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Les attributs des Prophètes

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur juillet 29, 2010
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La prophétie (an-noubouwwah) tire sa racine de an-naba’, c’est-à-dire de la nouvelle car la prophétie est une nouvelle révélée de la part de Allah ; ou bien c’est un terme qui est dérivé de an-nabwah qui est l’élévation. Ainsi, selon la première racine, le prophète (an-nabiyy) est celui qui fait l’action, dans le sens qu’il nous informe de la part de Allah conformément à ce qui lui est révélé, ou bien il est celui qui fait l’action dans le sens qu’il est informé de la part de Allah, c’est-à-dire que l’ange porte à sa connaissance des choses de la part de Allah. La prophétie est donc possible selon la raison. Elle n’est pas impossible.

An-naba’, c’est-à-dire la nouvelle, et an-nabwah c’est l’élévation. Le terme an-nabiyy – prophète – est soit dérivé du an-naba’ , c’est-à-dire que c’est quelqu’un qui rapporte ou qui reçoit des nouvelles ou encore c’est un terme qui dérive de an-nabwah – l’élévation – et les deux définitions sont correctes. Que nous disions c’est un terme qui dérive de an-naba’, c’est-à-dire de la nouvelle, dans ce sens les prophètes reçoivent des nouvelles de la part de Allah ou que l’on dise que an-nabiyy et dérivé de an-nabwah c’est-à-dire de l’élévation parce que les prophètes ont un degré extrêmement élevé. Le prophète – an-nabiyy – est un terme en arabe qui dérive de an-naba’ – la nouvelle – ou un terme qui dérive de an-nabwah qui signifie l’élévation, les deux sens sont correctes.

Allah ta^ala a envoyé les prophètes par miséricorde pour Ses esclaves car il n’y a pas dans la seule raison ce qui permet de se passer d’eux. En effet, la raison ne parvient pas à elle seule à connaître les choses qui peuvent sauver dans l’au-delà.

La raison à elle seule ne suffit pas pour être sauvé. Les mécréants ont une raison par nature mais malgré cela ils font partie des gens de l’enfer. C’est pour cela qu’il y a une sagesse dans l’envoi des prophètes. Les prophètes sont eux qui enseignent aux gens ce qui les sauve dans l’au-delà et ce qui mène à la perte dans l’au-delà.

Ainsi, dans l’envoi des prophètes, il y a une utilité, indispensable pour combler le besoin des esclaves de Allah. Pour cela, Allah est donc Celui qui accorde Sa grâce à Ses esclaves en les envoyant. Ce sont donc des ambassadeurs de Sa part, ta^ala, pour les créatures.

L’envoi des prophètes est un intérêt nécessaire pour les esclaves. Allah ta^ala a tait grâce à Ses esclaves en leur envoyant des prophètes. C’est une grâce de Sa part, et s’Il n’a pas envoyé de prophètes, Il ne serait pas injuste. Que l’on sache aussi, que la prophétie est particulière au sexe masculin parmi les humains. Il n’y a pas de prophète parmi les femmes tout comme l’a dit la majorité des savants.

Allah ta^ala dit : (Wa ma ‘arsalna min qablika ‘illa rijalan nouhi ‘ilayhim) [sourat An-Nahl / 43] ce qui signifie : « Et Nous n’avons envoyé avant toi que des hommes à qui Nous avons révélé ». Cette ‘ayah comporte une preuve que la prophétie est spécifique pour les hommes seuls. Que l’on sache également que Jibril est celui qui descend avec la révélation sur les prophètes la plupart du temps. Mais dans certaines occasions, il se peut que ce soit autre que lui qui descend.

La révélation est soit par l’intermédiaire d’un ange ou lorsque le prophète entend la parole de Allah qui est de toute éternité ou que la révélation arrive au corps du prophète directement.

La différence entre les prophètes et  les messagers

Sache que  le prophète et le messager ont en commun la révélation. Allah leur révèle donc à tous deux une Loi de l’Islam, conformément à laquelle ils agissent, pour la transmettre aux gens.

Toutefois, le messager vient avec l’abrogation de certaines lois antérieures à lui ou avec une nouvelle Loi de l’Islam.

Le messager, il descend sur lui la révélation d’une Loi qu’il applique. Il lui est révélé aussi l’abrogation d’une partie de la Loi de qui l’a précédé c’est-à-dire l’abrogation de certains jugements qui étaient dans l’époque du messager qui l’a précédé ou il lui descend un nouveau jugement qui n’est pas descendu sur qui l’a précédé parmi les prophètes ; celui-là est appelé messager.

Quant à celui sur qui il ne descend rien de nouveau, mais seulement l’ordre d’agir conformément à la Loi du messager qui l’a précédé comme si par exemple il lui a été dit : transmets la loi de Mouça, celui-là est appelé prophète et il n’est pas appelé messager.

Il a été rapporté que le nombre de prophètes est de 124 000 parmi lesquels il y a 313 messagers [hadith rapporté par Ibnou Hibban qui l’a jugé sahih].

Le premier d’entre eux est notre maître ‘Adam et le dernier est notre maître Mouhammad. Et le meilleur d’entre eux est Mouhammad, ensuite ‘Ibrahim, ensuite Mouça, ensuite ^Iça, ensuite Nouh, que Allah les honore et les élève tous davantage en degré.

Notre maître Mouça était un prophète messager. Il avait un élève qui s’appelle Youcha^ Bin Noun. A la mort de Mouça, Allah a révélé à Youcha^ Bin Noun et Il lui a accordé le statut de prophète. C’est sur ses mains qu’a été conquise Jérusalem et ce, après la mort de Mouça. Youcha^ Bin Noun a invoqué Allah afin qu’Il retarde d’une heure le coucher du soleil. Son invocation a été exaucée afin qu’il puisse conquérir Jérusalem avant le coucher du soleil.

Quant au nombre des prophètes, il y a ce qu’a été rapporté dans le hadith précédemment cité mais l’avis qui est retenu par les savants comme étant celui qui prévaut c’est de dire que Allah a envoyé des prophètes, le premier d’entre eux est ‘Adam et le dernier est Mouhammad. L’avis qui prévaut au sujet des prophètes c’est de ne pas préciser un nombre de crainte d’intégrer parmi eux qui ne fait pas partie d’eux ou d’enlever parmi eux qui fait partie d’eux. Seulement on dit que Allah a envoyé des prophètes, le premier d’entre eux est ‘Adam et le dernier est Mouhammad. Pour ce qui est du mérite ‘oulou l-^azm sont au nombre de cinq et sont : Mouhammad, ensuite ‘Ibrahim, ensuite Mouça, ensuite ^Iça, ensuite Nouh, que Allah les honore et les élève tous davantage en degré.

Le prophète qui n’est pas messager, il lui est révélé de suivre la Loi de l’Islam d’un messager antérieur à lui pour la transmettre.

C’est cette différence entre le prophète et le messager qui est correcte. Quant à ce qu’a cité certains des plus récents dans leurs écrits que le prophète reçoit la révélation d’une Loi mais qu’il n’a pas reçu d’ordre pour la transmettre, ceci est faux et très loin du sens du statut de prophète. Que l’on soit sur ses gardes de pareilles explications.

Quant à l’explication correcte c’est ce qu’a cité de nombreux savants, comme l’Imam glorieux, le Chaykh des Chafi^iyy et des ‘Ach^ariyy, Abou Mansour Al-Baghdadiyy ou encore Al-Qounawiyy, celui qui a fait le commentaire de At–Tahawiyyah ou Al-Mounawiyy. Il n’y a pas un seul prophète sans qu’il ait transmis à sa communauté.

Pour cela, les savants ont dit : « Tout messager est aussi prophète et tout prophète n’est pas forcément messager ».

De plus, ils se différencient par le fait que le message peut être attribué aux anges ou aux êtres humains. Alors que la simple prophétie ne peut avoir lieu que chez les hommes.

Les messagers sont meilleurs que les prophètes qui ne sont pas messagers. Et tous ceux qui ont été messagers ont également été prophètes mais ce n’est pas tout prophète qui est également messager.

De plus, le message est une caractéristique que peut avoir les anges et un humain. Quant au statut de prophète ce ne peut être que parmi les humains. Il y a parmi les anges des messagers parmi lesquels Jibril ^alayhi s-salam. Il est un messager parmi les anges tout comme il y a d’autres que lui que Allah envoie aux anges afin de transmettre la révélation. Allah ta^ala leur ordonne de transmettre à un groupe d’anges un ordre particulier.

Allah ta^ala dut : (Allahou yastafi mina l-mala’ikati rouçoulan wa mina n-nas) [sourat Al-Hajj / 75] ce qui signifie : «Allah élit parmi les anges des messagers et également parmi les gens ». C’est-à-dire que Allah choisit parmi les anges des messagers et également parmi les humains des messagers. Jibril est donc un messager de la part de Allah pour les prophètes et pour les messagers parmi les humains et de même, il est un messager de la part de Allah pour les anges également.

Les messagers sont meilleurs que les prophètes mais la personne ne distingue pas par elle même entre tel ou tel autre prophète sans science.

Notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ne savait pas au début qu’il était le meilleur des prophètes, c’est pour cela qu’il a dit : ce qui signifie : « Ne m’accordez pas un degré supérieur aux autres prophètes ». Lorsqu’il avait dit cela, il ne savait pas encore qu’il était le meilleur des prophètes. La raison pour laquelle ce hadith a été dit c’est qu’il y avait un mécréant des fils de ‘Isra’il qui vendait à un musulman. Le musulman avait offert un prix au mécréant des fils de ‘Isra’il mais le mécréant des fils de ‘Isra’il n’a pas été d’accord pour ce prix. Le mécréant des fils de ‘Isra’il a répondu : « Non par Celui qui a élit et qui a accordé à Mouça un degré supérieur à toutes les créatures ». Le musulman a alors frappé le mécréant des fils de ‘Isra’il et le mécréant des fils de ‘Isra’il qui faisait partie des gens de la dhimmah est parti se plaindre auprès du Messager de Allah. Il lui a dit ce qui lui était arrivé. Le mécréant des fils de ‘Isra’il a dit : « Ô Abou l-Qacim, nous sommes des gens de la dhimmah et un des musulmans nous a frappé ». Alors le Messager a envoyé chercher ce musulman. Ainsi, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Ne m’accordez pas un degré supérieur aux autres prophètes parce que au jour du jugement lorsque ‘Israfil va souffler dans le corps, je vais m’évanouir et les gens vont s’évanouir et lorsque je me réveille je vais voir Mouça qui est près d’un des piliers du Trône. Je ne sais pas si lui il ne s’évanouit pas parce que il a été rétribué pour son évanouissement sur le mont Sinaï ou alors il s’est réveillé avant moi de son évanouissement ». Le prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam s’est attaché à la Loi. A nous donc de prendre exemple sur lui parce que le prophète à ce moment-là ne savait pas qu’il avait un degré supérieur à tous les autres prophètes et il s’est attaché à ce qui lui a été transmis comme Loi et à nous donc de ne pas préférer un  prophète sur un autre sans qu’il y ait un texte. Et lorsqu’il a reçu la révélation le Prophète a dit : (‘Ana sayyidou waladi ‘adama yawma l-qiyamati wa la fakhar) ce qui signifie : « Je suis le maître des fils de ‘Adam au jour du jugement et je ne dis pas cela par fierté ou orgueil ».

Les prophètes sont les meilleurs des créatures de Allah tout comme Sa parole ta^ala l’indique : (Wa koullan faddalna ^ala l-^alamin) ce qui signifie : « Et Nous leur avons tous accordé un degré et un mérite supérieur par rapport aux autres créatures ».

Les attributs obligatoires des prophètes et les attributs qui leur sont impossibles :

Les prophètes ont obligatoirement pour attribut la véracité. Il leur est impossible le mensonge. Il leur est obligatoire aussi l’extrême intelligence. Il leur est impossible  l’idiotie et la stupidité. Il leur est obligatoire l’honnêteté. Ainsi, les prophètes sont préservés de la mécréance, des grands péchés et des petits péchés de  bassesse. C’est cela la préservation qui leur est obligatoire et il leur est impossible la trahison.  D’autre part, la chasteté leur est obligatoire. Ainsi, la vulgarité, la légèreté morale et la lâcheté leur sont impossibles.

Il est un devoir pour les prophètes la véracité et il leur est impossible le mensonge. Notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam était connu d’entre les gens de La Mecque comme étant al-‘amin – l’honnête – . Il n’a pas été rapporté qu’il ait menti une seule fois toute la période qu’il a passée avant de recevoir la révélation à savoir 40 ans. Le mensonge est un défaut qui contredit le rang des prophètes.

Il est obligatoire également pour les prophètes l’extrême intelligence. Ils sont tous extrêmement intelligents. Ils ont une raison saine, complète et ils ont une forte compréhension. Il leur est impossible la stupidité et l’idiotie. Il n’y a pas parmi eux un seul qui ait été stupide, de faible compréhension et qui ne comprend pas rapidement les paroles sauf après qu’on  les lui répète plusieurs fois. Il n’y a pas parmi eux qui était idiot car s’ils avaient été idiots, les gens les auraient fuit en raison de leur idiotie et Allah a pour attribut la sagesse, Il ne fait pas cela.

En effet, ils ont été envoyé afin de transmettre aux gens ce qui est de leur intérêt dans l’au-delà et dans le bas monde. Et l’idiotie et la stupidité contredisent ce qui est demandé d’eux.

Il est obligatoire pour les prophètes aussi, l’honnêteté. Il leur est donc impossible la trahison aussi bien dans les paroles, les actes ou les comportements. Si quelqu’un leur demande un conseil, ils ne lui disent pas des propos mensongers pour le laisser croire quelque chose contraire à la réalité et si quelqu’un leur confie un objet, ils le conservent.

Et les prophètes sont préservés de la mécréance des grands péchés et des petits péchés de bassesse, c’est-à-dire des péchés qui indiquent une bassesse de caractère comme le fait de voler un grain de raisin et ce, avant l’avènement de la mission de prophète tout comme après. C’est celle-là la préservation qui leur est obligatoire. Il leur est possible autre que cela parmi les péchés mais ils sont immédiatement avertis pour se repentir avant que d’autres ne prennent exemple sur eux en cela.

Et c’est comme ça que l’on répond à ce qu’ont dit certains des plus récents parmi les ‘Ach^ariyy qui ont considéré obligatoire pour les prophètes la préservation de tout ce qui est interdit et de tout ce qui est déconseillé prétendant par cela que s’il provenait d’eux une seule désobéissance ou une seule chose déconseillée alors cette désobéissance ou cette chose déconseillée  se transformerait en obéissance car nous avons reçu l’ordre de prendre exemple sur eux. Il leur est répondu que cela est réfuté par ce qui a été cité à savoir, que Allah ta^ala leur inspire le repentir de cela avant qu’un autre ne prenne exemple sur eux en cela et ainsi le risque est levé.

Ce qui explique la possibilité qu’un péché autre que la mécréance le grand péché, et  le petit péché de bassesse, provienne de leur part, c’est la parole de Allah ta^ala :

(Wa ^asa ‘adamou rabbahou fa ghawa ) [sourat Taha / 121] ce qui signifie : « Et ‘Adam a désobéis à son Seigneur ».

Il est également obligatoire un devoir pour les prophètes la chasteté. Il leur est impossible la vulgarité comme de regarder les femmes ‘ajnabiyyah avec désir ou voler un grain de raisin. Et de même, il leur est impossible le fait d’agir d’une manière non conforme à la sagesse comme celui qui dit des paroles vulgaires et laides.

Il leur est également impossible le manque de courage. En effet, les prophètes sont les plus courageux des créatures de Allah. Et certains compagnons ont dit : « Lorsque la bataille battait son plein, nous recherchions la protection auprès du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ». Ainsi, Allah a accordé à notre Prophète la force de quarante hommes forts.

De plus, les prophètes sont tous extrêmement intelligents, il n’y a pas parmi eux qui soit stupide, imbécile ou idiot. Et parmi ce qui représente une preuve de la véracité, de l’intelligence des prophètes, il y a ce qui a été rapporté entre notre maître ‘Ibrahim ^alayhi s-salam et An-Noumroud. Notre maître ‘Ibrahim ^alayhi s-salam a dit à An-Noumroud : « Mon Seigneur donne la vie et donne la mort ». Alors An-Noumroud a dit : « Moi aussi, je donne la vie et je donne la mort ». Il a ramené deux hommes qui étaient selon lui condamnés à mort et il a libéré un deux et il a fait tuer le deuxième. Alors notre maître ‘Ibrahim lui  a dit : « Mon Dieu fait lever le soleil de l’orient alors, fais le lever à partir de l’occident ! », c’est alors que An-Noumroud n’a rien trouvé à dire.

Il est également obligatoire pour les prophètes l’honnêteté. Il leur est impossible la trahison. Ainsi, notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam malgré la grande aversion, la grande animosité et la grande haine qu’avaient les gens mécréants de Qouraych envers lui, ils l’avaient  surnommé As–Sadiq Al-‘Amin, le véridique, l’honnête, parce qu’il n’avait pas fait une seule fois preuve de trahison ou de mensonge. Même lorsqu’il a émigré de La Mecque à Médine, il a laissé notre maître ^Aliyy afin qu’il rende à leurs propriétaires, les objets qui avaient été confiés au prophète et ce, par honnêteté.

La préservation des prophètes est une grâce de la part de Allah, c’est un bienfait qu’Il leur a accordé. Mais c’est une préservation de sorte à ce que ce qu’ils font reste le fruit de leurs choix après la préservation, c’est-à-dire lorsqu’ils font une obéissance et qu’ils s’abstiennent d’une désobéissance. Ce qu’ils font c’est un choix de leur part malgré cette préservation et c’est l’avis pour lequel a penché le Chaykh Abou Mansour Al-Matouridiyy et c’est l’avis le plus correct que l’on retient car si ce n’était pas ainsi, ils seraient contraints dans leurs actes. Et celui qui est contraint pour faire l’obéissance ou pour s’abstenir de la désobéissance, il ne sera pas récompensé dans le fait qu’il a fait ou qu’il a abandonné.

Pour ce qui est de la parole de Allah ta^ala : (Wa laqad hammat bihi wa hamma biha lawla ‘an ra’a bourhana rabbihi) [sourat Youçouf / 24]. Il a été dit au sujet de cette ‘ayah environ cinq interprétations et le meilleur de ce qui a été dit à ce sujet c’est ce qui suit : La parole de Allah ta^ala (Wa hamma biha … ) c’est-à-dire : « il aurait eu un penchant pour elle … » est lié avec ce qui vient après : ( … lawla ‘anra’a bourhana rabbihi) c’est-à-dire : « … s’il n’avait eu des preuves de son Seigneur ». Et selon cette explication, Youçouf n’a pas du tout eu l’intention envers elle car il a reçu les preuves et s’il n’avait pas eu la preuve, il aurait eu un penchant. Et la preuve ici c’est la préservation. C’est-à-dire qu’il lui a été inspiré que les prophètes sont préservés de pareilles choses et qu’il va recevoir le statut de prophète et ainsi il n’a pas eu de penchant pour elle. C’est le meilleur de ce qui a été dit pour l’exégèse de cette ‘ayah.

En résumé, les prophètes ne commettent pas la fornication et ne penchent pas pour commettre la fornication. On ne prête donc aucune attention à ce qui figure dans certains livres prétendus de Tafsir que selon eux, notre maître Youçouf ^alayhi s-salam aurait eu un penchant et aurait désiré commettre la fornication ou que notre maître ‘Ibrahim ^alayhi s-salam aurait commis un mensonge ou autre que cela parmi les paroles mensongères et calomnieuses à l’égard des prophètes. On ne prête aucune attention à cela.

AVERTISSEMENT

Parmi ce qui est un devoir pour les prophètes c’est de transmettre. Aussi, tous le prophètes, il leur est ordonné de transmettre cela a été indiqué et prouvé par la parole de Allah ta^ala : (Wa ma ‘arsalna min qablika min raçoulin wa la nabiyyin ‘i-la ‘idha tamanna ‘alqa ch-chaytanou fi ‘oumniyyatih) [sourat Al-Hajj / 52].

Dans cette ‘ayah, la signification de tamanna c’est lorsque le prophète appelle son peuple à l’Islam. Et la signification de  ( … ‘alqa ch-chaytanou fi ‘oumniyatih) c’est-à-dire que le chaytan ajoute à ce que les prophètes ont dit. Il ajoute des choses que les prophètes n’ont pas dites afin de tromper les gens et leur donner l’illusion que les prophètes ont dit ces paroles corrompues. Mais cela ne veut pas dire du tout que le chaytan parle sur la langue du prophète.

En effet, Al-Fakhrou r-Raziyy a dit : « Devient mécréant celui qui dit que le chaytan fait sortir des paroles de la bouche du prophète et que le prophète aurait fait l’éloge des idoles, des trois statues, ‘al-lat, al-^ouzza et manat avec cette expression : et ces trois statues leur intercession est espérée ». En effet, il est impossible que Allah fasse que le chaytan puisse faire sortir de la bouche de son prophète une éloge pour des statues. Pour mieux expliquer cela le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam récitait un jour sourat An-Najm, lorsqu’il a récité : (‘Afara’aytoumou llata wa l-^ouzza wa manata th-thalithata l-‘oukhra) ce qui signifie : « avez-vous les trois statues ‘al-lat, al-^ouzza et manat ».  Le chaytan a profité de l’arrêt et du silence du Messager de Allah, pour faire entendre aux associateurs qui étaient auprès du prophète, leurs faisant croire que c’était la voix du prophète. Il leur a fait entendre cette phrase où il a dit : (Ces trois statues élevées, leur intercession est espérée). C’est alors que les associateurs ont été heureux. Ils ont dit : (Jamais Mouhammad n’a cité nos dieux avant aujourd’hui en bien). Allah a fait descendre, pour les démentir, cette ‘ayah qui est dans [sourat Al-Hajj / 52] : ( Wa ma ‘arsalna min qablika min raçoulin wa la nabiyyin ‘i-la ‘idha tamanna ‘alqa ch-chaytanou fi ‘oumniyyatih ; Fa yansakhou l-Lahou ma youlqi ch-chaytanou thoumma youhkimou l-Lahou ‘ayatihi » c’est-à-dire que Allah dévoile et montre que ce que le chaytan a dit ne provient pas du  Prophète. Et ceci est une épreuve de la part de Allah afin que soit distingué qui suit ce que le chaytan a dit et qui ne le suit pas pour que celui-là périsse et que cet autre soit heureux.

Et dans la parole du prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qui signifie : « Le prophète était envoyé pour son peuple, et j’ai été envoyé pour tous les gens ». Dans cette parole, cela ne veut pas dire que tous les autres prophètes, hormis notre prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, qu’il ne leur était pas un devoir de transmettre à autre que leur peuple. Mais la signification du hadith c’est que les prophètes autres que notre prophète ont été envoyés à leur peuple. C’est-à-dire qu’il leur a été ordonné de transmettre à leur peuple et cela ne veut pas dire qu’ils ne transmettent qu’à leur peuple car ordonner le bien et interdire le mal est un devoir à tout individu parmi les croyants qui en est capable. Et cette obligation est encore plus prioritaire pour les prophètes.

Notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a été envoyé à tout le monde. Les autres prophètes que notre maître Mouhammad ont été envoyés chacun pour sa communauté. Mais c’était un devoir pour quiconque qui suivait un des prophètes, s’il y avait un autre prophète qui est venu après lui, de suivre cet autre prophète.

Que l’on sache que chacun des prophètes était éloquent. Il n’y a pas parmi eux dont la langue ne facilite pas sa prononciation  de sorte à ce qu’il parle rapidement et sa langue ne répond pas comme il le veut. Et il n’y a pas parmi eux qui balbutie et  il n’y a pas  parmi eux qui transforme le « ra » en « gha » ou en « la » ni celui qui transforme le « tha » en « sa ».

Et il leur est impossible également les lapsus, aussi bien concernant la Loi ou concernant les choses habituelles autres que la Loi. En effet, si le lapsus leur avait été possible, il n’y aurait plus de confiance dans la véracité de ce qu’ils disent et alors quelqu’un pourrait dire lorsqu’il lui est rapporté les paroles du prophète : (qu’est-ce qui nous fait savoir  que ce  qu’il dit n’est pas par lapsus ?) Il ne peut arriver du Prophète qu’il dise des paroles autres que celles qu’il voulait dire. Il est également impossible qu’il provienne de lui des paroles qu’il ne voulait pas dire du tout, comme cela pourrait arriver à quelqu’un d’endormi de parler.

Quant à l’oubli qui est possible pour eux, c’est comme de faire le salam après deux rak^ah tout comme cela s’est produit pour le Messager. En effet, il a été rapporté qu’il a été dit au Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam : « Est-ce que la prière a été raccourci Ô Messager de Allah, ou bien on t’a fait oublier les deux dernières rak^ah ? ». Il a dit ce qui signifie : « Tout cela n’a pas eu lieu ». Puis le Prophète a interrogé ses compagnons et a dit ce qui signifie : « Est-ce que Dhou l-yadayn -celui qui a posé la question- a dit vrai ? ». Ils lui ont répondu : « oui ». C’est alors qu’il s’est levé et il a accompli les deux rak^ah manquantes. [rapporté par Mouslim].

Et parmi ce qui est impossible pour les prophètes également, il y a la folie. Quant à l’évanouissement, il leur est possible. En effet, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam tant les douleurs étaient terribles dans la maladie de sa mort, il s’évanouissait, on l’aspergeait d’eau et il se réveillait.

Parmi ce qui est impossible pour eux également, il y a l’influence de la magie sur leur raison. Il n’est pas permis de croire que la magie a une quelconque influence sur leur raison et il n’est pas permis de croire que la sorcellerie a eu une influence sur la raison de notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam quelque soit la personne qui a dit cela.

Pour ce qui est de la peur naturelle, comme d’éviter un serpent, cela ne leur est pas impossible. Mais la peur qui est le manque de courage, c’est cette peur-là qui leur est impossible. Mai on ne dit pas que le Prophète s’est enfui des mécréants parce que cette phrase suggère le manque de courage.

De même, leur est impossible toute maladie repoussante.

Celui qui leur attribue donc le mensonge, la trahison, la vulgarité,  la légèreté morale, la lâcheté ou ce qui est semblable à cela, est devenu mécréant.

Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :  (Ma ba^atha l-Lahou nabiyyan ‘il-la haçana l-wajhi haçana s–sawti  wa ‘in-na nabiyyakoum ‘ahçanouhoum wajhan wa ‘ahçanouhoum sawta) [rapporté par At-Tirmidhiyy] ce qui signifie : « Allah n’a pas envoyé un seul prophète sans qu’il ait un beau visage et une belle voix et certes, votre Prophète est celui d’entre eux qui a le plus beau visage et la plus belle voix ».

Les prophètes ont donc tous une grande beauté. Il leur est donc impossible la maladie qui répugne les gens et les éloigne d’eux. Allah ta^ala ne leur donne pas pareilles maladies. Quant à la maladie douloureuse, extrêmement  douloureuse même si suite à elle il se produit un évanouissement, pareilles maladies leur sont possibles. Par contre, les maladies répugnantes ne sont pas possibles pour les prophètes.

Voici ‘Ayyoub ^alayhi s-salam que Allah a éprouvé d’une grande épreuve. Il était resté dix-huit ans malade. Et suite à cette épreuve, il a perdu ses biens et sa famille et après laquelle Allah l’a guéri et lui a donné la richesse et Il lui a accordé beaucoup d’enfants.

Certaines personnes ignorantes le calomnient et prétendent que des vers auraient mangé de son corps et que ces vers tombaient puis qu’il prenait le ver et le remettait à l’endroit de son corps et lui disait : (Ô toi créature de mon Seigneur, mange de la subsistance que Allah t’a accordée). Nous demandons à Allah qu’Il nous préserve de cela, c’est un égarement clair et de la mécréance. Lorsqu’il avait recouvert la bonne santé, sa femme ne l’ayant pas reconnu lui  a dit : (Tu es la personne qui ressemble le plus au prophète de Allah ‘Ayyoub avant qu’il ne soit atteint par sa maladie). Elle ne l’avait pas reconnu ! Allah a également éprouvé ‘Ayyoub ^alayhi s-salam dans ses enfants parce qu’il a perdu ses enfants pendant sa vie. Et Il l’a également éprouvé dans ses biens : il a perdu tous ses biens. Et malgré tout cela, il a fait preuve de patience et n’a émis aucune objection à Allah ta^ala. Seulement, en raison de sa patience Allah l’a rétribué dans le bas monde avant l’au-delà. Allah tabaraka wa ta^ala lui a accordé des enfants après qu’il les ait tous perdu. Et Allah lui a rendu la santé qu’il avait perdue à cause de sa maladie.

Quant au Prophète de Allah Mouça ^alayhi s-salam, lui dont la langue a eu un effet suite au charbon qu’il avait pris et qu’il avait mis dans sa bouche lorsqu’il était tout enfant devant pharaon pour une sagesse que Allah sait, ce charbon n’a pas laissé comme conséquence dans la langue de Mouça le fait qu’il ait des paroles qui ne sont pas compréhensibles pour les gens. Ses paroles étaient au contraire tout à fait compréhensibles. Il ne transformait pas une lettre en une autre. Mais il parlait correctement. Seulement, il avait une légère lenteur suite à ce charbon et il a invoqué Allah ta^ala lorsqu’il a reçu la révélation et dans [sourat Taha / 27-28] (wa hloul ^ouqdatan min liçani yafqahou qawli) et Allah l’a délivré de cela.

En résumé, les prophètes de Allah sont d’une parfaite création. Il n’y avait pas en eux un seul qui avait une maladie dans son apparence, et qui était boiteux ou handicapé ou aveugle. Seulement Ya^qoub ^alayhi s-salam tant il avait pleuré son fils Youçouf ^alayhi s-salam ses yeux étaient devenus blancs de chagrin. En fait, c’était les frères de Youçouf ^alayhi s-salam qui avaient rusé et qui avaient mis leur frères dans un puits. Ils avaient prétendu à leur père que Youçouf avait été dévoré par un loup. Notre maître Ya^qoub ^alayhi s-salam par chagrin pour son fils avait perdu la vue pendant une période de sa  vie.  Allah ta^ala lui a rendu la vue lorsque Youçouf avait envoyé sa chemise d’Egypte jusqu’à Madyan qui était la ville où résidait son père. Ya^qoub a ainsi senti l’odeur de Youçouf dans cette chemise et Allah ta^ala a fait que suite à cela, il a recouvert la vue. Lui, il n’était pas aveugle de naissance et il n’avait pas de cécité avant cette épreuve qui l’avait atteint, à savoir la perte de son fils Youçouf. A partir du début de la révélation sur le prophète, il voit nécessairement et après cela, il est possible qu’il perde la vue pour une période, tout comme cela s’est produit donc pour le prophète de Allah Ya^qoub ^alayhi s-salam.

Quant à celui qui dit que ‘Adam ^alayhi s-salam était sauvage, de taille courte qui ressemblait au singe, cela est de la mécréance. Et de même celui qui dit qu’il marchait sur terre nu, comme les animaux car cela est un démenti du Qour’an. Allah ta^ala dit : (Wa t-tini wa z–zaytouni wa touri sinin wa hadha l-baladi l-‘amin laqad khalaqna l-‘insana fi ‘ahçani taqwim) [sourat At-Tin /1-2-3-4] ce qui signifie : «Allah a créé l’être humain dans la meilleure image et la meilleur apparence ».

Ainsi, les propos de certains irréligieux dans les dernières époques qui disent que les premiers humains avaient une image semblable à celle du singe, cela est un démenti de cette ‘ayah précédemment citée et du hadith sûr : (Kana ‘adamou sittina dhira’an toulan fi sab^ati ‘adhrou^in ^arda) [rapporté par l’Imam ‘Ahmad] ce qui signifie : « La taille de ‘Adam était de soixante coudées sur sept coudées de large ».

Tous les prophètes avaient une belle image et une belle forme. Il n’y a  pas parmi eux un seul qui ressemble au singe ou à un quelconque autre animal. Comment les prophètes ressembleraient-ils aux singes alors que Allah a châtié un peuple en les transformant en singes ! Notre maître ‘Adam ^alayhi s-salam avait une belle image et une belle forme. Et la taille de notre maître ‘Adam était de soixante coudées de haut sur sept coudées de large. Et c’est avec cette taille que seront les gens du paradis à l’image de leur père ‘Adam.

Celui qui dit que ‘Adam ressemble au singe, celui-là, il est mécréant.

AVERTISSEMENT

Il n’est pas permis de dire que le verbe al-liwat qui signifie en français sodomie, dérive du nom du prophète de Allah Lout. Le faqih, le mouhaddith, le spécialiste de la croyance Badrou d-Din Az–Zarkachiyy dans son livre Tachnifou l-Masami^ a dit ce qui signifie : « Les verbes sont dérivés des noms selon l’avis le plus plausible, et les verbes sont à l’origine des attributs qui en sont dérivés. Ainsi, les noms sont également une origine également ».

Et Abou Mansour, le linguiste a dit : « Tous les noms des prophètes ne sont pas arabes sauf quatre : ‘Adam, Salih, Chou^ayb et Mouhammad ». Mais ceci est contraire à ce qui est parvenue dans le sahih. En effet, il a été rapporté dans le Sahih de Ibnou Hibban du hadith de Abou Dharr que le Messager ^alayhi s-salam a dit : (‘Arba^atoun l-mina l-‘anbiya’i mina l-^arabi Houdoun wa Salihoun wa Chou^ayboun wa Mouhammadoun) ce qui signifie : « Quatre parmi les prophètes sont arabes : Houd, Salih, Chou^ayb et Mouhammad ».

Et ce qui apparaît du hadith c’est que les noms d’autres que ces quatre-là ne sont pas arabes. Et il est possible d’interpréter le hadith dans le sens que ce qui en est visé, c’est que les quatre sont des prophètes arabes et que d’autres qu’eux ne sont pas arabes de par leur origine. Ainsi, cette explication ne contredit pas que le fait que le terme ‘Adam soit un terme arabe.

Le nom du prophète de Allah Lout est dans ce cas-là c’est-à-dire que ce n’est pas un nom arabe. Il n’est pas permis de dire que c’est un nom qui est dérivé de al-liwat – la sodomie –  car al-liwat est un terme arabe et c’est le nom du verbe lata. Alors que Lout est un nom non arabe. Comment quelqu’un pourrait-il prétendre qu’il dériverait de al-liwat – la sodomie – ! Et comment prétendre l’inverse également c’est-à-dire que prétendre que al-liwat serait dérivé du nom du prophète Lout ! En réalité le terme al-liwat existait avant même le peuple de Lout car la langue arabe  est une langue ancienne tant que certains savants ont dit : « La première langue qu’a utilisé ‘Adam c’est l’arabe ».

Ce qui témoigne pour cela c’est ce qui a été rapporté dans le Sahih que le Prophète a dit ce qui signifie : « ‘Adam a éternué, il a dit : Al-hamdou lil-Lah ».

Mais le peuple de Lout était le premier à faire ces actes atroces. Quant au terme (liwat), il était utilisé chez ceux qui parlaient la langue arabe avant Lout. Il s’agit ici du peuple de ^Ad. Il n’y a pas dans la parole de Allah ta^ala au sujet du peuple de Lout lorsque ce dernier a dit à son peuple : (‘ata’touna l-fahichata ma sabaqakoum biha min ‘ahadin mina l-^alamin) [sourat Al-‘A^raf / 80] ce qui signifie : « Commettez-vous donc ce vilain péché et personne parmi les gens ne vous a  précédé pour le commettre ! ».

Il n’y a pas de preuve que le terme al-liwat n’existait pas avant cela. Seulement la signification de cette parole de Lout, c’est que ce péché, personne d’autre eux ne les avait précédés pour le commettre. L’existence du terme a donc précédé l’acte indiqué par ce terme. Par ailleurs, al-liwat ce terme-là a existé bien avant, mais la réalisation de ce terme n’a eu lieu que dans le peuple de Lout.

Et il n’y a pas d’analogie entre la dérivation d’un terme par rapport à un terme qui est nouvellement utilisé chez les arabes c’est-à-dire un terme qui est intégré dans la langue arabe. Et cela ne s’appelle pas dérivation. Ces deux choses sont différentes. Nous disons pour le terme qui est intégré dans la langue arabe, c’est un terme qui est ramené d’une langue non arabe vers la langue arabe. Mais les arabes ne l’ont pas utilisé comme étant un terme arabe. Ainsi, les noms des choses, un certains nombre d’entre eux ont été ramenés vers la langue arabe et les arabes les ont utilisés d’une simple utilisation mais il n’y a pas ce qui indique que tel mot a été dérivé de tel autre qui a été ramené vers la langue arabe. Il y a une grande différence entre un mot qui est intégré dans la langue arabe et un mot qui est dérivé à partir d’un autre mot.

Celui qui dit que nom du prophète Lout est dérivé de al-liwat – sodomie –, celui-là, il devient mécréant.

De plus, Allah ta^ala a préservé les prophètes de tout ce qui repousse et éloigne les gens, comme le fait que leurs noms soient des noms laids ou que leurs caractères soient des caractères laids. Ainsi, celui qui leur attribue un nom atroce et mauvais, il les aura rabaissés.

Comment certains linguistes ont-ils osé dire que Lout serait tiré et dérivé de al-liwat ?! Cette parole est infondée. Elle est atroce selon la langue et selon la Loi. Que l’on soit sur ses gardes des paroles de quiconque a dit cela parmi les linguistes et que l’on soit sur ses gardes pour ne pas les suivre.  Comment aurait-il pu leur échapper que le verbe, le nom du verbe, le nom de l’auteur de l’acte indiqué par ce verbes, le comparatif et le superlatif, que tout cela est extrait et dérivé à partir du nom (masdar).

Abou l-Qacim Al-Haririyy a ainsi dit dans Moulhatou l-‘I^rab : (Al-masdar c’est l’origine et c’est à partir du masdar qu’est extrait et dérivé le verbe).

Comment se sont-ils rendus permis que le nom de ce Prophète honoré a dérivé de al-liwat ou que al-liwat soit dérivé de son nom ?! Alors que celui qui observe et qui réfléchit, il ne lui échappe pas que les propos de ces gens-là ne s’appliquent à aucune des trois catégories des dérivations que les savants ont présentées dans leurs contextes.

Allah a préservé les prophètes d’avoir des noms laids ou vulgaires, ou d’avoir des noms qui sont dérivés de choses mauvaises, ou qu’à partir de leurs noms, il soit dérivé de mauvaises choses.

Il a été validé que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :  (Ma ba^atha l-Lahou nabiyyan ‘il-la haçana l-wajhi haçana s–sawti  wa ‘in-na nabiyyakoum ‘ahçanouhoum wajhan wa ‘ahçanouhoum sawta) [rapporté par At-Tirmidhiyy] ce qui signifie : «Allah n’a pas envoyé un seul prophète sans qu’il ait un beau visage et une belle voix et certes, votre Prophète est celui d’entre eux qui a le plus beau visage et la plus belle voix ». Si tel étaient les prophètes, alors forcément leurs noms sont beaux ! Mais ce qu’a rapporté Al-‘Azhariyy d’après Al-Layth que les gens avaient dérivé du nom de Lout un verbe pour celui qui fait la sodomie, cela  ne s’accorde pas avec ce qu’a dit Al-‘Azhariyy que tout autre que les quatre noms des prophètes sont des noms non arabes. Il n’y a donc pas de fondement sur cette parole rapportée de Al-Layth.

Quant à la parole des gens qui disent au sujet de celui qui fait cet acte : (Loutiyy) ceci est pour l’attribuer au peuple de Lout et non pas à Lout lui-même. En effet, la règle de l’attribution dans la langue arabe, c’est qu’ils disent lorsqu’ils attribuent quelque chose à un terme composé d’un nom et d’un complément de nom, ils citent le nom et disent au sujet de ^Abdou l-Qays, un tel est Qaysiyy et ils comprennent de cela uniquement la tribu. Il en est de même lorsqu’ils disent : (Loutiyy). Seulement, ce n’est pas une expression approuvée. Lorsqu’il y a l’attribution, si la personne visait l’acte, il est préférable qu’elle dise : (Untel est liwatiyy) ou (Untel al-la’it).

De plus, cette parole de Al-Layth que les gens auraient dérivé à partir de Lout un verbe pour celui qui pratique al-liwat, cette parole n’est pas explicite pour affirmer que c’est une dérivation correcte dans la langue. Peut-être voulait-il dire que c’est une attribution qui n’a pas de considération mais que ce ne sont que quelques mécréants qui ont fait cela et il ne vise pas par là l’approbation ni qu’il était correct de faire une pareille dérivation du verbe à partir du nom de Lout ^alayhi s-salam.

En résumé, ce qui a été cité pour la dérivation de lata et ce qui est de cet ordre à partir du nom de Lout, il n’a aucun fondement dans la dérivation qui est connue comme telle selon les linguistes. En effet, al-‘ichtiqaq – la dérivation – qui est reconnue comme telle selon les linguistes, sa condition c’est que ce qui est dérivé et ce de quoi il est dérivé soient tous deux dans la langue arabe parce qu’ils ont dit dans la définition de la dérivation que c’est de prendre un terme à partir d’un autre pour une correspondance entre eux. Ils ont classé cela en trois exemples dans la langue arabe puisqu’ils ont pris pour exemple : pour la petite dérivation comme halboun et halaba qui est le verbe, pour la dérivation moyenne comme darboun et dariboun et pour la dérivation majeure comme thalboun et thalmoun et ce qui est de cet ordre.  Et Lout ^alayhi s-salam c’est le fils du frère de ‘Ibrahim ^alayhi s-salam et tous deux ne sont pas arabes par accord des savants.

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Le supplice de la tombe

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur juillet 29, 2010
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissances. Et nous lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

« La croyance en le châtiment de la tombe, en sa félicité et en l’interrogatoire ». Allah ta^ala dit « An-narou you^radouna ^alayha ghoudouwwan wa ^achiyya wa yawma taqoumou s-sa^atou … » (sourat Ghafir/46), ce qui signifie « Ils sont exposés au feu au matin et en fin de journée et le jour où arrivera l’Heure, faîtes entrer ceux qui ont suivi Pharaon dans le plus intense châtiment ». Allah tabaraka wa ta^ala nous apprend que ceux qui ont suivi Pharaon sur sa mécréance, c’est-à-dire, ceux qui sont mécréants comme lui, qu’ils soient mécréants associateurs ou mécréants non associateurs, dans cette ‘ayah, nous apprenons que les mécréants sont exposés au feu durant le barzakh (période entre la tombe jusqu’au jour du jugement). Dans cette période, ils seront exposés au feu, le barzahk, c’est depuis la mort jusqu’à la résurrection, c’est-à-dire, durant la tombe. Ils seront exposés au feu sans entrer dans le feu de l’enfer mais ils y seront exposés et ils seront terrorisés par cela une fois au début du jour et une fois à la fin du jour. Le début du jour, c’est-à-dire du temps de sobh jusqu’au douha. Ad–douha, c’est environ vingt minutes après le lever du soleil  (il y a une prière surérogatoire qui s’appelle ad–douha qu’on peut faire environ vingt minutes après le lever du soleil et al-^achiyy, c’est depuis le temps de al-^asr jusqu’à la fin de la journée. Le jour où arrivera l’Heure, c’est-à-dire au Jour du Jugement, il sera dit aux anges « faîtes entrer ceux qui ont adoré Pharaon au plus intense des châtiments », c’est-à-dire que les anges les mettront en enfer. Cela ce sont parmi les preuves qu’il y a un supplice dans la tombe. Parmi les supplices qu’il y a également, c’est la pression qu’ils subiront lorsqu’ils seront dans leur tombe au point que leurs côtes s’entrecroisent, cette pression dans la tombe est réservée aux mécréants et à certains grands pécheurs musulmans comme ceux qui se souillaient avec l’urine car se souiller avec l’urine est un grand péché. La pression dans la tombe n’est pas réservée à toute personne.

Quant au croyant qui est pieux, il aura une félicité où qu’il soit enterré même si il est enterré au milieu des mécréants et il se peut que Allah charge des anges qui vont transporter son corps de l’endroit où il a été enterré vers un endroit où il avait souhaité être enterré.

La ‘ayah suivante « wa man… » (sourat Taha/124), ce qui signifie « Et celui qui se détourne de Mon rappel mènera certes une vie difficile ». Qui s’est détourné du rappel ? Ce sont les mécréants, donc les mécréants qui se sont détournés de la croyance en Dieu lorsqu’ils meurent, ils subiront un supplice dans leur tombe. C’est cela le sens de la Parole de Allah « ma^ichatan danka », c’est-à-dire une vie difficile. Il ne s’agit pas d’une vie difficile avant la mort mais d’une vie lorsqu’ils seront dans le barzakh. Ces deux ‘ayah sont des preuves qui confirment le supplice dans la tombe, la ayah 46 de sourat Ghafir est explicite qu’il s’agit d’un supplice dans la tombe. Quant à la deuxième, on a su que ce qui en est visé, c’est le supplice dans la tombe à partir d’un hadith attribué au prophète qui nous a donné l’explication de cette deuxième ‘ayah 124 de sourat Taha, c’est ce hadith qui a expliqué la vie difficile « ma^ichatan danka » par le supplice dans la tombe, hadith rapporté par Ibnou Hibban et d’autres. Ceci est une preuve que le mort dans sa tombe, après le retour de l’âme à son corps, il a une perception, il ressent la douleur, il ressent le supplice que ce soit un supplice à cause de la mécréance ou un supplice à cause des péchés, lorsqu’il sera dans sa tombe, l’âme revient à son corps et il perçoit le supplice. Ce n’est pas un supplice moral uniquement c’est un supplice moral et physique. Le chaykh a dit « Ces deux ‘ayah (46 de sourat Ghafir et 124 de sourat Taha concernent le châtiment de la tombe pour les mécréants. Quant à ceux qui désobéissent parmi les musulmans qui commettaient des grands péchés et sont morts avant de s’en repentir, sont de deux sortes : il y a ceux que Allah dispense du châtiment de la tombe et ceux qu’Il soumet un supplice qu’Il interrompe et auxquels Il reporte le reste du châtiment au Jour dernier.Une partie des musulmans grands pécheurs qui subiront un supplice dans la tombe, ils seront suppliciés puis le supplice va s’interrompre et le reste du châtiment qu’ils méritent, ils l’auront au Jour du Jugement parce que l’autre partie, Allah leur pardonne, Allah pardonne moins que la mécréance à qui Il veut mais la mécréance, Il ne pardonne pas. Allah nous a appris « … » « Allah ne pardonne pas la mécréance et Il pardonne moins que la mécréance à qui Il veut ».

Que l’on sache que si l’on ouvre la tombe d’un mort et qu’on le trouve comme quelqu’un endormi et qu’on ne voit sur lui aucun signe de perturbation, cela n’est pas une preuve qu’il ne subi pas le supplice et ce n’est pas une preuve que seule son âme subirait un supplice et pas son corps ». Une règle que les savants ont dit « le fait de ne pas trouver quelque chose ne prouve pas que cette chose est inexistante ». Si nous n’avons rien vu de nos propres yeux, cela ne veut pas dire que cela n’existe pas. Beaucoup de choses, Allah ne nous les a pas dévoilées et certaines, Allah les dévoile à certains de Ses esclaves, Allah donne  certaines choses de visu à certains de Ses esclaves. Cette information est dans le Qour’an, c’est le prophète qui nous l’a dite et le prophète ne ment pas, c’est pour cela que nous y croyons fermement et cela est suffisant parce que le prophète a des miracles qui sont un signe de sa véracité. Le miracle, c’est comme si le Créateur disait « Mon esclave que je vous ais envoyé dit vrai dans ce qu’il dit, croyez-le », le miracle, c’est une preuve de la part du Créateur que le prophète est véridique en tout ce qu’il dit. Dans un hadith rapporté par Al-Boukhariyy, Mouslim, At-Tirmidhiyy, Abou Dawoud et An-Naça’iyy d’après Ibnou ^Abbas, le messager de Allah est passé auprès de deux tombes de deux musulmans, il a dit « … », ce qui signifie « Certes, ils sont en train tous deux de subir un châtiment pour une chose qui n’apparaît pas très grave aux gens » puis il a ajouté « bala » pour confirmer qu’en réalité c’est une chose qui est grave « … » ce qui signifie « ah que si, certes l’un des deux rapportait la parole des uns aux autres pour semer la discorde » «  an-namimah » est un grand péché, le deuxième se souillait avec l’urine, c’est-à-dire après uriné, il salissait son corps ou ses vêtements, il ne faisait pas l’istinja’, c’est un grand péché. Ensuite, le prophète a demandé une palme encore verte qu’il a coupée en deux et il a planté une moitié sur chacune des deux tombes et il a dit « … » ce qui signifie « Peut-être que c’est une cause pour que le châtiment leur soit allégé » parce que la tige verte fait du tasbih c’est-à-dire, elle glorifie Dieu. Le tasbih c’est comme de dire soubhanallah, une parole de dhikr – évocation – elle signifie « Dieu est Exempt de toute imperfection », Il n’a pas de ressemblance avec Ses créatures, Il n’habite pas le ciel, Il n’est pas partout, avant l’existence de toutes les créatures, Dieu existe et après la création de toutes les créatures, Il existe toujours et Il ne change pas, Il n’a pas besoin de Ses créatures, Il n’a pas besoin du ciel. Le prophète en plantant une tige de palmier sur chacune des deux tombes, il espère que ce soit une cause pour que le supplice leur soit allégé.

Après les deux ‘ayah (ghafir/46, Taha/124), ce hadith est une preuve sur le supplice de la tombe. Le messager est passé auprès de deux tombes et Dieu lui a dévoilé. Dieu dévoile ce qu’Il veut à qui Il veut parmi Ses esclaves surtout au meilleur d’entre eux qui est notre prophète Mouhammad. Le prophète a dit dans un hadith rapporté par Ad-Daraqoutniyy, « .. » c’est-à-dire « protégez vous de l’urine, ne vous salissez pas les vêtements et la peau avec l’urine car la plupart du supplice dans la tombe est à cause de cela ». Tous les prophètes sont musulmans, le premier est ‘Adam, le dernier est Mouhammad mais ce qui les distingue l’un de l’autre, ce sont les lois pratiques. Dans la loi de Mouhammad, si quelqu’un sali un vêtement avec l’urine, il le lave. Dans les lois des prophètes auparavant, ils coupaient la partie qui était salie et la jetait.Le jugement était plus difficile.L’urine est quelque chose d’impur selon la loi de l’Islam comme le sang, les selles, le vomi. Dans ce hadith, c’est une indication que la plupart du supplice dans la tombe est à cause du fait de se souiller avec l’urine. Ce n’est pas une condition pour le supplice dans la tombe que son corps soit en contact avec le feu, Allah a fait qu’il y ait beaucoup de sortes de supplices autres que par le feu notamment dans la tombe. Le messager a vu cela et certains croyants vertueux peuvent voir le supplice de la tombe et la félicité de la tombe.

Il y a une félicité réservée aux musulmans qui sont pieux. Le chaykh Mouhammad Ibnou ^Abdi Salam, il passait auprès de la tombe d’un savant pieu et il disait « il est dans une grande félicité », Allah lui a dévoilé et il voit l’emplacement de sa tombe qu’elle est éclairée et que sa tombe est élargie et qu’elle est pleine de verdure. Il y a beaucoup de personnes à qui Allah a dévoilé la félicité dans la tombe. Notre chaykh a dit « et saches qu’il  a été confirmé dans les nouvelles sûres que l’âme retourne au corps dans la tombe comme le hadith de Al-Bara Ibnou ^Azib, rapporté par Al-Hakim, Al-Bayhaqiyy et Abou ? qui a été jugé sahih par plus d’un savant. Et le hadith de Ibnou ^Abbas rapporté au prophète dans lequel le prophète a dit « … » rapporté par Ibnou ^Abdi-l ? et ^Abdou-l-Haqq Al- ? qui l’a jugé sahih et qui signifie « Nul ne passe près de la tombe de son frère croyant, qu’il connaissait dans le bas monde, c’est-à-dire que si quelqu’un connaissait quelqu’un d’autre dans le bas monde et le deuxième est mort et qu’il est dans sa tombe, quand il passe auprès de sa tombe lorsqu’il lui passe le salam, le deuxième le reconnaît et lui rend le salam ». C’est une preuve que le mort reprend conscience. Habituellement, on n’entend pas le fait qu’il rende le salam. Nous croyons en ce qui est parvenu dans le hadith même si nous n’entendons pas le salam rendu par celui qui est mort puisque Allah nous a voilé cela, c’est un voile abstrait qui nous empêche d’entendre cela. Ce hadith de Al-Barra Ibnou ^Azib, c’est un hadith qui est long et dans lequel il est cité « … », c’est-à-dire « l‘âme revient à son corps ». Quant au hadith de Ibnou ^Abbas il a été rapporté par Ibnou ^Abdi l- ? dans « .. », c’est le hafidh ^Abdou-l-Haqq dans le livre « .. » qui l’a jugé sahih c’est du point de vue de la fiabilité de la chaîne de transmission.

« cela requiert donc que l’âme revienne à tout le corps » et c’est le sens qui vient communément à l’esprit dans ce hadith « ou à une partie du corps ». Le retour de la vie dans la tombe est encore plus certains pour les prophètes puisque le prophète a dit dans le hadith rapporté par Anas « .. » ce qui signifie « Les prophètes sont vivants dans leur tombe, ils accomplissent la prière » (rapporté par Al-Bayhaqiyy et le hafidh Ibnou Hajar l’a jugé sahih. Le retour de l’âme au corps est confirmé pour toute personne que ce soit une personne vertueuse ou pas. Pour les vertueux autres que les prophètes il arrive à certains d’eux qu’ils accomplissent la prière comme c’est arrivé à un successeur des compagnons qui s’appelle Thabit Al-Binaniyy. Il a été rapporté que ceux qui l’ont descendu dans sa tombe (il y a deux manières d’enterrer selon la qualité du sol), ils l’ont mis dans une tombe et quand ils mettaient des briques les unes sur les autres, il y a une pierre qui est tombée, celui qui était là a vu qu’il  était en train de faire la prière, il est parti voir sa fille et lui a dit « qu’est-ce qu’il avait de particulier ton père ? », elle leur citait qu’il veillait tout le temps les nuits en prières surérogatoires et qu’il invoquait Dieu en disant « Si tu as accordé à quelqu’un de faire la prière dans sa tombe alors accordes-le moi ». C’est un successeur des compagnons, c’est-à-dire, il a pris la science des compagnons.Ceci a été rapporté par Ibnou Rajab dans son livre « .. ». Il a rapporté également d’après Salim Ibnou ^Abdillah, d’après son père, qu’il a dit « je suis passé un jour, auprès de tombes de la jahiliyyah et j’ai vu un homme sortir de sa tombe et il brûlait, il y avait du feu sur son corps et à son cou, il y avait une chaîne de feu  et j’avais avec moi un récipient d’eau, lorsqu’il m’a vu, il m’a dit « Oh esclave de Allah, donnes moi à boire, verses de l’eau sur mon corps », cet homme s’appelait justement ^Abdoullah, « ^Abdoullah » signifie « esclave de Allah », il a dit « je ne sais pas si il m’a reconnu, il m’a appelé par mon prénom ou si c’était l’habitude des Arabes d’appeler la personne qu’on ne connaît pas « ^Abdoullah », c’est alors que quelqu’un d’autre est sorti de la même tombe et m’a dit « oh ^Abdoullah, ne lui donnes pas à boire, c’est un mécréant » et il l’a pris par la chaîne et il l’a retiré jusqu’à le faire entrer dans la tombe ». Et il a dit «La nuit est tombée, j’étais auprès d’une maison d’une vieille femme qui avait à côté de sa maison une tombe et j’entendais une voix la nuit qui disait « est-ce que c’est à cause de l’urine ou est-ce que c’est à cause de l’eau », j’ai dit à la vieille femme « qu’est-ce que j’entends de cette tombe ? Elle a dit « c’était mon époux qui ne veillait pas à ne pas se souiller avec l’urine et je lui disait « tout le temps malheur à toi-même le chameau quand il va uriner, il écarte ses pattes mais il ne prêtait pas attention à ce que je lui disait et un jour qu’il était assis, un homme est venu à lui et lui a dit « donnes moi à boire, je suis assoiffé ». Son mari ne voulait pas faire un effort et lui a dit « tu peux prendre le seau qui est accroché il est plein d’eau », et l’homme lui disait « s’il te plaît donnes moi à boire, je vais mourir » et il lui a dit « tu peux prendre l’eau tout seul », c’est alors que  l’homme est tombé raide mort, il était mort de soif. La femme dit « mon mari on entend de sa tombe, il disait « est-ce que c’est à cause de l’urine ou à cause de l’eau » et cet homme a dit « je suis allé auprès du messager de Allah et je lui ais raconté ce que j’ai vu et entendu ».

Egalement concernant la félicité de la tombe, il y a beaucoup de choses qui ont été rapportées entre autres Ibnou Abi d-Dounya dans son livre « … » d’après ?, qu’un homme s’appelle .Quand il est mort, il a été emmené dans sa tombe et les gens sont descendus pour l’enterrer et c’est alors qu’ils ont trouvé que le fond de la tombe était plein de verdure, de feuilles parfumées et certains ont pris de ces feuilles qui étaient parfumées et c’est resté soixante-dix jours sans changer. Les gens venaient et regardaient et sentaient l’odeur de ce qu’ils avaient pris du fond de la tombe de cet homme.

Le mécréant, il lui sera dit « regarde la place que tu aurais pu obtenir au Paradis et qui t’a été enlevée et remplacée par la place qui t’attend en enfer » et il verra les deux. Quand il voit ce qu’il a manqué au Paradis, il sera chagriné et quand il voit ce qui l’attend en enfer, il sera doublement chagriné. Il verra les deux places. Son âme sera amenée à un endroit en deçà du premier ciel et il verra ce qui aurait pu être sa place au Paradis et son âme sera ensuite emmenée à un endroit près de l’enfer en dessous de la septième terre et il verra la place qui l’attend. Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté d’après le prophète, d’après Anas, que le prophète a dit ce qui signifie «Quand l’homme est déposé dans sa tombe et que ses compagnons le quittent – c’est-à-dire ceux qui sont venus pour l’enterrer s’en vont-, il entend le bruit de leurs pas et lorsqu’il se sont retirés, deux anges viennent à lui et le font asseoir et lui disent « que disais-tu à propos de cet homme Mouhammad ? » Le croyant dira « je témoigne qu’il est l’esclave de Allah et Son messager ». On lui dira « Regardes la place en enfer que tu aurais eu, Allah te la échangée contre une place au Paradis » et il les verra toutes les deux. Quant au mécréant ou à l’hypocrite, il dira « je ne sais pas, je disais ce que les gens disaient de lui », alors, on lui dira « tu n’as rien su et tu n’a rien dit » pour l’humilier puis il sera frappé entre les deux oreilles avec une masse de fer et il criera d’un cri qu’entendront tous ceux qui se trouvent aux alentours sauf les hommes et les jinns », c’est-à-dire les animaux vont entendre les cris qu’il pousse mais les humains et les jinns, Allah nous a voilé de sorte qu’on n’entend pas le son qui va sortir de lui. Ce hadith rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim confirme que le mort reprend conscience, que son âme revient à son corps, qu’il va entendre le questionnement de ces deux anges Mounkar et Nakir qui parlent toutes les langues, qui poseront la question dans la langue que ce mort connaît. Sont exceptés de l’interrogatoire les enfants morts en deçà de la puberté et les prophètes. Son âme sera emmenée à un endroit d’où il verra l’enfer et il verra la place qu’il aurait eu si il était mort mécréant et son âme sera emmenée près du paradis et il verra la place qui l’attendra dans l’au-delà et il reconnaîtra le mérite de l’Islam de visu. Après avoir connu le mérite de l’Islam par le cœur dans ce bas monde, quand il sera enterré et quand il verra la place qui l’attend au Paradis, il verra le mérite de l’Islam de ses propres yeux. Quant au mécréant, il va dire « je ne sais pas, je disais ce que les gens disaient de lui ». Pour l’humilier, les deux anges vont lui dire « tu n’as rien su, tu n’as rien dit » et ensuite ces deux anges vont le frapper avec une masse entre les oreilles, un coup si il descendait sur une montagne, il la ferait tomber, toute la montagne serait détruite et il va pousser un cri tellement fort que tous les animaux qui sont autour de lui, les oiseaux vont entendre ce cri sauf les humains et les jinns. Il a été rapporté d’après ^Abdoullah Ibnou ^Amr que le messager de Allah lorsqu’il a parlé des deux anges qui interrogent dans la tombe, ^Oumar Ibnou l-Khattab, le deuxième calife, a dit « est-ce que nous allons reprendre conscience dans notre tombe ? » Le Prophète lui a dit, c’est-à-dire « oui vous serez conscient comme vous êtes conscients maintenant ». ^Oumar a dit « il ne reste plus rien à dire », c’est-à-dire que la personne retrouvera conscience lorsqu’elle sera dans sa tombe.

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Le miracle

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur juillet 29, 2010
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissances. Et nous lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer.Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Parmi les miracles du prophète, que Allah l’élève davantage en degrés ainsi que tous ses frères prophètes, il y a le gémissement du tronc. Le prophète s’appuyait contre le tronc d’un palmier dans sa mosquée avant que ne soit fabriqué le minbar. Lorsqu’on lui construisit le minbar, il monta dessus. Le minbar c’est pour que l’orateur se tienne sur un endroit élevé, qu’il puisse être vu par l’assemblée. Il commença son discours debout sur le minbar, c’est alors que le tronc se mit à gémir au point que tous ceux qui étaient dans la mosquée entendirent son gémissement. Le messager de Allah est alors descendu du minbar et serra ce tronc contre lui, c’est ainsi que ce tronc s’est tu .Ce tronc de palmier est un objet inanimé. Allah a créé des êtres qui ont des âmes : les êtres humains, les jinns, les anges, les animaux. Les plantes n’ont pas d’âme et ce tronc de palmier fait partie des plantes, il n’a pas d’âme et pourtant Allah a crée dans ce tronc de palmier la perception et l’amour du prophète. Habituellement, le prophète quand il disait son discours, il s’appuyait sur ce tronc. Comme il a délaissé ce tronc et il est monté sur le minbar, ce tronc s’est mis à gémir tant il se languissait du prophète. Ce tronc de palmier se trouvait dans la direction de la qiblah dans la mosquée. Le hadith du gémissement du tronc « … » est moutawati^, c’est-à-dire que :

1) la première couche a perçu l’information par ses sens, c’est une perception sensorielle,

2) la première couche était d’un grand nombre,

3) à chaque couche de transmission, le nombre de personnes est grand (plus que dix).

Cette information qui provient par ce mode de transmission qui s’appelle moutawati^ entraîne pour celui à qui l’information parvient une connaissance certaine, c’est comme si lui-même avait été témoin de ce qui lui a été rapporté avec ses conditions (la première couche qui a perçu l’information était en grand nombre, cette première couche l’information qu’elle va rapporter, elle l’a perçue avec les sens et à chaque couche de transmission, le nombre était grand). Moutawatou^ c’est l’adjectif et le nom c’est at-tawatou^. Le hadith du gémissement du tronc de palmier a été observé par un grand nombre, la mosquée était pleine la première couche a perçu l’information par ses sens, ils ont entendu, ils ont vu que lorsque le prophète s’était éloigné du tronc pour donner son discours, le tronc se mettait à gémir comme un enfant et il ne s’est calmé que lorsque le prophète est descendu et l’a pris entre ses bras). Ses compagnons ont transmis à ceux qui sont venus après eux et ceux qui sont venus après eux ont transmis à ceux qui sont venus après eux. La communauté de notre maître Mouhammad ne s’est jamais réduite à un moment de l’histoire à deux ou trois personnes. C’est une information qui a été relayée par la communauté et la communauté est d’un grand nombre ce qui entraîne que ce miracle, même si nous n’avions pas nous mêmes été témoins, c’est comme si nous l’avions vu et entendu puisqu’il nous est parvenu par tawatou^. Pour donner un exemple d’autre information qui nous est parvenu par tawatou^, il y a le Qour’an. Le chaykh a dit que ce miracle fait partie des miracles les plus étonnants, il est même valable de dire qu’il est plus étonnant que le miracle que ^Iça a eu lorsqu’il a ressuscité un mort parce que la résurrection d’un mort consiste à ramener quelque chose à un état qu’il avait auparavant, or le bois fait partie des objets inanimés et ce n’est pas de l’habitude du bois que de parler. Un des descendants du prophète, son petit fils disait aux gens « Le bois s’est languis du prophète et c’est un objet inanimé. Vous qui êtes d’âme de chair et de sang vous devriez à plus forte raison vous languir du prophète ». Parmi les miracles du prophète, il a cité le fait que les animaux ont parlé. L’imam Ahmad et Al-Bayhaqiyy ont rapporté avec une forte chaîne de transmission du hadith de Ya^la Ibnou Mourra As-Saqafiyy qu’il a dit ce qui signifie « Tandis que nous marchions avec le prophète, un chameau affecté au transport de l’eau est passé à côté de nous. Lorsque le  chameau a vu le prophète, le chameau a blatéré et a baissé le devant de son cou. Le prophète s’est arrêté à côté de lui et a dit « ayna sahibou hadha ? » c’est-à-dire « Où est le propriétaire de ce chameau ? ». Le propriétaire est venu, le prophète lui a dit « .. », c’est-à-dire « vends-le moi ». Le propriétaire du chameau lui a dit c’est-à-dire « nous te l’offrons oh messager de Allah » et il a ajouté « Il appartient à une famille qui n’a pas d’autre moyen de vivre que lui ». Le prophète lui a dit « … », c’est-à-dire « Ce chameau s’est plaint du trop de travail et du peu de foin et vous ne lui donnez pas beaucoup à manger alors traitez-le bien ». Le prophète a compris ce que le chameau lui a dit.

Un autre miracle du prophète rapporté par Ibnou Cha ? dans Dala’ilou n-noubouwah d’après ^Abdoullah Ibnou Ja^far qu’il a dit « Le messager de Allah m’a porté un jour derrière lui sur sa monture. Il est alors entré dans le jardin d’un homme parmi les ‘Ansar (les partisans) – les musulmans de Médine qui ont accueilli ceux qui ont émigré – et là se trouvait un chameau. Lorsque le chameau a vu le prophète, il a gémi de tendresse et ses larmes ont coulé. Le prophète est allé à lui et lui a essuyé les larmes, il s’est alors calmé. Le prophète a dit « man rabbou hadha l-jamal ? » c’est-à-dire « Qui est le propriétaire de ce chameau ? ». Un jeune homme parmi les ansar est venu et a dit qu’il était à lui. Le prophète lui a dit « … », c’est-à-dire « Ne crains tu pas Allah en ce qui concerne cette bête dont Allah t’a fait propriétaire ? Elle s’est plainte à moi du fait que tu l’affames et la fatigues ». Ce hadith est sahih (sûr) tout comme l’a dit le mouhaddith Mourtada Az–Zabidiyy dans Charhou Ihya’i ouloumi d-din, c’est un miracle pour le prophète qui a compris ce que lui disait cet animal.

Parmi ses miracles, il y a le jaillissement de l’eau d’entre ses doigts, chose éminente qui a été observée en plusieurs occasions, en présence d’assemblées nombreuses. L’eau a jailli d’entre les doigts du prophète. Ceci nous est parvenu par plusieurs voies de transmission dont l’ensemble indique la connaissance catégorique, c’est-à-dire que l’ensemble de ces voies fait que l’information qui est véhiculée entraîne une connaissance certaine qui est acquise par tawatou^ ma^nawiyy (parce qu’ils n’ont pas transmise l’information avec les mêmes termes). Ce n’est pas arrivé à quelqu’un d’autre qu’à notre maître Mouhammad puisque de l’eau a jailli de ses os, de ses nerfs, de sa chair et de son sang. Ceci a une portée plus grande que le jaillissement de l’eau de la roche que Mouça a frappée. Mouça qui était musulman comme tous les prophètes, après avoir traversé la mer avec son peuple qui était partagé en douze tribus, Allah leur a ordonné de combattre les mécréants qui étaient à Jérusalem mais ils n’ont pas obéi, Dieu les a châtié dans le bas monde, ils ont erré quarante ans dans la région sans retrouver leur chemin et comme c’était une région désertique, Allah a accordé à Mouça un miracle. Son peuple transportait avec eux un rocher et chaque fois qu’ils avaient besoin d’eau, Mouça frappait de son bâton ce rocher et douze sources d’eau jaillissaient de ce rocher, chaque tribu buvait de la source qui lui était affectée et comme c’était un rocher qu’ils transportaient avec eux, c’était un miracle. Mais le miracle de Mouhammad est encore plus étonnant que le miracle de Mouça parce qu’il nous arrive de voir de l’eau jaillir de la roche, le miracle de Mouça, c’était que c’était une roche qu’ils transportaient avec eux, ce n’était pas de l’eau qui était stockée à l’intérieur comme c’est le cas des sources d’eau qui jaillissent de l’intérieur de la terre, c’est de l’eau qui est stockée et qui sort. Alors que le miracle de notre maître Mouhammad est encore plus étonnant parce que de l’eau jaillissait d’entre les doigts du prophète, de son propre corps. Parmi les compagnons qui ont rapporté cela, Jabir, Anas, Ibnou Mas^oud, Ibnou ^Abbas , Abou Layla Al-Ansariyy et Abou Rafi^. Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté une version de Anas Ibnou Malik, il a dit « J’ai vu le messager de Allah alors que le temps de la prière de al-^asr avait débuté  et le prophète avait demandé de l’eau pour faire le woudou’ mais les gens n’en ont pas trouvée. C’est alors qu’on amena au messager de Allah un récipient contenant peu d’eau pour son woudou’. Le prophète a introduit sa main dans ce récipient puis il a ordonné aux gens de faire leurs ablutions avec cette eau ». Anas qui rapporte a dit « J’ai vu l’eau jaillir d’entre ses doigts. Les gens ont fait leurs ablutions jusqu’au dernier d’entre eux ». Dans une version de Al-Boukhariyy, celui qui rapporte qui entendait la parole de Anas a dit à Anas « Combien étiez-vous ? », Anas a répondu « trois cent ». Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté du hadith de Jabir Ibnou Abdi l-Lah, c’est un autre évènement à une autre occasion « Les gens avaient eu soif le jour de al- ?. Alors que le messager de Allah avait entre ses mains un petit récipient à partir duquel il faisait ses ablutions, les gens sont alors venus à lui, il leur a dit « ma lakoum ? » c’est-à-dire « qu’avez-vous ? », ils lui dont dit « Oh messager de Allah nous n’avons pas de quoi faire les ablutions ni de quoi boire mis à part ce que tu as entre les mains ». Il a alors placé sa main dans le récipient et l’eau a jailli comme des sources entre les doigts. Nous avons ainsi bu et fait les ablutions. Quelqu’un posa la question « combien étiez-vous ? », il a dit « Si nous avions été cent mille, cela nous aurait suffit. Nous étions quinze cent », c’est-à-dire mille cinq cent. C’est le même miracle qui s’est produit en deux occasions différentes. Chacune de ces occasions fait que cette information a été reliée par un grand nombre de personnes qui l’ont transmise à un grand nombre et ainsi de suite. Le chaykh a dit « Le fait est que l’eau jaillissait d’à même la chair qui se trouve sur les doigts », c’est ce qu’a dit An-Nawawiyy dans son commentaire du sahih de Mouslim et c’est ce qui est confirmé par la parole de Jabir « j’ai vu l’eau sortir » et dans une version « jaillir d’entre ses doigts ».

Parmi les miracles de notre prophète, il y a aussi la remise en place de l’œil de Qatadah après qu’il ait été arraché. Al-Bayhaqiyy dans ad-dalali ? a rapporté de Qatadah Ibnou Nou^man qui a dit que son œil a été blessé le jour de la bataille de Badr. Son œil pendait sur sa joue, les gens ont voulu le lui couper, ils ont donc demandé la permission au messager de Allah mais le prophète leur a dit « la », c’est-à-dire « non ». Il a demandé qu’on lui amène ce compagnon. Il a remis le globe oculaire en place avec la paume de sa main de sorte que Qatadah ne savait plus lequel de ses deux yeux avait été blessé. A propos de ces deux miracles, le jaillissement de l’eau d’entre les doigts du prophète et le fait de rendre l’œil de Qatadah, un de ceux qui font l’éloge du prophète a dit en poésie en Arabe « … », c’est-à-dire « Si Mouça a donné à boire aux tribus des fils de Isra’il (Isra’il c’est le nom du prophète Ya^qoub, Ya^qoub était aussi musulman comme son père Ishaq, le père de Ishaq est Ibrahim, Ya^qoub, parmi ses fils il a eu Youçouf et Benyamin qui étaient tous deux prophètes, Ya^qoub s’appelle aussi Isra’il. Les fils de Isra’il sont le peuple de Mouça, ceux qui étaient musulmans qui suivaient correctement Mouça, de nos jours, c’est ceux qu’on appelle les juifs, ils ne suivent pas Mouça, ils ont changé la religion de Mouça et ils suivent une religion qui s’appelle le judaïsme qui n’est pas une religion révélée. Le poète qui faisait l’éloge du prophète décrivait le miracle de Mouça quand il a donné à boire aux tribus des fils de Isra’il à partir de la pierre. Le poète a dit « Il y a dans la main une distinction qui n’est pas dans la pierre. Mouça a certes donné à boire à partir d’une pierre et le prophète Mouhammad a donné à boire à partir de sa propre main. Si ^Iça a guéri l’aveugle de naissance par son invocation, combien par sa paume il a rendu de visions ». (il parle de Qatadah). Ce rocher comme on l’a dit dans le miracle de notre maître Mouça après qu’il ait quitté l’Egypte pour aller en Palestine, chaque fois que son peuple avait besoin d’eau, le rocher laissait douze sources d’eau pour boire, quand ils finissaient, il s’arrêtait et quand à nouveau ils avaient besoin d’eau, Mouça frappait le rocher de son bâton et l’eau coulait à nouveau. Ils sont restés ainsi une longue période.

Parmi les miracles de notre prophète, la nourriture qui disait « Soubhanallah » dans la main du prophète, Allah a créé la parole dans cette nourriture, hadith rapporté par Al-Boukhariyy d’après Ibnou Mas^oud qui disait « Nous étions en train de manger avec le prophète et nous entendions le tasbih de la nourriture ».

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L’interrogatoire de la tombe

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur juillet 29, 2010
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissances. Et nous lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

D’après Abou Hourayrah, que Allah l’agréé, le messager de Allah a dit « … » rapporté par Ibnou Hibban, ce qui signifie « Quand l’homme est enterré, viennent à lui deux anges bleus noirs, l’un s’appelle Mounkar et l’autre Nakir et ils lui disent « que disais-tu de cet homme Mouhammad ? » et il dira ce qu’il disait auparavant. Si il était croyant, il dira « c’est l’esclave de Allah et Son messager, je témoigne qu’il n’est de Dieu que Allah et je témoigne que Mouhammad est Son esclave et Son messager ». Les anges lui diront « Certes, nous savions que tu dirais cela » puis sa tombe sera élargie de soixante dix coudées sur soixante dix coudées et sera illuminée pour lui. Puis on lui dira « dors » alors il dormira du sommeil du nouveau marié qui ne sera réveillé que par l’être le plus cher de sa famille jusqu’à ce que Allah le ressuscite  de cette  couche-là ».

Après que la personne soit enterrée, deux anges viennent à elle et leur couleur n’est pas du noir pur mais du noir teinté de bleu et c’est une couleur effrayante. Le croyant pieu, il n’aura pas de peur lorsqu’il les verra. Le pieu, Dieu lui raffermit le cœur et il répondra. Ils vont lui dire « Que disais-tu de cet homme Mouhammad ? ». Ces deux anges sont d’une couleur effrayante, ils sont d’une couleur noire teintée de bleu. Le mécréant aura peur d’eux. Quant au croyant pieux, il n’aura pas peur à la vue de ces deux anges. Le pieu, c’est le croyant qui faisait les devoirs et évitait les interdits. Le musulman, qu’il soit pieu ou pas, il saura répondre, il répondra au sujet de Mouhammad. Le pieux en plus, il n’aura pas de la peur à leur vue, Dieu lui raffermit le cœur et ces deux anges ne vont pas le regarder d’un regard de colère. Quant au mécréant, il sera terrorisé à leur vue, tout ceci se passe dans la tombe. Ceci est un hadith du prophète c’est-à-dire que la personne reprendra conscience quand elle sera dans sa tombe, c’est une preuve que l’âme revient au corps pour l’interrogatoire par ce deux anges Mounkar et Nakir. Leur nom en arabe Mounkar et Nakir, ils ont été appelés ainsi car ils inspirent la peur. Certains savants ont dit qu’il s’agit de deux anges, c’est eux qui viennent interroger chaque fois que quelqu’un est enterré et d’autres savants ont dit qu’il y a un groupe d’anges, chacun d’entre eux est appelé Mounkar et un autre ensemble, chacun des individus de cet ensemble est appelé Nakir, de sorte que chaque fois qu’il y a un mort, un représentant de ce groupe et un représentant de cet autre groupe vont pour interroger le mort et ces deux anges parlent toutes les langues, chacun, l’interrogatoire lui sera adressé dans la langue qu’il comprend. Même Azra’il, l’ange de la mort, il se peut que Allah lui donne des représentants comme des sosies. Dieu lui donne d’autres corps que le corps d’origine qu’il gère tout comme l’un d’entre nous gère sa main. Lui c’est un seul être qui est un ange qui s’appelle ^Azra’il, c’est lui qui est chargé de retirer l’âme des vivants pour qu’ils meurent, et il se peut que Dieu lui donne des sosies (chabah) de sorte qu’au même instant où plusieurs personnes meurent un représentant de ^Azra’il va pour retirer l’âme et c’est ^Azra’il qui gère cela. Une fois qu’il retire l’âme du corps, c’est ensuite les anges de la miséricorde ou les anges du châtiment qui reprennent l’âme. La mort, c’est la sortie de l’âme du corps et cette sortie de l’âme du corps n’est pas facile, c’est quelque chose de très éprouvant. Pour le mécréant, c’est comme si c’était un amas de laine attaché sur des épines et qu’on tire. C’est selon l’état de la personne, tellement la personne éprouve de la douleur que certains ne peuvent plus parler, peut-être certains voient les anges de la miséricorde alors ils sont dans un état plus paisible et d’autres, peut être qu’ils voient les anges du châtiment mais ils ne peuvent plus parler tellement c’est douloureux et c’est selon l’état de la personne, ce qui aide la personne à ne pas tomber dans l’insouciance, c’est de se rappeler qu’elle va mourir, qu’elle se prépare pour ce qui vient après la mort. Il s’agit d’œuvrer pour ce qui vient après la mort. Une fois que Azra’il retire l’âme du corps, ce sont les anges de la miséricorde ou les anges du châtiment qui reprennent l’âme. Les anges sont des créatures honorées, ce ne sont pas des hommes et ce ne sont pas des femmes. Ce ne sont pas des corps palpables. Azra’il est un ange, Mounkar et Nakir sont des anges, les anges sont les créatures de Dieu les plus nombreuses, avec chacun d’entre nous, il y a deux anges qui écrivent ce que nous faisons. Il y a un ange qui nous inspire le bien comme il y a avec chacun d’entre nous un chaytan qui nous inspire le mal. Les anges ne désobéissent jamais à Allah, ce sont tous des musulmans et ils sont très forts, très puissants, ils ne se reproduisent pas, ils ne mangent pas, ne boivent pas. Après que Azra’il retire l’âme du corps, il donne cette âme soit aux anges de la miséricorde soit aux anges du châtiment. Les anges de la miséricorde ont un très bel aspect. Quant aux anges du châtiment, ils ont un aspect qui inspire la peur. Ces anges ne laissent pas l’âme entre les mains de Azra’il, si c’est une âme d’un croyant, ce sont les anges de la miséricorde, ils emmènent cette âme jusqu’au ciel et si c’est une âme d’un mécréant, ils l’emmènent jusqu’à un endroit qui est dans la septième terre, qui s’appelle Sijjin. Dans le hadith qu’on a vu au début du cours, les deux anges Mounkar et Nakir interrogent cette personne qui est enterrée et ils vont lui dire « que disais-tu de cet homme », ils vont parler dans la langue qu’il comprend. Ils vont interroger la personne au sujet de notre maître Mouhammad. Quand ils vont lui dire « que disais-tu de cet homme Mouhammad », le prophète ne sera pas présent lorsqu’ils vont interroger mais lorsqu’on dit « cet homme », c’est un démonstratif, c’est-à-dire, celui qui est connu. La personne interrogée va répondre, elle va dire ce qu’elle disait de son vivant. Le musulman avant de mourir, il disait que « ^abdoullahi wa raçoulouh » le croyant va dire que c’est l’esclave de Allah et Son messager. Allah lui inspire la bonne réponse. Chaque musulman va répondre cela. Qui ne peut pas répondre correctement ? C’est celui qui niait ou qui était catégorique pour dire que le prophète n’était pas un envoyé de Dieu. Le mécréant, que ce soit un mécréant déclaré ou un mécréant hypocrite, c’est celui qui manifestait l’apparence d’un musulman alors qu’en réalité, il était incrédule. Celui-là ne va pas pouvoir répondre correctement, tous deux vont dire « je disais comme les gens ». Le croyant qui est mort sur la piété, sa tombe sera élargie. Une coudée c’est deux empans, c’est un peu moins qu’un demi mètre (quarante cinq centimètres) donc soixante dix coudées donc environ trente cinq mètres sur soixante dix coudées environ trente cinq mètres. Il ne va pas être comprimé dans sa tombe et d’autres, il leur arrive que leur tombe soit étendue plus que cela comme c’est arrivé à un compagnon qui s’appelle Al-^Ala’ Ibnou l-Hadramiyy, c’était un grand saint. Sa tombe a été élargie à perte de vue. Ces compagnons après l’avoir enterré, ils étaient dans une conquête, il est mort dans la conquête et ils l’ont enterré là où il était mort, les gens de la région leur ont dit « c’est une région où il y a beaucoup de fauves, creusez davantage, enfoncez-le bien dans la terre de crainte que les fauves déterrent son corps et ne le dévorent ». Ils sont repartis à nouveau pour creuser et ils ont vu que la tombe était étendue à perte de vue et ils ne l’ont pas retrouvé. La tombe du croyant pieu est également éclairée d’une lumière comme la lumière de la pleine lune et il lui sera ouvert une porte qui donne sur le Paradis et les souffles du Paradis lui parviendront alors qu’il est dans sa tombe. Sa tombe sera pleine de verdure, il sera déposé dans sa tombe des plantes qui viennent du Paradis, des plantes vertes. Et tout cela est véritable, ce n’est pas une illusion mais  Allah voile cela aux yeux des gens, il se peut que certains, Dieu leur voile et ils ne voient pas cela et il se peut que Dieu le dévoile pour certains. Quelle est la sagesse que ces choses nous soient cachées ? Tout ce qui concerne la tombe et l’au-delà, c’est que le croyant croit en des choses cachées. C’est une preuve de sa foi qu’il croit en des choses qu’il ne voit pas et sa récompense est encore plus grande puisque nous croyons en ce que notre prophète nous a transmis, c’est une manifestation de notre part de notre croyance en la véracité du prophète qui ne ment pas et c’est plein de récompenses pour le croyant. Après cet interrogatoire, il sera dit au pieu « dors », il s’endormira du sommeil du nouveau marié qui est réveillé par la personne qui est la plus chère de sa famille. Il ne va pas ressentir de chagrin, il ne va pas ressentir d’ennui ni de tristesse. Quant aux autres, de nos jours, avant de mourir, les gens ont une peur dite naturelle de la mort, chacun d’entre nous a cette peur dite naturelle, Dieu a créé cela en les gens mais après cela, le pieu sera apaisé parce que Allah lui a apaisé le cœur. Il a été rapporté que lors de la mort, lorsque le pieu reçoit l’annonce de bonne nouvelle qu’il fait partie des pieux, les anges lui diront  « le salam à toi oh toi qui est un waliyy » –un saint, alors il n’aura plus peur ni de la mort ni de la tombe, c’est pour celui qui était pieu, celui qui est mort en ayant accompli les devoirs et en ayant évité les interdits. Alors il n’aura plus peur de la tombe ou si il commettait des péchés avant de mourir, il s’en est repenti. Notre prophète a dit « … » « Celui qui fait le repentir d’un péché est comme celui qui n’a pas commis de péché ». Notre prophète nous a rapporté comment une femme musulmane mais elle était fornicatrice, elle faisait partie des bani Isra’il. Dieu lui a pardonné parce qu’elle a  donné à boire à un chien assoiffé dans son soulier. La personne ne néglige aucun bien qu’elle puisse faire. Le prophète a dit ce qui signifie « Préservez-vous du châtiment de l’enfer même avec la moitié d’une datte en aumône. Même la moitié d’une datte, peut être cet acte, c’est ce qui va te sauver du châtiment de l’enfer. Ne néglige aucun bien que tu peux faire et notre vie nous est comptée, chaque instant qui passe nous rapproche de notre terme. Profitons de ces instants pour faire le bien.

Dans la suite du hadith, notre prophète a dit « .. . », c’est-à-dire « Si il était hypocrite -c’est-à-dire si ce mort qui est interrogé par les deux anges était hypocrite, il montrait en apparence qu’il était musulman alors qu’en réalité, il ne l’était pas, soit parce qu’il ne croyait pas au Paradis ou il ne croyait pas en l’enfer ou il ne croyait pas au prophète ou qu’il attribuait à Dieu le corps ou il attribuait à Dieu l’habitation du ciel, il avait une mauvaise croyance – il dira « je ne sais pas, j’entendais les gens dire quelque chose et je disais comme eux ». Ils lui diront « certes, nous savions que tu dirais cela car tu étais surpris et tu aurais peur et tu ne pouvais pas cacher cela », en fait lui il aimerait bien cacher mais tellement il aura peur, sa langue va le trahir, cet homme va dire cela sous l’effet de la surprise mais tellement il est apeuré, c’est comme si c’était un lapsus, c’est comme si il va dire quelque chose qu’il voulait cacher et les deux anges vont lui dire « on savait que tu allait dire cela ». Puis il sera dit à la terre de se refermer et elle se refermera sur lui jusqu’à ce que ses côtes s’entrecroisent. Il subira une pression tellement forte que ses côtes vont s’entrecroiser, il restera dans le châtiment jusqu’à ce que Allah le ressuscite de cette tombe et ce qui l’attendra par la suite est encore plus douloureux. Le châtiment en enfer pour le mécréant n’a pas de fin. Celui qui est intelligent, qui utilise correctement sa raison, il dit  « le message du prophète m’est parvenu je n’ai pas d’excuse, le message m’est parvenu donc à moi d’œuvrer correctement, d’appliquer les devoirs et d’éviter les interdits ». Quant à celui qui fait preuve d’orgueil, soi disant comme de nos jours, certains veulent faire de l’ironie, ils remettent en cause des choses qui sont véridiques, ce sont eux qui sont les perdants.

Dans le commentaire de ce paragraphe, le chaykh a dit « quand les deux anges interrogeront le mécréant, ils vont lui dire « quel est ton Dieu ? qui est ton Seigneur ? » ils savent que ce mécréant va répondre « je ne sais pas » car ils savent qu’il ne va pas répondre par conviction, on sait que aider quelqu’un à dire de la mécréance, c’est de la mécréance, quelqu’un qui aide quelqu’un à dire une parole qui est de la mécréance, il sait qu’il est chrétien, il lui dit « c’est quoi ta religion ? » il est en train de lui faire dire de la mécréance, c’est de la mécréance, emmener quelqu’un dans une église pour faire de la mécréance ou dans une synagogue ou dans un temple de bouddhistes, c’est de la mécréance. Les anges ne commettent pas la mécréance, ils ne vont pas aider quelqu’un à dire de la mécréance. Quand ils vont interroger, ils savent que lorsqu’il va répondre, ce mécréant, cela ne sera pas pour manifester sa mécréance, c’est sa langue qui va le trahir, c’est par lapsus, il va essayer de cacher mais il ne pourra pas. D’autres ont interprété cela autrement, ils ont dit « quand il va répondre, il ne va pas répondre sur son état actuel, il va rapporter ce qu’il avait comme croyance par le passé, il va dire qu’avant de mourir, il ne croyait pas en cela mais que maintenant il sait que c’est la vérité ». Il rapporte un discours en disant « l’année dernière, j’ai dit telle phrase ». Lui aussi, il dit « quand j’étais vivant, je ne croyais pas mais maintenant, je sais que c’est la vérité », les anges ne l’auront pas aidé à dire de la mécréance. Lorsque la tombe va se refermer sur ce mort, ses côtes vont s’entrecroiser et il restera dans ce châtiment jusqu’à la résurrection et après le Jour du Jugement, il subira d’autres châtiments encore et après les châtiments du Jour du Jugement, il entrera en enfer, les châtiments seront encore plus douloureux. Ces deux hadith ont été rapportés par Ibnou Hibban et il les a jugés sahih. Dans le premier, il y a confirmation que l’âme retourne au corps et que le mort a une perception sensorielle. Dans le deuxième hadith, il y a une preuve que l’âme est présente dans le corps lorsqu’il est dans sa tombe et que le mort s’endort et c’est tant que le corps n’est pas anéanti, cette félicité sera pour le croyant fort, c’est celui qui accompli les devoirs et évite les interdits, celui au sujet duquel le messager de Allah a dit « … » rapporté par Ibnou Hibban qui l’a jugé sahih, le hadith signifie « Le bas monde est comme une prison pour le croyant et comme un lieu de fatigue. C’est lorsqu’il quitte le bas monde qu’il quittera la prison et le lieu de fatigue », il s’agit du croyant accompli, c’est-à-dire que le croyant, la félicité qui l’attend dans l’au-delà est telle que le bas monde pour lui c’est comme une prison tellement il y a du bien dans l’au-delà, c’est-à-dire que cette vie du bas monde par rapport à la félicité de l’au-delà cette vie est comme une prison, c’est comme un lieu de fatigue de faim, c’est une résidence de fatigue, de faim, d’épreuves. Le croyant qui est éprouvé dans cette vie, c’est un bien pour lui, soit grâce à ces épreuves face auxquelles il patiente, soit il gagne des récompenses, il lui est expié des péchés. Le prophète a dit « même l’ongle cassé », si un croyant, si il lui est cassé un ongle et qu’il patiente c’est une source de bien pour lui parce que le croyant, il ne se rebelle pas contre Dieu, il s’humilie à l’extrême pour Dieu. Le livre de Ibnou Abi d-Dounya s’appelle « Ahwalou l-qoubour ». L’auteur a rapporté de Abou-l-Qacim Ishaaq…, il a dit « j’ai entendu ? m’a rapporté d’un homme qui creusait les tombes dans un cimetière. Cet homme a dit « j’ai creusé deux tombes, j’étais en train de creuser la troisième et c’était la canicule. Alors, je suis resté dans la troisième et j’ai mis ma cape au dessus du trou pour me faire de l’ombre. Tandis que j’étais ainsi, j’ai vu deux personnes venir sur deux montures, ils sont venus au niveau de la première tombe et l’un a dit à l’autre, « écris chez toi » le deuxième lui a dit « qu’est-ce que tu veux que j’écrive ? » il a dit « un farçakh sur un farçakh » – un farçakh c’est une unité de longueur qui dépasse le kilomètre. « Ensuite ils sont partis au niveau de la deuxième tombe. Le premier a dit au deuxième « écris chez toi », il lui a dit « que veux tu que j’écrive ? », il a dit « à perte de vue » et à la troisième, il lui a dit « un fitr sur un fitr » – un fitr ce n’est même pas un empan, la troisième dans laquelle celui qui creusait les tombes se trouvait à l’ombre. Et l’homme a dit « je me suis assis en attendant les convois funéraires. Un homme  est venu, il n’y avait pas beaucoup de gens qui l’accompagnait. Ils sont venus devant la première tombe et j’ai demandé à ceux qui l’accompagnait « qui est cet homme que vous allez enterrer ? » ils ont répondu « c’est un porteur d’eau qui vendait de l’eau aux gens, c’était quelqu’un qui était modeste et qui avait une famille nombreuse » et ceux qui accompagnaient son convoi funéraire ont dit « il n’a laissé rien en héritage ». L’homme qui creusait les tombes a  répondu « rendez l’argent que vous avez amassé pour lui, rendez le à ses enfants ». Il raconte « ensuite, on a ramené un deuxième convoi, et il n’y avait personne d’autre que ceux qui portaient le mort. Ils ont demandé une tombe et ils sont partis devant la tombe au sujet de laquelle les deux anges avaient dit « à perte de vue ». L’homme qui creusait les tombes a dit « qui est ce mort ? », ils ont répondu « c’est quelqu’un qui est étranger et qui est mort près d’une décharge. L’homme qui creusait les tombes a dit « je ne prend rien d’eux », il a fait gratuitement et il a fait la prière funéraire avec eux en faveur de cet homme. Celui qui meurt loin de sa famille et de son pays c’est un bon signe pour lui si il est musulman et c’était le cas pour cet homme. L’homme qui creusait les tombes a dit « je m’étais assis en attendant le troisième convoi funéraire, j’étais en train d’attendre jusqu’au temps de la prière de al-^icha ‘ ». Il a dit « on a ramené une femme d’un des princes et quand je leur ai demandé de me payer mon dû, pour avoir creusé la tombe, ils m’ont frappé à la tête et ils n’ont pas voulu me donner et ils l’ont enterrée dans cette tombe ». Cela a été rapporté par le hafidh Abou-l-Qacim.

Il y avait un homme qui pratiquait l’usure, qui prêtait de l’argent aux gens et qui demandait en plus du remboursement un profit et il était arrivé une fois de prendre de force une femme mariée à son mari qui était pauvre. Quand il est mort, les gens qui l’ont enterré ont vu de la fumée sortir de sa tombe. Ils ont demandé aux savants, les savants ont dit « récitez le Qour’an et demandez à tous ceux à qui il a fait subir une injustice qu’ils lui pardonnent ». Ils ont fait le tour à tous ceux à qui il a nuit de son vivant pour qu’ils lui pardonnent pour qu’à la fin, ils n’ont plus vu de fumée sortir de la tombe.

Ensuite,  lorsque tout le corps est désintégré, c’est-à-dire que tout le corps est assimilé par la terre et qu’il devient poussière et qu’il ne reste que le petit os de l’extrémité de la colonne vertébrale (le coccyx), l’âme du croyant pieu va au Paradis. Les âmes des désobéissants musulmans, ceux qui commettaient de grands péchés et qui sont morts sans se repentir, leur âme vont dans l’espace compris entre le ciel et la terre et certains dans le premier ciel. Les âmes des mécréants après la désintégration du corps vont à sijjin qui est un endroit dans la terre la plus basse, c’est-à-dire la septième terre. Cet os qui se trouve au bout de la colonne vertébrale même si il est brûlé, il reste, il est petit de la taille d’un grain de moutarde. Il a été rapporté dans le hadith que le prophète a dit « … » c’est-à-dire que c’est à partir de cet os que le corps de l’homme a été constitué, et autour de cet os que son corps sera reconstitué pour le Jour du Jugement. Le jour du Rassemblement, Dieu créé les corps à nouveau pour ceux dont les corps ont été assimilés par la terre parce qu’il y a ceux dont les corps ne seront pas assimilés par la terre, les prophètes, les martyrs leur corps ne seront pas assimilés par la terre et certains saints également. Quant à ceux dont les corps ne seront pas assimilés par la terre, ce sont les prophètes, les martyrs et certains saints. Les martyrs, leur âme monte directement au Paradis.  Qui va être excepté de l’interrogatoire des deux anges ? Ce sont les prophètes, les martyrs morts  dans le combat et l’enfant qui est mort avant la puberté. Les saints, hommes et femmes après que la terre assimile leur corps, leur âme  monte au Paradis et leur âme se déplacera au Paradis sous la forme d’un oiseau qui va consommer des fruits du Paradis et après la résurrection, les âmes reviennent à leur corps et ils entreront au Paradis et à ce sujet, il a été rapporté un hadith rapporté par l’imam Malik « … » après que les corps des saints et des saintes sont assimilés par la terre, leur âme sera au Paradis qui consommera des fruits du Paradis  mais ils ne vont pas à la place qui leur est réservée après le Jour du Jugement. Ils profiteront du Paradis mais pas encore de la place qui leur est réservée après le Jour du Jugement.

LES INVOCATIONS

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur juillet 28, 2010
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Le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit : ( Ad-dou^a’ou moukh-khou l-^ibadah). Hadith rapporté par At-Tirmidhiyy, ‘Abou Dawoud et Ibnou Hibban. Les différents textes, que ce soit le Qour’an ou le hadith, font allusion aux dou^a’.

Le mot dou^a’ est traduit en français par l’invocation, le fait de demander à Dieu. Et le Messager, notre maître Mouhammad, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit : ( Ad-dou^a’ou moukh-khou l-^ibadah) rapporté par At-Tirmidhiyy. Ce hadith signifie que l’invocation occupe une place très importante dans l’adoration. Le fait d’invoquer Allah est  l’une des plus grandes manifestations d’adoration de Allah. Autrement dit, le fait d’invoquer Dieu est un acte qui fait rapprocher de l’agrément de Allah. Mais, le plus important après la croyance en Dieu et en Son Prophète, c’est d’accomplir les cinq prières. Et justement, la prière comporte des invocations. Dans l’invocation, il y a une supplication envers Allah. Celui qui demande à Dieu, il Le supplie et manifeste ainsi son besoin envers le Créateur. Autant dire que celui qui invoque est faible et qu’il a besoin de Allah Qui est Tout- Puissant. Et c’est encore une manifestation qui montre que la personne ne peut se passer  de Dieu ; elle a besoin de Dieu.

Lorsque l’esclave invoque Dieu, soit  un péché qui lui sera  pardonné, soit un bien qu’il a demandé lui sera accordé rapidement, soit un bien lui sera accordé plus tard.

L’invocation que notre Prophète disait le plus souvent, c’est : (Allahoumma rabbana ‘atina fi d-dounya haçanah wa fi l-‘akhirati haçanah wa qina ^adhaba n-nar) ce qui signifie : « Seigneur, accorde nous un bienfait dans le bas monde, c’est-à-dire dans cette vie, et un bienfait dans l’au-delà, c’est-à-dire après la mort, et préserve-nous du châtiment de l’Enfer ». C’est une invocation qui est vraiment très globale, car elle comporte une demande de bien dans cette vie, dans l’Au-delà et une demande de préservation du feu de l’Enfer. Parmi ceux qui ont rapporté les paroles du Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, d’aucuns ont expliqué le sens de cette invocation en disant que le bienfait dans ce bas monde fait allusion à la science. D’autres ont dit  qu’il s’agit d’une femme vertueuse. Quant au bienfait dans l’Au-delà, c’est le Paradis.

D’après Chahr Ibnou Hawchab : « J’ai demandé à ‘Oummou Salamah,  que Allah l’agrée,  une femme qui était compagnon du Prophèter et qui est devenue son épouse  : « Ô toi, mère des Croyants, quelle était l’invocation que le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, disait le plus souvent ? ». Elle a répondu : « Il disait : (Ya mouqalliba l-qouloub thabbit qalbi ^ala dinik). (Ya Mouqalliba l-qouloub), ce qui signifie : « Ô Allah, Ô Toi Qui fait changer les cœurs ».

Les cœurs des personnes changent, parfois la personne penche vers telle chose, parfois elle penche vers autre chose. Nos cœurs changent, et tout ce qui change l’est par la volonté de Allah. Ainsi donc, c’est Allah Qui fait changer les choses, mais Lui ne change pas.

Donc, cette invocation signifie : « Ô Toi, mon Dieu, Qui fait changer les cœurs, fais que mon cœur persévère et reste stable sur la religion que Tu agrées ». Cela est une autre version c’est-à-dire que d’autres personnes ont rapporté cette invocation comme étant celle que le Prophète disait le plus souvent. Ce hadith est rapporté par At-Tirmidhiyy.

Le conseil consiste à  s’attacher à cette invocation en la disant tous les jours. En effet, en disant cela, la personne espère que Dieu va l’exaucer et qu’elle persévère sur cette vérité, sur la religion que Dieu agrée. Et  Dieu n’agrée aucune religion autre que l’Islam. L’Islam est la religion de tous les prophètes, depuis ‘Adam jusqu’à Mouhammad. Tous les prophètes sont musulmans. Et Dieu n’ordonne pas de suivre une religion autre que l’Islam et Il n’agrée pas une religion autre que l’Islam. Donc, si nous demandons cela, c’est que nous espérons être sur la religion que Dieu agrée jusqu’à quitter ce bas monde. Et ce qui compte, c’est l’état de la personne lorsqu’elle meurt parce que les cœurs changent. Et nous invoquons Dieu pour que nos cœurs soient fermes et persévèrent sur ce bien qu’ils ont connu. Le cœur de  notre Prophète est stable sur la foi. Toutefois, s’il répétait cette invocation, c’était pour l’enseigner à sa communauté. En effet, Allah ta^ala a préservé  le Prophète de tout ce qui est contraire à l’Islam. Par conséquent , s’il répétait cette invocation, ce n’est  pas parce qu’il avait peur que son cœur ne change. Il sait que Allah a fait que son cœur reste stable sur cette croyance  correcte. C’est pour nous enseigner, nous les membres de sa communauté, en demandant cela à Allah.

Parmi ses invocations, notre maître Dawoud, ^alayhi s-salam -qui était aussi un prophète-  comme nous l’a appris notre Prophète Mouhammad, disait : (Allahoumma ‘inni ‘as’alouka houbbaka wa houbba man youhibbouka wa l-^amala l-ladhi youballighouni houbbaka Allahoumma j^al houbbaka ‘ahabba ‘ilayya min nafsi wa ahli wa mina l-ma’i l-barid) qui signifie : « Ô Allah, je demande à gagner Ton agrément, et je Te demande de gagner l’amour de ceux qui T’aiment. Je te demande de m’accorder la réussite à accomplir les actes qui me font gagner Ton agrément. Ô Allah, fais que l’amour que j’ai pour Toi soit plus grand que l’amour que j’ai pour  ma personne et pour ma famille, et plus fort que l’amour que j’ai pour  l’eau fraîche. ».

Un Compagnon honorable qui s’appelle ‘Abou ‘Oumamah, que Allah l’agrée, disait : « Le Messager de Allah disait des invocations avec beaucoup de paroles. Nous n’en avons pas retenu la totalité ». [C’est-à-dire que le Prophète disait tellement d’invocations qu’ils ne  les ont pas toutes retenues.] Et un jour, le Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, nous a demandé :  » Est-ce que vous voulez que je vous donne une invocation qui regroupe toutes celles que vous n’avez pas pu retenir ? Vous dites : (Allahoumma ‘inni ‘as’alouka min khayri ma sa’alaka minhou nabiyyouka Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam)  »

Ce qui signifie : « Ô Allah, je Te demande le meilleur de ce que t’a demandé ton Prophète Mouhammad », (Wa ‘a^oudhou bika min charri masta^adha minhou nabiyyouka Mouhammad), « Et je recherche la protection contre tout ce dont ton Prophète Mouhammad a recherché la protection », (Wa ‘anta l-mousta^an wa ^alayka l-balagh wa la hawla wa la qouwwata ‘illa bi l-Lah). Et on recherche l’aide de Allah ; et il n’est de préservation contre les péchés ni de force pour les obéissances que par Allah, Lui Qui est supérieur à tout par le degré et Qui est digne de toutes les glorifications.

Il y aussi des règles de comportement qu’il convient d’adopter lorsqu’on invoque Dieu. D’abord, il s’agit de veiller ou de rechercher les moments propices. Il y a des moments qui sont favorables pour les invocations, c’est-à-dire des moments où l’on espère que l’invocation est exaucée. Comme le jour de ^Arafah, qui est le jour où les pèlerins qui vont à La Mecque pour faire le Pèlerinage, vont sur le Mont de ^Arafah, qui se trouve à environ une quinzaine de kilomètres de La Mecque. Ce jour-là, qui correspond au neuvième jour de Dhou l-Hijjah, et à la veille du jour du sacrifice, le jour où les Musulmans égorgent le mouton pour perpétuer la tradition du prophète ‘Ibrahim, ^alayhi s-salam. Ce jour-là, on espère que l’invocation est exaucée. Donc ceci parmi les jours de l’année. Parmi les mois, c’est pendant le mois de Ramadan que l’on espère que les invocations sont exaucées. Parmi les jours de la semaine, c’est le jour du vendredi où l’on espère que l’invocation est exaucée. Pendant la nuit, c’est durant le dernier tiers de la nuit que l’on espère que les invocations sont exaucées. La nuit commence par le coucher du soleil et elle se termine par le lever de l’aube. On compte cette durée et l’on divise par trois. Et c’est le dernier qui précède l’aube où l’on espère que l’invocation est exaucée. Donc comme dans le hadith qui est connu : (yanzilou Rabbouna … ). Cela ne veut pas dire que Dieu occupe un espace car Dieu est le Créateur de tous les endroits. Il n’a pas besoin des endroits. La croyance des Musulmans, c’est que Dieu existe sans endroit. Donc, ce hadith, que signifie-t-il ? Car il fait partie des hadith qui ont un sens, dans la langue arabe, apparent et qui a un sens qui n’est pas apparent, c’est-à-dire que le sens apparent implique des choses qui ne sont pas correctes dans la Religion. Donc, ce n’est pas le sens apparent qui est à retenir de ce hadith. Et l’on n’attribue pas à Dieu la descente ou le mouvement. Mais, les savants ont dit que ce hadith signifie que Allah ordonne à un ange et que cet ange descend pendant le dernier tiers de la nuit et il appelle celui qui invoque Dieu et Dieu l’exauce. En effet, Dieu est exempt de l’endroit. Ce hadith est un hadith qu’on appelle moutachabih, non explicite.

On a vu qu’il y a les moments propices aux invocations. Également parmi les règles de comportement des invocations, la deuxième règle de comportement, c’est de rechercher un état qui soit propice, par exemple lorsque la pluie tombe. La tombée de la pluie est un moment qui peut être propice à l’exaucement des invocations. Donc, c’est un moment qui peut correspondre à un moment où l’invocation sera exaucée. La pluie est quelque chose de bien, elle est un bienfait.  On n’insulte pas la pluie.

Lorsqu’on s’apprête à accomplir la prière obligatoire- il y a cinq prières obligatoires par jour- et juste avant, il y a l’annonce que la prière va être accomplie. Ce n’est pas l’appel à la prière, al-‘adhan, qui  précède un peu. Quand les Musulmans se rassemblent dans la mosquée et qu’ils se lèvent pour faire la prière, il y en a un qui fait l’annonce, al-‘iqamah. Autrement dit, c’est ce qui va précéder l’accomplissement effectif de la prière. À cet instant-là aussi,  c’est un moment qui peut être propice à l’exaucement des invocations.

Également, entre le moment où il y a l’appel à la prière, al-‘adhan, et le moment où il y a l’annonce de la prière, al-‘iqamah, c’est  aussi est un moment où l’invocation peut être exaucée.

De même, on espère que l’invocation de celui qui fait le jeûne est exaucée. Donc, c’est un état qui est bon  puisqu’il est en train de se priver des plaisirs du bas monde pour gagner l’agrément de Dieu. Donc, cela est un état où l’on espère que l’invocation sera exaucée.

Aussi, lorsque la personne est en prosternation dans sa prière, on espère que son invocation sera exaucée. La personne pose son front ; le visage est une partie honorée du corps. Et quand on le met au sol par humilité pour le Créateur, Celui Qui nous a créés, Qui nous a donné l’existence, on ne se prosterne pas pour autre que Lui. Et dans cette position-là, on espère que l’invocation est exaucée.

Troisièmement, parmi les règles de comportement, c’est de se diriger vers la Qiblah, c’est-à-dire la direction de la Ka^bah qui est cette construction qui se trouve dans la ville de La Mecque et qui est recouverte généralement d’une étoffe noire. C’est une construction de forme cubique qui se trouve à La Mecque et c’est la direction que notre Prophète nous a ordonné de prendre lorsqu’on accomplit la prière. C’est un lieu honoré, mais cela ne veut pas dire que Dieu habite là-bas. En effet,  Dieu n’habite pas les endroits ; Il est le Créateur des endroits et Il existe sans endroit.

Donc, parmi les règles de comportement des invocations, il est bien de se diriger vers la Qiblah quand on veut invoquer Dieu et de lever les mains vers le ciel. Mais là aussi, cela ne veut pas dire que Dieu habite en haut, car Dieu est le Créateur des endroits. Pourquoi alors lever les mains vers le ciel ? Quelle est la sagesse  qui réside en cela ? D’une part, c’est parce que le ciel est une direction pour les invocations, tout comme la Ka^bah est une direction pour la prière. Et d’autre part, c’est parce que les miséricordes et les bienfaits nous viennent du ciel. Et le ciel est un lieu honoré, puisque c’est un lieu de résidence pour les anges. Les anges ne désobéissent pas à Dieu, ils sont tous des saints. Les anges sont tous des esclaves vertueux qui ne désobéissent pas à Dieu. Ils font ce que Dieu leur ordonne. Les anges ne sont pas des hommes et ils  ne sont pas des femmes. Ils ne mangent pas, ne boivent pas et ils ne se reproduisent pas. Ils sont très forts. Sous leur véritable apparence, ils ont des ailes. Mais, ils peuvent prendre l’apparence d’hommes beaux, mais sans l’organe génital.

Les anges habitent le ciel et le nombre des anges est le plus grand de celui de toutes les créatures de Dieu. Ce sont les créatures les plus nombreuses de par le nombre. Ils sont tous obéissants. Ils ont une volonté, tout comme nous avons une volonté. Mais ils ne choisissent que l’obéissance alors que parmi les humains et les jinn, d’aucuns choisissent la désobéissance. Donc, nous nous dirigeons vers le ciel parce que, dans les invocations, c’est du ciel que descendent les miséricordes. Le ciel est notre direction, notre orientation pour les invocations, tout comme la Ka^bah est notre orientation pour la prière, et parce que le ciel est un lieu honoré puisque personne ne désobéit à Allah dans le ciel puisque les habitants du ciel sont tous des créatures qui obéissent à Dieu. Et celui qui invoque Dieu et qui tend ses mains vers le ciel après avoir terminé son invocation, il se passe la main sur le visage. Car, il espère que les miséricordes et les bénédictions qu’il a pu obtenir profiteront à son corps.

Une autre règle de comportement qu’il convient d’avoir dans l’invocation, c’est de ne pas élever la voix. Il convient  d’invoquer Dieu à voix basse, c’est-à-dire ce n’est pas complètement en chuchotant et ce n’est pas à voix haute ; c’est entre les deux. Ce n’est pas complètement inaudible et ce n’est pas fort ; c’est entre les deux, voire  à voix basse.

La cinquième règle de comportement, c’est de ne pas se charger d’utiliser des paroles rimées, as-saj^. C’est une manière de parler en prose rimée. C’est de la prose, ce n’est pas de la poésie, mais c’est rimé. Par conséquent, ce n’est pas la peine de se charger d’invoquer Dieu avec de la prose rimée. Pour invoquer Dieu, certaines personnes se chargent de composer des paroles qui sont rimées, on parle ici des paroles en langue arabe. Ce n’est pas une condition. On peut invoquer Dieu même si ce n’est pas de la prose rimée, même avec des paroles tout à fait habituelles.  Effet, il convient à celui qui invoque Dieu d’être en situation de supplier, parce qu’il est en train de demander au Créateur. Donc, il risque de détourner son attention de cette finalité-là, de supplier le Créateur pour chercher à choisir les mots qui conviennent à cette prose, aux rimes qu’il recherche.

Parmi les récits du passé, il y a un qui est parti auprès des gens du Salaf, auprès de quelqu’un qui faisait des invocations avec le saj^. Et il lui a demandé : « Pourquoi tu fais cela ? J’ai vu Habib Al-^Ajmiyy qui était un homme connu pour son invocation pleine de bénédictions, qui demandait en disant :  » Ô Allah, fais que nous soyons bons. Ô Allah, ne nous dévoile pas au jour du Jugement. Ô Allah, accorde-nous la réussite pour faire le bien  » ». Et les gens répétaient après lui. C’est-à-dire que c’était des paroles tout à fait simples. Ce n’est pas la peine de se charger en recherchant  des paroles où on compose de la prose rimée qui détourne l’attention. Il convient d’avoir un état d’humilité, un état où on se rappelle qu’on a besoin du Créateur, qu’on ne se passe pas du Créateur, ne fut-ce le temps d’un clin d’œil.

Et c’est cela qui est important. C’est pour cela que le Prophète a dit : (Ad-dou^a’ou moukh-khou l-ibadah) c’est-à-dire que l’invocation a une place importante dans la Religion , car grâce à cette invocation, les gens se rappellent. Souvent, les gens ont tendance à se retrouver dans l’insouciance. Et ils s’oublient. Ils oublient que c’est Dieu Qui leur a donné l’existence. Ils oublient que c’est Dieu Qui leur permet de bénéficier des bienfaits qu’ils ont. Ils oublient que Dieu a dominé toutes les créatures par la mort ; quoi que les gens fassent, personne ne va échapper à la mort. Et il convient à celui qui invoque Dieu, de se rappeler cela, et de se rappeler son besoin du Créateur, en faisant preuve d’humilité pour espérer que Dieu l’exauce.

La sixième, c’est justement cet état de crainte dans le cœur, d’humilité, de respect, de glorification du Créateur. Il convient d’avoir son cœur empli de crainte, empli de respect, empli d’humilité envers Dieu, Qui est notre Créateur.

La septième consiste à être catégorique dans sa demande, de demander véritablement à obtenir ce qu’on recherche. Autrement dit, il ne s’agit pas de demander de manière détachée ou machinale, il s’agit de  demander en espérant véritablement obtenir ce que l’on demande. Et celui qui demande espère le bien de la part du Créateur. Il espère sincèrement que Dieu lui accorde ce qu’il demande, en étant quasi certain qu’il va obtenir ce qu’il demande, en mettant dans son cœur comme s’il était certain d’obtenir ce qu’il demande à Dieu.

La huitième règle de comportement, c’est d’insister sur la demande et de répéter trois fois. C’est bien de répéter trois fois. En effet, un Compagnon du Prophète qui s’appelle Ibnou Mas^oud, que Allah l’agrée, a dit que le Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, lorsqu’il faisait une invocation, il la faisait trois fois. Et lorsqu’il demandait quelque chose, il la demandait trois fois. Cela est rapporté par Mouslim.

Et il convient que la personne ne perde pas patience, qu’elle ne dise pas : « J’ai demandé et Dieu ne m’a pas accordé » car c’est une règle de comportement. Celui qui adopte cette position, c’est comme s’il disait : « Moi, j’ai fait une faveur à Dieu en Lui demandant », alors que c’est nous qui avons besoin de Dieu, ce n’est pas Dieu Qui a besoin de nous. Dieu n’a pas besoin de nos invocations.

Donc,  il convient à celui qui a invoqué Dieu et qui a obtenu ce qu’il recherche, de dire : « La louange est à Dieu ». Grâce à ces bienfaits, on accomplit les bonnes choses. Et celui qui n’a pas obtenu ce qu’il a demandé, qu’il dise : « La louange est à Allah » dans tous les cas, « Je remercie Dieu », dans tous les cas. C’est-à-dire que la personne reste ferme et imperturbable, qu’elle ne laisse  pas perturber par tel ou tel événement. Il lui convient de demander et de  provoquer les causes ; et Dieu fait ce qu’Il veut dans ce qui Lui appartient. Il accorde à qui Il veut et prive qui Il veut. Il n’a de compte à rendre à personne. En ce qui nous concerne, nous avons des comptes à rendre à Dieu, mais Dieu n’a de compte à rendre à personne. S’Il accorde à quelqu’un un bien, c’est par Sa grâce. Et s’Il le prive, rien ne L’en empêche.  Allah ta^ala,  n’est pas injuste en privant du bien quelqu’un parce que l’injustice, c’est agir avec le bien d’autrui d’une manière non conforme à l’ordre et à l’interdiction de  celui à qui cela appartient. L’injustice, c’est d’agir avec quelque chose qui ne nous appartient pas. Or, tout appartient à Dieu. Par conséquent, Il fait ce qu’Il veut de ce qui Lui appartient.

La neuvième règle de comportement consiste à commencer ses invocations par la louange à Dieu, en remerciant Dieu. En arabe, on dit : (Al-hamdou li l-Lah) et l’invocation en faveur du Messager de Allah : salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. C’est-à-dire on demande à Dieu qu’Il honore et qu’Il glorifie davantage le Prophète Mouhammad , car il est le meilleur de tout ce que Alluah a créé. Il est celui qui est porteur du message de l’Islam à l’humanité. Il est celui que Dieu a choisi parmi tous Ses esclaves, pour être le dernier des prophètes et le meilleur de tous les prophètes. Quand nous disons : (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) après l’énoncé de son nom, cela veut dire : « Ô Dieu, élève davantage le Prophète Mouhammad et préserve sa Communauté de ce qu’il craint pour elle ». Donc, on commence l’invocation par la louange à Allah : (al-hamdou li l-Lah) et par l’invocation en faveur du Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

Il a été rapporté d’un homme qui s’appelle ‘Abou Soulayman Ad-Daraniyy : « Celui qui veut demander quelque chose à Allah, qu’il commence par l’invocation en faveur du Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Puis, qu’il demande ce qu’il veut, ensuite qu’il termine son invocation par l’invocation en faveur du Prophète ». Il a ajouté : « Parce que Allah ^azza wa jall agrée les deux invocations en faveur du Prophète, celle que la personne a dite au début et celle qu’il a dite à la fin. Et Allah accorde avec largesse, Il accorde ce qu’il y a entre les deux invocations ». Donc, il convient que la personne recherche les actes de bien.

La dixième règle de comportement, c’est le repentir. C’est de faire le repentir, de rendre les choses prises injustement et réparer les droits éventuellement outrepassés. Le repentir consiste à regretter d’avoir commis des désobéissances, regretter d’avoir désobéi à Dieu, cesser de faire cette chose qui est mauvaise, arrêter de faire les péchés et avoir la ferme intention de ne pas refaire ce péché. Et s’il s’agit de droit que la personne a outrepassé, par exemple quelqu’un a insulté ou s’il a fait la médisance ou la calomnie ou bien s’il a volé ou usurpé, elle doit réparer le mal qu’elle a fait. Et bien sûr, il est convenable de consommer ce qui est licite, de ne pas consommer ce qui est interdit. La consommation ne  signifie pas forcément faire parvenir au ventre ; elle englobe les vêtements, le logement. Donc,  il est convenable de ne pas avoir un bien qui provient d’une source interdite. Cela concerne l’argent issu du gain usuraire,  du vol ou de l’usurpation. Il convient de veiller à ce que la source de son argent soit  issue d’une source que Dieu agrée, de ne pas consommer des choses qui proviennent d’une source que Dieu a interdite.

Dans le hadith, Mouslim a rapporté qu’il y avait un homme qui était toujours en voyage. Il  avait les cheveux ébouriffés et ses vêtements étaient pleins de poussière. Il tendait ses mains au ciel et demandait à Dieu : « Accorde-moi telle chose ». Mais, sa nourriture était d’une source interdite, sa boisson était d’une source interdite, ses vêtements proviennent d’une source interdite. Comment l’ invocation  d’une pareille personne pourra-t-elle être exaucée? Cet homme n’a pas pris les causes, même s’il était en situation de voyageur, car on espère que l’invocation  du voyageur est exaucée. Même s’il était détaché du bas monde puisque ses cheveux semble-t-il n’étaient pas bien peignés, et que ses vêtements étaient plein de poussière ; mais comme sa nourriture et sa boisson sont d’une source interdite, comme ses vêtements proviennent d’une source interdite, comment son  invocation  sera-t-elle exaucée ?

Et avec tout cela, il est à savoir que l’invocation ne change pas la prédestination. Nous savons que tout ce qui entre en existence, c’est Dieu Qui a voulu son existence. Il n’existe pas  une seule chose dont Dieu ne veut pas l’existence. En effet, si quelqu’un dit qu’il y a des choses dont Dieu ne veut pas l’existence, c’est comme s’il a dit que Dieu est impuissant. Et celui qui est impuissant n’est pas Dieu. Parmi les conditions de la divinité, c’est la Toute- Puissance. Donc tout ce qui entre en existence est par la volonté de Dieu. Tout ce qui entre en existence est par la Création de Dieu. Dieu sait que tout ce qui entre existence  allait entrer en existence. En effet, les attributs de Dieu sont de toute éternité. Les attributs de Dieu ne dépendent pas du temps. Dieu n’est pas comme nous. Nous, nous apprenons les choses que nous ignorions. Il nous arrive de vouloir une chose alors qu’auparavant nous ne la voulions pas. Il nous arrive l’inverse aussi, avoir voulu quelque chose puis de ne plus la vouloir. Ce  sont autant de signes qui montrent que nous avons un début puisque ce sont des changements. Et celui qui change a besoin de qui le fait changer, de qui lui donne l’existence. Or, Dieu ne change pas. Nous avons su par la raison qu’Il a pour attribut la volonté parce que ce monde existe. Il y a bien eu un Créateur Qui lui a donné l’existence et ce Créateur en a voulu l’existence. Donc forcément, Il a l’attribut de la volonté. Par conséquent, l’attribut de la volonté de Dieu ne change pas. Tout ce qui a lieu et tout ce qui aura lieu sont par la volonté de Dieu.

Nous ne savons pas ce que Dieu nous a prédestiné. Mais, nous agissons et nous demandons en espérant le bien. N’est-ce pas que l’on sait que si nous guérissons d’une maladie, c’est parce que Dieu a voulu que nous guérissions, mais cela ne nous empêche pas de prendre des médicaments, tout en sachant que ce ne sont pas les médicaments qui vont créer la guérison, mais c’est Dieu Qui crée la guérison. Dieu fait que ce médicament soit une cause de guérison. Et s’il veut qu’il ne soit pas une cause de guérison, eh bien la guérison n’aura pas lieu. C’est-à-dire que ce n’est pas la créature qui crée. Il y a un seul Créateur Qui est Dieu. Donc, Dieu a prédestiné les choses, mais nous ne les savons pas. Donc, nous agissons et nous demandons. Nous invoquons Dieu en espérant le bien. Si le musulman invoque Dieu et  que Dieu a voulu de toute éternité que ce qu’il a demandé se réalise, on dit que son invocation est exaucée. Et il sera récompensé pour avoir invoqué Dieu, parce qu’il aura fait un acte que Dieu agrée. Si le musulman invoque Dieu et que Dieu ne lui a pas prédestiné cette chose qu’il avait demandée, on dit que son invocation n’a pas été exaucée. Mais, il aura quand même une récompense pour avoir invoqué Dieu. Dans les deux cas, que son invocation soit exaucée parce qu’elle correspondait à ce que Dieu a prédestiné ou que son invocation ne soit pas exaucée parce qu’elle ne correspondait pas à ce que Dieu a prédestiné, le musulman est gagnant puisqu’il aura une récompense. Et cette récompense sera une source de bien pour lui dans l’Au-delà.

C’est pour cela qu’il est très bien d’invoquer Dieu, parce que cela donne des récompenses et cela rappelle sa faiblesse et son besoin du Créateur.

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Quelques informations utiles sur le jeûne de Ramadan

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur juillet 28, 2010
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Il a été rapporté de Ibnou ^Oumar qu’il a dit : Lorsqu’il voyait le croissant de lune, le Messager de Allah disait :

(( اللَّهُ أكبر اللّهمّ أهلّه علينا بالأمن والإيمان والسّلامة والإسلام والتّوفيق لما يحبّ ربّنا ويرضى ، ربّنا وربّك اللَّهُ ))

(Allahou ‘akbar, Allahoumma ‘ahil-lahou ^alayna bi l-‘amni wa l-‘imani wa s-salamati wa l-‘Islam, wa t-tawfiqi lima youhibbou Rabbouna wa yarda, Rabbouna wa Rabbouka l-Lah)

[rapporté par Ad-Darimiyy] ce qui signifie : « Allah mérite plus de vénération que tout autre, ô Allah, fais que le croissant de ce mois soit pour nous celui d’un mois de sécurité, de foi, de salut, d’Islam et de succès pour accomplir ce que notre Seigneur aime et agrée. Notre Seigneur et ton Seigneur, c’est Allah« .

Il a été rapporté de ^Abdou l-Lah Ibnou Abi Moulaykah qu’il a dit : J’ai entendu ^Abdou l-Lah Ibnou ^Amr Ibni l-^As dire : J’ai entendu le Messager de Allah dire :

(( إنّ للصّائم عند فطره دعوة : اللّهمّ إنّي أسألك برحمتك الّتي وسعت كلّ شىء أن تغفر لي ذنوبي ))

(‘Inna li s–sa‘imi ^inda fitrihi da^wah : Allahoumma ‘inni ‘as’alouka bi rahmatika l-lati waci^at koulla chay’in ‘an taghfira li dhounoubi)

[rapporté par Al-Hakim dans Al-Moustadrak] ce qui signifie : « Lors de la rupture de son jeûne, le jeûneur a une invocation : Ô Allah, je Te demande par Ta miséricorde qui s’étend sur toute chose de me pardonner mes péchés« .

Le jeûne du mois de Ramadan béni est une adoration éminente, que Allah a spécifiée de particularités. Parmi ces particularités, il y a ce qui a été rapporté dans le hadith qoudsiyy :

(( قال الله تعالى : كلّ حسنة بعشر أمثالها إلى سبعمائة ضعف إلاّ الصّيام فإنّه لي وأنا أجزي به ))

[rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : « Allah ta^ala dit : Chaque bonne action en vaut dix et [peut être récompensée] jusqu’à sept cents fois hormis le jeûne, il est certes pour Moi et c’est Moi Qui en accorde la récompense correspondante« .

Ce qui fonde l’obligation du jeûne de Ramadan, c’est la ‘ayah :

)كُتِبَ عَلَيكُمُ الصِّيَامُ(

ce qui signifie : « Le jeûne vous a été prescrit« , et sa parole r :

(( بني الإسلام على خمس شهادة أن لا إله إلاّ الله وأنّ محمّداَ رسول الله وإقام الصّلاة وإيتاء الزّكاة وحجّ البيت وصوم رمضان ))

[rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim] ce qui signifie : « L’Islam est construit sur cinq [principaux devoirs] : le témoignage qu’il n’est de dieu que Allah et que Mouhammad est le messager de Allah, l’accomplissement de la prière, l’acquittement de la zakat, le pèlerinage à la Maison [Sacrée] et le jeûne de Ramadan« .

 

Le jeûne de Ramadan devient obligatoire par l’une des deux choses suivantes :

1- en ayant complété Cha^ban à trente jours ;

2- en ayant vu le croissant de lune de Ramadan, la nuit qui précède le trentième jour de Cha^ban, conformément à la parole du Prophète :

((صوموا لرؤيته وأفطروا لرؤيته فإن غُمَّ عليكم
فأكمِلوا عِدّة شعبان ثلاثين يوماً
))

[rapporté par Al-Boukhariyy, Mouslim, les auteurs des Sounan et d’autres qu’eux] ce qui signifie : « Jeûnez à la vue [du croissant] et interrompez le jeûne à la vue [du croissant] et si l’observation est gênée [par des nuages par exemple], complétez le compte de Cha^ban à trente jours« .

Il a été rapporté dans le hadith sûr :

((من نسي وهو صائم فأكل أو شرب فليتمّ صومه فإنّما أطعمه الله وسقاه))

[rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : « Celui qui a oublié en faisant le jeûne et qui a donc mangé ou bu, qu’il poursuive son jeûne, c’est Allah Qui l’a nourri et abreuvé« .

 

Le Messager de Allah a dit :

(( من ذرعه القيء (أي غلبه) وهو صائم فليس عليه قضاء ومن استقاء فليقض ))

[rapporté par Al-Hakim et les quatre] ce qui signifie : « Celui qui a été gagné par le vomissement alors qu’il faisait le jeûne ne doit pas de rattrapage, mais celui qui l’a provoqué doit rattraper« .

 

D’après ^A‘ichah, que Allah l’agrée, elle a dit :

((كان رسول الله r يدركه الفجر وهو جنب من أهله ثم يغتسل ويصوم))

[rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : « Le Messager de Allah était atteint par l’aube alors qu’il était jounoub de sa femme puis il faisait le ghousl et il faisait le jeûne« .

      Ce qui est recommandé lors du jeûne     

Il est recommandé de faire certaines choses lors du jeûne :

a – s’empresser à rompre le jeûne, une fois qu’on s’est assuré du coucher du soleil, en raison de la parole du Messager : (( لا يزال النّاس بخير ما عجّلوا الفطر )) [rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « Les gens vont bien tant qu’ils s’empressent de rompre le jeûne« .

Il est aussi recommandé de rompre le jeûne avec des dattes. Si on n’en trouve pas, que l’on rompe avec de l’eau et ceci, avant d’accomplir la prière de al-maghrib, conformément à la parole du Messager :

(( إذا أفطر أحدكم فليفطر على تمر فإن لم يجد فليفطر على ماء فإنّه طهور ))

[rapporté par Abou Dawoud] ce qui signifie : « Lorsque l’un de vous rompt le jeûne, qu’il le rompe avec des dattes, s’il n’en trouve pas, qu’il le rompe avec de l’eau, elle est certes purificatrice« .

Et on dit : (( اللّهمّ لك صمت وعلى رزقك أفطرت ))) (Allahoumma laka soumt, wa ^ala rizqika ‘aftart) [rapporté par Abou Dawoud] ce qui signifie : « Ô Allah, c’est pour Toi que j’ai jeûné et c’est avec Ta subsistance que je rompts le jeûne« .

Il est indispensable avant de rompre le jeûne, de s’être assuré du coucher du soleil et il ne suffit pas de se fier simplement à l’appel à la prière de la radio. Il arrive parfois qu’il ait lieu certaine précipitation à diffuser l’appel avant son temps, comme cela a déja eu lieu dans le passé dans certains pays.

b – Retarder le sahour – le dernier repas – jusqu’à la fin de la nuit, avant l’aube, même si c’est une gorgée d’eau. D’après ‘Anas qui a dit : le Messager de Allah r a dit : (( تسحّروا فإنّ في السّحور بركة )) [rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « Prenez le sahour, certes, il y a dans le sahour une bénédiction« .

c – De même, il est encore plus important pour le jeûneur de préserver sa langue du mensonge, de la médisance, des paroles vulgaires et autres encore parmi les choses interdites.

Sache, mon frère musulman qu’il est plus facile de faire preuve de patience pour persévérer dans l’obéissance à Allah soubhanahou wa ta^ala que d’avoir à endurer Son châtiment.

Alors, empêche ton ventre de consommer ce qui est interdit pendant la période où tu ne jeûnes pas c’est-à-dire la nuit, empêche ta vue du regard illicite et empêche-toi de dire les paroles laides, illicites comme le mensonge et la médisance, qui consiste à mentionner ton frère en Islam par ce qui lui déplaît, sans raison légale en citant des choses qui sont vraies à son sujet, et cela en son absence. Aussi, abstiens-toi de faire ce qui est indécent, cesse les querelles, la sécheresse dans tes comportements et les disputes.

Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté de la parole de Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, que le Messager de Allah a dit :

(( إنّما الصّوم جنّةٌ (أي وقايةٌ) فإذا كان أحدكم صائما فلا يرفث ولا يجهل وإن امرؤ قاتله أو شاتمه فليقل : إنّي صائم إنّي صائم ))

ce qui signifie : « Certes, le jeûne est une protection. Si l’un de vous était en train de jeûner, qu’il n’ait pas de rapport sexuel et qu’il ne fasse pas preuve d’indécence et si quelqu’un le provoque ou l’insulte, qu’il dise : Certes, je suis en train de jeûner. Certes, je suis en train de jeûner« .

De la même façon, il est encore plus important pendant Ramadan de s’empêcher d’écouter tout ce qu’il est interdit d’écouter, et d’empêcher le reste des organes, comme la main et le pied de commettre les péchés et les interdits.

De même, il est recommandé de faire preuve de beaucoup de générosité, d’entretenir les liens de proche parenté, de réciter beaucoup le Qour’an et de faire retraite dans la mosquée (al-i^tikaf) et plus particulièrement pendant les dix derniers jours. Ainsi, Mouslim a rapporté d’après Ibnou ^Oumar, que le Prophète faisait retraite dans la mosquée pendant les dix derniers jours de Ramadan.

Il est aussi recommandé de donner de quoi rompre le jeûne aux jeûneurs. Le Messager de Allah a dit :

((من فطّر صائماً كان له مثل أجره غير أنّه لا ينقص من أجر الصّائم شىء))

[rapporté par At-Tirmidhiyy et il a dit que le hadith est fiable et sûr] ce qui signifie : « Celui qui donne à rompre le jeûne à un jeûneur, aura une récompense équivalente à la sienne sans que la récompense du jeûneur ne soit en rien diminuée« .

Il est enfin recommandé de dire, si on était insulté : je suis en train de jeûner, je suis en train de jeûner (‘inni sa‘im, ‘inni sa‘im).

D’après ^A‘ichah, que Allah l’agrée, il a été rapporté que le Messager de Allah a dit :

 ((من مات وعليه صيام صام عنه وليّه)) [rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « Celui qui meurt et devait rattraper des jours, son plus proche parent jeûne pour lui« .

Le Messager de Allah a dit :

(( أيّام التّشريق أيّام أكل وشرب ))

[rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « Les jours de at-tachriq sont des jours où on mange et o on boit« .

Le jour du doute, c’est le trentième jour de Cha^ban dans le cas où certaines personnes ont dit avoir vu le croissant de lune de Ramadan, par exemple des personnes comptant parmi les grands pécheurs (faciq), des femmes, des enfants ou autres de ceux dont la parole ne confirme pas le début du jeûne. Le Prophète a interdit de jeûner ce jour par sa parole :

((لا تقدّموا رمضان بيوم أو يومين صوموا لرؤيته وأفطروا لرؤيته فإن غمّ عليكم فأكملوا عدة شعبان ثلاثين يوماً ))

[rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim] ce qui signifie : « N’anticipez pas Ramadan d’un ou deux jours. Jeûnez à la vue [du croissant] et interrompez le jeûne à la vue [du croissant] et si l’observation est gênée [par des nuages par exemple], complétez le compte de Cha^ban à trente jours« .

D’après Abou ‘Ayyoub Al-‘Ansariyy, le Messager de Allah a dit :

(( من صام رمضان ثمّ أتبعه ستّاً من شوّال كان كصيام الدّهر ))

[rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « Celui qui jeûne Ramadan et le fait suivre par [le jeûne de] six jours de Chawwal est comme celui qui jeûne toute une vie« .

 

La Zakat de la fin du jeûne (Zakatou l-fitr)

 

C’est une zakat sur le corps et non sur le bien. Elle est un devoir pour chaque musulman s’il dispose de son montant en plus de sa propre charge et de la charge de ceux qu’il nourrit le jour de la Fête et la nuit qui le suit. Son montant est de un sa^ de l’aliment de base le plus courant du pays.

Le sa^ du Prophète est l’équivalent de quatre moudd pour des mains de taille moyenne.

Elle est donnée à un miséreux dans le besoin et qui a droit à la zakat. Il est du devoir de l’homme de donner la zakat de la fin du jeûne (fitrah) de son épouse musulmane et de ses enfants qui ne sont pas pubères et de tout proche qui est à sa charge, c’est-à-dire ceux dont la charge est un devoir pour lui, par exemple les pères et mères. Il n’est pas un devoir de payer la zakat de la fin du jeûne de quelqu’un qui est mécréant. D’autre part, il n’est pas valable de donner la zakat de la fin du jeûne de l’enfant pubère sauf avec son autorisation. Que l’on fasse donc attention à cela car beaucoup de gens ne prennent pas ce jugement en considération et donnent la zakat de l’enfant pubère sans son autorisation.

Lors de l’acquittement de la zakat de la fin du jeûne, il est indispensable de faire l’intention lors du retrait de la part à verser. Le retrait, c’est mettre de côté la part qui va être donnée en zakat, par exemple en disant dans son cœur : ceci est la zakat de mon corps. Ceci est conforme à la parole du Messager :

(( إنّما الأعمال بالنّيّات ))

[rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : « Certes, les [bons] actes ne valent que par l’intention« .

La zakat de la fin du jeûne devient un devoir avec le coucher du soleil du dernier jour de Ramadan, sur celui qui a vécu une partie de Ramadan et une partie de Chawwal. En conséquence, il est un devoir pour le tuteur de la payer sur le nouveau-né qui est né le dernier jour de Ramadan. C’est un devoir de la payer avant le coucher du soleil du jour de la Fête et il est interdit de la reculer plus tard que cela sans excuse. Il est permis de la donner à partir du début de Ramadan. Ce qui est préférable, c’est de la donner avant la prière de la Fête, pendant la matinée du jour de la Fête.

D’après ‘Anas, que Allah l’agrée, le Prophète se rendit chez Sa^d Ibnou ^Oubadah, que Allah l’agrée, qui lui présenta du pain et de l’huile. Le Prophète en mangea puis il dit :

((أفطر عندكم الصّائمون وأكل طعامكم الأبرارُ وصلّت عليكم الملائكة))

(‘aftara ^indakoumou s–sa‘imoun, wa ‘akala ta^amakoumou l-‘abrar, wa sallat ^alaykoumou l-mala‘ikah)

[rapporté par Abou Dawoud avec une chaîne de transmission sûre] ce qui signifie : « Que les jeûneurs rompent leur jeûne chez vous, que les pieux partagent votre repas et que les anges fassent des invocations en votre faveur« .

D’après Mou^adh Ibnou Zouhrah, il lui a été rapporté que le Prophète, lorsqu’il rompait le jeûne, disait :

((اللّهمّ لك صمت وعلى رزقك أفطرت))

(Allahoumma laka soumtou, wa ^ala rizqika ‘aftart)

[rapporté par Abou Dawoud] ce qui signifie : « Ô Allah, c’est par recherche de Ton agrément que j’ai jeûné et c’est avec ce que Tu m’as donné en subsistance que je rompts le jeûne« .

D’après Ibnou ^Oumar, il a dit : Le Messager de Allah, lorsqu’il rompait le jeûne, disait :

(( ذهب الظّمأ وابتلّت العروق وثبت الأجر إن شاء الله ))

(dhahaba dh–dhama’ou wa btallati l-^ourouqou, wa thabata l-‘ajrou ‘in cha‘ Allah)

[rapporté par Abou Dawoud] ce qui signifie : « La soif s’est dissipée, les vaisseaux se sont irrigués et la récompense est confirmée si Allah le veut« .

Commentaires fermés sur Quelques informations utiles sur le jeûne de Ramadan

La preuve que se rebeller contre le Gouverneur, chargé des affaires des musulmans, fait partie des grands péchés

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur juillet 28, 2010
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes et que l’honneur et l’élévation en degré soient accordés à Son Messager honnête.

Ibnou Hibban a rapporté dans son Sahih du hadith de Abou Hourayrah que le Messager de Allah a dit :

من خرجَ من الطاعةِ وفارقَ الجماعةَ فقد خلعَ ربقة الإسلام من عنقه حتى يراجع

(man kharaja mina t–taa^ati wa faraqa l-jama^ata faqad khala^a ribqata l-‘Islami min ^ounouqihi hatta youraji^)

ce qui signifie : « Celui qui se rebelle contre l’autorité et quitte le groupe aura ôté la corde de l’Islam de son cou jusqu’à ce qu’il revienne à l’obéissance au gouverneur ».

Dans ce hadith il y a une grande menace pour celui qui dispute le Calife et se rebelle contre lui, qu’il se mette à le combattre ou pas. Celui qui dit que Mou^awiyah et ceux qui étaient avec lui dans son combat contre ^Aliyy n’avaient pas commis de péché et ne se sont chargés d’aucun blâme, il aura contredit ce hadith là du Messager de Allah. Le Messager de Allah a dit :

ويح عمار تقتله الفئة الباغية يدعوهم إلى الجنة ويدعونه إلى النار

(wayha ^Ammarin taqtoulouhou l-fi’atou l-baghiyah ; yad^ouhoum ‘ila l-jannati wa yad^ounahou ‘ila n-nar)

[rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : “Pauvre ^Ammar, c’est le groupe rebelle qui va le tuer. Il les appelle au paradis alors que eux l’appellent à l’enfer ».

Ainsi, ^Ammar, que Allah l’agrée, appelait les gens à l’obéissance à l’Emir des croyants ^Aliyy. Tandis que l’appel de ses opposants, qui l’ont tué et qui est le groupe de Mou^awiyah, est un appel à l’enfer. En effet, ils appelaient les gens à combattre l’Emir des croyants. Ainsi, ceux que le Messager de Allah a décrits comme étant des gens appelants à l’enfer font partie des grands pécheurs. Comment avec cela, serait-il valable de dire que Mou^awiyah et ceux qui étaient avec lui, alors qu’il n’y a parmi eux que très peu de compagnons, comment dire qu’ils ne sont pas désobéissants ! Pire encore, comment serait-il valable de dire qu’ils seront récompensés ! Le hadith a été rapporté par Al-Boukhariyy et Ibnou Hibban. Al-Boukhariyy l’a même rapporté à une autre occasion, en abrégé.

Si donc ceux qui ont combattu ^Aliyy, que Allah l’agrée, lors de la bataille de al-jamal qui n’a duré qu’une partie de la journée, étaient désobéissants par leur combat, y compris Zoubayr, Talhah et ^A’ichah, que Allah les agrée, preuve en est le premier hadith et aussi le hadith de Al-Hakim dans Al-Moustadrak dans lequel le Messager de Allah a dit à Az–Zoubayr :

إنك لتقاتلن علياً وأنت ظالم له

(‘innaka latouqatilanna ^aliyyan wa ‘anta dhalimoun lahou)

ce qui signifie : « Certes tu combattras ^Aliyy en étant injuste avec lui », que dire alors du groupe de Mou^awiyah qui a combattu l’Emir des croyants pendant trois mois. Ils ont tué à cette occasion un grand nombre des meilleurs compagnons, de ceux qui avaient participé à la bataille de Badr, celle de ‘Ouhoud et même ceux qui étaient présents lors du pacte d’allégeance de Ar-Ridwan (bay^atou r-Ridwan) !

Dans le commentaire de Al-Boukhariyy, tome 6, page 173, figure ce qui suit : « Sa parole (wa ‘inni la’ourani) est dans le sens de la conjecture. Il pense qu’il va être tué injustement. Cette parole s’est réalisée car il a été tué traîtreusement après que ^Aliyy lui a rappelé. Il avait quitté le lieu du combat. Il s’était endormi dans Wadi l-Qoura. Ce fut un homme de Bani Tamim qui s’appelle ^Amr Ibnou Jourmouz qui l’avait assassiné. Ibnou Abi Khaythamah a rapporté dans son Tarikh par l’intermédiaire de ^Abdou r-Rahman Ibnou Abi Layla qu’il a dit : J’étais avec ^Aliyy lorsque les deux groupes s’étaient rencontrés. Il a demandé : Où est Az–Zoubayr ? aaa Az–Zoubayr était alors venu. Nous avions alors vu la main de ^Aliyy que Az–Zoubayr avait serrée indiquant son allégeance, avant même que le combat n’ait lieu.

Al-Hakim a rapporté avec plusieurs chaînes de transmission que ^Aliyy avait rappelé à Az–Zoubayr que le Prophète  lui avait dit :

لتقاتلن عليا وأنت ظالم له

(latouqatilanna ^Aliyyan wa ‘anta dhalimoun lahou)

ce qui signifie : « Certes tu combattras ^Aliyy et tu seras injuste envers lui dans ce combat ». C’était pour cela qu’il s’était détourné du combat et était retourné.

Ya^qoub Ibnou Soufyan ainsi que Khalifah dans leurs Tarikh ont rapporté par l’intermédiaire de ^Oumar Ibnou Jawan qu’il a dit : Az–Zoubayr était reparti quittant le lieu de la bataille et c’était ^Amr Ibnou Jourmouz qui l’avait assassiné à Wadi s-Siba^.

On ne dit pas que Mou^awiyah avait fait un ijtihad en cela et qu’il serait alors excusé, comme l’ont dit certains. Ceci n’est pas correct. Mou^awiyah combattait ^Aliyy pour parvenir à la souveraineté et à la présidence. Mousaddad Ibnou Mousarhad, le Chaykh de Al-Boukhariyy a rapporté que ^Aliyy, que Allah l’agrée, a dit :

إن بني أمية يقاتلونني يزعمون أني قتلت عثمان وكذبوا إنما يريدون المُلك ولو أنني أعلم أنه يردهم عن ذلك أن أحلف عند المقام باللَّه إني ما قتلت عثمان ولا أمرت بقتله لفعلت ولكنهم إنما يريدون الملك

(‘inna bani ‘Oumayyah youqatilounani yaz^oumouna ‘anni qataltou ^Outhmana wa kadhabou ‘innama youridouna l-moulka. Wa law ‘annani ‘a^lamou ‘annahou yarouddouhoum ^an dhalika ‘an ‘ahlifa ^inda l-maqami bi l-Lahi ‘inni ma qataltou ^Outhmana wa la ‘amartou biqatlihi lafa^altou wa lakinnahoum ‘innama youridouna l-moulk)

ce qui signifie : « Certes, Banou ‘Oumayyah –les omeyyades– me combattent prétendant que j’aurai assassiné ^Outhman mais ils mentent. Ils ne veulent que le pouvoir. Par Allah, si je savais qu’ils abandonneraient cela si je jurais auprès du Maqam par Allah que je n’ai pas tué ^Outhman et que je n’ai pas ordonné de le tuer, je l’aurai fait. Mais en réalité, ils veulent le pouvoir ». Cela a également été rapporté par Sa^id Ibnou Mansour dans ses Sounan, tout comme dans le livre Al-Matalibou l-^Aliyah du Hafidh Ibnou Hajar en page 293, avec les termes :

إن بني أمية يقاتلونني يزعمون أني قتلت عثمان وكذبوا إنما يريدون الملك ولو أعلم أن يذهب ما في قلوبهم أني أحلف لهم عند المقام والله ما قتلت عثمان ولا أمرت بقتله لفعلت ولكنهم يريدون الملك. وإني لأرجو أن أكون أنا وعثمان ممن قال الله عزوجل: {ونزعنا ما في قلوبهم من غل}

(‘inna bani ‘Oumayyah youqatilounani yaz^oumouna ‘anni qataltou ^Outhmana wa kadhabou ‘innama youridouna l-moulka. Wa law ‘a^lamou ‘an youdh-hiba ma fi qouloubihim ‘anni ‘ahlifou lahoum ^inda l-maqami wa l-Lahi ma qataltou ^Outhmana wa la ‘amartou biqatlihi lafa^altou wa lakinnahoum youridouna l-moulka. Wa ‘inni la’arjou ‘an ‘akouna ‘ana wa ^Outhmana mimman qala l-Lahou ^azza wa jall : wa naza^na ma fi qouloubihim min ghill)

ce qui signifie : « Certes, Banou ‘Oumayyah –les omeyyades– me combattent prétendant que j’aurai assassiné ^Outhman mais ils mentent. Ils ne veulent que le pouvoir. Par Allah, si je savais que ce qu’il y a dans leurs cœurs disparaîtra si je leur jurais auprès du Maqam par Allah que je n’ai pas tué ^Outhman et que je n’ai pas ordonné de le tuer, je l’aurai fait. Mais en réalité, ils veulent le pouvoir ; et j’espère être ^Outhman et moi de ceux au sujet de qui Allah dit ce qui signifie : Et Nous leur avons ôté l’animosité qu’il y a dans leurs cœurs ». ^Ammar Ibnou Yacir a dit aussi semblable à cela. Les propos de ^Aliyy et de ^Ammar sont prioritaires sur la parole de celui qui a dit que Mou^awiyah était moujtahid dans son combat et qu’il serait alors excusé, tout comme un gouverneur qui fait un ijtihad puis qui se trompe, il aura une seule récompense et que s’il ne se trompe pas, il aura deux récompenses. En effet, la question de la rébellion contre le Calife n’est pas sujette à ijtihad en raison du texte clair et explicite du Qour’an et qui est Sa parole ta^ala :

يا أيها الذين ءامنوا اطيعوا اللَّه وأطيعوا الرسول وأولي الأمر منكم

(ya ‘ayyouha l-ladhina ‘amanou ‘ati^ou l-Laha wa ‘ati^ou r-raçoula wa ‘ouli l-‘amri minkoum)

ce qui signifie : « Ô vous qui avez cru, obéissez à Allah, obéissez au Messager et à celui qui est en charge de vous –votre gouverneur– ».

Cette ayah est ainsi explicite pour l’obligation de l’obéissance au calife et pour ne pas se rebeller contre lui. Ceci n’est donc pas de l’ordre de ce qui est sujet au ijtihad qui a lieu de la part des moujtahid comme Ach-Chafi^iyy, Abou Hanifah sur des questions qui n’ont pas fait l’objet de textes explicites. C’est le cas par exemple de l’avis de Abou Hanifah de considérer valable le contrat de mariage sans tuteur et l’avis de Ach-Chafi^iyy que le mariage n’est pas valable sans tuteur. Il n’y a pas eu de texte explicite clamant l’obligation du tuteur pour la validité du mariage. Il y a plutôt un hadith qui fait sujet à divergence :

لا نكاح إلا بولي

(la nikaha ‘il-la biwaliyy)

ce qui signifie : « Pas de mariage sans tuteur ». Ach-Chafi^iyy l’a considéré sahih –sûr– et l’a retenu. Abou Hanifah n’a pas considéré ce hadith sahih –sûr– et ne l’a donc pas retenu. Par ailleurs, Ach-Chafi^iyy considère que le mariage qui a lieu sans tuteur n’entraîne pas l’obligation d’appliquer la peine légale. Il n’est en effet pas catégorique à considérer invalide le mariage du hanafiyy sans tuteur. Il le considère fait à titre de conjecture et pour cela, il ne rend pas obligatoire la peine légale pour celui qui a imité le hanafiyy.

La tentative de certains pour rendre ce qu’a fait Mou^awiyah avec l’Emir des croyants semblable au ijtihad de Abou Hanifah ou de Ach-Chafi^iyy n’est que fausse illusion et erreur. Si cela avait été à ce titre –un ijtihad–, l’Imam Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy, que Allah l’agrée, n’aurait pas dit :

إن حرب معاوية لعلي خطأ وباطل ومنكر وبغي

(‘inna harba Mou^awiyata li^Aliyyin khata’oun wa batiloun wa mounkaroun wa baghy)

ce qui signifie : « Le combat de Mou^awiyah contre ^Aliyy est erreur, infondé, blâmable et injuste ». Selon la parole de celui-là, la divergence qui peut avoir lieu entre les Moujtahid parmi les quatre Imams Ach-Chafi^iyy et Abou Hanifah décrirait son ijtihad comme étant blâmable et infondé. Or aucun Imam digne de considération n’a dit cela auparavant ! C’est là une preuve que celui qui a prétendu cela n’a pas senti l’odeur de la science. Il n’a fait qu’imiter certains impudents qui disent n’importe quoi.

Mais ce qu’a dit certain des plus récents que Mou^awiyah avait fait un ijtihad dans sa guerre menée contre notre maître ^Aliyy et qu’il s’est trompé dans son interprétation, ce n’est là qu’une conjecture sans fondement. C’est plutôt la parole de ^Aliyy et celle de ^Ammar qui sont dignes de considération. La parole de ^Aliyy et celle de ^Ammar ne sont pas contrées par l’auteur de Az–Zoubad et ses semblables (n’ont pas de poids devant les paroles de ^Aliyy et de ^Ammar celles de l’auteur de Az–Zoubad et de ses semblables). Par ailleurs, les propos de ces gens-là sont contradictoires : Ils disent d’une part que la rébellion contre le Chargé des affaires –le gouverneur– est interdite sauf s’il devient mécréant. Malgré cela, ils disent que Mou^awiyah a une seule récompense et que ^Aliyy en a deux. Comment réunissent-ils la récompense et la désobéissance ?! Comment l’auteur de Az–Zoubad a-t-il eu l’audace de dire ces deux vers de poésie dans son livre alors qu’ils se contredisent :

Il ne nous est pas permis s’il n’y a pas de mécréance manifeste

de nous rebeller contre le chargé de nous –gouverneur– (gouverneur)

avec sa parole :

Ce qui s’est produit entre les compagnons nous n’en parlons pas

Et la récompense du ijtihad nous confirmons

Il a réuni deux choses contradictoires. Il s’agit de son interdiction de la rébellion contre le chargé des affaires –le gouverneur– et c’est une vérité sur laquelle il y a unanimité, avec sa confirmation de la récompense pour ce faible nombre de compagnons qui étaient avec Mou^awiyah.

Pour ce qui est de ce que certains arguent comme étant la parole de l’Imam Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy que Mou^awiyah aurait fait un ijtihad pour son combat contre ^Aliyy, la réponse est que si ces paroles sont confirmées comme étant de lui, ce qu’il vise c’est que Mou^awiyah aurait eu un avis qui l’a amené à combattre ^Aliyy. Ce qu’il a visé n’est pas qu’il a fait un ijtihad comme est le cas des Moujtahid, et la preuve est qu’il a dit au sujet de la guerre de Mou^awiyah contre ^Aliyy est blâmable, infondée et injuste. S’il avait considéré Mou^awiyah comme ayant fait un ijtihad digne de considération, dont l’auteur serait excusé, il n’aurait pas dit que sa guerre « était blâmable, infondée et injuste ». Ceci n’échappe pas à qui est objectif. Seul un entêté ne considère pas la vérité vérité mais contrairement à ce qu’il en est réellement.

Il devient clair que le cas de Mou^awiyah n’est pas concerné par le hadith de Al-Boukhariyy :

إذا اجتهد الحاكم فأصاب فله أجران، وإذا اجتهد فأخطأ فله أجر واحد

(‘idha jtahada l-hakimou fa’asaba falahou ‘ajrani wa ‘idha jtahada fa ‘akhta’a falahou ‘ajroun wahid)

ce qui signifie : « Si le gouverneur fait un ijtihad et a dit vrai, il aura deux récompenses et s’il fait un ijtihad et se trompe, il aura une seule récompense ». Avoir pour croyance ce qui contredit cela est une atroce ignorance ou un pur entêtement.

Ce qui prouve également cela, c’est-à-dire l’infondé de la parole de celui qui dit que les compagnons qui ont combattu ^Aliyy n’ont pas commis de péché en cela car ils auraient fait un ijtihad, c’est la parole de Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy que Allah l’agrée :

إن طلحة والزبير ذنبهما بقتال علي مغفور لأجل البشارة التي وردت في العشرة المذكورين في الحديث قال وأما خطأ غيرهما أي إثمهم فمجوز غفرانه والعفو عنه

(‘inna Talhata wa z–Zoubayr dhanbouhouma biqitali ^Aliyyin maghfouroun li’ajli l-bicharati l-lati waradat fi l-^acharati l-madhkourina fi l-hadith ; wa ‘amma khata’ou ghayrihima ‘ay ‘ithmouhouma famoujawwazoun ghoufranouhou wa l-^afwou ^anh)

ce qui signifie : « Talhata et Az–Zoubayr leur péché pour avoir combattu ^Aliyy est pardonné en raison de l’annonce de bonne nouvelle rapportée au sujet des dix mentionnés dans le hadith. Quant au péché des autres, il est possible qu’il soit pardonné et qu’ils soient excusés ». C’est-à-dire qu’ils sont désobéissants, Allah pardonne à qui Il veut d’entre eux et Il châtie qui Il veut. Il a dit la même chose au sujet de ^A’ichah. Si telle est la parole des imams des ach^riyy, quelle attention prêter alors à quiconque contredit son texte-ci et qui prétend qu’ils auront une récompense parce qu’ils ont fait un ijtihad. Ceux-là ont contredit le texte de leur imam et ont contredit les hadith sûrs qui sont authentifiés du Messager de Allah. Ainsi dans le hadith :

ويح عمار تقتله الفئة الباغية يدعوهم إلى الجنة ويدعونه إلى النار

(wayh ^Ammarin, taqtoulouhou l-fi’atou l-baghiyah. Yad^ouhoum ‘ila l-jannati wa yad^ounahou ‘ila n-nar)

ce qui signifie : « Pauvre ^Ammar, c’est le groupe injuste qui va le tuer. Il les appelle au paradis et eux l’appellent à l’enfer », il y a l’indication que Mou^awiyah et les compagnons qui ont combattu avec lui appellent à l’enfer. Comment celui qui appelle à l’enfer aura-t-il une récompense pour son acte par lequel il appelle à l’enfer ! Comment auront-ils une récompense alors que le Messager dit :

من خرجَ من الطاعةِ وفارقَ الجماعةَ فقد خلعَ ربقة الإسلام من عنقه حتى يراجع

(man kharaj mina t–taa^ati wa faraqa l-jama^ata faqad khala^a ribqata l-‘Islami min ^ounouqihi hatta youraja^a)

ce qui signifie : « Celui qui se rebelle contre l’autorité et quitte le groupe aura ôté la corde de l’Islam de son cou jusqu’à ce qu’il revienne à l’obéissance au gouverneur » ! Comment auront-ils une récompense après la parole du Messager de Allah :

من كره من أميره شيئا فليصبر عليه فإنه من يخرج من السلطان شبرا فمات على ذلك مات ميتة جاهلية

(man kariha min ‘amirihi chay’an fa l-yasbir ^alayhi fa’innahou man yakhroujou mina s-soultani chibran famata ^ala dhalika mata mitatan jahiliyyatan)

ce qui signifie : « Celui qui ne supporte pas une chose de son Emir, qu’il patiente avec lui. Il n’y a pas un seul qui se rebelle d’un empan contre le Sultan et qui est mort sur cela sans qu’il meure d’une mort jahiliyy ». Ceci a été rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim.

Comment auront-ils une récompense après la parole du Messager de Allah au sujet de ^Aliyy :

اللهم وال من والاه وعاد من عاداه

(Allahoumma wali man walahou wa ^adi man ^adah)

ce qui signifie : « Ô Allah donne la victoire à celui qui se rallie à lui et châtie celui qui le prend pour ennemi ».

Comment ceux qui ont manifesté leur animosité contre ^Aliyy, que Allah l’agrée, tels que Mou^awiyah auraient-ils une récompense. Non seulement il s’était rebellé contre ^Aliyy mais aussi il a ordonné aux gens de l’insulter. Mouslim a ainsi rapporté de Mous^ab Ibnou Sa^d Ibn ‘Abi Waqqas que Mou^awiyah avait ordonné à Sa^d en lui disant : Qu’est-ce qui t’empêche d’insulter Abou Tourab –le surnom de ^Aliyy– ?! Mou^awiyah était en effet la cause pour que les omeyyades insultent ^Aliyy, que Allah l’agrée, du dessus des minbar pendant quatre-vingts ans.

من عادى عمارا عاداه الله

(man ^ada ^Ammaran ^adahou l-Lah)

ce qui signifie : « Celui qui prend ^Ammar pour ennemi, Allah le châtie ». C’est un hadith confirmé rapporté par Al-Hakim dans Al-Moustadrak. L’Imam Abou Mansour Al-Baghdadiyy a rapporté l’unanimité que ceux qui ont combattu ^Aliyy sont des rebelles qui ont été injustes envers lui. L’Imam Abou Mansour Al-Baghdadiyy fait partie des premiers ach^ariyy ; il est réputé parmi eux pour son imamat et sa science. Il a en effet reçu l’école ach^arite de Abou l-Haçan Al-Bahiliyy qui l’a lui-même reçue de l’Imam Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy par transmission orale. Nous citons ce qu’a dit le commentateur de Al-Jami^ As–Saghir le Mouhaddith le Hafidh ^Abdou r-Razzaq Al-Mounawiyy dans son Charh en page 365 : « Wayha ^Ammar, taqtoulouhou l-fi’atou l-baghiyah –Pauvre ^Ammar c’est le groupe injuste et rebelle qui va le tuer– Al-Qadi a dit dans Charhou l-Masabih : il vise par là Mou^awiyah et ses partisans ». Fin de citation

Ceci est explicite pour confirmer la rebellion du groupe de Mou^awiyah qui ont assassiné ^Ammar lors de la bataille de Siffin et que ^Aliyy était dans son droit. Ceci fait partie des hadith apprenant des choses cachées du futur. ^Ammar appelait le groupe de Mou^awiyah qui l’a assassiné lors de la bataille de Siffin au paradis. Ceci avait eu lieu bien après que le Prophète ne l’ait dit. Il les appelait à ce qui serait une cause de l’entrée au paradis. Il s’agit de l’obéissance à l’Imam véritable. Alors que eux l’appelaient à ce qui est une cause pour l’entrée en enfer. Il s’agit de la désobéissance à l’Imam et l’appel à son combat. Ils ont dit : Cela s’est réalisé à l’occasion de la bataille de Siffin. Il les avait alors appelés à l’Imam véritable et ils l’ont appelé à l’enfer et l’ont tué. C’était là un miracle pour le Prophète élu (al-moustafa) et un des signes illustrant son statut de Prophète.

Lorsque certains ont dit il s’agit de ceux qui l’avaient torturé à La Mecque au début de l’Islam, les savants leur ont répliqué comme Al-Qourtoubiyy qui a dit : « Ce hadith fait partie des plus authentiques et des plus sûrs. Lorsque Mou^awiyah n’a pas pu le renier, il a dit : (c’est celui qui l’a amené au front pour combattre qui l’a assassiné). ^Aliyy lui a répondu que c’est alors le Messager de Allah qui aurait assassiné Hamzah lorsqu’il l’a amené au fornt ?! Ibnou Dihyah a dit : C’est là une réplique de ^Aliyy qui ne donne aucune suite, aucun argument pour la contrer ou lui émettre une objection ».

L’Imam ^Abdou l-Qahir Al-Jourjaniyy a dit dans on livre Al-‘Amamiyyah : « Les spécialistes de jurisprudence du Hijaz et de l’Irak des deux groupes : du hadith et de l’avis, parmi lesquels Malik, Ach-Chafi^iyy, Abou Hanifah, Al-‘Awza^iyy et la majorité des spécialistes de la science du tawhid et des musulmans, ont été unanimes à dire que ^Aliyy était dans son droit dans son combat des gens de Siffin, tout comme il était dans son droit dans son combat contre les gens de al-jamal et que ceux qui l’ont combattu sont des rebelles injustes envers lui mais ne deviennent pas mécréants pour leur rebellion ».

L’Imam Abou Mansour a dit dans le livre Al-Firaq pour indiquer la croyance de Ahlou s-Sounnah : « Ils ont été unanimes que ^Aliyy était dans son droit dans son combat des gens de al-jamal : Talhah, Az–Zoubayr et ^A’ichah à Al-Basrah, et des gens de Siffin : Mou^awiyah et son armée ». Fin de citation

Suite :

Dans Ar-Rawdou l-‘Anif, un homme a dit à ^Oumar, que Allah l’agrée : « J’ai vu cette nuit dans le rêve comme si le soleil et la lune s’entre-tuaient et avec chacun il y avait des étoiles ». ^Oumar lui a dit : « avec lequel des deux tu étais ? » Il lui a dit : « J’étais avec la lune ». Il lui a dit : « Tu étais avec celle qui est effacée. Va-t-en et ne fais plus aucun travail pour moi ». Il l’a limogé. Il fut tué le jour de Siffin avec Mou^awiyah et il s’appelait Habis Ibnou Sa^d.

D’après Abou Sa^id Al-Khoudriyy : « Nous transportions les briques pour construire la mosquée une par une et ^Ammar les portait deux par deux. Le Prophète l’a alors vu et s’est mis à lui enlever la poussière de terre en disant wayha … ». L’auteur a dit Al-Khasa’is : « Ce hadith –celui de ^Ammar– est moutawatir, plus de dix compagnons l’a rapporté ».

Parmi ce qui constitue une preuve claire que Mou^awiyah n’était pas Moujtahid dans son combat contre ^Aliyy d’un ijtihad conforme à la Loi, c’est qu’il disait aux gens : Nous n’avons pas de pacte d’allégeance à faire à ^Aliyy car il a manqué à la loi du Talion pour le sang de ^Outhman à l’encontre de ses assassins. Il disait à ^Aliyy : Nous ne te ferons pas de pacte d’allégeance tant que tu n’as pas exécuté les assassins de ^Outhman. Par la suite, lorsque notre maître Al-Haçan s’était destitué en sa faveur et qu’il était devenu lui le Calife, il n’a pas cherché à venger l’assassinat de ^Outhman. Il s’est occupé d’autre que cela. Son objectif était en effet la souveraineté et il avait atteint son objectif. Il manifeste par cela que son souci n’était pas d’appliquer le Talion en faveur de ^Outhman, que Allah l’agrée, mais il cherchait plutôt ceux qui s’étaient ralliés à ^Aliyy, que Allah l’agrée, leur nuisait et les tuait. Il était auparavant gouverneur d’Egypte, d’Irak du Cham et d’autres pays que ceux-là qui étaient sous la souveraineté des musulmans du temps de ^Outhman. ^Outhman avait par ailleurs des fils âgés qui n’ont pas requis de ^Aliyy qu’il leur applique le talion pour l’assassinat de leur père. Si les fils de ^Outhman avaient demandé l’application du Talion pour leur père et qu’ils lui avaient donné les noms des assassins, il le leur aurait permis. ^Aliyy fait partie des plus ascètes des créatures de Allah à l’égard du bas-monde. C’est lui qui le jour de sa mort, on n’avait trouvé sur lui que sept cents dirhams qu’il avait laissés pour s’acheter un serviteur, tout comme l’a rapporté Ibnou Hibban de la parole de Haçan fils de ^Aliyy dans son discours qu’il a donné le jour de la mort de son père. Mou^awiyah connaissait l’ascèse de ^Aliyy. Mais il a prétendu vouloir appliquer le Talion aux assassins de ^Outhman pour parvenir en réalité au pouvoir. La manière légale de l’application du Talion est que la famille de la victime accuse un assassin précis auprès d’un juge. Ils lui demandent de leur permettre de se venger de lui. Or tout cela ne s’était pas produit. Mou^awiyah n’est pas de la famille de ^Outhman. Sa famille sont ses fils pubères. Certains d’entre eux étaient des gens de science et de mérite.

Tous ceux qui disent que les combattants de ^Aliyy n’étaient pas dans le péché parce qu’ils auraient fait un ijtihad, n’ont pas de réponse au hadith :

من خرجَ من الطاعةِ وفارقَ الجماعةَ فقد خلعَ ربقة الإسلام من عنقه حتى يراجع

(man kharaj mina t–taa^ati wa faraqa l-jama^ata faqad khala^a ribqata l-‘Islami min ^ounouqihi hatta youraji^)

ce qui signifie : « Celui qui se rebelle contre l’autorité et quitte le groupe aura ôté la corde de l’Islam de son cou jusqu’à ce qu’il revienne à l’obéissance au gouverneur » car ce hadith est explicite pour indiquer que la rébellion contre le calife fait partie des grands péchés. Il est ainsi connu d’évidence de la religion qu’il n’est pas permis de se rebeller contre le Calife bien-guidé en raison des textes explicites rapportés à ce sujet et l’unanimité des savants de la communauté. Le Messager de Allah a décrit les combattants de ^Aliyy dans la bataille de Siffin comme étant des boughat –des rebelles–. La rébellion n’a pas d’autre sens que l’injustice et le dépassement de la limite.

Adh–Dhoulm est de deux sortes : que la personne fait preuve de dhoulm envers elle-même et qu’elle soit injuste envers d’autres qu’elle. Ce qu’ont fait ceux-là est une injustice envers autrui et ici, cela ne peut être qu’un grand péché comme l’a dit le Messager de Allah :

الظلم ظلمات يوم القيامة

(adh–dhoulmou dhouloumatoun yawma l-qiyamah)

ce qui signifie : “L’injustice ce sera des ténèbres pour la personne au jour du jugement », puisqu’ils ont tué plus de vingt mille personnes.

Pour ce qui est du dhoulm de la personne envers elle-même, il se peut que ce soit un péché, tout comme il se peut que ce soit un manquement ne comportant pas de désobéissance. C’est de cette catégorie qu’est la parole de Younous ^alayhi s-salam dans le ventre du gros poisson : (soubhanaka ‘inni kountou mina dh–dhalimin). C’est ce sens-là que certains spécialistes de la jurisprudence ont donné à ce qui figure dans Abou Dawoud du hadith de ^Amr Ibnou Chou^ayb au sujet duquel il y a divergence chez les spécialistes du hadith. Il y a été cité que le woudou’ est par trois fois et que celui qui a ajouté ou diminué, il aura agi en mal et été injuste (‘aça’a wa dhalama). Certains savants de jurisprudence ont dit que (dhalama) concerne celui qui a diminué par rapport aux trois fois, qui a donc fait le woudou’ une fois ou deux fois chaque membre. Ce serait alors quelqu’un qui n’a pas été accompli dans son woudou’ et qui aura sa récompense diminuée par rapport à celui qui fait son woudou’ trois fois chaque membre. D’autres ont dit : sa parole (dhalama) concerne celui qui ne s’est même pas lavé une fois en ayant délaissé la partie de la main, du pied ou du visage qu’il est un devoir de laver.

Quant à ce que dit certains impudents que ^Aliyy n’a pas été investi de sa fonction de Calife par un pacte d’allégeance pour dire que celui qui le contredit soit considéré comme s’étant rebellé contre un Calife, ceci fait partie du plus infondé de l’infondé et des plus grandes ignorances. En effet, ce n’est pas chaque individu des musulmans qui a fait pacte d’allégeance à Abou Bakr. ^Oumar également, (il ne lui a pas été fait le pacte d’allégeance) mais c’était Abou Bakr qui l’a désigné pour lui succéder. ^Outhman, ce furent six qui lui avaient fait pacte d’allégeance parmi lesquels figurait ^Aliyy. Quant à ^Aliyy, ce furent les émigrants (mouhajiroun) et les partisans (al-‘ansar) qui lui firent pacte d’allégeance. Ce pacte est ainsi donc confirmé pour chaque individu des musulmans, aussi bien Mou^awiyah que les gens de Ach-Cham qui étaient avec lui et qui ont combattu ^Aliyy. Tout comme il n’est pas permis de se rebeller contre Abou Bakr, ^Oumar et ^Outhman, il n’est également pas permis de se rebeller contre ^Aliyy. Comment quelqu’un pourrait-il s’imaginer le contraire alors qu’il a été confirmé au sujet du mérite de ^Aliyy plusieurs hadith qui n’ont pas été mentionnés au sujet d’autres que lui.

Le Messager de Allah r a dit à son sujet :

من كنت مولاه فعلي مولاه اللهم والِ من والاه وعاد من عاداه

(man kountou mawlahou fa^aliyyoun mawlahou ; Allahoumma wali man walahou wa ^adi man ^adah)

[rapporté par Ibnou Hibban et An-Naça’iyy au sujet des mérites de ^Aliyy] ce qui signifie : « Celui qui m’aime, qu’il suive ^Aliyy. Ô Allah donne la victoire à celui qui se rallie à lui et prive de victoire celui qui le prend pour ennemi ».

Il a dit aussi :

من ءاذى علياً فقد ءاذاني

(man ‘adha ^Aliyyan faqad ‘adhani)

[rapporté par Al-Hakim dans Al-Moustadrak et il l’a jugé sahih et Adh-Dhahabiyy a été en accord avec lui] ce qui signifie : « Celui qui nuit à ^Aliyy, il m’aura nuit à moi ».

Mouslim et d’autres ont rapporté de ^Aliyy que Allah l’agrée qu’il a dit :

إنه لعهد النبي الأمِّيِّ إِلَيَّ لا يحبني إلا مؤمن ولا يبغضني إلا منافق

(innahou la^ahdou n-nabiyyi l-‘oummiyyi ‘ilayya la youhibbouni ‘il-la mou’minoun wa la yabghadouni ‘il-la mounafiq)

ce qui signifie : « C’est la promesse que m’a faite le Prophète qui ne lit pas et n’écrit pas : ne m’aime qu’un croyant et ne me hait qu’un hypocrite ».

Le Prophète r a dit :

إن منكم من يقاتل على تأويله كما قاتلت على تنـزيله

(inna minkoum man youqatilou ^ala ta’wilihi kama qataltou ^ala tanzilihi)

ce qui signifie : « Il y aura parmi vous qui combattra pour défendre des sens du Qour’an tout comme j’aurai combattu pour défendre qu’il est révélé ». Abou Bakr a dit alors : est-ce que ce sera moi Ô Messager de Allah ? Il a dit : (لا) (la) ce qui signifie : « Non ». ^Oumar dit alors : Est-ce moi Ô Messager de Allah ? Il a dit : (لا) (la) ce qui signifie : « Non ». Il a dit : (هو خاصف النعل) (houwa khasifou n-na^l) ce qui signifie : « Ce sera celui qui répare ses sandales ». ^Aliyy était à ce moment en train de réparer ses sandales. Ceci est sahih et rapporté par Ibnou Hibban.

Mouslim a rapporté que le Messager de Allah r a dit :

إني تارك فيكم ثقلين لا تضلوا ما تمسكتم بهما كتاب الله وعترتي أهل بيتي أذكركم الله في أهل بيتي

(inni tarikou fikoum thaqalayni la tadillou ma tamassaktoum bihima : kitaba l-Lahi wa ^outrati, Ahlou bayti. ‘Oudhakkiroukoumou l-Laha fi ahli bayti)

ce qui signifie : « J’ai laissé parmi vous deux choses telles que vous ne serez pas perdus si vous vous y attachez : le Livre de Allah et le pas de chez moi, les gens de ma famille. Je vous rappelle de craindre Allah au sujet des gens de ma famille ». Ainsi donc ceux qui l’ont combattu ont contredit ce hadith.

Quant au fait que Al-Houçayn, que Allah l’agrée, se soulève contre Yazid, c’était légitime et légal. En effet, aucun des émigrants ni des partisans n’avait fait pacte d’allégeance à Yazid. Les gens de Médine ne lui avaient pas fait pacte d’allégeance. Son investiture n’avait donc pas été confirmée. Plusieurs malikiyy ont dit cela comme ceux qui ont fait le commentaire de Khalil. Mou^awiyah avait œuvré auparavant pour qu’il lui succède. Il parlait à l’un et à l’autre. Il leur disait prenez mon fils Yazid en tant que successeur à moi après moi. C’est un conseil que je vous donne. Il n’avait pas retenu de se faire succéder par les fils des compagnons comme le fils de ^Oumar ou ^Abdou l-Lah Ibnou z–Zoubayr. Il a transformé le califat en tradition des rois de perse. Ces deux-là étaient des savants vertueux. Mais Yazid lui n’était pas des gens de science et de vertu. Il a été investi de la présidence conformément à la parole du Messager de Allah :

هلاك أمتي على أيدي أغيلمة من قريش

(halakou ‘oummati ^ala ‘aydi ‘oughaylimatin min qouraych)

[rapporté par Al-Boukhariyy et d’autres] ce qui signife : « Une cause de la perte au sein de ma communauté sera par des jeunes de Qouraych ».

Ont été confirmes les propos du Messager de Allah :

الخلافة بعدي ثلاثون سنة ثم يكون ملك عضودٌ

(al-khilafatou ba^di thalathouna sanatan thoumma yakounou milkoun ^adoud)

ce qui signifie : « Le califat après moi sera de trente ans, après quoi ce seront des souverains durs ». Les trente années ont été accomplies avec Al-Haçan fils de ^Aliyy. Il a en effet désigné pour succéder à son père et a assuré le califat durant six mois. Les trente années s’étaient ainsi écoulées et s’est destitué en faveur de Mou^awiyah afin de préserver le sang des musulmans. Al-Haçan avait été désigné par un pacte d’allégeance de la part des émigrants et des partisans à Médine. Lorsque Al-Haçan s’était déchargé en faveur de Mou^awiyah, Mou^awiyah était devenu Calife.

Détailler le sujet ici comme nous l’avons fait n’est pas une chose qui mène à insulter les compagnons. C’est plutôt prendre la voie des spécialistes du hadith. Les gens du hadith ont mentionné ces sujets dans leurs livres.

Pour ce qui est du hadith :

ويح عمار تقتله الفئة الباغية يدعوهم إلى الجنة ويدعونه إلى النار

(wayha ^Ammarin taqtoulouhou l-fi’atou l-baghiyah ; yad^ouhoum ‘ila l-jannati wa yad^ounahou ‘ila n-nar)

ce qui signifie : “Pauvre ^Ammar, c’est le groupe rebelle qui va le tuer. Il les appelle au paradis alors que eux l’appellent à l’enfer », c’est Al-Boukhariyy qui l’a rapporté.

Quant au hadith :

لا أشبع اللَّه بطنه

(la ‘achba^a l-Lahou batnah)

ce qui signifie : « Que Allah fait que son ventre ne soit jamais rassasié », au sujet de Mou^awiyah, il a été mentionné par Mouslim.

Il en est de même pour tout autre que cela parmi les hadith et les nouvelles rapportées (‘athar), que nous avons mentionné dans cet écrit, tous ont été mentionnés par les Mouhaddith.

L’habitude des Mouhaddith était de réciter le hadith dans des assemblées auxquelles assistaient les plus âgés et les plus jeunes, même l’enfant de sept ans. Pour plus de précisions, ils chargeaient des gens qui transmettaient à haute voix la parole du Mouhaddith, tout comme les gens transmettent à haute voix la parole de l’imam qui dirige la prière. Il y avait en cela un intérêt pour la religion en plaçant les choses à leur juste contexte et afin de ne pas considérer équivalents celui qui a du mérite et celui qui en a moins. Si on délaissait ces présentations et ces détails des vérités, certains pourraient croire que ce qu’avait fait Mou^awiyah est légitime et qu’il serait alors permis de le suivre en cela. Or il y a en ceci un voile et une déformation de la Loi, puisque ceci diminue de la gravité de la rébellion contre le calife, gravité de laquelle le Qour’an ainsi que le hadith ont fortement insisté. Allah ta^ala dit :

يا أيها الذين ءامنوا اطيعوا اللَّه واطيعوا الرسول وأولي الأمر منكم

(Ya ‘ayyouha l-ladhina ‘amanou ‘ati^ou l-Laha wa ‘ati^ou r-raçoula wa ‘ouli l-‘amri minkoum)

ce qui signifie : « Ô vous qui avez cru, obéissez à Allah, obéissez au Messager et à celui qui est en charge de vous –votre gouverneur– ».

Le Messager a dit :

من كره من أميره شيئاً فليصبر فانه من يخرج من السلطان فيموت على ذلك إلا مات ميتة جاهلية

(man kariha min ‘amirihi chay’an fa l-yasbir fa’innahou man yakhroujou mina s-soultani fayamoutou ^ala dhalika ‘il-la mata mitatan jahiliyyatan)

ce qui signifie : « Celui qui ne supporte pas une chose de son Emir, qu’il patiente avec lui. Il n’y a pas un seul qui se rebelle contre le Sultan et qui est mort sur cela sans qu’il meure d’une mort jahiliyy ».

Indiquer ces sujets contribue à préserver ce que Allah a rendu important ainsi que Son Messager. Abandonner cela contribue à le perdre.

Quant à insulter les compagnons au sujet duquel il y a eu interdiction par la parole du Messager de Allah :

لا تسبوا أصحابي

(la tasoubbou ‘s–habi)

ce qui signifie : « N’insultez pas mes compagnons », il s’agit d’insulter la totalité des compagnons ou de blâmer l’un d’entre eux sans raison légale, du moment qu’il n’a rien commis qui lui fait mériter la mise en garde. C’est le cas des insultes proférées par les khawarij lorsqu’ils s’étaient rebellés contre ^Aliyy alors qu’auparavant ils combattaient à ses côtés. Ils l’ont insulté et ont insulté ceux qui s’étaient ralliés à lui. Ils ont été jusqu’à le déclarer mécréant ainsi que ceux qui l’avaient rallié. Mais blâmer des individus parmi les compagnons pour une raison valable selon la Loi, cela a été confirmé par le texte même du hadith. Ainsi, le Messager ^alayhi s-salam, a dit au sujet d’un serviteur à lui qui se dénommait Karkarah, et qui était chargé de la famille du Prophète pendant la conquête ; cet homme était mort durant la conquête ; Le Messager a dit : (هو في النار) (houwa fi n-nar) ce qui signifie : « Il est en enfer ». Ils ont trouvé alors qu’il avait volé un voile du butin. Rapporté par Al-Boukhariyy.

Mouslim a rapporté de ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Abdi Rabbi l-Ka^bah qu’il a dit à ^Abdou l-Lah Ibnou ^Amr Ibni l-^As que le fils de ton oncle paternel Mou^awiyah nous ordonne de consommer les biens des uns des autres injustement et de nous entre-tuer. ^Abdou l-Lah Ibnou ^Amr s’est tu un instant puis lui a dit :

أطعه في طاعة اللَّه واعصه في معصية اللَّه

(ati^hou fi ta^ati l-Lahi wa ^sihi fi ma^siyati l-Lah)

ce qui signifie : « Obéis-lui en ce qui constitue une obéissance à Allah et désobéis-lui en ce qui constitue une désobéissance à Allah ». ^Abdou l-Lah Ibnou ^Amr le compagnon n’a pas dit à ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Abdi Rabbi l-Ka^bah qui fait partie des successeurs dignes de confiance des compagnons : (tu as blâmé Mou^awiyah et le Messager a dit ce qui signifie : N’insultez pas mes compagnons).

Les savants du hadith n’ont pas cessé de mentionner ce hadith rapporté par Mouslim lorsque le Messager de Allah a envoyé ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas pour lui appeler Mou^awiyah. ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas était parti l’appeler mais il l’a trouvé en train de manger. Il a dit : Ô Messager de Allah, il est en train de manger. Le Messager de Allah lui a dit : (ارجع فادعه) (irji^ fad^ouhou) ce qui signifie : «retourne et appelle-le ». Il est reparti puis est revenu en disant : Ô Messager de Allah, il est en train de manger. Il a alors dit : (لا أشبع اللَّه بطنه) (la ‘achba^a l-Lahou batnah) ce qui signifie : « Que Allah fait que son ventre ne soit jamais rassasié ». Ceci est bien un blâme de la part du Messager et non pas une invocation en sa faveur. En effet, trop manger n’est pas la qualité des pieux. Le Messager de Allah a dit :

المؤمن يأكل في معى واحد والكافر يأكل في سبعة أمعاء

(al-mou’minou ya’koulou fi ma^an wahidin wa l-kafirou ya’koulou fi sab^ati ‘am^a’in)

ce qui signifie : “Le croyant accompli mange le un septième de ce que mange le mécréant ». Trop manger est un blâme et non pas une éloge. Le Messager de Allah a dit r :

ما ملأ ابن ءادم وعاء شرا من بطنه، بحسب أحدكم لقيمات يُقمن صلبه، فإن كان ولا بد فثلث للطعام وثلث للشراب وثلث للنفس

(ma mala’a bnou ‘Adama wi^a’an charran min batnihi ; bihasbi ‘ahadikoum louqaymatoun youqimna soulbahou ; fa’in kana wa la boudda fathoulouthoun li t–ta^ami wa thoulouthoun li ch-charabi wa thoulouthoun li t-tanaffouci)

ce qui signifie : « Le fils de Adam n’aura pas rempli un pire récipient que son ventre. Que chacun d’entre vous se suffise de quelques bouchées qui lui permettent de garder sa santé. S’il était nécessaire, qu’il se suffise d’un tiers pour la nourriture, un tiers pour la boisson et un tiers pour la respiration ». Rapporté par At-Tirmidhiyy qui a dit haçan sahih.

Ce qui fait partie des choses étranges, c’est que certains ont dit que la parole du Messager à Mou^awiyah (لا أشبع اللَّه بطنه) (la ‘achba^a l-Lahou batnah) ce qui signifie : « Que Allah fait que son ventre ne soit jamais rassasié » est une éloge pour lui ! La corruption de ces propos est apparente en raison de sa contradiction avec les deux autres hadith d’une contradiction claire. Le Messager fait l’éloge du fait de se limiter à quelques bouchées. Il approuve que le croyant se suffise de quelques bouchées, que ce qu’il mange soit de faible quantité.

Nous disons cela, et Allah sait les consciences et les fors intérieurs. Les actes valent selon leur intention et Allah sait nos intentions. A Lui le devenir et le retour pour le jugement.

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Se remettre à Dieu

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur juillet 1, 2010
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  La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le maître des Messagers et l’Imam des pieux notre Prophète Mouhammad, tous ses frères prophètes messagers et les membres de sa famille bons et purs.

Ô vous les gens, délaissez l’insouciance avant que ne vienne à vous la mort.

Ô vous les gens, délaissez l’insouciance avant que ne vienne la mort. Réfléchissez combien vous allez vivre et qu’est-ce que vous avez préparé pour votre tombe et pour votre au-delà ? Jusqu’à quand allez-vous rester dans l’insouciance sans vous préoccuper de l’obéissance envers votre Seigneur ? Qu’attendez-vous ? Que la mort ne vienne soudainement à vous ?!

Jusqu’à quand certains ne feront pas la prière ?

Jusqu’à quand certains ne diminueront pas les paroles ?

Jusqu’à quand certains délaisseront les assemblées de science alors qu’ils en ont besoin ?

Jusqu’à quand certains feront la médisance des musulmans ?

Jusqu’à quand une femme nuira à son mari ? Ne pense-elle pas à la parole du Prophète qui signifie : « Il n’y a pas une femme qui nuit à son mari dans le bas monde sans que l’épouse de son mari parmi les hour Al-^in – les femmes du paradis – ne lui dise « Ne lui nuis pas, que Dieu te rétribue et te donne ce que tu mérites pour ce que tu fais. Il est un intrus chez toi, il va bientôt te quitter pour venir à nous. » »

Elle ne réfléchit donc pas au hadith qui signifie : « N’importe quelle femme qui meurt avec son époux qui est satisfait d’elle entrera au paradis »

Et au sujet du hadith du Prophète qui signifie : « Il n’y a pas une femme qui passe la nuit alors que son mari est en colère contre elle sans que les anges ne la maudissent jusqu’au matin ».

Le Messager éminent, que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré, a dit ce qui signifie : « La personne qui a le plus grand droit sur la femme, c’est son mari. »

Jusqu’à quand des hommes nuisent à leurs épouses sans droit alors que le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Les meilleurs d’entre vous sont les meilleurs avec leurs épouses et moi je suis le meilleur d’entre vous envers mes épouses. »

Et il a dit ce qui signifie : « Je suis très exigent avec vous concernant le droit des deux plus faibles :la femme et l’orphelin ».

Ne pensent-ils pas à la tombe étroite dans laquelle ils vont descendre qui est la maison de la solitude, la maison des vers ?

Ne réfléchissent-ils pas au sujet du châtiment de l’enfer noir ténébreux ?

Jusqu’à quand lâcherez-vous les brides aux langues pour dire ce qui vous passe par la tête parmi les paroles qui ne comportent pas de bien ?

Quand appliquerez-vous le hadith qui signifie : « Attaches-toi au long silence sauf pour dire du bien parce que le long silence chasse le chaytan de toi et t’aide pour ta religion. »

Jusqu’à quand profiterez-vous des félicités, des désirs, des plaisirs de nourritures, de boissons, des habits luxueux, des meubles alors que le Messager a dit ce qui signifie : « Sois ascète dans le bas monde, Allah t’agrée et sois ascète et ne recherche pas ce que les gens ont, les gens t’aimeront. »

Jusqu’à quand passerez-vous la nuit dans un sommeil profond ?

Jusqu’à quand ne veillerez-vous pas les nuits pour faire des prières surérogatoires, pour demander le pardon, pour faire le repentir et pour regretter ?

Jusqu’à quand ne ferez-vous pas la prière de As–Soubh dans son temps ?

Jusqu’à quand allez-vous rigoler et ne pas pleurer ? Vous parlez et vous n’évoquez pas Allah. Vous mangez, vous profitez et vous n’êtes pas ascète. Vous perdez du temps dans les loisirs, ne tirez pas les leçons et vous n’êtes pas exhorté,

Vous agissez en mal avec vos pères et vos mères. Vous n’êtes pas bienfaisants avec eux. Vous délaissez les assemblées de science alors que vous êtes capables d’y assister. Vous délaissez l’aide des pauvres alors que vous êtes rassasiés. Vous avez du plaisir à dépenser beaucoup d’argent pour vos désirs éphémères mais vous ne soutenez pas l’appel à la religion agréée par Allah par la parole et par l’argent. Vous retenez l’argent. Combien vous êtes insouciants !

Quand allez-vous tirer des leçons, vous repentir, pleurer,  demander le pardon et veiller la nuit en prières surérogatoires ?

Quand allez-vous vous aimer par recherche de l’agrément de Allah ?

Quand allez-vous vous détourner de faire la nuisance du musulman et la médisance ? Mais comme a dit notre maître ^Aliyy : «  نيام فإذا ماتوا انتبهوا الناس », « An-Nasou niyam fa ‘idha matou intabahou » ce qui signifie : « Les gens sont comme endormis, c’est lorsqu’ils meurent qu’ils se réveillent ».

Attendez-vous de voir ^Azra’il venir retirer vos âmes ? Alors rappelez-vous maintenant de cela. Qu’allez-vous dire ? Qu’allez-vous faire ? Comment allez-vous agir si vous restez sur l’état sur lequel vous êtes maintenant ?

Le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Celui qui est intelligent est celui qui se remet en cause et qui œuvre pour ce qui vient après la mort. L’incapable est celui qui laisse son âme suivre ses passions et qui a beaucoup d’espoir alors qu’il n’agit pas en conséquence ».

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L’amour du Prophète Mouhammad

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur juin 20, 2010
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La louange est à Allah, le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler ce que nous avons oublié, et qu’Il nous augmente en connaissance, et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères, par recherche de Son agrément.

Nous allons voir ci-dessous quelques récits à propos de l’amour que les gens du Salaf, les musulmans des trois premiers siècles de l’Hégire, éprouvaient et manifestaient envers le Prophète éminent, notre maître Mouhammad, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

Les Salaf vertueux, c’est-à-dire les musulmans des trois premiers siècles de l’Hégire, qu’ils fassent partie des compagnons, ou qu’ils soient successeurs des compagnons ou ceux qui les ont suivi correctement, avaient leurs coeurs remplis d’amour pour le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Ils se languissaient toujours de le rencontrer car chaque personne se languit de celle qu’elle aime. Les gens du Salaf, les musulmans des trois premiers siècles de l’Hégire, faisaient beaucoup d’invocations en faveur du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Ils le glorifiaient énormément. Il est parvenu que les compagnons du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, après son décès, chaque fois qu’ils se rappelaient du Prophète, ils en avaient la chair de poule et ils pleuraient. Ils pleuraient en se languissant de lui. Comment n’en serait-il pas ainsi alors que le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam avait réuni la beauté de l’apparence et l’excellence de comportement ?! Et de plus, il a une grande faveur, un grand mérite sur sa communauté, puisqu’il a agi en bien et avait beaucoup de compassion, de miséricorde pour sa communauté. Et quelle plus grande grâce, puisqu’il les a sauvés de l’égarement, en les amenant à l’Islam, puisque le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, est leur intercesseur au jour du Jugement, il est celui qui témoignera en leur faveur et c’est grâce à lui qu’ils mériteront le séjour éternel dans l’au-delà au paradis, tout cela parce qu’ils sont musulmans et qu’ils l’ont suivi. C’est pour cela que c’est un devoir d’aimer le Prophète élu, notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. 

Allah ta^ala dit : (laqad ja‘akoum raçouloun min ‘anfousikoum ^azizoun ^alayhi ma ^anittoum harisoun ^alaykoum bi l-mou’minina ra’oufoun rahim) sourate At-Tawbah/ 128 

Allah ta^ala dit : (qoul ‘in kountoum touhibbouna l-Laha fat-tabi^ouni youhbibkoumou l-Lah wa yaghfir lakoum dhounoubakoum wa  l-Lahou ghafouroun rahim ; qoul ‘ati^ou l-Laha wa r-raçoula fa’in tawallaw fa’inna  l-Laha la youhibbou l-kafirin) sourate Ali ^Imran/ 32

Les ‘ayah sont nombreuses, à indiquer l’obligation de suivre le Prophète, et de lui obéirCes ‘ayah rappellent le grand mérite que ce Prophète a sur nous. Il y a eu beaucoup de nouvelles qui ont été rapportées du Salaf vertueux, qui indiquent l’immense amour qu’ils avaient pour le Prophète.

Ainsi, le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Il y a dans ma communauté, parmi les gens qui m’aiment le plus, ce sont ceux qui ne vont pas vivre dans mon époque et qui voudront se sacrifier pour me voir ; ils voudront sacrifier leur famille et leurs biens ». Et le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit une fois ce qui signifie:  » j’ai souhaité voir mes bien-aimés », alors les compagnons lui ont dit ce qui signifie: « Mais ne sommes-nous donc pas tes bien-aimés, Ô messager de Allah ?! » Il leur a répondu ce qui signifie: « Vous, vous êtes mes compagnons, alors que mes bien-aimés ce sont des gens qui vont venir après moi, l’un d’entre eux souhaitera sacrifier sa famille et ses biens pour me voir. »

Et parmi les nouvelles qui sont parvenues du Salaf vertueux, les paroles qui indiquent l’amour des musulmans des trois premiers siècles pour le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, c’est ce qu’a dit ^Abdou l-Lah Ibnou ^Amr ibni l ^As, que Allah l’agrée ce qui signifie : « il n’y a personne que j’aime plus que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. »

D’après ^Abdah, la fille de Khalid ibnou Ma^lam, elle rapporte de son père, elle disait « Khalid (c’est-à-dire elle parlait de son père) quand il allait dormir, il y allait en évoquant le messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et il se rappelait son languissement de ses compagnons, les émigrants et les partisans. Il disait ce qui signifie « ce sont ma famille, ce sont mes origines et c’est d’eux que mon coeur se languit, ils me manquent énormément! Seigneur, fais que je les rejoigne rapidement!  » Il disait cela jusqu’à s’endormir.

Il a été rapporté aussi qu’une femme des Ansar, les partisans, (c’est-à-dire les musulmans de Médine, ceux qui ont accueilli les musulmans qui étaient venus de La Mecque en émigrant), en une fois dans une même bataille, son frère, son père et son mari ont été tués  dans la bataille de Ouhoud. Ils étaient partis auprès du Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, pour combattre les mécréants. Elle a dit « qu’est ce qui est arrivé au messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam  » ? On lui a répondu « il va bien, par la grâce de Allah il est comme tu le souhaites« , alors elle a dit « montrez le moi pour que je puisse le voir » et quand elle a vu le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, elle a dit ce qui signifie : «  du moment que tu es sain et sauf, toute épreuve devient facile » et pourtant son père, son frère et son mari ont été tués !

^Ali ibnou abi Talib, a été interrogé « comment vous aimiez le messager de Allah sallalahou ^alayhi wa salam? « . Il a répondu (…)  ce sui signifie « par Allah nous aimions le messager plus que nos biens, plus que nos enfants, plus que nos parents, père et mère, plus que l’eau fraiche quand quelqu’un est assoiffé. »

Et d’après Zayed ibnou Aslam, ^Oumar ibnou l khattab, que Allah l’agrée, comme il était à son habitude ^Oumar avait innové quelque chose, il sortait la nuit pour inspecter les gens, c’était une tradition de notre maitre ^Oumar ibnou l Khattab. Donc il était sorti pour inspecter sa communauté et s’il y avait des gens qui étaient dans le besoin, s’il y avait des gens qui étaient dans une difficulté, il contrôlait, c’était par souci pour la communauté. Il a vu alors une chandelle allumée dans une maison, et une vieille femme qui était en train de nettoyer de la laine, de la filer, et elle récitait de la poésie, elle disait en poésie ces invocations des pieux qui sont faites en faveur de Mouhammad, les vents et les meilleurs ont invoqué Allah en sa faveur, tu étais ô Mouhammad quelqu’un qui veillait des nuits entières en prières surérogatoires et qui pleurait par crainte de Allah, ah si seulement après un certain temps la mort nous réunira avec mon bien aimé!  » Elle parlait du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. C’est alors que notre maitre ^Oumar, que Allah l’agrée, s’est assis en pleurant.

Il a été rapporté que le compagnon honorable ^AbdoulLah ibnou ^Oumar, c’est-à-dire ^AbdoulLah, le fils de ^Oumar ibnou l Khattab, que Allah l’agrée, lui et son père, avait sa jambe comme paralysée, c’est-à-dire qu’il a eu sa jambe qui est devenue comme paralysée, il ne pouvait plus la bouger, alors quelqu’un a coté de lui a dit « cite la personne que tu aimes le plus et tu vas guérir » alors il a dit à haute voix « ya Mouhammad« , c’est-à-dire « ô Mouhammad » c’est alors que sa jambe a guéri sur le champ, par la barakah du nom du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

Et, lorsque Bilal Al-Habachiyy, que Allah l’agrée, qui était le mouadh-dhin du messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam était dans l’agonie, il était en train d’agoniser, il allait bientôt mourir, sa femme s’est mise à dire ce qui signifie : « ah qu’il est grand mon malheur ! » Elle savait qu’elle allait bientôt perdre son mari. C’est alors que lui, il a répondu, que Allah l’agrée ce qui signifie  » qu’il est grand mon bonheur ! Demain je vais rencontrer mon bien-aimé  Mouhammad et ses compagnons ».

Il a été rapporté qu’une femme avait dit à ^Aichah, que Allah l’agrée (c’était après la mort du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) « montre moi la tombe du messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam am« . Comme vous le savez, notre Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam est enterré dans la maison de ^Aichah, que Allah l’agrée. Donc, elle est partie voir ^Aichah, dans sa maison, et elle lui a demandé de voir la tombe du Prophète. ^Aichah lui a montré la tombe, cette femme s’est mise à pleurer devant la tombe honorée  jusqu’à ce qu’elle soit morte, tant elle s’était languit et tant elle avait de l’amour pour le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

Parmi ce qui a été rapporté au sujet du grand amour des compagnons, que Allah les agrée, pour le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, quand il éloignait de lui la nuisance lorsque les gens de La Mecque avaient pris Zayd, un des compagnons qui s’appelait Zayd pour le tuer et Abou Soufyan ibnou Ham, c’était le chef des mécréants de la Mecque, lui a dit « je te conjure par Allah, Zayd, aimerais-tu que Mouhammad soit ici à ta place et qu’on le tue à ta place et toi tu restes dans ta famille sain et sauf? » Alors Zayd, que Allah l’agrée, lui a répondu « par Allah, je ne voudrais pas que Mouhammad soit ici dans ma place et je ne voudrais pas qu’une seule épine ne le touche pendant que je sois moi dans ma famille, au sein des miens« . C’est alors que Abou Soufyan lui a dit « je n’ai jamais vu des gens qui aiment quelqu’un comme les compagnons de Mouhammad aiment Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam  »

Parmi ce qui nous indique le grand amour des compagnons ^alayhimou s-salam, pour le Prophète éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, il y a ce qui est arrivé lors de la bataille de Ouhoud, lorsque les archers n’avaient pas obéi aux ordres du Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Le Prophète avait positionné des archers pour couvrir les compagnons durant la bataille, pour couvrir leurs arrières, pour qu’ils ne soient pas attaqués par derrière. Mais les archers avaient vu que la bataille penchait en faveur des musulmans, ils croyaient que c’était fini, ils ont quitté leur position. C’est alors que les musulmans ont été attaqués par derrière et il y a eu beaucoup de blessés et de morts. Lors de cette situation assez difficile, il y a eu de grandes manifestations de sacrifices de la part des compagnons honorables pour défendre leur Prophète ^alayhi salât wa salam, puisqu’ils étaient devenus comme un rempart, comme une forteresse autour de leur Prophète, et ils se sont mis à le défendre avec leur corps contre les associateurs et leurs coups et ils tombaient les uns à la suite des autres sous l’avalanche des flèches, au point que nombreux d’entre eux furent tués. Tout cela, était par amour pour leur Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, et par application de la parole de Allah ta^ala ce qui signifie : « le Prophète est prioritaire sur les croyants », c’est-à-dire que la valeur du Prophète est plus grande que la notre, chacun d’entre nous. Chacun d’entre nous doit aimer le Prophète plus qu’il ne s’aime lui même.

Egalement, il y a ce qui a été rapporté, qu’un homme était venu voir le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et il lui a dit ce qui signifie : « Ô Messager de Allah, je t’aime plus que je n’aime ma famille et mes biens et chaque fois que je me rappelle de toi je ne peux pas patienter jusqu’à venir te voir et je me suis rappelé que je vais mourir et que tu vas mourir et j’ai su que lorsque tu iras au paradis tu seras dans les hauts degrés avec les prophètes et que moi si j’entre au paradis je ne t’y verrais pas « . Allah ta^ala a alors révélé sourate An-Niça’/ ‘ayah 69, c’est une ‘ayah qui annonce la bonne nouvelle à ceux qui obéissent à Allah et au messager qu’ils seront en compagnie de ceux qui ont les hauts degrés, les martyrs, les vertueux, et les prophètes. Notre maître Mouhammad a appelé cet homme et lui a récité cette ‘ayah.

Et dans un autre hadith, c’est un homme qui était auprès du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qui fixait le Prophète des yeux et il ne détournait pas son regard. Le Prophète lui a dit ce qui signifie : « qu’est ce que tu as? » Il lui a répondu ce qui signifie : « je voudrais profiter et réjouir mes yeux en te regardant car au jour du Jugement Allah va t’élever pour le haut degré qu’Il t’accorde et c’est alors que cette ‘ayah a été révélé.

Et dans le hadith de ‘Anas, que Allah l’agrée, le Prophète a dit ce qui signifie: « celui qui m’aime, il sera avec moi au paradis ».

Et parmi les récits qui indiquent l’amour des compagnons pour le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et combien leur coeur est attaché au Prophète et recherchait sa compagnie, même après sa mort, il y a ce qu’a rapporté Mouslim de Rabi^ah  ibnou Ka^af al Aslamiyy, qui a été au service du messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, il l’a servi. Le messager de Allah pour le récompenser, lui a dit ce qui signifie : « demande moi quelque chose« , c’est-à-dire qu’il voulait le récompenser. Alors ce serviteur a demandé au messager de Allah d’être son compagnon au paradis. Il lui a dit ce qui signifie: « j’aimerais être en ta compagnie au paradis« . Le messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ne l’a pas blâmé pour ce qu’il a dit mais  par modestie, il lui dit ce qui signifie: « ou autre chose » et le compagnon lui a dit : « c’est ce que je veux » alors le Prophète lui a dit ce qui signifie : « aide moi en cela en faisant beaucoup de prières surérogatoires, en faisant beaucoup de prosternations. Ce hadith honoré dans lequel ce compagnon honorable Rabi^ah avait demandé au messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam d’être avec lui au paradis à titre de récompense pour son service dans le bas monde. Ce hadith  est une preuve qu’il est permis de demander à autre que Allah. Il est une preuve également qu’il est permis de demander ce qu’il n’est pas habituel de demander. Contrairement à ce que disent ces falsificateurs, ces gens qui déforment, vous les avez reconnus, qui disent qu’il n’est pas permis de demander à autre que Allah ! Cela n’est pas vrai.

Ils disent que ce n’est pas permis de demander ce qui n’est pas habituel de demander. Et parfois pour blâmer les musulmans, les sunnites, ils disent « comment tu demandes à quelqu’un qui lui même est dans le besoin?  » On leur dit qu’il est permis de demander à autre que Allah, ils disent « comment tu demandes à quelqu’un qui lui même est dans le besoin, c’est-à-dire une créature? » La réplique c’est la suivante : le messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a besoin de Allah, il ne se passe pas de Allah même le temps d’un clin d’oeil et malgré cela il a dit à son serviteur Rabi^ah, que Allah l’agrée, il lui a dit « demande moi » c’est-à-dire ce que tu veux et ce compagnon a demandé. Donc le Prophète et ce compagnon comprennent beaucoup plus la religion que cet égaré qui interdit de demander à autre que Allah et de demander ce qui n’est pas habituel de demander. Les gens de la vérité parmi les savants ont dit, qu’il est permis de demander au Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, qu’il soit vivant ou mort, tout comme il est permis de demander au saint, qu’il soit vivant ou mort, et ceci n’est pas contraire à la loi de l’Islam, et ceci n’est pas considéré comme étant une adoration pour autre que Allah parce que l’adoration, al ^ibadah, comme l’ont défini les spécialistes de la langue c’est l’extrême limite de la crainte et de la soumission. Ainsi la simple demande par le degré du Prophète, qu’on appelle tawassoul, ou la simple isti^anah, c’est-à-dire demande d’aide à autre que Allah, ou la simple istighathah, la demande du renfort par le Prophète ou par un saint ou le fait de demander par un vivant ou un mort, cela ne revient pas à faire preuve d’extrême limite de crainte et de soumission. Donc ce n’est pas une adoration. Cela ne revient pas à adorer celui à qui l’on demande. Pour que la personne comprenne bien ce sujet, il suffit de se ramener à l’explication des termes : que veux dire  al ^ibadah ? Que veux dire l’adoration ? L’adoration al ^ibadah, comme l’ont défini les savants, l’extrême limite de la crainte et de la soumission.Donc demander à autre que Allah ce n’est pas une crainte extrême limite de crainte et de soumission, et donc cela ne revient pas à adorer autre que Allah. Ces gens là ne comprennent même pas les sens des termes, ils se mélangent, ils sont complètement perdus. Et le malheur, c’est qu’ils perdent des gens derrière eux. Ils viennent sous prétexte de vouloir éviter de tomber dans l’association à Allah, ils interdisent des choses qui ne sont pas du tout des adorations pour autre que. Allah Il a été rapporté que Bilal Al Habachiyy, le mouadh-dhin du Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, après le décès du Prophète sallalahou ^alayhi wa salam, a décidé de quitter  Médine l’illuminée et il s’est installé au pays de Ach-Cham pour y résider. Il a vu alors dans le rêve le messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, et vous savez que celui qui voit le Prophète dans le rêve il l’aura vu véritablement car le chaytan ne prend pas l’apparence du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Donc il a vu le Prophète dans le rêve qui lui disait ce qui signifie : tu fais preuve là d’une froideur, c’est comme si un ami quitte longtemps un ami, son ami éprouve comme s’il avait fait preuve de froideur avec lui, il lui a dit ce qui signifie: « n’est-il pas venu le moment de me rendre visite ô Bilal ?  C’est alors que Bilal, que Allah l’agrée, s’est réveillé triste et apeuré, il a pris sa monture et il s’est dirigé vers Médine l’illuminée, que Allah honore et élève davantage celui qui y réside, le Prophète. Il s’est dirigé vers la tombe du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et il s’est mis à pleurer auprès de lui, et il frottait son visage sur la tombe. C’est alors que al Haçan et al Houçayn, les deux petits fils du messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam sont venus, il les a pris dans ses bras et il les a embrassés, que Allah les agrée tous les deux. Ils lui ont dit ce qui signifie :  » nous souhaitons, nous désirons entendre ton appel à la prière, cet appel que tu faisais pour le messager de Allah dans la mosquée.  » C’est alors que Bilal a fait l’appel qu’il faisait, il est monté sur le toit de la mosquée du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, à l’endroit dans lequel il se tenait et quand il a dit « Allahou ‘akbar, Allahou ‘akbar » tout Médine a tremblé. Quand il a dit « ach-hadou al-la ‘ilaha illa l-Lah« , les gens se sont mis à se diriger dans tous les sens, quand il a dit « achhadou anna Mouhammadan raçouralou l-Lah  » même les jeunes femmes qui étaient dans les maisons sont sorties, et les gens se posaient la question « est ce que le messager de Allah ? » Ce jour là, on ne voyait pas plus de gens pleurer, hommes et femmes à Médine, qu’ils ne pleuraient après la mort du messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et cela a été rapporté par le Hafidh Taqiyou d-Din As-Soubkiyy avec une bonne chaine de transmission.

Nous demandons à Allah ta^ala qu’Il nous accorde d’aimer Son Prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nous restions sur la bonne guidée du Prophète, qu’Il nous accorde d’être à ses côtés dans le paradis et notre dernière invocation est al-hamdou li l-Lahi rabbi l-^alamin, wa Allahou ta^ala ‘a^lam wa ‘ahkam wa barakAllah ou fikoum.

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L’hiver, c’est le printemps du croyant

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur juin 20, 2010
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Allah dit : (‘Inna l-ladhina qalou rabbouna l-Lahou thoumma staqamou tatanazzalou ^alayhimou l-mala’ikatou ‘alla takhafou wa la tahzanou wa ‘abchirou bi l-jannati l-lati kountoum tou^adoun ; Nahnou ‘awliya‘oukoum fi l-hayati d-dounya wa fi l-‘akhirah wa lakoum fiha ma tachtahi anfouçoukoum walakoum fiha ma tadda^oun ; Nouzoulan min ghafouri r-rahim) [Sourat Foussilat/30-32].

Mes frères de foi, celui qui est intelligent, c’est celui qui a craint Son Seigneur, qui se remet en cause, qui œuvre pour ce qui vient après la mort. Celui qui s’attache à la Loi de l’Islam au grand jour et en son for intérieur, celui qui protège son cœur pour ne pas oublier d’évoquer Allah, celui qui s’empresse pour accomplir les bons actes sans paresse ni ennui.

Nous allons parler dans ce discours de l’adoration durant l’hiver. Et les paroles à ce sujet peuvent durer. Lorsque vient l’hiver et que nous gagnons le butin des adorateurs. L’hiver, c’est le printemps des croyants. Nous serons avec les victorieux, par la volonté de Allah.

At-Tirmidhiyy a rapporté dans ses Sounan, d’après ^Amir Ibnou Mas^oud d’après le Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, il a dit : (Al-ghanimatou l-baridah as–sawmou fi ch-chita’) ce qui signifie : « Le butin qui ne nécessite pas beaucoup d’effort, c’est le jeûne durant l’hiver ».

Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, disait : « Voulez-vous que je vous indique le butin qui ne nécessite pas beaucoup d’effort ? ». Ils lui ont dit : « Oui ». Il répondait : « Jeûnez pendant l’hiver ». C’est un butin qui n’est pas difficile à obtenir parce que le jeûneur ne subit pas la chaleur ni la soif.

Ibnou Rajab Al-Hanbaliyy a dit : « Veiller les nuits en hiver est équivalent à un jour de jeûne en été ».

Il est confirmé de ^Oumar Ibnou l-Khattab, que Allah l’agrée, qu’il a dit : « L’hiver est le butin des adorateurs », rapporté par Abou Nou^aym avec une chaîne de transmission sahih.

L’Imam ‘Ahmad a rapporté de Abou Sa^id Al-Khoudriyy, que Allah l’agrée, que le Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit : (Ach-Chita-ou rabi^ou l-mou’min) ce qui signifie : « L’hiver est tel le printemps pour le croyant ». Al-Bayhaqiyy l’a également rapporté. Et il a ajouté : (Tala laylouhou faqamah wa qasoura naharouhou fasamah) ce qui signifie : « La nuit en hiver est longue. Le croyant l’accomplit en actes d’adoration. Le jour en hiver est court. Le croyant le jeûne ».

Comment le musulman peut-il exploiter la nuit et le jour en hiver ? L’hiver, c’est comme un printemps pour le croyant car il gambade dans les jardins de l’obéissance. Il se déplace dans les lieux des adorations. Il promène son cœur dans les jardins de l’obéissance, qui sont faciles en hiver car le croyant peut accomplir en hiver le jeûne durant la journée sans grande difficulté. Il n’a pas à endurer la faim ou la soif. Les journées sont en effet courtes en hiver. Il ne ressent pas une grande difficulté pour le jeûne.

L’un des compagnons, que Allah les agrée, a insisté sur cela. Les compagnons s’appliquaient particulièrement durant l’hiver. Ils étaient heureux de son arrivée. Et ils incitaient les gens à en profiter.

D’après Ibnou Mas^oud, que Allah l’agrée, il a dit : « Bienvenu à l’hiver. Les bénédictions descendent. La nuit est longue pour que l’on puisse faire des actes d’adoration. Et le jour est court pour qu’on puisse faire le jeûne ».

Et quelle belle parole que celle de Al-Haçan Al-Bisriyy, quand il a dit : « Quelle bonne époque pour le croyant que l’hiver. Sa nuit est longue, il la veille. Sa journée est courte, il la jeûne ».

Et l’un des vertueux, lorsque venait l’hiver, disait : « Ô vous, les gens du Qour’an, la nuit est longue pour que vous puissiez réciter. Alors récitez. La journée est courte pour que vous puissiez jeûner. Alors jeûnez ».

Alors pourquoi ne pas jeûner comme le jeûne de Dawoud ? Pourquoi ne pas jeûner les lundis et les jeudis ? Et si nous ne jeûnons pas les lundis et les jeudis, pourquoi ne pas jeûner les jours blancs, qui sont le 13, le 14 et le 15 de chaque mois lunaire ?

Mes chers bien-aimés, c’est une occasion en or pour celui qui recherche la récompense de la part de Allah, le Seigneur des mondes, et qui cherche à avoir un butin facile, pour celui qui doit des rattrapages, pour celui qui doit des expiations. Profitons tous de ce butin facile. Pour celui qui a veillé les nuits en hiver, en raison de leurs longueurs, la personne peut prendre le sommeil dont elle a besoin puis elle se lève pour la prière. Celui qui fait la prière et récite son wird, son âme pourra obtenir ce dont elle a besoin comme sommeil tout en faisant son wird ou pratique habituelle. Ainsi, il réalise son intérêt dans la religion tout en donnant le repos à son corps.

Il a été rapporté de Al-Haçan Al-Bisriyy, que Allah lui fasse miséricorde, qu’il a dit : « Quel bon compagnon pour le croyant que l’hiver. Sa nuit est longue, il la veille. Sa journée est courte, il la jeûne ». Et l’hiver est étonnant pour celui qui a goûté l’adoration. Allah ta^ala a cité les gens du paradis par Sa parole : (Kanou qalilan mina l-layli ma yahja^oun) [Sourat Adh-Dhariyat/17] ce qui signifie : « Ils dormaient peu la nuit ».

Il est rapporté de Mou^adh Ibnou Jabal, que Allah ta^ala l’agrée, qu’il a pleuré quand il était en train d’agoniser. On lui a dit : « Est-ce que tu pleures par crainte de la mort ? ». Et il a répondu : « Et pourquoi je ne pleurerai pas ? Qui aurait pleuré en priorité ? Par Allah, je ne pleure pas par crainte de la mort, ni par recherche de votre bas monde. Mais je pleure parce que je vais quitter les soifs des journées et les veillées de nuit des mois de l’hiver ». Et ceci n’est pas étonnant car l’adoration donne un plaisir. Celui qui n’en profite pas est privé.

^Abdou l-Lah Ibnou Wahb a dit : « Chaque chose qui a un goût ne donne qu’un seul plaisir, sauf l’adoration, qui donne trois plaisirs : pendant que tu es en train de l’accomplir, pendant que tu t’en rappelles, et lorsque tu en recevras la récompense ».

Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, partageait sa nuit en trois parties : entre le qiyam, éveillé en actes d’adoration surérogatoire, le sommeil, et l’apprentissage de la science. Et il disait : « J’ai partagé ma nuit en trois parties : « Un tiers, je fais la prière. Un tiers, je dors. Et un tiers, je révise le hadith du Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ».

Et un poète a dit : « Si tu es dérangé par la chaleur de l’été, par la dureté de l’automne, par le froid de l’hiver, et que tu es occupé par le temps doux au printemps, quand est-ce que tu vas prendre la science ? ».

Les jours sont de différentes étapes, et le musulman les traverse, étape par étape. Et font partie des meilleurs des gens ceux qui profitent de chaque étape pour prendre des provisions pour l’au-delà.

Nous demandons à Allah ta^ala qu’Il nous donne une grande ardeur pour l’obéissance, qu’Il nous accorde la sincérité et l’acceptation des vertueux, et qu’Il nous accorde la réussite pour faire ce qu’Il agrée. Il est certes Celui Qui exauce les invocations.

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