, lorsque tu seras éprouvé n’indique pas où je me trouve. » Et ce jeune homme guérissait l’aveugle de naissance, le lépreux, et il guérissait les gens de différentes sortes de maladies. Un de ceux qui étaient de la cour rapprochée du roi avait entendu l’histoire de ce jeune homme et c’était quelqu’un qui était aveugle. Il est venu chez le jeune homme avec beaucoup de cadeaux précieux et il lui a dit : “ Tout ce que tu vois là, ce sera pour toi. Tout ce que j’ai rassemblé ici sera pour toi, si tu me soignes. ” Alors le jeune homme lui a dit : “ Mais moi je ne guéris personne. C’est Allah ta^ala qui accorde la guérison. Si tu crois en Dieu invoque Dieu pour qu’Il te guérisse. ” Alors cet homme a cru en Dieu et Allah l’a guéri. Il est parti dans l’assemblée, la cour du roi, il s’est assis comme à son habitude. Le roi lui a alors dit : “ Qui donc t’as rendu ta vue ? ” Il lui a dit : “ C’est mon Seigneur. ” Il lui a dit : “ Tu as donc un Seigneur autre que moi ? ” Il lui a dit : “ Mon Seigneur et ton Seigneur, c’est Allah. ” Alors il a ordonné à ses sbirs de le prendre et de le torturer jusqu’à ce qu’il dénonce le jeune homme. Ils ont ramené le jeune homme et le roi lui a dit : “ Tu as excellé dans la sorcellerie au point que tu es capable de soigner celui qui est aveugle de naissance, le lépreux, et tu fais, et tu fais…” Alors il lui a dit : “ Non, je ne guéris personne. C’est Allah ta^ala qui guérit. ” Il a ordonné à ses sbirs de le prendre et ils se sont mit à le torturer jusqu’à ce qu’ils dénoncent l’hermite. On amena l’hermite, il lui a été dit : “ Apostasie ta religion. ” Et il a refusé. Alors on demanda une scie. La scie fut placée sur sa tête, il fut scié jusqu’à ce que la tête soit coupée en deux. Puis, on ramena l’homme qui était dans l’assemblée du roi, il lui a été dit : “ Abandonne ta religion. ” Il a refusé. On plaça la scie sur sa tête et il a scié jusqu’à ce qu’elle soit tombée en deux moitiés. Puis on a ramené le jeune homme. Il lui a été dit : “ Abandonne ta religion. ” Il a refusé. Il a alors envoyé à un groupe de ses soldats. Il leur a dit : “ Emmène-le à telle montagne. Escaladez les montagnes, lorsque vous arriverez au sommet, soit il abandonne sa religion, soit vous le jetez du haut de la montagne. ” Ils l’ont pris, ils l’ont emmené, ils ont escaladé la montagne alors il a dit :
اللَّهُمَّ اكْفِنِيْهِمْ بِمَا شِئْتَ
( Allahoumma kfinihim bima chi’t )
“ Ô Allah, protège-moi de leur mal par la cause que tu veux. ” C’est alors que la montagne est tombée, ils sont tous tombés, et il est revenu en marchant auprès du roi. Le roi lui a dit : “ Mais qu’est-ce que mes soldats ont fait de toi. ” Il lui a répondu : “ Allah m’a suffit leur mal. ” Il a alors confié un autre groupe de ses soldats. Il leur a dit : “ Emmenez-le. Emportez sur un navire et lorsque vous serez en pleine mer, soit il abandonne sa religion, soit vous le jetez par-dessus bord. ” Alors ils l’ont emmené et quand ils sont arrivé en pleine mer, le jeune homme a dit :
اللَّهُمَّ اكْفِنِيْهِمْ بِمَا شِئْتَ
( Allahoumma kfinihim bima chi’t )
“ Ô Allah, suffit moi leur mal, leur nuisance par la cause que tu veux. ” C’est alors que le navire s’est renversé, ils se sont tous noyés et lui est revenu en marchant auprès du roi. Le roi a dit : “ Mais qu’est-ce que mes hommes ont fait de toi ? Qu’est ce qu’ils leur est arrivé ? ” Il lui a répondu “ Allah ta^ala m’a suffit leur mal. ” Alors le jeune homme s’est adressé au roi. Il lui a dit: “ Tu n’arriveras pas à me tuer jusqu’à ce que tu fasses exactemetn ce que je vais dire. ” Il lui a dit : “ Quoi donc ? ” Il lui a dit : “ Tu réunis tout ton peuple dans un même endroit. Tu m’accroches sur un tronc. Puis tu prends une flèche de mon carquois. Puis tu armes l’arc avec ma flèche et puis tu dis : « Par le nom de Allah, le seigneur de ce jeune homme, puis tu tires. » Si tu fais cela, tu pourras me tuer. ” Alors le roi a fait ce que le jeune homme a dit, il a rassemblé les gens dans un même endroit. Il a accroché le jeune homme sur le tronc d’un palmier. Il a pris une flèche de son carquoi, il a armé l’arc, il a tiré et il a dit : « Bismi l-Lah. Par le nom de Allah, le seigneur de ce jeune homme. » Puis il a tiré, la flèche est arrivée sur sa tempe entre lobe de l’oreille et l’œil. Le jeune homme a mis sa main sur sa tempe, il est mort. Les gens ont alors dit : “ Nous croyons fermement au Seigneur de ce jeune homme. ” Alors en apriorant, il lui a dit : “ Tu vois ce que tu craignais par Allah, ce que tu craignais c’est produit les gens sont tous devenu musulmans. ” Donc il a ordonné qu’on creuse des tranchées sur les bouts des chemins. On creusa les tranchées et on attisa le feu dedans. Et il a dit : “ Celui qui n’abandonne pas sa religion alors jetez-le dedans. ” Ou il a été dit : “ Lance toi dedans. ” Ils ont fait ce que le roi leur a demandé de faire. Et lorsque se fut le tour d’une femme qui avait encore son nourisson avec elle, elle avait hésité un instant de tomber dans la tranchée. Mais le nourrisson lui a dit – Allah a fait parlé ce nourrisson par prodige – : « Mère patiente tu es sur la vérité. »
[Rapporté par Mouslim]
31– وعن أنس رضي الله عنه ، قَالَ : مَرَّ النَّبيُّ ﷺ بامرأةٍ تَبكي عِنْدَ قَبْرٍ ، فَقَالَ : (( اتّقِي الله واصْبِري )) فَقَالَتْ : إِليْكَ عَنِّي ؛ فإِنَّكَ لم تُصَبْ بمُصِيبَتي وَلَمْ تَعرِفْهُ ، فَقيلَ لَهَا : إنَّه النَّبيُّ ﷺ فَأَتَتْ بَابَ النَّبيِّ ﷺ ، فَلَمْ تَجِدْ عِنْدَهُ بَوَّابينَ ، فقالتْ : لَمْ أعْرِفكَ ، فَقَالَ : (( إنَّمَا الصَّبْرُ عِنْدَ الصَّدْمَةِ الأُولى )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
وفي رواية لمسلم : (( تبكي عَلَى صَبيٍّ لَهَا )) .
Dans le hadith 31, d’après ‘Anas, que Allah l’agrée, il a dit le Prophèteﷺ est passé au niveau d’une femme qui pleurait un mort enterrait au niveau d’une tombe. Le Prophète lui a dit ce qui signifie : “ Crains Dieu et patiente. ” Elle lui a dit, elle n’avait pas reconnu, elle a pas su que c’était le Prophète : “ Éloigne toi de moi tu n’as pas eu la même épreuve que moi. ” Plus tard quand il est parti, on lui a dit : “ Mais c’est le Prophète ﷺ. ” Elle est alors immédiatement parti à la maison du Prophète ﷺ, elle n’a pas trouvé de portier à sa porte. Elle s’est excusé, elle lui a dit : “ Je ne t’ai pas reconnu. ” Il lui a dit ce qui signifie : “ La patience, il faut que tu en fasses preuve lors du choc de l’épreuve, au premier coup. ”
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim. Et dans une version de Mouslim, elle pleurait un enfant à elle qui est mort.]
32– وعن أبي هريرة رضي الله عنه : أنَّ رسولَ الله ﷺ ، قَالَ : (( يَقُولُ اللهُ تَعَالَى : مَا لعَبدِي المُؤْمِنِ عِنْدِي جَزَاءٌ إِذَا قَبَضْتُ صَفِيَّهُ مِنْ أهْلِ الدُّنْيَا ثُمَّ احْتَسَبَهُ إلاَّ الجَنَّةَ )) رواه البخاري .
Dans le hadith 32, d’après Abou Hourayra, que Allah l’agrée, le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Allah ta^ala dit : « Mon esclave croyant,si je lui fait mourir un être qui lui est cher, quelqu’un du bas monde, mais qu’il patiente en espérant la récompense de la part de Dieu pour sa patience, il n’aura pas d’autre récompense que le Paradis. »
[Rapporté par Al Boukhariyy]
33-وعن عائشةَ رضيَ الله عنها: أَنَّهَا سَألَتْ رسولَ الله ﷺ عَنِ الطّاعُونِ، فَأَخْبَرَهَا أنَّهُ كَانَ عَذَاباً يَبْعَثُهُ اللهُ تَعَالَى عَلَى مَنْ يشَاءُ ، فَجَعَلَهُ اللهُ تعالى رَحْمَةً للْمُؤْمِنينَ ، فَلَيْسَ مِنْ عَبْدٍ يَقَعُ في الطَّاعُونِ فيمكثُ في بلدِهِ صَابراً مُحْتَسِباً يَعْلَمُ أنَّهُ لا يصيبُهُ إلاَّ مَا كَتَبَ اللهُ لَهُ إلاَّ كَانَ لَهُ مِثْلُ أجْرِ الشّهيدِ . رواه البخاري .
Dans le hadith 33, d’après Aïcha que Allah l’agrée, elle avait posé la question au Messager de Allah ﷺ à propos de la peste. Le Prophète Allah lui a informé, il a dit ce qui signifie : « La peste était un châtiment que Allah ta^ala fait abattre sur qui s’il veut de Ses esclaves. Puis, Allah ta^ala fait que ce soit une miséricorde pour les croyants. Il n’y a pas un seul esclave qui tombe, qui est atteint par la peste qui reste dans sa ville a patienté, a espérer la récompense de la part de Dieu. En sachant qu’il ne lui arrivera que ce que Allah lui a prédestiné sans qu’il n’est une récompense semblable à celle du martyr. »
[Rapporté par Al Boukhariyy]
34– وعن أنس رضي الله عنه ، قَالَ : سمعتُ رسولَ الله ﷺ ، يقول : (( إنَّ الله عزوجل ، قَالَ : إِذَا ابْتَلَيْتُ عبدي بحَبيبتَيه فَصَبرَ عَوَّضتُهُ مِنْهُمَا الجَنَّةَ )) يريد عينيه ، رواه البخاري .
Dans le hadith 34, d’après ‘Anas, que Allah l’agrée, il a dit : « J’ai entendu le Messager de Allah ﷺ dire ce qui signifie :« Allah ^azza wa jall dit ce qui signifie : « Si j’éprouve mon esclave par la perte de ses yeux et qu’il patiente je lui remplacerai ses yeux par le Paradis. »
[Rapporté par Al Boukhariyy]
35– وعن عطَاء بن أبي رَباحٍ ، قَالَ : قَالَ لي ابنُ عَباسٍ رضي اللهُ عنهما : ألاَ أُريكَ امْرَأةً مِنْ أَهْلِ الجَنَّة ؟ فَقُلْتُ: بَلَى، قَالَ : هذِهِ المَرْأةُ السَّوداءُ أتتِ النَّبيَّ ﷺ ، فَقَالَتْ : إنّي أُصْرَعُ ، وإِنِّي أتَكَشَّفُ ، فادْعُ الله تَعَالَى لي . قَالَ : (( إنْ شئْتِ صَبَرتِ وَلَكِ الجَنَّةُ ، وَإنْ شئْتِ دَعَوتُ الله تَعَالَى أنْ يُعَافِيكِ )) فَقَالَتْ : أَصْبِرُ ، فَقَالَتْ : إنِّي أتَكَشَّفُ فَادعُ الله أنْ لا أَتَكَشَّف ، فَدَعَا لَهَا . مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
Dans le hadith 35, d’après ^Ata‘i, fils d’ Abou Rabah, il a dit Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée lui et son père, m’a dit : “ Veux tu que je te montre une femme des gens du Paradis? ” Je lui ai dit : “ Oui bien sûr.» ” Il a dit : “ Cette femme noir. Elle est venue voir le Prophète ﷺ . Elle lui a dit : « Il m’arrive d’avoir une crise d’épilepsie – donc c’est une maladie connue ou que ce soit à cause des jinns – et quand je tombe une partie de ma zone de pudeur est dévoilée alors invoque Allah ta^ala pour moi. ” Le Prophète lui a dit ce qui signifie : “ Si tu veux tu patientes avec ça, cette maladie, et tu auras le paradis en récompense. Ou si tu veux j’invoque Allah ta^ala pour qu’Il te guérisse. ” Elle lui a dit : “ Je patiente. ” Et puis, elle a ajouté : “ Et il m’arrive que j’ai ma zone de pudeur qui soit dévoilée, invoque Allah ta^ala pour que je ne sois plus dévoilé. ” Et il avait invoqué Allah en sa faveur.
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]
36– وعن أبي عبد الرحمانِ عبدِ الله بنِ مسعودٍ رضي الله عنه ، قَالَ : كَأَنِّي أنْظُرُ إِلَى رسولِ الله ﷺ يَحْكِي نَبِيّاً مِنَ الأَنْبِياءِ ، صَلَواتُ الله وَسَلامُهُ عَلَيْهمْ ، ضَرَبه قَوْمُهُ فَأدْمَوهُ ، وَهُوَ يَمْسَحُ الدَّمَ عَنْ وَجْهِهِ ، يَقُولُ : (( اللَّهُمَّ اغْفِرْ لِقَومي ، فَإِنَّهُمْ لا يَعْلَمونَ ))مُتَّفَقٌ علَيهِ .
Dans le hadith 36, d’après Abou r-Rahman ^Abdou l-Lah, fils de Mas^oudin, que Allah l’agrée, il a dit : « C’est comme si je voyais le Messager de Allah ﷺ mimait l’acte de l’un des prophètes, que Dieu les honore et les élève davantage en degré , que son peuple a frappé, à qui ils ont ensanglanté le village et il passait sa main, il essuyait le sang qui était sur son visage en disant ce qui signifie : « Ô Allah, accorde le pardon à mon peuple, c’est a dire en le faisant entré en Islam car ils ne savent pas », c’est à dire la gravité de ce qu’ils font. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]
Donc ça veut dire : « Ô Allah pardonne leur par leur entrée en Islam car l’islam efface les péchés qui sont commis auparavant. » Cela ne veut pas dire qu’il leur sera pardonné leur péché alors qu’ils sont toujours mécréants. Une telle invocation était permise dans les lois antérieures avec ce sens là.
37– وعن أبي سعيدٍ وأبي هريرةَ رضيَ الله عنهما ، عن النَّبيِّ ﷺ ، قَالَ : (( مَا يُصيبُ المُسْلِمَ مِنْ نَصَبٍ ، وَلاَ وَصَبٍ، وَلاَ هَمٍّ ، وَلاَ حَزَنٍ ، وَلاَ أذَىً ، وَلاَ غَمٍّ ، حَتَّى الشَّوكَةُ يُشَاكُهَا إلاَّ كَفَّرَ اللهُ بِهَا مِنْ خَطَاياهُ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
و(( الوَصَبُ )) : المرض .
Dans le hadith 37, d’après Abou Sa^id et Abou Hourayra, que Allah les agrée tous les deux, d’après le Prophète ﷺ, il a dit ce qui signifie : « Pas un musulman qui est touché par une fatigue ou une difficulté ou un tourment ou unchagrin ou une nuisance ou un grand chagrin même l’épine qui le pique, sans que Allah lui efface grâce à cela une partie de ses péchés. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]
38– وعن ابنِ مسعودٍ رضي الله عنه ، قَالَ : دخلتُ عَلَى النَّبيِّ ﷺ وهو يُوعَكُ ، فقلت : يَا رسُولَ الله ، إنَّكَ تُوْعَكُ وَعْكاً شَدِيداً ، قَالَ : (( أجَلْ ، إنِّي أوعَكُ كمَا يُوعَكُ رَجُلانِ مِنكُمْ )) قلْتُ: ذلِكَ أن لَكَ أجْرينِ ؟ قَالَ : (( أَجَلْ ، ذلِكَ كَذلِكَ ، مَا مِنْ مُسْلِمٍ يُصيبُهُ أذىً ، شَوْكَةٌ فَمَا فَوقَهَا إلاَّ كَفَّرَ اللهُ بهَا سَيِّئَاتِهِ ، وَحُطَّتْ عَنْهُ ذُنُوبُهُ كَمَا تَحُطُّ الشَّجَرَةُ وَرَقَهَا )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
وَ(( الوَعْكُ )) : مَغْثُ الحُمَّى ، وَقيلَ : الحُمَّى .
D’après Ibnou Ma^soud, que Allah l’agrée, il a dit : « Je suis partie visiter le prophète ﷺ et il se tordait de douleur, je lui ai dit “ Ô Messager de Dieu, tu éprouve beaucoup de douleur.” Il a répondu par sa parole, qui signifie : «Effectivement, j’ai des douleurs tout comme deux hommes d’entre vous on éprouve.» Donc le compagnon lui a dit : “ Est-ce que pour cela tu auras une récompense double ? ” Et il a répondu, ce qui signifie : “ Oui, il en est ainsi -et ici la douleur en question était de la fièvre.-” C’est-à-dire “ J’ai de la fièvre comme deux hommes d’entre vous peuvent en avoir, il n’y a pas un seul musulman qui ait touché par une nuisance -à qui il arrive une nuisance- que ce soit une épine qui le pique, ou que ce soit plus grave que cela, sans que ce soit une cause pour que Allah Lui expie par cela ses mauvaises actions et ses péchés tombent tout comme l’arbre fait tomber ses feuilles. ”
[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]
39– وعن أبي هريرة رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رَسُولُ الله ﷺ (( مَنْ يُرِدِ اللهُ بِهِ خَيْراً يُصِبْ مِنْهُ )) رواه البخاري .
وَضَبَطُوا (( يُصِبْ )) بفَتْح الصَّاد وكَسْرها .
Dans le hadith 39, An-nawawiyy rapporte d’après Abou Houraira, que Allah l’agrée, qu’il a dit : Le Messager de Allah ﷺ a dit, ce qui signifie : « Celui pour qui Allah veut du bien, Il lui fait subir des épreuves. »
[Rapporté par Al-Boukhariyy]
40– وعن أنس رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رسولُ الله ﷺ : (( لا يَتَمَنَّيَنَّ أَحَدُكُمُ المَوتَ لضُرٍّ أَصَابَهُ، فَإِنْ كَانَ لاَ بُدَّ فاعلاً ، فَليَقُلْ : اللَّهُمَّ أحْيني مَا كَانَتِ الحَيَاةُ خَيراً لِي، وَتَوفّنِي إِذَا كَانَتِ الوَفَاةُ خَيراً لي )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
Et dans le hadith 40, An-nawawiyy rapporte d’après ‘Anas, que Allah l’agrée, qu’il a dit : Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie « Qu’aucun d’entre vous ne souhaite mourir à cause d’une nuisance ou d’un mal qui l’a atteint. S’il a nécessairement besoin de cela, qu’il dise « Ô Allah, fais moi vivre tant que la vie vaut mieux pour moi et fais moi mourir lorsque que la mort vaut mieux pour moi. »
[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]
41– وعن أبي عبد الله خَبَّاب بنِ الأَرتِّ رضي الله عنه ، قَالَ : شَكَوْنَا إِلَى رسولِ الله ﷺ وَهُوَ متَوَسِّدٌ بُرْدَةً لَهُ في ظلِّ الكَعْبَةِ ، فقُلْنَا : أَلاَ تَسْتَنْصِرُ لَنَا ألاَ تَدْعُو لَنا ؟ فَقَالَ : (( قَدْ كَانَ مَنْ قَبْلَكُمْ يُؤْخَذُ الرَّجُلُ فَيُحْفَرُ لَهُ في الأرضِ فَيُجْعَلُ فِيهَا ، ثُمَّ يُؤْتَى بِالمِنْشَارِ فَيُوضَعُ عَلَى رَأسِهِ فَيُجْعَلُ نصفَينِ ، وَيُمْشَطُ بأمْشَاطِ الحَديدِ مَا دُونَ لَحْمِه وَعَظْمِهِ ، مَا يَصُدُّهُ ذلِكَ عَنْ دِينِهِ ، وَاللهِ لَيُتِمَّنَّ الله هَذَا الأَمْر حَتَّى يَسيرَ الرَّاكبُ مِنْ صَنْعَاءَ إِلَى حَضْرَموتَ لاَ يَخَافُ إلاَّ اللهَ والذِّئْب عَلَى غَنَمِهِ ، ولكنكم تَسْتَعجِلُونَ )) رواه البخاري .
وفي رواية : (( وَهُوَ مُتَوَسِّدٌ بُرْدَةً وَقَدْ لَقِينا مِنَ المُشْرِكِينَ شدَّةً )) .
Dans le hadith 41, An-nawawiyy rapporte d’après Abou ^abdi l-Lah ^Abab fils de al-’Arat, que Dieu l’agrée, il a dit : « Nous nous sommes plaints des difficultés au Messager de Allah ﷺ -c’est-à-dire qu’ils étaient éprouvé par les associateurs- et il était allongé en ayant placé une bourdah -une sorte de cap qu’il avait plié et posé sous sa tête- sous sa tête -comme si c’était un oreiller- à l’ombre de la ka^bah. Nous lui avons dit : « Mais tu ne demandes pas la victoire pour nous ? Tu ne fais pas des invocations pour nous ? ” C’est alors que le Messager, que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré, leur a répondu ce qui signifie : “ Dans les communauté qui vous ont précédés, il arrivait qu’on prenne l’homme musulman, on creusait une tranchée dans la terre, on le mettait dedans, on le recouvrait juste pour ne laisser que la tête qui dépasse. On ramenait la scie, on posait la scie sur sa tête, on sciait en deux et on plantait des peignes de fer entre sa chair et ses os pour arracher sa chair et cela ne le détournait pas de sa religion. Par Allah, vous allez voir, cette religion aura la victoire, au point qu’il arrivera un jour où le voyageur pourra partir de San^a jusqu’à Hadaramawt sans craindre personne hormis Dieu ou alors les loups pour son troupeau. Seulement vous êtes pressé pour la victoire. »
[Rapporté par Al-Boukhariyy]
Et dans une version : « Il avait posé la bourdah sous sa tête et nous avons été éprouvés par le mal des associateurs. »
42– وعن ابن مسعودٍ رضي الله عنه ، قَالَ : لَمَّا كَانَ يَومُ حُنَينٍ آثَرَ رسولُ الله ﷺ نَاساً في القسْمَةِ ، فَأعْطَى الأقْرَعَ بْنَ حَابسٍ مئَةً مِنَ الإِبِلِ ، وَأَعْطَى عُيَيْنَة بْنَ حصن مِثْلَ ذلِكَ ، وَأَعطَى نَاساً مِنْ أشْرافِ العَرَبِ وآثَرَهُمْ يَوْمَئِذٍ في القسْمَةِ . فَقَالَ رَجُلٌ : واللهِ إنَّ هذِهِ قِسْمَةٌ مَا عُدِلَ فِيهَا ، وَمَا أُريدَ فيهَا وَجْهُ اللهِ ، فَقُلْتُ : وَاللهِ لأُخْبِرَنَّ رسولَ الله ﷺ ، فَأَتَيْتُهُ فَأخْبَرتُهُ بمَا قَالَ ، فَتَغَيَّرَ وَجْهُهُ حَتَّى كَانَ كالصِّرْفِ . ثُمَّ قَالَ : (( فَمَنْ يَعْدِلُ إِذَا لم يَعْدِلِ اللهُ وَرسولُهُ ؟ )) ثُمَّ قَالَ : (( يَرْحَمُ اللهُ مُوسَى قَدْ أُوذِيَ بأكْثَرَ مِنْ هَذَا فَصَبر )) . فَقُلْتُ : لاَ جَرَمَ لاَ أرْفَعُ إِلَيْه بَعدَهَا حَدِيثاً . مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
وَقَوْلُهُ : (( كالصِّرْفِ )) هُوَ بِكَسْرِ الصَّادِ المُهْمَلَةِ : وَهُوَ صِبْغٌ أحْمَر .
Dans le hadith 42, d’après Ibnou Mas^oud que Allah l’agrée, il a dit : « Lorsque c’était le jour de la bataille de Hounayn, le Messager de Allah ﷺ pour une sagesse a accordé à certaines personnes une part plus importante du butin. Il a ainsi donné à Al-‘qra^ fils de Habis cent chameaux, il a donné à Hounayna fils de Housn une quantité de chameaux, et il a donné à des gens parmis les notables des arabes et les a donné une part supérieure pour une sagesse. C’est alors qu’un homme, hélas ce que cet homme a dit est de la mécréance, il a dit : “ Par Allah ce partage n’est pas un partage équitable et ce n’est pas un partage par lequel on recherche l’agrément de Dieu. ” Ibnou ^Allan a dit : “ Le Prophète ﷺ n’a pas exécuté cet homme. Celui qui a dit cette parole, bien que celui qui insulte le prophète ﷺ commet de la mécréance, il est exécuté pour cela. Pourquoi le Prophète ne l’a pas exécuté ? Afin que les gens ne disent pas que le Prophète ﷺ tue ses compagnons et que les gens évitent l’islam. Donc il s’est comporté avec lui comme il se comporte avec d’autres hypocrites. »
Fin de citation
Ibnou Mas^oud, qui est le narrateur du hadith, a dit à cet homme : “ Par Allah, je vais informer le messager de Allah ﷺ de ce que tu viens de dire. ” Je suis parti voir le Prophète ﷺ et je lui ai informé de ce qu’il a dit. ” Ibnou mas^oud a dit : « Quand j’ai parlé au Prophète de ce que cet homme avait comme mécréance, le visage du Prophète est devenu rouge cramoisi, puis il a dit, ce qui signifie: “ Qui donc est équitable s’il ne reconnaît pas l’équité de Dieu et de Son messager ?« . Puis le Prophète a ajouté, ce qui signifie : « Que Dieu fasse miséricorde à Mouça, il a subi des nuisances encore plus terribles que cela et il a patienté. » »
Ibnou mas^oud a dit : « Je ne vais plus jamais lui rapporter de parole qui lui font mal après cela. »
[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]
43– وعن أنسٍ رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( إِذَا أَرَادَ الله بعبدِهِ الخَيرَ عَجَّلَ لَهُ العُقُوبَةَ في الدُّنْيا ، وَإِذَا أَرَادَ اللهُ بِعَبدِهِ الشَّرَّ أمْسَكَ عَنْهُ بذَنْبِهِ حَتَّى يُوَافِيَ بِهِ يومَ القِيَامَةِ )) .
وَقالَ النَّبيُّ ﷺ : (( إنَّ عِظَمَ الجَزَاءِ مَعَ عِظَمِ البَلاَءِ ، وَإنَّ اللهَ تَعَالَى إِذَا أَحَبَّ قَوْماً ابْتَلاَهُمْ ، فَمَنْ رَضِيَ فَلَهُ الرِّضَا ، وَمَنْ سَخِطَ فَلَهُ السُّخْطُ )) رواه الترمذي ، وَقالَ: (( حديث حسن )).
Dans le hadith 43, An-nawawiyy dit, d’après ‘Anas que Allah l’agrée, a dit : « Le Messager de Allah ﷺ a dit, ce qui signifie « Si Allah veut du bien pour Son esclave, il lui fait parvenir la punition rapidement dans le bas monde. Et si Allah veut du mal pour Son esclave, Il lui retarde sa punition qu’il mérite de sorte à ce qu’il vienne avec son péché au Jour du jugement. » Puis le prophète ﷺ a ajouté ce qui signifie « L’éminence de la rétribution est en fonction de l’éminence de l’épreuve et Allah ta^ala s’Il agrée les gens, Il les éprouve. Celui qui se satisfait, il gagnera l’agrément de Dieu et celui qui se rebelle, il s’exposera au châtiment de Dieu. »
[Rapporté par At-Tirmidhiyy qui a dit « hadith haçan« ]
44– وعن أنسٍ رضي الله عنه ، قَالَ : كَانَ ابنٌ لأبي طَلْحَةَ رضي الله عنه يَشتَكِي ، فَخَرَجَ أبُو طَلْحَةَ ، فَقُبِضَ الصَّبيُّ ، فَلَمَّا رَجَعَ أَبُو طَلْحَةَ ، قَالَ : مَا فَعَلَ ابْنِي ؟ قَالَتْ أمُّ سُلَيم وَهِيَ أمُّ الصَّبيِّ : هُوَ أَسْكَنُ مَا كَانَ ، فَقَرَّبَتْ إليه العَشَاءَ فَتَعَشَّى ، ثُمَّ أَصَابَ منْهَا ، فَلَمَّا فَرَغَ ، قَالَتْ : وَارُوا الصَّبيَّ فَلَمَّا أَصْبحَ أَبُو طَلْحَةَ أَتَى رسولَ الله ﷺ فَأخْبَرَهُ ، فَقَالَ : (( أعَرَّسْتُمُ اللَّيلَةَ ؟ )) قَالَ : نَعَمْ ، قَالَ : (( اللَّهُمَّ بَارِكْ لَهُمَا )) ، فَوَلَدَتْ غُلاماً ، فَقَالَ لي أَبُو طَلْحَةَ : احْمِلْهُ حَتَّى تَأْتِيَ بِهِ النَّبيَّ ﷺ ، وَبَعَثَ مَعَهُ بِتَمَراتٍ ، فَقَالَ : (( أَمَعَهُ شَيءٌ ؟ )) قَالَ : نَعَمْ ، تَمَراتٌ ، فَأخَذَهَا النَّبيُّ ﷺ فَمَضَغَهَا ، ثُمَّ أَخَذَهَا مِنْ فِيهِ فَجَعَلَهَا في فِيِّ الصَّبيِّ ، ثُمَّ حَنَّكَهُ وَسَمَّاهُ عَبدَ الله . مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
وفي رواية للبُخَارِيِّ : قَالَ ابنُ عُيَيْنَةَ : فَقَالَ رَجُلٌ مِنَ الأَنْصارِ : فَرَأيْتُ تِسعَةَ أوْلادٍ كُلُّهُمْ قَدْ قَرَؤُوا القُرْآنَ ، يَعْنِي : مِنْ أوْلادِ عَبدِ الله المَولُودِ .
وَفي رواية لمسلمٍ : مَاتَ ابنٌ لأبي طَلْحَةَ مِنْ أمِّ سُلَيمٍ ، فَقَالَتْ لأَهْلِهَا : لاَ تُحَدِّثُوا أَبَا طَلْحَةَ بابْنِهِ حَتَّى أَكُونَ أَنَا أُحَدِّثُهُ، فَجَاءَ فَقَرَّبَتْ إِلَيْه عَشَاءً فَأَكَلَ وَشَرِبَ، ثُمَّ تَصَنَّعَتْ لَهُ أَحْسَنَ مَا كَانَتْ تَصَنَّعُ قَبْلَ ذلِكَ ، فَوَقَعَ بِهَا . فَلَمَّا أَنْ رَأَتْ أَنَّهُ قَدْ شَبِعَ وأَصَابَ مِنْهَا ، قَالَتْ : يَا أَبَا طَلْحَةَ ، أَرَأَيتَ لو أنَّ قَوماً أعارُوا عَارِيَتَهُمْ أَهْلَ بَيتٍ فَطَلَبُوا عَارِيَتَهُمْ ، أَلَهُمْ أن يَمْنَعُوهُمْ ؟ قَالَ : لا ، فَقَالَتْ : فَاحْتَسِبْ ابْنَكَ ، قَالَ : فَغَضِبَ ، ثُمَّ قَالَ : تَرَكْتِني حَتَّى إِذَا تَلطَّخْتُ ، ثُمَّ أخْبَرتني بِابْنِي ؟! فانْطَلَقَ حَتَّى أَتَى رسولَ الله ﷺ فَأخْبَرَهُ بِمَا كَانَ فَقَالَ رسولُ الله ﷺ : (( بَارَكَ اللهُ في لَيْلَتِكُمَا )) ، قَالَ : فَحَمَلَتْ . قَالَ : وَكانَ رسولُ الله ﷺ في سَفَرٍ وَهيَ مَعَهُ ، وَكَانَ رسولُ الله ﷺ إِذَا أَتَى المَدِينَةَ مِنْ سَفَرٍ لاَ يَطْرُقُهَا طُرُوقاً فَدَنَوا مِنَ المَدِينَة ، فَضَرَبَهَا المَخَاضُ ، فَاحْتَبَسَ عَلَيْهَا أَبُو طَلْحَةَ ، وانْطَلَقَ رسولُ الله ﷺ . قَالَ : يَقُولَ أَبُو طَلْحَةَ : إنَّكَ لَتَعْلَمُ يَا رَبِّ أَنَّهُ يُعْجِبُنِي أنْ أخْرُجَ مَعَ رسولِ الله ﷺ إِذَا خَرَجَ وَأَدْخُلَ مَعَهُ إِذَا دَخَلَ وَقَدِ احْتَبَسْتُ بِمَا تَرَى ، تَقُولُ أُمُّ سُلَيْمٍ : يَا أَبَا طَلْحَةَ ، مَا أَجِدُ الَّذِي كُنْتُ أجدُ انْطَلِقْ ، فَانْطَلَقْنَا وَضَرَبَهَا المَخَاضُ حِينَ قَدِمَا فَوَلدَت غُلامَاً . فَقَالَتْ لِي أمِّي : يَا أنَسُ ، لا يُرْضِعْهُ أحَدٌ حَتَّى تَغْدُو بِهِ عَلَى رسولِ الله ﷺ ، فَلَمَّا أصْبَحَ احْتَمَلْتُهُ فَانْطَلَقْتُ بِهِ إِلَى رسولِ الله ﷺ ..وَذَكَرَ تَمَامَ الحَدِيثِ .
Dans le hadith 44, An-Nawawiyy rapporte, il dit d’après ‘Anas que Allah l’agrée : « Il y avait un fils à Abou Talha, que Allah l’agrée,qui se plaignait -c’est-à-dire qu’il était malade-. Abou Talha est sorti pour vaquer à ses occupations et l’enfant fût décédé, il décéda, il mourut. Lorsque Abou Talha est revenu, il a dit : “ Comment va mon fils ?” Alors ‘Oummou Soulaym, qui était la mère de l’enfant, lui a dit: “ Il est calme, il est très très calme. ” Et elle lui a rapporté son repas du soir, il a dîné. Puis, il a eu un rapport avec elle. Lorsqu’il a fini, elle a dit : “ Allez enterrer l’enfant. ” Au matin Abou Talha est partie voir le Messager de Allah ﷺ et annoncer ce que sa femme a fait. Alors le Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam l’a interrogé. Il lui a dit, ce qui signifie : “ Vous avez eu un rapport après ? ” Abou talha lui a dit : “ Oui. ” Alors le Prophète lui a dit, ce qui signifie : “ Ô Allah fait que le fruit de ce rapport soit béni. ” Ainsi, elle était enceinte et elle a donné naissance à un enfant. Alors ‘Anas dit : “Abou talha m’a dit : “ Emmène le auprès du prophète .ﷺ ” Et elle a envoyé avec moi quelques dattes. Quand il a emmené l’enfant auprès du Prophète, le Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam a dit, ce qui signifie : “ Est-ce que vous avez amenez quelque chose avec lui ? ” ‘Anas a dit : “ Oui, quelques dattes. ” Le Prophète ﷺ a pris la datte, il a mâché puis il la prit, il a frotté l’intérieur de la bouche de l’enfant avec la datte qu’il avait mâché dans sa bouche, c’est ce qu’on appelle at-tahnik. Et il a donné le prénom à cet enfant, il l’a appelé ^Abdou l-Lah.
[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]
Dans une version de Al-Boukhariyy, Ibnou ^Ounayna a dit : « Un homme parmi les ‘ansar a dit : « J’ai vu neuf fils, tous ils ont appris tout le Qour’an. » -c’est-à-dire les enfants de ce ^Abdou l-Lah, ce nouveau né-.
Et dans la version rapporté par Mouslim, un enfant de Abou Talha, qu’il a eu de ‘Oummou Soulaym est décédé. Alors ‘Oummou Soulaym a dit à sa famille : “ Ne reparlez pas à Abou Talha, ne lui dites pas que son fils est mort jusqu’à que ce soit moi qui lui en informe. ” Donc quand Abou Talha est rentré, elle lui a présenté le dîner, il a mangé, il a bu, puis elle s’est faite belle pour lui de la meilleure manière plus qu’auparavant. Il a eu un rapport avec elle. Quand elle a vu que son mari était rassasié, qu’il avait obtenu son désir en ayant un rapport avec elle, elle lui a dit : “ Abou Talha -qui est un surnom, les arabes se surnomment par Abou et ‘Oummou par respect-, vois-tu si des gens on prêté un objet à une famille et qu’après ils viennent réclamer cet objet qui a été prêté, est-ce que cette famille peut les priver ? ” Il lui a dit: “ Non bien sûr. ” Alors elle lui a dit: “ Alors patiente pour la perte de ton enfant en recherchant la récompense de la part de Dieu par ta patience. ” Et donc, il n’était pas content -attention lorsqu’on dit qu’il n’était pas content ce n’est pas comme certains qui se mettent à hurler ou a tapper et casser la vaisselle, non. C’est-à-dire que c’est quelque chose qu’il n’a pas apprécié, -et il a dit : “ Tu m’as laissé jusqu’à ce que j’ai un rapport avec toi puis tu m’informes de la perte de mon fils ? ” Il est parti voir le Messager de Allah ﷺ pour l’informer de ce qui a eu lieu. -Attention, ici, ça ne veut pas dire ici que la personne va dévoiler son intimité à son ami ou à d’autre, parce que ce sont des compagnons et ik
ls savent que le Messager de Dieu est un enseignant. C’est parce que le Prophète, Allah l’a envoyé pour enseigner aux gens. Et c’est ainsi que nos frères faisaient avec le chaykh, ils demandaient parce que chaykh ^Abdou l-Lah était imprégné de la science du Prophète, et donc ils profitaient pour apprendre de lui. Ce n’est pas quelque chose que l’on fait avec n’importe qui-.
Et quand il a informé le Messager ﷺ, qu’est-ce que le Messager a dit ? Il n’a pas dit : “ ‘Oummou Soulaym a mal agi. ” Il a dit, ce qui signifie : » Que Dieu vous accorde la barakah -les bénédictions- dans la nuit que vous avez passé ensemble. ”
Le rapporteur de hadith a dit : « Elle est tombée enceinte suite à cela. Et le Messager de Allah ﷺ et elle faisait partie du voyage -plus tard dans sa grossesse-. Et l’habitude du Messager de Allah ﷺ quand il rentrait d’un voyage à Médine, il n’arrivait pas par surprise la nuit. ”
Regardez comment l’enseignement, l’élégance, le tact et la finesse du Messager de Allah ﷺ. Pourquoi il ne venait pas par surprise la nuit ? Pour ne pas que sa femme soit dans une situation où elle ne s’est pas préparée pour recevoir son mari, pour ne pas voir de sa famille quelque chose qui ne lui plairait pas. Ceci dans le cas bien sûr où sa famille ou sa femme n’attendait pas sa venu, c’est-à-dire qu’elle n’était pas au courant qu’il allait rentrer. Mais si elle savait qu’il rentrait de nuit, il n’y a pas de mal à rentrer pendant la nuit.
« Donc ils étaient proches de Médine, c’est alors que ‘Oummou Soulaym a eu des contractions qui précèdent l’accouchement. Alors Abou Talha est resté avec elle, -c’est-à-dire qu’ils ont fait halte à l’endroit où elle a eu les contractions, pour rester à côté de sa femme. Regardez comment les compagnons sont aux côtés de leurs épouses.- Et le Messager de Allah a poursuivi son chemin vers Médine -c’est-à-dire le lendemain, le matin-. Et Abou Talha disait : “ Ô mon Seigneur -il invoque Dieu-, Ô Allah, tu sais parfaitement que j’ai beaucoup de plaisir et j’aime accompagner le Messager de Allah ﷺ quand il part en voyage et j’aime être à ses côtés quand il rentre de voyage. Et tu sais que je suis retenue ici pour ce que tu sais -pour les contractions de mon épouse-. ” Alors ‘Oummou Soulaym a dit : “ Abou Talha, ça y est, je n’ai plus les douleurs des contractions, on peut repartir. ” Alors, ils sont repartis et les contractions ont repris lorsqu’ils sont arrivés à Médine et elle a donné naissance à un garçon. -‘Oummou Soulaym se trouve être la mère de ‘Anas, mais ‘Anas c’est un fils qu’elle a eu d’un autre homme que Abou Talha, Abou Talha c’est un autre mari.- Donc ‘Oummou Soulaym a dit à son fils ‘Anas : “ ‘Anas fait attention, que personne n’allaite l’enfant jusqu’à ce que le matin tu l’emmène auprès du Messager de Allah ﷺ. ” Regardez comment ces femmes compagnon sont des femmes qui ont une grande réflexion qui dépassent beaucoup d’hommes de notre époque. Elle lui a dit : « Veille à ce que personne ne l’allaite jusqu’à ce que le lendemain matin tu l’emmène au Messager de Allah ﷺ. ” parce qu’elle voulait que ce soit la salive du Messager de Allah qui entre dans sa bouche avant tout autre chose. Il a dit : “ Le matin je l’ai emmené -c’est-à-dire son petit frère- au Messager de Allah ”, puisque ‘Anas était le serviteur du Messager de Allah ﷺ -.» Puis il a poursuivi le reste du hadith.
45– وعن أبي هريرةَ رضي الله عنه أنّ رسولَ الله ﷺ ، قَالَ : (( لَيْسَ الشَّدِيدُ بالصُّرَعَةِ ، إنَّمَا الشَدِيدُ الَّذِي يَملكُ نَفْسَهُ عِنْدَ الغَضَبِ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
(( وَالصُّرَعَةُ )) : بضَمِّ الصَّادِ وَفَتْحِ الرَّاءِ وأَصْلُهُ عِنْدَ العَرَبِ مَنْ يَصْرَعُ النَّاسَ كَثيراً .
Dans le hadith 45, An-Nawawiyy rapporte de Abou Hourayra, que Allah l’agrée, que le Messager de Allah ﷺ a dit, ce qui signifie : « Celui qui est fort véritablement ce n’est pas celui qui arrive à mettre les gens à terre dans le combat, mais celui qui est fort véritablement c’est celui qui arrive à se contenir dans la colère. »
[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]
46– وعن سُلَيْمَانَ بن صُرَدٍ رضي الله عنه أنّ ، قَالَ : كُنْتُ جالِساً مَعَ النَّبيّ ﷺ ، وَرَجُلانِ يَسْتَبَّانِ ، وَأَحَدُهُمَا قدِ احْمَرَّ وَجْهُهُ ، وانْتَفَخَتْ أوْدَاجُهُ ، فَقَالَ رَسُول اللهِ ﷺ : (( إنِّي لأَعْلَمُ كَلِمَةً لَوْ قَالَهَا لَذَهَبَ عَنْهُ مَا يَجِدُ ، لَوْ قَالَ : أعُوذ باللهِ منَ الشَّيطَانِ الرَّجِيمِ ، ذَهَبَ منْهُ مَا يَجِدُ )) . فَقَالُوا لَهُ : إنَّ النَّبيَّ ﷺ ، قَالَ : (( تَعَوّذْ باللهِ مِنَ الشَّيطَانِ الرَّجِيمِ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
Dans le hadith 46, An-Nawawiyy rapporte de Soulayman fils de Sourad, que Dieu l’agrée, il a dit : : « J’étais assis auprès du Prophète ﷺ et non loin de nous, deux hommes étaient en train de s’insulter l’un l’autre, et l’un des deux avait son visage qui était devenu tout rouge et ses veines jugulaires avaient gonflé. Alors le Messager de Allah ﷺ a dit, ce qui signifie : “ Je connais une phrase, s’il l’a disait alors la colère qu’il ressent serait dissipée, s’il disait simplement أَعُوذُ بِاللهِ مِنَ الشَّيْطَانِ الرَّجِيمِ, ce qui signifie : “ Je demande que Allah me présèvre du Chaytan maudit’, alors la colère qu’il ressent disparaîtra. ” Alors certains compagnons sont partis voir cet homme et lui ont dit : « Le Prophète te dit : “ Recherche la préservation de la part de Allah contre le Chaytan maudit. ” »
[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]
47- وعن معاذِ بنِ أَنسٍ : أنَّ النَّبيَّ قَالَ : (( مَنْ كَظَمَ غَيظاً وَهُوَ قَادِرٌ عَلَى أنْ يُنْفِذَهُ دَعَاهُ اللهُ سُبحَانَهُ وَتَعَالى عَلَى رُؤُوسِ الخَلائِقِ يَومَ القِيامَةِ حَتَّى يُخَيِّرَهُ مِنَ الحُورِ العِينِ مَا شَاءَ )) رواه أَبو داود والترمذي وَقالَ : حديث حسن
Dans le hadith 47, An-Nawawiyy rapporte de Mou^adh fils de Anas que Dieu l’agrée que le Prophète صلَّى الله عليه وسلم a dit :
ce qui signifie : « Celui qui étouffe une colère [c’est-à-dire qu’il patiente fasse à la cause de la colère] alors qu’il est capable de la mettre à exécution [c’est-à-dire qu’il est capable de faire ce à quoi l’invite cette colère, soit frappé quelqu’un ou autre] mais il ne le fais pas, alors, Allah سبحانه وتعالى lui donne la priorité au Jour du Jugement, pour choisir parmi les femmes du Paradis, celle qu’il voudra. »
[ Rapporté par Abou Dawoud et At-Tirmidhiyy qui a dit que c’est un hadith Haçan ]
48- وعن أبي هريرةَ : أنَّ رَجُلاً قَالَ للنبي : أوصِني . قَالَ : (( لا تَغْضَبْ )) فَرَدَّدَ مِراراً قَالَ : (( لاَ تَغْضَبْ )) رواه البخاري .
Et dans le hadith 48, An-Nawawiyyrapporte d’après Abou Hourayrah que Allah l’agréé, qu’un homme a dit au Prophète صلَّى الله عليه وسلم : « Donne-moi un conseil. » Il lui a dit :
ce qui signifie : « Ne te mets pas en colère. » Il a demandé à plusieurs reprises, et à chaque fois, il lui répondait : « Ne te met pas en colère. »
[ Rapporté par Al-Boukhariyy ]
49- وعن أبي هريرة قَالَ : قَالَ رَسُول الله : (( مَا يَزَالُ البَلاَءُ بالمُؤمِنِ وَالمُؤْمِنَةِ في نفسِهِ ووَلَدِهِ وَمَالِهِ حَتَّى يَلْقَى الله تَعَالَى وَمَا عَلَيهِ خَطِيئَةٌ )) رواه الترمذي وَقالَ : حديث حسن صحيح .
Et dans le hadith 49, Al-Boukhariyy rapporte de Abou Hourayrah que Allah l’agréé qu’il a dit : « Le Messager de Allah صلَّى الله عليه وسلم a dit :
ce qui signifie : « Les épreuves ne cessent de s’abattre sur le croyant et la croyante le concernant lui-même, sa propre personne, ses enfants, son argent, jusqu’à ce qu’il arrive à la mort sans avoir aucun péché. »
[ Rapporté par At-Tirmidhiyy qui a dit que le hadith est haçan sahih ]
50- وعن ابْنِ عباسٍ رضي الله عنهما قَالَ : قَدِمَ عُيَيْنَةُ بْنُ حِصْنٍ فَنَزَلَ عَلَى ابْنِ أخِيهِ الحُرِّ بنِ قَيسٍ وَكَانَ مِنَ النَّفَرِ الَّذِينَ يُدْنِيهِمْ عُمرُ وَكَانَ القُرَّاءُ أصْحَابَ مَجْلِس عُمَرَ وَمُشاوَرَتِهِ كُهُولاً كانُوا أَوْ شُبَّاناً فَقَالَ عُيَيْنَةُ لابْنِ أخيهِ : يَا ابْنَ أخِي لَكَ وَجْهٌ عِنْدَ هَذَا الأمِيرِ فَاسْتَأذِنْ لِي عَلَيهِ فاسْتَأذَن فَأذِنَ لَهُ عُمَرُ . فَلَمَّا دَخَلَ قَالَ : هِي يَا ابنَ الخَطَّابِ فَواللهِ مَا تُعْطِينَا الْجَزْلَ وَلا تَحْكُمُ فِينَا بالعَدْلِ . فَغَضِبَ عُمَرُ حَتَّى هَمَّ أنْ يُوقِعَ بِهِ . فَقَالَ لَهُ الحُرُّ : يَا أميرَ المُؤْمِنينَ إنَّ الله تَعَالَى قَالَ لِنَبيِّهِ : ﴿ خُذِ ٱلۡعَفۡوَ وَأۡمُرۡ بِٱلۡعُرۡفِ وَأَعۡرِضۡ عَنِ ٱلۡجَٰهِلِينَ ١٩٩ ﴾[ الأعراف : 198] وَإنَّ هَذَا مِنَ الجَاهِلِينَ واللهِ مَا جَاوَزَهاَ عُمَرُ حِينَ تَلاَهَا وكَانَ وَقَّافاً عِنْدَ كِتَابِ اللهِ تَعَالَى . رواه البخاري .
Dans le hadith 50, d’après Ibnou ^Abbas que Allah les agrées tous les deux, il a dit : « ^Ouyaynah fils de Hisn, est arrivé à Médine, il est parti en tant qu’inviter, hôte, chez le fils de son frère Al-Hourr fils de Qays, qui faisait parti de ceux que ^Oumar faisait rapprocher dans son assemblée que Dieu l’agréé. Les Qourra’
[c’est le terme qui désigne les savants qui ce consacre à l’adoration de Dieu]
étaient les gens qui tenaient que ^Oumar invitait dans son assemblée que Allah l’agréé [c’était des gens avec qui ils se concertaient qu’ils soient âgées ou qu’ils soient jeunes]. ^Ouyaynah, celui qui est arrivé en tant qu’invité chez son neveu, a dit à son neveu : “ Ô toi, le fils de mon frère, tu es bien introduit auprès de ce gouverneur, cet émir, demande lui l’autorisation si je peux assister à son assemblée. ” Il a demandé l’autorisation, et ^Oumar lui a accordé. Alors quand il est entré, il lui a dit une parole de menace: “ Toi, le fils de Al-Khattab, par Allah, tu n’es pas très généreux avec nous et tu n’es pas équitable en nous gouvernant. ” C’est alors que ^Oumar, que Allah l’agréé, était en colère, au point qu’il allait le punir. C’est alors, que le neveu qui était dans l’assemblée de ^Oumar, Al-Hourr fils de Qays lui a dit: “ Ô Emir des croyants, Dieu a dit dans le Qour’an à Son Prophète, le verset 199 de Sourat الأَعۡرَاف Al-‘A^raf :
﴿ خُذِ ٱلۡعَفۡوَ وَأۡمُرۡ بِٱلۡعُرۡفِ وَأَعۡرِضۡ عَنِ ٱلۡجَٰهِلِينَ ١٩٩ ﴾
(khoudhi l-^afwa wa’mour bil-^ourfi wa’a^rid ^ani l-jahilin)
[7/199] ce qui signifie : « Accepte le pardon, ordonne ce qui est de l’ordre de la bienfaisance et détourne-toi des ignorants. »
Et cet homme, fais clairement parti des ignorants. Donc Ibnou ^Abbas rapporte et il dit que ^Oumar a stoppé net quand Al-Hourr avait récité le verset, et ^Oumar était quelqu’un qui appliquait Le Livre de Dieu à la lettre. »
[ Rapporté par Al-Boukhariyy ]
51- وعن ابن مسعود : أن رَسُول الله قَالَ : (( إنَّهَا سَتَكونُ بَعْدِي أثَرَةٌ وأُمُورٌ تُنْكِرُونَها )) قَالُوا : يَا رَسُول الله فَمَّا تَأْمُرُنا قَالَ : (( تُؤَدُّونَ الْحَقَّ الَّذِي عَلَيْكُمْ وَتَسأَلُونَ الله الَّذِي لَكُمْ)) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
(( وَالأَثَرَةُ )) : الانْفِرادُ بالشَّيءِ عَمنَ لَهُ فِيهِ حَقٌّ .
Dans le hadith 51, An-Nawawiyy rapporte de Ibnou Maç^oud que Allah l’agréé que le Messager de Allah صلَّى الله عليه وسلم a dit ce qui signifie : « Il viendra après vous une époque où les gens vont prendre ce qui n’est pas de leurs droit, et vous assisterez à des choses que vous renierez [c’est-à-dire des choses qui ne sont pas conforme à la Loi]. » Les compagnons ont alors dit : “Ô Messager de Dieu, que nous ordonne tu de faire dans cette situation.“ Il a ditce qui signifie : “ Vous vous acquittez du droit qui est sur vous, [c’est-à-dire de leurs obéir et de ne pas vous rebellez contre eux] et demandez à Dieu ce qui est votre droit .”»
[ Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim ]
52- وعن أبي يحيى أُسَيْد بن حُضَير : أنَّ رَجُلاً مِنَ الأنْصارِ قَالَ :يَا رسولَ الله ألاَ تَسْتَعْمِلُني كَمَا اسْتَعْمَلْتَ فُلاناً فَقَالَ : (( إنكُمْ سَتَلْقَونَ بَعْدِي أَثَرَةً فَاصْبِرُوا حَتَّى تَلْقَوني عَلَى الحَوْضِ)) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
(( وَأُسَيْدٌ )) : بضم الهمزة . (( وحُضيْرٌ )) : بحاءٍ مهملة مضمومة وضاد معجمة مفتوحة والله أعلم .
Et dans le hadith 52, An-Nawawiyy a dit d’après Abou Yahya ‘Ousayd Ibnou Houdayr que Dieu l’agréé a dit : « Un homme des Ansar, des partisans, a dit : “Ô Messager de Dieu, pourquoi tu ne me désigne pas en tant que responsable de telle région, tout comme tu as désigné responsable de tel région untel.” Le Prophète leur a dit ce qui signifie : “ Vous allez assister après moi à des périodes où les gens vont être égoïstes et vont être individualistes et même prendre la part des autres que ce soit du butin ou autres, mais patientez jusqu’à ce que l’on se retrouve auprès du bassin.” »
[ Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim ]
53- وعن أبي إبراهيم عبدِ الله بن أبي أوفى رضي الله عنهما : أنَّ رَسُول الله في بعْضِ أيامِهِ التي لَقِيَ فِيهَا العَدُوَّ انْتَظَرَ حَتَّى إِذَا مالَتِ الشَّمْسُ قَامَ فيهمْ فَقَالَ : (( يَا أيُّهَا النَّاسُ لا تَتَمَنَّوا لِقَاءَ العَدُوِّ وَاسْأَلُوا الله العَافِيَةَ فَإِذَا لقيتُمُوهُمْ فَاصْبرُوا وَاعْلَمُوا أنّ الجَنَّةَ تَحْتَ ظِلالِ السُّيوفِ )) .
ثُمَّ قَالَ النَّبيُّ : (( اللَّهُمَّ مُنْزِلَ الكِتَابِ وَمُجْرِيَ السَّحَابِ وَهَازِمَ الأحْزَابِ اهْزِمْهُمْ وَانصُرْنَا عَلَيْهمْ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ وبالله التوفيق .
Dans le hadith 53, An-Nawawiyy rapporte d’après Abou Ibrahim ^Abdou l-Lah, fils de Abi ‘Awfa que Dieu les agréés tous les deux que le Messager de Allah صلَّى الله عليه وسلم dans une des batailles qu’il avait menées, lorsqu’il avait rencontré l’ennemie, il a attendu que le soleil décline. Puis, il s’est levé, il leur a donné un discours et il leur a dit ce qui signifie : « Ô vous les gens, ne souhaitez pas rencontré un ennemie et demandez à Dieu la sauvegarde, mais si vous êtes à leurs rencontre, alors patientez, et sachez que le Paradis est à l’ombre des épées.» Puis le Prophète صلَّى الله عليه وسلم a dit ce qui signifie : « Ô Dieu, Toi qui a fait descendre Le Livre, Toi qui fait que les nuages se déplacent et Toi qui vainc les factions, vainc les, et accorde nous la victoire sur eux. »
[ Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim ]
٤ – باب الصدق
قَالَ الله تَعَالَى : ﴿ يَٰٓأَيُّهَا ٱلَّذِينَ ءَامَنُواْ ٱتَّقُواْ ٱللَّهَ وَكُونُواْ مَعَ ٱلصَّٰدِقِينَ ١١٩﴾
[ التوبة ] وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَٱلصَّٰدِقِينَ وَٱلصَّٰدِقَٰتِ ٣٥ ﴾[ الأحزاب ] وَقالَ تَعَالَى : ﴿ فَلَوۡ صَدَقُواْ ٱللَّهَ لَكَانَ خَيۡرٗا لَّهُمۡ ٢١﴾ ]محمد [
Chapitre 4 : La véracité
Dieu تعالى dit dans sourat التَّوۡبَة At-Tawbah verset 119 :
﴿ يَٰٓأَيُّهَا ٱلَّذِينَ ءَامَنُواْ ٱتَّقُواْ ٱللَّهَ وَكُونُواْ مَعَ ٱلصَّٰدِقِينَ ١١٩﴾
(ya ‘ayyouha l-ladhina ‘amanou ttaqou l-Laha wakounou ma^a s–sadiqin)
[9/119] ce qui signifie : « Ô vous qui êtes croyant, faites preuves de piété à l’égard de Dieu et soyez avec les véridiques » et Dieu تعالى dit dans le verset 35 de sourat الأَحۡزَاب Al-‘Ahzab :
﴿ وَٱلصَّٰدِقِينَ وَٱلصَّٰدِقَٰتِ ٣٥ ﴾
(was–sadiqina was–sadiqati)
[33/35] ce qui signifie : « Et ceux qui sont véridique et celles qui sont véridiques. »
Et Dieu تعالى dit dans sourat مُحَمَّد Mouhammad verset 21 :
﴿ فَلَوۡ صَدَقُواْ ٱللَّهَ لَكَانَ خَيۡرٗا لَّهُمۡ ٢١﴾
(falaw sadaqou l-Laha lakana khayran lahoum)
[47/21] ce qui signifie : « S’ils avaient été véridiques à l’égard de Dieu, cela aurait mieux valu pour eux.» Quant aux ahadith :
54- وأما الأحاديث فالأول : عن ابن مسعود عن النَّبيّ قَالَ : (( إنَّ الصِّدقَ يَهْدِي إِلَى البرِّ وإنَّ البر يَهدِي إِلَى الجَنَّةِ وإنَّ الرَّجُلَ لَيَصدُقُ حَتَّى يُكْتَبَ عِنْدَ اللهِ صِدِّيقاً . وَإِنَّ الكَذِبَ يَهْدِي إِلَى الفُجُورِ وَإِنَّ الفُجُورَ يَهدِي إِلَى النَّارِ وَإِنَّ الرَّجُلَ لَيَكْذِبُ حَتَّى يُكتَبَ عِنْدَ الله كَذَّاباً )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ
Le hadith 54, le premier dans ce chapitre, An-Nawawiyy a dit d’après Ibnou Maç^oud que Dieu l’agréé d’après le Prophète صلَّى الله عليه وسلم a dit ce qui signifie : « Le fait d’être véridique mène à la bienfaisance, et la bienfaisance mène au Paradis. Et il arrive que l’homme dise la vérité jusqu’à être inscrit selon le jugement de Allah en tant que véridique. Quant au mensonge, il mène à la perversité [c’est-à-dire les mauvaises œuvres], et la perversité mène en enfer. Et il arrive que l’homme se mette à mentir, jusqu’à être inscrit selon le jugement de Dieu en tant que menteur. »
[ Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]
55- الثاني : عن أبي محمد الحسن بنِ عليِّ بن أبي طالب رضي الله عنهما قَالَ : حَفظْتُ مِنْ رَسُول الله: (( دَعْ مَا يَرِيبُكَ إِلَى مَا لاَ يَرِيبُكَ فإنَّ الصِّدقَ طُمَأنِينَةٌ وَالكَذِبَ رِيبَةٌ )) رواه الترمذي وَقالَ : حديث صحيح .
قوله : (( يَريبُكَ )) هُوَ بفتح الياء وضمها : ومعناه اتركْ مَا تَشُكُّ في حِلِّهِ وَاعْدِلْ إِلَى مَا لا تَشُكُّ فِيهِ .
Et dans le hadith 55, le deuxième de ce chapitre, An-Nawawiyy rapporte de Abou Mouhammad Al-Haçan fils de ^Aliyy fils de Abi Talib que Dieu les agréé tous les deux, il a dit : « J’ai retenu du Messager de Allah صلَّى الله عليه وسلم la phrase qui signifie : « Délaisse ce qui est suspicieux pour toi, pour t’en tenir à ce qui n’est pas suspicieux, car la véracité est un apaisement du cœur et le mensonge est une suspicion. » »
[ Rapporté par At-Tirmidhiyy qui a dit c’est un hadith haçan sahih ]
La suspicion, c’est-à-dire délaisse ce qui te provoque le doute, quant à son caractère licite, détourne-toi en pour ce qui ne t’inspire pas le doute.
56- الثالث : عن أبي سفيانَ صَخرِ بنِ حربٍ في حديثه الطويلِ في قصةِ هِرَقْلَقَالَ هِرقلُ : فَمَاذَا يَأَمُرُكُمْ – يعني : النَّبيّ – قَالَ أبو سفيانَ : قُلْتُ : يقولُ : (( اعْبُدُوا اللهَ وَحدَهُ لا تُشْرِكوُا بِهِ شَيئاً وَاتْرُكُوا مَا يَقُولُ آبَاؤُكُمْ )) ويَأْمُرُنَا بالصَلاةِ وَالصِّدْقِ والعَفَافِ وَالصِّلَةِ مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
An-Nawawiyy a dit dans le hadith 56, le troisième de ce chapitre, d’après Abou Soufyan Sakhr fils de Harb dans un long hadith à propos de l’histoire du Hiraql, il a dit : « Hiraql a dit : “ Qu’est-ce qu’il vous ordonne de faire votre Prophète صلَّى الله عليه وسلم ? ” Abou Soufyan a répondu, j’ai dit : “ Il nous ordonne d’adorer Dieu Lui seul, de ne pas Lui attribuer d’associer et d’abandonner ce que vos ancêtre disaient. Ill nous ordonne la prière, il nous ordonne d’être véridique, il nous ordonne la chasteté, il nous ordonne de maintenir les liens avec les proches parents.” »
[ Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim ]
57- الرابع : عن أبي ثابت وقيل : أبي سعيد وقيل : أبي الوليد سهل ابن حُنَيْفٍ وَهُوَ بدريٌّ: أنَّ النَّبيّ قَالَ : (( مَنْ سَأَلَ الله تَعَالَى الشَّهَادَةَ بِصِدْقٍ بَلَّغَهُ مَنَازِلَ الشُّهَدَاءِ وَإِنْ مَاتَ عَلَى فِرَاشِهِ )) رواه مسلم .
Dans le hadith 57, An-Nawawiyy dit, le quatrième de ce chapitre, d’après Abou Thabit il a été dit : Abou Sa^id et il a été dit, c’est plutôt Abou l-Walid, le compagnon s’appelle Sahl fils de Hounayf qui était de ceux qui étaient témoin le jour de la bataille Badr que Dieu l’agréé, le Prophète صلَّى الله عليه وسلم a dit ce qui signifie : « Celui qui demande à Dieu تعالى le martyr avec véracité, Allah lui fera atteindre les degré du martyr, même s’il meurt dans son lit. »
[ Rapporté par Mouslim ]
58- الخامس : عن أبي هريرةَ قَالَ : قَالَ رَسُولُ الله : (( غَزَا نبيٌّ مِنَ الأنْبِياءِ صَلَوَاتُ اللهِ وَسَلاَمُهُ عَلَيْهمْ فَقَالَ لِقَومهِ : لا يَتْبَعَنِّي رَجُلٌ مَلَكَ بُضْعَ امْرَأةٍ وَهُوَ يُريدُ أنْ يَبْنِي بِهَا وَلَمَّا يَبْنِ بِهَا وَلا أحَدٌ بَنَى بُيُوتاً لَمْ يَرْفَعْ سُقُوفَهَا وَلا أحَدٌ اشْتَرَى غَنَماً أَوْ خَلِفَاتٍ وَهُوَ يَنْتَظِرُ أَوْلادَها . فَغَزا فَدَنَا مِنَ القَرْيَةِ صَلاةَ العَصْرِ أَوْ قَريباً مِنْ ذلِكَ فَقَالَ لِلشَّمْسِ : إِنَّكِ مَأمُورَةٌ وَأنَا مَأمُورٌ اللَّهُمَّ احْبِسْهَا عَلَيْنَا فَحُبِسَتْ حَتَّى فَتَحَ اللهُ عَلَيهِ فَجَمَعَ الغَنَائِمَ فَجَاءتْ – يعني النَّارَ – لِتَأكُلَهَا فَلَمْ تَطعَمْها فَقَالَ : إنَّ فِيكُمْ غُلُولاً فَلْيُبايعْنِي مِنْ كُلِّ قَبيلةٍ رَجُلٌ فَلَزِقَتْ يد رجل بِيَدِهِ فَقَالَ : فِيكُمُ الغُلُولُ فلتبايعني قبيلتك فلزقت يد رجلين أو ثلاثة بيده فقال : فيكم الغلول فَجَاؤُوا بِرَأْس مثل رأس بَقَرَةٍ مِنَ الذَّهَبِ فَوَضَعَهَا فَجاءت النَّارُ فَأكَلَتْها . فَلَمْ تَحلَّ الغَنَائِمُ لأحَدٍ قَبْلَنَا ثُمَّ أحَلَّ الله لَنَا الغَنَائِمَ لَمَّا رَأَى ضَعْفَنا وَعَجْزَنَا فَأحَلَّهَا لَنَا )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
(( الخَلِفَاتُ )) بفتحِ الخَاءِ المعجمة وكسر اللامِ : جمع خِلفة وهي الناقة الحامِل .
Dans le hadith 58, An-Nawawiyy dit, dans le cinquième de ce chapitre, d’après Abou Hourayrah que Allah l’agréé, le Messager de Allah صلَّى الله عليه وسلم a dit ce qui signifie : « Un des Prophètes de Dieu, que Dieu les honore et les élèves d’avantage en degré, a mené une conquête, et il a dit à son peuple : “que ne me suive pas dans cette bataille, un homme qui a fait le contrat de mariage avec une femme et qui voulait consommer avec elle mais qui n’a pas encore consommer, ni quelqu’un qui a construit une maison mais il n’a pas encore mis le toit de cette maison, ni quelqu’un qui a acheté un troupeau de mouton ou de brebis et il attend qu’elle s’engrosse. ” Et donc, il s’est rapproché, il a mené sa conquête, et quant il s’est rapproché de la ville qui était sa cible, le temps de al-^Asr était proche de finir, il n’avait pas encore fait la prière. Il s’est adressé au soleil, il a dit : “ Tu reçois des ordres et moi je reçois des ordres. Ô Mon Dieu, arrête le soleil pour qu’il ne se couche pas. ” Le soleil fut arrêté jusqu’à ce que Allah lui accorde la victoire. Il a rassemblé le butin [et comme vous le savez, dans les Lois antérieur à celle de notre maître Mouhammad عليه الصلاة والسلام ils ne pouvaient pas prendre le butin pour eux même, mais, il l’exposait, un feu venait et le consumait, preuve que leur acte a été accepté] c’est alors que le feu c’est rapproché pour le consommer, mais il ne l’a pas atteint. Et il leur a dit : “ Il y a quelqu’un parmi vous qui a pris du butin [du butin de guerre, c’est pour ça que le feu n’a pas consumé le butin et c’est un signe que Dieu n’a pas agréé ce butin] alors, qu’un représentant de chaque tribu vienne me serrer la main.” C’est alors que la main d’un homme s’est trouvée collée à sa main à lui. Il s’est adressé à cet homme, et il lui a dit : “ C’est dans ta tribu que se trouve celui qui a pris le butin, alors que chaque homme de ta tribu vienne me serrer la main. ” C’est alors que les mains de deux hommes ou trois étaient collées à sa main, il leur a dit : “ C’est l’un d’entre vous qui a pris du butin.” Les trois ont alors ramené une partie du butin qu’ils avaient pris, c’était comme la tête d’une vache mais tout en or, ils l’ont rajouté au reste du butin qui était ramassé, c’est alors que feu est arrivé et a tout dévoré. Et le Prophète a terminé en disant ce qui signifie : “ Les butins n’étaient pas licite pour les communautés qui nous ont précédé, puis Allah nous a rendu licite le butin en raison de la faiblesse et l’impuissance qu’il y avait dans cette communauté, Allah leur a autorisé à le prendre.»
59- السادس : عن أبي خالد حَكيمِ بنِ حزامٍ قَالَ : قَالَ رسولُ الله: (( البَيِّعَانِ بالخِيَار مَا لَمْ يَتَفَرَّقَا فَإنْ صَدَقا وَبيَّنَا بُوركَ لَهُمَا في بيعِهمَا وإنْ كَتَمَا وَكَذَبَا مُحِقَتْ بركَةُ بَيعِهِما )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ
Dans le hadith 59, An-Nawawiyy, le sixième hadith dans ce chapitre d’après Abou Khalid Hakim fils de Hizam, que Dieu l’agréé, il est entré en Islam l’année de Al-Fath -conquête de La Mecque- son père faisait parti des comptables de Qouraych, aussi bien dans la Jahiliyyah que dans l’Islam. Il a dit : « Le Messager de Allah صلَّى الله عليه وسلم a dit : « Les vendeurs et les acheteurs dépendent de leurs choix, ils ont un choix possible, un choix pour dénoncer l’acte de vente tant qu’il ne se sont pas séparé [c’est-à-dire, tant qu’ils ne se sont pas quitté l’un et l’autre, ils peuvent l’un ou l’autre dénoncer le contrat de vente]. S’ils ont été tous deux véridiques, l’un dans l’achat, l’autre dans la vente, qu’ils ont indiqué s’il y avait des défauts dans la marchandise, alors Allah leur donne la barakah dans leur contrat de vente. Mais s’ils ont dissimulé, s’ils ont menti, il n’y aura pas de bénédiction dans leurs vente. » »
[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]
٥ – باب المراقبة
قَالَ الله تَعَالَى : ﴿ الَّذِي يَرَاكَ حِينَ تَقُومُ وَتَقَلُّبَكَ فِي السَّاجِدِينَ ﴾ [ الشعراء]، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَهُوَ مَعَكُمْ أَيْنَ مَا كُنْتُم ﴾ [ الحديد ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ إِنَّ اللهَ لا يَخْفَى عَلَيْهِ شَيْءٌ فِي الأَرْضِ وَلا فِي السَّمَاءِ ﴾ [ آل عمران ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ إِنَّ رَبَّكَ لَبِالْمِرْصَادِ ﴾ [ الفجر ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ يَعْلَمُ خَائِنَةَ الأَعْيُنِ وَمَا تُخْفِي الصُّدُورُ ﴾ [ غافر ] وَالآيات في البابِ كثيرة معلومة .
Chapitre 5 : Se surveiller pour Dieu
Allah ta^ala dit dans sourat Ach-Choura verset 218-219 :
﴿ الَّذِي يَرَاكَ حِينَ تَقُومُ ٢١٨ وَتَقَلُّبَكَ فِي السَّاجِدِينَ ٢١٩ ﴾
[42/218-219] ce qui signifie : « Lui qui te voit quand tu veilles la nuit en prière surérogatoire et qui te voit faire des prosternations. »
Allah ta^ala dit dans sourat Al-Hadid verset 4 :
﴿ وَهُوَ مَعَكُمْ أَيْنَ مَا كُنتُمْ وَاللَّهُ بِمَا تَعْمَلُونَ بَصِيرٌ ٤ ﴾
[57/ 4] ce qui signifie : « Il est celui qui sait tout de vous où que vous soyez »
Allah ta^ala dit dans sourat ‘Ali-^Imran verset 5:
﴿ إِنَّ اللّهَ لاَ يَخْفَىَ عَلَيْهِ شَيْءٌ فِي الأَرْضِ وَلاَ فِي السَّمَاء ٥﴾
[3/5] ce qui signifie : « Certes, Allah rien ne Lui échappe que ce soit sur terre ou dans le ciel. »
Allah ta^ala dit dans sourat Al-Fajr verset 14:
﴿ إِنَّ رَبَّكَ لَبِالْمِرْصَادِ ١٤﴾
[89 /14] (Inna rabbaka Labilmirsad ) ce qui signifie : « Certes, Allah sait tout de vous. »
Et Allah ta^ala dit dans sourat Al Ghafir verset 19 :
﴿ يَعْلَمُ خَائِنَةَ الْأَعْيُنِ وَمَا تُخْفِي الصُّدُورُ ١٩﴾
[40/19] (Ya^lamou kha‘inata l-‘a^youni wa ma toukhfī s–Soudour) ce qui signifie : « Il sait même le plus furtif des regards et ce qu’il y’a dans les cœurs. »
Et les versets dans ce chapitre sont nombreux et connus.
60– وأما الأحاديث ، فالأول : عن عمر بن الخطاب رضي الله عنه ، قَالَ : بَيْنَما نَحْنُ جُلُوسٌ عِنْدَ رَسُول الله ﷺ ذَاتَ يَومٍ ، إذْ طَلَعَ عَلَينا رَجُلٌ شَديدُ بَياضِ الثِّيابِ ، شَديدُ سَوَادِ الشَّعْرِ ، لا يُرَى عَلَيهِ أثَرُ السَّفَرِ ، وَلا يَعْرِفُهُ مِنَّا أحَدٌ ، حَتَّى جَلَسَ إِلَى النَّبيّ ﷺ ، فَأَسْنَدَ رُكْبَتَيهِ إِلَى رُكْبتَيهِ ، وَوَضعَ كَفَّيهِ عَلَى فَخِذَيهِ ، وَقالَ : يَا مُحَمَّدُ ، أخْبرني عَنِ الإسلامِ ، فَقَالَ رَسُول الله ﷺ : (( الإسلامُ : أنْ تَشْهدَ أنْ لا إلهَ إلاَّ الله وأنَّ مُحمَّداً رسولُ الله ، وتُقيمَ الصَّلاةَ ، وَتُؤتِيَ الزَّكَاةَ ، وَتَصومَ رَمَضَانَ ، وَتَحُجَّ البَيتَ إن اسْتَطَعْتَ إِلَيْهِ سَبيلاً )) . قَالَ : صَدَقْتَ . فَعَجِبْنَا لَهُ يَسْأَلُهُ وَيُصَدِّقهُ ! قَالَ : فَأَخْبرنِي عَنِ الإِيمَانِ . قَالَ : (( أنْ تُؤمِنَ باللهِ ، وَمَلائِكَتِهِ ، وَكُتُبهِ ، وَرُسُلِهِ ، وَاليَوْمِ الآخِر ، وتُؤْمِنَ بالقَدَرِ خَيرِهِ وَشَرِّهِ )) . قَالَ : صَدقت . قَالَ : فأَخْبرني عَنِ الإحْسَانِ . قَالَ : (( أنْ تَعْبُدَ اللهَ كَأنَّكَ تَرَاهُ فإنْ لَمْ تَكُنْ تَرَاهُ فإنَّهُ يَرَاكَ )) . قَالَ : فَأَخْبِرني عَنِ السَّاعَةِ . قَالَ : (( مَا المَسْؤُولُ عَنْهَا بأعْلَمَ مِنَ السَّائِلِ )) . قَالَ : فأخبِرني عَنْ أمَاراتِهَا . قَالَ : (( أنْ تَلِدَ الأَمَةُ رَبَّتَهَا ، وأنْ تَرَى الحُفَاةَ العُرَاةَ العَالَةَ رِعَاءَ الشَّاءِ يَتَطَاوَلُونَ في البُنْيَانِ )) . ثُمَّ انْطَلقَ فَلَبِثْتُ مَلِيّاً ، ثُمَّ قَالَ : ((
Le hadith 60, le premier d’après ^Oumar fils Al Khattab que Allah l’agrée a dit ce qui signifie : « Un jour, alors que nous étions assis auprès du Messager de Allah ﷺ, un homme vêtu d’habits d’une blancheur resplendissante et aux cheveux très noirs se présenta à nous. On ne voyait sur lui aucune trace de voyage et personne parmi nous ne le connaissait. Il prit alors place face au Prophète, plaça ses genoux contre les siens, posa ses paumes sur les cuisses du Messager et il a dit : “ Ô Mouhammad, informe-moi sur l’Islam. ” Le Messager de Allah ﷺ dit alors ce qui signifie : “ L’Islam, c’est que tu témoignes qu’il n’est de Dieu que Allah et que Mouhammad est Son Messager, que tu accomplisses la prière, que tu t’acquittes de la zakat, que tu effectues le jeûne de Ramadan et que tu fasses le Hajj, pour celui qui le peut. ” “Tu as dit vrai.” lui répondit son interlocuteur. Et nous fûmes étonnés. Il l’interroge et ensuite il atteste de sa véracité. Puis il reprit : “Informe-moi sur la foi.” Le Prophète dit ce qui signifie : “La foi, c’est que tu aies foi en Allah, en Ses Anges, en Ses Livres, en Ses Messagers et en le Jour Dernier. Que tu aies foi aussi en la destinée, que cela concerne le bien ou le mal.” “Tu as dit vrai. » dit encore l’homme et il reprit : « Informe-moi sur al-‘ihsan.” “Al-‘ihsan consiste à adorer Allah comme si tu Le voyais, car si tu ne Le vois pas, certes, Lui te voit.” répondit le Prophète. “ Informe-moi au sujet de l’heure du Jour Dernier.” dit encore l’homme. “Celui qui a été interrogé n’en sait pas plus que celui qui l’interroge.” répondit le Prophète. “Alors, parles moi de ses signes annonciateurs” dit-il. Et le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam répondit : “ Ce sera lorsque la femme esclave donnera naissance à sa maîtresse, [cela veut dire qu’il y’aura beaucoup de femmes esclaves au point que la femme esclave donne une fille à son maître et cette fille a le même jugement que le maître donc elle est libre. Et il y a eu d’autres explications pour ce hadith que ces explications là] lorsque tu verras les va-nu-pieds, mal vêtus, nécessiteux qui gardent les troupeaux se faire élever des constructions de plus en plus hautes. » Puis, il partit, et plus tard [c’est à dire c’est pas dans la même assemblée qu’il a eu la réponse] le Prophète dit, ce qui signifie : “ Ô ^Oumar, sais-tu qui m’interrogeait ?” “Allah sait plus que tout autre et son Messager sait plus que nous.” répondis-je. C’était Jibril, venu vous enseigner votre religion. »
[Rapporté par Mouslim]
61– الثاني : عن أبي ذر جُنْدُب بنِ جُنادَةَ وأبي عبدِ الرحمانِ معاذِ بنِ جبلٍ رضي الله عنهما ، عن رسولِ الله ﷺ ، قَالَ : (( اتَّقِ الله حَيْثُمَا كُنْتَ وَأتْبعِ السَّيِّئَةَ الحَسَنَةَ تَمْحُهَا ، وَخَالِقِ النَّاسَ بِخُلُقٍ حَسَنٍ )) رواه الترمذي ، وَقالَ : (( حديث حسن )) .
Le hadith 61, le deuxième dans ce chapitre, d’après Abou Dharr fils de Jounadah, et ‘Abou r-Rahman Mou^adh Ibnou Jabal que Allah les agréé, le Messager de Dieu salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Crains Dieu, quel que soit l’endroit où tu te trouves [seul ou avec des gens]. Fais suivre la mauvaise action par la bonne et voilà qu’elle l’efface. Et comporte toi avec les gens avec un excellent comportement ».
[Rapporté par At Tirmidhiyy qui a dit que le hadith il est haçan]
62– الثالث : عن ابنِ عباسٍ رضي الله عنهما ، قَالَ : كنت خلف النَّبيّ ﷺ يوماً ، فَقَالَ : (( يَا غُلامُ ، إنِّي أعلّمُكَ كَلِمَاتٍ : احْفَظِ اللهَ يَحْفَظْكَ ، احْفَظِ اللهَ تَجِدْهُ تُجَاهَكَ ، إِذَا سَألْتَ فَاسأَلِ الله ، وإِذَا اسْتَعَنْتَ فَاسْتَعِنْ باللهِ ، وَاعْلَمْ : أنَّ الأُمَّةَ لَوْ اجْتَمَعَتْ عَلَى أنْ يَنْفَعُوكَ بِشَيءٍ لَمْ يَنْفَعُوكَ إلاَّ بِشَيءٍ قَدْ كَتَبهُ اللهُ لَكَ ، وَإِن اجتَمَعُوا عَلَى أنْ يَضُرُّوكَ بِشَيءٍ لَمْ يَضُرُّوكَ إلاَّ بِشَيءٍ قَدْ كَتَبَهُ اللهُ عَلَيْكَ ، رُفِعَتِ الأَقْلاَمُ وَجَفَّتِ الصُّحفُ )) رواه الترمذي ، وَقالَ : (( حديث حسن صحيح )) .
وفي رواية غيرِ الترمذي : (( احْفَظِ الله تَجِدْهُ أَمَامَكَ ، تَعرَّفْ إِلَى اللهِ في الرَّخَاءِ يَعْرِفكَ في الشِّدَّةِ ، وَاعْلَمْ : أنَّ مَا أَخْطَأكَ لَمْ يَكُنْ لِيُصِيبكَ ، وَمَا أصَابَكَ لَمْ يَكُنْ لِيُخْطِئَكَ ، وَاعْلَمْ : أنَّ النَّصْرَ مَعَ الصَّبْرِ ، وَأَنَّ الفَرَجَ مَعَ الكَرْبِ ، وَأَنَّ مَعَ العُسْرِ يُسْراً ))
Le hadith 62, le troisième de ce chapitre, d’après Ibnou ^Abbas que Allah les agrée tous les deux a dit ce qui signifie : « J’étais sur une monture derrière le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wasallam un jour et il m’a dit ce qui signifie : « Garçon ! Je vais t’ enseigner une parole, fais preuve de piété à l’égard de Dieu, Dieu te protégera dans ta religion et notamment au moment de mourir. Préserve les jugements et obéis au jugement que Dieu t’a fixé, tu verras que Dieu te protègera, t’aidera et te soutiendra. Lorsque tu demandes de l’aide, demande-là en priorité à Dieu. Et sache que si la communauté entière s’unissaient pour te profiter parmi les choses ils ne pourront te profiter que parmi les choses que Dieu t’a prédestiné et si toute la communauté s’unissaient pour te nuire par une chose ils ne pourront te nuire que par une chose que Dieu t’a prédestiné. Les calames sont levé [ c’est à dire qu’il n’est plus écrit par ce calâme ] et les livrets séchés [ c’est à dire les livrets sur lesquels il y’a ce qui est prédestiné aux créatures comme la table préservée ].
[Rapporté par At Tirmidhiyy qui a jugé le hadith haçan et sahih]
Et dans une autre version autre que celle de At Tirmidhiyy, le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam avait dit à Ibnou ^Abbas ce qui signifie : « Préserve les droits de Dieu quand tu es dans l’aisance, tu verras que Dieu t’aidera dans la difficulté [ ici, ne veut pas dire devant toi parce que Dieu est exempt de toutes les directions que ce soit devant ou derrière, droite ou gauche, haut ou bas. Tout comme l’a dit l’Imam, le salafiyy, Aou Ja^far At Tahawiyy NOM, que Dieu lui fasse misericorde. Il a dit à propos de Dieu ce qui signifie : « Allah n’est pas contenu dans les six directions comme c’est le cas de toutes les créatures. ‘Amamak, c’est à dire que celui qui veille à ne pas dépasser les limites que Dieu a fixées, qui prend en compte les lois de Dieu, verra que Dieu l’aidera, le protégera, lui accordera la réussite pour accomplir les bonnes œuvres. Respecte la loi de Dieu quand tu es dans l’aisance, tu verras que Dieu t’aidera lorsque tu es en difficulté ]. Et sache que ce qui t’as manqué n’allait pas t’atteindre et que ce qui t’a atteint n’allait pas te manquer. Et sache que la victoire est avec la patience et que la délivrance vient avec le tourment et que avec la difficulté vient une facilité. »
63– الرابع : عن أنسٍ رضي الله عنه ، قَالَ : إِنَّكُمْ لَتعمَلُونَ أعْمَالاً هي أدَقُّ في أعيُنِكُمْ مِنَ الشَّعْرِ ، كُنَّا نَعُدُّهَا عَلَى عَهْدِ رَسُول الله ﷺ مِنَ المُوبِقاتِ . رواه البخاري . وَقالَ : (( المُوبقاتُ )) : المُهلِكَاتُ .
Le hadith 63, le quatrième, d’après ‘Anas, que Allah l’agréé, il a dit ce qui signifie : « Vous [ en s’adressant au successeur des compagnons ] faites des choses qui paraissent à vos yeux tellement négligeable qu’elles sont plus fine qu’un cheveux alors que nous à l’époque du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam nous considérions que c’était des pêchers qui mène à la perte. »
[Rapporté par Al Boukhariyy]
64– الخامس : عن أبي هريرةَ رضي الله عنه ، عن النَّبيّ ﷺ ، قَالَ : (( إنَّ الله تَعَالَى
يَغَارُ ، وَغَيرَةُ الله تَعَالَى ، أنْ يَأتِيَ المَرْءُ مَا حَرَّمَ الله عَلَيهِ )) متفق عَلَيهِ .
و(( الغَيْرةُ )) : بفتحِ الغين ، وَأَصْلُهَا الأَنَفَةُ .
Dans le hadith 64, qui le cinquième de ce chapitre, d’après Abou Hourayra, que Allah l’agréé, le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie :
Ici, le mot yaghar, c’est un verbe dont le substantif est Ghayra. Al ghayra pour les créatures, c’est la jalousie, c’est à dire c’est quelque chose qui implique un changement d’état chez l’être humain. et de la part de Dieu Al Ghayra, ça veut dire que Allah ta^ala empêche les gens de commettre des choses vils, des choses vulgaires, mauvaises. Et il a expliqué justement dans la deuxième partie du hadith, c’est à dire le ghayra dela part de Allah, c’est le fait qu’il interdise à la personne d’accomplir certaines choses c’est à dire dans le sens que Allah ta^ala menace de châtiment celui fait certaines choses interdites.
[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]
65– السادس : عن أبي هريرةَ رضي الله عنه : أنَّه سَمِعَ النَّبيَّ ﷺ ، يقُولُ : (( إنَّ ثَلاثَةً مِنْ بَني إِسْرَائِيلَ : أبْرَصَ ، وَأَقْرَعَ ، وَأَعْمَى ، أَرَادَ اللهُ أنْ يَبْتَليَهُمْ فَبَعَثَ إِليْهمْ مَلَكاً ، فَأَتَى الأَبْرَصَ ، فَقَالَ : أَيُّ شَيءٍ أَحَبُّ إلَيْكَ ؟ قَالَ : لَوْنٌ حَسنٌ ، وَجِلدٌ حَسَنٌ ، وَيَذْهبُ عَنِّي الَّذِي قَدْ قَذِرَنِي النَّاسُ ؛ فَمَسَحَهُ فَذَهَبَ عَنْهُ قَذَرُهُ وَأُعْطِيَ لَوناً حَسنَاً . فَقَالَ : فَأيُّ المَالِ أَحَبُّ إِليكَ ؟ قَالَ : الإِبلُ -أَوْ قالَ : البَقَرُ شكَّ الرَّاوي – فَأُعطِيَ نَاقَةً عُشَرَاءَ ، فَقَالَ : بَاركَ الله لَكَ فِيهَا .
فَأَتَى الأَقْرَعَ، فَقَالَ: أَيُّ شَيءٍ أَحَبُّ إلَيْكَ؟ قَالَ: شَعْرٌ حَسَنٌ، وَيَذْهَبُ عَنِّي هَذَا الَّذِي قَذِرَني النَّاسُ ؛ فَمَسَحَهُ فَذَهبَ عَنْهُ وأُعْطِيَ شَعراً حَسَناً . قالَ : فَأَيُّ المَالِ أَحَبُّ إِليْكَ ؟ قَالَ : البَقَرُ ، فَأُعْطِيَ بَقَرَةً حَامِلاً ، وَقالَ : بَارَكَ الله لَكَ فِيهَا .
فَأَتَى الأَعْمَى ، فَقَالَ : أَيُّ شَيءٍ أَحَبُّ إِلَيْكَ ؟ قَالَ : أَنْ يَرُدَّ الله إِلَيَّ بَصَرِي فَأُبْصِرُ النَّاسَ؛ فَمَسَحَهُ فَرَدَّ اللهُ إِلَيْهِ بَصَرهُ. قَالَ: فَأَيُّ المَالِ أَحَبُّ إِليْكَ ؟ قَالَ : الغَنَمُ ، فَأُعْطِيَ شَاةً والداً ، فَأَنْتَجَ هذَانِ وَوَلَّدَ هَذَا ، فَكانَ لِهذَا وَادٍ مِنَ الإِبلِ ، وَلِهذَا وَادٍ مِنَ البَقَرِ ، وَلِهَذَا وَادٍ مِنَ الغَنَمِ .
ثُمَّ إنَّهُ أَتَى الأَبْرَصَ في صُورَتِهِ وَهَيئَتِهِ ، فَقَالَ : رَجلٌ مِسْكينٌ قَدِ انقَطَعَتْ بِيَ الحِبَالُ في سَفَري فَلا بَلاغَ لِيَ اليَومَ إلاَّ باللهِ ثُمَّ بِكَ ، أَسْأَلُكَ بِالَّذي أعْطَاكَ اللَّونَ الحَسَنَ ، والجِلْدَ الحَسَنَ ، وَالمَالَ ، بَعِيراً أَتَبَلَّغُ بِهِ في سَفَري ، فَقَالَ : الحُقُوقُ كثِيرةٌ . فَقَالَ : كأنِّي اعْرِفُكَ ، أَلَمْ تَكُنْ أَبْرَصَ يَقْذَرُكَ النَّاسُ فقيراً فأعْطَاكَ اللهُ !؟ فَقَالَ : إِنَّمَا وَرِثْتُ هَذَا المالَ كَابِراً عَنْ كَابِرٍ ، فَقَالَ : إنْ كُنْتَ كَاذِباً فَصَيَّرَكَ الله إِلَى مَا كُنْتَ . وَأَتَى الأَقْرَعَ في صُورَتِهِ وَهَيْئَتِهِ ، فَقَالَ لَهُ مِثْلَ مَا قَالَ لِهَذا ، وَرَدَّ عَلَيهِ مِثْلَ مَا رَدَّ هَذَا ، وَأَتَى الأَعْمَى في صُورَتِهِ وَهَيْئَتِهِ ، فَقَالَ : رَجُلٌ مِسْكينٌ وابنُ سَبيلٍ انْقَطَعتْ بِيَ الحِبَالُ في سَفَرِي ، فَلا بَلاَغَ لِيَ اليَومَ إلاَّ بِاللهِ ثُمَّ بِكَ ، أَسأَلُكَ بالَّذِي رَدَّ عَلَيْكَ بَصَركَ شَاةً أَتَبَلَّغُ بِهَا في سَفري ؟ فَقَالَ : قَدْ كُنْتُ أعمَى فَرَدَّ اللهُ إِلَيَّ بَصَرِي فَخُذْ مَا شِئْتَ وَدَعْ مَا شِئْتَ فَوَاللهِ ما أجْهَدُكَ اليَومَ بِشَيءٍ أخَذْتَهُ للهِ . فَقَالَ : أمْسِكْ مالَكَ فِإنَّمَا ابْتُلِيتُمْ . فَقَدْ رضي الله عنك ، وَسَخِطَ عَلَى صَاحِبَيكَ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
و(( النَّاقةُ العُشَرَاءُ )) بضم العين وفتح الشين وبالمد : هي الحامِل . قوله :
(( أنْتَجَ )) وفي رواية : (( فَنتَجَ )) معناه : تولَّى نِتاجها ، والناتج لِلناقةِ كالقابِلةِ
للمرأةِ . وقوله : (( وَلَّدَ هَذَا )) هُوَ بتشديد اللام : أي تولى ولادتها ، وَهُوَ بمعنى أنتج في الناقة ، فالمولّد ، والناتج ، والقابلة بمعنى ؛ لكن هَذَا لِلحيوان وذاك لِغيرهِ . وقوله : (( انْقَطَعَتْ بي الحِبَالُ )) هُوَ بالحاءِ المهملةِ والباءِ الموحدة : أي الأسباب . وقوله : (( لا أجْهَدُكَ )) معناه : لا أشق عليك في رد شيء تأخذه أَوْ تطلبه من مالي . وفي رواية البخاري : (( لا أحمَدُكَ )) بالحاءِ المهملة والميمِ ومعناه : لا أحمدك بترك شيء تحتاج إِلَيْه ، كما قالوا : لَيْسَ عَلَى طولِ الحياة ندم : أي عَلَى فواتِ طولِها .
Dans le hadith 65, qui est le sixième de ce chapitre , An-Nawawiyy rapporte de Abou Hourayra, que Allah l’agréé qu’il a entendu du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam dire ce qui signifie: « Il y avait trois hommes faisant parties des descendants d’Isra’il ; un lépreux, un chauve et un aveugle. Allah a voulu les éprouver. Il leur a envoyé un ange sous l’apparence d’un humain. Il est parti voir le lépreux et lui a dit : “ Qu’est que tu aimerai le plus ?” Il lui à répondu : “ Je veux une belle couleur de peau, une peau parfaite et que disparaisse ce qui est en moi, ceux pour quoi les gens m’ont répugné.” L’ange à alors passer sa main sur la peau de cet homme et les choses détestables qu’il avait ont alors disparu, il lui fut donné une belle couleur peau et une belle peau. Et il lui a dit [l’ange]: “Et quelle catégorie de bien tu voudrais le plus ?” Il lui a répondu : “ Des chameaux ou des vaches.” [C’est-à-dire que celui qui rapporte le hadith a un doute, si c’est les chameaux ou les vaches, en tout cas il lui fut donner une chamelle qui était grosse]. Et l’ange lui as dit que Dieu t’accorde les bénédictions dans cette chamelle. Il [l’ange] est parti voir le chauve et lui a dit : “ Qu’est que tu aimerais le plus ? ” Et il lui a dit : “ Une belle chevelure et que disparaisse de moi ceux pour quoi les gens m’on répugné.” Alors l’ange a passé la main sur son crâne et la calvitie a disparu et l’ange lui dit: “ Quelle est la catégorie de bien que tu aimes le plus ? ” Il a répondu : “ Les vaches.” Il lui fut donné une vache qui était grosse [c’est à dire qu’elle avait un petit] et il lui as dit que Allah t’accorde les bénédictions en cette vache. Il est parti voir l’aveugle et il lui a dit : « Qu’est que tu veux le plus ? ” Il a répondu : “ Que Dieu me rende ma vue pour que je puisse voir les gens. » Il lui a alors passé la main sur les yeux et Dieu lui a rendu la vue, il lui a été dit: “ Quelle est la catégorie de bien que tu aimes le plus ? » Il a répondu : « Les moutons. » Il lui alors été accordé une brebis qui était grosse [elle avait un petit]. Chacun des trois a donc eu un troupeau suite à la reproduction des animaux, le premier avait tout une vallée de chameaux, le deuxième toute une vallée de vache et le troisième toute une vallée de bovins. Puis l’ange est venue au premier avec l’aspect qu’il avait avant et il a dit: “ Je suis un pauvre homme, je n’ai plus moyen de poursuivre mon voyage, je n’ai pas d’autres possibilités de parvenir à ma destination aujourd’hui si ce n’est par Dieu [elle avait un petit c’est à dire par sa création et sa facilitation] puis par toi car visiblement tu es quelqu’un qui veut faire le bien. Je te demande par Celui qui t’as accordé cette belle couleur et cette belle peau et tous ces biens, je te demande un chameau pour que je puisse poursuivre sur lui mon voyage. ” Mais l’homme lui a refusé et l’ange lui a dit : “ C’est comme si je te connaissais toi. N’étais-tu pas un lépreux que les gens répugnaient et un pauvre que Allah a rendu riche ? ” Il répliqua : “ J’ai hérité cette richesse de père en fils. ” L’Ange rétorqua : “ Si tu mens que Allah te ramène alors à ce que tu étais ! ” Ensuite, il se présenta au chauve sous l’apparence qu’avait ce chauve et lui tint le même discours qu’au premier. Celui-ci lui donna la même réponse. L’Ange répliqua : “ Si tu mens, que Allah te ramène alors à ce que tu étais ! ” Enfin, il se présenta à l’aveugle sous l’apparence et l’aspect qu’avait cet aveugle et dit : “ Un pauvre voyageur, je suis à court de moyens pour mon voyage. Aujourd’hui, je ne pourrai atteindre mon but, si ce n’est grâce à Allah, puis à toi. Par Celui qui t’a redonné la vue ! Je te demande une brebis afin que je puisse continuer mon voyage. ” “ L’homme répondit : “ J’étais aveugle et Allah m’a redonné la vue. Prends ce qu’il te plaît et laisse ce que tu veux ! Par Allah! Aujourd’hui, je ne t’en voudrai pour aucune chose que tu prendras pour Allah. ” L’Ange déclara : “ Garde ton bien ! Car vous avez été mis à l’épreuve. Dieu t’a agréé et a menacé de châtiment tes deux compagnons. ” »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]
Il explique quelques termes dans le hadith : نَاقَةً عُشَرَاءَ , c’est la chamelle qui était grosse. Et il a expliqué le mot أنْتَجَ‘anetaj, c’est comme une sage pour une femme qui accouche. ‘Anatij, c’est celui qui aide la chamelle à mettre bas et c’est la même chose pour les autres animaux. Donc quand il a dit :انقَطَعَتْ بِيَ الحِبَالُ , c’est-à-dire je n’ai plus les causes habituelles, elles ne sont plus réunies. Il a dit :لا أجْهَدُكَ , c’est-à-dire je ne t’en veux pas si tu veux prendre, je ne te demande pas de rendre quelque chose que tu vas prendre dans le bien. Il a dit je t’en voudrais pas c’est-à-dire pour ce que tu voudrais prendre de mes biens.
66– السابع : عن أبي يعلى شداد بن أوس رضي الله عنه ، عن النَّبيّ ﷺ ، قَالَ : (( الكَيِّسُ مَنْ دَانَ نَفْسَهُ ، وَعَمِلَ لِمَا بعدَ المَوتِ ، والعَاجِزُ مَنْ أتْبَعَ نَفْسَهُ هَواهَا وَتَمنَّى عَلَى اللهِ )) رواه الترمذي ، وَقالَ : (( حديث حسن )) .
قَالَ الترمذي وغيره من العلماء : معنى (( دَانَ نَفْسَهُ )) : حاسبها .
Le hadith 66, le septième de ce chapitre, An-Nawawiyy rapporte d’après Abou Ya^la Chaddadi Ibnou ‘Awsi, que Dieu l’agrée, qui rapporte du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qu’il a dit ce qui signifie : « Celui qui est raisonnable, c’est celui qui demande des comptes à son âme et qui œuvre pour ce qui vient après la mort. Et celui qui est incapable, c’est celui qui suit ces propres passion et qui malgré cela demande à Dieu de réussir dans l’au delà. »
[Rapporté par At Tirmidhiyy, il a dit hadith haçan]
At-Tirmidhiyy a dit, les savants ont dit que دَانَ نَفْسَهُ , c’est-à-dire il demande des comptes à son âme.
67– الثامن : عن أبي هريرة رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( مِنْ حُسْنِ إسْلامِ المَرْءِ تَرْكُهُ مَا لا يَعْنِيهِ )) حديث حسن رواه الترمذي وغيرُه .
Dans le hadith 67 qui est le huitième de ce chapitre, An-Nawawiyy a dit d’après Abou Hourayra, que Allah l’agréé, que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « C’est une preuve de bonne application de l’Islam pour la personne que de délaisser ce qui ne l’a concerne pas. »
[Hadith haçan rapporté par At Tirmidhiyy et d’autres]
68– التاسع : عن عُمَرَ رضي الله عنه ، عَنِ النَّبيّ ﷺ ، قَالَ : (( لاَ يُسْأَلُ الرَّجُلُ فِيمَ ضَرَبَ امْرَأَتَهُ )) رواه أبو داود وغيره .
Dans le hadith 68, le neuvième de ce chapitre, An-Nawawiyy a dit que ^Oumar, que Allah l’agrée, rapporte du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « On ne demande pas à l’homme pour quel raison il a corriger son épouse » sauf si il y’a eu un besoin de le connaître pour dés jugements à appliquer ou des demandes au gouvernement . »
[Rapporté par Abou Dawoud et d’autres]
٦- باب في التقوى
قَالَ الله تَعَالَى : ﴿ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا اتَّقُوا اللهَ حَقَّ تُقَاتِهِ ﴾ [ آل عمران ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ فَاتَّقُوا الله مَا اسْتَطَعْتُمْ ﴾ [ التغابن] . وهذه الآية مبينة للمراد مِنَ الأُولى . وَقالَ تَعَالَى : ﴿ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا اتَّقُوا اللهَ وَقُولُوا قَوْلاً سَدِيداً ﴾ [ الأحزاب ] ، وَالآيات في الأمر بالتقوى كثيرةٌ معلومةٌ ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَمَنْ يَتَّقِ اللهَ يَجْعَلْ لَهُ مَخْرَجاً وَيَرْزُقْهُ مِنْ حَيْثُ لا يَحْتَسِبُ ﴾ [ الطلاق ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ إِنْ تَتَّقُوا اللهَ يَجْعَلْ لَكُمْ فُرْقَاناً وَيُكَفِّرْ عَنْكُمْ سَيِّئَاتِكُمْ وَيَغْفِرْ لَكُمْ وَاللهُ ذُو الْفَضْلِ الْعَظِيمِ ﴾ [ الأنفال ] والآيات في البابِ كثيرةٌ معلومةٌ .
An-Nawawiyy a dit :
Chapitre 6 : La piété
Ainsi dans sourat ‘Ali ^Imran, le verset 102, Allah ta^ala dit:
﴿ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ ءَامَنُواْ اتَّقُواْ اللهَ حَقَّ تُقَاتِهِ ١٠٢﴾
(ya ‘ayyouha l-ladhina ‘amanou t-taqou l-Laha haqqa touqatih)
[3/102] ce qui signifie : « Ô vous qui êtes croyants, faites preuve de piété à l’égard de Dieu, de la véritable piété. »
Et le verset 16 de sourat At-Taghaboun, Allah ta^ala dit:
﴿ فَاتَّقُوا اللَّهَ مَا اسْتَطَعْتُمْ ١٦﴾
(Fattaqou l-laha ma stata^toum)
[64/16] ce qui signifie : « Faites preuve de piété à l’égard de Dieu autant que vous pourrez. »
Ce deuxième verset indique le sens visé du premier.
Et dans sourat Al-‘Ahzab verset 70, Allah ta^ala dit :
﴿ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا اتَّقُوا اللَّهَ وَقُولُوا قَوْلًا سَدِيدًا٧٠ ﴾
(Ya ‘Ayyouha l-Ladhina ‘amanou t-taqou l-laha wa qoulou qawlan sadida)
[33/70] ce qui signifie : « Ô vous qui êtes croyants, faites preuve de piété à l’égard de Dieu et dites des paroles justes »
Et les versets pour ordonner la piété sont nombreux et connus.
Et dans sourat At–Talaq verset 2 et 3, Allah ta^ala dit:
﴿ فَإِذَا بَلَغْنَ أَجَلَهُنَّ فَأَمْسِكُوهُنَّ بِمَعْرُوفٍ أَوْ فَارِقُوهُنَّ بِمَعْرُوفٍ وَأَشْهِدُوا ذَوَيْ عَدْلٍ مِّنكُمْ وَأَقِيمُوا الشَّهَادَةَ لِلَّهِ ذَلِكُمْ يُوعَظُ بِهِ مَن كَانَ يُؤْمِنُ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الْآخِرِ وَمَن يَتَّقِ اللَّهَ يَجْعَل لَّهُ مَخْرَجًا ٢ وَيَرْزُقْهُ مِنْ حَيْثُ لَا يَحْتَسِبُ ٣﴾
(Fa’idha balaghna ‘Ajalahounna fa’amsikhounna bima^roufin ‘aw fariqouhounna bima^roufin wa ‘achidou dhaway ^adlin minkoum wa ‘Aqimou ach-chahadata li l-Lahi dhalikoum you^adhou bihi man kana you’minou bi l-Lahi wa l-yawmi l-‘akhiri wa man yattaqi l-Laha yaj^al lahou makhrajan. wa yarzouqhou min haythou la yahtasib)
[65/2-3] ce qui signifie :« Lorsqu’elles arrivent à leur terme, alors gardez les correctement ou séparez vous dans le bien. Et faites témoigner des personnes de confiance d’entre vous, et faites que le témoignage soit fait par recherche de l’agrément de Dieu. Cela est une source d’exhortation pour celui qui croit en Dieu et au jour dernier. Et celui qui craint Dieu, Allah lui accorde une issue, et Il lui accorde une subsistance d’une voie par laquelle il ne s’attendait pas à recevoir. »
Et dans sourat Al-‘Anfal, verset 29, Allah ta^ala dit :
﴿ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا إِن تَتَّقُوا اللَّهَ يَجْعَل لَّكُمْ فُرْقَانًا وَيُكَفِّرْ عَنكُمْ سَيِّئَاتِكُمْ وَيَغْفِرْ لَكُمْ ۗ وَاللَّهُ ذُو الْفَضْلِ الْعَظِيمِ ٢٩﴾
(Ya `ayyouha l-Ladhina `amanou `in tattaqou l-Laha yaj^al lakoum fourqanan wa youkaffir ^ankoum sayyi^atikoum wa yaghfir lakoum wa l-Lahou dhou l-fadli l-^adhim)
[8/29] ce qui signifie : « Et si vous craignez Dieu, Il vous montrera le vrai du faux, et Il vous expiera vos péchés et vous pardonnera. Et Allah est Celui qui accorde une grâce éminente. »
Et les versets dans ce chapitre sont nombreux et connus.
Pour ce qui est des ahadith,
69– وأما الأحاديث : فالأول : عن أبي هريرةَ رضي الله عنه ، قَالَ : قِيلَ:
يَا رسولَ الله ، مَنْ أكرمُ النَّاس ؟ قَالَ : (( أَتْقَاهُمْ )) . فقالوا : لَيْسَ عن هَذَا نسألُكَ ، قَالَ : (( فَيُوسُفُ نَبِيُّ اللهِ ابنُ نَبِيِّ اللهِ ابنِ نَبيِّ اللهِ ابنِ خليلِ اللهِ )) قالوا : لَيْسَ عن هَذَا نسألُكَ ، قَالَ : (( فَعَنْ مَعَادِنِ العَرَبِ تَسْأَلوني ؟ خِيَارُهُمْ في الجَاهِليَّةِ خِيَارُهُمْ في الإِسْلامِ إِذَا فقُهُوا )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
و(( فَقُهُوا )) بِضم القافِ عَلَى المشهورِ وَحُكِيَ كَسْرُها : أيْ عَلِمُوا أحْكَامَ الشَّرْعِ .
Dans le hadith 69 du livre, le premier de ce chapitre, d’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, il a été dit : « Ô Messager de Dieu, qui est le plus honorable des gens ? » Il leur a dit ce qui signifie: “ C’est celui qui est le plus pieux. ” Ils lui ont dit : “ Ce n’est pas à ce propos que nous t’avons posé la question. ”
Il a dit ce qui signifie : “ C’est donc Youçouf, prophète de Dieu, fils d’un prophète de Dieu qui est Ya^qoub, fils d’un prophète de Dieu qui est Is-haq, fils de Khalilou l-Lah qui est Ibrahim. ” Ils lui ont dit : “ Ce n’est pas à ce sujet que nous t’interrogeons. ”
Il leur a dit, ce qui signifie, à propos de la valeur des arabes : “ Les meilleurs dans la jalihiyyah seront les meilleurs dans l’islam, dès lors qu’ils apprennent la religion. ”
[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]
70– الثَّاني : عن أبي سعيد الخدري رضي الله عنه ، عن النَّبيّ ﷺ ، قَالَ : (( إنَّ
الدُّنْيَا حُلْوَةٌ خَضِرةٌ ، وإنَّ اللهَ مُسْتَخْلِفُكُمْ فِيهَا فَيَنْظُرَ كَيفَ تَعْمَلُونَ ، فَاتَّقُوا الدُّنْيَا وَاتَّقُوا النِّسَاء ؛ فإنَّ أَوَّلَ فِتْنَةِ بَنِي إسرائيلَ كَانَتْ في النِّسَاءِ )) رواه مسلم .
Dans le hadith 70 du même livre, le deuxième de ce chapitre, d’après Abou Sa^id Al-khoudriyy, que Allah l’agrée, d’après le Prophète ﷺ, il a dit ce qui signifie : « Le bas-monde est plein de choses douces et plaisantes au regard, et Allah a fait de vous des successeurs. »
Quand le terme successeur est évoqué ici, on parle soit de successeurs qui vont gérer ce bas-monde, soit de successeurs de ceux qui vont précédé, parce que le bas-monde n’arrive chez les gens que lorsque ceux qui les ont précédés sont partis, sont morts. Et Dieu sait comment vous allez vous comporter, alors préservez-vous du bas-monde. C’est-à-dire éloignez-vous de ces sources de dissensions. Faites bien attention que le bas-monde ne vous détourne pas, ne vous laissez pas méprendre et entraînez par le bas-monde de sorte à ne pas accomplir ce que Allah vous a ordonné d’accomplir et à commettre ce qu’Il vous a ordonné de ne pas commettre.
« Et craignez et préservez-vous des femmes, car la première source de dissensions parmi les fils d’Isra’il était par la cause des femmes. »
[Rapporté par Mouslim]
71– الثالث : عن ابن مسعودٍ رضي الله عنه : أنَّ النَّبيّ ﷺ كَانَ يقول : (( اللَّهُمَّ إنِّي أَسألُكَ الهُدَى ، وَالتُّقَى ، وَالعَفَافَ ، وَالغِنَى )) رواه مسلم .
Dans le hadith 71, donc le troisième de ce chapitre, d’après Ibn Mas^oud, que Allah l’agrée, le Prophète ﷺ disait souvent :
اللهم إني أسألكَ الهُدى والتقى والعَفافَ والغِنى
(Allahouma inni as-s‘alouka al-houda wa taqa wa l-^afafa wa l-ghina)
ce qui signifie : « Ô Allah, je te demande la bonne guidée, la piété, la chasteté et la richesse. » C’est-à-dire la richesse de l’âme.
[Rapporté par Mouslim]
72– الرابع : عن أبي طريفٍ عدِيِّ بن حاتمٍ الطائيِّ رضي الله عنه ، قَالَ : سمعتُ رسولَ الله ﷺ ، يقول : (( مَنْ حَلَفَ عَلَى يَمِينٍ ثُمَّ رَأَى أتْقَى للهِ مِنْهَا فَليَأتِ التَّقْوَى )) رواه مسلم .
Dans le hadith 72, qui est le quatrième de ce chapitre, d’après Abou Tarif, ^Adiyy fils de Hatima Ta’iyy, que Allah l’agrée a dit : « J’ai entendu le messager de Allah ﷺ dire ce qui signifie: : « Celui qui a juré de faire quelque chose, puis il a vu qu’une autre chose valait mieux [c’est-à-dire est plus proche de la piété], alors qu’il fasse ce qui est le plus proche de la piété, [c’est-à-dire en expiant le fait d’avoir juré, de ne pas avoir tenu sa parole]. »
[Rapporté par Mouslim ]
73– الخامس : عن أبي أُمَامَةَ صُدَيّ بنِ عجلانَ الباهِلِيِّ رضي الله عنه ، قَالَ : سَمِعتُ رسولَ الله ﷺ يَخْطُبُ في حجةِ الوداعِ ، فَقَالَ : (( اتَّقُوا الله وَصلُّوا خَمْسَكُمْ ، وَصُومُوا شَهْرَكُمْ ، وَأَدُّوا زَكاةَ أَمْوَالِكُمْ ، وَأَطِيعُوا أُمَرَاءكُمْ تَدْخُلُوا جَنَّةَ رَبِّكُمْ )) رواه الترمذي ، في آخر كتابِ الصلاةِ ، وَقالَ : (( حديث حسن صحيح )) .
Dans le hadith 73, qui est le cinquième de ce chapitre, d’après Abou ‘Oumamah Soudaiyy fils de ^Abdi l-Lah Al-Bahiliyy, que Dieu l’agrée, a dit : « J’ai entendu le messager de Allah ﷺ donner un discours lors du pèlerinage d’adieu, il a dit ce qui signifie : « Faites preuve de piété à l’égard de Dieu, accomplissez vos cinq prières, jeûnez votre mois, acquittez vous de la zakat sur vos biens, obéissez à vos gouverneurs ou à vos responsables, vous entrerez au paradis de votre Seigneur. »
[Rapporté par At-Tirmidhiyy à la fin du livre salat. Il a dit que c’est un hadith qui est haçan et sahih]
٧ – باب في اليقين والتوكل
قَالَ الله تَعَالَى : ﴿ وَلَمَّا رَأى الْمُؤْمِنُونَ الأَحْزَابَ قَالُوا هَذَا مَا وَعَدَنَا اللهُ وَرَسُولُهُ وَصَدَقَ اللهُ وَرَسُولُهُ وَمَا زَادَهُمْ إِلاَّ إِيمَاناً وَتَسْلِيماً ﴾ [ الأحزاب : 22 ]، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ الَّذِينَ قَالَ لَهُمُ النَّاسُ إِنَّ النَّاسَ قَدْ جَمَعُوا لَكُمْ فَاخْشَوْهُمْ فَزَادَهُمْ إِيمَاناً وَقَالُوا حَسْبُنَا اللهُ وَنِعْمَ الْوَكِيلُ ، فَانْقَلَبُوا بِنِعْمَةٍ مِنَ اللهِ وَفَضْلٍ لَمْ يَمْسَسْهُمْ سُوءٌ وَاتَّبَعُوا رِضْوَانَ اللهِ وَاللهُ ذُو فَضْلٍ عَظِيمٍ ﴾ [ آل عمران :173- 174 ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَتَوَكَّلْ عَلَى الْحَيِّ الَّذِي لا يَمُوتُ ﴾ [ الفرقان :58 ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَعَلَى اللهِ فَلْيَتَوَكَّلِ الْمُؤْمِنُونَ ﴾ [ إبراهيم : 11 ] ، وَقالَ تَعَالَى :
﴿ فَإِذَا عَزَمْتَ فَتَوَكَّلْ عَلَى الله ﴾ [ آل عمران : 159 ] ، والآيات في الأمرِ بالتوكلِ كثيرةٌ معلومةٌ . وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَمَنْ يَتَوَكَّلْ عَلَى اللهِ فَهُوَ حَسْبُهُ ﴾ [ الطلاق : 3 ] : أي كافِيهِ . وَقالَ تَعَالَى : ﴿ إِنَّمَا الْمُؤْمِنُونَ الَّذِينَ إِذَا ذُكِرَ اللهُ وَجِلَتْ قُلُوبُهُمْ وَإِذَا تُلِيَتْ عَلَيْهِمْ آيَاتُهُ زَادَتْهُمْ إِيمَاناً وَعَلَى رَبِّهِمْ يَتَوَكَّلُونَ ﴾ [ الأنفال : 2 ] ، والآيات في فضل التوكل كثيرةٌ معروفةٌ .
Chapitre 7 : La certitude et le fait de se fier à Dieu
Allah ta^ala dit dans sourat Al-‘Ahzab verset 22 :
﴿ وَلَمَّا رَأَى الْمُؤْمِنُونَ الْأَحْزَابَ قَالُوا هَٰذَا مَا وَعَدَنَا اللَّهُ وَرَسُولُهُ وَصَدَقَ اللَّهُ وَرَسُولُهُ ۚ وَمَا زَادَهُمْ إِلَّا إِيمَانًا وَتَسْلِيمًا ٢٢﴾
( Wa lamma ra`a l-mou`minouna l-`ahzaba qalou hadha ma wa^adana l-lahou wa rasoulouhou wa sadaqa l-lahou wa rasoulouhou wa ma zadahoum `Illa `Imanan wa taslima )
[33/22] ce qui signifie : « Lorsque les croyants ont vu les différentes factions, ils ont dit : « Voilà ce que Allah et Son Messager nous ont promis. Allah et Son Messager ont dit vrai. » Et cela ne les a augmenté qu’en foi et en soumission. »
﴿ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا إِن تَتَّقُوا اللَّهَ يَجْعَل لَّكُمْ فُرْقَانًا وَيُكَفِّرْ عَنكُمْ سَيِّئَاتِكُمْ وَيَغْفِرْ لَكُمْ ۗ وَاللَّهُ ذُو الْفَضْلِ الْعَظِيمِ ٢٩﴾
Dans sourat ‘Ali ^Imran, versets 173 et 174, Allah ta^ala dit:
الَّذِينَ قَالَ لَهُمُ النَّاسُ إِنَّ النَّاسَ قَدْ جَمَعُوا لَكُمْ فَاخْشَوْهُمْ فَزَادَهُمْ إِيمَانًا وَقَالُوا حَسْبُنَا اللَّهُ وَنِعْمَ الْوَكِيلُ ﴿
فَانقَلَبُوا بِنِعْمَةٍ مِّنَ اللَّهِ وَفَضْلٍ لَّمْ يَمْسَسْهُمْ سُوءٌ وَاتَّبَعُوا رِضْوَانَ اللَّهِ ۗ وَاللَّهُ ذُو فَضْلٍ عَظِيمٍ ١٧٣﴾
(Al-ladhina qala lahoumou n-nasou `inna n-Nasa qad jama^ou lakoum fakhchawhoum fazadahoum `imanan wa qalou hasboun l-lahu wa ni^ma l-wakil. Fanqalabou bini^matin m-mina l-lahi wa fadlin l-lam yamsas-houm sou’oun wa t-taba^ou riđwana l-lahi wa l-lahou dhou fadlin ^azimi)
[3/173-174] ce qui signifie : « Ceux à qui les gens ont dit : « Les gens ont complotés contre vous, craignez-les ! » Mais cela ne les a augmenté qu’en foi, ils ont dit : « Allah nous suffit et qui de mieux que Lui à qui nous nous fions. » Et ils sont retournés avec une grâce de la part de Dieu et un mérite, aucun mal ne les a touchés. Ils ont suivi ce qui fait mériter l’agrément de Dieu, et Allah est Celui qui accorde une grâce éminente. »
Et dans sourat Al Fourqan, verset 58, Allah ta^ala dit :
﴿ وَتَوَكَّلْ عَلَى الْحَيِّ الَّذِي لَا يَمُوتُ ٥٨﴾
(Wa tawakkal ^ala l-hayyi l-ladhi la yamout)
[25/58] ce qui signifie : « Fie toi à Celui qui a pour attribut la vie et qui ne meurt pas. »
Et dans sourat Ibrahim, verset 11, Allah ta^ala dit :
﴿ وَعَلَى اللَّهِ فَلْيَتَوَكَّلِ الْمُؤْمِنُونَ ١١﴾
(Wa ^ala l-lahi falyatawakali l-mou`minouna)
[14/11] ce qui signifie : « Et que les croyants se fient donc à Dieu. »
Et dans sourat ‘Ali ^Imran, verset 159, Allah ta^ala dit :
﴿ فَإِذَا عَزَمْتَ فَتَوَكَّلْ عَلَى اللَّهِ ۚ ١٥٩﴾
(Fa`idha ^azamta fatawakkal ^ala l-lahi)
[3/59] ce qui signifie : « Dès lors que tu t’es décidé, alors fie toi à Dieu. »
Et les versets qui ordonnent de se fier à Dieu sont nombreux et connus.
Allah ta^ala, dans sourat At–Talaq verset 3 dit :
﴿ وَمَن يَتَوَكَّلْ عَلَى اللَّهِ فَهُوَ حَسْبُهُ ٣﴾
(waman yatawakkal ^ala l-Lahi fahouwa hasbouh)
[65/3] ce qui signifie : « Celui qui se fie à Dieu, Allah lui suffit. »
Allah ta^ala dit dans sourat Al-‘Anfal verset 2:
﴿ إِنَّمَا ٱلۡمُؤۡمِنُونَ ٱلَّذِينَ إِذَا ذُكِرَ ٱللَّهُ وَجِلَتۡ قُلُوبُهُمۡ وَإِذَا تُلِيَتۡ عَلَيۡهِمۡ ءَايَٰتُهُۥ زَادَتۡهُمۡ إِيمَٰنٗا وَعَلَىٰ رَبِّهِمۡ يَتَوَكَّلُونَ ٢﴾
(‘Innama l-mou`uminouna l-ladhina `idha dhoukira l-lahu wajilat qouloubouhoum wa `Idha touliyat ^alayhim `ayatouhou zadat-houm `imanan wa ^ala rabbihim yatawakkaloun)
[8/2] ce qui signifie : « Certes les croyants sont ceux qui, lorsque Allah est cité, leurs coeurs prennent peur d’une peur révérencielle et lorsque ces versets leurs sont récités, ils les augmentent en foi et ils se fient à leur Seigneur. »
Et les versets à propos de se fier à Dieu sont nombreux et connus.
Pour ce qui est des ahadith,
74– وأما الأحاديث : فالأول : عن ابن عباس رضي الله عنهما ، قَالَ : قَالَ رسولُ الله ﷺ : (( عُرِضَتْ عَلَيَّ الأُمَمُ ، فَرَأيْتُ النَّبيّ ومَعَهُ الرُّهَيطُ ، والنبي وَمَعَهُ الرَّجُلُ وَالرَّجُلانِ ، والنبيَّ لَيْسَ مَعَهُ أَحَدٌ إِذْ رُفِعَ لي سَوَادٌ عَظيمٌ فَظَنَنْتُ أَنَّهُمْ أُمَّتِي فقيلَ لِي : هَذَا مُوسَى وَقَومُهُ ، ولكنِ انْظُرْ إِلَى الأُفُقِ ، فَنَظَرتُ فَإِذا سَوادٌ عَظِيمٌ ، فقيلَ لي : انْظُرْ إِلَى الأفُقِ الآخَرِ ، فَإِذَا سَوَادٌ عَظيمٌ ، فقيلَ لِي : هذِهِ أُمَّتُكَ وَمَعَهُمْ سَبْعُونَ ألفاً يَدْخُلُونَ الجَنَّةَ بِغَيرِ حِسَابٍ ولا عَذَابٍ )) ، ثُمَّ نَهَضَ فَدخَلَ مَنْزِلَهُ فَخَاضَ النَّاسُ في أُولئكَ الَّذِينَ يَدْخُلُونَ الجَنَّةَ بِغَيْرِ حِسَابٍ ولا عَذَابٍ ، فَقَالَ بَعْضُهُمْ : فَلَعَلَّهُمْ الَّذينَ صَحِبوا رسولَ الله ﷺ ، وَقالَ بعْضُهُمْ : فَلَعَلَّهُمْ الَّذِينَ وُلِدُوا في الإِسْلامِ فَلَمْ يُشْرِكُوا بِالله شَيئاً – وذَكَرُوا أشيَاءَ –
فَخَرجَ عَلَيْهِمْ رسولُ الله ﷺ ، فَقَالَ : (( مَا الَّذِي تَخُوضُونَ فِيهِ ؟ )) فَأَخْبَرُوهُ فقالَ : (( هُمُ الَّذِينَ لاَ يَرْقُونَ، وَلا يَسْتَرقُونَ، وَلا يَتَطَيَّرُونَ ؛ وعَلَى رَبِّهِمْ يَتَوكَّلُون )) فقامَ عُكَّاشَةُ ابنُ محصنٍ ، فَقَالَ : ادْعُ الله أنْ يَجْعَلني مِنْهُمْ ، فَقَالَ : (( أنْتَ مِنْهُمْ )) ثُمَّ قَامَ رَجُلٌ آخَرُ، فَقَالَ : ادْعُ اللهَ أنْ يَجْعَلنِي مِنْهُمْ، فَقَالَ : (( سَبَقَكَ بِهَا عُكَّاشَةُ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ.
(( الرُّهَيْطُ )) بضم الراء تصغير رهط : وهم دون عشرة أنفس ، وَ(( الأُفقُ )) الناحية والجانب . و(( عُكَّاشَةُ )) بضم العين وتشديد الكاف وبتخفيفها ، والتشديد أفصح .
Dans le hadith 74, qui est le premier de ce chapitre, d’après Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée lui et son père, le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Les communautés m’ont été exposées, et j’ai vu un prophète qui n’avait qu’un seul petit groupe avec lui, et j’ai vu un prophète qui n’avait qu’un seul homme avec lui ou deux hommes, et j’ai vu un prophète qui n’avait personne avec lui. C’est alors que j’ai vu une foule immense, je croyais que c’était ma communauté. Il m’a été dit : “ Voici Mouça et son peuple, regarde plutôt à l’horizon. ” J’ai levé mon regard vers l’horizon et j’ai vu une grande foule, on m’a dit : “ Regarde vers l’autre horizon. ” Et j’ai vu également une grande foule, il m’a été dit : “ Voici ta communauté, ils seront accompagnés de soixante dix mille qui entreront aux paradis sans châtiment. ” Puis, le Prophète s’est levé et est rentré dans sa pièce. Les gens se sont mis à discuter à propos des gens qui vont rentrer au paradis sans châtiment. Certains se sont dit : “ C’est peut-être les gens qui furent les compagnons du prophète de Allah ﷺ. ” D’autres ont dit : “ C’est peut-être ceux qui vont naître dans l’Islam et qui n’ont pas commis de mécréante auparavant. ” Ils ont fait des hypothèses. Puis le messager de Allah ﷺ est revenu, il leur a dit ce qui signifie : “ À propos de quoi vous discutez ? ” Ils lui ont dit ce qu’ils se disaient, alors le Messager de Allah ﷺ leur a expliqué et leur a dit ce qui signifie : “ Ce sont ceux qui ne récitent pas des rouqiyah contraires à la loi, ceux qui ne demandent pas à ce qu’on leur récite des rouqiyah contraires à la loi et qui ne sont pas superstitieux et qui se fient à leur Seigneur. ” C’est alors qu’un compagnon qui s’appelle ^Oukachah fils de Mihsan a dit: “ Invoques Dieu pour que je sois parmi eux. ” Alors que le Messager de Allah ﷺ lui a dit ce qui signifie : “ Tu es l’un d’entre eux. ” Alors un autre compagnon s’est levé et a dit : “ Moi aussi, fais moi des invocations pour que je sois à leur nombre. ” C’est alors que le prophète ﷺ a dit ce qui signifie : « ^Oukachah a été plus rapide que toi. »
Au début du hadith, lorsque le prophète ﷺ a parlé d’un prophète qui avait un faible nombre avec lui, il a utilisé un terme qui indique qu’il avait moins de dix personnes. Et quand on parle de l’horizon, on parle du côté. Et quand on dit ^Oukachah, on peut dire aussi ^Oukacha. Mais ^Oukachah c’est plus éloquent, c’est-à-dire avec la chaddah.
75– الثاني : عن ابن عباس رضي الله عنهما أيضاً : أنَّ رَسُول الله ﷺ كَانَ يقول : (( اللَّهُمَّ لَكَ أَسْلَمْتُ ، وَبِكَ آمَنْتُ ، وَعَليْك تَوَكَّلْتُ ، وَإِلَيْكَ أنَبْتُ ، وَبِكَ خَاصَمْتُ. اللَّهُمَّ أعُوذُ بعزَّتِكَ؛ لا إلهَ إلاَّ أَنْتَ أنْ تُضلَّني، أَنْتَ الحَيُّ الَّذِي لاَ تَمُوتُ، وَالجِنُّ والإنْسُ يَمُوتُونَ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ، وهذا لفظ مسلم واختصره البخاري.
Et le deuxième hadith de ce chapitre, qui est le hadith 75, An-Nawawiyy rapporte de Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée lui et son père également, que le Messager de Allah ﷺ a dit cette invocation :
اللَّهُمَّ لك أَسْلَمْتُ، وبِكَ آمَنتُ، وعَلَيكَ تَوَكَّلْت، وإِلَيكَ أَنَبْتُ، وبك خَاصَمْتُ، اللهم أعُوذ بِعزَّتك؛ لا إله إلا أنت أن تُضلَّني، أنت الحَيُّ الذي لا تموت، والجِنُّ والإنْسُ يَمُوتُونَ
qui signifie : « Ô Allah, je me soumets à Toi, je crois en Toi, je me fie à Toi, je me repens à Toi, c’est pour Ton agrément que je défends Ta religion. Ô Allah, je recherche la préservation par Ta gloire, il n’est de Dieu que Toi, que je sois égaré. Tu es Celui qui a pour attribut la vie, Qui ne meurt pas, tandis que les jinn et les humains meurent. »
[ rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim ]
76– الثالث : عن ابن عباس رضي الله عنهما أيضاً ، قَالَ : حَسْبُنَا اللهُ وَنِعْمَ الوَكِيلُ ، قَالَهَا إِبرَاهيمُ عَلَيْهِ ٱلسَّلَامُ حِينَ أُلقِيَ في النَّارِ ، وَقَالَها مُحَمَّدٌ ﷺ حِينَ قَالُوا : إنَّ النَّاسَ قَدْ جَمَعوا لَكُمْ فَاخْشَوْهُمْ فَزَادَهُمْ إيْماناً وَقَالُوا : حَسْبُنَا الله ونعْمَ الوَكيلُ . رواه البخاري .
وفي رواية لَهُ عن ابن عَبَّاسٍ رضي الله عنهما ، قَالَ : كَانَ آخر قَول إبْرَاهِيمَ عَلَيْهِ ٱلسَّلَامُ حِينَ أُلْقِيَ في النَّارِ : حَسْبِي الله ونِعْمَ الوَكِيلُ .
Dans le hadith 76, le troisième de ce chapitre, d’après Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée lui et son père également, il a dit « حَسْبُنَا اللَّهُ وَنِعْمَ الْوَكِيلُ » « Hasbouna l-lahou wa ni^mal wakil ». Verset 173 de sourat ‘Ali ^Imran, cette parole a été dite par Ibrahim ^alayhi s-salam lorsqu’il a été jeté dans le feu, et également Mouhammad ﷺ l’a dite lorsqu’ils ont dit, verset 173 de sourat ‘Ali ^Imran
﴿ إِنَّ النَّاسَ قَدْ جَمَعُوا لَكُمْ فَاخْشَوْهُمْ فَزَادَهُمْ إِيمَانًا وَقَالُوا حَسْبُنَا اللَّهُ وَنِعْمَ الْوَكِيلُ ١٧٣﴾
(`inna n-Nasa qad jama^ou lakoum fakhchawhoum fazadahoum `imanan wa qalou hasboun l-lahou wa ni^ma l-wakil)
ce qui signifie : « Les gens se sont alliés et ont complotés contre vous, craignez-les mais cela n’a fait que les augmenter en foi et ils ont dit :
« حَسْبُنَا اللَّهُ وَنِعْمَ الْوَكِيلُ »
Qui veut dire : « Allah nous suffit et qui de mieux que Lui à qui se fier. »
Et dans une version de Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée, il a dit ce qui signifie : « La dernière parole que Ibrahim ^alayhi s-salam avait dit lorsqu’il a été jeté dans le feu est :
« حَسْبُنَا اللَّهُ وَنِعْمَ الْوَكِيلُ » .
77– الرابع : عن أبي هريرةَ رضي الله عنه ، عن النَّبيّ ﷺ ، قَالَ : (( يَدْخُلُ الجَنَّةَ أَقْوامٌ أفْئِدَتُهُمْ مِثلُ أفْئِدَةِ الطَّيرِ )) رواه مسلم .
قيل : معناه متوكلون ، وقيل : قلوبهم رَقيقَةٌ .
Dans le hadith 77, le quatrième de ce chapitre, d’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, d’après le Prophète ﷺ , il a dit : « Des gens entreront au paradis, leur coeur sont comme le coeur des oiseaux. »
[Rapporté par Mouslim. Il a dit que cela veut dire qu’ils se fient totalement à Dieu et il est dit que leur cœur sont doux]
Il a été dit que cela veut dire qu’il se fie totalement à Dieu. Et il a été dit que leurs coeurs sont doux.
78– الخامس : عن جابر رضي الله عنه : أَنَّهُ غَزَا مَعَ النبي ﷺ قِبلَ نَجْدٍ ، فَلَمَّا قَفَلَ رَسُول الله ﷺ قَفَلَ معَهُمْ ، فَأَدْرَكَتْهُمُ القَائِلَةُ في وَادٍ كثير العِضَاه ، فَنَزَلَ رَسُول الله ﷺ وَتَفَرَّقَ النَّاسُ يَسْتَظِلُّونَ بالشَّجَرِ ، وَنَزَلَ رَسُول الله ﷺ تَحتَ سَمُرَة فَعَلَّقَ بِهَا سَيفَهُ وَنِمْنَا نَوْمَةً ، فَإِذَا رسولُ الله ﷺ يَدْعونَا وَإِذَا عِنْدَهُ أعْرَابِيٌّ ، فَقَالَ : (( إنَّ هَذَا اخْتَرَطَ عَلَيَّ سَيفِي وَأنَا نَائمٌ فَاسْتَيقَظْتُ وَهُوَ في يَدِهِ صَلتاً ، قَالَ : مَنْ يَمْنَعُكَ مِنِّي ؟ قُلْتُ : الله – ثلاثاً- )) وَلَمْ يُعاقِبْهُ وَجَلَسَ . مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .وفي رواية قَالَ جَابرٌ : كُنَّا مَعَ رَسُولِ الله ﷺ بذَاتِ الرِّقَاعِ ، فَإِذَا أَتَيْنَا عَلَى شَجَرَةٍ ظَلِيلَةٍ تَرَكْنَاهَا لرسول الله ﷺ ، فجاء رَجُلٌ مِنَ المُشْركينَ وَسَيفُ رَسُول الله ﷺ معَلَّقٌ بالشَّجَرَةِ فَاخْتَرطَهُ ، فَقَالَ : تَخَافُنِي ؟ قَالَ : (( لاَ )) فَقَالَ : فَمَنْ يَمْنَعُكَ مِنِّي ؟ قَالَ : (( الله )) .
وفي رواية أبي بكر الإسماعيلي في » صحيحه » ، قَالَ : مَنْ يَمْنَعُكَ مِنِّي ؟
قَالَ : (( اللهُ )) . قَالَ : فَسَقَطَ السيفُ مِنْ يَدهِ ، فَأخَذَ رسولُ الله ﷺ السَّيْفَ ، فَقَالَ : (( مَنْ يَمْنَعُكَ مني ؟ )) . فَقَالَ : كُنْ خَيرَ آخِذٍ . فَقَالَ : (( تَشْهَدُ أنْ لا إلهَ إلاَّ الله وَأَنِّي رَسُول الله ؟ )) قَالَ : لاَ ، وَلَكنِّي أُعَاهِدُكَ أنْ لا أُقَاتِلَكَ ، وَلاَ أَكُونَ مَعَ قَومٍ يُقَاتِلُونَكَ ، فَخَلَّى سَبيلَهُ ، فَأَتَى أصْحَابَهُ ، فَقَالَ : جئتُكُمْ مِنْ عنْد خَيْرِ النَّاسِ .
قَولُهُ : (( قَفَلَ )) أي رجع ، وَ(( الْعِضَاهُ )) الشجر الَّذِي لَهُ شوك، و(( السَّمُرَةُ )) بفتح السين وضم الميم : الشَّجَرَةُ مِنَ الطَّلْح ، وهيَ العِظَامُ مِنْ شَجَرِ العِضَاهِ ، وَ(( اخْتَرَطَ السَّيْف )) أي سلّه وَهُوَ في يدهِ . (( صَلْتاً )) أي مسلولاً ، وَهُوَ بفتحِ الصادِ وضَمِّها .
An-Nawawiyy rapporte dans le hadith 78, le cinquième de ce chapitre, d’après Jabir que Allah l’agrée, il a dit qu’il avait accompagné le Prophète ﷺ lors de la conquête en direction d’un nadj. [Nadj, c’est un endroit élevé de la terre, c’est cela le sens ce qui est visé ici. C’est la conquête qui s’appelle Dhatirriqa’]. Sur le chemin du retour le Messager de Allah ﷺ quand il a fini, il est revenu et Jabir était avec eux. Quand il est revenu, il était dans une vallée qui comportait beaucoup d’arbre qui comportait des épines et ça coïncidait avec le moment de la sieste [le temps de la sieste, en plein milieu de la journée quand il fait très très chaud]. Le Prophète Mouhammad ﷺ est descendu de sa monture pour faire une halte et tous les compagnons se sont dispersés pour chercher un peu d’ombre des arbres. Et le Messager de Allah ﷺ, c’est mis à l’ombre d’un arbre assez grand qui comportait des épines et il a accroché son épée dans cette arbre et donc Jabir qui rapporte il dit : « Nous nous sommes tous assoupis, c’est alors que nous nous sommes aperçu que le Messager de Allah ﷺ nous appelait et il y’avait un campagnard qui était à côté de lui. Donc le Prophète a dit ce qui signifie : « Cet homme avait tiré mon épée alors que j’étais endormi. Je me suis réveillé et je l’ai trouvé avec mon épée dans sa main brandi. Et il m’as dit : “ Qui te protège de moi ? ” Je lui est dit : « Allah.» Donc il a fait cela trois fois, il ne l’as pas puni et il s’est assis.
[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]
Dans une autre version rapportée par Al-Boukhariyy, Jâbir qui rapporte a dit : « Nous étions en compagnie du Messager de Allah ﷺ dans la bataille de Dhatirriqa’ et quand nous sommes revenus nous avons trouvé un arbre avec plein de feuille [suffisamment pour faire de l’ombre], nous avons laissé cette place pour le Messager de Allah ﷺ. Un associateur est venu alors que l’épée du Messager de Allah ﷺ était accrochée à l’arbre, il [l’associateur] a pris l’épée et il a dit : “ Est ce que tu as peur de moi ? ” Et le Messager de Dieu lui a dit ce qui signifie « Non. » Le campagnard lui a dit : « Et qui te protège de moi ? » Le Messager a dit : «Allah.»
Et dans la version de Abou Bakr Isma^iliyy dans son Sahih, le campagnard a dit : “ Qui te protège de moi ? ” Le Messager a dit «Allah.» C’est alors que l’épée est tombée de la main du campagnard et le Messager de Allah ﷺ a pris l’épée de sa main et a dit au campagnard ce qui signifie : « Et qui te protège de moi ? » Alors le campagnard lui a dit : « Soit le meilleur des deux. » Alors le Messager lui a dit ce qui signifie : « Est ce que tu témoigne qu’il n’est de Dieu que Dieu et que je suis le Messager de Dieu ? » Le campagnard lui a répondu : « Non, mais je te promets je ne te combattrai jamais et je ne serai jamais au côté de gens qui vont te combattre. » Il l’a relâché. Ce campagnard a rejoint son clan et il leur a dit ce qui signifie : « Je suis venue j’étais auprès du meilleur des gens. » [Parce que c’est un acte qu’ aucune personne qu’il connaît n’aurait fait.]
79– السادس : عن عُمَر رضي الله عنه ، قَالَ : سمعتُ رَسُول الله ﷺ ، يقول : (( لَوْ أَنَّكُمْ تَتَوَكَّلُونَ عَلَى اللهِ حَقَّ تَوَكُّلِهِ لَرَزَقَكُمْ كَمَا يَرْزُقُ الطَّيْرَ ، تَغْدُو خِمَاصاً
وَتَرُوحُ بِطَاناً )) رواه الترمذي ، وَقالَ : (( حديث حسن )) .
معناه : تَذْهبُ أَوَّلَ النَّهَارِ خِمَاصاً : أي ضَامِرَةَ البُطُونِ مِنَ الجُوعِ ، وَتَرجعُ آخِرَ النَّهَارِ بِطَاناً . أَي مُمْتَلِئَةَ البُطُونِ .
Dans le hadith 79, le sixième de ce chapitre An-Nawawiyy rapporte d’après Umar (que Dieu l’agréé) il a dit j’ai entendu le Messager de Allah ﷺ dire ce qui signifie : « Si vous vous fié à Dieu véritablement, Il vous aurait accorder votre subsistance tout comme il l’accorde aux oiseaux, qui sorte le matin le ventre creux, il rentre le soir le ventre plein. »
[Rapporté par At-Tirmidhiyy et il a dit c’est un hadith qui est haçan]
80– السابع : عن أبي عُمَارة البراءِ بن عازب رضي الله عنهما ، قَالَ : قَالَ رسولُ الله ﷺ : (( يَا فُلانُ ، إِذَا أَوَيْتَ إِلَى فراشِكَ ، فَقُل : اللَّهُمَّ أسْلَمتُ نَفْسي إلَيْكَ ، وَوَجَّهتُ وَجْهِي إلَيْكَ ، وَفَوَّضتُ أَمْري إلَيْكَ ، وَأَلجأْتُ ظَهري إلَيْكَ رَغبَةً وَرَهبَةً إلَيْكَ ، لا مَلْجَأ وَلاَ مَنْجَا مِنْكَ إلاَّ إلَيْكَ ، آمنْتُ بِكِتَابِكَ الَّذِي أنْزَلْتَ ؛ وَنَبِيِّكَ الَّذِي أَرْسَلْتَ . فَإِنَّكَ إِنْ مِتَّ مِنْ لَيلَتِكَ مِتَّ عَلَى الفِطْرَةِ ، وَإِنْ أصْبَحْتَ أَصَبْتَ خَيراً )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
وفي رواية في الصحيحين ، عن البراءِ ، قَالَ : قَالَ لي رَسُول الله ﷺ : (( إِذَا أَتَيْتَ مَضْجِعَكَ فَتَوَضَّأْ وُضُوءكَ للصَّلاةِ ، ثُمَّ اضْطَجعْ عَلَى شِقِّكَ الأَيمَنِ ، وَقُلْ … وذَكَرَ نَحْوَهُ ثُمَّ قَالَ : وَاجْعَلْهُنَّ آخِرَ مَا تَقُولُ )) .
Dans le hadith 80, qui est le septième de ce chapitre, An-Nawawiyy rapporte d’après Abou ^Oumarah fils de ^Azib, que Dieu les agrées tous les deux, il a dit: « Le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Ô untel, [donc il s’adressait à un compagnon, le rapporteur n’as pas cité son prénom] quand tu vas dormir dit cette invocation qui signifie : « Ô Allah je fais en sorte que mon âme t’obéisse et ce soumette à Ton jugement et ce satisfait de Ta prédestination, j’oriente ma volonté pour rechercher Ton agrément, je me fie à Toi pour que Tu m’aide pour ce qui m’est utile en espérant ainsi Ta récompense et en craignant Ton châtiment. Il n’est d’issue et de sauvegarde de Ton châtiment que grâce à ton agrément. J’ai cru fermement en Ton livre que Tu as fais descendre et à Ton Prophète que Tu as envoyé » si tu meurt cette nuit là tu mourras sur Al fitra. » [C’est à dire comme lorsque tu était née, sur la prédisposition de l’islam.] Et si tu te lève le matin tu auras du bien. »
[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]
Et dans un autre version rapportée également de Al-Boukhariyy et Mouslim toujours d’après Al Bara’, il a dit : « Le Messager de Allah m’as dit ce qui signifie : « Quand tu vas prendre ton drap pour dormir, auparavant fait le houdou comme si tu allais faire la prière, puis allonge toi sur le côté droit et tu dis «Ô Allah je fais en sorte que mon âme t’obéisse et se soumette à Ton jugement et se satisfait de Ta prédestination, j’oriente ma volonté pour rechercher Ton agrément, je me fie à Toi pour que Tu m’aide pour ceux qui m’est utile en espérant ainsi Ta récompense et en craignant Ton châtiment il n’est dessus et de sauvegarde de Ton châtiment que grâce à ton agrément, j’ai cru fermement en Ton livre que Tu as fait descendre et à Ton prophète que Tu as envoyé » si tu meurs cette nuit là tu mourras sur Al fitra. Et fait en sorte que ce soit la dernière parole que tu dis avant de dormir. » Il a cité la même invocation que dans la version précédente.
81– الثامِنُ : عن أبي بكرٍ الصِّديق رضي الله عنه عبدِ اللهِ بنِ عثمان بنِ عامرِ بنِ عمر ابنِ كعب بنِ سعدِ بن تَيْم بنِ مرة بن كعبِ بن لُؤَيِّ بن غالب القرشي التيمي رضي الله عنه – وَهُوَ وَأَبُوهُ وَأُمُّهُ صَحَابَةٌ – رضي الله عنهما – قَالَ : نَظَرتُ إِلَى أَقْدَامِ المُشْرِكينَ وَنَحنُ في الغَارِ وَهُمْ عَلَى رُؤُوسِنا ، فقلتُ : يَا رسولَ الله ، لَوْ أَنَّ أَحَدَهُمْ نَظَرَ تَحْتَ قَدَمَيهِ لأَبْصَرَنَا . فَقَالَ : (( مَا ظَنُّكَ يَا أَبا بَكرٍ باثنَيْنِ الله ثَالِثُهُمَا )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
Dans le hadith 81 qui est le 8ème de ce chapitre, An-Nawawiyy rapporte d’après Abou Bakr as-Siddiq ^Abdou l-Lah fils de Outhman, fils de ^Amr, fils de ^Amr, fils de Ka^b, fils de Sa^d, fils de Taym, fils de Mourah, fils de Ka^b, fils de Lou’ay, fils de Khalib le qouraichite le tayimite que Dieu l’agréé [lui, son père et sa mère était des compagnons], il a dit « Je voyais le pied des associateurs alors que nous étions dans la grotte et eux ils étaient juste au dessus de nos têtes et je disais: « Ô Messager de Dieu, il suffisait que l’un d’entre eux regarde au niveau de son pied et il nous verrait ». C’est alors que le Messager m’as répondu ce qui signifie : « Qu’est ce que tu penses, Abou Bakr, de deux personnes à qui Dieu donne la victoire, l’aide et la protection ?.»
Donc ici, la parole en arabe باثنَيْنِ الله ثَالِثُهُمَا ne veut pas dire qu’il y’a deux personnes et que Dieu est le troisième avec eux, parce que Dieu il est impossible qu’Il soit dans un endroit, il est impossible qu’Il soit dans une direction. Mais ça veut dire que Dieu donne la victoire, l’aide, la protection à notre Prophète et à son compagnon notre maître Abou Bakr.
[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]
82– التاسع : عن أم المُؤمنينَ أمِّ سَلَمَةَ وَاسمها هِنْدُ بنتُ أَبي أميةَ حذيفةَ المخزومية رضي الله عنها : أنَّ النَّبيّ ﷺ كَانَ إِذَا خَرَجَ مِنْ بَيتِهِ ، قَالَ : (( بِسْمِ اللهِ تَوَكَّلتُ عَلَى اللهِ ، اللَّهُمَّ إِنِّي أعُوذُ بِكَ أنْ أضِلَّ أَوْ أُضَلَّ ، أَوْ أَزِلَّ أَوْ أُزَلَّ ، أَوْ أظْلِمَ أَوْ أُظْلَمَ ، أَوْ أجْهَلَ أَوْ يُجْهَلَ عَلَيَّ )) حديثٌ صحيح ، رواه أبو داود والترمذي وغيرهما بأسانيد صحيحةٍ . قَالَ الترمذي : (( حديث حسن صحيح )) وهذا لفظ أبي داود .
Dans le hadith 82 qui est le 9ème de ce chapitre, An-Nawawiyy rapporte d’après la mère des croyants ‘Oummou Salamah [‘Oummou Salamah s’appelle Hind fille de Abou ‘Oumayah, son père s’appelle Houdayfah et elle est marzoumiya de la tribu bani marzoum que Dieu l’agrée], elle rapporte que le Prophète lorsqu’il sortait de chez lui, il disait cette invocation :
بِسْمِ اللهِ تَوَكَّلتُ عَلَى اللهِ ، اللَّهُمَّ إِنِّي أعُوذُ بِكَ أنْ أضِلَّ أَوْ أُضَلَّ ، أَوْ أَزِلَّ أَوْ أُزَلَّ ، أَوْ أظْلِمَ أَوْ أُظْلَمَ ، أَوْ أجْهَلَ أَوْ يُجْهَلَ عَلَيَّ
ce qui signifie : « Je commence par le nom d’Allah je me fie totalement à Allah, ô Allah je te demande de me préserver de m’égarer ou d’égarer ou que quelqu’un d’autre m’égare je te demande de me préserver d’être vaincu par mes passions ou que je me détourne [de ce qui est une cause de la piété] ou que quelqu’un d’autre me fasse déraper, je te demande de me préserver de commettre une injustice envers quelqu’un ou de subir une injuste je te demande de me préserver d’ignorer le droit qui m’incombe ou que je sois amener à faire quelque chose qui ne soit pas de bon caractère. »
[Hadith authentique rapporté par Abou Dawoud, At-Tirmidhiyy et d’autres avec la chaîne de transmission du degré de sahih, authentique. At-Tirmidhiyy a dit que c’est un degré haçan, authentique et ce terme est celui de Abou Dawoud]
83– العاشر : عن أنس رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( مَنْ قَالَ – يَعْني : إِذَا خَرَجَ مِنْ بَيتِهِ – : بِسمِ اللهِ تَوَكَّلْتُ عَلَى اللهِ ، وَلا حَولَ وَلا قُوَّةَ إلاَّ باللهِ ، يُقالُ لَهُ : هُدِيتَ وَكُفِيتَ وَوُقِيتَ ، وَتَنَحَّى عَنْهُ الشَّيطَانُ )) رواه أبو داود والترمذي والنسائي وغيرهم . وَقالَ الترمذي : (( حديث حسن )) ، زاد أبو داود : (( فيقول – يعني : الشيطان- لِشيطان آخر : كَيفَ لَكَ بِرجلٍ قَدْ هُدِيَ وَكُفِيَ وَوُقِيَ ؟ )) .
Le hadith 83, le dixième de ce chapitre d’après ‘Anas (qu’Allah l’agréé) il dit le messager de Allah dit ce qui signifie : « Celui qui dit
بِسمِ اللهِ تَوَكَّلْتُ عَلَى اللهِ ، وَلا حَولَ وَلا قُوَّةَ إلاَّ باللهِ ، يُقالُ لَهُ : هُدِيتَ وَكُفِيتَ وَوُقِيتَ ، وَتَنَحَّى عَنْهُ الشَّيطَانُ
ce qui signifie : « Je sors en évoquant le nom d’Allah je me fie totalement à Allah il n’est de préservation et de force que grâce à Allah. ni de préservation si ce n’est par Allah. »
Il lui saura alors dis : « Tu sera bien guidé et tu seras suffit et tu seras préservée. » Et le chaytan s’écartera de lui. »
[Rapporté par Abou Dawoud, At-Tirmidhiyy, An-Nasa’i et d’autres]
At-Tirmidhiyy a dit c’est un hadith qui est haçan. Et Abou Dawoud a rajouté dans sa version la parole du Prophète qui signifie : « Le chaytan dit à un autre shaytan que vas-tu faire avec un homme qui a été bien guidé, qui a été suffit de tout mal et qui a été préservé du mal. »
84– وعن أنس رضي الله عنه ، قَالَ : كَانَ أَخَوانِ عَلَى عهد النَّبيّ ﷺ وَكَانَ أحَدُهُمَا يَأتِي النَّبيَّ ﷺ وَالآخَرُ يَحْتَرِفُ ، فَشَكَا المُحْتَرِفُ أخَاهُ للنبي ﷺ ، فَقَالَ : (( لَعَلَّكَ تُرْزَقُ بِهِ )) . رواه الترمذي بإسناد صحيحٍ عَلَى شرطِ مسلم .
(( يحترِف )) : يكتسب ويتسبب .
Dans le hadith 84 qui est le dernier de ce chapitre An-Nawawiyy rapporte d’après ‘Anas que Allah l’agréé, il a dit : « Il y avait deux frères à l’époque du Prophète un restait à côté à côté du Prophète pour écouter ce que disait le Prophète et l’autre travaillait pour chercher à gagner sa subsistance. C’est alors que celui qui allait travailler s’était plaint de son frère au Prophète ﷺ, le Prophète ﷺ lui a dit ce qui signifie : « Peut être que toi tu reçois ta subsistance grâce à ton frère qui reste à écouter le cour. »
[Rapporté par At-Tirmidhiyy avec une chaîne de transmission authentique selon les conditions de Mouslim]
٨ – باب في الاستقامة
قَالَ الله تَعَالَى : ﴿ فَاسْتَقِمْ كَمَا أُمِرْتَ ﴾ [ هود ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ إِنَّ الَّذِينَ قَالُوا رَبُّنَا اللَّهُ ثُمَّ اسْتَقَامُوا تَتَنَزَّلُ عَلَيْهِمُ الْمَلائِكَةُ أَلاَّ تَخَافُوا وَلا تَحْزَنُوا وَأَبْشِرُوا بِالْجَنَّةِ الَّتِي كُنْتُمْ تُوعَدُونَ نَحْنُ أَوْلِيَاؤُكُمْ فِي الْحَيَاةِ الدُّنْيَا وَفِي الآخِرَةِ وَلَكُمْ فِيهَا مَا تَشْتَهِي أَنْفُسُكُمْ وَلَكُمْ فِيهَا مَا تَدَّعُونَ نُزُلاً مِنْ غَفُورٍ رَحِيمٍ ﴾ [ فصلت ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ إِنَّ الَّذِينَ قَالُوا رَبُّنَا اللهُ ثُمَّ اسْتَقَامُوا فَلا خَوْفٌ عَلَيْهِمْ وَلا هُمْ يَحْزَنُونَ أُولَئِكَ أَصْحَابُ الْجَنَّةِ خَالِدِينَ فِيهَا جَزَاءً بِمَا كَانُوا يَعْمَلُونَ ﴾ [ الأحقاف ] .
Chapitre 8 : au sujet de la droiture
An-Nawawiyy commence par citer :
Dans sourat Houd verset 112, Allah ta^ala dit:
﴿ فَاسْتَقِمْ كَمَا أُمِرْتَ ﴾
(Fastaqim kama `oumirt)
[11/112] qui signifie : « Soit sur le chemin de droiture, soit droit tout comme tu en a reçu l’ordre.»
Et An-Nawawiyy a cité les versets de 30 jusqu’à 32 de sourat Fousilat:
﴿ إِنَّ الَّذِينَ قَالُوا رَبُّنَا اللَّهُ ثُمَّ اسْتَقَامُوا تَتَنَزَّلُ عَلَيْهِمُ الْمَلائِكَةُ أَلاَّ تَخَافُوا وَلا تَحْزَنُوا وَأَبْشِرُوا بِالْجَنَّةِ الَّتِي كُنْتُمْ تُوعَدُونَ ٣٠ نَحْنُ أَوْلِيَاؤُكُمْ فِي الْحَيَاةِ الدُّنْيَا وَفِي الآخِرَةِ وَلَكُمْ فِيهَا مَا تَشْتَهِي أَنْفُسُكُمْ وَلَكُمْ فِيهَا مَا تَدَّعُونَ ٣١ نُزُلاً مِنْ غَفُورٍ رَحِيمٍ ٣٢﴾
(‘Inna l-Ladhina qalou rabbuna l-Lahou thoumma staqamou tatanazzalou ^alayhimou l-mala‘ikatou ‘alla takhafou wa la tahzanou wa ‘abchirou bil-Jannati l-lati kountoum tou^adoun. Nahnou ‘awliya‘oukoum fi l-hayati d-Dunya wa fi l-‘akhirati wa lakoum fīha ma tachtahi ‘anfousukoum wa lakum fiha ma tadda^oun. Nouzoulan min ghafourin rahim)
[41/30-32] ce qui signifie : « Ce qui on dit notre Seigneur c’est Allah puis qui ont suivi la droiture les anges descendent sur eux en leur disant vous n’avez pas à avoir de crainte vous n’avez pas à être chagriné recevez la bonne nouvelle du paradis qui vous a été promis nous serons vos partisans dans ce bas monde et dans l’au-delà et vous y obtiendrez ce que vos âme désire, vous obtiendrez ce qui vous a été promis, ce que vous recherchez tout cela de la part de Celui qui pardonne les péchés et qui est Miséricordieux.»
Dans sourat Al-’Ahqaf verset 13 à 14, Allah dit :
﴿ إِنَّ الَّذِينَ قَالُوا رَبُّنَا اللهُ ثُمَّ اسْتَقَامُوا فَلا خَوْفٌ عَلَيْهِمْ وَلا هُمْ يَحْزَنُونَ ١٣ أُولَئِكَ أَصْحَابُ الْجَنَّةِ خَالِدِينَ فِيهَا جَزَاءً بِمَا كَانُوا يَعْمَلُونَ ١٤﴾
(‘Inna l-Ladhina qalou rabbouna l-Lahou thoumma staqamou fala khawfoun `^alayhim wa la houm yahzanouna. ‘oula‘ika ‘as–habou l-Jannati khalidina fīha jaza‘an bima kanou ya^maloun)
[46/13-14] ce qui signifie : « Certes ceux qui ont dit : « Notre seigneur c’est Allah » puis qui ont suivi la droiture, ils n’ont pas à avoir de crainte, ils n’ont pas être chagriné. Ceux sont ceux qui seront au paradis où ils resteront éternellement, ce sera une rétribution pour ce qu’ils avaient accompli. »
85– وعن أبي عمرو ، وقيل : أبي عَمرة سفيان بن عبد الله رضي الله عنه ، قَالَ :
قُلْتُ : يَا رَسُول الله ، قُلْ لي في الإسْلامِ قَولاً لاَ أسْأَلُ عَنْهُ أَحَداً غَيْرَكَ . قَالَ : (( قُلْ : آمَنْتُ بِاللهِ ، ثُمَّ استَقِمْ )) رواه مسلم .
Dans le hadith 85, An-Nawawiyy rapporte d’après Abou Amr [il a dit c’est plutôt Abou Amra] Souffyian fils de ^Abdou l-Lah que Dieu l’agrée, il a dit : « J’ai dis : “ Ô Messager de Dieu, dis moi un enseignement dans l’Islam, une parole qui me soit suffisante de sorte que à ce que je n’ai plus besoin de demander à d’autre que toi [c’est-à-dire donne moi quelque chose à laquelle je m’attache qui me soit suffisante dans la religion]. ” Le Prophète lui a dit :
آمَنْتُ بِاللهِ ، ثُمَّ استَقِمْ
ce qui signifie “ Tu dis : « J’ai cru fermement en Dieu. » Puis tu accomplis les devoirs et tu évites les péchés. ” »
[Rapporté par Mouslim]
86– وعن أبي هريرةَ رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( قَارِبُوا وَسَدِّدُوا ، وَاعْلَمُوا أَنَّهُ لَنْ يَنْجُوَ أَحَدٌ مِنْكُمْ بعَمَلِهِ )) قالُوا : وَلا أَنْتَ يَا رَسُول الله ؟ قَالَ : (( وَلاَ أنا إلاَّ أنْ يَتَغَمَّدَني الله برَحمَةٍ مِنهُ وَفَضْلٍ )) رواه مسلم .
وَ(( المُقَاربَةُ )) : القَصدُ الَّذِي لا غُلُوَّ فِيهِ وَلاَ تَقْصيرَ ، وَ(( السَّدادُ )) : الاستقامة والإصابة . وَ(( يتَغَمَّدني )) : يلبسني ويسترني .
قَالَ العلماءُ : مَعنَى الاستقامَةِ لُزُومُ طَاعَةِ الله تَعَالَى ، قالوا : وهِيَ مِنْ جَوَامِعِ الكَلِم ، وَهِيَ نِظَامُ الأُمُورِ ؛ وبِاللهِ التَّوفِيقُ .
Dans le hadith 86, d’après Abou Hourayra que Allah l’agrée, il a dit : «Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : “ Rapprochez vous et ne laissez pas entre vous des places libres et sachez que aucun d’entre vous ne sera sauvé par uniquement grâce à ces œuvres, [c’est à dire que ce ne sont pas vos œuvres qui vont rendre obligatoire le faite d’entrée au paradis].” Ils [les compagnons] ont dit “ Pas même toi, ô Messager de Dieu ? ” Il a répondu : « Pas même moi sauf si Allah me fait miséricorde par une miséricorde et une grâce de Sa part »
[Rapporté par Mouslim]
Dans le hadith, قَارِبُوا وَسَدِّدُو signifie المُقَاربَةُ : faite ce qui ne comporte ni outrance ni négligence, c’est à dire œuvrer sans exagération. Et وَسَدِّدُوا , ça veut dire : soyez sur la droiture c’est à dire viser juste, rechercher ce qui est correct.
Les savants ont dit que le sens de la droiture, c’est de s’attacher à l’obéissance envers Allah ta^ala. Ils ont dit ça fait partie des termes qui englobent énormément de sens et aussi ce qui rétablit l’ordre en toute chose et c’est par Allah qu’est la réussite.
٨ – باب في التفكر في عظيم مخلوقات الله تَعَالَى
وفناء الدنيا وأهوال الآخرة وسائر أمورهما وتقصير النفس
وتهذيبها وحملها عَلَى الاستقامة
قَالَ الله تَعَالَى : ﴿ إِنَّمَا أَعِظُكُمْ بِوَاحِدَةٍ أَنْ تَقُومُوا للهِ مَثْنَى وَفُرَادَى ثُمَّ تَتَفَكَّرُوا ﴾ [ سـبأ ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ إِنَّ في خَلْقِ السَّمَاوَاتِ وَالأَرْضِ وَاخْتِلافِ اللَّيْلِ وَالنَّهَارِ لآياتٍ لأُولِي الأَلْبَابِ الَّذِينَ يَذْكُرُونَ اللهَ قِيَاماً وَقُعُوداً وَعَلَى جُنُوبِهِمْ وَيَتَفَكَّرُونَ فِي خَلْقِ السَّمَاوَاتِ وَالأَرْضِ رَبَّنَا مَا خَلَقْتَ هَذَا بَاطِلاً سُبْحَانَكَ ﴾ الآيات[ آل عمران ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ أَفَلا يَنْظُرُونَ إِلَى الإِبِلِ كَيْفَ خُلِقَتْ وَإِلَى السَّمَاءِ كَيْفَ رُفِعَتْ وَإِلَى الْجِبَالِ كَيْفَ نُصِبَتْ وَإِلَى الأَرْضِ كَيْفَ سُطِحَتْ فَذَكِّرْ إِنَّمَا أَنْتَ مُذَكِّرٌ ﴾ [ الغاشية ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ أَفَلَمْ يَسِيرُوا فِي الأَرْضِ فَيَنْظُرُوا ﴾ الآية[ القتال ] . والآيات في الباب كثيرة .
ومن الأحاديث الحديث السابق : (( الكَيِّسُ مَنْ دَانَ نَفْسَهُ ))
An Nawawiyy que Dieu lui fasse miséricorde a dit :
Chapitre 9 : La méditation au sujet de l’éminence des créatures de Dieu, de l’anéantissement du bas monde, des épreuves de l’au-delà et de la totalité des choses qui vont s’y dérouler, dans le bas monde et dans l’au-delà. La défaillance de l’âme et l’éducation de l’âme et le fait de l’amener vers la droiture
Dans sourat Saba’ verset 46, Allah ta^ala dit:
﴿ قُلْ إِنَّمَا أَعِظُكُم بِوَاحِدَةٍ أَن تَقُومُوا لِلَّهِ مَثْنَى وَفُرَادَى ثُمَّ تَتَفَكَّرُوا ٤٦ ﴾
[34/46] (Qoul ‘innama ‘a^idhoukoum biwahidatin ‘an taqoumou lillahi mathna wa fourada thoumma tatafakkarou) ce qui signifie :« Je vous exhorte par le fait que vous veiller la nuit par deux ou une seule puis que vous méditiez. »
Dans sourat Ali ^Imran du verset 190 à 191, Allah ta^ala dit:
﴿ إِنَّ فِي خَلْقِ السَّمَاوَاتِ وَالأَرْضِ وَاخْتِلاَفِ اللَّيْلِ وَالنَّهَارِ لآيَاتٍ لِّأُوْلِي الألْبَابِ ١٩٠ الَّذِينَ يَذْكُرُونَ اللّهَ قِيَامًا وَقُعُودًا وَعَلَىَ جُنُوبِهِمْ وَيَتَفَكَّرُونَ فِي خَلْقِ السَّمَاوَاتِ وَالأَرْضِ رَبَّنَا مَا خَلَقْتَ هَذا بَاطِلاً سُبْحَانَكَ ١٩١ ﴾
(‘Inna fī Khalqi ss-Samawati wa l-‘ardi wa khtilafi l-layli wa n-nahari la’āyatin li’wli l-‘albabi. Al-ladhina yadhkourouna l-laha qiyaman wa qou^oudan wa ^ala jounoubihim wa yatafakkarouna fi khalqi s-samawati wa l-‘ardi rabbana ma khalaqta hadha batilan soubhanak)
[3/190 -191] ce qui signifie : « Certes il y a dans la création des cieux et de la terre et l’enchaînement de la nuit et du jour des signes pour ceux qui sont dotés de raison. Ceux-là même qui évoquent Dieu lorsqu’ils sont debout, lorsqu’ils sont assis, lorsqu’ils sont sur leurs côtés, allongés. Et ils méditent à propos de la création des cieux et de la terre et ils disent : Ô Notre Seigneur tu n’as pas créé cela absurdement, tu es exempt d’imperfection. »
Dans sourat Al-Ghachiyyah du verset 17 à 21, Allah ta^ala dit:
﴿ أَفَلَا يَنظُرُونَ إِلَى ٱلْإِبِلِ كَيْفَ خُلِقَتْ ١٧ وَإِلَى ٱلسَّمَآءِ كَيْفَ رُفِعَتْ ١٨ وَإِلَى ٱلْجِبَالِ كَيْفَ نُصِبَتْ ١٩ وَإِلَى ٱلْأَرْضِ كَيْفَ سُطِحَتْ ٢٠ فَذَكِّرْ إِنَّمَآ أَنتَ مُذَكِّرٌۭ ٢١﴾
(‘Afala yanzourouna ‘ila l-‘ibili kayfa khouliqat. Wa ‘ila s-sama‘i kayfa roufi^at. wa ‘ila l-jibali kayfa nousibat. Wa ‘ila l-‘ardi kayfa soutihat. Fa dhakkir ‘innama ‘anta moudhakkir)
[88/17-21] ce qui signifie : « N’observe t-ils donc pas les chameaux comment ils ont été créés, le ciel, comment il a été élevé, les montagnes comment elles ont été érigées, la terre comment elle a été étalée. Fais-leur le rappel. Certes tu es quelqu’un qui fait le rappel. »
Dans sourat Mouhammad du verset 10, Allah ta^ala dit:
﴿ أَفَلَمْ يَسِيرُوا۟ فِى ٱلْأَرْضِ فَيَنظُرُوا۟ ١٠ ﴾
(‘Afalam yasirou fi l-`Ardi fayandhourou)
[47/10] ce qui signifie :« Ne marche-t-il donc pas sur terre pour observer. »
Et les versets dans ce chapitre sont nombreux. Et parmi les hadiths dans ce chapitre, il y a le hadith précédent, c’est à dire le hadith 66 dans le chapitre 5 “ Al mouraqaba”, le fait de se surveiller pour Dieu. Le Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam a dit ce qui signifie : « Celui qui est sensé c’est celui qui demande des comptes à son âme, qui se demande des comptes à lui-même. »
١٠ – باب في المبادرة إلى الخيرات
وحثِّ من توجه لخير على الإقبال عليه بالجد من غير تردد
قَالَ الله تَعَالَى : ﴿ فَاسْتَبِقُوا الْخَيْرَات ﴾ [ البقرة ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَسَارِعُوا إِلَى مَغْفِرَةٍ مِنْ رَبِّكُمْ وَجَنَّةٍ عَرْضُهَا السَّمَاوَاتُ وَالأَرْضُ أُعِدَّتْ لِلْمُتَّقِينَ ﴾ [ آل عمران ] .
Chapitre 10 : Pour prendre l’initiative, pour accomplir les bonnes œuvres et l’incitation de celui qui se dirige vers un bien pour s’y consacrer sérieusement sans aucune hésitation
Dans sourat Al Baqarah verset 148, Allah ta^ala dit:
﴿ فَاسْتَبِقُوا الْخَيْرَاتِ ۚ ١٤٨﴾
(Fastabiqou l-khayrat)
[2/148] ce qui signifie : « Empressez-vous et concurrencez-vous pour faire le bien. »
Dans sourat Ali ^Imran verset 133, Allah ta^ala dit:
﴿ وَسَارِعُوٓا۟ إِلَىٰ مَغْفِرَةٍۢ مِّن رَّبِّكُمْ وَجَنَّةٍ عَرْضُهَا ٱلسَّمَـٰوَٰتُ وَٱلْأَرْضُ أُعِدَّتْ لِلْمُتَّقِين ١٣٣﴾
(Wa sari^ou ‘ila maghfiratin min rabbikoum wa jannatin ^ardouha s-samawatou wa l-‘ardou ‘ou^iddat lilmouttaqin)
[3/133] ce qui signifie : « Empressez-vous pour gagner un pardon de la part votre Seigneur et un Paradis étendu comme les cieux et la terre qui a été réservé pour ceux qui se préservent de la mécréance. »
An Nawawiyy a dit pour ce qui est des hadith :
87– وأما الأحاديث : فالأولُ : عن أبي هريرة رضي الله عنه : أن رَسُول الله ﷺ ، قَالَ : (( بَادِرُوا بِالأعْمَال فتناً كقطَعِ اللَّيْلِ المُظْلِمِ ، يُصْبحُ الرَّجُلُ مُؤْمِناً وَيُمْسِي كَافِراً ، وَيُمْسِي مُؤمِناً ويُصبحُ كَافِراً ، يَبيعُ دِينَهُ بعَرَضٍ مِنَ الدُّنيا )) رواه مسلم .
Le hadith 87, il a dit le premier dans ce chapitre d’après Abou Hourrayra que Allah l’agrée, le Messager de Allah ﷺ a dit : ce qui signifie : Empressez-vous d’accomplir les bonnes œuvres avant que n’apparaisse ce qui vous empêche de les accomplir comme zizanie et discorde. Des discordes et des zizanies qui seront comme des temps de nuits obscures, ténébreuses durant lesquels l’homme arrive le matin croyant et le soir mécréant et qu’il est le soir croyant et il arrive le matin mécréant. Il vend sa religion pour quelques biens sans grande valeur du bas monde.
[Rapporté par Mouslim]
88– الثَّاني : عن أبي سِروْعَة – بكسر السين المهملة وفتحها – عُقبةَ بن الحارث رضي الله عنه ، قَالَ : صَلَّيتُ وَرَاءَ النَّبيّ ﷺ بالمَدِينَةِ العَصْرَ ، فَسَلَّمَ ثُمَّ قَامَ مُسْرِعاً ، فَتَخَطَّى رِقَابَ النَّاسِ إِلَى بعْضِ حُجَرِ نِسَائِهِ ، فَفَزِعَ النَّاسُ مِنْ سُرْعَتِهِ ، فَخَرَجَ عَلَيهمْ ، فَرأى أنَّهمْ قَدْ عَجبُوا مِنْ سُرعَتهِ ، قَالَ : (( ذَكَرتُ شَيئاً مِنْ تِبرٍ عِندَنَا فَكَرِهتُ أنْ يَحْبِسَنِي فَأمَرتُ بِقِسْمَتِهِ )) رواه البخاري .
وفي رواية لَهُ: (( كُنتُ خَلَّفتُ في البَيْتِ تِبراً مِنَ الصَّدَقةِ فَكَرِهتُ أنْ أُبَيِّتَهُ )). (( التِّبْرُ )) : قِطَعُ ذَهَبٍ أَوْ فِضَّةٍ .
Le hadith 88, le deuxième dans ce chapitre d’après Abou Sirou^a ^Ouqba fils de Al Harith que Dieu l’agrée a dit : « J’ai accompli la prière de Al ^asr dirigée par le Prophète ﷺ à Médine. A peine a-t-il passé le salam qu’il s’est levé en s’empressant, il a traversé les rangs des gens qui étaient assis pour entrer dans la pièce d’une de ses épouses. Les gens étaient surpris de sa rapidité, puis il est revenu et l’a vu qu’ils étaient étonnés de sa rapidité. Il ﷺ a dit ce qui signifie : « Je me suis rappelé qu’il y avait quelques pièces d’or ou d’argent chez nous et je n’ai pas voulu que cela m’empêche [le fait de penser à cela] de me consacrer totalement à Dieu dans mes adorations ; J’ai donné l’ordre que ce soit partagé à ceux qui y ont droit. »
[Rapporté par Al Boukhariyy]
Dans une autre version, toujours de Al Boukhariyy, le Prophète ﷺ a dit ce qui signifie : « J’avais laissé à la maison quelques or issus de l’aumône, je n’ai pas voulu que cela passe la nuit chez moi. »
89– الثالث : عن جابر رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رجل للنبي ﷺ يَومَ أُحُد : أَرَأيتَ إنْ قُتِلتُ فَأَيْنَ أَنَا ؟ قَالَ : (( في الجنَّةِ )) فَأَلْقَى تَمَرَاتٍ كُنَّ في يَدِهِ ، ثُمَّ قَاتَلَ حَتَّى قُتِلَ . مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
Le hadith 89, le troisième de ce chapitre, d’après Jabar que Dieu l’agrée. Il a dit : « Un homme s’est adressé au Prophète ﷺ , le jour de la bataille de ‘Ouhoud, il lui a dit : “ Vois-tu si, moi, je suis tué dans cette bataille, j’irais où ? ” Le Prophète ﷺ lui a dit ce qui signifie : “ Au Paradis. ” C’est alors que cet homme qui avait quelques dattes à la main s’en est débarrassé, puis il s’est engagé dans le combat jusqu’à être tué. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]
90– الرابع : عن أبي هريرة رضي الله عنه ، قَالَ : جاءَ رَجُلٌ إِلَى النَّبيِّ ﷺ ، فَقَالَ : يَا رسولَ الله ، أيُّ الصَّدَقَةِ أعْظَمُ أجْرَاً ؟ قَالَ : (( أنْ تَصَدَّقَ وَأنتَ صَحيحٌ شَحيحٌ ، تَخشَى الفَقرَ وتَأمُلُ الغِنَى ، وَلاَ تُمهِلْ حَتَّى إِذَا بَلَغتِ الحُلقُومَ قُلْتَ لِفُلان كذا ولِفُلانٍ كَذا ، وقَدْ كَانَ لِفُلانٍ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
(( الحُلقُومُ )) : مَجرَى النَّفَسِ . وَ(( المَرِيءُ )) : مجرى الطعامِ والشرابِ .
Le hadith 90, le quatrième de ce chapitre, d’après Abou Hourrayra que Allah l’agrée a dit : « Un homme est venu voir le Prophète ﷺ et lui a dit : “ Ô Messager de Allah, quelle aumône est celle qui procure le plus de récompense ? ” Le Prophète ﷺ lui a alors dit ce qui signifie : “ C’est que tu donnes une aumône alors que tu es en bonne santé et que tu es attaché à tes biens et tu crains la pauvreté et tu espères la richesse et tu ne retardes pas le fait de donner cette aumône jusqu’à ce que ton âme arrive à ta gorge et que tu dises : « Je veux qu’une telle partie de mes biens aillent à un tel, que telle partie aillent à untel » en termes de lègue, alors que tu vas mourir et que tout va arriver chez tes héritiers. ”
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]
91– الخامس : عن أنس رضي الله عنه : أنَّ رسول الله ﷺ أخذ سيفاً يَومَ أُحُدٍ ، فَقَالَ : (( مَنْ يَأخُذُ منِّي هَذَا ؟ )) فَبَسطُوا أيدِيَهُمْ كُلُّ إنسَانٍ مِنْهُمْ يقُولُ : أَنَا أَنَا . قَالَ : (( فَمَنْ يَأخُذُهُ بحَقِّه ؟ )) فَأَحْجَمَ القَومُ فَقَالَ أَبُو دُجَانَةَ رضي الله عنه : أنا آخُذُهُ بِحَقِّهِ ، فأخذه فَفَلقَ بِهِ هَامَ المُشْرِكِينَ . رواه مسلم .
اسم أبي دجانةَ : سماك بن خَرَشة . قوله : (( أحجَمَ القَومُ )) : أي توقفوا . وَ(( فَلَقَ بِهِ )) : أي شق . (( هَامَ المُشرِكينَ )) : أي رُؤُوسَهم .
Le hadith 91, le cinquième de ce chapitre An-Nawawiyy rapporte d’après ‘Anas que Dieu l’agrée que le Messager de Allah ﷺ a pris une épée à la main le jour de Ouhoud et il ﷺ a dit ce qui signifie : “ Qui prend de moi cette épée ? ” Ils ont tous tendu la main, chacun d’entre eux disait : “ Moi, Moi. ” C’est alors que le Prophète ﷺ a dit ce qui signifie: “ Qui veut prendre cet épée avec son juste droit, [c’est-à-dire qu’il combatte jusqu’à ce que Dieu donne la victoire aux musulmans ou alors qu’il meurt]. ” Les gens se sont rétractés, c’est alors que Abou Doudjana que Dieu l’agrée a dit : “ Moi je la prends avec son juste droit. ” C’est alors qu’il a pris cette épée et il a cassé avec le crâne des associateurs. »
[Rapporté par Mouslim]
Le nom de Abou Doujanah est Simak fils de Kharachah.
92– السادس : عن الزبير بن عدي ، قَالَ : أتينا أنسَ بن مالك رضي الله عنه فشكونا إِلَيْه مَا نلقى مِنَ الحَجَّاجِ . فَقَالَ : (( اصْبرُوا ؛ فَإنَّهُ لا يَأتي زَمَانٌ إلاَّ والَّذِي بَعدَهُ شَرٌّ مِنهُ حَتَّى تَلقَوا رَبَّكُمْ )) سَمِعتُهُ مِنْ نَبِيِّكُمْ ﷺ . رواه البخاري .
Le hadith 92, le sixième de ce chapitre, d’après Az-Zoubayr fils de ^Adiyy, il a dit : « Nous sommes partis voir ‘Anas Ibnou Malik que Dieu l’agrée et nous nous sommes plaint à lui de l’injustice de Al Hajjanj leur responsable, celui qui les gouvernait. C’est alors que ‘Anas leur a dit ce qui signifie : « Patientez parce qu’il n’y aura pas un temps qui va venir sans que celui qui va le suivre soit pire jusqu’à ce que vous alliez au Jour du Jugement. J’ai entendu cela de votre Prophète ﷺ. »
[Rapporté par Al Boukhariyy]
93– السابع : عن أبي هريرة رضي الله عنه : أن رَسُول الله ﷺ ، قَالَ : (( بادِرُوا بِالأَعْمَالِ سَبْعاً ، هَلْ تَنْتَظِرُونَ إلاَّ فَقراً مُنسياً ، أَوْ غِنىً مُطغِياً ، أَوْ مَرَضاً مُفسِداً ، أَوْ هَرَماً مُفْنداً ، أَوْ مَوتاً مُجْهزاً ، أَوْ الدَّجَّالَ فَشَرُّ غَائِبٍ يُنْتَظَرُ ، أَوْ السَّاعَةَ فالسَّاعَةُ أدهَى وَأَمَرُّ )) رواه الترمذي ، وَقالَ : (( حديث حسن )) .
Le hadith 93, le septième de ce chapitre, An Nawawiyy rapporte d’après Abou Hourrayra que Allah l’agrée que le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Empressez-vous de faire les bonnes œuvres, empressez-vous de faire les bonnes œuvres. Il l’a répété sept fois.Puis il a dit : « Est ce que vous attendez d’être touché par une pauvreté qui vous fera oublier d’accomplir ces bonnes œuvres ou que vous ayez une richesse qui vous rendra orgueilleux pour ne pas accomplir les bonnes œuvres ou que vous tombiez malade et que vous soyez incapables d’accomplir ces bonnes œuvres ou que vous deveniez vieux et que vous soyez impuissants pour faire les bonnes œuvres ou que vous mourriez, que vous quittiez ce bas monde. Ou que sorte Ad-Dajjal et c’est un mal qui est attendu ou l’heure du Jugement et l’heure du Jugement est encore plus dure et plus amer. »
[Rapporté par At-Tirmidhiyy] hadith haçan]
94– الثامن : عَنْهُ : أن رَسُول الله ﷺ ، قَالَ يَومَ خيبر : (( لأُعْطِيَنَّ هذِهِ الرَّايَةَ رَجُلاً يُحِبُّ اللهَ وَرَسُولَهُ يَفتَحُ اللهُ عَلَى يَدَيهِ )) قَالَ عُمَرُ رضي الله عنه : مَا أحبَبْتُ الإِمَارَة إلاَّ يَومَئِذٍ ، فَتَسَاوَرتُ لَهَا رَجَاءَ أنْ أُدْعَى لَهَا ، فَدَعا رسولُ الله ﷺ عليّ بن أبي طالب رضي الله عنه فَأعْطَاهُ إيَّاهَا ، وَقالَ : (( امْشِ وَلا تَلتَفِتْ حَتَّى يَفتَح اللهُ عَلَيكَ )) فَسَارَ عليٌّ شيئاً ثُمَّ وَقَفَ ولم يلتفت فصرخ : يَا رَسُول الله ، عَلَى ماذا أُقَاتِلُ النّاسَ ؟ قَالَ : (( قاتِلْهُمْ حَتَّى يَشْهَدُوا أنْ لا إله إلاَّ اللهُ ، وَأنَّ مُحَمداً رسولُ الله ، فَإِذَا فَعَلُوا فقَدْ مَنَعوا مِنْكَ دِمَاءهُمْ وَأَمْوَالَهُمْ إلاَّ بحَقِّهَا ، وحسَابُهُمْ عَلَى الله )) رواه مسلم .
(( فَتَسَاوَرْتُ )) هُوَ بالسين المهملة : أي وثبت متطلعاً .
Le hadith 94, le huitième de ce chapitre, le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : “ Le jour de la bataille de Khayba. Je donnerai demain cet étendard à un homme qui aime Dieu et Son Messager et à qui Allah accordera la victoire sur ses mains. ” ^Oumar que Dieu l’agrée a dit en entendant cette parole du Prophète ﷺ : “ Je n’ai jamais aimé prendre une responsabilité hormis ce jour-là. ” C’est alors que ^Oumar a dit : “ Je me suis préparé en espérant que je sois désigné pour cela. ” C’est alors que le Messager de Allah ﷺ a appelé ^Aliyy Ibnou Abou Talib que Dieu l’agréé et la lui a donnée, cet étendard des musulmans et il lui a dit ce qui signifie : “ Avance et ne te retourne pas jusqu’à ce que Dieu t’accorde la victoire. ” C’est alors que ^Aliyy que Dieu l’agrée a avancé un peu avec l’étendard dans la main puis il s’est arrêté et sans se retourner comme le lui a dit le Prophète ﷺ. Il a crié à haute voix : “ Ô Messager de Dieu, pour quel objectif je combats les gens ? ” Et le Messager ﷺ lui a dit ce qui signifie : “ Tu les combats pour qu’ils témoignent qu’il n’est de Dieu que Dieu et que Mouhammad est le Messager de Dieu, dès lors qu’ils auront fait cela alors tu ne peux plus les combattre, tu ne peux pas faire couler leur sang ni prendre leur bien hormis selon le droit de l’Islam et c’est Dieu qui Leur fera rendre des comptes. ”
١١ – باب في المجاهدة
قَالَ الله تَعَالَى : ﴿ وَالَّذِينَ جَاهَدُوا فِينَا لَنَهْدِينَّهُمْ سُبُلَنَا وَإِنَّ اللهَ لَمَعَ الْمُحْسِنِينَ ﴾ [ العنكبوت ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَاعْبُدْ رَبَّكَ حَتَّى يَأْتِيَكَ الْيَقِينُ ﴾ [ الحجر] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَاذْكُرِ اسْمَ رَبِّكَ وَتَبَتَّلْ إِلَيْهِ تَبْتِيلاً ﴾ [ المزمل ] : أي انْقَطِعْ إِلَيْه ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ فَمَنْ يَعْمَلْ مِثْقَالَ ذَرَّةٍ خَيْراً يَرَهُ ﴾ [ الزلزلة ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَمَا تُقَدِّمُوا لأَنْفُسِكُمْ مِنْ خَيْرٍ تَجِدُوهُ عِنْدَ اللهِ هُوَ خَيْراً وَأَعْظَمَ أَجْراً ﴾ [ المزمل ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَمَا تُنْفِقُوا مِنْ خَيْرٍ فَإِنَّ اللهَ بِهِ عَلِيمٌ ﴾ [ البقرة ] والآيات في الباب كثيرة معلومة .
Chapitre 11 : A propos du combat des passions de son âme
Allah ta^ala, dans sourat Al-^Ankabout verset 69 dit :
﴿ وَٱلَّذِينَ جَـٰهَدُوا۟ فِينَا لَنَهْدِيَنَّهُمْ سُبُلَنَا ۚ وَإِنَّ ٱللَّهَ لَمَعَ ٱلْمُحْسِنِينَ ٦٩﴾
(Wa l-Ladhina jahadou fina lanahdiyannahoum souboulana wa ‘inna l-laha lama^a l-mouhsinin)
[29/69] ce qui signifie : « Et ceux qui font des efforts contre les passions de leurs âmes nous les guiderons vers nos voies de bien. Certes Allah accorde Son aide aux bienfaisants. »
Dans sourat Al-Hijr verset 99, Allah ta^ala dit :
﴿ وَٱعْبُدْ رَبَّكَ حَتَّىٰ يَأْتِيَكَ ٱلْيَقِينُ ٩٩﴾
(Wa a^boud rabbaka hatta ya’tiyaka l-yaqin)
[15/99] ce qui signifie : « Adore ton Seigneur jusqu’à ce que vienne à toi la mort. »
Allah ta^ala, dans sourat Al-Mouzzammil verset 8 dit :
﴿ وَٱذْكُرِ ٱسْمَ رَبِّكَ وَتَبَتَّلْ إِلَيْهِ تَبْتِيلًۭا ٨﴾
(Wa adhkour asma rabbika wa tabattal ‘ilayhi tabtilan)
[73/8]ce qui signifie : « Évoque le nom de ton Seigneur et consacre-toi à lui totalement. »
Dans sourat Al-Zalzalah verset 7, Allah ta^ala dit :
﴿ فَمَن يَعْمَلْ مِثْقَالَ ذَرَّةٍ خَيْرًۭا يَرَهُۥ ٧﴾
(Faman ya^mal mithqala dharratin khayran yarah)
[99/7] ce qui signifie : « Celui qui accomplit le poids d’un grain de poussière de bien il en verra la conséquence. »
Allah ta^ala, dans sourat Al-Mouzzammil verset 20 dit :
﴿ وَمَا تُقَدِّمُوا۟ لِأَنفُسِكُم مِّنْ خَيْرٍۢ تَجِدُوهُ عِندَ ٱللَّهِ هُوَ خَيْرًۭا ٢٠﴾
(Wa ma touqaddimou li’nfousikoum min khayrin tajidouhu `inda l-Lahi houwa khayran)
[73/20] ce qui signifie : « Tout ce que vous ferez pour votre propre intérêt comme bien vous en trouverez la récompense et selon le jugement de Dieu cette récompense sera meilleure et plus éminente. »
Dans sourat Al-Baqarah verset 215, Allah ta^ala dit :
﴿ وَمَا تَفْعَلُوا۟ مِنْ خَيْرٍۢ فَإِنَّ ٱللَّهَ بِهِۦ عَلِيمٌۭ ﴾
(Wa ma taf^alou min khayrin fa’inna l-laha bihi ^alim)
[2/215] ce qui signifie : « Tout le bien que vous ferez certes Allah le sait. »
Et les versets dans ce chapitre sont nombreux et très connus.
95– وأما الأحاديث : فالأول : عن أبي هريرة رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( إنَّ الله تَعَالَى قَالَ : مَنْ عادى لي وَلِيّاً فَقَدْ آذَنْتُهُ بالحَرْبِ ، وَمَا تَقَرَّبَ إِلَيَّ عَبْدي بشَيءٍ أَحَبَّ إلَيَّ مِمَّا افْتَرَضْتُ عَلَيهِ ، وَمَا يَزَالُ عَبْدِي يَتَقرَّبُ إلَيَّ بالنَّوافِلِ حَتَّى أحِبَّهُ ، فَإذَا أَحبَبتُهُ كُنْتُ سَمعَهُ الَّذِي يَسْمَعُ بِهِ ، وَبَصَرَهُ الَّذِي يُبْصِرُ بِهِ ، ويَدَهُ الَّتي يَبْطِشُ بِهَا ، وَرِجْلَهُ الَّتِي يَمْشي بِهَا ، وَإنْ سَأَلَني أعْطَيْتُهُ ، وَلَئِنِ اسْتَعَاذَنِي لأُعِيذَنَّهُ )) رواه البخاري .
(( آذَنتُهُ )) : أعلمته بأني محارِب لَهُ . (( اسْتَعَاذَني )) روي بالنون وبالباءِ .
Le hadith 95, le premier de ce chapitre, d’après Abou Hourayra que Allah l’agrée. Il a dit : « Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Allah ta^ala dit celui qui prend un de Mes waliyy, un de Mes saints pour ennemi alors qu’il s’apprête à subir une guerre. Et Mon esclave ne se rapproche pas de Mon agrément par quelque chose que J’agrée davantage que ce que Je lui ai ordonné de faire. Et Mon esclave ne cesse de se rapprocher de Mon agrément par les actes recommandés jusqu’à ce que Je l’agrée. Dès lors que Je l’agrée, Je lui accorde un secret dans son ouïe, qu’il entend avec, dans sa vue avec laquelle il voit, dans sa main avec laquelle il prend et dans son pied avec lequel il marche et dès lors qu’il Me demande quelque chose, Je lui accorderais et dès lors qu’il Me demande d’être préservé d’une chose Je le préserverais. »
[Rapporté par Al Boukhariyy]
96– الثاني : عن أنس رضي الله عنه ، عن النَّبيّ ﷺ فيما يرويه عن ربّه رضي الله عنه ، قَالَ :
(( إِذَا تَقَربَ العَبْدُ إلَيَّ شِبْراً تَقَربْتُ إِلَيْه ذِرَاعاً ، وَإِذَا تَقَرَّبَ إلَيَّ ذِرَاعاً تَقَربْتُ مِنهُ بَاعاً ، وِإذَا أتَانِي يَمشي أتَيْتُهُ هَرْوَلَةً )) رواه البخاري .
Le hadith 96, le deuxième de ce chapitre. An-Nawawiyy rapporte d’après ‘Anas que Dieu l’agrée, d’après le Prophète ﷺ de ce que lui rapporte son Seigneur ^azza wa jall. Il ﷺ a dit ce qui signifie : « Lorsque mon esclave se rapproche de mon agrément d’un empan, alors je lui accorderais une récompense et s’il se rapproche de mon agrément d’une coudée alors je lui donnerais une récompense et s’il s’empresse pour venir à Mon obéissance alors je m’empresserais, alors je lui donnerais une récompense. »
[Rapporté par Al Boukhariyy]
Ici, ce qu’il ne faut pas comprendre, c’est le sens apparent, il ne faut pas comprendre que Dieu dépend du temps ou de l’endroit, qu’il se rapprocherait d’une distance physique parce que Dieu n’est pas un corps.
97– الثالث : عن ابن عباس رضي الله عنهما ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( نِعْمَتَانِ مَغبونٌ فيهما كَثيرٌ مِنَ النَّاسِ : الصِّحَّةُ ، وَالفَرَاغُ )) رواه البخاري .
Le hadith 97, le troisième de ce chapitre, d’après Ibnou ^Abbas, que Dieu les agrée tous les deux. Il a dit : « Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Il y a deux grâces que les gens ne connaissent pas à leur juste valeur [c’est à dire ils les gaspillent sans les utiliser comme il convient à l’image de quelqu’un qui achète quelque chose plus élevé que le prix courant ou qui vend quelque chose moins que le prix courant]. Deux grâces que beaucoup de gens en perdent la juste valeur, ils n’en connaissent pas la juste valeur: la bonne santé et le temps libre. »
[Rapporté par Al Boukhariyy]
98– الرابع : عن عائشة رَضي الله عنها : أنَّ النَّبيّ ﷺ كَانَ يقُومُ مِنَ اللَّيلِ حَتَّى تَتَفَطَّرَ قَدَمَاهُ فَقُلْتُ لَهُ : لِمَ تَصنَعُ هَذَا يَا رسولَ الله ، وَقدْ غَفَرَ الله لَكَ مَا تَقَدَّمَ مِنْ ذَنْبِكَ وَمَا تَأَخَّرَ ؟ قَالَ : (( أَفَلا أُحِبُّ أنْ أكُونَ عَبْداً شَكُوراً )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ ، هَذَا لفظ البخاري .
ونحوه في الصحيحين من رواية المغيرة بن شعبة .
Le hadith 98, le quatrième de ce chapitre, d’après ^A‘ichah que Allah l’agrée, elle a dit que le Prophète ﷺ veillait la nuit en prières surérogatoires au point que cela entraînait des traces sur ses talons sur ses pieds. ^A‘ichah lui disait : “ Pourquoi fais-tu cela Ô Messager de Dieu ? Est-ce que Dieu t’a pardonné tes péchés que tu aurais pu commettre ou que tu pourrais commettre ? ” Il ﷺ a dit ce qui signifie : “ N’est-ce pas que j’aimerais être un esclave qui remercie son Seigneur. ”
[Rapporté par Al Boukhariyy et Muslim]
Il s’agit ici de la version de Al Boukhariyy et la même chose est dans les deux Sahih d’après la version de Al Moughira fils de Chou^bah.
99– الخامس : عن عائشة رضي الله عنها ، أنَّها قَالَتْ : كَانَ رَسُول الله ﷺ إِذَا دَخَلَ العَشْرُ أَحْيَا اللَّيلَ ، وَأيْقَظَ أهْلَهُ ، وَجَدَّ وَشَدَّ المِئْزَر . مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
والمراد : العشر الأواخر مِنْ شهر رمضان . و(( المِئْزَرُ )) : الإزار ، وَهُوَ كناية عن اعتزالِ النساءِ . وقيلَ : المُرادُ تَشْمِيرُهُ للِعِبَادةِ ، يُقالُ : شَدَدْتُ لِهَذَا الأمْرِ مِئْزَري : أي تَشَمَّرْتُ وَتَفَرَّغْتُ لَهُ .
Le hadith 99, le cinquième de ce chapitre, d’après ^A‘ichah que Allah l’agrée. Elle a dit : « Le Messager de Allah ﷺ lorsqu’il jeûnait les dix dernières nuits de Ramadan, il ﷺ veillait toute la nuit en prières surérogatoires, il ﷺ réveillait ses épouses, il ﷺ s’appliquait et il ﷺ se consacrait fermement et totalement aux adorations. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Muslim]
Il a été dit que la dernière phrase voulait dire qu’il ﷺ n’avait plus de rapport avec ses épouses pendant les dix dernières nuits et il a été dit que c’était dans le sens plutôt de se consacrer totalement à l’adoration de Dieu.
100– السادس : عن أبي هريرة رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( المُؤْمِنُ القَوِيُّ خَيرٌ وَأَحَبُّ إِلَى اللهِ مِنَ المُؤْمِنِ الضَّعيفِ وَفي كُلٍّ خَيرٌ . احْرِصْ عَلَى مَا يَنْفَعُكَ ، واسْتَعِنْ بِاللهِ وَلاَ تَعْجَزْ . وَإنْ أَصَابَكَ شَيءٌ فَلاَ تَقُلْ لَوْ أنّي فَعَلْتُ كَانَ كَذَا وَكَذَا ، وَلَكِنْ قُلْ : قَدرُ اللّهِ ، وَمَا شَاءَ فَعلَ ؛ فإنَّ لَوْ تَفْتَحُ عَمَلَ الشَّيطَانِ )) رواه مسلم .
Le hadith 100, le sixième de ce chapitre. An-Nawawiyy rapporte d’après Abou Hourrayra que Dieu l’agrée. Il a dit : Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : Le croyant qui est fort est meilleur et est plus agréé par Dieu que le croyant qui est faible et dans les deux il y a du bien. Veille à faire ce qui t’es utile, demande de l’aide à Dieu et ne sois pas défaitiste. Et si jamais quelque chose t’atteint ne dis pas : « Si seulement j’avais fait telle chose. » Mais dis plutôt : « Dieu a prédestiné et ce qu’Il veut Il le fait » Qadar l-Lah wa macha Af^al. Parce que si tu ouvres la porte pour le chaytan, pour le travail du chaytan.
101– السابع : عَنْهُ : أنَّ رَسُول الله ﷺ ، قَالَ : (( حُجِبَتِ النَّارُ بالشَّهَواتِ ، وَحُجِبَتِ الجَنَّةُ بِالمَكَارِهِ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
وفي رواية لمسلم : (( حُفَّتْ )) بدل (( حُجِبَتْ )) وَهُوَ بمعناه : أي بينه وبينها هَذَا الحجاب فإذا فعله دخلها .
Le hadith 101, le septième de ce chapitre, d’après Abou Hourayra que Dieu l’agréé. Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « L’enfer a été voilé par les désirs et les plaisirs et le Paradis a été voilé par les difficultés. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Muslim]
Et dans une version de Mouslim, au lieu de voiler le Prophète ﷺ a dit ce qui signifie : « parsemer. » Le chemin de l’enfer est parsemé de désirs et le chemin du Paradis est parsemé de difficultés. Et cela a le même sens, c’est à dire que entre lui et le Paradis ou l’enfer il y a ce voile, s’il le fait alors il y entre.
102– الثامن : عن أبي عبد الله حُذَيفَةَ بنِ اليمانِ رضي الله عنهما ، قَالَ : صَلَّيْتُ مَعَ النَّبيّ ﷺ ذَاتَ لَيلَةٍ فَافْتَتَحَ البقَرَةَ ، فَقُلْتُ : يَرْكَعُ عِنْدَ المئَةِ ، ثُمَّ مَضَى . فَقُلْتُ : يُصَلِّي بِهَا في ركعَة فَمَضَى، فقُلْتُ : يَرْكَعُ بِهَا ، ثُمَّ افْتَتَحَ النِّسَاءَ فَقَرَأَهَا ، ثُمَّ افْتَتَحَ آلَ عِمْرَانَ فَقَرَأَهَا ، يَقرَأُ مُتَرَسِّلاً : إِذَا مَرَّ بآية فِيهَا تَسبيحٌ سَبَّحَ ، وَإذَا مَرَّ بسُؤَالٍ سَأَلَ ، وَإذَا مَرَّ بتَعَوُّذٍ تَعَوَّذَ ، ثُمَّ رَكَعَ ، فَجَعَلَ يَقُولُ : (( سُبْحَانَ رَبِّيَ العَظِيمِ )) فَكَانَ رُكُوعُهُ نَحواً مِنْ قِيَامِهِ ، ثُمَّ قَالَ : (( سَمِعَ اللهُ لِمَنْ حَمِدَهُ ، رَبَّنَا لَكَ الحَمْدُ )) ثُمَّ قَامَ طَويلاً قَريباً مِمَّا رَكَعَ ، ثُمَّ سَجَدَ ، فَقَالَ : (( سُبْحَانَ رَبِّيَ الأَعْلَى )) فَكَانَ سُجُودُهُ قَريباً مِنْ قِيَامِهِ . رواه مسلم .
Le hadith 102, le huitième de ce chapitre, d’après Abou ^Abdi l-Lah Houdayfah fils de Al Yaman que Dieu les agrée tous les deux., il a dit : « J’ai fait une prière avec le Prophète ﷺ une nuit, le Prophète ﷺ a commencé par Al Baqarah. Je me suis dit : « Il va probablement faire l’inclination quand il arrive au centième verset. » Mais il a poursuivi. Je me suis dit : « Il va la réciter dans une raka^ah. » Mais il a poursuivi. Je me suis dit : « Il va faire la raka^ah avec. » Puis il a poursuivi, il a commencé Sourat An-Niça, puis il a récité Ali ^Imran totalement, puis il a récité. Il récitait à chaque fois, en articulant bien les lettres, en les prononçant parfaitement. Lorsqu’il y a un verset où il y a une tasbih, il faisait le tasbih. Lorsqu’il y a un verset où il y a une invocation, il la faisait. Et lorsqu’il y a un verset où il y avait une recherche de préservation contre le chaytan, il le faisait. Puis il s’est incliné. Il s’est mis à dire Soubhana rabbi al ^adhim et il est resté en inclination environ autant le temps qu’il était resté en étant debout en récitant tout ce qu’il a récité. Puis il s’est relevé en disant Sami^a l-Lah ou lima l-hamida rabbana lak l-hamd. Puis il est resté debout longtemps, presque le temps de son inclination. Puis il s’est prosterné, il a dit Soubhana Rabbi al a^la. » Il a dit : « Sa prosternation a duré environ autant que sa position debout. »
[Rapporté par Mouslim]
103– التاسع : عن ابن مسعود رضي الله عنه ، قَالَ : صَلَّيْتُ مَعَ النَّبيّ ﷺ لَيلَةً ، فَأَطَالَ القِيامَ حَتَّى هَمَمْتُ بأمْرِ سُوءٍ ! قيل : وَمَا هَمَمْتَ بِهِ ؟ قَالَ : هَمَمْتُ أنْ أجْلِسَ وَأَدَعَهُ . مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
Le hadith 103, qui est le neuvième dans ce chapitre, d’après Ibnou Mas^oud, que Dieu l’agréé, a dit : « J’ai fait une nuit de prière surérogatoire avec le Prophète ﷺ et il est resté longtemps debout à réciter, au point que j’allais faire quelque chose qui n’était pas convenable ». On lui alors dit : “ Mais qu’est-ce que tu as envisagé de faire ? ” Il a dit : “ J’ai envisagé de m’asseoir et d’arrêter de le suivre dans cette prière. ”
[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]
104– العاشر : عن أنس رضي الله عنه ، عن رَسُول الله ﷺ ، قَالَ : (( يَتْبَعُ المَيتَ ثَلاَثَةٌ : أهْلُهُ وَمَالُهُ وَعَملُهُ ، فَيَرجِعُ اثنَانِ وَيَبْقَى وَاحِدٌ : يَرجِعُ أهْلُهُ وَمَالُهُ ، وَيَبقَى عَملُهُ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ
Le hadith numéro 104, qui est le dixième dans ce chapitre, d’après ‘Anas, que Dieu l’agréé, qu’il rapporte du Messager de Allah ﷺ qu’il a dit ce qui signifie : « Le mort sera accompagné pour se rendre dans sa tombe par trois choses : sa famille, ses biens et et ses actes. Mais deux vont se retourner, vont rentrer, ne vont pas rester avec lui, et un seul restera avec lui : sa famille et ses biens en retourneront, et ses actes demeureront [c’est-à-dire avec lui]. »
[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]
105– الحادي عشر : عن ابن مسعود رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ النَّبيّ ﷺ : (( الجَنَّةُ أَقْرَبُ إِلَى أَحَدِكُمْ مِنْ شِرَاكِ نَعْلِهِ ، وَالنَّارُ مِثلُ ذلِكَ )) رواه البخاري .
Le hadith 105, qui est le onzième dans ce chapitre, d’après Ibnou Mas^oud, que Allah l’agréé, il a dit : « Le Prophète ﷺ a dit: « Le Paradis est plus proche de l’un d’entre vous que de la lanière de ses sandales, et le feu également« .
[Rapporté par Al-Boukhariyy]
Là, il s’agit de la partie en cuir qui est au-dessus de la sandale, et qui permet d’attacher la sandale au pied, et si elle déchirée, ou si elle manque, alors la marche devient inconfortable.
106– الثاني عشر : عن أبي فِراسٍ ربيعةَ بنِ كعبٍ الأسلميِّ خادِمِ رَسُول الله ، ومن أهلِ الصُّفَّةِ رضي الله عنه ، قَالَ : كُنْتُ أبِيتُ مَعَ رسولِ الله فآتِيهِ بِوَضُوئِهِ وَحَاجَتِهِ ، فَقَالَ : (( سَلْنِي )) فقُلْتُ : اسْأَلُكَ مُرَافَقَتَكَ في الجَنَّةِ . فَقَالَ : (( أَوَ غَيرَ ذلِكَ )) ؟ قُلْتُ : هُوَ ذَاكَ ، قَالَ : (( فأَعِنِّي عَلَى نَفْسِكَ بِكَثْرَةِ السُّجُودِ )) رواه مسلم .
Le hadith 106, qui est le douzième dans ce chapitre, d’après Abou Firas Rabi^ah, fils de Ka^b Al-‘Aslamiyy, le serviteur du Messager de Allah ﷺ et qui faisait partie des gens de As-Souffah
Les gens de As-Souffah, As-Souffah, c’est un endroit qui est couvert à l’arrière de la Mosquée, et où se tenaient, où trouvaient refuge les pauvres, ceux qui n’ont pas, ceux qui veillent sur eux.
Donc d’après ce compagnon, que Dieu l’a gréé, il a dit : « Il m’arrivait de passer la nuit avec le Messager de Dieu ﷺ et je lui ramenais l’eau qu’il utilisait pour son woudou‘ et ses affaires, c’est-à-dire les choses dont il avait besoin. ” Le Prophète ﷺ lui a dit un jour : “ Demande-moi ce que tu veux, [c’est-à-dire, au titre de récompense pour le service qu’il lui a donné]. ” Le compagnon a saisi l’occasion, il a dit au Prophète ﷺ : “ Je voudrais être avec toi au Paradis. ” Le Prophète ﷺ lui a alors dit ce qui signifie : “ Ou tu peux demander autre chose, [c’est-à-dire qu’il lui a fait cette proposition par modestie]. ” Mais le compagnon a dit ce qui signifie : “ Non, c’est exactement ce que je voudrais. ” C’est alors que le Prophète ﷺ a dit ce qui signifie : “ Alors, fais pour cela beaucoup de prosternations, [c’est-à-dire beaucoup de Prières surérogatoires]. ”
107– الثالث عشر : عن أبي عبد الله ، ويقال : أَبُو عبد الرحمان ثوبان -مولى رَسُول الله ﷺ – رضي الله عنه ، قَالَ : سَمِعْتُ رسولَ الله ﷺ ، يَقُولُ : (( عَلَيْكَ بِكَثْرَةِ السُّجُودِ ؛ فَإِنَّكَ لَنْ تَسْجُدَ للهِ سَجْدَةً إلاَّ رَفَعَكَ اللهُ بِهَا دَرجَةً ، وَحَطَّ عَنكَ بِهَا خَطِيئةً )) رواه مسلم .
Lehadith 106, qui est le douzième dans ce chapitre, d’après Abou ^Abdi l-Lah, qui est surnommé Abou ^Abdou r-Rahman, son prénom c’est Thawban, que Dieu l’agréé, qui est un esclave qui a été affranchi par le Messager de Allah ﷺ il a dit : « J’ai entendu le Messager de Allah ﷺ dire ce qui signifie : « Je te recommande de multiplier les prières [il a utilisé l’expression faire beaucoup de prosternation, c’est-à-dire de faire beaucoup de prières surrérogatoire] parce que toutes les fois que tu te prosterneras pour Dieu, une seule prosternation, Dieu t’élèvera grâce à elle d’un degré, et Il te déchargera grâce à elle d’un péché. »
[Rapporté par Mouslim]
108– الرابع عشر : عن أَبي صَفوان عبد الله بنِ بُسْرٍ الأسلمي رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( خَيرُ النَّاسِ مَنْ طَالَ عُمُرهُ ، وَحَسُنَ عَمَلُهُ )) رواه الترمذي ، وَقالَ : (( حديث حسن )) .
(( بُسْر )) بضم الباء وبالسين المهملة .
Lehadith108, qui est le quatorzième dans ce chapitre, d’après Abou Safwan ^Abdou l-Lah fils de Boucir Al-‘Aslamiyy, que Allah l’agréé, il a dit : « Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Fais partie des meilleurs des gens, celui qui vivra longtemps et qui oeuvrera en bien. »
[Rapporté par At-Tirmidhiyy, et il a dit c’est un hadith qui est haçan]
109– الخامس عشر : عن أنس رضي الله عنه ، قَالَ : غَابَ عَمِّي أَنَسُ بْنُ النَّضْرِ رضي الله عنه عن قِتالِ بدرٍ ، فَقَالَ : يَا رسولَ الله ، غِبْتُ عَنْ أوّل قِتال قَاتَلْتَ المُشْرِكِينَ ، لَئِن اللهُ أشْهَدَنِي قِتَالَ المُشركِينَ لَيُرِيَنَّ اللهُ مَا أصْنَعُ . فَلَمَّا كَانَ يَومُ أُحُدٍ انْكَشَفَ المُسْلِمونَ ، فَقَالَ : اللَّهُمَّ أعْتَذِرُ إلَيْكَ مِمَّا صَنَعَ هؤُلاءِ – يعني : أصْحَابهُ – وأبْرَأُ إلَيْكَ مِمَّا صَنَعَ هؤُلاءِ - يَعني : المُشركِينَ – ثُمَّ تَقَدَّمَ فَاسْتَقْبَلهُ سَعدُ بْنُ مُعاذٍ ، فَقَالَ : يَا سعدَ بنَ معاذٍ ، الجَنَّةُ وربِّ الكعْبَةِ إنِّي أجِدُ ريحَهَا منْ دُونِ أُحُدٍ . قَالَ سعدٌ : فَمَا اسْتَطَعتُ يَا رسولَ الله مَا صَنَعَ ! قَالَ أنسٌ : فَوَجَدْنَا بِهِ بِضْعاً وَثَمانينَ ضَربَةً بالسَّيفِ ، أَوْ طَعْنةً بِرمْحٍ ، أَوْ رَمْيَةً بسَهْمٍ ، وَوَجَدْنَاهُ قَدْ قُتِلَ وَمَثَّلَ بِهِ المُشْرِكونَ فما عَرَفهُ أَحَدٌ إلاَّ أُخْتُهُ بِبَنَانِهِ . قَالَ أنس : كُنَّا نَرَى أَوْ نَظُنُّ أن هذِهِ الآية نزلت فِيهِ وفي أشباهه : ﴿ مِنَ الْمُؤْمِنِينَ رِجَالٌ صَدَقُوا مَا عَاهَدُوا اللهَ عَلَيْهِ ﴾ [ الأحزاب ] إِلَى آخِرها . مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
قوله : (( لَيُرِيَنَّ اللهُ )) روي بضم الياء وكسر الراء : أي لَيُظْهِرَنَّ اللهُ ذلِكَ للنَّاس ، وَرُويَ بفتحهما ومعناه ظاهر ، والله أعلم .
Lehadith 109, qui est le quinzième dans ce chapitre, d’après ‘Anas Ibnou Malik, que Dieu l’agrée, il a dit : « Mon oncle paternel ‘Anas fils de An-Nadr, que Dieu l’agrée, n’a pas participé au combat de la bataille de Badr. Il a dit : “ Ô Messager de Dieu, j’étais absent lors du premier combat dans lequel tu as combattu les associateurs. Si Dieu m’accorde d’être présent lors d’un combat contre les associateurs, Dieu sait ce que je vais y faire. ”
Lorsque ce fut la bataille suivante, celle de ‘Ouhoud, il est arrivé que les musulmans n’ont pas appliqué exactement les consignes du Prophète. C’est alors qu’ils ont été découverts par leurs arrières, et les associateurs ont saisi l’occasion pour les attaquer. Alors l’oncle de ‘Anas Ibnou Malik, qui s’appelle lui aussi ‘Anas, a dit : “ Ô Allah, je te demande de nous pardonner de ceux qui ont fait cela, (c’est-à-dire qu’il vise ses compagnons qui ont quitté leur position, c’est-à-dire les musulmans), et je m’innoncente de ce que font ceux-là [c’est-à-dire les associateurs]. ”
Puis il a avancé sur le front, et c’est alors qu’il a rencontré le compagnon Sa^d, fils de Mou^adh.
C’est alors que Sa^d, fils de Mou^adh a dit : “ Ô Sa^d, fils de Mou^adh, je veux le Paradis par le Seigneur de la Ka^bah, je sens son odeur juste avant ‘Ouhoud. ” Et Sa^d qui a rapporté, a dit : “ Ô Messager de Dieu, je ne suis pas capable de faire ce qu’il a fait », [c’est-à-dire parmi les actes de bravoure dans le combat ]. ” Et ‘Anas a dit : “ Quand nous avons réussi à reconnaître son corps, nous avons vu qu’il avait plus de quatre-vingt coups entre des coups d’épée, des coups de lance, ou des flèches qui ont été tirées dans sa direction, sur son corps. ” ‘Anas a dit : “ Nous nous avons trouvé qui a été tué et les associateurs ont mutilé son corps. Personne ne l’a reconnu, hormis sa propre sœur qui a reconnu ses doigts. ” ‘Anas a dit : Nous considérions, ou nous pensions, que cette ‘ayah, ce verset, celui de la sourat Al-‘Ahzab verset 23, a été révélé à son sujet et de ses semblables. ”
Allah ta^ala dit :
﴿ مِّنَ الْمُؤْمِنِينَ رِجَالٌ صَدَقُوا مَا عَاهَدُوا اللَّهَ عَلَيْهِ فَمِنْهُم مَّن قَضَى نَحْبَهُ وَمِنْهُم مَّن يَنتَظِرُ وَمَا بَدَّلُوا تَبْدِيلًا ٢٣﴾
(Mina l-Mou`minina rijaloun sadaqou ma ^ahadou l-Laha ^alayhi faminhoum man qađa nahbahou wa minhoum man yantadhirou wa ma baddalou tabdila)
[33/23] -verset qui commence par la parole- qui signifie : « Il y a parmi les croyants, des gens qui ont été véridiques dans l’engagement et la promesse qu’ils ont faite à l’égard de Dieu….» jusqu’à la fin du verset.
[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]
Et ce compagnon, Sa^d ibnou Mou^adh, est le maitre des ‘Aws. Son surnom est Abou ^Oumar. il est celui dont il a été confirmé dans le hadith sahih, à propos duquel le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Le Trône de Ar-Rahman a tremblé pour la mort de Sa^d fils de Mou^adh. »
Information utile :
Notre Chaykh, que Dieu lui fasse miséricorde, a dit :
« Celui qui a senti l’odeur de la Science de la religion, il va la désirer [cette science]. Si tel est le cas pour celui qui a senti l’odeur, que dire de celui qui l’a gouté. »
Notre Chaykh, que Dieu lui fasse miséricorde, a dit :
« Celui qui veut être victorieux dans l’au-delà, celui qui veut gagner l’au-delà, c’est-à-dire celui qui veut être au Paradis dans les hauts degrés, alors il est indispensable qu’il se comporte, qu’il agisse contrairement aux penchants de son âme, il doit contredire ses passions. »
Notre Chaykh, que Dieu lui fasse miséricorde, a dit :
« Celui qui oriente son coeur vers une chose, alors, il l’a maîtrisera. »
Cette parole s’applique à beaucoup de cas, beaucoup de gens, comme celui qui veut par exemple maîtriser la langue arabe, ou maîtriser par exemple, la science de la religion; si tu orientes ton coeur, si tu es sincère, et que tu mets ta volonté et que tu te donnes les moyens, tu gagneras.
110– السادس عشر : عن أبي مسعود عقبة بن عمرو الأنصاري البدري رضي الله عنه ، قَالَ : لَمَّا نَزَلَتْ آيةُ الصَّدَقَةِ كُنَّا نُحَامِلُ عَلَى ظُهُورِنَا ، فَجَاءَ رَجُلٌ فَتَصَدَّقَ بِشَيءٍ كَثيرٍ ، فقالوا : مُراءٍ ، وَجَاءَ رَجُلٌ آخَرُ فَتَصَدَّقَ بِصَاعٍ ، فقالُوا : إنَّ اللهَ لَغَنيٌّ عَنْ صَاعِ هَذَا ! فَنَزَلَتْ : ﴿ الَّذِينَ يَلْمِزُونَ الْمُطَّوِّعِينَ مِنَ الْمُؤْمِنِينَ فِي الصَّدَقَاتِ وَالَّذِينَ لا يَجِدُونَ إِلاَّ جُهْدَهُمْ ﴾ [ التوبة ] . مُتَّفَقٌ عَلَيهِ، هذا لفظ البخاري.
وَ(( نُحَامِلُ )) بضم النون وبالحاء المهملة : أي يحمل أحدنا عَلَى ظهره بالأجرة ويتصدق بِهَا .
Dans le hadith 110, An-Nawawiyy dit le seizième dans ce chapitre, d’après Abou Mas^oud ^Ouqbah fils ^Amr Al ansariyy, Al Badriyy, que Dieu l’agrée, il a dit: « Lorsque le verset incitant à l’aumône a été révélé, nous proposions notre service en transportant sur notre dos les biens des gens », [c’est-à-dire en travaillant comme porteur] et ce à que nous gagnions, nous le donnions en aumône [parce qu’ils ont compri l’incitation à l’aumône donc il faisait cela]. C’est alors qu’un homme est venu et il a donné en aumône une grande quantité. Certains se sont dit : « Ah c’est quelqu’un qui est insincère. » Puis, un autre homme est venu et lui, il n’a donné en aumône juste qu’un sa^, ils ont dit : « Allah ta^ala n’a pas besoin du sa^ de cet homme. » Ils ont trouvé que c’est peu ce qu’il a fait. C’est alors que le verset 79 de sourat At Tawbah a été révélé:
﴿ الَّذِينَ يَلْمِزُونَ الْمُطَّوِّعِينَ مِنَ الْمُؤْمِنِينَ فِي الصَّدَقَاتِ وَالَّذِينَ لاَ يَجِدُونَ إِلاَّ جُهْدَهُمْ ﴾
(‘Aladhina yalmizouna al-Muttawwi ^ina mina al-mou’ouminina fi as–sadaqati wa l-Ladhina la yajidouna ‘illa jouhdahoum )
[9/79] ce qui signifie: « Ceux qui parlent en mal des croyants qui donnent des aumônes et ceux qui ne trouvent pas autres qu’une faible quantité. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]
Ça veut dire que dans tous les cas, c’est bien d’œuvrer en bien même si ce n’est pas une grande quantité.
111– السابع عشر : عن سعيد بن عبد العزيز ، عن ربيعة بن يزيد ، عن أَبي إدريس الخولاني ، عن أبي ذر جندب بن جُنادة رضي الله عنه ، عن النَّبيّ ﷺ فيما يروي ، عن اللهِ تَبَاركَ وتعالى ، أنَّهُ قَالَ : (( يَا عِبَادي ، إنِّي حَرَّمْتُ الظُلْمَ عَلَى نَفْسي وَجَعَلْتُهُ بيْنَكم مُحَرَّماً فَلا تَظَالَمُوا . يَا عِبَادي ، كُلُّكُمْ ضَالّ إلاَّ مَنْ هَدَيْتُهُ فَاستَهدُوني أهْدِكُمْ . يَا عِبَادي ، كُلُّكُمْ جَائِعٌ إلاَّ مَنْ أطْعَمْتُهُ فَاستَطعِمُوني أُطْعِمْكُمْ . يَا عِبَادي ، كُلُّكُمْ عَارٍ إلاَّ مَنْ كَسَوْتُهُ فاسْتَكْسُونِي أكْسُكُمْ . يَا عِبَادي ، إنَّكُمْ تُخْطِئُونَ باللَّيلِ وَالنَّهارِ وَأَنَا أغْفِرُ الذُّنُوبَ جَمِيعاً فَاسْتَغْفِرُوني أغْفِرْ لَكُمْ . يَا عِبَادي، إنَّكُمْ لَنْ تَبْلُغوا ضُرِّي فَتَضُرُّوني ، وَلَنْ تَبْلُغُوا نَفعِي فَتَنْفَعُوني . يَا عِبَادي ، لَوْ أنَّ أوَّلَكُمْ وَآخِرَكُمْ وَإِنْسَكُمْ وَجنَّكُمْ كَانُوا عَلَى أتْقَى قَلْبِ رَجُلٍ وَاحِدٍ مِنْكُمْ مَا زَادَ ذلِكَ في مُلكي شيئاً . يَا عِبَادي ، لَوْ أنَّ أوَّلَكُمْ وَآخِرَكُمْ وَإِنْسَكُمْ وَجنَّكُمْ كَانُوا عَلَى أفْجَرِ قَلْبِ رَجُلٍ وَاحِدٍ مِنْكُمْ مَا نَقَصَ ذلِكَ من مُلكي شيئاً. يَا عِبَادي، لَوْ أنَّ أوَّلَكُمْ وَآخِرَكُمْ وَإِنْسَكُمْ وَجنَّكُمْ قَامُوا في صَعِيدٍ وَاحِدٍ فَسَألُوني فَأعْطَيتُ كُلَّ إنْسَانٍ مَسْألَتَهُ مَا نَقَصَ ذلِكَ مِمَّا عِنْدِي إلاَّ كما يَنْقصُ المِخْيَطُ إِذَا أُدْخِلَ البَحْرَ . يَا عِبَادي ، إِنَّمَا هِيَ أعْمَالُكُمْ أُحْصِيهَا لَكُمْ ثُمَّ أوَفِّيكُمْ إِيَّاهَا ، فَمَنْ وَجَدَ خَيراً فَلْيَحْمَدِ الله وَمَنْ وَجَدَ غَيْرَ ذلِكَ فَلا يَلُومَنَّ إلاَّ نَفْسَهُ )) .
قَالَ سعيد : كَانَ أَبُو إدريس إِذَا حَدَّثَ بهذا الحديث جَثا عَلَى رُكبتيه . رواه مسلم .
وروينا عن الإمام أحمد بن حنبل رحمه الله ، قَالَ : لَيْسَ لأهل الشام حديث أشرف من هَذَا الحديث
Le hadith 111, le dix-septième de ce chapitre, d’après Sa^id fils de ^Abdoul ^Aziz , d’après Rabigha fils de Yazid, d’après Abou Idriss Khaoulani, d’après Abou Dharr Jounadah fils de Jounoudah, que Dieu l’agrée, il rapporte du Prophète ﷺ, d’après ce que le Prophète rapporte de Dieu (c’est à dire que c’est un hadith qoudsiyy), il a dit ce qui signifie : « Allah tabaraka wa ta^ala dit : « Ô vous mes esclaves, l’injustice est impossible à mon sujet et j’ai rendu l’injustice interdite entre vous alors ne soyez pas injuste les uns envers les autres. »
Et il a dit ce qui signifie : « Ô mes esclaves, vous seriez tous égarés sauf ceux que je guide alors demandez moi à ce que je vous guide et je vous guiderai. »
Il a dit ce qui signifie : « Ô mes esclaves, vous serez tous affamés hormis ceux à qui je donne à manger alors demandez moi à ce que je vous donne à manger et je vous l’accorderai.»
Il a dit : ce qui signifie : « Ô mes esclaves, vous seriez tous nu hormis ceux à qui je donne de quoi se vêtir alors demandez moi de vous vêtir et je vous vêtirai.»
Et il a dit ce qui signifie : « « Ô mes esclaves, vous commettez des erreurs de nuit tout comme de jours et je pardonne tous les péchés, alors demandez mon pardon, je vous pardonnerai. »
Et il a dit ce qui signifie : « Ô mes esclaves, vous ne pourriez pas me nuire et vous ne me nuirez pas et vous ne pouvez pas me profiter et vous ne me profiterez pas. »
Et il a dit ce qui signifie : « Ô mes esclaves, si du premier au dernier d’entre vous, les humains et les djinn d’entre vous, avez le cœur du plus pieux d’entre vous cela n’augmentera rien dans ma souveraineté. »
Et il a dit ce qui signifie: « Ô mes esclaves, si du premier au dernier d’entre vous, les humains et les djinns d’entre vous étiez ou aviez le cœur du plus pervers d’entre vous cela ne diminuerait rien de ma souveraineté. »
Et il a dit ce qui signifie : « Ô mes esclaves, si du premier au dernier d’entre vous, les humains et les djinns d’entre vous, se mettiez d’un côté et que vous me demandez, j’accorderai à chacun d’entre vous ce qu’il demande. Cela ne diminuera rien de ma souveraineté comme l’aiguille , si le trou de l’aiguille est introduit dan l’eau, il ne diminue rien de l’eau de mer. »
Et il a dit ce qui signifie: « Ô mes esclaves, ce sont vos œuvres qui sont inventoriées et je vous rétribuerai pour les œuvres que vous aurez faites. Celui qui a trouvé du bien alors qu’il remercie Dieu. Et celui qui a trouvé autre que cela qu’il s’en prenne qu’à lui-même. »
Abou Sa^id a dit : « Abou Idriss quand il rapportait ce hadith il se mettait sur ses genoux.»
[Rapporté par Mouslim]
Et An-Nawawiyy dit : « Il nous a été rapporté de l’Imam Ahmad Ibnou Hanbal que Dieu l’agrée que le Messager de Dieu a dit : « Les habitants de Ach-Cham n’ont pas un hadith plus noble que celui-ci. »
١٢ – باب الحث عَلَى الازدياد من الخير في أواخر العمر
قَالَ الله تَعَالَى : ﴿ أَوَلَمْ نُعَمِّرْكُمْ مَا يَتَذَكَّرُ فِيهِ مَنْ تَذَكَّرَ وَجَاءكُمُ النَّذِيرُ ﴾ [ فاطر] قَالَ ابن عباس والمُحَقِّقُونَ : معناه أَو لَمْ نُعَمِّرْكُمْ سِتِّينَ سَنَةً ؟ وَيُؤَيِّدُهُ الحديث الَّذِي سنذْكُرُهُ إنْ شاء الله تَعَالَى ، وقيل : معناه ثماني عَشْرَة سَنَةً ، وقيل : أرْبَعينَ سَنَةً ، قاله الحسن والكلبي ومسروق ونُقِلَ عن ابن عباس أيضاً . وَنَقَلُوا أنَّ أَهْلَ المدينَةِ كانوا إِذَا بَلَغَ أَحَدُهُمْ أربْعينَ سَنَةً تَفَرَّغَ للعِبادَةِ ، وقيل : هُوَ البُلُوغُ . وقوله تَعَالَى : ﴿ وجَاءكُمُ النَّذِيرُ ﴾ قَالَ ابن عباس والجمهور : هُوَ النَّبيّ ﷺ ، وقيل : الشَّيبُ ، قاله عِكْرِمَةُ وابن عُيَيْنَة وغيرهما . والله أعلم .
Chapitre 12: Incitation à chercher à augmenter en bien à la fin de la vie
Allah ta^ala dit, dans sourat Fatir verset 37:
﴿ أَوَلَمْ نُعَمِّرْكُم مَّا يَتَذَكَّرُ فِيهِ مَن تَذَكَّرَ وَجَاءكُمُ النَّذِيرُ ٣٧ ﴾
(‘awalam nou^ammirkoum ma yatadhakkarou fihi man tadhakkara wa ja‘akoumou n-nadhir)
[35/37] ce qui signifie : « N’est-ce pas que nous vous avons permis de vivre celui qui est exhorté est exhorté et l’avertisseur vous est parvenu?»
Ibnou ^Abbas et les authentificateurs ont dit ça veut dire : « N’est-ce pas que nous vous avons permis de vivre soixante ans. » Ce qui renforce cette explication, c’est le hadith que nous allons mentionner si Dieu le veut. »
Il a été dit que: « N’est-ce pas que nous vous avons fait vivre dix huit ans. Et d’autres ont dit quarante ans. C’est ce qu’a dit Al Hasan, Al Kalbiyy et Masrouq.
Ces deux avis ont également été rapportés par Ibnou ^Abbas. Ils ont rapporté également que les habitants de Médine, lorsque l’un d’entre eux vivait jusqu’à quarante ans, ils se déchargeaient de toute autre occupation, ils se consacraient exclusivement à l’adoration de Dieu. Il a été dit que l’âge dont il est question dans ce verset, c’est la puberté. Et dans la suite du verset 37: « Et l’avertisseur nous est parvenu. » Ibnou ^Abbas et la majorité des savants ont dit qu’il s’agit du Prophète ﷺ. Et il a été dit que ce sont les cheveux qui indiquent la vieillesse. C’est l’avis de Ghikrimah , de Ibnou ^Ouyaynah et d’autres. Et Dieu sait plus que tout autre.
112– وأما الأحاديث فالأول : عن أبي هريرةَ رضي الله عنه ، عن النَّبيّ ﷺ ، قَالَ : (( أعْذَرَ الله إِلَى امْرِئٍ أَخَّرَ أجَلَهُ حَتَّى بَلَغَ سِتِّينَ سَنَةً )) رواه البخاري .
قَالَ العلماء : معناه لَمْ يَتْرُكْ لَهُ عُذراً إِذْ أمْهَلَهُ هذِهِ المُدَّةَ . يقال : أعْذَرَ الرجُلُ إِذَا بَلَغَ الغايَةَ في العُذْرِ .
Dans le hadith 112, An-Nawawiyy dit le premier de ce chapitre, d’après Abou Hourayra que Dieu l’agrée, le Prophète ﷺ a dit ce qui signifie: « Allah a enlevé toutes excuses à quelqu’un à qui il a retardé l’échéance, le terme au point qu’il a vécu soixante ans. »
[Rapporté par Al Boukhariyy]
C’est-à-dire que les savants ont expliqué, ils ont dit: « Celui à qui Allah donne du répit, de sorte qu’il vive toute cette période là, il n’a plus d’excuse s’il n’a pas fait le repentir etc. »
113– الثاني : عن ابن عباس رضي الله عنهما ، قَالَ : كَانَ عمر رضي الله عنه يُدْخِلُنِي مَعَ أشْيَاخِ بَدرٍ فكأنَّ بَعْضَهُمْ وَجَدَ في نفسِهِ ، فَقَالَ : لِمَ يَدْخُلُ هَذَا معنا ولَنَا أبْنَاءٌ مِثلُهُ ؟! فَقَالَ عُمَرُ : إنَّهُ منْ حَيثُ عَلِمْتُمْ ! فَدعانِي ذاتَ يَومٍ فَأدْخَلَنِي مَعَهُمْ فما رَأيتُ أَنَّهُ دعاني يَومَئذٍ إلاَّ لِيُرِيَهُمْ ، قَالَ : مَا تقُولُون في قولِ الله : ﴿ إِذَا جَاءَ نَصْرُ اللهِ وَالْفَتْحُ ﴾ ؟ [ الفتح ] فَقَالَ بعضهم : أُمِرْنَا نَحْمَدُ اللهَ وَنَسْتَغْفِرُهُ إِذَا نَصَرنَا وَفَتحَ عَلَيْنَا ، وَسَكتَ بَعْضُهُمْ فَلَمْ يَقُلْ شَيئاً . فَقَالَ لي : أَكَذلِكَ تقُول يَا ابنَ عباسٍ ؟ فقلت : لا. قَالَ : فما تقول ؟ قُلْتُ : هُوَ أجَلُ رَسُول الله ﷺ أعلَمَهُ لَهُ، قَالَ : ﴿ إِذَا جَاءَ نَصْرُ اللهِ وَالْفَتْحُ ﴾ وذلك علامةُ أجَلِكَ ﴿ فَسَبِّحْ بِحَمْدِ رَبِّكَ وَاسْتَغْفِرْهُ إِنَّهُ كَانَ تَوَّاباً ﴾ فَقَالَ عمر رضي الله عنه : مَا أعلم مِنْهَا إلاَّ مَا تقول . رواه البخاري .
Dans le hadith 113, qui est le deuxième de ce chapitre, d’après Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée lui et son père, il a dit : « ^Oumar que Dieu l’agrée m’a invité dans les assemblées dans lequel se trouvait les grands compagnons de Badr, c’est à dire les compagnons qui ont assisté à la bataille de Badr qui sont parmi les meilleurs des compagnons. Donc, ^Oumar invitait Ibnou ^Abbas avec eux dans les assemblées de consultation et dans les sujets importants. Et le fait qu’il invite Ibnou ^Abbas, malgré le grand âge de ces compagnons et Ibnou ^Abbas était jeûne, c’était en raison de son haut degré. Et comment avait-il eu ce haut degré ? C’est par les connaissances et les sciences acquises. Ibnou ^Abbas poursuit : « C’est alors que certains d’entre eux de ces compagnons n’étaient pas contents.» Donc il a dit à ^Oumar : “ Pourquoi est-ce que tu ramènes celui-ci, en parlant de Ibnou ^Abbas alors qu’il est de l’âge de nos enfants? ” ^Oumar lui a dit: “ C’est parce qu’il est issu de là où vous savez. ” C’est-à-dire que son père c’est ^Abbas et son cousin c’est le Prophète et il a grandi chez le Prophète. Ibnou ^Abbas a dit : “ Un jour ^Oumar m’a invité et il m’a fait introduire dans leur assemblée. Et j’ai compris que ce jour-là, il ne m’a invité que pour leur prouver que j’avais ma place. ” ^Oumar leur a posé la question à ces grands compagnons. Il leur a dit: “ Que dites vous, quand il dit que dites vous ça veut dire comment vous expliquer la parole de Allah : « ‘Idha ja‘a nasrou l-Lahi wa l-fath » dans sourat An Nasr? ” Certains ont répondu : “ Ben ça veut dire que Dieu nous ordonne de le louer, de demander Son pardon lorsqu’Il nous aura accordé la victoire et qu’Il nous aura permis de conquérir, de faire des conquêtes. ” Ibnou ^Abbas qui rapporte a dit : “ D’autres se sont tu et ils n’ont pas répondu à la question de ^Oumar. ” Oumar s’est tourné vers moi, il m’a dit: “ Est-ce la aussi ton avis Ibnou ^Abbas? ” Alors Ibnou ^Abbas a dit: “ J’ai répondu non. ” ^Oumar m’a dit: “ Comment tu expliques alors cette sourat ? ” Ibnou ^Abbas a dit: “ J’ai répondu cette sourat est l’annonce de l’éminence du décès du Messager de Allah ﷺ et Dieu le lui a appris. ” Il a expliqué, il a dit : “ Lorsque la victoire accordée par Dieu et la conquête vous sont accordées et c’est là le signe de l’éminence de ton terme, alors glorifie Dieu en remerciant ton Seigneur et en lui demandant le pardon. Certes Il est Celui qui accepte le repentir. ” Alors ^Oumar pour confirmer les dires de Ibnou ^Abbas a dit: “ Je ne connais pas une autre explication que celle qui vient de donner. ”»
[Rapporté par Al Boukhariyy]
114– الثالث : عن عائشة رضي الله عنها ، قَالَتْ : مَا صلّى رَسُول الله ﷺ صلاةً بَعْدَ أنْ نَزَلتْ عَلَيهِ : ﴿ إِذَا جَاءَ نَصْرُ اللهِ وَالْفَتْحُ ﴾ إلاَّ يقول فِيهَا : (( سُبحَانَكَ رَبَّنَا وَبِحَمْدِكَ ، اللَّهُمَّ اغْفِرْ لي )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
وفي رواية في الصحيحين عنها : كَانَ رَسُول الله ﷺ يُكْثِرُ أنْ يقُولَ في ركُوعِه وسُجُودهِ : (( سُبْحَانَكَ اللَّهُمَّ رَبَّنَا وَبِحَمدِكَ ، اللَّهُمَّ اغْفِرْ لِي )) ، يَتَأوَّلُ القُرآنَ . معنى : (( يَتَأَوَّلُ القُرآنَ )) أي يعمل مَا أُمِرَ بِهِ في القرآن في قوله تَعَالَى : ﴿ فَسَبِّحْ بِحَمْدِ رَبِّكَ وَاسْتَغْفِرْهُ ﴾ .
وفي رواية لمسلم : كَانَ رَسُول الله ﷺ يُكثِرُ أنْ يَقُولَ قَبلَ أنْ يَمُوتَ :
(( سُبحَانَكَ اللَّهُمَّ وَبِحَمدِكَ أسْتَغْفِرُكَ وَأتُوبُ إلَيْكَ )) . قَالَتْ عائشة : قُلْتُ : يَا رَسُول الله ، مَا هذِهِ الكَلِماتُ الَّتي أرَاكَ أحْدَثْتَها تَقُولُهَا ؟ قَالَ : (( جُعِلَتْ لي عَلامَةٌ في أُمَّتِي إِذَا رَأيْتُها قُلتُها ﴿ إِذَا جَاءَ نَصْرُ اللهِ وَالْفَتْحُ ﴾ … إِلَى آخِرِ السورة )) .
وفي رواية لَهُ : كَانَ رسولُ الله ﷺ يُكثِرُ مِنْ قَولِ : (( سبْحَانَ اللهِ وَبِحَمدِهِ أسْتَغفِرُ اللهَ وأتُوبُ إِلَيْهِ )) . قَالَتْ : قُلْتُ : يَا رسولَ اللهِ ، أَراكَ تُكثِرُ مِنْ قَولِ سُبحَانَ اللهِ وَبِحَمدهِ أسْتَغْفِرُ اللهَ وأتُوبُ إِلَيْه ؟ فَقَالَ : (( أخبَرَني رَبِّي أنِّي سَأرَى عَلامَةً في أُمَّتي فإذا رَأيْتُها أكْثَرْتُ مِنْ قَولِ : سُبْحَانَ اللهِ وبِحَمدهِ أسْتَغْفرُ اللهَ وَأَتُوبُ إِلَيْه فَقَدْ رَأَيْتُهَا: ﴿ إِذَا جَاءَ نَصْرُ اللهِ وَالْفَتْحُ ﴾ فتح مكّة ، ﴿ وَرَأَيْتَ النَّاسَ يَدْخُلُونَ فِي دِينِ اللهِ أَفْوَاجاً ، فَسَبِّحْ بِحَمْدِ رَبِّكَ وَاسْتَغْفِرْهُ إِنَّهُ كَانَ تَوَّاباً ﴾)) .
Dans le hadith 114, d’après ^A’ichah, que Dieu l’agrée, elle a dit : « Après que cette sourat ‘Idha ja‘a nasrou l-Lahi wa l-fath lui a été descendue, chaque prière que le Messager de Allah ﷺ avait fait, après chaque prière, il disait:
سُبْـحانَكَ اللّهُـمَّ رَبَّـنا وَبِحَـمْدِكَ ، اللّهُـمَّ اغْفِرْ لي
(Soubhanaka l-lahoumma rabbana wa bi-hamdika. Allahoumma ghfir li)
qui signifie: « Tu es exempt de toutes imperfections. Ô notre Seigneur, nous te remercions. Ô Allah pardonne moi. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]
Et dans une version de Al Boukhariyy et Mouslim, toujours d’après ^A’ichah que Allah l’agrée, elle disait que le Messager de Allah ﷺ répétait souvent dans ses inclinations et ses prosternations Soubhanaka l-lahoumma rabbana wa bi-hamdika. Allahoumma ghfir li. Il avait ainsi interprété le Qour’an qui lui a été révélé, c’est-à-dire il appliquait ce qu’il avait reçu comme ordre dans le Qour’an par la parole de Dieu: « Fasabbih bihamdi rabbika wa staghfirhou ‘innahou kana tawwaba. »
Et dans une version de Mouslim, le Messager de Allah ﷺ disait beaucoup avant sa mort :
« Soubhanaka Allahoumma wa bihamdik, astaghfirouka wa‘atoubou ilayk. »
Et ^A’ichah a dit: « J’ai dit : « Ô Messager de Dieu, explique moi ces phrases que je te vois récemment dire. Il a répondu ce qui signifie : « On m’a indiqué un signe d’une chose qui arrivera à ma communauté, lorsque je le vois alors je dis ces phrases « ‘Idha ja‘a nasrou l-Lahi wa l-Fath ». C’est ça le signe. » C’est-à-dire : « Lorsque la victoire de Dieu et la conquête vous seront accordées » jusqu’à la fin de la sourat.
Et dans une version de Mouslim, également le Messager de Allah ﷺ disait beaucoup: « Soubhana l-Lahi wa bihamdihi astaghfirou l-Laha wa ‘atoubou ilayhi. » ^A’ichah que Dieu l’agrée a dit : « Ô Messager de Dieu, je constate que tu dis beaucoup : « Soubhana l-Lahi wa bihamdihi astaghfirou l-Laha wa ‘atoubou ilayhi. » Alors le Messager a répondu à ^A’ichah, il lui a dit ce qui signifie : « Soubhana l-Lahi wa bihamdihi ». Mon Seigneur m’a appris que j’allais voir un signe au sein de ma communauté. Et que si je voyais ce signe je multipliais la parole « Soubhana l-Lahi wa bihamdihi astaghfirou l-Laha wa ‘atoubou ilayhi. Et ce signe je l’ai vu : « ‘Idha ja‘a nasrou l-Lahi wa l-Fath », « Lorsque la victoire de Dieu sera accordée ainsi que la conquête (il s’agit de la conquête de la Mecque) et que tu vois les gens rentraient dans la religion agréée par Dieu en grand nombre alors glorifie ton Seigneur et remercie Le et demande lui le pardon. Certes, il est Celui qui accepte le repentir. »
115– الرابع : عن أنس رضي الله عنه ، قَالَ : إنَّ اللهَ عزوجل تَابَعَ الوَحيَ عَلَى رسولِ الله ﷺ قَبلَ وَفَاتهِ حَتَّى تُوُفِّيَ أكْثَرَ مَا كَانَ الوَحْيَ . مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
Dans le hadith 115, le quatrième, d’après Anas que Dieu l’agrée, il a dit : « Allah ^azza wa jall a révélé au Messager de Allah ﷺ avant son décès et jusqu’à son décès. »
116- الخامس : عن جابر رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رسول الله ﷺ : (( يُبْعَثُ كُلُّ عَبْدٍ عَلَى مَا مَاتَ عَلَيهِ )) رواه مسلم .
Dans le hadith 116, d’après Jabir, que Dieu l’agrée, il a dit le Messager de Allah ﷺ a dit :
(( يُبْعَثُ كلُّ عبدٍ على ما مات عليه ))
ce qui signifie : « Chaque esclave sera ressuscité au jour du jugement dans l’état dans lequel il est mort. »
[Rapporté par Mouslim]
Je vous rappelle que le chapitre c’est l’incitation à multiplier les actes d’adoration lorsque la personne est prêt de mourir. Ça veut dire que si elle meurt dans un état d’adoration, elle sera rassemblée dans cet état d’adoration, ressuscité au jour du jugement ainsi.
١٣ – باب في بيان كثرة طرق الخير
قَالَ الله تَعَالَى : ﴿ وَمَا تَفْعَلُوا مِنْ خَيْرٍ فَإِنَّ اللهَ بِهِ عَلِيمٌ ﴾ [ البقرة ]، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَمَا تَفْعَلُوا مِنْ خَيْرٍ يَعْلَمْهُ الله ﴾ [ البقرة] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ فَمَنْ يَعْمَلْ مِثْقَالَ ذَرَّةٍ خَيْراً يَرَهُ ﴾ [ الزلزلة ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ مَنْ عَمِلَ صَالِحاً فَلِنَفْسِهِ ﴾ [ الجاثـية] والآيات في الباب كثيرة .
وأما الأحاديث فكثيرة جداً وهي غيرُ منحصرةٍ فنذكُرُ طرفاً مِنْهَا :
Chapitre 13 : Indications du grand nombre de voies pour faire le bien
Dieu تعالى dit dans sourat البَقَرَة Al-Baqarah verset 215:
﴿ وَمَا تَفْعَلُواْ مِنْ خَيْرٍ فَإِنَّ اللّهَ بِهِ عَلِيمٌ ١١٣﴾
(wama taf^alou min khayrin fa’inna l-Laha kana bihi ^alima)
[2/215] ce qui signifie : « Et tout bien que vous faites Allah le sait. »
Dieu تعالى dit dans sourat البَقَرَة Al-Baqarah verset 197 :
﴿ وَمَا تَفۡعَلُواْ مِنۡ خَيۡرٖ يَعۡلَمۡهُ ٱللَّهُۗ ١٩٧﴾
(wama taf^alou min khayrin ya^lamhou l-Lahou)
[2/197] ce qui signifie : « Et tout bien que vous faites, certes Allah le sait. »
Dieu تعالى dit dans sourat الزَّلۡزَلَة Az–Zalzalah verset 7 :
﴿ فَمَن يَعۡمَلۡ مِثۡقَالَ ذَرَّةٍ خَيۡرٗا يَرَهُۥ ٧ ﴾
(faman ya^mal mithqala dharratin khayran yarah)
[99/7] ce qui signifie : « Celui qui fait le poids d’un grain de poussière de bien il en trouvera la rétribution. »
Dieu تعالى dit dans sourat الجَاثِية Al-Jathiyah verset 15 :
﴿ مَّنۡ عَمِلَ صَٰلِحٗا فَلِنَفۡسِهِۦ ١٥﴾
(man ^amila salihan falinafsihi)
[45/15] ce qui signifie : « Celui qui fait du bien, c’est pour lui-même »
Et il y a beaucoup de versets dans ce sens. Quant aux ahadith ils sont nombreux. Ils ne limitent pas à ce que nous allons évoquer juste après.
117– الأول: عن أبي ذر جُنْدبِ بنِ جُنَادَةَ ، قَالَ: قُلْتُ : يَا رسولَ الله، أيُّ الأعمالِ أفْضَلُ ؟ قَالَ : (( الإيمانُ باللهِ وَالجِهادُ في سَبيلِهِ )) . قُلْتُ : أيُّ الرِّقَابِ أفْضَلُ ؟ قَالَ : (( أنْفَسُهَا عِنْدَ أهلِهَا وَأكثَرهَا ثَمَناً )) . قُلْتُ : فإنْ لَمْ أفْعَلْ ؟ قَالَ : (( تُعِينُ صَانِعاً أَوْ تَصْنَعُ لأَخْرَقَ )) . قُلْتُ : يَا رَسُول الله ، أرأيْتَ إنْ ضَعُفْتُ عَنْ بَعْضِ العَمَلِ ؟ قَالَ : (( تَكُفُّ شَرَّكَ عَنِ النَّاسِ ؛ فإنَّهَا صَدَقَةٌ مِنْكَ عَلَى نَفْسِكَ )) مُتَّفَقٌ عليه .
(( الصَّانِعُ )) بالصاد المهملة هَذَا هُوَ المشهور ، وروي (( ضائعاً )) بالمعجمة : أي ذا ضِياع مِنْ فقرٍ أَوْ عيالٍ ونحوَ ذلِكَ ، (( وَالأَخْرَقُ )) : الَّذِي لا يُتقِنُ مَا يُحَاوِل فِعلهُ .
Hadith 117, le premier de ce chapitre, d’après Abou Dharr Joundoub fils de Jounadah, que Dieu l’agrée, a dit: “ Ô Messager de Allah quel est la meilleure des œuvres ? ” Le Prophète a dit:
((الإيمان بالله والجهاد في سبيله))
(Al-imanou bi l-Lahi wal-jihadou fi sabilih)
ce qui signifie: “ La croyance en Dieu et fournir des efforts dans la voie qu’Il agrée. ”
Je lui ai dit: “ Quels sont les meilleurs esclaves à affranchir? ”
Il a dit ce qui signifie: “ Les plus précieux chez leurs propriétaires et ceux qui ont le plus de valeur. ”
Je lui ai dit : “ Si je ne le fais pas? [C’est-à-dire je n’ai pas les moyens?] ”. Le Messager a dit ce qui signifie : « Tu aides quelqu’un qui travaille ou tu fais quelque chose pour quelqu’un qui est incapable de faire quelque chose de ses mains. »
Alors le compagnon a dit : “ Ô messager de Dieu! Et si j’étais incapable de faire certaines tâches ? ” Le Prophète ﷺ lui a répondu ce qui signifie: » Tu évites aux gens ton propre mal, cela compte pour toi comme une aumône que tu donnerais en ton nom. «
[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]
118– الثاني : عن أبي ذر أيضاً رضي الله عنه : أنَّ رسول الله ﷺ قَالَ : (( يُصْبحُ عَلَى كُلِّ سُلامَى منْ أَحَدِكُمْ صَدَقةٌ : فَكُلُّ تَسبيحَةٍ صَدَقَةٌ وَكُلُّ تَحمِيدةٍ صَدَقَة وَكُلُّ تَهْلِيلَةٍ صَدَقَةٌ وَكُلُّ تَكبيرَةٍ صَدَقَةٌ وَأمْرٌ بِالمعرُوفِ صَدَقةٌ ونَهيٌ عَنِ المُنْكَرِ صَدَقةٌ وَيُجزِىءُ مِنْ ذلِكَ رَكْعَتَانِ يَركَعُهُما مِنَ الضُّحَى )) رواه مسلم .
Le hadith 118, le deuxième de ce chapitre, d’après Abou Dharr également, le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit ce qui signifie : « Il convient que chacun d’entre vous, chaque jour donne une aumône pour chaque os et articulation de son corps. Toute parole soubhana l-Lah compte comme une aumône. Toute parole al-hamdou li l-Lah compte comme une aumône. Toute parole la ilaha illa l-Lah compte comme une aumône,. Toute parole Allahou ‘akbar compt comme une aumône. Ordonner le bien compte comme une aumône, interdire le mal compte comme une aumône. Quant à ce qui tient lieu de tout cela, ce sont deux rak^ah qu’une personne fait au temps de Ad-Douha. »
119– الثالث : عَنْهُ ، قَالَ : قَالَ النَّبيُّ ﷺ : (( عُرِضَتْ عَلَيَّ أعْمَالُ أُمَّتِي حَسَنُهَا وَسَيِّئُهَا فَوَجَدْتُ في مَحَاسِنِ أعْمَالِهَا الأذَى يُمَاطُ عَنِ الطَّريقِ ، وَوَجَدْتُ في مَسَاوِىءِ أعمَالِهَا النُّخَاعَةُ تَكُونُ في المَسْجِدِ لا تُدْفَنُ )) رواه مسلم .
Le hadith 119, le troisième de ce chapitre, An-Nawawiyy a rapporté du Prophète ﷺ d’après le compagnon qui rapporte du Prophète ﷺ qui a dit: « J’ai vu les œuvres de ma communauté , les bonnes et les mauvaises . J’ai trouvé parmi les bonnes œuvres, il y a le fait d’enlever l’obstacle qui est sur le chemin, par exemple une pierre ou des épines. Et parmi les mauvaises œuvres, j’ai vu le crachat dans la mosquée qui n’est pas enterré, [ça veut dire ce qui est expectoré de l’intérieur de la bouche parce que les mosquées avant c’était de la terre ce n’était pas des tapis comme de nos jours]. »
[Rapporté par Mouslim]
120– الرابع : عَنْهُ : أنَّ ناساً قالوا : يَا رَسُولَ الله ، ذَهَبَ أهلُ الدُّثُور بالأُجُورِ ، يُصَلُّونَ كَمَا نُصَلِّي ، وَيَصُومُونَ كَمَا نَصُومُ ، وَيَتَصَدَّقُونَ بِفُضُولِ أمْوَالِهِمْ ، قَالَ : (( أَوَلَيسَ قَدْ جَعَلَ اللهُ لَكُمْ مَا تَصَدَّقُونَ بِهِ : إنَّ بِكُلِّ تَسْبِيحَةٍ صَدَقةً ، وَكُلِّ تَكبيرَةٍ صَدَقَةً ، وَكُلِّ تَحمِيدَةٍ صَدَقَةً ، وَكُلِّ تَهْلِيلَةٍ صَدَقَةً ، وَأمْرٌ بالمَعْرُوفِ صَدَقَةٌ ، وَنَهيٌ عَنِ المُنْكَرِ صَدَقَةٌ ، وفي بُضْعِ أَحَدِكُمْ صَدَقَةٌ )) قالوا : يَا رسولَ اللهِ ، أيَأتِي أَحَدُنَا شَهْوَتَهُ وَيَكُونُ لَهُ فِيهَا أجْرٌ ؟ قَالَ : (( أرَأيتُمْ لَوْ وَضَعَهَا في حَرامٍ أَكَانَ عَلَيهِ وِزرٌ ؟ فكذَلِكَ إِذَا وَضَعَهَا في الحَلالِ كَانَ لَهُ أَجْرٌ )) رواه مسلم .
(( الدُّثُورُ )) بالثاء المثلثة : الأموال وَاحِدُهَا : دثْر .
Le hadith 120, le quatrième de ce chapitre, certains compagnons ont dit: “ Ô messager de Dieu, les gens qui sont riches vont prendre toutes les récompenses. Ils font la prière tout comme nous faisons la prière, ils font le jeûne tout comme nous faisons le jeune, mais ils ont de l’argent donc ils donnent des aumônes.” Alors le Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam a dit ce qui signifie : “ N’est ce pas que Dieu vous a accordé l’équivalent de ce qui vous permet de donner des aumônes, pour chaque parole soubhana l-Lah c’est comptée comme une aumône, pour Toute parole Allahou ‘akbar c’est comptée comme une aumône, pour chaque Toute parole al-hamdou li l-Lah c’est comptée comme une aumône, pour chaque Toute parole la ilaha illa l-Lah cest comptée comme une aumône, ordonner le bien compte comme une aumône, interdire le mal est comptée comme une aumône ; et même le rapport de l’un d’entre vous est comptée une aumône. ”
Alors les compagnons étaient étonnés, ils ont dit : “ Ô Messager de Allah, est ce que l’un d’entre nous assouvit son désir et il aura en cela une récompense ? Le Prophète leur a dit ce qui signifie “ Voyez-vous s’il avait cela dans l’interdit , n’est-ce pas qu’il se serait chargé d’un pêché de même s’il le fait dans le halal il a des récompenses. ”
121– الخامس : عَنْهُ ، قَالَ : قَالَ لي النَّبيّ ﷺ : (( لا تَحْقِرنَّ مِنَ المَعرُوفِ شَيئاً وَلَوْ أنْ تَلقَى أخَاكَ بِوَجْهٍ طَليقٍ )) رواه مسلم .
Le hadith 121, le cinquième de ce chapitre, toujours du même compagnon Abou Dharr a dit : « Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : “ Ne néglige aucune bonne chose que tu fais, ne fut ce que de venir à la rencontre de ton frère avec un visage souriant. ”
[Rapporté par Al-Boukhariyy]
Pourquoi ? Parce qu’en étant souriant avec son frère, cela le réconforte, cela repousse de lui le sentiment de la solitude, cela va lui apaiser le cœur, ainsi il y aura la symbiose et l’amour requis entre les croyants.
122– السادس : عن أبي هريرةَ رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( كُلُّ سُلامَى مِنَ النَّاسِ عَلَيهِ صَدَقَةٌ ، كُلَّ يَومٍ تَطلُعُ فِيهِ الشَّمْسُ : تَعْدِلُ بَينَ الاثْنَينِ صَدَقةٌ ، وتُعِينُ الرَّجُلَ في دَابَّتِهِ ، فَتَحْمِلُهُ عَلَيْهَا أَوْ تَرفَعُ لَهُ عَلَيْهَا مَتَاعَهُ صَدَقَةٌ ، وَالكَلِمَةُ الطَيِّبَةُ صَدَقَةٌ ، وبكلِّ خَطْوَةٍ تَمشيهَا إِلَى الصَّلاةِ صَدَقَةٌ ، وتُميطُ الأذَى عَنِ الطَّريقِ صَدَقَةٌ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
ورواه مسلم أيضاً من رواية عائشة رَضي الله عنها ، قَالَتْ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( إنَّهُ خُلِقَ كُلُّ إنْسان مِنْ بَنِي آدَمَ عَلَى سِتِّينَ وثلاثمئة مفْصَل ، فَمَنْ كَبَّرَ اللهَ ، وحَمِدَ الله ، وَهَلَّلَ اللهَ ، وَسَبَّحَ الله ، وَاسْتَغْفَرَ الله ، وَعَزَلَ حَجَراً عَنْ طَريقِ النَّاسِ ، أَوْ شَوْكَةً ، أَوْ عَظماً عَن طَريقِ النَّاسِ ، أَوْ أمَرَ بمَعْرُوف ، أَوْ نَهَى عَنْ منكَر ، عَدَدَ السِّتِّينَ والثَّلاثِمئَة فَإنَّهُ يُمْسِي يَومَئِذٍ وقَدْ زَحْزَحَ نَفسَهُ عَنِ النَّارِ )) .
Le hadith 122 qui le sixième dans ce chapitre, d’après Abou Hourayrah, il a dit : « Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Les gens peuvent faire des aumônes sur chaque phalange chaque jour où se lève le soleil, en étant équitable entre deux personnes, cela est compté comme une aumône, en aidant quelqu’un pour monter sur sa monture ou en lui installant ses bagages dessus, ceci est compté comme une aumône. La belle parole est comptée comme une aumône chaque pas que tu fais pour te rendre à la prière est une aumône. Lorsque tu enlèves les embûches du chemin, ceci est compté comme une aumône. »
[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]
Mouslim a rapporté la version de ^A’ichah que le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Chaque homme des fils de ‘Adam a été créé avec trois cent soixante articulations. Celui qui dit Soubhana l-Lah, celui qui dit al-hamdou li l-Lah celui qui dit Allahou ‘akbar qui dit la ilaha illa l-Lah qui glorifie Allah en disant soubhana l-Lah, qui demande le pardon en disant la parole astaghfirou l-Lah, qui écarte une pierre des gens ou des épines ou des os pour ne pas que les gens trébuchent dessus , ou qui ordonne le bien ou interdit le mal , autant que ces trois cent soixante alors il arrivera au soir en s’étant écarté du feu de l’enfer. »
123– السابع : عَنْهُ ، عن النَّبيّ ﷺ ، قَالَ : (( مَنْ غَدَا إِلَى المَسْجِد أَوْ رَاحَ ، أَعَدَّ اللهُ لَهُ في الجَنَّةِ نُزُلاً كُلَّمَا غَدَا أَوْ رَاحَ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
(( النُّزُلُ )) : القوت والرزق وما يُهيأُ للضيف .
Dans le hadith 123, le septième de ce chapitre, d’après Abou Hourayrah, d’après le Prophète, il a dit ce qui signifie: « Celui qui va à la mosquée le matin ou le soir, Allah lui préparera une place au paradis chaque fois qu’il s’y rend ou qu’il y revient. »
124– الثامن : عَنْهُ ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( يَا نِسَاءَ المُسْلِمَاتِ ، لاَ تَحْقِرنَّ جَارَةٌ لِجَارَتِهَا وَلَوْ فِرْسِنَ شاةٍ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
قَالَ الجوهري : الفرسِن منَ البَعيرِ كالحَافِرِ مِنَ الدَّابَةِ قَالَ : وَرُبَّمَا اسْتُعِيرَ في الشَّاةِ .
Dans le hadith 124, qui est le huitième de ce chapitre, d’après Abou Hourayrah le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Ô vous femmes musulmanes, qu’aucune d’entre vous ne néglige un bien qu’elle peut faire à sa voisine même si c’est en lui offrant la patte d’une brebis. » C’est à dire que c’est pour la cuisiner, c’est pour la manger.Même si c’est quelque chose qui semble être de faible valeur, même s’il n’y a pas de chair dessus, c’est pour inciter à faire le bien.
125– التاسع : عَنْهُ ، عن النَّبيّ ﷺ ، قَالَ : (( الإيمانُ بِضْعٌ وَسَبعُونَ أَوْ بِضعٌ وسِتُونَ شُعْبَةً : فَأفْضَلُهَا قَولُ : لا إلهَ إلاَّ اللهُ ، وَأَدْنَاهَا إمَاطَةُ الأذَى عَنِ الطَّريقِ ، والحياءُ شُعبَةٌ مِنَ الإيمان )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
(( البِضْعُ )) من ثلاثة إِلَى تسعة بكسر الباء وقد تفتح. وَ(( الشُّعْبَةُ )) : القطعة.
Hadith 125, le neuvième de ce chapitre d’après Abou Hourayrah a dit que le Prophète ﷺ a dit ce qui signifie : « La foi est composée de soixante-dix et quelques piliers [c’est à dire une partie] ou soixante et quelques piliers. Le meilleur est de dire la ilaha illa l-Lah. Le plus bas est d’écarter les embûches du chemin comme une épine ou une pierre. Et la pudeur est un des piliers de la foi [un pilier c’est-à-dire une partie]. »
Quand il a dit bid^oun, et quelques, c’est-à-dire entre trois et neuf. Quand il dit soixante-dix et quelques, c’est-à-dire entre soixante-treize et soixante-dix neuf. Quand il dit soixante et quelques, c’est-à-dire entre soixante trois et soixante neuf. Il a comparé à des morceaux d’épars.
126– العاشر : عَنْهُ : أنَّ رَسُول الله ﷺ ، قَالَ : (( بَينَما رَجُلٌ يَمشي بِطَريقٍ اشْتَدَّ عَلَيهِ العَطَشُ ، فَوَجَدَ بِئراً فَنَزَلَ فِيهَا فَشربَ ، ثُمَّ خَرَجَ فإذَا كَلْبٌ يَلْهَثُ يأكُلُ الثَّرَى مِنَ العَطَشِ ، فَقَالَ الرَّجُلُ : لَقَدْ بَلَغَ هَذَا الكَلْبُ مِنَ العَطَشِ مِثلُ الَّذِي كَانَ قَدْ بَلَغَ مِنِّي فَنَزَلَ البِئْرَ فَمَلأَ خُفَّهُ مَاءً ثُمَّ أمْسَكَهُ بفيهِ حَتَّى رَقِيَ ، فَسَقَى الكَلْبَ ، فَشَكَرَ الله لَهُ ، فَغَفَرَ لَهُ )) قالوا : يَا رَسُول اللهِ ، إنَّ لَنَا في البَهَائِمِ أَجْراً ؟ فقَالَ : (( في كُلِّ كَبِدٍ رَطْبَةٍ أجْرٌ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
وفي رواية للبخاري : (( فَشَكَرَ اللهُ لَهُ ، فَغَفَرَ لَهُ ، فأدْخَلَهُ الجَنَّةَ )) وفي رواية لهما : (( بَيْنَما كَلْبٌ يُطِيفُ بِرَكِيَّةٍ قَدْ كَادَ يقتلُهُ العَطَشُ إِذْ رَأَتْهُ بَغِيٌّ مِنْ بَغَايَا
بَنِي إسْرَائِيل ، فَنَزَعَتْ مُوقَها فَاسْتَقَتْ لَهُ بِهِ فَسَقَتْهُ فَغُفِرَ لَهَا بِهِ )) .
(( المُوقُ )) : الخف . وَ(( يُطِيفُ )) : يدور حول (( رَكِيَّةٍ )) : وَهِي البئر .
Hadith 126, le dixième de ce chapitre d’après Abou Hourayrah a dit que le Prophète ﷺ a dit ce qui signifie : « Alors qu’un homme était sur son chemin il eut extrêmement soif, il trouva un puits, il est descendu dedans et il en but puis il en sortit. C’est alors qu’il vit un chien avec une langue pendante qui cherchait l’humidité dans la terre et dans les pierres tellement il avait soif. L’homme s’est dit que ce chien avait une soif semblable à celle que j’avais. Il est redescendu dans le puit, il a rempli sa chaussure d’eau, il l’a attrapé avec sa bouche pour monter avec ses mains et quand il est arrivé en haut, il a donné à boire au chien. Allah a agréé son acte. Allah l’a rétribué par le paradis, Il lui a pardonné ses péchés. Les compagnons ont dit : “ Ô messager de Allah est ce que nous avons des récompenses en donnant à manger et à boire aux animaux? ” C’est alors que le Messager leur a répondu ce qui signifie : “ La bienfaisance envers un animal vivant et respectable [c’est à dire pour lequel on n’a pas l’ordre de le tuer]. Cette bienfaisance en lui donnant à boire ou ce qui est de cet ordre procure une récompense. Mais lorsque c’est un animal pour lequel on a l’ordre de le tuer, on obéit à la loi pour le tuer. ”
Dans la version de Al-Boukhariyy. ce qui signifie : « Allah a agréé son acte, Il lui a pardonné, Il l’a fait entrer au paradis. »
Et dans une autre version rapportée par Al-Boukhariyy et Mouslim, le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie: « Tandis qu’un chien tournait autour d’un puit, il avait failli mourir de soif. Une prostituée qui était une descendante des fils de Isra’il l’a vu. Elle a pris son chausson, elle a pu puiser de l’eau dedans, elle lui a donné à boire. Allah lui a pardonné par cela. »
127– الحادي عشر : عَنْهُ ، عن النَّبيّ ﷺ ، قَالَ : (( لَقدْ رَأيْتُ رَجُلاً يَتَقَلَّبُ في الجَنَّةِ في شَجَرَةٍ قَطَعَهَا مِنْ ظَهْرِ الطَرِيقِ كَانَتْ تُؤذِي المُسْلِمِينَ )) رواه مسلم .
وفي رواية : (( مَرَّ رَجُلٌ بِغُصْنِ شَجَرَةٍ عَلَى ظَهرِ طَرِيقٍ ، فَقَالَ : وَاللهِ لأُنْحِيَنَّ هَذَا عَنِ المُسْلِمينَ لا يُؤذِيهِمْ ، فَأُدخِلَ الجَنَّةَ )) .
Hadith 127, le onzième de ce chapitre d’après Abou Hourayrah a dit que le Prophète ﷺ a dit ce qui signifie : « J’ai vu un homme qui profitait du paradis à cause d’un arbre qu’il avait coupé parce qu’il barrait le chemin et nuisait aux musulmans. »
Dans une autre version le Prophète ﷺ a dit ce qui signifie : « Un homme est passé, une branche d’un arbre barrait le chemin des gens. Il a dit : « Par Allah, je vais enlever cette branche pour ne pas qu’elle nuise aux musulmans. Et il fut entré au paradis grâce à cela. »
وفي رواية لهما : (( بَيْنَمَا رَجُلٌ يَمْشي بِطَريقٍ وَجَدَ غُصْنَ شَوكٍ عَلَى الطريقِ فأخَّرَه فَشَكَرَ اللهُ لَهُ ، فَغَفَرَ لَهُ ))
ce qui signifie : « Alors qu’un homme empruntait un chemin, il a trouvé une branche pleine d’épines. Il l’a retiré. Allah a agréé son acte et Il lui a pardonné. »
128– الثاني عشر : عَنْهُ ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( مَنْ تَوَضَّأَ فَأَحْسَنَ الوُضُوءَ ، ثُمَّ أَتَى الجُمعَةَ فَاسْتَمَعَ وَأنْصَتَ غُفِرَ لَهُ مَا بَيْنَهُ وَبَيْن الجُمُعَةِ وَزِيادَةُ ثَلاثَةِ أيَّامٍ ، وَمَنْ مَسَّ الحَصَا فَقَدْ لَغَا )) رواه مسلم .
Hadith 128, le onzième de ce chapitre d’après Abou Hourayrah, il a dit que le Prophète ﷺ a dit ce qui signifie « Celui qui a fait le Woudou’ qui l’a accompli parfaitement et qui se rend à la prière du vendredi en écoutant et en prêtant attention il lui sera pardonné ce qu’il a fait entre ce Vendredi et le Vendredi d’avant et trois jours de plus, mais celui qui s’amuse comme celui qui joue [c’est à dire pendant le discours] avec les pierres, il aura raté cette récompense. »
[Rapporté par Mouslim]
129– الثالث عشر : عَنْهُ : أنَّ رَسُول الله ﷺ ، قَالَ : (( إِذَا تَوَضَّأ العَبْدُ المُسْلِمُ ، أَو المُؤمِنُ فَغَسَلَ وَجْهَهُ خَرَجَ مِنْ وَجْهِهِ كُلُّ خَطِيئَةٍ نَظَرَ إِلَيْهَا بِعَينيهِ مَعَ المَاءِ ، أَوْ مَعَ آخِرِ قَطْرِ المَاءِ ، فَإِذا غَسَلَ يَدَيْهِ خَرَجَ مِنْ يَدَيهِ كُلُّ خَطِيئَة كَانَ بَطَشَتْهَا يَدَاهُ مَعَ المَاءِ ، أَوْ مَعَ آخِرِ قَطْرِ المَاءِ ، فَإِذَا غَسَلَ رِجْلَيهِ خَرَجَتْ كُلُّ خَطِيئَةٍ مشتها رِجْلاَهُ مَعَ المَاء أَوْ مَعَ آخِرِ قَطْرِ المَاءِ حَتَّى يَخْرُجَ نَقِيّاً مِنَ الذُّنُوبِ )) رواه مسلم .
Dans le hadith 129, le treizième de ce chapitre, An-Nawawiyy rapporte d’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, que le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Lorsque le croyant ou le musulman fait le woudou’ et qu’il se lave le visage alors il sortira de ce visage tout péché qu’il a commis avec son regard, avec ses yeux. Tout péché sortira avec l’eau ou la dernière goutte d’eau, avec les yeux. Lorsqu’il se lave les mains et les avant-bras, il sortira de ses mains et de ses avant-bras tout péché qu’il avait fait avec les mains, avec l’eau ou la dernière goutte d’eau. Lorsqu’il se lave les pieds, il sortira de ses pieds tout pêché qu’il a fait en marchant avec ses pieds, avec l’eau ou la dernière goutte d’eau. De sorte que lorsqu’il termine son woudou’, il sortira purifié de ses péchés. »
[Rapporté par Mouslim]
130– الرابع عشر : عَنْهُ ، عن رَسُول الله ﷺ ، قَالَ : (( الصَّلَوَاتُ الخَمْسُ ، وَالجُمُعَةُ إِلَى الجُمُعَةِ ، وَرَمَضَانُ إِلَى رَمَضَانَ مُكَفِّراتٌ لِمَا بَيْنَهُنَّ إِذَا اجْتُنِبَتِ الكَبَائِرُ )) رواه مسلم .
Le hadith 130, An-Nawawiyy a dit, le quatorzième hadith de ce chapitre, d’après lui [le même compagnon] qui rapporte du Messager de Allah ﷺ qu’il a dit : « Entre chacune des cinq prières, et entre deux prières du vendredi, et entre deux mois de Ramadan sont expié ce qui est commis entre eux tant que la personne évite les grands péchés. »
[Rapporté par Mouslim]
131– الخامس عشر : عَنْهُ ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( ألا أَدُلُّكُمْ عَلَى مَا يَمْحُو اللهُ بِهِ الخَطَايَا وَيَرْفَعُ بِهِ الدَّرَجَاتِ ؟ )) قَالُوا : بَلَى ، يَا رسولَ اللهِ ، قَالَ : (( إِسْبَاغُ الوُضُوءِ عَلَى المَكَارِهِ ، وَكَثْرَةُ الخُطَا إِلَى المَسَاجِدِ ، وَانْتِظَارُ الصَّلاةِ بَعْدَ الصَّلاةِ فَذلِكُمُ الرِّبَاطُ )) رواه مسلم .
Le hadith 131. An-Nawawiyy rapporte le quinzième hadith de ce chapitre, d’après lui [le même compagnon], il a dit que le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : “ Voulez-vous que je vous indique ce par quoi Allah efface les péchés et élève en degré ? ” Ils ont dit : “ Bien sûr que oui ô Messager de Dieu. ” Il a dit ce qui signifie : “ Englober tous les membres lors du woudou’ malgré la difficulté et la douleur. Le fait de marcher souvent vers les mosquées. Attendre une prière après un autre c’est cela le ribat. ”»
[Rapporté par Mouslim]
132– السادس عشر : عن أبي موسى الأشعرِيِّ رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رسولُ الله ﷺ : (( مَنْ صَلَّى البَرْدَيْنِ دَخَلَ الجَنَّةَ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
(( البَرْدَانِ )) : الصبح والعصر .
Le hadith 132, le seizième de ce chapitre, d’aprés Mouça Al-‘Ach^ariyy que Dieu l’agrée, il a dit : « Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Celui qui accompli la prière des deux bard c’est à dire as-Soubh et al-^Asr il rentrera au paradis. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]
133– السابع عشر : عَنْهُ ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( إِذَا مَرِضَ العَبْدُ أَوْ سَافَرَ كُتِبَ لَهُ مِثْلُ مَا كَانَ يَعْمَلُ مُقِيماً صَحِيحاً )) رواه البخاري .
Le hadith 133, le dix-septième de ce chapitre, d’après le même compagnon, il a dit : « Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Lorsque l’esclave tombe malade ou part en voyage [c’est à dire qu’à cause de cela il n’a pas pu faire ce qu’il fait comme acte de bien], il lui sera inscrit la même chose qu’il faisait quand il était résidant et en bonne santé. »
[Rapporté par Al Boukhariyy]
134– الثامن عشر : عن جَابرٍ رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رسولُ الله ﷺ : (( كُلُّ مَعْرُوفٍ صَدَقَةٌ )) رواه البخاري ، ورواه مسلم مِنْ رواية حُذَيفة رضي الله عنه .
Et An-Nawawiyy a dit le hadith 134, le dix-huitième de ce chapitre, d’après le compagnon Jabir que Dieu l’agrée a dit : « Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Tout acte de bienfaisance et compter comme une aumône. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et rapporté par Mouslim d’après Houdayfah que Dieu l’agrée]
135– التاسع عشر : عَنْهُ ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( مَا مِنْ مُسْلِمٍ يَغْرِسُ غَرْساً إلاَّ كَانَ مَا أُكِلَ مِنْهُ لَهُ صَدَقَةً ، وَمَا سُرِقَ مِنهُ لَهُ صَدَقَةً ، وَلاَ يَرْزَؤُهُ أَحَدٌ إلاَّ كَانَ لَهُ صَدَقَةً )) رواه مسلم .
وفي رواية لَهُ : (( فَلاَ يَغْرِسُ المُسْلِمُ غَرْساً فَيَأْكُلَ مِنْهُ إنْسَانٌ وَلاَ دَابَّةٌ وَلاَ طَيْرٌ إلاَّ كَانَ لَهُ صَدَقة إِلَى يَومِ القِيَامةِ )). وفي رواية لَهُ : (( لاَ يَغرِسُ مُسْلِمٌ غَرساً ، وَلاَ يَزرَعُ زَرعاً ، فَيَأكُلَ مِنهُ إنْسَانٌ وَلاَ دَابَةٌ وَلاَ شَيءٌ ، إلاَّ كَانَتْ لَهُ صَدَقَةً )) .
وروياه جميعاً من رواية أنس رضي الله عنه .
قوله : (( يَرْزَؤُهُ )) أي ينقصه .
Dans le hadith 135, le dix-neuvième de ce chapitre, d’après lui [c’est à dire Jabir que Dieu l’agrée], il a dit : « Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Chaque musulman qui plante un arbre ou une plante, tout ce qui en sera manger sera compter pour lui comme une aumône. Ce qui en sera volé sera compté pour lui comme une aumône. Ce qui en sera pris [c’est à dire diminuer], sera compter pour lui comme une aumône. »
[Rapporté par Mouslim]
Et dans une version de ce même hadith rapporté également par Mouslim. Le Messager, que Dieu l’honore et l’élève davantage en degrés, a dit ce qui signifie : « Tout musulman qui plante quelque chose de sorte qu’un être humain en consomme ou un animal en consomme ou un oiseau sans que cela lui soit compter comme une aumône et ce jusqu’au jour du jugement. »
Et dans une autre version toujours du même hadith. Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Tout musulman qui plante quelque chose ou qui sème des graines de sorte que quelqu’un en mange ou qu’un animal en mange ou quiconque sans que ce soit une aumône pour lui. »
[Et Al-Boukhariyy et Mouslim l’ont rapporté également de ‘Anas que Dieu l’agrée]
136– العشرون : عَنْهُ ، قَالَ : أراد بنو سَلِمَةَ أَن يَنتقِلوا قرب المسجِدِ فبلغ ذلِكَ رسولَ الله ﷺ ، فَقَالَ لهم : (( إنَّهُ قَدْ بَلَغَني أنَّكُمْ تُرِيدُونَ أنْ تَنتَقِلُوا قُربَ المَسجِد ؟ )) فقالُوا : نَعَمْ ، يَا رَسُول اللهِ قَدْ أَرَدْنَا ذلِكَ . فَقَالَ : (( بَنِي سَلِمَةَ ، دِيَارَكُمْ ، تُكْتَبْ آثَارُكُمْ ، ديَارَكُمْ تُكْتَبْ آثَارُكُمْ )) رواه مسلم .
وفي روايةٍ : (( إنَّ بِكُلِّ خَطوَةٍ دَرَجَةً )) رواه مسلم .
رواه البخاري أيضاً بِمَعناه مِنْ رواية أنس رضي الله عنه .
وَ(( بَنُو سَلِمَةَ )) بكسر اللام : قبيلة معروفة مِنَ الأنصار ، وَ(( آثَارُهُمْ )) : خطاهُم .
Dans le hadith 136, le vingtième de ce chapitre An-Nawawiyy rapporte du même compagnon, il a dit : « Banou Salima, un clan des partisans de Médine, ont voulu déménager pour habiter près de la mosquée. L’information parvint au Messager de Allah ﷺ. Il leur a alors dit : “ Il m’est parvenu que vous vouliez déménager et vous installer près de la mosquée. ” Ils ont dit : “ Oui ô Messager de Dieu nous avons bien voulu cela. ” Il a dit ce qui signifie : “ Ô vous Banou Salima, restez là où vous êtes. Les pas que vous ferez pour venir à la mosquée vous seront comptés. ” C’est-à-dire que vous serez rétribué pour cela.
[Rapporté par Mouslim]
Et dans une autre version : « Pour chaque pas vous gagnerez un degré. »
[Rapporté par Mouslim. Et rapporté par Al-Boukhariyy également avec le même sens d’après ‘Anas que Allah l’agrée]
137– الحادي والعشرون : عن أبي المنذِر أُبيِّ بنِ كَعْب رضي الله عنه ، قَالَ : كَانَ رَجُلٌ لا أعْلَمُ رَجلاً أبْعَدَ مِنَ المَسْجِدِ مِنْهُ ، وَكَانَ لاَ تُخْطِئُهُ صَلاةٌ ، فَقيلَ لَهُ أَوْ فَقُلْتُ لَهُ : لَوِ اشْتَرَيْتَ حِمَاراً تَرْكَبُهُ في الظَلْمَاء وفي الرَّمْضَاء ؟ فَقَالَ : مَا يَسُرُّنِي أنَّ مَنْزِلي إِلَى جَنْبِ المَسْجِدِ إنِّي أريدُ أنْ يُكْتَبَ لِي مَمشَايَ إِلَى المَسْجِدِ وَرُجُوعِي إِذَا رَجَعْتُ إِلَى أهْلِي ، فَقَالَ رَسُول الله ﷺ : (( قَدْ جَمَعَ اللهُ لَكَ ذلِكَ كُلَّهُ )) رواه مسلم .
وفي رواية : (( إنَّ لَكَ مَا احْتَسَبْتَ )) .
(( الرَّمْضَاءُ )) : الأرْضُ التي أصابها الحر الشديد .
Le hadith 137 le vingt et unième de ce chapitre, d’après Abou Al-Moundhir ‘Oubayy Ibnou Ka^d que Dieu l’agrée, il a dit : « Un homme que je ne connais pas qui habitait plus loin de la mosquée que lui et il ne ratait aucune prière. Alors, on lui a fait la remarque ou je lui ai dit : “ Si tu achetais un âne pour le monter dans la nuit obscure et lorsque la terre est très chaude au milieu de la journée. ” Il a répondu : “ Je ne voudrais pas que ma maison soit à côté de la mosquée. Je voudrais qu’il me soit inscrit les pas que je fais pour me rendre à la mosquée et pour retourner chez moi. ” Alors le Messager de Allah ﷺ lui a dit ce qui signifie : “ Allah t’accordera tout cela. ”
[Rapporté par Mouslim]
Et dans une version : « Tu auras ce que tu espérais obtenir. »
138– الثاني والعشرون : عن أبي محمد عبدِ اللهِ بنِ عمرو بن العاصِ
رَضي الله عنهما ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( أرْبَعُونَ خَصْلَةً : أعْلاَهَا مَنيحَةُ العَنْزِ ، مَا مِنْ عَامِلٍ يَعْمَلُ بِخَصْلَة مِنْهَا ؛ رَجَاءَ ثَوَابِهَا وتَصْدِيقَ مَوْعُودِهَا ، إلاَّ أدْخَلَهُ اللهُ بِهَا الجَنَّةَ )) رواه البخاري .
(( المَنيحَةُ )) : أنْ يُعْطِيَهُ إِيَّاهَا لِيَأكُلَ لَبَنَهَا ثُمَّ يَرُدَّهَا إِلَيْهِ .
Dans le hadith 138 An-Nawawiyy a dit, c’est le vingt-deuxième de ce chapitre, d’après Abou Mouhammad ^Abdou l-Lah fils ^Amr Ibnou ^Asr que Dieu l’agrée, il a dit le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Il y a quarante caractères, le plus élevé c’est la manihah des chèvres. Il n’y a pas quelqu’un qui œuvre en faisant un de ces caractères, en espérant sa récompense et donner l’aumône qui est promise, sans que Allah lui fasse entrer au paradis. »
[Rapporté par Al Boukhariyy]
Et al-manihah c’est de donner une brebis ou une chèvre à quelqu’un pour qu’il en consomme du lait ensuite il la lui rend.
139– الثالث والعشرون : عن عَدِي بنِ حَاتمٍ رضي الله عنه ، قَالَ : سمعت النَّبيّ ﷺ ، يقول : (( اتَّقُوا النَّارَ وَلَوْ بشقِّ تَمْرَةٍ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
وفي رواية لهما عَنْهُ ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( مَا مِنْكُمْ مِنْ أَحَدٍ إلاَّ سَيُكَلِّمُهُ رَبُّهُ لَيْسَ بَينَهُ وَبَيْنَهُ تَرْجُمَانٌ ، فَيَنْظُرُ أَيْمَنَ مِنْهُ فَلاَ يَرَى إلاَّ مَا قَدَّمَ ، وَيَنْظُرُ أَشْأَمَ مِنْهُ فَلاَ يَرى إلاَّ مَا قَدَّمَ ، وَيَنظُرُ بَيْنَ يَدَيهِ فَلاَ يَرَى إلاَّ النَّار تِلقَاءَ وَجْهِهِ ، فَاتَّقُوا النَّارَ وَلَو بِشِقِّ تَمْرَةٍ ، فَمَنْ لَمْ يَجِدْ فَبِكَلِمَةٍ طَيِّبَةٍ )) .
Dans le hadith 139, le vingt-troisième de ce chapitre d’après ^Aliyy fils de Hakim que Dieu l’agrée, il a dit: « J’ai entendu le prophète dire ce qui signifie : « Protégez-vous du feu de l‘enfer même par la moitié d’une datte. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]
Et dans une version de Al Boukhariyy et Mouslim également, le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Chacun d’entre vous entendra la parole de son Seigneur au jour du jugement. Il n’y aura pas d’intermédiaire entre lui et Dieu. [Bien sûr ici la parole de Dieu ce n’est pas une langue, ce n’est pas des lettres, ce n’est pas des mots mais c’est un attribut comme Sa science, comme Sa puissance comme Sa volonté]. Donc l’esclave regardera sa droite et ne verra que les bonnes œuvres qu’il a faites. Il regardera à sa gauche et ne trouvera que les mauvaises œuvres qu’il a faites. Il regardera devant lui et il verra le feu. Alors protégez vous du feu même en donnant en aumône une partie d’une date. Et celui qui ne trouve pas, [c’est à dire qui n’a pas les moyens] alors qu’il dise une belle parole. »
140– الرابع والعشرون : عن أنس رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( إنَّ اللهَ لَيَرْضَى عَنِ العَبْدِ أنْ يَأكُلَ الأَكْلَةَ ، فَيَحمَدَهُ عَلَيْهَا ، أَوْ يَشْرَبَ الشَّرْبَةَ ، فَيَحْمَدَهُ عَلَيْهَا )) رواه مسلم .
وَ(( الأَكْلَةُ )) بفتح الهمزة : وَهيَ الغَدْوَةُ أَو العَشْوَةُ .
Dans le hadith 140, le vingt-quatrième de ce chapitre, d’après ‘Anas que Allah l’agrée, le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Allah agrée l’esclave qui mange un plat et qui le remercie pour cela. Et qu’il boive une gorgée et qui le remercie pour cela. » Le plat, ici, c’est soit le plat du début de la journée, soit le plat de la fin de la journée.
141– الخامس والعشرون : عن أَبي موسى رضي الله عنه ، عن النَّبيّ ﷺ ، قَالَ :
(( عَلَى كلّ مُسْلِمٍ صَدَقَةٌ )) قَالَ : أرأيتَ إنْ لَمْ يَجِدْ ؟ قَالَ : (( يَعْمَلُ بِيَدَيْهِ فَيَنْفَعُ نَفْسَهُ وَيَتَصَدَّقُ )) قَالَ : أرأيتَ إن لَمْ يَسْتَطِعْ ؟ قَالَ : (( يُعِينُ ذَا الحَاجَةِ
المَلْهُوفَ )) قَالَ : أرأيتَ إنْ لَمْ يَسْتَطِعْ ، قَالَ : (( يَأمُرُ بِالمعْرُوفِ أوِ الخَيْرِ ))
قَالَ : أرَأيْتَ إنْ لَمْ يَفْعَلْ ؟ قَالَ : (( يُمْسِكُ عَنِ الشَّرِّ ، فَإِنَّهَا صَدَقَةٌ )) مُتَّفَقٌ
عَلَيهِ .
Le hadith 141 le vingt-cinquième d’après Abou Mouça Al-‘Ach^ariyy que Allah l’agrée, d’après le Prophète ﷺ, il a dit ce qui signifie : “ Il convient que chaque musulman donne une aumône. ” Alors le compagnon a dit : “ Mais, Ô Messager de Dieu et s’il n’a pas. ” Il lui a répondu ce qui signifie : “ Alors qu’il accomplisse quelque chose de ses mains, il en profite [c’est à dire il œuvre et il fait un travail de ses mains il en profite pour lui-même et il donne une aumône]”. Le compagnon a dit : “ Mais s’il n’était pas capable de travailler. ” Il lui a répondu : “ Alors il vient en aide à quelqu’un qui est dans le besoin et qui est nécessiteux. ” Alors il lui a dit : “ Et s’il n’est pas capable. ” Il lui a dit ce qui signifie : “ Il ordonne le bien. ” Le compagnon lui a dit “ Et s’il ne le fait pas. ” Il lui a répondu : “ Il s’abstient de faire du mal se sera compter comme une aumône pour lui. ”
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim ]
١٤ – باب في الاقتصاد في العبادة
قَالَ الله تَعَالَى : ﴿ طه مَا أَنْزَلْنَا عَلَيْكَ الْقُرْآنَ لِتَشْقَى ﴾ [ طـه ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ يُرِيدُ اللهُ بِكُمُ الْيُسْرَ وَلا يُرِيدُ بِكُمُ الْعُسْرَ ﴾ [ البقرة ] .
Chapitre 14: S’économiser dans les efforts pour l’obéissance
Allah ta^ala dit dans sourat Taha verset 1 et 2 :
﴿. طه ١ مَا أَنزَلْنَا عَلَيْكَ الْقُرْآنَ لِتَشْقَى ٢﴾
(Taha. Ma ‘anzalna ^alayka l-Qour’ana litachqa)
[20/1-2] ce qui signifie : « Nous ne t’avons pas fait descendre le Qour’an par révélation afin que tu sois malheureux. »
Et dans sourat Al-Baqarah verset 185, Allah ta^ala dit :
﴿ يُرِيدُ اللّهُ بِكُمُ الْيُسْرَ وَلاَ يُرِيدُ بِكُمُ الْعُسْرَ وَلِتُكْمِلُواْ ١٨٥﴾
(Youridou l-lahou bikoumpu l-yousra wa la youridou bikoumou l-^ousr)
[2/185] ce qui signifie : « Allah agrée pour vous la facilité et pas la difficulté. »
142– وعن عائشة رضي الله عنها : أنَّ النَّبيّ ﷺ دخل عَلَيْهَا وعِندها امرأةٌ ، قَالَ : (( مَنْ هذِهِ ؟ )) قَالَتْ : هذِهِ فُلاَنَةٌ تَذْكُرُ مِنْ صَلاتِهَا . قَالَ : (( مهْ ، عَلَيْكُمْ بِمَا تُطِيقُونَ ، فَواللهِ لاَ يَمَلُّ اللهُ حَتَّى تَمَلُّوا )) وكَانَ أَحَبُّ الدِّينِ إِلَيْهِ مَا دَاوَمَ صَاحِبُهُ عَلَيهِ . مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
وَ(( مهْ )) : كَلِمَةُ نَهْي وَزَجْر . ومَعْنَى (( لاَ يَمَلُّ اللهُ )) : لاَ يَقْطَعُ ثَوَابَهُ عَنْكُمْ وَجَزَاء أَعْمَالِكُمْ ويُعَامِلُكُمْ مُعَامَلةَ المَالِّ حَتَّى تَمَلُّوا فَتَتْرُكُوا ، فَيَنْبَغِي لَكُمْ أنْ تَأخُذُوا مَا تُطِيقُونَ الدَّوَامَ عَلَيهِ لَيدُومَ ثَوابُهُ لَكُمْ وَفَضْلُهُ عَلَيْكُمْ .
Dans le hadith 142, An-Nawawiyy rapporte d’après ^A’ichah que Allah l’agrée, le prophète ﷺ est rentré chez elle et il y avait une femme avec elle, il lui a dit ce qui signifie : « Qui est-ce ? » Alors ^A’ichah a dit:« C’est une telle. » Et elle a dit du bien, combien elle faisait beaucoup de prières surérogatoires.
C’est alors que le Messager ﷺ a dit ce qui signifie : « Faites ce que vous pouvez, Allah ta^ala agrée que vous accomplissez ce qui est dans votre pouvoir sans que ça entraîne une difficulté pour vous. » Et ce que le Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam aimait le plus comme acte d’obéissance, c’est lorsque la personne faisait avec persévérance et continuité.
Dans ce hadith, le Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam a utilisé un terme مهْ qui est un terme qui signifie la réprimande et l’arrêt.
لاَ يَمَلُّ اللهُ, c’est-à-dire que Allah ne vous prive pas de Ses récompenses et vous ne prive pas de la rétribution pour vos œuvres. Allah ta^ala ne fait pas comme celui qui s’ennuie, celui qui perd patience tant que vous continuez à accomplir des actes d’obéissance. Il convient donc pour vous de prendre parmi les œuvres ce que vous pouvez faire avec continuité afin que la récompense soit contenue pour vous et que vous profitiez de ses grâces et de ses bienfaits.
143– وعن أنس رضي الله عنه ، قَالَ : جَاءَ ثَلاثَةُ رَهْطٍ إِلَى بُيُوتِ أزْوَاجِ النَّبيّ ﷺ ، يَسْأَلُونَ عَنْ عِبَادَةِ النَّبيّ ﷺ ، فَلَمَّا أُخْبِروا كَأَنَّهُمْ تَقَالُّوهَا وَقَالُوا : أَيْنَ نَحْنُ مِنَ النَّبيِّ ﷺ وَقدْ غُفِرَ لَهُ مَا تَقَدَّمَ مِنْ ذَنْبِهِ وَمَا تَأخَّرَ . قَالَ أحدُهُم : أمَّا أنا فَأُصَلِّي اللَّيلَ أبداً . وَقالَ الآخَرُ : وَأَنَا أصُومُ الدَّهْرَ أَبَداً وَلا أُفْطِرُ . وَقالَ الآخر : وَأَنا أعْتَزِلُ النِّسَاءَ فَلاَ أتَزَوَّجُ أبَداً . فجاء رسولُ الله ﷺ إليهم ، فَقَالَ : (( أنْتُمُ الَّذِينَ قُلْتُمْ كَذَا وَكَذَا ؟ أَمَا واللهِ إنِّي لأخْشَاكُمْ للهِ ، وَأَتْقَاكُمْ لَهُ ، لَكِنِّي أصُومُ وَأُفْطِرُ ، وأُصَلِّي وَأَرْقُدُ ، وَأَتَزَوَّجُ النِّساءَ ، فَمَنْ رَغِبَ عَنْ سُنَّتِي فَلَيْسَ مِنِّي )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
Et dans le hadith 143, An-Nawawiyy a dit d’après ‘Anas que Dieu l’agrée : « Il y a trois hommes qui sont venus dans les maisons des épouses du prophète ﷺ pour apprendre des épouses du prophète comment était l’adoration du prophète ﷺ à la maison, comment il faisait quand il était à la maison quand il était avec ses épouses. Et lorsqu’ils ont été informés, c’est comme s’ils ont trouvé que ce n’était pas beaucoup. [Ces trois hommes, c’est comme s’ils trouvaient que le Prophète n’accomplissait pas beaucoup d’actes d’adoration selon eux]. Et ils se sont dit: “ Mais nous, notre degré est très éloigné de celui du Prophète ﷺ, lui qui n’aura pas de péchés au jour du jugement. Allah ta^ala lui pardonne ses péchés, lui a pardonné ses péchés intérieurs et ce qui pourrait faire. ” Alors l’un d’entre eux a dit : “ Moi, je vais faire toutes les nuits des prières surérogatoires, tout le reste de ma vie. ” Le deuxième a dit : “ Et moi, je vais jeûner tous les jours de l’année et je vais faire ça tout le temps, je ne vais pas rompre un seul jour. ” Et le troisième a dit : “ Moi, je ne vais pas avoir de rapport avec les femmes, je ne vais jamais me marier. ”
Et lorsque le Messager de Allah ﷺ est parti les voir, il leur a dit ce qui signifie : « Est-ce bien vous qui avez bien dit tel et tel chose ? Par Allah je suis celui d’entre vous qui craint le plus Allah et qui fait le plus preuve de piété que vous. Mais il m’arrive de jeûner et il m’arrive de ne pas jeûner certains jours. Il m’arrive de faire des prières surérogatoires la nuit, il m’arrive de dormir d’autres nuits. Et j’épouse des femmes. Celui qui veut se détourner de ma tradition, ce n’est pas quelqu’un qui fait partie des miens. »
C’est-à-dire celui qui délaisse ce que le Prophète à ordonner de faire comme loi de la religion que ce soit ce qui est obligatoire ou ce qui est surérogatoire par rabaissement alors il devient mécréant. Quant à celui qui délaisse mais pas par rabaissement mais uniquement par paresse ce n’est pas un mécréant mais la parole du Prophète « n’est pas des miens », c’est-à-dire n’est pas de ceux qui me prenne pour modèle, de ceux qui œuvrent conformément à mon enseignement.
144– وعن ابن مسعود رضي الله عنه : أنّ النَّبيّ ﷺ ، قَالَ : (( هَلَكَ المُتَنَطِّعُونَ )) قالها ثَلاثاً . رواه مسلم .
(( المُتَنَطِّعونَ )) : المتعمقون المشددون في غير موضِعِ التشديدِ .
Et dans le hadith 144, d’après An-Nawawiyy que Dieu l’agrée, il a dit d’après Ibnou Masr ^oud que Allah l’agrée, le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Ce qui font preuve d’outrance, ce qui veulent s’approfondir et qui font preuve de rigorisme et d’extrême hors de contexte, là ou il n’y a pas lieu d’être rigoureux ou d’être ferme, [c’est-à-dire qu’ils font preuve d’une fermeté exagéré et non justifié] cela vont à leur perte. » Et il a répété cela à 3 reprises.
[Rapporté par Mouslim]
145– عن أَبي هريرةَ رضي الله عنه ، عن النَّبيّ ﷺ ، قَالَ : (( إنَّ الدِّينَ يُسْرٌ ، وَلَنْ يُشَادَّ الدِّيْنُ إلاَّ غَلَبَهُ ، فَسَدِّدُوا وَقَارِبُوا وَأبْشِرُوا ، وَاسْتَعِينُوا بِالغَدْوَةِ وَالرَّوْحَةِ وَشَيءٍ مِنَ الدُّلْجَةِ )) رواه البخاري .
وفي رواية لَهُ : (( سَدِّدُوا وَقَارِبُوا ، وَاغْدُوا وَرُوحُوا ، وَشَيءٌ مِنَ الدُّلْجَةِ ، القَصْدَ القَصْدَ تَبْلُغُوا )) .
قوله : (( الدِّينُ )) : هُوَ مرفوع عَلَى مَا لَمْ يسم فاعله . وروي منصوباً وروي
(( لن يشادَّ الدينَ أحدٌ )) . وقوله : (( إلا غَلَبَهُ )) : أي غَلَبَهُ الدِّينُ وَعَجَزَ ذلِكَ المُشَادُّ
عَنْ مُقَاوَمَةِ الدِّينِ لِكَثْرَةِ طُرُقِهِ . وَ(( الغَدْوَةُ )) : سير أولِ النهارِ . وَ(( الرَّوْحَةُ )) : آخِرُ النهارِ . وَ(( الدُّلْجَةُ )) : آخِرُ اللَّيلِ .
وهذا استعارة وتمثيل ، ومعناه : اسْتَعِينُوا عَلَى طَاعَةِ اللهِ بِالأَعْمَالِ في وَقْتِ نَشَاطِكُمْ وَفَرَاغِ قُلُوبِكُمْ بِحَيثُ تَسْتَلِذُّونَ العِبَادَةَ ولا تَسْأَمُونَ وتبلُغُونَ مَقْصُودَكُمْ ، كَمَا أنَّ المُسَافِرَ الحَاذِقَ يَسيرُ في هذِهِ الأوْقَاتِ ويستريح هُوَ وَدَابَّتُهُ في غَيرِهَا فَيَصِلُ المَقْصُودَ بِغَيْرِ تَعَب ، واللهُ أعلم .
Et dans le hadith 145, d’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée, d’après notre prophète ﷺ, il a dit ce qui signifie : « Certes, la religion est facile et il n’y a pas quelqu’un qui tire contre la religion sans qu’il ne soit vaincu, alors empruntez la loi du juste milieu sans négligence ni outrance et si vous n’êtes pas capable d’accomplir ce qui est le plus parfait alors accomplissez ce qui s’en rapproche et soyez heureux, recevez la bonne nouvelle et faites-vous aider par le repos, par la marche au début de la journée et à la fin de la journée et faites-vous ce qui est de repos le soir, soyez ferme dans votre objectif et vous attendrez votre résultat ».
Donc ici, dans le hadith, le Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam a mentionné certaines choses dans ce hadith. Il a dit que celui qui essaye de faire au-dessus de ses forces dans la religion, il sera vaincu c’est-à-dire il sera impuissant puisque les actes qu’il peut faire dans la religion sont très nombreux. Et quand il a cité la marche de début de journée et la marche de la fin de journée et un peu de marche à la fin de la nuit, c’est une figure de style pour indiquer que rechercher de l’aide pour accomplir l’obéissance à Allah ^azzawajal par en accomplissant les œuvres dans les moments où vous êtes rigoureux et que vos cœurs sont libres de toute préoccupation. De sorte qu’en accomplissant les actes d’adoration cela vous procure du plaisir et que vous n’allez pas vous ennuyer et vous atteindrez ainsi votre objectif. À l’image du voyageur qui économise ses forces, il marche dans ses moments de la journée -donc au début de la journée, la fin de la journée et à la fin de la nuit- et il se repose lui et sa monture dans les autres moments. Il arrivera ainsi à sa destination sans se fatiguer. Et Allah sait plus que tout autre.
146– وعن أنس رضي الله عنه ، قَالَ : دَخَلَ النَّبيُّ ﷺ المَسْجِدَ فَإِذَا حَبْلٌ مَمْدُودٌ بَيْنَ السَّارِيَتَيْنِ ، فَقَالَ : (( مَا هَذَا الحَبْلُ ؟ )) قالُوا : هَذَا حَبْلٌ لِزَيْنَبَ ، فَإِذَا فَتَرَتْ تَعَلَّقَتْ بِهِ . فَقَالَ النَّبيُّ ﷺ : (( حُلُّوهُ ، لِيُصلِّ أَحَدُكُمْ نَشَاطَهُ فَإِذَا فَتَرَ فَلْيَرْقُدْ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
Dans le hadith 146, An-Nawawiyy rapporte d’après ‘Anas que Allah l’agrée, le Prophète ﷺ est rentré un jour dans la mosquée et il a vu une corde tendue entre deux piliers. Il a demandé ce qui signifie : « Qu’est-ce que cette corde ? ». Ils lui ont dit que c’est une corde à Zaynab, lorsqu’elle est fatiguée elle s’accroche à cette corde pour ne pas tomber c’est-à-dire dans les prières.
C’est alors que le prophète ﷺa dit ce qui signifie : « Détacher la corde, que chacun d’entre vous fasse la prière quand il est rigoureux, quand il est en forme. S’il se fatigue qu’il s’endorme. »
147– وعن عائشة رضي الله عنها : أنَّ رَسُول الله ﷺ ، قَالَ : (( إِذَا نَعَسَ أَحَدُكُمْ وَهُوَ يُصَلِّي فَلْيَرْقُدْ حَتَّى يَذْهَبَ عَنْهُ النَّومُ ، فإِنَّ أحدكم إِذَا صَلَّى وَهُوَ نَاعِسٌ لا يَدْرِي لَعَلَّهُ يَذْهَبُ يَسْتَغْفِرُ فَيَسُبُّ نَفْسَهُ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
Dans le hadith 147, An-Nawawiyy rapporte d’après ^A’ichah que Allah l’agrée, que le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Lorsque l’un d’entre vous somnole alors qu’il est en train de faire la prière, qu’il aille dormir pour qu’il est plus sommeil car si l’un d’entre vous faisait la prière en somnolent il ne sait pas peut-être qu’il voulait faire une invocation pour demander le pardon et il va dire une invocation de mal contre lui-même. »
[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim ]
148– وعن أَبي عبد الله جابر بن سمرة رضي الله عنهما ، قَالَ : كُنْتُ أصَلِّي مَعَ النَّبيِّ ﷺ الصَّلَوَاتِ ، فَكَانتْ صَلاتُهُ قَصْداً وَخُطْبَتُهُ قَصْداً . رواه مسلم .
قوله : (( قَصْداً )) : أي بين الطولِ والقِصرِ .
Dans le hadith 148, An-Nawawiyy rapporte d’après Abou ^Abdi l-lah Jabir, fils de Samourah que Allah les agrée tous les deux, il a dit : « Je faisais la prière avec le prophète ﷺ très souvent et sa prière était entre une prière longue et une prière courte et son discours était un discours de longueur intermédiaire entre un discours qui était long et un discours qui était court. »
[Rapporté par Mouslim ]
149– وعن أبي جُحَيْفَة وَهْب بنِ عبد اللهِ رضي الله عنه ، قَالَ : آخَى النَّبيُّ ﷺ بَيْنَ سَلْمَانَ وَأَبي الدَّرْداءِ ، فَزارَ سَلْمَانُ أَبَا الدَّرداءِ فَرَأى أُمَّ الدَّرداءِ مُتَبَذِّلَةً ، فَقَالَ : مَا شَأنُكِ ؟ قَالَتْ : أخُوكَ أَبُو الدَّردَاءِ لَيْسَ لَهُ حَاجَةٌ في الدُّنْيَا ، فَجاءَ أَبُو الدَّرْدَاءِ فَصَنَعَ لَهُ طَعَاماً ، فَقَالَ لَهُ : كُلْ فَإِنِّي صَائِمٌ ، قَالَ : مَا أنا بِآكِلٍ حَتَّى تَأكُلَ فأكل ، فَلَمَّا كَانَ اللَّيلُ ذَهَبَ أَبُو الدَّردَاءِ يَقُومُ فَقَالَ لَهُ : نَمْ ، فنام ، ثُمَّ ذَهَبَ يَقُومُ فَقَالَ لَهُ : نَمْ . فَلَمَّا كَانَ من آخِر اللَّيلِ قَالَ سَلْمَانُ : قُم الآن ، فَصَلَّيَا جَمِيعاً فَقَالَ لَهُ سَلْمَانُ : إنَّ لِرَبِّكَ عَلَيْكَ حَقّاً ، وَإِنَّ لِنَفْسِكَ عَلَيكَ حَقّاً ، وَلأَهْلِكَ عَلَيكَ حَقّاً ، فَأعْطِ كُلَّ ذِي حَقٍّ حَقَّهُ ، فَأَتَى النَّبيَّ ﷺ فَذَكَرَ ذلِكَ لَهُ فَقَالَ النَّبيُّ ﷺ : (( صَدَقَ سَلْمَانُ )) رواه البخاري .
Dans le hadith 149, An-Nawawiyy rapporte d’après Abou Jouhayfah, fils de ^Abdou l-lah que Dieu l’agrée, il a dit : « Le Prophète ﷺ a rendu comme des frères Salman et Abou Dardah. » Le Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam, il a composé entre les émigrants et les partisans comme on dit à notre époque des binômes [ c’est-à-dire un des émigrants et un des partisans comme s’il était des frères. Et donc entre Salam et Abou Dardah, il les a rendus comme des frères.] « Un jour Salman est venu visiter Abou Dardah chez lui à la maison. Il a trouvé son épouse ‘Oummou Dardah qui était habillé en tenue de ménage comme une femme lorsqu‘elle fait le ménage, [c’est-à-dire qu’elle ne s’était pas embellie, elle n’avait pas mis de vêtement d’embellissement]. Salman lui a dit : “ Qu’est-ce qui t’arrive ? Pourquoi tu ne te fais pas belle, des tenues qui sont belles ? ” Elle lui a dit : « C’est ton frère Abou Dardah qui est complètement détaché du bas monde. Je voulais me faire belle alors que lui il n’accorde aucune importance à cela ». Lorsque Abou Dardah est venu, il a préparé le repas [donc c’est l’homme qui prépare le repas] pour Salman. Et donc, il a dit Abou Dardah a dit à Salman, il lui a présenté le repas, il lui a dit : « Mange, parce que moi je fais le jeûne ». Alors Salman a dit : « Je ne vais pas manger jusqu’à que toi tu manges ». Donc Abou Dardah a prit en compte Salman, il a rompu son jeûne surérogatoire et il s’est mis à manger avec lui. Et donc, lorsque c’était la nuit Abou Dardah s’apprêtait à veiller la nuit en prière surérogatoire mais Salman lui a dit: « Dors » et il s’est endormi. Donc, c’est au milieu de la nuit, il s’est à nouveau apprêté pour se lever Abou Dardah mais Salman lui a dit : « Dors. » Et quand c’était la fin de la nuit, Salman lui a dit : “ Maintenant tu peux te lever. ” Et ils ont fait des prières surérogatoires ensemble. Salman a ensuite dit à Abou Dardah: “ Ton Dieu a un droit sur toi et ton âme tu dois aussi l’aménager. Et ta femme également a un droit sur toi. Alors accorde à chaque ayant droit son juste droit ». Abou Dardah est parti voir le Prophète ﷺ et il lui a raconté ce qui s’était passé avec Salman. Le Prophète ﷺ a alors dit ce qui signifie : “ Salman a dit vrai. ”
[Rapporté par Al-Boukhariyy ]
150– وعن أَبي محمد عبدِ اللهِ بنِ عَمْرو بن العاصِ رضي الله عنهما ، قَالَ : أُخْبرَ النَّبيُّ ﷺ أنِّي أقُولُ : وَاللهِ لأَصُومَنَّ النَّهَارَ ، وَلأَقُومَنَّ اللَّيلَ مَا عِشْتُ . فَقَالَ رسولُ الله ﷺ : (( أنتَ الَّذِي تَقُولُ ذلِكَ ؟ )) فَقُلْتُ لَهُ : قَدْ قُلْتُهُ بأبي أنْتَ وأمِّي يَا رسولَ الله . قَالَ : (( فَإِنَّكَ لاَ تَسْتَطِيعُ ذلِكَ فَصُمْ وَأَفْطِرْ ، وَنَمْ وَقُمْ ، وَصُمْ مِنَ الشَّهْرِ ثَلاثةَ أيَّامٍ ، فإنَّ الحَسَنَةَ بِعَشْرِ أمْثَالِهَا وَذَلكَ مِثلُ صِيامِ الدَّهْرِ )) قُلْتُ : فَإِنِّي أُطيقُ أَفْضَلَ مِنْ ذلِكَ ، قَالَ : (( فَصُمْ يَوماً وَأَفْطِرْ يَوْمَيْنِ )) قُلْتُ : فَإنِّي أُطِيقُ أفضَلَ مِنْ ذلِكَ ، قَالَ : (( فَصُمْ يَوماً وَأفْطِرْ يَوماً فَذلِكَ صِيَامُ دَاوُد ، وَهُوَ أعْدَلُ الصيامِ )) .
رواية : (( هُوَ أفْضَلُ الصِّيامِ )) فَقُلْتُ : فَإِنِّي أُطيقُ أفْضَلَ مِنْ ذلِكَ ، فَقَالَ رسولُ الله ﷺ : (( لا أفضَلَ مِنْ ذلِكَ )) ، وَلأنْ أكُونَ قَبِلْتُ الثَّلاثَةَ الأَيّامِ الَّتي قَالَ رَسُول الله ﷺ أحَبُّ إليَّ مِنْ أهْلي وَمَالي .
وفي رواية : (( أَلَمْ أُخْبَرْ أنَّكَ تَصُومُ النَّهَارَ وتَقُومُ اللَّيلَ ؟ )) قُلْتُ : بَلَى ، يَا رَسُول الله ، قَالَ : (( فَلاَ تَفْعَلْ : صُمْ وَأَفْطِرْ ، وَنَمْ وَقُمْ ؛ فإنَّ لِجَسَدِكَ عَلَيْكَ حَقّاً ، وَإِنَّ لِعَيْنَيكَ عَلَيْكَ حَقّاً ، وَإِنَّ لِزَوْجِكَ عَلَيْكَ حَقّاً ، وَإِنَّ لِزَوْرِكَ عَلَيْكَ حَقّاً ، وَإنَّ بِحَسْبِكَ أنْ تَصُومَ في كُلِّ شَهْرٍ ثَلاثَةَ أيَّامٍ ، فإنَّ لَكَ بِكُلِّ حَسَنَةٍ عَشْرَ أمْثَالِهَا ، فَإِنَّ ذلِكَ صِيَامُ الدَّهْر )) فَشَدَّدْتُ فَشُدِّدَ عَلَيَّ ، قُلْتُ : يَا رَسُول الله ، إنِّي أجِدُ قُوَّةً ، قَالَ : (( صُمْ صِيَامَ نَبيِّ الله دَاوُد وَلاَ تَزد عَلَيهِ )) قُلْتُ : وَمَا كَانَ صِيَامُ دَاوُد ؟ قَالَ : (( نِصْفُ الدَّهْرِ )) فَكَانَ عَبدُ الله يقول بَعدَمَا كَبِرَ : يَا لَيتَنِي قَبِلْتُ رُخْصَة رَسُول الله ﷺ .
وفي رواية : (( أَلَمْ أُخْبَرْ أَنَّكَ تَصُومُ الدَّهرَ ، وَتَقْرَأُ القُرآنَ كُلَّ لَيْلَة ؟ )) فقلت : بَلَى ، يَا رَسُول الله ، وَلَمْ أُرِدْ بذلِكَ إلاَّ الخَيرَ ، قَالَ : (( فَصُمْ صَومَ نَبيِّ اللهِ دَاوُد ، فَإنَّهُ كَانَ أعْبَدَ النَّاسِ ، وَاقْرَأ القُرْآنَ في كُلِّ شَهْر )) قُلْتُ : يَا نَبيَّ اللهِ ، إنِّي أُطِيقُ أَفْضَلَ مِنْ ذلِكَ ؟ قَالَ : (( فاقرأه في كل عشرين )) قُلْتُ : يَا نبي الله ، إني أطيق أفضل من ذلِكَ ؟ قَالَ : (( فَاقْرَأهُ في كُلِّ عَشْر )) قُلْتُ : يَا نبي اللهِ ، إنِّي أُطيقُ أَفْضَلَ مِنْ ذلِكَ ؟ قَالَ : (( فاقْرَأهُ في كُلِّ سَبْعٍ وَلاَ تَزِدْ عَلَى ذلِكَ )) فشدَّدْتُ فَشُدِّدَ عَلَيَّ وَقالَ لي النَّبيّ ﷺ : (( إنَّكَ لا تَدرِي لَعَلَّكَ يَطُولُ بِكَ عُمُرٌ )) قَالَ : فَصِرْتُ إِلَى الَّذِي قَالَ لي النَّبيُّ ﷺ . فَلَمَّا كَبِرْتُ وَدِدْتُ أنِّي كُنْتُ قَبِلتُ رُخْصَةَ
نَبيِّ الله ﷺ .
وفي رواية : (( وَإِنَّ لِوَلَدِكَ عَلَيْكَ حَقّاً )) .
وفي رواية : (( لاَ صَامَ مَنْ صَامَ الأَبَدَ )) ثلاثاً .
وفي رواية : (( أَحَبُّ الصِيَامِ إِلَى اللهِ تَعَالَى صِيَامُ دَاوُد ، وَأَحَبُّ الصَّلاةِ إِلَى اللهِ تَعَالَى صَلاةُ دَاوُدَ : كَانَ ينام نصف الليل ، ويقوم ثلثه ، وينام سدسه ، وكان يصوم يوماً ويفطر يوماً ، وَلاَ يَفِرُّ إِذَا لاقَى )) .
وفي رواية قال : (( أنْكَحَني أَبي امرَأةً ذَاتَ حَسَبٍ وَكَانَ يَتَعَاهَدُ كنَّتَهُ - أي : امْرَأَةَ وَلَدِهِ – فَيَسْأَلُهَا عَنْ بَعْلِهَا . فَتقُولُ لَهُ : نِعْمَ الرَّجُلُ مِنْ رَجُلٍ لَمْ يَطَأْ لَنَا فِرَاشاً ، وَلَمْ يُفَتِّشْ لَنَا كَنَفاً مُنْذُ أتَيْنَاهُ . فَلَمَّا طَالَ ذلِكَ عَلَيهِ ذَكَرَ ذلك للنَّبيِّ ﷺ ، فَقَالَ : (( القِنِي بِهِ )) فَلَقيتُهُ بَعد ذلك ، فَقَالَ : (( كَيْفَ تَصُومُ ؟ )) قُلْتُ : كُلَّ يَومٍ ، قَالَ : (( وَكَيْفَ تَخْتِمُ ؟ )) قُلْتُ : كُلَّ لَيْلَةٍ ، وَذَكَرَ نَحْوَ مَا سَبَقَ ، وَكَانَ يَقْرَأُ عَلَى بَعْضِ أهْلِهِ السُّبُعَ الَّذِي يَقْرَؤُهُ ، يَعْرِضُهُ مِنَ النَّهَارِ ليَكُونَ أخفّ عَلَيهِ باللَّيلِ ، وَإِذَا أَرَادَ أنْ يَتَقَوَّى أفْطَرَ أيَّاماً وَأحْصَى وَصَامَ مِثْلَهُنَّ كرَاهِيَةَ أنْ يَترُكَ شَيئاً فَارَقَ عَلَيهِ النَّبيَّ ﷺ .
كل هذِهِ الرواياتِ صحيحةٌ ، مُعظمُها في الصحيحين ، وقليل مِنْهَا في أحدِهِما .
Dans le hadith 150, An-Nawawiyy rapporte d’après Abou Mouhammad ^Abdou l-lah fils de ^Amn Ibnou ^Asr que Dieu l’agrée, il a dit : « On a informé le Prophète ﷺ que j’avais dit : “ Par Allah je vais jeûner tous les jours et je vais veiller toutes les nuits tant que je suis vivant. ” Alors le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : “ Est-ce bien toi qui a dit cela ? ” Je lui ai dit : “ Oui, Ô Messager de Dieu, je ne te cache rien du tout. ” Alors le Messager ^alayhi s–salatou wa s-salam lui a dit : « Tu ne pourras pas faire cela. Jeûne certains jours et d’autres jours ne jeûne pas. Dors certains jours et d’autres jours veille en prière surérogatoire. Et jeûne trois jours par mois comme la bonne action est rétribuée par dix semblables en jeûnant trois jours de chaque mois, c’est comme si tu as jeûné toute l’année. » Alors ^Abdou l-lah que Dieu l’agrée a dit : « J’ai dit mais je peux faire plus que cela ». Alors le prophète lui a dit ce qui signifie : « Alors, si tu peux jeûne un jour et les deux jours suivants ne jeune pas ». Alors^Abdou l-lahque Dieu agrée, il a dit : « mais je suis capable de faire plus que cela ». Alors le prophète lui a dit ce qui signifie : « Alors, jeûne un jour sur deux, tel est le jeune de Dawoud ^alayhi s-salam et c’est le jeune le plus juste [dans une version le meilleure jeune]. » Alors^Abdou l-lah lui a dit : « Mais moi je peux faire mieux que cela ». Alors le messager de Allah ﷺ lui a dit ce qui signifie : « Il n’y a pas mieux que cela. »
Ici s’achève le hadith et ^Abdou l-lah a dit : « Si j’avais dès le début accepter de jeûner les trois jours comme m’avait dit le Messager deAllahﷺ , cela aurait était mieux pour moi, plus cher que mon cœur, que ma propre famille et mes propres biens. »
Et dans une autre version de ce même hadith, An-Nawawiyy rapporte que le prophète ﷺ a dit ce qui signifie : “ Ne m’a -t-on pas dit que tu jeûnais tous les jours et que tu veillais toutes les nuits ? ” Alors^Abdou l-laha répondu :“ Oui, Ô Messager de Dieu. ” Et donc le Messager de Allah ﷺ a dit à ^Abdou l-lah ce qui signifie : “ Ne fais pas cela, jeûne certains jours et d’autres jours ne jeûne pas. Dors certaines nuits et d’autres nuits veillent pour faire des prières surérogatoires car ton corps à un droit sur toi, tes yeux ont un droit sur toi, ton épouse à un droit sur toi, tes invités ont un droit sur toi. Il te suffit de jeûner chaque mois trois jours parce que tu auras pour chaque bonne action dix semblables, cela équivaut au jeûne de toute l’année. ” Alors ^Abdou l-Lah, à l’époque où il était jeune, il a dit : “ J’ai fait preuve de plus de fermeté et l’ordre est devenue encore plus ferme pour moi. ” Donc qu’est-ce qu’il a dit? Il a dit : “ J’ai dit: “ Ô Messager de Dieu! Je suis fort, j’ai encore plus de capacités que cela. ” Alors le Prophète lui a dit ce qui signifie : “ Jeûne à la manière du jeûne du prophète Dawoud ^alayhi s-salam et ne fais pas plus. ” ^Abdou l-lah a dit : “ Et comment était le jeûne de Dawoud ? ” Il lui a dit ce qui signifie : “ La moitié de l’année. ” Et ^Abdou l-lah disait après qu’il est devenu plus âgé : “ Si seulement j’avais accepté l’autorisation que m’avait donné le Messager de Allahﷺ. ”
Et dans une autre version, une troisième, le Messager ﷺ lui a dit ce qui signifie : “ Ne m’a -t-on pas appris que tu jeûner tout l’année et que tu récitais le Qour’an toutes les nuits? ” Alors ^Abdou l-lah a dit : “ Ô que oui Ô Messager de Dieu, mais moi je ne voulais que faire du bien. ” Alors le Prophète lui a dit ce qui signifie : “ Jeûne à la manière du Prophète de Dieu, Dawoud ^alayhi s-salam. C’était celui qui s’appliquait le plus dans l’adoration, [c’est-à-dire pour cela] et récite le Qour’an une fois par mois. ” Alors ^Abdou l-lah a dit : “ Ô Messager de Dieu, je peux faire plus que cela. ” Alors le Prophète lui a dit ce qui signifie : “ Alors récite le Qour’an une fois tous les vingt jours. ” Je lui ai dit : “ Ô Messager de Dieu, je peux faire plus que cela, je suis capable de faire plus que cela. ” Il lui a dit ce qui signifie : “ Alors récite tout le Qour’an une fois tous les dix jours. ” Alors ^Abdou l-lah a dit : “ Ô Messager de Dieu, je suis capable de faire plus que cela. ”Alors le Prophète lui a dit ce qui signifie : “ Recite le, récite la totalité du Qour’an une fois tous les sept jours et ne fait pas plus. ” Alors ^Abdou l-lah a dit : “ J’ai dit, j’ai essayé d’être ferme et l’ordre est devenu plus ferme pour moi. ” Et le Prophète ﷺ lui a dit ce qui signifie : “ Tu ne sais pas, peut-être que tu vas vivre longtemps. ” Et ^Abdou l-lah a dit ce qui signifie : “ Effectivement, j’en suis arrivé à l’état ou m’avait dit le Prophète ﷺ. Lorsque je suis devenu âgé, j’ai souhaité avoir accepter l’autorisation du prophète de Dieu ﷺ . ”
Et dans une version, le Prophète a dit ce qui signifie : “ Et tes enfants ont un droit sur toi. ” Et dans une autre version, le Prophète a dit ce qui signifie : “ Ce n’est pas convenable quelqu’un jeûne toute l’année. ” Et il a répété cela trois fois.
Et dans une autre version, le Prophète a dit ce qui signifie : “ Le jeûne que Dieu agrée le plus, c’est le jeûne que faisait Dawoud. Et la prière surérogatoire que Dieu agrée le plus, c’est la manière de prier de Dawoud, il dormait la moitié de la nuit puis il veillait en prière le tiers puis il s’endormait le un sixième et il jeûnait un jour sur deux et il ne fuyait pas l’ennemie lorsqu’il venait au front. »
Dans une version donc dans Sahih toujours de Al-Boukhariyy, ^Abdou l-lah a dit : “ Mon père m’a donné en mariage une femme qui est une femme de notable [c’est-à-dire de famille noble] et il demande après sa bru [sa bru signifie l’épouse de son fils ] de temps en temps pour demander à propos de son mari. Il demandait à propos de son fils à lui comment il se comportait avec elle, donc il faisait attention. Il voulait que sa belle-fille, [ la bru donc, que la femme de son fils ] soit heureuse donc il demande : “ Est-ce que mon fils te traite bien ? ” Pour que si jamais il ne la traite pas bien, il le corrige ». Donc alors la femme, la sœur à répondu de manière très pudique, elle a dit : « C’est un homme de grande qualité, il n’a jamais dormi avec nous dans le même lit et il ne m’a jamais dévoilé [c’est-à-dire qu’il n’a jamais eu de rapport avec elle] depuis que nous [elle parle en disant nous)] depuis que nous sommes venus chez lui [c’est-à-dire depuis notre mariage].» Donc en fait cela signifie que son mari se consacrait uniquement aux actes d’adoration, c’est ça le sens. Quand ça a duré longtemps, son père est parti en parler au Prophète ﷺ. Donc, le Prophète lui a dit ce qui signifie : “ Organises nous une réunion, fais qu’on se retrouve avec lui donc ton fils et toi et moi. ” C’est ça le sens.Et justement ^Abdou l-lah a dit : “ Nous nous sommes rencontrés. ” Donc alors le Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam a demandé à ^Abdou l-lah, il lui a dit ce qui signifie : “ Comment tu fais le jeûne ? ” Alors ^Abdou l-lah a dit: “ Tous les jours. ” Il lui a dit ce qui signifie : “ Et comment tu récites tout le Qour’an? dans combien de temps tu récites tout le Qour’an? ” “ Chaque nuit. ” Et il a cité semblable à ce qui a été cité précédemment. Donc ensuite, il a cité ce qui a été cité dans les autres versions dans lesquelles le Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam lui dit « Jeûne certains jours et ne jeûne pas d’autres jours. » Donc la suite du hadith est la même, c’est juste pour vous montrer que An-Nawawiyy a cité cette première partie pour dire cette version qui avait cet ajout par rapport aux autres. Et donc en définitive, il a fait ce que le Prophète lui a dit de faire, c’est-à-dire il récite tout le Qour’an une fois tous les sept jours et il jeûne un jour sur deux. Et donc, il récite à certains membres, à certaines de ses femmes le un septième du Qour’an qui s’est mis a réciter le soir. Donc il le récite pour qu’il se fasse corriger en journée, pour que ce soit plus facile pour lui la nuit, pour respecter l’engagement qu’il avait pris auprès du prophète ﷺ. Et quand il voulait prendre des forces parce qu’il n’arrivait pas à prendre de rythme lorsqu’il devenait plus âgé, de jeûner un jour sur deux, il ne jeûnait pas certains jours. Il comptait combien de jours il n’avait pas jeûné et il jeûnait la même chose parce qu’il ne voulait pas délaisser quelque chose qu’il avait promis au Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam. C’est ça le sens. Ça ne veut pas dire que c’est un devoir de sorte que s’il ne le faisait pas il mérite d’être châtié dans l’au-delà, mais c’était parce que comme c’est le Prophète qu’il lui a dit de faire cela, il ne voulait pas manquer à ce que le Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam lui a dit de faire.
Toutes ces versions sont authentiques, la plupart d’entre elles figurent dans Al-Boukhariyy et Mouslim et peu d’entre elles sont dans l’un des deux sahih et pas dans l’autre.
151– وعن أبي رِبعِي حنظلة بنِ الربيعِ الأُسَيِّدِيِّ الكاتب أحدِ كتّاب
رَسُول الله رضي الله عنه ، قَالَ : لَقِيَنِي أَبُو بَكر رضي الله عنه ، فَقَالَ : كَيْفَ أنْتَ يَا حنْظَلَةُ ؟ قُلْتُ : نَافَقَ حَنْظَلَةُ ! قَالَ : سُبْحَانَ الله مَا تَقُولُ ؟! قُلْتُ : نَكُونُ عِنْدَ رَسُول الله ﷺ يُذَكِّرُنَا بالجَنَّةِ وَالنَّارِ كأنَّا رَأيَ عَيْنٍ فإِذَا خَرَجْنَا مِنْ عِنْدِ رَسُول الله رضي الله عنه عَافَسْنَا الأَزْواجَ وَالأَوْلاَدَ وَالضَّيْعَاتِ نَسينَا كَثِيراً ، قَالَ أَبُو بكر رضي الله عنه : فَوَالله إنَّا لَنَلْقَى مِثْلَ هَذَا ، فانْطَلَقْتُ أَنَا وأبُو بَكْر حَتَّى دَخَلْنَا عَلَى رَسُول الله ﷺ . فقُلْتُ : نَافَقَ حَنْظَلَةُ يَا رَسُول اللهِ ! فَقَالَ رَسُول الله ﷺ : (( وَمَا ذَاكَ ؟ )) قُلْتُ : يَا رَسُول اللهِ ، نَكُونُ عِنْدَكَ تُذَكِّرُنَا بِالنَّارِ والجَنَّةِ كأنَّا رَأيَ العَيْن فإِذَا خَرَجْنَا مِنْ عِنْدِكَ عَافَسْنَا الأَزْواجَ وَالأَوْلاَدَ وَالضَّيْعَاتِ نَسينَا كَثِيراً . فَقَالَ رَسُول الله ﷺ : (( وَالَّذِي نَفْسي بِيَدِهِ ، لَوْ تَدُومُونَ عَلَى مَا تَكُونونَ عِنْدِي ، وَفي الذِّكْر ، لصَافَحَتْكُمُ الملائِكَةُ عَلَى فُرُشِكُمْ وَفي طُرُقِكُمْ ، لَكِنْ يَا حَنْظَلَةُ سَاعَةً وسَاعَةً )) ثَلاَثَ مَرَات . رواه مسلم .
قولُهُ : (( رِبْعِيٌّ )) بِكسر الراء . وَ(( الأُسَيِّدِي )) بضم الهمزة وفتح السين وبعدها ياء مكسورة مشددة . وقوله : (( عَافَسْنَا )) هُوَ بِالعينِ والسينِ المهملتين أي : عالجنا ولاعبنا . وَ(( الضَّيْعاتُ )) : المعايش .
L’Imam An-Nawawiyy rapporte d’après le compagnon Abou Rib^iyy Handhalah, fils Rabir Al ‘Oussaydiyy, qui était un des scribes, un des rares qui écrivait la révélation pour le Messager de Allah ﷺ qui a dit : « J’ai rencontré Abou Bakr que Allah l’agrée qui m‘as dit : “ Comment va tu Handhalah? “ Je lui ai dit : “ Handhalah est hypocrite. ” Abou Bakr a répondu : “ Soubhana l-Lah. Qu’est ce que tu dis ? » Handhalah lui a dit : “ Lorsque nous sommes en compagnie du Messager de Allah ﷺ, il nous fait le rappel, il nous rappelle le paradis et il nous rappelle l’enfer comme s’ils étaient devant nous. Et lorsque nous sortons de chez le Messager de Allah ﷺ, nous sommes avec nos épouses, nos enfants, nos verger et nous oublions tout , nous ne sommes plus dans cet état dans lequel nous étions en compagnie du Prophète ﷺ. Alors Abou Bakr que Allah l’agrée a dit : “ Par Allah, je ressens la même chose. ” Alors ce compagnon a dit: “ Je suis partie avec Abou Bakr jusqu’a nous rendreauprès du Messager de Allah ﷺ. Ce compagnon a commencé à dire, il parlait de lui-même, a dit : “ Handhalah, est hypocrite ” au messager de Allah. Le Messager lui a dit ce qui signifie : “ Et pourquoi tu dis ça ? ” Ambala a répété ce qu’il avait dit à Abou Bakr: “ Ô Messager de Allah, lorsque nous sommes avec toi, tu nous rappelles l’Enfer, le Paradis comme s’ils étaient devant nos yeux. Et lorsque nous sortons de chez toi, nous nous retrouvons avec nos épouses, nos enfants, nos verger et nous avions plus cet état dans lequel nous étions à tes côtés. Alors le Messager de Allah ﷺ a dit à Handhalah ce qui signifie : « Par celui qui détient mon âme par Sa toutes puissances si vous gardiez l’état que vous aviez lorsque vous êtes en ma compagnie et que vous faites du dhikr vous atteindrez un degré ou les Anges vont vous serez la mains quand vous êtes dans vos lits et sur votre chemin. Il y a un moment pour les actes d’obéissance et un moment pour accomplir ce dont l’être humain a besoin pour sa vie de tous les jours. » Et il a répété cela trois fois. »
[Rapporté par Mouslim]
Et ensuite, An-Nawawiyy explique quelques termes. Il dit comment s’appelle ce compagnon رِبْعِيٌّ ou الأُسَيِّدِي une tribu arabe.
Et quand il dit عَافَسْنَا , c’est à dire nous sommes à côté, nous plaisantons et nous nous occupons de nos femmes.
Et الضَّيْعاتُ, c’est à dire source de subsistance.
152– وعنِ ابن عباس رضي الله عنهما ، قَالَ : بينما النَّبيُّ ﷺ يخطب إِذَا هُوَ برجلٍ قائم فسأل عَنْهُ ، فقالوا : أَبُو إسْرَائيلَ نَذَرَ أنْ يَقُومَ في الشَّمْسِ وَلاَ يَقْعُدَ ، وَلاَ يَسْتَظِل ، وَلاَ يَتَكَلَّمَ ، وَيَصُومَ ، فَقَالَ النَّبيّ ﷺ : (( مُرُوهُ ، فَلْيَتَكَلَّمْ ، وَلْيَسْتَظِلَّ ، وَلْيَقْعُدْ ، وَلْيُتِمَّ صَوْمَهُ )) رواه البخاري .
Dans le hadith 152, l’Imam An-Nawawi rapporte d’après Ibnou ^Abbas que Allah l’agrée lui et son père, il a dit : « Alors que le Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam faisait son discours, son regard c’est porté sur un homme qui était débout. Il a demandé après lui. On lui a dit : “ C’est Abou Isra’il, il a fait le voeux de rester debout sous le soleil, de ne pas s’asseoir, de ne pas se mettre à l’ombre, de ne pas parler et de jeûner. Alors le Prophète ﷺ leur a dit ce qui signifie : « Dites-lui qu’il parle, qu’il se mette à l’ombre, qu’il s’assoit, mais qu’il poursuive son jeûne. »
[Rapporté par Al Boukhariyy]
١٥ – باب في المحافظة عَلَى الأعمال
قَالَ الله تَعَالَى : ﴿ أَلَمْ يَأْنِ لِلَّذِينَ آمَنُوا أَنْ تَخْشَعَ قُلُوبُهُمْ لِذِكْرِ اللهِ وَمَا نَزَلَ مِنَ الْحَقِّ وَلا يَكُونُوا كَالَّذِينَ أُوتُوا الْكِتَابَ مِنْ قَبْلُ فَطَالَ عَلَيْهِمُ الأَمَدُ فَقَسَتْ قُلُوبُهُمْ ﴾ [ الحديد ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَقَفَّيْنَا بِعِيسَى ابْنِ مَرْيَمَ وَآتَيْنَاهُ الأِنْجِيلَ وَجَعَلْنَا فِي قُلُوبِ الَّذِينَ اتَّبَعُوهُ رَأْفَةً وَرَحْمَةً وَرَهْبَانِيَّةً ابْتَدَعُوهَا مَا كَتَبْنَاهَا عَلَيْهِمْ إِلاَّ ابْتِغَاءَ رِضْوَانِ اللهِ فَمَا رَعَوْهَا حَقَّ رِعَايَتِهَا ﴾ [ الحديد ] ، وَقالَ تَعَالَى: ﴿ وَلا تَكُونُوا كَالَّتِي نَقَضَتْ غَزْلَهَا مِنْ بَعْدِ قُوَّةٍ أَنْكَاثاً ﴾
[ النحل ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَاعْبُدْ رَبَّكَ حَتَّى يَأْتِيَكَ الْيَقِينُ ﴾ [ الحجر] .
وَأَمَّا الأَحاديث فمنها :
حديث عائشة : وَكَانَ أَحَبُّ الدِّين إِلَيْهِ مَا دَاوَمَ صَاحِبُهُ عَلَيهِ . وَقَدْ سَبَقَ في البَاب قَبْلَهُ
Chapitre 15 : Persévérer dans les bonnes oeuvres
Dans sourat Al-Hadid verset 37, Allah ta^ala dit :
﴿ أَلَمْ يَأْنِ لِلَّذِينَ آمَنُوا أَن تَخْشَعَ قُلُوبُهُمْ لِذِكْرِ اللَّهِ وَمَا نَزَلَ مِنَ الْحَقِّ وَلَا يَكُونُوا كَالَّذِينَ أُوتُوا الْكِتَابَ مِن قَبْلُ فَطَالَ عَلَيْهِمُ الْأَمَدُ فَقَسَتْ قُلُوبُهُمْ وَكَثِيرٌ مِّنْهُمْ فَاسِقُونَ ﴾
(‘alam ya’ni lil-ladhina ‘amanou ‘an takhcha^a qouloubouhoum lidhikri l-Lah)
[57/16] ce qui signifie : « Le temps n’est-il pas venu pour ceux qui sont croyants d’avoir le cœur rempli de crainte envers Dieu afin d’évoquer Dieu ? Et de réciter ce qui a été descendu avec vérité. Et qu’il ne soit pas comme ceux qui ont reçu le livre auparavant, le temps leur a paru long et leurs cœurs se sont endurcis . »
Allah ta^ala dit dans sourat Al-Hadid verset 27 :
﴿ وَقَفَّيْنَا بِعِيسَى ابْنِ مَرْيَمَ وَآتَيْنَاهُ الْإِنجِيلَ وَجَعَلْنَا فِي قُلُوبِ الَّذِينَ اتَّبَعُوهُ رَأْفَةً وَرَحْمَةً وَرَهْبَانِيَّةً ابْتَدَعُوهَا مَا كَتَبْنَاهَا عَلَيْهِمْ إِلَّا ابْتِغَاء رِضْوَانِ اللَّهِ فَمَا رَعَوْهَا حَقَّ رِعَايَتِهَا ٢٧﴾
(Wa qaffayna bi^Iça ibni Maryama wa ‘ataynahou l-‘Injila wa Ja^alna fi qouloubi l-Ladhina t-taba^ouhou ra’fatan wa rahmatan wa rahbaniyatan abtada^ouha ma katabnaha ^alayhim ‘illa btigha‘a ridwani l-Lahi fama ra`awhā haqqa ri^ayatiha)
[57/27] ce qui signifie : « Nous avons fait suivre par Jésus fils de mari. Nous lui avons accordé l’Évangile. Nous avons fait que dans le cœur de ceux qui le suivent, il y ait une miséricorde ….. Nous ne leur avons pas prescrit. Ils ne l’ont fait que par recherche de l’agrément de Dieu mais après eux sont venu des gens qui n’ont pas accompli véritablement . »
Dans sourat Nahl verset 92, Allah ta^ala dit :
﴿ وَلاَ تَكُونُواْ كَالَّتِي نَقَضَتْ غَزْلَهَا مِن بَعْدِ قُوَّةٍ أَنكَاثًا ٩٢﴾
(Wa la takounou kallati naqadat ghazlaha min ba^di qouwatin ‘ankathan)
[16/92] ce qui signifie : « Ne soyez pas comme celle qui a son instrument pour fil … après l’avoir utilisé ouvertement »
Dans sourat Al-Hajar verset 99, Allah ta^ala dit :
﴿ حَتَّى يَأْتِيَكَ الْيَقِين ٩٩﴾
(hatta ya’tiyaka l-yaqin)
[15/99] ce qui signifie : « Adore ton Seigneur jusqu’à ce que vienne à toi la mort. »
Pour ce qui est des hadith qui indiquent cela, il y a le hadith de ^A’ichah que Allah l’agrée lorsqu’elle a dit : « Le comportement que le Messager agréé le plus, c’est lorsque la personne persévère sur l’application des bonnes œuvres. »
Et cela a été mentionné dans le chapitre précédent.
153– وعن عمر بن الخطاب رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( مَنْ نَامَ عَنْ حِزْبهِ مِنَ اللَّيلِ ، أَوْ عَنْ شَيءٍ مِنْهُ ، فَقَرَأَهُ مَا بَيْنَ صَلاةِ الفَجْرِ وَصَلاةِ الظُّهْرِ ، كُتِبَ لَهُ كَأَنَّمَا قَرَأَهُ مِنَ اللَّيلِ )) رواه مسلم .
Dans le hadith 153, An-Nawawiyy rapporte de ^Oumar Ibnou l-Khattab que Allah l’agrée que le Messager de Allah ﷺ a dit que celui qui a été gagné par le sommeil et qui n’a pas accompli jusqu’à la fin les actes habituels qu’il faisaient comme prière, comme récitation ou autre la nuit [soit il n’a pas récité totalement, soit il a fait une partie seulement] mais qu’il le fait par la suite, ne serait-ce que la prière … il lui sera inscrit comme s’il l’avait accompli durant la nuit.
[Rapporté par Mouslim]
154– وعن عبد الله بن عَمْرو بن العاص رَضِيَ الله عنهما ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( يَا عبدَ اللهِ ، لاَ تَكُنْ مِثْلَ فُلان ، كَانَ يَقُومُ اللَّيلَ فَتَرَكَ قِيَامَ اللَّيلِ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
Dans le hadith 154 An-Nawawiyy rapporte d’après Abdou l-Lah fils de ^Amr fils de ^Asr que le Messager de Allah ﷺ a dit : « Ô ^Abdou l-Lah, ne soit pas comme un tel, il veillait la nuit en prière surérogatoire puis il a délaissé cela. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]
155– وعن عائشة رضي الله عنها ، قَالَتْ : كَانَ رَسُول الله ﷺ إِذَا فَاتَتْهُ الصَّلاةُ مِنَ اللَّيلِ مِنْ وَجَعٍ أَوْ غَيرِهِ، صَلَّى مِنَ النَّهارِ ثنْتَيْ عَشرَةَ رَكْعَةً . رواه مسلم .
Dans le hadith 155, An-Nawawiyy rapporte de ^A’ichah que Allah l’agréé que le Prophète ﷺ lorsqu’il ne faisait pas de prière la nuit à cause des douleurs, il compensait cela en journée en accomplissant douze raka^ah.
[Rapporté par Mouslim]
١٦ – باب في الأمر بالمحافظة عَلَى السنة وآدابها
قَالَ الله تَعَالَى : ﴿ وَمَا آتَاكُمُ الرَّسُولُ فَخُذُوهُ وَمَا نَهَاكُمْ عَنْهُ فَانْتَهُوا ﴾ [ الحشر] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَمَا يَنْطِقُ عَنِ الْهَوَى إِنْ هُوَ إِلا وَحْيٌ يُوحَى ﴾ [ النجم] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ قُلْ إِنْ كُنْتُمْ تُحِبُّونَ اللهَ فَاتَّبِعُونِي يُحْبِبْكُمُ اللهُ وَيَغْفِرْ لَكُمْ ذُنُوبَكُمْ ﴾ [ آل عمران] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ لَقَدْ كَانَ لَكُمْ فِي رَسُولِ اللهِ أُسْوَةٌ حَسَنَةٌ لِمَنْ كَانَ يَرْجُو اللهَ وَالْيَوْمَ الآخِر ﴾ [ الأحزاب ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ فَلا وَرَبِّكَ لا يُؤْمِنُونَ حَتَّى يُحَكِّمُوكَ فِيمَا شَجَرَ بَيْنَهُمْ ثُمَّ لا يَجِدُوا فِي أَنْفُسِهِمْ حَرَجاً مِمَّا قَضَيْتَ وَيُسَلِّمُوا تَسْلِيماً ﴾ [ النساء ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ فَإِنْ تَنَازَعْتُمْ فِي شَيْءٍ فَرُدُّوهُ إِلَى اللهِ وَالرَّسُولِ ﴾ [ النساء] قَالَ العلماء : معناه إِلَى الكتاب والسُنّة ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ مَنْ يُطِعِ الرَّسُولَ فَقَدْ أَطَاعَ الله ﴾ [ النساء ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَإِنَّكَ لَتَهْدِي إِلَى صِرَاطٍ مُسْتَقِيمٍ صِراطِ اللهِ ﴾ [ الشورى ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ فَلْيَحْذَرِ الَّذِينَ يُخَالِفُونَ عَنْ أَمْرِهِ أَنْ تُصِيبَهُمْ فِتْنَةٌ أَوْ يُصِيبَهُمْ عَذَابٌ أَلِيمٌ ﴾ [ النور] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَاذْكُرْنَ مَا يُتْلَى فِي بُيُوتِكُنَّ مِنْ آيَاتِ اللهِ وَالْحِكْمَةِ ﴾ [ الأحزاب ] ، والآيات في الباب كثيرة .
Chapitre 16: La sounnah et ses règles de comportement
La sounnah ici, c’est ce que le Prophète ﷺ a amené comme paroles, comme actes, et comme état
Dans sourat Al-Hadid verset 7, Allah ta^ala dit :
﴿ وَمَا آتَاكُمُ الرَّسُولُ فَخُذُوهُ وَمَا نَهَاكُمْ عَنْهُ فَانتَهُوا ٧﴾
(Wa ma ‘atakoumou r-Rasoulou fakhoudhouhou wa ma nahakoum ^anhou fantahou)
[59/7] ce qui signifie : « Ce que le Prophète ^alayhi s-salatou wa s-salam vous a enseigné, faites-le et ce qu’il vous a interdit de faire abstenez vous-en. »
Et Allah dit dans sourat An-Najm verset 3 et 4:
﴿ وَمَا يَنطِقُ عَنِ الْهَوَى ٣ إِنْ هُوَ إِلَّا وَحْيٌ يُوحَى ٤﴾
(Wa ma yantiqou `ani l-Hawa. In houwa ‘illa wahyoun youha)
[53/3-4] ce qui signifie : « Et il ne parle pas sur l’effet de ses passions. …. »
Dans sourat Ali-Imran verset 31, Allah ta^ala dit :
﴿ قُلْ إِن كُنتُمْ تُحِبُّونَ اللّهَ فَاتَّبِعُونِي يُحْبِبْكُمُ اللّهُ وَيَغْفِرْ لَكُمْ ذُنُوبَكُمْ ٣١﴾
Qoul ‘in kountoum touhibbouna l-Laha fa t-Tabi^ouni youhbibkoumou l-Lahou wa yaghfir lakoum Dhunūbakum Wa Allāhu Ghafūrun Raĥīmun
[3/31] ce qui signifie : « Dis : « Si vous aimez véritablement Allah suivez moi, Allah vous agréera et vous pardonnera vos péchés. »
Allah ta^ala dit dans sourat Al‘Ahzab verset 21:
﴿ لَقَدْ كَانَ لَكُمْ فِي رَسُولِ اللَّهِ أُسْوَةٌ حَسَنَةٌ لِّمَن كَانَ يَرْجُو اللَّهَ وَالْيَوْمَ الْآخِرَ وَذَكَرَ اللَّهَ كَثِيرًا ٢١﴾
(Laqad kana lakoum fi rasouli l-Lahi ‘Ouswatoun hasanatoun liman kana yarjou l-Laha wa l-yawma l-‘akhira)
[33/21] ce qui signifie : « Vous avez en la personne du messager de Allah ﷺ un excellent modèle pour celui qui sait qu’il y aura un jugement de Dieu au Jour dernier. »
Dans sourat An-Niça’ verset 65, Allah ta^ala dit :
﴿ فَلاَ وَرَبِّكَ لاَ يُؤْمِنُونَ حَتَّىَ يُحَكِّمُوكَ فِيمَا شَجَرَ بَيْنَهُمْ ثُمَّ لاَ يَجِدُواْ فِي أَنفُسِهِمْ حَرَجًا مِّمَّا قَضَيْتَ وَيُسَلِّمُواْ تَسْلِيمًا ٦٥﴾
(Fala wa rabbika la you’minouna hatta youhakkimouka fima chajara baynahoum thoumma la yajidou fi ‘anfousihim harajan mimma qadayta wa yousallimou taslima)
[4/65] ce qui signifie : « Non. Par ton Seigneur, ils n’atteindront un degré de foi complète et ne pourront remédier les dires qui les opposent et qu’ils ne trouvent dans leurs cœurs ….de que tu as réuni comme importance et qu’ils se soumettent totalement ….
Et Allah ta^ala dit dans sourat An-Niça’ verset 59 :
﴿ فَإِن تَنَازَعْتُمْ فِي شَيْءٍ فَرُدُّوهُ إِلَى اللّهِ وَالرَّسُولِ إِن كُنتُمْ تُؤْمِنُونَ بِاللّهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ ٥٩﴾
(Fa’in Tanaza^toum fi chay’in faruddouhou ‘ila l-Lahi wa r-Rasouli ‘in kountum tou’minouna billahi wa l-yawmi l-‘akhir)
[4/59] ce qui signifie : « Si vous êtes opposés sur un sujet, alors remettez-vous à Dieu et à Son messager
si vous croyez véritablement en lui, au Jour dernier. » Les savants ont dit que cela signifie qu’il se faut se référer au livre et à la sounnah.
Allah ta^ala dit dans sourat An-Niça‘ verset 80:
﴿ مَّنْ يُطِعِ الرَّسُولَ فَقَدْ أَطَاعَ اللّهَ وَمَن تَوَلَّى فَمَا أَرْسَلْنَاكَ عَلَيْهِمْ حَفِيظًا ٨٠﴾
(Man youti^i r-Rasoula faqad ‘ata^a l-laha wa man tawalla fama ‘arsalnaka ^alayhim hafīdha)
[4/80] ce qui signifie : …..« celui qui obéit ( …) il aura obéis à Dieu. »
Dans sourat Ach-Choura verset 52, Allah ta^ala dit :
﴿ وَإِنَّكَ لَتَهْدِي إِلَى صِرَاطٍ مُّسْتَقِيمٍ ٥٢﴾
[42/52] ce qui signifie : « Et certes tu guides vers une voie de droiture. »
Dans sourat An-Nour verset 63, Allah ta^ala dit :
﴿ فَلْيَحْذَرِ الَّذِينَ يُخَالِفُونَ عَنْ أَمْرِهِ أَن تُصِيبَهُمْ فِتْنَةٌ أَوْ يُصِيبَهُمْ عَذَابٌ أَلِيمٌ ٦٣﴾
(Falyahdhari l-Ladhina youkhalifouna ^an ‘amrihi ‘an tousibahoum fitnatoun ‘aw yousibahoum `adhaboun ‘alim)
[24/63] ce qui signifie : « Que ceux qui n’obéissent pas à ses ordres craignent qu’ils ne soient châtiés par une zizanie , une épreuve ou qu’il soit touché par un châtiment douloureux. »
Dans sourat Al-’Ahzab verset … , Allah ta^ala dit :
Parole en arabe
« Ô … du Prophète… dans vos foyers … »
Les versets sont nombreux à ce sujet. Aussi les hadith
156-وَأَما الأحاديث : فالأول : عن أبي هريرةَ رضي الله عنه ، عن النَّبيّ ﷺ ، قَالَ : (( دَعُونِي مَا تَرَكْتُكُمْ ، إِنَّمَا أهْلَكَ مَنْ كَانَ قَبْلَكُمْ كَثْرَةُ سُؤالِهِمْ واخْتِلافُهُمْ عَلَى أنْبيَائِهِمْ ، فَإِذَا نَهَيْتُكُمْ عَنْ شَيْء فَاجْتَنِبُوهُ ، وَإِذَا أمَرْتُكُمْ بأمْرٍ فَأْتُوا مِنْهُ مَا اسْتَطَعْتُمْ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
Dans le hadith 156, le premier de ce chapitre, An-Nawawi rapporte d’Abou Hourayra, que Allah l’agrée, qui rapporte du Prophète Mouhammad ^alayhi s–salatou wa s-salam qu’il a dit ce qui signifie : « Retenez bien ce que je vous ai laissé, ce qui a mené à leur perte les communautés qui vous ont précédé, c’est le grand nombre de questions et leur diligence auprès de leurs Prophète. Si je vous interdis quelque chose, alors évitez là et si je vous ordonne quelque chose faites ce que vous en pouvez. »
157– الثاني : عن أَبي نَجيحٍ العِرباضِ بنِ سَارية رضي الله عنه ، قَالَ : وَعَظَنَا
رسولُ اللهِ ﷺ مَوعظةً بَليغَةً وَجِلَتْ مِنْهَا القُلُوبُ ، وَذَرَفَتْ مِنْهَا العُيُونُ ، فَقُلْنَا :
يَا رسولَ اللهِ ، كَأَنَّهَا مَوْعِظَةُ مُوَدِّعٍ فَأوْصِنَا ، قَالَ : (( أُوصِيكُمْ بِتَقْوَى اللهِ ، وَالسَّمْعِ وَالطَّاعَةِ وَإنْ تَأمَّر عَلَيْكُمْ عَبْدٌ حَبَشِيٌّ ، وَإِنَّهُ مَنْ يَعِشْ مِنْكُمْ فَسَيَرَى اختِلافاً كَثيراً ، فَعَليْكُمْ بسُنَّتِي وسُنَّةِ الخُلَفاءِ الرَّاشِدِينَ المَهْدِيِيِّنَ عَضُّوا عَلَيْهَا بالنَّواجِذِ ، وَإِيَّاكُمْ وَمُحْدَثَاتِ الأُمُورِ ؛ فإنَّ كلَّ بدعة ضلالة )) رواه أَبُو داود والترمذي ، وَقالَ : (( حديث حسن صحيح )) .
(( النَّواجذُ )) بالذال المعجمةِ : الأنيَابُ ، وَقِيلَ : الأضْراسُ .
Et dans le hadith 157, le deuxième de ce chapitre, d’après Abou Najih ^Irid, fils de Sarih que Allah l’agrée, le Messager de Allah ﷺ nous a fait une exhortation très éloquente qui a fait que nos cœurs étaient dans la crainte de Dieu, et nos yeux, tout plein inondé de larmes. Nous avons dit : “ Ô Messager de Dieu, c’est comme si c’est l’exhortation de quelqu’un qui va nous quitter, alors recommande nous quelque chose. ” Et donc le Messager d’Allah ﷺ a dit ce qui signifie : “ Je vous recommande la piété envers Dieu et d’écouter et d’obéir même si celui qui est à votre tête est un esclave habachite. Et celui d’entre vous qui vivra longtemps, verra une grande divergence. Alors, attachez-vous à ma sounnah et à la tradition du calife bien guidé . [Et il a donné une image, il a dit ….. Et surtout éviter les nouveautés car la plupart des innovations sont de l’égarement.” »
[Rapporté par Abou Dawoud]
La nouveauté, c’est à dire la bid^ah et selon les jugements des savants, elle peut être obligatoire, interdite, recommandée, déconseillée ou d’ordre de l’indifferent.
158– الثَّالثُ : عَنْ أَبي هريرةَ رضي الله عنه : أنَّ رَسُول الله ﷺ ، قَالَ : (( كُلُّ أُمَّتِي يَدخُلُونَ الجَنَّةَ إلاَّ مَنْ أبَى )) . قيلَ : وَمَنْ يَأبَى يَا رَسُول الله ؟ قَالَ : (( مَنْ أَطَاعَنِي دَخَلَ الجَنَّةَ ، وَمَنْ عَصَانِي فَقَدْ أبَى )) رواه البخاري .
Dans le hadith 158, le troisième ici, d’après Abou Hourayra, le Messager de Allah صلى الله عليه وسلم a dit ce qui signifie : « Toute ma communauté entrera au paradis, sauf ceux qui le refuseront. » Il a été dit : “Mais qui refusera d’entrer au paradis, ô Messager de Allah ? ” Le messager de Allah a dit : “ Celui qui me désobéi, aura refusé d’entrer au paradis.” »
[Rapporté par Al Boukhariyy]
159– الرابع : عن أَبي مسلم ، وقيل : أَبي إياس سَلمة بنِ عمرو بنِ الأكوع رضي الله عنه : أنَّ رَجُلاً أَكَلَ عِنْدَ رَسُول الله بِشِمَالِهِ ، فَقَالَ : (( كُلْ بِيَمِينكَ )) قَالَ : لا أسْتَطيعُ . قَالَ : (( لا استَطَعْتَ )) مَا مَنَعَهُ إلاَّ الكِبْرُ فمَا رَفَعَهَا إِلَى فِيهِ . رواه مسلم
Dans le hadith 159, le quatrième de ce chapitre, d’après Abou Mouslim, et il a été dit Abou Iyas, fils de ^Amr, fils de Al Akou^ que Allah l’agrée, il a dit : « Un homme a mangé en présence du Messager Allah ﷺ avec la main gauche. Le Messager lui a dit ce qui signifie: « Mange avec la main droite. » Il lui a répondu : “ Je ne peux pas.” Alors le Prophète lui a dit ce qui signifie: “ Tu ne pourra pas alors … ” »
Ce qui l’a empêché, c’est juste son orgueil. Il n’a pas pu rajouté une seule bouchée à sa main.
160– الخامس : عن أَبي عبدِ الله النعمان بن بشير رَضيَ الله عنهما ، قَالَ : سمعت رَسُول الله ﷺ ، يقول : (( لَتُسَوُّنَّ صُفُوفَكُمْ ، أَوْ لَيُخَالِفَنَّ اللهُ بَيْنَ وُجُوهِكُمْ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
وفي رواية لمسلم : كَانَ رَسُول الله ﷺ يُسَوِّي صُفُوفَنَا حتى كأنَّما يُسَوِّي بِهَا القِدَاحَ حَتَّى إِذَا رَأَى أَنَّا قَدْ عَقَلْنَا عَنْهُ . ثُمَّ خَرَجَ يَوماً فقامَ حَتَّى كَادَ أنْ يُكَبِّرَ فرأَى رَجلاً بَادياً صَدْرُهُ ، فَقَالَ : (( عِبَادَ الله ، لَتُسَوُّنَّ صُفُوفَكُمْ أَوْ لَيُخَالِفَنَّ اللهُ بَيْنَ وُجُوهِكُمْ ))
Dans le hadith 160, le cinquième ici, d’après Abdou ^Abdi l-Lah que Dieu l’agrée lui et son père, il a dit : « J’ai entendu le Messager de Allah ﷺ dire ce qui signifie : « Veiller à ce que les rangées de prière soient droites, sinon Dieu fait qu’il y ait l’animosité entre vous, vos cœurs vont se repousser les uns les autres. »
[Rapporté par Al Boukhariyy]
Et, dans une autre version rapportée par Mouslim, le Messager de Allah ﷺ a resserré lui-même les rangées au point qu’on dirait qu’il utilisait un instrument avec lequel on veillait à ce que la tige de la flèche soit droite. Et quand il a vu qu’on avait enfin compris, un jour il dirigeait, il a commencé la prière en disant « Allahou ‘Akbar » et a vu qu’un homme avait sa poitrine qui dépassait. Alors le Prophète a dit ce qui signifie : « Esclaves de Dieu. … Veiller à ce que les rangées de prière soient droites, sinon Dieu fait qu’il y ait l’animosité et de la dissension entre vous. »
161– السادس : عن أَبي موسى رضي الله عنه ، قَالَ : احْتَرقَ بَيْتٌ بالمَدِينَةِ عَلَى أهْلِهِ مِنَ اللَّيلِ ، فَلَمَّا حُدِّثَ رسولُ الله ﷺ بشَأنِهِمْ ، قَالَ : (( إنَّ هذِهِ النَّارَ عَدُوٌّ لَكُمْ ، فَإِذَا نِمْتُمْ ، فَأطْفِئُوهَا عَنْكُمْ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
Dans le hadith 161, le sixième, d’après Abou Mouça que Allah l’agrée, il a dit : « Une maison a été incendiée à Médine alors que ses habitants étaient à l’intérieur, la nuit. Lorsque l’on rapporta au Messager de Allah ﷺ ce qui leur était arrivé, il a dit ce qui signifie: « Ce feu est un ennemi pour vous lorsque vous dormez alors éteignez vos chandelles. »
Série le Mariage en Islam (16) : suite de la reprise en mariage et la période d’attente post-maritale
Al-raj^ah
Après que l’auteur a fini de parler du divorce, il parle maintenant de الرجعة –ar-raj^ah– qui est la reprise en mariage.
C’est quoi ar-raj^ah, la reprise en mariage ? C’est de ramener la femme au mariage suite à un divorce non définitif, et ce, pendant la période d’attente post-maritale –al-^idda-. Il y a eu un divorce, ce n’est pas un divorce suite auquel il n’y a plus de reprise possible.
C’est quoi un divorce suite auquel il n’y a pas de reprise possible? Par exemple, un divorce triple ou le khoul^ aussi -effacement de contrat-. On n’est pas dans un cas où il n’y a pas de reprise possible. On est dans un cas où il y a possibilité de reprise. Donc, reprendre en mariage suite à un divorce qui n’est pas définitif et ce dans la période d’attente post-maritale.
C’est quoi la période d’attente post-maritale ? C’est une période durant laquelle la femme ne se marie pas avec autre que celui qui l’a divorcé.
Sa durée :
- 1er cas : c’est lorsqu’il arrive à la femme d’avoir ses menstrues. Ça ne veut pas dire qu’elle a ses menstrues là maintenant. Mais il lui arrive qu’elle a ses menstrues, c’est-à-dire qu’elle n’est pas ménopausée par exemple.
- 2ème cas : la femme à qui il est possible d’avoir ses menstrues, sa période d’attente post-maritale est de 3 périodes intermenstruelles (selon l’école Chafi^ites).
Qu’est ce que 3 périodes intermenstruelles ? Ça veut dire qu’ après la 3ème période de pureté, elle voit à nouveau les menstrues, là c’est fini. Quand elle voit les nouvelles menstrues, c’est là que sa période d’attente post-maritale finie. Ce n’est pas quand elle arrive à la pureté, mais c’est après la 3ème période de pureté.
- 3ème cas : si c’est une femme qui est enceinte, c’est lorsqu’elle accouche.
- 4ème cas : celle qui ne peut pas avoir de menstrues. La durée est de 3 mois lunaires.
- 5ème cas : celle qui est veuve -son mari meurt-, sa période, il y a deux cas.
Cela dépend si la femme est enceinte ou non.
- Si son mari meurt aujourd’hui, demain elle accouche et après-demain elle peut se remarier. Cela veut dire qu’il n’est plus dans une période d’attente post-maritale. On ne parle plus d’endeuillement, mais de la période d’attente post-maritale.
- Maintenant si elle n’est pas enceinte et que son mari meurt, sa période d’attente post-maritale est de 4 mois lunaires et 10 jours. C’est un verset du Qour’an qui indique que c’est 4 mois lunaires et 10 jours.
Le divorce suite auquel il y a possibilité de reprise en mariage est de 2 divorces.
Cela signifie que soit c’est le premier divorce, soit le second divorce. C’est-à-dire qu’après le troisième divorce, l’homme ne peut pas la reprendre en mariage, sauf après certaines choses. Mais il ne peut pas la reprendre dans la période d’attente post-maritale.
Le divorce suite auquel il y a possibilité de reprise en mariage c’est un ou deux divorces. Le troisième non. Quand c’est un divorce triple, alors soit c’est triple en une seule fois, soit c’est le troisième en cumulé.
Ici, ce verset 229 de sourat Al-Baqarah, ne veut pas dire que le divorce n’est compté que s’il est prononcé 2 fois. Ce n’est pas cela le sens du verset.
Le sens de ce verset est que si le divorce n’a pas été triple en une seule fois, alors le mari peut reprendre la femme en mariage, même si ce n’est pas en sa présence. S’il dit « je la reprends en mariage », elle devient sa femme à nouveau.
La reprise en mariage c’est de reprendre une femme à son mariage pendant la période d’attente post-maritale, suite à un divorce qui n’est pas définitif. Donc, si le divorce n’est pas encore définitif, elle est encore dans la période d’attente post-maritale. Donc, si le divorce a été définitif, alors il n’y a plus de reprise possible. Il ne peut pas dire « je te reprends en mariage. » et continuer à vivre avec elle. C’est ainsi qu’est le sens de ce verset 229 de sourat Al-Baqarah.
Quelle est la sagesse? Il se peut qu’il divorce une fois et après il regrette. Donc, la loi lui a permis de la reprendre. Il se peut qu’il divorce une deuxième fois et il regrette une deuxième fois et il regrette à nouveau. La loi lui permet de la reprendre. C’est ça la sagesse. Quant à celui qui, dès le départ, du premier coup prononce le divorce triple en même temps, il se sera mis lui-même dans une situation difficile. Il aurait pu être plus mesuré. Il divorce une fois. Si lui dès le départ il a prononcé 3 fois, il s’est mis dans une situation difficile et il se peut qu’il regrette.
Mais il n’y a pas moyen de la reprendre jusqu’à ce qu’elle se marie avec un autre homme. Donc, celui qui divorce de sa femme une fois ou deux fois, il peut la reprendre tant que la période d’attente post-maritale ne s’est pas écoulée.
Comment il va la reprendre ? Il lui dit « je te reprends à mon mariage ». Une phrase c’est ce qui lui dit. Et ce qui est de cet ordre.
Deuxième cas de figure, si la femme n’est pas présente -parce qu’on a dit qu’il peut la reprendre même si ce n’est pas en sa présence-, il dit « je reprends ma femme à mon mariage. » Même si elle n’est pas là et qu’il est tout seul. Du simple fait qu’il lui ait dit cette phrase « je te reprends à mon mariage », elle est devenue licite à lui, c’est sa femme comme avant. Pourquoi ? Parce qu’il a divorcé une fois ou deux fois et qu’il a dit cette phrase dans la période d’attente post-maritale.
Maintenant si la période d’attente post-maritale s’est écoulée et qu’il ne l’a pas reprise, s’il veut vivre avec elle maritalement, il va faire un nouveau contrat de mariage avec un tuteur et deux témoins, comme si c’est pour la première fois. Parce que la période d’attente post-maritale s’est écoulée. Donc de là, on comprend que la reprise en mariage ne veut pas dire un renouvellement du contrat, puisqu’on a dit que ce n’est pas avec un tuteur et deux témoins, mais juste avec la phrase « je la reprends à mon mariage » ou il lui dit « je te reprends à mon mariage ». Il n’y a pas de tuteur, de deux témoins, de parole de ’ijab et de qaboul comme dans un contrat de mariage. Donc, la reprise en mariage n’est pas un renouvellement de contrat, mais c’est une expression qui indique qu’il lui est à nouveau permis de vivre maritalement avec elle.
L’auteur, que Dieu lui fasse miséricorde, met en garde contre la parole de certains ignorants.
Qu’est ce que ces ignorants disent ? Ils disent que s’il reprend sa femme en mariage, ils prétendent qu’il n’est pas permis qu’il ait un rapport avec elle jusqu’à la fin de la période d’attente post-maritale. Et ça c’est faux, parce que la reprise signifie qu’il peut vivre maritalement avec elle. Pourquoi ils disent qu’il ne peut pas avoir de rapport avec elle? Tant qu’il l’a reprise elle redevient sa femme et il continue à vivre avec elle maritalement.
Quant à celui qui a prononcé le divorce triple avec sa femme, en lui disant « tu es divorcée 3 fois », même s’il lui dit en une seule assemblée, il ne lui est pas permis de la reprendre en mariage, il ne peut pas vivre avec elle maritalement.
- Sauf si, premièrement, la période d’attente post-maritale avec lui s’achève.
- Ensuite, elle se marie avec un autre homme (contrat de mariage avec un tuteur, deux témoins).
- Troisièmement, ce deuxième homme consomme le mariage avec elle. Ce n’est pas juste il fait comme ils disent « mariage blanc ». Quelle est la sagesse à cela ? Pour que celui qui prononce le divorce triple, réfléchis à 3 fois avant de vouloir divorcer. Cela le calme.
- Quatrième point, que le second veuille bien prononcer le divorce. Il se peut que le second homme dise « oui pourquoi pas, on est mari et femme ».
- Cinquièmement, que la période d’attente post-maritale avec le deuxième s’achève, puis le premier peut faire un nouveau contrat de mariage avec elle, avec un tuteur et deux témoins et la formule (ijab et qaboul). Et donc le jugement est le même, s’il dit à sa femme « tu es divorcée 3 fois », qu’il l’ait dit parce qu’il était en colère, la colère n’est pas une excuse. Même si lui dit « mais moi je plaisantais ».
Dans le hadith,le messager ﷺ a dit qu’il y a 3 choses, qui lorsqu’elles sont prononcées en étant sérieux, sont comptées pour du sérieux. Et lorsqu’elles sont prononcées en plaisanterie, elles sont comptées pour du sérieux. Ces 3 choses sont : le mariage, le divorce et la reprise en mariage.
Même s’il plaisante pour la reprise en mariage, cela est compté pour du sérieux.
Les savants ont dit : « Si le contrat de mariage , le divorce et la reprise en mariage, qu’on l’ait dit en plaisantant ou qu’on l’ait dit pour du sérieux, c’est compté pour du sérieux, à plus forte raison, la parole de mécréance. Si quelqu’un dit la parole de mécréance en plaisantant ou en colère ou en étant sérieux, c’est compté pour du sérieux.»
Ce n’est pas une condition que s’il va reprendre sa femme en mariage qu’il demande qu’il y ait des témoins. Même si c’est entre elle et lui. Même s’il n’y a pas de témoin, la reprise en mariage est valable. Cela veut dire qu’il n’est pas une condition qu’il fasse appel à des témoins et qu’il leur dise « je vous prends à témoin, témoignez que je reprends ma femme en mariage ».
Mais, il vaut mieux prendre des témoins, c’est-à-dire le mieux c’est qu’ils prennent des témoins pour la reprise en mariage.
Nous avons fini le chapitre de ar-raj^ah la reprise en mariage.
Al-^iddah
Maintenant, chapitre suivant al ^idda, la période d’attente post-maritale. On en a parlé, on va le détailler un peu.
La période d’attente post-maritale, comme son nom l’indique c’est une période, c’est un temps durant lequel la femme attend pour savoir qu’elle n’est pas enceinte, ou bien elle attend par obéissance à Dieu, ou bien elle attend par affliction (chagrinée) pour la perte d’un mari.
- Première raison : C’est une période durant laquelle la femme attend pour savoir qu’elle n’a pas de fœtus dans son utérus c’est-à-dire pour savoir que son utérus est libre.
- Deuxième raison : par acte d’obéissance.
Qu’est ce que cela veut dire ? C’est-à-dire par obéissance à l’ordre de Dieu. Dieu lui a ordonné d’attendre, alors elle attend. Ce n’est pas pour vérifier qu’elle est enceinte, il se peut qu’elle soit véritablement enceinte, donc elle ne va pas vérifier qu’elle n’est pas enceinte puisqu’elle l’est, mais elle va attendre par obéissance à l’ordre de Dieu.
- Troisième raison : par affliction parce que son mari est mort et donc pour cette raison là, elle attend de se remarier. Donc, la période d’attente post-maritale concerne la femme et non l’homme. Al-^idda a été appelée ainsi car c’est le même mot que ^idda qui signifie multiple, plusieurs, parce qu’il y a plusieurs cas de figure.
Donc, la période d’attente post-maritale c’est le temps que la femme s’assure qu’elle n’est pas enceinte. Parce que si elle a été divorcée aujourd’hui, maintenant, ou que son mari meurt aujourd’hui, si elle se remarie après une semaine, il se peut qu’elle soit enceinte. Allah ta^ala pour une sagesse, pour la conservation de la lignée. On n’est pas comme les animaux, le chat après avec sa sœur, ils ont des enfants. Nous, les humains, ne sommes pas comme ça. Donc, pour s’assurer que cet enfant soit le fils de untel, on ne sait pas c’est le fils de qui. C’est pour cette raison qu’il y a une période d’attente post-maritale. Regardez combien la sagesse de la loi de l’islam. Les kouffar tournent en rond, ils n’ont pas ces règles là. Parmi eux, certains sont comme des animaux. Un jour avec l’un et l’autre jour avec un autre, pas de contrat de mariage, après ils se séparent avec un enfant, on ne sait pas de qui est cet enfant.
Celle qui est en période d’attente post-maritale, il y a deux grands cas possibles. L’auteur détaille les 2 grands cas :
- Premier cas : celle dont le mari meurt,
- Deuxième cas : celle dont le mari n’est pas mort.
On va voir pourquoi il les distingue comme cela.
Premier cas : celle qui se retrouve veuve, dont le mari est mort.
Deuxième cas: ce n’est pas le cas de la veuve.
Celle qui n’est pas dans le cas où son mari meurt, c’est comme celle qui est divorcée ou celle avec qui son mari a fait le khoul^. Donc, celle dont le mari est mort, si elle était enceinte, sa période d’attente post-maritale finit par l’accouchement. Dans sourat at-talaq verset 4 Allah ta^ala dit ce qui signifie : « Et celles qui sont enceintes, leur terme -le terme de la période d’attente- est par l’accouchement. »
Et en raison de la parole du prophète ﷺ à une femme compagnon qui s’appelle Soubay^ah et sa tribu al-Aslamiyyah. Elle avait accouché 1/2 mois après la mort de son mari. Le prophète lui a dit ce qui signifie : « Tu es libérée de la période d’attente post-maritale.Tu peux lui épouser qui tu veux. »Thouwayba al-Aslamiyah
[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim].
Prenez par exemple une femme, son mari meurt alors qu’elle est au 9ème mois de grossesse. Un exemple, un jour après son décès, elle accouche, sa période d’attente post-maritale est finie. Le lendemain, elle peut se remarier.
Donc celle dont le mari est mort et qui n’était pas enceinte sa période d’attente post-maritale est de 4 mois lunaires et 10 jours.
Allah ta^ala dit dans le verset 234 sourat Al-Baqarah ce qui signifie : « Ceux d’entre vous qui meurent et qui laissent des épouses elles attendent 4 mois et 10 jours».
Donc le verset est clair.
Donc ça c’est l’autre cas. Nous poursuivrons la fois prochaine.
L’auteur, que Dieu lui fasse miséricorde, a dit : celle qui est en période d’attente post-maritale est de deux catégories, c’est-à-dire qu’il y a deux catégories de possibilités pour être en période d’attente post-maritale.
- Celle dont le mari est mort,
- Celle dont le mari n’est pas mort comme celle qui a été divorcée ou celle qui a fait le khoul^ -séparation moyennant une contrepartie qui revient à l’époux-.
Donc, celle dont le mari meurt se retrouve dans la période d’attente post-maritale, elle finit sa période d’attente post-maritale, dans le cas où elle est enceinte lorsqu’elle accouche. La preuve vient du Qour’an dans sourat at-talaq verset 4 ce qui signifie : “Celles qui sont enceintes, leur terme s’achève par l’accouchement.”
La période d’attente post-maritale est une période durant laquelle la femme ne se marie pas. La preuve vient également du hadith du prophète ﷺ dans lequel il a dit à une femme compagnon qui s’appelle Soubay^ah al-Aslamiyyah. Elle avait accouché 1/2 mois après la mort de son mari. Le prophète ﷺ lui a dit ce qui signifie : « Tu es libre maintenant -tu n’es plus en période d’attente post-maritale-, tu peux épouser qui tu veux. »
Par exemple, une femme qui a son mari qui meurt et elle était au 9ème mois de grossesse. Un jour après le décès de son mari, elle accouche. Donc sa période d’attente post-maritale finie. Le lendemain, elle peut se remarier.
Dans le cas où elle n’est pas enceinte, alors sa période d’attente post-maritale est de 4 mois lunaires et 10 jours.
Allah ta^ala dit dans le verset 234 sourat Al-Baqarah ce qui signifie : « Ceux d’entres vous -ce verset s’adresse aux hommes- qui meurent et qui laissent des épouses, ces épouses attendent 4 mois et 10 jours».
Nous allons maintenant aborder la deuxième catégorie qui est celle qui se retrouve en période d’attente post-maritale mais ce n’est pas suite au décès de son mari. Comme une femme que le mari a divorcé, ou celle avec laquelle son mari a fait le khoul^ -effacement de contrat-, c’est une séparation entre lui et son épouse. Selon certains savants, ce n’est pas compté comme un divorce. Donc cette femme, là encore, si elle est enceinte, sa période d’attente post-maritale s’achève par l’accouchement, comme pour celle qui est veuve. Si elle n’était pas veuve, elle s’est retrouvée libérée des liens du mariage pour une autre raison que la mort de son mari, la même chose si elle est enceinte, sa période d’attente finit par l’accouchement. Si la femme a été divorcée par son mari et elle était enceinte, sa période d’attente post-maritale finit par l’accouchement. Si elle n’était pas enceinte et elle fait partie de celles qui peuvent avoir les menstrues, sa période d’attente post-maritale est de trois périodes intermenstruelles.
Attention, ici il y a divergence entre les savants. Là, nous sommes en train d’étudier selon l’école Chafi^ites. Celles dont le mari a divorcé alors qu’elle est en période intermenstruelle -période de pureté-, elle compte cette période-là. Cette période fait partie des trois périodes intermenstruelles. N’est-ce pas qu’on a dit que la période d’attente post-maritale est de trois périodes intermenstruelles. Donc si elle a été divorcée dans une période intermenstruelle, elle fait partie des trois. Dans tous les cas, elle compte parmi ses périodes d’attente post-maritale. La femme qui a été divorcée dans une période de pureté, cette période-là elle la compte parmi les trois périodes de son attente post-maritale. Donc si quelqu’un a divorcé sa femme alors qu’elle n’avait pas les menstrues, alors cette période-là où elle n’avait pas les menstrues compte parmi les trois de sa période d’attente post-maritale. Donc si elle avait été divorcée dans une période intermenstruelle, que se passe-t-il ? Dans ce cas cette période intermenstruelle compte parmi les trois de sa période d’attente post-maritale, car après elle va avoir les menstrues, puis une deuxième période intermenstruelle, puis à nouveau elle va avoir les menstrues, puis elle va avoir une troisième période intermenstruelle, puis elle va avoir à nouveau les menstrues. Donc, celle qui n’est pas veuve mais qui entame une période d’attente post-maritale, elle est de plusieurs cas :
- soit elle est enceinte,
- soit c’est une femme qui peut avoir les menstrues,
- soit c’est une femme qui ne peut pas avoir les menstrues.
Si elle peut avoir les menstrues, on compte par des périodes intermenstruelles.
Si elle n’a plus les menstrues, on compte en mois.
Dans le cas où elle est encore jeune et qu’elle n’a pas encore atteint la puberté, ou dans le cas où elle est ménopausée, sa période d’attente post-maritale est de 3 mois lunaires.
Il y a un cas où la femme n’a pas de période d’attente post-maritale, c’est dans le cas où il n’y a pas eu de consommation du contrat. Donc s’ils ont juste fait un contrat et qu’ils n’ont pas consommé, puis il y a eu divorce ou séparation par la khoul^, il n’y a pas de période d’attente post-maritale, elle peut se remarier immédiatement.
Si quelqu’un par exemple a épousé une autre, il a fait un contrat avec elle. Et avant de consommer il l’a divorcé. Cette femme n’a pas de période d’attente post-maritale. Cela veut dire qu’elle peut, après qu’il l’a divorcé, se remarier. Elle n’a pas à attendre. Ceci est dans le cas où il n’y a pas eu de consommation.
Quant à celle qui est ménopausée, celle qui a perdu espoir d’avoir les menstrues al-ayyisa -celui qui perd espoir-, ou elle a atteint l’âge de 62 ans et elle n’a plus de menstrues. Si l’a divorce, alors sa période d’attente post-maritale est de 3 mois lunaires.
Nous allons voir quelques conséquences en plus du divorce et de la période d’attente post-maritale.
Donc celle qui a été divorcée, on dit d’un divorce suite auquel il y a possibilité de reprise -c’est comme si elle a été divorcée une fois ou deux fois-, celle-là son mari peut la reprendre pendant cette période. Comment il peut la reprendre ? Sans nouveau contrat de mariage, juste par une parole.
Il dit “je te reprends à mon mariage”, une fois ou deux fois, c’est-à-dire il a divorcé une deuxième fois, également il peut la reprendre à son mariage par une parole, même si elle n’est pas présente. Il dit « je reprends ma femme à mon mariage ».
Dans le cas où il y a eu divorce suite auquel il y a possibilité de reprise au mariage, l’homme doit assurer à la femme le logement et la charge obligatoire, pendant toute la période d’attente post-maritale. Un logement, c’est-à-dire un endroit où elle passe cette période d’attente post-maritale et il lui assure la charge obligatoire, comme si c’était sa femme.
Combien ça lui coûte de subvenir à sa charge? Durant toute cette période, il lui assure la charge obligatoire. La femme qu’un mari peut reprendre à son mariage a un statut analogue à l’épouse de ce point de vue, c’est-à-dire que du point de vue de la charge obligatoire elle est comme sa femme.
L’homme doit subvenir à la charge obligatoire de la femme durant la période d’attente post-maritale, on parle de celle qu’il est possible de reprendre.
Mais après la fin de la période d’attente post-maritale, il ne lui doit plus de charge obligatoire. Elle est devenue indépendante, elle peut épouser qui elle veut.
Parmi les loi relative à celle qui est en période d’attente post-maritale est qu’elle reste dans le logement jusqu’à la fin de la période d’attente post-maritale, c’est-à-dire qu’elle ne dort pas ailleurs que dans la maison où elle passe sa période d’attente post-maritale que son mari lui a assuré. Si c’est la maison où ils vivaient ensemble, s’il lui dit “tu passes ta période d’attente post-maritale ici”, elle ne dort pas ailleurs que dans cette maison.
Elle ne va pas habiter ailleurs. Elle reste dans la maison où il y a eu séparation, la maison où elle a été divorcée, une fois ou deux fois.
Question : celle qui a été divorcée reste dans la maison dans laquelle son mari l’a divorcé. Celui qui assure pour elle le logement quitte la maison pour la lui laisser, comme on sait il y a des ignorants, si il l’a chassé, où elle dort.
Et le problème vient de lui, pas d’elle, puisqu’il doit lui assurer la charge.
Durant la période d’attente post-maritale on parle de celle qui n’est pas veuve, celle qui n’est pas veuve peut s’embellir, elle peut se faire belle, elle peut se parfumer, mais le mieux c’est de délaisser cela. Mais c’est permis. Elle n’engage pas de contrat de mariage ou de fiançailles jusqu’à la fin de la période d’attente post-maritale.
Maintenant s’il l’a divorcé triplement, dans ce cas il doit lui assurer le logement seulement mais pas la charge obligatoire, sauf si elle est enceinte, auquel cas il lui assure aussi la charge.
C’est quoi la charge obligatoire ?
C’est la nourriture, la boisson et la tenue vestimentaire (c’est-à-dire un vêtement par saison).
Le logement est un logement convenable. Ca ne veut pas dire qu’il lui assure un confort du superflu, s’il veut le faire il le fait, mais l’obligation dans la religion, c’est de lui assurer les besoins de base qui sont d’usage du pays. Dans certains pays froids par exemple, il lui assure une couverture. Il ne va pas se comparer à ceux qui sont dans le superflu.
Il n’est pas une condition qu’il se cale sur les gens qui sont dans le superflu, mais il se positionne par rapport aux gens qui sont intermédiaires. C’est cela la charge obligatoire.
Et en plus s’il le fait avec une bonne intention il gagne des récompenses. S’il veut l’emmener faire une ^oumrah par exemple de bon cœur, il peut, c’est quelque chose de bien; il n’est pas obligé.
Donc on a dit quelques informations utiles:
Celle qui a été divorcée d’un divorce suite auquel la reprise en mariage est possible, elle ne quitte pas le domicile conjugal sans l’autorisation du mari. Elle a un statut analogue à celui de l’épouse. Quant à celle qui a été divorcée triplement, elle peut sortir. Ce n’est pas comme celle qui est divorcée une fois ou deux fois qui est comme l’épouse, elle ne sort qu’avec l’autorisation de son mari. Celle qui a été divorcée triplement, elle peut sortir, il n’y a plus de lien. Mais elle doit dormir dans la maison qu’il lui a assuré pour passer sa période d’attente post-maritale. Et lui quitte la maison pour qu’elle puisse passer sa période d’attente post-maritale car il ne peut pas rester en khalwah avec elle, puisqu’elle n’est plus sa femme.
Mais si elle est dans le cas où elle a été divorcée une fois ou deux fois, elle va passer sa période d’attente post-maritale dans ce domicile, mais elle craint pour elle-même parce que la maison est dans un mauvais état où elle risque de tomber, alors là elle peut sortir.
Si la femme a été divorcée et qu’elle a une période d’attente post-maritale, son mari est dans le péché s’il ne lui a pas assuré de logement pour passer sa période d’attente post-maritale.
C’est pour cela que celui qui a appris, il se dit : “je préfère rester avec des gens qui ont appris, parce que si je côtoie des gens qui n’ont pas appris c’est des problèmes, sauf si quelqu’un n’a pas appris mais il a une prédisposition à apprendre et qu’il est sérieux. Mais s’il n’est pas sérieux, c’est comme être avec quelqu’un qui n’est pas sur le même système. C’est de l’ordre du personnel, de l’intime, de l’individuel. Si c’est avec quelqu’un avec qui tu vas vivre, tu as besoin d’une base commune d’entente. Si cette base commune n’existe pas, qu’est-ce que tu vas faire ? Tu vas te fatiguer.
C’est possible qu’il y a des gens qui n’ont pas appris, on leur fait la da^wah et ils apprennent. Mais il faut voir les indicateurs qui prouvent qu’ils apprennent. Si c’est quelqu’un qui ne veut pas apprendre, ou pire encore, quelqu’un qui a une mauvaise croyance.
Une soeur a fait entrer en islam quelqu’un, elle lui a appris, ils se sont mariés, ils ont des enfants et ils vivent ensemble. Les deux sont possibles, mais il faut bien réfléchir et bien tester les personnes.
Comme notre maître ^Oumar, une fois il a voulu confier une responsabilité à quelqu’un, alors un s’est proposé pour cette responsabilité. Et notre maître ^Oumar a dit : “Moi je ne te connais pas mais ça ne te nuis pas que je ne te connaisse pas.”
Ce qui vaut selon le jugement de Dieu, ce n’est pas que moi je te connaisse. Ce qui vaut, c’est ce que toi tu vaut selon le jugement de Dieu.
Alors il s’est adressé à l’assemblée et a dit : “Est-ce que quelqu’un le connait et peut le cautionner?”
Quelqu’un a dit : “Oui, moi je le connais.”
Il lui a dit : “Est-ce que tu as fait un voyage avec lui?” Il lui a dit : “Non”.
Il lui a dit : “Est-ce que tu as fait une transaction financière avec lui ? Il lui a dit : “Non”.
Il lui a dit : “Alors tu ne le connais pas.”
Souvent, dans le voyage, tu connais la valeur de la personne. Souvent, quand tu fais des transactions financières avec quelqu’un, tu lui prêtes, tu connais la valeur de la personne. Ce n’est pas les seuls critères, mais cela aide.
Pourquoi avant les gens faisaient en sorte que ce soit les familles qui se rencontrent, que ce soit la mère, le père qui se renseignent, puis ils se trouvent des liens, se connaissent par le biais d’autres personnes. Cela aide.
Je sais, on est dans une période où c’est très difficile, même pour ceux qui viennent dans des sociétés où cela a été d’usage, cela est difficile. Que Dieu nous facilite.
Celle dont le mari est mort doit en plus de cela l’endeuillement, c’est-à-dire de ne pas se faire belle et de ne pas se parfumer. Certains pensent qu’elle doit mettre que du noir. Non, il y a du noir qui est un embellissement. Celle dont le mari meurt a un jugement particulier.
D’abord, elle doit éviter le parfum, tel que le shampoing parfumé, ou le savon parfumé et pas seulement le parfum pschitt pschitt. Elle ne se parfume pas.
Il lui est interdit de s’embellir, de porter un vêtement qui est un embellissement (que ce soit du noir ou du blanc ou autre) durant la période de endeuillement qui est la période d’attente post-maritale. Certains ont même dit les sous-vêtements, qui sont des sous-vêtements d’embellissement qu’elles mettaient pour son mari, même cela elle ne le porte pas pendant sa période de deuil.
Elle doit rester chez elle, sauf s’il y a nécessité pour sortir. Elle ne quitte pas la maison sauf pour un besoin indispensable. Par exemple, si elle sort pour survivre car elle a besoin de revenu, pour qu’elle puisse se prendre en charge. Si elle restait à la maison et qu’elle n’a pas d’économie, elle va mourir de faim. Là, elle sort pour gagner sa vie. Mais s’il n’y a pas de besoin, elle ne sort pas.
Sauf si vraiment elle s’ennuie chez elle et qu’elle cherche la compagnie de ses voisines et qu’elle va discuter avec elles. Par exemple, ce sont des voisines dans le même immeuble ou à une distance proche de chez elle. Pour cela, c’est permis. Elle sort pour avoir de la compagnie.
Maintenant, si c’est une femme qui a un homme de sa proche parenté qui est mort, mais ce n’est pas son mari, la femme ne s’endeuille pas plus de 3 jours pour autre que son mari.
L’endeuillement ici aussi c’est de ne pas s’embellir. Si c’est son père qui est mort, si c’est son frère qui est mort, si c’est son oncle qui est mort, elle ne s’endeuille pas plus de 3 jours.
Regardez combien dans la loi de l’islam, le mari a un degré important pour son épouse.
Vous connaissez tous le hadith qui signifie : “La personne qui a le plus grand droit sur un homme, c’est sa mère. Et la personne qui a le plus grand droit sur son épouse, c’est son mari.”
Cet ordre est très important. Et grâce à cela, en le respectant, on gagne l’agrément de Dieu. Et donc 4 mois lunaire et 10 jours vu l’importance du droit du mari sur l’épouse.
Si c’est une femme mariée, par exemple son père ou son frère meurt, elle ne s’endeuille pas sans l’autorisation de son mari. Elle doit demander l’autorisation de son mari pour s’endeuiller même si c’est 3 jours. Parce que si son mari lui dit de se faire belle, elle doit se faire belle.
L’homme ne s’endeuille pas, il peut pleurer, manifester sa tristesse, mais il ne s’endeuille pas.
Il n’est pas interdit à la femme de parler à des hommes pendant sa période de deuil, ce n’est pas interdit comme cela s’est propagé chez les gens du commun. Même si ce sont des hommes ‘ajnabiyy, elle peut les accueillir, mais dans la limite de la loi de l’islam, c’est-à-dire qu’elle voile sa zone de pudeur et elle ne se retrouve pas dans la khalwah -elle ne se retrouve pas seule à seule avec un ‘ajnabiyy– avec eux.
Si des hommes ‘ajnabiyy sont venus lui présenter les condoléances ou pour d’autres raisons que cela, elle peut rester avec eux pour faire la conversation. Cela est permis.
Par exemple, les cousins les frères de son mari sont venus, elle ne va pas dire “non je suis en période de deuil, je ne parle pas aux hommes”, elle peut les accueillir et discuter avec eux. Ce qui lui est interdit c’est de dévoiler une partie de sa zone de pudeur et qu’elle se retrouve seule à seule avec l’un d’entre eux. S’il n’y a pas de khalwah, s’il n’y a pas de dévoilement de zone de pudeur, alors il lui est permis de les accueillir, de discuter avec eux tant qu’il n’y a pas de désobéissance.
Question importante avec laquelle nous terminons ce chapitre : il est permis à la femme qui est en période d’attente post-maritale suite au décès de son mari et pour autre que pour le décès de son mari, même si c’est une période d’attente post-maritale pour un divorce.
Il lui est permis de se voir dans le miroir, par l’unanimité. Pourquoi ces points là ? Parce qu’il y a des ignorants qui disent des choses de leur tête. Et cela existe dans certains pays. Il lui est permis de se voir dans un miroir, par l’unanimité, il lui est permis de rester dans son balcon, il lui est permis de regarder ce qu’il y a dans la rue. On ne dit pas que c’est haram et celui qui dit que c’est haram, il devient mécréant. C’est pour cela qu’on rappelle ces choses là, sauf si c’est quelqu’un qui est comme récemment entré en islam ou qui est récemment entré en islam. C’est pour cela qu’il est très important de faire ces rappels. Et comme vous le savez, nous ordonnons le bien et interdisons le mal.
Là, c’est quelque chose qui est clairement connu d’évidence. Où est le mal qu’une femme regarde dans un miroir alors que son mari est mort? Faites bien attention. Il y a des choses pour lesquelles il peut y avoir des avis dans une école, et d’autres qui sont comme connus d’évidence.