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Femmes, faites des aumônes

Posted in cours général,Exhortation,Hadith,Histoire,islam par chaykhaboulaliyah sur février 8, 2016

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

 

Notre Chaykh (que Allah l’agrée) a dit : «  Il nous a été permis de rapporter avec une chaîne de transmission ininterrompue dans le sahih de Al-Boukhariyy (c’est-à-dire que notre chaykh a rapporté de quelqu’un qui a rapporté de quelqu’un et ainsi de suite jusqu’à remonter jusqu’au Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et ce avec la chaîne de transmission qui est dans le sahih de Al-Boukhariyy et d’autres ; que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam s’est adressé aux femmes un jour de fête (un jour de fête c’est-à-dire l’aïd al-fitr ou l’aïd al-adha. Mais cela ne signifie pas que l’on ne célèbre pas d’autres événements comme al-isra wa l-mi^raj) alors que Bilal était avec le Prophète, parce que les femmes sortaient les jours de fête sur ordre du Prophète pour manifester la joie, celles qui pouvaient faire la prière, celles qui n’avaient pas les menstrues, faisaient la prière de la fête en dehors de la mosquée, à l’extérieur dirigées par le Prophète, à l’air libre dans un lieu qui s’appelle Al-Mousalla qui se trouvait non loin de la mosquée du point de vu de la distance. Celles qui avaient les menstrues étaient présentes pour obtenir les bénédictions des invocations. Un jour, le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit aux femmes :

 

« Faites des aumônes parce que j’ai vu que vous allez être les plus nombreuses en enfer « , les femmes ont demandé pourquoi . Le Prophète leur a répondu en utilisant le verbe : «  Takfourna « . Elles ont dit : «  Est-ce que cela veut dire que l’on commet la mécréance , que l’on sort de l’Islam ? » et le Messager leur a dit ce qui signifie : «  Non, ce n’est pas le koufr dans le sens de la mécréance mais c’est dans le sens de l’ingratitude car vous êtes ingrate avec le bien qui vous est fait et vous maudissez souvent « . Être ingrat avec quelqu’un qui nous a fait du bien c’est un grand péché. Si l’un dit à l’autre : «  Tu ne m’a jamais rien fait de bien « , il renie tout le bien passé, par cette parole il a commis un grand péché.

 

Un des compagnons du Prophète a dit : «  Est-ce que nous allons rendre des comptes au sujet de ce que l’on disait ? », le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Qu’est-ce qui fait entrer les gens en enfer si ce n’est la langue « . Ce seront les paroles qui seront la plus grande cause de l’entrée des gens dans l’enfer. Les paroles sont de différentes sortes : il y a les paroles déconseillées, il y a ce qui est un grand péché, il y a ce qui est un grand péché et il y a ce qui est de la mécréance. Il faut se surveiller. Certains stupides disent : «  Mais moi je ne pensais pas ce que je lui ait dit « , c’est un faux argument cela, ce n’est pas recevable. Qui va accepter si tu lui dis «  je ne pensais pas ce que j’ai dit « , à plus forte raison s’il s’agit de la religion, s’il s’agit de Dieu ou de Son Prophète.

 

Et surtout lorsqu’il s’agit de la femme lorsqu’elle dit à son mari : «  Tu ne m’as jamais rien fait de bien «, elle lui dit une parole par laquelle elle efface d’un revers tout ce qu’il a investi en faisant du bien. Le fait de renier le bien de son époux pour elle c’est un grand péché. Et cela se produit beaucoup de la part des femmes. Le Prophète a assimilé cela à de la mécréance mais dans le sens de l’ingratitude. Il a comparé le fait de renier les bienfaits du mari et le fait de maudire beaucoup à la mécréance car ce sont deux grands péchés.

 

Une fois notre Chaykh (que Allah lui fasse miséricorde) a donné le conseil une fois à une de ses élèves, il lui dit : «  Tu te comportes avec lui comme tu te comportes avec un roi « .

 

Maudire un musulman qui ne mérite pas qu’on le maudisse c’est un grand péché, c’est comme le tuer. Celui qui maudit un musulman sans raison valable c’est comme s’il l’a tué. Comme le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit dans un hadith rapporté par AtTabaraniyy qui signifie : «  Maudire un musulman c’est comme le tuer « .

 

Également le fait de renier le bienfait de l’époux, comme le fait qu’un mari agisse en bien avec son épouse puis qu’un jour ils se sont mis en colère, ils se sont disputer, et qu’elle était en colère elle lui a dit : «  Je n’ai jamais rien vu de bien de toi «  son péché est grand selon le Jugement de Dieu.

 

Les femmes commettent souvent ces deux péché : renier le bienfait du mari et maudire sans droit.

 

Même si ce n’est pas le bienfait du mari, même si la personne renie les bienfaits d’une autre personne comme un homme avec un homme c’est un grand péché. C’est un grand péché parce que cela fait du mal à celui à qui l’on renie le bienfait. Si tu dis à quelqu’un : «  Je n’ai jamais rien vu de bien de toi », cela lui porte préjudice. Son cœur va se déchirer de peine. Il se dit : «  Avec cette femme j’ai fait du bien ». Après tout le bien que j’ai fait, elle renie. Son cœur va se consumer. Par ailleurs, ce sont des paroles qui sont des mensonges. Il y a deux péchés dans ce qu’elle a dit, il y a la nuisance envers un musulman, et il y a un mensonge. Ces deux sont des péchés. C’est pour cela que le Prophète a comparé cela à de la mécréance, al-koufr. Il a dit : «  Takfourna ».

 

Faites très attention, celle qui est mariée qu’elle ne renie pas les bienfaits de son mari. Même si elle est très en colère, qu’elle ne tombe pas dans ce péché.

 

Qu’est-ce que soit l’état de haine, de colère, d’aversion, qu’est-ce que soit l’état de a relation qui s’est dégradée entre les deux, qu’elle n’en arrive pas jusqu’à l’ingratitude en reniant le bien qu’il lui a fait par le passé. Si elle prétend à un droit dans la Loi de l’Islam qu’elle se limite à demander son droit, elle ne dépasse pas ce que la Loi de l’Islam lui a garanti sinon qu’elle se taise c’est mieux. Dans l’au-delà, la personne va rendre des comptes sur les paroles qu’elle a dite et sur les actes qu’elle a faite. Les paroles sont extrêmement nombreuses. Rappelez-vous : certains vertueux ils mettent des pierres dans la bouche. Lorsqu’ils veulent parler, le temps qu’ils retirent les pierres ils ont réfléchit est-ce que cela vaut la peine ou non de le dire. Au jour du jugement, Allah dévoile ce qui est caché. Un saint disait : «  Si les péchés avaient une odeur, vous ne seriez pas resté à côté de moi quelques instants «, et lui s’était un saint. Il y a des gens dont l’apparence t’inspire de dire : «  Ma cha‘al-Lah «  mais Dieu dévoile les gens au jour du jugement. Nous demandons à Allah de ne pas nous dévoiler et qu’Il nous pardonne. Les choses que la personne cachait dans son cœur, Dieu les dévoile au jour du jugement. C’est pour cela qu’il convient aux femmes et autres que les femmes, il n’y a pas que les femmes, de s’éloigner de l’ingratitude. Si quelqu’un t’a fait un bien, tu le garde, tu ne l’oublie pas. Notre chaykh lorsque quelqu’un lui faisait un bien, même après des années il ne l’oubliait pas, il lui faisait transmettre le salam ou un cadeau ou quelque chose qui peut être très anodine pour certains. Après cela, les femmes se sont mises à donner des aumônes car elles ont entendu la parole du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Elles prenaient leur boucle d’oreille et elles mettaient dans le drap que Bilal tenait pour recueillir les aumônes, pour que le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam les utilise dans l’intérêt des musulmans. Le Messager ne prend pas l’aumône pour lui-même. Il ne prend ni l’aumône surérogatoire, ni l’aumône obligatoire qui s’appelle Az-Zakat. Il ne les prend pas pour lui. Allah fait que c’est interdit pour le Prophète de prendre de l’aumône surérogatoire et de l’aumône obligatoire.

 

Le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : «  J’ai vu que vous étiez les plus nombreuses en enfer », afin de les inciter à donner des aumônes pour qu’il les utilise dans l’intérêt des musulmans.

 

Le fait de prendre la zakat, l’aumône obligatoire, c’est interdit pour tous ceux qui sont descendants de Hachim qui est l’ancêtre du Prophète et Al-Mouttalib le qui est l’oncle maternel du grand-père du Prophète. Notre Prophète s’appelle Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam fils de ^Abdou l-Lah fils ^Abdou l-Mouttalib. ^Abdou l-Mouttalib c’est un surnom, son vrai nom est Chaybatou l-Hamd. Chaybatou l-Hamd est le fils de Hachim qui est lui-même le fils de ^Abdou Manaf. ^Abdou Manaf avait plusieurs fils, dont Hachim. C’est une obligation d’ordre communautaire de connaître l’ascendance du Prophète.

 

Notre Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam est

Mouhammad fils de ^Abdou l-Lah

(les parents du Prophète ^Abdou l-Lah et ‘Aminah étaient musulmans)

fils de ^Abdou l-Mouttalib

( Al-Mouttalib n’est pas un des Noms de Dieu)

fils de Hachim

fils de ^Abdou Manaf.

 

^Abd veut dire esclave. Il a donc été surnommé : esclave du nom de son oncle paternel  parce que Chaybatou l-Hamd lorsqu’il était petit, il était sur une monture derrière son oncle Al-Mouttalib qui était un noble chez les gens de Qouraych. Mais ce jour-là Chaybatou l-Hamd n’était pas bien habillé. Il y a quelqu’un qui lui a dit : «  Qui est derrière toi ? « Al-Mouttalib a eu honte de dire que c’était son neveu, il a dit : «  ^Abdi « . C’est pour cela que Chaybatou l-Hamd a été surnomé ^Abdou l-Mouttalib, l’esclave de Al-Mouttalib. Donc tous ceux qui sont descendants de Hachim et Al-Mouttalib, même jusqu’à nos jours, il est interdit pour eux de prendre la zakat. Lorsque l’on dit les descendants de Hachim c’est-à-dire y compris les descendants du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. En effet, le Prophète n’a pas eu de fils qui a eu des enfants mais sa fille Fatimah avec notre maître ^Aliyy, ils ont eu Al-Haçan et Al-Houçayn. Aujourd’hui tous les descendants de du Prophète sont des descendants soit de Al-Haçan soit de Al-Houçayn. Ils sont soit Haçaniyy soit Houçayniyy. Fatimah Az-Zahrah est la meilleure des femmes de cette communauté, tandis que la meilleure des femmes dans l’absolu est notre dame Maryam mère du Prophète ^Iça. Quant à ^A‘ichah, épouse du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et fillle du compagnon Abou Bakr (que Allah l’agrée) c’est la femme qui a le plus de science.

 

Les descendants de Al-Haçan et Al-Houçayn ne prennent donc pas la zakat, mais ce qui est autre que la zakat, l’aumône en générale, il leur est permis de la prendre. Cela pour les descendants. Quant au Prophète, il ne prend ni l’aumône obligatoire ni l’aumône surérogatoire.

 

Les femmes lorsqu’elles ont entendu l’ordre du Prophète, elles se sont mises à donner des aumônes, elles donnaient leur bijoux dans le drap que tenait Bilal. Ce parce que l’aumône pour est une cause pour effacer le péché, le petit et le grand péché. Alors, n’oublions pas cela. Il se peut que par une aumône de notre part, Allah éloigne de nous certaines épreuves. Allahou ta^ala fait ce qu’Il veut. Le grand péché comme de renier les bienfaits ou encore de maudire un musulman injustement. Pour être pardonné du fait d’avoir maudit un musulman, il faut faire le repentir.

 

Comment se repentir d’avoir maudit un musulman ?

 

Si quelqu’un a maudit un musulman de face, c’est-à-dire que la parole a été entendue par celui qui a été maudit, il s’excuse auprès de lui, il regrette et il met dans son coeur l’intention de ne plus jamais le refaire. Allah lui efface son péché.

 

Également la femme qui a renié les bienfaits de son mari, si elle veut se repentir pour ne pas être châtiée dans l’au-delà, ce qu’elle fait c’est qu’elle s’excuse auprès de lui car son cœur a été blessé par ce reniement. Mais certains hommes se mettent à frapper. Certains même divorcent leur épouse. Cela veut dire que sa parole à elle a engendré de nombreux maux, de nombreux péchés qui auraient pu être évité si elle n’avait pas dit une telle parole. Elle s’excuse auprès de lui, elle regrette et elle a la ferme intention de ne plus le refaire ; ainsi elle aura fait son repentir.

 

Autre cas, si un musulman en maudit un autre sans que cette parole ne parvienne à celui qui a été maudit injustement, jusqu’à la fin de sa vie, dans ce cas c’est plus facile, le repentir est plus facile dans ce cas ; car si les paroles de malédictions lui étaient parvenues cela lui aurait fait du mal mais si elles ne lui sont pas parvenues cela ne peut pas lui faire du mal, mais ces paroles sont écrites, les anges les ont écrites. Le péché de celui qui la commit est inscrit. Le péché est néanmoins plus léger que si les paroles étaient parvenues à celui qui a été maudit injustement.

 

Par ailleurs, ce n’est pas quelque chose d’impossible que Allah pardonne à un musulman qui est mort chargé de péchés dont il ne s’est pas repentit, petits ou grands. Allah pardonne à qui Il veut (parmi les musulmans). Même si la personne est morte et qu’elle a commis beaucoup de péchés sans s’en être repentie, et elle n’a pas assez de bonnes actions pour dédommager ceux à qui elle a fait du mal, ceux qu’elle a insulter ou frapper ou consommer l’argent injustement ; Allah s’Il veut Il lui pardonne. Allah pardonne à certains musulmans mais la plupart il leur sera pris de leur bonnes actions pour dédommager ceux qu’ils ont léser. Si untel a frappé un autre ou insulté un autre ou prit l’argent d’un autre de manière injuste, au jour du jugement il lui sera pris de ses bonnes actions pour compenser le mal qu’il a fait à ses autres personnes. Les injustices, le tort qu’il a fait à ces gens-là seront compensés par ses récompenses qui seront données à ceux envers qui il a été injuste.

 

Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam  a posé la question à ses compagnons, ce qui a pour sens : «  Qui est celui qui est en faillite ? « , ses compagnons lui ont dit : «  C’est celui qui n’a ni dinar ni dirham « . Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam leur a expliqué que celui qui est en faillite c’est celui qui arrive au jour du jugement en allant fait la prière, le jeûne, la zakat mais il a insulté untel, il a frappé untel, il a pris l’argent à cet autre de manière injuste ; il lui sera alors prélevé de ses bonnes actions pour compenser ceux qu’il a lésé, puis lorsqu’il ne lui restera plus de bonnes actions pour compenser, il sera pris des mauvaises actions de ces autres pour lui être imputé et il sera jeté en enfer. Celui qui fait attention à cela, il ne va pas insulté à tout va, il ne va pas frappé injustement, il ne va pas renier les bienfaits.

 

Notre Chaykh a dit : «  C’est requis que vous évitiez ces péchés et que vous mettiez en garde autre que vous contre eux «.

 

Lorsque vous voyez une femme qui se dispute avec son mari et qui tombe dans ce péché, ne l’aidez pas dans ce péché, au contraire interdisez lui de commettre ce péché. Dites-lui : «  Crains Dieu, pourquoi est-ce que tu renies son bienfait ? C’est un grand péché que tu commets là « . Celle qui se tait pour la laisser commettre son péché, elle aussi tombe dans un péché.

 

Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ne parle pas sous l’effet des passions, c’est une révélation de la part de Allah. C’est donc une preuve que cela se produit de la part des femmes. Ce n’est pas une minorité qui tombe dans cela, c’est une majorité. La plupart des femmes tombent dans ce péché.

 

Le Prophète a indiqué ce qui a pour sens : «  Si tu restes toute ta vie à agir en bien avec l’une d’elles, puis qu’elle a relevé une défaillance chez toi, elle te dit : «  Par Dieu, je n’ai jamais vu de bien chez toi ». C’est une majorité de femme mais ce n’est pas la totalité.

La louange est à Allah le Seigneur des mondes.

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L’innovation (bid3ah) et le mawlid

Posted in cours général,Croyance,islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 28, 2015
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Les savants ont classé l’innovation la bid^ah, la bonne et la mauvaise parce que ils ont compris cette classification de la parole du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) :

 

«مَنْ سَنَّ فِى الإِسْلامِ سُنَّةً حَسَنَةً فَلَهُ أَجْرُهَا وَأَجْرُ مَنْ عَمِلَ بِهَا بَعْدَهُ مِنْ غَيْرِ أَنْ ينْقُصَ مِنْ أُجُورِهِمْ شَىْءٌ ، وَمَنْ سَنَّ فِى الإِسْلام سُنَّةً سَيِّئَةً كَانَ عَلَيْهِ وِزْرُهَا وَوِزْرُ مَنْ عَمِلَ بِهَا مِنْ بَعْدِهِ مِنْ غَيْرِ أَنْ ينْقصَ مِنْ أَوْزَارِهِمْ شَىْءٌ»

 

C’est de ce hadith que les savants ont compris qu’il y a une bonne et une mauvaise innovation.

 

Nous avons vu quelques exemples de bonnes innovations et nous allons poursuivre aujourd’hui avec les bonnes et les mauvaises.

 

Il a été rapporté de Abou Dawoud dans ses sounan, d’après ^Abdou l-Lah fils de ^Oumar Ibnou l-khattab (que Allah les agrée tous les deux), il a ajouté dans le tachahhoud : “ Wahdahou la charika lah ”. Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) avait enseigné de dire dans le tachahhoud : “ Ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘illa l-Lah wa ach-hadou ‘anna Mouhammadan raçoulou l-Lah ”.^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar a ajouté “ Wahdahou la charika lah ” qui signifie : “ Il est Unique, Il n’a pas d’associé ”. Cet ajout qu’il a fait ce n’est pas en contradiction avec l’origine, la base que le Prophète avait enseigné. C’est quelque chose qui est bon c’est pour cela que c’est une bonne innovation. C’est une innovation car c’est une chose qui n’a pas été mentionné dans le Qour’an ou le hadith mais comme c’est quelque chose qui est conforme au Qour’an et au hadith alors c’est une bonne innovation. Vous voyez comment se fait la catégorisation de ces nouvelles choses.

 

Dans la dou^a’ Al-Qounout, l Prophète avait enseigné de dire : “ wa innahou la yadhillou man walayt “ mais il n’avait pas enseigné de dire : “ wa la ya^izou man ^adayt.” c’est un ajout. C’est pour vous dire que c’est une innovation, une bonne innovation.

 

An-Nawawiyy cite les savants qui ont dit qu’il n’y a pas de mal dans cet ajout. La dou^a’ al-Qounout, qui est l’invocation que l’on fait quand on se relève de l’inclination de la deuxième rak^ah de la prière de as-soubh, elle n’est pas obligatoire. Même si on ne la récite pas la prière reste valable mais c’est quelque chose de bien que le Prophète avait enseigné. An-Nawawiyy parle d’un ajout que le Prophète n’avait enseigné. Ceci est un bon ajout d’après An-Nawawiyy, d’après les savants de qui il le rapporte. D’autres savants ont même dit que c’est recommandé. Non seulement il n’y a pas de mal mais en plus c’est recommandé.

 

Les jugements sont au nombre de cinq : l’obligatoire, le recommandé, l’indifférent, le déconseillé, l’interdit. Les choses rentrent dans une de ces cinq catégories.

 

Al-wajib, l’obligatoire : Celui qui le fait il a des récompenses et celui qui ne le fait pas il mérite d’être puni.

 

Al-Moustahabb, le recommandé : Celui qui le fait il a des récompenses mais s’il ne le fait pas il ne mérite pas d’être puni, il ne mérite pas d’être châtié, il ne s’expose pas à un châtiment.

 

Al-moubaaH, l’indifférent : Le faire ou ne pas le faire sont équivalents. Par exemple : manger avec une cuillère. Tu n’a pas de récompense si tu le fais et tu ne mérite pas d’être puni.

 

Al-makrouuh, le déconseillé : Celui qui le fait ne s’expose pas à un châtiment mais s’il évite le déconseillé parce qu’il est déconseillé, il gagne des récompenses.

 

Al-Haram, l’interdit : Celui qui le fait s’expose à un châtiment car Dieu l’a interdit et s’il l’évite parce que c’est interdit il gagne des récompenses. Par exemple : Si l’on donne de la viande non égorgée à quelqu’un et que lui n’en prend pas, si il n’en prend pas parce que il n’arrive pas à la digérer il n’a pas de récompenses, mais si lui ne l’a prend pas parce que c’est interdit, il a des récompenses.

 

La raison pour laquelle il ne fait pas cette choses déconseillée ou interdite, si c’est pour obéir à la Loi de Allah Il gagne des récompenses.

 

Dans l’invocation du qounout rajouter “ wa la ya^izou man ^adayt.” c’est une parole qui donne des récompenses. Voilà ce que ces savants ont dit.

 

Le hafidh Ibnou Hajar dans son livre Al-Fath il a dit que ^Abdou l-Lah fils de notre maître ^Oumar Ibnou l-khattab le deuxième calife, ^Abdou l-Lah dont le Prophète a dit de lui qu’il est un homme vertueux (rajouloun salih) a été catégorique a dire que la prière de Addouha est une nouveauté.

 

^Abdou l-Lah Ibnou Mansour a rapporté avec une chaîne de transmission sahih que ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar a dit : “ C’est une nouveauté et elle fait partie d’une des meilleures choses qui ont et innovées.” cela veut dire qu’il classe cette innovation parmi les bonnes innovations. Nous parlons ici de la prière de Addouha. C’est une prière surérogatoire qui a son temps qui commence environ vingt minutes après le lever du soleil et qui prend fin lorsque le soleil atteint son point culminant. On peut faire deux rak^ah ou quatre. Ibnou Hajar dit : “ Nous allons voir dans le chapitre de al-^oumrah avec une autre chaîne de transmission d’après moujahid qui a dit : je suis entré en compagnie de Ibnou Zoubayr à la mosquée et on a vu ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar qui était adossé à la pièce de ^A’ichah.” Les maisons des épouses du Prophète était autour de la mosquée et la seule qui est resté aujourd’hui c’est celle de ^A’ichah parce que le Prophète y est enterré. C’est dans la pièce de ^A’ichah que le Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam est enterré. Donc ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar s’adossait contre la pièce de ^A’ichah et il y avait des gens qui étaient en train de faire la prière de Addouha. L’homme qui est entré a posé la question, il a dit : “ Nous avons interrogé ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar a propos de ces gens, qu’est-ce qu’ils faisaient comme prière ? ” et il a répondu : “ C’est une bid^ah (innovation) “.

 

Et ^Abdou r-Razzaq a rapporté avec une chaîne de transmission du degrés de sahih d’après Salim fils de ^Abdou l-Lah d’après son père donc ^Abdou l-Lah Ibn ^Oumar, il a dit : “ Quand ^Outhman a été tué, il n’y avait personne qui faisait cette prière de Addouha, les gens l’ont innové par la suite et je n’ai pas trouvé une meilleure innovation que celle-là.” Regardez ceci est la parole d’un homme dont le Prophète a dit qu’il est un homme vertueux et qui connaît mieux la religion que toute personne présente à notre époque, sans aucun doute. Donc ces gens-là qui disent qu’il n’y a pas de bonnes innovations, nous leur disons : “ Apprenez avant de parler. N’ouvrez pas la bouche, vous n’avez pas à parler si vous n’avez pas appris.” Ce n’est pas parce que il connaît quelques phrases en arabe, ou qu’il s’habille d’une certaine façon qu’il vient nous enseigner la religion ; il faut qu’il apprenne d’abord. Les savants ont classé les innovations en bonnes et en mauvaises. Aujourd’hui ces gens-là lorsqu’ils disent bid^ah c’est comme s’il dit un gros mot, pour lui c’est quelque chose dont il faut s’éloigner comme si cela était la peste, alors que bid^ah c’est ce qui désigne toute innovation et elle peut avoir le sens de bonne et de mauvaise. C’est sûr que ce n’est pas à chacun de nous de dire ceci est bon et ceci est mauvais car la science est par apprentissage mais encore faut-il aller apprendre auprès des bonnes sources et non pas comme ces gens-là qui ouvrent trois quatre pages internet ou cinq six livres qui sont imprimés je ne sais où parce que c’est joli et il se met à parler de sa tête et en plus il cite pour beaucoup de ces gens-là ils suivent des têtes wahhabites, des gens qui sont en train de promouvoir une nouvelle religion qui date de trois siècles.

 

Parmi les preuves que ce n’est pas toute chose qui a été innové après le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) ou qui a été innové durant sa vie mais qui n’a pas fait l’objet d’un texte, la preuve que ce n’est pas tout cela qui serait une innovation d’égarement c’est l’innovation faite par un homme qui s’appelle Khoubayb fils de ^Adiyy. Il a innové l’accomplissement de deux rak^ah avant d’être exécuté. Quand on allait l’exécuter il a fait deux rak^ah avant qu’il ne soit exécuté, tout comme cela est parvenu dans le sahih de Al-Boukhariyy.

 

Dans le sahih de Al-Boukhariyy, Al-Boukhariyy dit : “ ‘Ibrahim Ibnou Mouça d’après Hicham Ibnou Youssouf d’après … d’après Abou hourayrah a dit : le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a envoyé une brigade pour servir d’éclaireur c’est-à-dire pour voir comment était l’ennemi, ils sont partis et quand ils sont arrivé entre Ghosfan et Makkah ils ont été dénoncé c’est-à-dire des gens avaient dénoncé leur déplacement à une tribu qui s’appelle les Banou Lehian c’était des mécréants. Ils les ont suivis à la trace avec environ cent archets, cents personnes qui pouvaient tirer des flèches. Ils les ont suivis à la trace jusqu’à arriver dans une station où les musulmans avaient occupé quelques temps auparavant. Ils ont trouvé des noyaux de dattes. Ils les ont reconnu grâce aux noyaux de dattes. Ils ont dit : “ Ceci c’est les dattes de Yathrib, de Médine.”

Ils les ont poursuivis jusqu’à les rattraper. Quand ^Asim qui est le chef de ce bataillon avec ses compagnons ont trouvé refuge pour éviter l’attaque de ces gens-là. Quand les poursuivants les ont rattrapé, ils leur ont dit : “ Nous vous donnons notre engagement que nous n’allons pas vous tuer “. Ils les poursuivent tout ce chemin et après ils leur disent “ on ne va pas vous tuer “ ? ^Asim a dit : “ Moi je ne veux pas être sous la protection d’un associateur. Ô Allah fais que Ton Prophète soit au courant de ce qu’il nous arrive.” Ils les ont combattu puis à la fin ils ont tué ^Asim avec les sept personnes, ils lui ont tué des flèches. Trois hommes étaient resté : Zayd, Khoubayb et un troisième homme. Ils leur ont dit : “ On vous donne l’engagement que l’on ne va pas vous tuer “, et ils se sont rendu et ils se sont fait emprisonner. Quand ils se sont rendu ils ont ouvert les cordes de leurs arcs et ils les ont ligoté avec. Le troisième homme qui était avec eux a dit : “ Voilà ceci est la première preuve qu’ils vont nous trahir.” Il a refusé d’aller avec eux, ils ont essayé de le tirer, de l’emmener, il a refusé, ils l’ont tué. C’était bien une trahison car ils avaient donné leur parole au début qu’ils n’allaient pas leur nuire. Et ils ont emmené Khoubayb et Zayd et il les ont vendu comme des esclaves à la Mecque. Khoubayb a été acheté par les descendants la tribu de Al-Harith et c’était Khoubayb qui avait tué Harith dans la bataille de Badr des années auparavant. Il avait tué leur père. Il est resté prisonnier chez eux jusqu’à ce qu’ils se soient tous mit d’accord qu’ils allaient l’exécuter. Ils voulaient tuer Khoubayb pour venger la mort de leur père Harith. Un jour qu’il était chez eux, il a emprunté un couteau d’une des files de Banou Harith et elle lui a prêté un couteau. La femme a dit : “ Je n’ai pas fait attention à un enfant à moi, il a accourut, il jouait auprès de Khoubayb, Khoubayb l’a mis sur ses genoux et il avait le couteau. J’ai eu énormément peur.” Khoubayb a dit : “ Tu as vraiment peur que je tue cet enfant ? Je ne ferais jamais cela, si Dieu le veut.” Cette femme disait aussi : “ Je n’ai jamais vu de ce point de vu un prisonnier qui soit meilleur que Khoubayb.” Elle a dit : “ Je l’ai vu alors qu’il était prisonnier chez nous, il mangeait une grappe de raisons et dans toute la Mecque il n’y avait pas de fruit. Et il était enchaîné et c’était sans aucun doute une subsistance que Allah lui a donné de manière prodigieuse.” À la fin, ils ont voulu l’exécuter, ils l’ont fait sortir de l’enceinte sacrée de la Mecque car dans l’Islam il est interdit de tuer dans l’enceinte sacrée de la Mecque et les arabes avaient cette habitude aussi avant. Il leur a dit : “ Laissez-moi faire deux rak^ah.” puis quand il a terminé, il est revenu vers eux, il leur a dit : “ je veux pas que vous pensiez que j’ai peur de la mort sinon j’aurais ajouté tellement je trouve du plaisir à faire la prière.” Le musulman au début peut être qu’il peut trouver éprouvant de se lever pour faire le woudou’, pour faire la prière, pour couvrir sa zone de pudeur et le saint il trouve du plaisir en cela. Le commun des gens peut être qu’il trouve qu’il est éprouvé lorsqu’il accomplit l’acte d’adoration alors que le saint il trouve du plaisir parce qu’il sait qu’il e consacre à Dieu en faisant cela et qu’il aime accomplir l’obéissance. Le saint fait en sorte que toute sa vie soit une obéissance à Dieu. Puis Khoubayb a fait une invocation contre eux. Il a dit deux vers de poésie dont le sens globale est :

 

“ Je ne prête pas attention, du moment que je meurs pour l’Agrément de Dieu, de quel côté je vais tomber.”

 

Puis il a dit après cela : “ Ô Mouhammad !”, il a appelé le Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam et cela c’est une manière de manifester son amour pour le Prophète. Cela veut dire qu’il est permis d’appeler le Prophète même en son absence. Puis il fut exécuté.

 

Par ailleurs, les gens de Qouraych ont voulu avoir la certitude que ^Asim fut été tué. ^Asim c’est celui qui était à la tête de ce bataillon. Ils ont envoyé l’un d’entre eux pour aller chercher une partie du corps de ^Asim parce que ^Asim avait tué quelqu’un d’important chez eux. Ils voulaient avoir une partie de son corps mais Allah a protégé le corps de ^Asim par un nuage d’abeilles qui avaient recouvert son corps, ils n’ont rien pi prendre de son corps.

 

Parmi les preuves qu’il y a de bonnes innovations également, ceux à qui le Messager dictait la révélation ils écrivaient les lettres sans les points. Ils ne mettaient pas les points au-dessous et au-dessus des lettres. Ils écrivaient les lettres ب ت ث ي sans point, ce n’est pas comme nous qui reconnaissons la lettre ب parce qu’il y a un point en dessous. Et même notre maître ^Outhman Ibnou ^Affan qui a dupliqué les moushaf, il a fait des copies du moushaf qu’il a envoyé à différentes régions parce que l’islam s’était diffusé ; il en a envoyé à la Mecque, à Al-Basra, et à d’autres endroits et il avait gardé une copie chez lui, même ce moushaf il n’y avait pas de points en dessous et au-dessus des lettres. Mais le premier a avoir mis des points dans le Qour’an c’est un successeur des compagnons (tabi^i) du nom de Yahya Ibnou Ya^mar. Ce n’était pas un compagnon. Elle compagnon c’est celui qui a rencontré le Prophète de manière habituelle. Mais le tabi^i, le successeur des compagnons, il n’a pas rencontré le Prophète de manière habituelle durant sa vie mais il a rencontré un compagnon. On peut dire Yahya Ibnou Ya^mar et Yahya Ibnou Ya^mour.

 

Dans son livre « Kitab al-Masahif », l’Imam Ibn Abi Dawoud Soulayman Ibn Ach^ath As-Sijistaniyy dit :

“ ^Abdou l-Lah nous a rapporté de Mouhammad Ibnou ^Abdi l-Lah Al-Makhzoumi d’après Ahmad Ibnou Nasr Ibni Malik qu’il a rapporté de Al-Houçayn Ibnou l-Walid qu’il a rapporté de Haroun Ibnou Mouça qu’il a dit :

« le premier à avoir mis les points dans le Moushaf (le Livre du Qour’an), c’est Yahya Ibnou Ya^mar » ”.

 

Auparavant le Moushaf était écrit sans point. Quand il a fait cela les savants ne lui ont pas reprocher d’avoir fait cela, ils ne l’ont pas blâmé pour avoir fait une chose que ni le Prophète ni les compagnons n’ont faite. Alors que le Messager n’avait pas ordonné que l’on mette les points pour distinguer les lettres.

 

Celui qui prétend que ce qui n’a pas été fait à l’époque du Prophète c’est une innovation d’égarement alors qu’il commence à enlever les points dans les Moushaf.

 

Même leur chef aux wahhabites qui disent que tout est bid^ah que l’on ne fait rien, ceux qui disent que ce n’est pas bien de fêter la naissance du Prophète sous prétexte que tout ce qui n’a pas été fait à l’époque du Prophète il ne faut pas le faire, et Ibnou Taymiyah ils le considèrent comme étant leur référence, ses paroles à lui ils les suivent plus que le Qour’an et le hadith presque ; même l’égaré Ibn Taymiyah a dit dans ses fatawi, dans le tome 3 page 402 : “ Il a été dit que c’est déconseillé de mettre les points parce que c’est une innovation et il a été dit que c’est déconseille parce que on en a besoin et il a été dit que c’est déconseillé de mettre les points mais pas les voyelles pour indiquer la prononciation mais ce qui est correct c’est qu’il n’y a pas de mal en cela.” Même leur chef à eux dit qu’il n’y a pas de mal et eux ils disent que tout est mauvais, et ils l’appellent une référence cet homme-là, selon eux : “Chaykh al-Islam”. Ce que leur chef leur dit ils disent que c’est faux et malgré cela ils disent que c’est une référence, voyez comment ils se contredisent ces gens-là. En réalité ce ne sont pas de gens à suivre, ce sont des gens au contraire à dénoncer.

 

Dans son célèbre recueil de hadith, Sahih , l’Imam Al-Boukhariyy rapporte :
 » Adam m’a rapporté et a dit : Ibnou Abi Dhi’b m’a rapporté d’après Az-Zouhriyy d’après As-Sa-ib Ibnou Yazid qu’il a dit : « Le jour du vendredi il n’y avait qu’un seul appel à la prière. L’appel du vendredi commençait quand l’imam s’asseyait sur le minbar (une sorte de chaire sur laquelle l’imam monte pour donner le discours), à l’époque du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), de Abou Bakr et de ^Oumar que Allah les agrée. À l’époque de ^Outhman, que Allah l’agrée, alors que les gens sont devenus plus nombreux, il a ajouté le troisième appel à Az-Zawra (qui est un endroit à Médine)”. On va comprendre pourquoi il a dit le troisième et non le deuxième, ce n’est pas une faute.

 

Ibn Hajar Al-^Asqalaniyy et dans la version de waqi^ Ibnou Abi Dhi’b il a dit qu’il y avait un appel à la prière à l’époque du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), et à l’époque de Abou Bakr et de ^Oumar il y avait deux appels. Ibnou Khouzaymah qui explique ce hadith a dit : “ Quand il a dit deux appels, il vise par cela al-adhan (l’appel) et al-‘iqamah (l’annonce, qui est ce que l’on dit juste avant que les gens fassent la prière lorsqu’ils se lèvent pour prier. La différence entre l’appel et l’annonce c’est la parole “qadqamati ssalat”) ” Il a appelé les deux “appel” soit pour dire que c’est l’appel qui l’emporte ou soit pour dire que ils ont tous les deux en commun d’avertir les gens de l’imminence de la prière. C’est un abus de langage. C’est pour cela que celui qui a été ajouté a été considéré comme étant le troisième ; cela veut dire qu’il y a un appel habituel, une annonce habituelle et un appel qui a été ajouté. Puis Ibn Hajar dit : “ il a ajouté le troisième appel “ et dans la version de Waqi^ Ibnou Abi Dhi’b, ^Outhman a ordonné de faire le premier appel et Ach-Chafi^iyy a aussi les même termes et il n’y a pas de contre entre les deux du fait qu’il a été ajouté dans l’ordre il est devenu troisième et du fait qu’il a été placée avant le précédent il est devenu premier et il y a une autre version celle de ^Aqil qui vient après deux chapitres dans le livre c’est qu’il a dit : “ le deuxième appel c’est ^Outhman qui l’a ordonné ”. Il a été considéré comme étant deuxième également du fait qu’il est deuxième par rapport au premier appel qui est à l’origine et non pas par rapport à l’annonce.

Si quelqu’un ne comprend pas il va se perdre c’est pour cela que la science est par transmission orale.

 

Cette innovation c’est ^Outhman Ibnou ^Affan qui l’a faite. Ces gens-là est-ce qu’ils vont dire “il ne peut y avoir que des innovation d’égarement” ? Eux qui disent cela est-ce qu’ils vont se limiter que à un seul appel à la prière le vendredi comme c’était à l’époque du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), ou bien vont-ils faire deux appels à la prière tout comme ^Outhman l’a fait ? Ils se contredisent. En réalité, ils font deux appels maintenant à Médine et à la Mecque. Ce sont les wahhabites qui tiennent la Mecque et Médine et ils font deux appels. Ils nous reprochent des choses que eux-mêmes font. Ils disent qu’il n’y a pas de bonne innovation et ils font des innovations. Et ce sont eux qui nous empêchent de commémorer la naissance du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Nous parlons de ce sujet maintenant parce que nous sommes dans la période dans laquelle le Prophète est né et les musulmans s’apprêtent à célébrer dans toutes la terre, ils s’apprêtent à commémorer la naissance du Prophète. Ils citent une partie du récit de la naissance du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) et manifestent leur joie pour le fait que Allah nous a envoyé le meilleur des hommes, celui qui nous a enseigné ce qui va nous sauver dans l’au-delà. Et quand on commémore sa naissance c’est-à-dire que l’on remercie Dieu pour nous l’avoir envoyé c’est cela le sens de cette commémoration. Ce n’est pas un gâteau sur lequel on souffle et on dit “happy birthday to you“ ou mettent des cadeaux sous un arbre, dans des sabots ou des bottes… ce n’est pas cela. Le mawlid c’est de réciter un peu de Qour’an, c’est de réciter un peu de la conduite du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), ceux qui savent chanter les éloges du Prophète ils font du madih, même si c’est en famille ou avec des amis, c’est quelque chose que les musulmans font depuis sept siècles, partout ; en Arabie, en Indonésie, en Thaïlande, à Singapour, en Europe, en Amérique, en Australie, en Afrique, là où il y a des musulmans, ils fêtent Al-Mawlid.

Al-Hamdouli l-Lah qui nous a guidés vers le bien !

L’émigration du Prophète

Posted in cours général,Exhortation,Histoire,islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 20, 2015

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Al-Boukhariyy a rapporté dans son sahih d’après Ibnou ^Abbas (que Allah l’agrée lui et son père) qu’il a dit : Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a recu la révélation alors qu’il avait quarante ans, il est resté ensuite treize années à La Mecque, il recevait la révélation, puis il a reçu l’ordre d’émigrer à Médine et il est resté dix ans à Médine après quoi il est décédé à l’âge de soixante trois années. Fin de citation.

 

Son émigration, ^alayhi s-salam, son voyage qu’il a fait de la Mecque à Médine, c’eatot le mois de Rabi^ou l-‘awwal de la treizième année depuis le début de la révélation. Et c’était un lundi tout comme l’a rapporté l’imam Ahmad d’après Ibnou ^Abbas. Ainsi l’imam Ahmad rapporte d’après Ibnou ^Abbas que les agrée lui et son père, qu’il a dit : le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam est né un lundi, il a reçu la révélation un lundi, il est mort un lundi, il a quitté la Mecque pour émigrer à Médine un lundi, il est arrivé à Médine un lundi et il a placé la pierre noire dans la Mecque, dans la Ka^bah, un lundi.

 

La raison de son émigration ^alayhi ssalatou wa sallam c’est que lorsque la tribu de Qouraych a constaté que tous ceux qui étaient musulmans partaient à Médine en enmenant leurs femmes et leurs enfants, ils ont eu peur que le Prophète ^alayhi ssalatou wa sallam à son tour ne parte. Ils ont su que les musulmans ont dorénavant une force et une base. Ils se sont réunis pour se concerter à son sujet dans une maison qui s’appelle Darou n-nadwa. Et Iblis était présent avec eux et il était sous l’apparence d’un vieil homme de la région du Najd. Et chacun donnait un avis et Iblis disait :  » Non ce n’est pas la meilleure chose « . Iblis a attendu jusqu’à ce que Abôu Jahal qui était un des oncles du Prophète et qui était celui qui avait le plus d’animosité contre le Prophète ^alayhi ssalatou wa sallam. Il a dit :  » Nous allons prendre de chaque clan (de la tribu de Qouraych) un jeune homme et nous lui donnons une épée et ils vont tous attaquer le Prophète et ils le tuent comme si c’était un seul homme qui le tue en même temps et comme cela de ^Abdou manaf (c’est le clan du Prophète) ne vont pas vouloir venger le Prophète parce que ils auront à venger tous les autres clans et donc ils accepteront le prix du sang « . Et Iblis leur a dit :  » Ah oui cela c’est un bon avis « . Ils se sont donc quitté en ayant adopté cet avis. Et notre maître Jibril ^alayhi s-salam a alors avertit le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) que son peuple avait comploté contre lui. Le Prophète n’a pas passé la nuit dans l’endroit où il dormait habituellement. Et les jeunes hommes étaient juste devant la porte de la maison du Prophète, en train de surveiller pour qu’il dorme et ils soteront alors sur lui. C’est alors que le Prophète ^alayhi ssalatou wa sallam a dit à notre maître ^Aliyy que Allah l’agrée :

 

 » Dors à ma place et couvre toi avec ma couverture à moi et rien de mal ne t’arriveras « .

 

Le Prophète ^alayhi ssalatou wa sallam a prit une poignée de terre et il est sortie pour affronter tous ces gens-là et Allah a fait qu’ils ne le voient pas. Il récitait sourat Yasin, le début de sourat Yasin et il mettait de la terre sur leur tête, à tous. Ils étaient tous endormis et il récitait sourat Yasin jusqu’à la parole de Allah qui signifie :

 

 » Nous les avons voilé et ils ne voient pas « .

 

Et ces premières parties de sourat Yasin comportent un secret quand quelqu’un veut affronter des gens ou des ennemis, il peut réciter ceux-là et par la barakah de ce verset il est protégé. Puis il est partit. Quelqu’un. Est venu et leur a dit :  » Mais Mouhammad est partit et chacun d’entre vous a de la terre sur la tête « . Chacun a trouvé qu’il y avait bien de la terre sur la tête. Puis ils se sont mis à vérifier si le Prophète était partit. Et ils voyaient qu’il y avait quelqu’un à l’intérieur recouvert avec le drap du Prophète. Ils ont dit :  » Non, non il n’est pas partit. Il est à l’intérieur, il dors « . Ils sont restés ainsi jusqu’au matin, jusqu’à ce que ^Aliyy est sorti du lit.

 

Al-Bayhaqiyy a rapporté dans le livre dalalou n-noubouwa’ que le Messager de Allah pour commencer son émigration. Il était en compagnie de Abou Bakr, que Allah l’agrée. Et Abou Bakr tantôt il marchait devant le Prophète et tantôt il était derrière lui, et parfois il marchait à sa droite et parfois il marchait à sa gauche. Alors le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) lui a dit ce qui signifie :

 

 » Pourquoi tu fais comme cela Abou Bakr ? Ce n’est pas de ton habitude de faire comme cela « .

 

C’est alors Abou Bakr lui a dit :  » Ô Messager de Dieu, quand je me rappelle les gens qui essayent de nous tendre un piège je marche devant toi, quand je me rappelle les gens qui sont à notre poursuite je marche derrière toi et parfois je marche à ta droite, parfois je marche à ta gauche ; je crains pour toi « .

 

Et quand ils sont arrivé devant l’entrée de la grotte, Abou Bakr a dit au Prophète :  » Par Celui Qui t’a envoyé avec la religion de vérité, je ne voudrais pas que tu ne rentres avant que je ne rentre, comme cela s’il y a un animal nuisible il me nuit à moi plutôt qu’à toi « . Il est entré et il n’a rien vu. Mais il y avait une fissure dans la grotte et dans cette fissure il y avait des serpents et des vipères, c’est alors que Abou Bakr a mis son pied dedans pour qu’ils ne sortent pas et ne nuisent pas au Messager et c’est alors qu’ils étaient en train de le mordre. Et ces larmes ont alors coulé. Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) disait à notre maître Abou Bakr, que Allah l’agrée) :  » Allah nous donnera la victoire « .

 

Al-Bayhaqiyy a rapporté dans le livre dalalou n-noubouwa’, que la nuit où notre maître Mouhammad est entré avec Abou Bakr dans la grotte, Allah a ordonné à un arbre de pousser juste devant la grotte, ce qui a caché le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Il a ordonné à une araignée de tisser sa toile sur l’entrée de la grotte et Il a ordonné à deux pigeons de se poser juste à l’entrée de la grotte.

 

Les jeunes gens de Qouraych étaient venu comme c’était le complot de Qouraych, de chaque clan il y avait un homme. Ils étaient venu avec leurs bâtons et leurs épées. Quand ils étaient tout proche, l’un d’entre eux a été voir ce qu’il y avait à l’intérieur de la grotte. Il a vu qu’il y avait deux pigeons qui étaient juste à l’entrée de la grotte. Il est revenu auprès de ses compagnons. Ils lui dit :  » Pourquoi tu n’as pas regardé ce qu’il y avait juste à l’entrée de la grotte ? « . Il a dit :  » J’ai vu qu’il y avait deux pigeons juste à l’entrée de la grotte donc j’ai su qu’il y avait personne à l’intérieur « .

 

Donc ce n’est pas parce que l’araignée a tissé sa toile à l’entrée de la grotte où le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qu’il serait interdit de tuer les araignées. Si les araignées ce sont des animaux nuisibles, il y a du poison dans l’araignée donc il est permis de la tuer.

 

L’imam Ahmad a rapporté de ^Abdou r-Razzaq, d’après ^Outhman Al-Djazariyy, d’après l’esclave de Ibnou ^Abbas que Ibnou ^Abbas lui a appris à propos de la parole de Allah dans sourat Al-‘Anfal verset numéro 30 que Qouraych s’était concerté de nuit à la Mecque. Certains ont dit :  » Au matin, sautez sur le Prophète et attachez-le, ligotez-le.  » D’autres ont dit :  » Tuez-le plutôt « . Et d’autres ont dit :  » Chassez-le de la Mecque « . Allah a fait savoir à Son Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) le complot de son peuple contre lui. ^Aliyy s’est endormi cette nuit-là dans le lit du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Et le Prophète est partit à la grotte. Et les associateurs étaient juste devant la maison du Prophète, ils voyaient ^Aliyy sous les draps et ils croyaient que c’était le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Ils sont entré de force et quand ils ont vu que c’était ^Aliyy, ils ont été déçus. Ils lui ont dit :  » Où est ton compagnon ? « . ^Aliyy a dit :  » Je ne sais pas « . Ils ont suivi la trace du Prophète. Quand ils sont arrivés au niveau de la montagne ils ont perdu la trace, parce que autant sur la terre c’est facile de suivre la trace, dans la montagne c’était moins évident. Ils ont escaladé la montagne, ils sont passé devant la grotte. Ils ont vu sur l’entrée de la grotte la toile d’araignée. Ils ont dit que si quelqu’un était rentrée à l’intérieur il n’y aurait pas eu la toile d’araignée sur la porte. Il est resté trois nuits dans la grotte. Trois nuits après le Messager, il est resté trois nuits dans la grotte que l’on appelle Ghar thawr, c’est une grotte qui est connue jusqu’à maintenant on peut la visiter. Ils sont resté trois nuits dans la grotte puis ils sont partis puis avec notre Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) et Abou Bakr, il y avait ^Ammar Ibnou foughayrah à leur service et ils ont loué les services d’un guide qui pourrait leur indiquer le chemin. Ils ont pris plutôt le chemin qui longeait la cote plutôt que de prendre le chemin habituel de la Mecque pour aller à Médine. Ils ont suivi la cote et Allah a fait que leur ennemi a été détourné, son attention à été détourné pour qu’il ne suive pas ce chemin par la cote. Mais il y avait un homme pour suivre les gens à la trace, qui s’appelle Souraqqah fils de Malik fils de Jouchoun Al-Moudlijiyy. On lui a dit qu’il y avait des points noirs, des gens avaient vu des points noirs au niveau de la cote. Il a pris son cheval. Il est partit à la recherche de ce dont on l’avait informé mais en cachette par rapport à son peuple. Il voulait le tuer le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) et gagner la récompense à lui tout seul, c’est pour cela qu’il n’a pas averti son peuple. Il voulait prendre la récompense à lui seul. Comme vous le savez tuer un Prophète ou vouloir le tuer c’est une mécréance car cela revient à émettre une objection contre Dieu. Et lui cet homme était mécréant à cette époque-là. Mais il ne pouvait rien faire car Allah préserve Son Prophète.

 

Il a été très rapide jusqu’à les rattraper. Abou Bakr regardait souvent derrière pour voir s’il était proche ou pas. Alors que le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) récitait le qour’an et il ne se retournait pas. Quand il était très très proche d’eux, le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit une invocation.

 

Il a dit : Allahoumma kfinahou kayfa chi’ta wa bima chi’t.

 

C’est-à-dire : Ô Allah, préserve nous de lui comme Tu veux et par la cause que Tu veux.

 

Ici il y a kfina parce que c’est pour deux personne ou plus. Si c’est une personne elle dit kfini. Et le hou à la suite c’est pour dire que c’est un homme. Si c’est pour plusieurs houm, si c’est pour une femme ha. Si c’est pour deux personnes houma. Si tu veux réciter cette invocation pour être préservé

 

Contre un homme : Allahoumma kfinihou kayfa chi’ta wa bima chi’t.

Contre une femme : Allahoumma kfiniha kayfa chi’ta wa bima chi’t.

Contre plusieurs personnes : Allahoumma kfinihoum kayfa chi’ta wa bima chi’t.

 

C’est-à-dire que on demande à Allah de nous préserver contre cet homme par la cause que Allah veut.

 

Et il a faut une invocation contre lui, c’est alors que les pieds de son cheval ce sont enfoncé dans la terre jusqu’au ventre. C’est alors que Souraqah a compris que ce n’était pas habituel. C’est une terre qui n’est pas des sables mouvants, c’est une terre rocailleuse. Il l’a appelé pour qu’il lui donne une garantie de sécurité, c’est-à-dire il n’allait pas lui faire du mal. Il lui a donné l’engagement qu’il n’allait pas le rattraper mais il demandait au Prophète de les sauver de cette situation et qu’il n’allait pas leur montrer le chemin que le Prophète avait suivi. Le Prophète a fait une invocation en sa faveur et le cheval est ressortit. Et le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) s’est arrêté et il a attendu que Souraqah viennent et il lui a ce que son peuple voulait lui faire, c’est-à-dire que son peuple voulait le tuer. Ils ont promis une récompense, ils ont mis sa tête à prix. Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) lui a dit :

 

 » Dissimule le chemin que nous avons pris.  »

 

Les arabes tiennent leur parole, même ceux qui étaient associateurs. Du fait qu’il l’a sauvé de l’épreuve dans laquelle il s’est retrouvé, il tenait sa parole même s’il était pas encore musulman à cette époque-là. Pourquoi je dis  » encore « , c’est que l’on va voir que cet homme allait devenir musulman par la suite. Et lorsqu’il est revenu sur ses pas Souraqah a vu que les gens allaient suivre ce chemin-là. Il leur a dit :  » C’est bon j’ai vérifié cette partie-là, cherchez ailleurs « .

 

Souraqah disait, lorsqu’il relatait cet événement par la suite :  » Quand je suis partis de chez moi, j’étais de ceux qui étaient le plus motivé pour les rattraper et quand je les ait quitté j’étais le plus motivé pour que personne ne les rattrape.  »

 

Et Souraqah disait par la suite de la poésie dans laquelle il s’adressait à Abou Jahl. Il lui disait :

 

 » Ô Abou Hakam, si tu étais témoin concernant ce qui est arrivé à mon cheval quand ses pieds se sont enfoncé dans le sol, tu auras su et tu n’auras point douté que Mouhammad est un Messager et qui a des preuves. Qui peut lui tenir tête ? Alors, empêche les gens de lui nuire car je suis sûr qu’un jour ce à quoi il appelle aura le dessus et que tous les gens dans leur totalité vont souhaiter être avec lui.  »

 

Il a été dit que le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a fait écrire pour Souraqah un écrit sur des os ou sur de la peau et qui était une garantie de sécurité, c’est-à-dire à chaque fois que Souraqah quelqu’un voulait lui nuire il lui montrait ce que le Prophète lui avait fait écrire, par reconnaissance

 

Et vous savez que le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) ne savait ni lire ni écrire. Et cela c’est un miracle pour lui. Toute cette science, toutes ces connaissances, les hadiths, le qour’an, tout cela il l’a transmis un livre ancien, sans avoir rencontré des gens, sans avoir étudié auprès de gens, et cela c’est un grand miracle pour lui (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam).Et l’un d’entre nous combien de temps il passe à lire des livres et des livres, et il n’arrivera pas à un pourcentage infime des connaissances que le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) avait enseigné et des bon s caractères auxquels il avait appelé, la croyance de vérité qui consiste à reconnaître qu’il n’est de Dieu que Dieu et que Mouhammad est le Messager de Dieu.

 

Il a été rapporté donc que cet écrit, sans que ce soit lui qui l’ait écrit mais il a ordonné à quelqu’un de lui écrire. Le jour de la conquête de la Mecque, Souraqah l’avait montré au Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Et ceci est sans aucun doute un grand bienfait que le Prophète avait fait pour Souraqah.

 

Il s’est manifesté pour l Souraqah un des miracles du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), un des signes de sa prophétie ; puisque le Prophète a dit à Souraqah alors qu’il n’était pas encore musulman. Il lui a dit :  » Tu verras Souraqah, un jour tu vas porter les bracelets de Chosroes « . Chosroes qui était le roi de Perse. Et effectivement plus tard, lors du califat de notre maître ^Oumar Ibnou l-Khattab, Souraqah était devenu musulman entre temps et il est allé dans l’armée des musulmans lorsqu’elle est partie à la conquête de la Perse. Et parmi le butin qu’ils ont eu, il y avait les bracelets de Chosroès et c’était la part qui revenait à Souraqah. Le Prophète lui avait dit bien avant de mourir et cela c’est un des signes de la prophétie de notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam).

 

Par la suite, sur leur chemin ils sont passé par la tente d’une femme qui s’appelle Oummou Ma^bad. Elle avait planté sa tente dans le désert. Cette femme est surnommée Oummou Ma^bad, la mère de Ma^bad, mais elle s’appelait ^Atikah. Son prénom c’est ^Atikah, ^Atikah fille de Khalid Al-Khouza^iyy. Elle était sur leur chemin, elle était à l’intérieur de sa tente et elle proposait de l’eau et du lait aux gens et aux voyageurs. C’était sa tâche et elle gagnait sa vie ainsi. Notre Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a vu qu’elle avait une brebis. Il lui a dit :  » Qu’est-ce que c’est ? « , elle lui a dit :  » C’est une brebis mais qui est tellement faible que elle n’a pas de force pour sortir paître avec le troupeau.  » le Messager lui a dit ce qui signifie :  » Est-ce qu’elle a du lait ?  » elle a dit :  » Elle est plus faible que de donner du lait « . Le Messager a passé sa main honorée sur le dos de la brebis, puis sur les mamelles de la brebis, il a évoqué le Nom de Dieu et il a fait des invocations. Et il a pu traire suffisamment de lait pour qu’ils puissent boire jusqu’à satiété. Puis il a trait un deuxième récipient et il a laissé le récipient de lait plein chez cette femme. Et il est partit après avoir pris l’engagement d’elle qu’elle soit musulmane et la barakah est restée chez cette femme. Ceci est sans aucun doute quelque chose qui sort de l’ordinaire parce que une brebis qui est famélique elle ne va pas pouvoir donner du lait suffisamment pour plusieurs personnes. Ceci est une preuve que c’est Allah qui crée toute chose, ce n’est pas la brebis qui crée le lait. Et Allah a voulu que d’une brebis qui est très faible sorte du lait en grande quantité et ceci pour soutenir et confirmer le Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam).

 

Il y a une autre version pour ce même événement, c’est que lorsque le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) est partit de la Mecque pour faire l’émigration à Médine en compagnie de Abou Bakr et du serviteur de Abou Bakr qui était ^Ammar Ibnou Foughayrah, et leur guide ^Abdoiu l-Lah Ibnou ^Ourayqit, ils sont passé auprès de la tombe d’une femme qui s’appelle Oummou Ma^bad Al-Khouza^iyy qui était une femme qui donnait à boire et à manger. Ils lui ont dit si elle avait de la viande et des dattes pour les acheter. Ils n’ont rien trouvé chez elle. Et comme ils étaient fatigués et affamés. Ils ont vu qu’il y avait une brebis à l’intérieur de la tente. Le Messager lui a dit :  » Ô Oummou Ma^bad, est-ce que cette brebis a du lait ?  » elle lui a dit :  » C’est une brebis qui est très faible, elle n’a pas « . Il lui a demandé :  » Est-ce que tu m’autorise que je trait cette brebis ? « , elle a lui a dit :  » Oui si tu peux tirer du lait « , c’est alors que le Prophète a passé sa main honorée sur les mamelles de cette brebis, il a évoqué le Nom de Allah, il a fait des invocations pour que Allah fasse qu’il y ait de la barakah dans cette brebis et elle a eu des poussée de lait et il a pu la traire. Il a demandé un recipient, il a trait, puis il a donné à Oummou Ma^bad qui a pu boire puis il a donné à ses compagnons puis c’est lui qui a bu en dernier. Puis il remplit à nouveau le récipient de lait et il l’a laissé et il a pris d’elle le pacte d’allégeance sur l’islam et ils sont partit ils l’ont laissée. Puis lorsque son mari est venu, il s’appelait Fils de Al-Jawn. Il avait un troupeau de moutons qui étaient très faibles. Quand il a vu le récipient de lait, il était très étonné. Il a dit :  » Comment tu as ce lait alors que il n’y a pas de brebis qui donne de lait dans la maison ? « , elle a dit :  » Il y a un homme béni qui est passé par là et c’est grâce à lui que nous avons ce lait « , il lui a dit :  » Décris le moi « .

 

Et là, Oummou Ma^bad Al-Khouza^iyyah a décrit le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) d’une manière très éloquente et très précise et c’est cette description qui est restée transmise de générations en générations comme étant la description du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Ce sont des mots qui sont tre précis, très jolis en arabe mais très fins.

 

Elle a dit :  » Sa beauté saute aux yeux. Son visage est extrêmement beau. Il a un très bel aspect. Il n’a pas le ventre qui est gros et qui tombe. Et il n’a pas une tête qui est petite. Sa beauté saute aux yeux, la beauté générale et la beauté de chaque partie de son visage. Ses yeux sont un iris très noir qui contraste avec le blanc de l’œil. Se cils sont longs et recourbés. Sa voix n’est pas stridente mais elle est posée. Et son cou est brillant. Sa barbe elle est très épaisse. Il a le bout de ses paupières comme s’il y avait du kouhoul dessus sans qu’il n’y en ait. Ses sourcils sont long et fins et arqués. Ses cheveux sont très noirs. Quand il est silencieux il inspire le respect et quand il parle toute sa beauté se manifeste. Il est très beau de loin et très beau de près. Ses paroles sont éloquentes. Il parle de manière concises sans que ce soit peu de mots de sorte à considérer que ce n’est pas intéressant ni beaucoup de mots de sorte à ce que cela devienne inutile. Ses paroles sont comme des perles d’un copier. Il est de taille intermédiaire, il n’est pas très petit ni très grand. Il est comme entre deux branches (c’est-à-dire que elle fait référence à ses compagnons). Il est celui des trois qui a le plus bel aspect. Il a des compagnons qui l’entourent. Lorsqu’il parle, ils écoutent ce qu’il dit. Lorsqu’il donne un ordre, ils s’empressent à l’exécuter. Il est bien entouré, toujours des gens à son service. Il n’est pas de couleur terne et il n’est pas de ceux qui disent des paroles inutiles.  »

 

Abou Ma^bad a alors dit :  » C’est sans aucun doute celui que Qouraych est en train de rechercher et j’ai voulu lui tenir compagnie. Si je pouvais le faire, je serais son compagnon « .

 

À la Mecque, ils ont entendu une voix qui leur annonçait ce qui c’était produit chez Oummou Ma^bad et comment le Prophète s’était arrêté chez elle et que il a pu extraire du lait d’une brebis qui était complètement faible.

 

‘Asma a dit :  » Quand nous avons entendu cette voix à la Mecque nous avons su quelle était la destination du Prophète et qu’il s’y dirigeait vers Médine « .

 

Lorsque le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) est arrivé à Médine, ^Outban Ibnou Malik est venu avec des gens du clan de Bani s-salim. C’était des gens de Médine. Ils ont pris la bride de la chamelle du Prophète et ils lui ont dit :  » Viens habiter chez nous, nous sommes nombreux, nous avons beaucoup de réserves, nous allons te défendre « . Mais le Prophète a dit :  » Laissez la chamelle poursuivre son chemin, Dieu lui a ordonné de marcher jusqu’à s’arrêter dans l’endroit où sera ma mosquée « . Ils ont laissé les premiers donc la famille de Banou s-salim ont laissé la chamelle et elle est passé auprès de la famille de Banou sa^idah et Abou ^Oubadah est venu en la compagnie de d’autres hommes et il a demandé la même chose au Prophète, de venir s’installer chez eux. Mais le Prophète leur a répondu la même chose qu’aux premiers. Elle a poursuivi son chemin jusqu’à arriver près de la résidence de bani l-Harif, et c’était Sa^ad Ibnou Rawif et ^Abdou l-Lah qui ont voulu faire la même chose, ils ont proposé la même chose que le Prophète s’installe chez eux mais le Prophète à répondu de la même manière. Et quand la chamelle a poursuivi son chemin jusqu’à passer auprès d’une résidence d’un des oncles paternels du Prophète et Ibnou Qays est venu et a proposé la même chose, mais le Prophète a répondu la même chose c’est-à-dire laissez la chamelle poursuivre son chemin. Quand elle est arrivé près de la résidence de Bani Malik Ibni Najar, la chamelle s’est accroupie c’est-à-dire Allah lui a ordonné de s’accroupir dans l’endroit qui allait être la mosquée du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). À ce moment cet endroit appartenait à deux jeunes gens qui étaient orphelins de Banou Malik Ibni Najar qui étaient sous la tutelle d’un homme. Quand la chamelle s’est accroupit, le Prophète n’est pas descendu, il est resté. Elle est resté un peu puis elle s’est relevée, elle a marché un peu sans aller trop loin et le Prophète lui avait lâché les brides comme cela elle pouvait aller où elle voulait. Puis elle a fait demi-tour, elle s’est accroupie au même emplacement, le premier. Elle s’est relâchée et elle a posé son cou sur le sol. Le Prophète est alors descendu et c’était en plein milieu de la journée. C’est alors que Abou ‘Ayyoub, Khalid Ibnou Zayd qui fait partit de Banou Najar a pris les bagages du Prophète Bani Malik Ibni Najar, il a fait rentrer la chamelle chez lui et il l’a invité chez lui parce que Khalid Ibnou Zayd fait partie de oncles maternes de ^Abdou l-Lah Ibnou Mouttalib le grand père du Prophète. C’est pour cela que l’on dit l’oncle maternel. Quand les gens ont invité le Prophète chez eux, il a dit :  » Je vais là où sont mes bagages « .

 

Et il y avait des jeunes filles qui étaient très contentes que le Prophète soit dans leur grande résidence, parce que chaque clan occupait un quartier, il était dans leur quartier. Elles disaient :  » Nous sommes des filles de Bani Najar (Bani Najar la famille de Abou ‘Ayyoub Al-Ansariyy et ce sont la famille des oncles maternels de ^Abdou l-Lah Ibnou Mouttalib, le grand père du Prophète), nous sommes heureuses que Mouhammad soit notre voisin « . Elle disait cela en chantant avec des douffs. C’est alors que le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) s’est adressé à elles. Il leur a dit :  » Est-ce que vous m’aimez ? « , elles ont dit :  » Oui bien sûr, par Allah nous t’aimons  » et il répondu :  » Et moi aussi je vous aime  » il a répété cela trois fois.

 

Et zayd Ibnou Thabit a dit :  » et le premier cadeau qui a été fait au Prophète à ce moment-là c’était un grand récipient dans lequel il y avait du beurre rance et du lait et je lui ait dit c’est ma mère qui te l’a envoyé « , et le Prophète lui a dit ce qui signifie :  » Que Allah te donne des bénédictions « . Et il a invité ses compagnons et ils ont mangé et chaque jour ramenaient de la nourriture pour l’offrir au Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Et il a résidé ainsi chez Abou ‘Ayyoub Al-‘Ansariyy jusqu’à ce qu’il a fait construire sa mosquée qui était large. Qui était grande, après avoir acheté le terrain des héritiers. Mou^adh Ibnou ^Afra lui a dit :  » Ils appartiennent à Sahal et Souhayl deux garçons qui sont les fils de ^Ammar ce sont des orphelins et c’est moi qui suit en charge d’eux.  » Le Messager a proposé de l’acheter de chez eux mais ils lui ont dit :  » Nous voulons te l’offrir « , il refusé jusqu’à l’acheter pour dix dinars. Il a ordonné à Abou Bakr de leur donner cet argent. Il a ordonné que l’on coupe les arbres et les palmiers. Et il a ordonné que l’on fabrique des briques de terre pour construire les murs. Il y avait des tombes de Al-jahiliyyah là-bas, les os ont été déplacés et la terre a été aplatie et ils ont fondé la mosquée. Sa longueur en direction de la Qiblah est de cent coudées. Une coudée c’est un peu moins qu’un demi mètre. Et sur les deux côtés la même chose, c’est-à-dire qu’il était de forme carré. Et il a été dit qu’il était moins que cent coudées. Les fondations étaient environ de trois coudées en pierres. Puis ils l’ont construite avec des brique de terre cuite. Et le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) déplaçait avec eux les pierres. Et le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) disait :

 

 » Ô Allah la vie réelle dans laquelle il y a une félicité c’est la vie de l’au-delà. « , et cela c’est une invocation qui convient de dire quand on voit quelque chose qui nous plaît ou qui nous déplaît.

 

On dit : Allâhoumma la ^aycha ‘illa ^aychou l-‘akhirah.

 

Et il disait :  » Ô Allah accorde le Pardon aux Ansar (partisans) et aux mouhajiroun (émigrants) « .

 

Enfin, une information utile pour guérir des maladies difficiles, par la Volonté de Dieu.

 

Une première méthode.

Réciter la basmalah (Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim) 1000 fois.

 

Une deuxième méthode.

Réciter le verset 58 de sourat An-Najm (Layça laha min douni l-Lahi kachifah) 1000 fois.

 

Pour les deux méthodes :

On place de l’eau dans trois récipients.

Souffler après les mille fois sur l’eau des trois récipients.

Boire un peu des trois récipients.

Se laver avec le reste.

Ce verset a été expérimentée pour des maladies difficiles et il y a eu la guérison et même certains médecin n’ont pas pu croire le résultat.

Premières femmes

Posted in cours général,islam par chaykhaboulaliyah sur janvier 21, 2015
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بسم الله الرحمن الرحيم

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Incha‘ Allah, nous allons voir quelques exemples de femmes, par le passé, qui étaient à chaque fois les premières dans ce qu’elles avaient comme situation ou ce qu’elles avaient fait.

La première des femmes qui a cru au Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), qui l’a suivi est Khadijah fille de Khouwaylid. C’était une femme qui était ferme, qui était très intelligente, qui était honorable. Dans la jahiliyyah, c’est-à-dire avant la mission de prophète de notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), elle était surnommée at-Tahirah, c’est-à-dire la pure. Khadijah était la première femme que le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) avait épousée et c’était également la première femme qui a cru en lui,qui l’avait suivi sur l’Islam. Elle avait donné plusieurs enfants au Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). D’abord, Al-Qacim d’où le surnom du Prophète Abou l-Qacim, le père de Qacim. C’était le premier enfant que Khadijah lui avait donné et qui était mort enfant. Puis, elle lui a donné Zaynab, puis Oummou Kalthoum, puis Fatimah et enfin Rouqayyah. Puis ^Abdoul-Lah, un autre garçon qui était mort jeune également.

Pour ce qui est de la première femme qui est entrée en Islam après Khadijah (que Allah l’agrée), c’était la mère de Al-FaDl qui s’appelle Loubabah, la fille de Al-Harith Al-Hilaliyyah. Loubabah était la soeur de Maymounah qui était l’épouse du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Le Prophète avait épousé la soeur de cette femme-là. Loubabah était également la tante maternelle de Khalid Ibnou l-Walid. Khalid Ibnou l-Waliid est très connu, c’est un grand compagnon mais il est entré en Islam à la fin. Il n’était pas parmi les premiers à être entré en Islam. Loubabah était l’épouse de Al-^Abbas fils ^Abd Al-Mouttalib. Al-^Abbas est l’oncle paternel du Prophète (^alayhi salatou wa s-salaam). Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) rendait visite à Loubabah fille de Al-Harith Al-Hilaliyyah. Et Loubabah avait donné six fils à Al-^Abbas.

La première femme que le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) avait épousée après Khadijah (que Allah l’agrée) c’était Sawdah fille de Zoum3ah. Cette femme était mariée à un autre homme, elle était venue d’Abyssinie en émigrant de sa terre pour venir s’installer à La Mecque avec son mari. Elle est venue avec son mari en provenance d’Abyssinie, l’actuelle Éthiopie. Mais à La Mecque son mari est mort. Quand la période d’attente poste maritale s’est écoulée, le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a envoyé quelqu’un pour la lui demander en mariage. Quand elle a reçu cette demande en mariage du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), elle lui a dit :  » Tu fais de moi ce que tu veux, ô Messager de Allah. C’est toi qui décide.  » C’est alors que le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) lui a dit ce qui signifie en français : « Demande à un homme de ta famille pour te donner en mariage », c’est-à-dire ce sera le tuteur pour le contrat du mariage. Elle a alors demandé à Hatib fils ^Amr qui la donnée en mariage. Elle fut ainsi la première femme que le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) épousa après Khadijah.

La première femme à qui on fabriqua une sorte de cercueil pour l’enterrement funéraire, c’était Zaynab bint JaHch qui était la fille de la tante paternelle du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). C’était la femme que le Messager de Allah avait épousée l’an trois de l’Hégire, c’est-à-dire trois années après son émigration. Et c’était la première femme de ses épouses à mourir après lui. Ce fut durant le califat de ^Oumar Ibnou l-Khattab (que Allah l’agrée), l’an vingt de l’Hégire. Quand elle mourut, notre maître ^Oumar Ibnou l-Khattab (que Allah l’agrée) a dit :  » Comment allons-nous faire ? C’est la mère des croyants, l’épouse du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Est-ce que on va l’emmener au cimetière découverte ? « , c’est-à-dire ce serait bien de la couvrir par quelque chose, ne pas laisser seulement le linceul sur son corps de sorte que les formes apparaissent. C’est alors que Asma‘ fille de ^Oumays lui a dit :  » Ô Émir des croyants, quand j’étais en Abyssinie [les musulmans ont fait une première émigration en Abyssinie, Al-Habachah avant d’émigrer à Médine.], j’ai vu que l’on emmenait les femmes pour être enterrées en étant comme dans une sorte de cercueil. De sorte que le corps est complètement caché.  » Et elle le lui a décrit. Ce fut ainsi qu’on lui fabriqua un. C’était la première fois que l’on emmenait une femme pour être enterrée dans une sorte de boîte. Cela ne veut pas dire que les musulmans enterrent dans le cercueil mais ils l’emmènent jusqu’au lieu de l’enterrement dans une sorte de cercueil, puis font sortir le corps drapé du linceul, et le mettent en terre sans qu’il ne soit dans un cercueil.

La première femme arabe qui a recouvert la Ka^bah de soie, c’était Noutaylah la fille de Janab. Elle était la mère de Al-^Abbas fils de ^Abd Al-Mouttalib. Al-^Abbas c’était l’oncle paternel du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Ils ont dit que la raison pour laquelle elle avait drapé la Ka^bah de soie c’est que Al-^Abbas s’était perdu quand il était petit. Elle a fait le vœux, si elle retrouvait son fils Al-^Abbas de recouvrir la Ka^bah. Et comme elle l’a retrouvé, elle a tenu son engagement, sa promesse.

La première femme parmi les musulmanes à mourir lors de la conquête des musulmans à travers les mers, c’était Oummou Haram fille de Malhan. Cette femme rapporte, elle a dit :  » Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a fait une sieste chez moi et il s’est réveillé de sa sieste en souriant. » Elle lui a dit :  » Ô Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) dis-moi s’il te plait qu’est-ce qui te fait sourire.  » II lui a dit ce qui signifie : « II y aura des membres de ma communauté qui vont embarquer en mer. Ils seront comme des rois assis sur leur trône. » Cette femme, Oummou Haram fille de Malhan, a dit :  » Ô Messager de Allah, fais des invocations pour que je sois avec eux.  » Il lui a dit ce qui signifie : « Tu seras parmi eux. » Le Messager lui a confirmé qu’elle sera parmi les premiers, et ce fut ainsi plus tard. Elle fut parmi ceux qui ont embarqué en mer et elle est morte après son arrivée. Sa tombe est connue comme étant la tombe de la femme vertueuse. Elle se trouve à Chypre.

La première femme hébraïque qui était au service de Baytou l-Maqdis, était Maryam la fille de ^Imran. Elle est la meilleure des femmes de toute l’humanité. C’est une femme musulmane, pieuse, vertueuse, pure. Sa mère s’appelle Hannah fille de Thakoudha. Il a été dit que ^Imran, le mari de Hannah était mort alors que Hannah était enceinte de Maryam. Hannah a fait le vœux que l’enfant qu’elle portait allait être dédié pour le service de la Mosquée de Baytou l-Maqdis. C’était une mosquée même si elle n’avait pas été construite par la communauté de notre maître Mouhammad. Mais, tous les prophètes étaient musulmans. Elle était à l’époque de Zakariyyah, c’était un prophète musulman. Zakariyyah était le mari de la tante maternelle de Maryam, c’est-à-dire que Zakariyyah et ^Imran le père de Maryam, avaient épousé deux soeurs. Hannah avait fait le vœux que l’enfant qu’elle portait allait être dédié pour le service de la Mosquée de Baytou l-Maqdis, et généralement les gens faisaient un tel vœu lorsque l’enfant était un garçon. Mais ce fut une fille et ce fut le mari de sa tante, Zakariyyah qui lui enseigna les règles de l’Islam. C’était une femme vertueuse. Ces prodiges sont mentionnés dans le Qour’an. Elle se trouvait dans Al-Mihrab, l’endroit où elle se consacrait pour l’adoration de Dieu. Et Allah lui accordait les fruits de l’hiver en été, et les fruits de l’été en hiver. C’était une femme vertueuse et elle fut la mère de notre maître ^Iça (^alayhi s-salam). Elle est tombée enceinte de ^Iça sans qu’aucun homme ne l’ait touchée, sans qu’elle n’ait eu aucun rapport, sans qu’elle ne soit mariée. Et Allah est sur toute chose Tout-puissant. Allah a fait que chacun d’entre nous est né d’un père et d’une mère et Il a créé ^Iça à partir d’une mère seulement. Et Il a créé Hawwa‘ à partir d’un homme et Il a créé ‘Adam à partir de la terre. ‘Adam est le père de l’humanité, c’est le père de tous les hommes et femmes. Il était le premier des prophètes également. Hawwa‘ est son épouse, elle était une femme vertueuse. Dieu l’a créé à partir de la côte gauche la plus courte de notre maître ‘Adam (^alayhi s-salam). Mais elle était d’une taille qui correspond à la taille de ‘Adam, parce que ‘Adam était grand, il avait soixante coudées de hauteur, environ une trentaine de mètres. C’est la taille des gens lorsqu’ils seront au Paradis. Il y a eu parmi ses descendances qui étaient plus grands encore, ils ont atteint jusqu’à cent coudées. Puis les humains sont devenus de la taille que l’on connaî aujourd’hui. Allah est sur toute chose Tout-puissant. Ce ne sont pas les causes qui créent les conséquences. Les enfants sont des conséquences puisqu’ils viennent suite à un homme et une femme. Mais, ce n’est pas l’homme et la femme qui créent l’enfant. Tous ceux qui ont des enfants, le savent parfaitement. Celui Qui crée Il sait ce qu’Il crée. Chacun d’entre nous ne sait même pas combien de pas il a fait, combien de muscles travaillent dans son corps, combien de choses il a mangé, combien de fois il a dormi. Celui Qui crée sait ce qu’Il crée. Nous, nous ne créons rien du tout, ni nos enfants. Nos parents ne nous créent pas. Nous ne créons pas nos actes mais c’est Allah Qui crée pour nous nos actes, Qui crée pour nous des enfants, Qui crée pour nous cette respiration, ce battement du coeur, cette digestion, l’irrigation de notre corps grâce au sang qui circule dans les vaisseaux, tout cela c’est Allah Qui le crée. Nous ne créons rien du tout. Allah a créé ^Iça sans père. Ce n’est pas difficile pour Dieu. Du fait que Dieu veut que quelque chose existe, elle existe. C’est pour cela dans un hadith, le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit à son cousin ^Abdou-Lah Ibnou ^Abbas ce qui signifie : « Si tout le monde se réunissait pour te profiter par quelque chose que Dieu ne t’a pas prédestinée, ils ne pourront pas te profiter, et si tout le monde se réunissait pour te nuire par quelque chose que Dieu ne t’a pas prédestinée, ils ne pourront pas te nuire. »

La première femme à avoir installé une tente pour les blessés, c’est Roufaydah Al-Aslamiyyah et il a été dit Al-Ansariyyah. C’est une femme compagnon qui a beaucoup de mérite. Elle s’est engagée à obéir au Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) après son émigration. Elle soignait les blessés lorsqu’il y avait des guerres. Elle a participé à la bataille de Al-Khandaq et à la bataille de Khaybar. Elle avait installé une tente dans la mosquée du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) pour soigner les blessés. Cette femme (que Allah l’agrée) savait lire et écrire, et elle avait une grande fortune. Elle était très riche. Elle dépensait pour cet objectif, de soigner les blessés, de son propre argent, de plein gré, c’est-à-dire pour l’agrément de Dieu.

La première femme qui a allaité le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), c’est Sou’aybah Al-Islamiyyah qui était une femme esclave chez Abou Lahab. Elle a allaité également Hamzah Ibnou ^Abd Al-Mouttalib, ainsi que Abou Salamah Al-Makhzoumiyy. Plus tard, ce fut Khadijah As-Sa^diyyah qui a pris en charge le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam).

La première femme parmi les femmes des Ansar qui a fait pacte d’allégeance au Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), c’est Oummou ^Amir Al-Achkhaliyyah fille de Yazid Ibnou s-Sakan. Elle a dit :  » Je suis partie en compagnie d’une autre femme qui s’appelle Layla file de Hatim et Hawwa‘ fille de Yazid fils de As-Sakan. Nous sommes parties visiter le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Il nous a fait bon accueil. Puis il m’a dit (ce qui signifie) : « Quel est ton besoin ? » « . Elle lui a dit :  » Ô Messager de Dieu, nous sommes venues te faire pacte d’allégeance sur l’Islam. Nous avons cru en ta véracité et nous témoignons que ce que tu as amené est vrai.  » C’est alors que le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « J’accepte votre pacte d’allégeance. » Le pacte d’allégeance avec les hommes était en serrant la main, mais le Prophète ne touchait pas les femmes qui n’étaient pas licites pour lui.

La première femme qui a mis du Ithmid en tant que kouhoul dans les yeux. On peut utiliser plusieurs kouhoul dans les yeux. La meilleure c’est Al-Ithmid. Elle s’appelle Zarqa‘ou Al-Yamamah. C’était une femme qui avait une grande acuité visuelle, elle avait une vue excellente. Elle pouvait voir un voyageur sur sa monture à une distance de trois nuit de marche. Lorsque son peuple fit l’objet d’une attaque d’un roi qui s’appelle Al-Hasan, qui venait du Yémen. Lorsqu’ils se sont approché, ils ont eu peur qu’elle ne les voit de loin. Ils avaient coupé des arbres et chaque homme d’entre eux tenait un arbre. Quand elle a vu, elle s’est adressée à son peuple :  » Ô vous peuple de Jaadis, les arbres se dirigent vers vous.  » Elle leur a dit :  » Ce sont des arbres qui marchent mais derrière eux il y a quelque chose que je ne vois pas. Mais je vois un homme derrière un arbre qui est en train de manger quelque chose ou de réparer des sandales. » Mais son peuple n’a pas voulu la croire. Et il en fut ainsi, c’est-à-dire qu’ils furent attaqués. Ils n’ont pas voulu se préparer à la guerre et ils n’ont pas voulu l’entendre. C’est alors que ce roi Hasan les a attaqués, avec pour simples montures des ânes. L’âne n’est pas rapide. Ils étaient très peu préparés à se défendre et il les a anéantis. Quand il a fini avec ce peuple, ce roi Hasan avec le peuple de Jaadis, il a demandé qu’on lui amène Al-Yamamah et il lui a arraché les yeux. Il a vu que dedans il y avait des veines toutes noires. Il l’a interrogée à ce sujet. Elle lui a dit :  » C’est une pierre noire qui s’appelle Al-Ithmid que n’utilisait pour en mettre dans les yeux et c’est grâce à cela que j’étais très forte, je voyais de loin.  » C’était la première femme qui utilisait Al-Ithmid, et par la suite c’est devenu une habitude. C’est histoire remonte à la jahiliyyah. Zarqa‘ou Al-Yamamah était connue.

La première femme qui a fait les trajets entre AsSafa et Al-Marwah. C’était la mère de Isma^il, qui s’appelait Hajar. ‘Ibrahim sur ordre de Dieu l’avait laissée elle et son fils à La Mecque. Il n’y avait pas encore de construction c’était une terre déserte. Son petit, son fils qui était encore tout petit, Isma^il, avait eu une grande soif. C’est alors que Hajar a escaladé le mont de AsSafa et elle a regardé tout autour, puisse-t-elle voir une source d’eau où des gens qui pouvaient l’aider, mais elle ne vit rien du tout. Elle est descendue de AsSafa et elle a escaladé Al-Marwah. Et elle fit de même. Elle ne vit rien du tout. Elle revint à nouveau sur AsSafa et elle refit la même chose, jusqu’à ce qu’elle fit les trajets sept fois. Puis elle revint auprès de Isma^il. Elle fut à ses côtés lorsqu’il secouait ses pieds tellement il avait soif. C’est alors que Jibril a appelé Hajar et il lui a dit :  » Qui es-tu ?  » Elle a dit :  » Je suis Hajar, la mère du fils de ‘Ibrahim.  » Et il lui a dit : « À qui il vous a laissé ?  » Elle a dit :  » Il nous a laissé à Dieu, Il nous a confié à Dieu.  » Il lui a dit :  » Dieu vous accordera ce que vous souhaitez.  » C’est alors que le petit a creusé la terre avec son doigt et l’eau de Zamzam a jailli. Il y a plusieurs versions. Dans une autre version, c’était Jibril qui a tapé le sol avec son pied et l’eau de Zamzam a jailli.

La première femme martyr dans cette communauté, c’était Soumayyah la fille Khabat, la mère de ^Ammar Ibnou Yaçir. Elle était entrée en Islam au tout début, à La Mecque. C’était une femme qui était torturé pour abandonner l’Islam mais elle n’a pas laissé. Ils étaient torturés pour abandonner l’Islam et ils n’abandonnaient pas. dans les communautés antérieures, c’était encore plus difficile, comme la femme de Pharaon : elle fut écartelée. On lui attacha ses mains et ses pieds dans des pieux et ils furent tirés jusqu’à ce que son corps soit déchiré et elle n’abandonnait pas l’Islam. Certains étaient enterrés tout entier en terre, et uniquement la tête dépassait. Ils étaient torturés et ils n’abandonnaient pas l’Islam, alors que de nos jours des gens disent des paroles de mécréance par plaisanterie et ils quittent l’Islam. Et d’autres soit disant font les intelligents et disent des paroles qui contredisent l’Islam. Il dit :  » Moi mon avis… moi je pense  » et il dit une parole qui le fait sortir de l’Islam sans que lui, il ne veuille sortir de l’Islam et pourtant sa parole l’a fait sortir de l’Islam. Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit :
إِنَّ العَبْدَ لَيَتَكَلَّمُ بِالكَلِمَةِ لا يَرَى بِها بَأْساً يَهْوِى بِهَا فِى النَّارِ سَبْعِين خَرِيفاً

(‘inna l-^abda layatakallamou bi l-kalimati la yara biha ba’san yahwi biha fi n-nari sab^ina kharifa)

Ce qui signifie : « Il arrive à l’esclave de dire une parole dans laquelle il ne voit pas de mal mais à cause de laquelle il va chuter en enfer soixante-dix automnes. » c’est-à-dire la parole qui revient à manquer de respect à l’égard de Dieu, à l’égard des anges, à l’égard d’un des prophètes, à l’égard d’un des signes de la religion ou une parole qui revient à contredire une loi de l’Islam, à rendre licite une chose qui est interdite selon l’unanimité, ou à rendre interdite une chose qui est licite selon l’unanimité, ou à renier le caractère obligatoire d’une chose qui est obligatoire selon l’unanimité, ou à considérer obligatoire ce qui ne l’est pas selon l’unanimité, etc. Le mieux c’est d’apprendre quel est le jugement dans la religion et de dire ça c’est mon avis, plutôt que de dire moi mon avis c’est cela, puis tu te retrouves en porte à faux par rapport à ce que Dieu a révélé à Son Prophète (^alayhi s-salam) Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit :
لاَ يُؤْمِنُ أَحَدُكُمْ حَتَّى يَكُونَ هَوَاهُ تَبَعًا لِمَا جِئْتُ بِهِ
Ce qui signifie : « L’un d’entre vous n’atteindra le degré de foi complète que si ses passions deviennent soumises à la Loi de l’Islam. » c’est là qu’apparaît celui qui est fort. Le fort c’est celui qui arrive à maîtriser, à se contrôler, à faire soumettre même son avis personnel à la Loi de l’Islam, à ce que Allah a révélé à Son Prophète. Et celui qui est faible c’est celui qui suit ses passions, qui dit :  » Moi je pense… Moi je critique… Moi je ne pense pas…  » Celui-là en quoi il va suivre l’Islam ? Peut-être qu’il va considérer bien ce que Dieu a révélé qu’il était mauvais ou il va considérer mauvais ce que Dieu a révélée qu’elle était bonne. L’Islam c’est croire qu’il n’est de dieu que Dieu, et de suivre le Prophète. Comment il va suivre le Prophète si lui il va avoir son propre avis ? Il ne reçoit pas la révélation ! Ton avis c’est la Loi de l’Islam, c’est ainsi qu’il convient que ce soit, de faire soumettre ses passions à la Loi de l’Islam. La raison à elle ne permet pas de connaître quelles sont les choses qui vont sauver au jour du jugement. Il se peut qu’une même chose, dix personnes trouvent un avis sur cette chose-là. Un dit qu’elle n’est pas bien, un dit parfois elle est bien parfois elle n’est pas bien, un dit c’est déconseillé, un est recommandé. Al-hamdouli l-Lah, Dieu nous a envoyé un Prophète et ce Messager c’est comme un ambassadeur de Dieu à Ses créatures, et Allah lui a donné des miracles qui sont signe de sa véracité. Allah n’a pas fait que chacun de nous soit un messager, un envoyé de Dieu. Allah a fait que nous dépendions des prophètes, et c’est un bien que Dieu nous ait envoyé les prophètes parce que tous seuls nous n’aurions pas pu nous passer de l’envoi des prophètes donc c’est une miséricorde cet envoi. Et c’est une miséricorde pour nous que d’avoir eu des savants qui soient héritiers des prophètes, et c’est une miséricorde pour nous qui nous est parvenue cette croyance et ces lois jusqu’à nos jours. Celui qui est intelligent, celui qui est fort c’est celui qui apprend et qui applique, ce n’est pas celui qui remet en cause quelque chose qui est certaine. Celui-là, il est faible. Celui -là, il suit le chaytan. C’est le chaytan qui a rejeté, qui a émis une objection, qui s’est rebellé, qui a dit :  » Moi je suis meilleur.  » N’est-ce pas que Allah a ordonné au chaytan de se prosterner pour ‘Adam d’une prosternation de respect ? Les anges se sont tous prosterné parce que les anges ne désobéissent pas à Dieu, ils font ce que Dieu leur ordonne. Ce sont tous des musulmans, ce sont tous des saints. Iblis était un jinn, au départ il était musulman mais il a refusé il a dit :  » Comment Tu m’ordonnes de me prosterner ? Je suis meilleur que lui ! Tu l’as créé de terre et Tu m’as créé de feu.  » Si il s’était abstenue de se prosterner sans rien dire, ce serait uniquement un péché. De ne pas accomplir un ordre c’est un péché, cela ne fait pas sortir de l’islam mais remettre en cause l’ordre cela c’est quelque chose qui fait sortir de l’Islam, c’est comme s’il dit à Allah :  » Ce que Tu m’ordonnes c’est quelque chose d’absurde ! « ,  » C’est du n’importe quoi ! « , comme certains disent aujourd’hui. Il s’est rebellé contre Dieu c’est pour cela que c’est de la mécréance. S’il s’était abstenu de se prosterner sans rien dire, ce serait uniquement un péché, il n’aurait pas quitté l’islam. Mais en disant : « Je suis meilleur que lui. « , il remet en cause l’ordre et cela c’est de la mécréance. Il faut bien comprendre la nuance. Ne pas exécuter un ordre ne fait pas sortir de l’Islam. Remettre en cause l’ordre ça c’est de la mécréance.

Soumayyah fut torturée pour qu’elle abandonne l’Islam. Jusqu’au jour où Abou Lahab est passé par là, il lui a planté une lance, et elle était morte. Elle fut la première femme martyr dans cette communauté, elle était une femme âgée et faible. Lorsque Abou Jahl fut tué durant la bataille de Badr, le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit à ^Ammar Ibnou Yacir : « Allah a fait que l’assassin de ta mère soit tué. »

Le supplice et la félicité de la tombe

Posted in cours général,Croyance,Exhortation,islam,société par chaykhaboulaliyah sur janvier 14, 2015
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève d’avantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son Agrément.

Dans sourat Ghafir, la ‘ayah 46, Allah nous apprend que ceux qui ont suivi Pharaon sur la mécréance et sur le chirk, le fait d’attribuer des associés à Allah, ces gens-là seront exposés au feu de l’enfer durant Al-Barzakh, c’est-à-dire lorsqu’ils sont dans leurs tombes. Le barzakh c’est la partie qui s’écoule entre la mort et la résurrection. Durant cette période, ceux qui ont suivi Pharaon dans la mécréance, c’est-à-dire tous les mécréants, pas seulement ceux qui étaient contemporains à Pharaon, ils seront exposés au feu sans entrer dans l’enfer, cela va les augmenter en terreur. Une fois en début de journée, et une fois à la fin de la journée. Ghoudouwwan Al-ghadat, en langue arabe, c’est une période de la journée qui s’écoule depuis l’aube jusqu’à aDDouha qui est environ vingt minutes après le lever du soleil. Et Al-^achiyy c’est la fin de la journée c’est-à-dire le temps de al-^Asr jusqu’à la fin de la journée. Ce n’est pas exactement l’après-midi. Ils seront exposés c’est-à-dire qu’ils verront leur place en enfer et seront apeurés par ce qui va les attendre, tous les jours. Depuis la mort jusqu’à la résurrection. Cela concerne ceux qui sont mécréants comme Pharaon, cela ne signifie pas ses proches parents.

Un exemple de châtiment dans la tombe, c’est la pression dans la tombe qui devient très forte au point que les cotes de la cage thoracique vont s’entrecroiser. Cela concerne les mécréants et certains musulmans grands pécheurs. Certains musulmans grands pécheurs tels que ceux qui se salissent après avoir uriné, ils salissent les vêtements ou le corps avec le reste de l’urine. C’est un grand péché. C’est une cause de supplice dans la tombe. Les gens ne pensent pas que c’est si grave que cela,et pourtant c’est grave. Dans un hadith, le Prophète (^alayhi salatou wa sallam) est passé auprès de la tombe de deux musulmans, il a dit ce qui a pour sens : « Ils sont en train de subir un châtiment pour quelque chose que les gens ne considèrent pas comme grave. Et pourtant, ce sont deux péchés qui sont graves. » L’un commettait la namimah, c’est-à-dire le colportage des paroles pour semer la discorde. Il va voir un musulman, il lui rapporte une mauvaise parole de sa voisine à son sujet, s’il s’énerve et la blâme, le colporteur se rend chez la voisine pour lui dire. Semer la zizanie entre deux musulmans, c’est un grand péché. Le deuxième, des deux qui subissaient un châtiment, il se souillait avec le reste de l’urine. Le Prophète a bien dit que cela ne paraît pas grave et pourtant c’est grave. C’est pour cela que c’est très important lorsque l’on a des enfants de leur enseigner comment faire l’istinja’ correctement pour ne pas qu’ils se salissent avec l’urine. On ne touche pas l’urine, on verse de l’eau avec la main droite et on frotte avec la main gauche. Selon certains savants, dans certains cas on peut utiliser le papier au moins en trois fois ou plus, jusqu’à ce que l’endroit soit nettoyé. Quant au musulman qui est pieux, il sera dans une félicité dans sa tombe, dans n’importe quel endroit où il est enterré, même s’il est enterré en plein milieu de mécréants. Il se peut que Allah charge des anges qui viennent le prendre d’où il est pour l’emmener là où il souhaitait être enterré. Le Prophète (^alayhi salatou wa sallam) nous a dit que il y a des anges qui ramènent la nuit des musulmans qui sont morts loin de Médine mais voulaient mourir à Médine, la ville du Prophète (^alayhi salatou wa sallam), et des gens qui étaient morts mécréants à Médine, les anges les y enlèvent et les font sortir de la ville.

Dans un autre verset, dans sourat Taha, le verset 124 Allah nous apprend que ceux qui se seront détourné de la foi, ceux qui auront rejeté l’Islam ils auront une vie difficile. Il s’agit ici de la vie dans la tombe, et non pas la vie du bas-monde. Ces deux versets sont une preuve du supplice dans la tombe : le verset 46 de sourat Ghafir et le verset 124 de sourat Taha. Ces deux versets sont une preuve que celui qui est enterré, son âme revient dans son corps et il ressent le châtiment, qu’il soit châtié pour la mécréance ou les péchés. Il va ressentir le supplice. Ces deux versets nous sont parvenus concernant le supplice dans la tombe pour le mécréant. Concernant les musulmans désobéissants, c’est-à-dire ceux qui commettaient les grands péchés et qui sont morts avant le repentir, ils seront de deux catégories :

– une catégorie à qui Allah pardonne et ils ne seront pas suppliciés dans la tombe.

– une catégorie que Allah châtie dans la tombe, puis le supplice va s’arrêter et ils auront un reste de châtiment dans l’au-delà.

Al-Boukhariyy, Mouslim, ainsi que At-Tirmidhiyy, Abou Dawoud et An-Naça‘iyy ont rapporté de Ibnou ^Abbas (que Allah l’agrée lui et son père) que le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) était passé auprès de deux tombes de musulmans et il a dit ce qui signifie : « Ils sont en train de subir un supplice et ils subissent un supplice pour quelque chose que les gens ne considèrent pas comme grave. », puis il a dit ce qui signifie : « Et pourtant, ce sont des choses qui sont graves. L’un des deux, il rapportait la parole des uns aux autres pour semer la discorde et la zizanie entre les gens, et le deuxième il se souillait avec l’urine. » Puis le Prophète (^alayhi salatou wa sallam) a demandé qu’on lui donne une tige verte de palmier, il l’a coupé en deux et il a planté une tige verte sur chacune des deux tombes. Puis il a dit ce qui signifie : « J’espère que grâce à ces tiges vertes le châtiment sera allégé pour eux. » Cela car la tige, la plante, lorsqu’elle est verte elle évoque Dieu et grâce à cette évocation ce sera une cause d’allègement pour ces musulmans. Les savants ont dit : si une tige verte qui fait le tasbih pour un musulman dans sa tombe est utile pour ce musulman, à plus forte raison si c’est un musulman qui récite le Qour’an sur la tombe, c’est utile. A fortiori, si c’est un Homme, un être vivant qui récite, qui évoque le Qour’an qui est la parole de Dieu, c’est utile. Le Prophète (^alayhi salatou wa sallam) a dit : (iqra’ou ya-sin ^ala mawtakoum) ce qui signifie : « Récitez (sourat) Ya-sin pour vos morts. »

Dans un hadith rapporté par Ad-Daraqoutniyy, d’après le compagnons Abou Hourayrah (que Allah l’agrée) le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Veillez à ne pas vous souiller avec l’urine car la plupart du supplice dans la tombe sera à cause des gens qui se souillent avec l’urine. » c’est-à-dire veillez à ne pas vous souiller, ni le corps ni les vêtements, avec l’urine. La plupart du supplice dans la tombe est à cause de cela.

Il a été authentifié dans les hadiths et les nouvelles sûres que l’âme revient au corps lorsque la personne est dans sa tombe, comme du hadith de Al-Bara‘ Ibnou ^Azib rapporté par Al-Hakim, également par Al-Bayhaqiyy ainsi que Abou ^ouwana et qui a été jugé sahih par plus d’un savant. Et le hadith de Ibnou ^Abbas qui a été attribué au Prophète (^alayhi salatou wa sallam) dans lequel le Prophète a dit ce qui signifie : « Tout musulman qui passe auprès de la tombe de son frère, qui le connaissait quand il était vivant, et lui passe le salam, il le reconnaît et il lui rend le salam. » hadith rapporté par Ibni ^Abdi l-Barr et ^Abdou l-Haqq Al-‘Ichbiliyy. Nous, nous croyons en ce qui est rapporté dans ce hadith, même si nous n’entendons pas le salam rendu par ce mort car Allah a fait que nous ne l’entendons pas. Et ce hadith en question de ce compagnon Al-Bara‘ Ibnou ^Azib est long. Il figure dans ce hadith explicitement : « et l’âme revient dans son corps. » Quant au hadith de Ibnou ^Abbas, il a été rapporté par Ibni ^Abdi l-Barr dans At-tamhid et dans l’istidhkar, jugé sahih par le Hafidh ^Abdou l-Haqq. Cela indique que l’âme retourne dans le corps de celui qui est mort, soit elle retourne dans tout le corps ce qui est le sens apparent du hadith, soit dans une partie du corps. Et c’est encore plus sûr que l’âme retourne dans le corps concernant les prophètes. Le hadith de ‘Anas d’après le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qui a dit ce qui signifie : « Tous les prophètes sont vivants dans leur tombe, ils font la prière. » C’est un hadith qui a été jugé sahih par Al-Bayhaqiyy et Ibnou Hajar Al-Asqalaniyy a été d’accord avec lui. Le retour de l’âme dans le corps est authentique, confirmé, que ce soit les gens qui sont vertueux et les gens qui sont pervers. Le fait que l’âme retour dans le corps des prophètes c’est une chose encore plus sûre. Il y a un hadith du Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qui nous indique que tous les prophètes sont vivants dans leur tombe, ils accomplissent la prière. Ceci est valable pour tous les prophètes. Mais, pour d’autres que les prophètes, des hommes et des femmes qui étaient vertueux durant leur vie, il arrive pour eux qu’ils aient cela, qu’ils font la prière dans leur tombe mais ce n’est pas généralisé pour la totalité d’entre eux. Comme un successeur des compagnons, on appelle en arabe At-Tabi^iyy, c’est-à-dire quelqu’un qui n’a pas rencontré le Prophète (^alayhi salatou wa sallam) mais qui a rencontré les compagnons du Prophète, ce successeur qui s’appelle Thabit A-Bounaniyy. Il a été observé faire la prière dans sa tombe après sa mort.

Ibnou Rajab dans son livre Ahwalou l-Qoubour, a dit Abou Nou^aym a rapporté avec sa chaîne de transmission d’après Mouhammad fils de ^Abdoul-Lah Al-‘Ansariyy il a dit ‘Ibrahim Ibnou SSima Al-Mouhallabiyy nous a rapporté : Ceux qui sont passé auprès des cimetières sur le chemin entre Al-Basra’ jusqu’à la Mecque, entendaient la fin de la nuit la récitation du Qour’an de Thabit Al-Bounaniyy. Il a dit : « Nous entendions la récitation depuis sa tombe. »

Avec la même chaîne de transmission, d’après Yassar Ibnou Houbaych, d’après son père, il a dit : « Par Allah, il n’est de dieu que Lui, c’est moi qui ai fait rentrer Thabit Al-Bounaniyy dans sa tombe et j’avais avec moi un homme qui s’appelle Houmayd et un troisième. Quand nous avons terminé, lorsque l’on a mis les pierres dans al-lahd [car les musulmans ne mettent pas la terre directement sur le corps, ils séparent d’abord par des pierres], une pierre qui est tombée. Alors, je suis redescendu dans la tombe pour la remettre et quand je suis redescendu je l’ai vu en train de faire la prière. J’ai demandé à celui qui était avec moi, je lui ai dit :  » Tu le vois, n’est-ce pas ? « , il m’a dis :  » Tais-toi  » » Lorsqu’ils ont terminé l’enterrement, ils avaient recouverts de terre, ils sont parti voir la fille de Thabit. Ils lui ont dit :  » Mais qu’est-ce qu’il faisait Lyon père lorsqu’il était vivant?  » Elle était intelligente, elle leur a dit :  » Pourquoi vous me posez cette question ? qu’est-ce que vous avez vu ?  » Ils lui dit :  » Nous l’avons vu, il était en train de faire la prière dans sa tombe.  » Elle leur a dit :  » Il a veillé cinquante années [non pas cinquante nuits mais bien cinquante années] en prières surérogatoires.  » En plus des cinq prières obligatoires quotidiennes. A la fin de la nuit, il disait :  » Ô Allah, si Tu accordes à quelqu’un de faire la prière dans la tombe, accordes le moi.  » Et Allah, l’a exaucé. Voilà le cas de ceux qui étaient sur la piété, Allah leur a accordé.

Il a rapporté également, toujours dans ce livre qui s’appelle Ahwalou l-Qoubour, d’après Salim le fils de ^Abdoul-Lah le fils de ^Oumar Ibnou l-Khattab c’est-à-dire que celui qui rapporte le hadith son grand père c’est notre maître ^Oumar Ibnou l-Khattab. Salim rapporte de son père ^Abdoul-Lah mentionné par le Prophète comme étant vertueux, que ce dernier a dit : « Je suis sorti un jour voyager de nuit tout seul et je suis passé auprès de tombes de gens qui ont vécu pendant la jahiliyyah. J’ai vu un homme qui sortait de la tombe et qui était tout en feu et il avait une chaîne attaché au coup, et j’avais un récipient d’eau. Quand il m’a vu, il m’a dit :  » Ô ^Abdoul-Lah, s’il te plaît donne-moi à boire, verse de l’eau sur moi.  » Wal-Lahi, je ne sais pas s’il m’a reconnu que je m’appelle ^Abdoul-Lah ou c’est l’habitude des arabes d’appeler quelqu’un ^Abdoul-Lah [esclave de Dieu] lorsqu’ils ne le connaissent pas. C’est ainsi qu’un autre est sorti juste derrière et il m’a dit :  » Ô ^Abdoul-Lah, ne lui donne pas à boire c’est un mécréant. » Ce dernier l’a tiré par la chaîne et la fait rentrer à nouveau dans la tombe. À une autre occasion, [toujours dans ce voyage de nuit] j’ai trouvé refuge près de la maison d’une vieille femme et près de sa maison, il y avait une tombe. De la tombe, j’entendais la voix de quelqu’un qui disait :  » Est-ce que c’est à cause de l’urine ou est-ce que c’est à cause de l’eau ? Est-ce que c’est à cause de l’urine ou est-ce que c’est à cause de l’eau ?  » J’ai demandé à cette vieille femme, je lui ai dit :  » De quoi s’agit-il ?! « . Elle a dit :  » C’est mon mari qui est mort et depuis, on l’entend dire cela parce que lorsqu’il était vivant il se souillait avec l’urine. Pourtant, je le reprenais à chaque fois, je lui disais : mais même le chameau quand il urine il écarte ses pattes pour ne pas se salir et toi tu te souilles avec l’urine. Un jour qu’il était assis, un homme est venu et lui a dit : s’il te plaît donne-moi à boire je vais mourir de soif. Mais il n’a pas voulu, il a répondu : Voilà il y a un sot qui est accroché, prend tout seul. Il lui a dit : Mais, je te dis je vais mourir. Il lui a répondu : Voilà le seau, et l’homme est tombé raide mort. Depuis, mon mari subit un supplice dans sa tombe. Il se pose la question : Est-ce que le supplice que j’ai c’est à cause de l’urine ou est-ce que c’est à cause de l’eau que je n’ai pas donnée à cet homme qui allait mourir de soif ?  » ^Abdoul-Lah a dit : « Lorsque je suis arrivé à Médine, j’ai rapporté au Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam de quoi j’ai été témoin. » Le Messager ne lui a pas dit c’est faux, mais il a incité à ne plus voyager seul la nuit, et de voyager plutôt en groupe.

Pour ce qui concerne la félicité dans la tombe et ce qui a été observé, c’est quelque chose qui a été vu à de nombreuses reprises. Ibnou Abi Douniya a rapporté concernant la félicité dans la tombe, dans le livre A^iqa Al-Bouka’, avec sa chaîne de transmission, d’après Soukayn fils de Maskin, un homme qui s’appelait Warad Al-^ijliyy quand il était mort, ils l’ont emmené vers sa tombe et ils ont trouvé que le bas de la tombe était remplie de plantes, de tiges vertes qui étaient très parfumées. Ce n’est pas eux qui les y ont mises, ils les ont trouvé là-bas. Alors, certains ont pris de cette plante verte, elle est restée soixante-dix jours avec une belle odeur sans devenir sèche. Elle n’a pas cassée, elle est restée verte. Comme les gens allaient tous les jours voir cette tige qui avait été prise de la tombe de Warad Al-^ijliyy, le gouverneur de la région l’a prise. Il craignait que les gens commettent des péchés et la cachée dans sa maison, puis il ne la plus retrouvée. Il ne savait plus qui l’avait prise.

Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté d’après ‘Anas, d’après le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qu’il a dit ce qui signifie : « Lorsque l’esclave est mis dans tombe et que ses compagnons s’en vont, il entend le brut de leurs pas. Quand ils sont parti, deux anges viennent à lui et vont l’interroger. Ils vont lui dire : Que disais tu de cet homme Mouhammad ? Le musulman qui est accompli il disait : je témoigne qu’il est l’esclave de Dieu et Son Messager. Alors, il lui sera dit : Regarde la place qui t’attendait en enfer, Allah te la remplacée par cette autre place au Paradis. Et il verra les deux places. Quant au mécréant ou à l’hypocrite, il dira : je ne sais pas, je disais comme les gens disaient. Il lui sera dit pour l’humilier : tu n’a rien su et tu n’as rien dit. Ils lui donneront un coup de masse de fer entre les oreilles. Il poussera un cri tellement fort que tous ceux qui sont autour vont entendre sauf les humains et les djinns.» c’est-à-dire que les animaux qui sont autour de la tombe vont entendre le cri qu’il va pousser. Il a été dit que ce coup il est tellement fort que s’il s’abattait sur une montagne, il la ferait tomber.

D’après ^Abdoul-Lah le fils de ^Ammar Ibnou l-Khattab, il a cité lorsque le Messager a parlé des deux anges qui interrogent dans la tombe, alors ^Oumar Ibnou l-Khattab (que Allah l’agrée) a dit : « Est-ce que nous allons reprendre conscience lorsque nous serons dans la tombe ? » et le Messager (^alayhi salatou wa sallam) lui a répondu ce qui signifie : « Vous serez conscients comme vous l’êtes maintenant. » alors notre maître ^Oumar Ibnou l-Khattab a dit une parole en arabe dont le sens apparent est : je mets des pierre dans ma bouche, qui signifie : je ne parle plus, il n’y a plus rien à dire. Après, la confirmation du Prophète on ne débat pas car le Prophète est un envoyé de Dieu. Dieu lui a donné des miracles qui sont une preuve de sa véracité, donc tout ce qu’il dit est vérité. Dieu l’a confirmé et Dieu ne confirme pas les paroles d’un menteur.

Les savants ont indiqué comment nous prenons connaissance d’informations certaines, comment nous pouvons savoir qu’une information est juste, qu’elle est vraie. Ils ont dit qu’il y a une première source qui te permet d’avoir des informations certaines ce sont tes sens qui sont sains : tu as entendu quelqu’un dire quelque chose c’est une information certaine, tu as vu quelque chose, tu as touché. C’est une première source de connaissances certaines, il n’y a pas de douté là-dessus. La deuxième source d’informations certaines, c’est la raison qui est bien utilisée. Par la raison, il y a deux moyens d’acquérir des informations certaines :

– le premier moyen c’est l’évidence : comme de dire la moitié d’une baguette c’est plus petit qu’une baguette.

– le deuxième moyen c’est la déduction qui nécessite deux introduction et une conclusion : comme de dire tous être vivant va mourir, je suis un être vivant donc je vais mourir.

La troisième source d’informations certaines c’est la nouvelle qui est sûre, mais ce n’est pas n’importe quelle nouvelle. Aujourd’hui sur internet ou à la télévision, même si il y a cent chaines de télévision qui rapportent quelque chose qui est infondée, cela ne te donne pas une information certaine, si cela ne vérifie pas certains critères. La nouvelle certaine, il y a celle qui est rapportée par tawaatour. Et il y a la nouvelle transmise par le Prophète.

La nouvelle rapportée par tawaatour c’est lorsque c’est une nouvelle qui se base sur une perception sensorielle. La première couche qui rapporte cette nouvelle se base sur des sens qui sont sains. Par exemple, il y a un attroupement, les gens ont vu un homme tombé, par terre. Ils ont vu, c’est un premier critère. Le deuxième critère c’est que cette première couche est d’un nombre élevé. Ce n’est pas une personne qui dit qu’elle a vu un cycliste tomber sur le périphérique. Une personne cela ne suffit pas. Mais s’ils sont vingt, trente, quarante, ils ont vu un cycliste tomber sur le périphérique par exemple. Puis ce grand nombre de personnes relaie l’information à un grand nombre de personnes. La deuxième couche est aussi d’un grand nombre. Si un seul dit qu’un grand nombre de personnes lui a dit qu’il y a un cycliste qui est tombé, ce n’est pas suffisant car il est seul à dire cela. Et enfin que toutes les couches qui suivent sont d’un nombre élevé. C’est cela une nouvelle par tawaatour. Ce n’est pas quelqu’un qui te fait un montage vidéo, puis il te dit qu’il y a un million qui l’ont vu à la télé, puis il te montre quelqu’un et tu sais pas qui est-ce. Il te dit c’est untel. Même s’il y a un million de personnes qui disent cela, ce n’est pas une information certaine. Cela reste une conjecture. La nouvelle par tawaatour elle, est basée sur des informations sensorielles, pour exclure la théorie. Si quelqu’un dit que la théorie de l’évolution, il y a un milliard de personnes qui y croient aujourd’hui, elle est rapportée par un milliard. Oui, mais à l’origine c’est une théorie. Ce n’est pas quelque chose de concret. Ce n’est pas une nouvelle certaine mais un ensemble d’hypothèses. La nouvelle par tawaatour, elle est basée sur des informations sensorielles d’un grand nombre de gens et chaque couche qui relaye l’information est d’un nombre élevé. Les savants ont dit : ce n’est pas possible qu’ils se soient tous entendus pour mentir. Et ce n’est pas une condition que ce soit des musulmans. C’est ce mode de transmission qui nous fait savoir qu’il y a un homme qui s’appelle Lénine qui a vécu et qui avait telle théorie, même si on ne l’a pas rencontré ou qu’on ne l’a pas vu. Et qu’il y avait un roi qui s’appelle Louis XVI, parce que un grand nombre de personne l’ont vu et l’ont rapporté à un grand nombre, qui l’a rapporté à un grand nombre. Ou qu’il y a un pays qui s’appelle la Nouvelle Zélande ou qu’il y a une région dans l’Amérique latine qui s’appelle la Patagonie. Même si je n’y ai pas été, je sais que ça existe. Même si je n’ai vu aucune photo, car un grand nombre l’a rapporté à un grand nombre jusqu’à ce que l’information me parvienne.

L’autre nouvelle qui est sûre c’est celle qui parvenue d’un prophète car le prophète a des miracles. Dieu confirme ce qu’il dit, ainsi tout ce qu’il dit est vrai. C’est comme si Dieu nous dit à chacun d’entre nous : Cet homme dit vrai, en tout ce qu’il dit. La preuve en est que je lui ai donné cette chose extraordinaire que personne n’arrive à contrecarrer ou à amener quelque chose de semblable. C’est cela les sources d’informations certaines.

Avant de transmettre, vérifie l’information. Ce n’est pas que dès que tu reçois un message, tu le renvois à tout ton répertoire ! Cela commence par un petit mensonge puis ça se propage.

Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Il suffit comme mensonge à la personne de rapporter tout ce qu’elle entend. » Il faut vérifier avant de transmettre.

Que Allah nous préserve du supplice dans la tombe et qu’il nous accorde la félicité dans la tombe.

Témoignage de l’enfant et témoignage par précaution

Posted in Croyance,islam,jurisprudence par chaykhaboulaliyah sur octobre 14, 2014

Si l’enfant insulte Allah, sans considérer cela licite, et s’il atteint la puberté sans avoir la mécréance pour croyance, il n’a pas besoin de témoigner pour entrer en Islam.

Celui qui dit que, selon Abou Hanifah, « il lui faut témoigner » pour entrer en Islam ou sinon il serait mécréant véritable de sorte que s’il ne dit pas les témoignages il entrerait en enfer, celui-là sort de l’Islam, sauf s’il est comme récemment entré en Islam [1].

Mais s’il entend par sa parole qu’il est indispensable qu’il dise les témoignages pour qu’on lui applique dans l’apparence les lois relatives aux musulmans, alors celui-là ne devient pas mécréant.

[1] Le Chaykh, que Allah l’agrée, a dit : celui qui n’a pas entendu autre que ce jugement auparavant, s’il reste sur pareil à cet état, il a le statut de celui qui est récemment entré en Islam pour cette question.

 

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Celui

  • de qui est sorti une parole qui a deux sens, l’un étant de la mécréance et l’autre pas, et qui a douté lequel des deux sens il a visé ;
  • ou qui a douté s’il est sorti de lui une parole de mécréance ou pas ;
  • ou s’il a eu une croyance de mécréance ou pas ;
  • ou s’il a fait un acte de mécréance ou pas :

alors il est un devoir pour lui de dire les deux témoignages par précaution, c’est-à-dire dans l’intention de se débarrasser de la mécréance si cela est bien provenu de lui et ce, même si le doute qu’il a eu est faible mais tant qu’il s’agit bien d’un doute véritable et non d’une simple pensée qui lui traverse l’esprit.

 

Celui qui dit que ce n’est pas un devoir pour lui de faire les deux témoignages (par précaution) alors qu’il a le doute véritable, il devient mécréant.

 

Mais s’il s’agit simplement d’une répétition d’idées passagères qui reviennent à son cœur, sans que cela ait un effet sur sa certitude et le fait qu’il soit catégorique à croire que cela n’est pas provenu de lui alors ce n’est pas un devoir que de témoigner pour cela.

Exemples d’effacement de contrat de mariage

Posted in cours général,islam,jurisprudence par chaykhaboulaliyah sur août 2, 2014

La louange est à Allah, le Seigneur des mondes.
Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad, et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.
Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance.
Et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer.
Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Nous avons vu quelques règles du divorce mais il y a un cas de divorce qui s’appelle al-khoulou^, et il y aussi un effacement de contrat de mariage qui s’appelle « la séparation des deux arbitres » ou encore « séparation de al-‘ila » et il y plusieurs genre de séparation.
« La séparation de al-‘ila » c’est lorsque le mari jure qu’il n’aura pas de rapport sexuel avec sa femme (plus que quatre mois ou qu’il jure qu’il n’aura pas de rapport avec sa femme sans définir une durée particulière).
Qu’est-ce qu’il se passe dans ce cas là? (Lui, a juré qu’il n’aura pas de rapport sexuel avec sa femme soit quatre mois soit plus que quatre mois ou pas) il lui sera donné un répit d’une durée de quatre mois, si durant les quatre mois il n’a pas de rapport, le qadi, le juge, va lui dire « Soit tu as un rapport avec ta femme, soit tu l’a divorces ». S’il ne fait pas de rapport avec sa femme malgré l’avertissement du qadi, du juge, le juge lui dit « Alors tu l’a divorces ». S’il refuse de la divorcer c’est le qadi qui prononce le divorce pour lui.
Si quelqu’un s’est marié, il a eu un rapport avec cette femme, même une seule fois et il a juré qu’il n’aura plus de rapport avec elle sans déterminer la durée, il lui sera donné un répit de quatre mois, s’il n’a pas de rapport avec elle durant ces quatre mois, le qadi lui dit « Soit tu as un rapport, soit tu l’a divorces ». S’il s’abstient d’avoir un rapport, le qadi lui dit « Alors tu l’a divorces ». S’il refuse de la divorcer, le qadi prononce le divorce pour lui, c’est le qadi qui le divorce de sa femme.
Un autre cas qui n’est pas concerné, si quelqu’un après avoir épousé sa femme, il a eu un rapport avec elle, même une seule fois et ensuite il n’a plus eu de rapport avec elle. Mais il n’a pas juré qu’il n’allait pas avoir de rapport avec elle, il n’a pas fait quelque chose qui ressemble à jurer de ne pas avoir de rapport avec elle, mais tout simplement il s’est écoulé un mois, deux mois, trois mois, quatre mois, il n’a pas eu de rapport avec elle, le jugement ne s’applique pas pour lui.
Il y a certains ignorants qui disent que s’il voyage un an, il faut un nouveau contrat. Non, ce jugement ne s’applique pas pour lui, la femme n’est pas divorcée même s’il n’a pas eu de rapport avec elle, du moment qu’il n’a pas juré qu’il n’allait pas avoir de rapport avec elle.
Mais s’il a juré qu’il n’aura plus de rapport avec elle, c’est alors qu’on lui donne quatre mois de délai, soit il a un rapport avec elle soit il l’a divorce, s’il refuse d’avoir un rapport avec elle au bout de quatre mois, et il a refusé de la divorcer, c’est alors que le juge va libérer cette femme du lien du mariage.
Si c’est le qadi qui a divorcé cet homme de cette femme, ce sera compté un seul divorce qui n’est pas un divorce définitif.
Mais s’il a eu un rapport avant l’écoulement des quatre mois, donc lui a juré qu’il n’allait pas avoir de rapport avec elle, puis il est revenu sur sa parole après il a eu un rapport avec elle, alors qu’il avait juré par Allah qu’il n’allait pas avoir de rapport avec elle, il devra une expiation (kaffara), parce qu’il a juré et qu’il n’a pas tenu sa parole.
C’est le premier exemple que nous voyons aujourd’hui qui s’appelle « Firqat al-‘ila » « séparation de al-‘ila ».
Deuxième sorte de séparation, « la séparation des deux arbitres » (firqatou l-hakamayn). Il arrive qu’il y ait un différent entre deux époux, ils deviennent comme s’ils étaient adversaires, il n’y a plus d’amour. Ils ont recours au qadi, le juge islamique, et le qadi demande deux arbitres (hakam), un homme de la famille de l’homme et un homme de la famille de la femme.
Deux arbitres ici, c’est-à-dire deux hommes qui sont aptes à réconcilier, aptes à arbitrer, ce n’est pas n’importe quel homme. Deux hommes qui savent comment réconcilier entre eux deux. Deux hommes qui savent quand il est le mieux pour eux de se séparer et quand il est le mieux pour eux de rester ensemble. Deux hommes qui savent comment réparer la cassure entre eux.
Et lorsque c’est un homme de la famille de l’époux et un homme de la famille de l’épouse cela facilite, chacun des deux va dire ce qu’il y a dans son cœur en ce qui concerne cette dispute qu’il y a entre eux. Est-ce qu’il veut qu’ils restent ensemble ou il veut la séparation, donc chacun va se confier à son proche parent, il va lui dire ce qu’il y a au fond de son cœur. S’il veut rester avec l’autre ou il veut la séparation, si dans son cœur il y a l’amour ou le contraire.
C’est plus facile qu’il dise ce qu’il y a dans son cœur à quelqu’un de sa famille.
Et la famille, généralement, connaît mieux les sujets familiaux.
Si les deux époux ont recours au qadi, et ils lui demandent d’intervenir par l’intermédiaire des deux arbitres, alors le qadi demande un homme de la famille de l’époux et un homme de la famille de l’épouse, et ces deux arbitres étudient la question et ils arrivent à un résultat.
Soit ils arrivent à la conclusion de la réconciliation, soit ils arrivent à un résultat que la séparation vaut mieux pour eux.
Et dans ce cas ils vont demander au qadi de séparer les deux époux, de prononcer la séparation entre les deux époux. Et c’est le qadi qui va séparer les deux époux, ce n’est pas les deux arbitres qui vont séparer mais c’est le juge, le qadi.
Dans l’école de Malik, que Allah l’agrée, se sont les deux arbitres qui séparent, c’est-à-dire que s’ils concluent que la séparation des deux époux vaut mieux, ils vont les séparer sans avoir recours au qadi, sans que se soit le qadi qui sépare les époux.
Mais selon l’imam ach-chafi^iyy, les deux arbitres n’ont pas à faire cela, c’est le qadi qui sépare.
Troisième séparation, c’est la séparation de (terme en arabe?) l’effacement du contrat qui n’est pas compté comme un divorce, elle est de différentes sortes. Il y a une séparation à cause de l’incapacité à assumer les charges. Lorsque le mari est incapable d’assumer les charges, soit la dot soit la charge obligatoire, par exemple si quelqu’un a épousé une femme pour une dot donnée et alors qu’il ne lui a pas encore donné la dot, et que c’est une dot pour laquelle l’échéance n’a pas été fixée. Quand l’échéance de la dot n’est pas fixée, elle devient redevable dès lors que la femme l’a réclame, par exemple si le père de la femme dit « Je te marie ma fille pour 10 000 euros sans fixer une échéance, et l’autre lui dit « J’accepte son mariage pour cette dot » quand elle lui réclame, il doit la lui donner. Si elle reste vingt ans sans lui réclamer, ce n’est pas un devoir pour lui de lui donner durant ces vingt ans, il doit lui donner quand elle le réclame. S’il lui donne avant, il peut, il est déchargé, mais ça devient obligatoire de lui donner quand elle le réclame. Mais si le père de la fille lui dit « Je te marie ma fille pour une dot de 5000 euros que tu donnes maintenant et 20 000 euros que tu donnes dans vingt ans », dans ce cas elle ne peut pas réclamer les 20 000 euros avant l’écoulement des vingt ans. Ou il lui dit « 5000 euros maintenant et 20 000 euros plus tard » sans fixer d’échéance, dans ce cas là quand elle va réclamer il doit lui donner les 20 000 euros.
Donc si l’échéance n’a pas été fixée, elle peut réclamer sa dot, elle peut lui dire « Je ne te permets de jouir de moi que si tu me donnes ma dot » elle peut l’empêcher de jouir d’elle jusqu’à avoir sa dot, dans le cas où l’échéance n’a pas été fixée et elle l’a réclamé.
S’il ne lui donne pas la dot et qu’il s’est avéré qu’il était incapable de le faire, elle peut se plaindre auprès du qadi. S’il s’est avéré pour le qadi que cet homme était incapable, il lui donne un délai de trois jours. S’il ne donne pas à la femme sa dot au bout de trois jours, au quatrième jour, si elle veut la séparation, elle dit au qadi « Je veux l’effacement du contrat » et c’est à ce moment que le qadi va effacer le contrat entre eux, ou il dit à la femme « Efface le contrat » et elle, elle l’efface.
Nous parlons ici, de la dot qui est à donnée dans l’immédiat, ou qui n’a pas été fixée et qu’elle l’a réclamé. On ne parle pas de la dot qui doit être donné dans vingt ans par exemple, dont l’échéance a été fixée et elle est lointaine.
On parle du cas où, soit l’échéance est arrivée ou elle n’a pas été fixée et elle l’a réclamée. Mais si elle lui a déjà permis de jouir d’elle avant qu’il ne lui donne sa dot, après cela, elle n’a pas à l’empêcher de jouir d’elle jusqu’à ce qu’il lui donne sa dot.
Une fois qu’elle lui a permis de jouir d’elle, elle n’a pas à l’empêcher de jouir d’elle en lui disant « Je ne te permets de jouir de moi que si tu me donnes ma dot » Pourquoi ? Parce qu’en l’ayant permis de jouir d’elle, elle a accepté que sa dot soit à la charge de l’homme, elle n’a plus à s’abstenir, elle a accepté que sa dot soit comme une dette, donc elle ne peut plus s’abstenir car elle a déjà autorisé une première fois.
C’est le même jugement pour la charge obligatoire, s’il s’est avéré qu’il est incapable de subvenir à la charge obligatoire de sa femme, elle va se plaindre au qadi, elle lui dit « Je veux l’effacement du contrat entre nous, car il est incapable de subvenir à ma charge», le qadi lui donne trois jours de délai, si trois jours s’écoule et il est toujours incapable de subvenir à sa charge, et que elle, elle persiste, au quatrième jour elle veut la séparation, elle dit au qadi et le qadi efface le contrat entre les deux ou il lui autorise à elle d’effacer, il lui dit « Efface ton contrat si tu veux » elle dit « J’efface le contrat entre nous deux » et le contrat est effacé.

Quelques signes annonciateurs du jour du jugement (première partie)

Posted in cours général,Exhortation,islam par chaykhaboulaliyah sur mai 18, 2014
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La louange est à Allah, le Seigneur des mondes, Celui Qui est très Miséricordieux, Celui à Qui appartient toute chose.

Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah, Lui Seul n’a pas d’associé, et Celui Qui est tout Puissant et je témoigne que notre maître Mouhammad est Son esclave et Son Messager, celui que Allah a envoyé avec la bonne guidée.

Nous demandons à Allah qu’Il honore et élève davantage en degré notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam et

qu’ Il honore sa famille et ses compagnons.

 

Chers bien aimés honorables,

 

L’heure du jour du jugement est quelque chose de très éminent.

Le jour du jugement comporte des difficultés et des épreuves qui sont très graves.

Allah ne nous a pas donné à connaitre le moment exacte de son arrivée mais Allah soubhanah, nous a fait connaitre certains des signes qui sont annonciateurs pour nous rappeler qu’il y a aura un jour du jugement.

Un jour du jugement qui sera l’aboutissement de tous ces signes annonciateurs.

Afin que nous nous préparions, en ayant la bonne foi, la bonne croyance et en accomplissant les bonnes oeuvres.

Craignez donc Dieu en vous préparant pour ce jour, le jour du jugement, en multipliant les actes d’obéissance, avant que ne s’abattent les épreuves.

 

Notre Seigneur, Allahou tabaraka wa ta^ala nous a annoncé et nous a appris combien nous avons de bien ou de mal.

Comment nous aurons des choses que nous allons aimer et des choses que nous allons détester, des plaisirs et des choses qui dérangent puisqu’Il dit dans sourat ? ‘ayah 20 ce que nous comprenons:

 » Sachez que cette vie du bas monde est pour certains des jeux, des loisirs, d’occasions pour s’embellir, pour faire preuve de fierté et d’arrogance, pour multiplier les biens et les enfants; tout comme une pluie qui plait au non croyant, qui par la suite fait pousser des plantes, mais qui en fin de compte deviennent sèches et dans l’au-delà ce sera une source de châtiment ou un pardon de la part de Dieu et un bon agrément, cette vie du bas monde est surtout suivi par ceux qui n’oeuvrent pas pour l’au-delà »

 

Dans sourat al-‘anbiya, ‘ayah 105, Allah nous apprend que chaque personne va mourir et que chacun sera éprouvé par de mauvaises choses ou de bonnes choses, ce seront donc des épreuves, mais ce qui est sûr, c’est qu’il y aura une résurrection et un jugement.

 

Allah a crée ce monde que nous observons, dont nous rendons compte véritablement et Il a fait que ce monde a un terme défini.

Et chaque créature dans ce monde, elle aussi a une durée qu’elle ne va pas dépassé.

Tout comme dit Allah ta^ala dans sourat ar-roum ‘ayah 8 ce dont nous comprenons:

« Ne méritent-ils donc pas à propos d’eux-même et à propos de ce que Allah a crée, les cieux et la terre et ce qu’il y a entre eux, toute les choses ont un terme bien défini, mais beaucoup de gens ne croient pas au jour du jugement.

 

Et dans sourat a^raf ‘ayah 104, Allah nous apprend que chaque communauté a un terme et lorsque sera arrivé l’échéance, personne ne va dépasser cette échéance.

 

Et dans sourat ‘ali ^Imran ‘ayah 145, Allah nous apprend que chaque personne va mourir mais qu’elle ne pourra avant le terme que Allah lui a donné.

 

Lorsque la personne arrive à son terme, lorsque la créature arrive à sa fin, Allah soubhanahou wa ta^ala la fait mourir et la fait remplacer par une autre.

Lorsque cette vie arrivera à son terme, les cieux vont se fissurer, la terre sera applatie, les montagnes disparaitront et seront comme des mirages, le soleil aura sa lumière éteinte tout comme la lune et les étoiles vont tomber.

Tout ceux qui sont dans les cieux et sur terre vont mourir sauf ceux pour qui Allah a voulu qu’ils ne meurent pas.

 

Allah, après la fin de ce bas monde, fait qu’il y a aura un jour du jugement.

Dans sourat al-hajj, ‘ayah 1 et 2, nous avons des informations à propos de ce jour là puisque Allah nous ordonne de faire preuve de piété à Son égard, ce jour là est un jour éminent, ce jour là, s’il avait une femme qui allaitait son enfant, elle l’oublierait, s’il y avait eu une femme qui était enceinte, elle perdrait son enfant tellement les épreuves de ce jour sont difficiles.

Les gens vont sembler être ivres sans qu’ils ne le soient véritablement, mais c’est à cause du châtiment de Allah, ils seront comme perdu tellement les épreuves sont éminents ce jour là.

 

Allah a crée pour ce jour là, le jour du jugement un autre monde.

Ce monde là, les vertueux vont avoir une félicité pour leurs bonnes oeuvres, et ceux qui auront mal agit auront un châtiment douloureux.

Allah nous apprend dans les ‘ayah de 48 à 50 de sourat Ibrahim, que ce jour là, la terre sera changée et que les gens seront tous réssucités, les criminels, ce jour là, seront enchainés et leurs visages recouvert de feu.

 

Allah ta^ala nous apprend dans sourat ar-roum, dans la ‘ayah 14 et 15 qu’au jour du jugement, les gens seront séparés les uns des autres. Ceux qui ont été croyants et qui ont agit en bien seront dans des jardins du Paradis et ils en profiteront.

Allah nous a caché le jour du jugement, c’est-à-dire que nous ne connaissons pas sa date, mais dans sourat a^raf, ‘ayah 187, Allah ordonne à Son Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam de répondre à ceux qui l’interrogent à propos du jour du jugement, de leur dire qu’il n’en a pas de connaissance, que Seul Allah sait quand est-ce que le jour du jugement aura lieu.

 

Cependant, Allah ta^ala a fait que pour le jour du jugement, il y a des signes, qui vont l’annnoncer, qui précèdent ce jour là, qui indiquent son éminence, afin que les gens profitent de leur vie pour multiplier les actes d’obéissance, et pour qu’ils s’éloignent des péchés.

Par ailleurs, ces mêmes signes annonciateurs du jour du jugement, qui nous les fait connaitre? c’est notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam.

L’arrivée de ces signes sont autant de miracles en faveur de notre Prophète puisqu’il annoncer des choses qui allait se produire dans le futur quand il a parlé.

Parmi ces signes, il y a ceux qu’on appelle des petits signes, et parmi eux ceux qu’on appelle des grands signes.

 

Parmi les petits signes annonciateurs du jour du jugement, il y a ce que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam a annoncé quand Gibril l’a interrogé dans ce hadith qui a été rapporté par Mouslim.

Gibril, pour enseigner aux compagnons, avait posé la question quels étaient ces signes annonciateurs du jour du jugement.

Et le Messager a dit une phrase que les savants ont expliqué comme suit:

Ils ont dit les filles vont devenir désobéissantes à leurs mères, c’est comme si la fille avait été née d’une femme qui était esclave et que elle, serait la maîtresse de sa mère car les filles, dans cette époque là vont considérer de haut leur propre mère, tellement leur coeur sera corrompu et ceci est apparu.

De nos jour, la fille est comme une maitresse pour sa mère.

 

Dans ce même hadith, le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a donné un autre petit signe, c’est que ce sera dans une période où ceux qui étaient pauvres, qui marchaient nu pied, qui étaient mal habillé, qui faisait paître du bétail devenir riches et construire des tours, chacun essayant de construire des tours plus élevés que l’autre et cela nous le voyons dans la péninsule arabique, ceux qui, il n’y a pas si longtemps étaient pauvres et qui se mettent à construire en hauteur.

 

Dans un hadith, rapporté par al-Boukhariyy et Mouslim, d’après le compagnons ‘Anas, que Allah l’agrée, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam a annoncé que parmi les petits signes annonciateurs du jour du jugement, c’est que la science de la religion va se perdre, les gens ne vont plus s’en occuper comme auparavant.

Et par conséquent, l’ignorance va se propager, également la fornication va se propager et beaucoup de gens vont se mettre à boire de l’alcool.

 

Qu’est ce que nous comprenons de ce hadith? Nous comprenons que parmi les signes annonciateurs du jour du jugement, il y a moins de science par la mort des savants, les véritables savants, et que l’ignorance va se propager, la majorité va devenir ignorante.

Et qu’il y aura beaucoup de fornication, parce que les gens n’auront plus de pudeur et enfin que beaucoup se mettent à boire de l’alcool.

 

D’après Maymounah, que Allah l’agrée, l’épouse du Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam, elle a dit que le Messager de Allah salla lLahou ^alayhi wa s-sallam a donné des signes annonciateurs du jour du jugement, il nous a appris que sa communauté sera dans de bonnes conditions, dans un bon état tant qu’il n’y a pas beaucoup d’enfant issue de la fornication; mais s’il va y avoir des enfants issue de la fornication, alors qu’ils s’apprêtent à avoir un châtiment de la part de Dieu.

Ce hadith rapporté par ‘Ahmad, Abou Ya^la et at-Tabaraniyy veut dire que si jamais la fornication se propage au sein de la communauté, alors Allah fait parvenir un châtiment et des épreuves dans ce bas-monde avant même l-au-delà.

 

Le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam nous a également appris que si la communauté délaisse l’interdiction de ce qui blâmable, de ce qui est mauvais et que les gens arrêtent d’interdire ce qui est mauvais, alors Allah leur fait parvenir un châtiment, et des épreuves dans ce bas-monde avant les épreuves dans l’au-delà, puisque l’Imam Ahmad ibnou Hanbal dans son mousnad, d’après notre maître Abou Bakr as-Siddiq, que Allah l’agrée, le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam nous a appris que si les gens n’interdisent pas le mal alors qu’ils sont conscient de ce mal, alors qu’ils s’apprêtent à avoir un châtiment et sans doute des épreuves s’abbatent de nos jours sur les musulmans, c’est à cause justement de leur abstinence d’interdire ce qui est blâmable.

 

Dans la ‘ayah 105, de sourat al-ma’idah, Allah nous ordonne, Il ordonne à tous les croyants d’oeuvrer dans l’obéissance à Allah, de faire ce que Allah nous a ordonné de faire et de nous abstenir de faire ce qu’Il nous a interdit de faire.

La suite de cette même ‘ayah, Allah nous apprend que si la communauté, si les musulmans s’ordonnent le bien les uns les autres, si les gens s’abstiennent de faire ce qui est interdit en s’interdisant de commettre ce qui est blâmable.

C’est-à-dire que si l’homme fait ce que Allah lui a ordonné de faire après avoir appris la science de la religion, car il s’agit d’apprendre la science qui permet de connaître ce qui est licite et ce qui est interdit, de connaitre ce qui est obligatoire et ce qui est interdit et de connaître quel est l’argent qui est licite et quel est l’argent interdit, quelles sont les paroles licites et les paroles etc, celui qui apprend le minimum de la science de la religion et qui applique cela pour lui même, Allah ta^ala lui accorde un grand bien.

 

Dans cette ‘ayah, Allah nous apprend que dès lors que la personne pratique ce qui la concerne, en terme d’obligation et qu’elle s’arrête de commettre ce qui est interdit, à partir de ce moment là, il y a des gens qui sont égarés, cela ne lui portera aucun préjudice.

Cela ne lui sera aucunement nuisible ou préjudiciable.

 

D’après Salman, que Allah l’agrée, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam a dit que parmi les signes annonciateurs du jour du jugement c’est que le voisin nuise à son propre voisin.

Ce hadith rapporté par Abou ibnou Chaybah est une preuve de la prophétie de notre maître Mouhammad, de nos jours beaucoup de gens nuisent à leurs voisins.

 

Et dans un hadith rapporté par ? al-aslami, que Allah l’agrée, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam nous a apprit que Allah fait mourir les vertueux les uns après les autres, de sorte que ne restera en majorité que des gens qui ont peu de vertus, des gens qui sont grand pécheurs et Allah ne leur fait pas miséricorde.

Ce hadith est semblable a cet autre dans lequel le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam nous a apprit que chaque jour qui vient sera pire que celui qui l’a précédé jusqu’à ce qu’arrive le jour du jugement c’est-à-dire que ce seront des épreuves et des dissensions qui vont se succéder les unes après les autres, mais Allah sauve Qui Il veut et Il anéantit Qui Il veut et l’Islam ne sera jamais interrompu.

 

La Loi de Mouhammad ne sera pas interrompu, la Loi de Mouhammad demeurera et restera jusqu’au jour où Dieu fait mourir tous les croyants et que seuls les non croyants seront encore en vie, c’est-à-dire que le dernier siècle de cette vie dans ce bas-monde, personne ne va dire « Allah », personne ne va dire « La ‘ilaha ‘il-la l-Lah » les gens seront noyés dans le mal.

Dieu les fera mourir par un cri que va souffler l’ange Israfil, tous périront par le bruit que va émettre l’ange Israfil, c’est cela le début du jour du jugement.

 

C’est pour cela que par le passé, tu voyais qu’il y avait plus de vertueux, par le passé, tu pouvais voir des gens qui faisaient le tahajjoud, qui se levaient la nuit pour accomplir des actes d’adoration surérogatoires.

Dieu fait mourir les vertueux les uns après les autres.

Par le passé, les gens faisaient beaucoup d’actes surérogatoires, les gens jeunaient des jeûnes surérogatoires, ils donnaient des aumônes ; mais les jours s’empirent de jour en jour, les gens deviennent de plus en plus mauvais.

 

Par le passé, les gens veillaient en acte surérogatoires, alors que de nos jours, ils veillent pour des choses inutiles.

Par le passé les gens jeunaient leur journée en jeûne surérogatoire, alors qu’aujourd’hui, tu les trouve en train de dormir ou en train de faire des transactions interdites, de la vente avec de la traîtrise, ils trahissent ceux à qui ils vendent, ou ils les dupent ou ils les trompent.

 

Les gens deviennent de plus en plus mauvais mais malgré cela, il y a toujours des gens de biens et la louange est à Dieu pour cela, il y aura toujours des gens que Dieu agrée sur la religion, des gens qui sont sur la droiture selon l’apparence.

Pour cela, que chacun d’entre nous fasse attention pour ne pas être de ceux que le Messager a décrit par le terme « ? » c’est-à-dire les restes, les choses inutiles, mais d’être plutôt de ceux qui sont les meilleurs, de ceux qui sont sur la droiture, de l’obéissance à Dieu. Même si beaucoup autour de lui vont à leur perte et qu’ils s’exposent au châtiment, car chacun sera ressuscité au jour du jugement selon son intention.

 

Dans un hadith rapporté par al-Boukhariyy, le compagnon Abou Hourayrah, que Allah l’agrée a dit que notre maître Mouhammad, salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam nous a apprit que le jour du jugement n’arrivera pas avant que la science ne diminue, et qu’il n’y ait beaucoup de tremblement de terre, et que le temps va paraitre très court et qu’il y ait beaucoup de zizanie qui va apparaitre, ainsi que des assassinats et des meurtres et l’argent sera disponible à grande échelle chez les gens.

 

Dans ce hadith, le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam a dit que le jour du jugement ne commencera pas avant certaines choses.

Il est à rappeler que le jour du jugement dure 50 000 années, et que ce jour va commencer lorsque l’ange Israfil va souffler dans le cor, qui est un instrument un son, les gens sortiront alors de leur tombes pour l’exposition des actes.

 

La parole du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam, lorsqu’il a dit que la science va diminuer, ça veut dire que les savants véritables vont mourir et qu’il y aura beaucoup d’ignorance.

Exactement tout comme a rapporté al-Boukhariyy, d’après notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam, qu’il a dit que Allah n’ôte pas la science des cœurs des gens, mais Allah sait que la science diminue par la mort des savants, au point que lorsqu’il n’y aura pas beaucoup de savants, les gens vont prendre des ignorants à leur tête et ils vont les interroger ; et ces ignorants qui se font passer pour des savants vont donner des avis, de sorte qu’ils s’égarent eux-mêmes et ils égarent ceux qui l’ont interrogé.

 

Ce hadith est une preuve que si quelqu’un pose une question de religion pour avoir un avis à celui qui n’est pas apte à donner des jugements, de sorte que celui qui n’est pas apte lui donne une réponse sans science et que celui qui a posé la question applique cette réponse, la nuisance, le tort et le préjudice va concerner les deux ; aussi bien celui qui a posé la question, que celui à qui la question a été posé et qui a répondu sans science.

 

Quand le Prophète a dit qu’il y aura beaucoup de tremblement de terre, le tremblement de terre c’est lorsque la terre tremble à tel point que les constructions, et les édifices s’écroulent.

Le Messager a dit que parmi ces signes, le temps va paraitre très court, c’est-à-dire que ce qui était habituellement long va sembler être très très court et ce sont des paroles globales que le Messager a donné dans un hadith qui a rapporté par at-Tirmidhiyy.

Dans ce hadith, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam a dit que le jour du jugement n’arrivera pas avant que le temps ne devienne court, de sorte que l’année devient comme un mois, le mois devienne comme une semaine, la semaine devient comme un jour, le jour devient comme une heure, et l’heure comme le moment où le feu est attisé et ceci ne s’est pas encore réalisé.

 

Pour ce qui est des dissensions qui vont apparaitre, c’est également un signe annonciateur du jour du jugement, c’est que les zizanies et les discordes deviennent apparentes, elles vont se multiplier.

 

Pour ce qui est du hadith, il y a une explication du terme qu’à utilisé le Prophète, le Prophète a utilisé le terme « al- ? » c’est-à-dire que les assassinats se multiplieront, les gens vont s’entretuer.

 

Pour ce qui est de la parole du Prophète dont on comprend, c’est que l’argent sera disponible à large échelle, c’est que lorsque le nombre de tués va augmenter, il y aura plus beaucoup d’hommes, et les gens ne vont plus chercher à avoir des biens, et ils n’auront pas beaucoup d’espoir de vivre.

 

Tout ce qui est des préliminaires, de ce que le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam a annoncé, la plupart de ces choses sont apparut, entre autres beaucoup d’ignorance, peu de savants, et également le grand nombre de marché, c’est-à-dire les points de vente.

Aujourd’hui, tout cela est apparu.

Par le passé, lorsque quelqu’un voulait vendre ou acheter, il devait parcourir de longue distances, alors qu’aujourd’hui, les points de vente et les marchés sont devenus très proches les uns des autres.

 

Parmi les petites signes que le Messager nous a annoncé, c’est la disparition des montagnes dans leur totalité, des montagnes qui disparaissent de leur base, tout comme cela est apparut dans le hadith, c’est-à-dire de nombreuses montagnes.

Est-ce que c’est par l’action des gens ou pas ? Cela n’a pas été précisé dans le hadith.

Ce que font les gens aujourd’hui, ils détruisent une montagne pour construire un chemin ou élargir un chemin, c’est ce qui se produit aujourd’hui, mais la disparition des montagnes dans sa totalité, cela ne s’est pas encore produit.

 

Parmi les petits signes, il y a également la multiplication des maladies que les gens ne connaissaient pas auparavant. Il y aussi le grand nombre de charlatan, et les orateurs qui diffusent le mal, tout cela s’est produit.

 

Parmi les signes qui ne sont pas encore apparut, il y a ce qu’à rapporté al-Boukhariyy et Mouslim, d’après Abou Hourayrah, que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam, lui qui est véridique et qui ne ment pas ; dans sa parole qu’il a dite mentionnant que le jour du jugement n’arrivera pas avant que l’Euphrate ne laisse paraître une montagne en or, et pour 100 personnes qui vont s’entretuer pour avoir cet or, 99 vont mourir, chacun d’entre eux dira « peut-être que c’est moi qui sera sauvé ».

Alors, comment est-ce que ce fleuve l’Euphrate, dans lequel il y a beaucoup d’eau aujourd’hui va faire paraitre cette montagne en or ? An-Nawawiyy a dit c’est-à-dire que son eau va disparaitre et qu’une montagne en or va apparaitre.

Aujourd’hui, cette montagne en or est recouverte de terre, c’est une montagne en or qui n’est pas connu aujourd’hui.

Et si le cours de ce fleuve de l’Euphrate se déplace, cette montagne en or va apparaitre.

Et Allah sait plus que tout autre comment cette eau va disparaitre.

Alors pourquoi ça a été appelé montagne d’or, c’est pour indiquer qu’il y aura beaucoup d’or.

 

Et parmi les signes qui sont des petits signes également qui ne sont pas encore apparu, c’est l’apparition d’un homme qui s’appelle al-Mahdiyy ^alayhi s-salam, et son apparition est authentifié par le hadith sahih rapporté par ibnou Hibban.

Dans le hadith, le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam nous apprend que le jour du jugement n’arrivera pas avant qu’il y ait un homme de la famille du Prophète, qui portera le même nom que le Prophète, et dont le père aura le même nom que le père du Prophète et il va gouverner la terre en rétablissant la justice.

 

Al-Mahdiyy, s’appelle Mouhammad fils de ^Abdou l-Lah, il est soit Haçaniyy, c’est-à-dire descendant de notre maître al-Haçan, soit Houçayni, c’est-à-dire descendant de al-Houçayn, qui sont tous deux, les enfants de Fatimah, la fille du Prophète, que Allah l’agrée.

 

Il a été rapporté dans les paroles des compagnons, qu’au tout début de la sortie de al-Mahdiyy, il y aura un ange qui va l’accompagner qui va dire « Voici al-Mahdiyy, le Calife que Dieu a voulu pour vous, alors suivez-le ».

Il a été rapporté également que notre maître al-Mahdiyy, au tout début, il sortira de Médine et il sera accompagné de 1000 anges qui vont le soutenir, il ira ensuite à la Mecque, et à la Mecque, il sera attendu par 300 saints qui seront les tout premiers à lui faire un pacte d’allégeance.

 

A l’époque de al-Mahdiyy, au début, il y aura une famine, tout comme cela a été rapporté dans le hadith.

L’âme

Posted in cours général,islam par chaykhaboulaliyah sur novembre 9, 2013

L’âme (en arabe ar-rouuh_), est un corps impalpable. Le corps palpable est ce qui peut être perçu au toucher,  comme cette table, l’être humain, comme la pierre, l’arbre, qui sont des corps palpables. On peut les attraper à la main, contrairement aux corps impalpables. Des exemples de corps impalpables : la lumière. La lumière est un corps. Pourquoi dit-on  que la lumière est un corps ? C’est parce qu’elle occupe un espace. Elle a une longueur, une largeur et une profondeur. La preuve, si vous prenez une bougie dans une nuit où tout est sombre, vous voyez bien que cette lumière occupe un espace et qu’au-delà de cet espace là, il n’y a plus de lumière, seulement l’obscurité. Cela correspond donc à l’espace qu’occupe ce corps qui est la lumière, un corps impalpable. On ne la perçoit pas au toucher. L’âme, également est un corps impalpable. Donc, dans ce monde il y a des corps palpables et des corps impalpables. L’âme fait partie des corps qui sont impalpables. Et seul Allah en connait la réalité. C’est à dire que notre connaissance de l’âme est très réduite. Les créatures de Allah qui font partie des êtres vivants comme les êtres humains, les anges, les animaux possèdent des âmes. Mais les arbres n’ont pas d’âmes. Les objets n’ont plus. C’est pour cela que l’on dit que ce sont des objets inanimés. La maison aussi n’a pas d’âme, la voiture n’a pas d’âme. Tant qu’on est en vie, c’est que notre âme est dans notre corps. La mort justement c’est lorsque l’âme est retirée du corps. Et l’ange de la mort s’appelle ^Azraa’iil. Il est chargé de retirer les âmes des corps. Donc, les corps sont soit palpables comme l’arbre, la pierre, l’homme, soit impalpables. En résumé, il existe deux catégories de  corps, palpables, ou impalpables. Impalpables comme l’air, les jinns, les anges, ou  les âmes.

Les anges ainsi peuvent entrer dans le corps de l’être humain sans que celui-ci  ne ressente quoi que ce soit. En effet, lorsque la femme est enceinte, au bout du 120ème  jour, il y a deux anges qui écrivent dans le foetus qui est dans l’utérus de sa mère, quelle sera sa vie et s’il fera partie de ceux qui seront heureux pour l’éternité ou malheureux pour l’éternité, c’est à dire s’il fait partie de ceux qui iront au paradis ou de ceux qui iront en enfer. Donc, cela aussi est écrit dans le foetus qui est dans l’utérus de sa mère. Ainsi, les anges rentrent sans que la mère ne ressente quoique ce soit.

Les jinns également peuvent entrer dans le corps des humains, mais pas dans le corps des prophètes, sans que l’humain ne ressente quoique ce soit. Parmi les exemples de corps impalpables, il y a le jinn mécréant qui est avec chacun d’entre nous. Il  s’appelle le  qariin (celui qui accompagne). Avec chacun d’entre nous, il y a un jinn mécréant. Il peut rentrer dans le corps et c’est lui qui suggère à l’homme les mauvaises choses. Il entre dans la poitrine sans que la personne ne le ressente. A l’inverse d’une épine qui serait rentrée dans son corps, il n’en ressent rien. Mais, c’est lui qui commence à suggérer des  mauvaises choses. Il lui dit par exemple « Ne fais pas la prière», ou «ne va pas assister aux cours de science de religion», ou «fais ce péché», ou «ne fais pas ce devoir». Donc, c’est justement ce qariin qui entre sans que l’on s’en aperçoive. Mais bien sûr le chaytan, quel qu’il soit, même le qariin, ne rentre pas dans le corps des prophètes. Et celui qui croit le contraire, il sort de l’Islam. Le chaytan peut suggérer de l’extérieur au prophète mais il n’a pas d’emprises, de pouvoirs sur le prophète.  Et même sur les saints, le chaytan n’a pas d’emprises.

Allaah ta^ ala dit «Inna ^ ibaadii layça laka ^ alayhim soulTaan, illaa mani t taba^ aka mina l ghaawiin  (souurat al hijr / 42).

Dans ce verset, Allah nous apprend que le chaytan n’a pas d’emprises sur les prophètes et les saints. C’est pour cela que ceux qui se font appeler les médiums, ou ceux qui prétendent ramener l’âme d’un mort ou dialoguer avec ce mort, ce sont des mensonges. C’est possible que ce soit le qariin de celui qui est mort qui vit généralement plus que le mort, qui connait les détails de la vie de cet humain et il commence à dialoguer soit disant avec le chaytan qui travaille avec ce prétendu médium. Et le jinn peut prendre une apparence, mais on ne les voit pas sous leur véritable apparence. Les ignorants sont perplexes face à ces choses là et parle souvent de mystère. Alors qu’il se peut que ce soit le qariin d’une femme qui a été enterrée ou qui est apparue sur une photo par exemple. Donc, le jinn peut prendre l’apparence d’un être humain mais pas parfaite. Il y a quelque chose qui fait que ce n’est pas une apparence parfaite.

 

Pour en revenir à notre sujet, l’âme, la vie se poursuit dans les corps des anges, des humains, des jinns, des animaux tant que ces corps impalpables y sont présents. Tant que l’âme de l’homme est dans le corps de l’homme, l’homme est vivant. Tant que l’âme du mouton  est dans le mouton, le mouton est vivant. Donc tant que l’âme est dans le corps de cet être vivant, cet être vivant est en vie. Allah a fait que d’ordinaire c’est ainsi que cela ce passe. Et de même, la vie s’en sépare lorsque ces corps s’en séparent. Lorsque les âmes impalpables quittent le corps qui lui est palpable, alors l’être vivant meurt. Donc, la mort est la sortie de l’âme du corps.

Par ailleurs, les âmes ont un début. Les âmes sont des créatures. Toutes les créatures ont un début, c’est à dire un commencement. Et c’est Allah qui a donné leur commencement. C’est Allah Qui les a créées. Et celui qui prétend que les âmes sont éternelles, c’est à dire, qu’elles n’ont pas de commencement, il sort de l’Islam. Il n’est plus musulman. Parce qu’il a prétendu qu’il y a une chose autre que Dieu qui est exempte de début. Une chose dont Allah n’en serait pas le Créateur. Or nous savons que Allah est le créateur de toute chose. Lui seul est exempt de début et tout autre que lui a un début. C’est Lui qui donne le début à tout autre que lui. Donc, les âmes ont un début. Elles ont un commencement. Mais elles ont une particularité, c’est qu’elles ne sont pas anéanties comme le paradis et l’enfer. Le paradis et l’enfer ont un début mais n’auront pas de fin. Les âmes aussi. Elles ont un début mais pas de fin. Les âmes ne seront pas anéanties comme le paradis et l’enfer ne seront pas anéantis. Donc, celui qui dit que l’âme n’a pas de début, il sort de l’Islam. Donc, les âmes sont entrées en existence, elles ont un début mais elles sont éternelles, elles n’ont pas de fin. Allah a fait qu’elles n’ont pas de fin tout comme Il a fait que le paradis et l’enfer n’ont pas de fin. Allah a accordé un début aux âmes et a accordé aux âmes qu’elles n’aient pas de fin.

Notre Maître Adam, ^alayhi s-salaam, est le premier de toute l’humanité et il est le père de tous les prophètes. Après la création de Adam, Allah a fait sortir toute la descendance de Adam, toutes les âmes de sa descendance. Allah les a fait sortir du dos de Adam. Toute sa descendance, nous qui sommes vivants maintenant, ceux qui ont vécu avant nous, ceux qui vont venir après nous, tous les humains, Allah a fait sortir leur âmes du dos de Adam et Allah les a fait parler. Il a fait parler ces âmes et toutes les âmes ont reconnu la divinité de Dieu. Toutes les âmes ont dit qu’il n’est de dieu que Dieu. Toutes sans exception. Parce que les âmes, Allah les a créées. Donc, Allah les a fait sortir du dos de Adam, mais lorsque comme on a vu, le foetus est dans le corps de sa mère, Allah envoie deux anges qui vont insuffler l’âme de cet enfant et les deux anges vont écrire pour cet enfant s’il sera des gens du paradis ou des gens de l’enfer. Quelle sera sa subsistance, quelle sera sa vie. Tout cela est prédestiné. Donc, cela sera écrit lorsque l’âme est insufflée dans son corps. Cela est déjà écrit sur la table préservée mais eux ils vont écrire lorsqu’ils vont introduire l’âme dans le foetus. Quand l’âme entre dans le corps et que les enfants sortent de l’utérus de leur mère, ils n’ont rien fait encore qui contredise la reconnaissance de la divinité de Dieu puisqu’on a vu que Allah a fait sortir toutes les âmes du dos de Adam. Et toutes les âmes ont reconnus qu’il n’est de dieu que Dieu. Donc, même quand elles sont introduites dans l’utérus de leur mère et qu’ils sortent et sont encore bébé, ils n’ont rien fait qui a contredit cette reconnaissance. Ils sont toujours sur cette reconnaissance qu’il n’est de dieu que Dieu. Cependant, ils ont oublié cet aveu ou cette reconnaissance qu’ils ont fait. Ensuite, certains ont appris la foi, l’Islam, ont grandi sur cela. Et puis il y a ceux qui ont grandi sur la mécréance.  Et certains sont devenus des esclaves croyants et d’autres sont devenus des non croyants. Donc, le jour où Allah a fait sortir les âmes du dos de Adam, on l’appelle le jour de ‘alastou. Dans la ‘ayah «Alastou bi Rabbikoum» qui signifie «Ne suis-je pas votre Dieu». Et les âmes ont toutes répondu «balaa» qui signifie «Oui». Cependant, comme on a vu, après ce jour-là, elles ont toutes oublié quand elles sont sorties du corps de leur mère, elles ont toutes oublié.

 

Les animaux également ont des âmes. Lorsque nous égorgeons un mouton, vous voyez qu’il se débat puis s’arrête. Donc, les animaux ont des âmes. Et celui qui prétend que les animaux n’ont pas d’âmes, il sort de l’Islam. Il y a un homme qui a écrit un livre, un égyptien, qui s’appelle ach cha^ raawiyy, dans lequel il a prétendu le contraire. Il a prétendu que les animaux n’auraient pas d’âmes. Alors que dans le Qour’an, Allah ta^ala dit « Wa idha l wouh_ouuchou h_ouchirat» qui signifie « Et lorsque les animaux seront rassemblés» c’est à dire que après leur mort, tout comme les êtres humains, Allah les ressuscite et à nouveau l’âme rentre dans le corps. Pour les humains et les jinns, cette résurrection puis ce rassemblement sera pour le jugement dernier, et les animaux ne sont pas responsables, ils n’ont pas de comptes à rendre, il n’y a pas de paradis et d’enfer pour les animaux. Cependant, Allah les ressuscite et les rassemble par manifestation de Son équité, de Sa justice. Tout comme l’a dit notre Prophète, salla l laahou ^alayhi wa sallam, dans le hadith, le mouton qui a donné un coup de corne à l’autre mouton dans cette vie, celui qui a reçu un coup de corne va le lui rendre au jour dernier. Par manifestation de Sa justice, Allah fait que cela aura lieu ainsi. Ensuite, que vont devenir les animaux? Ils vont se transformer en poussière. C’est pour cela que le mécréant, lorsqu’il subira le châtiment au jour dernier, il souhaitera être comme les animaux. Il souhaitera devenir poussière. Mais il n’y a plus de mort pour lui après la résurrection. Donc, cette ‘ayah, numéro 5 dans sourat at takwiir, indique que les animaux ont une âme. Et celui qui dit que les animaux n’ont pas d’âme aura contredit le Qour’an, et celui qui contredit le Qour’an  il n’est pas musulman. Le hadith du Prophète concernant le mouton qui rend le coup de corne à l’autre mouton, c’est sa parole, salla l laahou ^alayhi wa sallam, «la tou’addanna l houqouuqou ilaa ‘ahlihaa yawma l qiyaamah» qui signifie « Des droits que certains ont sur les autres seront certes réparés au jour du jugement. C’est à dire que celui dont le droit a été usurpé dans cette vie, il le lui sera rendu au jour du jugement. Donc, ça c’est le début du hadith. La suite : le Prophète a dit «hattaa youqaada lichchaati l jalh_aa’i mina chchaati l qarnaa’», qui signifie «même le mouton qui a reçu un coup de corne prendra sa revanche sur celui qui lui a donné». Même un mouton qui a reçu un coup de corne va le rendre à celui qui le lui a donné. Donc, Allah, par manifestation de Sa justice, fait que même le mouton qui a reçu un coup de corne il va le lui rendre. C’est un hadith rapporté par Mouslim. Donc, la signification de ce hadith, c’est que Allah ta^aalaa rétablit les droits. Donc, le mouton qui n’avait pas de corne et qui a reçu un coup de corne d’un autre mouton qui lui avait des cornes, va rendre à celui qui l’a cogné. Mais cela ne veut pas dire que le mouton qui a donné un coup de corne ira en enfer. Il n’y a pas de paradis et d’enfer pour les animaux du bas-monde. Et ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’animaux au paradis et en enfer. Il y a des animaux au paradis et il y a des animaux en enfer. En enfer, pour le châtiment du mécréant, il y a des scorpions de la taille d’une mule. Et au paradis, il y a des animaux. Celui qui est au paradis, il voit un oiseau qui vole, il souhaite le manger, et il le retrouve sur sa main prêt à être consommé. Et dès qu’il termine de le consommer, Allah ressuscite cet oiseau, il reprend son envol et continue son vol. Car au paradis il n’y a pas d’interruption pour le bien. Et ce que la personne consomme au paradis ne sort pas sous forme de déchets du corps, il n’y a pas de matière fécale ou d’urine. Ce que la personne consomme sort sous forme de transpiration à l’odeur de musc. Si quelqu’un frappe un autre humain injustement, il mérite l’enfer dans l’au delà. Mais il n’en est pas de même pour les animaux. Mais, l’animal qui a été frappé va rendre le coup à celui qui a été frappé et tous deux deviendront poussière. Ils ne rentreront pas au paradis et en enfer.

Dans le bas monde, Allah fait  miséricorde aux croyants tout comme aux mécréants. Mais dans l’au-delà, sa miséricorde sera réservée aux croyants. Allah ne fait pas miséricorde aux mécréants dans l’au-delà. La preuve est la ayah 156  de sourat al a^raaf. Allah ta^ala dit « Wa rahmatii wasi^at koulla chay’ fasa’aktoubouha li l ladhiina yattaqouun» qui signifie «ma miséricorde concerne toute chose dans le bas-monde».  Allah fait miséricorde aux croyants et aux mécréants dans le bas-monde. «Je la destine dans l’au-delà à ceux qui se gardent de la mécréance». Dans l’au-delà, Allah réserve sa miséricorde aux musulmans. Croyants et musulmans, c’est la même chose. Il n’y a pas de croyant qui n’est pas musulman et il n’y a pas de musulman qui n’est pas croyant. Donc, la miséricorde de Allah, Allah la réserve à ceux qui se seront protégés de la mécréance, qui sont morts musulmans. Mais celui qui est mort sur autre que l’Islam, celui-là, Allah ne lui fait pas miséricorde. C’est à dire, que la miséricorde de Allah concerne dans le bas monde aussi bien le musulman que le mécréant. Et dans l’au-delà, Allah l’accorde exclusivement à ceux qui se gardent de l’association et des autres sortes de mécréances. Donc, la miséricorde de Allah, Allah la réserve exclusivement aux musulmans dans l’au-delà. Mais dans le bas monde, il fait miséricorde aux croyants et aux mécréants. Comment fait-il miséricorde aux croyants et aux mécréants dans le bas monde? N’est-ce pas qu’il leur accorde la bonne santé? Il leur accorde leur subsistance. Il leur accorde l’air qu’ils respirent, et l’eau fraîche qu’ils boivent, et ce qui est de cet ordre. Tout cela ce sont des manifestations de la miséricorde de Allah. L’air qu’ils respirent, l’eau qu’ils boivent, la bonne santé, la subsistance. Allah n’est pas obligé d’accorder tout cela. Eh bien, il l’accorde par sa miséricorde. Ce n’est pas un devoir pour Allah que d’accorder cela aux gens. Allah n’est pas soumis à l’ordre ou à l’interdiction de quiconque. C’est pour cela que la personne n’a pas à dire «ça c’est injuste» au sujet de quelque chose que Allah lui accorde ou ce dont Allah l’a prive. Il se peut qu’il y ait injustice entre les humains entre eux, mais Allah il fait ce qu’il veut de ce qui lui appartient. Il n’a pas de compte à rendre. S’il prive quelqu’un et accorde du bien à quelqu’un d’autre il n’aura pas agit dans quelque chose qui ne lui appartient pas. Il aura agit dans ce qui lui appartient. Et l’injustice n’est pas concevable pour quelqu’un qui agit dans ce qui lui appartient. On parle d’injustice dés lors que quelqu’un agit dans quelque chose qui ne lui appartient pas. Mais, tant que la personne agit dans ce qui lui appartient, on ne parle pas d’injustice. C’est pour cela, même nous, les bienfaits que nous avons, notre corps, nos organes, tout cela appartient à Allah. C’est pour cela que si l’un d’entre nous fait quelque chose que Allah a interdite de ses bienfaits, on dit que celui qui a agit ainsi aura été injuste envers lui-même. Puisqu’il aura agit dans quelque chose qui ne lui appartient pas en réalité, car elle appartient à Allah, mais d’une manière qui n’est pas conforme à l’ordre ou à l’interdiction de Allah. C’est pour cela qu’on parle d’injustice. Le péché est une injustice. La désobéissance est une injustice, de la part de la personne. La personne est injuste en agissant de la sorte, mais Allah allah il accorde ce qu’il veut à qui il veut et il prive ce qu’il veut de ce qu’il veut et il n‘a pas de compte à rendre. C’est pour cela que celui qui a trouvé du bien qu’il remercie Dieu. Et qu’il agisse en bien avec les bienfaits que Dieu lui a accordé. Quand au mécréant, lui, il a commis la plus grave des injustices. Puisque, soit il a manqué de respect à Dieu ou à un des prophètes, ou il a renié l’existence de Dieu, ou il a renié un autre attribut de Dieu, ou il aura assimilé Dieu à ses créatures. Tout cela ce sont des injustices et la mécréance est la plus grave des injustices. Pourquoi est-elle la plus grave ? Allah nous l’a appris dans le Qour’an . Car c’est le péché que Allah ne pardonne pas. La mécréance est le péché que Allah ne pardonne pas pour celui qui en meurt chargé. Mais si quelqu’un commet la mécréance, comment peut-il faire pour s’en débarrasser?  En rentrant en Islam. En prononçant les deux témoignages. En disant Il n’est de dieu que Dieu, Mouhammad est le Messager de Dieu». Et en abandonnant ce qui a provoqué la mécréance. C’est ainsi que la personne peut se racheter, tant qu’elle est vivante. Mais si elle arrive à un état où elle perd tout espoir de vie, le repentir n’est plus accepté. Donc, Allah fait miséricorde aux croyants et aux mécréants dans le bas-monde, et uniquement aux croyants dans l’au-delà.

Allah ta^ala dit «   wa naadaa asHaabou n naari asHaaba l jannah ‘an afiiDou ^alaynaa mina l maa’i aw mimmaa razaqakoumou l laah . Qaalouu inna l laaha Harramahoumaa ^alaa l kaafiriin». Sourat al a^raaf /50. Que signifie cette ‘ayah? Les gens de l’enfer, quand ils seront en enfer, les mécréants vont appeler les gens du paradis. Soit ils les voient, bien que la distance soit vraiment très éloignée entre l’enfer et le paradis, à un certain moment donné, si Dieu veut il fait qu’ils pourront les voir, soit ils vont simplement entendre leur voix et ils vont leur parler. Et tellement ils sont en train d’endurer le châtiment lorsqu’ils seront en enfer, ils demanderont aux gens du paradis de leur déverser un peu d’eau ou autre subsistance que Allah leur a accordé. Mais les gens du paradis vont leur répondre «Allah a privé les gens de l’enfer de tout cela». Allah a privé les mécréants de cela. C’est à dire, qu’ils n’auront pas droit à cela. Et c’est alors qu’ils vont se taire. Allah a envoyé les prophètes dans cette vie. Celui qui est doté d’un minimum de raison, et qui utilise correctement sa raison, il dira «ce monde existe, il y a bien qui lui a donné l’existence». Et celui qui lui a donné l’existence n’a pas de ressemblance avec toutes ses créatures. Mais Allah guide qui Il veut et Il égare qui il veut. Il y a des gens dont le coeur est fermé. D’autres, Allah fait que leur coeur accepte la vérité. Donc, quand ils seront en enfer, ils vont demander à avoir un peu de ce que les gens du paradis ont reçu, mais ils sauront qu’ils ne pourront pas prétendre à cela. C’est à dire, qu’en enfer, ils n’auront pas de subsistance utile, et d’eau fraiche qui va assouvir la soif mise à part cette eau qui est bouillante et qui déchire leurs intestins quand ils vont en boire. Pourquoi auront-ils cela? Pourquoi seront-ils dans cet état ? Et c’est un état qu’ils auront pour l’éternité sans interruption. Parce qu’ils ont délaissé le droit le plus éminent de Allah. Ils ont négligé le droit le plus important que Dieu a sur nous, le droit que rien ne remplace et qui est de croire en Dieu et en son Messager. Parce qu’ils ont délaissé cet important devoir, ceci les attendra. C’est un devoir que rien ne remplace. Donc, en enfer, les mécréants n’auront aucune part de bien, parce qu’ils ont négligé justement ce devoir irremplaçable qui est de croire en Dieu et en son Prophète. Donc, si quelqu’un pose la question «pourquoi seront-ils châtiés de ce châtiment terrible et douloureux et qui n’a pas de fin? La réponse est parce qu’ils n’ont pas accompli le plus éminent des droits que Dieu a sur eux. C’est pour cela que la rétribution de ce manquement à ce devoir, c’est qu’ils auront un châtiment éternel qui ne sera pas interrompu. Eux, leur volonté c’était de rester sur leur mécréance. Et leur rétribution, c’est que ce sera un châtiment qui ne sera pas interrompu. Leur objectif c’était de rester tout le temps sur leur mécréance. C’est pour cela que leur rétribution, c’est que ce sera un châtiment sans interruption. Et Allah a rendu l’entré en Islam qui est la plus éminente des grâces de Allah, soit facile. Il est facile d’entrer en Islam, ce n’est pas une épreuve difficile. Ce n’est pas une épreuve physique ou intellectuelle, c’est facile. La personne apprend que Dieu existe, qu’il a envoyé un prophète, le premier est Adam et le dernier est Mouhammad. Et elle adhère par son coeur, et elle le reconnait par sa langue. L’entré en Islam est facile, c’est de reconnaitre par sa langue, ce à quoi la personne à adhéré par son coeur, chose dont la raison témoigne de la véracité. La raison témoigne de la véracité de cette croyance. La raison ne rejette pas cette croyance. Il n’y pas dans notre croyance quelque chose que la raison rejette. Ce n’est pas comme certains  qui disent au sujet de leur mauvaises croyances «oui mais c’est le mystère de la foi». Non! Notre croyance est claire, la raison est là pour la confirmer. Notre croyance est basée sur ce que le Prophète nous a transmis. Et la raison témoigne de la véracité et de la validité de ce que le Prophète a transmis. Donc, l’entré en Islam, Allah a fait qu’elle est facile. C’est en prononçant les deux témoignages après avoir connu Allah et son Messager. D’autre part, Allah a rendu la mécréance également facile. Tout comme l’entrée en Islam est facile, la sortie de l’Islam aussi elle est facile. Une seule parole, qui signifie une moquerie, ou une dépréciation à l’égard de Allah, ou à l’égard de la loi de l’Islam, fait sortir celui qui l’a dite, de la foi, et le fait tomber dans la mécréance qui est la pire des situations. L’entrée en Islam, est facile. C’est par les deux témoignages après avoir connu Allah et connu son Messager. La sortie de l’Islam est facile. Une seule parole qui indique une moquerie, ou une dépréciation, c’est à dire, un rabaissement, de Allah ou de la loi de l’Islam, ou d’un des Prophètes, une seule parole qui indique une dépréciation, fait sortir celui qui l’a dite, de la foi et le fait tomber dans la mécréance. Comme quelqu’un qui dit «oui dans l’Islam, la femme n’a pas de droits» ou «l’Islam est injuste envers la femme». C’est une parole dépréciative qui fait sortir celui qui l’a dite de l’Islam. «ou encore celui qui dit que l’homme est l’équivalent de la femme». Cela est contraire à l’Islam, ce n’est pas vrai. Ou celui qui dit «la prière, ce n’est pas la peine de la faire». Ou le jeune dans notre époque, ce n’est pas un devoir de le faire. Donc, ce sont des paroles qui indiquent une dépréciation de la religion. Notre Prophète nous a bien dit que sa Loi est applicable jusqu’au jour du jugement. Ou celui qui dit que l’homme descend du singe. Cela est une parole qui est contraire à la croyance correcte. Parce que nous avons su et par la raison que ce monde a un créateur puisque ce monde change d’un état à un autre. Donc, forcément, ce qui change a un début, il a besoin de qui lui a donné le début. Et celui qui lui a donné le début, il ne change pas, et il est exempt du début. C’est celui que nous appelons en arabe Allah, en français Dieu. C’est un être qui est de toute éternité, qui a des attributs de perfection qui sont dignes de lui. Cet être, c’est à dire qui existe, il a envoyé des prophètes, et pour les soutenir dans ce qu’ils disent, il leur a accordé des miracles qui sont une preuve de leur véracité. Parmi les miracles de notre Prophète, c’est que l’arbre a gémit. Un arbre qui n’est pas un être vivant, il n‘a pas d’âme. Le Prophète s’appuyait dessus quand il donnait ses discours. Ses compagnons lui ont proposé de lui faire une chair, sur laquelle il pourrait monter pour donner son discours. La foi d’après quand il est monté sur la chair, pour donner son discours, la mosquée était pleine. Les gens ont entendu cet arbre qui se mettait à gémir (pleurer comme un enfant), il se languissait du Prophète. Et il ne sait pas calmé avant que le Prophète redescende et aille le prendre pour qu’il se soit calmé. Ceci est une chose qui n’est pas ordinaire. Habituellement un arbre ne se met pas à gémir. Egalement, parmi les miracles du Prophète, c’est qu’une fois ils étaient mille cinq cent, et étaient à court d’eau. Et le Prophète a demandé à avoir un petit récipient dans lequel il y avait un tout petit peu d’eau, il a mis sa main honorée dedans, et l’eau s’est mise à jaillir d’entre ses doigts, comme des fontaines. Et les gens ont pu en boire et faire leurs ablutions. Il est clair que ce ne sont pas des illusions. Ils avaient soif et après ils n’ont plus soif. Ils n’avaient pas le woudou et après ils ont le woudou. C’est bien quelque chose de réel. Et ils n’étaient pas une ou deux ou trois personnes. Ils étaient mille cinq cent. Et les miracles du Prophète sont très nombreux. Il n’y a pas que notre Prophète qui a eu des miracles, d’autres aussi ont eu des miracles. Tous les prophètes ont eu des miracles. Comment nous qui n’avions pas été présents lorsque ces miracles s’étaient produis, croyons nous en ces miracles? C’est par la transmission de l’information d’une manière qu’on appelle at tawaatour. C’est à dire que la première couche qui ont vu ces miracles était nombreuse. De plus la connaissance du miracle était par une perception sensorielle, ce n’est pas une imagination ou une théorie que deux ou cinq ou six personnes ont monté et qu’ils ont relayé par la suite. Au départ, c’était une perception sensorielle, c’est par leur sens qu’ils ont pris connaissance. Ils ont bu, ils ont touché, ils ont vu. Donc, ce grand nombre de personne, plus que vingt, à leur tour,  a transmis à un grand nombre. Et ce grand nombre qui a reçu l’information à son tour, à transmis à un grand nombre, et ainsi de suite à chaque couche l’information a été relayée par un grand nombre de personne jusqu’à ce qu’elle nous soit parvenue. Ce mode de transmission entraine une connaissance certaine. Cela se nomme at tawaatour en arabe. Et lorsque cette information nous parvient, c’est comme si nous même avions vu cette chose qui nous a été rapportée. C’est pour cela à certains incrédules, on lui dit pourquoi tu crois qu’il y a un homme qui s’appelle Lénine et un autre qui s’appelle Karl Marx et un souverain qui s’appelle Napoléon, et tu ne crois pas aux miracles du Prophète Mouhammad ? Et pourtant le mode de transmission est le même. Napoléon, c’est beaucoup de personne qui l’ont rencontré, et qui ont dit qu’il a existé, qu’il a fait telle et telle chose, ensuite un grand nombre a rapporté à un grand nombre et ainsi de suite jusqu’à ce que cela nous parvienne. Un homme qui s’appelle Lénine aussi, un grand nombre de personne l’a rencontré et a vu qu’elles étaient ses théories, et ils l’ont rapporté à un grand nombre et ainsi de suite jusqu’à ce que cela nous parvienne. Donc, nous on a la certitude qu’il y a eu un homme qui a existé qui s’appelle Lénine, ou un homme qui a existé qui s’appelle Napoléon, qui a dit telle et telle chose. C’est par ce même mode de transmission que nous savons qu’il y a un pays qui s’appelle la Chine. Ou un roi qui a existé par le passé et qui porte tel nom. Egalement, c’est par ce mode de transmission, que nous savons que le Prophète Mouhammad  a eu de l’eau qui a jaillit d’entre ses doigts, à partir de laquelle 1500  personnes ont pu boire et ont pu faire leur ablution.  Donc, on leur dit «Pourquoi tu crois en telle chose et pas en telle chose ?» On lui dit que tu agis arbitrairement. Tu n’es pas quelqu’un qui utilise correctement sa raison. C’est un agissement arbitraire, c’est  à dire, un agissement qui n’est pas justifié, qui n’a pas d’arguments. Donc, le Prophète a été envoyé et tout ce qu’il nous a transmis est vrai puisque le créateur le confirme dans ce qu’il dit par des miracles. Et donc, sa loi aussi, c’est celle que Dieu a ordonné. Donc, le fait que l’homme a tel droit et tel devoir, le fait que la femme a tel droit et tel devoir, c’est quelque chose qui est certainement accompagnée d’une sagesse. Puisque Dieu ne crée pas des choses absurdement. Et celui qui prétend que telle Loi ou telle autre loi est obsolète, ou n’est pas applicable, c’est comme s’il attribue à Allah l’absurdité. Et Allah est exempt de tout défaut. Donc, la personne, il convient qu’elle apprenne. De nos jours, beaucoup de gens suivent n’importe quoi, et sont en train de délaisser ce qui est précieux et ce qui est correct. Celui qui est intelligent, c’est celui qui suit ce que notre Prophète nous a dit. Le Prophète nous a dit ce qui signifie ‘celui pour qui Allah veut le bien, il fait qu’il apprend la science de la religion. Mais bien sûr, cet apprentissage n’est pas en lisant à droite et à gauche ou en regardant n’importe quelle chaine de télé, mais en apprenant par transmission orale.  Auprès de ceux, qui ont eux mêmes appris par transmission orale, et ainsi de suite jusqu’aux compagnons du Prophète et jusqu’au Prophète ^alayhi  s salaatou  wa s salaam. Malheureusement de nos jours, il y a beaucoup de gens, qui parlent au nom de la religion, mais qui n’ont pas de chaines de transmission ou qui parlent de leur tête. La personne veille auprès de qui elle apprend sa religion.  Ce n’est pas n’importe quelle personne qui parle au nom de la religion dont les paroles sont forcément correctes. La personne demande quelle est la chaine de transmission et elle s’assure que c’est une chaine de transmission correcte.

Donc, le fait que le mécréant subisse un châtiment sans fin en enfer, c’est à cause de son manquement au plus important des devoirs qui est la croyance en Dieu et en son Prophète. Et celui qui était musulman et qui fait quelque chose qui le fait sortir de l’islam, il devient mécréant. Comme le mécréant d’origine. C’est à dire, que lui aussi, s’il meurt dans  cet état, et qu’il ne rentre pas en Islam, il restera éternellement en enfer, que Dieu nous préserve. Et celui qui se retrouve ainsi dans l’apostasie selon le jugement de Allah il est plus méprisable que les insectes et les bêtes sauvages. Qu’il ait prononcé cette parole, de mécréance en étant sérieux, ou en étant en colère, même si la personne était en colère. Même si elle plaisantait. Si elle dit une parole, qui revient à contredire la religion, ou qui revient à  déprécier Allah ou la loi de l’Islam, cette parole l’a fait sortir de l’Islam. Que la personne fasse attention. La colère n’est pas une excuse. La plaisanterie non plus n’est pas une excuse. Certains te disent «oui mais moi je faisais que discuter». Allah dit dans sourat at tawbah ayah 65 et 66 ce qui signifie « Si tu leur avais posé la question, ils auraient répondu «mais nous ne faisions que discuter et plaisanter» Dis : Est-ce que vous plaisantez de Allah, des signes de la religion, de ses messager, c’est de cela que vous vous moquiez? Ne vous excusez pas, vous êtes devenus mécréants après avoir été croyants». Donc, cette ayah, elle est explicite. Ils sont devenus mécréants alors qu’auparavant, ils étaient croyants. Pourquoi ? Parce qu’ils se moquaient de Allah, ou de ses messagers, ou du paradis ou de l’enfer, et ainsi de suite. Donc, la personne, qu’elle fasse attention. Qu’elle ne dise pas des choses au sujet de la religion sans science. Certains, ils disent ça c’est licite, ça c’est interdit sans avoir appris. Et il se peut qu’ainsi il tombe dans la mécréance. C’est pour cela, la personne ne donne pas d’avis dans la religion sans avoir appris. Et le fait que la colère ou la plaisanterie ne soient pas des excuses, cela a été bien expliqué les livres de jurisprudence des écoles reconnues (madhhab). Ils ont jugé, celui qui profère telle ou telle parole de mécréance, mécréant. Il y a donc des savants qui ont même composé des livres pour dire telle parole fait sortir de l’Islam, telle parole fait sortir de l’Islam, telle parole fait sortir de l’Islam, ils ont écrit des livres pour donner des exemples de paroles qui font sortir de l’Islam. Allah ta^ala dit « Inna charra d dawaabbi ^inda llaahi l ladhiina kafarouu fahoum laa you’minouun. Sourat al ‘anfaal » / 55 ce qui signifie « certes les pires êtres se déplaçant sur terre selon le jugement de Allah, allah sont ceux qui sont mécréants». Ils n’ont certes pas la foi. Ils sont les pires êtres qui se déplacent sur terre. Ce sont ceux qui ne sont pas musulmans.

Dans le hadith de ‘abouu mouuça l ach^ariyy le Prophète  a dit que le paradis est plus proche de l’un d’entre vous que la lanière  de ses sandales. Et l’enfer également. C’est à dire, que la personne, qu’elle se retrouve au paradis ou qu’elle se retrouve en enfer, c’est quelque chose qui est très facile. Le fait qu’elle meurt sur l’Islam ou qu’elle meurt sur la mécréance, c’est quelque chose qui est très facile. C’est pour cela que la personne, puisqu’elle ne sait pas à quel moment elle va mourir, que ce qui compte, c’est l’état de sa personne quand elle meurt. Chacun d’entre nous ne garantit pas la seconde qui vient. Quelle que soit sa santé, sa puissance physique, sa soit disant intelligence, son pouvoir, est-ce qu’elle garantit la seconde qui suit ?! Personne d’entre nous ne la garantit. Personne ! Celui qui est intelligent, c’est celui qui dit : « il se peut que dans une seconde, je vais mourir», à moi d’oeuvrer pour que lorsque viendra ma mort, je ne sois pas dans une situation qui va me pénaliser pour la suite. Parce que la suite n’a plus de fin. Maintenant, il y a une fin, mais après il n‘y aura plus de fin. Donc, la personne peut gagner le paradis en faisant quelque bonne action. N’est ce pas que le prophète a dit «préservez vous du feu de l’enfer même en donnant en aumône la moitié d’une datte». Qu’est ce que c’est une moitié de datte? Pas grand chose. Il se peut qu’en donnant en aumône la moitié d’une datte, ça sera la bonne action qui va te faire entrer au paradis. Nous on ne sait pas. Donc, c’est pour cela que la personne ne néglige pas le peu de bien qu’elle peut faire, même en rencontrant son frère ou sa soeur en Islam, avec le sourire. On parle des hommes en eux et des femmes entre elles. Même ça, peut réjouir le coeur du musulman. Et de même, la personne peut se retrouver en enfer, à cause de quelques mauvaises actions. Donc si quelqu’un a vécu durant des années durant, sur la mécréance, puis avant de mourir , il entre en Islam, avant de voir les anges du châtiment , il entre en Islam, avant de perdre tout espoir de vie, il entre en Islam, avant de rencontrer l’ange de la mort, avant de voir ^azraaiil , ou avant de se retrouver noyé, il entre en Islam, et il a pour conviction qu’il n’est de dieu que Dieu, et que Mouhammad est le Messager de Dieu, celui-là il ira au paradis, même s’il a vécu cent ans sur la mécréance. Parce qu’avant de mourir il est entré en Islam, il ira au paradis. Même s’il n’a pas fait une seule prière de toute sa vie. Et il n’aura pas de compte à rendre sur ce qu’il n’a pas fait parce qu’il était sur la mécréance. Parce que celui qui est mécréant d’origine, quand il entre en Islam, son Islam lui efface tous ses péchés antérieurs. Ce n’est pas comme celui qui était musulman puis qui est sorti de l’Islam, puis il est revenu à nouveau dans l’Islam. S’il revient à nouveau à l’Islam, il a toujours les anciens péchés qu’il avait commis, et il a perdu ses bonnes actions. Mais il est à nouveau musulman. Et ce qui compte c’est l’état de la personne lorsqu’elle meurt, est-ce qu’elle est musulmane, ou est-ce qu’elle n’est pas musulmane. Et en contrepartie, si quelqu’un avait vécu sur l’Islam, puis il est tombé malade par exemple, et que sa maladie est devenue extrêmement éprouvante, très douloureuse.  Et il n’a pas pu supporter, et il s’est rebellé contre Dieu, il a dit «o Dieu, pourquoi tu es injuste avec moi en me donnant cette douleur que je ne peux pas supporter ?» , il est sorti de l’Islam attribuant l’injustice à Dieu. S’il meurt, celui-là n’entrera pas au paradis. Le paradis lui est interdit. Car il a mécru à cause de son objection à Allah. Le Messager de Allah a dit «innama l a^maalou bi khawaatiinihaa» ce qui signifie « Ce qui compte c’est l’état de la personne lors de sa mort». Donc, tout ce qui se déplace sur terre, que ce soit les animaux, les insectes, les êtres humains, le pire de tous ceux là, c’est celui qui n’est pas musulman.

Les mécréants qui sont morts avant la mission de notre Prophète Mouhammad, ceux qui n’ont pas entendu l’appel à l’Islam, d’un prophète, ils ne sont pas responsables. Ils ne vont pas en enfer. Ces gens là iront au paradis. Dans un hadith, le Prophète a dit qu’il y a un animal qui s’appelle al jou^al (le bousier), cet animal se nourrit des saletés, c’est un petit insecte noir, qui consomme les matières fécales et qui en fabrique des petites boules qu’il consomme par la suite, et il a dit que ces boules que fabrique cet insecte sont meilleures que ceux qui sont sur la mécréance en raison de leur mécréance justement. Car ils n’ont pas accompli le plus grand droit que Dieu a sur les créatures, les êtres humains, qui est de croire en Dieu, et en son Prophète. Parce que ce mécréant dans le hadith, même s’il dépensait comme la montagne de ‘ouhoud en or, dans un acte que Dieu agrée, mais s’il est sur sa mécréance, cet acte ne lui donnera aucune récompense. Parce qu’il n’a pas accompli le plus important des devoirs, qui est de croire en Dieu et en son Prophète. Et de plus quel que soit l’acte qu’il fait, s’il n’est pas musulman, cet acte ne donne pas de récompenses. Donc, le mécréant, quelques soient les services qu’il va offrir aux gens, quelque soit la tendresse ou la compassion ou la solidarité, qu’il va voir avec les démunis, ou les pauvres, ou les malades, tout cela, ne leur sera d’aucune récompense dans l’au-delà. Ils seront nourris pour leurs actes dans ce bas-monde. Ils auront la nourriture, la santé, la richesse, ce qu’ils veulent, mais dans l’au-delà ils n’auront rien du tout. C’est pour cela que mêmes s’ils ont l’apparence d’êtres humains, mais en réalité, ce sont des gens qui ont commis le plus grave des péchés, qui est la mécréance. C’est pour cela que la personne dit rester sur l’Islam et apprendre ce qui fait sortir de l’Islam et apprendre quels sont les devoirs et quels sont les choses interdites pour s’améliorer, pour appliquer, en espérant mourir sur l’Islam. Et celui qui rêve du Prophète, on espère qu’il mourra musulman. C’est pour cela que la personne invoque Dieu pour rêver du Prophète, pour voir le Prophète dans le rêve. Et ça c’est quelque chose qui est un très grand bien, que Allah accorde pas forcément à celui qui a un haut degré, peut être des gens qui ont un haut degré et qui n’ont pas rêvé du Prophète, alors que un mécréant peut rêver du Prophète. Si le mécréant rêve du Prophète, c’est signe qu’il va entrer en Islam, et qu’il va mourir musulman.

L’ami vertueux

Posted in cours général,islam,société par chaykhaboulaliyah sur mars 4, 2013

La louange est à Allah le seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Nous demandons à Allah de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Premier sujet important pour la vie de tous les jours pour la personne : Sur quel critère choisir un ami de bien, un bon ami.

Allah ta^ala dit :

 (الْأَخِلَّاءُ يَوْمَئِذٍ بَعْضُهُمْ لِبَعْضٍ عَدُوٌّ إِلَّا الْمُتَّقِينَ)

(Al-‘akhilla’ou yawma’idhin ba^douhoum liba^din ^adouwwoun ‘illa l-mouttaqin) [Sourat Az-Zoukhrouf/67]

Allah tabaraka wa ta^ala nous apprend dans cette ayah qui signifie : « ceux qui étaient des compagnons, ceux qui étaient es amis les uns pour les autres dans ce bas-monde vont devenir des ennemis les uns pour les autres sauf les pieux, ce qui étaient amis sur la base de la piété ». Eux leur amitié, leur amour va demeurer jusqu’à l’au-delà et il va perdurer encore.

Les pieux qui sont-ils ? Ce sont ceux qui s’acquittent de ce que Allah a ordonné et qui évitent ce que Allah a interdit et qui également respecte le droit des gens. C’est-à-dire ceux qui ont des droits sur eux, ils les respectent.

En d’autre terme les pieux ce sont qui ont accomplis les devoirs et qui ont évité les péchés et qui ont agi avec les gens de manière correcte. Ils ont agi avec les gens conformément à la loi de Allah.

Combien est ce qu’il y a de gens qui vérifient les critères de l’ami vertueux ? Qui choisissent leurs amis parmi le critère de la vertu.

Combien de gens de nos jours choisissent quelqu’un de vertueux avec qui participer à une assemblée. Combien de parents vérifient qui sont les amis de leurs enfants pour que ceux des amis vertueux ? Très peu.

Et la raison pour cela, pourquoi ils ne veillent pas à choisir l’ami sur le critère de la vertu c’est parce qu’ils n’assistent pas aux assemblées de science de religion. Et donc, ils n’ont pas le critère qu’il faut pour choisir les bons amis.

Une des caractéristiques des pieux, c’est que ce sont des gens qui s’entraident pour accomplir ce que Dieu agrée.

Quand ils se réunissent, ils se réunissent pour l’obéissance à Dieu.

L’ami vertueux c’est celui qui te guide vers l’obéissance à Dieu. C’est quelqu’un qui est d’un bon conseil. C’est celui qui te rappelle l’obéissance.

Au lieu de te dire dans quel café on va passer la soirée aujourd’hui ? Dans quel cinéma ou quel film tu vas voir ? Il te dit plutôt « A quelle assemblée de science tu vas assister ? »

Quand tu vois quelqu’un qui cherche à apprendre encore et encore, c’est un bon signe, c’est signe que cette personne est sur le chemin de la réussite. L’intérêt que porte la personne à la science de la religion, son ardeur pour apprendre encore davantage ceci est une preuve de bien pour la personne, c’est signe qu’elle est sur un bon chemin.

Les pieux sont des gens qui se réunissent sur l’obéissance. Quelle est la cause de leur réunion ? C’est l’obéissance. Et quand ils se séparent également, ils se quittent pour aller accomplir des actes d’obéissance et ils ne se dupent pas les uns les autres, ils ne se trompent pas les uns les autres.

Ils ne s’indiquent pas les uns aux autres des mauvaises innovations, ou de l’égarement, ou de la perversité. Ils ne se montrent pas le mal au contraire, ils se rappellent le bien toujours.

Quand ils se réunissent ce qui les a unis c’est l’amour de Dieu, et quand ils se quittent c’est également pour l’amour de Dieu et c’est cela l’amour véritable, l’amour sincère.

Quand l’un d’entre commet un péché, quand l’un d’entre désobéit à Dieu, son ami le réprimande. Pourquoi est-ce qu’il le réprimande ? Parce qu’il lui veut le bien, il ne va pas fermer les yeux et dire c’est mon ami donc je ne lui interdis pas le mal. Non ! Il lui fait le rappel.

Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

(المُؤْمِنُ مِرْآةُ أَخِيهِ المُؤْمِن يَنْصُحُهُ حَتَّى يُصْلِحُ حَالُهُ)

(Al-mou’minou mir’atou ‘akhihi al-mou’mini yansahouhou hatta yousliha halouhou)

Ce qui signifie : « le croyant est comme un miroir pour son frère croyant [c’est-à-dire que s’il a des défauts, il les lui montre] »

Le croyant est comme un miroir pour son frère, il le corrige pour que son état s’améliore.

N’est ce pas que quelqu’un quand il se voit dans un miroir, s’il voit quelque chose qui n’est pas belle, il l’enlève, il la corrige.

Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a comparé le croyant à un miroir dans le sens qu’il reflète à son frère ce qu’il a pour qu’il le corrige. C’est-à-dire qu’il montre à son frère ce qu’il a comme mauvaise chose pour qu’il la corrige.

Il lui dit « laisse cette mauvaise chose ». Il ne le laisse pas tel qu’il est sur son erreur, mais il le corrige.

Le croyant qui a atteint un degré de foi complète, il aime son frère pour l’agrément de Dieu pas pour une raison du bas monde, ce n’est pas pour un intérêt du bas monde qu’il l’aime, il l’aime pour l’agrément de Dieu parce que Dieu nous a ordonné de nous aimer les uns les autres pour s’entraider pour obéir à Dieu et pour s’entraider à délaisser la désobéissance à Dieu. C’est cela, c’est un amour désintéressé, ce n’est pas pour les choses du bas monde parce que j’espère qu’il va me donner telle chose un jour ou parce qu’il va m’aider ou parce que il a besoin… ce n’est pas pour une raison du bas monde.

L’amour complet est réalisé en suivant parfaitement le Messager éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam dans sa conduite parfumée.

Alors que chacun d’entre vous choisisse pour lui et pour ses enfants les amis vertueux, ceux qui sont embellis avec les bons caractères, parmi c’est-à-dire qui ont de l’amour et qui aiment donner le conseil mais un conseil conforme à la loi de l’Islam.

Il t’aime pour l’agrément de Dieu et il te donne le conseil pour l’agrément de Dieu. Cet ami vertueux va t’aider pour accomplir les actes de bienfaisance pour faire le bien que Allah agrée.

Dans un hadith Qoudsiyy, c’est un hadith où le Prophète commence en disant « Allah a dit » c’est-à-dire il rapporte la parole de Allah qu’il a eu par révélation, mais ce n’est pas du Qour’an, le hadith Qoudsiyy ce n’est pas du Qour’an. Et bien sur quand nous disons Allah a dit et nous citons des mots qui sont en arabe cela ne veut pas dire que Allah parle la langue arabe. La parole de Allah n’est pas dans une langue, la parole de Allah ce n’est pas des mots, la parole de Allah ce ne sont pas des lettres, la parole de Allah ce ne sont pas des ondes sonores, la parole de Allah est sans comment, ce n’est pas une quantité, la parole de Allah n’a pas de comment et n’a pas de quantité. Quand l’un d’entre nous parle ou parle fort ou il parle faible, ce sont des comment, la parole de Allah n’est pas qualifiée de comment. Quelqu’un il parle vite ou il parle lentement, c’est pour la créature. La parole de Allah on ne la qualifie pas de vite ou de lente. Ce sont là des caractéristique des créatures, or la parole de Allah est de toute éternité, elle n’a pas de début et elle est sans comment. Quand le Prophète a dit : «Allah ta^ala dit » et il cite une phrase en arabe, quand nous disons le Qour’an il est en arabe, et le Qour’an est la parole de Allah.

Il y a une chose importante à comprendre c’est que ces mots qui sont en arabe sont une expression de l’attribut de Dieu. Tout comme le nom « Dieu » c’est une expression qui indique l’Être de Allah. Si j’écris « Dieu » et que je demande à quelqu’un « qu’est ce que c’est ? », il va me dire que « C’est Dieu ». Qu’est ce que cela veut dire ? Cela veut dire que ce mot est  une expression qui indique un être que nous adorons et cet être est sans comment. Il n’est pas un corps il est sans endroit.

Egalement la parole de Allah, quand nous récitons par exemple sourat Al-Ikhlas, qoul houwa l-Lahou ‘ahad, cette sourat est une expression de l’attribut de la parole de Allah, en arabe on dit ^ibarah C’est-à-dire ce que nous rapportons en arabe exprime la parole de Allah qui n’a pas de début et qui n’a pas de fin. La parole de Allah est de toute éternité, elle est exempte de début et exempte de fin. Et la parole de Allah ce ne sont pas des lettres, ce ne sont pas des mots. Cela est la croyance de l’Islam. Quant à celui qui a pour croyance que Allah parle avec des mots et des lettres, il n’a pas fait la différence entre le créateur et la créature.

Ce n’est pas un musulman celui là. Si quelqu’un croit que Allah parle en arabe ou bien qu’Il dit des lettres l’une après l’autre, celui là Il n’adore pas Allah mais une créature qu’il a imaginé.

Allah est sans comment, Il n’a pas de ressemblance avec ses créatures.

Celui qui parle avec des mots et des lettres, n’est ce pas qu’il a besoin d’émettre des sons.

Nous par exemple, comment pouvons dire la lettre ba’ si nous n’avions pas les deux lèvres, pour dire ba’ il y a besoin des lèvres, c’est avec les lèvres que nous disons ba’.

Egalement quand nous émettons un son de la gorge que ce soit ‘a ou ha’ ou qa’ ou ^a tout cela c’est avec des lettres. Qui dit son et lettres ca veut dire qu’ils sont un corps, ce sont des modulations, un corps contre un corps qui émet de sorte que le son sorte. Quand on dit « al » vous voyez que c’est la langue qui colle au palais, juste au dessus des incisives supérieurs (les deux dents de devant) la partie du palais qui est juste au dessus, la partie de la gencive qui commence au dessus des incisives supérieurs, vous collez le bout de la langue là bas et vous émettez le son « la’ » Le point d’articulation est de là bas. Donc si quelqu’un dit que Allah parle avec des lettres et des sons, c’est comme s’il a dit qu’Il a des lèvres, des dents, c’est comme s’il a dit qu’Il est comme nous.

Et nous on voit bien qu’on a besoin de qui nous donne le commencement, qui nous donne le début, celui qui est un corps, celui qui est une quantité il a besoin de qui lui a donné ce corps, de qui lui a donné cette quantité et celui qui a besoin, il n’est pas Dieu, il est crée. Il a un début et Allah est sans début.

C’est cela la base de notre croyance, c’est la base de l’islam, celui qui n’apprends pas cela et qui a une mauvaise croyance, il ne lui est pas utile de faire l’image de la prière ou de mémoriser tout le Qour’an ou d’apprendre la langue arabe etc… rien ne lui sera utile s’il n’a pas la bonne croyance. Avoir la bonne croyance c’est la base pour l’acceptation des bonnes œuvres. Sans la bonne croyance, les bonnes œuvres ne sont pas agrées par Allah. Sans la bonne croyance, la personne n’ira pas au paradis, elle ira en enfer. Celui qui a la croyance que Allah parle avec des lettres et des mots, lui il croyait qu’il était musulman, quand vient l’ange de la mort, notre maitre ^Azrail ^alayhi s-salam, il va lui annoncer qu’il est mécréant, il va lui dire « je t’annonce la nouvelle d’un châtiment qui ne va pas s’arrêter pour toi » Lui il croyait peut-être qu’il est parti au pèlerinage, il croit que tous ses frère sont partis au pèlerinage, que ses parents sont partis au pèlerinage, lui il croit qu’il connait tout le Qour’an par cœur et parce qu’ il a une mauvaise croyance, il va en enfer parce qu’il croit que Dieu parle avec des lettres et des mots. C’est pour cela que c’est important, cela est plus important que d’apprendre à faire la prière c’est plus important que d’apprendre à faire le pèlerinage, celui qui n’a pas la bonne croyance il est perdu.

Il y a des gens qui s’occupent de choses qui sont importantes certes mais qui ne sont pas plus importante que la croyance, la croyance c’est la base de tout. La croyance c’est la base, si la base n’est pas bonne tout le reste n’est pas bon. Si la base n’est pas bonne, comment tu peux construire si tu n’as pas une bonne fondation ? Tout le reste n’est pas bon parce que parmi les conditions de validité des actes d’adorations c’est que tu es musulman. Pour que tu aies tes actes d’adoration agrée par Allah, une condition c’est d’être musulman. Et que veut dire être musulman ? Être musulman ce n’est pas uniquement le prétendre par la bouche, tout en le contredisant. Être musulman c’est avoir la croyance du Prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, et la Croyance de notre maitre Mouhammad c’est que Allah n’a pas de ressemblance avec ses créatures, Allah ne parle pas avec des mots et des lettres et des sons. C’est pour cela que c’est très important ce sujet là.

Cela on commence à l’enseigner aux enfants dès leur plus jeune âge pour ne pas qu’ils grandissent sur des choses fausses.

Certains laissent de côté ce sujet et ils insistent sur d’autres sujets qui sont d’une plus faible priorité, même si leur priorité est grande, elle est plus faible que la priorité de la croyance. La première chose c’est la croyance comme la enseigné le Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam, un des compagnons disait « quand nous étions jeune adolescents, juste en dessous de la puberté, on nous avait d’abord enseigné la croyance, la foi, et après on nous a enseigné le Qour’an, par l’enseignement du Qour’an notre foi est devenu plus forte » mais au départ c’est la foi, c’est les règles de la croyance, c’est-à-dire que Allah n’a pas de ressemblance avec ses créatures, Allah ne parle pas en français ou en arabe, Sa parole est de toute éternité et Allah n’habite pas le ciel, Il n’habite pas le corps des gens, Il n’habite pas le cœur des gens, Il n’est pas partout Il n’est pas dans un endroit qu’on ignore caché quelque part. Non, Allah est sans endroit, c’est Lui le créateur des endroits. Avant la création de tous les endroits, Allah existe, tous les endroits ont un début. C’est qui qui leur a donné le début ? C’est Dieu. C’est Allah qui donne le début aux choses. Avant l’existence de tout ce monde y compris les endroits, Allah existe, Il est de toute éternité. Après la création des endroits, Dieu ne change pas, Dieu est toujours sans endroits. Après la création des endroits, Dieu existe sans endroit puisqu’Il est le créateur des endroits, Il n’a pas besoins des endroits. Avant l’existence des endroits Allah existe et après la création des endroits Dieu existe sans endroit parce qu’Il ne change pas. Pourquoi Il ne change pas ? Parce que celui qui change Il a besoin de qui l’a fait changer. Et celui qui change est un signe qu’il a un début.

Nous par notre raison, comment avons-nous su que ce monde a un Créateur, comment avons-nous su que ce monde a un début ? C’est parce qu’il change. Par la raison comment avons-nous su que ce monde a un Créateur ? Comment avons-nous su que ce monde est une preuve de l’existence de Dieu ? Parce qu’il change, le fait qu’il change d’un état à un autre, cela veut dire qu’il a un début. Toute chose qui change d’un état à un autre obligatoirement à un commencement, du moment qu’il a un début ce monde alors nous déduisons qu’il a eut besoin de qui lui a donné ce début. Une chose ne se donne pas le début à elle-même. Elle a besoin d’autre qu’elle pour lui donner le début. Donc ce monde a besoin de qui lui a donné le début. Et Celui qui donne le début est exempt du début, Il n’a pas de ressemblance avec ce monde et c’est Celui que nous appelons en arabe Allah ou en français Dieu.

C’est Celui qui donne le début aux choses, qui fait changer les choses, qui n’a pas de début et qui ne change pas et qui mérite qu’on se soumette à Lui à l’extrême puisqu’Il est Celui qui nous a donné le début, Il est Celui qui nous a donné notre existence et notre existence et les nombreux bienfaits que Allah nous a accordé. Il mérite qu’on se soumette à Lui à l’extrême, Il mérite qu’on lui obéisse.

C’est pour cela que dans le hadith Qoudsiyy nous disons que « Allah dit » mais cela veut dire que ce que nous rapportons c’est une expression de la parole éternelle de Dieu. Parce que Allah Sa parole n’est pas des mots ou des sons. La parole de Allah est de toute éternité, n’est pas en langue arabe ou autre.

:قال الله تعالى  : قال رسول الله صلّى الله عليه وسلّم في حديث قدسي

(وجبت محبّتي للمتحابّين فيّ و المتجالسين فيّ والمتزاورين فيّ)

(Wajabat mahabbati li l-moutahabbina fiy wa l-moutajalisina fiy wa l-moutazawirina fiyy)

Donc Allah nous apprend dans le hadith Qoudsiyy que ceux qui s’aiment les uns les autres par recherche de l’agrément de Dieu, Allah ta^ala leur accorde Son agrément. Et ceux qui se tiennent dans une même assemblée par recherche de l’agrément de Dieu c’est-à-dire, ce n’est pas ils se tiennent dans une même assemblée pour une raison du bas monde, ils se tiennent dans une même assemblée par recherche de l’agrément de Dieu, ceux là aussi, Allah leur accorde Son agrément, Allah les agrée. Et ceux qui se rendent visite les uns les autres par recherche de l’agrément de Dieu, également Allah les agrée.

(المتحابّون في الله يكونون يوم القيامة في ظّل العرش يوم لا ظلّ إلّا ظّله يغبطهم بمكانهم النّبيّون والشّهداء )

( Al-moutahabbouna fi l-Lahi yakounouna yawma l-qiyamati fi dhilli l-^archi yawma la dhilla ‘illa dhillouh ; yaghboutouhoum bimakanihimou n-nabiyyouna wa ch-chouhada’)

 

Et dans le hadith le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie « Ceux qui s’aiment les uns les autres par recherche de l’agrément de Dieu, [c’est-à-dire c’est de manière désintéressée, ce n’est pas pour une raison du bas monde, ce n’est pas parce qu’il attend quelque chose de lui ou qu’il veut quelque chose de lui, non, mais uniquement parce que le lien qu’il y a entre lui et son ami c’est l’obéissance à Dieu, l’amour de Dieu. C’est cela qui les unis. C’est cela qui est la raison de leur amitié] ils seront au jour du jugement à l’ombre du trône. »

Al-^Arch, le trône, c’est le toit du paradis. Le trône c’est comme un lit, il a quatre piliers, il est porté par quatre anges mais ce n’est pas un endroit pour que Dieu s’assoit dessus, parce que Allah n’est pas un corps, Il est le Créateur des corps. C’est quoi l’objectif de ce trône ? Pourquoi Allah l’a créé ? Notre maitre ^Aliyy que Allah l’agrée et qu’Il honore son visage nous l’apprit, il a dit :

« Allah a créé le trône par manifestation de Sa puissance et Il ne l’a pas pris pour endroit pour Lui-même »

 (إِنَّ اللهَ خَلَقَ العَرْشَ إِظهَارًا لِقُدْرَتِهِ وَلَمْ يَتَّخِذْهُ مَكَانًا لِذَاتِهِ)

(‘inna l-Laha khalaqa l-^archa ‘idh-haran li-qoudratihi wa lam yattakhidh-hou makanan li-dhatihi) 

Ce n’est pas pour s’assoir dessus, parce que celui qui s’assoit est un corps qui est composé d’une partie supérieure et d’une partie inférieure. Celui qui s’assoit il se plie, il a une articulation qui fait qu’une partie de sa partie inférieure de son corps avec être en contact avec ce sur quoi il va s’assoir. De plus celui qui s’assoit a une limite et celui qui a une limite a besoin de Celui Qui lui a donné cette limite. Celui qui s’assoit est une créature, ce n’est pas le Créateur.

Allah soubhanahou wa ta^ala est exempt de la position debout ou de la position assise ou de la position allongée ou de la position sur le côté ou sur le ventre ou en poirier, ou à cloche pied etc… parce que tout cela c’est quoi ? Ce sont des caractéristiques du corps et Allah est exempt de tout cela. Celui qui est un corps il a une limite, il a besoin de qui lui a donné cette limite, il a donc un début. Allah n’est pas un corps, Il est exempt du début. Donc Allah a créé le trône comme manifestation de Sa puissance, Il ne l’a pas pris pour endroit pour Lui-même, parce qu’Il est exempt de l’endroit.

Au jour du jugement, ceux qui s’aiment par recherche de l’agrément de Allah, ils seront à l’ombre du trône, le jour où il n’y a pas d’autre ombre que celle du trône. C’est-à-dire que ce jour là ceux qui seront rassemblés, la plupart seront exposés au soleil, le soleil qui va devenir de très courte distance des gens, et certains vont avoir la transpiration jusqu’aux genoux, d’autres jusqu’aux nombrils, d’autres jusqu’au cou, d’autres vont être recouvert de leur transpiration. Les gens seront à côtés les uns des autres sans que la transpiration de l’un atteigne l’autre. Le mécréant dira ce jour là « Ô Allah délivre moi de cela même en me mettant en enfer » Il croit que s’il était en enfer ça serait plus facile à supporter, ça sera plus difficile. C’est pour cela qu’on n’invoque pas Allah pour qu’Il allège ou qu’Il fasse miséricorde à celui qui est mort mécréant. Une fois que la personne meurt mécréante ça sera de pire en pire, et ça ne s’arrêtera jamais, celui qui quitte ce bas monde en étant mécréant, il aura un châtiment sans fin.

On ne dit pas Allahou yarhamouhou pour quelqu’un qui est mort mécréant. On ne dit pas que Dieu lui fasse miséricorde. Dans ce bas monde oui on peut faire une invocation pour quelqu’un qui est mécréant, pour que Allah le guide, pour que Allah lui fasse miséricorde en le faisant entrer en islam. Mais s’il meurt mécréant, c’est trop tard. Donc c’est pour cela qu’il faut faire attention. Il y a même des paroles que les gens pensent être des invocations mais qui les font sortir de l’Islam. Il y a des paroles que les gens croient être une invocation mais qui les font sortir de l’islam. Par exemple, quelqu’un qui dit « que Dieu fasse miséricorde aux mécréants » ou bien qui dit « ô Allah ne fait entrer aucun musulman en enfer » Pourquoi ? Parce qu’on sait que Allah va faire entrer des musulmans en enfer. Il y a des musulmans qui vont entrer en enfer, mais ils ne resteront pas éternellement.

Celui qui dit « Ô Allah pardonne à tout les croyants et à toutes les croyantes tous leurs péchés » Parce que certainement il y a des musulmans qui vont entrer en enfer à cause de leurs péchés, simplement quelle est la faveur que les musulmans auront ? C’est qu’ils ne resteront pas éternellement en enfer, contrairement aux mécréants. Parce que quand les mécréants vont se retrouver avec certains mécréants en enfer ils vont leur dire « En quoi l’Islam vous a été utile puisque vous êtes avec nous? Mais après des musulmans vont sortir et les mécréants vont augmenter en tristesse. Quand les mécréants vont être en enfer et que les musulmans vont être au paradis Allah ta^ala fait qu’un ange égorge la mort sous la forme d’un mouton pour annoncer aux gens qu’il n’y aura plus de monde. Les gens du paradis vont redoubler de joie quand l’ange va leur dire « il n’y a plus de mal, vivez et profitez vous n’avez plus à craindre de mort » et quand les mécréants vont savoir qu’il n’y a plus de mort, ils vont redoubler encore en chagrin, s’ils pouvaient mourir, ils seraient mort à l’annonce de cette nouvelle.

Que Dieu nous préserve de l’enfer !

Donc c’est pour cela qu’il est très important de ne pas dire des paroles qui font sortir de l’islam, de ne pas avoir de croyances qui font sortir de l’Islam et d’apprendre la bonne croyance comme on a vu précédemment. Il s’agit de croire que Allah n’est pas un corps, Il est sans endroit, Il n’habite pas le ciel, Il n’est pas partout, et Allah soubhanahou wa ta^ala quand on dit qu’Il a pour attribut la parole, la vue, ou l’ouïe, cela veut dire que ce sont des attributs qui sont dignes de Lui, ce ne sont pas comme nos caractéristiques à nous, qui sont à l’aide d’organes et qui ont des comment, Allah est exempt du comment, Il est le Créateur du comment et Il est sans comment. Ce sont des choses qui sont très importantes ! Non seulement à réviser, à apprendre, mais également à diffuser autour de soi. Que chacun d’entre nous enseigne autour de lui. Et si tu prends connaissances que quelqu’un avait une mauvaise croyance, qui croyait que Dieu est un corps ou qu’Il parle avec une langue et des voix alors corrige le tout de suite. Dis lui : « reviens à l’Islam en prononçant les deux témoignages. » Parce que celui qui n’est pas musulman, comment devient-il musulman ? Ce n’est pas en disant « astaghfirou l-Lah » Mais c’est en disant « La ilaha ‘illa l-Lah Mouhammadoun raçoulou l-La» c’est-à-dire « il n’est de dieu que Dieu ; Mouhammad est le Messager de Dieu »

Et si tu fais entrer un mécréant en Islam, ta récompense sera le paradis, comme nous l’a annoncé le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. C’est pour cela que c’est très important d’ordonner le bien et d’interdire le mal, et ça c’est quelque chose qui a manqué beaucoup de nos jours. Les gens aujourd’hui à cause de leur ignorance, à cause du fait qu’ils soient attirés par le bas monde et que ils n’ont pas d’autres préoccupation que le bas monde, ça fait que les gens se sont détournés de ces choses alors que ça ne nécessite pas beaucoup de temps mais qu’il faut apprendre. C’est un devoir de l’apprendre par transmission orale et de plus il y a des gens qui diffusent des informations qui sont fausses sous couvert de l’islam. Comme ceux qui se prétendent Salafiste alors qu’ils diffusent des croyances fausses, qui sont des croyances contraire à la croyance de l’islam. Ils prétendent que Allah est un corps, ils prétendent que Allah habite le ciel, qu’Il monte et qu’Il descend, qu’Il a un pied et qu’au jour du jugement Il va le mettre en enfer, et que l’enfer va se remplir à cause de ce pied. Ces gens là sont très dangereux et c’est pour cela qu’il faut enseigner la croyance correcte pour ne pas qu’ils entrainent les gens en enfer.

Même si selon leurs apparence tu te dis  macha’a l-Lah ils s’habillent conformément à la sunna, il connait des versets de Qour’an en arabe, l’apparence est trompeuse parfois. En fait ce sont des gens qui appellent en enfer. Une fois un compagnon du Prophète  salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a posé la question au Prophète parce que l’Islam se diffusait, les gens entraient en Islam en grand nombre. il a dit au Prophète « est ce qu’après tout ce bien il y aura un mal, une situation difficile ? » le Prophète a répondu ce qui signifie « oui il y aura des gens qui vont appeler en enfer » et ce compagnon lui a dit « décris nous ces gens là » le Prophète lui a dit ce qui signifie «  Ce sont des gens qui ont la même peau que nous, et qui parlent notre langue » Et c’est le cas avec ces groupes égarés aujourd’hui. Ils parlent arabe, une fois tellement ils ont diffusé leur égarement l’imam ‘une mosquée en France a dit un jour « je croyais que tous les arabes étaient devenus wahhabites ». Il a dit cela, tellement il était malheureux, quand chaque fois que venait quelqu’un il avait une mauvaise croyance. Mais non ce n’est pas le cas. La plupart des arabes de nos jours ne ce sont pas des wahhabites al-hamdouli l-Lah mais il faut mettre en garde contre cette mauvaise croyance, c’est la croyance des mouchabbihah, ceux qui assimilent Allah à Ses créatures.

Notre chaykh a dit que cette fitna ressemble à la fitna de ad-dajjal, du faux messie. Parce qu’ils font comme lui, ils appellent les gens à la mécréance, ils appellent les gens à adorer un corps. C’est cela leur croyance, donc c’est pour cela que c’est d’apprendre ce qui est correcte. Une de nos sœurs a demandé à notre chaykh, elle lui a dit « est ce que après toute cette humiliation et toute cette situation difficile que nous vivons aujourd’hui, il y aura de nouveau la gloire pour les musulmans ? »

Le chaykh lui a dit « bien sur » elle lui a dit « Quand alors ? » Il lui a dit « c’est après la sortie de Al-Mahdiyy et la descente de ^Iça ^alayhi s-salam »

Donc c’est pour cela qu’il faut apprendre et il faut diffuser. Apprendre pour se protéger soi-même, protéger les gens autour de soi, notre famille etc…

Donc il ne faut pas arrêter d’apprendre et de diffuser, c’est le chemin qui mène à la réussite.

Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

 ( إِنَّ المُتَّقِينَ يَتَحَابُّونَ بِنُورِ اللَه)

( ‘inna al-mouttaqina yatahabbouna binouri l-Lah)

ce qui signifie « les pieux s’aiment les uns les autres par l’amour de Dieu »

c’est-à-dire pour l’obéissance à Allah ils s’aiment les uns les autres. Et qu’est ce qui est la raison de leur amour les uns pour les autres, c’est l’obéissance à Dieu, ils s’aiment les uns les autres sans qu’il y ait de relation de proche parenté. Ce n’est pas parce qu’il y a des liens de sang qui les unissent, ce n’est pas parce qu’il y a des liens de mariage qui les unissent, ce n’est pas parce qu’il y a des raisons financières qui les unissent. Non ! Ils s’aiment les uns les autres pour l’agrément de Allah. Ce sont eux qui s’aiment par recherche de l’agrément de Allah tabaraka wa ta^ala. Ils s’entraident pour la bienfaisance, ils s’entraident pour la piété. Et ils ne s’entraident pas pour le péché ou pour l’animosité.

Si tu constate que ton ami ignore les sujets de la religion, si tu constates que ton ami n’a pas appris ce que Allah a ordonné d’apprendre et de faire et il n’a pas appris ce que Allah a interdit de faire alors si véritablement c’est ton ami il ne convient pas que tu te taises. Il ne convient pas que tu le laisses ignorant. S’il est véritablement ton ami si tu lui aimes véritablement le bien tu vas lui enseigner, tu vas le guider et bien sûr tu utilises les causes qui vont te faire parvenir à ton objectif. Comme ont dit certains « donner le conseil ne veut pas dire faire un scandale », mais il convient que tu lui enseignes de manière subtile de ne pas heurter son égo, parce qu’il se peut que s’il est ignorant et que tu essaies de le corriger, il va se mettre contre toi et son chaytan va se mettre contre toi et il va ameuter toute la famille qui va être contre toi, tu ne vas pas atteindre ton objectif. Donc l’objectif c’est de lui faire enseigner de manière intelligente, avec sagesse. Parce que quel est ton objectif quand tu vas lui enseigner, c’est de le tirer d’affaire, c’est de le sauver, ce n’est pas de l’enfoncer davantage. C’est non seulement de le sauver lui et ceux qui sont autour de lui. Non pas d’avoir toute la famille contre toi. Non ! Il s’agit de lui enseigner avec intelligence, avec sagesse. Donc s’il est véritablement ton ami, il ne convient pas de taire parce que tout les chemins sont sans issus sauf pour ceux qui suivent la voie du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

Pour parvenir à l’agrément de Dieu, il n’y a pas d’autres chemins que de suivre le chemin du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Et d’appliquer sa loi.

Quand tu veux rendre visite à ton ami, veille à ce que ton intention soit sincère. Qu’est ce que cela veut dire « ton intention soit sincère ? » Cela veut dire mets dans ton cœur que tu vas faire cela pour l’agrément de Dieu.

( رُبَّ صَائِمٍ لَيْسَ لَهُ مِنْ صِيَامِهِ إِلَّا الجُوعُ والعَطَش وَ رُبَّ قَائِمٍ لَيْسَ لَهُ مِنْ قِيَامِهِ إِلَّا السّهَر )

( Roubba sa’imin laysa lahou min siyamihi ‘illa l-jou^ou wa l-^atach wa roubba qa’imin laysa lahou min qiyamihi ‘illa s-sahar)

 

Donc dans ce hadith, le Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam nous incite à avoir toujours la bonne intention et quand tu vas rendre visite à ton ami veille à ce que tu aies la bonne intention.

Que veut dire avoir la bonne intention ? Cela veut dire veille à ce que quand tu as accomplis cet acte ton intention en accomplissant cet acte c’est de gagner l’agrément de Dieu, c’est d’avoir des récompenses de la part de Dieu. C’est cela avoir la bonne intention.

C’est-à-dire rechercher par ton acte l’agrément de Dieu. Ne recherche pas par ton acte la reconnaissance des gens. Ne recherche pas par ton acte la réputation que vas avoir auprès des gens. Ne recherche pas par ton acte que les gens ne parlent pas en mal de toi par exemple quand quelqu’un va rendre visite à un ami, il dit « je vais lui rendre visite pour qu’il ne me prenne pas la tête, pour qu’il ne parle pas en mal de moi » Et là tu n’a pas fait cela pour l’agrément de Dieu, donc qu’est ce que cela veut dire ? Cela veut dire quand tu accomplis un acte d’adoration fais le en recherchant la récompense de la part de Dieu. Veille à ce que ton intention soit sincère, tu la purifies de tout ce qui peut entraver l’obtention des récompenses de la part de Dieu. Veille à ce que ton intention soit sincère pour l’agrément de Dieu. Et cela c’est un exercice qui n’est pas facile, ce n’est pas quelque chose de facile, c’est très difficile parce que le cœur change très rapidement. Parfois tu peux commencer quelque chose tu as la bonne intention et tu tombes dans le panneau et tu es tiré vers le bas. Il faut toujours te corriger. C’est une des dernières choses que maitrise la personne pour atteindre la sainteté. Donc il faut s’exercer à veiller à ce que l’intention soit pour l’agrément de Dieu. Quand tu fais quelque chose de bien ou quelque chose d’indifférent veille à le faire par recherche de l’agrément de Dieu, tu gagneras ainsi des récompenses et tu ne tomberas pas dans les péchés.

Quand tu assistes dans une assemblée de science, quand tu vas préparer le repas pour ton mari et quand tu vas emmener les enfants à l’école, quand tu vas étudier la science, même les sciences du bas monde qui sont utiles pour les musulmans, tu l’étudies pour être utile pour la communauté. Aies présent dans ton cœur la recherche de l’agrément de Dieu quand tu vas gagner ta vie avec les moyens licite, tu le fais pour assurer ta chasteté et la chasteté qui sont à ta charge si tu en as ou pour aider les musulmans etc… Recherche toujours l’agrément de Dieu, mais pas par quelque chose qui est déconseillée ou quelque chose qui est interdite bien sur quand tu fais un péché tu ne recherches pas l’agrément de Dieu et quand tu fais quelque chose de déconseillée non plus tu ne recherches pas l’agrément de Dieu. Veilles à ce que quand tu fais quelque chose de licite, d’autorisé, d’indifférent ou qui est quelque chose de bien dans la loi de l’islam de rechercher l’agrément de Dieu par cet acte. C’est cela qui est important comme cela tu gagneras des récompenses.

Quand tu aimes quelqu’un également fais que ton amour soit pour une raison valable dans la loi de l’Islam, non pas pour une raison du bas monde. Ne fais pas en sorte que cela soit pour une raison du bas monde.

Quand tu donnes une aumône à quelqu’un qui est pauvre à quelqu’un qui est miséreux, quand tu vas soutenir un orphelin, fais pour que cela soit pour l’agrément de Dieu également.

Et veille à ce que chaque fois que tu te retrouves dans une assemblée, que tu réalise un intérêt religieux, c’est-à-dire que tu accomplis une tâche qui est conforme à la loi de l’Islam. Par exemple, fais un rappel, même si les gens parlent de mariage, de cuisine ou parlent des vacances, fais en sorte que tu vas faire un petit rappel même deux trois phrases. Parfois les gens, certains peuvent avoir une réaction qui n’est pas bonne, parfois il y a des gens qui peuvent quitter l’assemblée alors que tu parles de religion. Donc veille à ce que tu essaies de les attirer et parfois tu donnes même quand quelqu’un prend beaucoup le miel parfois il va s’ennuyer du miel, il arrive qu’il s’ennuie du miel. Donc donne les informations mais tu les doses de sorte à ce que les gens soient réceptifs. C’est cela ton intérêt, c’est que les gens les assimilent et qu’ils en profitent et pas qu’ils deviennent réfractaire.

Et quand tu vas soutenir quelqu’un financièrement par exemple en donnant une aumône à un pauvre, ou à un miséreux ou à un orphelin alors fais en sorte que cela soit pour l’agrément de Allah.

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