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Les mois, les jours, les heures chez les Arabes et les musulmans

Posted in cours général,Histoire,islam,société par chaykhaboulaliyah sur octobre 27, 2021

LES MOIS

INTRODUCTION

Allah ta^ala par Sa sagesse a fait que certains jours dépassent d’autres par le mérite, Il a fait que certains mois comportent plus de mérite et de faveur que d’autres, pour que les esclaves s’empressent de les remplir par des actes d’adoration et gagner leur mérite.

Ainsi, Dieu a juré par le Qour’an par les dix premiers jours du mois de dhou l-hijjah, Il a accordé un mérite au mois de Ramadan sur le restant des mois, Il a fait que les mois houroum soient au nombre de quatre, Il a spécifié la nuit de Al-Qadar par un honneur éminent sur les autres nuits, Il a fait que le jour de ^Arafah soit le meilleur des jours de l’année, tout comme Il a spécifié le jour du vendredi par le fait d’être le meilleur jour de la semaine. Dieu dit ce qui signifie : « et ton Seigneur crée ce qu’Il veut et Il choisit ».

Et Allah ^Azza wa Jall a dit dans le Qour’an honoré ce qui signifie : « certes le nombre des mois, selon Dieu, est douze, dans le Livre de Dieu, le jour où Il a défini la création des cieux et de la terre. Parmi ces douze mois, il y en a quatre qui sont appelés les mois houroum ».

Les mois houroum représentent le tiers de l’année. Les mois de l’année sont au nombre de 12 et les mois houroum sont au nombre de 4. Quand on parle de mois dans ce verset, il s’agit des mois arabes, ceux dans la langue desquels le Qour’an a été révélé. Et on se base sur le croissant lunaire pour définir les mois, que le mois comporte 30 jours ou 29 jours.

Et comme le mois al-mouharram est le meilleur des mois houroum, et qu’il est parvenu à son sujet d’accomplir des actes d’obéissance dans beaucoup de hadith, nous allons voir dans cette épitre beaucoup d’évènements et de mérites qui le concernent. Nous espérons de la part de Dieu un profit éminent, nous demandons à Dieu qu’Il nous accorde la sincérité dans les œuvres et la conformité avec la vérité dans notre parole et dans nos œuvres, certes Dieu accorde avec profusion.

LES MOIS ARABES, LES JOURS ET LES HEURES

I / Les noms des mois arabes sont de deux sortes : il y a une catégorie qui n’est pas usitée, celle qui a été mise en place par les Arabes (^aribah) d’origine et il y a une catégorie de noms qui est usitée, c’est celle qui a été mise en place et qui l’est devenue par les Arabes (mousta^ribah) par la pratique de la langue. Les deux sortes désignent des mois lunaires. Pour ce qui est de la catégorie qui n’est pas utilisée, ce sont des noms que les Arabes d’origine ont convenu d’employer et ce sont :

Al-mou’tamir qui est al-mouharram ,

Et najr qui est safar,

Et khawwan et ils disent khouwwan et c’est le mois de rabi^ou l’awwal

Et wabçan et c’est le mois de rabi^ou l’Akhir

Et al-hanin et c’est joumada l’oula

Et roubba qui est joumada l’akhirah

Et al-‘açammou et c’est rajab

Et ^adil et c’est cha^ban

Et natiq qui est ramadan

Et wa^il qui est chawwal

Et warnah qui est dhou l-qa^dah

Et bourak qui est dhou-hijjah .

Pour ce qui est des noms qui sont usités, ce sont : al-mouharram qui est le premier des mois et safar et ar-rabi^an (les deux mois de rabi^ou), les deux joumadah, cha^ban, ramadan, chawwal, dhou l-qa^dah et dhou l -hijjah et on peut dire dhou-l’hajjah qui est le dernier mois de l’année.

Il a été rapporté qu’ils ont utilisé ces noms pour marquer des évènements qui se sont produits à ces occasions-là.

– Le mois de al-mouharram a été appelé ainsi car ils avaient fait une conquête mais ils n’avaient pas réussi alors ils se sont abstenus (d’où le mot « haram ») de combattre et ils ont appelé ce mois ainsi.

– Le mois de as-safar : parce que leurs maisons étaient vides (soufr) quand ils partaient pour des conquêtes et il a été dit que c’est parce qu’ils avaient conquis le pays de as-soufriyyah.

– Les deux mois de rabi^ : c’est parce qu’ils avaient une fertilité grâce aux butins qu’ils obtenaient durant ce mois-là. Le mot « rabi^ » signifie « fertilité ». Et c’est le mot qu’on utilise pour désigner « printemps » également.

– Les deux joumadah ont été appelés ainsi parce que l’eau avait gelé à ce moment-là à cause du froid.

– Le mois rajab a été appelé ainsi parce qu’ils le glorifiaient, le mot « tarjib » signifie « glorification ». Il a été dit que l’origine du mot « rajab » c’est qu’il est au milieu de l’année et il dérive de « ar-rawajib » qui est la phalange du milieu. Et il a été dit que lorsqu’ils avaient nommé ce mois-là, la plante avait poussé (du mot « rajaba).

– Et cha^ban a été appelé ainsi car la plante qui a poussé a eu plusieurs branches. Et il a été dit que c’est parce qu’ils se propageaient pour les conquêtes. 

– Pour ce qui est du mois de ramadan, il a été appelé ainsi à cause de « ar-ramda’ », c’est-à-dire la chaleur, parce qu’à cette époque, c’était une période de chaleur.

-Chawwal a été appelé ainsi parce que les chamelles devenaient grosses d’où le mot « chalat » et donc ils l’ont appelé ainsi à cette occasion. Il a été dit que c’était plutôt parce que le mot « chala-yachoulou » c’est-à-dire « élever » d’où le nom de ce mois « chawwal ». Les gens du temps de l’ignorance, avant l’islam, n’aimaient pas se marier dans ce mois, parce qu’il y a dedans le sens de l’élévation, jusqu’à ce que l’islam soit venu et détruise cette ancienne pratique. Mouslim a rapporté dans son sahih d’après ^A’ichah que Dieu l’agrée, qu’elle a dit ce qui signifie : le Messager de Dieu salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a fait son contrat de mariage avec moi un mois de chawwal et il a consommé son mariage avec moi un mois de chawwal ».

Et dhou l-qa^dah : al-qa^dah c’est-à-dire le fait de s’asseoir, dans le sens qu’ils s’abstenaient de combattre parce que c’est un mois houroum et le pluriel de dhou l-qa^dah est dhawatou l-qa^dah et les Arabes de al-koufah ont dit « oulata l-qa^dah ».

– Dhou l -hijjah a été appelé ainsi parce que le hajj est durant ce mois-là.

Il a été dit que le premier qui a donné ces noms-là est Kilab fils de Mourrah, un ancêtre du Prophète. Et les Arabes ont pour habitude d’appeler qautre parmi ces mois-là que précédés du mot « chahr ». Ils disent « le mois de rabi^ou l-‘awwal », « le mois de rabi^ou th-thani », « le mois de rajab » et « le mois de ramadan ». Ils ne disent pas « rabi^ou l-‘awwal » mais « le mois de rabi^ou l-‘awwal ».

Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a utilisé le mot « rajab » sans utiliser le mot « chahr » avant lui. Il a dit ce qui signifie « le rajab de Moudar, celui qui se trouve entre joumada et cha^bane » Il n’a pas employé le mot « rajab » dans l’absolu, il l’a restreint avec une forte restriction pour le préciser et enlever toute confusion possible. Le clan de Moudar et le clan de Rabi^ avaient une divergence à propos du mois de rajab. Le clan de Moudar considérait le mois de rajab comme celui d’aujourd’hui, qui est celui qui entre joumada et cha^bane comme dans le hadith. Tandis que le clan de Rabi^ considérait rajab ce que nous, nous appelons ramadan. C’est pour cela que le Prophète a précisé dans le hadith « le rajab de Moudar ».

Il y a plusieurs autres avis. Il a été dit que les Arabes glorifiaient ce mois plus que les autres mois, il a été dit aussi que les Arabes appelaient les mois de rajab et de cha^bane, « les deux rajab ». Et il a été qu’ils appelaient le mois de joumada le mois de rajab, « les deux joumada » et cha^bane, ils l’appelaient rajab : cela a été rapporté par le hafidh An-Nawawiyy.

Et parmi les 12 mois de l’année, il y en a quatre qu’on appelle houroum. Les savants ont été unanimes que les 4 mois houroum sont les mois de rajab ; dhou-l-qa^dah ; dhou -l-hijjah et al-mouharram. Ils ont divergé avec lequel commencer. Les gens de Médine ont commencé par dhou-l-qa^dah, ensuite dhou -l-hijjah ensuite al-mouharram ensuite rajab. Tandis que les gens de Al-Koufah en Irak ont dit qu’on commence par al-mouharram ensuite rajab ensuite dhou-l-qa^dah, ensuite dhou -l-hijjah, pour qu’ils fassent tous partie d’une même année.

Et l’année lunaire commence par le premier croissant de al-mouharram et elle s’achève par le croissant de dhou -l-hijjah. Le nombre de jours d’une année lunaire c’est environ 354 jours plus un cinquième, plus un sixième d’un jour approximativement (354+1/5+1/6). Et chaque cinquième plus sixième de jour, complètent tous les trois ans un jour en plus. Au bout de trois ans, l’année lunaire comporte donc de 355 jours. Il restera du cinquième et du sixième de chaque année, un seul jour, jusqu’à ce que les fractions de reste représentent onze jours au bout de 30 ans. Pour les Arabes, ce sont des années équivalentes aux années bissextiles pour les années solaires.

Pour ce qui est de l’année solaire, elle comporte 365 jours et un quart. La différence entre une année solaire et une année lunaire est de dix jours plus une moitié de jour plus un quart de jour plus un huitième de jour plus un vingt-cinquième de jour.

Il est dit qu’au début de l’islam, au bout de chaque période de 32 années arabes, ils rajoutaient une année en plus qu’ils appelaient al-izdilaaf, parce que chaque 33 années lunaires, il y a 32 années solaires environ. Ils évitaient de la sorte de tomber dans le nasii’ que Dieu a blâmé. Il a annoncé que les jahiliyyah le faisaient pour augmenter la durée de l’injustice, la tyrannie et la mécréance.

Les Arabes dans l’époque de l’ignorance, bien qu’ils étaient sur l’égarement, bien qu’ils étaient sur la mécréance, ils glorifiaient les quatre mois houroum dans lesquels il s’abstenaient de combattre, au point que même si quelqu’un se retrouvait devant l’assassin de son père durant les mois houroum, il ne lui faisait rien du tout. Jusqu’à ce qu’ils arrivent à ce qu’on appelle « an-nasi’ » qui signifie « le retard, le décalage », c’est-à-dire qu’ils décalaient le mois de al-mouharram avec son caractère sacré, pour le mois de safar et au lieu de s’interdire de combattre le mois de al-mouharram, ils s’interdisaient de combattre le mois de safar. Ils faisaient la même chose pour le mois de rajab : ils décalaient le caractère sacré du mois de rajab pour le mois de cha^bane et ils ne combattaient pas ce mois-là. Pourquoi cela ? Pour s’autoriser de combattre les mois houroum. Dieu a blâmé cette pratique de décaler le caractère sacré d’un mois pour s’autoriser de combattre alors que Dieu a interdit de combattre durant ce mois, par sa parole :

إِنَّمَا ٱلنَّسِىٓءُ زِيَادَةٌ فِى ٱلْكُفْرِ ۖ يُضَلُّ بِهِ ٱلَّذِينَ كَفَرُواْ يُحِلُّونَهُۥ عَامًا وَيُحَرِّمُونَهُۥ عَامًا لِّيُوَاطِـُٔواْ عِدَّةَ مَا حَرَّمَ ٱللَّهُ فَيُحِلُّواْ مَا حَرَّمَ ٱللَّهُ ۚ

As-Souhayliyy a rapporté que cette pratique de décalage du caractère sacré d’un mois durant l’époque de l’ignorance était de deux sortes : la première où ils faisaient carrément un décalage d’un mois, donc le décalage du mois de al-mouharram à safar, parce qu’ils avaient besoin de mener des combats et de se livrer à des vengeances et la deuxième, c’est qu’ils retardaient leur pèlerinage qu’ils faisaient dans l’époque de l’ignorance par rapport à son temps, pour coïncider avec l’année solaire. Et donc chaque année, ils décalaient de 11 jours pour qu’au bout de 33 années, ils se retrouvent au point de départ.

Lorsque ce fut la neuvième année de l’hégire, c’était Abou Bakr as-Siddiq que Dieu l’agrée, qui a été le porte-étendard du pèlerinage sur ordre du Messager de Dieu salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Cette sortie du pèlerinage avait coïncidé avec le mois de dhou l-qa^dah. E le pèlerinage du Messager de Dieu salla l-Lahou ^alayhi wa sallam était l’année suivante et le retour des pèlerins a eu lieu au mois de dhou l-hijjah, comme cela avait été mis en place au début . Et lorsque le Messager de Dieu a fini d’accomplir son pèlerinage, il a donné son discours très célèbre. Parmi ses paroles, il a dit : « la date du calendrier est revenu comme le jour où Dieu a créé les cieux et la terre », c’est-à-dire que le pèlerinage est à nouveau à faire durant le mois de dhou l-hijjah.

On dit que ^Amr fils de Lou’ay qui s’appelle Khouza^ah était le premier à avoir fait cette pratique de décaler les mois et c’est lui qui a fait certaines pratiques pour la première fois[1]. Il était également le premier à avoir appelé à l’adoration de Houbal[2].

II / Pour ce qui est des jours de la semaine, les Arabes d’origine les appelaient par des noms autres que ceux que les gens utilisent de nos jours. Ils disaient :

– pour le dimanche : le premier parce que c’est le premier des jours de la semaine.

– pour le lundi : ‘ahwan parce que ce mot vient de « al-houn » et « al-houwayna » est quelque chose qui facilite et ils l’appelaient aussi « ‘awhad » également parce que « al-wahdah » est un endroit qui est plus bas que la terre, car c’est un jour qui est plus bas que le premier jour.

– pour le mardi : joubar car le nombre est complété (joubira) par lui.

– pour le mercredi : doubar car il est à la suite (doubour) celui qui a complété le nombre.

– pour le jeudi : mou’nis parce qu’il tient compagnie (you’nis) pour sa bénédiction. An-Nahhas a dit : Et cette recherche de bénédiction du jeudi est demeurée dans l’islam. Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam recherchait ainsi les bénédictions du jeudi et il voyageait le jeudi. Et Al-Bazzar a rapporté avec une chaine de transmission qui remonte jusqu’au Prophète : « ô Allah accorde des bénédictions à ma communauté quand elle commence tôt sa journée le jeudi ». Et dans le sahih, « le Prophète est sorti de Médine pour la conquête de Tabouk un jeudi. Et il appréciait sortir le jeudi ».

– Pour le vendredi : al-^aroubah, ce qui signifie « le jour qui est distinct, qui est clair », car a^raba signifie indiquer er et expliciter. C’est-à-dire que son éminence et son honneur sont clairs et explicites.  Et quand l’islam est venu, il a augmenté ce jour-là en glorification.

-Pour le samedi : chayyar qui vient de l’expression « chirtou » telle chose, c’est-à-dire « je l’ai montrée, je l’ai extraite de sa place ».

Information utile : un homme de lettres arabe qui s’appelle Abou Mansour Ath-Tha^alibiyy cite dans son livre « fiqhou l-loughah » les noms des heures de la journée et de la nuit. Il y a donc 24 termes.

Les heures de la journée :

  1. ach-chourouq (le lever)
  2. al-boukour
  3. al-ghoudwah
  4. ad-douha
  5. al-hajirah
  6. adh-dhahirah
  7. ar-rawah
  8. al-^asr
  9. al-qasr
  10. al-asil
  11. al-^achiyy
  12.  al-ghouroub.

Les heures de la nuit :

  1. Ach-chafaq
  2. Al-ghaçaq
  3. Al-^atamah
  4. As-soudfah
  5. Al-fahmah
  6. Az-zoullah
  7. Az-zoulfah
  8. Al-bouhrah
  9. As-sahar
  10. Al-fajr
  11. As-soubh
  12. As-sabah

Le reste des horaires est cité en répétant les noms des moments correspondants.

LA RAISON POUR LAQUELLE LE MOIS DE AL-MOUHARRAM EST SURNOMME « le mois de Dieu »

Le hafidh As-Souyoutiyy, que Dieu lui fasse miséricorde a dit dans son livre « ad-dibaj » : « je fus interrogé un jour sur la raison pour laquelle le mois de « al-mouharram » est appelé « le mois de Dieu » et pas un autre mois que ce mois-là, alors que dans les autres mois, il y a des mois qui sont équivalents dans le mérite ou qui le dépassent, comme le mois de « ramadan ».

Il a dit : « j’ai trouvé comme réponse que ce mois porte un nom islamique contrairement aux autres mois. Les autres mois ont les mêmes noms que ceux qui étaient utilisés dans l’époque de l’ignorance. Et bien sûr, le Prophète les a validés c’est-à-dire qu’il n’a changé que ce que l’islam a changé. Et dans l’époque de l’ignorance, le nom du mois de « al-mouharram » était le premier safar et le mois suivant était le second safar ».

Quand l’islam est arrivé, Dieu a appelé ce mois « al-mouharram » et c’est pour cela qu’il a été attribué à Dieu de ce point de vue (c’est-à-dire que c’est Dieu Qui nous a indiqué  ce nom-là par rapport à l’appellation pendant la période de l’ignorance). Il a été confirmé dans le sahih que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam l’a appelé ainsi tout comme cela vient dans sa parole qui signifie : « le mois de Allah est celui que vous appelez « al-mouharram ».

Et Abou ^Oubayd a dit : « le fait d’attribuer ce mois « al-mouharram » à Allah ^azza wa jall, alors que tous les mois sont à Lui, c’est pour honorer ce mois et le glorifier, tandis que Dieu ne tire aucun honneur d’une de Ses créatures. Dieu en effet a les attributs parfaits. Il n’augmente pas en perfection qu’Il n’aurait pas eue avant l’existence de Ses créatures ».

L’adjonction du mois au terme glorifié Allah, le nom de Dieu, c’est comme lorsque nous disons à propos de la mosquée Al-Haram « c’est la maison de Dieu » c’est-à-dire la maison qui est honorée selon le jugement de Dieu, la maison qui a été construite pour l’adoration et la supplication de Dieu. Tandis que Dieu n’habite ni dans une direction ni dans un endroit. Dieu existe avant la création de ce monde sans comment et sans endroit. Il est de toute éternité sans endroit et sans comment. Et après la création des créatures, Il est toujours sans endroit et Il n’est pas sujet au temps. Absolument rien n’est tel que Lui.

Semblable à cela, on dit à propos du trône éminent, le toit du paradis, le Trône de Ar-Rahman, c’est-à-dire le Trône qui est glorifié selon le jugement de Dieu. Et cela ne veut pas dire que Dieu habite au-dessus du Trône ni qu’il est assis dessus ni installé ni établi comme certains le disent. Dieu est loin de tout cela, Il est exempt de tout cela, d’une grande exemption.

Et les exemples de cet ordre sont nombreux comme quand nous disons « la chamelle de Dieu » c’est-à-dire la chamelle de Salih ^alayhi s-sallam. Dieu l’a appelée ainsi dans le Qour’an honoré parce que c’est un miracle en faveur du prophète de Dieu, qui s’appelle Salih.

De même, il est parvenu dans le Qour’an « Il est Celui à Qui appartient le jour du jugement » ceci pour magnifier et glorifier ce jour-là et encore « Celui à Qui appartiennent les gens » alors que Dieu est Celui à Qui appartiennent les jinns, les anges et toutes les créatures. Les Arabes ont amené l’article défini au début de « mouharram » contrairement à d’autres noms de mois arabes et à ce sujet, Abou Ja^far An-Nahhas a dit dans (^oumdatou l-kouttab) : « l’article défini -al a été rajouté à « mouharram » et pas aux autres mois parce que les mois houroum sont au nombre de 4. Comme ce nom-là a été spécifié comme étant un mois parmi ces quatre-là, il y a eu besoin de le distinguer des autres en rajoutant « al » pour qu’on l’identifie par rapport aux autres. Cela veut dire que même les autres mois sont mouharram puisqu’ils sont des mois houroum. Mouharram devient un adjectif pour les 4 mois. Comme celui-là est qualifié de « mouharram », il devient un nom, c’est pour cela qu’on rajoute – al- pour le distinguer.

^Isamou d-dine Al-Qounawiyy qui est mort en 1195 H a dit ce qui signifie : « on n’utilise pas le nom de ce mois sans l’article défini – al- parce que c’est devenu un nom pour ce mois et ce n’est pas correct pour les noms de faire des déclinaisons grammaticales et des changements. Pour ce qui est des 11 autres mois, il n’y a pas eu l’article défini -al- comme pour « mouharram ». Il n’y a pas d’autres mois où on rajoute – al – mais il y a eu 3 d’entre ces mois-là qui sont cités en tant que compléments du nom. En tant que noms, ils ont nécessité un complément du nom qui est « mois ». Il s’agit du mois de ramadan et des 2 mois de rabi^ comme cela a été précédemment cité. Les autres sont employés en complément du nom. Le mot « chahr » qui veut dire « mois » en arabe a un sens. Il a été appelé ainsi parce qu’il est mach-hour c’est-à-dire célèbre, connu. Comme il est connu, il a été appelé « chahr ». Il y a eu d’autres explications que celle-là.

LE MERITE DE JEUNE DU MOIS DE DIEU « AL-MOUHARRAM » et DES DIX PREMIERS JOURS DE CE MOIS

Mouslim a rapporté du hadith de Abou Hourayrah que Dieu l’agrée, d’après le Prophète salla l -Lahou ^alayhi wa sallam qu’il a dit ce qui signifie : « le meilleur mois après le mois de ramadan est le mois de Dieu « al-mouharram » et la meilleure prière après la prière obligatoire c’est la prière au milieu de la nuit ». Ce hadith est explicite à indiquer que les meilleurs jeûnes après ceux du mois de ramadan sont pendant le mois de « al-mouharram ». Et il est possible que ce qui est visé par ce hadith c’est que le meilleur mois à jeûner en totalité après le mois de ramadan c’est le mois de «« al-mouharram ».

Il se peut que certains jours dans certains mois soient meilleurs que le jeûne de certains jours de « al-mouharram », comme le jeûne du jour de ^Arafah ou les dix jours de dhou l-hijjah ou les jours qualifiés de « blancs » qui sont les 13° 14 ° et 15° jours de chaque mois lunaire (jours « blancs » parce que le croissant est presque plein) et le jour de ^Achoura et ce qui est de cet ordre.

Ce qui témoigne en faveur de cela, c’est ce qu’a rapporté At-Tirmidhiyy du hadith de ^Aliyy, qu’un homme est venu voir le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et lui a dit : « ô messager de Dieu, dis-moi quel mois jeûner après le mois de ramadan ». Le Messager salla l -Lahou ^alayhi wa sallam lui a dit ce qui signifie : « si tu voulais jeûner un mois entier, en totalité, après le mois de ramadan, alors jeûne le mois de « al-mouharram » car il est le mois de Dieu et il comporte un jour durant lequel Dieu a accepté le repentir d’un certain nombre de personnes et Il pardonne à un certain nombre de personnes ». Cependant il y a eu quelques critiques quant à la chaine de transmission de ce hadith.

On donne comme réponse que le Prophète jeûnait le mois de cha^bane mais il n’a pas été rapporté qu’il jeûnait le mois de « al-mouharram ». Cependant il jeûnait ^Achoura ». Et la parole la dernière année de sa vie, qui signifie : « si je vis l’année prochaine, je jeûnerai le 9° jour également ». Ceci est une preuve qu’il ne jeûnait pas le 9° jour auparavant.

Et certains ont donné des réponses à cette question, qui comporte quelques faiblesses mais ce qui apparait, c’est que le jeûne surérogatoire est de deux sortes : une partie est le jeûne absolu et la deuxième sorte c’est le jeûne qui vient avant ou après le jeûne de ramadan (Il est relatif au jeûne de ramadan).

Le jeûne surérogatoire dans l’absolu c’est de jeûner le mois de « al-mouharram » tout comme le meilleur acte surérogatoire dans l’absolu c’est de faire des prières de nuit. Et pour ce qui est de la deuxième sorte de jeûne surérogatoire, c’est le jeûne qui est relatif au jeûne de ramadan, soit avant ramadan, soit après ramadan. Ce n’est donc pas un jeûne surérogatoire absolu mais c’est un jeûne qui va suivre le jeûne de ramadan, bien que ce soit surérogatoire. Il se rattache   au jeûne de ramadan. Pour cela, il a été dit que celui qui jeûne six jours de chawwal après avoir jeûné le mois de ramadan, il lui sera inscrit comme le jeûne de toute l’année. Et ce jeûne comporte une récompense éminente.

Il a été rapporté que Ouçamah le fils de Zayd jeûnait les 4 mois houroum mais le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam lui a ordonné de jeûner uniquement chawwal. Ouçamah a alors arrêté de jeûner les mois houroum et il s’est mis à jeûner chawwal.

Donc la deuxième catégorie de jeûne surérogatoire se rattache à ramadan, elle est liée à ramadan et son jeûne est meilleur que le jeûne surérogatoire dans l’absolu. Pour ce qui est du jeûne surérogatoire dans l’absolu qui n’est pas lié au jeûne de ramadan, le meilleur est celui des mois houroum. Il a été rapporté du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qu’il a ordonné à quelqu’un de jeûner les mois houroum.

QUEL EST LE MEILLEUR JEUNE DURANT LES MOIS HOUROUM ?

Le meilleur des jeûnes des mois houroum c’est le jeûne du mois de « al-mouharram ». Et ce qui témoigne en faveur de cela, c’est que dans ce hadith que nous avons cité auparavant, le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « la meilleure prière après la prière prescrite c’est la prière qui est accomplie au milieu de la nuit ». Ce qu’il vise après la dernière prière prescrite c’est-à-dire après les cinq prières obligatoires et sous-entendu et ce qui se rapporte à ces cinq prières surérogatoires parmi les sounnah c’est-à-dire les rawatib c’est-à-dire les prières que l’on fait avant et après les prières obligatoires (avant le soubh : on fait les 2 rak^ah de al-fajr / adh-dhour : on fait 2 rak^ah avant et 2 après / al-^asr : on fait 2 rak^ah avant/ al-maghrib : on fait 2 rak^ah après et on peut aussi faire 2 rak^ah  avant / al-^icha’ : on fait 2 rak^ah avant et on finit par al-witr qui comporte un nombre impair de rak^ah ( 1 ou 3 ou plus) ).

Donc les meilleures prières surérogatoires après ces prières rawatib, c’est la prière au milieu de la nuit. Les rawatib sont les prières surérogatoires que l’on accomplit avant ou après les prières obligatoires, elles sont meilleures que la prière de la nuit selon la majorité des savants, parce que les rawatib sont liées aux prières obligatoires.

Il y a quelques chaféites qui n’ont pas eu le même avis sur ce sujet. Également, le jeûne qui est avant ou après le mois de ramadan est lié au jeûne du mois de ramadan. Et ce jeûne qui est lié au mois de ramadan est meilleur que le jeûne des mois houroum.

Et quand il s’agit d’un jeûne surérogatoire dans l’absolu qui n’est pas lié au mois de ramadan, c’est le jeûne du mois de « al-mouharram ».

QUEL EST LE MEILLEUR PARMI LES MOIS HOUROUM ?

Les savants ont divergé à propos du meilleur mois houroum.

1) Al-Haçan et d’autres ont dit : « le meilleur des mois houroum, c’est le mois de Dieu « al-mouharram » ». C’est l’avis qui a été retenu parmi les savants des plus récents.

Wahb ibn Jarir a rapporté d’après Qourrah fils de Khalid d’après Al-Haçan (al-Bisriyy) qu’il a dit : « Allah a fait que l’année débute par un mois qui haram (sacré) et il a fait que l’année finisse par un mois qui est sacré. Il n’y a pas un mois durant l’année après le mois de ramadan qui soit plus éminent suivant le jugement de Dieu que le mois de Al-Mouharram. Et il a été surnommé le mois de Al-‘Asamm, tellement il y avait l’interdiction de combattre durant ce mois[3] ».

Il a été rapporté de lui avec une chaîne qui remonte jusqu’au Prophète et sns citer le compagnon (moursal) d’après Adam Abou l-Hilal Ar-Rou’aciyy d’après al-Hasan qu’il a dit : Le Messager de Dieu a dit ce qui signifie : La meilleure prière après les prières prescrites est celle qui est accomplie en plein milieu de la nuit. Le meilleur mois après le mois de ramadan est le mois al-mouharram qui est le mois al-asamm de Dieu.

An-Naça’iyy a rapporté du hadith de Abou Dharr qu’il a dit : j’ai interrogé le Prophète : quelle est la meilleure partie de la nuit et quel est le meilleur des mois ? Il a répondu ce qui signifie : Le meilleur de la nuit est son milieu, et le meilleur des mois est le mois de Dieu, celui que vous appelez al-mouharram.

Le fait qu’il ait dit dans l’absolu le meilleur des mois est sous-entendu après ramadan, tout comme cela est indiqué de manière plus explicite dans la version moursal du même hadith.

2) Sa^id ibn Joubayr et d’autres ont dit : « le meilleur des mois houroum c’est dhou l -qa^dah ou dhou l-hijjah ». Il a même été dit que c’est le meilleur des mois dans l’absolu.

3) Et certains chaféites ont prétendu que le meilleur des mois houroum c’est le mois de rajab et ce n’est pas l’avis qui est retenu.

COMPLEMENT : LE MEILLEUR DES JOURS DE LA SEMAINE

Le meilleur des jours de la semaine c’est le jour du vendredi en raison du hadith qui signifie : « le meilleur des jours où se lève le soleil, c’est le jour du vendredi ».Les meilleurs jours du mois pour ce qui est du jeûne, ce sont les jours qu’on appelle blancs.

Et le meilleur jour de l’année dans l’absolu c’est ^Arafah.

Et les meilleures dizaines de jours dans toute l’année sont les dix premiers jours de dhou l-hijjah.

Les meilleures parties du mois de Dieu, « al-mouharram »

Les meilleures parties du mois de Dieu, « al-mouharram », sont ses dix premiers jours.

Yaman Ibn Ri’ab a dit qu’il s’agit justement des dix jours par lesquels Dieu a juré dans son livre par sa parole :

وَلَيَالٍ عَشْرٍ

Et la majorité sont d’avis que l’avis correct est qu’il s’agit des dis premiers jours de dhou l-hijjah.

Abou ^Outhman An-Nahdiyy disait : les musulmans glorifiaient 3 dizaines de jours :

– les dix derniers jours de ramadan

– les 10 premiers jours de dhoul -hijjah

– les 10 premiers jours de « al-mouharram ».


[1] Ces pratiques étaient :

al-bahirah : c’est la chamelle si elle a mis bas à cinq reprises, si le cinquième était une femelle, ils lui fendaient l’oreille, et ils interdisaient aux femmes d’en consommer la chair et le lait, et si c’était un mâle, ils l’égorgeaient en offrande à leur divinité.

As-wasilah : lorsque la brebis mettait bas son septième, si c’était un mâle, il était égorgé et hommes et femmes pouvaient en manger. Si c’était une femelle, elle était laissée en vie. Si c’était un mâle et une femelle, alors ils disaient wasalat – elle est en lien avec son frère et elle n’était pas égorgée en raison de sa place. Son lait et tout ce qu’on pouvait obtenir d’elle étaient interdits chez eux aux femmes. Si ce qu’elle mettait bas était mort, alors hommes et femmes en consommaient.

As-sa’ibah : est la femelle du chameau que l’associateur laissait libre pour son idole. As-sa’ibah parmi les bovins et les moutons étaient consacrés dans leur totalité chair, peau, laine et poils pour les idoles. Leur lait était pour les hommes et pas les femmes.

Al-hami : c’est le mâle qui se reproduit avec les descendants de ses descendants. Si dix générations étaient produites de lui, ils disaient que son dos est hami (chaud). Il n’est plus utilisé comme monture et il n’est privé ni d’eau ni de pâturage.

[2] Un homme de science a rapporté que ^Amr fils de Louhayy était le premier à avoir modifié la religion de Isma^il ^alayhi s-salam. Il était sorti de La Mecque vers le pays de ach-Cham. Lorsqu’il est arrivé à un lieu de la terre de al-Balqa’. Il s’y trouvait à l’époque des géants. Il les a vus adorer des idoles. Il leur demanda : Que sont ces idoles que je vous vois adorer ? Ils lui ont répondu : Nous les adorons et nous leur demandons de nous faire tomber la pluie, et elles nous donnent la pluie. Nous recherchons leur soutien et elles nous donnent la victoire. Il leur dit alors : Pouvez-vous m’en donner une afin que je l’emmène en terre des Arabes et qu’ils l’adorent ? Ils lui ont donné une idole qui est appelé Houbal. Il l’a amenée à La Mecque et l’y installée et ordonné aux gens de l’adorer et de le glorifier.

[3] Dieu y a interdit le combat. Puis l’interdiction a été levée. Allah ta^ala dit :

يَسْـَٔلُونَكَ عَنِ ٱلشَّهْرِ ٱلْحَرَامِ قِتَالٍۢ فِيهِ ۖ قُلْ قِتَالٌ فِيهِ كَبِيرٌ ۖ

Al-Qourtoubiyy a dit dans son Tafsir : Les savnts ont divergé quant à l’abrogation de ce verset. La majorité sont d’avis qu’il a été abrogé, et que le combat durant les mois houroum est permis. Fin de citation. Puis, selon l’avis qu’il n’a pas été abrogé, ils n’ont pas empêché le combat durant les mois houroum pour la défense, comme l’a indiqué explicitement ^Ata’ d’après ce qu’a rapporté de lui Jourayj.

Quelques extraits à propos de l’Hégire honorée, et de Médine l’Illuminée

Posted in cours général,Histoire,islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 21, 2021

Les mérites de Médine l’illuminée

Lorsque le Prophète élu a émigré à Médine ﷺ et que ses pieds honorés ont foulé sa terre honorable, la ville toute entière s’est éclairée, s’est illuminée, sa valeur a augmentée et elle a eu une plus grande importance parmi les différentes villes.

Anas Ibnou Malik, que Allah l’agrée a dit « Lorsque ce fut le jour où le Messager de Allah   ﷺ  est entré à Médine l’illuminée alors tout ce qu’il y avait à Médine s’est éclairé. » Et depuis ce temps-là, les cœurs des musulmans se sont attachés à Médine l’illuminée. Et le cœur et le regard des gens ont aspiré à regarder, à voir cette ville bénie. Et ce qui a augmenté cette belle terre, cette terre bonne en honneur et en mérite, c’est le fait que le Messager de Allah ﷺ  y est décédé et que la terre de cette ville embrasse son corps pure et bénie, en plus du fait que sa mosquée honorée s’y trouve, celle qui est la plus éminente des mosquées après la maison de la Mecque, la maison honorée de Dieu qui se trouve à la Mecque.


Ce qui a insisté encore plus sur le mérite de cette ville bénie, c’est un grand ensemble de hadith prophétique, ce qui a fait que les cœurs s’attachent encore plus à cette ville et que les âmes se languissent encore plus d’elle.

Ce qui nous est parvenu parmi les noms de cette ville illuminée : « Al madinah  ». Médine l’illuminée a plusieurs noms. Certains d’entre de ses noms ont été mentionnés par Mouhammad fils de ^Abdou l-Lah Az-Zarkachiyy. Il y aussi Nour d-din As Samhoudiyy et Mouhammad fils de Youssouf As Soilihi Achimi.

Le plus réputé, le plus célèbre des noms de Médine c’est « al madinah  » justement. Et ce nom « al madinah » qui veut dire en français littéralement : « la ville ». Ce nom quand il est employé dans l’absolu on en vise Médine l’illuminée et pas d’autres villes du monde. Il y a dans le Qour’an honoré, il y a des versets honorés qui ont indiqué cette appellation. Ce nom-là et dans quatre passages du Qour’an.

﴿ وَمِمَّنْ حَوْلَكُم مِّنَ الأَعْرَابِ مُنَافِقُونَ وَمِنْ أَهْلِ الْمَدِينَةِ مَرَدُواْ عَلَى النِّفَاقِ لاَ تَعْلَمُهُمْ نَحْنُ نَعْلَمُهُمْ ﴾

(Wa mimman hawlakoum mina l-’A^rabi mounafiqouna wa min ‘ahli l-madinati maradou ^ala n-Nifaqi la ta^lamouhoum nahnou na^lamouhoum)

[ sourat At Tawbah, verset 101] dans lequel Allah ta^ala apprend à son Prophète, qu’il y a autour de Médine des gens de la campagne qui sont hypocrites (c’est-à-dire qu’ils montrent qu’ils sont musulmans alors qu’ils ne le sont pas) et qu’il y a même des gens de Médine. Et là, il y a la preuve de ce que nous avançons, c’est que cette ville a été appelée « al madinah  », Médine. Et que même dans cette ville, il y avait à cette époque-là des hypocrites c’est-à-dire des gens qui montraient qu’ils étaient musulmans alors qu’ils ne l’étaient pas. Et dans la qualification dans ce verset : « Tu ne les connais pas et que nous les connaissons . »

 
Et également dans  sourat At Tawbah, verset 120, là encore les gens de Médine, ils ont été appelé ainsi « al madina » et ceux qui sont autour d’eux parmi les gens de la campagne, n’ont pas à retarder et à se mettre en retrait par rapport au Messager de ALLAh lorsqu’il les sollicite.
Et là encore dans le verset 60, de sourat Al ‘Ahzab, il y a eu la mention de Médine. 
Sourat Al Mounafiqoun, verset 8, là encore il est question de Médine. Tout comme ce nom là de Médine est parvenu dans nombreux hadiths. Et cette appellation, « al madinah » c’est le nom connu par les gens du commun et les gens qui ont un haut degré. Les savants tout comme les gens du commun, ils connaissent tous cette appellation de Médine. Donc dès lors que ce nom est employé comme quelqu’un qui entend «al madinah  » immédiatement les musulmans savent qu’il s’agit de Médine l’illuminée, la ville du Prophète. Si quelqu’un parle en arabe et qu’il dit « al madinah  » alors il faut qu’il précise de quelle ville il s’agit parce que littéralement comme on a dit « al madinah » signifie la ville mais les gens du commun, les savants, tout le monde ont eu cette habitude que lorsqu’on parle de « al madina » la ville, il s’agit Médine l’illuminée, la ville du Prophète. Et que s’il voulait parler d’une autre ville, il était indispensable qu’il précise. Parmi les noms de Médine, il y a Tabah ou bien Taybah. Et ce nom là « Tabah» ou « Taybah » est dérivé de « At tayyib » le pur, le bon. C’est-à-dire le pur. Pourquoi ? Parce que c’est celui qui est bon, que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré, qui y a résidé et qui est enterré.  C’est une ville qui est bonne grâce au Messager de Allah  ﷺ .

 
Certains savants ont dit : « Le fait que sa terre soit bonne et que son air soit bon est une preuve qui témoigne de la validité de cette validation. Pour ce qui est des preuves qu’elle est bien appelée Tabah , Taybah, les preuves sont nombreuses. Entre autres, il y a ce qu’a rapporté Jabir fils de Samourah que Dieu l’agrée qui a dit : «J’ai entendu le Messager de Allah  ﷺ dire ce qui signifie : « Certes Allah a appelé madinah, : Tabah  .» Il y a également ce qui est rapportépar un compagnon : « Nous étions arrivés en compagnie du Prophète ﷺ depuis Tabouk. Quand nous étions arrivés à proximité de Médine, le Prophète a dit : « Voici Tabah .» Il y a également ce qu’a rapporté Fatimah, la fille de Qais , que Dieu l’agrée, dans le hadith où elle a rapporté ce que le Prophète a dit entres autres à propos de Ad Dajjal, le charlatan, celui qui sera un imposteur, qui prétend la divinité. Et dans ce hadith, elle a cité que le Messager de Allah  ﷺ a dit ce qui signifie : « Voici Taybah.  Voici Taybah . Voici Taybah
Médine l’illuminée dans la jahiliyah était connue sous le nom de Yathrib et elle a été citée dans le Qour’an honorée, une parole attribuée aux associateurs qui signifie : « Lorsqu’un groupe d’entre eux ont dit : « Ô vous les habitants de Yathrib, vous n’avez rien à faire, retournez chez vous. » Et le Prophète ﷺ  n’a pas apprécié ce nom là mais il a donné l’ordre qu’il soit changé par le nom de madinah, Tabah ou Taybah. Et parmi les preuves que le Messager ﷺ n’a pas apprécié qu’elle soit appelée ainsi, il y a ce qui est rapporté : « Le Messager de Allah  ﷺ  a dit ce qui signifie : « Celui qui a appelé madinah « Yathrib » alors qu’il fasse l’istighfar à Allah ^azza wa jall. Elle s’appelle Tabah. » Et bien sûr ici quand l’auteur explique « il n’a pas apprécié », c’est-à-dire que c’est déconseillé mais ça ne fait pas tomber dans un péché et Dieu sait plus que tout autre.

L’amour que vouait le Prophète  ^alayhi s-salatou wa s-salam à Médine l’illuminée

Il n’y a pas de doute que l’amour que portait le Prophète ﷺ  était compté comme un des faits remarquables de cette ville illuminée. Il est parvenu à de nombreux hadiths qui montrent l’amour que le Messager de Allah portait dans son cœur envers cette ville bénie. Il y a ce qu’a rapporté ^A’ichah que Allah l’agrée que le Messager de Allah  ﷺ a dit ce qui signifie : «Ô Allah fait nous aimer Médine tout comme nous aimons la Mecque ou plus intensément encore. » Il y a ce qu’a rapporté ^Abdou l-Lah, le fils ^Oumar que Allah les agrée tous les deux que le Messager de Allah  ﷺ a dit ce qui signifie : « J’ai su parfaitement que la ville que Dieu ^azza wa jall  agréé le plus c’est la Mecque et si mon peuple ne m’a pas amené à la quitter, je ne l’aurai pas quitté. Ô Allah fait qu’il y ait dans nos cœurs l’amour pour Médine autant que nous avons d’amour dans nos cœurs pour la Mecque. »

L’éminence de la bénédictin de Médine l’illuminée

Cette ville soubhana l-Lah  Allah a fait que c’est une ville bénie et le Prophète ﷺ  lui a fait une invocation de bénédiction pour que Dieu accorde des bénédictions à la ville en elle-même, à ses unités de mesures : son sa^ et son moudd , et à ses fruits, c’est à dire ses récoltes. Et d’après ^Ali Ibnou Talib, que Allah agréé, le Messager de Allah  ﷺ a dit ce qui signifie : « Ô Allah, Ibrabrim était Ton esclave et Ton messager agréé » et il a fait une invocation en faveur des gens de la Mecque pour qu’ils aient des bénédictions : « et moi je suis Ton esclave, Ton Messager, je T’invoque en faveur des gens de Médine pour que Tu leur accordes  des bénédictions dans leur moudd et leur sa^ (leurs unités de mesures, de volume) tout comme Tu as accordé des bénédictions aux gens de la Mecque avec la bénédiction de bénédictions .»
D’après Anas Ibnou Malik, que Allah l’agrée dans le hadith du récit d’une conquête, il a dit : « Nous avions continué notre marche de sorte que lorsque nous étions arrivé aux confins de Médine, le Messager de Allah  ﷺ a regardé la montagne de Ouhoud et a dit ce qui signifie : « Cette montagne nous aime et nous l’aimons.» Puis Le Prophète a regardé en direction de Médine et il a dit ce qui signifie : « Je rends sacré ce qu’il a entre les deux « labah ». « Labah » ça veut dire des pierres noires, c’est-à-dire qu’il y a deux régions où il y a des pierres noires qui délimitent Médine. Une qui est à l’Est et une qui est à l’Ouest. Et donc le Prophète a dit ce qui signifie : « Je rends sacré ce qu’il y a entre les deux « labah », ces deux monticules de pierres noires tout comme Ibrahim a rendu sacré la Mecque. Ô Allah accorde leur des bénédictions dans leur moudd et leur sa^ (les unités de mesure, de volume). »
D’après Hourayrah, que Allah  l’agréé, il a dit : « Les gens lorsqu’ils cueillaient les premiers fruits de la saison, ils les ramenaient au Prophète ﷺ .Et le Messager de Allah  ﷺ prenaient de leurs mains les premiers fruits cueillis de la saison et il disait ce qui signifie : « Ô Allah accorde nous des bénédictions dans nos fruits, Ô Allah  accorde nous des bénédictions dans notre ville. Ô Allah  accorde nous des bénédictions dans notre sa^. Ô Allah  accorde nous des bénédictions dans notre moudd .» Puis il appelait le plus jeune des enfants qui étaient présents et il lui donnait ce fruit pour qu’il le mange. »

La protection, la préservation de Médine l’illuminée contre Al Awra Ad Dajjal

La sortie de l’imposteur, celui qui se déplace beaucoup, qui est imposteur,  est un des grands signes annonciateurs du Jour du jugement. Et cette information fait partie des informations qu’on qualifie de mouttawatir, c’est-à-dire entendue par un grand nombre, transmise à un grand nombre qui rapporte à un grand nombre et ainsi de suite. De sorte que c’est inconcevable qu’ils se soient tous entendus pour mentir. Et lorsqu’il va apparaître à la fin des temps, il va semer le mal sur terre. Il y aura de nombreuses choses extraordinaires qui vont avoir lieu par ses mains. Et entre autres choses extraordinaires, c’est qu’il va visiter toutes les villes du monde en une très courte période. Il ne sera empêché d’entrer dans aucune d’entre elles hormis les deux enceintes sacrées : celle de la Mecque et celle de Médine. Que Dieu les augmente en honneur et en gloire. Il est parvenu à propos du fait que Ad Dajjal, cet imposteur ne va pas fouler la Mecque et Médine des hadith. Entre autres, il y a ce qu’a rapporté Anas Ibnou Malik, que Dieu l’agrée, que le messager de Allah  ﷺ a dit ce qui signifie : « Il n’y a pas une ville sans que l’imposteur hadith va fouler sauf la Mecque et Médine. Il n’y a pas une seule de ses entrées sans qu’elle soit gardée par des anges qui sont en rang qui la surveillent. Et il va faire halte dans un endroit. Médine tremblera à trois reprises et tous mécréants et hypocrites qui s’y trouvaient vont en sortir pour le rejoindre. »

Il y a également ce qui est rapporté à propos du Prophète ﷺ, qu’il a dit ce qui signifie : « Al massih Ad Dajjal, cet imposteur, ne va pas pouvoir entrer à Médine. Médine aura ce jour-là sept portes. Sur chaque porte, il y aura deux anges pour la surveiller. »

La préservation de Médine l’illuminée de la peste

Ta^oun, c’est du même rythme que fa^oul du mot ta^ana et ce n’est pas le sens d’origine qui est visé mais le mot a été utilisé pour indiquer la mort qui est généralisée. Les spécialistes de la langue, les  spécialistes de la jurisprudence et les médecins ont divergé quant à sa définition. La plupart d’entre eux sont d’avis que sa réalité, c’est une sorte de tumeur ou protubérance qui va pousser chez la personne suite à l’ébullition ou au fait que le sang devient très fort ou qui se déverse sur un membre et il va le corrompre. Ce qui est traduit communément par la peste. Ainsi d’après Abou Hourayrah, que Dieu l’agréé le Messager de Allah  ﷺ a dit ce qui signifie : « Sur chaque porte de Médine, il y aura des anges. De sorte que ni la peste ni l’imposteur Ad Dajjal ne pourront y entrer .»


Et d’après Anas Ibnou Malik, que Allah l’agrée, d’après le Prophète  ﷺ, il a dit ce qui signifie : « Médine, Ad Dajjal va essayer d’y entrer et il va trouver des anges qui la garde. Il ne pourra pas s’en approcher ni la peste, si Dieu le veut. »

Le fait que la foi va se restreindre dans Médine l’illuminée

Quelque soit les difficultés dans les différentes villes et ce que les esclaves vont endurer pour leur foi, la foi restera à Médine l’illuminée car c’est à partir d’elle qu’il a jaillit et qu’il a éclairé le monde et remplit le monde.  Ainsi d’après Abou Hourayrah, que Allah l’agréé, le messager de Allah  ﷺ a dit ce qui signifie : « La foi va se recroqueviller dans Médine, va se replier dans Médine tout comme un serpent se replie dans sa tanière ou dans son trou. »


Et d’après le fils de ^Oumar, que Dieu les agréé tous les deux, le Prophète  ﷺ  a dit ce qui signifie : « L’Islam a débuté étrangère et il redeviendra étrangère tout comme elle a commencé et il va se replier dans ses deux mosquées tout comme un serpent se replie dans son trou. »                     
Ibnou Hajar Al-‘Asqalaniy dans Al fath sa parole c’est-à-dire : « Tout comme le serpent sort de son trou pour rechercher ce qui lui permet de survivre et lorsqu’il craint quelque chose il se repli dans son trou, également la foi s’est propagé dans Médine et chaque croyant a en lui-même quelque chose qui lui mène à Médine en raison de son amour pour le Prophète  ﷺ . Et cela concerne toutes les époques parce qu’à l’époque du Prophète  ﷺ les croyants étaient attachés pour apprendre auprès de lui et à l’époque des compagnons et de leur successeurs c’était afin de prendre exemple sur leur guidée et après cela c’était pour visiter sa tombe ﷺ pour accomplir la prière dans sa mosquée pour rechercher les bénédictions par l’observation physique et les traces de ses compagnons.

L’intercession du Prophète SALLA en faveur de celui qui patiente pour le séjour à Médine l’illuminé

Le Prophète ﷺ intercédera et sera témoin le jour du jugement en faveur de celui qui va persévérer et restera ferme à Médine l’illuminé qui patientera face à ses difficultés et qui ne changera pas pour une autre ville. C’est pour cela qu’un certain nombre de compagnons sont attachés à s’y séjourner même dans les moments difficiles et les moments éprouvants. L’intercession « achchafa^ah » consiste à demander le bien en faveur d’autrui et il n’y aura pas quelqu’un qui n’est pas musulman qui va bénéficier de cette intercession. Ainsi le messager de ALLAH SA a dit ce qui signifie : « Mon intercession est réservée pour les grands les pécheurs de ma communauté. »


Ainsi, l’esclave de Az Zoubayr, a rapporté qu’il était un jour assis auprès de ^Abdou l-Lah le fils de ^Oumar au moment de la zizanie et une esclave à lui est venu lui passer le salam. Elle lui a dit : « Je voudrais quitter Médine, Ô ^Abdourrahman. La période est devenue difficile, éprouvante.» C’est alors que ^Abdou l-Lah lui a dit : « Reste plutôt parce que j’ai entendu le Messager de Dieu ﷺ dire ce qui signifie : « Ceux qui patientent à la difficulté de Médine, je serai témoin en leur faveur ou intercesseur au Jour du jugement. » Sa parole ^alayhi s-salatou wa s-salam « témoin ou intercesseur » :

 
–  soit le « ou » est pour partager c’est-à-dire qu’il sera témoin en faveur de certains gens de Médine et intercesseur en faveur du reste,
– soit il est intercesseur pour les désobéissants et témoin en faveur de ceux qui sont obéissants,
–  soit il est témoin pour ceux qui sont morts durant sa vie et intercesseur pour ceux qui sont morts après lui, ou d’autres explications encore.
Et Al-qadi a dit : « Cette particularité est en plus de l’intercession en faveur des désobéissants ou des différentes personnes. C’est une particularité qui a une valeur supérieure à l’intercession qu’il aura aux autres désobéissants, en plus de son témoignage en faveur du reste de la communauté. » Il avait dit d’ailleurs ^alayhi s-salatou wa s-salam à propos des martyrs de Ouhoud : « Je suis témoin en faveur de cela. » Donc le fait qu’il ait spécifié par tout cela, c’est soit quelque chose d’additionnel, soit c’est une augmentation en degré et une part additionnelle. Il a dit également : « Il se peut que le « ou » ici ait le sens du « et » et dans ce cas-là, il sera en faveur des gens de Médine intercesseur et témoin. »

La multiplication de la récompense de la prière dans la mosquée Prophétique

Dieu a fait que la prière dans la mosquée prophétique est meilleure que la prière dans d’autres mosquées hormis la mosquée AL Haram qui se trouve à la Mecque. Et il a fait que la récompense de la prière dans cette mosquée du Prophète équivaut à la récompense de mille prières. Ainsi d’après Abou Hourayrah, que Allah l’agréé, le Messager de Allah  ﷺ a dit ce qui signifie : « Une prière accomplie dans la mosquée que voici est meilleure que mille prière dans d’autres mosquées hormis la mosquée AL Haram », c’est-à-dire celle de la Mecque.

Et d’après Ibnou ^Abbas, que Dieu l’agréé lui et son père, il a dit : « Une femme s’est plainte de maladie, elle a dit : « Si Dieu me guéris je sortirai pour faire la prière à Jérusalem. Elle a guéri, elle s’est préparé pour aller faire la prière à Jérusalem. Maymounah, l’épouse du Prophète  ﷺ, est venue la saluer et elle lui a annoncé ce qu’elle envisageait de faire. C’est alors que Maymounah lui a dit : « Assieds toi et mange de ce que je t’ai préparé et fais la prière plutôt dans la mosquée du Messager. » Maymounah a dit : « J’ai entendu le Messager de Dieu ﷺ dire : « Une prière dans la mosquée vaut mieux que mille prière dans d’autres mosquées hormis la mosquée de la Ka^bah. »

Le décès du Messager ﷺ à Médine et le fait qu’il y soit enterré

Cette faveur fait partir des plus éminentes des faveurs et des plus honorables. Son corps que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré est le plus honorable des corps. Il n’y pas de doute que l’endroit qui regroupe son corps est bon et béni, surtout que les prophètes que Dieu les honore davantage, ont pour particularité d’être enterré là où il meurt. Et le Prophète ﷺ, lors de la maladie qui a précédé sa mort, il cherchait quand était le jour où il se trouvait dans la pièce de ^A’ichah. Ainsi d’après ^A’ichah que Allah l’agrée, le Messager de Allah  ﷺ, posait la question lors de la maladie qui précédait sa mort, il disait ce qui signifie : « Et demain, je serai chez laquelle de mes épouses ? » Il cherchait quand était le jour de AICHAH. C’est alors que ses épouses ont compris, elles lui ont autorisé à être là où il voulait. Il restait dans la maison de ^A’ichah jusqu’à qu’il soit mort chez elle. ^A’ichah  a dit : « Il est mort le jour où il était chez moi, dans ma maison. Allah a retiré son âme et il avait sa tête qui était posée entre mon cou et ma poitrine et sa salive était mélangée avec la mienne. » Il y a en cela de la part du Prophète ALAHI SALAT l’indication du mérite de l’endroit où il a été enterré. Et c’est ce qu’ont compris les plus grands des compagnons, à leur tête Abou Bakr as-Siddiq, que Dieu l’agrée. Ainsi d’après Salam fils de ^Oubayd qui était un compagnon du Prophète, il a dit : «  Le Messager de Allah  ﷺ, lors de la maladie qui a précédé sa mort, s’est évanoui de douleur puis s’est réveillé. » Jusqu’à la fin du hadith à propos de sa maladie et de son décès que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré.


Et également dans ce hadith, il y a l’annonce de Abou Bakr as-Siddiq, que Allah l’agréé, du décès du Prophète ^alayhi s-salatou wa s-salam et la prière funéraire en sa faveur jusqu’à ce que le rapporteur du hadith  a dit : « Ils ont dit : « Ô toi, le compagnon du Messager de Dieu », il s’adressait à Abou Bakr as-Siddiq : « Est-ce que le Messager de Dieu est mort ? » Il a répondu : « Oui. » Ils lui ont dit : « Ô toi le compagnon du Messager de Allah, est-ce que l’on fait la prière en faveur du Messager de Dieu ? » Il a répondu : « Oui. » Ils lui ont dit : « Comment cela ? » Il a dit : « Certains d’entre vous entrent dans la pièce, ils disent la parole Allahou ‘Akbar pour la prière funéraire, ils font des invocations puis ils sortent. Puis d’autres entrent, ils font la parole Allahou ‘Akbar de la prière funéraire, ils font cette prière, ils font des invocations, puis ils sortent. Ainsi de suite, jusqu’à ce que tout le monde passe. » Ils lui ont dit : « Ô toi le compagnon du Messager de Dieu, est-ce que l’on enterre le Messager de Dieu. » Il a répondu : « Oui. » Ils lui ont dit : « Où ça ? » Il a répondu : « Dans l’endroit où Allah lui a retiré l’âme. Allah ne retire l’âme du Prophète que dans un endroit qui est bon. » Et d’après ^A’ichah, que Allah l’agrée, elle a dit : « Lorsque le Messager de Allah  ﷺ décéda, il y a eu divergences sur l’endroit de son enterrement. Alors Abou Bakr que Dieu l’agrée a dit : « J’ai entendu du Messager de Dieu une parole que je n’ai pas oubliée, il a dit ce qui signifie : « Allah n’a pas fait mourir un prophète ailleurs que l’endroit où Allah agréé qu’il soit enterré. Alors enterrez-le dans l’endroit de son lit. » An Nawawiyy ainsi que As Salihi et d’autres ont rapporté du Qadi riyad l’unanimité que l’emplacement de la tombe du Prophète est le meilleur endroit sur terre et qu’il est meilleur  que la Ka^bah honoré. Et As Salihi a rapporté du Qadi, il a rapporté que la tombe du Prophète est meilleure que le trône, et, que la tombe du Prophète est meilleure que les cieux. Et Médine a d’autres que cela comme nombreux mérites qu’il est difficile d’énumérer vu le contexte. Ainsi Médine fait sortir les mécréants qui y sont enterrés et sa mosquée est l’une des seules mosquées vers lesquelles on peut accomplir un voyage. Et dans sa mosquée, il y a un jardin des jardins du Paradis. Et dans sa mosquée, il y a le minbar, la chah où le Messager ﷺ montait pour donner son discours qui se trouve devant son bassin et dans un des jardins du Paradis. Médine comporte également la mosquée de Qouba’ qui était une mosquée qui a été fondée sur la piété. Médine comporte également la montagne de Ouhoud, cette montagne que Allah agrée et que Son Messager aime. Elle comporte la vallée bénie.

Ô Allah accorde nous de visiter Celui que tu agrées le plus, Ton Prophète élu. Accorde-nous son intercession. Accorde de nous résider à ses côtés. Que Allah l’honore et l’élève davantage en degré ainsi que tous messagers que Allah a envoyés.

Suite Woudouu’ et istinjaa’

Posted in cours général,jurisprudence par chaykhaboulaliyah sur mai 15, 2021
  1. Quelle est la manière recommandée de passer les mains mouillées sur les oreilles dans le woudou’ ?

Il est recommandé de passer la main mouillée sur les oreilles à trois reprises sur la partie apparente et sur la partie qui ne l’est pas avec une eau différente de celle qui a été utilisée auparavant. La manière de faire c’est d’introduire les index dans le trou de l’oreille, puis de les faire passer sur les plis de l’oreille. Ensuite, passer les pouces sur la partie des oreilles qui sont du côté de la tête et la troisième étape est d’accoler les paumes des mains mouillées sur les oreilles.

  1. Quel est le jugement de passer le doigt entre les orteils ?

Il est recommandé de passer un doigt entre les orteils des deux pieds, preuve en est le hadith de At-Tirmidhiyy qui signifie : « Passe ton doigt entre tes orteils ». Il a dit : « Il est recommandé de faire passer son auriculaire de la main gauche en partant du bas des orteils, en commençant avec le plus petit orteil du pied droit et en finissant avec le plus petit orteil du pied gauche. »

  1. Est-il valide de passer la main mouillée sur les pieds et pas sur les khouff, les bottines pour le woudou’ ?

Il n’est pas valide de passer la main mouillée sur les pieds pendant le woudou’ au lieu de les laver. Il n’y a pas de preuve en cela dans le verset en récitant ﴿وَأَرْجُلِكُمْ إِلَى الْكَعْبَيْنِ﴾ avec une kasrah sous le lam, parce que cette kasrah ici, c’est ce que l’on appelle une kasrah pour le voisinage parce que le mot وَأَرْجُلِكُمْ est au voisinage d’un mot qui est avec une kasrah بِرُءُوسِكُمْ . Donc en raison de ce voisinage il y a une des deux récitations de ce verset où on peut réciter avec la kasrah, cela ne veut pas dire pour autant : passez vos mains mouillées sur vos pieds tout comme vous passez vos mains mouillées sur la tête. Ceci est dans le verset :

﴿يَا أَيُّهَا الَّذِينَ ءَامَنُوا إِذَا قُمْتُمْ إِلَى الصَّلاةِ فَاغْسِلُوا وُجُوهَكُمْ وَأَيْدِيَكُمْ إِلَى الْمَرَافِقِ وَامْسَحُوا بِرُءُوسِكُمْ وَأَرْجُلَكُمْ إِلَى الْكَعْبَينِ﴾

Ce qui signifie : « Ô vous qui êtes croyants lorsque vous vous apprêtez à faire la prière alors lavez vos visages, vos mains et avant-bras jusqu’aux coudes, passez vos mains mouillées sur votre tête et vos pieds jusqu’aux chevilles ». Concernant et vos pieds jusqu’aux chevilles, il y a une récitation ou on récite وَأَرْجُلِكُمْ mais c’est une récitation avec une kasrah sous le lam en raison d’un voisinage avec un autre mot qui lui comporte une kasrah tout comme dans le hadith du Prophète ﷺ :

لَوْ دَخَلُوا جُحْرَ ضَبٍّ خَرِبٍ لَدَخَلْتُمُوه

Qui signifie : « S’ils entraient dans la tanière d’un dabb, une vieille tanière, vous les auriez suivis ».  Le dabb c’est un animal comestible de la famille des reptiles, il a une queue qui est rude et al-jouhr c’est sa tanière, son refuge. Donc la preuve ici qu’il y a cette kasrah pour le voisinage c’est ce hadith du prophète à propos de ce dabb, ce reptile qui est comestible : al-jouhr c’est ce que l’on appelle « maf^oul bihi », c’est-à-dire un complément d’objet direct et il est mansoub dans la langue arabe. Le complément d’objet direct, il est toujours avec une fat-hah.  C’est un nom qui a un qualificatif et خَرِبٍ c’est justement l’attribut de ce jouhr, de ce refuge, il est appelé un qualificatif النعت et le qualificatif s’accorde avec ce qu’il qualifie dans la grammaire, c’est-à-dire du point de vue grammatical, il est mansoub avec une fat-hah. Mais le Prophète n’a pas dit جُحْرَ ضَبٍّ خَرِبًا avec la fat-hah sur le ba’ de خَرِب . Le Prophète a dit : جُحْرَ ضَبٍّ خَرِبٍ donc le mot خَرِبٍ est venu avec un tanwin kasrah en raison de son voisinage parce que c’est un mot qui est au voisinage du mot ضَبٍّ qui lui est majrour avec une kasrah. Il en est de même pour le mot أَرْجُلِكُمْ  qui est majrour selon une récitation, car il est au voisinage de رُءُوسِكُمْ qui a une kasrah. Normalement أَرْجُلِكُمْ est mansoub grammaticalement, car c’est un «maf^oul bihi» mais à cause du voisinage, il est avec une kasrah. Ce qui est à retenir de ce que nous venons de dire jusqu’ici, c’est que le mot الرِّجْلُ, le pied c’est un membre qui est à laver et on ne passe pas simplement la main mouillée dessus pour le woudou’. Certains savants ont dit que le pied est un membre sur lequel on passe la main mouillée mais cela est expliqué dans le cas où il est recouvert par un khouff. Ils ont dit : passez la main mouillée sur votre tête et sur les pieds lorsque vous portez des khouff, des bottines, avec les conditions indiquées par les savants de jurisprudence. Les deux manières de réciter, celle avec la fat-hah et celle avec la kasrah sont toutes deux authentifiées et confirmées du Messager de Allah .

  1. Cite certaines choses déconseillées pour le woudou’.

Il est déconseillé de ne pas dire bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim au début, de laver le membre gauche avant le membre droit, de gaspiller de l’eau pendant le woudou’, de laver un membre plus de trois fois, de laver moins de trois fois comme en se limitant à deux fois et il est déconseillé de prononcer des paroles qui ne comportent pas de bien au moment de faire le woudou’.

  1. Parle du gaspillage dans l’utilisation de l’eau pour le woudou’.

Le gaspillage dans l’utilisation de l’eau pour le woudou’ est déconseillé, elle enlève la récompense du woudou’ et elle a un effet sur la récompense de la prière. En effet, le Prophète ﷺ, très souvent, faisait le woudou’ avec un moudd et le moudd c’est le plein de deux mains jointes de taille moyenne. Il arrivait parfois que le Prophète ﷺ utilise jusqu’à six moudd. Ainsi, si la quantité d’eau utilisée pour le woudou’ est d’un moudd ou va jusqu’ à 6 moudd, ceci est conforme à la pratique du Messager ﷺ.

  1. Qu’est-il recommandé de dire lorsque l’on finit de faire le woudou’ ?

Il recommandé au musulman, après avoir fini le woudou’, de se diriger vers la qiblah, de lever le regard vers le haut et de dire cette parole :

أَشْهَدُ أَنْ لا إِلَـهَ إِلَّا اللَّهُ وَحْدَهُ لا شَرِيكَ لَهُ وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّدًا عَبْدُهُ وَرَسُولُهُ

 اللَّهُمَّ اجْعَلْنِى مِنَ التَّوَّابِينَ وَاجْعَلْنِى مِنَ الْمُتَطَهِّرِينَ لِقَوْلِهِ

Qui signifie « Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah Lui Seul Qui n’a pas d’associé et je témoigne que Mouhammad est Son esclave et Son Messager. Ô Allah, fais que je sois au nombre de ceux qui font le repentir et fais que je sois au nombre de ceux qui se purifient. ». Preuve en est la parole du Prophète ﷺ :

مَا مِنْكُمْ مِنْ أَحَدٍ يَتَوَضَّأُ فَيُسْبِغُ الْوُضُوءَ ثُمَّ يَقُولُ أَشْهَدُ أَنْ لا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ وَحْدَهُ لا شَرِيكَ لَهُ وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّدًا عَبْدُهُ وَرَسُولُهُ إِلَّا فُتِحَتْ لَهُ أَبْوَابُ الْجَنَّةِ الثَّمَانِيَةُ يَدْخُلُ مِنْ أَيِّهَا شَاءَ

Ce qui signifie : « Pas un d’entre vous qui fasse le woudou’, qui le fasse de la manière parfaite, puis qui dise cette invocation :

أَشْهَدُ أَنْ لا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ وَحْدَهُ لا شَرِيكَ لَهُ وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّدًا عَبْدُهُ وَرَسُولُهُ

sans qu’il ne lui soit ouvert les huit portes du paradis. Il y entrera par n’importe laquelle des portes qu’il voudra. » rapporté par Mouslim. Et At-Tirmidhiyy a rajouté dans sa version :

اللَّهُمَّ اجْعَلْنِى مِنَ التَّوَّابِينَ وَاجْعَلْنِى مِنَ الْمُتَطَهِّرِينَ

  1. Quelles sont les conditions pour pouvoir passer la main mouillée sur les khouff ?

Il est permis de passer la main mouillée sur les bottines, les khouff, pour le woudou’ au lieu de laver les pieds sous cinq conditions :

  1. Les deux khouff doivent être purs,
  2. Les khouff, les bottines, doivent cacher la totalité du pied, chevilles comprises, de tous les côtés c’est-à-dire de la partie latérale et en bas mais pas forcément par le haut,
  3. Il faut que l’on puisse marcher avec pour les besoins d’un voyageur,
  4. Les khouff doivent être imperméables à l’eau,
  5. Chausser les bottines après avoir terminé la totalité de sa purification, c’est-à-dire après avoir fini le woudou’.
  1. Quelle est la manière recommandée pour passer la main mouillée sur le khouff ?

La sounnah est de passer la main mouillée sur le dessus du khouff, de la bottine, et par dessous du khouff une fois seulement avec de l’eau. Il pose sa main droite au niveau de ses orteils par en haut et la main gauche sous son talon c’est-à-dire l’arrière du pied puis il fait passer sa main droite de l’avant des orteils vers la jambe et la main gauche de dessous le talon jusqu’aux orteils par en bas et il écarte un peu les doigts pour cela. 

  1. Quelle est la durée de l’autorisation de passer la main mouillée sur les khouff ?

Celui qui est en voyage, d’un voyage qui permet de raccourcir la prière, peut bénéficier de cette autorisation de passage de main mouillée durant trois jours nuits comprises. Celui qui est résident, peut bénéficier de cette autorisation pendant un jour et une nuit. En raison du hadith de Mouslim d’après Chourayh fils de Hani’ qui a dit : « J’ai interrogé ^Aliyy Ibn Abi Talib à propos du passage des mains mouillées sur les bottines, les khouff, il m’a répondu que le Messager de Allah ﷺ a autorisé trois jours et trois nuits pour le voyageur et un jour et une nuit pour le résident et celui qui fait un voyage dans lequel il est désobéissant, il a la même autorisation que celui qui est résident. » La durée est comptabilisée à partir du moment où il rompt son woudou’ après avoir mis les khouff et non pas à partir du moment où il s’est chaussé, ni à partir du moment où il a passé la main mouillée la première fois dessus.

  1. Que fait celui qui veut faire le woudou’ ou le ghousl et qu’il y avait un de ses membres qui était malade, que l’eau lui est nuisible et qu’il n’avait pas de pansement sur son membre malade ?

S’il n’avait pas de pansement ou d’attelle sur la partie malade, il devra faire le tayammoum pour le visage et les mains et laver les membres qui sont sains. Il n’est pas un devoir pour lui de passer la main mouillée sur l’emplacement où il y a la maladie, et ce n’est pas un devoir pour lui de refaire la prière lorsqu’il guérira.

  1. Comment faire le woudou’ pour celui qui avait la maladie sur la main et qui n’avait pas de pansement dessus ?

Celui qui fait le woudou’, il lave le visage avec l’intention de faire le woudou’, ensuite il fait le tayammoum pour le visage et les mains avec une terre qui est purificatrice puis lave l’emplacement qui est sain de ses mains et de ses avant-bras. Pour ce qui est de l’emplacement qui est malade, il ne le lave pas parce que l’eau lui est préjudiciable. Il ne passe pas la main mouillée dessus non plus parce qu’il n’y a pas de pansement, ni d’attelle dessus puis il poursuit son woudou’, il passe la main mouillée sur la tête et se lave les pieds.

  1. Comment fait le ghousl celui qui est jounoub, qui a un de ses membres malade et qui n’avait pas sur l’emplacement de la maladie de pansement ni d’attelle ?

Il fait le tayammoum.  Les membres du tayammoum sont le visage et les mains avec les avant-bras puis il lave la partie qui est saine de son corps et ce n’est pas un devoir pour lui de passer la main mouillée sur l’emplacement de la maladie parce qu’il n’y a pas d’attelle ou de pansement dessus. Ce n’est pas un devoir non plus de laver cette partie qui est malade parce que l’eau lui est préjudiciable et il ne lui est pas un devoir de refaire la prière quand il sera guéri.

  1. Que fait celui qui a mis un pansement comme un sparadrap sur un emplacement malade et qui voulait faire le woudou’ ou le ghousl ?

Celui qui a mis quelque chose qui cache l’emplacement de la maladie et qu’il lui est préjudiciable de l’enlever et de laver ce qui est recouvert, soit par l’aggravation de la maladie, soit par le retard de la guérison : il va laver ce qui est sain de son corps, il va passer la main mouillée sur la partie qui est malade et recouverte avec une attelle ou un pansement et il fait le tayammoum avec de la terre. Pourquoi passe-t-il sa main mouillée sur le pansement ? Parce que cela remplace le lavage de la partie saine de son corps mais qui a été recouverte par le pansement et qui a empêché l’eau d’y parvenir et le tayammoum c’est ce qui remplace le lavage de la partie qui est malade.

  1. Est-il est un devoir de refaire la prière pour celui qui a posé un pansement ou une attelle sur l’emplacement malade et qui par la suite a fait le woudou’ et la prière ?

S’il a posé le pansement sur un membre qui ne fait pas partie des membres du tayammoum, à savoir le visage, les mains et les avant-bras, comme s’il avait mis son pansement sur le pied : s’il était en état de purification, c’est-à-dire qu’il avait son woudou’, alors il ne devra pas refaire la prière quand il va guérir et quand il enlèvera le pansement.  En revanche, s’il a posé cette attelle ou ce pansement sur un autre membre que les membres du tayammoum alors qu’il n’avait pas le woudou’, il devra refaire par la suite quand il guérira les prières. Par contre, s’il a posé l’attelle ou le pansement sur un des membres du tayammoum comme la main, il devra refaire la prière après l’avoir enlevé c’est-à-dire quand il guérira.

  1. Cite ce qui annule le woudou’ ?

Ce qui annule le woudou’ c’est ce qui sort des orifices inférieurs, antérieurs ou postérieurs comme l’urine ou les gaz mais pas le maniyy. Le fait de toucher le sexe d’un humain ou l’anus avec l’intérieur des paumes de ses mains par contact direct, peau contre peau et pour un homme de toucher la peau d’une femme ‘ajnabiyyah c’est-à-dire qui n’est pas une mahram et qui est désirable, peau contre peau c’est-à-dire par le contact direct. La dernière chose qu’il cite c’est la perte de conscience c’est-à-dire la perte du discernement par une folie ou ce qui est de cet ordre ou un sommeil, mais pas le cas de celui qui s’est endormi en étant assis bien calé sur son postérieur, sur le siège qu’il occupe comme la terre ou le dos d’une monture, dans ce cas-là son woudou’ n’est pas annulé parce qu’il est sauf de la sortie de gaz ou ce qui est de cet ordre. Quant à celui sur qui est tombée une najaçah, une substance impure selon la loi de l’Islam, comme sur la main par exemple, cela n’annule pas le woudou’ selon l’unanimité des faqih.

  1. Quel est le jugement de celui qui s’est assuré avec certitude qu’il a fait le woudou’ mais il a douté sur le fait qu’il ait perdu son woudou’ ou pas par la suite ?

S’il était certain d’avoir fait le woudou’ et qu’il a douté sur le fait qu’il ait perdu son woudou’ ou pas après l’avoir fait, alors il considère qu’il a le woudou’. En revanche, s’il était certain qu’il n’avait pas le woudou’ et il a douté simplement sur le fait qu’il ait fait le woudou’ ou pas par la suite, alors il ne se considère pas comme ayant le woudou’.

  1. Qu’est-ce que l’istinja’ ?

L’istinja’ c’est le fait d’éliminer la najaçah, la substance impure selon la loi de l’Islam, de son orifice inférieur, antérieur ou postérieur après avoir fait ses besoins.

  1. De quoi fait-on l’istinja’ et avec quoi le fait-on ?

C’est un devoir de faire l’istinja’ suite à l’émission de toute substance impure selon la loi de l’Islam lorsqu’elle est humide, si elle sort de l’orifice inférieur, antérieur ou postérieur. On fait l’istinja’ avec de l’eau ou avec quelque chose qui est capable d’ôter la substance impure, quelque chose qui soit pur, quelque chose qui soit solide et qui ne soit pas respectable comme une pierre ou une serviette en papier ou en tissu.

  1. Est-il valide de faire l’istinja’ avec quelque chose qui n’est pas capable d’ôter la substance ?

Il n’est pas valide de faire l’istinja’ avec quelque chose qui ne soit pas capable d’éliminer la substance comme par exemple du verre ou du sable.

  1. Quel est le jugement de faire l’istinja’ avec quelque chose d’impur ou quelque chose qui a été rendue impure ?

Il n’est pas valide de faire l’istinja’ avec quelque chose qui est impure selon la loi de l’Islam comme la matière fécale d’un animal, ni avec quelque chose qui a été rendue impure comme une pierre salie par de l’urine.

  1. Est-il valide de faire l’istinja’ avec quelque chose d’humide ?

Il n’est pas valide de faire l’istinja’ avec quelque chose d’humide comme un chiffon humide ou une serviette en papier qui est humide.

  1. Est-il valide de faire l’istinja’ avec quelque chose qui ne soit pas sèche et solide ?

Il n’est pas valide de faire l’istinja’ avec quelque chose qui n’est pas solide comme de la boue qui s’est agglomérée.

  1. Quel est le jugement de faire l’istinja’ avec ce qui est respectable ?

Il est interdit de faire l’istinja’ avait quelque chose de respectable comme du pain. Pour ce qui est de l’istinja’ avec des feuilles sur lesquelles il y a de la Science de la religion c’est de l’apostasie et de la mécréance si la personne est au courant de ce qu’il y a sur ces feuilles.

  1. Parle de la manière de faire l’istinja’ avec de l’eau et la manière de faire l’istinja’ avec de la pierre.

L’istinja’ avec de l’eau a lieu en versant de l’eau jusqu’à ce que l’endroit soit purifié. Pour ce qui est de l’istinja’ avec la pierre, c’est en passant trois fois la pierre ou plus sur l’endroit à nettoyer jusqu’à ce qu’il soit nettoyé même s’il reste des traces.

  1. Cite certains actes recommandés et certains actes déconseillés pour l’istinja’.

Il est recommandé de rapprocher sa jambe droite de son tronc, en étant accroupi, en s’appuyant sur son pied gauche lorsque l’on est assis parce que ceci est plus facile pour faire sortir ce qui va sortir. Il est déconseillé d’uriner debout, sauf s’il y a une excuse. Il ne parle pas par respect sauf s’il y a une nécessité, ni avec des paroles communes, ni avec des évocations de Dieu. S’il éternue, il loue Allah par son cœur et non pas par sa langue. Il ne fait pas l’istinja’ avec la main droite en raison du hadith de Mouslim d’après Salman qui a dit que le Messager de Allah ﷺ nous a défendu de faire l’istinja’ de la main droite. S’il le fait quand même c’est valide mais c’est déconseillé. Il est recommandé de faire al-‘istibra’. Al-‘istibra’ consiste à faire sortir le reste de l’urine après que le flux soit arrêté c’est à dire c’est recommandé dans le cas où il ne craint pas qu’il descende seul. Comment le fait-il sortir ? En se raclant la gorge ou ce qui est de cet ordre. En revanche, s’il craint que le reste de l’urine sorte suite à un effort ou autre alors c’est un devoir de faire l’‘istibra’. Il secoue la verge à trois reprises en raison du hadith du Prophète ﷺ :

إِذَا بَالَ أَحَدُكُمْ فَلْيَنْتُرْ ذَكَرَهُ ثَلاثَ مَرَّاتٍ

Ce qui signifie « Si l’un d’entre vous urine alors qu’il secoue à trois reprises la verge. », hadith rapporté par Ibn Majah. Il convient qu’il mette l’intention de faire l’istinja’ et qu’il accomplisse des actes recommandés et qu’il délaisse les actes déconseillés pour obtenir la récompense de la part de Dieu.

  1. Quand faut-il absolument utiliser l’eau pour l’istinja’ suite à l’urine ?

Si l’urine a séché ou si elle a dépassé le gland, il est indispensable d’utiliser l’eau pour la validité de l’istinja’.

  1. Quand faut-il absolument utiliser l’eau pour l’istinja’ suite à l’émission des selles ?

Si les selles ont séché ou qu’elles ont dépassé les parties accolées des deux fesses dans la position debout, alors il est indispensable d’utiliser l’eau pour la validité de l’istinja’.

  1. Qu’est-il recommandé de dire en entrant pour celui qui veut aller faire ses besoins et qu’est-il recommandé de dire en sortant de l’endroit où il fait ses besoins ?

Il est recommandé d’entrer à l’endroit où l’on fait ses besoins avec le pied gauche et d’en sortir avec le pied droit. Il est recommandé de dire :

بِسْمِ اللَّهِ اللَّهُمَّ إِنِّى أَعُوذُ بِكَ مِنَ الْخُبُثِ وَالْخَبَائِثِ

Ce qui signifie : « Je demande à ce que Allah me préserve de la nuisance des démons mâles et femelles. » La basmalah, la parole bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim c’est pour être voilé des yeux des jinns. Il est recommandé de dire lorsqu’il sort de là où il faisait ses besoins :

غُفْرَانَكَ الْحَمْدُ لِلَّهِ الَّذِى أَذْهَبَ عَنِّىَ الأَذَى وَعَافَانِى

C’est à dire : « Je remercie Allah d’avoir évacué de mon corps ce qui, s’il était resté à l’intérieur, aurait été une cause de nuisance pour moi et qui a fait que je garde ma bonne santé. ».

Q & R Purification : Le wouDouu’

Posted in cours général,islam,jurisprudence par chaykhaboulaliyah sur mai 2, 2021
  1. Qu’est-ce que la purification ?

La purification c’est de faire ce qui rend la prière permise à savoir le woudou’, le ghousl, le tayammoum ou l’élimination de najaçah.

  1. Quelle est la preuve qu’il n’est valide de lever un état de hadath et d’éliminer une substance impure qu’avec de l’eau purificatrice ?

Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit dans sourat An-Niça’ :

﴿فَلَمْ تَجِدُوا مَاءً فَتَيَمَّمُوا﴾

Ce qui signifie : « lorsque vous ne trouvez pas d’eau alors faites le tayammoum ».

Et le Messager de Allah ﷺ, lorsque le campagnard avait uriné dans la mosquée, il a dit :

صُبُّوا عَلَيْهِ ذَنُوبًا مِنْ مَاءٍ

Ce qui signifie : « versez dessus un seau rempli d’eau », tout comme cela a été rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim. L’ordre ici est pour indiquer l’obligation. Si autre que l’eau pouvait lever le hadath ou éliminer la substance impure, il n’aurait pas été un devoir de laver l’urine avec de l’eau, ni de faire le tayammoum quand on n’en dispose pas.

  1. Quelles sont les différentes eaux avec lesquelles il est valide de faire la purification ?

Les eaux avec lesquelles il est valide de faire la purification sont au nombre de sept : l’eau de la pluie, l’eau de la mer, l’eau de la rivière, l’eau du puit, l’eau de source, l’eau de la neige et l’eau de la grêle, c’est-à-dire l’eau qui est obtenue après leurs fontes respectives.

  1. Qu’est-ce que le woudou’ ?

Le woudou’, c’est utiliser l’eau sur des membres bien particuliers en commençant avec l’intention. Le woudou’ est une condition pour la validité de la prière en raison de Sa parole, exempté de toute imperfection soit-Il :

﴿يَا أَيُّهَا الَّذِينَ ءَامَنُوا إِذَا قُمْتُمْ إِلَى الصَّلاةِ فَاغْسِلُوا وُجُوهَكُمْ وَأَيْدِيَكُمْ إِلَى الْمَرَافِقِ وَامْسَحُوا بِرُؤُوسِكُمْ وَأَرْجُلَكُمْ إِلَى الْكَعْبَيْنِ﴾

Ce qui signifie : « Ô vous qui êtes croyants lorsque vous vous apprêtez à faire la prière, alors lavez vos visages, vos mains ainsi que vos avant-bras jusqu’aux coudes, passez vos mains mouillées sur votre tête et lavez vos pieds jusqu’aux chevilles ».

  1. Cite un hadith qui indique le mérite du woudou’.

An-Naça’iyy a rapporté dans ses Sounan que le Messager de Allah ﷺ a dit :

مَنْ تَوَضَّأَ كَمَا أُمِرَ وَصَلَّى كَمَا أُمِرَ غُفِرَ لَهُ مَا تَقَدَّمَ مِنْ ذَنْبِهِ

Ce qui signifie : « Celui qui fait le woudou’ tout comme il en a reçu l’ordre, puis a fait la prière tout comme il en a reçu l’ordre, il lui sera pardonné ses péchés antérieurs », c’est-à-dire les petits péchés, même s’il en avait commis des milliers et des milliers. Ces petits péchés ne seront effacés par le woudou’ que pour celui qui l’aura fait parfaitement, c’est-à-dire d’un woudou’ qui est conforme au woudou’ du Messager de Allah ﷺ. Ainsi, il convient de ne pas gaspiller l’eau utilisée pour le woudou’, ne pas laver plus que trois fois chaque membre, ne prononcer pendant le woudou’ que des paroles de bien, évoquer le nom de Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, au tout début du woudou’, se laver les membres en passant la main avec ad-dalk sur tous les membres, passer la main mouillée sur la totalité de sa tête, que l’intention soit pour rechercher l’agrément de Dieu, comme en disant par le cœur : je fais le woudou’ par recherche de l’agrément de Allah et que l’eau soit d’une source licite qu’il est permis d’utiliser.

  1. Cite les piliers du woudou’.

Les piliers du woudou’ sont au nombre de six : l’intention, le fait de se laver le visage, le fait de se laver les mains jusqu’aux coudes, avant-bras et coudes compris, passer la main mouillée sur une partie de la tête, laver les pieds jusqu’aux chevilles et respecter l’ordre. Le pilier fait partie du woudou’ et sans lui, le woudou’ n’est pas valide.

  1. Cite quelques actes recommandés du woudou’.

Parmi les actes recommandés du woudou’ il y a la tasmiyah, c’est-à-dire le fait de dire bismilLah au moment de laver les mains, laver les mains trois fois, utiliser le siwak, se rincer la bouche, inspirer de l’eau et se moucher, le triplement du lavage des membres, commencer par la droite avant la gauche pour ce qui est des mains, des avants bras et des pieds, passer les doigts entre les doigts de la main et les orteils, passer les mains mouillées sur les oreilles, la partie apparente et la partie cachée, passer la main mouillée sur la totalité de la tête, utiliser peu d’eau, passer la main sur les membres pour les laver, laver un membre avant que le précédent ne sèche, faire la ghourrah, il s’agit de laver au-delà de la limite obligatoire du visage de tous les côtés, et at-tahjil, c’est-à-dire laver au-delà de la limite obligatoire des avants bras et des pieds.

  1. Parle de la manière de faire le woudou’ qui soit conforme à la sounnah.

Lorsque la personne s’apprête à faire le woudou’, elle commence son woudou’ avec l’intention d’être récompensée pour les actes recommandés qui précèdent le lavage du visage. Elle dit par exemple par son cœur : j’accomplis les actes recommandés du woudou’ pour me rapprocher de l’agrément de Dieu. Il est également recommandé de se diriger vers la qiblah, de se laver les mains trois fois en passant les doigts entres les doigts de l’autre main et d’évoquer le nom de Allah au moment de laver les paumes des mains. Délaisser l’évocation du nom de Dieu, la tasmiyah, pour le woudou’ est déconseillé. Quant à celui qui oublie de dire la tasmiyah au début de son woudou’ et qu’il s’en rappelle pendant le woudou’, il la récite en disant : bismilLahi ‘awwalahou wa ‘akhirah, qui signifie : par le nom de Allah au début et à la fin. Il est également recommandé d’utiliser peu d’eau pour le woudou’ et après avoir lavé les mains, il est recommandé d’utiliser le siwak, le frottoir à dents, puis de se rincer la bouche et le nez à trois reprises en remplissant le creux de la main avec de l’eau et en introduisant l’eau dans la bouche et le nez, ensuite cracher et se moucher. Il est recommandé de faire cela avec exagération c’est-à-dire de faire parvenir l’eau au fond de la bouche et des deux côtés des dents lorsque l’on se rince la bouche et d’inspirer l’eau jusqu’à la faire parvenir à la limite du point de nasalisation, al-khaychoum, excepté durant le jeûne. Et il est recommandé de dire les deux témoignages :

أَشْهَدُ أَنْ لا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ وَحْدَهُ لا شَرِيكَ لَهُ وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّدًا عَبْدُهُ وَرَسُولُهُ

et de les répéter pendant le woudou’. Il est déconseillé de parler le langage des gens dans lequel il n’y a pas de bien. Par la suite, il est recommandé de mettre l’intention dans le cœur au tout début du lavage du visage sans que ce soit une condition de le dire par la bouche : je fais le woudou’ pour gagner des récompenses de la part de Dieu, puis laver le visage c’est-à-dire la partie apparente du visage à trois reprises. Il est recommandé de commencer à laver le visage par la partie haute du visage. Parmi les choses qu’il est un devoir de laver du visage, il y a la partie rouge qui apparait des lèvres lorsque la bouche est fermée et la partie apparente des paupières lorsqu’elles sont fermées. Il n’est pas un devoir de laver l’intérieur de l’œil ni l’intérieur de la bouche, ni l’intérieur du nez. Pour ce qui est de la limite du visage, du point de vue de la longueur, elle débute là où les cheveux commencent à pousser chez la plupart des gens et elle va jusqu’au menton qui est la partie la plus basse de la mâchoire inférieure sur laquelle pousse les dents du bas. Pour ce qui est de la largeur, elle est du tragus d’une oreille à l’autre tragus, mais le tragus ne rentre dans ce qu’il est un devoir de laver.

S’il y a une légère pilosité sur le visage, il est un devoir de la laver et de faire parvenir l’eau jusqu’à la peau. En revanche, si la pilosité est épaisse, il n’y a pas d’astreinte à laver ce qui est à l’intérieur excepté pour ce qui suit : les sourcils, la moustache, les poils qui poussent sous la lèvre inférieure, les cils qui sont les poils qui poussent sur les limites des paupières, les poils qui poussent sur les fronts et les poils qui poussent sur la partie latérale du visage, au niveau des oreilles. Toutes ces parties citées, il est un devoir d’en laver l’intérieur même si la pilosité est épaisse. Ce qui est épais, c’est ce dont on ne voit pas la peau à travers et ce qui est léger c’est le contraire. Si la barbe pousse vers le bas à partir du côté du menton et qu’elle dépasse la limite du visage, il est un devoir de faire couler l’eau sur la partie apparente et il est recommandé d’introduire les doigts des mains dans la barbe épaisse à partir du bas de la barbe. Il est également de recommandé de faire al-ghourrah, c’est-à-dire de laver une partie de ce qui entoure le visage. Ensuite il est recommandé de laver les mains et les avants bras à trois reprises, coudes compris, avec ce qu’il y a dessus comme pilosité et ongles en commençant par l’extrémité de la main, les doigts, et de laver la main droite avant la main gauche : commencer par la gauche est déconseillé. Il est recommandé de croiser les doigts des deux mains à chaque lavage et de passer la main en même temps que l’on passe l’eau, c’est-à-dire de l’accompagner avec la main sur le membre à laver. Il est recommandé de faire à la suite c’est-à-dire de laver un membre avant que le précédent ne sèche. Il est recommandé de faire at-tahjil c’est-à-dire de laver au-delà de la limite du coude mais de ne pas laver l’épaule.

Ensuite, passer la main mouillée sur une partie de la tête à titre d’obligation. Il est recommandé de passer la main mouillée sur la totalité de la tête en commençant par l’avant de la tête, en posant ses deux mains dessus. Coller bout à bout les deux index, l’index de la main droite et l’index de la main gauche, poser les pouces sur les tempes dont les emplacements sont entre l’œil et l’oreille, puis faire passer les mains de l’avant de la tête vers l’arrière puis les ramener à la position initiale. Faire cela à trois reprises. Ensuite, passer la main mouillée sur les oreilles c’est-à-dire la partie apparente qui correspond à ce qui est du côté de la tête et la partie intérieure qui est du côté du visage avec une nouvelle eau. La manière recommandée de faire est de suivre avec ses deux index les plis de l’oreille et de passer le pouce sur la partie apparente qui est du côté de la tête, ensuite d’introduire les deux index dans la trompe, puis après avoir sorti l’index, poser les paumes des mains mouillées sur les oreilles. Ensuite laver les pieds avec les chevilles à trois reprises et ce qu’il y a sur les pieds comme pilosité, ongles et fissure. Les chevilles, ce sont les deux os protubérants des deux côtés du pied au point de rencontre entre le pied et la jambe. Il est recommandé de laver un peu au-dessus des chevilles, et de passer entre les orteils l’auriculaire de la main gauche à partir du bas des orteils en commençant par le petit doigt du pied droit et en terminant avec le petit orteil du pied gauche. Il est recommandé d’utiliser la main gauche pour laver les pieds. Après avoir fini le woudou’, il est recommandé de se diriger vers la qiblah et de lever le regard vers le haut et de dire :

أَشْهَدُ أَنْ لا إِلَـهَ إِلَّا اللَّهُ وَحْدَهُ لا شَرِيكَ لَهُ وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّدًا عَبْدُهُ وَرَسُولُهُ اللَّهُمَّ اجْعَلْنِى مِنَ التَّوَّابِينَ وَاجْعَلْنِى مِنَ الْمُتَطَهِّرِينَ سُبْحَانَكَ اللَّهُمَّ وَبِحَمْدِكَ أَشْهَدُ أَنْ لا إِلَهَ إِلَّا أَنْتَ أَسْتَغْفِرُكَ وَأَتُوبُ إِلَيْكَ

Ce qui signifie : « Je témoigne qu’il n’est de dieu que Dieu Lui seul Il n’a pas d’associé, je témoigne que Mouhammad est Son esclave et Son Messager, Ô Allah, fais que je sois au nombre de ceux qui font le repentir, fais que je sois au nombre de ceux qui se purifient. Tu es exempt d’imperfection, Ô Allah je Te remercie, je témoigne qu’il n’est de dieu que Toi, je Te demande de me pardonner et d’accepter mon repentir. »

  1. Est-il un devoir de faire parvenir l’eau jusqu’à l’intérieur de la barbe épaisse de l’homme et l’intérieur de ses favoris qui sont épais lors du woudou’ ?

Il n’est pas un devoir de laver l’intérieur de la barbe épaisse de l’homme et les deux ^aridh qui sont épais. On distingue deux choses en arabe, al-lihyah, ce sont les poils qui poussent au niveau du menton et les deux ^aridh, qui sont les poils qui poussent au niveau de la mâchoire inférieure des deux côtés. Ces deux parties, si elles sont épaisses il n’est pas un devoir d’en laver l’intérieur dans le woudou’. C’est épais lorsqu’on ne voit pas la peau à travers.

  1. Est-il un devoir de laver la barbe qui dépasse le niveau du menton vers le bas lors du woudou’ ?

Quand la barbe est épaisse et qu’elle dépasse la limite du visage, il est un devoir de verser dessus de l’eau sur la partie apparente en tant que prolongement de la limite du visage, c’est-à-dire sur la partie de la barbe qui pousse au niveau du menton vers le bas. Le menton est la limite des deux mâchoires inférieures, ce sont les os qui commencent en dessous des oreilles et qui finissent vers la partie basse du visage.

  1. Qu’est-ce que l’emplacement dit de at-tahdhif ? Est-il un devoir de le laver pour le woudou’ ?

L’emplacement de at-tahdhif, ce sont les cheveux qui rentrent dans le front dans la partie supérieure, qui sont au niveau latéral du crâne des deux côtés entre ce que l’on appelle an-naz^ah et la partie élevée de l’oreille. An-naz^ah est la limite où il n’y a plus de cheveux des deux côtés de l’avant du crâne et le haut de l’oreille, c’est le point de contact entre l’oreille et la tête. Si quelqu’un tendait un fil à partir de an-naz^ah jusqu’à la partie haute de l’oreille, les cheveux qui sont en dessous de ce fil du côté du visage doivent être lavés et ce qui est au-dessus du fil du côté de la tête, ce n’est pas un devoir de le laver.

  1. Est-il un devoir de laver les saletés qu’il y a sous les ongles pour le woudou’ et le ghousl ?

Les saletés qui peuvent rester sous les ongles, les savants ont divergé à leur sujet : est-ce que cela invalide la purification ? Certains ont dit que c’est excusé pour le woudou’ et le ghousl et d’autres ont dit ce n’est pas excusé, c’est un devoir de les enlever.

  1. Quel est le jugement d’évoquer Allah dans l’endroit où l’on fait ses besoins ?

S’il évoque Allah avec sa langue dans l’endroit où l’on fait ses besoins, ceci est déconseillé. Mais s’il évoque Allah dans l’endroit où on se lave et dans lequel il n’y a pas où faire ses besoins, c’est-à-dire que c’est un endroit que l’on utilise uniquement pour se laver et pas pour faire ses besoins alors ce n’est pas déconseillé d’évoquer Allah.

  1. Parle du siwak.

Le siwak c’est ce qui permet de se frotter les dents que ce soit de l’arbre de al-‘arak ou autre. L’utilisation du siwak est recommandée pendant le woudou’ et lorsqu’on s’apprête à faire la prière. Parmi ses bénéfices, le siwak permet de purifier la bouche, il renforce la gencive, il multiplie les récompenses, il blanchit les dents, il aide à mieux articuler les lettres, il rappelle le témoignage au moment de la mort, il aide à la sortie de l’âme, il renforce l’intelligence et la vue et c’est une cause pour avoir beaucoup de subsistance. Il est également recommandé d’utiliser le siwak avec la main droite et de faire passer le bâton du côté droit de la bouche puis sur le palais de la bouche doucement et sur la partie horizontale des molaires.

  1. Quelle est la manière recommandée de passer la main mouillée sur la tête pendant le woudou’ ?

Il est recommandé de passer la main mouillée sur la totalité de la tête. Il commence par l’avant de la tête. Il pose ses deux mains dessus, il colle ses deux index l’un à l’autre, il pose ses pouces sur les tempes, puis il dirige ses mains collées ainsi vers l’arrière du crâne puis il les ramène à l’endroit où il a commencé, puis il fait cela à trois reprises. Les tempes c’est l’emplacement qui se trouve entre l’œil et l’oreille.

Le souHouur

Posted in cours général,islam,jurisprudence par chaykhaboulaliyah sur avril 19, 2021
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La louange est à Allaah, que l’honneur et l’élévation soient accordés au messager de Allaah.

Le souHouur est un acte d’adoration éminent que Allaah ta`aalaa a accordé à ses esclaves musulmans, c’est une recommandation prophétique et un don très précieux.

Celui qui l’applique il en sera rétribué et il obtiendra beaucoup de bienfait et celui qui le délaisse il sera privé de beaucoup de bénédiction et le souHouur renouvelle la vigueur pour les adorations et c’est quelque chose qui augmente l’application des jeûneurs dans leur jeûne. C’est quelque chose qui renforce leurs organes et leur cœur pour accomplir ce que Allaah `zza wa jall agrée ce qui comporte un bien pour eux dans leur religion et dans leur bas monde.

Ainsi Ibnou Maajah, Al Haakim ont rapportés de Ibnou `abbaas que Allaah l’agrée lui et son père que le prophète Sallallaahou `alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Faite vous aidez par la nourriture du saHouur pour le jeûne de la journée et pour les veillées surérogatoires la nuit. »

Le souHouur fait donc partie des causes les plus éminentes dans la loi par lesquelles on recherche à accomplir le jeûne de manière parfaite et les actes d’obéissances.

C’est également une des plus grande tâches qui renforcent celui qui la pratique à délaisser la nourriture et les plaisirs, c’est quelque chose qui permet d’avoir plus de force tout comme c’est une pratique qui est une tradition prophétique. Pour cela, il est indispensable d’éduquer la communauté hommes, femmes, enfants, personnes âgées et de faire en sorte qu’ils s’appliquent, qu’ils grandissent sur cet acte d’obéissance.

Il est recommandé aussi de faire le souHouur en raison du Hadiith de al Boukhaariyy et Mouslim d’après Anas ibn Maalik que Allaah l’agrée que le Prophète a dit ce qui signifie : « Prenez le saHouur car il y a dans le saHouur des bénédictions. »

Alors le faite de consommer, le faite de manger s’appelle « le souHouur » avec le « ou », quant au « saHouur » avec la fat-Hah, c’est ce qui est mangé, c’est la nourriture que l’on mange pendant le souHouur.

Ainsi lorsque le prophète a dit «  tasaHHarouu » il y a une incitation de sa part Sallallaahou `alayhi wa sallam pour sa communauté à prendre le saHouur et c’est un ordre de le faire et une incitations à le faire.

Cet ordre est au titre de la recommandation par Unanimité non pas à titre de l’obligation, c’est-à-dire que ce n’est pas un devoir.

An-Nawawiyy a dit que les savants ont été unanimes à dire que le souHouur est quelque chose de recommandé et qu’il n’est pas un devoir.

Le souHour est réalisé en acte sounnah en consommant en grande quantité ou en petite quantité. Ainsi d’après abouu sa^iid al-khoudriyy que Allaah l’agrée, le messager de Allaah Sallallaahou `alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Le souHour est tout de bénédiction, alors ne l’abandonnez pas, même si l’un d’entre vous prend une gorgée d’eau, Allaah `azza wa jall honore et les anges font des invocations en faveur de ceux qui prennent le saHouur. » Hadiith rapporté par AHmad avec une forte chaine de transmission.

Le temps du souHouur commence par la moitié de la nuit.

Comment calculer la moitié de la nuit ? … On compte combien il y a de temps en heures et en minutes entre le coucher du soleil et le temps de l’aube, puis on divise par deux, et on rajoute ce que l’on trouve au temps de Maghrib.

Les savants ont divergé quant au sens de cette bénédiction et qu’est ce qu’il est visé.

Ibnou Hajar a dit dans son livre « FatHoul  baarii » un livre qu’il a fait pour l’explication de SaHiiH de Al Boukhaariyy a dit : « la bénédiction dans le souHouur est réalisé par différents moyens. Il s’agit d’abord de pratiquer la tradition prophétique, c’est quelque chose également qui permet de se renforcer pour accomplir les actes d’adorations, c’est quelque chose qui permet de repousser le mauvais caractère ou le mauvais comportement suscité par la faim.

C’est également une cause pour donner une aumône à celui qui mendie à ce moment là ou de se réunir avec quelqu’un pour manger ensemble. C’est également une cause pour évoquer Dieu, pour invoquer Dieu dans ce temps où on espère que l’invocation est exaucée et c’est également une opportunité pour la personne de mettre l’intention de jeûner si elle a oublié de le faire avant de dormir. »

Et ibn daqiiq a dit dans son livre iHkaam al ‘aHkaam que « cette bénédiction il est possible qu’elle se réfère à des sujets de l’au-delà ».

En effet, le fait de pratiquer la tradition prophétique implique d’obtenir la récompense et d’augmenter la récompense, et il est possible que l’intérêt de souHouur soit un bénéfice pour un sujet du bas monde en l’occurrence de renforcer le corps pour pouvoir jeûner et lui faciliter sans que se soit quelque chose d’éprouvant.

Par ailleurs, la sounnah c’est de retarder le souHouur tant que la personne ne se retrouve pas à douter si l’aube est levée ou pas.

La preuve vient du Hadiith rapporté par Al Boukhaariyy et Mouslim que le messager de Alaah Sallallahou `alayhi wa sallam a dit ce qui signifie :

« Ma communauté est dans un bon état tant qu’ils s’empressent de rompe le jeûne et qu’il tarde à prendre le saHouur. »

Et c’est également un moyen qui permet de se renforcer pour accomplir les actes d’adorations.

Si jamais la personne a douté, c’est à dire si elle hésitait si la nuit est finie ou pas ? C’est-à-dire est ce que l’aube s’est levée ou pas ? Alors dans ce cas il n’est pas recommandé pour elle de retarder le souHouur, mais le mieux c’est de ne pas le faire en raison du Hadiith qui est authentique rapporté par an-naçaa’iyy et at-tirmidhiyy qui signifie : « Délaisse ce qui suscite le doute chez toi et attache toi a ce qui ne suscite pas le doute chez toi. Et d’après Zayd ibn Thaabit que Allaah l‘agrée, il a dit : « Nous avons pris le saHouur avec le messager de Allaah Sallallaahou `alayhi wa sallam puis il s’est levé pour faire la prière ». Je lui ai posé la question : « Combien de temps il s’est écoulé entre l’appel à la prière et le souHouur ? »  Il a répondu : « Le temps de réciter 50 ayahs du Qour’aan » Hadiith rapporté par al-boukhaariyy.

Ô Allaah, toi qui existe sans endroit, accorde-nous d’entrer au paradis sans châtiment !

Ô Allaah, Accorde-nous de Te voir alors que nous serons au paradis et que tu es sans endroit !

Ô Allaah nous t’invoquons, exauce nos invocations, ô Allaah pardonne nous nos péchés et nos manquements.

Ô Allaah pardonne aux croyants et aux croyantes, les vivants d’entre eux tout comme les morts.

Parle-moi de croyance de l’Islam !

Posted in cours général,Croyance par chaykhaboulaliyah sur avril 6, 2021
  1. Parle de l’attribut du courage des Prophètes.

Il est un devoir de croire que les Prophètes sont les plus courageux des créatures de Allah. Il n’y a pas parmi eux un seul qui soit peureux, qui soit d’un cœur faible. Un compagnon avait dit lorsque la bataille battait rage, nous nous protégions par le Messager de Allah ﷺ, c’est-à-dire que nous nous protégions par lui lorsque la bataille était à son apogée. Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, a ainsi accordé à notre Prophète Mouhammad ﷺ la force de quarante hommes forts. Quant à la peur naturelle, cela n’est pas impossible au Prophète, comme de craindre l’attaque conjointe des mécréants contre lui pour le tuer. Tout comme cela est parvenu dans le Qour’an à propos de notre Prophète Mouça ^alayhi s-salam qu’il a dit :

﴿فَفَرَرْتُ مِنْكُمْ لَمَّا خِفْتُكُمْ﴾

Al-firar, ne donne pas l’impression du manque de courage, ce n’est pas la fuite.

  1. Parle de l’éloquence des Prophètes.

Il est un devoir de croire que les Prophètes dans leur totalité sont éloquents. Ils parlent d’un langage clair, compréhensible. Il n’y a pas parmi eux quelqu’un qui n’articule pas correctement ou qui bafoue lorsqu’il parle de sorte que sa langue fourche. Il n’y a pas non plus dans leur langue de maladie qui fasse que leur parole soit incompréhensible pour ceux qui l’écoutent. Et Adam ^alayhi s-salam était très éloquent. Il parlait toutes les langues. Il conversait avec ses fils de paroles claires et ce n’était pas avec un langage des signes. Et Adam avait une belle voix. Le Messager de Allah ﷺ a dit :

مَا بَعَثَ اللَّهُ نَبِيًّا إِلَّا حَسَنَ الْوَجْهِ حَسَنَ الصَّوْتِ وَإِنَّ نَبِيَّكُمْ أَحْسَنُهُمْ وَجْهًا وَأَحْسَنُهُمْ صَوْتًا اهـ رَوَاهُ الإِمَامُ أَحْمَدُ

Ce qui signifie : « Allah n’a pas envoyé un seul Prophète sans qu’il ait un beau visage et une belle voix et votre Prophète est celui d’entre eux qui a le plus beau visage et la plus belle voix », rapporté par l’Imam Ahmad. Mouslim a rapporté de Joubayr fils de Mout^im que Dieu l’agrée qu’il a dit : « J’ai entendu le Messager de Allah ﷺ réciter sourat At-Tour ﴿وَالطُّورِ mon cœur a failli s’envoler, c’est-à-dire tellement la voix du Prophète était belle ﷺ. Pour ce qui est de notre Maître Mouça ^alayhi s-salam sa langue était affectée par le charbon qu’il avait pris et placé dans sa bouche quand il était encore enfant devant Pharaon. C’est-à-dire que ce charbon a laissé une légère trace dans la chaire mais n’avait pas affecté son éloquence, ni sa manière de parler, ni sa bonne articulation ni la prononciation les lettres. Et il parlait plutôt correctement. Sa parole était claire, compréhensible, il ne changeait pas une lettre à la place d’une autre, il n’y avait pas en lui quelque chose qui soit considérée comme un défaut chez les gens. Il a invoqué Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, quand la révélation lui est parvenue et il a dit ce qui signifie : « Délivre ma langue », c’est-à-dire que cette trace a disparu de sa langue.

  1. Parle de l’attribut de l’intelligence des Prophètes.

Il est obligatoire que les Prophètes soient extrêmement intelligents, c’est-à-dire perspicaces, il leur est donc impossible la stupidité, c’est-à-dire l’idiotie. Et il n’est pas digne d’eux qu’ils soient idiots car Allah les a envoyés pour qu’ils transmettent le message, qu’ils indiquent la vérité et pour qu’ils donnent les preuves contre les mécréants qui s’entêtent. S’ils avaient été idiots les gens les auraient fuis en raison de leur stupidité et Allah crée toute chose selon une sagesse, Il n’accorde pas le statut de Prophète et le statut de Messager à des stupides.

  1. Parle de certaines choses qui ne sont pas possibles aux Prophètes de Dieu parmi les attributs.

Il est un devoir de croire que Allah, exempté de tout imperfection soit-Il, a préservé les Prophètes du mensonge, de la trahison, de la vilénie, de la vulgarité, du manque de courage, de l’idiotie, c’est-à-dire de la stupidité et les a préservés de la mécréance, des grands péchés et des petits péchés, c’est-à-dire des péchés qui comportent une indécence, une bassesse comme le fait de voler un grain de raisin. Ils sont préservés de tout cela avant de recevoir leur statut de Prophète tout comme après.

  1. Quel est le sens de la trahison ?

La trahison c’est le contraire du conseil. Et il se peut que la trahison ait lieu par les actes comme de consommer quelque chose qui nous a été confiée ou par la parole comme de renier qu’on nous ait confié quelque chose ou encore par l’attitude, comme celui qui fait croire aux gens qu’il est apte à assumer qu’on lui confie des choses alors qu’il ne l’est pas.

  1. Quel est le sens de la vilénie ?

La vilénie est une caractéristique des gens bas, des gens viles, comme le fait de regarder furtivement des femmes ajnabiyyah avec désir.

  1. Qu’est-ce que la vulgarité ?

La vulgarité, c’est le fait d’agir de manière qui soit contraire à la sagesse ou encore de dire des paroles abominables que l’âme considère laides.

  1. Qu’est ce que la couardise (le manque de courage) ?

La couardise, c’est avoir un cœur qui est faible.

  1. Quelle est la signification de Sa parole, exempté de tout imperfection soit-Il, a propos de Youçouf ﴿وَلَقَدْ هَمَّتْ بِهِ وَهَمَّ بِهَا لَوْلا أَنْ رَّأَى بُرْهَانَ رَبِّهِ﴾

Certains exégètes parmi les gens de la vérité ont dit ﴿وَلَقَدْ هَمَّتْ بِهِ﴾ c’est-à-dire que la femme du haut dignitaire d’Egypte avait tenté d’amener Youçouf à commettre l’adultère avec elle. Et le sens de ﴿وَهَمَّ بِهَا﴾  , c’est-à-dire que Youçouf a pensé la pousser pour se débarrasser d’elle. Et la parole ﴿لَوْلا أَنْ رَّأَى بُرْهَانَ رَبِّهِ﴾ , c’est-à-dire que Allah lui a fait savoir : « Que toi Youçouf si tu poussais cette femme, elle va dire à son mari il m’a poussé pour m’obliger à l’adultère. Il ne l’a donc pas poussée. Il lui a plutôt tourné le dos en s’éloignant d’elle. Elle lui a alors déchiré sa chemise par derrière et ce fut une preuve contre elle. Il est donc un devoir de croire que les Prophètes sont préservés de commettre les grands péchés et d’envisager de les faire. Il n’y a pas parmi les Prophètes qui commette la fornication ou qui l’envisage, c’est-à-dire, qui a pour objectif de le faire. Quant à ce qui est rapporté mensongèrement que Youçouf aurait envisagé de commettre la fornication, qu’il aurait ouvert son pagne et qu’il aurait pris la position avec la femme du haut dignitaire avec la position que l’homme a avec son épouse, c’est-à-dire tout comme un homme ferait avec son épouse, cela est infondé et n’est pas digne d’un des Prophètes de Allah.

  1. Parle de l’exemption des Prophètes de tout ce qui repousserait de l’acceptation de l’appel de leur part.

Il est un devoir de croire qu’il est impossible aux Prophètes tout ce qui repousserait les gens de l’acceptation de l’appel de leur part, comme les maladies repoussantes, comme la gale, comme la lèpre, comme le vitiligo, comme le fait que des vers sortent du corps. Ainsi Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, a fait que les Prophètes soient un modèle pour les gens, Il les a envoyés pour appeler à la religion de l’Islam, il n’est donc pas possible qu’ils tombent malades d’une maladie qui repousse les gens d’eux. S’ils pouvaient être atteints de maladies repoussantes, les gens les auraient fuis et Allah crée toute chose selon une sagesse, Il ne fait pas que de telles maladies les atteignent. Quant à la maladie qui est extrêmement douloureuse, même si elle provoque un évanouissement, de telle maladies leur sont possibles. On sait à partir de là que ce que prétendent certains ignorants à propos du Prophète de Allah Ayyoub ^alayhi s-salam (Job), que des vers avaient dévoré son corps et qu’il arrivait qu’un ver tombe, qu’il le reprenait, qu’il le remettait à sa place dans son corps et qu’il lui disait « O toi créature de mon Dieu, mange la subsistance qu’Il t’a accordé », tout cela est pure mensonge et calomnie et cela comporte l’attribution du grand péché à l’un des Prophètes de Dieu parce que nuire à son corps est interdit. Et l’interdiction de tel acte est compris dans la parole de Allah de sourat An-Niça’ :

﴿وَلا تَقْتُلُوا أَنْفُسَكُمْ﴾

Ce qui signifie : « Ne vous tuez pas ». Ainsi, Ayyoub (Job) ^alayhi s-salam, il n’y avait pas de vers qui sortaient de son corps. Cependant Allah l’a éprouvé d’une grande épreuve qui s’est prolongée dix-huit ans, il a perdu ses biens, ses enfants, puis Allah Lui a donné la bonne santé la richesse et lui a accordé à nouveau beaucoup d’enfants.

  1. Parle de la préservation des Prophètes de la mécréance.

Il est un devoir de croire que les Prophètes sont obligatoirement préservés contre la mécréance avant leur statut de Prophète tout comme après. Quant à ce qui est parvenu dans le Qour’an, en l’occurrence la parole de Ibrahim à propos de l’astre quand il l’a vu ﴿هَذَا رَبِّى﴾  c’est sous-entendu une forme interrogative mais qui comporte une réponse négative. C’est comme s’il disait est-ce donc là mon Seigneur comme vous le prétendez ? Quant à Ibrahim ^alayhi s-salam, il savait pertinemment bien avant cela que la divinité n’est que pour Allah, preuve en est Sa parole, exempté de toute imperfection soit-Il, dans le Qour’an :

﴿مَا كَانَ إِبْرَاهِيمُ يَهُودِيًّا وَلا نَصْرَانِيًّا وَلَكِنْ كَانَ حَنِيفًا مُّسْلِمًا وَمَا كَانَ مِنَ الْمُشْرِكِينَ﴾

Ce qui signifie : « Ibrahim n’était ni juif ni chrétien mais il était sur la droiture, musulman, il n’était pas au nombre des associateurs ». Il n’est donc pas permis de croire que Ibrahim ^alayhi s-salam faisait du commerce de statues et qu’il disait aux gens achetez ce qui ne vous profite pas et ne vous nuit pas car les Prophètes ont combattu l’adoration d’autre que Dieu et n’ont pas encouragé les gens à cela.

  1. Parle de la préservation des Prophètes des grands péchés.

Il est obligatoire que les Prophètes soient préservés des grands péchés, c’est-à-dire les grands péchés comme boire de l’alcool, la fornication ou le suicide. Il n’est donc pas permis de croire que notre maître Lout aurait bu de l’alcool, qu’il aurait commis l’adultère, l’inceste avec ses deux filles. Il n’est pas permis de croire non plus que notre maître Younous se serait jeté à la mer pour se suicider. Il n’est pas non plus permis de croire que notre Prophète Mouhammad ﷺ aurait envisagé de se jeter par-dessus du sommet d’une montagne pour se suicider. Celui qui croit cela devient mécréant car le suicide est un grand péché, c’est le plus grave des péchés après la mécréance et l’on ne conçoit pas que cela se produise de la part d’un Prophète. L’interdiction de cela est comprise dans la parole de Dieu dans sourat An-Niça’ :

﴿وَلا تَقْتُلُوا أَنْفُسَكُمْ﴾

Ce qui signifie : « Ne vous donnez pas la mort »

  1. Quelle est la preuve qu’il est possible que les Prophètes commettent un petit péché qui ne comporte pas d’indécence ni de bassesse ?

Parmi les preuves qu’il est possible que les petits péchés qui ne comportent pas de bassesse se produisent de la part des Prophètes, Il y a la parole de Allah dans sourat Taha :

﴿وَعَصَى ءَادَمُ رَبَّهُ﴾

C’est-à-dire que : « ‘Adam a commis une erreur en consommant de l’arbre que Allah Lui a interdit ». Allah Lui a interdit de consommer et il n’a pas obtempéré à cet ordre quand il était au Paradis et cela était avant qu’il ne reçoive la révélation du statut de Prophète. Et ce péché de Adam, n’est pas un grand péché comme le prétendent les chrétiens qui l’appellent le péché capital, mais c’est un petit péché qui ne comporte pas d’indécence ni de bassesse. Le chaytan lui a suggéré de manger de cet arbre sans entrer dans son corps tout comme Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit :

﴿فَوَسْوَسَ إِلَيْهِ الشَّيْطَانُ قَالَ يَا ءَادَمُ هَلْ أَدُلُّكَ عَلَى شَجَرَةِ الْخُلْدِ وَمُلْكٍ لَّا يَبْلَى

Ce qui signifie : « Le chaytan lui a suggéré une mauvaise suggestion, il lui dit Ô Adam, veux-tu que je t’indique l’arbre de la vie éternelle et d’une souveraineté qui n’aura pas de fin », et il est tombé dans la désobéissance, c’est un petit péché qui ne comporte pas d’indécence ou de bassesse de caractère, puis il en a fait le repentir.

  1. Quel est le jugement de celui qui attribue aux Prophètes, un nom qui est laid ?

Il est un devoir de croire que Allah a préservé les Prophètes d’avoir des noms qui sont laids, mauvais, qui dérivent de quelque chose de mauvais ou dont est dérivé quelque chose de mauvais. Celui qui leur attribue un nom abominable et laid, il les aura diminués. Une fois cette règle connue, on comprend qu’il n’est pas permis de dire que le nom du Prophète Lout dérive de al-liwat qui est la sodomie ou que la sodomie dériverait du nom de Lout. Ainsi al-liwat, la sodomie c’est un terme arabe et Lout c’est un prénom qui n’est pas arabe. Comment quelqu’un prétendrait-il que c’est un dérivé de al-liwat – la sodomie – ou que al-liwat la sodomie dériverait du nom de Lout. Et la dérivation de la langue arabe est à partir du substantif (al-masdar) et non pas à partir du verbe. Al-haririyy a dit : « le substantif c’est la base – et quelle base – et c’est à partir de ce substantif qu’on dérive le verbe ».

  1. Cite certaines choses qui sont impossibles aux Prophètes

Il est impossible aux Prophètes la folie, la sénilité et l’influence de la sorcellerie sur leur raison ou leur comportement. Et il n’arrive pas de leurs corps, ni de leurs bouches, ni de leurs vêtements une mauvaise odeur. Il n’y avait pas eu parmi eux quelqu’un qui avait une maladie, un handicap dans son physique, un défaut physique. Il n’y avait pas parmi eux de boiteux ni d’aveugles de naissance.

Jésus, Al Mahdi, Abraham et Mouhammad

Posted in cours général,Croyance,Histoire par chaykhaboulaliyah sur février 14, 2021
  • Quelle est la preuve que ^Iça ^alayhi s-salam était sur l’Islam et pourquoi était-il surnommé Al-Macih ?

 Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit dans sourat ‘Ali ^Imran

﴿فَلَمَّا أَحَسَّ عِيسَى مِنْهُمُ الْكُفْرَ قَالَ مَنْ أَنْصَارِى إِلَى اللَّهِ قَالَ الْحَوَارِيُّونَ نَحْنُ أَنْصَارُ اللَّهِ﴾

Ce qui signifie : « Lorsque ^Iça ^alayhi s-salam, Allah Lui a révélé qu’il y aura des mécréants parmi eux, il a dit qui seront mes partisans ? et les apôtres ont dit, nous nous sommes les partisans », c’est-à-dire « des partisans qui soutenons la religion agréée par Allah ». Il a été révélé à leur sujet :

﴿ءَامَنَّا بِاللَّهِ وَاشْهَدْ بِأَنَّا مُسْلِمُونَ﴾

Ce qui signifie : « Nous avons cru en Allah, et témoigne que nous sommes musulmans ».

Les apôtres, al-hawariyyoun, ce sont des élèves de Jésus, ils étaient sur l’Islam preuve en est leur parole :

﴿وَاشْهَدْ بِأَنَّا مُسْلِمُونَ﴾

Ce qui signifie : « Témoigne que nous sommes des musulmans ». Ceci est une preuve que ^Iça ^alayhi s-salam était sur l’Islam, car c’est lui qui leur a enseigné cette religion. Comment ^Iça aurait une autre religion que l’Islam comme le prétendent certains ignorants alors que Dieu dit :

﴿وَمَنْ يَبْتَغِ غَيْرَ الإِسْلامِ دِينًا فَلَنْ يُقْبَلَ مِنْهُ وَهُوَ فِى الآخِرَةِ مِنَ الْخَاسِرِين﴾

Ce qui signifie : « Celui qui suit autre que l’Islam pour religion elle ne sera pas acceptée de lui, dans l’au-delà il sera au nombre des perdants ». Donc selon leur prétention, Jésus, le Prophète envoyé, serait dans l’au-delà parmi les perdants ? Et Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit dans sourat Al-An^am :

﴿وَكُلًّا فَضَّلْنَا عَلَى الْعَالَمِينَ﴾

Ce qui signifie : « Nous leur avons à tous accordé un degré supérieur au reste des mondes », c’est-à-dire que tous les Prophètes de Allah sont les meilleures des créatures.

Quant au surnom de Jésus Al-Macih, le Messie, il a été dit que c’était en raison de ses nombreux déplacements sur terre afin d’enseigner aux gens la religion agréée par Allah, pour les appeler à l’adoration de Allah Lui Seul. Et il a été dit qu’il a été surnommé ainsi parce qu’il passait (masaha) sa main honorée sur celui qui était lépreux, qui était aveugle de naissance et ils guérissaient par la volonté de Dieu. Mais cela ne veut pas dire que ^Iça avait une autre religion que l’Islam.

  • Quelle est la preuve de la descente de notre Maitre ^Iça ^alayhi s-salam du ciel ?

Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit :

﴿ وَإِنَّهُ لَعِلْمٌ لِّلسَّاعَةِ ﴾

Ce qui signifie : « Il est certes un signe annonciateur du Jour du Jugement », c’est-à-dire que la descente de notre maître ^Iça du ciel est un signe parmi les grands signes annonciateurs du Jour du Jugement. Le Messager de Allah ﷺ a dit :

لَيُوشِكَنَّ أَنْ يَنْزِلَ فِيكُمْ عِيسَى ابْنُ مَرْيَمَ حَكَمًا مُقْسِطًا وَلَيَسْلُكَنَّ فَجًّا حَاجًّا أَوْ مُعْتَمِرًا وَلَيَأْتِيَنَّ قَبْرِى حَتَّى يُسَلِّمَ عَلَىَّ وَلَأَرُدَّنَّ عَلَيْهِ، رَوَاهُ الْحَاكِمُ فِى الْمُسْتَدْرَكِ

Ce qui signifie : « Certes ^Iça le fils de Maryam va bientôt descendre parmi vous, il sera un gouverneur équitable, il va traverser Médine pour faire un pèlerinage ou une ^Oumrah, Il se rendra auprès de ma tombe afin de me passer le salam et je lui rendrai sans doute le salam », rapporté par Al-Hakim dans Al-Moustadrak.

Il est un devoir de croire que notre maître ^Iça ^alayhi s-salam va descendre sur terre et il gouvernera en appliquant la loi de Mouhammad ﷺ. Il descendra du ciel alors qu’il aura les mains posées sur les ailes de deux anges. Et Al-Mahdiyy se trouvera à ce moment-là à l’Est de Damas, il se sera apprêté à accomplir la prière de l’aube. Al-Mahdiyy va le voir, il va l’attendre et lorsque notre maître ^Iça arrivera sur terre, Al-Mahdiyy va reculer pour laisser ^Iça diriger la prière. Mais notre maître ^Iça lui dira « dirige cette prière, c’est pour toi qu’elle a été annoncée », c’est-à-dire « qu’on a fait Al Iqamah pour que tu sois l’Imam de cette prière » et notre maître ^Iça ^alayhi s-salam fera la prière en étant dirigé par Al-Mahdiyy pour ainsi faire comprendre aux gens qu’il est descendu sur terre pour appliquer l’Islam et œuvrer conformément à la loi de Mouhammad ﷺ . Après cette première fois, ce sera notre maître ^Iça qui dirigera les gens dans la prière parce qu’il est un prophète et le prophète est meilleur que le saint tandis que Al-Mahdiyy c’est un saint parmi les saints de Allah.

Et à l’époque de ^Iça, il y aura un miracle éclatant qui renforcera l’Islam. Tout lieu où parviendra le regard de ^Iça, où parviendra le souffle de ^Iça, les mécréants qui s’y trouveront vont mourir. Il ne restera plus sur terre un seul mécréant.

  • Qui est Al-Mahdiyy qui est attendu ?

Le Jour du Jugement n’arrivera pas avant que ne se réalisent les grands et les petits signes annonciateurs. Quant aux petits signes, il y a parmi eux la diminution de la science et l’augmentation de l’ignorance, c’est-à-dire l’ignorance des sujets de la religion, les nombreux homicides et injustices, le grand nombre de maladies que les gens ne connaissaient pas auparavant, le grand nombre de charlatans et d’orateurs qui sèment la discorde, la prétention de gens à la prophétie et les attaques des différentes communautés contre la communauté de Mouhammad tout comme s’ils entouraient un plat de nourriture en l’entourant de toute part. Tout cela s’est réalisé. Parmi les derniers signes des petits signes à apparaitre, il y a l’apparition de Al-Mahdiyy et ceci est confirmé dans le hadith authentique rapporté par Ibnou Hibban dans son Sahih, Abou Dawoud dans ses Sounan, At-Tirmidhiyy dans son Jami^, Al-Hakim dans Al-Moustadrak du hadith de ^AbdoulLah Ibnou Mas^oud, que Allah l’agrée, d’après le Messager de Allah ﷺ qu’il a dit :

لا تَقُومُ السَّاعَةُ حَتَّى يَمْلِكَ النَّاسَ رَجُلٌ مِنْ أَهْلِ بَيْتِى يُواطِئُ اسْمُهُ اسْمِى وَاسْمُ أَبِيهِ اسْمَ أَبِى فَيَمْلَأُهَا أَىِ الأَرْضَ قِسْطًا وَعَدْلًا

Ce qui signifie : « Le Jour du Jugement n’arrivera pas avant que les gens ne soient dirigés par un homme de ma famille dont le prénom est comme mon prénom et dont le prénom du père est comme le prénom de mon père, il emplira la terre de justice et d’équité ».

Al-Mahdiyy ^alayhi s-salam, s’appelle Mouhammad fils de ^AbdoulLah. Il est soit haçaniyy, descendant de Al-Haçan, soit houçayniyy, descendant de Al-Houçayn, tous deux fils de Fatimah que Allah l’agrée. C’est un homme de grande taille, d’un teint basané, son visage est comme un astre dans sa beauté et sa clarté. Il a un front dégagé, un nez droit, des yeux noirs larges et des sourcils fins et longs qui sont proches sans être collés, sur sa joue droite il y a un grain de beauté noir, il a une barbe épaisse et des dents brillantes. Il va naître à Médine l’illuminée. Il va grandir là-bas, ensuite il ira à la Mecque honorée où les saints vont lui faire un pacte d’allégeance puis il s’installera dans le pays de Ach-Cham. Il est parvenu dans Al ‘Athar qu’il sera accompagné au tout début par un ange qui va marcher avec lui et qui va dire aux gens « Voici le Calife que Allah vous a désigné sur terre, Al-Mahdiyy, alors suivez-le ». Il a été rapporté également dans Al ‘Athar que Al-Mahdiyy ^alayhi s-salam, apparaîtra au tout début à Médine l’illuminée, il sera accompagné de mille anges qui vont lui donner du renfort. Ensuite il ira à la Mecque honorée là où l’attendront trois cents saints qui seront les premiers à lui faire un pacte d’allégeance. Il y aura une armée qui va se constituer pour le combattre et Allah va faire que toute cette armée soit ensevelie sous terre dans un endroit entre la Mecque et Médine. Après cela, il va s’installer dans les pays de Ach-Cham. A l’époque de Al-Mahdiyy il y aura une famine. Le croyant accompli, à ce moment-là, sera rassasié par la glorification de Dieu, le tasbih et le taqdis, c’est-à-dire en évoquant Dieu et en le glorifiant. Et il y aura entre ^Iça et Al-Mahdiyy sept ou neuf années.

  • Quelle est la preuve que Mouça ^alayhi s-salam était sur l’Islam ?

Il est un devoir de croire que notre maître Mouça ^alayhi s-salam n’était pas un juif, mais il était sur l’Islam comme le reste des prophètes. Preuve en est que les magiciens, lorsqu’ils ont été croyants en Mouça et qu’ils sont devenus musulmans, ils ont invoqué Allah pour qu’Il raffermisse leur cœur sur la foi et l’Islam. Ils ont dit : « Seigneur, accorde-nous la patience et fait nous mourir musulmans ».

  • Parle de la croyance aux livres célestes.

Il est devoir de croire aux livres célestes qui ont été révélés aux Messagers de Dieu qui sont au nombre de cent quatre et le plus réputé, le plus célèbre, c’est le Qour’an qui a été descendu à notre maître Mouhammad en arabe. Il y a aussi la Torah, c’est-à-dire d’origine, qui a été révélée à notre Maître Mouça en hébreu, l’évangile d’origine qui a été révélée à notre Maître ^Iça en araméen et les psaumes qui ont été révélées à notre Maître Dawoud en hébreu. Ainsi, Ibn Hibban a rapporté dans son Sahih le hadith de Abou Dharr, que Allah l’agrée, qu’il a dit : « J’ai demandé au Messager de Allah combien de livres Allah a fait descendre. ». Le Prophète a répondu ce qui signifie : « Cent quatre livres. Il a été descendu à Chith cinquante Livrets, ont été descendus à Akhnoukh, c’est-à-dire à Idris, trente Livrets, ont été descendus à Ibrahim dix Livrets, ont été descendus à Mouça avant la Torah dix Livrets, il a été descendu la Torah, l’Evangile, Az-Zabour et le Qour’an ». La Torah et l’Évangile ont été déchirés et falsifiés, mais on ne dit pas qu’ils ont été élevés au ciel.  Et il y a des livres qui ont été élevés. Il a été rapporté de notre maître ^Aliyy, que Allah l’agrée, qu’il a dit : « Les mages, les mazdéens, ils avaient un livre et une science qu’ils étudiaient », rapporté par Abou Dawoud d’après le hadith du fils de ^Oumar. C’est-à-dire qu’ils étaient sur l’Islam, ils avaient un livre céleste et une science qu’ils étudiaient. Puis leur roi s’est enivré un jour, il a bu de l’alcool et s’est retrouvé ivre et a commis l’inceste avec sa sœur. Et lorsqu’il a repris connaissance, les gens ont entendu ce qu’il a fait et l’ont su. Alors il a réuni ses chefs, des dignitaires de son royaume et leur a dit : « Est-ce que nous serions critiqués pour avoir fait ce que ‘Adam a fait ? ‘Adam faisait marier ses fils avec ses filles, il ne nous est pas permis de discréditer ou de considérer comme faux ce que ‘Adam faisait ». Alors certains l’ont contredit et blâmé pour ce qu’il avait fait et d’autres ont été d’accord. Le roi a été satisfait de ceux qui étaient d’accord avec lui et il a torturé les autres, il a tué ceux qu’il a pu tuer jusqu’à imposer son avis. Notre Maître ^Aliyy a dit : « Lorsqu’ils ont fait cela, leur livre a été élevé, ils ne l’ont plus retrouvé et la science qu’ils avaient auparavant a été retirée de leur cœur, c’était la science de l’Islam, ils se sont retrouvés à adorer le feu ». Tandis que le Qour’an honoré, Allah le préserve de toute falsification en raison de la parole de Allah :

﴿إِنَّا نَحْنُ نَزَّلْنَا الذِّكْرَ وَإِنَّا لَهُ لَحَافِظُونَ

Ce qui signifie : « Certes nous avons fait descendre le Qour’an et nous le préserverons ». A la fin des temps le Qour’an sera élevé au ciel et il ne restera plus un seul verset sur terre.

  • Parle de la foi de la croyance en la destinée qu’elle soit du bien ou du mal

Il est un devoir de croire en la prédestination qu’elle soit du bien ou du mal, c’est-à-dire que tout ce qui entre en existence que ce soit du bien ou du mal est par la prédestination de Allah qui est de toute éternité, c’est-à-dire que c’est Allah qui l’a fait exister conformément à Sa Science éternelle et à Sa volonté éternelle. Ainsi le Messager de Allah ﷺ a dit :

الإِيمَانُ أَنْ تُؤْمِنَ بِاللَّهِ وَمَلائِكَتِهِ وَكُتُبِهِ وَرُسُلِهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ وَتُؤْمِنَ بِالْقَدَرِ خَيْرِهِ وَشَرِّهِ، رَوَاهُ مُسْلِمٌ

Ce qui signifie : « La foi c’est que tu croies en Allah, en Ses anges, en Ses livres, en Ses Messagers, au Jour dernier, et que tu croies en la destinée du bien et du mal », rapporté par Mouslim. Le mot al-qadar, quand il est employé on peut en viser l’attribut de Allah, c’est-à-dire le fait qu’Il prédestine et il en est visé ce qui est prédestiné, c’est-à-dire ce que Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, a prédestiné parmi les créatures. Et c’est ce deuxième sens qui est visé dans la parole du Prophète ﷺ :

وَتُؤْمِنَ بِالْقَدَرِ خَيْرِهِ وَشَرِّهِ

Ce qui signifie : « Que tu croies en ce qui est prédestiné qu’il soit du bien ou du mal ». Le mot qadar a été mentionné une première fois dans le sens de l’attribut de Allah de prédestiner puis le pronom « hi » fait référence au mot qadar mais cette fois-ci dans le sens de ce qui est prédestiné parce que l’attribut de Allah est exempt de défaut, on ne qualifie pas l’attribut de Allah de mauvais ou de mal.

  • Parle de certains sujets qui se rapportent à la croyance au message de notre Prophète Mouhammad ﷺ.

Il est un devoir de croire qu’il est le Messager de Allah ﷺ et qu’il est le dernier des Prophètes, c’est-à-dire le dernier d’entre eux et qu’il est le maître des humains en raison de sa parole ﷺ :

أَنَا سَيِّدُ وَلَدِ ءَادَمَ يَوْمَ الْقِيَامَةِ وَلا فَخْر رَوَاهُ التِّرْمِذِىُّ

Ce qui signifie : « Je suis le maître des fils de ‘Adam au Jour du Jugement et je ne dis pas cela par vanité », rapporté par At-Tirmidhiyy, c’est-à-dire je ne dis pas ça par fierté mais bien pour mentionner les grâces que Allah m’a accordées.

  • Parle de certains attributs obligatoires pour les Prophètes.

Il est un devoir de croire que chacun des prophètes de Allah est obligatoirement attribué de véridicité, d’honnêteté, de courage, d’éloquence et d’extrême intelligence.

  • Parle de l’attribut de la véracité pour les Prophètes.

Il est obligatoire que les Prophètes soient véridiques. Il leur est impossible le mensonge car le mensonge est un défaut qui ne convient pas au rang de Prophète. Ainsi notre Maître Mouhammad ﷺ était connu parmi les gens de la Mecque, il était surnommé Al-‘Amin, l’honnête, en raison de sa véracité, de son honnêteté et de sa chasteté. Aucun mensonge n’est provenu de lui, jamais. Quant à la parole de Ibrahim ^alayhi s-salam, à propos de son épouse Sarah, quand il a dit : « c’est ma sœur » alors qu’elle n’était pas sa sœur de sang, c’était en raison du fait qu’elle était sa sœur dans la religion dans l’objectif de la préserver de la nuisance de ce roi tyran. Ce n’est donc pas un mensonge dans le fond et dans la forme, mais c’est une véracité. Ibrahim a visé qu’elle était sa sœur dans la religion, ce n’était donc pas un mensonge. N’est-ce pas que Allah dit, ce qui signifie : « Les croyants sont certes des frères ». Il n’est donc pas permis de croire que Ibrahim ^alayhi s-salam a dit un mensonge car les prophètes sont exemptés du mensonge.

Ibrahim ^alayhi s-salam avait dit de son épouse Sarah « C’est ma sœur » lorsqu’il était arrivé dans le royaume d’un tyran mécréant. C’était l’habitude de ce roi, que toute belle femme qui pénétrait dans son royaume, était emmenée chez lui pour qu’il commette la fornication avec elle. Et Sarah faisait partie des plus belles des femmes. Ce roi avait pour habitude que si cette femme était la sœur d’un homme, il la laissait, sinon il la prenait. Un de ses espions lui a dit : « Aujourd’hui, il y a une femme parmi les belles femmes humaines qui est arrivée dans ton royaume ». Il a dit : « Ramenez-là moi ». Lorsqu’il l’a vue, il n’a pas pu se contenir. Il a tendu sa main vers elle et sa main s’est paralysée, c’est-à-dire qu’il ne pouvait plus la bouger. Il lui a dit : « fais-moi des invocations », elle a invoqué Allah et il a retrouvé l’usage de sa main et à nouveau, il n’a pas pu se retenir, il a tendu sa main vers elle une deuxième fois et sa main s’est paralysée. Il a perdu espoir et a été catégorique qu’il ne tenterait plus jamais après cela. Il lui a dit : « fais-moi des invocations, je ne ferai plus aucune tentative avec toi », et il a retrouvé l’usage de sa main.

  • Quelle est la signification de Sa parole, exempté de toute imperfection soit-Il, à propos de notre Prophète Ibrahim :

﴿بَلْ فَعَلَهُ كَبِيرُهُمْ هَذَا فَاسْأَلُوهُمْ إِنْ كَانُوا يَنْطِقُونَ﴾

Qui signifie : « C’est plutôt l’un d’entre eux qui l’a fait, posez-leur la question s’ils pouvaient répondre ! »

Il est un devoir de croire que les prophètes sont exemptés du mensonge. Quant à ce qui est parvenu à propos de Ibrahim dans ce verset, ce n’est pas un mensonge, c’est une vérité du point de vue du fond et de la forme. Son peuple était un peuple d’idolâtres et Ibrahim ^alayhi s-salam voulait faire quelque chose à leurs idoles qui soit un argument contre eux, puissent-ils se réveiller de leur léthargie et de leur insouciance. Et c’était une habitude de son peuple d’organiser une fête pour leurs idoles à l’extérieur de leur ville. Lorsque c’était le jour de leur fête, ils sont sortis de la ville et le Prophète Ibrahim ^alayhi s-salam s’est rendu au temple où étaient entreposées les idoles. Il a trouvé une grande idole et plusieurs petites. Il a pris de sa main une hache et s’est mis à détruire les petites statues jusqu’à faire en sorte qu’elles soient complètement détruites puis il a accroché la hache au cou de la plus grande des statues de sorte que lorsque son peuple revient, il leur montre que les statues ne peuvent même pas se protéger d’une nuisance. Et notre Maître Ibrahim ^alayhi s-salam donne ainsi l’argument à son peuple mécréant. Ibrahim ^alayhi s-salam a dit à son peuple : « C’est la plus grande qui a fait cela (c’est à dire qui les a détruites), posez-leur donc la question si elles peuvent parler.» En effet, c’était la plus grande des idoles qui l’avait amené à détruire les autres idoles tellement il était exaspéré par leur exagération dans leur glorification de cette grande statue en embellissant son apparence. Cela l’a amené à détruire les petites statues et à humilier la plus grande. L’attribution de l’acte à la plus grande des idoles est donc une attribution métaphorique. Il n’y a pas de mensonge en cela.

Rappel de ce en quoi nous devons croire !

Posted in cours général,Croyance,islam par chaykhaboulaliyah sur janvier 30, 2021
  • Parle de ach-chafa^ah, l’intercession.

Il est un devoir de croire en l’intercession (ach-chafa^ah) et il s’agit de demander que certains désobéissants musulmans soient déchargés du châtiment. Ainsi les prophètes, les anges, les savants qui œuvrent pour la religion, tout comme les martyrs de combat, intercèderont. L’intercession n’est réservée qu’en faveur des musulmans. Le Prophète ﷺ dans un hadith rapporté par Al-Hakim a dit :

شَفَاعَتِى لِأَهْلِ الْكَبَائِرِ مِنْ أُمَّتِى

Ce qui signifie : « Mon intercession est réservée pour les grands pécheurs de ma communauté ».

Quant aux mécréants il n’y aura pas d’intercession en leur faveur le Jour du Jugement. Dans Sourat Al-‘Anbiya’, Allah, exempté de toute imperfection soit-il, dit :

﴿وَلا يَشْفَعُونَ إِلَّا لِمَنِ ارْتَضَى﴾

Ce qui signifie : « Et ils n’intercèderont que pour ceux pour qui il agrée l’intercession. », c’est-à-dire que pour ceux qui se seront satisfaits de l’Islam pour religion.

  • Parle du Paradis.

Il est un devoir de croire au Paradis. C’est une résidence de félicité éternelle pour les croyants et le Paradis se trouve au-dessus du septième ciel. Il existe actuellement. La preuve en est de la Parole de Allah :

﴿أُعِدَّتْ لِلْمُتَّقِينَ﴾

Ce qui signifie : « Il est déjà réservé[U1]  en faveur des pieux ». Le Paradis ne sera pas anéanti et ceux qui vont y résider ne seront pas anéantis. La félicité au Paradis est de deux sortes. Il y a une félicité qui est générale, réservée à tous ceux qui seront au Paradis et il y a une félicité qui est particulière que n’obtiendront que les pieux. Pour ce qui est de la félicité générale, tous les gens du Paradis seront vivants, ne mourront plus jamais, ils seront tous en bonne santé et ne tomberont jamais malades. Les gens du Paradis seront tous jeunes et ne vieillirons jamais. Ils seront tous dans une félicité et ne seront jamais malheureux. Le Messager de Allah ﷺ a dit :

إِذَا دَخَلَ أَهْلُ الْجَنَّةِ الْجَنَّةَ نَادَى مُنَادٍ إِنَّ لَكُمْ أَنْ تَحْيَوْا فَلا تَمُوتُوا أَبَدًا وَإِنَّ لَكُمْ أَنْ تَصِحُّوا فَلا تَسْقَمُوا أَبَدًا وَإِنَّ لَكُمْ أَنْ تَشِبُّوا فَلا تَهْرَمُوا أَبَدًا وَإِنَّ لَكُمْ أَنْ تَنْعَمُوا فَلا تَبْأَسُوا أَبَدًا اهـ رَوَاهُ مُسْلِمٌ

Ce qui signifie : « Lorsque les gens du Paradis entreront au Paradis, un ange va appeler et va transmettre [ils vont tous entendre] : vous allez être vivants, vous ne mourrez plus jamais, vous serez en bonne santé, vous ne tomberez plus jamais malades, vous serez jeunes, vous ne vieillirez jamais, et vous aurez une félicité, vous ne serez plus jamais malheureux », hadith rapporté par Mouslim.

Pour ce qui est de la félicité particulière, c’est celle que Allah a réservé pour ses esclaves vertueux tout comme cela est parvenu dans le hadith qoudsiyy dans lequel le Messager de Allah ﷺ dit :

قَالَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ أَعْدَدْتُ لِعِبَادِىَ الصَّالِحِينَ مَا لا عَيْنٌ رَأَتْ وَلا أُذُنٌ سَمِعَتْ وَلا خَطَرَ عَلَى قَلْبِ بَشَرٍ، رَوَاهُ الْبُخَارِىُّ

Ce qui signifie : « Allah, glorifié soit-Il, dit : J’ai réservé pour Mes esclaves vertueux ce que pas un œil n’a vu, pas une oreille n’a entendu et qui n’a même pas effleuré le cœur d’un humain », rapporté par Al-Boukhariyy.

Le Paradis c’est la résidence qui est pure de toute souillure comme l’urine, les selles, les menstrues, les lochies le crachat et le sperme. Ainsi la nourriture dont vont s’alimenter les gens du Paradis et leur boisson ne sera pas transformée en urine et en matière fécale, mais elle va sortir sous forme de transpiration de leur corps, qui a l’odeur du musc. Le Messager de Allah ﷺ a dit :

إِنَّ أَهْلَ الْجَنَّةِ يَأْكُلُونَ فِيهَا وَيَشْرَبُونَ وَلا يَتْفِلُونَ وَلا يَبُولُونَ وَلا يَتَغَوَّطُونَ وَلا يَتَمَخَّطُونَ

Ce qui signifie : « Les gens du Paradis vont y manger et boire et ils ne crachent pas, ils n’urinent pas, ils ne vont pas à la selle et il ne se mouchent pas ». Les compagnons ont demandé que vont devenir les aliments dont ils vont se nourrir. Le Messager a dit ce qui signifie : « Ce sera de l’air qui sortira de leur bouche et la transpiration de leur peau qui aura l’odeur du musc. Ils seront inspirés de faire le tasbih [la parole soubhana l-lah] et le tahmid [la parole al-hamdou li-Llah] comme ils seront inspirés de respirer ».

Les gens du Paradis auront l’aspect de leur père ‘Adam c’est à dire soixante coudées de haut avec sept coudées de large. Il a été rapporté dans le hadith de At-Tirmidhiyy, dans ses Sounan, que les gens du Paradis seront imberbes, ils n’auront pas de poils sur le corps excepté les cheveux de la tête, des paupières, des cils et des sourcils et ils auront l’âge de trente-trois ans (c’est-à-dire comme s’ils avaient l’aspect d’une personne de trente-trois ans).

  • Parle des caractéristiques du Paradis.

Le Messager de Allah ﷺ a dit :

هَلْ مُشَمِّرٌ لِلْجَنَّةِ فَإِنَّ الْجَنَّةَ لا خَطَرَ لَهَا

Ce qui signifie : « Qui d’entre vous est prêt à se retrousser les manches pour gagner le Paradis. Le Paradis est au-delà de ce que vous pourrez imaginer ». Puis le Prophète ﷺ a dit concernant la description du Paradis :

هِىَ ورَبِّ الكَعْبَةِ نُورٌ يَتَلَأْلَأُ وَرَيَحَانَةٌ تَهْتَزُّ و ٌقَصْرٌ مَشِيدٌ وَنَهْرٌ مُطَّرِدٌ وَفَاكِهَةٌ كَثِيرَةٌ نَضِيجَةٌ وَزَوْجَةٌ حَسْنَاءُ جَمِيلَةٌ وَحُلَلٌ كَثِيرَةٌ في مُقِامٍ أَبَدِىٍّ فِى حَبْرَةٍ وَنَضْرَةٍ، رَوَاهُ ابْنُ حِبّانَ.

Ce qui signifie : « Le Paradis, par le Seigneur de la Ka^bah, ce sont des lumières scintillantes, une verdure chatoyante, des palais édifiés, des rivières qui coulent en abondance, des fruits en abondance mûrs, une épouse belle et beaucoup de parures dans une résidence qui est perpétuelle, dans une joie et une verdoyance », rapporté par Ibnou Hibban. Ainsi le Prophète ﷺ a dit à ses compagnons : « Y a-t-il qui se retrousse les manches pour gagner le Paradis ? », c’est-à-dire qui veut fournir des efforts dans l’obéissance à Allah ? Qui est prêt à œuvrer pour le Paradis ? Parce que le Paradis n’a pas de pareil. Et il a poursuivi en disant : « Le Paradis par le seigneur de la Ka^bah, ce sont des lumières scintillantes », c’est-à-dire je jure par le Seigneur de la Ka^bah que le Paradis est plein de lumières scintillantes, il est éclairé, il n’y a pas d’obscurité et il n’y a pas besoin de soleil ou de lune. Si une des femmes du Paradis comme l’avait décrite le Messager de Allah ﷺ apparaissait dans cette terre, elle l’aurait éclairée du levant au couchant, Alors comment peut-il y avoir de l’obscurité au Paradis ? Et le Messager ﷺ a décrit le Paradis qui comporte beaucoup de verdure qui est plaisante au regard. Chaque arbre du Paradis, son tronc est en or et lorsque ses feuilles frémissent, elles émettent un son agréable et plaisant pour l’âme. Et le Messager ﷺ a décrit le Paradis comme ayant des palais édifiés, c’est-à-dire qu’il y a au Paradis des palais très élevés. Quant à sa parole ﷺ concernant les fleuves, elle indique qu’il y a des fleuves qui coulent : il y a des fleuves d’eau, des fleuves de lait et des fleuves de miel pur. Et la parole du Prophète ﷺ à propos des fruits mûrs, nous apprend qu’au Paradis il y a tout ce que l’âme peut désirer comme fruit et qu’ils sont mûrs. Et la parole du Prophète ﷺ : « Une épouse belle », signifie qu’il y a pour les croyants des épouses qui sont très belles. Sa parole ﷺ « Dans une résidence qui n’a pas de fin », fait référence à une vie éternelle qui n’a pas de fin. La parole du Prophète « Fi habrah », c’est-à-dire dans une joie continue et la parole du Prophète « nadrah » c’est-à-dire que les visages des gens du Paradis ont de beaux visages. Et les compagnons ont dit au Messager de Allah  ﷺ: « Nous, nous retroussons les manches Ô Messager de Allah », il leur a enseigné de dire « In cha’ a l-Lah », c’est-à-dire si Dieu le veut.

  • Parle de la vision dans l’au-delà.

Il est un devoir de croire que Allah sera vu dans l’au-delà. Les croyants Le verront lorsqu’ils seront au Paradis sans comment, sans endroit et sans direction, c’est-à-dire sans qu’Il n’ait des caractéristiques des créatures et sans qu’Il ne soit dans un endroit ou une direction. Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit dans Sourat al-Qiyamah :

﴿وُجُوهٌ يَوْمَئِذٍ نَّاضِرَةٌ إِلَى رَبِّهَا نَاظِرَةٌ﴾

Ce qui signifie : « Les croyants avec leurs visages rayonnants de bonheur, verront leur Seigneur ce jour-là, ils Le verront, Celui Qui n’a pas de pareil ». Ils ne Le verront pas comme un corps impalpable à l’image de la lumière ni comme un corps palpable comme l’être humain. Ils ne Le verront pas installé au Paradis ni en dehors du Paradis et ils ne Le verront pas situé dans un endroit ou dans une direction. Et ils ne Le verront pas situé à leur droite ni à leur gauche ni dans la direction du dessus ni dans la direction du dessous ni dans la direction de devant ni dans la direction de derrière. Ils Le verront sans qu’Il n’ait un volume, une quantité, une taille, une étendue ou une limite. Il n’aura pas d’organe, ils Le verront sans qu’Il n’ait de longueur parce qu’Il n’est pas un corps composé de parties, Il n’a pas de membres, ils Le verront sans qu’Il n’ait de longueur, de largeur, de profondeur, d’épaisseur, de couleur, de formes, d’aspect ou de comment. Ils Le verront sans qu’Il n’ait une position debout, assise, allongée ou adossée, sans qu’Il soit accroché, en contact, séparé, immobile ou en mouvement, sans qu’il n’y ait entre Lui et Ses créatures une quelconque distance. La vision des croyants qu’ils auront de Allah dans l’au-delà ce n’est pas une réunion avec Allah comme les gens qui font la prière, qui se réunissent avec un Imam dans la mosquée parce que Allah, il Lui est impossible de résider dans un endroit. La vision que les croyants auront de leur Seigneur dans l’au-delà est possible selon la raison, preuve en est que Mouça ^alayhi s-salam a demandé à Son Seigneur de Le voir, par la parole :

﴿رَبِّى أَرِنِى أَنْظُرْ إِلَيْكَ﴾

Ce qui signifie : « Seigneur fait que je puisse te voir ». Si la vision avait été impossible, Mouça n’aurait pas demandé à son Seigneur de le voir. Quant à la parole de Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, adressée à Mouça :

﴿لَنْ تَرَانِى﴾

Ce qui signifie : « Tu ne me verras point », c’est-à-dire dans le bas-monde. Et Mouça ^alayhi s-salam lorsqu’il avait demandé à son Seigneur de pouvoir Le voir avec ses yeux, Il ne lui avait pas encore révélé à ce moment-là que Allah ne pourra pas être vu avec les yeux qui seront anéantis dans ce bas-monde. Le Messager de Allah ﷺ a dit :

إِنَّكُمْ سَتَرَوْنَ رَبَّكُمْ يَوْمَ الْقِيَامَةِ كَمَا تَرَوْنَ الْقَمَرَ لَيْلَةَ الْبَدْرِ لا تَضَامُّونَ فِى رُؤْيَتِهِ ، رَوَاهُ مُسْلِمٌ

Ce qui signifie : « Certes vous verrez votre Seigneur au Jour du Jugement comme lorsque vous voyez la lune une nuit de pleine lune, vous ne vous bousculerez pas pour Le voir », rapporté par Mouslim. Le Messager ﷺ a comparé la vision que les croyants auront de leur Seigneur, du fait qu’elle ne comporte aucun doute, à la vision de la lune une nuit de pleine lune. Il n’a pas assimilé Allah à la lune. Ce qui est visé c’est qu’ils Le verront d’une vision dans laquelle il n’y a aucun doute. Ils ne vont pas douter sur le fait que Celui qu’ils ont vu c’est bien Dieu et non pas autre que Dieu. Tout comme celui qui observe la lune, une nuit de pleine lune et qu’il n’y a pas de nuage, il verra la lune d’une vision dans laquelle il n’y a aucun doute. La parole qu’utilise le Prophète dans le hadith « La tadammouna fi rou’yatihi » signifie : « vous ne vous bousculerez pas pour le voir » et cela est le cas de Celui Qui n’a pas d’endroit. Parce que les gens lorsqu’ils veulent voir quelqu’un ou quelque chose dans un endroit, ils se bousculent les uns les autres pour le voir et ceux qui seront proches pourront le voir alors que ceux qui seront plus loin seront repoussés.

  • Parle de la croyance aux anges.

Il est un devoir de croire aux anges, c’est-à-dire en leur existence et qu’il s’agit d’esclaves vertueux qui ne sont ni mâles ni femelles. Ils ne mangent pas, ils ne boivent pas, ils ne dorment pas, ils ne se fatiguent pas, ils n’ont pas de rapport et ne reproduisent pas. Ils ne désobéissent pas aux ordres que Allah leur donne et ils font tout ce qui leur est ordonné de faire. Les anges sont des corps impalpables, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas saisis avec la main. Allah les a créés de lumière, ils ont des âmes, des raisons et une volonté. Allah leur a donné la capacité à prendre forme sous l’apparence d’hommes parmi les descendants de ‘Adam sans l’organe génital et ne prennent pas d’apparence de femmes. Chaque ange a deux ailes, quatre, six ou plus. Dans Sourat Fatir, Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit :

﴿أُولِى أَجْنِحَةٍ﴾

Ce qui signifie : « Ils ont des ailes ». Notre maître Jibril ^alayhi-s-salam a six cents ailes. Le Messager ﷺ l’a vu une fois dans un endroit de la Mecque qui s’appelle Ajyad. Jibril lui a alors dit : « Demande à ton Seigneur de t’accorder de me voir sous mon aspect d’origine ». Alors le Messager a demandé cela, Jibril lui est apparu de l’est mais il était tellement grand qu’il a caché entre l’est et l’ouest. Le Messager de Allah ﷺ s’est évanoui. Puis Jibril ^alayhi-s-salam l’a pris après avoir pris une forme humaine et l’a serré contre lui. C’est alors que le Messager de Allah ﷺ lui dit ce qui signifie : « Ô Jibril, je n’ai pas pensé que Allah a créé une créature avec cet aspect-là ». Alors Jibril ^alayhi-s-salam lui a dit ce qui signifie : « Allah m’a créé, et il m’a accordé six cents ailes et je n’ai ouvert que deux ailes ;  et Allah a créé Israfil, Il lui a donné à lui aussi six cents ailes mais une seule de ses ailes est comme toutes mes ailes à moi ». Et il y a parmi les anges ceux qui ont des tailles encore plus grandes comme les Anges qui portent le trône. Le Messager de Allah ﷺ a dit :

أُذِنَ لِى أَنْ أُحَدِّثَ عَنْ مَلَكٍ مِنْ مَلائِكَةِ اللَّهِ مِنْ حَمَلَةِ الْعَرْشِ إِنَّ مَا بَيْنَ شَحْمَةِ أُذُنِهِ إِلَى عَاتِقِهِ مَسِيرَةُ سَبْعِمِائَةِ عَامٍ ، رَوَاهُ أَبُو دَاوُدَ

Ce qui signifie : « J’ai eu l’autorisation de vous parler d’un des anges de Dieu, de ceux qui portent le trône, entre le lobe de l’oreille de l’un d’entre eux jusqu’à son épaule il y a la distance de sept cents années », c’est-à-dire par le vol d’une distance parcourue par un oiseau qui vole rapidement, rapporté par Abou Dawoud. Cet ange, son épaule se trouve au niveau du Trône et son pied se trouve dans la septième terre.

  • Parle de la croyance aux messagers.

Il est un devoir de croire aux messagers de Allah, c’est-à-dire à Ses prophètes. Le premier d’entre eux est ‘Adam ^alayhi-s-salam et le dernier d’entre eux est Mouhammad ﷺ. Il est parvenu dans un hadith que le nombre de prophètes est de cent vingt-quatre mille parmi lesquels il y a trois cent treize Messagers, Hadith rapporté par Ibnou Hibban qu’il a jugé Sahih. Et la prophétie est spécifique aux hommes parmi les humains. Il n’y a pas de prophète femme. La preuve en est la parole de Allah, exempté de toute imperfection soit-Il :

﴿وَمَا أَرْسَلْنَا مِنْ قَبْلِكَ إِلَّا رِجَالًا نُّوحِى إِلَيْهِم﴾

Ce qui signifie : « Nous n’avons pas envoyé avant toi excepté des hommes à qui nous avons transmis la révélation ». Il n’y a pas de prophète parmi les anges ni parmi les jinns.

  • Quelle est la preuve de la prophétie de ‘Adam ?

Il est un devoir de croire que notre maître ‘Adam ^alayhi-s-salam est le premier des prophètes et des messagers. Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit dans Sourat ‘Ali ^Imran :

﴿إِنَّ اللَّهَ اصْطَفَى ءَادَمَ وَنُوحًا وَءَالَ إِبْرَاهِيمَ وَءَالَ عِمْرَانَ عَلَى الْعَالَمِينَ﴾

Ce qui signifie : « Certes Allah a élu ‘Adam, Nouh, la famille de Ibrahim, la famille de ^Imran sur le reste mondes », c’est-à-dire qu’Il a choisi ‘Adam et Nouh pour qu’ils soient prophètes et messagers. Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit dans Sourat Nouh :

﴿إِنَّا أَرْسَلْنَا نُوحًا إِلَى قَوْمِهِ

Ce qui signifie : « Certes nous avons envoyé Nouh a son peuple ». Nouh par le texte même du Qour’an est un messager. Ainsi nous comprenons de la parole de Allah :

﴿إِنَّ اللَّهَ اصْطَفَى ءَادَمَ وَنُوحًا﴾

Ce qui signifie : « Certes Allah a élu ‘Adam et Nouh », que cette élection de ‘Adam est du même ordre que l’élection de Nouh ; c’est une élection pour assumer la charge de messager et de prophète. Ce qui témoigne de son statut de prophète c’est le hadith de At-Tirmidhiyy, qui signifie : « ‘Adam et tout autre que lui parmi les prophètes seront sous ma bannière au jour du Jugement ».  Les musulmans ont été unanimes sur le statut de prophète de notre Maître ‘Adam de sorte que celui qui renie son statut est un mécréant selon l’unanimité. Ceci est également mentionné dans le livre Maratibou-l-ijma^.

  • Quelle est la preuve que notre Maître ‘Adam ^alayhi-s-salam n’était pas un singe qui aurait évolué ?

Notre Maître ‘Adam ^alayhi-s-salam est le premier des humains et le premier des prophètes et des envoyés. Il n’était pas un singe qui aurait évolué, et ne lui ressemble pas. Il était plutôt d’un bel aspect, doté d’une belle voix, il était droit et n’était pas comme les animaux qui marchent à quatre pattes. Ainsi le Messager de Allah ﷺ a dit :

كَانَ طُولُ ءَادَمَ سِتِّينَ ذِرَاعًا طُولًا فِى سَبْعَةِ أَذْرُعٍ عَرْضًا، رَوَاهُ أَحْمَدُ فِى مُسْنَدِهِ

Ce qui signifie : « ‘Adam avait une taille de soixante coudées de haut sur sept coudées de large », tout comme l’a rapporté Ahmad dans son Mousnad. Quant à la parole de certains athées qui prétendent que le premier des humains avait l’aspect d’un singe, cela revient à démentir le Qour’an. Ainsi dans Sourat At-Tin Allah, exempté de toute imperfection soit-Il dit :

﴿لَقَدْ خَلَقْنَا الإِنْسَانَ فِى أَحْسَنِ تَقْوِيمٍ﴾

Ce qui signifie : « Nous avons créé l’être humain avec le plus bel aspect », c’est-à-dire la plus belle image, c’est-à-dire qu’il avait une belle composition, qu’il était droit, marchait sur ses pieds et mangeait avec ses mains. Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit dans Sourat Al-‘Isra’ :

﴿وَلَقَدْ كَرَّمْنَا بَنِى ءَادَمَ

Ce qui signifie : « Nous avons honoré le fils de ‘Adam », c’est-à-dire que Allah a créé l’homme, l’a honoré et a fait que son aspect soit meilleur que celui d’autres que lui. Allah, exempté de toute imperfection soit-il, dit :

﴿إِنِّى خَالِقٌ بَشَرًا مِّنْ طِينٍ

Ce qui signifie : « Je crée un humain à partir de terre ». Et Mouslim a rapporté d’après ^A’ichah que Allah l’agrée, que le Messager de Allah ﷺ a dit :

خُلِقَتِ الْمَلائِكَةُ مِنْ نُورٍ وَخُلِقَ الْجَانُّ مِنْ مَارِجٍ مِنْ نَارٍ وَخُلِقَ ءَادَمُ مِمَّا وُصِفَ لَكُمْ

Ce qui signifie : « Les anges ont été créés de lumière, les jinns ont été créés à partir de flamme de feu et ‘Adam a été créé à partir ce qui vous a été décrit », c’est-à-dire des sols de cette terre. Par ailleurs, comment ‘Adam serait-il prophète en étant un singe, cela repousserait les gens de lui et de son appel. S’il était un singe comme ils le prétendent, cela serait une porte pour lui porter atteinte, pour le diminuer et ceci n’est pas digne des prophètes.

  • Quelle est la différence entre un prophète messager et un prophète qui n’est pas messager ?

Le prophète messager est celui à qui il a été révélé une nouvelle loi et le prophète qui n’est pas messager est celui à qui il a été révélé de suivre la loi du messager qui était avant lui. Tous deux ont l’ordre de transmettre. Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit dans Sourat Al-Baqarah :

﴿فَبَعَثَ اللَّهُ النَّبِيِّينَ مُبَشِّرِينَ وَمُنْذِرِينَ﴾

Ce qui signifie : « Allah a envoyé les prophètes annonciateurs de bonne nouvelle et avertisseurs d’un châtiment ». Et le Messager de Allah ﷺ a dit :

كَانَ النَّبِىُّ يُرْسَلُ إِلَى قَوْمِهِ وَأُرْسِلْتُ إِلَى النَّاسِ كَافَّةً ، رَوَاهُ الْبُخَارِىُّ

Ce qui signifie : « Le prophète avant moi avait pour mission de transmettre à son peuple alors que moi j’ai eu pour mission de transmettre à tous les gens, tout le monde », rapporté par Al-Boukhariyy. Il n’y a pas de sens de l’envoi d’un prophète s’il n’y a pas l’ordre de transmettre.

  • Quelle est la preuve que la religion des prophètes dans leur totalité c’est l’Islam ?

Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit dans Sourat ‘Ali ^Imran :

﴿إِنَّ الدِّينَ عِنْدَ اللَّهِ الإِسْلامُ﴾

Ce qui signifie : « Certes la religion que Dieu agrée c’est l’Islam », c’est-à-dire que la religion correcte, que Dieu accepte, c’est l’Islam. Et Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit dans Sourat ‘Ali ^Imran :

﴿وَمَنْ يَبْتَغِ غَيْرَ الإِسْلامِ دِينًا فَلَنْ يُقْبَلَ مِنْهُ وَهُوَ فِى الآخِرَةِ مِنَ الْخَاسِرِينَ﴾

Ce qui signifie : « Celui qui suit autre que l’Islam pour religion, elle ne sera pas acceptée de lui et dans l’au-delà, il sera au nombre des perdants ». Et Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit dans Sourat Al-Baqarah :

﴿وَوَصَّىٰ بِهَا إِبْرَاهِيمُ بَنِيهِ وَيَعْقُوبُ يَا بَنِىَّ إِنَّ اللَّهَ اصْطَفَىٰ لَكُمُ الدِّينَ فَلا تَمُوتُنَّ إِلَّا وَأَنْتُمْ مُّسْلِمُونَ﴾

Ce qui signifie : « Ibrahim a recommandé cela à ses fils et Ya^qoub également : Ô vous mes fils Allah vous a choisi la religion, ne mourrez qu’en étant musulmans. ». Et Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit dans Sourat ‘Ali ^Imran à propos de Son Prophète Ibrahim ^alayhi-s-salam :

﴿مَا كَانَ إِبْرَاهِيمُ يَهُودِيًّا وَلا نَصْرَانِيًّا وَلَكِنْ كَانَ حَنِيفًا مُّسْلِمًا وَمَا كَانَ مِنَ الْمُشْرِكِينَ﴾

Ce qui signifie : « Ibrahim n’était pas juif, il n’était pas chrétien, mais il était sur la droiture, musulman et il n’était pas associateur ». Et notre maître Youçouf ^alayhi-s-salam a dit dans ce que nous apprenons dans le Qour’an :

﴿تَوَفَّنِى مُسْلِمًا وَأَلْحِقْنِى بِالصَّالِحِينَ﴾

Ce qui signifie : « Fais-moi mourir musulman et fais que je rejoigne les vertueux ». Et le Messager de Allah ﷺ a dit :

الأَنْبِيَاءُ إِخْوَةٌ لِعَلَّاتٍ دِينُهُمْ وَاحِدٌ وَأُمَّهَاتُهُمْ شَتَّى، رَوَاهُ الإِمَامُ أَحْمَدُ

Ce qui signifie : « Les prophètes sont comme des frères de même père et de mères différentes, leur religion est la même, et leurs mères sont différentes », rapporté par l’Imam Ahmad. Le Messager a comparé les prophètes aux frères qui ont des mères différentes, leur père c’est le même et leurs mamans sont différentes. De même les prophètes sont comme des frères dans la religion, leur religion est la même, c’est-à-dire leur croyance est la même mais leurs lois sont différentes.


Q&R croyance

Posted in cours général,Croyance,islam par chaykhaboulaliyah sur janvier 13, 2021
  • Quelle est la signification de la parole   لا حَوْلَ وَلا قُوَّةَ إِلَّا بِاللَّهِ la hawla wa la qouwwata illa bi l-Lah, il n’est de protection et de force que par Allah ?

Le Prophète a expliqué cette phrase par sa parole :

لا حَوْلَ عَنْ مَعْصِيَةِ اللَّهِ إِلَّا بِعِصْمَةِ اللَّهِ وَلا قُوَّةَ عَلَى طَاعَةِ اللَّهِ إِلَّا بِعَوْنِ اللَّهِ

Qui signifie : il n’est de protection contre la désobéissance à Dieu que grâce à la préservation de Dieu et il n’est de force pour l’obéissance à Dieu que grâce à l’aide de Dieu. C’est-à-dire que l’Homme ne peut éviter le péché que si Allah l’en protège et il ne peut faire le bien et l’obéissance que si Allah l’aide.

  • Cite certains des bénéfices de la parole la hawla wa la qouwwata illa bi l-Lah.

Il est parvenu dans le hadith que cette phrase est un des trésors du Paradis. Le Prophète ﷺ a dit à Abou Mouça Al Ach^ariyy que Dieu l’agrée :

أَلا أَدُلُّكَ عَلَى كَلِمَةٍ هِىَ كَنْزٌ مِنْ كُنُوزِ الْجَنَّةِ

Ce qui signifie : « Veux-tu que je t’indique une parole qui est un des trésors du Paradis ? ».

Il a dit « Bien sûr Ô Messager de Allah », il lui a dit ce qui signifie : « C’est la phrase la hawla wa la qouwwata illa bi l-Lah » tel que l’a rapporté l’imam Ahmad. Cette phrase qu’on appelle en arabe al hawqalah a été appelée trésor car c’est comme si c’était un trésor enfoui pour celui qui la dit, qu’il retrouvera au jour du Jugement.

Il a été rapporté dans le hadith rapporté par Al Hakim dans Al Moustadrak, que la phase la hawla wa la qouwwata illa bi l-Lah est utile pour quatre-vingt-dix maux, le minimum étant le tourment. C’est-à-dire que cette phrase dissipe le tourment, c’est une des meilleures paroles qu’il convient de dire, pour celui qui est tourmenté. Cette phrase est également bénéfique pour celui qui est éprouvé par les mauvaises suggestions (waswas), tout cela par la Volonté de Dieu. S’il la dit de manière régulière, assidue et qu’il persévère à la dire, nécessairement il verra la délivrance et sa difficulté sera transformée en facilité. Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, a fait que cette parole comporte un grand secret et un bénéfice éminent.

Ahmad a rapporté, d’après Abou Ayyoub Al-Ansariyy que Allah l’agrée, que le Messager de Allah ﷺ la nuit de son voyage nocturne, est passé près de Ibrahim ^alayhi s-salam, qui a dit à notre Prophète : « Ordonne à ta communauté qu’elle multiplie les plantes du Paradis ; le sol du Paradis est bon et sa terre est étendue ». Le Prophète lui a dit :  وَمَا غِرَاسُ الْجَنَّةِ

Ce qui signifie « Quelles sont donc les plantes du Paradis ? » et Ibrahim ^alayhi s-salam lui a répondu : « C’est la phrase la hawla wa la qouwwata illa bi l-Lah ».  Le croyant, chaque fois qu’il dit cette parole, il sera planté pour lui un arbre au paradis dont le tronc est en or.

  •  Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, a pour attribut toute perfection qui est digne de Lui. Pourquoi la parole perfection a été restreinte par l’expression « qui est digne de Lui » ?

La parole perfection a été restreinte par l’expression « qui est digne de Lui » parce que la qualité de la perspicacité est une perfection, un éloge pour l’être humain mais ce n’est pas une perfection au sujet de Dieu. Il n’est donc pas permis de Lui attribuer cela.

  • Parle d’exempter Allah des défauts

Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, est exempt de tout défaut, c’est-à-dire qu’il est exempt de tout ce qui n’est pas digne de Lui comme le corps, la forme, la couleur et d’autres caractéristiques des créatures.

Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit dans Sourat Ach-Choura :

﴿لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَىْءٌ﴾

Ce qui signifie : « Absolument rien n’est pareil à Lui ».

  • Que signifie Sa parole, exempté de toute imperfection soit-Il, layça kamithlihi chay’, absolument rien n’est pareil à Lui ?

Cela veut dire que Allah n’a absolument pas de ressemblance avec les créatures, d’aucune manière que ce soit. L’imam Dhou n-noun Al Misriyy a dit : « Quoi que tu imagines dans ton esprit Allah n’est pas ainsi », c’est-à-dire qu’Il n’a pas de ressemblance avec cela.

  • Quel est le sens de la parole, exempté de toute imperfection soit-Il وَهُوَ السَّمِيعُ الْبَصِيرُ  wa houwa s-sami^ou l-basir ?

C’est à dire que Allah a pour attribut l’ouïe et la vue. Il est un devoir de croire que Allah entend tout ce qui est audible sans avoir besoin d’oreille ou d’un autre organe et Il voit tout ce qui est visible sans avoir besoin d’œil ou de rayon lumineux.

  • Quel est le sens de la parole des savants : Allah est de toute éternité et tout ce qui est hormis Lui est entré en existence ?

C’est-à-dire que Allah exempté de toute imperfection soit-Il, n’a pas de début à Son existence et tout autre que Lui a un début c’est-à-dire qu’il a existé après n’avoir pas été.

  • Parle à propos de la parole de Allah, exempté de toute imperfection soit-Il.

Dans sourat An-niça’ Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit :

﴿وَكَلَّمَ اللَّهُ مُوسَى تَكْلِيمًا﴾

Wa kallama l-Lahou Mouça taklima.

Le Messager de Allah a dit :

مَا مِنْكُمْ مِنْ أَحَدٍ إِلَّا سَيُكَلِّمُهُ رَبُّهُ يَوْمَ الْقِيَامَةِ

 Ce qui signifie : « Pas un d’entre vous sans qu’il n’entende la Parole de Allah au jour du Jugement », rapporté par Al Boukhariyy.

Il est un devoir de croire que Allah a pour attribut une parole qui n’a pas de ressemblance avec la nôtre, qui n’est pas de lettres, ni de voix ni de langue, une parole qui n’a pas de début et qui n’a pas de fin, qui n’est pas concernée par le silence ou l’interruption.

L’imam Abou Hanifah dans son livre Al-Fiqh al-‘akbar a dit : « Nous, nous parlons avec des organes et des lettres et Allah parle sans organes ni lettres. Les lettres sont créées et la parole de Allah n’est pas créée ».

Pour ce qui est de la Parole de Allah dans Sourat Yacin :

﴿إِنَّمَا أَمْرُهُ إِذَا أَرَادَ شَيْئًا أَنْ يَقُولَ لَهُ كُنْ فَيَكُونُ﴾

Cela veut dire que Allah crée les choses rapidement, sans fatigue, sans difficulté, sans empêchement de la part de quiconque. Cela ne veut pas dire que Allah articule et prononce le terme koun qui veut dire en français “soit”, l’impératif du verbe être. Cela ne signifie pas que Allah prononce ce terme autant de fois qu’il y a de créatures car Allah, glorifié soit-Il, crée dans un instant ce que nous ne pouvons énumérer comme créatures. Ce verset indique donc la rapidité de faire entrer en existence.

  • Est-ce que l’on dit au sujet du Qour’an dans le sens de la parole révélée, qu’il s’agit de la Parole de Allah ?

Le Qour’an dans le sens des termes qui ont été descendus à notre Maitre Mouhammad par révélation, sont appelés Parole de Dieu. Parce que ces termes indiquent et sont une expression de la Parole de Dieu, qui n’est pas des lettres ni un son ni des langues. Également parce que ces termes ne sont pas la composition d’un ange ou d’un humain. Cela ne signifie pas que Allah a prononcé le Qour’an avec des lettres et un son tout comme nous le récitons.

Ainsi dans Sourat At-Tawbah Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit :

﴿وإِنْ أَحَدٌ مِّن الْمُشْرِكِينَ اسْتَجَارَكَ فَأَجِرْهُ حَتَّى يَسْمَعَ كَلامَ اللَّهِ﴾

Ce qui signifie : « Si l’un des associateurs demandait à ce que tu lui octroies une garantie de sécurité alors donne lui cette garantie de sécurité pour qu’il vienne en terre d’islam et qu’il entende la Parole de Allah ». Il est clair ici qu’il s’agit des termes révélés et non pas de l’attribut de Dieu sinon tout un chacun qui entendrait ces termes qui ont été révélés serait l’équivalent de Moïse, lui qui a entendu la Parole propre de Dieu, Son attribut.

  • Que signifie que Allah est différent de toutes les créatures par Son Être, par Ses attributs et par Ses actes ?

Allah est différent de la totalité des créatures, c’est-à-dire qu’Il n’a pas de ressemblance avec Ses créatures, il n’y a donc pas d’être qui soit pareil à Son Être, car Allah n’est pas un corps. Il n’y a pas pour autre que Dieu, d’attribut qui soit pareil à l’attribut de Dieu ou d’acte qui soit pareil à Son acte. Allah, exempté de toute imperfection soit-ll, dit dans Sourat Ach-Choura :

﴿لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَىْءٌ﴾

Ce qui signifie : « Absolument rien n’est pareil à Lui », et Allah, exempté de toute imperfection soit-ll, dit dans Sourat An-Nahl :

﴿وَلِلَّهِ الْمَثَلُ الأَعْلَى﴾

Ce qui signifie : « Allah a l’attribut qui n’a pas de ressemblance avec les attributs d’autres que Lui », c’est-à-dire que Allah a des attributs qui n’ont pas de ressemblance avec les attributs d’autres que Lui. L’Imam Abou Hanifah que Dieu Lui fasse miséricorde a dit : Son acte, exempté de toute imperfection soit-Il, c’est-à-dire le fait qu’Il crée : c’est Son attribut de toute éternité ; et ce qui en résulte c’est-à-dire ce qui est créé, est contingent, il est entré en existence.

  • Quel est le sens de la parole des savants « Il est exempt de ce que disent les injustes. » ?

C’est-à-dire que Allah est totalement exempt de ce que disent les mécréants, exempt de ce qu’il n’est pas digne de Lui attribuer, comme d’avoir une épouse et un enfant. Et la plus grande des injustices, c’est l’injustice des mécréants. Les mécréants ont atteint le summum de l’injustice. Comme la mécréance est la plus grave des formes d’injustice, Allah a employé dans le Qour’an le terme Adh-dhalimin et il en a visé al-kafirin, les mécréants. Allah exempté de toute imperfection soit-Il, dit :

﴿وَالْكَافِرُونَ هُمُ الظَّالِمُونَ

Ce qui signifie : « Les mécréants sont eux les injustes ».

  • Parle des attributs de Dieu.

Allah a pour attribut les attributs de perfection qui sont dignes de Lui. Et les attributs de Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, sont dans leur totalité exempts de début et exempts de fin, c’est-à-dire qu’ils n’ont pas de début et qu’ils n’ont pas de fin. L’Imam Abou Hanifah que Allah l’agrée, a dit dans son livre Al-Fiqh al-‘akbar: « Celui qui dit que les attributs de Allah sont contingents, accidentels, entrés en existence ou qui doute, ou qui ne veut pas se prononcer à ce sujet, c’est un mécréant ». C’est-à-dire que celui qui dit que Allah Il Lui est arrivé un des attributs qu’Il n’a pas de toute éternité, il prétend que ce serait de nouveaux attributs, ou qui a douté à ce sujet, c’est-à-dire s’il a dit peut être que les attributs de Dieu sont de toute éternité ou peut-être qu’il sont contingents, ou qui ne veut pas se prononcer à ce sujet, c’est-à-dire qu’il dit moi je ne dis pas que les attributs de Dieu sont accidentels et je ne dis pas qu’ils sont de toute éternité : dans tous ces cas-là, il est mécréant.

  • Les savants ont dit qu’il est un devoir de connaitre treize des attributs de Dieu, quels sont donc ces attributs ?

Les treize attributs sont : l’existence, l’unicité, l’existence de toute éternité, c’est-à-dire le fait de ne pas avoir de début, l’existence sans fin, le non-besoin, c’est-à-dire qu’Il n’a pas besoin d’autrui, la puissance, la volonté, la science, l’ouïe, la vue, la vie, la parole et le fait qu’Il soit différent de ce qui est contingent, c’est-à-dire qu’Il n’a pas de ressemblance avec les créatures.

  • Parle de l’attribut de l’existence de Dieu.

Il est un devoir de croire que Dieu existe, il n’y a pas de doute à propos de Son existence, Son existence n’est pas par l’acte d’un être qui l’aurait fait exister car Son existence n’a pas été précédée du néant.

Ainsi dans le Qour’an Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit :

﴿أَفِى اللَّهِ شَكٌّ﴾

Ce qui signifie : « Il n’y a pas de doute à propos de Dieu », c’est-à-dire qu’il n’y a pas de doute à son sujet.

  • Parle de l’attribut de l’unicité de Dieu.

Il est un devoir de croire que Allah est unique, qu’Il n’a pas d’associé, que nul ne mérite d’être adoré sinon Lui et qu’Il n’est pas un corps composé de parties. Ainsi Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, n’a pas d’associé à Son Être ni à Ses attributs ni à Son acte. Il n’y a pas d’être qui soit pareil à Son être, d’autres que Lui n’ont pas d’attributs ni d’actes pareils aux Siens. Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit dans Sourat Al-Baqarah :

﴿وَإِلَهُكُمْ إِلَهٌ وَاحِدٌ﴾

Ce qui signifie : « Et votre Dieu est un Dieu unique ». Il n’est pas visé par l’unicité de Dieu l’unicité du nombre car un corps admet des parties, mais ce qui est visé c’est qu’il n’a pas de pareil. L’Imam Abou Hanifah que Dieu l’agrée a dit dans son livre Al-Fiqh al-‘akbar : « Allah est unique non pas dans le sens des nombres, mais plutôt dans le sens qu’Il n’a pas d’associés ».

  • Parle de l’attribut de l’exemption de début de Allah.

Allah, exempté de toute imperfection soit-il, dit dans Sourat Al-Hadid :

﴿هُوَ الأَوَّلُ﴾

Ce qui signifie: « Que Allah seul est Celui Qui n’a pas de début à Son existence ». Et le Messager de Allah ﷺ a dit :

كَانَ اللَّهُ وَلَمْ يَكُنْ شَىْءٌ غَيْرُهُ، رَوَاهُ الْبُخَارِىُّ

Ce qui signifie : « Allah est de toute éternité et rien d’autre que Lui n’est de toute éternité », rapporté par Al-Boukhariyy, c’est-à-dire que Allah est de toute éternité et nul autre que Lui n’est de toute éternité. Il est donc un devoir de croire que Allah est de toute éternité dans le sens qu’il n’y a pas de début à Son existence et que tout autre que Lui est contingent, c’est-à-dire qu’il a existé après n’avoir pas existé. Et le sens de Al-Qadim à propos de Dieu ne veut pas dire qu’Il a subi une longue durée ou qu’Il est vieux. L’Imam Abou Ja^far At-Tahawiyy dans son traité de croyance a dit à propos de Dieu : « Il est exempt de début, Il est qadim, Il n’a pas de début à Son existence ». Si Allah n’avait pas été de toute éternité, Il serait entré en existence, c’est-à-dire créé et ce qui est contingent a besoin de qui le fait exister et celui qui a besoin d’autrui ne peut être un dieu. Il a été rapporté que le Prophète ﷺ disait lorsqu’il voulait entrer dans la mosquée :

أَعُوذُ بِاللَّهِ الْعَظِيمِ وَبِوَجْهِهِ الْكَرِيمِ وَسُلْطَانِهِ الْقَدِيمِ مِنَ الشَّيْطَانِ الرَّجِيمِ، وَالْحَدِيثُ إِسْنَادُهُ حَسَنٌ

Ce qui signifie : « Je demande la préservation par Allah l’éminent et par Son Être glorifié et par Sa souveraineté qui est Qadim contre le chaytan qui est maudit ». Ce hadith a une bonne chaine de transmission (il est de l’ordre du haçan). S’il a été authentifié qu’il est permis d’employer le terme Al-Qadim à propos de la Souveraineté de Dieu Qui est Son attribut alors il est permis de l’employer à propos de Son Être.

Information utile sur l’avortement

Posted in cours général,jurisprudence par chaykhaboulaliyah sur novembre 11, 2020

Notre Chaykh, que Dieu lui fasse miséricorde, nous profite par lui, et nous donne de ses renforts a dit :

Sache, que Dieu te fasse miséricorde, que le plus éminent des péchés, c’est la mécréance, ensuite le fait de tuer quelqu’un injustement. Que celui qui a été tué soit un enfant, encore nourrisson ou un vieillard, ou un jeune homme, ou une femme, ou un enfant qui a dépassé les 4 mois de grossesse dans l’utérus de sa mère mais qui n’est pas encore né. Et parmi les choses qu’il est un devoir de mettre en garde contre, il y a l’avis selon lequel certains ont autorisé de faire l’avortement du fœtus après 4 mois lunaires de grossesse alors qu’il est vivant dans l’utérus de sa mère, sous prétexte que la mère va subir une nuisance si elle le garde, ou que s’il restait dans l’utérus de sa mère il aurait des séquelles ou il aurait des malformations. En effet, avorter un tel est interdit selon l’Unanimité, et celui qui considère licite de l’avorter, il devient mécréant, car l’âme a été insufflée dans cet enfant. Le jugement d’un tel fœtus est comme un être humain qui marche sur Terre. La mère n’a pas à se débarrasser de l’enfant pour se sauver elle-même en raison d’une nuisance supposée car le médecin lui a dit « Si tu n’avortes pas, il t’arrivera telle et telle chose ». Si cette femme prend le produit qui va mener à la mort de cet enfant, elle doit s’acquitter du prix du sang et doit s’acquitter d’une expiation. L’expiation c’est d’affranchir un esclave, si elle n’en trouve pas, elle jeûnera deux mois consécutifs. Et si elle accepte que ce soit le médecin qui avorte, alors elle aura été associée au médecin dans le péché, et ce péché est le plus grave des péchés après la mécréance. Il est plus grave que la fornication et que boire de l’alcool. Cette femme, qui a commis ce péché, si elle avait patienté face à ce qui pourrait lui arriver comme douleurs et qu’elle mourrait, elle serait morte martyr. Cependant cette femme, parce qu’elle était en accord avec ce médecin pour tuer cet enfant, elle aura accusé une grande perte, elle aura raté la récompense du martyr qu’elle aurait plus obtenir si elle avait patienté et si elle était morte à cause de cette grossesse.

Par ailleurs, prenez garde de croire la parole de certains médecins sur beaucoup de questions. Il est arrivé dans un pays qu’une femme musulmane a dit « J’ai avorté d’un enfant qui est resté 5 mois dans mon utérus et il était vivant, parce que le médecin m’a dit si tu n’avortes pas, tu perdras la vue et tu auras autre chose. ». Et malgré cela, elle a perdu la vue. Certes nous appartenons à Allaah, et nous reviendrons à Son Jugement.

Il ne convient pas de croire les médecins en toute chose, et surtout à notre époque. Certains sont grands pécheurs. Comment se baser sur la parole de gens qui craignent pas Dieu pour commettre de tel péché d’avorter l’enfant ?

Dieu sait pourquoi de tels médecins s’empressent pour émettre de tels avis. Et le Chaykh a dit il y a une autre femme, de nos élèves qui était enceinte, à qui un médecin a dit : si tu n’avortes pas de cet enfant, il sera malformé. Le Chaykh lui a dit « Je lui ai dit Ne le crois pas. ». Et le Chaykh a dit « L’enfant est venu sain et sauf avec un très bel aspect ». Que Dieu les maudisse ces pervers en raison de l’argent, ils ont nui aux gens.

Combien ils ont amputé de mains et de pieds pour les raisons qu’ils ont en eux alors que ce sont des choses qui peuvent être soignées autrement que par l’amputation.

Le Chaykh a cité un de ses élèves qui a dit « Dans mon pays, j’ai eu un accident de voiture qui m’a heurté mon pied, le médecin a décidé de me l’amputer mais ma mère m’a emmené chez un homme âgé qui m’a soigné avec les herbes ». Et maintenant il arrive à faire la course avec des jeunes gens et il les précède.

Le Chaykh a dit pour ce qui est d’avorter un enfant avant 4 mois lunaires, c’est à dire avant que l’âme ne soit insufflée dans ce fœtus, il y a eu divergence à ce sujet parmi les faqih, si c’est permis ou pas. Cependant, le Chaykh a dit s’il y a en cela le fait de dévoiler la zone de pudeur de la femme sans qu’il n’y ait de nécessité, alors c’est interdit selon la totalité des savants. Le Chaykh a dit cette question arrive fréquemment, il convient de la diffuser.

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