Chaykhaboulaliyah's Blog


Tafsir : sourat Al-Maa3oun

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur septembre 21, 2010
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Sourat  Al-Ma^oun Mecquoise

D’autres savants ont dit Médinoise

Elle est composée de sept ayah

{بسم الله الرحمـن الرحيم}

Bismil-lahi r-Rahmani r-Rahim

Je commence par le nom de Allah le Très-Miséricordieux, le Miséricordieux

{أرأيت الذي يكذّب بالدين} (‘ara’ayta l-ladhi youkadh-dhibou bid-din) ce qui signifie : « Vois-tu celui qui ne crois pas en la religion« , en la rétribution et l’exposition des actes – C’est-à-dire l’as-tu reconnu ? –

Si tu ne l’as pas reconnu, {فذلك الَّذي يدعّ اليتيم} (fadhalika l-ladhi yadou^^ou l-yatim) ce qui signifie : « C’est celui qui repousse l’orphelin« . La signification est qu’il repousse l’orphelin et le prive de son droit violemment et sèchement pour lui prendre son bien et pour le repousser d’une manière vulgaire, en le réprimant avec dureté. D’autres ont dit : il repousse l’orphelin pour l’éloigner car il n’espère pas de récompense en le nourrissant.

{ولا يحضّ على طعام المسكين} (wa la yahouddou ^ala ta^ami l-miskin) ce qui signifie : « et n’encourage pas à nourrir le pauvre« , c’est-à-dire qu’il ne lui donne pas de nourriture et qu’il n’ordonne pas qu’on lui donne de la nourriture parce qu’il ne croit pas en l’exposition des actes. {فويل للمصلّين الذين هم عن صلاتهم ساهون} (fawayloun li l-mousallina l-ladhina houm ^an salatihim sahoun) ce qui signifie : « Al-wayl pour ceux qui font la prière et la reculent par négligence en dehors de son temps sans excuse valable« . Al-wayl, c’est le grand châtiment. Allah menace de ce châtiment celui qui néglige la prière et la retarde ainsi par rapport à son temps jusqu’à ce que commence le temps de la prière suivante et ce, sans excuse valable.

{الّذين هم يراءون} (‘alladhina houm youraoun) ce qui signifie : « ceux qui font preuve d’insincérité » ; ils sont insincères dans leur prière et les autres adorations.

{ويمنعون الماعون} (wa yamna^ouna l-ma^oun) ce qui signifie : « et qui privent de al-ma^oun« . Il y a à ce propos plusieurs avis. Certains ont dit : il s’agit de la zakat. D’autres ont dit : ce sont les actes d’obéissance, ou encore l’eau, ou le bienfait envers autrui, ou l’objet prêté. Ainsi,  d’après Ibnou Mas^oud, que Allah l’agrée, il a dit : « nous appelions al-ma^oun du temps du Messager de Allah le seau, la hache, le chaudron ou la balance, lorsqu’ils sont prêtés, et ce que vous vous donnez les uns les autres.

^Ikrimah a dit : al-wayl n’est pas destiné à celui qui  prive seulement de cela  mais al-wayl est destiné à celui qui a réuni le tout : « qui a fait preuve  d’insincérité dans sa prière, qui l’a retardée par négligence et qui a privé [les autres] de cela ».

AzZajjaj a dit : Al-ma^oun en période antéislamique est tout ce qui comporte en soi une utilité comme la pioche, le chaudron, le seau et ce qui est du même ordre et il en est de même dans l’Islam.

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Tafsir : sourat Qouraych

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur septembre 21, 2010
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Sourat Qouraych Mecquoise

Elle est composée de quatre ayah

Bismil-lahi-r-Rahmani r-Rahim

Je commence par le nom de Allah, le Très-Miséricordieux, le Miséricordieux

{لإيلاف قريش} (li ‘ilafi Qouraych). Il y a trois avis au sujet de (lam) dans (li ‘ilafi) : le premier, c’est que cette phrase est liée avec ce qui la précède. La signification est qu’Il les a rendus comme les feuilles sèches mangées par les animaux en raison de l’habitude de Qouraych. C’est-à-dire que Allah a aneanti l’armée de l’éléphant pour que les gens de Qouraych demeurent, eux et ce dont ils avaient l’habitude : le voyage de l’hiver et de l’été.

Le deuxième avis : c’est que le (lam) vient pour marquer la surprise, comme si le sens était : Etonnez-vous de l’habitude de Qouraych le voyage d’hiver et d’été et du fait qu’ils n’adorent pas le Seigneur de cette maison Al-Ka^bah .

Le troisième avis : c’est que sa signification est liée avec ce qui vient par la suite. Le sens est : qu’ils adorent le Seigneur de cette maison – Al-Ka^bah – puisqu’Il les rend capables de conserver leur habitude du voyage de l’hiver et de l’été par lesquels ils obtiennent leur subsistance, car durant les deux voyages ils étaient en sécurité  : si l’on s’attaquait à eux, ils disaient : nous sommes les habitants du Haram de Allah – le lieu sûr – alors on les laissait.

{إيلافهم رحلة الشتاء والصيف}(ilafihim rihlata ch-chita‘i wa ssayf). La signification est que les gens de Qouraych étaient établis au Haram et ils étaient en sécurité par rapport aux ennemis. Le Haram est une vallée aride, sans plantation ni arbre. Qouraych y vivait grâce au commerce. Ils avaient deux convois chaque année : un en hiver pour le Yémen et un en été pour le Cham. S’il n’y avait pas ces deux voyages, ils n’auraient pu y vivre et s’ils ne sétaient pas installés au voisinage de Al-Ka^bah, ils n’auraient rien pu faire. Lorsque l’armée de l’éléphant était venue pour détruire la Ka^bah, Allah les a anéantis pour que Qouraych demeure au Haram. Allah leur a ainsi rappelé Son bienfait par ces sourat (Al-Fil et Qouraych). La signification est qu’Il a anéanti ceux-là  pour que Qouraych s’attache à ces deux voyages par lesquels ils obtenaient leur subsistance et qui leur permettaient de résider à la Mecque. La parole {لإيلاف} (li-‘ilafi) a été répétée pour insister. Quand à Qouraych, il s’agit des descendants de Moudar Ibnou Kinanah. Ils ont été appelé Qouraych à cause de leur commerce et du rassemblement des biens. Al-Qirch, c’est ce qui est acquis.

{فليعبدوا ربّ هذا البيت}(fal-ya^boudou Rabba hadha l-bayt) ce qui signifie : « Qu’ils adorent  le Seigneur de cette bâtisse Al Ka^bah – ». Lorsque Allah évoque dans sourat Al-Fil qu’Il leur accorde une grâce en leur évitant le mal, Il évoque dans cette sourat Sa grâce envers eux, et qui est de leur faire parvenir le bien. Ce sont donc deux grâces éminentes : Il leur a ainsi ordonné de L’adorer et de Le remercier. Certains ont dit : Comme Il leur a assuré ce qui concerne les deux voyages, Il leur a ordonné de s’employer à adorer le Seigneur de cette bâtisse, c’est-à-dire la Ka^bah, parce qu’Il est Celui Qui leur a donné la nourriture après la faim et Il leur a garanti la sécurité après la peur.

{الذي أطعمهم من جوع وآمنهم من خوف} (‘alladhi ‘at^amahoum min jou^in wa ‘amanahoum min khawf) c’est-à-dire qu’Il leur a donné la nourriture grâce aux deux voyages après une famine extrême dans laquelle ils se trouvaient et qu’Il leur a garanti la sécurité après une extrême peur qu’ils avaient eue à la suite de l’attaque de l’armée de l’éléphant ou la peur d’être arrachés de leur pays et de leur route. Certains ont dit : Ils avaient été tellement éprouvés qu’ils avaient mangé les charognes et les os brûlés.

D’autre part, Il leur a garanti la sauvegarde contre la lèpre qui ne les atteints pas dans leur pays.

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Tafsir : sourat Al-Fil

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur septembre 21, 2010
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Sourat Al-Fil Mecquoise par unanimité des savants

Elle est composée de cinq ayah

Je commence par le nom de Allah le Très-Miséricordieux, le Miséricordieux

Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim

{ألم تر}(‘alam tara), il y a à ce sujet deux avis. L’un d’eux : « Ne t’a-t-on pas appris? » Le second : « N’as-tu pas su ? »

{كيف فعل ربّك بأصحاب الفيل} (kayfa fa^ala Rabbouka bi ‘ashabi l-fil) ce qui signifie : « Ce qu’a fait Ton Seigneur de ceux qui accompagnaient l’éléphant« . C’est une mention d’une référence à leur histoire. Les spécialistes de l’exégèse du Qour’an at-tafsir ont cité que lorsque Abrahah marcha avec ses soldats sur la Ka^bah pour la détruire, il sortit en emenant dans son armée un éléphant. Lorsqu’il fut proche de la Mecque, il ordonna à ceux qui étaient avec lui d’opérer une attaque pour prendre les biens de gens. Ils prirent ainsi des chameaux appartenant à ^Abdou l-Mouttalib Ibnou Hachim. Abrahah envoya un de ses soldats et lui dit : Demande après le dignitaire de La Mecque et dis-lui que je ne suis pas venu pour combattre mais pour détruire cette bâtisse. Le soldat partit et entra à La Mecque, il rencontra ^Abdou l-Mouttalib Ibnou Hachim et lui dit : le roi m’a envoyé à toi pour t’apprendre qu’il n’était pas venu pour combattre sauf si vous le combattez. Il n’est venu que pour détruire cette bâtisse et s’en aller ensuite en vous laissant. ^Abdou l-Mouttalib lui répondit : Il ne trouvera pas d’opposition par le combat de notre part et, nous ne sommes pas capables de lui tenir tête. On ne s’interposera pas entre lui et le but de sa venue. Cette bâtisse est une bâtisse honorée par Allah et sacrée, c’est la bâtisse de Son bien-aimé ‘Ibrahim. S’il les empêche [de lui nuire], c’est certes la bâtisse qu’Il a Honorée et s’Il les laisse faire, par Allah, nous n’avons pas la puissance de les en empêcher. L’émissaire dit : Viens avec moi auprès du roi. Lorsque ^Abdou l-Mouttalib entra chez Abrahah, ce dernier l’accueillit avec les honneurs puis dit à son traducteur : dis-lui : as-tu un besoin à exprimer au roi. Il lui dit : mon besoin, c’est qu’il me rende deux cents chameaux qu’il m’a pris. Abrahah dit à son traducteur : dis-lui : tu m’as plu lorsque je t’ai vu mais maintenant, tu n’as plus de valeur à mes yeux. Je suis venu pour détruire une bâtisse qui est un symbole de ta religion, tu ne m’en parles pas mais tu me parles de chameaux que j’ai pris. Je suis le propriétaire de ces chameaux, dit ^Abdou l-Mouttalib,  et cette bâtisse a un Seigneur qui la défend. Le roi ordonna que ses chameaux lui soient rendus et ^Abdou l-Mouttalib partit informer Qouraych, il leur ordonna de se disperser dans les chemins et les hauteurs des montagnes en prévision de l’attaque de l’armée lorsqu’elle pénétrerait. Ils s’exécutèrent. ^Abdou l-Mouttalib partit alors à la Ka^bah, il prit l’anneau de la porte et  se mit à dire :

Ô Seigneur, je n’espère personne d’autre que Toi contre eux

Ô Seigneur défends contre eux ce lieu sacré

Certes l’ennemi de la bâtisse est quelqu’un qui T’a pris pour ennemi

Empêche-les de détruire les villes qui T’appartiennent

Abrahah s’apprêtait à entrer à la Mecque mais l’éléphant s’accroupit. Les soldats le poussèrent à se relever, il refusa. Ils le frappèrent, il refusa. Lorsqu’ils le dirigèrent vers le Yémen sur le chemin du retour, il se releva alors en courant. Ils le dirigèrent vers la région de Cham et il fit de même. Ils le dirigèrent vers l’orient, il refit de même. Ils le dirigèrent donc vers l’enceinte sacrée – al-Haram – et il refusa. Puis Allah a envoyé des volatils venant du côté de la mer. Il y a eu divergence quant à leur description. Ibnou ^Abbas a dit : Ces volatils avaient des becs comme ceux des oiseaux et des pattes comme celles des chiens. ^Ikrimah a dit : ils avaient des têtes comme celles des fauves. Et il y a eu divergence au sujet de leur couleur. Certains ont dit : verte, d’autres ont dit : noire et d’autres ont dit : blanche. Chaque oiseau avait trois pierres : deux dans ses pattes et une dans son bec. Chaque pierre avait une taille supérieure à celle de la lentille et plus petite que le pois chiche et sur chacune était inscrit le nom de celui à qui elle était destinée. Elle chutait sur sa tête et ressortait par le postérieur. Ils périrent et n’entrèrent pas dans l’enceinte sacrée. Abrahah Ibnou sSabbah Al-Habachiyy tomba malade et son corps se déchira en lambeaux. Il ne mourut pas tant que son cœur ne se fut détaché  de sa poitrine.

Abou Yaksoum son ministre s’échappa, un oiseau le suivant jusqu’à ce qu’il arrive auprès de An-Najachiyy – le roi Négus –. Il lui apprit ce qui était arrivé à l’armée. L’oiseau lança alors sa pierre sur lui et il en mourut devant le roi. C’est ainsi que Allah lui a fait voir comment les autres avaient péri. D’autres ont dit : l’armée était composée de soixante mille soldats. Le chef de l’armée avec un petit groupe seuls en revinrent. Lorsqu’ils eurent rapporté ce qu’ils avaient vu, ils périrent. D’autres ont dit que le nom de l’éléphant était Mahmoud et c’est ce qui est répandu. Ce qui a incité Abrahah à se lancer à la conquête de la Mecque, c’est qu’il avait construit à San^aune cathédrale qu’il avait appelée Al-Qoullays pour y faire venir les gens en pèlerinage en les détournant de La Mecque. Un homme de Kinanah y fit ses besoins et salit la direction que les gens avaient prise pour la prière avec des impuretés, pour la rabaisser. Abrahah Al-‘Achram jura alors qu’il détruirait la Ka^bah. Il est donc venu à la Mecque avec son armée et il arriva ce que nous avons cité. Il y a eu divergence sur la durée qui s’est écoulée entre la naissance du Prophète et cet événement. L’avis le plus argumenté c’est qu’il est né l’année de l’éléphant. D’autres ont dit : il s’est écoulé entre les deux événements vingt-trois ans. D’autres ont dit : quarante ans.

{ألم يجعل كيدهم}(‘alam yaj^al kaydahoum) ce qui signifie : « n’a-t-il pas rendu leur plan » c’est-à-dire ce qu’ils visaient comme opération de destruction de la Ka^bah.

{في تضليل}(fi tadlil) c’est-à-dire « vain et sans conséquence« . La signification en est que leur plan n’a pas abouti à ce qu’ils avaient l’intention de faire, ils ne sont donc pas parvenus à leur fin.

{وأرسل عليهم طيراً أبابيل}(wa ‘arsala ^alayhim tayran ‘ababil) ce qui signifie : « Il leur à envoyé des oiseaux ‘ababil« . Au sujet de (‘ababil), il y a divers avis : à savoir que ces oiseaux étaient épars. D’autres ont dit : nombreux. D’autres ont dit : ce sont des oiseaux qui sont venus vagues après vagues. D’autres ont dit : de couleurs différentes. Ils sont venus du côté de la mer, pas de la direction du Najd, ni de Tihamah, ni du Hijaz.

{ترميهم بحجارة من سجّيل}(tarmihim bi hijaratin min sijjil) ce qui signifie : « leur lancer des pierres de sijjil » et il s’agit de la terre cuite au feu.

{فجعلهم كعصف مأكول}(faja^alahoum ka^asfin ma’koul) ce qui signifie : « Il les a rendus comparable au ^asf ma’koul » c’est-à-dire aux feuilles des plantes sèches dilacérées que les animaux ont mangées.

D’autres ont dit : ^Abdou l-Mouttalib a envoyé son fils ^Abdoullah sur un cheval pour voir l’armée et qu’il est revenu à la hâte en disant : toute l’armée a péri. ^Abdou l-Mouttalib sortit donc avec ses compagnons et prit les biens en butin.

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Tafsir : sourat Al-Houmazah

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Sourat Al-Houmazah Mecquoise

Elle est composée de neufayah

Je commence par le nom de Allah le Très-Miséricordieux, le Miséricordieux

Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim

{ويلٌ} (wayloun) ce qui signifie : « Malheur« . C’est un terme qui exprime le châtiment ou une vallée en enfer.

{لكُلّ هُمزَةٍ} (likoulli houmazatin) c’est-à-dire pour celui qui dévoile les défauts des gens dans leur dos.

{لُمزَة} (loumazah) c’est-à-dire celui qui les dévoile de face. Certains ont dit : al-houmazah a lieu par les yeux et al-loumazah par la langue. D’autres ont dit : al-houmazah, c’est celui qui porte atteinte à la réputation des gens et al-loumazah c’est celui qui porte atteinte à la réputation de la lignée des gens. D’autres ont dit : cette sourah a été révélée avec une portée générale concernant celui qui pratique le médisance envers le Prophète et les croyants. D’autres ont dit qu’elle a été révélée au sujet de Al-^Asi Ibnou Wa‘il As-Sahmiyy. D’autres ont dit : c’est au sujet de Al-Walid Ibnou l-Moughirah. D’autres ont dit : au sujet de ‘Oumayyah Ibnou Khalaf. D’autres ont dit : c’est au sujet de ‘Oubayy Ibnou Khalaf. Moujahid a dit : elle a été révélée avec une portée générale et non au sujet d’une personne en particulier.

{الّذي جمع مالاً وعدّده} (‘alladhi jama^a malan wa ^addadah) ce qui signifie celui qui a rassemblé de l’argent, l’a soigneusement compté et mis en réserve pour subvenir aux évènements de la vie.

{يحسبُ أنّ ماله أخلده} (yahçabou ‘anna malahou ‘akhladah) : il pensait par son ignorance que son bien allait le préserver de la mort , il faisait les actes de celui qui ne pense pas mourir.

{كلاّ} (kalla) est une réfutation de ce qu’il escomptait, c’est-à-dire que son bien ne le maintient pas vivant éternellement et ne va pas lui rester.

{لَيُنبذنّ} (layoun badhanna) c’est-à-dire : il sera certainement mis {في الحُطمة} (fi l-houtamah) : dans al-houtamah, c’est un des noms de la géhenne. Elle a été appelée ainsi parce qu’elle fracasse ce qui y est jeté c’est-à-dire qu’elle le casse : elle casse les os après avoir consommé la chair.

{وما أدراك} (wa ma ‘adraka) : que sais-tu {ما الحطمة} (ma l-houtamah) ce qui signifie : « ce qu’est l’enfer« , c’est une expression qui marque le danger et la gravité.

{نارُ اللهِ الموقَدَة} (naroullahi l-mouqadah) : c’est le feu de l’enfer qui est attisé.

{الّتي تطّلع على الأفئدة} (‘allati tattali^ou ^ala l-‘af’idah) c’est-à-dire que le feu entre à l’intérieur d’eux-mêmes jusqu’à arriver à leurs poitrines et parvenir au siège de leur sensibilité qui se trouve à l’intérieur des curs. Il y a une chose dans le corps de l’homme, plus fine que le siège de la sensibilité et personne n’éprouve plus de douleur quà la suite de la moindre nuisance la touchant. Que dire alors si c’est le feu de l’enfer qui y parvient et qui se prend à elle. Certains ont dit : les curs ont été cités particulièrement parce qu’ils sont les lieux de la mécréance et de toutes les croyances corrompues. Le sens de « se prend à elle », c’est qu’elle la concerne totalement, c’est-à-dire que le feu consomme la chair et les peaux jusqu’à parvenir aux sièges de la sensibilité qu’elle brûle.

{إنّها عليهم مؤصدة} (‘innaha ^alayhim mou’sadah) c’est-à-dire que le feu de l’au-delà sera refermé sur eux ils auront perdu tout espoir d’en sortir car les portes ont été refermées sur eux.

{في عمدٍ مُمَدّدة} (fi ^amadin moumaddadah) les exégètes ont dit : ce sont les barres des portes qui ferment l’enfer. Cela signifie que ces portes sont fermées par des barres.

Qatadah a dit : ce sont des barres par lesquelles ils seront châtiés en enfer. Mouqatil a dit : les portes ont été fermées sur eux avec des barres de fer pour qu’elle conserve [la géhenne] son intensité et sa chaleur.

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Tafsir : sourat Al-3Asr

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ourat Al-^Asr Mecquoise

D’autres Savants ont dit Médinoise.

Elle est composée de trois ayah

{والعصر} (wal ^asr) ce qui signifie : « par al-^asr« . Ibnou ^Abbas a dit : « il s’agit du temps « .

Allah ta ^ala appuie par al-^asr, en raison des diverses choses étonnantes qu’il comporte.

D’autres ont dit : « il s’agit de l’époque du Messager« . D’autres ont dit : « il s’agit de la prière de al-^asr« , Allah appuie par la prière de al-^asr en raison de son mérite. Il s’agit de la prière du milieu (assalatou l-wousta) selon la majorité des savants, pour preuve sa parole :
((شغلونا عن الصّلاة الوسطى صلاة  العصر)) [par accord des traditionnistes] ce qui signifie : « Ils nous ont occupé tout que nous n’avons pu accomplir la prière du milieu (asalatou l-wousta), la prière de al-^asr« .

{إنّ الإنسان لفي خسر} (‘inna l-‘insana lafi khousr) ce qui signifie : « certes l’homme est en perdition« , l’homme (al-‘insan) est le nom d’un genre et selon l’apparence, il s’agit du genre en général, et c’est pour cette raison qu’il est valable de faire des exceptions. Al-khousr la perte est la perdition. Quelle plus grande perdition que celui qui a perdu la vie du bas-monde et la vie de l’au-delà. D’autres ont dit : le genre humain est certes perdant dans son commerce .

{إلاّ الّذين ءامنوا وعملوا الصّالحات} (‘il-la l-ladhina ‘amanou wa ^amilou ssalihat) ce qui signifie : « excepté ceux qui croient et qui font les uvres de vertu« , c’est à dire qui ont cru en Allah et en Son Messager et ont fait les actes d’obéissance.

{وتواصوْا بالحقّ} (wa tawasaw bi l-haqq) ce qui signifie : « qui se sont portés conseil les uns aux autres » pour accomplir ce qui est sûr et qu’on ne peut renier, à savoir accomplir le bien dans sa totalité, avoir pour croyance le tawhid de Allah, pratiquer Son obéissance et suivre Son Livre et Son Messager.

{وتواصوْا بالصّبر} (wa tawasaw bi ssabr) ce qui signifie : « et qui se sont conseillés mutuellement de faire preuve de persévérance » sur l’obéissance à Allah pour ne pas faire les péchés et agir conformément aux jugements de la Loi de l’Islam.

Certains ont dit au sujet de l’exégèse de cette sourah : que l’homme s’il vit longtemps dans le bas-monde, il est voué au rabaissement et à la faiblesse excepté les croyants, eux, il leur est écrit les récompenses de leurs uvres qu’ils faisaient durant leur jeunesse et pendant qu’ils étaient en bonne santé.

Il a été rapporté de Ach-Chafi^iyy, que Allah l’agrée, qu’il a dit : « Si les gens méditaient sur cette ‘ayah, elle leur aurait suffi et ce, pour ce qu’elle comporte  comme degrés qui lorsque la personne réunit, elle obtient le meilleur état qu’elle puisse atteindre, l’une d’elles est la connaissance de la vérité, la seconde, c’est d’uvrer en conformité à cela, la troisième, c’est de l’enseigner à celui qui ne la connaît pas et la quatrième : c’est de faire preuve de patience pour l’apprendre, pour uvrer en conformité avec elle et pour l’enseigner« .

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Tafsir : sourat At-Takathour

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Sourat At-Takathour Mecquoise

Elle est composée de huit ayah

Je commence par le nom de Allah le Très-Miséricordieux, le Miséricordieux

Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim

{ألهاكمُ التّكاثر}(‘alhakoumou t-takathour) c’est-à-dire : chercher à avoir plus de biens et d’enfants vous a occupés au détriment de l’obéissance à Allah et de Son adoration. D’autres ont dit : le fait de s’enorgueillir de vos tribus et de vos clans. D’autres ont dit : le fait de s’occuper des moyens de gagner sa vie et de commerce.

{حتّى زُرتُم المقابر}(hatta zourtoumou l-maqabir). Il y a à ce propos deux avis : l’un d’eux est : au point que la mort vous a atteints sur cet état, vous êtes alors venus aux cimetières comme visiteurs et vous retournez vers vos lieux de résidence, soit le paradis, soit l’enfer, comme un visiteur retourne chez lui. Le second avis est : au point que vous avez visité les cimetières, vous y avez dénombré vos morts qui y sont présents en trouvant que leur nombre était grand.

{كلاّ}(kalla) : c’est un dissuasion et un avertissement. La signification : ce n’est pas ces choses-là qu’il convient de chercher à en posséder davantage.

{سوف تعلمون ثمّ كلاّ سوف تعلمون}(sawfa ta^lamoun thoumma kalla sawfa ta^lamoun) ce qui signifie : « vous allez prendre connaissance en rétribution du fait que vous cherchiez à posséder davantage et que vous vous enorgueillissiez, lorsque viendra à vous la mort. » D’autres ont dit : la première fois qu’ils prendront connaissance, ce sera lorsque viendra la mort et la seconde fois lorsqu’ils seront mis en terre.

{كلاّ لو تعلمون علم اليقين}(kalla law ta^lamouna ^ilma l-yaqin) le sens est : lorsque vous aurez pris connaissance de ce qu’il en est, d’une connaissance certaine, ce que vous saurez vous détournera du fait de chercher à posséder davantage et de vous enorgueillir.

{لتروُنّ الجحيم}(latarawounna l-jahim) ce qui signifie : « vous verrez alors al-jahim » c’est-à-dire le feu.

{ثمّ لتروُنّها عين اليقين}(thoumma latarawounnaha ^ayna l-yaqin) ce qui signifie : « vous le verrez avec la certitude. » C’est une insistance, c’est-à-dire de visu. Ce qui est visé par (^ayna l-yaqin) c’est la certitude proprement dite parce que (al-^ayn) de quelque chose, c’est (adh-dhat) la chose elle-même.

{ثمّ لتُسئلُنّ يومئذٍ عن النّعيم}(thoumma latous’alounna yawma’idhin ^ani n-na^im) ce qui signifie : « vous serez interrogé sur la félicité« . Ce qui est apparent ici, c’est la félicité dans le sens général, il s’agit de toutes les choses par lesquelles on recherche le plaisir, que ce soit la nourriture, la boisson, la couche ou la monture. Ainsi, le mécréant sera interrogé pour être blâmé puisqu’il n’a pas remercié (Al-Moun^im) – Le Bienfaiteur – et n’a pas cru en Son unicité. Le croyant, lui, sera interrogé sur son remerciement.

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Tafsir : sourat Al-Qari3ah

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur septembre 21, 2010
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Sourat Al-Qari^ah Mecquoise

Elle est composée de onze ayah

Je commence par le nom de Allah le Très-Miséricordieux, le Miséricordieux

Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim

{القارعة}(Al-Qari^ah) c’est (Al-Qiyamah) qui commence par la sortie des gens de leurs tombes jusqu’à l’établissement des croyants au paradis et des mécréants en enfer. Al-Qiyamah fait résonner les cœurs par l’intensité de ses frayeurs.

{ما القارعة}(ma l-Qari^ah) ce qui signifie : « qu’est-ce que Al-Qari^ah ? » c’est une exaltation de son sujet.

{وما أدراك}(wa ma ‘adraka) ce qui signifie : « et que sais-tu ? » {ما القارعة}(ma l-Qari^ah) ce qui signifie : « ce qu’est al-Qari^ah« . C’est une insistance dans le fait d’effrayer et de faire peur d’elle.

{يوم يكون الناس كالفراش المبثوث}(yawma yakounou n-naçou ka l-farachi l-mabthouth) ce qui signifie : « un jour où les gens seront comme al-farachou l-mabthouth » c’est-à-dire comme les volatiles qui tombent dans le feu. D’autres ont dit : ce sont les petits des sauterelles. Les gens ont été assimilés à eux au moment de la résurrection ainsi qu’aux sauterelles éparpillées parce que lorsqu’ils seront ressuscités, les gens seront mêlés les uns aux autres. Al-Mawardiyy a cité que cela est une comparaison avec les mécréants car ils se débattront en enfer au jour de Al-Qiyamah comme se débattent les papillons. Al-Mabthouth signifie ce qui est éparpillé et dispersé.

{وتكون الجبال كالعهن المنفوش}(wa takounou l-jibalou ka l-^ihni l-man fouch) ce qui signifie : « et les montagnes seront comme al-^ihn al-manfouch« . Mouqatil a dit : les montagnes deviendront comme de la laine… Si tu vois la montagne, tu te dis : « c’est une montagne » mais si tu la touches, tu ne trouves rien et ce, du fait de l’extrême frayeur et du danger.

{فأمّا من ثقُلت موازينه}(fa ‘amma man thaqoulat mawazinouh) ce qui signifie : « celui dont la mesure aura été lourde » c’est-à-dire que ses bonnes actions l’ont emporté sur les mauvaises.

{فهو في عيشة راضية}(fahouwa fi ^ichatin radiyah) ce qui signifie : « il aura une vie satisfaisante » au paradis, une vie dont il sera satisfait.

{وأمّا من خفّت موازينه}(wa ‘amma man khaffat mawazinouh) ce qui signifie : « Quant à celui dont le mesure aura été légère » c’est-à-dire que ses mauvaises actions l’ont emporté sur les bonnes.

{فأمّه هاوية}(fa ‘oummouhou hawiyah) ce qui signifie : « sa résidence sera Al-Hawiyah c’est-à-dire là où il tombe « , c’est-à-dire qu’il tombera en enfer la tête la première. Sa résidence a été appelée ‘oummouh – sa mère –  car à l’origine, on se réfugie auprès des mères et le feu est pour celui-là comme la mère car il n’a pas d’autre refuge que lui.

{وما أدراك ما هيه}(wa ma ‘adraka ma hiyah) ce qui signifie : « et que sais-tu d’elle ? » c’est-à-dire Al-Hawiyah.

{نارٌ حامية}(naroun hamiyah) ce qui signifie : « c’est un feu ardent« , sa chaleur est poussée à l’extrême.

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Tafsir : sourat Al-^Adiyat

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur septembre 21, 2010
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Sourat Al-^Adiyat Mecquoise

Certains savants ont dit Médinoise

Elle est composée de onze ayah

{والعاديات ضَبحاً}(wa l-^adiyati dabhan) il s’agit des chevaux rapides en course, {الضّبح} (addabh) c’est le bruit de la respiration des chevaux lorsqu’ils galopent. Certains ont dit qu’il s’agit de la description de la bataille de Badr et ceci a été rapporté de ^Aliyy. D’autres ont dit : il s’agit des chevaux galopant dans la voie agréée par Allah. Cela a été dit par Ibnou ^Abbas, Al-Haçan, ^Ata‘ et Moujahid.

{فالموريات قدحاً}(fa l-mouriyati qadhan) lorsque les chevaux galopent rapidement, il se produit des étincelles contre les pierres qu’ils foulent de leurs sabots et ce, lorsqu’ils parcourent la terre rocailleuse de nuit.

{فالمغيرات صُبْحاً}(fa l-moughirati soubha) ce sont ceux qui attaquent par surprise au matin pour combattre par une attaque de leurs cavaliers.

{فأثرْنَ به نَقْعاً}(fa ‘atharna bihi naq^an) ils ont entraîné sur le lieu de leur course une poussière à cause de la force de leur mouvement. D’autres ont dit : ils ont disséminé le sable de leurs sabots.

{فوسطن به جمعاً}(fawaçatna bihi jam^a). Les spécialistes du Tafsir – les Exégètes – ont dit : ils ont fondu ensemble sur le milieu et l’ont attaqué.

{إنّ الإنسانَ}(‘inna l-‘inçana) ce qui signifie : « Certes, l’homme » mécréant {لِربّه لكنود}(li Rabbihi lakanoud) renie les bienfaits de son Seigneur.

{وإنّه على ذلك لشهيد}(wa ‘innahou ^ala dhalika lachahid) ce qui signifie : « Il est témoin à ce sujet« . Il y a à ce sujet deux avis : l’un d’eux c’est que Allah est témoin de sa mécréance et le second : c’est que le pronom est relatif à l’homme ; c’est comme si la phrase était que l’homme est témoin à son propre sujet lui-même qu’il renie les bienfaits de Allah. Les deux avis ont été rapportés de Ibnou ^Abbas.

{وإنّه}(wa ‘innahou) c’est-à-dire que certes, l’homme {لحُبِّ الخير لشهيد}(lihoubbi l-khayri lachahid) c’est-à-dire qu’il aime beaucoup les richesses.

{أفلا يعلم}(‘afala ya^lam) ce qui signifie : « ne sait-il donc pas« , à savoir l’homme.

{إذا بُعثِر ما في القبور}(‘idha bou^thira ma fi l-qoubour) ce qui signifie : « Lorsque sera éparpillé ce qu’il y a dans les tombes » : lorsque les tombes s’ouvriront et que les morts en sortiront, Allah fait qu’ils redeviendront vivants au jour du jugement.

{وحُصِّل ما في الصُّدور}(wa houssila ma fi ssoudour) : Lorsque ce qui était dans les curs, que ce soit mécréance ou foi, sera montré et que sera distingué ce qu’ils comportaient comme bien et mal. Abou Soulayman Ad-Dimachqiyy a dit : la signification est que si l’homme mécréant savait ce qui l’attend ce jour-là, il aurait abandonné la mécréance et serait devenu musulman.

{إنّ ربّهُم بِهم يومئذٍ لَخَبير}(‘inna Rabbahoum bihim yawma’idhin lakhabir) ce qui signifie : « Certes, leur Seigneur ce jour-là sait tout d’eux« . Il sait et Il fait qu’ils seront rétribués pour leur mécréance. Si l’on dit : n’est-ce pas que Allah sait tout d’eux concernant n’importe quelle situation, pourquoi a-t-Il spécifié ce jour-là, la réponse est que la signification, c’est qu’il les rétribue pour leurs actes ce jour-là et ceci est une menace pour les mécréants, parce que rien n’échappe au Créateur et l’esclave sera rétribué pour ses actes ce jour-là.

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Tafsir : sourat Al-Zalzalah

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur septembre 21, 2010
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Sourat AzZalzalah

Selon la majorité des savants, elle est  Médinoise,

d’autres ont dit Mecquoise

Elle est composée de huit ayah

Je commence par le nom de Allah le Très-Miséricordieux, le Miséricordieux

Bismil-lahi r-Rahmani r-Rahim

{إذا زُلزلت الأرض زلزالها} (‘idha zoulzilati l-‘ardou zilzalaha) c’est-à-dire « lorsque la Terre bouge fortement » et ce au jour du jugement. Mouqatil a dit : elle tremblera, tellement le son produit par ‘Israfil est fort, jusqu’à ce que tout ce qu’il y a dessus se casse à cause de l’intensité du mouvement. Elle ne s’immobilisera pas avant que ne tombe ce qu’il y a au-dessus d’elle, comme montagnes, constructions ou arbres. Puis, elle bougera et vibrera, elle fera sortir ce qu’il y a dans ses profondeurs. Il y a eu deux avis au sujet de l’époque de ce tremblement : selon l’un des deux, ce tremblement aura lieu pendant la vie du bas-monde et sera un des signes du jour dernier. C’est l’avis de la plupart. Selon le second, il s’agit du tremblement qui aura lieu au jour du jugement. C’est l’avis de Kharijah Ibnou Zayd.

{وأخرجت الأرض أثقالها} (wa ‘akhrajati l-‘ardou ‘athqalaha) ce qui signifie : « et que la terre fait sortir ce qu’elle contient« . Il y a à ce sujet deux avis : selon l’un d’eux, il s’agit de ce qu’elle contient comme morts. Selon le second, il s’agit de ses trésors. Cela a été dit par ^Atayyah. Quant à Al-Farra, il a dit un avis dans lequel il a réuni les deux.

{وقال الإنسان ما لها} (wa qala l-‘in çanou ma laha) ce qui signifie : « et que l’homme a dit : qu’est-ce qu’elle a ?« . Il y a à ce sujet deux avis : selon l’un d’eux, c’est le nom de genre qui regroupe le mécréant et le croyant. Ceci est l’avis de celui qui a considéré ce tremblement comme l’un des signes du jour de jugement. Selon le second, il s’agit du mécréant en particulier et c’est l’avis de celui qui l’a considéré comme étant le tremblement qui aura lieu au jour du jugement, car le croyant est au courant ce jour-là, il n’interrogera donc pas à son sujet. Quant au mécréant, lui, il la renie car il ne croit pas en la résurrection. Pour cela, il interrogera.

{يومئذٍ تُحدّث أخبارها} (yawma’idhin touhaddithou ‘akhbaraha) ce qui signifie : « ce jour-là, elle informera de ses nouvelles » c’est-à-dire au jour du jugement, la terre informera de ce qui a été fait à sa surface comme bien ou comme mal. Allah la fera parler et elle sera témoin au sujet des esclaves en parlant de ce qu’ils ont fait sur elle. Pour les croyants pieux, elle ne témoignera à leur sujet que pour les bonnes uvres parce que leurs mauvaises leur ont été effacées. Quant au mécréant, elle témoignera à son sujet pour ce qu’il a fait comme injustice, mécréance et désobéissance. Il n’a pas une seule bonne action pour laquelle la terre lui sera témoin. Quant aux musulmans désobéissants, ils sont de deux catégories : une catégorie pour lesquels elle témoignera par ce qu’ils ont fait comme bonnes et mauvaises actions. Une autre catégorie d’entre eux, Allah fait qu’ils ne soient pas dévoilés et la terre ne témoignera pas contre eux pour ce qu’ils ont fait à sa surface.

Ce sont ces nouvelles là les nouvelles de la terre.

{بأنّ ربّك أوحى لها} (bi ‘anna Rabbaka ‘awhalaha) ce qui signifie : « que son Seigneur lui a révélées » : elle informe de ses nouvelles par une  révélation de la part de Allah et par Sa volonté. Il lui a révélé et lui a permis d’informer au sujet de ce qui a été fait à sa surface. Le Hafidh Al-^Abdariyy a dit : à partir de cetteayah, on comprend que la terre, en cette période, Allah crée en elle une perception, Il lui apprend ainsi ce qui a été fait à sa surface.

{يومئذٍ يصدر النّاس} (yawma’idhin yasdourou n-naçou) c’est-à-dire « ce jour-là, les gens quitteront l’emplacement où leurs actes leur auront été exposés. »

{أشتاتاً} (‘achtatan) c’est-à-dire « par groupes séparés« , ainsi les gens de la droite seront d’un côté et les gens de la mécréance de l’autre.

{ليُروْا أعمالهم} (liyouraw ‘a^malahoum) Ibnou ^Abbas a dit : c’est-à-dire « pour que leur soit montrée la rétribution de leurs actes. » La signification en est qu’ils reviendront de l’endroit où leurs actes leur ont été exposés par groupes pour prendre leurs places au paradis et en enfer.

{فمن يعمل مثقال ذرّة خيراً يره} (faman ya^mal mithqala dharratin khayran yarah) c’est-à-dire « celui qui a fait le poids d’une petite fourmi de bien et fait partie des heureux, il le verra inscrit dans son livre dans lequel il verra sa rétribution« , parce que le mécréant ne verra aucun bien dans l’au-delà.

{ومن يعمل مثقال ذرّة شرّاً يره} (wa man ya^mal mithqala dharratin charran yarah) ce qui signifie : « et celui qui a fait le poids d’un grain de poussière de mal, il le verra« , c’est-à-dire qu’il y verra sa rétribution. Il a averti par Sa parole (mithqala dharratin) ce qui signifie : « le poids d’un grain de poussière« , ainsi ce qui est plus grand que le grain de poussière, il le verra que ce soit peu ou beaucoup.

Mouqatil a dit : elle a été révélée à propos de deux hommes qui étaient à Médine, l’un d’eux trouvait peu que de donner au mendiant un simple morceau de pain ou une simple datte. L’autre négligeait le petit péché. Allah a révélé ceci pour les inciter à faire le peu de bien  et pour les mettre en garde contre le peu de mal.

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Tafsir : sourat Al-Bayyinah

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur septembre 21, 2010
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Sourat Al-Bayyinah Médinoise

D’autres savants ont dit Mecquoise.

Elle est composée de huit ayah

Bismil-lahi r-Rahmani r-Rahim

Je commence par le nom de Allah le Très-Miséricordieux, le Miséricordieux

{لم يكن الّذين كفروا من أهل الكتاب والمشركين} (Lam yakouni l-ladhina kafarou min ‘ahli l-kitabi wa l-mouchrikin) ce qui signifie : « Les mécréants qu’ils soient gens du livre ou associateurs n’ont pas » c’est-à-dire les juifs, les chrétiens et les associateurs qui sont idolâtres.

{منفكّين} (mounfakkina) ce qui signifie : « cessé« , c’est-à-dire qu’ils n’ont pas abandonné leur mécréance et leur association.

{حتّى تأتيهم البيّنة} (hatta ta’tiyahoumou l-bayyinah) c’est-à-dire jusqu’à ce que leur soit parvenue la preuve claire, qui est le Messager, et c’est Mouhammad, que Allah l’honore davantage et préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle, et ce, parce qu’il leur a montré leur égarement et leur ignorance. C’est ce qui montre le bienfait que Allah a accordé à qui a cru parmi les deux groupes, puisqu’Il les a sauvés.

{رسولٌ من الله} (Raçouloun minallah) ce qui signifie : « un Messager de la part de Allah » et c’est Mouhammad {يتلوا صحفاً مطهّرة} (yatlou souhoufan moutahharah) ce qui signifie : « qui récite des feuillets purs » c’est-à-dire ce qu’il y a dans ces feuillets, ce qui est écrit dessus en tant que Qour’an et ceci prouve qu’il récitait le Qour’an par cur et non à partir du Livre, et le sens de {مطهّرة} (moutahharah) ce qui signifie : « purs » de l’association et du faux.

{فيها} (fiha) c’est-à-dire dans ces livrets {كتاب قيّمة} (koutouboun qayyimah) ce qui signifie : « les écrits de droiture » c’est-à-dire justes et de droiture, qui différencient bien le vrai du faux, et ce sont les ayah. Mouqatil a dit : on les a appelées (koutoub) livres en référence à ce qu’elles comportent de choses diverses.

{وما تفرّق الّذين أوتوا الكتاب} (wa ma tafarraqa l-ladhina ‘outou l-kitab) ce qui signifie : « Ceux qui ont reçu le Livre ne se sont écartés » à savoir ceux d’entre eux qui n’ont pas cru,

{إلا من ما جاءتهم البيّنة} (‘il-la min ba^di ma ja‘at-houmou l-bayyinah) ce qui signifie : « qu’après que leur soit parvenue la preuve claire » c’est-à-dire que ceux qui ont reçu le Livre et les associateurs ne se sont écartés de la vérité et ne se sont séparés en différents groupes qu’après cela. Ainsi parmi eux, il y a qui a cru au Messager et qui n’a pas cru en lui, parce qu’ils avaient eu connaissance de son existence dans leurs livres ; du fait qu’ils ont été décrits comme s’étant écartés de lui, ceux qui n’ont pas reçu de livre ont été inclus dans cette description.

{وما أُمِروا} (wa ma ‘oumirou) ce qui signifie : « et ils n’ont été ordonnés« , c’est-à-dire dans leurs livres At-Tawrah et Al-‘Injil le Torah et l’Evangile véritables {إلاّ ليعبدوا الله} (‘il-la liya^boudoullah) ce qui signifie : « que d’adorer Allah« , {مُخلصين له الدّين} (moukhlisina lahou d-din) c’est-à-dire « en suivant la croyance en l’unicité » at-tawhid , « et en n’adorant rien d’autre que Lui« , {حُنفاء} (hounafa) en suivant la droiture, en persévérant sur la religion de ‘Ibrahim et de Mouhammad, c’est-à-dire « à l’écart de toutes les autres religions« , sur la religion de l’Islam ; {ويُقيموا الصّلاة} (wa youqimou ssalat) ce qui signifie : « d’accomplir la prière » prescrite dans son temps ; {ويُؤتوا الزّكاة} (wa you’tou zzakah) ce qui signifie : « et de verser la zakah » lorsqu’elle leur est obligatoire ; {وذلك} (wa dhalika) ce qui signifie : « et ceci » ce dont ils ont été ordonnés, il s’agit de {دينُ القيّمة} (dinou l-qayyimah). AzZajjaj a dit : c’est la religion de la communauté de droiture par la vérité, et le sens en est que cette religion est la religion de la communauté de droiture.

{إنّ الّذين كفروا من أهل الكتاب والمشركين في نار جهنّم خالدين فيها} (‘inna l-ladhina kafarou min ‘ahli l-kitabi wa l-mouchrikina fi nari jahannama khalidina fiha) ce qui signifie : « certes, ceux qui ont mécru, qu’ils soient gens du Livre ou associateurs seront dans le feu de la géhenne, ils y resteront éternellement« . Il destine aux mécréants des deux groupes le séjour éternel dans le feu, et d’être la pire sorte de l’humanité. Les gens du Livre ont été cités en premier parce qu’ils remettaient en cause son caractère de prophète. Leur crime est plus grave parce qu’ils l’ont dénié, alors qu’ils avaient eu connaissance de son existence ; {أولئك هم شرّ البريّة} (‘oula‘ika houm charrou l-bariyyah) ce qui signifie : « ceux-là sont la pire sorte de l’humanité » ; le sens qui vient à l’esprit, c’est la généralité. D’autres savants ont dit : la pire sorte de l’humanité est ceux qui étaient contemporains du Messager car il n’est pas peu probable qu’il y ait eu parmi les mécréants des communautés pires que ceux-là, comme celle de Pharaon ou celle qui a tué la chamelle de Salih.

{إنّ الّذين ءامنوا وعملوا الصّالحات أولئك هم خير البريّة} (‘inna l-ladhina ‘amanou wa ^amilou ssalihati ‘oula‘ika houm khayrou l-bariyyah) ce qui signifie : « certes, ceux qui ont cru et ont fait de bons actes, ceux-là sont la meilleure sorte de l’humanité« , c’est-à-dire les meilleures des créatures.

{جزاؤهم عند ربّهم جنّات عدنٍ} (jaza‘ouhoum ^inda Rabbihim jannatou ^admin) ce qui signifie : « leur rétribution de la part de leur Seigneur sera des jardins au paradis » ce sera là leur séjour.

{تجري من تحتها الأنهار خالدين فيها أبداً} (tajri min tahtiha l-‘anharou khalidina fiha ‘abada) ce qui signifie : « sous lesquels coulent des rivières et où ils séjourneront éternellement« , c’est-à-dire sous leurs arbres. D’autres savants ont dit : sous leurs palais.

{رضي الله عنهم} (Radiyallahou ^anhoum) ce qui signifie : « Allah les agrée« . Mouqatil a dit : Il les agrée pour leur obéissance et accepte ainsi leurs actes.

{ورضوا عنه} (wa radou ^anh) ce qui signifie : « et ils sont satisfaits de Lui » pour la récompense qu’Il leur accorde.

{ذلك لمن خشي ربّه} (dhalika liman khachiya Rabbah) ce qui signifie : « ceci est pour qui a craint son Seigneur« . Ce bien que Allah a décrit et qu’Il a promis à ceux qui ont cru et ont uvré en bien au jour du jugement est réservé à celui qui a craint Allah dans le bas-monde en son for intérieur et dans son comportement apparent et ce, en s’acquittant de Ses obligations et en évitant Ses interdits.

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