Les menstrues et l’istiHaaDah
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Le minimum de l’âge pour les menstrues est de neuf années lunaires environ.
Commentaires : Le minimum de l’âge pour les menstrues est de neuf ans lunaires environ. Si son âge est légèrement inférieur à neuf ans, l’écoulement de sang est considéré comme des menstrues, c’est-à-dire que si elle à neuf ans moins dix jours ou neuf ans moins quinze jours et qu’elle a vu un écoulement sanguin, il est considéré comme des menstrues. Par contre, si elle voit du sang seize jours avant les neuf ans, cela n’est pas considéré comme des menstrues.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Le minimum des menstrues est d’un jour et une nuit.
Commentaire : C’est-à-dire que le minimum des menstrues est ce qui dure un jour et une nuit, c’est-à-dire vingt-quatre heures. Si le sang coule pendant vingt-quatre heures durant une période de quinze jours alors il est considéré comme étant un sang de menstrues.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Le maximum des menstrues est de quinze jours avec leurs nuits.
Commentaire : Le maximum des menstrues est de quinze avec leurs nuits, c’est-à-dire que si l’écoulement du sang se prolonge pendant quinze jours, toute cette durée est considérée comme période de menstrues.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Il est de quinze jours, comme le minimum de la période intermenstruelle, à savoir la période entre deux périodes de menstrues.
Commentaire : C’est-à-dire que le minimum de la période entre deux périodes menstruelles, entre des menstrues et les menstrues suivantes, ce minimum est de quinze jours également.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Il n’y a pas de limites pour le maximum de la période intermenstruelle.
Commentaire : Le maximum de la période intermenstruelle n’a pas de limite. Il se peut qu’une femme ne voit pas de menstrues durant toute sa vie. Il se peut qu’elle ait les menstrues une fois et qu’ensuite elle n’en ait plus jamais. Il se peut également qu’elle ait les menstrues une fois par an ; si elle a eu des menstrues une fois par an, ce sont bien des menstrues mais ceci est contraire à ce qui est habituel.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Devient interdit par les menstrues et par les lochies ce qui est interdit suite au rapport.
Commentaire : Lorsque la femme a les menstrues ou les lochies, il devient interdit les mêmes choses qui lui sont interdites suite à un rapport ou à une émission de maniyy.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Il lui est également interdit de traverser une mosquée lorsqu’elle craint de la salir.
Commentaire : C’est-à-dire qu’il lui est également interdit en plus de ce qui a été dit précédemment de traverser la mosquée, c’est-à-dire de rentrer d’un côté pour en sortir de l’autre, et ceci, lorsqu’elle craint qu’il descende d’elle du sang jusqu’à terre, dans ce cas-là il lui est interdit de la traverser.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : De faire une purification des hadath et un jeûne.
Commentaire : C’est-à-dire qu’il ne lui est pas permis de faire le woudou‘. La femme qui a les menstrues ou les lochies, il ne lui est pas permis de faire le woudou‘ parce que le woudou‘ n’est pas valable. Le jeûne également est interdit pour la femme qui a les menstrues et pour celle qui a les lochies.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Il lui est un devoir de le rattraper.
Commentaire : C’est-à-dire qu’elles doivent toutes deux rattraper le jeûne. La femme qui a les menstrues et celle qui a les lochies doivent rattraper le jeûne mais elles ne doivent pas rattraper la prière.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Il n’est pas permis à son époux de profiter de la zone comprise entre son nombril et ses genoux sauf s’il y a quelque chose qui empêche le contact direct.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Le divorce avec ses conditions.
Commentaire : Le divorce également n’est pas permis. Dans le cas où la femme a les menstrues ou les lochies, il n’est pas permis de la divorcer. Par contre, si le mari la divorce, le divorce est effectif.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Lorsque l’écoulement du sang s’arrête, il ne lui est devenu licite avant le ghousl que le jeûne, le divorce et la purification.
Commentaire : C’est-à-dire que lorsque l’écoulement des menstrues s’est arrêté, il ne lui est licite avant le ghousl, c’est-à-dire qu’il n’est valable pour elle avant qu’elle ait fait le ghousl que le jeûne, le divorce et la purification. Ainsi, avant qu’elle ait fait le ghousl, il est valable et il est permis de la divorcer. Il lui est permis le jeûne : si elle fait l’intention après l’interruption de l’écoulement durant la nuit et qu’elle n’a pas encore fait son ghousl, son jeûne sera valable. La purification qu’elle fait avant l’interruption du sang est interdite mais après l’arrêt de l’écoulement elle lui est licite. Pendant les menstrues, il lui est donc interdit de faire le woudou‘.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Al-istihadah est semblable à l’incontinence urinaire.
Commentaire : Le jugement des menstrues prend fin ici. Maintenant on commence à expliquer al-istihadah. L’istihadah est semblable à l’incontinence urinaire. Ainsi, si l’écoulement de sang de la femme dépasse les quinze jours pour les menstrues, et s’il dépasse soixante jours pour les lochies, elle est dans un cas semblable à quelqu’un qui a l’incontinence urinaire. On va citer ce qu’elle doit faire.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Al-istihadah est semblable à l’incontinence. Elle se distingue des menstrues, elle n’interdit pas ce que les menstrues interdisent.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Ainsi la femme qui a l’istihadah doit laver son vagin.
Commentaire : L’istihadah est de différentes sortes, sept sortes. Certaines sortes n’empêchent pas ce que les menstrues empêchent. Il est un devoir pour la femme qui a l’istihadah, lorsqu’elle veut faire la prière, de laver son vagin bien qu’il y a du sang, même si le sang ne s’est pas encore arrêté, ensuite elle se lave et fait la prière.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Elle y place un tampon.
Commentaire : Ainsi cette femme qui a al-istihadah met dans son vagin du coton ou un morceau de tissu afin de réduire l’écoulement.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Puis elle fait un bandage
Commentaire : Elle fait un bandage c’est-à-dire qu’elle serre une bande de tissu de l’avant vers l’arrière puis elle la maintient avec un autre morceau de tissu.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Ces deux choses, c’est-à-dire le tampon et le bandage, ont des conditions.
Commentaire : Si elle ne fait pas le jeûne, elle met un tampon. Mais celle qui fait le jeûne, elle ne met rien à l’intérieur. De même si cela lui est nuisible, elle ne met rien à l’intérieur.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Elle fait son tahour pour chaque obligation dans son temps.
Commentaire : Elle fait la purification pour chaque obligation après l’entrée du temps de cette obligation. Ainsi son woudou’ n’est valable qu’après le début du temps de chaque prière : pour la prière de adh–dhouhr, après que le soleil a quitté le zénith, pour la prière de al-^asr après l’entrée du temps de ^asr, pour al-maghrib après le coucher du soleil et pour al-^icha‘ de même.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Elle la fait immédiatement après.
Commentaire : c’est-à-dire qu’elle ne tarde pas. Après son woudou’ elle ne tarde pas pour l’accomplissement de la prière, elle fait sa prière immédiatement après.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Le fait qu’elle la retarde pour un intérêt particulier n’est pas préjudiciable.
Commentaire : Si elle a tardé à faire la prière pour attendre l’assemblée par exemple, cela n’a pas de conséquence. Elle a fait son woudou‘ par exemple après l’entrée du temps mais elle a attendu que l’assemblée se réunisse pour la prière en assemblé, dans ce cas-là, cela lui est permis.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Comme pour voiler sa zone de pudeur ou attendre une assemblée.
Commentaire : Il lui appartient de retarder sa prière pour couvrir sa zone de pudeur afin que sa prière soit valable, ou bien pour attendre que l’assemblée se réunisse afin d’accomplir la prière en assemblée.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Il est un devoir pour elle de refaire le woudou’ si l’écoulement de sang s’est interrompu après le woudou’ ou pendant le woudou‘.
Commentaire : Pour la femme qui a l’istihadah, si l’écoulement du sang s’interrompt après qu’elle a fait son woudou‘, elle devra refaire son woudou‘. Ou si l’écoulement s’est interrompu durant le woudou‘, par exemple elle a su que pendant qu’elle faisait le woudou‘ l’écoulement s’est arrêté, elle devra également refaire le woudou‘.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Elle n’a pas à le refaire s’il revient juste après.
Commentaire : C’est-à-dire que pendant qu’elle était en train de faire son woudou‘ elle a su que le sang s’est interrompu, celle-là comme nous l’avons dit va refaire le woudou‘. Par contre, si l’écoulement du sang reprend, elle n’aura pas à refaire le woudou‘ c’est-à-dire qu’après qu’elle a fait son woudou‘ le sang s’est arrêté puis a repris après quelques minutes, celle-là n’aura pas à refaire le woudou‘ mais son premier woudou‘ lui est suffisant.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Lorsqu’elle voit un écoulement de sang, même pendant la grossesse mais pas lorsqu’elle a les douleurs précédant l’accouchement, pendant la période de menstrues.
Commentaire : C’est-à-dire que lorsque la fille voit un écoulement de sang, même si elle est enceinte, dans le temps où elle peut avoir les menstrues c’est-à-dire à un âge auquel on considère que le sang qu’elle a est un sang de menstrues à savoir neuf ans lunaires (lunaire veut dire du croissant lunaire au croissant lunaire car le mois lunaire commence à partir du croissant jusqu’au croissant et l’année dure douze mois lunaires), lorsque cette fille atteint la puberté et qu’elle voit du sang durant vingt-quatre heures, même en discontinu, sur une période de quinze jours, ce sang-là est du sang de menstrues. Par contre, ce que voient les femmes lors de l’accouchement n’est pas des menstrues ni des lochies. L’accouchement signifie lorsqu’elle a les douleurs qui précèdent la sortie de l’enfant, lorsque l’enfant s’apprête à sortir.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Le temps de sa durée.
Commentaire : C’est-à-dire que si elle a vu un écoulement qui s’est prolongé de la durée des menstrues à savoir une durée de vingt-quatre heures en continu ou en discontinu, cet écoulement-là est des menstrues. De sorte que si elle voit un écoulement aujourd’hui pendant six heures, le lendemain six heures, le surlendemain six heures jusqu’à ce que cela atteigne vingt-quatre heures, toute cette période est considérée comme une période de menstrues.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Et ne dépassant pas son maximum.
Commentaire : C’est-à-dire qu’il ne dépasse pas quinze jours, c’est des menstrues.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Alors cette période, même avec celle où elle n’a pas d’écoulement entre deux écoulements, est considérée dans sa totalité comme étant une période de menstrues.
Commentaire : Cet écoulement de sang est considéré comme étant des menstrues même s’il y a des périodes durant lesquelles le sang ne coule pas entre les écoulements sanguins. Donc comme nous l’avons cité, si aujourd’hui elle voit un écoulement de sang durant six heures puis il s’arrête, le deuxième jour durant six heures ensuite il s’arrête, le troisième jour durant six heures puis il s’arrête, de même lors du quatrième jour, toute cette période est considérée comme étant une période de menstrues y compris les périodes durant lesquelles il n’y avait pas d’écoulement. Les périodes durant lesquelles il n’y a pas d’écoulement est comme si par exemple si elle voit aujourd’hui du sang pendant six heures puis l’écoulement cesse, le lendemain elle le voit également durant six heures ensuite l’écoulement cesse, le surlendemain elle le voit aussi pendant six heures puis il s’arrête et lors du quatrième jour il dure six heures après quoi il s’arrête. Toute cette période depuis le début des premières six heures est une période de menstrues. Même si entre temps elle avait accompli la prière, il s’avère qu’elle n’était pas valable pendant cette période. En effet par exemple, après que le sang s’est interrompu, elle a pensé que cela n’était pas des menstrues, alors elle a fait l’istinja‘ et la prière, cependant elle n’était pas valable. Toutefois, elle n’a pas commis de péché car elle croyait qu’elle se trouvait dans une période intermenstruelle, c’est-à-dire qu’elle ne pensait pas que l’écoulement allait reprendre avant quinze jours, elle s’est dit : « Ceci est un sang de maladie (damou l-façad) car le minimum des menstrues n’a pas été atteint. De ce fait elle a accompli la prière et n’a pas commis de péché, elle a fait au contraire ce qu’elle devait faire. Cependant l’écoulement a repris et dès qu’il a atteint vingt-quatre heures elle a su que cette prière n’était pas valable.
S’il lui arrive un écoulement de sang après le coucher du soleil et au début du mois durant six heures puis il s’arrête, elle se dit : « Ceci n’est pas des menstrues » alors elle fait l’intention de jeûner et ne mange rien durant la journée. Par la suite, après le coucher du soleil elle voit encore du sang pendant six heures puis il s’est arrêté. Alors elle se dit : « Ceci est la fin de l’écoulement du sang » c’est-à-dire que c’est terminé. Ensuite elle fait l’intention de jeûner ; de même le troisième et le quatrième jour. Lorsque l’écoulement de sang a atteint le minimum des menstrues qui est de vingt-quatre heures, elle a su que son jeûne n’était pas valable et que la prière qu’elle a fait pendant les périodes durant lesquelles il n’y avait pas d’écoulement n’est pas valable.
Il en est de même si aujourd’hui elle voit un écoulement pendant douze heures pour la première fois, c’est-à-dire le premier jour du mois, puis s’arrête et qu’il réapparaît le quinzième jour du mois pendant douze heures, nous disons : « entre le premier et le deuxième écoulement de sang, il y a eu vingt-quatre heures sur une période de quinze jours », nous disons donc : « il s’est avéré que cette période est une période de menstrues ». Nous ajoutons : « le jeûne quelle a fait entre ces deux écoulements n’était pas valable car la période durant laquelle il n’y avait pas d’écoulement est considérée comme étant toute entière une période de menstrues ».
Par contre si l’écoulement du sang s’est poursuivi au-delà des quinze jours alors ce sang-là est un sang d’istihadah. Toutefois, si l’écoulement de sang n’avait repris que pendant dix heures puis s’est interrompu, nous disons : « C’est un écoulement de sang de maladie » ce qui veut dire qu’il est comme le sang qui apparaît très fin et qui s’arrête c’est-à-dire que ce ne sont ni des menstrues ni une istihadah. Quant au sang qui s’est écoulé durant tout le mois on l’appelle sang d’istihadah, nous disons que cette femme est moustahadah et cet état est appelé istihadah.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : S’il dépasse les quinze jours, dans le cas où elle est moubtada’ah moumayyizah (ce qui veut dire que c’est le première fois qu’elle a les menstrues et qu’elle est capable de distinguer) comme si elle voit un sang fort et un sang faible.
Commentaire : L’expression « s’il dépasse » veut dire : si l’écoulement se prolonge. Nous avons dit que la condition des menstrues est qu’il ne dépasse pas les quinze jours. Si elle a vu un écoulement de sang pendant vingt jours, c’est-à-dire qu’elle a vu un écoulement au-delà de quinze jours, alors ce qui est en plus du sang fort est appelé istihadah, c’est-à-dire que le sang faible est appelé istihadah. La moumayyizah est celle dont le sang est de deux sortes, il n’est pas uniforme comme s’il y a un sang noir et un autre rouge ou un sang épais et un autre non. Ce qui est épais est appelé fort tout comme celui qui est noir.
Quant à celui qui n’était pas épais ou qui est rouge, il est appelé faible. Cette femme qui n’a jamais eu d’écoulement sanguin auparavant et dont le premier écoulement a dépassé quinze jours, cette femme-là, on regarde son cas. Si elle a vu un écoulement fort et un écoulement faible, on dit quelle est moumayyizah. C’est le cas par exemple si l’écoulement a duré pendant un, deux ou trois mois ou bien davantage, du simple fait qu’il a dépassé les quinze jours et qu’elle voyait un sang fort et un sang faible, tout l’écoulement n’étant pas noir fort ni entièrement rouge. C’est-à-dire que ce n’est pas tous les jours qu’elle voyait du sang épais et ce n’est pas tous les jours qu’elle ne voyait que du sang non épais, elle a vu au contraire pendant un certain temps du sang noir, fort, et pendant une autre période un sang rouge, faible ou bien pendant un certain temps un sang noir non épais et durant une autre période un sang noir épais, le sang épais étant le sang fort et le sang non épais étant le sang faible. On appelle cette femme : moubtada’ah moumayyizah. La moubtada’ah est celle qui n’a jamais eu avant cela de menstrues et à qui elles viennent d’arriver pour la première fois. Quant à la moumayyizah, c’est celle qui a vu deux sortes de sang.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : La période durant laquelle le sang était faible est une istihadah et la période durant laquelle le sang était fort est une période de menstrues.
Commentaire : Le sang faible est une période d’istihadah et le sang fort est une période de menstrues. Toutefois il est une condition que le fort ne dure pas moins que vingt-quatre heures et que le faible ne dure pas moins que quinze jours. Ceci est la condition pour qu’elle soit moubtada’ah moumayyizah. Dans ce cas nous disons que le noir qui n’a pas duré moins qu’un jour et une nuit sans dépasser quinze jours est un sang de menstrues et que ce qui vient après, qui est rouge, nous disons que c’est une istihadah.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Le fort étant un sang de menstrues s’il ne dure pas moins que le minimum des menstrues sans dépasser le maximum des menstrues
Commentaire : C’est lorsque le fort, c’est-à-dire le noir, ne dure pas moins que vingt-quatre heures, c’est-à-dire le minimum des menstrues, et ne dure pas plus que quinze jours.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : et si le faible n’a pas duré moins que le minimum de la période intermenstruelle en continu.
Commentaire : Il est une condition que le faible, c’est-à-dire le rouge, ne dure pas moins que quinze jours en continu, car le minimum de la période intermenstruelle est de quinze jours sans qu’il y ait de limite au maximum de la période intermenstruelle. Dans ce cas-là, le fort est un sang de menstrues et le faible un sang d’istihadah.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Dans le cas où elle n’est pas moumayyizah (capable de distinguer)
Commentaire : Dans le cas où c’est une femme qui ne peut pas distinguer, ce qui veut dire que le sang qu’elle a eu n’avait qu’une seule couleur, c’est-à-dire que tout le sang qu’elle a vu n’avait qu’une seule caractéristique.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Ou dans le cas où une condition n’a pas été remplie,
Commentaire : Il est une condition que le sang faible ne dure pas moins que quinze jours et que le sang fort ne dure pas moins que le minimum des menstrues, c’est-à-dire un jour et une nuit. Si cette condition n’est pas remplie le jugement change.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Ses menstrues sont de un jour et une nuit.
Commentaire : Dans ce cas-là, elle aura vingt-quatre heures de menstrues et pour ce qui est en plus, c’est-à-dire ce sang rouge, ce sera une istihadah même s’il se prolonge pendant une année.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : et sa période intermenstruelle est de vingt-neuf jours.
Commentaire : Nous disons que chaque mois sa période de menstrues est de un jour et une nuit et que sa période intermenstruelle est de vingt-neuf jours. Ceci est valable lorsque l’une des conditions de la distinction n’est pas remplie ou lorsqu’elle ne peut pas distinguer, ou bien lorsqu’elle voit un sang d’une seule couleur ou encore lorsqu’elle le voit avec deux couleurs mais sans les conditions requises.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Dans le cas où elle connaît le temps du début de l’écoulement du sang ou dans le cas où elle est mou^tadah (habituée),
Commentaire : Dans le cas où elle est mou^tadah (habituée), la mou^tadah étant celle qui a déjà vu dans le passé une période menstruelle et intermenstruelle. C’est le cas si elle a eu un écoulement de sang de cinq, dix ou quinze jours ou bien d’un jour et une nuit et qu’il se soit interrompu jusqu’à la fin du mois et ce une fois ou deux ou davantage. De même, si cela lui est arrivé une seule fois et que par la suite l’écoulement s’est prolongé pendant un, deux ou trois mois ou davantage. Celle-là est appelée mou^tadah (habituée). Elle est de deux catégories.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Comme lorsqu’elle a eu dans le passé une période de menstrues et une période intermenstruelle, elle se réfère à elles.
Commentaire : Elle revient à son habitude. La période durant laquelle elle avait ses menstrues est pour elle une période de menstrues. Elle ne fait pas la prière durant cette période. Pendant la période après laquelle ses menstrues finissaient c’est-à-dire la période durant laquelle elle n’avait pas de menstrues, dans la période suivant l’arrêt de l’écoulement c’est-à-dire après la durée de ses menstrues habituelles, elle considère qu’elle se trouve dans une période intermenstruelle. Dans ce cas-là, elle prie, elle jeûne et son époux peut avoir un rapport avec elle malgré l’écoulement de sang car c’est une istihadah. Après la fin de ses menstrues habituelles, elle n’est pas considérée comme ayant des menstrues selon la Loi.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Son habitude est confirmée par une seule fois tant qu’elle ne se distingue pas.
Commentaire : La durée habituelle est confirmée par une seule fois, comme si elle l’a vu pendant un mois. Avant qu’elle voit cet écoulement de sang, elle voyait chaque mois du sang pendant cinq jours puis cela s’interrompait jusqu’à la fin du mois. Elle voyait cinq jours de sang et vingt-cinq jour de période intermenstruelle. Cela lui est arrivé une, deux ou trois fois ou davantage, ensuite elle est entrée dans cette période où elle a toujours du sang. Sa période menstruelle est donc de cinq jours et sa période intermenstruelle est de vingt-cinq jours. Elle avait du sang pendant cinq jours, c’était des menstrues et les vingt-cinq jours restant étaient une période intermenstruelle. Alors dans ce cas on lui dit : « Tes menstrues sont de cinq jours et les vingt-cinq jours sont une istihadah ». Durant les cinq jours elle ne prie pas et ne jeûne pas ; ensuite elle fait le ghousl, elle accomplit la prière et jeûne jusqu’à la fin du mois. Ceci même si elle reste dans cet état pendant des mois. Chaque mois on lui dit : Tes menstrues sont de cinq jours et le reste est une période intermenstruelle. Celle-là est mou^tadah (habituée) non moumayyizah car elle a vu un écoulement de sang d’une seule couleur durant des mois. Avant al-istihadah elle avait des périodes menstruelles et intermenstruelles.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : On la considère mou^tadah moumayyizah s’il ne s’est pas écoulé une période minimum de la période intermenstruelle.
Commentaire : Si la mou^tadah est moumayyizah, elle voit un sang fort et un sang faible, le fort est un sang de menstrues et le faible est une istihadah. La mou^tadah qui voit du sang de deux couleurs noir et rouge, le fort est un sang de menstrues et le faible est une istihadah. Par contre, si elle l’a vu d’une seule couleur durant tout le mois, elle considère alors que le première jour du mois est un sang de menstrues et que le reste et une période intermenstruelle. Ceci est dans le cas où elle n’a jamais eu de menstrues ou de période intermenstruelle.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Elle peut être moutahayyirah et cette catégorie est de trois catégories, trois sortes.
Commentaire : Donc moutahayyirah on peut traduire par dans l’embarras, celle qui est dans l’embarras. C’est celle qui ne se rappelle pas combien durait de jours sa période de menstrues, ni dans quelle période du mois elle avait les menstrues. C’est-à-dire qu’elle ne se souvient pas pour la fois passée combien de jours elle avait eu les menstrues ni à quelle période du mois elle avait eu les menstrues. Ceci peut arriver pour certaines femmes dont la période intermenstruelle s’est prolongée. Ou alors celle-ci qui est dans l’embarras, peut se rappeler de la durée de ses menstrues mais elle ne se rappelle pas si ses menstrues elle les avait au début du mois, au milieu du mois ou à la fin du mois. Ou il se peut également qu’elle se souvienne à quelle période du mois exactement elle avait les menstrues mais elle ne se rappelle pas quelle était la durée de ses menstrues. Donc celle-ci qui est dans l’embarras elle est habituée à avoir les menstrues mais comme elle ne se rappelle pas de combien de temps duraient ses menstrues ou dans quelle période du mois elle avait les menstrues on dit d’elle qu’elle est moutahayrah elle est dans l’embarras.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Dans le cas où elle est dans l’embarras, moutahayyirah.
Commentaire : Les quatre catégories sont ainsi terminées : celle qui a les menstrues pour la première fois qui est capable de distinguer : al-moubtada’ah l-moumayyazah, celle qui a les menstrues pour la première fois qui n’est pas capable de distinguer : al-moubtada’ah ghayrou l-moumayyizah, celle qui est habituée à avoir les menstrues et qui est capable de distinguer : al-mou^tadah al-moumayyizah et celle qui est habituée à avoir des menstrues mais qui n’est pas capable de distinguer : al-mou^tadah ghayrou l-moumayyizah. Ce sont là quatre catégories, il en reste trois. Concernant la femme qui est moustahadah, il reste trois cas. Maintenant nous parlons de al-moutahayyirah, celle qui est dans l’embarras, il s’agit de la cinquième des sortes de moustahadah.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Dans le cas où elle a oublié son habitude de menstrues, aussi bien en durée qu’en période.
Commentaire : Celle qui est dans l’embarras c’est celle qui ne se souvient pas de combien de jours était l’écoulement de sang. Est-ce que c’était un jour et une nuit ou cinq jours ou dix jours ou quinze jours ? Elle ne se souvient plus. D’autre part elle ne se souvient pas si cet écoulement lui arrivait au début du mois, au milieu du mois ou à la fin du mois ; elle est dans l’embarras. Dans le cas où elle a oublié son habitude aussi bien en durée qu’en période c’est-à-dire lorsqu’elle a oublié et ne se souvient plus de la durée de ses menstrues ni de la période du mois où elles avaient lieu.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Elle est comme celle qui a les menstrues mais pas pour le divorce,
Commentaire : Son jugement est semblable à une femme qui a ses menstrues même si l’écoulement du sang dure dix ans. Elle a le même jugement que la femme qui a les menstrues sauf pour le divorce et certains jugements.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Ni pour une adoration qui nécessite une intention.
Commentaire : Pour le divorce et pour une adoration qui nécessite une intention comme le jeûne et la prière, elle n’est pas comme la femme qui a les menstrues pour cela. Pour le divorce et l’adoration qui nécessite une intention elle est comme la femme qui n’a pas les menstrues. Par contre pour la prière et pour le jeûne, son jugement n’est pas semblable au jugement de la femme qui a les menstrues c’est une femme qui est dans l’embarras.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Elle fait le ghousl pour chaque obligation si elle a ignoré le temps de l’interruption de l’écoulement.
Commentaire : Par conséquent (on est toujours dans le cas de celle qui est dans l’embarras) elle fait le ghousl pour chaque obligation, pour adh–dhouhr al-^asr, al-maghrib, al-^icha‘ et pour as–soubh sauf si elle se souvient que par le passé le sang s’interrompait lors du coucher du soleil. Celle-ci fait le ghousl chaque fois que vient le temps du coucher. Pour les autres prières, elle se suffit du woudou’ et elle prie chacune des cinq prières ; seulement lors du coucher, elle fait le ghousl puis elle fait la prière. Ensuite pour les autres temps jusqu’au temps correspondant du lendemain, elle fait le woudou’ et la prière. Pour ce qui est du divorce, elle n’a pas le jugement de celle qui a les menstrues de même que pour la prière et le jeûne, pour tout acte d’adoration qui nécessite une intention, elle n’a pas le jugement de celle qui a les menstrues. Cela signifie que son époux n’a pas du tout de rapport avec elle. Mais pour la prière elle a le jugement de celle qui n’a pas les menstrues. Il n’est pas interdit de la divorcer contrairement à celle qui a les menstrues parce que celle qui a les menstrues, il est interdit de la divorcer jusqu’à ce que l’écoulement du sang s’arrête. Quant à elle pour le divorce, elle a le jugement de celle qui n’a pas les menstrues. Pour la prière également elle a le jugement de celle qui n’a pas les menstrues, elle accomplit la prière ; quant au rapport, elle n’a pas à le faire. Certains savants ont dit : Jusqu’à quand n’a-t-il pas de rapport avec elle ? Cela peut lui nuire. Si elle est empêché d’avoir des rapports en permanence, cela peut lui être nuisible ; il est donc permis d’avoir un rapport avec elle. Toutefois le Chaykh bien connu Zakariyya Al-‘Ansariyy et beaucoup d’autres on dit : ce n’est pas permis.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Elle jeûne Ramadan qu’elle fait suivre d’un mois complet.
Commentaire : Elle fait le jeûne de Ramadan également mais il ne lui suffit pas de jeûner un seul mois : elle jeûne Ramadan et un mois complet. Puis il restera deux jours. Celle-ci qui est dans l’embarras absolu c’est celle au sujet de laquelle les savants ont dit qu’elle est comme la femme qui a les menstrues sauf pour le divorce, le jeûne et ce qui est de cet ordre. Pour les deux mois elle réalise vingt-huit jours de jeûne et il lui reste alors deux jours à rattraper : trois au début d’une période de dix-huit jours et trois à la fin des dix-huit jours.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Il lui reste deux jours à jeûner si elle n’a pas été habituée dans le passé à avoir l’interruption de l’écoulement pendant la nuit. Elle jeûnera pour ces deux jours à partir d’une série de dix-huit jours, trois au début et trois à la fin.
Commentaire : Le premier jour, le deuxième jour et le troisième jour elle jeûne, puis elle mange, puis le seizième, le dix-septième et le dix-huitième jour elle jeûne. Elle aura ainsi réalisé deux jours effectif sur six jours de jeûne, elle aura réalisé deux jours, elle aura été certaine qu’il y aura au moins deux jours d’acquis. Le reste, elle a le jugement de la femme qui a les menstrues. Ici, le jeûne est obligatoire par précaution, même s’il est par précaution, il est obligatoire.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Il lui est possible de rattraper un jour en jeûnant un jour, le troisième et le dix-septième.
Commentaire : Par contre, si elle a à rattraper un jour, c’est-à-dire lorsqu’elle était dans une autre situation, auparavant, et qu’elle n’avait qu’un seul jour à rattraper, si elle veut le rattraper elle jeûne un jour puis elle jeûne le troisième puis le dix-septième c’est-à-dire qu’elle jeûne le dix septième jour. Le jour où elle a commencé à jeûner jusqu’au dix-septième, elle aura réalisé ce rattrapage d’un seul jour. Donc elle rattrape un jour ensuite elle compte le troisième et le dix-septième, elle réalise ainsi le rattrapage d’un seul jour. Celle-ci est éprouvée, elle est sujette à une grande épreuve et à une grande difficulté. Ceci vaut dans le cas-là elle n’était pas habituée à avoir l’interruption de l’écoulement dans le passé pendant la nuit. Par contre si elle savait que par habitude ses menstrues s’interrompaient la nuit, c’est-à-dire avant l’aube, dans ce cas-là deux mois lui suffisent pour le mois de Ramadan sans les deux jours en plus.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Si elle se souvient de l’un des deux alors son jugement est pour ce dont elle est certaine et pour ce qui admet les deux possibilités, elle est comme si elle les a oubliés tous les deux.
Commentaire : Pour cette femme : si elle se souvient de la durée de ses menstrues mais ne se rappelle pas de la période du mois de ses menstrues ou si elle se souvient de la période mais ne se souvient pas du nombre de jours de ses menstrues, elle sait que ses menstrues débutaient au début du mois, elle se rappelle de la période mais ne se rappelle pas de la durée ou l’inverse : elle se rappelle de la durée et ne se rappelle pas de la période, si elle est ainsi son jugement est que pendant la période dont elle est certaine, c’est-à-dire la partie pour laquelle elle est sûre que ce sont ses menstrues, elle a le jugement de celle qui a les menstrues. Mais pour la période dans laquelle il est possible quelle ait eu les menstrues ou qu’elle ait été en période intermenstruelle ou d’interruption c’est-à-dire dans les trois cas, son jugement change. Pour la période dans laquelle elle admet les différentes possibilités, elle est comme celle qui est dans l’embarras, son jugement est le jugement de celle qui est dans l’embarras, celle qui ne se souvient ni du temps ni de la durée. C’est-à-dire que ce jugement concerne la période pour laquelle elle n’est pas sûre et qui admet donc les différentes possibilités.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Le minimum des lochies est de un instant, ou la valeur d’un crachat. Certains savants ont dit que c’est un instant, d’autres on dit c’est comme un crachat.
Commentaire : Le minimum des lochies est de un instant. Après la naissance, si elle voit pendant une minute un écoulement de sang, c’est cela les lochies. Pendant quinze jours il ne revient pas puis après le quinzième jour elle voit à nouveau un écoulement de sang, il n’est plus considéré comme lochies. Mais si elle voit un écoulement avant quinze jours, ce sont encore des lochies.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Le maximum des lochies est de soixante jours.
Commentaire : Le maximum des lochies est de soixante jours. S’il se prolonge soixante jours en continu, ces soixante jours sont tous des jours de lochies. De même si elle le voit un jour, puis elle ne voit rien le jour suivant, puis elle voit l’écoulement puis elle ne le voit plus et ainsi de suite jusqu’à ce qu’elle finisse les soixante jours, tous ces jours-là durant lesquels il y a eu un écoulement, aussi bien la période où elle a vu l’écoulement que les jours où elle n’a pas vu d’écoulement mais qui étaient entre les jours où elle a vu l’écoulement, ce sont les lochies. Même si cela s’est interrompu pendant une période inférieure à quinze jours, par exemple. Elle a vu le sang dix jours, puis elle n’a pas eu d’écoulement pendant dix jours, puis elle a vu à nouveau dix jours d’écoulement, puis elle n’en a pas vu, puis à nouveau elle en voit dix jours, puis elle n’en voit plus jusqu’à atteindre cinquante jours, elle considère tous ces jours-là comme des lochies et elle considère les dix jours où elle n’a plus d’écoulement de sang qui viennent après les cinquante comme une période où ce ne sont pas des lochies, c’est une période intermenstruelle. Si l’écoulement s’arrête après les soixante jours pendant une nuit, puis revient, ce nouveau sang est un sang de menstrues ou bien si le sang apparaît de nouveau après deux jours, ce nouveau sang est considéré comme des menstrues. Par contre, pendant la période de soixante jours, si elle voit un écoulement puis n’en voit plus, puis elle en voit encore, cela n’est pas considéré comme des menstrues mais en tant que lochies car elle est encore dans cet intervalle de soixante jours.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Dans la plupart des cas, elles sont de quarante jours.
Commentaire : La plupart des femmes voient un écoulement pendant quarante jours.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Lorsqu’elles dépassent les soixante jours, c’est comme si elles dépassent le maximum des menstrues.
Commentaire : Si l’écoulement dépasse soixante jours, son jugement est semblable au jugement de l’écoulement qui dépasse le maximum des menstrues (quinze jours). Ainsi, s’il y a l’écoulement de sang en continu au-delà des soixante jours, elle est considérée moustahadah. Si c’est la première fois qu’elle a les lochies, elle considère que ses lochies sont de un instant et ce qui est en plus, elle le considère comme une période intermenstruelle, ceci dans le cas où elle le voit d’une seule catégorie comme la femme qui a les menstrues pour la première fois et qui le voit d’une seule catégorie. Ses menstrues à elle seront d’un jour et une nuit et le restant du mois est une période intermenstruelle. Celle-ci également, si elle voit le sang une heure, puis il ne s’interrompt pas mais se prolonge, le sang n’ayant qu’une seule couleur, tout le temps noir ou bien tout le temps rouge ou tout le temps épais ou bien non épais, il lui est dit : « Comme tu n’as jamais eu cela auparavant, tu n’as pas eu de naissance ni de lochies, tes lochies seront comme le temps d’un instant, le temps d’un crachat, et tout ce qui est en plus est une istihadah ». Par contre, si elle voit l’écoulement de deux sangs par exemple : dix jours noirs et cinquante jours rouges, alors ce qui est noir ce sont les lochies et pour ce qui est en plus, tant que cela ne dépasse pas les soixante jours, il lui est dit : « Ton jugement est selon la couleur ». Elle est capable de distinguer, son jugement est ainsi tant que l’écoulement ne dépasse pas le maximum des lochies.
Wa l-hamdou li l-Lahi Rabbi l-^alamin
Les preuves dans la religion de l’Islam
I- Al-Qour’an
بسم الله الرحمن الرحيم، الْحَمْدُ لِلَّهِ ربِّ الْعَالَمِين، وَصَلى اللهُ على مُحَمَّد وَعلى ءَالِهِ الطَّيِّبِينَ الطَّاهِرِين، أَسْأَلُ اللَّهَ أَن يَرْزُقَنَا جَمِيعًا حُسْنَ النِّيَّة،
La louange est à Allah, le Seigneur des mondes et que Allah élève davantage le rang de notre maître Mouhammad. Je demande à Allah qu’Il nous accorde à tous une intention sincère par recherche de l’agrément de Allah.
أَمَّا بَعْدُ فَإِنَّ عِلْمَ الدِّين مِن أَفْضَلِ الطَّاعَات وَأَوْلى مَا أُنْفِقَت فِيهِ نَفَائِسُ الأَوْقَات،
كَيْفَ لاَ وَقَد قَالَ اللَّهُ تبارك وتعالى: ﴿وَقُل رَبِّ زِدْنِي عِلْمًا﴾ ، فَلَم يَأْمُرِ اللَّهُ تعالى فِي الْقُرْءَان نَبِيَّهُ بِطَلَبِ الزِّيَادَةِ مِن شَىْء إِلاَّ مِن عِلْمِ الدِّين، مَا جَاءَ فِي الْقُرْءَان أَمْرٌ لِلرَّسُول أَن يَطْلُبَ زِيَادَةَ مِن شَىْءٍ إِلاَّ مِن عِلْمِ الدِّين: ﴿وَقُل رَبِّ زِدْنِي عِلْمًا﴾،
Certes, la science de la religion compte parmi les meilleures des obéissances et des adorations, et c’est la première des choses dans laquelle il convient de consacrer la majeure partie de son temps.
Comment n’en serait-il pas ainsi alors que Allah ta^ala a ordonné à Son Prophète dans une ‘ayah ce qui signifie : « Et dis : Ô mon Dieu accord-moi encore plus de science ». Ainsi, Allah ta^ala n’a pas ordonné dans le Qour’an à Son Prophète de demander encore plus d’une chose si ce n’est de la science.
﴿وَقُل رَبِّ زِدْنِي عِلْمًا﴾،
شَيْخُنَا حَفِظَهُ اللَّه عِنْدَمَا اجْتَمَعَ أَوَّلَ مَرَّة بِطُلاَّبِ الْمَعْهَدِ فِي بَيْرُوت افْتَتَحَ كَلاَمَهُ مَعَهُم بِقَوْلِهِ: رَوَى ابْنُ مَاجَه عَن أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيّ رَضِيَ اللَّهُ عَنْه أَنَّهُ كَانَ إِذَا جَاءَهُ طَلَبَةُ الْعِلْم قَال: أَهْلاً بِوَصِيَّةِ رَسُولِ اللَّهِ، يَعْنِي أَهْلاً بِمَن أَوْصَى بِهِم رَسُولُ اللَّه، فَأَهْلاً بِكُم،
Notre Chaykh, que Allah le préserve, lorsqu’il a rencontré pour la première fois les étudiants de l’Institut de Beyrouth, il a commencé son discours par un hadith qu’a rapporté Ibnou Majah de Abou Sa^id Al-Khoudriyy qui est : « Ahlan biwasiyyati raçouli l-Lah » ce qui signifie : « Bienvenue à ceux qu’a recommandés le Messager de Allah ». Alors : « Bienvenue à vous » !
نَبْدَأُ كَلاَمَنَا بِالْكَلاَم عَنِ الْحُجَّة فِي دِينِ اللَّهِ تبارك وتعالى،
Nous allons commencer nos propos avec le sujet suivant : Les preuves dans la religion agréée par Allah.
فِي دِينِ اللَّه الْحُجَّة أَرْبَعَة، أَرْبَعَةُ أُمُور حُجَّة، كُلٌّ مِنهَا يُعْتَبَرُ حُجَّةً فِي الدِّين، الْقُرْءَان وَالسُّنَّة وَالإِجْمَاع وَالْقِيَاس،
Dans l’Islam, il y a quatre sortes de preuves. Chacune d’elles est considérée comme une preuve dans la religion agréée par Allah : Le Qour’an, la Sounnah du Prophète Mouhammad, c’est-à-dire la tradition prophétique, le ‘ijma^ c’est-à-dire l’Unanimité des savants, et enfin le qiyas c’est-à-dire l’analogie.
أَمَّا الْقُرْءَان فَهُوَ الْكِتَابُ الْمُنَزَّل على سَيِّدِنَا مُحَمَّد، اللَّفْظ الْمُنَزَّل على سَيِّدِنَا مُحَمَّد الَّذِي تَعَبَّدَنَا اللَّهُ بِتِلاَوَتِهِ فِي الصَّلاَةِ، اللَّفْظُ الْمُنَزَّل على سَيِّدِنَا مُحَمَّد الَّذِي أُمِرْنَا بِتِلاَوَتِهِ فِي الصَّلاَة، تِلاَوَتُهُ فِي الصَّلاَةِ عِبَادَة مَأْمُورٌ بِهَا مِنَ اللَّه، هَذَا تَعْرِيفُ الْقُرْءَان بِالْمَعْنَى الَّذِي نُرِيدُهُ نَقَصِدُهُ،
Pour ce qui est du Qour’an, il s’agit du Livre céleste qui a été révélé à notre maître Mouhammad. Ce sont les termes qui ont été révélés à notre maître Mouhammad, et dont la récitation est un acte d’adoration. Le réciter dans la prière est un acte qui a été ordonné par Allah. Ceci est la définition du Qour’an avec l’explication que nous visons dans ce chapitre.
أَمَّا الْقُرْءان مِن حَيْثُ الْحَقِيقَةُ الْعَقْلِيَّة فَهُوَ الْكَلاَمُ الذَّاتِيُّ الْكَلاَم الْقَائِمُ بِذَاتِ اللَّهِ تبارك وتعالى . الْقُرْءَان فِي لُغَةِ الْعَرَبِ يَعْنِى الْقِرَاءَة يَعْنِي الْكَلام، فَالْقُرْءَان مِن حَيْثُ الْحَقِيقَةُ الْعَقْلِيَّة هُوَ الْكَلاَمُ الْقَائِمُ بِذَاتِ اللَّهِ، الْكَلاَمُ الَّذِي هُوَ صِفَةُ اللَّهِ تعالى الْقَائِمُ بِذَاتِهِ عزَّ وَجَلَّ، لَكِن نَحْنُ لاَ نَقْصِدُ هَذَا، لاَ نُرِيدُ الصِّفَة عِنْدَمَا نَقُول الْحُجَّةُ فِي دِينِ اللَّهِ أرْبَعَة، إِنَّمَا نَقْصِد الْكِتَاب الْمُنَزَّل على سَيِّدِنَا مُحَمَّد الَّذِي هُوَ عِبَارَة عَنِ الْكَلاَمِ الذَّاتِيّ، أَمَّا مِن حَيْثُ الْحَقِيقَة الْعَقْلِيَّة الْقُرْءَان هُوَ الْكَلاَمُ الْقَائِمُ بِذَاتِ اللّهِ، الصِّفَة الْقَائِمَةُ بِذَاتِ اللَّهِ عزَّ وَجَلَّ،
Le Qour’an, du point de vue de sa réalité rationnelle, se définit comme : l’attribut etc OU La définition de la réalité rationnelle du Qour’an cest : , c’est l’attribut de Allah qui est la parole propre à l’Être de Allah tabaraka wa ta^ala. Le Qour’an dans la langue arabe veut dire la parole.
Mais lorsque nous parlons du Qour’an en tant que preuve dans l’Islam, nous ne visons pas l’attribut. Lorsque nous disons qu’il y a quatre sortes de preuves dans l’Islam, nous visons le Livre révélé à notre maître Mouhammad et qui est l’expression de l’attribut de la parole propre à l’Être de Allah.
الْحَقِيقَةُ الْعَقْلِيَّة حَقِيقَةُ الشَّىْء على حَسَبِ حُكْمِ الْعَقْلِ هَذَا مَعْنَى الْحَقِيقَة العَقْلِيَّة،
La réalité rationnelle, c’est la réalité de la chose selon le jugement de la raison.
إِذًا قُلْنَا تَعْرِيفُ الْقُرْآن هُوَ الْكِتَابُ الْمُنَزَّل عَلى سَيِّدِنَا مُحَمَّد الَّذِي نُزِّلَت أَلْفَاظُهُ على سَيِّدِنَا مُحَمَّد عليه الصلاة والسلام وَالَّذِي أُمِرْنَا بِتَِلاَوَتِهِ فِي الصَّلاَةِ، هَذَا تَعْرِيفُ الْقُرْآن الَّذِي نُرِيدُهُ هُنَا،
Lorsque nous disons que la définition du Qour’an, c’est le Livre révélé à notre maître Mouhammad, c’est le Livre que nous avons reçu l’ordre de lire et de réciter dans la prière.
هَذَا الْقُرْآن تَوَاتَرَت عَنِ النَّبِيِّ صلى اللّهُ عليه وسلم أَلْفَاظُهُ، فَوَصَلَنَا كَمَا نُزِّلَ عَلَيْهِ صَلى اللَّه عليه وسلم، لأَنَّ الْخَبَرَ الْمَنْقُولَ بِالتَّوَاتُر، الشَّىْء الَّذِي يُنْقَلُ بِالتَّوَاتُر لاَ بُدَّ مِن أَن يَكُونَ صِدْقًا لاَ يَكُونُ فِيهِ خَطَاء،
Les expressions du Qour’an nous sont parvenues du Prophète Mouhammad par tawatour. Il nous est donc parvenu comme il a été révélé au Prophète. En effet, la nouvelle qui parvient par le biais du tawatour est nécessairement véridique. C’est nécessairement une nouvelle véridique qui ne comporte pas d’erreur.
الْقُرْآن نُزِّلَ عَلى قِرَاءَاتٍ عِدَّة، نُقِلَت إِلَيْنَا بِالتَّوَاتُر بِالسَّنَدِ الصَّحِيح، هَذِهِ الْقِرَاءَات الَّتِي هِيَ حُجَّة: عَشَرَة، وَيُوجَدُ أَرْبَعَةُ قِرَاءَات زَائِدَة عَلَى عَشَرَة، هَذِهِ الأَرْبَعَة مَا نُقِلَت بِالتَّوَاتُر، مَا تَوَاتَرَت وَلاَ اشْتَهرَت، إِنَّمَا نُقِلَت بِطَرِيقِ الآحَاد، فَلِذَلِكَ لاَ يَكُونُ لَهَا حُكْمُ مَا نُقِلَ بِالتَّوَاتُر، فَلاَ يُقْرَأُ بِهَا فِي الصَّلاَة مَثَلاً، وَإِن كَان يُحْتَجُّ بِهَا فِي بَعْضِ الأَحْكَام مِثْلِ الْحَدِيث الَّذِي نُقِلَ آحَادًا أَي بِطَرِيقِ الآحَاد، فَيهَا حُجَّة فِي الأَحْكَام لَكِن لاَ تُعَدُّ، لَيْسَ لَهَا حُكْمَ الْقِرَاءَاتِ الْمُتَوَاتِرَة، فَلاَ يَجُوزُ أَن يُقْرَأَ بِهَا فِي الصَّلاَةٍ مَثَلاًَ، يُقَال لَهَا شَاذَّة، هَذِهِ الْقِرَاءَاتِ الأَرْبَعَة يُقَالُ لَهَا شَاذَّة يَعْنِي مَا نُقِلَت كَمَا نُقِلَتِ الْبَقِيَّة نَقْلاً مَشْهُورًا، بِنَقْلِ الْجَمَاعَة، إِنَّمَا نُقِلَت آحَادًا، بِطَرِيقِ أَفْرَاد آحَاد، لَيْسَ بِطَرِيقِ الْجَمَاعَة وَشُهْرَة كَمَا نُقِلَت بَِقِيَّةُ الْقِرَاءَات.
Le Qour’an a été descendu avec différentes récitations. Elles nous sont parvenues par tawatour avec une chaîne de transmission sûre. Ces dix récitations constituent un argument dans la religion.
Il y en a quatre autres qui elles, ne nous sont pas parvenues par tawatour. Elles ne nous sont pas parvenues non plus de manière mach-hour. Elles nous sont parvenues par un autre mode de transmission appelé ‘ahad. C’est pour cela que ces quatre récitations n’ont pas le même jugement que celles qui nous sont parvenus par tawatour. Ainsi, elles ne sont pas récitées dans la prière par exemple. Elles sont dites chadh-dhah ou singulière. Elles ne nous sont donc pas parvenues par large diffusion (chouhrah) et par un grand nombre de personnes mais plutôt par le biais de personnes isolées (‘ahad).
إِذًا هُنَاكَ عَشْرُ قِرَاءَات أُوحِيَت عَلَى النَّبِيِّ عليه الصلاة والسلام لِلْقُرْآن، كُلُّهَا اشْتَهَرَت نُقِلَت بِنَقْلِ جَمَاعَة إِلَيْنَا، أَمَّا الأَرْبَعَة الشَّاذَّة فَنُقِلَت مِن طَرِيقِ الآحَاد، يُوجَد أَرْبَعَة شَاذَّة لاَ نَحْكُمُ عَلَيْهَا بِأَنَّهَا قُرْءَان، لاَ نَقْرَؤُهَا فِي الصَّلاة لأَنَّهَا مَا نُقِلَت إِلَيْنَا بِالتَّوَاتُر لاَ نُقِلَت إِلَيْنَا بِالشُّهْرَة، لاَ نُقِلَت إلَيْنَا نَقْلَ جَمَاعَةٍ عَن جَمَاعَة إِنَّمَا مِن طَرِيقِ آحَاد،
Il y a donc dix récitations du Qour’an qui ont été révélées au Prophète. Toutes ont été réputées. Elles nous ont été transmises par un grand groupe de personnes.
Tandis que les quatre dernières récitations, elles ont été transmises par la voie d’individus (‘ahad). Il y a quatre récitations isolées que nous ne considérons pas comme du Qour’an et que nous ne récitons pas dans la prière car elles ne nous ont pas été transmises par tawatour ni même par chouhrah ou large diffusion. Elles ne nous ont pas été transmises par un groupe de personnes d’un autre groupe mais par le biais de personnes isolées.
لاَ نَحْكُم عَلَيْهَا بِحُكْمِ الْبَقِيَّة لاَ يَجُوزُ قِرَاءَتُهُا فِي الْقُرْآن، لاَ يُقَال عَنْهَا قُرْآن، لاَ لأَنَّهَا مَا وَصَلَتْنَا بِالتَّوَاتُر، أَيش تَعْرِيفُ الْقُرْآن؟ الْكِتَابُ الْمُنَزَّل على سَيِّدِنَا مُحَمَّد صلى اللَّه عليه والسلام الَّذِي نُقِلَ إِلَيْنَا بِالتَّوَاتُر، الَّذِي تُعُبِّدْنَا بِتِلاَوَتِهِ فِي الصَّلاة، هَذِهِ مَا نُقِلَت بِالتَّوَاتُر، لَكِن لَهَا حُكْمُ الْحَدِيثُ الصَّحِيح الْمَنْقُول آحَادًا نِسْبَةً لِلأَحْكَام،
Nous ne jugeons pas ces quatre récitations comme étant du Qour’an car elles ne nous sont pas parvenues par le biais du tawatour. Le Livre révélé à notre maître Mouhammad est ce qui nous a été transmis par tawatour. C’est ce dont la récitation dans la prière est un acte d’adoration. Quant aux quatre dernières, elles ne nous ont pas été transmises par tawatour. Cependant, elles ont le même jugement que le hadith sahih qui nous a été transmis par des individus (‘ahad) pour ce qui est des jugements et des lois.
إِذًا الْخَبَرُ الْمُتَوَاتِر هُوَ مَا نَقَلَهُ جَمْعٌ عَن جَمْع بِحَيْثُ يَكُونُ كُلُّ طَبَقَة مِنَ الطَّبَقَات عَدَدًا كَبِيرًا، لاَ يُقْبَلُ اجْتِمَاعُهُم عَلَى الْكَذِب وَيَكُونُ مُسْتَنَدُهُ إِلى الْحِسّ، الطَّبَقَة الأُولَى الَّّذِينَ شَاهَدُوهُ، شَاهَدُوهُ بِالْحِسّ بِالسَّمْع أَو بِالْبَصَرِ وَنَحْوُ ذَلِكَ،
Ainsi, la nouvelle moutawatir c’est ce qu’a transmis un groupe de personnes d’un autre groupe de sorte qu’à chaque génération leur nombre était très grand. Il n’est pas concevable qu’ils se soient unis pour un mensonge. Par ailleurs, cette nouvelle se base sur une perception sensorielle. La première couche qui en témoigne l’a perçue avec les sens : l’ouïe, la vue ou ce qui est du même ordre.
هَذَا الْخَبَرُ الْمُتَوَاتِر بِمُجَرَّد أَن يَبْلُغَ شَخْص بِطَرِيقِ التَّوَاتُر، الْخَبَر الَّذِي يَبْلُغُ الإِنْسَانً بِطَرِيقِ التَّوَاتُر يَقَعُ فِي قَلْبِهِ صِدْقُهُ بِمُجَرَّدِ الْتِفَاتِ نَفْسِهِ إِلَيْهِ، لِذَلِك يُقال لَهُ: هَذَا مِنَ الْعِلْمِ الضَّرُورِيِّ لَيْسَ شَىءً مُسْتَنِدًا إِلى مُقَدِّمَة ثمَّ مُقَدِّمَة ثمَّ نَتِيجَة إِلى الاِسْتِنْتَاج، إِنَّمَا أَيُّ خَبَر يَبْلُغُ أَيَّ إِنْسَان بِطَرِيقِ التَّوَاتُر أَو الْخَبَر الَّذِي يُنْقَل بِطَرِيقِ التَّوَاتُر يَقَعَ فِي الْقَلْبِ صِدْقُهُ بِالْتِفَاتِ نَفْسِهِ إِلَيهِ، يَعْنِي مُجَرَّد أَن يَبْلُغَكَ الْخَبَر بِالتَّوَاتُر أَنتَ تَجِدُ فِي نَفْسِكَ أَنَّكَ صَدَّقْتَ إِلاَّ مِن مُعَانِد، اللَّه يَحْفَظُنَا مِن ذَلِك، لِذَلِك يُقَال لَهُ هَذَا مِن أَقْسَامِ الْعِلْمَ الضَّرُورِيّ، الْعِلْمِ الَّذِي لاَ يَتَوَقَّف على اسْتِنْتَاج،
Par le simple fait qu’une nouvelle parvient par tawatour à une personne, sa véracité est reconnue par son cœur, dès qu’elle l’apprend. C’est pour cela qu’on la désigne par : « la connaissance acquise nécessairement ». Il ne s’agit pas de quelque chose qui se base sur une introduction puis une deuxième introduction pour parvenir à une conclusion et une déduction.
N’importe quelle nouvelle qui parvient à la personne par tawatour ou la nouvelle qui est transmise par tawatour une fois parvenue au cœur, la personne en reconnaît la véracité dès qu’elle l’apprend. Cela veut dire que dès que la nouvelle moutawatir te parvient, tu trouves de toi-même que tu en reconnais la véracité, exception faite pour l’entêté. Que Dieu nous préserve de pareil état. C’est pour cela qu’on dit que cela fait partie des connaissances acquises nécessairement. La connaissance n’est pas acquise uniquement par déduction.
مِثال ذَلِك الْيَابَان مَوْجُودًا أَم لاَ؟ هَذَا الْبَلَد مَوْجُود؟ لاَ يَشُكُّ وَاحِد مِنَّا فِي وُجُودِهِ، مَعَ أَنَّ أَحَدًا يُمْكِن مَا زَارَهُ هُنَا ، مَعَ ذَلِك لاَ يَشُكُّ لَحْظَةً، وَلاَ يَحْتَاج الْوَاحِد مِنَّا لِلتَّصْدِيق بِوُجُودِهِ إِلى اسْتِنْتَاج، إِنَّمَا لأَنَّ الْخَبَر بَلَغَنَا بِالتَّوَاتُر وَقَعَ فِي قُلُوبِنَا تَصْدِيقُهُ بِلاَ شَكٍّ، هَكَذَا الْخَبَرُ الْمُتَوَاتِر،
Un exemple de cela : Le Japon existe-t-il ou pas ? Ce pays, il existe ou pas ? Aucun d’entre nous ne doute de son existence bien que peut-être qu’aucun d’entre nous ne l’a visité. L’un d’entre nous pour croire en son existence n’a pas besoin d’argumentation. Mais comme cette nouvelle nous est parvenue par tawatour, la véracité de cette information est dans nos cœurs, sans aucun doute. Ainsi est la nouvelle moutawatir.
الْقُرْآن نُقِلَ إلَيْنَا بِطَرِيقِ التَّوَاتُر، فَلاَ شَكَّ فِي صِدْقِهِ فَلاَ شَكَّ فِي صِحَتِّهِ،
Le Qour’an nous est transmis par tawatour. Il n’y a donc pas de doute au sujet de sa véracité. Il n’y a pas de doute sur son authenticité.
مرَّةً كُنْتُ فِي بَعْلَبَك فِي مَجْلِسٍ فَجَاءَ وَاحِدٌ مُلْحِدٌ شُيُوعِيٌّ تَكَلَّمَ فِي إِنْكَار نُبُوَّةِ سَيِّدِنَا مُحَمَّد صلى الله عليه وسلم أَمَام النَّاس، فَرَدَدْتُ عَلَيْهِ ذَكَرْتُ أَمْرَ التَّوَاتُر، قُلْتُ لَهُ الصِّين مَوْجُودَة؟ قَالَ: لاَ بُدَّ مَوْجُودَة، قُلْتُ: رَأَيْتَهَا؟ سَكَت، عَرَفَ أَنَّهُ انْكَسَرَ سَكَتَ مَا عَادَ تَكَلَّمَ كَلِمَة، فِي الْيَوْمِ التَّالِي رَجَعَ إِلى نَفْسِ الْمَجْلِس، قَالَ: الصِّين مَوْجُودَة لَيْسَ بِخَبَرِ التَّوَاتُر عَرَفْنَا، بَل كَيْفَ تَعْرِفُ إِذًَا؟ قَال: عَلى الْخَرِيطَة،
Une fois un enseignant était dans une assemblée à Ba^lbak, une ville au Liban, et un communiste athée a dit des paroles remettant en cause le statut de Prophète de notre maître Mouhammad devant les gens. L’enseignant lui a répliqué en citant le tawatour. Il lui a dit : « La Chine, est-ce qu’elle existe ? » Il a répondu : « Oui ! C’est sûr qu’elle existe ». L’enseignant lui a alors dit : « L’as-tu vue ? » Il s’est tu. Il a su qu’il a été vaincu. Il n’a plus rien dit. Le lendemain, il est revenu à la même assemblée. Il a dit : « La nouvelle que la Chine existe, elle ne nous est pas parvenue par tawatour ». L’enseignant lui a dit : « Et comment donc tu le sais ? » Il a répondu : « C’est sur la carte !!! »
قُلْنَا الْقُرْآن حُجَّة فِي دِينِ اللَّهِ تَبَارَك وتعالى لاَ شَكّ، اللَّهُ تعالى قَال: ﴿إِنَّ هَذَا الْقُرْآنَ يَهْدِي لِلَّتِي هِيَ أَقْوَم﴾، فَهُوَ لاَ شَكَّ حُجَّةٌ فِي دِينِ اللَّهِ تبارك وتعالى، ثمَّ هَذَا الْقُرْآنُ الَّذِي نُقِلَ إِلَيْنَا بِالتَّوَاتُر كَمَا ذَكَرْنَا، آيَاتُهُ عَلى أَنْوَاع، مِنْهَا مَا هُوَ مُحْكَم وَمِنْهَا مَا هُوَ مُتَشَابِه، وَمِنْهَا مَا هُوَ مُطْلَق وَمِنْهَا مَا هُوَ مُقَيَّد، وَمِنْهَا مَا هُوَ عَام وَمِنْهَا مَا هُوَ خَاص، فَيْنْبَغِي مَعْرِفَةُ هَذِهِ الأَنْوَاع وَمَا هُوَ الْفَرْقُ بَيْنَ الْمُحْكم وَالْمُتَشَابِه، وَبَيْنَ الْمُطْلَق وَالْمُقَيَّد، وَبَيْنَ الْعَامِّ وَالْخَاص،
Nous disons que le Qour’an est un argument dans la religion agréée par Allah tabaraka wa ta ^ala sans aucun doute. Allah dit : (Inna hadha l-Qour’ana yahdi il l-lati hiya ‘aqwam). Sans aucun doute le Qour’an est un argument dans la religion agréée par Allah tabaraka wa ta ^ala. Il s’agit du Qour’an qui nous est parvenu par tawatour tout comme nous l’avons cité. Ses ‘ayah sont de différentes sortes. Il y a des ‘ayah qui sont mouhkam –explicites- et il y a des ‘ayah qui sont non explicites –moutachabihah-. Il y a des ‘ayah qui sont moutlaq -absolues- et il y a ce qui est mouqayyad – restreint. Il y a ce qui est ^amm-général- et il y a ce qui est khass -spécifique. Il convient de connaître ces différentes sortes et comment reconnaître ce qui est explicite de ce qui est non-explicite, ce qui est absolu et ce qui est restreint, ce qui est général et ce qui est particulier.
الْمُحْكَم مِنَ الآيَات كَمَا تَعْرِفُون، هُوَ مَا لاَ يَحْتَمِلُ بِحَسَبِ وَضْعِ لُغَةِ الْعَرَب إِلاَّ مَعْنًى وَاحِدًا، لاَ يَحْتَمِل أَكْثَر مِن مَعْنَى مِن حَيْثُ اللُّغَة، مِن حَيْثُ وَضْعُ اللُّغَة، كَمَا هِيَ لُغَةُ الْعَرَب لاَ يَحْتَمِلُ إِلاَّ مَعْنًى وَاحِدًا، هَذَا يُقَالُ لَهُ مُحْكَم، أَمَّا الْمُتَشَابِه فَمُقَابِلُهُ وَهُوَ الَّذِي مِن حَيْثُ وَضْعُ اللُّغَة كَمَا هِيَ لُغَةُ الْعَرَب يَحْتَمِلُ أَكْثَرَ مِن مَعْنَى، فَيُحْتَاج إِلى الاِسْتِدْلاَل بِشَىْءٍ آخَر لِحَمْلِهِ عَلى الْمَعْنَى الْمُوَافِق، يُحْتَاج إِلى الاِسْتِدْلاَل بِدَلِيل آخَر لِحَمْلِهِ عَلَى الْمَعْنَى الْمُوَافِق، الْمُنَاسِب فِي هَذَا الدَّلِيل آخَر،
Ce qui est explicite parmi les ‘ayah c’est, comme vous le connaissez, c’est ce qui n’admet du point de vue de la langue arabe qu’un seul sens. Il n’admet pas plus qu’un seul sens du point de vue de la langue, du point de vue de la langue même. Tout comme ce qui dans la langue n’admet qu’un seul sens est appelé mouhkam – explicite. Quand au moutachabih, c’est le sens opposé. C’est ce qui du point de vue de la langue arabe admet plus qu’une signification. Il nécessite donc une argumentation en se basant sur autre chose, pour lui donner un sens qui est convenable et conforme. Il a besoin d’argumentation, d’une autre preuve pour lui donner un sens qui est conforme, qui correspond à cette autre preuve.
الْعَقِيدَة كَمَا تَعْرِفُون لاَ تُبْنَى إِلاَّ عَلَى الْقَطْعِ وَالْيَقِين، الْعَقِيدَة لاَ تُبْنَى عَلى الشَّىْءِ الْمُحَتَمِل إِنَّمَا تُبْنَى على الدَّلِيلِ الْقَطْعِيّ الْيَقِينِيّ،
La croyance tout comme vous le savez n’est basée que sur tout ce qui est catégorique et certain. La croyance n’est pas fondée sur les hypothèses mais elle est fondée sur la preuve catégorique, certaine.
لِذَلِك الأَصْل فِي الاِسْتِدْلاَل فِي أُمُورِ الْعَقِيدَة هُوَ أَيش؟ الآيَات الْمُحْكَمَات، لَيْسَ الآيَاتِ الْمُتَشَابِهَات، لأَنَّ الْمُتَشَابِه مِن حَيْثُ هُوَ عَلى حَسَبِ وَضْعِ لُغَةِ الْعَرَب يَحْتَمِلُ أَكْثَرَ مِن مَعْنًى، فَإِذَا أَرَدْتَ الاِسْتِدْلاَل فِي أَمْرِ الْعَقِيدَة، يَنْبَغِي لِلشَّخْص أَن يَبْنِيَ عَقِيدَتَهُ عَلى أَصْلٍ ثَابِت، إِذًا لاَ تُبْنَى الْعَقِيدَة إِلا عَلَى شَىْء يُفِيدُ الْقَطْع وَالْيَقِين، عَلى دَلِيلٍ قَطْعِيٍّ يَقِينِيٍّ، إِذًا لاَ تُبْنَى الأَصْل فِي الأَمْرِ الْعَقِيدَة الاِسْتِنَاد إِلى أَيّ آيَات؟ إِلَى الآيَاتِ الْمُحْكَمَات، لأَنَّ نَقْلَهَا إِْلَيْنَا قَطْعِيّ يَقِينِيّ بِالتَّوَاتُر، مُفْهُوم، وَلأَنَّ مَعْنَاهَا أَيْضًا لاَ يَحْتَمِلُ إِلاَّ مَعْنًا وَاحِدًا،
C’est pour cela que la base de l’argumentation dans la croyance, quelle est-elle ? Ce sont les ‘ayah explicites et non pas les ‘ayah non explicites. Car ce qui n’est pas explicite, du point de vue de la langue arabe, admet plus d’une signification. Ainsi, si tu voulais te baser sur le moutachabih pour donner des preuves dans la croyance, tu aurais besoin d’argumenter, alors qu’il convient pour la personne de fonder sa croyance sur quelque chose de sûr. Donc la croyance n’est basée que sur la preuve qui est catégorique et certaine.
Donc elle n’est pas fondée sur les ‘ayah moutachabihah, la croyance n’est fondée que sur les ‘ayah mouhkamah. D’une part parce que ces ‘ayah nous sont parvenues d’une manière catégorique et certaine, par le tawatour et d’autre part parce que leur sens n’admet qu’une seule possibilité dans la langue arabe.
لِذَلِكَ أَمْرُ الْعَقِيدَة لاَ يُبْنَى إِلاَّ عَلى مَا كَانَ قَطْعِيًّا يَقِينِيًّا، لاَ يُبْنَى عَلى مَا كَانَ مُحْتَمِلاً، لِذَلِك عَقِيدَة أَهْلُ السُّنَّة مَبْنِيَّة عَلى مِثْلِ هَذَا الأَصْلِ ثَابِت بِخِلاَف عَقَائِدِ فِرَقِ الْبَاطِلَة لأَنَّهُم مَا بَنَوْهَا عَلى الدَّلِيلِ الْقَطْعِيّ الْيَقِينِيّ،
C’est pour cela que la croyance n’est fondée que sur ce qui est catégorique et certain. Elle n’est pas fondée sur ce qui est hypothétique. C’est pour cela que la croyance de Ahlou s-Sounnah est basée sur pareil fondement, sûr et ferme contrairement aux croyances des groupes égarés, qui elles ne sont pas basées sur la preuve catégorique et certaine.
لِذَلِك قَالَ اللَّهُ تعالى: هنِ أُمُّ الْكِتَاب، عَنِ الآَيَاتِ الْمُحْكَمَات أَي هِيَ أَصْلُ الْكِتَاب،
C’est pour cela que Allah ta^ala dit au sujet des ‘ayah explicites : (hounna ‘oummou l-kitab) c’est-à-dire « la base même, la référence même du Livre ».
وَلِذَلِك الْحَنَفِيَّة، الإِمَام أَبُو حَنِيفَة لَم يَحْتَج فِي الأُصُولِ الْعَقِدَة إِلاَّ بِالأَحَادِيثِ الْمُتَوَاتِرَة وَالْمَشْهُورَة، وَمَا كَانَ دُونَ الْمَشْهُور مِنَ الأَحَادِيث، قَال: لاَ يُحْتَجُّ بِهِ فِي الأُصُولِ الْعَقِيدَة، لِمَا ذَا؟ لأَنَّهُ قَال: لاَ يُحْتَج فِي أَصْلِ الْعَقِيدَة إِلاَّ بِشَىْء أَيْش؟ ثَابِت قَطْعِيّ يَقِينِيّ، وَمَا رُوِيَ مِنَ الأَحَادِيث بِطََرِيقٍ دُونَ الْمَشْهُور لاَ يُعَدُّ قَطْعِيًّا يَقِينِيًّا، فَكَيْفَ يُحْتَجُّ بِهِ فِي الْعَقِيدَة؟ لِذَلِكَ الإِمَام أَبُو حَنِيفَة وَمَن تَبِعَهُ الْمَاتُرِدِيَّة قَالُوا: لاَ يُحْتَجُّ فِي أُصُولِ الْعَقِيدَة إِلاَّ بِالْحَدِيثِ الْمُتَوَاتِر أَوِ الْمَشْهُور، الْحَدِيثُ الَّذِي يُحْتَجُّ بِهِ فِي أُصُولِ الْعَقِيدَة هُوَ الْمُتَوَاتِر وَالْمَشْهُور، لِمَ ؟ لأَنَّهُ قَال: فِي أَصْلِ الْعَقِيدَة لاَ بُدَّ أَن يَكُونَ الدَّلِيلُ قَطْعِيًّا يَقِينِيًّا، ومَا كَانَ مِنَ الأَحَادِيث دُونَ هَذِهِ الرُّتْبَة لاَ يَكُونُ قَطْعِيًّا يَقِينِيًّا، فَلاَ يُحْتَجُّ بِهِ فِي الْعَقِيدَة،
L’Imam Abou Hanifah n’a pris pour argument dans les fondements de la croyance que les hadith moutawatir et les hadith mach-hour. Ce qui est en deça du mach-hour dans le hadith on ne l’utilise pas comme argument dans les fondements de la croyance. Pourquoi donc ?
Il a dit : « Parce que pour les fondements de la croyance on ne prend que ce qui est catégorique et certain ». Donc les hadith qui ont été rapportés avec une chaîne de transmission inférieure au mach-hour ne sont pas considérés comme catégorique et certain. Comment alors seraient-ils retenus comme argument dans la croyance ? C’est pour cela que l’Imam Abou Hanifah et les matouridiyy qui l’ont suivi ont dit : « On ne retient pas comme argument dans les fondements de la croyance autre que le hadith moutawatir ou le hadith mach-hour. »
Le hadith que l’on retient comme argument dans les fondements de la croyance sont le hadith moutawatir et le hadith mach-hour. Pourquoi ?
Il a dit : « Parce que dans les fondements de la croyance il est nécessaire que l’argument soit catégorique et certain. Et ce qui est en-deçà de ces deux sortes de hadith, n’est pas catégorique et certain, et n’est donc pas retenu comme argument dans les fondements de la croyance ».
وَلِذَلِك لأَجْلِ مَا ذَكَرْنَا الدَّلِيلُ الْعَقْلِيُّ لَهُ اعْتِبَار فِي دِينِ اللَّهِ تعالى لأَنَّ الدَّلِيلَ الْعَقْلِيَّ لاَ يَكُونُ إِلاَّ حَقًّا، يَكُونُ قَطْعِيًّا يَقِينِيًّا لِذَلِك لَهُ اعْتِبَار فِي دِينِ اللَّهِ تعالى، اللَّهُ تبَارَك وتعالى قَال فِي سُورَةِ الْمُلْك إِخْبَارًا عَنِ الْكُفَّار أَنَّهُم يَقُولُون: ﴿وَقَالُوا لَو كُنَّا نَسْمَعُ أَو نَعْقِلُ مَا كُنَّا فِي أَصْحَابِ السَّعِير﴾ لَوْ حَكَمْنَا بِعُقُولِنَا على مَا يَقْتَضِيهِ حُكْمُ الْعَقْل لَمَا كُنَّا فِي أَصْحَابِ السَّعِير، لِذَلِكَ أَمْرُ الْحُكْمِ الْعَقْلِيّ لَهُ اعْتِبَار فِي دِينِ اللَّهِ تبَارك وتعالى لأَنَّهُ مَبْنِيٌّ لأَنَّهُ قَطْعِيّ يَقِينِيّ وَلِذَلكَ قَالَ الْعُلَمَاء: ((دِينُ اللَّهِ لاَ يَأْتِي إِلاَّ بِمُجَوِّزَاتِ الْعُقُول)) لِذَلِكَ قَالُوا: ((الدِّين لاَ يَأْتِي إِلاَّ بِمَا يَقْبَلُهُ الْعَقْلُ السَّلِيم)) لأَنَّ دِينَنَا بِعَكْسِ بَاقِي الأَدْيَان، مَبْنِيٌّ عَلى أَسَاسٍ صُلْب مَتِين رَاسِخ، دَلِيل ثَابِت لاَ يَقْبَلُ النَّقْد، دِينُنَا مَبْنِي عَلى الدَّلِيلِ الْقَطْعِيِّ الْيَقِينِيِّ بِخِلاَف كُلّ بَاقِي الأَدْيَان وَالْعَقَائِد، اللَّهُ يُثَبِتُّنَا عَلَيْهِ إِلى الْمَمَات،
En raison de ce que nous avons dit, la preuve selon la raison a une considération dans la religion agréée par Allah ta^ala car l’argumentation par la raison est forcément correcte. Elle est forcément catégorique et certaine. C’est pour cela que la raison a une considération dans la religion agréée par Allah ta^ala. Allah tabaraka wa ta^ala dit au sujet des mécréants dans sourat Al-Moulk [verset 10], qu’ils disaient : (wa qalou law kounna nasma^ou ‘aw na^qilou ma kounna fi ‘as–habi s-sa^ir) c’est-à-dire : « Si nous avions utilisé correctement nos raisons, tel que l’implique la raison correcte, nous n’aurions pas été parmi les gens de l’enfer ».
C’est pour cela que le jugement rationnel a une considération dans la religion agréée par Allah tabaraka wa ta ^ala. Car c’est un jugement qui mène à ce qui est catégorique et certain. C’est pour cela que les savants ont dit que la religion agréée par Allah ta^ala ne comporte que des choses acceptées par la raison. Ils ont dit que la religion ne comporte que ce que la raison saine accepte. En effet notre religion est à l’opposé des autres religions. Elle est basée sur des fondements fermes, forts et bien fondés. Notre religion est basée sur des preuves fermes qui n’acceptent pas la critique. Notre religion est fondée sur l’argumentation catégorique et certaine contrairement à toutes les autres religions et les autres croyances. Que Allah nous fasse persévérer jusqu’à la mort.
لأَجْلِ ذَلِك لأَنَّ هَذَا أَسَاس فِي دِينِنَا، قَالَ عُلَمَاءُ الْحَدِيث: (( الْحَدِيثُ الَّذِي يُرْوَى وَهُوَ يُخَالِفُ حُكْمَ الْعَقْل يُحْكَمُ بِأَنَّهُ أَيْش؟ مَرْدُود)) مِن غَيْر حَاجَة لِلنَّظَرِ فِي إِسْنَادِهِ، يُعْرَفُ الْحَدِيثُ الْمَرْدُود، الْبَاطِل بِأُمُور، ذَكَرُوا مِنْهَا أَن يُخَالِف أَيْش؟ الْحُكْمَ الْعَقْلِيّ الصَّحِيح، فَيُعْرَف بِأَنَّهُ بَاطِل لأَنَّ الدِّين لاَ يَأْتِي إِلاَّ بِمَا يَقْبَلُهُ الْعَقْلُ السَّلِيم،
En raison de cela, comme ceci est un fondement dans la religion, les savants du hadith ont dit : le hadith rapporté, s’il contredit le jugement de la raison alors on juge qu’il est rejeté sans avoir besoin de regarder sa chaîne de transmission. On sait que le hadith est rejeté. Le hadith est rejeté pour différentes raisons. Parmi les raisons du rejet d’un hadith, il y a le jugement correct selon la raison. Grâce à cela on sait qu’il est batil –infondé [c’est-à-dire s’il contredit la raison]. Car la religion ne comporte que ce que la raison saine accepte.
إِذَا خَالَفَ الْحَدِيث حُكْمَ الْعَقْل حُكِمَ بِبُطْلاَنِهِ، هَكَذَا قَالُوا،
Si un hadith contredit le jugement sain de la raison il est jugé infondé –batil c’est comme cela qu’ils ont dit.
كَذَلِكَ قَالُوا إِذَا خَالَفَ الْحَدِيثَ الْمُتَوَاتِر بِحَيْثُ لاَ يُمْكِنُ الْجَمْعُ بَيْنَهُمَا، أَيْضًا يُحْكَمُ بِبُطْلاَنِهِ،
Ils ont dit également que si un hadith contredit un hadith moutawatir de sorte qu’il n’est pas possible de faire correspondre les deux, alors le hadith est également jugé infondé –batil.
لأَنَّ الْحَدِيثَ الْمُتَوَاتِر مَقْطُوع بِصِحَّتِهِ، فَلاَ بُدَّ أَن يَكُونَ مَا يُخَالِفُهُ أَيْش؟ بَاطِلاً، مَقْطُوعًا بِبُطْلاَنِهِ،
Du fait que le hadith moutawatir, il est certain qu’il est correct –sahih, il est indispensable que ce qui le contredit soit infondé –batil, certainement infondé.
عُلَمَاءِ الْحَدِيث قَالُوا: ((الْحَدِيث لَوْ كَانَ مَرْوِيًّا عَن رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِذَا خَالَفَ حُكْمَ الْعَقْل فَهُوَ بَاطِل))، فَكَيْفَ إِذًا بِالتَّأْوِيلِ الْفَاسِد لِبَعْضِ الآيَات الَّذِي يَأْتِي بِهِ زَيْد أَوْ عَمْر مِن عِنْدِ أَنْفُسِهِم على خِلاَفِ حُكْمِ الْعَقْل؟، إِذَا كَانَ مَا يُرْوَى عَن رَسُولِ اللَّهِ صلى اللَّهُ عليه وسلم إِذَا خَالَفَ حُكْمَ الْعَقْل فَهُوَ مَقْطُوعٌ بِبُطْلاَنِهِ بِنَصِّ كَلاَمِ عُلَمَاءِ الْحَدِيث، فَكَيْفَ مَا يُرْوَى عَن مَن هُوَ دُونَ رَسُولِ اللَّهِ صلى اللَّهُ عليه وسلم؟ لاَ بُدَّ أَن يَكُونَ مَقْطُوعًا بِبُطْلاَنِهِ،
Les savants du hadith ont dit : « Si un hadith rapporté du Messager de Allah– salla l-Lahou ^alayhi wa sallam– contredit le jugement selon la raison, alors il est batil-infondé.
Que dire alors du mauvais ta’wil (interprétation) de certaines ‘ayah que donnent Zayd ou ^Amr de leur tête, contrairement au jugement selon la raison ? Si ce qui est rapporté prétendument du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam est catégoriquement jugé infondé par le texte des savants du hadith, lorsqu’il contredit le jugement selon la raison, alors que dire alors de ceux qui ont rapporté [des paroles] et qui ont un degré inférieur au Messager de Allah salla lLahou ^alayhi wa sallam ?! Indispensablement il est catégoriquement infondé.
إِذَا كَانَ الْحَدِيثِ الْمَرْوِيّ عَن رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، إِذَا خَالَفَ دَلِيلَ الْعَقْلِيَّ كَالْحَدِيثِ الْمُتَوَاتِر، إِذَا خَالَفَ مَا هُوَ ثَابِت بِالْقَطْع كَالْحَدِيثِ الْمُتَوَاتِر يُحْكَمُ بِبُطْلاَنِهِ، فَكَيْفَ بِالتَّأْوِيلِ الْبَاطِل ِإذَا خَالَفَ آيَةً مِن كِتَابِ اللَّهِ مُحْكَمَة، مَا ذَا يُقَال فِيهِ؟ بَاطِل لاَ شَكَّ،
Si le hadith rapporté du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam contredit la preuve selon la raison, ou ce qui est catégorique comme le hadith moutawatir, alors il est jugé infondé –batil. Que dire alors du mauvais ta’wil s’il contredit une ‘ayah du Livre de Allah, une ‘ayah explicite, que dire alors de ce mauvais ta’wil ? Qu’il est infondé sans aucun doute.
الْوَهَّابِيَّة لأَنَّهُم لاَ يَفْهَمُون كُلَّ هَذَا لأَنَّهُم خَلَّطُوا الأُمُور لاَ يُفْهَمُونَ كُلَّ هَذَا، جَاءُوا بِالْعَجَائِب وَالْعِيَاذُ بِاللَّهِ، الْوَهَّابِيَّة وَأَسْلاَفُهُم، الْمُجَسِّمَة لأَنَّهُم الْمُجَسِّمَة إِجَمَالاً لأَنَهُم لاَ يَفْهَمُونَ هَذَا جَاءُوا بِالْعَجَائِب، وَاحِد مِن أَسْلاَفِهِم رَوَى فِي كِتَابٍ لَهُ حَدِيثًا يَرْوِيهِ عَن رَسُولِ اللَّهِ صلى اللَّه عليه وسلم، قَال فِيهِ: ((إِنَّ اللَّهَ لَمَّا أَرَادَ أَن يَخْلُقَ نَفْسَهُ أَجَرى الْخَيْل فَعَرِقَت فَخَلَقَ مِنْ عَرَقِهَا نَفْسَهُ، أَيْش هَذَا؟ أَيش تَقُول فِي وَاحِد مِثْل هَذَا؟ هَذَا عِنْدَ الْوَهَّابِيَّة مُعَظَّم، هَذَا الرَّجُل، عِنْدَهُم مُعَظَّم، لأَنَّهُم عِنْدَهُم الْعَقْلُ مُعَطَّل، فَمَن تَعَطَّلَ عَقْلُهُ تَرَى مِنْهُ الْعَجَائِب، هَكَذَا، اللَّهُ يَرْحَمُنَا، يُقَال لَهُ الأَهْوَازِيّ،
Les wahhabites ne comprennent pas tout cela parce qu’ils ont mélangé les choses. Ils ont ramené des choses étonnantes, que Allah nous en préserve. Ceci est le cas des wahhabites et de leurs prédécesseurs qui attribuent le corps à Dieu. Car les wahhabites, tout comme ceux qui les ont précédés dans leur mauvaise croyance, en règle générale, ils attribuent le corps à Dieu.
Et comme ils ne comprennent pas tout cela ils ont amené des choses étonnantes. L’un de leurs prédécesseurs a rapporté dans un de ses livres un hadith dans lequel il prétend que le Prophète a dit ce qui signifie : (Lorsque Allah a voulu Se créer, Il a fait courir les chevaux et lorsque les chevaux ont transpiré Il S’est créé à partir de leur transpiration) !!!! Qu’est-ce que cela ???!!! Que dire au sujet de quelqu’un comme celui-là ??!! Celui–là chez les wahhabites c’est quelqu’un qui est éminent. Pour eux il est éminent car leur raison est bloquée. Celui dont la raison est bloquée tu vois de lui des choses étonnantes. Que Allah nous fasse miséricorde. Cet homme est surnommé Al-‘Ahwaziyy.
وَمِثْلُهُ كُلّ مَن يُشَبِّهُ اللَّهُ بِالْخَلْق، أَيْش الْفَرْق يَعْنِي؟ كُلُّهُم خَالَفَ حُكْمُ الْعَقْل،
Semblable à lui, il y a tous ceux qui assimilent Allah à Sa créature. Quelle est leur point commun?! Tous ont contredit le jugement selon la raison.
لَكِن الْوَهَّابِيَّة لأَنَّهُم يَعْرِفُونَ أَنَّهُ لاَ حُجَّةَ عِنْدَهُم يُلْقُونَ إِلَى مَن يَتْبَعُهُم، أَوَّل مَا يُلْقُونَ ِإلَيْهِ لاَ تُفَكِّر بِالْعَقْل، اتْرُك حُكْمَ الْعَقْل، لَوْ قَالَ لَهُم قَائِل: كَيْفَ نَسْتَدِلُّ عَلى أَنَّ اللَّهَ وَاحِد،
عَلى أَنَّهُ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّه؟ مَا لَهُم طَرِيق إِلاَّ أَيْش؟ إِلاَّ حُكْمَِ الْعَقْل، أَلَيْسَ كَذَلِك؟ لَوْ أَرَادُوا أَن يُقِيمُوا الدَّلِيل، أَن يُقِيمَ أَحَدُهُم الدَّلِيل على أَنَّهُ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّه مَا لَهُ طَرِيق إِلاَّ أَيْش؟ إِلاَّ حُكْمَ الْعَقْل، لَوْ كَانَ حُكْمِ الْعَقْلِ، إِذًا عَلى زَعْمِهِم لاَ يُوجَد دَلِيل عَلى صِحَّةِ الإِسْلاَم، أَيْ دَلِيل تُقِيمُهُ لِكَافِر، أَي دَلِيل عَلى حَقِّيَّةِ دِينِ اللَّهِ؟ بِأَيْش يَحْكُمُ عَلَيْهِ هَذَا الْكَافِر لِيَقْبَل؟ إِلاَّ بِالْعَقْل أَلَيْسَ كَذَلِك؟ لَوْ كَانَ حُكْمُ الْعَقْل لاَ اعْتِبَارَ لَهُ، إِذًا لَمَا كَانَ هُنَاكَ اسْتِطَاعَة على إِقَامَةِ الدَّلِيل على حَقِّيَّةِ دِينِ اللَّهِ، وَهَذَا لاَ شَكَّ بَاطِل، هُم مَجَانِين أَغْبِيَاء مَا عِنْدَهُم عُقُول، الْحَمْدُ لِلَّهِ الَّذِي لَم يَجْعَلْنَا مِنْهَا،
Mais comme ils savent (les wahhabites) qu’ils n’ont pas d’argument, alors ils disent à ceux qui les suivent, au tout début : « N’utilise pas ta raison. Laisse de côté le jugement selon la raison. »
Si quelqu’un leur dit : « Mais comment argumentes-tu au sujet de l’unicité de Allah, qu’il n’est de dieu que Dieu ? » Ils n’ont pas d’autre voie que celle de dire : « C’est par la raison ». N’est-ce-pas ?
Si l’un d’entre eux voulait donner la preuve qu’il n’est de dieu que Allah, quelle issue a-t-il ? Une seule, c’est le jugement selon la raison.
Donc selon leur prétention, il n’y a pas de preuve sur la véracité de l’Islam. S’ils disent aux gens de ne pas utiliser la raison, quelle preuve vont-ils donner aux mécréants ?
Quelle preuve vont-ils donner de la véracité de la religion agréée par Allah ? Avec quoi ce mécréant va-t-il juger pour accepter ? Uniquement la raison n’est-ce pas ? Si le jugement selon la raison n’avait pas eu de considération alors il n’aurait pas eu de preuve à donner sur la véracité de la religion agréée par Allah, et ceci sans aucun doute est faux.
Ce sont des fous ces gens là, des gens stupides, ils n’ont pas de raison.
La louange est à Allah qui a fait que nous ne faisons pas partie d’eux.
إِمَّا أَنْ يَكُونَ حُكْمُ الْعَقْل دَلِيلاً أَوْ لاَ، إِن قَالُوا: ((لَيْسَ دَلِيلاً)) إِذًا عَلى حَسَبِ زَعْمِهِم لاَ يُوجَد دَلِيل عَلى حَقِّيَّةِ الإِسْلاَم، لاَ يُوجَد طَرِيقَة لإِثْبَات حَقِّيَّةِ الإِِسْلاَم، إِذَا قَالُوا: ((حُكْمُ الْعَقْلُ لَيْسَ دَلِيلاً)) إِذًَا كَأَنَّهُم يَقُولُون: لاَ يُوجَد طَرِيقَ لإِثْبَات حَقِيَّةِ الإِسْلاَم، وَإِن قَالُوا: ((دَلِيل))، نَقُولُ لَهُم: ((هَذَا الَّذِي نَقُولُُهُ، هَذَا الَّذِي تُخَالِفُونَنَا فِيهِ)) هَكَذَا،
Alors soit le jugement selon la raison est une preuve, soit il n’en est pas une.
S’ils disent que le jugement selon la raison n’est pas une preuve alors c’est comme s’ils disaient qu’il n’y avait pas de voie pour confirmer la véracité de l’Islam.
Et s’ils disent que le jugement selon la raison est une preuve, nous leur répondons : « C’est ce que nous vous disons et c’est en cela que vous nous contredisez ».
نَحْنُ نَقُول الآيَاتُ الْمُحْكَمَة ثَابِتَةٌ قَطْعًا وَمَعْنَاهَا ثَابِتٌ قَطْعًا، إِذًا الآيَةُ الْمُتَشَابِهَة لاَ بُدَّ أَن يَكُونَ تَفْسِيرُهَا عَلى مَا يُوَافِق الآيَة الْمُحْكَمَة ُوإِلاَّ فَهَذَا ادِّعَاءُ أَيْش؟ تَنَاقُض فِي الْقُرْآن، وَالْقُرْآن مُنَزَّهٌ عَن ذَلِك، الآيَة الْمُحْكَمَة ثَابِتَة بِالْقَطْع وَمَعْنَاهَا ثَابِت بِالْقَطْع، إِذًا كُلّ مَعْنَى يُخَالِفُ هَذَا الْمَعْنَى أَيْش يَكُون؟ بَاطِلاً، إِذًا لاَ يَجُوز تَفْسِيرِ الآيَاتِ الْمُتَشَابِهَة بِأَيّ مَعْنَى يُخَالِفُ مَعْنَى الآيَةَ الْمُحْكَمَة لأَنَّهُ بَاطِل، مَا بَقِيَ إِلاَّ تفْسِيرُهَا بِأَيْش؟ بِمَا يُوَافِقُ مَعْنَى الآيَةِ الْمُحْكَمَة، وَهَذَا مَا فَعَلَهُ َأهْلُ السُّنَّة سَلَفُهُم وَخَلَفُهُم، نَصَرَهُمُ اللَّه،
Nous, nous disons que les ‘ayah mouhkamah– explicites sont confirmées de manière catégorique. Donc les ‘ayah moutachabihah-non explicites, il est indispensable que leur explication soit conforme aux ‘ayah mouhkamah-explicites. Car sinon ce serait prétendre la contradiction dans le Qour’an. Or le Qour’an est exempt de cela. Les ‘ayah mouhkamah, leur sens est confirmé de manière catégorique. Donc chaque sens qui contredit ce sens-là, que serait-il ? Infondé.
Ainsi il n’est pas permis d’expliquer les ‘ayah non explicites n’importe comment, par n’importe quel sens qui contredit le sens des ‘ayah explicites car ce serait infondé.
Que reste t-il ? Il reste à les expliquer d’une manière conforme aux ‘ayah mouhkamah– explicites.
Et c’est ce qu’a fait Ahlou s-Sounnah, leur Salaf et leur Khalaf, que Allah leur accorde la réussite.
السُؤَالِ الأَوَّل: مَا هُوَ تَعْرِيفُ الْقُرْآن؟
1ère question : Quelle est la définition du Qour’an comme nous l’avons citée ?
هَوَ الْكِتَاب الْمُنَزَّل عَلى سَيِّدِنَا مُحَمَّد صلى الله عليه وسلم، الَّذِي تَعَبَّدَنَا اللَّهُ بِتِلاَوَتِهِ فِي الصَّلاَةِ،
C’est le Livre qui a été révélé à notre Prophète Mouhammad, et que Allah ta^ala nous a ordonné de réciter dans la prière.
مَا هُوَ تَعْرِيفُ التَّوَاتُر؟
Quelle est la définition du tawatour ?
هُوَ نَقْلُ جَمْعٍ كَثِير عَن جَمْعٍ كَثِير مِنَ أَوَّل طَبَقَة إِلى آخِر طَبَقَة، لاَ يُقْبَلُ اتِّفَاقُهُم على الْكَذِب، وَيَكُونُ مُسْتَنَدُ الطَّبَقَة الأُولَى إِلى الْحِسِّ،
La définition de la nouvelle véridique qui est de l’ordre du tawatour, c’est la nouvelle qui a été rapportée d’un grand groupe de gens qui le rapporte d’un autre grand groupe de gens et ainsi de suite de telle manière que la première couche du groupe de gens ait entendu ou ait vu, et donc [cette première couche]s’est basée sur la perception sensorielle pour apprendre cette nouvelle, et de sorte qu’il est impossible habituellement qu’ils se soient tous rassemblés pour fomenter un mensonge.
مِن هُنَا يُعْلَم أَنَّ التَّوَاتُر لاَ يَتَقَيَّد بِعَدَد مُعَيَّن، إِنَّمَا عَلى حَسَب الْحَادِثَ وَالْحَال، لَيْسَ هُنَاكَ عَدَد مُعَيَّن إِن كَانَ الْعَدَد دُونَهُ لاَ يَكُونُ مُتَوَاتِرًا إِن بَلََغَهُ فَهُوَ مُتَوَاتِر، لاَ، عَلى حَسَبِ الْحَال، على حَسَبِ الْخَبَر وَالْحَال، أَحْيَانًا قَدْ يَتَوَاتَرُ خَبَر بِعَشَرَة وَأَحْيَانًا بِعِشْرِين، لاَ يُوجَد عَدَدُ مُعَيَّن لِلتَّوَاتُر، إِذَا نَزَلَ عَنْهُ الْعَدَد لاَ يَكُونُ مُتَوَاتِرًا وَإِن بَلَغَهُ يَكُونُ مُتَوَاتِرًا، لاَ، إِنَّمَا هَذَا على حَسَبِ الْحَال، إِذَا كَانَ بِحَيْثُ لاَ يَجْتَمِعُونَ على الْكَذِب، لاَ يُقْبَلُ اجْتِماعُهُم على الْكَذِب والْكُلّ فِي كُلّ طَبَقَة كَانُوا هَكَذَا على الْوَصْف الَّذِي وَصَفْنَاه كَانَ مُتَوَاتِرًا، مِن غَيْرِ تَقْيِيد بِعَدَد مُعَيَّن،
L’on comprend à partir de là que la nouvelle véridique qui nous est parvenue par tawatour n’est pas conditionnée par un nombre précis ou spécifique mais tout dépend de la situation et de l’évènement. Il arrive qu’il y ait tawatour à partir de dix personnes et parfois à partir de vingt. Mais il n’y a pas de nombre précis en-dessous duquel ce n’est pas un tawatour et s’il l’atteint il devient tawatour. C’est selon le cas. A partir du moment où ils ne se réunissent pas à mentir, qu’il n’est pas possible qu’ils se mettent d’accord pour mentir et qu’à chaque couche, les gens qui rapportent cette information sont de cette typologie alors la nouvelle est dite moutawatir. Il n’y a pas de nombre particulier.
أَمَّا مَثَلاً وَاحِد، اثْنَان، ثَلاَثَة هَذَا لَيْسَ بِالتَّوَاتُر، مَعْرُوف، مِثْلُ هَذَا لاَ يَبْلُغُ عَدَدِ التَّوَاتُر،
Mais s’il n’y a qu’une, deux ou trois personnes, cela ne compte pas au nombre des nouvelles par tawatour.
مَنْ يَذْكُر لَنَا َأمْرَيْن أَو ثَلاَثَة يُرَدُّ بِهَا الْحَدِيث؟
Qui nous cite deux ou trois points par lesquels on peut réfuter un hadith ?
إِذَا كانَ الْحَدِيث يُخَالِفُ الْحُكْمِ الْعَقْلِيّ،
إِذَا كَانَ الْحَدِيث يُخَالِفُ الْحَدِيثَ الْمُتَوَاتِر بِحَيْثُ لاَ يُمْكِنُ الجَمْعُ بَيْنَهُمَا أَي لَيْسَ هُنَاكَ سَبِيل لِلْجَمْعِ بَيْنَهُما، لَيْسَ هَنَاكَ سَبِيل لِلتَّأْوِيلِ بِحَيْثُ يُجْمَعُ بَيْنَهُما بِالتَّأْوِيل، عِنْدَ ذَلِك يُحْكَمُ بِرَدِّ الْحَدِيث،
Si le hadith contredit la raison saine ou bien un autre hadith moutawatir de sorte qu’on ne peut pas les faire correspondre, ils ne seront pas en conformité du point de vue du sens c’est-à-dire qu’on n’aura aucun moyen de l’interpréter de manière concordante avec le hadith par tawatour.
إِذَا كَانَ الْحَدِيث يُخَالِفُ صَرِيحَ الْقُرْآن بِحَيْثُ لاَ يُمْكِنُ الجَمْعُ بَيْنَهُمَا،
Si le hadith contredit les ‘ayah explicites du Qour’an de telle manière qu’on ne peut pas concilier entre les deux.
لِمَاذَا قَالَ الإِمَامُ أَبُو حَنِيفَة إِنَّهُ لاَ يُعْتَمَدُ فِي الْعَقِيدَة كَدَلِيلٍ إِلاَّ عَلى الْحَدِيثِ الْمُتَوَاتِر أَو مَشْهُور؟
Pourquoi le grand Imam Abou Hanifah a dit on ne peut se baser quant aux sujets de la croyance que sur le moutawatir ou bien sur le hadith qui est mach-hour ?
لأَنَّ الْعَقِيدَة لاَ تُبْنَى إِلاَّ عَلَى الْقَطْعِي وَالْيَقِينِي،
Parce que la réponse est que la croyance ne se base que sur ce qui est sûr irrévocable et qui n’accepte pas plusieurs possibilités.
الْخَبَرُ الْمُتَوَاتِر هَكَذَا، لِمَاذَا قَالَ الْمَشْهُور؟ الْمَشْهُور دُونَ الْمُتَوَاتِر رُتْبَةً، لِمَا قَبِلَ الْمَشْهُور؟
La nouvelle moutawatir est ainsi. Pourquoi a-t-il ajouté le mach-hour ?
يَعْنِي الْمُتَوَاتِر قُلْنَا يَقَع فِي الْقَلْب صِدْقُهُ يُفِيدُ عِلْمَ الضَّرُورِيّ مِن غَيْرِ اسْتِنْتَاج، أَمَّا الْمَشْهُور لَيْسَ هَكَذَا، مَعَ ذَلِك قَبِلَهُ الإِمَامِ أَبُو حَنِيفَة فِي أُمُورِ الْعَقِيدَة، لِمَا؟
Nous avons dit que la véracité de la nouvelle moutawatir est évidente dans le cœur, sans déduction. Mais le mach-hour n’est pas ainsi. Malgré cela, l’Imam Abou Hanifah l’a accepté pour preuve au sujet de la croyance, pourquoi donc ?
أَبُو حَنِيفَة مَعَ أَنَّهُ أَرَادَ القْطْع وَالْيَقِين لِمَا قَبِلَهُ؟
Bien que Abou Hanifah n’ait retenu comme preuve dans la croyance que ce qui est irrévocable et certain, pourquoi a-t-il accepté le hadith mach-hour comme preuve s’agissant de la croyance ?
لأَنَّهُ يَكُونُ هُنَاك أَشْيَاء أُخْرَى عَضَّدت هَذَا الْحَدِيث فَرَفَعَتْهُ إِلى دَرَجَة إِفَادَةَ الْقَطْع وَالْيَقِين، الْمُتَوَاتِر بِمُجَرَّد تَوَاتُرِهِ يُفِيدُ ذَلِك، يُفِيدُ ذَلِك عِلْمًا ضَرُورِيًّا، يَعْنِي مِن غَيْرِ حَاجَة إِلى بُرْهَان يَقَع فِي الْقَلْب صِدْقُهُ الْخَبَرِ الْمُتَوَاتِر، أَمَّا الْخَبَرِ الْمَشْهُور فَبِالْقَرَائن بِالأَشْيَاءِ الَّتِي يَعْتَضِدُ بِهَا الَّتِي تَزِيدُهُ قُوَّةً يَرْتَفِع إِلى دَرَجَة إِفَادَةَ الْقَطْع وَالْيَقِين، لَيْسَ عِلْمًا ضَرُورِيًّا إِنَّمَا بِأَشْيَاء أُخْرَى يَعْتَضِدُ بِهَا إلى أَن يَرْتَفِعَ إِلى ذَلِكَ،
Parce qu’il y a d’autres choses qui renforcent ce hadith mach-hour et qui l’élève jusqu’au degré de la connaissance catégorique et certaine. Le moutawatir, par lui seul, c’est-à-dire par sa spécificité, le tawatour entraîne par lui seul cette connaissance certaine. Il entraîne quelque chose de connu nécessairement. C’est-à-dire sans besoin d’une autre preuve, il vient au cœur que cette information moutawatir est véridique. Alors que l’information mach-hour c’est par d’autres preuves qui la renforcent, qui lui donnent encore plus d’impact. C’est alors qu’il atteint le degré de ce qui entraîne une connaissance certaine et catégorique. Ce n’est pas une connaissance par nécessité mais c’est par d’autres choses qui le renforcent jusqu’à atteindre ce degré.
يُفِيدُ الْقَطْع لأَنَّ أَبَا حَنِيفَة قَال: ((الْمَشْهُور يُفِيدُ عِلْمًا نَظَرِيًّا قَطْعِيًّا))، لَيْسَ ضَرُورِيًّا، نَظَرِيًّا مَبْنِيًّا على الاِسْتِدْلاَلِ بِالاِسْتِدْلاَل اسْتِدْلاَلاً يُفِيدُ الْقَطْع،
Donc le mach-hour entraîne quelque chose de catégorique. Abou Hanifah a dit que le mach-hour entraîne une connaissance catégorique suite à la réflexion. Ce n’est pas une connaissance évidente mais suite à la réflexion c’est-à-dire que basée sur une argumentation. L’argumentation implique le fait que ce soit catégorique.
أُعْطِيكُم مِثَالاً، مَثَلاً خَبَر رَوَاهُ جَمَاعَة كَثِيرون لاَ يُقْبَلُ اجْتِمَاعُهُم على الْكَذِب، هَذَا أَيش تَقُول عَنْهُ؟ تَوَاتَر، وَخَبَر رَوَاهُ عَن وَاحِد مَثْلاً ثَلاَثَة كُلٌّ مِنْهُم إِمَام عَظِيمُ الشَّأْن فِي الْعِلْم وَالْحِفْظ وَالضَّبْط والْفَهْم وَالْوَرَع، كَأَن يَكُون رَوَاهُ عَن وَاحِد مَثَلاً لَو فَرَضْنَا مَالِكٌ أَبُو حَنِيفَة وَالشَّافِعِيّ، مَالِك قَال: فُلاَن أَخْبَرَنِي بِكَذَا، وَأَبُو حَنِيفَة قَال: فُلاَن أَخْبَرَنِي بِكَذَا نَفْسُهُ، وَالشَّافِعِيّ قَال: فُلاَن أَخْبَرَنِي بِكَذَا، هَل يَبْقَى فِي قَلْبِكَ شَكّ فِي هَذَا الْخَبَر؟ لاَ يَبْقَى، لَكِن هَذَا لِمَا؟ لأَنَّهُ اعْتَضَد لَيْسَ لِمُجَرَّدِ الْعَدَد إِنَّمَا لأَنَّهُ اعْتَضَد بِأَيْش؟ بِعُلُوِ شَأْنِهِم بِعُلُوِيّ مَرْتَبَتِهِم وَشِدَّةِ وَرَعِهِم وَشِدَّةِ ضَبْطِهِم، هَكَذَا، هَكَذَا لِلتَّقْرِيب، مِثْلُ هَذَا يَكُون مَعَ الْخَبَر أَشْيَاء أَحْيَانًا وَإِن كَان مِن حَيْثُ الْعَدَد لَيْسَ هُوَ فِي دَرَجَةِ الْمُتَوَاتِر لَكِن يَكُون مَعَهُ أُمُور تَرْفَعُهُ إِلى دَرَجَةِ الْقَطْع وَالْيَقِين،
Je vous donne un exemple. Un exemple d’une information rapportée par un grand nombre de personnes. Il n’est pas concevable qu’ils s’entendent sur un mensonge. Que dit-on dit de cette information ? Moutawatir.
Deuxième cas : une information rapportée par trois personnes qui la rapportent d’une même personne, et chacune de ces trois est un imam éminent, qui a un très haut degré dans la science, dans la mémorisation, dans la maîtrise, dans la compréhension, dans l’ascèse. Par exemple d’une même personne trois l’ont rapportée comme Malik, Abou Hanifah et Ach-Chafi^iyy. Malik a dit : Untel m’a dit telle chose. Abou Hanifah a dit le même m’a appris la même chose et Ach-Chafi^iyy a dit Untel m’a rapporté la même chose, est-ce qu’il va rester dans ton cœur un doute sur cette information ? Il n’y a plus de doute. Pourquoi donc ? Parce qu’elle s’est renforcée. Ce n’est pas par le simple nombre de personnes qui rapportent. Mais par quoi est-elle renforcée ? Par le haut degré et l’extrême ascèse et l’extrême maîtrise de ceux qui l’ont rapportée. Ceci est pour rapprocher le sens à l’esprit. Il peut y avoir d’autres choses encore. Même si du point de vue du nombre l’information n’a pas le degré du moutawatir, mais il y a avec ce mode de transmission d’autres choses qui la font s’élever jusqu’au degré de ce qui est catégorique et certain.
الإِمَام أَبُو حَنِيفَة قَال: ((إِذَا كَان الْخَبَر فِي الطَّبَقَة الأُولَى سَمِعَهُ مِنَ الرَّسُول عليه الصلاة والسلام ثَلاَثَة مِنَ الصَّحَابَة، نَقَلُهُ علَى الأَقَلّ، ثمَّ مِنَ التَّابِعِين ثَلاَثَة، ثمَّ مِن ثِقَاةِ أَتْبَاعُ التَّابِعِين ثَلاَثَة على الأَقَلّ، ثمَّ مِن أَتْبَاعِ الأَتْبَاع ثَلاَثَة عَلى الأَقَلّ، قَال: بَعْدَ هَذَا هَكَذَا فِي كُلِّ الطَّبَقَات أَوْ زَادَ على الأَقَلّ بَعْدَ ذلِك، قَال: هَذَا وَلَوْ كَان فِي بَعْضِ طَبَقَات الْعَدَد لَيْسَ إِلى عَدَدِ التَّواتُر لَكِن عُلُوُّ شَأْنِهِم مَعَهَا، قَالَ هَذَا يَرْفَعُ هَذَا الْخَبَر إِلى دَرَجَةِ الْقَطْعِ وَالْيَقِين،)) لِذلِك اعْتَمَدَهُ،
L’Imam Abou Hanifah a dit si l’information dans la première couche a été entendue du Messager par trois compagnons au moins puis par trois successeurs puis par trois au moins parmi ceux qui sont dignes de confiance des successeurs des successeurs puis par au moins trois des successeurs des successeurs des successeurs, après cela si à chaque couche le nombre de ceux qui rapportent cette information a augmenté au-delà de trois, même si dans certaines couches il n’arrive pas jusqu’au degré du tawatour mais s’ils ont un haut degré, cela renforce le degré de fiabilité de l’information jusqu’au niveau de ce qui est catégorique et certain. C’est pour cela que Abou Hanifah a retenu le mach-hour comme preuve dans la croyance.
لِذَلِك إِذَا كَلَّمَكُم إِنْسَان مِنَ الْمُشَبِّهَة فََأَوْرَدَ حَدِيثًا مِنَ الأَحَادِيث الَّتِي هِيَ دُونَ دَرَجَةِ الْمَشْهُور مِن أَحَادِيثِ الآحَاد يُرِيدُ أَن يَسْتَدِلَّ بِهِ على عَقِيدَتِهِ الْفَاسِدَة يَكْفِي أَن تَقُول لَهُ: هَذَا لاَ يُفِيدُ الْقَطْع، هَذَا لاَ يُسْتَدَلُّ بِهِ فِي الْعَقِيدَة، عِنْدَ الإِمَام أَبِي حَنِيفَة وَأَتْبَاعِهِ هَذَا لاَ يُسْتَدَلُّ بِهِ فِي الْعَقِيدَة انْتَهَى، مَا لَهُ كَلاَم، وَالأَحَادِيثَ الَّتِي يَسْتَدِلُّونَ بِهَا أَكْثَرُهَا مَا بَيْنَ مَوْضُوع أَو مُخْتَلَف أَو ضَعِيف أَو صَحِيح لَكِنَّهُ لاَ يَبْلُغُ دَرَجَةَ الشُّهْرة، أَكْثَرُهَا هَكَذَا،
C’est pour cela si quelqu’un parmi les assimilateurs vient vous voir et vous dit tel hadith qui est en-deçà du niveau du mach-hour mais qui reste du niveau du ‘ahad – rapporté par des personnes, des individus – et il veut l’utiliser comme argument pour sa mauvaise croyance, il suffit de lui dire : Cela n’entraîne pas une connaissance catégorique. Cela n’est pas retenu pour preuve dans la croyance. Pour l’Imam Abou Hanifah et ses successeurs, pareil hadith n’est pas retenu comme argument dans la croyance. Il n’a plus rien à dire. Les hadith que les assimilateurs utilisent comme argument la plupart sont soit mawdou^ – monté de toute pièce- ou moukhtalaf -sujet à divergence- ou bien da^if –faible- ou sahih mais il n’atteint pas le degré de mach-hour. La plupart sont de cet ordre.
مَثَلاً إِذَا أَوْرَدَ حَدِيثَ الْجَارِيَة تَقُولُ لَهُ: هَذَا لَيْسَ فِي دَرَجَةِ الْمَشْهُور، مَا بَلَغ دَرَجَةَ الْمَشْهُور، فَلاَ يُحْتَجُّ بِهِ فِي الْعَقِيدَة انْتَهَى،
Ainsi si par exemple il vous donne le hadith de la femme esclave, tu lui dis : « Ce hadith n’a pas atteint le degré du mach-hour, alors il n’y a pas de preuve dans ce hadith au sujet de la croyance.» Terminé.
لَيْسَ حُجَّة فِي الْعَقِيدَة،
Ce n’est pas un argument dans la croyance. Terminé.
فَلَيْسَ لَكَ كَلاَم، مَا عِنْدَكَ حُجَة،
Tu lui dis : « Tu n’as rien à dire, tu n’as pas de preuve ».
ثمَّ الْقُرْآن فِيهِ آيَاتٌ مُطْلَقَة وَآَيَاتٌ مُقَيَّدَة، مَثَلاً مِثَالُ الْمُطْلَق كَأَن أَقُول لَكَ: أَكْرِم بَنِي فُلاَن، أَكْرِم الْقَبِيلَة الفُلاَنِيَّة هَل قُلْتُ الْمُسْلِمِينَ مِنْهُم؟ لاَ، هَلْ قُلْتُ: إِذَا جَاءُوكَ أَكْرِمْهُم؟ لاَ، هَل قُلْتُ: إِذَا ذَهْبَتَ إِلَيْهِم أَكْرِمْهُم ؟ لاَ، هَل قُلْتُ: أَكْرِمْهُمُ الْيَوْم؟ لاَ، هَل قُلْتُ أكْرِمْهُم بَعْدَ غَد؟ لاَ، هَل قُلْتُ: أَكْرِمْهُم بِكَذَا؟ لاَ، هَل قُلْتُ: أَكْرِمْهُم بِمَا شِأْتَ إِلاَّ بِكَذَا؟ لاَ، مِثْلُ هَذِهِ الْعِبَارَة أَكْرِم بَنِي فُلاَن أَكْرِمِ الْقَبِيلَة الْفُلاَنِيَّة، هَذَا يُقَال لَهُ مُطْلَق، مِثَالُهُ فِي الْقُرْآنَ ﴿تَحْرِيرُ رَقَبَة﴾، مَا فِيهِ تَقْيِيد بِالسِّن وَلاَ بِالدِّين وَلاَ بِالْجِنْس، مَا فِيهِ تَقْيِيد بِأَن تَكُونَ رَقَبَة ذَكَر أَوْ أُنْثَى، صَغِير أَو كَبِير، مُؤْمِنَة أَو كَافِرَة، هَذَا يُقَالُ لَهُ مُطْلَق، مِثْلُ هَذَا يُقَالُ لَهُ مُطْلَق،
مُقَابِلُهُ الْمُقَيَّد كَأَن أَقُول لَكَ: أَكْرِم بَنِي فُلاَن الْعُلَمَاء، مَعْنَاهُ أَنَا قَيّدْتُ الإِكْرَام بِمَن؟ بِمَا كَانَ مِنْهُم أَيْش؟ عَالِمًا، أَو أَقُول لَكَ: أَكْرِمْهُم إِن جَاءُوا إِلَيْكَ، فَقَيَّدْتُ الإِكْرَام بِأَيْش؟ بِمَجِيئِهِم إِلَيْكَ، أَو أَقُول: أَكْرِم الْمُسْلِمُين مِنْهُم، مَعْنَاهُ قَيَّدْتُ الإِكْرَام بِمَنْ؟ بِالْمُسْلِمِينَ مِنْهُم، هَذَا يُقَالُ لَهُ أَيْش؟ مُقَيَّد، مِثَالُهُ فِي الْقُرْآن: ﴿تَحْرِيرُ رَقَبَةٍ مُؤْمِنَة﴾، هُنَا قُيِّدَتَ الرَّقَبَة بِأَيْش؟ بِكَوْنِهَا مُؤْمِنَة، هَذَا مِثَالُ الْمُطْلَق وَالْمُقَيَّد،
Par ailleurs, le Qour’an comporte des ‘ayah moutlaqah – dont le jugement, le sens est absolu- et des ‘ayah mouqayyadah – dont le jugement est restreint .
Un exemple de jugement qui est absolu, comme si je te dis : « Honore telle tribu ! »
Est-ce que je t’ai dit : « Honore les musulmans d’entre eux ! » ? Non !
Est-ce que je t’ai dit : « Lorsqu’ils viennent à toi alors honore-les ! » ? Non !
Est-ce que je t’ai dit : « Lorsque tu vas vers eux alors honore-les ! » ? Non !
Est-ce que je t’ai dit : « Honore-les aujourd’hui! » ? Non !
Est-ce que je t’ai dit : « Honore-les après-demain! » ? Non plus !
Est-ce que je t’ai dit : « Honore-les en leur présentant telle chose! » ? Non plus !
Est-ce que je t’ai dit « Honore-les par ce que tu veux ou uniquement par telle chose! » ? Non plus !
Pareille expression : « Honore le clan de Untel, honore telle tribu », cela est appelé moutlaq c’est-à-dire absolu. Un exemple dans le Qour’an, c’est la parole de Allah : (Tahrirou raqabah) ce qui signifie : « Affranchir un esclave ». Il n’y a pas un âge particulier qui soit mentionné pour cet esclave, ni qu’il soit musulman, ni qu’il soit de sexe masculin ou féminin. Il n’y a pas de restriction que ce soit un homme, une femme, petit, grand, croyant, mécréant. Cela s’appelle moutlaq-absolu. Pareil à cela est appelé moutlaq-absolu et son opposé est mouqayyad -ce qui est restreint- comme si je te dis : « Honore les savants du clan de Untel ».
C’est-à-dire que j’ai restreint l’honneur par qui, par quelle caractéristique d’entre eux, le fait qu’ils soient des savants. Ou je te dis : « Honore-les s’ils viennent à toi ». Dans ce deuxième cas, j’ai restreint l’honneur par le fait qu’ils viennent à toi. Ou par le fait que je te dise : « Honore les musulmans d’entre eux ». C’est-à-dire que j’ai restreint l’honneur par les musulmans d’entre les gens. Cela s’appelle mouqayyad –restreint-. Son exemple dans le Qour’an est : (Tahrirou raqabatin mou’minah).
Ici j’ai restreint le fait que cet esclave soit croyant. Ceci est un exemple du moutlaq et du mouqayyad– de l’absolu et du restreint-.
أَحْيَانًا تَكُونُ الآيَة فِي مَوْضِع مُطْلَقَة وَيَكُونُ لَهَا قَيْد ذُكِرَ فِي مَوْضِعٍ آَخَر، فَيُحْمَل إِطْلاَقُ هَذِهِ الآيَة على الْقَيْدِ المَذْكُور فِي مَوْضِعٍ آخَر، قُلْتُ أَحْيَانًا تُذْكَرُ الآيَة فِي الْقُرْآن مُطْلَقَة وَيَكُون لَهَا قَيْد مَذْكُور فِي مَوْضِعٍ آخَر، لَيْسَ فِي نَفْسِ الْمَوْضِع، فَهِيَ فِي الْحَقِيقَة لَهَا قَيْد، لَكِن فِي ذَلِكَ الْمَوْضِع مَا ذُكِرَ الْقَيْد، إِنَّمَا ذُكِرَ أَيْن؟ فِي مَوْضِعٍ آخَر، فَالَّذِي لاَ يَعْلَم وَيُسْرِع إِلى تَفْسِيرِ الْقُرْآن بِرَأْيِهِ لِظَنِّهِ أَنَّهُ يَعْرِفَ بَعْضَ الْعَرَبِيّة، أَو يُرِيدُ كَمَا يُرِيد بَعْض أَهْلِ الْبِدْع أَن يَسْتَنْبِطَ هُوَ الأَحْكَام لاَ أَن يَتْبَعَ الْمُجْتَهِدِين فِي مَا اسْتَنْبَطُوه قَدْ يُطْلِقُ الْحُكُم بِنَاءً عَلى هَذِهِ الآيَة، فَهْمِهِ لِهَّذِهِ الآية وَيَكُونُ جَاهِلاً أَنَّ لَهَا قَيْدًا ذُكِرَ أَيْن؟ فِي مَوْضِعٍ آخَر، لِذَلِك ذَكَرَ الْعُلَمَاء أَنَّ مِن شُرُوطِ الْمُجْتَهِد أَن يَكُونَ عَالِمًا بِأَيْش؟ بِالْمُطْلَق وَالْمُقَيَّد، حَتَّى لاَ يُطْلِقَ فِي مَوْضِعِ التَّقْيِيد وَلاَ يُقَيِّدَ فِي مَوْضِعِ الإِطْلاَق،
Parfois dans certains cas la ‘ayah a une portée absolue –moutlaq– et dans certains cas, il y a une mention dans d’autres contextes, alors ce qui est cité comme étant absolu dans cette ‘ayah est rattaché à une restriction qui est citée ailleurs.
Donc parfois la ‘ayah est citée dans le Qour’an moutlaq -dans l’absolu-. Il se peut aussi qu’elle ait une restriction qui est citée dans un autre passage du Qour’an, et pas dans le même passage. En effet, dans le passage d’origine, la restriction n’a pas été mentionnée. La restriction a été mentionnée dans un autre passage. Celui qui ne sait pas et qui s’empresse d’expliquer le Qour’an suivant son avis, il pense qu’il connaît un peu d’arabe ou comme le font certains mauvais innovateurs, il veut extraire lui-même et déduire lui-même les jugements et pas suivre les savants moujtahid dans ce qu’ils ont déduit comme jugement. Il se peut qu’ils disent que le jugement soit absolu en se basant sur cette ‘ayah, sa compréhension de cette ‘ayah l’amène à cela alors qu’il ignore qu’elle a une restriction qui est citée dans un autre passage !
C’est pour cela que les savants ont dit que parmi les conditions du moujtahid c’est qu’il connaisse ce qu’est le moutlaq -l’absolu- et ce qu’est le mouqayyad -le restreint afin qu’il ne déduise pas un jugement absolu alors qu’il y a restriction et qu’il ne restreigne pas alors qu’il y a un jugement qui a une portée absolue.
كَذَلِكَ فِي الْقُرْآن يُوجَد آيَات عَامَّة وَآيَات َخَاصَّة، في الْقُرْآن يُوجَدُ عَامٌّ وَخاصٌّ، الْعَام مَعْنَاهُ الَّذِي يَعُمّ يَشْمَل، وَالْخَاص بِخِلاَفِهِ، مِثَالُ ذَلِك قَوْلُ اللَّهِ تَبارك وتعالى: ﴿والسَّارِقُ وَالسَّارِقَةُ فاَقْطَعُوا أَيْدِيَهُمَا﴾، مِن حَيْثُ الظَّاهِر هَذِهِ الآيَة عَامَّة، فِي كُلّ سَارِق وَسَارِقَة، أَلَيْسَ كَذَلِكَ؟ الَّذِي لاَ يَعْرِف مَا ذَا يَقُول: كُلّ مَن سَرَق لاَ بُدَّ مِن أَيْش؟ لاَ بُدَّ أَن يُقِيمَ عليهِ الْخَلِيفَة الْحَدّ، بِقطْعِ الْيَد، لَكِن الَّّذِي يَعْرِف، يَعْرِفُ أَنَّ هَذِهِ الآيَة مَخْصُوصَة، بِأَيش مَخْصُوصَة؟ مَخْصُوصَة بِأَن تَكُون السَّرِقَة بِمَا فَوْقَ رُبْعِ دِينَار أَوْ أَكْثَر لأَنَّ الْمَسْرُوق إِذَا كَان قِيمَتُهُ دُونَ رُبْع دِينَار فَلاَ حَدَّ فِيهِ، لاَ قَطْعَ فِيهِ، الَّّذِي لاَ يَعْرِف أَيْش يقُول؟ الآيَة عَامَّة،من أَيْنَ جِئْتَ بِرُبْعِ دِينَار هَذَا، لاَ، بَلْ ذُكِرَ فِي مَوْضِعٍ آخَر، إِمَّا ذُكِرُ فِي الْكِتَاب أَو ذَكَرَهُ رَسُولُ اللَّه صلى الله عليه وسلم، مِثْلُ هَذَا يُقَالُ لَهُ عَامٌّ مَخْصُوص، لَفْظُهُ عَامّ لَكِن هُنَاكَ أَيْش؟ هُنَاكَ مَا يَخُصُّهُ، مِثْلُ قَوْلِ اللَّهِ تبارك وتعالى: ﴿يُوصِيكُمُ اللَّهُ فِي أَوْلاَدِكُم لِلذَّكَرِ مِثْلُ حَظِّ الأُنْثَيَيْن﴾، هَذِِهِ الآيَة عَامَّة، الْوَلَد إِذَا كَان ذَكَرًا وَإِذَا كَانَ أُنْثَى كِلاَهُما يَرِثُ لِلذَّكَرِ ضِعْفَا حَظِّ الأُنْثَى، أليس كذلك؟ الَّّذِي لاَ يَعْرِف يَقُول: إِنَّهُ فِي كُلِّ حَال الأَوْلاَد يَرِثُون، لَكِن أَيش لو كَان الْوَلَدُ كَافِرًا؟ أَيْش لَوْ كَان الْوَلَدُ قَاتِلاً قَتَلَ أَبَاهُ؟ لاَ يَرِث، فَإِذًا هَذِهِ الآيَة مِنَ الْعَام الَّذِي أَيْش الْمَخْصُوص، اللَّفْظُ الْعَام خُصَّ بِشَيْءٍ آخَر يَكُونُ وَرَدَ فِي الشَّرْع، جَاءَ فِي شَرْعِ اللَّهِ تبارك وتعالى، الَّذِي لاَ يَفْهَمُ هَذَا، الَّذِي لاَ يَعْرِفُ هَذَا قَدْ يَسْتَعْجِل إِذَا وَجَدَ لَفْظًا عَامًّا، فَيُعَمِّم على الإِطْلاَق مِن غَيْرِ اسْتِثْنَى فَيَضِلُّ وَيُضِل مِثْل أَيْش؟
Il y a également dans le Qour’an des ‘ayah générales –^amm– et des ‘ayah spécifiques –khass-.
Le général c’est ce qui englobe. Et le spécifique c’est son opposé. Un exemple : la parole de Allah tabaraka wa ta^ala dans le Qour’an : (wa s-sariqou wa s-sariqatou faqta^ou ‘aydiyahouma). Selon l’apparence cette ‘ayah est générale (^amm) « pour chaque voleur et chaque voleuse ». Celui qui ne maîtrise pas la subtilité va dire : « Chaque voleur, le Calife lui applique la peine légale ». Mais celui qui maîtrise sait que cette ‘ayah a une explication spécifique. Le jugement a été spécifié par le fait que la chose qui est volée doit valoir un quart de dinar ou plus [pour que la peine légale puisse être appliquée]. Car si ce qui est volé avait une valeur moindre qu’un quart de dinar, il n’y a pas de peine légale. Celui qui ne sait pas que va t-il dire ? Il va dire la ‘ayah est générale –^amm. Le quart de dinar a été cité dans un autre passage. Soit il a été cité dans le Qour’an, soit c’est le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qui l’a cité. Un exemple de cela est appelé ^ammoun makhsous. La phrase a une portée générale mais elle est spécifiée par une autre chose. Le terme est général mais il y a ce qui le spécifie. Comme dans la parole de Allah ta^ala : (Yousikoumou l-Lahou fi ‘awladikoum li dh-dhakari mithlou hadh–dhi l-‘ounthayayn).
Cette ‘ayah a une portée générale : l’enfant qu’il soit de sexe masculin ou de sexe féminin, va hériter. Et celui qui est de sexe masculin hérite le double de l’enfant qui est de sexe féminin. Celui qui ne sait pas, va dire que dans tous les cas l’enfant va hériter. Mais que dire alors si l’enfant est mécréant ? Que dire si l’enfant est assassin ? S’il a tué son père, il n’hérite pas. Cette ‘ayah fait partie de ce qui est ^amm –général et qui est spécifié. C’est-à-dire que le terme est général mais le jugement a été spécifié par autre chose qui est parvenu dans la Loi de l’Islam qui est venue dans la Loi de Allah tabaraka wa ta^ala et celui qui ne comprend pas cela, celui qui ne connaît pas, cela il se peut qu’il s’empresse dès qu’il trouve un terme général et qu’il généralise dans l’absolu sans aucune distinction. Il va alors s’égarer et il va égarer d’autres que lui.
إِذَا قَالَ الْوَهَّابِيّ:كُلُّ بِدْعَة ضَلاَلَة وَكُلُّ ضَلاَلَة فِي النَّار، أَيْش تَقُولُون؟ هَذَا مِنَ العَامِّ الْمَخْصُوص، هَذَا مَعْنَاهُ، لَوْ كَانَ لَفْظُهُ عَامًّا إِلاَّ أَنَّهُ جَاءَ فِي الشَّرْع مَا يَخُصُّهُ، فَيَمْنَعُ مِن أَن يَشْمَل كُلَّ بِدْعَة على الإِطْلاَق، لَوْ كَانَ لَفْظُهُ عَامًّا، لَفْظ كُل مِن أَلْفَاظِ الْعُمُوم، قُلْنَا الْعَامّ الَّّذِي يَشْمَل أَفْرَادَ الْجِنْس، فَإِذَا قُلْتُ: كُلُّ بِدْعَة، هَذَا لَفْظُ الْعُمُوم، لَفْظ شُمُول لاَ يَخْتَصّ بِاثْنَيْن أَو ثَلاَثَة أَو أَرْبَعَة، هَذَا اللَّفْظ شُمُول، هَذَا اللَّفْظُ الْعَامّ مَخْصُوص بِأَحَادِيث أُخْرى بِأَشْيَاء أُخْرَى جَاءَت فِي شَرْعِ اللَّهِ تُبَيِّنُ أَنَّهُ لاَ يُرَادُ بِهِ الْكُلّ عَلى الإِطْلاَق، إِنَّمَا يُرَادُ بِهِ قِسْم مِنَ الْبِدْعَة وَهُوَ أَيْش؟ بِدْعَةُ الضَّلاَلَة، هَذَا مِنَ الْعَامِّ الْمَخْصُوص، وَإِن كَان فِي الْحَدِيث، كَلاَمُناَ فِي الْقُرْآن لَكِن نَفْسُ الْحُكُُم،
Si le wahhabite vous dit : (koullou bid^atin dalalah) ou (koullou bid^atin fi n-nar) qu’est-ce que vous lui dites ? Vous lui dites ça c’est un terme général mais qui est spécifié.
Même si le terme est général, il est à savoir qu’il est parvenu dans la Loi ce qui en spécifie la portée et qui empêche que l’expression (koullou bid^atin) soit dans l’absolu. Même si le terme est général. Le terme (koull) fait partie des termes qui ont une portée générale. Le général c’est ce qui englobe tous les individus de l’espèce. Si tu dis (koullou bid^atin) c’est un terme qui est général. Le terme est général, il ne spécifie pas deux ou trois ou quatre.
Or ce terme général est spécifié par d’autres hadith, par d’autres choses qui nous sont parvenues dans la Loi de Allah ta^ala et qui indiquent qu’il n’en est pas visé l’absolue totalité mais il en est visé une partie [de al-bid^ah -l’innovation-]. Il s’agit ici de l’innovation d’égarement. Ce terme également fait partie du ^amm -général makhsous –spécifié-.
Cette explication est valable même si l’exemple concerne un hadith et que nous parlons au sujet du Qour’an. La règle est la même pour le hadith.
إِذَا قَالَ لَكَ شَخْص: الْحَدِيث فِيهِ كُلّ، مَعْنَاهَا يَعْنِي الإِطْلاَق، تَقُولُ لَهُ: كُلّ يَكُونُ مَعْنَاهَا الإِطْلاَق مِن غَيْرِ قَيْد عِنْدَمَا لاَ يُكُونُ هُنَاكَ تَقْيِيد، فَإِن كَانَ هُنَاكَ تَقْيِيد لاَ يُكُونُ مَعْنَاهَا الإِطْلاَق، لُغَةُ الْعَرَب هَكَذَا، إِذَا اسْتَعْمَلْتُ أَنَا عِبَارة إِطْلاَق مِن غَيْرِ قَرِينَة، مِن غَيْرِ شَيْء يُقَيِّدُهَا يَكُون مَعْنَاهَا أَيْش؟ الْكُلّ مِن غَيْرِ اسْتِثْنَاء، أَمَّا إِن كَانَ هُنَاكَ قَرِينَة حَال، قَرِينَة عَقْلِيَّة، أَوْ قَرِينَة قَوْلِيَّة، شَىْء يُقَال فِي الْمَجْلِس عِنْدَ ذَلِكَ لاَ يَكُونُ مَعْنَاهَا الْكُلّ على الإِطْلاَق، إِنَّمَا يَكُونُ مَعْنَاهَا على حَسَبِ الْقَرِينَة الْمَوْجُودَة، عِبَارات شرْع عِبَارَاتُ النَّبِيّ عليه الصلاَة والسلام، عِبَاراتُ شَرْع مَا جَاءَ فِي شَرْع كُلُّهُ كَأَنَّهُ لِلتَّقْرِيب هَذَا كَأَنَّهُ فِي الْمَجْلِس وَاحِد، فَإِذَا جَاءَت عِبَارَةٌ فِي الْمَوْضِع مُطْلَقَة أَوْ فِي الآخَر فِيهَا قَيْد يُحْمَلُ الْمُطْلَق على أَيْش؟ على الْمُقَيَّد يَعْنِي مِنَ الأَوَّل يَكُون عِنْدَمَا قَالَ الرَّسُولُ عَليه الصلاةُ وَالسلام تِلْكَ الْعِبَارَة أَرَادَهَا أَيْش؟ مُقَيَّدَةً، أَرَادَهَا عَلى حَسَبِ الْقَيْد الْوَارِد فِي شَرْعِ اللَّهِ تبارك وتعالى، لَيْسَ الْمَعْنَى أَنَّ الرَّسُول عليه الصلاة والسلام أَرَادَهَا مُطْلَقَةً مِن غَيْرِ قَيْد ثمَّ بَعْدَ ذَلِك ذَكَرَ قَيْدًا إِنَّمَا مِن َالأَوَّل مُرَادُهُ عِنْدَمَا ذَكَرَهَا مَعَ مُرَاعَاة الْقَيْد الَّذِي فِيهَا،
Si quelqu’un dit te dit : (Dans le hadith il y a le mot koull, ce terme est clair, il signifie dans l’absolue totalité), tu lui réponds : « Koull peut avoir le sens de la globalité sans aucune restriction dans le cas où il n’y a pas de restriction. Mais s’il y a une restriction, le mot koull ne veut pas dire l’absolue totalité ». C’est la règle dans la langue arabe. Si j’utilise un terme qui a une portée absolue, sans rien dans le contexte qui le restreint, quel sera son sens ? Ce sera l’absolue totalité sans exception. Mais s’il y a une restriction dans le contexte ou une restriction par la raison ou une restriction par la parole, quelque chose qui est dit dans l’assemblée de sorte que le mot koull ne vient pas dans l’absolu, dans tous ces cas ce ne sera pas dans l’absolu mais selon la restriction qui est parvenue dans le contexte.
Les expressions dans la Loi, les expressions du Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam– , c’est ce qui est venu dans la Loi toute entière et pas uniquement dans certains passages et pas dans d’autres. Il y a une cohérence globale à prendre en considération. Pour donner un exemple, si dans une même assemblée, il y a une expression qui dans un sens a une portée absolue et dans un autre il y a une restriction, alors le sens qui a une portée absolue est expliqué par ce qui est restreint. Donc dès le départ, lorsque le Messager ^alayhi s–salatou wa s-salam a dit cette expression, il a visé la restriction. Il a visé la restriction qui est parvenue dans la Loi de Allah tabaraka wa ta^ala. Cela ne veut pas dire que le Messager ^alayhi s–salatou wa s-salam a visé un sens global sans aucune restriction et que par la suite il a cité une restriction. Mais dés le départ, lorsqu’il l’avait citée, il avait visé une restriction.
اللَّهُ خَالِقُ كُلِّ شَىْء، يُعْلَم أَنَّ ذَاتَ اللَّه غَيْر المُرَاد هُنَا بِقَوْلِهِ شَىْء، مَخْصُوصَة بِحُكْمِ الْعَقْل،
(Allahou khaliqou koulli chay’) on comprend de là que l’Être-même de Allah n’est pas visé par le mot chay’. Ici, c’est une spécification par le jugement de la raison. Dans la parole : « Allah est le Créateur de toute chose », il est clair par la raison que « chose » ici n’englobe pas Allah.
وَهُوَ بِكُلِّ شَىْءٍ عَلِيم ، مَعْنَاهُ اللَّهُ تعالى يَعْلَمُ كُلَّ شْىء بِلاَ اسْتِثْنَاء،
Alors que (wa houwa bikoulli chay’in ^Alim) cela veut dire que Allah ta^ala sait tout sans exception.
لَيْسَ شَرْطًا أَن يَكُونَ الْمُخَصِّصُ ,الْقَرِينَة المُخَصِّصَ النَّقْلِيَّة، يَعْنِي الْحَدِيث أَوِ الآيَة، لَيْسَ شَرْطًا أَن تَكُونَ الآيَة مُخَصِّصَة نَزَلَت فِي نَفْسِ الْمَجْلِس أَن يَكُونَ حَدِيث الْمُخَصِّص قَد قِيلَ فِي نَفْسِ الْمَجْلِس، لَيْسَ شَرْطًا،
Ce n’est pas une condition que ce qui spécifie et qui est transmis, c’est-à-dire le hadith ou la ‘ayah, ait été descendue par révélation dans la même assemblée. Ce n’est pas une condition non plus que le hadith qui spécifie ait été dit dans la même assemblée. Ce n’est pas une condition.
بِهَذَا الشَّىْء يَفْتَرِقُ الرَّسُولُ عليه الصلاة والسلام عَنَّا، أَنَا لَيْسَ لِي أَن أُطْلِقِ الْكَلاَم أَن أُطْلِقِ الْعِبَارَة ثمَّ أَقُول أَنَا فِي قَلْبِي أَن أُقَيَّد بَعْدَ ذَلِك، إِذَا رَاجَعَنِي وَاحِد فَقَالَ لِي: إِطْلاَقُكَ لِلْعِبَارَة غَلَط لاَ بُدَّ مِن فِيَهَا قَيْد، أَقُول: أَنَا بَعْدَ هَذَا أُقَيَّد، لأَنَّ أَنَا أَقْوَالِي لَيْسَت حُجَّة، فِي لُغَةِ الْعَرَب إِذَا أَطْلَقْتُ مِنْ غَيْرِ قَرِينَة تَقْيِيد تُحْمَلُ أَقْوَالِي على الإِطْلاَق، هَكَذَا، أَمَّا الرَّسُولُ عليه الصلاة والسلام فَأَقْوَالُهُ وَأَفْعَالُهُ حُجَج، لاَ يَجُوزُ لَنَا أَن نَقُول: أَنَا آخُذُ بِهَذَا الْقَوْل مِن أَقْوَالِهِ وَأَرُدّ الْقَوْلِ الآخَر، وَلاَ أَن أَقُول: أَنَا آخُذُ بِالْقَوْلِ الآخَر وَأَرُدّ هَذَا، بَل يَلْزَمُنِي أَن آخُذَ وَأُصَدِّق بِهَذَا وَبِهَذَا، فَلاَ بُدَّ فِي حَقِّهِ عليه الصلاة والسلام مِنَ الْجَمْعِ بَيْنَ أَقْوَالِهِ، إِذَا كَانَ أَحَدُهَا مُطْلَقًا وَالآخَر مُقَيَّدًا، إِذَا كَانَ أَحَدُهَا عَامًّا وَالآخَر خَاصًّا لاَ بُدّ مِن َالْجَمْعِ بَيْنَهَا، حَتَّى لاَ يُرَدّ هَذَا وَلاَ يُرَدّ هَذَا، هَذَا الْحُكُم يَنْطَبِق على نَبِيِّ اللَّهِ عليه الصلاة والسلام، لَيْش؟ لأنَّ مَعْرُوف أَنَّهُ رَسُولُ اللَّه إِذًا لاَ بُدَّ مِنَ الإِيمَان مَعْنَى كَوْنِهِ رَسُولُ اللَّه أنَّهُ يَلْزَمُنَا أَن نَأْخُذَ بِأَيْش؟ بِكُلِّ أَقْوَالِهِ عليه الصلاة والسلام، فَلاَ بُدَّ أَن يُرَدَّ بَعْضُهَا إِلى بَعْض، أَمَّا نَحْنُ لَسْنَا كَذَلِك، فَعلى حَسَب لُغَةِ الْعَرَب لاَ يُقْبَل مِنِّي أَن أُطْلِق ثمَّ أَقُول أَنَا أَيْش مُرَادِي التَّقْيِيد، وَاضِح، أَنَا مُرَادِي التَّقْييِد، أَلَيْسَ أَحْيَانًا يُطْلِقِ الإِنْسَان عِبَارَة فَيَكُونُ إِطْلاَقُهُ فَاسِدًا، فَيَقُول: بَسْ أَنَا لاَ أُرِيدُ ذَلِك، فَيُقَال لَهُ: وَلَوْ كُنْتَ لاَ تُرِيد، تَعْرِفُ الْمَعْنَى، فَكَلاَمُكَ فِيهِ شُمُول، فَيُحْكَمُ عَلَيْك بِحَسَبِ الْمَعْنَى، لَيْسَ لَهُ أَن يَقُول: كَيْفَ فيِ الْحَدِيث أَوِ الْقُرْآن يُوجَد آيَات فِِيهَا عُمُوم وَخُصَّت بِآيَات أَوِ الْحَدِيث أُخْرَى، تَقُول لَهُ: لأَنَّ ذَاكَ رَسُولُ اللَّه عليه الصلاة والسلام، كَوْنُهُ رَسُولُ اللَّه مَعْنَاهُ أَنَّهُ يَلْزَمُنَا أَيش؟ الأَخْذُ بِمَجْمُوعِ أَقْوَالِهِ، هَذَا دَلَّ، فَهَذَا مُتَوَافِق مَعَ حُكْمِ الشّرْع وَمَعَ لُغَةِ الْعَرَب، أَمَّا َأنْتَ ادِّعَاؤُكَ التَّخْصِيص لاَ يَتَوَافَقُ مَعَ اللُّغَة، أَنْتَ تَعْرِفُ الْمَعْنَى فِي اللُّغَة، وَقُلْتَ هَذَا بِإِرَادَتِكَ، فَادِّعَاؤُكَ أَنَّكَ تُرِيدُ الْخُصُوص لاَ يَنْفَعُكَ فِي دَفْعِ الْحُكْمِ عَنْكَ إِنَّمَا يُحْكَمُ عَلَيْك على حَسَبِ الْعِبَارَة، نَحْنُ لَيْسَ حُكْمُنَا كَحُكْمِ رَسُولِ اللَّه صلى اللَّه عليه وسلم فِي هَذَا، وَاضِح، لأَجْلِ ذَلِك الأَشْيَاء جَاءت فِي شَرْعِ اللَّهِ تعالى مِن َ الْمُتَشَابِهَة نُؤْمِنُ بِهَا وَنُصَدِّقُ بِهَا، وَلَيْسَ مَعْنَى هَذَا أَنَّهُ يَجُوزُ لَنَا أَن نَتَكَلَّم بِأَشْيَاء مَا وَرَدَت فِي الشَّرع تَكُونُ مِثَلَ ذَلِك، ثمَّ نَقُول: كَمَا وَرَدَ فِي الشَّرْع أَنَا أَقُول هَاكَ على الإِطْلاَق، لاَ، لِذَلِك وَرَدَت أَشْيَاء مُطْلَقَة فِي الشَّرْع وَلَهَا التَّقْيِيد فِي مَوْضِعٍ آَخَر وَلَيْسَ مَعْنَى هَذَا أَنَّهُ يَجُوزُ لَنَا أَن نَقُولَ هَكَذَا، وَاضِح، لأَنَّ حُكْمَ رَسُولِ اللَّهِ صَلى اللَّه عليه وسلم لَيْسَ كَحُكْمِ أَحَدِنَا فِي هَذَا لأَنَّه هُوَ رَسُولُ اللَّه، مَعْنَى رَسُولُ اللَّه أَنّكَ عَلَيْكَ أَن تَأْخَذَ كَلَّ أَقْوَالِهِ، لأَنَّ كُلَّهَا حُجَّة، فَتَبْنِي بَعْضَهَا عَلى بَعْض، هَذَا مَعْنَاهُ، أَمَّا أَنَا وَأَنْتَ لاَ قَوْلِي وَلاَ قَوْلُكَ حُجَّة، لاَ أَنَا مَعْصُوم، وَلاَ أَنْتَ مَعْصُوم، لِذَلِكَ لاَ يُقْبَل مِن وَاحِدٍ مِنَّا أَن يَقُولَ كَلاَمًا عَامًّا يَعْرِِفُ مَعْنَى أَنَّهُ عَامٍّ مِن غَيْرِ قَرِِينَة التَّخْصِيص ثمَّ يَقُول مُرَادِي التَّخْصِيص، هَذَا لاَ يَنْطَبِق مَعَ لُغَةِ الْعَرَب، لاَ يَتَوَافَق مَعَ لُغَةِ الَْعَرَب، عِنْدَ الْعَرَب الْكَلِمَة الْعَامَّة تُحَْمَلُ عَلى ظَاهِرِهَا الَّذِي هُوَ الْعُمُوم إِلاَّ إِن كَانَ مَعَهَا قَرِينَة حَالِيَّة أَو عَقْلِيَّة أَوْ نَقْلِيَّة، إِلاَّ إِنْ كَانَ قَرِينَة تُخَصِّصُهَا، هَكذَا لُغَةُ الْعَرَب، هَكَذَا كَلاَمُ الْعَرَب،
Le Messager ^alayhi s–salatou wa s-salam se distingue de nous au moins par cela.
Nous n’avons pas à utiliser une parole globale puis de dire : « Mais moi dans mon cœur je voulais restreindre par la suite! » Si quelqu’un me remet en place et me dit : « Mais ton expression est générale, C’est faux de parler ainsi. Il faut nécessairement une restriction », je n’ai pas à lui dire : « Oui, mais moi je vais restreindre par la suite ». Parce que mes paroles à moi ne constituent pas un argument. Dans la langue arabe, si je vise des propos qui ne sont pas absolus, je n’ai pas a les dire sans restriction qui atténuerait la portée de mes propos [c’est-à-dire que si je veux spécifier je dois spécifier dans mes paroles aussi]. Alors que le messager ^alayhi s–salatou wa s-salam ses paroles, ses actes constituent des arguments.
Il ne nous est pas permis de dire « Moi je prends cette parole-ci et je ne prends pas cette autre parole du Prophète » ni de dire « Moi je prends cette deuxième parole et je rejette la première ». Il nous faut prendre et croire en la véracité des deux. Donc nécessairement au sujet du Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam il faut concilier ses paroles. Si une de ses paroles a un sens absolu, et que l’autre a un sens restreint, si l’une est générale et l’autre est spécifique, il est indispensable de concilier entre les deux afin de ne pas rejeter l’une ou l’autre. Ce jugement s’applique au Prophète de Allah ^alayhi s–salatou wa s-salam. Pourquoi ?
Parce que c’est connu que le Messager de Allah est un envoyé de Dieu et que nécessairement, il est indispensable de croire à toute ses paroles ^alayhi s–salatou wa s-salam.
Donc il est indispensable d’expliquer les paroles du Prophète les unes par les autres. Alors que nous nous ne sommes pas ainsi. Dans la langue arabe, il n’est pas acceptable de ma part que j’utilise une expression dans l’absolu puis que je dise : « Moi ce que je visais c’est la restriction ».
N’est-ce pas que l’un d’entre nous utilise une expression dans l’absolu et cette utilisation est mauvaise. Et ils disent : « Mais moi je ne voulais pas cela ».
Il lui est dit : « Mais même si tu ne voulais pas cela, tu comprends le sens, ta parole comprend la globalité. Alors ton jugement sera selon la signification ».
Il n’aura pas à dire : « Comment dans le hadith et dans le Qour’an il y a des ‘ayah qui ont un sens général et d’autres spécifiques, que l’on interprète par d’autres ‘ayah ou d’autres hadith ? »
Tu dis : « Parce que cela c’est la parole du Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam ». Le fait qu’il soit le Messager de Allah veut dire que nous devons prendre la totalité de ses paroles. Et ceci est conforme avec le jugement de la Loi et avec la langue arabe. Mais ta prétention de spécifier n’est pas conforme avec la langue. Tu comprends le sens dans la langue et tu as dit cela par ta volonté. Et prétendre que tu veux spécifier ne t’est pas utile pour que le jugement ne te soit pas appliqué. Mais tu seras jugé selon l’expression. Nous, notre jugement n’est pas comme le jugement du Messager de Allah ^alayhi s–salatou wa s-salam à ce sujet. C’est pour cela que les choses qui sont venues dans la Loi de Allah ta^ala qui font partie du moutachabih – du non explicite, nous y croyons fermement et nous croyons en leur véracité. Et cela ne veut pas dire qu’il nous est permis de dire des paroles qui ne sont pas parvenues dans la Loi, qui seraient comme le moutachabih, ni que nous disons : « Oui comme c’est venu dans la Loi, moi je dis la même chose dans l’absolu ». Non !
C’est pour cela qu’il y a certaines choses qui sont parvenues dans l’absolu dans la Loi et qui ont une restriction dans d’autres passages, et cela ne veut pas dire qu’il nous est permis à nous de dire cela car le jugement du Messager de Allah ^alayhi s–salatou wa s-salam n’est pas comme le jugement de l’un d’entre nous à ce sujet. Parce que lui il est envoyé de Dieu et la signification de Messager de Allah, c’est que tu dois prendre toutes ses paroles. Toutes ses paroles constituent un argument. Elles sont expliquées les unes par les autres et elles sont conciliées les unes avec les autres. C’est cela la signification. Quand à toi et moi, ni ta parole ni ma parole ne constituent un argument.
Ni moi je suis préservé, ni toi tu n’es préservé. C’est pour cela, il n’est pas accepté de l’un d’entre nous qu’il dise une parole qui a une portée générale dont on comprend le sens qu’il a une portée générale sans qu’il y ait rien qui le restreigne, puis qu’il dise : « Mais moi je visais la restriction, la spécification. » Cela n’est pas conforme avec la langue arabe. Pour les Arabes, pour la parole générale, elle est expliquée selon son sens apparent, qui est la généralité. Sauf s’il y a quelque chose dans le contexte, soit dans la situation, soit par la raison, soit par ce qui est transmis, sauf s’il y a quelque chose qui la spécifie. C’est ainsi qu’est la langue arabe et que sont les paroles des Arabes.
مَن يَذْكُر لِي مِثَالاً كُلُّكُم يَعْرِفُهُ عَنِ الْمُطْلَق وَالْمُقَيَّد وَأَنَّهُ لاَ يُقْبَل تَقْيِيدُهُ؟ إِمَّا مِثَالا مَذْكُر فِي الْمُخْتَصر وَمِثَالا مَذْكُر فِي الصِّرَاط،
Qui nous donne des exemples que vous connaissez tous, au sujet de l’absolu et du restreint et dont la restriction n’est pas acceptée ? Soit dans le Moukhtasar, soit dans le Sirat.
فِي الْمُخَتَصَر الَّذِي يَقُول: لَعْنَةُ اللَّهِ على كُلِّ عَالِم، يُحْكَمُ عَلَيْهِ بِأَيْش؟ بِالْكُفُر لأَنَّ كَلاَمَهُ يَقْتَضِي أَيْش؟ الْعُمُوم الشُّمُول، لَوْ قَالَ قَصْدِي كَذَا وَكَذَا إِلاَّ إِذَا كَانَ هُنَاك أَيْش؟ قَرِينَة تَدُلُّ عَلى التَّخْصِيص،
Dans le Moukhtasar, celui qui dit : (la^natou l-Lahi ^ala koulli ^alim) quel est son jugement ? Il est jugé mécréant car sa parole implique la globalité, la généralité. Même s’il dit : « Moi je visais telle et telle chose.»
Sauf s’il y a quelque chose dans le contexte qui implique la spécification.
مِثَال آَخَر فِي الصِّرَاط الَّذِي يَقُول: الْعَرَب جَرَب، يُحْكَمُ عَلَيْهِ بِأَيْش؟ بِالْكُفُر لأَنَّهُ أَطْلَق، كَلاَمُهُ فِيهِ أَيش؟ عُمُوم، إِلاَّ إِن كَانَ هُنَاكَ قَرِينَة تَدُلُّ على التَّخْصِيص، أَمَّا لاَ يُقْبَل إِن يَقُول: أَنَا الْقَصْدِ لَيْسَ كُلّ مُجَرَّد ذَلِكَ، لأَنَّهُ يَعْرِف مَعْنَى هَذِهِ الْكَلِمَة فِي اللُّغَة، بَعْدَ ذَلِك إِذَا قَالَ لَكَ: أَنَا مَا قَصَدْتُ هَذَا الْمَعْنَى الَّذِي يَشْمَل الْكُلّ إِلى آخِرِهِ، لاَ يُقْبَلُ مِنْهُ، لأَنَّهُ يَعْرِف وَلَم يُكُن هُنَاكَ قَرِينَة تَدُلُّ عَلى التَّخْصِيص، وَلِذَلِك بِالْمِثَالِ الأَوَّل مَذْكُور فِي الْمُخْتَصَر، إِذَا قَال: كَيْفَ، أَلَيْسَ جَاءَ فِي الْحَدِيث كُلُّ بِدْعَةٍ ضَلاَلَة، ثمَّ لَم يُرَد بِهَا الإِطْلاَق، أُرِيدَ بِهَا التَّخْصِيص، وَأَنَا أَقُول على كُلّ عَالِم وَلاَ أُرِيدُ الإِطْلاَق، أُرِيدُ التَّخْصِيص، يُقَالُ لَهُ: أَنْتَ لَسْتَ كَرَسُولِ اللَّهِ صلى اللَّه عليه وسلَّم، بِحَسَبِ لُغَةِ الْعَرَب أَقْوَالُكَ تُحْمَلُ على مَا تَقُولُهُ، أَمَّا الرَّسُولُ عليه الصلاةُ وَالسلام كَوْنُهُ رَسُولُ اللَّه يَدُلُّ على أَنَّ أَقْوَالَهُ يُبْنَِي بَعْضُهَا على بَعْض وَأَنْتَ لَسْتَ كَذَلِك، هَكَذَا يُرَدُّ عَلَيْهِ، إِذَا أَرَادَ أَن يُعَانِد،
Un autre exemple dans le Sirat : Celui qui dit : (Al-^arab jarab). Quel est son jugement ?
Il est jugé mécréant car il aura dit cette parole dans l’absolu.
Qu’est ce qu’il y a dans sa parole : une généralisation. Sauf s’il y a dans le contexte quelque chose qui indique la spécification. Mais ce qui n’est pas accepté c’est qu’il dise : « Mais moi je ne visais pas tous. » Parce qu’il comprend le sens de cette parole dans la langue. Après cela s’il te dit : « Mais moi je n’ai pas visé ce sens-là qui est la généralité de tous. Cette parole n’est pas acceptée de lui parce qu’il comprend et il sait et qu’il n’y a rien dans le contexte qui indique la spécification. C’est pour cela avec le premier exemple cité dans le Moukhtasar si quelqu’un vient et dit : « Mais comment ? N’est-ce pas qu’il est venu dans le hadith : (Koullou bid^atin dalalah) et il n’a pas visé le sens absolu, il a visé la spécification et moi aussi au sujet de tout savant je dis : (la^natou lLahi ^ala koulli ^alim) et je ne vise pas l’absolue totalité des savants, je vise la spécificité ». Il lui est dit : « Toi tu n’es pas comme le Messager de Allah salla lLahou ^alayhi wa sallam. Dans la langue arabe tes paroles sont expliquées selon ce que tu dis. Quant au Messager de Allah salla lLahou ^alayhi wa sallam, le fait qu’il soit Messager de Allah indique que ses paroles doivent être expliquées et conciliées les unes avec les autres.
Et toi tu n’es pas ainsi. » C’est ainsi qu’on lui réplique.
إِذَا كَان هُنَاكَ قَرِينَة تَدُلُّ عَلى ذَلِك يُقْبَل وَإِلاَّ لاَ يَقْبَل،
S’il y a une preuve dans le contexte c’est accepté de sa part. S’il n’y a pas de preuve dans le contexte, ce n’est pas accepté.
بِسمِ اللهِ الرَّحمَنِ الرَّحيم
فِي الْحِصَّةِ الْمَاضِيَة تَكَلَّمْنَا عَنِ الْمُطْلَق وَالْمُقَيَّد، وَالْعَامّ وَالْخَاص، وَقُلْنَا إِنَّ الْعَام إِنَّ مَن تَكَلَّمَ بلَفْظٍ عَام يُحْمَلُ لَفْظُهُ على الْعُمُوم، فِي لُغَةِ الْعَرَب يُحْمَلُ كَلاَمُهُ على الْعُمُوم إِلاَّ إِن كَانَ هُنَاك مَا يُخَصِّصُهُ، كَذَلِك فِي لُغَةِ الْعَرَب وَفِي مَا يَتَعَلَّق أَيْضًا بِأُمُورِ الشَّرْع هُنَاكَ مَا يُقَالُ لَهُ مَا يُسَمَّى الْحَقِيقَة وَمَا يُسَمَّى الْمَجَاز، أَيْضًا الْمُتَكَلِّم يُحْمَلُ كَلاَمُهُ على الْحَقِيقَة إِلاَّ إِذَا كَانَ هُنَاكَ قَرِينَة تَدُلُّ على أَنَّهُ يُرِيدُ الْمَجَاز، الْكَلاَم يُحْمَلُ عَلى الْحَقِيقَة إِلاَّ إِن كَانَ هُنَاكَ قَرِينَة تَدُلُّ عَلى الْمَجَاز،
La louange est à Allah le Seigneur des mondes et que Allah élève davantage le rang de notre maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah ta^ala qu’Il nous accorde à tous dans nos actes la sincérité par recherche uniquement de l’agrément de Allah, amin. Nous avons parlé dans le cours précédent de al-moutlaq et al-mouqayyad (ce qui est sans restriction et avec restriction), al-^amm et al-khass (ce qui est général et ce qui est spécifié). Nous avons dit que celui qui a prononcé une parole qui est générale, sa parole porte le jugement de la généralité à l’exception de ce qu’il a prononcé de manière spécifique. Donc s’il a dit une parole qui spécifie, sa parole n’est pas jugée comme étant générale. Cette spécificité peut être par la parole ou par autre chose. Dans la langue arabe, il y a ce qui est appelé al-haqiqah (sens propre) et il y a ce qui est appelé al-majaz (sens figuré).
La parole de celui qui parle est expliquée au sens propre, sauf s’il y a quelque chose dans le contexte qui indique qu’il vise un sens figuré. Donc la parole est à priori expliquée par al-haqiqah –au sens propre sauf s’il y a quelque chose dans le contexte qui indique le sens figuré-al majaz.
عِنْدَمَا تُذْكَرُ كَلِمَة مُعَيَّنَة، هَذِهِ الْكَلِمَة عِنْدَ الْمُتَخَاطِبِين عِنْدَ الَّذِين تُذْكَر أَمَامَهُم، عِنْدَ الَّذِينَ يَسْتَعْمِلُونَهَا تُذْكَر أَمَامَهُم، هَذِهِ الْكَلِمَة يَكُونُ لَهَا مَعْنَى يَتَبَادَر إِلى الذِّهْن عِنْدَهُم، يَكُون هُوَ أَوَّل مَعْنَى يَخْطُرُ إِلى الذِّهْن عِنْدَهُم عِنْدَ سَمَاعِ هَذِهِ الْكَلِمَة، هَذَا الْمَعْنَى اسْتِعْمَالُ الْكَلِمَة بِقَصْدِ هَذَا الْمَعْنَى الَّّذِي هُوَ أَوَّلُ مَا يَتَبَادَر إِلى الذِّهْن عِنْدَ اسْتِعْمَالِهَا هَذَا يُقَالُ لَهُ حَقِيقَة، اسْتِعْمَالُهَا فِي مَعْنًا آخَر بِحَيْثُ يَكُونُ هَذَا الاِسْتِعْمَال مَقْبُولاً، استِعْمَالُهَا فِي مَعْنًا آخَر لِقَرِينَة غَيْرِ الْمَعْنَى الْمُتَبَادِر عِنْدَ الْمُتَخَاطِبِين يُقَالُ لَهُ مَجَاز، الأَوَّل تَعْرِيفُ الْحَقِيقَة وَالثَّانِي تَعْرِيفُ الْمَجَاز، مَثَلاُ تَقُول: أَسَد، أَوَّل مَا يَتَبَادَر إِلى الذِِّهْن عِنْدَ سَمَاعِ كَلِمَة الأَسَد هو الحيوان الْمُفْتَرِس الْمَعْرُوف، اسْتِعْمَالُ كَلِمَةِ أَسَد فِي هَذَا الْمَعْنَى حَقِيقَة، الَّذِي يَسْتِعْمِلُهَا مُرِيدًا هَذِهِ الْمَعْنَى حَقِيقَة، أَمَّا إِذَا قُلْتَ: زَيْدٌ أَسَد، فَهُنَا اسْتَعْمَلْتَ كَلِمَة أَسَد بِمَعْنَى الْقَوِيِّ الشُّجَاع، يُوجَد قَرِينَة تَدُلُّ عَلى أَنَّ هَذَا هُوَ مَا تَقْصِدُهُ، أَيْشِ الْقَرِينَة؟ زَيْد، وَمَعْرُوف أَنَّهُ إنْسَان لَيْسَ بَهِيمَة، فَإِذًا إِذَا قُلْتَ: زَيْدٌ أَسَد، وَأَرَدْتَ الْقَوِيَّ الشُّجَاع هُنَا اسْتَعْمَلْتَ كَلِمَة أَسَد فِي غَيْرِ الْمَعْنَى الْمُتَبَادِر إِلى ذِهْن، هَذا يُقَال لَهُ مَجَاز، هَذَا هُوَ الْفَرْق بَيْنَ الْحَقِيقَة وَالْمَجَاز، الْكَلاَم عِنْدَ الْعَرَب يُحْمَلُ على حَقِيقَتِهِ إِلاَّ إِذَا قَامَت قَرِينَة تَدُلُّ عَلى الْمَجَاز، إِن لَم يَكُن قَرِينَة تَدُلُّ عَلى الْمَجَاز فَيُرَادُ بِهِ أَيْش؟ يُحْمَلُ مَعْنَاهُ على الْحَقِيقَة،
Quand une parole est citée, cette parole chez les gens devant lesquels elle est citée, selon ceux qui l’utilisent, cette parole il se peut qu’elle ait un sens qui vienne à l’esprit. C’est le premier sens qui leur vient à l’esprit. Quand ils entendent cette parole, lorsqu’elle est utilisée, c’est ce sens-là qui dés le départ arrive à l’esprit. On dit que ce sens-là c’est le sens propre –al-haqiqah.
L’utiliser dans un autre sens qui soit acceptable, lorsqu’il y a quelque chose dans le contexte qui désigne un autre sens que le sens qui vient communément à l’esprit, cet autre sens est appelé : sens figuré –al-majaz.
Donc le premier c’est al-haqiqah – le sens propre et le deuxième c’est al-majaz – le sens figuré.
Par exemple tu dis : « un lion ». Dés que tu entends ce mot, le premier sens qui vient à l’esprit, c’est l’animal sauvage qui est connu. Le mot lion, dans ce sens-là, est un sens propre.
Celui qui l’utilise en visant ce sens c’est un sens propre.
Mais si toi tu dis : « Zayd asad ! » Ici tu as utilisé le mot « asad »- lion, dans le sens fort et courageux. Il y a un contexte qui indique cela, c’est ce que tu vises. Quelle est la restriction dans le contexte ? C’est le mot « Zayd » qui est un homme. Or il est connu que c’est un homme et donc pas un animal. Si tu dis « Zayd asad » et que tu vises que Zayd est un homme fort et courageux, tu auras utilisé le mot asad dans autre que le sens qui vient communément à l’esprit. Cela s’appelle al-majaz– sens figuré. C’est cela la différence entre al-haqiqah – le sens propre et al-majaz-le sens figuré.
La parole chez les Arabes est expliquée dans le sens propre sauf s’il y a quelque chose dans le contexte qui indique le sens figuré-al-majaz.
Mais s’il n’y rien qui indique al-majaz– le sens figuré, ce qui est visé alors, c’est le sens propre-al-haqiqah.
وَلاَ يُفَسَّرُ الْقُرْآن وَلاَ الْحَدِيث إِلاَّ عَلى وَفْقِ هَذِهِ الْقَاعِدَة، أَنَّ اللَّفْظَ يُحْمَلُ على الْحَقِيقَة إِلاَّ لِدَلِيل، إِلاَّ لِقَرِينَة،
Le Qour’an et le hadith ne sont expliqués que conformément à cette règle : « Le terme est expliqué selon le sens propre sauf s’il y a un argument qui fait détourner de ce sens propre. »
لأَنَّ الْقُرْآن نَزَلَ على حَسَبِ لُغَةِ الْعَرَب، على حَسَبِ مَا يَتَكَلَّمُ بِهِ الْعَرَب، وَلأَنَّ الرَّسُولَ عليه الصلاة والسلام جَاءَ بِمَا جَاءَ بِهِ مِن أُمُورِ الشَّرْع أَيْضًا على حَسَبِ مَا تَتَخَاطَبُ بِهِ الْعَرَب، اللَّه أَخْبَرَنَا فِي الْقُرْآن بِذَلِك، بِأَنَّ الْقُرْآن نُزِّلَ عَلى حَسَبِ لُغَةِ الْعَرَب، مَا تَتَخَاطَبُ بِهِ الْعَرَب وَأَنَّ النَّبِيَّ عليه الصلاة والسلام جَاءَ بِالأَحْكَام على حَسَبِ مَا تَتَخَاطَبُ بِهِ الْعَرَب، أَي الْعَرَب فِي زَمَنِهِ صلى اللَّه عليه وسلم عَلى حَسَبِ لُغَتِهِم الأََصْلِيَّة، لَيْسَ عَلى حَسَب كَلاَمِهِمِ الْمُعْوَجّ الآَن، إِنَّمَا على حَسَبِ اللُّغَةِ الأَصْلِيَّة، فَبِمَا أَنَّ اللَّهَ أَخْبَرَ فِي الْقُرْآن بِذَلِك لَم يَجُز أَن يُفَسَّرَ كِتَابُ اللَّه وَلاَ أَن يُفَسَّرَ حَدِيثُ رَسُولِ اللَّه صلى اللَّه عليه وسلم بِمَا يُعَارِضُ ذَلِك، بِمَا يُخَالِفُ ذَلِك، لِذَلِكَ قَالَ الْعُلَمَاء، الْكَلاَم فِي لُغَةِ الْعَرَب مَا جَاءَ فِي الْقُرْآن وَالْحَدِيث مَا جَاءَ فِي الشَّرْع يُحْمَلُ عَلى الْحَقِيقَة إِلاَّ إِذَا قَامَ دَلِيلٌ لِيُحْمَلَ عَلى خِلاَفِ ذَلِك, وَإِلاَّ لَوْ لاَ هَذَا لَصَارَ الدِّينُ مَلْعَبَة، لَصَارَتِ الأَحْكَام مَلْعَبَة، كُلّ وَاحِد يَقُول: لاَ هَذَا يُرَاد بِهِ كَذَا على حَسَب مَا يَخْطُرُ بِبَالِِهِ مِن أَنْوَاعِ التَّأْوِيل، وَهَذَا لاَ يُقْبَل، الْكَلاَم لاَ يُحْمَلُ على غَيْرِ الْمَعْنَى الْحَقِيقِي لاَ يُحْمَلُ على الْمَجَاز، لاَ يُؤَوَّل إِلاَّ بِدَلِيل، مِن غَيْرِ دَلِيل مَا جَاءَ فِي الْقُرْآنِ وَالْحَدِيث لاَ يُؤَوَّل،
Le Qour’an a été révélé dans la langue arabe et conformément à ce que disent les Arabes. Ce que le Messager ^alayhi s–salatou wa s-salam a amené concernant la Loi, c’est conformément à la langue qu’utilisent les Arabes pour se parler.
Allah nous a appris cela dans le Qour’an : le Qour’an a été révélé dans la langue arabe, dans la langue qu’utilisent les Arabes pour se parler. Et le Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam a amené des jugements conformément à ce qu’utilisent les Arabes pour se parler.
Il s’agit bien sûr des Arabes de l’époque du Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam conformément à la langue d’origine. Ce n’est pas avec la langue déformée qu’ils utilisent de nos jours, mais c’est selon la langue d’origine. Donc comme Allah nous a appris dans le Qour’an cela, il ne nous est pas permis d’expliquer le livre de Allah, ni d’expliquer le hadith du Messager de Allah ^alayhi s–salatou wa s-salam par ce qui contredit cette règle. C’est pour cela que les savants ont dit : « Les paroles dans la langue arabe, ce qui est venu dans le Qour’an et dans le hadith, ce qui est venu dans la Loi, est expliqué dans le sens propre sauf s’il y a un argument qui nous fait détourner de ce sens-là. »
Et s’il n’y avait pas eu cette règle, la religion deviendrait un jeu.
Les gens vont jouer avec les lois. Chacun va dire : « Non ici c’est tel sens » selon ce qui lui vient à l’esprit de ses interprétations. Et cela n’est pas accepté. La parole n’est pas expliquée avec un autre sens que le sens propre et n’est pas interprétée avec le sens figuré. Elle n’est pas interprétée lorsqu’il n’y a pas d’argument. Sans argument tout ce qui est parvenu dans le Qour’an et dans le hadith n’est pas interprété par un autre sens que le sens apparent, que le sens propre.
مِن هُنَا يُعَْلَم مِن مَا تَقَدَّم يُعْلَم أَنَّ الْحَقِيقَة ثَلاَثَةَ أَقْسَام، الْحَقِيقَة الَّتِي نَتَكَلَّم عَنْهَا تَنْقَسِم إِلى ثَلاَثَةَ أَقْسَام،
A partir d’ici, on sait que la réalité, le sens propre est de trois sortes. Il y a trois catégories pour le sens propre –al-haqiqah.
إِذَا كَانَ الْكَلاَم فِي مَقَامِ اللُّغَة يَعْنِي إِذَا كَانَ الْمُتَكَلِّم يَتَكَلَّم فِي مَعَانِي الْكَلِمَات الأَصْلِيَّة فِي لُغَةِ الْعَرَب، فَالْحَقِيقَة هُنَا هِيَ الْمَعْنَى الَّذِي هُوَ أَصْلاً لِهَذِهِ الْكَلِمَة فِي اللُّغَة، الْمَعْنَى الأَصْلِي فِي اللُّغَة لِهَذِهِ الْكَلِمَة، يَكُونُ هَذِهِ هِيَ الْحَقِيقَة،
Lorsque le contexte est un contexte de langue, linguistique, c’est-à-dire que celui qui parle, est en train de parler au sujet des sens de base, d’origine de la langue arabe, alors le sens propre ici, ce sont les sens qui sont d’origine dans la langue. Le sens d’origine dans la langue arabe pour chaque mot, c’est cela le sens propre.
مَثَلاً الصَّلاَةُ فِي لُغَةِ الْعَرَب فيِ الأَصْلِ مَعْنَاهَا الدُّعَاء، فَإِذَا كَانَ الشَّخْص يَتَكَلَّم فِي مَقَامِ اللُّغَة, اسْتِعْمَالُهُ كَلِمَةُ الصَّلاَة بِمَعْنَى الدُّعَاء يَكُونُ ايش؟ حَقِيقَةً. أَمَّا اسْتِعْمَالُهُ كَلِمَةُ الصَّلاَة بِمَعْنَى الصَّلاَةِ الشَّرْعِيَّة الَّتِي أَوَّلُهَا التَّكْبِير وَالَّتِي تُخْتَتَمُ غَالِبًا بِالتَّسْلِيم يَكُونُ مَجَازًا، إِذَا كَانَ كَلاَمُهُ عَلَى حَسَبِ إيش؟ فِي مَقَامِ اللُّغَةِ لأَنَّ الْمَعْنَى الَّذِي هُوَ فِي الأَصْلِ فِي اللُّغَةِ للِّصَّلاَةِ هُوَ إيش؟ الدُّعَاء، أَمَّا اسْتِعْمَالُ كَلِمَةُ الصَّلاَةِ للِّصَّلاَةِ الشَّرْعِيَّة الَّتِي جَاءَت فِي الشِّرْع الَّتِي فُرِضَت فِي الشَّرْع, فَهَذَا فِي مَقَامِ اللُّغَةِ مَجَاز، لَيْسَ هُوَ الْحَقِيقَة. هَذَا أَصْعَب مِنَ الْمِثَالَ الَّذِي قَبْل، الْمِثَالَ الَّذِي قَبْل أَسْهَل يَنْطَبِق هُنَا أَيْضًا. فِي مَقَامِ اللُّغَةِ الأَسَد هُوَ إيش؟ فيِ الأَصْلِ الْحَيْوَان الْمُفْتَرِس, إِذَا اسْتُعْمِلَ بِمَعْنَى الرَّجُلُ الْقَوِيُّ الشُّجَاع، كَانَ هَذَا إيش؟ مَجَازًا، لَكِن لِي مُرَاد مِن اسْتِعْمَال الْمِثَال الثَّانِي.
Un exemple le mot « as–salat » à l’origine dans la langue arabe signifie « ad-dou^a’ »-l’invocation. Donc si quelqu’un est en train de parler dans un contexte linguistique, il a utilisé le mot as–salat dans le sens de l’invocation. Que dit-on ici ? On dit qu’il a utilisé un sens propre.
Mais s’il utilise le mot as–salat dans le sens de la prière dans la Loi de l’Islam qui débute par un takbir et se termine généralement par un taslim, dans un contexte de langue, utilisé dans le sens de la prière dans la religion devient un sens figuré-majaz.
Parce que le sens qui est utilisé à l’origine de as–salat c’est l’invocation. Et le fait qu’ils l’utilisent dans le sens de la prière qui est venue dans la Loi de l’Islam et qui y a été rendue obligatoire. Par rapport à la langue c’est un sens figuré-majaz, ce n’est pas le sens propre.
Cet exemple-là est un peu plus complexe que l’exemple précédent. L’exemple précédent est un peu plus aisé. Il s’applique également dans un contexte de langue. Al-‘asad c’est l’animal sauvage, le lion. S’il est utilisé dans le cadre de l’homme fort et courageux, c’est un sens figuré-majaz.
يَعْنيِ إِذَا كَانَ يَتَكَلَّم فِي مَقَام اللُّغَة فَقَال الصَّلاَة يُحْمَلُ كَلاَمُهَ عَلَى إيش؟ يُفَسَّر عَلَى الدُّعَاء, لاَ يُحْمَلُ عَلَى الصَّلاَةِ الشَّرْعِيَّة إِلاَّ بإيش؟بِقَرِينَة، مِن غَيْرِ قَرِينَة لاَ يُحْمَلُ عَلَى ذَلِكَ، إِذَا كَانَ كَلاَمُهُ فِي مَقَامِ اللُّغَة.
أَمَّا النَّوْعَ الثَّانِي مِنَ الْحَقِيقَة هُوَ الْحَقِيقَة الشَّرْعِيَّة، إِذَا كَانَ الْكَلاَم فِي مَقَامِ الشَّرع, إِذَا كَانَ الْكَلاَم عَن أُمُورِ الشَّرْع هُنَا إِذَا ذُكِرَت كَلِمَة أَوَّل مَعْنَى يَخْطُرُ عَلىَ الْبَالِ الْمَعْنَى الَّذِي يُتَبَادِر لِلذِّهْن هُوَ أَي مَعْنَى؟ الْمَعْنَى الشَّرْعِيّ لِلْكَلِمَة، لأَنَّ الْكَلاَمَ فِي مَقَامِ إيش؟ فِي مَقَام الشَّرْع, فَإِذَا كَانَ الْكَلاَم فِي مَقَام الشَّرْع إِذَا قِيلَ الصَّلاَةُ مَثَلاً هُنَا لاَ تُحْمَل كَلِمَةَ الصَّلاَة إِلاَّ عَلَى الصَّلاَة الشَّرْعِيّة وَلاَ تُفَسَّر بِالدُّعَاء إِلاَّ لِقَرِينَة, فَإِذَا كَانَ الْكَلاَم فِي مَقَامِ الشَّرْع اسْتِعْمَالُ كَلِمَة َالصَّلاَة بِمَعْنَى الصَّلاَة الشَّرْعِيَّة هُوَ حَقِيقَة، أَمَّا اسْتِعْمَالُهَا بِمَعْنَى الدُّعَاء فَهُوَ الْمَجَاز، لأَنَّهُ فِي مَقَامِ الشَّرْع إِذَا كَانَ الْمَقَام مَقََامَ الشَّرْعِيَّات أَوَّل مَا يَتَبَادَر إِلَى ذِهْنِ الْمُتَخَاطِبِين هُوَ أَي مَعْنَى؟ الشَّرْعِي, وَلَوْ كَانَ الْمَعْنَى اللُّغَوِيّ غَيْر ذَلِكَ، الْمَعْنَى الْمُتَبَادِر هُوَ إيش؟ الشَّرْعِيّ, أَلَيْسَ قُلْنَا الْحَقِيقَة هُوَ الْمَعْنَى الْمُتَبَادِر؟ فَيَكُونُ الْحَقِيقَة هُنَا إيش؟ الْمَعْنَى الشَّرْعِيّ, فَلاَ يُفَسَّر إِلاَّ بِإيش؟ بِالْمَعْنَى الشَّرْعِيّ بِاسْتِثْنَاء مَا إِذَا قَامَ دَلِيل فَيُحْمَلُ عَلَى غَيْرِ ذَلِكَ .
Quant à la deuxième catégorie de sens propre, c’est le contexte de loi – Ach-Chari^ah. Si les propos sont dans un contexte de Loi, si l’on est en train de parler au sujet de la Loi, quand un terme est cité, le premier sens qui vient à l’esprit, c’est le sens dans le Loi de l’Islam de ce mot-là, car les paroles sont dans un cadre de Loi. Les paroles sont dans un contexte de Loi. Si l’on est en train de parler dans le cadre de la Loi de l’Islam, si le mot as–salat a été cité par exemple, le mot as–salat n’est compris que dans un sens de prière dans la Loi de l’Islam. Elle n’est pas expliquée par ad-dou^a’ l’invocation, sauf s’il y a quelque chose dans le contexte qui indique ce sens figuré.
Donc si on est en train de parler dans un cadre de Loi, de Char^, l’usage du mot as–salat est dans le sens de la prière qui a été rendue obligatoire, c’est un sens propre. Alors que l’utiliser dans le sens de ad-dou^a’ – l’invocation- c’est un sens figuré parce que le contexte est un contexte de Loi. Ainsi, si le contexte est un contexte de Loi, la première chose qui vient à l’esprit de ceux qui entendent ce mot c’est le sens qui est dans la Loi, même si le sens dans la langue est différent. Le sens qui vient à l’esprit, c’est un sens dans la Loi. N’est-ce pas que nous avons dit que le sens propre c’est le sens qui vient communément à l’esprit, et le sens qui vient communément à l’esprit ici c’est le sens dans la Loi. Il n’est expliqué que dans le sens de la Loi. Sauf s’il y a une preuve qui implique de l’interpréter autrement.
النَّوْعُ الثَالِث مِن أَنْوَاعِ الْحَقِيقَة، الْحَقِيقَة الْعُرْفِيَّة, الْعُرْفِيَّة هَذِهِ نِسْبِة إِلىَ عُرْفِ النَّاس, الْحَقِيقَة الْعُرْفِيّة, أَحْيَانًا الْكَلاَم يَكُونُ لَيْسَ فِي مَقَامِ اللُّغَة وَلاَ فِي مَقَامِ الشَّرْع، إِنَّمَا يَكُونُ كَلاَمُهُ فِي مَقَامِ الْعُرْف، عُرْفِ النَّاس, فَإِذَا اسْتَعْمَلَ الْكَلِمَة عَلَى الْمَعْنَى الْمُتَبَادِر فِي الْعُرْف، يَكُونُ هَذاَ الْمَعْنَى الْحَقِيقِيّ يَكُونُ هَذاَ حَقِيقَةً, فَإِنِ اسْتَعْمَلَ الْكَلِمَة عَلَى مَعْنىً آخَر لِدَلِيل، يَكُونُ مَجَازًا. فَإِذَا كَانَ الْكَلاَم فِي مَقَامِ الْعُرْف تُحْمَلُ الْكَلِمَة عَلىَ مَعْنَاهَا الْعُرْفِيّ، فِي عُرْفِ النَّاس وَلاَ تُحْمَل عَلَى غَيْرِ هَذَا الْمَعْنَى إِلاَّ بِدَلِيل وَلَوْ مَعْنَاهُ الآخَر هُوَ مَعْنَاهَا فِي أَصْلُ اللُّغَة مِثَال ذَلِكَ: الدَّابَة فِي أَصْلِ اللُّغَة إيش مَعْنَاهَا؟ كُلّ مَا يَدِبُّ عَلَى وَجْهِ الأَرْضِ أَلَيْسَ كَذَلِكَ؟ بِمَا يَشْمَلِ الإِنْسَان وَالدُّودَة إِلَى غَيْرِ ذَلِك, لَكِن جَرَى عُرْفُ النَّاس عَلَى اسْتِعْمَالِ الدَّابَّة بِمَعْنَى الْحِمَار وَالْبَغْل وَمَا شَابَه، بِحَيْثُ إِذَا قِيلَ دَابَّة: لاَ يَخْطُرُ إِلَى بَالِ أَحَدِهِم إِلاَّ إيش؟ إِلاّ الْحِمَار أَوِ الْبَغْل أَو نَحْوَ ذَلِك. وَمَا عَادُوا يَسْتَعْمِلُونَ فِي الْعُرْفِ الدَّابَّة بِمَعْنَى الإِنْسَان. فَإِذَا كَانَ الْكَلاَم فِي مَقَامِ الْعُرْف هُنَا اسْتِعْمَالُ الدَّابَّة بِمَعْنَى الْحِمَار أَوِ الْبَغْل هُوَ الْحَقِيقَة, وَاسْتِعْمَالُهَا بِمَعْنَى كُلّ مَا يَدِبُّ عَلَى وَجْهِ الأَرْض يَكُونُ إيش؟ الْمَجَاز مَعَ الْقَرِينَة. إِذَا كَانَ الْكَلاَم فِي مَقَامِ الْعُرْف لاَ تُفَسَّرُ الدَّابَّة إِلاَّ بِإيش؟ إِلاَّ بِمَعْنَى الْحِمَار أَوِ الْبَغْل إِلاَّ إِنْ كَانَ دَلِيل يَدُلُّ عَلى غَيْرِ ذَلِكَ.
La troisième catégorie de sens propre c’est le sens propre selon l’usage ou la coutume. C’est-à-dire selon l’usage des gens, selon la coutume des gens.
Le sens propre selon l’usage (al-haqiqah al-^ourfiyyah). Parfois le contexte des paroles n’est ni un contexte de langue ni un contexte de Loi. Mais c’est un contexte selon l’usage des gens. Donc si une parole est utilisée selon un sens qui vient à l’esprit en premier selon l’usage, alors c’est ce sens-là qui est le sens propre. Et si le mot a été utilisé dans un autre sens, lorsqu’il y a un argument, alors ce sera un sens figuré. Donc si le contexte et le cadre sont un cadre d’usage, alors le mot sera expliqué selon un cadre d’usage. Ce que les gens comprennent de ce mot, il ne lui est pas donné un autre sens que ce sens-là sauf s’il y a une preuve et même si son autre sens c’est le sens d’origine dans la langue. Un exemple, le mot (ad-dabbah), le mot à l’origine dans la langue arabe c’est tout ce qui se déplace sur terre, y compris l’être humain, le vers de terre et autre. Mais il s’est répandu dans l’usage que les gens font de ce mot, pour l’utiliser dans le sens de l’âne, le mulet et ce qui est du même ordre. De sorte que lorsque le mot dabbah est prononcé, il ne vient à l’esprit de l’un d’entre eux que le mot âne ou mulet ou ce qui est du même ordre. Ils n’utilisent pas dans leur usage le mot dabbah dans le sens de l’être humain. Donc si le cadre des paroles est un cadre de ce que les gens utilisent entre eux, c’est-à-dire al-^ourf dans ce cadre-là, le mot dabbah, dans le sens de l’âne et du mulet, c’est le sens propre. Et l’utiliser dans un autre sens, par exemple dans le sens de tout ce qui se déplace sur terre, ce sera un sens figuré, lorsqu’il y a dans le contexte ce qui permet de se détourner du sens propre.
لِذَلِكَ إِذَا وَاحِ د حَلَفَ أَن لاَ يَرْكَبَ دَابَّة ثم رَكَبَ كَتِفَيْ إِنْسَان، هَذَا لاَ يَكُونُ حَانِثًا فِي يَمِينِهِ لأَنَّهُ لَمَّا حَلَفَ جَرَى كَلاَمُهُ عَلََى حَسَبِ الْعُرْف، لاَ يُحْمَلُ كَلاَمُهُ عَلَى غَيْرِ الْعُرْف إِلاَّ بِدَلِيل وَهُنَا لاَ دَلِيل, كَانَ كَلاَمُهُ عَلَى حَسَب عُرْفِ النَّاس. إِذَا حَلَف أَن لاَ يَرْكَبَ دَابَّة، ثم رَكِبَ كَتِفَيْ إِنْسَان، وَالإِنْسَان دَابَّة، لاَ يَكُونُ حَانِثً لَيْسَ عَلَيْهِ كَفَّارَة, لأَنَّهُ لَمَّا حَلَف كَلاَمُهُ كَانَ فِي مَقَامِ إيش؟ الْعُرْف, وَفِي مَقَامِ الْعُرْف حَقِيقَة الدَّابَّة هِيَ الْبَهِيمَة مِنَ الْحِمَارِ وَنَحْوِهِ، وَلاَ دَلِيل لِيُحْمَلَ كَلاَمُهُ عَلَى غَيْرِ الْحَقِيقَة هُنَا، فَلاَ يَكُونُ حَانِثًا،
Donc un exemple, si quelqu’un a juré qu’il ne montera jamais sur les épaules d’une dabbah puis il est monté sur les épaules de quelqu’un, d’un être humain, celui-là on ne dit pas qu’il aura manqué à sa promesse. Parce que selon l’usage, le sens propre de ce mot c’est le sens courant, c’est l’animal. Donc s’il monte sur les épaules d’un être humain, ce n’est pas contraire à ce qu’il a promis. Et il n’y a pas de preuve pour se détourner de ce sens courant.
Donc il n’aura pas à faire d’expiation, parce que quand il a parlé, c’était un cadre d’usage et le mot ad-dabbah à l’origine c’est l’animal. Et il n’y a pas de preuves pour détourner le sens de ce sens propre.
هَذَا الْكَلاَم الَّذِي نَذْكُرُهُ يَنْفَع فِي فَهْمِ مَسَائِل فِقْهِيّة وَمُهِم مَعْرِفَتُهُ لأَنَّهُ أَيْضًا يَنْفَعُ فِي الرَّدّ عَلَى الْمُجَسِّمَة يَنْفَعُ فِي الرَّدّ عَلى الْوَهَّابِيَّة, الآنَ لاَ نَتَعَرَّض لِلتَّفْصِيل لاَ نَذْكُرُ كَيْف, إيش, لَكِن تَذَكَّرُوهُ خَلُّوهُ فِي بَالِكُم. يَوْمًا قَد يُكَلِّمُكُم وَهَّابِيّ يُرِيدُ أَن يَنْسِبَ الْحَرْفَ وَالصَّوْت إِلى اللهِ تبارك وتعالى، تَذَكَّرُوا أَقْسَامَ الْحَقِيقَة الثَّلاَثَة هَذِهِ, يَنْفَعُكُم هَذَا فِي الرَّدِّ عَلَيْه. قَد يَقُول لَكَ الْوَهَّابِيّ:أَنْتُم_يُرِيدُ أَهْلَ السُّنَّة_ عِنْدَكُم إِطْلاَقُ الْقُرْآن عَلَى اللَّفْظِ الْمُنَزَّل مَجَاز, أَنْتُم لاَ تُسَمُّونَهُ قُرْآناً إِلاَّ مَجَازًا, وَيُرِيد مِن ذَلِك أَن يَصِل إِلَى إيش؟ إِلَى ضَلاَلَة يُثْبِتُهَا, تَقُول لَهُ:لاَ، بَل إِطْلاَقُ الْقُرْآن عَلى هَذَا اللَّفْظِ الْمُنَزَّل حَقِيقَة، حَقِيقَة شَرْعِيَّة. تُسْكِتُهُ بِكَلِمَتَيْن انتهى. كُل الَّذِي يُرِيد أَن يَبْنِيهِ عَلَى هَذَا يَنْهَدِم عَلَيْه. تَقُول لَهُ: لاَ، بَل هُوَ حَقِيقَةٌ شَرْعِيَّة, مَا يُرِيد أَن يُثْبِتُهُ يَنْهَدِمُ عَلَيْهِ. إِذَا قَالَ الْوَهَّابِيّ يَوْمًا حَتَّى يُثْبِتَ الْحَرْفُ وَالصَّوْت وَالْعِيَاذُ باِللهِ لِلَّهِ تعالى, إِذَا قَالَ لَكَ: أَنْتُم_يَرِيدُ أَهْلَ السُّنَّة_بِكَلاَمِكُم هَذَا يَعْنِي لاَ تُسَمُّونَ هَذَا الْكِتَاب قُرْآنًا إِلاَّ مِن بَابِ الْمَجَاز, وَهُوَ يُرِيد مِن ذَلِكَ شَيْء آخَر الآنَ لاَ نَدْخُل فِيهِ يُرِد أَن يُثْبِتَ ضَلاَلَة مِن ذَلِك تَقُول لَهُ أَنْتَ: لاَ، بَل إِطْلاَقُ الْقُرْآن عَلَى هَذَا الْكِتَاب حَقِيقَة، نَحْنُ نَقُول حَقِيقَةٌ شَرْعِيَّة انْتَهَى, تَسُدُّ عَلَيْهِ الْبَاب، مَرَّةً وَاحِدَة بِكَلِمَتَيْن حَقِيقَة شَرْعِيَّة.
Ces paroles que nous avons citées sont utiles pour comprendre les questions de la religion et c’est important de les connaître parce que ceci est utile pour répliquer à ceux qui attribuent le corps à Allah. C’est utile pour répliquer aux wahhabites. Nous n’allons pas rentrer dans le détail ici. Nous n’allons pas dire comment. Mais rappelez-vous de cela. Un jour il se peut qu’un wahhabite, veuille attribuer les lettres ou la voix à Allah tabaraka wa ta^ala.
Rappelez-vous que le sens propre est de trois catégories.
Ceci est utile pour lui répliquer. Il se peut que le wahhabite vous dise : « Mais vous Ahlou s-Sounnah, vous prétendez que vous n’appelez Qour’an les termes révélés que par sens figuré. Vous ne l’appelez Qour’an que par sens figuré. » Et lui où veut-il en venir ? Il dit cela pour parvenir à son égarement. Il veut confirmer que Allah parle avec des lettres et une voix ! Tu lui dis : « Non. Désigner par le mot Qour’an les termes révélés, c’est un sens propre selon la Loi de l’Islam.
Tu le fais taire par ces deux phrases. Tout ce que lui veut construire, avec cette réplique tu le détruis.
إِذَا كَلَّمَكُم وَاحِد مِنْهُم فَقَالَ لَكُم: أَنْتُم تَقُولُون مَجَاز قُولُوا لَهُ: لاَ، بَل نَقُولُ إِطْلاَقُهُ عَلَى هَذَا الْكِتَاب حَقِيقَة، حَتَّى لاَ تَذْكُرُوا كَلِمَة شَرْعِيَّة، لأَنَّهُ هُوَ لاَ يَفْهَم، هُوَ حَفِظَ أَشْيَاء، حَفِظَهَا مِثْلِ الْبَبَّغَاء وَاحِد اثْنَيْن ثَلاَثَة هَكَذَا حَفِظَ مِثْلِ الْبَبَّغَاء, فَهُوَ عَلَّمُوهُ أَنَّ هَؤُلاَءِ يَقُولُون مَجَاز، تَقُول لَهُم أَنْتُم حَقِيقَة أَم مَجَاز ثم تُكْمِل, فَأَنْتَ هُنَا تَقُول لَهُ: لاَ، نَحْنُ نَقُولُ حَقِيقَة، فَقَط هَكَذَا، يَضِيع لأَنَّهُ لاَ يَفْهَمُ إيش يَفْهَم عَقِيدَتَهُم مُتَنَاقِضَة، يَضِيع فَقَط قُل لَهُ حَقِيقَة, إِذَا تَكَلَّم بَعْدَ هَذَا ثم رَأَيْتَ حَاجَة أَن تَزِيد كَلِمَة شَرْعِيَّة، بَعْدَ هَذَا إِن رَأَيْتَ حاَجَة زِيد، تَقُول حَقِيقَة شَرْعِيَّة، وَأَنْتَ تَفْهَم مَا مَعْنَى الْحَقِيقَة الشَّرْعِيَّة، لَوْ احْتَجْتَ إِلَى زِيَادَة فِي الْكَلاَمِ لأَجْلِ بَعْضَ الْحَاضِرِينَ مِمَّن يَفْهَم يُرْجَى مِنْهُ، قُل شَرْعِيَّة وَإِلاَّ يَكْفِيكَ أَن تَقُول حَقِيقَة فَقَط، هَكَذَا لاَ تَقُل حَتىَّ كَلِمَة شَرْعِيَّة، قُل لَهُ: لاَ نَحْنُ نَقُولُ هَذَا حَقِيقَة، يَضِيع إِنِ احْتَجْتَ تَقُولُ حَقِيقَة شَرْعِيَّة.
Si l’un d’entre eux vous dit : « Vous, vous dites que c’est un sens figuré. »
Vous lui dites : « Non. Nous disons qu’employer ce terme pour désigner le Livre est un sens propre. » Afin que vous ne lui disiez pas « un sens propre selon la Loi », parce que lui, il ne va pas comprendre. Lui, il a appris certaines choses comme un perroquet. Eux, ils lui ont dit de dire : « c’est un sens figuré. » Nous lui répondons : « C’est un sens propre ou un sens figuré ? » Puis vous lui dites : « Nous nous disons que c’est un sens propre ». Alors il est perdu, parce qu’il ne comprend pas. Qu’est ce qu’il va comprendre dans leur croyance qui est contradictoire ? Il se perd seulement. Tu lui dis : « Sens propre ».
S’il dit quelque chose après cela et que tu as besoin d’ajouter le mot : « sens propre selon la Loi », alors, tu ajoutes cela. Tu lui dis : « Sens propre selon la Loi ». Et toi tu comprends ce que cela veut dire selon la Loi. Si tu veux ajouter pour quelqu’un de l’assistance, de ceux qui sont présents dans l’assemblée, pour qu’ils comprennent, on ajoute cela. Sinon cela te suffit de dire : « C’est un sens propre ».
Afin de ne pas rajouter le mot « selon la Loi ». Tu dis : Non. « Nous nous disons que c’est un sens propre. » Alors il est perdu.
إِذًا اللُّغَة، لُغَةُ الْعَرَب, كَثِير غَيْرُهَا مِنَ اللُّغَات أُوحِيَت إِلَى نَبِيِّ اللهِ آدَم، فَهَذِهِ اللُّغَة مَا وُجِدَت بَيْنَ النَّاس بِاصْطِلاَحٍ فِي مَا بَيْنَهُم، إِنَّمَا بِالْوَحِي، هَذِهِ اللُّغَة فِيهَا كَلِمَات وَكُلّ كَلِمَة بِإِزَائِهَا مَعْنَى، كُلّ كَلِمَة فِي الأَصْلِ تَدُلُّ عَلَى إيش؟ عَلَى مَعْنَى، وَهَذِهِ الدِّلاَلَة بِالْوَحِي, هَذَا الْمَعْنَى الَّذِي مِن حَيْثُ وَضْعِ اللُّغَة بِإِزَاءِ الْكَلِمَة، هَذَا هُوَ الْمَعْنَى الأَصْلِيّ, إِذَا تَكَلَّمْنَا عَنِ الْمَعْنَى الأَصْلِيّ بِحَسَبِ اللُّغَة هَذَا هُوَ, الْمَعْنَى الْمَوْضُوع بِإِزَاءِ الْكَلِمَة، الْمَعْنَى الَّذِي تَدُلُّ عَلَيْهِ الْكَلِمَة, مِثْلُ أَسَدٌ مَعْنَاهَا إيش؟ ذَاكَ الْحَيْوَانَ الْمُفْتْرِس، هَذَا هُوَ الْمَعْنَى الأَصْلِيّ، فِي مَا بَعْدَ عَلَى حَسَبِ قَوَاعِد هَذِهِ اللُّغَة يَصِحّ اسْتِعْمَال كَلِمَة أَسَد لِزَيْد أَوْ عَمْر عَلَى مَعْنَى التَّشْبِيهِ، مَعْنَاهُ يُشْبِهُ الأَسَد مِن حَيْثُ إيش؟ مِن حَيْثُ الشَّجَاعَة وَالْقُوَّة، فَاسْتِعْمَال أَسَد هُنَا يَكُونُ إيش؟ مَجَازًا لأَنَّهُ لَيْسَ عَلَى وَفْقِ الْمَعْنَى الأَصْلِيّ، الْمَعْنَى الَّذِي وُضِعَ فِي الأَصْل لِهَذِهِ الْكَلِمَة فِي اللُّغَة، ثم نَزَلَ الْوَحْيُ عَلَى النَّبِيّ عليه الصلاة والسلام، بِالْوَحِي بِالشَّرْعِ صَارَ هُنَاكَ كَلِمَاتِ لَهَا مَعَانٍ أُخْرَى، اسْتُعْمِلَت بِمَعَانٍ أُخْرَى غَيْرِ الْمَعْنَى الَّذِي هُوَ فِي أَصْلِ اللُّغَة، مِثْلُ الصَّلاَة وَالزَّكَاة وَنَحْوُ ذَلِك, هَذِهِ الْكَلِمَاتِ إِذَا كَانَ الْكَلاَم فِي مَقَامِ الشَّرْعِ فَلاَ تُفَسَّر إِلاَّ عَلَى إيش؟ عَلَى حَسَبِ الْمَعْنَى الشَّرْعِيّ إِلاَّ إِذَا كَانَ دَلِيل يَدُلُّ عَلَى غَيْرِ ذَلِكَ, ثم النَّاس تَعَارَفُوا عَلَى اسْتِعْمَال أَلْفَاظ فِي مَعَانٍِ مُعَيَّنَة عَلَى غَيْرِ الْمَعْنَى الأَصْلِيّ فِي اللُّغَة، بِعُرْفِهِم تَعَارَفُوا عَلَى ذَلِك, مَثَلاً إِذَا كُنْتَ تَتَكَلَّم فِي مَقَامِ النَّحْوِ الْعَرَبِيّ فَقُلْت: انْغَلَقَ الْبَاب, الْبَاب فَاعِلٌ مَرْفُوع، فَاعِل هُنَا صَارَ لهَاَ مَعْنَى آخَر ألَيْسَ كَذَلِكَ؟ غَيْرِ الْمَعْنَى الَّذِي هُوَ فِي أَصْلِ اللُّغَة وَلَيْسَ هُوَ الْمَعْنَى الَّذِي هُوَ فِي الشَّرْعِ، إِنَّمَا هُوَ عَلَى حَسَبِ مَا تَعَارَفَ عَلَيْهِ مِين؟ أَهْلِ النَّحْوُ، النُّحَاة، عُرْفِيّ هَذَا لِطَائِفَة مَخْصُوصَة مِن النَّاس فِي عُرْفِ طَائِفَة مَخْصُوصَة مِنَ النَّاس، مَرْفُوع لَهَا مَعْنًا آخَرَ لَيْسَ مَعْنَاهُ مَوْضُوع فَوْق مَثَلاً، عَلَى حَسَبِ مَا تَعَارَفَ عَلَيْهِ هَؤُلاَءِ النَّاس, إِذَا كَانَ كَلاَمُكَ عَلَى حَسَبِ الْعُرْف, إِذَا كَانَ كَلاَمُكَ فِي النَّحْوُ مَثَلاً فَذَكَرْتَ الْفَاعِلَ وَالْمَفْعُول وَالْمَرْفُوع وَالْمَنْصُوب، لاَ يُحْمَل هُنَا هَذِهِ الأَلْفَاظ، لاَ تُحْمَل إِلاَّ عَلىَ الْمَعْنَى الْعُرْفِيّ، هَذَا الْحَقِيقَة فِيهَا إِلاَّ إِن قَامَ دَلِيل يَدُلُّ عَلَى غَيْرِ ذَلِك, فَإِذًا الْحَقِيقَة مِنَ اللَّفْظ مِنَ الْكَلِمَة_عَم شَدِّد عَلىَ الْكَلِمَة مَا تَقُولُوا الْكَلاَم_ الْحَقِيقَة فِيهَا هُوَ الْمَعْنَى الْمُتَبَادِر إِلَى الذِّهْنِ، ثم هَذِهِ الْحَقِيقَة إيش؟ ثَلاَثَة لُغَوِيّة وَشَرْعِيّة وَعُرْفِيّة عَلَى حَسَبِ مَقَام إيش؟التَّخَاطِب عَلَى حَسَبِ الْكَلاَمِ بإيش؟ الْكَلاِمَ عَلَى أَي أَسَاس، هَكَذَا عَلَى هَذَا يَكُونُ مَعْنَى الْحَقِيقَة وَالمْجَاَز, كُلِّ اللُّغَاتِ الأَصْلِيّة بِالْوَحِي لَيْسَ بِالتَّوَافُق بَيْنَ النَّاس، لَيْسَ بِالاِتِّفَاق بَيْنَ النَّاس، إِنَّمَا بِالْوَحِي.
آدَم أَوَّل كَلِمَة قَالَهَا الْحَمْدُ لِلَّهِ,
La langue arabe et beaucoup d’autres langues ont été révélées au Prophète ‘Adam.
Cette langue n’a pas existé entre les gens par discussion entre eux, c’est par révélation.
Cette langue comporte des mots et chaque mot a un sens. Chaque parole à l’origine indique quelque chose. Et cela est par révélation. Donc ce sens que chaque mot a, c’est le sens d’origine. Quand nous disons qu’à l’origine dans la langue le mot a un sens, c’est cela la signification. Le sens qui est en face de ce mot. Le sens indiqué par ce mot. Un exemple asad signifie quoi ? L’animal carnivore et c’est le sens d’origine. Ensuite c’est selon les règles.
Dans cette langue, il est valable d’utiliser le mot asad pour désigner Zayd ou ^Amr dans le sens figuré, c’est-à-dire qu’il ressemble au lion du point de vue de sa force et son courage. L’usage du mot asad ici est un sens figuré car ce n’est pas conformément au sens d’origine.
Puis la révélation est arrivée au Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam par la révélation, par la Loi, il y a des mots qui ont eu d’autres sens et qui ont été utilisés dans d’autres sens que le sens qui est utilisé à l’origine dans la langue.
Salat, zakat et ce qui est du même ordre, ces mots, s’ils sont prononcés dans un cadre de religion ils ne sont expliqués que par leur sens dans la Loi, sauf s’il y a une preuve qui indique autre que cela. Par ailleurs, les gens se sont entendus pour utiliser certains termes pour des significations précises, différentes de la signification d’origine dans la langue. C’est par coutume, c’est un usage qu’ils en ont fait. Par exemple, si tu parles dans un contexte de grammaire arabe (an-nahw) par exemple selon ce que les gens, et tu dis : « et la porte s’est fermée » al-bab (la porte) c’est un sujet. Le sujet ici il a un autre sens que le sens d’origine dans la langue, et c’est un autre sens que le sens qui est dans la Loi. Mais c’est le sens que se sont donné pour convention les spécialistes de la grammaire, an-nouhat. C’est un sens d’usage pour cette communauté précise, pour ces gens-là.
Quand ils disent marfou^, cela ne veut pas dire qu’il est placé au dessus. Le sens qu’ils donnent est selon ce que ces gens se sont entendus à définir entre eux. Si toi tu parles selon l’usage, si ta parole est dans un contexte de grammaire par exemple et que tu as cité le fa^il et le maf^oul, le marfou^ et le mansoub: ce ne sont pas des sens d’origine dans la langue qui sont visés mais ils sont interprétés selon l’usage de cette communauté. C’est ce sens propre-là qu’ils retiennent sauf s’il y a une preuve qui indique autre que cela.
Donc le sens propre c’est le sens qui vient communément à l’esprit et ce sens propre est de trois sortes : selon la langue, selon la Loi ou selon l’usage, selon le contexte. Si le dialogue est selon la langue, selon la Loi ou selon l’usage et c’est ainsi que sont définis le sens propre et le sens figuré.
L’origine de toute les langues est par révélation, ce n’est pas une convention des gens entre eux. Mais par révélation. Le premier mot que notre maître ‘Adam a dit c’est : « Al-hamdou li lLah ».
Le conseil aux croyants pour la mise en garde contre la parole de l’unité absolue et la parole de l’incarnation
L’unité absolue (al-wahdatou l-moutlaqah) c’est la croyance que Allah est ce monde. L’incarnation (al-houloul) c’est la croyance que Allah s’installe dans certaines de Ses créatures.
Ces deux croyances sont de l’égarement. Elles n’ont rien à voir avec le tasawwouf. Le tasawwouf est comme l’a dit le maître des soufis, Al-Jounayd fils de Mouhammad Al-Baghdadiyy. Il est en effet un Imam reconnu et un guide pour les premiers soufis ainsi que les plus récents. Il est compté au nombre des musulmans du Salaf puisqu’il est mort en l’an deux cent quatre-vingt-dix de l’Hégire.
Il a dit, que Allah l’agrée : « Le tawhid –la croyance en l’unicité de Dieu– c’est la distinction entre Celui Qui est exempt de début et ce qui est entré en existence –la créature–. » Cela veut dire que rien ne s’incarne dans Dieu, que Dieu ne s’incarne pas dans quoi que ce soit, que ce monde n’est pas une partie de Dieu et que Dieu n’est pas l’origine de ce monde.
A l’époque de Al-Jounayd, il y avait un homme qui s’appelle Al-Hallaj et qui venait à lui de temps à autre. Mais il est venu une fois chez lui et lui a posé une question à laquelle il n’a pas répondu. Al-Jounayd a plutôt dit de lui : « C’est quelqu’un qui prétend des choses dont il est loin ». Et il lui a dit à une autre occasion : « Tu as ouvert une brèche dans l’Islam que seule ta tête comblera ». Cela veut dire que toi Hallaj tu as provoqué une dissension parmi les musulmans puisqu’il avait pour croyance l’unité absolue et l’incarnation de Dieu dans Ses créatures.
La firaçah –vision prémonitoire– de Al-Jounayd s’est manifestée neuf ans plus tard lorsque Al-Hallaj a été exécuté par le Calife sur ordre du Qadi Abou ^Amr Al-Malikiyy. C’était là un prodige (karamah) pour Al-Jounayd.
Ainsi, Al-Hallaj n’a aucune considération chez les soufis. Le Mouhaddith, le Hafidh soufi Abou ^Abdi r-Rahman As-Soulamiyy a dit dans son livre Tabaqatou s–Soufiyyah que les soufis ont renié Al-Hallaj et ne l’ont pas compté en leur nombre, mis à part quatre.
Le Hafidh Abou Bakr Al-Khatib Al-Baghdadiyy a dit la même chose dans Tarikh Baghdad. Par la suite, et plus précisément au début du septième siècle de l’Hégire, des gens se sont mis à colporter la parole de l’unité absolue et celle de l’incarnation de Dieu dans Ses créatures. La raison en est que le Chaykh Mouhyi d-Din Ibnou ^Arabiyy a composé un ouvrage qu’il a nommé Al-Foutouhat Al-Makkiyyah et un autre qu’il a nommé Fousousou l-Hikam. Mais des juifs ont inséré des ajouts dans certains de ses livres, tout comme l’a dit l’auteur de Al-Ma^roudat Al-Mazbourah qui fait partie des hanafiyy réputés. Il a dit : « Nous avons eu la certitude que les juifs ont inséré des paroles dans les livres du Chaykh Mouhyi d-Din Ibnou ^Arabiyy ».
Par ailleurs, le Chaykh Faqih reconnu pour son tasawwouf, ^Abdou l-Wahhab Ach-Cha^raniyy a dit : « J’avais résumé le livre Al-Foutouhat Al-Makkiyyah et j’ai enlevé tous les passages faisant référence à la croyance en l’unité absolue et en l’incarnation. Plus tard, j’ai rencontré à La Mecque le Chaykh Abou t–Tahir résident lui-même à La Mecque. Il m’a montré un exemplaire du livre Al-Foutouhat Al-Makkiyyah qu’il a comparé mot à mot avec une copie manuscrite du Chaykh Mouhyi d-Din et qui se trouve dans la ville de Qounyah. Dans cette version, il n’y avait aucune référence à l’incarnation ou à l’unité absolue. » Ceci figure dans son livre Lata’ifou l-Minan wa l-‘Akhlaq. Dans son livre Al-Yawaqit wa l-Jawahir, il innocente aussi le Chaykh Mouhyi d-Din de ces mauvaises croyances.
De plus, ce qui indique que le Chaykh Mouhyi d-Din est innocent de la croyance en l’unité absolue et de l’union, c’est qu’il y a dans l’exemplaire de Al-Foutouhat Al-Makkiyyah où il y a les ajouts, ce qui justement contredit la croyance de l’unité et de l’incarnation. En effet, dans cet exemplaire, on peut trouver : « Celui qui prétend l’union et l’incarnation, c’est quelqu’un qui fait preuve d’irréligion, et celui qui prétend l’unité absolue, sa religion est rompue ».
Ce qui est digne du Chaykh Mouhyi d-Din c’est qu’il lui soit attribué ce qui est conforme à ces paroles et non ce qui est faux, à savoir la croyance de l’unité et celle de l’incarnation.
De plus, ce qui confirme que l’attribution de la croyance de l’unité et celle de l’incarnation au Chaykh Mouhyi d-Din est infondée et pas correcte, c’est ce qui est cité dans cette version altérée. Dans un passage, il y est écrit la parole du Chaykh Mouhyi d-Din: seul Allah a une existence obligatoire selon la raison. Cette expression est loin de la croyance en l’unité absolue et de l’incarnation.
Suite à la lecture de ces exemplaires falsifiés, de graves corruptions ont eu lieu, en particulier au Yémen. Cette mauvaise croyance s’était en effet propagée au point que le savant du Yémen et son Faqih Abou Bakr Ibnou l-Mouqri qui, dans son livre Rawdou t–Talib dans l’explication de l’apostasie et des paroles de mécréance, a écrit : « Celui qui doute de la mécréance du groupe de Ibnou ^Arabiyy est un mécréant », c’est-à-dire ceux qui disent que le monde avec Dieu ne font qu’un. Il a ainsi jugé mécréant ceux qui ont eu pour croyance ce qu’il y a dans ces livres falsifiés et attribués au Chaykh Ibnou ^Arabiyy. Il n’a pas déclaré mécréant le Chaykh Ibnou ^Arabiyy. Mais il a dit (le groupe de Ibnou ^Arabiyy), c’est-à-dire ceux qui se réclament de lui. Et Ibnou ^Arabiyy est en réalité innocent de ces gens-là. Il a déclaré mécréant ceux qui ont pour croyance que Allah est le monde et que ce monde serait une partie de Lui, ainsi que la croyance que Allah s’incarne dans certaines de Ses créatures.
Que ceux qui lisent les livres du Chaykh Ibnou ^Arabiyy et lui attribuent ces deux mécréances prennent garde. Cette croyance est en fait en opposition avec la croyance en l’unicité de Allah (tawhid). Le Qour’an a par ailleurs nié ces deux croyances par sourat Al-‘Ikhlas :
« قل هو الله أحد الله الصمد لم يلد ولم يولد »
(qoul houwa l-Lahou ‘ahad ; Allahou s–samad ; lam yalid wa lam youlad)
Qui signifie : « Dis : Allah est unique. Il n’a pas besoin des créatures alors qu’elles ont besoin de Lui. Il n’est pas généré à partir de quoi que ce soit et Il n’a pas engendré quoi que ce soit ».
Cela veut dire que Dieu n’est pas une origine pour quoi que ce soit et Il n’est pas une dérivation de quoi que ce soit. La phrase :
« ولم يكن له كفوًا أحد »
(wa lam yakoun lahou koufouwan ‘ahad)
Qui signifie : « Il n’a pas d’équivalent, aucun » nie justement la ressemblance de Allah à autre que Lui, de quelque manière que ce soit.
Que ceux qui se sont épris de ces versions falsifiées se réveillent donc. Ils ont délaissé les fondements de la croyance en l’unicité de Dieu. Ces deux croyances-là comptent au nombre des plus atroces mécréances et des plus laides. Il est arrivé de la part de certains qui les avaient, de croire qu’il n’est pas obligatoire de se laver suite à la janabah puisqu’ils considèrent que celui qui a fait l’acte [sexuel] et celui qui est sujet à l’acte sont tous deux Allah ! J’ai entendu cela de l’un d’entre eux à Beyrouth. Cet homme qui prétendait cela se présentait comme étant un Chaykh !
Il y a parmi ces gens-là le groupe des yachroutiyyah dévié, qui se réclame du Chaykh ^Aliyy Nourou d-Din Al-Yachroutiyy. Or ce Chaykh s’est innocenté d’eux lorsqu’il a su qu’ils avaient cette croyance corrompue. Il s’était établi à ^Akka et y a été enterré. Beaucoup de gens ont pu profiter de ses connaissances. Mais certains sont allés à leur propre perte en se réclamant de lui.
En résumé, la croyance de l’unité absolue et la croyance de l’incarnation font toutes deux parties des pires mécréances. Toutes deux sont opposées au tawhid, la croyance en l’unicité de Allah. Elles sont opposées à la ‘ayah :
» ليس كمثله شىء »
(layça kamithlihi chay’)
Qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ».
Elles sont également contraires à sourat Al-‘Ikhlas. Ces deux croyances constituent par ailleurs un démenti de tous les prophètes. Ils ont en effet tous appelé à la croyance en l’unicité de Dieu, c’est-à-dire qu’Il existe et qu’Il n’a pas de ressemblance avec quoi que ce soit, qu’Il n’est pas une origine pour le monde, ni un dérivé de quoi que ce soit de ce monde. Celui qui doute de la mécréance de ceux qui ont pour croyance l’unité absolue ou l’incarnation, il devient lui-même mécréant.
Ces deux croyances sont par ailleurs en opposition avec toutes les religions.
Que l’on se méfie des livres qui comportent une de ces deux mécréances, comme le livre Al-‘Insanou l-Kamil de Al-Jiliyy et Al-Mandhoumah Al-^Ayniyyah qui est une poésie de huit cent vers, également de ^Abdou l-Karim Al-Jiliyy.
Celui qui les a pour croyance, est plus mécréant que tous les groupes de mécréants : les mazdéens, les boudhistes et les autres religions que suivent les humains. Elles sont plus laides que le négationnisme des athées d’un point de vue et cette dernière est plus laide que ces deux croyances d’un autre point de vue. Mais toutes trois sont les pires mécréances.
De nombreux soufis authentificateurs ont dit que ces croyances étaient de la mécréance. Le soufi très réputé, l’ascète qui s’est détaché pour l’adoration de Allah, a dit une poésie par laquelle il a répliqué à ces deux mauvaises croyances. On en cite ce vers :
ما وحد الله تعالى امرؤ يقصده بالوحدة المطلقة
Qui signifie :
N’aura pas cru en l’unicité de Allah ta^ala quelqu’un qui
Aura eu pour croyance l’unité absolue
Il s’agit du Chaykh Mouhammad Mahdiyy Ar-Rawwas Ar-Rifa^iyy.
Abou Bakr, le Calife bien guidé
La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissances et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de son agrément.
Notre maître Abou Bakr s’appelle ^Abdoullah, fils de ^Outhman, fils de ^Amr, fils de Ka^b, fils de … , fils de Taym et Taym, c’est l’homme auquel est rattaché tout le clan de Abou Bakr As–Siddiq, on dit qu’Abou Bakr fait partie de Banou Taym qui sont un clan de la tribu de Qouraych et Taym est fils de Mourrah, fils de Ka^b, fils de Lou’ayy, fils de Ghalib, fils de Fihr et ainsi de suite, son ascendance est la même que celle du prophète jusqu’à ^Adnan. Son ascendance de Abou Bakr rencontre l’ascendance du messager de Allah en la personne de Mourrah. Mourrah est un ancêtre commun au prophète et Abou Bakr As–Siddiq. Abou Bakr As–Siddiq est surnommé également ^atiq – ^atiq signifie celui qui est affranchi, c’est-à-dire du feu de l’enfer, c’est-à-dire qu’il ne sera pas châtié dans le feu de l’enfer et la communauté de Mouhammad a été unanime à surnommé Abou Bakr par le mot As–Siddiq, c’est-à-dire celui qui croit rapidement à la véracité du prophète. Notre maître Abou Bakr avait eu des prises de position très glorieuse dans l’Islam comme le jour suivant le miracle de notre prophète, le Voyage nocturne (al-‘Isra’). Notre maître Abou Bakr s’est empressé de croire en la véracité de notre maître Mouhammad lorsque les non-musulmans étaient venus, ils voulaient rabaisser le prophète, ils sont venu voir Abou Bakr As–Siddiq et lui ont dit « Ton ami – ils visent le prophète – prétend qu’il a voyagé en moins d’une nuite jusqu’à Baytou-l-maqdis (Jérusalem) » et Abou Bakr s’est empressé de croire en sa véracité, il a dit « s’il a dit cela alors je croie en sa véracité ». Il était connu pour avoir donné beaucoup de ses biens pour l’Islam, pour la voie que Allah agréée. C’était un homme qui avait soutenu beaucoup l’appel à l’Islam et également il a laissé sa famille et ses enfants pour accompagner le prophète et il était resté en compagnie du prophète durant son émigration, il a fait face aux difficultés et aux dangers. Egalement Abou Bakr était resté ferme auprès du prophète lorsque, le jour de la bataille de Badr et le jour de ?, certains avaient été perturbés.
Parmi les caractéristiques de Abou Bakr, il était rapide dans la compréhension de ce que lui disait et de ce que voulait le messager de Allah. Lorsque le prophète avait donné son discours, il a dit « … », c’est-à-dire « il y a un esclave à qui Allah a donné à choisir entre le bas-monde et l’au-delà et il a choisi l’au-delà » et Abou Bakr a compris de qui il s’agissait dans ce hadith. Egalement, il avait été aux côtés du prophète dans les situations très difficiles et surtout après la mort du prophète, il était resté ferme et il a donné un discours qui était mémorable aux gens lorsque le prophète était mort. Les compagnons du prophète qui étaient aux côtés du prophète qui leur indiquait ce qu’ils faisaient et du jour au lendemain, ils se retrouvent sans le prophète parce que le prophète est mort. Abou Bakr a eu une prise de position très importante et il a pu maîtriser la situation. Il a juste après cela prêté attention à l’intérêt des musulmans, notamment l’engagement d’obéissance (al-bay^ah) que les compagnons avaient donné à Abou Bakr en le désignant en tant que calife des musulmans après le prophète et il a envoyé les armées, entre autres comme l’armée de ^Oussama et il a combattu les gens de l’apostasie, il a envoyé les armées en Irak pour la conquête de l’Irak, de Ach-Cham et il a envoyé des renforts aux différentes armées des musulmans et lorsqu’il a senti sa mort proche, il a choisi notre maître ^Oumar Ibnou-l-Khattab pour qu’il soit le calife après lui. Tout ceci fait partie de l’ensemble des mérites de notre maître Abou Bakr.
Notre maître Abou Bakr est né deux ans et quelques mois après le prophète. Il était parmi les dignitaires de Qouraych dans la jahiliyyah (la période qui a précédé l’Islam), c’est-à-dire, il faisait partie de ces gens à qui on demandait l’avis pour les choses importantes. Il avait énormément de science et il connaissait beaucoup la science de la généalogie, il connaissait les Arabes, qui était l’ancêtre de qui, qui était le père de qui, toute une science à laquelle les gens accordaient beaucoup plus d’importance que de nos jours. Il a été dit qu’il n’y avait pas mieux que lui qui maîtrisait cette science. Abou Bakr, dans la jahiliyyah, la période qui a précédé la mission de notre prophète, ne faisait pas beaucoup de choses que les gens de la jahiliyyah faisaient. Il a été rapporté qu’Abou Bakr n’avait jamais bu de l’alcool, ceci a été rapporté par Abou Nou^aym et Ibnou ^Açakir et d’autres qu’eux.
Abou Bakr était d’un teint blanc, il était maigre, il n’avait pas beaucoup de poils dans sa barbe et il y avait des poils qui étaient blancs, qui faisaient qu’il se teignait avec le henné la barbe. Son front était saillant et ses yeux étaient profonds. Il était le premier homme à entrer en Islam tout comme Khadija était la première femme à entrer en Islam et ^Aliyy était le premier enfant à entrer en Islam et Bilal al-Habachiyy était le premier esclave à entrer en Islam. Le prophète aimait beaucoup Abou Bakr. Al-Boukhariyy a rapporté d’après Abou Darda qu’un jour il y a eu une dispute entre Abou Bakr et un compagnon qui était ^Oumar. Lorsque le prophète a su cela, il a donné un discours aux gens, il a dit « … », c’est-à-dire « ne nuisez pas à mon compagnon ». Abou Bakr, le prophète l’a appelé « sahibiyy » (mon compagnon), et il était le seul qu’il avait désigné par cette appellation, il l’a dite deux fois et le prophète a dit « … » et le prophète leur a rappelé le mérite de Abou Bakr, il leur a dit, ce qui signifie « Quand je suis venu aux gens, je vous ais dit « je suis le messager de Allah » et nous m’avez dit « tu as menti » et Abou Bakr m’a dit « tu as dit vrai », il a ainsi montré le grand mérite de Abou Bakr, comment Abou Bakr était aux côtés du prophète et qu’il l’avait suivi sans aucune hésitation. Abou Bakr avait tenu la compagnie du message de Allah depuis son Islam jusqu’à sa mort, il ne l’a pas quitté ni dans un voyage ni dans un séjour qui n’était pas dans le cadre d’un voyage. Tout le temps il était avec le prophète sauf dans les cas exceptionnels où le prophète lui avait autorisé de partir comme pour faire le pèlerinage ou pour faire une conquête. Il a été auprès du prophète dans toutes les conquêtes dans lesquelles le messager de Allah était sorti. Allah a fait l’éloge d’Abou Bakr dans le Qour’an par Sa Parole « … » (sourat At-Tawbah/140) ce qui signifie « C’était le deuxième de deux personnes lorsqu’ils étaient dans la grotte et qu’il disait à son compagnon « ne sois pas chagriné, Allah nous accorde la victoire ». La communauté a été unanime à dire que le compagnon qui a été cité implicitement dans cette ‘ayah, c’était Abou Bakr As–Siddiq. Egalement, Abou Bakr a été parmi ceux qui n’avaient pas été perturbés le jour de la bataille de Ouhoud quand certains avaient quitté leur position avant que le prophète ne leur autorise, alors la bataille a changé de direction et certains musulmans avaient quitté le champs de la bataille mais Abou Bakr était resté ferme et il était resté auprès du prophète. C’était également le cas le jour de la bataille de ?, lorsque beaucoup de personnes s’étaient enfuies, Abou Bakr était resté avec le prophète. Abou Bakr était quelqu’un de très courageux. Al-Bazzar a rapporté d’après ^Aliyy que ^Aliyy avait parlé du courage de Abou Bakr As–Siddiq. Il a dit « Le jour de la bataille de Badr, les musulmans avaient construit un ^alich (c’est mettre des branches d’arbres et dessus mettre des palmes de palmiers pour que la personne puisse rester en-dessous à l’ombre) pour le prophète. ^Aliyy a dit « Nous nous sommes dit qui va rester avec le prophète pour qu’il n’y ait pas un associateur qui vienne lui nuire ou le tuer » alors Abou Bakr s’est proposé, il a brandi son épée et il est resté auprès du prophète. Il n’y avait pas quelqu’un des associateurs qui s’étaient rapprochés de cet endroit sans que Abou Bakr ne l’ait repoussé ». Prendre position dans telle situation mérite une grande force de cœur. Le messager était la cible des associateurs et rester aux côtés du prophète dans pareille situation nécessite beaucoup de courage. ^Aliyy a dit « Un jour, avant l’émigration à la Mecque, les mécréants s’étaient rassemblés autour du messager, ils s’étaient mis à le blâmer, ils lui ont dit « c’est toi qui as fait que tous les dieux que nous adorions ne soit qu’un seul » et ils voulaient nuire au prophète avec leurs mains, c’est alors que Abou Bakr s’est levé et il a repoussé les gens du prophète, il frappait avec sa main et le messager de Allah a ainsi été protégé et Abou Bakr disait aux gens « Malheur à vous, vous voulez tuer un homme parce qu’il a dit « mon Dieu, c’est Allah » et ^Aliyy, lorsqu’il a rapporté cela, il s’est recouvert la tête avec une ? et il s’est mis à pleurer par nostalgie.
Abou Bakr était parmi les gens celui qui était le plus généreux. Quand il était entré en Islam, il avait quarante mille dinars en or, aujourd’hui si on veut faire l’évaluation de ces quarante mille dinars en or, cela vaut des multiples et des multiples de ce que cela valait à l’époque et il les avait tous dépensés dans la voie que Allah agréée. Abou Dawoud et At-Tirmidhiyy ont rapporté de ^Oumar qu’il a dit « Le messager de Allah nous a ordonné un jour de donner des aumônes ». ^Oumar a dit « Ce jour-là, j’avais un peu d’argent alors je me suis dit je vais faire mieux que Abou Bakr parce que si je peux faire mieux que lui, c’est l’occasion ou jamais. J’ai ramené alors la moitié de mon argent au prophète ». Alors le prophète a dit à ^Oumar, ce qui signifie « Qu’est-ce que tu as gardé pour toi ? » et ^Oumar lui a dit « J’ai gardé la même chose ». Alors, Abou Bakr est venu avec tout son argent et le prophète lui a dit « Ya Aba Bakr, ma ?…. », ce qui signifie « Qu’est-ce que tu as laissé pour ta famille ? » alors Abou Bakr a dit « … », c’est-à-dire « Je me fie à Allah et au messager de Allah ». ^Oumar a dit « Je ne pourrai jamais faire mieux que Abou Bakr ».
Abou Bakr faisait partie des compagnons qui avaient le plus de science et celui d’entre eux qui était le plus perspicace. Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté d’après Abou Sa^id Al- ? qu’il a dit « Le messager de Allah a donné un discours et il a dit, ce qui signifie « Allah tabaraka wa ta^ala a donné à un esclave de choisir entre le bas-monde et l’au-delà et il a choisi l’au-delà », c’est-à-dire, Il lui a donné à choisir entre le bas-monde et le Paradis et il a choisi le Paradis et lorsque le prophète a dit cela, notre maître Abou Bakr s’est mis à pleurer, il a dit « Nous sacrifions pour toi nos pères et nos mères, oh messager de Allah », c’est-à-dire que nous sommes prêts à les perdre pour te garder. Les gens qui entendaient le prophète n’ont pas fait attention et il s’agissait du prophète. Allah a donné à choisir au prophète entre le faire mourir rapidement ou faire qu’il vive encore plus et le prophète a choisi de mourir rapidement. Cette phrase-là, Abou Bakr l’a comprise, il a compris que cela veut dire que le prophète allait bientôt mourir, c’est pour cela qu’il s’est mis à pleurer. Lorsque le messager de Allah a vu ce que Abou Bakr avait fait, il a dit «… », c’est-à-dire « Parmi les gens qui étaient les plus généreux avec moi dans leur compagnie et dans leurs biens, c’est Abou Bakr », c’est-à-dire qu’Abou Bakr m’a soutenu beaucoup tant avec sa compagnie qu’avec l’argent qu’il a dépensé dans la voie que Allah agréée. Le prophète a ordonné qu’on ferme toutes les portes autour de la mosquée sauf la porte de Abou Bakr parce que autour de la mosquée du prophète il y avait des maisons. Ces maisons avaient des portes qui donnaient directement sur la mosquée. Le prophète a ordonné qu’on condamne toutes les portes sauf la porte de Abou Bakr As–Siddiq. Certains savants ont dit qu’en cela, il y a un signe que le prophète voulait que ce soit Abou Bakr le calife après lui parce qu’il a besoin de passer directement de chez lui dans la mosquée pour donner les discours du vendredi, pour diriger les gens dans les prières. Et parmi les preuves que Abou Bakr faisait partie des plus intelligents et des plus savants parmi les compagnons, il y a ce qui s’est produit le jour du pacte de ?. ?, c’est le nom d’un endroit. Dans cet endroit, le prophète avait fait un pacte, c’est-à-dire un engagement de la part de deux parties, ici il s’agissait des musulmans et des associateurs pour ne pas se combattre pendant une certaine période et il y avait des conditions en plus. ^Oumar avait interrogé Abou Bakr au sujet de ce pacte, il y avait des conditions et des causes à vérifier et ^Oumar avait posé la question pour que Abou Bakr lui explique et Abou Bakr lui a expliqué puis ^Oumar est parti demander la même chose au messager de Allah pour entendre la confirmation et le messager de Allah lui a expliqué exactement ce que Abou Bakr avait dit à ^Oumar.
Abou Bakr fait partie aussi de ceux qui avaient rassemblé le Qour’an durant la vie même du prophète et il avait mémorisé tout le Qour’an par cœur. Il est le meilleur des compagnons tout comme cela fait l’objet de l’unanimité de ‘Ahlou s-sounnah (les sunnites) qui sont le groupe sauvé de cette communauté. Abou Mansour Al-Baghdadiyy a dit « ‘Ahlou s-sounnah ont été unanimes à dire que le meilleur des compagnons, c’est Abou Bakr », ensuite ^Oumar, ensuite ^Outhman ensuite les dix à qui le prophète avait annoncé la bonne nouvelle qu’ils seront au Paradis, parmi les dix, il y a les quatre califes. Après les dix, il y a les compagnons qui étaient présents le jour de la bataille de Badr, après eux, ceux qui étaient présents le jour de la bataille de Ouhoud puis ceux qu’on appelle ‘ahlou-l-bay^ah, ce sont des compagnons qui ont fait une bay^ah – un pacte d’allégeance, c’est-à-dire un engagement d’obéissance. Ce sont des compagnons qui se sont engagés au prophète de lui obéir le jour de bay^at-al- ? ou « bay^atou-ch-chajarah » parce que c’était sous un arbre qu’ils s’étaient engagés à obéir au prophète, ensuite les autres compagnons, dans cet ordre-là de mérite. Al-Boukhariyy a rapporté de Mouhammad, fils de ^Aliyy Ibnou Abi Talib – ^Aliyy Ibnou Abi Talib avait eu deux fils de Fatimah Az–Zahrah, la fille de notre prophète, ses deux fils s’appellent Al-Haçan et Al-Houçayn, tous ceux qui sont descendants du prophète sont des descendants soit de Al-Haçan, soit de Al-Houçayn, c’est pour cela qu’on dit « il est haçaniyy » ou « il est houçayniyy », haçaniyy est relativement à Haçan et houçayniyy est relativement à Houçayn. ^Aliyy avait eu des femmes esclaves et parmi ces femmes esclaves, il y avait eu celle qui lui avait donné des fils, et parmi les fils de ^Aliyy il y en a un qui s’appelle Mouhammad, Mouhammad fils de Al-Hanafiyyah, c’était un savant. Mouhammad a dit, d’après ce qu’a rapporté Al-Boukhariyy « J’ai dit à mon père – qui est ^Aliyy – qui est le meilleur de cette communauté après son prophète ? » et ^Aliyy lui a répondu « C’est Abou Bakr ». « Je lui ai dit « ensuite, c’est qui ? », il a dit « c’est ^Oumar » et Mouhammad ibnou-l-Hanafiyyah a dit « J’ai peur que si je lui pose la question « après c’est qui ? », il me réponde « ^Outhman », alors je lui ai dit « ensuite, c’est toi ? », alors ^Aliyy lui a dit « je ne suis qu’un homme parmi les musulmans » par sa grande modestie. Allah ta^ala a révélé une ‘ayah au sujet de Abou Bakr As–Siddiq, à savoir la Parole de Allah « …. » , les deux personnes c’est le prophète et Abou Bakr, quand ils étaient dans la grotte, c’est-à-dire sur leur chemin vers Médine, quand ils ont quitté la Mecque pour émigrer à Médine et le prophète disait à son compagnon « Ne sois pas chagriné, Allah nous accorde la victoire ». Ibnou Jarir a rapporté de Abou Bakr qu’il affranchissait les esclaves musulmans qui étaient faibles et démunis, Abou Bakr les achetait auprès de ceux qui les possédaient et ils les affranchissaient par recherche de l’agrément de Allah. S’il y avait une vieille femme qui entrait en Islam ou des gens qui étaient handicapés, ils les achetaient et il les libéraient et son père lui a dit « oh mon fils, je constate que tu es en train d’affranchir des gens qui sont faibles, si tu avais acheté des gens forts, si tu les affranchissais, le jour où tu est dans le besoin, ils te seront reconnaissants et ils vont t’aider dans la difficulté ». Abou Bakr lui a répondu « Oh mon père, ce que je recherche, c’est l’agrément de Allah » et Allah a révélé une ‘ayah à ce sujet « … » jusqu’à la fin de sourat al-Layl, ‘ayah 5, ce qui signifie « Celui qui a donné de son argent et qui a fait preuve de piété », les savants ont dit qu’il s’agissait de Abou Bakr As–Siddiq. Il a été rapporté du messager de Allah beaucoup de hadith sur le mérite de Abou Bakr, parmi lesquels, ce que le prophète a dit un jour, ce qui signifie « Il y avait un homme qui faisait porter une charge par une vache et la vache s’est retournée vers cet homme et elle lui a dit « je n’ai pas été créée pour cela, j’ai été créée pour labourer la terre » et auparavant le messager leur a parlé d’un loup qui voulait prendre une brebis à un berger, le berger s’est interposé entre le loup et la brebis, le loup s’est retourné vers le berger et lui a dit « Qui va défendre cette brebis le jour où le lion va venir pour la prendre et que cette brebis n’aura personne d’autre que moi pour la protéger » c’est-à-dire « si le lion vient, toi tu vas t’enfuir et je pourrai la manger à ce moment-là, tu ne pourras pas la défendre ». Quand les gens ont entendu cela, le prophète leur a parlé d’un loup qui allait parler et d’une vache, les gens ont dit « oh messager de Allah, une vache qui parle », ce n’est pas à titre de doute sur la parole du messager mais c’était pour marquer leur étonnement, alors le messager a dit « moi, je crois en cela et Abou Bakr également et ^Oumar également » et il a dit cette parole en l’absence de Abou Bakr et de ^Oumar, c’est-à-dire que le messager a témoigné de la foi qui est complète et ceci s’est produit que le loup ait parlé. Les compagnons et les successeurs et ceux qui sont venus après eux ont fait l’éloge de Abou Bakr. ^Aliyy a dit « Par Celui qui détient nos âmes en Sa toute-puissance, il n’y a pas eu une porte pour le bien sans que Abou Bakr nous ait précédé pour le faire », c’est-à-dire que Abou Bakr précédait les compagnons pour faire le bien et on rapporte de Zaydou-l-^Abidin qui est un descendant de ^Aliyy qu’il a été interrogé un jour au sujet du mérite de Abou Bakr et ^Oumar pendant la vie du prophète et il leur a répondu « tout comme leur mérite après sa mort », il veut dire ils sont enterrés à côté du prophète et le prophète n’a pas énoncé un texte explicite pour que ce soit Abou Bakr qui soit le calife après lui mais il y a fait allusion à plusieurs reprises. Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté d’après Joubair Ibnou ? d’après son père qu’il a dit « Une femme est venue voir le prophète et le prophète lui a dit de revenir plus tard, elle lui a dit « Et si je revenais et je ne te trouve pas ? », elle voulait dire « si tu venais à mourir » mais d’une manière élégante, alors le prophète lui a dit, ce qui signifie « Si tu ne me trouves pas, alors va voir Abou Bakr », le prophète a compris l’allusion de cette femme. Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté lorsque le messager de Allah est tombé malade de la maladie qui a précédé sa mort, il a dit, ce qui signifie « Dîtes à Abou Bakr qu’il aille diriger les gens dans la prière », alors ^Aichah qui était l’épouse du prophète et la fille de Abou Bakr, elle a dit « Oh messager de Allah, Abou Bakr est un homme qui a le cœur très doux, s’il va prendre ta place, il ne pourra pas diriger les gens dans la prière », c’est-à-dire que quand il va réciter le Qour’an, il va se mettre à pleurer et les gens vont entendre que ses pleurs alors le prophète a répété « Ordonnez à Abou Bakr qu’il aille diriger les gens dans la prière » et il n’avait pas apprécié lorsque ^Aichah avait insisté à nouveau pour lui dire qu’il était doux. C’est une allusion claire que ce soit Abou Bakr qui succède au prophète. Un homme est venu voir ^Aliyy et il lui a dit « Tu nous ordonnes de combattre cet ennemi. Est-ce que le messager de Allah t’a recommandé de nous ordonner de combattre cet ennemi ? » et ^Aliyy leur a répondu « Non, le messager de Allah ne m’a pas ordonné de combattre cet ennemi-là ». Mais le messager de Allah avant de mourir, il a demandé à ce que ce soit Abou Bakr As–Siddiq qui aille diriger les gens dans la prière et « comme Abou Bakr les a dirigé dans un sujet de la religion, nous avons accepté ce que le messager de Allah a accepté pour nous, pour notre religion et nous l’avons désigné pour qu’il nous dirige dans nos affaires du bas-monde ». Ceux qui avaient désigné Abou Bakr à leur tour et qui s’étaient engagés par un pacte d’allégeance envers lui se sont engagés par la suite par un pacte d’allégeance à ^Oumar, puis ils se sont engagés par un pacte d’allégeance à suivre ^Outhman. Tout ceci est une preuve que le prophète a fait allusion à que ce soit Abou Bakr qui lui succède et certains savants ont dit que même dans le Qour’an, il y a cette allusion, à savoir la Parole de Allah « … » jusqu’à la fin de sourat al-Fath, ‘ayah 16. Cette ‘ayah signifie que celui qui dirige les gens, le calife, va appeler les gens à combattre d’autres qui sont puissants dans le combat et ceci s’est produit lorsque Abou Bakr a appelé les musulmans à combattre les gens qui étaient rudes dans les combats, c’étaient des gens de la campagne qui avaient apostasié et Abou Bakr a combattu les apostats. Ceci est une preuve que Allah agrée Abou Bakr. Celui qui prétend que le califat de Abou Bakr n’était pas mérité ou que Abou Bakr avait pris injustement le gouvernement, celui qui prétend cela est dans l’erreur parce que Allah ne rassemble pas la communauté de Mouhammad sur quelque chose de faux, tous les compagnons ont été unanimes à suivre Abou Bakr.
Il n’est pas parvenu de notre maître Mouhammad un titre explicite par lequel il désignait untel ou untel en tant que calife mais à partir de différentes versions de notre prophète, les savants ont dit qu’il y a eu une allusion, entre autre lors de la maladie de la mort de notre prophète, le prophète a demandé à ce que ce soit Abou Bakr As–Siddiq qui dirige les musulmans dans la prière, ce qui est un signe très fort pour conforter le rôle de notre maître Abou Bakr.
Dans le récit de al-bay^ah, c’est-à-dire le pacte d’allégeance que les musulmans ont fait pour Abou Bakr, il y a un récit très particulier. Lorsque le messager de Allah était mort, les mouhajjiroun (les musulmans qui ont émigré de la Mecque à Médine) se sont rassemblés avec Abou Bakr As–Siddiq et les ‘Ansars (les musulmans de Médine qui ont accueilli les émigrants se sont réunis à leur tour dans un endroit. Notre maître ^Oumar a dit à Abou Bakr « Viens, nous allons rejoindre nos frères ». Sur leur chemin, Abou Bakr et ^Oumar ont rencontré deux hommes vertueux. Ils leur ont dit à tous deux « Quelle est donc votre destination oh vous mouhajjiroun ». Abou Bakr et ^Oumar ont répondu à ces deux hommes vertueux « Nous allons rejoindre nos frères les ‘Ansar ». Alors ces deux hommes vertueux leur ont dit « Ils se sont rassemblés dans un endroit qui s’appelle ?Bani Sa^ida ». Ils leur ont dit « Ils sont en train de se concerter pour désigner quelqu’un d’entre eux en tant que calife ». Abou Bakr et ^Oumar se sont empressés pour les rejoindre parce qu’ils craignaient qu’il y ait une divergence entre les musulmans après la mort du prophète et ils savaient tous deux que le califat devait être au sein des gens de Qouraych. Quand ils sont arrivés à ? Banou Sa^ida là où s’étaient rassemblés les partisans, ils ont passé le salam et se sont assis. L’un d’entre eux a dit « Nous sommes les ‘Ansar », c’est-à-dire nous avons soutenu la religion agréée par Allah et c’est nous qui avons défendu l’Islam. Il veut faire allusion par cela que le calife pourrait être quelqu’un des ‘Ansar. ^Oumar quand il relatait cet événement a dit « je m’apprêtais à parler et j’avais préparé un discours pour que ce que j’allais dire soit convenable au contexte dans lequel on allait se retrouver ». C’est alors que ^Oumar a dit « Lorsque je m’apprêtais à parler, Abou Bakr m’a arrêté avec douceur et il s’est mis à parler, il a dit par improvisation ce que moi j’avais préparé ». Il a adressé la parole aux gens des ‘Ansar, il leur a indiqué l’importance à ce que ce soit quelqu’un de Qouraych qui devienne calife et lorsque les gens de ? ont entendu cette précision de Abou Bakr que le calife devait être de Qouraych, quelqu’un des ‘Ansar s’est levé et a dit « On peut avoir deux chefs : un de Qouraych et un d’entre nous » et lorsque ^Oumar a vu cela, il a eu peur qu’il y eu des conflits, alors il a pris la main de Abou Bakr et lui a dit « ? » « je fais un pacte d’allégeance pour toi pour que tu sois le calife du messager de Allah ». Quand ^Oumar a fait al-bay^ah, les émigrants à leur tour ont fait al-bay^ah et al-‘Ansar aussi. Grâce à cela, les musulmans ont pu éviter une divergence parmi leur rang parce que si il s’était produit qu’il y ait deux chefs, ce serait un très grand danger. ^Oumar a dit « Nous avons eu peur que si nous les laissions dans cet endroit et que nous partions, qu’ils désignent l’un d’entre eux et alors soit on va être obligé de nous rallier à celui qu’ils ont choisi pour qu’il n’y ait pas de divergence, soit on les contredit et on désigne un à notre tour ». C’est alors que le fait de désigner Abou Bakr en tant que calife a permis d’éviter le danger de la divergence. En cela, il y a beaucoup de moralité pour les musulmans. Grâce à la sagesse de Abou Bakr et de ^Oumar les musulmans ont évité une grande source de dissension.. Lorsque le messager de Allah était tombé malade et que tellement le prophète endurait la maladie de sa mort, Abou Bakr a dirigé les musulmans dans la prière, la nouvelle de la maladie du prophète s’est répandue. Tellement il était malade, il ne pouvait pas sortir diriger les musulmans dans la prière et il a demandé à ce que ce soit Abou Bakr As–Siddiq qui dirige les musulmans dans la prière. A cette période difficile, il y a des gens qui se sont manifestés et qui ont prétendu la prophétie, c’était à plusieurs endroits de la Péninsule Arabique. Parmi ces gens-là, il y a un homme qui s’appelle ?Al-Asadiyy, il y en a un autre qui s’appelle Al-‘Aswad Al-^Ansiyy et un autre qui s’appelle Mouçaylimah al-Kadhdhab (le menteur) et d’autres que ces trois-là. Quand cela est parvenu au messager de Allah, sa maladie ne l’a pas détourné de ses préoccupations de la communauté. Le prophète gérait les affaires de la communauté malgré sa maladie. Il a envoyé les musulmans dans les différentes régions où ces gens-là s’étaient manifestés pour enseigner aux gens comment se comporter face à ses menteurs et de leur dire « faîtes ceci », « ne faîtes pas cela ». Les musulmans ont fait ce que le prophète leur a dit de faire et cette discorde de ces menteurs qui avait prétendu la prophétie s’était presque éteinte mais à ce moment-là le prophète est mort. C’est alors que ces gens qui avaient prétendu la prophétie se sont renforcés à nouveau et un nombre non négligeable de tribus avait apostasié. Beaucoup de personnes s’étaient abstenu de payer la zakat, ils ont dit « Avant, nous donnions la zakat au prophète, pourquoi est-ce que Abou Bakr veut prendre la zakat de nous ? », ils ont fait une mauvaise interprétation. La situation des musulmans était devenue très sensible. Les musulmans de la Mecque, de Médine et de At–Ta’if (ville de la Péninsule arabique – il a été rapporté que Jibril avait amené du pays de Ach-Cham une montagne à la Péninsule arabique, c’était à At–Ta’if, c’est vrai que l’air de At–Ta’if ressemble à l’air de Ach-Cham (l’actuelle Syrie, Liban et Palestine), les fruits que l’on trouve à At–Ta’if ressemblent aux fruits que l’on trouve à Ach-Cham) étaient restés fermes sur l’Islam mais ailleurs dans la Péninsule arabique, rares étaient les endroits qui avaient échappé à l’existence d’apostats. Un grand nombre de personne de la tribu de ? avait apostasié et ? était une très grande tribu. Egalement la tribu de ?, la tribu de Soulaym, la tribu de ^Amir, les Banou Tamim, les Banou Hanifah qui étaient le peuple de Mouçaylimah al-Kadhdhab, il y avait au sein de ces tribus des apostats. Les apostats s’étaient réunis dans un endroit proche de Médine et ils voulaient attaquer les musulmans. A ce moment-là, il y avait une autre armée de musulmans qui était dirigée par Oussama fils de Zayd, qui stationnait à l’extérieur de Médine parce qu’avant son décès, le prophète avait préparé cette armée pour qu’elle se dirige vers Ach-Cham. Lorsque cette armée avait commencé sa marche vers Ach-Cham et qu’ils étaient sortie de Médine, le prophète était mort, c’est pour cela que Oussama n’a pas avancé, il a fait halte à l’extérieur de Médine, il attendait les ordres du calife. Certains compagnons à ce moment-là avaient suggéré à Abou Bakr, ils lui ont dit « Pourquoi vas-tu combattre ceux qui s’abstiennent de payer la zakat ? Il suffit maintenant de combattre ceux qui ont apostasié pour que tu n’ais pas à gérer plusieurs combats en même temps ». Il y avait des gens qui avaient apostasié et il y avait des gens qui s’étaient abstenus de payer la zakat, ceux qui s’étaient abstenus de payer la zakat avaient manqué à un devoir, ils n’étaient pas sorti de l’Islam, ils avaient fait une mauvaise interprétation, ils croyaient que la zakat était un devoir seulement pendant la vie du prophète. Abou Bakr savait que ce n’était pas correct leur interprétation et que si ces gens-là étaient rudes dans le combat, c’étaient des gens qui pouvaient combattre pour ne pas accomplir l’obligation, le calife devait les combattre. Il savait qu’il devait combattre aussi bien ceux qui avaient apostasié que ceux qui s’étaient abstenus de payer la zakat. Certains compagnons avaient suggéré à Abou Bakr, ils lui ont dit « Pourquoi tu va ouvrir deux fronts ? Combats seulement ceux qui ont apostasié pour le moment ». Mais Abou Bakr a répondu de la parole de l’homme qui se fie totalement à Allah et Abou Bakr a dit « Par Allah, si ces gens-là s’abstenaient de donner quelque chose qui n’est pas de grande valeur mais qu’ils devaient donner lorsque le messager de Allah était vivant, je les aurais combattus pour cela, je ne les crains pas ». Ils lui ont dit « Alors dans ce cas, retiens l’armée de Oussama, si tu les laisses partir, ils vont s’éloigner de al-Hijaz (là où était Médine) et si tu as besoin d’eux, ils seront très loin », ils lui ont dit « Les apostats ont presque pris le siège de Médine, si tu retenais cette armée ici et lorsque tu auras terminé avec les apostats, tu peux les laisser partir à Ach-Cham ». Abou Bakr a dit « Comment une armée que le prophète a envoyé, vous voulez que moi je l’arrête, je ne ferai jamais cela » et il a donné l’ordre à Oussama de poursuivre son chemin et il est parti le saluer, à pied alors que Oussama était sur sa monture et Abou Bakr, le calife des musulmans a demandé à Oussama, le chef de l’armée, qui est sous son commandement « est-ce que tu m’autorises à garder ^Oumar avec moi ? » et il lui a permis de laisser ^Oumar avec lui. L’armée de Oussama était partie. En cela il y avait beaucoup de bien pour les musulmans parce que les mécréants et les apostats, quand ils ont vu que l’armée de Oussama était partie, ils ont dit « si les musulmans n’avaient pas une force chez eux à Médine, ils n’auraient pas laissé cette armée partir jusqu’à Ach-Cham ». C’est alors qu’ils n’ont pas attaqué Médine. Celui qui se fie totalement à Allah et qui suit le prophète, incha’ Allah, il sera toujours victorieux. Notre maître Abou Bakr était parti d’un principe : c’est que le prophète a ordonné que cette armée aille dans une direction, il ne va pas changer cette direction et ainsi, c’était un message pour les apostats. C’est à ce moment que notre maître Abou Bakr a mis les musulmans en alerte, il est sorti avec eux et il à attaquer les apostats qui s’étaient rassemblés dans un endroit proche de Médine, il a eu la victoire. Puis il a appelé des gens parmi des compagnons et chacun de ces compagnons, il lui a délégué un ensemble de personnes pour qu’il aille dans des directions différentes dans les endroits où les apostats se réfugiaient et Allah tabaraka wa ta^ala a donné la victoire aux musulmans. Parmi les compagnons auxquels Abou Bakr avait fait appel, il y avait Khalid Ibnou l-Walide. Abou Bakr avait envoyé Khalid Ibnou l-Walide pour aller aider les musulmans qui combattaient Mouçaylimah le menteur parce que Mouçaylimah était à la tête d’une des armées les plus dangereuses contre les musulmans parce qu’il savait que Khalid était quelqu’un qui était très astucieux dans le combat. Mouçaylimah avait avec lui quarante mille hommes de la région de Najd. Najd se trouve à l’est de al-Hijaz (région dans la Péninsule arabique qui se trouve le plus à l’ouest). Mouçaylimah al-Kadhdhab était de la région de Najd. Abou Bakr a raffermi les ardeurs des musulmans, il les a motivés pour sortir avec Khalid Ibnou l-Walide pour combattre Mouçaylimah al-Kadhdhab. Avec Khalid, Abou Bakr a chargé quelqu’un qui était à la tête des ‘Ansar et quelqu’un qui était à la tête des mouhajjiroun. Pour chaque tribu au sein des mouhajjiroun et au sein des ‘Ansar, il avait désigné aussi un responsable. Khalid Ibnou l-Walide était sorti jusqu’à arriver à la région de Mouçaylimah. Mouçaylimah est quelqu’un qui fait partie de la tribu de Bani Hanifah et il a prétendu que Allah lui a accordé la prophétie. Il citait des paroles à ceux qui le suivaient en prose rimée (as- ?). Pour tromper les gens, il leur disait des paroles qu’il avait fabriqué en s ? et il prétendait que c’était une révélation que Allah lui a accordée. Le messager de Allah avant qu’il ne meurt avait envoyé quelqu’un parler avec Mouçaylimah, pour donner le conseil à Mouçaylimah, pour lui dire d’abandonner cette mauvaise prétention, de reconnaître qu’il est imposteur et pour donner le conseil au peuple de Mouçaylimah mais celui que le prophète avait envoyé pour qu’il parle avec Mouçaylimah, il est tombé dans le piège de Moucaylimah et il a dit aux gens qu’il a entendu que le messager de Allah a dit que Mouçaylimah a reçu la prophétie avec lui et c’était la raison pour laquelle un grand nombre de personnes s’était réuni autour de Mouçaylimah et ils lui disaient « Passes ta main sur la tête de nos enfants », ils voulaient la barakah et après cela, tous ceux sur laquelle Mouçaylimah a passé la main, tous ces enfants ont perdu leurs cheveux. Allah a fait que c’était un signe pour que les gens voient que c’était un menteur. Chaque enfant à qui Mouçaylimah avait fait ? (le prophète a pris un peu de datte qu’il a mis dans sa bouche et après il a frotté les gencives du nouveau-né, c’est pour la barakah) et Mouçaylimah a fait la même chose et tous ces enfants à qui il a fait cela, ils ont eu des problèmes de prononciation par la suite. Chaque puit dans lequel Mouçaylimah a mis de sa salive est devenu un puit avec une eau salée, le prophète avait mis de sa salive honorée dans un puit et jusqu’à maintenant, les gens ont de cette eau pour la barakah. Mouçaylimah, Allah a fait que ce qu’il a fait est contraire à sa prétention à la prophétie. Le miracle, c’est quelque chose qui sort de l’ordinaire, qui vient sur les mains de celui qui se dit prophète, qui est en accord avec ce qu’il dit et qui ne peut pas être contrer par quelque chose de semblable. Mouçaylimah, tout ce qu’il a eu est venu pour le contredire. Quelqu’un est venu après que Mouçaylimah s’est lavé et a recueilli l’eau de Mouçaylimah, il a arrosé avec son terrain et ce terrain est devenu stérile. Toutes ces choses ne sont qu’apparues qu’après la mort de Mouçaylimah, ces enfants sur lesquels il a passé la main qui ont perdu leurs cheveux, c’était après la mort de Mouçaylimah, ces enfants à qui il a fait ?, quand ils ont eu l’âge de parler, ils avaient des problèmes de prononciation, ceci est apparu après la mort de Mouçaylimah. Les deux armées, celle des musulmans avec à leur tête Khalid Ibnou l-Walide et les mécréants avec Mouçaylimah étaient l’une en face de l’autre et ils se sont combattus dans un endroit qui s’appelle ?. Il y a eu un combat terrible tant qu’à un certain moment du combat, il y a eu une partie des musulmans qui a reculé. Les mécréants étaient arrivés jusqu’au niveau de la tente de Khalid Ibnou l-Walide et il y avait dans cette tente un prisonnier que les musulmans avaient attaché, les mécréants sont venus l’en délivrer. Puis les musulmans se sont encouragés les uns les autres. Thabit Ibnou Qays était parmi les grands compagnons, il était le chef des ‘Ansar, il a dit « Oh Allah, je suis innocent de ce que ces associateurs – c’est-à-dire Bani Hanifah, ceux qui avaient suivi Mouçaylimah, je suis innocent de leurs actes et je suis innocent de ces musulmans qui ont reculé » et il a incité les musulmans ont combat et il a combattu avec son épée jusqu’à ce qu’il soit tué. Zayd Ibnou l-Khattab qui était le frère de ^Oumar Ibnou l-Khattab a dit « Les associateurs sont arrivés jusqu’à nos affaires, si nous reculons, où est-ce que nous allons aller » et il a combattu jusqu’à être tué. Al-Bara Ibnou Malik, le frère de Anas Ibnou Malik s’est mis a appeler les musulmans pour qu’ils viennent autour de lui et il était connu pour son très grand courage, il a dit « je suis Al-Bara Ibnou Malik », il y a des gens qui se sont rassemblés autour de lui et les musulmans qui avaient reculés quand ils ont vu que ceux qui étaient restés avaient tenu bon, ils sont revenus et la bataille était très forte tant que les musulmans ont tué un des grands chefs de l’armée de Mouçaylimah qui s’appelle Mouhakkam Al-Yamama. ^Abdou Rahman, le fils de Abou Bakr As–Siddiq a tiré en sa direction une flèche et l’a tué et c’est après ce moment-là que l’armée de Mouçaylimah a reculé. Tellement le combat était fort que les musulmans ont repoussé l’armée de Mouçaylimah dans un champs qui était assiégé, il y avait une sorte de clôture autour de ce champ et avec eux, il y avait Mouçaylimah. Al-Bara a dit « Lancez-moi par dessus la clôture que je retombe parmi eux », il a juré par Allah qu’il fallait qu’ils le lancent. Alors ils l’ont lancé, il a combattu et a pu ouvrir de l’intérieur pour que les musulmans puissent rejoindre l’armée de Mouçaylimah qui avait trouvé refuge à l’intérieur de cette clôture et les musulmans ont pu ainsi les combattre et ils ont tué Mouçaylimah al-Kadhdhab et parmi ceux qui ont tué Mouçaylimah al-Kadhdhab, il y avait Warchiyy, c’était cet homme qui était un esclave chez les gens de Qouraych et qui avait tué avant qu’il n’entre en Islam Hamzah, l’oncle du prophète. C’était lui et un homme des ‘Ansar qui avaient tué Mouçaylimah al-Kadhdhab. Abou Bakr a poursuivi et il a envoyé d’autres armées pour en finir avec les apostats. Parmi ces armées, il y a l’armée qu’il a envoyée avec al-^Ala Ibnou l-Hadramiyy. Abou Bakr l’avait envoyé pour combattre les apostats qui se trouvaient au ?. Il y a eu un récit étonnant concernant cette armée. On voit que des musulmans ont fourni beaucoup d’efforts pour propager cette religion. Certains d’entre nous ratent la prière en son temps pour des choses qui n’ont pas de valeur, certains d’entre nous au lieu d’assister aux assemblées de science, ils trouvent différent prétextes. Combien ces musulmans qui nous ont précédé surtout les premiers avaient sacrifié et combien ils avaient pris le dessus sur leurs passions pour se consacrer à l’obéissance. Abou Bakr avait un très haut degré et malgré les difficultés qu’il avait rencontrées, il était resté ferme et avaient protégé les musulmans. Au début, lorsque le prophète était mort, Abou Bakr n’était pas perturbé, il a rappelé aux gens que Allah ne meurt pas et que les gens adorent Allah et il a rappelé aux gens que même si le prophète est mort, la religion reste, il a récité la Parole de Allah «… », c’est-à-dire que le prophète va mourir et que nous autres aussi allons mourir et ^Oumar, quand il a entendu cette ‘ayah, il a réalisé effectivement que le prophète était mort et à cause des apostats, les musulmans ont enduré la fatigue, la peur, toutes les armées qu’Abou Bakr avait envoyées avaient combattu pour que l’Islam reste. Parmi les armées que Abou Bakr avait envoyé, il y avait celle de al-^Ala Al-Hadramiyy, pour combattre les apostats au ?. Au ?, il y avait deux grandes tribus : la tribu de ^Abdou l-Qays et la tribu de ?. Pour ce qui est de la tribu de ^Abdou l-Qays, Al-J ? qui est l’un des compagnons les a incités à entrer en Islam après leur apostasie et ils sont revenus à l’Islam. Il leur a dit « Oh vous ^Abdou l-Qays, je vous pose une question, répondez-moi si vous connaissez la réponse », ils lui ont dit « poses la question que tu veux ». Il leur a dit « vous savez que par le passé, il y a eu plusieurs prophètes de Allah », ils lui dont « oui », il leur a dit « vous le savez ou vous l’avez vu ou est-ce une opinion que vous vous aîtes faite », ils lui ont dit « nous le savons ». Il leur a dit « comment ils étaient ces prophètes que Allah a envoyé », ils lui ont dit « ils sont tous morts ». Alors, il leur a dit « Mouhammad est mort à son tour et je témoigne qu’il n’est de Dieu que Allah et je témoigne que Mouhammad est son esclave et Son messager », ils lui ont dit « nous aussi nous témoignons qu’il n’est de Dieu que Allah et nous témoignons que Mouhammad est Son esclave et Son messager et que tu es notre maître et le meilleur d’entre nous ». Il leur a attiré l’attention sur des choses évidentes parce que certains avaient apostasié parce que le prophète était mort, c’est que même les prophètes qui ont précédé notre prophète sont morts sauf ^Iça et Al-Khadir selon un avis qu’il est un prophète. La deuxième tribu est restée sur son apostasie, le gouverneur que le prophète avait placé sur al- ? avant qu’il ne meurt, il avait placé un homme qui s’appelle ?, ? à son tour après la mort du prophète, il est mort, le même mois et après sa mort, il y a eu apparition de l’apostasie. Ses compagnons qui étaient musulmans à cet homme ? ont été assiégés dans deux endroits. Les apostats ont dit « nous voulons que nos gouverneurs soient dans la ? de ? » et ils ont choisi l’un d’entre eux et l’ont désigné comme roi et cet homme s’appelle al- ? et cet homme plus tard est revenu à l’Islam. Le siège des apostats autour des musulmans est devenus très dur, ils ont été affamés, et ils ont demandé à Abou Bakr qu’il leur envoi du renfort et c’est alors que Abou Bakr a envoyé cet homme al-^Ala Ibnou l-Hadramiyy avec une armée. Al-^Ala a traversé un désert qui s’appelle ?, qui est un désert des plus difficiles. Quand ils ont fait halte la nuit pour se reposer, leurs chameaux sont partis et ils n’ont plus eu ni eau ni provisions, chacun recommandait à l’autre des choses. Al-^Ala les a réunis et les a blâmés, ils lui ont dit « si on reste vie jusqu’à demain matin, le soleil va nous achever », alors il leur a dit « oh vous les gens, ne craignez rien, n’est-ce pas que vous êtes musulmans, n’est-ce pas que vous avez quitté vos résidences dans la voie que Allah agréée, n’est-ce pas que vous êtes sortis pour défendre la religion que Allah agréée », ils lui ont dit « oui », il leur a dit « A vous la bonne nouvelle, par Allah , Allah ne fait pas que vous échouez » Lorsque l’aube s’est levée, ils ont fait la prière de as–soubh, certains ont fait le tayammoum et d’autres avaient encore le woudou’, lorsqu’il a passé le salam, al-^Ala al-Hadramiyy s’est mis à genoux et les gens aussi et il s’est mis à invoquer Allah. C’est alors que lorsque le soleil s’est levé, ils ont vu comme quelque chose qui brillait, al-^Ala s’est retourné vers quelqu’un qui était derrière lui et lui a dit « demandes à quelqu’un d’aller voir ce que c’est », il est parti puis il est revenu et leur a dit « ce n’est qu’un mirage », une deuxième fois à nouveau ils ont vu quelque chose qui brillait, il a demandé que quelqu’un aille voir, il est parti et est revenu et a dit « c’est encore un mirage », une troisième fois également, la troisième fois, il leur a dit « c’est de l’eau » ; n’est-ce pas que Allah est le Créateur des causes et des effets. Lorsque le soleil s’est levé encore un peu, toutes leurs montures sont revenues, ils ont fait boire leur monture, ils ont attendu un peu puis sont parti. L’un d’entre eux qui a rapporté cet événement à Abou Hourayrah leur a dit « vous connaissiez cette région », cet homme qui a rapporté ce qui s’est passé a dit « oui je la connaissais très bien. J’avais oublié mon outre dans un endroit ». Il lui a dit « est-ce que tu peux m’accompagner pour que j’aille la chercher » et ils n’ont pas trouvé l’eau à l’endroit qu’ils avaient vu auparavant. Il a trouvé son outre à cet endroit, c’est-à-dire que l’eau qu’ils avaient demandée dans leurs invocations, par la suite, elle n’est plus restée. Abou Hourayrah lui a dit « j’avais laissé exprès mon outre à cet endroit pour voir ce qui s’était passé, si c’était une eau qui existait déjà ou si c’était une eau que Allah nous a fait parvenir pour nous secourir » et il a constaté que c’était une eau que Allah leur a envoyé pour les secourir.
Et Allah sait plus que tout autre.
Des choses interdites à la consommation
La louange est à Allah, le Seigneur des mondes, que Allah élève davantage le rang de notre maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah ta^ala qu’Il nous accorde à tous une bonne intention.
Allah ta^ala dit dans le Qour’an:
﴿حُرّمت عليكم الميتة والدّم ولحم الخنـزير وما أُهلّ لغير الله به والمنخنقة والموقوذة والمتردّية والنّطيحة وما أكل السّبع إلا ما ذكيتم وما ذبح على النّصب﴾
(hourrimat ^alaykoumou l-maytatou wa d-damou wa lahmou l-khinziri wa ma ‘ouhilla lighayri l-Lahi bihi wa l-mounkhaniqatou wa l-mawqoudhatou wa l-moutaraddiyatou wa ma ‘akala s-sabou^ou ‘il-la ma dhakkaytoum wa ma dhoubiha ^ala n-nousoub)
]sourat al-Ma’idah/3[, ce qui signifie « Vous sont interdites la maytah, le sang, la viande du porc, la viande de l’animal égorgé en citant un autre nom que celui de Allah, la viande de l’animal étranglé, la viande de l’animal mort en recevant des coups, la viande de l’animal mort en tombant de haut, la viande de l’animal mort par des coups de cornes, la viande de l’animal qui a été dévoré par un fauve sauf ce que vous avez pu égorger auparavant et ] vous est interdit [ce qui a été égorgé en tant qu’offrande pour les idoles ».
Cette ‘ayah comporte l’interdiction de consommer certaines choses.
* La première chose, c’est la maytah. La maytah, c’est tout animal qui a perdu la vie à l’exception de l’animal licite à la consommation qui a été tué d’une façon conforme à la Loi de l’Islam. C’est tout animal qui a perdu la vie sans qu’il ne soit tué d’une façon conforme à la Loi de l’Islam qui le rende licite à la consommation.
Les animaux sont de deux sortes : il y a des animaux qui sont licites à la consommation, il y a des animaux qui ne sont pas licites à la consommation.
Un animal qui n’est pas licite à la consommation, comme le lion par exemple, quelque soit la façon par laquelle il est mort, il est considérés comme une maytah, sa consommation est interdite. Même si tu l’égorges, il ne sera pas licite à la consommation.
Quant à l’animal licite à la consommation, comme un mouton par exemple, s’il est égorgé d’une façon conforme à la Loi de l’Islam, il sera licite à la consommation, il sera pur. L’égorgement qui rend un animal licite à la consommation doit satisfaire des conditions. Entre autres, il ne peut être effectué que par un musulman, un chrétien ou un juif. L’animal licite à la consommation qui est égorgé par un chrétien ou par un juif, même si en l’égorgeant il ne dit pas bismi l-Lah, cet animal-là est licite à la consommation. Par contre, l’animal qui est égorgé par un musulman, si ce musulman en égorgeant ne cite pas le nom de Allah, selon l’imam Ach-Chafi^iyy, c’est licite à la consommation. Selon certains autres imams, s’il délaisse délibérément la basmalah en égorgeant, l’animal ne sera pas licite à la consommation. Selon l’imam Ach-Chafi^iyy, le fait de dire bismi l-Lah lors de l’égorgement, c’est juste une sounnah et si il la délaisse délibérément, l’animal est licite à la consommation. L’égorgement qui est effectué par un apostat – quelqu’un qui était musulman et qui est sorti de l’Islam en insultant Allah par exemple ou en ayant une mauvaise croyance qui lui fait perdre son statut de musulman, cet animal même si il est égorgé, c’est considéré comme une maytah. L’animal qui est égorgé par un mazdéen – quelqu’un qui adore le feu -, par quelqu’un qui adore les idoles, par un athée – quelqu’un qui ne croit pas en l’existence de Allah, tout cela, ce n’est pas licite à la consommation.
Pour que l’égorgement soit valable, il est indispensable de couper al-houlqoum et al-mari‘ . al-mari‘ c’est le conduit de la nourriture et de la boisson et al-houlqoum c’est le conduit de l’air, que ce soit en inspiration ou en expiration. Il est recommandé de couper al-wadajan, ce sont les deux veines qui sont d’un côté de l’autre de ces deux tubes. al-wadajan, ce n’est pas une condition de les couper pour la validité de l’égorgement. Ce qui est indispensable c’est de couper le conduit de l’air et le conduit de la nourriture et de la boisson. Mais il est recommandé de couper les quatre à la fois c’est-à-dire le conduit de l’air, le conduit de la nourriture et de la boisson et les deux veines qu’on appelle al-wadajan.
Il est indispensable également pour que l’égorgement soit valable de viser l’acte d’égorger, c’est-à-dire que si quelqu’un a un gros couteau dans la main et qu’il y a une bête qui est couchée devant lui, puis le couteau tombe sans qu’il ne fasse exprès et que ce couteau coupe le conduit de l’air et le conduit de la nourriture et de la boisson, ça ne rend pas l’animal licite à la consommation parce que il n’y a pas quelqu’un qui a égorgé en visant cet acte-là. Certains mettent des poules dans des machines et ça passe à la chaîne sans qu’il n’y ait quelqu’un qui appuie sur un bouton à chaque poule qui passe parce que si il y a quelqu’un qui appuie sur un bouton et il y a quelque chose qui vient couper le cou du poulet, si cette personne est musulmane, chrétienne ou juive, c’est valable mais je parle des machines où on met les animaux et on appuie juste une fois sur un bouton et après cela les animaux passent à la chaîne. Si il y a un musulman, un chrétien ou un juif qui appuie sur un bouton, la première bête sera licite à la consommation et le reste ne sera pas licite à la consommation.
Quant à l’outil par lequel on égorge, il est indispensable que ce soit quelque chose de tranchant et que ce ne soit pas une dent, un ongle ou un os. Ce n’est pas valable d’égorger avec les dents, ni avec les ongles ni avec les os. Le prophète a interdit d’égorger avec les dents et avec les ongles. Les savants ont déduit qu’il est interdit d’égorger en utilisant un os parce que le prophète dans le hadith où il a interdit d’utiliser les dents pour égorger, il a justifié cela par le fait que les dents sont des os, c’est de là que les savants ont déduit qu’il n’est pas valable d’utiliser les os des animaux pour égorger.
La maytah, c’est tout animal qui a perdu la vie sans qu’il ne soit tué d’une façon conforme à la Loi de l’Islam qui le rende licite à la consommation. On a dit « sans qu’il ne soit tué » parce que de façon générale, sans qu’il ne soit égorgé mais il y a d’autres cas particuliers où l’animal est licite à la consommation sans qu’il ne soit égorgé, par exemple, le cas du fœtus c’est-à-dire si tu égorges une brebis qui est enceinte, une chamelle qui est enceinte, c’est licite, si le fœtus qu’elle porte trouve la mort à cause de cet égorgement, il est licite à la consommation, si en égorgeant la mère le fœtus meurt, en égorgeant la mère, la mère perd la vie et le fœtus qu’elle a dans le ventre perd la vie dans ce cas-là il est licite à la consommation sans qu’il ne soit égorgé parce que le prophète a dit:
((ذكاة الجنين ذكاة أمه))
(rapporté par Ibnou Hibban), ce qui signifie « L’égorgement qui rend la mère licite à la consommation rend le fœtus licite à la consommation ». Si en égorgeant la mère, le fœtus sort vivant, après il est indispensable de l’égorger pour le consommer. S’il sort vivant et reste pendant deux ou trois jours vivant après il meurt, il n’est pas licite à la consommation car il ne sera pas mort suite à l’égorgement de sa mère.
Un autre cas particulier, c’est le cas de la chasse. Ainsi il est licite de consommer un animal qui a été chassé, c’est-à-dire tué par une flèche, soit par une lance ou ce qui est de cet ordre, quelque chose qui tranche et qui tue. Dans ce cas, il est licite à la consommation. S’il est mort avec la flèche.Il est licite de chasser à l’aide d’un fauve ou d’un rapace, avec certaines conditions. Avant, les Arabes pratiquaient la chasse soit en utilisant des chiens ou d’autres fauves tel que le guépard ou en utilisant un aigle ou un vautour ou quelque chose de cet ordre, mais là aussi il y a des conditions : il faut que cet animal soit dressé à la chasse, pour qu’on dise d’un animal qu’il est dressé à la chasse, il faut qu’il vérifie certaines conditions. De même dans ce cas il faut que celui qui chasse en utilisant cet animal soit musulman, chrétien ou juif.
Quels sont les animaux qui sont licites à la consommation et quels sont les animaux qui ne sont pas licite à la consommation ?
Tout animal au sujet duquel il y avait un texte explicite dans le Qour’an ou dans le hadith ou dans l’unanimité des savants qu’il est licite à la consommation, il est licite à la consommation. Et tout animal au sujet duquel il y a eu un texte explicite dans le Qour’an, dans le hadith ou il y a eu unanimité des savants qu’il est illicite à la consommation, il sera illicite à la consommation.
La règle générale c’est que tout animal au sujet duquel il n’y a pas eu un texte explicite ni dans le Qour’an, ni dans le hadith, ni dans l’unanimité des savants qui le déclare licite à la consommation et au sujet duquel il n’y a pas eu un texte explicite ni dans le Qour’an, ni dans le hadith, ni dans l’unanimité des savants qui le déclare illicite à la consommation et au sujet duquel il n’y a pas eu ordre de le tuer, ni interdiction de le tuer, tout animal qui est ainsi et que les Arabes considéraient comme étant bon à consommer, il est licite à la consommation. Et tout animal qui est ainsi et dont les Arabes rejetaient la consommation, c’est-à-dire qu’ils ne trouvaient pas bon en tant que nourriture, il est illicite à la consommation.
Tout animal au sujet duquel il y a eu un texte explicite le déclarant interdit à la consommation, que ce soit dans le Qour’an, dans le hadith ou dans l’unanimité des savants, il sera interdit à la consommation. Tout animal au sujet duquel il est recommandé de le tuer, il est illicite à la consommation et tout animal au sujet duquel il y a eu interdiction de le tuer il sera également illicite à la consommation, le reste des animaux au sujet desquels il n’y a pas eu ce genre de texte, on se réfère aux Arabes. Si les Arabes de l’époque du prophète considéraient cet animal comme une bonne nourriture, cet animal sera licite à la consommation. Et si les Arabes rejetaient cet animal en tant que nourriture, il sera illicite à la consommation. Pour les animaux au sujet desquels il n’y a pas eu de texte, on se réfère aux Arabes à l’époque du prophète parce que Allah dit dans le Qour’an:
﴿ويحل لهم الطيبات ويحرم عليهم الخبائث﴾
]sourat Al-‘A^raf/157[, ce qui signifie « Allah leur rend licite ce qu’ils considèrent bon comme nourriture et leur interdit ce qu’ils rejètent comme nourriture ». Les premiers gens auxquels le prophète s’est adressés et notamment par ce verset, ce sont les Arabes. C’est pour cette raison que pour ce sujet, on se réfère aux Arabes. Quand on dit « les Arabes », on vise par cela les Arabes qui sont en situation d’aisance et de fertilité, on ne parle pas des Arabes qui sont en cas de famine et de sécheresse parce qu’en cas de famine et de sécheresse, les gens sont amenés à manger ce qu’ils trouvent. On vise également les Arabes qui ont un caractère normal. On ne vise pas non plus certains bédouins qui vivaient dans le désert et qui mangaient ce qu’ils trouvaient entre leurs mains, ce n’est pas à eux qu’on va se référer, on se réfère aux Arabes qui ont un caractère normal et qui sont en situation d’aisance.
Parmi les animaux au sujet desquels il y a eu un texte explicite, les déclarant interdits à la consommation, il y a le porc, il y a le mulet comme ça a été rapporté dans le hadith rapporté par Abou Dawoud, l’âne comme ça a été rapporté par Mouslim, il y a eu également interdiction de tout animal qui a des canines fortes avec lesquelles il attaque ses proies et il peut les tuer ou leur nuire gravement avec les canines, comme par exemple le lion, le tigre, le loup, le chien, l’éléphant, le chacal, le guépard, le crocodile et ce qui est de cet ordre-là et le chat également. Par contre, le renard n’est pas considéré comme un animal ayant des canines fortes.
Parmi les oiseaux, ont été interdits tous les oiseaux qui ont des griffes fortes avec lesquelles ils attaquent leur proie et avec lesquelles ils peuvent tuer ou blesser leur proie. La règle : on ne se réfère pas si le bec est crochu ou pas, la règle qui est parvenue dans le hadith, c’est que tout animal qui a des canines fortes avec lesquelles il peut tuer ou blesser gravement ses proies et tout oiseau qui a des griffes fortes avec lesquelles il attaque ses proies ont été interdits à la consommation, comme par exemple, les faucons, les vautours, les aigles, les buses et ce qui est de cet ordre.
Parmi les animaux au sujet desquels il y a eu un texte explicite les déclarant licites à la consommation, il y a les camélidés, c’est-à-dire les chameaux mâles et femelles, les bovins, c’est-à-dire les vaches, les moutons et les chèvres, les chevaux, le zèbre. Le prophète a interdit la consommation de l’âne et du mulet et il a déclaré licite la consommation du cheval et du zèbre, le zèbre il a d’autres vertus que cela, si ton regard croise le regard du zèbre, cela peut t’être très profitable pour ta vue. Parmi les animaux licites à la consommation il y a l’hyène, bien que c’est un animal qui a des canines fortes, mais comme il y a eu un texte explicite la déclarant licite à la consommation, elle est licite à la consommation.
Il est également parvenu dans le hadith que le lapin est licite à la consommation. Il y a également ad–dabb c’est comme un grand lézard qui a la queue en scie et qui vie dans la Péninsule arabe, on peut en trouver également en Ethiopie. ad–dabb a été déclaré licite par le texte du hadith du prophète
L’hérisson et le porc-épic sont licites à la consommation.
Tout animal au sujet duquel il y a eu un texte ordonnant de le tuer ou il est recommandé de le tuer, il est illicite à la consommation , comme le serpent, le scorpion, l’élanion (al-hada’ah).
Il y a également les animaux au sujet desquels il y a un texte interdisant de les tuer, donc illicites à la consommation. Tout animal au sujet duquel il y a eu un texte interdisant de le tuer, il est illicite à la consommation, comme la huppe, c’est un oiseau qui a comme une couronne sur la tête, une sorte de fourmi qu’on appelle « an-naml as-soulaymani », ce sont des grandes fourmis avec de longues pattes.
Tous les animaux aquatiques, c’est-à-dire qui vivent en mer, en rivière, dans un étang sont licites à la consommation sans qu’ils ne soient égorgés. Quand on dit « animaux aquatiques », on vise par cela les animaux qui vivent exclusivement dans l’eau.
Les animaux qui peuvent vivre aussi bien dans l’eau qu’en dehors de l’eau, ces animaux selon l’école de Ach-Chafi^iyy, sont illicites à la consommation, comme le crocodile, comme certaines sortes de crabes, les escargots.
* La deuxième chose qui est interdite dans la ‘ayah, c’est le sang qui coule parce qu’il y a une autre ‘ayah qui explique cela, c’est la Parole de Allah:
﴿قل لا أجدُ فيما أوحيَ إليَّ محرمًا على طاعمٍ يَطْعَمُهُ إلا أن يكونَ ميتَةً أو دما مسفوحًا﴾
ce qui signifie « Dis, je ne trouve pas dans ce qui m’a été révélé quelque chose qui est interdite en tant que nourriture à l’exception de la maytah et du sang qui coule ».
« Le sang qui coule » parce que le foie et la rate qui sont un sang que Allah a créé à l’état solide dans le corps des animaux et des êtres humains, le foie et la rate d’un animal licite à la consommation sont licites à la consommation.
Le prophète a dit:
((أحلَّت لكم ميتتان ودمان السمك والجراد والكبد والطحال))
ce qui signifie « Deux sortes de cadavres et deux sortes de sang nous ont été rendus licites à la consommation : les poissons et les sauterelles, le foie et la rate » ]rapporté par Ibnou Majah[.
* La troisième chose qui est interdite dans la ‘ayah c’est la viande du porc, tout ce qui provient du porc est illicite à la consommation mais dans la ‘ayah a été cité la viande du porc parce que c’est la viande qu’on vise dans l’animal habituellement.
* (wa ma ‘ouhilla lighayri l-Lahi bihi) c’est-à-dire, tout ce qui a été égorgé en citant un autre nom que celui de Allah comme le faisaient les mécréants à l’époque du prophète, ils avaient des idoles, ils égorgeait les bêtes et ils disait « au nom de al-lat » ou « au nom de al-^ouzza ».
* La cinquième chose, c’est l’animal qui est mort étranglé ou étouffé comme l’animal qu’on plonge dans l’eau jusqu’à ce qu’il s’étouffe.
* (al-mawqoudhatou) l’animal qui a été frappé par un bâton ou une pierre et qui est mort à cause de cela.
* (al-moutaraddiyatou) c’est l’animal qui est mort parce qu’il est tombé d’en haut.
* (an-natihatou) c’est l’animal qui est mort à cause de coups de cornes qu’il a reçu d’un autre animal.
* (wa ma ‘akala s-sabou^ou) c’est l’animal qui est mort parce qu’un fauve en a dévoré une partie.
(‘il-la ma dhakkaytoum) « sauf ce que vous avez pu égorgé auparavant », ça veut dire si un animal est dans un de ces cas mais il n’a pas encore atteint le stade où elle est en train de mourir, il se peut qu’un animal tombe d’en haut mais il a encore une vie stable, c’est–à-dire, si on le laisse, il va vivre, c’est par le fait qu’il fait encore des mouvements volontaires, il n’agit pas comme un animal qui est devenu fou. Les mouvements qui ne sont pas volontaires, c’est comme quand on égorge une bête elle commence à faire des mouvements involontaires. La condition pour qu’elle soit licite à la consommation, c’est qu’on atteint cette bête avant qu’elle atteigne le stade où elle est en train de mourir.
* (wa ma dhoubiha ^ala n-nousoub) c’est-à-dire ce qui a été égorgé comme offrande pour les idoles, les mécréants égorgeaient les bêtes puis ils prenaient le sang de ces bêtes et le versaient sur les idoles dans le but de glorifier ces idoles, c’est une sorte d’association.
Les épouses du Prophète
La louange est à Allah, le Seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissances et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de son agrément.
Allah dit « An-nabiyyou…» (sourat al-‘Ahzab/6). Dans cette ‘ayah, Allah a appelé les épouses du Prophète oummahatou-l-mou’minin, c’est-à-dire les mères des croyants, c’est-à-dire que les épouses du prophètes sont comme des mères pour les croyants et cette appellation est tirée du Qour’an notamment dans cette ‘ayah de sourat al-‘Ahzab. Cette appellation de « oumma’atou l’mou’minin », c’est à titre du respect qui leur est dû, à titre de glorification des épouses du prophètes et au titre, tout comme l’a personne, il lui est interdit d’épouser sa propre mère, ces femmes il est interdit de les épouser même après la mort du prophète.
Elles ont beaucoup de particularités ces femmes, parmi ces particularités, c’est qu’il n’y a pas qui puisse les épouser après le décès du messager de Allah. De même elles ont des jugements qui leurs est propre. Parmi les jugements qui sont propres à ces femmes, c’est qu’il est un devoir pour elles et pas pour les autres femmes que de se couvrir le visage en présence des ‘ajnabiyy, en présence d’hommes qui ne font pas partie de leur proche parenté, qui ne sont pas des marham, des hommes qui leur est interdit d’épouser à cause des liens de sang, d’allaitement ou de mariage, elles doivent se couvrir le visage et ceci est spécifique aux épouses du prophète, ce n’est pas un jugement qui s’applique à la totalité des femmes musulmanes. Les autres femmes que les épouses du prophète, ce n’est pas obligatoire pour elles que de se couvrir le visage mais c’est recommandé, c’est-à-dire que c’est bien si elles le font, si elles ne le font pas, elles ne commettent pas de péché. La limite du visage, c’est de là ou commencent à pousser les cheveux chez le commun des gens jusqu’au menton et d’une oreille à l’autre. Mais comme c’est quelque chose qui est obligatoire pour les épouses du prophète, c’est recommandé pour celles qui ne sont pas épouses du prophète de prendre exemple sur les épouses du prophète. Pour le commun des femmes, leur zone de pudeur, ce qu’elles doivent couvrir que ce soit dans la prière ou en présence des hommes ajnabiyy comme dans la rue par exemple, c’est tout leur corps sauf le visage et les mains, le visage et les mains ne font pas partie de la zone de pudeur de la femme. Notre prophète a épousé plus d’une femme. Mais ceci n’était pas parce qu’il était attiré par les femmes et ce n’est pas l’objectif de rechercher les femmes comme certains calomniateurs qui essayent de perturber les gens essayent de le diffuser. Que l’on sache que le prophète n’avait pas le cœur attaché aux femmes. Ce qui indique cela, c’est qu’il était connu parmi les gens de la Mecque comme étant Mouhammad al-‘Amin – Mouhammad l’honnête. Jusqu’à atteindre l’âge de quarante ans, il n’avait pas multiplié les épouses, il s’était marié à l’âge de vingt-cinq ans avec Khadijah qui était son aînée de quinze ans. Le prophète n’avait pas le cœur attaché aux femmes, s’il était ainsi, il n’aurait pas épousé une femme qui était son aînée de quinze ans d’une part et si comme le prétendent les calomniateurs il était attaché aux femmes, les gens auraient relevé de sa part beaucoup d’indécences, or il était connu parmi les gens de la Mecque, même ceux qui n’étaient pas musulmans reconnaissaient son statut de Mouhammad al-‘amin – Mouhammad l’honnête, c’est-à-dire qu’ils n’avaient pas relevé de lui quelque chose qui puisse porter atteinte à sa chasteté et s’il était comme le prétendaient certains calomniateurs, les gens ne l’auraient pas suivi, ceux qui étaient idolâtres ne l’auraient pas suivi et ils auraient uniquement diffusé les mauvaises choses qu’ils auraient relevées de lui pour inciter les gens à ne pas le suivre, or, ce n’était pas ainsi que ça s’est passé, c’est-à-dire que ses ennemis n’avaient pas porter atteinte à sa chasteté, à son honneur et ce que disent ces calomniateurs est infondé. De même, ce qui indique sa chasteté, c’est qu’il s’était marié pour la première fois avec Khadijah bintou Khouwaylid. Donc, la première fois qu’il s’était marié, il avait vingt-cinq ans, c’était avec Khadijah qui en avait quarante et Khadijah était morte alors que le prophète avait cinquante ans et il ne s’était pas marié avec une deuxième femme à ce moment-là donc si son cœur était attaché aux femmes, il aurait multiplié les épouses et les gens auraient relevé de lui un mauvais comportement. Et même après le décès de Khadijah, si son cœur était attaché aux femmes, il aurait recherché les jeunes filles, ce qui n’était pas le cas. La plupart des épouses du prophète étaient des veuves ou des divorcées. L’unique femme qu’il avait épousée vierge était ^Aichah. Donc, après Khadijah, le prophète ne s’était marié qu’après l’âge de cinquante ans, si tel que le prétendaient les calomniateurs, il avait le cœur attaché aux femmes, il aurait multiplié les épouses bien avant et le prophète s’il a multiplié les épouses, ce n’était pas pour satisfaire des désirs ou des pulsions qu’il aurait eu, ce n’était pas l’objectif mais c’était pour l’intérêt de l’appel à l’Islam. Allah a accordé à notre prophète un jugement particulier qu’Il n’a pas accordé à d’autre que lui, à savoir qu’il pouvait avoir plus de quatre épouses en même temps alors que les autres hommes de sa communauté ne pouvaient pas avoir plus de quatre épouses libres en même temps. Ce qui indique sa pureté et sa chasteté, c’est ce qu’a rapporté Mouslim dans le sahih, d’après ^Aichah elle disait « … » ce qui signifie « Lorsque venait ma nuité », celui qui a plus d’une épouse doit être équitable dans le nombre des nuités, le prophète était équitable et lorsque venait le tour de ^Aichah, la nuité durant laquelle il passait dans la maison de ^Aichah, elle disait « Quand venait mon tour, le prophète partait à al-baqiyyah », le cimetière qui est à Médine dans lequel sont enterrés les morts des musulmans. Lorsque venait le tour de ^Aichah, le prophète allait à al-baqiyyah pour invoquer Allah en faveur des musulmans qui sont morts. Il sortait à al-baqiyyah et il laissait ^Aichah en sachant que ^Aichah était sa seule épouse vierge. S’il avait le cœur attaché aux femmes, il resterait à côté de sa femme. Parmi les épouses du prophète, il y a Khadija bintou Khouwaylid et il y a ^Aichah qui est la fille de Abou Bakr. Parmi les sagesses parmi lesquelles notre prophète a épousé plus d’une femme c’est pour :
1- que l’appel à l’Islam puisse se diffuser et pour que les règles de la Loi relatives aux femmes puissent être diffusées parmi les femmes par l’intermédiaire des femmes ; l’appel à l’Islam c’est appeler les gens à avoir la croyance correcte que la raison confirme et à avoir la croyance qui sauve du séjour éternel en enfer. L’objectif, c’est de faire en sorte que cette croyance que la raison approuve et confirme puisse être diffusée et que les règles et les jugements qui concernent les femmes puissent se diffuser par l’intermédiaire des femmes. Il y a des lois qui sont relatives aux femmes, c’est plus facile que ce soit des femmes qui les enseignent comme par exemple les jugements concernant les menstrues ou les jugements concernant les lochies ou l’accouchement ou les lois concernant le rapport, ceci est plus facile que les femmes l’apprennent auprès des femmes. C’est une des sagesses pour lesquelles le prophète a épousé plus d’une femme.
2- D’unifier et de rassembler les différentes tribus parce que la société avant l’appel à l’Islam était une société tribale et il y avait énormément de conflits même à Médine entre les deux principales tribus qui sont al- ? et al- ?, il y avait des conflits qui duraient des années et des années. Donc, par ce moyen, le prophète rassemblait les différentes tribus.
Les épouses du prophète ont eu un mérite qui n’ait pas négligeable, elles étaient celles qui avaient pu observer de près l’excellence de comportement de notre maître Mouhammad et elles ont pu le rapporter et le transmettre aux gens, elles ont également rapporté ses paroles. Elles ont observé et vécu avec le prophète qui est le meilleur des hommes, le meilleur des prophètes, la meilleure de toute les créatures et elles ont pu rapporté à la communauté ce qu’elles ont vu, ce qu’elles ont entendu de notre maître Mouhammad et Allah dit « … » sourat al-‘Ahzab/104. Ce que nous comprenons de cette ‘ayah, c’est que c’est un ordre pour les épouses du prophète de rapporter ce qui se passe chez elles comme signe et chose importante et sagesse, c’est un ordre pour qu’elles transmettent aux gens les belles choses qu’elles voient et qu’elles entendent pour que les gens puissent en profiter. La première de ces femmes bénies, c’est Khadijah bintou Khouwaylid. Le prophète l’a épousée quinze ans avant qu’il reçoive la Révélation, il avait vingt-cinq ans lorsqu’il l’a épousée et le prophète a reçu sa mission de prophète a l’âge de quarante ans. Elle lui a donné sa fille Zaynab et c’est la plus grande de ses filles. Ensuite, elle lui a donné Rouqayyah, ensuite Oummou Kalthoum et Fatimah. Parmi les garçons, elle lui a donné Al-Qacim, ^Abdoullah et At–Tahir, c’était les garçons du prophète qui sont mort jeunes, c’est pour cela que notre prophète a été surnommé Abou-l-Qacim, le père de Qacim. Khadijah était la première femme a entrer en Islam, la première femme qui a cru au statut de prophète de notre maître Mouhammad et elle a patienté, elle l’a soutenu au début de l’appel à l’Islam dans les épreuves qu’il a rencontrées. Tous les fils du prophète sont de Khadijah mise à part Ibrahim. Khadijah est morte à l’âge de soixante-cinq ans, il a vécu avec elle vingt-cinq ans et elle est enterrée à al- ? qui est une montagne à la Mecque. Après Khadijah, il a épousé Sawdah bintou ? oum^a al-^amriyya. Elle était mariée auparavant à un musulman et elle a émigré avec lui jusqu’en Abyssinie (les musulmans ont d’abord fait une émigration à Al-Habachah – l’Abyssinie) et son mari est mort et c’est par la suite qu’elle a épousé le messager de Allah. Elle avait atteint un âge avancé et elle avait demandé au prophète qu’il l’épouse pour qu’elle soit son épouse dans le bas-monde et dans l’au-delà et elle passait son tour de nuité à ^Aichah, lorsque c’était son tour à elle, elle acceptait que ce soit ^Aichah qui bénéficie du prophète. Ensuite, il a épousé à la Mecque ^Aichah bintou Abi Bakr Ad-siddiq, ^Aichah était la troisième. Le messager l’a épousée avant l’émigration, elle avait à l’époque huit ans et ceci n’est pas quelque chose de blâmable chez les arabes parce que c’est connu chez les arabes que les filles se marient jeunes et il est arrivé plus tard que ^Aichah, certains l’avaient accusée de chose très grave et Allah l’a innocentée dans le Qour’an par Sa parole « Inna l-ladhina.. » (sourat an-Nour/11). ^Aichah était dans un voyage avec le messager de Allah. Ils ont fait une halte dans un endroit et ^Aichah est partie pour un besoin. Elle était jeune à l’époque et elle était légère de sorte que lorsque le chameau s’est levé pour qu’ils continuent leur voyage, ils n’ont pas remarqué que ^Aichah manquait et qu’elle n’était pas sur le chameau. Lorsque ^Aichah est revenue, elle n’a pas trouvé la caravane, elle est restée à sa place. C’est alors qu’un homme de la Mecque qui la connaissait et lui aussi était précédé par la caravane, il s’appelle Safwan Ibnou ?et la prise avec lui, il a fait que son chameau s’incline pour qu’elle puisse monter et ils ont rattrapé la caravane. C’est alors qu’il y a eu des hypocrite qui ont accusé ^Aichah et le messager de Allah savait que son épouse était chaste et que son père était chaste et honorable, c’était notre maître Abou Bakr As-Siddiq, le meilleur de cette communauté après son prophète et les gens avaient accusé ^Aichah de chose grave jusqu’à ce que cette ‘ayah dans sourat an-Nour/11 ait été révélée pour innocenter ^Aichah. Notre prophète n’a pas épousé d’autre femme vierge que ^Aichah et ^Aichah était la femme qui avait le plus de science dans cette communauté, elle a rapporté beaucoup de hadith du messager de Allah. Après la mort du prophète, elle enseignait aux hommes par derrière un voile la science de la religion. Le prophète est mort dans la maison de ^Aichah, les prophètes sont enterrés à l’endroit où ils sont morts. Elle a eu le privilège et le grand honneur que le prophète soit enterré dans sa maison. ^Aichah disait « .. », c’est-à-dire que le prophète est mort alors qu’il était appuyé sur ^Aichah, la tête reposait sur ^Aichah. Il a été enterré dans la maison de ^Aichah qui est collée à la mosquée du prophète et après l’élargissement de la mosquée, cette maison de ^Aichah a été incluse dans la mosquée. ^Aichah a vécu jusqu’au califat de ^Aliyy Ibnou Abi Talib. Elle a été enterrée à al-Baqiyyah, le cimetière des musulmans qui se trouve juste en face de la mosquée du prophète et le prophète disait « … », ce qui signifie « Le mérite de ^Aichah par rapport aux autres femmes c’est comme le mérite de ? » – c’est un plat que le prophète appréciait particulièrement sur le reste des plats, pour dire que le mérite de ^Aichah est très grand. Ensuite, le prophète a épousé Oummou Salamah, c’était en l’an deux de l’hégire. Après la bataille de Badr, il a épousé Hafsa la fille de ^Oumar Ibnou-l-Khattab qui est qouraychite. Hafsa, c’était une femme qui jeûnait beaucoup et qui veillait beaucoup les nuits en actes surérogatoires. Hafsa est morte durant le califat de notre maître Outhman Ibnou ^Afwan. L’an trois de l’hégire, le prophète a épousé Zaynab al-Asdiyyah. Zaynab était la fille de la tante paternelle du prophète, la mère de Zaynab s’appelle Oumaymah, fille de ^Abdou-l-Mouttalib, elle est donc la sœur de ^Abdoullah, le père du prophète et Zaynab était la cousine du prophète. Le prophète a voulu la marier avec Zayd Ibnou Halifah. Zayd Ibnou Halifah était un esclave affranchi par le prophète, il a donné sa cousine en mariage pour celui qui était son esclave. Au départ, Zaynab ne voulait pas mais elle a accepté parce que c’est le prophète qui l’a voulu et Allah a révélé à notre prophète que Zaynab allait devenir son épouse et le prophète avait de la pudeur pour dire à Zayd de la divorcer et lorsqu’il y avait des différents, comme il arrive entre une femme et son mari, le messager ordonnait à Zayd de garder son épouse, c’est-à-dire de ne pas s’empresser de divorcer. Il est arrivé que Zayd a dit au prophète « Oh messager de Allah, Zaynab me parle d’une manière très dure, je ne supporte plus », Zayd se plaignait au prophète et le prophète lui disait, ce qui signifie « Crains Allah et gardes ton épouse », c’est-à-dire qu’il oeuvrait pour que le mariage ne soit pas rompu et Allah a révélé une ‘ayah, c’est dans sourat al-Ahzab/37, pour que le prophète transmette aux gens, c’est-à-dire que c’était une ‘ayah explicite dans laquelle Allah apprend au prophète que Zaynab allait devenir son épouse et il y a avait une sagesse en cela parce que le prophète avait au départ pris Zayd comme si c’était son fils alors que avant l’avènement de la mission du prophète, les gens adoptaient les enfants et ils les considéraient comme leur fils, c’est-à-dire, ils leur donnaient leur propre nom et parmi les sagesses que Zaynab ne reste pas avec Zayd et qu’elle épouse le prophète, c’est pour que les gens sachent qu’il n’y a pas d’adoption dans l’Islam, dans le sens que l’enfant n’est élevé que par autre que ses parents. Si un fils épouse une femme, le père de ce fils n’a pas le droit d’épouser cette femme, dès qu’il fait son contrat de mariage, même avant la consommation, cette femme que son fils a épousée devient interdite à jamais pour le père et Zayd, même si le prophète l’a élevé chez lui, il n’a pas le jugement de son fils, c’est-à-dire que même la femme que Zayd avait auparavant, elle n’est pas interdite à jamais au prophète. Parmi les sagesses de ce mariage, c’est pour que les gens sachent qu’il n’y a pas d’adoption dans l’Islam, dans le sens que l’enfant qui peut être élevé par autre que ses parents, il n’hérite pas de leur nom, il n’a pas le même jugement. Si par exemple un couple prend un garçon en jeune âge pour l’élever, ils peuvent l’élever chez eux mais une fois qu’il devient pubère, la femme ne peut pas se montrer dévoilée devant lui, il ne dit pas « mon père c’est untel » celui qui l’a élevé, il n’y a pas d’adoption dans le sens héritage du nom. Il y a des calomniateurs qui ont prétendu que le prophète était attaché à la femme de Zayd et qu’il l’a poussé pour qu’il la divorce et qu’il l’épouse après. La ‘ayah, c’est « Falamma… », « Après qu’elle soit une épouse de Zayd pendant un certain temps, Nous te l’avons accordée comme épouse ». Zaynab disait « .. » rapporté par Al-Boukhariyy et Al-Bayhaqiyy, c’est-à-dire « ce sont vos pères qui nous ont données en mariage et moi c’est Allah qui a fait inscrire mon mariage sur la Table Préservée qui est au-dessus des sept cieux », c’est-à-dire que son mariage a eu lieu sans que ce soit avec un tuteur et des témoins comme les autres mariage, c’était par révélation. C’est cela la signification sinon tous les mariages sont inscrits dans la Table Préservée mais elle c’est à titre d’honneur que ce mariage a eu lieu par révélation. Ce hadith, certains assimilateurs essayent de l’expliquer à leur manière et prétendent que Allah est au-dessus des cieux alors que Allah est le Créateur des cieux, Il existe sans endroit, ce hadith ne veut pas dire que Allah est au-dessus des sept cieux parce que Allah est le Créateur des sept cieux , Il n’a pas besoin des cieux, Allah existe avant l’existence des endroits, avant l’existence des cieux, sans endroit, sans les cieux et sans le Trône, après la création des endroits, après la création des cieux, après la création du Trône, Allah ne change pas, le changement arrive à la créature mais pas au Créateur. Celui qui est dans un endroit est limité et celui qui est limité a besoin de qui lui a donné cette limite et celui qui a besoin a un début, il n’est pas de toute éternité, il est créé. Parmi les épouses du prophète, il y a également Jouwayriyah bintou-l-Harith qui est morte en cinquante-six de l’hégire. Le prophète a également épousé Mariyah Al-Qoubtiyyah. C’était une femme esclave et elle est entrée en Islam et lui a donné Ibrahim. Il y a également Oummou Habibah il y a aussi bintou ^ouzaymah, il y a Maymounah bintou l-Harith, elles n’étaient pas toutes en même temps ses épouses. Il y a Fatimah bintou Chourayh, il y a également Zaynab bintou Khouzaymah, il y a ‘Asma’ bintou n-Nou^man, il y a Oummou Charik.
Le prophète, lorsqu’il est mort, il avait neuf épouses, que Allah les agrées toutes. Après tout cela, il apparaît clair que le prophète est chaste et pur et qu’il est innocent de ce que certains calomniateurs l’accusent et que la personne fasse attention pour ne pas accuser injustement le prophète et l’insulter parce que ceci fait sortir de l’Islam et celui qui sort de l’Islam doit prononcer les deux témoignages pour revenir à l’Islam, c’est pour cela qu’il faut faire attention surtout à notre époque où certains sont devenus très frivoles et qui se mettent à parler pour dire des choses qui portent atteinte à la personne de notre maître Mouhammad, lui que Allah a envoyé pour guider les gens vers l’excellence de comportement, lui que notre prophète a embelli par d’excellents caractère et à qui Il a accordé une loi parfaite. Notre modèle c’est le messager de Allah, c’est un modèle dans son équité, dans sa justice, dans la préservation des droits des gens, dans l’excellence de comportement dans la vie conjugale avec ses épouses, le messager de Allah n’était pas injuste envers ses épouses. En multipliant le nombre d’épouses, ce n’était pas une injustice mais c’était un acte de bonne guidée et une bonne droiture .Que Allah agrée toutes les épouses du prophète et que Allah honore et élève davantage le degré de notre maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.
Allah sait plus que tout autre
Le tawhid de Allah dans Son acte
La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissances et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de son agrément.
Parmi les fondements de la croyance islamique que le messager de Allah nous a amenés et qui sont communs à tous les prophètes, ce sur quoi étaient les compagnons ainsi que le Salaf vertueux (les musulmans des trois premiers siècles de l’Hégire), il y a le tawhid de Allah dans les actes. C’est que la personne ait pour croyance que Allah agit par une toute puissance qui est de toute éternité sans contact et sans instrument parce que Allah n’est pas un corps palpable ni un corps impalpable. Allah est exempt des organes, des membres et de tout ce qui est des caractéristiques des corps. Parmi ces fondements, c’est que la personne ait pour croyance que Allah est le seul Créateur, c’est-à-dire que Lui seul fait entrer en existence. Aucune créature ne s’associe à Lui en cela, que ce soit les créatures qui sont dotées d’âmes et les créatures qui n’ont pas d’âme. Allah est le Créateur de tout ce qui profite et de tout ce qui nuit, des créatures et de toute substance (ce qui a un volume et des dimensions) et de faits et des conséquences. Il n’y a pas de manquement à ce qu’Il fait. S’Il veut qu’une chose ait lieu, cette chose aura lieu. C’est cette croyance correcte que la raison saine accepte. Ceci s’appelle chez les savants du tawhid « le tawhid de Allah dans Son acte », c’est-à-dire que nul ne s’associe à Lui pour Son acte. Cette croyance est celle qui est parvenue dans le Qour’an, que le Messager nous a transmise et qu’il a enseignée aux compagnons. C’est cette croyance sur laquelle étaient le Salaf vertueux, c’est-à-dire les musulmans des trois premiers siècles de l’Hégire.
Il a été rapporté d’après le grand soufi Al-Jounayd Al-Baghdadiyy lorsqu’il a été interrogé au sujet du Tawhid, il a dit « c’est Al-Yaqin », c’est-à-dire la certitude. Il a dit : « Il n’y a pas de Créateur pour les substances (al-‘a^yan) ou les actes (al-‘a^mal) si ce n’est Allah. Preuve en est la parole de Allah dans sourat As–Saffat qui signifie : « Allah vous a créés ainsi que ce que vous faites ». Il a indiqué que témoigner que Allah est le Créateur de toute chose, c’est cela la certitude qu’un cœur apaisé et tranquille aura. Le croyant devra faire en sorte que cette croyance reste dans son cœur pour que dans chaque situation, dans chacun de ses états, il soit de ceux qui font le Tawhid de Allah par le cœur car lorsque le croyant a cette croyance dans son cœur, les épreuves du bas monde lui seront aisées et il lui sera facile de surmonter ce qu’il craint de la part des gens. Dans cette ‘ayah : (Wa l-Lahou khalaqakoum), c’est-à-dire que « Allah vous a créés » c’est-à-dire vos corps (wa ma ta^maloun) c’est-à-dire vos actes. Ainsi, nos mouvements et nos immobilités, c’est Allah qui en est le Créateur. Allah dit : (Wa khalaqa koulla chay’in faqaddarahou taqdira) cela veut dire que Allah est le Créateur des esclaves et des actes des esclaves. Les esclaves ne créent rien du tout, aucun de leurs actes. Allah crée les causes et les effets. Il a créé le médicament et la guérison, la nourriture et le fait d’être rassasié, l’eau et l’étanchement de la soif lorsqu’on boit. Le médicament est une cause pour la guérison, la nourriture est une cause pour être rassasié, la nourriture et la boisson sont deux causes pour que la personne reste en bonne santé, le feu est une cause de brûlure mais Allah est le Créateur des causes et des effets. Les récits sont nombreux qui témoignent de cette vérité et nous mènent à déduire qu’il n’y a pas de lien obligatoire selon la raison entre la cause et l’effet. Il est possible selon la raison que Allah crée le fait d’avoir sa soif disparue suite à une gorgée d’eau. Il est possible que Allah crée la brûlure suite au contact avec le feu et il est possible que Allah ne crée pas l’étanchement de la soif et la brûlure. Il est possible que la personne n’ait plus soif après avoir bu. Il est possible qu’elle reste toujours assoiffée. Allah, s’Il veut, Il crée l’effet habituel ou s’Il veut, Il ne le crée pas. L’existence de l’effet n’est pas une conséquence obligatoire selon la raison suite à l’existence d’une cause. Tout se produit conformément à la volonté de Allah qui est de toute éternité. La personne, il est possible que sa santé se dégrade si elle ne mange pas et si elle ne boit pas et il est possible que sa santé ne se dégrade pas. Des savants ont confirmé que des gens avaient délaissé le fait de manger et de boire pendant une longue période et leur santé ne s’est pas détériorée. Le fait de ne pas manger et de ne pas boire pendant quelques jours entraîne d’habitude la mort. Combien de malades prennent le même médicament pour la même maladie mais ne guérissent pas. La croyance des gens de la vérité entraîne le fait qu’il ne se produit pas ne fut-ce un clin d’œil, un profit ou une nuisance sans que ce soit par la prédestination de Allah par Sa puissance et Sa volonté. Il n’y a pas de différence en cela pour le bien et le mal, la foi ou la mécréance, la réussite ou l’échec. Tout cela se produit par la volonté de Allah.
Ainsi, ‘Ibrahim, son peuple l’a lancé dans un feu immense. Ils ont attisé un feu mais ce feu n’a pas pu le brûler ni même ses habits. Allah dit dans sourat Al-‘Anbiya’/69 ce qui signifie : « Nous avons dit : ô feu, sois fraîcheur et paix pour ‘Ibrahim ». Quand ‘Ibrahim avait donné les preuves à son peuple que ce qu’ils adoraient d’autre que Allah ne méritait pas l’adoration, il leur a dit : « Cette lune qui se lève et qui se couche, qui est limitée, qui a une forme, une couleur, elle a besoin du Créateur Qui l’a spécifiée par ses caractéristiques ». Il leur a expliqué que ce Créateur est exempt des formes, de la couleur et que c’est Lui Qui spécifie les choses. Mais ils n’ont pas accepté la vérité et ont voulu le punir. Ils ont allumé un feu tellement intense qu’ils ne pouvaient plus s’en approcher et y ont lancé ‘Ibrahim avec une catapulte. Allah n’a pas voulu que l’effet habituel du feu qui est la brûlure se produise. Des gens vertueux ont eu les mêmes choses extraordinaires que notre maître ‘Ibrahim mais pour les saints, cela s’appelle prodige. Entre autres, il y a Abou Mouslim Al-Khawlaniyy qui était un saint vertueux. Il y avait un homme qui s’appelle Al-‘Aswad Al-^Ansiyy qui avait prétendu être prophète mais c’était un menteur. Il avait ordonné à ceux qui l’avait suivi dans son égarement de lancer le saint vertueux Abou Mouslim Al-Khawlaniyy dans le feu mais le feu ne l’a pas brûlé.
Il y a des personnes qui n’ont pas appris la science de la religion et qui parlent en suivant leurs passions. Ils s’arrêtent dans leur raisonnement à ce qui est apparent. Ils ont des croyances qui sont contraires à la croyance du Messager. Par exemple, certains d’entre eux disent que ces causes que Allah a asservies aux gens créent les effets ! Ils prétendent que les causes par leur nature entraînent l’existence des effets. Il se produit que dans la vie de tous les jours les causes sont provoquées mais que l’effet habituel ne se produit pas. Notre Prophète nous a expliqué cela par sa parole qui signifie : « Certes, Allah a créé la maladie et Il a créé le remède. Si le malade utilse le remède, il guérira par la volonté de Allah ». Sa précision « il guérira par la volonté de Allah » est une preuve que les effets quels qu’ils soient ne sont pas un résultat obligatoire selon la raison de la cause. Il se peut que nous voyons des gens qui mangent une nourriture en quantité équivalente et qui ont la même taille, le même âge, il y a certains qui sont rassasiés, d’autres pas. Il se peut qu’il y ait des gens malades de la même maladie qui utilisent le même médicament, certains guérissent, d’autres pas. Si ce médicament créait par lui-même la guérison, alors chaque malade qui l’aurait utilisé dans la même configuration de maladie aurait guéri. Allah a créé différentes créatures et Il leur a accordé des couleurs différentes et des mérites différents. Ceci est une preuve que tout ce qu’il y a dans ce monde est par la création de Allah. Il y a une sorte d’oiseaux qui est très rare, qui s’appelle as-samandal, dans lequel Allah a créé une spécificité que les autres n’ont pas : sa peau n’est pas brûlée par le feu. Il se peut qu’il entre dans le feu et qu’il y trouve du plaisir. Si la peau est mise toute seule dans le feu, elle reste sans brûler alors que cet oiseau est comme les autres animaux, il a une âme, il est composé de chair, de sang, d’os. Si ce feu créait la brûlure, cet oiseau aurait brûlé. Il y a l’autruche, elle peut avaler des braises et trouve du plaisir en les mangeant sans brûler alors que l’autruche est une créature de Allah, de sang de chair et d’os. Il y a parmi les créatures étonnantes, le chameau qui mange les épines et les morceaux de verre qu’il broie dans sa bouche et avale. Allah fait ce qu’Il veut dans ce qui Lui appartient.
En résumé, il est un devoir d’avoir pour croyance que les cause ne créent pas les effets, que c’est Allah Qui crée les effets suite à l’existence des causes. Les causes habituelles ne créent pas les effets, c’est Allah Qui crée ce qui profite et ce qui nuit. Parmi les noms de Allah, il y a Ad–Darrou : Il est Celui Qui crée ce qui nuit et An-Nafi^ou : Il est Celui Qui crée ce qui profite. Il y a une parole réputée chez les musulmans dans leurs invocations (Ô Toi Qui crée les causes et les effets). C’est Lui Qui crée dans la cause l’effet habituel et ce sont des paroles qui reflètent la croyance correcte. Allah est le Créateur des êtres et des actes. Al-kasb ou l’acquisition, c’est l’acte de l’esclave et c’est ce sur quoi il sera rétribué ou ce sur quoi il aura à rendre compte dans l’au-delà. L’acquisition, c’est le fait que l’esclave oriente son intention et sa volonté vers l’acte et Allah lui crée cet acte. Cette orientation de l’intention est également par la création de Allah. Allah dit : (‘Inna koulla chay’in khalaqnahou biqadar) ce qui signifie : « Allah crée toute chose selon une prédestination ».
Ce bas monde est une résidence de passage. Celui qui est intelligent prend de son lieu de passage pour son lieu de séjour. Le bas monde ne reste pour personne. Celui qui est raisonnable, c’est celui qui abandonne le bas monde avant que le bas monde ne l’abandonne, c’est celui qui construit sa tombe avant d’y pénétrer, qui recherche l’agrément de son Créateur. Les constructions qui y sont faites sont construites pour devenir des ruines. Alors, que chacun craigne Allah. Qu’il multiplie son acte vertueux et qu’il diminue son espoir. Celui qui est intelligent fait que son cœur ne soit pas attaché à l’amour du bas monde. Le séjour dans le bas monde n’est pas très long. Ce bas monde est comme un instant. L’âme de la personne cherche toujours à avoir plus alors enseigne-lui de se satisfaire du peu. Prends toujours exemple sur notre maître Mouhammad. Que chacun sache qu’il va mourir et qu’il sera ressuscité après sa mort et qu’il aura des comptes à rendre sur ses actes. Le bas monde est plein d’épreuves et il est connu pour son anéantissement et sa tromperie. Mouslim a rapporté que le Messager a dit ce qui signifie : « Le bas monde est tel une prison pour le croyant et tel un paradis pour le non croyant ». At-Tirmidhiyy a dit : Le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Ce bas monde ne vaut pas la peine d’y être attaché ; ce qui est utile dans ce bas monde, c’est l’obéissance à Allah et ce qui aide à l’obéissance à Allah » comme de l’argent obtenu d’une voie licite. Ce qui vaut la peine comme celui qui a appris la science de la religion, qui a défendu cette religion contre les mauvais innovateurs et ce qui est utile, c’est d’être de ceux qui apprennent le minimum obligatoire de la science de la religion. Que la personne ne se lasse pas de l’apprentissage de la science de la religion. Celui qui n’apprend pas la science indispensable de la religion va à sa perte et entraîne d’autres que lui avec lui et celui pour qui Allah veut le bien, Il lui fait aimer la science de la religion. Le Messager a dit ce qui signifie : « Le croyant ne se lasse pas d’un bien qu’il entend jusqu’à ce qu’il parvienne au Paradis ». Il a été rapporté de ^Iça qui était parmi les plus grands ascètes qu’il a dit ce qui signifie : « Ô vous les apôtres ! J’ai renversé le bas monde comme un récipient qu’on renverse alors ne le ramenez pas à sa position après moi ». Parmi ce qui est mauvais dans le bas monde, c’est que Allah est désobéi. Traversez le bas monde et ne vous y attachez pas. Combien de plaisirs qui n’ont duré un instant ont laissé beaucoup de chagrin. Notre maître ‘Adam a dit ce qui signifie : « Donnez naissance à ceux qui vont mourir et construisez pour ce qui va tomber en ruine ; vous allez tous être sous terre ». Il a été rapporté que notre maître Soulayman était comme sur un tapis qui volait (c’était un de ses miracles) avec des savants, des saints et des soldats. Il était passé au-dessus d’un agriculteur qui était en train de labourer son terrain. Il a levé la tête et a vu le tapis et dit (Soubhana l-Lah, combien la famille de Dawoud a comme biens). Le vent a entraîné la voix jusqu’à Soulayman qui a ordonné au tapis de descendre et a dit : « Je suis venu à toi pour que tu ne souhaites pas ce que tu ne peux obtenir ; mais sache que chaque tasbihah que Allah agrée de ta part vaut mieux pour toi que ce bas monde ». L’agriculteur lui a alors répondu : (Que Allah dissipe tes tourments comme tu as dissipé mes tourments).
Il a été rapporté qu’un homme a voulu tenir compagnie à notre maître ^Iça. Ils ont fait halte au bord d’un fleuve. Ils avaient trois morceaux de pain. Ils en ont mangé deux et le troisième est resté. ^Iça s’était dirigé vers le fleuve pour boire. A son retour, il n’a pas trouvé le troisième morceau et il a dit à l’homme : « Qui a pris le troisième ? » et l’home a dit : « Je ne sais pas ». Il a poursuivi sa route et a vu une gazelle avec deux petits. Il a pris un des deux petits, a grillé sa chair et a mangé et il s’est adressé à ce petit après sa mort et lui a dit : « Relève-toi par la volonté de Allah ». Il s’est adressé à cet homme et lui a dit : « Je te demande par Celui Qui t’a montré ce miracle, qui a pris le morceau de pain ? ». L’homme a répondu : « Je ne sais pas ! ». Ils sont arrivés près d’une terre déserte. ^Iça a ramassé beaucoup de sable et a dit : « Transforme-toi en or ». Il l’a partagé ensuite en trois parties. Il a dit à l’homme : « un tiers pour toi, un tiers pour moi et un tiers pour celui qui a pris le morceau de pain ». l’homme lui a alors avoué : « C’est moi qui ai pris le morceau de pain !». ^Iça lui a dit : « Prends tout ! » et l’a quitté. Deux hommes sont venus vers le détenteur de l’or et ont voulu le lui prendre et le tuer. Il a proposé : « On va plutôt le partager !». Les deux ont accepté. L’un d’entre eux était parti dans le village et a acheté de la nourriture et s’est dit : « Pourquoi je vais partager avec eux cet or ?! ». Il a mis du poison dans la nourriture. Les deux qui sont restés se sont dits : « Nous le tuerons et partagerons l’or ». Ils l’ont tué et ont mangé la nourriture empoisonnée et sont morts. Ces trois étaient morts auprès de l’or. ^Iça a dit à ses compagnons : « Regardez ce bas monde, regardez ses conséquences ! ». Il a été rapporté de ^Iça qu’il a dit : « L’amour du bas monde et l’amour de l’au-delà ne se réunissent pas dans le cœur du croyant accompli ». Jibril a interrogé Nouh et lui a dit : « Ô toi le Prophète qui a vécu le plus longtemps, comment as-tu trouvé le bas monde ? » Nouh a dit : « C’est comme une maison qui a deux portes ; je suis entré par l’une et je suis sorti par l’autre ».
Et Allah sait plus que tout autre.
Le ‘Ijtihad et le Taqlid
La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissances et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de son agrément.
L’ijtihad signifie extraire des jugements sur des questions qui n’ont pas été couvertes par un texte explicite qui ne puisse avoir qu’un seul sens. Le moujtahid, c’est celui qui à la capacité de faire l’ijtihad en mémorisant les versets qui sont des versets de jugement, les hadith de jugements, en connaissant leurs chaînes de transmission, en connaissant le degré de fiabilité des hommes qui composent ces chaînes de transmission, qu’il connaisse le nacikh (jugement qui abroge) et le mançoukh (jugement qui est abrogé), le ^amm (ce qui est d’ordre général) et le khass (ce qui est d’ordre particulier), le moutlaq (jugement dans l’absolu) et le mouqayyad (ce qui est restreint), tout en maîtrisant la langue arabe de sorte qu’il mémorise la signification des termes qui parviennent dans les textes (le Qour’an et le hadith) conformément à cette langue arabe dans laquelle est descendu le Qour’an, qu’il connaisse l’unanimité (ijma^) des moujtahjid qui l’ont précédé et le khilaf (la divergence des savants qui l’ont précédé). En effet, s’il ne connaît pas tout cela, il n’y a pas de garantie qu’il ne violera pas l’unanimité. Tout cela a été cité par le savant Zakariyya Al-‘Ansariyy dans son livre ‘Asna l-Matalib Charh Rawdi t–Talib. Le moujtahid c’est celui qui va déduire le jugement pour la communauté. En plus de tout cela, il est une condition qui est l’extrême perspicacité, la forte compréhension. Il est une condition que le moujtahid soit ^adl (digne de confiance ou juste). D’abord, c’est qu’il ne commette pas de grands péchés et qu’il ne persiste pas sur les petits péchés : il se surveille pour que les petits péchés qu’il peut commettre ne deviennent pas supérieurs en nombre à ses bonnes actions. Il est indispensable que ce soit un saint. L’opposé du moujtahid, c’est le mouqallid. La preuve que la parole du Prophète : (Naddara l-Lahou mri’an sami^a maqalati fawa^aha fa’addaha kama sami^aha faroubba mouballighin la fiqha ^indah) [rapporté par At-Tirmidhiyy et Ibnou Hibban]. Ce hadith signifie : « Que Allah accorde du bien et un visage resplendissant à celui qui a entendu ma parole, qui l’a bien comprise, qui l’a retransmise et l’a appliquée comme il l’a entendue ». Combien transmettent la parole et n’ont pas de compréhension et il y en a d’autres qui l’ont bien comprise et l’ont appliquée comme ils l’ont entendue. De ce hadith, on comprend qu’il y a des gens qui n’ont pas de compréhension mais qui mémorisent le hadith mais ils n’ont pas la capacité d’extraire les jugements à partir du hadith. Et dans une autre version : (faroubba hamili fiqhin ‘ila man houwa ‘afqaha minhou), ce qui signifie : « Combien de ceux qui transmettent une parole à ceux qui ont plus de compréhension qu’eux ». Il y a des gens qui vont transmettre un hadith à quelqu’un qui va avoir la capacité de comprendre ce hadith alors que celui qui le transmet n’a pas la capacité de déduire le jugement. C’est ce moujtahid dont il est question dans la parole du Prophète [rapporté par Al-Boukhariyy] : (‘idha jtahada l-hakimou fa’asaba falahou’ajrani wa ‘idha jtahada fa’akhta’a falahou’ajroun) ce qui signifie : « Lorsque le juge fait un ijtihad et qu’il dit juste, alors il aura deux récompenses ; s’il fait un ijtihad et qu’il se trompe, il n’en aura qu’une seule ». Il s’agit de celui qui est moujtahid : il est arrivé qu’il y ait eu des moujtahid qui avaient des fonctions de juge et de gouverneur par le passé. Il y a les six califes : Abou Bakr, ^Oumar, ^Outhman, ^Aliyy, Al-Haçan et ^Oumar Ibnou ^Abdi l-^Aziz. Ces six califes étaient moujtahid et étaient des gouverneurs.
La plupart des gens ne sont pas capables de déduire le jugement. Si tel est le cas des compagnons du Prophète, que dire de ceux qui sont dans notre époque ! Dans son époque, le Prophète a indiqué qu’il y a des gens qui ont la capacité de déduire les jugements à partir du hadith et des gens qui n’ont pas la capacité de déduire les jugements. Or aujourd’hui plusieurs prétendent pouvoir le faire alors que les savants des hadith, ceux qui rédigent dans la science de la terminologie du hadith, ont compté moins de dix compagnons moujtahid et d’autres ont dit qu’ils étaient environ deux cent moujtahid parmi les compagnons. Le Prophète avait des dizaines de milliers de compagnons. Comment n’importe quel musulman qui peut lire le Qour’an ou les livres de hadith peut-il prétendre : (ce sont des hommes et nous aussi nous sommes des hommes, nous n’avons pas à les suivre). La plupart des musulmans des trois premiers siècles n’étaient pas des moujtahid mais des mouqallid. Il a été rapporté dans le Sahih de Al-Boukhariyy qu’un homme était au service d’un autre et il a fait la fornication avec l’épouse de celui qui l’a employé. Son père voulait délivrer son fils de ce qu’il a commis et il a posé la question sur son jugement. Certains lui ont dit : (ton fils doit donner cent brebis et affranchir une femme esclave). Il a posé la question à des gens de science qui lui ont dit : (ton fils doit recevoir cent coups de fouets et être exilé pendant un an). Cet homme est parti voir le Messager de Allah. Le Messager lui a répondu ce qui signifie : « Il n’a pas à donner ce qu’ils t’ont dit mais il doit être fouetté cent coups de fouet et exilé un an ». Cet homme était un compagnon du Prophète et il avait posé la question à des compagnons. Le Messager nous a fait comprendre que certains qui ont écouté son hadith n’avaient pas une capacité de compréhension quand ils entendaient le hadith mais ils ne pouvaient que transmettre ce qu’ils entendaient du Prophète bien que ce soit des gens qui comprenaient la langue arabe. Il y avait un autre hadith rapporté par Abou Dawoud : un homme était en voyage et s’est retrouvé jounoub –il était dans un état où il ne pouvait pas faire la prière, il fallait qu’il fasse une purification– une nuit qui était froide. De plus, il était blessé à la tête. Il a alors demandé à ses compagnons : (je me suis réveillé jounoub et j’ai une blessure à la tête). Ils lui ont dit : (tu dois faire le ghousl). Il a fait le ghousl et il est mort. L’eau était extrêmement froide. Quand l’eau froide est rentrée dans sa blessure, cela a entraîné sa mort. Quand le Prophète a su ce qui s’était passé, il a dit ce qui signifie : « Ces gens-là ne sont pas aptes à émettre un jugement. Pourquoi n’avaient-ils pas posé la question, pourquoi est-ce qu’ils ont parlé de leur tête ?! ». C’étaient des compagnons et leur langue était la langue arabe. Malgré cela, ils ne sont pas arrivés au degré de l’ijtihad. Ils ont émis une fatwa sans science. Le Messager a dit ce qui signifie : « Ils n’avaient pas le droit d’émettre un jugement sans science ». Ce hadith indique que ce n’est pas n’importe quelle personne qui peut faire des déductions de jugements comme le prétendent à tort certains des gens de notre époque. Ils prétendent s’appuyer sur leur réflexion, ils ne suivent pas les moujtahid à qui Allah a accordé cette mémorisation et cette compréhension des textes comme les quatre imams et d’autres. Les quatre imams, leurs écoles sont bien connues, les avis qu’ils ont émis ont été repris par leurs élèves, ils ont été consignés dans des livres alors que d’autres que ces quatre avec leurs jugements n’ont pas tous été rassemblés et transmis par la suite. Il y a eu par le passé beaucoup de moujtahid. Certains étaient parmi les compagnons et d’autres parmi les successeurs des compagnons et d’autres parmi les successeurs des successeurs des compagnons. Leur voie était appliquée pendant leur époque. Certains, leur école était restée dans certains pays environ deux cents années comme l’imam Al-‘Awza^iyy. Ses ouvrages ne sont pas restés, ils ont été perdus. Malgré tout cela, nous ne disons pas qu’il n’y a plus d’ijtihad mais que c’est quelque chose de très difficile. Il est possible qu’il y ait dans cette époque un moujtahid mais il se peut que lui, il ne voit pas la nécessité de se manifester mais il dit : « les gens peuvent suivre les quatre écoles qui ont précédé ».
La preuve qu’il y a toujours lieu de faire l’ijtihad pour ceux qui sont aptes, c’est ce qu’a dit l’Imam ^Aliyy à Kamil fils de Ziyad, il lui a dit ce qui signifie : « Il y aura sur terre toujours quelqu’un qui sera apte à déduire les jugements sur les fondements que nous connaissons) [rapporté par Al-Baghdadiyy et d’autres]. Il n’y a pas d’ijtihad sur la croyance mais on se doit de suivre la croyance sur laquelle était le Messager et que les successeurs des compagnons –qui n’ont pas rencontré le Prophète mais qui ont pris la science des compagnons du Prophète– cette croyance nous a été transmise jusqu’à notre époque avec une chaîne de transmission ininterrompue. Pour la communauté, il n’y a pas de divergence sur la croyance, c’est-à-dire, ce qui est relatif à la connaissance de Allah comme le fait qu’Il existe sans endroit, au sujet des choses qui vont se produire dans l’au-delà, comme l’existence du Paradis, de l’enfer et que Allah est le Créateur de toute chose, des actes des esclaves, que ce soit les actes apparents ou des actes que l’esclave cache en son for intérieur. La majorité de la communauté, c’est-à-dire, ceux qui se disent musulmans n’a pas divergé mais il y a eu la divergence concernant les jugements. Il est arrivé parmi les compagnons du Messager qu’il y ait eu divergence sur certains jugements par exemple sur des questions qui ne se sont pas produites à l’époque du Messager. Par exemple, lorsqu’un homme meurt et qu’il laisse pour héritier un grand-père et des frères. Ceci ne s’était pas produit à l’époque du Messager et ce cas n’était pas cité dans le Qour’an. Certains compagnons ont fait l’ijtihad et leur effort de déduction du jugement l’ont amené a dire que le grand-père hérite tout comme les frères de cet homme. D’autres compagnons ont fait un ijtihad, ils ont dit que le grand-père est comme le père et que c’est lui seul qui hérite et que les frères n’héritent pas. Cette question a fait l’objet de divergence entre les compagnons moujtahid. Il n’y a pas de mal pour la communauté en pareille divergence. C’est une divergence qui porte sur un jugement. Il n’y a aucun mal à suivre le premier avis ou le second avis. Ceux qui ont donné le deuxième avis, c’était Abou Bakr et certains compagnons en accord avec lui et ceux qui ont donné le premier avis, c’est ^Aliyy et Zayd Ibnou Thabit.
Ce qui est dangereux, c’est de suivre les gens qui se sont écartés de la voie des moujtahid ou qui se sont autoproclamés mensongèrement moujtahid. Combien de mouhaddith –qui ont mémorisé des dizaines de milliers de hadith avec leur chaîne de transmission, plus de cent mille chaînes de transmission, ils connaissent cela par cœur– mais ils n’ont pas prétendu pour autant être des moujtahid. Certains d’entre eux suivent Malik, certains suivent Ach-Chafi^iyy comme Ibnou Hajar dont il a été dit qu’il était l’émir des croyants dans le hadith. C’était un Qadi –juge légal– selon l’école chafi^iyy. Il connaissait des dizaines de milliers de noms de compagnons –comme ceux qui ont entendu le hadith de Abou Hourayrah étaient huit cents personnes et que le nombre de ceux qui ont pris le hadith de Abou Bakr étaient de tel nombre–. Il connaissait par cœur tout cela. De nos jours, l’un d’eux ne connaît même pas dix hadith avec leur chaîne de transmission ! Comment osent-ils prétendre l’ijtihad ! La tâche principale du moujtahid c’est al-qiyas (déduction par analogie). C’est de comparer ce qui n’a pas fait l’objet d’un texte avec un cas qui a fait l’objet d’un texte, mais un cas qui présente des similarités avec le premier. Il faut se méfier de ceux qui incitent leurs disciples à faire eux-même l’ijtihad. Ceux-là sont des gens qui détruisent et qui invitent leurs disciples à détruire la religion.
Les savants des fondements de la religion ont dit que al-qiyas, c’est la fonction du moujtahid. Celui qui prétend être moujtahid et qui perturbe les musulmans dans la croyance, c’est comme Ahmad Ibnou Taymiyah qui a vécu dans le septième siècle de l’hégire. Il a donné des avis contraires à la Loi. Il a dévié des savants de l’Islam qui l’ont précédé sur environ soixante questions tout comme le Hafidh Taqiyyou d-Din As-Soubkiyy l’a affirmé. Il a prétendu que celui qui visite la tombe du Prophète ou d’un saint en recherchant les bénédictions de Allah est un associateur sauf celui qui visite pour lui passer le salam ou faire une invocation en sa faveur. Pour ces derniers cas, il reconnaît que c’est correct. Cet avis a entraîné beaucoup de perturbations. On trouve encore des gens qui l’appellent « Le Chaykh de l’Islam » et lui font de la publicité. Tous les savants de l’Islam depuis les compagnons jusqu’à nos jours y compris l’époque dans laquelle a vécu Ibnou Taymiyah, tous considéraient que visiter les tombes des saints ou des Prophètes est quelque chose de permis. Le Hafidh Al-Khatib Al-Baghdadiyy a rapporté que Ach-Chafi^iyy disait : « Je recherche les bénédictions par Abou Hanifah, je vais visiter sa tombe tous les jours ; si j’ai une affaire difficile, j’accomplis deux rak^ah et je rends visite à la tombe d’Abou Hanifah et je demande à Allah ce que je veux et rapidement mon affaire est réglée ». Les Imams des quatre écoles faisaient le tabarrouk.
Et Allah sait plus que tout autre.
Les sortes de péchés
D’après sourat An-Niça/13, les gens de la vérité se sont accordés à dire que les péchés sont classés en deux catégories : les grands péchés et les petits péchés (kaba’ir et sagha’ir). Les savants de jurisprudence ont indiqué quels sont les petits péchés et les grands péchés afin que la personne puisse distinguer les différents niveaux des péchés et le jugement des actes. Il n’y a pas dans cette classification un encouragement des gens à commettre les petits péchés et à ne pas commettre les grands. Certaines personnes qui se sont habituées et ont persisté à commettre les grands péchées en sont venues à commettre la mécréance et à mourir sur la mécréance. Allah a indiqué que celui qui évite les grands péchés, même s’il n’évite pas les petits, Allah lui pardonne s’il fait un woudou’ correct selon la Loi tout comme cela est parvenu dans le hadith qui signifie : « Celui qui fait le woudou’ tel qu’il lui a été ordonné, qui fait la prière telle qu’il lui a été ordonné, il lui sera pardonné ses péchés antérieurs ». Al-Boukhariyy a rapporté qu’un homme de l’époque du Messager a embrassé une femme qu’il lui était interdit d’embrasser. Il a été voir le Messager et lui a dit ce qu’il a fit. Une ‘ayah de sourat Houd a été révélée. Elle signifie : « Accomplis la prière au début et à la fin de la journée et au milieu de la nuit, certes les bonnes actions effacent les petits péchés. Ceci est un rappel pour ceux qui méditent ». L’homme a dit : « Est-ce que cette ‘ayah me concerne ? » Le Messager lui a répondu ce qui signifie : « Ce sera pour tout membre de ma communauté qui appliquera cette ‘ayah ».
Le Prophète a indiqué ce qui lui a été révélé. Il n’a pas dit aux gens : « Dissimulez cela ». Il arrive que certaines personnes reçoivent un châtiment dans le bas monde pour les petits péchés qu’ils ont commis. Certains, Allah ne les punit pas pour les petits péchés. Il y avait un homme parmi les compagnons qui a vu une femme qui lui a plu, alors qu’il marchait. Il s’est alors cogné la tête contre un mur et du sang a coulé de sa tête. Il a été voir le Messager et lui a appris ce qui s’était passé. Le Messager lui a dit ce qui signifie : « Allah t’a voulu du bien et ceci est une rétribution du regard que tu as porté. »
On comprend de là que certains, Allah les rétribue pour leurs péchés dans le bas monde mais la plupart des gens, Allah leur retarde le châtiment pour l’au-delà. Celui que Allah rétribue pour ses désobéissances dans le bas monde sera dans un meilleur état que celui pour lequel le châtiment est retardé pour l’au-delà car grâce aux épreuves qui lui arrivent, le premier sera déchargé du châtiment dans l’au-delà. Il a été confirmé dans le hadith que certains croyants, tellement ils ont des épreuves dans le bas monde, ils sortent du bas monde sans être chargés d’aucun péché. Allah les purifie de tous leurs péchés grâce à ces épreuves. Ils n’auront aucun châtiment ni dans la tombe ni dans l’au-delà.
D’après sourat An-Najm/3, nous apprenons que Allah a fait que les péchés sont de deux sortes. Il nous a appris dans cette ‘ayah qu’Il pardonne les petits péchés pour celui qui évite les grands péchés. Les grands péchés sont de différents niveaux. Certains sont plus graves que d’autres. Parmi les grands péchés, il y a ceux qui se rapportent aux droits des êtres humains. Les grands péchés qui se rapportent aux droits des êtres humains, Allah les pardonne à qui Il veut. Mais Allah accorde à celui dont le droit a été bafoué des bonnes actions de la part de celui qui a lésé ou des bonnes actions de Sa part. Dans le cas où le grand péché n’était pas une injustice à un être humain, Allah pardonne à qui Il veut parmi les musulmans sans qu’il y ait application du talion (qisas). Tant que le mécréant est vivant, il se peut que sa mécréance soit pardonnée par l’Islam. Allah dit dans sourat Al-‘Anfal/38, ce qui signifie : « Ô Mouhammad, dis leur que s’ils délaissent leur mécréance et qu’ils entrent en Islam, Allah leur pardonne leur mécréance grâce à l’Islam ». Ibrahim faisait al-‘istighfar en faveur de son père afin que Allah lui pardonne par son entrée en Islam. Mais quand Ibrahim a su que son père allait mourir mécréant, il n’a plus fait cet ‘istighfar. Il n’est pas valable de dire que Allah ne pardonne pas les injustices mais Il accorde son droit à celui qui a subi l’injustice, c’est-à-dire soit son droit est rétabli dans ce bas monde, soit il est compensé par des bonnes actions dans l’au-delà. Le châtiment des grands péchés est plus intense : le châtiment des petits péchés n’implique pas l’entrée en enfer. Le châtiment dans l’au-delà est de différentes sortes : l’entrée en enfer et autre comme de subir la douleur du soleil au Jour Jugement, le soleil se rapprochera de la tête des esclaves de un mil (le mil est une unité de mesure). Les pieux : Allah fait qu’ils seront à l’ombre du Trône. La mécréance est de différentes sortes : il y a les mécréants d’origine et les apostats. Il ne leur est pas pardonné car ils n’ont pas accompli le plus grand droit que Allah ait sur Ses esclaves (c’est de croire en Lui et au Prophète de leur époque). Sourat An-Nica’/84, ce qui signifie : « Allah ne pardonne pas à celui qui Lui attribue des associés mais Il pardonne ce qui est moins que cela à qui Il veut ».
Hadith : Le Prophète a dit, ce qui signifie : « Il y a eu dans les communautés qui vous ont précédées un homme qui avait assassiné quatre vingt dix-neuf personnes. Il a cherché après l’homme qui avait le plus de science sur terre. On lui a indiqué un homme qui s’adonnait aux actes d’adoration, il s’est adressé à lui en disant : « j’ai tué quatre vingt dix-neuf personnes personnes. Est-ce que je peux me repentir ? Cet homme lui a répondu « non ». Celui qui avait tué quatre vingt dix-neuf personnes personnes l’a alors tué. Comme il voulait toujours se repentir, il a demandé aux gens : « indiquez-moi l’homme qui a le plus de science sur terre ». Ils lui ont indiqué un savant. Quand il est arrivé auprès de ce savant, il a dit : « j’ai tué cent personnes. Est-ce que je peux me repentir ? » Il lui a dit : « oui, qu’est-ce qui t’empêche de te repentir ? Va dans telle région car dans cette région il y a des gens qui adorent Allah, rejoins-les et adore Allah avec eux et ne retourne pas à ta région d’origine car c’est une région de mal ». Il est parti et à mi-chemin, il est mort. Les anges de la miséricorde et les anges du châtiment voulaient chacun l’emporter. Les anges de la miséricorde ont dit : « Mais il était sur son chemin pour se repentir, il a regretté ce qu’il a commis ». Les anges du châtiment leur ont dit : « Mais il n’a jamais fait de bien de sa vie. » Alors, Allah a envoyé un ange sous l’apparence d’un humain et les deux groupes d’anges l’ont pris pour arbitre, il leur a dit : « Mesurez la distance qui sépare le lieu de sa mort de chacune des deux régions, celle de laquelle il est le plus proche l’emportera ». Ils ont mesuré et ont trouvé qu’il était plus proche de sa destination et ce furent les anges de la miséricorde qui le prirent ». (rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim). Il y eu quelques versions de ce hadith, de degré sahih, qui signifie : « Allah a ordonné à la terre de mal de s’éloigner et à la terre de bien de se rapprocher ».
Les signes annonciateurs du jour dernier
La louange est à Allah, le Seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissances et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de son agrément.
Notre prophète Mouhammad, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam, nous a annoncé qui vont se produire dans le futur que ce soit dans le bas monde ou dans l’au-delà. Nous avons vu le supplice et la félicité dans la tombe, c’est-à-dire que lorsque l’homme sera enterré, dans sa tombe, il reprendra conscience et il sera interrogé sur ce qu’il disait au sujet du prophète Mouhammad, si c’était quelqu’un qui avait cru que le prophète est bien un envoyé de Dieu ou si c’est quelqu’un qui était incrédule et nous avons que Allah accorde une félicité dans la tombe pour le musulman qui est pieux, c’est-à-dire celui qui fait les devoirs et qui évite les interdits. Il accorde également la félicité dans la tombe pour certains musulmans qui n’étaient pas morts pieux mais qui auront droit à cette félicité grâce à quelque chose comme ceux qui sont morts martyrs.
Dieu réserve un supplice dans la tombe pour ceux qui meurent sur une autre religion que l’Islam et également certains musulmans désobéissants auront un supplice dans leur tombe mais ce sera un supplice inférieur à celui du non musulman.
Celui qui renie le supplice dans la tombe, il sort de l’Islam, c’est-à-dire que si il était musulman et qu’il a renié le supplice dans la tombe, il sort de l’Islam parce qu’il aura contredit le Qour’an, il aura contredit la parole du prophète Mouhammad, il aura contredit l’unanimité des savants de l’Islam.
Parmi les signes annonciateurs du Jour dernier, c’est-à-dire les choses qui vont se produire dans ce bas monde, qui indiquent que ce bas monde va bientôt finir et que ce sera l’au-delà qui va commencer, il y a de petits signes annonciateurs et de grands signes annonciateurs.
Parmi les petits signes, il y a la disparition de montagnes, les montagnes entières vont disparaître, que parmi les petits signes, il y a le grand nombre de tremblements de terre. Parmi les petits signes annonciateurs, il y a également le grand nombre de maladies que les gens ne connaissaient pas auparavant. Egalement il y a le grand nombre de charlatans, les gens qui prétendent guider des gens et également les orateurs qui diffusent la discorde, tout cela s’est produit. Il y a également, la prétention de certaines personnes à la prophétie et cela aussi s’est réalisé. Parmi les petits signes, il y a également le changement des saisons de sorte que l’été devient comme si c’était l’hiver et l’hiver devient comme si c’était l’été. Il y a également le peu de science parmi les gens, c’est-à-dire que les gens n’ont pas maîtrisé la science de la religion comme ils la maîtrisaient par le passé, et ça aussi nous le voyons, aujourd’hui il y a beaucoup d’ignorance. Parmi les petits signes que nous avons vu également, il y a le grand nombre d’assassinats et l’injustice et tout ceci nous l’observons. Il y a également le temps qui semble s’emballer, c’est-à-dire que les jours passent très rapidement, les mois et les années et tout ceci, nous le constatons. Parmi les petits signes, il y a le rapprochement des marchés, des centres commerciaux, ils deviennent très nombreux, c’est-à-dire qu’il n’y a pas une grande distance qui sépare un marché d’un autre et il y a les ennemis de la communauté du prophète Mouhammad, les différentes communautés qui vont s’allier contre la communauté du prophète Mouhammad, tout comme des gens affamés autour d’un récipient de nourriture, c’est-à-dire, ils l’attaquent de toutes parts et tout cela s’est produit.
Parmi les petits signes également et c’est le dernier qui n’est pas encore apparu, c’est un homme qui s’appelle Al-Mahdiyy, le Bien guidé, ^alayhi s-salam qui va venir. Il va naître dans son époque et il va apprendre auprès des savants de son époque. La confirmation de sa venue provient d’un hadith sûr rapporté dans le sahih de Ibnou Hibban et également Abou Dawoud dans ses Sounan ainsi que At-Tirmidhiyy dans son Jami^ et Al-Hakim dans Al-Moustadrak, ils ont rapporté de ^Abdoullah Ibnou Mas^oud, que Allah l’agrée, que le messager de Allah, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam, qui a dit « la taqoumou s-sa^a hatta…. », c’est-à-dire « Le jour du Jugement ne viendra pas avant qu’un homme prenne le pouvoir et il fait partie de ma famille. Il s’appelle comme je m’appelle et son père portera le même prénom que mon père et il remplira la terre de justice et d’équité ». Cet homme, Al-Mahdiyy, s’appelle Mouhammad fils de ^Abdoullah comme notre prophète s’appelle Mouhammad fils de ^Abdoullah. Il est soit de la descendance de Al-Haçan ou de Al-Houçayn, qui sont les deux enfants de Fatima la fille du prophète et il est parvenu dans ? qu’il y aura au tout début de son apparition, un ange qui va l’accompagner qui va dire aux gens « voici le calife que Dieu a désigné, Al-Mahdiyy, alors suivez-le ». Il est rapporté également que Al-Mahdiyy au tout début, il va sortir de Médine, la ville de notre prophète et il sera accompagné de mille anges qui vont le soutenir. Puis il ira à la Mecque et là-bas, il y a trois cent saints qui seront les premiers à lui faire pacte d’obéissance et d’allégeance. Ensuite, il y aura une armée que les gens vont constituer pour le combattre et Allah fait que cette armée sera ensevelie entre La Mecque et Médine, Dieu fait que la terre s’ouvre et avale cette armée que les gens auront préparée pour combattre Al-Mahdiyy. Après cela, Al-Mahdiyy s’installera au pays de Ach-Cham, c’est-à-dire l’actuelle Syrie, Jordanie, Palestine. Nous avons vu quels étaient les grands signes annonciateurs du Jour du Jugement. Après l’apparition de Al-Mahdiyy ce sera la fin des derniers petits signes et ensuite il y aura dix grands signes.
Ces dix grands signes seront la sortie de ad-dajjal, c’est un menteur, un imposteur, ad-dajjal signifie « le charlatan », « le menteur ». Il y aura aussi la descente de Jésus qui est un prophète qui n’a pas été tué, qui n’a pas été crucifié, il est actuellement vivant dans le ciel, le deuxième grand signe annonciateur du Jour du Jugement c’est la descente de Jésus sur terre, il va descendre et il appliquera la loi de Mouhammad. Le troisième grand signe, c’est la sortie de deux tribus qui s’appelle Ya’jouj et Ma’jouj – Gog et Magog. Ces deux tribus sont des humains qu’un homme vertueux qui s’appelle Dhoul Qarnayn a fait emprisonner quelque part sur terre il y a bien longtemps et ce sont des humains qui se reproduisent beaucoup et l’un d’entre eux avant de mourir laisse mille de sa descendance. Le troisième grand signe, c’est lorsqu’ils vont sortir de l’endroit où ils sont cachés sur terre, ils vont détruire tout sur leur passage. Le quatrième grand signe, c’est le levé du soleil de son couchant, c’est-à-dire de l’endroit où d’habitude il se couche et il y a aussi la sortie d’une bête de terre, elle sort de la terre et c’est une bête étonnante, elle s’adresse aux gens et elle reconnaît qui est musulman et qui est mécréant. Personne ne pourra cacher son état, elle dénoncera tout le monde. Après cela, Dieu n’accepte plus le repentir, c’est-à-dire après le levé du soleil de son couchant et la sortie de la bête de terre, Dieu n’accepte plus le repentir. Avant cela, celui qui veut se repentir, c’est-à-dire soit il était désobéissant, il veut se repentir de ses péchés ou il était mécréant, il veut entrer en Islam, avant cela la personne peut se repentir, mais après ces deux grands signes, les gens ne pourront plus se repentir. Ces deux signes, la sortie de la bête de terre et le levé du soleil de son couchant vont se produire un même jour, entre l’aube et le douha, c’est-à-dire une vingtaine de minutes après le levé du soleil, ils vont se produire dans cet intervalle du temps. Il y aura parmi les grands signes une fumée qui va descendre et qui va se diffuser sur terre, les mécréants vont faillir en mourir tellement c’est une fumée dense. Quant au musulman, cela aura l’effet d’un rhume pour lui. Les huitième, neuvième et dixième grands signes, ce sont trois fissures dans la terre. La terre va se fissurer : il y aura une fissure à l’est, une à l’ouest et une troisième dans la Péninsule Arabique. Ces trois fissures dans la terre ne se produiront qu’après la sortie de ad-dajjal, le faux-messie ou l’imposteur et après la descente de ^Iça ^alayhi s-salam et ils se produiront en des instants rapprochés et il se peut que ces trois fissures se produiront le même jour. Le dixième grand signe, c’est un feu qui sortira de Aden qui se trouve au Yémen et qui va avancer peu à peu et les gens pour en échapper vont se diriger vers l’ouest. Nous allons parler de Ya’jouj et Ma’jouj, ce sont des humains. Ya’jouj et Ma’jouj dans la littérature occidentale, ils les désignent par Gog et Magog, ce sont deux tribus des fils de ‘Adam, c’est-à-dire des descendants de ‘Adam, c’est-à-dire ce sont des humains mais ce sont tous des mécréants, il n’y a pas de musulmans parmi eux. L’endroit où ils se trouvent maintenant est caché. Ils sont cachés à l’extrémité de la terre. Allah les a voilés à nous et les gens ne les voient pas maintenant parce que ni eux ne viennent à nous ni nous n’allons vers eux. C’est un homme qui s’appelle As– Sa^b Dhoul Qarnayn, ^alayhi s-salam qui était un grand saint. Tous les saints sont musulmans. C’est qui un saint ? C’est celui qui suit correctement le prophète, c’est celui qui croit au prophète de son époque, qui croit qu’il n’est de Dieu que Dieu et qui applique les règles de la religion que le prophète de l’époque leur apprend. Celui qui est sur la droiture, il peut atteindre la sainteté et celui qui atteint la sainteté, Dieu lui accorde des prodiges, des choses qui sortent de l’ordinaire. Parmi les saints qui sont connus, il y a notre dame Maryam, la mère de Jésus, c’était une sainte, Allah nous l’a appris dans le Qour’an, elle avait eu des prodiges, parmi ses prodiges, c’est qu’elle avait des fruits de l’hiver en plein été et des fruits de l’été en hiver, Dieu lui a accordé sans que ce soit avec les causes habituelles. Parmi les prodiges des saints, c’est que certains peuvent parcourir de grandes distances en peu de temps. Certains peuvent même rester de grandes époques sans manger ni boire. Dieu accorde la sainteté, certains saints peuvent entrer dans le feu et le feu ne les brûle pas. Chacun peut avoir un prodige. Donc, As- ? Dhoul Qarnayn, c’était un saint qui a vécu il y a bien longtemps qui a emprisonné ces deux tribus, Ya’jouj et Ma’jouj à l’extrémité de la terre. Dhoul Qarnayn était un saint et parmi ses prodiges, c’est que le vent le portait de l’orient à l’occident. Dieu lui a asservi même le vent. Dhoul Qarnayn, ^alayhi s-salam, grâce à un prodige dont Allah l’a honoré, il a construit une sorte de barrage comme une barricade, une grande montagne de fer sur laquelle il a fait fondre du cuivre et c’est devenu très fort et ainsi aucun humain n’arrive à dépasser par habitude cette montagne. Et Ya’jouj et Ma’jouj chaque jour ils essayent de la transpercer et chaque jour, leurs efforts sont vains. En effet chaque jour, ils essayent de creuser et après un long travail et beaucoup d’efforts, quand ils diront « demain, nous allons poursuivre » et ils arrêtent de creuser et le lendemain lorsqu’ils vont venir, quand ils trouveront que la brèche qu’ils avaient faites a été à nouveau obstruée et à chaque fois, ils reprendront du début jusqu’au jour où Dieu veut qu’ils sortent et la veille ils diront cette fois-là « nous allons poursuivre demain, si Dieu le veut ». Ils sont mécréants mais Dieu fait qu’ils vont prononcer cette phrase « incha’ Allah » et ce jour-là ils pourront sortir. Ya’jouj et Ma’jouj, l’un d’entre eux avant de mourir laisse mille de sa descendance directe ou plus tout comme le messager, ^alayhi s–salat wa sallam, nous l’a cité. Ainsi, avant de sortir, leur nombre deviendra extrêmement grand de sorte qu’au Jour du Jugement tous les humains par rapport à eux représentent que un pourcent, c’est-à-dire que leur nombre est très grand, tous les humains autres qu’eux depuis ‘Adam jusqu’au dernier autre que Ya’jouj et Ma’jouj représentent un pour cent. Dieu Seul sait comment ils vivent actuellement et qu’est ce qu’ils mangent. Certaines personnes prétendent que Ya’jouj et Ma’jouj auraient de longues oreilles et qu’ils dorment, ils posent leur tête sur une de leurs oreilles et se couvrent avec l’autre et qu’ils seraient de petite taille, tout cela n’est pas confirmé, ce sont des choses que les gens disent mais elles ne sont pas confirmées. A leur époque, il y aura une grande famille. Quand ils vont sortir, ils vont passer par la lagune qui s’appelle Tibériade. Tibériade ? une mer aujourd’hui qui se trouve en Palestine, les bateaux voguent dessus. Et ils vont boire toute cette lagune. Lorsque le dernier d’entre eux va passer, il dit « avant, il y avait de l’eau ici » et lorsque ^Iça, ^alayhi s-salam, Al-Macih va descendre du ciel, ils seront comme étonnés. Quand ils vont sortir, les musulmans n’oseront pas les combattre et Jésus aura déjà rejoint les musulmans, il sera déjà descendu du ciel. Notre maître ^Iça et les croyants iront avec lui à at–Tour au Sinaï. Au Sinaï, il y a une montagne qui s’appelle At–Tour, donc les musulmans se retrouveront avec ^Iça là-bas et ils vont invoquer Allah par ^Iça pour que Allah les délivre de Ya’jouj et Ma’jouj et Allah fait descendre sur ces deux tribus Ya’jouj et Ma’jouj des vers et dans le cou de chacun, un ver va s’introduire et ce sera la cause de sa mort. Puis Allah envoie des oiseaux qui vont les transporter et les jeter en mer et il y aura une pluie qui va descendre pour nettoyer la terre de leurs traces. Et ces gens-là, Ya’jouj et Ma’jouj, ils vont sortir après la descente de ^Iça. Pour ce qui est de la descente de Jésus, cela est confirmé par le texte du hadith sûr du prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et Abou Dawoud l’a rapporté dans ses sounan ainsi que l’imam Ahmad dans son mousnan et Al-Bayhaqiyy et d’autres. Le messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit « .. », c’est-à-dire entre notre maître Mouhammad et notre maître ^Iça, il n’y a pas eu de prophète « … » « et il va faire que redescendre sur terre » « … ». Notre prophète nous a dit « Lorsque vous le verrez, reconnaissez-le ». Notre prophète va nous les décrire physiquement pour qu’on les reconnaisse. Il a dit « rajouloun ? », « un homme de taille moyenne » « .. », « la couleur de sa peau est plutôt mate rouge blanche » « .. » « ses cheveux apparaissent comme si ils étaient humides sans qu’ils ne le soient réellement ». « … », « il combattra les gens pour qu’ils rentrent en Islam, il détruira les croix et il tuera les porcs » et toutes les communautés autre que la communauté musulmane seront anéanties dans son époque, il ne restera que la communauté musulmane. « … », « C’est Jésus qui va tuer le faux-messie, l’imposteur », « Il restera sur terre quarante ans après quoi il mourra et les musulmans feront la prière funéraire en sa faveur ». Parmi les choses étonnantes qui vont se produire du temps de ^Iça, c’est que Allah fera parler les arbres et les pierres qui s’adresseront au musulman et lui diront « Ô musulman, voici un mécréant des fils de Isra’il qui se cache derrière moi, viens pour le tuer ». Une sorte d’arbuste qui s’appelle al- ? qui ne va pas dénoncer ces mécréants qui se cacheront derrière lui. Al-Macih, ^Iça, Jésus, ^alayhi s-salam, lorsqu’il descendra du ciel, il descendra en posant ses mains sur les ailes de deux anges, il va descendre auprès d’une tour blanche qui se trouve à l’est de Damas, comme l’a mentionné le messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, bien que de l’époque de notre prophète, il n’y avait pas de tour blanche à l’est de Damas alors que maintenant il y en a une comme l’a décrite le messager de Allah. La tour, c’est comme les poteaux de projecteur qui a été fait pour l’aéroport actuel qui se trouve à l’est de Damas et lorsque ^Iça, Al-Macih va descendre du ciel, il rencontrera Al-Mahdiyy dans le pays de Ach-Cham. Ach-Cham, ce n’est pas uniquement la Syrie, c’est également, le Liban, la Jordanie, la Palestine tout cela s’appelle Ach-Cham. La limite de Ach-Cham, c’est d’un endroit qui s’appelle al-^Arich jusqu’à un endroit qui s’appelle Balis. Quand le Prophète Mouhammad a dit que ^Iça va mourir et que les musulmans vont accomplir la prière funéraire en sa faveur, on déduit à partir de là que ^Iça n’est pas encore mort mais Dieu l’a élevé vivant de la terre jusqu’au ciel, il était à l’état d’éveil et celui qui dit que ^Iça est mort sans qu’il ne soit tué ni crucifié, on dit qu’il s’est trompé. Le prophète a même décrit la couleur de la peau de notre maître ^Iça. Dans une version rapportée par Al-Boukhariyy dans son Sahih, il est de couleur mate, ce n’est pas comme les mécréants le dessinent, avec une peau très blanche et les cheveux blonds. Avec plusieurs versions, cela veut dire que la couleur de la peau de Jésus était plutôt mate, comme la couleur du blé. Ibnou Abi Hatim et An-Naça’iyy ont rapporté de Ibnou ^Abbas, le cousin de notre prophète, qui est connu pour être l’exégète du Qour’an, celui qui explique le Qour’an. Il a dit « ^Iça était avec douze de ses apôtres, c’est-à-dire ses compagnons, dans une maison » et il a dit « Il y aura parmi vous qui va devenir mécréant, après avoir cru que je suis un envoyé de Dieu », il leur a annoncé qu’il y aura des gens qui vont sortir de l’Islam. Tous les prophètes sont musulmans. Il leur a dit « Il y aura parmi vous qui va devenir mécréant et incrédule après avoir cru en moi ». Puis il leur a dit « lequel d’entre vous voudra avoir mes traits », c’est-à-dire « me ressembler », Dieu va faire qu’il va lui ressembler, « qui sera tué à ma place et il sera mon compagnon au Paradis ? ». C’est ainsi que le plus jeune de ses compagnons s’est proposé, il a dit « moi », ^Iça lui a dit « assieds-toi ». Et il a à nouveau posé la question, lequel d’entre eux voudrait avoir les traits de ^Iça, ressembler à ^Iça et être tué à la place de ^Iça et il sera son compagnon au Paradis. A nouveau, c’est le plus jeune qui s’est proposé et à nouveau, ^Iça lui a demandé de s’asseoir. Lorsqu’il a posé la question une troisième fois et que c’était toujours le même qui s’est proposé, il lui a dit « ce sera toi ». Et ainsi, il a eu les traits de Jésus, ce compagnon-là et ce jeune homme a été pris et c’est lui qui a été tué à la place de Jésus alors que Jésus entre temps a été élevé vers le ciel à partir d’une lucarne, une ouverture dans le toit de la maison où ils étaient. Quand les juifs sont venus pour rechercher Jésus, ils ont pris ce jeune homme à sa place et ce hadith de ^Abdoullah Ibnou ^Abbas a une chaîne de transmission sûre. Quant à ce que certains prétendent que ce serait un juif accompagné d’un groupe de juifs pour leur indiquer où se trouvait Jésus, et qu’ils le lui avaient promis une grande somme pour le leur montrer, et que lorsqu’ils étaient entrés dans la maison, c’était ce juif-là qui a eu les traits de Jésus, cela n’est pas vrai. Il y a beaucoup d’historiens qui disent cela, mais ce qui est vrai, c’est ce qu’a dit ^Abdoullah Ibnou ^Abbas, ce que nous avons dit que c’était le plus jeune des compagnons de Jésus qui a eu les traits de Jésus.
A la fin des temps également, la foi, c’est-à-dire l’Islam, va se replier pour se localiser à Médine, la ville de notre prophète, qui se trouve dans la Péninsule Arabique, là où est enterré notre prophète, c’est-à-dire que l’Islam va se ramener dans cette ville, tout comme un serpent se cache dans son trou. C’est-à-dire qu’il va se retirer pour ne rester qu’à Médine et en effet la dernière des villes de l’Islam à être détruite, sera Médine, tout comme cela est parvenu dans le hadith rapporté par At-Tirmidhiyy « … » et nécessairement, Médine aura un état meilleur que les autres villes que ce soit par le passé ou dans le futur. Par le passé, elle a toujours été meilleure et dans le futur elle sera toujours meilleure. A la fin des temps, le Qour’an sera élevé au ciel, le livre qui a été révélé à notre maître Mouhammad, sera élevé au ciel, il ne restera plus une seule ‘ayah, un seul verset sur terre et c’est à ce moment-là qu’un homme qui s’appelle Al-Khadir, qui est un prophète, qui est toujours vivant et qui a vécu il y a longtemps, c’est à ce moment-là qu’il va mourir. Après l’apparition des dix grands signes annonciateurs du Jour du Jugement, viendra le Jour du Jugement. Cent ans avant le Jour du Jugement, il y aura un vent qui va venir et qui entrera, passera sous l’aisselle de chaque musulman, et tous les musulmans vont mourir. Il ne restera que des mécréants sur terre et c’est sur ces gens-là que viendra le Jour du Jugement. Un ange qui s’appelle Israfil va souffler dans le cor, un cor est un instrument à vent, par exemple les chasseurs utilisent un cor pour ? le gibier. Israfil va souffler dans le cor, lui il est prêt, quand Dieu le lui ordonne, il soufflera dans le cor et Seul Dieu sait quand va avoir lieu le Jour du Jugement. Donc il soufflera dans le cor et les gens vont être terrorisés de ce bruit, les mécréants qui seront vivants à cette époque-là, ils seront terrorisés. En effet, c’est un bruit qui est très fort, les cœurs des mécréants se déchireront dans leur poitrine et ils vont mourir lorsqu’ils vont entendre ce son-là. Les jinns mécréants également mourront à ce moment-là, il ne restera plus aucun humain ni jinn sur terre sans qu’il ne soit déjà mort et ceux qui étaient morts auparavant, les musulmans et les mécréants et qui sont dans leur tombe, ils vont s’évanouir lorsqu’ils vont entendre ce souffle dans le cor sauf les martyrs, les martyrs c’est-à-dire les martyrs de combat, ils ne s’évanouiront pas à ce moment-là. Notre prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit « An-naou ? yawma-l-qiyamah…. » rapporté par Al-Boukhariyy, ce qui signifie « Les gens vont s’évanouir au Jour du Jugement. Israfil soufflera une première fois et le prophète a dit, ce qui signifie « Je serai le premier à reprendre conscience et quand je vais reprendre conscience, je verrai Mouça qui s’accroche à l’un des piliers du Trône », le Trône, c’est un corps immense qui est le toit du Paradis et le prophète a dit, ce qui signifie « Je ne sais pas si Mouça s’est réveillé avant moi ou si il ne s’est pas évanoui à ce moment-là » car il s’était évanoui auparavant lorsqu’il était à Tour, au mont Sinaï. Après la mort des humains, les anges également vont mourir quand Israfil souffle dans le cor et le dernier des anges à mourir, c’est l’ange de la mort qui s’appelle ^Azra’il, certains savants ont dit qu’il y a des anges qui sont exceptés de la mort à ce moment-là, entre autres, les anges gardiens du Paradis, les anges gardiens de l’enfer, les anges qui portent le Trône et également les femmes du Paradis et les serviteurs du Paradis. Après cela, Allah ressuscite Israfil qui avait soufflé la première fois dans le cor et il va souffler une seconde fois et cela se passe quarante ans après le premier souffle. Tous ceux qui étaient morts vont sortir de leur tombe et après cela va commencer l’interrogatoire et l’exposition des actes. Tout cela précède l’exposition des actes et l’interrogatoire.
Le paragraphe suivant que notre chaykh a cité, il s’agit de choses que notre prophète nous a apprises et auxquelles nous devons croire. Il y a al-ba^th, la résurrection. Al-ba^th, la résurrection est une réalité. Qu’est-ce que la résurrection ? Le chaykh donne la définition : c’est la sortie des morts des tombes, ceux qui étaient morts, qui sont enterrés dans leur tombe vont sortir de leur tombe après la reconstitution du corps que la terre avait assimilé. Si leur corps a été assimilé par la terre, Allah leur créé de nouveaux corps mais il y a des corps qui ne seront pas assimilés par la terre, il s’agit des corps des prophètes, les prophètes, la terre n’assimile pas leur corps, il y a également les martyrs de combat, la terre n’assimile par leur corps et également certains saints – waliyy – la terre n’assimile par leur corps, tout cela a été rapporté par tawatou^ et également de l’observation. Concernant les saints, c’est par l’observation que les gens ont constaté que certains saints, la terre n’assimile pas leur corps. Le premier pour qui la tombe s’ouvrira, c’est notre maître Mouhammad, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Le gens de Makkah et de Madinah et de At–Ta’if seront parmi les premiers à être ressuscités. Les prophètes sont les premiers à être ressuscités et le prophète Mouhammad, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, est le premier qui va sortir de sa tombe, voila ce qui concerne la résurrection et nous devons y croire. La deuxième chose que le chaykh cite, c’est le rassemblement – al-hachr. Le rassemblement – al-hachr– est une vérité, c’est le fait qu’ils soient regroupés après la résurrection vers un lieu et ce sera sur la terre changée. Après qu’ils soient sortis de leur tombe, Dieu rassemble tous ces gens-là qui sont sortis de leur tombe, dans un endroit parce qu’ils vont rendre compte de ce qu’ils ont fait dans le bas monde. Dieu ne nous a pas crée absurdement et ne nous à pas abandonné sans lois, Il nous a envoyé des prophètes qui nous ont indiqué ce que Dieu ordonne et ce que Dieu interdit et par ces prophètes, Dieu nous a appris que nous avons des comptes à rendre, que celui qui fait les devoirs et qui évite les interdits, il est au nombre des gagnants au Jour du Jugement et que celui qui n’est pas musulman ou qui commet des péchés, celui-là n’est pas au nombre des gagnants au Jour du Jugement. Donc, le rassemblement, tous ceux qui sont sortis de leur tombe seront regroupés vers un lieu et ce sera sur la terre changée. C’est une terre plate comme une peau tendue, elle ne comporte ni montagne, ni vallée, elle est plus grande et plus étendue que notre terre, blanche comme l’argent. Le pays de Ach-Cham ce sera la terre sur laquelle les gens seront rassemblés et l’endroit le plus caractéristique du pays de Ach-Cham c’est la Palestine parce que la plupart des prophètes ont reçu la Révélation en Palestine. Ibrahim tout comme son fils Ishaaq et son fils Ya^qoub et son fils Youçouf, tous ont leur tombe en Palestine. Les gens au rassemblement seront dans trois situations, les gens auront trois états différents, une partie d’entre eux sera rassasiée, vêtue, montée sur des chamelles dont les mors sont en or, ce sont les pieux, les pieux auront cet état au Jour du Jugement. C’est qui les pieux ? Les pieux ce n’est pas une langue ni un habillement, c’est le fait de faire les devoirs et d’éviter les interdits, c’est cela la piété. Deuxièmement, une partie d’entre eux sera pieds nus, dévêtus et ce sont les musulmans parmi ceux qui ont commis les grands péchés et qui sont morts sans s’en être repentis. En effet dans le hadith le prophète ^alayhi s–salat wa salam, a dit « … » « Celui qui fait le repentir d’un péché, c’est comme celui qui ne l’a pas commis », c’est pour cela que celui qui meurt en ayant fait le repentir de ses péchés c’est comme si il n’a pas commis de péché mais celui qui est mort chargé de grands péchés, celui-là, il fera partie de ces gens-là, c’est-à-dire il sera dévêtu et nus pieds au Jour du Jugement. Et la troisième sorte, ce sont ceux qui seront rassemblés et traînés sur leur visage, ce sont les mécréants, donc la personne doit faire attention. Celui qui a su que Dieu a envoyé un prophète et qui a su que le prophète nous a annoncé cela, il va se préparer, il va œuvrer pour ne pas être dans un état difficile au Jour du Jugement. Les gens au Jour du Jugement seront dans ces trois états-là et l’un des mérites de la communauté de notre maître Mouhammad sur les communautés antérieures, c’est que notre communauté représente la majeure partie des gens du Paradis. Au Jour Dernier, les gens du Paradis seront cent vingt rangées, il y aura cent vingt rangées de personnes qui rentreront au Paradis et la communauté de Mouhammad représente quatre vingt rangées sur les cent vingt. Et Allah a fait qu’il n’y aura pas de communauté qui rentrera au Paradis avant la communauté de Mouhammad. Après que le prophète rentre, les autres prophètes vont rentrer puis ce sera le tour de la communauté de notre maître Mouhammad et cette faveur, nous ne l’avons obtenue que grâce à notre prophète qui est le meilleur de tous les prophètes. Parmi ce en quoi nous devons croire, il y a al-hiçab, l’exposition des actes. L’exposition des actes- al-hiçab, est une réalité, c’est une vérité, c’est-à-dire que les gens, les esclaves de Dieu, nous, nous aurons nos actes qui nous seront exposés au Jour du Jugement, ce que nous avons fait dans cette vie-là nous sera exposé. Et comment cela aura lieu ? Dieu parle et tous les esclaves au Jour du Jugement, vont comprendre, vont entendre la Parole de Dieu et ils vont comprendre de la Parole de Dieu chacun ce qui le concerne, ils vont comprendre le questionnement sur leurs actes, ce qu’ils ont fait de leurs actes et le croyant pieu va se réjouir tandis que le mécréant ne se réjouira pas car il a aucune récompense au Jour du Jugement, il faillira plutôt en mourir. Il a été rapporté dans le hadith sûr « .. . », c’est-à-dire « Il n’y aura pas un seul d’entre vous sans que Dieu lui parle au Jour Dernier, il n’y aura pas d’intermédiaire entre vous ». Donc, au Jour du Jugement, les actes seront exposés aux esclaves, chacun amènera le livre dans lequel auront été écrits les actes qu’il a fait dans ce bas monde et au Jour du Jugement, tous les gens vont entendre la Parole éternelle de Dieu qui ne ressemble pas à la parole des humains, comme l’a dit Abou Hanifah « Allah parle sans organe ni lettres ». Les mécréants lorsqu’ils vont entendre la Parole de Allah, ils seront terrorisés, ils seront extrêmement apeurés, ils auront honte de ce qu’ils ont amené, ils seront extrêmement dérangés et gênés. Quant aux désobéissants musulmans, ils seront dans deux situations : une part d’entre eux sera atteinte de peur et de gêne et d’autres n’auront pas cela. Nous devons croire aussi en al-mizan– la balance. La balance – al-mizan est une vérité, elle est comparable à la balance du bas monde, elle a un balancier, une potence et deux plateaux, un plateau pour les bonnes œuvres et un plateau pour les mauvaises œuvres. Les œuvres seront pesées avec cette balance au Jour du Jugement, ceux qui seront chargés de les peser, seront Jibril et Mika’il, ce qui sera pesé seront les feuillets sur lesquels ont été inscrits les bonnes et les mauvaises œuvres. Celui dont les bonnes œuvres l’emporte sur les mauvaises sera parmi les sauvés. Celui dont les bonnes œuvres et les mauvaises sont égales, il sera aussi parmi les sauvés, toutefois, son rang sera inférieur à celui du premier tout en étant supérieur à celui du troisième. Celui dont les mauvaises œuvres l’emportent sur les bonnes sera sous la volonté de Allah, si Il le veut, Il le châtie et si Il le veut, Il lui pardonne. Donc, la balance servira pour mesurer les actes des gens. Certains ont dit « ce sont les livres des actes qui seront pesés, d’autres ont dit « Dieu créé pour les actes quelque chose qui a un poids et ce sont ces choses-là qui seront pesées. Pour un musulman, si c’est les bonnes œuvres qui l’emportent, il ira au Paradis. Si les bonnes œuvres sont comme les mauvaises, il ira au Paradis mais après les premiers et si ce sont les mauvaises qui l’emportent, si Dieu veut, Il lui pardonne et si Dieu veut, Il le châtie puis Il le fera entrer au Paradis. Le mécréant n’aura pas de bonnes œuvres, il n’aura que des mauvaises, il lui sera placées les mauvaises dans un plateau et il sera envoyé en enfer. Ce qui est écrit ici « celui dont les bonnes œuvres et les mauvaises sont égales, il sera aussi parmi les sauvés », toutefois son rang sera inférieur au rang des premiers tout en étant supérieur au rang du troisième. Celui dont les mauvaises œuvres l’emportent sur les bonnes œuvres est sous la volonté de Allah, si Il le veut, Il le châtie, si Il le veut, Il lui pardonne. Quant au mécréant, le plateau de ses mauvaises œuvres l’emportera au Jour du Jugement. Le plateau des mauvaises œuvres l’emportera toujours au Jour du Jugement car il n’aura pas de bonnes œuvres en sa faveur du fait qu’il a été nourri par elles durant sa vie du bas monde. Le mécréant, si il fait de bonnes choses dans ce bas monde, il sera nourri pour avoir fait ces choses-là, ici dans le bas monde mais dans l’au-delà, il n’aura aucune récompense parce qu’il n’a pas accompli le plus important des devoirs qui est de croire en Dieu et en Son prophète, ça c’est le plus important et c’est la condition pour avoir des récompenses pour ses bonnes œuvres.
Une définition de ce qu’est le hadith qoudsiyy : le hadith qoudsiyy, le chaykh a dit, Jibril entend la Parole de Dieu qui n’est pas une voix, qui n’est pas des lettres, qui n’est pas des sons, la Parole de Dieu n’a pas de ressemblance avec la parole des humains. Dieu parle d’une Parole qui ne se renouvelle pas, qui n’est pas comme notre parole, nous notre parole, elle se renouvelle, c’est-à-dire qu’il est silencieux, il se met à parler puis il se tait, il se remet à parler, ce sont des paroles qui se renouvellent qui a un début, qui a une fin et ça, c’est signe que c’est une parole créée et que celui qui parle ainsi, il est lui-même créé. Allah, Sa parole n’est pas comme cela, Sa parole n’est pas des lettres ou des sons, ce n’est pas une voix, Sa Parole, c’est un attribut par lequel Il ordonne, Il interdit, Il promet, Il avertit et la Parole de Dieu n’a pas de ressemblance avec la parole des humains. Dieu ne ressemble pas à Ses créatures. Le Qour’an, qui a été révélé à notre maître Mouhammad, c’est le livre qui est en Arabe. Dieu a créé un son qui correspond à la récitation du Qour’an et Jibril a entendu ce son-là et il a vu l’écriture du Qour’an sur la Table Préservée. La Table Préservée, c’est un corps sur lequel est écrit tout ce qui se produira dans le bas monde jusqu’au Jour du Jugement, c’est une table qui se trouve au-dessus du septième ciel selon certains savants et en-dessous du septième ciel selon certains savants sur laquelle est écrit tout ce qui se produit dans ce bas monde y compris le Qour’an, il est écrit là-bas. Jibril a vu comment le Qour’an est écrit, il a entendu le son qui est créé qui correspond à la récitation du Qour’an et il a transmis cela à notre prophète Mouhammad, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Jibril a une particularité, Dieu lui révèle sans intermédiaire, c’est-à-dire que Jibril peut entendre la Parole de Dieu lui-même, Sa Parole qui n’a pas de ressemblance avec la parole des créatures, qui n’a pas de son, qui n’est pas une voix, qui ne ressemble pas à la parole des créatures et il arrive que Jibril pour autre que le Qour’an, qu’il transmette à notre maître Mouhammad ce qu’il a entendu de Dieu mais il utilise ses propres termes à lui. Pour exprimer ce qu’il a entendu, il arrive que Jibril utilise ses propres termes et notre prophète quand il rapporte ce qui lui a été révélé de Jibril comme étant la Parole de Dieu mais avec les termes de Jibril, le prophète utilise « Dieu dit » « qala l-Lahou » ou « yaqoulou-l-Lah », ça s’appelle un hadith qoudsiyy. Ce n’est pas comme le hadith prophétique où c’est le prophète qui utilise ses propres termes à lui. Le hadith qoudsiyy, c’est une sorte de hadith qui comporte une expression de la Parole de Dieu mais avec des termes que Jibril a utilisés, c’est Jibril qui a exprimé la Parole de Dieu avec ses propres termes, c’est ça qu’on appelle un hadith qoudsiyy, juste pour comprendre la différence parce qu’il y a des hadith, le prophète commence à parler et il dit « Dieu a dit telle et telle chose » et ce n’est pas du Qour’an, c’est-à-dire que c’est une parole qui a été composée par Jibril de ce qu’il a compris de la Parole de Dieu. Avec le hadith qoudsiyy, on ne peut pas faire la prière, avec le Qour’an, on peut faire la prière. Quand les musulmans seront au Paradis, ils verront Dieu sans que Dieu ne soit au Paradis ni dans un autre endroit, parce que la vision n’implique pas l’endroit, la condition pour que quelqu’un soit vu, c’est qu’il existe, ce n’est pas qu’il se trouve dans un endroit, Dieu existe sans qu’Il soit dans un endroit, ce qui fait que quelqu’un puisse être vu, c’est qu’il existe, si il n’existe pas, ce n’est pas possible qu’il soit vu mais l’existence n’implique pas l’endroit, pour la créature, oui quelque chose est dans un endroit mais le Créateur, il existe avant même l’existence des endroits. Quand on dit que Mouça a entendu la Parole de Dieu ou Jibril entend la Parole de Dieu, ça ne veut pas dire qu’ils sont allés dans un endroit où Dieu habite et qu’Il leur a parlé tout comme l’un d’entre nous parle, ça c’est propre aux créatures.