40 Hadith an Nawawiyy : Hadith 2
D’après ^Oumar, que Allah l’agrée, il a dit : Tandis que nous étions assis auprès du Messager de Allah, un jour un homme est apparu portant des habits d’une extrême blancheur et des cheveux extrêmement noirs, on ne distinguait sur lui aucune trace de voyage, aucun de nous ne le connaissait. Il prit place auprès du Prophète, il a accolé ses genoux aux genoux du Prophète, il a posé ses mains sur les cuisses du Prophète et a dit :
« يَا مُحَمَّدُ أَخْبِرْنِي عَنِ الإسْلامِ »
Ô Mouhammad parle-moi de l’Islam. Le Messager de Allah a dit :
((الإسْلامُ أَنْ تَشْهَدَ أَنْ لا إِلَهَ إِلا اللَّهُ وَأَنَّ مُحَمَّداً رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَتُقِيمَ الصَّلاةَ وَتُؤْتِيَ الزَّكَاةَ وَتَصُومَ رَمَضَانَ وَتَحُجَّ الْبَيْتَ إِنِ اسْتَطَعْتَ إِلَيْهِ سَبِيلاً ))
ce qui signifie : « L’Islam, c’est que tu témoignes qu’il n’est de dieu que Allah et que Mouhammad est le Messager de Allah, que tu accomplisses la prière, que tu t’acquittes de la zakat, que tu jeûnes Ramadan et que tu accomplisses le pèlerinage à la Maison sacrée si tu en es capable« . Il a dit :
« صَدَقْتَ »
« Tu as dit vrai« . Nous nous sommes alors étonnés à son sujet, il l’interroge puis il atteste de sa véracité. Il a dit :
« فَأَخْبِرْنِي عَنِ الإيمَانِ »
Parle-moi de la foi (al-‘iman). Le Prophète a dit :
((أَنْ تُؤْمِنَ بِاللَّهِ وَمَلائِكَتِهِ وَكُتُبِهِ وَرُسُلِهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ وَتُؤْمِنَ بِالْقَدَرِ خَيْرِهِ وَشَرِّهِ ))
ce qui signifie : « C’est que tu crois en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Ses messagers, au jour dernier, et que tu crois en la destinée qu’elle soit du bien ou du mal« . Il lui a dit
« صَدَقْتَ »
« Tu as dit vrai« . Il lui a dit :
« فَأَخْبِرْنِي عَنِ الإحْسَانِ »
Parle-moi de al-‘ihsan. Le Prophète lui a dit :
((أَنْ تَعْبُدَ اللَّهَ كَأَنَّكَ تَرَاهُ فَإِنْ لَمْ تَكُنْ تَرَاهُ فَإِنَّهُ يَرَاكَ ))
ce qui signifie : « C’est que tu adores Allah comme si tu le voyais car si tu ne le vois pas, Lui Il te voit« . Il lui a dit :
« فَأَخْبِرْنِي عَنِ السَّاعَةِ »
Parle-moi de l’Heure annonçant le jour du jugement, le Prophète a dit :
((مَا الْمَسْئُولُ عَنْهَا بِأَعْلَمَ مِنَ السَّائِلِ ))
ce qui signifie : « Celui qui a été interrogé n’en a pas plus de connaissance que celui qui interroge« . Il lui a dit :
« فَأَخْبِرْنِي عَنْ أَمَارَتِهَا »
Parle-moi de ses signes annonciateurs. Le Prophète a dit :
((أَنْ تَلِدَ الأمَةُ رَبَّتَهَا وَأَنْ تَرَى الْحُفَاةَ الْعُرَاةَ الْعَالَةَ رِعَاءَ الشَّاءِ يَتَطَاوَلُونَ فِي الْبُنْيَانِ ))
ce qui signifie : « Que la femme esclave donne naissance à sa maîtresse, que tu voies les gens qui étaient nu-pieds, mal habillés, pauvres qui étaient hébergés construire des bâtiments en hauteur« . Puis il s’en est allé. Je suis resté longtemps, puis le Prophète a dit :
((يَا عُمَرُ أَتَدْرِي مَنِ السَّائِلُ ))
ce qui signifie : « Ô ^Oumar, sais-tu qui a posé ces questions ?« , je lui ai dit :
« اللَّهُ وَرَسُولُهُ أَعْلَمُ »
« Allah ta^ala sait plus que tout autre et Son prophète sait« . Il m’a dit :
((فَإِنَّهُ جِبْرِيلُ أَتَاكُمْ يُعَلِّمُكُمْ دِينَكُمْ ))
ce qui signifie : « Il s’agit de Jibril, il est venu vous enseigner votre religion«
[Rapporté par Mouslim].
Commentaire du hadîth
Ce hadîth éminent a englobé tous les actes réguliers apparents et intérieurs, les sciences de la Loi de l’Islam se réfèrent à ce hadîth dérivent de ce hadîth en raison de ce qu’il comporte comme informations générales englobant la science de la sounnah. Ce hadîth constitue une référence pour la sounnah comme la Fâtihah est une référence pour le Qour’ân en raison de ce que la Fâtihah englobe comme sens du Qour’ân.
Il y a dans ce hadîth une indication quant au fait de soigner ses vêtements et son aspect, ainsi que de veiller à son hygiène lorsqu’on rend visite aux savants, aux gens de mérite et aux rois, car certes Jibrîl était venu pour enseigner aux gens par son comportement et par sa parole.
Sa parole « lâ yourâ ˆalayhi ‘atharou s-safar » ce qui est célèbre c’est avec la dammah sur le yâ’ qui est à la voie passif dont le sujet n’est pas cité, et il y a certains qui rapporte une version à la première personne du pluriel (lâ narâ) et les deux sont corrects.
Sa parole « wawadaˆa kaffayhi ˆalâ fakhidhayh, waqâla : yâ Mouhammad » c’est la version la plus célèbre et la plus authentique, et An-Naçâ’iyy l’a rapporté dans le même sens, il a dit « fawadaˆa yadayhi ˆalâ roukbatayyi n-nabiyy » alors cela lève l’ambiguïté qu’il y a dans les termes du livre de Mouslim [car le pronom rattaché aux genoux peut se rapporter au Prophète ou à Jibrîl lui-même, alors la version de An-Naçâ’iyy à lever cette ambivalence][1].
En outre, on déduit de ce hadîth que l’Islam et la foi sont deux réalités différentes, selon la langue et selon la Loi, et c’est cela la règle d’origine concernant les noms qui sont différents, mais il arrive par extension que la Loi emploie l’un des deux termes pour désigner l’autre par figure de style.
Sa parole qui signifie « Nous nous sommes alors étonnés à son sujet, il l’interroge puis il atteste de sa véracité » et ils étaient surpris de cela car ce que le Prophète a amené comme information sont des informations que l’on ne peut connaitre que par son intermédiaire, et celui-là qui pose la question n’est pas connu pour avoir rencontré le Prophète ni d’avoir entendu de lui ces informations, par ailleurs celui qui a posé la question l’a posé de la manière de celui qui est sûr de lui-même connaissant la réponse, alors ils se sont étonné de cela.
Sa parole qui signifie : « Que tu crois en Dieu, en Ses anges[2] et en Ses livres » et la foi en Dieu c’est d’avoir pour conviction que Allâh qui est exempt de tous défauts existe, qu’Il a les attributs de perfection, qu’Il est exempt de tous caractères d’imperfection, et qu’Il est unique, qu’Il n’a besoin de rien et que tout autre a besoin de Lui, qu’Il est Le Créateur de toutes les créatures, Il fait changer ce qu’Il veut comme Il le veut et Il fait dans ce qui Lui appartient ce qu’Il veut[3].
Quant à la foi aux anges c’est de confirmer qu’ils sont des esclaves honorés, qu’ils ne désobéissent pas et qu’ils font ce qui leur est ordonné[4].
Et la foi aux messagers de Dieu c’est de croire qu’ils sont véridique en ce qu’ils ont informé de la part de Dieu, et Il leur a accordé des miracles[5]. Et qu’ils transmettent de la part de Dieu le message et qu’ils ont exposé aux personnes responsables ce que Allâh leur a ordonné, qu’il est un devoir de les respecter et de ne pas faire de différence entre aucun d’entre eux (dans le sens qu’ils sont tous envoyés par Dieu).
La foi au jour dernier, c’est de croire au jour du jugement et ce qu’il englobe comme résurrection après la mort, le rassemblement, l’exposition des actes, la balance, le pont, le paradis et l’enfer et qu’ils sont des demeures de récompenses et de rétributions pour ceux qui ont agit en bien et pour ce qui ont agit en mal, et d’autre sujets de parmi ce qui est authentifié.
La foi en la prédestination c’est de croire en la véracité de ce qui a précédé, et le résumé de cela est ce qui est indiqué par Sa parole taˆâlâ :
{وَاللَّهُ خَلَقَكُمْ وَمَا تَعْمَلُونَ (96)}
[Sourate Aṣ-Ṣāffāt 96]
{إِنَّا كُلَّ شَيْءٍ خَلَقْنَاهُ بِقَدَرٍ (49)}
[Sourate Al-Qamar 49], et d’autres versets tels que cela. Il y a aussi la parole du Prophète adressée à Ibnou ˆAbbâs :
واعلَم أنَّ الأمَّةَ لو اجتَمعت علَى أن ينفَعوكَ بشَيءٍ لم يَنفعوكَ إلَّا بشيءٍ قد كتبَهُ اللَّهُ لَكَ ، وإن اجتَمَعوا على أن يضرُّوكَ بشَيءٍ لم يَضرُّوكَ إلَّا بشيءٍ قد كتبَهُ اللَّهُ عليكَ ، رُفِعَتِ الأقلامُ وجفَّتِ الصُّحفُ
Qui signifie : « Sache que si la communauté se réunissait pour te faire profiter par quelque chose, ils ne te profiteraient que par une chose que Allâh t’a prédestiné, et s’ils se réunissaient pour te nuire par une chose ils ne te nuiraient que par une chose que Allâh t’a prédestiné, les qalam sont levés et les feuilles ont séchées »[6].
La voie qui a été suivi par les prédécesseurs et les imams qui ont suivis est que, celui qui croit fermement à ces sujets sans aucun doute, sans hésitation, est un croyant véritablement, que cela soit par des preuves catégoriques ou par une croyance catégorique.
Et sa parole au sujet de al-‘ihsân :
أن تعبدَ الله كأنك تراه
Qui signifie : « Que tu adores Dieu comme si tu le voyais[7] » jusqu’à la fin, cela revient à la bonne maitrise des actes d’adoration, et de respecter les droits de Dieu, de se surveiller et d’avoir présent dans son cœur l’éminence de Dieu lorsque les actes d’adorations sont accomplit[8].
Quant à sa parole : « Alors informe-moi au sujet de ses signes »[9], et « al-’amah » ici c’est la femme esclave qui peut enfanter de son maître, « rabbatahâ » c’est la maîtresse, et il est rapporté dans une version « baˆlouha », en effet il est rapporté d’un campagnard qu’il a été interrogé sur sa chamelle, il a dit : je suis baˆlouhâ, et on appelle le mari baˆl, mais ici dans le hadîth c’est « rabbatahâ » au féminin, et il y a eu divergence sur l’explication de sa parole :
أَنْ تَلِدَ الأمَةُ رَبَّتَهَا
Il a été dit que le sens est que les musulmans vont s’emparer des pays de mécréance, il y aura donc beaucoup d’esclave et la femme esclave donnera beaucoup d’enfants à son maître, ses enfants auront le statut de son maître en raison de l’honneur du père, par conséquent parmi les condition de l’heure que les musulmans s’emparent des associateurs, qu’il y ait beaucoup de conquête et d’esclave, et il a été dit que les états vont se corrompre au point que les maîtres vont vendre les mères de leurs enfants, qu’elles vont changer de mains en mains jusqu’à que son propre enfant l’achète un jour sans s’en rendre compte, et donc selon cette explication parmi les conditions de l’heure que l’ignorance va prévaloir au point que les gens vont ignorer qu’il est interdit de vendre la mère de ses enfants. Et il a été dit que cela veut dire que le grand tort aux parent va se multiplier de la part des enfants, de sorte l’enfant va se comporter avec sa mère comme le maître se comporte envers sa femme esclave, en l’humiliant et en l’insultant.
« Al-ˆâlah » ce sont les pauvres.
En outre, il y a dans le hadîth le caractère déconseillé lorsqu’il n’y a pas de besoin de construire en hauteur, il est certes rapporté du Prophète qu’il a dit :
يُؤجَرُ ابنُ آدمَ في كل شئٍ إلا ما وَضَعَه في هذا التراب
Ce qui signifie : « Le fils de ‘Âdam recevra des récompenses pour chaque chose hormis ce qu’il place dans cette terre »[10] puis le Messager de Dieu est mort sans avoir posé une pierre sur une pierre, c’est-à-dire sans avoir construit, sans avoir élevé en hauteur ni chercher le confort en cela.
Sa parole « riˆâ’a ch-châ’ », ceux qui font paître les troupeaux, car en général ils sont les plus démunis des gens de la campagne, cela veut dire que malgré leur faiblesse et leur éloignement des causes de subsistance, contrairement à ceux qui possèdent des chameaux qui en général ne sont pas pauvres.
Et sa parole « walabithtou maliyyâ », je suis resté un temps, et il a été rapporté à la voie passive c’est-à-dire que le Prophète est resté un temps, et les deux versions sont correctes, et sa parole « maliyyâ » c’est-à-dire une longue période, et certains ont dit trois jours, c’est parvenu ainsi pour expliquer dans une version rapporté par Aboû Dâwoûd et autre.
Sa parole « ‘Atâkoum youˆallimoukoum dînakoum », il est venu à vous vous enseigner votre religion, c’est-à-dire les règles de votre religion ou les sujets fondamentaux de votre religion, le chaykh Mouhyi d-Dîn [An-Nawawiyy] a dit cela concernant ce hadîth dans son commentaire du Sahîh de Mouslim.
Le plus important dans ce hadîth est l’explication de l’Islam, de la foi et de al-‘ihsân, l’obligation de la foi en confirmant la toute puissance de Dieu, et il a mentionné[11] pour l’explication de l’Islam et de la foi beaucoup de paroles de savants, parmi lesquelles ce qu’il a rapporté de l’imam Aboû l-Houçayn connu sous le nom de Ibnou Battâl le malikite, qui a dit que la voie des sunnites, qu’ils fassent partie du Salaf ou du Khalaf, que la foi ce sont des paroles et des actes, qui augmente et qui diminue, pour preuve la parole de Dieu :
{ لِيَزْدَادُوا إِيمَانًا مَعَ إِيمَانِهِمْ ۗ }
[Sourate Al-Fatḥ 4]
Qui signifie : « Pour que leur foi augmente » et ce qui est de cet ordre parmi les versets. Certains savants ont dit que la croyance cela n’augmente pas et ne diminue pas, et la foi légale (les actes et paroles) elle augmente et diminue, ses profits augmentent et il s’agit des actes, et elle diminue. Ils ont dit qu’il y a en cela une conciliation entre ce qui apparait des textes dans lesquelles sont parvenus l’augmentation de la foi avec son statut d’origine dans la langue, ce qui ont dit cela ont dit que ce qui est le plus plausible, et Dieu sait plus que tout autre, c’est que la croyance, sa certitude augmente par la réflexion sur les preuves, c’est pour cela que la foi des siddîq est plus forte que la foi d’autre qu’eux, de sorte qu’ils ne sont pas atteint par les tentatives de mise en doute par des arguties, leur foi ne vacille pas suite à un évènement, leur cœur demeure ferme et éclairé par la foi quelque soit leurs états, quant à autre qu’eux comme ceux qui vienne d’entrer en Islam ou ceux qui leur sont semblables ne sont pas comme ça et on ne peut pas le renier, il n’y a pas de doute sur la certitude de la foi de Aboû Bakr As-Siddîq, que Dieu l’agrée, que c’est une foi qui n’est pas équivalent à la foi de n’importe qui d’autre, c’est pour cela que Al-Boukhâriyy a dit dans son Sahîh que Aboû Moulaykatah a dit : j’ai rencontré trente hommes de parmi les compagnons du Messager de Dieu, chacun d’entre craignait pour lui-même l’hypocrisie, aucun d’entre eux ne disait qu’il avait la foi de Jibrîl et de Mîkâ’îl. Quant au fait d’employer le terme de al-îmân pour des actes, ceci fait l’objet de l’accord des gens de la vérité, les preuves sont nombreuses à ce sujet, Allâh taˆâlâ dit :
{ وَمَا كَانَ اللَّهُ لِيُضِيعَ إِيمَانَكُمْ ۚ }
[Sourate Al-Baqarah 143]
Qui vient dans le sens de vos prières, et il est rapporté du chaykh Aboû ˆAmr Ibnou Salâh concernant sa parole qui signifie : « L’Islam c’est que tu témoigne qu’il n’est de Dieu que Dieu et que Mouhammad est le Messager de Dieu, que tu accomplisse la prière » jusqu’à la fin, et il a expliqué la foi par sa parole : « C’est que tu crois en Dieu, en Ses anges » jusqu’à la fin, il a dit, que Dieu lui fasse miséricorde : il y a là l’indication de la base de la foi, il s’agit de la croyance qui est dans le cœur, et l’explication de la base de l’Islam qui est la soumission apparente, et le jugement de l’Islam par l’apparence est confirmé dans les deux témoignages, cependant il a ajouté la prière la zakât, le jeûne et le pèlerinage parce que ce sont les rites les plus apparent dans la représentation de l’Islam, en les accomplissant sa soumission est valide.
De plus, le nom de al-îmân englobe ce par quoi a été expliqué l’Islam dans ce hadîth, et l’ensemble des actes d’adoration du fait qu’ils sont les fruits de la croyance cachée qui est la base de la foi, c’est pour cela que ne rentre pas dans la définition du croyant (mou’min) dit dans l’absolu celui qui commet les grands péchés, ou qui délaisse les obligations, car un nom cité dans l’absolu désigne la forme complète de ce qui est désigné par ce nom et on ne l’utilise pas pour ce qui en est incomplet, sauf s’il y a une précision, et il est valable dans l’absolu ce qu’a dit le Prophète :
Dans le sens : « Le fornicateur n’est pas croyant lorsqu’il accomplit la fornication, et le voleur n’est pas croyant lorsqu’il vole »[12].
Et le nom al-‘islâm englobe également ce qui est la base de al-‘îmân qui est la croyance par le cœur, et il englobe la base des actes d’adorations car tout cela est soumission, il a dit : et cela vient de ce que nous avons mentionné que la foi et l’Islam se rejoignent et se différencient, et si tous les croyant sont des musulmans, ce n’est pas tous musulmans[13] qui sont croyants …[14]
[1] Jibrîl est apparu au Messager une fois sous sa véritable apparence, il remplissait ce qu’il y a entre le ciel et la terre, il avait six-cent ailes, et une fois il est apparu sous une apparence humaine sans l’organe génital masculin. Les anges, parfois ils viennent sous l’apparence d’oiseau et parfois sous l’apparence d’humain avec un bel aspect et portant de beaux vêtements, comme cet ange qui est apparu au compagnon honorable Al-‘Irbâd ibnou Sâriyah lorsqu’il était devenu âgé et qu’il avait commencer à sentir la faiblesse dans son corps et qu’il avait craint de lui-même une corruption, dans le sens qu’il a craint qu’il manque à des obligations, ou qu’il provienne de lui quelque chose qui ne soit pas digne de la totale soumission à Dieu, alors il s’est mis à invoquer ô Allâh mon corps est devenu faible, mes os sont devenus fragiles, alors fais moi mourir sans que je ne tombe dans le désobéissance, il s’est mis donc à espérer la mort dans un bon état avant d’être sujet à la corruption. C’est alors que lui est apparu un très beau jeune homme qui portait des habits verts sur du vert qui lui dit : ne dis pas cela, alors le compagnon lui demanda : que dis-je ô mon neveu ? il lui répondit : « Allâhoumma hassini l-ˆamal wa ballighi l-‘ajal » alors le compagnon lui demanda : et qui es-tu ô mon neveu ? il pensait qu’il était un humain, et il lui répondit : je suis Ratâ’îl celui qui ôte la tristesse du cœur des vertueux. Ceci est arrivé dans la mosquée des Omeyyades à Damas. L’apparence d’origine des anges c’est qu’ils sont pourvus d’ailes impalpables, non pas comme les oiseaux, les oiseaux leurs corps sont palpables tandis que les anges dans leur aspect d’origine ils sont plus impalpable que le vent. Les anges peuvent prendre des formes avec un corps palpable ou impalpable. Les jinn ont été crée impalpable plus impalpable que l’air, cependant il prenne parfois forme humaine, ou d’un serpent, ou d’un oiseau, un chat ou un chien, et les mécréants parmi eux aiment prendre l’apparence d’un chien noir. Les jinn sont également capable de prendre l’aspect d’un saint.
[2] Les anges sont des corps de lumière dans leur création d’origine, et Allâh leur a donné la capacité de se métamorphoser en homme mais sans l’organe génital masculin, c’est-à-dire sans les orifices de sortie de l’urine et des selles, c’est seulement par l’aspect extérieur. Ils ont des corps impalpables, leur âme est plus impalpable que leur corps, ils une raison, ils ont une âme et ont une volonté, ils ne sont pas comme les feuilles poussées par le vent et qui n’ont pas de volonté, mais les anges ont une volonté et un choix, cependant ils ne choisissent que l’obéissance par la volonté de Dieu.
[3] La foi en Dieu, c’est-à-dire de Le connaitre selon ce qui est digne de Lui, et il est un devoir de l’exempter de toute ressemblance avec les créatures, en effet les créatures sont de deux sortes : les corps impalpables et les corps palpables = = et les caractéristiques des corps. Les caractéristiques des corps c’est ce qui caractérise les corps palpables et impalpables, est compris dans cela le temps, l’endroit et l’espace. Donc, celui qui a cru au sujet de Dieu serait un corps impalpable ou un corps palpable il n’aura pas connu Allâh, et celui qui a eu pour croyance que Dieu aurait une des caractéristiques des corps il n’aura pas connu Allâh. Le corps impalpable c’est ce qui ne peut être palper avec la main (palper ici c’est de toucher en appuyant légèrement) comme la lumière, l’obscurité et l’âme. Quant au corps palpable c’est ce qui peut être palper par la main. Et concernant les caractéristiques c’est ce qui est une caractéristique pour ces deux corps : les corps palpable et les corps impalpable, et les caractéristiques des corps sont nombreux, les couleurs, les mouvements et les immobilités sont parmi les caractéristiques, la chaleur et la froideur sont parmi les caractéristiques, l’humidité et la sécheresse sont parmi les caractéristiques, l’odeur et le gout font parties des caractéristiques, les odeurs font partie des caractéristiques des corps et autre que cela, il s’agit d’une quarantaine de caractéristiques. Toutes ces caractéristiques sont des créatures de Dieu et le Créateur n’en n’est pas caractérisé. Il est un devoir de croire que Allâh n’est pas du tout concerné par la quantité, celui qui a cru que Dieu serait étendu à l’infini est mécréant, ou celui qui a cru que Dieu serait de la taille du ciel, ou celui qui a cru que Dieu serait de la taille du trône, ou plus petit, tous ceux-là notre maître ˆAliyy les a déclaré mécréants, car il a dit que Dieu l’agrée :
من زعم أن إلهنا محدود فقد جهل الخالق المعبود
Ce qui a pour sens : « Celui qui prétend que notre Dieu est limité alors il n’a pas connu le Créateur Celui qui est adoré », ainsi lorsque les savants des fondements disent que Allâh n’a pas de limite, c’est-à-dire qu’Il n’a pas de quantité dans l’absolu, Il n’a pas une petite quantité, ni une grande quantité, ni une quantité intermédiaire, car ce qui a une limite a besoin de qui lui a donné sa limite, de qui lui a accordé cette quantité et cette limite qu’il a, et celui qui a besoin d’autrui n’est pas un dieu, le hâfidh Az-Zabîdiyy a dit : celui qui a prétendu que Allâh aurait une quantité et une taille est mécréant, et cela – c’est-à-dire que Allâh n’est pas un corps impalpable ni un corps palpable, Il n’est pas une caractéristique de corps et Il n’est pas sujet aux caractéristiques des corps, tout cela est tiré du Qour’ân et confirmé par la raison. Pour ce qui est du Qour’ân, c’est tel que Sa parole taˆâlâ :
{ لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ ۖ }
[Sourate Ach-Choūrā 11]. A partir de cela, les gens de la vérité qu’ils fussent parmi les savants du hadîth ou les savants des fondements ou de la jurisprudence ont dit : les versets qui pourrait donner l’illusion que Dieu serait un corps, ou qu’Il serait sujet au caractéristiques des corps, c’est-à-dire qu’Il en serait caractérisé, il n’est pas permis de donner à ces versets leur sens apparent, on les récite tout comme il sont parvenu, comme il ont été révélés, cependant nous n’avons pas pour croyance qu’ils sont selon leurs sens apparents. Quant aux hadîth prophétique, ce dont le sens apparent laisse suggérer les contraire de ce verset par son sens apparent, alors s’ils sont parvenus par une chaîne de transmission authentique selon les spécialiste du hadîth, alors on rapporte ce hadîth mais on ne l’explique pas selon son sens apparent. Les savants des fondements et du hadîth ont dit : tout hadîth qui donne l’illusion d’avoir un sens qui est faux et qui n’admet pas une interprétation [parce que dans la langue ce n’a qu’un sens, un sens qui est faux] alors ce hadîth est infondé. Quant aux mouhaddith, a cité cette règle le grand hafîdh, l’orateur Al-Baghdâdiyy dans son livre « Al-Faqîhou wal-Moutafaqqih » et ailleurs, il a dit : « La Loi ne vient pas avec quelque chose que la raison n’accepte » c’est-à-dire qu’elle ne vient qu’avec ce que la raison accepte, or la raison n’accepte pas que Dieu serait localisé dans le ciel, car celui qui est localisé dans une direction et un endroit est un corps, soit c’est un corps de petite taille soit un corps de grande taille, or la raison n’accepte pas que le Créateur des corps soit Lui-même un corps. Est-ce que l’humain crée un humain comme lui, ou un animal, ou un oiseau, ou une lumière, ou une obscurité, que ce soit un corps palpable ou corps impalpable ? la raison ne l’accepte pas. Donc, tout hadîth dont son sens apparent pourrait laisser croire que Dieu serait un corps, ou qu’Il serait attribué par une chose de parmi les caractéristiques des corps c’est rejeté, ainsi, la croyance que Dieu serait un corps, ou qu’Il aurait un volume ou une taille, ou qu’Il serait assis, ou au-dessus du trône, ou qu’Il aurait une quantité, ou une localisation dans une direction, ou qu’Il serait dans un endroit ou dans tous les endroits, tout cela est de la mécréance qui fait sortir de l’Islam, de même celui qui le fait ressembler par quoi que ce soit de parmi Ses créatures, même par une seule des caractéristiques des créatures.
En outre, Ach-Châfiˆiyy a dit, que Dieu l’agrée :
من قال أو اعتقد أنَّ الله جالسٌ على العرش فهو كافر
Ce qui signifie : « Celui qui dit ou croit que Dieu serait assis sur le trône est un mécréant », rapporté par Ibnou l-Mouˆallim Al-Qourachiyy dans son livre « Najmou l-Mouhtadiyy waRajmou l-Mouˆtadiyy » page 551.
Et il a dit, que Dieu l’agrée :
المجسّم كافر
Ce qui signifie : « Les corporalistes sont des mécréants » rapporté par le hâfidh As-Souyoûtiyy dans son livre « Al-‘Achbâhou wan-Nadhâ’ir » en page 488.
Et l’imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal a dit, que Dieu l’agrée :
من قال إن الله جسم لا كالأجسام كفر
Ce qui signifie : « Celui qui dit que Dieu est un corps pas comme les corps est mécréant » rapporté par le hâfidh Badrou d-Dîn Az-Zarkachiyy dans son livre « Tachnîfou l-Maçâmiˆ » quatrième volume page 648.
Et l’imam Mouhammad Ibnou Badrou d-Dîn Ibnou Balbân Ad-Dimachqiyy le hanbalite, mort en 1083 de l’hégire dans son livre « Moukhtasarou l-‘Ifâdât » page 489 a dit : donc celui qui a cru ou qui a dit que Dieu par Son Être est dans tous les endroit ou dans un endroit alors il est mécréant.
Aboû Hanîfah a dit dans sa Wasiyyah : celui qui a dit qu’un attribut de Dieu est entré en existence, ou qui a douté, ou qui ne prend pas position est mécréant. =
= De plus, le savant hanafite le Chaykh ˆAbdou l-Ghaniyy An-Nâboulçiyy dans son livre « ‘Asrârou ch-Charîˆah » a dit que celui qui croit que Dieu est une lumière qui emplit les cieux et la terre, ou qu’Il est un corps assis au-dessus du trône est certes mécréant, et même s’il prétend être musulman, fin de citation. En raison de ce que cela contredit les preuves rationnelles catégoriques. De plus, le Qour’ân honoré nous a guidé dans plus d’un passage à prendre en considération la raison, ainsi parmi ceux-là il se trouve la parole de Dieu :
{ فَاعْتَبِرُوا يَا أُولِي الْأَبْصَارِ }
[Sourate Al-Ḥashr 2], ce qui signifie : « Observez bien ô vous qui êtes doté de raison », et Sa parole :
{أَوَلَمْ يَنْظُرُوا فِي مَلَكُوتِ السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ وَمَا خَلَقَ اللَّهُ مِنْ شَيْءٍ }
[Sourate Al-A`rāf 185], ce qui signifie : « N’ont-ils pas observez la souveraineté de Dieu dans les cieux et dans la terre, et ce que Dieu a créé comme chose ». Cela veut dire que ces mécréants ne méditent pas sur le monde céleste ni sur le monde terrestre, si sur ce que Dieu a créé autre que ces deux, tout cela indique l’existence de Dieu, tout cela indique Sa divinité et l’absence de toute ressemblance avec autre que Lui. La louange est à Allâh, Dieu a guidé les sunnites a bien comprendre la preuve textuelle : le Qour’ân et le hadîth, et la preuve rationnelle, et les sunnites ont rassemblé entre les deux preuves, la preuve rationnelle et la preuve textuelle, et la louange et à Dieu.
[4] Allâh taˆâlâ dit :
{اللَّهُ يَصْطَفِي مِنَ الْمَلَائِكَةِ رُسُلًا وَمِنَ النَّاسِ ۚ }
[Sourate Al-Ḥajj 75], ce qui signifie : « Dieu choisit parmi les anges des messagers et de parmi les humains » c’est-à-dire que Dieu a élu d’entre les anges un groupe à qui Il a accordé un degré supérieur sur les autres, les meilleurs et les plus spécifiques sont Jibrîl, Mîkâ’îl, Isrâfîl, ˆAzrâ’îl, Ridwân l’ange gardien du paradis, Mâlik l’ange gardien de l’enfer, les anges portant le trône, et le meilleur de tous les anges particuliers et leur président est Jibrîl. Les anges, leur apparence d’origine n’est pas comme celles des humains, mais ils sont des créatures particulières, ils sont des créatures de lumière, il ne sont ni mâle ni femelle, les anges ne mangent pas et ne boivent pas, ils ne dorment pas, ils ne défèquent pas ni n’urinent, ils ne désobéissent pas en ce qui leur a été ordonné et ils font ce qui leur a été ordonné, et chaque ange a deux ailes, ou quatre, ou six ou plus que cela, Allâh taˆâlâ dit :
{ الْحَمْدُ لِلَّهِ فَاطِرِ السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ جَاعِلِ الْمَلَائِكَةِ رُسُلًا أُولِي أَجْنِحَةٍ مَثْنَىٰ وَثُلَاثَ وَرُبَاعَ ۚ يَزِيدُ فِي الْخَلْقِ مَا يَشَاءُ ۚ إِنَّ اللَّهَ عَلَىٰ كُلِّ شَيْءٍ قَدِيرٌ }
[Sourate Fāṭir 1]
Ce qui signifie : « La louange est à Allâh le Créateur des cieux et de la terre qui a fait de certains anges des messagers, ils ont des paires d’ailes, deux, trois ou quatre. Il ajoute dans Sa création ce qu’Il veut, certes Allâh est sur toutes choses tout puissant ».
Notre maitre Jibrîl a six-cent ailes, et il se trouve des anges qui ont plus que Jibrîl, mais du pont de vue du mérite il est celui qui a le plus au degré selon Dieu. Une fois, le Messager était à La Mecque, il était dans un endroit qu’on appelle ‘Ajyâd, alors Jibrîl lui dit : demande à ton Seigneur de me voir sous ma véritable apparence. Il a demandé et il lui est apparu à partir du levant et à caché ce qui est du levant au couchant, le Messager de Dieu s’est alors évanoui, Jibrîl a repris une apparence humaine, apirs le Messager avec lui et l’a serré contre lui, ensuite le Messager de Dieu a dit :
يَا جِبْرِيلُ مَا ظَنَنْتُ أَنَّ اللَّهَ تعالى خَلَقَ أَحَدًا عَلَى مثل هذه الصورة
Ce qui signifie : « Ô Jibrîl, je n’ai pas pensé que Allâh taˆâlâ a crée une créature avec un tel aspect », et Jibrîl a dit : certes Dieu m’a crée avec six-cent ailes mais je n’en ai ouverte que deux, et Allâh a créé Isrâfîl avec six-cent ailes sauf qu’une seule de ses ailes est de la même taille que l’ensemble de mes ailes.
[5] Sache que la voie pour reconnaitre le prophète c’est le miracle (mouˆjizah). Et le sens du miracle c’est que c’est un signe qui témoigne que cette personne qui dit de lui-même qu’il est un prophète de Dieu qu’il est bien un prophète de Dieu et qu’il est véridique. Et le miracle est une chose d’extraordinaire qui vient en conformité avec ce que dit celui qui prétend la prophétie, il ne peut être contredit par une chose semblable, c’est-à-dire que les incrédules ne sont pas capable de faire quelque chose de semblable.
Utilité importante : le miracle, il n’est pas une condition qu’il ait lieu suite à un défi, cependant il est une condition qu’il soit valide à constituer un défi.
Les chose qui sont étonnantes mais qui ne sorte pas de l’ordinaire ce ne sont pas des miracles. De même, ce qui est extraordinaire mais qui ne s’accompagne pas d’une prétention à la prophétie, comme les choses extraordinaire qui arrive aux saints qui suivent les prophètes, il ne s’agit pas de miracle mais on les nomme prodige (karâmah). Celui qui suit le prophète véritablement, d’une manière complète, il accomplit les devoirs, il évite les interdits et il multiplie les actes surérogatoires, alors la chose extraordinaire qui peut apparaitre entre ses mains on dit de cela un prodige, et on ne dit pas un miracle car le saint ne prétend qu’il est un prophète, sinon il n’aurait pas eu de prodige, et tous prodige qui arrive aux mains de ce saint c’est un miracle pour le prophète qui est suivi. =
= Et de même, ne constitue pas un miracle ce qui peut être opposé par quelque chose de semblable comme la sorcellerie, en effet il peut lui être opposé quelque chose de semblable. La sorcellerie ne s’appelle pas miracle car la sorcellerie, un autre sorcier peut faire la même chose, quant au miracle les opposant ne peuvent pas amener quoi que ce soit de semblable.
[6] Rapporté par At-Tirmidhiyy.
[7] Il est un devoir de croire que Allâh taˆâlâ n’est pas vu dans le bas-monde, cependant le Messager L’a vu dans la nuit de l’ascension par son cœur, et il ne l’a pas vu par ses yeux comme l’a dit Ibnou ˆAbbâs dans ce qu’a rapporté Mouslim « Mouhammad a vu son Seigneur par son cœur à deux reprise », et il est un devoir de croire que Allâh sera vu par les croyants dans l’au-delà alors qu’ils seront au paradis, ils le verront sont comment, ni assimilation et sans direction, c’est-à-dire qu’Il est taˆâlâ sans direction ni endroit, ce sont eux qui seront dans leur endroit au paradis Le voyant d’une vision dans laquelle ils n’auront aucun doute, ils ne se demanderont pas si ce qu’ils voient c’est Dieu ou autre, tout comme celui qui voit la lune une nuit de pleine lune sans nuages, il ne doute pas que ce qu’il a vu est bien la lune, en cela il y a la parole du Messager :
إنَّكُمْ سَتَرَوْنَ رَبَّكُمْ يَومَ القِيَامَةِ كما تَرَوْنَ القَمر ليلة البدر، لا تُضَامُونَ في رُؤْيَتِهِ
Qui signifie : « Certes vous verrez votre Seigneur au jour dernier comme vous voyez la lune une nuit de pleine lune, vous ne vous bousculerez pas pour Le voir » rapporté par Mouslim (ils ne se bousculeront pas pour Le voir, et cela est une preuve qu’Il est sans endroit, car les gens s’ils veulent voir celui qui est dans un endroit particulier, alors ils vont se bousculer pour le voir, ceux qui sont proches le verront et ceux qui sont loin ne le verront pas, ils vont de bousculer. Il y a aussi dans ce hadîth la preuve que Allâh est sans endroit). Le Messager a comparé notre vision de Dieu par le fait qu’elle ne comporte aucun doute à la vision de la lune une nuit de pleine lune, il n’a donc pas comparé Dieu avec la lune comme le prétendent certains grands ignorants, si on leur cite ce hadîth ils s’imaginent que Dieu ressemble à la lune et ceci est de la mécréance, cela fait sortir de l’Islam, quant à la preuve de la vision des croyants de leur Seigneur dans l’au-delà est Sa parole taˆâlâ :
{وُجُوهٌ يَوْمَئِذٍ نَاضِرَةٌ (22) إِلَىٰ رَبِّهَا نَاظِرَةٌ (23)}
[Sourate Al-Qiyāmah 22 – 23] qui signifie : « Des visages en ce jour resplendissants ; voyant leur Seigneur », et il a dit :
واعلموا أنَّكُم لن ترَوا ربَّكُم حتَّى تموتوا
Ce qui signifie : « Sachez que vous ne verrez pas votre Seigneur jusqu’à ce que vous mourriez » rapporté par Al-Bayhaqiyy et autre que lui. Ainsi, Dieu sera vu dans l’au-delà sans direction, les croyants le verront sans un aspect, sans faire face, sans une distance, sans qu’Il ne soit dans la direction du haut, ni la direction du bas, ni devant, ni derrière, ni à droite, ni à gauche, car certes pas une chose n’est tel que Lui.
[8] Le degré de al-‘ihsân est le plus haut des degrés dans la religion, puis dans ce degré même il comprend des degrés inférieurs et supérieurs, et le plus haut des degrés fût atteint par Aboû Bakr, on ne trouve pas après les prophètes quelqu’un parmi les humains qui ait un degré supérieur à celui de Aboû Bakr dans son ascèse, dans sa modestie, dans sa crainte envers Dieu, dans sa présence dans le cœur, dans son courage et son audace à dire la vérité, il est le musulman ayant le plus haut des degrés de al-ihsân après les prophètes, et en dessous de lui il y a des degrés, et tous ceux qui sont arrivés à ce degré ont toujours le cœur présent, c’est-à-dire qu’ils ont présent dans leur cœur la crainte de Dieu et Sa glorification comme s’ils Le voyaient, et malgré le fait qu’ils ne Le voient pas ils le craignent comme s’ils Le voyaient, voici le degré de al-ihsân, et lorsque la personne atteint le degré de al-ihsân l’adoration devient un plaisir pour lui, c’est pour cela que certains saints lorsqu’ils commencent la prière ils la prolongent. Notre maître ˆOuthmân terminait le Qour’ân en une seule rakˆah pour ce qu’ils trouvait comme grand plaisir, joie et bonheur, ceux-là sont les gens du degré de al-ihsân. Un des saints aimait tellement la prière il est sorti de chez lui vers un endroit comme une forêt comportant des arbres et il s’est mis a prier là-bas pour faire beaucoup de prière. Alors qu’il était ainsi dans la prière, il était pris par son amour pour Dieu, alors il est resté debout deux mois sans manger, sans boire, sans bouger, comme s’il était un morceau de bois, des gens lui ont ramené de la nourriture et du miel, ils disent : peut-être va-t-il se reposer dans la nuit et manger, alors que lui ne prêtait pas attention à eux et ne remarquait même pas leur présence, quand ils revenaient le lendemain ils retrouvaient la nourriture telle quelle, et après deux mois il a quitter cette région, tellement il trouvait du plaisir et de la joie, il est entré dans la prière et il s’est absenté.
Une personne s’est dit : je vais rester à le surveiller chaque nuit, peut-être se repose-t-il dans la nuit, , il a dit : je suis resté toute la nuit auprès de lui à l’observer et je n’ai pas vu qu’il bougeait, ce saint, après qu’il ait eu cette absence, il est parti vers un autre endroit, il y a vécu et les gens ont profité de lui. Il s’est plongé dans un océan d’amour pour Dieu, il a oublié sa propre personne et il a oublié le temps, il ne ressent même pas le besoin de manger ou de boire durant ce temps. Ce saint, durant la période dans laquelle il n’était pas conscient il n’a pas a rattraper.
[9] De parmi ses signes : la disparition totale des montagnes à partir de leur base, la multiplication des tremblement de terre, la multiplication de maladies inconnues auparavant, la multiplication des charlatans et des orateurs de mal, et tout cela s’est produit. Parmi cela aussi la prétention de certaines personnes à la prophétie et ceci a eu lieu également, de même le changement des saisons, l’été devient comme l’hiver et l’hiver devient comme l’été, aussi la diminution de la science religieuse et la multiplication de l’ignorance, c’est-à-dire l’ignorance de la science religieuse, et cela a eu lieu, la multiplication du meurtre et de l’injustice, le temps qui passe plus vite, la multiplication des marchés, l’attaque des différentes communautés sur la communauté de Mouhammad comme s’ils attaquaient un plat de nourriture qu’ils entourent de toutes parts, et tout cela à eu lieu.
Et de parmi les petits signes il y a l’apparition de du Mahdiyy.
[10] Rapporté par Al-Boukhâriyy et autre.
[11] C’est-à-dire An-Nawawiyy.
[12] An-Nawawiyy a dit dans le commentaire de Mouslim, chapitre de la diminution de la foi par les péchés : sa parole :
Qui signifie : « Le fornicateur n’est pas croyant lorsqu’il accomplit la fornication, et le voleur n’est pas croyant lorsqu’il vole, et le buveur d’alcool n’est pas croyant lorsqu’il boit » avec ses différentes versions, ceci est un hadîth sur lequel les savants ont divergés quant à sa signification, l’avis correct est ce qu’on dit les authentificateurs, que le croyant qui commet ces péchés sa foi n’est pas complète, ceci est parmi les termes généraux qui renient ce qui n’est pas complet, il veut par cela la négation de sa complétude dans la foi, comme lorsqu’on dit : il n’y a de science que celle qui profite, ou : il n’y a pas de biens si ce n’est les chameaux, ou : il n’y pas de vie en dehors de la vie de l’au-delà, et nous avons expliqué de cette manière en raison du hadîth de Aboû Dharr et autre :
Qui signifie : « Celui qui a dit qu’il n’est de Dieu que Dieu il entrera au paradis, et même s’il a forniqué et même s’il a volé » …
[13] Il vise par cela la soumission apparente, c’est-à-dire que ce n’est pas toute personne qui montre l’islam qui est croyant.
[14] Al-îmân dans la langue c’est l’acceptation, dans la Loi c’est une acceptation particulière, et il s’agit d’accepter ce par quoi est venu le Messager de Dieu. Quant à al-islâm dans la langue c’est la soumission, et dans la Loi c’est une soumission particulière, c’est de se soumettre à ce par quoi est venu le Prophète en prononçant les deux témoignages.
Al-Qourtoubiyy a dit : « le sens de : {وَلَٰكِنْ قُولُوا أَسْلَمْنَا}
{قَالَتِ الْأَعْرَابُ آمَنَّا ۖ قُلْ لَمْ تُؤْمِنُوا وَلَٰكِنْ قُولُوا أَسْلَمْنَا وَلَمَّا يَدْخُلِ الْإِيمَانُ فِي قُلُوبِكُمْ ۖ }
[Sourate Al-Ḥujurāt 14] c’est-à-dire : nous nous sommes soumis par crainte de la mort et de la captivité et ceci est la caractéristique des hypocrites ». Il n’y a pas dance ce verset que ces bédouin seraient des musulman (mouslim) véritablement sans être des croyants.
Celui qui croit en Dieu et en Son Messager , qui accomplit les obligations, qui évite les interdits, celui-là est muslman croyant et sa foi est complète, quant à celui qui délaisse certaines obligations comme les cinq prières, ou qu’il commette certains péchés comme de profiter du gain usuraire ou boire de l’alcool, celui-là est un musulman croyant et sa foi est incomplète. L’imam Aboû Hanîfah a dit :
« Al-‘Islâm et al-‘îmân vont de pair, ils sont tous deux comme le recto et le verso ».
Série le Mariage en Islam (12) : Le divorce
Il est important de connaître les jugements du divorce parce qu’il y a de nombreuses personnes desquelles le divorce a lieu, c’est-à-dire ce sont des personnes qui ont divorcé leurs épouses, mais ils ne se rendent pas compte qu’ils les ont divorcées. Ils continuent alors à vivre avec elles mais dans l’interdit, puisque le lien de mariage a été effacé par le divorce.
C’est un devoir que d’apprendre les lois du mariage et du divorce pour celui qui veut se marier. Ce n’est pas parce qu’il dit “moi je vais me marier”, qu’il n’apprend pas les règles du divorce. Du moment qu’il va se marier, il doit apprendre les lois pour le mariage et les lois pour le divorce également.
Quant à celui qui n’avait pas l’intention de se marier, s’il n’apprend pas les règles du mariage et du divorce en islam, il ne commet pas de péché. L’obligation concerne celui qui veut se marier. Si quelqu’un n’envisage pas de se marier, on ne dit pas que c’est un péché s’il n’apprend pas les lois du mariage et les lois du divorce.
Quant à celui qui envisage de se marier, c’est un devoir pour lui d’apprendre comment a lieu le mariage. Qu’est ce qui fait que le mariage est valable selon la loi de l’islam ? Comme il envisage de se marier, il doit au préalable apprendre. Donc, celui qui n’aura pas appris les règles du mariage et qui va se marier sans avoir appris les règles du mariage, il aura désobéi à Allah soubhanahou wata^ala. Pourquoi ? Parce que s’il n’apprend pas les règles du mariage et qu’il se marie sans avoir appris au préalable les règles du mariage, il se peut qu’il vive dans une relation de vie conjugale en croyant qu’il est couvert par les liens du mariage, alors que le contrat n’est pas valable. Il va vivre dans l’interdit. C’est pour cela que c’est important. Celui qui envisage de se marier doit apprendre quelles sont les lois du mariage.
Par ailleurs, si quelqu’un envisage de se marier et qu’il n’apprend pas les lois du divorce, il se peut que pendant son mariage il provienne de lui une parole. Cela peut être une parole par plaisanterie, cela peut être une parole en état de colère de la part du mari. Et il ne sait pas que cette parole va annuler le mariage. Il reste à vivre d’une vie conjugale et il accumule les péchés. Parce que les liens du mariage ont été annulés à cause de cette parole qu’il a dite, peut-être en plaisantant, peut-être par colère, peut-être par ignorance. Donc, il reste dans la désobéissance à Allah, au point que les péchés vont s’accumuler jusqu’à devenir comme des montagnes.
Celui qui envisage de vivre maritalement, c’est un devoir, c’est un préalable pour lui d’apprendre auparavant les lois du mariage, telles que nous l’a enseignées notre prophète Mouhammad et les lois du divorce.
Dans un hadith rapporté par Abou Dawoud le messager ﷺ a dit
إِنَّ أَبْغَضُ الْحَلَالِ عِنْدَ اللهِ الطَّلَاقُ
Ce qui signifie : « La chose licite que Allah agrée le moins, c’est le divorce. »
Qu’est-ce que cela veut dire ? Cela veut dire que le divorce, dans la plupart des cas, est déconseillé. Il n’y a pas de bien dans le divorce. Il vaut mieux délaisser le divorce.
Dans l’école chafi^ites, si quelqu’un prononce le divorce avec son épouse, sans qu’il n’y ait de raisons légales, c’est quelque chose de déconseillé. Ce n’est pas interdit, mais c’est déconseillé c’est-à-dire qu’il ne se charge pas d’un péché, mais le fait de délaisser cela vaut mieux. Il vaut mieux qu’il délaisse cela.
Mais la femme qui ne fait pas la prière, divorcer d’une telle femme est sounnah. Cela procure des récompenses. Si un homme divorce de sa femme parce qu’elle ne fait pas la prière, il gagne des récompenses. Et dans l’école de l’imam Ahmad, que Allah l’agrée, il a dit que si le divorce a lieu sans raison légale, sans raison valable selon la loi de l’islam, alors ce divorce là est interdit. Que signifie qu’il est interdit ? Cela veut dire que l’homme qui l’a prononcé aura commis un péché. Mais malgré son interdiction, ce divorce est effectif -il a lieu-.
Le divorce est de deux catégories : il y a le divorce sarih -صريح | explicite- et il y a le divorce kinayah -كناية | implicite-.
Le divorce explicite
Quand est-ce qu’on parle de divorce explicite ?
C’est le divroce qui ne requiert pas d’intention, c’est-à-dire que si l’homme dit cette parole, on ne cherche pas s’il avait l’intention de divorcer ou pas. Cette parole, quelle que soit l’intention de l’homme, est considérée comme une parole de divorce.
Le divorce explicite : c’est l’expression de divorce qui implique et qui signifie de manière explicite le divorce. Le divorce a lieu par une telle parole, qu’il ait l’intention de divorcer ou qu’il n’ait pas l’intention de divorcer.
Comment avons-nous su que le divorce peut-être explicite ? Nous avons su que le divorce peut être explicite car il a été souvent mentionné dans le Qour’an et c’est quelque chose de connu dans le sens du divorce.
Il s’agit de 5 termes en arabe qui ont pour sens explicitement le divorce. Il y a le terme at-talaq. C’est un des 5 termes qui sont de manière explicite le divorce.
Le terme at–talaq | الطَّلَاقُ
Le mot talaq a été mentionné dans plusieurs versets du Qour’an, entre autres, sourat Al-Baqara verset 229 :
الطَّلَاقُ مَرَّتَانِ / الأية
Ce qui signifie : “Le divorce après lequel une reprise en mariage est possible est de deux fois.”
Cela veut dire que l’homme peut divorcer une femme une première fois et la reprendre en mariage sans nouveau contrat. Il peut la divorcer une deuxième fois, il peut la reprendre en mariage sans nouveau contrat, c’est-à-dire pendant la période d’attente post-maritale –al-^iddah | العدّ-. Mais la troisième fois, il ne peut pas la reprendre en mariage. Le divorce après lequel il y a reprise en mariage possible est de deux fois. Ça, c’est le verset 229 de sourat Al-Baqarah.
Le verset précédent, 228 de sourat Al-Baqarah :
وَالْمُطَلَّقَاتُ يَتَرَبَّصْنَ بِأَنْفُسِهِنَّ ثَلَاثَةَ قُرُوءٍ / الأية
Ce qui signifie : “Celles qui ont été divorcées attendent avant de pouvoir se remarier 3 périodes.”
Justement, c’est la force de la langue arabe, “القُرُوء”a un sens et le sens contraire. Le mot “القُرُوء”peut avoir le sens de la période des menstrues et le mot “القُرُوء” peut aussi avoir le sens de la période de pureté. Ici, ce sont trois périodes intermenstruelles, trois périodes de pureté.
C’est ça la période d’attente d’une femme après avoir éte divorcée, si c’est une femme qui peut avoir des menstrues. Pour les autres cas, on les verra إن شاء الله.
Le verset 237 de sourat Al-Baqara :
وَإِنْ طَلَّقْتُمُوهُنَّ مِنْ قَبْلِ أَنْ تَمَسُّوهُنَّ وَقَدْ فَرَضْتُمْ لَهُنَّ فَرِيضَةً / الأية
Ce qui signifie : “Si vous les avez divorcés avant d’avoir consommé et que vous leur aviez déjà promis une dot.”
Enfin, le verset 1 de sourat At-talaq. Il y a une sourat qui porte ce nom, sourat At-talaq, la sourat du divorce.
Allah dit :
يَا أَيُّهَا النَّبِيُّ إِذَا طَلَّقْتُمُ النِّسَاءَ / الأية
Ce qui signifie : “Ô vous le prophète lorsque vous divorcez les femmes.”
Ici, pourquoi on cite ces versets car dans ces versets il y a la mention du terme at-talaq en arabe, qui veut dire le divorce. C’est juste pour citer que parmi les 5 termes indiquent un divorce de manière explicite, il y a le mot at–talaq.
Les termes al-firaq et as-sarah | الفراق و السراح
Il y a les mots al-firaq et sarah qui sont parvenus dans la loi et ont été souvent mentionnés dans le Qour’an dans le sens du divorce, dans le sens de at–talaq.
Dans sourat At-talaq verset 2 :
أَوْ فَارِقُوهُنَّ بِمَعْرُوفٍ / الأية
Ce qui signifie : “Ou quittez-les mais dans de bonnes conditions.”
Il y a le mot firaq ici, le fait de séparer ou quitter. C’est ça le sens de firaq ici, c’est-à-dire séparation. C’est une première preuve dans le Qour’an du mot al-firaq.
Sourat An-Nisa’ verset 130 :
وَإِنْ يَتَفَرَّقَا يُغْنِ اللَّهُ كُلًّا مِنْ سَعَتِهِ / الأية
Ce qui signifie : “S’ils se séparent, chacun Allah ta^ala lui accorde de ses grâces.”
Là aussi al-firaq c’est dans le sens de la séparation.
Sourat Al-Ahzab verset 49 :
وَسَرِّحُوهُنَّ سَرَاحًا جَمِيلً / الأية
Ce qui signifie : “Libérez-les d’une belle libération.”
As-sarah ici c’est libération.
Et dans sourat Al-Ahzab verset 28
فَتَعَالَيْنَ أُمَتِّعْكُنَّ وَأُسَرِّحْكُنَّ / الأية
Ce qui signifie : “Je vous donne la mout^a et je vous donne le sarah -la séparation-.”
Et lorsque le prophète a été interrogé à propos du 3e divorce, il a cité le verset 229 de sourat Al-Baqara
أَوْ تَسْرِيحٌ بِإِحْسَانٍ / الأية
Qui signifie : “Ou une libération dans de bonnes conditions.”
[Rapporté par Ad-Daraqoutniyy]
Le terme al-khoul^ et ce qui est offert pour le khoul^ | الخلع و المفاداة من الخلع
Troisième mot : Al-khoul^ et ce qui est offert pour le khoul^. Comme s’il lui dit “libère-toi du mariage pour tel montant.”. Et elle dit “je me libère par cette contrepartie là.”
Selon certains, c’est considéré comme un divorce explicite. On a vu que le khoul^ est une séparation moyennant une contrepartie. Il lui dit “si tu veux te libérer du mariage, offre tel montant et tu es libérée” et elle répond “j’accepte, je me libère pour ce montant”. On a vu dans les cours précédents que le khoul^ est une séparation moyennant contrepartie. Par exemple, il lui dit “libère toi du mariage pour 1000€” et elle lui dit “oui, je me libère du mariage pour 1000€”. Donc là, selon certains, c’est un divorce.
Le terme na^am | نعم
Quatrième mot : c’est la réponse “oui” à la question s’il divorce maintenant son épouse.
Si on lui demande : “tu la divorce maintenant ?” et qu’il dit “Oui”, alors c’est compté comme les 4 paroles précédentes.
Mais si quelqu’un répond “oui” à la question “Est-ce que tu as divorcé ta femme ?” : S’il répond “oui”, cela n’est pas compté comme un nouveau divorce. C’est une information d’un événement qui s’est produit dans le passé. Donc, on ne peut pas dire qu’il est en train de prononcer un second divorce.
Si quelqu’un répond “oui”, mais on n’a pas su. Est-ce que quand il a dit “Oui”, ça veut dire “oui je l’ai divorcée” ou bien “Oui je la divorce”. Si on n’a pas su, alors on considère qu’il a dit “oui je l’ai divorcée”, c’est-à-dire par le passé, sauf si lui-même dit “non, je visais que je la divorce maintenant encore.”
Tout ce que nous sommes en train de voir ici, c’est par rapport au divorce explicite -صريح | sarih-.
Le divorce non explicite
Le talaq non explicite, n’est considéré comme un divorce que s’il y a l’intention. Quand le divorce est avec un de ses termes explicite, l’intention n’est pas prise en compte. Mais si le divorce est non explicite, alors il est compté comme divorce, uniquement si celui qui a dit la parole non explicite avait l’intention de divorcer.
Ce qui n’est pas explicite, c’est un terme qui a plusieurs sens. Comme s’il lui dit “tu es khaliyyah”, c’est-à-dire “tu es libérée de moi” ou bien “bariyyah”, c’est-à-dire “tu n’as plus droit à la charge d’un mari sur toi”. Or, une femme n’a plus le droit à la charge de son mari que si elle est divorcée. Ou il lui dit “tu es ba’in”, c’est-à-dire “séparée”. C’est aussi un divorce non explicite. Ou il dit “tu es battatoun”, c’est-à-dire “tu es coupée”, “batta” c’est définitif, “batt” c’est-à-dire “tu n’es plus liée”. Ou il lui dit “tu es batlah”, qui veut dire “sans mari, tu n’es pas liée à un mari”.
Justement Maryam, la mère de ^Iça عليه السلام, a été surnommée al-batoul car elle n’est pas liée à des hommes.
Ou s’il dit “i^taddi” c’est-à-dire “Prépare-toi pour la période d’attente post-maritale.” Cela indique la séparation. Dans ce cas là, on l’interroge, on lui dit “est-ce que tu as voulu divorcer quand tu lui dit » prépare-toi pour la période d’attente ou tu n’as pas ?”.”
S’il dit “oui, j’ai voulu le divorce”, alors c’est compté comme un divorce. Les savants ont détaillé ces termes qui ne sont pas explicites.
De même, s’il dit à sa femme “sors”. Ça, c’est une parole non explicite. Donc, s’il dit à sa femme “sors de la maison”, là on l’interroge : est-ce que s’il a voulu par “sors de la maison” le divorce, alors c’est compté comme un divorce. S’il n’avait pas visé le divorce, alors ce n’est pas compté comme un divorce.
Ou s’il lui dit : “couvre-toi” ou “je n’ai plus besoin de toi” ou “débrouille toi” ou “salam à toi”. Ces termes admettent le divorce et autre que le divorce et ce sont des possibilités proches.
Toutes ces expressions sont des expressions non explicites. Elles admettent le sens du divorce et elles admettent un sens qui n’est pas le divorce. Ca n’est pas compté comme un divorce, sauf si celui qui les a dit avait l’intention de divorcer.
Quand il lui dit “salam à toi”. Cela admet qu’il est juste en train de la saluer, il lui passe le salam et cela admet aussi “moi je ne veux plus de toi”, c’est-à-dire, tu peux partir.
Si quelqu’un a utilisé une expression explicite de divorce, alors le divorce a lieu qu’il ait eu l’intention de divorcer ou qu’il n’ait pas eu l’intention de divorcer. Même s’il dit, “mais moi je plaisantais”, cela est compté comme un divorce. Même s’il dit “moi j’étais en colère”, cela est compté comme un divorce.
Et s’il a utilisé une expression autre qu’une expression explicite comme s’il dit “va t’en” ou “je ne veux plus de toi”, ce n’est pas une expression explicite. Cela est compté comme un divorce, si lui avait l’intention de divorcer et que l’intention était présente avec le début de la parole qu’il dit. Quand il commence à dire cette parole, il avait l’intention de divorcer. Ce n’est pas qu’il voulait juste qu’elle sorte de la maison et au milieu de la parole, il s’est dit “tiens je vais la divorcer”. Non.
Le divorce peut être triple et il peut être triple prononcé en une seule fois, ou il peut être triple lorsqu’il est prononcé en plusieurs fois. Il arrive qu’un divorce soit triple et prononcé une seule fois et il arrive que le divorce soit triple mais prononcé en plusieurs fois.
L’auteur que Dieu lui fasse miséricorde, a dit : le divorce, s’il est triple, mais prononcé en une seule fois ou en étant séparé. Comme s’il a dit par exemple “tu es divorcée” et il avait l’intention que ce soit un divorce triple. Alors, la femme ne lui est pas licite, jusqu’à ce que cette femme épouse quelqu’un d’autre, après une période d’attente post-maritale, suite à ce premier mari et une période d’attente post-maritale suite au deuxième. Le premier ne pourra l’épouser à nouveau qu’après qu’elle ait fini sa période d’attente post-maritale avec lui, qu’elle se marie avec un autre homme qui consomme le contrat de mariage, qu’il veuille la divorcer et que la période d’attente post-maritale avec ce second s’achève. C’est après cela que le premier peut à nouveau faire un contrat de mariage avec elle. Celui qui dit à son épouse, tu es divorcée 3 fois, alors elle est divorcée 3 fois.
Si un mari dit à sa femme “tu es divorcée”, “tu es divorcée”, “tu es divorcée”, donc il a répété la phrase 3 fois. Et son intention n’était pas d’insister sur l’unique divorce, alors c’est compté comme un divorce triple. Que veut dire insister sur le premier divorce ? Comme si par exemple une maman s’énerve contre son enfant, elle lui dit “non mange mange mange”. Ça ne veut pas dire mange 3 fois. Elle, elle veut dire pour insister sur cette fois-ci. Si lui n’a pas dit dans le sens d’insister sur le premier, alors c’est compté 3 fois.
Si par contre, il avait l’intention d’insister sur l’unique divorce qui est le premier, c’est-à-dire qu’il a répété une première fois, une deuxième fois, puis une troisième fois pour insister sur le premier. Alors, dans ce cas là, ce n’est pas compté comme un divorce triple. Mais cela est considéré comme un unique divorce.
L’auteur, que Dieu lui fasse miséricorde, a dit : Le signe que fait un muet est valide. Cela signifie que le signe tient lieu de sa prononciation, pour tous les contrats et les jugements y compris le mariage.
Nous allons donner un exemple qui illustre : il est muet et il entend ou il comprend quand on lui parle. On lui a dit “divorces ta femme” Et il a fait comme ça 3 fois. C’est compté comme un divorce explicite.
Par ailleurs, si le signe que le muet fait est un signe que comprend tout un chacun, alors c’est considéré comme un divorce explicite. Mais si le signe est compris uniquement par ceux qui sont perspicaces, alors c’est considéré comme un divorce non explicite. Il est considéré comme divorce s’il a l’intention de divorcer.
Si c’est quelqu’un qui n’est pas muet, il est capable de parler, et il fait un signe. Par exemple la femme lui a dit “divorce moi” et lui fait un signe de la main, par exemple, “va t’en -avec la main-”, alors ce n’est pas compté comme un divorce. S’il est capable de parler, on ne prend pas en compte ce qu’il fait comme signe.
Si quelqu’un dit à sa femme “je t’ai divorcée” ou “ma femme est divorcée”, cette expression est explicite et ne nécessite pas d’intention. S’il dit une parole qui est explicite, on ne lui demande pas “est-ce que tu avais l’intention de divorcer quand tu as dit cette parole ou tu n’avais pas l’intention de divorcer?”.
Si quelqu’un dit “je divorce ma femme” ou “ma femme est divorcée”, le divorce a lieu, il est effectif. Par contre, s’il s’est dit dans son coeur “ma femme est divorcée”, mais il n’a rien prononcé, alors il n’y a pas de divorce. Ou s’il s’est décidé dans son coeur de divorcer sa femme, puis après cela, il ne l’a pas divorcée, alors le divorce n’a pas lieu. Si il avait l’intention de la divorcer, mais qu’il n’a rien prononcé par sa langue, alors le divorce n’a pas lieu. Et le divorce est effectif, que ce soit en présence de sa femme ou en son absence. Le divorce en présence de son épouse a lieu, comme si en sa présence il lui dit “tu es divorcée”; dans ce cas, le divorce a lieu. Ou si c’est en son absence, il se dit “ma femme est divorcée”, alors le divorce est effectif.
Dans le Qour’an, Allah ta^ala dit ce qui signifie : “Le jour où l’homme va fuir son propre frère, sa propre mère, son propre père, sa compagne et ses enfants, au jour du jugement l’homme va fuir de ceux qui ont un droit sur lui. Si sa mère a un droit sur lui, il va la fuir. Et si son père a un droit sur lui, il va le fuir. Mais s’il n’a pas été injuste envers eux et qu’ils n’avaient pas de droit sur lui, alors, il ne va pas les fuir. Mais si c’était lui qui avait un droit sur eux, alors eux vont le fuir.”
Le jour du jugement est un jour éminent. Les gens aujourd’hui, ils sont amis, ils s’entraident pour la plupart pour les péchés. Rare parmi les musulmans à notre époque ceux qui ne s’entraident pas avec sa famille et autre pour désobéir à Dieu. Très peu sont ceux qui ne s’entraident pas pour la désobéissance et cela ce sont ceux que Dieu agrée. Par contre, ceux qui s’entraident dans le bas monde avec leur famille, ou avec autre que leur famille, pour la désobéissance à Allah, seront des ennemis au jour du jugement.
A partir de maintenant, que l’homme réfléchisse. La mère réfléchit, le père réfléchit, le frère réfléchit à propos de l’au-delà, afin qu’ils ne regrettent pas au jour du jugement.
Pourquoi ? Pour qu’ils ne le regrettent pas au jour du jugement. Pour ne pas qu’ils se disent “pourquoi j’ai aidé untel?”, “pourquoi j’ai aidé mon fils pour commettre la désobéissance?”. Ils se disent, pourquoi j’ai aidé mon fils pour la désobéissance à Dieu et le mal, mais arriver avant même que vous le regrettiez. Avant de regretter, au jour du jugement, que les gens fassent le repentir. Avant de regretter, à partir de maintenant que les gens pensent de l’au-delà. Qu’ils cessent d’aider leur fils, qu’ils cessent d’aider leur frère, qu’ils cessent d’aider leurs sœurs et autres proches parents, qu’ils cessent de les aider sur la désobéissance à Dieu.
Pour cela, dès lors que la personne veut se marier, elle devra apprendre les lois du mariage et les lois du divorce en une seule fois. Parce qu’il se peut qu’ils se marient juste après avoir appris les conditions du mariage. Puis, pour soi-disant plaisanter avec son épouse, il lui dit “tu es divorcée”. Mais lui ne considère pas cela comme un divorce. Il ne considère pas qu’il l’a divorcée, il continue à vivre maritalement avec elle, dans l’interdit. Et il est mené à sa propre perte.
Beaucoup de gens ignorent cela -ils ignorent que le divorce a lieu même si c’est par plaisanterie-. Ils prononcent la parole de divorce, puis ils continuent de vivre avec leurs épouses, alors qu’ils ont prononcé un divorce triple en une seule fois. Ils pensent que c’est un seul divorce, alors qu’ils ont prononcé un divorce triple. Ils croient qu’il leur est possible de reprendre leurs femmes avant que ne s’écoule une période d’attente post-maritale. Ils pensent que c’est possible sans nouveau contrat de mariage. Ils pensent qu’après l’écoulement de la période d’attente post-maritale, ils leur suffit juste de renouveler le contrat, alors qu’ils ont divorcé 3 fois. Ils continuent à vivre avec leurs épouses dans l’interdit.
Il n’y a pas de différence entre le divorce, entre le fait qu’il soit dépourvu de condition -non conditionné- et le fait que ce soit un divorce conditionné par l’arrivée de quelque chose. Dire qu’un divorce n’est pas conditionné, c’est par exemple qu’il dit “mon épouse est divorcée” ou il dit “tu es divorcée” à son épouse. Et donc le divorce qui dépend de quelque chose, c’est-à-dire, qu’il fait dépendre le divorce par l’arrivée d’un événement. S’il dit “tu es divorcée” si tu entre chez untel, ou il dit “tu es divorcée si tu fais telle chose”, si elle est allée chez untel ou qu’elle a fait telle chose, alors le divorce est effectif. Ceci est un divorce conditionné. S’il dit à sa femme “si tu vas chez unetelle tu es divorcée 3 fois et qu’elle va chez unetelle”, c’est compté comme étant un divorce triple. La femme devient interdite en mariage pour lui, il ne pourra l’épouser que si elle se marie avec un autre homme que lui.
Il n’est pas permis d’annuler le jugement du divorce triple. On ne peut pas dire qu’il n’y a pas de divorce triple.
Il n’y a pas de considération à accorder à Ahmad Ibnou Taymiyah, par un avis par lequel il a contredit l’unanimité. Il a prétendu que le divorce conditionné, il n’a pas lieu si la personne expie ce qu’elle a dit. Il a considéré le divorce conditionné comme celui qui jure de faire une chose et ne la fait pas. Donc, il a dit “jusqu’à ce qu’il expie ce qu’il a juré”.
Il a prétendu que celui qui divorce par 3 fois peut reprendre son épouse et il ne devra que donner la kaffarah de celui qui a juré qu’il n’a pas tenu sa parole -kaffaratoul yamin-.
Comme quelqu’un qui a juré et qu’il n’a pas tenu parole. Il y a un choix entre 3 choses. S’il ne peut aucune des 3, il passe à la deuxième.
Ces 3 choses sont :
- l’affranchissement d’un esclave,
- nourrit 10 pauvres
- donne de quoi s’habiller à 10 pauvres.
S’il ne peut aucune des trois, on passe à la deuxième qui est de jeûner 3 jours.
Ibnou Taymiyah a dit c’est comme celui qui a juré et n’a pas tenu sa parole. Cet avis de Ibnou Taymiyah est contraire à l’unanimité des savants. Qui a rapporté l’unanimité à ce sujet ? C’est le faqih, le mouhaddith, le hafidh, digne de confiance, l’illustre Mouhammad fils de Nasr Al-Marwaziyy et un certain nombre d’autres que lui.
Ibnou Taymiyah a dit que le divorce n’a pas lieu si ce de quoi il dépendait s’est réalisé.
Il a dit : il devra simplement donner une expiation comme s’il avait juré et qu’il n’a pas tenu sa parole.Personne avant lui, parmi les musulmans, n’a dit qu’il était suffisant de faire une expiation. Et cet avis qu’il a donné est resté appliqué une longue période. Beaucoup d’ignorants l’ont suivi en cela. Et la situation s’est aggravée.
Il a été rapporté qu’il y a eu un grand nombre de personnes parmi les gens du commun qui l’ont suivi en cela.
Biographies : Le Chaykh Abdou lLaah Al-Harariyy
LE CHAYKH 3ABDOU L LAAH AL-HARARIYY
Son nom et sa naissance :
Il est l’honorable savant, le modèle des experts en authentification et le doyen de ceux qui examinent scrupuleusement la compatibilité des textes, celui qui est à la tête des savants qui œuvrent pour la religion, l’Imam, le Mouhaddith, le pieux ascète, le vertueux, celui qui persévère dans l’adoration, celui qui possède les dons éminents, le Chaykh Abou ^Abdi r-Rahman ^Abdou l-Lah fils de Mouhammad fils de Youçouf fils de ^Abdou l-Lah fils de Jami^ Al-Harariyy Ach-Chaybiyy Al-^Abdariyy, le Moufti (Jurisconsulte) de Harar. Il est né dans la ville de Harar, aux environs de l’an 1328 de l’Hégire (1910).
Son évolution et ses déplacements :
Il a grandi dans une famille modeste, aimant la science de la religion et les gens de science. Il a donc appris le Qour’an honoré avec mémorisation, psalmodie et maîtrise à l’âge de sept ans, puis il s’est entièrement consacré à puiser dans les océans de la science. Il a ainsi appris par cœur un certain nombre de manuels de base dans différents domaines de la science. Puis il a accordé son attention à la science du Hadith et a ainsi appris par cœur les six livres et d’autres encore, avec leurs chaînes de transmission, à tel point qu’il a été autorisé à donner des avis de jurisprudence et à transmettre le Hadith alors qu’il n’avait pas même dix-huit ans.
Il s’est distingué à travers toutes les régions de l’Ethiopie et de la Somalie en surclassant ses pairs dans la science de la biographie des hommes de la transmission du Hadith et de leurs niveaux respectifs. Il s’est également distingué par la mémorisation des manuels de base et l’approfondissement des sciences de la Sounnah, de la langue, de l’exégèse, de l’héritage et d’autres encore, à tel point qu’il n’est pas de science islamique connue qu’il n’ait étudiée et dans laquelle il ne soit compétent.
Son intelligence et sa mémoire exceptionnelle lui ont permis d’approfondir sa connaissance dans le fiqh Chafi^ite, les règles fondamentales de constitution du fiqh selon Ach-Chafi^iyy et les points de différence d’avis dans l’école. C’est également le cas dans le fiqh ma1ikite, hanafite et hanbalite, à tel point qu’il est devenu celui que les gens désignent et recommandent de visiter et auprès de qui les gens des contrées éthiopiennes et somaliennes se rendaient, jusqu’à ce qu’on lui accorde le poste de Moufti de Harar et de ses environs.
Il a appris le fiqh chafi^ite, les règles fondamentales de constitution selon Ach-Chafi^iyy et la grammaire arabe de plusieurs savants et maîtres parmi lesquels il y a le savant et maître le Chaykh Mouhammad Siraj Al-Jabartiyy le Moufti de l’Ethiopie. Il a appris les sciences de la langue arabe entre autres Chaykh et en particulier, du Chaykh Ahmad Al-Basir.
Il a étudié le fiqh des trois autres écoles ainsi que leurs règles fondamentales de constitution de plusieurs savants parmi lesquels il y a le Chaykh Mouhammad Al-^Arabiyy Al-Façiyy. Il a appris la science de l’exégèse du Chaykh Charif Al-Habachiyy, dans sa ville Jimmah, et il a pris la science du Hadith et les sciences attenantes de très nombreux savants. Parmi les plus honorables d’entre eux il y a le Chaykh Abou Bakr Mouhammad Siraj Al-Jabartiyy, Moufti de l’Ethiopie et le Chaykh ^Abdou r-Rahman ^Abdou l-Lah Al-Habachiyy ainsi que d’autres.
Puis il est parti vers La Mecque et ses savants avec lesquels il a fait connaissance. Parmi eux le Chaykh Mouhammad Yaçin Al-Fadaniyy. I1 a aussi fait partie de l’auditoire du Chaykh Mouhammad Al-^Arabiyy At-Tabban. Il a aussi rencontré le Chaykh vertueux, le Mouhaddith et spécialiste de la récitation du Qour’an Ahmad ^Abdou l-Mouttalib, Chaykh des spécialistes des sciences de la lecture du Qour’an à la mosquée de La Mecque. Il a appris de lui les quatorze versions de lecture ainsi que davantage de science du Hadith et il a obtenu de sa part une licence.
Il est parti par la suite à Médine l’Illuminée où il a établi des liens avec ses savants et où il a appris encore du Hadith du Mouhaddith le Chaykh Mouhammad fils de ^Aliyy As–Siddiqiyy Al-Bakriyy Al-Hanafiyy qui l’a autorisé à transmettre le Hadith.
Puis, il s’est dirigé vers Damas. Les habitants de la ville lui ont fait bon accueil, d’autant que venait de décéder le Mouhaddith, le Chaykh Badrou d-Din Al-Haçaniyy, que Allah lui fasse miséricorde. Puis, lorsqu’il a habité Damas, il a appris du Chaykh Mahmoud Fayiz Ad-Dir^ataniyy, le résident à Damas et son spécialiste de la lecture du Qour’an. Puis il s’est déplacé dans le pays du Cham. Sa renommée n’a cessé de croître, les savants du Cham ainsi que les étudiants le fréquentaient assidûment, il a donc fait connaissance avec ses savants et ils ont tiré profit de sa science. Ils ont témoigné de son mérite et ont reconnu son haut degré dans la science. Il est devenu célèbre dans le pays du Cham comme étant « le successeur du Chaykh Badrou d-Din Al-Haçaniyy » et comme étant « le Mouhaddith du pays du Cham ». Par ailleurs, de nombreux savants et spécialistes du fiqh du Cham lui ont rendu hommage, parmi eux le Chaykh Abou l-Yousr ^Abidin, Moufti de la Syrie, le Chaykh Nouh de la Jordanie, le docteur Al-Halwaniyy, Chaykh des spécialistes de la lecture du Qour’an en Syrie. De même le Chaykh ^Outhman Sirajou d-Din de la descendance du Chaykh ^Ala‘ou d-Din, maître des Naqchabandiyy en son temps, a fait son éloge et une correspondance fraternelle et scientifique s’est établie entre eux. Ont fait son éloge également le Chaykh ^Abdou l-Karim Al-Bayyariyy, l’enseignant à la mosquée Al-Hadra Al-Kaylaniyyah à Bagdad, le Chaykh Mouhammad Zahid Al-Islambouliyy, le Chaykh Mouhammad Al-Hanafiyy qui est l’un des plus célèbres savants turcs œuvrant actuellement dans ces contrées, les deux Chaykh ^Abdou l-Lah et ^Abdou l-^Aziz Al-Ghoummariyy qui sont les deux Mouhaddith des contrées marocaines, le Chaykh Mouhammad Yaçin Al-Fadaniyy le Mecquois, Chaykh du Hadith et des chaînes de transmission à l’Institut des sciences de religion à La Mecque honorée (Dar Al-^ouloum ad-Diniyyah). De nombreuses autres personnalités lui ont encore rendu hommage.
Il est arrivé à Beyrouth en l’an 1370 de l’Hégire (1950). Il a été l’hôte des plus grands Chaykh de cette ville, tels le Chaykh le Qadi (Juge) Mouhyi d-Din Al-^Ajouz, le Chaykh et Conseiller Mouhammad Ach-Charif. Le Chaykh Baha‘ou d-Din Al-Kilaniyy s’est réuni avec le Chaykh ^Abdou l-Lah chez le Chaykh Mouhammad Ach-Charif et il a tiré profit de lui dans la science du Hadith.
Le Chaykh Moukhtar Al-^Alayli, l’ancien responsable de la fatwa, que Allah lui fasse miséricorde, s’est réuni avec le Chaykh ^Abdou l-Lah et a reconnu son mérite et son haut degré dans la science. Il a préparé la prise en charge de son installation à Beyrouth par Dar Al-Fatwa, afin qu’il puisse se déplacer dans les différentes mosquées pour y diriger des assemblées de sciences, et ceci par une autorisation écrite du Chaykh Moukhtar.
Il est décédé que Dieu lui fasse miséricorde le mois de Ramadan de l’année 1429 H 2008. Il est enterré à Beyrouth.
1- Al-Harariyy : de Harar, région de la corne africaine (Ethiopie) ayant une histoire islamique glorieuse et qui a vu naître sur son sol beaucoup de savants et de saints.
2- Al-^Abdariyy : de la descendance de ^Abdou d-Dar, qui est une branche de la tribu de Qousayy fils de Kilab, le quatrième arrière-grand-père du Prophète
3- Hadith -Tradition prophétique – : parole, fait ou événement rapporté du Prophète ou de ses compagnons, que Allah les agrée.
4- Les six livres sont les recueils de Hadith les plus importants de la Tradition : AI-Boukhariyy, Mouslim, An-Naça‘iyy, Abou Dawoud, At-Tirmidhiyy, Ibnou Majah.
5- Fiqh : science de la jurisprudence des lois de l’Islam.
6- Chafi^ite : relatif à Ach-Chafi^iyy, le grand savant Qouraychite, l’un des plus illustres jurisconsultes musulmans, que Allah lui fasse miséricorde, il a pris la science de l’Imam Malik à Médine et ce dernier l’a autorisé à donner des avis de jurisprudence alors qu’il n’avait que quinze ans. Puis, il est parti en Irak et il a appris chez les élèves de l’Imam Abou Hanifah. Il a rencontré l’Imam Ahmad que Allah leur fasse miséricorde à tous.
Les Quarante hadith de An-Nawawiyy
Le premier hadith
D’après l’Emir des croyants Abou Hafs, ^Oumar Ibnou l-Khattab, que Allah l’agrée, il a dit : J’ai entendu le Messager de Allah dire :
((إنما الأعمال بالنيات وإنما لكل امرئ ما نوى . فمن كانت هجرته إلى الله ورسوله فهجرته إلى الله ورسوله ، ومن كانت هجرته لدنيا يصيبها أو امرأة ينكحها فهجرته إلى ما هاجر إليه))
ce qui signifie : « Certes, les actes conformes à la Loi ne comptent que par l’intention, chaque personne n’aura que ce pour quoi elle a fait l’intention. Celui dont l’émigration a été faite par recherche de l’agrément de Allah et par obéissance à Son messager, alors son émigration est acceptée et celui dont l’émigration a été faite pour obtenir quelque chose du bas-monde ou une femme à épouser, son émigration comptera pour ce pour quoi il a émigré » rapporté par les deux Imams des mouhaddith Abou ^Abdi l-Lah Mouhammad fils de Isma^il fils de Ibrahim fils de Al-Moughirah, fils de Bardizbah Al-Boukhariyy et Abou l-Houçayn, Mouslim fils de Al-Hajjaj, fils de Mouslim dans les deux Sahih, qui sont les deux livres les plus authentiques qui aient été composés.
Le deuxième hadith
D’après ^Oumar, que Allah l’agrée, il a dit : Tandis que nous étions assis auprès du Messager de Allah r, un jour un homme est apparu portant des habits d’une extrême blancheur et des cheveux extrêmement noirs, qui ne portait aucune trace de voyage, aucun de nous ne le connaissait. Il prit place auprès du Prophète r, il a accolé ses genoux aux genoux du Prophète et a dit : Ô Mouhammad parle-moi de l’Islam. Le Messager de Allah r a dit :
((الإسلام أن تشهد أن لا إله إلا الله وأن محمدا رسول الله وتقيم الصلاة وتؤتي الزكاة وتصوم رمضان وتحج البيت إن استطعت إليه سبيلا))
ce qui signifie : « L’Islam, c’est que tu témoignes qu’il n’est de dieu que Allah et que Mouhammad est le Messager de Allah, que tu accomplisses la prière, que tu t’acquittes de la zakat, que tu jeûnes Ramadan et que tu accomplisses le pèlerinage à la Maison sacrée si tu en es capable« . Il a dit : « Tu as dit vrai« . Nous nous sommes alors étonnés, il l’interroge puis il atteste de sa véracité. Il a dit : Parle-moi de la foi (al-‘iman). Le Prophète a dit :
((أن تؤمن بالله وملائكته وكتبه ورسله واليوم الآخر وتؤمن بالقدر خيره وشره))
ce qui signifie : « C’est que tu crois en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Ses messagers, au jour dernier, et que tu crois en la destinée qu’elle soit du bien ou du mal« . Il lui a dit : « Tu as dit vrai« . Il lui a dit : Parle-moi de al-‘ihsan. Le Prophète lui a dit :
((أن تعبد الله كأنك تراه فإن لم تكن تراه فإنه يراك))
ce qui signifie : « C’est que tu adores Allah comme si tu le voyais car si tu ne le vois pas, Lui Il te voit« . Il lui a dit : Parle-moi de l’Heure annonçant le jour du jugement, le Prophète a dit :
((ما المسؤول عنها بأعلم من السائل))
ce qui signifie : « Celui qui a été interrogé n’en a pas plus de connaissance que celui qui interroge« . Il lui a dit : Parle-moi de ses signes annonciateurs. Le Prophète a dit :
((أن تلد الأمة ربتها وأن ترى الحفاة العراة العالة رعاء الشاء يتطاولون في البنيان))
ce qui signifie : « Que la femme esclave donne naissance à sa maîtresse, que tu voies les gens qui étaient nu-pieds, mal habillés, pauvres qui étaient hébergés construire des bâtiments en hauteur« . Puis il s’en est allé. Je suis resté longtemps, puis le Prophète a dit :
((يا عمر أتدري من السائل))
ce qui signifie : « Ô ^Oumar, sais-tu qui a posé ces questions ?« , je lui ai dit : « Allah ta^ala sait plus que tout autre et Son prophète sait« . Il m’a dit :
((فإنه جبريل أتاكم يعلمكم دينكم))
ce qui signifie : « Il s’agit de Jibril, il est venu vous enseigner votre religion » [rapporté par Mouslim].
Le troisième hadith
D’après Abou Abdi Rahman, ^Abdou l-Lah, le fils de ^Oumar Ibnou l-Khattab, que Allah les agrée tous les deux, il a dit : J’ai entendu le Messager de Allah r dire :
((بني الإسلام على خمس : شهادة أن لا إله إلا الله وأن محمدا رسول الله وإقام الصلاة وإيتاء الزكاة وحج البيت وصوم رمضان))
ce qui signifie : « L’Islam est construit sur cinq choses : Le témoignage qu’il n’est de dieu que Allah et que Mouhammad est le Messager de Allah, l’accomplissement de la prière, l’acquittement de la zakat, le pèlerinage à la Maison sacré, et le jeûne de Ramadan » [rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim].
Le quatrième hadith
D’après Abou ^Abdi r-Rahman Abdou l-Lah Ibnou Mas^oud, que Allah l’agrée, il a dit : Le Messager de Allah nous a parlé et il est le Véridique celui qui est reconnu pour sa véracité, il a dit :
((إن أحدكم يُجمع خلقُه في بطن أمه أربعين يوما نطفة ، ثم يكون علقة مثل ذلك ثم يكون مضغة مثل ذلك ثم يرسل إليه الملك فينفخ فيه الروح ويؤمر بأربع كلمات : بكتب رزقه ، وأجله ، وعمله ، وشقي أو سعيد . فوالله الذي لا إله غيره إن أحدكم ليعمل بعمل أهل الجنة حتى ما يكون بينه وبينها إلا ذراع فيسبق عليه الكتاب فيعمل بعمل أهل النار فيدخلها وإن أحدكم ليعمل بعمل أهل الجنة حتى ما يكون بينه وبينها إلا ذراع فيسبق عليه الكتاب فيعمل بعمل أهل الجنة فيدخلها))
ce qui signifie : « Certes, chacun d’entre vous a été rassemblé dans le ventre de sa mère quarante jours ensuite il devient comme un caillot la même période, ensuite il devient comme un morceau de chair la même période, ensuite l’ange est envoyé et il insuffle en lui l’âme. Il est ordonné d’inscrire quatre mots : sa subsistance, son terme, ses œuvres, et s’il est heureux ou malheureux. Par Allah, l’un d’entre vous œuvre en faisant les actes des gens du paradis jusqu’à n’être plus qu’à une coudée du paradis alors ce qui lui est prédestiné lui arrive, il agit en faisant les actes des gens de l’enfer et y entre. Et l’un d’entre vous œuvre en faisant les actes des gens de l’enfer jusqu’à n’être plus qu’à une coudée de l’enfer alors ce qui lui est prédestiné lui arrive, il agit en faisant les actes des gens du paradis et y entre » [rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim].
Le cinquième hadith
D’après le mère des croyants, la mère de ^Abdou l-Lah, ^A‘ichah, que Allah l’agrée, elle a dit : « Le Messager de Allah a dit :
((من أحدث في أمرنا ما ليس منه فهو رد))
ce qui signifie : « Celui qui innove dans notre religion une chose qui n’en fait pas partie, elle est rejetée » [rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim] et dans une version de Mouslim, le Prophète a dit :
((من عمل عملا ليس عليه أمرنا فهو رد))
ce qui signifie : « Celui qui fait une œuvre qui n’est pas en accord avec notre religion, elle est rejetée« .
Le sixième hadith
D’après Abou ^Abdi l-Lah An-Nou^man Ibnou Bachir, que Allah les agrée tous les deux, il a dit : J’ai entendu le Messager de Allah dire :
((إن الحلال بين وإن الحرام بين وبينهما أمور مشتبهات لا يعلمهن كثير من الناس فمن اتقى الشبهات فقد استبرأ لدينه وعرضه ومن وقع في الشبهات وقع في الحرام كالراعي يرعى حول الحمى يوشك أن يرتع فيه ألا وإن لكل ملك حمى ألا وإن حمى الله محارمه ألا وإن في الجسد مضغة إذا صلحت صلح الجسد كله وإذا فسدت فسد الجسد كله : ألا وهي القلب))
ce qui signifie : « Ce qui est licite est clair et ce qui est interdit est clair et entre les deux, il y a des choses qui prêtent à confusion et que beaucoup de gens ne connaissent pas. Celui qui évite les choses qui prêtent à confusion, il aura préservé sa religion et protégé son honneur. Celui qui tombe dans les choses qui prêtent à confusion, il risquera de tomber dans l’interdit, comme le berger qui fait paître son bétail autour d’un domaine réservé, il risque d’y pénétrer. Certes, chaque roi a un domaine réservé. Ce que Allah a réservé ce sont les choses qu’Il a rendues interdites. Il y a certes dans le corps un morceau de chair, s’il est sain tout le corps est sain, et s’il est corrompu, tout le corps est corrompu. Il s’agit certes du cœur » [rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim].
Le septième hadith
D’après Abou Rouqayyah Tamim Ibnou ‘Aws Ad-Dariyy, que Allah l’agrée, que le Prophète a dit ce qui signifie : « Donner le conseil est un des fondements de la religion« . On a posé la question au Prophète, on lui a dit : « Comment donner le conseil ? » Il a dit ce qui signifie : « De sorte que la personne croie en Allah, en Ses Livres et en Ses messagers et de sorte à guider le gouverneur des musulmans et le commun des musulmans vers les meilleures des choses » [rapporté par Mouslim].
Le huitième hadith
D’après le fils de ^Oumar, que Allah les agrée tous les deux, le Messager de Allah a dit
ce qui signifie : « J’ai eu l’ordre de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’est de dieu que Allah et que Mouhammad est le Messager de Allah, qu’ils accomplissent la prière et qu’ils s’acquittent de la zakat. S’ils font cela leur sang nous est interdit ainsi que leurs biens, sauf selon le droit de l’Islam. et c’est Allah ta^ala Qui les rétribue » [rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim].
Le neuvième hadith
D’après Abou Hourayrah, Abdou r-Rahman Ibnou Sakhr, que Allah l’agrée, il a dit : J’ai entendu le Messager de Allah r dire ce qui signifie : « Ce que je vous ai interdit, évitez-le, et ce que je vous ai ordonné, accomplissez-en ce que vous pouvez. Ce qui a mené à leur perte ceux qui étaient avant vous c’est leur trop grand nombre de questions et leur divergence auprès de leurs prophètes » [Al-Boukhariyy et Mouslim].
Le dixième hadith
D’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, il a dit : Le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Allah est exempt d’imperfection, Il n’agrée que ce qui est bon, Allah a ordonné aux croyants ce qu’Il a ordonné aux Messagers et Il a dit ce qui signifie : « Ô vous les Messagers, consommez de ce qui est bon et œuvrez en bien » et Il a dit ce qui signifie : « Ô vous qui avez cru, consommez des choses licites que Nous vous avons accordées en subsistance« , ensuite il a évoqué l’homme qui prolonge son voyage dans les voies du bien, qui a les cheveux ébouriffés et sur lui les traces du voyage qui, tendant les mains vers le ciel, dit : Ô Seigneur, Ô Seigneur mais dont la nourriture est de source interdite, la boisson est de source interdite, les habits de source interdite, qui s’est nourri de ce qui a été interdit ; comment pareil à celui-là, sera-t-il exaucé ? [rapporté par Mouslim].
Le onzième hadith
D’après Abou Mouhammad Al-Haçan le fils de ^Aliyy Ibnou Abi Talib, le petit fils du Messager de Allah r, que Allah les agrée tous les deux, il a dit : J’ai retenu du Messager de Allah la parole qui signifie : « Evite ce qui t’inspire le doute pour ce qui ne t’inspire pas le doute » [rapporté par At-Tirmidhiyy et An-Naça’iyy et At-Tirmidhiyy a dit que ce hadith est haçan – bon – sahih – sûr –].
Le douzième hadith
D’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, il a dit : Le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Une preuve de bon comportement de la personne, c’est qu’elle délaisse ce qui ne la concerne pas » [c’est un hadith sûr, rapporté par At-Tirmidhiyy et d’autres que lui avec ces termes].
Le treizième hadith
D’après Abou Hamzah, ‘Anas Ibnou Malik, que Allah l’agrée, le serviteur du Messager de Allah il a dit ce qui signifie : « L’un de vous n’atteindra un degré de foi complète que s’il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même » [rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim].
Le quatorzième hadith
D’après Ibnou Mas^oud, que Allah l’agrée, il a dit : Le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Le sang d’une personne musulmane n’est licite que par l’une des trois choses : celui qui a déja consommé un mariage et qui commet la fornication, celui qui tue quelqu’un sans droit, celui qui délaisse sa religion et quitte le groupe des musulmans » [rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim].
Le quinzième hadith
D’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, que le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Celui qui croit d’une foi complète en Allah et au jour dernier, qu’il dise du bien ou qu’il se taise. Celui qui croit d’une foi complète en Allah et au jour dernier, qu’il honore son voisin. Et celui qui croit d’une foi complète en Allah et au jour dernier, qu’il honore son invité » [rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim].
Le seizième hadith
D’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, un homme avait dit au Prophète : « Donne-moi un conseil« . Il lui a dit ce qui signifie : « Ne te mets pas en colère« . Et il a répété cela plusieurs fois [rapporté par Al-Boukhariyy].
Le dix-septième hadith
D’après Abou Ya^la Chaddad Ibnou ‘Aws, que Allah l’agrée, que le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Allah ta^ala nous a recommandé d’agir avec bienfaisance et lorsque vous égorgez, alors égorgez avec bienfaisance et que l’un de vous aiguise l’outil avec lequel il égorge et qu’il facilite la chose pour l’animal qu’il égorge » [rapporté par Mouslim].
Le dix-huitième hadith
D’après Abou Dharr Joundoub Ibnou Jounadah et Abou ^Abdi r-Rahman Mou^adh Ibnou Jabal, que Allah les agrée tous les deux, le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Fais preuve de piété à l’égard de Allah où que tu sois et fais suivre la mauvaise action par la bonne action, elle l’effacera, et agis envers les gens avec un comportement d’excellence » [rapporté par At-Tirmidhiyy qui a dit que c’est un hadith haçan et dans certaines versions il est haçan sahih].
Le dix-neuvième hadith
D’après Abou l-^Abbas ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas, que Allah les agrée lui et son père, il a dit : J’étais un jour derrière le Prophète, il m’a dit ce qui signifie : « Mon garçon, je t’enseigne certaines paroles : respecte les ordres de Allah, Allah te protègera. Lorsque tu demandes, en priorité demande à Allah. Lorsque tu demandes l’aide, en priorité demande l’aide à Allah et sache que si tous les gens de la communauté se réunissaient pour te profiter par quelque chose, ils ne pourront te profiter que par une chose que Allah t’a prédestinée et s’ils se réunissaient pour te nuire par quelque chose, ils ne pourront te nuire que par une chose que Allah t’a prédestinée, les calames sont levés, les livrets ont séché » [rapporté par At-Tirmidhiyy qui a dit : hadith haçan sahih], et dans la version d’autres que At-Tirmidhiyy, le Prophète a dit
ce qui signifie : « Respecte les ordres de Allah, Il t’accordera Son agrément. Obéît à Allah dans l’aisance, Il te facilitera lors de l’épreuve et sache que ce qui t’a manqué ne devait pas t’atteindre et que ce qui t’a atteint ne devait pas te manquer, sache que la victoire vient avec la patience, que la délivrance vient avec le tourment et qu’avec la difficulté il y a une facilité« .
Le vingtième hadith
D’après Abou Mas^oud ^Ouqbah Ibnou ^Amr Al-‘Ansariyy Al-Badriyy, que Allah l’agrée, il a dit : Le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Il y a parmi les paroles des anciens prophètes que les gens ont reçues : si tu ne fais pas preuve de pudeur, alors fais ce que tu veux » [rapporté par Al-Boukhariyy].
Le vingt et unième hadith
D’après Abou ^Amr et on dit Abou ^Amrah Soufyan Ibnou ^Abdi l-Lah, que Allah l’agrée, il a dit : J’ai dit : Ô Messager de Allah, dis-moi une parole concernant l’Islam après laquelle je ne demanderai à plus personne d’autre que toi. Il a dit ce qui signifie : « Dis : je crois fermement en Allah, et suis le chemin de droiture » [rapporté par Mouslim].
Le vingt-deuxième hadith
D’après Abou ^Abdi l-Lah Jabir Ibnou ^Abdi l-Lah Al-‘Ansariyy, que Allah les agrée tous les deux, un homme était venu interroger le Messager de Allah et lui a dit : Vois-tu, si j’accomplis les prières prescrites, je jeûne le mois de Ramadan, si je considère licite ce qui est licite, si je considère interdit ce qui est interdit, que je ne fais plus rien de plus que cela, est-ce que je rentre au paradis ? Le Prophète lui a dit ce qui signifie : « Oui » [rapporté par Mouslim].
Le vingt-troisième hadith
D’après Abou Malik Al-Harith Ibnou ^Asim Al-‘Ach^ariyy, que Allah l’agrée, il a dit : Le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « La purification peut avoir une récompense qui équivaut à la moitié de la récompense de la foi. La parole Al-hamdou lil-Lah remplit la balance et la parole Soubhana l-Lah wa l-hamdou lil-Lah remplissent ce qui est entre le ciel et la terre. La prière est une lumière, l’aumône est un renfort pour la personne, une preuve de sa foi au jour du jugement, la patience est un guide, une lumière, le Qour’an sera une preuve en ta faveur, ou bien contre toi. Tous les gens agissent, il y a ceux qui font que leur âme soit affranchie de l’enfer grâce à leur obéissance à Allah et il y a ceux qui la mènent à sa perte » [rapporté par Mouslim].
Le vingt-quatrième hadith
D’après Abou Dharr Al-Ghifariyy, que Allah l’agrée, d’après le Prophète r, en ce qu’il rapporte de Son Seigneur ^azza wa jall qu’Il a dit ce qui signifie : « Ô Mes esclaves, Je ne suis pas injuste, l’injustice est impossible à Mon sujet et j’ai fait que l’injustice soit interdite entre vous alors ne soyez pas injustes les uns envers les autres ; Ô Mes esclaves, vous risquez d’être tous égarés sauf ceux que Je guide, alors recherchez, demandez-Moi la bonne guidée, Je vous guide ; Ô Mes esclaves, vous risquez d’être tous affamés sauf si Je vous donne la nourriture alors demandez-Moi, Je vous donne ; Ô Mes esclaves, vous risquez tous d’être nus sauf ceux à qui Je donne de quoi se vêtir alors demandez-Moi, Je vous donne ; Ô Mes esclaves, vous commettez les péchés de nuit et de jour et Je pardonne les péchés, tous les péchés, alors demandez-Moi le pardon, Je vous pardonne ; Ô Mes esclaves, vous ne pourrez pas Me nuire et vous ne pourrez pas Me profiter ; Ô Mes esclaves, si du premier au dernier d’entre vous, les humains et les jinn d’entre vous, si vous tous aviez un cœur semblable au plus pieux d’entre vous, cela n’ajouterait rien à Ma Souveraineté ; Ô Mes esclaves, si du premier au dernier d’entre vous, les humains et les jinn d’entre vous, si vous tous aviez un cœur semblable au plus pervers d’entre vous, cela ne diminuerait rien à Ma Souveraineté ; Ô Mes esclaves, si du premier au dernier d’entre vous, les humains et les jinn d’entre vous se tenaient d’un côté et qu’ils M’avaient demandé et que Je donnais à chacun ce qu’il veut, cela ne diminuerait en rien de Ma Souveraineté tout comme l’aiguille ne diminue rien lorsqu’elle est plongée dans l’eau ; Ô Mes esclaves, ce sont vos actes qui vous seront comptabilisés et Je vous rétribue pour ces actes, celui qui trouvera du bien, qu’il fasse les louanges à Allah, celui qui trouvera autre que cela, qu’il ne blâme que lui-même » [rapporté par Mouslim].
Le vingt-cinquième hadith
D’après Abou Dharr, que Allah l’agrée, des gens parmi les compagnons du Messager de Allah ont dit au Prophète : Ô Messager de Allah, les gens qui ont la richesse ont pris toutes les récompenses, ils accomplissent la prière comme nous l’accomplissons, ils font le jeûne comme nous le faisons et ils donnent les aumônes avec leurs biens. Il a dit ce qui signifie : « N’est-ce pas que Allah vous a donné ce que vous pouvez donner en aumône : pour chaque tasbihah vous avez la récompense d’une aumône, pour chaque takbirah vous avez la récompense d’une aumône, pour chaque tahmidah vous avez la récompense d’une aumône. Toute tahmidah donne la récompense d’une aumône, chaque tahlilah donne la récompense d’une aumône, ordonner le bien donne la récompense d’une aumône, interdire ce qui est blâmable donne la récompense d’une aumône et le rapport que fait l’un d’entre vous avec son épouse donne la récompense d’une aumône« . Ils lui ont dit : Ô Messager de Allah, est-ce que l’un de nous satisfait son désir et il a en cela une récompense ? Le Prophète leur a dit ce qui signifie : « Voyez-vous, s’il avait fait cela dans l’interdit, n’est-ce pas qu’il se serait chargé d’un péché, de même s’il accomplit cela dans une situation qui est licite, il aura une récompense » [rapporté par Mouslim].
Le vingt-sixième hadith
D’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, il a dit : Le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « L’homme a à faire une aumône sur chacune de ses jointures. Chaque jour sur lequel le soleil se lève, répares entre deux personnes cela te donnera des récompenses comme une aumône, aides un homme en lui tenant sa monture en lui permettant de la monter ou en lui posant ses bagages dessus cela te donnera des récompenses comme une aumône. La belle parole est comme une aumône et pour chaque pas que tu fais pour te rendre à la prière, tu auras comme une aumône et encore éliminer une nuisance sur le chemin cela te donnera des récompenses comme une aumône » [rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim].
Le vingt-septième hadith
D’après An-Nawwas Ibnou Sam^an, que Allah l’agrée, le Prophète a dit ce qui signifie : « L’excellence du comportement fait partie des meilleurs caractères de bienfaisance ; et ce qui est mauvais, c’est ce que ton âme rejette et c’est ce que tu n’aimerais pas que les gens en prennent connaissance » [rapporté par Mouslim].
Et d’après Wabisah Ibnou Ma^bad, que Allah l’agrée, il a dit : Je suis venu auprès du Messager de Allah qui m’a dit ce qui signifie : « Tu viens interroger au sujet de la bienfaisance ? » Il lui a dit : « Oui« . Il lui a dit ce qui signifie : « Demande à ton cœur, la bienfaisance, c’est ce avec quoi ton âme se tranquillise et ce avec quoi le cœur s’apaise ; et le mal c’est ce qui est rejeté par ton âme et qui n’est pas accepté dans le cœur même si les gens te donnent leur avis sans science » [Hadith haçan rapporté dans les Mousnad de l’Imam Ahmad Ibnou Hanbal et de Ad-Darimiyy avec une bonne chaîne de transmission].
Le ving-huitième hadith
D’après Abou Najih Al-^Irbad Ibnou Sariyah, que Allah l’agrée, il a dit : « Le Messager de Allah nous a fait une exhortation qui a touché les cœurs et qui a fait couler les larmes des yeux et nous avons dit : « Ô Messager de Allah, c’est comme si c’était l’exhortation de quelqu’un qui va nous quitter, alors recommande-nous des choses, donne-nous des conseils« . Il a dit ce qui signifie : « Je vous recommande la piété envers Allah, d’écouter et d’obéir même si celui qui est votre gouverneur est un esclave car celui qui va vivre d’entre vous va voir beaucoup de divergence, attachez-vous à ma Sounnah, c’est-à-dire ma voie de droiture et la voie des Califes bien guidés, attachez-vous à cela et gardez-vous des choses innovées car la plupart des innovations sont de l’égarement » [rapporté par Abou Dawoud et At-Tirmidhiyy qui a dit un hadith haçan sahih].
Le vingt-neuvième hadith
D’après Mou^adh Ibnou Jabal, que Allah l’agrée, il a dit : « J’ai dit : Ô Messager de Allah, apprends-moi une œuvre qui me fasse entrer au paradis et qui m’éloigne de l’enfer« . Il lui a dit ce qui signifie : « Tu as demandé quelque chose de très important et c’est certes une chose facile pour celui pour qui Allah ta^ala le facilite, adores Allah, ne Lui associes rien, accomplis la prière, acquittes-toi de la zakat, jeûne le mois de Ramadan, fais le pèlerinage à la Maison sacrée« . Ensuite il a dit ce qui signifie : « Veux-tu que je te guide vers les portes de bien ? Le jeûne est une protection, l’aumône éteint le péché tout comme l’eau éteint le feu, et la prière de l’homme au milieu de la nuit« , ensuite il a récité la parole de Allah : (tatajafa jounoubouhoum ^ani l-madaji^) jusqu’à ce qu’il arrive à (ya^maloun) ce qui signifie : « Ceux qui ne dorment pas beaucoup« . Puis il a dit : ce qui signifie : « Veux-tu que je t’apprenne le pilier de tout cela et son fer de lance ? » J’ai dit : Oui, Ô Messager de Allah. Il a dit ce qui signifie : « Le pilier de tout cela, c’est l’Islam, son fondement c’est la prière et son fer de lance c’est le jihad« . Ensuite il a dit ce qui signifie : « Veux-tu que je t’apprenne comment tu peux obtenir tout cela ? » Je lui ai dit : Bien sûr que oui, Ô Messager de Allah. Il a pris sa langue et il a dit ce qui signifie : « cesse le mal que peut t’entraîner cela« . Ensuite j’ai dit : Ô Messager de Allah, est-ce que nous aurons des comptes à rendre sur ce que nous disons ? Il a dit ce qui signifie : « Mais bien sûr, les gens ne seront-ils pas jetés en enfer sur leurs visages, qu’à cause de ce qu’ils ont dit par leurs langues » [rapporté par At-Tirmidhiyy et il a dit c’est un hadith haçan sahih].
Le trentième hadith
D’après Abou Tha^labah Al-Khouchaniyy Jourthoum Ibnou Nachir, que Allah l’agrée, le Messager de Allah a dit
ce qui signifie : « Allah ta^ala a rendu obligatoire certaines choses, ne les manquez pas et Il a défini des limites, ne les dépassez pas, Il a interdit certaines choses, alors ne les outrepassez pas. Certaines choses n’ont pas été mentionnées par miséricorde pour vous et non par oubli, alors ne les recherchez pas » [Hadith haçan rapporté par Ad-Daraqoutniyy et d’autres].
Le trente et unième hadith
D’après Abou l-^Abbas Sahl Ibnou Sa^d As-Sa^idiyy, que Allah l’agrée, il a dit : Un homme est venu au Prophète r et lui a dit : Ô Messager de Allah indique-moi un acte tel que, si je le fais, Allah m’accorde la miséricorde et la récompense et les gens m’aiment. Il lui a dit ce qui signifie : « Soit ascète dans le bas-monde, Allah ta^ala te fait miséricorde et t’accorde des récompenses et ne recherche pas ce qu’ont les gens, les gens t’aimeront » [un hadith haçan rapporté par Ibnou Majah et d’autres avec une bonne chaîne de transmission].
Le trente-deuxième hadith
D’après Abou Sa^id – Sa^d Ibnou Sinan – Al-Khoudriyy, que Allah l’agrée, le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Ne nuis pas aux autres et ne réponds pas à la nuisance par la nuisance » [hadith rapporté par Ibnou Majah et Ad-Daraqoutniyy et d’autres qu’eux deux avec des chaînes de transmission et Malik l’a rapporté dans Al-Mouwatta’ avec une chaîne de transmission d’après ^Amr Ibnou Yahya d’après son père, d’après le Prophète. Il n’est donc pas rapporté de Abou Sa^id et ce hadith a différentes chaînes de transmission qui se renforcent les unes les autres].
Le trente-troisième hadith
D’après Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée lui et son père, le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Si on accordait aux gens à la mesure de ce qu’ils prétendent alors il y aurait des hommes qui prétendraient aux biens et au sang des autres, mais la preuve est à la charge de celui qui prétend, et celui qui nie, il lui suffit de jurer » [un hadith sûr rapporté par Al-Bayhaqiyy et d’autres aussi et une partie de ce hadith figure dans les deux sahih].
Le trente-quatrième hadith
D’après Abou Sa^id Al-Khoudriyy, que Allah l’agrée, il a dit : J’ai entendu le Messager de Allah dire ce qui signifie : « Celui d’entre vous qui voit une chose blâmable, qu’il la change par sa main, s’il n’en est pas capable par sa langue, et s’il n’en est pas capable, par son cœur et ceci est le minimum de la foi. » (c’est-à-dire le minimum que la personne doit faire en cas d’incapacité) » [rapporté par Mouslim].
Le trente-cinquième hadith
D’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, il a dit : Le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Ne vous enviez pas les uns les autres, ne vous trompez pas les uns les autres, ne vous haïssez pas les uns les autres, ne soyez pas ennemis les uns des autres et ne rompez pas les relations les uns avec les autres, et ne démotivez pas l’acheteur ou le vendeur sur le prix dans le but de vendre au premier ou d’acheter au second, soyez des adorateurs de Allah, des frères, le musulman est un frère pour le musulman, il ne lui fait pas subir d’injustice, il ne manque pas de l’aider, il ne lui ment pas et ne le rabaisse pas. La piété est ici (et il montre sa poitrine trois fois), il suffit comme mal à la personne de rabaisser son frère musulman : tout le musulman est interdit pour le musulman, son sang, son bien et son honneur » [rapporté par Mouslim].
Le trente-sixième hadith
D’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, le Prophète a dit ce qui signifie : « Celui qui décharge un croyant d’un tourment de ce bas-monde, Allah le décharge d’un des tourments du jour du jugement et celui qui facilite les choses pour quelqu’un dans la difficulté, Allah lui facilite dans le bas-monde et dans l’au-delà ; et celui qui ne dévoile pas un musulman, Allah ne le dévoile pas dans le bas-monde et dans l’au-delà, et Allah aide l’esclave tant que l’esclave aide son frère. Celui qui prend un chemin par lequel il cherche une science, Allah lui facilite un chemin pour le paradis : il n’y a pas un groupe de personnes qui se réunissent dans une des mosquées de Allah pour réciter le Livre de Allah, pour l’étudier entre eux, sans que la paix s’installe sur eux, que la miséricorde les enveloppe et que les anges les entourent et sans qu’ils soient agréés par Allah. Celui qui n’œuvre pas en bien, ce n’est pas son ascendance et son honneur qui lui compensera ses actes » [rapporté par Mouslim avec ces termes].
Le trente-septième hadith
D’après Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée lui et son père, d’après le Messager de Allah qu’il a rapporté que Son Seigneur tabaraka wa ta^ala a dit ce qui signifie : « Allah a destiné les bonnes et les mauvaises actions et Il a indiqué cela : Celui qui comptait faire une bonne action mais ne l’a pas faite, Allah la lui fait écrire une bonne action complète et s’il comptait faire la bonne action puis il l’a faite, Allah lui fait inscrire dix bonnes actions jusqu’à sept cent fois jusqu’à beaucoup plus, un plus grand nombre, et s’il comptait faire une bonne action et ne l’a pas faite, Allah lui fait inscrire une bonne action et s’il comptait faire une mauvaise action et l’a faite, Allah lui fait inscrire une seule mauvaise action » [rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim dans leurs deux Sahih].
Observe bien, ô toi mon frère, que Allah nous accorde à nous et à toi la réussite, observe la grande miséricorde de Allah ta^ala et observe bien ces termes, la parole du Prophète : (kamilah) qui signifie « complète » c’est pour l’insistance et la grande grâce, que Allah nous l’accorde, et lorsqu’il a dit : (katabaha sayyi’atan wahidah) ce qui signifie « une seule mauvaise action« , il nous a montré qu’elle n’est pas complète et que ce n’est qu’une seule mauvaise action ; la louange est donc à Allah, à Lui est la grâce soubhanah, nous n’évaluons pas les bienfaits qu’Il nous accorde. Et que Allah nous accorde la réussite.
Le trente-huitième hadith
D’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, il a dit : Le Messager de Allah a dit ce qui signifie : Allah ta^ala dit
ce qui signifie : « Celui qui prend un de Mes waliyy – saints – pour ennemi, Je lui annonce qu’il est Mon ennemi ; l’esclave ne se rapproche pas davantage de Mon agrément que par ce que J’ai rendu obligatoire sur lui et Mon esclave se rapproche de Mon agrément par les actes surérogatoires jusqu’à ce que Je l’agrée. Lorsque Je l’agrée, Je lui donne un secret dans son ouïe, Je lui donne un secret dans sa vue, Je lui donne un secret dans sa main et Je lui donne un secret dans ses pieds et lorsqu’il me demande, Je lui donne et lorsqu’il recherche la protection par Moi, Je le protège » [rapporté par Al-Boukhariyy].
Le trente-neuvième hadith
D’après Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée lui et son père, que le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Allah ta^ala ne charge pas ma communauté de ce qu’elle fait par erreur, comme le lapsus, ou par oubli ou contrainte » [hadith sûr rapporté par Ibnou Majah, Al-Bayhaqiyy et autres qu’eux deux].
Le quarantième hadith
D’après Ibnou ^Oumar, que Allah l’agrée lui et son père, il a dit : Le Messager de Allah m’a pris par les épaules et m’a dit ce qui signifie : « Sois dans le bas-monde comme si tu étais un étranger ou un voyageur poursuivant son chemin » et Ibnou ^Oumar, que Allah l’agrée lui et son père, disait : « Si tu arrives au soir, n’attends pas le matin et profite de ta santé pour ta maladie et de ta vie pour ta mort » [rapporté par Al-Boukhariyy].
Le quarante et unième hadith
D’après Abou Mouhammad ^Abdou l-Lah Ibnou ^Amr Ibni l-^As, que Allah l’agrée, il a dit : « Le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « L’un de vous n’atteindra un degré de foi complète que si ses passions deviennent soumises à ce que je vous ai transmis » [un hadith sûr, haçan sahih rapporté dans le livre Al-Houjjah avec une bonne chaîne de transmission].
Le quarante deuxième hadith
D’après ‘Anas, que Allah l’agrée, il a dit : « J’ai entendu le Messager de Allah dire ce qui signifie : « Allah ta^ala dit ce qui signifie : « Ô toi fils de ‘Adam, lorsque tu M’invoques et que tu Me supplies, Je te pardonne ce que tu as commis et cela ne M’est pas préjudiciable, Ô toi fils de ‘Adam si tes péchés atteignaient le ciel et que par la suite tu Me demandais le pardon Je te pardonnerai, Ô toi fils de ‘Adam si tu ramenais autant que toute la terre de péchés et que tu venais au jour du jugement sans M’attribuer aucun associé, Je t’accorderai autant que la terre de pardon » [rapporté par At-Tirmidhiyy qui a dit hadith haçan sahih].
Noter prophète : Les manifestations de l’amour du Salaf et des Imams illustres pour le Prophète
Les manifestations de l’amour du Salaf et des Imams illustres pour le Prophète
Il y a eu beaucoup de nouvelles qui ont été rapportées du Salaf vertueux (c’est-à-dire les musulmans des trois premiers siècles de l’Hégire) et des Imams illustres qui indiquent leur profond amour pour leur prophète et le fait qu’ils se languissaient de lui. Le prophète a dit : « min ‘achaddi ‘oummati li houbban ‘ounasoun yakounouna ba^di yawaddou ‘ahadouhoum law ra’ani bi ‘ahlihi wa malihi » ce qui signifie : « les gens de ma communauté qui m’aimeront le plus, ce sont des gens qui vont venir après moi. L’un d’entre eux serait prêt à sacrifier sa famille et ses biens pour me voir » et le prophète a dit dans un autre hadith : « wadidtou law ra’aytou ahbabi » ce qui signifie : « j’aurai souhaité voir mes bien-aimés ». Les compagnons lui ont dit : « mais ne sommes-nous pas tes biens aimés ô messager de Allah ? ». Il a répondu : « ‘antoum ‘as–habi, ‘ahbabi al-ladhina ya’touna min ba^di yawaddou ‘ahadouhoum ‘an law ra’ani bi ‘ahlihi wa malih » ce qui signifie : « vous, vous êtes mes compagnons, mais mes bien-aimés ce sont ceux qui viendront après moi. L’un d’entre-eux serait prêt à sacrifier sa famille et ses biens pour me voir ».
Parmi les paroles rapportés du Salaf vertueux, les paroles et les nouvelles qui manifestaient leur amour pour leur prophète, et le fait qu’ils étaient attachés à lui durant sa vie et après sa mort c’est que ^Amr ibnou l-^As a dit : « il n’y avait personne que j’aimais plus que le messager de Allah ». D’après ^Abdah, la fille de Khalid ibnou Ma^dan elle parlait de son père et elle disait : « Khalid n’allait pas dormir sans citer son profond amour pour le messager de Allah, pour ses compagnons, qu’ils soient mouhajiroun (émigrants) ou ‘ansar (partisans). Il les mentionnait et il disait : ce sont eux ma famille, ce sont eux mon clan, c’est à eux que mon cœur s’attendrit. Je me languis d’eux. O Seigneur fais que je les rejoigne rapidement, et il disait cela jusqu’à dormir ». Il a été rapporté qu’une femme des ‘ansar, des partisans, c’est-à-dire des musulmans de Médine a apprit que son père, son frère et son mari ont été tués le jour de la bataille de ‘Ouhoud, ils étaient auprès du messager de Allah. Elle a dit : « comment vas le messager de Allah ? ». On lui a répondu : « il va bien par la grâce de Allah, il va comme tu le souhaites ». Elle a dit alors : « montre-le moi que je puisse le voir » et quand elle a vu le prophète, elle a dit : « toute épreuve après toi est comme rien du tout ». Un jour ^Aliyy ibnou Abi Talib, que Allah l’honore davantage, a été interrogé : « comment vous aimiez le messager de Allah ? ». Alors notre maître ^Aliyy, que Allah l’agrée, a répondu : « par Allah, nous l’aimions plus que nos biens, plus que nos enfants, plus que nos parents, plus que nos pères et mères et plus que l’eau fraîche pour celui qui est assoiffé ». D’après Zayd ibnou ‘Aslam, il a dit : « ^Oumar ibnou l-Khattab, que Allah l’agrée était sorti faire son inspection de nuit (il avait instauré une bonne innovation, c’est qu’il sortait de nuit et inspectait les musulmans : comment est l’état des musulmans, il regardait s’il y avait quelqu’un à qui il manquait quelque chose, c’était une innovation qu’il avait instauré, que le sultan, le calife, le responsable sorte et inspecte les gens la nuit pour voir s’il ne leur manque pas quelque chose. De nos jours certains parents peut-être n’inspectent même pas leurs enfants au lit pour voir s’ils sont bien couvert ou pas. Lui il sortait de chez lui et il passait et contrôlait les gens). Alors il a vu une lumière allumée dans une maison et une vieille femme qui était en train de filer de la laine et elle disait de la poésie. Elle disait :
^ala Mouhammadin salatou l-‘abrar
salla ^alayhi t–tayyibouna l-‘akhyar
qad kounta qawwaman boukan bi l-‘as-har
ya layta chi^ri wa l-manaya ‘atwar
hal tajma^ouni wa habibi d-dar
Que Allah honore et élève d’avantage le prophète Mouhammad
Ce sont les bons et les meilleurs qui ont fait des invocations en sa faveur
Puis dans sa poésie elle s’adressait au prophète et elle disait :
Tu veillais les nuits en pleurant par crainte de Allah
Quand est ce que la mort viendra et je pourrai venir te rejoindre
Notre maître ^Oumar que Allah l’agrée s’est assis et s’est mis à pleurer. Il a demandé qu’elle parle avec lui.
Il a été rapporté que le compagnon glorieux ^Abdou l-Lah, fils de ^Oumar ibnou l-Khattab, que Allah les agrée tous les deux, une fois sa jambe s’est comme paralysée. On lui a dit : « cite la personne que tu aimes le plus, tu guériras ». Alors il a dit : « Ya Mouhammadan », il a appelé le prophète. C’est alors qu’il guérit sur le coup.
Information utile : L’imam Al-Boukhariyy dans son livre al-‘adabou l-moufrad, a dit qu’il était permis d’appeler le prophète après sa mort en disant « Ya Mouhammad », « Ô Mouhammad ».
Ibnou s-Sounniy a également cité cela dans son livre ^amalou l-yawmi wa l-laylah. Le texte de ce qu’a rapporté Al-Boukhariyy dans al-‘adabou l-moufrad, son livre, il a dit : « la jambe du fils de ^Oumar s’est comme paralysée. Un homme lui a alors dit : cite la personne que tu aimes le plus, celle qui est le plus cher pour toi. Il a dit : « Ya Mouhammad », « Ô Mouhammad ». Cette quasi-paralysie de sa jambe, c’est-à-dire que sa jambe c’est comme si elle n’a plus de sensibilité, ce n’est pas le simple fourmillement. Certains ne comprennent pas ce hadith, ils pensent que c’est comme si la jambe se met à fourmiller, mais ce n’est pas le simple fourmillement de jambe, c’est une quasi-paralysie, la jambe ne sent plus rien. Lorsque Bilal Al-Habachiy que Allah l’agrée, qui était le mou’adh-dhin, celui qui appelait à la prière pour le messager, quand il était près de mourir, sa femme s’est mise à dire : « Ô qu’il est grand mon chagrin », parce qu’elle voyait que son mari était prés de mourir. C’est alors que Bilal lui a répondu : « qu’il est grand mon bonheur : Demain je vais rejoindre mes bien-aimés, Mouhammad et ses compagnons ».
Il a été rapporté qu’une femme avait dit à ^A’ichah, que Allah l’agrée, elle lui avait dit après le décès du prophète élu : « montre-moi la tombe du messager de Allah ». ^A’ichah a alors dévoilé la tombe et c’est alors que cette femme s’est mise à pleurer en face de la tombe honorée jusqu’à ce qu’elle soit morte tellement elle se languissait du prophète et l’aimait.
Parmi les nouvelles qui nous sont parvenues au sujet de l’immense amour que les compagnons éprouvaient envers leur prophète, et comment ils faisaient tout pour qu’il ne lui arrive aucun mal, aucune nuisance : lorsque les gens de La Mecque, qui étaient à l’époque encore mécréants, ont emmené Zayd ibnou d-dathnah, ils l’ont fait sortir de al-haram, l’enceinte sacré de La Mecque pour le tuer alors que Zayd était un compagnon du prophète. Abou Soufiyan ibnou Harb qui était mécréant lui a dit : « je te demande par Allah ô Zayd, est-ce que tu aurais aimé que Mouhammad soit à ta place maintenant entre nos mains et qu’on lui tranche le cou et que toi tu sois parmi les gens de ta famille, tranquille ? ». Alors Zayd, que Allah l’agrée lui a répondu : « Par Allah, je ne voudrai pas que Mouhammad, qui est à la place où il est maintenant, je ne voudrai même pas qu’il soit touché par une épine. Alors que moi je serai assis avec les gens de ma famille ». Et Abou Soufiyan a dit : « je n’ai pas vu des gens qui aimaient plus quelqu’un que les compagnons de Mouhammad qui aimaient le prophète Mouhammad ».
Ce qui nous indique le grand attachement des compagnons, leur grand amour pour le messager éminent, il y a ce qui s’est passé lors de la bataille de ‘Ouhoud. Lorsque les archers (ceux qui devaient être positionnés pour couvrir les musulmans qui combattaient. Le Prophète les avait placés sur une hauteur, le mont des archers jabalou r-roumat, ils étaient là normalement pour surveiller que les musulmans ne soient pas attaqués par derrière) avaient contredit la parole du prophète, ils avaient quitté leurs positions alors que le prophète leur avait dit ce qui signifie : « même si vous voyez que nous sommes en train de gagner la bataille, vous ne quittez pas vos positions » et eux ont désobéi, ils ont quitté leurs position. C’est alors que les musulmans n’ont plus été couverts, et les associateurs sont venus pour les attaquer par derrière. Il y a eu beaucoup de morts parmi les musulmans à cette occasion là. Et à cette occasion, les compagnons du prophète ont manifesté leur grand attachement pour le prophète. Ils étaient devenus comme une forteresse : par leur corps ils avaient constitué comme une forteresse autour du prophète et ils protégeaient le prophète par leurs corps et ils tombaient les uns à la suite des autres sous les flèches des associateurs au point que nombre d’entre eux furent tués à cette occasion là. Tout cela manifestant leur amour pour leur prophète et leur guide éminent et oeuvrant conformément à la parole de Allah : « an-nabiyyou ‘awla bi l-mou’minina min ‘anfousihim » [sourat Al-‘Ahzab / 6].
Parmi ce qui est rapporté également concernant le sacrifice des compagnons, que Allah les agrée, le sacrifice qu’ils ont fait pour leur prophète, ils sacrifiaient leurs âmes et leurs corps le jour de la bataille de ‘Ouhoud. Lorsque les gens n’avaient pas écouté la parole du prophète et que parce qu’ils n’avaient pas écouté la parole du prophète ils avaient perdu, mais le prophète il ne perd jamais. On ne dit pas que le prophète a perdu une bataille, le prophète est toujours gagnant. Ce sont ceux qui n’ont pas écouté sa parole qui ont perdu.
Le compagnon honorable Abou Talhah, que Allah l’agrée a protégé le prophète et il était debout pour le protéger et porter son bouclier. Il protégeait le prophète avec son propre corps et son bouclier. Et Abou Talhah était un homme adroit dans le lancer. Le prophète surveillait la bataille mais Abou Talhah lui disait : « s’il te plait ne te découvre pas sinon tu risques d’être atteint par une flèche. Je préfère que ce soit moi qui meurt et pas toi ».
Abou Doujanah également, que Allah l’agrée, a protégé le messager de Allah par son corps. Son corps était comme un bouclier pour le prophète et les flèches tombaient sur son dos alors qu’il était penché sur le messager de Allah pour le couvrir jusqu’à ce qu’il meure lui et cinq autres avec lui qui protégeaient le messager de Allah par leurs corps. Ils ont sacrifiés leurs âmes pour le prophète et ils ont obtenu la gloire du martyr. Le dernier d’entre eux était ^Amarah ibnou Yazid que Allah l’agrée qui lui aussi protégeait et combattait jusqu’à ce que ses blessures l’aient achevé. Quand ce compagnon était tout plein de blessure et qu’il allait bientôt mourir, le messager de Allah, lui qui a le cœur tendre et miséricordieux a dit aux autres : « ‘adnouhou minni », ce qui signifie : « rapprochez-le de moi » et le prophète a posé la tête de ce compagnon blessé sur son pied honoré et ce compagnon est mort avec sa joue contre la jambe du messager de Allah.
Parmi ce qui indique le grand amour des compagnons pour leur prophète et le grand attachement de leur cœur à le voir et le fait qu’ils ne supportaient pas de la quitter, c’est qu’un homme est venu un jour voir le prophète élu et lui a dit : « Ô messager de Allah je t’aime plus que ma famille et mes biens. Chaque fois que je te cite, je ne peux pas patienter jusqu’à venir te voir. J’ai pensé, le jour où moi je vais mourir et que toi tu vas mourir, j’ai su que toi lorsque tu rentreras au paradis, tu y entreras en haut du paradis avec les prophètes et que si moi j’y rentre je ne t’y verrai pas ». Alors Allah tabaraka wa ta^ala a révélé Sa parole : « wa man youti^i l-Laha wa r-rasoula fa‘oula’ika ma^a l-ladhina ‘an^ama l-Lahou ^alayhim m-mina n-nabiyyina wa s–siddiqina wa ch-chouhada’i wa s–salihina wa hasouna ‘oula’ika rafiqa » [sourat An-Niça’ / 69], c’est-à-dire dans cette ‘ayah nous comprenons que ceux qui obéissent à Allah et au messager ceux-là seront avec le prophète, les véridiques, les martyrs et les vertueux et quelle meilleure compagnie que la compagnie de ces gens-là.
Le prophète a demandé qu’on lui ramène cet homme et il lui a récité cette ‘ayah pour lui égayer le cœur. Dans le hadith de ‘Anas, que Allah l’agrée, le prophète a dit : « man ‘ahabbani kana ma^i fi l-jannah », ce qui signifie : « celui qui m’aime sera avec moi au paradis ».
Information utile : le messager de Allah a dit : « al-mar’ou ma^a man ‘ahabb », c’est-à-dire que Allah ta^ala réunit l’homme avec celui qu’il aime s’il fait partie des vertueux. Au jour du jugement, si quelqu’un aimait quelqu’un de vertueux, il sera avec lui au jour du jugement.
Parmi les manifestations claires également de l’amour des compagnons envers leur prophète, et que leur cœur était attaché à l’accompagner même après sa mort, il y a ce qu’a rapporté Mouslim que Rabi^ah ibnou Ka^b Al-‘Aslamiy qui avait été un certain moment au service du messager de Allah. Le messager de Allah lui a dit un jour pour le rétribuer, car ce compagnon était à son service : « salni », ce qui signifie : « demande quelque chose je, le ferai » c’est-à-dire par rétribution. C’est alors que ce compagnon a demandé au messager de Allah d’être avec lui au paradis. Le messager de Allah ne l’a pas blâmé pour cela. Il ne lui a pas dit, ce n’est pas bien ce que tu demandes. Mais par modestie, le prophète lui a dit : « ‘aw ghayra dhalik » ce qui signifie : « ou autre chose ». Mais le compagnon lui a dit : « non c’est ce que je veux ». Alors le prophète lui a dit : « fa’a^inni ^ala nafsika bi kathrati s-soujoud », ce qui signifie : « œuvre, accompli beaucoup des prières surérogatoires, peut-être que ce sera une cause pour que tu sois exaucé ».
Information utile : ce hadith honoré dans lequel ce compagnon honorable Rabi^ah ibnou Ka^b, que Allah l’agrée avait demandé au messager de Allah d’être avec lui au paradis par rétribution pour son service à lui dans le bas monde. Ce hadith constitue une preuve claire qu’il est permis de demander à autre que Allah ta^ala quelque chose qu’il n’est pas habituel de demander. Il a demandé au prophète d’être avec lui au paradis, il a demandé à autre que Allah. Et lui demander d’être au paradis, ça n’est pas quelque chose d’habituel, les gens habituellement ne demandent pas ça. Donc ce hadith est une preuve qu’il est permis de demander à autre que Allah ce qu’il n’est pas habituel de demander contrairement à ce que disent ces perturbateurs qui renient le tawassoul, les wahhabites ou prétendus salafites. Ils disent le contraire, ils déforment. Ils prétendent qu’il n’est pas permis de demander à autre que Allah et qu’il n’est pas permis de demander ce qui n’est pas habituel. Ils ont ramené des règles de leur tête. Nous, nous suivons le hadith du prophète et des compagnons ou ces gens là ? On suite le prophète et ses compagnons, mais eux c’est comme si leur cœur est voilé, c’est comme si tu parles avec le vent. Ces gens ont ramené une nouvelle religion et avec leur argent ils la diffusent. Ils prennent des jeunes qui n’ont pas vécu dans les pays musulmans, qui n’ont pas appris ou même ceux qui ont vécu dans les pays musulmans et ils les détournent, ils sèment parmi eux leur mauvaise religion. S’ils l’ont propagée, c’est avec l’argent car le fondateur de leur secte wahhabite est apparu il y a plus de 250 ans et il n’a pas réussi à attirer des gens. C’est seulement lorsqu’ils ont découvert du pétrole qu’ils ont réussi à diffuser leur mauvaise croyance et pourtant ils n’ont rien changé, c’est toujours la même chose. Avant ils n’avaient pas d’argent, ils n’avaient pas de client maintenant qu’ils ont l’argent ils trouvent des clients.
Ils disent : « comment tu demandes à quelqu’un qui lui aussi est dans le besoin ?! », c’est soit disant la réplique qu’ils ont trouvée ! Quand on leur dit qu’il est permis de demander à autre que Allah quelque chose qu’il n’est pas habituel de demander, comme ce compagnon, ils disent : « comment tu demandes à quelqu’un qui lui-même est dans le besoin ?! ». La réplique est que le messager de Allah qui lui aussi ne se passe pas de Allah, il a toujours besoin de Allah a dit à son propre serviteur ce qui signifie : « demande-moi ce que tu veux ». C’est le prophète qui a pris l’initiative de lui dire de demander et le compagnon qui connaît certainement la religion de l’Islam mieux que ces wahhabites a demandé. Le prophète ne lui a pas dit : « tu as fait quelque chose de mal, pourquoi tu demandes à quelqu’un qui lui-même est dans le besoin ». Ces gens-là sont très loin de la religion du prophète.
Les gens de la vérité, parmi les savants ont dit : « il est permis de demander au prophète qu’il soit vivant ou mort et il est également permis de demander à un saint qu’il soit vivant ou mort. Cela n’est pas contraire à la loi de l’islam et cela ne représente pas une adoration d’autre que Allah » tout comme le prétendent ces perturbés, ces perturbateurs qui renient le tawassoul. L’adoration comme l’ont définie les linguistes, les spécialistes de la langue, c’est : « ghayatou l-khouchou^i wa l-khoudou^ » c’est-à-dire l’extrême limite de l’humilité, de la crainte et de la soumission. On comprend à partir de là que le simple tawassoul, la simple demande d’aide ou de renfort par le prophète ou par un saint et lui demander qu’il soit vivant ou mort, cela n’est pas une adoration pour celui à qui on demande cela car ce n’est pas une extrême limite d’une soumission, ce n’est pas une forme d’association. Les prophètes et les saints tout comme l’ont dit les savants de la vérité peuvent agir, accomplir certaine chose durant leur vie et après leur mort. Tout cela par la volonté de Allah. Allah ta^ala fait que s’Il veut, ce saint sort de sa tombe, il fait ce que Allah veut qu’il fasse et il revient. N’est ce pas que Allah est sur toute chose tout puissant. Qu’est ce qui empêche cela ? Rien du point de vue de la raison n’empêche cela, rien. C’est quelque chose de possible selon la raison.
Parmi ce qui est parvenu au sujet de l’amour des compagnons envers le prophète élu, il y a la visite qu’ils lui font après sa mort et le tabarrouk, c’est-à-dire la recherche des bénédictions par sa tombe honorée, il y a ce qu’à, rapporté Bilal Al-Habachiy, que Allah l’agrée, le mou’adh-dhin du messager de Allah. Il avait quitté Médine l’illuminée après la mort du prophète et il était parti s’installer au pays de Ach-Cham. Il a vu dans son rêve le messager de Allah lui dire dans le rêve ce qui signifie : « tu fais preuve là d’une froideur ô Bilal. Le moment de venir me rendre visite n’est donc pas encore arrivé ». C’est-à-dire que le prophète s’est comme s’il reprochait avec douceur, comme lorsque quelqu’un te dit « il y a longtemps que tu n’es pas venu me rendre visite pourquoi tu ne viens pas ». Bilal, que Allah l’agrée s’est réveillé de son sommeil attristé et touché. Il a pris sa monture et s’est dirigé vers Médine l’illuminée, que Allah honore et élève d’avantage celui qui y réside. Il est parti à la tombe du prophète, il s’est mis à pleurer et à frotter son visage sur la tombe. C’est alors que Al-Haçan et Al-Houçayn, les deux petit-fils du messager de Allah, sont venus et Bilal les a pris contre lui, les a serrés contre sa poitrine en les embrassant. Ils lui ont dit : « nous souhaitons tant entendre à nouveau l’appel à la prière que tu faisais pour le messager de Allah dans la mosquée ». C’est alors que Bilal a fait ce que les petit-fils du prophète lui ont demandé. Il est monté sur le toit de la mosquée du prophète. Il a pris la place qu’il prenait habituellement et quand il a dit Allahou ‘akbar Allahou ‘akbar, Médine a tremblé. Quand il a dit Ach-hadou an-la ‘ilaha illa l-Lah, les gens ont tous remarqué qu’il y avait quelque chose d’inhabituel. Lorsqu’il a dit Ach-hadou anna Mouhammadan raçoulou l-Lah les femmes étaient sorties de chez elles, elles se sont dit « est ce que le prophète a ressuscité ? » et ce jour-là, était le jour où on avait vu le plus les gens pleurer, hommes et femmes à Médine, après le décès du messager de Allah. Cela a été rapporté par le Hafidh Taqiyyou d-Din As-Soubkiyy dans son livre Chifa’ou s-Saqam.
Biographies : l’Imam Al-Boukhariyy
L’Imam Al-Boukhariyy
L’Imam Al-Boukhariyy, le Chaykh des Mouhaddith
et l’Imam de ceux qui ont rassemblé le hadith
Sa biographie
Il s’agit de ‘Abou ^Abdi l-Lah Mouhammad fils de ‘Isma^il fils de ‘Ibrahim fils de Bardisbah Al-Jou^fiyy Al-Boukhariyy. Il est né dans la ville de Boukhara, le vendredi après la prière, treize nuits écoulées du mois de chawwal de l’année 194 de l’hégire. Il a grandi orphelin élevé par sa mère. Il a perdu la vue lorsqu’il était petit mais sa mère a vu le Khalil ‘Ibrahim ^alayhi s-salam dans le rêve qui lui a dit : « Allah a rendu la vue à ton fils en raison de tes nombreuses larmes ».
Al-Boukhariyy a aimé la science depuis son plus jeune âge. Il a ainsi mémorisé les compositions de hadith de Ibnou l-Moubarak en étant enfant. Il a lu les livres réputés alors qu’il avait seize ans, tant qu’il a été dit qu’il mémorisait en étant jeune soixante-dix mille hadith par cœur. Ce qui l’a aidé à cela, c’est qu’il connaissait les biographies de ceux qui rapportent le hadith et il recherchait leur état également, il le connaissait. Il connaissait les Chaykh de ceux de qui il tient le hadith ainsi que leurs élèves et leurs différentes chaînes de transmission.
Avant qu’il ne quitte son pays, il a pu recevoir par transmission tout ce qui y est rapporté comme hadith. Il les a entendu de Mouhammad ‘Ibnou Salam Al-Baykandiyy et ‘Abdou l-Lah ‘Ibnou Mouhammad Al-Mouçannadiyy et ‘Ibrahim ‘Ibnou l-‘Ach^af, de Mouhammad ‘Ibnou Youçouf Al-Baykandiyy et d’autres encore.
Ensuite, il est parti à La Mecque avec sa mère et son frère en recherchant à recevoir la transmission et à entendre les hadith rapportés.
Il est resté dans le Hijaz pendant six ans durant lesquels il recevait par transmission le hadith. Il s’est déplacé dans les différents pays, il est parti à Ach-Cham, il est parti en Egypte, il est parti à Al-Jazirah à deux reprises, à Al-Basrah à quatre reprises, à Al-Koufah et Baghdad à plusieurs reprises. Il a ainsi reçu le hadith de la part des mouhaddith de chaque pays où il s’était rendu, tant que les hommes de qui il rapporte le hadith ont atteint le nombre de mille quatre-vingts et ils étaient tous des mouhaddith.
Parmi les faits importants qui ont été rapportés à son sujet
L’Imam At-Taj As-Soubkiyy a rapporté dans son livre At–Tabaqat lorsqu’il a mentionné la biographie de l’Imam des mouhaddith ‘Abou ^Abdi l-Lah Boukhariyy, il a rapporté d’après ‘Ibnou ^Adiyy qu’il a dit : « J’ai entendu plusieurs Chaykh rapporter que Al-Boukhariyy était venu s’installer à Baghdad. C’est alors que les gens qui rapportent le hadith se sont réunis et ils ont pris cent hadith qu’ils ont inversé, c’est-à-dire qu’ils ont pris le corps du hadith et la chaîne de transmission et ils les ont mélangés, de sorte qu’ils ont mis le texte de ce hadith avec la chaîne de transmission de cet autre hadith, et la chaîne de transmission de ce hadith pour le texte de cet autre hadith. Ils ont donné à chacun dix hadith qu’ils ont ainsi mélangés pour les mentionner à Al-Boukhariyy dans une assemblée. Les gens se sont alors réunis. L’un d’entre eux s’est levé et il a interrogé au sujet de ces hadith, d’un des dix qu’il a mélangés. Al-Boukhariyy a dit : « Je ne le connais pas ». Il l’a interrogé au sujet d’un autre hadith, Al-Boukhariyy a dit : « Je ne le connais pas », jusqu’à ce que le premier homme ait terminé avec les dix hadith. C’est alors que les spécialistes de jurisprudence se regardaient les uns les autres, c’est-à-dire qu’il s’interrogeait sur Al-Boukhariyy. Un deuxième homme s’est levé et a fait comme le premier. Et Al-Boukhariyy disait à chaque fois : « Je ne le connais pas ». Lorsque les dix hommes avaient fini, Al-Boukhariyy s’est retourné vers le premier d’entre eux et lui a dit : « Pour ce qui est de ton premier hadith sa chaîne de transmission c’est celle-là. Pour le deuxième hadith la chaîne de transmission c’est celle-là, et le troisième et ainsi de suite » jusqu’à lui donner les chaînes de transmission des dix hadith que le premier a donné. Il a rendu ainsi à chaque texte de hadith sa bonne chaîne de transmission. Ensuite, il a fait la même chose avec le deuxième, la même chose avec les autres jusqu’à avoir terminer avec les dix hommes. C’est alors que les gens lui ont reconnu sa capacité de mémorisation (de Hafidh).
Al-Boukhariyy depuis son plus jeune âge avait une très forte capacité de mémorisation de sorte qu’il apprenait par cœur les hadith avec leurs chaînes de transmission du fait même qu’il les entendait. Il a mémorisé des compositions de hadith de Ibnou l-Moubarak. Il a aussi reçu par transmission les livres réputés de l’époque alors qu’il avait seize ans et cette capacité de mémorisation étonnante est connue de lui depuis son plus jeune âge.
Parmi ce que As-Soubkiyy rapporte dans ses Tabaqat de Al-Boukhariyy qu’il a dit : « J’ai été inspiré la mémorisation du hadith dans le Kouttab –c’est-à-dire l’école où les enfants apprenaient le Qour’an et le hadith– alors que j’avais dix ans ou moins, et lorsque j’ai quitté le Kouttab après dix ans, j’allais écouter auprès de Ad-Dakhiliyy et d’autres.
Un jour tandis qu’il récitait le hadith aux gens, il a dit : « Soufyan a rapporté d’après ‘Abou Zoubayr d’après ‘Ibrahim ». C’est alors que je lui ai dit : « Mais ‘Abou Zoubayr n’a pas du tout rapporté de ‘Ibrahim ». Il m’a alors dit de me taire. Je lui ai dit : « Vérifie si tu veux sur ta copie d’origine ». Il est rentré puis il est ressorti et il m’a dit : « C’est comme tu as dit mon garçon». Il s’agit de Az–Zoubayr Ibnou ^Adiyy qui a rapporté de ‘Ibrahim. Il m’a alors pris le crayon de la main et il a corrigé, et il m’a dit : « Tu as dit vrai ». Lorsque Al-Boukhariyy a été interrogé sur son âge à ce moment-là, il a répondu : « J’avais onze ans ».
Parmi ce qui est rapporté de Mouhammad ‘Ibnou ‘Abi Hatim Al-Warraq de Al-Boukhariyy qu’il a dit : « J’ai entendu Hamid ‘Ibnou ‘Isma^il et un autre dire : « Al-Boukhariyy venait avec nous pour entendre le hadith alors qu’il était encore jeune garçon. Mais il n’écrivait rien du tout. Un bon moment s’était écoulé et il faisait ainsi. Nous lui disions alors, pourquoi tu n’écris pas ? et il nous a dit vous avez beaucoup insisté pour que j’écrive. Lisez moi donc ce que vous deux avez écrit. Nous avions alors sorti ce que nous avions écrit et c’était plus que quinze mille hadith. Il les a tous récité par cœur, tant que nous corrigions nos versions sur ce qu’il avait appris par cœur ».
Les Chaykh de Al-Boukhariyy
Comme le nombre de ses Chaykh était important et beaucoup plus grand encore que d’être limité dans cette étude, nous allons mentionner les plus réputés d’entre eux. Ainsi, il a entendu de Makkiyy fils de ‘Ibrahim Al-Balkhiyy et de ^Abdan fil de ^Outhman Al-Marwaziyy et de ^Oubaydi l-Lah fils de Mouça Al-^Absiyy et de ‘Abi ^Asim Ach-Chaybaniyy et de Mouhammab ‘Ibnou ^Abdi l-Lah Al-‘Ansariyy, de Mouhammad ‘Ibnou Youçouf Al-Faryabiyy et de ‘Abou Nou^aym Al-Fadl fils de Daki, de ‘Abou Ghassad Al-Hindiyy et de Soulayman fils de Harb Al-Wachijiyy et de ‘Abou Salamah At-Taboudhakiyy et de ^Affan fils de Mouslim, de ^Aram fils de Al-Fadl, de ‘Abou l-Walid At–Tayaliciyy, de ‘Abou Ma^mar Al-Minqariyy, de ^Abdou l-Lah fils de Maslamah Al-Qa^indiyy, de ‘Abou Bakr Al-Hamidiyy, de ^Abdou l-Lah fils de Youçouf At-Taniciyy, de ‘Abou l-Yaman Al-Himsiyy, de ‘Ahmad ‘Ibnou Hanbal, de ‘Isma^il fils de ‘Abou ‘Ouways Al-Madiniyy, de Yahya fils de Ma^in et de beaucoup d’autres encore.
Les paroles des savants au sujet de Al-Boukhariyy
Il a été rapporté que l’Imam Al-Boukhariyy s’était vu dans le rêve debout en présence du Messager de Allah et il tenait quelque chose à la main avec laquelle il éloignait quelque chose du Messager de Allah. Lorsqu’il a posé la question sur l’interprétation de ce rêve, certains de ceux qui interprètent les rêves ont dit : « Tu vas repousser le mensonge du Messager de Allah ».
Il a été rapporté dans Tah-dhibou l-‘Asma’i wa l-Loughat d’après Hachid fils de ‘Isma^il qu’il a dit : « J’ai vu ‘Is-haq fils de Rahawayh assis sur une couche et avec lui Mouhammad fils de ‘Isma^il Al-Boukhariyy. C’est alors que Mouhammad l’a corrigé dans quelque chose et ‘Is-haq fils de Rahawayh a repris les paroles de Al-Boukhariyy. Alors, ‘Is-haq a dit aux gens : « Ô vous les gens, vous qui maîtrisez le hadith, prenez de ce jeune homme. S’il avait vécu dans l’époque de Al-Haçan Al-Basriyy, les gens auraient besoin de lui en raison de sa connaissance du hadith et de sa compréhension du hadith ».
Il a été rapporté dans Al-Bidayah wa n-Nihayah d’après Ibnou Khouzaymah qu’il a dit : « Je n’ai pas vu sur terre, qui ait plus de connaissance du hadith du Messager de Allah, ni qui le mémorise mieux que Al-Boukhariyy » et ‘Is-haq ‘Ibnou Zayrak a dit à son sujet : « J’ai entendu en l’an deux cent quarante sept Mouhammad ‘Ibnou ‘Idris Ar-Raziyy ‘Abou Hatim dire : « viendra vous voir un homme des gens de Khouraçan et il n’est pas sorti de Khouraçan qui mémorise plus le hadith que lui et il n’est pas venu en Irak qui ait plus de science de hadith que lui ». Est venu alors chez nous Mouhammad ‘Ibnou ‘Isma^il après quelques mois, c’est-à-dire Al-Boukhariyy.
Parmi ce que l’Imam le Moujtahid ‘Ahmad ‘Ibnou Hanbal que Allah l’agrée a dit pour faire son éloge et indiquer son haut degré. Il a dit que le degré de Hafidh a été atteint par quatre des gens de Khouraçan, ‘Abou Zou^rah Ar-Raziyy, Mouhammad ‘Ibnou ‘Isma^il Al-Boukhariyy, ^Abdou l-Lah ‘Ibnou ^Abdi r-Rahman As-Samarqandiyy et Al-Houçayn ‘Ibnou Chouja^ Al-Balkhiyy. Et il a rapporté dans Tabaqat As-Soubkiyy d’après Mouhammad ‘Ibnou ‘Abi Hatim al-warraq de Al-Boukhariyy qu’il a dit : « Je l’ai entendu dire des compagnons de ^Amr ‘Ibnou ^Aliyy : ils m’ont mentionné un jour un hadith. Je leur ai dit alors : je ne le connais pas. Ils étaient alors heureux et ils sont partis voir ^Amr ‘Ibnou ^Aliyy pour lui dire nous avons mentionné à Mouhammad fils de ‘Isma^il un hadith qu’il n’a pas du tout connu. C’est alors que ^Amr leur a dit : Un hadith que Mouhammad fils de ‘Isma^il ne connaît pas, n’est pas un hadith ». Il a également été rapporté dans Tabaqat As-Soubkiyy d’après ‘Ahmad ‘Ibnou Hamdoun qu’il a dit : « Mouslim ‘Ibnou l-Hajjaj était parti voir Al-Boukhariyy et il l’a embrassé entre les yeux et lui a dit : J’embrasserai même tes pieds Ô toi qui est les maître de ceux qui maîtrisent le hadith et toi qui est celui qui connaît la valeur et le degré de fiabilité des hadith ».
Hachid ‘Ibnou ‘Isma^il a dit : « J’étais à Al-Basrah et j’ai entendu l’arrivée de Mouhammad ‘Ibnou ‘Isma^il. Lorsqu’il était arrivé, Mouhammad ‘Ibnou Yasar a dit : Aujourd’hui est rentré chez nous le maître des spécialistes de jurisprudence ».
Il a été rapporté de ’Abou Sahl Ach-Chafi^iyy qu’il a dit : « Je suis entré à Al-Basrah, à Ach-Cham, à Al-Hijaz, à Al-Koufah, et je voyais leurs savants et chaque fois que Mouhammad ‘Ibnou ‘Isma^il était mentionné ils lui reconnaissaient un degré supérieur au leur ». Il est rapporté de ^Abdou l-Lah le fils de l’Imam ‘Ahmad ‘Ibnou Hanbal qu’il a dit : « J’ai dit à mon père : Père, qui sont donc les Hafidh. Il m’a dit : Ô mon fils, ce sont des jeunes qui venaient chez nous, des gens de Khouraçan et ils se sont dispersés maintenant ». Et je lui ai dit : « Qui sont-ils donc père ? ». Il m’a dit : « Mouhammad ‘Ibnou ‘Isma^il, c’est-à-dire Al-Boukhariyy ». C’est-à-dire qu’il n’a mentionné d’entre eux que Al-Boukhariyy. Parmi ce que ‘Ibrahim Al-Khawwas a dit au sujet de Al-Boukhariyy : « J’ai vu ‘Abou Zour^ah comme un enfant assis devant Al-Boukhariyy, Mouhammad ‘Ibnou ‘Isma^il pour l’interroger sur le hadith ».
Ses ouvrages
Al-Boukhariyy faisait partie des savants qui avaient les plus hauts degrés, qui avaient laissé de nombreux ouvrages éminents et fort utiles. Que Allah l’agrée, il était parmi les gens qui avaient les meilleurs capacités à composer, parmi les plus adroit d’entre eux. Ses ouvrages ont été nombreux. Nous citons les plus réputés d’entre eux : Al-Jami^ As–Sahih qui est le livre réputé par le nom de Sahih Al-Boukhariyy, Al-‘Adabou l-Moufrad qui fait partie de ses composition les plus éminentes, les noms des compagnons, Asma’ou s–Sahabah, At-Tarikh qui est un livre dans lequel il a rassemblé ceux qui sont dignes de confiance et ceux qui sont faibles parmi ceux qui rapportent le hadith et il est en trois volumes, un grand, un moyen et un petit. Il a At-Tafsirou l-Kabir –la grande éxégèse–, Al-Jami^ou l-Kabir, Khalqou ‘Af^ali l-^Ibad –la création des actes des esclaves–, Khayrou l-Kalam fi l-qira’ati Khalfa l-‘Imam –les meilleures paroles au sujet de la récitation derrière l’imam–, Kitabou d–dou^afa’i wa l-matroukin –le livre de ceux qui sont faibles et de ceux qui sont délaissés–, Kitabou l-^Ilali fi l-hadith, Kitabou l-Fawa’id, Al-Qira’atou Khalfa l-‘Imam, Qada’i wa s–Sahabah wa t-Tabi^in, Kitaboun fi l-Mabsouti fi l-hadith, Al-Mousannad Al-Kabir, Kitabou l-Wihdan, c’est un livre dans lequel il a rassemblé tout ceux qui n’ont qu’un seul hadith parmi les compagnons.
Son décès
Il est mort que Allah lui fasse miséricorde le samedi, la nuit de la fête de Al-Fitr de l’année deux cent cinquante six de l’Hégire. Il avait alors soixante deux ans moins treize jours. Il a été enterré le jour de la fête de Al-Fitr après la prière de Adh–Dhouhr dans un village qui s’appelle Khartank qui est un village de Samarqand. Ibnou ^Oudayy a rapporté d’après ^Abdou l-Qouddous fils de ^Abdou l-Jabbar As-Samarqandiyy qu’il a dit : « L’Imam Al-Boukhariyy était venu à Khartank alors qu’il avait des proches parents chez qui il était hébergé. Je les entendu dire une nuit alors qu’il avait fini la prière de la nuit dans ses invocations : Ô Allah, je ne supporte plus la vie sur terre alors fais-moi mourir. Le mois ne s’est pas écoulé avant que Allah ta^ala le fasse mourir. Que Allah fasse miséricorde à l’Imam Al-Boukhariyy et qu’Il le rétribue pour nous du meilleur bien.