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Biographies : Outhman Ibnou 3Affaan

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 4, 2010
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^Outhman Ibnou ^Affan

Le troisième Calife bien guidé

Sa biographie

Il est Abou ^Abdi l-Lah, fils de ‘Abi l-^As, fils de ‘Oumayyah, fils de ^Abdou Chams, fils de ^Abdou Manaf, fils de Qousayy le Qourachite et sa mère est ‘Arwa, fille de Kourayz, fils de Rabi^ah, fils de Habib, fils de ^Abdou Chams, fils de ^Abdou Manaf.

Il est né dans la ville de AtTa‘if six ans après l’année de l’éléphant et il est entré en Islam sur les mains de Abou Bakr AsSiddiq, que Allah les agrée tous les deux. Il avait alors trente-neuf ans et cela s’était produit avant que le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ne s’installe dans Darou l-‘Arqam.

Ainsi notre maître ^Outhman, que Allah l’agrée, fait partie des premiers à être entré en Islam, ceux-là que Allah a évoqué par Sa parole dans le Qour’an :

﴾ والسابقون الأولون من المهاجرين والأنصار والذين اتبعوهم بإحسان رضي الله عنهم ورضوا عنه ﴿

سورة التوبة /  آية – 100

(wa s-sabiqouna l-‘awwalouna mina l-mouhajirina wa l-‘ansar wa l-ladhina t-taba^ouhoum bi ‘ihsan radiya

l-Lahou ^anhoum wa radou ^anh)

[sourat At-Tawbah/100].

Ce qui signifie: « Et les premiers prédécesseurs parmi les Emigrants et les Partisans et ceux qui les ont suivis avec rectitude, Allah les agrée et ils ont accepté l’Islam pour religion ».

Il fait partie des dix à qui le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a annoncé la bonne nouvelle qu’ils seront au paradis dans un seul hadith en une seule fois. Un hadith rapporté par l’Imam ‘Ahmad dans son Mousnad :

أبو بكر في الجنة وعمر في الجنة وعلي في الجنة وعثمان في الجنة وطلحة في الجنة والزبير في الجنة و »

عبد الرحمن بن عوف في الجنة و سعد بن أبي وقاص في الجنة  وسعيد بن زيد في الجنة

« وأبو عبيدة بن الجراح في الجنة

(Abou Bakr fi l-jannah wa ^Oumar fi l-jannah wa ^Aliyy  fi l-jannah wa ^Outhman  fi l-jannah wa Talhah  fi l-jannah wa zZoubayr  fi l-jannah wa ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Awf  fi l-jannah  wa Sa^d  bnou Abi Waqqas fi l-jannah wa Sa^id bnou Zayd  fi l-jannah wa Abou ^Oubaydah bnou l-Jarrah fi l-jannah)

Ce qui signifie: « Abou Bakr sera au paradis, ^Oumar sera au paradis, ^Aliyy sera au paradis, ^Outhman sera au paradis, Talhah sera au paradis, AzZoubayr sera au paradis, ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Awf sera au paradis, Sa^d Ibnou Abi Waqqas sera au paradis, Sa^id Ibnou Zayd sera au paradis et Abou ^Oubaydah Ibnou l-Jarrah sera au paradis ».

^Outhman, que Allah l’agrée, était le premier à avoir accompli l’Emigration en compagnie de sa femme et de sa famille. Il a accomplit les deux Emigrations, la première pour Al-Habachah (l’Abyssinie) et la deuxième Emigration pour Médine l’Illuminée. Il était le premier à avoir mis de l’encens dans la mosquée et le premier à avoir ajouté un deuxième appel à la prière le vendredi. Il était le premier à avoir donné un salaire à ceux qui appellent à la prière, il était le premier à avoir délégué aux gens de donner leur zakat, il était le premier à être investi du califat durant la vie de sa mère et il était le premier à avoir instauré un responsable de la police.

Il a été auprès du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, lors de toutes les grandes conquêtes mis à part la conquête de Badr, car son épouse Rouqayyah était malade ce jour-là. Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, lui a ordonné de rester à ses côtés pour la veiller mais le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, l’a quand même compté au nombre des combattants de Badr et lui a donné sa part du butin.

La mention de ses épouses et de ses enfants

Avant la descente de la révélation sur le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, ^Outhman, que Allah l’agrée, a épousé la fille du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, Rouqayyah. Elle a accompli l’Emigration avec lui jusqu’à l’Abyssinie (Al-Habachah) et elle est morte en étant son épouse durant les nuits de Badr.  C’est Rouqayyah qui lui a donné pour fils ^Abdou l-Lah et c’est pour cela qu’il a été surnommé Abou ^Abdi l-Lah, le père de ^Abdou l-Lah, alors qu’auparavant il était surnommé Abou ^Amr, le père de ^Amr. Puis le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, lui a donné en mariage son autre fille ‘Oummou Kalthoum et elle est restée son épouse jusqu’à sa mort en l’en 9 de l’Hégire et c’est ainsi que ^Outhman a été surnommé  «Dhou n-Nourayn » : celui qui a les deux lumières, car il a épousé deux des filles du Messager de Allah.

Il a épousé, que Allah l’agrée, Fakhitah, la fille de Ghazwan qui lui a donné le petit ^Abdou l-Lah, puisqu’il a eu un autre ^Abdou l-Lah de sa première femme. Il a épousé par la suite ‘Oummou ^Amrou, la fille de Joundoub Ad-Dawsiyyah qui lui a donné pour fils ^Amr, KhalidAban, ^Oumar et Maryam. Il a épousé également Fatimah la fille de Al-Walid fils de Al-Moughirah qui lui a donné Al-Walid, Sa^id et ‘Oummou Sa^id. Il a épousé  ‘Oummou l-Banin la fille de ^Ouyaynah Al-Ghazariyyah qui lui a donné ^Abdou l-Malik.  Il a épousé Ramlah la fille de Chaybah qui lui a donné pour filles ^A‘ichah, ‘Oummou ‘Aban et ‘Oummou ^Amr.  Il a épousé également Na‘ilah la fille de Al-Farafisah Al-Kalbiyyah qui lui a donné pour fille Maryam et il a été dit qu’elle lui a donné ^Anbasah et une autre sœur à elle qui s’appelle ‘Oummou l-Banin.

La mention de sa description physique

Il était, que Allah l’agrée, de taille moyenne, il n’était ni grand ni petit, il avait un beau visage de couleur blanche teintée de rouge et une peau fine. Ses articulations étaient grandes, il avait les épaules larges et il avait beaucoup de cheveux sur la tête et une grande barbe.

Parmi ce qui a été rapporté au sujet de son mérite

Beaucoup de spécialistes des biographies et des conduites des prédécesseurs ont composé des chapitres qui contiennent des faits remarquables de la vie de ^Outhman, que Allah l’agrée, tant que At-Tirmidhiyy, que Allah l’agrée, a composé un livre propre à cela qu’il a appelé « Manaqibou ^Outhman ».

Il y a parmi cela ce qu’a rapporté Mouslim dans les mérites de ^Outhman que ‘Ahmad dans son Mousnad d’après ^A‘ichah, que Allah l’agrée, qu’elle a dit : Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam était assis avec sa cuisse qui était dévoilée. C’est alors que Abou Bakr a demandé la permission d’entrer, il lui a permis et il a gardé sa position. Ensuite ce fut ^Oumar et le Prophète a gardé encore sa position. Lorsque ^Outhman a demandé la permission d’entrer il a rabaissé son pagne pour couvrir sa cuisse. Lorsque les gens furent partis, ^A‘ichah a dit : « Ô Messager de Allah, Abou Bakr a demandé la permission ainsi que ^Oumar, tu leur as permis d’entrer et tu as gardé ta même position. Lorsque ^Outhman a demandé la permission d’entrer, tu as rabaissé ton vêtement. Il a dit :

« يا عائشة ألا أستحيي من رجل، و اللهِ إن الملائكة لتستحيي منه »

(Ya ^A‘ichah ‘ala ‘astahyi min rajoulin wa l-Lahi ‘inna l-mala‘ikata latastahyi minh)

ce qui signifie: « Ô ^A‘ichah comment n’éprouverai-je pas de la pudeur d’un homme devant qui les anges éprouvent de la pudeur ».

Ibnou l-Jawziyy a rapporté de Abou Mouça Al-‘Ach^ariyy, que Allah l’agrée, qu’il était en compagnie du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, dans l’une des propriétés des gens de Médine. C’est alors qu’un homme est venu et a demandé la permission qu’on lui ouvre. Le Prophète a dit à Abou Mouça :

« افتح له وبشره بالجنة »

(‘Iftah lahou wa bach-chirhou biljannah)

ce qui signifie: « Ouvre-lui et annonce-lui la bonne nouvelle qu’il sera au paradis ». J’ai ouvert (NDLR : Il s’agit de Abou Mouça l-‘Ach^ariyy) et j’ai trouvé Abou Bakr et je lui ai annoncé la bonne nouvelle du paradis. Ensuite quelqu’un d’autre a demandé à ce qu’on lui ouvre, le Prophète lui a dit :

« افتح له و بشره بالجنة »

(‘Iftah lahou wa bach-chirhou biljannah)

ce qui signifie: « Ouvre et annonce lui-la bonne nouvelle qu’il sera au paradis ». Ce fut ^Oumar, je (NDLR : c’est Abou Mouça l-‘Ach^ariyy) lui ai ouvert et je lui ai annoncé la bonne nouvelle. Ensuite ce fut un autre homme qui a demandé à ce qu’on lui ouvre et le Prophète était allongé, c’est alors qu’il s’est assis et il a dit :

« افتح له و بشره بالجنة على بلوى تصيبه »

(‘Iftah lahou wa bach-chirhou biljannah  ^ala balwa tousibouh)

ce qui signifie: « Ouvre-lui et annonce-lui la bonne nouvelle du paradis et qu’il aura une épreuve ».  Ce fut ^Outhman, je (NDLR : c’est Abou Mouça l-‘Ach^ariyy) lui ai ouvert je lui ai annoncé la bonne nouvelle du paradis et je lui ai rapporté ce que le Prophète m’avait dit. C’est alors que ^Outhman a dit : C’est l’aide de Allah que je recherche. Il s’agit de  l’épreuve suite à laquelle il a été assassiné lorsque des gens qui avaient semé la discorde avaient assiégé sa maison à Médine.

Al-Boukhariyy a rapporté dans le chapitre consacré au mérite des compagnons ainsi que Mouslim, At-Tirmidhiyy, Abou Dawoud, An-Naça‘iyy, Ibnou Majah et ‘Ahmad Ibnou Hanbal que la montagne de ‘Ouhoud a tremblé alors qu’il y avait dessus le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, en compagnie de Abou Bakr, ^Oumar et ^Outhman, que Allah les agrée tous. C’est alors que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

« اسكن أُحد، فما عليك إلا نبي وصدّيق وشهيدان »

(‘Ouskoun ‘ouhoud fama ^alayka ‘illa nabiyyoun wa siddiqoun wa chahidan)

ce qui signifie: « Apaise-toi ‘Ouhoud, il y a sur toi un prophète, un siddiq et deux martyrs ». (NDLR : Le siddiq est Abou Bakr et les deux martyrs sont  ^Oumar et ^Outhman et ceci est sans aucun doute un des signes de la prophétie de notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, c’est-à-dire que Allah a fait savoir au Prophète que ^Oumar et ^Outhman allaient mourir tués).

Dans le livre At-Tarikh d’Ibnou ^Açakir d’après Abou Sa^id Al-Khoudriyy, que Allah l’agrée, il a dit : j’ai vu le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, depuis le début de la nuit jusqu’à ce que l’aube se soit levée il avait ses mains levées et il faisait des invocations pour ^Outhman en disant :

« اللهم عثمان رضيت عنه فارض عنه »

(Al-lahoumma ^Outhman raditou ^anhou farda ^anh)

ce qui signifie: « Ô Allah je suis satisfait de ^Outhman alors agrée-le ». Et le fait que  le Prophète fasse des invocations pour lui durant toute une nuit est sans aucun doute un caractère et un mérite de notre maître ^Outhman.

Le Hafidh Abou Nou^aym Al-‘Asfahaniyy dans son livre « Hilyatou l-‘Awaliya » d’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, a dit : ^Outhman Ibnou ^Affan a gagné le paradis deux fois auprès du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, la première lorsqu’il a creusé le puit de Roumah et la deuxième lorsqu’il a préparé l’armée de la difficulté, Jaychou l-^Ousrah.

Bi’rou Roumah était un puits dont l’eau était vendue aux musulmans mais ^Outhman, que Allah l’agrée, a acheté le puits et l’a creusé davantage. Il en a fait un bien duquel tous les musulmans pouvaient prendre sans contrepartie et c’est un puits qui est jusqu’à aujourd’hui connu à Médine l’Illuminée. En ce qui concerne le détail de la préparation de l’armée de la difficulté, Jaychou l-^Ousrah, d’après ce qu’a rapporté At-Tirmidhiyy, ^Abdou r-Rahman Ibnou Khabbab As-Soulamiyy, a dit : Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a donné un discours et il a incité les gens à contribuer à préparer l’armée de la difficulté. C’est alors que ^Outhman a dit : Je me charge de cent chameaux avec tous leurs bagages et ce qu’il leur faut. Puis le Prophète a encore incité les gens à donner et ^Outhman a dit : Je me charge de cent autres chameaux avec toutes leurs charges. As-Soulamiyy a dit : J’ai vu le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam dire en bougeant sa main et en disant :

« ما على عثمان ما عمل بعد هذا »

(Ma ^ala ^Outhman ma ^amila ba^da hadha)

ce qui signifie : « Ce qu’a fait ^Outhman maintenant le décharge de ce qu’il pourrait  faire par la suite ».

Et l’auteur a dit dans la version de Al-Hakim An-Nayçabouriyy, que Allah ta^ala lui fasse miséricorde, d’après ^Abdou r-Rahman Ibnou Soumrah que ^Outhman était venu au Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam avec mille dinars et lorsqu’il a préparé l’armée de la difficulté il les a mis près du Prophète et le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, les prenait par sa main et disait :

« ما ضرّ عثمان ما عمل بعد اليوم »

(ma darra ^Outhman ma ^amila ba^da l-yawm)

ce qui signifie : « Rien de ce que ^Outhman pourrait faire par la suite ne risque de lui nuire après ce qu’il a fait aujourd’hui ». Et il a répété cela deux fois.

L’auteur de Hilyatou l-‘Awaliya a rapporté de Ach-Cha^biyy d’après Masrouq d’après ^Abdou lLah Ibnou Mas^oud qu’il a dit : le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a vu ^Outhman Ibnou ^Affan le jour de la préparation de l’armée de la difficulté, il faisait des allers-retours. Le Prophète a dit :

«اللهم اغفر لعثمان ما أقبل وما أدبر، و ما أخفى و ما أعلن، و ما أسرّ و ما أجهر »

(Al-lahoumma ghfir li^Outhman ma ‘aqbala wa ‘adbara wa ma ‘akhfa wa ma ‘a^lan wa ma ‘asarra wa ma ‘ajhar)

ce qui signifie : « Ô Allah accorde le pardon à ^Outhman pour ce qu’il a fait  et ce qu’il risque de faire, ce qu’il a fait au grand jour et ce qu’il a fait en cachette ».

Et tout comme AtTabaraniyy a rapporté du fils de ^Oumar qu’il a dit : le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

« عثمان أحيا أمتي و أكرمها »

(^Outhman ‘ahya ‘oummati wa ‘akramaha)

ce qui signifie: « ^Outhman a redonné vie à ma communauté et l’a honorée ».

^Outhman a rassemblé le Qour’an honoré

Al-Boukhariyy a mentionné dans son Sahih le début de l’affaire du rassemblement du Qour’an dans un même livre. Il est dit que  Abou Bakr AsSiddiq, que Allah l’agrée, a demandé à ce que Zayd Ibnou Thabit, qui fait partie de ceux qui ont retranscrit la révélation au Prophète, vienne à lui. Zayd est donc  venu à lui et ^Oumar Ibnou l-Khattab, que Allah l’agrée, était auprès de Abou Bakr à ce moment-là. AsSiddiq, que Allah l’agrée, a dit à Zayd : « ^Oumar est venu à moi et il m’a dit qu’il y a beaucoup de ceux qui mémorisent le Qour’an qui ont été tués aujourd’hui, le jour de Al-Yamamah et je crains que beaucoup parmi ceux qui connaissent le Qour’an par cœur meurent  et je pense qu’il faudrait que tu ordonnes de rassembler le Qour’an. »

C’est alors que Zayd, qui était donc en présence de Abou Bakr auprès de ^Oumar, a dit à ^Oumar, que Allah l’agrée : « Comment veux-tu que nous fassions quelque chose que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam n’a pas faite ?! » Alors ^Oumar que Allah l’agrée lui a répondu : « Ceci, par Allah, est quelque chose de bien ».

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Zayd a dit : « ^Oumar à chaque fois me répétait la même chose jusqu’à ce que Allah éclaire mon cœur pour cela, et qu’il accepte cela. J’ai pensé la même chose que ce qu’a pensé ^Oumar à ce sujet. »

Zayd Ibnou Thabit, que Allah l’agrée, a cherché à rassembler le Qour’an et il le rassemblait des différents endroits où il était retranscrit : entre autres sur des petites pierres fines et aussi à partir des poitrines des gens. Ce qu’il a retranscrit s’est retrouvé sur plusieurs feuillets et ces feuillets ont été déposés et rassemblés chez Abou Bakr, que Allah l’agrée, jusqu’à sa mort. Puis ces feuillets sont restés chez ^Oumar jusqu’à sa mort et ensuite chez Hafsah, la fille de ^Oumar, que Allah les agrée tous les deux.

Lorsque ^Outhman, que Allah l’agrée, a reçu le pacte d’allégeance de Calife, il a demandé le conseil auprès des compagnons et leur avis était qu’il rassemble tout le Qour’an dans un seul livre. C’est alors que ^Outhman, que Allah l’agrée, a réuni un certain nombre de compagnons. Abou Dawoud a dit : « Ils étaient douze hommes de Qouraych et des Partisans de Médine (Al-‘Ansar). Il y avait également parmi eux ceux qui avait retranscrit la révélation. Il a demandé aussi à ce qu’on ramène de chez Hafsah, la fille de ^Oumar, que Allah l’agrée, les feuillets que Zayd Ibnou Thabit avait rassemblés et il les a retranscrits dans un seul livre ».

Dans le livre « Fat-hou l-Bari » d’Ibnou Hajar Al-^Asqalaniyy, il a dit : « ^Outhman, que Allah l’agrée a dit : « Qui parmi les gens écrit le mieux? » Ils lui ont répondu : « Zayd Ibnou Thabit » Et il leur a demandé : « Qui est celui qui prononce le mieux ? » Ils lui ont dit : « Sa^id Ibnou l-^As ». Il a dit : « Alors, que ce soit Sa^id qui dicte et Zayd qui écrive ». »

Lorsqu’ils eurent fini de transcrire le Moushaf en un seul livre, il a ordonné à ce qu’on en fasse plusieurs copies qu’il a envoyées aux différentes régions. Il y a eu divergence sur le nombre de copies : Certains ont dit que c’était quatre copies. D’autres ont dit cinq. Il a également été dit six et sept. Puis il a rassemblé toute autre que ces copies-là du Qour’an et il les a brûlées. Il a ordonné aux différentes régions d’utiliser ces copies du Moushaf.

^Outhman, que Allah l’agrée, a rassemblé le Qour’an lorsqu’il y a eu beaucoup de divergences sur la manière de réciter, selon les différences des langages des arabes. Les gens avaient eu des divergences les uns avec les autres et certains avaient accusé d’autres d’erreurs ; comme il a craint que la chose ne s’amplifie, il a rassemblé tout le Qour’an selon le langage de Qouraych –c’est-à-dire la manière de réciter de Qouraych– mais cela ne veut pas dire qu’il a empêché que l’on récite le Qour’an avec les autres prononciations des arabes et ce, car il est rapporté dans le Sahih de Al-Boukhariyy que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

« إن هذا القرءان أنزل على سبعة أحرف فاقرءوا ما تيسر منه »

(‘inna hadha l-Qour’an ‘ounzila ^ala sab^ati ‘ahroufin faqra’ou ma tayassara minh)

Ce qui signifie : « Ce Qour’an a été révélé avec sept récitations alors récitez ce que vous pouvez du Qour’an ». Et ces manières de réciter sont aujourd’hui transmises : Il y a sept récitations qui ont une forte chaîne de transmission et sept autres qui ont une moins forte chaîne de transmission. Ici, il s’agit de l’écriture :  il l’a écrit selon la récitation des gens de Qouraych.

L’éloge des gens à son sujet

L’Imam ^Aliyy Ibnou Abi Talib, que Allah l’agrée, a dit: « ^Outhman était de ceux qui ont accompli les bonnes œuvres, qui ont fait preuve de piété, qui ont été croyants et qui ont agit en bien et Allah aime ceux qui agissent en bien. » Cela a été rapporté par Al-‘Asfahaniyy dans Hilyatou l-‘Awliya.

L’Imam ‘Ahmad, que Allah l’agrée, a dit d’après Rouhaymah la grand-mère de AzZoubayr Ibnou ^Abdi l-Lah qu’elle a dit : « ^Outhman jeûnait toute la vie et il veillait toutes les nuits sauf une toute première partie de la nuit où il faisait un petit somme. »

Ibnou Sirin, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : « L’épouse de ^Outhman Ibnou ^Affan, que Allah l’agrée, a dit lorsqu’ils l’avaient assiégé et voulaient le tuer : « Que vous le tuiez ou que vous le laissiez, il veillait toute la nuit et il récitait tout le Qour’an en une seule rak^ah« . », rapporté par Ibnou l-Jawziyy.

Ibnou ^Açakir a rapporté de ^Abdou r-Rahman Ibnou Mahdiyy qu’il a dit : « ^Outhman a deux caractères que Abou Bakr et ^Oumar, que Allah les agrée, n’avaient pas : il patientait jusqu’à être tué injustement et il a rassemblé les gens pour avoir un seul Moushaf, un seul livre du Qour’an ».

L’auteur a dit au sujet de la biographie de notre maître ^Outhman Ibnou ^Affan, que Allah l’agrée, le troisième Calife

En plus de ce que notre maître ^Outhman, que Allah l’agrée, a rassemblé comme  bons caractères  il y avait l’indulgence, la science, la générosité, la pudeur, la pureté, l’ascèse et il était parmi les gens celui qui était le plus modeste.

Ibnou S^ad a rapporté d’après ^Abdou l-Lah Ar-Roumiyy qu’il a dit: « ^Outhman apportait de nuit l’eau du woudou lui-même. Il lui a été dit : Si tu l’avais ordonné à certains serviteurs, ils te l’auraient ramené et t’auraient épargné de le faire toi-même. Il  a répondu : non, la nuit est pour eux, ils se reposent. »

Et l’Imam ‘Ahmad a rapporté d’après Al-Haçan que Allah l’agrée, qu’il a été interrogé au sujet de ceux qui faisaient la sieste dans la mosquée (c’est-à-dire ils dormaient ou ils s’allongeaient simplement dans la mosquée au milieu de la journée). Il a répondu : « Il m’est arrivé de voir ^Outhman Ibnou ^Affan faire la sieste dans la mosquée alors qu’il était ce jour-là Calife et les pierres avaient laissé des traces sur ses côtés et on disait : voici l’Emir des croyants, voici l’Emir des croyants. »

Et  d’après Charhabil Ibnou Mouslim, il a dit : « ^Outhman, que Allah l’agrée, donnait aux gens à manger la nourriture qui lui était destinée en tant qu’Emir des croyants et il rentrait chez lui pour manger du vinaigre et de l’huile » (NDLR : Tout ceci est une preuve de sa grande modestie et de sa grande ascèse, que Allah l’agrée).

La mention de son califat

Trois nuits après l’enterrement de ^Oumar Ibnou l-Khattab, que Allah l’agrée, notre maître ^Outhman Ibnou ^Affan, que Allah l’agrée, a reçu l’engagement et le pacte d’obéissance en tant que Calife, c’était une nuit d’un lundi  du mois de Dhou l-Hijjah de l’an 23 de l’Hégire. Il a ainsi été Calife à partir du mois de Mouharram de la vingt-quatrième année de l’Hégire et il a vécu douze ans en tant que Calife. Il utilisait le même sceau (c’est-à-dire la même signature) que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam tout comme Abou Bakr et ^Oumar que Allah les agrée.

Durant son califat, que Allah l’agrée, les musulmans ont mené des conquêtes. Ils ont conquis beaucoup de pays et le pays de l’Islam s’est ainsi étendu. Parmi ces pays qui avaient été conquis, il y avait l’île de Chypre, KarmanSijistan, Kaboul et d’autres pays  d’Afrique.

Le récit de son martyr et ce qui lui était arrivé

Les conquêtes se sont multipliées pour  la communauté islamique et  la souveraineté s’est étendue à différents pays :  les arabes se sont alors mélangés avec beaucoup d’autres nations et communautés de langues différentes. C’est à ce moment-là que les gens ont beaucoup porté atteinte au Calife et les rumeurs ont augmenté à Médine l’Illuminée. Les dirigeants de la discorde ont alors écrit à leurs différents groupes dans plusieurs  pays pour leur dire de  tous se rendre à Médine (NDLR : Pdans l’objectif de  semer la corruption et trahir le Calife). C’est alors qu’ils ont assiégé sa maison pendant plusieurs jours et notre maître ^Outhman, que Allah l’agrée, disait:  » Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam m’a promis quelque chose et je patiente. » Rapporté par At-Tirmidhiyy dans Manaqib ^Outhman.

D’après ^A‘ichah , que Allah l’agrée, le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

« يا عثمان إنه لعل الله يُقَمّصُكَ قميصًا، فإن أرادك المنافقون على خلعه فلا تخلعه حتى تلقاني »

(ya ^Outhman innahou la^alla l-Laha youqammisouka qamisan fa’in ‘aradaka l-mounafiqoun ^ala khal^ihi fala takhla^h hatta talqani)

Ce qui signifie : « Ô ^Outhman il se peut que Allah te donne un habit –c’est-à-dire il vise par là le califat– Et si les hypocrites veulent que tu l’enlèves, ne l’enlève pas jusqu’à ce que tu viennes à ma rencontre ». Rapporté par Al-Hakim et At-Tirmidhiyy.

C’était ce que voulaient ces semeurs de trouble, ils souhaitaient que ^Outhman abandonne sa responsabilité de Calife et le Prophète lui a recommandé de ne pas le laisser. Ils avaient même diffusé que ^Outhman était de faible personnalité et qu’il n’arrivait pas à régler les affaires. Ces gens  semaient ainsi la discorde, alors que ^Outhman avait un très haut degré. CIl était le troisième après Abou Bakr et ^Oumar dans cette communauté.

Lorsqu’il est parvenu à notre maître ^Aliyy, que Allah l’agrée, que les semeurs de discorde avaient assiégé ^Outhman et qu’ils l’avaient même empêché d’obtenir de l’eau et  voulaient l’assassiner, ^Aliyy a envoyé trois grands récipients remplis d’eau.  Il a également dit à ses deux fils Al-Haçan et Al-Houçayn : « allez tous les deux avec vos épées pour rester devant la porte de ^Outhman et  ne laissez personne parvenir jusqu’à lui ». AzZoubayr et Talhah ont à leur  tour envoyé leurs fils. Plusieurs compagnons firent de même afin d’empêcher les gens d’entrer pour tuer ^Outhman, que Allah l’agrée. (NDLR : Ceci est encore une preuve que les grands compagnons comme notre maître ^Aliyy étaient du rang de ^Outhman et ce n’est pas comme certains qui prétendent que ^Aliyy n’était pas d’accord pour le califat de Abou Bakr, ^Oumar ou de ^Outhman. Au contraire il s’est rallié totalement aux Califes Abou Bakr, ^Oumar et ^Outhman et la preuve c’est qu’il avait envoyé ses deux fils pour défendre ^Outhman.)

Mais  des hommes parmi ceux qui voulaient du mal à notre maître ^Outhman, ont  escaladé par le côté  la maison des ‘Ansar -des Partisans- jusqu’à ce qu’ils arrivent dans la maison de ^Outhman et ils sont entrés tandis qu’il récitait le Qour’an et qu’il faisait le jeûne. L’un d’entre eux lui a alors donné un coup d’épée mais Na‘ilah sa femme s’est interposée et les doigts de sa main ont été coupés.

Il n’y avait, hormis ^Outhman, que Allah l’agrée, personne d’autre avec elle à ce moment-là dans la maison. Il a ainsi été tué et il est mort martyr, que Allah ta^ala l’agrée, le vendredi, dix-huit nuits du mois de Dhou l-Hijjah de l’an 35 de l’Hégire : Il avait alors quatre-vingt-dix ans et il a été dit plus que cela. Il a également été dit moins que cela. Il a été enterré la nuit du samedi entre al-maghrib et al-^ichadans le cimetière de Al-Baqi^ à Médine l’Illuminée.  AzZoubayr a dirigé la prière funéraire en sa faveur.

Notre maître ^Outhman, que Allah l’agrée, a dit avant son assassinat : « J’ai vu hier le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam dans le rêve et il y avait avec lui Abou Bakr et ^Oumar. Ils m’ont dit : patiente, tu viendras à côté de nous à l’heure de manger la nuit prochaine. » C’était l’interprétation qu’il allait mourir la nuit suivante.

Ibnou l-‘Athir a rapporté dans son livre « Al-Kamil fi t-Tarikh » des vers de poésie de Hassan Ibnou Thabit Al-‘Ansariyy au sujet de ceux  qui étaient venus d’Egypte à Médine et ils s’étaient réunis pour tuer notre maître ^Outhman. Il a dit des vers de poésie afin  de  les blâmer car ils avaient délaissé la conquête des  ennemis pour  venir conquérir les compagnons du Prophète et  tuer ^Outhman Ibnou ^Affan alors qu’il habitait à Médine et qu’il était auprès du Prophète !

C’est là une faible partie de la grande biographie, de l’océan des mérites de notre maître ^Outhman Ibnou ^Affan, que Allah ta^ala l’agrée, et que Allah le rétribue pour l’Islam et pour les musulmans en bien. Nous demandons à Allah qu’Il nous profite par ses bénédictions et qu’Il nous rassemble avec son groupe et qu’Il nous fasse mourir sur sa croyance et son amour.

Certes Allah soubhanahou est tout-puissant et Il est miséricordieux pour Ses esclaves.

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Biographies : Oumar Ibnou l Khattab

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 4, 2010
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^Oumar Ibnou l-Khattab

Le deuxième Calife bien guidé

Sa biographie

Il est ‘Abou Hafs, ^Oumar fils de Al-Kattab, fils de Noufayl, fils de ^Abdou l-^Ouzza, fils de Riyah, fils de ^Abdou l-Lah, fils de Qourt, fils de Rizah, fils de ^Adiyy fils de Ka^b, fils de Lou’ay. Il est le Calife bien guidé, surnommé [par le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam] Al-Farouq, soit celui qui discerne entre le vrai et le faux, celui qui a été équitable lors de son Califat. Il est, parmi les Emigrants, l’une des premières personnes à être entrée en Islam. Il fait partie des dix [Compagnons] à qui le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a annoncé la bonne nouvelle qu’ils seront des gens du Paradis. Il était l’un des gendres du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, l’un des grands savants parmi les Compagnons, de ceux qui ne craignaient pour l’amour de Allah le blâme de quiconque. A ce sujet, le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam disait pour évoquer le mérite de ^Oumar Al-Farouq :

« إن الله جعل الحق على لسان عمر و قلبه »

(‘Inna l-Laha ja^alaal-haqqa ^ala liçani ^Oumara wa qalbih)

ce qui signifie : « Allah a fait que la vérité sorte de la bouche de ^Oumar et qu’elle soit dans son cœur ».

Notre maître ^Oumar, que Allah l’agrée, était d’une blancheur éclatante avec de légères rougeurs. Il était grand de taille, chauve, ses cheveux étaient simplement des deux côtés de la tête, mais le dessus était dégarni. Wahb fils de Mounabbih, a dit que la description de ^Oumar avait été mentionnée dans At-Tawrah (la Torah) comme étant « dur comme fer, un prince fort ».

Il entra en Islam alors qu’il avait 26 ans. Ce fut après l’entrée en Islam de quarante hommes et dix femmes. Cependant, d’autres ont dit qu’il était entré en Islam après quarante cinq hommes et onze femmes.

Le récit de l’Islam de notre maître ^Oumar

Ibnou l-Jawziyy a cité dans le livre « Sifatou sSaffwah », le récit de l’entrée en Islam de notre maître ^Oumar. D’après ‘Anas fils de Malik, que Allah l’agrée, ^Oumar, armé de son épée, sortit un jour et rencontra un homme de la tribu de Bani Zouhrah qui lui dit :

– « Où vas-tu donc ^Oumar ? ».

– « Je veux tuer Mouhammad », dit-il.

– « Ne crains-tu pas la vengeance de la tribu de Bani Hachim et celle de Bani Zouhrah en l’assassinant ? ».

– « Je vois que tu as changé ta religion », reprit-il.

– « Veux-tu que je t’apprenne ce qui est plus surprenant encore ?! Ta sœur et ton beau frère ont également délaissé ta religion (c’est-à-dire qu’ils sont entrés en Islam) ».

^Oumar se précipita alors chez eux et les trouva en train de réciter Sourat « Taha » ; il leur dit : « Vous avez apparemment abandonné votre religion ». Et son beau frère lui répliqua : « Vois-tu, Ô ^Oumar ! Et si la vérité se trouvait dans une autre religion que la tienne ? ». C’est alors que ^Oumar sauta sur lui pour le frapper violemment ; sa sœur accourut afin de protéger son mari, mais de sa main, ^Oumar la frappa également : son visage devint ensanglanté. Elle dit : « Vois-tu, Ô ^Oumar ! Et si la vérité se trouvait dans une autre religion que ta religion  ?! Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah et je témoigne que Mouhammad est le Messager de Allah ». ^Oumar a perdu ainsi tout espoir en ce qui concerne sa sœur et son beau frère ; il leur dit alors : « Donnez- moi donc cet écrit que vous avez entre les mains afin que je le lise » et il récita ainsi la Sourat « Taha » jusqu’à arriver à la parole de Allah :

إنني أنا الله لا إله إلا أنا فاعبدني وأقم الصلاة لذكري ﴿

سورة طه /  آية – 14

(‘innani ‘ana l-Lahou la ‘ilaha illa ‘ana fa^boudni wa ‘aqimi ssalata lidhikri)

[sourat Taha /14]

ce qui signifie : « Certes Allah c’est Moi, il n’y a point de dieu sinon Moi. Adore-Moi et accomplis la prière pour M’évoquer ». C’est ainsi que son cœur s’ouvrit pour l’Islam. Il dit ensuite : « Dites-moi où se trouve Mouhammad » et il partit à Darou l-‘Arqam où, à la porte, se trouvaient Hamzah, Talhah ainsi que d’autres Compagnons du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Lorsque le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam apprit l’arrivée de ^Oumar, il sortit, et prit ^Oumar par ses habits et la gaine de son épée et le secoua de ses mains ; ^Oumar ne put se contenir et se retrouva à genoux. Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam lui dit ce qui signifie : « N’est-il donc pas venu le temps pour toi, Ô ^Oumar, de délaisser ta fausse religion ! » et ce dernier reprit : « Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah, Lui seul Il n’a pas d’associé, et je témoigne que Mouhammad est Son esclave et Son Messager ». C’est alors que les gens se trouvant dans Darou l-‘Arqam dirent la parole Allahou ‘Akbar tellement fort que ceux qui se trouvaient dans la Mosquée Al-Haram l’entendirent. L’entrée en Islam de notre maitre ^Oumar eut lieu en l’an 6 après le début de la Révélation, et certains ont dit en l’an 5.

Les mérites de notre maître ^Oumar

L’équité de ^Oumar et sa gestion des affaires musulmanes étaient choses réputées chez lui, aussi bien avant qu’il ne reçoive le pacte d’obéissance lors de son califat comme après. Les récits au sujet de son équité sont encore plus nombreux pour être rassemblés dans un seul livre !

Parmi les récits sur sa préoccupation des Musulmans, il y a ce qui suit : Il y avait des commerçants qui firent une halte dans la salle de prière et ^Oumar, que Allah l’agrée, demanda à ^Abdou r-Rahman fils de ^Awf : « Que dis-tu de veiller sur eux cette nuit de crainte que des voleurs ne les attaquent ? ». Ils ont ainsi veillé tous les deux pour surveiller leur marchandise. C’est alors que ^Oumar entendit des pleurs d’enfant, il se dirigea vers la mère et lui dit : « Crains Allah, agis en bien envers ton enfant ! ». Il reprit sa place et entendit à nouveau les pleurs du petit nourrisson. Il retourna voir la mère et lui dit la même chose que la première fois. A la fin de la nuit, il entendit encore les pleurs de l’enfant et questionna la mère :

– « Pourquoi ton fils ne dort pas la nuit ? ».

– « Ô esclave de Allah, je voulais le sevrer mais il refuse », dit-elle.

– « Et pourquoi donc veux-tu le sevrer ? ».

– « Car ^Oumar n’accorde une aide, que pour les enfants qui sont sevrés, il ne donne pas pour ceux qui n’ont pas été sevrés ».

– « Et quel âge a-t-il donc ? », reprit ^Oumar.

– Tant de mois.

Alors ^Oumar lui a dit :

– « Non, ne t’empresse pas pour le sevrer ».

Il accomplit ensuite la prière de l’aube en ayant les larmes aux yeux ; il était gagné par les pleurs. Lorsqu’il prononça le salam, il dit : « Malheur à toi ^Oumar, combien d’enfants musulmans as-tu tué ? ». Puis il ordonna d’appeler parmi les gens et de propager : « Ne vous empressez pas de sevrer vos enfants, nous donnerons une aide pour chaque nouveau-né en Islam. » et il a écrit que cet ordre soit diffusé dans les différentes contrées. Ceci est une preuve de la miséricorde de notre maître ^Oumar envers la Communauté de notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

Parmi les récits sur la miséricorde et la compassion de notre maître ^Oumar en faveur des musulmans : un des jours de Ar-Ramadah, l’année de la grande sécheresse à Médine, il fut égorgé une jeune chamelle afin que sa viande soit distribuée aux gens, et la meilleure partie fut réservée pour ^Oumar sans qu’il ne le sache. Lorsque, après l’avoir cuisinée, on la lui a ramenée, il dit :

– « D’où provient cela ? »

– « Ô émir des croyants ! Cela provient de la chamelle que nous avons égorgée aujourd’hui », lui répondit-on.

– « Quel mauvais gouverneur je fais si, de la chamelle, je mange la meilleure partie alors que je donne aux gens ce qui est moins bon ».

Puis, il a ordonné à ce qu’on lui ramène du pain et de l’huile afin d’en faire sa nourriture : il trempait les bouts de pain dans l’huile. Ensuite, il dit à Yarfason serviteur : « Yarfaprends ce grand récipient (dans lequel se trouvait la bonne viande) et envoie-le à telle famille à Bathmagh, (qui est un endroit à Médine), je ne les ai pas visités depuis trois jours et je crois qu’ils sont dans le besoin ; donne-le leur afin qu’ils en mangent ».

Pour ce qui est de son ascétisme, le fait qu’il n’avait pas le cœur attaché au bas monde, que Allah l’agrée, il y a beaucoup de récits rapportés. Comme ce qu’a rapporté Ibnou l-Jawziyy dans  « Sifatou sSafwah » : un jour notre maître ^Oumar, que Allah l’agrée, donna un discours aux gens, alors qu’il était calife. Il portait un pagne et sur ce pagne il y avait douze rouq^ah, pièces de retouche (c’est ce qu’on fixe sur un trou à un vêtement) et ‘Anas a dit que sur le vêtement qu’il portait aux épaules, il y en avait trois.

Il s’adonnait beaucoup aux actes d’adoration et il craignait beaucoup Allah.

D’après ^Abdou l-Lah, le fils de ^Oumar, que Allah les agrée tous les deux, son père disait : « Je crains, si un bélier meurt sur les rives du l’Euphrate, que Allah ne demande des comptes à ^Oumar », c’est-à-dire que par sa grande rigueur, il craignait qu’il arrive une chose sur laquelle il en aurait à rendre des comptes. Son grand souci était de gérer au mieux les affaires des Musulmans.

Il dit également : « ^Oumar est décédé en jeûnant les jours les uns à la suite des autres » c’est-à-dire qu’à la fin de sa vie, il jeûnait tous les jours, que Allah l’agrée.

D’après Sa^id fils de Al-Mousayyib il a dit : « ^Oumar aimait la prière en pleine nuit ».

Parmi les mérites de notre maître ^Oumar : il était présent lors de la bataille de Badr et également lors de toutes les autres batailles avec le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Il fait partie des Compagnons qui ont persévéré et ont été au côté du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam lors de la bataille de ‘Ouhoud.

Que Allah l’agrée,  parmi ses mérites : il était le premier à avoir ordonné à utiliser la datation par les mois lunaires à partir de l’année de l’Émigration du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. C’est lui qui a donc instauré le calendrier de l’Hégire. Il était le premier à avoir rassemblé les gens pour accomplir la prière de At-Tarawih derrière un seul imam, alors qu’auparavant chacun l’accomplissait seul. Il était également le premier à avoir veillé aux affaires des Musulmans pendant la nuit, c’est-à-dire à faire des inspections de nuit pour veiller sur les Musulmans. Il veillait à ce que les gens douteux ne leur nuisent pas. Il fut aussi le premier à avoir utilisé un bâton pour corriger les gens et le premier à avoir composé des répertoires pour l’état des Musulmans, dans lesquels étaient inscrites les affaires des gens. Il fut donc le premier à avoir utilisé des registres et également le premier à être surnommé l’Emir des Croyants.

L’éloge du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam en faveur de notre maitre ^Oumar

Il y a de nombreux hadith qui ont été rapportés faisant l’éloge de notre maître Al-Farouq, que Allah l’agrée, et montrant ses mérites et ses caractères louables. Parmi ces hadith, il y  a des hadith dans lesquels le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a indiqué sa sincérité dans son adoration pour Allah ta^ala, sa rigueur et sa force pour défendre la religion agréée par Allah, pour défendre la Communauté Islamique et pour faire régner la justice entre les Musulmans. Parmi cela, il y a ce qu’a rapporté Al-Boukhariyy et Mouslim que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ^Oumar, que Allah l’agrée :

« والذي نفسي بيده ما لقيك الشيطان سالكًا فجًا إلا سلك فجًا غير فَجّك »

( wa l-la-dhi nafsi biyadihi ma laqiyaka ch-chaytanou salikan fajjan ‘illa salaka fajjan ghayra fajjik ).

« Par Celui Qui détient mon âme par Sa toute-puissance, le chaytan ne te rencontre pas un jour sur un chemin sans qu’il prenne un autre que le tien ! ». Et At-Tirmidhiyy ainsi que Ibnou Majah et Al-Hakim ont rapporté que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

«أشد أمتي في أمر الله عمر »

( ‘achaddou ‘oummati fi ‘amri l-Lah ^Oumar )

Ce qui signifie : « ^Oumar fait partie de ceux qui, dans ma Communauté, ont le plus de rigueur au sujet de la Religion ».

Parmi les paroles qui ont été rapportées de lui que Allah l’agrée

Il a été rapporté de notre maître Al-Farouq que Allah l’agrée de nombreuses exhortations et des sagesses éminentes. Parmi cela sa parole que Allah l’agrée : « Rendez-vous des comptes avant d’avoir à en rendre. Et pesez vos actes avant qu’ils ne vous soient pesés. Votre jugement dans l’au-delà sera plus facile si vous vous rendez des comptes dans cette vie-là. Et embellissez-vous pour le jour de la grande exposition.

يومئذ تعرضون لا تخفى منكم خافية ﴿

سورة الحاقة /  آية – 18

(Yawma‘idhin tou^radouna la takhfa minkoum khafiyah).

[sourat Al-Haqqah / 18]

ce qui signifie : « Ce jour-là vous serez exposés, rien de vous ne sera caché ».

Et dans ces propos, il y a une forte incitation à ce que l’esclave se demande des comptes à lui-même, et qu’il réfrène les passions de son âme. Qu’il l’empêche de suivre ses passions afin d’être sauvé dans son bas monde et dans son au-delà.

Parmi les paroles de Al-Farouq, que Allah l’agrée, également sa parole rapportée par Ibnou l-Jawziyy dans Manaqibou ^Oumar d’après Al-‘Ahnaf Ibnou Qays, il a dit : « Ô Ahnaf celui qui rit beaucoup, il n’inspire plus beaucoup le respect, et celui qui se réjouit, on se moquera de lui, et celui qui répète une chose, il sera connu par cette chose, et celui qui parle beaucoup, il risque beaucoup de dire des mauvaises paroles, et celui qui dit beaucoup de mauvaises paroles, il aura peu de pudeur, et celui qui aura peu de pudeur, il aura peu de scrupule, et celui qui a peu de scrupule, son cœur meurt. Voici ^Oumar que Allah l’agrée qui conseille de manière très pertinente et oriente vers ce qu’il convient d’avoir comme comportement. C’est-à-dire le fait d’être sérieux, de ne pas trop rire sans raison, de ne pas plaisanter beaucoup pour que le respect inspiré par la personne ne soit pas diminué. De la sorte, les gens profitent davantage de lui, et ses propos auront de l’effet sur eux quand il les guide et les oriente. En effet, le fait de beaucoup parler sans nécessité, sans intérêt, sans profit, ne comporte pas de bien. C’est pour cela qu’il convient que la personne raisonnable se surveille dans ce qu’elle dit et ce qu’elle fait.

Dans Manaqibou ^Oumar toujours de Ibnou l-Jawziyy, il est mentionné que ^Oumar a dit : « Ne pense pas du mal d’une parole qui est sortie de la bouche d’un musulman alors que tu peux lui trouver une explication en bien ».  Tant que nous savons du bien sur la personne, nous en pensons du bien. Et Allah sait ce qu’il y a dans le for intérieur de chacun et ce que cachent les cœurs. Quant à nous, nous avons reçu l’ordre de penser du bien car Allah ^azza wa jall dit :

يا أيها الذين ءامنوا اجتنبوا كثيرا من الظن إن بعض الظن إثم ﴿

سورة الحجرات /  آية – 12

(Ya ‘ayyouha l-ladhina ‘amanou ‘ijtanibou kathiran mina dhdhanni ‘inna ba^da dhdhanni ‘ithm).

[sourat Al-Houjourat / 12]

ce qui signifie : « Ô vous qui avez cru, évitez beaucoup le fait de penser du mal car dans certains cas c’est un péché ».

Dans ces propos également, il a dit : « Trois choses grâce auxquelles tu gagnes l’amour de ton frère : tu lui passes le salam lorsque tu le rencontres, tu lui laisses la place dans l’assemblée et tu l’appelles par l’appellation qu’il aime le plus ».

Cela a été cité par Ibnou l-Jawziyy dans Manaqibou ^Oumar avec d’autres termes. On comprend de ce conseil l’incitation de réunir ces trois caractéristiques car cela renforce les liens et l’unité, pour que la société soit fondée sur des bases saines et fortes.

Parmi ses sagesses étonnantes, il y a ce qu’a rapporté Al-‘Ahnaf Ibnou Qays : « Apprenez avant d’assurer les responsabilités », c’est-à-dire apprenez le fiqh et la science avant de rechercher le pouvoir, avant de devenir des maîtres pour les gens.

Et que l’on sache qu’il a été rapporté de ^Oumar également des paroles utiles dans la médecine, parmi lesquelles sa parole : « Gardez-vous de trop manger, car cela entraîne la paresse et réfrène d’accomplir la prière et cela nuit au corps. Recherchez ce qui est utile dans votre nourriture car vous éloignera du fait  d’être gourmand, et c’est meilleur pour le corps et cela aide pour accomplir les actes d’adoration. Et la personne n’ira à sa perte que lorsqu’elle préfèrera ses désirs au détriment de sa religion ».

Et il a dit : « Gardez-vous de trop manger de viande car la viande peut avoir une addiction comme l’addiction au vin ». Et ^Oumar que Allah l’agrée a préféré ne pas trop manger de viande car cela comporte un signe de superflu.

Son décès

Son décès, que Allah l’agrée, a eu lieu la matinée du 27 de Dhou l-Hijjah de l’an 23 de l’Hégire. Alors qu’il dirigeait les gens dans la prière de asSoubh, l’un des esclaves de Al Moughirah qui était surnommé Abou Lou’lou’ah (qui était mazdéen) était venu, et il l’a poignardé plusieurs fois avec un couteau en forme de Y, puis il s’enfuit en poignardant chaque personne qu’il croisait de droite et de gauche. Et lorsqu’il a vu qu’il ne pouvait pas s’échapper, il s’est poignardé et en est mort.

Avant que son âme sorte Al-Farouq que Allah l’agrée a demandé à son fils ^Abdou l-Lah qu’il fasse le compte de ses dettes et qu’il les rembourse à ses créanciers. Puis il lui dit : « Va voir ^A’ichah, que Allah l’agrée, et dis-lui que ^Oumar Ibnou l-Khattab demande l’autorisation d’être enterré avec ses deux compagnons. »

^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar est parti et lui a demandé l’autorisation, elle lui a répondu : « Je voulais me préserver cette place pour moi mais aujourd’hui je vais le préférer au détriment de moi-même ».

Et il fut enterré auprès du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et d’Abou Bakr AsSiddiq que Allah l’agrée.

Les faits remarquables de l’émir des croyants ^Oumar Ibnou l-Khattab que Allah l’agrée, ont atteint un haut niveau, de sorte que les savants, les historiens et les biographes citent des chapitres et des chapitres pour énumérer ses faits remarquables. Il y a parmi eux ceux qui ont composé des livres spécifiques pour énumérer les faits remarquables de sa vie comme Ibnou l-Jawziyy qui a énuméré ses mérites et ses caractères dans un très grand livre. Il y a aussi As-Souyoutiyy qui a composé un livre à lui qu’il a appelé Al-Ghourar fi fada’ili ^Oumar et beaucoup d’autres encore.

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Biographies : Abou Bakr As-Siddiiq

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 4, 2010
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Abou Bakr AsSiddiq le premier des califes vertueux

Sa biographie

Il est Abou Bakr AsSiddiq il s’appelle ^Abdou l-Lah Ibnou Abi Qouhafah ^Outhman Ibnou ^amir Al-Qourachiyy, il a été dit que dans la jahiliyyah il s’appelait ^Abdou l-Ka^bah et que le Messager – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam – l’a appelé ^Abdou l-Lah. Son ascendance rejoint celle du Messager de Allah en la personne de Mourrah fils de Ka^b. Sa mère s’appelle ‘Oummou l-Khayr Salma et certains ont dit Layla fille de Sakhr fils de ^Amir et elle est la cousine paternelle de Abou Qouhafah.

Il est né trois ans environ après l’année dite de l’éléphant, il était de teint blanc, il avait un corps très mince, ses favoris n’étaient pas fournis, avait très peu de chaire sur le visage et son front était large. Il est rapporté par ‘Anas que Abou Bakr se teignait avec du henné et du katm (sorte de plante utilisée comme le henné pour la teinture).

Il faisait partie des dignitaires de Qouraych et de leurs savants. Il était indulgent, il inspirait le respect. Il était téméraire, il était courageux, patient, généreux et miséricordieux. Il est le plus généreux des compagnons et fut le premier homme à entrer en Islam ; il avait alors trente-sept ans. Il a vécu vingt-six ans dans l’Islam. Il lui a été fait un pacte d’allégeance, il fut désigné calife le jour du décès du Prophète – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam – en l’an onze de l’hégire et les compagnons ont tous été unanimes sur son califat.

Ibnou l-Jawziyy a rapporté dans le livre Sifatou sSafwah qu’il a été appelé ^atiq, surnom au sujet duquel il y eut trois avis. Le premier rapporté de ^A’ichah qui a été interrogé au sujet de ce surnom ^atiq de Abou Bakr. Elle a dit : Le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam – l’a regardé un jour et a dit :

« هذا عتيق الله من النار »

( Hadha ^atiqou l-Lahi mina n-nar ).

Ce qui signifie : « Il est l’affranchi de Allah du feu de l’enfer ». Le deuxième serait que c’est un nom que sa mère lui avait donné, c’est ce qu’avait dit Mouça Ibnou Talhah. Et le troisième avis c’est qu’il fut appelé ainsi en raison de la beauté de son visage. Et c’est l’avis de Al-Layth Ibnou Sa^d.

Et le Prophète – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam – l’a surnommé Siddiq. Il a dit :

« يكون بعدي إثنا عشر خليفة أبو بكر الصديق لا يلبث إلا قليلا »

( Yakounou ba^di ‘ithna ^achara khalifah Abou Bakr AsSiddiq la yalbathou illa kalilan ).

Ce qui signifie : « Viendra après moi douze califes, Abou Bakr AsSiddiq ne restera que peu ». Et ^Aliyy Ibnou Abi Talib jurait par Allah que Allah a fait descendre le surnom de Abou Bakr à du ciel. Fin de citation.

Al-Hakim a rapporté dans Al-Moustadrak, notre dame ^Aichah a dit : « Les idolâtres sont venus voir Abou Bakr et lui ont dit : « Ton compagnon prétend qu’il a effectué un voyage durant la nuit jusqu’à Baytou l-Maqdis ». Il leur a dit : « Il a véritablement dit cela ? ». Ils lui ont dit : « Oui ». Il a dit : « Alors il dit vrai. Moi je le crois en d’autres sujets que cela. Je le crois en ce qui lui est révélé matin et soir ». Et c’est à partir de là qu’il fut surnommé AsSiddiq. Rapporté par As-Souyoutiyy dans Tarikhou l-khoulafa.

L’histoire de son entrée en Islam

Ibnou l-Jawziyy a rapporté dans son livre Sifatou sSafwah que le premier qui est entré en Islam fut Abou Bakr » et Ibnou ^Abbas dit : « Le premier à avoir fait la prière était Abou Bakr que Allah lui fasse miséricorde ».

Il est parvenu au sujet de son Islam, que Allah l’agrée qu’il vit un jour dans le rêve, alors qu’il était au pays de Ach-Cham, que le soleil et la lune étaient tombés sur ses genoux. Qu’il les avait pris par sa main et qu’il les avait serrés contre sa poitrine, et qu’il les a recouverts de sa cape. Puis il se réveilla de son sommeil. Il partit voir un rahib pour qu’il lui explique la vision qu’il a eu dans le rêve, et le rahib lui a dit : « D’où viens-tu ? ». Il lui répondit : « De la Mecque ». Il lui dit : « Qu’est-ce que tu fais ? ». Il lui répondit : « Du commerce ». Alors le rahib lui dit : «apparaîtra dans ton époque un homme appelé Mouhammad Al-‘Amin, tu vas le suivre et il est de la tribu de Banou Hachim, il est le Prophète des derniers temps et toi tu rentreras dans sa religion et tu seras son ministre et son calife après lui. J’ai trouvé sa description dans At-Tawrat et dans AzZabour. Quand notre maître Abou Bakr que Allah l’agrée entendit la description du Prophète – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam – son cœur s’attendrit et il se languit de le voir.

Peu de temps après Abou Bakr, que Allah l’agrée, rencontra le Messager – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam – et entra en Islam. Il fut ainsi le premier à entrer en Islam parmi les hommes.

Ses faits remarquables et ses mérites

D’après Asma‘ Bintou Abi Bakr que Allah l’agrée, on appela Abou Bakr et  on lui dit : « Accours ! Rejoins ton compagnon ». Il sortit alors de chez nous et entra à la mosquée en disant : « Malheur à vous, vous voulez tué un homme parce qu’il dit Mon Seigneur c’est Allah alors qu’il vous a amené les preuves de la part de votre Dieu !! ». Il a dit : « C’est alors qu’ils se sont détournés du Messager de Allah et qu’ils se sont tournés vers Abou Bakr ». Abou Bakr est alors revenu vers nous et il a dit : « Tabarakta ya dha l-jalali wa l-ikram ». Et ceci a été rapporté par Ibnou-l Jawziyy dans Sifatou sSafwah.

Les gens de science et de l’histoire et des conduites ont dit que notre maître Abou Bakr que Allah l’agrée était présent auprès du Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam – lors de la bataille de Badr et de toute les batailles. Il est resté ferme auprès du Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam – lors de la bataille de ‘Ouhoud. Le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam – lui a confié sa bannière, sa grande bannière le jour de Tabouk. Et quand il est rentré en Islam il possédait quarante mille dirham. Grâce à cet argent, il affranchissait les esclaves musulmans et il renforçait les musulmans. Il n’avait jamais bu du vin , ni dans la jahiliyyah ni dans l’Islam. Et il était le premier à avoir rassemblé le Qour’an.

Mouhammad Ibnou Ishaq a dit que sur ses mains cinq parmi les dix, qui avaient reçus l’annonce de bonne nouvelle qu’ils seraient au paradis, sont entrés en Islam il s’agit de : ^Outhman Ibnou ^Affan, Talhah Ibnou ^Oubaydi l-Lah, AzZoubayr Ibnou l-^awwam, Sa^d Ibnou Abi Waqqas, ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Awf que Allah les agrées.

Abou Bakr que Allah l’agrée était un homme qui pleurait facilement. Il ne retenait pas ses larmes quand il récitait le Qour’an et il était le meilleur des compagnons et le plus intelligent d’entre eux.

Parmi ses mérites que Allah l’agrée, il y a ce dont a témoigné ^Oumar Ibnou l-Khattab qui a rapporté : « Le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam –  nous avait ordonné un jour de donner des aumônes et cela avait coïncidé avec de l’argent que je possédais. Je me suis dit aujourd’hui je vais faire mieux que Abou Bakr si jamais je peux faire mieux que lui un jour. J’ai ramené la moitié de mes biens,  le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam – m’a dit : « Ma abqayta li ahlik ? ». Ce qui signifie : « Qu’as tu laissé pour ta famille ? ». Je lui ai répondu : « La même chose ». Abou Bakr a ramené tout ce qu’il possédait. Le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam – lui a dit : « Ma abqayta li ahlik ? ». Ce qui signifie : « Qu’as tu laissé pour ta famille ? ». Il a répondu :  « Je me fie à Allah » (« Je leur ai laissé Allah et Son messager »). J’ai dit je ne pourrai plus jamais faire mieux que lui ». Rapporté par At-Tirmidhiyy.

D’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée, Le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam –  a dit :

« ما نفعني مال قط ما نفعني مال أبي بكر »

( Ma nafa^ani maloun qatoun ma nafa^ani malou Abi Bakr ).

Ce qui signifie : « Il n’y a pas un bien qui m’a autant profité que le bien de Abou Bakr ». C’est alors qu’ Abou Bakr s’est mis à pleurer et il a dit : « Mais moi et mon argent nous sommes tout à toi Ô Messager de Allah ».

Et ‘Anas a dit lorsque ce fut la nuit de la grotte lors de l’émigration, Abou Bakr a dit : « Ô Messager de Allah laisse-moi entrer avant toi, s’il y a une vipère ou quelque chose elle m’atteindra avant toi ». Le Prophète lui a dit ce qui signifie : « Entre ». Abou Bakr entra et tâtonna avec ses mains et chaque fois qu’il trouvait un trou il le bouchait à l’aide d’une partie de son vêtement. Lorsqu’il eut utilisé toute sa cape, il a dit : il est resté un trou. Il mit alors son talon dessus pour le boucher puis il a fait entrer le Messager de Allah. Au matin le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallama dit : « Fa’ayna thawbouka ya Aba Bakr ». Ce qui signifie : « Ou est donc ta cape Ô Abou Bakr ? ». et il lui apprit ce qu’il avait fait alors le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallamleva les mains en disant ce qui signifie: « Ô Allah fais que Abou Bakr ait un haut degré avec moi au jour du jugement ». et Allah lui a révélé qu’Il l’a exaucé.

Rapporté par Abou Nou^aym dans Al-Hilyah – Tome 1 page 33.

Et d’après AzZouhriyy, il a dit : « Le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam – a dit à Hassan Ibnou Thabit qui était un poète qui faisait de l’éloge : « ‘Aqoulta fi Abi Bakr chay’an ? ». Ce qui signifie : « As tu dis des vers d’éloge au sujet de Abou Bakr ? ». Haçan lui a dit : « Oui ». Le Prophète lui a dit : « Qoul wa ‘ana ‘asma^ ». Ce qui signifie : « Dis et moi je t’écoute ». Et Hassan a dit les deux vers de poésie qui signifient : « Il était le second de deux personnes dans la grotte alors que l’ennemi essayait de les rattraper et l’intensité de l’amour qu’il avait pour le Messager de Allah était telle, que les gens ont su que c’est un amour qu’aucune autre personne ne pouvait lui prodiguer ».

Alors le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam – a souri au point que l’on voyait ses molaires. Puis il a dit : « Sadaqta ya Hassan houwa kama qoult ». Ce qui signifie : « Tu dis vrai ô Hassan il est véritablement comme tu l’a décris ». Rapporté par Ibnou l-Jawziyy dans Sifatou sSafwah.

La piété de Abou Bakr, que Allah l’agrée

Ibnou l-Jawziyy a rapporté dans son livre « Sifatou sSafwah », d’après Zayd bni ‘Arqam, que Abou Bakr AsSiddiq avait un esclave. Un soir, cet esclave lui ramena de la nourriture et en prit une bouchée quand l’esclave lui demanda : « Pourquoi ne m’interroge tu pas sur la provenance et l’origine de ce que je te ramène alors que c’est ce que tu fais chaque nuit habituellement ? ». Abou Bakr lui répondit : « C’est la faim qui m’a amené à agir ainsi, d’où provient cette nourriture ? ». Il lui dit : « Je suis passé auprès de gens de la jahiliyyah, je leur ai fais une rouqyah et ils m’avaient promis de me donner quelque chose en contrepartie.  Et aujourd’hui je suis passé auprès d’eux, ils étaient en train de fêter un mariage et m’ont donné de leur nourriture. Abou Bakr dit : « Malheur à toi, tu risques de me mener à ma perte ». Il introduisit sa main dans sa bouche et provoqua le vomissement mais la bouchée qu’il avait avalée ne sortit pas. On lui dit : « Elle ne sortira que si tu bois de l’eau ». Il demanda alors qu’on lui apporte un verre d’eau et se mis à boire et à vomir jusqu’à faire sortir cette bouchée. On lui dit : « Que Allah te fasse miséricorde, tout cela à cause de cette bouchée ». Il dit : « Si elle ne sortait qu’avec mon âme, je l’aurais  faite sortir car j’ai entendu le Messager de Allah – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam – dire :

« كل جسد نبت من سحت فالنّار أولى به »

( Koullou jasadin nabata min souhtin fan-narou awla bih ).

Ce qui signifie : « Tout corps qui prend chair à partir de ce qui est interdit, le feu en est prioritaire ». Et j’ai eu peur qu’une partie de mon corps ne pousse par la cause de cette bouchée». Et ceci est une preuve de sa grande piété, que Allah l’agrée.

Sa prise en charge du califat

Abou Bakr, que Allah l’agrée, reçut un pacte d’allégeance dans la maison de Bani Sa^idah le jour du décès du Messager de Allah. C’est-à-dire qu’il fut désigné comme calife. C’était le lundi douze nuits passées du mois de rabi^ou l-‘awwal de la onzième année après l’Emigration du Messager de Allah. En effet, lui, ^Oumar et certains compagnons partirent pour se concerter au sujet du califat. ^Oumar dit à Abou Bakr : « Tends-moi ta main ». Il lui tendit la main et ^Oumar la lui serra, indiquant par là un pacte d’allégeance. Par la suite ce fut les Mouhajiroun– ceux qui firent l’Emigration – puis les ‘Ansar – ceux qui accueillirent les Partisans, qui accueillirent les Emigrants à Médine- qui firent de même. En effet, ils lui firent aussi allégeance et désignèrent Abou Bakr en tant que calife. Le lendemain eut lieu le pacte d’allégeance général, c’est-à-dire devant tous les gens. Contrairement à ce que certains prétendent, certains égarés,  Abou Bakr, n’a pas pris injustement le califat, il s’agissait d’un pacte fait par les plus grands compagnons comme ^Oumar et ceux qui sont comme lui parmi ceux qui ont émigré (également), les Partisans. Ce sont eux qui le désignèrent calife, c’est-à-dire des personnes à même de le faire, ayant un haut degré. C’est par la suite que les autres personnes le suivirent, ceux qui donnèrent l’exemple et firent, eux aussi, pacte d’allégeance au calife. Abou Bakr était connu comme étant le meilleur de cette communauté après le Prophète.

Hicham Ibnou ^Ourwah a rapporté de son père qu’il a dit : « Lorsque Abou Bakr a été désigné pour calife, il donna un discours, loua Allah par ce qui est digne de Lui et fit Son éloge par ce qui est digne de Lui puis il dit : « Ô, vous les gens j’ai été chargé de vous, de votre responsabilité mais je ne suis pas le meilleur d’entre vous mais Allah nous a fait descendre le Qour’an et le Prophète – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam – nous a instauré les lois et nous avons ainsi eu la connaissance. Sachez que la plus intelligente des intelligences est la piété et que la plus stupide des stupidités est la perversité. De même, le plus fort d’entre vous pour moi est celui qui a été considéré par les autres comme faible jusqu’à ce que je lui rétablisse son droit, et le plus faible d’entre vous pour moi, est celui qui est considéré comme fort jusqu’à ce que je prenne de lui le droit qu’il a usurpé. Ô vous les gens je suis quelqu’un qui suit et je ne suis pas un [mauvais] innovateur. Si j’agis en bien aidez-moi et si je n’agis pas en bien alors corrigez-moi ». Fin de citation.

Comment il désigna  ^Oumar Ibnou l-Khattab comme successeur, que Allah les agrée tous les deux

Ibnou Sa^d ainsi que Al-Hakim ont rapporté de Ibnou Mas^oud – le compagnon- qu’il a dit : « Les gens les plus inspirés au sujet des autres sont au nombre de trois : Abou Bakr lorsqu’il désigna pour successeur ^Oumar, l‘épouse de Mouça lorsqu’elle dit à son père  : « Loue les services de Mouça » et  Al-^Aziz, le dignitaire d’Egypte lorsqu’il  fut inspiré au sujet de Youçouf et qu’il dit à son épouse : « Agis en bien envers lui ». C’est-à-dire que Abou Bakr était  bien inspiré en désignant ^Oumar comme successeur.

Il a été rapporté de Abou Bakr que lorsqu’il sentit la mort proche, il appela ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Awf et lui dit : « Parle-moi de ^Oumar Ibnou l-Khattab ». C’est alors que ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Awf lui dit : « Tu ne m’as jamais interrogé au sujet de quelque chose sans que tu aies plus de connaissance que moi à ce sujet». Alors Abou Bakr lui dit : « Même ». ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Awf dit: « Il est par Allah encore meilleur que ce que tu peux penser de lui ». Puis il appella ^Outhman Ibnou ^Affan et lui dit : « Parle-moi de ^Oumar ». C’est alors que ^Outhman lui dit : « Tu es celui qui le connaît plus que nous ». Il lui dit : « Malgré cela parle-moi de lui ». Alors ^Outhman lui dit: « Par Allah, ce que je sais de lui, c’est que son fort intérieur est meilleur que son apparence et qu’il n’y a pas semblable à lui parmi nous». Et il demanda également l’avis de Sa^id Ibnou Zayd et de ‘Ouçayd Ibnou l-Khoudayr et d’autres qu’eux parmi les Mouhajirin et les ‘Ansar ceux qui ont fait l’Emigration et les Partisans. Donc une concertation avec les compagnons ayant les plus hauts degrés eut lieu avant que Abou Bakr le désigne et ils furent unanimes à reconnaître le haut degré de ^Oumar que Allah l’agréé.

Ibnou ^Açakir a rapporté de Yasir Ibnou Hamzah qu’il a dit : « Lorsque Abou Bakr sentit la mort proche il s’adressa aux gens à partir d’une petite ouverture et leur dit : « Ô gens j’ai pris un engagement envers moi-même pour désigner quelqu’un, l’accepterez-vous ? » Alors les gens ont dit : « Nous l’accepterons, ô toi qui est le calife désigné par le Messager de Allah ». C’est alors que ^Aliyy s’est levé et dit : « Nous n’accepterons que si c’est ^Oumar ». Alors Abou Bakr lui a dit : « C’est  ^Oumar ». Cela fut rapporté par As-Souyoutiyy dans son livre « Tarikh l-Khoulafa». Certains disent qu’il y avait une rivalité entre ^Aliyy et ^Oumar mais ceci est faux, au contraire, c’était ^Aliyy qui avait suggéré à Abou Bakr que ce soit ^Oumar, que Allah l’agrée.

Son décès

Il tomba malade, que Allah l’agrée, et décéda en l’an 13 de l’hégire à l’âge de soixante-trois ans. Son califat dura deux ans, trois mois et treize jours. Il fut enterré dans la maison de ^A’ichah sa tête au niveau des épaules du Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam – , après qu’il ait recommandé cela. Médine a tremblé en pleurs et les gens étaient sous le choc suite à sa mort.

A sa mort, ^Aliyy Ibnou Abi Talib vint en pleurant, rapidement, jusqu’à arriver au niveau de la porte et il s’adressa à lui et lui dit : « Que Allah te fasse miséricorde Abou Bakr, tu étais par Allah le premier des gens à entrer en Islam, tu as cru en la véracité du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam – , alors que les gens l’avaient accusé de mensonge, tu as été généreux et tu l’as aidé avec ton argent lorsque gens ont fait preuve d’avarice, tu étais avec lui alors que les gens s’étaient désisté et Allah t’a appelé  dans Son livre Siddiq par Sa parole :

« و الذي جاء بالصدق وصدّق به »

سورة الزمر /  آية – 33

( Wa l-ladhi ja’a bissidqi wa saddaqa bihi )

Sourat AzZoumar/‘ayah 33.

Les spécialistes des biographies ont dit : « Abou Bakr décéda la nuit du mardi entre le temps de al-maghrib le temps de al-^icha’ huit nuits avant la fin de de Joumada al-‘akhirahde l’an 13 de l’hégire alors qu’il avait soixante-trois ans. Il avait recommandé que son épouse qui le lave et qu’il soit enterré aux côtés du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam – . ^Oumar dirigea la prière funéraire en sa faveur entre la tombe et le minbar et ceux qui descendirent dans sa tombe furent son fils ^Abdou r-Rahman ainsi que ^Oumar, ^Outhman et Talhah Ibnou ^Oubaydi l-Lah.

AsSiddiq mourut et laissa comme descendance ^Abdou l-Lah, ‘Asma’ dhatou n-Nitaqayn, ^Abdou r-Rahman, ^A’ichah, Mouhammad et ‘Oummou Koulthoum.

Nous demandons à Allah ’Il nous rassemble avec le groupe des véridiques, qu’Il nous fasse persévérer à les suivre et qu’Il nous fasse mourir sur leur amour.

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Conseil : ne pas trop manger

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 3, 2010
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Voici ce qu’a dicté l’illustre savant,

Le Mouhaddith, le Chaykh ^Abdou l-Lah Al-Harariyy

que Allah lui pardonne ainsi qu’à ses parents.

Suffisent au fils d’Adam, quelques bouchées pour maintenir son corps.

Il est connu que tous les Prophètes, ainsi que les saints veillaient à manger peu, sans pur autant entraîner de nuisance à leurs corps. En effet, le fait de manger peu au point de nuire au corps, est interdit.

Mais manger une petite quantité sans que cela ne nuise au corps, cela est digne d’éloge selon le jugement de Dieu. Ceci est la manière de vivre des Prophètes et des vertueux au sein de leur communauté.

Notre maître Mouhammad, que Dieu l’élève davantage en degré, était parmi ceux qui appliquaient le plus cette noble habitude. Il disait, que Dieu l’élève d’avantage en degré, ce qui signifie : « Le fils de ’Adam n’a pas rempli un récipient pire que son ventre. Alors, que quelques bouchées pour maintenir son corps en bonne santé, soient suffisantes au fils de ’Adam. S’il ne peut vraiment pas se limiter à cela, alors qu’il consacre un tiers pour le repas, un tiers pour la boisson et un tiers pour l’air ».

Sa parole, que Dieu l’élève davantage en degré, ce qui signifie : « Le fils d’Adam n’a pas rempli un récipient pire que son ventre. Alors, que quelques bouchées pour maintenir son corps en bonne santé … » veut dire un nombre de bouchées ne dépassant pas les dix. « Louqaymat -des bouchées-«  cest un pluriel, mais de faible nombre. Le pluriel de ce qui est peu, c’est ce qui est en-dessous de onze : la dizaine et ce qui est en-dessous.

Il a dit, que Dieu l’élève davantage en degré, ce qui signifie : «…Alors, que quelques bouchées pour maintenir son corps en bonne santé… » cela veut dire qu’elles entretiennent sa force et l’empêchent de faillir.

ce qui signifie « S’il ne peut vraiment pas se limiter à cela, alors qu’il consacre un tiers pour le repas, un tiers pour la boisson et un tiers pour l’air ».

C’est ainsi le Noble Prophète incitait à manger peu, et il était parmi ceux qui appliquaient le plus cette honorable manière.

Et il y a eu certains gens qui ont calomnié le Messager de Dieu. L’un d’entre eux a prétendu la sainteté et le soufisme, et il a prétendu qu’il est un petit prophète !

Ct-autre, Rajab Dib, a menti sur le Messager de Dieu, il a dit : (le prophète mangeait beaucoup de sucrerie, il mangeait beaucoup jusqu’à ce qu’il a eu des courbes dans son ventre et il a eu sur son cou il y a des plis).

Ce même Rajab Dib, calomnié sur le Messager de Dieu, qui est le plus parfait des prophètes, aussi bien physiquement que du point de vu comportement, en lui attribuant ce vilain mensonge vulgaire, comme quoi tellement il mangeait beaucoup, que cela lui aurait provoqué des plis.

En fait, c’est parce que cet homme est connu pour le fait de manger beaucoup, dont beaucoup des sucreries et de plats gras.

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Se remettre à Dieu

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur juillet 1, 2010
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  La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le maître des Messagers et l’Imam des pieux notre Prophète Mouhammad, tous ses frères prophètes messagers et les membres de sa famille bons et purs.

Ô vous les gens, délaissez l’insouciance avant que ne vienne à vous la mort.

Ô vous les gens, délaissez l’insouciance avant que ne vienne la mort. Réfléchissez combien vous allez vivre et qu’est-ce que vous avez préparé pour votre tombe et pour votre au-delà ? Jusqu’à quand allez-vous rester dans l’insouciance sans vous préoccuper de l’obéissance envers votre Seigneur ? Qu’attendez-vous ? Que la mort ne vienne soudainement à vous ?!

Jusqu’à quand certains ne feront pas la prière ?

Jusqu’à quand certains ne diminueront pas les paroles ?

Jusqu’à quand certains délaisseront les assemblées de science alors qu’ils en ont besoin ?

Jusqu’à quand certains feront la médisance des musulmans ?

Jusqu’à quand une femme nuira à son mari ? Ne pense-elle pas à la parole du Prophète qui signifie : « Il n’y a pas une femme qui nuit à son mari dans le bas monde sans que l’épouse de son mari parmi les hour Al-^in – les femmes du paradis – ne lui dise « Ne lui nuis pas, que Dieu te rétribue et te donne ce que tu mérites pour ce que tu fais. Il est un intrus chez toi, il va bientôt te quitter pour venir à nous. » »

Elle ne réfléchit donc pas au hadith qui signifie : « N’importe quelle femme qui meurt avec son époux qui est satisfait d’elle entrera au paradis »

Et au sujet du hadith du Prophète qui signifie : « Il n’y a pas une femme qui passe la nuit alors que son mari est en colère contre elle sans que les anges ne la maudissent jusqu’au matin ».

Le Messager éminent, que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré, a dit ce qui signifie : « La personne qui a le plus grand droit sur la femme, c’est son mari. »

Jusqu’à quand des hommes nuisent à leurs épouses sans droit alors que le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Les meilleurs d’entre vous sont les meilleurs avec leurs épouses et moi je suis le meilleur d’entre vous envers mes épouses. »

Et il a dit ce qui signifie : « Je suis très exigent avec vous concernant le droit des deux plus faibles :la femme et l’orphelin ».

Ne pensent-ils pas à la tombe étroite dans laquelle ils vont descendre qui est la maison de la solitude, la maison des vers ?

Ne réfléchissent-ils pas au sujet du châtiment de l’enfer noir ténébreux ?

Jusqu’à quand lâcherez-vous les brides aux langues pour dire ce qui vous passe par la tête parmi les paroles qui ne comportent pas de bien ?

Quand appliquerez-vous le hadith qui signifie : « Attaches-toi au long silence sauf pour dire du bien parce que le long silence chasse le chaytan de toi et t’aide pour ta religion. »

Jusqu’à quand profiterez-vous des félicités, des désirs, des plaisirs de nourritures, de boissons, des habits luxueux, des meubles alors que le Messager a dit ce qui signifie : « Sois ascète dans le bas monde, Allah t’agrée et sois ascète et ne recherche pas ce que les gens ont, les gens t’aimeront. »

Jusqu’à quand passerez-vous la nuit dans un sommeil profond ?

Jusqu’à quand ne veillerez-vous pas les nuits pour faire des prières surérogatoires, pour demander le pardon, pour faire le repentir et pour regretter ?

Jusqu’à quand ne ferez-vous pas la prière de AsSoubh dans son temps ?

Jusqu’à quand allez-vous rigoler et ne pas pleurer ? Vous parlez et vous n’évoquez pas Allah. Vous mangez, vous profitez et vous n’êtes pas ascète. Vous perdez du temps dans les loisirs, ne tirez pas les leçons et vous n’êtes pas exhorté,

Vous agissez en mal avec vos pères et vos mères. Vous n’êtes pas bienfaisants avec eux. Vous délaissez les assemblées de science alors que vous êtes capables d’y assister. Vous délaissez l’aide des pauvres alors que vous êtes rassasiés. Vous avez du plaisir à dépenser beaucoup d’argent pour vos désirs éphémères mais vous ne soutenez pas l’appel à la religion agréée par Allah par la parole et par l’argent. Vous retenez l’argent. Combien vous êtes insouciants !

Quand allez-vous tirer des leçons, vous repentir, pleurer,  demander le pardon et veiller la nuit en prières surérogatoires ?

Quand allez-vous vous aimer par recherche de l’agrément de Allah ?

Quand allez-vous vous détourner de faire la nuisance du musulman et la médisance ? Mais comme a dit notre maître ^Aliyy : «  نيام فإذا ماتوا انتبهوا الناس », « An-Nasou niyam fa ‘idha matou intabahou » ce qui signifie : « Les gens sont comme endormis, c’est lorsqu’ils meurent qu’ils se réveillent ».

Attendez-vous de voir ^Azrail venir retirer vos âmes ? Alors rappelez-vous maintenant de cela. Qu’allez-vous dire ? Qu’allez-vous faire ? Comment allez-vous agir si vous restez sur l’état sur lequel vous êtes maintenant ?

Le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Celui qui est intelligent est celui qui se remet en cause et qui œuvre pour ce qui vient après la mort. L’incapable est celui qui laisse son âme suivre ses passions et qui a beaucoup d’espoir alors qu’il n’agit pas en conséquence ».

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Conseil de Ibnou l Jawziyy à son fils (première partie)

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur juin 9, 2010
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L’imam, l’illustre savant, Jamalou d-Din Abou l-Faraj Ibnou l-Jawziyy a dit :

Je commence par le nom de Allah et c’est Son aide que je recherche.

La louange est à Allah Qui a créé le premier père à partir de terre et Qui a fait sortir de lui sa descendance d’entre son dos et ses jambes. Il a renforcé les différentes tribus par les liens de parenté et les liens d’alliance et la louange est à Allah Qui m’a accordé la science et la connaissance de ce qui est correct, Qui a fait que j’ai une bonne éducation durant mon enfance et Qui m’a protégé dans ma jeunesse et Qui m’a accordé une descendance et j’espère par leur existence avoir beaucoup de récompenses. Seigneur, fais que je sois de ceux qui accomplissent la prière continuellement, ainsi que ma descendance. Seigneur, agrée nos invocations. Seigneur, pardonne-moi, à mes parents, ainsi qu’aux croyants au jour du jugement. Lorsque j’ai connu l’honneur du mariage et de la recherche des enfants, j’ai fait une Khatmah du Qour’an, j’ai récité tout le Qour’an et j’ai demandé à Allah ta^ala qu’Il m’accorde 10 enfants. Il me les a accordés. J’ai eu ainsi 5 garçons et 5 filles. Parmi les filles, 2 sont mortes et parmi les garçons, 4 sont morts. Il ne me restait qu’un seul garçon, Abou l-Qacim. J’ai demandé à Allah ta^ala qu’Il fasse qu’il soit une descendance vertueuse et qu’il m’accorde ce que je recherche par lui mais j’ai vu de sa part un certain relâchement et un manque de sérieux dans la recherche de la science. Alors je lui ai écrit cette lettre pour l’inciter et pour le motiver à suivre le chemin que j’ai suivi dans l’acquisition de la science. Je lui indique ainsi d’avoir recours à Allah soubhanahou wa ta^ala Qui accorde la réussite tout en sachant que personne ne fait échouer celui à qui Allah accorde la réussite et personne ne guide celui que Allah égare. Mais Allah ta^ala dit « wa tawasaw bi l haqqi wa tawasaw bi s sabr» ce qui signifie « recommandez-vous la vérité et recommandez-vous la patience » et Allah dit « fadhakkir in nafa^ ati dh-dhikra» ce qui signifie « Fais le rappel, puisse le rappel être profitable » et il n’est de préservation et de force que par Allah.

CHAPITRE :

Sache mon fils, que Allah t’accorde la réussite pour être sur la vérité, que l’être humain n’a été caractérisé par la raison que pour œuvrer conformément à cette raison, alors utilise la correctement. Utilise ta réflexion et reprends-toi, tu sauras par les preuves selon la raison que tu es créé, responsable, sujet à des obligations dont tu es chargé, que les deux anges inventorient ce que tu dis, ce que tu regardes ; les souffles de celui qui est vivant sont autant de pas qui le rapprochent de son échéance, la durée de ton séjour dans le bas monde est très courte, la présence dans les tombes est très longue. Et que le châtiment pour celui qui suit ses passions est une grave issue. Où est donc alors le plaisir de la veille ? Il est parti et n’a laissé que du regret. Où sont les tentations de l’âme ? Combien de têtes ont-elles fait baisser ? Combien de pieds ont-elles fait glisser ? Et celui qui est heureux ne l’est  qu’en contredisant ses passions. Et celui qui est malheureux ne l’est que parce qu’il a préféré le bas monde, alors tire les moralités des rois et des ascètes qui sont partis avant toi. Où sont les plaisirs qu’ont éprouvés ces gens-là ? Et où sont les fatigues qu’ont subies ces autres ? Il n’est que la grande récompense, les bonnes évocations pour les vertueux et le mal, le châtiment douloureux pour les désobéissants. C’est comme si ceux qui ont été affamés n’avaient pas enduré de faim et ceux qui ont été rassasiés n’avaient pas ressenti le soulagement. Leur paresse pour accomplir les actes de mérite est un mauvais compagnon et la recherche du repos laisse le regret, un regret qui fait oublier tout plaisir. Alors prends conscience et fatigue ton âme. Sache que l’accomplissement des obligations et l’abstention des interdictions sont nécessaires et si la personne outrepasse cela, le feu l’attendra. Et sache que l’objectif des gens qui fournissent des efforts est de rechercher les mérites. Les actes des degrés émérites se diffèrent les uns des autres. Il y a des gens qui estiment que ce qui est méritoire, c’est d’être ascète dans le bas monde. D’autres considèrent que ce qui est méritoire est de s’occuper des actes d’adoration. Mais en réalité, faire les actes conformément à la science est ce qui est méritoire de manière complète. Celui qui réalise les deux sera élevé jusqu’à réaliser la connaissance du Créateur soubhanahou wa ta^ala, et il sera motivé à L’aimer, à Le craindre et à se languir de Lui et ceci est l’objectif, la finalité. Et c’est conformément à la volonté des gens qu’est l’ardeur qui les motive. Tout mourid n’est pas forcément voulu pour atteindre de hauts degrés et ce n’est pas toute personne recherchant les hauts degrés qui va les trouver. Néanmoins l’esclave doit fournir des efforts et chacun sera facilité dans ce pour quoi il a été créé et c’est la recherche de l’aide de Allah que nous souhaitons.

CHAPITRE

La première chose au sujet de laquelle il convient de méditer est de connaître Allah ta^ala par les preuves. Il est connu que celui qui voit le ciel élevé, la terre placée et qui aura observé les constructions parfaites, particulièrement dans son propre corps, saura qu’il est indispensable pour ces choses qui sont créées qu’il y ait Qui les a créées, et ces choses construites, qu’il y ait Qui les a construites. Ensuite, il observe bien la preuve de la véracité du messager, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, à savoir, la plus grande des preuves qui est le Qour’an, qui a rendu impuissantes les créatures d’amener une seule sourat semblable. Une fois que ceci est confirmé pour lui : l’existence du Créateur jalla wa ^ala et la véracité du messager, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, il devra soumettre ses propres brides à la loi, il devra savoir ce qu’il doit faire comme woudou, comme prière, comme zakat s’il a de l’argent, comme pèlerinage et autre que cela parmi les devoirs. Une fois qu’il connaît la part obligatoire, il l’accomplit. Il convient pour celui qui a une forte ardeur d’essayer de grimper dans l’échelle du mérite. Il s’occupe par l’apprentissage du Qour’an, son explication par le hadith du messager, salla l-lahou ^alayhi wa sallam, par la connaissance de sa biographie, de la biographie de ses compagnons et des savants qui sont venus après eux, pour ainsi suivre les hauts degrés et choisir les plus hauts d’abord. Il est indispensable de connaître aussi ce qui lui permet de rectifier sa langue comme grammaire (nahw) et également les différentes méthodes de l’usage de la langue. Le fiqh est la base des sciences, le rappel est comme ce qui le rend doux et sucré et ce qui est le plus profitable. J’ai écrit dans ces sciences citées des ouvrages qui te feront passer de tout ce qui a précédé comme composition des savants prédécesseurs et autres par la grâce de Allah. Je t’ai ainsi évité de rechercher des livres et de fournir des efforts pour composer. Il n’y a pas une ardeur qui baisse si ce n’est pour sa stupidité. Dès lors qu’une ardeur est forte, elle ne se suffira pas de ce qui est moindre et j’ai su par les preuves que l’ardeur est dans l’être humain mais certaines ardeurs sont faibles pendant certaines périodes. Mais si elles sont motivées à nouveau, elles iront de l’avant. Dès lors que tu vois une impuissance en toi, alors demande au Créateur, à Celui Qui accorde les bienfaits, ou si tu constates une paresse, alors trouve refuge auprès du Créateur car tu n’obtiendras pas un bien sauf en Lui obéissant. Et tu ne manqueras un bien qu’en Lui désobéissant. Qui donc a recherché l’agrément de Allah et n’a pas trouvé ce qu’il voulait ? Et qui donc s’est détourné de Lui et a profité ou a eu un bienfait ? N’as-tu pas entendu la parole d’un poète qui dit ce qui signifie « par Allah je ne suis pas venu un seul jour vous rendre visite sans que je trouve comme si la terre se rétrécissait sous mes pas. Et les ardeurs n’ont pas faibli un jour sans que je vois que je suis encore plus en retard ».

CHAPITRE

Regarde  mon fils, observe toi-même pour ne pas dépasser les limites de la Loi. Regarde comment veiller à ne pas dépasser ces limites et tu seras alors préservé. Celui qui les délaisse sera abandonné. Et je te rappelle certains faits de ma vie, puisses-tu prendre exemple sur mes efforts et que tu demandes au Créateur car tous les bienfaits que j’ai eus n’étaient pas par ma cause mais par la grâce de mon Créateur, par Ses bienfaits. Je me rappelle, moi qui ai une forte ardeur, lorsque j’étais à l’école, j’avais 6 ans, j’étais avec des enfants qui étaient plus âgés que moi mais j’ai eu une raison clairvoyante depuis mon jeune âge qui dépassait la raison des personnes âgées. Je ne me rappelle pas avoir joué sur le chemin avec les enfants, ni avoir éclaté de rire, au point que lorsque j’avais environ 7 ans, j’allais dans les mosquées et je ne choisissais pas l’assemblée d’un charlatan. Je recherchais l’assemblée du mouhaddith qui rapportait des conduites du Prophète. Je mémorisais tout ce que j’entendais, je rentrais à la maison et je l’écrivais. Et Allah m’a accordé notre chaykh Abou l Fadl Ibnou Nasir que Allah lui fasse miséricorde. Il m’emmenait auprès des chaykh et il m’a fait entendre le mousnad et d’autres grands livres et je ne savais pas ce qu’il voulait de moi. Il a veillé à ce que j’entende les sujets les plus importants jusqu’à avoir atteint la puberté. J’ai persévéré sur cela et je suis resté avec lui jusqu’à ce qu’il décède, que Allah lui fasse miséricorde. Grâce à lui, j’ai obtenu la connaissance du hadith de la transmission. Et alors que les enfants descendaient auprès du fleuve Ad-Dijlah, le Tigre, et se mettaient à observer le pont, je prenais un jouzet je me tenais à l’écart des gens auprès de Ar-riqqah et je m’occupais de la science. Ensuite me fut inspirée l’ascèse, j’ai poursuivi les jours de jeûne et je m’occupais du peu de nourriture. J’ai astreint mon âme à la patience, j’ai persévéré et j’ai poursuivi sur cela. J’ai veillé des nuits et je ne me suffisais pas d’une science, j’entendais le fiqh, j’entendais, l’exhortation, j’entendais le hadith, je recherchais la conduite des ascètes. Ensuite, j’ai lu dans la langue arabe et je n’ai pas laissé une seule personne qui rapporte ou qui exhorte, sans que j’assiste à son assemblée et je recherchais les meilleurs. Et lorsque j’avais à choisir entre deux choses, la plupart des cas je choisissais le droit du Créateur, et ainsi Il m’a accordé beaucoup de bienfaits dans mon éducation. Il a fait que je sois sur le chemin le meilleur pour moi. Il a repoussé de moi les ennemis, les envieux, ceux qui me veulent du mal et Il m’a facilité les causes de la science. Il m’a fait envoyer des livres d’une manière à laquelle je ne m’y attendais pas, Il m’a accordé la bonne compréhension, la rapidité de la mémorisation, la belle écriture, la bonne composition et Il a fait que je n’ai besoin de rien de ce bas monde. Au contraire, Il m’a fait parvenir ma subsistance, ce qui me suffit, et plus encore. Il a accordé dans le cœur des gens de l’amour envers moi et de l’acceptation au-delà de la limite. Et Il a fait que mes paroles aient un impact sur leurs âmes de sorte qu’ils ne doutent pas de la validité de ce que je disais. Et sur mes mains environ 200 personnes des gens de Adh-Dhimmah sont entrées en Islam. Et dans mon assemblée plus de 100 000 personnes se sont repenties. Je parcourais les assemblées de chouyoukh pour entendre le hadith et je ne retrouvais plus mon souffle tellement je courais pour assister aux assemblées et ne pas être précédé par d’autres. Au matin, je me levais sans avoir rien à manger et au soir j’arrivais sans avoir rien à manger, mais Allah ne m’a pas humilié pour une seule créature, Il m’a au contraire fait parvenir ma subsistance pour conserver mon honneur. Et si je détaillais tous mes états, cela prendrait beaucoup de temps mais tu peux voir l’état auquel je suis arrivé et moi je te les rassemble tous en une seule phrase qui est la parole de Allah ta^ala «Wa t-taqoul-Lah » qui signifie « faites preuve de piété à l’égard de Allah et Allah vous accorde une science à partir d’une voie à laquelle vous ne vous attendez pas ».

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Se remettre en question avant que ne vienne la mort

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur Mai 25, 2010
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le maître des Messagers et l’Imam des pieux notre Prophète Mouhammad,  tous ses frères prophètes messagers et sa famille bons et purs.

 Ô vous les gens, délaissez l’insouciance avant que ne vienne à vous la mort.

Ô vous les gens, délaissez l’insouciance avant que ne vienne la mort. Réfléchissez combien vous allez vivre et qu’est-ce que vous avez préparé pour votre tombe et pour votre au-delà ? Jusqu’à quand allez-vous rester dans l’insouciance sans vous préoccuper de l’obéissance envers votre Seigneur ? Qu’attendez-vous ? Que la mort ne vienne soudainement à vous ?!

Jusqu’à quand certains ne feront pas la prière ?

Jusqu’à quand certains ne diminueront pas les paroles ?

Jusqu’à quand certains délaisseront les assemblées de science alors qu’ils en ont besoin ?

Jusqu’à quand certains feront la médisance des musulmans ?

Jusqu’à quand une femme nuira à son mari ? Ne pense-t-elle pas à la parole du Prophète r qui signifie : « Il n’y a pas une femme qui nuit à son mari dans le bas monde sans que l’épouse de son mari parmi les hour Al-^in – les femmes du paradis – ne lui disent « Ne lui nuis pas, que Dieu te rétribue pour le mal que tu lui fais ! Il est comme un intrus chez toi et il va bientôt te quitter pour venir à nous. » »

Elle ne réfléchit donc pas au hadith qui signifie : « Toute femme qui meurt alors que son époux est satisfait d’elle, elle entrera au paradis »

Et au hadith du Prophète qui signifie : « Il n’y a pas une femme qui passe la nuit alors que son mari est en colère contre elle sans que les anges ne la maudissent jusqu’au matin ».

Le Messager éminent, que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré, a dit ce qui signifie : « La personne qui a le plus grand droit sur la femme, c’est son mari. »

Jusqu’à quand des hommes nuisent à leurs épouses sans droit alors que le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Les meilleurs d’entre vous sont les meilleurs avec leurs épouses et moi je suis le meilleur d’entre vous envers mes épouses. »

Et il a dit ce qui signifie : « Je suis très exigent avec vous concernant le droit des deux plus faibles, la femme et l’orphelin ».

Ne pensent-ils pas à la tombe étroite dans laquelle ils vont descendre qui est la maison de la solitude, la maison des vers ?

Ne réfléchissent-ils pas au sujet du châtiment de l’enfer noir ténébreux ?

Jusqu’à quand lâcherez-vous les brides aux langues pour dire ce qui vous passe par la tête parmi les paroles qui ne comportent pas de bien ?

Quand appliquerez-vous le hadith qui signifie : « Attache-toi au long silence sauf pour dire du bien parce que le long silence chasse le chaytan de toi et t’aide pour ta religion. »

Jusqu’à quand profiterez-vous des félicités, des désirs, des plaisirs de nourritures, des boissons, des habits luxueux, des meubles alors que le Messager a dit ce qui signifie : « Sois ascète dans le bas monde, Allah t’agrée et sois ascète et ne recherche pas ce que les gens ont, alors les gens t’aimeront. »

Jusqu’à quand passerez-vous la nuit dans un sommeil profond ?

Jusqu’à quand ne veillerez-vous pas les nuits pour faire des prières surérogatoires, pour demander le pardon, pour faire le repentir et pour regretter ?

Jusqu’à quand ne ferez-vous pas la prière de AsSoubh dans son temps ?

Jusqu’à quand allez-vous rigoler et ne pas pleurer ? Vous parlez et vous n’évoquez pas Allah. Vous mangez, vous profitez et vous n’êtes pas ascète. Vous perdez du temps dans les loisirs, vous ne tirez pas les leçons et vous n’êtes pas exhorté !

Vous agissez en mal avec vos pères et vos mères. Vous n’êtes pas bienfaisants avec eux. Vous délaissez les assemblées de science alors que vous êtes capables d’y assister. Vous délaissez l’aide des pauvres alors que vous êtes rassasiés. Vous avez du plaisir à dépenser beaucoup d’argent pour vos désirs éphémères mais vous ne soutenez pas l’appel à la religion agréée par Allah par la parole et par l’argent. Vous retenez l’argent. Combien vous êtes insouciants !

Quand allez-vous tirer des leçons, vous repentir, pleurer, demander le pardon et veiller la nuit en prières surérogatoires ?

Quand allez-vous vous aimer par recherche de l’agrément de Allah ?

Quand allez-vous vous détourner de faire la nuisance du musulman et la médisance ? Mais comme a dit notre maître ^Aliyy : «  الناس نيام فإذا ماتوا انتبهوا», « An-Nasou niyam ; fa ‘idha matou ntabahou » ce qui signifie : « Les gens sont comme endormis, c’est lorsqu’ils meurent qu’ils se réveillent ».

Attendez-vous de voir ^Azrail venir retirer vos âmes ? Alors rappelez-vous maintenant de cela. Qu’allez-vous dire ? Qu’allez-vous faire ? Comment allez-vous agir si vous restez sur l’état sur lequel vous êtes maintenant ?

Le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Celui qui est intelligent est celui qui se remet en cause et qui œuvre pour ce qui vient après la mort. L’incapable est celui qui laisse son âme suivre ses passions et qui a beaucoup d’espoir alors qu’il n’agit pas en conséquence ».

Le mérite de ceux qui s’aiment les uns les autres par recherche de l’agrément de Allah

Au jour du jugement, il n’y aura pas d’autre ombre que celle du Trône. Cette terre sera changée. Il ne restera ni montagne, ni crevasse ou vallée. Ceux qui s’aiment par recherche de l’agrément de Allah tabaraka wa ta^ala au jour du jugement seront à l’ombre du Trône. Allah ta^ala déplacera les humains à ce moment-là vers un lieu obscur du côté du pont. Ils seront transportés par la toute puissance de Allah tabaraka wa ta^ala. Et après que la terre aura été changée, Allah les ramènera à nouveau sur cette terre. Il n’y aura pas de ravin, de dépression sur terre. Il n’y aura pas de lieux élevés, ni arbres, ni maisons. Ce jour-là, seul l’acte de la personne pourra la couvrir. Ceux pour qui Allah a voulu le repos et la sauvegarde de la chaleur du soleil ce jour-là, seront à l’ombre du Trône et séparés des gens.

Les gens qui s’aiment dans le bas monde par recherche de l’agrément de Allah et non pour de l’argent, ni pour les désirs, ni pour la proche parenté et uniquement par recherche de l’agrément de Allah, Allah les sauvera de la chaleur du soleil. Cette chaleur que subiront les mécréants fera que leur transpiration leur arrivera jusqu’à la bouche. Leur transpiration ne les dépassera pas. Ils failliront en mourir mais ils n’en mourront pas. Il n’y a pas de mort dans l’au-delà. Quelque soit le châtiment de la personne, elle restera en vie. Elle restera dans sa douleur et il n’y aura pas de mort. Dans le bas monde, si quelqu’un est brûlé par le feu, il meurt. Si on le coupe avec du fer, il meurt. Si on tire dans sa direction une balle en plomb, il meurt. Certains musulmans désobéissants qui seront morts sans se repentir auront également un châtiment mais moindre que celui du mécréant.

Aimez-vous par recherche de l’agrément de Allah veut dire s’entraider sur le bien et pas sur le mal, pas sur le péché. Certains de ceux qui seront à l’ombre du Trône, Allah les fera s’asseoir sur des chaises en lumière. Leurs habits seront de lumière et leurs visages seront rayonnants. S’aimer par recherche de l’agrément de Allah comporte un grand bien, un bien éminent dans l’au-delà. C’est avec la pureté et non pas avec la duperie que l’on y parvient. Certains n’encouragent pas leurs frères au mal, au péché et d’autres non seulement ils ne les encouragent pas mais en plus ils les en empêchent.

Ceux qui s’aiment par recherche de l’agrément de Allah sont ceux qui auront ce haut degré dans l’au-delà. Quant à ceux qui s’aiment pour la désobéissance à Allah, pour les passions ou pour de l’argent, ils n’auront pas ce mérite. Ils auront un châtiment douloureux.

Ce jour-là, chacun fuira l’autre. Ce père, s’il était injuste avec son fils, au jour du jugement, il le fuira afin qu’il ne puisse pas répondre du droit de son fils. Et l’inverse également. Si le fils était injuste envers son père, ce fils fuira son père. Où sera la sauvegarde ? Nécessairement les droits seront rétablis. Pour le mari et la femme également, ainsi que pour le frère avec son frère.

Allah tabaraka wa ta^ala dit :

الأخِلاءُ يومَئذٍ بَعضُهُم لبَعضٍ عَدُوٌّ الاالمُتَّقِين 

ce qui signifie : « Ceux qui étaient compagnons, qui étaient amis dans le bas monde seront des ennemis les uns pour les autres au jour du jugement sauf les pieux, c’est-à-dire ceux qui se sont entraidés pour le bien ».

C’est-à-dire que ceux qui s’attachent à la Loi de Allah parfaitement ne se trompent pas les uns les autres. Mis à part ceux-là, ceux qui s’entraident dans le bas monde sur la désobéissance seront des ennemis les uns pour les autres et ce, quelque soit la force de leur amitié dans le bas monde. Chacun sera un ennemi pour l’autre car il saura là-bas, le résultat de ce qu’ils auront fait.

Allah ta^ala dit :

 وَللهِ الْمَثَلُ الأَعْلَى

ce qui signifie : « Allah a les attributs qui n’ont pas de ressemblance avec les attributs d’autre que lui ».

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La démonstration que les causes ordinaires n’ont pas d’effet en réalité, et que Celui Qui crée l’effet en réalité, c’est Allaah

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur Mai 20, 2010
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Al-Hakim dans son Tarikh [1] a dit : J’ai entendu Abou Zakariyya Yahya Ibnou Mouhammad Al-‘Anbariyy dire : J’ai entendu Abou ^Iça Ibnou Mouhammad Ibnou ^Iça AtTahmaniyy Al-Marwarroudhiyy dire : « Certes, Allah tabaraka wa ta^ala fait manifeste ce qu’Il veut s’Il veut comme ayah [2] et leçons de morale au sein de Ses créatures. Il ajoute ainsi à l’Islam honneur et force et Il appuie ce qu’Il a révélé de guidée et de preuves claires. Il fait apparaître les preuves de la véracité de la prophétie et Il éclaire la signification du message. Il renforce les liens de l’Islam [3] et confirme les réalités de la foi à Ses saints, par une grâce de Sa part accordée, en leur accordant un surcroît de preuves en leur faveur et contre celui qui s’est entêté à ne pas Lui obéir et a délaissé la religion qu’Il agrée. Certes, celui qui ira à sa perte le sera après avoir eu les preuves et celui qui sera sauvé le sera après avoir eu les preuves. A Lui les louanges, il n’est de dieu que Lui, Celui Qui a les arguments majeurs, al-^izzou l-qahir –la gloire dominatrice– et  attawlou l-bahir –Le fort mérite –. Que Allah honore et élève davantage le degré de notre maître Mouhammad, le prophète de la miséricorde et le messager de la bonne voie ; à sa famille pure la préservation de ce qu’il craint pour elle et la miséricorde de Allah et Ses bénédictions.

         Certes, voilà ce dont nous avons été témoin oculaire, ce que nous avons vu à notre époque et dont nous nous sommes assurés. Ceci a fait accroître notre certitude dans notre religion et notre foi en ce avec quoi est venu notre Prophète r et à quoi il a appelé comme vérité et y a incité concernant le jihad et le mérite des martyrs et ce qu’il a porté à notre connaissance de la part de Allah ^azza wa jall à leur propos. Allah jalla thana‘ouh dit :

{وَلاَ تَحْسَبَنَّ الَّذِينَ قُتِلُوا ِفي سَبِيلِ اللهِ أَمْوَاتاً بَلْ أَحْيَاءٌ عِنْدَ رَبِّهِمْ يُرْزَقُونَ فَرِحِينَ} [4]

(wa la tahçabanna l-ladhina qoutilou fi sabili l-Lahi ‘amwatan bal ‘ahya’oun ^inda rabbihim yourzaqoun)

ce qui signifie : « Ne crois pas que ceux qui ont été tués dans la voie que Allah agrée sont actuellement morts. Ils sont vivants : leurs âmes sont en un lieu honoré par Allah, ils sont pourvus de biens et sont heureux ». J’ai traversé en l’an deux cent trente huit une des villes de Khouwarizm qui s’appelle Hazarasb, elle se trouve à l’ouest de la rivière de Jayhoun. Elle est à une distance d’une demi-journée de la grande ville. On m’a informé qu’il s’y trouvait une femme, veuve d’un martyr, qui a vu dans le rêve qu’elle avait comme été nourrie de quelque chose. Depuis, elle ne mangeait plus rien et ne buvait plus rien depuis le règne de Abou l-^Abbas Ibnou Tahir le gouverneur de Khouraçan qui était mort depuis huit ans, que Allah l’agrée. Ensuite, je suis passé par cette ville en l’an deux cent quarante deux, je l’ai vue à cette occasion et elle m’a raconté son histoire mais je ne me suis pas informé davantage en raison de mon jeune âge. Par la suite, je suis retourné à Khouwarizm à la fin de l’an deux cent cinquante deux et je l’ai vue encore vivante. J’ai aussi constaté que son histoire s’était répandue et était très connue. Cette ville est sur le chemin des caravanes et nombreux étaient ceux qui y descendaient. Lorsqu’ils entendaient son histoire, ils voulaient la voir. Pas un homme, une femme ou un enfant qu’ils interrogeaient à son sujet qui ne la connût et ne la leur montrât. Lorsque je suis parvenu dans cette région, j’ai demandé à la voir. J’ai su qu’elle s’était absentée, à plusieurs farsakh de là. J’ai suivi sa trace de village en village et je l’ai rejointe entre deux villages, marchant d’un bon pas. C’était une femme d’âge moyen, de grande taille, en bonne santé, les joues colorées, intelligente. Elle m’a accompagné à pied alors que j’étais sur ma monture. Je lui ai proposé une monture mais elle ne l’a pas montée et elle a marché avec moi vigoureusement.

Auparavant, certains commerçants et autres grands agriculteurs avaient assisté à mes assemblées. Parmi eux, il y avait un faqih nommé Mouhammad Ibnou Hamdawayh Al-Harithiyy, et Mouça Ibnou Haroun Al-Bazzar à Makkah a écrit à son propos : « Un homme mûr, persévérant dans l’accomplissement des adorations et rapportant le hadith ». Il y avait aussi un jeune homme de bien appelé ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abdi r-Rahman qui jugeait entre les plaignants de sa région. Je les avais interrogés sur cette femme. Ils ont fait son éloge et ont dit du bien d’elle. Ils ont dit que son cas est clair pour eux, il n’y a pas de divergence parmi eux à son sujet. Celui qui s’appelle ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abdi r-Rahman a dit : « J’entends son histoire depuis mon jeune âge. J’ai grandi et les gens se transmettaient son histoire. Je me suis dégagé de mes préoccupations et j’ai entrepris des recherches à son sujet. Je n’ai vu d’elle que du bien. Je n’ai pas trouvé de mensonge dans ce qu’elle disait, ni de ruse pour frauder ». Il a aussi cité que des gens parmi ceux que le Sultan avait délégués dans les alentours de Khouwarizm l’avaient tenue enfermée par le passé un, deux mois et plus dans une maison. Ils fermaient les issues et chargeaient quelqu’un de la surveiller. Ils ne la voyaient ni manger, ni boire et ne trouvaient avec elle ni traces d’urine, ni de selles. Ils agissaient alors en bien avec elle, lui donnaient des vêtements et la relâchaient. Lorsque tous les gens du pays l’ont crue, je lui ai demandé de me raconter son histoire. Je lui ai demandé son nom et toute son affaire.

Elle a dit que son nom est Rahmah Bintou ‘Ibrahim. Elle avait un époux menuisier et pauvre. Sa subsistance lui provenait du travail de ses mains au jour le jour. Il n’avait pas plus que ce qui suffisait pour la subsistance de sa famille. Elle lui avait donné plusieurs enfants. Al-‘Aqta^, le roi des mécréants était venu un jour jusqu’au village. Il avait traversé la rivière pour attaquer le village lorsqu’elle était gelée avec environ trois mille cavaliers. Les gens de Khouwarizm l’appellent Kasra. Abou l-^Abbas a dit : cet homme, Al-‘Aqta^, était un mécréant, aux grandes injustices, il avait beaucoup d’animosité envers les musulmans. Il avait fait beaucoup de mal aux habitants des frontières avec les mécréants. Il avait harcelé les gens de Khouwarizm  par les captures, les tueries et les attaques. Les gouverneurs de Khouraçan le traitaient avec une certaine délicatesse, ainsi que ses semblables, les autres chefs parmi les non-arabes, pour qu’ils cessent leurs attaques envers les sujets et de faire couler le sang des musulmans. Ainsi, ils envoyaient à chacun d’eux des biens et des présents nombreux et nombre de beaux vêtements. Mais ce mécréant, une année, s’est mal conduit avec le Sultan. Je n’en connais pas la raison, était-ce parce qu’il avait trouvé que les cadeaux tardaient à venir ou parce qu’il avait trouvé que ce qu’on lui avait offert avait moins de valeur que ce qui avait été offert à des rois parmi ses semblables. Il est alors venu avec ses soldats et a barré les routes. Il a fait du mal, il a semé la discorde, tué et il a mutilé les cadavres. Les armées de Khouwarizm n’ont pas pu le contenir. La nouvelle de ses agissements parvint à Abou l-^Abbas ^Abdou l-Lah Ibnou Tahir, que Allah lui fasse miséricorde. Il a chargé pour cela quatre chefs d’armées : Tahir Ibnou ‘Ibrahim Ibnou Malik, Ya^qoub Ibnou Mansour Ibnou Talhah, Mikal Mawla Tahir et Haroun Al-^Arid.

Il a aussi fourni le pays en soldats et en armes qu’il a placés aux quatre coins du pays, chacun dans un quart. Ils ont réussi à protéger les femmes et les enfants par la volonté de Allah ta^ala. Cependant, la rivière de Jayhoun qui est la rivière en amont du fleuve Balkh a gelé lorsque le froid s’est accru. Cette rivière est très grande et sa crue est dévastatrice et très étendue. Lorsqu’elle s’élargit, sa largeur atteint environ un farsakh et lorsqu’elle gèle, elle devient ferme. On ne peut atteindre l’eau que si on creuse, comme sont creusés les puits dans la roche. J’ai vu l’épaisseur de la glace atteindre dix empans. On m’a informé que dans le passé, elle dépassait vingt empans. Et lorsqu’elle gèle, la glace sert de pont pour les gens du pays. Ainsi, les soldats, les chariots et les caravanes peuvent circuler dessus. La liaison se fait entre les deux berges. Cette situation peut durer cent vingt jours et si une année, le froid est moins rude, cela dure de soixante-dix jours à trois mois.

La femme a dit : le mécréant traversa avec ses cavaliers jusqu’aux portes de la forteresse. Les gens s’étaient barricadés et avaient rassemblé leurs biens. Ils emmenèrent les musulmans et leur firent du mal. Les gens de la région furent pris à l’intérieur et voulurent sortir. Le chargé du gouverneur les empêcha de sortir tant que les renforts du Sultan n’étaient pas encore parvenus jusqu’à eux et que les volontaires n’étaient pas arrivés. Un groupe de jeunes gens et des moins âgés s’avancèrent et se rapprochèrent des remparts avec ce qu’ils avaient pu prendre d’armes. Lorsqu’ils se retrouvèrent à l’extérieur, les mécréants les attaquèrent et les musulmans se regroupèrent dans un petit bois. Ils s’y protégèrent et prirent une barricade derrière laquelle ils combattirent. Ils se retrouvèrent ainsi isolés de la forteresse et les renforts étaient encore loins. Ils combattirent de toutes leurs forces et ne lâchèrent pas jusqu’à ce que cordes et arcs fussent cassés. Ils furent aussi atteints de fatigue, de faim et de soif. La plupart d’entre eux furent tués et le restant atteints de graves blessures. A la tombée de la nuit, les deux groupes se séparèrent.

La femme a dit : Les feux avaient été allumés en signal du haut des tours dès que le mécréant avait traversé. La nouvelle était alors arrivée à Al-Jourjaniyyah qui est une ville immense à l’extrémité de Khouwarizm. Mikal Mawla Tahir y campait avec son armée. Il avait alors accouru en renfort par égard à l’émir Abou l-^Abbas ^Abdou l-Lah Ibnou Tahir, que Allah lui fasse miséricorde. Il avait parcouru jusqu’à Hazarasb, en un jour et une nuit, quarante farsakh des farsakh de Khouwarizm qui valent beaucoup plus que les farsakh de Khouraçan. Les mécréants s’apprêtaient à en finir avec les gens du bois. C’est alors qu’ils ont vu s’élever les drapeaux noirs et ont entendu le bruit des tambours. Ils ont alors fuit et laissé ces gens-là. Mikal est alors arrivé au lieu de la bataille, il enterra les morts et transporta les blessés.

La femme a dit : cette après-midi là, on amena à la forteresse environ quatre cents morts. Il n’y eut pas une maison à laquelle on ne portât un tué. La catastrophe était générale et toute la région était en pleurs. Elle a dit : mon époux fut déposé chez moi, tué. J’ai pleuré et ressenti une extrême tristesse telle que ressent la jeune femme pour la perte de son mari, le père de ses enfants, et nous avions des enfants. Elle a dit : les femmes de mes proches et des voisines se sont réunies pour m’aider à supporter ma tristesse. Les enfants étaient venus et ils étaient jeunes, ils ne réalisaient pas ce qui était arrivé. Ils demandaient du pain et je n’en avais pas. Je me suis sentie gênée. C’est alors que j’ai entendu l’appel à la prière du maghrib. Je me suis alors levée pour la prière et j’ai accompli ce que mon Seigneur m’ordonne. Je me suis prosternée et j’ai invoqué et j’ai supplié Allah ta^ala et je lui ai demandé qu’Il m’accorde la patience et qu’Il subvienne aux besoins de mes enfants orphelins. Le sommeil m’a prise dans ma prosternation et je me suis vue comme si j’étais sur une terre très belle, rocheuse et je cherchais mon mari. Un homme m’a alors appelée : où vas-tu femme libre ? Je lui ai répondu : je cherche mon mari. Il m’a dit : prends à droite. J’eus alors devant moi une terre étendue, bien arrosée, verdoyante. Je vis des palais et des édifices que je ne pourrais décrire. Je n’ai jamais rien vu de semblable. Il y avait aussi des rivières qui coulaient sur la surface du sol, sans lit profond ni berges. Je suis arrivée auprès de gens assis en ronds, habillés de vêtements verts, la lumière rayonnant d’eux. Ils étaient ceux qui avaient été tués dans la bataille, en train de manger autour de plats servis à portée de mains. Je me suis mise à marcher parmi eux, à les dévisager pour trouver mon mari. C’est lui qui m’aperçut. Il m’a appelée : Rahmah ! J’ai suivi la provenance de la voix et je l’ai trouvé dans le même état que les autres martyrs que j’avais vus : son visage était comme la lune, une nuit de pleine lune. Il mangeait avec des compagnons à lui qui s’étaient faits tués ce jour-là avec lui. Il a dit à ses compagnons : cette pauvre femme est affamée depuis ce jour, est-ce que vous permettez que je lui donne quelque chose à manger ? Ils l’ont autorisé. Il m’a donné un morceau de pain. Elle a dit : et je savais à cet instant que c’était du pain mais je ne savais pas comment il avait été préparé. Il était plus blanc que la neige et le lait et plus sucré que le miel et le sucre et plus tendre que le beurre et le beurre de conserve fondu (saman). Je l’ai mangé. Lorsqu’il parvint dans mon estomac, il m’a dit : va, Allah te suffit [par ce morceau de pain] ta nourriture et ta boisson tant que tu seras encore vivante dans le bas-monde. Je me suis alors réveillée de mon sommeil, rassasiée, sans soif, je n’avais pas besoin de nourriture ni de boisson. Je ne les ai plus goûtés depuis ce jour-là et jusqu’à aujourd’hui et pas une seule chose que les gens consomment.

     Abou l-^Abbas a dit : et elle venait à nous alors que nous mangions, elle se mettait de côté et se bouchait le nez en disant que l’odeur de la nourriture la gênait. Je lui ai demandé : est-ce que tu manges quelque chose ou tu bois autre chose que de l’eau ? Elle a dit : non. Je lui ai demandé : est-ce qu’il sort de toi des gaz ou autre, comme il en sort des gens ? Elle a dit : rien ne sort depuis cette époque. Je lui dit alors : et les menstrues ? Je pense qu’elle a dit : elles se sont arrêtées avec l’arrêt de la nourriture. Je lui ai dit : n’éprouves-tu pas le besoin qu’ont les femmes pour les hommes ? Elle a dit : n’as-tu pas honte de me poser pareille question ? Je lui dit alors : peut-être parlerai-je aux gens de toi, il est indispensable que je demande. Elle a dit : je n’ai pas de besoin. Je lui ai dit : est-ce que tu dors ? Elle a dit : oui, du meilleur des sommeils. Je lui ai dit : que vois-tu dans ton sommeil ? Elle a dit : comme ce que vous voyez. Je lui ai dit : éprouves-tu de la gêne à cause de la perte de la nourriture ? Elle a dit : je n’ai pas ressenti de faim depuis que j’ai mangé de cette nourriture. Elle acceptait l’aumône. Je lui ai dit : que fais-tu avec ? Elle a dit : je m’habille et j’habille mes enfants. Je lui ai dit : ressens-tu le froid, es-tu affectée par la chaleur ? Elle a dit : oui. Je lui ai dit : éprouves-tu de la fatigue lorsque tu marches ? Elle a dit : oui, ne suis-je pas un être humain ?! Je lui ai dit : fais-tu le woudou’ pour la prière ? Elle a dit : oui. Je lui ai dit : pourquoi ? Elle a dit : les savants me l’ont ordonné. Je me suis dit : ils lui ont donné l’avis de jurisprudence d’après le hadith : ((لاَ وُضُوءَ إِلاَّ مِنْ حَدَثٍ أَوْ نَوْمٍ)) (la woudou‘a ‘il-la min hadathin ‘aw nawm) ce qui signifie : « Pas de woudou’ qu’à la suite d’un hadath ou d’un sommeil ». Elle m’a dit que son ventre collait à son dos. J’ai alors demandé à une de nos femmes qui a ainsi regardé –c’est-à-dire à autre que la zone de pudeur–. Elle a trouvé que son ventre était comme elle l’avait décrit. Elle avait pris un sac, l’avait bourré de coton et le tenait sur son ventre pour que son dos ne se casse pas lorsqu’elle marchait. Ensuite, j’allais et venais à Hazarasb tous les deux ou trois ans et je la trouvais. Je lui posais à nouveau les mêmes questions. Elle n’ajoutait rien ni ne diminuait. J’ai parlé d’elle à ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abdi r-Rahman le Faqih. Il a dit : j’ai entendu ces paroles depuis mon jeune âge. Je n’ai trouvé personne qui l’ait accusée de mensonge ou qui prétende qu’il a entendu qu’elle mange ou qu’elle boit ou qu’elle va aux toilettes ». Fin de citation.

Cette histoire montre qu’il n’y a pas de lien obligatoire selon la raison entre l’absence de nourriture et la maladie, la perte de la santé et la dégradation physique. De même pour toutes les causes ordinaires, il est valable selon la raison que leurs conséquences ne se produisent pas, que les choses sont selon la volonté de Allah ta^ala et que les martyrs ont une vie dans le temps qui sépare la mort de la résurrection. Il est donc exempt d’imperfection Celui Qui est tout-puissant sur toute chose.


[1]              C’est-à-dire Al-Hakim l’auteur de Al-Moustadrak à propos de l’histoire de Nayçabour.

[2]       Comme « ayah » c’est-à-dire comme signes qui indiquent la véracité de l’Islam et « les leçons de morale » c’est-à-dire dont on prend la force de la croyance en l’Islam.

[3]          Tels les nœuds d’une corde.

[4]             [sourat Ali ^Imran / 169]

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Le miracle

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur Mai 20, 2010
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Sache que le moyen de connaître le prophète, c’est le miracle. C’est une chose contraire à l’ordinaire, qui vient en accord avec les dires de celui qui dit être prophète et qui est sauf de l’opposition par une chose semblable.

Ce qui fait partie des choses étonnantes mais qui ne sort pas de l’ordinaire n’est donc pas un miracle.

De même, tout ce qui est contraire à l’ordinaire mais qui n’est pas accompagné de la prétention à la prophétie, comme les choses extraordinaires qui apparaissent par la main des saints [1], qui suivent les prophètes, ceci n’est pas un miracle mais on appelle cela prodige [2].

De même, ce à quoi peut être opposé une chose semblable, comme la magie, n’est pas un miracle. En effet, la magie peut lui être opposée une magie qui lui est équivalente.

De plus, il y a deux sortes de miracles :

Il y a le miracle qui a lieu à la demande des gens, demande faite à celui qui dit être prophète.

Il y a aussi le miracle qui a lieu sans demande des gens.

De la première sorte, il y a par exemple le miracle de la chamelle de Salih qui est sortie du rocher. Son peuple lui avait demandé cela en lui disant : si tu es vraiment un prophète envoyé à nous pour que nous croyions en toi, alors fais sortir pour nous une chamelle et son petit de ce rocher. Il a fait sortir pour eux une chamelle avec son petit. Ils furent alors stupéfaits et ils crurent en lui.

Certes, s’il était menteur dans son affirmation que Allah l’a envoyé comme messager, il n’aurait pas pu amener cette chose étonnante et extraordinaire, que personne parmi les gens ne peut y opposer de chose semblable. La preuve leur a ainsi été donnée.

Ils ne pouvaient faire autrement que se soumettre et reconnaître la véracité de cela car la raison oblige à croire celui qui vient avec une telle chose, qui ne peut lui être opposée une chose semblable de la part des opposants.

Qui donc ne se soumet pas et s’entête est considéré comme méprisant la valeur de l’argumentation rationnelle.

Quelques miracles qui se sont produits
 à ceux qui ont précédé Mouhammad

Parmi les exemples de miracles qui se sont produits à ceux qui ont précédé Mouhammad r, il y a l’absence d’effet du feu gigantesque sur ‘Ibrahim r puisqu’il ne l’a pas brûlé, ni lui, ni ses habits.

Parmi ces exemples, il y a également la transformation du bâton de Mouça en un véritable serpent, puis son retour à son état initial après la reconnaissance des magiciens que Fir^awn –Pharaon– avait amenés pour le contrecarrer. Ils se sont soumis, ont cru fermement en Allah, et ont abandonné leur foi en Fir^awn. Ils ont reconnu à Mouça sa véracité en ce qu’il a apporté.

Parmi ces exemples encore, il y a ce qui est apparu pour Al-Macih ^Iça fils de Maryam comme résurrection des morts. Cela aussi ne peut lui être opposé quelque chose de semblable. Ainsi, les mécréants des fils de ‘Israil, eux qui s’affairaient à le démentir et s’employaient de toutes leurs forces à le calomnier, ils n’ont pas pu opposer à ce miracle quelque chose de semblable.

Il est aussi venu avec une autre chose étonnante et éminente, qui est la guérison de l’aveugle de naissance. Aucun de ses contemporains n’avait pu lui opposer une chose semblable à cela, bien que la médecine était très répandue à cette époque.

Ceci est donc une preuve de sa véracité en tout ce qu’il a porté à la connaissance des gens concernant le devoir d’adorer le Créateur Lui seul, rien d’autre que Lui et le devoir de suivre le Prophète dans les actes qu’il leur ordonne de faire.

Parmi ses miracles

1 – Quant à Mouhammad, il y a parmi ses miracles, que Allah l’élève davantage en degrés ainsi que tous ses frères prophètes, le gémissement du tronc. Le Prophète r s’appuyait contre le tronc d’un palmier dans sa mosquée avant que soit fabriqué le minbar. Lorsqu’on lui construisit le minbar, il y monta dessus r et commença son discours, debout sur le minbar. C’est alors que le tronc se mit à gémir, au point que tous ceux qui étaient dans la mosquée entendirent son gémissement. Le Messager de Allah r est alors descendu et le serra, alors il s’est tu.

2 – Il y a parmi ses miracles r, le fait que des animaux ont parlé. L’Imam Ahmad et Al-Bayhaqiyy avec une forte chaîne de transmission ont rapporté du hadith de Ya^la Ibnou Mourrah Ath-Thaqafiyy, qu’il a dit : Tandis que nous marchions avec le Prophète, un chameau affecté au transport de l’eau est passé à côté de nous. Lorsqu’il l’a vu, le chameau a blatéré et a baissé le devant de son cou. Le Prophète r s’est arrêté à son côté et a dit : ((أَيْنَ صَاحِبُ هَذَا الْبَعِيرِ ؟)) (‘ayna sahibou hadha l-ba^ir) ce qui signifie : « Où est le propriétaire de ce chameau ? » Le propriétaire est alors venu. Le Prophète lui a dit : ((بِعْنِيهُ)) (bi^nih) ce qui signifie : « Vends-le moi ! ». Il lui a dit : « Nous te le donnons Ô Messager de Allah et certes, il appartient à une famille qui n’a pas d’autre moyen de vivre que lui ». Le Prophète r lui dit :

((أَمَّا مَا ذَكَرْتَ مِنْ أَمْرِهِ فَإِنَّهُ شَكَا كَثْرَةَ الْعَمَلِ وَقِلَّةَ الْعَلَفِ فَأَحْسِنُوا إِلَيْهِ))

(‘amma ma dhakarta min ‘amrihi fa’innahou chaka kathrata l-^amali wa qillata l-^alafi fa’ahsinou ‘ilayh)

ce qui signifie : « Au sujet de ce que tu as dit à son propos, il s’est plaint du trop de travail et du peu de foin, alors traitez-le bien ».

3 – Ibnou Chahin a rapporté dans Dala‘ilou n-Noubouwwah de ^Abdou l-Lah Ibnou Ja^far qu’il a dit : Le Messager de Allah m’a porté un jour derrière lui sur sa monture. Il est alors rentré dans le jardin d’un homme des ‘ansar à médine où se trouvait un chameau. Lorsqu’il a vu le Prophète r ce chameau a gémi de tendresse et ses larmes ont coulé. Le Prophète r est allé à lui et lui a essuyé les larmes, il s’est alors calmé. Le Prophète a dit : ((مَنْ رَبُّ هَذَا الْجَمَل ؟)) (man rabbou hadha l-jamal) ce qui signifie : « Qui est le propriétaire de ce chameau ? » Un jeune des ‘ansar est alors venu et a dit : Il est à moi. Alors, il lui a dit :

((أَلاَ تَتَّقِي اللهَ فِي هَذِهِ الْبَهِيمَةِ الَّتِي مَلَّكَكَ اللهُ إِيَّاهَا فَإِنَّهُ شَكَا إِلَيَّ أَنَّكَ تُجِيعُهُ وَتُدْئِبُهُ))

(‘ala tattaqi l-Laha fi hadhihi l-bahimati l-lati mallakaka l-Lahou ‘iyyaha ! fa’innahou chaka ‘ilayya ‘annaka touji^ouhou wa toud’ibouh)

Ce qui signifie : « Ne crains-tu pas Allah en ce qui concerne cette bête dont Allah t’a fait propriétaire. Elle s’est plainte à moi du fait que tu l’affames et la fatigues ».

Ce hadith est sûr, comme l’a dit le Mouhaddith Mourtada AzZabidiyy dans Charhou ‘Ihya‘i ^Ouloumi d-Din.

4 – Parmi ses miracles, il y a le jaillissement de l’eau d’entre ses doigts, chose éminente qui a été observée en plusieurs occasions, en présence d’assemblées nombreuses. Ceci nous est parvenu par plusieurs voies dont l’ensemble indique la connaissance catégorique, celle qui est acquise par tawatir ma^nawiyy [1]. Ce n’est arrivé à personne d’autre que notre Prophète puisque de l’eau a jailli de ses os, de ses ligaments, de sa chair et de son sang. Ceci est plus éminent que le jaillissement de l’eau de la roche que Mouça a frappée, car le jaillissement de l’eau de la roche est une chose qui est commune, contrairement à sa sortie à partir de la chair et du sang. Ceci a été rapporté par Jabir, ‘Anas, Ibnou Mas^oud, Ibnou ^Abbas, Abou Layla Al-‘Ansariyy et Abou Rafi^.

5 – Les deux ChaykhAl-Boukhariyy et Mouslim– ont rapporté du hadith de ‘Anas sa parole : « J’ai vu le Messager de Allah r alors que le temps de la prière de al-^asr avait débuté et il avait demandé de l’eau pour le woudou’, mais les gens n’en ont pas trouvé. C’est alors qu’il fut ramené au Messager de Allah r un récipient d’eau pour le woudou’ dans lequel il a mis la main. Il dit aux gens de faire leur woudou’ avec cette eau. J’ai vu alors l’eau jaillir d’entre ses doigts. Les gens ont donc fait leur woudou’ jusqu’au dernier d’entre eux ». Dans une version de Al-Boukhariyy, celui qui rapporte a dit à ‘Anas : « Combien étiez-vous ? ». Il lui a dit : « Trois cents ».

6 – Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté du hadith de Jabir aussi : « Les gens avaient eu soif le jour de Al-Houdaybiyah alors que le Messager de Allah r avait entre ses mains un petit récipient duquel il faisait son woudou’. Les gens sont alors venus à lui. Il leur a dit : (Ma lakoum ?) ce qui signifie : « Qu’avez-vous ? ». Ils lui ont dit : Ô Messager de Allah, nous n’avons pas de quoi faire le woudou’, ni de quoi boire mis à part ce que tu as entre les mains. Il a alors placé ses mains dans le récipient et l’eau s’est mise à jaillir comme les sources. Nous avons ainsi bu et fait le woudou’. On demanda : combien étiez-vous ? Il a dit : si nous avions été cent mille, cela nous aurait suffi ; nous étions quinze cents ».

Le fait est que l’eau jaillissait d’à même la chaire qui se trouve sur les doigts. C’est ce qu’a aussi dit An-Nawawiyy dans Charhou Mouslim et il est confirmé par la parole de Jabir : « J’ai vu l’eau sortir », et dans une autre version : « jaillir d’entre ses doigts ».

7 – Parmi ses miracles : la remise en place de l’œil de Qatadah après qu’il a été arraché.

Al-Bayhaqiyy, dans Ad-Dala‘il, a rapporté de Qatadah Ibnou n-Nou^man que son œil a été blessé le jour de la bataille de Badr. Le globe de son œil pendait sur sa joue. Les gens ont alors voulu le lui sectionner. Ils ont donc demandé la permission au Messager de Allah. Il leur a dit : (La) ce qui signifie : « non ». Il a demandé qu’on l’amène à lui. Il a remis le globe oculaire en place avec la paume de sa main de sorte que par la suite, Qatadah ne savait plus lequel de ses deux yeux avait été blessé. Fin de citation

A propos de ces deux miracles, un des compositeurs d’éloges a dit en poésie :

Si Mouça a donné à boire aux tribus des fils de ‘Israil à partir de la pierre

         Il y a dans la main une signification qui n’est pas dans la pierre

Si ^Iça a guéri l’aveugle de naissance par son invocation

         Combien par leurs paumes ont rendu de visions

8 – Il y a parmi ses miracles : la nourriture qui disait soubhana l-Lah (tasbih) dans sa main. Al-Boukhariyy a rapporté du hadith de Ibnou Mas^oud qui a dit : « Nous étions en train de manger avec le Prophète r et nous entendions le tasbih de la nourriture ».

Ces trois miracles sont plus étonnants que le fait de rendre la vie aux morts, qui est un des miracles de Al-Macih ^Iça fils de Maryam.

9 – Et parmi ses miracles : Le voyage nocturne (al-‘isra) et l’ascension (al-mi^raj)


[1]             C’est-à-dire que cette nouvelle est par tawatir mais qu’ils ne l’ont pas transmis avec exactement les mêmes termes.


[1]             waliyy de Allah

[2]          Le miracle s’appelle mou^jizah et le prodige s’appelle karamah

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Recommandation de Abou Hanifah à son élève

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur Mai 14, 2010
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Ceci est la recommandation de l’Imam Abou Hanifah, que Allah lui fasse miséricorde, à son élève Youçouf Ibnou l-Khalid AsSamtiyy Al-Basriyy. Il a fait cette recommandation lorsque son élève avait demandé à son maître Abou Hanifah la permission de rejoindre sa patrie Al-Basra.

Lorsqu’il lui avait demandé l’autorisation de le laisser partir à Al-Basra, Abou Hanifah lui avait dit : « Non, attends que je te donne la recommandation de ce dont tu auras besoin pour côtoyer les gens et agir envers eux, pour connaître la manière d’agir avec les gens de science et pour que je t’explique quel est leur degré, comment éduquer ton âme, la manière d’agir avec les différentes personnes de la communauté et aussi la manière d’agir envers les gens particuliers tout comme avec les gens du commun, et également qu’elle sera la recommandation pour que tu te contrôles et que tu vérifies ce qui concerne le commun des gens.

Abou Hanifah lui a dit : « Ainsi quand tu vas partir avec ta science tu auras avec toi un outil qui te sera utile qui t’embellira et ne sera pas un défaut pour toi. Sache que si jamais tu agis en mal avec les gens, ils deviendront des ennemis pour toi, même si ces gens-là sont des pères et des mères ; mais si tu agis en bien avec les gens qui ne sont pas des proches parents pour toi à l’origine, ils deviendront pour toi comme des pères et des mères.  

L’Imam Youçouf AsSamtiyy a dit : « Patiente avec moi encore un jour. Comme ça je pourrai me libérer pour toi et je rassemblerai pour toi toute ma bonne volonté, je te ferai connaître des choses dont tu me seras reconnaissant et avec lesquelles tu pourras te comporter. Mais il n’est de réussite que par Allah. »

C’est ainsi que Abou Hanifah parla à l’Imam AsSamtiyy  pour qu’il attende sa recommandation.

Puis il lui a dit : «Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim, je vais d’abord te dévoiler ce que je me suis résolu à te dire ». Il lui a dit : « Je commence par ce dont j’ai connu de toi ».[1] « C’est comme si je te voyais entrer maintenant à Al-Basra et te diriger pour donner les preuves contre ceux qui t’ont contredit. Tu as été supérieur à eux et tu as donné les arguments à partir de ta science contre eux. Puis tu t’es replié pour ne pas les côtoyer et te mêler à eux. Tu les as quitté et abandonné et eux à leur tour t’ont abandonné. Tu les as insultés, ils t’ont insulté, tu les as jugé égarés, ils t’ont jugé égaré, tu les as jugé mauvais innovateurs et ils t’ont jugé à leur tour mauvais innovateur. Ces qualificatifs t’ont atteint et nous ont atteint de sorte que tu as éprouvé le besoin de partir et de les quitter. Mais ceci n’est pas une décision fondée parce qu’il n’y a pas quelqu’un qui soit raisonnable sans qu’il ait ce avec quoi il peut contourner les difficultés jusqu’à ce que Allah Lui accorde une issue. L’Imam AsSamtyy avait dit : « Je m’étais déjà résolu à faire ce qu’il me dirait ». Puis l’Imam Abou Hanifah a poursuivi et a dit, que Allah lui fasse miséricorde et c’est à partir d’ici qu’il a commencé les recommandations :

« Lorsque tu entreras à Al-Basra et que les gens t’accueilleront, lorsqu’ils te rendront visite et auront connu ta juste valeur, accorde à chaque homme d’entre eux son juste mérite. Honore les gens qui sont d’une descendance honorée et traite avec beaucoup de respect les gens de science. Respecte les plus âgés et agis avec douceur avec les plus jeunes. Approche-toi des gens du commun et sache comment contourner les pervers. Cherche la compagnie des meilleurs et ne néglige pas le gouverneur. Ne méprise personne et ni personne qui vient à toi, ne manque pas d’établir des liens d’amitié avec eux sans dévoiler ton secret à personne. N’ai confiance en la compagnie de personne jusqu’à ce que tu l’ai éprouvé et n’utilise pas comme serviteur quelqu’un de stupide ni quelqu’un de vile. Ne dis pas des paroles telles que le sens apparent soit une source de blâme pour toi et garde-toi d’être familier avec les vilains et les vulgaires. Ne réponds à aucune invitation et n’accepte aucun cadeau. Sache comment utiliser les formules pour confirmer et échapper aux pièges et fais preuve de patience. Sois de ceux qui supportent, fais preuve d’excellence de comportement et de bonté de cœur. D’autre part, mets de beaux habits, utilise beaucoup de parfum et fais en sorte de tenir de nombreuses assemblées et que ces assemblées soient dans des temps bien connus. Consacre pour toi un moment de solitude qui puisse te permettre de réparer tes affaires personnelles. Cherche à avoir des nouvelles de ceux qui sont à ton service. Agis pour les corriger et les éduquer en utilisant pour cela la douceur. Ne sois pas de ceux qui font souvent des reproches car par la suite le reproche ne ferait plus son effet. Fais en sorte que cela ne soit pas toi-même qui les éduques parce que ceci contribuerait à ce que tu n’inspires plus le respect, en d’autres termes, si tu les éduquais d’une manière assez sévère, fais en sorte que ça ne vienne pas directement de ta part. D’un autre côté, préserve toujours le respect que tu inspires. Persévère sur tes prières et donne de ta nourriture parce qu’il n’y a pas un avare qui soit devenu maître. Ceci est un moyen par lequel tu connaîtras la réalité de l’état des gens parce que toutes les fois que tu ? ? et que tu auras connaissance qu’il y a un bien, alors augmente en désir d’obtenir ce bien. Rends visite à ceux qui te visitent et à ceux qui ne te visitent pas et agis en bien à l’égard de celui qui agit en bien avec toi tout comme avec celui qui agit en mal. Fais preuve de pardon, ordonne le bien et détourne-toi de ce qui ne te concerne pas. Délaisse tous ceux qui te font du tort. Sois de ceux qui réparent les droits. Celui d’entre tes frères qui tombe malade, rends-lui visite de toi-même et demande après lui régulièrement par l’intermédiaire de gens que tu envoies. Celui d’entre eux qui s’absente, cherche à avoir de ses nouvelles et celui qui te délaisse un temps, n’agis pas mal envers lui et recherche après lui. Maintiens les liens avec ceux qui ne les ont pas maintenus avec toi, honore celui qui vient à toi, pardonne à celui qui t’a fait du mal et à celui qui parle de toi en mal, parle de lui en bien. Si quiconque parmi eux vint à mourir, assures les droits qu’il a. Celui à qui arrive une joie, félicite-le pour cette joie et celui d’entre eux à qui arrive un malheur, présente-lui tes condoléances. Celui à qui il arrive un chagrin, sois solidaire avec lui pour endurer avec lui ce chagrin et celui qui recherche ton aide pour une de ses affaires, tiens-toi à ses côtés. Celui qui recherche ton secours, viens à son secours et celui qui cherche à ce que tu sois son allié alors sois son allié. Agis en montrant la recherche de l’amitié et de l’amour tant que tu le peux et adresse le salam même si ce sont des gens stupides. Quand tu te tiens dans une assemblée avec des gens qui n’ont pas le même avis que toi, si tu te retrouves avec eux dans une même mosquée et que les questions ce sont succédées, qu’ils y ont débattu et ont donné un avis différent du tien, ne leur montre pas de divergence. Si tu es interrogé au sujet de ces questions,  réponds par ce que les gens connaissent, ensuite tu dis qu’il y a un autre avis sur cette question-là et sa preuve. C’est avec cette preuve-là, lorsqu’ils l’entendront de toi, qu’ils sauront ton degré et ta juste valeur. Et s’ils te demandent : « C’est l’avis de qui ? » dis : « C’est l’avis de certains savants ». [2] Et lorsqu’ils accepteront cela, qu’ils s’y seront habitués et qu’ils auront connu ta juste valeur, lorsqu’ils t’auront accordé un degré important, donne à chacun de ceux qui viendra à toi une sorte de science qu’ils étudieront. Ainsi, chacun d’entre eux pourra en avoir une part. Donne-leur de la science la plus glorieuse avant les détails. Tiens leur compagnie et plaisante avec eux de temps à autre. Discute avec eux parce que c’est une source de renforcement des liens qui prolonge l’assiduité à apprendre la science. Donne-leur à manger de temps à autre. Règle leurs affaires. Reconnais leur degré. Fais comme si tu n’avais pas vu leurs éventuels dérapages. Sois doux avec eux et pardonne-leur. Ne manifeste à aucun d’entre eux un ennui ou une quelconque lassitude. Sois comme si tu étais l’un d’entre-eux. Accepte d’eux ce que tu acceptes de toi-même. Agis avec les gens tout comme tu agirais avec toi-même. Aide-toi contre ton nafs en la préservant et en contrôlant ses différents états. Ne perds pas patience avec celui qui ne perd pas patience avec toi. Délaisse tout ce qui est anarchique. Ecoute de celui qui écoute de toi et ne charge pas les gens dont ils ne te chargent pas. Accepte pour eux ce qu’ils ont accepté pour eux-mêmes. Fais en sorte que tu aies toujours la bonne intention. Utilise la véracité. Délaisse l’orgueil. Garde-toi de la trahison même s’ils te trahissent. Rends ce qui t’a été confié et acquitte-toi de ce dont tu es chargé même si on ne fait pas de même avec toi. Attache-toi à la fidélité et attache-toi à la piété. Agis avec les différentes religions selon ce qu’ils agissent avec toi. [3]

Si tu t’attaches à ma recommandation que voici, j’espère pour toi qu’ainsi tu seras sauvé. Tu vivras sauf ‘in cha’a l-Lah wa ta^ala. De plus, je suis très triste de te quitter parce que t’avoir connu est quelque chose qui m’a fait beaucoup plaisir. Alors garde le contact avec moi par tes écrits. Fais-moi connaître quels sont tes besoins. Sois avec moi comme un fils parce que je suis avec toi comme un père. »

Youçouf Ibnou Khalid AsSamtiyy a dit : « Ensuite, il m’a amené des dinars, un habit et des provisions et il est sorti avec moi. Il a fait porter cela par un porteur. Il a réuni ses compagnons pour qu’ils m’accompagnent un peu sur la route. Il est monté avec eux jusqu’à ce que nous soyons parvenus au rivage de l’Euphrate. Ensuite, ils m’ont salué et je les ai salués.

Le bienfait et la grâce de Abou Hanifah, que Allah lui fasse miséricorde, par cette recommandation pour moi et son bienfait sont plus éminents que toute autre grâce qui m’ait été accordée.

Je suis arrivé à Al-Basra et j’ai appliqué ce qu’il m’a dit. Il ne fallut que peu de temps pour que tout le monde devienne des amis pour moi. J’ai pu prendre des assemblées et l’école de Abou Hanifah à Al-Basra a prévalu. Tout comme cette école a prévalu à Al-Koufah, l’école de Abou Hanifah, et au détriment de l’école de Al-Haçan Al-Basriyy et de Ibnou Sirin c’est-à-dire que l’école de Al-Haçan Al-Basriyy et de Ibnou Sirin ont disparu.

Voilà quelle fut la recommandation de Abou Hanifah à son élève.

Si nous étudiions chacune de ces expressions, nous trouverions cette expression soit dans le hadith du Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, soit dans le Livre de Allah. Et si nous réfléchissions sur les propos de Abou Hanifah, nous retrouverions tout cela dans les caractères et les recommandations de notre Chaykh. C’est comme si tu retrouvais tout ce qui a été cité en notre Chaykh.

C’est pour cela qu’il convient de prêter attention et de s’appliquer à ce qui vient d’être cité parce que ceci rapproche celui qui est proche avant de rapprocher celui qui est loin. Voilà ce qui t’évitera les dérapages et t’évitera de mal agir envers les gens.


[1] Abou Hanifah avait eu un dévoilement sur son élève et ceci fut un prodige pour notre maître Abou Hanifah.

[2] [Ca c’est selon l’école de l’Imam Abou Hanifah. Dans le passé en effet, Al-Basra n’était pas sur la voie de l’Imam Abou Hanifah, elle était sur la voie de l’école de Al-Haçan Al-Basriyy. Mais à cause de AsSamtiyy les gens ont changé et ils ont adopté l’école de Abou Hanifah.]

[3] Le Chaykh a dit : c’est-à-dire ce qui comporte un profit et qui ne comporte pas de nuisance.

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