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Mawlid : Chapitre de la commémoration de la naissance honorée (al-mawlid ach-charif) du Prophète et l’évocation des preuves de son caractère permis

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 15, 2010
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Parmi les bonnes innovations, il y a la célébration de la naissance (Mawlid) du Prophète r. Cette pratique n’existait pas à l’époque du Prophète r ni à l’époque qui l’a suivie. Mais elle fut innovée aux débuts du septième siècle de l’Hégire. Le premier à l’avoir innovée fut le roi de ‘Irbil. Il était savant, pieux, courageux et il est surnommé Al-Moudhaffar. Il réunit pour cela beaucoup de savants, parmi lesquels il y avait des gens du hadith et des soufis véridiques. Les savants des orients de la terre et de ses occidents ont approuvé cela. Il y a parmi eux le Hafidh ‘Ahmad Ibnou Hajar Al-^Asqalaniyy et son élève le Hafidh As-Sakhawiyy ainsi que le Hafidh As-Souyoutiyy et d’autres encore.

Le Hafidh As-Sakhawiyy a cité dans son livre Al-Fatawa que la commémoration du Mawlid a été innovée après les trois premiers siècles. Par la suite, les gens de l’Islam dans les grandes villes des différents pays n’ont pas cessé de commémorer le Mawlid, de donner les différentes sortes d’aumônes durant ses nuits, et de s’appliquer à la lecture de l’histoire de sa noble naissance, et tous les mérites largement répandus rejaillissaient sur eux grâce à ses bénédictions.

Le Hafidh As-Souyoutiyy [1] a une lettre qu’il a appelée Housnou l-Maqsad fi ^Amali l-Mawlid, dans laquelle il a dit ce qui signifie : « La question a été posée sur le fait de commémorer la naissance honorée au mois de Rabi^ou l-‘Awwal, quel est son jugement du point de vue de la Loi de l’Islam ? Est-ce une chose louable ou blâmable ? Est-ce que celui qui le commémore a des récompenses ou non ? La réponse d’après moi est la suivante : la commémoration de la naissance (Mawlid) à l’origine consiste en le rassemblement des gens, la récitation de ce qu’il est possible de réciter du Qour’an, la narration des nouvelles rapportées au sujet du début de l’histoire du Prophète et ce qui est advenu comme signes à sa naissance, à la suite de quoi il leur est présenté de la nourriture qu’ils consomment puis partent sans rien ajouter à cela. Ceci compte parmi les bonnes innovations pour laquelle celui qui la fait sera récompensé, et ce,  pour ce que cela comporte comme glorification du degré du Prophète r, et comme manifestation de joie et de réjouissance pour sa noble naissance. Le premier à l’innover fut le gouverneur de ‘Irbil, le roi Al-Moudhaffar Abou Sa^id Koukabri Ibnou Zayni d-Din ^Aliyy Ibnou Baktakin qui était l’un des rois glorieux et des grands généreux. Il a laissé de bonnes traces et c’est lui qui avait édifié la mosquée Al-Moudhaffariyy au pied de la montagne de Qasiyoun« . Fin de citation.

Ibnou Kathir [2] a dit dans son livre d’histoire : « Il organisait – il vise le roi Al-Moudhaffar – le Mawlid honoré au mois de Rabi^ou l-‘Awwal et le fêtait par une festivité grandiose. Il était magnanime, courageux, brave, sage, savant et juste, que Allah lui fasse miséricorde et qu’Il honore pour lui sa demeure dans l’au-delà. Il a dit : le Chaykh Abou l-Khattab Ibnou Dahyah a composé pour lui un livre sur la naissance du Prophète qu’il a intitulé : At-Tanwir fi Mawlidi l-Bachiri n-Nadhir ; il l’a récompensé pour cela de mille dinars. L’époque de son règne s’est prolongée jusqu’à ce qu’il  meurt alors qu’il faisait le siège des croisés dans la ville de ^Akka en l’an six-cent-trente et il était alors louable de conduite et de fond de cœur« . Fin de citation.

Le descendant de Ibnou l-Jawziyy cite dans Mir’atou zZaman que les notables parmi les savants et les soufis [3] assistaient à la fête chez lui à l’occasion du Mawlid.

Ibnou Khillikan [4] a dit dans la biographie du Hafidh Ibnou Dahyah : « Il faisait partie des notables, des savants et des plus réputés des gens qui ont un mérite. Il est venu du Maghreb et il est entré au pays du Cham et de l’Irak. Il est passé par ‘Irbil en l’an six cent quatre ; il a trouvé son roi glorieux Moudhaffirou d-Din Ibnou Zayni d-Din attachant une attention particulière  pour le Mawlid du Prophète. Il a écrit pour lui le livre At-Tanwir fi Mawlidi l-Bachiri n-Nadhir et il le lui a récité personnellement. Le roi l’a récompensé de mille dinars« . Fin de citation.

As-Souyoutiyy a dit : « L’Imam des Hafidh, Abou l-Fadl ‘Ahmad Ibnou Hajar a trouvé à la commémoration du Mawlid, une origine à partir de la Sounnah et je lui ai trouvé moi-même une deuxième origine…« . Fin de citation.

A partir de cela, il est devenu clair que la commémoration de la naissance du Prophète r (Mawlid) est une bonne innovation ; il n’y a donc pas à la blâmer sous aucun rapport. Bien au contraire, elle est digne d’être nommée une bonne tradition (sounnah haçanah) parce qu’elle fait partie des choses englobées par la parole du Messager de Allah r :

((مَنْ سَنَّ فِي الإِسْلاَمِ سُنَّةً حَسَنَةً فَلَهُ أَجْرُهَا وَأَجْرُ مَنْ عَمِلَ بِهَا بَعْدَهُ لاَ يَنْقُصُ مِنْ أُجُورِهِمْ شَىْءٌ))

ce qui signifie : « Celui qui instaure dans l’Islam une bonne tradition (sounnah), il en aura la récompense et il aura une récompense chaque fois que quelqu’un la refait après lui, sans que rien ne soit diminué de leurs récompenses« . Ce hadith a été énoncé dans une circonstance précise qui est la suivante : un groupe de gens, qui ont été réduits à la misère, sont venus au Messager de Allah, habillés de vêtements rayés, déchirés par leur milieu. Le Messager r ordonna qu’on leur fasse l’aumône. Il s’est alors amassé pour eux beaucoup de bien. Le Messager de Allah se réjouit de cela et dit :الحديث ((مَنْ سَنَّ فِي الإِسْلاَمِ…)) ce qui signifie : « Celui qui instaure dans l’Islam … » le hadith.

Ce qui est pris en compte, c’est la généralité du terme et non le caractère spécifique de la circonstance pour laquelle le hadith a été énoncé, comme cela est établi chez les savants spécialistes de la science des fondements (al-‘ousoul). Celui qui nie cela refuse effectivement la vérité.


[1] Al-Hawi li l-Fatawa, 1/189-197.

[2] Al-Bidayah wa n-Nihayah, 3/136.

[3] Al-Hawi li l-Fatawa, 1/190.

[4] Wafayatou l-‘A^yan, 3/449.

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Récit : Le loup qui a parlé

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 13, 2010
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Parm les miracles du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam

Le loup qui a prononcé par la volonté de Allah

 

Un berger, qui s’appelait ‘Ouhban fils de ‘Aws, emmena son troupeau de moutons paître un matin en périphérie de Médine l’illuminée. Le troupeau se dispersa dans le pâturage et le berger prit place au sommet d’un rocher. De là il se mit à surveiller ses bêtes en promenant son regard tout alentour.

 

Quelques minutes plus tard, un grand loup s’attaquait à l’une des brebis. Alerté par les cris de cette dernière, le berger ‘Ouhban s’élança aussitôt en direction de l’assaillant en brandissant son bâton et en poussant des hurlements. Le loup se sauva, et s’arrêta plus loin, tandis que la brebis rescapée rejoignait son troupeau. Le loup jeta au berger un regard réprobateur et lui dit, car Allah ta^ala le fit parler : «  Ô esclave de Allah, tu t’interposes donc entre moi et une subsistance que Dieu a envoyée vers moi ? » De stupeur, le berger écarquilla les yeux, comme s’il ne croyait pas ce qu’il voyait et entendait là, et s’exclama bien haut : « Quelle chose étonnante ! Un loup qui parle ?! » Le loup ne se tut pas longtemps et, dans des termes en arabe et de manière tout à fait éloquente, il poursuivit en disant : « Tu t’étonnes de cela tandis que le Messager de Dieu salla l-Lahou ^alayhi wa sallam est là, derrière ces palmiers – le loup en disant cela fit signe avec la patte antérieure en direction de Médine – parlant aux gens d’événements du passé et d’autres qui se produiront dans le futur, et les appelant à l’adoration de Allah Lui seul et il y en a parmi ces gens qui ne répondent pas à son appel ! »

 

Le berger s’interrogea sur le fait si étrange et si étonnant dont il venait d’être témoin. Il se leva et rassembla sur le champ son troupeau qu’il reconduisit dans sa bergerie à Médine l’illuminée. Il entra dans Médine pour y voir le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam avec le désir vif de l’entendre et de lui faire le récit de ce qui venait de lui arriver. Il demanda comment trouver le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et les gens le menèrent jusqu’à lui. Quand il fut dans la maison du Prophète, Le berger ‘Ouhban fils de ‘Aws lui raconta ce qui était advenu. Le Prophète se réjouit beaucoup de ce qu’il entendit, il enseigna l’Islam au berger qui prononça les deux témoignages, tout heureux et content de ce qui lui était arrivé.

 

Le Prophète ordonna à ‘Ouhban de sortir répandre parmi les gens la nouvelle de ce qu’il avait vu. Ce qu’il fit. Il sortit vers les gens et leur raconta. Les gens dirent : « Allahou ‘akbar, la’ilaha il-la l-Lah » et remercièrent Dieu de ce qu’ils venaient d’entendre. Et depuis ce moment là ‘Ouhban fut surnommé « celui à qui le loup a parlé ».

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Récit : Le prodige de Safinah, le compagnon du Prophète

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 13, 2010
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Safinah le serviteur du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam

Dans notre Loi de rectitude et de droiture, le prodige qui arrive au saint qui suit véritablement un prophète constitue en soi un miracle en faveur du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Notre histoire aujourd’hui concerne l’un des serviteurs du Messager de Allah^alayhi s-salam – qui s’appelait Mihran. Mihran fut surnommé Safinah et il y a à cela une belle histoire que nous allons ici raconter, et rappeler ce qu’elle comporte de faits extraordinaires. Nous citerons ensuite comment Allah ta^ala lui a asservi le lion.

 

Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et un groupe de ses compagnons honorés entreprirent un jour un voyage à pieds. La plupart des compagnons portait chacun sur les épaules leurs effets. Lorsque le Messager ^alayhi s-salam vit sur eux la marque de la fatigue, il dit à son serviteur Mihran ce qui signifie : « Etends donc ta cape » – c’est-à-dire la pièce d’étoffe qui couvrait ses épaules. Celui-ci étendit par terre sa cape et le Prophète ordonna aux compagnons de déposer là-dessus leurs effets. Ce qu’il firent, sans savoir pourquoi. Après que les affaires furent toutes sur la cape de Mihran, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ordonna à ses compagnons de nouer la cape et de déposer le tout sur les épaules de Mihran. Ils firent ce que le Prophète leur dit et le Messager souria. Il dit à Mihran ce qui signifie : « Porte cela, tu es une safinah » c’est-à-dire une embarcation. Il se produisit alors un miracle pour notre Prophète élu ^alayhi s-salam à savoir que la charge au-dessus de Mihran fut extrêmement légère. Et Mihran dit : « Si j’avais porté sept fois comme ce que j’ais porté je n’aurais rien ressenti ». A partir de ce moment là, il fut appelé Safinah.

 

Un jour, Safinah – que Allah l’agrée – prit la mer à bord d’un bateau pour affaire pour le compte du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Durant le voyage, un vent terrible souffla qui fit chavirer le bateau et le brisa. Safinah tomba à l’eau. Il s’accrocha à l’une des planches du navire et poussa avec ses mains et ses pieds jusqu’à parvenir au rivage. Il y avait là un bois dans lequel il pénétra pour se reposer.

 

Safinah – que Allah l’agrée – ferma les yeux de fatigue mais les rouvrit soudainement lorsqu’il entendit le rugissement d’un lion qui se rapprochait de lui. Il ne trembla pas car il avait un cœur fort. Il se leva et resta à sa place face à face avec le lion. Et il lui dit : « Ô Abou l-Harith – c’est un surnom du lion -, je suis le serviteur du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et mon embarcation a été détruite en pleine mer ». Un prodige éminent se produisit pour notre maître Safinah, que Allah l’agrée. Le lion l’écouta parfaitement comprenant ce qu’il lui disait. Il baissa la tête lorsqu’il entendit le nom du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et il n’attaqua pas du tout Safinah. Au contraire, s’avançant vers lui, il se mit à le pousser  avec ses épaules comme pour lui dire de le suivre. Le lion marcha, suivi de Safinah, ils furent ensemble hors du bois. Le lion poursuivit son chemin, monté maintenant par Safinah, que Allah l’agrée. Ils traversèrent ensemble des déserts, escaladèrent monts et collines et descendirent des vallées jusqu’à se rapprocher du chemin des caravanes, Safinah tantôt marchant aux côtés du lion, tantôt le chevauchant.

 

Quand ils arrivèrent, Safinah descendit de sa monture. Le lion eut un léger grognement et lui donna une petite tape avec sa queue. Safinah sentit comme s’il lui faisait ses adieux et le lion s’en alla. Safinah retourna chez lui sain et sauf par la volonté de Allah.

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Biographies : Le Chaykh Abdou lLaah Al-Harariyy

LE CHAYKH 3ABDOU L LAAH AL-HARARIYY

Son nom et sa naissance :

Il est l’honorable savant, le modèle des experts en authentification et le doyen de ceux qui examinent scrupuleusement la compatibilité des textes, celui qui est à la tête des savants qui œuvrent pour la religion, l’Imam, le Mouhaddith, le pieux ascète, le vertueux, celui qui persévère dans l’adoration, celui qui possède les dons éminents, le Chaykh Abou ^Abdi r-Rahman ^Abdou l-Lah fils de Mouhammad fils de Youçouf fils de ^Abdou l-Lah fils de Jami^ Al-Harariyy Ach-Chaybiyy Al-^Abdariyy, le Moufti (Jurisconsulte) de Harar. Il est né dans la ville de Harar, aux environs de l’an 1328 de l’Hégire (1910).

Son évolution et ses déplacements :

Il a grandi dans une famille modeste, aimant la science de la religion et les gens de science. Il a donc appris le Qour’an honoré avec mémorisation, psalmodie et maîtrise à l’âge de sept ans, puis il s’est entièrement consacré à puiser dans les océans de la science. Il a ainsi appris par cœur un certain nombre de manuels de base dans différents domaines de la science. Puis il a accordé son attention à la science du Hadith et a ainsi appris par cœur les six livres et d’autres encore, avec leurs chaînes de transmission, à tel point qu’il a été autorisé à donner des avis de jurisprudence et à transmettre le Hadith alors qu’il n’avait pas même dix-huit ans.

Il s’est distingué à travers toutes les régions de l’Ethiopie et de la Somalie en surclassant ses pairs dans la science de la biographie des hommes de la transmission du Hadith et de leurs niveaux respectifs. Il s’est également distingué par la mémorisation des manuels de base et l’approfondissement des sciences de la Sounnah, de la langue, de l’exégèse, de l’héritage et d’autres encore, à tel point qu’il n’est pas de science islamique connue qu’il n’ait étudiée et dans laquelle il ne soit compétent.

Son intelligence et sa mémoire exceptionnelle lui ont permis d’approfondir sa connaissance dans le fiqh Chafi^ite, les règles fondamentales de constitution du fiqh selon Ach-Chafi^iyy et les points de différence d’avis dans l’école. C’est également le cas dans le fiqh ma1ikite, hanafite et hanbalite, à tel point qu’il est devenu celui que les gens désignent et recommandent de visiter et auprès de qui les gens des contrées éthiopiennes et somaliennes se rendaient, jusqu’à ce qu’on lui accorde le poste de Moufti de Harar et de ses environs.

Il a appris le fiqh chafi^ite, les règles fondamentales de constitution selon Ach-Chafi^iyy et la grammaire arabe de plusieurs savants et maîtres parmi lesquels il y a le savant et maître le Chaykh Mouhammad Siraj Al-Jabartiyy le Moufti de l’Ethiopie. Il a appris les sciences de la langue arabe entre autres Chaykh et en particulier, du Chaykh Ahmad Al-Basir.

Il a étudié le fiqh des trois autres écoles ainsi que leurs règles fondamentales de constitution de plusieurs savants parmi lesquels il y a le Chaykh Mouhammad Al-^Arabiyy Al-Façiyy. Il a appris la science de l’exégèse du Chaykh Charif Al-Habachiyy, dans sa ville Jimmah, et il a pris la science du Hadith et les sciences attenantes de très nombreux savants. Parmi les plus honorables d’entre eux il y a le Chaykh Abou Bakr Mouhammad Siraj Al-Jabartiyy, Moufti de l’Ethiopie et le Chaykh ^Abdou r-Rahman ^Abdou l-Lah Al-Habachiyy ainsi que d’autres.

Puis il est parti vers La Mecque et ses savants avec lesquels il a fait connaissance. Parmi eux le Chaykh Mouhammad Yaçin Al-Fadaniyy. I1 a aussi fait partie de l’auditoire du Chaykh Mouhammad Al-^Arabiyy At-Tabban. Il a aussi rencontré le Chaykh vertueux, le Mouhaddith et spécialiste de la récitation du Qour’an Ahmad ^Abdou l-Mouttalib, Chaykh des spécialistes des sciences de la lecture du Qour’an à la mosquée de La Mecque. Il a appris de lui les quatorze versions de lecture ainsi que davantage de science du Hadith et il a obtenu de sa part une licence.

Il est parti par la suite à Médine l’Illuminée où il a établi des liens avec ses savants et où il a appris encore du Hadith du Mouhaddith le Chaykh Mouhammad fils de ^Aliyy AsSiddiqiyy Al-Bakriyy Al-Hanafiyy qui l’a autorisé à transmettre le Hadith.

Puis, il s’est dirigé vers Damas. Les habitants de la ville lui ont fait bon accueil, d’autant que venait de décéder le Mouhaddith, le Chaykh Badrou d-Din Al-Haçaniyy, que Allah lui fasse miséricorde. Puis, lorsqu’il a habité Damas, il a appris du Chaykh Mahmoud Fayiz Ad-Dir^ataniyy, le résident à Damas et son spécialiste de la lecture du Qour’an. Puis il s’est déplacé dans le pays du Cham. Sa renommée n’a cessé de croître, les savants du Cham ainsi que les étudiants le fréquentaient assidûment, il a donc fait connaissance avec ses savants et ils ont tiré profit de sa science. Ils ont témoigné de son mérite et ont reconnu son haut degré dans la science. Il est devenu célèbre dans le pays du Cham comme étant « le successeur du Chaykh Badrou d-Din Al-Haçaniyy » et comme étant « le Mouhaddith du pays du Cham ». Par ailleurs, de nombreux savants et spécialistes du fiqh du Cham lui ont rendu hommage, parmi eux le Chaykh Abou l-Yousr ^Abidin, Moufti de la Syrie, le Chaykh Nouh de la Jordanie, le docteur Al-Halwaniyy, Chaykh des spécialistes de la lecture du Qour’an en Syrie. De même le Chaykh ^Outhman Sirajou d-Din de la descendance du Chaykh ^Ala‘ou d-Din, maître des Naqchabandiyy en son temps, a fait son éloge et une correspondance fraternelle et scientifique s’est établie entre eux. Ont fait son éloge également le Chaykh ^Abdou l-Karim Al-Bayyariyy, l’enseignant à la mosquée Al-Hadra Al-Kaylaniyyah à Bagdad, le Chaykh Mouhammad Zahid Al-Islambouliyy, le Chaykh Mouhammad Al-Hanafiyy qui est l’un des plus célèbres savants turcs œuvrant actuellement dans ces contrées, les deux Chaykh ^Abdou l-Lah et ^Abdou l-^Aziz Al-Ghoummariyy qui sont les deux Mouhaddith des contrées marocaines, le Chaykh Mouhammad Yaçin Al-Fadaniyy le Mecquois, Chaykh du Hadith et des chaînes de transmission à l’Institut des sciences de religion à La Mecque honorée (Dar Al-^ouloum ad-Diniyyah). De nombreuses autres personnalités lui ont encore rendu hommage.

Il est arrivé à Beyrouth en l’an 1370 de l’Hégire (1950). Il a été l’hôte des plus grands Chaykh de cette ville, tels le Chaykh le Qadi (Juge) Mouhyi d-Din Al-^Ajouz, le Chaykh et Conseiller Mouhammad Ach-Charif. Le Chaykh Baha‘ou d-Din Al-Kilaniyy s’est réuni avec le Chaykh ^Abdou l-Lah chez le Chaykh Mouhammad Ach-Charif et il a tiré profit de lui dans la science du Hadith.

Le Chaykh Moukhtar Al-^Alayli, l’ancien responsable de la fatwa, que Allah lui fasse miséricorde, s’est réuni avec le Chaykh ^Abdou l-Lah et a reconnu son mérite et son haut degré dans la science. Il a préparé la prise en charge de son installation à Beyrouth par Dar Al-Fatwa, afin qu’il puisse se déplacer dans les différentes mosquées pour y diriger des assemblées de sciences, et ceci par une autorisation écrite du Chaykh Moukhtar.

 

Il est décédé que Dieu lui fasse miséricorde le mois de Ramadan de l’année 1429 H 2008. Il est enterré à Beyrouth.


1- Al-Harariyy : de Harar, région de la corne africaine (Ethiopie) ayant une histoire islamique glorieuse et qui a vu naître sur son sol beaucoup de savants et de saints.

2- Al-^Abdariyy : de la descendance de ^Abdou d-Dar, qui est une branche de la tribu de Qousayy fils de Kilab, le quatrième arrière-grand-père du Prophète

3- Hadith -Tradition prophétique – : parole, fait ou événement rapporté du Prophète ou de ses compagnons, que Allah les agrée.

4- Les six livres sont les recueils de Hadith les plus importants de la Tradition : AI-Boukhariyy, Mouslim, An-Naça‘iyy, Abou Dawoud, At-Tirmidhiyy, Ibnou Majah.

5- Fiqh : science de la jurisprudence des lois de l’Islam.

6- Chafi^ite : relatif à Ach-Chafi^iyy, le grand savant Qouraychite, l’un des plus illustres jurisconsultes musulmans, que Allah lui fasse miséricorde, il a pris la science de l’Imam Malik à Médine et ce dernier l’a autorisé à donner des avis de jurisprudence alors qu’il n’avait que quinze ans. Puis, il est parti en Irak et il a appris chez les élèves de l’Imam Abou Hanifah. Il a rencontré l’Imam Ahmad que Allah leur fasse miséricorde à tous.

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Parmi les miracles de ^Iiçaa

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur novembre 5, 2010
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Lorsque notre maître ^Iça Al-Maçih ^alayhi s-salam, a eu trente ans, la trentaine, Allah ta^ala lui a révélé d’appeler les gens à l’adoration de Allah ^azza wa jall. Il est sorti, il a parcouru les pays en traversant les villages et c’est pour cela, tout comme on le sait, qu’il a été surnommé ^Iça Al-Maçih. Certains savants ont dit que tellement il parcourait la terre, yaçih, que le prophète ^Iça a été surnommé Al-Maçih, et d’autres savants ont dit que c’est parce qu’il passait la main, yamçahou, sur l’homme qui était aveugle qui recouvrait ainsi la vue. Il est sorti ainsi parcourant les pays et traversant les villages pour appeler à l’Islam. Il disait aux gens : « Adorez Allah Lui seul, ne Lui attribuez aucun associé, et croyez en moi que je suis un messager pour vous ». Au tout début il y a eu douze personnes qui ont cru en lui, ils sont appelés  « الحواريين » les apôtres.

Il est rapporté que parmi les premiers des miracles de notre maître ^Iça ^alayhi s-salam, que sa mère, notre dame Maryam ^alayha s-salam, l’avait envoyé plusieurs fois pour accomplir plusieurs travaux et les derniers à qui elle l’avait envoyé c’était des gens qui faisaient de la teinture pour les vêtements, c’étaient des gens qui blanchissaient les vêtements et les coloraient. Le patron de cette entreprise voulait une fois voyager, il a dit à notre maître ^Iça ^alayhi s-salam : «  j’ai plusieurs habits à colorer en différentes couleurs ». Il lui a dit : « je  t’ai enseigné maintenant la teinture alors colore chaque vêtement de la couleur que je vais te préciser et j’ai mis pour cela un fil  de la couleur demandée sur chaque vêtement ». Notre maître ^Iça ^alayhi s-salam a chauffé un gros récipient et il a mis dedans différents colorants et il a mis tous les vêtements ensemble dans ce même récipient et il a dit : « Ayez, par la volonté de Allah, la couleur que je voudrai ». Le patron est revenu après son voyage et il a trouvé que tous les vêtements étaient dans un même récipient. Lorsqu’il a vu que tous les vêtements étaient dans un même récipient il été surpris et il a dit à ^Iça : ils sont tous, selon lui il croyait qu’ils n’étaient plus de bonne couleur, qu’il y a eu des dégâts. Et notre maître ^Iça ^alayhi s-salam a alors sorti de ce récipient un vêtement de couleur rouge, un vêtement de couleur jaune, un autre de couleur verte et autre que cela conformément à ce qui était demandé pour chaque vêtement. Celui qui avait l’entreprise était étonné et il savait que cela était quelque chose d’étonnant et il a su que cela est par la volonté de Allah. À cause de cela il  a cru en notre maître ^Iça, qu’il est un prophète et il a appelé les gens à croire en lui et ils ont cru en lui et cet homme a fait partie de l’ensemble des hawariyin ceux qui étaient aux côtés de notre maître ^Iça qui le soutenaient dans son appel à la religion agréée par Allah ta^ala.

Les miracles se sont multipliés, ceux que Allah a fait paraître sur les mains de notre maître ^Iça. Il est passé une fois auprès d’un groupe de gens qui pêchaient, leur chef  s’appelait Cham^oun, notre maître ^Iça leur a dit : « que faites-vous ? » Ils lui ont dit : « nous pêchons le poisson ». Il leur a dit « ne voulez pas venir avec nous pour être à la pêche des gens ? » C’est-à-dire pour les diriger et les guider à l’Islam ils lui ont dit : « et qui es-tu ? »  Il leur a dit : «  je suis ^Iça le fils de Maryam l’esclave de Allah et Son messager ». Ils lui ont demandé une preuve qui leur indique sa véracité dans ce qu’il a dit et ceci est un exemple du miracle qui se produit suite à la demande des gens parce qu’il y a des miracles qui se produisent suite à une demande et il y a des miracles qui ont lieu sans que ce soit suite à une demande. Ils lui ont demandé une preuve sur la véracité de ce à quoi il prétend. Cham^oun avait cette nuit là jeté son filet dans l’eau mais il n’avait rien pêché, Cham^oun était donc le chef de ceux qui pêchaient le poisson il est arrivé qu’il a lancé son filet dans l’eau mais il n’a rien pris.  Notre maître ^Iça ^alayhi s-salam, lui a ordonné de lancer à nouveau son filet et ^Iça a invoqué Allah ta^ala en Le suppliant. Il s’est écoulé quelques instants, très peu de temps que dans ce filet se sont rassemblés un nombre de poissons tel que le filet a failli se déchirer. Allah a exaucé l’invocation de notre maître ^Iça ^alayhi s-salam et ce miracle est apparu donc tant qu’ils avaient demandé l’aide de pêcheurs d’une autre embarcation et ils ont rempli les deux navires de poissons. A ce moment là ils ont cru en lui et sont partis avec lui, ils sont alors au nombre des apôtres, des hawariyyoun, de ceux qui étaient donc qui pêchaient le poisson,  c’est-à-dire avant qu’ils deviennent croyants en notre maître ^Iça , donc après avoir en cru en notre maître ^Iça ils se sont mis à pêcher les gens pour les guider et les diriger à la religion de l’Islam. Ils ont été surnommées al-hawariyin parce que leurs habits étaient blancs et il a été dit que c’était plutôt parce qu’ils étaient des partisans de notre maître ^Iça alayhi s-salam, c’était ses aides, ses supports  qui étaient sincères dans leur amour pour lui dans leur obéissance à lui et être à son service. Parmi les hawariyin, les apôtres il y a celui qui a reçu la ressemblance avec ^Iça ^alayhi s-salam, c’est celui à qui Allah a accordé les traits de ^Iça et c’est lui qui a été accroché sur un poteau parce que, lorsque les mécréants des fils de ‘Israil étaient entrés dans la maison parce qu’ils voulaient tuer ^Iça, ^Iça a été élevé au ciel par une lucarne qui se trouvait dans la toiture de cette maison et les traits de ^Iça avaient été donnés au plus jeune de ses élèves.        Lorsqu’ils sont entrés dans la maison ils ont cru que c’était lui ^Iça ^alayhi s-salam, ils l’ont pris et ils l’ont tué mais ^Iça ^alayhi s-salam n’a pas été tué et n’est pas encore mort. Il n’a pas été accroché à un poteau mais il vit au deuxième ciel, là où notre maître Mouhammad l’a rencontré lors de son ascension dans la nuit de Al-Mi^raj et ^Iça était avec le fils de sa tante maternelle Yahya.

Les mécréants des fils de ‘Israil n’ignoraient pas les nouvelles qui parvenaient  au sujet de ses miracles éclatants qui apparaissaient à notre maître ^Iça Al-Macih, ils ont senti comme si le tapis était retiré sous leurs pieds et qu’il était une menace pour leur poste et combien de gens ils ont induits en erreur et ils ont égarés et qu’il ont écartés de la voie de vérité pour leur destin bas et vil. Et voici notre maître ^Iça qui est ferme avec les arguments et les preuves qui dévoilait leur secrets et qui diffusaient entre les gens leurs égarements. Ils se sont tous accordés entre eux à le combattre où qu’il aille et à l’accuser de mensonge quelque soit l’endroit où il se trouve ils lui ont dit un jour: « si tu es véridique dans ce que tu dis et dans ton appel alors fabrique nous de tes mains une chauve souris à partir de terre et fais en sorte qu’elle vole ». Notre maître ^Iça ^alayhi s-salam s’est levé en se fiant totalement à Allah ta^ala il a pris de la terre glaise et il a donné la forme d’une chauve souris et il a soufflé dans cette chauve souris qui s’est mis à voler entre ciel et terre au milieu de l’étonnement de ceux qui regardaient, mais dès qu’elle a échappée à leurs regards cette chauve souris est tombée morte. Allah tabaraka wa ta^ala l’a honoré par cela comme cela est parvenu dans la parole de Allah qui signifie : (( Et tu fabriques avec la terre glaise comme un volatile)) et notre maître ^Iça a donné à cette forme l’image d’un volatile. Puis il a soufflé dedans et il volé par la volonté de Allah et lorsque il disparaissait au regard des gens il tombait raide mort. Les mécréants de fils de ‘Israil étaient emplis de haine parce qu’ils avaient demandé à voir une chauve souris parce que c’est très étonnant, parce que c’est parmi les créatures les plus étonnantes et parmi les volatiles celui qui a une forme la plus complète parce que la femelle de la chauve souris a des mamelles, des dents et des oreilles et parmi les choses étonnantes de la chauve souris c’est qu’elle est de chair et de sang mais vole sans plume et met bas comme les mammifères et ne pond pas des œufs tout comme le font le restant des volatiles et elle a des mamelles desquelles sort du lait et c’est un animal qui ne voit pas ni dans la lumière du jour ni dans l’obscurité de la nuit et c’est un animal qui arrive à voir pendant deux heures, une heure après le coucher du soleil et une heure après la levée de l’aube et c’est un animal qui rie tout comme l’être humain rie et sa femelle a les menstrues tout comme la femme a les menstrues. la forme à partir de terre glaise et le fait de souffler étaient fait par notre maître ^Iça mais la création est de la part de Allah ^azza wa jall c’est pour cela que les mécréants des fils de ‘Israil ont été profondément exaspérés lorsqu’ils ont vu cela de notre maître ^Iça, ils pensaient qu’il allait être incapable de faire ce qu’ils lui avaient demandé mais Allah tabaraka wa ta^ala l’a honoré par ce miracle et a montré l’impuissance et le mensonge des mécréants des fils de ‘Israil.

Parmi ses miracles ^alayhi s-salam il guérissait l’aveugle de naissance et celui qui était atteints de al-baras par la volonté de Allah. Al-baras c’est une maladie de peau qui est la forme d’une blancheur qui s’étale sur des surfaces du corps et qui fait que les gens sont répugnés et évite celui qui l’a et ces deux maladies ont été particulièrement mentionnées car ce sont deux maladies qui sont difficiles pour leur guérison et ce qui était courant de notre maître ^Iça c’était la médecine qui était beaucoup pratiquée de son époque et Allah leur a fait montré des miracles sur les mains de notre maître ^Iça de la même sorte de chose qu’il maîtrisaient de leur époque tout comme cela est arrivé à notre maître  Mouça ^alayhi s-salam ce qui était courant de son époque c’était la magie la sorcellerie et il les a défié par ce qui est supérieur à cela il leur a montré que la magie, la sorcellerie peuvent être contrées alors que le miracle ne peut pas être contré preuve en est ce que nous avons cité dans le cours précédent. Egalement notre maître Mouhammad son peuple a été connu pour sa grande maîtrise de la langue et son éloquence et malgré cela ils avaient été incapables d’amener un texte qui soit de la taille de la plus courte sourat du Qour’an honoré, il les a défié par le fait d’amener comme la plus courte des ayah du Qour’an. Ainsi notre maître ^Iça ^alayhi s-salam a ramené à la vie les morts par la volonté de Allah tant qu’il a été dit qu’il a ramené à la vie quatre créatures par la volonté de Allah et Sa puissance. Et notre maître Hizqil, avant notre maître ^Iça avait ramené à la vie  huit et il était également un des prophètes des fils de ’Israil tout comme on a dit dans le cours précédent, qu’après le prophète de Allah, ‘Israil tous les prophètes qui sont venus après lui sont de sa propre descendance mis à part notre prophète Mouhammad . Ya^qoub c’est lui-même ‘Israil qui est fils de Ishaq. Tous les prophètes qui sont venus après lui sont de sa propre descendance mis à part notre prophète Mouhammad. Notre maître Ya^qoub a eu parmi ses fils notre maître Youçouf, il a eu d’autre fils mais Youçouf était un des prophètes et certains ont dit que Binyamin, un autre fils de Yaqoub, était lui aussi un prophète comme son frère Youçouf. Donc Mouça et tous les Prophètes qui sont venus après  Ya^qoub sont des descendants de Yaqoub qui   s’appelle aussi ‘Israil. Il y a eu également le prophète de Allah Hizqil. Hizqil également Allah l’a honoré par le fait de ramener des morts à la vie tout comme Il a accordé cela également à notre maître ^Iça ^alayhi s-salam et parmi ceux que notre maître ^Iça ^alayhi s-salam a ramené à la vie par la volonté de Allah il y a un de ses amis qui s’appelle Azar, en effet lors de sa maladie sa soeur a envoyé quelqu’un informer ^Iça ^alayhi s-salam que Azar était en train de mourir. Il a pris le chemin en marchant pour aller vers lui et il y avait entre eux une distance de trois jours, à son arrivée lorsqu’il l’a rejoint il l’a trouvé déjà mort, il est parti à sa tombe et il a invoqué Allah ^azza wa jall et il lui a dit : « relève-toi  par la volonté de Allah » et Azar s’est relevé par la volonté de Allah et il a vécu et il a eu aussi des descendants après cela.

Et ce n’est pas comme certains prétendent que ceux qu’il ramenait à la vie vivaient quelques instants ou une heure puis ils mourraient à nouveau. Parmi ceux qui ont été ramenés à la vie par la volonté de Allah sur les mains de notre maître ^Iça Al-Macih il y a le fils d’ une vieille femme qui était passé, transporté sur sa civière, devant notre maître ^Iça et notre ^Iça ^alayhi s-salam a  invoqué Allah pour qu’ il se relève par la volonté de Allah. Il s’est relevé, il est descendu du dessus des épaules des gens, il a remis ses vêtements, il a transporté sa civière et il est revenu dans sa famille. Malgré tout cela les mécréants des fils de ‘Israil n’ont pas cru en notre maître ^Iça, ils ont poursuivis sur leur orgueil, leur refus, leur entêtement et ils n’ont pas cru en lui. Et il a ainsi fait de même avec un roi qui lui aussi était porté sur sa civière, son brancard et il s’est passé avec lui la même chose qu’il s’est passé avec le fils de la vieille femme. Mais les mécréants des fils de ‘Israil qui étaient jaloux et envieux lorsqu’ils ont vu cela ils lui ont dit par entêtement : « mais toi, tu ramènes à la vie ceux qui sont morts récemment alors peut-être ils ne sont pas véritablement morts mais ils sont évanouis ou c’était juste un coma ».  Ils lui ont dit alors : « ramènes à la vie pour nous  Sam, le fils de Nouh » et notre maître Nouh ^alayhi s-salam avait quatre fils, trois d’entre eux sont entrés en Islam et ont été sauvés avec lui sur l’arche qui sont Sam, Ham et Yafith. Quant à son quatrième fils Kan^an il a refusé d’être croyant et il n’est pas monté sur l’arche avec son père et ses frères et il est mort noyé.

Notre maitre ^Iça ^alayhi s-salam leur a dit : « montrez moi sa tombe ». Notre maître ^Iça est sorti et les gens avec lui jusqu’à arriver à la tombe de Sam fils de Nouh. ^Iça a invoqué Allah ta^ala et Sam est sorti de sa tombe et il s’était écoulé depuis  sa mort plus de quatre mille années. Sam s’est retourné en indiquant aux gens notre maître ^Iça Al-Maçih et a dit : « croyez en lui, qu’il est véridique car il est prophète », puis il est revenu tel qu’il était auparavant. Certains ont cru en lui et d’autres l’ont accusé de mensonge et ils ont dit : « c’est de la sorcellerie et de la magie », que Allah nous préserve de leur égarement. Et il a été rapporté que notre maître ^Iça ^alayhi s-salam lorsqu’il ramenait les morts à la vie par la volonté de Allah, il frappait de son bâton le mort, c’est-à-dire il touchait de son bâton le mort ou la tombe ou le crâne et l’homme revenait à la vie et il lui parlait et restait en vie.

Parmi ses miracles   c’est qu’il disait aux  gens ce qu’ils avaient mangé et ce qu’ils avaient caché comme provisions chez eux et ce, car lorsqu’il leur avait ramené des morts à la vie, par la volonté de Allah, ils lui ont demandé un autre miracle ils lui ont dit : « dis nous qu’est-ce que nous avons mangé chez nous et qu’est ce que nous avons caché pour le lendemain ». Et il leur a dit : « Toi, Untel tu as mangé telle et telle chose et toi tu as mangé telle et telle chose et tu as caché telle et telle chose ». Et malgré tout cela seuls pour qui Allah a voulu qu’ils soient des croyants ont été croyants. Comme nous avons cité ce ni n’est le prophète qui créé la bonne guidée ni le miracle qui crée la bonne guidée mais la guidée est par la création de Allah tabaraka wa ta^ala.

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Noter prophète : Les manifestations de l’amour du Salaf et des Imams illustres pour le Prophète

Les manifestations de l’amour du Salaf et des Imams illustres pour le Prophète

 

Il y a eu beaucoup de nouvelles qui ont été rapportées du Salaf vertueux (c’est-à-dire les musulmans des trois premiers siècles de l’Hégire) et des Imams illustres qui indiquent leur profond amour pour leur prophète et le fait qu’ils se languissaient de lui. Le prophète a dit : « min ‘achaddi ‘oummati li houbban ‘ounasoun yakounouna ba^di yawaddou ‘ahadouhoum law ra’ani bi ‘ahlihi wa malihi » ce qui signifie : « les gens de ma communauté qui m’aimeront le plus, ce sont des gens qui vont venir après moi. L’un d’entre eux serait prêt à sacrifier sa famille et ses biens pour me voir » et le prophète a dit dans un autre hadith : « wadidtou law ra’aytou ahbabi » ce qui signifie : « j’aurai souhaité voir mes bien-aimés ». Les compagnons lui ont dit : « mais ne sommes-nous pas tes biens aimés ô messager de Allah ? ». Il a répondu : « ‘antoum ‘ashabi, ‘ahbabi al-ladhina ya’touna min ba^di yawaddou ‘ahadouhoum ‘an law ra’ani bi ‘ahlihi wa malih » ce qui signifie : « vous, vous êtes mes compagnons, mais mes bien-aimés ce sont ceux qui viendront après moi. L’un d’entre-eux serait prêt à sacrifier sa famille et ses biens pour me voir ».

 

Parmi les paroles rapportés du Salaf vertueux, les paroles et les nouvelles qui manifestaient leur amour pour leur prophète, et le fait qu’ils étaient attachés à lui durant sa vie et après sa mort c’est que ^Amr ibnou l-^As a dit : « il n’y avait personne que j’aimais plus que le messager de Allah ». D’après ^Abdah, la fille de Khalid ibnou Ma^dan elle parlait de son père et elle disait : « Khalid n’allait pas dormir sans citer son profond amour pour le messager de Allah, pour ses compagnons, qu’ils soient mouhajiroun (émigrants) ou ‘ansar (partisans). Il les mentionnait et il disait : ce sont eux ma famille, ce sont eux mon clan, c’est à eux que mon cœur s’attendrit. Je me languis d’eux. O Seigneur fais que je les rejoigne rapidement, et il disait cela jusqu’à dormir ». Il a été rapporté qu’une femme des ‘ansar, des partisans, c’est-à-dire des musulmans de Médine a apprit que son père, son frère et son mari ont été tués le jour de la bataille de ‘Ouhoud, ils étaient auprès du messager de Allah. Elle a dit : « comment vas le messager de Allah ? ». On lui a répondu : « il va bien par la grâce de Allah, il va comme tu le souhaites ». Elle a dit alors : « montre-le moi que je puisse le voir » et quand elle a vu le prophète, elle a dit : « toute épreuve après toi est comme rien du tout ». Un jour ^Aliyy ibnou Abi Talib, que Allah l’honore davantage, a été interrogé : « comment vous aimiez le messager de Allah ? ». Alors notre maître ^Aliyy, que Allah l’agrée, a répondu : « par Allah, nous l’aimions plus que nos biens, plus que nos enfants, plus que nos parents, plus que nos pères et mères et plus que l’eau fraîche pour celui qui est assoiffé ». D’après Zayd ibnouAslam, il a dit : « ^Oumar ibnou l-Khattab, que Allah l’agrée était sorti faire son inspection de nuit (il avait instauré une bonne innovation, c’est qu’il sortait de nuit et inspectait les musulmans : comment est l’état des musulmans, il regardait s’il y avait quelqu’un à qui il manquait quelque chose, c’était une innovation qu’il avait instauré, que le sultan, le calife, le responsable sorte et inspecte les gens la nuit pour voir s’il ne leur manque pas quelque chose. De nos jours certains parents peut-être n’inspectent même pas leurs enfants au lit pour voir s’ils sont bien couvert ou pas. Lui il sortait de chez lui et il passait et contrôlait les gens). Alors il a vu une lumière allumée dans une maison et une vieille femme qui était en train de filer de la laine et elle disait de la poésie. Elle disait :

^ala Mouhammadin salatou l-‘abrar

salla ^alayhi ttayyibouna l-‘akhyar

qad kounta qawwaman boukan bi l-‘as-har

ya layta chi^ri wa l-manaya ‘atwar

hal tajma^ouni wa habibi d-dar

 

Que Allah honore et élève d’avantage le prophète Mouhammad

Ce sont les bons et les meilleurs qui ont fait des invocations en sa faveur

Puis dans sa poésie elle s’adressait au prophète et elle disait :

Tu veillais les nuits en pleurant par crainte de Allah

Quand est ce que la mort viendra et je pourrai venir te rejoindre

 

Notre maître ^Oumar que Allah l’agrée s’est assis et s’est mis à pleurer. Il a demandé qu’elle parle avec lui.

 

Il a été rapporté que le compagnon glorieux ^Abdou l-Lah, fils de ^Oumar ibnou l-Khattab, que Allah les agrée tous les deux, une fois sa jambe s’est comme paralysée. On lui a dit : « cite la personne que tu aimes le plus, tu guériras ». Alors il a dit : « Ya Mouhammadan », il a appelé le prophète. C’est alors qu’il guérit sur le coup.

 

Information utile : L’imam Al-Boukhariyy dans son livre al-‘adabou l-moufrad, a dit qu’il était permis d’appeler le prophète après sa mort en disant « Ya Mouhammad », « Ô Mouhammad ».

 

Ibnou s-Sounniy a également cité cela dans son livre ^amalou l-yawmi wa l-laylah. Le texte de ce qu’a rapporté Al-Boukhariyy dans al-‘adabou l-moufrad, son livre, il a dit : « la jambe du fils de ^Oumar s’est comme paralysée. Un homme lui a alors dit : cite la personne que tu aimes le plus, celle qui est le plus cher pour toi. Il a dit : « Ya Mouhammad », « Ô Mouhammad ». Cette quasi-paralysie de sa jambe, c’est-à-dire que sa jambe c’est comme si elle n’a plus de sensibilité, ce n’est pas le simple fourmillement. Certains ne comprennent pas ce hadith, ils pensent que c’est comme si la jambe se met à fourmiller, mais ce n’est pas le simple fourmillement de jambe, c’est une quasi-paralysie, la jambe ne sent plus rien. Lorsque Bilal Al-Habachiy que Allah l’agrée, qui était le mou’adh-dhin, celui qui appelait à la prière pour le messager, quand il était près de mourir, sa femme s’est mise à dire : « Ô qu’il est grand mon chagrin », parce qu’elle voyait que son mari était prés de mourir. C’est alors que Bilal lui a répondu : « qu’il est grand mon bonheur : Demain je vais rejoindre mes bien-aimés, Mouhammad et ses compagnons ».

Il a été rapporté qu’une femme avait dit à ^A’ichah, que Allah l’agrée, elle lui avait dit après le décès du prophète élu : « montre-moi la tombe du messager de Allah ». ^A’ichah a alors dévoilé la tombe et c’est alors que cette femme s’est mise à pleurer en face de la tombe honorée jusqu’à ce qu’elle soit morte tellement elle se languissait du prophète et l’aimait.

 

Parmi les nouvelles qui nous sont parvenues au sujet de l’immense amour que les compagnons éprouvaient envers leur prophète, et comment ils faisaient tout pour qu’il ne lui arrive aucun mal, aucune nuisance : lorsque les gens de La Mecque, qui étaient à l’époque encore mécréants, ont emmené Zayd ibnou d-dathnah, ils l’ont fait sortir de al-haram, l’enceinte sacré de La Mecque pour le tuer alors que Zayd était un compagnon du prophète. Abou Soufiyan ibnou Harb qui était mécréant lui a dit : « je te demande par Allah ô Zayd, est-ce que tu aurais aimé que Mouhammad soit à ta place maintenant entre nos mains et qu’on lui tranche le cou et que toi tu sois parmi les gens de ta famille, tranquille ? ». Alors Zayd, que Allah l’agrée lui a répondu : « Par Allah, je ne voudrai pas que Mouhammad, qui est à la place où il est maintenant, je ne voudrai même pas qu’il soit touché par une épine. Alors que moi je serai assis avec les gens de ma famille ». Et Abou Soufiyan a dit : « je n’ai pas vu des gens qui aimaient plus quelqu’un que les compagnons de Mouhammad qui aimaient le prophète Mouhammad ».

Ce qui nous indique le grand attachement des compagnons, leur grand amour pour le messager éminent, il y a ce qui s’est passé lors de la bataille de ‘Ouhoud. Lorsque les archers (ceux qui devaient être positionnés pour couvrir les musulmans qui combattaient. Le Prophète les avait placés sur une hauteur, le mont des archers jabalou r-roumat, ils étaient là normalement pour surveiller que les musulmans ne soient pas attaqués par derrière) avaient contredit la parole du prophète, ils avaient quitté leurs positions alors que le prophète leur avait dit ce qui signifie : « même si vous voyez que nous sommes en train de gagner la bataille, vous ne quittez pas vos positions » et eux ont désobéi, ils ont quitté leurs position. C’est alors que les musulmans n’ont plus été couverts, et les associateurs sont venus pour les attaquer par derrière. Il y a eu beaucoup de morts parmi les musulmans à cette occasion là. Et à cette occasion, les compagnons du prophète ont manifesté leur grand attachement pour le prophète. Ils étaient devenus comme une forteresse : par leur corps ils avaient constitué comme une forteresse autour du prophète et ils protégeaient le prophète par leurs corps et ils tombaient les uns à la suite des autres sous les flèches des associateurs au point que nombre d’entre eux furent tués à cette occasion là. Tout cela manifestant leur amour pour leur prophète et leur guide éminent et oeuvrant conformément à la parole de Allah : « an-nabiyyou ‘awla bi l-mou’minina min ‘anfousihim » [sourat Al-‘Ahzab / 6].

 

Parmi ce qui est rapporté également concernant le sacrifice des compagnons, que Allah les agrée, le sacrifice qu’ils ont fait pour leur prophète, ils sacrifiaient leurs âmes et leurs corps le jour de la bataille de ‘Ouhoud. Lorsque les gens n’avaient pas écouté la parole du prophète et que parce qu’ils n’avaient pas écouté la parole du prophète ils avaient perdu, mais le prophète il ne perd jamais. On ne dit pas que le prophète a perdu une bataille, le prophète est toujours gagnant. Ce sont ceux qui n’ont pas écouté sa parole qui ont perdu.

 

Le compagnon honorable Abou Talhah, que Allah l’agrée a protégé le prophète et il était debout pour le protéger et porter son bouclier. Il protégeait le prophète avec son propre corps et son bouclier. Et Abou Talhah était un homme adroit dans le lancer. Le prophète surveillait la bataille mais Abou Talhah lui disait : « s’il te plait ne te découvre pas sinon tu risques d’être atteint par une flèche. Je préfère que ce soit moi qui meurt et pas toi ».

 

Abou Doujanah également, que Allah l’agrée, a protégé le messager de Allah par son corps. Son corps était comme un bouclier pour le prophète et les flèches tombaient sur son dos alors qu’il était penché sur le messager de Allah pour le couvrir jusqu’à ce qu’il meure lui et cinq autres avec lui qui protégeaient le messager de Allah par leurs corps. Ils ont sacrifiés leurs âmes pour le prophète et ils ont obtenu la gloire du martyr. Le dernier d’entre eux était ^Amarah ibnou Yazid que Allah l’agrée qui lui aussi protégeait et combattait jusqu’à ce que ses blessures l’aient achevé. Quand ce compagnon était tout plein de blessure et qu’il allait bientôt mourir, le messager de Allah, lui qui a le cœur tendre et miséricordieux a dit aux autres : « ‘adnouhou minni », ce qui signifie : « rapprochez-le de moi » et le prophète a posé la tête de ce compagnon blessé sur son pied honoré et ce compagnon est mort avec sa joue contre la jambe du messager de Allah.

 

Parmi ce qui indique le grand amour des compagnons pour leur prophète et le grand attachement de leur cœur à le voir et le fait qu’ils ne supportaient pas de la quitter, c’est qu’un homme est venu un jour voir le prophète élu et lui a dit : «  Ô messager de Allah je t’aime plus que ma famille et mes biens. Chaque fois que je te cite, je ne peux pas patienter jusqu’à venir te voir. J’ai pensé, le jour où moi je vais mourir et que toi tu vas mourir, j’ai su que toi lorsque tu rentreras au paradis, tu y entreras en haut du paradis avec les prophètes et que si moi j’y rentre je ne t’y verrai pas ». Alors Allah tabaraka wa ta^ala a révélé Sa parole : « wa man youti^i l-Laha wa r-rasoula fa‘oula’ika ma^a l-ladhina ‘an^ama l-Lahou ^alayhim m-mina n-nabiyyina wa ssiddiqina wa ch-chouhada’i wa ssalihina wa hasouna ‘oula’ika rafiqa » [sourat An-Niça / 69], c’est-à-dire dans cette ‘ayah nous comprenons que ceux qui obéissent à Allah et au messager ceux-là seront avec le prophète, les véridiques, les martyrs et les vertueux et quelle meilleure compagnie que la compagnie de ces gens-là.

 

Le prophète a demandé qu’on lui ramène cet homme et il lui a récité cette ‘ayah pour lui égayer le cœur. Dans le hadith de ‘Anas, que Allah l’agrée, le prophète a dit : « man ‘ahabbani kana ma^i fi l-jannah », ce qui signifie : « celui qui m’aime sera avec moi au paradis ».

 

Information utile : le messager de Allah a dit : « al-mar’ou ma^a man ‘ahabb », c’est-à-dire que Allah ta^ala réunit l’homme avec celui qu’il aime s’il fait partie des vertueux. Au jour du jugement, si quelqu’un aimait quelqu’un de vertueux, il sera avec lui au jour du jugement.

 

Parmi les manifestations claires également de l’amour des compagnons envers leur prophète, et que leur cœur était attaché à l’accompagner même après sa mort, il y a ce qu’a rapporté Mouslim que Rabi^ah ibnou Ka^b Al-‘Aslamiy qui avait été un certain moment au service du messager de Allah. Le messager de Allah lui a dit un jour pour le rétribuer, car ce compagnon était à son service : « salni », ce qui signifie : « demande quelque chose je, le ferai » c’est-à-dire par rétribution. C’est alors que ce compagnon a demandé au messager de Allah d’être avec lui au paradis. Le messager de Allah ne l’a pas blâmé pour cela. Il ne lui a pas dit, ce n’est pas bien ce que tu demandes. Mais par modestie, le prophète lui a dit : « ‘aw ghayra dhalik » ce qui signifie : « ou autre chose ». Mais le compagnon lui a dit : « non c’est ce que je veux ». Alors le prophète lui a dit : « fa’a^inni ^ala nafsika bi kathrati s-soujoud », ce qui signifie : « œuvre, accompli beaucoup des prières surérogatoires, peut-être que ce sera une cause pour que tu sois exaucé ».

 

Information utile : ce hadith honoré dans lequel ce compagnon honorable Rabi^ah ibnou Ka^b, que Allah l’agrée avait demandé au messager de Allah d’être avec lui au paradis par rétribution pour son service à lui dans le bas monde. Ce hadith constitue une preuve claire qu’il est permis de demander à autre que Allah ta^ala quelque chose qu’il n’est pas habituel de demander. Il a demandé au prophète d’être avec lui au paradis, il a demandé à autre que Allah. Et lui demander d’être au paradis, ça n’est pas quelque chose d’habituel, les gens habituellement ne demandent pas ça. Donc ce hadith est une preuve qu’il est permis de demander à autre que Allah ce qu’il n’est pas habituel de demander contrairement à ce que disent ces perturbateurs qui renient le tawassoul, les wahhabites ou prétendus salafites. Ils disent le contraire, ils déforment. Ils prétendent qu’il n’est pas permis de demander à autre que Allah et qu’il n’est pas permis de demander ce qui n’est pas habituel. Ils ont ramené des règles de leur tête. Nous, nous suivons le hadith du prophète et des compagnons ou ces gens là ? On suite le prophète et ses compagnons, mais eux c’est comme si leur cœur est voilé, c’est comme si tu parles avec le vent. Ces gens ont ramené une nouvelle religion et avec leur argent ils la diffusent. Ils prennent des jeunes qui n’ont pas vécu dans les pays musulmans, qui n’ont pas appris ou même ceux qui ont vécu dans les pays musulmans et ils les détournent, ils sèment parmi eux leur mauvaise religion. S’ils l’ont propagée, c’est avec l’argent car le fondateur de leur secte wahhabite est apparu il y a plus de 250 ans et il n’a pas réussi à attirer des gens. C’est seulement lorsqu’ils ont découvert du pétrole qu’ils ont réussi à diffuser leur mauvaise croyance et pourtant ils n’ont rien changé, c’est toujours la même chose. Avant ils n’avaient pas d’argent, ils n’avaient pas de client maintenant qu’ils ont l’argent ils trouvent des clients.

Ils disent : « comment tu demandes à quelqu’un qui lui aussi est dans le besoin ?! », c’est soit disant la réplique qu’ils ont trouvée ! Quand on leur dit qu’il est permis de demander à autre que Allah quelque chose qu’il n’est pas habituel de demander, comme ce compagnon, ils disent : « comment tu demandes à quelqu’un qui lui-même est dans le besoin ?! ». La réplique est que le messager de Allah qui lui aussi ne se passe pas de Allah, il a toujours besoin de Allah a dit à son propre serviteur ce qui signifie : « demande-moi ce que tu veux ». C’est le prophète qui a pris l’initiative de lui dire de demander et le compagnon qui connaît certainement la religion de l’Islam mieux que ces wahhabites a demandé. Le prophète ne lui a pas dit : « tu as fait quelque chose de mal, pourquoi tu demandes à quelqu’un qui lui-même est dans le besoin ». Ces gens-là sont très loin de la religion du prophète.

 

Les gens de la vérité, parmi les savants ont dit : « il est permis de demander au prophète qu’il soit vivant ou mort et il est également permis de demander à un saint qu’il soit vivant ou mort. Cela n’est pas contraire à la loi de l’islam et cela ne représente pas  une adoration d’autre que Allah » tout comme le prétendent ces perturbés, ces perturbateurs qui renient le tawassoul. L’adoration comme l’ont définie les linguistes, les spécialistes de la langue, c’est : « ghayatou l-khouchou^i wa l-khoudou^ » c’est-à-dire l’extrême limite de l’humilité, de la crainte et de la soumission. On comprend à partir de là que le simple tawassoul, la simple demande d’aide ou de renfort par le prophète ou par un saint et lui demander qu’il soit vivant ou mort, cela n’est pas une adoration pour celui à qui on demande cela car ce n’est pas une extrême limite d’une soumission, ce n’est pas une forme d’association. Les prophètes et les saints tout comme l’ont dit les savants de la vérité peuvent agir, accomplir certaine chose durant leur vie et après leur mort. Tout cela par la volonté de Allah. Allah ta^ala fait que s’Il veut, ce saint sort de sa tombe, il fait ce que Allah veut qu’il fasse et il revient. N’est ce pas que Allah est sur toute chose tout puissant. Qu’est ce qui empêche cela ? Rien du point de vue de la raison n’empêche cela, rien. C’est quelque chose de possible selon la raison.

 

Parmi ce qui est parvenu au sujet de l’amour des compagnons envers le prophète élu, il y a la visite qu’ils lui font après sa mort et le tabarrouk, c’est-à-dire la recherche des bénédictions par sa tombe honorée, il y a ce qu’à, rapporté Bilal Al-Habachiy, que Allah l’agrée, le mou’adh-dhin du messager de Allah. Il avait quitté Médine l’illuminée après la mort du prophète et il était parti s’installer au pays de Ach-Cham. Il a vu dans son rêve le messager de Allah lui dire dans le rêve ce qui signifie : « tu fais preuve là d’une froideur ô Bilal. Le moment de venir me rendre visite n’est donc pas encore arrivé ». C’est-à-dire que le prophète s’est comme s’il reprochait avec douceur, comme lorsque quelqu’un te dit « il y a longtemps que tu n’es pas venu me rendre visite pourquoi tu ne viens pas ». Bilal, que Allah l’agrée s’est réveillé de son sommeil attristé et touché. Il a pris sa monture et s’est dirigé vers Médine l’illuminée, que Allah honore et élève d’avantage celui qui y réside. Il est parti à la tombe du prophète, il s’est mis à pleurer et à frotter son visage sur la tombe. C’est alors que Al-Haçan et Al-Houçayn, les deux petit-fils du messager de Allah, sont venus et Bilal les a pris contre lui, les a serrés contre sa poitrine en les embrassant. Ils lui ont dit : « nous souhaitons tant entendre à nouveau l’appel à la prière que tu faisais pour le messager de Allah dans la mosquée ». C’est alors que Bilal a fait ce que les petit-fils du prophète lui ont demandé. Il est monté sur le toit de la mosquée du prophète. Il a pris la place qu’il prenait habituellement et quand il a dit Allahou ‘akbar Allahou ‘akbar, Médine a tremblé. Quand il a dit Ach-hadou an-la ‘ilaha illa l-Lah, les gens ont tous remarqué qu’il y avait quelque chose d’inhabituel. Lorsqu’il a dit Ach-hadou anna Mouhammadan raçoulou l-Lah les femmes étaient sorties de chez elles, elles se sont dit « est ce que le prophète a ressuscité ? » et ce jour-là, était le jour où on avait vu le plus les gens pleurer, hommes et femmes à Médine, après le décès du messager de Allah. Cela a été rapporté par le Hafidh Taqiyyou d-Din As-Soubkiyy dans son livre Chifa’ou s-Saqam.

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Notre Prophete : l’épreuve de son décès

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 18, 2010
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L’épreuve de cette communauté par le décès de son prophète

 

Allah ta^ala dit : {koullou nafsin dha’iqatou l-mawt} [sourat ‘Ali ^Imran/185]

Le messager de Allah a dit « ‘akthirou min dhikri hadima l-ladhdhat » ce qui signifie : « rappelez vous souvent de ce qui détruit les plaisirs » (c’est-à-dire la mort), rapporté par At-Tirmidhiyy.

 

La mort est une réalité. Allah a prédestiné la mort pour tout être vivant. Aucun esclave n’est excepté, aucun être vivant n’est épargné. Même les prophètes, même les messagers ont goûté à la mort. Ceux qui sont les meilleurs des créatures de Allah, même eux sont morts sauf ceux qui sont encore vivant et il s’agit de ^Iça et de notre maître Al-Khadir selon l’avis qui dit que c’est un prophète. Les meilleurs des esclaves de Allah aussi goûtent à la mort. Allah dit dans Son Livre honoré : « wa ma ja^alna libacharin min qablika l-khould » [sourat Al-‘Anbiya’/34] ce qui signifie « Il n’y a pas d’esclave, d’être humain, qui va vivre éternellement dans cette vie du bas monde ».

 

Allah tabaraka wa ta^ala a créé le corps de Adam à partir des différentes catégories de sol de cette terre sur laquelle nous vivons. L’ange chargé de souffler l’âme honorée de notre maître Adam a soufflé cette âme dans le corps de Adam. Et lorsque son âme s’est retrouvée dans son corps notre maître Adam est devenu vivant.

 

Ainsi, Allah a fait que les différentes âmes insufflées dans les corps sont comme un objet qui est prêté. Chacun d’entre nous, son âme est comme un objet qui lui a été prêté et qu’il va rendre. Allah a prédestiné aux descendants de Adam que nécessairement leurs âmes seront reprises par la mort. La mort a lieu par le fait que l’âme quitte le corps ensuite leurs corps seront ramenés à la terre à partir de laquelle Adam a été créé. Leurs corps redeviendront poussière et retourneront à la terre à partir de laquelle notre maître Adam, le premier des humain, a été créé. Ils retourneront à la terre et ensuite au jour du jugement les êtres humains seront ressuscités et ils sortiront de leurs tombes, après que Allah leur crée à nouveau le corps qui a été assimilé par la terre. Au jour du jugement Allah crée les corps qui ont été assimilés par la terre et les gens sortiront de leurs tombes, dans le cas où ce sont des corps qui sont assimilés par la terre. En effet, ce ne sont pas tous les corps qui sont assimilés par la terre. Les corps des prophètes ne seront pas assimilés par la terre. Allah a interdit à la terre d’assimiler les corps des prophètes. Elle ne les assimile pas. Les martyrs du combat, leurs corps ne seront pas assimilés par la terre et également certains saints, leurs corps ne seront pas assimilés par la terre.

Allah dit : « minha khalaqnakoum wa fiha nou^idoukoum wa minha noukhrijoukoum taratan ‘oukhra » [sourat Taha/55] ce qui signifie : « C’est à partir de la terre que Nous vous avons créés et c’est à la terre que vous retournerez et c’est à partir de la terre que vous sortirez une deuxième fois ».

Le Nous ici, le sujet, ce n’est pas un nous de pluriel. C’est Allah Qui est le Créateur et c’est un Nous de glorification.

Allah a fait que le mort retourne à la terre. La deuxième fois c’est pour le jour du jugement.

 

Allah dit : « Qala fiha tahyawna wa fiha tamoutouna wa minha toukhrajoun » [Al-‘A^raf/25] ce qui signifie « c’est sur terre que vous vivrez et c’est sur la terre que vous allez mourir et c’est à partir de la terre que vous sortirez pour le jugement ».

 

Il est rapporté dans les deux Sahih de Al-Boukhariy et Mouslim d’après ‘Ousama Ibnou Zayd que Allah l’agrée lui et son père, qu’une des filles du prophète a envoyé une femme apprendre au prophète qu’un enfant à elle était en train de mourir. Le messager de Allah a dit à cette personne envoyée de la part de sa fille, ce qui signifie : « retourne chez elle (c’est-à-dire auprès de la fille du prophète) et dis lui que c’est à Allah qu’appartient ce qu’Il prend et à Lui appartient ce qu’Il donne et que toute chose a une prédestination et une durée ».

C’est-à-dire l’âme de cet enfant appartient à Allah. Ce que Allah prend appartient à Allah et ce que Allah donne appartient à Allah. La vie de cet enfant à une durée que Allah a prédestinée.

Le prophète a dit à cette personne qui lui a été envoyée, de patienter et d’espérer les récompenses de la part de Allah, car le musulman quand il patiente par recherche de l’agrément de Allah, il sera récompensé ‘incha ‘Allah.

An-Nawawiyy a dit : « ce hadith comporte énormément de règles très importantes de l’Islam. Des règles qui concernent les fondements et les ramifications de la religion, tel la patience face aux épreuves ».

La parole qui signifie : « à Allah appartient ce qu’Il a pris », c’est-à-dire que tous ce monde appartient à Allah et ce que Allah prend ce n’est pas injustement. Il prend ce qui Lui appartient. Et « à Lui appartient ce qu’Il nous a donné », c’est-à-dire que ce que Allah nous a accordé reste une propriété de Allah, il appartient à Allah et Il fait de ce qui Lui appartient ce qu’Il veut. Il fait de nos âmes ce qu’il veut, Il fait de nos corps ce qu’Il veut, Il fait de nos parents ce qu’Il veut, Il fait de nos enfants ce qu’Il veut. Tout appartient à Allah, tout ce monde appartient à Allah.

La suite de la signification de la parole du prophète est « ne soyez pas tourmentés, celui qui meurt sera mort parce que l’échéance que lui a accordée Allah est arrivée ».

N’est-ce pas que toute chose est selon une prédestination. N’est ce pas que tout ce qui a lieu Allah l’a su et l’a voulu. Donc si quelqu’un meurt c’est parce que son échéance est arrivée. Il est impossible qu’une personne meure avant ou après son échéance. La personne mourra à l’échéance que Allah lui a accordée et si vous savez cela alors faites preuve de patience. Patientez et recherchez l’agrément de Allah, recherchez les récompenses de la part de Allah pour votre patience face aux épreuves qui vous arrivent. C’est cela la signification du hadith du prophète.

 

Dans le Mousnad de Al-Bazzar d’après ‘Anas, le prophète a dit aux gens qui s’étaient endormis (certains de ses compagnons ont été pris par le sommeil et ne se sont réveillés qu’après la fin du temps de la prière), ce qui signifie « Ô vous les gens, les âmes des esclaves sont comme quelque chose qui a été prêté dans le corps des esclaves. Allah les retire quand Il veut et Il les ressuscite quand Il veut. La mort et la résurrection sont par la prédestination de Allah ».

 

Sachez que la mort est comme un verre à partir duquel tout le monde va boire. Et la tombe est une résidence que tout le monde va habiter. L’intelligent, le raisonnable est celui qui se prépare pour ce qui vient après la mort, qui se prépare par la piété et les bons actes (en agissant en bien.

Le messager a incité à ce que nous nous rappelions souvent de la mort, que nous ayons souvent à l’esprit la mort. Pourquoi ? Parce qu’il y a de nombreuses sagesses en cela. Se rappeler souvent de la mort incite la personne à s’y préparer avant qu’elle n’arrive. Se rappeler souvent de la mort fait diminuer le trop d’espoir (comme certains qui disent maintenant je vais m’amuser, je vais avoir du bon temps quand j’aurai 60 ans je ferais le pèlerinage, celui-là il a beaucoup d’espoir, il a l’espoir de vivre jusqu’à 60 ans. Se rappeler souvent de la mort fait diminuer le trop d’espoir, la personne va dire demain peut-être je ne serai pas en vie alors à moi de me préparer). Se rappeler souvent de la mort fait que la personne se suffit du peu de subsistance et fait que la personne n’a pas son cœur attaché au bas monde. Se rappeler souvent de la mort incite à se préparer pour l’au-delà, incite le cœur à s’attacher à l’au-delà. Se rappeler souvent de la mort allège les difficultés des épreuves. Se rappeler souvent de la mort, éloigne de l’injustice, de l’orgueil (la personne va éviter d’être injuste et de faire preuve d’orgueil). Notre maître ^Oumar avait fait inscrire sur sa bague « la mort te suffit comme exhortation ô ^Oumar » c’est-à-dire que la mort nous suffit pour nous exhorter, pour nous inciter à accomplir le bien et éviter d’accomplir le mal.

 

Il a été dit un vers de poésie à ce sujet :

Donnez naissance à ceux qui vont mourir

(nécessairement chacun d’entre nous va mourir, chaque fois qu’une femme accouche cet enfant à qui elle a donné naissance va certainement mourir)

Et construisez ce qui va devenir ruine.

(quelque soit les matériaux, la robustesse, ce qui sera construit va nécessairement un jour devenir des ruines).

 

Une belle parole à ce sujet, c’est la parole de celui qui a dit : « je suis étonné de celui qui sait avec certitude qu’il y a une mort comment il se réjouit, et je suis étonné de celui qui a su avec certitude qu’il y a un enfer comment il rit ».

 

Ce bas monde est une résidence de passage et non pas une résidence de séjour éternel et la mort attend, à chaque instant elle peut arriver, elle peut venir. Celui qui est intelligent c’est celui qui profite de cette vie pour œuvrer pour l’au-delà. Il a été rapporté que l’imam Ach-Chafi^iyy lorsqu’il a présenté ses condoléances à un homme qui avait perdu son fils (cet homme était profondément touché par la perte de son fils), il lui a dit « je te présente mes condoléances, non pas que j’espère de la vie quelque chose, mais c’est une bonne tradition dans notre religion que de présenter nos condoléances. Parce que celui qui présente ses condoléances, ne va pas rester éternellement tout comme celui à qui on présente les condoléances, même s’ils vivent un certain bout de temps ». C’est-à-dire que je te présente mes condoléances mais ni toi ni moi n’allons rester éternellement dans cette vie.

 

Notre prophète a appris à sa communauté que lui aussi, il allait mourir et que ce serait une grande épreuve pour sa communauté. D’après ^A’ichah que Allah l’agrée, elle a dit : « le messager de Allah a ouvert une porte, ou une sorte de voile de sorte que de la maison de ^A’ichah il puisse voir les gens qui étaient dans sa mosquée en train de faire la prière dirigés par Abou Bakr que Allah l’agrée. Lorsqu’il a vu les gens faire la prière derrière notre maître Abou Bakr, il a fait les louanges à Allah, il a remercié Allah tellement ce qu’il avait vu lui a plu, à savoir que les compagnons accomplissaient la prière derrière notre maître Abou Bakr. Il a dit ce qui signifie : « que chaque croyant lorsqu’il lui arrive une épreuve qu’il patiente car il n’y aura pas une épreuve plus dure pour ma communauté que lorsque je vais mourir ».

Le prophète nous a appris que l’épreuve de sa mort est la plus grande des épreuves pour notre communauté. Quelque soit l’épreuve qui arrive à la personne dans cette communauté elle ne sera pas aussi difficile que l’épreuve de la mort du prophète (hadith rapporté pas Ibnou Majah).

 

D’après ‘Anas Ibnou Malik, le serviteur du messager de Allah, que Oummou ‘Ayman la nourrice du messager de Allah a pleuré lors de la mort du messager de Allah. Quand elle a été interrogée « qu’est ce qui te fait pleurer Oummou ‘Ayman ? » Elle a dit, que Allah l’agrée, « je savais que le prophète allait mourir mais je pleure parce que nous n’allons plus recevoir la révélation que le prophète nous transmettait » c’est-à-dire la révélation qui comporte les lois de cette communauté (rapporté par l’Imam ‘Ahmad).

 

D’après Abou Bourdah d’après son père, il a dit « nous avons accompli la prière de al-maghrib avec le messager puis nous nous sommes dit nous allons rester pour faire la prière de al-^icha’ avec lui. Nous étions assis et le prophète est sorti vers nous et nous a dit ce qui signifie : « vous êtes encore ici ? ». Nous avons répondu : « O messager de Allah, nous avons fait la prière de al-maghrib avec toi et nous nous sommes dit que nous allions faire la prière de al ^icha’ avec toi ». Il a dit ce qui signifie « vous faites bien (c’est bien) ». Puis il a levé la tête vers le ciel et le prophète, souvent levait la tête vers le ciel. Et il a dit ce qui signifie : « les étoiles dans le ciel sont comme une sécurité pour le ciel lorsque les étoiles vont tomber et qu’il ne restera plus aucune lumière au jour du jugement, le ciel va à son tour se fissurer » et il a dit à la suite ce qui signifie « moi je suis comme une sécurité pour mes compagnons lorsque je m’en irai mes compagnons auront ce qui leur est prédestiné » c’est-à-dire qu’après la mort du prophète il y aura des guerres et des discordes, il y aura des gens qui vont apostasier et les cœurs vont devenir des ennemis les uns pour les autres. Le prophète a annoncé cela et tout cela s’est produit. A la suite de ce même hadith le prophète a dit ce qui signifie « et mes compagnons sont comme une sécurité pour ma communauté, lorsqu’ils s’en iront, il arrivera à ma communauté ce qui lui est prédestiné » c’est-à-dire l’apparition des mauvaises innovations qui sont contraires à la religion, des évènements et des discordes qui vont se produire, la force du chaytan qui va apparaître et d’autres ennemis qui vont avoir le dessus sur la communauté et tout cela ce sont des signes de la prophétie de notre maître Mouhammad, ce sont ses miracles et tout cela s’est produit tout comme il nous l’a annoncé.

 

Il a été révélé au prophète éminent, durant sa vie alors qu’il était entouré de ses compagnons et de sa famille, que son terme était proche et ce, dans plusieurs ayah du Qour’an parmi lesquelles la parole de Allah : « Innaka mayyitoun wa innahoum mayyitoun » [sourat azZoumar/30] qui signifie : « Ô Mouhammad tu vas mourir ». Et la parole de Allah qui signifie « et Mouhammad est un messager qui a été précédé par d’autres messager et il va mourir ». Il y a aussi sourat An-Nasr qui a été révélée au cœur de notre maître Mouhammad et par cette sourat le prophète a su que son terme était proche. D’après ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar que Allah l’agrée lui et son père, il a dit : « cette sourat « idha ja’a nasrou l-Lahi wa l-fath » a été révélée au messager de Allah durant les jours de at-tachriq (les trois jours qui viennent après le jour de ^idou l-adha, la fête du sacrifice, le 11, 12, 13 de dhou l-hijjah) et il a su par cette sourat que sa mort était imminente ». Rapporté par Al-Bayhaqiyy dans ses Sounan. La signification de cette sourat est que « toi ô Mouhammad lorsque Allah t’accordera la conquête des pays et que les gens vont entrer dans ta religion (en Islam) par groupe (‘afwaj) alors ton terme sera proche (c’est-à-dire que bientôt tu mourras). Prépare-toi  alors pour la mort par les paroles al hamdou li l-Lah et astaghfirou l-Lah. Car tu auras accompli ta mission, tu auras transmis le message qui t’a été confié et ce que Allah te prépare après la mort vaut mieux pour toi que le bas monde. Prépare toi à passer de cette vie vers ce qui vient après la mort qui est la vie de al-barzakh. »

 

Il a été rapporté de Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée lui et son père qu’il a dit : « lorsque cette sourat a été révélée au prophète, il a su qu’il allait bientôt mourir et le prophète s’est alors consacré encore plus aux actes d’adoration pour l’au-delà ».

 

Il a été rapporté que la Dame honorable ^A’ichah a dit : « le messager de Allah disait beaucoup avant sa mort soubhana l-Lahi wa bi hamdihi, astaghfirou l-Laha wa atoubou ilayh ». ^A’ichah a dit alors au prophète : « tu dis maintenant des invocations que tu ne disais pas auparavant. Avant aujourd’hui tu ne disais pas beaucoup ces paroles ». Il lui a répondu ce qui signifie « mon Seigneur m’a appris que je vais voir un signe qui va apparaître dans ma communauté et quand je verrai ce signe là je ferai les évocations en faisant la louange et la demande de pardon et j’ai vu ce signe ». Le prophète a répondu à ^A’ichah que Allah lui a ordonné que lorsqu’il verra un signe particulier il va dire beaucoup al-hamdou li l-Lah et ‘astaghfirou l-Lah et que ce signe il l’a vu. Si le prophète élu qui est l’imam des pieux, le maître des bienfaiteurs, si il a reçu l’ordre de veiller à ce que ses derniers actes soient des actes de bien que dire du cas de celui qui est dans le péché ? Que dire du cas de celui qui est dans la désobéissance ? Que dire du cas de celui qui est sali par les péchés et qui a besoin de purification ?

Le prophète a reçu l’avertissement que la mort était proche par une révélation mais nous autre qui ne recevons pas cet avertissement par révélation de la mort proche, ce sont les cheveux grisonnants et la mort de ceux qui ont son âge qui vont l’avertir. Lorsque la personne voit ses cheveux gris et que ceux qui ont son âge commencent à mourir, ceci est un avertissement que la mort est proche. D’après Jabir que Allah l’agrée, le prophète lorsqu’il a ordonné aux gens qui l’accompagnaient pour le pèlerinage de lancer des pierres dans les jamarat, il leur a indiqué la taille de ces pierres et il a dit ce qui signifie « peut-être que l’année prochaine je ne vous verrai pas » rapporté par At-Tirmidhiy. C’était le seul pèlerinage que le prophète a accompli, le prophète a fait un seul pèlerinage de toute sa vie. Il a été dit que le prophète lors du pèlerinage de al-wada^ qu’il a accompli, a plusieurs reprises il a dit, ce qui signifie « peut-être que l’année prochaine je ne vous verrai pas et peut être je ne ferai plus jamais de pèlerinage après ce pèlerinage là ». Lors de ce pèlerinage Allah a révélé à Son prophète la parole « al-yawma akmaltou lakoum dinakoum » [Al-Ma’idah/3] et également sourat an-nasr. Ceci indique que sa mission de prophète était terminée. Ce sont des ayah qui indiquent que sa mission de prophète était arrivée à son terme dans le bas monde. C’est pour cela que ce pèlerinage a été appelé hajjatou l-wada^, le pèlerinage de l’adieu parce que le prophète avait fait ses adieux à l’occasion de ce pèlerinage.

 

Parmi ce qui indique que les compagnons avaient compris que le prophète leur avait annoncé que sa mort était proche, il y a ce qui est rapporté de Mou^adh Ibnou Jabal que Allah l’agrée lorsque le messager de Allah l’avait envoyé au Yémen. Le messager été sorti avec lui pour l’accompagner comme on accompagne quelqu’un qui va faire un voyage. Le prophète, la meilleure de toute les créatures, avait accompagné son compagnon Mou^adh. Mou^adh était sur sa monture et le messager marchait à coté de lui. Quand il allait le quitter, le prophète a dit à Mou^adh ce qui signifie « O Mou^adh, peut être que tu ne me verras plus après cette fois ci ou peut être tu passeras auprès de ma tombe ». C’est alors que Mou^adh s’est mis à pleurer à chaudes larmes. Puis le messager s’est retourné pour revenir à Médine puis il a dit ce qui signifie « ceux qui sont le plus proche de moi ce seront les pieux quels qu’ils soient et où qu’ils soient » (rapporté par l’Imam ‘Ahmad).

 

D’après la Dame honorée ^A’ichah que Allah l’agrée, l’épouse du prophète : « les épouses du prophètes s’étaient toutes réunies, aucune n’était absente. C’est alors que Fatimah Az-Zahra’ la fille du prophète, était venue en marchant et sa marche ressemblait à la marche du messager de Allah, son père. Le prophète lui a dit «  marhaban bi bnatiy » ce qui signifie « bienvenue à ma fille » et il l’a fait asseoir prés de lui (à sa droite ou à sa gauche). Puis il lui a dit des paroles à voie basse. C’est alors que Fatimah s’est mise à pleurer, puis il lui a dit à nouveau des paroles à voie basse et elle s’est mise à sourire. ^A’ichah lui a dit « qu’est ce qui t’a fait pleurer ? » Elle a répondu : « je ne peux pas divulguer le secret du messager de Allah ». ^A’ichah lui a dit : « je n’ai jamais vu comme aujourd’hui quelqu’un être heureux après avoir été malheureux et que ce sont deux évènements qui sont très proche », rapidement la personne est passée d’une tristesse vers une joie. Lorsque le prophète est mort ^A’ichah a de nouveau questionné Fatimah et Fatimah lui a répondu, après la mort du prophète. Elle lui a dit « le prophète m’a dit que Jibril révisait avec lui le Qour’an une fois chaque année et cette année il l’avait révisé avec lui deux fois ».

Comment se passait cette révision ? L’un récite et l’autre écoute.

Le prophète a dit ce qui signifie « je pense qu’il ne l’a fait que parce que je vais bientôt mourir et tu seras la première des gens de ma famille à me rejoindre (c’est-à-dire à mourir après moi) et je suis un bon prédécesseur pour toi ».

Fatimah a dit « c’est pour cela que je me suis mise à pleurer ». Puis il m’a dit par la suite ce qui signifie « ne voudrais tu pas être la meilleure des femmes de cette communauté ». Il lui a annoncé la bonne nouvelle qu’elle est la meilleure des femmes de la communauté de notre maître Mouhammad. Bien sûr la meilleure de femmes de toute l’humanité c’est notre dame Maryam. Elle a dit « et c’est pour cela que j’ai souri ». Fatimah a expliqué à ^A’ichah (rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim).

 

D’après le compagnon honorable Abou Hourayarah, il a dit : « Jibril révisait avec le prophète tout le Qour’an une fois par an et l’année de sa mort il l’a révisé avec lui deux fois. Et le prophète chaque année faisait al-i^tikaf les dix dernières nuits de Ramadan et l’année de sa mort il a fait al-i^tikaf les 20 dernières nuits de Ramadan ». Al-i^tikaf est le fait de rester dans la mosquée et de ne pas en sortir, sauf avec une nécessité et avec l’intention de rester dans la mosquée et c’est un acte d’adoration qui donne des récompenses.

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Notre Prophète : parmi ce qui lui a appartenu

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 15, 2010
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Parmi ce qui a appartenu au Prophète

 

L’aspect du Prophète inspire le respect à celui qui le voit. Et celui qui le côtoie et qui vit proche de lui l’aimera en raison des bons caractères qu’il a, en raison de sa grande tendresse et de sa grande modestie. Ainsi les cœurs s’attendrissaient à la vue du prophète et les yeux trouvaient du plaisir en le contemplant. Sa parole était comme une lumière et ses actes sont comme une lumière. Quand il est silencieux il inspire le respect et lorsqu’il parle, les cœurs et les yeux sont épris par lui. Quand il souriait, son visage était éclairé, tu penses voir une lune en le voyant.

Le prophète était extrêmement modeste. Il faisait son chemin avec les pauvres et si les veuves venaient lui demander un soutien, il les aidait sans aucune forme d’orgueil. Le prophète se servait lui-même, il n’attendait pas que quelqu’un vienne à son service. Il réparait lui-même ses chaussons, il cousait lui-même ses vêtements et il s’attelait à la maison aux taches comme n’importe quelle personne. C’était lui qui faisait la trait des brebis et cela n’était pas un défaut pour lui.

 

Parmi les comportements du Prophète, il ne faisait pas face aux gens des choses qu’il détestait. C’est-à-dire, surtout si quelqu’un était dans son assemblée, il agissait avec lui de sorte que la personne se sente à l’aise. Et lorsqu’il lui parvenait que quelqu’un avait agi en mal, il disait : « ma balou ‘aqwamin yasna^ouna kadha » c’est à dire « pourquoi il y a des gens qui font telle chose ». Il ne disait pas pourquoi untel faisait telle chose.

Il lui arrivait de plaisanter avec ses compagnons pour leur réjouir le cœur, pour les attirer quand ils étaient dans une épreuve. C’était pour les soulager de leur difficulté, mais malgré cela il ne disait que la vérité, parce que le prophète est protégé du mensonge. La plaisanterie ne contredit pas la perfection tant qu’elle ne déborde pas des limites de la Loi de l’Islam.

Parmi sa modestie, c’est qu’il prenait place pour manger auprès des esclaves et il prenait la même position qu’eux, il n’était pas orgueilleux. Il disait : « ‘innama ‘ana ^abdoun ‘akoulou kama ya’koulou l-^abid wa ‘ajlisou kama yajlisou l-^abid », ce qui signifie : « je ne suis qu’un esclave, je mange comme les esclaves mangent et je m’assois comme les esclaves s’assoient ». Parmi son excellent comportement c’est que le prophète allait dans les vergers de ses compagnons. Son objectif en leur rendant visite était de les honorer et de les rapprocher. Le prophète quand ses compagnons s’étonnaient d’une chose, il s’étonnait lui aussi et il riait aussi de ce qui les faisait rire. On ne voyait pas de lui un visage maussade et quand ses compagnons récitaient de la poésie en sa présence et ils riaient et qu’ils citaient des choses de la jahiliyyah, il ne faisait pas plus que sourire pour leur réjouir le cœur. Son comportement était certes excellent et il avait une bonne conduite avec ses compagnons.

L’indulgence du prophète éminent concernait tous les gens. Ainsi dans leurs droits ils étaient équivalents pour lui. Il a été confirmé du prophète qu’il n’avait jamais blâmé un serviteur pour quelque chose qu’il avait fait ou délaissé. Il ne lui avait jamais dit pour une chose qu’il avait fait : « pourquoi as-tu fait cela ? », ni pour une chose qu’il n’avait pas fait : « pourquoi ne l’as-tu pas faites ? ». Le prophète disait plutôt : « law qouddira chay’ », c’est à dire : « si Allah a prédestiné que cette chose ait lieu, elle aura eu lieu ». Son assemblée était une assemblée d’indulgence, de patience et de pudeur. Il commençait par passer le salam aux autres. Quand quelqu’un venait dans l’assemblée, il lui donnait un coussin pour s’asseoir ou il mettait un châle ou une écharpe pour qu’il s’asseye dessus, par honneur pour le visiteur.

Parmi les caractères du prophète élu, c’est qu’il était extrêmement miséricordieux envers les créatures. Il pardonnait. Parmi les exemples de cela, c’est qu’il lui a été dit un jour : « Nouh, ^alayhi s-salam, a fait l’invocation contre son peuple, pourquoi ne fais tu pas une invocation contre ceux qui t’ont fait du mal quand tu faisais ta prière, ceux qui t’ont cassé une dent. Si tu faisais une invocation contre Daws (qui est une tribu du Yémen) et d’autres mécréants ? ». Mais le prophète a répondu : « ‘innama bou^ithtou rahmah wa lam ‘oub^ath la^^ana », rapporté par Mouslim, ce qui signifie : « j’ai été envoyé en tant que miséricorde et je n’ai pas été envoyé pour maudire ». Il n’a pas répondu en faisant des invocations contre ses gens-là, comme on le lui avait suggéré. Il avait plutôt fait des invocations en leur faveur en disant : « Allahoumma hdi dawsan wa’ti bihim mouslimin », ce qui signifie : « Ô Allah guide la tribu de Daws et fait qu’ils deviennent musulmans ». Effectivement cette tribu devint l’une des tribus particulièrement attachée à l’Islam et c’était là l’un des signes de son excellence de comportement.

Le prophète Al-Moustafa n’était pas indécent et vulgaire dans ses propos. Il ne maudissait pas, il n’était pas avare, il n’était pas peureux et le prophète choisissait toujours la chose la plus facile par miséricorde pour son peuple. Quand il avait à choisir entre deux choses ou plus, il choisissait la plus facile, bien sûr tant que ce n’était pas une désobéissance. Si c’était un péché, il était de ceux qui s’en éloignaient le plus. D’après la dame glorieuse ^A’ichah, que Allah l’agrée, elle a dit : « le messager de Allah n’a jamais frappé un serviteur à lui, il n’a jamais frappé une femme à lui et il n’a jamais pris une revanche pour lui-même sauf si c’est quelque chose qui est une désobéissance. Et chaque fois qu’il avait le choix entre deux choses, il choisissait la plus facile tant que ce n’était pas une désobéissance », rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim.

Parmi ce qui est parvenu du messager c’est que personne ne l’avait vu en riant la bouche ouverte. Son rire, la plupart du temps était un sourire. Le prophète aimait al-fal ou la bonne augure, c’est-à-dire entendre une belle parole de laquelle il espérait à sa suite un bien, c’est à dire qu’il entend quelque chose et il espère que ce soit un signe de bien derrière. Il détestait la superstition c’est à dire qu’il détestait le fait de penser du mal d’une chose qu’on a vu ou qu’on a entendu, de penser que derrière cette chose là il y a un mal.

Le prophète Al-Moustafa, l’élu, était indulgent et patient. Il ne rétribuait pas le mal par le mal, c’est à dire lorsqu’il lui était une mauvaise parole ou un mauvais acte, il ne répondait pas de la même chose. Au contraire, il répondait par le pardon, bien qu’il était capable de se venger. A ce sujet, d’après ce qu’a rapporté ‘Anas Ibnou Malik, que Allah l’agrée, il a dit : « je marchais un jour avec le messager de Allah, et il avait sur lui une cape de la région de Najran qui était d’une bordure rude. C’est alors qu’un campagnard l’a tiré fortement par sa cape au point que je voyais la trace du tissu sur le cou du prophète tellement cet homme avait tiré fort. Puis il lui a dit : Ô Mouhammad, donne-moi de l’argent de Allah que tu as. C’est alors que le messager de Allah s’est retourné vers lui en souriant et il a ordonné que l’on donne à cet homme des biens », rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim.

Les nouvelles du prophète au sujet de son pardon, de sa patience face à la nuisance des autres étaient nombreuses. Toutes ces nouvelles témoignent de l’éminence de comportement du prophète. Allah est exempt de toute imperfection, Lui Qui a accordé ces bons caractères à Son bien-aimé, Al-Moustafa. Allah a dit vrai dans le Qour’an dans la description de Son prophète élu : « wa ‘innaka la^ala khoulouqin ^adhim » [sourat Al-Qalam / 4], ce qui signifie : « Tu as certes un comportement d’excellence ».

 

Mention du parfum qu’utilisait le prophète

Le prophète aimait le bon parfum car le bon parfum a un bon effet sur le cœur et les anges aiment les bons parfums. Le prophète détestait les mauvaises odeurs. Le parfum du prophète était al-ghaliyah qui était un parfum composé de musc, d’ambre de ^oud et de camphre. Le prophète se parfumait également de musc seul et également il utilisé as-souk qui est un parfum connu dans lequel on ajoutait autre chose. Ce que le prophète utilisait comme encens, c’est à dire ce qu’il brûlait, c’était le camphre et le parfum de an-nadd. Le prophète mettait dans ses yeux de al-‘ithmid qui est une poudre noire connue. Il mettait du ‘ithmid par trois fois dans chaque œil car quand on fait quelque chose la faire un nombre impaire de fois est apprécié. Le prophète a dit : « ‘iktahilou bi l-‘ithmid fa ‘innahou yajlou l-basar wa younbitou cha^ar », ce qui signifie : « mettez al-‘ithmid dans vos yeux, car c’est quelque chose qui fait que le regard devient clair et que les cils repoussent ».

 

Information utile : Le messager de Allah a dit : « houbbiba ilayya min dounyakoumou n-nisa’ou wa ttibou wa jou^ilat qourratou ^ayni fi ssalah », rapporté par An-Naça’iyy dans ses Sounan et Ahmad dans son Mousnad. Ce hadith ne veut pas dire que le messager avait le cœur attaché aux femmes mais cela veut dire qu’il avait le penchant naturel vers les femmes, mais malgré cela il ne suivait pas ce penchant. Ainsi c’est une augmentation de degré du prophète selon le jugement de Allah car malgré ce penchant, cela ne le détournait pas de l’obéissance à Allah et ne le faisait pas détourner de l’appel à l’Islam, ni de la multiplication des actes d’obéissances. Le savants ont dit : « celui qui blâme le messager et qui prétend qu’il avait le cœur attaché aux femmes, celui-là devient mécréant, car rabaisser un prophète est de la mécréance ». Parmi les choses que le prophète appréciait, que l’on comprend de ce hadith, c’est le parfum car il revivifie le cœur et il réjouit les anges. A la fin de ce hadith, le prophète a dit « wa jou^ilat qourratou ^ayani fi ssalah », c’est à dire que « ma grande réjouissance est lorsque j’accomplis la prière et que je ne me lasse pas d’accomplir la prière ».

 

La description du sceau du prophète (ce avec quoi il signait)

Le prophète élu avait une bague. Toute la bague y compris la partie qui tient lieu de pierre dans une pierre tout est d’argent (il n’y avait pas de pierre en un autre matériau). Toute la bague était en argent et sur ce qui tenait lieu de pierre mais qui était en argent, il était taillé « Mouhammadoun rasoulou l-Lah ». Ces trois mots, chacun était sur une ligne. Les traces des lettres étaient complètes, il n’y avait pas de mots qui étaient incomplets ou de lettre qui était incomplète. Lorsque le prophète portait sa bague, il mettait la partie qui tient lieu de pierre mais qui est en argent vers l’intérieur de la main, et c’est un signe de modestie. Il apposait son sceau sur les écrits en tant que signature. Il portait sa bague à l’auriculaire de la main droite, comme cela est rapporté dans les Sahih de Al-Boukhariyy et Mouslim.

 

La description de la couche du prophète

 

Al-firach, la couche, c’est ce sur quoi la personne dort pour la protéger de la nuisance du froid et de la chaleur, c’est ce qu’on met sur le sol pour dormir dessus. La couche du prophète était d’une peau d’animal teinte et à l’intérieur de cette peau il y avait des fibres (al-lith) tout comme l’ont rapporté les deux Chaykh, Al-Boukhariyy et Mouslim. Sa couche était un signe de grande modestie. Quand on la voyait cela n’inspirait pas d’orgueil, au contraire, en la voyant on se rappelle la modestie. Il arrive aussi que le prophète dorme directement sur sa cape qu’il pliait en deux et qu’il mettait à même le sol. Il la pliait en deux. At-Tirmidhiyy a rapporté dans « chama’ilou l-Mouhammadiyyah », d’après la dame honorable, Hafsah, la fille de ^Oumar Al-Farouq, que Allah l’agrée elle et son père, elle disait que la couche du prophète était une cape que le prophète mettait en deux couche et sur laquelle il dormait. Une nuit elle lui a dit : « si tu le pliais en quatre ce sera un peu plus épais », c’est alors qu’il a pris ce que sa femme lui a suggéré mais au matin il a ordonné qu’elle soit remise en deux seulement.

Le prophète, il lui arrivait aussi de dormir directement sur les nattes et il n’avait rien d’autre que cela.

 

Information utile : D’après le compagnon honorable ^Abdou l-Lah Ibnou Mas^oud, il a dit : « le messager de Allah s’est endormi un jour sur des nattes et à son réveil on voyait les traces sur ses côtes. Nous lui avons dit, Ô messager de Allah, tu aurais pu prendre un tissu ou quelque chose pour éviter que les traces de ces nattes apparaissent sur ta peau et que ça te soit inconfortable. Il a répondu : « ma li wa li d-dounyah ma ‘ana fi d-dounyah illa karakibini stadhalla tahta chajarah thoumma raha wa tarakaha », rapporté par At-Tirmidhiyy, ce qui signifie : « je ne suis pas attaché au bas monde. Pour le bas monde je me considère comme un voyageur qui a fait halte à l’ombre d’un arbre puis est parti en le laissant ». D’après ^Akrimah, il a dit : « ^Oumar Ibnou l-Khattab est rentré auprès du prophète alors qu’il était endormi sur des nattes à partir de palmes de palmiers, qui ont laissé des traces sur le corps du prophète. ^Oumar s’est alors mis à pleurer. Le prophète lui a dit : « ma youbkika ? », il lui a dit, je me suis rappelé de Chosroes et de sa souveraineté et de Hourmouz et de sa souveraineté et du souverain d’Abyssinie et de sa souveraineté et toi le messager de Allah sur des nattes en palmes de palmiers. Alors le messager de Allah lui a dit : « ‘ama tarda ‘anna lahoumou d-dounya wa lana l-‘akhirah », ce qui signifie : « ne veux tu donc pas qu’ils aient le bas monde et que nous ayons l’au-delà ».

 

Mention des brebis et des coqs du prophète

 

Le prophète avait des animaux qui donnaient le lait, des brebis, des chamelles, que ‘OummouAyman AlHabachiyyah faisait paître. Le prophète leur donnait des noms. La première Barakah, la deuxième Zamzam, la troisième Souqya, la quatrième ^Ajrah, la cinquième Warchah, la sixième ‘Atlal, la septième ‘Atraf, la huitième Qamar, la neuvième Youmn et la dixième Ghawthah.

Il est parvenu dans les Sounan de Abou Dawoud que le prophète avait cent brebis. Il ne voulait pas en avoir plus, chaque fois qu’une brebis mettait bas un agneau, il égorgeait à la place un mouton.

Il avait aussi un coq blanc qui le réveillait pour la prière. Mais il n’a pas été rapporté que le prophète avait possédé des vaches.

 

Les chamelles du prophète

 

Le prophète avait aussi des chamelles qui étaient : Al-Hinna, ^Ourayys, Baghoum, AsSamra, Bourdah et Al-Marwah qui lui avait été offerte par Sa^d Ibnou ^Oubadah, que Allah l’agrée.

Il avait aussi : As-Sa^diyyah, Hafidhah et Mouhrah qui lui a été aussi offerte par Sa^d Ibnou ^Oubadah, que Allah l’agrée.

Il y avait AlYousayyirah, Raya, Ach-Chaqra, AsSouhba, Al-^Adba, Al-Jad^a qui sont toutes deux des chamelles qui s’appellent Al-Qaswa. Et il avait d’autre encore que celles-ci.

Pour les chameaux, le prophète avait : Ath-Tha^lab, Jamal ‘Ahmar, Al-Mouktasab et il avait aussi un autre qui s’appelait ^Askar.

 

Les montures du prophète

 

Le prophète avait cinq mules. La première Douldoul, qui était blanche, qui lui avait été offerte par Al-Mouqawqis, le roi d’Alexandrie, que le prophète montait pendant ses voyages. La deuxième était Fiddah, qui avait été offerte par Al-Joudhamiyy et il l’avait offerte à son tour à Abou Bakr AsSiddiq, que Allah l’agrée. La troisième c’est Al-‘Ayliyah, relativement à ‘Aylah, car le prophète l’avait reçu en cadeau du souverain de ‘Aylah. ‘Aylah est une ville du pays de Ach-Cham, tout comme dans le livre Mou^jamou l-Bouldan de Yaqout Al-Hamwiyy. La quatrième mule c’est Baghlah, qui lui avait été offerte par Al-‘Oukaydir, le souverain de Dawmatou l-Joundoul. La cinquième est une mule qui lui avait été offerte par An-Najachiyy, le roi d’Abyssinie que Allah l’agrée.

Pour ce qui est des ânes, il avait un qui s’appel ^Oufayr, certains ont dit Ya^four qui lui avait été offert par Al-Mouqawqis, le roi d’Alexandrie et d’autres ont dit que c’était deux ânes différents ^Oufayr et Ya^four. Il avait un troisième qui lui avait été offert par le compagnon honorable Sa^d Ibnou ^Oubadah. En effet, le prophète marchait un jour et Sa^d l’a fait monter sur son trajet du retour sur un âne et il a envoyé son fils Qays Ibnou Sa^dah derrière lui et quand le prophète était arrivé chez lui, il avait voulu rendre cet âne mais Qays Ibnou ^Oubadah lui a dit : « c’est un cadeau ».

 

Les autres montures du prophète (les chevaux)

 

Le prophète avait des juments et des chevaux, parmi lesquels As-Sakb qui est le premier cheval qu’il avait possédé. Sakaba c’est à dire renverser. Il a été ainsi appelé en raison de sa rapidité. Le messager de Allah l’avait acheté à Médine et c’était un cheval noir. Le deuxième Lizaz, c’est à dire la signification de ce nom c’est qu’aucun cheval ne peut le battre. C’est AlMouqawqis le roi d’Alexandrie que le lui avait offert et le prophète l’appréciait. Le troisième était AdhDharib et dans la langue arabe, Dharib est un mot singulier dont le pluriel est AdhDhirab et veut dire les petites montagnes. Il a été appelé ainsi en raison de sa vigueur et de sa grande taille. C’était Farwah Ibnou ^Amr AlJoudhamiyy qui le lui avait offert. Le quatrième, Sabhah qui est une jument de couleur marron que le prophète avait acheté pour 10 chameaux. Le cinquième c’est AlMourtajiz qui était un cheval qui avait un beau hennissement. Il l’avait acheté d’un campagnard et il était de couleur blanche. Le sixième Ward lui avait était offert par Tamim Ad-Dariyy. Le septième Al-Lahif, et ce sont là les sept montures connues chez les spécialistes de la biographie du prophète.

 

La mention  des récipients qu’avait utilisé le prophète et autres ustensiles

 

Le prophète avait de nombreux récipients, parmi lesquels un récipient qui s’appelait ArRayyan, un autre AlMoughith, un autre Moudabbab, car une partie était rafistolée avec de l’argent. Le prophète les secourait lorsque les compagnons étaient dans le besoin ou lorsqu’ils étaient malades, ils buvaient dans ces récipients et ils guérissaient par la volonté de Allah. Il avait un autre récipient en verre et un autre que le prophète utilisait pour ses besoins, qu’il mettait sous l’endroit ou il dormait, qu’il utilisait dans les nuits froides.

Le prophète avait aussi un grand récipient en pierre à partir duquel il faisait le woudou. Le récipient dans lequel il puisait l’eau était appelé AsSadirah. Et la Qas^ah était appelé Al-Gharra parce qu’elle était grande. Al-Qas^ah c’est la grande assiette dans laquelle on mange la nourriture.

Le prophète avait un récipient appelé Sa^ car il servait pour mesurer la quantité de nourriture de base à sortir en tant que zakat de Al-Fitr. Il avait aussi une boîte et un couffin d’Alexandrie, de forme carrée que lui avait offert Al-Mouqawqis, le roi d’Alexandrie, avec Mariyah, la mère de son fils ‘Ibrahim. Le prophète mettait dedans ses affaires personnelles, son siwak et la mak-halah, c’est-à-dire ce qu’il utilisait pour mettre le kouhoul dans les yeux, il en faisait avant de dormir. Il y avait aussi son miroir, que le prophète utilisait et qui était appelé Al-Moudhillah et Al-Miqrad, c’est à dire un instrument pour couper qui était appelé Al-Jami^ et c’était ces affaires là qu’il emmenait aussi avec lui dans ses voyages.

Le prophète avait aussi un lit que lui avait offert le compagnon honorable ‘As^ad Ibnou Zourarah. Les pieds de ce lit étaient en bois de as-saj. Il a été rapporté de la dame honorable ^A’ichah que Allah l’agrée qu’elle disait : « quand Qouraych était à La Mecque nous aimions beaucoup dormir sur des lits et quand le messager de Allah est arrivé à Médine et qu’il avait été hôte de Abou ‘Ayyoub Al-‘Ansariyy, le prophète a dit : « ‘ama lakoum sarir ? », ce qui signifie : « Avez-vous des lits ? ». Ils ont répondu « non ». C’est alors que la nouvelles parvint à ‘As^ad Ibnou Zourarah qui lui a envoyé un lit dont les pieds étaient du bois de as-saj et le prophète dormait dessus jusqu’à ce qu’il vint s’installer dans ma maison et il me l’a offert et il dormait et lorsqu’il est mort il était dessus. Les gens ont voulu transporter sur ce lit leur morts et Abou Bakr et ^Oumar et d’autres personnes encore ont été portés sur ce lit pour rechercher la barakah ». Ce qui a été dit ici n’est pas en contradiction avec ce qu’on a dit plus haut au sujet de la couche, c’est à dire que ce qu’on a dit plus haut pour les couches c’est que le plus souvent le prophète dormait à même le sol. Mais cela ne veut pas dire qu’il ne lui arrivait pas de dormir aussi sur un lit.

 

Information Utile : Les compagnons, que Allah les agrée, recherchaient la barakah par les traces physiques du prophète, durant sa vie et après sa mort et les musulmans ont poursuivis sur cela jusqu’à nos jours. Le tabarrouk signifie la demande de recherche de biens et il est permis de faire le tabarrouk et cela nous l’avons compris à partir des actes du prophète éminent qui à lui-même distribuer ses cheveux et ses ongles à ses compagnons que Allah les agrée afin que ces cheveux demeurent une bénédiction entre leurs mains et un rappel pour eux et afin qu’ils puissent obtenir grâce aux cheveux du prophète la guérison de leurs maladies. Pour qu’ils demandent les bénédictions et pour qu’ils demandent l’intercession du prophète à Allah tabaraka wa ta^ala grâce aux traces physique du prophète. En cette belle habitude, cette habitude bénie, les compagnons ont été suivis et c’est la voie du tabarrouk, cette voix qui a été suivi par ceux à qui Allah a accordé la félicité et le bien. Le Khalaf a repris cette habitude du Salaf et cela s’est prolongé jusqu’à nos jours.

Commentaires fermés sur Notre Prophète : parmi ce qui lui a appartenu

Notre Prophète Mouhammad : sa famille et son comportement

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 13, 2010
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Quelques caractères du Prophètes

 

Les oncles et les tantes paternels du Prophète

 

Il y a eu divergence concernant le nombre des oncles paternels du Prophète. Il a été dit qu’il avait douze oncles paternels, d’autres ont dit dix et d’autres ont dit neuf. Selon le premier avis, selon lequel le Prophète avait eu douze oncles paternels, le premier est Hamzah fils de ^Abdou l-Mouttalib. Il a été surnommé ‘Asadou l-Lah et il a été surnommé aussi ‘Asadou r-Raçoul. Il est mort martyr lors de la bataille de ‘Ouhoud.

Le deuxième oncle paternel est Al-^Abbas. Il est l’ancêtre des califes abbassides. Après les quatre califes, il y a eu les omeyyades qui ont gouvernés les musulmans puis ce fut les abbassides. Ce terme est en référence à Al-^Abbas, l’oncle paternel du Prophète. L’islam de Al-^Abbas était une source de gloire et d’honneur pour le Prophète et ce fut également une humiliation pour les associateurs lorsqu’il fut entré en Islam. Parmi les enfants de Al-^Abbas, il y a ^Abdou l-Lah ibnou l-^Abbas, connu comme étant tarjoumanou l-Qour’an c’est-à-dire celui qui est l’exégète par excellence du Qour’an, celui qui a donné des explications du Qour’an. Ce même Al-^Abbas, le Prophète a fait une invocation en faveur de son fils ^Abdou l-Lah quand il était encore enfant pour que Allah lui accorde la sagesse et la science de l’explication du Qour’an et Allah a exaucé notre Prophète car ^Abdou l-Lah ibnou l-^Abbas avait la sagesse et la science de l’explication du Qour’an.

Le troisième oncle paternel que l’auteur a cité est AzZoubayr. AzZoubayr, était parmi les dignitaires de Qouraych et c’était quelqu’un qui avait un haut degré parmi bani Hachim, le clan de Hachim mais il est mort avant l’avènement de la mission de prophète de notre maître Mouhammad.

Le quatrième était Al-Harith. Al-Harith, c’est l’aîné des enfants de ^Abdou l-Mouttalib. C’est le plus grand des oncles paternels du Prophète. ^Abdou l-Mouttalib, le grand père du prophète était surnommé Abou l-Harith, le père de Al-Harith. C’est une habitude des Arabes, c’est un signe d’honneur de la personne que de l’appeler Abou et de citer le nom de son fils. Lui aussi est mort avant l’avènement de la mission de prophète de notre maître Mouhammad.

Le cinquième s’appelait Hajl. Lui aussi est mort avant l’avènement de la mission de prophète de notre maître Mouhammad.

Le sixième s’appelle Qoutham et lui aussi est mort jeune.

Le septième s’appelle Dirar. Il est mort au début de la révélation.

Le huitième s’appelle Al-Ghaydaq. Al-Ghaydaq, dans la langue arabe signifie « la pluie abondante ». Il avait été appelé ainsi parce qu’il était très généreux.

Le neuvième était Al-Mouqawwam et le dixième Abou Talib. Abou Talib s’appelle ^Abdou Manaf. Abou Talib c’est son surnom. C’est lui qui avait pris en charge le prophète élu lorsqu’il était enfant. C’est ce même Abou Talib qui avait protégé le prophète contre la nuisance des mécréants. Mais malgré cela Abou Talib n’est pas entré en Islam et est mort mécréant, que Allah nous en préserve. C’est lui qui est le père de notre maître ^Aliyy.

Le onzième oncle paternel du prophète était appelé ^Abdou l-Ka^bah. Lui aussi était mort avant l’avènement de la mission de prophète de notre maître Mouhammad.

Le douzième était surnommé Abou Lahab et il s’appelle ^Abdou l-^Ouzza. Il était l’un des pires ennemis du Prophète. C’était celui qui combattait le plus le Prophète et c’est à son sujet que Allah a révélé sourat Al-Maçad, Sa parole : « ma ‘aghna ^anhou malouhou wa ma kasab. Sayasla naran dhata lahab ». Par cette sourah Allah nous a appris que Abou Lahab allait mourir mécréant et cela s’est produit effectivement.

 

Quant aux tantes paternelles du Prophète, elles étaient au nombre de six. Il y avait Safiyyah qui était la mère de AzZoubayr Ibnou ^Awwam, que Allah l’agrée. Elle était entrée en Islam, elle a fait l’immigration et c’est une femme qui était connue pour sa patience et pour sa force. Il y avait ^Atikah, elle était la deuxième. Il y avait ‘Oummou Hakim, qui s’appel Al-Bayda. Il y avait Barrah, il y avait ‘Oumaymah et ‘Arwa.

Safiyyah seule était entrée en Islam selon l’avis le plus fort, mais certains ont dit que ^Atikah et ‘Arwa, elles aussi étaient entrées en Islam et qu’elles avaient fait l’émigration à Médine.

 

Quant aux serviteurs du Prophète, le premier d’entre eux était le compagnon honorable ‘Anas ibnou Malik Al-‘Ansariyy, c’est-à-dire celui qui est de Al-‘Ansar, de Médine, que Allah l’agrée. C’était  celui qui était resté le plus au service du Prophète. ‘Anas a dit : « je suis resté dix ans au service du messager de Allah. Jamais il ne m’a dit ouf. Jamais il ne m’a dit pourquoi tu as fait comme ça. Jamais il ne m’a dit si tu avais fait plutôt comme ça » rapporté par Al-Boukhariyy.

Parmi les serviteurs du Prophète il y a également Bilal Ibnou Rabah, celui qui appelé à la prière pour le Prophète.

Il y avait aussi ^Ouqbah Ibnou ^Amir et il y avait Sa^d, qui était l’esclave affranchi de Abou Bakr AsSiddiq, que Allah l’agrée. Il y avait Dhou Mikhmar, le fils du frère de An-Najachiyy, que Allah l’agrée, certains ont dit le fils de sa sœur. Il y avait Rabi^ah ibnou Ka^b Al-‘Aslamiyy. Il y avait ^Abdou l-Lah ibnou Mas^oud, que Allah l’agrée. Il y avait Abou Dharr Al-Ghifariyy, que Allah l’agrée. Il y avait ‘Asla^ ibnou Charik et Bakir que l’on appelle aussi Bakr, fils de Charih Al-Laythiyy et d’autres encore.

 

Quant aux femmes qui étaient au service du Prophète, parmi elles il y avait ‘Asma et Hind, les deux filles de Harithah. Puis Mariyah. Et il y avait deux Mariyah, une qui était la grand-mère de Al-Mouthanna ibnou Salih et la seconde Mariyah c’est ‘Oummou r-Rabab. Il y avait Zaynah et sa fille ‘Amatou l-Lah. Il y avait Safiyyah, Khawlah, Khadrah, Salma, ‘Oummou ‘Ayman qui s’appelle Barakah et qui était la nourrice du Prophète. Il l’avait héritée de son père et il l’avait affranchie quand il avait épousé Khadijah, que Allah l’agrée. Et il y avait aussi ‘Oummou ^Ayyach et Maymounah.

 

Information utile : L’imam Mouslim a rapporté au sujet d’un compagnon, le compagnon honorable Rabi^ah ibnou Ka^b Al-‘Aslamiyy, qui était resté au service du messager de Allah. Le messager de Allah pour le remercier d’avoir été à son service lui a dit : « salni » c’est à dire « demande moi ce que tu veux ». Alors ce compagnon a dit au Prophète : « je voudrais être à tes côtés au paradis ». Le Messager de Allah ne l’a pas blâmé pour cela, il ne lui a pas dit : « pourquoi tu me demandes cela ! », il ne lui a pas dit : « ce que tu m’as demandé là est mauvais ». Mais par modestie le Prophète lui a dit : « ‘aw ghayra dhalik », ce qui signifie : « demande autre chose si tu veux ». Mais Rabi^ah lui a dit : « c’est ce que je veux ». Alors le Prophète a dit : « fa’a^inni ^ala nafsika bikathrati s-soujoud », c’est à dire : « contribue pour aller au paradis en faisant beaucoup de prières surérogatoires ». Ceci est une preuve qu’il est parmi de demander ce qu’il n’est pas habituel de demander. Habituellement on ne demande pas cela à autre que Allah. Pourtant ce compagnon l’a demandé au Prophète. Ceci est une preuve qu’il est permis de demander à autre que Allah ce qu’il n’est pas habituel de demander puisque ce compagnon a demandé au prophète le paradis.

 

Quelques descriptions du Prophète

 

Le Messager éminent avait une image parfaite. Allah soubhanahou wa ta^ala lui a accordé un très bel aspect. Il lui a donné une beauté qui se manifestait sur son visage honoré et qu’Il n’a accordée à aucune autre personne, à aucun autre prophète. En effet il est le plus beau des créatures dans leur totalité. Il est le plus beau des prophètes, y compris notre maître Youçouf ^alayhi s-salam. En effet, il avait une beauté qui inspirait le respect, ce qui indiquait son haut degré et son grand mérite selon le jugement de son Créateur. A ce sujet le Messager éminent a dit : « ma ba^atha l-Lahou nabiyyan ‘illa haçana l-wajhi haçana ssawti wa ‘inna nabiyyakoum ‘ahsanouhoum wajhan wa ‘ahsanouhoum sawta » rapporté par l’Imam Ahmad dans son Mousnad, ce qui signifie : « Allah n’a pas envoyé un seul prophète sans qu’il n’ait un beau visage et une belle voix et certes votre prophète (c’est à dire le prophète Mouhammad) est celui d’entre eux qui a le plus beau visage et la plus belle voix ». Et d’après Joubayr ibnou Mout^im que Allah l’agrée il a dit : « J’ai entendu le messager de Allah réciter sourat wa tTour mon cœur a failli s’envoler tellement la voix du Prophète était belle » et cela était au début de l’islam de Joubayr.

 

Concernant son apparence telle qu’elle est parvenue dans les livres du hadith, le Prophète était d’une taille moyenne plus grand que petit, c’est-à-dire il n’était pas des gens qui étaient de petite taille, ni de ceux qui étaient de grande taille, il était plutôt de taille intermédiaire. Mais plus proche de grand de taille que de petit de taille. Il avait la poitrine et le dos larges et il avait un visage rayonnant. Son visage était de couleur blanche teinté de rouge tel que l’a décrit son serviteur ‘Anas ibnou Malik dans ce qu’a rapporté Al-Boukhariyy. Et Abou Hourayrah a dit : « je n’ai pas vu de plus beau que le Prophète. C’est comme si le soleil parcourait son visage », rapporté par ‘Ahmad et At-Tirmidhiyy.

Les yeux du Prophète étaient larges. Il avait un iris d’un noir très intense qui contrastait avec la blancheur. Les sourcils du Prophète étaient fins, il n’avait pas des sourcils fournis, et ils étaient proches sans être collés. Ses cils étaient fournis. Le front du Prophète était large et ses cheveux ne tombaient pas sur son front. Son nez était droit. Le ventre du Prophète ne dépassait pas le niveau de sa poitrine. Sa voix était forte, ses bras longs. Il marchait vigoureusement, sa marche était comme celle de celui qui descend une pente. Il marchait rapidement, ses pas étaient proches. Lorsque le Prophète se retournait, tout son corps se retournait, c’est-à-dire qu’il ne pliait pas uniquement son cou. Lorsqu’il s’adresse à quelqu’un, il s’adresse tout entier vers lui, il ne tourne pas par exemple la tête sans tourner le reste du corps.

Parmi ce qui est connu du prophète également c’est qu’il avait une très belle odeur, qu’il se parfume ou pas et la transpiration de son corps honoré, était comme des perles blanches, pures. L’odeur de sa transpiration était plus belle que le musc. Son serviteur ‘Anas ibnou Malik disait que « lorsque le Messager passait par un chemin de Médine on sentait derrière lui l’odeur du musc et on savait que le Messager était passé par là ». Il est parvenu que le compagnon ^Ouqbah ibnou Ghazwan, avait été atteint d’une maladie de peau de la taille d’un dirham qui le grattait beaucoup, et qui le dérangeait. Lorsque le Prophète lui a demandé de lui montrer l’emplacement de son dos, en soulevant son vêtement pour que l’endroit de son dos apparaisse, le messager éminent a posé sa main dessus et il a guéri immédiatement de sa maladie par la volonté de Allah. L’odeur du parfum émanait de cet endroit touché par la main du Prophète jusqu’à la fin de la vie de ce compagnon. Et c’était un parfum plus beau que le musc, l’ambre ou d’autres parfums. Le compagnon honorable Al-Bara’ ibnou ^Azib, que Allah l’agrée, a dit pour décrire le prophète : « le messager de Allah était le plus beau des gens par le visage et par le comportement ». Al-Bayhaqiyy, At-Tabaraniyy ont rapporté de Abou ^Oubaydah, ibnou Mouhammad, ibnou ^Ammar, ibnou Yasir qu’il a dit : « j’ai dit à Roubayya^ fille de Mou^awwidh, décrit moi le messager de Allah » Elle lui a répondu : « Si tu l’avais vu, c’est comme si tu vois le soleil se lever ».

Le prophète avait des cheveux d’un noir intense. Il n’y avait dans ses cheveux qu’environ vingt cheveux gris certains étaient au niveau de sa tête et d’autre au niveau de sa barbe. Mais tout le reste était resté avec sa couleur d’origine. Ses cheveux n’étaient pas totalement raides ni frisés. Ses cheveux étaient entre les deux. Le bout de ses cheveux était ondulé. Parfois ses cheveux arrivaient jusqu’à mi-oreille et parfois jusqu’à ses épaules honorées. Le prophète avait une barbe très fournie. Son corps était fort, il n’était pas maigre ni gros. Ses mains étaient fortes et ses pieds aussi.

Concernant la description du prophète qui nous est parvenue de certains compagnons, un des compagnons a dit pour le décrire : « je n’ai pas vu quelqu’un qui soit plus beau que le messager de Allah, il était de taille imposante, de couleur blanche, il était éloquent et Allah n’a pas créé avant lui ou après lui qui lui soit semblable parmi Ses créatures. Ses cheveux étaient noirs, ses sourcils étaient arqués, il était d’une couleur blanche teintée de rose et son visage était comme la lune une nuit de pleine lune. Quand il parlait, la lumière sortait d’entre ses lèvres. Il avait les deux incisives qui n’étaient pas collés, il y avait un petit interstice entre ses deux incisives. Son sourire était beau, sa barbe était imposante. Il avait un cou de taille intermédiaire. Et si ses yeux se fermaient pour le sommeil, son cœur honoré ne dormait pas. Il était tendre, miséricordieux, généreux. Invoquez Allah pour qu’Il élève d’avantage le messager de Allah, toutes les fois que se lève le soleil ou qu’il se couche et toute les fois que la pluie tombe ».

 

Information utile concernant le tabarrouk par les traces du Messager éminent

 

Il est permis de faire le tabarrouk c’est-à-dire de recherche les bénédictions par les traces du Messager éminent, de recherche la barakah, de rechercher les bénédictions, de rechercher le bien, comme par ses cheveux ou par sa transpiration ou autre que cela tout comme l’ont cité les savants digne de considération. Les preuves à ce sujet sont nombreuses, parmi lesquelles : lorsque le messager s’était rasé le crâne, il avait donné à celui qui la rasé la moitié de ses cheveux et il a dit au reste : « iqsimhou bayna n-nas », c’est à dire « distribue-le aux gens ». Les compagnons se sont partagés les cheveux du prophète. L’un prenait un cheveux, un autre prenait deux cheveux et ainsi de suite. Khalid ibnou l-Walid avait pris les cheveux qui poussent à l’avant du crâne (an-nasiyah) et il les avait mis dans sa qalansouwah. Khalid disait : « je ne me suis jamais engagé dans une bataille en portant cette qalansouwah sans que je sois victorieux dans cette bataille ». Cela veut dire qu’il recherchait la barakah et la victoire par l’intermédiaire de cette trace physique du prophète. Ceci est une preuve qu’il est permis de recherche la barakah, les bénédictions, par le messager de Allah et par tous les prophètes. Sinon quelle aurait été la raison pour laquelle le prophète avait distribué ses cheveux à ses compagnons ? Chacun sait parfaitement que les cheveux ce n’est pas une nourriture. Mouslim a rapporté dans le Sahih d’après ‘Anas qu’il a dit : « le Prophète entrait dans la maison de ‘Oummou Soulaym et il dormait dans sa place. Un jour qu’il dormait chez elle, on lui a dit, le prophète s’est endormi chez toi. Elle a alors ramené un peu de la transpiration qui s’était recueillie sur l’endroit ou le Prophète s’était endormi. Elle avait pris de cette transpiration et elle la mettait dans un récipient. Quand le Prophète l’a vue faire cela et lui a dit, ce qui signifie : « Que fais tu là, ‘Oummou Soulaym ? », elle a répondu : « Ô messager de Allah, j’espère avoir la barakah, les bénédictions pour nos enfants par ta transpiration ». Le Prophète lui a dit : « ‘Asabti », ce qui signifie : « tu as fait quelque chose de correct ». Le Prophète a confirmé que ce qu’avait cette femme qui avait recueilli la transpiration du Prophète pour la barakah, était quelque chose de correct et il ne lui a pas dit que c’était quelque chose de mauvais.

 

Le comportement du Prophète

L’excellent du comportement était une caractéristique de tous les prophètes car Allah tabaraka wa ta^ala n’envoie pas pour guider Ses esclaves quelqu’un dont la chasteté, la piété ou l’honnêteté a été mise en cause. Allah n’envoie pas quelqu’un qui avait été accusé d’insolence ou d’indécence ou de trahison ou de mensonge. Allah n’envoie pas pour guider les gens quelqu’un qui n’a pas grandi sur la véracité, la chasteté sur l’honneur et le bon comportement avec les gens. Le prophète élu était celui d’entre les prophètes qui avait le plus des comportement de bien. Personne ne l’avait précédé dans son bon comportement. En effet le compagnon honorable, ‘Anas ibnou Malik, le serviteur du messager a dit que le messager de Allah était celui qui parmi les gens avait le meilleur comportement. Lorsque la Dame honorable ^A’ichah, que Allah l’agrée avait été interrogée au sujet du comportement du messager de Allah, elle a répondu : « ce n’est pas quelqu’un qui utilisait des mots vulgaires, ce n’était pas quelqu’un qui lorsqu’il parlait utilisait un vocabulaire indécent. Il ne criait pas dans les marchés, il ne répondait pas au mal par le mal mais il pardonnait », rapporté par Abou Dawoud.

La ‘ayah honorable : « wa ‘innaka la^ala khoulouqin ^adhim » [sourat Al-Qalam / 4], ce qui signifie : « et tu as certes un comportement d’excellence », cette ‘ayah est une preuve de l’excellence de comportement du Prophète.

Lorsque ^A’ichah que Allah l’agrée avait été interrogée au sujet du comportement du messager de Allah, elle a répondu : « toute les bonnes caractéristiques indiquées dans le Qour’an, le prophète les avait », rapporté par Mouslim dans son Sahih. En effet, Allah avait honoré Son messager par les belles caractéristiques qui avait été citées dans le Qour’an. Le Prophète avait ce que le Qour’an recommandait comme comportement. Le Prophète respectait les ordres, il ne se vengeait pas pour sa personne, mais c’était uniquement si quelqu’un commentait un péché qu’il se rangeait du côté de la vérité. Si quelqu’un désobéissait à Allah, c’était celui d’entre les gens qui défendait le plus la religion agréée par Allah tout comme cela est parvenu dans le hadith honoré. Le Prophète ne disait quand il était satisfait ou pas, que la vérité, catégoriquement, car le Prophète était préservé.

Parmi ses comportement, Allah ^azza wajal l’a envoyé avec la douceur pour la communauté. Il était doux et il encourageait à l’excellence de comportement. Allah tabaraka wa ta^ala dit au sujet du messager honoré : « harisoun ^alaykoum bi l-mou’minina ra’oufou r-rahim » [sourat At-Tawbah / 128], ce qui signifie : « il veux votre intérêt et il est tendre et miséricordieux envers les croyants ».

Le Prophète Al-Moustafa élu était le plus courageux des gens, il était celui qui avait le cœur le plus fort et qui était le plus téméraire à la rencontre de l’ennemi. C’était celui qui était le plus fort parmi les compagnons. Il était également connu pour sa grande générosité dans la voie que Allah agrée. Les nouvelles de sa générosité sont nombreuses. Parmi cela il y a ce qu’a rapporté Mouslim d’après ‘Anas que Allah l’agrée, il a dit : « jamais le messager de Allah a été interrogé sur l’Islam sans qu’il ne l’ait donné ». Un jour un homme a demandé de lui donner des biens et le prophète a ordonné qu’on lui donne un immense troupeau qui remplissait l’espace entre deux montagnes. Cet homme est alors parti voir son peuple et leur a dit : « entrez en Islam, Mouhammad donne avec profusion, il donne comme celui qui ne craint pas de tomber dans la pauvreté ». Le Prophète élu était celui qui était le plus véridique quand il parlait, c’était celui qui était le plus honnête et c’était celui avec lequel  les gens se sentaient très à l’aise tellement il était modeste, tellement il était généreux dans sa compagnie et chaque personne qui restait dans son assemblée pensait qu’elle était la plus proche de lui tellement il honorait tous ceux qui étaient en sa compagnie.

Le Prophète était pudique. Il était plus pudique que la femme vierge chez elle. Il regardait plus le sol que le ciel parce qu’il était très poli et très pudique envers son Seigneur. Le Prophète était celui d’entre les gens qui était le plus modeste. En effet, il lui avait été donné de choisir entre être un prophète roi ou être un prophète esclave et il a préféré être un prophète esclave. Le prophète répond à l’invitation de tout le monde, que la personne soit éloignée ou proche, que ce soit un esclave ou un homme libre, un pauvre ou un riche, quelqu’un connu comme étant parmi les dignitaires de son clan ou pas. Le prophète est le plus miséricordieux des gens envers tous croyants. Sa miséricorde il l’accordait à tout le monde, même envers les animaux et  les oiseaux. Même la chatte lorsqu’elle venait vers lui il lui tendait le récipient de lait pour qu’elle puisse en boire.

Le Prophète était le plus chaste des gens, sa main honoré n’a pas touché une femme qui ne lui était pas licite. Le Prophète disait : « ‘inni la ‘ousafihou n-niça », ce qui signifie : « je ne serre pas la main aux femmes ».

Il était celui qui était le plus honorable envers ses compagnons. Ainsi il ne tendait pas ses pieds quand il était assis avec ses compagnons, il ne tendait pas ses pieds vers eux par respect pour eux. Celui qui le voit, il lui inspire le respect et celui qui le côtoie, il l’aimera tant il constate son excellence de comportement, sa grande compassion et sa grande modestie. Les cœurs des gens s’attachent au Prophète. Sa parole était comme une lumière, sa venue était comme une lumière et sa sortie était comme une lumière et ses actes étaient comme une lumière. Lorsqu’il se taisait il inspirait le respect et lorsqu’il parlait les cœurs étaient épris de lui tout comme les regards. Quand il souriait, son visage était rayonnant, on dirait que son visage était une lune qui éclaire. Le prophète était extrêmement modeste, il marchait aux côtés des pauvres et des veuves. Il ne faisait pas preuve d’orgueil et il n’attendait pas que les gens viennent à son service. Ainsi, il réparait lui-même ses chaussons et il cousait lui-même son vêtement et il travaillait chez lui tout comme n’importe quelle personne. C’était lui-même qui allait traire sa brebis et il était lui-même à son propre service. Le prophète aidait ses épouses à la maison comme pour préparer le repas, il les aidait à cela. Quand il se déplaçait sur sa monture, il faisait monter derrière lui son esclave ou son serviteur ou son proche parent.

Parmi son excellence de comportement c’est qu’il rendait visite et il s’asseyait avec les pauvres, les miséreux et les esclaves. Il vérifiait leur état, il assistait à leur convoi funéraire, il honorait les gens de mérite quand il venait vers lui et quand c’était quelqu’un des gens de mérite qui venait, il lui arrivait de le faire asseoir sur son drap béni. Il disait : « ‘idha ‘atakoum karimou qawmin fa’akrimouh », ce qui signifie : « lorsque quelqu’un d’honorable parmi les siens viens vous voir, alors traitez le avec égard », rapporté par ibnou Majah, Al-Hakim et d’autres.

Le prophète aussi incitait son peuple et ses compagnons à l’amour les uns des autres et il incitait à ce qu’on traite avec égard les gens qui sont d’un haut degré parmi les leurs afin d’encourager les gens à l’Islam. Les bons comportements du prophète sont nombreux et à nous de prendre exemple sur notre prophète, à nous de nous inspirer de sa conduite honorable, parce que Allah nous l’a envoyé en tant que modèle pour nous.

Que Dieu nous réunisse avec lui au paradis et qu’Il rétribue en bien tous ceux qui nous ont appris l’amour de notre Prophète.

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Notre Prophète Mouhammad : ses noms et ses enfants

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 12, 2010
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Notre messager éminent, a plusieurs noms que les savants ont mentionnés. Ce sont des noms qui indiquent bien sûr, le grand honneur et le grand mérite et son haut degré selon le jugement de Allah.

Ainsi il est parvenu dans un hadith que le Prophète a dit : « li khamsatou ‘asma’ : ‘ana Mouhammad, wa ‘ana ‘Ahmad, wa ‘ana l-Mahi l-ladhi yamhou l-Lahou biya l-koufr, wa ‘ana l-Hachirou l-ladhi youhcharou n-nasou ^ala qadamih, wa ‘ana l-^Aqib » rapporté par AlBoukhariyy et Mouslim. Ainsi dans ce hadith, il a été mentionné 5 parmi les prénoms du Prophète mais cela ne veut pas dire que notre Prophète n’a que ces 5 prénoms-là : Mouhammad, ‘Ahmad, AlMahi, AlHachir, Al-^Aqib. La signification de ce hadith est qu’il n’y a pas eu d’autres que lui qui ont eu ces 5 prénoms avant lui, cela est selon une explication. Une autre explication est que ces 5 prénoms sont des prénoms honorés ou des prénoms qui ont déjà été connus dans les communautés antérieures, c’est-à-dire que les prophètes ont annoncé la venue de notre Prophète Mouhammad ; les prophètes qui ont précédé notre maître Mouhammad ont dit que notre maître Mouhammad va venir et qu’il s’appellera Mouhammad, ‘Ahmad, AlMahi, AlHachir, Al-^Aqib.

 

Le premier des prénoms c’est Mouhammad et c’est le plus connu, le plus réputé de ses prénoms et c’est le plus honorable de ses prénoms. Ce prénom là, Mouhammad, indique la parfaite louange à son sujet. C’est un prénom qui indique son caractère honorable. Ce prénom peut expliquer les nombreux caractères louables du prophète. Louable ici c’est-à-dire digne d’éloge, quelque chose de bien. Il a beaucoup de bons caractères notre prophète.

Notre prophète éminent il est Mahmoud, c’est-à-dire qu’il est loué. Son éloge est fait. Allah ta^ala l’a honoré, et les anges également font l’éloge du prophète. Ses frères messagers ont également fait son éloge et les meilleurs des créatures sur terre (c’est-à-dire après les prophètes se sont les saints) eux aussi font l’éloge du prophète Mouhammad. Sa communauté est surnommé al-hammadoun, c’est-à-dire ceux qui font beaucoup l’éloge de Allah. Alhammadoun c’est le pluriel de hammad et alhammad c’est celui qui dit beaucoup al-hamdou li l-Lah, qui remercie beaucoup Allah. En effet la communauté de notre maître Mouhammad, remercie Allah dans l’épreuve et dans la facilité, dans toutes les situations, nous remercions Allah pour le bien qu’il nous a accordé. Et la prière du prophète et la prière de la communauté commencent pas la louange (n’est ce pas que dans la Fatihah on dit al-hamdou li l-Lah). Donc la prière du prophète et la prière de sa communauté sont commencées par la louange à Allah. Notre prophète est celui qui a la grande intercession au jour du jugement. Il a le haut degré au jour du jugement.

Al-Qadi ^Iyad, dans son livre « ach-chifa bita^rifi houqouqi l-moustafa » (la réponse qui guérit pour celui qui veut connaître les droits et les degré du prophète élu) a dit : « Allah a protégé ce prénom, personne de ceux qui ont prétendu être prophète n’ont porté ce nom ». Ni après l’avènement de la mission de notre maître Mouhammad, il y a eu des gens qui ont prétendu à tort la prophétie mais aucun d’entre eux n’a porté ce prénom. Et même avant le prophète Mouhammad personne n’avait eu ce prénom. Seulement peu avant la naissance du prophète, certains arabes ont donné ce prénom à leurs enfants parce que l’annonce leur était parvenue qu’à cette époque il y aura un prophète qui s’appelle Mouhammad.

Le deuxième prénom par lequel a été connu notre maître Mouhammad c’est ‘Ahmad. ‘Ahmad est un prénom qui du point de vue de la langue indique un état auquel ne sont pas parvenus d’autres que lui. ‘Ahmad, ça peut être dans le sens de celui qui loue le plus parmi ceux remercient Allah. Il a été dit que les prophètes sont des hammadoun, c’est-à-dire des gens qui remercient Allah et le prophète est celui d’entre eux qui Le remercie le plus, il est ‘Ahmad, c’est-à-dire c’est un superlatif. Dans une des stations de l’au-delà, le messager éminent remerciera Allah et louera Allah. Allah ta^ala lui donnera la possibilité d’intercéder en faveur des gens et les gens remercieront Allah. Parmi les particularités du prophète c’est qu’il lui a été accordé sourat Al-Fatihah, qui est sourat Al-Hamd, c’est-à-dire la sourat dans laquelle il y a la parole al-hamdou li l-Lah. Cela est une des particularités de notre prophète. Et il est une tradition du prophète de dire al-hamdou li l-Lah, après avoir mangé, après avoir bu, lors des invocations, à l’arrivée d’un voyage et c’est pour cela que sa communauté a été surnommée al-hammadoun, ceux qui remercient Allah. C’est pour cela que le prophète élu est ‘Ahmad.

Parmi ses noms il y a Al-Mouqaffi, c’est-à-dire celui qui suit les prophètes. Il est celui qui est venu à la fin de tous les prophètes. Dans la langue arabe qafiyah, c’est la fin (rime pour la poésie).

Le quatrième prénom de notre Prophète c’est Al-Hachir, c’est-à-dire au jour de al-hachr, le jour du rassemblement, le Prophète sera le premier à sortir de sa tombe et les gens vont sortir après lui. Il est le premier pour lequel la terre va s’ouvrir et il sortira.

Le cinquième nom, Al-^Aqib, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de prophète après lui, il est le dernier des prophètes.

Al-Mahi, le Messager l’a expliqué, il a dit : « ‘ana l-Mahi l-ladhi yamhou l-Lahou biya l-koufr », c’est-à-dire que grâce au Prophète une grande partie de la mécréance qu’il y avait sur terre à son époque a été effacée. Par le Prophète, lorsqu’il a été envoyé, il y avait des mécréants et grâce à lui la plupart des mécréants de son époque ont disparu, mais ça ne veut pas dire que toute la mécréance a disparu. D’autres ont dit, c’est-à-dire que la mécréance va disparaître peu à peu à partir de sa venue jusqu’à la descente de ^Iça ^alayhi s-salam.

Le septième prénom du Prophète, c’est Nabiyyou r-Rahmah ou Nabiyyou l-Marhamah, tout comme cela est parvenu dans le Sahih de Mouslim et d’autres. Il est le prophète qui a amené et qui a encouragé à la miséricorde au sein de sa communauté. D’autres ont dit, il est celui qui a annoncé la miséricorde de Allah, la religion agrée par Allah qui est l’Islam, et ce en raison de la parole de Allah : « wa ma ‘arsalnaka ‘illa rahmatan li l-^alamin ». Ainsi notre prophète est une miséricorde pour les mondes. Et le messager a dit : « ‘innama ‘ana rahmatoun mouhdat », ce qui signifie : « je suis une miséricorde qui vous a été offerte ».

Parmi les prénoms du prophète il y a aussi Nabiyyou t-Tawbah, tout comme cela est parvenu dans le hadith de Mouslim. C’est-à-dire que le prophète a annoncé de la part de Allah, que Allah accepte le repentir avec les conditions du repentir ou que le Prophète ordonne le repentir.

Le neuvième c’est Nabiyyou l-malhamah, tout comme cela a été rapporté dans le hadith de Mouslim également et Al-Malhamah, c’est-à-dire le combat.

Le dixième c’est Al-Moutawakkil. Allah a dénommé le prophète par le nom Al-Moutawakkil dans At-Tawrah, c’est-à-dire celui qui se fie totalement à Allah.

Le onzième et le douzième, l’auteur a cité Taha et Yasin. Il a été dit que Taha signifie « O toi homme éminent » et Yasin « O toi être humain éminent ».

Le treizième prénom c’est ^Abdou l-Lah. Il y a dans ce prénom la description du prophète comme étant un esclave de Allah et c’est une description d’honneur, c’est un honneur pour le prophète et cette appellation est parvenue dans le Qour’an honoré par la parole de Allah : « wa ‘annahou lamma qama ^abdou l-Lahi yad^ouh ». Ainsi il a été appelé ^Abdou l-Lah. Le fait d’appeler le prophète esclave de Allah c’est un honneur pour le messager éminent. Les esclaves de Allah sont nombreux et ici c’est le prophète lui-même qui a été désigné par cette appellation, c’est-à-dire que c’est une désignation d’honneur.

La quatorzième appellation est An-nabiyyou l-‘Oummiyy c’est-à-dire celui qui n’écrit pas et qui ne lit pas et ceci au sujet du prophète est un miracle alors que pour d’autres que lui c’est une incapacité. En effet, bien que le Prophète ait été ‘oummiyy, c’est-à-dire qu’il ne lit pas et n’écrit pas, Allah tabaraka wa ta^ala lui a donné la sciences, une grande sciences, malgré le fait qu’il ne lisait pas n’écrivait pas.

La quinzième appellation c’est Ar-Ra’oufou r-Rahim. La preuve vient du Qour’an, la parole de Allah : « harisoun ^alaykoum bi l-mou’minina ra’oufou r-rahim ». Ar-ra’fah, c’est l’extrême miséricorde, donc ra’ouf c’est-à-dire celui qui est extrêmement miséricordieux. Il est extrêmement miséricordieux envers les croyants, tout comme Allah nous L’a appris.

La seizième appellation c’est Ach-Chahid. C’est-à-dire qu’au jour du jugement, il témoignera en faveur des prophètes qu’ils ont bien transmis à leur communauté et il témoignera aussi en faveur de sa communauté.

La dix-septième appellation, c’est As-Sirajou l-Mounir, c’est-à-dire qu’il est comme une chandelle qui éclaire par sa science et sa bonne guidée, tout comme dans la parole de Allah : « wa siraja m-mounira » [sourat Al-‘Ahzab / 46], c’est-à-dire que les ténèbres de la mécréances se sont dissipées grâce à lui tout comme l’obscurité de la nuit se dissipe par la lumière de la chandelle. Et les cœurs ont été guidés par lui, tout comme les yeux sont guidés par la lumière d’une chandelle.

Il y a aussi parmi les appellations du prophète, Al-Mouzzammil et Al-Mouddaththir, tout comme cela est parvenu dans les sourah respectives (sourat Al-Mouzzammil et sourat Al-Mouddaththir).

La dix-huitième appellation, c’est Al-Moudhakkir.

Il y a aussi parmi ses appellations, Ni^matou l-Lah. Il est en effet une grâce de la part de Allah.

Une autre appellation du prophète, Al-Hadi ‘ila ssirati l-moustaqim. C’est-à-dire celui qui guide vers la voie de droiture grâce aux preuves éclatantes, tout comme Allah dit : « wa ‘innaka latahdi ‘ila sirati m-moustaqim » et le Prophète a d’autres appellations que celle-ci.

Parmi les appellations qui sont connues, il y a Al-Moukhtar, celui qui a été choisi. Al-Moustafa, celui qui a été élu. Ach-Chafi^, celui qui intercède. Al-Mouchaffa^, celui a qui il a été donné d’intercéder. AsSadiq, celui qui est véridique. Al-Masdouq, celui dont la véracité est reconnue et d’autre que cela encore.

 

Information utile : Les savants du tawhid ont dit que les noms de Allah sont des noms tawqifiyyah, c’est-à-dire que c’est par le Qour’an et par le hadith que nous apprenons les noms de Allah, ce n’est pas nous qui les choisissons, mais les noms du messager ne sont pas ainsi. On ne dit pas des noms du prophète que l’on ne peut pas les donner à autre que lui. La preuve est que certains musulmans ont donné au prophète un nom qui n’est pas parvenu ni dans le hadith, ni dans le Qour’an qui est le nom de Al-Moustafa. Tawqifiyyah, c’est-à-dire que c’est par le Qour’an et par le hadith que nous apprenons les noms de Allah, ce n’est pas nous qui les choisissons. Alors que les noms du prophète ne sont pas ainsi. La communauté a donné au Prophète des noms qui n’ont figuré ni dans le Qour’an ni dans le hadith, comme le nom Al-Moustafa, celui qui a été élu.

 

Information utile : Lorsque la dame honorée Aminah fille de Wahb, que Allah l’agrée, la mère du bien-aimé, l’élu Mouhammad, lorsqu’elle a eu l’honneur de porter, d’être enceinte du prophète éminent, elle a vu dans le rêve qu’il lui a été dit : « tu portes le maître de toutes les créatures et quand tu accoucheras donne lui le prénom de Mouhammad car il aura une destinée louable » et le sens de Mouhammad est celui que les gens louent beaucoup en raison de ses nombreuses qualités, celui dont les gens font beaucoup l’éloge. Quel bonheur pour nous et quel honneur et quelle joie pour nos cœurs par la naissance du messager de Allah, le maître de toutes les créatures, le maître des arabes et des non arabes.

 

Quelques un des enfants du prophète

Le prophète avait trois garçons : Al-Qacim, et c’est par ce garçon-là que le Prophète était surnommé, il était surnommé Abou l-Qacim. Lorsque le Prophète était à La Mecque avant qu’il ne reçoive la mission de prophète, il était surnommé Abou l-Qacim. Al-Qacim était né à La Mecque avant l’avènement de la mission de prophète. Il est le premier de ses enfants et c’est pour cela que le prophète est surnommé Abou l-Qacim. Il est le premier de ses enfants à mourir, il a vécu deux ans. Le deuxième c’est AtTayyibou tTahir, parce qu’il est né après l’avènement de la mission de prophète selon l’avis le plus fort. A sa naissance, il a été appelé ^Abdou l-Lah, puis après cela il lui a été donné le prénom de AtTayyibou tTahir. Le troisième c’est ‘Ibrahim qui est né à Médine l’illuminé, le mois de dhoul-hijjah de l’an 8 de l’Hégire. Il a vécu un an et demi puis il est mort.

 

Les filles du prophète sont au nombre de 4. La première est Fatimah al-Batoul. Elle a été surnommée ainsi parce que Allah l’a affranchie elle et ses descendants du feu de l’enfer, c’est-à-dire qu’elle a été sevrée al-fatm c’est le sevrage (c’est-à-dire quand la femme arrête de donner le sein à son enfant). Elle est née 5 ans avant l’avènement de la mission de prophète de notre maître Mouhammad et le Prophète l’a donnée en mariage à ^Aliyy et elle avait environ 15 ans et demi et ^Aliyy avait lors de son mariage environ 20 ans. La deuxième fille de Prophète c’est Zaynab. Le Prophète élu, l’a donné en mariage au fils de la tante maternelle de Zaynab, qui s’appelle Abou l-^As fils de Ar-Rabi^. C’était quelqu’un qui était connu pour tenir ses engagements. Il n’était pas encore musulman lors de la bataille de Badr et le Prophète lorsque cet homme a été fait prisonnier l’a libéré en contre partie de laisser libre sa fille Zaynab et comme c’était un homme qui tenait ses engagements, en contrepartie de sa liberté, il a bien voulu laisser partir Zaynab. Longtemps plus tard cet homme est entré en Islam et le Prophète lui a fait un nouveau contrat de mariage avec sa fille Zaynab.

La troisième et la quatrième des filles du prophète ce sont Rouqayyah et ‘Oummou Kalthoum. Le Prophète a donné Rouqayyah et ‘Oummou Kalthoum une après l’autre en mariage à ^Outhman Ibnou ^Affan. Il lui a donné d’abord Rouqayyah en mariage et après la mort de Rouqayyah, il lui a donné ‘Oummou Kalthoum en mariage. C’est pour cela que ^Outhman Ibnou ^Affan a été surnommé Dhou n-Nourayn, celui qui a eu les deux lumières, par allusion aux deux filles du Prophète, Rouqayyah et ‘Oummou Kalthoum.

 

Information utile : Tous les enfants du prophète qu’ils soient garçon ou fille sont de son épouse Khadijah, que Allah l’agrée, sauf ‘Ibrahim qui est de Mariyah. Mariyah était copte, c’est Al-Mouqawqas, le roi d’Alexandrie. Aaprès que le Prophète l’ait appelé à entrer en Islam mais il n’était pas entré en islam, il lui a offert Mariyah la copte et le prophète éminent après l’entrée en Islam de Mariyah la copte a eu un fils d’elle qui s’appelle ‘Ibrahim et qui est mort jeune, enfant, sans avoir dépassé les deux ans. Tous les enfants du prophète étaient morts durant sa vie, mis à part la dame honorable Fatimah Al-Batoul, que Allah l’agrée qui a vécu six mois environ après le décès du prophète puis elle est morte. Elle était surnommée AzZahra parce que son visage était rayonnant. Après le décès du Messager, il est permis de surnommer quelqu’un Abou l-Qacim, chose qui n’était pas possible durant la vie du Prophète. Durant sa vie, on s’abstenait de surnommer quelqu’un Abou l-Qacim, mais après la mort du Prophète il est permis de surnommer quelqu’un Abou l-Qacim.

 

Que Dieu nous rassemble au paradis avec notre Prophète, sa famille et ses descendants ainsi que ses quatre Califes bien-guidés, nos maîtres Abou Bakr, ^Oumar, ^Outhman et ^Aliyy.

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