Les jardins des vertueux (riyaaD aS SaaliHiin) de an Nawawiyy (première partie : Les hadith de 1 à 160)
LIVRE RIYADOU S–SALIHIN
١ – باب الإخلاص وإحضار النية
في جميع الأعمال والأقوال والأحوال البارزة
قَالَ اللهُ تَعَالَى : ﴿ وَمَا أُمِرُوا إِلاَّ لِيَعْبُدُوا اللَّهَ مُخْلِصِينَ لَهُ الدِّينَ حُنَفَاءَ وَيُقِيمُوا الصَّلاةَ وَيُؤْتُوا الزَّكَاةَ وَذَلِكَ دِينُ الْقَيِّمَةِ ٥ ﴾ [ البينة ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ لَنْ يَنَالَ اللَّهَ لُحُومُهَا وَلا دِمَاؤُهَا وَلَكِنْ يَنَالُهُ التَّقْوَى مِنْكُمْ ٣٧ ﴾ [ الحج ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ قُلْ إِنْ تُخْفُوا مَا فِي صُدُورِكُمْ أَوْ تُبْدُوهُ يَعْلَمْهُ اللَّهُ ٢٩ ﴾ [ آل عمران ] .
An-Nawawiyy que Dieu lui fasse miséricorde a dit :
Chapitre 1:
La sincérité et d’avoir l’intention présente dans toutes les œuvres, les paroles et les situations apparentes et cachées.
Ainsi dans sourat Al-Bayyinah verset numéro 5, Allah dit:
﴿ وَمَا أُمِرُوا إِلَّا لِيَعْبُدُوا اللَّهَ مُخْلِصِينَ لَهُ الدِّينَ حُنَفَاء وَيُقِيمُوا الصَّلَاةَ وَيُؤْتُوا الزَّكَاةَ وَذَلِكَ دِينُ الْقَيِّمَةِ ٥ ﴾
[98/1] (wama ‘oumirou ‘il-la liya^boudou l-Laha moukhlisina lahou d-dina hounafa’a wayouqimou s–salata wayou’tou z–zakata wadhalika dinou l-qayyimah) ce qui signifie: « Ils n’ont reçu l’ordre que d’adorer Allah en étant sincères sur la religion, sur la droiture et d’accomplir la prière et de s’acquitter de la zakat. Et telle est la religion de droiture. »
Dans sourat Al-Hajj verset 37, Allah ta^ala dit:
﴿ لَن يَنَالَ اللَّهَ لُحُومُهَا وَلَا دِمَاؤُهَا وَلَكِن يَنَالُهُ التَّقْوَى مِنكُمْ ٣٧ ﴾
[22/37] (Lan yanala Allaha louhoumouha wa la dima‘ouha wa lakin yanalouhou at-taqwa minkoum) ce qui signifie: « Les chairs et le sang de vos sacrifices ce n’est pas cela qui va atteindre Dieu mais ce qui récompensera c’est la piété de votre part, c’est à dire la sincérité. »
Et dans sourat Ali-‘Imran verset 29, Allah dit :
﴿ قُلْ إِن تُخْفُواْ مَا فِي صُدُورِكُمْ أَوْ تُبْدُوهُ يَعْلَمْهُ اللّهُ ٢٩ ﴾
[3/29] (Qoul ‘in Toukhfou ma fi sudourikoum ‘aw toubdouhou ya^lamhou l-lah) ce qui signifie: « Dis : « Et si vous dissimulez ce que vous avez dans vos cœurs ou que vous le manifestez dans tous les cas Dieu le sait. »
1 – وعن أمير المؤمِنين أبي حَفْصٍ عمرَ بنِ الخطابِ بنِ نُفَيْلِ بنِ عبدِ العُزّى بن رياحِ بنِ عبدِ اللهِ بن قُرْطِ بن رَزاحِ بنِ عدِي بنِ كعب بنِ لُؤَيِّ بنِ غالبٍ القُرشِيِّ العَدويِّ رضي الله عنه ، قالَ : سَمِعتُ رَسُولَ اللهِ ﷺ ، يقُولُ : (( إنّمَا الأَعْمَالُ بالنِّيّاتِ ، وَإِنَّمَا لِكُلِّ امرِىءٍ مَا نَوَى ، فَمَنْ كَانَتْ هجرته إلى الله ورسوله ، فهجرته إلى الله ورسوله ، ومن كانت هِجْرَتُهُ لِدُنْيَا يُصيبُهَا ، أَوْ امْرَأَةٍ يَنْكَحُهَا ، فَهِجْرَتُهُ إِلى مَا هَاجَرَ إِلَيْه )) . مُتَّفَقٌ عَلَى صِحَّتِهِ . رَوَاهُ إمَامَا الْمُحَدّثِينَ ، أبُو عَبْدِ الله مُحَمَّدُ بْنُ إسْمَاعيلَ بْن إبراهِيمَ بْن المُغيرَةِ بنِ بَرْدِزْبهْ الجُعْفِيُّ البُخَارِيُّ ، وَأَبُو الحُسَيْنِ مُسْلمُ بْنُ الحَجَّاجِ بْنِ مُسْلمٍ الْقُشَيريُّ النَّيْسَابُورِيُّ رضي اللهُ عنهما فِي صحيحيهما اللَّذَيْنِ هما أَصَحُّ الكُتبِ المصنفةِ .
Le premier hadith, l’émir des croyants Abou Hafs, ^Oumar fils de Al Khattab, fils de Noufayl , fils de ^Abdoul ^Ouzza, fils de Riyah, fils de ^Abdou l-Lah, fils de Qourt, fils de Razah, fils de ^Andiyy, fils de Ka^b, fils de Lou’ayy, fils de Ghalib le qourachiyyte le ^andawiyyte, que Dieu l’agrée, il a dit: « J’ai entendu le Messager de Allah ﷺ dire:
ce qui signifie : Certes les bonnes oeuvres – comme la prière, le ghousl – valent par l’intention. Et chaque personne sera rétribué en fonction de son intention. Celui dont l’émigration aura été accompli pour l’agrément de Dieu et pour obéir à son Messager alors son émigration lui est bien comptabilisé comme étant été accompli pour l’agrément de Dieu et par obéissance à Son Messager. Et celui dont l’émigration était pour une raison du bas monde ou pur une femme a épousé alors son émigration sera comptabilisé en fonction de ce pourquoi il a émigré. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim qui ont été d’accord sur son authenticité]
Ce hadith a été rapporté par les deux imams les mouhaddith Abou ^Abdi l-Lah Mouhammad fils de ‘Isma^il, fils de Ibrahim, fils de Al Moughirah, fils de Bardizbah le jou^fiyyte, le boukhariyyte Al Boukhariyy et ‘Abou l-Houssayn Mouslim fils de Al Hajjaj, fils de Mouslim le qouchayriyyte le naysabouriyyte, que Dieu les agrée tous les deux. Leurs deux livres qui sont respectivement les plus authentiques des livres qui ont été rassemblés.
2 – وعن أمِّ المؤمِنينَ أمِّ عبدِ اللهِ عائشةَ رضي الله عنها ، قالت : قالَ
رسول الله ﷺ : (( يغْزُو جَيْشٌ الْكَعْبَةَ فإِذَا كَانُوا بِبَيْدَاءَ مِنَ الأَرضِ يُخْسَفُ بِأَوَّلِهِمْ وآخِرِهِمْ )) . قَالَتْ : قلتُ : يَا رَسُولَ اللهِ ،كَيْفَ يُخْسَفُ بأوَّلِهِمْ وَآخِرِهِمْ وَفِيهمْ أسْوَاقُهُمْ وَمَنْ لَيْسَ مِنْهُمْ ؟! قَالَ : (( يُخْسَفُ بِأَوَّلِهِمْ وَآخِرِهِمْ ثُمَّ يُبْعَثُونَ عَلَى نِيّاتِهمْ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ . هذَا لَفْظُ الْبُخَارِيِّ
Le hadith 2, d’après la mère des croyants, ‘Oummou ^Abdi l-Lah, ^A’ichah, que Dieu l’agrée a dit: « Le Messager de Allah ﷺ a dit :
ce qui signifie: “ Il y aura une armée qui viendra pour conquérir la ka^bah, lorsqu’ils seront dans al-bayda‘, un endroit qui se trouve entre la Mecque et Médine. Dieu fait que la terre les ensevelira du premier d’entre eux jusqu’au dernier. ” Alors ^A’ichah a posé la question au Prophète, elle a dit : « J’ai dit: “ Ô Messager de Dieu, comment seront ils ensevelit du premier au dernier d’entre eux alors qu’il y a parmi eux des gens qui ne font qu’obéir aux ordres de leur roi et qu’il y a parmi eux des gens qui ne faisaient que les accompagner sur le chemin ? ” Le Messager ﷺ a dit ce qui signifie: “ Ils seront ensevelis du premier au dernier d’entre eux. Puis, au jour du jugement, ils seront rassemblés chacun selon l’intention avec laquelle il s’est retrouvé là. ”
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim. Mais la version, ici mentionnée, est celle de Al Boukhariyy]
3 – وعن عائِشةَ رضيَ اللهُ عنها ، قَالَتْ : قَالَ النبي ﷺ : (( لا هِجْرَةَ بَعْدَ الفَتْحِ ، وَلَكِنْ جِهَادٌ وَنِيَّةٌ ، وَإِذَا اسْتُنْفِرْتُمْ فانْفِرُوا )) مُتَّفَقٌ عَلَيْهِ .
وَمَعناهُ : لا هِجْرَةَ مِنْ مَكّةَ لأَنَّهَا صَارَتْ دَارَ إسلاَمٍ
Le hadith 3, d’après ^A’ichah, que Allah l’agrée, elle a dit: « Le Prophète ﷺ a dit:
ce qui signifie : «Il n’y a plus d’émigration obligatoire après la conquête de la Mecque. Mais il y aura un Jihad et chacun selon l’intention pour laquelle il fait des choses. Et si on vous sollicite, si votre gouverneur, votre Imam, vous sollicite, vous met en alerte, alors répondez à son appel. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]
Il n’y a plus d’émigration depuis la mecque parce que la Mecque est devenu une terre d’Islam.
4 – وعن أبي عبدِ اللهِ جابر بن عبدِ اللهِ الأنصاريِّ رَضي اللهُ عنهما ، قَالَ : كُنَّا مَعَ النَّبيِّ ﷺ في غَزَاةٍ ، فَقالَ : (( إِنَّ بالمدِينَةِ لَرِجَالاً ما سِرْتُمْ مَسِيراً ، وَلاَ قَطَعْتُمْ وَادِياً ، إلاَّ كَانُوا مَعَكمْ حَبَسَهُمُ الْمَرَضُ )) . وَفي روَايَة : (( إلاَّ شَرَكُوكُمْ في الأجْرِ )) رواهُ مسلمٌ .
ورواهُ البخاريُّ عن أنسٍ رضي الله عنها ، قَالَ : رَجَعْنَا مِنْ غَزْوَةِ تَبُوكَ مَعَ النَّبيِّ ﷺ ، فقال : (( إنَّ أقْواماً خَلْفَنَا بالْمَدِينَةِ مَا سَلَكْنَا شِعْباً وَلاَ وَادياً ، إلاّ وَهُمْ مَعَنَا ؛ حَبَسَهُمُ العُذْرُ )) .
Et dans le hadith 4, An-Nawawiyy a dit, d’après Abou ^AbdilLah, Jabar fils de ^Abdi l-Lah Al ansariyy , que Dieu les agrée tous les deux, nous étions en compagnie du Prophète ﷺ dans une conquête, il a dit:
ce qui signifie: « Il y a actuellement à Médine des hommes. Chaque pas que vous faites , chaque vallée que vous traversez, c’est comme s’ils étaient avec vous. Ce qui les a empêchés de vous rejoindre c’est la maladie. » Et dans une version : « Sans qu’ils n’aient en commun avec vous la récompense. »
[Rapporté par Mouslim]
Il a été rapporté par Al Boukhariyy, d’après Anas, que Allah l’agrée, il a dit: « Nous étions sur notre retour de la conquête de Tabouk en compagnie du Prophète ﷺ. Il a dit :
ce qui signifie: « Il y a des gens que nous avons laissé dernière nous à Médine. Chaque fois que nous empruntons un sentier montagneux ou une vallée c’est comme s’ils étaient avec nous. Ce qui les a empêchés de nous rejoindre c’est l’excuse qu’ils avaient. »
5 – وعن أبي يَزيدَ مَعْنِ بنِ يَزيدَ بنِ الأخنسِ رَضي اللهُ عنهما ، وهو وأبوه وَجَدُّه صحابيُّون ، قَالَ : كَانَ أبي يَزيدُ أخْرَجَ دَنَانِيرَ يَتَصَدَّقُ بِهَا ، فَوَضعَهَا عِنْدَ رَجُلٍ في الْمَسْجِدِ ، فَجِئْتُ فأَخذْتُها فَأَتَيْتُهُ بِهَا . فقالَ : واللهِ ، مَا إيَّاكَ أرَدْتُ ، فَخَاصَمْتُهُ إِلى رسولِ اللهِ ﷺ ، فقَالَ : (( لكَ مَا نَوَيْتَ يَا يزيدُ ، ولَكَ ما أخَذْتَ يَا مَعْنُ )) رواهُ البخاريُّ .
Le hadith 5, d’après Abou Yazid Ma^n fils de Yazid, fils Al ‘Akhnas, que Dieu l’agrée lui et son père et son grand-père étaient des compagnons. Il a dit: « Mon père Yazid avait sorti des pièces d’or des dinars pour les donner en aumônes. Il les a donnés à un homme dans la mosquée. Je suis venu et je les ai pris. Et je suis venu avec. Il m’a dit par Allah, ce n’est pas toi que je visais par mon aumône. Alors je suis allé avec lui auprès du Messager de Allah ﷺ pour qu’il arbitre entre nous. Le Prophète a dit ce qui signifie : « Ô Yazid, tu auras la récompense de ce pourquoi tu a mit l’intention, c’est-à-dire l’aumône. Et toi Ma^n [c’est-à-dire celui qui a eu les pièces qui était le fils de Yazid], tu auras ce que tu as pris, [c’est-à-dire les pièces]. »
[Rapporté par Al Boukhariyy]
6 – وعن أبي إسحاقَ سَعدِ بنِ أبي وَقَّاصٍ مالِكِ بنِ أُهَيْب بنِ عبدِ منافِ بنِ زُهرَةَ بنِ كلابِ بنِ مُرَّةَ بنِ كعبِ بنِ لُؤيٍّ القُرشِيِّ الزُّهريِّ رَضي اللهُ عنهما ، أَحَدِ العَشَرَةِ المشهودِ لهم بالجنةِ رَضي اللهُ عنهما ، قَالَ : جاءنِي رسولُ اللهِ ﷺ يَعُودُنِي عَامَ حَجَّةِ الوَدَاعِ مِنْ وَجَعٍ اشْتَدَّ بي ، فقُلْتُ : يَا رَسُولَ اللهِ ، إنِّي قَدْ بَلَغَ بي مِنَ الوَجَعِ مَا تَرَى ، وَأَنَا ذُو مالٍ وَلا يَرِثُني إلا ابْنَةٌ لي ، أفأَتَصَدَّقُ بِثُلُثَيْ مَالِي ؟ قَالَ : (( لا )) ، قُلْتُ : فالشَّطْرُ يَا رَسُولَ اللهِ ؟ فقَالَ : (( لا )) ، قُلْتُ : فالثُّلُثُ يَا رَسُولَ اللهِ ؟ قَالَ : (( الثُّلُثُ والثُّلُثُ كَثيرٌ -أَوْ كبيرٌ – إنَّكَ إنْ تَذَرْ وَرَثَتَكَ أغنِيَاءَ خيرٌ مِنْ أنْ تَذَرَهُمْ عَالَةً يتكفَّفُونَ النَّاسَ ، وَإنَّكَ لَنْ تُنفِقَ نَفَقَةً تَبْتَغي بِهَا وَجهَ اللهِ إلاَّ أُجِرْتَ عَلَيْهَا حَتَّى مَا تَجْعَلُ في فِيِّ امْرَأَتِكَ )) ، قَالَ : فَقُلتُ : يَا رسولَ اللهِ ، أُخلَّفُ بعدَ أصْحَابي ؟ قَالَ : (( إِنَّكَ لَنْ تُخَلَّفَ فَتَعملَ عَمَلاً تَبتَغي بِهِ وَجْهَ اللهِ إلاَّ ازْدَدتَ بِهِ دَرَجةً ورِفعَةً ، وَلَعلَّكَ أنْ تُخَلَّفَ حَتّى يَنتَفِعَ بِكَ أقْوَامٌ وَيُضَرَّ بِكَ آخرونَ . اللَّهُمَّ أَمْضِ لأصْحَابي هِجْرَتَهُمْ ولاَ تَرُدَّهُمْ عَلَى أعقَابهمْ ، لكنِ البَائِسُ سَعدُ بْنُ خَوْلَةَ )) يَرْثي لَهُ رَسُولُ اللهِ ﷺ أنْ ماتَ بمَكَّة . مُتَّفَقٌ عليهِ
Dans le hadith 6, d’après ‘Abou Is-haq Sa^d fils de Abou Waqqas Maliq, fils ‘Ouhayb, fils de ^Abdou Manaf, fils de Zouhrah, fils de Kilab, fils de Mourrah, fils de Ka^b, fils de Lou’ayy, fils de Ghalib qourachiyyte le zouhouriyyte, que Dieu l’agrée, l’un des dix pour lesquels le Prophète a témoigné du paradis que Dieu les agrée. Il a dit : « Le Messager de Allah ﷺ est venu me voir pour me rendre visite, l’année du pèlerinage de l’adieu, suite à des douleurs qui étaient intenses que j’avais. Donc ce compagnon a dit : “ Ô Messager de Dieu, tu vois que je suis vraiment très malade et j’ai de l’argent, je suis fortuné. Et je n’ai pour héritier qu’une fille. Est-ce que je peux donner en aumône les deux tiers de mes biens. ” Le Prophète lui a dit ce qui signifie: “ Non. ” Le compagnon a dit : “ Alors, est-ce que je peux donner la moitié, ô Messager de Dieu. ” Le Messager a dit ce qui signifie: “ Non. ” Il a dit ce qui signifie: “ Est-ce que je peux donner le tiers de mes biens, ô Messager de Allah. ” Et donc le Messager lui a dit ce qui signifie: “ Oui, tu peux donner le tiers. Mais c’est déjà beaucoup. Si tu laisses tes héritiers ayant leur suffisance, cela vaut mieux pour toi que de les laisser pauvres, à demander aux gens leur suffisance. Et chaque dépense que tu fais, par laquelle tu recherches l’agrément de Dieu, te procureras des récompenses. Même la dépense que tu fais pour ton épouse. ” Et donc ce compagnon Sa^d Ibnou Abou Waqqas a dit : “ Ô Messager de Allah ﷺ , est-ce que quelqu’un me remplacera après mes compagnons? [C’est-à-dire à la Mecque après qu’il parte après toi]. ” Il a dit : “ Non, tu ne vas pas rester à vivre longtemps après tes compagnons, [c’est-à-dire tu ne vas pas vivre longtemps après un certain nombre de tes compagnons]. Mais tu accompliras des œuvres par lesquelles tu recherches l’agrément de Dieu. Ce qui te permettra d’augmenter en degré. Et peut-être que tu vivras suffisamment pour que les gens profitent de toi, vont bénéficier de toi et d’autres vont subir une nuisance par ta cause. Ô Allah fait que mes compagnons, leurs récompenses pour leur émigration soit parfaite et fait qu’ils n’apostasient pas. ” Mais celui qui a choisi d’être pauvre c’est Sa^d fils de Khawlah. Le messager de Allah ﷺ a annoncé qu’il allait mourir à la Mecque.
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]
7– وعن أبي موسى عبدِ اللهِ بنِ قيسٍ الأشعريِّ رَضي اللهُ عنهما ، قَالَ : سُئِلَ رسولُ الله ﷺ عَنِ الرَّجُلِ يُقاتلُ شَجَاعَةً ، ويُقَاتِلُ حَمِيَّةً، ويُقَاتِلُ رِيَاءً، أَيُّ ذلِكَ في سبيلِ الله ؟ فقال رَسُول الله ﷺ : (( مَنْ قَاتَلَ لِتَكونَ كَلِمَةُ اللهِ هي العُلْيَا ، فَهوَ في سبيلِ اللهِ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
Le hadith 7, d’après ‘Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, ^Abdou r-Rahman, fils de Sakhr, que Dieu l’agrée, a dit: « Le Messager de Allah ﷺ a dit :
ce qui signifie : « Allah ne vous rétribue pas pour votre corps ni pour votre aspect mais ils vous rétribuent en fonction de ce que vous avez dans le cœur. »
[Rapporté par Mouslim]
Et d’après Abou Mouça ^Abdou l-Lah fils de Qays Al ‘Ach^riyy, que Dieu l’agrée, il a dit: « Le Messager de Allah ﷺ fut interrogé à propos de l’homme qui combat par courage, c’est-à-dire son motif du combat c’est le courage et qu’il combat par fanatisme clanique, il prend parti de son clan, ses tribus donc qui combat par insincérité. Lequel de tout cela est dans la voie que Dieu agrée? Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Celui qui combat pour que la religion de l’islam, la religion agréé par Allah, est le dessus alors c’est celui là qui est dans la voie que Allah agréé. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]
9 – وعن أبي بَكرَةَ نُفيع بنِ الحارثِ الثقفيِّ رَضي اللهُ عنهما : أَنَّ النَّبيَّ ﷺ ، قَالَ : (( إِذَا التَقَى المُسلِمَان بسَيْفَيهِمَا فالقَاتِلُ وَالمَقْتُولُ في النّارِ )) قُلتُ : يا رَسُولَ اللهِ ،
هذا القَاتِلُ فَمَا بَالُ المقْتُولِ ؟ قَالَ : (( إنَّهُ كَانَ حَريصاً عَلَى قتلِ صَاحِبهِ )) مُتَّفَقٌ عليهِ
Dans le hadith 9, An-Nawawiyy rapporte d’après Abou Bakrah, Noufay^ fils de Al Harith Ath-Thaqafiyy, que Dieu l’agrée, que le Prophète ﷺ a dit ce qui signifie: « Lorsque deux musulmans, l’un en face de l’autre, se combattent avec leur épée, alors celui qui tue et celui qui est tué iront en enfer. » Le compagnon qui rapporte a dit : “ Ô Messager de Dieu, pour celui qui a tué j’ai compris. Mais pourquoi celui qui a été tué également ira-t-il en Enfer? ” Le Prophète a dit ce qui signifie : “ Parce que lui aussi il voulait tuer son frère, son compagnon. ”
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]
Rappelez vous nous sommes dans le chapitre de l’intention.
10– وعن أبي هريرةَ رضي الله عنه ، قَالَ : قالَ رَسُول الله ﷺ : (( صَلاةُ الرَّجلِ في جمَاعَةٍ تَزيدُ عَلَى صَلاتهِ في سُوقِهِ وبيتهِ بضْعاً وعِشرِينَ دَرَجَةً ، وَذَلِكَ أنَّ أَحدَهُمْ إِذَا تَوَضَّأَ فَأَحْسَنَ الوُضوءَ ، ثُمَّ أَتَى المَسْجِدَ لا يُرِيدُ إلاَّ الصَّلاةَ ، لاَ يَنْهَزُهُ إِلاَّ الصَلاةُ : لَمْ يَخْطُ خُطْوَةً إِلاَّ رُفِعَ لَهُ بِهَا دَرجَةٌ ، وَحُطَّ عَنْهُ بها خَطِيئَةٌ حَتَّى يَدْخُلَ المَسْجِدَ ، فإِذا دَخَلَ المَسْجِدَ كَانَ في الصَّلاةِ مَا كَانَتِ الصَّلاةُ هِي تَحْبِسُهُ ، وَالمَلائِكَةُ يُصَلُّونَ عَلَى أَحَدِكُمْ مَا دَامَ في مَجْلِسِهِ الَّذِي صَلَّى فِيهِ ، يَقُولُونَ : اللَّهُمَّ ارْحَمْهُ ، اللَّهُمَّ اغْفِرْ لَهُ ، اللَّهُمَّ تُبْ عَلَيهِ ، مَا لَم يُؤْذِ فيه ، مَا لَمْ يُحْدِثْ فِيهِ )) . مُتَّفَقٌ عليه ، وهذا لفظ مسلم .
وقوله ﷺ : (( يَنْهَزُهُ )) هُوَ بِفَتْحِ اليَاءِ والْهَاءِ وبالزَّايِ : أَيْ يُخْرِجُهُ ويُنْهضُهُ .
Dans le hadith 10, An-Nawawiyy rapporte d’après Abou Hourayrah que Dieu l’agrée qu’il a dit: « Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Le fait que l’homme accomplisse la prière en assemblée dans la mosquée dépasse sa prière chez lui et sa prière dans son lieu de travail ou son marché de vingt sept degrés. En effet, si l’un d’entre eux accompli le woudou‘ et le fait parfaitement puis il se rend à la mosquée et, ou il n’a pas d’autres motifs que d’y accomplir la prière, [il ne veut pas autre chose que de faire la prière]. Chaque pas qu’il fait il lui sera élevé un degré. Il sera déchargé d’un péché jusqu’à ce qu’il entre dans la mosquée. Et après qu’il entre dans la mosquée, il aura la récompense de quelqu’un qui fait la prière tant que c’est la prière qui le motive pour rester dans la mosquée. Et les anges font des invocations en faveur de l’un d’entre vous tant qu’il est dans son assemblée dans laquelle il a fait la prière. Ils disent: « Ô Allah fait lui miséricorde. Ô Allah accorde lui le pardon. Ô Allah accepte son repentir tant qu’il ne fait pas de nuisance tant qu’il ne fait pas quelque chose de mauvais. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim. Et ceci est l’expression de Mouslim]
11– وعن أبي العبَّاسِ عبدِ اللهِ بنِ عباسِ بنِ عبد المطلب رضِيَ اللهُ عنهما ، عن رَسُول الله ﷺ ، فيما يروي عن ربهِ ، تباركَ وتعالى ، قَالَ : (( إنَّ اللهَ كَتَبَ الحَسَنَاتِ والسَّيِّئَاتِ ثُمَّ بَيَّنَ ذلِكَ ، فَمَنْ هَمَّ بحَسَنَةٍ فَلَمْ يَعْمَلْهَا كَتَبَها اللهُ تَبَارَكَ وتَعَالى عِنْدَهُ حَسَنَةً كامِلَةً ،وَإنْ هَمَّ بهَا فَعَمِلَهَا كَتَبَهَا اللهُ عَشْرَ حَسَناتٍ إِلى سَبْعمئةِ ضِعْفٍ إِلى أَضعَافٍ كَثيرةٍ ، وإنْ هَمَّ بِسَيِّئَةٍ فَلَمْ يَعْمَلْهَا كَتَبَهَا اللهُ تَعَالَى عِنْدَهُ حَسَنَةً كَامِلةً ، وَإنْ هَمَّ بِهَا فَعَمِلَهَا كَتَبَهَا اللهُ سَيِّئَةً وَاحِدَةً )) مُتَّفَقٌ عليهِ .
Dans le hadith 11, An-Nawawiyy rapporte de Abou ^Abbas, fils Abdou l-lah fils de ^Abbas, fils de Abdoul Mouttalib que Dieu les agrée tous les deux, d’après le Messager de Allah ﷺ d’après ce qu’il rapporte de son Seigneur tabaraka wa ta^ala, il a dit ce qui signifie : « Allah a prédestiné des bonnes actions et des mauvaises actions. » Et il a indiqué cela : « Celui qui envisage de faire une bonne action mais qu’il ne la pas faite, Allah tabaraka wa ta^ala lui inscrira pour lui une bonne action complète. Et s’il envisage de faire une bonne action et qu’il accomplit, Allah le lui écrit, il fera inscrire dix bonnes actions et plus jusqu’à sept cent fois et des nombres multiples encore. Et s’il envisageait de faire une mauvaise action mais qu’en définitive il ne l’a pas faite, Allah lui inscrira une bonne action complète. Et s’il a envisagé de l’accomplir cette mauvaise action et qui l’a faite, Allah lui inscrira une seule mauvaise action. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]
12– وعن أبي عبد الرحمان عبدِ الله بنِ عمرَ بن الخطابِ رضيَ اللهُ عنهما ، قَالَ : سمعتُ رسولَ الله ﷺ ، يقول : (( انطَلَقَ ثَلاثَةُ نَفَرٍ مِمَّنْ كَانَ قَبْلَكُمْ حَتَّى آوَاهُمُ المَبيتُ إِلى غَارٍ فَدَخلُوهُ، فانْحَدرَتْ صَخْرَةٌ مِنَ الجَبَلِ فَسَدَّتْ عَلَيْهِمُ الغَارَ ، فَقالُوا : إِنَّهُ لاَ يُنْجِيكُمْ مِنْ هذِهِ الصَّخْرَةِ إِلاَّ أنْ تَدْعُوا اللهَ بصَالِحِ أعْمَالِكُمْ .
قَالَ رجلٌ مِنْهُمْ : اللَّهُمَّ كَانَ لِي أَبَوانِ شَيْخَانِ كبيرانِ ، وكُنْتُ لا أغْبِقُ قَبْلَهُمَا أهْلاً ولاَ مالاً ، فَنَأَى بِي طَلَب الشَّجَرِ يَوْماً فلم أَرِحْ عَلَيْهمَا حَتَّى نَامَا ، فَحَلَبْتُ لَهُمَا غَبُوقَهُمَا فَوَجَدْتُهُما نَائِمَينِ ، فَكَرِهْتُ أنْ أُوقِظَهُمَا وَأَنْ أغْبِقَ قَبْلَهُمَا أهْلاً أو مالاً ، فَلَبَثْتُ – والْقَدَحُ عَلَى يَدِي – أنتَظِرُ اسْتِيقَاظَهُما حَتَّى بَرِقَ الفَجْرُ والصِّبْيَةُ يَتَضَاغَوْنَ عِنْدَ قَدَميَّ ، فاسْتَيْقَظَا فَشَرِبا غَبُوقَهُما . اللَّهُمَّ إنْ كُنْتُ فَعَلْتُ ذلِكَ ابِتِغَاء وَجْهِكَ فَفَرِّجْ عَنّا مَا نَحْنُ فِيهِ مِنْ هذِهِ الصَّخْرَةِ ، فانْفَرَجَتْ شَيْئاً لا يَسْتَطيعُونَ الخُروجَ مِنْهُ .
Le hadith 12, An-Nawawiyy rapporte d’après Abou ^Abdou r-Rahman, ^Abdou l-Lah fils de ^Oumar Ibnou l-Khattab que Allah les agrée tous les deux, il a dit: « J’ai entendu le Messager de Allah ﷺ dire ce qui signifie : « Trois hommes d’une des communautés qui vous ont précédé sont partis, ils ont trouvé refuge pour passer la nuit dans une grotte. Ils y sont rentrés. C’est ainsi qu’un rocher a dégringolé du haut de la montagne et a obstrué la sortie de la grotte. Ils se sont dit: « Vous ne pouvez être sauvé de ce rocher qu’en évoquant Dieu par vos bonnes œuvres. »
Et dans la suite du hadith, le Prophète a dit ce qui signifie : « Quand le rocher a obstrué la sortie de la grotte. Ils se sont dit: “ Vous ne pouvez être sauvé de ce rocher qu’en évoquant Dieu par vos bonnes œuvres. ” L’un d’entre eux a dit: “ Ô Allah, j’avais deux parents âgés, vieux et je ne buvais pas l’eau avant eux et je ne donnais ni à ma femme, ni à ceux qui m’appartiennent. Un jour, alors que je cherchais le pâturage, je me suis éloigné et quand je suis revenu ils étaient déjà endormi. Je leur avais trait le lait qu’il buvait l’après-midi mais j’ai trouvé qu’ils étaient endormis. Je n’ai pas voulu les réveiller. Et je n’ai pas voulu non plus donner à boire à ma femme ou à ma famille ou à mes biens, je suis resté ainsi avec le récipient dans la main à attendre qu’ils se réveillent jusqu’à ce que l’aube se soit levé. Et les enfants avaient faim, ils criaient de faim devant moi. Ils se sont réveillés, ils ont bu le lait qu’ils buvaient l’après-midi habituellement. Ô Allah, si j’ai fait cela par recherche de Ton agrément alors délivre nous de la situation dans laquelle nous nous trouvons avec ce rocher. ” Le rocher s’est alors écarté un peu mais pas suffisamment pour qu’ils puissent tous sortir. »
Dans la suite, le Prophète a dit ce qui signifie: « Le deuxième a dit: “ Ô Allah j’avais une cousine qui était très très chère pour moi. ” Et dans une version: “ Je l’aimais de l’amour le plus intense avec lequel les hommes aiment les femmes. Et j’ai voulu avoir un rapport avec elle mais s’est empêchée. Et quand un jour, elle était dans une situation financière difficile, elle est venue, je lui ai donné cent vingt dinars pour qu’elle me permette d’avoir un rapport avec elle. C’est ce qu’elle fit. Et lorsque je m’apprêtais à le faire. ” Et dans une version : “ Quand je me suis assis entre ses jambes. ” Elle a dit : “ Crains Dieu. Et ne mets la bague qu’avec son juste droit, [elle fait allusion au fait du rapport que par le mariage]. Alors je suis parti tout de suite, alors qu’elle était là personne que j’aimais le plus. Et j’ai laissé l’or que je lui avais donné. Ô Allah si j’ai fait cela par recherche de Ton agrément alors délivre nous de cette situation dans laquelle nous sommes. ” C’est alors que le rocher s’est écarté sauf qu’il ne pouvait pas encore sortir. »
Lorsque le troisième a parlé, le Prophète a dit ce qui signifie : “ Ô Allah, j’ai loué les services de plusieurs travailleurs et je leur ai donné leur salaire hormis un seul qui était parti avant que je le paie. J’ai alors fructifier son salaire au point que c’est devenu une grande fortune. Quelques temps plus tard, il est venu. Il m’a dit: “ Ô esclave de Dieu, donne moi mon salaire. ” Je lui ai dit : “ Tout ce que tu vois viens de ton salaire, les chameaux, les vaches, le bétail, les esclaves. ” Alors, il m’a dit : “ Esclave de Dieu, te moques pas de moi. ” Je lui ai dit : “ Je ne suis pas en train de me moquer de toi. ” Alors, il a tout pris. Il a tout emmené. Il a laissé rien du tout. Ô Allah si j’ai fait cela par recherche de Ton agrément alors délivre nous de la situation dans laquelle nous nous trouvons. C’est alors que le rocher s’est écarté et ils ont pu sortir. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]
٢ – باب التوبة
قَالَ العلماءُ : التَّوْبَةُ وَاجبَةٌ مِنْ كُلِّ ذَنْب ، فإنْ كَانتِ المَعْصِيَةُ بَيْنَ العَبْدِ وبَيْنَ اللهِ تَعَالَى لاَ تَتَعلَّقُ بحقّ آدَمِيٍّ فَلَهَا ثَلاثَةُ شُرُوط :
أحَدُها : أنْ يُقلِعَ عَنِ المَعصِيَةِ .
والثَّانِي : أَنْ يَنْدَمَ عَلَى فِعْلِهَا .
والثَّالثُ : أنْ يَعْزِمَ أَنْ لا يعُودَ إِلَيْهَا أَبَداً . فَإِنْ فُقِدَ أَحَدُ الثَّلاثَةِ لَمْ تَصِحَّ تَوبَتُهُ.
وإنْ كَانَتِ المَعْصِيةُ تَتَعَلقُ بآدَمِيٍّ فَشُرُوطُهَا أرْبَعَةٌ : هذِهِ الثَّلاثَةُ ، وأنْ يَبْرَأ مِنْ حَقّ صَاحِبِها ، فَإِنْ كَانَتْ مالاً أَوْ نَحْوَهُ رَدَّهُ إِلَيْه ، وإنْ كَانَت حَدَّ قَذْفٍ ونَحْوَهُ مَكَّنَهُ مِنْهُ أَوْ طَلَبَ عَفْوَهُ ، وإنْ كَانْت غِيبَةً استَحَلَّهُ مِنْهَا . ويجِبُ أنْ يَتُوبَ مِنْ جميعِ الذُّنُوبِ ، فَإِنْ تَابَ مِنْ بَعْضِها صَحَّتْ تَوْبَتُهُ عِنْدَ أهْلِ الحَقِّ مِنْ ذلِكَ الذَّنْبِ وبَقِيَ عَلَيهِ البَاقي . وَقَدْ تَظَاهَرَتْ دَلائِلُ الكتَابِ والسُّنَّةِ ، وإجْمَاعِ الأُمَّةِ عَلَى وُجوبِ التَّوبةِ .
قَالَ الله تَعَالَى : ﴿ وَتُوبُوا إِلَى اللَّهِ جَمِيعاً أَيُّهَ الْمُؤْمِنُونَ لَعَلَّكُمْ تُفْلِحُونَ ﴾ [ النور] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ اسْتَغْفِرُوا رَبَّكُمْ ثُمَّ تُوبُوا إِلَيْهِ ﴾ [ هود ] ، وَقالَ تَعَالَى: ﴿ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا تُوبُوا إِلَى اللَّهِ تَوْبَةً نَصُوحا ﴾ [ التحريم ].
L’auteur que Dieu lui fasse miséricorde a dit :
Chapitre 2 : Le repentir
Les savants ont dit que le repentir At tawbah est un devoir de tout péché. Si la désobéissance était commise par l’esclave envers Allah ta^ala,c’est-à-dire que cette désobéissance ne concerne pas le droit d’un autre humain alors dans ce cas le repentir a trois conditions :
– La première, c’est de cesser de commettre la désobéissance.
– La deuxième, c’est de regretter.
– La troisième, c’est d’avoir la ferme décision de ne plus jamais la faire.
Si l’une des trois conditions n’est pas rempli alors le repentir n’est pas valide.
Et si la désobéissance se rapportait à un humain alors le repentir comporte quatre conditions: les trois conditions précédentes et de s’innocenter de se débarrasser de la personne envers laquelle il a été injuste.
S’il s’agissait de l’argent ou de ce qui était de cet ordre, il devra le lui rendre.
S’il avait commis le péché de qadhf ou de ce qui est de cet ordre, il lui est permis de se venger de lui ou il demande à ce qu’il l’excuse.
Et si c’était une médisance alors il lui demande de ne pas lui en vouloir, c’est-à-dire de se libérer du droit qu’il avait sur lui.
Il est un devoir de faire le repentir de tous les péchés. S’il fait le repentir d’un certain nombre d’entre eux alors son repentir est valide, selon les gens de la vérité, de ces péchés là, selon les gens de la vérité. Mais, il lui restera les autres. Les preuves à partir du Qour’an, de la Sounnah et de l’unanimité de la communauté se sont consolidées, sont nombreuses, qui indiquent le devoir de repentir.
Ainsi dans sourat An Nour verset 31, Allah dit :
﴿ وَتُوبُوا إِلَى اللَّهِ جَمِيعًا أَيُّهَا الْمُؤْمِنُونَ لَعَلَّكُمْ تُفْلِحُونَ ٣١ ﴾
[24/31] (Wa toubou ‘ila l-Lah jami^an ‘ayyouha l-Mou’ouminouna la^allakoum touflihoun) ce qui signifie: « Faites tous le repentir à Dieu. Ô vous les croyants, puissiez vous réussir. »
Et dans sourat Houd, le verset 3, Allah ta^ala dit:
﴿ وَأَنِ اسْتَغْفِرُواْ رَبَّكُمْ ثُمَّ تُوبُواْ إِلَيْهِ ٣ ﴾
[11/3] (Wa ‘ani staghfirou rabbakoum thoumma toubou ‘ilayhi) ce qui signifie: « Demandez le pardon à votre Seigneur et repentez vous à Lui.»
Et dans sourat At-Tahrim, verset 8, Allah ta^ala dit :
﴿ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا تُوبُوا إِلَى اللَّهِ تَوْبَةً نَّصُوحًا ٨ ﴾
[66/8] (ya ayyouha l-ladhina ‘amanou toubou ‘ila l-Lahi tawbatan nasouhan) ce qui signifie : « Ô vous qui êtes croyants, faites le repentir à Dieu d’un repentir définitif. »
13– وعن أبي هريرةَ رضي الله عنه ، قَالَ : سمعْتُ رسولَ الله ﷺ ، يقول : (( والله إنِّي لأَسْتَغْفِرُ الله وأَتُوبُ إِلَيْه في اليَوْمِ أَكْثَرَ مِنْ سَبْعِينَ مَرَّةً )) رواه البخاري .
عليهِ .
Le hadith 13, d’après Abou Hourayrah, que Dieu l’agrée, il a dit : « J’ai entendu le Messager de Allah ﷺ dire ce qui signifie : « Par Allah, je dis :
أَسْـتَـغْـفِـرُ اللهَ وَ أَ تُـوبُ إِ لَـْيهِ
As starghfirou l-Lah wa ‘atoub ‘ilayhi plus de soixante dix fois par jour.
[Rapporté par Al Boukhariyy]
Il y a, ici, une incitation à la communauté pour faire le repentir et pour demander le pardon car le Prophète ﷺ bien qu’il soit préservé, bien qu’il soit la meilleure des créatures, il dit la parole أَسْـتَـغْـفِـرُ اللهَ وَ أَ تُـوبُ إِ لَـْيهِ As starghfirou l-Lah wa ‘atoub ‘ilayhi. Mais son istighfar n’est pas une demande de pardon suite à un péché.
[Rapporté par Al Boukhariyy]
14– وعن الأَغَرِّ بنِ يسار المزنِيِّ رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( يَا أَيُّهَا النَّاسُ ، تُوبُوا إِلى اللهِ واسْتَغْفِرُوهُ ، فإنِّي أتُوبُ في اليَومِ مئةَ مَرَّةٍ )) رواه مسلم .
Le hadith 14, d’après Al ‘Aghrr fils de Yasar Al Mouzaniyy, que Dieu l’agrée, le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Ô vous les gens, repentez vous à Dieu et demandez lui le pardon. Certes je dis As starghfirou l-Lah wa ‘atoub ‘ilayhi cent fois par jour je le répète. »
[Rapporté par Mouslim]
15– وعن أبي حمزةَ أنسِ بنِ مالكٍ الأنصاريِّ- خادِمِ رسولِ الله ﷺ – رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رَسُولُ الله ﷺ : (( للهُ أفْرَحُ بِتَوْبَةِ عَبْدِهِ مِنْ أَحَدِكُمْ سَقَطَ عَلَى بَعِيرهِ وقد أضلَّهُ في أرضٍ فَلاةٍ )) مُتَّفَقٌ عليه .
وفي رواية لمُسْلمٍ : (( للهُ أَشَدُّ فَرَحاً بِتَوبَةِ عَبْدِهِ حِينَ يتوبُ إِلَيْهِ مِنْ أَحَدِكُمْ كَانَ عَلَى رَاحِلَتهِ بأرضٍ فَلاةٍ ، فَانْفَلَتَتْ مِنْهُ وَعَلَيْهَا طَعَامُهُ وَشَرَابهُ فأَيِسَ مِنْهَا ، فَأَتى شَجَرَةً فاضطَجَعَ في ظِلِّهَا وقد أيِسَ مِنْ رَاحلَتهِ ، فَبَينَما هُوَ كَذَلِكَ إِذْ هُوَ بِها قائِمَةً عِندَهُ ، فَأَخَذَ بِخِطامِهَا ، ثُمَّ قَالَ مِنْ شِدَّةِ الفَرَحِ : اللَّهُمَّ أنْتَ عَبدِي وأنا رَبُّكَ ! أَخْطَأَ مِنْ شِدَّةِ الفَرَحِ )) .
Le hadith 15, d’après Abou Hamzah Anas fils de Malik Al Ansariyy, le serviteur du Messager de Allah ﷺ que Dieu l’agrée, a dit: «Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Allah ta^ala agrée davantage le repentir de son esclave que si l’un d’entre vous retrouve son chameau après l’avoir perdu dans le désert.»
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]
Ici, petite précision, dans le hadith y a le mot afrahou et farah. C’est un terme qui, au sujet des créatures, signifie la joie. Mais, au sujet de Dieu, signifie l’agrément parce que Allah n’est pas sujet à des changements d’humeur et à des sentiments. Et donc un exemple du Qour’an qui indique que “al farah” n’est pas toujours dans le sens de la joie, c’est dans sourat Ar Roum verset 32:
﴿ كُلُّ حِزْبٍ بِمَا لَدَيْهِمْ فَرِحُونَ ﴾
[30/32] ce qui signifie : « Chaque partie pour ce qu’elle a, est qualifié de farih. »
Et donc c’est-à-dire qu’ils sont satisfaits, qu’ils sont agréés. Al farah, dans la langue, veut dire la joie mais au sujet de Dieu c’est pas dans le sens de la joie ou du plaisir. Et l’auteur poursuit, il dit dans le sens, dans le sahih de Mouslim, une version de Mouslim:
« Allah agrée davantage le repentir de son esclave quand il fait son repentir que la joie de l’un d’entre vous qui était sur sa monture dans une terre déserte et qui a laissé échappé sa monture qui lui a emporté sa nourriture et sa boisson et qui a perdu espoir de la retrouver, qui s’est allongé à l’ombre d’un arbre en ayant perdu espoir de retrouver sa monture. Et tandis qu’il était ainsi, il retrouve sa monture debout devant lui. Il prend sa monture par ce qui attache au mort, la laisse. Puis, il dit tellement il est joyeux: « Ô Allah, tu es mon esclave, je suis ton seigneur. » Il s’est trompé tellement il était heureux. » Ça veut dire tellement il était heureux il a fait un lapsus.
16– وعن أبي موسَى عبدِ اللهِ بنِ قَيسٍ الأشْعريِّ رضي الله عنه ، عن النَّبيّ ﷺ ،قَالَ : (( إنَّ الله تَعَالَى يَبْسُطُ يَدَهُ بالليلِ لِيَتُوبَ مُسِيءُ النَّهَارِ ، ويَبْسُطُ يَدَهُ بالنَّهَارِ لِيَتُوبَ مُسِيءُ اللَّيلِ ، حَتَّى تَطْلُعَ الشَّمْسُ مِنْ مَغْرِبِها )) رواه مسلم .
Le hadith 16, d’après Abou Mouça ^Abdou l-Lah fils de Qays Al Ach^ariyy, que Dieu l’agré, d’après le Prophète ﷺ , il a dit :
ce qui signifie : « Allah ta^ala donne son agrément et accepte le repentir la nuit pour que celui qui a fait des péchés le jour fasse le repentir. Et Allah donne son agrément le jour et accepte le repentir afin que celui qui a commis des péchés de nuit fasse son repentir jusqu’à ce que le soleil se lève de son couchant c’est-à-dire qui est un grand des signes annonciateurs de jugement. »
[Rapporté par Mouslim]
17– وعن أبي هُريرةَ رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رَسُولُ اللهِ ﷺ : (( مَنْ تَابَ قَبْلَ أنْ تَطْلُعَ الشَّمْسُ مِنْ مَغْرِبِها تَابَ اللهُ عَلَيهِ )) رواه مسلم .
Le hadith 17, d’après Abou Hourayrah, que Dieu l’agrée, il a dit: « Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Celui qui fait le repentir avant que le soleil ne se lève de son couchant Allah accepte son repentir. »
[Rapporté par Mouslim]
18– وعن أبي عبد الرحمان عبد الله بنِ عمَرَ بنِ الخطابِ رضيَ اللهُ عنهما ، عن النَّبي ﷺ قَالَ : (( إِنَّ الله عزوجل يَقْبَلُ تَوبَةَ العَبْدِ مَا لَمْ يُغَرْغِرْ )) رواه الترمذي، وَقالَ : (( حديث حسن )) .
Le hadith 18, d ‘après Abou ^Abdi Rahman ^Abdou l-Lah fils ^Oumar Ibn Khattab, que Dieu les agrée tous les deux, le Prophète ﷺ a dit ce qui signifie : « Allah ^azza wa jall accepte le repentir de l’esclave tant que son âme n’est pas arrivé dans sa gorge. »
[Rapporté par At Tirmidhiyy. Il a dit que c’est un hadith qui est haçan]
19– وعن زِرِّ بن حُبَيْشٍ ، قَالَ : أَتَيْتُ صَفْوَانَ بْنَ عَسَّالٍ رضي الله عنه أسْألُهُ عَن الْمَسْحِ عَلَى الخُفَّيْنِ ، فَقالَ : ما جاءَ بكَ يَا زِرُّ ؟ فقُلْتُ : ابتِغَاء العِلْمِ ، فقالَ : إنَّ المَلائكَةَ تَضَعُ أجْنِحَتَهَا لطَالبِ العِلْمِ رِضىً بِمَا يطْلُبُ . فقلتُ : إنَّهُ قَدْ حَكَّ في صَدْري المَسْحُ عَلَى الخُفَّينِ بَعْدَ الغَائِطِ والبَولِ ، وكُنْتَ امْرَءاً مِنْ أَصْحَابِ النَّبيِّ ﷺ فَجئتُ أَسْأَلُكَ هَلْ سَمِعْتَهُ يَذكُرُ في ذلِكَ شَيئاً ؟ قَالَ : نَعَمْ ، كَانَ يَأْمُرُنا إِذَا كُنَّا سَفراً – أَوْ مُسَافِرينَ – أنْ لا نَنْزعَ خِفَافَنَا ثَلاثَةَ أَيَّامٍ وَلَيالِيهنَّ إلاَّ مِنْ جَنَابَةٍ ، لكنْ مِنْ غَائطٍ وَبَولٍ ونَوْمٍ . فقُلْتُ : هَلْ سَمِعْتَهُ يَذْكرُ في الهَوَى شَيئاً ؟ قَالَ : نَعَمْ ، كُنّا مَعَ رسولِ اللهِ ﷺ في سَفَرٍ ، فبَيْنَا نَحْنُ عِندَهُ إِذْ نَادَاه أَعرابيٌّ بصَوْتٍ لَهُ جَهْوَرِيٍّ : يَا مُحَمَّدُ ، فأجابهُ رسولُ الله ﷺ نَحْواً مِنْ صَوْتِه : (( هَاؤُمْ )) فقُلْتُ لَهُ : وَيْحَكَ ! اغْضُضْ مِنْ صَوتِكَ فَإِنَّكَ عِنْدَ النَّبي ﷺ ، وَقَدْ نُهِيتَ عَنْ هذَا ! فقالَ : والله لاَ أغْضُضُ . قَالَ الأعرَابيُّ : المَرْءُ يُحبُّ القَوْمَ وَلَمَّا يلْحَقْ بِهِمْ ؟ قَالَ النَّبيُّ ﷺ : (( المَرْءُ مَعَ مَنْ أَحَبَّ يَومَ القِيَامَةِ )) . فَمَا زَالَ يُحَدِّثُنَا حَتَّى ذَكَرَ بَاباً مِنَ المَغْرِبِ مَسيرَةُ عَرْضِهِ أَوْ يَسِيرُ الرَّاكبُ في عَرْضِهِ أرْبَعينَ أَوْ سَبعينَ عاماً – قَالَ سُفْيانُ أَحدُ الرُّواةِ : قِبَلَ الشَّامِ – خَلَقَهُ الله تَعَالَى يَوْمَ خَلَقَ السَّمَاواتِ والأَرْضَ مَفْتوحاً للتَّوْبَةِ لا يُغْلَقُ حَتَّى تَطْلُعَ الشَّمْسُ مِنْهُ. رواه الترمذي وغيره، وَقالَ: ((حديث حسن صحيح)).
Le hadith 19, d’après Zirr, fils de Houbaych, il a dit : « Je suis parti voir Safwan fils ^Assal, que Dieu l’agrée, le compagnon, pour lui poser des questions à propos du fait de passer la main sur les bottines, [sur les khouff dans le woudou‘]. Alors Safwan lui a dit: “ Qu’est ce qui t’as amené Zirr? ” Zirr a dit: « Je lui ai dit: “ C’est la recherche de la science. ” Alors Safwan lui a dit: “ Les anges baissent leurs ailes pour celui qui cherche la science par satisfaction de ce qu’il est en train de chercher. ”
Ici, baisser les ailes, certains ont dit ça veut dire que les anges arrêtent de voler et se posent pour assister à cette assemblée de science. Et d’autres ont dit ça veut dire qu’ils baissent leurs ailes par modestie.
Alors ce compagnon a dit : “ J’ai quelque chose dans mon cœur [c’est-à-dire qui ne me laisse pas tranquille], à propos du fait de passer la main mouillée sur les bottines au lieu de laver les pieds après avoir déféqué, après avoir uriner. Et toi tu étais un des compagnons du Prophète ﷺ. Je suis venu te poser la question. Est-ce que tu l’as entendu citer quelque chose à ce propos ? ” Alors Safwan lui a répondu: “ Oui, il nous donnait l’ordre lorsque nous étions en voyage ou lorsque nous étions voyageurs, de ne pas nous déchausser, de ne pas enlever nos khouff durant trois jours et trois nuits sauf si c’était suite à une janaba, lorsqu’on était jounoub. Mais pas pour ce qui est de déféquer, d’uriner ou de dormir. » C’est-à-dire, on pouvait passer la main mouillée sur les bottines pour le woudou’ au lieu de se laver les pieds. Alors ce successeur de compagnon, Zirr fils de Houbaych, lui a dit: “ Est ce que tu as entendu le Prophète dire quelque chose à propos de l’amour ? ” Alors le compagnon lui a dit: “ Oui. Nous étions avec le Messager de Allah ﷺ en voyage alors que nous étions avec lui, un bédouin l’a appelé avec une voix très forte à lui : «Ô Mouhammad ! ” C’est alors que le Messager de Allah ﷺ lui a répondu avec le même son, la même intensité de voix
c’est à dire: “ Viens prendre. ” Safwan a alors dit à ce bédouin: “ Malheur à toi. Comment tu oses lever la voix comme ça auprès du Prophète ﷺ. Il nous a été défendu d’élever la voix en présence du Prophète. ” Alors le bédouin a dit : “ Non, je ne baisse pas la voix. ” Le bédouin a dit: “ Est-ce que quelqu’un aime des gens et ne fait pas comme eux? ” Alors le prophète ﷺ a dit ce qui signifie : « La personne sera en compagnie de ceux qu’elle aime au Jour du jugement. » Et donc, le compagnon a dit: “ Le Prophète a continué à nous parler à propos du fait de s’aimer les uns les autres et de l’amour pour Dieu. Il nous a cité qu’il y avait une porte du côté du couchant qui a une largeur où un voyageur pourrait marcher le large de cette porte durant quarante ou soixante dix ans. ”
Et Safwan, qui était un des rapporteurs de ce hadith dans la chaîne de transmission, a dit : « C’est une porte en direction de Ach-Cham. Dieu l’a créé le jour de la création des cieux de la terre. C’est une porte qui est ouverte pour le repentir. Elle ne sera refermée que lorsque le soleil se lèvera de cette porte. »
[Rapporté par At Tirmidhiyy. Et il a dit que le hadith était haçan et sahih]
20– وعن أبي سَعيد سَعْدِ بنِ مالكِ بنِ سِنَانٍ الخدريِّ رضي الله عنه : أنّ نَبِيَّ الله ﷺ ، قَالَ : (( كَانَ فِيمَنْ كَانَ قَبْلَكمْ رَجُلٌ قَتَلَ تِسْعَةً وتِسْعينَ نَفْساً ، فَسَأَلَ عَنْ أعْلَمِ أَهْلِ الأرضِ ، فَدُلَّ عَلَى رَاهِبٍ ، فَأَتَاهُ . فقال : إنَّهُ قَتَلَ تِسعَةً وتِسْعِينَ نَفْساً فَهَلْ لَهُ مِنْ تَوبَةٍ ؟ فقالَ : لا ، فَقَتَلهُ فَكَمَّلَ بهِ مئَةً ، ثُمَّ سَأَلَ عَنْ أَعْلَمِ أَهْلِ الأَرضِ ، فَدُلَّ عَلَى رَجُلٍ عَالِمٍ . فقَالَ : إِنَّهُ قَتَلَ مِئَةَ نَفْسٍ فَهَلْ لَهُ مِنْ تَوْبَةٍ ؟ فقالَ : نَعَمْ ، ومَنْ يَحُولُ بَيْنَهُ وبَيْنَ التَّوْبَةِ ؟ انْطَلِقْ إِلى أرضِ كَذَا وكَذَا فإِنَّ بِهَا أُناساً يَعْبُدُونَ الله تَعَالَى فاعْبُدِ الله مَعَهُمْ ، ولاَ تَرْجِعْ إِلى أَرْضِكَ فَإِنَّهَا أرضُ سُوءٍ ، فانْطَلَقَ حَتَّى إِذَا نَصَفَ الطَّرِيقَ أَتَاهُ الْمَوْتُ ، فاخْتَصَمَتْ فِيهِ مَلائِكَةُ الرَّحْمَةِ ومَلائِكَةُ العَذَابِ . فَقَالتْ مَلائِكَةُ الرَّحْمَةِ : جَاءَ تَائِباً ، مُقْبِلاً بِقَلبِهِ إِلى اللهِ تَعَالَى ، وقالتْ مَلائِكَةُ العَذَابِ : إنَّهُ لمْ يَعْمَلْ خَيراً قَطُّ ، فَأَتَاهُمْ مَلَكٌ في صورَةِ آدَمِيٍّ فَجَعَلُوهُ بَيْنَهُمْ – أيْ حَكَماً – فقالَ : قِيسُوا ما بينَ الأرضَينِ فَإلَى أيّتهما كَانَ أدنَى فَهُوَ لَهُ . فَقَاسُوا فَوَجَدُوهُ أدْنى إِلى الأرْضِ التي أرَادَ ، فَقَبَضَتْهُ مَلائِكَةُ الرَّحمةِ )) مُتَّفَقٌ عليه .
وفي رواية في الصحيح : (( فَكَانَ إلى القَريَةِ الصَّالِحَةِ أقْرَبَ بِشِبْرٍ فَجُعِلَ مِنْ أهلِهَا))
Le hadith 20, d’après Abou Sa^id Sa^d fils de Malik, fils de Sinan Al Khoudriyy, que Dieu l’agrée, le Prophète ﷺ a dit ce qui signifie : « Dans l’une des communautés antérieures, il y avait un homme qui avait tué quatre vingt dix neuf personnes. Et il voulait se repentir, il a demandé à ce qu’on lui montre celui qui avait le plus de science sur terre. On lui a indiqué un ermite, c’est-à-dire un des adorateurs descendant de Isra’il. Il est parti le voir. Il lui a dit: “ Voilà, j’ai tué quatre vingt dix neufs personnes, est-ce que je peux me repentir? ” L’autre lui a dit: “ Non. ” Alors il l’a tué à son tour. Et il a ainsi tué cent personnes. Puis il a demandé, il voulait absolument se repentir : “ Montrez moi qui est celui qui a le plus de science sur terre? ” On lui a indiqué un homme qui cette fois-ci était un véritable savant. Il lui a dit: “ Voilà, j’ai tué cent personnes, est-ce que je peux me repentir ? ” Il lui a répondu: “ Oui, bien sûr. Qu’est ce qui s’interfère entre toi et le repentir? Va plutôt dans telle et telle région. Il y a dans ces régions-là des gens qui adorent Dieu, alors consacre toi à l’adoration de Dieu en leur compagnie et ne revient pas dans ta région d’origine car c’est une région de mal. ” Il est parti et lorsqu’il est arrivé à mi-chemin la mort vint à lui. Les anges de la miséricorde voulaient emmener son âme et les anges du châtiment voulait emmener son âme. Les anges de la miséricorde ont dit : “ Mais il est venu en faisant le repentir, il se dirigeait avec son cœur pour l’obéissance à Dieu. ” Tandis que les anges du châtiment ont dit : “ Mais c’est un homme qui n’a jamais fait de bien de toute sa vie. ” Et c’est ainsi qu’un ange est venu à eux sous l’aspect d’un humain. Ils lui ont demandé d’être un arbitre entre eux. Il leur a dit: “ Mesurez la distance entre les deux terres et l’endroit où il est mort. La région vers laquelle il est le plus proche alors vous le prendrez. ” Ils ont mesurées. Ils ont trouvé qu’il était plus proche de la terre qui était sa destination. C’est ainsi que les anges de la miséricorde l’ont emmenés. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]
Et dans une version, dans le sahih , cest à dire de Mouslim, il a été dit: « Il était plus proche du village des vertueux d’un empan et il a été considéré comme faisant partie de ses habitants. »
Et dans une autre version dans le sahih de Al Boukhariyy, le Prophète a dit ce qui signifie : « Allah ta^ala a révélé à cette terre de s’éloigner, à cette autre de se rapprocher. Et il a dit : « Mesurez entre les deux. » Il a trouvé qu’il était plus proche de la terre de bien d’un empan. Il lui fut alors pardonné. »
Et dans une version: « Malgré sa mort, il s’est relevé et il est retombé avec sa poitrine, son buste dirigé vers la terre de bien. »
21 -وعن عبدِ الله بن كعبِ بنِ مالكٍ ، وكان قائِدَ كعبٍ رضي الله عنه مِنْ بَنِيهِ حِينَ عمِيَ ، قَالَ : سَمِعتُ كَعْبَ بنَ مالكٍ رضي الله عنه يُحَدِّثُ بحَديثهِ حينَ تَخلَّفَ عن رسولِ اللهِ ﷺ في غَزْوَةِ تَبُوكَ . قَالَ كعبٌ : لَمْ أتَخَلَّفْ عَنْ رسولِ الله ﷺ في غَزْوَةٍ غزاها قط إلا في غزوة تَبُوكَ ، غَيْرَ أنّي قَدْ تَخَلَّفْتُ في غَزْوَةِ بَدْرٍ ، ولَمْ يُعَاتَبْ أَحَدٌ تَخَلَّفَ عَنْهُ ؛ إِنَّمَا خَرَجَ رسولُ الله ﷺ والمُسْلِمُونَ يُريدُونَ عِيرَ قُرَيْشٍ حَتَّى جَمَعَ الله تَعَالَى بَيْنَهُمْ وبَيْنَ عَدُوِّهمْ عَلَى غَيْر ميعادٍ . ولَقَدْ شَهِدْتُ مَعَ رسولِ الله ﷺ لَيلَةَ العَقَبَةِ حينَ تَوَاثَقْنَا عَلَى الإِسْلامِ ، وما أُحِبُّ أنَّ لي بِهَا مَشْهَدَ بَدْرٍ ، وإنْ كَانَتْ بدرٌ أذْكَرَ في النَّاسِ مِنْهَا . وكانَ مِنْ خَبَري حينَ تَخَلَّفْتُ عَنْ رسولِ اللهِ ﷺ في غَزْوَةِ تَبُوكَ أنِّي لم أكُنْ قَطُّ أَقْوى ولا أَيْسَرَ مِنِّي حِينَ تَخَلَّفْتُ عنْهُ في تِلكَ الغَزْوَةِ ، وَالله ما جَمَعْتُ قَبْلَهَا رَاحِلَتَيْنِ قَطُّ حَتَّى جَمَعْتُهُمَا في تِلْكَ الغَزْوَةِ وَلَمْ يَكُنْ رسولُ الله ﷺ يُريدُ غَزْوَةً إلاَّ وَرَّى بِغَيرِها حَتَّى كَانَتْ تلْكَ الغَزْوَةُ ، فَغَزَاها رسولُ الله ﷺ في حَرٍّ شَديدٍ ، واسْتَقْبَلَ سَفَراً بَعِيداً وَمَفَازاً ، وَاستَقْبَلَ عَدَداً كَثِيراً ، فَجَلَّى للْمُسْلِمينَ أمْرَهُمْ ليتَأهَّبُوا أُهْبَةَ غَزْوِهمْ فأَخْبرَهُمْ بوَجْهِهِمُ الَّذِي يُريدُ ، والمُسلِمونَ مَعَ رسولِ الله كثيرٌ وَلاَ يَجْمَعُهُمْ كِتَابٌ حَافِظٌ ( يُريدُ بذلِكَ الدّيوَانَ ) قَالَ كَعْبٌ : فَقَلَّ رَجُلٌ يُريدُ أنْ يَتَغَيَّبَ إلاَّ ظَنَّ أنَّ ذلِكَ سيخْفَى بِهِ ما لَمْ يَنْزِلْ فِيهِ وَحْيٌ مِنَ الله ، وَغَزا رَسُول الله ﷺ تِلْكَ الغَزوَةَ حِينَ طَابَت الثِّمَارُ وَالظِّلالُ ، فَأنَا إلَيْهَا أصْعَرُ ، فَتَجَهَّزَ رسولُ الله ﷺ وَالمُسْلِمُونَ مَعَهُ وطَفِقْتُ أغْدُو لكَيْ أتَجَهَّزَ مَعَهُ ، فأرْجِعُ وَلَمْ أقْضِ شَيْئاً ، وأقُولُ في نفسي : أنَا قَادرٌ عَلَى ذلِكَ إِذَا أَرَدْتُ ، فَلَمْ يَزَلْ يَتَمادى بي حَتَّى اسْتَمَرَّ بالنَّاسِ الْجِدُّ ، فأصْبَحَ رسولُ الله ﷺ غَادياً والمُسْلِمُونَ مَعَهُ وَلَمْ أقْضِ مِنْ جِهَازي شَيْئاً ، ثُمَّ غَدَوْتُ فَرَجَعْتُ وَلَمْ أقْضِ شَيئاً ، فَلَمْ يَزَلْ يَتَمَادَى بي حَتَّى أسْرَعُوا وتَفَارَطَ الغَزْوُ ، فَهَمَمْتُ أنْ أرْتَحِلَ فَأُدْرِكَهُمْ ، فَيَا لَيْتَني فَعَلْتُ ، ثُمَّ لم يُقَدَّرْ ذلِكَ لي ، فَطَفِقْتُ إذَا خَرَجْتُ في النَّاسِ بَعْدَ خُرُوجِ رَسُولِ اللهِ ﷺ يَحْزُنُنِي أنِّي لا أرَى لي أُسْوَةً ، إلاّ رَجُلاً مَغْمُوصَاً عَلَيْهِ في النِّفَاقِ ، أوْ رَجُلاً مِمَّنْ عَذَرَ اللهُ تَعَالَى مِنَ الضُّعَفَاءِ ، وَلَمْ يَذْكُرْنِي رَسُولُ اللهِ ﷺ حَتَّى بَلَغَ تَبُوكَ ، فَقَالَ وَهُوَ جَالِسٌ في القَوْمِ بِتَبُوكَ : (( ما فَعَلَ كَعْبُ بْنُ مَالِكٍ ؟ )) فَقَالَ رَجُلٌ مِنْ بَنِي سَلِمَةَ : يا رَسُولَ اللهِ ، حَبَسَهُ بُرْدَاهُ والنَّظَرُ في عِطْفَيْهِ . فَقَالَ لَهُ مُعَاذُ بْنُ جَبَلٍ : بِئْسَ مَا قُلْتَ ! واللهِ يا رَسُولَ اللهِ مَا عَلِمْنَا عَلَيْهِ إلاَّ خَيْرَاً ، فَسَكَتَ رَسُولُ اللهِ . فَبَيْنَا هُوَ عَلى ذَلِكَ رَأى رَجُلاً مُبْيِضاً يَزُولُ بِهِ السَّرَابُ ، فَقَالَ رَسُولُ اللهِ ﷺ : (( كُنْ أَبَا خَيْثَمَةَ )) ، فَإذَا هُوَ أبُو خَيْثَمَةَ الأنْصَارِيُّ وَهُوَ الَّذِي تَصَدَّقَ بِصَاعِ التَّمْرِ حِيْنَ لَمَزَهُ المُنَافِقُونَ .
قَالَ كَعْبٌ : فَلَمَّا بَلَغَنِي أنَّ رَسُولَ اللهِ ﷺ قَدْ تَوَجَّهَ قَافِلاً مِنْ تَبُوكَ حَضَرَنِي بَثِّي ، فَطَفِقْتُ أتَذَكَّرُ الكَذِبَ وأقُولُ : بِمَ أخْرُجُ مِنْ سَخَطِهِ غَدَاً ؟ وأسْتَعِيْنُ عَلى ذَلِكَ بِكُلِّ ذِي رأْيٍ مِنْ أهْلِي ، فَلَمَّا قِيْلَ : إنَّ رَسُولَ اللهِ ﷺ قّدْ أظَلَّ قَادِمَاً ، زَاحَ عَنّي البَاطِلُ حَتَّى عَرَفْتُ أَنِّي لَنْ أَنْجُوَ مِنْهُ بِشَيءٍ أَبَداً ، فَأجْمَعْتُ صدْقَهُ وأَصْبَحَ رَسُولُ الله ﷺ قَادِماً ، وَكَانَ إِذَا قَدِمَ مِنْ سَفَرٍ بَدَأَ بِالمَسْجِدِ فَرَكَعَ فِيهِ رَكْعَتَيْنِ ثُمَّ جَلَسَ لِلنَّاسِ ، فَلَمَّا فَعَلَ ذلِكَ جَاءهُ المُخَلَّفُونَ يَعْتَذِرونَ إِلَيْه ويَحْلِفُونَ لَهُ ، وَكَانُوا بِضْعاً وَثَمانينَ رَجُلاً ، فَقَبِلَ مِنْهُمْ عَلانِيَتَهُمْ وَبَايَعَهُمْ واسْتَغْفَرَ لَهُمْ وَوَكَلَ سَرَائِرَهُمْ إِلى الله تَعَالَى ، حَتَّى جِئْتُ، فَلَمَّا سَلَّمْتُ تَبَسَّمَ تَبَسُّمَ المُغْضَبِ. ثُمَّ قَالَ : (( تَعَالَ )) ، فَجِئْتُ أمْشي حَتَّى جَلَسْتُ بَيْنَ يَدَيْهِ ، فقالَ لي : (( مَا خَلَّفَكَ ؟ ألَمْ تَكُنْ قَدِ ابْتَعْتَ ظَهْرَكَ ؟ )) قَالَ : قُلْتُ : يَا رسولَ الله ، إنّي والله لَوْ جَلَسْتُ عِنْدَ غَيْرِكَ مِنْ أهْلِ الدُّنْيَا لَرَأيتُ أنِّي سَأخْرُجُ مِنْ سَخَطِهِ بِعُذْرٍ ؛ لقَدْ أُعْطِيتُ جَدَلاً ، ولَكِنِّي والله لَقَدْ عَلِمْتُ لَئِنْ حَدَّثْتُكَ اليوم حَدِيثَ كَذبٍ تَرْضَى به عنِّي لَيُوشِكَنَّ الله أن يُسْخِطَكَ عَلَيَّ ، وإنْ حَدَّثْتُكَ حَدِيثَ صِدقٍ تَجِدُ عَلَيَّ فِيهِ إنّي لأَرْجُو فِيهِ عُقْبَى الله ﷺ ، والله ما كَانَ لي مِنْ عُذْرٍ ، واللهِ مَا كُنْتُ قَطُّ أَقْوَى وَلاَ أَيْسَرَ مِنِّي حِينَ تَخَلَّفْتُ عَنْكَ . قَالَ : فقالَ رسولُ الله ﷺ : (( أمَّا هَذَا فقَدْ صَدَقَ ، فَقُمْ حَتَّى يَقْضِيَ اللهُ فيكَ )) . وَسَارَ رِجَالٌ مِنْ بَنِي سَلِمَة فاتَّبَعُوني فَقالُوا لِي : واللهِ مَا عَلِمْنَاكَ أذْنَبْتَ ذَنْباً قَبْلَ هذَا لَقَدْ عَجَزْتَ في أنْ لا تَكونَ اعتَذَرْتَ إِلَى رَسُول الله ﷺ بما اعْتَذَرَ إليهِ المُخَلَّفُونَ ، فَقَدْ كَانَ كَافِيكَ ذَنْبَكَ اسْتِغْفَارُ رَسُول الله ﷺ لَكَ . قَالَ : فَوالله ما زَالُوا يُؤَنِّبُونَنِي حَتَّى أَرَدْتُّ أَنْ أرْجعَ إِلَى رسولِ الله ﷺ فأُكَذِّبَ نَفْسِي ، ثُمَّ قُلْتُ لَهُمْ : هَلْ لَقِيَ هذَا مَعِيَ مِنْ أَحَدٍ ؟ قَالُوا : نَعَمْ ، لَقِيَهُ مَعَكَ رَجُلانِ قَالاَ مِثْلَ مَا قُلْتَ ، وَقيلَ لَهُمَا مِثْلَ مَا قيلَ لَكَ ، قَالَ : قُلْتُ : مَنْ هُما ؟ قَالُوا : مُرَارَةُ بْنُ الرَّبيع الْعَمْرِيُّ ، وهِلاَلُ ابنُ أُمَيَّةَ الوَاقِفِيُّ ؟ قَالَ : فَذَكَرُوا لِي رَجُلَينِ صَالِحَينِ قَدْ شَهِدَا بَدْراً فيهِما أُسْوَةٌ ، قَالَ : فَمَضَيْتُ حِينَ ذَكَرُوهُما لِي . ونَهَى رَسُول الله ﷺ عَنْ كَلامِنا أيُّهَا الثَّلاثَةُ مِنْ بَيْنِ مَنْ تَخَلَّفَ عَنْهُ ، فاجْتَنَبَنَا النَّاسُ – أوْ قَالَ : تَغَيَّرُوا لَنَا – حَتَّى تَنَكَّرَتْ لي في نَفْسي الأَرْض ، فَمَا هِيَ بالأرْضِ الَّتي أعْرِفُ ، فَلَبِثْنَا عَلَى ذلِكَ خَمْسِينَ لَيْلَةً . فَأمّا صَاحِبَايَ فَاسْتَكَانا وقَعَدَا في بُيُوتِهِمَا يَبْكيَان . وأمَّا أنَا فَكُنْتُ أشَبَّ الْقَومِ وأجْلَدَهُمْ فَكُنْتُ أخْرُجُ فَأشْهَدُ الصَّلاَةَ مَعَ المُسْلِمِينَ ، وأطُوفُ في الأَسْوَاقِ وَلا يُكَلِّمُنِي أَحَدٌ ، وَآتِي رسولَ الله ﷺ فأُسَلِّمُ عَلَيْهِ وَهُوَ في مَجْلِسِهِ بَعْدَ الصَّلاةِ ، فَأَقُولُ في نَفسِي : هَلْ حَرَّكَ شَفَتَيْه برَدِّ السَّلام أَمْ لاَ ؟ ثُمَّ أُصَلِّي قَريباً مِنْهُ وَأُسَارِقُهُ النَّظَرَ ، فَإِذَا أقْبَلْتُ عَلَى صَلاتِي نَظَرَ إلَيَّ وَإِذَا الْتَفَتُّ نَحْوَهُ أعْرَضَ عَنِّي ، حَتَّى إِذَا طَال ذلِكَ عَلَيَّ مِنْ جَفْوَةِ المُسْلِمينَ مَشَيْتُ حَتَّى تَسَوَّرْتُ جِدارَ حائِط أبي قَتَادَةَ وَهُوَ ابْنُ عَمِّي وأَحَبُّ النَّاس إِلَيَّ ، فَسَلَّمْتُ عَلَيهِ فَوَاللهِ مَا رَدَّ عَليَّ السَّلامَ ، فَقُلْتُ لَهُ : يَا أَبَا قَتَادَةَ ، أنْشُدُكَ بالله هَلْ تَعْلَمُنِي أُحِبُّ الله وَرَسُولَهُ ﷺ ؟ فَسَكَتَ ، فَعُدْتُ فَنَاشَدْتُهُ فَسَكَتَ ، فَعُدْتُ فَنَاشَدْتُهُ، فَقَالَ : اللهُ ورَسُولُهُ أَعْلَمُ. فَفَاضَتْ عَيْنَايَ ، وَتَوَلَّيْتُ حَتَّى تَسَوَّرْتُ الجِدَارَ ، فَبَيْنَا أَنَا أمْشِي في سُوقِ الْمَدِينة إِذَا نَبَطِيٌّ مِنْ نَبَطِ أهْلِ الشَّام مِمّنْ قَدِمَ بالطَّعَامِ يَبيعُهُ بِالمَدِينَةِ يَقُولُ : مَنْ يَدُلُّ عَلَى كَعْبِ بْنِ مَالِكٍ ؟ فَطَفِقَ النَّاسُ يُشِيرُونَ لَهُ إلَيَّ حَتَّى جَاءنِي فَدَفَعَ إِلَيَّ كِتَاباً مِنْ مَلِكِ غَسَّانَ ، وَكُنْتُ كَاتباً . فَقَرَأْتُهُ فإِذَا فِيهِ : أَمَّا بَعْدُ، فإِنَّهُ قَدْ بَلَغَنا أنَّ صَاحِبَكَ قَدْ جَفَاكَ وَلَمْ يَجْعَلْكَ اللهُ بدَارِ هَوانٍ وَلاَ مَضْيَعَةٍ ، فَالْحَقْ بنَا نُوَاسِكَ ، فَقُلْتُ حِينَ قَرَأْتُهَا : وَهَذِهِ أَيضاً مِنَ البَلاءِ ، فَتَيَمَّمْتُ بهَا التَّنُّورَ فَسَجَرْتُهَا ، حَتَّى إِذَا مَضَتْ أَرْبَعُونَ مِنَ الْخَمْسينَ وَاسْتَلْبَثَ الْوَحْيُ إِذَا رسولُ رسولِ الله ﷺ يَأتِيني ، فَقالَ : إنَّ رسولَ الله ﷺ يَأمُرُكَ أنْ تَعْتَزِلَ امْرَأتَكَ ، فَقُلْتُ : أُطَلِّقُهَا أمْ مَاذَا أفْعَلُ ؟ فَقالَ : لاَ ، بَلِ اعْتَزِلْهَا فَلاَ تَقْرَبَنَّهَا ، وَأَرْسَلَ إِلَى صَاحِبَيَّ بِمِثْلِ ذلِكَ . فَقُلْتُ لامْرَأتِي : الْحَقِي بِأهْلِكِ فَكُوني عِنْدَهُمْ حَتَّى يَقْضِيَ اللهُ في هَذَا الأمْرِ . فَجَاءتِ امْرَأةُ هِلاَلِ بْنِ أُمَيَّةَ رسولَ الله ﷺ فَقَالَتْ لَهُ : يَا رَسُولَ الله ، إنَّ هِلاَلَ بْنَ أمَيَّةَ شَيْخٌ ضَائِعٌ لَيْسَ لَهُ خَادِمٌ ، فَهَلْ تَكْرَهُ أنْ أخْدُمَهُ ؟ قَالَ : (( لاَ ، وَلَكِنْ لاَ يَقْرَبَنَّكِ )) فَقَالَتْ : إِنَّهُ واللهِ ما بِهِ مِنْ حَرَكَةٍ إِلَى شَيْءٍ ، وَوَالله مَا زَالَ يَبْكِي مُنْذُ كَانَ مِنْ أمْرِهِ مَا كَانَ إِلَى يَومِهِ هَذَا . فَقَالَ لي بَعْضُ أهْلِي : لَو اسْتَأْذَنْتَ رسولَ الله ﷺ في امْرَأَتِكَ فَقَدْ أَذِن لاِمْرَأةِ هلاَل بْنِ أمَيَّةَ أنْ تَخْدُمَهُ ؟ فَقُلْتُ : لاَ أسْتَأذِنُ فيها رسولَ الله ﷺ ، وَمَا يُدْرِيني مَاذَا يقُول رسولُ الله ﷺ إِذَا اسْتَأْذَنْتُهُ ، وَأَنَا رَجُلٌ شَابٌ ! فَلَبِثْتُ بِذَلِكَ عَشْرَ لَيَالٍ فَكَمُلَ لَنا خَمْسُونَ لَيْلَةً مِنْ حِينَ نُهِيَ عَنْ كَلاَمِنا ، ثُمَّ صَلَّيْتُ صَلاَةَ الْفَجْرِ صَبَاحَ خَمْسِينَ لَيْلَةً عَلَى ظَهْرِ بَيْتٍ مِنْ بُيُوتِنَا ، فَبَيْنَا أَنَا جَالِسٌ عَلَى الْحالِ الَّتي ذَكَرَ الله تَعَالَى مِنَّا ، قَدْ ضَاقَتْ عَلَيَّ نَفْسي وَضَاقَتْ عَلَيَّ الأرْضُ بِمَا رَحُبَتْ ، سَمِعْتُ صَوْتَ صَارِخٍ أوفَى عَلَى سَلْعٍ يَقُولُ بِأعْلَى صَوتِهِ : يَا كَعْبَ بْنَ مَالِكٍ أبْشِرْ ، فَخَرَرْتُ سَاجِداً ، وَعَرَفْتُ أنَّهُ قَدْ جَاءَ فَرَجٌ . فآذَنَ رسولُ الله ﷺ النَّاسَ بِتَوْبَةِ الله ﷺ عَلَيْنَا حِينَ صَلَّى صَلاةَ الفَجْر فَذَهَبَ النَّاسُ يُبَشِّرُونَنَا ، فَذَهَبَ قِبَلَ صَاحِبَيَّ مُبَشِّرونَ وَرَكَضَ رَجُلٌ إِلَيَّ فَرَساً وَسَعَى سَاعٍ مِنْ أسْلَمَ قِبَلِي ، وَأَوْفَى عَلَى الْجَبَلِ ، فَكانَ الصَّوْتُ أسْرَعَ مِنَ الفَرَسِ ، فَلَمَّا جَاءني الَّذِي سَمِعْتُ صَوْتَهُ يُبَشِّرُني نَزَعْتُ لَهُ ثَوْبَيَّ فَكَسَوْتُهُمَا إيَّاهُ بِبشارته، وَاللهِ مَا أمْلِكُ غَيْرَهُمَا يَوْمَئِذٍ ، وَاسْتَعَرْتُ ثَوْبَيْنِ فَلَبسْتُهُما ، وَانْطَلَقْتُ أتَأمَّمُ رسولَ الله ﷺ يَتَلَقَّاني النَّاسُ فَوْجاً فَوْجاً يُهنِّئونَني بالتَّوْبَةِ وَيَقُولُونَ لِي : لِتَهْنِكَ تَوْبَةُ الله عَلَيْكَ . حَتَّى دَخَلْتُ الْمَسْجِدَ فَإِذَا رسولُ الله ﷺ جَالِسٌ حَوْلَه النَّاسُ ، فَقَامَ طَلْحَةُ بْنُ عُبَيْدِ اللهِ يُهَرْوِلُ حَتَّى صَافَحَني وَهَنَّأَنِي ، والله مَا قَامَ رَجُلٌ مِنَ المُهَاجِرينَ غَيرُهُ – فَكَانَ كَعْبٌ لاَ يَنْسَاهَا لِطَلْحَةَ – .
قَالَ كَعْبٌ : فَلَمَّا سَلَّمْتُ عَلَى رَسُولِ الله ﷺ قَالَ وَهُوَ يَبْرُقُ وَجْهُهُ مِنَ السُّرُور : (( أبْشِرْ بِخَيْرِ يَومٍ مَرَّ عَلَيْكَ مُذْ وَلَدَتْكَ أُمُّكَ )) فَقُلْتُ : أمِنْ عِنْدِكَ يَا رَسُول الله أَمْ مِنْ عِندِ الله ؟ قَالَ : (( لاَ ، بَلْ مِنْ عِنْدِ الله )) ، وَكَانَ رسولُ الله ﷺ إِذَا سُرَّ اسْتَنَارَ وَجْهُهُ حَتَّى كَأَنَّ وَجْهَهُ قِطْعَةُ قَمَرٍ وَكُنَّا نَعْرِفُ ذلِكَ مِنْهُ ، فَلَمَّا جَلَسْتُ بَيْنَ يَدَيْهِ قُلْتُ : يَا رسولَ الله ، إنَّ مِنْ تَوْبَتِي أنْ أنْخَلِعَ مِنْ مَالِي صَدَقَةً إِلَى اللهِ وَإِلَى رَسُولهِ . فَقَالَ رسولُ الله ﷺ : (( أمْسِكَ عَلَيْكَ بَعْضَ مَالِكَ فَهُوَ خَيْرٌ لَكَ )) . فقلتُ : إِنِّي أُمْسِكُ سَهْمِي الَّذِي بِخَيبَر . وَقُلْتُ : يَا رسولَ الله ، إنَّ الله تَعَالَى إِنَّمَا أنْجَانِي بالصِّدْقِ ، وإنَّ مِنْ تَوْبَتِي أنْ لا أُحَدِّثَ إلاَّ صِدْقاً مَا بَقِيتُ ، فوَالله مَا عَلِمْتُ أَحَداً مِنَ المُسْلِمينَ أبْلاهُ الله تَعَالَى في صِدْقِ الحَدِيثِ مُنْذُ ذَكَرْتُ ذلِكَ لِرسولِ الله ﷺ أحْسَنَ مِمَّا أبْلانِي الله تَعَالَى ، واللهِ مَا تَعَمَّدْتُ كِذْبَةً مُنْذُ قُلْتُ ذلِكَ لِرسولِ الله ﷺ إِلَى يَومِيَ هَذَا ، وإنِّي لأرْجُو أنْ يَحْفَظَنِي الله تَعَالَى فيما بَقِيَ ، قَالَ : فأَنْزَلَ الله تَعَالَى : ﴿ لَقَدْ تَابَ اللهُ عَلَى النَّبِيِّ وَالْمُهَاجِرِينَ وَالأَنْصَارِ الَّذِينَ اتَّبَعُوهُ فِي سَاعَةِ الْعُسْرَةِ ﴾ حَتَّى بَلَغَ : ﴿ إِنَّهُ بِهِمْ رَؤُوفٌ رَحِيم وَعَلَى الثَّلاثَةِ الَّذِينَ خُلِّفُوا حَتَّى إِذَا ضَاقَتْ عَلَيْهِمُ الأَرْضُ بِمَا رَحُبَتْ ﴾ حَتَّى بَلَغَ : ﴿ اتَّقُوا اللهَ وَكُونُوا مَعَ الصَّادِقِينَ ﴾ [ التوبة : 117-119 ] قَالَ كَعْبٌ : واللهِ ما أنْعَمَ الله عَليَّ مِنْ نعمةٍ قَطُّ بَعْدَ إذْ هَدَاني اللهُ للإِسْلامِ أَعْظَمَ في نَفْسِي مِنْ صِدقِي رسولَ الله ﷺ أنْ لا أكونَ كَذَبْتُهُ ، فَأَهْلِكَ كما هَلَكَ الَّذينَ كَذَبُوا ؛ إنَّ الله تَعَالَى قَالَ للَّذِينَ كَذَبُوا حِينَ أنْزَلَ الوَحْيَ شَرَّ مَا قَالَ لأَحَدٍ ، فقال الله تَعَالَى : ﴿ سَيَحْلِفُونَ بِاللهِ لَكُمْ إِذَا انْقَلَبْتُمْ إِلَيْهِمْ لِتُعْرِضُوا عَنْهُمْ فَأَعْرِضُوا عَنْهُمْ إِنَّهُمْ رِجْسٌ وَمَأْوَاهُمْ جَهَنَّمُ جَزَاءً بِمَا كَانُوا يَكْسِبُونَ يَحْلِفُونَ لَكُمْ لِتَرْضَوْا عَنْهُمْ فَإِنْ تَرْضَوْا عَنْهُمْ فَإِنَّ اللهَ لا يَرْضَى عَنِ الْقَوْمِ الْفَاسِقِينَ ﴾ [ التوبة : 95-96 ] قَالَ كَعْبٌ : كُنّا خُلّفْنَا أيُّهَا الثَّلاَثَةُ عَنْ أمْرِ أُولئكَ الذينَ قَبِلَ مِنْهُمْ رسولُ الله ﷺ حِينَ حَلَفُوا لَهُ فَبَايَعَهُمْ وَاسْتَغْفَرَ لَهُمْ وأرجَأَ رسولُ الله ﷺ أمْرَنَا حَتَّى قَضَى الله تَعَالَى فِيهِ بذِلكَ . قَالَ الله تَعَالَى : ﴿ وَعَلَى الثَّلاثَةِ الَّذِينَ خُلِّفُوا ﴾ وَليْسَ الَّذِي ذَكَرَ مِمَّا خُلِّفْنَا تَخلُّفُنَا عن الغَزْو ، وإنَّمَا هُوَ تَخْلِيفُهُ إيّانا وإرْجَاؤُهُ أمْرَنَا عَمَّنْ حَلَفَ لَهُ واعْتَذَرَ إِلَيْهِ فقبِلَ مِنْهُ. مُتَّفَقٌ عليه .
وفي رواية : أنَّ النَّبيّ ﷺ خَرَجَ في غَزْوَةِ تَبْوكَ يَومَ الخَميسِ وكانَ يُحِبُّ أنْ يخْرُجَ يومَ الخمِيس .
وفي رواية : وكانَ لاَ يقْدمُ مِنْ سَفَرٍ إلاَّ نَهَاراً في الضُّحَى ، فإِذَا قَدِمَ بَدَأَ بالمَسْجِدِ فَصَلَّى فِيهِ رَكْعَتَيْنِ ثُمَّ جَلَسَ فِيهِ
Dans le hadith 21, An-Nawawiyy rapporte d’après ^Abdou l-Lah, qui est le fils du compagnon Ka^b Ibnou Malik, et c’était lui ce fils là qui dirigeait son père, parce qu’il était devenu aveugle à la fin de sa vie [il dirigeait Ka^b que Allah l’agrée], ^Abdou l-Lah a dit en parlant de son père : « J’ai entendu Ka^b Ibnou Malik que Allah l’agrée, raconter son histoire lorsqu’il s’était mis en retrait et n’avait pas accompagné le Messager de Allah ﷺ lors de la conquête de Tabouk. Ka^b a commencé son récit, il a dit : « Je n’ai pas manqué une des batailles auprès du Messager de Allah ﷺ hormis justement cette bataille de Tabouk. Mais, j’avais manqué également la bataille de Badr mais il n’avait reproché à personne de ne pas l’avoir accompagné dans la bataille de Badr, parce que le Messager de Allah ﷺ et les musulmans voulaient attraper la caravane de Qouraych, ils ne comptaient pas mener une guerre à ce moment-là jusqu’à ce que Allah fasse qu’ils rencontrent leur ennemi sans que ce soit prévu à l’avance. » Et Ka^b dit : « Mais, j’étais présent auprès du Messager de Allah ﷺ la nuit de Al-^Aqabah lorsque nous avions donné notre engagement de le suivre sur l’islam. Et je ne voudrais pour rien au monde échanger cette nuit-là, même pas contre la bataille de Badr. Même si la bataille de Badr est plus célèbre chez les gens. » Et Ka^b a dit : « Concernant mon histoire, lorsque je me suis mis en retrait et je n’ai pas accompagné le Messager de Allah ﷺ lors de la conquête de Tabouk, c’est que c’est à cette époque-là je n’avais pas atteint une force physique plus grande que ce jour-là et je n’étais pas plus riche qu’à cette époque-là. Quand j’ai failli et que je n’ai pas accompagné le Messager lors de cette bataille. » Et il a dit : « Par Allah, je n’ai jamais eu deux montures auparavant sauf quand cette bataille avait eu lieu. » Ka^b disait: « Chaque fois que le Messager de Allah ﷺ envisageait de partir pour une conquête, il faisait la tawriyah par un autre endroit, [c’est-à-dire qu’il faisait croire à un autre endroit. At-tawriyah, c’est de citer un terme qui admet deux sens. L’un est plus proche de l’autre, donc il fait croire délibérément le sens qui est proche, alors que lui il vise le sens qui est éloigné ]. » Et Abou Dawoud a dit: « La guerre c’est une tromperie. » Donc, il a dit : « Chaque fois qu’il faisait une conquête, il faisait la tawriyah avec une autre hormis pour cette conquête-là. Le Messager ﷺ a fait les préparatifs pour cette conquête alors qu’il faisait extrêmement chaud, il faisait une chaleur torride. Il allait faire un voyage d’une grande distance, dans une terre qui comportait peu d’eau, et il allait à la rencontre d’une armée nombreuse. Pour cette conquête, il a bien donné tous les éléments aux musulmans afin qu’ils fassent leurs préparatifs pour cette conquête. Et donc le Prophète pour qu’ils fassent leurs preparatifs, leur a expliqué qu’elle était leur destination. Et les musulmans en compagnie du Messager de Allah étaient nombreux. Il n’y avait pas encore de registre qui comportait les noms de tous ceux qui allaient sortir. » Ka^b a dit : « Celui qui envisageait de ne pas accompagner, il pensait qu’il allait passer inaperçu, sauf s’il y a une révélation de la part de Dieu qui informe le Prophète. ” Ka^b a dit : «Le Messager de Allah a préparé cette conquête alors que c’était l’époque où les fruits étaient devenus mûrs, et les arbres faisaient de l’ombre. » Donc c’était agréable de rester, il était en train de décrire le bien-être de la situation, de rester. Il a dit : « Je penchais plus pour cet ombre et les fruits, que d’aller traverser le désert, rencontrer des ennemis nombreux. » Donc, il est en train de décrire quel était son état d’esprit.
Il a dit : « Le Messager de Allah ﷺ a fait ses préparatifs et les musulmans également, et je me suis apprêté le matin à me préparer également, mais je suis revenu et je n’ai rien fait. » Il a dit : « Et je me disais à moi-même : « Je suis capable de me préparer si je le veux. » Il a dit : « J’étais ainsi tiraillé, hésitant, jusqu’à ce que les gens s’étaient apprêté à sortir. » Il a dit : « Un matin, le Messager de Allah ﷺ s’était apprêté à sortir. Les musulmans étaient avec lui, et je n’avais rien acheté pour mes préparatifs. » C’est-à-dire pour le combat afin de les accompagner. Il a dit : « Je suis parti le matin et je suis revenu encore et je n’avais rien préparé pour les accompagner. » Il a dit : « J’étais ainsi jusqu’à ce qu’ils étaient prêts et les conquérants allaient partir. » Il a dit : « Quand ils sont partis, j’ai envisagé de partir pour les rattraper. Et si seulement j’avais fait ça. » Il a dit : « Puis, cela ne m’a pas été prédestiné. » Il a dit : « Quand je sortais à la rencontre des gens après que le Prophète ﷺ soit parti avec les conquérants, j’étais triste de ne voir qu’il n’était rester avec moi que quelqu’un qui était complètement hypocrite, [c’est à dire qu’il était connu pour son hypocrisie. Il montrait qu’il était musulman mais il n’aimait pas l’islam, ni les musulmans] ou d’autres personnes à qui Allah a donné des excuses parmi les gens qui étaient faibles. » Il a dit : « Le Messager de Allah ﷺ ne s’est souvenu de moi que lorsqu’il était arrivé à destination, [c’est-à-dire au lieu de la bataille, à Tabouk]. Le Messager de Allah ﷺ a dit, alors qu’il était assis avec ses compagnons à Tabouk, ce qui signifie : « Qu’est-ce que Ka^b Ibnou Malik a fait ? ” Alors un homme du clan de Banou Salimah, apparemment ils avaient quelques conflits avec eux, a dit : “ Ô Messager de Allah, ce qui l’a retenu pour ne pas nous rejoindre, ce sont ses vêtements et son infatuation. ” Alors, Mou^ad Ibnou Jabal s’est mis à protéger Ka^b, il a dit : “ Quelle mauvaise parole que tu dis là, par Allah. Ô Messager de Allah ﷺ nous avons su de Ka^b que du bien. ” C’est alors que le Messager de Allah ﷺ s’est tu et n’a rien dit. Ka^b a dit: « Alors qu’ils étaient ainsi, ils virent quelqu’un qui venait de loin, habillé de blanc, qui venait du désert et qui passait entre les mirages. Alors, le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : “ J’espère que c’est Abou Khaythamah. ” Et effectivement, c’était Abou Khaythamah Al-ansariyy. Et c’était lui qui avait donné en aumône un sa^ de dattes lorsque les hypocrites l’avaient critiqué. Ka^b poursuit son histoire et il a dit : « Quand j’ai appris que le Messager de Allah ﷺ avait fini cette conquête, qu’il était sur le chemin de retour de Tabouk, j’ai encore eu du chagrin qui m’a pris tout mon cœur. » Il a dit : « Je me suis mis à penser: « Quel mensonge je vais dire pour m’en sortir de son insatisfaction demain? » Et je recherchais pour cela tous ceux qui avaient des avis éclairés de ma famille. » Ka^b a dit : « Lorsqu’on m’apprit que le Messager de Allah ﷺ était arrivé, alors toutes mes idées de mentir sont partis et j’ai su que je n’allais pas échapper par autre chose que de dire la vérité. Le Messager de Allah ﷺ est arrivé un matin. Habituellement, le Messager de Allah ﷺ lorsqu’il revenait d’un voyage, il commençait par la mosquée. Il y accomplissait deux raka^ah sounnah et puis il s’asseyait pour accueillir les gens. » Il a dit : « Quand il a fait cela, ceux qui étaient en retrait et qui ne sont pas partis à la conquête avec lui sont venus, chacun jurer, pour donner ses excuses. » C’est-à-dire expliquer les raisons pour lesquelles ils ne sont pas allés avec le Messager à la conquête. Et ils étaient un peu plus que quatre-vingt hommes. Il a dit : « Le Messager de Allah ﷺ a accepté d’eux ce qu’ils ont dit [dans le sens au grand jour], il a repris d’eux l’engagement de l’obéissance, il a fait des invocations en leur faveur, et il s’en est remis concernant le for intérieur à Dieu, jusqu’à ce que je sois arrivé. » Ka^b a dit: « Quand je lui ai passé le salam, il a souri mais du sourire de quelqu’un qui n’est pas content. » Puis il m’a dit : “ Viens. ” Alors Ka^b a dit : « Je suis allé en marchant jusqu’à m’asseoir devant lui. Il m’a dit ce qui signifie : “ Qu’est ce qui a fait que tu ne sois pas venu avec nous ? N’est-ce pas que tu avais acheté ta monture ? ” Ka^b a dit: “ Ô Messager de Dieu. Par Allah, si j’étais assis avec autre que toi parmi les gens du bas monde, j’aurais pu m’en sortir de sa colère par une excuse. Allah m’a accordé une forte éloquence et une bonne capacité. Mais par Allah, j’ai su que si aujourd’hui je te dis un mensonge qui fait que tu seras satisfait de moi, Allah fera sans aucun doute que tu seras en colère contre moi. Et si je te dis la vérité, tu seras en colère contre moi, mais j’espère malgré cela que Allah me pardonnera. ” Après cet introduction, il lui dit : “ Par Allah, je n’avais aucune excuse. Par Allah je n’ai jamais été aussi fort, ni aussi aisé que ce jour où je me suis mis en retrait et je ne t’ai pas accompagné. ” Alors le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie: “ Cet homme a dit vrai. Relève-toi jusqu’à ce que Allah me révèle à ton sujet comment je vais me comporter de avec toi. ” Alors des hommes de Banou Salimah se sont levés et m’ont suivi. Ils m’ont dit : “ Par Allah, nous n’avons jamais eu connaissance que tu as commis un péché avant cela. Est-ce que tu es si incapable de t’excuser auprès du Messager de Allah ﷺ en trouvant une excuse comme les autres? Il aurait suffi pour ton péché que le Messager de Allah ﷺ demande le pardon en ta faveur. ” Ka^b a dit: « Ils ont tellement insisté que j’ai failli retourner auprès du Messager de Allah et me démentir et raconter une histoire pour que le Prophète fasse des invocations en ma faveur. » Et puis je leur ai posé la question : “ Est-ce qu’il y a d’autres personnes qui sont dans le même cas que moi ? ” Ils m’ont dit : “ Oui, il y a exactement deux autres hommes qui ont dit la même chose que toi. ” Je leur ai dit : “ Qui sont-ils ? ” Ils ont répondu :
مُرارةُ بْنُ الرَّبِيع الْعَمْرِيُّ، وهِلال ابْن أُميَّةَ الْوَاقِفِيُّ
Ka^b a dit : « Les deux hommes qui m’ont cité étaient deux hommes vertueux qui étaient présents dans la bataille de Badr et qui sont des modèles, des gens à suivre. Alors je n’ai pas rebroussé chemin, je suis resté sur ma position lorsqu’ils m’ont cité ces deux hommes. » Et Ka^b a dit: « Par la suite, le Prophète a défendu aux gens de nous adresser la parole nous les trois, c’est-à-dire nous les trois d’entre ceux qui ne l’ont pas rejoint lors de la bataille, c’est comme une punition. » Ka^b a dit : « Les gens se sont misent à nous éviter. » Il a dit : « Et les gens ont changé complètement avec nous. Au point que je ne reconnaissais pas la terre sur laquelle j’habitais. » Il a dit : « On est resté ainsi cinquante nuits, imaginez-vous presque deux mois. » Il a dit : « Pour ce qui est de mes deux compagnons d’infortune, ils se sont résignés et ils sont restés chez eux à pleurer. Quant à moi, j’étais le plus jeune des trois et le plus courageux, alors je sortais, je faisais la prière avec les musulmans, je marchais dans les marchés mais personne ne m’adressait la parole. » Il a dit : « J’allais exprès à la rencontre du Messager de Allah ﷺ pour lui passer le salam alors qu’il était dans son assemblée après la prière. Et je me posais la question en moi-même : « Est-ce qu’il a bougé les lèvres pour me rendre le salam ou pas? » Il a dit : « Je faisais exprès la prière tout proche de lui et je l’ai regardé furtivement. » Ka^b a dit : « Quand je m’engageais dans la prière, le Prophète regardait en ma direction, et quand je regardais en sa direction il détournait son regard. » Il a dit : « Quand la situation est devenue trop longue pour moi, de la froideur que les musulmans ne m’adressaient plus la parole, je marchais jusqu’à escalader la clôture d’un verger de Abou Qatadah. Et cet homme c’était mon cousin paternel et il était parmi les gens celui que j’aimais le plus. Alors je lui ai passé le salam, mais par Allah il ne me l’a pas rendu. » Alors je lui ai dit : “ Ô Abou Qatadah, je t’en conjure tu ne sais pas que j’aime Allah et Son Messager ? ” Mais il n’a rien dit. Je lui ai redis la même phrase, je l’ai conjuré mais il ne m’a rien dit. J’ai à nouveau répété une troisième fois, j’ai l’ai conjuré, alors il m’a répondu: “ Allah sait plus et Son Messager sait. » Il a dit: « C’est à ce moment-là que mes yeux ont été inondés de larmes. Et je suis reparti et j’ai escaladé le mur. » Il a dit : « Tandis que je marchais ainsi dans les marchés de Médine, un agriculteur chrétien du Cham, de ceux qui ramenaient le blé pour le vendre à Médine, qui disait qui me montre où est Ka^b Ibnou Malik. » Alors les gens l’ont dirigé vers moi en me montrant du doigt jusqu’à ce qu’il soit arrivé à moi. Il m’a donné une lettre du roi de Ghassan, c’était un roi arabe chrétien. Ka^b a dit: « J’ai prit la lettre et je l’ai lu. Il était écrit dedans: « Il nous est parvenu que ton compagnon vise le Messager de Dieu, t’a mis à l’écart. Dieu a fait que tu n’es pas quelqu’un à être humilié ou à être délaissé, alors rejoins nous, nous allons te consoler. » Ka^b Ibnou Malik a dit: « J’ai fini de lire, j’ai dit : “ Olala, cela aussi fait partie de l’épreuve, c’est-à-dire comment ce roi chrétien veut me consoler parce que le Prophète est en colère contre moi ? ” Il a dit : « Je me suis dirigé vers le four et j’ai jeté la lettre dans le four. » Ka^b a dit: « Lorsque quarante jours se sont écoulé sur les cinquante et que la révélation a tardé à venir, l’envoyé du Messager de Allah ﷺ est venu, il a dit: “ Le Messager de Allah t’ordonne de ne plus dormir avec ta femme. ” Alors Ka^b a dit : “ Est-ce que je la divorce ou qu’est-ce que je fais ? ” Il lui a dit : “ Non, mais tu n’as plus de rapport avec elle, tu ne la touches plus. ” Et il a envoyé le même ordre à mes deux compagnons d’infortune. Ka^b a dit : « J’ai dit à ma femme rejoins ta famille et reste avec eux jusqu’à ce que Allah ta^ala m’accorde une issue dans cet épreuve. » Alors la femme de Hilal Ibnou ‘Oumayyah, un des deux autres qui été dans la même situation que Ka^b est partie voir le Messager de Allah ﷺ et elle lui a dit : “ Ô Messager de Allah ﷺ, Hilal Ibnou ‘Oumayyah est un vieille homme, il n’a pas quelqu’un à son service, il va être perdu si je ne reste pas avec lui, est ce que ça te dérange si je reste à son service, que je le serve ? ” Le Prophète a dit ce qui signifie : “ Non mais qu’il ne te touche pas. ” Alors, elle lui a dit : « Par Allah, il n’est pas capable de faire quoi que ce soit. ” Elle a dit : “ Par Allah, il n’a pas cessé de pleurer depuis ce jour-là jusqu’aujourd’hui. ” Ka^b a dit: « Un membre de ma famille m’a dit : “ Et si tu demandais au Messager de Allah ﷺ l’autorisation que ta femme reste avec toi, puisqu’il a donné l’autorisation à la femme de Hilal Ibnou ‘Oumayyah pour qu’elle soit en son service. ” Ka^b a dit : “ Non, je ne vais pas oser demander au l’autorisation au sujet de ma femme au Messager de Allah ﷺ. Qu’est ce qui me fait savoir, ce que le Messager de Allah va me dire? Que je suis un jeune homme, je suis dans la force de l’âge. ” Il a dit : « Je suis resté ainsi dix autres nuits. Et cinquante nuits se sont passées depuis qu’il a été défendu aux gens de nous adresser la parole. » Puis il a dit : « J’ai fait la prière de Al Fajr, la cinquantième nuit, sur le toit d’une de nos maisons. » Il a dit : « Tandis que j’étais resté assis après la prière, mon âme était étouffée et la terre malgré son étendue était devenue comme un mouchoir de poche pour nous, [c’est-à-dire tellement on subissait la pression Tout comme Allah l’a mentionné dans le Qour’an, parce qu’il y a des versets qui décrivent cette description dans le Qour’an]. J’ai entendu quelqu’un qui criait à haute voix, qui était monté sur une colline à Médine et qui criait de toute sa voix : “ Ô Ka^b Ibnou Malik reçoit la bonne nouvelle, alors je me suis prosterné et j’ai su que c’était la délivrance. ” En effet, le Messager de Allah ^azza wa jall a appris aux gens que Allah avait accepté notre repentir après que le Messager de Allah ﷺ a fait la prière de Al Fajr. Les gens sont venus nous annoncer la bonne nouvelle. Il a dit : « Mes deux compagnons ont reçu des gens qui leur ont annoncé la bonne nouvelle. Un homme est venu en courant comme un cheval rapide, et un autre de la tribu du clan de Aslam était monté sur une colline et sa voix était plus rapide que l’homme qui court. J’ai entendu la voix de celui qui m’a annoncé la bonne nouvelle, avant que celui qui courait n’arrive. Quand celui que j’ai entendu la voix pour m’annoncer la bonne nouvelle ait ensuite venue pour me féliciter, j’ai enlevé mes deux vêtements et je lui ai offert pour le remercier pour son annonce de bonne nouvelle. Par Allah, ce jour-là je ne possédais pas d’autres vêtements que ces deux vêtements-là. Je me suis fait prêter deux vêtements, c’est-à-dire une cape et un izar et je les ai portés. Il a dit : « Et je suis parti voir le Messager de Allah ﷺ. Sur le chemin les gens m’accueillaient groupe à groupe pour me féliciter pour mon repentir. Et ils me disaient : “ Félicitations que ton cœur se réjouisse du fait que Dieu a accepté ton repentir. ” Jusqu’à ce que je sois entré dans la mosquée. Le Messager de Allah ﷺ était assis, les gens étaient tout autour de lui. C’est alors que Talhah Ibnou ^Abdou l-Lah que Dieu l’agrée, s’est levé, presque en courant jusqu’à me serrer la main et me féliciter. Il a dit : “ Par Allah, aucun autre émigrant ne s’est levé. ” Et Ka^b était reconnaissant envers Talhah pour ses félicitations. Ka^b a dit : « Lorsque j’ai passé le salam au Messager de Allah ﷺ, son visage était radieux de joie, il m’a dit : “ Reçois la bonne nouvelle, c’est le meilleur jour que tu as vécu depuis que ta mère t’a mise au monde. ” Alors Ka^b a dit : “ Est-ce que cette bonne nouvelle est de ta part ou de la part de Allah ? ” Alors le Messager lui a dit : “ C’est de la part de Allah ^azza wa jall. ” Ka^b a dit: « Le Messager de Allah ﷺ lorsqu’il était heureux, son visage était radieux. On dirait que c’était la lune. Et nous reconnaissions cela en lui. Quand je me suis assis devant le Messager, je lui ai dit : “ Ô Messager de Allah, j’ai fait la promesse dans mon repentir de donner tous mes biens en guise d’aumône par recherche de l’agrément de Allah et de Son Messager. ” Et le Messager de Allah m’a dit ce qui signifie : “ Garde une partie de tes biens, c’est un bien pour toi ». Alors je lui ai dit : « Je retiens ma part du butin de Khaybar. ” Et je lui ai dit : “ Ô Messager de Allah, Allah m’a sauvé parce que j’étais véridique et une des promesses que j’ai faite dans mon repentir, c’est que je ne dirai plus que la vérité tant que je suis vivant. » Il a dit : « Par Allah, je n’ai pas eu connaissance qu’un autre musulman Allah lui a fait grâce par sa véracité depuis que j’ai cité cela au Messager de Allah ﷺ, d’une meilleure grâce que celle que Allah m’accordé. ” Ka^b a dit: « Par Allah, je n’ai plus jamais dis un mensonge délibérément depuis que j’ai dit cela au Messager de Allah ﷺ jusqu’à ce jour. » Il a dit: « J’espère que Dieu me protège et me préserve jusqu’à la fin de mes jours. »
Il a dit : « Allah a fait descendre le verset 117 à 119 de sourat At-Tawbah :
﴿ لَقَد تَّابَ الله عَلَى النَّبِيِّ وَالْمُهَاجِرِينَ وَالأَنصَارِ الَّذِينَ اتَّبَعُوهُ فِي سَاعَةِ الْعُسْرَةِ مِن بَعْدِ مَا كَادَ يَزِيغُ قُلُوبُ فَرِيقٍ مِّنْهُمْ ثُمَّ تَابَ عَلَيْهِمْ إِنَّهُ بِهِمْ رَؤُوفٌ رَّحِيمٌ ١١٧، وَعَلَى الثَّلاَثَةِ الَّذِينَ خُلِّفُواْ حَتَّى إِذَا ضَاقَتْ عَلَيْهِمُ الأَرْضُ بِمَا رَحُبَتْ وَضَاقَتْ عَلَيْهِمْ أَنفُسُهُمْ وَظَنُّواْ أَن لاَّ مَلْجَأَ مِنَ اللّهِ إِلاَّ إِلَيْهِ ثُمَّ تَابَ عَلَيْهِمْ لِيَتُوبُواْ إِنَّ اللّهَ هُوَ التَّوَّابُ الرَّحِيمُ ١١٨، يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُواْ اتَّقُواْ اللّهَ وَكُونُواْ مَعَ الصَّادِقِينَ ١١٩﴾
(Laqad taba l-Lahou ^ala n-Nabiyyi wa l-mouhajirina wa l-‘ansari l-Ladhina t-taba^ouhou fi sa^ati l-^ousrati min ba^di ma kada yazighou qouloubu fariqin minhoum thoumma taba ^alayhim ‘innahou bihim ra’oufoun rahimoun. Wa ^ala th-Thalathati l-Ladhina khoullifou hatta ‘Idha daqat ^alayhimou l-‘ardu bima rahoubat wa daqat ^Alayhim ‘anfousouhoum wa dhannou ‘an la malja’a mina l-lahi ‘illa ‘ilayhi thoumma taba ^alayhim liyatoubou ‘inna l-laha houwa t-Tawwabou r-Rahimou. Ya ‘Ayyouha l-Ladhina ‘amanou t-taqou l-Laha wa kounou ma^a s–Sadiqin)
Allah a révélé ces versets, dans lesquels Il mentionne ces trois qui sont restés en retrait et Allah accepté leur repentir. Ka^b a dit : « Par Allah, Allah ne m’a pas accordé une plus grande grâce, depuis qu’Il m’a guidé à l’islam, meilleur que ma véracité avec le Messager de Allah, c’est que je ne lui ai pas menti et je n’ai pas été à ma perte comme ceux qui ont menti ont été à leur perte. Car Allah a dit à ceux qui ont menti dans la révélation des paroles très graves. Allah dit :
﴿ سَيَحْلِفُونَ بِاللّهِ لَكُمْ إِذَا انقَلَبْتُمْ إِلَيْهِمْ لِتُعْرِضُواْ عَنْهُمْ فَأَعْرِضُواْ عَنْهُمْ إِنَّهُمْ رِجْسٌ وَمَأْوَاهُمْ جَهَنَّمُ جَزَاء بِمَا كَانُواْ يَكْسِبُونَ ٩٥ يَحْلِفُونَ لَكُمْ لِتَرْضَوْاْ عَنْهُمْ فَإِن تَرْضَوْاْ عَنْهُمْ فَإِنَّ اللّهَ لاَ يَرْضَى عَنِ الْقَوْمِ الْفَاسِقِينَ ٩٦﴾
(Sayahlifouna bi l-Lahi lakoum ‘idha anqalabtoum ‘ilayhim litou^ridou ^anhoum fa’a^ridou ^anhoum ‘innahoum rijsoun wa ma’wahoum jahannamou jaza‘an bima kanou yaksibouna. Yahlifouna lakoum litardaw ^anhoum fa’in tardaw ^anhoum fa’inna Allaha la yarda ^ani l-qawmi l-fasiqin)
Dans ces verset Allah blâme ceux qui ont menti pour satisfaire le Prophète alors qu’ils sont menteurs. Ka^b a dit : « En résumé, nous, c’est à dire les trois, nous étions mise en attente par rapport aux autres que le Messager de Allah ﷺ accepté leur excuse quand ils ont juré, et il a demandé le pardon en leur faveur. Et le Messager ﷺ a laissé pour plus tard notre cas, jusqu’à ce que Allah lui révèle, ce qu’Il lui a révélé à notre sujet.
Allah dit :
وَعَلَى الثَّلاثَةِ الَّذِينَ خُلِّفُوا
Ce qui veut dire: « Quant aux trois qui ont été laissés pour plus tard. Il a dit خُلِّفا, ici, ce n’est pas parce que nous nous sommes mis en retrait et que nous n’avons pas rejoint le Prophète lors de la conquête, mais c’est parce que le Prophète a mis pour plus tard de mettre une sentence à notre sujet par rapport à ceux qui lui avaient juré qu’ils avaient des excuses, qui lui ont présenté des excuses et qu’il avait accepté d’eux.
[Hadith rapporté par Mouttafaqou ^alayh, rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]
Et dans une version, il est précisé que le Prophète est sorti pour la bataille de Tabouk un jeudi et il aimait entamer un départ le jeudi.
Et dans une autre version, il ne rentrait de voyage que de jour, dans le temps de Ad–Douha. Quand il arrivait à Médine, il commençait par la mosquée, il faisait deux raka^ah. Et il restait dans la mosquée comme dans d’autres versions il l’accueillait des gens.
22– وَعَنْ أبي نُجَيد – بضَمِّ النُّونِ وفتحِ الجيم – عِمْرَانَ بنِ الحُصَيْنِ الخُزَاعِيِّ رضي الله عنهما : أنَّ امْرَأةً مِنْ جُهَيْنَةَ أتَتْ رسولَ الله ﷺ وَهِيَ حُبْلَى مِنَ الزِّنَى ، فقالتْ : يَا رسولَ الله ، أصَبْتُ حَدّاً فَأَقِمْهُ عَلَيَّ ، فَدَعَا نَبيُّ الله ﷺ وَليَّها ، فقالَ :
(( أَحْسِنْ إِلَيْهَا ، فإذا وَضَعَتْ فَأْتِني ))فَفَعَلَ فَأَمَرَ بهَا نبيُّ الله ﷺ ، فَشُدَّتْ عَلَيْهَا ثِيَابُهَا، ثُمَّ أَمَرَ بِهَا فَرُجِمَتْ، ثُمَّ صَلَّى عَلَيْهَا. فقالَ لَهُ عُمَرُ: تُصَلِّي عَلَيْهَا يَا رَسُول الله وَقَدْ زَنَتْ ؟ قَالَ: (( لَقَدْ تَابَتْ تَوْبَةً لَوْ قُسِمَتْ بَيْنَ سَبْعِينَ مِنْ أهْلِ المَدِينَةِ لَوَسِعَتْهُمْ، وَهَلْ وَجَدْتَ أَفضَلَ مِنْ أنْ جَادَتْ بنفْسِها لله عزوجل ؟! )) رواه مسلم
Dans le hadith 22, An Nawawiyy rapporte d’après Abou Noujayd ^Imran fils de Al Housayn Al Ghousa^iyy que Allah les agréé tous les deux, qu’une femme de la tribu de jouhaynah était venu voir le Messager de Allah ﷺ , elle était enceinte suite à un acte de fornication. Elle a dit : “ Ô Messager de Dieu, j’ai commis un péché qui mérite qu’on lui fasse appliquer une peine légale, alors applique moi la peine légale. ” Le Prophète ﷺ a demandé après son tuteur, il lui a dit ce qui signifie : “ Agis en bien avec elle et lorsqu’elle accouche, amène la moi. ” C’est ce qu’il fit. Le Prophète ﷺ a donné l’ordre pour que ses vêtements soient bien attachés sur elle, c’est à dire que pour que sa zone de pudeur ne soit pas apparente et il a donné l’ordre pour que lui soit appliqué la peine légale. Puis, il a fait la prière funéraire en sa faveur. Alors ^Oumar que Allah l’agrée a dit ce qui signifie : “ Mais ô Messager de Dieu, est-ce que nous faisons la prière funéraire en sa faveur alors qu’elle a commit la fornication ? ” C’est alors que le Prophète ﷺ a dit ce qui signifie : “ Elle a fait un repentir. Un repentir tellement grand que s’il avait été partagé sur soixante dix personnes de Médine, il lui aurait suffit. Est-ce que tu considères qu’elle a trouvé mieux qu’elle se soit sacrifiée elle-même pour Allah ^azza wa jall ? ”
[Rapporté par Mouslim]
23– وعن ابنِ عباسٍ رضي الله عنهما أنَّ رَسُولَ الله ﷺ ، قَالَ : (( لَوْ أنَّ لابنِ آدَمَ وَادِياً مِنْ ذَهَبٍ أحَبَّ أنْ يكُونَ لَهُ وَادِيانِ ، وَلَنْ يَمْلأَ فَاهُ إلاَّ التُّرَابُ ، وَيَتْوبُ اللهُ عَلَى مَنْ تَابَ )) مُتَّفَقٌ عليه.
Dans le hadith 23, d’après ^Abdou l-Lah fils de ^Abbas et d’après Anas Ibnou Malik que Dieu les agrée tous les trois, le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Si l’être humain, si le fils de ‘Adam possédait toute une vallée en or, il aurait désiré en avoir une deuxième. Et l’être humain, il n’y a que la terre qui lui remplira sa bouche. Et Allah ta^ala accepte le repentir de celui qui fait le repentir. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]
24– وعن أبي هريرة رضي الله عنهم أنَّ رسولَ الله ﷺ ، قَالَ : (( يَضْحَكُ اللهُ سُبْحَانَهُ وَتَعَالَى إِلَى رَجُلَيْنِ يقْتلُ أَحَدهُمَا الآخَرَ يَدْخُلانِ الجَنَّةَ ، يُقَاتِلُ هَذَا في سَبيلِ اللهِ فَيُقْتَلُ ، ثُمَّ يتُوبُ اللهُ عَلَى القَاتلِ فَيُسْلِم فَيُسْتَشْهَدُ )) مُتَّفَقٌ عليه .
Le hadith 24, d’après Abou Hourayra que Allah l’agrée le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Allah ta^ala agréé et fait miséricorde à deux hommes. L’un des deux tue l’autre et ils rentreront tous les deux au Paradis. Un, combat dans la voie que Dieu agrée et il est tué. Puis Allah accorde le repentir à celui qui l’a tué, il entre en Islam et il meurt martyr à son tour ».
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]
Ici, dans ce hadith en arabe, il y a le verbe dahika, Ibnou ^Allan rapporte du qadi ^Iyad qu’il a dit que adahik au sujet de Allah, c’est un sens figuré qui indique l’agrément, l’agrément de l’acte qu’ils vont accomplir et la récompense pour ce qu’ils font. Et par ailleurs, Al Boukhariyy a interprété adahik par la miséricorde tout comme cela a été rapporté de lui par Al Khatabiyy tout comme cela figure « Al Fatah » du Hafidh Ibnou Hajar Al-^Asqalaniyy
٣ – باب الصبر
Chapitre 3 : La patience
قَالَ الله تَعَالَى : ﴿ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا اصْبِرُوا وَصَابِرُوا ﴾ [ آل عمران ]، وقال تعالى : ﴿ وَلَنَبْلُوَنَّكُمْ بِشَيْءٍ مِنَ الْخَوْفِ وَالْجُوعِ وَنَقْصٍ مِنَ الأَمْوَالِ وَالأَنْفُسِ وَالثَّمَرَاتِ وَبَشِّرِ الصَّابِرِينَ ﴾ [ البقرة : 155] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ إِنَّمَا يُوَفَّى الصَّابِرُونَ أَجْرَهُمْ بِغَيْرِ حِسَاب ﴾ [ الزمر] ، وَقالَ تَعَالَى: ﴿ وَلَمَنْ صَبَرَ وَغَفَرَ إِنَّ ذَلِكَ لَمِنْ عَزْمِ الأُمُورِ ﴾ [الشورى ] ، وَقالَ تَعَالَى: ﴿ اسْتَعِينُوا بِالصَّبْرِ وَالصَّلاةِ إِنَّ اللهَ مَعَ الصَّابِرِينَ ﴾ [البقرة ]، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَلَنَبْلُوَنَّكُمْ حَتَّى نَعْلَمَ الْمُجَاهِدِينَ مِنْكُمْ وَالصَّابِرِينَ ﴾ [ محمد ] ، وَالآياتُ في الأمر بالصَّبْر وَبَيانِ فَضْلهِ كَثيرةٌ مَعْرُوفةٌ .
Dans sourat Ali ^Imran verset 200, Allah ta^ala dit :
﴿ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُواْ اصْبِرُواْ وَصَابِرُواْ ٢٠٠ ﴾
( Ya ‘ayyouha l-Ladhina ‘amanou asbirou wa sabirou )
[3/200] ce qui signifie : « Ô vous qui êtes croyants, patientez. »
Et Allah a^ala dit dans sourat Al Baqarah verset 155 :
﴿ وَلَنَبْلُوَنَّكُم بِشَيْءٍ مِّنَ الْخَوْفِ وَالْجُوعِ وَنَقْصٍ مِّنَ الْأَمْوَالِ وَالْأَنفُسِ وَالثَّمَرَاتِ ۗ وَبَشِّرِ الصَّابِرِينَ ١٥٥﴾
(Wa lanablouwannakoum bichay’in m-mina l-khawfi wa l-jou^i wa naqsin mina l-‘amwli wa l-‘anfusi wa th-Thamarati wa bachiri as–sabirin)
[2/155] ce qui signifie :« Nous vous éprouverons par une part de crainte de faim, une diminution de biens et de personnes et de fruits. Et annonce la bonne nouvelle à ceux qui patientent. »
Dans sourat Az-Zoumar verset 10, Allah ta^ala dit :
﴿ إِنَّمَا يُوَفَّى الصَّابِرُونَ أَجْرَهُم بِغَيْرِ حِسَابٍ ١٠﴾
(‘Innama youwaffa s–sabirouna ‘ajrahoum bighayri hisab)
[39/10] ce qui signifie : « Certes ceux qui patientent recevront leurs rétributions avec largesse. »
Et dans sourat Ach-Choura verset 43 Allah ta^ala dit :
﴿وَلَمَن صَبَرَ وَغَفَرَ إِنَّ ذَٰلِكَ لَمِنْ عَزْمِ الْأُمُورِ ٤٣﴾
(Wa laman sabara wa ghafara `inna dhalika lamin ^azmi l-`oumour )
[42-43] ce qui signifie : « Et ceux qui patientent, ceux qui excusent, certes cela est quelque chose d’extrêmement louable. »
Et dans sourat Al Baqarah verset 153, Allah ta^ala dit :
﴿يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُواْ اسْتَعِينُواْ بِالصَّبْرِ وَالصَّلاَةِ إِنَّ اللّهَ مَعَ الصَّابِرِينَ ١٥٣﴾
(Ista`inou bis–sabri wa s–salati ‘inna l-laha ma^a s–sabirin)
[2/153] ce qui signifie : « Recherchez l’aide par la patience et par la prière, certes Allah accorde l’aide à ceux qui patientent. »
Et dans sourat Mouhammad verset 31 Allah ta^ala dit :
﴿ وَلَنَبْلُوَنَّكُمْ حَتَّىٰ نَعْلَمَ الْمُجَاهِدِينَ مِنكُمْ وَالصَّابِرِينَ ٣١﴾
(Wa lanabluwannakum hatth na^lama l-Mujahidina minkum wa s–sabirin)
[47-31] ce qui signifie : « Nous vous ferons subir des épreuves afin que les gens voient et sachent qui sont ceux qui fournissent des efforts dans la voie que Dieu agrée, qui sont ceux qui patientent. »
25– وعن أبي مالكٍ الحارث بن عاصم الأشعريِّ رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رسولُ الله ﷺ : (( الطُّهُورُ شَطْرُ الإِيمان ، والحَمدُ لله تَمْلأُ الميزَانَ ، وَسُبْحَانَ الله والحَمدُ لله تَملآن – أَوْ تَمْلأُ – مَا بَينَ السَّماوات وَالأَرْضِ، والصَّلاةُ نُورٌ ، والصَّدقةُ بُرهَانٌ ، والصَّبْرُ ضِياءٌ ، والقُرْآنُ حُجةٌ لَكَ أَوْ عَلَيْكَ . كُلُّ النَّاسِ يَغْدُو فَبَائعٌ نَفسَهُ فَمُعْتِقُهَا أَوْ مُوبِقُها )) رواه مسلم .
Et dans le hadith 25, An Nawawiyy rapporte d’après Abou Malik Al Harith, fils de ^Asim Al Ach^ariyy que Allah l’agrée, il a dit : « LeMessager de Allah ﷺ a dit : ce qui signifie : « Le fait de se purifier est un sujet extrêmement important dans la religion, [c’est-à-dire qu’il ressemble à la moitié de la foi, c’est-à-dire qu’il est très important dans la foi et dans l’Islam]. Et la phrase al hamdouli l-Lah remplit la balance, [c’est-à-dire au Jour du jugement]. Et soubhana l-Lah et al hamdouli l-Lah remplissent ce qui a entre les cieux et la terre. La prière est une lumière, l’aumône est une preuve, la patience est une clarté, le Qour’an sera une preuve soit en ta faveur soit contre toi. Tous les gens commencent leur journée pour œuvrer dans leurs affaires. Il y a ceux qui fournissent de leur personne, certains vont pour affranchir leurs âmes du feu de l’enfer et d’autres au contraire mènent leurs âmes à ce qui va leur nuire, [c’est-à-dire en enfer]. »
[Rapporté par Mouslim]
26- وعن أبي سَعيد سعدِ بن مالكِ بنِ سنانٍ الخدري رضي الله عنهما : أَنَّ نَاساً مِنَ الأَنْصَارِ سَألوا رسولَ الله ﷺ فَأعْطَاهُمْ ، ثُمَّ سَألوهُ فَأعْطَاهُمْ ، حَتَّى نَفِدَ مَا عِندَهُ ، فَقَالَ لَهُمْ حِينَ أنْفْقَ كُلَّ شَيءٍ بِيَدِهِ : (( مَا يَكُنْ عِنْدي مِنْ خَيْر فَلَنْ أدَّخِرَهُ عَنْكُمْ ، وَمَنْ يَسْتَعْفِفْ يُعِفهُ اللهُ ، وَمَنْ يَسْتَغْنِ يُغْنِهِ اللهُ ، وَمَنْ يَتَصَبَّرْ يُصَبِّرْهُ اللهُ . وَمَا أُعْطِيَ أَحَدٌ عَطَاءً خَيْراً وَأوْسَعَ مِنَ الصَّبْر )) مُتَّفَقٌ عليه .
Dans le hadith 26, d’après Abou Sa^id Sa^d fils de Malik fils de Sinan Al-Khoudriyy que Dieu l’agrée lui et son père, il y avait des gens parmi les ansars, les partisans de Médine, qui ont demandés à ce que le Messager de Allah ﷺ leur donne des choses et il leur a donné. Puis, ils lui ont demandé à nouveau et il leur a donné à nouveau jusqu’à ce que tout ce qu’il possédait soit fini. Quand il a donné tout ce qu’il possédait, il leur a dit ce qui signifie : « Tout le bien que j’ai, je ne le garderai pas à l’écart et je vous le donnerais, mais celui qui recherche à être chaste Dieu lui accorde la chasteté, celui qui fait en sorte qu’il est au-dessus de ses choses là Dieu l’enrichit, celui qui fait preuve de patience Dieu lui accorde la patience et la personne n’a pas reçu un bien plus grand et plus étendu que la patience. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]
27– وعن أبي يحيى صهيب بن سنانٍ رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رسولُ الله ﷺ : (( عَجَباً لأمْرِ المُؤمنِ إنَّ أمْرَهُ كُلَّهُ لَهُ خيرٌ ولَيسَ ذلِكَ لأَحَدٍ إلاَّ للمُؤْمِن : إنْ أَصَابَتْهُ سَرَّاءُ شَكَرَ فَكانَ خَيراً لَهُ ، وإنْ أصَابَتْهُ ضرَاءُ صَبَرَ فَكانَ خَيْراً لَهُ )) رواه مسلم .
Dans le hadith 27, d’après Abou Yahya Souhayb fils de Sinan que Allah l’agrée, il a dit : « Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Le croyant est étonnant, dans tous les cas, il va avoir du bien et cela n’est réservé à nulle autre qu’au croyant. Si une difficulté le touche, si une chose qui le réjouit le touche, alors il remercie et ce sera un bien pour lui. Et si c’est une nuisance, [c’est-à-dire quelque chose qui le nuit dans son corps ou à sa famille ou ses enfants ou ses biens le touche], il patiente et ce sera également un bien pour lui. »
[Rapporté par Mouslim]
28– وعن أنَسٍ رضي الله عنه ، قَالَ : لَمَّا ثَقُلَ النَّبيُّ ﷺ جَعلَ يَتَغَشَّاهُ الكَرْبُ ، فَقَالَتْ فَاطِمَةُ رضي الله عنها : وَاكَربَ أَبَتَاهُ . فقَالَ : (( لَيْسَ عَلَى أَبيكِ كَرْبٌ بَعْدَ اليَوْمِ )) فَلَمَّا مَاتَ ، قَالَتْ : يَا أَبَتَاهُ ، أَجَابَ رَبّاً دَعَاهُ ! يَا أَبتَاهُ ، جَنَّةُ الفِردَوسِ مَأْوَاهُ ! يَا أَبَتَاهُ ، إِلَى جبْريلَ نَنْعَاهُ ! فَلَمَّا دُفِنَ قَالَتْ فَاطِمَةُ رَضي الله عنها : أَطَابَتْ أنْفُسُكُمْ أنْ تَحْثُوا عَلَى رَسُول الله ﷺ التُّرَابَ ؟! رواه البخاري .
Et dans le hadith 28, An Nawawiyy rapporte d’après Anas que Allah l’agrée, il a dit : « Lorsque les douleurs, la maladie qui précèdent la mort, s’est intensifiée pour le Prophète ﷺ , il lui arrivait de s’évanouir tellement les douleurs qui touchaient son corps honoré étaient intenses. C’était pour élever son degré encore plus. » Alors, Fatimah sa fille que Dieu l’agrée a dit : « Ô que je suis triste et tourmentée pour mon père. » Alors, il lui a dit ce qui signifie : « Il n’y a plus de tourment après aujourd’hui pour ton père, [c’est-à-dire il ne sera plus touché ni par la fatigue, ni par la maladie, ni par la douleur parce qu’il va se passer pour la résidence de la sauvegarde éternelle, perpétuelle]. »
Quand il est mort, elle a dit : « Ô mon malheur pour mon père, il a répondu à l’appel de son Seigneur. Ô mon père, le Paradis du Firdaws sera sa demeure. Ô mon père, c’est à Jibril que je le pleure » Et lorsque’il fut enterré, Fatimah que Allah l’agrée a dit : « Mais ô Anas, est-ce que vous avez eu la force dans votre coeur de mettre de la terre pour couvrir le corps du Messager de Allah ﷺ. »
[Rapporté par Al Boukhariyy]
29– وعن أبي زَيدٍ أُسَامَةَ بنِ زيدِ بنِ حارثةَ مَوْلَى رسولِ الله ﷺ وحِبِّه وابنِ حبِّه رضي اللهُ عنهما ، قَالَ : أرْسَلَتْ بنْتُ النَّبيِّ ﷺ إنَّ ابْني قَد احْتُضِرَ فَاشْهَدنَا ، فَأَرْسَلَ يُقْرىءُ السَّلامَ ، ويقُولُ : (( إنَّ لله مَا أخَذَ وَلَهُ مَا أعطَى وَكُلُّ شَيءٍ عِندَهُ بِأجَلٍ مُسَمًّى فَلتَصْبِرْ وَلْتَحْتَسِبْ )) فَأَرسَلَتْ إِلَيْهِ تُقْسِمُ عَلَيهِ لَيَأتِينَّهَا . فقامَ وَمَعَهُ سَعْدُ بْنُ عُبَادَةَ ، وَمُعَاذُ بْنُ جَبَلٍ ، وَأُبَيُّ بْنُ كَعْبٍ ، وَزَيْدُ بْنُ ثَابتٍ ، وَرجَالٌ ، فَرُفعَ إِلَى رَسُول الله ﷺ الصَّبيُّ ، فَأقْعَدَهُ في حِجْرِهِ وَنَفْسُهُ تَقَعْقَعُ ، فَفَاضَتْ عَينَاهُ فَقالَ سَعدٌ : يَا رسولَ الله ، مَا هَذَا ؟ فَقالَ : (( هذِهِ رَحمَةٌ جَعَلَها اللهُ تَعَالَى في قُلُوبِ عِبَادِهِ )) وفي رواية : (( فِي قُلُوبِ مَنْ شَاءَ مِنْ عِبَادِهِ ، وَإِنَّما يَرْحَمُ اللهُ مِنْ عِبادِهِ الرُّحَماءَ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
وَمَعنَى (( تَقَعْقَعُ )) : تَتَحرَّكُ وتَضْطَربُ .
Dans le hadith 29, An Nawawiyy rapporte d’après Abou Zayd Ousama, fils de Zayd, fils de Harithah, l’esclave affranchi par le Messager de Allah ﷺ, son bien aimé et le fils de son bien aimé, que Dieu les agrée tous les deux, il a dit une des filles du Prophète ﷺ a envoyé quelqu’un chercher le Prophète ﷺ pour lui dire : « Ma fille, mon fils est en train d’agoniser Il va bientôt mourir vient avec nous soit présent avec nous. »
Alors le Messager ﷺ a envoyé quelqu’un de sa part pour transmettre à sa fille la parole suivante, il lui dit ce qui signifie : « Certes à Allah appartient ce qu’Il prend et à Allah appartient ce qu’Il donne et toute chose selon son jugement à un terme bien établie alors qu’elle patiente et qu’elle recherche la récompense par cette patience. »
Mais sa fille a envoyé quelqu’un pour insister, le conjurer, pour qu’il vient. C’est alors que le Prophète s’est levé, il était accompagné de Sa^d, fils de ^Oubada et de Mou^ad, fils de Jabal et de Oubay, fils de Ka^b et de Zayd fils de Thabit, et d’autres personnes d’autres hommes que Dieu les agrée. C’est alors qu’on confia l’enfant dans les mains du Messager de Allah ﷺ. Le Messager l’a mit en position assise sur ses genoux et l’enfant était en train d’agoniser, il allait bientôt sortir l’âme. C’est alors que les yeux du Prophète ﷺ ont été inondés de larmes, il a pleuré. Alors Sa^d a dit : “ Ô Messager de Dieu mais qu’est-ce que c’est ? ” Le Messager ﷺ lui a dit ce qui signifie : “ C’est une miséricorde que Dieu a confié dans les coeurs de Ses esclaves. ”
Et dans une des versions: “ C’est une miséricorde que Dieu a placé dans les cœurs de ceux qu’Il veut parmi Ses esclaves et Allah fait miséricorde à Ses esclaves qui sont miséricordieux.”
Quand il a parlé du mot At-Ta^qaqah dans le hadith à propos de l’âme de l’enfant, c’est-à-dire qu’il était en train de bouger et comme l’agonie de celui qui va avoir son âme qui sort.
30– وعن صهيب رضي الله عنه : أنَّ رسولَ الله ﷺ ، قَالَ : (( كَانَ مَلِكٌ فيمَنْ كَانَ قَبلَكمْ وَكَانَ لَهُ سَاحِرٌ فَلَمَّا كَبِرَ قَالَ للمَلِكِ : إنِّي قَدْ كَبِرْتُ فَابْعَثْ إلَيَّ غُلاماً أُعَلِّمْهُ السِّحْرَ ؛ فَبَعثَ إِلَيْهِ غُلاماً يُعَلِّمُهُ ، وَكانَ في طرِيقِهِ إِذَا سَلَكَ رَاهِبٌ ، فَقَعدَ إِلَيْه وسَمِعَ كَلامَهُ فَأعْجَبَهُ ، وَكانَ إِذَا أتَى السَّاحِرَ ، مَرَّ بالرَّاهبِ وَقَعَدَ إِلَيْه ، فَإذَا أَتَى السَّاحِرَ ضَرَبَهُ ، فَشَكَا ذلِكَ إِلَى الرَّاهِب ، فَقَالَ : إِذَا خَشيتَ السَّاحِرَ ، فَقُلْ : حَبَسَنِي أَهْلِي ، وَإذَا خَشِيتَ أهلَكَ ، فَقُلْ : حَبَسَنِي السَّاحِرُ .
فَبَيْنَما هُوَ عَلَى ذلِكَ إِذْ أَتَى عَلَى دَابَّةٍ عَظِيمَةٍ قَدْ حَبَسَتِ النَّاسَ ، فَقَالَ : اليَوْمَ أعْلَمُ السَّاحرُ أفْضَلُ أم الرَّاهبُ أفْضَلُ ؟ فَأخَذَ حَجَراً، فَقَالَ : اللَّهُمَّ إنْ كَانَ أمْرُ الرَّاهِبِ أَحَبَّ إِلَيْكَ مِنْ أمْرِ السَّاحِرِ فَاقْتُلْ هذِهِ الدّابَّةَ حَتَّى يَمضِي النَّاسُ ، فَرَمَاهَا فَقَتَلَها ومَضَى النَّاسُ ، فَأتَى الرَّاهبَ فَأَخبَرَهُ . فَقَالَ لَهُ الرَّاهبُ : أَيْ بُنَيَّ أَنْتَ اليَومَ أفْضَل منِّي قَدْ بَلَغَ مِنْ أَمْرِكَ مَا أَرَى ، وَإنَّكَ سَتُبْتَلَى ، فَإن ابْتُلِيتَ فَلاَ تَدُلَّ عَلَيَّ ؛ وَكانَ الغُلامُ يُبْرىءُ الأكْمَهَ وَالأَبْرصَ ، ويداوي النَّاسَ مِنْ سَائِرِ الأَدْوَاء . فَسَمِعَ جَليسٌ لِلملِكِ كَانَ قَدْ عَمِيَ ، فأتاه بَهَدَايا كَثيرَةٍ ، فَقَالَ : مَا ها هُنَا لَكَ أَجْمعُ إنْ أنتَ شَفَيتَنِي ، فَقَالَ : إنّي لا أشْفِي أحَداً إِنَّمَا يَشفِي اللهُ تَعَالَى ، فَإنْ آمَنْتَ بالله تَعَالَى دَعَوتُ اللهَ فَشفَاكَ ، فَآمَنَ بالله تَعَالَى فَشفَاهُ اللهُ تَعَالَى ، فَأَتَى المَلِكَ فَجَلسَ إِلَيْهِ كَما كَانَ يَجلِسُ ، فَقَالَ لَهُ المَلِكُ : مَنْ رَدّ عَلَيْكَ بَصَرَكَ ؟ قَالَ : رَبِّي ، قَالَ : وَلَكَ رَبٌّ غَيري ؟ قَالَ : رَبِّي وَرَبُّكَ اللهُ ، فَأَخَذَهُ فَلَمْ يَزَلْ يُعَذِّبُهُ حَتَّى دَلَّ عَلَى الغُلامِ ، فَجيء بالغُلاَمِ ، فَقَالَ لَهُ المَلِكُ : أيْ بُنَيَّ ، قَدْ بَلَغَ مِنْ سِحْرِكَ مَا تُبْرىء الأَكْمَهَ وَالأَبْرَصَ وتَفْعَلُ وتَفْعَلُ ! فَقَالَ : إنِّي لا أَشْفي أحَداً ، إِنَّمَا يَشفِي الله تَعَالَى . فَأَخَذَهُ فَلَمْ يَزَلْ يُعَذِّبُهُ حَتَّى دَلَّ عَلَى الرَّاهبِ ؛ فَجِيء بالرَّاهبِ فَقيلَ لَهُ : ارجِعْ عَنْ دِينكَ ، فَأَبَى ، فَدَعَا بِالمِنْشَارِ فَوُضِعَ المِنْشَارُ في مَفْرق رَأسِهِ ، فَشَقَّهُ حَتَّى وَقَعَ شِقَّاهُ ، ثُمَّ جِيءَ بِجَليسِ المَلِكِ فقيل لَهُ : ارْجِعْ عَنْ دِينِكَ ، فَأَبَى ، فَوضِعَ المِنْشَارُ في مَفْرِق رَأسِهِ ، فَشَقَّهُ بِهِ حَتَّى وَقَعَ شِقَّاهُ ، ثُمَّ جِيءَ بالغُلاَمِ فقيلَ لَهُ : ارْجِعْ عَنْ دِينكَ ، فَأَبَى ، فَدَفَعَهُ إِلَى نَفَرٍ مِنْ أصْحَابهِ ، فَقَالَ : اذْهَبُوا بِهِ إِلَى جَبَلِ كَذَا وَكَذَا فَاصْعَدُوا بِهِ الجَبَل ، فَإِذَا بَلَغْتُمْ ذِرْوَتَهُ فَإِنْ رَجَعَ عَنْ دِينِهِ وَإلاَّ فَاطْرَحُوهُ . فَذَهَبُوا بِهِ فَصَعِدُوا بِهِ الجَبَلَ ، فَقَالَ : اللَّهُمَّ أكْفنيهمْ بِمَا شِئْتَ ، فَرَجَفَ بهِمُ الجَبلُ فَسَقَطُوا ، وَجاءَ يَمشي إِلَى المَلِكِ ، فَقَالَ لَهُ المَلِكُ : مَا فَعَلَ أصْحَابُكَ ؟ فَقَالَ : كَفَانِيهمُ الله تَعَالَى ، فَدَفَعَهُ إِلَى نَفَرٍ مِنْ أَصْحَابِهِ فَقَالَ : اذْهَبُوا بِهِ فاحْمِلُوهُ في قُرْقُورٍ وتَوَسَّطُوا بِهِ البَحْرَ ، فَإنْ رَجعَ عَنْ دِينِهِ وإِلاَّ فَاقْذِفُوهُ . فَذَهَبُوا بِهِ ، فَقَالَ : اللَّهُمَّ أكْفِنيهمْ بمَا شِئْتَ ، فانْكَفَأَتْ بِهمُ السَّفينةُ فَغَرِقُوا ، وَجَاء يَمْشي إِلَى المَلِكِ . فَقَالَ لَهُ المَلِكُ : مَا فعلَ أصْحَابُكَ ؟ فَقَالَ : كَفَانيهمُ الله تَعَالَى . فَقَالَ لِلمَلِكِ : إنَّكَ لَسْتَ بقَاتلي حَتَّى تَفْعَلَ مَا آمُرُكَ بِهِ . قَالَ : مَا هُوَ ؟ قَالَ : تَجْمَعُ النَّاسَ في صَعيدٍ وَاحدٍ وتَصْلُبُني عَلَى جِذْعٍ ، ثُمَّ خُذْ سَهْماً مِنْ كِنَانَتي ، ثُمَّ ضَعِ السَّهْمَ في كَبدِ القَوْسِ ثُمَّ قُلْ : بسْم الله ربِّ الغُلاَمِ ، ثُمَّ ارْمِني، فَإنَّكَ إِذَا فَعَلْتَ ذلِكَ قَتَلتَني، فَجَمَعَ النَّاسَ في صَعيد واحدٍ ، وَصَلَبَهُ عَلَى جِذْعٍ ، ثُمَّ أَخَذَ سَهْماً مِنْ كِنَانَتِهِ ، ثُمَّ وَضَعَ السَّهْمَ في كَبِدِ القَوْسِ ، ثُمَّ قَالَ : بِسمِ اللهِ ربِّ الغُلامِ ، ثُمَّ رَمَاهُ فَوقَعَ في صُدْغِهِ ، فَوَضَعَ يَدَهُ في صُدْغِهِ فَمَاتَ ، فَقَالَ النَّاسُ : آمَنَّا بِرَبِّ الغُلامِ ، فَأُتِيَ المَلِكُ فقيلَ لَهُ : أَرَأَيْتَ مَا كُنْتَ تَحْذَرُ قَدْ والله نَزَلَ بكَ حَذَرُكَ . قَدْ آمَنَ النَّاسُ . فَأَمَرَ بِالأُخْدُودِ بأفْواهِ السِّكَكِ فَخُدَّتْ وأُضْرِمَ فيهَا النِّيرانُ وَقَالَ : مَنْ لَمْ يَرْجعْ عَنْ دِينهِ فَأقْحموهُ فيهَا ، أَوْ قيلَ لَهُ: اقتَحِمْ فَفَعَلُوا حَتَّى جَاءت امْرَأةٌ وَمَعَهَا صَبيٌّ لَهَا ، فَتَقَاعَسَتْ أنْ تَقَعَ فيهَا، فَقَالَ لَهَا الغُلامُ : يَا أُمهْ اصْبِري فَإِنَّكِ عَلَى الحَقِّ ! )) رواه مسلم .
(( ذِروَةُ الجَبَلِ )) : أعْلاهُ ، وَهيَ – بكَسْر الذَّال المُعْجَمَة وَضَمِّهَا – و(( القُرْقُورُ )) : بضَمِّ القَافَينِ نَوعٌ مِنَ السُّفُن وَ(( الصَّعيدُ )) هُنَا : الأَرضُ البَارِزَةُ وَ(( الأُخْدُودُ )) الشُّقُوقُ في الأَرضِ كَالنَّهْرِ الصَّغير ، وَ(( أُضْرِمَ )) : أوْقدَ ، وَ(( انْكَفَأتْ )) أَي : انْقَلَبَتْ ، وَ(( تَقَاعَسَتْ )) : تَوَقفت وجبنت .
Dans le hadith 30, d’après Souhayb que Allah l’agrée le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Il y avait un roi dans une époque qui nous a précédé, qui avait un sorcier attitré. Lorsque ce sorcier a atteint un âge avancé, il a dit au roi : « Je suis devenu vieux, envoie moi un jeune homme pour que je puisse lui enseigner la sorcellerie. » Et ils lui ont envoyé un jeune homme pour lui enseigner. Et ce jeune homme, sur son chemin pour rejoindre le sorcier, trouva sur son chemin un hermite. Il s’agissait d’un hermite qui était musulman, qui était un croyant de la communauté de Jésus, de Iça ^alayhi s-salam, qui lui suivait sur la foi, sur la croyance en l’unicité qu’il n’y avait pas à attribuer d’associé à Dieu, aucun associé à Dieu. Il s’est assis auprès de lui, il a entendu sa parole et il lui a plu. Et donc, quand il allait chez le sorcier, il passait par l’hermite et il restait à côté de lui. Et quand il arrivait auprès du sorcier en retard, il le frappait. Ce jeune homme s’en est plaint à cet hermite. L’hermite lui a dit : « Si tu crains la nuisance du sorcier, dis-lui que c’est ma famille qui m’a retenu. Et si tu crains la nuisance de ta famille, dis leur que c’est le sorcier qui m’a retenu. » Un jour, il a adopté cette conduite. Un grand animal sauvage, qui attaquait les gens, avait empêché les gens de passer. Le jeune homme s’est dit : « C’est maintenant que je vais savoir si le sorcier est meilleur ou si l’hermite est meilleur. » Le jeune a pris une pierre, il a dit : « Ô Allah, si l’état de l’hermite tu l’agrée plus que l’état du sorcier alors fait que cet animal meurt pour que les gens puissent passer leur chemin. » Il a lancé la pierre, il a tué l’animal et les gens ont pu poursuivre leur chemin. Il est parti voir l’hermite, et il lui a informé de ce qui était arrivé. L’hermite lui a dit : « Mon fils, tu es devenu aujourd’hui meilleur que moi. Tu as atteint un degré que je constate mais tu vas être éprouvé. Si tu vas être éprouvé, lorsque tu seras éprouvé n’indique pas où je me trouve. » Et ce jeune homme guérissait l’aveugle de naissance, le lépreux, et il guérissait les gens de différentes sortes de maladies. Un de ceux qui étaient de la cour rapprochée du roi avait entendu l’histoire de ce jeune homme et c’était quelqu’un qui était aveugle. Il est venu chez le jeune homme avec beaucoup de cadeaux précieux et il lui a dit : “ Tout ce que tu vois là, ce sera pour toi. Tout ce que j’ai rassemblé ici sera pour toi, si tu me soignes. ” Alors le jeune homme lui a dit : “ Mais moi je ne guéris personne. C’est Allah ta^ala qui accorde la guérison. Si tu crois en Dieu invoque Dieu pour qu’Il te guérisse. ” Alors cet homme a cru en Dieu et Allah l’a guéri. Il est parti dans l’assemblée, la cour du roi, il s’est assis comme à son habitude. Le roi lui a alors dit : “ Qui donc t’as rendu ta vue ? ” Il lui a dit : “ C’est mon Seigneur. ” Il lui a dit : “ Tu as donc un Seigneur autre que moi ? ” Il lui a dit : “ Mon Seigneur et ton Seigneur, c’est Allah. ” Alors il a ordonné à ses sbirs de le prendre et de le torturer jusqu’à ce qu’il dénonce le jeune homme. Ils ont ramené le jeune homme et le roi lui a dit : “ Tu as excellé dans la sorcellerie au point que tu es capable de soigner celui qui est aveugle de naissance, le lépreux, et tu fais, et tu fais…” Alors il lui a dit : “ Non, je ne guéris personne. C’est Allah ta^ala qui guérit. ” Il a ordonné à ses sbirs de le prendre et ils se sont mit à le torturer jusqu’à ce qu’ils dénoncent l’hermite. On amena l’hermite, il lui a été dit : “ Apostasie ta religion. ” Et il a refusé. Alors on demanda une scie. La scie fut placée sur sa tête, il fut scié jusqu’à ce que la tête soit coupée en deux. Puis, on ramena l’homme qui était dans l’assemblée du roi, il lui a été dit : “ Abandonne ta religion. ” Il a refusé. On plaça la scie sur sa tête et il a scié jusqu’à ce qu’elle soit tombée en deux moitiés. Puis on a ramené le jeune homme. Il lui a été dit : “ Abandonne ta religion. ” Il a refusé. Il a alors envoyé à un groupe de ses soldats. Il leur a dit : “ Emmène-le à telle montagne. Escaladez les montagnes, lorsque vous arriverez au sommet, soit il abandonne sa religion, soit vous le jetez du haut de la montagne. ” Ils l’ont pris, ils l’ont emmené, ils ont escaladé la montagne alors il a dit :
اللَّهُمَّ اكْفِنِيْهِمْ بِمَا شِئْتَ
( Allahoumma kfinihim bima chi’t )
“ Ô Allah, protège-moi de leur mal par la cause que tu veux. ” C’est alors que la montagne est tombée, ils sont tous tombés, et il est revenu en marchant auprès du roi. Le roi lui a dit : “ Mais qu’est-ce que mes soldats ont fait de toi. ” Il lui a répondu : “ Allah m’a suffit leur mal. ” Il a alors confié un autre groupe de ses soldats. Il leur a dit : “ Emmenez-le. Emportez sur un navire et lorsque vous serez en pleine mer, soit il abandonne sa religion, soit vous le jetez par-dessus bord. ” Alors ils l’ont emmené et quand ils sont arrivé en pleine mer, le jeune homme a dit :
اللَّهُمَّ اكْفِنِيْهِمْ بِمَا شِئْتَ
( Allahoumma kfinihim bima chi’t )
“ Ô Allah, suffit moi leur mal, leur nuisance par la cause que tu veux. ” C’est alors que le navire s’est renversé, ils se sont tous noyés et lui est revenu en marchant auprès du roi. Le roi a dit : “ Mais qu’est-ce que mes hommes ont fait de toi ? Qu’est ce qu’ils leur est arrivé ? ” Il lui a répondu “ Allah ta^ala m’a suffit leur mal. ” Alors le jeune homme s’est adressé au roi. Il lui a dit: “ Tu n’arriveras pas à me tuer jusqu’à ce que tu fasses exactemetn ce que je vais dire. ” Il lui a dit : “ Quoi donc ? ” Il lui a dit : “ Tu réunis tout ton peuple dans un même endroit. Tu m’accroches sur un tronc. Puis tu prends une flèche de mon carquois. Puis tu armes l’arc avec ma flèche et puis tu dis : « Par le nom de Allah, le seigneur de ce jeune homme, puis tu tires. » Si tu fais cela, tu pourras me tuer. ” Alors le roi a fait ce que le jeune homme a dit, il a rassemblé les gens dans un même endroit. Il a accroché le jeune homme sur le tronc d’un palmier. Il a pris une flèche de son carquoi, il a armé l’arc, il a tiré et il a dit : « Bismi l-Lah. Par le nom de Allah, le seigneur de ce jeune homme. » Puis il a tiré, la flèche est arrivée sur sa tempe entre lobe de l’oreille et l’œil. Le jeune homme a mis sa main sur sa tempe, il est mort. Les gens ont alors dit : “ Nous croyons fermement au Seigneur de ce jeune homme. ” Alors en apriorant, il lui a dit : “ Tu vois ce que tu craignais par Allah, ce que tu craignais c’est produit les gens sont tous devenu musulmans. ” Donc il a ordonné qu’on creuse des tranchées sur les bouts des chemins. On creusa les tranchées et on attisa le feu dedans. Et il a dit : “ Celui qui n’abandonne pas sa religion alors jetez-le dedans. ” Ou il a été dit : “ Lance toi dedans. ” Ils ont fait ce que le roi leur a demandé de faire. Et lorsque se fut le tour d’une femme qui avait encore son nourisson avec elle, elle avait hésité un instant de tomber dans la tranchée. Mais le nourrisson lui a dit – Allah a fait parlé ce nourrisson par prodige – : « Mère patiente tu es sur la vérité. »
[Rapporté par Mouslim]
31– وعن أنس رضي الله عنه ، قَالَ : مَرَّ النَّبيُّ ﷺ بامرأةٍ تَبكي عِنْدَ قَبْرٍ ، فَقَالَ : (( اتّقِي الله واصْبِري )) فَقَالَتْ : إِليْكَ عَنِّي ؛ فإِنَّكَ لم تُصَبْ بمُصِيبَتي وَلَمْ تَعرِفْهُ ، فَقيلَ لَهَا : إنَّه النَّبيُّ ﷺ فَأَتَتْ بَابَ النَّبيِّ ﷺ ، فَلَمْ تَجِدْ عِنْدَهُ بَوَّابينَ ، فقالتْ : لَمْ أعْرِفكَ ، فَقَالَ : (( إنَّمَا الصَّبْرُ عِنْدَ الصَّدْمَةِ الأُولى )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
وفي رواية لمسلم : (( تبكي عَلَى صَبيٍّ لَهَا )) .
Dans le hadith 31, d’après ‘Anas, que Allah l’agrée, il a dit le Prophèteﷺ est passé au niveau d’une femme qui pleurait un mort enterrait au niveau d’une tombe. Le Prophète lui a dit ce qui signifie : “ Crains Dieu et patiente. ” Elle lui a dit, elle n’avait pas reconnu, elle a pas su que c’était le Prophète : “ Éloigne toi de moi tu n’as pas eu la même épreuve que moi. ” Plus tard quand il est parti, on lui a dit : “ Mais c’est le Prophète ﷺ. ” Elle est alors immédiatement parti à la maison du Prophète ﷺ, elle n’a pas trouvé de portier à sa porte. Elle s’est excusé, elle lui a dit : “ Je ne t’ai pas reconnu. ” Il lui a dit ce qui signifie : “ La patience, il faut que tu en fasses preuve lors du choc de l’épreuve, au premier coup. ”
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim. Et dans une version de Mouslim, elle pleurait un enfant à elle qui est mort.]
32– وعن أبي هريرة رضي الله عنه : أنَّ رسولَ الله ﷺ ، قَالَ : (( يَقُولُ اللهُ تَعَالَى : مَا لعَبدِي المُؤْمِنِ عِنْدِي جَزَاءٌ إِذَا قَبَضْتُ صَفِيَّهُ مِنْ أهْلِ الدُّنْيَا ثُمَّ احْتَسَبَهُ إلاَّ الجَنَّةَ )) رواه البخاري .
Dans le hadith 32, d’après Abou Hourayra, que Allah l’agrée, le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Allah ta^ala dit : « Mon esclave croyant,si je lui fait mourir un être qui lui est cher, quelqu’un du bas monde, mais qu’il patiente en espérant la récompense de la part de Dieu pour sa patience, il n’aura pas d’autre récompense que le Paradis. »
[Rapporté par Al Boukhariyy]
33-وعن عائشةَ رضيَ الله عنها: أَنَّهَا سَألَتْ رسولَ الله ﷺ عَنِ الطّاعُونِ، فَأَخْبَرَهَا أنَّهُ كَانَ عَذَاباً يَبْعَثُهُ اللهُ تَعَالَى عَلَى مَنْ يشَاءُ ، فَجَعَلَهُ اللهُ تعالى رَحْمَةً للْمُؤْمِنينَ ، فَلَيْسَ مِنْ عَبْدٍ يَقَعُ في الطَّاعُونِ فيمكثُ في بلدِهِ صَابراً مُحْتَسِباً يَعْلَمُ أنَّهُ لا يصيبُهُ إلاَّ مَا كَتَبَ اللهُ لَهُ إلاَّ كَانَ لَهُ مِثْلُ أجْرِ الشّهيدِ . رواه البخاري .
Dans le hadith 33, d’après Aïcha que Allah l’agrée, elle avait posé la question au Messager de Allah ﷺ à propos de la peste. Le Prophète Allah lui a informé, il a dit ce qui signifie : « La peste était un châtiment que Allah ta^ala fait abattre sur qui s’il veut de Ses esclaves. Puis, Allah ta^ala fait que ce soit une miséricorde pour les croyants. Il n’y a pas un seul esclave qui tombe, qui est atteint par la peste qui reste dans sa ville a patienté, a espérer la récompense de la part de Dieu. En sachant qu’il ne lui arrivera que ce que Allah lui a prédestiné sans qu’il n’est une récompense semblable à celle du martyr. »
[Rapporté par Al Boukhariyy]
34– وعن أنس رضي الله عنه ، قَالَ : سمعتُ رسولَ الله ﷺ ، يقول : (( إنَّ الله عزوجل ، قَالَ : إِذَا ابْتَلَيْتُ عبدي بحَبيبتَيه فَصَبرَ عَوَّضتُهُ مِنْهُمَا الجَنَّةَ )) يريد عينيه ، رواه البخاري .
Dans le hadith 34, d’après ‘Anas, que Allah l’agrée, il a dit : « J’ai entendu le Messager de Allah ﷺ dire ce qui signifie :« Allah ^azza wa jall dit ce qui signifie : « Si j’éprouve mon esclave par la perte de ses yeux et qu’il patiente je lui remplacerai ses yeux par le Paradis. »
[Rapporté par Al Boukhariyy]
35– وعن عطَاء بن أبي رَباحٍ ، قَالَ : قَالَ لي ابنُ عَباسٍ رضي اللهُ عنهما : ألاَ أُريكَ امْرَأةً مِنْ أَهْلِ الجَنَّة ؟ فَقُلْتُ: بَلَى، قَالَ : هذِهِ المَرْأةُ السَّوداءُ أتتِ النَّبيَّ ﷺ ، فَقَالَتْ : إنّي أُصْرَعُ ، وإِنِّي أتَكَشَّفُ ، فادْعُ الله تَعَالَى لي . قَالَ : (( إنْ شئْتِ صَبَرتِ وَلَكِ الجَنَّةُ ، وَإنْ شئْتِ دَعَوتُ الله تَعَالَى أنْ يُعَافِيكِ )) فَقَالَتْ : أَصْبِرُ ، فَقَالَتْ : إنِّي أتَكَشَّفُ فَادعُ الله أنْ لا أَتَكَشَّف ، فَدَعَا لَهَا . مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
Dans le hadith 35, d’après ^Ata‘i, fils d’ Abou Rabah, il a dit Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée lui et son père, m’a dit : “ Veux tu que je te montre une femme des gens du Paradis? ” Je lui ai dit : “ Oui bien sûr.» ” Il a dit : “ Cette femme noir. Elle est venue voir le Prophète ﷺ . Elle lui a dit : « Il m’arrive d’avoir une crise d’épilepsie – donc c’est une maladie connue ou que ce soit à cause des jinns – et quand je tombe une partie de ma zone de pudeur est dévoilée alors invoque Allah ta^ala pour moi. ” Le Prophète lui a dit ce qui signifie : “ Si tu veux tu patientes avec ça, cette maladie, et tu auras le paradis en récompense. Ou si tu veux j’invoque Allah ta^ala pour qu’Il te guérisse. ” Elle lui a dit : “ Je patiente. ” Et puis, elle a ajouté : “ Et il m’arrive que j’ai ma zone de pudeur qui soit dévoilée, invoque Allah ta^ala pour que je ne sois plus dévoilé. ” Et il avait invoqué Allah en sa faveur.
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]
36– وعن أبي عبد الرحمانِ عبدِ الله بنِ مسعودٍ رضي الله عنه ، قَالَ : كَأَنِّي أنْظُرُ إِلَى رسولِ الله ﷺ يَحْكِي نَبِيّاً مِنَ الأَنْبِياءِ ، صَلَواتُ الله وَسَلامُهُ عَلَيْهمْ ، ضَرَبه قَوْمُهُ فَأدْمَوهُ ، وَهُوَ يَمْسَحُ الدَّمَ عَنْ وَجْهِهِ ، يَقُولُ : (( اللَّهُمَّ اغْفِرْ لِقَومي ، فَإِنَّهُمْ لا يَعْلَمونَ ))مُتَّفَقٌ علَيهِ .
Dans le hadith 36, d’après Abou r-Rahman ^Abdou l-Lah, fils de Mas^oudin, que Allah l’agrée, il a dit : « C’est comme si je voyais le Messager de Allah ﷺ mimait l’acte de l’un des prophètes, que Dieu les honore et les élève davantage en degré , que son peuple a frappé, à qui ils ont ensanglanté le village et il passait sa main, il essuyait le sang qui était sur son visage en disant ce qui signifie : « Ô Allah, accorde le pardon à mon peuple, c’est a dire en le faisant entré en Islam car ils ne savent pas », c’est à dire la gravité de ce qu’ils font. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]
Donc ça veut dire : « Ô Allah pardonne leur par leur entrée en Islam car l’islam efface les péchés qui sont commis auparavant. » Cela ne veut pas dire qu’il leur sera pardonné leur péché alors qu’ils sont toujours mécréants. Une telle invocation était permise dans les lois antérieures avec ce sens là.
37– وعن أبي سعيدٍ وأبي هريرةَ رضيَ الله عنهما ، عن النَّبيِّ ﷺ ، قَالَ : (( مَا يُصيبُ المُسْلِمَ مِنْ نَصَبٍ ، وَلاَ وَصَبٍ، وَلاَ هَمٍّ ، وَلاَ حَزَنٍ ، وَلاَ أذَىً ، وَلاَ غَمٍّ ، حَتَّى الشَّوكَةُ يُشَاكُهَا إلاَّ كَفَّرَ اللهُ بِهَا مِنْ خَطَاياهُ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
و(( الوَصَبُ )) : المرض .
Dans le hadith 37, d’après Abou Sa^id et Abou Hourayra, que Allah les agrée tous les deux, d’après le Prophète ﷺ, il a dit ce qui signifie : « Pas un musulman qui est touché par une fatigue ou une difficulté ou un tourment ou unchagrin ou une nuisance ou un grand chagrin même l’épine qui le pique, sans que Allah lui efface grâce à cela une partie de ses péchés. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]
38– وعن ابنِ مسعودٍ رضي الله عنه ، قَالَ : دخلتُ عَلَى النَّبيِّ ﷺ وهو يُوعَكُ ، فقلت : يَا رسُولَ الله ، إنَّكَ تُوْعَكُ وَعْكاً شَدِيداً ، قَالَ : (( أجَلْ ، إنِّي أوعَكُ كمَا يُوعَكُ رَجُلانِ مِنكُمْ )) قلْتُ: ذلِكَ أن لَكَ أجْرينِ ؟ قَالَ : (( أَجَلْ ، ذلِكَ كَذلِكَ ، مَا مِنْ مُسْلِمٍ يُصيبُهُ أذىً ، شَوْكَةٌ فَمَا فَوقَهَا إلاَّ كَفَّرَ اللهُ بهَا سَيِّئَاتِهِ ، وَحُطَّتْ عَنْهُ ذُنُوبُهُ كَمَا تَحُطُّ الشَّجَرَةُ وَرَقَهَا )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
وَ(( الوَعْكُ )) : مَغْثُ الحُمَّى ، وَقيلَ : الحُمَّى .
D’après Ibnou Ma^soud, que Allah l’agrée, il a dit : « Je suis partie visiter le prophète ﷺ et il se tordait de douleur, je lui ai dit “ Ô Messager de Dieu, tu éprouve beaucoup de douleur.” Il a répondu par sa parole, qui signifie : «Effectivement, j’ai des douleurs tout comme deux hommes d’entre vous on éprouve.» Donc le compagnon lui a dit : “ Est-ce que pour cela tu auras une récompense double ? ” Et il a répondu, ce qui signifie : “ Oui, il en est ainsi -et ici la douleur en question était de la fièvre.-” C’est-à-dire “ J’ai de la fièvre comme deux hommes d’entre vous peuvent en avoir, il n’y a pas un seul musulman qui ait touché par une nuisance -à qui il arrive une nuisance- que ce soit une épine qui le pique, ou que ce soit plus grave que cela, sans que ce soit une cause pour que Allah Lui expie par cela ses mauvaises actions et ses péchés tombent tout comme l’arbre fait tomber ses feuilles. ”
[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]
39– وعن أبي هريرة رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رَسُولُ الله ﷺ (( مَنْ يُرِدِ اللهُ بِهِ خَيْراً يُصِبْ مِنْهُ )) رواه البخاري .
وَضَبَطُوا (( يُصِبْ )) بفَتْح الصَّاد وكَسْرها .
Dans le hadith 39, An-nawawiyy rapporte d’après Abou Houraira, que Allah l’agrée, qu’il a dit : Le Messager de Allah ﷺ a dit, ce qui signifie : « Celui pour qui Allah veut du bien, Il lui fait subir des épreuves. »
[Rapporté par Al-Boukhariyy]
40– وعن أنس رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رسولُ الله ﷺ : (( لا يَتَمَنَّيَنَّ أَحَدُكُمُ المَوتَ لضُرٍّ أَصَابَهُ، فَإِنْ كَانَ لاَ بُدَّ فاعلاً ، فَليَقُلْ : اللَّهُمَّ أحْيني مَا كَانَتِ الحَيَاةُ خَيراً لِي، وَتَوفّنِي إِذَا كَانَتِ الوَفَاةُ خَيراً لي )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
Et dans le hadith 40, An-nawawiyy rapporte d’après ‘Anas, que Allah l’agrée, qu’il a dit : Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie « Qu’aucun d’entre vous ne souhaite mourir à cause d’une nuisance ou d’un mal qui l’a atteint. S’il a nécessairement besoin de cela, qu’il dise « Ô Allah, fais moi vivre tant que la vie vaut mieux pour moi et fais moi mourir lorsque que la mort vaut mieux pour moi. »
[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]
41– وعن أبي عبد الله خَبَّاب بنِ الأَرتِّ رضي الله عنه ، قَالَ : شَكَوْنَا إِلَى رسولِ الله ﷺ وَهُوَ متَوَسِّدٌ بُرْدَةً لَهُ في ظلِّ الكَعْبَةِ ، فقُلْنَا : أَلاَ تَسْتَنْصِرُ لَنَا ألاَ تَدْعُو لَنا ؟ فَقَالَ : (( قَدْ كَانَ مَنْ قَبْلَكُمْ يُؤْخَذُ الرَّجُلُ فَيُحْفَرُ لَهُ في الأرضِ فَيُجْعَلُ فِيهَا ، ثُمَّ يُؤْتَى بِالمِنْشَارِ فَيُوضَعُ عَلَى رَأسِهِ فَيُجْعَلُ نصفَينِ ، وَيُمْشَطُ بأمْشَاطِ الحَديدِ مَا دُونَ لَحْمِه وَعَظْمِهِ ، مَا يَصُدُّهُ ذلِكَ عَنْ دِينِهِ ، وَاللهِ لَيُتِمَّنَّ الله هَذَا الأَمْر حَتَّى يَسيرَ الرَّاكبُ مِنْ صَنْعَاءَ إِلَى حَضْرَموتَ لاَ يَخَافُ إلاَّ اللهَ والذِّئْب عَلَى غَنَمِهِ ، ولكنكم تَسْتَعجِلُونَ )) رواه البخاري .
وفي رواية : (( وَهُوَ مُتَوَسِّدٌ بُرْدَةً وَقَدْ لَقِينا مِنَ المُشْرِكِينَ شدَّةً )) .
Dans le hadith 41, An-nawawiyy rapporte d’après Abou ^abdi l-Lah ^Abab fils de al-’Arat, que Dieu l’agrée, il a dit : « Nous nous sommes plaints des difficultés au Messager de Allah ﷺ -c’est-à-dire qu’ils étaient éprouvé par les associateurs- et il était allongé en ayant placé une bourdah -une sorte de cap qu’il avait plié et posé sous sa tête- sous sa tête -comme si c’était un oreiller- à l’ombre de la ka^bah. Nous lui avons dit : « Mais tu ne demandes pas la victoire pour nous ? Tu ne fais pas des invocations pour nous ? ” C’est alors que le Messager, que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré, leur a répondu ce qui signifie : “ Dans les communauté qui vous ont précédés, il arrivait qu’on prenne l’homme musulman, on creusait une tranchée dans la terre, on le mettait dedans, on le recouvrait juste pour ne laisser que la tête qui dépasse. On ramenait la scie, on posait la scie sur sa tête, on sciait en deux et on plantait des peignes de fer entre sa chair et ses os pour arracher sa chair et cela ne le détournait pas de sa religion. Par Allah, vous allez voir, cette religion aura la victoire, au point qu’il arrivera un jour où le voyageur pourra partir de San^a jusqu’à Hadaramawt sans craindre personne hormis Dieu ou alors les loups pour son troupeau. Seulement vous êtes pressé pour la victoire. »
[Rapporté par Al-Boukhariyy]
Et dans une version : « Il avait posé la bourdah sous sa tête et nous avons été éprouvés par le mal des associateurs. »
42– وعن ابن مسعودٍ رضي الله عنه ، قَالَ : لَمَّا كَانَ يَومُ حُنَينٍ آثَرَ رسولُ الله ﷺ نَاساً في القسْمَةِ ، فَأعْطَى الأقْرَعَ بْنَ حَابسٍ مئَةً مِنَ الإِبِلِ ، وَأَعْطَى عُيَيْنَة بْنَ حصن مِثْلَ ذلِكَ ، وَأَعطَى نَاساً مِنْ أشْرافِ العَرَبِ وآثَرَهُمْ يَوْمَئِذٍ في القسْمَةِ . فَقَالَ رَجُلٌ : واللهِ إنَّ هذِهِ قِسْمَةٌ مَا عُدِلَ فِيهَا ، وَمَا أُريدَ فيهَا وَجْهُ اللهِ ، فَقُلْتُ : وَاللهِ لأُخْبِرَنَّ رسولَ الله ﷺ ، فَأَتَيْتُهُ فَأخْبَرتُهُ بمَا قَالَ ، فَتَغَيَّرَ وَجْهُهُ حَتَّى كَانَ كالصِّرْفِ . ثُمَّ قَالَ : (( فَمَنْ يَعْدِلُ إِذَا لم يَعْدِلِ اللهُ وَرسولُهُ ؟ )) ثُمَّ قَالَ : (( يَرْحَمُ اللهُ مُوسَى قَدْ أُوذِيَ بأكْثَرَ مِنْ هَذَا فَصَبر )) . فَقُلْتُ : لاَ جَرَمَ لاَ أرْفَعُ إِلَيْه بَعدَهَا حَدِيثاً . مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
وَقَوْلُهُ : (( كالصِّرْفِ )) هُوَ بِكَسْرِ الصَّادِ المُهْمَلَةِ : وَهُوَ صِبْغٌ أحْمَر .
Dans le hadith 42, d’après Ibnou Mas^oud que Allah l’agrée, il a dit : « Lorsque c’était le jour de la bataille de Hounayn, le Messager de Allah ﷺ pour une sagesse a accordé à certaines personnes une part plus importante du butin. Il a ainsi donné à Al-‘qra^ fils de Habis cent chameaux, il a donné à Hounayna fils de Housn une quantité de chameaux, et il a donné à des gens parmis les notables des arabes et les a donné une part supérieure pour une sagesse. C’est alors qu’un homme, hélas ce que cet homme a dit est de la mécréance, il a dit : “ Par Allah ce partage n’est pas un partage équitable et ce n’est pas un partage par lequel on recherche l’agrément de Dieu. ” Ibnou ^Allan a dit : “ Le Prophète ﷺ n’a pas exécuté cet homme. Celui qui a dit cette parole, bien que celui qui insulte le prophète ﷺ commet de la mécréance, il est exécuté pour cela. Pourquoi le Prophète ne l’a pas exécuté ? Afin que les gens ne disent pas que le Prophète ﷺ tue ses compagnons et que les gens évitent l’islam. Donc il s’est comporté avec lui comme il se comporte avec d’autres hypocrites. »
Fin de citation
Ibnou Mas^oud, qui est le narrateur du hadith, a dit à cet homme : “ Par Allah, je vais informer le messager de Allah ﷺ de ce que tu viens de dire. ” Je suis parti voir le Prophète ﷺ et je lui ai informé de ce qu’il a dit. ” Ibnou mas^oud a dit : « Quand j’ai parlé au Prophète de ce que cet homme avait comme mécréance, le visage du Prophète est devenu rouge cramoisi, puis il a dit, ce qui signifie: “ Qui donc est équitable s’il ne reconnaît pas l’équité de Dieu et de Son messager ?« . Puis le Prophète a ajouté, ce qui signifie : « Que Dieu fasse miséricorde à Mouça, il a subi des nuisances encore plus terribles que cela et il a patienté. » »
Ibnou mas^oud a dit : « Je ne vais plus jamais lui rapporter de parole qui lui font mal après cela. »
[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]
43– وعن أنسٍ رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( إِذَا أَرَادَ الله بعبدِهِ الخَيرَ عَجَّلَ لَهُ العُقُوبَةَ في الدُّنْيا ، وَإِذَا أَرَادَ اللهُ بِعَبدِهِ الشَّرَّ أمْسَكَ عَنْهُ بذَنْبِهِ حَتَّى يُوَافِيَ بِهِ يومَ القِيَامَةِ )) .
وَقالَ النَّبيُّ ﷺ : (( إنَّ عِظَمَ الجَزَاءِ مَعَ عِظَمِ البَلاَءِ ، وَإنَّ اللهَ تَعَالَى إِذَا أَحَبَّ قَوْماً ابْتَلاَهُمْ ، فَمَنْ رَضِيَ فَلَهُ الرِّضَا ، وَمَنْ سَخِطَ فَلَهُ السُّخْطُ )) رواه الترمذي ، وَقالَ: (( حديث حسن )).
Dans le hadith 43, An-nawawiyy dit, d’après ‘Anas que Allah l’agrée, a dit : « Le Messager de Allah ﷺ a dit, ce qui signifie « Si Allah veut du bien pour Son esclave, il lui fait parvenir la punition rapidement dans le bas monde. Et si Allah veut du mal pour Son esclave, Il lui retarde sa punition qu’il mérite de sorte à ce qu’il vienne avec son péché au Jour du jugement. » Puis le prophète ﷺ a ajouté ce qui signifie « L’éminence de la rétribution est en fonction de l’éminence de l’épreuve et Allah ta^ala s’Il agrée les gens, Il les éprouve. Celui qui se satisfait, il gagnera l’agrément de Dieu et celui qui se rebelle, il s’exposera au châtiment de Dieu. »
[Rapporté par At-Tirmidhiyy qui a dit « hadith haçan« ]
44– وعن أنسٍ رضي الله عنه ، قَالَ : كَانَ ابنٌ لأبي طَلْحَةَ رضي الله عنه يَشتَكِي ، فَخَرَجَ أبُو طَلْحَةَ ، فَقُبِضَ الصَّبيُّ ، فَلَمَّا رَجَعَ أَبُو طَلْحَةَ ، قَالَ : مَا فَعَلَ ابْنِي ؟ قَالَتْ أمُّ سُلَيم وَهِيَ أمُّ الصَّبيِّ : هُوَ أَسْكَنُ مَا كَانَ ، فَقَرَّبَتْ إليه العَشَاءَ فَتَعَشَّى ، ثُمَّ أَصَابَ منْهَا ، فَلَمَّا فَرَغَ ، قَالَتْ : وَارُوا الصَّبيَّ فَلَمَّا أَصْبحَ أَبُو طَلْحَةَ أَتَى رسولَ الله ﷺ فَأخْبَرَهُ ، فَقَالَ : (( أعَرَّسْتُمُ اللَّيلَةَ ؟ )) قَالَ : نَعَمْ ، قَالَ : (( اللَّهُمَّ بَارِكْ لَهُمَا )) ، فَوَلَدَتْ غُلاماً ، فَقَالَ لي أَبُو طَلْحَةَ : احْمِلْهُ حَتَّى تَأْتِيَ بِهِ النَّبيَّ ﷺ ، وَبَعَثَ مَعَهُ بِتَمَراتٍ ، فَقَالَ : (( أَمَعَهُ شَيءٌ ؟ )) قَالَ : نَعَمْ ، تَمَراتٌ ، فَأخَذَهَا النَّبيُّ ﷺ فَمَضَغَهَا ، ثُمَّ أَخَذَهَا مِنْ فِيهِ فَجَعَلَهَا في فِيِّ الصَّبيِّ ، ثُمَّ حَنَّكَهُ وَسَمَّاهُ عَبدَ الله . مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
وفي رواية للبُخَارِيِّ : قَالَ ابنُ عُيَيْنَةَ : فَقَالَ رَجُلٌ مِنَ الأَنْصارِ : فَرَأيْتُ تِسعَةَ أوْلادٍ كُلُّهُمْ قَدْ قَرَؤُوا القُرْآنَ ، يَعْنِي : مِنْ أوْلادِ عَبدِ الله المَولُودِ .
وَفي رواية لمسلمٍ : مَاتَ ابنٌ لأبي طَلْحَةَ مِنْ أمِّ سُلَيمٍ ، فَقَالَتْ لأَهْلِهَا : لاَ تُحَدِّثُوا أَبَا طَلْحَةَ بابْنِهِ حَتَّى أَكُونَ أَنَا أُحَدِّثُهُ، فَجَاءَ فَقَرَّبَتْ إِلَيْه عَشَاءً فَأَكَلَ وَشَرِبَ، ثُمَّ تَصَنَّعَتْ لَهُ أَحْسَنَ مَا كَانَتْ تَصَنَّعُ قَبْلَ ذلِكَ ، فَوَقَعَ بِهَا . فَلَمَّا أَنْ رَأَتْ أَنَّهُ قَدْ شَبِعَ وأَصَابَ مِنْهَا ، قَالَتْ : يَا أَبَا طَلْحَةَ ، أَرَأَيتَ لو أنَّ قَوماً أعارُوا عَارِيَتَهُمْ أَهْلَ بَيتٍ فَطَلَبُوا عَارِيَتَهُمْ ، أَلَهُمْ أن يَمْنَعُوهُمْ ؟ قَالَ : لا ، فَقَالَتْ : فَاحْتَسِبْ ابْنَكَ ، قَالَ : فَغَضِبَ ، ثُمَّ قَالَ : تَرَكْتِني حَتَّى إِذَا تَلطَّخْتُ ، ثُمَّ أخْبَرتني بِابْنِي ؟! فانْطَلَقَ حَتَّى أَتَى رسولَ الله ﷺ فَأخْبَرَهُ بِمَا كَانَ فَقَالَ رسولُ الله ﷺ : (( بَارَكَ اللهُ في لَيْلَتِكُمَا )) ، قَالَ : فَحَمَلَتْ . قَالَ : وَكانَ رسولُ الله ﷺ في سَفَرٍ وَهيَ مَعَهُ ، وَكَانَ رسولُ الله ﷺ إِذَا أَتَى المَدِينَةَ مِنْ سَفَرٍ لاَ يَطْرُقُهَا طُرُوقاً فَدَنَوا مِنَ المَدِينَة ، فَضَرَبَهَا المَخَاضُ ، فَاحْتَبَسَ عَلَيْهَا أَبُو طَلْحَةَ ، وانْطَلَقَ رسولُ الله ﷺ . قَالَ : يَقُولَ أَبُو طَلْحَةَ : إنَّكَ لَتَعْلَمُ يَا رَبِّ أَنَّهُ يُعْجِبُنِي أنْ أخْرُجَ مَعَ رسولِ الله ﷺ إِذَا خَرَجَ وَأَدْخُلَ مَعَهُ إِذَا دَخَلَ وَقَدِ احْتَبَسْتُ بِمَا تَرَى ، تَقُولُ أُمُّ سُلَيْمٍ : يَا أَبَا طَلْحَةَ ، مَا أَجِدُ الَّذِي كُنْتُ أجدُ انْطَلِقْ ، فَانْطَلَقْنَا وَضَرَبَهَا المَخَاضُ حِينَ قَدِمَا فَوَلدَت غُلامَاً . فَقَالَتْ لِي أمِّي : يَا أنَسُ ، لا يُرْضِعْهُ أحَدٌ حَتَّى تَغْدُو بِهِ عَلَى رسولِ الله ﷺ ، فَلَمَّا أصْبَحَ احْتَمَلْتُهُ فَانْطَلَقْتُ بِهِ إِلَى رسولِ الله ﷺ ..وَذَكَرَ تَمَامَ الحَدِيثِ .
Dans le hadith 44, An-Nawawiyy rapporte, il dit d’après ‘Anas que Allah l’agrée : « Il y avait un fils à Abou Talha, que Allah l’agrée,qui se plaignait -c’est-à-dire qu’il était malade-. Abou Talha est sorti pour vaquer à ses occupations et l’enfant fût décédé, il décéda, il mourut. Lorsque Abou Talha est revenu, il a dit : “ Comment va mon fils ?” Alors ‘Oummou Soulaym, qui était la mère de l’enfant, lui a dit: “ Il est calme, il est très très calme. ” Et elle lui a rapporté son repas du soir, il a dîné. Puis, il a eu un rapport avec elle. Lorsqu’il a fini, elle a dit : “ Allez enterrer l’enfant. ” Au matin Abou Talha est partie voir le Messager de Allah ﷺ et annoncer ce que sa femme a fait. Alors le Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam l’a interrogé. Il lui a dit, ce qui signifie : “ Vous avez eu un rapport après ? ” Abou talha lui a dit : “ Oui. ” Alors le Prophète lui a dit, ce qui signifie : “ Ô Allah fait que le fruit de ce rapport soit béni. ” Ainsi, elle était enceinte et elle a donné naissance à un enfant. Alors ‘Anas dit : “Abou talha m’a dit : “ Emmène le auprès du prophète .ﷺ ” Et elle a envoyé avec moi quelques dattes. Quand il a emmené l’enfant auprès du Prophète, le Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam a dit, ce qui signifie : “ Est-ce que vous avez amenez quelque chose avec lui ? ” ‘Anas a dit : “ Oui, quelques dattes. ” Le Prophète ﷺ a pris la datte, il a mâché puis il la prit, il a frotté l’intérieur de la bouche de l’enfant avec la datte qu’il avait mâché dans sa bouche, c’est ce qu’on appelle at-tahnik. Et il a donné le prénom à cet enfant, il l’a appelé ^Abdou l-Lah.
[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]
Dans une version de Al-Boukhariyy, Ibnou ^Ounayna a dit : « Un homme parmi les ‘ansar a dit : « J’ai vu neuf fils, tous ils ont appris tout le Qour’an. » -c’est-à-dire les enfants de ce ^Abdou l-Lah, ce nouveau né-.
Et dans la version rapporté par Mouslim, un enfant de Abou Talha, qu’il a eu de ‘Oummou Soulaym est décédé. Alors ‘Oummou Soulaym a dit à sa famille : “ Ne reparlez pas à Abou Talha, ne lui dites pas que son fils est mort jusqu’à que ce soit moi qui lui en informe. ” Donc quand Abou Talha est rentré, elle lui a présenté le dîner, il a mangé, il a bu, puis elle s’est faite belle pour lui de la meilleure manière plus qu’auparavant. Il a eu un rapport avec elle. Quand elle a vu que son mari était rassasié, qu’il avait obtenu son désir en ayant un rapport avec elle, elle lui a dit : “ Abou Talha -qui est un surnom, les arabes se surnomment par Abou et ‘Oummou par respect-, vois-tu si des gens on prêté un objet à une famille et qu’après ils viennent réclamer cet objet qui a été prêté, est-ce que cette famille peut les priver ? ” Il lui a dit: “ Non bien sûr. ” Alors elle lui a dit: “ Alors patiente pour la perte de ton enfant en recherchant la récompense de la part de Dieu par ta patience. ” Et donc, il n’était pas content -attention lorsqu’on dit qu’il n’était pas content ce n’est pas comme certains qui se mettent à hurler ou a tapper et casser la vaisselle, non. C’est-à-dire que c’est quelque chose qu’il n’a pas apprécié, -et il a dit : “ Tu m’as laissé jusqu’à ce que j’ai un rapport avec toi puis tu m’informes de la perte de mon fils ? ” Il est parti voir le Messager de Allah ﷺ pour l’informer de ce qui a eu lieu. -Attention, ici, ça ne veut pas dire ici que la personne va dévoiler son intimité à son ami ou à d’autre, parce que ce sont des compagnons et ik
ls savent que le Messager de Dieu est un enseignant. C’est parce que le Prophète, Allah l’a envoyé pour enseigner aux gens. Et c’est ainsi que nos frères faisaient avec le chaykh, ils demandaient parce que chaykh ^Abdou l-Lah était imprégné de la science du Prophète, et donc ils profitaient pour apprendre de lui. Ce n’est pas quelque chose que l’on fait avec n’importe qui-.
Et quand il a informé le Messager ﷺ, qu’est-ce que le Messager a dit ? Il n’a pas dit : “ ‘Oummou Soulaym a mal agi. ” Il a dit, ce qui signifie : » Que Dieu vous accorde la barakah -les bénédictions- dans la nuit que vous avez passé ensemble. ”
Le rapporteur de hadith a dit : « Elle est tombée enceinte suite à cela. Et le Messager de Allah ﷺ et elle faisait partie du voyage -plus tard dans sa grossesse-. Et l’habitude du Messager de Allah ﷺ quand il rentrait d’un voyage à Médine, il n’arrivait pas par surprise la nuit. ”
Regardez comment l’enseignement, l’élégance, le tact et la finesse du Messager de Allah ﷺ. Pourquoi il ne venait pas par surprise la nuit ? Pour ne pas que sa femme soit dans une situation où elle ne s’est pas préparée pour recevoir son mari, pour ne pas voir de sa famille quelque chose qui ne lui plairait pas. Ceci dans le cas bien sûr où sa famille ou sa femme n’attendait pas sa venu, c’est-à-dire qu’elle n’était pas au courant qu’il allait rentrer. Mais si elle savait qu’il rentrait de nuit, il n’y a pas de mal à rentrer pendant la nuit.
« Donc ils étaient proches de Médine, c’est alors que ‘Oummou Soulaym a eu des contractions qui précèdent l’accouchement. Alors Abou Talha est resté avec elle, -c’est-à-dire qu’ils ont fait halte à l’endroit où elle a eu les contractions, pour rester à côté de sa femme. Regardez comment les compagnons sont aux côtés de leurs épouses.- Et le Messager de Allah a poursuivi son chemin vers Médine -c’est-à-dire le lendemain, le matin-. Et Abou Talha disait : “ Ô mon Seigneur -il invoque Dieu-, Ô Allah, tu sais parfaitement que j’ai beaucoup de plaisir et j’aime accompagner le Messager de Allah ﷺ quand il part en voyage et j’aime être à ses côtés quand il rentre de voyage. Et tu sais que je suis retenue ici pour ce que tu sais -pour les contractions de mon épouse-. ” Alors ‘Oummou Soulaym a dit : “ Abou Talha, ça y est, je n’ai plus les douleurs des contractions, on peut repartir. ” Alors, ils sont repartis et les contractions ont repris lorsqu’ils sont arrivés à Médine et elle a donné naissance à un garçon. -‘Oummou Soulaym se trouve être la mère de ‘Anas, mais ‘Anas c’est un fils qu’elle a eu d’un autre homme que Abou Talha, Abou Talha c’est un autre mari.- Donc ‘Oummou Soulaym a dit à son fils ‘Anas : “ ‘Anas fait attention, que personne n’allaite l’enfant jusqu’à ce que le matin tu l’emmène auprès du Messager de Allah ﷺ. ” Regardez comment ces femmes compagnon sont des femmes qui ont une grande réflexion qui dépassent beaucoup d’hommes de notre époque. Elle lui a dit : « Veille à ce que personne ne l’allaite jusqu’à ce que le lendemain matin tu l’emmène au Messager de Allah ﷺ. ” parce qu’elle voulait que ce soit la salive du Messager de Allah qui entre dans sa bouche avant tout autre chose. Il a dit : “ Le matin je l’ai emmené -c’est-à-dire son petit frère- au Messager de Allah ”, puisque ‘Anas était le serviteur du Messager de Allah ﷺ -.» Puis il a poursuivi le reste du hadith.
45– وعن أبي هريرةَ رضي الله عنه أنّ رسولَ الله ﷺ ، قَالَ : (( لَيْسَ الشَّدِيدُ بالصُّرَعَةِ ، إنَّمَا الشَدِيدُ الَّذِي يَملكُ نَفْسَهُ عِنْدَ الغَضَبِ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
(( وَالصُّرَعَةُ )) : بضَمِّ الصَّادِ وَفَتْحِ الرَّاءِ وأَصْلُهُ عِنْدَ العَرَبِ مَنْ يَصْرَعُ النَّاسَ كَثيراً .
Dans le hadith 45, An-Nawawiyy rapporte de Abou Hourayra, que Allah l’agrée, que le Messager de Allah ﷺ a dit, ce qui signifie : « Celui qui est fort véritablement ce n’est pas celui qui arrive à mettre les gens à terre dans le combat, mais celui qui est fort véritablement c’est celui qui arrive à se contenir dans la colère. »
[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]
46– وعن سُلَيْمَانَ بن صُرَدٍ رضي الله عنه أنّ ، قَالَ : كُنْتُ جالِساً مَعَ النَّبيّ ﷺ ، وَرَجُلانِ يَسْتَبَّانِ ، وَأَحَدُهُمَا قدِ احْمَرَّ وَجْهُهُ ، وانْتَفَخَتْ أوْدَاجُهُ ، فَقَالَ رَسُول اللهِ ﷺ : (( إنِّي لأَعْلَمُ كَلِمَةً لَوْ قَالَهَا لَذَهَبَ عَنْهُ مَا يَجِدُ ، لَوْ قَالَ : أعُوذ باللهِ منَ الشَّيطَانِ الرَّجِيمِ ، ذَهَبَ منْهُ مَا يَجِدُ )) . فَقَالُوا لَهُ : إنَّ النَّبيَّ ﷺ ، قَالَ : (( تَعَوّذْ باللهِ مِنَ الشَّيطَانِ الرَّجِيمِ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
Dans le hadith 46, An-Nawawiyy rapporte de Soulayman fils de Sourad, que Dieu l’agrée, il a dit : : « J’étais assis auprès du Prophète ﷺ et non loin de nous, deux hommes étaient en train de s’insulter l’un l’autre, et l’un des deux avait son visage qui était devenu tout rouge et ses veines jugulaires avaient gonflé. Alors le Messager de Allah ﷺ a dit, ce qui signifie : “ Je connais une phrase, s’il l’a disait alors la colère qu’il ressent serait dissipée, s’il disait simplement أَعُوذُ بِاللهِ مِنَ الشَّيْطَانِ الرَّجِيمِ, ce qui signifie : “ Je demande que Allah me présèvre du Chaytan maudit’, alors la colère qu’il ressent disparaîtra. ” Alors certains compagnons sont partis voir cet homme et lui ont dit : « Le Prophète te dit : “ Recherche la préservation de la part de Allah contre le Chaytan maudit. ” »
[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]
47- وعن معاذِ بنِ أَنسٍ : أنَّ النَّبيَّ قَالَ : (( مَنْ كَظَمَ غَيظاً وَهُوَ قَادِرٌ عَلَى أنْ يُنْفِذَهُ دَعَاهُ اللهُ سُبحَانَهُ وَتَعَالى عَلَى رُؤُوسِ الخَلائِقِ يَومَ القِيامَةِ حَتَّى يُخَيِّرَهُ مِنَ الحُورِ العِينِ مَا شَاءَ )) رواه أَبو داود والترمذي وَقالَ : حديث حسن
Dans le hadith 47, An-Nawawiyy rapporte de Mou^adh fils de Anas que Dieu l’agrée que le Prophète صلَّى الله عليه وسلم a dit :
ce qui signifie : « Celui qui étouffe une colère [c’est-à-dire qu’il patiente fasse à la cause de la colère] alors qu’il est capable de la mettre à exécution [c’est-à-dire qu’il est capable de faire ce à quoi l’invite cette colère, soit frappé quelqu’un ou autre] mais il ne le fais pas, alors, Allah سبحانه وتعالى lui donne la priorité au Jour du Jugement, pour choisir parmi les femmes du Paradis, celle qu’il voudra. »
[ Rapporté par Abou Dawoud et At-Tirmidhiyy qui a dit que c’est un hadith Haçan ]
48- وعن أبي هريرةَ : أنَّ رَجُلاً قَالَ للنبي : أوصِني . قَالَ : (( لا تَغْضَبْ )) فَرَدَّدَ مِراراً قَالَ : (( لاَ تَغْضَبْ )) رواه البخاري .
Et dans le hadith 48, An-Nawawiyyrapporte d’après Abou Hourayrah que Allah l’agréé, qu’un homme a dit au Prophète صلَّى الله عليه وسلم : « Donne-moi un conseil. » Il lui a dit :
ce qui signifie : « Ne te mets pas en colère. » Il a demandé à plusieurs reprises, et à chaque fois, il lui répondait : « Ne te met pas en colère. »
[ Rapporté par Al-Boukhariyy ]
49- وعن أبي هريرة قَالَ : قَالَ رَسُول الله : (( مَا يَزَالُ البَلاَءُ بالمُؤمِنِ وَالمُؤْمِنَةِ في نفسِهِ ووَلَدِهِ وَمَالِهِ حَتَّى يَلْقَى الله تَعَالَى وَمَا عَلَيهِ خَطِيئَةٌ )) رواه الترمذي وَقالَ : حديث حسن صحيح .
Et dans le hadith 49, Al-Boukhariyy rapporte de Abou Hourayrah que Allah l’agréé qu’il a dit : « Le Messager de Allah صلَّى الله عليه وسلم a dit :
ce qui signifie : « Les épreuves ne cessent de s’abattre sur le croyant et la croyante le concernant lui-même, sa propre personne, ses enfants, son argent, jusqu’à ce qu’il arrive à la mort sans avoir aucun péché. »
[ Rapporté par At-Tirmidhiyy qui a dit que le hadith est haçan sahih ]
50- وعن ابْنِ عباسٍ رضي الله عنهما قَالَ : قَدِمَ عُيَيْنَةُ بْنُ حِصْنٍ فَنَزَلَ عَلَى ابْنِ أخِيهِ الحُرِّ بنِ قَيسٍ وَكَانَ مِنَ النَّفَرِ الَّذِينَ يُدْنِيهِمْ عُمرُ وَكَانَ القُرَّاءُ أصْحَابَ مَجْلِس عُمَرَ وَمُشاوَرَتِهِ كُهُولاً كانُوا أَوْ شُبَّاناً فَقَالَ عُيَيْنَةُ لابْنِ أخيهِ : يَا ابْنَ أخِي لَكَ وَجْهٌ عِنْدَ هَذَا الأمِيرِ فَاسْتَأذِنْ لِي عَلَيهِ فاسْتَأذَن فَأذِنَ لَهُ عُمَرُ . فَلَمَّا دَخَلَ قَالَ : هِي يَا ابنَ الخَطَّابِ فَواللهِ مَا تُعْطِينَا الْجَزْلَ وَلا تَحْكُمُ فِينَا بالعَدْلِ . فَغَضِبَ عُمَرُ حَتَّى هَمَّ أنْ يُوقِعَ بِهِ . فَقَالَ لَهُ الحُرُّ : يَا أميرَ المُؤْمِنينَ إنَّ الله تَعَالَى قَالَ لِنَبيِّهِ : ﴿ خُذِ ٱلۡعَفۡوَ وَأۡمُرۡ بِٱلۡعُرۡفِ وَأَعۡرِضۡ عَنِ ٱلۡجَٰهِلِينَ ١٩٩ ﴾[ الأعراف : 198] وَإنَّ هَذَا مِنَ الجَاهِلِينَ واللهِ مَا جَاوَزَهاَ عُمَرُ حِينَ تَلاَهَا وكَانَ وَقَّافاً عِنْدَ كِتَابِ اللهِ تَعَالَى . رواه البخاري .
Dans le hadith 50, d’après Ibnou ^Abbas que Allah les agrées tous les deux, il a dit : « ^Ouyaynah fils de Hisn, est arrivé à Médine, il est parti en tant qu’inviter, hôte, chez le fils de son frère Al-Hourr fils de Qays, qui faisait parti de ceux que ^Oumar faisait rapprocher dans son assemblée que Dieu l’agréé. Les Qourra’
[c’est le terme qui désigne les savants qui ce consacre à l’adoration de Dieu]
étaient les gens qui tenaient que ^Oumar invitait dans son assemblée que Allah l’agréé [c’était des gens avec qui ils se concertaient qu’ils soient âgées ou qu’ils soient jeunes]. ^Ouyaynah, celui qui est arrivé en tant qu’invité chez son neveu, a dit à son neveu : “ Ô toi, le fils de mon frère, tu es bien introduit auprès de ce gouverneur, cet émir, demande lui l’autorisation si je peux assister à son assemblée. ” Il a demandé l’autorisation, et ^Oumar lui a accordé. Alors quand il est entré, il lui a dit une parole de menace: “ Toi, le fils de Al-Khattab, par Allah, tu n’es pas très généreux avec nous et tu n’es pas équitable en nous gouvernant. ” C’est alors que ^Oumar, que Allah l’agréé, était en colère, au point qu’il allait le punir. C’est alors, que le neveu qui était dans l’assemblée de ^Oumar, Al-Hourr fils de Qays lui a dit: “ Ô Emir des croyants, Dieu a dit dans le Qour’an à Son Prophète, le verset 199 de Sourat الأَعۡرَاف Al-‘A^raf :
﴿ خُذِ ٱلۡعَفۡوَ وَأۡمُرۡ بِٱلۡعُرۡفِ وَأَعۡرِضۡ عَنِ ٱلۡجَٰهِلِينَ ١٩٩ ﴾
(khoudhi l-^afwa wa’mour bil-^ourfi wa’a^rid ^ani l-jahilin)
[7/199] ce qui signifie : « Accepte le pardon, ordonne ce qui est de l’ordre de la bienfaisance et détourne-toi des ignorants. »
Et cet homme, fais clairement parti des ignorants. Donc Ibnou ^Abbas rapporte et il dit que ^Oumar a stoppé net quand Al-Hourr avait récité le verset, et ^Oumar était quelqu’un qui appliquait Le Livre de Dieu à la lettre. »
[ Rapporté par Al-Boukhariyy ]
51- وعن ابن مسعود : أن رَسُول الله قَالَ : (( إنَّهَا سَتَكونُ بَعْدِي أثَرَةٌ وأُمُورٌ تُنْكِرُونَها )) قَالُوا : يَا رَسُول الله فَمَّا تَأْمُرُنا قَالَ : (( تُؤَدُّونَ الْحَقَّ الَّذِي عَلَيْكُمْ وَتَسأَلُونَ الله الَّذِي لَكُمْ)) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
(( وَالأَثَرَةُ )) : الانْفِرادُ بالشَّيءِ عَمنَ لَهُ فِيهِ حَقٌّ .
Dans le hadith 51, An-Nawawiyy rapporte de Ibnou Maç^oud que Allah l’agréé que le Messager de Allah صلَّى الله عليه وسلم a dit ce qui signifie : « Il viendra après vous une époque où les gens vont prendre ce qui n’est pas de leurs droit, et vous assisterez à des choses que vous renierez [c’est-à-dire des choses qui ne sont pas conforme à la Loi]. » Les compagnons ont alors dit : “Ô Messager de Dieu, que nous ordonne tu de faire dans cette situation.“ Il a ditce qui signifie : “ Vous vous acquittez du droit qui est sur vous, [c’est-à-dire de leurs obéir et de ne pas vous rebellez contre eux] et demandez à Dieu ce qui est votre droit .”»
[ Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim ]
52- وعن أبي يحيى أُسَيْد بن حُضَير : أنَّ رَجُلاً مِنَ الأنْصارِ قَالَ :يَا رسولَ الله ألاَ تَسْتَعْمِلُني كَمَا اسْتَعْمَلْتَ فُلاناً فَقَالَ : (( إنكُمْ سَتَلْقَونَ بَعْدِي أَثَرَةً فَاصْبِرُوا حَتَّى تَلْقَوني عَلَى الحَوْضِ)) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
(( وَأُسَيْدٌ )) : بضم الهمزة . (( وحُضيْرٌ )) : بحاءٍ مهملة مضمومة وضاد معجمة مفتوحة والله أعلم .
Et dans le hadith 52, An-Nawawiyy a dit d’après Abou Yahya ‘Ousayd Ibnou Houdayr que Dieu l’agréé a dit : « Un homme des Ansar, des partisans, a dit : “Ô Messager de Dieu, pourquoi tu ne me désigne pas en tant que responsable de telle région, tout comme tu as désigné responsable de tel région untel.” Le Prophète leur a dit ce qui signifie : “ Vous allez assister après moi à des périodes où les gens vont être égoïstes et vont être individualistes et même prendre la part des autres que ce soit du butin ou autres, mais patientez jusqu’à ce que l’on se retrouve auprès du bassin.” »
[ Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim ]
53- وعن أبي إبراهيم عبدِ الله بن أبي أوفى رضي الله عنهما : أنَّ رَسُول الله في بعْضِ أيامِهِ التي لَقِيَ فِيهَا العَدُوَّ انْتَظَرَ حَتَّى إِذَا مالَتِ الشَّمْسُ قَامَ فيهمْ فَقَالَ : (( يَا أيُّهَا النَّاسُ لا تَتَمَنَّوا لِقَاءَ العَدُوِّ وَاسْأَلُوا الله العَافِيَةَ فَإِذَا لقيتُمُوهُمْ فَاصْبرُوا وَاعْلَمُوا أنّ الجَنَّةَ تَحْتَ ظِلالِ السُّيوفِ )) .
ثُمَّ قَالَ النَّبيُّ : (( اللَّهُمَّ مُنْزِلَ الكِتَابِ وَمُجْرِيَ السَّحَابِ وَهَازِمَ الأحْزَابِ اهْزِمْهُمْ وَانصُرْنَا عَلَيْهمْ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ وبالله التوفيق .
Dans le hadith 53, An-Nawawiyy rapporte d’après Abou Ibrahim ^Abdou l-Lah, fils de Abi ‘Awfa que Dieu les agréés tous les deux que le Messager de Allah صلَّى الله عليه وسلم dans une des batailles qu’il avait menées, lorsqu’il avait rencontré l’ennemie, il a attendu que le soleil décline. Puis, il s’est levé, il leur a donné un discours et il leur a dit ce qui signifie : « Ô vous les gens, ne souhaitez pas rencontré un ennemie et demandez à Dieu la sauvegarde, mais si vous êtes à leurs rencontre, alors patientez, et sachez que le Paradis est à l’ombre des épées.» Puis le Prophète صلَّى الله عليه وسلم a dit ce qui signifie : « Ô Dieu, Toi qui a fait descendre Le Livre, Toi qui fait que les nuages se déplacent et Toi qui vainc les factions, vainc les, et accorde nous la victoire sur eux. »
[ Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim ]
٤ – باب الصدق
قَالَ الله تَعَالَى : ﴿ يَٰٓأَيُّهَا ٱلَّذِينَ ءَامَنُواْ ٱتَّقُواْ ٱللَّهَ وَكُونُواْ مَعَ ٱلصَّٰدِقِينَ ١١٩﴾
[ التوبة ] وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَٱلصَّٰدِقِينَ وَٱلصَّٰدِقَٰتِ ٣٥ ﴾[ الأحزاب ] وَقالَ تَعَالَى : ﴿ فَلَوۡ صَدَقُواْ ٱللَّهَ لَكَانَ خَيۡرٗا لَّهُمۡ ٢١﴾ ]محمد [
Chapitre 4 : La véracité
Dieu تعالى dit dans sourat التَّوۡبَة At-Tawbah verset 119 :
﴿ يَٰٓأَيُّهَا ٱلَّذِينَ ءَامَنُواْ ٱتَّقُواْ ٱللَّهَ وَكُونُواْ مَعَ ٱلصَّٰدِقِينَ ١١٩﴾
(ya ‘ayyouha l-ladhina ‘amanou ttaqou l-Laha wakounou ma^a s–sadiqin)
[9/119] ce qui signifie : « Ô vous qui êtes croyant, faites preuves de piété à l’égard de Dieu et soyez avec les véridiques » et Dieu تعالى dit dans le verset 35 de sourat الأَحۡزَاب Al-‘Ahzab :
﴿ وَٱلصَّٰدِقِينَ وَٱلصَّٰدِقَٰتِ ٣٥ ﴾
(was–sadiqina was–sadiqati)
[33/35] ce qui signifie : « Et ceux qui sont véridique et celles qui sont véridiques. »
Et Dieu تعالى dit dans sourat مُحَمَّد Mouhammad verset 21 :
﴿ فَلَوۡ صَدَقُواْ ٱللَّهَ لَكَانَ خَيۡرٗا لَّهُمۡ ٢١﴾
(falaw sadaqou l-Laha lakana khayran lahoum)
[47/21] ce qui signifie : « S’ils avaient été véridiques à l’égard de Dieu, cela aurait mieux valu pour eux.» Quant aux ahadith :
54- وأما الأحاديث فالأول : عن ابن مسعود عن النَّبيّ قَالَ : (( إنَّ الصِّدقَ يَهْدِي إِلَى البرِّ وإنَّ البر يَهدِي إِلَى الجَنَّةِ وإنَّ الرَّجُلَ لَيَصدُقُ حَتَّى يُكْتَبَ عِنْدَ اللهِ صِدِّيقاً . وَإِنَّ الكَذِبَ يَهْدِي إِلَى الفُجُورِ وَإِنَّ الفُجُورَ يَهدِي إِلَى النَّارِ وَإِنَّ الرَّجُلَ لَيَكْذِبُ حَتَّى يُكتَبَ عِنْدَ الله كَذَّاباً )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ
Le hadith 54, le premier dans ce chapitre, An-Nawawiyy a dit d’après Ibnou Maç^oud que Dieu l’agréé d’après le Prophète صلَّى الله عليه وسلم a dit ce qui signifie : « Le fait d’être véridique mène à la bienfaisance, et la bienfaisance mène au Paradis. Et il arrive que l’homme dise la vérité jusqu’à être inscrit selon le jugement de Allah en tant que véridique. Quant au mensonge, il mène à la perversité [c’est-à-dire les mauvaises œuvres], et la perversité mène en enfer. Et il arrive que l’homme se mette à mentir, jusqu’à être inscrit selon le jugement de Dieu en tant que menteur. »
[ Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]
55- الثاني : عن أبي محمد الحسن بنِ عليِّ بن أبي طالب رضي الله عنهما قَالَ : حَفظْتُ مِنْ رَسُول الله: (( دَعْ مَا يَرِيبُكَ إِلَى مَا لاَ يَرِيبُكَ فإنَّ الصِّدقَ طُمَأنِينَةٌ وَالكَذِبَ رِيبَةٌ )) رواه الترمذي وَقالَ : حديث صحيح .
قوله : (( يَريبُكَ )) هُوَ بفتح الياء وضمها : ومعناه اتركْ مَا تَشُكُّ في حِلِّهِ وَاعْدِلْ إِلَى مَا لا تَشُكُّ فِيهِ .
Et dans le hadith 55, le deuxième de ce chapitre, An-Nawawiyy rapporte de Abou Mouhammad Al-Haçan fils de ^Aliyy fils de Abi Talib que Dieu les agréé tous les deux, il a dit : « J’ai retenu du Messager de Allah صلَّى الله عليه وسلم la phrase qui signifie : « Délaisse ce qui est suspicieux pour toi, pour t’en tenir à ce qui n’est pas suspicieux, car la véracité est un apaisement du cœur et le mensonge est une suspicion. » »
[ Rapporté par At-Tirmidhiyy qui a dit c’est un hadith haçan sahih ]
La suspicion, c’est-à-dire délaisse ce qui te provoque le doute, quant à son caractère licite, détourne-toi en pour ce qui ne t’inspire pas le doute.
56- الثالث : عن أبي سفيانَ صَخرِ بنِ حربٍ في حديثه الطويلِ في قصةِ هِرَقْلَقَالَ هِرقلُ : فَمَاذَا يَأَمُرُكُمْ – يعني : النَّبيّ – قَالَ أبو سفيانَ : قُلْتُ : يقولُ : (( اعْبُدُوا اللهَ وَحدَهُ لا تُشْرِكوُا بِهِ شَيئاً وَاتْرُكُوا مَا يَقُولُ آبَاؤُكُمْ )) ويَأْمُرُنَا بالصَلاةِ وَالصِّدْقِ والعَفَافِ وَالصِّلَةِ مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
An-Nawawiyy a dit dans le hadith 56, le troisième de ce chapitre, d’après Abou Soufyan Sakhr fils de Harb dans un long hadith à propos de l’histoire du Hiraql, il a dit : « Hiraql a dit : “ Qu’est-ce qu’il vous ordonne de faire votre Prophète صلَّى الله عليه وسلم ? ” Abou Soufyan a répondu, j’ai dit : “ Il nous ordonne d’adorer Dieu Lui seul, de ne pas Lui attribuer d’associer et d’abandonner ce que vos ancêtre disaient. Ill nous ordonne la prière, il nous ordonne d’être véridique, il nous ordonne la chasteté, il nous ordonne de maintenir les liens avec les proches parents.” »
[ Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim ]
57- الرابع : عن أبي ثابت وقيل : أبي سعيد وقيل : أبي الوليد سهل ابن حُنَيْفٍ وَهُوَ بدريٌّ: أنَّ النَّبيّ قَالَ : (( مَنْ سَأَلَ الله تَعَالَى الشَّهَادَةَ بِصِدْقٍ بَلَّغَهُ مَنَازِلَ الشُّهَدَاءِ وَإِنْ مَاتَ عَلَى فِرَاشِهِ )) رواه مسلم .
Dans le hadith 57, An-Nawawiyy dit, le quatrième de ce chapitre, d’après Abou Thabit il a été dit : Abou Sa^id et il a été dit, c’est plutôt Abou l-Walid, le compagnon s’appelle Sahl fils de Hounayf qui était de ceux qui étaient témoin le jour de la bataille Badr que Dieu l’agréé, le Prophète صلَّى الله عليه وسلم a dit ce qui signifie : « Celui qui demande à Dieu تعالى le martyr avec véracité, Allah lui fera atteindre les degré du martyr, même s’il meurt dans son lit. »
[ Rapporté par Mouslim ]
58- الخامس : عن أبي هريرةَ قَالَ : قَالَ رَسُولُ الله : (( غَزَا نبيٌّ مِنَ الأنْبِياءِ صَلَوَاتُ اللهِ وَسَلاَمُهُ عَلَيْهمْ فَقَالَ لِقَومهِ : لا يَتْبَعَنِّي رَجُلٌ مَلَكَ بُضْعَ امْرَأةٍ وَهُوَ يُريدُ أنْ يَبْنِي بِهَا وَلَمَّا يَبْنِ بِهَا وَلا أحَدٌ بَنَى بُيُوتاً لَمْ يَرْفَعْ سُقُوفَهَا وَلا أحَدٌ اشْتَرَى غَنَماً أَوْ خَلِفَاتٍ وَهُوَ يَنْتَظِرُ أَوْلادَها . فَغَزا فَدَنَا مِنَ القَرْيَةِ صَلاةَ العَصْرِ أَوْ قَريباً مِنْ ذلِكَ فَقَالَ لِلشَّمْسِ : إِنَّكِ مَأمُورَةٌ وَأنَا مَأمُورٌ اللَّهُمَّ احْبِسْهَا عَلَيْنَا فَحُبِسَتْ حَتَّى فَتَحَ اللهُ عَلَيهِ فَجَمَعَ الغَنَائِمَ فَجَاءتْ – يعني النَّارَ – لِتَأكُلَهَا فَلَمْ تَطعَمْها فَقَالَ : إنَّ فِيكُمْ غُلُولاً فَلْيُبايعْنِي مِنْ كُلِّ قَبيلةٍ رَجُلٌ فَلَزِقَتْ يد رجل بِيَدِهِ فَقَالَ : فِيكُمُ الغُلُولُ فلتبايعني قبيلتك فلزقت يد رجلين أو ثلاثة بيده فقال : فيكم الغلول فَجَاؤُوا بِرَأْس مثل رأس بَقَرَةٍ مِنَ الذَّهَبِ فَوَضَعَهَا فَجاءت النَّارُ فَأكَلَتْها . فَلَمْ تَحلَّ الغَنَائِمُ لأحَدٍ قَبْلَنَا ثُمَّ أحَلَّ الله لَنَا الغَنَائِمَ لَمَّا رَأَى ضَعْفَنا وَعَجْزَنَا فَأحَلَّهَا لَنَا )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
(( الخَلِفَاتُ )) بفتحِ الخَاءِ المعجمة وكسر اللامِ : جمع خِلفة وهي الناقة الحامِل .
Dans le hadith 58, An-Nawawiyy dit, dans le cinquième de ce chapitre, d’après Abou Hourayrah que Allah l’agréé, le Messager de Allah صلَّى الله عليه وسلم a dit ce qui signifie : « Un des Prophètes de Dieu, que Dieu les honore et les élèves d’avantage en degré, a mené une conquête, et il a dit à son peuple : “que ne me suive pas dans cette bataille, un homme qui a fait le contrat de mariage avec une femme et qui voulait consommer avec elle mais qui n’a pas encore consommer, ni quelqu’un qui a construit une maison mais il n’a pas encore mis le toit de cette maison, ni quelqu’un qui a acheté un troupeau de mouton ou de brebis et il attend qu’elle s’engrosse. ” Et donc, il s’est rapproché, il a mené sa conquête, et quant il s’est rapproché de la ville qui était sa cible, le temps de al-^Asr était proche de finir, il n’avait pas encore fait la prière. Il s’est adressé au soleil, il a dit : “ Tu reçois des ordres et moi je reçois des ordres. Ô Mon Dieu, arrête le soleil pour qu’il ne se couche pas. ” Le soleil fut arrêté jusqu’à ce que Allah lui accorde la victoire. Il a rassemblé le butin [et comme vous le savez, dans les Lois antérieur à celle de notre maître Mouhammad عليه الصلاة والسلام ils ne pouvaient pas prendre le butin pour eux même, mais, il l’exposait, un feu venait et le consumait, preuve que leur acte a été accepté] c’est alors que le feu c’est rapproché pour le consommer, mais il ne l’a pas atteint. Et il leur a dit : “ Il y a quelqu’un parmi vous qui a pris du butin [du butin de guerre, c’est pour ça que le feu n’a pas consumé le butin et c’est un signe que Dieu n’a pas agréé ce butin] alors, qu’un représentant de chaque tribu vienne me serrer la main.” C’est alors que la main d’un homme s’est trouvée collée à sa main à lui. Il s’est adressé à cet homme, et il lui a dit : “ C’est dans ta tribu que se trouve celui qui a pris le butin, alors que chaque homme de ta tribu vienne me serrer la main. ” C’est alors que les mains de deux hommes ou trois étaient collées à sa main, il leur a dit : “ C’est l’un d’entre vous qui a pris du butin.” Les trois ont alors ramené une partie du butin qu’ils avaient pris, c’était comme la tête d’une vache mais tout en or, ils l’ont rajouté au reste du butin qui était ramassé, c’est alors que feu est arrivé et a tout dévoré. Et le Prophète a terminé en disant ce qui signifie : “ Les butins n’étaient pas licite pour les communautés qui nous ont précédé, puis Allah nous a rendu licite le butin en raison de la faiblesse et l’impuissance qu’il y avait dans cette communauté, Allah leur a autorisé à le prendre.»
59- السادس : عن أبي خالد حَكيمِ بنِ حزامٍ قَالَ : قَالَ رسولُ الله: (( البَيِّعَانِ بالخِيَار مَا لَمْ يَتَفَرَّقَا فَإنْ صَدَقا وَبيَّنَا بُوركَ لَهُمَا في بيعِهمَا وإنْ كَتَمَا وَكَذَبَا مُحِقَتْ بركَةُ بَيعِهِما )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ
Dans le hadith 59, An-Nawawiyy, le sixième hadith dans ce chapitre d’après Abou Khalid Hakim fils de Hizam, que Dieu l’agréé, il est entré en Islam l’année de Al-Fath -conquête de La Mecque- son père faisait parti des comptables de Qouraych, aussi bien dans la Jahiliyyah que dans l’Islam. Il a dit : « Le Messager de Allah صلَّى الله عليه وسلم a dit : « Les vendeurs et les acheteurs dépendent de leurs choix, ils ont un choix possible, un choix pour dénoncer l’acte de vente tant qu’il ne se sont pas séparé [c’est-à-dire, tant qu’ils ne se sont pas quitté l’un et l’autre, ils peuvent l’un ou l’autre dénoncer le contrat de vente]. S’ils ont été tous deux véridiques, l’un dans l’achat, l’autre dans la vente, qu’ils ont indiqué s’il y avait des défauts dans la marchandise, alors Allah leur donne la barakah dans leur contrat de vente. Mais s’ils ont dissimulé, s’ils ont menti, il n’y aura pas de bénédiction dans leurs vente. » »
[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]
٥ – باب المراقبة
قَالَ الله تَعَالَى : ﴿ الَّذِي يَرَاكَ حِينَ تَقُومُ وَتَقَلُّبَكَ فِي السَّاجِدِينَ ﴾ [ الشعراء]، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَهُوَ مَعَكُمْ أَيْنَ مَا كُنْتُم ﴾ [ الحديد ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ إِنَّ اللهَ لا يَخْفَى عَلَيْهِ شَيْءٌ فِي الأَرْضِ وَلا فِي السَّمَاءِ ﴾ [ آل عمران ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ إِنَّ رَبَّكَ لَبِالْمِرْصَادِ ﴾ [ الفجر ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ يَعْلَمُ خَائِنَةَ الأَعْيُنِ وَمَا تُخْفِي الصُّدُورُ ﴾ [ غافر ] وَالآيات في البابِ كثيرة معلومة .
Chapitre 5 : Se surveiller pour Dieu
Allah ta^ala dit dans sourat Ach-Choura verset 218-219 :
﴿ الَّذِي يَرَاكَ حِينَ تَقُومُ ٢١٨ وَتَقَلُّبَكَ فِي السَّاجِدِينَ ٢١٩ ﴾
[42/218-219] ce qui signifie : « Lui qui te voit quand tu veilles la nuit en prière surérogatoire et qui te voit faire des prosternations. »
Allah ta^ala dit dans sourat Al-Hadid verset 4 :
﴿ وَهُوَ مَعَكُمْ أَيْنَ مَا كُنتُمْ وَاللَّهُ بِمَا تَعْمَلُونَ بَصِيرٌ ٤ ﴾
[57/ 4] ce qui signifie : « Il est celui qui sait tout de vous où que vous soyez »
Allah ta^ala dit dans sourat ‘Ali-^Imran verset 5:
﴿ إِنَّ اللّهَ لاَ يَخْفَىَ عَلَيْهِ شَيْءٌ فِي الأَرْضِ وَلاَ فِي السَّمَاء ٥﴾
[3/5] ce qui signifie : « Certes, Allah rien ne Lui échappe que ce soit sur terre ou dans le ciel. »
Allah ta^ala dit dans sourat Al-Fajr verset 14:
﴿ إِنَّ رَبَّكَ لَبِالْمِرْصَادِ ١٤﴾
[89 /14] (Inna rabbaka Labilmirsad ) ce qui signifie : « Certes, Allah sait tout de vous. »
Et Allah ta^ala dit dans sourat Al Ghafir verset 19 :
﴿ يَعْلَمُ خَائِنَةَ الْأَعْيُنِ وَمَا تُخْفِي الصُّدُورُ ١٩﴾
[40/19] (Ya^lamou kha‘inata l-‘a^youni wa ma toukhfī s–Soudour) ce qui signifie : « Il sait même le plus furtif des regards et ce qu’il y’a dans les cœurs. »
Et les versets dans ce chapitre sont nombreux et connus.
60– وأما الأحاديث ، فالأول : عن عمر بن الخطاب رضي الله عنه ، قَالَ : بَيْنَما نَحْنُ جُلُوسٌ عِنْدَ رَسُول الله ﷺ ذَاتَ يَومٍ ، إذْ طَلَعَ عَلَينا رَجُلٌ شَديدُ بَياضِ الثِّيابِ ، شَديدُ سَوَادِ الشَّعْرِ ، لا يُرَى عَلَيهِ أثَرُ السَّفَرِ ، وَلا يَعْرِفُهُ مِنَّا أحَدٌ ، حَتَّى جَلَسَ إِلَى النَّبيّ ﷺ ، فَأَسْنَدَ رُكْبَتَيهِ إِلَى رُكْبتَيهِ ، وَوَضعَ كَفَّيهِ عَلَى فَخِذَيهِ ، وَقالَ : يَا مُحَمَّدُ ، أخْبرني عَنِ الإسلامِ ، فَقَالَ رَسُول الله ﷺ : (( الإسلامُ : أنْ تَشْهدَ أنْ لا إلهَ إلاَّ الله وأنَّ مُحمَّداً رسولُ الله ، وتُقيمَ الصَّلاةَ ، وَتُؤتِيَ الزَّكَاةَ ، وَتَصومَ رَمَضَانَ ، وَتَحُجَّ البَيتَ إن اسْتَطَعْتَ إِلَيْهِ سَبيلاً )) . قَالَ : صَدَقْتَ . فَعَجِبْنَا لَهُ يَسْأَلُهُ وَيُصَدِّقهُ ! قَالَ : فَأَخْبرنِي عَنِ الإِيمَانِ . قَالَ : (( أنْ تُؤمِنَ باللهِ ، وَمَلائِكَتِهِ ، وَكُتُبهِ ، وَرُسُلِهِ ، وَاليَوْمِ الآخِر ، وتُؤْمِنَ بالقَدَرِ خَيرِهِ وَشَرِّهِ )) . قَالَ : صَدقت . قَالَ : فأَخْبرني عَنِ الإحْسَانِ . قَالَ : (( أنْ تَعْبُدَ اللهَ كَأنَّكَ تَرَاهُ فإنْ لَمْ تَكُنْ تَرَاهُ فإنَّهُ يَرَاكَ )) . قَالَ : فَأَخْبِرني عَنِ السَّاعَةِ . قَالَ : (( مَا المَسْؤُولُ عَنْهَا بأعْلَمَ مِنَ السَّائِلِ )) . قَالَ : فأخبِرني عَنْ أمَاراتِهَا . قَالَ : (( أنْ تَلِدَ الأَمَةُ رَبَّتَهَا ، وأنْ تَرَى الحُفَاةَ العُرَاةَ العَالَةَ رِعَاءَ الشَّاءِ يَتَطَاوَلُونَ في البُنْيَانِ )) . ثُمَّ انْطَلقَ فَلَبِثْتُ مَلِيّاً ، ثُمَّ قَالَ : ((
Le hadith 60, le premier d’après ^Oumar fils Al Khattab que Allah l’agrée a dit ce qui signifie : « Un jour, alors que nous étions assis auprès du Messager de Allah ﷺ, un homme vêtu d’habits d’une blancheur resplendissante et aux cheveux très noirs se présenta à nous. On ne voyait sur lui aucune trace de voyage et personne parmi nous ne le connaissait. Il prit alors place face au Prophète, plaça ses genoux contre les siens, posa ses paumes sur les cuisses du Messager et il a dit : “ Ô Mouhammad, informe-moi sur l’Islam. ” Le Messager de Allah ﷺ dit alors ce qui signifie : “ L’Islam, c’est que tu témoignes qu’il n’est de Dieu que Allah et que Mouhammad est Son Messager, que tu accomplisses la prière, que tu t’acquittes de la zakat, que tu effectues le jeûne de Ramadan et que tu fasses le Hajj, pour celui qui le peut. ” “Tu as dit vrai.” lui répondit son interlocuteur. Et nous fûmes étonnés. Il l’interroge et ensuite il atteste de sa véracité. Puis il reprit : “Informe-moi sur la foi.” Le Prophète dit ce qui signifie : “La foi, c’est que tu aies foi en Allah, en Ses Anges, en Ses Livres, en Ses Messagers et en le Jour Dernier. Que tu aies foi aussi en la destinée, que cela concerne le bien ou le mal.” “Tu as dit vrai. » dit encore l’homme et il reprit : « Informe-moi sur al-‘ihsan.” “Al-‘ihsan consiste à adorer Allah comme si tu Le voyais, car si tu ne Le vois pas, certes, Lui te voit.” répondit le Prophète. “ Informe-moi au sujet de l’heure du Jour Dernier.” dit encore l’homme. “Celui qui a été interrogé n’en sait pas plus que celui qui l’interroge.” répondit le Prophète. “Alors, parles moi de ses signes annonciateurs” dit-il. Et le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam répondit : “ Ce sera lorsque la femme esclave donnera naissance à sa maîtresse, [cela veut dire qu’il y’aura beaucoup de femmes esclaves au point que la femme esclave donne une fille à son maître et cette fille a le même jugement que le maître donc elle est libre. Et il y a eu d’autres explications pour ce hadith que ces explications là] lorsque tu verras les va-nu-pieds, mal vêtus, nécessiteux qui gardent les troupeaux se faire élever des constructions de plus en plus hautes. » Puis, il partit, et plus tard [c’est à dire c’est pas dans la même assemblée qu’il a eu la réponse] le Prophète dit, ce qui signifie : “ Ô ^Oumar, sais-tu qui m’interrogeait ?” “Allah sait plus que tout autre et son Messager sait plus que nous.” répondis-je. C’était Jibril, venu vous enseigner votre religion. »
[Rapporté par Mouslim]
61– الثاني : عن أبي ذر جُنْدُب بنِ جُنادَةَ وأبي عبدِ الرحمانِ معاذِ بنِ جبلٍ رضي الله عنهما ، عن رسولِ الله ﷺ ، قَالَ : (( اتَّقِ الله حَيْثُمَا كُنْتَ وَأتْبعِ السَّيِّئَةَ الحَسَنَةَ تَمْحُهَا ، وَخَالِقِ النَّاسَ بِخُلُقٍ حَسَنٍ )) رواه الترمذي ، وَقالَ : (( حديث حسن )) .
Le hadith 61, le deuxième dans ce chapitre, d’après Abou Dharr fils de Jounadah, et ‘Abou r-Rahman Mou^adh Ibnou Jabal que Allah les agréé, le Messager de Dieu salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Crains Dieu, quel que soit l’endroit où tu te trouves [seul ou avec des gens]. Fais suivre la mauvaise action par la bonne et voilà qu’elle l’efface. Et comporte toi avec les gens avec un excellent comportement ».
[Rapporté par At Tirmidhiyy qui a dit que le hadith il est haçan]
62– الثالث : عن ابنِ عباسٍ رضي الله عنهما ، قَالَ : كنت خلف النَّبيّ ﷺ يوماً ، فَقَالَ : (( يَا غُلامُ ، إنِّي أعلّمُكَ كَلِمَاتٍ : احْفَظِ اللهَ يَحْفَظْكَ ، احْفَظِ اللهَ تَجِدْهُ تُجَاهَكَ ، إِذَا سَألْتَ فَاسأَلِ الله ، وإِذَا اسْتَعَنْتَ فَاسْتَعِنْ باللهِ ، وَاعْلَمْ : أنَّ الأُمَّةَ لَوْ اجْتَمَعَتْ عَلَى أنْ يَنْفَعُوكَ بِشَيءٍ لَمْ يَنْفَعُوكَ إلاَّ بِشَيءٍ قَدْ كَتَبهُ اللهُ لَكَ ، وَإِن اجتَمَعُوا عَلَى أنْ يَضُرُّوكَ بِشَيءٍ لَمْ يَضُرُّوكَ إلاَّ بِشَيءٍ قَدْ كَتَبَهُ اللهُ عَلَيْكَ ، رُفِعَتِ الأَقْلاَمُ وَجَفَّتِ الصُّحفُ )) رواه الترمذي ، وَقالَ : (( حديث حسن صحيح )) .
وفي رواية غيرِ الترمذي : (( احْفَظِ الله تَجِدْهُ أَمَامَكَ ، تَعرَّفْ إِلَى اللهِ في الرَّخَاءِ يَعْرِفكَ في الشِّدَّةِ ، وَاعْلَمْ : أنَّ مَا أَخْطَأكَ لَمْ يَكُنْ لِيُصِيبكَ ، وَمَا أصَابَكَ لَمْ يَكُنْ لِيُخْطِئَكَ ، وَاعْلَمْ : أنَّ النَّصْرَ مَعَ الصَّبْرِ ، وَأَنَّ الفَرَجَ مَعَ الكَرْبِ ، وَأَنَّ مَعَ العُسْرِ يُسْراً ))
Le hadith 62, le troisième de ce chapitre, d’après Ibnou ^Abbas que Allah les agrée tous les deux a dit ce qui signifie : « J’étais sur une monture derrière le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wasallam un jour et il m’a dit ce qui signifie : « Garçon ! Je vais t’ enseigner une parole, fais preuve de piété à l’égard de Dieu, Dieu te protégera dans ta religion et notamment au moment de mourir. Préserve les jugements et obéis au jugement que Dieu t’a fixé, tu verras que Dieu te protègera, t’aidera et te soutiendra. Lorsque tu demandes de l’aide, demande-là en priorité à Dieu. Et sache que si la communauté entière s’unissaient pour te profiter parmi les choses ils ne pourront te profiter que parmi les choses que Dieu t’a prédestiné et si toute la communauté s’unissaient pour te nuire par une chose ils ne pourront te nuire que par une chose que Dieu t’a prédestiné. Les calames sont levé [ c’est à dire qu’il n’est plus écrit par ce calâme ] et les livrets séchés [ c’est à dire les livrets sur lesquels il y’a ce qui est prédestiné aux créatures comme la table préservée ].
[Rapporté par At Tirmidhiyy qui a jugé le hadith haçan et sahih]
Et dans une autre version autre que celle de At Tirmidhiyy, le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam avait dit à Ibnou ^Abbas ce qui signifie : « Préserve les droits de Dieu quand tu es dans l’aisance, tu verras que Dieu t’aidera dans la difficulté [ ici, ne veut pas dire devant toi parce que Dieu est exempt de toutes les directions que ce soit devant ou derrière, droite ou gauche, haut ou bas. Tout comme l’a dit l’Imam, le salafiyy, Aou Ja^far At Tahawiyy NOM, que Dieu lui fasse misericorde. Il a dit à propos de Dieu ce qui signifie : « Allah n’est pas contenu dans les six directions comme c’est le cas de toutes les créatures. ‘Amamak, c’est à dire que celui qui veille à ne pas dépasser les limites que Dieu a fixées, qui prend en compte les lois de Dieu, verra que Dieu l’aidera, le protégera, lui accordera la réussite pour accomplir les bonnes œuvres. Respecte la loi de Dieu quand tu es dans l’aisance, tu verras que Dieu t’aidera lorsque tu es en difficulté ]. Et sache que ce qui t’as manqué n’allait pas t’atteindre et que ce qui t’a atteint n’allait pas te manquer. Et sache que la victoire est avec la patience et que la délivrance vient avec le tourment et que avec la difficulté vient une facilité. »
63– الرابع : عن أنسٍ رضي الله عنه ، قَالَ : إِنَّكُمْ لَتعمَلُونَ أعْمَالاً هي أدَقُّ في أعيُنِكُمْ مِنَ الشَّعْرِ ، كُنَّا نَعُدُّهَا عَلَى عَهْدِ رَسُول الله ﷺ مِنَ المُوبِقاتِ . رواه البخاري . وَقالَ : (( المُوبقاتُ )) : المُهلِكَاتُ .
Le hadith 63, le quatrième, d’après ‘Anas, que Allah l’agréé, il a dit ce qui signifie : « Vous [ en s’adressant au successeur des compagnons ] faites des choses qui paraissent à vos yeux tellement négligeable qu’elles sont plus fine qu’un cheveux alors que nous à l’époque du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam nous considérions que c’était des pêchers qui mène à la perte. »
[Rapporté par Al Boukhariyy]
64– الخامس : عن أبي هريرةَ رضي الله عنه ، عن النَّبيّ ﷺ ، قَالَ : (( إنَّ الله تَعَالَى
يَغَارُ ، وَغَيرَةُ الله تَعَالَى ، أنْ يَأتِيَ المَرْءُ مَا حَرَّمَ الله عَلَيهِ )) متفق عَلَيهِ .
و(( الغَيْرةُ )) : بفتحِ الغين ، وَأَصْلُهَا الأَنَفَةُ .
Dans le hadith 64, qui le cinquième de ce chapitre, d’après Abou Hourayra, que Allah l’agréé, le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie :
Ici, le mot yaghar, c’est un verbe dont le substantif est Ghayra. Al ghayra pour les créatures, c’est la jalousie, c’est à dire c’est quelque chose qui implique un changement d’état chez l’être humain. et de la part de Dieu Al Ghayra, ça veut dire que Allah ta^ala empêche les gens de commettre des choses vils, des choses vulgaires, mauvaises. Et il a expliqué justement dans la deuxième partie du hadith, c’est à dire le ghayra dela part de Allah, c’est le fait qu’il interdise à la personne d’accomplir certaines choses c’est à dire dans le sens que Allah ta^ala menace de châtiment celui fait certaines choses interdites.
[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]
65– السادس : عن أبي هريرةَ رضي الله عنه : أنَّه سَمِعَ النَّبيَّ ﷺ ، يقُولُ : (( إنَّ ثَلاثَةً مِنْ بَني إِسْرَائِيلَ : أبْرَصَ ، وَأَقْرَعَ ، وَأَعْمَى ، أَرَادَ اللهُ أنْ يَبْتَليَهُمْ فَبَعَثَ إِليْهمْ مَلَكاً ، فَأَتَى الأَبْرَصَ ، فَقَالَ : أَيُّ شَيءٍ أَحَبُّ إلَيْكَ ؟ قَالَ : لَوْنٌ حَسنٌ ، وَجِلدٌ حَسَنٌ ، وَيَذْهبُ عَنِّي الَّذِي قَدْ قَذِرَنِي النَّاسُ ؛ فَمَسَحَهُ فَذَهَبَ عَنْهُ قَذَرُهُ وَأُعْطِيَ لَوناً حَسنَاً . فَقَالَ : فَأيُّ المَالِ أَحَبُّ إِليكَ ؟ قَالَ : الإِبلُ -أَوْ قالَ : البَقَرُ شكَّ الرَّاوي – فَأُعطِيَ نَاقَةً عُشَرَاءَ ، فَقَالَ : بَاركَ الله لَكَ فِيهَا .
فَأَتَى الأَقْرَعَ، فَقَالَ: أَيُّ شَيءٍ أَحَبُّ إلَيْكَ؟ قَالَ: شَعْرٌ حَسَنٌ، وَيَذْهَبُ عَنِّي هَذَا الَّذِي قَذِرَني النَّاسُ ؛ فَمَسَحَهُ فَذَهبَ عَنْهُ وأُعْطِيَ شَعراً حَسَناً . قالَ : فَأَيُّ المَالِ أَحَبُّ إِليْكَ ؟ قَالَ : البَقَرُ ، فَأُعْطِيَ بَقَرَةً حَامِلاً ، وَقالَ : بَارَكَ الله لَكَ فِيهَا .
فَأَتَى الأَعْمَى ، فَقَالَ : أَيُّ شَيءٍ أَحَبُّ إِلَيْكَ ؟ قَالَ : أَنْ يَرُدَّ الله إِلَيَّ بَصَرِي فَأُبْصِرُ النَّاسَ؛ فَمَسَحَهُ فَرَدَّ اللهُ إِلَيْهِ بَصَرهُ. قَالَ: فَأَيُّ المَالِ أَحَبُّ إِليْكَ ؟ قَالَ : الغَنَمُ ، فَأُعْطِيَ شَاةً والداً ، فَأَنْتَجَ هذَانِ وَوَلَّدَ هَذَا ، فَكانَ لِهذَا وَادٍ مِنَ الإِبلِ ، وَلِهذَا وَادٍ مِنَ البَقَرِ ، وَلِهَذَا وَادٍ مِنَ الغَنَمِ .
ثُمَّ إنَّهُ أَتَى الأَبْرَصَ في صُورَتِهِ وَهَيئَتِهِ ، فَقَالَ : رَجلٌ مِسْكينٌ قَدِ انقَطَعَتْ بِيَ الحِبَالُ في سَفَري فَلا بَلاغَ لِيَ اليَومَ إلاَّ باللهِ ثُمَّ بِكَ ، أَسْأَلُكَ بِالَّذي أعْطَاكَ اللَّونَ الحَسَنَ ، والجِلْدَ الحَسَنَ ، وَالمَالَ ، بَعِيراً أَتَبَلَّغُ بِهِ في سَفَري ، فَقَالَ : الحُقُوقُ كثِيرةٌ . فَقَالَ : كأنِّي اعْرِفُكَ ، أَلَمْ تَكُنْ أَبْرَصَ يَقْذَرُكَ النَّاسُ فقيراً فأعْطَاكَ اللهُ !؟ فَقَالَ : إِنَّمَا وَرِثْتُ هَذَا المالَ كَابِراً عَنْ كَابِرٍ ، فَقَالَ : إنْ كُنْتَ كَاذِباً فَصَيَّرَكَ الله إِلَى مَا كُنْتَ . وَأَتَى الأَقْرَعَ في صُورَتِهِ وَهَيْئَتِهِ ، فَقَالَ لَهُ مِثْلَ مَا قَالَ لِهَذا ، وَرَدَّ عَلَيهِ مِثْلَ مَا رَدَّ هَذَا ، وَأَتَى الأَعْمَى في صُورَتِهِ وَهَيْئَتِهِ ، فَقَالَ : رَجُلٌ مِسْكينٌ وابنُ سَبيلٍ انْقَطَعتْ بِيَ الحِبَالُ في سَفَرِي ، فَلا بَلاَغَ لِيَ اليَومَ إلاَّ بِاللهِ ثُمَّ بِكَ ، أَسأَلُكَ بالَّذِي رَدَّ عَلَيْكَ بَصَركَ شَاةً أَتَبَلَّغُ بِهَا في سَفري ؟ فَقَالَ : قَدْ كُنْتُ أعمَى فَرَدَّ اللهُ إِلَيَّ بَصَرِي فَخُذْ مَا شِئْتَ وَدَعْ مَا شِئْتَ فَوَاللهِ ما أجْهَدُكَ اليَومَ بِشَيءٍ أخَذْتَهُ للهِ . فَقَالَ : أمْسِكْ مالَكَ فِإنَّمَا ابْتُلِيتُمْ . فَقَدْ رضي الله عنك ، وَسَخِطَ عَلَى صَاحِبَيكَ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
و(( النَّاقةُ العُشَرَاءُ )) بضم العين وفتح الشين وبالمد : هي الحامِل . قوله :
(( أنْتَجَ )) وفي رواية : (( فَنتَجَ )) معناه : تولَّى نِتاجها ، والناتج لِلناقةِ كالقابِلةِ
للمرأةِ . وقوله : (( وَلَّدَ هَذَا )) هُوَ بتشديد اللام : أي تولى ولادتها ، وَهُوَ بمعنى أنتج في الناقة ، فالمولّد ، والناتج ، والقابلة بمعنى ؛ لكن هَذَا لِلحيوان وذاك لِغيرهِ . وقوله : (( انْقَطَعَتْ بي الحِبَالُ )) هُوَ بالحاءِ المهملةِ والباءِ الموحدة : أي الأسباب . وقوله : (( لا أجْهَدُكَ )) معناه : لا أشق عليك في رد شيء تأخذه أَوْ تطلبه من مالي . وفي رواية البخاري : (( لا أحمَدُكَ )) بالحاءِ المهملة والميمِ ومعناه : لا أحمدك بترك شيء تحتاج إِلَيْه ، كما قالوا : لَيْسَ عَلَى طولِ الحياة ندم : أي عَلَى فواتِ طولِها .
Dans le hadith 65, qui est le sixième de ce chapitre , An-Nawawiyy rapporte de Abou Hourayra, que Allah l’agréé qu’il a entendu du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam dire ce qui signifie: « Il y avait trois hommes faisant parties des descendants d’Isra’il ; un lépreux, un chauve et un aveugle. Allah a voulu les éprouver. Il leur a envoyé un ange sous l’apparence d’un humain. Il est parti voir le lépreux et lui a dit : “ Qu’est que tu aimerai le plus ?” Il lui à répondu : “ Je veux une belle couleur de peau, une peau parfaite et que disparaisse ce qui est en moi, ceux pour quoi les gens m’ont répugné.” L’ange à alors passer sa main sur la peau de cet homme et les choses détestables qu’il avait ont alors disparu, il lui fut donné une belle couleur peau et une belle peau. Et il lui a dit [l’ange]: “Et quelle catégorie de bien tu voudrais le plus ?” Il lui a répondu : “ Des chameaux ou des vaches.” [C’est-à-dire que celui qui rapporte le hadith a un doute, si c’est les chameaux ou les vaches, en tout cas il lui fut donner une chamelle qui était grosse]. Et l’ange lui as dit que Dieu t’accorde les bénédictions dans cette chamelle. Il [l’ange] est parti voir le chauve et lui a dit : “ Qu’est que tu aimerais le plus ? ” Et il lui a dit : “ Une belle chevelure et que disparaisse de moi ceux pour quoi les gens m’on répugné.” Alors l’ange a passé la main sur son crâne et la calvitie a disparu et l’ange lui dit: “ Quelle est la catégorie de bien que tu aimes le plus ? ” Il a répondu : “ Les vaches.” Il lui fut donné une vache qui était grosse [c’est à dire qu’elle avait un petit] et il lui as dit que Allah t’accorde les bénédictions en cette vache. Il est parti voir l’aveugle et il lui a dit : « Qu’est que tu veux le plus ? ” Il a répondu : “ Que Dieu me rende ma vue pour que je puisse voir les gens. » Il lui a alors passé la main sur les yeux et Dieu lui a rendu la vue, il lui a été dit: “ Quelle est la catégorie de bien que tu aimes le plus ? » Il a répondu : « Les moutons. » Il lui alors été accordé une brebis qui était grosse [elle avait un petit]. Chacun des trois a donc eu un troupeau suite à la reproduction des animaux, le premier avait tout une vallée de chameaux, le deuxième toute une vallée de vache et le troisième toute une vallée de bovins. Puis l’ange est venue au premier avec l’aspect qu’il avait avant et il a dit: “ Je suis un pauvre homme, je n’ai plus moyen de poursuivre mon voyage, je n’ai pas d’autres possibilités de parvenir à ma destination aujourd’hui si ce n’est par Dieu [elle avait un petit c’est à dire par sa création et sa facilitation] puis par toi car visiblement tu es quelqu’un qui veut faire le bien. Je te demande par Celui qui t’as accordé cette belle couleur et cette belle peau et tous ces biens, je te demande un chameau pour que je puisse poursuivre sur lui mon voyage. ” Mais l’homme lui a refusé et l’ange lui a dit : “ C’est comme si je te connaissais toi. N’étais-tu pas un lépreux que les gens répugnaient et un pauvre que Allah a rendu riche ? ” Il répliqua : “ J’ai hérité cette richesse de père en fils. ” L’Ange rétorqua : “ Si tu mens que Allah te ramène alors à ce que tu étais ! ” Ensuite, il se présenta au chauve sous l’apparence qu’avait ce chauve et lui tint le même discours qu’au premier. Celui-ci lui donna la même réponse. L’Ange répliqua : “ Si tu mens, que Allah te ramène alors à ce que tu étais ! ” Enfin, il se présenta à l’aveugle sous l’apparence et l’aspect qu’avait cet aveugle et dit : “ Un pauvre voyageur, je suis à court de moyens pour mon voyage. Aujourd’hui, je ne pourrai atteindre mon but, si ce n’est grâce à Allah, puis à toi. Par Celui qui t’a redonné la vue ! Je te demande une brebis afin que je puisse continuer mon voyage. ” “ L’homme répondit : “ J’étais aveugle et Allah m’a redonné la vue. Prends ce qu’il te plaît et laisse ce que tu veux ! Par Allah! Aujourd’hui, je ne t’en voudrai pour aucune chose que tu prendras pour Allah. ” L’Ange déclara : “ Garde ton bien ! Car vous avez été mis à l’épreuve. Dieu t’a agréé et a menacé de châtiment tes deux compagnons. ” »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]
Il explique quelques termes dans le hadith : نَاقَةً عُشَرَاءَ , c’est la chamelle qui était grosse. Et il a expliqué le mot أنْتَجَ‘anetaj, c’est comme une sage pour une femme qui accouche. ‘Anatij, c’est celui qui aide la chamelle à mettre bas et c’est la même chose pour les autres animaux. Donc quand il a dit :انقَطَعَتْ بِيَ الحِبَالُ , c’est-à-dire je n’ai plus les causes habituelles, elles ne sont plus réunies. Il a dit :لا أجْهَدُكَ , c’est-à-dire je ne t’en veux pas si tu veux prendre, je ne te demande pas de rendre quelque chose que tu vas prendre dans le bien. Il a dit je t’en voudrais pas c’est-à-dire pour ce que tu voudrais prendre de mes biens.
66– السابع : عن أبي يعلى شداد بن أوس رضي الله عنه ، عن النَّبيّ ﷺ ، قَالَ : (( الكَيِّسُ مَنْ دَانَ نَفْسَهُ ، وَعَمِلَ لِمَا بعدَ المَوتِ ، والعَاجِزُ مَنْ أتْبَعَ نَفْسَهُ هَواهَا وَتَمنَّى عَلَى اللهِ )) رواه الترمذي ، وَقالَ : (( حديث حسن )) .
قَالَ الترمذي وغيره من العلماء : معنى (( دَانَ نَفْسَهُ )) : حاسبها .
Le hadith 66, le septième de ce chapitre, An-Nawawiyy rapporte d’après Abou Ya^la Chaddadi Ibnou ‘Awsi, que Dieu l’agrée, qui rapporte du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qu’il a dit ce qui signifie : « Celui qui est raisonnable, c’est celui qui demande des comptes à son âme et qui œuvre pour ce qui vient après la mort. Et celui qui est incapable, c’est celui qui suit ces propres passion et qui malgré cela demande à Dieu de réussir dans l’au delà. »
[Rapporté par At Tirmidhiyy, il a dit hadith haçan]
At-Tirmidhiyy a dit, les savants ont dit que دَانَ نَفْسَهُ , c’est-à-dire il demande des comptes à son âme.
67– الثامن : عن أبي هريرة رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( مِنْ حُسْنِ إسْلامِ المَرْءِ تَرْكُهُ مَا لا يَعْنِيهِ )) حديث حسن رواه الترمذي وغيرُه .
Dans le hadith 67 qui est le huitième de ce chapitre, An-Nawawiyy a dit d’après Abou Hourayra, que Allah l’agréé, que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « C’est une preuve de bonne application de l’Islam pour la personne que de délaisser ce qui ne l’a concerne pas. »
[Hadith haçan rapporté par At Tirmidhiyy et d’autres]
68– التاسع : عن عُمَرَ رضي الله عنه ، عَنِ النَّبيّ ﷺ ، قَالَ : (( لاَ يُسْأَلُ الرَّجُلُ فِيمَ ضَرَبَ امْرَأَتَهُ )) رواه أبو داود وغيره .
Dans le hadith 68, le neuvième de ce chapitre, An-Nawawiyy a dit que ^Oumar, que Allah l’agrée, rapporte du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « On ne demande pas à l’homme pour quel raison il a corriger son épouse » sauf si il y’a eu un besoin de le connaître pour dés jugements à appliquer ou des demandes au gouvernement . »
[Rapporté par Abou Dawoud et d’autres]
٦- باب في التقوى
قَالَ الله تَعَالَى : ﴿ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا اتَّقُوا اللهَ حَقَّ تُقَاتِهِ ﴾ [ آل عمران ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ فَاتَّقُوا الله مَا اسْتَطَعْتُمْ ﴾ [ التغابن] . وهذه الآية مبينة للمراد مِنَ الأُولى . وَقالَ تَعَالَى : ﴿ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا اتَّقُوا اللهَ وَقُولُوا قَوْلاً سَدِيداً ﴾ [ الأحزاب ] ، وَالآيات في الأمر بالتقوى كثيرةٌ معلومةٌ ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَمَنْ يَتَّقِ اللهَ يَجْعَلْ لَهُ مَخْرَجاً وَيَرْزُقْهُ مِنْ حَيْثُ لا يَحْتَسِبُ ﴾ [ الطلاق ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ إِنْ تَتَّقُوا اللهَ يَجْعَلْ لَكُمْ فُرْقَاناً وَيُكَفِّرْ عَنْكُمْ سَيِّئَاتِكُمْ وَيَغْفِرْ لَكُمْ وَاللهُ ذُو الْفَضْلِ الْعَظِيمِ ﴾ [ الأنفال ] والآيات في البابِ كثيرةٌ معلومةٌ .
An-Nawawiyy a dit :
Chapitre 6 : La piété
Ainsi dans sourat ‘Ali ^Imran, le verset 102, Allah ta^ala dit:
﴿ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ ءَامَنُواْ اتَّقُواْ اللهَ حَقَّ تُقَاتِهِ ١٠٢﴾
(ya ‘ayyouha l-ladhina ‘amanou t-taqou l-Laha haqqa touqatih)
[3/102] ce qui signifie : « Ô vous qui êtes croyants, faites preuve de piété à l’égard de Dieu, de la véritable piété. »
Et le verset 16 de sourat At-Taghaboun, Allah ta^ala dit:
﴿ فَاتَّقُوا اللَّهَ مَا اسْتَطَعْتُمْ ١٦﴾
(Fattaqou l-laha ma stata^toum)
[64/16] ce qui signifie : « Faites preuve de piété à l’égard de Dieu autant que vous pourrez. »
Ce deuxième verset indique le sens visé du premier.
Et dans sourat Al-‘Ahzab verset 70, Allah ta^ala dit :
﴿ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا اتَّقُوا اللَّهَ وَقُولُوا قَوْلًا سَدِيدًا٧٠ ﴾
(Ya ‘Ayyouha l-Ladhina ‘amanou t-taqou l-laha wa qoulou qawlan sadida)
[33/70] ce qui signifie : « Ô vous qui êtes croyants, faites preuve de piété à l’égard de Dieu et dites des paroles justes »
Et les versets pour ordonner la piété sont nombreux et connus.
Et dans sourat At–Talaq verset 2 et 3, Allah ta^ala dit:
﴿ فَإِذَا بَلَغْنَ أَجَلَهُنَّ فَأَمْسِكُوهُنَّ بِمَعْرُوفٍ أَوْ فَارِقُوهُنَّ بِمَعْرُوفٍ وَأَشْهِدُوا ذَوَيْ عَدْلٍ مِّنكُمْ وَأَقِيمُوا الشَّهَادَةَ لِلَّهِ ذَلِكُمْ يُوعَظُ بِهِ مَن كَانَ يُؤْمِنُ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الْآخِرِ وَمَن يَتَّقِ اللَّهَ يَجْعَل لَّهُ مَخْرَجًا ٢ وَيَرْزُقْهُ مِنْ حَيْثُ لَا يَحْتَسِبُ ٣﴾
(Fa’idha balaghna ‘Ajalahounna fa’amsikhounna bima^roufin ‘aw fariqouhounna bima^roufin wa ‘achidou dhaway ^adlin minkoum wa ‘Aqimou ach-chahadata li l-Lahi dhalikoum you^adhou bihi man kana you’minou bi l-Lahi wa l-yawmi l-‘akhiri wa man yattaqi l-Laha yaj^al lahou makhrajan. wa yarzouqhou min haythou la yahtasib)
[65/2-3] ce qui signifie :« Lorsqu’elles arrivent à leur terme, alors gardez les correctement ou séparez vous dans le bien. Et faites témoigner des personnes de confiance d’entre vous, et faites que le témoignage soit fait par recherche de l’agrément de Dieu. Cela est une source d’exhortation pour celui qui croit en Dieu et au jour dernier. Et celui qui craint Dieu, Allah lui accorde une issue, et Il lui accorde une subsistance d’une voie par laquelle il ne s’attendait pas à recevoir. »
Et dans sourat Al-‘Anfal, verset 29, Allah ta^ala dit :
﴿ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا إِن تَتَّقُوا اللَّهَ يَجْعَل لَّكُمْ فُرْقَانًا وَيُكَفِّرْ عَنكُمْ سَيِّئَاتِكُمْ وَيَغْفِرْ لَكُمْ ۗ وَاللَّهُ ذُو الْفَضْلِ الْعَظِيمِ ٢٩﴾
(Ya `ayyouha l-Ladhina `amanou `in tattaqou l-Laha yaj^al lakoum fourqanan wa youkaffir ^ankoum sayyi^atikoum wa yaghfir lakoum wa l-Lahou dhou l-fadli l-^adhim)
[8/29] ce qui signifie : « Et si vous craignez Dieu, Il vous montrera le vrai du faux, et Il vous expiera vos péchés et vous pardonnera. Et Allah est Celui qui accorde une grâce éminente. »
Et les versets dans ce chapitre sont nombreux et connus.
Pour ce qui est des ahadith,
69– وأما الأحاديث : فالأول : عن أبي هريرةَ رضي الله عنه ، قَالَ : قِيلَ:
يَا رسولَ الله ، مَنْ أكرمُ النَّاس ؟ قَالَ : (( أَتْقَاهُمْ )) . فقالوا : لَيْسَ عن هَذَا نسألُكَ ، قَالَ : (( فَيُوسُفُ نَبِيُّ اللهِ ابنُ نَبِيِّ اللهِ ابنِ نَبيِّ اللهِ ابنِ خليلِ اللهِ )) قالوا : لَيْسَ عن هَذَا نسألُكَ ، قَالَ : (( فَعَنْ مَعَادِنِ العَرَبِ تَسْأَلوني ؟ خِيَارُهُمْ في الجَاهِليَّةِ خِيَارُهُمْ في الإِسْلامِ إِذَا فقُهُوا )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
و(( فَقُهُوا )) بِضم القافِ عَلَى المشهورِ وَحُكِيَ كَسْرُها : أيْ عَلِمُوا أحْكَامَ الشَّرْعِ .
Dans le hadith 69 du livre, le premier de ce chapitre, d’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, il a été dit : « Ô Messager de Dieu, qui est le plus honorable des gens ? » Il leur a dit ce qui signifie: “ C’est celui qui est le plus pieux. ” Ils lui ont dit : “ Ce n’est pas à ce propos que nous t’avons posé la question. ”
Il a dit ce qui signifie : “ C’est donc Youçouf, prophète de Dieu, fils d’un prophète de Dieu qui est Ya^qoub, fils d’un prophète de Dieu qui est Is-haq, fils de Khalilou l-Lah qui est Ibrahim. ” Ils lui ont dit : “ Ce n’est pas à ce sujet que nous t’interrogeons. ”
Il leur a dit, ce qui signifie, à propos de la valeur des arabes : “ Les meilleurs dans la jalihiyyah seront les meilleurs dans l’islam, dès lors qu’ils apprennent la religion. ”
[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]
70– الثَّاني : عن أبي سعيد الخدري رضي الله عنه ، عن النَّبيّ ﷺ ، قَالَ : (( إنَّ
الدُّنْيَا حُلْوَةٌ خَضِرةٌ ، وإنَّ اللهَ مُسْتَخْلِفُكُمْ فِيهَا فَيَنْظُرَ كَيفَ تَعْمَلُونَ ، فَاتَّقُوا الدُّنْيَا وَاتَّقُوا النِّسَاء ؛ فإنَّ أَوَّلَ فِتْنَةِ بَنِي إسرائيلَ كَانَتْ في النِّسَاءِ )) رواه مسلم .
Dans le hadith 70 du même livre, le deuxième de ce chapitre, d’après Abou Sa^id Al-khoudriyy, que Allah l’agrée, d’après le Prophète ﷺ, il a dit ce qui signifie : « Le bas-monde est plein de choses douces et plaisantes au regard, et Allah a fait de vous des successeurs. »
Quand le terme successeur est évoqué ici, on parle soit de successeurs qui vont gérer ce bas-monde, soit de successeurs de ceux qui vont précédé, parce que le bas-monde n’arrive chez les gens que lorsque ceux qui les ont précédés sont partis, sont morts. Et Dieu sait comment vous allez vous comporter, alors préservez-vous du bas-monde. C’est-à-dire éloignez-vous de ces sources de dissensions. Faites bien attention que le bas-monde ne vous détourne pas, ne vous laissez pas méprendre et entraînez par le bas-monde de sorte à ne pas accomplir ce que Allah vous a ordonné d’accomplir et à commettre ce qu’Il vous a ordonné de ne pas commettre.
« Et craignez et préservez-vous des femmes, car la première source de dissensions parmi les fils d’Isra’il était par la cause des femmes. »
[Rapporté par Mouslim]
71– الثالث : عن ابن مسعودٍ رضي الله عنه : أنَّ النَّبيّ ﷺ كَانَ يقول : (( اللَّهُمَّ إنِّي أَسألُكَ الهُدَى ، وَالتُّقَى ، وَالعَفَافَ ، وَالغِنَى )) رواه مسلم .
Dans le hadith 71, donc le troisième de ce chapitre, d’après Ibn Mas^oud, que Allah l’agrée, le Prophète ﷺ disait souvent :
اللهم إني أسألكَ الهُدى والتقى والعَفافَ والغِنى
(Allahouma inni as-s‘alouka al-houda wa taqa wa l-^afafa wa l-ghina)
ce qui signifie : « Ô Allah, je te demande la bonne guidée, la piété, la chasteté et la richesse. » C’est-à-dire la richesse de l’âme.
[Rapporté par Mouslim]
72– الرابع : عن أبي طريفٍ عدِيِّ بن حاتمٍ الطائيِّ رضي الله عنه ، قَالَ : سمعتُ رسولَ الله ﷺ ، يقول : (( مَنْ حَلَفَ عَلَى يَمِينٍ ثُمَّ رَأَى أتْقَى للهِ مِنْهَا فَليَأتِ التَّقْوَى )) رواه مسلم .
Dans le hadith 72, qui est le quatrième de ce chapitre, d’après Abou Tarif, ^Adiyy fils de Hatima Ta’iyy, que Allah l’agrée a dit : « J’ai entendu le messager de Allah ﷺ dire ce qui signifie: : « Celui qui a juré de faire quelque chose, puis il a vu qu’une autre chose valait mieux [c’est-à-dire est plus proche de la piété], alors qu’il fasse ce qui est le plus proche de la piété, [c’est-à-dire en expiant le fait d’avoir juré, de ne pas avoir tenu sa parole]. »
[Rapporté par Mouslim ]
73– الخامس : عن أبي أُمَامَةَ صُدَيّ بنِ عجلانَ الباهِلِيِّ رضي الله عنه ، قَالَ : سَمِعتُ رسولَ الله ﷺ يَخْطُبُ في حجةِ الوداعِ ، فَقَالَ : (( اتَّقُوا الله وَصلُّوا خَمْسَكُمْ ، وَصُومُوا شَهْرَكُمْ ، وَأَدُّوا زَكاةَ أَمْوَالِكُمْ ، وَأَطِيعُوا أُمَرَاءكُمْ تَدْخُلُوا جَنَّةَ رَبِّكُمْ )) رواه الترمذي ، في آخر كتابِ الصلاةِ ، وَقالَ : (( حديث حسن صحيح )) .
Dans le hadith 73, qui est le cinquième de ce chapitre, d’après Abou ‘Oumamah Soudaiyy fils de ^Abdi l-Lah Al-Bahiliyy, que Dieu l’agrée, a dit : « J’ai entendu le messager de Allah ﷺ donner un discours lors du pèlerinage d’adieu, il a dit ce qui signifie : « Faites preuve de piété à l’égard de Dieu, accomplissez vos cinq prières, jeûnez votre mois, acquittez vous de la zakat sur vos biens, obéissez à vos gouverneurs ou à vos responsables, vous entrerez au paradis de votre Seigneur. »
[Rapporté par At-Tirmidhiyy à la fin du livre salat. Il a dit que c’est un hadith qui est haçan et sahih]
٧ – باب في اليقين والتوكل
قَالَ الله تَعَالَى : ﴿ وَلَمَّا رَأى الْمُؤْمِنُونَ الأَحْزَابَ قَالُوا هَذَا مَا وَعَدَنَا اللهُ وَرَسُولُهُ وَصَدَقَ اللهُ وَرَسُولُهُ وَمَا زَادَهُمْ إِلاَّ إِيمَاناً وَتَسْلِيماً ﴾ [ الأحزاب : 22 ]، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ الَّذِينَ قَالَ لَهُمُ النَّاسُ إِنَّ النَّاسَ قَدْ جَمَعُوا لَكُمْ فَاخْشَوْهُمْ فَزَادَهُمْ إِيمَاناً وَقَالُوا حَسْبُنَا اللهُ وَنِعْمَ الْوَكِيلُ ، فَانْقَلَبُوا بِنِعْمَةٍ مِنَ اللهِ وَفَضْلٍ لَمْ يَمْسَسْهُمْ سُوءٌ وَاتَّبَعُوا رِضْوَانَ اللهِ وَاللهُ ذُو فَضْلٍ عَظِيمٍ ﴾ [ آل عمران :173- 174 ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَتَوَكَّلْ عَلَى الْحَيِّ الَّذِي لا يَمُوتُ ﴾ [ الفرقان :58 ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَعَلَى اللهِ فَلْيَتَوَكَّلِ الْمُؤْمِنُونَ ﴾ [ إبراهيم : 11 ] ، وَقالَ تَعَالَى :
﴿ فَإِذَا عَزَمْتَ فَتَوَكَّلْ عَلَى الله ﴾ [ آل عمران : 159 ] ، والآيات في الأمرِ بالتوكلِ كثيرةٌ معلومةٌ . وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَمَنْ يَتَوَكَّلْ عَلَى اللهِ فَهُوَ حَسْبُهُ ﴾ [ الطلاق : 3 ] : أي كافِيهِ . وَقالَ تَعَالَى : ﴿ إِنَّمَا الْمُؤْمِنُونَ الَّذِينَ إِذَا ذُكِرَ اللهُ وَجِلَتْ قُلُوبُهُمْ وَإِذَا تُلِيَتْ عَلَيْهِمْ آيَاتُهُ زَادَتْهُمْ إِيمَاناً وَعَلَى رَبِّهِمْ يَتَوَكَّلُونَ ﴾ [ الأنفال : 2 ] ، والآيات في فضل التوكل كثيرةٌ معروفةٌ .
Chapitre 7 : La certitude et le fait de se fier à Dieu
Allah ta^ala dit dans sourat Al-‘Ahzab verset 22 :
﴿ وَلَمَّا رَأَى الْمُؤْمِنُونَ الْأَحْزَابَ قَالُوا هَٰذَا مَا وَعَدَنَا اللَّهُ وَرَسُولُهُ وَصَدَقَ اللَّهُ وَرَسُولُهُ ۚ وَمَا زَادَهُمْ إِلَّا إِيمَانًا وَتَسْلِيمًا ٢٢﴾
( Wa lamma ra`a l-mou`minouna l-`ahzaba qalou hadha ma wa^adana l-lahou wa rasoulouhou wa sadaqa l-lahou wa rasoulouhou wa ma zadahoum `Illa `Imanan wa taslima )
[33/22] ce qui signifie : « Lorsque les croyants ont vu les différentes factions, ils ont dit : « Voilà ce que Allah et Son Messager nous ont promis. Allah et Son Messager ont dit vrai. » Et cela ne les a augmenté qu’en foi et en soumission. »
﴿ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا إِن تَتَّقُوا اللَّهَ يَجْعَل لَّكُمْ فُرْقَانًا وَيُكَفِّرْ عَنكُمْ سَيِّئَاتِكُمْ وَيَغْفِرْ لَكُمْ ۗ وَاللَّهُ ذُو الْفَضْلِ الْعَظِيمِ ٢٩﴾
Dans sourat ‘Ali ^Imran, versets 173 et 174, Allah ta^ala dit:
الَّذِينَ قَالَ لَهُمُ النَّاسُ إِنَّ النَّاسَ قَدْ جَمَعُوا لَكُمْ فَاخْشَوْهُمْ فَزَادَهُمْ إِيمَانًا وَقَالُوا حَسْبُنَا اللَّهُ وَنِعْمَ الْوَكِيلُ ﴿
فَانقَلَبُوا بِنِعْمَةٍ مِّنَ اللَّهِ وَفَضْلٍ لَّمْ يَمْسَسْهُمْ سُوءٌ وَاتَّبَعُوا رِضْوَانَ اللَّهِ ۗ وَاللَّهُ ذُو فَضْلٍ عَظِيمٍ ١٧٣﴾
(Al-ladhina qala lahoumou n-nasou `inna n-Nasa qad jama^ou lakoum fakhchawhoum fazadahoum `imanan wa qalou hasboun l-lahu wa ni^ma l-wakil. Fanqalabou bini^matin m-mina l-lahi wa fadlin l-lam yamsas-houm sou’oun wa t-taba^ou riđwana l-lahi wa l-lahou dhou fadlin ^azimi)
[3/173-174] ce qui signifie : « Ceux à qui les gens ont dit : « Les gens ont complotés contre vous, craignez-les ! » Mais cela ne les a augmenté qu’en foi, ils ont dit : « Allah nous suffit et qui de mieux que Lui à qui nous nous fions. » Et ils sont retournés avec une grâce de la part de Dieu et un mérite, aucun mal ne les a touchés. Ils ont suivi ce qui fait mériter l’agrément de Dieu, et Allah est Celui qui accorde une grâce éminente. »
Et dans sourat Al Fourqan, verset 58, Allah ta^ala dit :
﴿ وَتَوَكَّلْ عَلَى الْحَيِّ الَّذِي لَا يَمُوتُ ٥٨﴾
(Wa tawakkal ^ala l-hayyi l-ladhi la yamout)
[25/58] ce qui signifie : « Fie toi à Celui qui a pour attribut la vie et qui ne meurt pas. »
Et dans sourat Ibrahim, verset 11, Allah ta^ala dit :
﴿ وَعَلَى اللَّهِ فَلْيَتَوَكَّلِ الْمُؤْمِنُونَ ١١﴾
(Wa ^ala l-lahi falyatawakali l-mou`minouna)
[14/11] ce qui signifie : « Et que les croyants se fient donc à Dieu. »
Et dans sourat ‘Ali ^Imran, verset 159, Allah ta^ala dit :
﴿ فَإِذَا عَزَمْتَ فَتَوَكَّلْ عَلَى اللَّهِ ۚ ١٥٩﴾
(Fa`idha ^azamta fatawakkal ^ala l-lahi)
[3/59] ce qui signifie : « Dès lors que tu t’es décidé, alors fie toi à Dieu. »
Et les versets qui ordonnent de se fier à Dieu sont nombreux et connus.
Allah ta^ala, dans sourat At–Talaq verset 3 dit :
﴿ وَمَن يَتَوَكَّلْ عَلَى اللَّهِ فَهُوَ حَسْبُهُ ٣﴾
(waman yatawakkal ^ala l-Lahi fahouwa hasbouh)
[65/3] ce qui signifie : « Celui qui se fie à Dieu, Allah lui suffit. »
Allah ta^ala dit dans sourat Al-‘Anfal verset 2:
﴿ إِنَّمَا ٱلۡمُؤۡمِنُونَ ٱلَّذِينَ إِذَا ذُكِرَ ٱللَّهُ وَجِلَتۡ قُلُوبُهُمۡ وَإِذَا تُلِيَتۡ عَلَيۡهِمۡ ءَايَٰتُهُۥ زَادَتۡهُمۡ إِيمَٰنٗا وَعَلَىٰ رَبِّهِمۡ يَتَوَكَّلُونَ ٢﴾
(‘Innama l-mou`uminouna l-ladhina `idha dhoukira l-lahu wajilat qouloubouhoum wa `Idha touliyat ^alayhim `ayatouhou zadat-houm `imanan wa ^ala rabbihim yatawakkaloun)
[8/2] ce qui signifie : « Certes les croyants sont ceux qui, lorsque Allah est cité, leurs coeurs prennent peur d’une peur révérencielle et lorsque ces versets leurs sont récités, ils les augmentent en foi et ils se fient à leur Seigneur. »
Et les versets à propos de se fier à Dieu sont nombreux et connus.
Pour ce qui est des ahadith,
74– وأما الأحاديث : فالأول : عن ابن عباس رضي الله عنهما ، قَالَ : قَالَ رسولُ الله ﷺ : (( عُرِضَتْ عَلَيَّ الأُمَمُ ، فَرَأيْتُ النَّبيّ ومَعَهُ الرُّهَيطُ ، والنبي وَمَعَهُ الرَّجُلُ وَالرَّجُلانِ ، والنبيَّ لَيْسَ مَعَهُ أَحَدٌ إِذْ رُفِعَ لي سَوَادٌ عَظيمٌ فَظَنَنْتُ أَنَّهُمْ أُمَّتِي فقيلَ لِي : هَذَا مُوسَى وَقَومُهُ ، ولكنِ انْظُرْ إِلَى الأُفُقِ ، فَنَظَرتُ فَإِذا سَوادٌ عَظِيمٌ ، فقيلَ لي : انْظُرْ إِلَى الأفُقِ الآخَرِ ، فَإِذَا سَوَادٌ عَظيمٌ ، فقيلَ لِي : هذِهِ أُمَّتُكَ وَمَعَهُمْ سَبْعُونَ ألفاً يَدْخُلُونَ الجَنَّةَ بِغَيرِ حِسَابٍ ولا عَذَابٍ )) ، ثُمَّ نَهَضَ فَدخَلَ مَنْزِلَهُ فَخَاضَ النَّاسُ في أُولئكَ الَّذِينَ يَدْخُلُونَ الجَنَّةَ بِغَيْرِ حِسَابٍ ولا عَذَابٍ ، فَقَالَ بَعْضُهُمْ : فَلَعَلَّهُمْ الَّذينَ صَحِبوا رسولَ الله ﷺ ، وَقالَ بعْضُهُمْ : فَلَعَلَّهُمْ الَّذِينَ وُلِدُوا في الإِسْلامِ فَلَمْ يُشْرِكُوا بِالله شَيئاً – وذَكَرُوا أشيَاءَ –
فَخَرجَ عَلَيْهِمْ رسولُ الله ﷺ ، فَقَالَ : (( مَا الَّذِي تَخُوضُونَ فِيهِ ؟ )) فَأَخْبَرُوهُ فقالَ : (( هُمُ الَّذِينَ لاَ يَرْقُونَ، وَلا يَسْتَرقُونَ، وَلا يَتَطَيَّرُونَ ؛ وعَلَى رَبِّهِمْ يَتَوكَّلُون )) فقامَ عُكَّاشَةُ ابنُ محصنٍ ، فَقَالَ : ادْعُ الله أنْ يَجْعَلني مِنْهُمْ ، فَقَالَ : (( أنْتَ مِنْهُمْ )) ثُمَّ قَامَ رَجُلٌ آخَرُ، فَقَالَ : ادْعُ اللهَ أنْ يَجْعَلنِي مِنْهُمْ، فَقَالَ : (( سَبَقَكَ بِهَا عُكَّاشَةُ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ.
(( الرُّهَيْطُ )) بضم الراء تصغير رهط : وهم دون عشرة أنفس ، وَ(( الأُفقُ )) الناحية والجانب . و(( عُكَّاشَةُ )) بضم العين وتشديد الكاف وبتخفيفها ، والتشديد أفصح .
Dans le hadith 74, qui est le premier de ce chapitre, d’après Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée lui et son père, le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Les communautés m’ont été exposées, et j’ai vu un prophète qui n’avait qu’un seul petit groupe avec lui, et j’ai vu un prophète qui n’avait qu’un seul homme avec lui ou deux hommes, et j’ai vu un prophète qui n’avait personne avec lui. C’est alors que j’ai vu une foule immense, je croyais que c’était ma communauté. Il m’a été dit : “ Voici Mouça et son peuple, regarde plutôt à l’horizon. ” J’ai levé mon regard vers l’horizon et j’ai vu une grande foule, on m’a dit : “ Regarde vers l’autre horizon. ” Et j’ai vu également une grande foule, il m’a été dit : “ Voici ta communauté, ils seront accompagnés de soixante dix mille qui entreront aux paradis sans châtiment. ” Puis, le Prophète s’est levé et est rentré dans sa pièce. Les gens se sont mis à discuter à propos des gens qui vont rentrer au paradis sans châtiment. Certains se sont dit : “ C’est peut-être les gens qui furent les compagnons du prophète de Allah ﷺ. ” D’autres ont dit : “ C’est peut-être ceux qui vont naître dans l’Islam et qui n’ont pas commis de mécréante auparavant. ” Ils ont fait des hypothèses. Puis le messager de Allah ﷺ est revenu, il leur a dit ce qui signifie : “ À propos de quoi vous discutez ? ” Ils lui ont dit ce qu’ils se disaient, alors le Messager de Allah ﷺ leur a expliqué et leur a dit ce qui signifie : “ Ce sont ceux qui ne récitent pas des rouqiyah contraires à la loi, ceux qui ne demandent pas à ce qu’on leur récite des rouqiyah contraires à la loi et qui ne sont pas superstitieux et qui se fient à leur Seigneur. ” C’est alors qu’un compagnon qui s’appelle ^Oukachah fils de Mihsan a dit: “ Invoques Dieu pour que je sois parmi eux. ” Alors que le Messager de Allah ﷺ lui a dit ce qui signifie : “ Tu es l’un d’entre eux. ” Alors un autre compagnon s’est levé et a dit : “ Moi aussi, fais moi des invocations pour que je sois à leur nombre. ” C’est alors que le prophète ﷺ a dit ce qui signifie : « ^Oukachah a été plus rapide que toi. »
Au début du hadith, lorsque le prophète ﷺ a parlé d’un prophète qui avait un faible nombre avec lui, il a utilisé un terme qui indique qu’il avait moins de dix personnes. Et quand on parle de l’horizon, on parle du côté. Et quand on dit ^Oukachah, on peut dire aussi ^Oukacha. Mais ^Oukachah c’est plus éloquent, c’est-à-dire avec la chaddah.
75– الثاني : عن ابن عباس رضي الله عنهما أيضاً : أنَّ رَسُول الله ﷺ كَانَ يقول : (( اللَّهُمَّ لَكَ أَسْلَمْتُ ، وَبِكَ آمَنْتُ ، وَعَليْك تَوَكَّلْتُ ، وَإِلَيْكَ أنَبْتُ ، وَبِكَ خَاصَمْتُ. اللَّهُمَّ أعُوذُ بعزَّتِكَ؛ لا إلهَ إلاَّ أَنْتَ أنْ تُضلَّني، أَنْتَ الحَيُّ الَّذِي لاَ تَمُوتُ، وَالجِنُّ والإنْسُ يَمُوتُونَ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ، وهذا لفظ مسلم واختصره البخاري.
Et le deuxième hadith de ce chapitre, qui est le hadith 75, An-Nawawiyy rapporte de Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée lui et son père également, que le Messager de Allah ﷺ a dit cette invocation :
اللَّهُمَّ لك أَسْلَمْتُ، وبِكَ آمَنتُ، وعَلَيكَ تَوَكَّلْت، وإِلَيكَ أَنَبْتُ، وبك خَاصَمْتُ، اللهم أعُوذ بِعزَّتك؛ لا إله إلا أنت أن تُضلَّني، أنت الحَيُّ الذي لا تموت، والجِنُّ والإنْسُ يَمُوتُونَ
qui signifie : « Ô Allah, je me soumets à Toi, je crois en Toi, je me fie à Toi, je me repens à Toi, c’est pour Ton agrément que je défends Ta religion. Ô Allah, je recherche la préservation par Ta gloire, il n’est de Dieu que Toi, que je sois égaré. Tu es Celui qui a pour attribut la vie, Qui ne meurt pas, tandis que les jinn et les humains meurent. »
[ rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim ]
76– الثالث : عن ابن عباس رضي الله عنهما أيضاً ، قَالَ : حَسْبُنَا اللهُ وَنِعْمَ الوَكِيلُ ، قَالَهَا إِبرَاهيمُ عَلَيْهِ ٱلسَّلَامُ حِينَ أُلقِيَ في النَّارِ ، وَقَالَها مُحَمَّدٌ ﷺ حِينَ قَالُوا : إنَّ النَّاسَ قَدْ جَمَعوا لَكُمْ فَاخْشَوْهُمْ فَزَادَهُمْ إيْماناً وَقَالُوا : حَسْبُنَا الله ونعْمَ الوَكيلُ . رواه البخاري .
وفي رواية لَهُ عن ابن عَبَّاسٍ رضي الله عنهما ، قَالَ : كَانَ آخر قَول إبْرَاهِيمَ عَلَيْهِ ٱلسَّلَامُ حِينَ أُلْقِيَ في النَّارِ : حَسْبِي الله ونِعْمَ الوَكِيلُ .
Dans le hadith 76, le troisième de ce chapitre, d’après Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée lui et son père également, il a dit « حَسْبُنَا اللَّهُ وَنِعْمَ الْوَكِيلُ » « Hasbouna l-lahou wa ni^mal wakil ». Verset 173 de sourat ‘Ali ^Imran, cette parole a été dite par Ibrahim ^alayhi s-salam lorsqu’il a été jeté dans le feu, et également Mouhammad ﷺ l’a dite lorsqu’ils ont dit, verset 173 de sourat ‘Ali ^Imran
﴿ إِنَّ النَّاسَ قَدْ جَمَعُوا لَكُمْ فَاخْشَوْهُمْ فَزَادَهُمْ إِيمَانًا وَقَالُوا حَسْبُنَا اللَّهُ وَنِعْمَ الْوَكِيلُ ١٧٣﴾
(`inna n-Nasa qad jama^ou lakoum fakhchawhoum fazadahoum `imanan wa qalou hasboun l-lahou wa ni^ma l-wakil)
ce qui signifie : « Les gens se sont alliés et ont complotés contre vous, craignez-les mais cela n’a fait que les augmenter en foi et ils ont dit :
« حَسْبُنَا اللَّهُ وَنِعْمَ الْوَكِيلُ »
Qui veut dire : « Allah nous suffit et qui de mieux que Lui à qui se fier. »
Et dans une version de Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée, il a dit ce qui signifie : « La dernière parole que Ibrahim ^alayhi s-salam avait dit lorsqu’il a été jeté dans le feu est :
« حَسْبُنَا اللَّهُ وَنِعْمَ الْوَكِيلُ » .
77– الرابع : عن أبي هريرةَ رضي الله عنه ، عن النَّبيّ ﷺ ، قَالَ : (( يَدْخُلُ الجَنَّةَ أَقْوامٌ أفْئِدَتُهُمْ مِثلُ أفْئِدَةِ الطَّيرِ )) رواه مسلم .
قيل : معناه متوكلون ، وقيل : قلوبهم رَقيقَةٌ .
Dans le hadith 77, le quatrième de ce chapitre, d’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, d’après le Prophète ﷺ , il a dit : « Des gens entreront au paradis, leur coeur sont comme le coeur des oiseaux. »
[Rapporté par Mouslim. Il a dit que cela veut dire qu’ils se fient totalement à Dieu et il est dit que leur cœur sont doux]
Il a été dit que cela veut dire qu’il se fie totalement à Dieu. Et il a été dit que leurs coeurs sont doux.
78– الخامس : عن جابر رضي الله عنه : أَنَّهُ غَزَا مَعَ النبي ﷺ قِبلَ نَجْدٍ ، فَلَمَّا قَفَلَ رَسُول الله ﷺ قَفَلَ معَهُمْ ، فَأَدْرَكَتْهُمُ القَائِلَةُ في وَادٍ كثير العِضَاه ، فَنَزَلَ رَسُول الله ﷺ وَتَفَرَّقَ النَّاسُ يَسْتَظِلُّونَ بالشَّجَرِ ، وَنَزَلَ رَسُول الله ﷺ تَحتَ سَمُرَة فَعَلَّقَ بِهَا سَيفَهُ وَنِمْنَا نَوْمَةً ، فَإِذَا رسولُ الله ﷺ يَدْعونَا وَإِذَا عِنْدَهُ أعْرَابِيٌّ ، فَقَالَ : (( إنَّ هَذَا اخْتَرَطَ عَلَيَّ سَيفِي وَأنَا نَائمٌ فَاسْتَيقَظْتُ وَهُوَ في يَدِهِ صَلتاً ، قَالَ : مَنْ يَمْنَعُكَ مِنِّي ؟ قُلْتُ : الله – ثلاثاً- )) وَلَمْ يُعاقِبْهُ وَجَلَسَ . مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .وفي رواية قَالَ جَابرٌ : كُنَّا مَعَ رَسُولِ الله ﷺ بذَاتِ الرِّقَاعِ ، فَإِذَا أَتَيْنَا عَلَى شَجَرَةٍ ظَلِيلَةٍ تَرَكْنَاهَا لرسول الله ﷺ ، فجاء رَجُلٌ مِنَ المُشْركينَ وَسَيفُ رَسُول الله ﷺ معَلَّقٌ بالشَّجَرَةِ فَاخْتَرطَهُ ، فَقَالَ : تَخَافُنِي ؟ قَالَ : (( لاَ )) فَقَالَ : فَمَنْ يَمْنَعُكَ مِنِّي ؟ قَالَ : (( الله )) .
وفي رواية أبي بكر الإسماعيلي في » صحيحه » ، قَالَ : مَنْ يَمْنَعُكَ مِنِّي ؟
قَالَ : (( اللهُ )) . قَالَ : فَسَقَطَ السيفُ مِنْ يَدهِ ، فَأخَذَ رسولُ الله ﷺ السَّيْفَ ، فَقَالَ : (( مَنْ يَمْنَعُكَ مني ؟ )) . فَقَالَ : كُنْ خَيرَ آخِذٍ . فَقَالَ : (( تَشْهَدُ أنْ لا إلهَ إلاَّ الله وَأَنِّي رَسُول الله ؟ )) قَالَ : لاَ ، وَلَكنِّي أُعَاهِدُكَ أنْ لا أُقَاتِلَكَ ، وَلاَ أَكُونَ مَعَ قَومٍ يُقَاتِلُونَكَ ، فَخَلَّى سَبيلَهُ ، فَأَتَى أصْحَابَهُ ، فَقَالَ : جئتُكُمْ مِنْ عنْد خَيْرِ النَّاسِ .
قَولُهُ : (( قَفَلَ )) أي رجع ، وَ(( الْعِضَاهُ )) الشجر الَّذِي لَهُ شوك، و(( السَّمُرَةُ )) بفتح السين وضم الميم : الشَّجَرَةُ مِنَ الطَّلْح ، وهيَ العِظَامُ مِنْ شَجَرِ العِضَاهِ ، وَ(( اخْتَرَطَ السَّيْف )) أي سلّه وَهُوَ في يدهِ . (( صَلْتاً )) أي مسلولاً ، وَهُوَ بفتحِ الصادِ وضَمِّها .
An-Nawawiyy rapporte dans le hadith 78, le cinquième de ce chapitre, d’après Jabir que Allah l’agrée, il a dit qu’il avait accompagné le Prophète ﷺ lors de la conquête en direction d’un nadj. [Nadj, c’est un endroit élevé de la terre, c’est cela le sens ce qui est visé ici. C’est la conquête qui s’appelle Dhatirriqa’]. Sur le chemin du retour le Messager de Allah ﷺ quand il a fini, il est revenu et Jabir était avec eux. Quand il est revenu, il était dans une vallée qui comportait beaucoup d’arbre qui comportait des épines et ça coïncidait avec le moment de la sieste [le temps de la sieste, en plein milieu de la journée quand il fait très très chaud]. Le Prophète Mouhammad ﷺ est descendu de sa monture pour faire une halte et tous les compagnons se sont dispersés pour chercher un peu d’ombre des arbres. Et le Messager de Allah ﷺ, c’est mis à l’ombre d’un arbre assez grand qui comportait des épines et il a accroché son épée dans cette arbre et donc Jabir qui rapporte il dit : « Nous nous sommes tous assoupis, c’est alors que nous nous sommes aperçu que le Messager de Allah ﷺ nous appelait et il y’avait un campagnard qui était à côté de lui. Donc le Prophète a dit ce qui signifie : « Cet homme avait tiré mon épée alors que j’étais endormi. Je me suis réveillé et je l’ai trouvé avec mon épée dans sa main brandi. Et il m’as dit : “ Qui te protège de moi ? ” Je lui est dit : « Allah.» Donc il a fait cela trois fois, il ne l’as pas puni et il s’est assis.
[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]
Dans une autre version rapportée par Al-Boukhariyy, Jâbir qui rapporte a dit : « Nous étions en compagnie du Messager de Allah ﷺ dans la bataille de Dhatirriqa’ et quand nous sommes revenus nous avons trouvé un arbre avec plein de feuille [suffisamment pour faire de l’ombre], nous avons laissé cette place pour le Messager de Allah ﷺ. Un associateur est venu alors que l’épée du Messager de Allah ﷺ était accrochée à l’arbre, il [l’associateur] a pris l’épée et il a dit : “ Est ce que tu as peur de moi ? ” Et le Messager de Dieu lui a dit ce qui signifie « Non. » Le campagnard lui a dit : « Et qui te protège de moi ? » Le Messager a dit : «Allah.»
Et dans la version de Abou Bakr Isma^iliyy dans son Sahih, le campagnard a dit : “ Qui te protège de moi ? ” Le Messager a dit «Allah.» C’est alors que l’épée est tombée de la main du campagnard et le Messager de Allah ﷺ a pris l’épée de sa main et a dit au campagnard ce qui signifie : « Et qui te protège de moi ? » Alors le campagnard lui a dit : « Soit le meilleur des deux. » Alors le Messager lui a dit ce qui signifie : « Est ce que tu témoigne qu’il n’est de Dieu que Dieu et que je suis le Messager de Dieu ? » Le campagnard lui a répondu : « Non, mais je te promets je ne te combattrai jamais et je ne serai jamais au côté de gens qui vont te combattre. » Il l’a relâché. Ce campagnard a rejoint son clan et il leur a dit ce qui signifie : « Je suis venue j’étais auprès du meilleur des gens. » [Parce que c’est un acte qu’ aucune personne qu’il connaît n’aurait fait.]
79– السادس : عن عُمَر رضي الله عنه ، قَالَ : سمعتُ رَسُول الله ﷺ ، يقول : (( لَوْ أَنَّكُمْ تَتَوَكَّلُونَ عَلَى اللهِ حَقَّ تَوَكُّلِهِ لَرَزَقَكُمْ كَمَا يَرْزُقُ الطَّيْرَ ، تَغْدُو خِمَاصاً
وَتَرُوحُ بِطَاناً )) رواه الترمذي ، وَقالَ : (( حديث حسن )) .
معناه : تَذْهبُ أَوَّلَ النَّهَارِ خِمَاصاً : أي ضَامِرَةَ البُطُونِ مِنَ الجُوعِ ، وَتَرجعُ آخِرَ النَّهَارِ بِطَاناً . أَي مُمْتَلِئَةَ البُطُونِ .
Dans le hadith 79, le sixième de ce chapitre An-Nawawiyy rapporte d’après Umar (que Dieu l’agréé) il a dit j’ai entendu le Messager de Allah ﷺ dire ce qui signifie : « Si vous vous fié à Dieu véritablement, Il vous aurait accorder votre subsistance tout comme il l’accorde aux oiseaux, qui sorte le matin le ventre creux, il rentre le soir le ventre plein. »
[Rapporté par At-Tirmidhiyy et il a dit c’est un hadith qui est haçan]
80– السابع : عن أبي عُمَارة البراءِ بن عازب رضي الله عنهما ، قَالَ : قَالَ رسولُ الله ﷺ : (( يَا فُلانُ ، إِذَا أَوَيْتَ إِلَى فراشِكَ ، فَقُل : اللَّهُمَّ أسْلَمتُ نَفْسي إلَيْكَ ، وَوَجَّهتُ وَجْهِي إلَيْكَ ، وَفَوَّضتُ أَمْري إلَيْكَ ، وَأَلجأْتُ ظَهري إلَيْكَ رَغبَةً وَرَهبَةً إلَيْكَ ، لا مَلْجَأ وَلاَ مَنْجَا مِنْكَ إلاَّ إلَيْكَ ، آمنْتُ بِكِتَابِكَ الَّذِي أنْزَلْتَ ؛ وَنَبِيِّكَ الَّذِي أَرْسَلْتَ . فَإِنَّكَ إِنْ مِتَّ مِنْ لَيلَتِكَ مِتَّ عَلَى الفِطْرَةِ ، وَإِنْ أصْبَحْتَ أَصَبْتَ خَيراً )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
وفي رواية في الصحيحين ، عن البراءِ ، قَالَ : قَالَ لي رَسُول الله ﷺ : (( إِذَا أَتَيْتَ مَضْجِعَكَ فَتَوَضَّأْ وُضُوءكَ للصَّلاةِ ، ثُمَّ اضْطَجعْ عَلَى شِقِّكَ الأَيمَنِ ، وَقُلْ … وذَكَرَ نَحْوَهُ ثُمَّ قَالَ : وَاجْعَلْهُنَّ آخِرَ مَا تَقُولُ )) .
Dans le hadith 80, qui est le septième de ce chapitre, An-Nawawiyy rapporte d’après Abou ^Oumarah fils de ^Azib, que Dieu les agrées tous les deux, il a dit: « Le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Ô untel, [donc il s’adressait à un compagnon, le rapporteur n’as pas cité son prénom] quand tu vas dormir dit cette invocation qui signifie : « Ô Allah je fais en sorte que mon âme t’obéisse et ce soumette à Ton jugement et ce satisfait de Ta prédestination, j’oriente ma volonté pour rechercher Ton agrément, je me fie à Toi pour que Tu m’aide pour ce qui m’est utile en espérant ainsi Ta récompense et en craignant Ton châtiment. Il n’est d’issue et de sauvegarde de Ton châtiment que grâce à ton agrément. J’ai cru fermement en Ton livre que Tu as fais descendre et à Ton Prophète que Tu as envoyé » si tu meurt cette nuit là tu mourras sur Al fitra. » [C’est à dire comme lorsque tu était née, sur la prédisposition de l’islam.] Et si tu te lève le matin tu auras du bien. »
[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]
Et dans un autre version rapportée également de Al-Boukhariyy et Mouslim toujours d’après Al Bara’, il a dit : « Le Messager de Allah m’as dit ce qui signifie : « Quand tu vas prendre ton drap pour dormir, auparavant fait le houdou comme si tu allais faire la prière, puis allonge toi sur le côté droit et tu dis «Ô Allah je fais en sorte que mon âme t’obéisse et se soumette à Ton jugement et se satisfait de Ta prédestination, j’oriente ma volonté pour rechercher Ton agrément, je me fie à Toi pour que Tu m’aide pour ceux qui m’est utile en espérant ainsi Ta récompense et en craignant Ton châtiment il n’est dessus et de sauvegarde de Ton châtiment que grâce à ton agrément, j’ai cru fermement en Ton livre que Tu as fait descendre et à Ton prophète que Tu as envoyé » si tu meurs cette nuit là tu mourras sur Al fitra. Et fait en sorte que ce soit la dernière parole que tu dis avant de dormir. » Il a cité la même invocation que dans la version précédente.
81– الثامِنُ : عن أبي بكرٍ الصِّديق رضي الله عنه عبدِ اللهِ بنِ عثمان بنِ عامرِ بنِ عمر ابنِ كعب بنِ سعدِ بن تَيْم بنِ مرة بن كعبِ بن لُؤَيِّ بن غالب القرشي التيمي رضي الله عنه – وَهُوَ وَأَبُوهُ وَأُمُّهُ صَحَابَةٌ – رضي الله عنهما – قَالَ : نَظَرتُ إِلَى أَقْدَامِ المُشْرِكينَ وَنَحنُ في الغَارِ وَهُمْ عَلَى رُؤُوسِنا ، فقلتُ : يَا رسولَ الله ، لَوْ أَنَّ أَحَدَهُمْ نَظَرَ تَحْتَ قَدَمَيهِ لأَبْصَرَنَا . فَقَالَ : (( مَا ظَنُّكَ يَا أَبا بَكرٍ باثنَيْنِ الله ثَالِثُهُمَا )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
Dans le hadith 81 qui est le 8ème de ce chapitre, An-Nawawiyy rapporte d’après Abou Bakr as-Siddiq ^Abdou l-Lah fils de Outhman, fils de ^Amr, fils de ^Amr, fils de Ka^b, fils de Sa^d, fils de Taym, fils de Mourah, fils de Ka^b, fils de Lou’ay, fils de Khalib le qouraichite le tayimite que Dieu l’agréé [lui, son père et sa mère était des compagnons], il a dit « Je voyais le pied des associateurs alors que nous étions dans la grotte et eux ils étaient juste au dessus de nos têtes et je disais: « Ô Messager de Dieu, il suffisait que l’un d’entre eux regarde au niveau de son pied et il nous verrait ». C’est alors que le Messager m’as répondu ce qui signifie : « Qu’est ce que tu penses, Abou Bakr, de deux personnes à qui Dieu donne la victoire, l’aide et la protection ?.»
Donc ici, la parole en arabe باثنَيْنِ الله ثَالِثُهُمَا ne veut pas dire qu’il y’a deux personnes et que Dieu est le troisième avec eux, parce que Dieu il est impossible qu’Il soit dans un endroit, il est impossible qu’Il soit dans une direction. Mais ça veut dire que Dieu donne la victoire, l’aide, la protection à notre Prophète et à son compagnon notre maître Abou Bakr.
[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]
82– التاسع : عن أم المُؤمنينَ أمِّ سَلَمَةَ وَاسمها هِنْدُ بنتُ أَبي أميةَ حذيفةَ المخزومية رضي الله عنها : أنَّ النَّبيّ ﷺ كَانَ إِذَا خَرَجَ مِنْ بَيتِهِ ، قَالَ : (( بِسْمِ اللهِ تَوَكَّلتُ عَلَى اللهِ ، اللَّهُمَّ إِنِّي أعُوذُ بِكَ أنْ أضِلَّ أَوْ أُضَلَّ ، أَوْ أَزِلَّ أَوْ أُزَلَّ ، أَوْ أظْلِمَ أَوْ أُظْلَمَ ، أَوْ أجْهَلَ أَوْ يُجْهَلَ عَلَيَّ )) حديثٌ صحيح ، رواه أبو داود والترمذي وغيرهما بأسانيد صحيحةٍ . قَالَ الترمذي : (( حديث حسن صحيح )) وهذا لفظ أبي داود .
Dans le hadith 82 qui est le 9ème de ce chapitre, An-Nawawiyy rapporte d’après la mère des croyants ‘Oummou Salamah [‘Oummou Salamah s’appelle Hind fille de Abou ‘Oumayah, son père s’appelle Houdayfah et elle est marzoumiya de la tribu bani marzoum que Dieu l’agrée], elle rapporte que le Prophète lorsqu’il sortait de chez lui, il disait cette invocation :
بِسْمِ اللهِ تَوَكَّلتُ عَلَى اللهِ ، اللَّهُمَّ إِنِّي أعُوذُ بِكَ أنْ أضِلَّ أَوْ أُضَلَّ ، أَوْ أَزِلَّ أَوْ أُزَلَّ ، أَوْ أظْلِمَ أَوْ أُظْلَمَ ، أَوْ أجْهَلَ أَوْ يُجْهَلَ عَلَيَّ
ce qui signifie : « Je commence par le nom d’Allah je me fie totalement à Allah, ô Allah je te demande de me préserver de m’égarer ou d’égarer ou que quelqu’un d’autre m’égare je te demande de me préserver d’être vaincu par mes passions ou que je me détourne [de ce qui est une cause de la piété] ou que quelqu’un d’autre me fasse déraper, je te demande de me préserver de commettre une injustice envers quelqu’un ou de subir une injuste je te demande de me préserver d’ignorer le droit qui m’incombe ou que je sois amener à faire quelque chose qui ne soit pas de bon caractère. »
[Hadith authentique rapporté par Abou Dawoud, At-Tirmidhiyy et d’autres avec la chaîne de transmission du degré de sahih, authentique. At-Tirmidhiyy a dit que c’est un degré haçan, authentique et ce terme est celui de Abou Dawoud]
83– العاشر : عن أنس رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( مَنْ قَالَ – يَعْني : إِذَا خَرَجَ مِنْ بَيتِهِ – : بِسمِ اللهِ تَوَكَّلْتُ عَلَى اللهِ ، وَلا حَولَ وَلا قُوَّةَ إلاَّ باللهِ ، يُقالُ لَهُ : هُدِيتَ وَكُفِيتَ وَوُقِيتَ ، وَتَنَحَّى عَنْهُ الشَّيطَانُ )) رواه أبو داود والترمذي والنسائي وغيرهم . وَقالَ الترمذي : (( حديث حسن )) ، زاد أبو داود : (( فيقول – يعني : الشيطان- لِشيطان آخر : كَيفَ لَكَ بِرجلٍ قَدْ هُدِيَ وَكُفِيَ وَوُقِيَ ؟ )) .
Le hadith 83, le dixième de ce chapitre d’après ‘Anas (qu’Allah l’agréé) il dit le messager de Allah dit ce qui signifie : « Celui qui dit
بِسمِ اللهِ تَوَكَّلْتُ عَلَى اللهِ ، وَلا حَولَ وَلا قُوَّةَ إلاَّ باللهِ ، يُقالُ لَهُ : هُدِيتَ وَكُفِيتَ وَوُقِيتَ ، وَتَنَحَّى عَنْهُ الشَّيطَانُ
ce qui signifie : « Je sors en évoquant le nom d’Allah je me fie totalement à Allah il n’est de préservation et de force que grâce à Allah. ni de préservation si ce n’est par Allah. »
Il lui saura alors dis : « Tu sera bien guidé et tu seras suffit et tu seras préservée. » Et le chaytan s’écartera de lui. »
[Rapporté par Abou Dawoud, At-Tirmidhiyy, An-Nasa’i et d’autres]
At-Tirmidhiyy a dit c’est un hadith qui est haçan. Et Abou Dawoud a rajouté dans sa version la parole du Prophète qui signifie : « Le chaytan dit à un autre shaytan que vas-tu faire avec un homme qui a été bien guidé, qui a été suffit de tout mal et qui a été préservé du mal. »
84– وعن أنس رضي الله عنه ، قَالَ : كَانَ أَخَوانِ عَلَى عهد النَّبيّ ﷺ وَكَانَ أحَدُهُمَا يَأتِي النَّبيَّ ﷺ وَالآخَرُ يَحْتَرِفُ ، فَشَكَا المُحْتَرِفُ أخَاهُ للنبي ﷺ ، فَقَالَ : (( لَعَلَّكَ تُرْزَقُ بِهِ )) . رواه الترمذي بإسناد صحيحٍ عَلَى شرطِ مسلم .
(( يحترِف )) : يكتسب ويتسبب .
Dans le hadith 84 qui est le dernier de ce chapitre An-Nawawiyy rapporte d’après ‘Anas que Allah l’agréé, il a dit : « Il y avait deux frères à l’époque du Prophète un restait à côté à côté du Prophète pour écouter ce que disait le Prophète et l’autre travaillait pour chercher à gagner sa subsistance. C’est alors que celui qui allait travailler s’était plaint de son frère au Prophète ﷺ, le Prophète ﷺ lui a dit ce qui signifie : « Peut être que toi tu reçois ta subsistance grâce à ton frère qui reste à écouter le cour. »
[Rapporté par At-Tirmidhiyy avec une chaîne de transmission authentique selon les conditions de Mouslim]
٨ – باب في الاستقامة
قَالَ الله تَعَالَى : ﴿ فَاسْتَقِمْ كَمَا أُمِرْتَ ﴾ [ هود ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ إِنَّ الَّذِينَ قَالُوا رَبُّنَا اللَّهُ ثُمَّ اسْتَقَامُوا تَتَنَزَّلُ عَلَيْهِمُ الْمَلائِكَةُ أَلاَّ تَخَافُوا وَلا تَحْزَنُوا وَأَبْشِرُوا بِالْجَنَّةِ الَّتِي كُنْتُمْ تُوعَدُونَ نَحْنُ أَوْلِيَاؤُكُمْ فِي الْحَيَاةِ الدُّنْيَا وَفِي الآخِرَةِ وَلَكُمْ فِيهَا مَا تَشْتَهِي أَنْفُسُكُمْ وَلَكُمْ فِيهَا مَا تَدَّعُونَ نُزُلاً مِنْ غَفُورٍ رَحِيمٍ ﴾ [ فصلت ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ إِنَّ الَّذِينَ قَالُوا رَبُّنَا اللهُ ثُمَّ اسْتَقَامُوا فَلا خَوْفٌ عَلَيْهِمْ وَلا هُمْ يَحْزَنُونَ أُولَئِكَ أَصْحَابُ الْجَنَّةِ خَالِدِينَ فِيهَا جَزَاءً بِمَا كَانُوا يَعْمَلُونَ ﴾ [ الأحقاف ] .
Chapitre 8 : au sujet de la droiture
An-Nawawiyy commence par citer :
Dans sourat Houd verset 112, Allah ta^ala dit:
﴿ فَاسْتَقِمْ كَمَا أُمِرْتَ ﴾
(Fastaqim kama `oumirt)
[11/112] qui signifie : « Soit sur le chemin de droiture, soit droit tout comme tu en a reçu l’ordre.»
Et An-Nawawiyy a cité les versets de 30 jusqu’à 32 de sourat Fousilat:
﴿ إِنَّ الَّذِينَ قَالُوا رَبُّنَا اللَّهُ ثُمَّ اسْتَقَامُوا تَتَنَزَّلُ عَلَيْهِمُ الْمَلائِكَةُ أَلاَّ تَخَافُوا وَلا تَحْزَنُوا وَأَبْشِرُوا بِالْجَنَّةِ الَّتِي كُنْتُمْ تُوعَدُونَ ٣٠ نَحْنُ أَوْلِيَاؤُكُمْ فِي الْحَيَاةِ الدُّنْيَا وَفِي الآخِرَةِ وَلَكُمْ فِيهَا مَا تَشْتَهِي أَنْفُسُكُمْ وَلَكُمْ فِيهَا مَا تَدَّعُونَ ٣١ نُزُلاً مِنْ غَفُورٍ رَحِيمٍ ٣٢﴾
(‘Inna l-Ladhina qalou rabbuna l-Lahou thoumma staqamou tatanazzalou ^alayhimou l-mala‘ikatou ‘alla takhafou wa la tahzanou wa ‘abchirou bil-Jannati l-lati kountoum tou^adoun. Nahnou ‘awliya‘oukoum fi l-hayati d-Dunya wa fi l-‘akhirati wa lakoum fīha ma tachtahi ‘anfousukoum wa lakum fiha ma tadda^oun. Nouzoulan min ghafourin rahim)
[41/30-32] ce qui signifie : « Ce qui on dit notre Seigneur c’est Allah puis qui ont suivi la droiture les anges descendent sur eux en leur disant vous n’avez pas à avoir de crainte vous n’avez pas à être chagriné recevez la bonne nouvelle du paradis qui vous a été promis nous serons vos partisans dans ce bas monde et dans l’au-delà et vous y obtiendrez ce que vos âme désire, vous obtiendrez ce qui vous a été promis, ce que vous recherchez tout cela de la part de Celui qui pardonne les péchés et qui est Miséricordieux.»
Dans sourat Al-’Ahqaf verset 13 à 14, Allah dit :
﴿ إِنَّ الَّذِينَ قَالُوا رَبُّنَا اللهُ ثُمَّ اسْتَقَامُوا فَلا خَوْفٌ عَلَيْهِمْ وَلا هُمْ يَحْزَنُونَ ١٣ أُولَئِكَ أَصْحَابُ الْجَنَّةِ خَالِدِينَ فِيهَا جَزَاءً بِمَا كَانُوا يَعْمَلُونَ ١٤﴾
(‘Inna l-Ladhina qalou rabbouna l-Lahou thoumma staqamou fala khawfoun `^alayhim wa la houm yahzanouna. ‘oula‘ika ‘as–habou l-Jannati khalidina fīha jaza‘an bima kanou ya^maloun)
[46/13-14] ce qui signifie : « Certes ceux qui ont dit : « Notre seigneur c’est Allah » puis qui ont suivi la droiture, ils n’ont pas à avoir de crainte, ils n’ont pas être chagriné. Ceux sont ceux qui seront au paradis où ils resteront éternellement, ce sera une rétribution pour ce qu’ils avaient accompli. »
85– وعن أبي عمرو ، وقيل : أبي عَمرة سفيان بن عبد الله رضي الله عنه ، قَالَ :
قُلْتُ : يَا رَسُول الله ، قُلْ لي في الإسْلامِ قَولاً لاَ أسْأَلُ عَنْهُ أَحَداً غَيْرَكَ . قَالَ : (( قُلْ : آمَنْتُ بِاللهِ ، ثُمَّ استَقِمْ )) رواه مسلم .
Dans le hadith 85, An-Nawawiyy rapporte d’après Abou Amr [il a dit c’est plutôt Abou Amra] Souffyian fils de ^Abdou l-Lah que Dieu l’agrée, il a dit : « J’ai dis : “ Ô Messager de Dieu, dis moi un enseignement dans l’Islam, une parole qui me soit suffisante de sorte que à ce que je n’ai plus besoin de demander à d’autre que toi [c’est-à-dire donne moi quelque chose à laquelle je m’attache qui me soit suffisante dans la religion]. ” Le Prophète lui a dit :
آمَنْتُ بِاللهِ ، ثُمَّ استَقِمْ
ce qui signifie “ Tu dis : « J’ai cru fermement en Dieu. » Puis tu accomplis les devoirs et tu évites les péchés. ” »
[Rapporté par Mouslim]
86– وعن أبي هريرةَ رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( قَارِبُوا وَسَدِّدُوا ، وَاعْلَمُوا أَنَّهُ لَنْ يَنْجُوَ أَحَدٌ مِنْكُمْ بعَمَلِهِ )) قالُوا : وَلا أَنْتَ يَا رَسُول الله ؟ قَالَ : (( وَلاَ أنا إلاَّ أنْ يَتَغَمَّدَني الله برَحمَةٍ مِنهُ وَفَضْلٍ )) رواه مسلم .
وَ(( المُقَاربَةُ )) : القَصدُ الَّذِي لا غُلُوَّ فِيهِ وَلاَ تَقْصيرَ ، وَ(( السَّدادُ )) : الاستقامة والإصابة . وَ(( يتَغَمَّدني )) : يلبسني ويسترني .
قَالَ العلماءُ : مَعنَى الاستقامَةِ لُزُومُ طَاعَةِ الله تَعَالَى ، قالوا : وهِيَ مِنْ جَوَامِعِ الكَلِم ، وَهِيَ نِظَامُ الأُمُورِ ؛ وبِاللهِ التَّوفِيقُ .
Dans le hadith 86, d’après Abou Hourayra que Allah l’agrée, il a dit : «Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : “ Rapprochez vous et ne laissez pas entre vous des places libres et sachez que aucun d’entre vous ne sera sauvé par uniquement grâce à ces œuvres, [c’est à dire que ce ne sont pas vos œuvres qui vont rendre obligatoire le faite d’entrée au paradis].” Ils [les compagnons] ont dit “ Pas même toi, ô Messager de Dieu ? ” Il a répondu : « Pas même moi sauf si Allah me fait miséricorde par une miséricorde et une grâce de Sa part »
[Rapporté par Mouslim]
Dans le hadith, قَارِبُوا وَسَدِّدُو signifie المُقَاربَةُ : faite ce qui ne comporte ni outrance ni négligence, c’est à dire œuvrer sans exagération. Et وَسَدِّدُوا , ça veut dire : soyez sur la droiture c’est à dire viser juste, rechercher ce qui est correct.
Les savants ont dit que le sens de la droiture, c’est de s’attacher à l’obéissance envers Allah ta^ala. Ils ont dit ça fait partie des termes qui englobent énormément de sens et aussi ce qui rétablit l’ordre en toute chose et c’est par Allah qu’est la réussite.
٨ – باب في التفكر في عظيم مخلوقات الله تَعَالَى
وفناء الدنيا وأهوال الآخرة وسائر أمورهما وتقصير النفس
وتهذيبها وحملها عَلَى الاستقامة
قَالَ الله تَعَالَى : ﴿ إِنَّمَا أَعِظُكُمْ بِوَاحِدَةٍ أَنْ تَقُومُوا للهِ مَثْنَى وَفُرَادَى ثُمَّ تَتَفَكَّرُوا ﴾ [ سـبأ ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ إِنَّ في خَلْقِ السَّمَاوَاتِ وَالأَرْضِ وَاخْتِلافِ اللَّيْلِ وَالنَّهَارِ لآياتٍ لأُولِي الأَلْبَابِ الَّذِينَ يَذْكُرُونَ اللهَ قِيَاماً وَقُعُوداً وَعَلَى جُنُوبِهِمْ وَيَتَفَكَّرُونَ فِي خَلْقِ السَّمَاوَاتِ وَالأَرْضِ رَبَّنَا مَا خَلَقْتَ هَذَا بَاطِلاً سُبْحَانَكَ ﴾ الآيات[ آل عمران ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ أَفَلا يَنْظُرُونَ إِلَى الإِبِلِ كَيْفَ خُلِقَتْ وَإِلَى السَّمَاءِ كَيْفَ رُفِعَتْ وَإِلَى الْجِبَالِ كَيْفَ نُصِبَتْ وَإِلَى الأَرْضِ كَيْفَ سُطِحَتْ فَذَكِّرْ إِنَّمَا أَنْتَ مُذَكِّرٌ ﴾ [ الغاشية ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ أَفَلَمْ يَسِيرُوا فِي الأَرْضِ فَيَنْظُرُوا ﴾ الآية[ القتال ] . والآيات في الباب كثيرة .
ومن الأحاديث الحديث السابق : (( الكَيِّسُ مَنْ دَانَ نَفْسَهُ ))
An Nawawiyy que Dieu lui fasse miséricorde a dit :
Chapitre 9 : La méditation au sujet de l’éminence des créatures de Dieu, de l’anéantissement du bas monde, des épreuves de l’au-delà et de la totalité des choses qui vont s’y dérouler, dans le bas monde et dans l’au-delà. La défaillance de l’âme et l’éducation de l’âme et le fait de l’amener vers la droiture
Dans sourat Saba’ verset 46, Allah ta^ala dit:
﴿ قُلْ إِنَّمَا أَعِظُكُم بِوَاحِدَةٍ أَن تَقُومُوا لِلَّهِ مَثْنَى وَفُرَادَى ثُمَّ تَتَفَكَّرُوا ٤٦ ﴾
[34/46] (Qoul ‘innama ‘a^idhoukoum biwahidatin ‘an taqoumou lillahi mathna wa fourada thoumma tatafakkarou) ce qui signifie :« Je vous exhorte par le fait que vous veiller la nuit par deux ou une seule puis que vous méditiez. »
Dans sourat Ali ^Imran du verset 190 à 191, Allah ta^ala dit:
﴿ إِنَّ فِي خَلْقِ السَّمَاوَاتِ وَالأَرْضِ وَاخْتِلاَفِ اللَّيْلِ وَالنَّهَارِ لآيَاتٍ لِّأُوْلِي الألْبَابِ ١٩٠ الَّذِينَ يَذْكُرُونَ اللّهَ قِيَامًا وَقُعُودًا وَعَلَىَ جُنُوبِهِمْ وَيَتَفَكَّرُونَ فِي خَلْقِ السَّمَاوَاتِ وَالأَرْضِ رَبَّنَا مَا خَلَقْتَ هَذا بَاطِلاً سُبْحَانَكَ ١٩١ ﴾
(‘Inna fī Khalqi ss-Samawati wa l-‘ardi wa khtilafi l-layli wa n-nahari la’āyatin li’wli l-‘albabi. Al-ladhina yadhkourouna l-laha qiyaman wa qou^oudan wa ^ala jounoubihim wa yatafakkarouna fi khalqi s-samawati wa l-‘ardi rabbana ma khalaqta hadha batilan soubhanak)
[3/190 -191] ce qui signifie : « Certes il y a dans la création des cieux et de la terre et l’enchaînement de la nuit et du jour des signes pour ceux qui sont dotés de raison. Ceux-là même qui évoquent Dieu lorsqu’ils sont debout, lorsqu’ils sont assis, lorsqu’ils sont sur leurs côtés, allongés. Et ils méditent à propos de la création des cieux et de la terre et ils disent : Ô Notre Seigneur tu n’as pas créé cela absurdement, tu es exempt d’imperfection. »
Dans sourat Al-Ghachiyyah du verset 17 à 21, Allah ta^ala dit:
﴿ أَفَلَا يَنظُرُونَ إِلَى ٱلْإِبِلِ كَيْفَ خُلِقَتْ ١٧ وَإِلَى ٱلسَّمَآءِ كَيْفَ رُفِعَتْ ١٨ وَإِلَى ٱلْجِبَالِ كَيْفَ نُصِبَتْ ١٩ وَإِلَى ٱلْأَرْضِ كَيْفَ سُطِحَتْ ٢٠ فَذَكِّرْ إِنَّمَآ أَنتَ مُذَكِّرٌۭ ٢١﴾
(‘Afala yanzourouna ‘ila l-‘ibili kayfa khouliqat. Wa ‘ila s-sama‘i kayfa roufi^at. wa ‘ila l-jibali kayfa nousibat. Wa ‘ila l-‘ardi kayfa soutihat. Fa dhakkir ‘innama ‘anta moudhakkir)
[88/17-21] ce qui signifie : « N’observe t-ils donc pas les chameaux comment ils ont été créés, le ciel, comment il a été élevé, les montagnes comment elles ont été érigées, la terre comment elle a été étalée. Fais-leur le rappel. Certes tu es quelqu’un qui fait le rappel. »
Dans sourat Mouhammad du verset 10, Allah ta^ala dit:
﴿ أَفَلَمْ يَسِيرُوا۟ فِى ٱلْأَرْضِ فَيَنظُرُوا۟ ١٠ ﴾
(‘Afalam yasirou fi l-`Ardi fayandhourou)
[47/10] ce qui signifie :« Ne marche-t-il donc pas sur terre pour observer. »
Et les versets dans ce chapitre sont nombreux. Et parmi les hadiths dans ce chapitre, il y a le hadith précédent, c’est à dire le hadith 66 dans le chapitre 5 “ Al mouraqaba”, le fait de se surveiller pour Dieu. Le Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam a dit ce qui signifie : « Celui qui est sensé c’est celui qui demande des comptes à son âme, qui se demande des comptes à lui-même. »
١٠ – باب في المبادرة إلى الخيرات
وحثِّ من توجه لخير على الإقبال عليه بالجد من غير تردد
قَالَ الله تَعَالَى : ﴿ فَاسْتَبِقُوا الْخَيْرَات ﴾ [ البقرة ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَسَارِعُوا إِلَى مَغْفِرَةٍ مِنْ رَبِّكُمْ وَجَنَّةٍ عَرْضُهَا السَّمَاوَاتُ وَالأَرْضُ أُعِدَّتْ لِلْمُتَّقِينَ ﴾ [ آل عمران ] .
Chapitre 10 : Pour prendre l’initiative, pour accomplir les bonnes œuvres et l’incitation de celui qui se dirige vers un bien pour s’y consacrer sérieusement sans aucune hésitation
Dans sourat Al Baqarah verset 148, Allah ta^ala dit:
﴿ فَاسْتَبِقُوا الْخَيْرَاتِ ۚ ١٤٨﴾
(Fastabiqou l-khayrat)
[2/148] ce qui signifie : « Empressez-vous et concurrencez-vous pour faire le bien. »
Dans sourat Ali ^Imran verset 133, Allah ta^ala dit:
﴿ وَسَارِعُوٓا۟ إِلَىٰ مَغْفِرَةٍۢ مِّن رَّبِّكُمْ وَجَنَّةٍ عَرْضُهَا ٱلسَّمَـٰوَٰتُ وَٱلْأَرْضُ أُعِدَّتْ لِلْمُتَّقِين ١٣٣﴾
(Wa sari^ou ‘ila maghfiratin min rabbikoum wa jannatin ^ardouha s-samawatou wa l-‘ardou ‘ou^iddat lilmouttaqin)
[3/133] ce qui signifie : « Empressez-vous pour gagner un pardon de la part votre Seigneur et un Paradis étendu comme les cieux et la terre qui a été réservé pour ceux qui se préservent de la mécréance. »
An Nawawiyy a dit pour ce qui est des hadith :
87– وأما الأحاديث : فالأولُ : عن أبي هريرة رضي الله عنه : أن رَسُول الله ﷺ ، قَالَ : (( بَادِرُوا بِالأعْمَال فتناً كقطَعِ اللَّيْلِ المُظْلِمِ ، يُصْبحُ الرَّجُلُ مُؤْمِناً وَيُمْسِي كَافِراً ، وَيُمْسِي مُؤمِناً ويُصبحُ كَافِراً ، يَبيعُ دِينَهُ بعَرَضٍ مِنَ الدُّنيا )) رواه مسلم .
Le hadith 87, il a dit le premier dans ce chapitre d’après Abou Hourrayra que Allah l’agrée, le Messager de Allah ﷺ a dit : ce qui signifie : Empressez-vous d’accomplir les bonnes œuvres avant que n’apparaisse ce qui vous empêche de les accomplir comme zizanie et discorde. Des discordes et des zizanies qui seront comme des temps de nuits obscures, ténébreuses durant lesquels l’homme arrive le matin croyant et le soir mécréant et qu’il est le soir croyant et il arrive le matin mécréant. Il vend sa religion pour quelques biens sans grande valeur du bas monde.
[Rapporté par Mouslim]
88– الثَّاني : عن أبي سِروْعَة – بكسر السين المهملة وفتحها – عُقبةَ بن الحارث رضي الله عنه ، قَالَ : صَلَّيتُ وَرَاءَ النَّبيّ ﷺ بالمَدِينَةِ العَصْرَ ، فَسَلَّمَ ثُمَّ قَامَ مُسْرِعاً ، فَتَخَطَّى رِقَابَ النَّاسِ إِلَى بعْضِ حُجَرِ نِسَائِهِ ، فَفَزِعَ النَّاسُ مِنْ سُرْعَتِهِ ، فَخَرَجَ عَلَيهمْ ، فَرأى أنَّهمْ قَدْ عَجبُوا مِنْ سُرعَتهِ ، قَالَ : (( ذَكَرتُ شَيئاً مِنْ تِبرٍ عِندَنَا فَكَرِهتُ أنْ يَحْبِسَنِي فَأمَرتُ بِقِسْمَتِهِ )) رواه البخاري .
وفي رواية لَهُ: (( كُنتُ خَلَّفتُ في البَيْتِ تِبراً مِنَ الصَّدَقةِ فَكَرِهتُ أنْ أُبَيِّتَهُ )). (( التِّبْرُ )) : قِطَعُ ذَهَبٍ أَوْ فِضَّةٍ .
Le hadith 88, le deuxième dans ce chapitre d’après Abou Sirou^a ^Ouqba fils de Al Harith que Dieu l’agrée a dit : « J’ai accompli la prière de Al ^asr dirigée par le Prophète ﷺ à Médine. A peine a-t-il passé le salam qu’il s’est levé en s’empressant, il a traversé les rangs des gens qui étaient assis pour entrer dans la pièce d’une de ses épouses. Les gens étaient surpris de sa rapidité, puis il est revenu et l’a vu qu’ils étaient étonnés de sa rapidité. Il ﷺ a dit ce qui signifie : « Je me suis rappelé qu’il y avait quelques pièces d’or ou d’argent chez nous et je n’ai pas voulu que cela m’empêche [le fait de penser à cela] de me consacrer totalement à Dieu dans mes adorations ; J’ai donné l’ordre que ce soit partagé à ceux qui y ont droit. »
[Rapporté par Al Boukhariyy]
Dans une autre version, toujours de Al Boukhariyy, le Prophète ﷺ a dit ce qui signifie : « J’avais laissé à la maison quelques or issus de l’aumône, je n’ai pas voulu que cela passe la nuit chez moi. »
89– الثالث : عن جابر رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رجل للنبي ﷺ يَومَ أُحُد : أَرَأيتَ إنْ قُتِلتُ فَأَيْنَ أَنَا ؟ قَالَ : (( في الجنَّةِ )) فَأَلْقَى تَمَرَاتٍ كُنَّ في يَدِهِ ، ثُمَّ قَاتَلَ حَتَّى قُتِلَ . مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
Le hadith 89, le troisième de ce chapitre, d’après Jabar que Dieu l’agrée. Il a dit : « Un homme s’est adressé au Prophète ﷺ , le jour de la bataille de ‘Ouhoud, il lui a dit : “ Vois-tu si, moi, je suis tué dans cette bataille, j’irais où ? ” Le Prophète ﷺ lui a dit ce qui signifie : “ Au Paradis. ” C’est alors que cet homme qui avait quelques dattes à la main s’en est débarrassé, puis il s’est engagé dans le combat jusqu’à être tué. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]
90– الرابع : عن أبي هريرة رضي الله عنه ، قَالَ : جاءَ رَجُلٌ إِلَى النَّبيِّ ﷺ ، فَقَالَ : يَا رسولَ الله ، أيُّ الصَّدَقَةِ أعْظَمُ أجْرَاً ؟ قَالَ : (( أنْ تَصَدَّقَ وَأنتَ صَحيحٌ شَحيحٌ ، تَخشَى الفَقرَ وتَأمُلُ الغِنَى ، وَلاَ تُمهِلْ حَتَّى إِذَا بَلَغتِ الحُلقُومَ قُلْتَ لِفُلان كذا ولِفُلانٍ كَذا ، وقَدْ كَانَ لِفُلانٍ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
(( الحُلقُومُ )) : مَجرَى النَّفَسِ . وَ(( المَرِيءُ )) : مجرى الطعامِ والشرابِ .
Le hadith 90, le quatrième de ce chapitre, d’après Abou Hourrayra que Allah l’agrée a dit : « Un homme est venu voir le Prophète ﷺ et lui a dit : “ Ô Messager de Allah, quelle aumône est celle qui procure le plus de récompense ? ” Le Prophète ﷺ lui a alors dit ce qui signifie : “ C’est que tu donnes une aumône alors que tu es en bonne santé et que tu es attaché à tes biens et tu crains la pauvreté et tu espères la richesse et tu ne retardes pas le fait de donner cette aumône jusqu’à ce que ton âme arrive à ta gorge et que tu dises : « Je veux qu’une telle partie de mes biens aillent à un tel, que telle partie aillent à untel » en termes de lègue, alors que tu vas mourir et que tout va arriver chez tes héritiers. ”
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]
91– الخامس : عن أنس رضي الله عنه : أنَّ رسول الله ﷺ أخذ سيفاً يَومَ أُحُدٍ ، فَقَالَ : (( مَنْ يَأخُذُ منِّي هَذَا ؟ )) فَبَسطُوا أيدِيَهُمْ كُلُّ إنسَانٍ مِنْهُمْ يقُولُ : أَنَا أَنَا . قَالَ : (( فَمَنْ يَأخُذُهُ بحَقِّه ؟ )) فَأَحْجَمَ القَومُ فَقَالَ أَبُو دُجَانَةَ رضي الله عنه : أنا آخُذُهُ بِحَقِّهِ ، فأخذه فَفَلقَ بِهِ هَامَ المُشْرِكِينَ . رواه مسلم .
اسم أبي دجانةَ : سماك بن خَرَشة . قوله : (( أحجَمَ القَومُ )) : أي توقفوا . وَ(( فَلَقَ بِهِ )) : أي شق . (( هَامَ المُشرِكينَ )) : أي رُؤُوسَهم .
Le hadith 91, le cinquième de ce chapitre An-Nawawiyy rapporte d’après ‘Anas que Dieu l’agrée que le Messager de Allah ﷺ a pris une épée à la main le jour de Ouhoud et il ﷺ a dit ce qui signifie : “ Qui prend de moi cette épée ? ” Ils ont tous tendu la main, chacun d’entre eux disait : “ Moi, Moi. ” C’est alors que le Prophète ﷺ a dit ce qui signifie: “ Qui veut prendre cet épée avec son juste droit, [c’est-à-dire qu’il combatte jusqu’à ce que Dieu donne la victoire aux musulmans ou alors qu’il meurt]. ” Les gens se sont rétractés, c’est alors que Abou Doudjana que Dieu l’agrée a dit : “ Moi je la prends avec son juste droit. ” C’est alors qu’il a pris cette épée et il a cassé avec le crâne des associateurs. »
[Rapporté par Mouslim]
Le nom de Abou Doujanah est Simak fils de Kharachah.
92– السادس : عن الزبير بن عدي ، قَالَ : أتينا أنسَ بن مالك رضي الله عنه فشكونا إِلَيْه مَا نلقى مِنَ الحَجَّاجِ . فَقَالَ : (( اصْبرُوا ؛ فَإنَّهُ لا يَأتي زَمَانٌ إلاَّ والَّذِي بَعدَهُ شَرٌّ مِنهُ حَتَّى تَلقَوا رَبَّكُمْ )) سَمِعتُهُ مِنْ نَبِيِّكُمْ ﷺ . رواه البخاري .
Le hadith 92, le sixième de ce chapitre, d’après Az-Zoubayr fils de ^Adiyy, il a dit : « Nous sommes partis voir ‘Anas Ibnou Malik que Dieu l’agrée et nous nous sommes plaint à lui de l’injustice de Al Hajjanj leur responsable, celui qui les gouvernait. C’est alors que ‘Anas leur a dit ce qui signifie : « Patientez parce qu’il n’y aura pas un temps qui va venir sans que celui qui va le suivre soit pire jusqu’à ce que vous alliez au Jour du Jugement. J’ai entendu cela de votre Prophète ﷺ. »
[Rapporté par Al Boukhariyy]
93– السابع : عن أبي هريرة رضي الله عنه : أن رَسُول الله ﷺ ، قَالَ : (( بادِرُوا بِالأَعْمَالِ سَبْعاً ، هَلْ تَنْتَظِرُونَ إلاَّ فَقراً مُنسياً ، أَوْ غِنىً مُطغِياً ، أَوْ مَرَضاً مُفسِداً ، أَوْ هَرَماً مُفْنداً ، أَوْ مَوتاً مُجْهزاً ، أَوْ الدَّجَّالَ فَشَرُّ غَائِبٍ يُنْتَظَرُ ، أَوْ السَّاعَةَ فالسَّاعَةُ أدهَى وَأَمَرُّ )) رواه الترمذي ، وَقالَ : (( حديث حسن )) .
Le hadith 93, le septième de ce chapitre, An Nawawiyy rapporte d’après Abou Hourrayra que Allah l’agrée que le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Empressez-vous de faire les bonnes œuvres, empressez-vous de faire les bonnes œuvres. Il l’a répété sept fois.Puis il a dit : « Est ce que vous attendez d’être touché par une pauvreté qui vous fera oublier d’accomplir ces bonnes œuvres ou que vous ayez une richesse qui vous rendra orgueilleux pour ne pas accomplir les bonnes œuvres ou que vous tombiez malade et que vous soyez incapables d’accomplir ces bonnes œuvres ou que vous deveniez vieux et que vous soyez impuissants pour faire les bonnes œuvres ou que vous mourriez, que vous quittiez ce bas monde. Ou que sorte Ad-Dajjal et c’est un mal qui est attendu ou l’heure du Jugement et l’heure du Jugement est encore plus dure et plus amer. »
[Rapporté par At-Tirmidhiyy] hadith haçan]
94– الثامن : عَنْهُ : أن رَسُول الله ﷺ ، قَالَ يَومَ خيبر : (( لأُعْطِيَنَّ هذِهِ الرَّايَةَ رَجُلاً يُحِبُّ اللهَ وَرَسُولَهُ يَفتَحُ اللهُ عَلَى يَدَيهِ )) قَالَ عُمَرُ رضي الله عنه : مَا أحبَبْتُ الإِمَارَة إلاَّ يَومَئِذٍ ، فَتَسَاوَرتُ لَهَا رَجَاءَ أنْ أُدْعَى لَهَا ، فَدَعا رسولُ الله ﷺ عليّ بن أبي طالب رضي الله عنه فَأعْطَاهُ إيَّاهَا ، وَقالَ : (( امْشِ وَلا تَلتَفِتْ حَتَّى يَفتَح اللهُ عَلَيكَ )) فَسَارَ عليٌّ شيئاً ثُمَّ وَقَفَ ولم يلتفت فصرخ : يَا رَسُول الله ، عَلَى ماذا أُقَاتِلُ النّاسَ ؟ قَالَ : (( قاتِلْهُمْ حَتَّى يَشْهَدُوا أنْ لا إله إلاَّ اللهُ ، وَأنَّ مُحَمداً رسولُ الله ، فَإِذَا فَعَلُوا فقَدْ مَنَعوا مِنْكَ دِمَاءهُمْ وَأَمْوَالَهُمْ إلاَّ بحَقِّهَا ، وحسَابُهُمْ عَلَى الله )) رواه مسلم .
(( فَتَسَاوَرْتُ )) هُوَ بالسين المهملة : أي وثبت متطلعاً .
Le hadith 94, le huitième de ce chapitre, le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : “ Le jour de la bataille de Khayba. Je donnerai demain cet étendard à un homme qui aime Dieu et Son Messager et à qui Allah accordera la victoire sur ses mains. ” ^Oumar que Dieu l’agrée a dit en entendant cette parole du Prophète ﷺ : “ Je n’ai jamais aimé prendre une responsabilité hormis ce jour-là. ” C’est alors que ^Oumar a dit : “ Je me suis préparé en espérant que je sois désigné pour cela. ” C’est alors que le Messager de Allah ﷺ a appelé ^Aliyy Ibnou Abou Talib que Dieu l’agréé et la lui a donnée, cet étendard des musulmans et il lui a dit ce qui signifie : “ Avance et ne te retourne pas jusqu’à ce que Dieu t’accorde la victoire. ” C’est alors que ^Aliyy que Dieu l’agrée a avancé un peu avec l’étendard dans la main puis il s’est arrêté et sans se retourner comme le lui a dit le Prophète ﷺ. Il a crié à haute voix : “ Ô Messager de Dieu, pour quel objectif je combats les gens ? ” Et le Messager ﷺ lui a dit ce qui signifie : “ Tu les combats pour qu’ils témoignent qu’il n’est de Dieu que Dieu et que Mouhammad est le Messager de Dieu, dès lors qu’ils auront fait cela alors tu ne peux plus les combattre, tu ne peux pas faire couler leur sang ni prendre leur bien hormis selon le droit de l’Islam et c’est Dieu qui Leur fera rendre des comptes. ”
١١ – باب في المجاهدة
قَالَ الله تَعَالَى : ﴿ وَالَّذِينَ جَاهَدُوا فِينَا لَنَهْدِينَّهُمْ سُبُلَنَا وَإِنَّ اللهَ لَمَعَ الْمُحْسِنِينَ ﴾ [ العنكبوت ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَاعْبُدْ رَبَّكَ حَتَّى يَأْتِيَكَ الْيَقِينُ ﴾ [ الحجر] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَاذْكُرِ اسْمَ رَبِّكَ وَتَبَتَّلْ إِلَيْهِ تَبْتِيلاً ﴾ [ المزمل ] : أي انْقَطِعْ إِلَيْه ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ فَمَنْ يَعْمَلْ مِثْقَالَ ذَرَّةٍ خَيْراً يَرَهُ ﴾ [ الزلزلة ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَمَا تُقَدِّمُوا لأَنْفُسِكُمْ مِنْ خَيْرٍ تَجِدُوهُ عِنْدَ اللهِ هُوَ خَيْراً وَأَعْظَمَ أَجْراً ﴾ [ المزمل ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَمَا تُنْفِقُوا مِنْ خَيْرٍ فَإِنَّ اللهَ بِهِ عَلِيمٌ ﴾ [ البقرة ] والآيات في الباب كثيرة معلومة .
Chapitre 11 : A propos du combat des passions de son âme
Allah ta^ala, dans sourat Al-^Ankabout verset 69 dit :
﴿ وَٱلَّذِينَ جَـٰهَدُوا۟ فِينَا لَنَهْدِيَنَّهُمْ سُبُلَنَا ۚ وَإِنَّ ٱللَّهَ لَمَعَ ٱلْمُحْسِنِينَ ٦٩﴾
(Wa l-Ladhina jahadou fina lanahdiyannahoum souboulana wa ‘inna l-laha lama^a l-mouhsinin)
[29/69] ce qui signifie : « Et ceux qui font des efforts contre les passions de leurs âmes nous les guiderons vers nos voies de bien. Certes Allah accorde Son aide aux bienfaisants. »
Dans sourat Al-Hijr verset 99, Allah ta^ala dit :
﴿ وَٱعْبُدْ رَبَّكَ حَتَّىٰ يَأْتِيَكَ ٱلْيَقِينُ ٩٩﴾
(Wa a^boud rabbaka hatta ya’tiyaka l-yaqin)
[15/99] ce qui signifie : « Adore ton Seigneur jusqu’à ce que vienne à toi la mort. »
Allah ta^ala, dans sourat Al-Mouzzammil verset 8 dit :
﴿ وَٱذْكُرِ ٱسْمَ رَبِّكَ وَتَبَتَّلْ إِلَيْهِ تَبْتِيلًۭا ٨﴾
(Wa adhkour asma rabbika wa tabattal ‘ilayhi tabtilan)
[73/8]ce qui signifie : « Évoque le nom de ton Seigneur et consacre-toi à lui totalement. »
Dans sourat Al-Zalzalah verset 7, Allah ta^ala dit :
﴿ فَمَن يَعْمَلْ مِثْقَالَ ذَرَّةٍ خَيْرًۭا يَرَهُۥ ٧﴾
(Faman ya^mal mithqala dharratin khayran yarah)
[99/7] ce qui signifie : « Celui qui accomplit le poids d’un grain de poussière de bien il en verra la conséquence. »
Allah ta^ala, dans sourat Al-Mouzzammil verset 20 dit :
﴿ وَمَا تُقَدِّمُوا۟ لِأَنفُسِكُم مِّنْ خَيْرٍۢ تَجِدُوهُ عِندَ ٱللَّهِ هُوَ خَيْرًۭا ٢٠﴾
(Wa ma touqaddimou li’nfousikoum min khayrin tajidouhu `inda l-Lahi houwa khayran)
[73/20] ce qui signifie : « Tout ce que vous ferez pour votre propre intérêt comme bien vous en trouverez la récompense et selon le jugement de Dieu cette récompense sera meilleure et plus éminente. »
Dans sourat Al-Baqarah verset 215, Allah ta^ala dit :
﴿ وَمَا تَفْعَلُوا۟ مِنْ خَيْرٍۢ فَإِنَّ ٱللَّهَ بِهِۦ عَلِيمٌۭ ﴾
(Wa ma taf^alou min khayrin fa’inna l-laha bihi ^alim)
[2/215] ce qui signifie : « Tout le bien que vous ferez certes Allah le sait. »
Et les versets dans ce chapitre sont nombreux et très connus.
95– وأما الأحاديث : فالأول : عن أبي هريرة رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( إنَّ الله تَعَالَى قَالَ : مَنْ عادى لي وَلِيّاً فَقَدْ آذَنْتُهُ بالحَرْبِ ، وَمَا تَقَرَّبَ إِلَيَّ عَبْدي بشَيءٍ أَحَبَّ إلَيَّ مِمَّا افْتَرَضْتُ عَلَيهِ ، وَمَا يَزَالُ عَبْدِي يَتَقرَّبُ إلَيَّ بالنَّوافِلِ حَتَّى أحِبَّهُ ، فَإذَا أَحبَبتُهُ كُنْتُ سَمعَهُ الَّذِي يَسْمَعُ بِهِ ، وَبَصَرَهُ الَّذِي يُبْصِرُ بِهِ ، ويَدَهُ الَّتي يَبْطِشُ بِهَا ، وَرِجْلَهُ الَّتِي يَمْشي بِهَا ، وَإنْ سَأَلَني أعْطَيْتُهُ ، وَلَئِنِ اسْتَعَاذَنِي لأُعِيذَنَّهُ )) رواه البخاري .
(( آذَنتُهُ )) : أعلمته بأني محارِب لَهُ . (( اسْتَعَاذَني )) روي بالنون وبالباءِ .
Le hadith 95, le premier de ce chapitre, d’après Abou Hourayra que Allah l’agrée. Il a dit : « Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Allah ta^ala dit celui qui prend un de Mes waliyy, un de Mes saints pour ennemi alors qu’il s’apprête à subir une guerre. Et Mon esclave ne se rapproche pas de Mon agrément par quelque chose que J’agrée davantage que ce que Je lui ai ordonné de faire. Et Mon esclave ne cesse de se rapprocher de Mon agrément par les actes recommandés jusqu’à ce que Je l’agrée. Dès lors que Je l’agrée, Je lui accorde un secret dans son ouïe, qu’il entend avec, dans sa vue avec laquelle il voit, dans sa main avec laquelle il prend et dans son pied avec lequel il marche et dès lors qu’il Me demande quelque chose, Je lui accorderais et dès lors qu’il Me demande d’être préservé d’une chose Je le préserverais. »
[Rapporté par Al Boukhariyy]
96– الثاني : عن أنس رضي الله عنه ، عن النَّبيّ ﷺ فيما يرويه عن ربّه رضي الله عنه ، قَالَ :
(( إِذَا تَقَربَ العَبْدُ إلَيَّ شِبْراً تَقَربْتُ إِلَيْه ذِرَاعاً ، وَإِذَا تَقَرَّبَ إلَيَّ ذِرَاعاً تَقَربْتُ مِنهُ بَاعاً ، وِإذَا أتَانِي يَمشي أتَيْتُهُ هَرْوَلَةً )) رواه البخاري .
Le hadith 96, le deuxième de ce chapitre. An-Nawawiyy rapporte d’après ‘Anas que Dieu l’agrée, d’après le Prophète ﷺ de ce que lui rapporte son Seigneur ^azza wa jall. Il ﷺ a dit ce qui signifie : « Lorsque mon esclave se rapproche de mon agrément d’un empan, alors je lui accorderais une récompense et s’il se rapproche de mon agrément d’une coudée alors je lui donnerais une récompense et s’il s’empresse pour venir à Mon obéissance alors je m’empresserais, alors je lui donnerais une récompense. »
[Rapporté par Al Boukhariyy]
Ici, ce qu’il ne faut pas comprendre, c’est le sens apparent, il ne faut pas comprendre que Dieu dépend du temps ou de l’endroit, qu’il se rapprocherait d’une distance physique parce que Dieu n’est pas un corps.
97– الثالث : عن ابن عباس رضي الله عنهما ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( نِعْمَتَانِ مَغبونٌ فيهما كَثيرٌ مِنَ النَّاسِ : الصِّحَّةُ ، وَالفَرَاغُ )) رواه البخاري .
Le hadith 97, le troisième de ce chapitre, d’après Ibnou ^Abbas, que Dieu les agrée tous les deux. Il a dit : « Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Il y a deux grâces que les gens ne connaissent pas à leur juste valeur [c’est à dire ils les gaspillent sans les utiliser comme il convient à l’image de quelqu’un qui achète quelque chose plus élevé que le prix courant ou qui vend quelque chose moins que le prix courant]. Deux grâces que beaucoup de gens en perdent la juste valeur, ils n’en connaissent pas la juste valeur: la bonne santé et le temps libre. »
[Rapporté par Al Boukhariyy]
98– الرابع : عن عائشة رَضي الله عنها : أنَّ النَّبيّ ﷺ كَانَ يقُومُ مِنَ اللَّيلِ حَتَّى تَتَفَطَّرَ قَدَمَاهُ فَقُلْتُ لَهُ : لِمَ تَصنَعُ هَذَا يَا رسولَ الله ، وَقدْ غَفَرَ الله لَكَ مَا تَقَدَّمَ مِنْ ذَنْبِكَ وَمَا تَأَخَّرَ ؟ قَالَ : (( أَفَلا أُحِبُّ أنْ أكُونَ عَبْداً شَكُوراً )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ ، هَذَا لفظ البخاري .
ونحوه في الصحيحين من رواية المغيرة بن شعبة .
Le hadith 98, le quatrième de ce chapitre, d’après ^A‘ichah que Allah l’agrée, elle a dit que le Prophète ﷺ veillait la nuit en prières surérogatoires au point que cela entraînait des traces sur ses talons sur ses pieds. ^A‘ichah lui disait : “ Pourquoi fais-tu cela Ô Messager de Dieu ? Est-ce que Dieu t’a pardonné tes péchés que tu aurais pu commettre ou que tu pourrais commettre ? ” Il ﷺ a dit ce qui signifie : “ N’est-ce pas que j’aimerais être un esclave qui remercie son Seigneur. ”
[Rapporté par Al Boukhariyy et Muslim]
Il s’agit ici de la version de Al Boukhariyy et la même chose est dans les deux Sahih d’après la version de Al Moughira fils de Chou^bah.
99– الخامس : عن عائشة رضي الله عنها ، أنَّها قَالَتْ : كَانَ رَسُول الله ﷺ إِذَا دَخَلَ العَشْرُ أَحْيَا اللَّيلَ ، وَأيْقَظَ أهْلَهُ ، وَجَدَّ وَشَدَّ المِئْزَر . مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
والمراد : العشر الأواخر مِنْ شهر رمضان . و(( المِئْزَرُ )) : الإزار ، وَهُوَ كناية عن اعتزالِ النساءِ . وقيلَ : المُرادُ تَشْمِيرُهُ للِعِبَادةِ ، يُقالُ : شَدَدْتُ لِهَذَا الأمْرِ مِئْزَري : أي تَشَمَّرْتُ وَتَفَرَّغْتُ لَهُ .
Le hadith 99, le cinquième de ce chapitre, d’après ^A‘ichah que Allah l’agrée. Elle a dit : « Le Messager de Allah ﷺ lorsqu’il jeûnait les dix dernières nuits de Ramadan, il ﷺ veillait toute la nuit en prières surérogatoires, il ﷺ réveillait ses épouses, il ﷺ s’appliquait et il ﷺ se consacrait fermement et totalement aux adorations. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Muslim]
Il a été dit que la dernière phrase voulait dire qu’il ﷺ n’avait plus de rapport avec ses épouses pendant les dix dernières nuits et il a été dit que c’était dans le sens plutôt de se consacrer totalement à l’adoration de Dieu.
100– السادس : عن أبي هريرة رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( المُؤْمِنُ القَوِيُّ خَيرٌ وَأَحَبُّ إِلَى اللهِ مِنَ المُؤْمِنِ الضَّعيفِ وَفي كُلٍّ خَيرٌ . احْرِصْ عَلَى مَا يَنْفَعُكَ ، واسْتَعِنْ بِاللهِ وَلاَ تَعْجَزْ . وَإنْ أَصَابَكَ شَيءٌ فَلاَ تَقُلْ لَوْ أنّي فَعَلْتُ كَانَ كَذَا وَكَذَا ، وَلَكِنْ قُلْ : قَدرُ اللّهِ ، وَمَا شَاءَ فَعلَ ؛ فإنَّ لَوْ تَفْتَحُ عَمَلَ الشَّيطَانِ )) رواه مسلم .
Le hadith 100, le sixième de ce chapitre. An-Nawawiyy rapporte d’après Abou Hourrayra que Dieu l’agrée. Il a dit : Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : Le croyant qui est fort est meilleur et est plus agréé par Dieu que le croyant qui est faible et dans les deux il y a du bien. Veille à faire ce qui t’es utile, demande de l’aide à Dieu et ne sois pas défaitiste. Et si jamais quelque chose t’atteint ne dis pas : « Si seulement j’avais fait telle chose. » Mais dis plutôt : « Dieu a prédestiné et ce qu’Il veut Il le fait » Qadar l-Lah wa macha Af^al. Parce que si tu ouvres la porte pour le chaytan, pour le travail du chaytan.
101– السابع : عَنْهُ : أنَّ رَسُول الله ﷺ ، قَالَ : (( حُجِبَتِ النَّارُ بالشَّهَواتِ ، وَحُجِبَتِ الجَنَّةُ بِالمَكَارِهِ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
وفي رواية لمسلم : (( حُفَّتْ )) بدل (( حُجِبَتْ )) وَهُوَ بمعناه : أي بينه وبينها هَذَا الحجاب فإذا فعله دخلها .
Le hadith 101, le septième de ce chapitre, d’après Abou Hourayra que Dieu l’agréé. Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « L’enfer a été voilé par les désirs et les plaisirs et le Paradis a été voilé par les difficultés. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Muslim]
Et dans une version de Mouslim, au lieu de voiler le Prophète ﷺ a dit ce qui signifie : « parsemer. » Le chemin de l’enfer est parsemé de désirs et le chemin du Paradis est parsemé de difficultés. Et cela a le même sens, c’est à dire que entre lui et le Paradis ou l’enfer il y a ce voile, s’il le fait alors il y entre.
102– الثامن : عن أبي عبد الله حُذَيفَةَ بنِ اليمانِ رضي الله عنهما ، قَالَ : صَلَّيْتُ مَعَ النَّبيّ ﷺ ذَاتَ لَيلَةٍ فَافْتَتَحَ البقَرَةَ ، فَقُلْتُ : يَرْكَعُ عِنْدَ المئَةِ ، ثُمَّ مَضَى . فَقُلْتُ : يُصَلِّي بِهَا في ركعَة فَمَضَى، فقُلْتُ : يَرْكَعُ بِهَا ، ثُمَّ افْتَتَحَ النِّسَاءَ فَقَرَأَهَا ، ثُمَّ افْتَتَحَ آلَ عِمْرَانَ فَقَرَأَهَا ، يَقرَأُ مُتَرَسِّلاً : إِذَا مَرَّ بآية فِيهَا تَسبيحٌ سَبَّحَ ، وَإذَا مَرَّ بسُؤَالٍ سَأَلَ ، وَإذَا مَرَّ بتَعَوُّذٍ تَعَوَّذَ ، ثُمَّ رَكَعَ ، فَجَعَلَ يَقُولُ : (( سُبْحَانَ رَبِّيَ العَظِيمِ )) فَكَانَ رُكُوعُهُ نَحواً مِنْ قِيَامِهِ ، ثُمَّ قَالَ : (( سَمِعَ اللهُ لِمَنْ حَمِدَهُ ، رَبَّنَا لَكَ الحَمْدُ )) ثُمَّ قَامَ طَويلاً قَريباً مِمَّا رَكَعَ ، ثُمَّ سَجَدَ ، فَقَالَ : (( سُبْحَانَ رَبِّيَ الأَعْلَى )) فَكَانَ سُجُودُهُ قَريباً مِنْ قِيَامِهِ . رواه مسلم .
Le hadith 102, le huitième de ce chapitre, d’après Abou ^Abdi l-Lah Houdayfah fils de Al Yaman que Dieu les agrée tous les deux., il a dit : « J’ai fait une prière avec le Prophète ﷺ une nuit, le Prophète ﷺ a commencé par Al Baqarah. Je me suis dit : « Il va probablement faire l’inclination quand il arrive au centième verset. » Mais il a poursuivi. Je me suis dit : « Il va la réciter dans une raka^ah. » Mais il a poursuivi. Je me suis dit : « Il va faire la raka^ah avec. » Puis il a poursuivi, il a commencé Sourat An-Niça, puis il a récité Ali ^Imran totalement, puis il a récité. Il récitait à chaque fois, en articulant bien les lettres, en les prononçant parfaitement. Lorsqu’il y a un verset où il y a une tasbih, il faisait le tasbih. Lorsqu’il y a un verset où il y a une invocation, il la faisait. Et lorsqu’il y a un verset où il y avait une recherche de préservation contre le chaytan, il le faisait. Puis il s’est incliné. Il s’est mis à dire Soubhana rabbi al ^adhim et il est resté en inclination environ autant le temps qu’il était resté en étant debout en récitant tout ce qu’il a récité. Puis il s’est relevé en disant Sami^a l-Lah ou lima l-hamida rabbana lak l-hamd. Puis il est resté debout longtemps, presque le temps de son inclination. Puis il s’est prosterné, il a dit Soubhana Rabbi al a^la. » Il a dit : « Sa prosternation a duré environ autant que sa position debout. »
[Rapporté par Mouslim]
103– التاسع : عن ابن مسعود رضي الله عنه ، قَالَ : صَلَّيْتُ مَعَ النَّبيّ ﷺ لَيلَةً ، فَأَطَالَ القِيامَ حَتَّى هَمَمْتُ بأمْرِ سُوءٍ ! قيل : وَمَا هَمَمْتَ بِهِ ؟ قَالَ : هَمَمْتُ أنْ أجْلِسَ وَأَدَعَهُ . مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
Le hadith 103, qui est le neuvième dans ce chapitre, d’après Ibnou Mas^oud, que Dieu l’agréé, a dit : « J’ai fait une nuit de prière surérogatoire avec le Prophète ﷺ et il est resté longtemps debout à réciter, au point que j’allais faire quelque chose qui n’était pas convenable ». On lui alors dit : “ Mais qu’est-ce que tu as envisagé de faire ? ” Il a dit : “ J’ai envisagé de m’asseoir et d’arrêter de le suivre dans cette prière. ”
[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]
104– العاشر : عن أنس رضي الله عنه ، عن رَسُول الله ﷺ ، قَالَ : (( يَتْبَعُ المَيتَ ثَلاَثَةٌ : أهْلُهُ وَمَالُهُ وَعَملُهُ ، فَيَرجِعُ اثنَانِ وَيَبْقَى وَاحِدٌ : يَرجِعُ أهْلُهُ وَمَالُهُ ، وَيَبقَى عَملُهُ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ
Le hadith numéro 104, qui est le dixième dans ce chapitre, d’après ‘Anas, que Dieu l’agréé, qu’il rapporte du Messager de Allah ﷺ qu’il a dit ce qui signifie : « Le mort sera accompagné pour se rendre dans sa tombe par trois choses : sa famille, ses biens et et ses actes. Mais deux vont se retourner, vont rentrer, ne vont pas rester avec lui, et un seul restera avec lui : sa famille et ses biens en retourneront, et ses actes demeureront [c’est-à-dire avec lui]. »
[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]
105– الحادي عشر : عن ابن مسعود رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ النَّبيّ ﷺ : (( الجَنَّةُ أَقْرَبُ إِلَى أَحَدِكُمْ مِنْ شِرَاكِ نَعْلِهِ ، وَالنَّارُ مِثلُ ذلِكَ )) رواه البخاري .
Le hadith 105, qui est le onzième dans ce chapitre, d’après Ibnou Mas^oud, que Allah l’agréé, il a dit : « Le Prophète ﷺ a dit: « Le Paradis est plus proche de l’un d’entre vous que de la lanière de ses sandales, et le feu également« .
[Rapporté par Al-Boukhariyy]
Là, il s’agit de la partie en cuir qui est au-dessus de la sandale, et qui permet d’attacher la sandale au pied, et si elle déchirée, ou si elle manque, alors la marche devient inconfortable.
106– الثاني عشر : عن أبي فِراسٍ ربيعةَ بنِ كعبٍ الأسلميِّ خادِمِ رَسُول الله ، ومن أهلِ الصُّفَّةِ رضي الله عنه ، قَالَ : كُنْتُ أبِيتُ مَعَ رسولِ الله فآتِيهِ بِوَضُوئِهِ وَحَاجَتِهِ ، فَقَالَ : (( سَلْنِي )) فقُلْتُ : اسْأَلُكَ مُرَافَقَتَكَ في الجَنَّةِ . فَقَالَ : (( أَوَ غَيرَ ذلِكَ )) ؟ قُلْتُ : هُوَ ذَاكَ ، قَالَ : (( فأَعِنِّي عَلَى نَفْسِكَ بِكَثْرَةِ السُّجُودِ )) رواه مسلم .
Le hadith 106, qui est le douzième dans ce chapitre, d’après Abou Firas Rabi^ah, fils de Ka^b Al-‘Aslamiyy, le serviteur du Messager de Allah ﷺ et qui faisait partie des gens de As-Souffah
Les gens de As-Souffah, As-Souffah, c’est un endroit qui est couvert à l’arrière de la Mosquée, et où se tenaient, où trouvaient refuge les pauvres, ceux qui n’ont pas, ceux qui veillent sur eux.
Donc d’après ce compagnon, que Dieu l’a gréé, il a dit : « Il m’arrivait de passer la nuit avec le Messager de Dieu ﷺ et je lui ramenais l’eau qu’il utilisait pour son woudou‘ et ses affaires, c’est-à-dire les choses dont il avait besoin. ” Le Prophète ﷺ lui a dit un jour : “ Demande-moi ce que tu veux, [c’est-à-dire, au titre de récompense pour le service qu’il lui a donné]. ” Le compagnon a saisi l’occasion, il a dit au Prophète ﷺ : “ Je voudrais être avec toi au Paradis. ” Le Prophète ﷺ lui a alors dit ce qui signifie : “ Ou tu peux demander autre chose, [c’est-à-dire qu’il lui a fait cette proposition par modestie]. ” Mais le compagnon a dit ce qui signifie : “ Non, c’est exactement ce que je voudrais. ” C’est alors que le Prophète ﷺ a dit ce qui signifie : “ Alors, fais pour cela beaucoup de prosternations, [c’est-à-dire beaucoup de Prières surérogatoires]. ”
107– الثالث عشر : عن أبي عبد الله ، ويقال : أَبُو عبد الرحمان ثوبان -مولى رَسُول الله ﷺ – رضي الله عنه ، قَالَ : سَمِعْتُ رسولَ الله ﷺ ، يَقُولُ : (( عَلَيْكَ بِكَثْرَةِ السُّجُودِ ؛ فَإِنَّكَ لَنْ تَسْجُدَ للهِ سَجْدَةً إلاَّ رَفَعَكَ اللهُ بِهَا دَرجَةً ، وَحَطَّ عَنكَ بِهَا خَطِيئةً )) رواه مسلم .
Lehadith 106, qui est le douzième dans ce chapitre, d’après Abou ^Abdi l-Lah, qui est surnommé Abou ^Abdou r-Rahman, son prénom c’est Thawban, que Dieu l’agréé, qui est un esclave qui a été affranchi par le Messager de Allah ﷺ il a dit : « J’ai entendu le Messager de Allah ﷺ dire ce qui signifie : « Je te recommande de multiplier les prières [il a utilisé l’expression faire beaucoup de prosternation, c’est-à-dire de faire beaucoup de prières surrérogatoire] parce que toutes les fois que tu te prosterneras pour Dieu, une seule prosternation, Dieu t’élèvera grâce à elle d’un degré, et Il te déchargera grâce à elle d’un péché. »
[Rapporté par Mouslim]
108– الرابع عشر : عن أَبي صَفوان عبد الله بنِ بُسْرٍ الأسلمي رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( خَيرُ النَّاسِ مَنْ طَالَ عُمُرهُ ، وَحَسُنَ عَمَلُهُ )) رواه الترمذي ، وَقالَ : (( حديث حسن )) .
(( بُسْر )) بضم الباء وبالسين المهملة .
Lehadith108, qui est le quatorzième dans ce chapitre, d’après Abou Safwan ^Abdou l-Lah fils de Boucir Al-‘Aslamiyy, que Allah l’agréé, il a dit : « Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Fais partie des meilleurs des gens, celui qui vivra longtemps et qui oeuvrera en bien. »
[Rapporté par At-Tirmidhiyy, et il a dit c’est un hadith qui est haçan]
109– الخامس عشر : عن أنس رضي الله عنه ، قَالَ : غَابَ عَمِّي أَنَسُ بْنُ النَّضْرِ رضي الله عنه عن قِتالِ بدرٍ ، فَقَالَ : يَا رسولَ الله ، غِبْتُ عَنْ أوّل قِتال قَاتَلْتَ المُشْرِكِينَ ، لَئِن اللهُ أشْهَدَنِي قِتَالَ المُشركِينَ لَيُرِيَنَّ اللهُ مَا أصْنَعُ . فَلَمَّا كَانَ يَومُ أُحُدٍ انْكَشَفَ المُسْلِمونَ ، فَقَالَ : اللَّهُمَّ أعْتَذِرُ إلَيْكَ مِمَّا صَنَعَ هؤُلاءِ – يعني : أصْحَابهُ – وأبْرَأُ إلَيْكَ مِمَّا صَنَعَ هؤُلاءِ - يَعني : المُشركِينَ – ثُمَّ تَقَدَّمَ فَاسْتَقْبَلهُ سَعدُ بْنُ مُعاذٍ ، فَقَالَ : يَا سعدَ بنَ معاذٍ ، الجَنَّةُ وربِّ الكعْبَةِ إنِّي أجِدُ ريحَهَا منْ دُونِ أُحُدٍ . قَالَ سعدٌ : فَمَا اسْتَطَعتُ يَا رسولَ الله مَا صَنَعَ ! قَالَ أنسٌ : فَوَجَدْنَا بِهِ بِضْعاً وَثَمانينَ ضَربَةً بالسَّيفِ ، أَوْ طَعْنةً بِرمْحٍ ، أَوْ رَمْيَةً بسَهْمٍ ، وَوَجَدْنَاهُ قَدْ قُتِلَ وَمَثَّلَ بِهِ المُشْرِكونَ فما عَرَفهُ أَحَدٌ إلاَّ أُخْتُهُ بِبَنَانِهِ . قَالَ أنس : كُنَّا نَرَى أَوْ نَظُنُّ أن هذِهِ الآية نزلت فِيهِ وفي أشباهه : ﴿ مِنَ الْمُؤْمِنِينَ رِجَالٌ صَدَقُوا مَا عَاهَدُوا اللهَ عَلَيْهِ ﴾ [ الأحزاب ] إِلَى آخِرها . مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
قوله : (( لَيُرِيَنَّ اللهُ )) روي بضم الياء وكسر الراء : أي لَيُظْهِرَنَّ اللهُ ذلِكَ للنَّاس ، وَرُويَ بفتحهما ومعناه ظاهر ، والله أعلم .
Lehadith 109, qui est le quinzième dans ce chapitre, d’après ‘Anas Ibnou Malik, que Dieu l’agrée, il a dit : « Mon oncle paternel ‘Anas fils de An-Nadr, que Dieu l’agrée, n’a pas participé au combat de la bataille de Badr. Il a dit : “ Ô Messager de Dieu, j’étais absent lors du premier combat dans lequel tu as combattu les associateurs. Si Dieu m’accorde d’être présent lors d’un combat contre les associateurs, Dieu sait ce que je vais y faire. ”
Lorsque ce fut la bataille suivante, celle de ‘Ouhoud, il est arrivé que les musulmans n’ont pas appliqué exactement les consignes du Prophète. C’est alors qu’ils ont été découverts par leurs arrières, et les associateurs ont saisi l’occasion pour les attaquer. Alors l’oncle de ‘Anas Ibnou Malik, qui s’appelle lui aussi ‘Anas, a dit : “ Ô Allah, je te demande de nous pardonner de ceux qui ont fait cela, (c’est-à-dire qu’il vise ses compagnons qui ont quitté leur position, c’est-à-dire les musulmans), et je m’innoncente de ce que font ceux-là [c’est-à-dire les associateurs]. ”
Puis il a avancé sur le front, et c’est alors qu’il a rencontré le compagnon Sa^d, fils de Mou^adh.
C’est alors que Sa^d, fils de Mou^adh a dit : “ Ô Sa^d, fils de Mou^adh, je veux le Paradis par le Seigneur de la Ka^bah, je sens son odeur juste avant ‘Ouhoud. ” Et Sa^d qui a rapporté, a dit : “ Ô Messager de Dieu, je ne suis pas capable de faire ce qu’il a fait », [c’est-à-dire parmi les actes de bravoure dans le combat ]. ” Et ‘Anas a dit : “ Quand nous avons réussi à reconnaître son corps, nous avons vu qu’il avait plus de quatre-vingt coups entre des coups d’épée, des coups de lance, ou des flèches qui ont été tirées dans sa direction, sur son corps. ” ‘Anas a dit : “ Nous nous avons trouvé qui a été tué et les associateurs ont mutilé son corps. Personne ne l’a reconnu, hormis sa propre sœur qui a reconnu ses doigts. ” ‘Anas a dit : Nous considérions, ou nous pensions, que cette ‘ayah, ce verset, celui de la sourat Al-‘Ahzab verset 23, a été révélé à son sujet et de ses semblables. ”
Allah ta^ala dit :
﴿ مِّنَ الْمُؤْمِنِينَ رِجَالٌ صَدَقُوا مَا عَاهَدُوا اللَّهَ عَلَيْهِ فَمِنْهُم مَّن قَضَى نَحْبَهُ وَمِنْهُم مَّن يَنتَظِرُ وَمَا بَدَّلُوا تَبْدِيلًا ٢٣﴾
(Mina l-Mou`minina rijaloun sadaqou ma ^ahadou l-Laha ^alayhi faminhoum man qađa nahbahou wa minhoum man yantadhirou wa ma baddalou tabdila)
[33/23] -verset qui commence par la parole- qui signifie : « Il y a parmi les croyants, des gens qui ont été véridiques dans l’engagement et la promesse qu’ils ont faite à l’égard de Dieu….» jusqu’à la fin du verset.
[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]
Et ce compagnon, Sa^d ibnou Mou^adh, est le maitre des ‘Aws. Son surnom est Abou ^Oumar. il est celui dont il a été confirmé dans le hadith sahih, à propos duquel le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Le Trône de Ar-Rahman a tremblé pour la mort de Sa^d fils de Mou^adh. »
Information utile :
Notre Chaykh, que Dieu lui fasse miséricorde, a dit :
« Celui qui a senti l’odeur de la Science de la religion, il va la désirer [cette science]. Si tel est le cas pour celui qui a senti l’odeur, que dire de celui qui l’a gouté. »
Notre Chaykh, que Dieu lui fasse miséricorde, a dit :
« Celui qui veut être victorieux dans l’au-delà, celui qui veut gagner l’au-delà, c’est-à-dire celui qui veut être au Paradis dans les hauts degrés, alors il est indispensable qu’il se comporte, qu’il agisse contrairement aux penchants de son âme, il doit contredire ses passions. »
Notre Chaykh, que Dieu lui fasse miséricorde, a dit :
« Celui qui oriente son coeur vers une chose, alors, il l’a maîtrisera. »
Cette parole s’applique à beaucoup de cas, beaucoup de gens, comme celui qui veut par exemple maîtriser la langue arabe, ou maîtriser par exemple, la science de la religion; si tu orientes ton coeur, si tu es sincère, et que tu mets ta volonté et que tu te donnes les moyens, tu gagneras.
110– السادس عشر : عن أبي مسعود عقبة بن عمرو الأنصاري البدري رضي الله عنه ، قَالَ : لَمَّا نَزَلَتْ آيةُ الصَّدَقَةِ كُنَّا نُحَامِلُ عَلَى ظُهُورِنَا ، فَجَاءَ رَجُلٌ فَتَصَدَّقَ بِشَيءٍ كَثيرٍ ، فقالوا : مُراءٍ ، وَجَاءَ رَجُلٌ آخَرُ فَتَصَدَّقَ بِصَاعٍ ، فقالُوا : إنَّ اللهَ لَغَنيٌّ عَنْ صَاعِ هَذَا ! فَنَزَلَتْ : ﴿ الَّذِينَ يَلْمِزُونَ الْمُطَّوِّعِينَ مِنَ الْمُؤْمِنِينَ فِي الصَّدَقَاتِ وَالَّذِينَ لا يَجِدُونَ إِلاَّ جُهْدَهُمْ ﴾ [ التوبة ] . مُتَّفَقٌ عَلَيهِ، هذا لفظ البخاري.
وَ(( نُحَامِلُ )) بضم النون وبالحاء المهملة : أي يحمل أحدنا عَلَى ظهره بالأجرة ويتصدق بِهَا .
Dans le hadith 110, An-Nawawiyy dit le seizième dans ce chapitre, d’après Abou Mas^oud ^Ouqbah fils ^Amr Al ansariyy, Al Badriyy, que Dieu l’agrée, il a dit: « Lorsque le verset incitant à l’aumône a été révélé, nous proposions notre service en transportant sur notre dos les biens des gens », [c’est-à-dire en travaillant comme porteur] et ce à que nous gagnions, nous le donnions en aumône [parce qu’ils ont compri l’incitation à l’aumône donc il faisait cela]. C’est alors qu’un homme est venu et il a donné en aumône une grande quantité. Certains se sont dit : « Ah c’est quelqu’un qui est insincère. » Puis, un autre homme est venu et lui, il n’a donné en aumône juste qu’un sa^, ils ont dit : « Allah ta^ala n’a pas besoin du sa^ de cet homme. » Ils ont trouvé que c’est peu ce qu’il a fait. C’est alors que le verset 79 de sourat At Tawbah a été révélé:
﴿ الَّذِينَ يَلْمِزُونَ الْمُطَّوِّعِينَ مِنَ الْمُؤْمِنِينَ فِي الصَّدَقَاتِ وَالَّذِينَ لاَ يَجِدُونَ إِلاَّ جُهْدَهُمْ ﴾
(‘Aladhina yalmizouna al-Muttawwi ^ina mina al-mou’ouminina fi as–sadaqati wa l-Ladhina la yajidouna ‘illa jouhdahoum )
[9/79] ce qui signifie: « Ceux qui parlent en mal des croyants qui donnent des aumônes et ceux qui ne trouvent pas autres qu’une faible quantité. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]
Ça veut dire que dans tous les cas, c’est bien d’œuvrer en bien même si ce n’est pas une grande quantité.
111– السابع عشر : عن سعيد بن عبد العزيز ، عن ربيعة بن يزيد ، عن أَبي إدريس الخولاني ، عن أبي ذر جندب بن جُنادة رضي الله عنه ، عن النَّبيّ ﷺ فيما يروي ، عن اللهِ تَبَاركَ وتعالى ، أنَّهُ قَالَ : (( يَا عِبَادي ، إنِّي حَرَّمْتُ الظُلْمَ عَلَى نَفْسي وَجَعَلْتُهُ بيْنَكم مُحَرَّماً فَلا تَظَالَمُوا . يَا عِبَادي ، كُلُّكُمْ ضَالّ إلاَّ مَنْ هَدَيْتُهُ فَاستَهدُوني أهْدِكُمْ . يَا عِبَادي ، كُلُّكُمْ جَائِعٌ إلاَّ مَنْ أطْعَمْتُهُ فَاستَطعِمُوني أُطْعِمْكُمْ . يَا عِبَادي ، كُلُّكُمْ عَارٍ إلاَّ مَنْ كَسَوْتُهُ فاسْتَكْسُونِي أكْسُكُمْ . يَا عِبَادي ، إنَّكُمْ تُخْطِئُونَ باللَّيلِ وَالنَّهارِ وَأَنَا أغْفِرُ الذُّنُوبَ جَمِيعاً فَاسْتَغْفِرُوني أغْفِرْ لَكُمْ . يَا عِبَادي، إنَّكُمْ لَنْ تَبْلُغوا ضُرِّي فَتَضُرُّوني ، وَلَنْ تَبْلُغُوا نَفعِي فَتَنْفَعُوني . يَا عِبَادي ، لَوْ أنَّ أوَّلَكُمْ وَآخِرَكُمْ وَإِنْسَكُمْ وَجنَّكُمْ كَانُوا عَلَى أتْقَى قَلْبِ رَجُلٍ وَاحِدٍ مِنْكُمْ مَا زَادَ ذلِكَ في مُلكي شيئاً . يَا عِبَادي ، لَوْ أنَّ أوَّلَكُمْ وَآخِرَكُمْ وَإِنْسَكُمْ وَجنَّكُمْ كَانُوا عَلَى أفْجَرِ قَلْبِ رَجُلٍ وَاحِدٍ مِنْكُمْ مَا نَقَصَ ذلِكَ من مُلكي شيئاً. يَا عِبَادي، لَوْ أنَّ أوَّلَكُمْ وَآخِرَكُمْ وَإِنْسَكُمْ وَجنَّكُمْ قَامُوا في صَعِيدٍ وَاحِدٍ فَسَألُوني فَأعْطَيتُ كُلَّ إنْسَانٍ مَسْألَتَهُ مَا نَقَصَ ذلِكَ مِمَّا عِنْدِي إلاَّ كما يَنْقصُ المِخْيَطُ إِذَا أُدْخِلَ البَحْرَ . يَا عِبَادي ، إِنَّمَا هِيَ أعْمَالُكُمْ أُحْصِيهَا لَكُمْ ثُمَّ أوَفِّيكُمْ إِيَّاهَا ، فَمَنْ وَجَدَ خَيراً فَلْيَحْمَدِ الله وَمَنْ وَجَدَ غَيْرَ ذلِكَ فَلا يَلُومَنَّ إلاَّ نَفْسَهُ )) .
قَالَ سعيد : كَانَ أَبُو إدريس إِذَا حَدَّثَ بهذا الحديث جَثا عَلَى رُكبتيه . رواه مسلم .
وروينا عن الإمام أحمد بن حنبل رحمه الله ، قَالَ : لَيْسَ لأهل الشام حديث أشرف من هَذَا الحديث
Le hadith 111, le dix-septième de ce chapitre, d’après Sa^id fils de ^Abdoul ^Aziz , d’après Rabigha fils de Yazid, d’après Abou Idriss Khaoulani, d’après Abou Dharr Jounadah fils de Jounoudah, que Dieu l’agrée, il rapporte du Prophète ﷺ, d’après ce que le Prophète rapporte de Dieu (c’est à dire que c’est un hadith qoudsiyy), il a dit ce qui signifie : « Allah tabaraka wa ta^ala dit : « Ô vous mes esclaves, l’injustice est impossible à mon sujet et j’ai rendu l’injustice interdite entre vous alors ne soyez pas injuste les uns envers les autres. »
Et il a dit ce qui signifie : « Ô mes esclaves, vous seriez tous égarés sauf ceux que je guide alors demandez moi à ce que je vous guide et je vous guiderai. »
Il a dit ce qui signifie : « Ô mes esclaves, vous serez tous affamés hormis ceux à qui je donne à manger alors demandez moi à ce que je vous donne à manger et je vous l’accorderai.»
Il a dit : ce qui signifie : « Ô mes esclaves, vous seriez tous nu hormis ceux à qui je donne de quoi se vêtir alors demandez moi de vous vêtir et je vous vêtirai.»
Et il a dit ce qui signifie : « « Ô mes esclaves, vous commettez des erreurs de nuit tout comme de jours et je pardonne tous les péchés, alors demandez mon pardon, je vous pardonnerai. »
Et il a dit ce qui signifie : « Ô mes esclaves, vous ne pourriez pas me nuire et vous ne me nuirez pas et vous ne pouvez pas me profiter et vous ne me profiterez pas. »
Et il a dit ce qui signifie : « Ô mes esclaves, si du premier au dernier d’entre vous, les humains et les djinn d’entre vous, avez le cœur du plus pieux d’entre vous cela n’augmentera rien dans ma souveraineté. »
Et il a dit ce qui signifie: « Ô mes esclaves, si du premier au dernier d’entre vous, les humains et les djinns d’entre vous étiez ou aviez le cœur du plus pervers d’entre vous cela ne diminuerait rien de ma souveraineté. »
Et il a dit ce qui signifie : « Ô mes esclaves, si du premier au dernier d’entre vous, les humains et les djinns d’entre vous, se mettiez d’un côté et que vous me demandez, j’accorderai à chacun d’entre vous ce qu’il demande. Cela ne diminuera rien de ma souveraineté comme l’aiguille , si le trou de l’aiguille est introduit dan l’eau, il ne diminue rien de l’eau de mer. »
Et il a dit ce qui signifie: « Ô mes esclaves, ce sont vos œuvres qui sont inventoriées et je vous rétribuerai pour les œuvres que vous aurez faites. Celui qui a trouvé du bien alors qu’il remercie Dieu. Et celui qui a trouvé autre que cela qu’il s’en prenne qu’à lui-même. »
Abou Sa^id a dit : « Abou Idriss quand il rapportait ce hadith il se mettait sur ses genoux.»
[Rapporté par Mouslim]
Et An-Nawawiyy dit : « Il nous a été rapporté de l’Imam Ahmad Ibnou Hanbal que Dieu l’agrée que le Messager de Dieu a dit : « Les habitants de Ach-Cham n’ont pas un hadith plus noble que celui-ci. »
١٢ – باب الحث عَلَى الازدياد من الخير في أواخر العمر
قَالَ الله تَعَالَى : ﴿ أَوَلَمْ نُعَمِّرْكُمْ مَا يَتَذَكَّرُ فِيهِ مَنْ تَذَكَّرَ وَجَاءكُمُ النَّذِيرُ ﴾ [ فاطر] قَالَ ابن عباس والمُحَقِّقُونَ : معناه أَو لَمْ نُعَمِّرْكُمْ سِتِّينَ سَنَةً ؟ وَيُؤَيِّدُهُ الحديث الَّذِي سنذْكُرُهُ إنْ شاء الله تَعَالَى ، وقيل : معناه ثماني عَشْرَة سَنَةً ، وقيل : أرْبَعينَ سَنَةً ، قاله الحسن والكلبي ومسروق ونُقِلَ عن ابن عباس أيضاً . وَنَقَلُوا أنَّ أَهْلَ المدينَةِ كانوا إِذَا بَلَغَ أَحَدُهُمْ أربْعينَ سَنَةً تَفَرَّغَ للعِبادَةِ ، وقيل : هُوَ البُلُوغُ . وقوله تَعَالَى : ﴿ وجَاءكُمُ النَّذِيرُ ﴾ قَالَ ابن عباس والجمهور : هُوَ النَّبيّ ﷺ ، وقيل : الشَّيبُ ، قاله عِكْرِمَةُ وابن عُيَيْنَة وغيرهما . والله أعلم .
Chapitre 12: Incitation à chercher à augmenter en bien à la fin de la vie
Allah ta^ala dit, dans sourat Fatir verset 37:
﴿ أَوَلَمْ نُعَمِّرْكُم مَّا يَتَذَكَّرُ فِيهِ مَن تَذَكَّرَ وَجَاءكُمُ النَّذِيرُ ٣٧ ﴾
(‘awalam nou^ammirkoum ma yatadhakkarou fihi man tadhakkara wa ja‘akoumou n-nadhir)
[35/37] ce qui signifie : « N’est-ce pas que nous vous avons permis de vivre celui qui est exhorté est exhorté et l’avertisseur vous est parvenu?»
Ibnou ^Abbas et les authentificateurs ont dit ça veut dire : « N’est-ce pas que nous vous avons permis de vivre soixante ans. » Ce qui renforce cette explication, c’est le hadith que nous allons mentionner si Dieu le veut. »
Il a été dit que: « N’est-ce pas que nous vous avons fait vivre dix huit ans. Et d’autres ont dit quarante ans. C’est ce qu’a dit Al Hasan, Al Kalbiyy et Masrouq.
Ces deux avis ont également été rapportés par Ibnou ^Abbas. Ils ont rapporté également que les habitants de Médine, lorsque l’un d’entre eux vivait jusqu’à quarante ans, ils se déchargeaient de toute autre occupation, ils se consacraient exclusivement à l’adoration de Dieu. Il a été dit que l’âge dont il est question dans ce verset, c’est la puberté. Et dans la suite du verset 37: « Et l’avertisseur nous est parvenu. » Ibnou ^Abbas et la majorité des savants ont dit qu’il s’agit du Prophète ﷺ. Et il a été dit que ce sont les cheveux qui indiquent la vieillesse. C’est l’avis de Ghikrimah , de Ibnou ^Ouyaynah et d’autres. Et Dieu sait plus que tout autre.
112– وأما الأحاديث فالأول : عن أبي هريرةَ رضي الله عنه ، عن النَّبيّ ﷺ ، قَالَ : (( أعْذَرَ الله إِلَى امْرِئٍ أَخَّرَ أجَلَهُ حَتَّى بَلَغَ سِتِّينَ سَنَةً )) رواه البخاري .
قَالَ العلماء : معناه لَمْ يَتْرُكْ لَهُ عُذراً إِذْ أمْهَلَهُ هذِهِ المُدَّةَ . يقال : أعْذَرَ الرجُلُ إِذَا بَلَغَ الغايَةَ في العُذْرِ .
Dans le hadith 112, An-Nawawiyy dit le premier de ce chapitre, d’après Abou Hourayra que Dieu l’agrée, le Prophète ﷺ a dit ce qui signifie: « Allah a enlevé toutes excuses à quelqu’un à qui il a retardé l’échéance, le terme au point qu’il a vécu soixante ans. »
[Rapporté par Al Boukhariyy]
C’est-à-dire que les savants ont expliqué, ils ont dit: « Celui à qui Allah donne du répit, de sorte qu’il vive toute cette période là, il n’a plus d’excuse s’il n’a pas fait le repentir etc. »
113– الثاني : عن ابن عباس رضي الله عنهما ، قَالَ : كَانَ عمر رضي الله عنه يُدْخِلُنِي مَعَ أشْيَاخِ بَدرٍ فكأنَّ بَعْضَهُمْ وَجَدَ في نفسِهِ ، فَقَالَ : لِمَ يَدْخُلُ هَذَا معنا ولَنَا أبْنَاءٌ مِثلُهُ ؟! فَقَالَ عُمَرُ : إنَّهُ منْ حَيثُ عَلِمْتُمْ ! فَدعانِي ذاتَ يَومٍ فَأدْخَلَنِي مَعَهُمْ فما رَأيتُ أَنَّهُ دعاني يَومَئذٍ إلاَّ لِيُرِيَهُمْ ، قَالَ : مَا تقُولُون في قولِ الله : ﴿ إِذَا جَاءَ نَصْرُ اللهِ وَالْفَتْحُ ﴾ ؟ [ الفتح ] فَقَالَ بعضهم : أُمِرْنَا نَحْمَدُ اللهَ وَنَسْتَغْفِرُهُ إِذَا نَصَرنَا وَفَتحَ عَلَيْنَا ، وَسَكتَ بَعْضُهُمْ فَلَمْ يَقُلْ شَيئاً . فَقَالَ لي : أَكَذلِكَ تقُول يَا ابنَ عباسٍ ؟ فقلت : لا. قَالَ : فما تقول ؟ قُلْتُ : هُوَ أجَلُ رَسُول الله ﷺ أعلَمَهُ لَهُ، قَالَ : ﴿ إِذَا جَاءَ نَصْرُ اللهِ وَالْفَتْحُ ﴾ وذلك علامةُ أجَلِكَ ﴿ فَسَبِّحْ بِحَمْدِ رَبِّكَ وَاسْتَغْفِرْهُ إِنَّهُ كَانَ تَوَّاباً ﴾ فَقَالَ عمر رضي الله عنه : مَا أعلم مِنْهَا إلاَّ مَا تقول . رواه البخاري .
Dans le hadith 113, qui est le deuxième de ce chapitre, d’après Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée lui et son père, il a dit : « ^Oumar que Dieu l’agrée m’a invité dans les assemblées dans lequel se trouvait les grands compagnons de Badr, c’est à dire les compagnons qui ont assisté à la bataille de Badr qui sont parmi les meilleurs des compagnons. Donc, ^Oumar invitait Ibnou ^Abbas avec eux dans les assemblées de consultation et dans les sujets importants. Et le fait qu’il invite Ibnou ^Abbas, malgré le grand âge de ces compagnons et Ibnou ^Abbas était jeûne, c’était en raison de son haut degré. Et comment avait-il eu ce haut degré ? C’est par les connaissances et les sciences acquises. Ibnou ^Abbas poursuit : « C’est alors que certains d’entre eux de ces compagnons n’étaient pas contents.» Donc il a dit à ^Oumar : “ Pourquoi est-ce que tu ramènes celui-ci, en parlant de Ibnou ^Abbas alors qu’il est de l’âge de nos enfants? ” ^Oumar lui a dit: “ C’est parce qu’il est issu de là où vous savez. ” C’est-à-dire que son père c’est ^Abbas et son cousin c’est le Prophète et il a grandi chez le Prophète. Ibnou ^Abbas a dit : “ Un jour ^Oumar m’a invité et il m’a fait introduire dans leur assemblée. Et j’ai compris que ce jour-là, il ne m’a invité que pour leur prouver que j’avais ma place. ” ^Oumar leur a posé la question à ces grands compagnons. Il leur a dit: “ Que dites vous, quand il dit que dites vous ça veut dire comment vous expliquer la parole de Allah : « ‘Idha ja‘a nasrou l-Lahi wa l-fath » dans sourat An Nasr? ” Certains ont répondu : “ Ben ça veut dire que Dieu nous ordonne de le louer, de demander Son pardon lorsqu’Il nous aura accordé la victoire et qu’Il nous aura permis de conquérir, de faire des conquêtes. ” Ibnou ^Abbas qui rapporte a dit : “ D’autres se sont tu et ils n’ont pas répondu à la question de ^Oumar. ” Oumar s’est tourné vers moi, il m’a dit: “ Est-ce la aussi ton avis Ibnou ^Abbas? ” Alors Ibnou ^Abbas a dit: “ J’ai répondu non. ” ^Oumar m’a dit: “ Comment tu expliques alors cette sourat ? ” Ibnou ^Abbas a dit: “ J’ai répondu cette sourat est l’annonce de l’éminence du décès du Messager de Allah ﷺ et Dieu le lui a appris. ” Il a expliqué, il a dit : “ Lorsque la victoire accordée par Dieu et la conquête vous sont accordées et c’est là le signe de l’éminence de ton terme, alors glorifie Dieu en remerciant ton Seigneur et en lui demandant le pardon. Certes Il est Celui qui accepte le repentir. ” Alors ^Oumar pour confirmer les dires de Ibnou ^Abbas a dit: “ Je ne connais pas une autre explication que celle qui vient de donner. ”»
[Rapporté par Al Boukhariyy]
114– الثالث : عن عائشة رضي الله عنها ، قَالَتْ : مَا صلّى رَسُول الله ﷺ صلاةً بَعْدَ أنْ نَزَلتْ عَلَيهِ : ﴿ إِذَا جَاءَ نَصْرُ اللهِ وَالْفَتْحُ ﴾ إلاَّ يقول فِيهَا : (( سُبحَانَكَ رَبَّنَا وَبِحَمْدِكَ ، اللَّهُمَّ اغْفِرْ لي )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
وفي رواية في الصحيحين عنها : كَانَ رَسُول الله ﷺ يُكْثِرُ أنْ يقُولَ في ركُوعِه وسُجُودهِ : (( سُبْحَانَكَ اللَّهُمَّ رَبَّنَا وَبِحَمدِكَ ، اللَّهُمَّ اغْفِرْ لِي )) ، يَتَأوَّلُ القُرآنَ . معنى : (( يَتَأَوَّلُ القُرآنَ )) أي يعمل مَا أُمِرَ بِهِ في القرآن في قوله تَعَالَى : ﴿ فَسَبِّحْ بِحَمْدِ رَبِّكَ وَاسْتَغْفِرْهُ ﴾ .
وفي رواية لمسلم : كَانَ رَسُول الله ﷺ يُكثِرُ أنْ يَقُولَ قَبلَ أنْ يَمُوتَ :
(( سُبحَانَكَ اللَّهُمَّ وَبِحَمدِكَ أسْتَغْفِرُكَ وَأتُوبُ إلَيْكَ )) . قَالَتْ عائشة : قُلْتُ : يَا رَسُول الله ، مَا هذِهِ الكَلِماتُ الَّتي أرَاكَ أحْدَثْتَها تَقُولُهَا ؟ قَالَ : (( جُعِلَتْ لي عَلامَةٌ في أُمَّتِي إِذَا رَأيْتُها قُلتُها ﴿ إِذَا جَاءَ نَصْرُ اللهِ وَالْفَتْحُ ﴾ … إِلَى آخِرِ السورة )) .
وفي رواية لَهُ : كَانَ رسولُ الله ﷺ يُكثِرُ مِنْ قَولِ : (( سبْحَانَ اللهِ وَبِحَمدِهِ أسْتَغفِرُ اللهَ وأتُوبُ إِلَيْهِ )) . قَالَتْ : قُلْتُ : يَا رسولَ اللهِ ، أَراكَ تُكثِرُ مِنْ قَولِ سُبحَانَ اللهِ وَبِحَمدهِ أسْتَغْفِرُ اللهَ وأتُوبُ إِلَيْه ؟ فَقَالَ : (( أخبَرَني رَبِّي أنِّي سَأرَى عَلامَةً في أُمَّتي فإذا رَأيْتُها أكْثَرْتُ مِنْ قَولِ : سُبْحَانَ اللهِ وبِحَمدهِ أسْتَغْفرُ اللهَ وَأَتُوبُ إِلَيْه فَقَدْ رَأَيْتُهَا: ﴿ إِذَا جَاءَ نَصْرُ اللهِ وَالْفَتْحُ ﴾ فتح مكّة ، ﴿ وَرَأَيْتَ النَّاسَ يَدْخُلُونَ فِي دِينِ اللهِ أَفْوَاجاً ، فَسَبِّحْ بِحَمْدِ رَبِّكَ وَاسْتَغْفِرْهُ إِنَّهُ كَانَ تَوَّاباً ﴾)) .
Dans le hadith 114, d’après ^A’ichah, que Dieu l’agrée, elle a dit : « Après que cette sourat ‘Idha ja‘a nasrou l-Lahi wa l-fath lui a été descendue, chaque prière que le Messager de Allah ﷺ avait fait, après chaque prière, il disait:
سُبْـحانَكَ اللّهُـمَّ رَبَّـنا وَبِحَـمْدِكَ ، اللّهُـمَّ اغْفِرْ لي
(Soubhanaka l-lahoumma rabbana wa bi-hamdika. Allahoumma ghfir li)
qui signifie: « Tu es exempt de toutes imperfections. Ô notre Seigneur, nous te remercions. Ô Allah pardonne moi. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]
Et dans une version de Al Boukhariyy et Mouslim, toujours d’après ^A’ichah que Allah l’agrée, elle disait que le Messager de Allah ﷺ répétait souvent dans ses inclinations et ses prosternations Soubhanaka l-lahoumma rabbana wa bi-hamdika. Allahoumma ghfir li. Il avait ainsi interprété le Qour’an qui lui a été révélé, c’est-à-dire il appliquait ce qu’il avait reçu comme ordre dans le Qour’an par la parole de Dieu: « Fasabbih bihamdi rabbika wa staghfirhou ‘innahou kana tawwaba. »
Et dans une version de Mouslim, le Messager de Allah ﷺ disait beaucoup avant sa mort :
« Soubhanaka Allahoumma wa bihamdik, astaghfirouka wa‘atoubou ilayk. »
Et ^A’ichah a dit: « J’ai dit : « Ô Messager de Dieu, explique moi ces phrases que je te vois récemment dire. Il a répondu ce qui signifie : « On m’a indiqué un signe d’une chose qui arrivera à ma communauté, lorsque je le vois alors je dis ces phrases « ‘Idha ja‘a nasrou l-Lahi wa l-Fath ». C’est ça le signe. » C’est-à-dire : « Lorsque la victoire de Dieu et la conquête vous seront accordées » jusqu’à la fin de la sourat.
Et dans une version de Mouslim, également le Messager de Allah ﷺ disait beaucoup: « Soubhana l-Lahi wa bihamdihi astaghfirou l-Laha wa ‘atoubou ilayhi. » ^A’ichah que Dieu l’agrée a dit : « Ô Messager de Dieu, je constate que tu dis beaucoup : « Soubhana l-Lahi wa bihamdihi astaghfirou l-Laha wa ‘atoubou ilayhi. » Alors le Messager a répondu à ^A’ichah, il lui a dit ce qui signifie : « Soubhana l-Lahi wa bihamdihi ». Mon Seigneur m’a appris que j’allais voir un signe au sein de ma communauté. Et que si je voyais ce signe je multipliais la parole « Soubhana l-Lahi wa bihamdihi astaghfirou l-Laha wa ‘atoubou ilayhi. Et ce signe je l’ai vu : « ‘Idha ja‘a nasrou l-Lahi wa l-Fath », « Lorsque la victoire de Dieu sera accordée ainsi que la conquête (il s’agit de la conquête de la Mecque) et que tu vois les gens rentraient dans la religion agréée par Dieu en grand nombre alors glorifie ton Seigneur et remercie Le et demande lui le pardon. Certes, il est Celui qui accepte le repentir. »
115– الرابع : عن أنس رضي الله عنه ، قَالَ : إنَّ اللهَ عزوجل تَابَعَ الوَحيَ عَلَى رسولِ الله ﷺ قَبلَ وَفَاتهِ حَتَّى تُوُفِّيَ أكْثَرَ مَا كَانَ الوَحْيَ . مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
Dans le hadith 115, le quatrième, d’après Anas que Dieu l’agrée, il a dit : « Allah ^azza wa jall a révélé au Messager de Allah ﷺ avant son décès et jusqu’à son décès. »
116- الخامس : عن جابر رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رسول الله ﷺ : (( يُبْعَثُ كُلُّ عَبْدٍ عَلَى مَا مَاتَ عَلَيهِ )) رواه مسلم .
Dans le hadith 116, d’après Jabir, que Dieu l’agrée, il a dit le Messager de Allah ﷺ a dit :
(( يُبْعَثُ كلُّ عبدٍ على ما مات عليه ))
ce qui signifie : « Chaque esclave sera ressuscité au jour du jugement dans l’état dans lequel il est mort. »
[Rapporté par Mouslim]
Je vous rappelle que le chapitre c’est l’incitation à multiplier les actes d’adoration lorsque la personne est prêt de mourir. Ça veut dire que si elle meurt dans un état d’adoration, elle sera rassemblée dans cet état d’adoration, ressuscité au jour du jugement ainsi.
١٣ – باب في بيان كثرة طرق الخير
قَالَ الله تَعَالَى : ﴿ وَمَا تَفْعَلُوا مِنْ خَيْرٍ فَإِنَّ اللهَ بِهِ عَلِيمٌ ﴾ [ البقرة ]، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَمَا تَفْعَلُوا مِنْ خَيْرٍ يَعْلَمْهُ الله ﴾ [ البقرة] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ فَمَنْ يَعْمَلْ مِثْقَالَ ذَرَّةٍ خَيْراً يَرَهُ ﴾ [ الزلزلة ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ مَنْ عَمِلَ صَالِحاً فَلِنَفْسِهِ ﴾ [ الجاثـية] والآيات في الباب كثيرة .
وأما الأحاديث فكثيرة جداً وهي غيرُ منحصرةٍ فنذكُرُ طرفاً مِنْهَا :
Chapitre 13 : Indications du grand nombre de voies pour faire le bien
Dieu تعالى dit dans sourat البَقَرَة Al-Baqarah verset 215:
﴿ وَمَا تَفْعَلُواْ مِنْ خَيْرٍ فَإِنَّ اللّهَ بِهِ عَلِيمٌ ١١٣﴾
(wama taf^alou min khayrin fa’inna l-Laha kana bihi ^alima)
[2/215] ce qui signifie : « Et tout bien que vous faites Allah le sait. »
Dieu تعالى dit dans sourat البَقَرَة Al-Baqarah verset 197 :
﴿ وَمَا تَفۡعَلُواْ مِنۡ خَيۡرٖ يَعۡلَمۡهُ ٱللَّهُۗ ١٩٧﴾
(wama taf^alou min khayrin ya^lamhou l-Lahou)
[2/197] ce qui signifie : « Et tout bien que vous faites, certes Allah le sait. »
Dieu تعالى dit dans sourat الزَّلۡزَلَة Az–Zalzalah verset 7 :
﴿ فَمَن يَعۡمَلۡ مِثۡقَالَ ذَرَّةٍ خَيۡرٗا يَرَهُۥ ٧ ﴾
(faman ya^mal mithqala dharratin khayran yarah)
[99/7] ce qui signifie : « Celui qui fait le poids d’un grain de poussière de bien il en trouvera la rétribution. »
Dieu تعالى dit dans sourat الجَاثِية Al-Jathiyah verset 15 :
﴿ مَّنۡ عَمِلَ صَٰلِحٗا فَلِنَفۡسِهِۦ ١٥﴾
(man ^amila salihan falinafsihi)
[45/15] ce qui signifie : « Celui qui fait du bien, c’est pour lui-même »
Et il y a beaucoup de versets dans ce sens. Quant aux ahadith ils sont nombreux. Ils ne limitent pas à ce que nous allons évoquer juste après.
117– الأول: عن أبي ذر جُنْدبِ بنِ جُنَادَةَ ، قَالَ: قُلْتُ : يَا رسولَ الله، أيُّ الأعمالِ أفْضَلُ ؟ قَالَ : (( الإيمانُ باللهِ وَالجِهادُ في سَبيلِهِ )) . قُلْتُ : أيُّ الرِّقَابِ أفْضَلُ ؟ قَالَ : (( أنْفَسُهَا عِنْدَ أهلِهَا وَأكثَرهَا ثَمَناً )) . قُلْتُ : فإنْ لَمْ أفْعَلْ ؟ قَالَ : (( تُعِينُ صَانِعاً أَوْ تَصْنَعُ لأَخْرَقَ )) . قُلْتُ : يَا رَسُول الله ، أرأيْتَ إنْ ضَعُفْتُ عَنْ بَعْضِ العَمَلِ ؟ قَالَ : (( تَكُفُّ شَرَّكَ عَنِ النَّاسِ ؛ فإنَّهَا صَدَقَةٌ مِنْكَ عَلَى نَفْسِكَ )) مُتَّفَقٌ عليه .
(( الصَّانِعُ )) بالصاد المهملة هَذَا هُوَ المشهور ، وروي (( ضائعاً )) بالمعجمة : أي ذا ضِياع مِنْ فقرٍ أَوْ عيالٍ ونحوَ ذلِكَ ، (( وَالأَخْرَقُ )) : الَّذِي لا يُتقِنُ مَا يُحَاوِل فِعلهُ .
Hadith 117, le premier de ce chapitre, d’après Abou Dharr Joundoub fils de Jounadah, que Dieu l’agrée, a dit: “ Ô Messager de Allah quel est la meilleure des œuvres ? ” Le Prophète a dit:
((الإيمان بالله والجهاد في سبيله))
(Al-imanou bi l-Lahi wal-jihadou fi sabilih)
ce qui signifie: “ La croyance en Dieu et fournir des efforts dans la voie qu’Il agrée. ”
Je lui ai dit: “ Quels sont les meilleurs esclaves à affranchir? ”
Il a dit ce qui signifie: “ Les plus précieux chez leurs propriétaires et ceux qui ont le plus de valeur. ”
Je lui ai dit : “ Si je ne le fais pas? [C’est-à-dire je n’ai pas les moyens?] ”. Le Messager a dit ce qui signifie : « Tu aides quelqu’un qui travaille ou tu fais quelque chose pour quelqu’un qui est incapable de faire quelque chose de ses mains. »
Alors le compagnon a dit : “ Ô messager de Dieu! Et si j’étais incapable de faire certaines tâches ? ” Le Prophète ﷺ lui a répondu ce qui signifie: » Tu évites aux gens ton propre mal, cela compte pour toi comme une aumône que tu donnerais en ton nom. «
[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]
118– الثاني : عن أبي ذر أيضاً رضي الله عنه : أنَّ رسول الله ﷺ قَالَ : (( يُصْبحُ عَلَى كُلِّ سُلامَى منْ أَحَدِكُمْ صَدَقةٌ : فَكُلُّ تَسبيحَةٍ صَدَقَةٌ وَكُلُّ تَحمِيدةٍ صَدَقَة وَكُلُّ تَهْلِيلَةٍ صَدَقَةٌ وَكُلُّ تَكبيرَةٍ صَدَقَةٌ وَأمْرٌ بِالمعرُوفِ صَدَقةٌ ونَهيٌ عَنِ المُنْكَرِ صَدَقةٌ وَيُجزِىءُ مِنْ ذلِكَ رَكْعَتَانِ يَركَعُهُما مِنَ الضُّحَى )) رواه مسلم .
Le hadith 118, le deuxième de ce chapitre, d’après Abou Dharr également, le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit ce qui signifie : « Il convient que chacun d’entre vous, chaque jour donne une aumône pour chaque os et articulation de son corps. Toute parole soubhana l-Lah compte comme une aumône. Toute parole al-hamdou li l-Lah compte comme une aumône. Toute parole la ilaha illa l-Lah compte comme une aumône,. Toute parole Allahou ‘akbar compt comme une aumône. Ordonner le bien compte comme une aumône, interdire le mal compte comme une aumône. Quant à ce qui tient lieu de tout cela, ce sont deux rak^ah qu’une personne fait au temps de Ad-Douha. »
119– الثالث : عَنْهُ ، قَالَ : قَالَ النَّبيُّ ﷺ : (( عُرِضَتْ عَلَيَّ أعْمَالُ أُمَّتِي حَسَنُهَا وَسَيِّئُهَا فَوَجَدْتُ في مَحَاسِنِ أعْمَالِهَا الأذَى يُمَاطُ عَنِ الطَّريقِ ، وَوَجَدْتُ في مَسَاوِىءِ أعمَالِهَا النُّخَاعَةُ تَكُونُ في المَسْجِدِ لا تُدْفَنُ )) رواه مسلم .
Le hadith 119, le troisième de ce chapitre, An-Nawawiyy a rapporté du Prophète ﷺ d’après le compagnon qui rapporte du Prophète ﷺ qui a dit: « J’ai vu les œuvres de ma communauté , les bonnes et les mauvaises . J’ai trouvé parmi les bonnes œuvres, il y a le fait d’enlever l’obstacle qui est sur le chemin, par exemple une pierre ou des épines. Et parmi les mauvaises œuvres, j’ai vu le crachat dans la mosquée qui n’est pas enterré, [ça veut dire ce qui est expectoré de l’intérieur de la bouche parce que les mosquées avant c’était de la terre ce n’était pas des tapis comme de nos jours]. »
[Rapporté par Mouslim]
120– الرابع : عَنْهُ : أنَّ ناساً قالوا : يَا رَسُولَ الله ، ذَهَبَ أهلُ الدُّثُور بالأُجُورِ ، يُصَلُّونَ كَمَا نُصَلِّي ، وَيَصُومُونَ كَمَا نَصُومُ ، وَيَتَصَدَّقُونَ بِفُضُولِ أمْوَالِهِمْ ، قَالَ : (( أَوَلَيسَ قَدْ جَعَلَ اللهُ لَكُمْ مَا تَصَدَّقُونَ بِهِ : إنَّ بِكُلِّ تَسْبِيحَةٍ صَدَقةً ، وَكُلِّ تَكبيرَةٍ صَدَقَةً ، وَكُلِّ تَحمِيدَةٍ صَدَقَةً ، وَكُلِّ تَهْلِيلَةٍ صَدَقَةً ، وَأمْرٌ بالمَعْرُوفِ صَدَقَةٌ ، وَنَهيٌ عَنِ المُنْكَرِ صَدَقَةٌ ، وفي بُضْعِ أَحَدِكُمْ صَدَقَةٌ )) قالوا : يَا رسولَ اللهِ ، أيَأتِي أَحَدُنَا شَهْوَتَهُ وَيَكُونُ لَهُ فِيهَا أجْرٌ ؟ قَالَ : (( أرَأيتُمْ لَوْ وَضَعَهَا في حَرامٍ أَكَانَ عَلَيهِ وِزرٌ ؟ فكذَلِكَ إِذَا وَضَعَهَا في الحَلالِ كَانَ لَهُ أَجْرٌ )) رواه مسلم .
(( الدُّثُورُ )) بالثاء المثلثة : الأموال وَاحِدُهَا : دثْر .
Le hadith 120, le quatrième de ce chapitre, certains compagnons ont dit: “ Ô messager de Dieu, les gens qui sont riches vont prendre toutes les récompenses. Ils font la prière tout comme nous faisons la prière, ils font le jeûne tout comme nous faisons le jeune, mais ils ont de l’argent donc ils donnent des aumônes.” Alors le Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam a dit ce qui signifie : “ N’est ce pas que Dieu vous a accordé l’équivalent de ce qui vous permet de donner des aumônes, pour chaque parole soubhana l-Lah c’est comptée comme une aumône, pour Toute parole Allahou ‘akbar c’est comptée comme une aumône, pour chaque Toute parole al-hamdou li l-Lah c’est comptée comme une aumône, pour chaque Toute parole la ilaha illa l-Lah cest comptée comme une aumône, ordonner le bien compte comme une aumône, interdire le mal est comptée comme une aumône ; et même le rapport de l’un d’entre vous est comptée une aumône. ”
Alors les compagnons étaient étonnés, ils ont dit : “ Ô Messager de Allah, est ce que l’un d’entre nous assouvit son désir et il aura en cela une récompense ? Le Prophète leur a dit ce qui signifie “ Voyez-vous s’il avait cela dans l’interdit , n’est-ce pas qu’il se serait chargé d’un pêché de même s’il le fait dans le halal il a des récompenses. ”
121– الخامس : عَنْهُ ، قَالَ : قَالَ لي النَّبيّ ﷺ : (( لا تَحْقِرنَّ مِنَ المَعرُوفِ شَيئاً وَلَوْ أنْ تَلقَى أخَاكَ بِوَجْهٍ طَليقٍ )) رواه مسلم .
Le hadith 121, le cinquième de ce chapitre, toujours du même compagnon Abou Dharr a dit : « Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : “ Ne néglige aucune bonne chose que tu fais, ne fut ce que de venir à la rencontre de ton frère avec un visage souriant. ”
[Rapporté par Al-Boukhariyy]
Pourquoi ? Parce qu’en étant souriant avec son frère, cela le réconforte, cela repousse de lui le sentiment de la solitude, cela va lui apaiser le cœur, ainsi il y aura la symbiose et l’amour requis entre les croyants.
122– السادس : عن أبي هريرةَ رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( كُلُّ سُلامَى مِنَ النَّاسِ عَلَيهِ صَدَقَةٌ ، كُلَّ يَومٍ تَطلُعُ فِيهِ الشَّمْسُ : تَعْدِلُ بَينَ الاثْنَينِ صَدَقةٌ ، وتُعِينُ الرَّجُلَ في دَابَّتِهِ ، فَتَحْمِلُهُ عَلَيْهَا أَوْ تَرفَعُ لَهُ عَلَيْهَا مَتَاعَهُ صَدَقَةٌ ، وَالكَلِمَةُ الطَيِّبَةُ صَدَقَةٌ ، وبكلِّ خَطْوَةٍ تَمشيهَا إِلَى الصَّلاةِ صَدَقَةٌ ، وتُميطُ الأذَى عَنِ الطَّريقِ صَدَقَةٌ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
ورواه مسلم أيضاً من رواية عائشة رَضي الله عنها ، قَالَتْ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( إنَّهُ خُلِقَ كُلُّ إنْسان مِنْ بَنِي آدَمَ عَلَى سِتِّينَ وثلاثمئة مفْصَل ، فَمَنْ كَبَّرَ اللهَ ، وحَمِدَ الله ، وَهَلَّلَ اللهَ ، وَسَبَّحَ الله ، وَاسْتَغْفَرَ الله ، وَعَزَلَ حَجَراً عَنْ طَريقِ النَّاسِ ، أَوْ شَوْكَةً ، أَوْ عَظماً عَن طَريقِ النَّاسِ ، أَوْ أمَرَ بمَعْرُوف ، أَوْ نَهَى عَنْ منكَر ، عَدَدَ السِّتِّينَ والثَّلاثِمئَة فَإنَّهُ يُمْسِي يَومَئِذٍ وقَدْ زَحْزَحَ نَفسَهُ عَنِ النَّارِ )) .
Le hadith 122 qui le sixième dans ce chapitre, d’après Abou Hourayrah, il a dit : « Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Les gens peuvent faire des aumônes sur chaque phalange chaque jour où se lève le soleil, en étant équitable entre deux personnes, cela est compté comme une aumône, en aidant quelqu’un pour monter sur sa monture ou en lui installant ses bagages dessus, ceci est compté comme une aumône. La belle parole est comptée comme une aumône chaque pas que tu fais pour te rendre à la prière est une aumône. Lorsque tu enlèves les embûches du chemin, ceci est compté comme une aumône. »
[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]
Mouslim a rapporté la version de ^A’ichah que le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Chaque homme des fils de ‘Adam a été créé avec trois cent soixante articulations. Celui qui dit Soubhana l-Lah, celui qui dit al-hamdou li l-Lah celui qui dit Allahou ‘akbar qui dit la ilaha illa l-Lah qui glorifie Allah en disant soubhana l-Lah, qui demande le pardon en disant la parole astaghfirou l-Lah, qui écarte une pierre des gens ou des épines ou des os pour ne pas que les gens trébuchent dessus , ou qui ordonne le bien ou interdit le mal , autant que ces trois cent soixante alors il arrivera au soir en s’étant écarté du feu de l’enfer. »
123– السابع : عَنْهُ ، عن النَّبيّ ﷺ ، قَالَ : (( مَنْ غَدَا إِلَى المَسْجِد أَوْ رَاحَ ، أَعَدَّ اللهُ لَهُ في الجَنَّةِ نُزُلاً كُلَّمَا غَدَا أَوْ رَاحَ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
(( النُّزُلُ )) : القوت والرزق وما يُهيأُ للضيف .
Dans le hadith 123, le septième de ce chapitre, d’après Abou Hourayrah, d’après le Prophète, il a dit ce qui signifie: « Celui qui va à la mosquée le matin ou le soir, Allah lui préparera une place au paradis chaque fois qu’il s’y rend ou qu’il y revient. »
124– الثامن : عَنْهُ ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( يَا نِسَاءَ المُسْلِمَاتِ ، لاَ تَحْقِرنَّ جَارَةٌ لِجَارَتِهَا وَلَوْ فِرْسِنَ شاةٍ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
قَالَ الجوهري : الفرسِن منَ البَعيرِ كالحَافِرِ مِنَ الدَّابَةِ قَالَ : وَرُبَّمَا اسْتُعِيرَ في الشَّاةِ .
Dans le hadith 124, qui est le huitième de ce chapitre, d’après Abou Hourayrah le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Ô vous femmes musulmanes, qu’aucune d’entre vous ne néglige un bien qu’elle peut faire à sa voisine même si c’est en lui offrant la patte d’une brebis. » C’est à dire que c’est pour la cuisiner, c’est pour la manger.Même si c’est quelque chose qui semble être de faible valeur, même s’il n’y a pas de chair dessus, c’est pour inciter à faire le bien.
125– التاسع : عَنْهُ ، عن النَّبيّ ﷺ ، قَالَ : (( الإيمانُ بِضْعٌ وَسَبعُونَ أَوْ بِضعٌ وسِتُونَ شُعْبَةً : فَأفْضَلُهَا قَولُ : لا إلهَ إلاَّ اللهُ ، وَأَدْنَاهَا إمَاطَةُ الأذَى عَنِ الطَّريقِ ، والحياءُ شُعبَةٌ مِنَ الإيمان )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
(( البِضْعُ )) من ثلاثة إِلَى تسعة بكسر الباء وقد تفتح. وَ(( الشُّعْبَةُ )) : القطعة.
Hadith 125, le neuvième de ce chapitre d’après Abou Hourayrah a dit que le Prophète ﷺ a dit ce qui signifie : « La foi est composée de soixante-dix et quelques piliers [c’est à dire une partie] ou soixante et quelques piliers. Le meilleur est de dire la ilaha illa l-Lah. Le plus bas est d’écarter les embûches du chemin comme une épine ou une pierre. Et la pudeur est un des piliers de la foi [un pilier c’est-à-dire une partie]. »
Quand il a dit bid^oun, et quelques, c’est-à-dire entre trois et neuf. Quand il dit soixante-dix et quelques, c’est-à-dire entre soixante-treize et soixante-dix neuf. Quand il dit soixante et quelques, c’est-à-dire entre soixante trois et soixante neuf. Il a comparé à des morceaux d’épars.
126– العاشر : عَنْهُ : أنَّ رَسُول الله ﷺ ، قَالَ : (( بَينَما رَجُلٌ يَمشي بِطَريقٍ اشْتَدَّ عَلَيهِ العَطَشُ ، فَوَجَدَ بِئراً فَنَزَلَ فِيهَا فَشربَ ، ثُمَّ خَرَجَ فإذَا كَلْبٌ يَلْهَثُ يأكُلُ الثَّرَى مِنَ العَطَشِ ، فَقَالَ الرَّجُلُ : لَقَدْ بَلَغَ هَذَا الكَلْبُ مِنَ العَطَشِ مِثلُ الَّذِي كَانَ قَدْ بَلَغَ مِنِّي فَنَزَلَ البِئْرَ فَمَلأَ خُفَّهُ مَاءً ثُمَّ أمْسَكَهُ بفيهِ حَتَّى رَقِيَ ، فَسَقَى الكَلْبَ ، فَشَكَرَ الله لَهُ ، فَغَفَرَ لَهُ )) قالوا : يَا رَسُول اللهِ ، إنَّ لَنَا في البَهَائِمِ أَجْراً ؟ فقَالَ : (( في كُلِّ كَبِدٍ رَطْبَةٍ أجْرٌ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
وفي رواية للبخاري : (( فَشَكَرَ اللهُ لَهُ ، فَغَفَرَ لَهُ ، فأدْخَلَهُ الجَنَّةَ )) وفي رواية لهما : (( بَيْنَما كَلْبٌ يُطِيفُ بِرَكِيَّةٍ قَدْ كَادَ يقتلُهُ العَطَشُ إِذْ رَأَتْهُ بَغِيٌّ مِنْ بَغَايَا
بَنِي إسْرَائِيل ، فَنَزَعَتْ مُوقَها فَاسْتَقَتْ لَهُ بِهِ فَسَقَتْهُ فَغُفِرَ لَهَا بِهِ )) .
(( المُوقُ )) : الخف . وَ(( يُطِيفُ )) : يدور حول (( رَكِيَّةٍ )) : وَهِي البئر .
Hadith 126, le dixième de ce chapitre d’après Abou Hourayrah a dit que le Prophète ﷺ a dit ce qui signifie : « Alors qu’un homme était sur son chemin il eut extrêmement soif, il trouva un puits, il est descendu dedans et il en but puis il en sortit. C’est alors qu’il vit un chien avec une langue pendante qui cherchait l’humidité dans la terre et dans les pierres tellement il avait soif. L’homme s’est dit que ce chien avait une soif semblable à celle que j’avais. Il est redescendu dans le puit, il a rempli sa chaussure d’eau, il l’a attrapé avec sa bouche pour monter avec ses mains et quand il est arrivé en haut, il a donné à boire au chien. Allah a agréé son acte. Allah l’a rétribué par le paradis, Il lui a pardonné ses péchés. Les compagnons ont dit : “ Ô messager de Allah est ce que nous avons des récompenses en donnant à manger et à boire aux animaux? ” C’est alors que le Messager leur a répondu ce qui signifie : “ La bienfaisance envers un animal vivant et respectable [c’est à dire pour lequel on n’a pas l’ordre de le tuer]. Cette bienfaisance en lui donnant à boire ou ce qui est de cet ordre procure une récompense. Mais lorsque c’est un animal pour lequel on a l’ordre de le tuer, on obéit à la loi pour le tuer. ”
Dans la version de Al-Boukhariyy. ce qui signifie : « Allah a agréé son acte, Il lui a pardonné, Il l’a fait entrer au paradis. »
Et dans une autre version rapportée par Al-Boukhariyy et Mouslim, le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie: « Tandis qu’un chien tournait autour d’un puit, il avait failli mourir de soif. Une prostituée qui était une descendante des fils de Isra’il l’a vu. Elle a pris son chausson, elle a pu puiser de l’eau dedans, elle lui a donné à boire. Allah lui a pardonné par cela. »
127– الحادي عشر : عَنْهُ ، عن النَّبيّ ﷺ ، قَالَ : (( لَقدْ رَأيْتُ رَجُلاً يَتَقَلَّبُ في الجَنَّةِ في شَجَرَةٍ قَطَعَهَا مِنْ ظَهْرِ الطَرِيقِ كَانَتْ تُؤذِي المُسْلِمِينَ )) رواه مسلم .
وفي رواية : (( مَرَّ رَجُلٌ بِغُصْنِ شَجَرَةٍ عَلَى ظَهرِ طَرِيقٍ ، فَقَالَ : وَاللهِ لأُنْحِيَنَّ هَذَا عَنِ المُسْلِمينَ لا يُؤذِيهِمْ ، فَأُدخِلَ الجَنَّةَ )) .
Hadith 127, le onzième de ce chapitre d’après Abou Hourayrah a dit que le Prophète ﷺ a dit ce qui signifie : « J’ai vu un homme qui profitait du paradis à cause d’un arbre qu’il avait coupé parce qu’il barrait le chemin et nuisait aux musulmans. »
Dans une autre version le Prophète ﷺ a dit ce qui signifie : « Un homme est passé, une branche d’un arbre barrait le chemin des gens. Il a dit : « Par Allah, je vais enlever cette branche pour ne pas qu’elle nuise aux musulmans. Et il fut entré au paradis grâce à cela. »
وفي رواية لهما : (( بَيْنَمَا رَجُلٌ يَمْشي بِطَريقٍ وَجَدَ غُصْنَ شَوكٍ عَلَى الطريقِ فأخَّرَه فَشَكَرَ اللهُ لَهُ ، فَغَفَرَ لَهُ ))
ce qui signifie : « Alors qu’un homme empruntait un chemin, il a trouvé une branche pleine d’épines. Il l’a retiré. Allah a agréé son acte et Il lui a pardonné. »
128– الثاني عشر : عَنْهُ ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( مَنْ تَوَضَّأَ فَأَحْسَنَ الوُضُوءَ ، ثُمَّ أَتَى الجُمعَةَ فَاسْتَمَعَ وَأنْصَتَ غُفِرَ لَهُ مَا بَيْنَهُ وَبَيْن الجُمُعَةِ وَزِيادَةُ ثَلاثَةِ أيَّامٍ ، وَمَنْ مَسَّ الحَصَا فَقَدْ لَغَا )) رواه مسلم .
Hadith 128, le onzième de ce chapitre d’après Abou Hourayrah, il a dit que le Prophète ﷺ a dit ce qui signifie « Celui qui a fait le Woudou’ qui l’a accompli parfaitement et qui se rend à la prière du vendredi en écoutant et en prêtant attention il lui sera pardonné ce qu’il a fait entre ce Vendredi et le Vendredi d’avant et trois jours de plus, mais celui qui s’amuse comme celui qui joue [c’est à dire pendant le discours] avec les pierres, il aura raté cette récompense. »
[Rapporté par Mouslim]
129– الثالث عشر : عَنْهُ : أنَّ رَسُول الله ﷺ ، قَالَ : (( إِذَا تَوَضَّأ العَبْدُ المُسْلِمُ ، أَو المُؤمِنُ فَغَسَلَ وَجْهَهُ خَرَجَ مِنْ وَجْهِهِ كُلُّ خَطِيئَةٍ نَظَرَ إِلَيْهَا بِعَينيهِ مَعَ المَاءِ ، أَوْ مَعَ آخِرِ قَطْرِ المَاءِ ، فَإِذا غَسَلَ يَدَيْهِ خَرَجَ مِنْ يَدَيهِ كُلُّ خَطِيئَة كَانَ بَطَشَتْهَا يَدَاهُ مَعَ المَاءِ ، أَوْ مَعَ آخِرِ قَطْرِ المَاءِ ، فَإِذَا غَسَلَ رِجْلَيهِ خَرَجَتْ كُلُّ خَطِيئَةٍ مشتها رِجْلاَهُ مَعَ المَاء أَوْ مَعَ آخِرِ قَطْرِ المَاءِ حَتَّى يَخْرُجَ نَقِيّاً مِنَ الذُّنُوبِ )) رواه مسلم .
Dans le hadith 129, le treizième de ce chapitre, An-Nawawiyy rapporte d’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, que le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Lorsque le croyant ou le musulman fait le woudou’ et qu’il se lave le visage alors il sortira de ce visage tout péché qu’il a commis avec son regard, avec ses yeux. Tout péché sortira avec l’eau ou la dernière goutte d’eau, avec les yeux. Lorsqu’il se lave les mains et les avant-bras, il sortira de ses mains et de ses avant-bras tout péché qu’il avait fait avec les mains, avec l’eau ou la dernière goutte d’eau. Lorsqu’il se lave les pieds, il sortira de ses pieds tout pêché qu’il a fait en marchant avec ses pieds, avec l’eau ou la dernière goutte d’eau. De sorte que lorsqu’il termine son woudou’, il sortira purifié de ses péchés. »
[Rapporté par Mouslim]
130– الرابع عشر : عَنْهُ ، عن رَسُول الله ﷺ ، قَالَ : (( الصَّلَوَاتُ الخَمْسُ ، وَالجُمُعَةُ إِلَى الجُمُعَةِ ، وَرَمَضَانُ إِلَى رَمَضَانَ مُكَفِّراتٌ لِمَا بَيْنَهُنَّ إِذَا اجْتُنِبَتِ الكَبَائِرُ )) رواه مسلم .
Le hadith 130, An-Nawawiyy a dit, le quatorzième hadith de ce chapitre, d’après lui [le même compagnon] qui rapporte du Messager de Allah ﷺ qu’il a dit : « Entre chacune des cinq prières, et entre deux prières du vendredi, et entre deux mois de Ramadan sont expié ce qui est commis entre eux tant que la personne évite les grands péchés. »
[Rapporté par Mouslim]
131– الخامس عشر : عَنْهُ ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( ألا أَدُلُّكُمْ عَلَى مَا يَمْحُو اللهُ بِهِ الخَطَايَا وَيَرْفَعُ بِهِ الدَّرَجَاتِ ؟ )) قَالُوا : بَلَى ، يَا رسولَ اللهِ ، قَالَ : (( إِسْبَاغُ الوُضُوءِ عَلَى المَكَارِهِ ، وَكَثْرَةُ الخُطَا إِلَى المَسَاجِدِ ، وَانْتِظَارُ الصَّلاةِ بَعْدَ الصَّلاةِ فَذلِكُمُ الرِّبَاطُ )) رواه مسلم .
Le hadith 131. An-Nawawiyy rapporte le quinzième hadith de ce chapitre, d’après lui [le même compagnon], il a dit que le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : “ Voulez-vous que je vous indique ce par quoi Allah efface les péchés et élève en degré ? ” Ils ont dit : “ Bien sûr que oui ô Messager de Dieu. ” Il a dit ce qui signifie : “ Englober tous les membres lors du woudou’ malgré la difficulté et la douleur. Le fait de marcher souvent vers les mosquées. Attendre une prière après un autre c’est cela le ribat. ”»
[Rapporté par Mouslim]
132– السادس عشر : عن أبي موسى الأشعرِيِّ رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رسولُ الله ﷺ : (( مَنْ صَلَّى البَرْدَيْنِ دَخَلَ الجَنَّةَ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
(( البَرْدَانِ )) : الصبح والعصر .
Le hadith 132, le seizième de ce chapitre, d’aprés Mouça Al-‘Ach^ariyy que Dieu l’agrée, il a dit : « Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Celui qui accompli la prière des deux bard c’est à dire as-Soubh et al-^Asr il rentrera au paradis. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]
133– السابع عشر : عَنْهُ ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( إِذَا مَرِضَ العَبْدُ أَوْ سَافَرَ كُتِبَ لَهُ مِثْلُ مَا كَانَ يَعْمَلُ مُقِيماً صَحِيحاً )) رواه البخاري .
Le hadith 133, le dix-septième de ce chapitre, d’après le même compagnon, il a dit : « Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Lorsque l’esclave tombe malade ou part en voyage [c’est à dire qu’à cause de cela il n’a pas pu faire ce qu’il fait comme acte de bien], il lui sera inscrit la même chose qu’il faisait quand il était résidant et en bonne santé. »
[Rapporté par Al Boukhariyy]
134– الثامن عشر : عن جَابرٍ رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رسولُ الله ﷺ : (( كُلُّ مَعْرُوفٍ صَدَقَةٌ )) رواه البخاري ، ورواه مسلم مِنْ رواية حُذَيفة رضي الله عنه .
Et An-Nawawiyy a dit le hadith 134, le dix-huitième de ce chapitre, d’après le compagnon Jabir que Dieu l’agrée a dit : « Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Tout acte de bienfaisance et compter comme une aumône. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et rapporté par Mouslim d’après Houdayfah que Dieu l’agrée]
135– التاسع عشر : عَنْهُ ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( مَا مِنْ مُسْلِمٍ يَغْرِسُ غَرْساً إلاَّ كَانَ مَا أُكِلَ مِنْهُ لَهُ صَدَقَةً ، وَمَا سُرِقَ مِنهُ لَهُ صَدَقَةً ، وَلاَ يَرْزَؤُهُ أَحَدٌ إلاَّ كَانَ لَهُ صَدَقَةً )) رواه مسلم .
وفي رواية لَهُ : (( فَلاَ يَغْرِسُ المُسْلِمُ غَرْساً فَيَأْكُلَ مِنْهُ إنْسَانٌ وَلاَ دَابَّةٌ وَلاَ طَيْرٌ إلاَّ كَانَ لَهُ صَدَقة إِلَى يَومِ القِيَامةِ )). وفي رواية لَهُ : (( لاَ يَغرِسُ مُسْلِمٌ غَرساً ، وَلاَ يَزرَعُ زَرعاً ، فَيَأكُلَ مِنهُ إنْسَانٌ وَلاَ دَابَةٌ وَلاَ شَيءٌ ، إلاَّ كَانَتْ لَهُ صَدَقَةً )) .
وروياه جميعاً من رواية أنس رضي الله عنه .
قوله : (( يَرْزَؤُهُ )) أي ينقصه .
Dans le hadith 135, le dix-neuvième de ce chapitre, d’après lui [c’est à dire Jabir que Dieu l’agrée], il a dit : « Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Chaque musulman qui plante un arbre ou une plante, tout ce qui en sera manger sera compter pour lui comme une aumône. Ce qui en sera volé sera compté pour lui comme une aumône. Ce qui en sera pris [c’est à dire diminuer], sera compter pour lui comme une aumône. »
[Rapporté par Mouslim]
Et dans une version de ce même hadith rapporté également par Mouslim. Le Messager, que Dieu l’honore et l’élève davantage en degrés, a dit ce qui signifie : « Tout musulman qui plante quelque chose de sorte qu’un être humain en consomme ou un animal en consomme ou un oiseau sans que cela lui soit compter comme une aumône et ce jusqu’au jour du jugement. »
Et dans une autre version toujours du même hadith. Le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Tout musulman qui plante quelque chose ou qui sème des graines de sorte que quelqu’un en mange ou qu’un animal en mange ou quiconque sans que ce soit une aumône pour lui. »
[Et Al-Boukhariyy et Mouslim l’ont rapporté également de ‘Anas que Dieu l’agrée]
136– العشرون : عَنْهُ ، قَالَ : أراد بنو سَلِمَةَ أَن يَنتقِلوا قرب المسجِدِ فبلغ ذلِكَ رسولَ الله ﷺ ، فَقَالَ لهم : (( إنَّهُ قَدْ بَلَغَني أنَّكُمْ تُرِيدُونَ أنْ تَنتَقِلُوا قُربَ المَسجِد ؟ )) فقالُوا : نَعَمْ ، يَا رَسُول اللهِ قَدْ أَرَدْنَا ذلِكَ . فَقَالَ : (( بَنِي سَلِمَةَ ، دِيَارَكُمْ ، تُكْتَبْ آثَارُكُمْ ، ديَارَكُمْ تُكْتَبْ آثَارُكُمْ )) رواه مسلم .
وفي روايةٍ : (( إنَّ بِكُلِّ خَطوَةٍ دَرَجَةً )) رواه مسلم .
رواه البخاري أيضاً بِمَعناه مِنْ رواية أنس رضي الله عنه .
وَ(( بَنُو سَلِمَةَ )) بكسر اللام : قبيلة معروفة مِنَ الأنصار ، وَ(( آثَارُهُمْ )) : خطاهُم .
Dans le hadith 136, le vingtième de ce chapitre An-Nawawiyy rapporte du même compagnon, il a dit : « Banou Salima, un clan des partisans de Médine, ont voulu déménager pour habiter près de la mosquée. L’information parvint au Messager de Allah ﷺ. Il leur a alors dit : “ Il m’est parvenu que vous vouliez déménager et vous installer près de la mosquée. ” Ils ont dit : “ Oui ô Messager de Dieu nous avons bien voulu cela. ” Il a dit ce qui signifie : “ Ô vous Banou Salima, restez là où vous êtes. Les pas que vous ferez pour venir à la mosquée vous seront comptés. ” C’est-à-dire que vous serez rétribué pour cela.
[Rapporté par Mouslim]
Et dans une autre version : « Pour chaque pas vous gagnerez un degré. »
[Rapporté par Mouslim. Et rapporté par Al-Boukhariyy également avec le même sens d’après ‘Anas que Allah l’agrée]
137– الحادي والعشرون : عن أبي المنذِر أُبيِّ بنِ كَعْب رضي الله عنه ، قَالَ : كَانَ رَجُلٌ لا أعْلَمُ رَجلاً أبْعَدَ مِنَ المَسْجِدِ مِنْهُ ، وَكَانَ لاَ تُخْطِئُهُ صَلاةٌ ، فَقيلَ لَهُ أَوْ فَقُلْتُ لَهُ : لَوِ اشْتَرَيْتَ حِمَاراً تَرْكَبُهُ في الظَلْمَاء وفي الرَّمْضَاء ؟ فَقَالَ : مَا يَسُرُّنِي أنَّ مَنْزِلي إِلَى جَنْبِ المَسْجِدِ إنِّي أريدُ أنْ يُكْتَبَ لِي مَمشَايَ إِلَى المَسْجِدِ وَرُجُوعِي إِذَا رَجَعْتُ إِلَى أهْلِي ، فَقَالَ رَسُول الله ﷺ : (( قَدْ جَمَعَ اللهُ لَكَ ذلِكَ كُلَّهُ )) رواه مسلم .
وفي رواية : (( إنَّ لَكَ مَا احْتَسَبْتَ )) .
(( الرَّمْضَاءُ )) : الأرْضُ التي أصابها الحر الشديد .
Le hadith 137 le vingt et unième de ce chapitre, d’après Abou Al-Moundhir ‘Oubayy Ibnou Ka^d que Dieu l’agrée, il a dit : « Un homme que je ne connais pas qui habitait plus loin de la mosquée que lui et il ne ratait aucune prière. Alors, on lui a fait la remarque ou je lui ai dit : “ Si tu achetais un âne pour le monter dans la nuit obscure et lorsque la terre est très chaude au milieu de la journée. ” Il a répondu : “ Je ne voudrais pas que ma maison soit à côté de la mosquée. Je voudrais qu’il me soit inscrit les pas que je fais pour me rendre à la mosquée et pour retourner chez moi. ” Alors le Messager de Allah ﷺ lui a dit ce qui signifie : “ Allah t’accordera tout cela. ”
[Rapporté par Mouslim]
Et dans une version : « Tu auras ce que tu espérais obtenir. »
138– الثاني والعشرون : عن أبي محمد عبدِ اللهِ بنِ عمرو بن العاصِ
رَضي الله عنهما ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( أرْبَعُونَ خَصْلَةً : أعْلاَهَا مَنيحَةُ العَنْزِ ، مَا مِنْ عَامِلٍ يَعْمَلُ بِخَصْلَة مِنْهَا ؛ رَجَاءَ ثَوَابِهَا وتَصْدِيقَ مَوْعُودِهَا ، إلاَّ أدْخَلَهُ اللهُ بِهَا الجَنَّةَ )) رواه البخاري .
(( المَنيحَةُ )) : أنْ يُعْطِيَهُ إِيَّاهَا لِيَأكُلَ لَبَنَهَا ثُمَّ يَرُدَّهَا إِلَيْهِ .
Dans le hadith 138 An-Nawawiyy a dit, c’est le vingt-deuxième de ce chapitre, d’après Abou Mouhammad ^Abdou l-Lah fils ^Amr Ibnou ^Asr que Dieu l’agrée, il a dit le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Il y a quarante caractères, le plus élevé c’est la manihah des chèvres. Il n’y a pas quelqu’un qui œuvre en faisant un de ces caractères, en espérant sa récompense et donner l’aumône qui est promise, sans que Allah lui fasse entrer au paradis. »
[Rapporté par Al Boukhariyy]
Et al-manihah c’est de donner une brebis ou une chèvre à quelqu’un pour qu’il en consomme du lait ensuite il la lui rend.
139– الثالث والعشرون : عن عَدِي بنِ حَاتمٍ رضي الله عنه ، قَالَ : سمعت النَّبيّ ﷺ ، يقول : (( اتَّقُوا النَّارَ وَلَوْ بشقِّ تَمْرَةٍ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
وفي رواية لهما عَنْهُ ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( مَا مِنْكُمْ مِنْ أَحَدٍ إلاَّ سَيُكَلِّمُهُ رَبُّهُ لَيْسَ بَينَهُ وَبَيْنَهُ تَرْجُمَانٌ ، فَيَنْظُرُ أَيْمَنَ مِنْهُ فَلاَ يَرَى إلاَّ مَا قَدَّمَ ، وَيَنْظُرُ أَشْأَمَ مِنْهُ فَلاَ يَرى إلاَّ مَا قَدَّمَ ، وَيَنظُرُ بَيْنَ يَدَيهِ فَلاَ يَرَى إلاَّ النَّار تِلقَاءَ وَجْهِهِ ، فَاتَّقُوا النَّارَ وَلَو بِشِقِّ تَمْرَةٍ ، فَمَنْ لَمْ يَجِدْ فَبِكَلِمَةٍ طَيِّبَةٍ )) .
Dans le hadith 139, le vingt-troisième de ce chapitre d’après ^Aliyy fils de Hakim que Dieu l’agrée, il a dit: « J’ai entendu le prophète dire ce qui signifie : « Protégez-vous du feu de l‘enfer même par la moitié d’une datte. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]
Et dans une version de Al Boukhariyy et Mouslim également, le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Chacun d’entre vous entendra la parole de son Seigneur au jour du jugement. Il n’y aura pas d’intermédiaire entre lui et Dieu. [Bien sûr ici la parole de Dieu ce n’est pas une langue, ce n’est pas des lettres, ce n’est pas des mots mais c’est un attribut comme Sa science, comme Sa puissance comme Sa volonté]. Donc l’esclave regardera sa droite et ne verra que les bonnes œuvres qu’il a faites. Il regardera à sa gauche et ne trouvera que les mauvaises œuvres qu’il a faites. Il regardera devant lui et il verra le feu. Alors protégez vous du feu même en donnant en aumône une partie d’une date. Et celui qui ne trouve pas, [c’est à dire qui n’a pas les moyens] alors qu’il dise une belle parole. »
140– الرابع والعشرون : عن أنس رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( إنَّ اللهَ لَيَرْضَى عَنِ العَبْدِ أنْ يَأكُلَ الأَكْلَةَ ، فَيَحمَدَهُ عَلَيْهَا ، أَوْ يَشْرَبَ الشَّرْبَةَ ، فَيَحْمَدَهُ عَلَيْهَا )) رواه مسلم .
وَ(( الأَكْلَةُ )) بفتح الهمزة : وَهيَ الغَدْوَةُ أَو العَشْوَةُ .
Dans le hadith 140, le vingt-quatrième de ce chapitre, d’après ‘Anas que Allah l’agrée, le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Allah agrée l’esclave qui mange un plat et qui le remercie pour cela. Et qu’il boive une gorgée et qui le remercie pour cela. » Le plat, ici, c’est soit le plat du début de la journée, soit le plat de la fin de la journée.
141– الخامس والعشرون : عن أَبي موسى رضي الله عنه ، عن النَّبيّ ﷺ ، قَالَ :
(( عَلَى كلّ مُسْلِمٍ صَدَقَةٌ )) قَالَ : أرأيتَ إنْ لَمْ يَجِدْ ؟ قَالَ : (( يَعْمَلُ بِيَدَيْهِ فَيَنْفَعُ نَفْسَهُ وَيَتَصَدَّقُ )) قَالَ : أرأيتَ إن لَمْ يَسْتَطِعْ ؟ قَالَ : (( يُعِينُ ذَا الحَاجَةِ
المَلْهُوفَ )) قَالَ : أرأيتَ إنْ لَمْ يَسْتَطِعْ ، قَالَ : (( يَأمُرُ بِالمعْرُوفِ أوِ الخَيْرِ ))
قَالَ : أرَأيْتَ إنْ لَمْ يَفْعَلْ ؟ قَالَ : (( يُمْسِكُ عَنِ الشَّرِّ ، فَإِنَّهَا صَدَقَةٌ )) مُتَّفَقٌ
عَلَيهِ .
Le hadith 141 le vingt-cinquième d’après Abou Mouça Al-‘Ach^ariyy que Allah l’agrée, d’après le Prophète ﷺ, il a dit ce qui signifie : “ Il convient que chaque musulman donne une aumône. ” Alors le compagnon a dit : “ Mais, Ô Messager de Dieu et s’il n’a pas. ” Il lui a répondu ce qui signifie : “ Alors qu’il accomplisse quelque chose de ses mains, il en profite [c’est à dire il œuvre et il fait un travail de ses mains il en profite pour lui-même et il donne une aumône]”. Le compagnon a dit : “ Mais s’il n’était pas capable de travailler. ” Il lui a répondu : “ Alors il vient en aide à quelqu’un qui est dans le besoin et qui est nécessiteux. ” Alors il lui a dit : “ Et s’il n’est pas capable. ” Il lui a dit ce qui signifie : “ Il ordonne le bien. ” Le compagnon lui a dit “ Et s’il ne le fait pas. ” Il lui a répondu : “ Il s’abstient de faire du mal se sera compter comme une aumône pour lui. ”
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim ]
١٤ – باب في الاقتصاد في العبادة
قَالَ الله تَعَالَى : ﴿ طه مَا أَنْزَلْنَا عَلَيْكَ الْقُرْآنَ لِتَشْقَى ﴾ [ طـه ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ يُرِيدُ اللهُ بِكُمُ الْيُسْرَ وَلا يُرِيدُ بِكُمُ الْعُسْرَ ﴾ [ البقرة ] .
Chapitre 14: S’économiser dans les efforts pour l’obéissance
Allah ta^ala dit dans sourat Taha verset 1 et 2 :
﴿. طه ١ مَا أَنزَلْنَا عَلَيْكَ الْقُرْآنَ لِتَشْقَى ٢﴾
(Taha. Ma ‘anzalna ^alayka l-Qour’ana litachqa)
[20/1-2] ce qui signifie : « Nous ne t’avons pas fait descendre le Qour’an par révélation afin que tu sois malheureux. »
Et dans sourat Al-Baqarah verset 185, Allah ta^ala dit :
﴿ يُرِيدُ اللّهُ بِكُمُ الْيُسْرَ وَلاَ يُرِيدُ بِكُمُ الْعُسْرَ وَلِتُكْمِلُواْ ١٨٥﴾
(Youridou l-lahou bikoumpu l-yousra wa la youridou bikoumou l-^ousr)
[2/185] ce qui signifie : « Allah agrée pour vous la facilité et pas la difficulté. »
142– وعن عائشة رضي الله عنها : أنَّ النَّبيّ ﷺ دخل عَلَيْهَا وعِندها امرأةٌ ، قَالَ : (( مَنْ هذِهِ ؟ )) قَالَتْ : هذِهِ فُلاَنَةٌ تَذْكُرُ مِنْ صَلاتِهَا . قَالَ : (( مهْ ، عَلَيْكُمْ بِمَا تُطِيقُونَ ، فَواللهِ لاَ يَمَلُّ اللهُ حَتَّى تَمَلُّوا )) وكَانَ أَحَبُّ الدِّينِ إِلَيْهِ مَا دَاوَمَ صَاحِبُهُ عَلَيهِ . مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
وَ(( مهْ )) : كَلِمَةُ نَهْي وَزَجْر . ومَعْنَى (( لاَ يَمَلُّ اللهُ )) : لاَ يَقْطَعُ ثَوَابَهُ عَنْكُمْ وَجَزَاء أَعْمَالِكُمْ ويُعَامِلُكُمْ مُعَامَلةَ المَالِّ حَتَّى تَمَلُّوا فَتَتْرُكُوا ، فَيَنْبَغِي لَكُمْ أنْ تَأخُذُوا مَا تُطِيقُونَ الدَّوَامَ عَلَيهِ لَيدُومَ ثَوابُهُ لَكُمْ وَفَضْلُهُ عَلَيْكُمْ .
Dans le hadith 142, An-Nawawiyy rapporte d’après ^A’ichah que Allah l’agrée, le prophète ﷺ est rentré chez elle et il y avait une femme avec elle, il lui a dit ce qui signifie : « Qui est-ce ? » Alors ^A’ichah a dit:« C’est une telle. » Et elle a dit du bien, combien elle faisait beaucoup de prières surérogatoires.
C’est alors que le Messager ﷺ a dit ce qui signifie : « Faites ce que vous pouvez, Allah ta^ala agrée que vous accomplissez ce qui est dans votre pouvoir sans que ça entraîne une difficulté pour vous. » Et ce que le Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam aimait le plus comme acte d’obéissance, c’est lorsque la personne faisait avec persévérance et continuité.
Dans ce hadith, le Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam a utilisé un terme مهْ qui est un terme qui signifie la réprimande et l’arrêt.
لاَ يَمَلُّ اللهُ, c’est-à-dire que Allah ne vous prive pas de Ses récompenses et vous ne prive pas de la rétribution pour vos œuvres. Allah ta^ala ne fait pas comme celui qui s’ennuie, celui qui perd patience tant que vous continuez à accomplir des actes d’obéissance. Il convient donc pour vous de prendre parmi les œuvres ce que vous pouvez faire avec continuité afin que la récompense soit contenue pour vous et que vous profitiez de ses grâces et de ses bienfaits.
143– وعن أنس رضي الله عنه ، قَالَ : جَاءَ ثَلاثَةُ رَهْطٍ إِلَى بُيُوتِ أزْوَاجِ النَّبيّ ﷺ ، يَسْأَلُونَ عَنْ عِبَادَةِ النَّبيّ ﷺ ، فَلَمَّا أُخْبِروا كَأَنَّهُمْ تَقَالُّوهَا وَقَالُوا : أَيْنَ نَحْنُ مِنَ النَّبيِّ ﷺ وَقدْ غُفِرَ لَهُ مَا تَقَدَّمَ مِنْ ذَنْبِهِ وَمَا تَأخَّرَ . قَالَ أحدُهُم : أمَّا أنا فَأُصَلِّي اللَّيلَ أبداً . وَقالَ الآخَرُ : وَأَنَا أصُومُ الدَّهْرَ أَبَداً وَلا أُفْطِرُ . وَقالَ الآخر : وَأَنا أعْتَزِلُ النِّسَاءَ فَلاَ أتَزَوَّجُ أبَداً . فجاء رسولُ الله ﷺ إليهم ، فَقَالَ : (( أنْتُمُ الَّذِينَ قُلْتُمْ كَذَا وَكَذَا ؟ أَمَا واللهِ إنِّي لأخْشَاكُمْ للهِ ، وَأَتْقَاكُمْ لَهُ ، لَكِنِّي أصُومُ وَأُفْطِرُ ، وأُصَلِّي وَأَرْقُدُ ، وَأَتَزَوَّجُ النِّساءَ ، فَمَنْ رَغِبَ عَنْ سُنَّتِي فَلَيْسَ مِنِّي )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
Et dans le hadith 143, An-Nawawiyy a dit d’après ‘Anas que Dieu l’agrée : « Il y a trois hommes qui sont venus dans les maisons des épouses du prophète ﷺ pour apprendre des épouses du prophète comment était l’adoration du prophète ﷺ à la maison, comment il faisait quand il était à la maison quand il était avec ses épouses. Et lorsqu’ils ont été informés, c’est comme s’ils ont trouvé que ce n’était pas beaucoup. [Ces trois hommes, c’est comme s’ils trouvaient que le Prophète n’accomplissait pas beaucoup d’actes d’adoration selon eux]. Et ils se sont dit: “ Mais nous, notre degré est très éloigné de celui du Prophète ﷺ, lui qui n’aura pas de péchés au jour du jugement. Allah ta^ala lui pardonne ses péchés, lui a pardonné ses péchés intérieurs et ce qui pourrait faire. ” Alors l’un d’entre eux a dit : “ Moi, je vais faire toutes les nuits des prières surérogatoires, tout le reste de ma vie. ” Le deuxième a dit : “ Et moi, je vais jeûner tous les jours de l’année et je vais faire ça tout le temps, je ne vais pas rompre un seul jour. ” Et le troisième a dit : “ Moi, je ne vais pas avoir de rapport avec les femmes, je ne vais jamais me marier. ”
Et lorsque le Messager de Allah ﷺ est parti les voir, il leur a dit ce qui signifie : « Est-ce bien vous qui avez bien dit tel et tel chose ? Par Allah je suis celui d’entre vous qui craint le plus Allah et qui fait le plus preuve de piété que vous. Mais il m’arrive de jeûner et il m’arrive de ne pas jeûner certains jours. Il m’arrive de faire des prières surérogatoires la nuit, il m’arrive de dormir d’autres nuits. Et j’épouse des femmes. Celui qui veut se détourner de ma tradition, ce n’est pas quelqu’un qui fait partie des miens. »
C’est-à-dire celui qui délaisse ce que le Prophète à ordonner de faire comme loi de la religion que ce soit ce qui est obligatoire ou ce qui est surérogatoire par rabaissement alors il devient mécréant. Quant à celui qui délaisse mais pas par rabaissement mais uniquement par paresse ce n’est pas un mécréant mais la parole du Prophète « n’est pas des miens », c’est-à-dire n’est pas de ceux qui me prenne pour modèle, de ceux qui œuvrent conformément à mon enseignement.
144– وعن ابن مسعود رضي الله عنه : أنّ النَّبيّ ﷺ ، قَالَ : (( هَلَكَ المُتَنَطِّعُونَ )) قالها ثَلاثاً . رواه مسلم .
(( المُتَنَطِّعونَ )) : المتعمقون المشددون في غير موضِعِ التشديدِ .
Et dans le hadith 144, d’après An-Nawawiyy que Dieu l’agrée, il a dit d’après Ibnou Masr ^oud que Allah l’agrée, le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Ce qui font preuve d’outrance, ce qui veulent s’approfondir et qui font preuve de rigorisme et d’extrême hors de contexte, là ou il n’y a pas lieu d’être rigoureux ou d’être ferme, [c’est-à-dire qu’ils font preuve d’une fermeté exagéré et non justifié] cela vont à leur perte. » Et il a répété cela à 3 reprises.
[Rapporté par Mouslim]
145– عن أَبي هريرةَ رضي الله عنه ، عن النَّبيّ ﷺ ، قَالَ : (( إنَّ الدِّينَ يُسْرٌ ، وَلَنْ يُشَادَّ الدِّيْنُ إلاَّ غَلَبَهُ ، فَسَدِّدُوا وَقَارِبُوا وَأبْشِرُوا ، وَاسْتَعِينُوا بِالغَدْوَةِ وَالرَّوْحَةِ وَشَيءٍ مِنَ الدُّلْجَةِ )) رواه البخاري .
وفي رواية لَهُ : (( سَدِّدُوا وَقَارِبُوا ، وَاغْدُوا وَرُوحُوا ، وَشَيءٌ مِنَ الدُّلْجَةِ ، القَصْدَ القَصْدَ تَبْلُغُوا )) .
قوله : (( الدِّينُ )) : هُوَ مرفوع عَلَى مَا لَمْ يسم فاعله . وروي منصوباً وروي
(( لن يشادَّ الدينَ أحدٌ )) . وقوله : (( إلا غَلَبَهُ )) : أي غَلَبَهُ الدِّينُ وَعَجَزَ ذلِكَ المُشَادُّ
عَنْ مُقَاوَمَةِ الدِّينِ لِكَثْرَةِ طُرُقِهِ . وَ(( الغَدْوَةُ )) : سير أولِ النهارِ . وَ(( الرَّوْحَةُ )) : آخِرُ النهارِ . وَ(( الدُّلْجَةُ )) : آخِرُ اللَّيلِ .
وهذا استعارة وتمثيل ، ومعناه : اسْتَعِينُوا عَلَى طَاعَةِ اللهِ بِالأَعْمَالِ في وَقْتِ نَشَاطِكُمْ وَفَرَاغِ قُلُوبِكُمْ بِحَيثُ تَسْتَلِذُّونَ العِبَادَةَ ولا تَسْأَمُونَ وتبلُغُونَ مَقْصُودَكُمْ ، كَمَا أنَّ المُسَافِرَ الحَاذِقَ يَسيرُ في هذِهِ الأوْقَاتِ ويستريح هُوَ وَدَابَّتُهُ في غَيرِهَا فَيَصِلُ المَقْصُودَ بِغَيْرِ تَعَب ، واللهُ أعلم .
Et dans le hadith 145, d’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée, d’après notre prophète ﷺ, il a dit ce qui signifie : « Certes, la religion est facile et il n’y a pas quelqu’un qui tire contre la religion sans qu’il ne soit vaincu, alors empruntez la loi du juste milieu sans négligence ni outrance et si vous n’êtes pas capable d’accomplir ce qui est le plus parfait alors accomplissez ce qui s’en rapproche et soyez heureux, recevez la bonne nouvelle et faites-vous aider par le repos, par la marche au début de la journée et à la fin de la journée et faites-vous ce qui est de repos le soir, soyez ferme dans votre objectif et vous attendrez votre résultat ».
Donc ici, dans le hadith, le Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam a mentionné certaines choses dans ce hadith. Il a dit que celui qui essaye de faire au-dessus de ses forces dans la religion, il sera vaincu c’est-à-dire il sera impuissant puisque les actes qu’il peut faire dans la religion sont très nombreux. Et quand il a cité la marche de début de journée et la marche de la fin de journée et un peu de marche à la fin de la nuit, c’est une figure de style pour indiquer que rechercher de l’aide pour accomplir l’obéissance à Allah ^azzawajal par en accomplissant les œuvres dans les moments où vous êtes rigoureux et que vos cœurs sont libres de toute préoccupation. De sorte qu’en accomplissant les actes d’adoration cela vous procure du plaisir et que vous n’allez pas vous ennuyer et vous atteindrez ainsi votre objectif. À l’image du voyageur qui économise ses forces, il marche dans ses moments de la journée -donc au début de la journée, la fin de la journée et à la fin de la nuit- et il se repose lui et sa monture dans les autres moments. Il arrivera ainsi à sa destination sans se fatiguer. Et Allah sait plus que tout autre.
146– وعن أنس رضي الله عنه ، قَالَ : دَخَلَ النَّبيُّ ﷺ المَسْجِدَ فَإِذَا حَبْلٌ مَمْدُودٌ بَيْنَ السَّارِيَتَيْنِ ، فَقَالَ : (( مَا هَذَا الحَبْلُ ؟ )) قالُوا : هَذَا حَبْلٌ لِزَيْنَبَ ، فَإِذَا فَتَرَتْ تَعَلَّقَتْ بِهِ . فَقَالَ النَّبيُّ ﷺ : (( حُلُّوهُ ، لِيُصلِّ أَحَدُكُمْ نَشَاطَهُ فَإِذَا فَتَرَ فَلْيَرْقُدْ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
Dans le hadith 146, An-Nawawiyy rapporte d’après ‘Anas que Allah l’agrée, le Prophète ﷺ est rentré un jour dans la mosquée et il a vu une corde tendue entre deux piliers. Il a demandé ce qui signifie : « Qu’est-ce que cette corde ? ». Ils lui ont dit que c’est une corde à Zaynab, lorsqu’elle est fatiguée elle s’accroche à cette corde pour ne pas tomber c’est-à-dire dans les prières.
C’est alors que le prophète ﷺa dit ce qui signifie : « Détacher la corde, que chacun d’entre vous fasse la prière quand il est rigoureux, quand il est en forme. S’il se fatigue qu’il s’endorme. »
147– وعن عائشة رضي الله عنها : أنَّ رَسُول الله ﷺ ، قَالَ : (( إِذَا نَعَسَ أَحَدُكُمْ وَهُوَ يُصَلِّي فَلْيَرْقُدْ حَتَّى يَذْهَبَ عَنْهُ النَّومُ ، فإِنَّ أحدكم إِذَا صَلَّى وَهُوَ نَاعِسٌ لا يَدْرِي لَعَلَّهُ يَذْهَبُ يَسْتَغْفِرُ فَيَسُبُّ نَفْسَهُ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
Dans le hadith 147, An-Nawawiyy rapporte d’après ^A’ichah que Allah l’agrée, que le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Lorsque l’un d’entre vous somnole alors qu’il est en train de faire la prière, qu’il aille dormir pour qu’il est plus sommeil car si l’un d’entre vous faisait la prière en somnolent il ne sait pas peut-être qu’il voulait faire une invocation pour demander le pardon et il va dire une invocation de mal contre lui-même. »
[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim ]
148– وعن أَبي عبد الله جابر بن سمرة رضي الله عنهما ، قَالَ : كُنْتُ أصَلِّي مَعَ النَّبيِّ ﷺ الصَّلَوَاتِ ، فَكَانتْ صَلاتُهُ قَصْداً وَخُطْبَتُهُ قَصْداً . رواه مسلم .
قوله : (( قَصْداً )) : أي بين الطولِ والقِصرِ .
Dans le hadith 148, An-Nawawiyy rapporte d’après Abou ^Abdi l-lah Jabir, fils de Samourah que Allah les agrée tous les deux, il a dit : « Je faisais la prière avec le prophète ﷺ très souvent et sa prière était entre une prière longue et une prière courte et son discours était un discours de longueur intermédiaire entre un discours qui était long et un discours qui était court. »
[Rapporté par Mouslim ]
149– وعن أبي جُحَيْفَة وَهْب بنِ عبد اللهِ رضي الله عنه ، قَالَ : آخَى النَّبيُّ ﷺ بَيْنَ سَلْمَانَ وَأَبي الدَّرْداءِ ، فَزارَ سَلْمَانُ أَبَا الدَّرداءِ فَرَأى أُمَّ الدَّرداءِ مُتَبَذِّلَةً ، فَقَالَ : مَا شَأنُكِ ؟ قَالَتْ : أخُوكَ أَبُو الدَّردَاءِ لَيْسَ لَهُ حَاجَةٌ في الدُّنْيَا ، فَجاءَ أَبُو الدَّرْدَاءِ فَصَنَعَ لَهُ طَعَاماً ، فَقَالَ لَهُ : كُلْ فَإِنِّي صَائِمٌ ، قَالَ : مَا أنا بِآكِلٍ حَتَّى تَأكُلَ فأكل ، فَلَمَّا كَانَ اللَّيلُ ذَهَبَ أَبُو الدَّردَاءِ يَقُومُ فَقَالَ لَهُ : نَمْ ، فنام ، ثُمَّ ذَهَبَ يَقُومُ فَقَالَ لَهُ : نَمْ . فَلَمَّا كَانَ من آخِر اللَّيلِ قَالَ سَلْمَانُ : قُم الآن ، فَصَلَّيَا جَمِيعاً فَقَالَ لَهُ سَلْمَانُ : إنَّ لِرَبِّكَ عَلَيْكَ حَقّاً ، وَإِنَّ لِنَفْسِكَ عَلَيكَ حَقّاً ، وَلأَهْلِكَ عَلَيكَ حَقّاً ، فَأعْطِ كُلَّ ذِي حَقٍّ حَقَّهُ ، فَأَتَى النَّبيَّ ﷺ فَذَكَرَ ذلِكَ لَهُ فَقَالَ النَّبيُّ ﷺ : (( صَدَقَ سَلْمَانُ )) رواه البخاري .
Dans le hadith 149, An-Nawawiyy rapporte d’après Abou Jouhayfah, fils de ^Abdou l-lah que Dieu l’agrée, il a dit : « Le Prophète ﷺ a rendu comme des frères Salman et Abou Dardah. » Le Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam, il a composé entre les émigrants et les partisans comme on dit à notre époque des binômes [ c’est-à-dire un des émigrants et un des partisans comme s’il était des frères. Et donc entre Salam et Abou Dardah, il les a rendus comme des frères.] « Un jour Salman est venu visiter Abou Dardah chez lui à la maison. Il a trouvé son épouse ‘Oummou Dardah qui était habillé en tenue de ménage comme une femme lorsqu‘elle fait le ménage, [c’est-à-dire qu’elle ne s’était pas embellie, elle n’avait pas mis de vêtement d’embellissement]. Salman lui a dit : “ Qu’est-ce qui t’arrive ? Pourquoi tu ne te fais pas belle, des tenues qui sont belles ? ” Elle lui a dit : « C’est ton frère Abou Dardah qui est complètement détaché du bas monde. Je voulais me faire belle alors que lui il n’accorde aucune importance à cela ». Lorsque Abou Dardah est venu, il a préparé le repas [donc c’est l’homme qui prépare le repas] pour Salman. Et donc, il a dit Abou Dardah a dit à Salman, il lui a présenté le repas, il lui a dit : « Mange, parce que moi je fais le jeûne ». Alors Salman a dit : « Je ne vais pas manger jusqu’à que toi tu manges ». Donc Abou Dardah a prit en compte Salman, il a rompu son jeûne surérogatoire et il s’est mis à manger avec lui. Et donc, lorsque c’était la nuit Abou Dardah s’apprêtait à veiller la nuit en prière surérogatoire mais Salman lui a dit: « Dors » et il s’est endormi. Donc, c’est au milieu de la nuit, il s’est à nouveau apprêté pour se lever Abou Dardah mais Salman lui a dit : « Dors. » Et quand c’était la fin de la nuit, Salman lui a dit : “ Maintenant tu peux te lever. ” Et ils ont fait des prières surérogatoires ensemble. Salman a ensuite dit à Abou Dardah: “ Ton Dieu a un droit sur toi et ton âme tu dois aussi l’aménager. Et ta femme également a un droit sur toi. Alors accorde à chaque ayant droit son juste droit ». Abou Dardah est parti voir le Prophète ﷺ et il lui a raconté ce qui s’était passé avec Salman. Le Prophète ﷺ a alors dit ce qui signifie : “ Salman a dit vrai. ”
[Rapporté par Al-Boukhariyy ]
150– وعن أَبي محمد عبدِ اللهِ بنِ عَمْرو بن العاصِ رضي الله عنهما ، قَالَ : أُخْبرَ النَّبيُّ ﷺ أنِّي أقُولُ : وَاللهِ لأَصُومَنَّ النَّهَارَ ، وَلأَقُومَنَّ اللَّيلَ مَا عِشْتُ . فَقَالَ رسولُ الله ﷺ : (( أنتَ الَّذِي تَقُولُ ذلِكَ ؟ )) فَقُلْتُ لَهُ : قَدْ قُلْتُهُ بأبي أنْتَ وأمِّي يَا رسولَ الله . قَالَ : (( فَإِنَّكَ لاَ تَسْتَطِيعُ ذلِكَ فَصُمْ وَأَفْطِرْ ، وَنَمْ وَقُمْ ، وَصُمْ مِنَ الشَّهْرِ ثَلاثةَ أيَّامٍ ، فإنَّ الحَسَنَةَ بِعَشْرِ أمْثَالِهَا وَذَلكَ مِثلُ صِيامِ الدَّهْرِ )) قُلْتُ : فَإِنِّي أُطيقُ أَفْضَلَ مِنْ ذلِكَ ، قَالَ : (( فَصُمْ يَوماً وَأَفْطِرْ يَوْمَيْنِ )) قُلْتُ : فَإنِّي أُطِيقُ أفضَلَ مِنْ ذلِكَ ، قَالَ : (( فَصُمْ يَوماً وَأفْطِرْ يَوماً فَذلِكَ صِيَامُ دَاوُد ، وَهُوَ أعْدَلُ الصيامِ )) .
رواية : (( هُوَ أفْضَلُ الصِّيامِ )) فَقُلْتُ : فَإِنِّي أُطيقُ أفْضَلَ مِنْ ذلِكَ ، فَقَالَ رسولُ الله ﷺ : (( لا أفضَلَ مِنْ ذلِكَ )) ، وَلأنْ أكُونَ قَبِلْتُ الثَّلاثَةَ الأَيّامِ الَّتي قَالَ رَسُول الله ﷺ أحَبُّ إليَّ مِنْ أهْلي وَمَالي .
وفي رواية : (( أَلَمْ أُخْبَرْ أنَّكَ تَصُومُ النَّهَارَ وتَقُومُ اللَّيلَ ؟ )) قُلْتُ : بَلَى ، يَا رَسُول الله ، قَالَ : (( فَلاَ تَفْعَلْ : صُمْ وَأَفْطِرْ ، وَنَمْ وَقُمْ ؛ فإنَّ لِجَسَدِكَ عَلَيْكَ حَقّاً ، وَإِنَّ لِعَيْنَيكَ عَلَيْكَ حَقّاً ، وَإِنَّ لِزَوْجِكَ عَلَيْكَ حَقّاً ، وَإِنَّ لِزَوْرِكَ عَلَيْكَ حَقّاً ، وَإنَّ بِحَسْبِكَ أنْ تَصُومَ في كُلِّ شَهْرٍ ثَلاثَةَ أيَّامٍ ، فإنَّ لَكَ بِكُلِّ حَسَنَةٍ عَشْرَ أمْثَالِهَا ، فَإِنَّ ذلِكَ صِيَامُ الدَّهْر )) فَشَدَّدْتُ فَشُدِّدَ عَلَيَّ ، قُلْتُ : يَا رَسُول الله ، إنِّي أجِدُ قُوَّةً ، قَالَ : (( صُمْ صِيَامَ نَبيِّ الله دَاوُد وَلاَ تَزد عَلَيهِ )) قُلْتُ : وَمَا كَانَ صِيَامُ دَاوُد ؟ قَالَ : (( نِصْفُ الدَّهْرِ )) فَكَانَ عَبدُ الله يقول بَعدَمَا كَبِرَ : يَا لَيتَنِي قَبِلْتُ رُخْصَة رَسُول الله ﷺ .
وفي رواية : (( أَلَمْ أُخْبَرْ أَنَّكَ تَصُومُ الدَّهرَ ، وَتَقْرَأُ القُرآنَ كُلَّ لَيْلَة ؟ )) فقلت : بَلَى ، يَا رَسُول الله ، وَلَمْ أُرِدْ بذلِكَ إلاَّ الخَيرَ ، قَالَ : (( فَصُمْ صَومَ نَبيِّ اللهِ دَاوُد ، فَإنَّهُ كَانَ أعْبَدَ النَّاسِ ، وَاقْرَأ القُرْآنَ في كُلِّ شَهْر )) قُلْتُ : يَا نَبيَّ اللهِ ، إنِّي أُطِيقُ أَفْضَلَ مِنْ ذلِكَ ؟ قَالَ : (( فاقرأه في كل عشرين )) قُلْتُ : يَا نبي الله ، إني أطيق أفضل من ذلِكَ ؟ قَالَ : (( فَاقْرَأهُ في كُلِّ عَشْر )) قُلْتُ : يَا نبي اللهِ ، إنِّي أُطيقُ أَفْضَلَ مِنْ ذلِكَ ؟ قَالَ : (( فاقْرَأهُ في كُلِّ سَبْعٍ وَلاَ تَزِدْ عَلَى ذلِكَ )) فشدَّدْتُ فَشُدِّدَ عَلَيَّ وَقالَ لي النَّبيّ ﷺ : (( إنَّكَ لا تَدرِي لَعَلَّكَ يَطُولُ بِكَ عُمُرٌ )) قَالَ : فَصِرْتُ إِلَى الَّذِي قَالَ لي النَّبيُّ ﷺ . فَلَمَّا كَبِرْتُ وَدِدْتُ أنِّي كُنْتُ قَبِلتُ رُخْصَةَ
نَبيِّ الله ﷺ .
وفي رواية : (( وَإِنَّ لِوَلَدِكَ عَلَيْكَ حَقّاً )) .
وفي رواية : (( لاَ صَامَ مَنْ صَامَ الأَبَدَ )) ثلاثاً .
وفي رواية : (( أَحَبُّ الصِيَامِ إِلَى اللهِ تَعَالَى صِيَامُ دَاوُد ، وَأَحَبُّ الصَّلاةِ إِلَى اللهِ تَعَالَى صَلاةُ دَاوُدَ : كَانَ ينام نصف الليل ، ويقوم ثلثه ، وينام سدسه ، وكان يصوم يوماً ويفطر يوماً ، وَلاَ يَفِرُّ إِذَا لاقَى )) .
وفي رواية قال : (( أنْكَحَني أَبي امرَأةً ذَاتَ حَسَبٍ وَكَانَ يَتَعَاهَدُ كنَّتَهُ - أي : امْرَأَةَ وَلَدِهِ – فَيَسْأَلُهَا عَنْ بَعْلِهَا . فَتقُولُ لَهُ : نِعْمَ الرَّجُلُ مِنْ رَجُلٍ لَمْ يَطَأْ لَنَا فِرَاشاً ، وَلَمْ يُفَتِّشْ لَنَا كَنَفاً مُنْذُ أتَيْنَاهُ . فَلَمَّا طَالَ ذلِكَ عَلَيهِ ذَكَرَ ذلك للنَّبيِّ ﷺ ، فَقَالَ : (( القِنِي بِهِ )) فَلَقيتُهُ بَعد ذلك ، فَقَالَ : (( كَيْفَ تَصُومُ ؟ )) قُلْتُ : كُلَّ يَومٍ ، قَالَ : (( وَكَيْفَ تَخْتِمُ ؟ )) قُلْتُ : كُلَّ لَيْلَةٍ ، وَذَكَرَ نَحْوَ مَا سَبَقَ ، وَكَانَ يَقْرَأُ عَلَى بَعْضِ أهْلِهِ السُّبُعَ الَّذِي يَقْرَؤُهُ ، يَعْرِضُهُ مِنَ النَّهَارِ ليَكُونَ أخفّ عَلَيهِ باللَّيلِ ، وَإِذَا أَرَادَ أنْ يَتَقَوَّى أفْطَرَ أيَّاماً وَأحْصَى وَصَامَ مِثْلَهُنَّ كرَاهِيَةَ أنْ يَترُكَ شَيئاً فَارَقَ عَلَيهِ النَّبيَّ ﷺ .
كل هذِهِ الرواياتِ صحيحةٌ ، مُعظمُها في الصحيحين ، وقليل مِنْهَا في أحدِهِما .
Dans le hadith 150, An-Nawawiyy rapporte d’après Abou Mouhammad ^Abdou l-lah fils de ^Amn Ibnou ^Asr que Dieu l’agrée, il a dit : « On a informé le Prophète ﷺ que j’avais dit : “ Par Allah je vais jeûner tous les jours et je vais veiller toutes les nuits tant que je suis vivant. ” Alors le Messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : “ Est-ce bien toi qui a dit cela ? ” Je lui ai dit : “ Oui, Ô Messager de Dieu, je ne te cache rien du tout. ” Alors le Messager ^alayhi s–salatou wa s-salam lui a dit : « Tu ne pourras pas faire cela. Jeûne certains jours et d’autres jours ne jeûne pas. Dors certains jours et d’autres jours veille en prière surérogatoire. Et jeûne trois jours par mois comme la bonne action est rétribuée par dix semblables en jeûnant trois jours de chaque mois, c’est comme si tu as jeûné toute l’année. » Alors ^Abdou l-lah que Dieu l’agrée a dit : « J’ai dit mais je peux faire plus que cela ». Alors le prophète lui a dit ce qui signifie : « Alors, si tu peux jeûne un jour et les deux jours suivants ne jeune pas ». Alors^Abdou l-lahque Dieu agrée, il a dit : « mais je suis capable de faire plus que cela ». Alors le prophète lui a dit ce qui signifie : « Alors, jeûne un jour sur deux, tel est le jeune de Dawoud ^alayhi s-salam et c’est le jeune le plus juste [dans une version le meilleure jeune]. » Alors^Abdou l-lah lui a dit : « Mais moi je peux faire mieux que cela ». Alors le messager de Allah ﷺ lui a dit ce qui signifie : « Il n’y a pas mieux que cela. »
Ici s’achève le hadith et ^Abdou l-lah a dit : « Si j’avais dès le début accepter de jeûner les trois jours comme m’avait dit le Messager deAllahﷺ , cela aurait était mieux pour moi, plus cher que mon cœur, que ma propre famille et mes propres biens. »
Et dans une autre version de ce même hadith, An-Nawawiyy rapporte que le prophète ﷺ a dit ce qui signifie : “ Ne m’a -t-on pas dit que tu jeûnais tous les jours et que tu veillais toutes les nuits ? ” Alors^Abdou l-laha répondu :“ Oui, Ô Messager de Dieu. ” Et donc le Messager de Allah ﷺ a dit à ^Abdou l-lah ce qui signifie : “ Ne fais pas cela, jeûne certains jours et d’autres jours ne jeûne pas. Dors certaines nuits et d’autres nuits veillent pour faire des prières surérogatoires car ton corps à un droit sur toi, tes yeux ont un droit sur toi, ton épouse à un droit sur toi, tes invités ont un droit sur toi. Il te suffit de jeûner chaque mois trois jours parce que tu auras pour chaque bonne action dix semblables, cela équivaut au jeûne de toute l’année. ” Alors ^Abdou l-Lah, à l’époque où il était jeune, il a dit : “ J’ai fait preuve de plus de fermeté et l’ordre est devenue encore plus ferme pour moi. ” Donc qu’est-ce qu’il a dit? Il a dit : “ J’ai dit: “ Ô Messager de Dieu! Je suis fort, j’ai encore plus de capacités que cela. ” Alors le Prophète lui a dit ce qui signifie : “ Jeûne à la manière du jeûne du prophète Dawoud ^alayhi s-salam et ne fais pas plus. ” ^Abdou l-lah a dit : “ Et comment était le jeûne de Dawoud ? ” Il lui a dit ce qui signifie : “ La moitié de l’année. ” Et ^Abdou l-lah disait après qu’il est devenu plus âgé : “ Si seulement j’avais accepté l’autorisation que m’avait donné le Messager de Allahﷺ. ”
Et dans une autre version, une troisième, le Messager ﷺ lui a dit ce qui signifie : “ Ne m’a -t-on pas appris que tu jeûner tout l’année et que tu récitais le Qour’an toutes les nuits? ” Alors ^Abdou l-lah a dit : “ Ô que oui Ô Messager de Dieu, mais moi je ne voulais que faire du bien. ” Alors le Prophète lui a dit ce qui signifie : “ Jeûne à la manière du Prophète de Dieu, Dawoud ^alayhi s-salam. C’était celui qui s’appliquait le plus dans l’adoration, [c’est-à-dire pour cela] et récite le Qour’an une fois par mois. ” Alors ^Abdou l-lah a dit : “ Ô Messager de Dieu, je peux faire plus que cela. ” Alors le Prophète lui a dit ce qui signifie : “ Alors récite le Qour’an une fois tous les vingt jours. ” Je lui ai dit : “ Ô Messager de Dieu, je peux faire plus que cela, je suis capable de faire plus que cela. ” Il lui a dit ce qui signifie : “ Alors récite tout le Qour’an une fois tous les dix jours. ” Alors ^Abdou l-lah a dit : “ Ô Messager de Dieu, je suis capable de faire plus que cela. ”Alors le Prophète lui a dit ce qui signifie : “ Recite le, récite la totalité du Qour’an une fois tous les sept jours et ne fait pas plus. ” Alors ^Abdou l-lah a dit : “ J’ai dit, j’ai essayé d’être ferme et l’ordre est devenu plus ferme pour moi. ” Et le Prophète ﷺ lui a dit ce qui signifie : “ Tu ne sais pas, peut-être que tu vas vivre longtemps. ” Et ^Abdou l-lah a dit ce qui signifie : “ Effectivement, j’en suis arrivé à l’état ou m’avait dit le Prophète ﷺ. Lorsque je suis devenu âgé, j’ai souhaité avoir accepter l’autorisation du prophète de Dieu ﷺ . ”
Et dans une version, le Prophète a dit ce qui signifie : “ Et tes enfants ont un droit sur toi. ” Et dans une autre version, le Prophète a dit ce qui signifie : “ Ce n’est pas convenable quelqu’un jeûne toute l’année. ” Et il a répété cela trois fois.
Et dans une autre version, le Prophète a dit ce qui signifie : “ Le jeûne que Dieu agrée le plus, c’est le jeûne que faisait Dawoud. Et la prière surérogatoire que Dieu agrée le plus, c’est la manière de prier de Dawoud, il dormait la moitié de la nuit puis il veillait en prière le tiers puis il s’endormait le un sixième et il jeûnait un jour sur deux et il ne fuyait pas l’ennemie lorsqu’il venait au front. »
Dans une version donc dans Sahih toujours de Al-Boukhariyy, ^Abdou l-lah a dit : “ Mon père m’a donné en mariage une femme qui est une femme de notable [c’est-à-dire de famille noble] et il demande après sa bru [sa bru signifie l’épouse de son fils ] de temps en temps pour demander à propos de son mari. Il demandait à propos de son fils à lui comment il se comportait avec elle, donc il faisait attention. Il voulait que sa belle-fille, [ la bru donc, que la femme de son fils ] soit heureuse donc il demande : “ Est-ce que mon fils te traite bien ? ” Pour que si jamais il ne la traite pas bien, il le corrige ». Donc alors la femme, la sœur à répondu de manière très pudique, elle a dit : « C’est un homme de grande qualité, il n’a jamais dormi avec nous dans le même lit et il ne m’a jamais dévoilé [c’est-à-dire qu’il n’a jamais eu de rapport avec elle] depuis que nous [elle parle en disant nous)] depuis que nous sommes venus chez lui [c’est-à-dire depuis notre mariage].» Donc en fait cela signifie que son mari se consacrait uniquement aux actes d’adoration, c’est ça le sens. Quand ça a duré longtemps, son père est parti en parler au Prophète ﷺ. Donc, le Prophète lui a dit ce qui signifie : “ Organises nous une réunion, fais qu’on se retrouve avec lui donc ton fils et toi et moi. ” C’est ça le sens.Et justement ^Abdou l-lah a dit : “ Nous nous sommes rencontrés. ” Donc alors le Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam a demandé à ^Abdou l-lah, il lui a dit ce qui signifie : “ Comment tu fais le jeûne ? ” Alors ^Abdou l-lah a dit: “ Tous les jours. ” Il lui a dit ce qui signifie : “ Et comment tu récites tout le Qour’an? dans combien de temps tu récites tout le Qour’an? ” “ Chaque nuit. ” Et il a cité semblable à ce qui a été cité précédemment. Donc ensuite, il a cité ce qui a été cité dans les autres versions dans lesquelles le Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam lui dit « Jeûne certains jours et ne jeûne pas d’autres jours. » Donc la suite du hadith est la même, c’est juste pour vous montrer que An-Nawawiyy a cité cette première partie pour dire cette version qui avait cet ajout par rapport aux autres. Et donc en définitive, il a fait ce que le Prophète lui a dit de faire, c’est-à-dire il récite tout le Qour’an une fois tous les sept jours et il jeûne un jour sur deux. Et donc, il récite à certains membres, à certaines de ses femmes le un septième du Qour’an qui s’est mis a réciter le soir. Donc il le récite pour qu’il se fasse corriger en journée, pour que ce soit plus facile pour lui la nuit, pour respecter l’engagement qu’il avait pris auprès du prophète ﷺ. Et quand il voulait prendre des forces parce qu’il n’arrivait pas à prendre de rythme lorsqu’il devenait plus âgé, de jeûner un jour sur deux, il ne jeûnait pas certains jours. Il comptait combien de jours il n’avait pas jeûné et il jeûnait la même chose parce qu’il ne voulait pas délaisser quelque chose qu’il avait promis au Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam. C’est ça le sens. Ça ne veut pas dire que c’est un devoir de sorte que s’il ne le faisait pas il mérite d’être châtié dans l’au-delà, mais c’était parce que comme c’est le Prophète qu’il lui a dit de faire cela, il ne voulait pas manquer à ce que le Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam lui a dit de faire.
Toutes ces versions sont authentiques, la plupart d’entre elles figurent dans Al-Boukhariyy et Mouslim et peu d’entre elles sont dans l’un des deux sahih et pas dans l’autre.
151– وعن أبي رِبعِي حنظلة بنِ الربيعِ الأُسَيِّدِيِّ الكاتب أحدِ كتّاب
رَسُول الله رضي الله عنه ، قَالَ : لَقِيَنِي أَبُو بَكر رضي الله عنه ، فَقَالَ : كَيْفَ أنْتَ يَا حنْظَلَةُ ؟ قُلْتُ : نَافَقَ حَنْظَلَةُ ! قَالَ : سُبْحَانَ الله مَا تَقُولُ ؟! قُلْتُ : نَكُونُ عِنْدَ رَسُول الله ﷺ يُذَكِّرُنَا بالجَنَّةِ وَالنَّارِ كأنَّا رَأيَ عَيْنٍ فإِذَا خَرَجْنَا مِنْ عِنْدِ رَسُول الله رضي الله عنه عَافَسْنَا الأَزْواجَ وَالأَوْلاَدَ وَالضَّيْعَاتِ نَسينَا كَثِيراً ، قَالَ أَبُو بكر رضي الله عنه : فَوَالله إنَّا لَنَلْقَى مِثْلَ هَذَا ، فانْطَلَقْتُ أَنَا وأبُو بَكْر حَتَّى دَخَلْنَا عَلَى رَسُول الله ﷺ . فقُلْتُ : نَافَقَ حَنْظَلَةُ يَا رَسُول اللهِ ! فَقَالَ رَسُول الله ﷺ : (( وَمَا ذَاكَ ؟ )) قُلْتُ : يَا رَسُول اللهِ ، نَكُونُ عِنْدَكَ تُذَكِّرُنَا بِالنَّارِ والجَنَّةِ كأنَّا رَأيَ العَيْن فإِذَا خَرَجْنَا مِنْ عِنْدِكَ عَافَسْنَا الأَزْواجَ وَالأَوْلاَدَ وَالضَّيْعَاتِ نَسينَا كَثِيراً . فَقَالَ رَسُول الله ﷺ : (( وَالَّذِي نَفْسي بِيَدِهِ ، لَوْ تَدُومُونَ عَلَى مَا تَكُونونَ عِنْدِي ، وَفي الذِّكْر ، لصَافَحَتْكُمُ الملائِكَةُ عَلَى فُرُشِكُمْ وَفي طُرُقِكُمْ ، لَكِنْ يَا حَنْظَلَةُ سَاعَةً وسَاعَةً )) ثَلاَثَ مَرَات . رواه مسلم .
قولُهُ : (( رِبْعِيٌّ )) بِكسر الراء . وَ(( الأُسَيِّدِي )) بضم الهمزة وفتح السين وبعدها ياء مكسورة مشددة . وقوله : (( عَافَسْنَا )) هُوَ بِالعينِ والسينِ المهملتين أي : عالجنا ولاعبنا . وَ(( الضَّيْعاتُ )) : المعايش .
L’Imam An-Nawawiyy rapporte d’après le compagnon Abou Rib^iyy Handhalah, fils Rabir Al ‘Oussaydiyy, qui était un des scribes, un des rares qui écrivait la révélation pour le Messager de Allah ﷺ qui a dit : « J’ai rencontré Abou Bakr que Allah l’agrée qui m‘as dit : “ Comment va tu Handhalah? “ Je lui ai dit : “ Handhalah est hypocrite. ” Abou Bakr a répondu : “ Soubhana l-Lah. Qu’est ce que tu dis ? » Handhalah lui a dit : “ Lorsque nous sommes en compagnie du Messager de Allah ﷺ, il nous fait le rappel, il nous rappelle le paradis et il nous rappelle l’enfer comme s’ils étaient devant nous. Et lorsque nous sortons de chez le Messager de Allah ﷺ, nous sommes avec nos épouses, nos enfants, nos verger et nous oublions tout , nous ne sommes plus dans cet état dans lequel nous étions en compagnie du Prophète ﷺ. Alors Abou Bakr que Allah l’agrée a dit : “ Par Allah, je ressens la même chose. ” Alors ce compagnon a dit: “ Je suis partie avec Abou Bakr jusqu’a nous rendreauprès du Messager de Allah ﷺ. Ce compagnon a commencé à dire, il parlait de lui-même, a dit : “ Handhalah, est hypocrite ” au messager de Allah. Le Messager lui a dit ce qui signifie : “ Et pourquoi tu dis ça ? ” Ambala a répété ce qu’il avait dit à Abou Bakr: “ Ô Messager de Allah, lorsque nous sommes avec toi, tu nous rappelles l’Enfer, le Paradis comme s’ils étaient devant nos yeux. Et lorsque nous sortons de chez toi, nous nous retrouvons avec nos épouses, nos enfants, nos verger et nous avions plus cet état dans lequel nous étions à tes côtés. Alors le Messager de Allah ﷺ a dit à Handhalah ce qui signifie : « Par celui qui détient mon âme par Sa toutes puissances si vous gardiez l’état que vous aviez lorsque vous êtes en ma compagnie et que vous faites du dhikr vous atteindrez un degré ou les Anges vont vous serez la mains quand vous êtes dans vos lits et sur votre chemin. Il y a un moment pour les actes d’obéissance et un moment pour accomplir ce dont l’être humain a besoin pour sa vie de tous les jours. » Et il a répété cela trois fois. »
[Rapporté par Mouslim]
Et ensuite, An-Nawawiyy explique quelques termes. Il dit comment s’appelle ce compagnon رِبْعِيٌّ ou الأُسَيِّدِي une tribu arabe.
Et quand il dit عَافَسْنَا , c’est à dire nous sommes à côté, nous plaisantons et nous nous occupons de nos femmes.
Et الضَّيْعاتُ, c’est à dire source de subsistance.
152– وعنِ ابن عباس رضي الله عنهما ، قَالَ : بينما النَّبيُّ ﷺ يخطب إِذَا هُوَ برجلٍ قائم فسأل عَنْهُ ، فقالوا : أَبُو إسْرَائيلَ نَذَرَ أنْ يَقُومَ في الشَّمْسِ وَلاَ يَقْعُدَ ، وَلاَ يَسْتَظِل ، وَلاَ يَتَكَلَّمَ ، وَيَصُومَ ، فَقَالَ النَّبيّ ﷺ : (( مُرُوهُ ، فَلْيَتَكَلَّمْ ، وَلْيَسْتَظِلَّ ، وَلْيَقْعُدْ ، وَلْيُتِمَّ صَوْمَهُ )) رواه البخاري .
Dans le hadith 152, l’Imam An-Nawawi rapporte d’après Ibnou ^Abbas que Allah l’agrée lui et son père, il a dit : « Alors que le Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam faisait son discours, son regard c’est porté sur un homme qui était débout. Il a demandé après lui. On lui a dit : “ C’est Abou Isra’il, il a fait le voeux de rester debout sous le soleil, de ne pas s’asseoir, de ne pas se mettre à l’ombre, de ne pas parler et de jeûner. Alors le Prophète ﷺ leur a dit ce qui signifie : « Dites-lui qu’il parle, qu’il se mette à l’ombre, qu’il s’assoit, mais qu’il poursuive son jeûne. »
[Rapporté par Al Boukhariyy]
١٥ – باب في المحافظة عَلَى الأعمال
قَالَ الله تَعَالَى : ﴿ أَلَمْ يَأْنِ لِلَّذِينَ آمَنُوا أَنْ تَخْشَعَ قُلُوبُهُمْ لِذِكْرِ اللهِ وَمَا نَزَلَ مِنَ الْحَقِّ وَلا يَكُونُوا كَالَّذِينَ أُوتُوا الْكِتَابَ مِنْ قَبْلُ فَطَالَ عَلَيْهِمُ الأَمَدُ فَقَسَتْ قُلُوبُهُمْ ﴾ [ الحديد ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَقَفَّيْنَا بِعِيسَى ابْنِ مَرْيَمَ وَآتَيْنَاهُ الأِنْجِيلَ وَجَعَلْنَا فِي قُلُوبِ الَّذِينَ اتَّبَعُوهُ رَأْفَةً وَرَحْمَةً وَرَهْبَانِيَّةً ابْتَدَعُوهَا مَا كَتَبْنَاهَا عَلَيْهِمْ إِلاَّ ابْتِغَاءَ رِضْوَانِ اللهِ فَمَا رَعَوْهَا حَقَّ رِعَايَتِهَا ﴾ [ الحديد ] ، وَقالَ تَعَالَى: ﴿ وَلا تَكُونُوا كَالَّتِي نَقَضَتْ غَزْلَهَا مِنْ بَعْدِ قُوَّةٍ أَنْكَاثاً ﴾
[ النحل ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَاعْبُدْ رَبَّكَ حَتَّى يَأْتِيَكَ الْيَقِينُ ﴾ [ الحجر] .
وَأَمَّا الأَحاديث فمنها :
حديث عائشة : وَكَانَ أَحَبُّ الدِّين إِلَيْهِ مَا دَاوَمَ صَاحِبُهُ عَلَيهِ . وَقَدْ سَبَقَ في البَاب قَبْلَهُ
Chapitre 15 : Persévérer dans les bonnes oeuvres
Dans sourat Al-Hadid verset 37, Allah ta^ala dit :
﴿ أَلَمْ يَأْنِ لِلَّذِينَ آمَنُوا أَن تَخْشَعَ قُلُوبُهُمْ لِذِكْرِ اللَّهِ وَمَا نَزَلَ مِنَ الْحَقِّ وَلَا يَكُونُوا كَالَّذِينَ أُوتُوا الْكِتَابَ مِن قَبْلُ فَطَالَ عَلَيْهِمُ الْأَمَدُ فَقَسَتْ قُلُوبُهُمْ وَكَثِيرٌ مِّنْهُمْ فَاسِقُونَ ﴾
(‘alam ya’ni lil-ladhina ‘amanou ‘an takhcha^a qouloubouhoum lidhikri l-Lah)
[57/16] ce qui signifie : « Le temps n’est-il pas venu pour ceux qui sont croyants d’avoir le cœur rempli de crainte envers Dieu afin d’évoquer Dieu ? Et de réciter ce qui a été descendu avec vérité. Et qu’il ne soit pas comme ceux qui ont reçu le livre auparavant, le temps leur a paru long et leurs cœurs se sont endurcis . »
Allah ta^ala dit dans sourat Al-Hadid verset 27 :
﴿ وَقَفَّيْنَا بِعِيسَى ابْنِ مَرْيَمَ وَآتَيْنَاهُ الْإِنجِيلَ وَجَعَلْنَا فِي قُلُوبِ الَّذِينَ اتَّبَعُوهُ رَأْفَةً وَرَحْمَةً وَرَهْبَانِيَّةً ابْتَدَعُوهَا مَا كَتَبْنَاهَا عَلَيْهِمْ إِلَّا ابْتِغَاء رِضْوَانِ اللَّهِ فَمَا رَعَوْهَا حَقَّ رِعَايَتِهَا ٢٧﴾
(Wa qaffayna bi^Iça ibni Maryama wa ‘ataynahou l-‘Injila wa Ja^alna fi qouloubi l-Ladhina t-taba^ouhou ra’fatan wa rahmatan wa rahbaniyatan abtada^ouha ma katabnaha ^alayhim ‘illa btigha‘a ridwani l-Lahi fama ra`awhā haqqa ri^ayatiha)
[57/27] ce qui signifie : « Nous avons fait suivre par Jésus fils de mari. Nous lui avons accordé l’Évangile. Nous avons fait que dans le cœur de ceux qui le suivent, il y ait une miséricorde ….. Nous ne leur avons pas prescrit. Ils ne l’ont fait que par recherche de l’agrément de Dieu mais après eux sont venu des gens qui n’ont pas accompli véritablement . »
Dans sourat Nahl verset 92, Allah ta^ala dit :
﴿ وَلاَ تَكُونُواْ كَالَّتِي نَقَضَتْ غَزْلَهَا مِن بَعْدِ قُوَّةٍ أَنكَاثًا ٩٢﴾
(Wa la takounou kallati naqadat ghazlaha min ba^di qouwatin ‘ankathan)
[16/92] ce qui signifie : « Ne soyez pas comme celle qui a son instrument pour fil … après l’avoir utilisé ouvertement »
Dans sourat Al-Hajar verset 99, Allah ta^ala dit :
﴿ حَتَّى يَأْتِيَكَ الْيَقِين ٩٩﴾
(hatta ya’tiyaka l-yaqin)
[15/99] ce qui signifie : « Adore ton Seigneur jusqu’à ce que vienne à toi la mort. »
Pour ce qui est des hadith qui indiquent cela, il y a le hadith de ^A’ichah que Allah l’agrée lorsqu’elle a dit : « Le comportement que le Messager agréé le plus, c’est lorsque la personne persévère sur l’application des bonnes œuvres. »
Et cela a été mentionné dans le chapitre précédent.
153– وعن عمر بن الخطاب رضي الله عنه ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( مَنْ نَامَ عَنْ حِزْبهِ مِنَ اللَّيلِ ، أَوْ عَنْ شَيءٍ مِنْهُ ، فَقَرَأَهُ مَا بَيْنَ صَلاةِ الفَجْرِ وَصَلاةِ الظُّهْرِ ، كُتِبَ لَهُ كَأَنَّمَا قَرَأَهُ مِنَ اللَّيلِ )) رواه مسلم .
Dans le hadith 153, An-Nawawiyy rapporte de ^Oumar Ibnou l-Khattab que Allah l’agrée que le Messager de Allah ﷺ a dit que celui qui a été gagné par le sommeil et qui n’a pas accompli jusqu’à la fin les actes habituels qu’il faisaient comme prière, comme récitation ou autre la nuit [soit il n’a pas récité totalement, soit il a fait une partie seulement] mais qu’il le fait par la suite, ne serait-ce que la prière … il lui sera inscrit comme s’il l’avait accompli durant la nuit.
[Rapporté par Mouslim]
154– وعن عبد الله بن عَمْرو بن العاص رَضِيَ الله عنهما ، قَالَ : قَالَ رَسُول الله ﷺ : (( يَا عبدَ اللهِ ، لاَ تَكُنْ مِثْلَ فُلان ، كَانَ يَقُومُ اللَّيلَ فَتَرَكَ قِيَامَ اللَّيلِ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
Dans le hadith 154 An-Nawawiyy rapporte d’après Abdou l-Lah fils de ^Amr fils de ^Asr que le Messager de Allah ﷺ a dit : « Ô ^Abdou l-Lah, ne soit pas comme un tel, il veillait la nuit en prière surérogatoire puis il a délaissé cela. »
[Rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim]
155– وعن عائشة رضي الله عنها ، قَالَتْ : كَانَ رَسُول الله ﷺ إِذَا فَاتَتْهُ الصَّلاةُ مِنَ اللَّيلِ مِنْ وَجَعٍ أَوْ غَيرِهِ، صَلَّى مِنَ النَّهارِ ثنْتَيْ عَشرَةَ رَكْعَةً . رواه مسلم .
Dans le hadith 155, An-Nawawiyy rapporte de ^A’ichah que Allah l’agréé que le Prophète ﷺ lorsqu’il ne faisait pas de prière la nuit à cause des douleurs, il compensait cela en journée en accomplissant douze raka^ah.
[Rapporté par Mouslim]
١٦ – باب في الأمر بالمحافظة عَلَى السنة وآدابها
قَالَ الله تَعَالَى : ﴿ وَمَا آتَاكُمُ الرَّسُولُ فَخُذُوهُ وَمَا نَهَاكُمْ عَنْهُ فَانْتَهُوا ﴾ [ الحشر] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَمَا يَنْطِقُ عَنِ الْهَوَى إِنْ هُوَ إِلا وَحْيٌ يُوحَى ﴾ [ النجم] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ قُلْ إِنْ كُنْتُمْ تُحِبُّونَ اللهَ فَاتَّبِعُونِي يُحْبِبْكُمُ اللهُ وَيَغْفِرْ لَكُمْ ذُنُوبَكُمْ ﴾ [ آل عمران] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ لَقَدْ كَانَ لَكُمْ فِي رَسُولِ اللهِ أُسْوَةٌ حَسَنَةٌ لِمَنْ كَانَ يَرْجُو اللهَ وَالْيَوْمَ الآخِر ﴾ [ الأحزاب ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ فَلا وَرَبِّكَ لا يُؤْمِنُونَ حَتَّى يُحَكِّمُوكَ فِيمَا شَجَرَ بَيْنَهُمْ ثُمَّ لا يَجِدُوا فِي أَنْفُسِهِمْ حَرَجاً مِمَّا قَضَيْتَ وَيُسَلِّمُوا تَسْلِيماً ﴾ [ النساء ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ فَإِنْ تَنَازَعْتُمْ فِي شَيْءٍ فَرُدُّوهُ إِلَى اللهِ وَالرَّسُولِ ﴾ [ النساء] قَالَ العلماء : معناه إِلَى الكتاب والسُنّة ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ مَنْ يُطِعِ الرَّسُولَ فَقَدْ أَطَاعَ الله ﴾ [ النساء ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَإِنَّكَ لَتَهْدِي إِلَى صِرَاطٍ مُسْتَقِيمٍ صِراطِ اللهِ ﴾ [ الشورى ] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ فَلْيَحْذَرِ الَّذِينَ يُخَالِفُونَ عَنْ أَمْرِهِ أَنْ تُصِيبَهُمْ فِتْنَةٌ أَوْ يُصِيبَهُمْ عَذَابٌ أَلِيمٌ ﴾ [ النور] ، وَقالَ تَعَالَى : ﴿ وَاذْكُرْنَ مَا يُتْلَى فِي بُيُوتِكُنَّ مِنْ آيَاتِ اللهِ وَالْحِكْمَةِ ﴾ [ الأحزاب ] ، والآيات في الباب كثيرة .
Chapitre 16: La sounnah et ses règles de comportement
La sounnah ici, c’est ce que le Prophète ﷺ a amené comme paroles, comme actes, et comme état
Dans sourat Al-Hadid verset 7, Allah ta^ala dit :
﴿ وَمَا آتَاكُمُ الرَّسُولُ فَخُذُوهُ وَمَا نَهَاكُمْ عَنْهُ فَانتَهُوا ٧﴾
(Wa ma ‘atakoumou r-Rasoulou fakhoudhouhou wa ma nahakoum ^anhou fantahou)
[59/7] ce qui signifie : « Ce que le Prophète ^alayhi s-salatou wa s-salam vous a enseigné, faites-le et ce qu’il vous a interdit de faire abstenez vous-en. »
Et Allah dit dans sourat An-Najm verset 3 et 4:
﴿ وَمَا يَنطِقُ عَنِ الْهَوَى ٣ إِنْ هُوَ إِلَّا وَحْيٌ يُوحَى ٤﴾
(Wa ma yantiqou `ani l-Hawa. In houwa ‘illa wahyoun youha)
[53/3-4] ce qui signifie : « Et il ne parle pas sur l’effet de ses passions. …. »
Dans sourat Ali-Imran verset 31, Allah ta^ala dit :
﴿ قُلْ إِن كُنتُمْ تُحِبُّونَ اللّهَ فَاتَّبِعُونِي يُحْبِبْكُمُ اللّهُ وَيَغْفِرْ لَكُمْ ذُنُوبَكُمْ ٣١﴾
Qoul ‘in kountoum touhibbouna l-Laha fa t-Tabi^ouni youhbibkoumou l-Lahou wa yaghfir lakoum Dhunūbakum Wa Allāhu Ghafūrun Raĥīmun
[3/31] ce qui signifie : « Dis : « Si vous aimez véritablement Allah suivez moi, Allah vous agréera et vous pardonnera vos péchés. »
Allah ta^ala dit dans sourat Al‘Ahzab verset 21:
﴿ لَقَدْ كَانَ لَكُمْ فِي رَسُولِ اللَّهِ أُسْوَةٌ حَسَنَةٌ لِّمَن كَانَ يَرْجُو اللَّهَ وَالْيَوْمَ الْآخِرَ وَذَكَرَ اللَّهَ كَثِيرًا ٢١﴾
(Laqad kana lakoum fi rasouli l-Lahi ‘Ouswatoun hasanatoun liman kana yarjou l-Laha wa l-yawma l-‘akhira)
[33/21] ce qui signifie : « Vous avez en la personne du messager de Allah ﷺ un excellent modèle pour celui qui sait qu’il y aura un jugement de Dieu au Jour dernier. »
Dans sourat An-Niça’ verset 65, Allah ta^ala dit :
﴿ فَلاَ وَرَبِّكَ لاَ يُؤْمِنُونَ حَتَّىَ يُحَكِّمُوكَ فِيمَا شَجَرَ بَيْنَهُمْ ثُمَّ لاَ يَجِدُواْ فِي أَنفُسِهِمْ حَرَجًا مِّمَّا قَضَيْتَ وَيُسَلِّمُواْ تَسْلِيمًا ٦٥﴾
(Fala wa rabbika la you’minouna hatta youhakkimouka fima chajara baynahoum thoumma la yajidou fi ‘anfousihim harajan mimma qadayta wa yousallimou taslima)
[4/65] ce qui signifie : « Non. Par ton Seigneur, ils n’atteindront un degré de foi complète et ne pourront remédier les dires qui les opposent et qu’ils ne trouvent dans leurs cœurs ….de que tu as réuni comme importance et qu’ils se soumettent totalement ….
Et Allah ta^ala dit dans sourat An-Niça’ verset 59 :
﴿ فَإِن تَنَازَعْتُمْ فِي شَيْءٍ فَرُدُّوهُ إِلَى اللّهِ وَالرَّسُولِ إِن كُنتُمْ تُؤْمِنُونَ بِاللّهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ ٥٩﴾
(Fa’in Tanaza^toum fi chay’in faruddouhou ‘ila l-Lahi wa r-Rasouli ‘in kountum tou’minouna billahi wa l-yawmi l-‘akhir)
[4/59] ce qui signifie : « Si vous êtes opposés sur un sujet, alors remettez-vous à Dieu et à Son messager
si vous croyez véritablement en lui, au Jour dernier. » Les savants ont dit que cela signifie qu’il se faut se référer au livre et à la sounnah.
Allah ta^ala dit dans sourat An-Niça‘ verset 80:
﴿ مَّنْ يُطِعِ الرَّسُولَ فَقَدْ أَطَاعَ اللّهَ وَمَن تَوَلَّى فَمَا أَرْسَلْنَاكَ عَلَيْهِمْ حَفِيظًا ٨٠﴾
(Man youti^i r-Rasoula faqad ‘ata^a l-laha wa man tawalla fama ‘arsalnaka ^alayhim hafīdha)
[4/80] ce qui signifie : …..« celui qui obéit ( …) il aura obéis à Dieu. »
Dans sourat Ach-Choura verset 52, Allah ta^ala dit :
﴿ وَإِنَّكَ لَتَهْدِي إِلَى صِرَاطٍ مُّسْتَقِيمٍ ٥٢﴾
[42/52] ce qui signifie : « Et certes tu guides vers une voie de droiture. »
Dans sourat An-Nour verset 63, Allah ta^ala dit :
﴿ فَلْيَحْذَرِ الَّذِينَ يُخَالِفُونَ عَنْ أَمْرِهِ أَن تُصِيبَهُمْ فِتْنَةٌ أَوْ يُصِيبَهُمْ عَذَابٌ أَلِيمٌ ٦٣﴾
(Falyahdhari l-Ladhina youkhalifouna ^an ‘amrihi ‘an tousibahoum fitnatoun ‘aw yousibahoum `adhaboun ‘alim)
[24/63] ce qui signifie : « Que ceux qui n’obéissent pas à ses ordres craignent qu’ils ne soient châtiés par une zizanie , une épreuve ou qu’il soit touché par un châtiment douloureux. »
Dans sourat Al-’Ahzab verset … , Allah ta^ala dit :
Parole en arabe
« Ô … du Prophète… dans vos foyers … »
Les versets sont nombreux à ce sujet. Aussi les hadith
156-وَأَما الأحاديث : فالأول : عن أبي هريرةَ رضي الله عنه ، عن النَّبيّ ﷺ ، قَالَ : (( دَعُونِي مَا تَرَكْتُكُمْ ، إِنَّمَا أهْلَكَ مَنْ كَانَ قَبْلَكُمْ كَثْرَةُ سُؤالِهِمْ واخْتِلافُهُمْ عَلَى أنْبيَائِهِمْ ، فَإِذَا نَهَيْتُكُمْ عَنْ شَيْء فَاجْتَنِبُوهُ ، وَإِذَا أمَرْتُكُمْ بأمْرٍ فَأْتُوا مِنْهُ مَا اسْتَطَعْتُمْ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
Dans le hadith 156, le premier de ce chapitre, An-Nawawi rapporte d’Abou Hourayra, que Allah l’agrée, qui rapporte du Prophète Mouhammad ^alayhi s–salatou wa s-salam qu’il a dit ce qui signifie : « Retenez bien ce que je vous ai laissé, ce qui a mené à leur perte les communautés qui vous ont précédé, c’est le grand nombre de questions et leur diligence auprès de leurs Prophète. Si je vous interdis quelque chose, alors évitez là et si je vous ordonne quelque chose faites ce que vous en pouvez. »
157– الثاني : عن أَبي نَجيحٍ العِرباضِ بنِ سَارية رضي الله عنه ، قَالَ : وَعَظَنَا
رسولُ اللهِ ﷺ مَوعظةً بَليغَةً وَجِلَتْ مِنْهَا القُلُوبُ ، وَذَرَفَتْ مِنْهَا العُيُونُ ، فَقُلْنَا :
يَا رسولَ اللهِ ، كَأَنَّهَا مَوْعِظَةُ مُوَدِّعٍ فَأوْصِنَا ، قَالَ : (( أُوصِيكُمْ بِتَقْوَى اللهِ ، وَالسَّمْعِ وَالطَّاعَةِ وَإنْ تَأمَّر عَلَيْكُمْ عَبْدٌ حَبَشِيٌّ ، وَإِنَّهُ مَنْ يَعِشْ مِنْكُمْ فَسَيَرَى اختِلافاً كَثيراً ، فَعَليْكُمْ بسُنَّتِي وسُنَّةِ الخُلَفاءِ الرَّاشِدِينَ المَهْدِيِيِّنَ عَضُّوا عَلَيْهَا بالنَّواجِذِ ، وَإِيَّاكُمْ وَمُحْدَثَاتِ الأُمُورِ ؛ فإنَّ كلَّ بدعة ضلالة )) رواه أَبُو داود والترمذي ، وَقالَ : (( حديث حسن صحيح )) .
(( النَّواجذُ )) بالذال المعجمةِ : الأنيَابُ ، وَقِيلَ : الأضْراسُ .
Et dans le hadith 157, le deuxième de ce chapitre, d’après Abou Najih ^Irid, fils de Sarih que Allah l’agrée, le Messager de Allah ﷺ nous a fait une exhortation très éloquente qui a fait que nos cœurs étaient dans la crainte de Dieu, et nos yeux, tout plein inondé de larmes. Nous avons dit : “ Ô Messager de Dieu, c’est comme si c’est l’exhortation de quelqu’un qui va nous quitter, alors recommande nous quelque chose. ” Et donc le Messager d’Allah ﷺ a dit ce qui signifie : “ Je vous recommande la piété envers Dieu et d’écouter et d’obéir même si celui qui est à votre tête est un esclave habachite. Et celui d’entre vous qui vivra longtemps, verra une grande divergence. Alors, attachez-vous à ma sounnah et à la tradition du calife bien guidé . [Et il a donné une image, il a dit ….. Et surtout éviter les nouveautés car la plupart des innovations sont de l’égarement.” »
[Rapporté par Abou Dawoud]
La nouveauté, c’est à dire la bid^ah et selon les jugements des savants, elle peut être obligatoire, interdite, recommandée, déconseillée ou d’ordre de l’indifferent.
158– الثَّالثُ : عَنْ أَبي هريرةَ رضي الله عنه : أنَّ رَسُول الله ﷺ ، قَالَ : (( كُلُّ أُمَّتِي يَدخُلُونَ الجَنَّةَ إلاَّ مَنْ أبَى )) . قيلَ : وَمَنْ يَأبَى يَا رَسُول الله ؟ قَالَ : (( مَنْ أَطَاعَنِي دَخَلَ الجَنَّةَ ، وَمَنْ عَصَانِي فَقَدْ أبَى )) رواه البخاري .
Dans le hadith 158, le troisième ici, d’après Abou Hourayra, le Messager de Allah صلى الله عليه وسلم a dit ce qui signifie : « Toute ma communauté entrera au paradis, sauf ceux qui le refuseront. » Il a été dit : “Mais qui refusera d’entrer au paradis, ô Messager de Allah ? ” Le messager de Allah a dit : “ Celui qui me désobéi, aura refusé d’entrer au paradis.” »
[Rapporté par Al Boukhariyy]
159– الرابع : عن أَبي مسلم ، وقيل : أَبي إياس سَلمة بنِ عمرو بنِ الأكوع رضي الله عنه : أنَّ رَجُلاً أَكَلَ عِنْدَ رَسُول الله بِشِمَالِهِ ، فَقَالَ : (( كُلْ بِيَمِينكَ )) قَالَ : لا أسْتَطيعُ . قَالَ : (( لا استَطَعْتَ )) مَا مَنَعَهُ إلاَّ الكِبْرُ فمَا رَفَعَهَا إِلَى فِيهِ . رواه مسلم
Dans le hadith 159, le quatrième de ce chapitre, d’après Abou Mouslim, et il a été dit Abou Iyas, fils de ^Amr, fils de Al Akou^ que Allah l’agrée, il a dit : « Un homme a mangé en présence du Messager Allah ﷺ avec la main gauche. Le Messager lui a dit ce qui signifie: « Mange avec la main droite. » Il lui a répondu : “ Je ne peux pas.” Alors le Prophète lui a dit ce qui signifie: “ Tu ne pourra pas alors … ” »
Ce qui l’a empêché, c’est juste son orgueil. Il n’a pas pu rajouté une seule bouchée à sa main.
160– الخامس : عن أَبي عبدِ الله النعمان بن بشير رَضيَ الله عنهما ، قَالَ : سمعت رَسُول الله ﷺ ، يقول : (( لَتُسَوُّنَّ صُفُوفَكُمْ ، أَوْ لَيُخَالِفَنَّ اللهُ بَيْنَ وُجُوهِكُمْ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
وفي رواية لمسلم : كَانَ رَسُول الله ﷺ يُسَوِّي صُفُوفَنَا حتى كأنَّما يُسَوِّي بِهَا القِدَاحَ حَتَّى إِذَا رَأَى أَنَّا قَدْ عَقَلْنَا عَنْهُ . ثُمَّ خَرَجَ يَوماً فقامَ حَتَّى كَادَ أنْ يُكَبِّرَ فرأَى رَجلاً بَادياً صَدْرُهُ ، فَقَالَ : (( عِبَادَ الله ، لَتُسَوُّنَّ صُفُوفَكُمْ أَوْ لَيُخَالِفَنَّ اللهُ بَيْنَ وُجُوهِكُمْ ))
Dans le hadith 160, le cinquième ici, d’après Abdou ^Abdi l-Lah que Dieu l’agrée lui et son père, il a dit : « J’ai entendu le Messager de Allah ﷺ dire ce qui signifie : « Veiller à ce que les rangées de prière soient droites, sinon Dieu fait qu’il y ait l’animosité entre vous, vos cœurs vont se repousser les uns les autres. »
[Rapporté par Al Boukhariyy]
Et, dans une autre version rapportée par Mouslim, le Messager de Allah ﷺ a resserré lui-même les rangées au point qu’on dirait qu’il utilisait un instrument avec lequel on veillait à ce que la tige de la flèche soit droite. Et quand il a vu qu’on avait enfin compris, un jour il dirigeait, il a commencé la prière en disant « Allahou ‘Akbar » et a vu qu’un homme avait sa poitrine qui dépassait. Alors le Prophète a dit ce qui signifie : « Esclaves de Dieu. … Veiller à ce que les rangées de prière soient droites, sinon Dieu fait qu’il y ait l’animosité et de la dissension entre vous. »
161– السادس : عن أَبي موسى رضي الله عنه ، قَالَ : احْتَرقَ بَيْتٌ بالمَدِينَةِ عَلَى أهْلِهِ مِنَ اللَّيلِ ، فَلَمَّا حُدِّثَ رسولُ الله ﷺ بشَأنِهِمْ ، قَالَ : (( إنَّ هذِهِ النَّارَ عَدُوٌّ لَكُمْ ، فَإِذَا نِمْتُمْ ، فَأطْفِئُوهَا عَنْكُمْ )) مُتَّفَقٌ عَلَيهِ .
Dans le hadith 161, le sixième, d’après Abou Mouça que Allah l’agrée, il a dit : « Une maison a été incendiée à Médine alors que ses habitants étaient à l’intérieur, la nuit. Lorsque l’on rapporta au Messager de Allah ﷺ ce qui leur était arrivé, il a dit ce qui signifie: « Ce feu est un ennemi pour vous lorsque vous dormez alors éteignez vos chandelles. »
Série le Mariage en Islam (16) : suite de la reprise en mariage et la période d’attente post-maritale
Al-raj^ah
Après que l’auteur a fini de parler du divorce, il parle maintenant de الرجعة –ar-raj^ah– qui est la reprise en mariage.
C’est quoi ar-raj^ah, la reprise en mariage ? C’est de ramener la femme au mariage suite à un divorce non définitif, et ce, pendant la période d’attente post-maritale –al-^idda-. Il y a eu un divorce, ce n’est pas un divorce suite auquel il n’y a plus de reprise possible.
C’est quoi un divorce suite auquel il n’y a pas de reprise possible? Par exemple, un divorce triple ou le khoul^ aussi -effacement de contrat-. On n’est pas dans un cas où il n’y a pas de reprise possible. On est dans un cas où il y a possibilité de reprise. Donc, reprendre en mariage suite à un divorce qui n’est pas définitif et ce dans la période d’attente post-maritale.
C’est quoi la période d’attente post-maritale ? C’est une période durant laquelle la femme ne se marie pas avec autre que celui qui l’a divorcé.
Sa durée :
- 1er cas : c’est lorsqu’il arrive à la femme d’avoir ses menstrues. Ça ne veut pas dire qu’elle a ses menstrues là maintenant. Mais il lui arrive qu’elle a ses menstrues, c’est-à-dire qu’elle n’est pas ménopausée par exemple.
- 2ème cas : la femme à qui il est possible d’avoir ses menstrues, sa période d’attente post-maritale est de 3 périodes intermenstruelles (selon l’école Chafi^ites).
Qu’est ce que 3 périodes intermenstruelles ? Ça veut dire qu’ après la 3ème période de pureté, elle voit à nouveau les menstrues, là c’est fini. Quand elle voit les nouvelles menstrues, c’est là que sa période d’attente post-maritale finie. Ce n’est pas quand elle arrive à la pureté, mais c’est après la 3ème période de pureté.
- 3ème cas : si c’est une femme qui est enceinte, c’est lorsqu’elle accouche.
- 4ème cas : celle qui ne peut pas avoir de menstrues. La durée est de 3 mois lunaires.
- 5ème cas : celle qui est veuve -son mari meurt-, sa période, il y a deux cas.
Cela dépend si la femme est enceinte ou non.
- Si son mari meurt aujourd’hui, demain elle accouche et après-demain elle peut se remarier. Cela veut dire qu’il n’est plus dans une période d’attente post-maritale. On ne parle plus d’endeuillement, mais de la période d’attente post-maritale.
- Maintenant si elle n’est pas enceinte et que son mari meurt, sa période d’attente post-maritale est de 4 mois lunaires et 10 jours. C’est un verset du Qour’an qui indique que c’est 4 mois lunaires et 10 jours.
Le divorce suite auquel il y a possibilité de reprise en mariage est de 2 divorces.
Cela signifie que soit c’est le premier divorce, soit le second divorce. C’est-à-dire qu’après le troisième divorce, l’homme ne peut pas la reprendre en mariage, sauf après certaines choses. Mais il ne peut pas la reprendre dans la période d’attente post-maritale.
Le divorce suite auquel il y a possibilité de reprise en mariage c’est un ou deux divorces. Le troisième non. Quand c’est un divorce triple, alors soit c’est triple en une seule fois, soit c’est le troisième en cumulé.
Ici, ce verset 229 de sourat Al-Baqarah, ne veut pas dire que le divorce n’est compté que s’il est prononcé 2 fois. Ce n’est pas cela le sens du verset.
Le sens de ce verset est que si le divorce n’a pas été triple en une seule fois, alors le mari peut reprendre la femme en mariage, même si ce n’est pas en sa présence. S’il dit « je la reprends en mariage », elle devient sa femme à nouveau.
La reprise en mariage c’est de reprendre une femme à son mariage pendant la période d’attente post-maritale, suite à un divorce qui n’est pas définitif. Donc, si le divorce n’est pas encore définitif, elle est encore dans la période d’attente post-maritale. Donc, si le divorce a été définitif, alors il n’y a plus de reprise possible. Il ne peut pas dire « je te reprends en mariage. » et continuer à vivre avec elle. C’est ainsi qu’est le sens de ce verset 229 de sourat Al-Baqarah.
Quelle est la sagesse? Il se peut qu’il divorce une fois et après il regrette. Donc, la loi lui a permis de la reprendre. Il se peut qu’il divorce une deuxième fois et il regrette une deuxième fois et il regrette à nouveau. La loi lui permet de la reprendre. C’est ça la sagesse. Quant à celui qui, dès le départ, du premier coup prononce le divorce triple en même temps, il se sera mis lui-même dans une situation difficile. Il aurait pu être plus mesuré. Il divorce une fois. Si lui dès le départ il a prononcé 3 fois, il s’est mis dans une situation difficile et il se peut qu’il regrette.
Mais il n’y a pas moyen de la reprendre jusqu’à ce qu’elle se marie avec un autre homme. Donc, celui qui divorce de sa femme une fois ou deux fois, il peut la reprendre tant que la période d’attente post-maritale ne s’est pas écoulée.
Comment il va la reprendre ? Il lui dit « je te reprends à mon mariage ». Une phrase c’est ce qui lui dit. Et ce qui est de cet ordre.
Deuxième cas de figure, si la femme n’est pas présente -parce qu’on a dit qu’il peut la reprendre même si ce n’est pas en sa présence-, il dit « je reprends ma femme à mon mariage. » Même si elle n’est pas là et qu’il est tout seul. Du simple fait qu’il lui ait dit cette phrase « je te reprends à mon mariage », elle est devenue licite à lui, c’est sa femme comme avant. Pourquoi ? Parce qu’il a divorcé une fois ou deux fois et qu’il a dit cette phrase dans la période d’attente post-maritale.
Maintenant si la période d’attente post-maritale s’est écoulée et qu’il ne l’a pas reprise, s’il veut vivre avec elle maritalement, il va faire un nouveau contrat de mariage avec un tuteur et deux témoins, comme si c’est pour la première fois. Parce que la période d’attente post-maritale s’est écoulée. Donc de là, on comprend que la reprise en mariage ne veut pas dire un renouvellement du contrat, puisqu’on a dit que ce n’est pas avec un tuteur et deux témoins, mais juste avec la phrase « je la reprends à mon mariage » ou il lui dit « je te reprends à mon mariage ». Il n’y a pas de tuteur, de deux témoins, de parole de ’ijab et de qaboul comme dans un contrat de mariage. Donc, la reprise en mariage n’est pas un renouvellement de contrat, mais c’est une expression qui indique qu’il lui est à nouveau permis de vivre maritalement avec elle.
L’auteur, que Dieu lui fasse miséricorde, met en garde contre la parole de certains ignorants.
Qu’est ce que ces ignorants disent ? Ils disent que s’il reprend sa femme en mariage, ils prétendent qu’il n’est pas permis qu’il ait un rapport avec elle jusqu’à la fin de la période d’attente post-maritale. Et ça c’est faux, parce que la reprise signifie qu’il peut vivre maritalement avec elle. Pourquoi ils disent qu’il ne peut pas avoir de rapport avec elle? Tant qu’il l’a reprise elle redevient sa femme et il continue à vivre avec elle maritalement.
Quant à celui qui a prononcé le divorce triple avec sa femme, en lui disant « tu es divorcée 3 fois », même s’il lui dit en une seule assemblée, il ne lui est pas permis de la reprendre en mariage, il ne peut pas vivre avec elle maritalement.
- Sauf si, premièrement, la période d’attente post-maritale avec lui s’achève.
- Ensuite, elle se marie avec un autre homme (contrat de mariage avec un tuteur, deux témoins).
- Troisièmement, ce deuxième homme consomme le mariage avec elle. Ce n’est pas juste il fait comme ils disent « mariage blanc ». Quelle est la sagesse à cela ? Pour que celui qui prononce le divorce triple, réfléchis à 3 fois avant de vouloir divorcer. Cela le calme.
- Quatrième point, que le second veuille bien prononcer le divorce. Il se peut que le second homme dise « oui pourquoi pas, on est mari et femme ».
- Cinquièmement, que la période d’attente post-maritale avec le deuxième s’achève, puis le premier peut faire un nouveau contrat de mariage avec elle, avec un tuteur et deux témoins et la formule (ijab et qaboul). Et donc le jugement est le même, s’il dit à sa femme « tu es divorcée 3 fois », qu’il l’ait dit parce qu’il était en colère, la colère n’est pas une excuse. Même si lui dit « mais moi je plaisantais ».
Dans le hadith,le messager ﷺ a dit qu’il y a 3 choses, qui lorsqu’elles sont prononcées en étant sérieux, sont comptées pour du sérieux. Et lorsqu’elles sont prononcées en plaisanterie, elles sont comptées pour du sérieux. Ces 3 choses sont : le mariage, le divorce et la reprise en mariage.
Même s’il plaisante pour la reprise en mariage, cela est compté pour du sérieux.
Les savants ont dit : « Si le contrat de mariage , le divorce et la reprise en mariage, qu’on l’ait dit en plaisantant ou qu’on l’ait dit pour du sérieux, c’est compté pour du sérieux, à plus forte raison, la parole de mécréance. Si quelqu’un dit la parole de mécréance en plaisantant ou en colère ou en étant sérieux, c’est compté pour du sérieux.»
Ce n’est pas une condition que s’il va reprendre sa femme en mariage qu’il demande qu’il y ait des témoins. Même si c’est entre elle et lui. Même s’il n’y a pas de témoin, la reprise en mariage est valable. Cela veut dire qu’il n’est pas une condition qu’il fasse appel à des témoins et qu’il leur dise « je vous prends à témoin, témoignez que je reprends ma femme en mariage ».
Mais, il vaut mieux prendre des témoins, c’est-à-dire le mieux c’est qu’ils prennent des témoins pour la reprise en mariage.
Nous avons fini le chapitre de ar-raj^ah la reprise en mariage.
Al-^iddah
Maintenant, chapitre suivant al ^idda, la période d’attente post-maritale. On en a parlé, on va le détailler un peu.
La période d’attente post-maritale, comme son nom l’indique c’est une période, c’est un temps durant lequel la femme attend pour savoir qu’elle n’est pas enceinte, ou bien elle attend par obéissance à Dieu, ou bien elle attend par affliction (chagrinée) pour la perte d’un mari.
- Première raison : C’est une période durant laquelle la femme attend pour savoir qu’elle n’a pas de fœtus dans son utérus c’est-à-dire pour savoir que son utérus est libre.
- Deuxième raison : par acte d’obéissance.
Qu’est ce que cela veut dire ? C’est-à-dire par obéissance à l’ordre de Dieu. Dieu lui a ordonné d’attendre, alors elle attend. Ce n’est pas pour vérifier qu’elle est enceinte, il se peut qu’elle soit véritablement enceinte, donc elle ne va pas vérifier qu’elle n’est pas enceinte puisqu’elle l’est, mais elle va attendre par obéissance à l’ordre de Dieu.
- Troisième raison : par affliction parce que son mari est mort et donc pour cette raison là, elle attend de se remarier. Donc, la période d’attente post-maritale concerne la femme et non l’homme. Al-^idda a été appelée ainsi car c’est le même mot que ^idda qui signifie multiple, plusieurs, parce qu’il y a plusieurs cas de figure.
Donc, la période d’attente post-maritale c’est le temps que la femme s’assure qu’elle n’est pas enceinte. Parce que si elle a été divorcée aujourd’hui, maintenant, ou que son mari meurt aujourd’hui, si elle se remarie après une semaine, il se peut qu’elle soit enceinte. Allah ta^ala pour une sagesse, pour la conservation de la lignée. On n’est pas comme les animaux, le chat après avec sa sœur, ils ont des enfants. Nous, les humains, ne sommes pas comme ça. Donc, pour s’assurer que cet enfant soit le fils de untel, on ne sait pas c’est le fils de qui. C’est pour cette raison qu’il y a une période d’attente post-maritale. Regardez combien la sagesse de la loi de l’islam. Les kouffar tournent en rond, ils n’ont pas ces règles là. Parmi eux, certains sont comme des animaux. Un jour avec l’un et l’autre jour avec un autre, pas de contrat de mariage, après ils se séparent avec un enfant, on ne sait pas de qui est cet enfant.
Celle qui est en période d’attente post-maritale, il y a deux grands cas possibles. L’auteur détaille les 2 grands cas :
- Premier cas : celle dont le mari meurt,
- Deuxième cas : celle dont le mari n’est pas mort.
On va voir pourquoi il les distingue comme cela.
Premier cas : celle qui se retrouve veuve, dont le mari est mort.
Deuxième cas: ce n’est pas le cas de la veuve.
Celle qui n’est pas dans le cas où son mari meurt, c’est comme celle qui est divorcée ou celle avec qui son mari a fait le khoul^. Donc, celle dont le mari est mort, si elle était enceinte, sa période d’attente post-maritale finit par l’accouchement. Dans sourat at-talaq verset 4 Allah ta^ala dit ce qui signifie : « Et celles qui sont enceintes, leur terme -le terme de la période d’attente- est par l’accouchement. »
Et en raison de la parole du prophète ﷺ à une femme compagnon qui s’appelle Soubay^ah et sa tribu al-Aslamiyyah. Elle avait accouché 1/2 mois après la mort de son mari. Le prophète lui a dit ce qui signifie : « Tu es libérée de la période d’attente post-maritale.Tu peux lui épouser qui tu veux. »Thouwayba al-Aslamiyah
[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim].
Prenez par exemple une femme, son mari meurt alors qu’elle est au 9ème mois de grossesse. Un exemple, un jour après son décès, elle accouche, sa période d’attente post-maritale est finie. Le lendemain, elle peut se remarier.
Donc celle dont le mari est mort et qui n’était pas enceinte sa période d’attente post-maritale est de 4 mois lunaires et 10 jours.
Allah ta^ala dit dans le verset 234 sourat Al-Baqarah ce qui signifie : « Ceux d’entre vous qui meurent et qui laissent des épouses elles attendent 4 mois et 10 jours».
Donc le verset est clair.
Donc ça c’est l’autre cas. Nous poursuivrons la fois prochaine.
L’auteur, que Dieu lui fasse miséricorde, a dit : celle qui est en période d’attente post-maritale est de deux catégories, c’est-à-dire qu’il y a deux catégories de possibilités pour être en période d’attente post-maritale.
- Celle dont le mari est mort,
- Celle dont le mari n’est pas mort comme celle qui a été divorcée ou celle qui a fait le khoul^ -séparation moyennant une contrepartie qui revient à l’époux-.
Donc, celle dont le mari meurt se retrouve dans la période d’attente post-maritale, elle finit sa période d’attente post-maritale, dans le cas où elle est enceinte lorsqu’elle accouche. La preuve vient du Qour’an dans sourat at-talaq verset 4 ce qui signifie : “Celles qui sont enceintes, leur terme s’achève par l’accouchement.”
La période d’attente post-maritale est une période durant laquelle la femme ne se marie pas. La preuve vient également du hadith du prophète ﷺ dans lequel il a dit à une femme compagnon qui s’appelle Soubay^ah al-Aslamiyyah. Elle avait accouché 1/2 mois après la mort de son mari. Le prophète ﷺ lui a dit ce qui signifie : « Tu es libre maintenant -tu n’es plus en période d’attente post-maritale-, tu peux épouser qui tu veux. »
Par exemple, une femme qui a son mari qui meurt et elle était au 9ème mois de grossesse. Un jour après le décès de son mari, elle accouche. Donc sa période d’attente post-maritale finie. Le lendemain, elle peut se remarier.
Dans le cas où elle n’est pas enceinte, alors sa période d’attente post-maritale est de 4 mois lunaires et 10 jours.
Allah ta^ala dit dans le verset 234 sourat Al-Baqarah ce qui signifie : « Ceux d’entres vous -ce verset s’adresse aux hommes- qui meurent et qui laissent des épouses, ces épouses attendent 4 mois et 10 jours».
Nous allons maintenant aborder la deuxième catégorie qui est celle qui se retrouve en période d’attente post-maritale mais ce n’est pas suite au décès de son mari. Comme une femme que le mari a divorcé, ou celle avec laquelle son mari a fait le khoul^ -effacement de contrat-, c’est une séparation entre lui et son épouse. Selon certains savants, ce n’est pas compté comme un divorce. Donc cette femme, là encore, si elle est enceinte, sa période d’attente post-maritale s’achève par l’accouchement, comme pour celle qui est veuve. Si elle n’était pas veuve, elle s’est retrouvée libérée des liens du mariage pour une autre raison que la mort de son mari, la même chose si elle est enceinte, sa période d’attente finit par l’accouchement. Si la femme a été divorcée par son mari et elle était enceinte, sa période d’attente post-maritale finit par l’accouchement. Si elle n’était pas enceinte et elle fait partie de celles qui peuvent avoir les menstrues, sa période d’attente post-maritale est de trois périodes intermenstruelles.
Attention, ici il y a divergence entre les savants. Là, nous sommes en train d’étudier selon l’école Chafi^ites. Celles dont le mari a divorcé alors qu’elle est en période intermenstruelle -période de pureté-, elle compte cette période-là. Cette période fait partie des trois périodes intermenstruelles. N’est-ce pas qu’on a dit que la période d’attente post-maritale est de trois périodes intermenstruelles. Donc si elle a été divorcée dans une période intermenstruelle, elle fait partie des trois. Dans tous les cas, elle compte parmi ses périodes d’attente post-maritale. La femme qui a été divorcée dans une période de pureté, cette période-là elle la compte parmi les trois périodes de son attente post-maritale. Donc si quelqu’un a divorcé sa femme alors qu’elle n’avait pas les menstrues, alors cette période-là où elle n’avait pas les menstrues compte parmi les trois de sa période d’attente post-maritale. Donc si elle avait été divorcée dans une période intermenstruelle, que se passe-t-il ? Dans ce cas cette période intermenstruelle compte parmi les trois de sa période d’attente post-maritale, car après elle va avoir les menstrues, puis une deuxième période intermenstruelle, puis à nouveau elle va avoir les menstrues, puis elle va avoir une troisième période intermenstruelle, puis elle va avoir à nouveau les menstrues. Donc, celle qui n’est pas veuve mais qui entame une période d’attente post-maritale, elle est de plusieurs cas :
- soit elle est enceinte,
- soit c’est une femme qui peut avoir les menstrues,
- soit c’est une femme qui ne peut pas avoir les menstrues.
Si elle peut avoir les menstrues, on compte par des périodes intermenstruelles.
Si elle n’a plus les menstrues, on compte en mois.
Dans le cas où elle est encore jeune et qu’elle n’a pas encore atteint la puberté, ou dans le cas où elle est ménopausée, sa période d’attente post-maritale est de 3 mois lunaires.
Il y a un cas où la femme n’a pas de période d’attente post-maritale, c’est dans le cas où il n’y a pas eu de consommation du contrat. Donc s’ils ont juste fait un contrat et qu’ils n’ont pas consommé, puis il y a eu divorce ou séparation par la khoul^, il n’y a pas de période d’attente post-maritale, elle peut se remarier immédiatement.
Si quelqu’un par exemple a épousé une autre, il a fait un contrat avec elle. Et avant de consommer il l’a divorcé. Cette femme n’a pas de période d’attente post-maritale. Cela veut dire qu’elle peut, après qu’il l’a divorcé, se remarier. Elle n’a pas à attendre. Ceci est dans le cas où il n’y a pas eu de consommation.
Quant à celle qui est ménopausée, celle qui a perdu espoir d’avoir les menstrues al-ayyisa -celui qui perd espoir-, ou elle a atteint l’âge de 62 ans et elle n’a plus de menstrues. Si l’a divorce, alors sa période d’attente post-maritale est de 3 mois lunaires.
Nous allons voir quelques conséquences en plus du divorce et de la période d’attente post-maritale.
Donc celle qui a été divorcée, on dit d’un divorce suite auquel il y a possibilité de reprise -c’est comme si elle a été divorcée une fois ou deux fois-, celle-là son mari peut la reprendre pendant cette période. Comment il peut la reprendre ? Sans nouveau contrat de mariage, juste par une parole.
Il dit “je te reprends à mon mariage”, une fois ou deux fois, c’est-à-dire il a divorcé une deuxième fois, également il peut la reprendre à son mariage par une parole, même si elle n’est pas présente. Il dit « je reprends ma femme à mon mariage ».
Dans le cas où il y a eu divorce suite auquel il y a possibilité de reprise au mariage, l’homme doit assurer à la femme le logement et la charge obligatoire, pendant toute la période d’attente post-maritale. Un logement, c’est-à-dire un endroit où elle passe cette période d’attente post-maritale et il lui assure la charge obligatoire, comme si c’était sa femme.
Combien ça lui coûte de subvenir à sa charge? Durant toute cette période, il lui assure la charge obligatoire. La femme qu’un mari peut reprendre à son mariage a un statut analogue à l’épouse de ce point de vue, c’est-à-dire que du point de vue de la charge obligatoire elle est comme sa femme.
L’homme doit subvenir à la charge obligatoire de la femme durant la période d’attente post-maritale, on parle de celle qu’il est possible de reprendre.
Mais après la fin de la période d’attente post-maritale, il ne lui doit plus de charge obligatoire. Elle est devenue indépendante, elle peut épouser qui elle veut.
Parmi les loi relative à celle qui est en période d’attente post-maritale est qu’elle reste dans le logement jusqu’à la fin de la période d’attente post-maritale, c’est-à-dire qu’elle ne dort pas ailleurs que dans la maison où elle passe sa période d’attente post-maritale que son mari lui a assuré. Si c’est la maison où ils vivaient ensemble, s’il lui dit “tu passes ta période d’attente post-maritale ici”, elle ne dort pas ailleurs que dans cette maison.
Elle ne va pas habiter ailleurs. Elle reste dans la maison où il y a eu séparation, la maison où elle a été divorcée, une fois ou deux fois.
Question : celle qui a été divorcée reste dans la maison dans laquelle son mari l’a divorcé. Celui qui assure pour elle le logement quitte la maison pour la lui laisser, comme on sait il y a des ignorants, si il l’a chassé, où elle dort.
Et le problème vient de lui, pas d’elle, puisqu’il doit lui assurer la charge.
Durant la période d’attente post-maritale on parle de celle qui n’est pas veuve, celle qui n’est pas veuve peut s’embellir, elle peut se faire belle, elle peut se parfumer, mais le mieux c’est de délaisser cela. Mais c’est permis. Elle n’engage pas de contrat de mariage ou de fiançailles jusqu’à la fin de la période d’attente post-maritale.
Maintenant s’il l’a divorcé triplement, dans ce cas il doit lui assurer le logement seulement mais pas la charge obligatoire, sauf si elle est enceinte, auquel cas il lui assure aussi la charge.
C’est quoi la charge obligatoire ?
C’est la nourriture, la boisson et la tenue vestimentaire (c’est-à-dire un vêtement par saison).
Le logement est un logement convenable. Ca ne veut pas dire qu’il lui assure un confort du superflu, s’il veut le faire il le fait, mais l’obligation dans la religion, c’est de lui assurer les besoins de base qui sont d’usage du pays. Dans certains pays froids par exemple, il lui assure une couverture. Il ne va pas se comparer à ceux qui sont dans le superflu.
Il n’est pas une condition qu’il se cale sur les gens qui sont dans le superflu, mais il se positionne par rapport aux gens qui sont intermédiaires. C’est cela la charge obligatoire.
Et en plus s’il le fait avec une bonne intention il gagne des récompenses. S’il veut l’emmener faire une ^oumrah par exemple de bon cœur, il peut, c’est quelque chose de bien; il n’est pas obligé.
Donc on a dit quelques informations utiles:
Celle qui a été divorcée d’un divorce suite auquel la reprise en mariage est possible, elle ne quitte pas le domicile conjugal sans l’autorisation du mari. Elle a un statut analogue à celui de l’épouse. Quant à celle qui a été divorcée triplement, elle peut sortir. Ce n’est pas comme celle qui est divorcée une fois ou deux fois qui est comme l’épouse, elle ne sort qu’avec l’autorisation de son mari. Celle qui a été divorcée triplement, elle peut sortir, il n’y a plus de lien. Mais elle doit dormir dans la maison qu’il lui a assuré pour passer sa période d’attente post-maritale. Et lui quitte la maison pour qu’elle puisse passer sa période d’attente post-maritale car il ne peut pas rester en khalwah avec elle, puisqu’elle n’est plus sa femme.
Mais si elle est dans le cas où elle a été divorcée une fois ou deux fois, elle va passer sa période d’attente post-maritale dans ce domicile, mais elle craint pour elle-même parce que la maison est dans un mauvais état où elle risque de tomber, alors là elle peut sortir.
Si la femme a été divorcée et qu’elle a une période d’attente post-maritale, son mari est dans le péché s’il ne lui a pas assuré de logement pour passer sa période d’attente post-maritale.
C’est pour cela que celui qui a appris, il se dit : “je préfère rester avec des gens qui ont appris, parce que si je côtoie des gens qui n’ont pas appris c’est des problèmes, sauf si quelqu’un n’a pas appris mais il a une prédisposition à apprendre et qu’il est sérieux. Mais s’il n’est pas sérieux, c’est comme être avec quelqu’un qui n’est pas sur le même système. C’est de l’ordre du personnel, de l’intime, de l’individuel. Si c’est avec quelqu’un avec qui tu vas vivre, tu as besoin d’une base commune d’entente. Si cette base commune n’existe pas, qu’est-ce que tu vas faire ? Tu vas te fatiguer.
C’est possible qu’il y a des gens qui n’ont pas appris, on leur fait la da^wah et ils apprennent. Mais il faut voir les indicateurs qui prouvent qu’ils apprennent. Si c’est quelqu’un qui ne veut pas apprendre, ou pire encore, quelqu’un qui a une mauvaise croyance.
Une soeur a fait entrer en islam quelqu’un, elle lui a appris, ils se sont mariés, ils ont des enfants et ils vivent ensemble. Les deux sont possibles, mais il faut bien réfléchir et bien tester les personnes.
Comme notre maître ^Oumar, une fois il a voulu confier une responsabilité à quelqu’un, alors un s’est proposé pour cette responsabilité. Et notre maître ^Oumar a dit : “Moi je ne te connais pas mais ça ne te nuis pas que je ne te connaisse pas.”
Ce qui vaut selon le jugement de Dieu, ce n’est pas que moi je te connaisse. Ce qui vaut, c’est ce que toi tu vaut selon le jugement de Dieu.
Alors il s’est adressé à l’assemblée et a dit : “Est-ce que quelqu’un le connait et peut le cautionner?”
Quelqu’un a dit : “Oui, moi je le connais.”
Il lui a dit : “Est-ce que tu as fait un voyage avec lui?” Il lui a dit : “Non”.
Il lui a dit : “Est-ce que tu as fait une transaction financière avec lui ? Il lui a dit : “Non”.
Il lui a dit : “Alors tu ne le connais pas.”
Souvent, dans le voyage, tu connais la valeur de la personne. Souvent, quand tu fais des transactions financières avec quelqu’un, tu lui prêtes, tu connais la valeur de la personne. Ce n’est pas les seuls critères, mais cela aide.
Pourquoi avant les gens faisaient en sorte que ce soit les familles qui se rencontrent, que ce soit la mère, le père qui se renseignent, puis ils se trouvent des liens, se connaissent par le biais d’autres personnes. Cela aide.
Je sais, on est dans une période où c’est très difficile, même pour ceux qui viennent dans des sociétés où cela a été d’usage, cela est difficile. Que Dieu nous facilite.
Celle dont le mari est mort doit en plus de cela l’endeuillement, c’est-à-dire de ne pas se faire belle et de ne pas se parfumer. Certains pensent qu’elle doit mettre que du noir. Non, il y a du noir qui est un embellissement. Celle dont le mari meurt a un jugement particulier.
D’abord, elle doit éviter le parfum, tel que le shampoing parfumé, ou le savon parfumé et pas seulement le parfum pschitt pschitt. Elle ne se parfume pas.
Il lui est interdit de s’embellir, de porter un vêtement qui est un embellissement (que ce soit du noir ou du blanc ou autre) durant la période de endeuillement qui est la période d’attente post-maritale. Certains ont même dit les sous-vêtements, qui sont des sous-vêtements d’embellissement qu’elles mettaient pour son mari, même cela elle ne le porte pas pendant sa période de deuil.
Elle doit rester chez elle, sauf s’il y a nécessité pour sortir. Elle ne quitte pas la maison sauf pour un besoin indispensable. Par exemple, si elle sort pour survivre car elle a besoin de revenu, pour qu’elle puisse se prendre en charge. Si elle restait à la maison et qu’elle n’a pas d’économie, elle va mourir de faim. Là, elle sort pour gagner sa vie. Mais s’il n’y a pas de besoin, elle ne sort pas.
Sauf si vraiment elle s’ennuie chez elle et qu’elle cherche la compagnie de ses voisines et qu’elle va discuter avec elles. Par exemple, ce sont des voisines dans le même immeuble ou à une distance proche de chez elle. Pour cela, c’est permis. Elle sort pour avoir de la compagnie.
Maintenant, si c’est une femme qui a un homme de sa proche parenté qui est mort, mais ce n’est pas son mari, la femme ne s’endeuille pas plus de 3 jours pour autre que son mari.
L’endeuillement ici aussi c’est de ne pas s’embellir. Si c’est son père qui est mort, si c’est son frère qui est mort, si c’est son oncle qui est mort, elle ne s’endeuille pas plus de 3 jours.
Regardez combien dans la loi de l’islam, le mari a un degré important pour son épouse.
Vous connaissez tous le hadith qui signifie : “La personne qui a le plus grand droit sur un homme, c’est sa mère. Et la personne qui a le plus grand droit sur son épouse, c’est son mari.”
Cet ordre est très important. Et grâce à cela, en le respectant, on gagne l’agrément de Dieu. Et donc 4 mois lunaire et 10 jours vu l’importance du droit du mari sur l’épouse.
Si c’est une femme mariée, par exemple son père ou son frère meurt, elle ne s’endeuille pas sans l’autorisation de son mari. Elle doit demander l’autorisation de son mari pour s’endeuiller même si c’est 3 jours. Parce que si son mari lui dit de se faire belle, elle doit se faire belle.
L’homme ne s’endeuille pas, il peut pleurer, manifester sa tristesse, mais il ne s’endeuille pas.
Il n’est pas interdit à la femme de parler à des hommes pendant sa période de deuil, ce n’est pas interdit comme cela s’est propagé chez les gens du commun. Même si ce sont des hommes ‘ajnabiyy, elle peut les accueillir, mais dans la limite de la loi de l’islam, c’est-à-dire qu’elle voile sa zone de pudeur et elle ne se retrouve pas dans la khalwah -elle ne se retrouve pas seule à seule avec un ‘ajnabiyy– avec eux.
Si des hommes ‘ajnabiyy sont venus lui présenter les condoléances ou pour d’autres raisons que cela, elle peut rester avec eux pour faire la conversation. Cela est permis.
Par exemple, les cousins les frères de son mari sont venus, elle ne va pas dire “non je suis en période de deuil, je ne parle pas aux hommes”, elle peut les accueillir et discuter avec eux. Ce qui lui est interdit c’est de dévoiler une partie de sa zone de pudeur et qu’elle se retrouve seule à seule avec l’un d’entre eux. S’il n’y a pas de khalwah, s’il n’y a pas de dévoilement de zone de pudeur, alors il lui est permis de les accueillir, de discuter avec eux tant qu’il n’y a pas de désobéissance.
Question importante avec laquelle nous terminons ce chapitre : il est permis à la femme qui est en période d’attente post-maritale suite au décès de son mari et pour autre que pour le décès de son mari, même si c’est une période d’attente post-maritale pour un divorce.
Il lui est permis de se voir dans le miroir, par l’unanimité. Pourquoi ces points là ? Parce qu’il y a des ignorants qui disent des choses de leur tête. Et cela existe dans certains pays. Il lui est permis de se voir dans un miroir, par l’unanimité, il lui est permis de rester dans son balcon, il lui est permis de regarder ce qu’il y a dans la rue. On ne dit pas que c’est haram et celui qui dit que c’est haram, il devient mécréant. C’est pour cela qu’on rappelle ces choses là, sauf si c’est quelqu’un qui est comme récemment entré en islam ou qui est récemment entré en islam. C’est pour cela qu’il est très important de faire ces rappels. Et comme vous le savez, nous ordonnons le bien et interdisons le mal.
Là, c’est quelque chose qui est clairement connu d’évidence. Où est le mal qu’une femme regarde dans un miroir alors que son mari est mort? Faites bien attention. Il y a des choses pour lesquelles il peut y avoir des avis dans une école, et d’autres qui sont comme connus d’évidence.
Sourate Yaa Siin : Tafsir de an Nasafiyy (première partie)
L’ardeur pour obtenir la science est une des plus importante grâce que Dieu accorde, car la science de la religion est la voie pour être sauvé. La grâce des biens matériels et de la bonne santé ne sauvera pas au jour du jugement. Si quelqu’un a vécu toute sa vie sans être atteint d’un seul mal de tête, cela sera oublié par un seul instant de châtiment au jour du jugement et de même pour les biens matériels, pour l’argent. Tandis que la science, l’homme ne s’en lasse pas. Les assemblées de science sont entourées d’anges.
Le tafsir que nous allons voir est le tafsir de an-Naçafiyy Abou l-Barakaat.
Il ne s’agit pas de An-Naçafiyy Abou Hafs. En effet, il y a plusieurs « an-Naçafiyy » dont an-Naçafiyy Abou Hafs, qui est l’auteur du célèbre traité de croyance mais aussi d’un autre tafsir. Ici il ne s’agit pas de son tasfsir mais de celui de an-Naçafiyy Abou l-Barakaat. Tous les deux sont des matouridites, tous les deux font partie de Ahlou s-Sounnah et tous les deux répondent aux mouchabbihah et aux mou^tazilah.
Toutefois, par le passé, ceux qui faisaient ces tafsir, ces exégèses du Qour’an, ne se limitaient pas à citer uniquement ce qui était authentifié et vérifié. Par exemple, si al-Boukhariyy et Mouslim dans leur Sahih se sont bien restreints à ne citer que ce qui est sahih, dans d’autres livres al-Boukhariyy a lui-même mentionné des hadith qui ne sont pas uniquement du degré du sahih, mais aussi du degré du da^if.
Les savants, qu’ils soient faqih ou mouhaddith, citaient plusieurs paroles parce qu’elles étaient souvent rapportées, en se basant sur le fait que les gens étaient capables de distinguer les paroles authentiques des autres.
Dans ce tafsir, an-Naçafiyy Abou l-barakaat a déjà filtré beaucoup de choses qui n’étaient pas authentifiées, comme les isra’iliyates, qui sont ces paroles que les bani Isra’il ont rajouté comme histoires fausses, notamment sur les Prophètes. Il a donc enlevé certaines paroles et en a laissé d’autres, tout en sachant que la plupart des gens savent que ce sont des récits faibles. Tandis qu’aujourd’hui, le commun des gens sont tels des nouveaux qui n’ont pas les connaissances de base.
Nous avons donc ici, l’occasion et l’opportunité de voir le tafsir de an-Naçafiyy Abou l-Barakaat revu par le chaykh Abdou l-Lah al-Harariy qui a fait un filtre supplémentaire en enlevant les choses qui pourraient porter à confusion et a ajouté quelques commentaires.
Les faqih, en plus de composer des ouvrages, se basent sur le fait que l’ouvrage ne sera pas simplement lu mais transmis oralement de sorte que celui qui transmet va préciser à celui qui écoute, le degré de la chaîne de transmission de telle ou telle parole.
L’un des élèves de ach-Chafi^iyy lui a lu 40 fois un ouvrage qu’il avait pourtant écrit lui-même. Et à chacune de ces 40 lectures, l’Imam ach-Chafi^iyy ajustait ses propos en corrigeant des passages alors que c’est son propre ouvrage. Ach-Chafi^iyy a alors dit : « Allah a fait qu’il n’y ait pas d’autres livres aussi correct que Son Livre, le Qour’an ». C’est-à-dire que, quel que soit l’implication de la personne, il y aura des erreurs.
Exégèse
Sourat Yassin est une sourat qui comporte 83 versets et elle est mecquoise c’est-à-dire qu’elle a été révélée entièrement pendant que le Prophète était à la Mecque. Certaines sourat du Qour’an sont entièrement mecquoises, d’autres sont entièrement médinoises et certaines sont mecquoises et médinoises. C’est-à-dire qu’elles ont été révélées soit entièrement à la Mecque et ses alentours, soit entièrement à Médine et ses alentours. Le Qour’an n’a pas été révélé dans l’ordre que l’on retrouve aujourd’hui dans le Moushaf. C’est le Prophète qui a fixé cet ordre.
Verset 1 => يسٓ qui a pour sens :
« Ô toi être humain » ou « Ô toi Mouhammad » ou « autre que cela ».
La plupart des gens récite ce verset avec un soukoun sur le noun et s’arrêtent et cela est recommandé de s’arrêter après chaque verset. Mais il est valable de réciter avec une kasra, une avec une fatha ou avec une dama. Dans le livre d’origine de an-Naçafiyy il y avait un hadith dans lequel le Prophète aurait dit « Dieu m’a donné sept noms dont Yassin et Taha » mais ce hadith n’est pas authentique, Chaykh a donc enlevé cette partie.
Précision : quand un hadith est da^if cela veut dire que la chaîne de transmission est faible. Il est permis de dire « le Prophète a dit » même si on n’est pas catégorique et on ne le cite que dans les actes de bonnes œuvres. A contrario, le hadith mawdou^, le mensonger, monté de toute pièce, il n’est pas permis de dire « le Prophète a dit ».
Verset 2 => وَٱلْقُرْءَانِ ٱلْحَكِيمِ qui a pour sens :
- « Par le Qour’an ». Ici Dieu a juré par le Qour’an et Dieu jure par ce qu’Il veut. Il arrive qu’Il jure par Son Être, qu’Il jure par certaines de Ses créatures comme Son soleil et il arrive qu’Il jure par certains de Ses attributs comme le Qour’an.
- « Al-Hakim » : « qui comporte une sagesse ».
Verset 3 => إِنَّكَ لَمِنَ ٱلْمُرْسَلِينَ qui a pour sens :
« Tu es certes au nombre des envoyés »
Ici, Dieu jure par le Qour’an que le Prophète Mouhammad est un envoyé et ce verset est une réplique aux mécréants qui ont renié le statut de Prophète du messager Mouhammad. Certains disaient qu’il était sorcier et d’autres qu’il mentait. Dieu leur a répliqué et a juré par le Qour’an.
Certains moufassir qui ont interprété « YaSin » en disant que cela voulait dire « ya Mouhammad », ont dit que par cette ‘ayah, dans laquelle Dieu interpelle le Prophète Mouhammad en confirmant que c’est un envoyé de sa part, constitue une preuve que le Prophète Mouhammad a été appelé YaSin.
Verset 4 => عَلَىٰ صِرَٰطٍۢ مُّسْتَقِيمٍۢ qui a pour sens :
« Certes tu es un envoyé ET certes tu es sur une voie de droiture », c’est-à-dire tu es sur la vérité, sur l’Islam. D’autres ont expliqué ce verset par « certes tu fais partie des envoyés et tous les envoyés sont sur une voie de droiture »
Verset 5 => تَنزِيلَ ٱلْعَزِيزِ ٱلرَّحِيمِ qui a pour sens :
- « Il [le Qour’an] » a été révélé, c’est-à-dire qu’il est descendu par révélation.
- « Al ^Aziz » c’est-à-dire que le texte du Qour’an a le dessus par sa beauté, sa grâce, son éloquence sur les illusions des entêtés. Car ceux qui s’opposaient au Prophète et niaient que le Qour’an a été révélé, n’ont pas été capables de mentionner une seule phrase répliquant à un verset, tant la structure du texte du Qour’an est éloquente. Elle est une preuve contre ceux qui s’opposaient au Prophète, à une époque où le niveau de la langue arabe était élevé.
- « Ar-Rahim » c’est-à-dire que ce texte attire par la douceur et la subtilité de ses sens, la compréhension des gens bien guidés. Allah a fait que les gens de la bonne compréhension soient attirés par le texte du Qour’an, qu’ils aiment l’écouter et le réciter, contrairement à ceux qui s’entêtaient à ne pas reconnaitre leur impuissance face à l’éloquence du texte du Qour’an alors qu’ils maitrisaient la langue. C’est ça le sens.
Verset 6 => لِتُنذِرَ قَوْمًۭا مَّآ أُنذِرَ ءَابَآؤُهُمْ فَهُمْ غَٰفِلُونَ qui a pour sens :
- « Tu es un envoyé afin d’avertir les gens dont les ancêtres n’ont pas été avertis ». C’est une parole qui vise la période qu’ont vécu les gens entre le Prophète ^Iça et le Prophète Mouhammad. Il y a eu environ 600 années entre le Prophète Mouhammad et le Prophète ^Iça au cours desquelles il n’y a pas eu d’envoyé.
Une autre explication, qui est valable du point de vue de la langue est que « tu as été envoyé pour avertir les gens de la même chose dont ont été avertis leurs ancêtres »
- « Fahoum ghafiloun » Et puisque ni eux ni leurs ancêtres n’ont été avertis, ils sont dans une totale insouciance, dans l’égarement.
Verset 7 => لَقَدْ حَقَّ ٱلْقَوْلُ عَلَىٰٓ أَكْثَرِهِمْ فَهُمْ لَا يُؤْمِنُونَ qui a pour sens :
« La parole s’applique à la majorité d’entre eux ; ils ne seront donc pas croyants ». La « parole » de Dieu visée ici et qui s’adresse à eux est : [« certes je remplirai l’enfer de jinns et d’humains »]. Ils ont été avertis et ne pourront pas dire « nous ne savions pas ». Au début, ceux qui ont cru au Prophète étaient minoritaires. Ce verset veut donc dire que la majorité mourront sur la mécréance et seront au nombre des gens de l’enfer. Allah a su que le plupart d’entre eux mourraient mécréants.
Verset 8 => إِنَّا جَعَلْنَا فِىٓ أَعْنَٰقِهِمْ أَغْلَٰلًۭا فَهِىَ إِلَى ٱلْأَذْقَانِ فَهُم مُّقْمَحُونَ qui a pour sens :
« Nous avons fait que sur leurs cous il y aient des chaînes qui les attachent ». C’est-à-dire que l’état de ces gens-là, ceux qui refusent de croire au Qour’an, est comme celui des personnes qui ont les mains enchainées au cou et avec une barre qui part du menton jusqu’à la poitrine et qui les empêche de baisser la tête. Au jour du jugement, ils seront véritablement ainsi. Mais dans le bas monde, Dieu a fait une analogie de leur persistance sur la mécréance et les a fait ressembler à ceux qui sont enchaînés et qui sont incapables de se soumettre à la vérité. C’est-à-dire qu’ils ne sont pas capables d’utiliser correctement leur raison. Ainsi, pour ce qui est de cette vie c’est un sens figuré mais c’est un sens propre pour ce qui est de l’au-delà car ils seront réellement ainsi.
Verset 9 => وَجَعَلْنَا مِنۢ بَيْنِ أَيْدِيهِمْ سَدًّۭا وَمِنْ خَلْفِهِمْ سَدًّۭا فَأَغْشَيْنَٰهُمْ فَهُمْ لَا يُبْصِرُونَ qui a pour sens :
- « Nous avons fait que devant eux, il y ait un mur et derrière eux un mur, nous avons voilé leur regard ». Il sont tels des gens pris entre deux murs, c’est-à-dire dont la vision est couverte. Ils sont des gens qui ne voient pas la vérité.
- Cela ne veut pas dire que ce sont des gens aveugles au sens propre. Il n’est pas question de la perception sensorielle, c’est un sens métaphorique. Il n’est pas question de la cécité des yeux mais de celle du cœur.
- « Fahoum la youbsiroun » Il a été dit que ce verset (numéro 9) a été révélé à propos du clan bani makhzoum. Abou Jahal avait juré que s’il voyait le Prophète faire la prière, il lancerait une grosse pierre sur sa tête. Il a vu le Prophète prier à la Ka^bah et quand il a voulu lui lancer le rocher sur la tête, ses mains se sont redirigées vers lui et le rocher est tombé sur lui, la pierre collée à son cou. Les gens de bani makhzoum n’ont pu le libérer qu’avec difficulté. Un autre de bani makhzoum a alors dit « je vais y aller et lancer le rocher moi-même sur le Prophète ». Dieu a alors fait qu’il perde la vue sur le champ. C’est pourquoi certains exégètes, ont dit que ce verset s’adressaient à bani makhzoum et vise alors la cécité au sens propre.
Verset 10 => وَسَوَآءٌ عَلَيْهِمْ ءَأَنذَرْتَهُمْ أَمْ لَمْ تُنذِرْهُمْ لَا يُؤْمِنُونَ qui a pour sens :
« Et que tu les avertisses ou que tu ne les avertisses pas, il ne seront pas croyants », c’est-à-dire que l’avertissement et le non-avertissement sont équivalents. Ici, Dieu s’adresse au Prophète et confirme que s’Il veut l’égarement pour quelqu’un, l’avertissement ne lui sera pas profitable.
Certains savants ont rapporté que ^Oumar Ibnou ^Abdou l^Aziz avait répliqué par ce verset à Ghaylan le Qadariyy. Les Qadariyy renient la prédestination ou prétendent que l’esclave créé ses actes délibérés et que le mal n’a lieu que par la volonté de l’esclave et non de Dieu. La mécréance de Ghaylan a été rapportée au calife bien guidé de l’époque qui s’appelait ^Oumar Ibnou ^Abdou l^Aziz. Ce dernier a dit à Ghaylan : « il nous a été rapporté que tu parles à propos de la prédestination en disant des choses qui sont fausses ». Au début, Ghaylan niait sa mauvaise croyance devant le calife ^Oumar, en criant à la calomnie. Par la suite, il a reconnu son égarement et le calife lui a répliqué par ce verset, qui est une preuve que la mécréance est par la prédestination de Dieu. Alors Ghaylan a alors prétendu au calife « c’est comme si j’entendais ce verset pour la première fois » et a montré son repentir. Le calife ^Oumar a alors invoqué Dieu en disant « ô Allah, s’il est véridique accepte son repentir, s’il est menteur fais qu’il soit confronté à quelqu’un qui ne lui fera pas miséricorde » et dans une autre version il a dit « fais qu’il goûte au tranchant de l’épée ». Puis, lorsque vint le calife Hicham Ibnou ^Abdi l-Malik qui était le successeur du calife ^Oumar, Gahylan a de nouveau affirmé et propagé sa mauvaise croyance. Le calife lui a alors dit « mais ne t’étais-tu pas engagé à ne plus jamais diffuser de telles mauvaises croyances ? ». Il a alors répondu au calife, « je suis prêt à en débattre, c’est ma croyance ». Le calife Hicham Ibnou ^Abdi l-Malik a alors fait appel à ses savants pour savoir qui débattrait avec lui. Le savant al-‘Awza^i, enterré à Beyrouth, a débattu avec lui, tout en lui apportant les preuves et a ensuite affirmé au calife « il est mécréant, il faut lui appliquer la sentence de l’apostat ».
Alors qu’il allait se faire exécuté, Ghaylan dit alors « l’invocation de l’homme vertueux a été exaucée à mon encontre » . Ses mains et ses pieds ont été tranchées et il a été accroché à la porte de Damas pour qu’il soit un exemple pour ceux qui ont la même croyance.
Verset 11 => إِنَّمَا تُنذِرُ مَنِ ٱتَّبَعَ ٱلذِّكْرَ وَخَشِىَ ٱلرَّحْمَٰنَ بِٱلْغَيْبِ ۖ فَبَشِّرْهُ بِمَغْفِرَةٍۢ وَأَجْرٍۢ كَرِيمٍ qui a pour sens :
« Ceux qui vont profiter de ton rappel, sont ceux qui suivent le Qour’an et ceux qui croient en Dieu et qui Le craignent sans l’avoir vu. Ce sont eux qui vont profiter de ton rappel, annonce-leur la bonne nouvelle du pardon de leurs pêchés et annonce leur la grande récompense, le paradis. Et ceux pour qui Dieu n’a pas voulu qu’ils soient croyants, ils ne vont pas profiter de ton rappel ».
Verset 12 => إِنَّا نَحْنُ نُحْىِ ٱلْمَوْتَىٰ وَنَكْتُبُ مَا قَدَّمُوا۟ وَءَاثَٰرَهُمْ ۚ وَكُلَّ شَىْءٍ أَحْصَيْنَٰهُ فِىٓ إِمَامٍۢ مُّبِينٍۢ qui a pour sens :
« Certes, Nous ressuscitons les morts, c’est-à-dire Nous les faisons vivre après leur mort et nous faisons écrire ce qu’ils ont accompli, c’est-à-dire aussi bien les bonnes œuvres que les pêchés et la mécréance et Nous faisons écrire les belles choses qu’ils laissent après leur mort, comme la science qu’ils ont enseignée, ou un livre qu’ils ont constitué ou un bien dédié, ou une mosquée, ou un ribat ». Le ribat* est le fait d’observer la station de surveillance, d’être à la limite du territoire des musulmans pour veiller à ce que les ennemis n’attaquent pas. Même après leur mort, ils auront une récompense pour cela.
Et de même, parmi les choses consignées, il y a les bonnes traditions et les mauvaises traditions du musulman. Et celles que les gens imiteront après sa mort, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, seront consignées.
« Et toute chose, nous l’avons inventoriée dans un livre clair, c’est-à-dire nous avons comptabilisé les œuvres des gens sur la table préservée ».
Verset 13 => وَٱضْرِبْ لَهُم مَّثَلًا أَصْحَٰبَ ٱلْقَرْيَةِ إِذْ جَآءَهَا ٱلْمُرْسَلُونَ qui a pour sens :
« Donne-leur pour exemple les compagnons du village », c’est-à-dire cite leur en exemple, le récit surprenant des compagnons du village d’Antioche [*village dans l’actuelle Turquie].
Verset 14 => إِذْ أَرْسَلْنَآ إِلَيْهِمُ ٱثْنَيْنِ فَكَذَّبُوهُمَا فَعَزَّزْنَا بِثَالِثٍۢ فَقَالُوٓا۟ إِنَّآ إِلَيْكُم مُّرْسَلُونَ qui a pour sens :
« Nous leur avons envoyé [c’est-à-dire par l’intermédiaire de ^Iça] sur Notre ordre deux hommes »
^Iça a envoyé deux hommes Sadiq et Sadouq afin qu’ils prêchent la vérité dans la ville d’Antioche où les gens adoraient des statues. Quand ces deux hommes se sont approchés de la ville, ils ont vu un vieil homme qui s’appelait Habib et qui faisait paitre ses bêtes. C’était le menuisier de la ville.
- Il leur a demandé qui ils étaient.
- Ils ont alors répondu « nous sommes des envoyés de Jésus pour appeler à n’adorer que Dieu et à ne rien lui associer ».
- Il a alors demandé « avez-vous une preuve de ce que vous avancez » ?
- Ils ont dit « oui nous guérissons celui qui est né aveugle et celui atteint de [al-baras] la maladie du vitiligo ».
Il est en effet plus compliqué de guérir celui qui est aveugle de naissance que celui qui l’est devenu tout comme le vitiligo qui, comme maladie de peau, est difficile à soigner. Ils ont guéri le fils de Habib atteint d’une maladie depuis des années. Habib est alors devenu croyant et la nouvelle s’est répandue dans la ville jusqu’à leur roi qui les a convoqués et leur a alors demandé :
- « Appelez-vous à adorer autre que notre divinité » ?
- Ils ont répondu « oui, Dieu est Celui Qui a créé toute chose dont celle que tu adores.
- Le roi a alors répondu « je vais réfléchir à votre sujet » et les idolâtres ont poursuivi Sadiq et Sadouq en leur jetant des pierres.
Puis, il a été rapporté qu’ils ont été emprisonnés. Le Prophète ^Iça a alors envoyé un troisième homme qui s’appelait Cham^oun. Ce dernier ne s’est pas déclaré comme étant l’envoyé du Prophète ^Iça. Il a d’abord côtoyé la cour rapprochée du roi jusqu’à ce qu’ils aient confiance en lui ainsi que le roi. Et un jour il a interpelé le roi en disant :
- « Il m’a été rapporté que tu as emprisonné deux hommes, est-ce que tu as entendu ce qu’ils disent ? ».
- Le roi a alors dit « non »
- Cham^oun, de par sa notoriété acquise à la cour du roi, les a convoqués et leur a demandé devant tout le monde « qui vous a envoyé ? »
- Ils ont répondu « c’est Dieu qui créé toute chose, celui qui fait absolument tout ce qu’Il veut, c’est Celui qui donne la subsistance et Qui n’a pas d’associé »
- Il leur a alors demandé « quelle est votre preuve ? »
- Ils ont dit « nous sommes prêts à faire ce que le roi désire ». Le Roi a alors amené un enfant aveugle de naissance. Il ont invoqué Dieu et il a, tout de suite, retrouvé la vue. Cham^oun a alors exhorté le Roi qui est entré en Islam, avec beaucoup d’autres aussi.
Toutefois, certains ne sont pas entrés en Islam. Jibril a alors poussé un cri et ils ont été anéanti.
Il a été rapporté que lorsque le roi a été témoin du prodige de Sadiq et Sadouq, Cham^oun a interpelé le roi et lui a demandé si son idole était capable de réaliser la même chose…ce à quoi le roi a répondu : « notre idole ne voit rien, n’entend rien et n’a pas de capacité de créer ni de nuisance, ni de profit », Cham^oun l’a alors exhorté à croire.
Verset 15 => قَالُوا۟ مَآ أَنتُمْ إِلَّا بَشَرٌۭ مِّثْلُنَا وَمَآ أَنزَلَ ٱلرَّحْمَٰنُ مِن شَىْءٍ إِنْ أَنتُمْ إِلَّا تَكْذِبُونَ qui a pour sens :
« Les habitants de la ville ont alors dit au trois hommes : vous n’êtes que des humains comme nous, c’est-à-dire vous n’avez rien de plus que nous qui impliquerait que vous ayez cette caractéristique d’envoyé, le Seigneur n’a rien transmis par révélation ni à vous ni à Jésus et vous n’êtes que des menteurs ». Et même à l’époque du Prophète Mouhammad, les incrédules réfutaient le fait que les envoyés soient des hommes et prétendaient que s’il y avait vraiment une révélation, Dieu aurait envoyé des anges.
Verset 16 => قَالُوا۟ رَبُّنَا يَعْلَمُ إِنَّآ إِلَيْكُمْ لَمُرْسَلُونَ qui a pour sens :
Les trois hommes ont alors dit « Allah témoigne de la véracité de ce que nous prétendons » . Prendre Dieu à témoin comporte un insistance et comporte une preuve plus forte dans le cœur des gens.
Verset 17 => وَمَا عَلَيْنَآ إِلَّا ٱلْبَلَٰغُ ٱلْمُبِينُ qui a pour sens :
« Et nous n’avons pas autre chose que le fait de vous transmettre une transmission claire qui ne comporte aucun doute, puisque ce que nous vous avons transmis est confirmé par les preuves qui témoignent de la véracité de ce que nous vous transmettons et notre fonction est uniquement de vous transmettre »
Verset 18 => قَالُوٓا۟ إِنَّا تَطَيَّرْنَا بِكُمْ ۖ لَئِن لَّمْ تَنتَهُوا۟ لَنَرْجُمَنَّكُمْ وَلَيَمَسَّنَّكُم مِّنَّا عَذَابٌ أَلِيمٌۭ qui a pour sens :
- « Vous êtes de mauvaises augure pour nous » [car ils ont détesté la religion de Sadiq, Sadouq et Cham^oun et leur âme en éprouve de l’aversion]. C’est l’habitude des ignorants de considérer de bonne augure ce vers quoi leur âme a un penchant, ce que leur nature accepte et de considérer de mauvaise augure ce pour quoi ils ont une aversion ou détestent ; de sorte que quand ils sont touchés par une épreuve ils disent que la cause en est la « mauvaise augure » et que quand ils sont touchés par la grâce, la cause en serait alors la « bonne augure ».
- Il a été dit qu’ils ont subi une sécheresse. La pluie ne tombant pas, ils ont alors considéré que leur mauvaise augure était Sadiq, Sadouq et Cham^oun. Et ils ont dit si vous n’arrêtez pas d’appeler à votre religion, nous allons لَنَرْجُمَنَّكُمْ. Les savants ont donné trois explications à ce verbe :
- « Nous allons vous tuer »
- « Nous allons vous chasser »
- « Nous allons vous insulter »
- « Et vous allez subir de notre part un châtiment douloureux », c’est-à-dire qu’ils ont les ont menacé du pire châtiment, celui de les brûler.
Verset 19 => قَالُوا۟ طَٰٓئِرُكُم مَّعَكُمْ ۚ أَئِن ذُكِّرْتُم ۚ بَلْ أَنتُمْ قَوْمٌۭ مُّسْرِفُونَ qui a pour sens :
- « Ils leur ont répondu : la cause de votre malheur est en vous, ce n’est pas le fait que nous appelions à l’Islam. Comment considérer que quelqu’un qui exhorte à l’Islam soit une mauvaise augure ? La cause de votre mauvaise augure est votre mécréance. »
- « C’est vous qui avez fait preuve d’outrance, c’est vous qui avez dépassé la limite par votre désobéissance. C’est là, la cause de votre malheur et non les envoyés de Dieu et leur rappel ».
Par le passé, quand une personne hésitait à faire quelque chose, elle allait à la campagne et cherchait un endroit où se trouvait un oiseau et le faisait voler. Si l’oiseau s’envolait vers la droite, la personne disait alors que la chose à faire est de « bonne augure » et s’il s’envolait à gauche, elle estimait que c’était de « mauvaise augure » et ceci est bien entendu, une mauvaise manière d’agir.
Verset 20 => وَجَآءَ مِنْ أَقْصَا ٱلْمَدِينَةِ رَجُلٌۭ يَسْعَىٰ قَالَ يَٰقَوْمِ ٱتَّبِعُوا۟ ٱلْمُرْسَلِينَ
qui a pour sens :
« De l’extrémité de la ville, un homme est venu [Habib le menuisier qui s’était alors consacré à l’adoration de Dieu dans une grotte]. Lorsque la nouvelle lui était parvenue que les envoyés subissaient une oppression, il était venu à leur défense, en clamant haut et fort son Islam. Puis, pour preuve de la véracité des envoyés, il les a interrogés en leur demandant s’ils appelaient les gens à l’Islam contre une rémunération ? Chose à laquelle ils ont répondu non. Habib a alors exhorté le peuple de les suivre eux, qui ne demandaient aucune contrepartie financière.
Verset 21 => ٱتَّبِعُوا۟ مَن لَّا يَسْـَٔلُكُمْ أَجْرًۭا وَهُم مُّهْتَدُونَ qui a pour sens :
« Suivez ceux qui ne vous demandent pas de rémunération pour la transmission du message et qui sont bien-guidés, c’est-à-dire les envoyés ». Alors le peuple a répliqué : es-tu donc sur la même religion que ceux là , ! » Il a répondu au verset 22.
Verset 22 => وَمَا لِىَ لَآ أَعْبُدُ ٱلَّذِى فَطَرَنِى وَإِلَيْهِ تُرْجَعُونَ qui a pour sens :
« Qu’est ce qui m’empêche d’adorer Celui Qui m’a créé et Celui pour lequel nous seront ressuscités et Qui rétribuera, tout un chacun, pour ses œuvres ?! ».
Verset 23 => ءَأَتَّخِذُ مِن دُونِهِۦٓ ءَالِهَةً إِن يُرِدْنِ ٱلرَّحْمَٰنُ بِضُرٍّۢ لَّا تُغْنِ عَنِّى شَفَٰعَتُهُمْ شَيْـًۭٔا وَلَا يُنقِذُونِ qui a pour sens :
« Habib leur a dit : voulez-vous donc que je prenne pour Dieu vos idoles ? Car si Dieu veut me faire parvenir un mal, vos idoles ne pourront pas intercéder. Celles que vous prétendez être intercesseur, vos idoles ne peuvent pas l’empêcher. Alors comment voulez-vous que j’adore ce qui n’a pas de capacité ? »
Verset 24 => إِنِّىٓ إِذًۭا لَّفِى ضَلَٰلٍۢ مُّبِينٍ qui a pour sens :
« Si je les considérais comme des divinités, je serais dans un profond égarement, ces idoles qui n’ayant aucune capacité ne mérite pas que je les adore ».
Verset 25 => إِنِّىٓ ءَامَنتُ بِرَبِّكُمْ فَٱسْمَعُونِ qui a pour sens :
« Je crois en notre Seigneur, alors entendez-bien, soyez témoin de ma foi pour que vous en témoigniez au jour du jugement [car il savait que son peuple allait le tuer] ».
Verset 26 => قِيلَ ٱدْخُلِ ٱلْجَنَّةَ ۖ قَالَ يَٰلَيْتَ قَوْمِى يَعْلَمُونَ qui a pour sens :
« Il lui a été dit : « Entre donc au paradis » ». Habib a reçu la bonne nouvelle qu’il ferait partie des gens du paradis. Son emplacement au paradis lui a été dévoilé et a ainsi su qu’il était au nombre des gens du paradis. Il a donc vu ce qui lui réjouissait le cœur. Lorsque cela s’est produit il s’est dit « si seulement mon peuple pouvait savoir cela ». Il a ainsi souhaité que son peuple sache qu’il allait au paradis pour que eux aussi deviennent croyants.
Il a été rapporté que la tombe de Habib est au marché d’Antioche. Mais ce n’est pas vrai de croire, comme cela est mentionné dans certaines explications, qu’il est entré véritablement au paradis.
Verset 27 => بِمَا غَفَرَ لِى رَبِّى وَجَعَلَنِى مِنَ ٱلْمُكْرَمِينَ qui a pour sens :
« Si seulement mon peuple prenait connaissance du fait que mon Seigneur m’ait pardonné et qu’Il m’ait honoré en m’accordant le paradis. » Il a eu l’honneur du paradis grâce à l’Islam alors qu’avant il sculptait les idoles.
Verset 28 => وَمَآ أَنزَلْنَا عَلَىٰ قَوْمِهِۦ مِنۢ بَعْدِهِۦ مِن جُندٍۢ مِّنَ ٱلسَّمَآءِ وَمَا كُنَّا مُنزِلِينَ qui a pour sens :
Allah nous apprend qu’Il n’a pas anéanti le peuple de Habib par des armées qui descendent du ciel pour les châtier parce que Allah a fait que la sagesse n’était pas de faire descendre du ciel des anges pour anéantir ce peuple. Car Dieu a fait que certains peuples soient anéantis d’une manière et d’autres d’une autre manière. Certains peuples ont été anéanti par un vent qui les emporté jusqu’au ciel et a arraché leur tête, d’autres par des volatiles qui ont lâché des pierres qui ont transpercé leur têtes… chacun selon une sagesse. Mais le peuple de Habib n’a pas été anéanti par une armée d’anges venue du ciel.
Verset 29 => إِن كَانَتْ إِلَّا صَيْحَةًۭ وَٰحِدَةًۭ فَإِذَا هُمْ خَٰمِدُونَ qui a pour sens :
« Leur anéantissement n’a été que par un seul cri tout comme on éteint un feu ». Le sens est que Allah a donné l’ordre à l’ange Jibril de pousser un cri et n’a pas fait descendre comme ce fut le cas pendant la bataille de Badr et la bataille de Al-Khandaq. Ces jours-là, Dieu a envoyé des anges à l’image d’humains qui portaient des turbans et combattaient comme des humains.
Le peuple de Pharaon, Dieu les a anéanti par la noyade, le peuple de Lout, Dieu a fait qu’un ange ait soulevé leur ville jusqu’au premier ciel.
Verset 30 => يَٰحَسْرَةً عَلَى ٱلْعِبَادِ ۚ مَا يَأْتِيهِم مِّن رَّسُولٍ إِلَّا كَانُوا۟ بِهِۦ يَسْتَهْزِءُونَ qui a pour sens :
« Dieu nous apprend que ces gens-là méritent que l’on s’attriste pour leur cas, qu’ils se soient comportés de la sorte chaque fois que des messagers leur sont envoyés ».
Cela ne veut pas dire que Dieu regrette. Mais il s’adresse à nous pour que nous prenions ces gens comme exemple d’attristement.
Verset 31 => أَلَمْ يَرَوْا۟ كَمْ أَهْلَكْنَا قَبْلَهُم مِّنَ ٱلْقُرُونِ أَنَّهُمْ إِلَيْهِمْ لَا يَرْجِعُونَ qui a pour sens :
« Ne voient-ils [dans le sens de « savoir » et non de la perception visuelle] donc pas combien de peuples avant eux, ont été anéantis ? Et que ces gens-là une fois, anéantis, ne reviendront pas à eux dans ce bas-monde mais seront ressuscités au jour du jugement où ils seront châtiés pour avoir démentis les envoyés de Dieu ?
Verset 32 => وَإِن كُلٌّۭ لَّمَّا جَمِيعٌۭ لَّدَيْنَا مُحْضَرُونَ qui a pour sens :
« Et tous ceux qui ont précédé et eux également [les associateurs de Qouraych] seront ressuscités et rassemblés pour le jour du jugement, pour l’exposition des œuvres »
Verset 33 => وَءَايَةٌۭ لَّهُمُ ٱلْأَرْضُ ٱلْمَيْتَةُ أَحْيَيْنَٰهَا وَأَخْرَجْنَا مِنْهَا حَبًّۭا فَمِنْهُ يَأْكُلُونَ qui a pour sens :
« Un signe pour eux, une preuve qui indique que Dieu ressuscite les morts est le fait qu’une terre sèche et aride, qui ne comporte aucune plante devient source de vie grâce à la pluie ». Cette terre morte fait pousser les graines et c’est grâce à ces graines que les gens se nourrissent. C’est ce sur quoi dépend la survie de la majeure partie des gens. Et si ces graines disparaissent, une famine survient et la mort s’installe alors ».
Tout comme Dieu fait revivre cette terre après qu’elle soit sèche, Dieu fait ressusciter après la mort.
Verset 34 => وَجَعَلْنَا فِيهَا جَنَّٰتٍۢ مِّن نَّخِيلٍۢ وَأَعْنَٰبٍۢ وَفَجَّرْنَا فِيهَا مِنَ ٱلْعُيُونِ qui a pour sens :
« Et Nous avons fait que sur cette terre il y ait des vergers, des jardins de palmiers, de vignes et Nous avons fait jaillir des sources d’eau qui vous sont profitables ». C’est-à-dire qu’après l’aridité, la mort de cette terre, Dieu a fait pousser des graines. Il a fait qu’il y ait des jardins et en a fait jaillir des sources d’eau. Celui [Dieu] Qui est tout puissant à faire cela est tout puissant à ressusciter les morts.
Verset 35 => لِيَأْكُلُوا۟ مِن ثَمَرِهِۦ وَمَا عَمِلَتْهُ أَيْدِيهِمْ ۖ أَفَلَا يَشْكُرُونَ qui a pour sens :
- « Afin que les gens puissent consommer du fruit que Dieu a créé et du fruit de leur labeur, de ce qu’ils ont fait de leur mains » [c’est-à-dire le fait qu’ils aient semé, irrigué, pollinisé jusqu’à ce que le fruit arrive à maturité].
Le fruit est la création de Dieu, c’est l’acte de Dieu et il comporte également le résultat du travail de l’humain. « Ne remercient-ils donc pas pour ce dont ils œuvré ? » La création du fruit est par Dieu, mais Il a fait que les humains soient des causes pour que les fruits apparaissent. Mais ce qui a été une cause et la conséquence de cette cause sont tous deux créés par Dieu. En effet parfois certains entretiennent un verger et il n’y a pas de fruit. C’est Dieu le Créateur.
Il y a une deuxième exégèse de ce verset : « ma » ici est une négation qui donne le sens que « ces fruits NE sont PAS la création des gens qui ont travaillé la terre. Les humains ont travaillé leur terre mais les fruits ne sont pas leur création ».
Il n’y a aucune contradiction entre ces deux exégèses qui sont en réalité complémentaires
Dans la langue arabe « ma ^amila » peut avoir deux sens :
- Ce qui n’a pas été fait
- Ce qui a été fait
- « Ne remercient-ils donc pas », c’est-à-dire que malgré tout ce qui vient d’être cité et tout ce qu’ils voient, ils tardent à remercier Dieu. C’est une parole pour exhorter les gens à remercier Dieu en utilisant les bienfaits qu’Il nous a accordé dans l’obéissance.
Verset 36 => سُبْحَٰنَ ٱلَّذِى خَلَقَ ٱلْأَزْوَٰجَ كُلَّهَا مِمَّا تُنۢبِتُ ٱلْأَرْضُ وَمِنْ أَنفُسِهِمْ وَمِمَّا لَا يَعْلَمُونَ qui a pour sens :
« Il est exempt d’imperfection Celui Qui a créé les différentes catégories de créatures ».
Ici le terme « zawaj » ne vise pas le mariage. Ce qui est visé ici, ce sont les différentes catégories de créatures en allant de ce qui pousse sur terre (comme les palmiers, les arbres, les plantations, les fruits…), à ce que Dieu a créé à partir d’eux même, c’est-à-dire les enfants créés à partir d’un mâle et d’une femelle mais aussi ce que Dieu ne [leur] a pas donné à connaitre, comme certaines créatures qui existent dans les vallées et les océans que les gens ne connaissent pas.
Verset 37 => وَءَايَةٌۭ لَّهُمُ ٱلَّيْلُ نَسْلَخُ مِنْهُ ٱلنَّهَارَ فَإِذَا هُم مُّظْلِمُونَ qui a pour sens :
« Un autre signe pour eux [que celui de la terre morte précité] de Notre puissance, Notre science et Notre miséricorde, est la nuit qui s’installe après le jour de sorte qu’il ne reste plus rien de la lumière du jour » .
Verset 38 => وَٱلشَّمْسُ تَجْرِى لِمُسْتَقَرٍّۢ لَّهَا ۚ ذَٰلِكَ تَقْدِيرُ ٱلْعَزِيزِ ٱلْعَلِيمِ qui a pour sens :
- « Parmi les signes également, il y a le soleil qui a un parcours qui suit une trajectoire bien précise, pour arriver à une limite qui lui est fixée à un temps également bien précis ». Le parcours du soleil est prédestiné avec un compte bien précis. Le soleil en soit est un signe de la parfaite toute-puissance de Dieu. Le soleil n’avance pas plus, ne recule pas, ne va pas plus haut, plus bas que ce que Dieu veut et a prédestiné qu’il ait comme trajectoire.
Il a été rapporté dans le Qour’an, que le soleil a plusieurs couchants et plusieurs levants (qui diffèrent d’un jour à l’autre).
Le soleil a deux levants et deux couchants (par saison).
Le soleil a un levant* : c’est-à-dire un endroit à partir duquel il se lève
Il a également un couchant* : c’est-à-dire un endroit par lequel il se couche.
C’est Dieu qui fait que telle année, en été ou en hiver, cet endroit de levant et cet endroit de couchant change. Le soleil est un objet inanimé dominé par Dieu. Et du point de vue de la raison il aurait pu avoir une position plus haute, plus basse, plus avancée ou reculée.
Ce qui fait qu’il emprunte cet exact parcours c’est par la volonté et la toute-puissance de Dieu Qui le domine.
- Tout cela est dominé par « Al ^Aziz », Celui Qui domine par sa toute-puissance tout ce qui est possible et rationnel et « Al ^Alim » Celui Qui sait absolument tout.
Verset 39 => وَٱلْقَمَرَ قَدَّرْنَٰهُ مَنَازِلَ حَتَّىٰ عَادَ كَٱلْعُرْجُونِ ٱلْقَدِيمِ qui a pour sens :
« Et la lune, Nous lui avons prédestiné des stations ». La lune a 28 stations et chaque nuit, elle s’arrête à une de ces stations, elle y parvient et ne la dépasse pas. Durant les mois lunaires, la lune occupe 28 stations puis disparait une ou deux nuits. Si elle ne disparait qu’une nuit, le mois comptera alors 29 jours. Si elle disparait deux nuits, cela veut dire que c’est un mois de 30 jours.
Verset 40 => لَا ٱلشَّمْسُ يَنۢبَغِى لَهَآ أَن تُدْرِكَ ٱلْقَمَرَ وَلَا ٱلَّيْلُ سَابِقُ ٱلنَّهَارِ ۚ وَكُلٌّۭ فِى فَلَكٍۢ يَسْبَحُونَ qui a pour sens :
- Le soleil, il ne lui convient pas et il n’est pas valide qu’il rejoigne la lune de sorte qu’ils soient réunis en même temps et rayonnants ensemble dans le même temps. Le temps où le soleil est rayonnant est le jour et le temps où la lune est rayonnante est la nuit.
- La nuit ne précède pas le jour c’est-à-dire que ce qui est un corps rayonnant la nuit ne précède pas, dans sa trajectoire et son temps, le jour. La nuit a un temps et le jour a un temps. C’est-à-dire que l’un ne va pas accélérer pour prendre la place de l’autre. Et cet ordre demeurera jusqu’à ce qu’arrivent les signes du jour du jugement où que Dieu fera que le soleil et la lune seront réunis et que le soleil se lèvera de son couchant.
Chacun des astres parcourt la trajectoire que Dieu Lui a voulu
Verset 41 => وَءَايَةٌۭ لَّهُمْ أَنَّا حَمَلْنَا ذُرِّيَّتَهُمْ فِى ٱلْفُلْكِ ٱلْمَشْحُونِ qui a pour sens :
Dieu rappelle un des signes de Sa toute-puissance : « Nous avons fait porter leur descendance [leurs enfants, c’est-à-dire ceux qui sont importants pour eux] par des navires chargés sur la mer et sur terre ».
Il a été dit que ce qui a été visé ici sont ceux qui étaient transportés dans l’arche de Nouh. Et ceux qui étaient dans la jahiliyyah à l’époque du Prophète Mouhammaden connaissaient le récit . Dieu leur a fait le rappel de Sa toute-puissance.
Le terme « dhourriyyah » peut vouloir dire « descendants » ou « ascendants ». Ceux à qui il est fait référence ici sont donc leurs [mécréants qui reniaient le message du Prophète Mouhammad] ancêtres c’est-à-dire Nouh et ses fils. Et c’est connu que leurs ancêtres sont lfils de Nouh carce sont les seuls qui ont eu une descendance. Tous les humains sont des descendants de Nouh
Verset 42 => وَخَلَقْنَا لَهُم مِّن مِّثْلِهِۦ مَا يَرْكَبُونَ qui a pour sens :
« Nous leur avons créé la même chose [c’est-à-dire pareil que ces navires] ». Les montures visées ici sont les chameaux que les arabes surnomment « les navires du désert » car ils supportent ce que beaucoup d’autres animaux ne supportent pas. Les chameaux peuvent aussi aller dans d’extrêmes chaleurs, là où d’autres auraient les pieds brûlés, tout en supportant la soif très longtemps (jusqu’à 4 jours). Et Dieu les a asservis pour les humains malgré leur grande taille. Et peu d’animaux ont autant de spécificités. C’est pourquoi ils ont été surnommés « les navires su désert ».
Verset 43 => وَإِن نَّشَأْ نُغْرِقْهُمْ فَلَا صَرِيخَ لَهُمْ وَلَا هُمْ يُنقَذُونَ qui a pour sens :
« Et si Nous le voulions, nous aurions fait qu’ils se soient noyés en mer et ils n’auraient personne pour les sauver ». Dieu cite les bienfaits et les grâces qu’Il leur a accordées.
Verset 44 => إِلَّا رَحْمَةًۭ مِّنَّا وَمَتَٰعًا إِلَىٰ حِينٍۢ qui a pour sens :
« Par miséricorde de Notre part et pour qu’ils vivent jusqu’à leur terme ». Si Dieu voulait les faire noyer, personne ne pourrait les sauver, si ce n’est Lui et pour leur faire profiter de la fin de leur vie.
Verset 45 => وَإِذَا قِيلَ لَهُمُ ٱتَّقُوا۟ مَا بَيْنَ أَيْدِيكُمْ وَمَا خَلْفَكُمْ لَعَلَّكُمْ تُرْحَمُونَ qui a pour sens :
- « S’il est dit à ces associateurs « préservez-vous de ce qui est arrivé à ceux qui vous ont précédé et qui ont démenti leurs Prophètes et préservez-vous du châtiment de ce qui vient après vous, c’est-à-dire du jour du jugement ».
Préservez-vous des punitions et épreuves qui sont arrivés aux communautés précédentes qui ont démenti leur Prophète et préservez-vous du châtiment de ce qui vient après vous en œuvrant, en accomplissant les actes d’obéissance et puissiez-vous bénéficier de la miséricorde de Dieu.
Ici la réponse sous-entendue au « si » qui est « ils [les associateurs] se détournent du rappel » est implicite. Elle n’a pas été mentionnée textuellement car la langue arabe est basée sur la concision. C’est-à-dire que quand le sens est clair, on ne le précise pas.
Les bonnes actions font disparaître les mauvaises
la louange est à Allâh le Seigneur des mondes, à Lui reviennent les grâces et le mérite, à Lui les bons éloges, je témoigne qu’il n’est de Dieu que Dieu, Lui seul n’a pas d’associé, je témoigne que Mouhammad est son esclave et son Messager, que l’honneur de la part de Allah, Celui qui accorde avec profusion, Celui qui est miséricordieux et que l’invocation des anges des plus hauts degrés soient en faveur du plus honorable des messagers et le dernier des prophètes, l’intercesseur des désobéissants au jour du jugement ainsi qu’à tous ses frères prophètes et messagers.
Ceci étant dit, Allahou tabaraka wa ta^ala a fait grâce à ses esclaves croyants par le fait que leurs bonnes actions sont une cause d’expiation de leurs mauvaises actions. Ceci est une grâce, ce n’est pas une obligation pour Dieu. Ainsi dans sourate Houd, Allah dit ce qui signifie : « certes les bonnes actions font partir les mauvaises actions et Allah n’a pas dit que les mauvaises actions font perdre les bonnes actions et ce parce que la miséricorde de Dieu, ses manifestations, sont plus nombreuses que ses manifestations de sa volonté de châtier ».
Notre chaykh a dit : il nous a été rapporté par chaîne de transmission ininterrompue dans le sahih de Al Boukhariy et le sahih de Ibnou Hibban que Allah après la création des créatures, a fait écrire sur une table qui est placée au-dessus du trône « certes les manifestations de ma volonté de faire miséricorde sont plus nombreuses que les manifestations de ma volonté de châtier ». Lorsqu’il s’agit de « ar-rahma » qui signifie miséricorde, qui est la miséricorde de Dieu dans le sens de l’attribut de Dieu et « al ghaDab » qui signifie volonté de châtier, certains traduisent par le mot colère mais le mot colère n’est pas digne de Dieu, la colère c’est un changement d’humeur, donc on dit qu’il s’agit de la volonté de châtier. Donc pour ce qui est de « ar-rahma » qui est la miséricorde de Dieu et « al ghaDab » qui est la volonté de châtier, dans le sens de l’attribut de Dieu, ces deux attributs sont de toute éternité, aucun des deux ne précède l’autre, parce qu’ils ne dépendent pas du temps, ils sont tous deux de toute éternité. Il n’y a pas un qui a précédé et l’autre qui a suivi. Mais ces mêmes termes, « ar-rahma » et « al ghaDab », s’ils sont pris dans le sens de la manifestation de faire la miséricorde et s’ils sont pris dans le sens de la manifestation de châtier, dans ce sens-là, les manifestations de faire miséricorde, sont plus nombreuses que les manifestations de la volonté de châtier et les manifestations de faire miséricorde, précèdent dans le temps les manifestations de la volonté de châtier.
Le paradis fait partie des manifestations de la miséricorde et le paradis est de loin plus grand que l’enfer. Et les anges font partie des manifestations de la miséricorde de Dieu, les anges sont beaucoup plus nombreux que les humains et les jinns. Tous les humains et les jinns par rapport aux anges sont comme une goutte par rapport à la mer. Un exemple que les manifestations de la miséricorde sont plus nombres que les manifestations de la volonté de châtier, c’est que les bonnes actions sont multipliées pour le croyant.
Parmi ce qui illustre le fait que les manifestations de la miséricorde sont plus nombreuses que les manifestations de la volonté de châtier c’est que les bonnes actions sont multipliées pour le croyant, quand il fait une bonne action elle sera inscrite dix fois et plus, chaque bonne action que l’esclave accompli sincèrement par recherche de l’agrément de Dieu, il ne recherche pas par cette bonne action que les gens fasse son éloge, que les gens le regardent avec égard, si cette bonne action est conforme à ce qu’a apporté le Prophète, elle sera inscrite dix bonnes actions.
Et il se peut qu’elle soit multipliée plus que cela à qui Allah le veut. Quant aux mauvaises actions, une seule mauvaise action est inscrite une seule fois, ce n’est pas comme les bonnes actions. Par ailleurs, il y a beaucoup de possibilités d’accomplir de bonnes actions, la tasbihah (subhana l-Lah) ça c’est une bonne action, la takbira (Allahou akbar) ceci est une bonne action et tout acte de bienfaisance est une bonne action. Même si un musulman dit « as-salamou alaykoum » à un autre musulman, ceci est compté comme une bonne action, bien sûr le secret c’est l’intention. Ce critère de multiplication de la bonne action dix fois c’est pour celui qui a mis l’intention de rechercher l’agrément de Dieu mais il se peut que la bonne action soit multipliée bien plus que cela, bien plus que dix et parmi les grâce que Allah nous accorde par la multiplication des bonnes actions c’est que Allah a fait que la bonne action peut faire partir un certain nombre de mauvaises actions. Il y a parmi les bonnes actions celles qui élèvent de dix degrés celui qui les accompli et efface pour celui qui les accomplit un certain nombre de mauvaises actions et Dieu sait combien, c’est une grâce de Sa part. Mais tout cela, ô vous esclaves de Dieu, sa condition c’est que cette bonne action soit conforme à ce qu’a amené le Messager de Allah dans sa loi honorée. Par contre, si la personne accomplit un acte qui selon l’apparence a une bonne apparence mais en réalité n’a pas été conforme à ce qu’a amené le Messager, celui qui fait cette action, il n’aura pas la récompense, ce n’est pas l’apparence qui valide la récompense mais la conformité avec la loi. C’est pour cela que le Messager a dit ce qui signifie : « Celui qui fait le woudou comme il en a reçu l’ordre et qui fait la prière comme il en a reçu l’ordre, il lui sera effacé ses péchés antérieurs », c’est-à-dire les petits péchés. Si quelqu’un avait des milliers et des milliers de petits péchés et même s’il avait des millions, celui qui fait cela, tous ses petits péchés seront effacés.
Le woudou la condition de son acceptation pour que Dieu récompense le musulman qui le fait, c’est la sincérité et la conformité de ce woudou avec le woudou du Messager de Allah, et ela est détaillé dans les livres de science, comment on fait le woudou’. Parmi les causes qui permettent de garantir cette récompense, il y a le fait de ne pas gaspiller l’eau, certains mettent le robinet et ça coule, ça coule, ils utilisent moins qu’un verre mais ils font couler trois litres d’eau. Faites attention, ne gaspillez pas l’eau dans le woudou’. Une manière pratique pour ne pas gaspiller c’est d’ouvrir le robinet, prendre l’eau dont on a besoin pour laver le membre, puis on ferme, puis on rouvre le robinet, on prend l’eau nécessaire, on referme, on lave et ainsi de suite, on prend ce dont on a besoin dans le creux de la main, on ne laisse pas couler, que ce soit pour le ghousl ou pour le woudou’. Habitues toi à utiliser un récipient, même pour le ghousl, tu prends et tu verses, ce n’est pas tu fais les chutes du Niagara. Celui qui veut connaitre la manière dont le Prophète faisait le woudou’ il regarde les livres adaptés.
Ceux qui gaspillent l’eau au moment du woudou’, c’est-à-dire ils vont utiliser beaucoup d’eau pour laver les membres, ils n’auront pas cette récompenses promise dans le hadith honoré. De même si quelqu’un quand il s’agit de laver trois fois un membre, il va rajouter une quatrième fois, il n’aura pas la récompense, il va au contraire rater la récompense du woudou’parce que il a rajouté, il ratera la majeure partie ou la totalité des récompenses du woudou’. S’il agit de la sorte, comment ses petits péchés lui seront effacés ? Donc pour qu’il lui soit pardonné ses péchés, il faut que son woudou’ soit conforme à celui du Prophète. Les mauvaises actions sont effacées par le woudou’ pour celui qui s’est appliqué dans le woudou’, qui a fait en sorte que le woudou’ soit correct, c’est-à-dire un woudou’ conforme à celui du Messager de Allah. Celui qui veut avoir son woudou’ avec cette grande faveur à savoir que tous ses petits péchés lui soient effacés. Alors qu’il fasse son woudou’ tels que les faqih l’ont mentionné dans leurs livres du point de vue des piliers et des conditions, et qu’il délaisse ce qui fait perdre la récompense ou qui la diminue, comme le fait de parler des paroles qui ne comportent pas de bien pendant le woudou’. Pourquoi on dit « qui ne comporte pas de bien ? » car si lui il dit subhana l-Lah cela ne diminue pas de récompenses, mais si il parle des sujets du bas monde qui peuvent attendre, cela affecte le woudou’, cela diminue ses récompenses. Exemple il dit : ouvre la fenêtre, fais la vaisselle, des choses qui n’ont pas de lien avec l’acte d’adoration, on ne parle des paroles de dhikr. Même si c’est permis, ça diminue les récompenses. Si la personne remplit les conditions, regardez ce qu’elle gagne, ses petits péchés sont effacés ça en vaut la peine. Donc il reporte ses paroles du bas monde pour se conformer au woudou’ du Prophète.
Parmi les conditions pour obtenir la récompense dans son woudou’ c’est que l’eau qu’il utilise pour son woudou’ soit licite, c’est-à-dire qu’il lui est permis d’en disposer. Si tel n’était pas le cas, il n’aura pas de récompenses du tout. Quant à la parole du Prophète qui signifie : « et qui fait la prière tout comme il en a reçu l’ordre » cela veut dire qu’il est une condition pour obtenir cette faveur, à savoir le pardon des petits péchés, que la prière se déroule également tout comme Dieu l’a ordonné. Comment la prière est valide et suffisante ? Suffisante c’est-à-dire qu’elle décharge la personne qui l’effectue, elle n’a pas besoin de la refaire, la prière est valide, c’est-à-dire qu’elle remplit les conditions et les piliers, et qu’elle est dépourvue de tout ce qui est déconseillé. Si la prière était ainsi, c’est-à-dire qu’elle a rempli les piliers et ne comporte pas de choses déconseillées, alors celui qui fait la prière aura obtenu cette grande récompense. Si la prière est ainsi, celui qui l’aura faite aura eu cette grande faveur suite au woudou’ conforme à la loi de Dieu et la prière conforme à la loi de Dieu.
Pour ce qui est de ne pas utiliser beaucoup d’eau, c’est quelque chose de recommandé, le Messager a incité à le faire. Il est arrivé que le Prophète ai fait le woudou’ avec un moud (le moud c’est le plein de deux mains jointes) tout le woudou’ avec les recommandations et le triplement. Il lui suffisait pour tout son woudou’ le plein de deux mains jointes de taille moyenne, ce n’est pas un miracle, c’est une chose de manière habituelle. Il lui arrivait d’utiliser plus d’eau dans d’autres situations et il arrivait jusqu’à six moud, donc il a fait de un à six moud. Faites-le vous verrez ce n’est pas compliqué. Celui qui utilise un moud ou de un moud jusqu’à six moud, tout cela est conforme à la sounnah, c’est à dire à la pratique du Messager de Allah.
Si quelqu’un a utilisé plus que six moud, alors on étudie son cas, si ce qu’il a utilisé en plus de cette quantité de six moud, il y a une exagération, alors ce woudou’ ne sera pas accepté ça veut dire quoi, il n’aura pas de récompenses, il aura son woudou’ il peut prier avec mais il n’aura pas de récompenses. Si on ne sait pas gérer l’eau, on prend un récipient pour nous habituer, ce n’est pas compliqué. Pourquoi est-ce qu’il ne sera pas accepté si c’est plus que six moud ? Parce qu’il y a eu gaspillage. Mais si le dépassement des six moud n’est pas exagéré alors ça n’arrive pas jusqu’au caractère déconseillé et donc ça ne prive pas celui qui a fait le woudou’ totalement de récompenses, ça affecte, ça diminue mais ce n’est pas zéro, tant que ce n’est pas exagéré. Mais s’il se limité à la quantité qui nous a été rapporté du Messager c’est-à-dire un seul moud, cela est mieux. Mais si il va faire plus que un moud, il fait deux moud, ou trois moud, ou quatre, cinq six moud, c’est toujours permis et il n’y a pas de mal en cela, il ne sera pas privé de récompenses. Mais les faqih ont dit qu’il est recommandé que l’eau du woudou’ soit un moud en raison de ce qui a été rapporté du Messager, qu’il faisait le woudou’ avec un seul moud, rapporté par Anas ibnou Malik.
Il a été rapporté également que le Prophète a fait le woudou’ avec un makkouk, c’est une unité équivalente à six moud selon une interprétation, et il y a d’autres avis. Et ceci est une sagesse de la part du Messager de Allah puisqu’il aura fait le woudou’ une fois avec la quantité de six mouds. Dans certains cas la personne peut être pressée et elle va utiliser plus d’eau et parfois elle n’est pas pressée et elle peut prendre tout son temps et faire attention à chaque goutte. Dans le cas où la personne est extrêmement pressée, elle ne va pas forcément s’appliquer avec son woudou’ avec un seul moud. Il en est de même pour ceux qui exercent certains des métiers, certains utilisent la peinture, d’autres ce sont des garagistes, un moud ce n’est pas suffisant pour eux, ils ont besoin de plus que ce que d’autres ont besoin, et ce en raison de leur métier. Et le Messager de Allah l’a envoyé afin d’enseigner aux gens par son acte et par sa parole, c’est-à-dire les compagnons l’ont vu faire le woudou’ avec un moud et avec un makkouk. Le hadith en question c’est un hadith firlih ? les compagnons rapportent l’acte du Prophète pas la parole. Anas Ibnou Malik que Dieu l’agrée a dit que le Messager faisait le woudou’ avec un moud et il faisait le ghousl avec quatre moud. Si tu évites le gaspillage en appliquant la sounnah, tu gagnes des récompenses. Et c’est le même Anas ibnou Malik qui a rapporté la deuxième version selon laquelle le Messager faisait le woudou’ avec un makkouk et il faisait le ghousl avec cinq makkouk, ça fait trente moud. Donc le Messager nous a donné un intervalle, un makkouk, six makkouk. Donc un moud à six moud pour le woudou’, et le ghousl quatre moud jusqu’à trente moud.
Les deux hadiths sont authentiques, confirmés du Messager de Allah. Ce hadith est appelé hadith gestuel car Anas qui l’a rapporté n’a pas cité la parole mais il a rapporté les gestes que le Prophète avait fait, il n’a pas été dit que le Messager ait dit quelque chose ici. Anas observait beaucoup les actes du Messager et il l’a observé faire le woudou’. Donc celui qui fait le ghousl, par exemple à la fin des menstrues ou après avoir été jounoub ou s’il le ghousl surérogatoire du vendredi, alors qu’il utilise peu d’eau et après il fait le shampoing ou autre et il utilise plus d’eau, il peut séparer les deux. L’acte d’adoration il le fait en respectant les limites pour gagner la récompense et après bien sur sans tomber dans le gaspillage interdit, il peut utiliser plus s’il a besoin mais sans mélanger les deux.
Et parmi les causes qui privent de la récompense citée dans le hadith sur le woudou’, il y a les mauvaises suggestions, le waswas, c’est une waswasa qui entraine la personne à gaspiller l’eau. Certains ils lavent et ils disent « non j’ai pas lavé cet endroit », ils rajoutent alors c’est lavé, c’est mouillé. Les mauvaises suggestions font croire que non, ce n’est pas suffisant, ils se disent « ici il y a un poil qui dépasse » alors qu’il a lavé.
Il faut faire la distinction entre le fait d’être rigoureux et le faire d’avoir des mauvaises suggestions et on va donner des exemples. Le chaykh a dit : on m’a rapporté l’histoire d’un homme (donc c’est une histoire contemporaine) parti en voyage en Turquie, il est allé dans un hôtel et il faisait le woudou’ , et il gaspillait au point qu’à un moment il risquait d’épuiser tout le réservoir de l’hôtel, vous savez ce sont des réservoirs dans certains hôtels qui ne sont pas reliés au réseau de distribution. Le chaykh a dit : que Dieu nous préserve d’une telle waswassa. Le chaykh a dit : un tel homme il a été privé de la récompense et il est tombé dans le péché. Pourquoi il a été privé de récompenses, pourquoi il tombe dans le péché ? Car il a utilisé l’eau de l’hôtel et le propriétaire n’accepte pas qu’il lui épuise tout son réservoir. Donc faites attention. Le chaykh lui-même, alors que c’est lui qui nous enseigne, parfois il envoyait un de ses élèves et il disait « telle bouteille d’eau tu la mets dans le réservoir de la mosquée de l’association au cas où j’ai dépassé ce que je devais utiliser ». Ce sont des gens qui pensent à l’au-delà. Certains ils ouvrent le robinet et ça coule, ça coule. Les gens ne font pas attention à cela. Et Il y a ceux qui sont dans le waswas ils disent : « ici il y a une bout de cheveu que je n’ai pas lavé ». Cet homme dont le chaykh a parlé il est tombé dans un grand péché et il a été privé de récompenses. Le chaykh a dit certains faqih chaféite ont rapporté l’histoire de certains en proie au waswas que l’un d’entre eux ait plongé dans le Nil qui se trouve en Egypte, donc le chaykh il cite un cas réel, un homme il est entré dans le Nil pour enlever l’état de jounoub. Il est entré dans l’eau donc c’est un fleuve, ce n’est pas de l’eau qui arrive jusqu’à la cheville. Et il est resté jusqu’au coucher du soleil, il a dit : « aujourd’hui ce que j’ai fait ce n’est pas valable je reviens demain pour continuer ».
Et la mauvaise suggestion dans la prière elle est encore plus terrible. Certains ne se suffisent pas de dire « Allahou akbar » une seule fois, certains ils font plusieurs fois, plus que dix. Soit il doute sur sa prononciation d’une lettre, ou il doute si son intention était simultanée à la takbirah d’entrée en rituel. Attention il ne faut pas confondre rigueur et …? Le chaykh a dit : quelqu’un comme ça devrait avoir pitié de lui-même. Soit cette personne chasse définitivement cette mauvaise suggestion, ou alors qu’elle accomplisse la prière selon l’imam Malik car l’intention peut précéder de quelques temps la takbirah de l’entrée en rituel. Dans l’école de l’imam Malik, dans l’école de Abou Hanifa et l’école de l’imam Ahmad ce n’est pas une condition que la personne ait l’intention d’accomplir la prière en même temps qu’elle fait la takbirah dans l’entrée en rituel, la simultanéité n’est pas une condition de validité. S’il avait l’intention d’accomplir la prière peu de temps de avant la parole « Allahou akbar » avant l’entrée en rituel, alors son intention est valable. Qu’il accomplisse la prière selon une de ses écoles afin de se soulager de cette fatigue qui ne comporte pas de biens, il y a des fatigues qui sont utiles mais ici il se fatigue inutilement. Il arrive jusqu’à s’épuiser lui-même et perd son temps. Deux minutes, trois minutes il redit « Allahou akbar », il s’épuise et perd son temps. Et il est possible qu’il dérange les gens autour de lui, surtout s’ils n’ont pas appris ce qu’il a. Si quelqu’un à côté de lui prend conscience de son état, ça va être désagréable pour lui et il perdra de sa sérénité, la personne va à la moquée pour chercher la sérénité l’apaisement, et il trouve quelqu’un qui répète la takbirah plusieurs fois, il perd un peu de sa sérénité.
Le chaykh a dit : certains d’entre eux ont leur mauvaise suggestion à propos des lettres de la Fatiha. Et le chaykh a dit : s’ils ont eu pitié d’eux même, en prenant l’avis de l‘imam Malik, cela vaudra mieux pour eux. Dans l’école de l’imam Malik si celui qui prie en étant dirigé ne récitait pas la Fatiha, il n’y a pas de conséquence pour lui. Chez les malikites, ce n’est pas un devoir pour le ma’moum de réciter la fatihah. La récitation de l’imam lui est suffisante. Ou le chaykh a dit : une autre possibilité c’est qu’il récite la Fatiha juste en bougeant la langue sans se faire entendre lui-même, il articule la lettre avec sa langue mais sans qu’il ne s’entende l’articuler. Il bouge la langue là où il faut articuler les lettres et il se suffit de cela sans se faire entendre, sans lever la voix pour qu’il entende, ni la lettre « sin » ni la lettre « sad », qu’il apaise son cœur, qu’il se tranquillise. Il considère que c’est une récitation valide selon l’imam Malik que Dieu l’agréé. Inna li l-Laahi wa inna ilayhi raji^oun : certes nous appartenons à Allah et certes nous reviendrons à son jugement.
Certains ont dit que le waswas, il y a un sheytan qui attaque la personne sur ce point-là, notamment pour l’eau quand ils font le woudou’ ou quand ils nettoient la maison, que Dieu nous préserve.
Quelques informations utiles avant de terminer : le chaykh a dit : n’oubliez pas la recommandation que je vous ai fait à savoir d’amener de nouvelles personnes pour apprendre la croyance, n’oubliez pas cette recommandation, parce que les gens de l’égarement tirent les gens et les ramènent vers l’égarement. Il y avait un égaré au Liban qui s’appelle … cet homme presque à chaque fois qu’il parlait il disait de la mécréance, il imposait à ce qui le suivent de lui amener dix nouveaux et celui qui ne ramenait pas dix nouveaux il lui faisait payer une amende. Le chaykh a dit : mes frères, profitez du bien en appelant les gens à la religion, (c’est une source de bien pour nous) et de les motiver à assister aux assemblées de science. Qu’est-ce que le chaykh a dit : si vous faites cela, vous venez à l’assemblée et vous venez avec d’autres personnes, vous aurez votre récompense et la récompense de ceux que vous amenez, il y a en cela le combat contre la mécréance et l’égarement. Car de nombreuses personnes de nos jours ne connaissent pas leur Créateur simplement ils disent par la langue « la ilaha illa l-Lah ». Il y a eu parmi les gens ceux qui disent que Dieu est un homme et que la pluie est son urine, ils pensent qu’ils sont musulmans. C’est pour cela qu’il est important de parler de la croyance dans n’importe qu’elle assemblée. Parlez de la croyance dans vos foyers, à votre épouse, à vos enfants … il se peut que quelqu’un présent entende quelque chose qu’il avait oublié et il va s’en rappeler, ou en lui rappelant il va en parler à un autre qui ne savait pas. Il ne suffit pas que quelqu’un naisse de parents musulmans et vous savez pertinemment qui n’apprennent pas cette science dans leur école, ils n’apprennent pas la croyance avec l’explication dans l’école ou ils sont inscrits et leurs parents ne leur enseignent pas. Ici il y a des gens qui n’arrivent même pas à dire « la ilaha illa l-Lah », même s’ils sont nés de parents musulmans. La plupart n’enseignent pas la croyance à leurs enfants. Le chaykh a dit : fournir des efforts pour amener les gens à apprendre cette croyance fait partie des plus importantes des obligations, des devoirs et des actes qui te permettent d’obtenir des récompenses de la part de Dieu, ne vous privez pas de cela. Le chaykh a dit : celui qui ouvre une assemblée de science de religion, c’est-à-dire il invite des gens pour une assemblée et il fait en sorte que ce soit régulier, même si ce n’est pas lui qui donne le cours mais il invite quelqu’un qui donne cours, parce lui-même a peur de se tromper ou parce qu’il sait que untel va plus être écouté, celui qui ouvre une assemblé de science chez lui, c’est mieux pour lui que s’il recevait un million de dinars en or. Un dinar d’or c’est quatre grammes… La zakat sur l’or c’est vingt dinar d’or. Un dinar c’est 4,23 grammes. Un dinar d’or c’est deux-cent euros. Donc celui qui a ouvert l’assemblée c’est plus que s’il recevait deux cent millions d’euros (en 2023).
Dieu n’agrée pas ces catégories de personnes
La louange est Allah, le Seigneur des Mondes, que l’honneur et l’élévation en degré soient accordés à notre Maître Mouhammad ainsi qu’à sa famille et ses compagnons bons et purs.
Le chaykh a dit : Nous rapportons avec une chaîne de transmission ininterrompue, c’est-à-dire que le chaykh rapporte de quelqu’un qui rapporte d’un autre avec une chaîne de transmission, d’une personne à une autre, qui n’est pas interrompue et du degré du Sahih, du degré de l’authentique, du point de vue de la fiabilité, c’est un Hadith qui est fiable, dans le sahih de Ibnou Hibban (son recueil) que Dieu lui fasse miséricorde que le Prophète de Allah a dit (hadith en arabe) ce signifie: « Allah n’agrée pas une certaine catégorie de personnes que le Prophète a qualifiée par ce qui suit : Allah n’agrée pas toute personnes ja^Dhariyy, jawwaDh, sakh-khaabin bil aswaaq, jiifatin billayl, Himaarin bi n-nahaar, ^aarifin bi ‘amri d-dounyaa, jaahilin bi ‘amri l-‘aakhirah ». Nous allons expliquer ces qualificatifs. Ce sont des catégories de personnes que Dieu n’agrée pas, Allah n’agrée pas celui qui a ces caractéristiques-là. Le Messager de Allah a cité des gens dans ce Hadith qu’il a décrits par certaines caractéristiques.
Premier qualificatif que le Prophète a cité dans le Hadith, c’est une catégorie de personnes que Dieu n’agrée pas « ja^Dhariy », c’est celui qui est orgueilleux, qui se considère au-dessus des autres.
Deuxième qualificatif « al jawwaDh » : c’est celui qui cherche à amasser l’argent avec une mauvaise intention, avec un objectif qui n’est pas louable. Il a y aussi le sens de priver les ayants droits de leur droit dans cet argent, donc il amasse, il cherche à accumuler et il prive, il amasse d’une manière blâmable et il prive les ayants droits de cet argent. C’est qu’il cherche à amasser l’argent par amour pour l’argent même. Quels sont les mauvais objectifs : chercher à amasser l’argent pour l’argent, pour satisfaire ses désirs interdits et pour faire preuve d’arrogance vis-à-vis des gens, pour la vanité et faire preuve d’orgueil à l’égard des esclaves de Dieu. Donc son objectif n’est pas louable, quand il cherche à amasser l’argent c’est un, pour satisfaire ses mauvais désirs, par exemple il veut boire de l’alcool, c’est pour avoir des choses interdites, pour faire preuve de vanité comme certains ils veulent avoir les baskets de dernier cri pour que les gens disent il a de belles basket ou pour avoir une belle maison pour que les gens disent il a une belle maison, et par orgueil pour que les gens disent « lui il a réussi », il se considère supérieur aux gens, c’est ça son objectif par la collecte de l’argent, c’est ce profil que le prophète qualifié de jawwaaDh.
Ce n’est pas le cas de celui qui amasse l’argent d’une source licite pour le dépenser dans ce que Allah a autorisé, dans les voies que Allah a autorisé. Parfois, quand on veut expliquer quelque chose on peut l’expliquer par des exemples et on peut l’expliquer par des contre-exemples, une définition en général c’est ce qui permet de cadrer les deux, de comprendre le sens et de voir ce qui ne fait pas partie de ce sens. Donc Quand le chaykh a dit : ce n’est pas le cas, c’est pour définir la limite du terme « jawwadh ». Car celui qui chercher à amasser l’argent, à gagner de l’argent, pour le dépenser dans ce qui est licite, par exemple il a une charge obligatoire, des enfants, donc lui il cherche à amasser l’argent pour le dépenses dans une voie licite mais non pas pour faire preuve de vanité vis-à-vis des gens, et ce n’est pas pour être hautain vis-à-vis des gens, ce n’est pas pour utiliser cet argent pour se montrer supérieur aux gens, donc celui qui cherche l’argent d’une voie licite pour le dépenser dans le licite, non pas par vanité ni par orgueil, et ce n’est pas pour parvenir non plus pour l’utiliser pour satisfaire des penchants ou des désirs interdits, cela n’est pas blâmable.
Car le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa salam, il n’a pas blâmé l’argent de manière absolue et il n’a pas fait son éloge de manière absolue non plus. Car l’argent il y a ce qui en est blâmable et il y a ce qui en est louable. Ce n’est pas tout argent qui est blâmable et ce n’est pas tout argent qui est louable. Alors qu’est-ce que l’argent qui est blâmable ? L’argent blâmable c’est l’argent que la personne obtient de source interdite, c’est l’argent obtenu par celui qui ne prête pas attention s’il a obtenu de source licite ou de source interdite. Ou encore l’argent blâmable c’est l’argent obtenu pour satisfaire ses désirs interdits, c’est-à-dire pour assouvir ses désirs interdits ou bien pour en tirer vanité vis-à-vis des gens ou encore pour l’utiliser pour faire preuve d’orgueil, pour se montrer supérieur aux gens. Voilà l’argent qui est blâmable.
Quant à l’argent obtenu par un musulman de source licite dans l’intention d’assurer sa propre chasteté, c’est-à-dire pour ne pas qu’il soit dans le besoin, il ne va pas aller mendier pour avoir ses besoins de base qui ne sont pas comblés, ou pour profiter à soit même, c’est-à-dire un bénéfice qui est licite, soit même ou autrui, ou bien pour subvenir à la charge de ses enfants, ou de ses parents ou d’autres proches parents mais sans que ce soit dans l’objectif de la vanité et la supériorité vis-à-vis des gens, cet argent n’est pas blâmable.
Notre chaykh que Dieu lui fasse miséricorde a dit : notre preuve ici à ce sujet, la classification de l’argent en deux catégories (l’agent blâmable et l’argent louable), c’est ce qu’a rapporté l’imam Ahmad et Ibnou Hibban avec une chaine de transmission authentique que le Prophète a dit à ^Amr Ibnou l^As ce qui signifie : « qu’il est bon l’argent licite détenu par l’homme vertueux ». ni^ma c’est une parole qu’on dit pour faire l’éloge.Alors c’est quoi l’argent licite, ici le Prophète a utilisé le même adjectif pour l’homme vertueux et pour l’argent, « salih ». Mais L’argent quand on dit qu’il est salih ça veut dire c’est l’argent qui est gagné par la personne, qui est acquis de source licite, car comme vous le savez il y a des source licites et des sources illicites, exemple celui qui vole l’argent, c’est une source interdite, celui qui usurpe les biens de quelqu’un, c’est une source interdite, si quelqu’un hérite de son proche parent musulman, c’est une source licite si quelqu’un loue ses services pour un travail licite d’une location qui est correcte, l’argent est licite. Cet argent est licite. Donc le Prophète a fait l’éloge de l’argent gagné par la personne d’une source licite (hadith en arabe) : « qu’il est bon l’argent licite détenu par l’homme vertueux ».
Alors il explique qui est l‘homme vertueux, c’est celui qui est croyant, donc il n’y a pas de vertueux qui ne soit pas croyant, qui s’acquitte de ses devoirs envers Dieu. Dieu nous a ordonné de faire certaines choses exemple nous devons apprendre le minimum de la science de la religion, nous devons glorifier Dieu, nous devons glorifier la religion, nous devons respecter le Prophète, nous devons accomplir cinq prières quotidiennes, nous devons jeûner le mois de Ramadan, nous devons nous acquitter de la zakat, nous devons appliquer les transactions convenablement, correctement selon la loi de l’islam. Donc celui qui est vertueux c’est celui qui s’acquitte de ses devoirs envers Dieu et qui s’acquitte de ses devoirs envers les esclaves de Dieu. Quels sont les devoirs envers les esclaves de Dieu ? Exemple si quelqu’un a des parents pauvres, il doit les prendre en charge. Si ses parents ont plusieurs enfants, qui va les prendre en charge ? Eux tous, eux tous vont contribuer pour prendre en charge leurs parents, ce ne sont pas que les garçons, ce sont les garçons et les filles. L’homme vertueux, c’est celui qui s’est acquitté de ses devoirs envers Dieu, et qui s’est acquitté de ses devoirs envers les esclaves de Dieu. Il sait ce que Allah lui a rendu obligatoire de faire et il s’en acquitte. Donc ce n’est pas quelqu’un d’ignorant le vertueux, parce que l’ignorant il ne sait pas ce que Allah lui a rendu obligatoire de faire, le vertueux il sait ce que Allah lui a ordonné de faire, donc un premier critère pour que quelqu’un soit vertueux c’est qu’il ait appris le minimum indispensable de la science religion, il sait ce que Allah lui a rendu obligatoire et il l’accompli, et il sait ce que Allah lui a interdit de faire et il l’évite. Il fait la prière tout comme Allah le lui a ordonné, il fait le jeûne tout comme Allah le lui a ordonné, il s’acquitte de la zakat tout comme Allah le lui a ordonné, il ordonne le bien et il interdit ce qui est blâmable.
Le chaykh rappelle que le fait d’ordonner le bien et d’interdire le mal fait partie des obligations que Dieu a donné à ses esclaves. Donc l’homme vertueux il fait cela également, il ordonne le bien et il interdit le mal. C’est le cas de ceux dont Allah a fait l’éloge (ceux qui ordonnent le bien et interdisent le mal) dans sourate ali imran qui signifie : « vous êtes la meilleure des communautés (la communauté de Mouhammad) qui soit apparue aux gens, vous ordonnez le bien et vous interdisez le mal et vous croyez en Dieu ». Certains ignorants disent à notre époque « moi je ne juge pas », c’est comme s’il a fait quelque chose de bien, non tu juges, tu n’es pas tout seul avec tes opinions personnels, avec tes passions, tu juges avec la loi que Dieu a révélé à son Prophète. Sinon comme tu vas ordonner le bien et interdire le mal si tu ne juges pas ? Certaines expressions sont devenues courantes mais derrière elles, il y a des choses qui ne sont pas bonnes. C’est comme les mou^tazilah qui ont propagé au début, la parole « Allah est partout », les gens se sont mis à répéter mais sans comprendre le sens. Donc faites attention, même si des gens utilisent beaucoup une parole, pesez là par rapport à la balance de la loi. Qu’est-ce qu’elle veut dire cette parole ? Les gens disent « je ne te juge pas », ça veut dire quoi ça ? C’est courant que les gens disent « moi je ne juge pas ». On a dit ce matin, la parole du Prophète qui signifie : « l’un d’entre vous n’atteindra un degré de fois complète que s’il fait soumettre ses passions à la loi que j’ai amené ». Il ne fait pas l’inverse, il ne va pas faire soumettre la loi à ses passions, ton nafs elle aime et tu essaies de faire marcher la loi avec, non, ce n’est pas comme ça. Apprends la loi et casse ton nafs pour la faire soumettre à la loi, c’est ainsi que tu vas progresser mai si tu veux tirer la loi dans ta direction à toi, pour te satisfaire tes passion, tu vas perdre.
Le chaykh a dit : la communauté de Mouhammad est la meilleure des communautés des prophètes, c’est-à-dire chaque prophète a une communauté, de toutes ces communautés la meilleure est celle de du Prophète Mouhammad. Donc une des caractéristiques qui fait qu’elle est la meilleure des communautés c’est que c’est la communauté qui comporte le plus de saints « waliyy », la communauté qui comporte le plus de savants « ^oulama », la communauté qui comporte le plus de « faqih », c’est à dire les spécialistes des lois.
Au point que Al Maçih, ^Iça, Jésus, ^alayhi salam a dit à propos de la communauté de notre maitre Mouhammad : « ce sont des savants indulgents […]», « ^oulama » = savant indulgent, « houlama » c’est le pluriel de « halim », « halim » signifie indulgent, être indulgent cela veut dire qui ne perd pas patience, celui qui patiente. Le mot « barrarah/(barraratoun) » c’est le pluriel de « barr » c’est le caractère de celui qui est « birr » et « birr » c’est la bienfaisance et « al barr » c’est le bienfaiteur, celui qui agit en bien« ce sont des savants, indulgents, bienfaisants, et pieux tellement ils ont des connaissances qu’on dirait des prophètes ».
Cela a été rapporté par Abou Nou^aym… dans al hidya. Allahou tabaraka wa ta^ala a décrit la communauté de notre maitre Mouhammad par le fait qu’elle a comme caractéristique le fait qu’elle ordonne le bien et interdit le mal. C’est une des caractéristiques que Allah a indiqué dans le Qou’ran. Le chaykh que Dieu lui fasse miséricorde a dit : il y avait autrefois des gens qui réalisaient cette caractéristique, qui appliquaient cela, ils ordonnaient le bien, ils interdisaient le mal, mais de nos jours ils sont devenus peu nombreux. Certaines aujourd’hui ils se disent : « moi je fais la prière, je fais mon jeûne et je ne m’occupe pas des gens », beaucoup sont ainsi aujourd’hui, ils se disent : « pourquoi je vais avoir des problèmes ? ». Le chaykh a dit : ordonner le bien et interdire le mal ne veut pas te diminuer ta subsistance ni ta durée de vie, celle que Dieu t’a prédestiné, ni te raccourcir la vie que Dieu t’as prédestiné, que tu le fasses ou que tu le fasses pas, Dieu t’as prédestiné une subsistance et une durée de vie. Mais de nos jours ils sont devenus peu nombreux, ceux qui mettent en œuvre de manière opérationnelle cette caractéristique, en l’occurrence, ordonner le bien et d’interdire le mal.
Mais le chaykh nous donne une lueur d’espoir, il dit : mais malgré cela, il y a en aura toujours dans la communauté. C’est pour cela, si nous ordonnons le bien et interdisons le mal, en diffusant la bonne croyance, c’est une cause de beaucoup de récompenses, il se peut que par cela Dieu nous pardonne beaucoup de péchés. Aujourd’hui quand tu ordonnes le bien et tu interdis le mal, les gens se retournent contre toi, même tes proches parents. Certains quand on leur dit : « Dieu existe sans comment, sans endroit » certains ils disent ça c’est une secte. Certains ne supportent pas que les gens apprennent la croyance correcte. Le shaytan est derrière la personne pour l’empêcher d’apprendre, il est sur sa tête jusqu’à ce que la personne abandonne, il ne faut pas abandonner. Ceci est la voie des sunnites, la voie Ahlou s-Sounnah wa l-jama^a, ce n’est pas la parole d’une secte, ce sont les wahhabites qui sont une secte, eux ils ont eu religion qui date de 250 ou 300 années, Ahlou s-Sounnah wa l-jama^a ont plus de 1400 années, donc ce n’est pas une secte, c’est la religion agrée par Dieu, c’est un prophète qui la amené, ce Prophète il a eu des miracles, son miracle permanent c’est le Qou’ran, c’est un défi permanent, personne n’a pu écrire un texte semblable, dedans, on trouve des annonces de choses qui ont eu lieu et quand elles ont été annoncées, elles n’avaient pas encore eu lieu, et il y a des choses annoncées qui n’ont pas encore eu lieu et qui vont avoir lieu, et il y a des informations sur ce qui a précédé, les communautés antérieures dont les gens n’ont pas connaissance autrement que par révélation de ce texte, il y a les règles des comportement, les lois, avec toute la beauté du texte en arabe, un texte incomparable, ça c’est le miracle permanent du Prophète. Aujourd’hui même le plus riche, même s’il a tout l’or, il ne peut pas ramener tous ces gens-là à dire la même chose, à faire les mêmes actes d’adoration, ceci ne suffit-il pas pour réfléchir ? Et Allah fait que certains ont vu les miracles devant eux, la lune fendue en deux moitiés et ils n’ont pas cru, ce n’est pas le miracle qui créé la bonne guidée, c’est Allah qui créé la bonne guidée.
Pourquoi le chaykh dit : malgré cela il y en aura toujours au sein de notre communauté, des gens qui ordonnent le bien et interdisent le mal, parce que Dieu l’a annoncé dans le Qou’ran et la parole de Dieu est véridique, il y en aura toujours.
(hadith en arabe) Hadith à retenir et à mettre en pratique « layça minna » ici littéralement cela veut dire « n’est pas des nôtres », mais ça ne veut pas dire qu’il n’est pas musulman, ici ça veut dire qu’il n’est pas un musulman accompli. Ne fait pas partie des nôtres c’est dans le sens n’est pas un musulman accompli, celui qui ne respecte pas le plus âgé d’entre nous, même si c’est ta sœur en islam, elle a deux ans de plus que toi, tu la respecte, elle a un an de plus que toi tu la respecte, tu te lèves et elle s’assoit tu restes debout, s’il y a une qu’une seule chaise. Le chaykh ^Abdou l-Lah c’est comme ça qu’il faisait, il avait horreur que certains restaient devant alors qu’il y avait des personnes âgées derrière qui étaient debout, ce n’est pas comme ça. Le respect dans l’islam c’est que si quelqu’un est plus âgé que toi, même si tu ne peux pas le piffrer, aujourd’hui le mot à la mode c’est les affinités, Allah a créé les gens et ça ne match pas tout le temps, mais fais soumettre tes passions à la loi, plus âgé que toi, je le respecte point, ça veut dire quoi je le respecte ? Je parle correctement avec lui, je lui donne une meilleure place que moi, s’il y a un seul verre d’eau pour deux je le laisse boire, je le priorise, des choses de cet ordre. Si tu éduques ton âme comme ça, tu vas gagner. Si tu lâches ta bride à tes passions, comme un cheval sauvage, il n’est pas dompté, tu ne sais pas comment il va aller, il fait du rodéo, mais si toi tu arrives à tenir ton âme là tu vas progresser et si tu progresses, les portes vont s’ouvrir devant toi, mais si tu fais du sur place, tu vas boucler. « Ne fais pas partie des nôtres (c’est-à-dire n’est pas un musulman accompli) celui qui ne respecte pas le plus âgé d’entre nous et qui ne fait pas miséricorde au plus jeune d’entre nous ».
Une fois un homme est venu voir le Prophète et il lui a dit : « Mon cœur est dur », certains ils s’en rendent compte parfois, que leur cœur est dur. Le Prophète lui a dit ce qui signifie : « caresse la tête d’un orphelin, si tu le fais par tendresse envers lui, tu auras pour chaque cheveu sur lequel ta main as passé, une récompense ». Cette miséricorde envers les enfants, regardez certains quand ils voulaient que le Prophète viennent chez eux, ils envoyaient leur petite fille, elle prenait le Prophète par la main et elle le tirait, le Prophète ne disait : comment moi je suis la meilleure des créatures ? Même une petite fille, elle le prenait par la main et il l’a suivait parce que ses parent voulaient que le Prophète vienne chez eux par exemple. Dans le Hadith, le Prophète a dit ce qui signifie « le croyant accompli est comme un chameau docile », le chameau qui est docile, si tu le fais s’accroupir sur un rocher, il s’accroupit alors que le rocher est inconfortable pour lui, il est comme ça le croyant, il est docile, cette docilité à quoi elle va servir ? A ce que nous sommes en train de dire, à ordonner le bien et à interdire le mal. Si ton frère tu ne supportes pas qu’il te dise : « donne-moi une bouteille d’eau », comment tu vas espérer collaborer avec lui pour ordonner le bien et interdire le mal, si dans ton cœur tu ne le supporte pas et lui ne te supporte pas, qu’est-ce qu’on va faire ? il ne faut pas être comme les aimants qui sont de même côté, qui se repoussent tout le temps, soyons des aimants qui sont du bon côté, qui s’attirent.
Fais miséricorde au plus jeune, comment tu le fais ? Tu lui enseigne les attributs de Dieu, tu lui fais aimer la religion, tu lui fais aimais les bons caractères, tu vas l’encourager, si tu vois qu’il a fait une bêtise et qu’il essaie de la cacher mais pas dans le sens du mensonge, parce qu’il a honte de l’avoir faite, tu fais comme si tu n’as pas vu, par exemple, et ça bien sûr c’est un art, certains font des bêtises et les cachent pour les refaire après, donc tu essaies de mesurer, ceux qui sont parents, ils connaissent.
Donc le chaykh a cité ce hadith, il a cité quatre choses : celui qui respecte le plus âgé, qui fait miséricorde au plus jeune, qui ordonne le bien et qui interdit le mal. Le chaykh a dit : s’il ne réalise pas ces quatre caractéristiques, même si son discours était par rapport aux deux dernières caractéristiques, il a cité le Hadith parce qu’il y en a quatre ici, il ne sera pas un musulman accompli dans sa religion.
Le chaykh revient au Hadith initial, il dit la parole du Prophète qui signifie : « Allah n’agrée pas tout ja^dhariy » c’est-à-dire ce Hadith comporte le blâme envers l’orgueilleux. Si en plus de ce caractère d’orgueilleux, il est jawwadh, qu’il cherche à amasser de l’argent sans faire attention si c’est d’une voie licite ou d’une voie interdite et qu’il fait preuve d’avarice pour payer l’argent dans les voies dans lesquelles Dieu a ordonné de dépenser alors c’est quelqu’un qui augmenté en mal et en corruption.
3ème caractéristique : Si de surcroît, il est « sakhaboun bil aswaq », c’est-à-dire c’est quelqu’un qui parle à haute voix dans les marchés, ce n’est pas juste le fait de crier dans les marchés, c’est dans le sens que c’est quelqu’un qui est tellement cupide, tellement il cherche à avoir l’argent qu’il parle beaucoup à propos des moyens d’avoir l’argent. Certains leur discours c’est autour du dernier business, le dernier tuyau pour obtenir plus d’argent c’est toujours ça son discours.
4ème caractéristique : « jiffatin bilayy » : Il est comme un cadavre la nuit, c’est-à-dire il passe la nuit à roupiller, à dormir, il ne va pas profiter, il ne cherche pas à gagner durant sa nuit à faire des prières, la nuit il est comme un cadavre. Il passe sa nuit à dormir il ne profite pas de la nuit pour gagner des récompense, à faire des prières par exemple.
5ème : « himarin bi n-nahar » Le jour il est comme un âne c’est-à-dire que sa préoccupation, c’est de varier les mets et de multiplier les plaisirs, de varier la nourriture et de multiplier les plaisirs, ce qui le détourne de l’accomplissement de ce que Allah lui a ordonné d’accomplir. Certains ils te disent « je travaille » c’est comme le mot de passe pour justifier qu’il ne font pas certaines choses comme la prière, le jeûne, il fait pas. Abou Hanifa il travaillait, les compagnons ils travaillaient, ils n’avaient pas le RSA. C’est pour ça que certains compagnons ils n’ont pas rapporté autant de hadith que d’autres. Certains ils venaient pour écouter le Prophète mais ils avaient leurs occupations quotidiennes. Certains ils croient que quand on se met dans la religion, on décroche de tout le reste, non.
Même Chaykh Abdoul l-Lah n’était pas content si quelqu’un n’allait pas suivre ses cours à l’école, au lycée, à l’université. Ce n’est pas parce que tu apprends la religion que c’est une exemption pour travailler, pour apprendre et étudier. Non pas du tout, tu t’organises et tu essaies de gérer ton temps, tu as plusieurs heures dans la journée. Pourquoi le chaykh voulait que les gens aient leur diplôme, parce qu’il y a des obligations collectives, il faut qu’il y est parmi les musulmans, des gens qui maitrisent telle et telle chose, donc il y a un socle de base qui est le minimum de la science de la religion mais après il y a ceux qui progressent dans la religion, ceux qui progressent dans telle étude, tel métier. Mais après il y a ceux qui progressent dans la religion, ceux qui progressent dans telle étude, tel métier, parce qu’il y a besoin.
Donc si en plus de tout ce qu’on vient de citer, il a les deux dernières caractéristiques qui sont cités dans le hadith, le 6ème « ^arifin bi amri d-Dounya », il maitrise les sujets du bas monde et le 7ème caractéristique « jaahilin bi amri l-‘aakhirah » , il est ignorant des sujets de l’au-delà, certains ils te disent il est directeur mais il ne sait pas quels sont les piliers du woudou’. C’est pas parce qu’il est directeur ou président, peu importe le poste, il n’est pas excusé pour ignorer les sujets de la religion. Le Prophète a dit que tel profil, Dieu ne l’agréé pas. Celui qui connait les sujets du bas monde et qui ignore les sujets de l’au-delà, son mal est plus grave. Aujourd’hui tu trouves certains leur père il meurt, les gens amènent le défunt dans la mosquée pour faire la prière funéraire et eux ils attendent dehors, parce qu’ils ne savent pas. Quel gain aura ce père si ses enfants ne font même pas la prière funéraire pour lui. La personne sera contente si ses enfants vont des vocations pour lui afin que Dieu leur fasse miséricorde pour, lui peut être qu’il a veillé pour que ses enfants aient des diplômes, des postes, de l’argent et il a oublié qu’un jour il va trépasser et que ses enfants ne sauront même pas faire la prière funéraire en sa faveur. La situation est dramatique c’est pour cela le Prophète a dit (hadith en arabe) chaque communauté a une source d’égarement/une source de corruption et la source de corruption de sa communauté c’est l’argent, il y a plusieurs versions ou d’autres choses sont mentionnées. Pour eux il n’y a que l’argent c’est tout alors que l’argent c’est un moyen, ce n’est pas une fin en soi et l’argent, Allah te l’a prédestiné, ta subsistance tu vas l’avoir, comme l’a dit notre maitre Ahmad ar-Rifa’i : « Quand j’ai su que ma subsistance personne d’autre ne va la prendre, mon cœur s’est apaisé » et il a dit : « je suis étonné que des gens se concurrencent pour ce qu’il leur est garanti et ils n’œuvrent pas pour ce qui ne l’est pas garanti ». Ils se concurrencent pour la subsistance qui est garantie et ils ne se concurrence pas pour le paradis qui ne leur est pas garantie. Voilà comment la personne doit se comporter, on dit cela pour qu’on se rappelle. C’est comme quelqu’un parfois il est en train de conduire, parfois il somnole, il tend vers la gauche il tend vers la droite, le rappel va lui permet de garder toujours le cap, ce sont des choses qu’on connait mais le rappel est utile pour le croyant.
Le chaykh conclue grâce à ce qui vient d’être dit dans le hadith, quelle conclusion nous tirons, nous tirons de cela que celui à qui Allah a accordé de l’argent, que ce soit une grande ou petite fortune, et qui connait les voies, les moyens de ramasser l’argent, il connait les ficelles pour avoir de l’argent de telle ou telle manière, mais qui ignore les sujets de la religion, c’est-à-dire il ignore ce que Allah lui a ordonné d’accomplir, il n’a pas appris, il ignore ce que Allah lui a ordonné d‘apprendre comme science de la religion, un tel profil fait partie des pires des créatures de Dieu. Il vit comme un animal.
Et le chaykh il dit : il n’y a pas de moyen pour accomplir ce que Allah a rendu obligatoire et pour éviter ce que Allah a interdit si ce n’est par la connaissance de la science indispensable de la religion à propos de laquelle le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « quérir la science est une obligation pour tout musulman ». Rapporté par ibnou Maajah et par Al Bayhaqiyy.
Celui qui se détourne de l’apprentissage, il ira à sa perte sans s’en rendre compte. Inna li l-Lahi wa inna ilayhi raji^oun : Certes nous appartenons à Dieu et nous reviendrons à la vie pour son jugement. On dit cette phrase en général quand une catastrophe arrive comme la mort de quelqu’un. Le chaykh ce qu’il a cité c’est une catastrophe, si déjà le fait de manquer une seule prière dans son temps sans excuse, c’est plus grave que si tous ses membres de sa famille mourraient, que s’il perdait tout son argent. Que dire de celui qui n’a pas appris et qui accumule, il ne fait pas la prière correctement et ça s’accumule, ça s’accumule. La personne il ne faut pas qu’elle n’oublie une chose, quelle est ta raison d’être, pourquoi tu es dans cette vie, tu es là parce que Dieu t’as créé pour t’ordonner de l’adorer donc tu priorise cela par rapport à autre chose,. C’est ta raison d’être. Quand il s’agit d’un sujet de religion, tu le priorise sur autre chose. Ton temps ne suffit pas pour toutes les choses, si tu as concurrence, tu as un créneau et tu dois faire deux choses, tu priorises ce qui est pour ton au-delà.
Et le chaykh a dit : les faqih, c’est-à-dire le spécialistes des lois, des quatre écoles n’ont pas négligé l’explication de ces sujets, c’est-à-dire le sujets de la science indispensable de la religion. Ils n’ont pas négligé, vous trouvez des moukhtasar selon les chaféites, des moukhtasar selon les malikites, des moukhtasar selon les hanafites, des moukhtasar selon les hanbalites, ils n’ont pas négligé cela. N’est pas ce que le Prophète ^Iça a dit que les savants de la communauté de Mouhammad sont des savants indulgent, bienfaisant, pieux, on dirait des prophètes tellement ils ont de la science. Pourquoi cette communauté est la meilleure des communauté, elle comporte le plus de savants, donc les savants ont indiqué cela, c’est-à-dire que la personne ne se justifie pas et dise « non moi je ne suis pas au courant, j’ai pas appris », certains ils disent « moi je suis malikite », « moi je suis chaféite », il comprend rien du tout, c’est comme si c’était une carte d’identité. Apprends la science peu importe l’école mais apprends pour que tu puisses garantir que tes actes d’adoration sont corrects. Et donc le chaykh a dit : les faqih de ces quatre écoles n’ont pas négligé l’explication de ces sujets que tout à chacun qui croit en l’au-delà, qu’il craigne Dieu, pour qu’il apprenne ce minimum indispensable, c’est ça le sens.
Et notre chaykh a dit : il nous a été rapporté dans le sahih de Al Boukhariy de la parole de ^Aliyy Ibnou abi Talib que Dieu l’agrée qu’il a dit la phrase que vous connaissez qui est dans le Sirat que le chaykh a mentionné « Le bas monde s’est comme mis en marche pour nous quitter, (c’est comme un train qui va partir et l’au-delà c’est comme un train qui va vers nous,) et l’au-delà vient vers nous, (quand le temps avance, on s’éloigne de cette vie et on se rapproche de l’autre vie c’est ça le sens) alors soyez de ceux qui investissent, qui œuvrent pour l’au-delà et ne soyez pas de ceux qui sont attachés au bas monde (le bas monde quel que soit sa longueur il a une fin l’au-delà n’ a pas de fin). Aujourd’hui ce sont les œuvres et il n’y a pas de comptes (si l’un d’entre nous voyait les anges ce qu’ils écrivent comme bonnes et mauvaises œuvres peut être qu’il agirait autrement, certains savants ont dit si les gens entendaient le cri du mort quand il est enterré, ils n’enterraient plus jamais leurs morts, Dieu nous a voilé certaines choses par miséricorde pour nous, que Dieu nous accorde d’être parmi ceux qui se repentent) et demain ce sera la rétribution et il n’y aura pas d’œuvre». Ce n’est pas comme certains qui prétendent que si tu n’as pas fait la prière aujourd’hui, tu vas la faire sur le sol de l’enfer. Les œuvres ce ne sont pas dans l’au-delà, les œuvres c’est maintenant c’est ça que veut dire notre maitre ^Aliyy.
Histoire : Il y a un homme qui venait d’être enterré, savant qui était présent a dit à l’homme qui se trouvait à côté de lui : « Si tu étais à la place de ce mort, qu’est-ce que tu aurais souhaité ? » et l’homme a répondu : « j’aurai souhaité revenir à la vie et œuvrer encore pour gagner des récompenses », le savant lui a dit : « maintenant tu es dans la résidence de ton souhait alors œuvres ». C’est ça la parole de notre maitre ^Aliyy, c’est pour nous rappeler que la vie va a à sa fin et que l’au-delà c’est la résidence des comptes.
Ahlou s Sounnah ne divergent pas concernant les fondements de la croyance
Ahlou s-sounnah ne divergent pas concernant les fondements de la croyance, donc les sujets fondamentaux, les sujets de base de la croyance, ils ne sont pas en opposition les uns avec les autres. Et au titre de la mise en garde contre les trois groupes qui eux ont contredit Ahlou s-Sounnah, –ceux qui ont contredit Ahlou s-Sounnah ce ne sont pas uniquement les trois groupes mais le Chaykh les a cités car ce sont les trois groupes les plus visibles à notre époque-. Comme vous le savez dans le hadith le Messager ^alayhi s-salam a dit que la communauté de Mouça s’est divisée en soixante-et-onze groupes, la communauté de ^Iça s’est divisée en soixante-douze groupes et il a dit que sa communauté allait se diviser en soixante-treize groupes. Donc il a dit ça de son vivant et à son époque ils n’étaient pas soixante-treize groupes et il a dit que tous seront en enfer excepté un seul. Quand on lui a demandé qui est ce groupe excepté qui n’ira pas en enfer, il a répondu ce qui signifie « ceux qui auront la croyance que j’ai moi et mes compagnons » ou dans une autre version il a désigné « la grande majorité » c’est-à-dire que la grande majorité qui se disent musulmans sont sur la croyance correcte, ils font partie de ce groupe qui est sauvé. Quand on entend soixante-treize groupes cela fait beaucoup mais quand le Prophète a dit quel était le groupe qui est sauvé, c’est le groupe majoritaire, le groupe majoritaire en termes d’appartenance, en termes de membres. Vous pouvez le voir à travers l’histoire depuis le Prophète et les compagnons jusqu’à notre époque, Ahlou s-Sounnah ont été toujours majoritaires. Ceci est un des signes de la prophétie de notre maître Mouhammad (invocation) parce que ce hadith, il l’a dit de son vivant alors qu’il n’y avait pas de groupes égarés à son époque. Ce hadith est très connu ce n’est pas quelque chose qui a été fabriqué il y a deux cents années mais sa chaîne de transmission remonte jusqu’aux compagnons du Prophète.
En guise d’introduction à ce cours, les élèves du chaykh quand ils ont compilé les cours que le chaykh avait donné, ils ont présenté ce cours, un cours qu’a donné le spécialiste des fondements, le faqih, le chaykh ^Abdou-lLah fils de Mouhammad Al ^abdariy que Dieu lui fasse miséricorde d’une large miséricorde il a dit que Ahlou s-Sounnah ne diverge pas à propos des fondements de la croyance et la mise en garde contre les trois groupes qui les ont contredit. Il a été entendu de lui, donc notamment, pour que l’on ait une chaîne de transmission le chaykh Jamil fils de Mouhammad Halim, le chaykh Samir fils de Sami Al Qadi, le chaykh Nabil fils de Mouhammad Al Sharif, le chaykh Abd Razzak fils Mouhammad Al Sharif et le chaykh Mouhammad fils de Moustafa Al Bakri. Il a dit que Dieu lui fasse une large miséricorde : la louange est Allah, le Seigneur des mondes que l’honneur et l’élévation en degré ainsi que la préservation de ce qu’il craint pour sa communauté soit accordée à notre maitre Mouhammad ainsi qu’à sa famille et ses compagnons bons et purs.
Première information que le Chaykh a donné, la structure du cours que le chaykh donne est pédagogique pour nous, il a commencé par dire : les quatre écoles ne divergent pas à propos des fondements de la croyance. Pourquoi le chaykh a commencé par parler des quatre écoles ? Parce qu’aujourd’hui, les gens du commun, ceux qui n’ont pas appris, quand tu leur parle des ach^arites ou les matouridites, certains n’accrochent pas mais quand tu leur parle des quatre écoles, ça fait référence à quelque chose qu’ils connaissent, pour certains. Qui sont ces quatre écoles ? Ce sont les quatre écoles de jurisprudence, il ne s’agit pas d’écoles de croyance mais ces écoles de jurisprudences ne divergent pas concernant les sujets de la croyance. Dans l’ordre chronologique des écoles de jurisprudence, il n’y a pas que ces quatre-là, il y a d’autres écoles mais ces quatre-là, l’avantage qu’elles ont c’est que leurs disciples, les savants moujtahid de ces quatre écoles ont entretenu les avis de ces écoles et ils se les ont transmis de sorte qu’il y a eu d’autres moujtahid que les quatre mais leur écoles n’ont pas été entretenues et transmises comme ce fut le cas pour ces quatre écoles là.
Par ordre chronologique des quatre écoles nous avons l’imam Abou Hanifa que Allah l’agrée, ensuite l’imam Malik Ibnou Anas, l’imam Ach-Chafi^iy Mouhammad Ibnou Idriss et ensuite l’imam Ahmad Ibnou Hanbal. Nous ne parlons pas du mérite de l’un d’entre eux sur l’autre parce que les savants se sont accordés sur une règle, ces écoles-là, pourquoi est-ce qu’il y a des écoles ? Parce que chacun a eu une méthodologie d’extraction des lois à partir des textes et cette méthode est validée et chacun a abouti à un certain nombre de règles, de lois, de jugements. Les savants ont dit lorsqu’il y a unanimité sur un jugement, si quelqu’un enfreint cette unanimité, alors on le blâme pour cela, mais lorsqu’il y a divergence, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas arrivés tous à la même conclusion, certains ont dit que telle chose est obligatoire, d’autres ont dit c’est recommandé par exemple, dans ce cas-là, il n’y a pas à renier ce qui fait l’objet de divergences car chacun a ses preuves, chacun a ses arguments. C’était une parenthèse pour expliquer quelles sont les quatre écoles.
Donc le chaykh a dit : les quatre écoles ne divergent pas concernant les sujets des fondements de la croyance. Il a dit néanmoins, ces quatre écoles, il arrive qu’elles divergent à propos de certains jugements comme certaines lois de la prière, ou de certaines lois du pèlerinage, ou certaines lois du mariage, ou certaines lois du divorce. A ce propos il arrive qu’ils divergent mais concernant les fondements de la croyance, ces quatre écoles ne divergent pas. Certains ont dit pour la validité de la prière il est une condition que de réciter la basmalah, d’autres ont dit non c’est recommandé, certains ont dit pour que la prière soit valable il faut absolument réciter le tachhahhoud, d’autres ont dit non, c’est recommandé, pour le pèlerinage également, certains ont dit que le tawaf al ifada c’est un devoir du pèlerinage le tawaf le wada ? C’est un devoir du pèlerinage c’est-à-dire quand on termine le pèlerinage il faut absolument faire les tours d’adieu, d’autres ont dit non, ce n’est pas un devoir. Pour le mariage certains ont dit il faut que les témoins soient dignes de confiance, d’autres ont dit non il suffit qu’ils soient deux musulmans, pour le divorce certains considèrent que telle chose est un divorce d’autres non, l’apostasie chez les malikites ils l’a considèrent comme un divorce d’autres ne le considèrent pas comme un divorce. Ceci peut faire l’objet de divergences entre les écoles Mais concernant les fondements de la croyance ils ne divergent pas.
La divergence des écoles entre elles concernant les lois, ce n’est pas quelque chose de blâmable, ce n’est pas un défaut pour la religion, ce n’est pas quelque chose qui induit la critique de la religion et le chaykh explique pourquoi. Il dit : pace que même les compagnons, eux-mêmes, ils ont divergé à propos de certaines lois concernant la prière, concernant le jeûne, concernant le pèlerinage, concernant le divorce, concernant le mariage … donc cette divergence à propos des lois est arrivée même par le passé au niveau des compagnons.
Le chaykh a dit : les compagnons il est arrivé qu’ils aient divergé à propos de certaines lois mais pas à propos de la croyance. Donc oui, il y a eu divergences à propos de certaines lois entre les compagnons mais pas à propos de la croyance. Et ce car la divergence et le fait de contredire à propos des fondements de la croyance, c’est de l’égarement. Celui qui diverge à propos de la croyance, il s’est égaré. Que signifie égaré ? Parfois c’est de la mécréance parfois non mais en tout cas ce n’est pas correct, on voit au cas par cas mais on dit c’est de l’égarement.
Le chaykh dit : parmi les plus importants des devoirs, il y a l’enseignement de la croyance de ahlou s-sounnah aux jeunes et aux adultes à notre époque. Donc si quelqu’un dit « que puis-je faire pour améliorer mon état ? » on lui dit enseigne la croyance où que tu ailles, quel que soit l’assemblé dans laquelle tu te retrouves, fais le rappel sur la croyance, tu verras c’est une cause pour que ton état s’améliore. Le chaykh a dit c’est le plus important des devoirs à notre époque. Les savants ont une capacité de jugement qui dépasse la nôtre car ils s’appuient sur leur bagage, sur la science justement, tellement ils connaissent le Qou’ran les hadiths, les paroles de savants, ils ont l’aptitude d’apprécier les choses à leur juste valeur, quand quelqu’un comme le chaykh Abdoullah dit : aujourd’hui le plus important c’est enseigner la croyance, c’est que ce n’est pas une parole dans le vent.
Et il explique pourquoi, parce qu’il s’est incrusté, il s’est mélangé aux gens, aux musulmans, des gens dont la croyance est contraire à la croyance de Ahlou s-sounnah. Vous savez quand vous êtes une équipe, vous savez faire des activités ensemble et il s’incruste entre vous des intrus, ils se font passés pour votre équipe et bien ça va pourrir l’équipe, aujourd’hui il s’est incrusté/immiscé parmi les musulmans des gens dont la croyance est contraire à la croyance de Ahlou sounnah comme les wahhabites.
Maintenant, les gens se sont aperçus, ils ont commencé à prendre conscience, de la corruption des jeunes gens qui vont en Arabie saoudite pour apprendre dans les écoles des wahhabites puis retournent chez eux et ils déclarent mécréants leurs parents, pas seulement leurs parents, ils déclarent également mécréants les saints, ceux dont les tombes sont visitées. Ils disent ce sont des idoles, pour eux celui qui visite la tombe d’un saint c’est un idolâtre, ils le considèrent comme étant un associateur, comme quelqu’un qui adore autre que Dieu. Donc avec quelle croyance ils sont revenus d’Arabie saoudite ? Ils disent à propos des tombes des saints ce sont des idoles et vous vous êtes en train de les adorer parce que ils trouvent que leurs parents, leurs père et mère, ils recherchent la barakah, les bénédictions par la visite des prophètes et des saints. Ceci est une pratique connue, dans tous les pays musulmans, les musulmans visitent les tombes des prophètes et des saints pour rechercher les bénédictions. Donc eux, ils déclarent mécréante toute la communauté. Ils ont pour croyance que c’est du chirk, à savoir une association, une adoration à autre que Dieu. Celui qui fait le chirk ils disent que c’est un mouchrik. Ils déclarent mécréants leurs père et mère qui visitent les tombes et ils déclarent mécréant également celui qui dit « Ya Mouhammad », « ya » c’est pour l’appel, en français de nos jours les gens utilisent directement le nom de ceux qu’ils veulent appeler, si on veut suivre un peu le littéraire c’est comme dire « Ô » en interpellant un autre mais aujourd’hui c’est rare de voir quelqu’un qui interpelle un autre en disant « Ô ». Celui qui dit « ya Mouhammad » à propos du Prophète, eux ils le déclarent mécréant, ou celui qui dit « ya ^Aliyy », ou celui qui dit « ya ^Oumar, » ou celui qui dit « ya ^Outhmaan », au nom des califes, ou celui qui dit « ya abdoul Qaadir » à propos de notre maitre abdoul Qaadir al jaylaniyy, pour eux c’est un associateur, non seulement ils le considèrent comme associateur et ils considèrent que le tuer c’est licite, pour vous indiquer, leur croyance elle est grave.
Le fondateur de la secte wahhabite s’appelle Mouhammad Ibnou ^Abd al-Wahhab, fils de Abd al Wahhab, d’ailleurs c’est pour cela qu’il a été appelé wahhabite, son père abdoul wahhab n’y est pour rien, c’était un savant sunnite, de même que son frère Souleymane, c’était un sunnite, un savant hanbalite. Mais lui c’était un égaré Mouhammad. Qu’est-ce qu’il a dit ? il a dit : celui qui intègre notre groupe, notre appel, notre da^wa alors il a les mêmes droits que nous et il a les mêmes devoirs que nous. Ceci est une nouvelle religion. Et celui qui n’intègre pas notre da^wa, qui n’entre pas dans notre appel, c’est un mécréant dont le sang est licite. Qui a rapporté ça de lui ? C’est le moufti de la Mecque. On cite deux savants entre autre qui ont rapporté cela de lui, mais beaucoup ont rapporté cela de lui, le moufti de la Mecque Ahmad fils de zayni dahlan ? c’est un moufti chaféite et l’illustre savant hanbalite, Mouhammad fils de abdoulLah fils de Houmayd qui lui était le moufti des hanbalites à la Mecque au 13ème siècle de l’Hégire, il rapporté ça dans son livre as souhoubou al wabila ^ala Daraihi al hanabila. As souhoubou : ça veut dire les nuages, al wabila ça veut dire qui déverse la pluie, dara’ihi : c’est le pluriel de darih qui signifie la tombe, al hanabila : les hanbalites. C’est un livre qu’il a composé dans lequel il a fait la biographie de 800 savants hanbalites hommes et femmes. D’ailleurs lorsque les wahhabites ont trouvé le manuscrit de ce livre dans une bibliothèque chez eux, ils étaient contents, ils se sont dit chic c’est un livre de savant, ils l’ont imprimé et ils n’ont pas fait attention que dedans il y avait le blâme de Mouhammad ibn Abd Wahhab et quand ils se sont aperçus qu’il y avait le blâme, ils ont fait une nouvelle édition ils ont retiré le blâme, ce sont des falsificateurs. Mais nous avons obtenu des copies de la version qu’ils ont imprimé, le chaykh quand il est venu à Paris il était très content de montrer, il disait lisez, lisez, parce que ce sont eux même qui se sont auto sabordé ? Donc l’auteur de ce livre, il a parlé de Abd l Wahhab, le père de Mouhammad, il a parlé de Souleymane mais il n’a pas cité Mouhammad Abl l Wahhab comme étant un savant hanbalite mais il a noté en bas de page quand il parlé de son père, il a dit c’est le père de Mouhammad celui qui a causé la grande zizanie, le grand égarement.
Au point où ces wahhabites sont arrivés à tuer à leur époque, à l’époque du fondateur du wahhabisme, Mouhammad fils de abd al wahhab. Ils ont tué un homme, un mou’adhin, c’est celui qui fait l’appel a la prière, pourquoi ils l’ont tué ? c’était un homme aveugle et c’était un mou’adh-dhin, ils l’ont tué parce que après le adhan il a récité l’invocation en faveur du Prophète alayhi salat ou wa salam. Ceci est l’habitude des musulmans à l’est et à l’ouest, depuis plus de 700 années avant lui, c’était de l’habitude des musulmans après l’appel à la prière de faire l’invocation en faveur du prophète à haute voix. Le mou adhin lui-même après avoir fait l’appel à la prière, il fait l’invocation en faveur du prophète, cela existe encore, même à notre époque.
Ils sont partis voir Mouhammad Ibnou abdal wahhab, ils lui ont dit : « cet homme après l’appel à la prière, il a continué avec la même intonation et il a fait l’invocation en faveur du Prophète ». Il a ordonné qu’on le tue, et il a été tué. Alors que Dieu ordonne dans le Qou’ran ce qui signifie: « Ô vous qui êtes croyants faites l’invocation en faveur du Prophète ». Pour quelque chose qui est recommandé, ils l’ont considéré comme étant de la mécréance.
Bien que l’invocation en faveur du Prophète ^alayhi salat ou wa salam c’est quelque chose autorisé, il n’y a pas de caractère déconseillé en cela. Le messager de Allah (invocation) a dit ce qui a pour sens : « celui en présence duquel mon nom a été cité, alors qu’il fasse l’invocation en ma faveur ». Ne lésinez pas, ne soyez pas avare envers l’invocation du Prophète, c’est une source de bien pour vous, c’est une augmentation en récompenses, c’est une augmentation d’amour pour le prophète, une augmentation de demande à Dieu d’honneur pour le prophète.
Histoire : Il y avait un homme qui était autour de la ka^ba, cet homme faisait l’invocation en faveur du prophète, il ne faisait que cette invocation. Un savant de son époque lui a dit : « Pourquoi tu ne fais que l’invocation en faveur du Prophète ? Tu as laissé toutes les autres invocations que l’on connait ». Cet homme qui faisait l’invocation lui a dit : « Qui es-tu ? ». L’homme a répondu : « Je suis Sofiane a th-thawri », et il s’agissait d’un grand savant de son époque. L’autre homme lui a dit : « Comme tu m’as dit que tu étais untel alors je vais te dire sinon je ne l’aurai pas dit à quelqu’un d’autre », il lui a dit : « J’étais parti avec mon père pour faire le pèlerinage et en cours de route mon père est tombé malade, je me suis arrêté pour veiller sur lui et il est mort et quand il est mort son visage a noirci ». Parmi les signes qui montrent que le musulman meurt dans un bon état il y a que son visage devient jaunâtre, il a de la transpiration au niveau des tempes, il n’a pas beaucoup de salive qui sort de la bouche. Mais cet homme-là, il a vu que son père avait un mauvais signe. Il a vu son père devenir noir, il a dit : « Je me suis résigné, j’ai recouvert son visage avec le drap et je me suis assoupi. Et quand je me suis assoupi, j’ai vu un homme dans le rêve qui venait, lorsqu’il marchait on aurait dit que la terre se pliait sous ses pas, il était très, très beau, il est venu, il a retiré le voile de mon père et a passé sa main, et le visage de mon père est devenu tout blanc et il l’a recouvert. Quand il allait partir je me suis agrippé à lui ». Dans le rêve il lui a dit : « Qui es-tu ? », l’autre homme a dit : « Tu ne m’as pas reconnu ? Je suis Mouhammad fils de ^Abdou-lLah. Il lui a dit : « Ton père était quelqu’un qui commettait beaucoup de péchés mais il faisait beaucoup d’invocations en ma faveur et c’est grâce à ses invocations en ma faveur que Allah lui a amélioré son état ». Quand il s’est réveillé de son sommeil, il a retiré le drap et il a vu que son père avait un beau visage, comme ce qu’il avait vu dans le rêve. Donc nous faisons l’invocation en faveur du Prophète, en définitive c’est nous qui sommes gagnants. Le Prophète a dit : « Celui en présence duquel mon nom a été mentionné alors qu’il fasse l’invocation en ma faveur », rapporté par As-sakhaawiyy dans son livre al qawlou l’badii^ fi salati ala l-habibi ch chafii^ et par Al Hakim dan Al Moustadrak.
S’il n’y avait que ce hadith que l’on a cité, ça aurait été suffisant. N’est-ce pas que le mou’adh-dhin, il a cité le nom du Prophète ? Le Prophète n’a pas dit qu’il fasse l’invocation dans son cœur, il n’a pas dit qu’il ne faut pas qu’il la fasse à haute voix. Si quelqu’un nous dit : qu’il la fasse à voix basse (l’invocation en faveur du Prophète), on lui dit : Pourquoi ? Qui dit que le Prophète dit qu’il faut qu’il la fasse à voix basse ? Il n’a pas dit cela. Vous rajoutez des conditions de votre tête, même si vous rajoutez un million de conditions, ça ne compte pas. Que l’on ne soit pas en position de défense par rapport à ces égarés, on lui dit : qui prouve ce que tu dis, ta parole n’a pas de preuve. La preuve est à la charge de celui qui prétend une chose pas à la charge de celui qui se défend. C’est celui qui accuse, à lui la charge de la preuve. Eux ils prétendent qu’il faut réciter à voix basse mais ne sont pas capable de prouver ce qu’ils disent. Il ne faut pas inverser les rôles, c’est à eux de prouver ce qu’ils disent mais ils n’en sont pas capables.
Cet homme a été tué bien que l’invocation en faveur du Prophète est quelque chose d’autorisé qui ne comporte pas de caractère déconseillé. Les musulmans depuis 700 années et plus, ils font les invocations à haute voix en faveur du Prophète après l’appel à la prière. Et cela augmente l’amour des musulmans pour le Prophète, ça augmente l’attachement à la religion, ça augmente en honneur notre Prophète car on demande à Dieu de l’augmenter en honneur par cette invocation. Mais à l’époque du Messager, et après son époque, jusqu’à cette date-là, environ 700 années depuis que les gens le font, les gens ne faisaient pas l’invocation en faveur du prophète à haute voix après l’appel à la prière mais le Messager n’a pas dit : Ne faites pas l’invocation en ma faveur à haute voix, ne la faites qu’à voix basse, le Prophète n’a pas dit ça. Il a autorisé à sa communauté les deux, c’est-à-dire à voix basse et à haute voix. Mais chez les wahhabites, si quelqu’un fait l’invocation à haute voix en faveur du Messager après l’appel à la prière, ils le considèrent égaré, ils le considèrent mauvais innovateur et ils le considèrent comme méritant d’être tué.
Le chaykh que Dieu lui fasse miséricorde a dit : Ces wahhabites leur mal est très grand alors mettez en garde contre eux. Pourquoi on met en garde contre eux ? Parce que Dieu nous ordonné d’ordonner le bien et d’interdire le mal. Allah dit ce qui a pour sens : « Vous êtes la meilleure des communautés qui soit apparue aux gens, vous ordonnez le bien vous interdisez le mal et vous croyez en Dieu ».
Lorsque le chaykh a donné son cours, il a dit : depuis quatre-vingt ans, ils ont gouverné la Mecque et Médine, ils les ont pris entre la première et la deuxième guerre, vers les années 1917-1920, après la chute de l’empire Ottoman. Quand les alliés ont eu le dessus, ils ont partagé ce qui était l’empire Ottoman, ils se sont appuyés sur des personnes et ils les ont motivés par un pseudo nationalisme arabe, ils leur ont dit : vous êtes arabes comment étiez-vous colonisés par des turcs ? alors il ont été colonisé par des français et des anglais, ils ont tracé à la règle les frontières avec des traits, pour dire voilà ça c’est un pays, ils le disent, un d’entre eux a conduit sa voiture et il a tracé une ligne entre ce qui s’appelle aujourd’hui la Jordanie et l’Arabie, ce sont des frontières tracées à la règle qui n’ont aucune justification géographie, ethnique, c’est juste pour fragmenter au maximum les territoires, pour faire en sorte d’appliquer la devise « diviser pour mieux régner », c’est un classique.
Histoire : Il y avait un vieil homme qui, sachant qu’il allait bientôt mourir a ramené ses enfants et il a ramené un botte de branches, des tiges comme des tiges de siwak par exemple, il les a mis ensemble et il leur a dit : essayez de les casser, aucun n’a réussi, il leur a dit maintenant prenez les un a un et essayez de les casser, puis ils les ont cassé. Quel message voulait-il passer à ses fils ? Restez ensemble, quand vous êtes ensemble vous êtes plus fort.
Après que l’empire Ottoman a été vaincu et que des gens comme Lawrence d’Arabie, les gens croient que c’est un converti qui a fait du bien, en réalité ce sont des gens qui ont favorisé l’essor de ce prétendu nationalisme pour faire ne sorte qu’il y est plusieurs pays. Notamment l’accord de SYAES-PICOT entre les anglais et les français. Donc Les wahhabites étaient justement un des pions utilisés pour fragmenter et diviser, car eux quand ils ont pris la Mecque et Médine, ils ont été fournis en armes, ils ont été aidés par des officiers notamment anglais pour les aider dans la stratégie pour avoir le dessus sur ce qui restait des ottoman et des gens qui ne les suivaient pas. Ils sont venus de leur région à eux qui se trouve à des milliers de kilomètres de Médine et la Mecque, ils sont originaire du Najd, à des milliers de kilomètres à l’est, la capitale c’est Riyad. Certains font passer Mohammad ibn Abd Al Wahhab comme quelqu’un qui a fait des réformes, qui a renouvelé l’appel à l’Islam soit disant, alors qu’en définitive, c’est quelqu’un qui a semé la pagaille, la zizanie, qui a tué femmes et enfants, détruit des bibliothèques, des trésors qu’il y avait dans la chambre du Prophète, ils ont tout pillé, il y avait des choses qui étaient précieuses, qu’il y avait depuis des siècles. Les wahhabites veulent absolument effacer la trace, la mémoire et donc c’est pour ça qu’il est important de mettre en garde eux, in chaa l-Lah bientôt ils vont disparaitre.
Depuis 80 ans ils ont gouverné la Mecque et Médine et son venus d’une distance de 1000 kilomètres, leur origine vient d’une région qui se trouve à 1000 km de la Mecque, c’est beaucoup (une distance comme de paris à nice par exemple). Donc Depuis 80 ans lorsque le chaykh a parlé donc un siècle aujourd’hui environ, ils sont venus de leur région et ils ont pris la Mecque Médine et at-Ta’if, at-Ta’if se trouve à environ 130 km a l’est de la Mecque, c’est une montagne a l’origine que Jibril a amené du pays de ach-cham.
Le chaykh a dit : auparavant c’est le sharif qui gouvernait la Mecque et Médine et at-Ta’if. ach-charif c’est à dire un descendant du Prophète mais il s’agit d’un homme particulier, c’est le grand père des souverains actuels de la Jordanie, il y a une longue histoire sur le sujet. Donc c’est lui qui était le représentant de l’autorité ottomane, il gouvernait la Mecque, Médine et at-ta’if sous la tutelle des ottomans. C’était comme aujourd’hui par exemple vous avez un préfet qui est sous la tutelle du président, donc lui il était le gouverneur de la région sous la tutelle des ottomans.
Les ottoman, ce qu’aujourd’hui on appelle les pays du cham, c’était des départements, toute la Palestine c’était un département, tout le Liban, toute la Syrie c’était un département, al hijaz, tous ces pays c’était des départements gouvernés à partir d’Istanbul, du calife, du sultan ottoman. Ce n’est pas le propre des ottomans, même par le passé à l’époque de notre maitre ‘Omar, ensuite ^Othman, ensuite notre maitre ^Aliyy, ensuite les Omeyades, les Abassides, toutes ces régions avaient un pouvoir régional mais qui étaient sous la tutelle du pouvoir central. Comme les états unis par exemple, il y a des état mais c’est un gouvernement fédéral. Donc c’était ash-sharif qui les gouvernait sous la tutelle ottoman.
Alors le chaykh a dit : prenez garde contre eux mettez en garde, méfiez-vous et surtout mettez en garde les jeunes contre eux.
Tous ces jeunes qui vont à partir d’Afrique, ou du Soudan ou d’Ethiopie, ou d’inde, du Pakistan, ou du Maroc, ces jeunes gens qui veulent aller vivre à Médine par exemple, puis ils sont enrôlés dans les écoles des wahhabites et ils vont apprendre chez eux, ce sont eux qui une fois endoctrinés, même ceux qui disent qu’ils n’apprennent chez eux que le Qou’ran, même quand ils vont apprendre le Qou’ran, ils leur enseignent les égarements. Même les gens qu’ils placent dans les mosquées pour diriger la prière, ce sont des gens qui propagent leur croyance, c’est pour cela qu’on ne fait pas la prière en étant dirigés par ces gens-là. Ils endoctrinent les jeunes et une fois qu’ils sont endoctrinés, quand ils retournent dans leur pays, ils propagent ce qu’ils ont appris chez les wahhabites.
C’est pour cela que le chaykh était si vigilant, il donnait les conseils qui sont adaptés. Même certains qui ont voulu faire le pari des wahhabites, qui ont dit on va les utiliser, ils se sont retournés contre eux. Quelqu’un qui prend un âne à la maison, il veut l’élever, il va subir ses âneries quand il sera grand, même ceux qui ont pris le wahhabites soit disant pour les utiliser, ils se retournent contre eux, ils leur éclatent à la figure.
Si quelqu’un dit : « Ô Allah, fais que mon affaire soit réglée », par exemple il veut se marier, il dit : « Ô Allah fais que je me mari » ou il est tourmenté, il dit : « Ô Allah fais que mon tourment soit dissipé » sans faire de tawassoul (le tawassoul c’est demander à Dieu en évoquant le nom d’un être de vertu en espérant être exaucé par égard pour celui dont le nom est mentionné. Donc si quelqu’un fait une invocation sans faire le tawassoul par un Prophète ou par un saint, c’est permis et c’est accepté, il ne commet pas de péchés, et il sera récompensé pour avoir fait cette invocation. Et s’il dit : « Ô Allah fais que mon affaire soit réglée par le degré de ton prophète Mouhammad, ou par le degré de Abou Bakr, ou par le degré de ^Othman, c’est permis également. Sans le tawassoul c’est permis, avec le tawassoul c’est permis.
A l’origine, c’est de dire « O Allah, fais que mon affaire soit réglée ». Ça c’est le cas de la plupart des musulmans, ils font des invocations sans le tawassoul. Mais ce tawassoul, il a une preuve en sa faveur à partir du Hadith du Messager. Ce n’est pas quelque chose que les musulmans d’eux même ont ajouté parce que un moujtahid l’a trouvé, ça aurait pu mais plus que cela, c’est mentionné dans le hadith, c’est le Messager qui a enseigné ce tawassoul.
Un homme aveugle et venu parler au Prophète a lui a dit : « Ô Messager de Dieu, invoque Dieu en ma faveur pour qu’il me permette de recouvrer la vue » jusqu’à la fin du Hadith. Donc le hadith rapporté par at-tabaraniy dans al mou^jamoul kabir, il n’y a pas que dans ce livre là mais nous citons cette version, il rapporté que le Messager a reçu la visite d’un homme aveugle qui s’était plaint à lui de la perte de sa vue. Le Messager lui a dit ce qui a pour sens : « patientes ». Celui qui perd la vue et qui patiente, sa récompense c’est le paradis. Alors l’homme a dit : « Ô Messager de Dieu, je n’ai personne pour me guider sur le chemin et c’est vraiment très éprouvant pour moi » alors le Messager a dit ce qui signifie : « vas à l’endroit où l’on fait le woudou’, fais le woudou puis tu accomplis une prière de deux rak^ah et dis cette invocation : Allahoumma inni as alouka … ». (invocation à noter). La signification de cette invocation c’est « Ô Allah, je te demande et je m’adresse à toi par notre Prophète Mouhammad, le Prophète de la miséricorde… » c’est ça qui s’appelle le tawassoul, le fait qu’il ait mentionné un être de vertu c’est un tawassoul mais la demande est adressée à Dieu. Il a dit : « Ô Allah je te demande et je m’adresse à toi, O Mouhammad je m’adresse par toi à mon Seigneur ^Azza wa jjal pour qu’il me règle mon affaire ». Bien sûr le secret de l’invocation c’est qu’elle soit dite en arabe car c’est l’enseignement de notre Prophète.
Othman Ibnou Hounayf le rapporteur du hadith dit : « par Allah, nous ne nous étions par encore séparés (c’est à dire nous étions encore dans l’assemblée du Prophète,) et l’assemblée n’a pas duré longtemps, que l’homme est revenu comme si il n’avait jamais perdu la vue. » il est parti faire ce que le Prophète lui a dit de faire et Allah lui a donné la vue par le secret de cette invocation, c’est ce qu’on appelle l’invocation du besoin. Cet homme aveugle avait fait le tawassoul par le Messager, il a recouvré la vue immédiatement et il est revenu auprès du Messager qui était encore à sa place, dans son assemblée, assis à l’endroit où il était la première fois qu’il était venu pour le voir. Cette invocation, que cet homme aveugle avait récité, les musulmans l’utilisent depuis cette époque-là jusqu’à nos jours. Cette invocation a été rapportée par Al Bayhaqi, At-Tabaraniyy, (c’est la version que nous avis cité), At Tirmidhiyy, Tirmidh c’est une ville située en Ouzbékistan à la frontière de l’Afghanistan, la plupart des savants du Hadith ce n’étaient pas des arabes, Ibnou Maja l’a rapporté, Ibnou s-sounniy, An-Nawawiyy dans son livre al adhkar très connu, et beaucoup d’autres. Et les musulmans n’ont pas cessé d’appliquer cette invocation depuis l’époque des compagnons jusqu’à nos jours.
Signification de l’intitulé du livre cité plus haut : les nuages porteurs de pluie qui se déversent sur les tombes des hanbalites.
les musulmans quand ils font des invocations, parfois ils font des invocations en faisant le tawassoul … Invoquer Dieu en mentionnant le nom d’un être de vertu, un prophète un saint, en espérant être exaucé par honneur de celui dont on a cité le nom. Donc parfois les musulmans invoquent Dieu en faisant le tawassoul par le Messager et parfois ils font l’invocation sans faire le tawassoul, sans citer le nom d’un vertueux, les eux sont autorisés.
Les wahhabites ont ajouté une règle, ils ont prétendu que en sa présence (la présence du Prophète), durant sa vie, c’est permis de faire le tawassoul, ils prétendent que si on veut faire le tawassoul par le Prophète on le fait uniquement durant sa vie et en sa présence, mais en dehors de ces deux critères là, ils disent que c’est interdit et que c’est du chirk, ils prétendent que cela revient à adorer autre que Dieu. Et même durant la vie du Prophète mais quand ce n’est pas en sa présence, ils prétendent que c’est haram, selon eux ils disent qu’il a commis quelque chose d’interdit, ils ont rajouté ça de leur tête et il n’y a pas de preuve à ça. C’est permis de faire le tawassoul, que ce soit durant sa vie ou après sa mort, en sa présence ou sans que ce soit en sa présence. En réalité, ce sont des gens qui contredisent Ahlou s-Sounnah, les sunnites, ils ne disent pas la même chose que Ahlou s-Sounnah.
A l’époque de notre du califat de notre maitre ^Omar Ibnou l-Khattab, il y a eu une sècheresse, il n’y avait pas eu de pluie, les gens ont eu faim, ils n’avaient pas d’aliments, c’était une famine qui était la conséquence d’une sécheresse. Un homme est parti auprès de la tombe du Messager de Allah, et cet homme s’est adressé au Prophète (qui était dans sa tombe), quand il a vu l’état de sa communauté, il est parti auprès de la tombe, il a dit : « Ô Messager de Dieu, demandes la pluie pour ta communauté, ils vont périr « . Il a dit au Prophète de demander à Dieu la pluie parce que les gens vont mourir. Le Messager est venu voir cet homme dans son rêve, il lui a dit ce qui suit : « Passe le salam à ^Omar, annonce lui la nouvelle qu’ils vont recevoir la pluie (le prophète a annoncé une bonne nouvelle) et l’homme et parti voir notre maitre ^Omar et il lui a annoncé la bonne nouvelle. ^Omar en a eu les larmes aux yeux, il a pleuré, il n’a pas dit : pourquoi tu es parti à la tombe du prophète ? Qui connait mieux la religion que ^Omar à notre époque ? Donc si c’était quelque chose de blâmable, est ce que ^Omar aurait réagi ainsi ? C’était quelqu’un de ferme, de fort, il ne craignait pas le blâmé des gens quand il s’agissait d’obéir à Dieu, il était le meilleur de cette communauté après le Prophète et après Abou Bakr, c’était un grand saint à qui Dieu dévoilait des choses cachées. Une fois à son époque, notre maitre ^Aliyy a vu dans le rêve une femme qui lui a donné des dattes, et elle lui a dit dans le rêve : emmène ces dattes au Prophète, notre maitre ^Aliyy a pris ces datte et les a donné au Prophète. Le Prophète a pris une datte et l’a donné à ^Aliyy. Quand il s’est réveillé, ^Aliyy, il est sorti, il a vu la femme qu’il avait vu dans le rêve, elle lui a dit : donne les dattes à notre maitre ^Omar, notre maître ^Omar a pris une datte et l’a donné à notre maitre ^Aliyy. Noter maitre ^Aliyy a trouvé la datte très bonne et il avait envie d’une autre, ^Omar a dit : si le Prophète t’en avais donné une deuxième je l’aurai fait.
Donc notre maitre ^Omar en a eu les larmes aux yeux, quand l’homme est venu pour lui dire ce qu’il avait fait, il n’a pas blâmé cet homme, il ne lui a pas dit : pourquoi tu es parti près de la tombe du Prophète ? Il ne lui a pas dit : comment tu vas auprès de la tombe du Messager, il aurait suffi que tu dises : Ô Allah, donne nous la pluie, le Messager il est mort pourquoi tu lui demande à lui qu’il fasse des invocations ? ^Omar n’a pas dit ça mais ^Omar a pleuré, car c’est un honneur que le Prophète ait dit à l’homme, passe le salam, et c’est un honneur qu’il lui annonce la bonne nouvelle qu’ils seront délivrés de cette épreuve. Et Allah leur a accordé la pluie, se fut une année fertile où il y eu beaucoup d’aliments, se fut une année de bien être car ils ont eu suffisamment de nourriture et de fertilité après la pluie. Voilà comment les musulmans faisaient depuis l’époque des compagnons, c’est-à-dire ils faisaient le tawassoul, ils invoquaient Dieu par le degré du Prophète et par le degré des saints. Mais attention le chaykh dit, celui qui veut, il fait le tawassoul et celui qui veut, il ne fait pas le tawassoul, nous ne sommes pas obligés de faire l’invocation avec le tawassoul. Ceci est autorisé et cela est autorisé, les deux sont autorisés. Et n’oubliez pas, qui nous a enseigné le tawassoul, c’est le Messager, notamment avec l’homme aveugle, c’est le Messager qui lui a enseigné le tawassoul. Le Messager n’a jamais dit : ne faites pas le tawassoul par moi, il n’a pas dit ne faites pas le tawassoul par autre que moi pendant mon absence ou après ma mort. Car les wahhabites c’est ce qu’ils disent, après la mort de la personne et en son absence on ne fait pas le tawassoul. Mais malgré cela, les wahhabites ils interdisent le tawassoul par le Messager sauf si c’est durant sa vie et en sa présence.
Chaykh ^Abdou l-Lah interpelle ici les gens qui sont censés enseigner aux autres, il dit : Beaucoup de ceux qui sont appelés les chaykhs ou imams selon les pays, des personnes censées enseigner la religion ils ont failli à la tâche de montrer la vérité, que ce soit dans ce pays ou dans d’autres pays, il n’a pas précisé un pays un particulier, c’est un manquement général, il dit que beaucoup de ceux qui se font appelés des machayikhs, ils ont failli à la tâche de montrer, enseigner ce qui est correct à ce sujet que ce soit dans ce pays ou ailleurs, ils n’indiquent pas aux gens qui sont les groupes mécréants, et cela est un grand manquement car une des grandes caractéristique de cette communauté quelle est-elle ? Ordonner le bien et interdire le mal, la mécréance est le plus grand mal. Ils ne montrent pas aux gens que ces groupes sont des groupes mécréants. Si ces enseignants avaient mis en garde, si ces machayikh, ces imams avaient montré et indiqué aux gens, les gens les aurait évité. Si on nous dit à propos d’un commerçant « attention ne va pas acheter chez lui car il cache les défauts de sa marchandise », les gens n’achèteront pas chez lui, de même si on veut inscrire un enfant dans une école si on nous dit « ils enseignent l’égarement » on n’inscrit pas l’enfant. Quand on est averti, on va se protéger mais si on ne nous dit pas, c’est comme s’il y a un piège on y va les yeux fermés et on tombe dedans car personne ne nous a averti.
Le chaykh a dit : les wahhabites, le parti de Sayyid Qoutoub c’est-à-dire ceux qui se font appelés les frères musulmans, ils ont beaucoup d’appellation à travers les pays, leur idéologie c’est la même, c’est de déclarer mécréant les gouverneurs qui n’appliquent pas la loi de l’Islam, et Hizb at-tahrir, le parti qui prétend que celui qui ne fait pas allégeance à un calife, il meurt comme les idolâtres. Le chaykh a dit : les wahhabites, le parti de Sayyid Qoutoub, le partie de At-tahrir, ce sont des égarés. Donc le chaykh dit : c’est selon le jugement de la loi, ce sont des égarés pourquoi ? Parce que certains parfois ils jugent avec leur passion, parce qu’ils n’aiment pas ce qu’il fait ils disent celui-là est égaré, ce n’est pas selon ton penchant à toi… Le hadith du Messager c’est : « L’un de vous n’atteindra un degré de foi complète que s’il fait soumettre ses passions à la loi que je vous ai amenée ». Tu aimes ce que la loi considère comme bien et tu déteste ce que la loi considère comme mauvais, tu fais en sorte que tes passions, ton avis tes penchants, soient conformes à la loi et ça nous aide à l’intention. Pourquoi nous disons cela d’eux ? Pour ordonner le bien et pour interdire le mal, c’est en fonction du jugement de la loi que ces gens-là sont des égarés …
Le chaykh va donner maintenant quelques informations additionnelles a propos de chacun des groupes.
Les wahhabites : ils assimilent Dieu à ses créatures, ils attribuent à Allah les caractéristiques des créatures comme le corps, les organes, le changement, c’est une des idéologies des wahhabites. Ce sont des anthropomorphes, ils considèrent que Dieu est un corps. Al jism, la définition du corps c’est ce qui a des dimensions, une largeur, une longueur, une profondeur, c’est ça le corps. Ils ont considéré que Dieu est un corps et celui qui croit que Dieu est un corps, il est mécréant. Pourquoi il est mécréant ? Parce qu’il n’a pas connu Dieu. Si quelqu’un adore une vache, il dit c’est mon Dieu, est ce qu’il a connu Dieu ? Non, si quelqu’un dit : j’adore la ka^aba, il dit c’est mon Dieu est ce qu’il a connu Dieu non ? C’est la même chose, ils n’ont pas connu Dieu ces gens-là. Et le chaykh donne une règle très simple : Allah est le créateur des corps, comment se pourrait-Il qu’il soit un corps ? Ce n’est pas possible. Nous nous sommes des corps on se rend bien compte qu’on ne créé rien du tout. Ce sont des gens qui n’ont pas connu Dieu. Ils ne connaissent pas Allah. Ils n’ont pas connu Allah. Ils se sont imaginés quelque chose, au-dessus de al ^arch, le trône c’est le toit du paradis, ils ont imaginé quelque chose au-dessus du trône et ils se sont mis à l’adorer ils n’ont pas adoré Dieu ils ont adoré quelque chose qui est le fruit de leur imagination. Ils ont adoré quelque chose qui n’existe pas, c’est juste une imagination, ils n’ont pas adoré Allah ta^ala. Voyez comment le chaykh a présenté les wahhabites.
Pour ce qui est des Qoutbites, le groupe de Sayyid Qoutoub, une de leurs caractéristiques c’est qu’ils déclarent mécréants, tous ceux qui ne font pas partie de leur groupe. C’est pour cette raison que ce sont des mécréants, parce qu’ils déclarent mécréant les musulmans. Celui qui déclare un musulman mécréant, il sort de l’islam, eux ils disent que tous ceux qui ne sont pas de leur groupe ce sont des mécréants. Dans leur croyance, leur doctrine, il y a un autre égarement, parce que Sayyid Qoutoub a considéré que Allah était un corps. Dans ses livres il a écrit : Allah est véritablement partout avec nous. Parce que certains ignorants disent « Allah est partout » mais ils ne comprennent pas que Dieu est diffus comme l’air. Mais lui il a dit « véritablement partout », il a dit véritablement il est partout avec tout un chacun d’entre nous. Il a considéré que Allah était un corps diffus dans le monde avec les créatures, avec les humains, et qu’il se déplace avec eux, et qu’il prend place avec eux là où qu’ils prennent place.
Le troisième groupe Hizb at-tahrir, le chaykh a dit : pour ce qui est de Hizb at-tahrir, ils ont pour croyance que Allah est le créateur de nos corps mais qu’il n’est pas le créateur de nos actes délibérés. C’est quoi les actes délibérés ? Les actes que nous faisons de manière volontaire, ce ne sont pas les actes involontaires. Ils ont ainsi démenti le verset dans sourate az-zoumar qui signifie : « Allah est le créateur de toute chose ». Ils ont contredit le verset de sourate az-zoumar, et l’autre verset : « Allah vous a créé vous ainsi que ce que vous faites » c’est le verset 96 de sourate as-saffat. La règle que an-naçafiy a donné dans son traité de croyance : réfutez les textes, c’est une mécréance. C’est-à-dire quand on dit le texte c’est le Qou’ran ou le hadith. Celui qui dit le contraire, il devient mécréant. Eux ils contredisent clairement les textes, d’autres versets encore ils les contredisent, ils ont contredit le verset de sourate az zoumar, le verset de as saffat 96.
Ils ont contredit également le hadith rapporté par Al Boukhariy que le Messager de Allah quand il revenait d’un pèlerinage, ou qu’il revenait d’une ^oumrah ou qu’il revenait d’une conquête, il disait cette invocation : « Il n’est de Dieu que Dieu Lui seul, Il a réalisé sa promesse, Il accordé la victoire à Son esclave et Il a défait les différentes factions à Lui Seul ». Le mot défait signifie qu’Il a fait qu’ils ont perdu. Pourtant, en apparence c’était les compagnons qui avaient combattu et qui ont défait les mécréants, ça c’est selon l’apparence, mais en réalité qui les a défait ? C’est Allah, c’est pour ça que le Prophète a dit « qui a défait les factions à Lui seul » pourtant selon l’apparence, ce sont les compagnons qui … car en réalité c’est Dieu qui les a défait. Selon l’apparence ils ont eu la victoire mais cette victoire, elle est de la part de Dieu, c’est pour cela qu’il a dit il a défait les factions à lui seul. Il a défait les factions à Lui Seul alors que selon l’apparence, ce sont les compagnons qui ont défait l’ennemi.
Hizb at-tahrir ont mécru aux versets précédemment cités et également, ils ont mécru à ce hadith. Le Chaykh dit qu’il y a une différence, il dit : Hizb at-tahrir, ils n’ont pas manifesté, ils ne se sont pas rendus licites de tuer ceux qui ne font pas partie de leur groupe. Tandis que les deux autres groupes, les wahhabites et le groupe de Sayyid Qoutoub, eux ils autorisent de tuer ceux qui ne font pas partie de leur groupe. Les trois sont des égarés mais à la différence des wahhabites et du groupe de Sayyid Qoutoub, eux ils ne s’autorisent pas de tuer ceux qui ne font pas partie de leur groupe. Les wahhabites considèrent que Dieu est un corps, les qoutoubite sont des mécréant car ils déclarent ceux qui ne font pas partis de leur groupe mécréants et les Hizb at-tahrir ils contredisent les textes
Par ailleurs les wahhabites à cause de l’argent, l’argent de saoudiens, certains qui prétendent la science font leur éloge, ils ont des stratégies pour cela, ils vont voir les imams ils leur disent : on te paye une ^omrah, un pèlerinage, ils proposent des livres, certains de l’argent, un salaire pour propager leur idéologie ou à minima pour ne pas les dénoncer. Certains ignorants te disent : Pourquoi les déclarer mécréants alors qu’ils disent la ilaha illa l-Lah ? Cette parole cela veut dire que Dieu n’est pas un corps. Ce n’est pas parce qu’ils disent « la ilaha illa l-Lah » qu’on les déclare mécréants mais parce qu’ils disent que Dieu est un corps. La réponse à donner à ces gens-là quand ils disent : pourquoi vous les déclarez mécréants, nous leur disons même si ces gens disent « la ilaha illa l-Lah » … notamment les wahhabites ont considéré que Allah était un corps. Et celui qui croit que Allah est un corps, il est mécréant. Tout comme l’a dit Ach-Chafi^iy que Allah l’agréé. Celui qui croit que Dieu est un corps est un mécréant tout comme l’ a dit …. dans son livre… Abou Hanifa a dit également : celui qui dit que Dieu est un corps, il est mécréant.
La parole de Abou Hanifa quelle est-elle dans son livre al fiqhou absat ? il a dit : celui qui dit « je ne sais pas si mon Dieu est au ciel ou sur terre » il est mécréant. Il en est de même pour celui qui dit qu’Il est sur le trône et je ne sais pas si le trône est au ciel ou sur terre, (il est aussi mécréant). En définitive, que veut dire Abou Hanifa ici, il veut dire que celui qui attribue l’endroit à Dieu, il est mécréant. Donc on a dit que celui qui croit que Dieu est un corps il est mécréant, qui a dit ça ? Ach-Chafi^iy et Abou Hanifa, Malik a dit la même chose. Qui a rapporté cela de Malik, Ibnou Hajjar a dit dans son livre Al Manhajou al Qawim : saches que Al Qarafiy et d’autres ont rapporté d’après Ach-Chafi^iy, Malik, Ahmad, Abou Hanifa que Dieu les agréé qu’ils ont dit : ils ont jugé mécréants ceux qui attribuent la direction et le corps à Dieu et ils ont raison en cela.
Ainsi que Ahmad Ibnou Hanbal, cela a été rapporté par l’auteur du livre « Al khisal » c’est un savant hanbalite : il a dit que Ahmad a dit ce qui signifie : « celui qui dit que Allah est un corps pas comme les corps, il devient mécréant ». Parce qu’il n’y a pas de sens à dire « pas comme les corps » du moment qu’il a dit qu’Il était un corps, ça n’a pas de sens. Le fait qu’il dise « pas comme les corps », ne lui est pas utile, cela ne change rien parce que le corps, sa définition c’est ce qui a une longueur, une largeur et une épaisseur. Donc dire que Dieu a une longueur, une largeur et une épaisseur pas comme les autres, c’est de la mécréance, celui qui a des caractéristiques qui ont un début, il a besoin de qui lui a donné ses caractéristiques.
Par ailleurs, les wahhabites déclarent mécréants les croyants, pour eux celui qui dit « Ya Mouhammad » après la mort du Prophète, il devient mécréant. Ils déclarent mécréants les croyants. Or la communauté est unanime sur le caractère autorisé de dire « Ya Mouhammad » durant sa vie sans que ce soit en sa présence, tout comme après sa mort. Mais durant sa vie et en sa présence, Allah l’a interdit après qu’il ait été permis, c’était permis avant puis c’est devenu interdit, c’est à dire que quand quelqu’un était devant le Prophète, il ne disait pas « Ya Mouhammad », c’était permis au début et Allah a abrogé cela. En sa présence, les compagnons ont reçu l’ordre d’appeler le Prophète « Ô Messager de Dieu » au lieu de dire « Ya Mouhammad ». Il y a un verset qui l’a interdit alors qu’auparavant c’était permis. Cela est par honneur pour lui. La manière d’appeler une personne, indique s’il y a un respect ou pas, dans certains pays ils utilisent le surnom, « Oummou untel » ou « Abou untel », pour ne pas l’appeler par son prénom, ou bien ils l’appellent avec un titre comme « hajj ». Dire « Ya Mouhammad » après sa mort c’est permis, sans que ce soit en sa présence de son vivant c’était permis comme l’invocation de l’homme aveugle.
Quand les wahhabites disent que Dieu est un corps pas comme les corps c’est comme s’ils disaient que Allah est une créature pas comme les créatures, les deux sont de la mécréance.
Et après le décès du Prophète, les compagnons disaient « Ya Mouhammad » et la communauté jusqu’à nos jours, continue à dire cela. A l’époque de notre Maître Abou Bakr, vous savez après le décès du Prophète c’est Abou Bakr qui a veillé sur notre communauté, le Prophète l’avait insinué, quand il était malade, il avait demandé à Abou Bakr de diriger la prière. Alors que ^A’icha voulait proposer quelqu’un d’autre. Abou Bakr à son époque, il y avait des tribus arabes qui avaient apostasié, notamment il y a eu une bataille al yamama, beaucoup de récitateurs de Qou’ran avaient tué dans cette bataille. Pour cette bataille de al yamama, Abou Bakr avait envoyé une armée à al yamama, c’est un endroit, parce qu’un partie d’entre eux étaient musulmans et suite au décès du Messager, ils ont mécru, ils ont apostasié. Et d’autres de cette même tribu, étaient déjà mécréants, donc Abou Bakr a envoyé une armée pour combattre les apostats et les mécréants, qui était à la tête de l’armée envoyée ? Khalid Ibnou l-Walid, c’était un fin stratège militaire, mais il est entré en islam deux ou trois ans après le décès du Prophète. Dans la bataille de Ouhoud, il combattait contre les musulmans. Il a dirigé l’armée des musulmans jusqu’à l’époque de notre maitre ^Omar, après ^Omar a mis quelqu’un d’autre à la tête de l’armée, non pas parce qu’il était faible mais parce qu’il craignait que les gens ne disent que quand la bataille était gagnée c’était grâce à Khalid Ibnou l-Walid. Même si ce n’était pas Khalid à la tête de l’armée, les armées musulmanes étaient victorieuses. Et Khalid n’a pas dit : Comment ça il met en place quelqu’un d’autre à ma place ? Khalid ibnou l-Walid est enterré en Syrie, à Houms, quel était son surnom ? Sayfou l-Lah. Donc Abou Bakr avait envoyé une armée et sa tête il avait nommé Khalid, leur deivse c’était « Ya Mouhammada », c’était comme un mot de passe, quand parfois ils se trouvent face à face dans le combat, ils disaient « Ya Mouhammada » c’est une des choses que l’on peut utiliser pour la devise dans une bataille. Donc ça veut dire qu’ils appelaient le Prophète après sa mort, donc si les wahhabites appliquaient leur règle ils diraient que toute l’armée était mécréante ? Ceci est rapporté par les mouhaddith avec la chaîne de transmission. Donc voyez ce que les wahhabites disent et ce qui a été rapporté, les wahhabites ont adopté une autre religion. Donc ce que les wahhabites ont fait c’est qu’ils ont déclaré mécréants les compagnons ainsi que ceux qui les ont suivi. Comment ne les jugerait-on pas mécréants ? Eux ils ont déclaré mécréants les compagnons, celui qui déclare un musulman mécréant sans excuse ou si ce n’est pas valable, il devient mécréant.
La mise en garde contre ces trois groupes est une obligation, et négliger l’accomplissement de cette obligation mène à la perte. Apprenez là cette règle : délaisser l’interdiction de ce qui est blâmable, est un grand péché. A la fin le chaykh a dit : Que Allah accorde des bénédictions grâce à vous, et en vous, et qu’Il fasse que vous soyez de ceux qui œuvrent. Ce cours est fini aussi, on prend un conseil. Le chaykh a dit : Celui qui ordonne le bien, qu’il le fasse convenablement et celui qui interdit le mal, ce qui est blâmable, qu’il le fasse convenablement. Car certains lorsqu’on leur interdit le mal, ils augmentent en mal. Lorsque vous vous adressez à quelque pour lui donner le conseil, faites-le en étant motivé par la compassion envers lui et non pas la volonté de le détruire car il se peut que quelqu’un n’accepte pas le conseil lorsqu’il lui est adressé avec une volonté de le casser (pour lui montrer qu’il est dans l’erreur) mais il accepte si le conseil lui est adressé avec douceur en lui faisant comprendre que l’objectif du conseil c’est la compassion envers lui.
Série le Mariage en Islam (12) : Le divorce
Il est important de connaître les jugements du divorce parce qu’il y a de nombreuses personnes desquelles le divorce a lieu, c’est-à-dire ce sont des personnes qui ont divorcé leurs épouses, mais ils ne se rendent pas compte qu’ils les ont divorcées. Ils continuent alors à vivre avec elles mais dans l’interdit, puisque le lien de mariage a été effacé par le divorce.
C’est un devoir que d’apprendre les lois du mariage et du divorce pour celui qui veut se marier. Ce n’est pas parce qu’il dit “moi je vais me marier”, qu’il n’apprend pas les règles du divorce. Du moment qu’il va se marier, il doit apprendre les lois pour le mariage et les lois pour le divorce également.
Quant à celui qui n’avait pas l’intention de se marier, s’il n’apprend pas les règles du mariage et du divorce en islam, il ne commet pas de péché. L’obligation concerne celui qui veut se marier. Si quelqu’un n’envisage pas de se marier, on ne dit pas que c’est un péché s’il n’apprend pas les lois du mariage et les lois du divorce.
Quant à celui qui envisage de se marier, c’est un devoir pour lui d’apprendre comment a lieu le mariage. Qu’est ce qui fait que le mariage est valable selon la loi de l’islam ? Comme il envisage de se marier, il doit au préalable apprendre. Donc, celui qui n’aura pas appris les règles du mariage et qui va se marier sans avoir appris les règles du mariage, il aura désobéi à Allah soubhanahou wata^ala. Pourquoi ? Parce que s’il n’apprend pas les règles du mariage et qu’il se marie sans avoir appris au préalable les règles du mariage, il se peut qu’il vive dans une relation de vie conjugale en croyant qu’il est couvert par les liens du mariage, alors que le contrat n’est pas valable. Il va vivre dans l’interdit. C’est pour cela que c’est important. Celui qui envisage de se marier doit apprendre quelles sont les lois du mariage.
Par ailleurs, si quelqu’un envisage de se marier et qu’il n’apprend pas les lois du divorce, il se peut que pendant son mariage il provienne de lui une parole. Cela peut être une parole par plaisanterie, cela peut être une parole en état de colère de la part du mari. Et il ne sait pas que cette parole va annuler le mariage. Il reste à vivre d’une vie conjugale et il accumule les péchés. Parce que les liens du mariage ont été annulés à cause de cette parole qu’il a dite, peut-être en plaisantant, peut-être par colère, peut-être par ignorance. Donc, il reste dans la désobéissance à Allah, au point que les péchés vont s’accumuler jusqu’à devenir comme des montagnes.
Celui qui envisage de vivre maritalement, c’est un devoir, c’est un préalable pour lui d’apprendre auparavant les lois du mariage, telles que nous l’a enseignées notre prophète Mouhammad et les lois du divorce.
Dans un hadith rapporté par Abou Dawoud le messager ﷺ a dit
إِنَّ أَبْغَضُ الْحَلَالِ عِنْدَ اللهِ الطَّلَاقُ
Ce qui signifie : « La chose licite que Allah agrée le moins, c’est le divorce. »
Qu’est-ce que cela veut dire ? Cela veut dire que le divorce, dans la plupart des cas, est déconseillé. Il n’y a pas de bien dans le divorce. Il vaut mieux délaisser le divorce.
Dans l’école chafi^ites, si quelqu’un prononce le divorce avec son épouse, sans qu’il n’y ait de raisons légales, c’est quelque chose de déconseillé. Ce n’est pas interdit, mais c’est déconseillé c’est-à-dire qu’il ne se charge pas d’un péché, mais le fait de délaisser cela vaut mieux. Il vaut mieux qu’il délaisse cela.
Mais la femme qui ne fait pas la prière, divorcer d’une telle femme est sounnah. Cela procure des récompenses. Si un homme divorce de sa femme parce qu’elle ne fait pas la prière, il gagne des récompenses. Et dans l’école de l’imam Ahmad, que Allah l’agrée, il a dit que si le divorce a lieu sans raison légale, sans raison valable selon la loi de l’islam, alors ce divorce là est interdit. Que signifie qu’il est interdit ? Cela veut dire que l’homme qui l’a prononcé aura commis un péché. Mais malgré son interdiction, ce divorce est effectif -il a lieu-.
Le divorce est de deux catégories : il y a le divorce sarih -صريح | explicite- et il y a le divorce kinayah -كناية | implicite-.
Le divorce explicite
Quand est-ce qu’on parle de divorce explicite ?
C’est le divroce qui ne requiert pas d’intention, c’est-à-dire que si l’homme dit cette parole, on ne cherche pas s’il avait l’intention de divorcer ou pas. Cette parole, quelle que soit l’intention de l’homme, est considérée comme une parole de divorce.
Le divorce explicite : c’est l’expression de divorce qui implique et qui signifie de manière explicite le divorce. Le divorce a lieu par une telle parole, qu’il ait l’intention de divorcer ou qu’il n’ait pas l’intention de divorcer.
Comment avons-nous su que le divorce peut-être explicite ? Nous avons su que le divorce peut être explicite car il a été souvent mentionné dans le Qour’an et c’est quelque chose de connu dans le sens du divorce.
Il s’agit de 5 termes en arabe qui ont pour sens explicitement le divorce. Il y a le terme at-talaq. C’est un des 5 termes qui sont de manière explicite le divorce.
Le terme at–talaq | الطَّلَاقُ
Le mot talaq a été mentionné dans plusieurs versets du Qour’an, entre autres, sourat Al-Baqara verset 229 :
الطَّلَاقُ مَرَّتَانِ / الأية
Ce qui signifie : “Le divorce après lequel une reprise en mariage est possible est de deux fois.”
Cela veut dire que l’homme peut divorcer une femme une première fois et la reprendre en mariage sans nouveau contrat. Il peut la divorcer une deuxième fois, il peut la reprendre en mariage sans nouveau contrat, c’est-à-dire pendant la période d’attente post-maritale –al-^iddah | العدّ-. Mais la troisième fois, il ne peut pas la reprendre en mariage. Le divorce après lequel il y a reprise en mariage possible est de deux fois. Ça, c’est le verset 229 de sourat Al-Baqarah.
Le verset précédent, 228 de sourat Al-Baqarah :
وَالْمُطَلَّقَاتُ يَتَرَبَّصْنَ بِأَنْفُسِهِنَّ ثَلَاثَةَ قُرُوءٍ / الأية
Ce qui signifie : “Celles qui ont été divorcées attendent avant de pouvoir se remarier 3 périodes.”
Justement, c’est la force de la langue arabe, “القُرُوء”a un sens et le sens contraire. Le mot “القُرُوء”peut avoir le sens de la période des menstrues et le mot “القُرُوء” peut aussi avoir le sens de la période de pureté. Ici, ce sont trois périodes intermenstruelles, trois périodes de pureté.
C’est ça la période d’attente d’une femme après avoir éte divorcée, si c’est une femme qui peut avoir des menstrues. Pour les autres cas, on les verra إن شاء الله.
Le verset 237 de sourat Al-Baqara :
وَإِنْ طَلَّقْتُمُوهُنَّ مِنْ قَبْلِ أَنْ تَمَسُّوهُنَّ وَقَدْ فَرَضْتُمْ لَهُنَّ فَرِيضَةً / الأية
Ce qui signifie : “Si vous les avez divorcés avant d’avoir consommé et que vous leur aviez déjà promis une dot.”
Enfin, le verset 1 de sourat At-talaq. Il y a une sourat qui porte ce nom, sourat At-talaq, la sourat du divorce.
Allah dit :
يَا أَيُّهَا النَّبِيُّ إِذَا طَلَّقْتُمُ النِّسَاءَ / الأية
Ce qui signifie : “Ô vous le prophète lorsque vous divorcez les femmes.”
Ici, pourquoi on cite ces versets car dans ces versets il y a la mention du terme at-talaq en arabe, qui veut dire le divorce. C’est juste pour citer que parmi les 5 termes indiquent un divorce de manière explicite, il y a le mot at–talaq.
Les termes al-firaq et as-sarah | الفراق و السراح
Il y a les mots al-firaq et sarah qui sont parvenus dans la loi et ont été souvent mentionnés dans le Qour’an dans le sens du divorce, dans le sens de at–talaq.
Dans sourat At-talaq verset 2 :
أَوْ فَارِقُوهُنَّ بِمَعْرُوفٍ / الأية
Ce qui signifie : “Ou quittez-les mais dans de bonnes conditions.”
Il y a le mot firaq ici, le fait de séparer ou quitter. C’est ça le sens de firaq ici, c’est-à-dire séparation. C’est une première preuve dans le Qour’an du mot al-firaq.
Sourat An-Nisa’ verset 130 :
وَإِنْ يَتَفَرَّقَا يُغْنِ اللَّهُ كُلًّا مِنْ سَعَتِهِ / الأية
Ce qui signifie : “S’ils se séparent, chacun Allah ta^ala lui accorde de ses grâces.”
Là aussi al-firaq c’est dans le sens de la séparation.
Sourat Al-Ahzab verset 49 :
وَسَرِّحُوهُنَّ سَرَاحًا جَمِيلً / الأية
Ce qui signifie : “Libérez-les d’une belle libération.”
As-sarah ici c’est libération.
Et dans sourat Al-Ahzab verset 28
فَتَعَالَيْنَ أُمَتِّعْكُنَّ وَأُسَرِّحْكُنَّ / الأية
Ce qui signifie : “Je vous donne la mout^a et je vous donne le sarah -la séparation-.”
Et lorsque le prophète a été interrogé à propos du 3e divorce, il a cité le verset 229 de sourat Al-Baqara
أَوْ تَسْرِيحٌ بِإِحْسَانٍ / الأية
Qui signifie : “Ou une libération dans de bonnes conditions.”
[Rapporté par Ad-Daraqoutniyy]
Le terme al-khoul^ et ce qui est offert pour le khoul^ | الخلع و المفاداة من الخلع
Troisième mot : Al-khoul^ et ce qui est offert pour le khoul^. Comme s’il lui dit “libère-toi du mariage pour tel montant.”. Et elle dit “je me libère par cette contrepartie là.”
Selon certains, c’est considéré comme un divorce explicite. On a vu que le khoul^ est une séparation moyennant une contrepartie. Il lui dit “si tu veux te libérer du mariage, offre tel montant et tu es libérée” et elle répond “j’accepte, je me libère pour ce montant”. On a vu dans les cours précédents que le khoul^ est une séparation moyennant contrepartie. Par exemple, il lui dit “libère toi du mariage pour 1000€” et elle lui dit “oui, je me libère du mariage pour 1000€”. Donc là, selon certains, c’est un divorce.
Le terme na^am | نعم
Quatrième mot : c’est la réponse “oui” à la question s’il divorce maintenant son épouse.
Si on lui demande : “tu la divorce maintenant ?” et qu’il dit “Oui”, alors c’est compté comme les 4 paroles précédentes.
Mais si quelqu’un répond “oui” à la question “Est-ce que tu as divorcé ta femme ?” : S’il répond “oui”, cela n’est pas compté comme un nouveau divorce. C’est une information d’un événement qui s’est produit dans le passé. Donc, on ne peut pas dire qu’il est en train de prononcer un second divorce.
Si quelqu’un répond “oui”, mais on n’a pas su. Est-ce que quand il a dit “Oui”, ça veut dire “oui je l’ai divorcée” ou bien “Oui je la divorce”. Si on n’a pas su, alors on considère qu’il a dit “oui je l’ai divorcée”, c’est-à-dire par le passé, sauf si lui-même dit “non, je visais que je la divorce maintenant encore.”
Tout ce que nous sommes en train de voir ici, c’est par rapport au divorce explicite -صريح | sarih-.
Le divorce non explicite
Le talaq non explicite, n’est considéré comme un divorce que s’il y a l’intention. Quand le divorce est avec un de ses termes explicite, l’intention n’est pas prise en compte. Mais si le divorce est non explicite, alors il est compté comme divorce, uniquement si celui qui a dit la parole non explicite avait l’intention de divorcer.
Ce qui n’est pas explicite, c’est un terme qui a plusieurs sens. Comme s’il lui dit “tu es khaliyyah”, c’est-à-dire “tu es libérée de moi” ou bien “bariyyah”, c’est-à-dire “tu n’as plus droit à la charge d’un mari sur toi”. Or, une femme n’a plus le droit à la charge de son mari que si elle est divorcée. Ou il lui dit “tu es ba’in”, c’est-à-dire “séparée”. C’est aussi un divorce non explicite. Ou il dit “tu es battatoun”, c’est-à-dire “tu es coupée”, “batta” c’est définitif, “batt” c’est-à-dire “tu n’es plus liée”. Ou il lui dit “tu es batlah”, qui veut dire “sans mari, tu n’es pas liée à un mari”.
Justement Maryam, la mère de ^Iça عليه السلام, a été surnommée al-batoul car elle n’est pas liée à des hommes.
Ou s’il dit “i^taddi” c’est-à-dire “Prépare-toi pour la période d’attente post-maritale.” Cela indique la séparation. Dans ce cas là, on l’interroge, on lui dit “est-ce que tu as voulu divorcer quand tu lui dit » prépare-toi pour la période d’attente ou tu n’as pas ?”.”
S’il dit “oui, j’ai voulu le divorce”, alors c’est compté comme un divorce. Les savants ont détaillé ces termes qui ne sont pas explicites.
De même, s’il dit à sa femme “sors”. Ça, c’est une parole non explicite. Donc, s’il dit à sa femme “sors de la maison”, là on l’interroge : est-ce que s’il a voulu par “sors de la maison” le divorce, alors c’est compté comme un divorce. S’il n’avait pas visé le divorce, alors ce n’est pas compté comme un divorce.
Ou s’il lui dit : “couvre-toi” ou “je n’ai plus besoin de toi” ou “débrouille toi” ou “salam à toi”. Ces termes admettent le divorce et autre que le divorce et ce sont des possibilités proches.
Toutes ces expressions sont des expressions non explicites. Elles admettent le sens du divorce et elles admettent un sens qui n’est pas le divorce. Ca n’est pas compté comme un divorce, sauf si celui qui les a dit avait l’intention de divorcer.
Quand il lui dit “salam à toi”. Cela admet qu’il est juste en train de la saluer, il lui passe le salam et cela admet aussi “moi je ne veux plus de toi”, c’est-à-dire, tu peux partir.
Si quelqu’un a utilisé une expression explicite de divorce, alors le divorce a lieu qu’il ait eu l’intention de divorcer ou qu’il n’ait pas eu l’intention de divorcer. Même s’il dit, “mais moi je plaisantais”, cela est compté comme un divorce. Même s’il dit “moi j’étais en colère”, cela est compté comme un divorce.
Et s’il a utilisé une expression autre qu’une expression explicite comme s’il dit “va t’en” ou “je ne veux plus de toi”, ce n’est pas une expression explicite. Cela est compté comme un divorce, si lui avait l’intention de divorcer et que l’intention était présente avec le début de la parole qu’il dit. Quand il commence à dire cette parole, il avait l’intention de divorcer. Ce n’est pas qu’il voulait juste qu’elle sorte de la maison et au milieu de la parole, il s’est dit “tiens je vais la divorcer”. Non.
Le divorce peut être triple et il peut être triple prononcé en une seule fois, ou il peut être triple lorsqu’il est prononcé en plusieurs fois. Il arrive qu’un divorce soit triple et prononcé une seule fois et il arrive que le divorce soit triple mais prononcé en plusieurs fois.
L’auteur que Dieu lui fasse miséricorde, a dit : le divorce, s’il est triple, mais prononcé en une seule fois ou en étant séparé. Comme s’il a dit par exemple “tu es divorcée” et il avait l’intention que ce soit un divorce triple. Alors, la femme ne lui est pas licite, jusqu’à ce que cette femme épouse quelqu’un d’autre, après une période d’attente post-maritale, suite à ce premier mari et une période d’attente post-maritale suite au deuxième. Le premier ne pourra l’épouser à nouveau qu’après qu’elle ait fini sa période d’attente post-maritale avec lui, qu’elle se marie avec un autre homme qui consomme le contrat de mariage, qu’il veuille la divorcer et que la période d’attente post-maritale avec ce second s’achève. C’est après cela que le premier peut à nouveau faire un contrat de mariage avec elle. Celui qui dit à son épouse, tu es divorcée 3 fois, alors elle est divorcée 3 fois.
Si un mari dit à sa femme “tu es divorcée”, “tu es divorcée”, “tu es divorcée”, donc il a répété la phrase 3 fois. Et son intention n’était pas d’insister sur l’unique divorce, alors c’est compté comme un divorce triple. Que veut dire insister sur le premier divorce ? Comme si par exemple une maman s’énerve contre son enfant, elle lui dit “non mange mange mange”. Ça ne veut pas dire mange 3 fois. Elle, elle veut dire pour insister sur cette fois-ci. Si lui n’a pas dit dans le sens d’insister sur le premier, alors c’est compté 3 fois.
Si par contre, il avait l’intention d’insister sur l’unique divorce qui est le premier, c’est-à-dire qu’il a répété une première fois, une deuxième fois, puis une troisième fois pour insister sur le premier. Alors, dans ce cas là, ce n’est pas compté comme un divorce triple. Mais cela est considéré comme un unique divorce.
L’auteur, que Dieu lui fasse miséricorde, a dit : Le signe que fait un muet est valide. Cela signifie que le signe tient lieu de sa prononciation, pour tous les contrats et les jugements y compris le mariage.
Nous allons donner un exemple qui illustre : il est muet et il entend ou il comprend quand on lui parle. On lui a dit “divorces ta femme” Et il a fait comme ça 3 fois. C’est compté comme un divorce explicite.
Par ailleurs, si le signe que le muet fait est un signe que comprend tout un chacun, alors c’est considéré comme un divorce explicite. Mais si le signe est compris uniquement par ceux qui sont perspicaces, alors c’est considéré comme un divorce non explicite. Il est considéré comme divorce s’il a l’intention de divorcer.
Si c’est quelqu’un qui n’est pas muet, il est capable de parler, et il fait un signe. Par exemple la femme lui a dit “divorce moi” et lui fait un signe de la main, par exemple, “va t’en -avec la main-”, alors ce n’est pas compté comme un divorce. S’il est capable de parler, on ne prend pas en compte ce qu’il fait comme signe.
Si quelqu’un dit à sa femme “je t’ai divorcée” ou “ma femme est divorcée”, cette expression est explicite et ne nécessite pas d’intention. S’il dit une parole qui est explicite, on ne lui demande pas “est-ce que tu avais l’intention de divorcer quand tu as dit cette parole ou tu n’avais pas l’intention de divorcer?”.
Si quelqu’un dit “je divorce ma femme” ou “ma femme est divorcée”, le divorce a lieu, il est effectif. Par contre, s’il s’est dit dans son coeur “ma femme est divorcée”, mais il n’a rien prononcé, alors il n’y a pas de divorce. Ou s’il s’est décidé dans son coeur de divorcer sa femme, puis après cela, il ne l’a pas divorcée, alors le divorce n’a pas lieu. Si il avait l’intention de la divorcer, mais qu’il n’a rien prononcé par sa langue, alors le divorce n’a pas lieu. Et le divorce est effectif, que ce soit en présence de sa femme ou en son absence. Le divorce en présence de son épouse a lieu, comme si en sa présence il lui dit “tu es divorcée”; dans ce cas, le divorce a lieu. Ou si c’est en son absence, il se dit “ma femme est divorcée”, alors le divorce est effectif.
Dans le Qour’an, Allah ta^ala dit ce qui signifie : “Le jour où l’homme va fuir son propre frère, sa propre mère, son propre père, sa compagne et ses enfants, au jour du jugement l’homme va fuir de ceux qui ont un droit sur lui. Si sa mère a un droit sur lui, il va la fuir. Et si son père a un droit sur lui, il va le fuir. Mais s’il n’a pas été injuste envers eux et qu’ils n’avaient pas de droit sur lui, alors, il ne va pas les fuir. Mais si c’était lui qui avait un droit sur eux, alors eux vont le fuir.”
Le jour du jugement est un jour éminent. Les gens aujourd’hui, ils sont amis, ils s’entraident pour la plupart pour les péchés. Rare parmi les musulmans à notre époque ceux qui ne s’entraident pas avec sa famille et autre pour désobéir à Dieu. Très peu sont ceux qui ne s’entraident pas pour la désobéissance et cela ce sont ceux que Dieu agrée. Par contre, ceux qui s’entraident dans le bas monde avec leur famille, ou avec autre que leur famille, pour la désobéissance à Allah, seront des ennemis au jour du jugement.
A partir de maintenant, que l’homme réfléchisse. La mère réfléchit, le père réfléchit, le frère réfléchit à propos de l’au-delà, afin qu’ils ne regrettent pas au jour du jugement.
Pourquoi ? Pour qu’ils ne le regrettent pas au jour du jugement. Pour ne pas qu’ils se disent “pourquoi j’ai aidé untel?”, “pourquoi j’ai aidé mon fils pour commettre la désobéissance?”. Ils se disent, pourquoi j’ai aidé mon fils pour la désobéissance à Dieu et le mal, mais arriver avant même que vous le regrettiez. Avant de regretter, au jour du jugement, que les gens fassent le repentir. Avant de regretter, à partir de maintenant que les gens pensent de l’au-delà. Qu’ils cessent d’aider leur fils, qu’ils cessent d’aider leur frère, qu’ils cessent d’aider leurs sœurs et autres proches parents, qu’ils cessent de les aider sur la désobéissance à Dieu.
Pour cela, dès lors que la personne veut se marier, elle devra apprendre les lois du mariage et les lois du divorce en une seule fois. Parce qu’il se peut qu’ils se marient juste après avoir appris les conditions du mariage. Puis, pour soi-disant plaisanter avec son épouse, il lui dit “tu es divorcée”. Mais lui ne considère pas cela comme un divorce. Il ne considère pas qu’il l’a divorcée, il continue à vivre maritalement avec elle, dans l’interdit. Et il est mené à sa propre perte.
Beaucoup de gens ignorent cela -ils ignorent que le divorce a lieu même si c’est par plaisanterie-. Ils prononcent la parole de divorce, puis ils continuent de vivre avec leurs épouses, alors qu’ils ont prononcé un divorce triple en une seule fois. Ils pensent que c’est un seul divorce, alors qu’ils ont prononcé un divorce triple. Ils croient qu’il leur est possible de reprendre leurs femmes avant que ne s’écoule une période d’attente post-maritale. Ils pensent que c’est possible sans nouveau contrat de mariage. Ils pensent qu’après l’écoulement de la période d’attente post-maritale, ils leur suffit juste de renouveler le contrat, alors qu’ils ont divorcé 3 fois. Ils continuent à vivre avec leurs épouses dans l’interdit.
Il n’y a pas de différence entre le divorce, entre le fait qu’il soit dépourvu de condition -non conditionné- et le fait que ce soit un divorce conditionné par l’arrivée de quelque chose. Dire qu’un divorce n’est pas conditionné, c’est par exemple qu’il dit “mon épouse est divorcée” ou il dit “tu es divorcée” à son épouse. Et donc le divorce qui dépend de quelque chose, c’est-à-dire, qu’il fait dépendre le divorce par l’arrivée d’un événement. S’il dit “tu es divorcée” si tu entre chez untel, ou il dit “tu es divorcée si tu fais telle chose”, si elle est allée chez untel ou qu’elle a fait telle chose, alors le divorce est effectif. Ceci est un divorce conditionné. S’il dit à sa femme “si tu vas chez unetelle tu es divorcée 3 fois et qu’elle va chez unetelle”, c’est compté comme étant un divorce triple. La femme devient interdite en mariage pour lui, il ne pourra l’épouser que si elle se marie avec un autre homme que lui.
Il n’est pas permis d’annuler le jugement du divorce triple. On ne peut pas dire qu’il n’y a pas de divorce triple.
Il n’y a pas de considération à accorder à Ahmad Ibnou Taymiyah, par un avis par lequel il a contredit l’unanimité. Il a prétendu que le divorce conditionné, il n’a pas lieu si la personne expie ce qu’elle a dit. Il a considéré le divorce conditionné comme celui qui jure de faire une chose et ne la fait pas. Donc, il a dit “jusqu’à ce qu’il expie ce qu’il a juré”.
Il a prétendu que celui qui divorce par 3 fois peut reprendre son épouse et il ne devra que donner la kaffarah de celui qui a juré qu’il n’a pas tenu sa parole -kaffaratoul yamin-.
Comme quelqu’un qui a juré et qu’il n’a pas tenu parole. Il y a un choix entre 3 choses. S’il ne peut aucune des 3, il passe à la deuxième.
Ces 3 choses sont :
- l’affranchissement d’un esclave,
- nourrit 10 pauvres
- donne de quoi s’habiller à 10 pauvres.
S’il ne peut aucune des trois, on passe à la deuxième qui est de jeûner 3 jours.
Ibnou Taymiyah a dit c’est comme celui qui a juré et n’a pas tenu sa parole. Cet avis de Ibnou Taymiyah est contraire à l’unanimité des savants. Qui a rapporté l’unanimité à ce sujet ? C’est le faqih, le mouhaddith, le hafidh, digne de confiance, l’illustre Mouhammad fils de Nasr Al-Marwaziyy et un certain nombre d’autres que lui.
Ibnou Taymiyah a dit que le divorce n’a pas lieu si ce de quoi il dépendait s’est réalisé.
Il a dit : il devra simplement donner une expiation comme s’il avait juré et qu’il n’a pas tenu sa parole.Personne avant lui, parmi les musulmans, n’a dit qu’il était suffisant de faire une expiation. Et cet avis qu’il a donné est resté appliqué une longue période. Beaucoup d’ignorants l’ont suivi en cela. Et la situation s’est aggravée.
Il a été rapporté qu’il y a eu un grand nombre de personnes parmi les gens du commun qui l’ont suivi en cela.
Tafsir an-Nasafiyy : sourate al-Baqarah versets 187 à 213
Verset 187 : au début, concernant le jeûne, lorsque le soleil se couchait, il était permis à l’homme qui faisait le jeûne de manger, de boire et d’avoir un rapport. C’était permis jusqu’à ce qu’il fasse la deuxième prière de la nuit (la prière de al-^ichaa’) et après cela, il ne pouvait plus ni boire, ni manger ni avoir de rapport jusqu’à la nuit suivante. Et il est arrivé que ^Oumar que Dieu l’agrée, a eu un rapport avec son épouse après la prière de ^ichaa’. Quand il a fait le ghousl, il s’est mis à pleurer et à se blâmer. Il est allé voir le Prophète ^alayhi S-Salaat wa s-salaam et l’a informé de ce qu’il avait fait. Le Prophète lui a dit : « tu n’aurais pas dû faire cela ». Et c’est ainsi qu’a été révélé le verset 187 qui a abrogé ce qui était auparavant. C’est-à-dire lorsque c’est la nuit du jeûne et après la prière de ^ichaa’, il vous est permis d’avoir un rapport avec vos femmes.
Le mot « rafth » a été utilisé pour indiquer le fait d’avoir un rapport avec son épouse et ce terme n’est pas aussi beau qu’un autre terme. C’était pour leur expliquer que ce qu’ils considéraient comme quelque chose de mauvais, le fait de boire, ou manger ou avoir un rapport, après s’être endormis, même si c’était encore la nuit, cette chose était licite à présent. S’ils voulaient manger ou boire ou avoir un rapport, c’était avant de dormir. Puis ce jugement a été abrogé.
Elles sont comme un vêtement pour vous et vous êtes comme un vêtement pour elles. Quand l’homme et la femme se serrent l’un contre l’autre, l’un est comme un vêtement pour l’autre. Le vêtement, quand on le porte, il colle à la poitrine, au cou, au ventre. Et il a été dit que le mot « vêtement » ici est au sens figuré parce que, de la même façon qu’un vêtement te cache, le fait d’avoir un rapport avec son épouse empêche de tomber dans l’interdit. C’est quelque chose qui protège de l’interdit. Et c’est une explication de ce qui vient avant. S’il y a entre vos épouses et vous ce contact, alors vous allez peu patienter avec elles et c’est difficile pour vous de les éviter. C’est pour cela que Dieu vous a autorisé d’avoir un rapport avec elles la nuit qui précède le jeûne.
Allaah sait que vous avez été injustes envers vous-mêmes, vous avez trahi : c’est pour montrer la gravité de ce qui a été fait.
Allaah a accepté votre repentir ; le fait que vous ayez regretté de faire ce que Dieu vous avait interdit.
Et Il vous a excusé ce que vous avez fait avant d’avoir reçu l’autorisation.
Maintenant vous pouvez avoir un rapport avec elles. C’est-à-dire la nuit qui précède le jeûne. Ici c’est à l’impératif pour indiquer l’autorisation et non pas l’ordre de faire cela. Le verbe est « baachirouuhounna » : « baachara » a la même racine que « al-bacharah » qui signifie la peau. Baachara signifie « ayez un rapport avec vos femmes la nuit qui précède le jeûne ». Et c’est un ordre qui indique le caractère autorisé. Et le rapport a été appelé « moubaacharah » parce que les peaux du mari et de la femme se collent. Et le mot « moubaacharah » peut avoir le sens de se serrer l’un contre l’autre.
Notre chaykh a dit : un de ces docteurs qui prétendent avoir appris alors qu’ils n’ont pas appris a expliqué le Hadiith de ^Aa’ichah qui disait : « le messager de Dieu Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam me serrait contre lui peau contre peau, alors qu’il faisait le jeûne ». Et elle a utilisé le terme « baachara ». Ceci pour enseigner aux gens ce qu’il est licite de faire ou pas : et ce n’est pas un manque de pudeur. Mais cet homme ignorant a expliqué ce terme par un rapport : comme si le Prophète, alors qu’il faisait le jeûne, aurait eu un rapport avec ^Aa’ichah. Et c’est interdit de faire cela. Et cela, parce que cet homme n’a pas su quel était le sens de « moubaacharah ». Cela est la caractéristique de celui qui n’apprend pas la science.
Et recherchez ce que Dieu vous a destiné. C’est-à-dire « ayez un rapport avec vos femmes pour rechercher ce que Dieu vous a prédestiné et ce qu’Il a confirmé dans la Table Préservée, c’est-à-dire l’enfant que vous pourrez avoir suite à ce rapport. C’est-à-dire « ne faites pas le rapport uniquement pour assouvir le désir mais pour rechercher ce pour quoi Dieu a autorisé le mariage, à savoir de vous reproduire, pour que vous ayez une descendance ».
Ou une autre explication : quand vous faites le rapport, faites-le dans l’endroit que Dieu vous a autorisé et pas dans un autre endroit. Ne faites pas la sodomie.
Et vous pouvez manger et boire jusqu’à ce que le trait blanc vous apparaisse. Dès que l’aube apparait, c’est comme un fil blanc c’est-à-dire un trait transversal qui apparait à l’horizon est. Jusqu’à ce que vous puissiez faire la distinction entre le trait blanc et le trait noir. Le trait noir indique la nuit et le trait blanc indique l’aube. Ici l’auteur a juste expliqué le trait blanc de l’aube, il n’a pas dit le trait noir de quoi, parce qu’il suffit d’expliquer l’un des deux et l’autre est déduit. Autre explication : il y a le mot « min » qui signifie « parmi » ou « de » : c’est pour dire que c’est un trait blanc qui est une partie de l’aube et l’aube va s’élargir encore plus. Il va expliquer la construction de la phrase dans la langue : s’il s’était limité au trait blanc, ça serait juste un sens figuré. Car en réalité ce n’est pas un trait blanc mais il s’agit d’une lueur blanche. La blancheur que l’on voit est fine et longue comme un trait. Du fait qu’il est rajouté « min al-fajr », ça devient une comparaison.
Un compagnon qui s’appelle ^Adiil fils de Haatim a dit : « j’ai pris deux cordes avec lesquelles on attache le chameau (un fil épais) une blanche et une noire et je les ai mises sur mon oreiller et j’ai essayé de distinguer entre les deux mais je ne voyais pas de différence car c’était la nuit. J’en ai parlé au Prophète ^alayhi S-Salaat wa s-salaam qui m’a dit : « tu es quelqu’un de naïf. Ce qui est cité dans le verset ce n’est pas que tu prennes un fil blanc et un fil noir mais il s’agit de la blancheur de l’aube et de la noirceur de la nuit. »
Poursuivez le jeûne jusqu’à la nuit. C’est-à-dire qu’une fois que l’aube s’est levée, poursuivez le jeûne jusqu’à la nuit. Cela signifie : tout d’abord, cessez ces choses-là, que vous pouviez faire la nuit. Maintenant que l’aube est arrivée, vous devez ne plus les faire. An-Naçafiyy est hanafite, il va donc déduire certains jugements selon l’école de jurisprudence hanafite. Il a dit que ceci est une preuve qu’on peut mettre l’intention dans la journée pour jeûner ramaDaan : si quelqu’un n’a pas mis l’intention de jeûner pendant la nuit, il peut la mettre après l’aube.
Deuxièmement : cela veut dire qu’il est permis de retarder le ghousl jusqu’à l’aube.
Troisièmement : c’est interdit d’enchaîner deux jours de jeûne consécutivement.
Quatrièmement : celui qui a mangé ou bu se charge d’une expiation.
Le fait d’être jounoub n’empêche pas la validité du jeûne.
Et n’ayez pas de rapport avec elles lorsque vous êtes en i^tikaaf dans la mosquée. Al-i^tikaaf est un acte d’adoration qui consiste, une fois qu’on se trouve dans la mosquée, à mettre l’intention de rester dans cette mosquée pendant un certain temps, même s’il est très court : cela fait gagner des récompenses. Et il est recommandé de faire al-i^tikaaf les dix dernières nuits de ramaDaan. Ce verset est une preuve que l’i^tikaaf ne peut avoir lieu que dans une mosquée.
Ces jugements qui vous ont été indiqués sont des limites que Dieu a fixées, c’est-à-dire que ce sont des jugements bien précis que Dieu vous a prescrits.
Ne vous en rapprochez pas, c’est-à-dire ne contredisez pas ce que Dieu vous a ordonné et ne modifiez pas ce que Dieu vous a ordonné. Donc ne vous rapprochez pas de ces limites que ce soit en les modifiant ou en les contredisant.
Ainsi Allaah indique Sa Loi pour des gens, puissent-ils éviter les interdits. C’est ainsi que Dieu indique aux gens Ses jugements, puissent-ils se préserver des péchés.
Verset 188 : ne consommez pas vos biens les uns les autres injustement. C’est-à-dire : ne prenez pas vos biens les uns les autres d’une manière que Dieu n’a pas rendu licite.
Et ne vous en remettez pas systématiquement aux juges. N’agissez pas de façon à ce que vous deviez passer devant un tribunal
Ne prenez pas les biens des gens en vous appuyant sur un jugement basé sur un faux témoignage. Ce verset interdit d’agir ainsi, d’aller consulter un juge pour prendre les biens des gens, en s’appuyant sur un faux témoignage ou bien en s’appuyant sur des gens qui jurent mensongèrement ou bien pour obtenir un règlement à l’amiable, alors que celui en faveur de qui le jugement a été prononcé est un injuste.
Le Prophète ^alayhi S-Salaat wa s-salaam a dit à deux personnes qui étaient venues se plaindre à lui et qui demandaient son arbitrage, il leur a dit ce qui signifie : « je ne suis qu’un humain et vous êtes en train de m’exposer votre différend et il se peut que l’un d’entre vous maquille sa preuve et que je prononce la sentence en sa faveur, conformément à ce que j’ai entendu de lui. Celui en faveur de qui j’ai émis un jugement (de prélever du bien de son frère), alors qu’il ne prenne rien de ce que j’ai jugé ». Parce qu’en réalité, c’est du feu qu’il est en train de manger. Si le Prophète juge en faveur de quelqu’un mais qu’en réalité, ce n’est pas son droit, qu’il ne prenne rien du tout, parce que c’est comme s’il lui donnait un bout de feu. Rapporté par Abouu Daawouud et Ad-DaraaQoutniyy. C’est alors que tous les deux se sont mis à pleurer et chacun des deux a dit : le droit que j’ai, je te le concède, mon frère. Il se peut que l’un des deux soit plus apte à développer un argument que l’autre. Il a été dit que le sens du verset est : vous donnez une partie de vos biens au juge pour le soudoyer, pour qu’il prononce le jugement en votre faveur.
Alors que vous le savez. Vous savez que vous êtes dans le faux. An-Naçafiyy a dit que commettre un péché tout en sachant que c’est un péché, c’est un acte plus laid encore, que celui qui commet un péché alors qu’il ne savait pas que c’était un péché. Le premier mérite plus d’être blâmé que le second, même si celui-ci se devait d’apprendre le jugement.
Mou^aadh ibnou Jabal a posé la question au prophète ^alayhi S-Salaat wa s-salaam : « ô messager d’Allaah, pourquoi donc le croissant de lune est tout fin, comme un fil, puis il augmente en taille jusqu’à devenir la pleine lune, puis il va diminuer à nouveau jusqu’à devenir comme un fil ? Pourquoi ce n’est pas comme le soleil ? » Il n’y a pas de croissant de soleil. C’est ainsi que la parole d’Allah a été révélée, qui signifie :
Verset 189 : Ils t’interrogent à propos des croissants lunaires. Il a été appelé « hilaal » c’est-à-dire « croissant » parce que les gens lèvent la voix (du verbe hallala) quand ils le voient.
Sache que c’est un moyen de détermination des temps pour les gens et pour faire le pèlerinage. C’est-à-dire que c’est un des signes par lequel les gens comptent le temps pour leurs plantations, pour leur commerce, pour les dates d’échéance de leurs dettes, pour leurs jeûnes, la période d’attente post-maritale de leur femme, les périodes des menstrues des femmes, la période de la grossesse, les temps importants du pèlerinage et ainsi de suite.
Certains partisans de Médine, quand ils entraient en rituel de pèlerinage ou de ^oumrah, aucun d’entre eux n’entrait dans un champ ni dans une maison ni dans une ferme, par la porte. Si c’est quelqu’un qui était de la campagne, il faisait un trou dans une partie de sa maison pour rentrer et sortir. Et si c’était quelqu’un qui habitait dans des tentes faites habituellement à partir de la laine de chameau, il sortait et entrait par derrière et non plus par devant. Alors a été révélé la suite du verset :
Ce n’est pas le plus important que vous évitiez d’entrer par la porte mais ce qui compte, c’est la bienfaisance de quelqu’un qui craint Dieu et qui évite ce que Dieu a interdit.
C’est comme si la réponse était à propos des croissants indiquant le début des mois lunaires. Quelle était la sagesse qu’au début du mois, le croissant est tout fin et qu’au milieu du mois, c’est la pleine lune ? Alors que le soleil a toujours la même taille tout le long du mois ? Il est connu que tout ce que Dieu fait est selon une sagesse. C’est comme s’il leur dit : sachez que tout est selon une sagesse et laissez la question à propos de ce sujet. Regardez : vous, vous faites une chose qui est dépourvue de sagesse et vous pensiez que c’est quelque chose de bien. C’est cela le lien avec les versets qui ont précédé.
Il se peut que ce verset soit au titre de l’istiTraaD puisqu’il s’agit des versets indiquant le temps du pèlerinage. Les mois lunaires indiquent des temps et le pèlerinage est à faire à certains moments des mois parce que c’était parmi leurs actes de faire le pèlerinage. Et l’istiTraaD est une figure de style utilisée par les savants hors de son contexte parce qu’il y a un élément qui permet d’introduire ce sujet. (En français, alors qu’on parle d’un sujet, on cite une parole qui, en apparence, n’a pas de lien direct avec ce dont on parle, alors on dit pour l’introduire « entre parenthèses » puis on revient au premier sujet).
Il se peut aussi que ce soit là juste un exemple qu’il donne à propos de leur question sur le croissant lunaire. C’est comme celui qui laisse la porte d’entrée principale de sa maison et il rentre par une porte dérobée. Ce qu’il convient de faire, ce n’est pas de poser des questions inutiles mais la bienfaisance et la bienséance consiste à se préserver de poser pareille question.
Et entrez dans les maisons par leur porte principale. C’est-à-dire : traitez les sujets de la manière par laquelle il faut les traiter et ne les traitez pas à l’envers.
Ou alors : vous devez avoir pour certitude et pour croyance que tout ce que Dieu fait est selon une sagesse et que cela est correct, sans qu’il ne parvienne un quelconque doute ou une confusion ou objection, afin de ne pas poser de question à ce sujet, en raison de ce que la question peut sous-entendre de remise en cause suite au doute. Tout comme Dieu dit dans le Qour’aan ce qui signifie : « Il n’est pas interrogé sur ce qu’Il fait alors qu’eux, le seront ».
Et faites preuve de piété à l’égard de Dieu : dans ce qu’Il vous a ordonné de faire et ce qu’Il vous a interdit de faire.
Puissiez-vous réussir : afin de gagner la félicité éternelle.
Verset 190 : et combattez dans la voie que Dieu agrée : le combat dans la voie que Dieu agrée, c’est pour élever la parole de Dieu et pour donner la gloire à la religion.
Ceux qui vous combattent : c’est-à-dire ceux qui se mesurent à vous et pas ceux qui se sont repliés sur eux-mêmes
Et ce verset a été abrogé par un autre verset qui signifie : et combattez les associateurs dans leur totalité.
Et il a été dit que c’était le premier verset à avoir été révélé à propos du combat et le Messager d’Allaah Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam combattait ceux qui combattaient et n’attaquait pas ceux qui ne combattaient pas.
An -Naçafiyy a dit : combattez ceux qui peuvent vous combattre et ne combattez pas ceux qui ne peuvent pas vous combattre comme les vieillards, les enfants et les femmes.
Et ne soyez pas injustes, certes Allaah n’agrée pas ceux qui sont injustes.
Verset 191 : et combattez-les où que vous les trouviez. C’est une autorisation qui vous est donnée de combattre ceux qui vous ont amené à quitter La Mecque.
Et la fitnah est plus grave que l’assassinat. Ce verset, certains se sont trompés pour le comprendre parce que généralement, le mot « fitnah » est utilisé pour indiquer la zizanie, la discorde. Or ce verset ne veut pas dire que semer la discorde est plus grave que de tuer. Ce verset signifie que l’attribution d’un associé à Dieu, c’est-à-dire la mécréance, elle, est plus grave que de tuer. Donc le mot « fitnah » ici, signifie attribuer un associé à Dieu. Ce verset signifie : votre mécréance est plus grave que le fait de tuer, car la mécréance est le plus grand des crimes et le plus laid des crimes selon le jugement de Dieu. Il n’y a pas de crime qui soit plus grave que la mécréance, que ce soit une mécréance par attribution d’un associé à Dieu ou une mécréance sans attribution d’associé à Dieu. Dans les deux cas, la mécréance est le plus grave des crimes et la plus grande des injustices. Cela veut dire que votre mécréance qui est le fait d’attribuer un associé à Dieu est plus grave que ce que vous dénoncez chez les musulmans, à savoir le fait qu’ils aient tué un associateur dans l’enceinte sacrée de La Mecque ; car eux, ils considéraient qu’on ne devait tuer personne dans l’enceinte sacrée de La Mecque. Suite au fait que les musulmans ont tué un associateur dans l’enceinte sacrée de La Mecque, les associateurs se sont mis à dénigrer les musulmans. Et ce verset est une réplique contre eux : donc ici nous avons appris le contexte dans lequel ce verset a été révélé. Mais la règle est de mise, même en dehors de ce contexte et c’est que la mécréance est plus grave que le fait de tuer.
Cet associateur que les musulmans avaient tué s’appelle ^Amr fils de Al-HaDraamiyy. Il avait un frère qui était un très grand compagnon, Al-^Alaa’ fils de Al-HaDraamiyy, il était même un saint parmi les compagnons.
Ne les combattez dans la mosquée Al-Haraam que si eux vous y combattent. C’est-à-dire : ne soyez pas les premiers à déclencher la guerre si c’est à l’intérieur de la mosquée Al-Haraam. Mais s’ils vous attaquent dans cette mosquée, alors combattez-les. Cela veut dire que vous, les croyants, il vous est interdit de combattre dans la mosquée Al-Haraam. Ici la mosquée Al-Haraam ne désigne pas uniquement l’endroit destiné à faire la prière, que ce soit dans ce verset ou dans d’autres versets. Il s’agit en réalité de toute La Mecque : les maisons, les magasins, tout ce qui est au voisinage de la mosquée.
Faites-les sortir de là où ils vous ont fait sortir. C’est-à-dire de La Mecque. Et ce verset a été révélé avant la conquête de La Mecque. Il est une annonce de bonne nouvelle pour les croyants qu’ils allaient conquérir La Mecque. C’est une promesse de la part de Dieu. Et cela a eu lieu la 8ème année de l’hégire. Le Prophète Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a réalisé cette conquête effectivement. Et il n’est resté à La Mecque que des musulmans. En effet la mécréance est plus grave que l’assassinat et dans d’autres versets qui signifient : « le fait d’attribuer un associé à Dieu est une grande injustice » et « les mécréants, ce sont eux les injustes » et « la plus grave des injustices est la mécréance ».
Ce verset ne veut pas dire que le simple fait de semer la zizanie entre deux musulmans serait plus grave que de tuer un musulman. Et ceci est très important à comprendre parce que celui qui croit que semer la zizanie entre deux personnes est plus grave que de tuer quelqu’un, il sort de l’islam. Car il aura démenti la Loi de l’islam. En effet, le fait de tuer quelqu’un est le plus grave des péchés après la mécréance. Ainsi le plus grave des péchés est la mécréance parce que Dieu ne le pardonne pas à celui qui en meurt chargé.
Le Messager de Dieu Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « que le bas monde soit détruit est moins grave selon le jugement de Dieu que de tuer un seul musulman ». Rapporté par An-Naçaa’iyy. Ainsi le statut du musulman est respectable car il a accompli le plus important des devoirs qui est de croire en Dieu et en Son Prophète.
Et la cause de la révélation de ce verset est que les associateurs avaient émis une objection, ils avaient blâmé les musulmans parce qu’ils avaient combattu durant les mois Houroum qui sont : dhou l-Qa^dah, dhou l-Hijjah, Al-MouHarram et Rajab. Alors Allaah leur a répliqué par le fait qu’eux, les associateurs, avaient commis la plus grave des injustices qui est la mécréance, du fait qu’ils avaient attribué à Dieu un associé. Or le fait de combattre durant les mois Houroum était interdit. Puis ça a été abrogé selon l’avis de la majorité. Les gens de l’ignorance avaient cette croyance-là. Ils considéraient qu’il était interdit de combattre durant les mois Houroum.
Et il a été donné une autre explication : c’est que l’épreuve qui s’abat sur l’homme, pour laquelle il va être châtié, son châtiment est plus intense que le fait d’être tué.
Le sens apparent de ce verset est que ce jugement est toujours en vigueur, c’est-à-dire qu’il n’a pas été abrogé. Et c’est l’avis de certains imams : il n’est pas permis de commencer à combattre les non croyants à l’intérieur de l’enceinte sacrée de La Mecque, sauf si les non croyants commencent à y combattre les musulmans.
Mais d’autres savants ont dit que ce verset a été abrogé par un verset dans sourate baraa’ah qui s’appelle aussi sourate « at-tawbah ». Ce verset signifie : « combattez les associateurs où que vous les trouviez ». Et sourate Baraa’ah fait partie des dernières sourates qui ont été révélées dans le Qour’aan. Dieu dit ce qui signifie : « dès lors que les mois Houroum se sont écoulés, alors combattez les associateurs où que vous les trouvez ». Beaucoup de savants ont dit à propos de ce verset qu’il a abrogé l’application du jugement présent dans sourate al-baQarah et c’est ce dernier verset qui entre en vigueur. Cela signifie que le jugement de sourate al-baQarah qui empêchait de débuter le combat des non croyants dans la mosquée al-Haraam a été abrogé. Avant c’était interdit puis c’est devenu permis, c’est-à-dire que c’est devenu permis de les y combattre, qu’ils aient commencé ou non à vous y combattre.
S’ils vous y combattent, alors combattez-les-y. C’est-à-dire « dans la mosquée al-Haraam ». An-Naçafiyy est de l’avis des savants qui disent que ce verset n’a pas été abrogé. La mosquée al-Haraam a un jugement spécifique : les musulmans n’ont le droit de combattre les non musulmans dans cette enceinte sacrée que si ceux-ci commencent le combat.
Telle est la rétribution des non-croyants.
Verset 192 : s’ils arrêtent : s’ils cessent leur mécréance, s’ils cessent leur combat. Allaah est Celui Qui accepte le pardon, Qui pardonne leur injustice passée. S’ils arrêtent d’attribuer un associé à Dieu, s’ils arrêtent de combattre les musulmans et qu’ils deviennent musulmans, alors Allaah pardonne ce qu’ils ont fait auparavant. Allaah est miséricordieux, Il accepte le repentir, Il accepte leur foi.
Verset 193 : combattez-les afin qu’il n’y ait pas de fitnah : ici le mot « fitnah » signifie l’adoration d’autre que Dieu. Il ne s’agit pas de la zizanie.
Et afin que la religion soit vouée uniquement à Dieu. C’est-à-dire exclusivement à Dieu, pour que le chayTaane n’ait aucune part. C’est-à-dire qu’il n’y ait pas autre que Dieu qui soit adoré. Notre chaykh a dit : l’objectif principal est de protéger la religion de l’islam pour les musulmans, pour ne pas que les non musulmans les détournent de l’islam. Et afin de propager la religion agréée par Dieu. Dans le cas où nous n’avons pas la capacité, alors ce n’est pas une obligation pour nous. Mais nous pouvons expliquer et répliquer ; et cela est une obligation pour nous.
S’ils cessent : c’est-à-dire les non-musulmans, les associateurs, alors il n’y a pas d’attaque sauf contre les injustes. S’ils délaissent leur incrédulité, alors vous ne les combattrez pas, parce qu’il n’y a pas d’attaque sauf contre les injustes. Et eux, ils ne sont plus injustes puisqu’ils sont entrés en islam.
Ou alors ne combattez que les injustes, c’est-à-dire ceux qui n’arrêtent pas leur injustice. Il a appelé la rétribution des injustes « dhoulm » c’est une figure de style en arabe qui s’appelle « al-mouchaakalah » : la réponse à une chose est appelée par le même nom, même si elle n’a pas le même jugement. Cela ne veut pas dire « soyez injustes » mais il a utilisé le même terme « adh-dhoulm » parce qu’eux ont fait preuve d’injustice. On utilise le même mot pour une chose et sa réponse.
Les associateurs avaient combattu les musulmans dans l’année de al Houdaybiayh dans un mois sacré qui est dhoul-Qa^dah. Alors il leur a été dit cela quand ils sont partis pour faire la ^oumrah pour le rattrapage. Ce verset signifie « s’ils arrêtent leur mécréance, et s’ils entrent en islam, alors ils ne sont pas combattus. »
Verset 194 : le mois al-Haraam contre le mois al-Haraam : si eux, vous combattent pendant l’un des mois Houroum, alors vous les combattez dans l’un des mois Houroum. Et vous appliquez pour les choses sacrées la loi du talion : œil pour œil, dent pour dent. S’ils vous attaquent, alors vous les attaquez avec la même chose avec laquelle ils vous ont attaqués. Et faites preuve de piété à l’égard de Dieu quand vous êtes victorieux, dans votre comportement envers celui qui vous a attaqués. C’est-à-dire : ne faites pas avec eux plus que ce qu’il vous est autorisé. Et sachez que Dieu accorde la victoire à ceux qui sont pieux.
Notre chaykh a dit : le soutien, la victoire que Dieu accorde est soit perceptible, physique ou morale. S’ils ont le dessus sur les non musulmans suite à un combat, c’est une victoire matérielle et morale. Mais si ce sont les non musulmans qui ont le dessus sur les musulmans dans la bataille, les croyants sont victorieux dans le sens moral et par le jugement : la victoire est de leur côté parce qu’ils ont une récompense pour avoir combattu et ceux d’entre eux qui ont été tués auront la récompense de martyr. La victoire n’est pas seulement une victoire physique, matérielle. Dieu a promis la victoire aux croyants, c’est-à-dire que, soit ils ont la victoire matérielle et morale, soit ils ont la victoire morale. Donc dans tous les cas, ils sont victorieux. Puis le chaykh cite le récit des gens du puits de Ma^ouun, ils étaient soixante-dix hommes. Ils étaient sur le chemin pour enseigner le Qour’aan à une tribu arabe qui avait demandé au Prophète de leur envoyer des enseignants de Qour’aan. Une tribu adverse les a attaqués et les a tous tués. Moralement, ce sont les 70 qui sont victorieux. Parce que ceux qui les ont tués méritent un châtiment, en plus de leur châtiment pour leur mécréance. Ils seront châtiés pour leur mécréance et ils seront châtiés pour avoir tué des musulmans. Ces 70 étaient des gens de science, on les appelait des récitateurs.
Verset 195 : et dépensez dans la voie que Dieu agrée. Dépensez dans toutes les voies que Dieu agrée. C’est général.
Et ne vous menez pas à votre propre perte : c’est-à-dire ne soyez pas vous-mêmes la cause de votre mort. Notre chaykh a dit que cela signifie : ne laissez pas la gestion de vos biens vous détourner du jihad. Certains partisans de Médine se sont occupés de gérer leurs biens au lieu de rejoindre le reste des musulmans et ils étaient des propriétaires de palmiers. Ils ont occupé leur temps à la gestion de leurs palmiers au lieu de rejoindre les autres musulmans.
Et faites le bien : c’est-à-dire pensez du bien au sujet de Dieu, si vous n’obtenez pas ce que vous avez voulu.
Certes Dieu agrée les bienfaiteurs. C’est-à-dire ceux qui sont bienfaiteurs envers les nécessiteux.
Verset 196 : poursuivez le Hajj et la ^oumrah pour l’agrément de Dieu. Accomplissez le pèlerinage et accomplissez la ^oumrah pour l’agrément de Dieu, c’est-à-dire accomplissez-les parfaitement, c’est-à-dire avec leurs conditions, avec leurs obligations, pour l’agrément de Dieu, sans paresse et sans diminution.
Si vous en avez été empêchés : c’est-à-dire si quelque chose vous en empêche, comme si un ennemi s’interpose entre vous et l’accomplissement du pèlerinage, ou une maladie.
Alors ce qui vous est possible comme sacrifice. C’est-à-dire si vous êtes sur votre chemin vers le ka^bah et vous êtes entrés en rituel pour faire un pèlerinage ou une ^oumrah, mais s’il y a quelque chose qui s’interpose qui vous empêche d’y aller alors vous vous désengagez du rituel avant le temps du désengagement pour faire un sacrifice à Dieu (soit un chameau, soit une vache, soit un mouton).
Et ne vous rasez pas le crâne avant que l’animal que vous voulez offrir à Dieu soit arrivé à l’enceinte sacrée de La Mecque. Cette parole s’adresse à ceux qui ont été empêchés d’arriver à l’enceinte sacrée de Médine ou de La Mecque, après qu’ils soient entrés en rituel. Il leur est dit de ne pas se raser le crâne comme ce serait le cas pour une situation normale , c’est-à-dire qu’ils ne se désengagent pas du rituel avant que l’animal qu’ils ont décidé d’offrir pour Dieu soit arrivé à l’enceinte sacrée. Parce que chez les Hanafites, ce qui est offert pour se désengager du rituel parce qu’on a été empêché d’y parvenir, il faut qu’il soit égorgé dans l’enceinte sacrée de La Mecque. Chez les chaféites, il peut être égorgé même ailleurs.
Si l’un d’entre vous était malade : c’est-à-dire si l’un d’entre vous avait une maladie qui nécessitait qu’il se rase le crâne,
Ou qui a un mal dans sa tête : soit des poux, soit une blessure, il devra alors faire une expiation, (qui consiste en) un jeûne (trois jours de jeûne) ou une aumône (distribuée à six pauvres, à chacun il sera donné la moitié d’un Saa^ de blé, selon les hanafites et chez les chaféites, trois Saa^ de la nourriture de base la plus répandue de la ville, que vont se partager six pauvres). (Le Saa^ équivaut à quatre moudd. Ce sont des unités de volume). Ou bien une brebis.
Si quelqu’un veut faire le tamattou^ : c’est le fait de profiter d’être parti à La Mecque dans la période du pèlerinage, pour faire une ^oumrah avant le pèlerinage. Si on est dans la période des mois du pèlerinage, on peut entrer en rituel du pèlerinage, mais il peut commencer par faire une ^oumrah. Donc quand il fait une ^oumrah dans les mois du pèlerinage, il fait le tamattou^. Il devra égorger ce qu’on égorge le jour de l’^id. Celui qui ne trouve pas quoi égorger, il devra jeûner trois jours dans le temps du pèlerinage. C’est-à-dire dans les mois du pèlerinage, entre son entrée en rituel pour la ^oumrah et son entrée en rituel pour le pèlerinage. Et vous jeûnerez sept jours quand vous aurez fini le pèlerinage. Ce sont là dix jours complets. « Complets » : soit parce que cela équivaut à ce qu’il devait égorger et qu’il n’a pas pu égorger ou bien ça équivaut dans la récompense.
Cette règle (c’est-à-dire l’obligation d’égorger ou de jeûner) est pour celui dont la famille n’est pas dans la mosquée Al-Haraam (il ne fait pas partie de ceux qui habitent dans les limites de La Mecque, c’est-à-dire ceux qui ont les mêmes horaires de lever et de coucher que les gens de La Mecque)
Et faites preuve de piété à l’égard de Dieu : accomplissez ce que Dieu vous ordonne et évitez ce que Dieu vous interdit. Que ce soit pour le pèlerinage ou autre que le pèlerinage, Dieu nous ordonne de Lui obéir et nous interdit de Lui désobéir. C’est un rappel.
Et sachez que Dieu a un châtiment douloureux pour celui qui Lui désobéit.
Verset 197 : le temps du pèlerinage, ce sont des mois bien définis. Ce sont des mois bien connus chez les gens, c’est-à-dire que ce n’est pas quelque chose qui peut prêter à confusion. Il s’agit de chawwaal, dhou l-Qa^dah et les neuf premiers jours de dhou l-Hijjah. Quand la nuit qui précède l’^iid s’achève, alors le jalon (c’est-à-dire la limite, la borne) temporel du pèlerinage est raté. Et il y a une borne qui est plutôt physique, et c’est un endroit. On s’engage en rituel du pèlerinage à certains endroits que le Prophète a indiqués. Les gens qui viennent du nord passent par Médine , ils ont une borne à ne pas dépasser avant d’être entrés en rituel. Ceux qui viennent de l’ouest ont une autre borne et ainsi de suite.
La borne temporelle s’achève lorsque la nuit qui précède le jour de l’^iid finit (c’est-à-dire le fajr). Quel est l’intérêt d’indiquer que les actes du pèlerinage ont lieu pendant trois mois ? Cela veut dire qu’aucun acte du pèlerinage n’est valable en-dehors de ces trois mois-là et même l’entrée en rituel, selon l’imam Ach-Chaafi^iyy que Dieu lui fasse miséricorde. Et ils ont été appelés « ach-hour », « mois », même si le dernier n’est pas un mois complet.
Celui qui s’y engage pour faire le pèlerinage. « Y » fait référence à ces trois mois-là. Celui qui s’engage à faire le pèlerinage dans cette période-là.
Il ne fait pas de rapport sexuel ni de fouçouuQ. Le fouçouuQ : certains savants ont dit que c’est le péché, d’autres ont dit que cela veut dire l’insulte envers les musulmans et d’autres ont dit que cela veut dire le fait de donner des surnoms qui indiquent le dénigrement.
Et pas de débat inutile pendant le pèlerinage. C’est le fait de débattre juste pour avoir le dernier mot, sans qu’il n’y ait d’intérêt religieux. Ibnou ^Abbaas a expliqué le mot « jidaal » par le « mira’ » et c’est lorsque quelqu’un débat avec son compagnon, il le dispute jusqu’à le mettre en colère. Parole rapportée par AT-Tabariyy dans son explication. Il a reçu l’ordre de ne pas faire de débats inutiles pour des raisons, parce que cela est comme le fait de porter de la soie quand un homme fait la prière et réciter le Qour’aan pour faire joli mais en rajoutant des lettres.
Après ces différentes interdictions pour interdire le mal, Il enchaîne sur le bien pour utiliser à la place de mauvaises paroles, de belles paroles, à la place du fouçouuQ la bienfaisance et la piété, à la place du débat inutile, le fait d’être concordant et les bons comportements :
Et tout ce que vous faites comme bien, Dieu le sait. Dieu sait le bien que vous faites et Il vous rétribue pour le bien que vous faites. An-Naçafiyy dit que par cette parole, Dieu réfute la parole de celui qui dit que Dieu ignore les détails. Car Dieu dit « tout » ce que vous faites comme bien, c’est-à-dire même les détails. La philosophie fait partie des sciences qui sont interdites. Il y avait un homme qui était moufti en Syrie, il s’appelle AHmad Kaftaarou et il était ignorant. Une fois, il enseignait et disait que l’islam enseigne la philosophie. Son père était quelqu’un de bien et quand il est décédé, les gens ont pensé qu’il était comme son père, alors qu’il était ignorant. Et les gens aujourd’hui sont ainsi, dans l’ignorance. Les gens avaient l’habitude, quand un homme vertueux mourait, de mettre à sa place, son fils, même s’il était encore jeune et même s’il était ignorant. An-Naçafiyy dit que les gens du Yémen avaient pour habitude de ne pas prendre de provisions quand ils allaient faire le pèlerinage. Ils se fiaient à Dieu. Ils se retrouvaient à la charge des gens. Alors Dieu a révélé la suite du verset 197
Alors faites des provisions. C’est-à-dire « faites des provisions et évitez d’aller demander aux gens de vous donner à manger ».
La meilleure des provisions c’est la piété. Le mot « taQwaa » a un sens propre et un sens figuré. Il signifie « se protéger de ». La piété signifie se protéger du châtiment. Et ici cela signifie se protéger de charger les gens de vous donner à manger. Il y a deux explications possibles : une des explications est « veuillez vous protéger de demander aux gens de vous donner à manger et faites donc des provisions pour cela » et l’autre explication est « faites donc des provisions pour le jour du jugement en vous protégeant des choses interdites ». Le chaykh que Dieu lui fasse miséricorde a dit que ce verset a été révélé à propos des gens du Yémen qui partaient pour le pèlerinage mais ils ne prenaient pas de provisions avec eux. Dieu a révélé ce verset pour leur indiquer ce qui est de leur intérêt. Il leur a indiqué que la meilleure des provisions, c’est la piété. Cela veut dire que prendre des provisions pour le voyage du pèlerinage, c’est un acte de bien parce que cela aide les gens à arriver à La Mecque pour faire le pèlerinage. Mais ce qui est plus important que cela, c’est la piété envers Dieu. Le mot « taQwaa » est un mot qui est global, qui englobe énormément de sens. Il signifie accomplir ce que Dieu a ordonné à Ses esclaves de faire et éviter ce que Dieu a interdit à Ses esclaves de faire. Du point de vue de l’expression orale, le mot « taQwaa » est un mot qui est léger , mais c’est un mot qui est lourd de sens. La piété consiste à accomplir les devoirs et éviter les interdits. Et parmi les devoirs, il y a l’apprentissage de la science de la religion. La voie pour atteindre la piété est la science. Si Dieu veut le bien pour un esclave, Il lui fait apprendre la religion, Il lui accorde la connaissance des sujets de sa religion. Il lui accorde de connaitre ce que Dieu lui a ordonné d’accomplir et de faire et Il lui accorde de connaitre ce qu’Il lui a ordonné d’éviter et qu’Il a interdit. Il n’y a de réussite qu’en connaissant les sujets de la religion. D’abord la croyance parce que c’est la plus prioritaire des obligations, puis les lois pratiques. Parce que la science de la croyance est la meilleure des sciences.
Et faites preuve de piété envers moi : c’est-à-dire craignez Mon châtiment
O vous qui êtes dotés de raison. La tâche qui est la plus importante pour celui qui est sensé, pour celui qui a une raison, c’est la piété envers Dieu. Et celui qui ne fait pas preuve de piété envers Dieu, c’est comme s’il n’a pas de raison.
Verset 198 : il n’y a pas de mal pour vous (c’est-à-dire pendant la saison du pèlerinage) de chercher à obtenir un bénéfice dans un commerce. Même si vous partez au pèlerinage, il n’y a pas de mal pour vous à rechercher à obtenir un gain, soit par le commerce soit par la location. Par exemple, ceux qui sont à La Mecque louent leurs maisons, leurs voitures pour transporter les gens. Il n’y a pas de mal à saisir cette opportunité pour gagner de l’argent de manière licite.
Dès lors que vous quittez ^Arafaat. Le verbe utilisé ici est « ‘afaaDa » qui signifie « déborder » parce que les gens sont nombreux à ^Arafaat. Quand ils sortent, c’est comme si de l’eau déborde. Tellement vous serez nombreux quand vous quitterez ^Arafaat et c’est le nom d’un endroit. Pourquoi cette terre qui se trouve à peu près à une vingtaine de kilomètres de La Mecque a été appelée ainsi ? ^Arafa signifie connaître. Cette terre avait été décrite à Ibraahiim et quand il l’a vue, il l’a reconnue. Et il a été dit que lorsque notre maitre Aadam et son épouse Hawwaa’ sont sortis du paradis, Aadam est arrivé dans une région en Inde qui correspond au Sri Lanka actuel, et l’air y est très bon et il ressemble le plus au paradis. Et Hawwaa’ a été descendue à Jeddah qui est le port qui est à quelques dizaines de kilomètres de La Mecque, sur la mer rouge. Il a été dit qu’ils se sont rencontrés à ^Arafaat et qu’ils se sont reconnus. Ce verset est une preuve que la station à ^Arafaat est un devoir. Parce que le fait de quitter ^Arafaat n’a lieu qu’après y avoir été. Dans les actes du pèlerinage, il y a la station à ^Arafaat.
Evoquez Dieu. En faisant la talbiyyah en disant « labbayka llaahoumma labbayk, labbayka laa chariika laka labbayk, ‘inna l-Hamda wa n-ni^amata laka wa l-moulk, laa chariika lak ». Ceci signifie : « ô Allaah nous répondons à Ton ordre et nous obéissons, obéissance après obéissance, nous ne nous détournons pas de Ton obéissance. La louange T’appartient, la grâce T’appartient, la souveraineté T’appartient, Tu n’as pas d’associé. Et en faisant le tahliil, qui est la parole « laa ‘ilaaha ‘illa -Laah ». Ou le takbiir qui est la parole « Allaahou ‘akbar ». Ou l’éloge de Dieu comme en disant « al-Hamdou lil-Laah » et des invocations, en demandant à Dieu des choses. Ou encore en accomplissant la prière du maghrib et du ^ichaa’. Quand vous quittez ^Arafaat, le temps du maghrib est rentré car le temps de la station à ^Arafaat est entre le début du dhour du 9 et l’aube du 10 du mois lunaire de dhou-l-Hijjah.
A un endroit qui s’appelle al-mach-^ar L-Haraam : c’est un emplacement qui est sacré. Certains l’ont expliqué par l’emplacement où se trouve l’imam. Le mot « mach-^ar » indique un lieu symbolique parce que c’est un lieu pour l’adoration de Dieu et il a été décrit comme étant Haraam parce qu’il est sacré : on y respecte certaines choses quand on s’y trouve. Il y a des choses qu’on n’y fait pas. D’autres l’ont expliqué par une terre qui s’appelle « Mouzdalifah ». Le verbe « izdalafa » signifie « se rapprocher ». Il a été dit que l’origine du terme « Mouzdalifah » c’est parce que ‘Aadam ^alayhi s-salaam s’est rapproché là-bas de Hawwaa’. C’est une explication. Ou une autre explication qui est la suivante : après la station à ^Arafah, les pèlerins quittent cette station après le coucher du soleil alors qu’ils n’ont pas encore fait la prière du maghrib. Donc ils accomplissent les prières du maghrib et du ^ichaa’ à Mouzdalifah parce qu’on rapproche les deux prières. Donc le sens du verbe « izdalafa » qui est le fait de se rapprocher est présent. Une troisième explication est parce que les gens se rapprochent de l’agrément de Dieu. Ils se consacrent à l’adoration de Dieu et espèrent avoir des récompenses de la part de Dieu.
Et évoquez Dieu d’une belle évocation. C’est-à-dire tout comme Dieu vous a bien guidés, évoquez-Le d’une belle évocation. C’est le propre du musulman, c’est le propre du croyant. Le croyant est reconnaissant envers Dieu pour les bienfaits qu’Il lui a accordés. Et le plus grand bienfait que Dieu nous a accordé c’est d’être musulman. Autre explication : évoquez-Le tout comme Il vous a appris de L’évoquer et ne vous détournez pas de ce qu’Il vous a appris.
Et si vous n’aviez pas été bien guidés, vous auriez été égarés : vous n’auriez pas su comment adorer Dieu. Grâce à cette bonne guidée, évoquez Dieu de manière parfaite et si vous n’aviez pas été bien guidés, vous auriez été égarés.
Verset 199 : puis quittez ^Arafaat de là où les gens l’ont quitté. Ne faites pas en sorte que ce soit à partir de Mouzdalifah. Il a été dit que c’est un ordre pour la tribu de Qouraych. C’est-à-dire que Qouraych avait reçu l’ordre de partir de ^Arafaat. L’ordre est venu qu’ils partent de La Mecque pour aller à ^Arafaat puis qu’ils quittent ^Arafaat pour retourner à La Mecque. C’est une explication qui concerne les gens de Qouraych.
Et demandez à ce que Dieu vous pardonne. Parce que vous ne faisiez pas comme les gens. Vous n’alliez pas jusqu’à ^Arafaat. Ils se réunissaient dans un autre endroit. L’ordre ici est qu’ils se réunissent à ^Arafaat et qu’ils demandent à Dieu le pardon pour n’avoir pas fait comme les gens, dans leur ignorance. Ou bien « demandez le pardon à Dieu parce que vous avez failli dans les actes du pèlerinage.
Certes Allaah est Celui Qui pardonne et Qui est miséricordieux.
Verset 200 : lorsque vous aurez fini avec les actes d’adoration que vous avez reçu l’ordre de faire ( c’est-à-dire pendant le pèlerinage et après avoir quitté ^Arafaat)
Alors évoquez Allaah tout comme vous évoquez vos parents. C’est-à-dire : évoquez beaucoup Dieu, car généralement, la personne, quand elle évoque ses parents, elle parle beaucoup de ses parents, elle est fière de ses ancêtres. Le sens est de glorifier Dieu en L’évoquant beaucoup. En effet, les Arabes, avant, quand ils finissaient leurs rituels, ils se tenaient entre la mosquée à Mina et la montagne, et ils énuméraient les mérites de leurs ancêtres.
Ou encore plus.
Il y a parmi les gens ceux qui disent : (ceux qui vont au pèlerinage et qui demandent à Dieu des choses du bas-monde) ô notre Seigneur , accorde-nous dans le bas-monde : ils demandent à avoir leurs dons dans le bas-monde uniquement, c’est-à-dire le pouvoir, la richesse.
Et il n’a aucune part pour son au-delà. Parce que son objectif est limité au bas-monde, parce qu’il ne croit pas à l’au-delà.
Cela veut dire : évoquez beaucoup Dieu (citez Dieu) et invoquez-Le. (Demandez-Lui). Les gens sont de plusieurs catégories. Il y a parmi les gens qui ne demandent que des choses du bas-monde. Et il y a ceux qui demandent beaucoup, des biens des deux résidences. Le sens de ce verset est : soyez de ceux qui demandent beaucoup, de cette vie et de l’au-delà.
Verset 201 : et parmi eux (c’est-à-dire ceux qui vont faire le pèlerinage) ceux qui disent ô notre Seigneur : accorde-nous dans le bas-monde un bien : ce bien est soit une grâce soit une sauvegarde c’est-à-dire une protection et une bonne santé ou une science et de l’adoration. C’est-à-dire : fais que nous soyons parmi ceux qui accomplissent les actes d’adoration et que nous ayons la science de la religion.
Et dans l’au-delà un bien : An-Naçafiyy a donné plusieurs explications : un pardon et une miséricorde, ou les biens et le paradis, ou les louanges des créatures et l’agrément du Créateur, ou la foi et la sauvegarde ou la sincérité et la délivrance, ou être sur la voie prophétique et obtenir le paradis, ou se suffire du peu et avoir l’intercession ou la femme vertueuse et les femmes du paradis, ou la vie heureuse et la sortie des tombes le jour de la résurrection avec la bonne nouvelle.
Notre chaykh que Dieu lui fasse miséricorde a dit : ô Seigneur accorde-nous dans ce bas-monde de bonnes œuvres c’est-à-dire accorde-nous la réussite pour faire de bonnes œuvres et accorde-nous le paradis.
Al-Haçan al-BaSriyy a dit : le bien dans ce bas-monde c’est une épouse vertueuse et le bien dans l’au-delà c’est le paradis.
Et préserve-nous du châtiment du feu. C’est-à-dire préserve-nous du feu de l’enfer ou préserve-nous du feu de l’enfer et d’une épouse mauvaise. (C’était l’invocation que faisait le plus notre Prophète).
Verset 202 : ceux-là (qui cherchent les deux biens, dans le bas-monde et dans l’au-delà) ils auront une part de ce qu’ils auront acquis : c’est-à-dire qu’ils auront une rétribution pour les bonnes œuvres qu’ils auront acquises. Il s’agit des récompenses qui vont leur profiter en bien suite à l’invocation qu’ils ont faite. L’invocation est un acte et l’acte est acquis. Et il se peut que le terme « ceux-là » ne se réfère pas uniquement à ceux qui disent cette parole : « Seigneur, accorde-nous un bien dans le bas-monde et un bien dans l’au-delà et préserve-nous du châtiment de l’enfer », mais que ceux-là se réfèrent aux deux groupes. Chacun des deux groupes aura une part de ce qu’il recherchait.
Allaah est Celui Qui fait parvenir les comptes rapidement. Ce qui est rapide, c’est le fait que les gens rendent des comptes rapidement. De manière imminente, le jour du jugement peut survenir. L’ange ‘Israafiil a pris le cor et l’a collé à sa bouche et il attend l’ordre. Le jour du jugement est donc imminent. Et les esclaves rendront des comptes alors empressez-vous de multiplier les évocations et d’œuvrer pour l’au-delà. Deuxième explication : Il S’est qualifié Lui-même par le fait qu’Il sait que les esclaves rendront compte rapidement de leurs actes, malgré le grand nombre des créatures ; leur nombre est très grand et leurs actes sont nombreux. Ceci indique la parfaite toute puissance de Dieu et l’obligation de prendre garde de son châtiment. Il a été rapporté que les esclaves rendront des comptes de tous leurs actes, en un laps de temps qui suffit pour traire une brebis, ou certains ont dit en un instant.
Verset 203 : évoquez Dieu en des jours bien précis. Allaah nous ordonne de L’évoquer en des jours bien particuliers. Ces jours bien définis sont les jours de at-tachriiQ qui sont les 11° 12° et 13° jours du mois de dhou-l-Hijjah. On fait le takbiir après les prières obligatoires. Dès que tu passes le salaam de la prière obligatoire, tu dis « Allaahou ‘akbar » c’est-à-dire que Dieu a un degré plus élevé que tous, Allaah a une puissance plus élevée que tous ceux qui ont une puissance, Allaah a une science plus élevée que tous ceux qui ont une science, Allaah mérite plus de glorification, plus de vénération que tout autre. Evoquer Allaah au niveau des bassins dans lesquels on jette des pierres.
Celui qui s’est empressé en deux jours : c’est-à-dire qu’il n’est pas parti jeter les pierres dans les trois bassins le troisième jour, mais il a lancé des pierres uniquement le premier et le deuxième jour, parce qu’il y a possibilité de jeter les pierres les premier et deuxième jours de at-tachriiQ et celui qui s’empresse c’est-à-dire qu’il quitte Mina avant que le soleil ne se couche le deuxième jour de at-tachriiQ, celui-là n’est pas obligé d’aller lancer les pierres le troisième jour. Mais s’il reste à Mina alors que le soleil se couche, alors il doit lancer les pierres les trois jours. Il s’agit de lancer sept pierres dans chacun des trois bassins
Il ne commet pas de péché en cela. Il ne tombe pas dans le péché pour s’être empressé de la sorte.
Et celui qui retarde pour lancer le troisième jour, il ne commet pas de péché s’il se préserve. C’est-à-dire s’il ne fait pas des choses qui sont interdites pour celui qui est en rituel. Par exemple, il ne peut pas chasser des animaux, il ne peut pas avoir un rapport sexuel. S’il se préserve de la chasse, du rapport sexuel et des grands péchés, il n’y a pas de mal pour lui. Ou encore il a le choix entre s’empresser ou retarder, même si le fait de retarder vaut mieux. Comme le voyageur, il lui est donné le choix entre jeûner et ne pas jeûner, même si jeûner vaut mieux pour lui. Il a été dit que dans la période d’ignorance, il y avait deux groupes : certains considéraient que celui qui s’empresse est dans le péché et certains considéraient que celui qui tarde est dans le péché. Le Qour’aan est venu pour indiquer qu’ils avaient le choix.
Et craignez Dieu : c’est-à-dire craignez Dieu dans toute chose.
Et sachez que vous allez être ressuscités et rassemblés pour Son jugement. C’est-à-dire : sachez que vous allez revenir à la vie pour le jugement de Dieu, c’est-à-dire lorsque vous serez ressuscités et rassemblés à partir de vos tombes.
Al-Akhnas fils de Chou^ayb était quelqu’un, comme on dit de nos jours, qui était un beau parleur et quand il rencontrait le Messager de Dieu Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam, il parlait de manière douce, il prétendait qu’il aimait le Prophète et qu’il était musulman, et il disait : « Dieu sait que je suis véridique ». C’est à son sujet qu’a été révélé le verset 204
Verset 204 : Il y a parmi les gens ceux dont les paroles te plaisent : c’est-à-dire qui ont une place dans ton cœur et le verbe « you^jibouka » vient dans le sens d’étonnant, d’agréable.
Dans le bas monde : soit ce qu’il te dit à propos du bas-monde te surprend car il te demande des choses du bas monde et il ne recherche pas les choses de l’au-delà. Ou alors ses belles paroles te plaisent dans ce bas monde mais pas dans l’au-delà parce que sa langue ne pourra pas exprimer ce qu’il exprimait ici-bas, sa langue sera empêchée de dire.
Et il prend à témoin Dieu de ce qu’il a dans son cœur : il jure et il prend Dieu à témoin de ce qu’il a dans son cœur comme amour et comme islam.
Alors qu’il est le pire des ennemis. Alors qu’il est quelqu’un qui a une profonde animosité envers les musulmans. Ou dans le sens qu’il se dispute beaucoup avec les musulmans.
Verset 205 : et lorsqu’il te quitte après avoir été à côté de toi, et qu’il va se retrouver avec des gens qui sont comme lui, il va aller sur terre pour semer la discorde et la zizanie. Tout comme il a fait avec la tribu de ThaQiif, avec laquelle il avait un conflit. Alors il les a pris par surprise la nuit et il a tué leurs troupeaux et il a brûlé leurs plantations.
Et il détruit les plantations et les animaux : ou bien lorsqu’il a une autorité ou un pouvoir, il agit en semant la corruption sur terre, en anéantissant les plantations et les troupeaux. Et il a été dit que certains gouverneurs ont été injustes au point que Dieu les a privés de la pluie et ce fut une cause pour la destruction de leurs plantations et de leurs animaux.
Et Allaah n’agrée pas la corruption.
Verset 206 : et s’il lui est dit (à cet homme Al-Akhnas) crains Dieu (c’est-à-dire au lieu de semer la corruption et la désolation) alors sa fierté et son amour propre l’amènent à faire encore plus de mal (c’est-à-dire cette arrogance de la période d’ignorance l’entraine à commettre ce qui est interdit). Ou alors il s’est considéré comme supérieur à cause de la mécréance qu’il a dans son cœur.
Il lui suffira d’être en enfer.
Et quel mauvais endroit pour résider.
Puis à propos de Souhayb ar Rouumiyy, lorsque les associateurs voulaient qu’il délaisse l’islam et qu’ils avaient tué un certain nombre de personnes qui étaient avec lui, alors pour s’affranchir de cela, il a donné toute sa fortune et il s’est rendu à Médine. Ou alors à propos de ceux qui ordonnent le bien et interdisent le mal, il a été révélé les versets suivants
Verset 207 : il y a parmi les gens ceux qui essaient de se libérer par recherche de l’agrément de Dieu et certes Dieu est miséricordieux envers les esclaves : puisque Dieu les a récompensés pour cela.
Verset 208 : ô vous qui avez cru, entrez tous dans la paix : c’est-à-dire la soumission et l’obéissance c’est-à-dire soumettez-vous à Dieu et obéissez-Lui ou bien à l’islam. Et la parole s’adresse aux gens du Livre parce qu’ils ont cru en leurs prophètes et en leurs livres ou aux hypocrites parce qu’ils ont cru par la parole. Ibnou l-Jawziyy dans son exégèse a dit : les spécialistes de l’exégèse ont divergé à propos de qui ces versets ont été révélés, ils ont eu trois avis différents.
- Le premier avis (de abouu SaaliH rapporté de ibnou ^Abbaas) est que ce verset a été révélé à propos de ceux qui sont devenus musulmans et qui, auparavant étaient des gens du Livre. Après leur entrée en islam, ils ont évité de faire ce qu’ils s’abstenaient de faire le samedi, ils évitaient de manger le chameau comme ceux qui suivaient la loi de Moise et d’autres choses que les gens du Livre évitaient.
- Le deuxième avis est que ce verset a été révélé aussi à propos des gens du Livre, mais à ceux qui n’ont pas cru au Prophète MouHammad Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam. Ils ont reçu l’ordre d’entrer en Islam. Cela a été rapporté de ibnou ^Abbaas également et c’est ce qu’a dit AD-Dahhak.
- Et le troisième avis est que ce verset a été révélé à des musulmans avec l’ordre de s’engager dans toutes les lois de l’Islam. Cet avis a été donné par Moujaahid et Qataadah.
Totalement : cela veut dire qu’aucun d’entre vous ne s’écarte de l’obéissance à Dieu. Engagez-vous tous ou bien engagez -vous dans toutes les lois ou encore dans les lois et les détails de l’islam et les règles de l’Islam dans leur totalité. Ce qui est visé ici c’est qu’il leur a été interdit de s’écarter de l’obéissance à la loi de l’Islam.
Et ne suivez pas les pas du chayTaane : c’est-à-dire les suggestions du chayTaane.
Il est certes pour vous un ennemi déclaré. Son animosité est claire.
Verset 209 : si vous vous écartez de rentrer en Islam, après qu’il vous soit parvenu les preuves claires : c’est-à-dire les arguments clairs, évidents, que ce à quoi vous avez été appelés à vous engager, c’est la vérité.
Sachez alors que Dieu est glorieux : c’est-à-dire qu’Il a le dessus sur tout, rien ne L’empêche de vous châtier. Il ne châtie que justement.
Verset 210 : est-ce qu’ils attendent que le châtiment de Dieu leur parvienne dans des nuages ? Et ceci est pour faire encore plus peur du châtiment parce que les nuages font penser à la miséricorde, ils sont porteurs de pluie et la pluie est une miséricorde. Donc si, de ces nuages s’abat un châtiment, la chose est encore plus abominable, plus atroce, plus difficile.
Le Haafidh Al-Jawziyy le Hanbalite, dans son exégèse « zaadou l-maçiir » a dit que l’imam AHmad a dit que ce qui est visé ici c’est la puissance de Dieu et le châtiment de Dieu : est-ce qu’ils attendent que leur parvienne la manifestation de la puissance de Dieu et le châtiment de Dieu ? Il a dit que cela était expliqué dans d’autres versets du Qour’aan, comme dans le verset 33 de sourate an-naHl, et ibnou l-Jawziyy a renié la parole de ceux qui prétendent que la venue est la venue de Dieu Lui-même , il a indiqué que l’imam AHmad était innocent de ces mécréants assimilationnistes. Il a détaillé dans son livre réputé « daf^ou choubah at-tachbiih ».
En résumé, il n’est pas permis de croire au sujet de Dieu qu’il serait possible à Son sujet le mouvement et le déplacement. Mais nous Lui reconnaissons les attributs qu’Il S’est attribué à Lui-même dans le Qour’aan, de la manière qui est digne de Lui, en L’exemptant et en délaissant toute assimilation.
Il en est comme l’a dit l’imam Al-BayhaQiyy dans « al-’asmaa’ou wa S-Sifaat » : « Allaahou ta^aalaa n’a pas d’endroit ». Ensuite il a dit : le mouvement et l’immobilité et l’établissement sont des caractéristiques des corps. Or Allaahou ta^aalaa est unique, Il n’a besoin de rien, absolument rien n’est tel que Lui. Et ceci est comme la parole de Allaah ^azza wa jall dans le verset 26 de sourate an-naHl dans lequel il n’est pas visé que Dieu serait venu dans le sens du déplacement. Mais il en est visé que l’acte qui a amené la destruction de leurs constructions est un acte qui est de toute éternité et le résultat de cet acte est entré en existence. Et ceci est clair pour celui qui étudie et observe correctement.
Et les anges : c’est-à-dire les anges qui ont reçu l’ordre de les châtier viendront. Ou bien ce qui est visé c’est que les anges viendront au jour du jugement.
Et le sujet est clos : c’est-à-dire que leur anéantissement sera achevé et il en sera fini d’eux.
Et c’est à Dieu que sera le devenir. Cela veut dire qu’il a donné aux esclaves de posséder certaines choses mais ces choses reviendront à Dieu au jour de la résurrection.
Verset 211 : pose la question (demande) : la parole concerne le Messager ou tout un chacun. Et c’est une question de menace de châtiment. Comme les mécréants au jour du jugement seront interrogés.
Aux descendants d’Israël combien Nous leur avons fait parvenir de signes clairs : c’est-à-dire sur les mains de leurs prophètes et il s’agit de leurs miracles. Ou bien combien de signes qui témoignent de la véracité de la religion de l’islam.
Et celui qui change la grâce de Dieu : c’est-à-dire les signes qu’Il a créés ou qu’Il a donnés. C’est la plus grande des grâces de Dieu parce que ce sont des causes de bonne guidée et une sauvegarde contre l’égarement. Et leur changement, leur altération, c’est que Dieu a fait manifester ces signes pour que ce soit des causes de leur bonne guidée. Et eux, ils en ont fait des causes de leur égarement. Ou encore, ils ont déformé des versets des livres qui indiquaient la religion de MouHammad ^alayhi s-salaam.
Après qu’elle lui soit parvenue : c’est-à-dire après qu’il l’ait connue, parce que s’il ne l’avait pas connue, c’est comme si elle avait été absente pour lui.
Certes Allaah est Celui Qui accorde un châtiment terrible. C’est-à-dire le châtiment pour celui qui le mérite.
Verset 212 : la vie du bas -monde a été embellie pour ceux qui ont mécru. Et celui qui la leur a embellie est le chayTaane. Il leur embellit la vie du bas monde par ses mauvaises suggestions. Il la leur a faite aimée de sorte qu’ils ne cherchent pas autre chose. Ou alors c’est Dieu Qui crée des désirs en eux, parce que toutes les créatures, c’est Dieu Qui les a créées.
Et ils se moquaient de ceux qui étaient croyants, ils se moquaient des croyants qui étaient pauvres comme ibnou Mas^ouud, comme ^Amr ibnou Yaaçir comme Souhayb et ceux qui sont de cet ordre. C’est-à-dire qu’ils ne cherchent pas autre que le bas monde et en plus, ils se moquent de ceux qui n’ont pas de part des biens du bas monde. Ou bien ils se moquaient de ceux qui recherchent autre que le bas monde.
Et ceux qui se sont préservés du chirk (de l’association à Dieu) : et il s’agit justement de ces gens-là qui sont pauvres
Seront au-dessus d’eux au jour du jugement : parce que le paradis sera élevé alors que les autres seront dans un enfer qui sera tout en bas.
Et Allaah accorde à qui Il veut sans limite. C’est-à-dire que Dieu accorde avec profusion à qui Il a accordé avec profusion comme Qaarouun et d’autres. Or cette largesse dans les biens du bas monde, de la part de Dieu, est pour une sagesse. C’est pour vous amener, par cette grâce, à être dans l’état dans lequel vous êtes. Si cela avait été un honneur de Sa part, les croyants l’auraient mérité davantage, plus que vous.
Verset 213 : les gens étaient une seule communauté : ils étaient tous sur la religion de l’islam, depuis ‘Aadam jusqu’à NouuH ^alayhima -s-salaam. Ou encore il s’agit de NouuH et de ceux qui étaient avec lui sur son arche. Puis ils ont divergé. Ibnou ^Abbaas a dit : les gens étaient tous une seule et même communauté, sur l’islam.
Et Allaah a envoyé les prophètes : c’est-à-dire que les gens étaient sur une même communauté, sur l’Islam et Allaah leur a envoyé les prophètes, annonciateurs de bonne nouvelle : pour les croyants. Et avertisseurs d’un châtiment : pour les mécréants.
Et Allaah a révélé avec eux le Livre pour montrer la vérité. Prétendre que chaque prophète avait reçu un livre, cela n’a pas de preuve parce que la plupart des prophètes qui descendaient d’Israa’iil avaient reçu l’ordre de suivre la Torah.
Afin qu’il juge : c’est-à-dire Allaah ou bien le Livre ou bien le prophète à qui il a été révélé.
Entre les gens au sujet de ce sur quoi ils ont divergé. Ils ont divergé à propos de la religion de l’islam, alors qu’auparavant, ils étaient tous d’accord.
Et n’ont divergé (à propos de la vérité) que ceux qui ont reçu le Livre qui a été révélé pour enlever la divergence : c’est-à-dire qu’ils ont augmenté en divergence lorsque le Livre leur a été révélé
Après qu’ils aient reçu les preuves de sa véracité.
C’est une injustice de leur part : c’est-à-dire par envie de leur part, par injustice de leur part, tellement ils recherchaient le bas monde et qu’ils n’étaient pas objectifs.
Allaah a guidé ceux qui sont croyants vers ce au sujet de quoi ils ont divergé. C’est-à-dire que Dieu a guidé ceux qui sont croyants vers la vérité à propos de laquelle ont divergé ceux qui ont divergé.
Comme vérité : c’est pour indiquer justement cette vérité à propos de laquelle ils ont divergé.
Par Sa volonté
Et Allaah guide qui Il veut vers le chemin de droiture.
Tafsir An-Nasafiyy de sourate al-Baqarah versets 141-165
verset 141 : voici une communauté qui vous a précédés, ils auront ce qu’ils ont acquis et vous aurez ce que vous aurez acquis. Chacun sera rétribué en fonction de ses actes. Et vous ne serez pas interrogés à propos de ce qu’eux ont fait. Chacun rendra des comptes sur ce qu’il fait lui-même. Nous n’allons pas rendre des comptes sur ce que des communautés précédentes ont fait ou pas.
Il y a une répétition ici dans ces versets. La première explication est que c’est pour insister. Ou une autre explication : la fois précédente, le sujet était les prophètes tandis que cette fois-ci, il s’agit des prédécesseurs des yahouud et des naSaarah.
Verset 142 : les impudents parmi les gens vont dire. Les impudents sont ceux qui ont des idées stupides. L’impudence à l’origine est une forme de légèreté, c’est-à-dire un manque de maturité et une manière de ne pas accorder à chaque chose sa juste valeur. Ici il s’agit des yahouud qui ne veulent pas se diriger vers la ka^bah pour faire la prière. Non seulement ils ont refusé de croire au prophète Jésus mais ils refusent de croire au prophète MouHammad, et ils refusent de se diriger vers la ka^bah. Et ils considèrent qu’il n’y a pas d’abrogation possible dans la Loi. Ils veulent dire par là que c’est la loi de Moise qui reste appliquée. Alors que Dieu a fait que la loi de Moise a été abrogée par celle de Jésus et celle de Jésus a été abrogée par celle de MouHammad et, au sein-même de la loi de MouHammad, il y a des jugements qui ont été abrogés. Par exemple, le fait de boire de l’alcool n’était pas interdit depuis le début de la révélation. Au début, les musulmans consommaient de l’alcool et ils ne commettaient pas de péché. Par contre les prophètes, eux, n’ont jamais bu d’alcool. Cette interdiction est venue progressivement, jusqu’à ce qu’elle soit ferme et définitive.
Une deuxième explication pour les impudents : ce sont les hypocrites, dans la croyance. Ils aiment porter atteinte et se moquer.
Une troisième explication : les impudents sont les associateurs, qui adorent autre que Dieu. Ils adoraient des idoles au point qu’ils avaient entreposé 360 idoles dans la ka^bah. Au début, le Prophète se dirigeait vers Jérusalem dans la prière. Il plaçait la ka^bah devant lui et il se dirigeait vers Jérusalem. Quand il est parti à Médine, il a continué à prier vers Jérusalem. Puis il y a eu abrogation et l’ordre de se diriger vers la ka^bah. Il y a une mosquée à Médine qui s’appelle la mosquée des deux Qiblah car les musulmans devaient prier en direction de Jérusalem, donc vers le nord puis ils ont reçu l’ordre de changer de direction et de se diriger vers Médine, donc vers le sud. Les associateurs ont dit : « comment le Prophète s’est détourné de la Qiblah de ses ancêtres ! Puis il est revenu vers la direction de ses ancêtres ! ».
Ce verset 142 commence par le terme « sa » qui indique le futur, donc Dieu prépare le Prophète à ce qu’ils vont dire quand Dieu va ordonner de changer la direction de la prière. Quel est l’intérêt de cette annonce ? L’intérêt d’informer de ce que les associateurs vont dire, avant qu’ils ne le disent, c’est de raffermir le cœur. Parce que quand on est surpris par quelque chose de mauvais et qu’on ne s’y prépare pas, ça fait encore plus mal. Si on y est préparé, c’est plus facile. C’est une préparation de ce qu’ils vont dire. Et ça permet la préparation de la réponse avant d’en avoir besoin. Quand la réplique est préparée avant d’en avoir besoin, c’est plus fort pour couper court à ce que dit l’adversaire. Le proverbe arabe dit « avant de tirer la flèche, on lui met des plumes derrière ». Les plumes permettent de garder l’équilibre.
Qu’est-ce qui les a détournés (les musulmans) de leur Qiblah (de leur direction) qu’ils suivaient pour leur prière. Le mot Qiblah est la direction vers laquelle fait face celui qui fait la prière.
Dis : à Dieu appartient le levant et le couchant. Les pays du levant et les pays du couchant et toute la terre appartiennent à Dieu.
Il guide qui Il veut. C’est-à-dire que, de ces pays, Dieu guide qui Il veut.
Vers un chemin de droiture. C’est-à-dire qu’Il guide qui il veut vers la direction de vérité qui est la ka^bah vers laquelle nous avons reçu l’ordre de nous orienter. Deuxième explication : tous les endroits appartiennent à Dieu. Il donne l’ordre de nous diriger là où Il veut que nous nous dirigions, tantôt vers la ka^bah et tantôt vers Jérusalem. Il n’y a pas d’objection contre Lui parce qu’Il est Celui à Qui appartient toute chose.
Verset 143 : également Nous avons fait de vous (la communauté du Prophète MouHammad) une communauté de juste milieu. Et le juste milieu c’est le meilleur. C’est ce qui est juste et qui est agréé. Il a été dit que ce qui est bon a un milieu, parce que s’il y a une nuisance, ça parvient aux extrêmes et pas au centre. Et le juste milieu est protégé. C’est-à-dire que, tout comme Dieu a fait que votre Qiblah est la meilleure des Qiblah, Il a fait de vous la meilleure des communautés.
Notre chaykh a dit : ce qui justifie cet adverbe « également », afin que vous sachiez, vous, la communauté de MouHammad, par l’observation, grâce aux preuves qui vous ont été données et grâce au Livre qui a été révélé, que Dieu n’a été injuste envers personne. Mais Dieu a montré la voie, Il a envoyé des messagers qui ont transmis le message, ils ont porté le conseil. Mais ceux qui ont mécru, leur malheur les a amenés à suivre leurs passions, leur malheur les a amenés à émettre des objections contre les différents signes, afin que vous, la communauté du Prophète MouHammad, soyez les témoins de cela, que vous témoigniez de ceux qui vous sont contemporains et que vous témoigniez de ceux qui vous ont précédés et ceux qui vont vous suivre. N’est-ce pas que nous, nous témoignons qu’il n’est de dieu que Dieu et que MouHammad est le messager de Dieu ! Et nous témoignons qu’il a transmis le message honnêtement et fiablement ! N’est-ce pas que nous, nous transmettons son message et nous témoignons que certains acceptent et que ceux qui n’acceptent pas, ils ont entendu l’appel. Cela veut dire qu’au jour du jugement, ils ne pourront pas dire qu’ils n’étaient pas au courant ! Ils n’auront aucune excuse !!
Celui qui est au juste milieu, il ne penche pas vers les extrêmes, il n’est pas plus proche d’une extrême que de l’autre. Cela veut dire que, tout comme Nous avons fait que votre direction pour la prière soit au centre, Nous avons fait de vous une communauté de juste milieu. C’est-à-dire que vous n’êtes ni dans l’outrance, qui est le fait de dépasser la limite fixée par la Loi, en transgressant la Loi en faisant des choses mauvaises, ni dans la négligence, qui est le fait de manquer à ce que Dieu a ordonné. Vous n’avez pas fait preuve d’outrance comme les naSaarah, les chrétiens qui ont décrit Jésus comme étant un dieu : ils ont exagéré dans la glorification de Jésus au point de lui attribuer la divinité. Et vous n’avez pas fait preuve de négligence comme les yahouud qui ont attribué à Marie d’être fornicatrice et que Jésus serait le fils de fornication.
Afin que vous soyez témoins de ce que font les gens et que le Messager témoigne de ce que vous faites. Il a été rapporté que les différents mécréants au jour du jugement vont renier l’envoi des prophètes. Dieu ordonne aux prophètes de donner les preuves qu’ils ont bien transmis. Et Dieu sait qu’ils ont bien transmis. Et ce sera la communauté de MouHammad ^alayhi s-salaam qui viendra et qui témoignera que tous les prophètes ont transmis. Alors les mécréants des communautés diront : « mais comment savez-vous que les prophètes ont transmis ? » La communauté de MouHammad dira : « nous avons su que les différents prophètes ont bien transmis parce que Dieu nous en a informés dans Son Livre qu’Il a fait prononcer par Son Prophète véridique ». Le Prophète MouHammad a reçu le Qour’aan par révélation puis il l’a transmis à ses compagnons et c’est par ce biais que nous avons su. Alors le Prophète MouHammad sera appelé et il sera interrogé à propos de sa communauté. Il validera le témoignage de sa communauté et témoignera qu’elle est de confiance et qu’elle est la communauté du juste milieu.
Et le témoignage peut avoir lieu sans qu’on soit présent, comme si c’est quelque chose qui nous a été transmis.
Et il a été dit : « afin que vous puissiez apporter votre témoignage dans le bas-monde pour des sujets qui nécessitent des personnes de confiance ». Il y a des témoignages qui ne sont pas pris de n’importe qui. Il y a des témoignages qui nécessitent que le témoin soit digne de confiance.
Le chaykh Abouu ManSouur Al-Maatouridiyy a dit que ce verset est une preuve que l’unanimité est une preuve parce que Dieu a décrit cette communauté par le fait qu’elle est digne de confiance. « Le juste milieu » peut avoir la signification de « digne de confiance ». « Al-^adl » est celui dont le témoignage est pris en considération. Donc si les membres de cette communauté qui sont dignes de confiance sont parvenus à la même conclusion à propos de quelque chose et qu’ils ont témoigné de quelque chose, alors il faut prendre leur témoignage en considération.
Il y a eu deux citations de témoignage, de la part de la part de la communauté et de la part du Prophète. Au début, le verbe qui indique le témoignage est venu après et quand il s’agit du témoignage du Prophète, il est venu en premier. C’est pour confirmer le témoignage de cette communauté sur les autres communautés et pour spécifier que le Messager témoignera uniquement pour cette communauté-là.
Et Nous n’avons fait de la Qiblah que tu avais : c’est-à-dire la direction que tu suivais pour la prière et qui est la ka^bah. Il a été rapporté que le Messager Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam, au tout début, s’est dirigé dans la prière vers la ka^bah. Puis il a reçu l’ordre de se diriger vers le rocher de Jérusalem, après l’émigration, pour une sagesse. (C’était pour rapprocher les yahouud). Puis il a reçu l’ordre de se diriger à nouveau vers la ka^bah.
Que pour que Nous montrions aux gens qui va suivre le Messager et qui va se rebeller. C’est-à-dire que Nous n’avons fait de la Qiblah que tu aimes prendre pour direction et qui était celle qui du début, que par épreuve pour les gens, pour indiquer qui reste ferme sur l’islam et qui est sur un fil et apostasie l’islam lorsque la Qiblah change. (C’est une règle générale : les ordres et les interdits que Dieu nous fixe, ce sont des épreuves. Dieu ordonne est interdit ce qu’Il veut). Donc ce changement de direction est une épreuve pour que se manifeste qui est imperturbable.
Le chaykh Abouu ManSouur a dit : « afin que Nous fassions exister ce que Nous savons de toute éternité que ça va avoir lieu ». Dieu sait de toute éternité tout ce dont Il a voulu l’existence, que cela va exister dans le temps dans lequel Il en a voulu l’existence. Donc le changement n’a pas lieu dans l’attribut de la science de Dieu mais dans les choses qui sont sues et qui sont des créatures. Allaah ne change pas, ce sont les créatures qui changent. Dieu a su que certains allaient rester fermes sur leur foi et que d’autres allaient apostasier. Le changement n’est pas dans la science de Dieu.
Autre explication : afin que Dieu manifeste aux créatures qui reste ferme et qui revient sur ses pas. Ici l’épreuve est le changement de direction pour la prière, afin que les gens voient d’eux-mêmes qui est fort et ne change pas et qui ne tient qu’à un fil et qui a apostasié. C’est afin que ce soit connu par les gens. Comme dans d’autres versets dans lesquels Dieu dit ce qui signifie : « afin que soit distingué qui est mauvais et qui est bon ». Pour que cette distinction parvienne aux créatures. Ou afin que le Messager de Dieu Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam et les croyants prennent connaissance de qui reste ferme et qui apostasie. Par cette épreuve, le Messager saura et les croyants sauront qui reste ferme et qui va apostasier. Allaah attribue le verbe à Lui-même parce qu’Il agrée le Messager et les croyants.
Ou encore c’est une figure de style, pour expliquer avec douceur à quelqu’un qui ne sait pas.
Et ce changement est difficile uniquement pour ceux que Dieu a guidés. Ils se dirigeaient dans une direction puis il leur a été demandé de changer de direction pour leur prière.
Et Allaah conserve votre iimaane. Le terme « iimaane » ici désigne la prière. C’est-à-dire que Dieu conserve la récompense des prières que vous avez accomplies en vous dirigeant vers Jérusalem.
Allaah a appelé la prière « iimaane » :
1 / parce qu’elle est obligatoire pour les croyants
2/ et qu’elle est récompensée quand elle est accomplie par des croyants
3 / et que le fait d’accomplir une prière en assemblée est une preuve de foi.
Et quand le Messager de Dieu Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a reçu l’ordre de se tourner vers la ka^bah pour la prière, certains compagnons ont demandé quel était le jugement des prières de leurs frères qui se dirigeaient vers Jérusalem et qui étaient morts. C’est alors que ce verset a été révélé.
Certes Allaah est Ra’ouuf, Il est RaHiim. Ra’ouuf est encore plus fort que miséricordieux. Cela signifie : Dieu est très miséricordieux et Il est miséricordieux. C’est-à-dire que leur récompense ne sera pas perdue.
Verset 144 : Nous voyons comment tu scrutes le ciel de ton regard. Dieu a appris à Son prophète MouHammad Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam qu’Il sait que le Prophète lève le regard vers le ciel parce qu’il s’attendait, de la part de son Seigneur, que la direction de la prière soit à nouveau vers la ka^bah. 1 /Conformément à ce que faisait notre maitre Ibraahiim qui se dirigeait vers la ka^bah dans sa prière et 2/ en contradiction avec les yahouud, qui eux, se dirigeaient vers Jérusalem. Le Prophète s’attendait à ce changement 3 / car c’était plus facile pour les Arabes pour devenir croyants. 4/ D’autre part parce que la ka^bah est une source de fierté pour les Arabes. 5 / Les différentes tribus s’y rendaient lorsqu’elles allaient à La Mecque. 6 / Également c’est là-bas qu’ils faisaient le Tawaaf, les tours autour de la ka^bah.
Pour toutes ces raisons, le Prophète scrutait le ciel en attendant que Dieu lui donne l’ordre de se diriger vers la ka^bah.
Nous allons certes t’accorder et Nous allons te donner la capacité de te diriger vers la ka^bah. Nous allons faire que la direction pour ta prière soit le corps de la ka^bah et non pas le corps de Jérusalem. Le corps de la ka^bah signifie le prolongement du corps de la ka^bah : que la personne soit située plus haut ou plus bas que la ka^bah, elle va faire sa prière en se dirigeant vers le prolongement du corps de la ka^bah.
Une Qiblah qui te réjouira le cœur. Nous allons t’accorder une Qiblah vers laquelle tu t’orienteras pour des raisons valides que tu as dans ton cœur et ton souhait est conforme à la volonté de Dieu et à Sa sagesse. C’est-à-dire que Dieu a voulu cela. Dieu n’a pas changé de volonté parce que, toi, tu le souhaites.
Oriente-toi vers la mosquée Al-Haraam. Fais en sorte que, dans la prière, tu t’orientes vers la mosquée Al-Haraam. « Vers » signifie dans la direction de la mosquée » et vers son corps. Parce que se diriger vers le corps de la ka^bah est difficile pour celui qui se trouve dans un endroit éloigné. Il a été rapporté que le Prophète ^alayhi s-salaam, lorsqu’il est arrivé à Médine, il a fait la prière en direction de Jérusalem durant seize mois, puis il a reçu l’ordre de se diriger vers la ka^bah dans sa prière.
Et où que vous vous trouvez : c’est-à-dire sur terre et que vous voulez faire la prière, alors orientez-vous vers la mosquée Al-Haraam et ceux qui ont reçu le Livre avant vous savent que c’est la vérité de la part de leur Seigneur C’est-à-dire que ce changement de direction vers la ka^bah, c’est la vérité, parce que les prophètes, avant notre maitre MouHammad ^alayhi S-Salaat wa s-salaam, avaient annoncé la bonne nouvelle qu’il y aura un prophète qui s’appellera MouHammad qui va venir et qui fera la prière vers les deux Qiblah, de Jérusalem et La Mecque.
C’est une obligation pour vous de vous orienter vers la ka^bah, dans la prière, où que vous vous trouviez sur terre. Et ce qui est visé par la ka^bah, c’est cette construction qui existe actuellement. Et quand le Prophète avait fait la prière en se dirigeant vers la ka^bah, il avait dit ce qui signifie : « voici votre direction pour la prière ». Ce Hadiith a été rapporté par Al-Boukhaariyy dans son SaHiiH. Et apprendre comment déterminer la direction pour la prière est un devoir.
Et rien de ce que vous faites n’échappe à Allaah.
Verset 145 : et si tu donnais à ceux qui ont reçu le Livre (ce sont les entêtés qui ont reçu le Livre mais qui refusent de le suivre) les arguments catégoriques qui prouvent que se diriger vers la ka^bah, c’est cela la vérité. Ils ne suivront pas ta direction. Car ce n’est pas cause d’une confusion qu’ils ont eue qui va être dissipée en leur donnant la preuve. Mais le fait qu’ils aient refusé de te suivre, c’est par orgueil et par entêtement parce qu’ils savent dans leurs livres que tu es décrit comme étant sur la vérité.
Et tu ne vas pas suivre leur Qiblah. Qiblah ici est au singulier. Pourtant, il s’agit de deux groupes qui ont reçu le Livre, ce sont les yahouud et les naSaarah. Chacun a eu une Qiblah différente. Ici, c’est pour couper définitivement tout espoir que tu suivras leur Qiblah. Parce qu’ils ont été perturbés à ce moment-là : ils ont dit : s’il était resté sur notre Qiblah, alors peut-être que nous aurions pensé que c’est celui que nous attendons. En effet, ils prétendent que le prophète qu’ils attendaient n’est pas le Prophète MouHammad, alors que c’est lui. Mais ils ont dit que ce serait quelqu’un de la descendance de Mouuçaa. Puis ils ont espéré qu’il se dirige à nouveau vers Jérusalem. Et le mot Qiblah est au singulier parce que leurs Qiblah respectives ont en commun qu’elles sont fausses. Dieu ne les agrée pas, Dieu n’agrée que ceux qui se dirigent vers la Ka^bah.
Et ils ne vont pas suivre les Qiblah des autres. Même s’ils sont d’accord sur le fait de contredire le Prophète MouHammad, ils sont divergents à propos de leurs Qiblah. Et on n’espère pas qu’ils tombent d’accord. Tout comme on n’espère pas qu’ils soient d’accord avec toi. Les yahouud se dirigent vers Jérusalem et les naSaarah vers le lever du soleil.
Et si tu suivais leurs passions après la science que tu as eue. La parole est adressée au Prophète mais ce n’est pas lui qui est visé parce que le Prophète est préservé de la mécréance. C’est-à-dire après les arguments que tu as connus, qui prouvent que la Qiblah c’est la ka^bah et que la religion que Dieu agrée, c’est l’islam, si tu suivais leurs passions après cela,
Tu serais au nombre des injustes, c’est-à-dire de ceux qui commettent l’injustice la plus abominable. Le mot « injuste » est parvenu dans le Qour’aan dans plus d’un passage. Parfois il a le sens des mécréants, parfois du grand pêcheur, parfois d’un petit pêcheur, tout comme notre maitre Youunous ^alayhi s-salaam, quand il a quitté la ville avant d’avoir reçu l’ordre de la quitter, il a fait une invocation alors qu’il était dans le ventre du cétacé, en disant ce qui signifie : « j’ai commis un petit péché qui ne comporte pas de bassesse de caractère ».
Dans cette parole, il y a un ordre qui est donné avec douceur pour ceux qui entendent ce verset. C’est également un moyen de renforcement pour rester ferme sur la vérité. Et c’est également une mise en garde pour celui délaisse les preuves et qui suit les mauvais penchants de son âme.
Il a été dit que cette parole s’adresse en apparence au Prophète ^alayhi s-salaam, alors que ceux qui sont visés, c’est sa communauté. Si les membres de sa communauté suivent les passions de ceux qui sont sur l’égarement, ils seront alors injustes.
verset 146 : ceux à qui on avait fait parvenir le Livre (c’est-à-dire les injustes)
Ils le reconnaissent (c’est-à-dire MouHammad à qui Nous avons fait parvenir le Livre)
Exactement comme ils sont capables de reconnaitre leurs enfants. ^Abdoul -Laah ibnou salaam était le savant des juifs puis il s’est converti à l’islam. Alors les autres juifs ont dit à son sujet que c’était quelqu’un qui ne savait rien du tout. Il a dit : « moi je connais MouHammad plus que je ne connais mon propre fils ». Alors notre maitre ^Oumar lui a dit : « comment ça ? Tu le connais plus que ton propre fils ? » Alors il a répondu : « le Prophète MouHammad, je n’ai aucun doute qu’il est prophète. Pour ce qui est de mon fils, je n’ai aucune garantie que sa mère ne m’a pas trahi ». C’est-à-dire que c’est quelque chose qui est possible selon la raison. C’est alors qu’^Oumar lui a embrassé la tête.
Notre chaykh que Dieu lui fasse miséricorde a dit que la connaissance à elle-seule ne suffit pas. Il faut que la personne reconnaisse cela. Car les yahouud savaient que MouHammad était un envoyé de Dieu mais leur âme a refusé d’accepter cela. C’est pour cela qu’ils se sont mis à le démentir par la langue. Car la Torah d’origine, celle qui a été révélée à notre maitre Mouuçaa ^alayhi s-salaam, comporte l’annonce que MouHammad est l’envoyé de Dieu. Et la Torah ainsi que l’Evangile ont été falsifiées, les sens des termes ont été falsifiés. Puis les termes ont été déformés.
Et un groupe d’entre eux (qui n’ont pas été musulmans) dissimule la vérité alors qu’ils la connaissent. C’est par jalousie et par entêtement. Leurs livres qui ont été révélés à Moise et à Jésus comportent la vérité.
Verset 147 : la vérité est de la part de ton Seigneur. C’est-à-dire que la vérité est ce qui a été confirmé de la part de Dieu, comme la voie sur laquelle est le Prophète MouHammad Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam. Et ce qui n’a pas été authentifié comme étant de la part de Dieu, comme la voie sur laquelle sont les gens du Livre, c’est faux.
Ne sois pas au nombre de ceux qui doutent. C’est-à-dire : ne doute pas que cette vérité est bien de la part de ton Seigneur.
Verset 148 : et chaque groupe de chaque religion a une direction a une direction vers laquelle il se dirige.
Empressez-vous pour faire le bien, où que vous soyez : c’est-à-dire que du fait que Dieu vous a ordonné de changer de direction pour la prière, alors empressez-vous pour aller vers le bien, que ce soit concernant la Qiblah ou autre que la Qiblah. Dans toutes les choses, soyez, vous, les pionniers. Qui que vous soyez, c’est-à-dire vous et vos ennemis. Même pour vos ennemis, c’est un ordre de vous rejoindre sur la vérité.
Allaah vous ressuscitera tous. Vous et vos ennemis, vous serez ressuscités pour le jour du jugement et Dieu jugera entre ceux qui étaient sur la vérité et ceux qui étaient sur le faux.
La deuxième explication du verset « où que vous soyez » est que vous, communauté de MouHammad ^alayhi S-Salaat wa s-salaam, chacun d’entre vous a une direction vers laquelle il prie. En effet si quelqu’un est au nord de la ka^bah, il va se diriger vers le sud pour sa prière ; celui qui est au sud, il se dirige vers le nord ; celui qui à l’est de la ka^bah, il se dirige vers l’ouest et celui qui est à l’ouest, il se dirige vers l’est. Donc ce verset veut dire que vous, communauté de MouHammad ^alayhi S-Salaat wa s-salaam, où que vous soyez, vous vous dirigez vers la meilleure des directions. Et c’est le prolongement de la ka^bah. Où que vous soyez : c’est comme si vous étiez tous ensemble dans la mosquée al-Haraam en train de prier.
Certes Allaah est sur toute chose tout puissant.
Verset 149 : de n’importe quel endroit tu pars pour entamer un voyage, oriente-toi vers la mosquée al-Haraam lorsque tu faisla prière.
Et l’ordre qui vous est donné est la vérité de la part de ton Seigneur.
Et Allaah, rien ne Lui échappe de ce que vous faites.
Verset 150 : c’est une répétition du verset précédent : et de n’importe quel endroit tu pars pour entamer un voyage, oriente-toi vers la mosquée al-Haraam
Et où que vous soyez, alors orientez-vous vers la mosquée Al-Haraam pour la prière. Cette répétition est pour insister à propos de la Qiblah, parce qu’il y a eu une abrogation ici : c’était Jérusalem puis c’est devenu la ka^bah. Cette répétition est pour éliminer toute confusion possible et pour que les gens restent fermes sur l’ordre qui leur a été donné. C’est bien vers la ka^bah qu’ils doivent se diriger vers la prière. Il y a beaucoup d’intérêts dans cette répétition.
Pour que les gens n’aient pas d’argument contre vous. C’est-à-dire que Dieu vous a donné suffisamment d’arguments pour justifier votre Qiblah, pour répliquer aux gens (ici ce sont les yahouud), car c’est différent de ce qui est dans la Torah. La Qiblah a bel et bien été changée. Leur parole a été appelée un argument parce que ce sont eux qui prétendent que c’est un argument. Mais en réalité ce n’est pas un argument car ça ne prouve pas quelque chose de vrai. Habituellement, l’argument prouve quelque chose de vrai. Mais eux, ils utilisent ces paroles comme étant une preuve alors que ça n’en est pas une.
Sauf ceux qui sont injustes parmi eux. C’est-à-dire ceux qui sont entêtés parmi les yahouud. Ils disent : s’il a quitté notre Qiblah pour se diriger vers la ka^bah, c’est pour rejoindre la religion de son peuple (les gens de Qouraych qui étaient des idolâtres), c’est parce qu’il aime sa ville. Ils ont dit : s’il était sur la vérité, il serait resté sur la Qiblah des prophètes, c’est-à-dire vers Jérusalem.
Ou bien deuxième explication : pour que les Arabes ne puissent pas émettre une objection sur le fait que vous ayez abandonné l’orientation vers la ka^bah qui est la Qiblah d’Ibraahiim et d’Ismaa^iil, le père des Arabes, excepté ceux qui sont injustes parmi eux, qui sont les gens de La Mecque, quand ils vont dire : il a changé d’avis, il est revenu à la Qiblah de ses ancêtres et bientôt, il va rejoindre leur religion.
Ne les craignez pas. N’ayez pas peur d’eux, c’est-à-dire ne les craignez pas dans leurs paroles qui portent atteinte à propos de votre Qiblah. Ils ne vont pas vous nuire.
Mais craignez-Moi. C’est-à-dire craignez Dieu et ne désobéissez pas à Son ordre.
Pour que Je vous parachève Ma grâce. C’est-à-dire : Je vous ai donné les arguments pour que personne ne puisse émettre de parole contre vous et Je vous ai guidé vers le ka^bah. Je vous ai accordé cette grâce de vous avoir dirigés vers la ka^bah.
Puissiez-vous être bien guidés. C’est-à-dire pour que vous soyez guidés vers la Qiblah de notre maître Ibraahiim. Car notre maitre Ibraahiim faisait la prière en se dirigeant vers la ka^bah , qu’il avait d’ailleurs reconstruite avec son fils Ismaa^iil.
Verset 151 : tout comme Nous avons envoyé parmi vous. « Tout comme », soit il se rapporte à ce qui l’a précédé, c’est-à-dire afin que Je vous parachève Ma grâce dans l’au-delà, en vous accordant la récompense, tout comme Je vous l’ai parachevée dans le bas-monde en vous envoyant le Messager. Dans ce cas, on ne marque pas d’arrêt à la fin du verset 149.
La deuxième explication est que le « tout comme » se rapporte à ce qui va suivre : tout comme Nous vous avons envoyé un messager d’entre vous, qui vous récite Nos versets, qui vous purifie, qui vous enseigne le Livre et la sagesse et qui vous enseigne ce que vous ne saviez pas. Allaah ta^aalaa nous rappelle ainsi qu’Il nous a envoyé le Messager,
Verset 152 : alors évoquez-Moi et Je vous accorderai la récompense. Selon cette deuxième explication, on marque un arrêt à la fin du verset 149, c’est-à-dire la parole « tahtadouune ».
D’entre vous : c’est-à-dire un messager qui est arabe
Qui vous récite : c’est-à-dire qui récite ce qui est révélé
Nos versets : c’est-à-dire le Qour’aan.
Wa youzzakkiikoum : il y a trois avis rapportés par le HaafiDh ibnou l-Jawziyy :
1/ Ibnou ^Abbaaas et al-FarraH ont dit : il prélève de vous la zakaat et c’est une cause pour purifier vos biens.
2/ Al-MouQaadir a dit : ce messager va vous purifier du chirk (l’association à Dieu) et du koufr (la mécréance)
3/ Il les invite à ce qui va faire d’eux des gens vertueux.
Et il vous enseigne le Livre : c’est-à-dire le Qour’aan
Et la sagesse : c’est-à-dire la sounnah (la croyance et les jugements et les actes du Prophète ^alayhi S-Salaat wa s-salaam) et le fiQh (la science des lois).
Il vous enseigne ce que vous ne saviez pas : c’est-à-dire qu’il vous enseigne ce que vous ne pouvez connaitre que par révélation.
Verset 152 : évoquez-Moi : c’est-à-dire par la demande du pardon. Ibnou l-Jawziyy a dit dans son explication qu’Ibnou ^Abbaas et ibnou Joubayr ont dit : évoquez-Moi en M’obéissant, alors Je vous accorderai le pardon.
Ibraahiim ibnou S-Sariyy a dit : tout comme Je vous ai fait grâce par le message, c’est-à-dire le fait que Dieu nous a envoyé le Messager ^alayhi S-Salaat wa s-salaam,
Alors évoquez-Moi par le tawHiid, c’est-à-dire en ayant pour croyance que Je n’ai pas d’associé et en croyant en la véracité de Mon prophète.
Ou alors évoquez-Moi en faisant Mon éloge, en me remerciant et Je vous donnerai
Ou alors évoquez-Moi en Me demandant, et Je vous donnerai
Ou alors évoquez-Moi par le repentir et Je vous pardonnerai
Ou alors évoquez-Moi avec la sincérité et Je vous délivrerai
Ou évoquez-Moi par la supplication et Je vous sauverai.
Et remerciez-Moi : c’est-à-dire pour les grâces que Je vous ai accordées.
Et ne reniez pas les grâces. Ne soyez pas ingrats pour les grâces que Je vous ai accordées.
Verset 153 : ô vous qui êtes croyants, faites-vous aider par la patience. Par la patience, on obtient toutes les grandes vertus.
Et par la prière. La prière empêche de commettre les actes vils, les actes d’impudence. La prière aide la personne à s’améliorer et soigne du mauvais comportement.
Certes Allaah soutient ceux qui patientent. Dans la bague de notre maitre Idriis, il est écrit que la patience avec la sincérité donnent la réussite.
Verset 154 : ne dites pas à propos de ceux qui ont été tués dans la voie que Dieu agrée : ce verset a été révélé à propos des martyrs de la bataille de Badr et ils étaient au nombre de quatorze. Cette bataille a eu lieu le 17 de ramaDaan de l’an deux de l’hégire.
Qu’ils sont morts mais ils sont bien vivants. Mais vous ne le constatez pas. C’est-à-dire que vous ne savez pas cela, parce que la vie du martyr n’est pas quelque chose que l’on connait par la perception sensorielle. D’après Al-Haçan Al-BiSriyy que Dieu l’agrée, les martyrs sont vivants, selon le jugement de Dieu. Leur subsistance est exposée à leur âme et ils en ressentent la fraicheur et la joie, tout comme le feu est exposé aux âmes de ceux qui ont suivi pharaon dans la mécréance, matin et soir. (Verset qui cite cela). Dans cette vie, les mécréants ne sont pas exposés au feu et dans l’au-delà, ils seront en enfer. Donc ils seront exposés au feu dans la tombe. Et c’est de ce verset que les savants ont déduit qu’il y a un supplice dans la tombe. Et les suppliciés ressentiront de la peine et de la douleur suite à cela.
D’après Moujaahid, les martyrs reçoivent des fruits du paradis, ils sentent l’odeur du paradis sans y être. Mais cette parole n’est pas confirmée. Le chaykh rectifie et dit : leur âme sera au paradis. On a entendu que leur âme sera dans des volatiles verts qui mangent des fruits du paradis et qui se réfugient dans des chandelles accrochées au Trône. Leur âme sera au paradis mais les martyrs ne vont pas occuper la place qu’ils occuperont après le jour du jugement. Histoire d’un savant qui s’appelle ^Abdour -RaHmaan fils de al Qaaçim, il y a plus de six cent années. Il a été tué dans une bataille, avec d’autres personnes. Ils ont été laissés à terre. Un mécréant est venu et s’est moqué du Qour’aan. Il leur a dit : « vous, vous dites : ne dites pas à propos de ceux qui sont tués dans la voie que Dieu agrée, qu’ils sont morts mais qu’ils sont bien vivants ». L’un des morts s’est levé et a récité le verset. Le mécréant tremblait de peur. Le martyr est ensuite retourné comme il était.
Chez signifie selon le jugement de leur Seigneur. C’est-à-dire que Dieu les honore et les agrée. Le martyr, lorsqu’il meurt, son âme va au paradis. L’âme quitte le corps mais pas totalement. Comme le soleil qui est dans le ciel mais son effet est sur terre. De même, l’âme du martyr va au paradis mais son effet reste sur le corps qui est sur terre. Ils sont vivants même si ce n’est pas la même vie que nous avons actuellement. Il y a les traces de l’âme dans le corps du martyr qui est sur terre.
MouHammad AS-Sa^idiyy était un élève de notre chaykh ^Abdoul-Laah al-harariyy. Les gens ont ouvert sa tombe quinze ans après qu’il ait été enterré. Ils voulaient enterrer son frère et ils pensaient que son corps avait été assimilé par la terre. Ils ont trouvé son corps intact car il était mort martyr.
Verset 155 : et Nous vous éprouverons : c’est-à-dire que Nous allons vous faire subir des épreuves pour éprouver vos états comme un examinateur. Est-ce que vous allez patienter et accomplir des actes d’obéissance ou bien vous n’allez pas patienter ? Dieu éprouve qui Il veut par ce qu’Il veut. Et certains croient que Dieu ne crée pas le mal. Or Dieu crée le bien et le mal et c’est une preuve de Sa parfaite toute puissance. Mais Il n’ordonne pas le mal et il n’agrée pas le mal.
Par quelques (c’est-à-dire quelques épreuves): « bi chay’in » signifie « un peu », pour indiquer que toute épreuve qui touche l’être humain, même si cette épreuve est importante, il se peut qu’il y ait plus grave encore. On dit : « dafa^a l-Laahou maa kaana a^dham », « Dieu repousse de nous ce qui est encore plus grave ». Ceci montre que les gens bénéficient de la miséricorde de Dieu en toute situation. Et Dieu les a informés qu’il y aura une épreuve avant qu’elle ne se produise, pour qu’ils puissent la supporter. Les gens ont ainsi été préparés.
Peurs. La crainte de Dieu et de l’ennemi.
Et faim : c’est-à-dire la famine ou le jeûne du mois de ramaDaan.
Et un manque dans les biens. Par la mort du bétail ou par la zakaat. Et le mot « et » suit, soit le mot « chay’ » (quelques pertes dans le bien) soit le mot « khaouf » (crainte). Nous allons vous éprouver par quelques pertes dans vos biens. Ce sont des épreuves de la part de Dieu.
Et dans les âmes : c’est-à-dire par les homicides et la mort. Nous allons vous éprouver par une diminution dans le nombre de personnes. Ou bien par la maladie et la vieillesse.
Et dans les fruits : les récoltes ou par la mort des enfants (car l’enfant est un fruit du cœur, il est comme un fruit pour les parents).
Et annonce la bonne nouvelle à ceux qui patientent. C’est-à-dire à ceux qui patientent suite à toutes ces épreuves. Parce que ceux qui font l’istirjaa^ face aux épreuves, annonce-leur la bonne nouvelle, parce que c’est une soumission totale à Dieu. C’est le fait de dire le verset « innaa lil-Laahi wa innaa ilayhi raaji^ouune » ce qui signifie : « certes nous appartenons à Dieu et nous retournerons à la vie pour Son jugement ». Ce qui veut dire qu’en définitive, même si j’ai été éprouvé par cette épreuve, j’appartiens à Dieu et je reviendrai à Son jugement au jour dernier.
Et dans le Hadiith notre maitre MouHammad ^alayhi S-Salaat wa s-salaam a dit ce qui signifie : « celui qui dit l’istirjaa^ lors de l’épreuve, Dieu lui comble le manque qu’il a à cause de cette épreuve et Il lui accorde un bien pour la suite ainsi qu’une suite vertueuse qui le satisfera ». Rapporté par Al-BayhaQiyy, AT-Tabaraaniyy et ibnou Jarir.
Une fois, la chandelle du messager de Dieu Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam s’est éteinte. Le Prophète a alors dit : « innaa lil-Laahi wa innaa ilayhi raaji^ouune ». Quelqu’un s’est étonné et a dit : « ça, c’est une épreuve ? » alors le Prophète a dit ce qui signifie : « toute chose qui nuit au musulman est une épreuve ».
Ce verset s’adresse au Messager de Dieu Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam et à tous ceux à qui peut parvenir cette annonce de bonne nouvelle de ceux qui patientent.
Ceux qui patientent sont ceux qui se satisfont de Dieu, qui ne se rebellent pas contre Lui, ceux qui ne perdent pas patience pour ce que Dieu prédestine, même si les épreuves en tant que telles les dérangent, les chagrinent, leur font du mal dans leurs corps, mais leurs cœurs sont satisfaits vis -à- vis de Dieu. Notre maitre Ayyouub ^alayhi s-salaam, est resté dix-huit ans étant malade et il n’y avait un seul endroit de son corps qui n’était pas malade.
Ceux qui patientent, Dieu leur a annoncé la bonne nouvelle qu’ils auront des Salawaate de la part de Dieu, c’est-à-dire des miséricordes accompagnées d’élévations en degrés. Ici, il ne s’agit pas d’une simple miséricorde mais elle est accompagnée d’élévations en degrés. Parce que la simple miséricorde dans le bas-monde concerne le croyant et le mécréant. Même le mécréant profite de la miséricorde de Dieu, dans le bas-monde. Mais le mécréant est ingrat, car il mange et boit de ce que Dieu lui accorde et il renie Dieu. Il y a des miséricordes spécifiques et il y a des miséricordes générales. Il y a des miséricordes générales dans lesquelles sont associés le croyant et le non croyant, le bienfaisant et le malfaisant. Il y a le fait de profiter de cet air que nous respirons, de la bonne santé, des biens, et autres : tout cela fait partie des miséricordes générales. Alors que les miséricordes particulières, elles sont réservées aux croyants qui patientent, ceux qui sont soumis à Dieu d’une totale soumission. La première des conditions pour gagner ces miséricordes particulières, c’est la foi, c’est-à-dire être croyant. Celui qui n’est pas croyant ne bénéficie pas de ces miséricordes particulières.
verset 156 : ceux qui (il s’agit d’une description de ceux qui patientent)
Lorsqu’ils sont touchés par une épreuve (c’est-à-dire qui est difficile à supporter)
Ils disent « certes nous appartenons à Allaah et nous reviendrons à la vie pour Son jugement ». C’est une reconnaissance de la souveraineté de Dieu, c’est-à-dire que nous appartenons à Dieu et Dieu fait de nous ce qu’Il veut et nous sommes satisfaits de ce qu’Il fait de nous, que ce soit quelque chose qui correspond aux penchants de l’âme ou quelque chose qui va à l’encontre de notre nature. Nous nous soumettons à Lui, nous n’émettons pas d’objection contre Lui. Dieu a créé les âmes et Il fait que, naturellement, elles penchent pour certaines choses et elles ont une aversion pour certaines choses. Ceux dont Dieu fait l’éloge dans ce verset 156, ce sont des gens qui se soumettent totalement à Dieu, c’est-à-dire lorsqu’Il leur fait subir ce qui convient à leur âme et lorsqu’il leur fait subir ce qui ne convient pas à leur âme, des choses que Dieu leur a destinées et prédestinées. ; ils se soumettent à Lui dans les deux cas.
Pour illustrer cela, dans le Hadiith SaHiiH (authentique) rapporté du Prophète ^alayhi S-Salaat wa s-salaam, parmi les choses que nous récitons, entre la parole « Allaahou ‘akbar » et la récitation de la faatiHah, nous disons « naHnou laka wa ’ilayk », c’est-à-dire « ô Allaah, nous T’appartenons et nous reviendrons à la vie pour ton jugement ». C’est une reconnaissance par la langue de cette conviction par le cœur que tout appartient à Dieu.
Dans le livre « al-maraaçil » de Abouu Daawouud qu’il a composé pour les Hadiith mourçal. Un Hadiith mourçal est un Hadiith rapporté par un successeur des compagnons qui le rapporte du Prophète Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam. Mais il ne dit pas qui est le compagnon qui le lui a rapporté. Parmi ces Hadiith mourçal, il y a une parole qui est attribuée au Prophète par un successeur : « Allaahoumma innamaa naHnou bika wa ilayk », ce qui signifie littéralement : « ô Allaah nous sommes par Toi et à Toi », c’est-à-dire que notre existence est par Ta puissance et Ta volonté et conformément à Ta science ». Il n’y a pas une seule chose qui existe sans que ce soit par Ta création, par Ta puissance, par Ta volonté et par Ta science. Nos êtres et nos caractéristiques, tout cela est par la création de Dieu, par la volonté de Dieu, conformément à Sa science et Sa prédestination et Sa destinée. « Wa ilayk » : c’est-à-dire que notre devenir est à Toi. Chacun d’entre nous, Dieu lui a prescrit la mort. Pas un d’entre nous ne va y échapper. Soit la personne meurt dans un bon état selon le jugement de Dieu, soit elle meurt sur un état que Dieu n’agrée pas selon Son jugement.
« MouSiibatoun » : dans la grammaire, c’est un mot qui est indéfini (nakirah). Dieu nous fait comprendre ainsi que toute épreuve qui touche le musulman, quelle qu’elle soit, elle va profiter au musulman, soit par l’élévation en degrés, soit par une expiation de péché, ceci dans le cas où cette personne ne se rebelle pas contre Dieu. Donc celui qui se satisfait de Dieu, il patiente, il va profiter de l’épreuve, elle sera bénéfique pour lui. Parce que, soit ce sera une élévation en degrés selon le jugement de Dieu, soit une expiation de péchés. Tout ce qui va toucher le musulman sera une cause pour qu’il soit élevé en degrés ou bien ce seront des péchés qui lui seront expiés, c’est-à-dire qu’une partie de ses péchés lui sera effacée. Il n’y a pas une seule épreuve qu’il subisse, qu’elle soit petite ou grande, sans qu’il n’en profite. Et quel bon bénéfice de cela. Même l’épreuve qui parait négligeable aux yeux des gens, comme le fait d’être piqué par épine ou le fait d’être dérangé par un tourment ou un souci sans grande conséquence. Par contre si c’est un grand tourment, le musulman va en profiter, en fonction de la gravité de ce tourment. Par ailleurs, ces croyants dont Dieu fait l’éloge, ils ont une particularité, c’est que lors les jours de al-harj, ils s’attachent à l’obéissance à Dieu, autant que faire se peut. Al-Harj, c’est quand il y a beaucoup de morts, beaucoup de meurtres ; même dans ces jours-là, ils ne désobéissent pas à Dieu. Ils ne délaissent pas les obligations et ils ne se mettent pas à commettre des péchés à cause de cela. Ils sont fermes.
Le Prophète Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « se consacrer à l’adoration de Dieu en période de harj, c’est comme celui qui a fait une émigration pour venir me rejoindre ». Rapporté par Ibnou Hibbaan dans son SaHiiH, rapporté par Mouslim dans son SaHiiH, rapporté par ibnou Maajah dans ses sounan. C’est-à-dire que celui qui s’attache à l’obéissance à Dieu dans une période de harj, il est comme celui qui a accompli l’émigration pour rejoindre le Prophète Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam, à l’époque où l’émigration vers le Messager ^alayhi S-Salaat wa s-salaam était obligatoire. Parce qu’il n’y a plus eu d’émigration obligatoire après la conquête de La Mecque.
Ils ont su (c’est une connaissance), ils ont eu pour croyance et ils sont catégoriques, qu’ils appartiennent à Dieu, qu’Il peut faire d’eux ce qu’Il veut et qu’ils vont revenir à Son jugement, c’est-à-dire qu’ils vont mourir, pour, par la suite, être rétribués par Dieu. La rétribution des croyants pour leur foi commence dans le barzakh (c’est la période entre la mort et la résurrection et elle a lieu dans la tombe). Mais la plus grande rétribution est dans l’au-delà. Pour les croyants, ce seront des choses qui vont les réjouir. Dieu leur a promis que, dès qu’ils quittent le bas-monde, ils n’auront rien qui va les chagriner. Mais le fait de quitter le bas-monde, ils sont à l’image de quelqu’un qui était prisonnier et qui sort de prison ou bien quelqu’un qui était dans une famine et une sécheresse, il retrouve le bien-être et le confort. La tombe que les gens craignent, certains seront dans un état meilleur que ce qu’ils avaient auparavant, même s’ils résidaient dans des palais luxueux et qu’ils avaient beaucoup de grâces dans ce bas-monde. Mais parce qu’ils étaient pieux, dans la tombe, ce sera encore meilleur. Il suffit pour cela le fait qu’ils verront dans leurs tombes leur place au paradis, une fois au début du jour et une fois à la fin de la journée. Ceci dépasse tous les plaisirs du bas monde lorsqu’ils étaient sur terre.
Il y a d’autres félicités que celles-là. Entre-autres, il y a le fait qu’ils ne seront pas en proie à ce qui va leur nuire, dans leurs tombes, comme les bêtes sous terre (les scorpions, les serpents, les vers) et ils ne vont pas endurer non plus la solitude dans la tombe, ils ne vont pas endurer non plus la difficulté de l’obscurité car leur tombe sera éclairée. Œuvrons pour gagner cela. Ils seront également épargnés de l’étroitesse de la tombe. Et la félicité de l’au-delà sera encore meilleure.
Certes nous allons revenir à Lui : c’est une reconnaissance qu’ils vont mourir et donc que le devenir, ce sera la rétribution de la part de Dieu.
Verset 157 : ceux-là auront des Salawaates de la part de leur Seigneur et une raHmah. Cela signifie une grâce et une miséricorde. Cela indique qu’ils auront des miséricordes qui vont se suivre. Sa^id ibnou Joubayr a indiqué dans ce verset que aS-Salawaate signifie le pardon de la part de Dieu. Ce verset indique une annonce de bonne nouvelle pour les croyants. Ce sont des gens qui se satisfont de Dieu, c’est-à-dire qu’ils n’émettent pas d’objection contre Dieu, ils ne se mettent pas en colère contre Dieu contre ce qu’Il a prédestiné, ils ne font pas preuve de rébellion ni d’exaspération pour les choses que Dieu leur a fait subir, même si les épreuves en tant que telles les dérangent, les attristent, leur nuisent dans leurs corps. Mais leurs cœurs sont satisfaits de Dieu.
Ceux-là, Dieu leur a annoncé la bonne nouvelle qu’ils auront des miséricordes qui sont accompagnées d’élévation en degrés. Il ne s’agit pas ici de simple miséricorde. Car la miséricorde dans le bas-monde, vont en bénéficier le croyant et le mécréant. Mais les Salawaates ici, ce sont les miséricordes qui sont accompagnées d’élévation en degré : ce sont des miséricordes particulières. Cet air que nous respirons fait partie de la miséricorde générale. Il y a des miséricordes générales dans lesquelles s’associent le croyant et le mécréant, comme le fait de profiter des biens, de la santé, des grâces du bas-monde. Alors que les miséricordes particulières, seuls les croyants qui patientent, qui se soumettent à Dieu totalement, vont les recevoir. La première condition pour obtenir ces miséricordes spécifiques est d’être croyant.
Et ce sont eux les bien-guidés. C’est-à-dire ceux qui ont été bien guidés pour aller sur le droit chemin, puisqu’ils ont fait l’istirja^ (qui est le fait de dire « innaa lil-Laahi wa innaa ilayhi raaji^ouun »). Et ^Oumar a dit : quelle belle charge que celle qu’on répartit sur le dos du chameau ».
Verset 158 : certes aS-Safaa wa l-marwah. Ce sont deux montagnes à La Mecque où les pèlerins font les trajets.
Font partie des rites de la religion agréée par Dieu.
Celui qui se rend à la ka^bah soit pour faire le pèlerinage, soit pour faire la ^oumrah, il n’y a pas de péché pour lui s’il fait les trajets entre aS-Safaa et al-marwah. Le mot Tawaaf à l’origine signifie marcher autour. Ici, par extension, cela signifie marcher entre As-Safaa et al-marwah. Il a été dit qu’au-dessus de Safaa, il y avait un içaaf et sur al-marwah, il y avait naa’ilah qui sont deux idoles, deux statues. C’était un homme et une femme qui avaient commis la fornication à l’intérieur de la ka^bah et ils ont été transformés en pierres et ils ont été placés sur chacun des deux monts pour que les gens soient exhortés de ce qui arrive à ceux qui commettent ce péché-là. Mais avec le temps, les gens se sont mis à les adorer ; les gens de la jahiliyah, quand ils marchaient entre les deux monts, ils se frottaient à ces idoles. Lorsque l’islam est venu et que les idoles ont été détruites, les musulmans n’étaient pas très à l’aise pour faire les trajets entre les deux monts parce que les gens faisaient des actes d’idolâtrie. Mais Allaah dit qu’il n’y a pas de mal en cela, de faire les trajets entre les deux monts. Et An-Naçafiyy dit que cela est une preuve que les trajets entre aS-Safaa et al-marwah ne sont pas un pilier du pèlerinage et de la ^oumrah, selon Abouu Haniifah. Contrairement à Maalik et Ach-Chafi^iyy qui considèrent tous deux que les trajets entre les deux monts sont un pilier.
Et celui qui veut le faire (c’est-à-dire les trajets entre aS-Safaa et al-marwah) et là encore, cela fait ressentir que ce n’est pas un pilier
Certes Allaah rétribue pour peu de choses d’une large récompense. Parfois il arrive que quelqu’un donne une datte en aumône, et c’est cette aumône qui sauvera cette personne de l’enfer.
Et Allaah sait absolument tout.
Audio 35 : verset 159 : certes ceux qui cachent (parmi les traitres des yahouud) ce que Nous avons révélé (c’est-à-dire ce que Dieu a révélé dans la Torah) comme signes clairs (qui témoignent de MouHammad ^alayhi s-salaam) et bonne guidée (ce qui guide à l’islam). Car dans la Torah, on trouve la description du dernier prophète.
Après que Nous l’avons montré aux gens dans le Livre (c’est-à-dire dans la Torah) Il n’y a pas sujet à confusion. Ils sont partis avec ce qui est indiqué au sujet du Prophète MouHammad dans le Livre et ils l’ont caché.
Ceux-là, Dieu les maudit et ceux qui maudissent les maudissent. « Ceux qui maudissent » : ce sont ceux de qui il est possible qu’il provienne une parole de malédiction. Ce sont les anges et ce sont les croyants parmi les humains et les djinns.
Verset 160 : hormis ceux qui ont fait le repentir. Pour avoir caché ce qui était dans la Torah et pour avoir délaissé la foi et l’islam.
Et qui ont corrigé. Ce qui a été corrompu de leur état antérieur et qui ont rattrapé ce qu’ils ont manqué.
Et qui ont indiqué. Ce qu’ils avaient caché comme indication du Prophète MouHammad qui était dans la Torah.
Ceux-là, J’accepte leur repentir et Je suis Celui Qui accepte le repentir. Allaah est Celui Qui accepte le repentir.
Verset 161 : certes ceux qui ont mécru et qui sont morts en étant mécréants, ceux-là, Allaah les maudit, les anges les maudissent et tout le monde les maudit. C’est-à-dire que ceux qui sont morts, parmi ceux qui ont dissimulé la description de MouHammad, et qui n’ont pas fait le repentir, Dieu a cité qu’ils seront maudits, quand ils étaient vivants et également quand ils sont morts. Et tout le monde les maudit : ce qui est visé par « tout le monde » ici, ce sont les croyants. Ou deuxième explication : ce sont les croyants et les mécréants. Puisque certains vont maudire les autres au jour du jugement. Allaah ta^aalaa dit ce qui signifie : « chaque fois qu’un groupe entre en enfer, il maudit le groupe qui a été la cause ».
Verset 162 : ils y resteront éternellement. C’est-à-dire dans la malédiction ou bien en enfer. L’enfer n’a pas été cité explicitement pour montrer sa gravité.
Il ne leur sera pas allégé du châtiment et ils n’auront pas de répit. Il ne leur sera pas donné de délai ou bien ils ne seront pas attendus pour qu’ils puissent se repentir.
Verset 163 : et votre dieu est un dieu unique. Il n’a pas d’associé dans Sa divinité. Et il n’est pas valide d’appeler dieu autre que Lui.
Il n’est de dieu que Lui : c’est une confirmation de Sa divinité et c’est une négation de la divinité pour tout autre que Lui.
Il est ar-RaHmaan, Il est ar-RaHiim : Il est Celui à Qui appartient toutes les grâces, que ce soient les origines des grâces ou leurs dérivations. Et nul autre que Lui n’est ainsi. Tout autre que Dieu est soit une grâce, soit une créature qui a bénéficié d’une grâce.
Verset 164 : les associateurs ont été surpris qu’il y ait un dieu unique parce qu’ils avaient des divinités et ils ont demandé un signe, alors Dieu a révélé ce verset.
Certes dans la création des cieux et de la terre et dans la variation de la nuit et du jour, (c’est-à-dire dans leurs couleurs, leur longueur, leur petitesse, leur succession)
Ainsi que les navires qui voguent sur l’eau et profitent aux gens, (c’est-à-dire que soit on transporte sur ces navires ce qui est bénéfique aux gens, soit on profite de ces navires qui sont eux-mêmes bénéfiques aux gens)
Et ce qui descend du ciel comme eau (c’est-à-dire de la pluie, car il arrive qu’il pleuve du sang et c’est une punition pour ces gens-là sur lesquels il pleut du sang et il arrive qu’il pleuve des poissons. Chaykh ^Abdoul-Laah a dit : « vous ne savez pas qu’il a des mers dans les cieux ? Et de ces mers, il tombe des poissons ». C’est pour cela que dans ce verset, il est précisé que c’est de l’eau.
Et Il a revivifié la terre après qu’elle a été morte. C’est-à-dire que la terre a fait pousser ses plantes après qu’elle a été sèche et dure.
Et Il a fait que sur terre, soient propagées des créatures qui se déplacent. Comme les animaux, comme les humains.
Et le fait que les vents soufflent et leurs directions sont différentes. Il y a ceux qui viennent du sud, du nord, de l’est, de l’ouest. Il y a des vents qui sont chauds, des vents qui sont froids, des vents qui sont des tempêtes, des vents qui sont des brises, des vents qui sèment la stérilité, des vents qui sèment la fertilité. Et il a été dit que ces vents, parfois ils ramènent la miséricorde, et parfois, ils ramènent le châtiment.
Et les nuages qui sont asservis : les nuages sont soumis à la volonté de Dieu. Allaah fait que ces nuages donnent la pluie où Il veut.
Entre ciel et terre. C’est-à-dire que ces nuages sont entre ciel et terre.
Ce sont autant de signes pour les gens qui méditent. Ils vont déduire par ces choses qu’ils observent la moralité qui est la toute-puissance de Celui Qui les a fait exister et la sagesse de Celui Qui les a créés, et l’unicité de Celui Qui a fait exister cela.
Et dans le Hadiith rapporté par ibnou Hibbaan, le Messager de Dieu Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « malheur à celui qui récite ce verset et qui ne médite pas à son sujet ». C’est-à-dire qui ne médite pas son sujet et qui n’en tire pas des leçons.
Notre chaykh que Dieu lui fasse miséricorde a dit : « c’est un blâme pour celui qui ne médite absolument pas ». Ce qui est interdit, c’est le fait de n’avoir jamais médité, absolument pas du tout sur la création des créatures qui sont un des signes de l’existence de leur créateur. Il a dit aussi : « le cœur est utile à la personne qui en est dotée, si elle l’utilise dans ce que Dieu lui a ordonné de l’utiliser ».
Si la personne médite à propos de la création des cieux et de la terre et même à propos de sa propre création à elle-même, et qu’elle ressent ainsi l’éminence de Dieu, elle aura ainsi une grande récompense. La méditation, le fait de réfléchir au sujet des créatures de Dieu, est une obligation.
Ainsi, notre maitre, le Messager de Dieu, Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam, a récité le verset qui se trouve dans sourate Aali ^Imraane qui signifie : « certes il y a dans la création des cieux et de la terre et dans la succession de la nuit et du jour des signes pour ceux qui sont dotés de raison. Ceux qui évoquent Allah quand ils sont debout, quand ils sont assis, quand ils sont sur leurs couches, et ils réfléchissent à propos de la création des cieux et de la terre, et ils disent : Seigneur, Tu n’as pas créé cela absurdement ». Puis il a dit ce qui signifie : « malheur à celui qui le récite et qui ne médite pas à son sujet ». Rapporté par ibnou Hibbaan.
A partir de là, on sait que l’homme doit méditer, doit réfléchir au sujet des différents états de ce monde. Il médite à propos de sa propre personne, il médite à propos de l’air dans lequel il vit, pour que cela l’augmente en certitude en l’existence de Dieu Qui a créé toutes ces choses. Si la personne réfléchit à propos d’elle-même, de son propre état, elle saura qu’elle a existé après n’avoir pas existé, chacun d’entre nous en est bien conscient. Et il sait parfaitement que ce n’est pas lui-même qui s’est créé lui-même. Et celui qui les a créés, il n’est pas possible qu’il ait une ressemblance avec les humains ni avec autre chose. S’il réfléchit à ce sujet et qu’il aboutit à la connaissance que Dieu a une puissance parfaite et que le créateur de toutes ces choses-là, c’est Dieu. Grâce à cette méditation grâce à cette réflexion, il aura une récompense éminente. Ceci fait partie des devoirs du cœur. Également parmi les devoirs du cœur, il y a le fait de connaitre Dieu. Parmi les devoirs du cœur, il y a le fait de connaitre Son messager. Parmi les devoirs du cœur, il y a le fait de connaitre ce que Dieu nous a ordonné de faire. Cette connaissance a pour siège le cœur. Le cœur est le siège de la connaissance. Et cette connaissance, Dieu nous a ordonné de l’avoir.
Verset 165 : et il y a parmi les gens (malgré les preuves éclatantes qui ont été données) ceux qui adorent autre que Dieu. Ils considèrent autre que Dieu qui sont équivalents à Dieu. Ils ont adoré des idoles. Ils les glorifient (leurs idoles) de la soumission de celui qui aime Allaah : comme celui qui glorifie Allaah et qui se soumet à Lui. C’est-à-dire qu’ils aiment leurs idoles tout comme ils aiment Allaah, c’est-à-dire qu’ils aiment de façon équivalente leurs idoles et Dieu. Ils reconnaissaient Dieu selon leur prétention, c’est-à-dire qu’ils reconnaissaient qu’il y avait un dieu qui s’appelle Allaah et ils essayaient de gagner Son agrément selon leur prétention, mais ils Lui attribuaient des associés. Et il a été dit qu’ils les aiment, c’est-à-dire qu’eux aiment leurs idoles tout comme les croyants aiment Allaah.
Mais les musulmans aiment Allah plus que les associateurs n’aiment leurs idoles : parce que les croyants ne vont pas se détourner de Dieu pour adorer autre que Lui, dans n’importe quelle situation. Tandis que les associateurs, quand ils sont en proie à une épreuve, ils se détournent de leurs idoles pour adorer Dieu.
Et s’il avait vu cela, il aurait vu quelque chose de très éminent. Quant à ceux qui ont été injustes, quand ils verront le châtiment, ils verront que la puissance revient à Allah. Ceux qui ont été injustes sont ceux qui ont pris des associés à Dieu.
Certes le châtiment de Dieu est terrible. C’est-à-dire que si ceux qui commettaient cette grande injustice, en attribuant des associés à Dieu, savaient que Dieu est sur toute chose tout puissant, qu’Il est tout puissant à faire parvenir la récompense et le châtiment, alors que les idoles qu’ils adorent n’ont pas cette capacité, s’ils savaient combien est terrible le châtiment de Dieu pour les injustes, lorsqu’ils vont être confrontés au châtiment au jour du jugement, alors il y aura parmi eux, ceux qui vont éprouver un regret et un chagrin indescriptibles.
Croyance : Traité et commentaire de Ibn 3Açaakir
LA BRILLANCE DES MINARETS
Une explication des termes du précis de croyance de Ibnou ^Açakir
Je commence par le nom de Allah, Ar-Rahman, Ar-Rahim
INTRODUCTION DU COMMENTATEUR
La louange est à Allah, le Créateur de la nuit et du jour, Celui Qui a élevé les sept cieux sans piliers, le Tout-Puissant, Celui Qui domine les créatures par la contrainte de la mort. Et que l’honneur, l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordés à notre maître Mouhammad l’élu, à sa famille pieuse et à ses compagnons excellents et purs.
Ainsi, la science de la croyance en l’unicité (tawhid) est la meilleure et la plus noble des sciences car elle concerne la plus honorable des connaissances, celle des bases de la religion. Allah ta^ala dit :
{فاعلم أنّه لا إله إلاّ الله}
[sourat Mouhammad/ ‘ayah 19] ce qui signifie : « Et sache qu’il n’est de dieu que Allah« . Et il a été rapporté de Al-Boukhariyy dans son Sahih de Abou Hourayrah que Allah l’agrée, que l’on a demandé au Messager de Allah : « Quelle est l’uvre la meilleure ? » Il a répondu :
((إيمان بالله ورسوله))
ce qui signifie : « La croyance en Allah et en Son Messager« .
Et certes les gens du Salaf [1] avaient un surcroît d’attention pour la science de la croyance en l’unicité (tawhid), de même que les gens du Khalaf [2] dépensaient un surcroît d’effort pour la faire comprendre aux gens, en leur présentant ses preuves par la raison et par les textes, au point que le très savant spécialiste du fiqh et de la science de al-kalam Mouhammad Ibnou Hibah Al-Makkiyy composa un ouvrage en vers dans la science du tawhid et le dédia au sultan combattant Salahou d-Din Al-‘Ayyoubiyy que Allah ta^ala lui fasse miséricorde. Celui-ci la reçu avec intérêt et alla jusqu’à ordonner de l’enseigner aux enfants dans les écoles. C’est donc pour toutes ces raisons que j’ai jugé utile de réaliser le commentaire du Précis du Chaykh spécialiste du fiqh Fakhrou d-Din Ibnou ^Açakir le Chafi^iyy. Il s’agit d’un précis très concis. J’ai ainsi explicité ses termes et j’ai éclairci ses expressions à l’aide de mots brefs et simples, qu’il est facile aux enfants de comprendre et aux étudiants de mémoriser. Et je l’ai appelé :
La brillance des Minarets,
une explication des termes du précis de Fakhrou d-Din Ibnou ^Açakir .
مرشد الحائر في حلّ رسالة فخر الدّين ابن عساكر
Et je tiens à souligner que ce précis comprend la croyance des Gens de la Tradition Prophétique et de la Majorité (‘Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah), que c’est un résumé, comprenant la majorité des bases de la croyance et constituant une annulation des croyances de ceux qui prétendent faussement suivre les gens du Salaf (salafiyy) et qu’il est un éclaircissement de la croyance ‘Ach^ariyy qui est la croyance des compagnons et de quiconque les a bien suivis parmi les gens du Salaf et du Khalaf. Il s’agit d’un précis éminent qui a reçu l’éloge du traditionniste (hafidh) Salahou d-Din Khalil Ibnou Kaykaldiyy Al-^Ala‘iyy, que Allah lui fasse miséricorde, décédé en l’an 761 de l’Hégire qui l’a appelée « La Croyance Eclairée? qui guide » (Al-^Aqidatou l-Mourchidah). [Al-^Ala‘iyy] a dit : « Et l’auteur de cette Croyance Eclairée l’a écrite conformément au pacte de droiture, il a raison concernant ce dont est exempt Al-^Aliyyou l-^Adhim » fin de citation. Ceci a été rapporté par l’Imam Tajou d-Din As-Soubkiyy dans ses Tabaqat, il a approuvé l’auteur de l’avoir intitulé La Croyance Eclairée et il l’a énoncé dans sa totalité, disant en la terminant ce qu’il a écrit : « Ceci est l’ultime expression du précis de la croyance, il n’y a pas en lui ce que renierait un Sounniyy » fin de citation.
Et c’est sur cette croyance que s’est tenu notre chaykh et notre modèle le Chaykh ^Abdou l-Lah Al-Harariyy connu sous le nom de Al-Habachiyy dans la totalité de ses ouvrages traitant de la croyance. Que l’on soit donc en garde contre les perturbateurs payés et salariés par les assimilationnistes mouchabbih anthropomorphistes qui renient l’invocation de Allah par le degré d’une de Ses créatures honorées à savoir le tawassoul.
Pour finir, nous demandons au Seigneur, Celui Qui dispense beaucoup de bien, de nous accorder la réussite, l’effacement de nos péchés et le pardon, Il est certes sur toute chose tout puissant.
Je commence par le nom de Allah, Ar-Rahman, Ar-Rahim
Explication : Cela signifie : je commence par le nom de Allah ou : le commencement [de mon ouvrage] est par le nom de Allah (Bismil-lah). Ar-Rahman c’est-à-dire Celui Qui accorde beaucoup de miséricorde aux croyants et aux mécréants dans ce bas-monde et uniquement aux croyants dans l’au-delà ; Ar-Rahim c’est-à-dire Celui Qui accorde beaucoup de miséricorde aux croyants.
Le Chaykh Fakhrou d-Din Ibnou ^Açakir que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Explication : L’auteur est Fakhrou d-Din Abou Mansour ^Abdou r-Rahmani bnou Mouhammadini bni l-Haçani bni Hibatil-lahi bni ^Abdil-lahi bni l-Houçayn Ad-Dimachqiyy connu sous le nom de Ibnou ^Açakir, le spécialiste du fiqh le chafi^iyy bien connu . Abou Chamah a dit : il n’y a pas parmi ses aïeux quelqu’un qui porte le nom de ^Açakir, ce n’est qu’une appellation par laquelle ils sont connus dans leur famille et qui pourrait provenir des mères de certains d’entre eux. Et il est celui dont l’oncle paternel est Abou l-Qaçim ^Aliyyou bnou l-Haçani bni Hibatil-lah Ibnou ^Açakir, le transmetteur de hadith (mouhaddith) de la région de Ach-Cham et son spécialiste en authentification du hadith (hafidh). Il est né en l’an cinq cent cinquante, comme il l’a consigné lui-même de sa main, dans une famille éminente et noble. Dès son enfance, il a donné, que Allah lui fasse miséricorde, une grande importance à la science. Il a étudié le fiqh chez Qoutbou d-Din Mas^oud An-Nayçabouriyy qui lui a marié sa fille. Il a reçu la science par transmission orale également de son oncle paternel Abou l-Qaçim et de Charafou d-Din ^Abdoul-lahi bnou Mouhammadini bni Abi ^Asroun et de ‘Oummou ^Abdil-lah ‘Asma‘ou bintou Mouhammadini bni l-Haçani bni Tahir et de sa sœur ‘Aminatou ‘Oummou Mouhammad et d’autres encore. Il a enseigné et transmis le hadith à La Mecque, Damas et Jérusalem (Al-Qouds) et en d’autres lieux. De nombreux savants renommés ont fait son éloge comme l’a rapporté Adh-Dhahabiyy dans As-Siyar et d’autres. De surcroît, Tajou d-Din As-Soubkiyy a dit dans Tabaqatou ch-Chafi^iyyah : « Il était celui que personne après lui n’a surpassé et qui a réuni la science et l’action. Ses contemporains furent d’accord à reconnaître son éminence dans l’intelligence et la religion« . Et Abou Chamah a dit dans Dhaylou r-Rawdatayn : « Afin de lui confier le poste de juge (qadi), Al-Mou^adhdham l’envoya chercher de nuit. Arrivé chez ce dernier, il l’accueillit et le fit asseoir à ses côtés. On présenta un repas mais il n’en prit rien. Il fit pression sur lui pour qu’il accepte la fonction de juge. Alors il dit : Je vais faire la prière de ‘istikharah. Quelqu’un présent avec lui m’a informé et a dit qu’il est rentré chez lui, il est entré dans sa petite demeure proche du mihrab des compagnons – c’est-à-dire dans la mosquée des Ouméyades. Il veilla donc toute la nuit dans la mosquée, faisant ainsi preuve de piété et pleurant jusqu’à l’aube. Au matin, ils vinrent le voir, il persista dans son refus et suggéra qu’on nomme Ibnou l-Harastaniyy à qui fut confiée cette tâche. Cependant, craignant d’être contraint, il avait apprêté sa famille pour le voyage. Son groupe d’étudiant sortit pour le canton de Halab. C’est alors que Al-^Adil -roi de Halab et parent de Al-Mou^adhdham- fut affecté par ce qui se passait, il s’attendrit et fit repartir les étudiants. Il lui dit : Désigne quelqu’un d’autre. Alors il lui désigna Ibnou l-Harastaniyy« . On cite ici l’un de ses poèmes :
Aie peur quand le soir d’espoir tu es rempli
Et espère si le matin de crainte tu es pris
Ô combien souvent de peines le temps amène
Pourtant, pour Allah, tant de choses amènes.
Et il est l’auteur de nombreux ouvrages dans le fiqh et le hadith. Il est décédé le dix du mois de Rajab de l’année 620 de l’Hégire et rares furent ceux qui n’assistèrent pas à ses funérailles. Il fut enterré dans le cimetière de As–Soufiyyah à Damas. Abou Chamah a dit : L’un de ceux qui étaient présent auprès de lui m’a informé et a dit : « Il a accompli la prière de adh–dhouhr et par la suite s’est enquis de la prière de al-^asr. Il a fait la petite ablution puis a dit les témoignages, il était alors assis et a dit : Raditou bil-lahi Rabba, wa bil-‘Islami dina, wa bi Mouhammadin~Nabiyya ce qui signifie : J’agrée Allah comme Seigneur, et l’Islam comme religion et Mouhammad comme Prophète. Que Allah me rende capable de déclarer la preuve de ma foi, qu’Il allège mon péril et accorde miséricorde dans mon isolement. Puis il a dit : Wa ^alaykoumou s-salam. Alors nous avons su que les anges étaient là et il est tombé sans vie » fin de citation. Et sa mort fut provoquée par la diarrhée, que Allah ta^ala lui fasse miséricorde.
Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :
Sache que Allah nous guide ainsi que toi-même qu’il est un devoir pour chaque personne responsable de savoir que Allah ^azza wa jall est unique dans Sa souveraineté.
Explication : La souveraineté, c’est la domination. Et cette première phrase signifie qu’il est un devoir pour toute personne responsable de croire catégoriquement, sans aucun doute, que Allah ta^ala n’a pas d’associé dans Sa domination, c’est-à-dire que ce monde n’appartient qu’à Lui, n’est régi par nul autre que Lui et n’a pas d’autre divinité que Lui. Et الواحد (Al-Wahid) l’Unique, lorsque ce nom est employé pour Allah signifie Celui Qui n’a aucun associé dans la divinité et Qui n’a aucun équivalent. Quant à la personne responsable, c’est le pubère, sain d’esprit, à qui est parvenu l’appel à l’Islam [dans une langue qu’il comprend].
Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :
Il a créé l’univers dans sa totalité, le monde supérieur et le monde inférieur, le Trône (al-^arch) et le Piédestal (al-koursiyy), les cieux et la Terre, ce qu’ils contiennent et ce qui se trouve entre eux.
Explication : Il entend par monde supérieur ce que contiennent les cieux et par monde inférieur ce que contient la terre. Cela signifie que toute chose dans ce monde, qu’elle soit dans les cieux ou dans la terre, au-dessus des cieux, entre les cieux et la terre ou sous la terre, tout ceci existe par la création de Allah ^azza wa jall, c’est Lui Qui l’a faite sortir du néant à l’existence. Cela inclut aussi bien les actes des esclaves [de Allah] que leurs intentions puisqu’ils font partie de ce monde. Allah ta^ala dit :
{وخلق كلّ شىء}
[sourat Al-Fourqan / ‘ayah 2] ce qui signifie : « Et Il crée toute chose« . Et ce qui est visé par ce qui est dans les cieux, ce sont par exemple les anges, ce qui est au-dessus c’est par exemple le paradis, ce qui est entre les cieux et la terre la lune et les étoiles, ce qui est sur la terre l’humanité et ce qu’il y a sous la terre l’enfer qui se trouve en effet sous la septième terre. Al-Hakim a dit : les versions à ce sujet sont sûres (sahih).
Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :
Toutes les créatures sont dominées par Sa puissance, la plus petite particule ne bouge que par Sa volonté. Nul ne régit la création avec Lui et Il n’a pas d’associé dans la souveraineté.
Explication : Il vient par là que le Trône qui est le plus immense des corps par la taille est sous la domination de Allah ta^ala. Allah est Celui Qui l’a créé et placé en ce lieu très élevé. C’est Lui Qui le maintient à cet emplacement de sorte qu’il ne s’écroule pas sur les cieux et la terre qui sinon, seraient complètement détruits. Et ce qui est inférieur au Trône est à plus forte raison sous la domination de Allah. Allah ta^ala dit :
{وهو ربّ العرش العظيم}
[sourat At-Tawbah / ‘ayah 129] ce qui signifie : « Et Il est le Seigneur du Trône majestueux« . C’est Lui soubhanahou wa ta^ala Qui régit toute chose, c’est-à-dire Celui Qui modifie les choses conformément à Sa volonté et à Sa science éternelles. Ainsi, aucun mouvement ni aucune immobilité n’arrive dans ce monde sinon par Sa destinée ^azza wa jall. C’est Lui ta^ala Qui change les choses, Il change les cœurs comme Il le veut. S’Il le veut il détourne le cur de l’esclave et s’Il le veut, Il le maintient dans la droiture. Il a dit en effet ^azza wa jall :
{ونقلّب أفئدتهم وأبصارهم}
[sourat Al-‘An^am / ‘ayah 110] ce qui signifie : « Et Nous retournons leurs cœurs et leurs regards« . En outre, le Prophète a dit :
((اللهمّ مصرّف القلوب صرّف قلوبنا على طاعتك))
[rapporté par Mouslim et Al-Bayhaqiyy] ce qui signifie : « Ô Allah, Toi Qui retourne les curs, maintiens nos cur sur Ton obéissance« . Il n’y a donc pas de créateur régissant de façon globale toute les créatures sinon Allah. Quant à la gestion des détails telle que la gestion des anges de leurs tâches concernant la pluie, les nuages ou la végétation, conformément à ce que Allah a ordonné et voulu de toute éternité, il est permis de qualifier les créatures par de telles choses, conformément à ce que Allah a dit des anges :
{فالمدبّرات أمرا}
[sourat An-Nazi^at/ ‘ayah 5] ce qui signifie : « Par ceux qui régissent les choses« . Si donc le retournement des curs est sous la puissance de Allah, les actes extériorisés ? sont à plus forte raison des créatures de Allah. Et il n’en va pas comme le prétendent les Mou^tazilah que l’esclave créerait ses actes lui-même et que ce ne serait pas Allah Qui serait le créateur de toute chose. Que Allah les enlaidit davantage. Allah ta^ala dit :
{الله خالق كلّ شىء}
[sourat Az–Zoumar/ ‘ayah 62] ce qui signifie : « Allah est le créateur de toute chose« . Et le terme « toute chose » couvre les corps, les organes et les actes. L’esclave n’a pour lui rien d’autre que l’acquisition de l’acte et c’est Allah Qui le crée. L’acquisition de son acte signifie qu’il oriente sa volonté et sa force mais toutes deux sont des créatures, c’est Allah Qui crée cet acte par création c’est-à-dire qu’Il le fait advenir ? surgir du néant et le rend existant. Rien n’arrive sinon par le fait de faire exister propre à Allah et par Sa création. L’esclave que Allah a bien guidé par Sa miséricorde et Sa grâce observera la véritable nature de ses mouvements et de ses immobilités : Si je bouge ma main, j’en éprouve le mouvement et l’orientation de mon but pour ce faire, pourtant la raison et la Chari^ah imposent que moi-même, je n’en suis pas le créateur mais que ce mouvement qui m’est arrivé est bien une créature de Allah.
Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :
Il est حيّ (Hayy) vivant, قيّوم (Qayyoum) Il ne s’anéantit pas, Il n’est touché ni par la somnolence ni par le sommeil.
Explication : C’est que الحيّ (Al-Hayy) lorsque ce nom est employé pour Allah signifie qu’Il a une vie éternelle qui n’est pas d’esprit ? âme, de chair ou de sang. Quant à القيّوم (Al-Qayyoum), cela signifie qu’Il régit les créatures et non pas qu’Il est immanent à Ses esclaves, incarné en eux. Certains savants ont interprété Al-Qayyoum par l’Eternel, Celui Qui ne s’anéantit pas. La somnolence signifie l’assoupissement et le sommeil quant à lui est tel que l’esprit de la personne est absent, de sorte qu’elle n’entend pas la parole autour d’elle. Allah tabaraka wa ta^ala est donc exempt de tout cela comme Il le dit dans ‘ayatou l-koursiyy :
{الله لا إله إلاّ هو الحيّ القيّوم لا تأخذه سنة ولا نوم}
[sourat Al-Baqarah / ‘ayah 255] ce qui signifie : « Allah, il n’est de dieu que Lui, le Vivant, Celui Qui ne s’anéantit pas, Il n’est touché ni par la somnolence, ni par le sommeil« .
Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :
Il connaît les choses cachées et les choses apparentes, rien ne Lui échappe dans la Terre et dans le ciel. Il connaît ce qui est dans la terre et ce qui est dans la mer. Aucune feuille ne tombe sans qu’Il ne le sache. Il n’est pas une graine dans les ténèbres de la terre, ni une plante verte ou desséchée sans que cela ne soit inscrit dans un livre clair. Allah englobe toute chose par Sa science et dénombre toute chose parfaitement.
Explication : Allah connaît les choses dans leur généralité et dans leurs détails. Il sait ce qui a existé et ce qui sera c’est-à-dire ce qui existera. Jusqu’au délice continuel du paradis qui ne s’interrompt pas, Allah le connaît de toute éternité, Il sait le caractère nécessaire de ce qui est obligatoire selon la raison, le caractère possible de ce qui est possible selon la raison et l’impossibilité de ce qui est impossible selon la raison. Et Il a soubhanahou wa ta^ala la science de Lui-même, de Ses attributs et de ce qu’Il a fait entrer en existence parmi Ses créatures, par une science unique sans début et sans fin qui ne change pas. Et certains mou^tazilah extrémistes -dont Abou l-Houçayn Al-Basriyy– ont dit : « Allah ne sait ce que fera l’esclave qu’après l’avoir créé », ceci est de la mécréance claire et c’est par Allah que nous en ? recherchons la protection. Allah ta^ala a fait descendre le Qour’an possédant des aspects équivoques comme une épreuve pour les esclaves. Les gens se sont séparés en deux classes, l’une explique les versets en question en les plaçant dans leur contexte et ils auront la réussite, l’autre les explique en dehors de leur contexte et ils vont périr seront anéantis ?. Nous donnons pour exemple Sa parole ta^ala :
{الآن خفّف الله عنكم وعلم أنّ فيكم ضعفا}
[sourat Al-‘Anfal / ‘ayah 66] ce qui signifie : « Maintenant Allah vous a soulagés, et Il a su votre faiblesse« . Celui donc qui fait dépendre la parole qui signifie « Il a su votre faiblesse » de Sa parole qui signifie « Maintenant« , c’est-à-dire par là que Allah ta^ala aurait su cela après n’en avoir pas eu connaissance, il s’est égaré d’un égarement profond. Et celui qui comprend la véritable signification du verset, c’est-à-dire que Allah vous a soulagés maintenant de ce qui était obligatoire pour vous, à savoir de combattre à concurrence d’un musulman contre dix mécréants, en rendant désormais obligatoire de combattre à concurrence d’un musulman contre deux, et ceci parce que Allah a su par Sa science sans début votre faiblesse, celui-là aura atteint la vérité et sera sur le droit chemin. Vient ensuite que certes toute chose qui entre en existence dans ce monde, dans les cieux et sur la terre, que ce soit sur les terres émergées, dans les eaux ou au-dessous du sol, tout est inscrit dans un Livre Clair, c’est-à-dire dans la Table Préservée (Al-Lawhou l-Mahfoudh), conformément à ce qu’a rapporté At-Tirmidhiyy du Messager de Allah que Allah ta^ala a ordonné au Calame Elevé (al-qalamou l-‘a^la). Ainsi Il dit :
((اكتب ما كان وما يكون إلى يوم القيامة))
ce qui signifie : « Inscris ce qui a été et ce qui sera jusqu’au jour dernier« . Et Allah englobe toute chose par Sa science signifie qu’Il sait soubhanahou ce qui a existé et ce qui existera par sa science sans commencement. Et Il dénombre toute chose parfaitement signifie qu’Il sait ^azza wa jall par Sa science sans commencement le nombre de toute chose, Il le sait avant qu’ait existé ce qui est créé, quoi que ce fut parmi le monde créé. Ceci est conforme à ce qu’Il dit ta^ala :
{وأحصى كلّ شىء عددا}
[sourat Al-Jinn / ‘ayah 28] ce qui signifie : « Et Il dénombre toute chose parfaitement« .
Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :
Il fait ce qu’Il veut.
Explication : Allah soubhanahou wa ta^ala fait ce qu’Il veut, ce dont Il a voulu l’existence, arrive par Sa volonté sans commencement, Il le fait par Son acte sans commencement. Sa volonté c’est-à-dire Son vouloir est sans commencement et les choses qui sont voulues entrent en existence. Son acte est sans commencement et ce qui est fait entre en existence.
La volonté de Allah ^azza wa jall ne change pas car le changement advient aux créatures et c’est le plus grand signe de l’entrée en existence. Il dit ta^ala :
{ما يبدّل القول لديّ}
[sourat Qaf / ‘ayah 29] ce qui signifie : « Ce que J’ai décrété ne change pas« . De plus, le Messager de Allah a dit :
((قال الله تعالى : يا ا محمّد إنّي إذا قضيت أمرا فإنّه لا يردّ))
[rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « Allah ta^ala dit : Ô Mouhammad, si J’ai destiné une chose, elle est irrévocable« . Le fait est que Allah fait changer les créatures conformément à Sa volonté qui ne change pas. Ce dont Il a voulu l’existence, il lui advient l’existence au moment dans lequel Il a voulu son existence. Et ce dont Il ne veut pas l’existence n’existera jamais, conformément à ce qui a été confirmé du Messager de Allah qui a dit :
((ما شاء الله كان وما لم يشأ لم يكن))
[rapporté par Abou Dawoud] ce qui signifie : « Ce que Allah veut est, et ce qu’Il ne veut pas n’est pas« . Qu’il s’agisse du bien comme du mal, de l’obéissance comme des désobéissances, de la mécréance comme de la foi, tout cela advient donc par la volonté de Allah ta^ala, par Sa science, Sa prédestination et Sa destinée. Cependant, le bien existe par l’amour de Allah, par Son agrément et Son ordre alors que le mal n’existe pas par l’amour de Allah ni par Son agrément ni par Son ordre.
Ainsi celui qui craint Allah, c’est parce que Allah lui a donné la réussite et celui qui est pervers et qui désobéit, c’est parce que Allah l’a égaré. Et c’est cela la signification de l’expression : la hawla wa la qouwwata ‘il-la bil-lah. : Il n’y a de protection contre la désobéissance envers Allah que par la préservation de Allah, et il n’y a de force pour Lui obéir que par Son aide. Cela ne veut nullement dire que l’esclave est dénué de toute volonté, mais sa volonté est sous la volonté de Allah tabaraka wa ta^ala conformément à Sa parole dans le Livre Honoré :
{وما تشاءون إلاّ أن يشاء الله ربّ العالمين}
[sourat At-Takwir / ‘ayah 29] ce qui signifie : « Et vous ne voulez que si Allah le veut, le Seigneur des univers« .
Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :
Il peut réaliser absolument tout ce qu’Il veut.
Explication : Allah tabaraka wa ta^ala a une puissance totale par laquelle Il fait entrer les choses en existence, rien ne Le rend donc incapable et Il n’a pas besoin de l’aide d’autrui conformément à ce qu’Il dit dans le Qour’an :
{وهو على كلّ شىء قدير}
[sourat Al-Ma‘idah/ ‘ayah 120] ce qui signifie : « Et Il est sur toute chose tout puissant » Sa puissance n’est affectée d’aucun défaut, aucune faiblesse ni aucune incapacité. Sa puissance est bien totale conformément à ce qu’Il dit dans le Qour’an Al-Karim :
{إنّ الله هو الرّزّاق ذو القوّة المتين}
[sourat Adh-Dhariyat/ ‘ayah 58] ce qui signifie : « Certes Allah est Celui Qui est garant de la subsistance, Celui Qui a la puissance et Qui n’est pas atteint pas la fatigue« .
Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :
Il a la souveraineté
Explication : c’est-à-dire qu’Il a la domination totale qui n’est controversée par aucun contestataire. Et Sa souveraineté ta^ala n’est pas la souveraineté de ce qui est créé et qu’Il donne à qui Il veut parmi Ses esclaves, parce que cette souveraineté-là s’anéantit.
Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :
Il n’a nul besoin d’autrui.
Explication : Il est immanent par Lui-même c’est-à-dire qu’Il n’a pas besoin d’autrui. Il est الغنيّ (Al-Ghaniyy) conformément au nom qu’Il a donné pour Lui-même dans le Qour’an. Et la mention du nom الغنيّ (Al-Ghaniyy) figure dans le hadith citant les quatre-vingt dix neuf noms qui a été rapporté par Ibnou Hibban, At-Tirmidhiyy, Al-Bayhaqiyy et d’autres encore. Et il se peut que la mention du terme Al-Ghina‘ dans quelques textes relève d’une erreur de transcription de certains copistes.
Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :
Il a la toute-puissance
Explication : Il est soubhanahou wa ta^ala tout puissant conformément à ce qu’Il dit :
{والله عزيز ذو انتقام}
[sourat ‘Ali ^Imran / ‘ayah 4] ce qui signifie : « Et Allah est le Puissant Qui n’est pas vaincu, Celui Qui a [l’attribut de] faire parvenir le châtiment à qui Il veut parmi les injustes« . Al-Halimiyy a dit : Cela signifie qu’Il est Celui Que l’on ne peut atteindre et Qu’aucune chose ne peut forcer. Al-Bayhaqiyy a rapporté de Al-Khattabiyy : العزيز (Al-^Aziz) c’est Celui Qui n’est pas vaincu.
Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :
Et la non-fin.
Explication : Allah ta^ala a pour attribut la non-fin Qui est l’invariabilité de l’existence, sans avènement d’anéantissement. Et Sa non-fin ta^ala est obligatoire selon la raison, il n’est pas possible selon la raison qu’il en soit autrement. Il n’est donc rien sans fin dans ce sens que Lui. Quant au paradis et à l’enfer, du point de vue de leur nature selon la raison il leur est possible à tous deux l’anéantissement. Pourtant ils sont sans fin, car leur non-fin leur a été attribuée à tous deux par Allah, alors que la non-fin de Allah est propre à Lui-même. De plus Sa non-fin implique la non-fin de Ses attributs, que ce soit la puissance, la science, l’ouïe, la vue, la volonté et tout autre que ceux-ci.
Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :
Il a le jugement
Explication : c’est-à-dire que soubhanahou wa ta^ala, Il juge par ce qu’Il veut.
Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :
Et la création.
Explication : Al-qada‘ c’est la création, conformément à Sa parole ta^ala :
{فقضاهنّ سبع سموات}
[sourat Foussilat / ‘ayah 11] ce qui signifie : « Et Nous les avons créés en sept cieux« . Cela signifie qu’Il crée ^azza wa jall ce qu’Il veut et le fait apparaître du néant à l’existence. Mais al-qada‘ vient aussi dans le sens de l’ordre conformément à ce qu’Il dit ta^ala :
{وقضى ربّك ألاّ تعبدوا إلاّ إيّاه وبالوالدين إحسانا}
[sourat Al-‘Isra‘ / ‘ayah 23] ce qui signifie : « Et Ton Seigneur a ordonné que vous n’adoriez que Lui et que vous fassiez preuve de bienfaisance envers vos parents« . Et l’on donne une interprétation semblable pour Sa parole :
{وما خلقت الجنّ والإنس إلاّ ليعبدون}
[sourat Adh-Dhariyat / ‘ayah 56] ce qui signifie : « Et Je n’ai créé les jinn et les hommes que pour leur donner l’ordre de M’adorer« . Cela ne signifie pas qu’Il a voulu que chacun d’entre eux L’adore car s’Il avait voulu que tous L’adorent et n’adorent rien d’autre, il n’y aurait pas de mécréants. Il dit ta^ala :
{ولو شاء ربّك لآمن من في الأرض كلّهم جميعا أفأنت تكره النّاس حتّى يكونوا مؤمنين}
[sourat Younous / ‘ayah 99] ce qui signifie : « Si Ton Seigneur l’avait voulu, les gens de la terre auraient cru tous ensemble, est-ce toi (Mouhammad) qui contrains les gens jusqu’à ce qu’ils soient croyants« . Cela signifie : l’état des cœurs n’est pas de ton ressort, ô Mouhammad, mais ils sont dans la toute-puissance de Allah. Et si Allah avait voulu guider tous les gens, ils feraient tous partie de la communauté des croyants. Mais Allah n’a pas voulu cela, c’est pourquoi certains d’entre eux sont des croyants et certains autres sont mécréants.
Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :
Il a les noms parfaits.
Explication : Allah a les noms parfaits c’est-à-dire ce qui indique la perfection absolue. De tous les noms parfaits de Allah, il ne vient qu’une indication de la perfection. C’est-à-dire que rien en eux n’indique le défaut s’agissant de Lui ta^ala. Ainsi القادر (Al-Qadir) le Puissant indique la puissance, العلاّم (Al-^Allam) indique la science, الرحمـن الرحيم (Ar-Rahman Ar-Rahim) le Très-Miséricordieux, le Miséricordieux indique la confirmation de Sa miséricorde ta^ala, العزيز (Al-^Aziz) le Puissant Qui n’est pas vaincu indique la confirmation de sa toute-puissance, السميع (As-Sami^) Celui Qui entend indique la confirmation de Son ouïe, الواحد (Al-Wahid) l’Unique indique la confirmation de Son unité, الخالق (Al-Khaliq) le Créateur indique la confirmation de Sa création, البصير (Al-Basir) Celui Qui voit indique la confirmation de Sa vue, et ainsi tous Ses noms indiquent la perfection. Le nom qui indique le défaut est donc impossible à son sujet et il n’est pas valable de le nommer « ‘Ah » comme se l’imaginent certains. Beaucoup de chadhiliyyah croient mais encore mentionnent dans leurs livres qu’un des noms de Allah serait ‘Ah. Or ‘Ah est une expression marquant la plainte et la souffrance selon l’avis des linguistes, et les textes des quatre écoles stipulent que le gémissement -soit au moins deux sons phonétiques- annule la prière. Et ‘Ah en fait partie. De plus, c’est le plus connu des termes de gémissement à props desquels il est parvenu qu’ils sont au nombre de vingt comme les savants linguistes l’ont mentionné. Et ceux qui disent que ‘Ah est un des noms de Allah se basent sur un hadith faux dont les termes sont, dans le sens : « Laissez-le gémir car le gémissement fait partie des noms de Allah« . Il ne figure dans aucun hadith sûr (sahih) ou même [un autre] faux, que ‘Ah serait un des noms de Allah. Ces gens sont bien étranges. Comment ont-ils pu choisir le terme ‘Ah parmi ces vingt expressions et laisser les autres, parmi lesquelles on trouve ‘Awouh et ‘Awwatah. Il découle de leur argumentation à partir de ce hadith que ces deux expressions seraient des noms de Allah tout comme les autres expressions de gémissement. De même, il n’est pas permis de nommer Allah « Al-Mouqim » comme le font certains qui disent « Soubhana l-Mouqim« . Et de même il n’est pas permis de nommer Allah ta^ala « âme » ou bien « cerveau » comme l’a fait Sayyid Qoutb en nommant Allah : « le cerveau organisateur ». En effet, l’âme et le cerveau sont tous deux créés. Comment cet homme a-t-il abandonné les noms parfaits pour donner à Allah des appellations sorties de sa tête. At-Tirmidhiyy et d’autres ont rapporté que le Messager de Allah a dit :
((إنّ لله تسعة وتسعين اسما مائة إلاّ واحدا من أحصاها دخل الجنّة))
ce qui signifie : « Certes Allah a quatre-vingt dix-neuf noms, cent moins un, celui qui les recense entrera au paradis » Dans d’autres versions on trouve : « celui qui les apprend par cœur » et c’est cela qui en montre le sens. Il a été rapporté de nombreuses versions au sujet de leur énumération dont celle de Al-Bayhaqiyy rapportant de Abou Hourayrah.
((هو الله الّذي لا إله إلاّ هو الرّحمن الرّحيم الملك القدّوس السّلام المؤمن المهيمن
العزيز الجبّار المتكبّر الخالق البارئ المصوّر الغفّار القهّار لبوهّاب الرّزّاق الفتّاح
العليم القابض الباسط الخافض الرّافع المعزّ المذلّ السّميع البصير الحكم العدل
اللّطيف الخبير الحليم العظيم الغفور الشّكور العليّ الكبير الحفيظ المقيت
الحسيب الجليل الكريم الرّقيب المجيب الواسع الحكيم الودود المجيد الباعث الشّهيد
الحقّ الوكيل القويّ المتين الوليّ الحميد المحصي المبدئ المعيد المحي المميت الحيّ القيّوم
الواجد الماجد الواحد الصّمد القادر المقتدر المقدّم المؤخّر الأوّل الآخر الظّاهر الباطن
الوالي المتعالي البرّ التّوّاب المنتقم العفوّ الرّءوف مالك الملك ذو الجلال والإكرام
المقسط الجامع الغنيّ المغني المانع الضّارّ النّافع النّور الهادي البديع الباقي الوارث
الرّشيد الصّبور))
Houwallahou l-Ladhi la ‘ilaha ‘il-la houwa r-Rahmanou r-Rahimou l-Malikou l-Qouddousou s-Salamou l-Mou’minou l-Mouhayminou l-^Azizou l-Jabbarou l-Moutakabbir, Al-Khaliqou l-Bari’ou l-Mousawwirou l-Ghaffarou l-Qahharou l-Wahhabou r-Razzaqou l-Fattahou l-^Alim, Al-Qabidou l-Baçitou l-Khafidou r-Rafi^ou l-Mou^izzou l-Moudhil-lou s-Sami^ou l-Basirou l-Hakamou l-^Adlou l-Latifou l-Khabirou l-Halimou l-^Adhimou l-Ghafourou ch-Chakourou l-^Aliyyou l-Kabirou l-Hafidhou l-Mouqitou l-Haçibou l-Jalilou l-Karimou r-Raqibou l-Moujibou l-Waçi^ou l-Hakimou l-Wadoudou l-Majidou l-Ba^ithou ch-Chahidou l-Haqqou l-Wakilou l-Qawiyyou l-Matinou l-Waliyyou l-Hamidou l-Mouhsi l-Moubdi‘ou l-Mou^idou l-Mouhyi l-Moumit, Al-Hayyou l-Qayyoum, Al-Wajidou l-Majidou l-Wahidou s–Samadou l-Qadirou l-Mouqtadirou l-Mouqaddimou l-‘Awwalou l-‘Akhir, Adh–Dhahirou l-Batinou l-Wali l-Mouta^ali l-Barrou t-Tawwabou l-Moun~taqimou l-^Afouwwou r-Ra’oufou Malikou l-Moulki Dhou l-Jalali wa l-‘Ikram, Al-Mouqsitou l-Jami^ou l-Ghaniyyou l-Mani^ou d–Darrou n-Nafi^ou n-Nourou l-Hadi l-Badi^ou l-Baqi Al-Warithou r-Rachidou s–Sabour.
Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :
Rien ne s’oppose à ce qu’Il prédestine
Explication : On comprend cela à partir d’un hadith rapporté de Thawban qui a dit : le Messager de Allah a dit :
((إنّي إذا قضيت قضاء فإنّه لا يردّ))
[rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « Allah ta^ala a dit : « Certes, si J’ai Moi décrété une chose, elle est irrévocable« . De ce hadith Qoudsiyy on tire que personne ne s’oppose à l’accomplissement de la volonté de Allah. A partir de cela aussi, on sait que la parole de certains est corrompue lorsqu’ils disent : Allah voulait créer Untel en homme puis Il l’a créé en femme. Quant à la croyance que Allah changerait Sa volonté si quelqu’un l’invoque ou donne en aumône un bien licite, elle n’est pas valable et ne convient pas à la dignité de Allah soubhanahou wa ta^ala.
Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :
Et rien ne prive de ce qu’Il donne
Explication : Sa signification provient du hadith de Al-Boukhariyy et de Mouslim qui mentionne que le Messager de Allah disait à la suite de sa prière :
((لا إله إلاّ الله وحده لا شريك له’ له الملك وله الحمد وهو على كلّ شىء قدير’
اللهمّ لا مانع لما أعطيت ولا معطي لما منعت ولا ينفع ذا الجَدّ منك الجَدّ))
ce qui signifie : « Il n’est de dieu que Allah, Unique, Il n’a pas d’associé, Il a la souveraineté et la louange et Il est sur toute chose tout puissant, ô Allah, rien ne prive de ce que Tu as donné et nul ne donne ce dont Tu as privé, ???« . Si donc Allah ta^ala veut que parvienne à un esclave une richesse parmi les grâces, Il lui donne le moyen de l’avoir et nul ne peut l’en priver, conformément à ce qu’a rapporté At-Tirmidhiyy et d’autres d’un hadith de ^Abdoullah Ibnou ^Abbas que le Messager de Allah a dit :
((ولو أنّ الخلق اجتمعوا على أن ينفعوك بشىء لم يقضه الله لك لم يقدروا عليه
وإن أرادوا أن يضرّوك بشىء لك يقضه الله عليك لم يقدروا عليه’
رفعت الأقلام وجفّت الصّحف))
ce qui signifie : « Si toutes les créatures s’unissaient pour te faire profiter d’une chose que Allah n’a pas décrétée pour toi elles n’y pourraient rien, et si elles voulaient te nuire par quelque chose que Allah ne t’a pas décrétée, elles ne le pourraient pas, les calames sont levés et les feuillets ont séché« .
Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :
Il fait ce qu’Il veut de ce qui Lui appartient
Explication : Ce que Allah ta^ala a voulu de toute éternité et qu’Il a voulu que cela arrive par Sa volonté sans commencement, il est indispensable que cela soit et Il le crée par Son attribut de création éternel sans qu’Il soit ^azza wa jall contraint à quoi que ce soit, il en va au contraire conformément à ce qu’Il dit dans le Qour’an :
{وربّك يخلق ما يشاء ويختار}
[sourat Al-Qasas/ ‘ayah 68] ce qui signifie : « Et ton Seigneur crée ce qu’Il veut et Il choisit« .
Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :
Et Il légifère pour Sa création par ce qu’Il veut
Explication : Il rend soubhanahou wa ta^ala interdit ce qu’Il veut et obligatoire ce qu’Il veut.
Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :
De Ses créatures, Il n’attend aucun bien ni ne craint aucun mal
Explication : Allah soubhanahou wa ta^ala n’attend de la part de Ses esclaves aucune récompense ni aucun profit, Il dit ta^ala :
{ما أريد منهم من رزق وما أريد أن يطعمون}
[sourat Adh-Dhariyat/ ‘ayah 57] ce qui signifie : « Je ne veux de leur part aucune subsistance et Je ne veux pas qu’ils Me nourrissent« . Allah ne les a donc pas chargés de l’adoration parce qu’Il en tirerait profit et Il ne leur a pas interdit quoi que ce soit parce qu’il craindrait une nuisance ou une punition de la part d’un seul d’entre eux. Comment se pourrait-il qu’Il attende une récompense de Ses esclaves ou qu’Il craigne une punition alors que c’est Lui leur Créateur et le Créateur de leurs actes.
Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :
Il n’a pas d’obligation et n’est assujetti à aucune loi
Explication : Allah ta^ala, il ne Lui incombe aucun devoir qu’Il soit obligé de faire et nul n’a de droit sur Lui puisque personne ne Lui interdit ni ne Lui ordonne quoi que ce soit.
Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :
Tout bienfait de Sa part est par Sa grâce
Explication : Le bienfait c’est la grâce, c’est-à-dire que ce n’est pas une obligation qui incomberait à Allah de donner à Ses esclaves des bienfaits, mais c’est bien Lui Qui montre grâce et générosité par cela. Et s’Il ne leur donnait pas ces bienfaits, Il ne serait pas injuste envers eux, conformément à ce qu’Il dit soubhanahou :
{ولولا فضل الله عليكم ورحمته ما زكى منكم من أحد أبدا}
[sourat An-Nour / ‘ayah 21] ce qui signifie : « …et n’eussent été la grâce et la miséricorde de Allah, aucun d’entre vous n’aurait jamais été intègre« .
Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :
Et tout châtiment de Sa part n’est que justice
Explication : Le châtiment, c’est la punition. Ainsi, celui que Allah récompense, c’est par Sa grâce, et celui que Allah punit, c’est par Sa justice. Allah n’est injuste envers personne et nul ne Le conteste. On ne dit pas dans le sens de la contestation : Pourquoi fait-Il que les enfants et les animaux ont mal et pourquoi leur impose-t-Il des souffrances et des maladies alors qu’ils n’ont pas de péchés ? Celui qui dit cela a contesté Allah sauf s’il a cherché à connaître la sagesse qu’il y a dans les souffrances des enfants et des animaux et qu »il dit : pourquoi fait-Il qu’ils ont mal ? alors, il n’est pas tombé dans la mécréance. Les choses sont telles que l’auteur a conclu en citant Sa parole ta^ala :
{لا يسأل عمّا يفعل وهم يسألون}
[sourat Al-‘An~biya‘ / ‘ayah 23] ce qui signifie : « On ne questionne pas Allah sur ce qu’Il fait mais [Ses esclaves] eux le seront« .
Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :
On ne questionne pas Allah sur ce qu’Il fait
Explication : On ne Le conteste pas dans ce qu’Il fait et On ne Le questionne pas. En revanche, les esclaves eux seront questionnés car Il est en vérité Celui Qui possède toute chose et nul ne Lui est associé dans Sa souveraineté. Il possède les esclaves et ce qu’Il a mis en leur possession et c’est Lui qui fait ce qu’Il veut dans Sa propriété. De ce fait, l’injustice est inconcevable de Sa part. En effet, Il est Celui qui régit la création comme Il le veut, Il ne place pas les choses inopportunément. D’autre part, l’injustice n’est concevable que de la part de quelqu’un ayant qui lui ordonne ou qui lui interdit, comme les esclaves [de Allah]. L’injustice, c’est en effet l’infraction à un ordre et à un interdit de celui qui possède le pouvoir d’ordonner et d’interdire. C’est pour cela que l’esclave sera questionné : Pourquoi as-tu fais ceci ? Pourquoi n’as-tu pas fais cela ? conformément à ce qui est parvenu du hadith rapporté par At-Tirmidhiyy :
(( لا تزول قدما عبد يوم القيامة حتّى يسأل هن أربع : عن عمره فيم أفناه’
وعن جسده فيم أبلاه’ وعن ماله من أين اكتسبه وفيم أنفقه’ وعن علمه ماذا عمل به))
ce qui signifie : « Les deux pieds de l’esclave ne quitteront pas le lieu de son jugement le jour dernier avant qu’il ne soit interrogé sur quatre choses : son âge dans quoi l’a-t-il passé, son corps dans quoi l’a-t-il usé, son bien d’où l’a-t-il acquis et dans quoi l’a-t-il dépensé et sa science, q’en a-t-il fait« . Quant à Allah ta^ala, Il n’a personne qui Lui ordonne ou Lui interdit quoi que ce soit. C’est pour cela qu’on ne Le questionne pas et qu’on ne Lui attribue aucune injustice ou manquement, conformément à ce qu’Il dit, ^azz de ceux qui disent:
{لا يسأل عمّا يفعل وهم يسألون}
ce qui signifie : « On ne Le questionne pas sur ce qu’Il fait mais [les esclaves] eux le seront« .
Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :
Il existait avant la création
Explication : L’existence de Allah tabaraka wa ta^ala est sans commencement, Il existait donc ^azza wa jall avant les créatures, Lui seul étant de toute éternité conformément à ce qui est rapporté du hadith de ^Imran Ibnou l-Housayn :
((كان الله ولم يكن شيء غيره))
[rapporté par Al-Boukhariyy, Al-Bayhaqiyy et d’autres] ce qui signifie : « Allah existait et il n’y avait rien autre que Lui« . Nul n’est sans début sinon Lui conformément à ce que dit Allah ta^ala :
{هو الأوّل}
[sourat Al-Hadid / ‘ayah 2] ce qui signifie : « Il est le Premier [l’éternel sans début] ». Et certes les savants de la langue ont dit : Parmi les choses qui traduisent l’exclusivité, il y a la détermination de l’antécédent (moubtada‘) et de l’attribut (khabar) et dans cette ‘ayah, l’antécédent est un pronom personnel, c’est-à-dire « houwa » et l’attribut est « Al-‘Awwal« , tous deux sont déterminés, ce qui implique donc qu’il n’y a aucun premier -dans le sens d’avoir une existence sans début- autre que Allah jalla wa ^ala.
Et celui qui croit que quelque chose de l’univers, par son genre ou par ses composants, possède une existence sans début aura démenti cette ‘ayah, quitté l’Islam et suivi les philosophes et les naturalistes selon l’unanimité des savants des musulmans. Or ce qui est rapporté dans cinq des livres de Ahmad Ibnou Taymiyah, c’est que le genre de l’univers est sans commencement, que son existence n’a pas de début et qu’il est éternel avec Allah. Ceci est de la mécréance claire.
Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :
sans avant ni après
Explication : Et ceci est une négation du fait que Allah tabaraka wa ta^ala soit précédé du néant et une négation également du fait qu’Il soit atteint par l’anéantissement. En effet, tout ce qui contredit l’immanence de Son non-début et de Sa non-fin ta^ala est donc invalide. La divinité en effet n’est pas valable pour qui n’a pas ces deux attributs. Celui Qui a la divinité a parmi Ses spécificités d’être Celui Dont l’existence est nécessaire [selon la raison] ; il n’est donc pas possible à Son sujet, selon la raison, qu’Il soit précédé ou suivi du néant.
Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :
sans haut ni bas, sans droite ni gauche, sans devant ni arrière
Explication : Ceci est un fondement faisant partie des bases mêmes de la croyance, à savoir que Allah ^azza wa jall est exempt d’être dans une quelconque des directions ou dans l’ensemble des directions. Il n’en va pas comme le croient certains ignorants, que Allah serait dans la direction du haut, et certains autres croient qu’Il est dans la direction de devant et localisé entre l’esclave et la Ka^bah ou d’autres qui croient qu’Il est comme l’air, dissout et dispersé dans tous les endroits. D’autres encore comme le dénommé Nasirou d-Din Al-‘Albaniyy croient qu’Il englobe le monde de toute part comme la main englobe ce qu’elle renferme. Tout cela est invalide et nie la science correcte de l’unicité de Allah (at-tawhid). L’Imam Abou Ja^far At–Tahawiyy qui fait partie des gens des trois premiers siècles a dit dans son précis de croyance appelé « La croyance des Gens de la Tradition prophétique et de la Majorité (^Aqidatou ‘Ahli s-Sounnati wa l-Jama^ah) : « Il est exempt (ta^ala) des limites et des extrémités -c’est-à-dire des fins- des côtés, des organes et des instruments et Il n’est pas contenu par les six directions comme l’ensemble des créatures » fin de citation. Et sa parole que voici relève du pur tawhid et fait partie des joyaux de la croyance. En effet, celui qui possède un des attributs qu’il a cités ou qui se trouve dans l’une des directions a nécessairement des limites, une quantité et une image, ce sont les attributs des corps et Allah ta^ala n’est pas un corps. Ceci est conforme à ce qu’Il a dit soubhanah :
{ليس كمثله شىء}
[sourat Ach-Chourah / ‘ayah 11] ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui« . Et le fait de spécifier Allah par la direction du haut n’est pas une perfection s’agissant de Lui soubhanah comme se le figurent certains ignorants, puisque ce qui importe, c’est le rang élevé et non l’élévation dans l’espace et l’endroit. Ainsi ces anges qui entourent le Trône sont en un lieu bien plus haut que les prophètes de Allah ta^ala, mais les prophètes sont plus honorables et plus élevés pour leur Créateur ^azza wa jall.
Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :
Il n’est ni un tout, ni une partie
Explication : C’est-à-dire que Allah tabaraka wa ta^ala n’est pas un corps composé de parties, c’est pour cela qu’on ne Lui attribue ni le fait d’être un tout ni d’être composé d’éléments ou de parties.
L’Imam Al-Halimiyy a dit dans son explication du nom de Allah « Al-Mouta^ali » : « Cela signifie qu’Il est exempt du fait que Lui soit possible ce qui est possible aux choses qui entrent en existence : le mariage, l’enfantement, les organes et les membres et le fait de prendre un lit pour s’asseoir dessus, de se préserver de l’atteinte des regards avec un paravent, le déplacement d’un endroit à un autre et ce qui est semblable. En effet, la confirmation de certaines de ces choses impose l’extrémité, certaines imposent le besoin et d’autres imposent le changement et le passage d’un état à un autre. Et rien de tout ceci ne convient à la dignité de القديم (Al-Qadim) l’Eternel Qui n’a pas de fin et n’est possible à Son sujet » fin de citation. Al-Bayhaqiyy a rapporté cela de lui dans son livre Al-‘Asma‘ou wa s–Sifat.
Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :
On ne dit pas quand a-t-Il existé ?, ni où était-Il ?, ni comment ?
Explication : C’est-à-dire qu’il n’est pas permis de dire : Quand Allah a-t-Il existé car il y a en cela l’attribution du début, de l’existence après avoir été précédé du néant et de l’écoulement du temps sur Lui. Et il n’est pas permis non plus de dire : Où était Allah, ni de dire : comment était-Il parce qu’il y a en cela l’attribution de la modalité –c’est-à-dire le fait de Lui attribuer les attributs des choses créées. Ensuite, après avoir cité, que Allah lui fasse miséricorde, la négation de ces paroles, il consacre la croyance correcte :
Il existait et il n’y avait pas d’endroit. Il a fait exister les êtres et Il a établi le temps. Il ne dépend pas du temps et il n’est pas spécifié par l’endroit
Explication : Et ce que l’auteur a visé par sa parole : il n’est pas spécifié par l’endroit n’est pas qu’Il serait contenu dans toutes les directions car ceci est invalide comme on l’a montré précédemment. Et les directions sont autres que Lui ta^ala et Il était déjà alors qu’il n’y avait rien d’autre que Lui. Cela signifie que Allah ta^ala existe sans endroit et ceci est la croyance des Gens de la Tradition Prophétique (‘Ahlou s-Sounnah), qui plus est, la croyance de l’ensemble des musulmans, des gens du Salaf comme des gens du Khalaf.
Le Messager de Allah a dit :
((كان الله ولم يكن شىء غيره))
[rapporté par Al-Boukhariyy, Al-Bayhaqiyy et Ibnou l-Jaroud] ce qui signifie : « Allah existait et il n’y avait rien autre que Lui« . C’est-à-dire qu’Il existe de toute éternité alors même qu’il n’y avait pas d’endroit ni rien parmi les créatures et après qu’Il a créé l’endroit, Il n’a pas changé soubhanah wa ta^ala par rapport à ce qu’Il était. De ce hadith et de textes semblables, les gens de la Sounnah ont tiré leur parole que voici : Allah existe sans endroit (Allah mawjoud bila makan).
Et Al-Bayhaqiyy a rapporté un hadith du Messager de Allah :
((أنت الظّاهر فليس فوقك شىء وأنت الباطن فليس دونك شىء))
ce qui signifie : « C’est Toi Celui Qui est supérieur à toute chose et rien n’est au-dessus de Toi, et c’est Toi Celui Que les imaginations ne saisissent pas et rien n’est au-dessous de Toi« . Puis il a dit : Certains de nos compagnons ont tiré de ce hadith que Allah ta^ala est exempt de l’endroit car certes, s’il n’y a rien au-dessus de Lui et rien au-dessous, il est nécessaire qu’Il ne soit pas dans un endroit » fin de citation.
Et Ar-Ramliyy ainsi que d’autres ont rapporté la parole de ^Aliyy que Allah honore son visage :
« كان الله ولا مكان وهو الآن على ما عليه كان »
ce qui signifie : « Allah était alors qu’il n’y avait pas d’endroit, et Il est maintenant Tel qu’Il est de toute éternité » fin de citation.
D’autre part, Az–Zabidiyy a rapporté dans son commentaire de Al-‘Ihya‘ par chaîne de transmission ininterrompue que ^Aliyy Zaynou l-^Abidin disait :
« سبحانك لا يحويك مكان »
ce qui signifie : « Tu es exempt d’imperfection, aucun endroit ne Te contient » fin de citation. Et Zaynou l-^Abidin était à son époque le meilleur de la famille du Prophète. Cette expression a certes été consacrée par d’innombrables savants de l’Islam tels que Abou Hanifah, Ibnou Jarir At–Tabariyy, Al-Matouridiyy, Al-‘Ach^ariyy et d’autres qu’eux, mais plus que cela, At-Tamimiyy a rapporté l’unanimité de ‘Ahlou s-Sounnah sur le fait que Allah existe sans endroit et il l’a mentionné dans Al-Farqou bayna l-Firaq. Il n’y a donc après cela aucune considération à donner aux assimilationnistes (mouchabbihah) qui contredisent l’auteur ou d’autres que lui parmi les sommités des gens de science dans leur transmission de cette parole de vérité. Ainsi celui qui diverge de cela et attribue à Allah ta^ala l’endroit, il L’a certes assimilé aux créatures et L’a rendu équivalent à elles. Il a contredit les textes clairs du Qour’an, les textes sûrs du hadith et la raison.
Il est donc soubhanah le Créateur du temps et Celui qui a établi le temps et l’a fait s’écouler, Il est Celui Qui a fait exister les êtres c’est-à-dire qu’Il est le Créateur des créatures, Celui Qui les a fait surgir du néant à l’existence. Il n’en a donc pas besoin et Il n’a pas pour attributs leurs attributs comme l’a dit l’Imam Abou Hanifah, que Allah lui fasse miséricorde : « Il est impossible que le Créateur ressemble à ce qu’Il a créé« . C’est pour cela qu’il n’est pas permis de Lui attribuer la spécification par un endroit ou par tout endroit, ni par un temps ou par tout moment, Il est exempt de ce qui est relatif aux choses qui entrent en existence et des signes distinctifs des créatures.
Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :
Et aucune chose ne L’accapare au détriment d’une autre
Explication : Allah ta^ala fait surgir les choses du néant à l’existence par Sa volonté et Sa puissance toutes deux sans commencement et par Son acte de création sans commencement sans avoir besoin d’organe ni de l’aide d’instrument. Bien plus, c’est par le simple fait que Sa volonté et Sa puissance concernent les choses prédestinées qu’elles existent dans le temps et l’endroit où Il a voulu que leur existence ait lieu. Et nul ne peut reporter ou empêcher cela conformément à ce qu’Il dit ta^ala :
{إنّما أمره إذا أراد شيئاً أن يقول له كن فيكون}
[sourat Ya Sin / ‘ayah 82] ce qui signifie : « Il est simplement Tel que, s’Il veut qu’une chose soit, Il lui dit sois et elle est« . Or celui Qui a ces attributs, aucune chose ne L’accapare pas au détriment d’une autre et aucune affaire ne l’empêche d’en réaliser une autre. Tout ceci n’arrive qu’à celui qui travaille avec des organes et s’aide d’instruments, si donc il est occupé à les employer à quelque chose, il lui sera difficile d’y avoir recours pour une deuxième chose. Et Allah ^azza wa jall est exempt de tout cela.
Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :
Aucune imagination ne peut L’atteindre et aucune raison ne peut Le circonscrire. Il n’est pas spécifiable par l’intellect et Il ne s’identifie pas à travers les passions, Il ne se représente pas dans les illusions et Il ne Lui est pas donné de comment par la raison, les imaginations et les pensées ne L’atteignent pas
Explication : Ceci se résume dans la parole de l’Imam Dhou n-Noun Al-Misriyy ‘Ibrahim Ibnou Tawbah, que Allah lui fasse miséricorde, puisqu’il a dit :
« مهما تصوّرت ببالك فالله بخلاف ذلك »
[rapporté par Al-Khatib dans son Histoire de Bagdad] ce qui signifie : « Quoi que tu imagines en ton esprit, Allah en est différent » fin de citation. Et ceci vient du fait que tout ce que tu imagines en ton esprit est créé et le Créateur ne ressemble pas à Sa créature. De même notre Imam Ach-Chafi^iyy, que Allah l’agrée, a dit : « Celui qui aspire à connaître son Créateur et se tranquillise d’un être auquel son imagination peut s’arrêter, alors c’est un assimilationniste (mouchabbih), s’il se tranquillise avec le pur néant, c’est un négationniste (mou^attil), et s’il se tranquillise d’un Être pour leQuel il reconnaît son incapacité à L’atteindre, c’est un unitarien (mouwahhid) » fin de citation. C’est pour cela que les gens du Salaf ont interdit de réfléchir sur Allah ta^ala Lui-même pour tenter d’arriver à Sa réalité car il n’y a que Allah Qui la sache. Quant à notre connaissance de Allah, elle ne vient que par la connaissance de ce qu’il est obligatoire selon la raison de Lui attribuer ta^ala, de ce qui est impossible s’agissant de Lui et de ce qui est possible s’agissant de Lui. Ibnou ^Abbas a dit :
(( تفكّروا في خلق الله ولا تفكّروا في ذات الله))
[rapporté par Al-Bayhaqiyy] ce qui signifie : « Méditez sur la création de Allah mais ne méditez pas sur Allah Lui-même« .
Et toute personne qui réléchit sur Allah Lui-même ta^ala puis se figure par sa fantaisie une image ou s’en illusionne par son imagination et croit que ce qu’il s’est figuré ou ce dont il s’est illusionné, c’est Allah, celui-là n’est pas musulman unitarien puisqu’il n’y a de différence entre lui et l’adorateur d’idole. Ainsi l’adorateur d’idole adore une image qu’il a façonnée tandis que celui-là adore une image qu’il s’est figurée. Quant au croyant véridique, il adore Celui Qui n’a ni ressemblant ni équivalent, comme l’a dit l’Imam ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy, que Allah lui fasse miséricorde :
« غاية المعرفة بالله الإيقان بوجوده تعالى بلا كيف ولا مكان »
ce qui signifie : « La limite de la connaissance que l’on peut avoir de Allah, c’est d’avoir la certitude que Son existence ta^ala est sans comment et sans endroit« . Et tout ceci est tiré de Sa parole tabaraka wa ta^ala dans la ‘ayah claire et de sourat Ach-Chourah :
{ليس كمثله شىء}
[sourat Ach-Choura / ‘ayah 11] ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui« . C’est pour cela qu’il a conclu sa croyance, que Allah lui fasse miséricorde, en rapportant cette ‘ayah :
{ليس كمثله شىء وهو السميع البصير}
[sourat Ach-Choura / ‘ayah 11] ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit« .
Explication : L’affirmation que Allah est exempt d’imperfection précède dans cette ‘ayah Sa parole « wa houwa s-Sami^ou l-Basir » afin que l’on sache que Son ouïe n’est pas comme l’ouïe d’autre que Lui c’est-à-dire qu’elle est sans oreille et sans intermédiaire et que Sa vue n’est pas comme la vue d’autre que Lui c’est-à-dire qu’elle est sans appareil occulaire car, soubhanah, rien n’est tel que Lui.
Et il convient ici de conclure cette brève explication des expressions de ce manuel en rapportant ce qu’a transmis Abou Nou^aym dans son livre Al-Hilyah dans un passage de la biographie de ^Aliyy Ibnou Abi Talib, il a dit : Abou Bakr ‘Ahmad Ibnou Mouhammadini bni l-Harith m’a rapporté, de Al-Fadl Ibnou l-Habbab Al-Jamhiyy, de Mas^oud, de ^Abdou l-Warithi bni Sa^id, de Mouhammad Ibnou ‘Is-haq, de An-Nou^man Ibnou Sa^d qu’il a dit : « J’étais à Al-Koufah dans la résidence de l’émirat, la maison de ^Aliyy Ibnou Abi Talib lorsqu’entra vers nous Nawf Ibnou ^Abdil-lah qui a dit : Ô Emir des croyants, devant la porte il y a quarante hommes juifs. ^Aliyy dit alors : Laissez les entrer, je m’en charge. Lorsqu’ils furent donc en sa présence, ils lui ont dit : Ô ^Aliyy, décris-nous ton Seigneur, celui qui est dans le ciel, comment est-il ? Et comment était-il ? Quand a-t-il existé ? Et sur quoi est-il ? -Les juifs sont des assimilationnistes (mouchabbihah) qui croient que Allah existe en étant dans le ciel et qu’Il est assis sur le Trône, Il est exempt de ce qu’ils Lui attribuent -. ^Aliyy s’installa en s’asseyant et dit : Vous autres juifs, écoutez-moi et ne vous en faites pas si par la suite vous ne questionnez personne d’autre que moi, certes mon Seigneur ^azza wa jall est Celui Qui n’a pas de début et n’est pas issu de quoi que ce soit, Il n’est pas mêlé à quoi que ce soit, ni résolu par l’imagination, ni un fantôme que l’on peut rechercher, ni invisible qui serait contenu et dissimulé, Il n’est pas après ne pas avoir été. » Et il a dit : « Celui qui prétend que notre Dieu est limité, il est certes ignorant du Créateur, Celui Qui mérite d’être adoré » fin de citation.
Précis de croyance du Chaykh Fakhrou d-Din Ibnou ^Açakir,
décédé en l’an 620 de l’Hégire
« Je commence par le nom de Allah, Ar-Rahman, Ar-Rahim
Le Chaykh Fakhrou d-Din Ibnou ^Açakir que Allah lui fasse miséricorde, a dit :
Sache que Allah nous guide ainsi que toi-même qu’il est un devoir pour chaque personne responsable de savoir que Allah ^azza wa jall est unique dans Sa souveraineté. Il a créé l’univers dans sa totalité, le monde supérieur et le monde inférieur, le Trône (al-^arch) et le Piédestal (al-koursiyy), les cieux et la Terre, ce qu’ils contiennent et ce qui se trouve entre eux. Toutes les créatures sont dominées par Sa puissance, la plus petite particule ne bouge que par Sa volonté. Nul ne régit la création avec Lui et Il n’a pas d’associé dans la souveraineté. Il est حيّ (Hayy) vivant, قيّوم (Qayyoum) Il ne s’anéantit pas, Il n’est touché ni par la somnolence ni par le sommeil. Il connaît les choses cachées et les choses apparentes, rien ne Lui échappe dans la Terre et dans le ciel. Il connaît ce qui est dans la terre et ce qui est dans la mer. Aucune feuille ne tombe sans qu’Il ne le sache. Il n’est pas une graine dans les ténèbres de la terre, ni une plante verte ou desséchée sans que cela ne soit inscrit dans un livre clair. Allah englobe toute chose par Sa science et dénombre toute chose parfaitement. Il fait ce qu’Il veut. Il peut réaliser absolument tout ce qu’Il veut. Il a la souveraineté, Il n’a nul besoin d’autrui. Il a la toute-puissance et la non-fin. Il a le jugement et la création. Il a les noms parfaits. Rien ne s’oppose à ce qu’Il prédestine et rien ne prive de ce qu’Il donne. Il fait ce qu’Il veut de ce qui Lui appartient, et Il légifère pour Sa création par ce qu’Il veut. De Ses créatures, Il n’attend aucun bien ni ne craint aucun mal. Il n’a pas d’obligation et n’est assujetti à aucune loi. Tout bienfait de Sa part est une grâce et tout châtiment de Sa part est une justice. On ne questionne pas Allah sur ce qu’Il fait mais [Ses esclaves] eux le seront. Il existait avant la création, sans avant ni après, sans haut ni bas, sans droite ni gauche, sans devant ni arrière. Il n’est ni un tout, ni une partie. On ne dit pas quand a-t-Il existé ?, ni où était-Il ?, ni comment ?. Il existait et il n’y avait pas d’endroit. Il a fait exister les êtres et Il a établi le temps. Il ne dépend pas du temps et il n’est pas spécifié par l’endroit et aucune chose ne L’accapare au détriment d’une autre. Aucune imagination ne peut L’atteindre et aucune raison ne peut Le circonscrire. Il n’est pas spécifiable par l’intellect et Il ne s’identifie pas à travers les passions, Il ne se représente pas dans les illusions et Il ne Lui est pas donné de comment par la raison, les imaginations et les pensées ne L’atteignent pas, rien n’est tel que Lui est Il est Celui Qui entend et Qui voit » fin de citation.