Chaykhaboulaliyah's Blog


L’amour du Prophète Mouhammad

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur juin 20, 2010
Tags: , ,

La louange est à Allah, le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler ce que nous avons oublié, et qu’Il nous augmente en connaissance, et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères, par recherche de Son agrément.

Nous allons voir ci-dessous quelques récits à propos de l’amour que les gens du Salaf, les musulmans des trois premiers siècles de l’Hégire, éprouvaient et manifestaient envers le Prophète éminent, notre maître Mouhammad, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

Les Salaf vertueux, c’est-à-dire les musulmans des trois premiers siècles de l’Hégire, qu’ils fassent partie des compagnons, ou qu’ils soient successeurs des compagnons ou ceux qui les ont suivi correctement, avaient leurs coeurs remplis d’amour pour le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Ils se languissaient toujours de le rencontrer car chaque personne se languit de celle qu’elle aime. Les gens du Salaf, les musulmans des trois premiers siècles de l’Hégire, faisaient beaucoup d’invocations en faveur du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Ils le glorifiaient énormément. Il est parvenu que les compagnons du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, après son décès, chaque fois qu’ils se rappelaient du Prophète, ils en avaient la chair de poule et ils pleuraient. Ils pleuraient en se languissant de lui. Comment n’en serait-il pas ainsi alors que le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam avait réuni la beauté de l’apparence et l’excellence de comportement ?! Et de plus, il a une grande faveur, un grand mérite sur sa communauté, puisqu’il a agi en bien et avait beaucoup de compassion, de miséricorde pour sa communauté. Et quelle plus grande grâce, puisqu’il les a sauvés de l’égarement, en les amenant à l’Islam, puisque le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, est leur intercesseur au jour du Jugement, il est celui qui témoignera en leur faveur et c’est grâce à lui qu’ils mériteront le séjour éternel dans l’au-delà au paradis, tout cela parce qu’ils sont musulmans et qu’ils l’ont suivi. C’est pour cela que c’est un devoir d’aimer le Prophète élu, notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam

Allah ta^ala dit : (laqad ja‘akoum raçouloun min ‘anfousikoum ^azizoun ^alayhi ma ^anittoum harisoun ^alaykoum bi l-mou’minina ra’oufoun rahim) sourate At-Tawbah/ 128 

Allah ta^ala dit : (qoul ‘in kountoum touhibbouna l-Laha fat-tabi^ouni youhbibkoumou l-Lah wa yaghfir lakoum dhounoubakoum wa  l-Lahou ghafouroun rahim ; qoul ‘ati^ou l-Laha wa r-raçoula fa’in tawallaw fa’inna  l-Laha la youhibbou l-kafirin) sourate Ali ^Imran/ 32

Les ‘ayah sont nombreuses, à indiquer l’obligation de suivre le Prophète, et de lui obéirCes ‘ayah rappellent le grand mérite que ce Prophète a sur nous. Il y a eu beaucoup de nouvelles qui ont été rapportées du Salaf vertueux, qui indiquent l’immense amour qu’ils avaient pour le Prophète.

Ainsi, le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Il y a dans ma communauté, parmi les gens qui m’aiment le plus, ce sont ceux qui ne vont pas vivre dans mon époque et qui voudront se sacrifier pour me voir ; ils voudront sacrifier leur famille et leurs biens ». Et le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit une fois ce qui signifie:  » j’ai souhaité voir mes bien-aimés », alors les compagnons lui ont dit ce qui signifie: « Mais ne sommes-nous donc pas tes bien-aimés, Ô messager de Alla?! » Il leur a répondu ce qui signifie: « Vous, vous êtes mes compagnons, alors que mes bien-aimés ce sont des gens qui vont venir après moi, l’un d’entre eux souhaitera sacrifier sa famille et ses biens pour me voir. »

Et parmi les nouvelles qui sont parvenues du Salaf vertueux, les paroles qui indiquent l’amour des musulmans des trois premiers siècles pour le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, c’est ce qu’a dit ^Abdou l-Lah Ibnou ^Amr ibni l ^As, que Allah l’agrée ce qui signifie : « il n’y a personne que j’aime plus que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. »

D’après ^Abdah, la fille de Khalid ibnou Ma^lam, elle rapporte de son père, elle disait « Khalid (c’est-à-dire elle parlait de son père) quand il allait dormir, il y allait en évoquant le messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et il se rappelait son languissement de ses compagnons, les émigrants et les partisans. Il disait ce qui signifie « ce sont ma famille, ce sont mes origines et c’est d’eux que mon coeur se languit, ils me manquent énormément! Seigneur, fais que je les rejoigne rapidement!  » Il disait cela jusqu’à s’endormir.

Il a été rapporté aussi qu’une femme des Ansar, les partisans, (c’est-à-dire les musulmans de Médine, ceux qui ont accueilli les musulmans qui étaient venus de La Mecque en émigrant), en une fois dans une même bataille, son frère, son père et son mari ont été tués  dans la bataille de Ouhoud. Ils étaient partis auprès du Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, pour combattre les mécréants. Elle a dit « qu’est ce qui est arrivé au messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam  » ? On lui a répondu « il va bien, par la grâce de Allah il est comme tu le souhaites« , alors elle a dit « montrez le moi pour que je puisse le voir » et quand elle a vu le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, elle a dit ce qui signifie : «  du moment que tu es sain et sauf, toute épreuve devient facile » et pourtant son père, son frère et son mari ont été tués !

^Ali ibnou abi Talib, a été interrogé « comment vous aimiez le messager de Allah sallalahou ^alayhi wa salam? « . Il a répondu (…)  ce sui signifie « par Allah nous aimions le messager plus que nos biens, plus que nos enfants, plus que nos parents, père et mère, plus que l’eau fraiche quand quelqu’un est assoiffé. »

Et d’après Zayed ibnou Aslam, ^Oumar ibnou l khattab, que Allah l’agrée, comme il était à son habitude ^Oumar avait innové quelque chose, il sortait la nuit pour inspecter les gens, c’était une tradition de notre maitre ^Oumar ibnou l Khattab. Donc il était sorti pour inspecter sa communauté et s’il y avait des gens qui étaient dans le besoin, s’il y avait des gens qui étaient dans une difficulté, il contrôlait, c’était par souci pour la communauté. Il a vu alors une chandelle allumée dans une maison, et une vieille femme qui était en train de nettoyer de la laine, de la filer, et elle récitait de la poésie, elle disait en poésie ces invocations des pieux qui sont faites en faveur de Mouhammad, les vents et les meilleurs ont invoqué Allah en sa faveur, tu étais ô Mouhammad quelqu’un qui veillait des nuits entières en prières surérogatoires et qui pleurait par crainte de Allah, ah si seulement après un certain temps la mort nous réunira avec mon bien aimé!  » Elle parlait du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. C’est alors que notre maitre ^Oumar, que Allah l’agrée, s’est assis en pleurant.

Il a été rapporté que le compagnon honorable ^AbdoulLah ibnou ^Oumar, c’est-à-dire ^AbdoulLah, le fils de ^Oumar ibnou l Khattab, que Allah l’agrée, lui et son père, avait sa jambe comme paralysée, c’est-à-dire qu’il a eu sa jambe qui est devenue comme paralysée, il ne pouvait plus la bouger, alors quelqu’un a coté de lui a dit « cite la personne que tu aimes le plus et tu vas guérir » alors il a dit à haute voix « ya Mouhammad« , c’est-à-dire « ô Mouhammad » c’est alors que sa jambe a guéri sur le champ, par la barakah du nom du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

Et, lorsque Bilal Al-Habachiyy, que Allah l’agrée, qui était le mouadh-dhin du messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam était dans l’agonie, il était en train d’agoniser, il allait bientôt mourir, sa femme s’est mise à dire ce qui signifie : « ah qu’il est grand mon malheur ! » Elle savait qu’elle allait bientôt perdre son mari. C’est alors que lui, il a répondu, que Allah l’agrée ce qui signifie  » qu’il est grand mon bonheur ! Demain je vais rencontrer mon bien-aimé  Mouhammad et ses compagnons ».

Il a été rapporté qu’une femme avait dit à ^Aichah, que Allah l’agrée (c’était après la mort du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) « montre moi la tombe du messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam am« . Comme vous le savez, notre Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam est enterré dans la maison de ^Aichah, que Allah l’agrée. Donc, elle est partie voir ^Aichah, dans sa maison, et elle lui a demandé de voir la tombe du Prophète. ^Aichah lui a montré la tombe, cette femme s’est mise à pleurer devant la tombe honorée  jusqu’à ce qu’elle soit morte, tant elle s’était languit et tant elle avait de l’amour pour le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

Parmi ce qui a été rapporté au sujet du grand amour des compagnons, que Allah les agrée, pour le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, quand il éloignait de lui la nuisance lorsque les gens de La Mecque avaient pris Zayd, un des compagnons qui s’appelait Zayd pour le tuer et Abou Soufyan ibnou Ham, c’était le chef des mécréants de la Mecque, lui a dit « je te conjure par Allah, Zayd, aimerais-tu que Mouhammad soit ici à ta place et qu’on le tue à ta place et toi tu restes dans ta famille sain et sauf? » Alors Zayd, que Allah l’agrée, lui a répondu « par Allah, je ne voudrais pas que Mouhammad soit ici dans ma place et je ne voudrais pas qu’une seule épine ne le touche pendant que je sois moi dans ma famille, au sein des miens« . C’est alors que Abou Soufyan lui a dit « je n’ai jamais vu des gens qui aiment quelqu’un comme les compagnons de Mouhammad aiment Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam  »

Parmi ce qui nous indique le grand amour des compagnons ^alayhimou s-salam, pour le Prophète éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, il y a ce qui est arrivé lors de la bataille de Ouhoud, lorsque les archers n’avaient pas obéi aux ordres du Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Le Prophète avait positionné des archers pour couvrir les compagnons durant la bataille, pour couvrir leurs arrières, pour qu’ils ne soient pas attaqués par derrière. Mais les archers avaient vu que la bataille penchait en faveur des musulmans, ils croyaient que c’était fini, ils ont quitté leur position. C’est alors que les musulmans ont été attaqués par derrière et il y a eu beaucoup de blessés et de morts. Lors de cette situation assez difficile, il y a eu de grandes manifestations de sacrifices de la part des compagnons honorables pour défendre leur Prophète ^alayhi salât wa salam, puisqu’ils étaient devenus comme un rempart, comme une forteresse autour de leur Prophète, et ils se sont mis à le défendre avec leur corps contre les associateurs et leurs coups et ils tombaient les uns à la suite des autres sous l’avalanche des flèches, au point que nombreux d’entre eux furent tués. Tout cela, était par amour pour leur Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, et par application de la parole de Allah ta^ala ce qui signifie : « le Prophète est prioritaire sur les croyants », c’est-à-dire que la valeur du Prophète est plus grande que la notre, chacun d’entre nous. Chacun d’entre nous doit aimer le Prophète plus qu’il ne s’aime lui même.

Egalement, il y a ce qui a été rapporté, qu’un homme était venu voir le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et il lui a dit ce qui signifie : « Ô Messager de Allah, je t’aime plus que je n’aime ma famille et mes biens et chaque fois que je me rappelle de toi je ne peux pas patienter jusqu’à venir te voir et je me suis rappelé que je vais mourir et que tu vas mourir et j’ai su que lorsque tu iras au paradis tu seras dans les hauts degrés avec les prophètes et que moi si j’entre au paradis je ne t’y verrais pas « . Allah ta^ala a alors révélé sourate An-Niça’/ ‘ayah 69, c’est une ‘ayah qui annonce la bonne nouvelle à ceux qui obéissent à Allah et au messager qu’ils seront en compagnie de ceux qui ont les hauts degrés, les martyrs, les vertueux, et les prophètes. Notre maître Mouhammad a appelé cet homme et lui a récité cette ayah.

Et dans un autre hadith, c’est un homme qui était auprès du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qui fixait le Prophète des yeux et il ne détournait pas son regard. Le Prophète lui a dit ce qui signifie : « qu’est ce que tu as? » Il lui a répondu ce qui signifie : « je voudrais profiter et réjouir mes yeux en te regardant car au jour du Jugement Allah va t’élever pour le haut degré qu’Il t’accorde et c’est alors que cette ‘ayah a été révélé.

Et dans le hadith de ‘Anas, que Allah l’agrée, le Prophète a dit ce qui signifie: « celui qui m’aime, il sera avec moi au paradis ».

Et parmi les récits qui indiquent l’amour des compagnons pour le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et combien leur coeur est attaché au Prophète et recherchait sa compagnie, même après sa mort, il y a ce qu’a rapporté Mouslim de Rabi^ah  ibnou Ka^af al Aslamiyy, qui a été au service du messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, il l’a servi. Le messager de Allah pour le récompenser, lui a dit ce qui signifie : « demande moi quelque chose« , c’est-à-dire qu’il voulait le récompenser. Alors ce serviteur a demandé au messager de Allah d’être son compagnon au paradis. Il lui a dit ce qui signifie: « j’aimerais être en ta compagnie au paradis« . Le messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ne l’a pas blâmé pour ce qu’il a dit mais  par modestie, il lui dit ce qui signifie: « ou autre chose » et le compagnon lui a dit : « c’est ce que je veux » alors le Prophète lui a dit ce qui signifie : « aide moi en cela en faisant beaucoup de prières surérogatoires, en faisant beaucoup de prosternations. Ce hadith honoré dans lequel ce compagnon honorable Rabi^ah avait demandé au messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam d’être avec lui au paradis à titre de récompense pour son service dans le bas monde. Ce hadith  est une preuve qu’il est permis de demander à autre que Allah. Il est une preuve également qu’il est permis de demander ce qu’il n’est pas habituel de demander. Contrairement à ce que disent ces falsificateurs, ces gens qui déforment, vous les avez reconnus, qui disent qu’il n’est pas permis de demander à autre que Allah ! Cela n’est pas vrai.

Ils disent que ce n’est pas permis de demander ce qui n’est pas habituel de demander. Et parfois pour blâmer les musulmans, les sunnites, ils disent « comment tu demandes à quelqu’un qui lui même est dans le besoin?  » On leur dit qu’il est permis de demander à autre que Allah, ils disent « comment tu demandes à quelqu’un qui lui même est dans le besoin, c’est-à-dire une créature? » La réplique c’est la suivante : le messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a besoin de Allah, il ne se passe pas de Allah même le temps d’un clin d’oeil et malgré cela il a dit à son serviteur Rabi^ah, que Allah l’agrée, il lui a dit « demande moi » c’est-à-dire ce que tu veux et ce compagnon a demandé. Donc le Prophète et ce compagnon comprennent beaucoup plus la religion que cet égaré qui interdit de demander à autre que Allah et de demander ce qui n’est pas habituel de demander. Les gens de la vérité parmi les savants ont dit, qu’il est permis de demander au Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, qu’il soit vivant ou mort, tout comme il est permis de demander au saint, qu’il soit vivant ou mort, et ceci n’est pas contraire à la loi de l’Islam, et ceci n’est pas considéré comme étant une adoration pour autre que Allah parce que l’adoration, al ^ibadah, comme l’ont défini les spécialistes de la langue c’est l’extrême limite de la crainte et de la soumission. Ainsi la simple demande par le degré du Prophète, qu’on appelle tawassoul, ou la simple isti^anah, c’est-à-dire demande d’aide à autre que Allah, ou la simple istighathah, la demande du renfort par le Prophète ou par un saint ou le fait de demander par un vivant ou un mort, cela ne revient pas à faire preuve d’extrême limite de crainte et de soumission. Donc ce n’est pas une adoration. Cela ne revient pas à adorer celui à qui l’on demande. Pour que la personne comprenne bien ce sujet, il suffit de se ramener à l’explication des termes : que veux dire  al ^ibadah ? Que veux dire l’adoration ? L’adoration al ^ibadah, comme l’ont défini les savants, l’extrême limite de la crainte et de la soumission.Donc demander à autre que Allah ce n’est pas une crainte extrême limite de crainte et de soumission, et donc cela ne revient pas à adorer autre que Allah. Ces gens là ne comprennent même pas les sens des termes, ils se mélangent, ils sont complètement perdus. Et le malheur, c’est qu’ils perdent des gens derrière eux. Ils viennent sous prétexte de vouloir éviter de tomber dans l’association à Allah, ils interdisent des choses qui ne sont pas du tout des adorations pour autre que. Allah Il a été rapporté que Bilal Al Habachiyy, le mouadh-dhin du Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, après le décès du Prophète sallalahou ^alayhi wa salam, a décidé de quitter  Médine l’illuminée et il s’est installé au pays de Ach-Cham pour y résider. Il a vu alors dans le rêve le messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, et vous savez que celui qui voit le Prophète dans le rêve il l’aura vu véritablement car le chaytan ne prend pas l’apparence du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Donc il a vu le Prophète dans le rêve qui lui disait ce qui signifie : tu fais preuve là d’une froideur, c’est comme si un ami quitte longtemps un ami, son ami éprouve comme s’il avait fait preuve de froideur avec lui, il lui a dit ce qui signifie: « n’est-il pas venu le moment de me rendre visite ô Bilal ?  C’est alors que Bilal, que Allah l’agrée, s’est réveillé triste et apeuré, il a pris sa monture et il s’est dirigé vers Médine l’illuminée, que Allah honore et élève davantage celui qui y réside, le Prophète. Il s’est dirigé vers la tombe du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et il s’est mis à pleurer auprès de lui, et il frottait son visage sur la tombe. C’est alors que al Haçan et al Houçayn, les deux petits fils du messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam sont venus, il les a pris dans ses bras et il les a embrassés, que Allah les agrée tous les deux. Ils lui ont dit ce qui signifie :  » nous souhaitons, nous désirons entendre ton appel à la prière, cet appel que tu faisais pour le messager de Allah dans la mosquée.  » C’est alors que Bilal a fait l’appel qu’il faisait, il est monté sur le toit de la mosquée du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, à l’endroit dans lequel il se tenait et quand il a dit « Allahou ‘akbar, Allahou ‘akbar » tout Médine a tremblé. Quand il a dit « ach-hadou al-la ‘ilaha illa l-Lah« , les gens se sont mis à se diriger dans tous les sens, quand il a dit « achhadou anna Mouhammadan raçouralou l-Lah  » même les jeunes femmes qui étaient dans les maisons sont sorties, et les gens se posaient la question « est ce que le messager de Allah ? » Ce jour là, on ne voyait pas plus de gens pleurer, hommes et femmes à Médine, qu’ils ne pleuraient après la mort du messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et cela a été rapporté par le Hafidh Taqiyou d-Din As-Soubkiyy avec une bonne chaine de transmission.

Nous demandons à Allah ta^ala qu’Il nous accorde d’aimer Son Prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nous restions sur la bonne guidée du Prophète, qu’Il nous accorde d’être à ses côtés dans le paradis et notre dernière invocation est al-hamdou li l-Lahi rabbi l-^alamin, wa Allahou ta^ala ‘a^lam wa ‘ahkam wa barakAllah ou fikoum.

Commentaires fermés sur L’amour du Prophète Mouhammad

Le miracle

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur mai 20, 2010
Tags: , ,

Sache que le moyen de connaître le prophète, c’est le miracle. C’est une chose contraire à l’ordinaire, qui vient en accord avec les dires de celui qui dit être prophète et qui est sauf de l’opposition par une chose semblable.

Ce qui fait partie des choses étonnantes mais qui ne sort pas de l’ordinaire n’est donc pas un miracle.

De même, tout ce qui est contraire à l’ordinaire mais qui n’est pas accompagné de la prétention à la prophétie, comme les choses extraordinaires qui apparaissent par la main des saints [1], qui suivent les prophètes, ceci n’est pas un miracle mais on appelle cela prodige [2].

De même, ce à quoi peut être opposé une chose semblable, comme la magie, n’est pas un miracle. En effet, la magie peut lui être opposée une magie qui lui est équivalente.

De plus, il y a deux sortes de miracles :

Il y a le miracle qui a lieu à la demande des gens, demande faite à celui qui dit être prophète.

Il y a aussi le miracle qui a lieu sans demande des gens.

De la première sorte, il y a par exemple le miracle de la chamelle de Salih qui est sortie du rocher. Son peuple lui avait demandé cela en lui disant : si tu es vraiment un prophète envoyé à nous pour que nous croyions en toi, alors fais sortir pour nous une chamelle et son petit de ce rocher. Il a fait sortir pour eux une chamelle avec son petit. Ils furent alors stupéfaits et ils crurent en lui.

Certes, s’il était menteur dans son affirmation que Allah l’a envoyé comme messager, il n’aurait pas pu amener cette chose étonnante et extraordinaire, que personne parmi les gens ne peut y opposer de chose semblable. La preuve leur a ainsi été donnée.

Ils ne pouvaient faire autrement que se soumettre et reconnaître la véracité de cela car la raison oblige à croire celui qui vient avec une telle chose, qui ne peut lui être opposée une chose semblable de la part des opposants.

Qui donc ne se soumet pas et s’entête est considéré comme méprisant la valeur de l’argumentation rationnelle.

Quelques miracles qui se sont produits
 à ceux qui ont précédé Mouhammad

Parmi les exemples de miracles qui se sont produits à ceux qui ont précédé Mouhammad r, il y a l’absence d’effet du feu gigantesque sur ‘Ibrahim r puisqu’il ne l’a pas brûlé, ni lui, ni ses habits.

Parmi ces exemples, il y a également la transformation du bâton de Mouça en un véritable serpent, puis son retour à son état initial après la reconnaissance des magiciens que Fir^awn –Pharaon– avait amenés pour le contrecarrer. Ils se sont soumis, ont cru fermement en Allah, et ont abandonné leur foi en Fir^awn. Ils ont reconnu à Mouça sa véracité en ce qu’il a apporté.

Parmi ces exemples encore, il y a ce qui est apparu pour Al-Macih ^Iça fils de Maryam comme résurrection des morts. Cela aussi ne peut lui être opposé quelque chose de semblable. Ainsi, les mécréants des fils de ‘Israil, eux qui s’affairaient à le démentir et s’employaient de toutes leurs forces à le calomnier, ils n’ont pas pu opposer à ce miracle quelque chose de semblable.

Il est aussi venu avec une autre chose étonnante et éminente, qui est la guérison de l’aveugle de naissance. Aucun de ses contemporains n’avait pu lui opposer une chose semblable à cela, bien que la médecine était très répandue à cette époque.

Ceci est donc une preuve de sa véracité en tout ce qu’il a porté à la connaissance des gens concernant le devoir d’adorer le Créateur Lui seul, rien d’autre que Lui et le devoir de suivre le Prophète dans les actes qu’il leur ordonne de faire.

Parmi ses miracles

1 – Quant à Mouhammad, il y a parmi ses miracles, que Allah l’élève davantage en degrés ainsi que tous ses frères prophètes, le gémissement du tronc. Le Prophète r s’appuyait contre le tronc d’un palmier dans sa mosquée avant que soit fabriqué le minbar. Lorsqu’on lui construisit le minbar, il y monta dessus r et commença son discours, debout sur le minbar. C’est alors que le tronc se mit à gémir, au point que tous ceux qui étaient dans la mosquée entendirent son gémissement. Le Messager de Allah r est alors descendu et le serra, alors il s’est tu.

2 – Il y a parmi ses miracles r, le fait que des animaux ont parlé. L’Imam Ahmad et Al-Bayhaqiyy avec une forte chaîne de transmission ont rapporté du hadith de Ya^la Ibnou Mourrah Ath-Thaqafiyy, qu’il a dit : Tandis que nous marchions avec le Prophète, un chameau affecté au transport de l’eau est passé à côté de nous. Lorsqu’il l’a vu, le chameau a blatéré et a baissé le devant de son cou. Le Prophète r s’est arrêté à son côté et a dit : ((أَيْنَ صَاحِبُ هَذَا الْبَعِيرِ ؟)) (‘ayna sahibou hadha l-ba^ir) ce qui signifie : « Où est le propriétaire de ce chameau ? » Le propriétaire est alors venu. Le Prophète lui a dit : ((بِعْنِيهُ)) (bi^nih) ce qui signifie : « Vends-le moi ! ». Il lui a dit : « Nous te le donnons Ô Messager de Allah et certes, il appartient à une famille qui n’a pas d’autre moyen de vivre que lui ». Le Prophète r lui dit :

((أَمَّا مَا ذَكَرْتَ مِنْ أَمْرِهِ فَإِنَّهُ شَكَا كَثْرَةَ الْعَمَلِ وَقِلَّةَ الْعَلَفِ فَأَحْسِنُوا إِلَيْهِ))

(‘amma ma dhakarta min ‘amrihi fa’innahou chaka kathrata l-^amali wa qillata l-^alafi fa’ahsinou ‘ilayh)

ce qui signifie : « Au sujet de ce que tu as dit à son propos, il s’est plaint du trop de travail et du peu de foin, alors traitez-le bien ».

3 – Ibnou Chahin a rapporté dans Dala‘ilou n-Noubouwwah de ^Abdou l-Lah Ibnou Ja^far qu’il a dit : Le Messager de Allah m’a porté un jour derrière lui sur sa monture. Il est alors rentré dans le jardin d’un homme des ‘ansar à médine où se trouvait un chameau. Lorsqu’il a vu le Prophète r ce chameau a gémi de tendresse et ses larmes ont coulé. Le Prophète r est allé à lui et lui a essuyé les larmes, il s’est alors calmé. Le Prophète a dit : ((مَنْ رَبُّ هَذَا الْجَمَل ؟)) (man rabbou hadha l-jamal) ce qui signifie : « Qui est le propriétaire de ce chameau ? » Un jeune des ‘ansar est alors venu et a dit : Il est à moi. Alors, il lui a dit :

((أَلاَ تَتَّقِي اللهَ فِي هَذِهِ الْبَهِيمَةِ الَّتِي مَلَّكَكَ اللهُ إِيَّاهَا فَإِنَّهُ شَكَا إِلَيَّ أَنَّكَ تُجِيعُهُ وَتُدْئِبُهُ))

(‘ala tattaqi l-Laha fi hadhihi l-bahimati l-lati mallakaka l-Lahou ‘iyyaha ! fa’innahou chaka ‘ilayya ‘annaka touji^ouhou wa toud’ibouh)

Ce qui signifie : « Ne crains-tu pas Allah en ce qui concerne cette bête dont Allah t’a fait propriétaire. Elle s’est plainte à moi du fait que tu l’affames et la fatigues ».

Ce hadith est sûr, comme l’a dit le Mouhaddith Mourtada AzZabidiyy dans Charhou ‘Ihya‘i ^Ouloumi d-Din.

4 – Parmi ses miracles, il y a le jaillissement de l’eau d’entre ses doigts, chose éminente qui a été observée en plusieurs occasions, en présence d’assemblées nombreuses. Ceci nous est parvenu par plusieurs voies dont l’ensemble indique la connaissance catégorique, celle qui est acquise par tawatir ma^nawiyy [1]. Ce n’est arrivé à personne d’autre que notre Prophète puisque de l’eau a jailli de ses os, de ses ligaments, de sa chair et de son sang. Ceci est plus éminent que le jaillissement de l’eau de la roche que Mouça a frappée, car le jaillissement de l’eau de la roche est une chose qui est commune, contrairement à sa sortie à partir de la chair et du sang. Ceci a été rapporté par Jabir, ‘Anas, Ibnou Mas^oud, Ibnou ^Abbas, Abou Layla Al-‘Ansariyy et Abou Rafi^.

5 – Les deux ChaykhAl-Boukhariyy et Mouslim– ont rapporté du hadith de ‘Anas sa parole : « J’ai vu le Messager de Allah r alors que le temps de la prière de al-^asr avait débuté et il avait demandé de l’eau pour le woudou’, mais les gens n’en ont pas trouvé. C’est alors qu’il fut ramené au Messager de Allah r un récipient d’eau pour le woudou’ dans lequel il a mis la main. Il dit aux gens de faire leur woudou’ avec cette eau. J’ai vu alors l’eau jaillir d’entre ses doigts. Les gens ont donc fait leur woudou’ jusqu’au dernier d’entre eux ». Dans une version de Al-Boukhariyy, celui qui rapporte a dit à ‘Anas : « Combien étiez-vous ? ». Il lui a dit : « Trois cents ».

6 – Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté du hadith de Jabir aussi : « Les gens avaient eu soif le jour de Al-Houdaybiyah alors que le Messager de Allah r avait entre ses mains un petit récipient duquel il faisait son woudou’. Les gens sont alors venus à lui. Il leur a dit : (Ma lakoum ?) ce qui signifie : « Qu’avez-vous ? ». Ils lui ont dit : Ô Messager de Allah, nous n’avons pas de quoi faire le woudou’, ni de quoi boire mis à part ce que tu as entre les mains. Il a alors placé ses mains dans le récipient et l’eau s’est mise à jaillir comme les sources. Nous avons ainsi bu et fait le woudou’. On demanda : combien étiez-vous ? Il a dit : si nous avions été cent mille, cela nous aurait suffi ; nous étions quinze cents ».

Le fait est que l’eau jaillissait d’à même la chaire qui se trouve sur les doigts. C’est ce qu’a aussi dit An-Nawawiyy dans Charhou Mouslim et il est confirmé par la parole de Jabir : « J’ai vu l’eau sortir », et dans une autre version : « jaillir d’entre ses doigts ».

7 – Parmi ses miracles : la remise en place de l’œil de Qatadah après qu’il a été arraché.

Al-Bayhaqiyy, dans Ad-Dala‘il, a rapporté de Qatadah Ibnou n-Nou^man que son œil a été blessé le jour de la bataille de Badr. Le globe de son œil pendait sur sa joue. Les gens ont alors voulu le lui sectionner. Ils ont donc demandé la permission au Messager de Allah. Il leur a dit : (La) ce qui signifie : « non ». Il a demandé qu’on l’amène à lui. Il a remis le globe oculaire en place avec la paume de sa main de sorte que par la suite, Qatadah ne savait plus lequel de ses deux yeux avait été blessé. Fin de citation

A propos de ces deux miracles, un des compositeurs d’éloges a dit en poésie :

Si Mouça a donné à boire aux tribus des fils de ‘Israil à partir de la pierre

         Il y a dans la main une signification qui n’est pas dans la pierre

Si ^Iça a guéri l’aveugle de naissance par son invocation

         Combien par leurs paumes ont rendu de visions

8 – Il y a parmi ses miracles : la nourriture qui disait soubhana l-Lah (tasbih) dans sa main. Al-Boukhariyy a rapporté du hadith de Ibnou Mas^oud qui a dit : « Nous étions en train de manger avec le Prophète r et nous entendions le tasbih de la nourriture ».

Ces trois miracles sont plus étonnants que le fait de rendre la vie aux morts, qui est un des miracles de Al-Macih ^Iça fils de Maryam.

9 – Et parmi ses miracles : Le voyage nocturne (al-‘isra) et l’ascension (al-mi^raj)


[1]             C’est-à-dire que cette nouvelle est par tawatir mais qu’ils ne l’ont pas transmis avec exactement les mêmes termes.


[1]             waliyy de Allah

[2]          Le miracle s’appelle mou^jizah et le prodige s’appelle karamah

Commentaires fermés sur Le miracle

Croyance acharite

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur avril 13, 2010
Tags: , , , , , , , , ,

La louange est Allah, le Seigneur des mondes et que l’élévation en degré soient accordées au maître des envoyés, notre maître Mouhammad et qu’Il apaise ses craintes quant au sort de sa communauté ainsi que sur sa famille et ses compagnons bons et pures. »

Un grand savant contemporain de Ahlou s-Sounnah a dit : « Nous avons rapportés avec une chaîne ininterrompue dans le livre Jami^ de At-Tirmidhiyy, que Allah lui fasse miséricorde, que le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit :

« لا تزول قدما عبد حتى يُسأل عن أربع، عن عُمْره فيما أفناه عن جسمه فيما أبلاه وعن ماله من أين أخذه وفيما أنفقه وعن علمه ماذا عمل فيه »

ce qui signifie : « Les pieds de l’esclave ne quitteront pas la station du Jour du Jugement avant qu’il ne soit interrogé sur quatre choses : sur sa vie dans quoi il l’a passée, sur son corps dans quoi il l’a utilisé, sur son argent d’où il l’a pris et dans quoi il l’a dépensé, et sur sa science qu’en a-t-il fait ? »  (hadith sahih).

La signification que l’homme sera interrogé avant qu’il ne quitte la station au Jour du Jugement, avant qu’il soit ordonné d’être dirigé vers le Paradis ou l’enfer, il sera interrogé sur sa vie, dans quoi il l’a passée, sur son corps dans quoi il l’a usé, sur son argent d’où il l’a pris et dans quoi il l’a dépensé, s’il a pris l’argent d’une voie licite et qu’il l’a dépensé dans le licite, il sera sauf, sinon il mérite le châtiment.

Il sera interrogé sur sa science, qu’est ce qu’il en a fait. Il sera interrogé sur ce qu’il a appris, est ce qu’il a appliqué cette science qu’il a apprise ou est-ce qu’il ne l’a pas appliquée. Celui qui a appris le Qour’an et a pris le Qour’an comme guide et qui suivait le Qour’an ; il exécutait ses ordres et il délaissait ce que le Qour’an a interdit, celui-là sera sain et sauf. Mais celui qui l’a appris et qui lui a tourné le dos et s’est mis a faire ce qui contredit le Qour’an, celui-là aura périt et le Qour’an sera une preuve contre lui au Jour du Jugement.

A partir de là, on sait que la voie pour être sauvé, c’est la science, c’est-à-dire la science de la religion car la science de la religion, par elle, on sait ce que Allah agréé et ce que Allah n’agréé pas. Par elle, on connaît la parole qui n’a pas de conséquence dans l’au-delà et la marche qui n’a pas de conséquence dans l’au-delà, il en est de même concernant l’ensemble des actes de l’homme, on connaît ce qui est nuisible et ce qui est profitable. Celui qui a appris la science de la religion fait partie de ceux à qui Allah a voulu le bien et celui qui n’a pas appris, Allah ta^ala n’a pas voulu le bien pour lui.  La meilleure des sciences, c’est la science du Tawhid, la science par laquelle on connaît Allah, ce qui est digne d’être d’attribué à Allah et ce qui n’est pas digne de Lui être attribué, cette science est la meilleure des sciences. Abou Hanifah, que Allah l’agrée, a nommé la science du Tawhid, la science majeure, c’est-à-dire que la science avec laquelle on connaît le jugement de la purification de la prière, du jeûne, du pèlerinage, de la zakat, ceci est appelé la science mineure.

Il faut faire preuve de précaution concernant la science du Tawhid plus que toute autre science, car celui qui a connu Allah et son messager et s’est maintenu sur ceci jusqu’à sa mort et s’est préservé des mécréances, celui-là entrera nécessairement au paradis. Ou bien sans châtiment  ni dans la tombe ni dans l’au-delà, ou bien après avoir subi un châtiment, il entrera au paradis si Allah ne lui pardonne pas alors qu’il avait commis des grands pêchés, comme le délaissement des cinq prières ou une partie d’entre elles ou la consommation d’un interdit.

Cependant, quand à celui qui ne connaît pas Allah selon ce qui est digne de Lui, celui-là rien ne lui profite quelque soient les efforts qu’il a fourni dans l’image des adorations. Rien ne lui est profitable. Beaucoup de gens n’apprennent pas la science de l’unicité et ils s’occupent avec la tariqah et les évocations et ils se fatiguent. Ceux-là sont ruinés, dans l’au-delà, ils seront ruinés. Ils ne trouveront pas ce qu’ils pensent qu’ils vont trouver, ils pensent qu’ils ont préparé pour l’au-delà de grandes provisions, alors qu’ils n’ont rien.

Il en est de même pour celui qui a connu Allah comme il se doit et a cru en Son messager Mouhammad  mais il n’évitait pas les mécréances, la parole qui contient la mécréance, ou bien par le biais de la plaisanterie ou bien par ignorance des actes, des paroles et des croyances de mécréance, c’est-à-dire, celles qui font sortir de la religion.

Et tout ceci, c’est-à-dire, la connaissance de ce que Allah a rendu obligatoire et ce que Allah a interdit comme parole, acte et croyance, on y accède par l’apprentissage.

Quelle grande perte pour celui qui a passé sa vie dans le dhikr, la prière, le jeûne sans avoir une croyance juste, et ceci est le cas de beaucoup de gens.

Aujourd’hui, certaines personnes, du fait de leur grande ignorance, disent : 

« Allah ta^ala dit :

[ وَاتَّقُواْ اللهَ وَيُعَلِّمُكُمُ اللهُ ]

ce qui signifie :  « Et craignez Allah et Allah vous donnera la science  ». [sourat Al-Baqarah / 282].

Et ils s’occupent des adorations sans avoir appris la science. Ils pensent que la signification de

[ وَاتَّقُواْ اللهَ وَيُعَلِّمُكُمُ اللهُ ] qui signifie :  « Et craignez Allah et Allah vous donnera la science  », est que si l’homme accomplit la prière, le jeûne, le pèlerinage, les évocations, et les aumônes, Allah ta^ala lui donnera une science sans apprentissage, ceci est impossible, impossible. Allah ta^ala ne donne pas à la personne la science wahbiyy avant qu’il n’apprenne et qu’il agisse conformément à ce qu’il a appris. 

Quand à celui qui a appris ce que Allah  a permis et ce que Allah a interdit, avec la croyance juste et s’est acquitté des obligations, tout ce que Allah lui a rendu obligatoire il l’a fait, et s’est abstenu de tout ce que Allah lui a interdit, celui-là, Allah lui donne une science en don (whabiyy), autre que la science qui ne s’apprend qu’auprès des savants. Ceci est la signification de :

[ وَاتَّقُواْ اللهَ وَيُعَلِّمُكُمُ اللهُ ] qui signifie :  « Et craignez Allah et Allah vous donnera la science  ».

 

Malheur à ceux qui s’occupent avec la tariqah et les évocations sans avoir appris la science de l’unicité ni la science des jugements. Ils pensent qu’avec ces wird et ces évocations, ils parviendront à la sainteté, qu’ils seront des saints de Allah. Ceci est impossible. A cause de leur mauvaise compréhension, ils ont péri.

[ وَاتَّقُواْ اللهَ وَيُعَلِّمُكُمُ اللهُ ] qui signifie :  « Et craignez Allah et Allah vous donnera la science  », cela veut dire « appliquez ce que Allah a ordonné en tant que science et actes. Si vous oeuvrez ainsi, si vous appliquez parfaitement, alors Allah vous donnera une science en don (ladounniyy), c’est-à-dire, autre que la science qui s’apprend auprès des savants.

Ceux qui pensent, que s’ils oeuvrent avec les évocations, la prière, et le jeûne, qu’ils multiplient ceci ils deviendront des saints de Allah et que Allah leur donnera une science qui ne s’acquiert que par apprentissage auprès des savants, ceux-là recherchent quelque chose d’impossible, quelque chose qui n’a pas lieu.

De plus, le fondement, la base même, c’est la science de l’unicité. Sans la science de l’unicité, aucune bonne action n’est profitable. Comme la prière n’est valable qu’après le woudou, de même, les bonnes actions, Allah ne les accepte qu’après la croyance en l’unicité, la science de l’unicité, après la connaissance de Allah , qu’Il est attribué de tel attribut et qu’Il est exempt de tel et tel attribut. Après ceci et après la croyance en son messager Mouhammad , après ceci les bonnes actions sont profitables ; la prière, le jeûne, le pèlerinage et la zakat et la bienfaisance envers les parents et le jihad dans la voie agréée par Allah. Après ceci, les bonnes actions sont profitables. Sans ceci, elles ne sont pas profitables. Celui qui pense que sans cela il parviendra à cet objectif, il aura demandé l’impossible.

Et la connaissance s’agissant de Allah, c’est de croire que Allah existe sans qu’Il ne ressemble à aucune chose de ce monde ; Son Être, c’est-à-dire, Sa Réalité, ne ressemble pas aux êtres du monde. Allah, Son Être n’est pas un corps impalpable ni un corps palpable, c’est-à-dire, qu’Il n’est pas comme la lumière ou le vent ou l’âme quelque chose qui ne se touche pas avec les mains et non plus Il n’est pas comme ce qui se touche avec les mains tels les pierres, les arbres et l’homme. Ce n’est pas un volume petit ni un corps grand. Allah ta^ala, a crée le monde selon des dimensions différentes. Il a crée la plus petite des choses, le plus petit des volumes, la graine de moutarde et ce qui est plus petit que ceci. Et Il a crée le trône qui est le plus grand des volumes, et Il est capable de créer plus grand que le trône, mais Il n’a pas crée plus grand que celui-ci. Toute chose qui a un volume est créée. Allah n’a pas de volume, Il n’est ni attribué de la petitesse ni de la grandeur. On dit « Allahou ‘akbar », dans le sens qu’Il est plus savant que tout savant, qu’Il a plus de science que tout savant et qu’il est plus puissant que tous ceux qui ont une puissance, c’est dans ce sens qu’on dit « Allahou ‘akbar », ça ne veut pas dire que Allah a un volume plus grand que tout volume. Et le volume a besoin d’un endroit, certains volumes se trouvent dans l’espace comme les étoiles. Et certains volumes, une partie d’entre eux sont en contact avec la terre et une partie est en contact avec les cieux et le Trône.

Et Allah, qu’Il soit exempté, n’est pas attribué avec aucun des attributs du volume, le volume a des attributs : la couleur, la chaleur, le froid, l’humidité, la sécheresse et ce qui est de cet ordre. Et Allah n’est pas attribué par cela.

C’est Lui qui a fait exister ces choses-là après qu’elles ait été inexistantes. Comment leur ressemblerait–il d’une façon ou d’une autre !!!

Le volume ne crée pas le volume, si Allah ta^ala était un volume, Il n’aurait pas crée le volume, s’Il était impalpable comme l’âme le vent et la lumière, Il n’aurait pas pu les créer. S’Il était palpable comme l’homme, les pierres, l’or ou l’argent, Il n’aurait pas pu créer ceux-ci. De même, le volume a besoin d’un endroit, l’endroit lui est nécessaire ; ou bien un espace ou bien un appui sur un corps comme la terre, comme l’homme, les animaux, nous, nous nous appuyons sur cette terre, sur ce volume qui est la terre.

Et toutes ces choses, les cieux, le Trône, la terre et l’espace n’existaient pas avant que Allah ta^ala ne les crées, elles étaient inexistantes ensuite, elles ont existé par la création de Allah. Toute existence a un début à son existence, c’est-à-dire, un commencement sauf Allah. Et Il est le seul Être qui existe et qui n’a pas de début à son existence. On dit à propos de toute chose « quand est-ce qu’elle a existé », et on ne dit pas à propos de Allah quand Il a existé car Allah n’est pas concerné par le temps. Avant le temps, Allah existe, et avant l’endroit, avant l’endroit et le temps. L’endroit a un commencement et le temps a un commencement. Si quelqu’un dit « comment un être peut exister sans endroit ? Il est nécessaire qu’un être ait un endroit », on lui dit : Il n’y a pas d’empêchement selon la raison que Allah existe sans endroit, le Qour’an témoigne de ceci et le hadith, le hadith du messager témoigne de ceci. Quant au Qour’an, Sa parole :

[ هُوَ الأَوَّلُ ]

qui signifie : «   Il est Celui Qui est exempt de début » [sourat Al-Hadid / 3]. Quant au hadith, sa parole  :

« كان الله ولم يكن شىء غيره »

qui signifie : « Dieu existe de toute éternité alors que rien n’existe de toute éternité hormis Dieu », c’est-à-dire que Dieu existe de toute éternité et rien hormis Allah n’existe de toute éternité, c’est-à-dire, l’endroit, le temps, les six directions n’existent pas de toute éternité.

On dit à ces wahhabites qui disent « comment Allah peut-Il exister sans endroit  » : vous avez comparé le Créateur avec ce qui est crée, ce qui est crée a nécessairement besoin d’un endroit, vous, vous avez fait en sorte que Allah soit semblable à Sa création ; votre comparaison est erronée, fausse. Et s’ils disent  « comment concevoir un être qui existe sans endroit », on leur répond ce n’est pas une condition que ce qui existe puisse être imaginé, et la preuve de ceci est que la lumière et l’obscurité n’existaient pas avant que Allah ne les crées, et l’eau, le Trône, le Qalam élevé et la table préservé existaient dans un temps dans lequel il n’y avait ni lumière, ni obscurité. Qui peut imaginer un temps où il n’y avait ni lumière ni obscurité ! Personne ne peut concevoir ceci, mais on doit croire en ceci car le Qour’an a informé qu’il n’y avait ni la lumière ni l’obscurité avant que Allah ne les crée, récitez cette ‘ayah :

[ الْحَمْدُ للهِ الَّذِي خَلَقَ السَّمَاوَاتِ وَالأَرْضَ وَجَعَلَ الظُّلُمَاتِ وَالنُّورَ ]

 ce qui signifie : « La louange est à Allah Qui a créé les cieux et la terre et a fait exister les ténèbres et la lumière » [sourat Al-An^am/1]. La signification de la ayah est qu’il n’y avait ni cieux ni terre, c’est-à-dire, qu’il n’y avait ni monde céleste ni monde terrestre ni lumière ni obscurité avant que Allah ne les crées. Reconnaissez-vous ceci ou non ? Si vous reconnaissez, c’est que vous êtes d’accord à propos de l’existence sans endroit, et si vous niez, ceci est de la mécréance car cela est un démenti du Qour’an.

On ne fait pas d’analogie entre le Créateur et la créature, vous, les wahhabites vous avez fait une analogie entre le Créateur et la créature et vous avez dit comment est possible une existence sans endroit, vous avez suivi Ibnou Taymiyah dans ceci, vous n’avez aucun argument mais votre argument c’est Ibnou Taymiyah qui a contredit le Qour’an et le hadith et a dévié par rapport à la communauté. Et il a dit « le trône est de toute éternité avec Allah, le trône par son genre, c’est-à-dire, lui-même, il n’a pas de commencement à son existence, il est de toute éternité avec Allah » et celui qui dit ceci est mécréant, par unanimité, par unanimité des savants de l’Islam, celui qui prétend qu’il y a autre que Allah qui est de toute éternité devient mécréant.

Ibnou Taymiyah est décédé en l’an 728 de l’hégire, c’est-à-dire, un nombre d’années proche de cela, après le décès du messager. Mais le décès d’ Ibnou Taymiyah a eu lieu 728 ans après que le Prophète a émigré. Ensuite, 400 ans après est venu Mouhammad Ibnou ^Abdi-l-Wahhab qui a amené la religion wahhabite, c’est une nouvelle religion, la religion des wahhabites, il a pris des livres d’Ibnou Taymiyah, certains égarements et a rajouté des égarements de lui-même.

Parmi les choses étranges d’ Ibnou Taymiyah, il y a Sa parole que Allah descend chaque nuit du trône jusqu’à ce ciel que nous voyons à partir de la terre et le trône est toujours occupé par Lui, il descend jusqu’au ciel de ce monde sans qu’il ne quitte le trône, cette chose-là la raison ne l’accepte pas, celui qui descend d’une chose la quitte, c’est ça que la raison accepte, mais que quelque chose descende d’un endroit à un autre endroit pour y rester le tiers d’une nuit et qu’ensuite il y retourne, et dire que le trône est toujours occupé par Lui, ceci la raison ne l’accepte pas. Celui-ci, Ibnou Taymiyah, ils l’appellent le chaykh de l’Islam alors qu’il il est le chaykh de la mécréance. De même la parole d’Ibnou Taymiyah, il dit « Allah est avec nous réellement et au-dessus du trône réellement », la raison ne l’accepte pas. Ce qui a été rapporté dans le hadith :

« إن ربّنا ينزل كل ليلة إلى السماء الدّنيا حين يبقى ثلث الليل الأخير » معناه الملائكة تنزل بأمر من الله، تبلغ عن الله: أن الله يقول لكم مَن الذي يدعوني فأستجيبَ له ومن الذي يسألني فأعطيَهُ ومن الذي يستغفرني فَأغفِرَ له

cela veut dire que les anges descendent sur ordre de Allah, ils transmettent de la part de Allah ce qui signifie « Que Allah vous dit, qui parmi vous M’invoque Je l’exauce, qui parmi vous Me demande Je lui accorde, qui parmi vous Me demande pardon, Je lui pardonne ». Ensuite, ils retournent à leur endroit qui est au-dessus. Ceci est la signification du hadith, la signification du hadith ne veut pas dire que Allah Lui-même bouge et se déplace d’un endroit à un autre. Allah tabaraka wa ta^ala, il est impossible qu’Il soit attribué des attributs de la création, Sa Puissance n’est pas comme la puissance des créatures, elle n’augmente pas et ne diminue pas et Sa Science englobe toute chose, elle n’augmente pas et ne diminue pas, il en est de même pour Sa Volonté, une Volonté unique avec laquelle, Il a voulu que ce monde existe, ce qui en a existé et ce qui existera sans fin. Tout ceci, Il l’a voulu avec une volonté unique car toute chose qui existe, qui augmente et qui diminue est créée. Comment est-ce que la science de Allah pourrait augmenter ou diminuer, comment est ce que la science de Allah augmenterait d’une période de temps à un autre, toute chose qui a lieu d’un instant à un autre est créée, la Science de Allah n’est pas ainsi, la Science de Allah n’est pas ainsi, ni Sa Puissance, ni Son Ouïe, ni Sa Vue, ni Sa Parole, Allah, qu’Il soit exempté, a une Parole qui n’est ni lettre ni son , qui n’est pas une langue parmi les langues, qui n’est pas comme notre parole qui elle a lieu au fur et à mesure, dans notre parole, certaines choses précèdent certaines autres, et d’autres viennent après, comme la parole de l’homme, lorsque nous récitons le Qour’an, nous commençons par le « ba’ », « بسم الله الرحمن الرحيم » (bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim) jusqu’à « منَ الجِنَّةِ والنَّاس » (mina l-jinnati wa n-nas). On prononce le « ba’ » en premier, ensuite le « sin », ensuite le « sin » fini et vient le « mim » et ainsi de suite des lettres qui se succèdent les unes aux autres, nous, c’est ainsi qu’on récite le Qour’an, et ce Qour’an ce n’est pas Allah qui l’a récité ainsi, on ne dit pas au sujet de Allah qu’Il prononce, on dit que Allah parle. Celui qui prononce c’est celui qui parle avec des lettres. Quant au moutakallim (celui qui parle), on dit à propos de celui qui parle sans lettres ni son qu’Il est moutakallim (qu’il parle), et on dit à propos de celui qui parle avec des lettres et des sons qu’il est moutakallim (qu’il parle), l’homme on dit de lui qu’il est moutakallim (qu’il parle), c’est-à-dire que sa parole est de sons de et lettres, et on dit de Allah qu’Il est moutakallim (qu’Il parle) que Sa Parole est sans  lettre ni son, le son est créé comment peut-il être un attribut de Allah !!

Maintenant, nous ne comprenons pas cette parole, mais dans l’au-delà, Allah, Qui est Exempt d’imperfection, nous fera comprendre cette parole : on l’entendra sans qu’elle soit ni lettres ni son, on l’entendra, le musulman l’entendra et le mécréant l’entendra, lorsque le mécréant l’entendra, il sera chagriné mais le musulman pieux sera heureux.

Jibril entend cette parole, dans ce bas monde il l’entend, et Moïse une fois l’a entendue. Notre maître Mouhammad, la nuit de l’ascension (Al-Mi^raj), a entendu cette parole qui est sans lettres ni son et il a vu Allah, mais Allah ta^ala, Il n’est pas vu comme sont vues les créatures, ce qui est crée tu le vois ou bien comme ceci loin, ou proche ou tu le vois ainsi ou tu le vois en dessous, ou tu le vois à ta droite ou tu le vois à ta gauche, ou tu te retournes et tu le vois. Allah n’est pas vu ainsi car Il n’est pas un corps, par la Puissance de Allah, Allah crée en nous une vision et nous verrons Son Être sans qu’Il soit devant ou derrière, sans aucun comment de ceux avec lesquels sont vues les créatures. C’est ainsi qu’Il sera vu.

Et Lui voit le monde, toute chose de ce monde Il l’a voit sans que ce soit de face, ni par derrière, ni en étant localisé dans la direction du haut, du bas, de droite ou de gauche, Il voit le monde, et nous les musulmans au paradis lorsqu’on Le verra, nous ne Le verrons pas de face ni sous une quelconque apparence car Il n’est pas un corps. On ne dit pas que Allah est proche par la distance et on ne dit pas non plus que Allah est loin par la distance.

Toute chose de laquelle tu es séparé d’une distance, proche ou lointaine, est créée, Allah n’est pas ainsi, on ne dit pas que Allah est présent ni qu’Il est absent.

Certains ignorants font du dhikr ils disent (ya hadir, ya hadir, ya nadhir) s’ils comprennent  de cela qu’Il est proche par la distance, ils deviennent mécréants, celui qui croit que Allah est proche de lui par une distance tout comme je suis proche de toi il devient mécréant. Son qourb n’est pas par une distance, nous comprenons tout cela à partir de la ‘ayah du Qour’an :

لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَىْءٌ ]

qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ».

 

Quant au Qour’an que nous récitons, on dit qu’il est la parole de Allah car il est l’expression de la parole de Allah qui est sans lettre ni son et ces termes que nous prononçons Jibril l’a prise de la Table préservée sur lequel il était écrit. Personne ne l’a écrit, c’est le Qalam qui a tracé et qui les a écrit sur le tableau préservé par la toute puissance de Allah, ensuite Jibril a repris ces termes sur ordre de Allah et les a récités à notre maître Mouhammad, Jibril l’a descendu de la Table préservée.

Il en est de même pour Al-‘Injil d’origine, le vrai évangile, et la vraie Torah et le vrai Zabour (psaumes) tous ceux-là, Jibril les a descendus sur ordre de Allah sur Ses prophètes. Ce n’est pas Allah qui l’a récité comme nous le récitons. On dit qu’il est la parole de Allah mais pas dans le sens que Allah l’a récité avec des lettres et des sons ».

Commentaires fermés sur Croyance acharite

La sourah que récitent les compagnons quand ils se retrouvaient

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur avril 6, 2010
Tags: , , , , ,

Il était  de l’habitude des compagnons du Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, lorsqu’ils se rencontraient, certains récitaient cette sourah : (Wa l-^asr, inna l-‘insana lafi khousr, ‘illa l-ladhina ‘amanou wa ^amilou ssalihat, wa tawasaw bi l-haqqi wa tawasaw bi ssabr).

En effet, cette sourah réunit ce grâce à quoi l’esclave sera sauvé et gagnant dans l’au-delà.

La première des caractéristiques qui a été citée, c’est la foi. La foi, dans l’absolu, englobe la foi en Allah et la foi en le Messager Mouhammad, tout comme cela est indiqué dans cette ‘ayah. Cependant lorsque Allah est cité, ainsi que le Messager, alors chacune de ces deux citations a un sens particulier, comme la parole de Allah : (Tou’minouna bi l-Lahi wa raçoulih) dans Sourat AsSaff. Ici, (Tou’minouna bi l-Lahi wa raçoulih), Allah ta^ala est cité, ainsi que Son Messager. La foi en tous les deux est citée explicitement. En revanche dans Sourat Al-^Asr, l’expression est générale : (‘illa l-ladhina ‘amanou), exceptés  ceux qui ont cru.

Ensuite Allah ta^ala a mentionné la deuxième caractéristique, qui est de mentionner les bonnes œuvres. Accomplir les bonnes œuvres, c’est faire ce que Allah a ordonné à Ses esclaves de faire.

Et la troisième caractéristique, c’est la parole : (wa tawasaw bi l-haqqi) c’est-à-dire ils se conseillent les uns les autres en se guidant vers les activités de bien et de bienfaisance, c’est-à-dire ils ne font pas preuve d’hypocrisie, ils ne se dupent pas, ils ne se trompent pas les uns les autres.

La quatrième caractéristique, c’est ce que comporte  la parole de Allah : (wa tawasaw bi ssabr) à savoir de s’interdire les uns les autres ce qui est blâmable, en ne se dupant pas les uns les autres car se duper les uns les autres est contraire aux caractères des vertueux.

Allah tabaraka wa ta^ala nous a appris, dans cette ‘ayah, que l’homme est en perdition, sauf celui qui a réuni les caractéristiques citées dans cette sourah : la foi en Allah,  et en Son Messager, l’accomplissement de bonnes œuvres , se recommander le bien en s’incitant  les uns les autres à faire des actes de bienfaisance, et de se recommander les uns les autres de s’abstenir de ce que Allah a interdit. En effet, la patience dans l’absolu comprend  la patience pour accomplir les actes d’obéissance, la patience pour ne pas tomber dans le péché et la patience face aux épreuves et  difficultés. Et c’est le cas de ceux que Allah a choisis parmi les croyants pour qu’ils soient au nombre de ceux qu’Il agrée, de ceux qu’Il a élus, des saints. C’est cela leur conduite. Quant à ceux qui ne sont pas arrivés à cet état, ils ne font pas partie de ceux-là. Au minimum, le musulman croit en Allah et en Son Messager, et évite la mécréance. Ceci est le minimum pour le musulman. Mais plus que cela, en accomplissant les caractéristiques précédemment citées dans cette sourah, c’est le signe des vertueux, de ceux qui réussiront, de ceux qui seront sauvés au jour du jugement du châtiment. La condition, c’est que l’agrément de Allah tabaraka wa ta^ala est confirmé pour ceux qui se passent le conseil par recherche de l’agrément de Allah ta^ala. Et la personne n’aime le bien pour son frère, par recherche de l’agrément de Allah, que s’il œuvre conformément à cette ‘ayah. Il lui indique le bien, que Allah agrée, comme acte obligatoire. Il lui interdit ce que Allah ta^ala n’agrée pas, comme le péché. Et c’est cela la caractéristique de ceux qui s’aiment les uns les autres par recherche de l’agrément de Allah, ceux au sujet desquels est parvenu le hadith sahih, rapporté par Al-Bayhaqiyy, Al-Hakim, Ibnou Hibban, et d’autres : (Haqqat mahabbati li l-moutahabbina fiyya) ce qui signifie : « Mon agrément est mérité par ceux qui s’aiment les uns les autres par recherche de Mon agrément ». Puis le Messager a cité à la suite, dans ce hadith qoudsiyy, qu’il rapporte de Son Seigneur tabaraka wa ta^ala, d’autres phrases, parmi lesquelles : (Wa haqqat mahabbati li l-moutanasihina fiyy) ce qui signifie : « Mon agrément est mérité par ceux qui se passent le conseil les uns les autres par recherche de Mon agrément ».

Que Allah fasse que nous soyons de ceux-là. Ô Allah, accorde-nous de parvenir à cela, Ô Allah, accorde nous de parvenir et de nous affirmer en cela. Oeuvrez conformément à cette ‘ayah et à ce hadith et vous serez au nombre de ceux qui réussiront, ceux qui seront sauvés, ceux qui n’auront pas à avoir de crainte ni à être chagrinés.

Commentaires fermés sur La sourah que récitent les compagnons quand ils se retrouvaient

La piété

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur mars 31, 2010
Tags: , , , , ,

Allah ta^ala dit dans une ayah honorée de sourat Al-Houjourat ce qui signifie que le mérite selon le jugement de Allah est selon et conformément à la piété. At-Taqwa, la piété c’est de s’attacher à l’obéissance à Allah en accomplissant les devoirs et en abandonnant les interdits. Ainsi, celui qui est plus pieux c’est celui là qui est plus honorable selon le jugement de Allah. Notre maître Mouhammad     est le plus honorable des créatures de Allah selon Son jugement car il est celui qui fait plus preuve de piété. La piété qui est le fait de s’attacher à l’obéissance de Allah en accomplissant les devoirs et en évitant les interdits elle a pour source et pour origine le cœur.

    La piété prend donc source dans le coeur et elle se diffuse sur les organes. Parce que le corps par rapport au cœur est comme les sujets par rapport à leur souverain. Tout comme le roi ou le gouverneur gère les affaires des gouvernés également le cœur gère les affaires du corps; c’est ainsi que c’est le cœur qui gère l’ouïe, c’est le coeur qui gère les mains et même la langue qui exprime ce qu’il y a dans le coeur et même le sexe : si le cœur l’envoie vers l’interdit il y va et s’il l’empêche il s’en empêche. Donc le cœur pour le corps et comme un roi pour ses gouvernés c’est donc le cœur qui gère les organes : l’ouïe, la vue, les pieds, le ventre. Si le ventre il lui est rendu possible tout ce qu’il désire il va consommer, que cela provienne du licite ou de l’interdit, où que le dirige le cœur le ventre se dirige, le cœur est comme un souverain sur le ventre. Il est comme un émir pour les organes si le cœur est sain, si le cœur est droit, les organes sont sains, les organes sont droits. C’est pour cela que le Messager de Allah    est le plus pieux  et des créatures de Allah, celui qui Le craint le plus. Comme le cœur du Messager de Allah comporte une humilité à l’égard de Allah, un amour pour Allah, une glorification de Allah  qui n’est pas contenue dans le cœur d’un autre être humain ni même d’un ange ayant un haut degré c’est pour cela que le Messager de Allah est le meilleur de toutes les créatures de Allah.

     Le mérite ne revient pas à celui qui a un âge avancé qu’il a passé dans l’adoration mais le mérite revient à ce que contient le cœur comme humilité et soumission pour Allah. C’est selon ce que le coeur contient comme soumission pour Allah ta^ala que l’homme a plus de mérite et est plus proche de l’agrément de Allah les prophètes qui ont le haut degré qui s’appelle ‘Oulou l- ^Azm sont cinq : Mouhammad, ‘Ibrahim, Mouça, ^Iça et Nouh. Le meilleur de ces cinq c’est notre maître Mouhammad,  bien que notre maître Mouhammad n’a pas vécu autant que les autres. si le mérite revenait à celui qui vit le plus alors notre maître Nouh aurait été meilleur que notre maître Mouhammad ; il n’aurait pas été seulement meilleur que notre maître Mouhammad mais meilleur aussi que ‘Ibrahim, Mouça, ^Iça ^alayhimou s-salam. Mais en réalité c’est notre maître Mouhammad qui a vécu soixante-trois ans lui il est meilleur que notre maître Nouh qui a passé neuf cent cinquante années à appeler son peuple à l’Islam.     Ainsi notre maître Nouh qui a vécu parmi son peuple à les appelé à l’Islam, à l’adoration de Allah neuf cent cinquante ans, mille ans moins cinquante années, il les a passé à les appeler à l’Islam lui il n’est pas meilleur que notre maître Mouhammad notre maître Nouh a donc passer mille moins cinquante années à appeler son peuple à les appeler à l’Islam et après ces neuf cent cinquante années il a vécu selon un avis soixante années et selon un autre avis environ trois cent années mais Allah tabaraka wa ta^ala a fait que notre maître Mouhammad   a plus de crainte, d’humilité à l’égard de Allah et d’amour pour Allah qu’aucun autre prophète ; ainsi notre maître Mouhammad est le meilleur de toutes les créatures de Allah il est meilleur que les prophètes il est meilleur que les anges.

    Il est parvenu dans le hadith sûr que Jibril ^alayhi s-salam est venu au Messager de Allah alors qu’il était endormi dans la Mecque il était dans la maison de ‘Oummou ^Aliyy la sœur de ^Aliyy le fils de Abou Talib et avec notre prophète il y avait deux de ses proches parents l’un des deux était son oncle paternel Hamza et le deuxième était Ja^far le fils de son oncle paternel. Jibril l’a pris jusqu’à la mosquée Al-Haram dans ce hadith Jibril a pris le Messager à la mosquée Al-Haram et l’a fait monter sur Al-Bouraq, Al-Bouraq qui est un animal du paradis, et cet animal a eu un mouvement de joie parce que le Messager de Allah allait monter sur son dos. Lorsque le Prophète est monté sur le dos de Al-Bouraq, Al-Bouraq a eu un mouvement de joie et Jibril a dit à Al-Bouraq à cet animal : soit ferme il n’y a pas quelqu’un qui a plus d’honneur selon le jugement de Allah qui est monté sur ton dos plus que le Messager de Allah Mouhammad. Ceci est une preuve du hadith que le Messager de Allah est la plus honorable des créatures selon le jugement de Allah même Jibril ^alayhi s-salam qui est l’ange chargé de la révélation et qui est l’envoyé de Allah pour les anges et qui a été créé bien longtemps avant ‘Adam et qui a vécu et qui vit encore jusqu’à la fin ce de bas monde, malgré tout cela il ne s’est pas considéré meilleur que le Messager de Allah  Mouhammad, il a plutôt dit au sujet du messager de Allah qu’il est le meilleur de toutes les créatures de Allah et tout ce mérite c’est justement en raison de ce que son cœur contient comme amour et comme soumission pour Allah. Tout cela nous augmente en compréhension au sujet de la ayah.

    Et il est parvenu dans les hadith sûrs ce qui indique et qui  augmente le sens de cette ayah en clarté. Il est ainsi parvenu qu’il nous a été apporté dans le Sahih de Ibnou Hibban, le hadith de Jabir Ibnou ^Abdi l-Lah Al-‘Ansariyy qu’il a dit : le Messager de Allah    a dit ce qui signifie : ((Ceux qui sont le plus proche de moi ce sont les pieux quels qu’ils soient et où qu’ils soient)). Le Messager nous indique ici que les meilleurs des gens et les plus proches ce sont les pieux c’est une proximité pas physique mais dans le sens. Les pieux ce sont ceux qui font preuve de piété à l’égard de Allah qui accomplissent les devoirs et qui évitent les interdictions quelque soit leur origine et où qu’ils habitent c’est-à-dire même si son corps est très loin par la distance. Ainsi le pieux est proche du Prophète en vérité même si par la distance il est éloigné de lui. Il est également parvenu du Prophète ce qui signifie : ((Fais preuve de piété à l’égard de Allah où que tu sois)). Cela veut dire que l’homme doit faire preuve de piété à l’égard de Allah où qu’il soit. Comment cela a t-il lieu ? C’est lorsque l’esclave accomplit ce que Allah lui a rendu obligatoire d’accomplir comme actes d’adoration celui qui est ainsi il est dans le bien, l’agrément de Allah. Ce qui est à prendre en considération ce n’est pas le fait d’être de la lignée du Messager de Allah. Abou Talib n’était-il pas un proche parent du Messager de Allah ?! N’est-ce pas qu’il a protégé le Prophète, qu’il l’a défendu, qu’il s’est chargé de lui pendant une certaine période ?! Malgré cela le Messager de Allah a dit de lui qu’il sera en enfer. Ce qui est à prendre en considération ce n’est pas la proche parenté avec le Messager de Allah    mais ce qui a de la considération c’est la proximité en vérité et donc ce n’est pas la proximité physique ou par la proche parenté et donc c’est de faire preuve de piété et d’être croyant sans prêter attention au fait qu’il soit à l’extrême Orient ou à l’extrême Occident. Cette ayah et ces hadith indiquent que le mérite selon le jugement de Allah est conformément à l’attachement à l’obéissance à Allah  mais bien sûr si la piété et l’honneur de l’ascendance avec le Prophète sont réunies en une même personne ceci est un ensemble de bienfaits de la part de Allah tabaraka wa ta^ala.

Allah tabaraka wa ta^ala dit ce qui signifie : (( Mouhammad  le Messager de Allah et ceux qui sont avec lui sont rudes à l’égard des mécréants et miséricordieux entre eux tu les vois en inclination en prosternation ils recherchent un bienfait de la part de Allah et un agrément leur signe est sur leurs visages suite à leurs prosternations ils ont été cités dans At-Tawrat et dans Al-‘Injil )) donc la parole de Allah  qui signifie (( et ceux qui sont avec lui )) englobe tous ceux qui sont avec cette description que Allah a cité dans cette ayah. Dans cette ayah il y a la caractéristique de ceux qui sont avec le Messager de Allah donc cette description englobe tous ceux qui sont avec cette caractéristique là et ceux qui sont avec le Messager de Allah à savoir que la personne fait preuve de miséricorde envers les croyants et est rude avec les mécréants et qu’il veille à persévérer sur l’accomplissement de la prière et qu’il ait une intention sincère c’est-à-dire que son intention par cela c’est de rechercher  l’agrément de Allah tabaraka wa ta^ala parce qu’il recherche et il espère l’agrément de Allah tabaraka wa ta^ala et Allah les a décrits par le fait que leur signe est sur leur visage. Cela ne veut pas dire que sur leur front ils ont une plaque noire suite à leur prosternation non, ce n’est pas le sens. Mais c’est parce qu’ils persévèrent sur l’accomplissement des cinq prières, qu’ils les accomplissent parfaitement, complètement avec leur inclination, leur prosternation alors sur leurs visages il y a un signe pour les pieux. Ainsi le croyant qui a dans son cœur la beauté de la foi. Lorsqu’il voit ces pieux, il se manifeste pour lui à partir de leur visage que ce sont des gens de la piété. C’est ainsi que lorsqu’il les voit, il évoque Allah tabaraka wa ta^ala. C’est au sujet de gens pareils à cela qu’il est parvenu dans le ‘athar (faits et paroles des prédécesseurs) :   ((Font partie des meilleurs des esclaves de Allah ceux qui lorsqu’ils sont vus on évoque Allah)). Et par ailleurs Allah nous a appris dans cette ayah que cette description a été citée dans At-Tawrat d’origine et dans Al-‘Injil d’origine. Dans At-Tawrat d’origine il y est cité que ceux qui suivront Mouhammad ils auront ces caractéristiques-là, les caractéristiques qui ont été citées dans  la ayah. Et le Messager de Allah était un modèle pour mettre en pratique ces caractéristiques-là. En l’occurrence, il était miséricordieux envers les croyants, il aimait les miséreux et il les faisait rapprocher de lui et il avait recommandé cela au compagnon Abou Dharr Al-Ghifariyy. Abou  Dharr, que Allah l’agrée, a dit : mon bien-aimé (le Prophète Mouhammad) m’a recommandé des caractères de bien. Il m’a recommandé d’aimer les miséreux et de me rapprocher d’eux. Donc ces caractéristiques qui ont été citées dans cette ayah le Messager de Allah était un modèle pour les mettre en pratique, il les avait en lui et il avait recommandé de les mettre en pratique tout comme il l’a dit au compagnon Abou Dharr Al-Ghifariyy c’est pour cela qu’il a dit : et il m’a recommandé d’aimer les miséreux et de me rapprocher d’eux.

     Parmi les caractéristiques du Messager de Allah tellement il était miséricordieux et il était tendre pour les croyants c’est que lorsqu’il ne voyait pas l’un de ses compagnons pendant un certain temps il demandait après lui et tant que lorsqu’il lui a été dit qu’un homme  étranger qui était croyant et pauvre lorsque le Messager a demandé après lui et qu’on lui a dit qu’il était mort le Messager est parti jusqu’à sa tombe et a fait la prière funéraire pour lui. C’était un homme étranger et le Messager ne le connaissait pas avant sauf qu’il est passé auprès du Prophète et il lui a passé le salam et lorsqu’il  a demandé après lui et qu’on lui a appris qu’il était mort il a demandé à ce qu’on lui indique sa tombe où est-ce qu’il a été enterré. On la lui a indiquée il est parti et il a accompli la prière funéraire pour lui. Jusqu’à ce point là il aimait les miséreux et il s’occupait d’eux et ce n’était là qu’un homme qui était miséreux qui était croyant, qui était musulman et qui était de plus étranger. Et Abou Dharr a ajouté pour citer ce que lui a recommandé le Prophète : et il m’a recommandé de considérer ceux qui ont moins que moi et de ne pas considérer ceux qui ont plus que moi. C’est-à-dire à ne pas chercher à faire comme ceux qui ont plus que lui dans les choses du bas monde ; c’est-à-dire qu’il ne regarde pas ce qu’ont les riches mais plutôt ce qu’ont les pauvres parce que s’il regardait les riches il va trouver faible et il va négliger le bienfait que Allah lui a  accordé parce que s’il regardait les riches il va trouver négligeables les bienfaits que Allah lui a accordé et il va avoir de la cupidité pour chercher à avoir plus et il ne va pas remercier Allah après cela car toute sa réflexion a été déviée par l’argent des riches, parce que son plus grand souci va devenir comment pouvoir obtenir pour avoir comme les riches. À cause de cela il va plonger et se noyer dans les choses du bas monde jusqu’à en arriver à rassembler l’argent à partir de ce qui est interdit sans prêter aucune considération à cela parce que son souci est de rassembler l’argent. Par contre s’il considérait celui qui a moins que lui, ceux qui sont plus pauvres il va redoubler en remerciement à Allah ta^ala. C’est pour cela que le Messager de Allah    a recommandé au compagnon Abou Dharr de considérer ceux qui ont moins que lui et de ne pas considérer ceux qui ont plus que lui et lorsqu’il va considérer ceux qui ont moins que lui et il va redoubler en remerciement à Allah et cela va l’aider à agir avec bienfaisance en donnant ce qu’il peut, en donnant à ceux qui sont dans un besoin supérieur au sien.

     Il est en effet parvenu dans le hadith sahih que le Messager de Allah    a dit ce qui signifie : (( Un dirham a fait plus que cent mille dirham)). On lui a posé la question : et comment cela, Ô Messager de Allah ?  Il a dit  ce qui signifie : un homme qui a deux dirham il n’a rien d’autre et il donne en aumône un des deux. Et un autre qui a donne en aumône cent mille dirham de toute sa fortune. Or, comme cet homme il ne possède rien d’autre que deux dirham il a donné un des deux par recherche de l’agrément de Allah donc celui là qui a donné en aumône la moitié de ce qu’il possède il aura plus les récompenses que le riche qui a donné cent mille dirham qui représentent une petite partie de sa fortune parce que les cent mille par rapport à sa grande fortune représente quelque chose de négligeable. C’est pour cela que le Messager de Allah    a dit ce qui signifie : ((Un dirham donne plus que cent mille dirham)).  C’est pour cela que l’homme ne regarde pas et ne prenne pas pour exemple ceux qui ont plus que lui dans les choses de ce bas monde mais plutôt ceux qui ont moins que lui. Mais celui qui considère, comme l’a recommandé le Messager de Allah, celui qui considère celui qui a moins que lui dans les choses du bas monde cela l’aidera plus à remercier Allah. Abou Dharr a dit : et mon bien aimé m’a recommandé de maintenir et de conserver et d’entretenir les liens avec mes proches parents même si de leur côté ils les rompent. Cela veut dire que le Messager lui a recommandé également d’entretenir les liens de parenté avec ses proches parents aussi bien ses proches qui maintiennent les liens avec lui que ses proches qui rompent les liens avec lui. Ici il s’agit du proche parent, c’est-à-dire celui qui est un proche parent pour toi que ce soit du côte de ton père ou du côté de ta mère tous ceux-là il est un devoir de maintenir et d’entretenir les liens avec eux. Le Messager de Allah    lui a recommandé d’entretenir les liens avec ses proches parents même si ce sont des parents qui ont rompu les liens avec lui, le Messager lui a recommandé d’entretenir les liens avec ses proches parents même si ce proche parent ne lui est pas reconnaissant. Même si ce proche parent agit en mal avec lui le Messager nous a recommandé d’entretenir les liens avec lui et d’agir en bien avec lui car il y a certaines personnes qui n’entretiennent les liens qu’avec ceux qui les entretiennent avec eux, certains n’agissent en bien qu’avec ceux qui agissent en bien avec eux, certains n’agissent en bien et ne font des choses de bien qu’avec ceux qui leur sont reconnaissants. C’est pour cela que le Messager de Allah lui a recommandé d’entretenir les liens avec les proches parents même avec ceux qui les rompent.  En effet celui qui agit en bien avec son proche parent qui agit en bien avec lui aura un récompense inférieure à celui qui agit en bien avec celui qui n’agit pas en bien avec lui car le deuxième en agissant ainsi, en faisant le bien avec celui qui ne fait pas de bien avec lui, son acte revient à casser son nafs son acte l’amène à casser ses passions, les passions de son âme pour obéir à Allah ta^ala et Allah aime cela. Ainsi celui qui contredit les passions de son âme et qui agit en bien avec son proche parent qui rompt les liens de son côté avec lui celui là  aura un grande récompense c’est pour cela qu’on ne prête aucune attention à ceux qui disent : moi je ne rends visite qu’a ceux qui me rendent visite. Et Abou Dharr a dit ce qui signifie : et mon bien aimé, c’est-à-dire le Messager de Allah, m’a recommandé de dire la vérité même si elle est amère. Cela veut dire que le croyant il convient qu’il dise la vérité aussi bien auprès de celui qui aime cette vérité qu’en présence de celui qui n’aime pas cette vérité. Et donc ce qu’a recommandé là le Messager de Allah    c’est cela la vérité. Ces caractères et ces règles qu’a recommandés le Messager de Allah    sont tous des caractères de bien.

   Il lui a non seulement donné toutes les recommandations que nous avons vu mais il lui a recommandé également de beaucoup dire la parole la hawla wa la qouwwata ‘ila bi l-Lah

Cette phrase il a été rapporté au sujet de sa récompense que le Messager de Allah a dit qu’elle comporte un immense profit. Pour ce qui est de sa récompense, la récompense de cette phrase il est parvenu dans le hadith sûr que cette phrase représente un trésor sous le Trône, cette phrase constitue un grand trésor sous le Trône c’est-à-dire que cette phrase est comme une provision, une grande provision de récompenses que Allah ta^ala  a réservé au croyant qui dit cette phrase. Allah tabaraka wa ta^ala fait que cette récompense de cette phrase est une provision dans l’au-delà. Allah la lui réserve dans l’au-delà, cette récompense lui sera conservée sous le Trône. Pour ce qui est de son utilité et son profit, cette phrase lève et enlève le tourment. Si quelqu’un est éprouvé, qu’il est tourmenté, parmi les meilleures des choses parmi lesquelles il s’occupe c’est de dire cette phrase et cette phrase également est utile pour celui qui est éprouvé par les mauvaises suggestions al-waswas jusqu’à avoir en lui même une grande gêne, jusqu’à faillir être atteint de folie, cette phrase lui profite par la volonté de Allah. Cette phrase lui profitera par la volonté de Allah s’il persévère et s’il veille à la dire régulièrement  s’il persévère et s’il veille à la dire régulièrement, nécessairement il aura la délivrance nécessairement il aura la délivrance et sa difficulté se transformera en aisance parce que Allah tabaraka wa ta^ala a accordé à cette phrase un grand secret et un immense profit. Donc la délivrance du tourment est un des profits de cette phrase ceci est un des profits des dizaines de bénéfices de cette phrase honorée. Quant à sa signification les sens de cette phrase c’est du tawhid le sens de cette phrase c’est qu’il n’y a personne qui puisse accomplir un acte de bien ou d’obéissance si ce n’est par Allah tabaraka wa ta^ala. Personne ne peut accomplir le bien ou l’obéissance sauf par l’aide de Allah tabaraka wa ta^ala et personne ne peut se préserver du mal si ce n’est par la préservation de Allah tabaraka wa ta^ala quelque soit l’être humain qui a de l’ardeur pour faire le bien cette ardeur est une grâce et un bienfait de la part de Allah. Qu’il remercie Allah  celui pour qui Allah lui a facilité de faire le bien,  qu’il ne soit pas épris et imbu de soi-même  mais qu’il ait présent à l’esprit que c’est Allah Qui lui a donne la capacité d’accomplir ces  bonnes actions et ces actes d’obéissance. Si l’esclave a bien observé cela, a bien eu présent dans son cœur que ce bien qu’il accomplit c’est par la grâce de Allah, c’est Allah Qui lui en a donné la capacité alors il s’éloignera de l’insincérité, s’il a présent cela dans son coeur et qu’il a bien observé cela il s’éloignera de l’insincérité et il sera proche de l’état de ceux qui sont sincères car celui qui fait une bonne action avec une intention sincère par recherche de l’agrément de Allah tabaraka wa ta^ala, qui ne comporte donc pas d’insincérité Allah lui donne de la récompense. Le peu selon le jugement de Allah, Allah le  lui rétribue par beaucoup tout comme celui qui a donné en aumône un dirham qui représente la moitié de ce qu’il possède parce que s’il n’avait pas eu  la ferme certitude et sa grande sincérité à l’égard de Allah, il n’aurait pas donné un dirham, s’il n’avait pas eu la certitude et la foi et la sincérité il n’aurait pas donné la moitié de ce qu’il possède. Allah tabaraka wa ta^ala a fait que la récompense de celui qui a donné un dirham est plus grande que la récompense que celui qui a donné cent mille dirham le peu selon le jugement de Allah Il le rétribue par beaucoup c’est pour cela qu‘il est nécessaire d’être sincère et d’avoir la bonne intention. C’est pour cela que le Messager de  Allah a accordé beaucoup d’importance à l’intention, c’est pour cela qu’il a dit  dans le hadith ce qui signifie : (( Et chaque personne aura ce pour quoi elle a fait l’intention)) c’est pour cela, le peu d’actes dans lequel il y a la sincérité par recherche de l’agrément de Allah vaut mieux que beaucoup d’actes qui ne comportent pas de sincérité. C’est pour cela qu’il convient que chacun d’entre nous agisse et mettent en œuvre ces belles paroles de notre Prophète.
Et Dieu sait plus que tout autre.

Commentaires fermés sur La piété

Le miracle : un moyen de reconnaître le Prophète

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur mars 5, 2010
Tags: , , , , ,

Sache que le moyen de connaître le prophète, c’est le miracle. C’est une chose contraire à l’ordinaire, qui vient en accord avec les dires de celui qui dit être prophète et qui est sauf de l’opposition par une chose semblable. Ce qui fait partie des choses étonnantes mais qui ne sort pas de l’ordinaire n’est donc pas un miracle. De même, tout ce qui est contraire à l’ordinaire mais qui n’est pas accompagné de la prétention à la prophétie, comme les choses extraordinaires qui apparaissent par la main des saints , qui suivent les prophètes, ceci n’est pas un miracle mais on appelle cela prodige . De même, ce à quoi peut être opposé une chose semblable, comme la magie, n’est pas un miracle. En effet, la magie peut lui être opposée une magie qui lui est équivalente. De plus, il y a deux sortes de miracles : Il y a le miracle qui a lieu à la demande des gens, demande faite à celui qui dit être prophète. Il y a aussi le miracle qui a lieu sans demande des gens. De la première sorte, il y a par exemple le miracle de la chamelle de Salih qui est sortie du rocher. Son peuple lui avait demandé cela en lui disant : si tu es vraiment un prophète envoyé à nous pour que nous croyions en toi, alors fais sortir pour nous une chamelle et son petit de ce rocher. Il a fait sortir pour eux une chamelle avec son petit. Ils furent alors stupéfaits et ils crurent en lui. Certes, s’il était menteur dans son affirmation que Allah l’a envoyé comme messager, il n’aurait pas pu amener cette chose étonnante et extraordinaire, que personne parmi les gens ne peut y opposer de chose semblable. La preuve leur a ainsi été donnée. Ils ne pouvaient faire autrement que se soumettre et reconnaître la véracité de cela car la raison oblige à croire celui qui vient avec une telle chose, qui ne peut lui être opposée une chose semblable de la part des opposants. Qui donc ne se soumet pas et s’entête est considéré comme méprisant la valeur de l’argumentation rationnelle. Quelques miracles qui se sont produits à ceux qui ont précédé Mouhammad  Parmi les exemples de miracles qui se sont produits à ceux qui ont précédé Mouhammad , il y a l’absence d’effet du feu gigantesque sur ‘Ibrahim  puisqu’il ne l’a pas brûlé, ni lui, ni ses habits. Parmi ces exemples, il y a également la transformation du bâton de Mouça en un véritable serpent, puis son retour à son état initial après la reconnaissance des magiciens que Fir^awn –Pharaon– avait amenés pour le contrecarrer. Ils se sont soumis, ont cru fermement en Allah, et ont abandonné leur foi en Fir^awn. Ils ont reconnu à Mouça sa véracité en ce qu’il a apporté. Parmi ces exemples encore, il y a ce qui est apparu pour Al-Macih ^Iça fils de Maryam comme résurrection des morts. Cela aussi ne peut lui être opposé quelque chose de semblable. Ainsi, les mécréants des fils de ‘Isra’il, eux qui s’affairaient à le démentir et s’employaient de toutes leurs forces à le calomnier, ils n’ont pas pu opposer à ce miracle quelque chose de semblable. Il est aussi venu avec une autre chose étonnante et éminente, qui est la guérison de l’aveugle de naissance. Aucun de ses contemporains n’avait pu lui opposer une chose semblable à cela, bien que la médecine était très répandue à cette époque. Ceci est donc une preuve de sa véracité en tout ce qu’il a porté à la connaissance des gens concernant le devoir d’adorer le Créateur Lui seul, rien d’autre que Lui et le devoir de suivre le Prophète dans les actes qu’il leur ordonne de faire.

Parmi ses miracles

1 – Quant à Mouhammad , il y a parmi ses miracles, que Allah l’élève davantage en degrés ainsi que tous ses frères prophètes, le gémissement du tronc. Le Prophète  s’appuyait contre le tronc d’un palmier dans sa mosquée avant que soit fabriqué le minbar. Lorsqu’on lui construisit le minbar, il y monta dessus  et commença son discours, debout sur le minbar. C’est alors que le tronc se mit à gémir, au point que tous ceux qui étaient dans la mosquée entendirent son gémissement. Le Messager de Allah  est alors descendu et le serra, alors il s’est tu. 2 – Il y a parmi ses miracles , le fait que des animaux ont parlé. L’Imam Ahmad et Al-Bayhaqiyy avec une forte chaîne de transmission ont rapporté du hadith de Ya^la Ibnou Mourrah Ath-Thaqafiyy, qu’il a dit : Tandis que nous marchions avec le Prophète , un chameau affecté au transport de l’eau est passé à côté de nous. Lorsqu’il l’a vu, le chameau a blatéré et a baissé le devant de son cou. Le Prophète  s’est arrêté à son côté et a dit : ((أَيْنَ صَاحِبُ هَذَا الْبَعِيرِ ؟)) (‘ayna sahibou hadha l-ba^ir) ce qui signifie : « Où est le propriétaire de ce chameau ? » Le propriétaire est alors venu. Le Prophète lui a dit : ((بِعْنِيهُ)) (bi^nih) ce qui signifie : « Vends-le moi ! ». Il lui a dit : « Nous te le donnons Ô Messager de Allah et certes, il appartient à une famille qui n’a pas d’autre moyen de vivre que lui ». Le Prophète  lui dit : ((أَمَّا مَا ذَكَرْتَ مِنْ أَمْرِهِ فَإِنَّهُ شَكَا كَثْرَةَ الْعَمَلِ وَقِلَّةَ الْعَلَفِ فَأَحْسِنُوا إِلَيْهِ)) (‘amma ma dhakarta min ‘amrihi fa’innahou chaka kathrata l-^amali wa qil-lata l-^alafi fa’ahsinou ‘ilayh) ce qui signifie : « Au sujet de ce que tu as dit à son propos, il s’est plaint du trop de travail et du peu de foin, alors traitez-le bien ». 3 – Ibnou Chahin a rapporté dans Dala’ilou n-Noubouwwah de ^Abdou l-Lah Ibnou Ja^far qu’il a dit : Le Messager de Allah m’a porté un jour derrière lui sur sa monture. Il est alors rentré dans le jardin d’un homme des ‘ansar à Médine où se trouvait un chameau. Lorsqu’il a vu le Prophète  ce chameau a gémi de tendresse et ses larmes ont coulé. Le Prophète  est allé à lui et lui a essuyé les larmes, il s’est alors calmé. Le Prophète a dit : ((مَنْ رَبُّ هَذَا الْجَمَل ؟)) (man rabbou hadha l-jamal) ce qui signifie : « Qui est le propriétaire de ce chameau ? » Un jeune des ‘ansar est alors venu et a dit : Il est à moi. Alors, il lui a dit : ((أَلاَ تَتَّقِي اللهَ فِي هَذِهِ الْبَهِيمَةِ الَّتِي مَلَّكَكَ اللهُ إِيَّاهَا فَإِنَّهُ شَكَا إِلَيَّ أَنَّكَ تُجِيعُهُ وَتُدْئِبُهُ)) (‘ala tattaqi l-Laha fi hadhihi l-bahimati l-lati mallakaka l-Lahou ‘iyyaha ! fa’innahou chaka ‘ilayya ‘annaka touji^ouhou wa toud’ibouh) ce qui signifie : « Ne crains-tu pas Allah en ce qui concerne cette bête dont Allah t’a fait propriétaire. Elle s’est plainte à moi du fait que tu l’affames et la fatigues ». Ce hadith est sûr, comme l’a dit le Mouhaddith Mourtada Az-Zabidiyy dans Charhou ‘Ihya’i ^Ouloumi d-Din. 4 – Parmi ses miracles, il y a le jaillissement de l’eau d’entre ses doigts, chose éminente qui a été observée en plusieurs occasions, en présence d’assemblées nombreuses. Ceci nous est parvenu par plusieurs voies dont l’ensemble indique la connaissance catégorique, celle qui est acquise par tawatour ma^nawiyy . Ce n’est arrivé à personne d’autre que notre Prophète puisque de l’eau a jailli de ses os, de ses ligaments, de sa chair et de son sang. Ceci est plus éminent que le jaillissement de l’eau de la roche que Mouça a frappée, car le jaillissement de l’eau de la roche est une chose qui est commune, contrairement à sa sortie à partir de la chair et du sang. Ceci a été rapporté par Jabir, ‘Anas, Ibnou Mas^oud, Ibnou ^Abbas, Abou Layla Al-‘Ansariyy et Abou Rafi^. 5 – Les deux Chaykh –Al-Boukhariyy et Mouslim– ont rapporté du hadith de ‘Anas sa parole : « J’ai vu le Messager de Allah  alors que le temps de la prière de al-^asr avait débuté et il avait demandé de l’eau pour le woudou’, mais les gens n’en ont pas trouvé. C’est alors qu’il fut ramené au Messager de Allah  un récipient d’eau pour le woudou’ dans lequel il a mis la main. Il dit aux gens de faire leur woudou’ avec cette eau. J’ai vu alors l’eau jaillir d’entre ses doigts. Les gens ont donc fait leur woudou’ jusqu’au dernier d’entre eux ». Dans une version de Al-Boukhariyy, celui qui rapporte a dit à ‘Anas : « Combien étiez-vous ? ». Il lui a dit : « Trois cents ». 6 – Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté du hadith de Jabir aussi : « Les gens avaient eu soif le jour de Al-Houdaybiyah alors que le Messager de Allah  avait entre ses mains un petit récipient duquel il faisait son woudou’. Les gens sont alors venus à lui. Il leur a dit : (Ma lakoum ?) ce qui signifie : « Qu’avez-vous ? ». Ils lui ont dit : Ô Messager de Allah, nous n’avons pas de quoi faire le woudou’, ni de quoi boire mis à part ce que tu as entre les mains. Il a alors placé ses mains dans le récipient et l’eau s’est mise à jaillir comme les sources. Nous avons ainsi bu et fait le woudou’. On demanda : combien étiez-vous ? Il a dit : si nous avions été cent mille, cela nous aurait suffi ; nous étions quinze cents ». Le fait est que l’eau jaillissait d’à même la chaire qui se trouve sur les doigts. C’est ce qu’a aussi dit An-Nawawiyy dans Charhou Mouslim et il est confirmé par la parole de Jabir : « J’ai vu l’eau sortir », et dans une autre version : « jaillir d’entre ses doigts ». 7 – Parmi ses miracles : la remise en place de l’œil de Qatadah après qu’il a été arraché. Al-Bayhaqiyy, dans Ad-Dala’il, a rapporté de Qatadah Ibnou n-Nou^man que son œil a été blessé le jour de la bataille de Badr. Le globe de son œil pendait sur sa joue. Les gens ont alors voulu le lui sectionner. Ils ont donc demandé la permission au Messager de Allah. Il leur a dit : ((لا)) (la) ce qui signifie : « non ». Il a demandé qu’on l’amène à lui. Il a remis le globe oculaire en place avec la paume de sa main de sorte que par la suite, Qatadah ne savait plus lequel de ses deux yeux avait été blessé. Fin de citation À propos de ces deux miracles, un des compositeurs d’éloges a dit en poésie : Si Mouça a abreuvé les tribus des fils de ‘Isra’il à partir de la pierre Il y a dans la main une signification qui n’est pas dans la pierre Si ^Iça a guéri l’aveugle de naissance par son invocation Combien par sa paume ont été rendues de visions 8 – Il y a parmi ses miracles : la nourriture qui disait soubhana l-Lah (tasbih) dans sa main. Al-Boukhariyy a rapporté du hadith de Ibnou Mas^oud qui a dit : « Nous étions en train de manger avec le Prophète  et nous entendions le tasbih de la nourriture ». Ces trois miracles sont plus étonnants que le fait de rendre la vie aux morts, qui est un des miracles du Macih ^Iça fils de Maryam. 9 – Et parmi ses miracles  : Le voyage nocturne (al-‘isra’) et l’ascension (al-mi^raj) Le voyage nocturne (al-‘isra’) est confirmé par le texte du Qour’an et du hadith sahih. Il est un devoir de croire que Allah l’a fait voyager  d’une partie de la nuit, de Makkah à la mosquée Al-‘Aqsa . Quant à l’ascension (al-mi^raj), elle a été confirmée par le texte du hadith. Mais dans le Qour’an, il n’y a pas un texte explicite y faisant référence qui n’admette aucun ta’wil . A son sujet, il y a cependant ce qui est presque un texte explicite . Ainsi, le voyage nocturne (al-‘isra’) a été cité dans Sa parole ta^ala : سُبْحَانَ الَّذِي أَسْرَى بِعَبْدِهِ لَيْلاً مِنَ الْمَسْجِدِ الْحَرَامِ إِلَى الْمَسْجِدِ الْأَقْصَى الَّذِي بَارَكْنَا حَوْلَهُ لِنُرِيَهُ مِنْ آيَاتِنَا (soubhana l-ladhi ‘asra bi^abdihi laylan mina l-masjidi l-harami ‘ila l-masjidi l-‘aqsa l-ladhi barakna hawlahou linouriyahou min ‘ayatina) ce qui signifie : « Il est exempt de toute imperfection Celui Qui a fait voyager Son esclave une partie de la nuit, de la mosquée Al-Haram à la mosquée Al-‘Aqsa dont Nous avons béni les alentours, pour lui montrer certaines des grandes manifestations de Notre toute-puissance ». Si quelqu’un dit : Sa parole ta^ala : وَلَقَدْ رَآهُ نَزْلَةً أُخْرَى عِنْدَ سِدْرَةِ الْمُنْتَهَى عِنْدَهَا جَنَّةُ الْمَأْوَى (wa laqad ra’ahou nazlatan ‘oukhra) ce qui signifie : « Et certes, il l’a vu une seconde fois » peut admettre que ce soit une vision dans le rêve, nous répondons : ceci est un ta’wil et il ne sied pas de faire le ta’wil d’un texte s’il n’y a ni un argument rationnel catégorique pour le faire ni un texte un texte rapporté et confirmé qui soit une preuve pour le faire, conformément à ce qu’a dit Ar-Raziyy dans Al-Mahsoul et d’autres que lui parmi les savants de la science des fondements. Dans notre cas, Il n’y a pas de tels arguments pour faire de ta’wil. Mouslim a rapporté d’après Anas Ibnou Malik, que Allah l’agrée, que le Messager de Allah  a dit : ))أُتِيتُ بِالْبُرَاقِ وَهُوَ دَابَّةٌ أَبْيَضُ طَوِيلٌ فَوْقَ الْحِمَارِ وَدُونَ الْبَغلِ يَضَعُ حَافِرَهُ عِنْدَ مُنْتَهَى طَرفِهِ فَرَكِبْتُهُ حَتَّى أَتَيْتُ بَيْتَ الْمَقْدِسِ فَرَبَطْتُهُ بِالْحَلقَةِ الَّتِي يَرْبِطُ بِهَا الأَنْبِيَاءُ. ثُمَّ دَخَلْتُ الْمَسْجِدَ فَصَلَّيْتُ فِيهِ رَكْعَتَيْنِ ثُمَّ خَرَجْتُ فَجَاءَنِي جِبْرِيلُ عَلَيْهِ السَّلاَمُ بِإِنَاءٍ مِنْ خَمْرٍ وَإِنَاءٍ مِنْ لَبَنٍ فَاخْتَرْتُ اللَّبَنَ. فَقَالَ جِبْرِيلُ عَلَيْهِ السَّلاَمُ : اخْتَرْتَ الْفِطْرَةَ. ثُمَّ عَرَجَ بَنَا إِلىَ السَّمَاءِ ((… (‘outitou bi l-bouraq wahouwa dabbatoun ’abyadou tawiloun fawqa l-himari wa douna l-baghli yada^ou hafirahou ^inda mountaha tarfihi, qala : farakibtouhou hatta ‘ataytou bayta l-maqdis farabattouhou bi l-hilqati l-lati yarbitou biha l-‘anbiya’, qala : thoumma dakhaltou l-masjida fasallaytou fihi rak^atayni thoumma kharajtou faja’ani Jibrilou ^alayhi s-salamou bi’ina’in min khamrin wa ‘ina’in min labanin fakhtartou l-labana faqala Jibrilou ^alayhi s-salam : ‘ikhtarta l-fitrah ; qala : thoumma ^araja bina ‘ila s-sama’…) ce qui signifie : « On m’a amené al-bouraq qui est une bête blanche haute, de taille intermédiaire entre l’âne et le mulet et qui pose son sabot à l’extrémité de ce que sa vue atteint. Je l’ai montée jusqu’à arriver à Baytou l-Maqdis –Jérusalem– et je l’ai attachée à l’anneau auquel les prophètes attachent leur monture. Il a dit : Ensuite, je suis entré à la mosquée où j’ai accompli deux rak^ah et je suis sorti. Jibril ^alayhi s-salam m’a présenté un récipient contenant du khamr [du paradis, qui n’enivre pas] et un autre contenant du lait. J’ai choisi le lait. Jibril ^alayhi s-salam m’a dit : tu as choisi de t’attacher à la religion. Il a dit : Puis, il nous a fait monter au ciel… » jusqu’à la fin du hadith. De plus, dans ce hadith, il y a une preuve que le voyage nocturne et l’ascension ont eu lieu dans une même nuit, par son âme et son corps, à l’état d’éveil puisque personne n’a dit qu’il est arrivé à Baytou l-Maqdis puis qu’il s’est endormi. La vision qu’a eue le Messager de Son Seigneur par son cœur et non par ses yeux durant cette nuit At-Tabaraniyy a rapporté dans son Mou^jamou l-‘Awsat, avec une forte chaîne de transmission d’après ^Abdou l-Lah fils de Al-^Abbas, que Allah les agrée tous deux, qu’il a dit : « Mouhammad a vu son Seigneur par deux fois ». De même, Ibnou Khouzaymah a rapporté avec une forte chaîne de transmission : « Mouhammad a vu son Seigneur ». Ce qui est visé est qu’il L’a vu avec son cœur, pour preuve le hadith de Mouslim citant la parole de Ibnou ^Abbas, rapportée par Abou l-^Aliyah, à propos de Sa parole ta^ala : مَا كَذَبَ الْفُؤَادُ مَا رَأَى أَفَتُمَارُونَهُ عَلَى مَا يَرَى وَلَقَدْ رَآهُ نَزْلَةً أُخْرَى (ma kadhaba l-fou’adou ma ra’a ‘afatoumarounahou ^ala ma yara) ce qui signifie : « Le cœur n’a pas menti en ce qu’il a vu. Lui contestez-vous donc ce qu’il a vu ? Il L’a pourtant vu aussi lors d’une autre occasion ». Il a dit : « Il a vu son Seigneur par son cœur deux fois ». Avertissement : Al-Ghazaliyy a dit : « La vérité, c’est que le Prophète n’a pas vu son Seigneur la nuit de l’ascension ». Ce qu’il visait, c’est qu’il ne L’a pas vu avec ses yeux. En effet, il n’a pas été confirmé que le Prophète  ait dit qu’il L’a vu avec ses yeux ni qu’un des compagnons, des successeurs ou de leurs successeurs ait dit : (Il L’a vu avec ses yeux). Le fait que le miracle est une preuve de la véracité du Prophète  La chose extraordinaire, qui apparaît par la main de ceux qui disent être prophètes, qui répond à un défi et ne peut se voir opposer quelque chose de semblable, est du même ordre que si Allah disait : (صَدَقَ عَبْدِي فِي كُلِّ مَا يُبَلِّغُ عَنِّي) (sadaqa ^abdi fi koulli ma youballighou ^anni) ce qui signifie : « Mon esclave est véridique en tout ce qu’il a transmis de Ma part », c’est-à-dire que s’il n’était pas véridique dans ses dires, Allah ne lui ferait pas fait apparaître ce miracle. C’est donc comme si Allah ta^ala disait : « Mon esclave, celui-là même qui dit être prophète est véridique dans ce qu’il dit, car Je lui fais apparaître ce miracle ». En effet, celui qui déclare véridique le menteur est lui-même menteur et s’agissant de Allah, le mensonge est impossible. Ceci prouve donc que Allah lui crée ce miracle pour montrer sa véracité, étant donné que toute personne raisonnable sait que le retour des morts à la vie, la transformation du bâton en serpent et la sortie d’une chamelle d’une roche compacte ne sont pas des choses ordinaires. Le moyen de connaître le miracle de façon formelle et avec certitude La connaissance du miracle a lieu : Par l’observation, pour ceux qui l’ont vu et, par l’arrivée de la nouvelle par tawatir à ceux qui ne l’ont pas vu. Ceci est comparable à notre connaissance des pays éloignés et des événements historiques sûrs qui sont arrivés à ceux qui nous ont précédés, concernant par exemple les rois et les communautés antérieures. La nouvelle transmise par tawatour tient lieu d’observation. Il est donc obligatoire selon la raison de croire en celui à qui le miracle est arrivé, tout comme cela est obligatoire selon la Loi de l’Islam.

Commentaires fermés sur Le miracle : un moyen de reconnaître le Prophète
« Page précédente

%d blogueurs aiment cette page :