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Biographie : L’Imam Al-^Izz Ibnou ^Abdi s-Salam

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur novembre 9, 2010
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L’Imam Al-^Izz Ibnou ^Abdi s-Salam

 

Le Sultan des Savants

Sa biographie

At-Taj As-Soubkiyy a dit dans ses Tabaqat au sujet de la lignée du Chaykh ce qui  suit : « ^Abdou l-^Aziz fils de ^Abdou s-Salam fils de ‘Abou l-Qacim fils de Haçan fils de Mouhammad fils de Mouhadh-dhab As-Soulamiyy ». Il a mentionné au sujet de sa date de  naissance deux avis. Le premier est qu’il était né en l’an 577 de l’Hégire, et l’autre qu’il était né en l’an 578. Il a appris la jurisprudence auprès de l’historien de Ach-Cham, l’Imam le Chaykh Fakhrou d-Din Ibnou ^Asakir et il a appris les fondements du hadith auprès du Chaykh Sayfou d-Din Al-‘Amidiyy et d’autres encore. Il a entendu le hadith auprès d’un grand nombre de mouhaddith parmi lesquels le Hafidh ‘Abou Mouhammad Al-Qacim, le Chaykh des Chaykh ^Abdou l-Latif fils de ‘Isma^il fils de ‘Abou Sa^id Al-Baghdadiyy, auprès de ^Oumar fils de Mouhammad fils de Tabarzad, et auprès de Hanbal fils de ^Abdou l-Lah Ar-Rassafiyy et beaucoup d’autres encore. Il a enseigné à Damas dans la zawiyyah Al-Ghazaliyyah et ailleurs. Il a été chargé de donner des discours et d’être imam dans la mosquée Omeyyade, et il a ainsi contribué à enlever beaucoup de mauvaises innovations de l’époque.

 

Les Faits remarquables au sujet de l’Imam Al-^Izz Ibnou ^Abdi s-Salam

L’Imam At-Taj As-Soubkiyy a rapporté dans ses Tabaqat un récit extrêmement  particulier et rare. En effet, cela s’était produit de l’époque du sultan des savants le chaykh Al-^Izz Ibnou ^Abdi s-Salam. Certains des gouverneurs de l’état de l’époque étaient des esclaves. C’était en Égypte de l’époque des mamelouk –mamlouk c’est-à-dire esclaves–. Donc ils gouvernaient le pays mais ils étaient des esclaves. Ils n’étaient pas encore libres. C’est alors que le chaykh Al-^Izz Ibnou ^Abdi s-Salam a donné l’avis de jurisprudence qu’ils avaient le jugement des esclaves. Le chaykh a donné l’avis de jurisprudence qu’il était indispensable qu’ils soient vendus c’est-à-dire au plus offrant et que le prix qui allait être donné pour les acheter allait revenir au trésor des musulmans (baytoul mal), et après quoi ils seraient affranchis d’une manière conforme à la Loi de l’Islam, mais cela ne leurs a pas plu. Ils se sont plaints auprès du Sultan et le Sultan a blâmé le Chaykh Al-^Izz Ibnou ^Abdi s-Salam pour s’être investi dans cette histoire. Seulement, le fait que le Sultan le blâme pour cela n’a pas plu au chaykh. Il a alors pris toutes ses affaires pour destination le pays de Ach-Cham. Il était en Égypte et il voulait la quitter. Mais lorsque les gens de ce pays ont su sa ferme intention de partir, la plupart d’entre eux l’avaient rejoint et étaient partis derrière lui. Il n’était pas resté ni homme, ni femme, ni enfant, sans qu’ils soient sortis derrière le chaykh. La nouvelle était alors parvenue au Sultan. Il lui a été dit : « Si le Chaykh quitte l’Égypte ta souveraineté va finir ». C’est alors que le Sultan a pris sa monture et a rattrapé le chaykh Al-^Izz Ibnou ^Abdi s-Salam et il a cherché à le satisfaire.

Dans la suite de cette histoire, il est arrivé que ce qu’a dit le Chaykh a déplu au vice-sultan. Alors, il a dit : « Comment est-ce que l’on va nous vendre aux enchères, au public  alors que nous gouvernons la terre ? Par Allah, je vais lui donner un coup avec mon épée ». Lorsque cet homme est entré auprès du chaykh et que le regard du chaykh s’est posé sur lui, sa main s’est paralysée et l’épée est tombée, c’est alors que cet homme s’est mis à pleurer. Il a demandé au chaykh de lui pardonner et de faire des invocations pour lui, et il a accepté le jugement de jurisprudence du chaykh qu’ils soient vendus au plus offrant. Il a ainsi organisé la vente de  ces gouverneurs l’un après l’autre et il a demandé un prix très élevé jusqu’à l’obtenir puis il a utilisé cet argent dans les voies de bienfaisance. C’était là un des événement qui n’a pas été rapporté de quelqu’un d’autre et qui montre ainsi le respect et la place des savants auprès des gouverneurs et des sultans.

Il est réputé du Chaykh Al-^Izz Ibnou ^Abdi s-Salam ce qui s’est produit à son sujet dans Ach-Cham et en Égypte comme épreuves qui avaient pour cause les gens de l’égarement et des mauvaises innovations. Parmi les plus connues, il y a ce qui s’est produit entre lui et le roi  Al-‘Achraf Mouça fils du roi Al-^Adil en Égypte, à savoir qu’il y avait un groupe d’assimilateurs prétendus hanbalites qui avaient accompagné le sultan Al-‘Achraf depuis son plus jeune âge. Ils avaient eu une influence sur lui tant qu’il a eu pour croyance leur croyance à eux. Ils se sont mis à lui donner pour illusion que ce qu’ils amenaient étaient la croyance des compagnons et des successeurs et de l’Imam ‘Ahmad ‘Ibnou Hanbal et ont commencé alors à porter atteinte au Chaykh et à diffamer à son sujet auprès du sultan. Ils lui ont dit que le chaykh était ach^ariyy par la croyance et que le chaykh exempte Allah des lettres et de la voix. C’est alors que le sultan l’a jugé mauvais innovateur il l’a jugé égaré et l’a déclaré mécréant, que Allah nous en préserve. Il lui a envoyé un écrit pour lui demander d’indiquer sa croyance. C’est alors que le chaykh lui a envoyé un écrit dans lequel il a indiqué la croyance très connue, qui est la croyance de l’imam de ‘Ahlou s-Sounnah, celle de l’Imam ‘Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy. Parmi ce qui a été rapporté dans ce qu’il a envoyé, il a dit : « La louange est à Allah, à Lui la gloire, l’honneur, la puissance et la perfection. A Lui les bienfaits et les grâces qu’Il accorde. Il est l’Unique, Celui Qui ne se divise pas, Celui de Qui toutes les créatures ont besoin et Qui n’a besoin de rien, Celui Qui n’engendre pas et Qui n’est pas engendré, et Qui n’a point d’équivalent. Il n’est pas un corps qui aurait une image. Il n’est pas une substance limitée ou ayant une quantité. Il n’a absolument aucune ressemblance avec les créatures et aucune de Ses créatures n’a de ressemblance avec Lui. Il n’est pas contenu dans les directions. Il n’est pas contenu dans la terre ni dans les cieux. Il existe avant que n’existe l’endroit. Il a créé le temps et Il est tel qu’Il est de toute  éternité, c’est-à-dire exempt du temps et de l’endroit ».

Il a dit également dans un autre écrit : « istiwa ^ala l-^arch comme Il nous l’a appris, et dans le sens qu’il a visé d’un istiwaqui est exempt du contact, de l’établissement et de la prise de position, du déplacement et Il parle d’une parole qui est de toute éternité qui n’est pas de lettres ni de voix. On ne conçoit pas au sujet de Sa parole qu’elle se transforme en écrits sur des tables et des feuilles tout comme l’ont prétendus ‘ahlou l-hachwi, les hypocrites mais l’écriture fait partie des actes des esclaves et il n’est pas concevable que leurs actes soient de toute éternité ».

Lorsque le Chaykh a terminé ce long écrit, les assimilateurs l’ont pris et l’ont porté jusqu’au sultan. Lorsque le sultan l’a vu, il a dit : « voici que grâce à l’épreuve, il est apparu que c’est un pervers ! Plus encore, c’est un mécréant ! ». Le Chaykh Ibnou  ^Abdi s-Salam a demandé au sultan d’organiser une assemblée pour les chafi^ites, les hanbalites, les malikites, et les hanafites, et autres parmi les savants des musulmans. Mais le sultan n’a pas voulu écouter sa parole. Il lui a posé trois conditions : qu’il ne donne plus d’avis de jurisprudence, qu’il ne se réunisse avec personne, et qu’il reste chez  lui sans plus en sortir. C’est alors que le Chaykh est resté ainsi jusqu’à ce que cette nouvelle soit parvenue au chaykh Jamalou d-Din Al-Ghoudayriyy, le chaykh des hanafites. Il prit ses compagnons avec lui jusqu’à entrer dans la maison du gouvernement. Lorsque le sultan l’a vu, il s’est levé vers lui et l’a fait descendre de son âne, et il lui a fait bon accueil. Le chaykh Jamalou d-Din lui a dit : « Qu’est-ce qu’il y a entre toi et Ibnou  ^Abdi s-Salam ? C’est un homme qui s’il était en Inde ou aussi loin qu’on puisse aller sur terre, il aurait convenu que le sultan agisse de sorte à l’amener dans son pays pour qu’il profite de ses bénédictions, lui ainsi que son pays et que ce soit une cause de gloire pour lui vis-à-vis des rois de la terre ». Le sultan lui répondit : « J’ai deux écrits de sa part qui indiquent sa croyance. Si seulement tu les voyais, tu seras l’arbitre entre lui et moi. » Il a amené les deux écrits. Le Chaykh Jamalou d-Din les a lus et lui a dit : « Mais c’est la croyance des musulmans, c’est la devise des vertueux, et la certitude des croyants, et tout ce qu’il comporte est correct ! Celui qui contredit ce qui est dans ces deux écrits et qui rejoint ce qu’a dit la partie adverse en tant que confirmation de lettres et de voix au sujet du  Créateur, Celui là est un âne. » C’était la cause pour que le sultan Al-‘Achraf abandonne son égarement. Il a envoyé chercher le Chaykh et il a cherché à ce qu’il lui pardonne. Il a même demandé à être son compagnon et s’est mis à œuvrer pour gagner son estime et à agir conformément à ses avis de jurisprudence. Il a demandé à lire auprès de lui certains de ses ouvrages comme le livre Al-Milhah fi l-I^tiqad, et d’autres encore. Tout comme il a déclaré explicitement dans une reprise : « Nous avons commis une erreur au sujet de Ibnou ^Abdi s-Salam, une grave erreur ».

 

Son voyage en Égypte

Le Chaykh Al-^Izz Ibnou ^Abdi s-Salam était resté à Damas, jusqu’à l’époque de As-Salih ‘Isma^il connu sous l’appellation ‘Abou l- Khabich qui a cherché l’aide des francs et leur a donné la ville de Sayda. C’est alors que le Chaykh Al-^Izz s’est mis en colère et n’a plus fait d’invocations en sa faveur au dessus des minbar. Celui qui l’a aidé en cela, c’était ‘Abou ^Amr Ibnou l-Hajib le malikiyy. Le roi s’est mis en colère contre eux deux et ils sont partis. Ils ont quitté la région du Cham pour partir en Égypte en l’an 639 de l’Hégire. Le roi Najmou d-Din ‘Ayyoub Al-Kamil les a accueillis. Il l’a honoré et il l’a chargé de la fonction d’orateur de la mosquée ^Amr Ibnou l-^As et de la fonction de juge (Qadi) dans le Caire et la partie en direction d’Al-Qiblah.

Parmi ce qui est rapporté du courage du Chaykh, il y a ce qui s’est produit entre lui et le roi Najmou d-Din, à savoir qu’il était sorti le jour de Al-^Id vers la citadelle du Caire et il a vu les armées tenues en rang et l’assemblée du royaume réunie auprès du roi et le roi était sorti à la rencontre de son peuple avec son apparat et ses embellissements à l’habitude des sultans d’Égypte. C’est alors que le Chaykh s’est adressé au roi et il l’a appelé : « Hé ! ‘Ayyoub ! ». Il l’a appelé par son prénom : « Quelle sera ta réponse au jour du jugement lorsque tu seras interrogé, et que Allah te fais savoir : N’est ce pas que Je t’ai donné la souveraineté d’Égypte et que par la suite tu y as autorisé la vente d’alcool ? » Alors le roi a répondu : « Est ce que cela  a lieu  véritablement ? » Le Chaykh lui a dit : « Oui : dans le bar untel, il y a de l’alcool qui est vendu et d’autres choses réprouvables, et toi tu es en train de profiter des bienfaits de ce royaume ». le sultan lui a dit : « ceci ce n’est pas moi qu l’ai fait. C’était de l’époque de mon père ». C’est alors que le Chaykh lui a dit : « et toi donc tu fais partie de ceux qui disent : nous avions trouvé nos parents sur un égarement, alors nous les avons suivis ! » Il lui a cité une ayah du Qour’an. C’est alors que le sultan a ordonné à ce moment que le bar soit fermé.

 

L’éloge des savants à son sujet

Parmi eux, il y a le Chaykh de l’Islam Ibnou Daqiq Al-^Id, celui qui a dit à son sujet : « Ibnou ^Abdi s-Salam était l’un des piliers des savants ». Parmi ceux qui ont fait son éloge également le Chaykh Jamalou d-Din Ibnou Al-Hajib qui a dit : « Ibnou ^Abdi s-Salam a plus de science que Al-Ghazaliyy ». Quant à At-Taj As-Soubkiyy, il a dit à son sujet dans ses Tabaqat : « le Chaykh de l’Islam et des musulmans, l’un des illustres Imams, le sultan des savants, l’Imam de son époque sans contestation, celui qui accomplit l’ordre du bien et l’interdiction du mal de son époque,  celui qui connaît les sujets de la Loi et les sujets qui sont le moins à la portée des gens, celui qui connaît les significations de la Loi. Il n’a pas rencontré quelqu’un qui lui soit semblable dans la science et ceux qui l’ont vu n’ont pas vu qui lui soit semblable dans la science, dans l’ascèse, dans le fait d’ordonner le bien et d’interdire le mal, dans le courage, la forte personnalité et la force du cœur ».

 

Son décès

Le Chaykh Al-^Izz Ibnou ^Abdi s-Salam était resté jusqu’à l’époque du roi Dhahir Rouknou d-Din Bibars. Ce roi l’honorait, le respectait et reconnaissait son mérite et il prenait ses avis et des avis de jurisprudences. C’est à son  époque que le Chaykh était mort et c’était le neuf du mois Joumada l-‘oula de l’an 660 de l’Hégire. Le roi s’est fortement chagriné pour sa mort et il a accompagné son convoi funéraire avec ses plus proches et les gouverneurs de son état. Il a même porté sa dépouille et a assisté à son enterrement. Il a été rapporté que le convoi funéraire du Chaykh lorsqu’il était passé en-dessous de la citadelle du Caire et que le roi Dhahir Bibars a vu le grand nombre de gens qui venaient accompagner ce convoi funéraire, a dit à un de ses proches : « Aujourd’hui, je suis sûr de garder le pouvoir dans le royaume car ce Chaykh s’il disait aux gens rebellez-vous contre moi, ma souveraineté serait fini ».

C’est ainsi que le Chaykh est mort. C’était l’un des piliers de la science, ceux qui ont vécu dans une époque où les ruse et les complots organisés par les gens de l’égarement se sont multipliés, ceux-là qui ont  rusé aux musulmans et ont essayés de les duper. Mais Allah ta^ala lui a donné la victoire sur les assimilateurs et Il a fait que leurs ruses se détournent contre eux. Allah a asservi pour cette religion des rois qui ont défendu cette croyance de vérité, celle à laquelle le Prophète Mouhammad, ses honorables compagnons et ceux qui les ont suivis avec bienfaisance jusqu’au jour du jugement ont appelé.

Que Allah le rétribue en bien pour la communauté de Mouhammad.

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Les Quarante hadith de An-Nawawiyy

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur novembre 5, 2010
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Le premier hadith

 

D’après l’Emir des croyants Abou Hafs, ^Oumar Ibnou l-Khattab, que Allah l’agrée, il a dit : J’ai entendu le Messager de Allah dire :

((إنما الأعمال بالنيات وإنما لكل امرئ ما نوى . فمن كانت هجرته إلى الله ورسوله فهجرته إلى الله ورسوله ، ومن كانت هجرته لدنيا يصيبها أو امرأة ينكحها فهجرته إلى ما هاجر إليه))

ce qui signifie : « Certes, les actes conformes à la Loi ne comptent que par l’intention, chaque personne n’aura que ce pour quoi elle a fait l’intention. Celui dont l’émigration a été  faite par recherche de l’agrément de Allah et par obéissance à Son messager, alors son émigration est acceptée et celui dont l’émigration a été faite pour obtenir quelque chose du bas-monde ou une femme à épouser, son émigration comptera pour ce pour quoi il a émigré » rapporté par les deux Imams des mouhaddith Abou ^Abdi l-Lah Mouhammad fils de Isma^il fils de Ibrahim fils de Al-Moughirah, fils de Bardizbah Al-Boukhariyy et Abou l-Houçayn, Mouslim fils de Al-Hajjaj, fils de Mouslim dans les deux Sahih, qui sont les deux livres les plus authentiques qui aient été composés.

 

Le deuxième hadith

 

D’après ^Oumar, que Allah l’agrée, il a dit : Tandis que nous étions assis auprès du Messager de Allah r, un jour un homme est apparu portant des habits d’une extrême blancheur et des cheveux extrêmement noirs, qui ne portait aucune trace de voyage, aucun de nous ne le connaissait. Il prit place auprès du Prophète r, il a accolé ses genoux aux genoux du Prophète et a dit : Ô Mouhammad parle-moi de l’Islam. Le Messager de Allah r a dit :

((الإسلام أن تشهد أن لا إله إلا الله وأن محمدا رسول الله وتقيم الصلاة وتؤتي الزكاة وتصوم رمضان وتحج البيت إن استطعت إليه سبيلا))

ce qui signifie : « L’Islam, c’est que tu témoignes qu’il n’est de dieu que Allah et que Mouhammad est le Messager de Allah, que tu accomplisses la prière, que tu t’acquittes de la zakat, que tu jeûnes Ramadan et que tu accomplisses le pèlerinage à  la Maison sacrée si tu en es capable« . Il a dit : « Tu as dit vrai« . Nous nous sommes alors étonnés, il l’interroge puis il atteste de sa véracité. Il a dit : Parle-moi de la foi (al-‘iman). Le Prophète a dit :

((أن تؤمن بالله وملائكته وكتبه ورسله واليوم الآخر وتؤمن بالقدر خيره وشره))

ce qui signifie : « C’est que tu crois en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Ses messagers, au jour dernier, et que tu crois en la destinée qu’elle soit du bien ou du mal« . Il lui a dit : « Tu as dit vrai« . Il lui a dit : Parle-moi de al-‘ihsan. Le Prophète lui a dit :

((أن تعبد الله كأنك تراه فإن لم تكن تراه فإنه يراك))

ce qui signifie : « C’est que tu adores Allah comme si tu le voyais car si tu ne le vois pas, Lui Il te voit« . Il lui a dit : Parle-moi de l’Heure annonçant le jour du jugement, le Prophète a dit :

((ما المسؤول عنها بأعلم من السائل))

ce qui signifie : « Celui qui a été interrogé n’en a pas plus de connaissance que celui qui interroge« . Il lui a dit : Parle-moi de ses signes annonciateurs. Le Prophète a dit :

((أن تلد الأمة ربتها وأن ترى الحفاة العراة العالة رعاء الشاء يتطاولون في البنيان))

ce qui signifie : « Que la femme esclave donne naissance à sa maîtresse, que tu voies les gens qui étaient nu-pieds, mal habillés, pauvres qui étaient hébergés construire des bâtiments en hauteur« . Puis il s’en est allé. Je suis resté longtemps, puis le Prophète a dit :

((يا عمر أتدري من السائل))

ce qui signifie : « Ô ^Oumar, sais-tu qui a posé ces questions ?« , je lui ai dit : « Allah ta^ala sait plus que tout autre et Son prophète sait« . Il m’a dit :

((فإنه جبريل أتاكم يعلمكم دينكم))

ce qui signifie : « Il s’agit de Jibril, il est venu vous enseigner votre religion » [rapporté par Mouslim].

 

Le troisième hadith

D’après Abou Abdi Rahman, ^Abdou l-Lah, le fils de ^Oumar Ibnou l-Khattab, que Allah les agrée tous les deux, il a dit : J’ai entendu le Messager de Allah r dire :

((بني الإسلام على خمس : شهادة أن لا إله إلا الله وأن محمدا رسول الله وإقام الصلاة وإيتاء الزكاة وحج البيت وصوم رمضان))

ce qui signifie : « L’Islam est construit sur cinq choses : Le témoignage qu’il n’est de dieu que Allah et que Mouhammad est le Messager de Allah, l’accomplissement de la prière, l’acquittement de la zakat, le pèlerinage à la Maison sacré, et le jeûne de Ramadan » [rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim].

 

Le quatrième hadith

 

D’après Abou ^Abdi r-Rahman Abdou l-Lah Ibnou Mas^oud, que Allah l’agrée, il a dit : Le Messager de Allah nous a parlé et il est le Véridique celui qui est reconnu pour sa véracité, il a dit :

((إن أحدكم يُجمع خلقُه في بطن أمه أربعين يوما نطفة ، ثم يكون علقة مثل ذلك ثم يكون مضغة مثل ذلك ثم يرسل إليه الملك فينفخ فيه الروح ويؤمر بأربع كلمات : بكتب رزقه ، وأجله ، وعمله ، وشقي أو سعيد . فوالله الذي لا إله غيره إن أحدكم ليعمل بعمل أهل الجنة حتى ما يكون بينه وبينها إلا ذراع فيسبق عليه الكتاب فيعمل بعمل أهل النار فيدخلها وإن أحدكم ليعمل بعمل أهل الجنة حتى ما يكون بينه وبينها إلا ذراع فيسبق عليه الكتاب فيعمل بعمل أهل الجنة فيدخلها))

ce qui signifie : « Certes, chacun d’entre vous a été rassemblé dans le ventre de sa mère quarante jours ensuite il devient comme un caillot la même période, ensuite il devient comme un morceau de chair la même période, ensuite l’ange est envoyé et il insuffle en lui l’âme. Il est ordonné d’inscrire quatre mots : sa subsistance, son terme, ses œuvres, et s’il est heureux ou malheureux. Par Allah, l’un d’entre vous œuvre en faisant les actes des gens du paradis jusqu’à n’être plus qu’à une coudée du paradis alors ce qui lui est prédestiné lui arrive, il agit en faisant les actes des gens de l’enfer et y entre. Et l’un d’entre vous œuvre en faisant les actes des gens de l’enfer jusqu’à n’être plus qu’à une coudée de l’enfer alors ce qui lui est prédestiné lui arrive, il agit en faisant les actes des gens du paradis et y entre » [rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim].

 

Le cinquième hadith

 

D’après le mère des croyants, la mère de ^Abdou l-Lah, ^A‘ichah, que Allah l’agrée, elle a dit : « Le Messager de Allah a dit :

((من أحدث في أمرنا ما ليس منه فهو رد))

ce qui signifie : « Celui qui innove dans notre religion une chose qui n’en fait pas partie, elle est rejetée » [rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim] et dans une version de Mouslim, le Prophète a dit :

((من عمل عملا ليس عليه أمرنا فهو رد))

ce qui signifie : « Celui qui fait une œuvre qui n’est pas en accord avec notre religion, elle est rejetée« .

 

Le sixième hadith

D’après Abou ^Abdi l-Lah An-Nou^man Ibnou Bachir, que Allah les agrée tous les deux, il a dit : J’ai entendu le Messager de Allah dire :

((إن الحلال بين وإن الحرام بين وبينهما أمور مشتبهات لا يعلمهن كثير من الناس فمن اتقى الشبهات فقد استبرأ لدينه وعرضه ومن وقع في الشبهات وقع في الحرام كالراعي يرعى حول الحمى يوشك أن يرتع فيه ألا وإن لكل ملك حمى ألا وإن حمى الله محارمه ألا وإن في الجسد مضغة إذا صلحت صلح الجسد كله وإذا فسدت فسد الجسد كله : ألا وهي القلب))

ce qui signifie : « Ce qui est licite est clair et ce qui est interdit est clair et entre les deux, il y a des choses qui prêtent à confusion et que beaucoup de gens ne connaissent pas. Celui qui évite les choses qui prêtent à confusion, il aura préservé sa religion et protégé son honneur. Celui qui tombe dans les choses qui prêtent à confusion, il risquera de tomber dans l’interdit, comme le berger qui fait paître son bétail autour d’un domaine réservé, il risque d’y pénétrer. Certes, chaque roi a un domaine réservé. Ce que Allah a réservé ce sont les choses qu’Il a rendues interdites. Il y a certes dans le corps un morceau de chair, s’il est sain tout le corps est sain, et s’il est corrompu, tout le corps est corrompu. Il s’agit certes du cœur » [rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim].

 

Le septième hadith

 

D’après Abou Rouqayyah Tamim Ibnou ‘Aws Ad-Dariyy, que Allah l’agrée, que le Prophète a dit ce qui signifie : « Donner le conseil est un des fondements de la religion« . On a posé la question au Prophète, on lui a dit : « Comment donner le conseil ? » Il a dit ce qui signifie : « De sorte que la personne croie en Allah, en Ses Livres et en Ses messagers et de sorte à guider le gouverneur des musulmans et le commun des musulmans vers les meilleures des choses » [rapporté par Mouslim].

 

Le huitième hadith

D’après le fils de ^Oumar, que Allah les agrée tous les deux, le Messager de Allah a dit

ce qui signifie : « J’ai eu l’ordre de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’est de dieu que Allah et que Mouhammad est le Messager de Allah, qu’ils accomplissent la prière et qu’ils s’acquittent de la zakat. S’ils font cela leur sang nous est interdit ainsi que leurs biens, sauf selon le droit de l’Islam. et c’est Allah ta^ala Qui les rétribue » [rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim].

 

Le neuvième hadith

 

D’après Abou Hourayrah, Abdou r-Rahman Ibnou Sakhr, que Allah l’agrée, il a dit : J’ai entendu le Messager de Allah r dire ce qui signifie : « Ce que je vous ai interdit, évitez-le, et ce que je vous ai ordonné, accomplissez-en ce que vous pouvez. Ce qui a mené à leur perte ceux qui étaient avant vous c’est leur trop grand nombre de questions et leur divergence auprès de leurs prophètes » [Al-Boukhariyy et Mouslim].

 

Le dixième hadith

 

D’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, il a dit : Le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Allah est exempt d’imperfection, Il n’agrée que ce qui est bon, Allah a ordonné aux croyants ce qu’Il a ordonné aux Messagers et Il a dit ce qui signifie : « Ô vous les Messagers, consommez de ce qui est bon et œuvrez en bien » et Il a dit ce qui signifie : « Ô vous qui avez cru, consommez des choses licites que Nous vous avons accordées en subsistance« , ensuite il a évoqué l’homme qui prolonge son voyage dans les voies du bien, qui a les cheveux ébouriffés et sur lui les traces du voyage qui, tendant les mains vers le ciel, dit : Ô Seigneur, Ô Seigneur mais dont la nourriture est de source interdite, la boisson est de source interdite, les habits de source interdite, qui s’est nourri de ce qui a été interdit ; comment pareil à celui-là, sera-t-il exaucé ? [rapporté par Mouslim].

 

Le onzième hadith

 

D’après Abou Mouhammad Al-Haçan le fils de ^Aliyy Ibnou Abi Talib, le petit fils du Messager de Allah r, que Allah les agrée tous les deux, il a dit : J’ai retenu du Messager de Allah la parole qui signifie : « Evite ce qui t’inspire le doute pour ce qui ne t’inspire pas le doute » [rapporté par At-Tirmidhiyy et An-Naça’iyy et At-Tirmidhiyy a dit que ce hadith est haçan – bon – sahih – sûr –].

 

Le douzième hadith

 

D’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, il a dit : Le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Une preuve de bon comportement de la personne, c’est qu’elle délaisse ce qui ne la concerne pas » [c’est un hadith sûr, rapporté par At-Tirmidhiyy et d’autres que lui avec ces termes].

 

Le treizième hadith

 

D’après Abou Hamzah, ‘Anas Ibnou Malik, que Allah l’agrée, le serviteur du Messager de Allah il a dit ce qui signifie : « L’un de vous n’atteindra un degré de foi complète que s’il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même » [rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim].

 

Le quatorzième hadith

 

D’après Ibnou Mas^oud, que Allah l’agrée, il a dit : Le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Le sang d’une personne musulmane n’est licite que par l’une des trois choses : celui qui a déja consommé un mariage et qui commet la fornication, celui qui tue quelqu’un sans droit, celui qui délaisse sa religion et quitte le groupe des musulmans » [rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim].

 

Le quinzième hadith

 

D’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, que le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Celui qui croit d’une foi complète en Allah et au jour dernier, qu’il dise du bien ou qu’il se taise. Celui qui croit d’une foi complète en Allah et au jour dernier, qu’il honore son voisin. Et celui qui croit d’une foi complète en Allah et au jour dernier, qu’il honore son invité » [rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim].

 

Le seizième hadith

 

D’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, un homme avait dit au Prophète : « Donne-moi un conseil« . Il lui a dit ce qui signifie : « Ne te mets pas en colère« . Et il a répété cela plusieurs fois [rapporté par Al-Boukhariyy].

 

Le dix-septième hadith

 

D’après Abou Ya^la Chaddad Ibnou ‘Aws, que Allah l’agrée, que le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Allah ta^ala nous a recommandé d’agir avec bienfaisance et lorsque vous égorgez, alors égorgez avec bienfaisance et que l’un de vous aiguise l’outil avec lequel il égorge et qu’il facilite la chose pour l’animal qu’il égorge » [rapporté par Mouslim].

 

Le dix-huitième hadith

 

D’après Abou Dharr Joundoub Ibnou Jounadah et Abou ^Abdi r-Rahman Mou^adh Ibnou Jabal, que Allah les agrée tous les deux, le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Fais preuve de piété à l’égard de Allah où que tu sois et fais suivre la mauvaise action par la bonne action, elle l’effacera, et agis envers les gens avec un comportement d’excellence » [rapporté par At-Tirmidhiyy qui a dit que c’est un hadith haçan et dans certaines versions il est haçan sahih].

 

Le dix-neuvième hadith

 

D’après Abou l-^Abbas ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas, que Allah les agrée lui et son père, il a dit : J’étais un jour derrière le Prophète, il m’a dit ce qui signifie : « Mon garçon, je t’enseigne certaines paroles : respecte les ordres de Allah, Allah te protègera. Lorsque tu demandes, en priorité demande à Allah. Lorsque tu demandes l’aide, en priorité demande l’aide à Allah et sache que si tous les gens de la communauté se réunissaient pour te profiter par quelque chose, ils ne pourront te profiter que par une chose que Allah t’a prédestinée et s’ils se réunissaient pour te nuire par quelque chose, ils ne pourront te nuire que par une chose que Allah t’a prédestinée, les calames sont levés, les livrets ont séché » [rapporté par At-Tirmidhiyy qui a dit : hadith haçan sahih], et dans la version d’autres que At-Tirmidhiyy, le Prophète a dit

ce qui signifie : « Respecte les ordres de Allah, Il t’accordera Son agrément. Obéît à Allah dans l’aisance, Il te facilitera lors de l’épreuve et sache que ce qui t’a manqué ne devait pas t’atteindre et que ce qui t’a atteint ne devait pas te manquer, sache que la victoire vient avec la patience, que la délivrance vient avec le tourment et qu’avec la difficulté il y a une facilité« .

 

Le vingtième hadith

 

D’après Abou Mas^oud ^Ouqbah Ibnou ^Amr Al-‘Ansariyy Al-Badriyy, que Allah l’agrée, il a dit : Le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Il y a parmi les paroles des anciens prophètes que les gens ont reçues : si tu ne fais pas preuve de pudeur, alors fais ce que tu veux » [rapporté par Al-Boukhariyy].

 

Le vingt et unième hadith

 

D’après Abou ^Amr et on dit Abou ^Amrah Soufyan Ibnou ^Abdi l-Lah, que Allah l’agrée, il a dit : J’ai dit : Ô Messager de Allah, dis-moi une parole concernant l’Islam après laquelle je ne demanderai à plus personne d’autre que toi. Il a dit ce qui signifie : « Dis : je crois fermement en Allah, et suis le chemin de droiture » [rapporté par Mouslim].

 

Le vingt-deuxième hadith

 

D’après Abou ^Abdi l-Lah Jabir Ibnou ^Abdi l-Lah Al-‘Ansariyy, que Allah les agrée tous les deux, un homme était venu interroger le Messager de Allah et lui a dit : Vois-tu, si j’accomplis les prières prescrites, je jeûne le mois de Ramadan, si je considère licite ce qui est licite, si je considère interdit ce qui est interdit, que je ne fais plus rien de plus que cela, est-ce que je rentre au paradis ? Le Prophète lui a dit ce qui signifie : « Oui » [rapporté par Mouslim].

 

Le vingt-troisième hadith

 

D’après Abou Malik Al-Harith Ibnou ^Asim Al-‘Ach^ariyy, que Allah l’agrée, il a dit : Le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « La purification peut avoir une récompense qui équivaut à la moitié de la récompense de la foi. La parole Al-hamdou lil-Lah remplit la balance et la parole Soubhana l-Lah wa l-hamdou lil-Lah remplissent ce qui est entre le ciel et la terre. La prière est une lumière, l’aumône est un renfort pour la personne, une preuve de sa foi au jour du jugement, la patience est un guide, une lumière, le Qour’an sera une preuve en ta faveur, ou bien contre toi. Tous les gens agissent, il y a ceux qui font que leur âme soit affranchie de l’enfer grâce à leur obéissance à Allah et il y a ceux qui la mènent à sa perte » [rapporté par Mouslim].

 

Le vingt-quatrième hadith

 

D’après Abou Dharr Al-Ghifariyy, que Allah l’agrée, d’après le Prophète r, en ce qu’il rapporte de Son Seigneur ^azza wa jall qu’Il a dit ce qui signifie : « Ô Mes esclaves, Je ne suis pas injuste, l’injustice est impossible à Mon sujet et j’ai fait que l’injustice soit interdite entre vous alors ne soyez pas injustes les uns envers les autres ; Ô Mes esclaves, vous risquez d’être tous égarés sauf ceux que Je guide, alors recherchez, demandez-Moi la bonne guidée, Je vous guide ; Ô Mes esclaves, vous risquez d’être tous affamés sauf si Je vous donne la nourriture alors demandez-Moi, Je vous donne ; Ô Mes esclaves, vous risquez tous d’être nus sauf ceux à qui Je donne de quoi se vêtir alors demandez-Moi, Je vous donne ; Ô Mes esclaves, vous commettez les péchés de nuit et de jour et Je pardonne les péchés, tous les péchés, alors demandez-Moi le pardon, Je vous pardonne ; Ô Mes esclaves, vous ne pourrez pas Me nuire et vous ne pourrez pas Me profiter ; Ô Mes esclaves, si du premier au dernier d’entre vous, les humains et les jinn d’entre vous, si vous tous aviez un cœur semblable au plus pieux d’entre vous, cela n’ajouterait rien à Ma Souveraineté ; Ô Mes esclaves, si du premier au dernier d’entre vous, les humains et les jinn d’entre vous, si vous tous aviez un cœur semblable au plus pervers d’entre vous, cela ne diminuerait rien à Ma Souveraineté ; Ô Mes esclaves, si du premier au dernier d’entre vous, les humains et les jinn d’entre vous se tenaient d’un côté et qu’ils M’avaient demandé et que Je donnais à chacun ce qu’il veut, cela ne diminuerait en rien de Ma Souveraineté tout comme l’aiguille ne diminue rien lorsqu’elle est plongée dans l’eau ; Ô Mes esclaves, ce sont vos actes qui vous seront comptabilisés et Je vous rétribue pour ces actes, celui qui trouvera du bien, qu’il fasse les louanges à Allah, celui qui trouvera autre que cela, qu’il ne blâme que lui-même » [rapporté par Mouslim].

 

Le vingt-cinquième hadith

 

D’après Abou Dharr, que Allah l’agrée, des gens parmi les compagnons du Messager de Allah ont dit au Prophète : Ô Messager de Allah, les gens qui ont la richesse ont pris toutes les récompenses, ils accomplissent la prière comme nous l’accomplissons, ils font le jeûne comme nous le faisons et ils donnent les aumônes avec leurs biens. Il a dit ce qui signifie : « N’est-ce pas que Allah vous a donné ce que vous pouvez donner en aumône : pour chaque tasbihah vous avez la récompense d’une aumône, pour chaque takbirah vous avez la récompense d’une aumône, pour chaque tahmidah vous avez la récompense d’une aumône. Toute tahmidah donne la récompense d’une aumône, chaque tahlilah donne la récompense d’une aumône, ordonner le bien donne la récompense d’une aumône, interdire ce qui est blâmable donne la récompense d’une aumône et le rapport que fait l’un d’entre vous avec son épouse donne la récompense d’une aumône« . Ils lui ont dit : Ô Messager de Allah, est-ce que l’un de nous satisfait son désir et il a en cela une récompense ? Le Prophète leur a dit ce qui signifie : « Voyez-vous, s’il avait fait cela dans l’interdit, n’est-ce pas qu’il se serait chargé d’un péché, de même s’il accomplit cela dans une situation qui est licite, il aura une récompense » [rapporté par Mouslim].

 

Le vingt-sixième hadith

 

D’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, il a dit : Le Messager de Allah a dit ce qui signifie : «  L’homme a à faire une aumône sur chacune de ses jointures. Chaque jour sur lequel le soleil se lève, répares entre deux personnes cela te donnera des récompenses comme une aumône, aides un homme en lui tenant sa monture en lui permettant de la monter ou en lui posant ses bagages dessus cela te donnera des récompenses comme une aumône. La belle parole est comme une aumône et pour chaque pas que tu fais pour te rendre à la prière, tu auras comme une aumône et encore éliminer une nuisance sur le chemin cela te donnera des récompenses comme une aumône » [rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim].

 

Le vingt-septième hadith

 

D’après An-Nawwas Ibnou Sam^an, que Allah l’agrée, le Prophète a dit ce qui signifie : « L’excellence du comportement fait partie des meilleurs caractères de bienfaisance ; et ce qui est mauvais, c’est ce que ton âme rejette et c’est ce que tu n’aimerais pas que les gens en prennent connaissance » [rapporté par Mouslim].

Et d’après Wabisah Ibnou Ma^bad, que Allah l’agrée, il a dit : Je suis venu auprès du Messager de Allah qui m’a dit ce qui signifie : « Tu viens interroger au sujet de la bienfaisance ? » Il lui a dit : « Oui« . Il lui a dit ce qui signifie : « Demande à ton cœur, la bienfaisance, c’est ce avec quoi ton âme se tranquillise et ce avec quoi le cœur s’apaise ; et le mal c’est ce qui est rejeté par ton âme et qui n’est pas accepté dans le cœur même si les gens te donnent leur avis sans science » [Hadith haçan rapporté dans les Mousnad de l’Imam Ahmad Ibnou Hanbal et de Ad-Darimiyy avec une bonne chaîne de transmission].

 

Le ving-huitième hadith

 

D’après Abou Najih Al-^Irbad Ibnou Sariyah, que Allah l’agrée, il a dit : « Le Messager de Allah nous a fait une exhortation qui a touché les cœurs et qui a fait couler les larmes des yeux et nous avons dit : « Ô Messager de Allah, c’est comme si c’était l’exhortation de quelqu’un qui va nous quitter, alors recommande-nous des choses, donne-nous des conseils« . Il a dit ce qui signifie : « Je vous recommande la piété envers Allah, d’écouter et d’obéir même si celui qui est votre gouverneur est un esclave car celui qui va vivre d’entre vous va voir beaucoup de divergence, attachez-vous à ma Sounnah, c’est-à-dire ma voie de droiture et la voie des Califes bien guidés, attachez-vous à cela et gardez-vous des choses innovées car la plupart des innovations sont de l’égarement » [rapporté par Abou Dawoud et At-Tirmidhiyy qui a dit un hadith haçan sahih].

 

Le vingt-neuvième hadith

 

D’après Mou^adh Ibnou Jabal, que Allah l’agrée, il a dit : « J’ai dit : Ô Messager de Allah, apprends-moi une œuvre qui me fasse entrer au paradis et qui m’éloigne de l’enfer« . Il lui a dit ce qui signifie : « Tu as demandé quelque chose de très important et c’est certes une chose facile pour celui pour qui Allah ta^ala le facilite, adores Allah, ne Lui associes rien, accomplis la prière, acquittes-toi de la zakat, jeûne le mois de Ramadan, fais le pèlerinage à la Maison sacrée« . Ensuite il a dit ce qui signifie : « Veux-tu que je te guide vers les portes de bien ? Le jeûne est une protection, l’aumône éteint le péché tout comme l’eau éteint le feu, et la prière de l’homme au milieu de la nuit« , ensuite il a récité la parole de Allah : (tatajafa jounoubouhoum ^ani l-madaji^) jusqu’à ce qu’il arrive à (ya^maloun) ce qui signifie : « Ceux qui ne dorment pas beaucoup« . Puis il a dit : ce qui signifie : « Veux-tu que je t’apprenne le pilier de tout cela et son fer de lance ? » J’ai dit : Oui, Ô Messager de Allah. Il a dit ce qui signifie : « Le pilier de tout cela, c’est l’Islam, son fondement c’est la prière et son fer de lance c’est le jihad« . Ensuite il a dit ce qui signifie : « Veux-tu que je t’apprenne comment tu peux obtenir tout cela ? » Je lui ai dit : Bien sûr que oui, Ô Messager de Allah. Il a pris sa langue et il a dit ce qui signifie : «  cesse le mal que peut t’entraîner cela« . Ensuite j’ai dit : Ô Messager de Allah, est-ce que nous aurons des comptes à rendre sur ce que nous disons ? Il a dit ce qui signifie : « Mais bien sûr, les gens ne seront-ils pas jetés en enfer sur leurs visages, qu’à cause de ce qu’ils ont dit par leurs langues » [rapporté par At-Tirmidhiyy et il a dit c’est un hadith haçan sahih].

 

Le trentième hadith

 

D’après Abou Tha^labah Al-Khouchaniyy Jourthoum Ibnou Nachir, que Allah l’agrée, le Messager de Allah a dit

ce qui signifie : « Allah ta^ala a rendu obligatoire certaines choses, ne les manquez pas et Il a défini des limites, ne les dépassez pas, Il a interdit certaines choses, alors ne les outrepassez pas. Certaines choses n’ont pas été mentionnées par miséricorde pour vous et non par oubli, alors ne les recherchez pas » [Hadith haçan rapporté par Ad-Daraqoutniyy et d’autres].

 

Le trente et unième hadith

 

D’après Abou l-^Abbas Sahl Ibnou Sa^d As-Sa^idiyy, que Allah l’agrée, il a dit : Un homme est venu au Prophète r et lui a dit : Ô Messager de Allah indique-moi un acte tel que, si je le fais, Allah m’accorde la miséricorde et la récompense et les gens m’aiment. Il lui a dit ce qui signifie : « Soit ascète dans le bas-monde, Allah ta^ala te fait miséricorde et t’accorde des récompenses et ne recherche pas ce qu’ont les gens, les gens t’aimeront » [un hadith haçan rapporté par Ibnou Majah et d’autres avec une bonne chaîne de transmission].

 

Le trente-deuxième hadith

 

D’après Abou Sa^id – Sa^d Ibnou Sinan – Al-Khoudriyy, que Allah l’agrée, le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Ne nuis pas aux autres et ne réponds pas à la nuisance par la nuisance » [hadith rapporté par Ibnou Majah et Ad-Daraqoutniyy et d’autres qu’eux deux avec des chaînes de transmission et Malik l’a rapporté dans Al-Mouwatta’ avec une chaîne de transmission d’après ^Amr Ibnou Yahya d’après son père, d’après le Prophète. Il n’est donc pas rapporté de Abou Sa^id et ce hadith a différentes chaînes de transmission qui se renforcent les unes les autres].

 

Le trente-troisième hadith

 

D’après Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée lui et son père, le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Si on accordait aux gens à la mesure de ce qu’ils prétendent alors il y aurait des hommes qui prétendraient aux biens et au sang des autres, mais la preuve est à la charge de celui qui prétend, et celui qui nie, il lui suffit de jurer » [un hadith sûr rapporté par Al-Bayhaqiyy et d’autres aussi et une partie de ce hadith figure dans les deux sahih].

 

Le trente-quatrième hadith

 

D’après Abou Sa^id Al-Khoudriyy, que Allah l’agrée, il a dit : J’ai entendu le Messager de Allah dire ce qui signifie : « Celui d’entre vous qui voit une chose blâmable, qu’il la change par sa main, s’il n’en est pas capable par sa langue, et s’il n’en est pas capable, par son cœur et ceci est le minimum de la foi. » (c’est-à-dire le minimum que la personne doit faire en cas d’incapacité) » [rapporté par Mouslim].

 

Le trente-cinquième hadith

 

D’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, il a dit : Le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Ne vous enviez pas les uns les autres, ne vous trompez pas les uns les autres, ne vous haïssez pas les uns les autres, ne soyez pas ennemis les uns des autres et ne rompez pas les relations les uns avec les autres, et ne démotivez pas l’acheteur ou le vendeur sur le prix dans le but de vendre au premier ou d’acheter au second, soyez des adorateurs de Allah, des frères, le musulman est un frère pour le musulman, il ne lui fait pas subir d’injustice, il ne manque pas de l’aider, il ne lui ment pas et ne le rabaisse pas. La piété est ici (et il montre sa poitrine trois fois), il suffit comme mal à la personne de rabaisser son frère musulman : tout le musulman est interdit pour le musulman, son sang, son bien et son honneur » [rapporté par Mouslim].

 

Le trente-sixième hadith

 

D’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, le  Prophète a dit ce qui signifie : « Celui qui décharge un croyant d’un tourment de ce bas-monde, Allah le décharge d’un des tourments du jour du jugement et celui qui facilite les choses pour quelqu’un dans la difficulté, Allah lui facilite dans le bas-monde et dans l’au-delà ; et celui qui ne dévoile pas un musulman, Allah ne le dévoile pas dans le bas-monde et dans l’au-delà, et Allah aide l’esclave tant que l’esclave aide son frère. Celui qui prend un chemin par lequel il cherche une science, Allah lui facilite un chemin pour le paradis : il n’y a pas un groupe de personnes qui se réunissent dans une des mosquées de Allah pour réciter le Livre de Allah, pour l’étudier entre eux, sans que la paix s’installe sur eux, que la miséricorde les enveloppe et que les anges les entourent et sans qu’ils soient agréés par Allah. Celui qui n’œuvre pas en bien, ce n’est pas son ascendance et son honneur qui lui compensera ses actes » [rapporté par Mouslim avec ces termes].

 

Le trente-septième hadith

 

D’après Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée lui et son père, d’après le Messager de Allah qu’il a rapporté que Son Seigneur tabaraka wa ta^ala a dit ce qui signifie : « Allah a destiné les bonnes et les mauvaises actions et Il a indiqué cela : Celui qui comptait faire une bonne action mais  ne l’a pas faite, Allah la lui fait écrire une bonne action complète et s’il comptait faire la bonne action puis il l’a faite, Allah lui fait inscrire dix bonnes actions jusqu’à sept cent fois jusqu’à beaucoup plus, un plus grand nombre, et s’il comptait faire une bonne action et ne l’a pas faite, Allah lui fait inscrire une bonne action et s’il comptait faire une mauvaise action et l’a faite, Allah lui fait inscrire une seule mauvaise action » [rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim dans leurs deux Sahih].

 

Observe bien, ô toi mon frère, que Allah nous accorde à nous et à toi la réussite, observe la grande miséricorde de Allah ta^ala et observe bien ces termes, la parole du Prophète : (kamilah) qui signifie « complète » c’est pour l’insistance et la grande grâce, que Allah nous l’accorde, et lorsqu’il a dit : (katabaha sayyi’atan wahidah) ce qui signifie « une seule mauvaise action« , il nous a montré qu’elle n’est pas complète et que ce n’est qu’une seule mauvaise action ; la louange est donc à Allah, à Lui est la grâce soubhanah, nous n’évaluons pas les bienfaits qu’Il nous accorde. Et que Allah nous accorde la réussite.

 

Le trente-huitième hadith

 

D’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, il a dit : Le Messager de Allah a dit ce qui signifie : Allah ta^ala dit

ce qui signifie : « Celui qui prend un de Mes waliyy – saints – pour ennemi, Je lui annonce qu’il est Mon ennemi ; l’esclave ne se rapproche pas davantage de Mon agrément que par ce que J’ai rendu obligatoire sur lui et Mon esclave se rapproche de Mon agrément par les actes surérogatoires jusqu’à ce que Je l’agrée. Lorsque Je l’agrée, Je lui donne un secret dans son ouïe, Je lui donne un secret dans sa vue, Je lui donne un secret dans sa main et Je lui donne un secret dans ses pieds et lorsqu’il me demande, Je lui donne et lorsqu’il recherche la protection par Moi, Je le protège » [rapporté par Al-Boukhariyy].

 

Le trente-neuvième hadith

 

D’après Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée lui et son père, que le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Allah ta^ala ne charge pas ma communauté de ce qu’elle fait par erreur, comme le lapsus, ou par oubli ou contrainte » [hadith sûr rapporté par Ibnou Majah, Al-Bayhaqiyy et autres qu’eux deux].

 

Le quarantième hadith

 

D’après Ibnou ^Oumar, que Allah l’agrée lui et son père, il a dit : Le Messager de Allah m’a pris par les épaules et m’a dit ce qui signifie : « Sois dans le bas-monde comme si tu étais un étranger ou un voyageur poursuivant son chemin » et Ibnou ^Oumar, que Allah l’agrée lui et son père, disait : « Si tu arrives au soir, n’attends pas le matin et profite de ta santé pour ta maladie et de ta vie pour ta mort » [rapporté par Al-Boukhariyy].

 

Le quarante et unième hadith

 

D’après Abou Mouhammad ^Abdou l-Lah Ibnou ^Amr Ibni l-^As, que Allah l’agrée, il a dit : « Le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « L’un de vous n’atteindra un degré de foi complète que si ses passions deviennent soumises à ce que je vous ai transmis » [un hadith sûr, haçan sahih rapporté dans le livre Al-Houjjah avec une bonne chaîne de transmission].

 

Le quarante deuxième hadith

 

D’après ‘Anas, que Allah l’agrée, il a dit : « J’ai entendu le Messager de Allah dire ce qui signifie : « Allah ta^ala dit ce qui signifie : « Ô toi fils de ‘Adam, lorsque tu M’invoques et que tu Me supplies, Je te pardonne ce que tu as commis et cela ne M’est pas préjudiciable, Ô toi fils de ‘Adam si tes péchés atteignaient le ciel et que par la suite tu Me demandais le pardon Je te pardonnerai, Ô toi fils de ‘Adam si tu ramenais autant que toute la terre de péchés et que tu venais au jour du jugement sans M’attribuer aucun associé, Je t’accorderai autant que la terre de pardon » [rapporté par At-Tirmidhiyy qui a dit hadith haçan sahih].

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Parmi les miracles de ^Iiçaa

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur novembre 5, 2010
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Lorsque notre maître ^Iça Al-Maçih ^alayhi s-salam, a eu trente ans, la trentaine, Allah ta^ala lui a révélé d’appeler les gens à l’adoration de Allah ^azza wa jall. Il est sorti, il a parcouru les pays en traversant les villages et c’est pour cela, tout comme on le sait, qu’il a été surnommé ^Iça Al-Maçih. Certains savants ont dit que tellement il parcourait la terre, yaçih, que le prophète ^Iça a été surnommé Al-Maçih, et d’autres savants ont dit que c’est parce qu’il passait la main, yamçahou, sur l’homme qui était aveugle qui recouvrait ainsi la vue. Il est sorti ainsi parcourant les pays et traversant les villages pour appeler à l’Islam. Il disait aux gens : « Adorez Allah Lui seul, ne Lui attribuez aucun associé, et croyez en moi que je suis un messager pour vous ». Au tout début il y a eu douze personnes qui ont cru en lui, ils sont appelés  « الحواريين » les apôtres.

Il est rapporté que parmi les premiers des miracles de notre maître ^Iça ^alayhi s-salam, que sa mère, notre dame Maryam ^alayha s-salam, l’avait envoyé plusieurs fois pour accomplir plusieurs travaux et les derniers à qui elle l’avait envoyé c’était des gens qui faisaient de la teinture pour les vêtements, c’étaient des gens qui blanchissaient les vêtements et les coloraient. Le patron de cette entreprise voulait une fois voyager, il a dit à notre maître ^Iça ^alayhi s-salam : «  j’ai plusieurs habits à colorer en différentes couleurs ». Il lui a dit : « je  t’ai enseigné maintenant la teinture alors colore chaque vêtement de la couleur que je vais te préciser et j’ai mis pour cela un fil  de la couleur demandée sur chaque vêtement ». Notre maître ^Iça ^alayhi s-salam a chauffé un gros récipient et il a mis dedans différents colorants et il a mis tous les vêtements ensemble dans ce même récipient et il a dit : « Ayez, par la volonté de Allah, la couleur que je voudrai ». Le patron est revenu après son voyage et il a trouvé que tous les vêtements étaient dans un même récipient. Lorsqu’il a vu que tous les vêtements étaient dans un même récipient il été surpris et il a dit à ^Iça : ils sont tous, selon lui il croyait qu’ils n’étaient plus de bonne couleur, qu’il y a eu des dégâts. Et notre maître ^Iça ^alayhi s-salam a alors sorti de ce récipient un vêtement de couleur rouge, un vêtement de couleur jaune, un autre de couleur verte et autre que cela conformément à ce qui était demandé pour chaque vêtement. Celui qui avait l’entreprise était étonné et il savait que cela était quelque chose d’étonnant et il a su que cela est par la volonté de Allah. À cause de cela il  a cru en notre maître ^Iça, qu’il est un prophète et il a appelé les gens à croire en lui et ils ont cru en lui et cet homme a fait partie de l’ensemble des hawariyin ceux qui étaient aux côtés de notre maître ^Iça qui le soutenaient dans son appel à la religion agréée par Allah ta^ala.

Les miracles se sont multipliés, ceux que Allah a fait paraître sur les mains de notre maître ^Iça. Il est passé une fois auprès d’un groupe de gens qui pêchaient, leur chef  s’appelait Cham^oun, notre maître ^Iça leur a dit : « que faites-vous ? » Ils lui ont dit : « nous pêchons le poisson ». Il leur a dit « ne voulez pas venir avec nous pour être à la pêche des gens ? » C’est-à-dire pour les diriger et les guider à l’Islam ils lui ont dit : « et qui es-tu ? »  Il leur a dit : «  je suis ^Iça le fils de Maryam l’esclave de Allah et Son messager ». Ils lui ont demandé une preuve qui leur indique sa véracité dans ce qu’il a dit et ceci est un exemple du miracle qui se produit suite à la demande des gens parce qu’il y a des miracles qui se produisent suite à une demande et il y a des miracles qui ont lieu sans que ce soit suite à une demande. Ils lui ont demandé une preuve sur la véracité de ce à quoi il prétend. Cham^oun avait cette nuit là jeté son filet dans l’eau mais il n’avait rien pêché, Cham^oun était donc le chef de ceux qui pêchaient le poisson il est arrivé qu’il a lancé son filet dans l’eau mais il n’a rien pris.  Notre maître ^Iça ^alayhi s-salam, lui a ordonné de lancer à nouveau son filet et ^Iça a invoqué Allah ta^ala en Le suppliant. Il s’est écoulé quelques instants, très peu de temps que dans ce filet se sont rassemblés un nombre de poissons tel que le filet a failli se déchirer. Allah a exaucé l’invocation de notre maître ^Iça ^alayhi s-salam et ce miracle est apparu donc tant qu’ils avaient demandé l’aide de pêcheurs d’une autre embarcation et ils ont rempli les deux navires de poissons. A ce moment là ils ont cru en lui et sont partis avec lui, ils sont alors au nombre des apôtres, des hawariyyoun, de ceux qui étaient donc qui pêchaient le poisson,  c’est-à-dire avant qu’ils deviennent croyants en notre maître ^Iça , donc après avoir en cru en notre maître ^Iça ils se sont mis à pêcher les gens pour les guider et les diriger à la religion de l’Islam. Ils ont été surnommées al-hawariyin parce que leurs habits étaient blancs et il a été dit que c’était plutôt parce qu’ils étaient des partisans de notre maître ^Iça alayhi s-salam, c’était ses aides, ses supports  qui étaient sincères dans leur amour pour lui dans leur obéissance à lui et être à son service. Parmi les hawariyin, les apôtres il y a celui qui a reçu la ressemblance avec ^Iça ^alayhi s-salam, c’est celui à qui Allah a accordé les traits de ^Iça et c’est lui qui a été accroché sur un poteau parce que, lorsque les mécréants des fils de ‘Israil étaient entrés dans la maison parce qu’ils voulaient tuer ^Iça, ^Iça a été élevé au ciel par une lucarne qui se trouvait dans la toiture de cette maison et les traits de ^Iça avaient été donnés au plus jeune de ses élèves.        Lorsqu’ils sont entrés dans la maison ils ont cru que c’était lui ^Iça ^alayhi s-salam, ils l’ont pris et ils l’ont tué mais ^Iça ^alayhi s-salam n’a pas été tué et n’est pas encore mort. Il n’a pas été accroché à un poteau mais il vit au deuxième ciel, là où notre maître Mouhammad l’a rencontré lors de son ascension dans la nuit de Al-Mi^raj et ^Iça était avec le fils de sa tante maternelle Yahya.

Les mécréants des fils de ‘Israil n’ignoraient pas les nouvelles qui parvenaient  au sujet de ses miracles éclatants qui apparaissaient à notre maître ^Iça Al-Macih, ils ont senti comme si le tapis était retiré sous leurs pieds et qu’il était une menace pour leur poste et combien de gens ils ont induits en erreur et ils ont égarés et qu’il ont écartés de la voie de vérité pour leur destin bas et vil. Et voici notre maître ^Iça qui est ferme avec les arguments et les preuves qui dévoilait leur secrets et qui diffusaient entre les gens leurs égarements. Ils se sont tous accordés entre eux à le combattre où qu’il aille et à l’accuser de mensonge quelque soit l’endroit où il se trouve ils lui ont dit un jour: « si tu es véridique dans ce que tu dis et dans ton appel alors fabrique nous de tes mains une chauve souris à partir de terre et fais en sorte qu’elle vole ». Notre maître ^Iça ^alayhi s-salam s’est levé en se fiant totalement à Allah ta^ala il a pris de la terre glaise et il a donné la forme d’une chauve souris et il a soufflé dans cette chauve souris qui s’est mis à voler entre ciel et terre au milieu de l’étonnement de ceux qui regardaient, mais dès qu’elle a échappée à leurs regards cette chauve souris est tombée morte. Allah tabaraka wa ta^ala l’a honoré par cela comme cela est parvenu dans la parole de Allah qui signifie : (( Et tu fabriques avec la terre glaise comme un volatile)) et notre maître ^Iça a donné à cette forme l’image d’un volatile. Puis il a soufflé dedans et il volé par la volonté de Allah et lorsque il disparaissait au regard des gens il tombait raide mort. Les mécréants de fils de ‘Israil étaient emplis de haine parce qu’ils avaient demandé à voir une chauve souris parce que c’est très étonnant, parce que c’est parmi les créatures les plus étonnantes et parmi les volatiles celui qui a une forme la plus complète parce que la femelle de la chauve souris a des mamelles, des dents et des oreilles et parmi les choses étonnantes de la chauve souris c’est qu’elle est de chair et de sang mais vole sans plume et met bas comme les mammifères et ne pond pas des œufs tout comme le font le restant des volatiles et elle a des mamelles desquelles sort du lait et c’est un animal qui ne voit pas ni dans la lumière du jour ni dans l’obscurité de la nuit et c’est un animal qui arrive à voir pendant deux heures, une heure après le coucher du soleil et une heure après la levée de l’aube et c’est un animal qui rie tout comme l’être humain rie et sa femelle a les menstrues tout comme la femme a les menstrues. la forme à partir de terre glaise et le fait de souffler étaient fait par notre maître ^Iça mais la création est de la part de Allah ^azza wa jall c’est pour cela que les mécréants des fils de ‘Israil ont été profondément exaspérés lorsqu’ils ont vu cela de notre maître ^Iça, ils pensaient qu’il allait être incapable de faire ce qu’ils lui avaient demandé mais Allah tabaraka wa ta^ala l’a honoré par ce miracle et a montré l’impuissance et le mensonge des mécréants des fils de ‘Israil.

Parmi ses miracles ^alayhi s-salam il guérissait l’aveugle de naissance et celui qui était atteints de al-baras par la volonté de Allah. Al-baras c’est une maladie de peau qui est la forme d’une blancheur qui s’étale sur des surfaces du corps et qui fait que les gens sont répugnés et évite celui qui l’a et ces deux maladies ont été particulièrement mentionnées car ce sont deux maladies qui sont difficiles pour leur guérison et ce qui était courant de notre maître ^Iça c’était la médecine qui était beaucoup pratiquée de son époque et Allah leur a fait montré des miracles sur les mains de notre maître ^Iça de la même sorte de chose qu’il maîtrisaient de leur époque tout comme cela est arrivé à notre maître  Mouça ^alayhi s-salam ce qui était courant de son époque c’était la magie la sorcellerie et il les a défié par ce qui est supérieur à cela il leur a montré que la magie, la sorcellerie peuvent être contrées alors que le miracle ne peut pas être contré preuve en est ce que nous avons cité dans le cours précédent. Egalement notre maître Mouhammad son peuple a été connu pour sa grande maîtrise de la langue et son éloquence et malgré cela ils avaient été incapables d’amener un texte qui soit de la taille de la plus courte sourat du Qour’an honoré, il les a défié par le fait d’amener comme la plus courte des ayah du Qour’an. Ainsi notre maître ^Iça ^alayhi s-salam a ramené à la vie les morts par la volonté de Allah tant qu’il a été dit qu’il a ramené à la vie quatre créatures par la volonté de Allah et Sa puissance. Et notre maître Hizqil, avant notre maître ^Iça avait ramené à la vie  huit et il était également un des prophètes des fils de ’Israil tout comme on a dit dans le cours précédent, qu’après le prophète de Allah, ‘Israil tous les prophètes qui sont venus après lui sont de sa propre descendance mis à part notre prophète Mouhammad . Ya^qoub c’est lui-même ‘Israil qui est fils de Ishaq. Tous les prophètes qui sont venus après lui sont de sa propre descendance mis à part notre prophète Mouhammad. Notre maître Ya^qoub a eu parmi ses fils notre maître Youçouf, il a eu d’autre fils mais Youçouf était un des prophètes et certains ont dit que Binyamin, un autre fils de Yaqoub, était lui aussi un prophète comme son frère Youçouf. Donc Mouça et tous les Prophètes qui sont venus après  Ya^qoub sont des descendants de Yaqoub qui   s’appelle aussi ‘Israil. Il y a eu également le prophète de Allah Hizqil. Hizqil également Allah l’a honoré par le fait de ramener des morts à la vie tout comme Il a accordé cela également à notre maître ^Iça ^alayhi s-salam et parmi ceux que notre maître ^Iça ^alayhi s-salam a ramené à la vie par la volonté de Allah il y a un de ses amis qui s’appelle Azar, en effet lors de sa maladie sa soeur a envoyé quelqu’un informer ^Iça ^alayhi s-salam que Azar était en train de mourir. Il a pris le chemin en marchant pour aller vers lui et il y avait entre eux une distance de trois jours, à son arrivée lorsqu’il l’a rejoint il l’a trouvé déjà mort, il est parti à sa tombe et il a invoqué Allah ^azza wa jall et il lui a dit : « relève-toi  par la volonté de Allah » et Azar s’est relevé par la volonté de Allah et il a vécu et il a eu aussi des descendants après cela.

Et ce n’est pas comme certains prétendent que ceux qu’il ramenait à la vie vivaient quelques instants ou une heure puis ils mourraient à nouveau. Parmi ceux qui ont été ramenés à la vie par la volonté de Allah sur les mains de notre maître ^Iça Al-Macih il y a le fils d’ une vieille femme qui était passé, transporté sur sa civière, devant notre maître ^Iça et notre ^Iça ^alayhi s-salam a  invoqué Allah pour qu’ il se relève par la volonté de Allah. Il s’est relevé, il est descendu du dessus des épaules des gens, il a remis ses vêtements, il a transporté sa civière et il est revenu dans sa famille. Malgré tout cela les mécréants des fils de ‘Israil n’ont pas cru en notre maître ^Iça, ils ont poursuivis sur leur orgueil, leur refus, leur entêtement et ils n’ont pas cru en lui. Et il a ainsi fait de même avec un roi qui lui aussi était porté sur sa civière, son brancard et il s’est passé avec lui la même chose qu’il s’est passé avec le fils de la vieille femme. Mais les mécréants des fils de ‘Israil qui étaient jaloux et envieux lorsqu’ils ont vu cela ils lui ont dit par entêtement : « mais toi, tu ramènes à la vie ceux qui sont morts récemment alors peut-être ils ne sont pas véritablement morts mais ils sont évanouis ou c’était juste un coma ».  Ils lui ont dit alors : « ramènes à la vie pour nous  Sam, le fils de Nouh » et notre maître Nouh ^alayhi s-salam avait quatre fils, trois d’entre eux sont entrés en Islam et ont été sauvés avec lui sur l’arche qui sont Sam, Ham et Yafith. Quant à son quatrième fils Kan^an il a refusé d’être croyant et il n’est pas monté sur l’arche avec son père et ses frères et il est mort noyé.

Notre maitre ^Iça ^alayhi s-salam leur a dit : « montrez moi sa tombe ». Notre maître ^Iça est sorti et les gens avec lui jusqu’à arriver à la tombe de Sam fils de Nouh. ^Iça a invoqué Allah ta^ala et Sam est sorti de sa tombe et il s’était écoulé depuis  sa mort plus de quatre mille années. Sam s’est retourné en indiquant aux gens notre maître ^Iça Al-Maçih et a dit : « croyez en lui, qu’il est véridique car il est prophète », puis il est revenu tel qu’il était auparavant. Certains ont cru en lui et d’autres l’ont accusé de mensonge et ils ont dit : « c’est de la sorcellerie et de la magie », que Allah nous préserve de leur égarement. Et il a été rapporté que notre maître ^Iça ^alayhi s-salam lorsqu’il ramenait les morts à la vie par la volonté de Allah, il frappait de son bâton le mort, c’est-à-dire il touchait de son bâton le mort ou la tombe ou le crâne et l’homme revenait à la vie et il lui parlait et restait en vie.

Parmi ses miracles   c’est qu’il disait aux  gens ce qu’ils avaient mangé et ce qu’ils avaient caché comme provisions chez eux et ce, car lorsqu’il leur avait ramené des morts à la vie, par la volonté de Allah, ils lui ont demandé un autre miracle ils lui ont dit : « dis nous qu’est-ce que nous avons mangé chez nous et qu’est ce que nous avons caché pour le lendemain ». Et il leur a dit : « Toi, Untel tu as mangé telle et telle chose et toi tu as mangé telle et telle chose et tu as caché telle et telle chose ». Et malgré tout cela seuls pour qui Allah a voulu qu’ils soient des croyants ont été croyants. Comme nous avons cité ce ni n’est le prophète qui créé la bonne guidée ni le miracle qui crée la bonne guidée mais la guidée est par la création de Allah tabaraka wa ta^ala.

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La piété

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur novembre 5, 2010
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Allah ta^ala dit dans une ayah honorée de sourat Al-Houjourat ce qui signifie que le mérite selon le jugement de Allah est selon et conformément à la piété. At-Taqwa, la piété c’est de s’attacher à l’obéissance à Allah en accomplissant les devoirs et en évitant les interdits, ainsi celui qui est plus pieux c’est celui là qui est plus honorable selon le jugement de Allah. Notre maître Mouhammad est le plus honorable des créatures de Allah selon Son jugement car il est celui qui fait plus preuve de piété. La piété qui est le fait de s’attacher à l’obéissance de Allah en accomplissant les devoirs et en évitant les interdits elle a pour source et pour origine le cœur.

La piété prend donc source dans le coeur et elle se diffuse sur les organes. Parce que le corps par rapport au cœur est comme les sujets par rapport à leur souverain. Tout comme le roi ou le gouverneur gère les affaires des gouvernés également le cœur gère les affaires du corps; c’est ainsi que c’est le cœur qui gère l’ouïe, c’est le coeur qui gère les mains et même la langue qui exprime ce qu’il y a dans le coeur et même le sexe : si le cœur l’envoie vers l’interdit il y va et s’il l’empêche il s’en empêche. Donc le cœur pour le corps et comme un roi pour ses gouvernés c’est donc le cœur qui gère les organes : l’ouïe, la vue, les pieds, le ventre. Si le ventre il lui est rendu possible tout ce qu’il désire il va consommer, que cela provienne du licite ou de l’interdit, où que le dirige le cœur le ventre se dirige, le cœur est comme un souverain sur le ventre. Il est comme un émir pour les organes si le cœur est sain, si le cœur est droit, les organes sont sains, les organes sont droits. C’est pour cela que le Messager de Allah est le plus pieux  et des créatures de Allah, celui qui Le craint le plus. Comme le cœur du Messager de Allah comporte une humilité à l’égard de Allah, un amour pour Allah, une glorification de Allah qui n’est pas contenue dans le cœur d’un autre être humain ni même d’un ange ayant un haut degré c’est pour cela que le Messager de Allah est le meilleur de toutes les créatures de Allah.

Le mérite ne revient pas à celui qui a un âge avancé qu’il a passé dans l’adoration mais le mérite revient à ce que contient le cœur comme humilité et soumission pour Allah. C’est selon ce que le coeur contient comme soumission pour Allah ta^ala que l’homme a plus de mérite et est plus proche de l’agrément de Allah les prophètes qui ont le haut degré qui s’appelle ‘Oulou l- ^Azm sont cinq : Mouhammad, ‘Ibrahim, Mouça, ^Iça et Nouh. Le meilleur de ces cinq c’est notre maître Mouhammad, bien que notre maître Mouhammad n’a pas vécu autant que les autres. si le mérite revenait à celui qui vit le plus alors notre maître Nouh aurait été meilleur que notre maître Mouhammad ; il n’aurait pas été seulement meilleur que notre maître Mouhammad mais meilleur aussi que ‘Ibrahim, Mouça, ^Iça ^alayhimou s-salam. Mais en réalité c’est notre maître Mouhammad qui a vécu soixante-trois ans lui il est meilleur que notre maître Nouh qui a passé neuf cent cinquante années à appeler son peuple à l’Islam.     Ainsi notre maître Nouh qui a vécu parmi son peuple à les appelé à l’Islam, à l’adoration de Allah neuf cent cinquante ans, mille ans moins cinquante années, il les a passé à les appeler à l’Islam lui il n’est pas meilleur que notre maître Mouhammad notre maître Nouh a donc passer mille moins cinquante années à appeler son peuple à les appeler à l’Islam et après ces neuf cent cinquante années il a vécu selon un avis soixante années et selon un autre avis environ trois cent années mais Allah tabaraka wa ta^ala a fait que notre maître Mouhammad a plus de crainte, d’humilité à l’égard de Allah et d’amour pour Allah qu’aucun autre prophète ; ainsi notre maître Mouhammad est le meilleur de toutes les créatures de Allah il est meilleur que les prophètes il est meilleur que les anges.

Il est parvenu dans le hadith sûr que Jibril ^alayhi s-salam est venu au Messager de Allah alors qu’il était endormi dans la Mecque il était dans la maison de ‘Oummou ^Aliyy la sœur de ^Aliyy le fils de Abou Talib et avec notre prophète il y avait deux de ses proches parents l’un des deux était son oncle paternel Hamza et le deuxième était Ja^far le fils de son oncle paternel. Jibril l’a pris jusqu’à la mosquée Al-Haram dans ce hadith Jibril a pris le Messager à la mosquée Al-Haram et l’a fait monter sur Al-Bouraq, Al-Bouraq qui est un animal du paradis, et cet animal a eu un mouvement de joie parce que le Messager de Allah allait monter sur son dos. Lorsque le Prophète est monté sur le dos de Al-Bouraq, Al-Bouraq a eu un mouvement de joie et Jibril a dit à Al-Bouraq à cet animal : soit ferme il n’y a pas quelqu’un qui a plus d’honneur selon le jugement de Allah qui est monté sur ton dos plus que le Messager de Allah Mouhammad. Ceci est une preuve du hadith que le Messager de Allah est la plus honorable des créatures selon le jugement de Allah même Jibril ^alayhi s-salam qui est l’ange chargé de la révélation et qui est l’envoyé de Allah pour les anges et qui a été créé bien longtemps avant ‘Adam et qui a vécu et qui vit encore jusqu’à la fin ce de bas monde, malgré tout cela il ne s’est pas considéré meilleur que le Messager de Allah  Mouhammad, il a plutôt dit au sujet du messager de Allah qu’il est le meilleur de toutes les créatures de Allah et tout ce mérite c’est justement en raison de ce que son cœur contient comme amour et comme soumission pour Allah. Tout cela nous augmente en compréhension au sujet de la ayah.

Et il est parvenu dans les hadith sûrs ce qui indique et qui  augmente le sens de cette ayah en clarté. Il est ainsi parvenu qu’il nous a été apporté dans le Sahih de Ibnou Hibban, le hadith de Jabir Ibnou ^Abdi l-Lah Al-‘Ansariyy qu’il a dit : le Messager de Allah a dit ce qui signifie : ((Ceux qui sont le plus proche de moi ce sont les pieux quels qu’ils soient et où qu’ils soient)). Le Messager nous indique ici que les meilleurs des gens et les plus proches ce sont les pieux c’est une proximité pas physique mais dans le sens. Les pieux ce sont ceux qui font preuve de piété à l’égard de Allah qui accomplissent les devoirs et qui évitent les interdictions quelque soit leur origine et où qu’ils habitent c’est-à-dire même si son corps est très loin par la distance. Ainsi le pieux est proche du Prophète en vérité même si par la distance il est éloigné de lui. Il est également parvenu du Prophète ce qui signifie : ((Fais preuve de piété à l’égard de Allah où que tu sois)). Cela veut dire que l’homme doit faire preuve de piété à l’égard de Allah où qu’il soit. Comment cela a t-il lieu ? C’est lorsque l’esclave accomplit ce que Allah lui a rendu obligatoire d’accomplir comme actes d’adoration celui qui est ainsi il est dans le bien, l’agrément de Allah. Ce qui est à prendre en considération ce n’est pas le fait d’être de la lignée du Messager de Allah. Abou Talib n’était-il pas un proche parent du Messager de Allah ?! N’est-ce pas qu’il a protégé le Prophète, qu’il l’a défendu, qu’il s’est chargé de lui pendant une certaine période ?! Malgré cela le Messager de Allah a dit de lui qu’il sera en enfer. Ce qui est à prendre en considération ce n’est pas la proche parenté avec le Messager de Allah mais ce qui a de la considération c’est la proximité en vérité et donc ce n’est pas la proximité physique ou par la proche parenté et donc c’est de faire preuve de piété et d’être croyant sans prêter attention au fait qu’il soit à l’extrême Orient ou à l’extrême Occident. Cette ayah et ces hadith indiquent que le mérite selon le jugement de Allah est conformément à l’attachement à l’obéissance à Allah mais bien sûr si la piété et l’honneur de l’ascendance avec le Prophète sont réunies en une même personne ceci est un ensemble de bienfaits de la part de Allah tabaraka wa ta^ala.

Allah tabaraka wa ta^ala dit ce qui signifie : (( Mouhammad  le Messager de Allah et ceux qui sont avec lui sont rudes à l’égard des mécréants et miséricordieux entre eux tu les vois en inclination en prosternation ils recherchent un bienfait de la part de Allah et un agrément leur signe est sur leurs visages suite à leurs prosternations ils ont été cités dans At-Tawrat et dans Al-‘Injil )) donc la parole de Allah qui signifie (( et ceux qui sont avec lui )) englobe tous ceux qui sont avec cette description que Allah a cité dans cette ayah. Dans cette ayah il y a la caractéristique de ceux qui sont avec le Messager de Allah donc cette description englobe tous ceux qui sont avec cette caractéristique là et ceux qui sont avec le Messager de Allah à savoir que la personne fait preuve de miséricorde envers les croyants et est rude avec les mécréants et qu’il veille à persévérer sur l’accomplissement de la prière et qu’il ait une intention sincère c’est-à-dire que son intention par cela c’est de rechercher  l’agrément de Allah tabaraka wa ta^ala parce qu’il recherche et il espère l’agrément de Allah tabaraka wa ta^ala et Allah les a décrits par le fait que leur signe est sur leur visage. Cela ne veut pas dire que sur leur front ils ont une plaque noire suite à leur prosternation non, ce n’est pas le sens. Mais c’est parce qu’ils persévèrent sur l’accomplissement des cinq prières, qu’ils les accomplissent parfaitement, complètement avec leur inclination, leur prosternation alors sur leurs visages il y a un signe pour les pieux. Ainsi le croyant qui a dans son cœur la beauté de la foi. Lorsqu’il voit ces pieux, il se manifeste pour lui à partir de leur visage que ce sont des gens de la piété. C’est ainsi que lorsqu’il les voit, il évoque Allah tabaraka wa ta^ala. C’est au sujet de gens pareils à cela qu’il est parvenu dans le ‘athar (faits et paroles des prédécesseurs) :   ((Font partie des meilleurs des esclaves de Allah ceux qui lorsqu’ils sont vus on évoque Allah)). Et par ailleurs Allah nous a appris dans cette ayah que cette description a été citée dans At-Tawrat d’origine et dans Al-‘Injil d’origine. Dans At-Tawrat d’origine il y est cité que ceux qui suivront Mouhammad ils auront ces caractéristiques-là, les caractéristiques qui ont été citées dans  la ayah. Et le Messager de Allah était un modèle pour mettre en pratique ces caractéristiques-là. En l’occurrence, il était miséricordieux envers les croyants, il aimait les miséreux et il les faisait rapprocher de lui et il avait recommandé cela au compagnon Abou Dharr Al-Ghifariyy. Abou Dharr, que Allah l’agrée, a dit : mon bien-aimé (le Prophète Mouhammad) m’a recommandé des caractères de bien. Il m’a recommandé d’aimer les miséreux et de me rapprocher d’eux. Donc ces caractéristiques qui ont été citées dans cette ayah le Messager de Allah était un modèle pour les mettre en pratique, il les avait en lui et il avait recommandé de les mettre en pratique tout comme il l’a dit au compagnon Abou Dharr Al-Ghifariyy c’est pour cela qu’il a dit : et il m’a recommandé d’aimer les miséreux et de me rapprocher d’eux.

Parmi les caractéristiques du Messager de Allah tellement il était miséricordieux et il était tendre pour les croyants c’est que lorsqu’il ne voyait pas l’un de ses compagnons pendant un certain temps il demandait après lui et tant que lorsqu’il lui a été dit qu’un homme  étranger qui était croyant et pauvre lorsque le Messager a demandé après lui et qu’on lui a dit qu’il était mort le Messager est parti jusqu’à sa tombe et a fait la prière funéraire pour lui. C’était un homme étranger et le Messager ne le connaissait pas avant sauf qu’il est passé auprès du Prophète et il lui a passé le salam et lorsqu’il  a demandé après lui et qu’on lui a appris qu’il était mort il a demandé à ce qu’on lui indique sa tombe où est-ce qu’il a été enterré. On la lui a indiquée il est parti et il a accompli la prière funéraire pour lui. Jusqu’à ce point là il aimait les miséreux et il s’occupait d’eux et ce n’était là qu’un homme qui était miséreux qui était croyant, qui était musulman et qui était de plus étranger. Et Abou Dharr a ajouté pour citer ce que lui a recommandé le Prophète : et il m’a recommandé de considérer ceux qui ont moins que moi et de ne pas considérer ceux qui ont plus que moi. C’est-à-dire à ne pas chercher à faire comme ceux qui ont plus que lui dans les choses du bas monde ; c’est-à-dire qu’il ne regarde pas ce qu’ont les riches mais plutôt ce qu’ont les pauvres parce que s’il regardait les riches il va trouver faible et il va négliger le bienfait que Allah lui a  accordé parce que s’il regardait les riches il va trouver négligeables les bienfaits que Allah lui a accordé et il va avoir de la cupidité pour chercher à avoir plus et il ne va pas remercier Allah après cela car toute sa réflexion a été déviée par l’argent des riches, parce que son plus grand souci va devenir comment pouvoir obtenir pour avoir comme les riches. À cause de cela il va plonger et se noyer dans les choses du bas monde jusqu’à en arriver à rassembler l’argent à partir de ce qui est interdit sans prêter aucune considération à cela parce que son souci est de rassembler l’argent. Par contre s’il considérait celui qui a moins que lui, ceux qui sont plus pauvres il va redoubler en remerciement à Allah ta^ala. C’est pour cela que le Messager de Allah a recommandé au compagnon Abou Dharr de considérer ceux qui ont moins que lui et de ne pas considérer ceux qui ont plus que lui et lorsqu’il va considérer ceux qui ont moins que lui et il va redoubler en remerciement à Allah et cela va l’aider à agir avec bienfaisance en donnant ce qu’il peut, en donnant à ceux qui sont dans un besoin supérieur au sien.

Il est en effet parvenu dans le hadith sahih que le Messager de Allah a dit ce qui signifie : (( Un dirham a fait plus que cent mille dirham)). On lui a posé la question : et comment cela, Ô Messager de Allah ?  Il a dit  ce qui signifie : un homme qui a deux dirham il n’a rien d’autre et il donne en aumône un des deux. Et un autre qui a donne en aumône cent mille dirham de toute sa fortune. Or, comme cet homme il ne possède rien d’autre que deux dirham il a donné un des deux par recherche de l’agrément de Allah donc celui là qui a donné en aumône la moitié de ce qu’il possède il aura plus les récompenses que le riche qui a donné cent mille dirham qui représentent une petite partie de sa fortune parce que les cent mille par rapport à sa grande fortune représente quelque chose de négligeable. C’est pour cela que le Messager de Allah a dit ce qui signifie : ((Un dirham donne plus que cent mille dirham)). C’est pour cela que l’homme ne regarde pas et ne prenne pas pour exemple ceux qui ont plus que lui dans les choses de ce bas monde mais plutôt ceux qui ont moins que lui. Mais celui qui considère, comme l’a recommandé le Messager de Allah, celui qui considère celui qui a moins que lui dans les choses du bas monde cela l’aidera plus à remercier Allah. Abou Dharr a dit : et mon bien aimé m’a recommandé de maintenir et de conserver et d’entretenir les liens avec mes proches parents même si de leur côté ils les rompent. Cela veut dire que le Messager lui a recommandé également d’entretenir les liens de parenté avec ses proches parents aussi bien ses proches qui maintiennent les liens avec lui que ses proches qui rompent les liens avec lui. Ici il s’agit du proche parent, c’est-à-dire celui qui est un proche parent pour toi que ce soit du côte de ton père ou du côté de ta mère tous ceux-là il est un devoir de maintenir et d’entretenir les liens avec eux. Le Messager de Allah lui a recommandé d’entretenir les liens avec ses proches parents même si ce sont des parents qui ont rompu les liens avec lui, le Messager lui a recommandé d’entretenir les liens avec ses proches parents même si ce proche parent ne lui est pas reconnaissant. Même si ce proche parent agit en mal avec lui le Messager nous a recommandé d’entretenir les liens avec lui et d’agir en bien avec lui car il y a certaines personnes qui n’entretiennent les liens qu’avec ceux qui les entretiennent avec eux, certains n’agissent en bien qu’avec ceux qui agissent en bien avec eux, certains n’agissent en bien et ne font des choses de bien qu’avec ceux qui leur sont reconnaissants. C’est pour cela que le Messager de Allah lui a recommandé d’entretenir les liens avec les proches parents même avec ceux qui les rompent.  En effet celui qui agit en bien avec son proche parent qui agit en bien avec lui aura un récompense inférieure à celui qui agit en bien avec celui qui n’agit pas en bien avec lui car le deuxième en agissant ainsi, en faisant le bien avec celui qui ne fait pas de bien avec lui, son acte revient à casser son nafs son acte l’amène à casser ses passions, les passions de son âme pour obéir à Allah ta^ala et Allah aime cela. Ainsi celui qui contredit les passions de son âme et qui agit en bien avec son proche parent qui rompt les liens de son côté avec lui celui là  aura un grande récompense c’est pour cela qu’on ne prête aucune attention à ceux qui disent : moi je ne rends visite qu’a ceux qui me rendent visite. Et Abou Dharr a dit ce qui signifie : et mon bien aimé, c’est-à-dire le Messager de Allah, m’a recommandé de dire la vérité même si elle est amère. Cela veut dire que le croyant il convient qu’il dise la vérité aussi bien auprès de celui qui aime cette vérité qu’en présence de celui qui n’aime pas cette vérité. Et donc ce qu’a recommandé là le Messager de Allah c’est cela la vérité. Ces caractères et ces règles qu’a recommandés le Messager de Allah sont tous des caractères de bien.

Il lui a non seulement donné toutes les recommandations que nous avons vu mais il lui a recommandé également de beaucoup dire la parole la hawla wa la qouwwata ‘ila bi l-Lah

Cette phrase il a été rapporté au sujet de sa récompense que le Messager de Allah a dit qu’elle comporte un immense profit. Pour ce qui est de sa récompense, la récompense de cette phrase il est parvenu dans le hadith sûr que cette phrase représente un trésor sous le Trône, cette phrase constitue un grand trésor sous le Trône c’est-à-dire que cette phrase est comme une provision, une grande provision de récompenses que Allah ta^ala a réservé au croyant qui dit cette phrase. Allah tabaraka wa ta^ala fait que cette récompense de cette phrase est une provision dans l’au-delà. Allah la lui réserve dans l’au-delà, cette récompense lui sera conservée sous le Trône. Pour ce qui est de son utilité et son profit, cette phrase lève et enlève le tourment. Si quelqu’un est éprouvé, qu’il est tourmenté, parmi les meilleures des choses parmi lesquelles il s’occupe c’est de dire cette phrase et cette phrase également est utile pour celui qui est éprouvé par les mauvaises suggestions al-waswas jusqu’à avoir en lui même une grande gêne, jusqu’à faillir être atteint de folie, cette phrase lui profite par la volonté de Allah. Cette phrase lui profitera par la volonté de Allah s’il persévère et s’il veille à la dire régulièrement  s’il persévère et s’il veille à la dire régulièrement, nécessairement il aura la délivrance nécessairement il aura la délivrance et sa difficulté se transformera en aisance parce que Allah tabaraka wa ta^ala a accordé à cette phrase un grand secret et un immense profit. Donc la délivrance du tourment est un des profits de cette phrase ceci est un des profits des dizaines de bénéfices de cette phrase honorée. Quant à sa signification les sens de cette phrase c’est du tawhid le sens de cette phrase c’est qu’il n’y a personne qui puisse accomplir un acte de bien ou d’obéissance si ce n’est par Allah tabaraka wa ta^ala. Personne ne peut accomplir le bien ou l’obéissance sauf par l’aide de Allah tabaraka wa ta^ala et personne ne peut se préserver du mal si ce n’est par la préservation de Allah tabaraka wa ta^ala quelque soit l’être humain qui a de l’ardeur pour faire le bien cette ardeur est une grâce et un bienfait de la part de Allah. Qu’il remercie Allah celui pour qui Allah lui a facilité de faire le bien,  qu’il ne soit pas épris et imbu de soi-même  mais qu’il ait présent à l’esprit que c’est Allah Qui lui a donne la capacité d’accomplir ces  bonnes actions et ces actes d’obéissance. Si l’esclave a bien observé cela, a bien eu présent dans son cœur que ce bien qu’il accomplit c’est par la grâce de Allah, c’est Allah Qui lui en a donné la capacité alors il s’éloignera de l’insincérité, s’il a présent cela dans son coeur et qu’il a bien observé cela il s’éloignera de l’insincérité et il sera proche de l’état de ceux qui sont sincères car celui qui fait une bonne action avec une intention sincère par recherche de l’agrément de Allah tabaraka wa ta^ala, qui ne comporte donc pas d’insincérité Allah lui donne de la récompense. Le peu selon le jugement de Allah, Allah le  lui rétribue par beaucoup tout comme celui qui a donné en aumône un dirham qui représente la moitié de ce qu’il possède parce que s’il n’avait pas eu  la ferme certitude et sa grande sincérité à l’égard de Allah, il n’aurait pas donné un dirham, s’il n’avait pas eu la certitude et la foi et la sincérité il n’aurait pas donné la moitié de ce qu’il possède. Allah tabaraka wa ta^ala a fait que la récompense de celui qui a donné un dirham est plus grande que la récompense que celui qui a donné cent mille dirham le peu selon le jugement de Allah Il le rétribue par beaucoup c’est pour cela qu‘il est nécessaire d’être sincère et d’avoir la bonne intention. C’est pour cela que le Messager de  Allah a accordé beaucoup d’importance à l’intention, c’est pour cela qu’il a dit  dans le hadith ce qui signifie : (( Et chaque personne aura ce pour quoi elle a fait l’intention)) c’est pour cela, le peu d’actes dans lequel il y a la sincérité par recherche de l’agrément de Allah vaut mieux que beaucoup d’actes qui ne comportent pas de sincérité. C’est pour cela qu’il convient que chacun d’entre nous agisse et mettent en œuvre ces belles paroles de notre Prophète.
Et Dieu sait plus que tout autre.

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Le Tabarrouk ou recherche d’augmentation du bien par les êtres de vertu

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 24, 2010
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes, Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad et Qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle

Nous demandons à Allah Qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons Qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et Qu’Il nous augmente en connaissance

Et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer

Nous demandons à Allah Qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément

 

 

Tout comme on sait le tabarrouk par les traces du Prophète      est quelque chose de permis, le tabarrouk comme on le sait ce n’est pas une adoration et donc ce  n’est pas du chirk, ce n’est pas adorer autre que Allah comme le prétendent les wahhabites.

Qu’est ce que le tabarrouk ? Le tabarrouk c’est la demande d’augmentation du bien  (donc ce qui va être donner ce sera mot à mot ce qu’il y a dans le livre mais ce n’est pas dans l’ordre du livre donc ce sera une méthode pour faciliter la compréhension du contenu du livre). Donc au début le tabarrouk ce n’est pas du chirk, ce n’est pas une adoration d’autre que Allah. Donc pour bien comprendre ce sujet comme il convient nécessairement il faut comprendre ce que signifie le tabarrouk. Donc qu’est- ce que le tabarrouk ? C’est la demande de l’augmentation en bien, et donc ce n’est pas une adoration. Qu’est ce que l’adoration ? C’est l’extrême limite de la crainte et de l’humilité. Donc l’adoration, comme l’ont définie certains, c’est l’extrême limite de la soumission, l’adoration c’est l’obéissance avec la soumission tout comme l’ont définie certains spécialistes de la langue. Comme on a appris que l’adoration c’est l’extrême limite de la crainte et de la soumission, c’est l’obéissance avec la soumission donc le tabarrouk ce n’est pas une adoration. Le tabarrouk est permis et ce n’est pas une forme d’association. L’Islam, comme on le sait, c’est d’adorer Allah seul, donc l’Islam c’est l’adoration de Allah Seul et de ne rien Lui attribuer comme associé. Que signifie cela ? C’est-à-dire c’est connaître Allah et tel que cela est digne de Lui parce qu’il n’est pas permis qu’autre que Lui soit adoré. Qu’est ce que l’adoration ? C’est l’extrême limite de la crainte et de l’humilité. Il n’est pas permis que l’on s’humilie de cette forme d’humilité et de cette forme de soumission à autre que Allah. L’extrême limite de la soumission il n’est pas permis de la vouer à autre que Allah. Quant à la modestie il est permis de faire preuve de modestie envers les croyants et plus particulièrement à l’égard des prophètes, des saints et des vertueux. La modestie est quelque chose de requis. Mais la limite de la soumission il n’est pas permis de la consacrer, de la vouer à autre que Allah. Un exemple d’adoration, une forme d’adoration c’est de placer le front qui est sur le visage, qui est la partie la plus honorable de l’être humain, on la met sur le sol qui est un lieu que l’on foule avec les pieds. Donc une forme d’adoration c’est de placer le front qui se trouve sur le visage, c’est-à-dire  de placer la partie la plus honorable de l’être humain, sur le sol qui est un lieu que l’on foule avec les pieds.

Ce que nous avons cité c’est la limite de la crainte et de la soumission. Que l’on soit dans l’aisance ou dans la difficulté c’est une obligation pour nous de nous humilier à l’extrême  pour  Allah. N’est ce pas que nous accomplissons la prière pour Allah ta^ala ? Oui. N’est-ce pas que nous nous prosternons pour Lui, nous posons nos fronts à terre, le lieu que l’on foule aux pieds, par soumission extrême pour Allah ? Oui. Cette adoration il n’est pas permis de la consacrer, de la vouer à autre que Allah mais honorer et glorifier certaines créatures de  Allah cela est permis pour certaines créatures sans arriver à les adorer cela est permis.

 

Notre maître Mouhammad ses compagnons le glorifiaient, ils faisaient le tabarrouk, ils recherchaient les bénédictions par ses traces honorées    . Ceci est une glorification du Messager    qui n’arrive pas  au point de l’adorer. Il est parvenu dans le hadith rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim que le Messager     lorsqu’il a effectué le pèlerinage de l’adieu- il a été confirmé du Prophète     que durant sa vie il a fait un seul pèlerinage et quatre ^Oumrah– durant ce pèlerinage donc qu’il a accompli et qui s’est déroulé environ quatre-vingt jours avant son décès, le Messager    lorsqu’il s’est rasé le crâne,  a distribué ses cheveux aux gens. Le Messager  au lieu de se couper les cheveux  s’est rasé le crâne parce que se raser le crâne pour les hommes lors du pèlerinage est mieux que le simple fait de se couper les cheveux. Lorsque le Messager s’est rasé le crâne lors du pèlerinage de l’adieu il a distribué ses cheveux aux gens, le Messager a tout d’abord rasé la partie droite de son crâne, ensuite il s’est rasé le côté gauche après s’être rasé le crâne le Messager a distribué ses cheveux aux gens. Pourquoi a-t-il distribué ses cheveux à ses compagnons ? Afin qu’ils en recherchent les bénédictions,  qu’ils fassent le tabarrouk, il les a distribué à ses compagnons afin qu’ils bénéficient et qu’ils aient entre leurs mains des traces du Messager    . Ce que le Messager a fait là ne veut pas dire qu’il a ordonné à ses compagnons de l’adorer,  il a distribué ses cheveux entre ses compagnons afin qu’ils en obtiennent, qu’ils en retirent les bénédictions, qu’ils bénéficient des bénédictions, de la barakah du Messager    et pour que ses traces restent chez eux. Ce qu’il a fait là ne veut pas dire que ses compagnons l’adorent parce que, qu’est ce que l’adoration ? C’est la limite de la soumission. Le Messager   en faisant cela ne leur a pas ordonné de l’adorer mais l’adoration c’est la limite de la soumission comme ce que nous faisons lorsque nous nous prosternons dans la prière.

Ce que nous avons cité est extrêmement important, connaître cela est extrêmement important pour justement réfuter les confusions que veulent induire les wahhabites. Donc le point le plus important dans ce chapitre c’est de connaître ce qu’est le tabarrouk et ce qu’est l’adoration. Si nous avons bien compris ce point là nous aurons terminé la première partie. Et c’est pour cela que sur le tableau qui est devant vous il y a la définition du tabarrouk : le tabarrouk c’est la demande d’augmentation en bien et donc le tabarrouk ce n’est pas une adoration d’autre que  Allah et ainsi le tabarrouk ce n’est pas du chirk, ce n’est pas attribuer un associé à  Allah. Un exemple d’adoration c’est comme ce que nous faisons lorsque nous nous prosternons dans la prière en posant le front qui est la partie la plus honorable de notre corps à terre. Donc l’acte même du Prophète, qui après s’être rasé le crâne, à distribuer ses cheveux à ses compagnons ceci est une preuve que le tabarrouk est permis. Comment les wahhabites après ce qu’a fait le Prophète osent ils interdire le tabarrouk ? La raison de ce qu’ils font c’est leur ignorance de la signification de l’adoration, al-^ibadah, dans la langue arabe. Donc ce qui est très important et qu’il est important de retenir c’est de comprendre la définition du tabarrouk, la recherche des bénédictions, c’est-à-dire la demande de l’augmentation du bien, ceci comme on a vu est la première étape de ce chapitre. Et la deuxième étape c’est que le Messager   a indiqué à ses compagnons, il a indiqué à sa communauté comment faire le tabarrouk.

Comment le Messager   a indiqué à sa communauté de faire le tabarrouk par ses traces ? Son acte, comme on l’a dit, de ce qu’il a fait lors du pèlerinage, c’est le pèlerinage qu’il a accompli environ quatre-vingt jours avant son décès, lors de ce pèlerinage avec le Messager il y a eu environ cent mille compagnons- les compagnons leur nombre est très grand ils sont environ cent mille- lors de ce pèlerinage il y a eu avec lui presque cent mille compagnons. La preuve qu’il a distribué  ses cheveux après s’être rasé le crâne c’est un hadith rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim un hadith rapporté par ‘Anas, que Allah l’agréé. Et les termes rapportés par Mouslim c’est qu’après avoir jeté les pierres dans al-jamarah et après avoir égorgé il a tendu au barbier, à celui qui le rase, la partie droite du crâne et il l’a rasé puis il a appelé Abou Talhah Al-‘Ansariyy et il lui a donné les cheveux puis il a tendu le côté gauche, il lui a dit : (( احلق )) ce qui signifie : (( Rases)) il a rasé et il a donné à Abou Talhah les cheveux et il lui a dit :  (( اقسمه بين الناس )) ce qui signifie : (( Distribues les aux gens)) . Donc dans cette version le Prophète la première chose qu’il a fait rasé c’était le côté droit ensuite après le côté droit c’était le côté gauche. Après qu’il se soit fait rasé le côté droit de son crâne il a appelé le compagnon Abou Talhah Al-‘Ansariyy et il lui a donné les cheveux.  Et après s’être fait rasé le côté gauche du crâne il a donné encore ses cheveux à Abou Talhah Al-‘Ansariyy et il lui a dit : ((اقسمه بين الناس))  ce qui signifie : (( Distribues les aux gens)). Le fait qu’il ait donné les cheveux à Abou Talhah, le fait qu’il lui ait dit : (( اقسمه بين الناس )) ce qui signifie : ((Distribues les aux gens)) c’est une preuve qu’il est permis de faire le tabarrouk. Pourquoi a t–il donné ses cheveux, pour les manger ? Non, car les cheveux ça ne se mange pas mais cela veut dire qu’il a fait distribuer ses cheveux pour que ça reste une bénédiction, une barakah qui reste entre sa communauté. Ceci est ce qui est parvenu dans une des versions rapportées par l’Imam Mouslim. Il est également parvenu dans une autre version rapportée par l’Imam Mouslim également et dans l’autre version le Prophète a commencé par la partie droite de son crâne puis il les a distribué, l’un il lui a donné un cheveu, l’autre il lui a donné deux cheveux…ensuite il s’est fait rasé la partie gauche puis il a fait la même chose et dans cette version il a dit ensuite après le côté gauche :  ((  ههنا أبو طلحة )) ce qui signifie : (( Viens Abou Talhah )) et il a donné ses cheveux à Abou Talhah. Il y a eu encore une troisième version toujours rapportée par l’Imam Mouslim et dans cette troisième version le Prophète    a indiqué au barbier, à celui qui rase, il lui a indiqué la partie droite du crâne et après qu’il ait rasé il les a distribué à ceux qui étaient à côté de lui et après avoir fait cela il a indiqué pour que celui qui rase le crâne lui rase la partie gauche. Et dans cette version il a donné les cheveux qui proviennent du côté gauche à la femme compagnon ‘Oummou Soulaym. Toutes ces trois versions rapportées par l’Imam Mouslim indiquent qu’il est permis de faire le tabarrouk et de rechercher les bénédictions pas ses traces     . Et donc il est parvenu dans une version que le Prophète a distribué ses cheveux à une partie de ceux qui étaient à côté de lui et il a donné d’autres cheveux à Abou Talhah afin qu’ils les distribue aux gens et il a donné des cheveux à ‘Oummou Soulaym. Tout cela qu’est ce qu’il comporte ? Il comporte  le caractère permis de faire le tabarrouk. Le Messager a distribué ses cheveux aux gens afin qu’ils en recherchent les bénédictions  non seulement pour faire le tabarrouk, rechercher les bénédictions par ses cheveux, par les traces du Prophète mais aussi  de rechercher l’intercession du Prophète par ce qu’il a laissé entre leurs mains et indirectement ils recherchent ainsi de se rapprocher de l’agrément de Allah. Donc ceci est la première  preuve que le Messager a indiqué à sa communauté de faire le tabarrouk par ses traces honorées. C’est pour cela que les compagnons faisaient le tabarrouk par le Prophète durant sa vie et après sa mort. Ils vont même jusqu’à tremper le cheveu du Prophète qu’ils ont entre leurs mains dans un peu d’eau qu’ils donnent à certains malades par recherche des bénédictions, par les traces du Messager de Allah . Le fait que les compagnons trempent le cheveu du Prophète dans de l’eau et cette eau ils la donnent à boire à des malades par recherche des bénédictions, par tabarrouk, par les traces du Messager de Allah ce hadith est rapporté par Al-Boukhariyy, par Mouslim et par Abou Dawoud. Celui donc qui interdit le tabarrouk, la recherche de bénédictions par les traces du Prophète, c’est comme s‘il renie au Prophète ce qu’il a indiqué à sa communauté. Et qui a plus de connaissance et de compréhension de la Loi de Allah est ce que ce sont les wahhabites ou bien le Messager de Allah ? Est-ce que nous suivons les wahhabites ou bien est ce que nous suivons le Messager que Allah a envoyé ? Ceci est une preuve de Ahlou s-Sounnah wa-l Jama^ah qu’il est permis de faire le tabarrouk par les traces du Prophète    .    Donc l’eau dans laquelle a été trempé le cheveu du Prophète même si cette eau a été mélangée avec une autre et ainsi de suite jusqu’à un millier de mélanges, la barakah, les bénédictions restent toujours dans cette eau tout comme l’a dit notre Chaykh que Allah l’agréé. Tant que l’eau il reste encore dans le mélange une partie dans laquelle a été trempé le cheveu du Prophète il reste toujours de la barakah. Ainsi le Messager a distribué ses cheveux aux compagnons afin que ce soit une barakah, une bénédiction qui reste entre eux et un souvenir. Ceci est la première preuve que le Prophète a indiqué à la communauté le tabarrouk.

Il est également parvenu dans le hadith rapporté par l’Imam ‘Ahmad dans son Mousnad que le Prophète    s’est coupé les ongles et les a distribué aux gens et ceci est connu. Il est  bien connu que s’il a fait cela, s’il a distribué ses ongles aux gens ce n’est pas afin qu’ils les mangent mais pour qu’ils en fassent le tabarrouk, qu’ils en recherchent la barakah, les bénédictions. Si la barakah arrive à celui qui a touché la peau du Messager de Allah que dire alors de ce qui constitue une partie du corps du Messager de Allah? Le tissu qui a été en contact avec le Messager de Allah le fait qu’il ait été en contact avec lui fait que ce tissu comporte une bénédiction, une barakah, que dire alors de ce qui est une partie de lui comme ses cheveux ou ses ongles ?  Il y a également parmi les preuves de ‘Ahlou s-Sounnah ce qu’a rapporté Al-Hakim : il a été validé que le Prophète a mis de sa salive honorée dans la bouche de l’enfant qui était sous l’emprise du chaytan deux fois par jour, cet enfant le chaytan lui nuisait, lorsqu’on avait ramené cet enfant au Messager de Allah il  a mis de sa salive dans la bouche de cet enfant et  a dit ce qui signifie, il a dit au chaytan : (( Sors ennemi de Allah, je suis  le Messager de Allah )) et, comme l’a rapporté Al-Hakim, lorsque le Messager a fait cela le jinn est sorti de l’enfant et l’enfant a guéri. Quelle est la preuve ? C’est que l’enfant a guéri suite à l’acte du Messager de Allah. Et qu’est ce qu’a fait le Messager ? Il a mis de sa salive dans la bouche de l’enfant et ceci est donc une preuve qu’il est permis de faire le tabarrouk, de rechercher les bénédictions par les traces du Messager     . Le Messager lorsqu’on lui avait ramené cet enfant il était en voyage avec des compagnons et c’était une femme qui l’avait abordé et qui lui a dit : «  Ô Messager de Allah c’est mon enfant qui a une nuisance deux fois par jour ». Lorsque Al-Hakim, qui a rapporté ce hadith, a dit que l’enfant a guéri cela veut dire que l’enfant a profité de la salive du Messager de Allah . Lorsque le Messager est rentré avec ses compagnons, qu’il est revenu, la femme de cet enfant, par joie, a égorgé deux moutons, cette femme par joie de la guérison de son enfant a égorgé deux moutons qu’elle a donné à manger au Prophète et à ses compagnons. Que signifie cela ? Cela veut dire que l’enfant a profité de la salive du Messager de Allah. Ces preuves sont une très petite partie du grand nombre de preuves que le Messager a indiqué à sa communauté de faire le tabarrouk.

Le Messager  ce qui sort de son corps par les orifices inférieurs n’est pas najiç, ce n’est pas une substance impure, ce n’est pas une najaçah et ce n’est pas répugnant et ce ne sont pas des choses qui ont une mauvaise odeur. Le Messager sa sueur, sa transpiration a une odeur semblable au musc. Son cousin, le fils de son oncle paternel, Ibnou ^Abbas qui est l’exégète         Tourjouman al-Qour’an celui qui explique le Qour’an,  a dit du Prophète : « il a une bonne odeur, son odeur est belle qu’il se parfume ou qu’il ne se parfume pas. » Et c’est ainsi que notre Chaykh a dit  que le Messager il était connu que lorsqu’il passait par un endroit on reconnaissait et on savait qu’il était passé par là par la belle odeur qui émanait de lui. Grâce à cette belle odeur qui embaumait on savait que le Messager était passé par là qu’il se soit parfumé auparavant ou pas, dans les deux cas. L’un des compagnons qui s’appelle ^Outbah Ibnou ^Azwan ce compagnon était tombé malade d’une maladie qui s’appelle,  c’est comme l’eczéma c’est quelque chose qui gratte, qui est très gênant et la personne a envie de se gratter et c’est extrêmement gênant. Ce compagnon est parti voir le Messager de Allah et il s’est plaint à lui de cette maladie, lorsqu’il a dit cela au Messager, le Prophète   lui a dit ce qui signifie : ((Ôtes ton vêtement)), c’est-à-dire pour qu’il voit la maladie le Prophète    après cela a mis sa main sur le dos de ce compagnon. Du fait même que le Prophète a mis sa main sur le dos de ce compagnon, ce compagnon a eu une belle odeur qui émanait de son dos jusqu’à sa mort, tout cela parce que le Prophète     a mis sa main sur le dos de son compagnon. Ce compagnon ^Outbah Ibnou ^Azwan avait quatre femmes, chacune de ses quatre épouses, lorsque venait son tour, c’était le tour que son mari passe la nuit chez elle, chacune donc passait sa main sur l’emplacement du dos de son mari, cette place sur laquelle le Prophète avait mis sa main, pour qu’elle ait de cette belle odeur  sur sa main.

Tout ceci est une preuve que le Prophète      est tout entier béni.  La meilleure de toutes les créatures de Allah, Allah a fait de lui qu’il soit tout entier béni. S’il est permis de faire le tabarrouk par la pierre noire qui est une perle qui vient du Paradis et cette pierre est une des créatures de Allah que dire alors de la meilleure des créatures de Allah ! C’est pour cela que les compagnons recherchaient la barakah, faisaient le tabarrouk par le Messager de Allah, par ses cheveux, par ses ongles, par sa salive, par ce qui sort de son nez.

Et par les bénédictions du Prophète lorsqu’il faisait ses besoins, la terre avalait ce qu’il laissait. Les habitants de la Mecque par le passé, pour faire leurs besoins, ils sortaient à l’extérieur de la Mecque pour les faire parce qu’il n’y avait pas de toilettes comme il y en a maintenant dans les maisons. Lorsque le Messager sortait pour faire ses besoins la terre avalait ce qu’il faisait. Mais il est arrivé qu’à cause de sa maladie, qu’une fois parce que le Prophète ne pouvait pas sortir, il urinait dans un pot. Il est parvenu dans Al-Boukhariyy que ‘Oummou ‘Ayman Al-Habachiyyah qui était celle, c’est pas la nourrice, c’est pas celle qui allaitait mais c’est celle qui s’occupait de lui lorsqu’il était enfant,  cette femme ‘Oummou ‘Ayman était chez le Messager de Allah la nuit et elle a eu soif, quand elle a eu soif elle a eu besoin d’eau, quand elle a eu soif elle a trouvé un récipient et elle a bu ce qu’il contenait et le Messager avait uriné dans ce récipient, elle, elle ne savait pas que c’était de l’urine c’est pour cela  qu’elle l’a bu, quand elle a vu un récipient elle pensait que c’était de l’eau parce que l’urine du Messager ce n’est pas comme notre urine, l’urine du Messager n’a pas cette mauvaise odeur parce que l’urine du Messager n’a pas une mauvaise odeur ni un mauvais goût. Par la suite le Messager  a demandé au sujet de ce récipient duquel avait bu ’Oummou ‘Ayman quand il l’a interrogé elle a dit : « Je l’ai bu. »  Et elle auparavant, se plaignait d’une douleur dans son ventre et elle avait guéri grâce à ce qu’elle avait  bu après cela, après avoir bu de cette urine elle ne s’était plus jamais plainte d’une douleur dans son ventre grâce à quoi elle a guéri ? Grâce à l’urine du Messager   . Ceci constitue  une preuve qu’il est permis de faire le tabarrouk par les traces du Prophète     . Et le Messager après que cette femme lui ait dit : « je l’ai bu »,  il ne l’a pas blâmée, il ne l’a pas réprimandée, il ne lui pas dit : «  pourquoi tu as bu cela ? » Et le Messager ne  lui a pas dit non plus : « purifie ta bouche ». C’est cette même ‘Oummou ‘Ayman au sujet de laquelle le Prophète disait ce qui signifie : ((C’est comme ma mère après ma mère)). Cette femme ‘Oummou ‘Ayman lorsque l’Emigration était obligatoire, lorsque l’Emigration était obligatoire de La Mecque à Médine elle avait accompli l’Emigration à elle toute seule lorsque, l’Emigration était obligatoire c’était un devoir pour les musulmans d’émigrer de la Mecque à Médine, cette femme ‘Oummou ‘Ayman, lorsque l’Emigration était obligatoire elle voulait émigrer mais il n’y avait personne qui l’accompagne dans son émigration, le Messager  lui a autorisé d’émigrer toute seule parce que l’Emigration était une obligation. Ceci est une preuve qu’il est permis à la femme de voyager seule pour accomplir une obligation. Cette femme ‘Oummou ‘Ayman qui est partie pour son Emigration a entamé le chemin et comme on le sait, la route est longue entre la Mecque et Médine, le voyage dure des jours entiers. Pendant son Emigration elle a eu soif, elle a eu besoin de boire de l’eau et c’est ainsi qu’elle a entendu près d’elle comme un seau, le son d’un seau, elle a levé la tête elle a vu que c’était un seau d’eau qui est descendu du ciel elle en a bu et elle a continué son chemin jusqu’à Médine. Après cela il est rapporté de ‘Oummou ‘Ayman qu’elle faisait des tours autour de la Ka^bah lorsque la chaleur était intense et elle ne se plaignait pas du manque d’eau. C’est cette même femme au sujet de laquelle le Prophète a dit ce qui signifie : ((Elle est comme ma mère après ma mère)). Et donc c’est une preuve qu’il est permis de faire le tabarrouk, de rechercher les bénédictions par ses traces   . Il n’y a pas que cela qui est une preuve qu’il est permis de faire le tabarrouk, les preuves sont nombreuses et si les savants les avaient énoncées les unes à la suite des autres cela aurait nécessité plusieurs livres.

Il y a parmi cela ce qui s’est produit avec ^Abdou l-Lah Ibnou Zoubayr qui était un compagnon, ^Abdoul-Lah Ibnou Zoubayr était un saint parmi les compagnons. Il est arrivé que lorsque le Messager avait fait al-houjamah, c’est un moyen de guérison, c’est une méthode qu’ont utilisé les compagnons qu’ils ont reprise du Prophète pour guérir de certaines maladies qui consiste à faire sortir de son corps un peu de sang et le Chaykh a dit que celui qui  fait houjamah et il le fait  dans l’intention de suivre l’acte du Messager il sera récompensé pour cela. Mais c’est quelque chose qui a ses règles et sa manière de faire que les spécialistes connaissent, ça ne veut pas dire que la personne va se couper la peau dans sa main ou dans son pied et  faire sortir le sang, ce n’est pas ça mais c’est une manière de guérison, un traitement que connaissent les spécialistes  et les médecins. Donc lorsque le Prophète a fait cela, al-houjamah, il est sorti de son corps un peu de sang, le sang donc le Messager l’a donné à ^Abdoul-Lah Ibnou Zoubayr et il lui a dit dans le sens de caches le, fais le disparaître. Qu’est ce que ^Abdoul-Lah Ibnou Zoubayr a fait avec ce sang ? il l’a bu. Lorsque le Messager lui a dit : où as tu mis le sang ? Il lui a dit : je l’ai bu . Parce que lui au début il lui a dit : je l’ai fait disparaître, puisqu’il l’a bu il n’est plus visible, donc il a fait ce que le Prophète lui a dit mais il l’a mis dans son ventre. Grâce à ce qu’il bu du sang du Prophète ^Abdou l-Lah Ibnou Zoubayr est devenu extrêmement téméraire, grâce aux bénédictions du sang du Prophète et ce hadith a été rapporté par Al-Boukhariyy, que Allah l’agréé, et ceci comporte une preuve contre ceux qui renient le tabarrouk par les traces du Prophète    . ^Abdou l-Lah Ibnou Zoubayr était un moujtahid parmi les compagnons il était un moujtahid et il était un saint parmi les compagnons c’est lui qui a considéré qu’il est bien de rechercher les bénédictions par les traces du Prophète   . Ainsi lorsque le Prophète a appris ce que ^Abdou l–Lah Ibnou Zoubayr a fait il ne l’a pas blâmé, il ne l’a pas réprimandé pour ce qu’il a fait et ^Abdou l-Lah Ibnou Zoubayr a eu plus d’audace, il est devenu plus audacieux grâce à ce qu’il a bu du sang du Prophète et la preuve est que le Prophète   lorsqu’il a su que ^Abdou l-Lah Ibnou Zoubayr a bu son sang il a dit ce qui signifie ((Malheur aux gens qui auront a faire à toi)) c’est-à-dire tu vas avoir beaucoup d’audace contre les gens de l’égarement. Après cela ^Abdou l-Lah Ibnou Zoubayr avait une grande audace contre les gens qui sèment le faux.

Donc le tabarrouk, la recherche des bénédictions par ses traces honorées     est chose permise et tout cela est une preuve que le Prophète tout entier est béni aussi bien ses cheveux, que ses ongles, que sa transpiration, que son sang, que sa salive. Et c’est lui qui a indiqué à la communauté de rechercher les bénédictions par ses traces honorées    . Ainsi nous terminons la deuxième partie de ce chapitre c’est pour cela que vous voyez sur le tableau :

-la première étape à savoir que le tabarrouk c’est la demande d’augmentation du bien  et donc que le tabarrouk n’est pas une adoration pour celui par lequel on fait le tabarrouk et ce n’est pas une forme d’association parce que l’adoration, comme on l’a cité, c’est l’extrême limite de l’humilité

-et donc le Prophète a indiqué aux gens de faire le tabarrouk. Comment a t il indiqué à sa communauté de faire le tabarrouk ? Parce que le Prophète s’est rasé le crâne et a distribué ses cheveux aux compagnons. Il a donné certains cheveux lui-même à ceux qui étaient à côté de lui, il a donné des cheveux à Abou Talhah et il a donné des cheveux à ‘Oummou Soulaym. Le Messager   a distribué ses cheveux à ses compagnons pour qu’ils en fassent le tabarrouk, qu’ils en recherchent les bénédictions et non pas pour qu’ils les mangent il faisaient ainsi le tabarrouk, ils recherchaient les bénédictions par le Prophète durant sa vie et après sa mort. Donc il arrivait que les compagnons, par la suite, faisaient tremper les cheveux dans de l’eau et ils donnaient à boire cette eau à certains malades comme cela a été rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim et Abou Dawoud. Et il est également confirmé que le Messager   a mis de sa salive honorée dans la bouche de l’enfant malade qui a ainsi guéri et il a également été rapporté par l’Imam ‘Ahmad dans son Mousnad que le Prophète se coupait les ongles et les a distribué aux gens.  Tout cela nous indique que nous devons suivre le Messager  de Allah dans ce qu’il a indiqué à sa communauté. Pourquoi donc renier le fait de rechercher les bénédictions, de faire le tabarrouk par ses traces ?

 

Nous avons vu dans le cours précédent que le tabarrouk est permis et que donc ce n’est pas une adoration pour celui par lequel on fait le tabarrouk et ce n’est pas attribuer des associés à Allah et notre preuve pour cela c’est que le Messager    a indiqué le tabarrouk à sa communauté et ceci est déduit de son acte lorsqu’il a distribué ses cheveux, quand il a accomplit le pèlerinage de l’adieu, il a distribué ses cheveux après s’être rasé le crâne. Le fait que notre Prophète  a donné une partie de ses cheveux à Abou Talhah, une autre partie à ‘Oummou Soulaym et une partie qu’il a distribué lui–même est une preuve qu’il est permis de faire le tabarrouk parce que c’est connu que les cheveux ne se mangent pas. Pourquoi les a-t-il distribué ? C’est afin que l’on recherche les bénédictions grâce à ses cheveux, qu’on fasse le tabarrouk grâce à ses cheveux, donc les cheveux que le Prophète a distribué à ses compagnons il les a distribué afin que cela reste une barakah, des bénédictions qui restent au sein de sa communauté. Également parmi les preuves du caractère permis du tabarrouk c’est l’acte du Prophète qui a mis de sa salive dans la bouche de l’enfant qui était malade. Donc le fait que le Prophète ait mis de sa salive dans la bouche de cet enfant est une preuve qu’il est permis de rechercher les bénédictions par les traces du Prophète, de faire le tabarrouk par les traces du Prophète. L’enfant a guéri suite à la salive du Prophète ceci est une preuve qu’il est permis de rechercher les bénédictions, la barakah, de faire le tabarrouk par le Prophète. Egalement une troisième preuve du hadith c’est le hadith rapporté par l’Imam ‘Ahmad dans lequel il rapporte que le Prophète s’est coupé les ongles et les a donné à ses compagnons. Ceci est une petite preuve parmi tant de preuves que le Prophète a indiqué à sa communauté de faire le tabarrouk. Également il est rapporté que les compagnons faisaient le tabarrouk par le Prophète et par les traces du Prophète aussi bien durant la vie du Prophète qu’après la mort du Prophète.

Le hafidh AzZabidiyy dans le commentaire du livre Al-Ihya a rapporté de Ach-Cha^biyy qu’il a dit : « j’étais présent lorsque ^A’ichah, que Allah l’agréé, a dit :   j’ai fait un acte après la mort du Messager de Allah et je ne sais pas comment il me considère à cause de cet acte alors ne m’enterrez pas à côté de lui. » ^A’ichah, que Allah l’agréé, il est arrivé qu’après la mort du Prophète     elle s’est retrouvée dans le camp qui était adverse à notre maître ^Aliyy. Après le décès de notre maître  ^Outhman les compagnons ont fait un pacte d’allégeance pour désigner notre maître ^Aliyy en tant que calife. Après notre maître ^Outhman, à cette époque là, il est arrivé des faits marquants au sein des musulmans : il est arrivé que certains musulmans s’étaient rebellés contre notre maître ^Aliyy, que Allah l’agréé, et la rébellion contre le calife, contre l’Emir des croyants est quelque chose qui est interdit. Si la rébellion est interdite que dire alors du fait de le combattre ! Ce qui est arrivé c’est que certains avaient insisté auprès de  ^A’ichah, que Allah l’agréé, pour qu’elle vienne réconcilier et résoudre le différend qui a éclaté entre les musulmans. Sur le chemin il est arrivé que ^A’ichah a entendu des chiens aboyer, quand elle a entendu les aboiements des chiens elle a demandé quel est le nom de l’endroit où elle se trouvait, on lui  a répondu cet endroit s’appelle Al-Haw’ab, quand elle a fait attention au chameau sur lequel elle était elle a trouvé que c’était un chameau qui était ‘ad’ab c’est-à-dire qui avait beaucoup de poils. Elle s’est alors rappelé du hadith du Messager     à savoir que le Messager a rassemblé un jour ses épouses et leur a dit ce qui signifie : (( Laquelle d’entre vous sera celle qui aura le chameau qui a beaucoup  de poils ‘ad’ab et sur laquelle vont aboyer les chiens de Al-Haw’ab ?)) puis il s’est adressé en particulier à  ^A’ichah et il lui a dit ce qui signifie : (( Tâches de faire en sorte que ce ne soit pas toi Ô ^A’ichah) ) quand cela s’est produit et qu’elle s’est trouvé sur un tel chameau et à tel endroit avec des chiens qui aboyaient elle a dit au gens qui l’accompagnaient : « Je voudrais revenir d’où je suis venue » mais ils avaient insisté auprès d’elle. Ils lui ont dit, parce c’était la mère des croyants, l’épouse du Messager de Allah, ils lui ont dit : « Puisse Allah réparer grâce à toi le différend qui a éclaté entre les musulmans ». Et avec cet argument elle a poursuivi son chemin et son péché était de se retrouver dans le camp qui était adverse au camp de ^Aliyy le péché de  ^A’ichah était donc de rester dans le camp qui était adverse au camp de ^Aliyy. Par la suite chaque fois qu’elle se rappelait de cet événement elle regrettait et elle en pleurait jusqu’à mouiller son voile. Elle, elle avait fait le repentir, elle avait regretté, elle pleurait jusqu’à mouiller son voile mais malgré tout cela elle avait dit ce quelle avait dit dans ce hadith c’est pour cela qu’elle disait : «  J’ai fait quelque chose après la mort du Messager de Allah et je ne sais pas comment il me considère maintenant alors ne m’enterrez pas avec lui » c’est-à-dire ce qu’elle a fait, dont elle parle dans ce hadith c’est de se retrouver dans le camp adverse à ^Aliyy lorsqu’elle était sur le chameau poilu et  dans la région de Al-Haw’ab c’est pour cela qu’elle a dit : «  Je ne voudrais pas être près du Messager de Allah sans savoir comment il me considère à cause de cela » puis elle a demandé d’avoir un bout d’étoffe qui provient du qamis, de la chemise du Messager de Allah et elle leur a dit : «  Posez ce bout d’étoffe sur ma poitrine et enterrez le avec moi puissais je éviter le supplice de la tombe grâce à cela. » ^A’ichah fait partie de ceux qui sont sauvés du supplice, elle n’est pas suppliciée mais elle a dit cela par sa crainte du châtiment de Allah. ^A’ichah est celle qui a le plus science, de jurisprudence parmi les femmes de l’humanité il n’y a pas eu et il n’y aura pas qui a plus de science, de jurisprudence que ^A’ichah, que Allah l’agréé, et ^A’ichah fait partie de ceux qui ont reçu l’annonce de bonne nouvelle du Paradis mais malgré tout cela elle a dit ces paroles, c’était par son extrême crainte du châtiment de Allah ta^ala. ^A’ichah qu’a t elle fait ? Elle a demandé qu’on lui donne un bout de tissu qui provient de la chemise, du qamis du Messager de Allah et elle a demandé que ce bout de tissu soit enterré avec elle. Pour quelle raison ? Pour la barakah, les bénédictions, le bien que ce tissu comporte. Comment ce tissu comporte t il tant de bénédictions ? C’est parce que ce tissu a été en contact, a touché la peau du Messager de Allah . Ceci est une des preuves de ‘Ahlou s-Sounnah qu’il est permis de faire le tabarrouk par les traces du Messager de Allah . Qui a fait cela ?  ^A’ichah la mère des croyants, c’est la cinquième des femmes par ordre de mérite selon le jugement de Allah tabaraka wa ta^ala et, comme on l’a dit, elle fait partie des saintes et elle a reçu l’annonce de bonne nouvelle du Paradis. Cela, quand elle a dit cela ça ne veut pas dire quelle craint, qu’elle pense qu’elle risque de rentrer dans le feu de l’enfer mais elle visait par cela les caractéristiques qui ne sont pas des caractéristiques de perfection. La preuve de ‘Ahlou s-Sounnah c’est la parole et l’acte de ^A’ichah, que Allah l’agréé, le hadith qui l’a rapporté ? C’est  AzZabidiyy d’après Ach-Cha^biyy dans le commentaire de Al-Ihya. S’il est permis de faire le tabarrouk, de rechercher les bénédictions par ce qui a été en contact avec la peau du Messager de Allah que dire alors du tabarrouk par ce qui fait partie du corps du Messager de Allah !

Parmi les preuves également il y a ce qui est rapporté de l’acte de ‘Asma, que Allah l’agréé, la fille de Abou Bakr, que Allah l’agréé et qui est donc la soeur de ^A’icha. Mouslim a rapporté dans le Sahih d’après le Mawla de ‘Asma, la fille Abou Bakr que Allah l’agréé,  le Mawla de ’Asma a dit : « ‘Asma nous  a ramené une joubbah– la joubbah c’est une cape qui est longue- et il a décrit cette joubbah et il a dit que ‘Asma a dit : cette joubbah c’est celle du Messager de Allah elle était chez ^A’ichah, c’est-à-dire après la mort du Prophète c’était ^A’ichah qui l’avait gardé chez elle et lorsque ^A’ichah est morte ‘Asma a dit je l’ai récupéré et le Prophète    la mettait de son vivant et nous nous la mettons dans l’eau pour les malades, nous recherchons la guérison grâce à cette joubbah , grâce à ce vêtement. » Lorsqu’il y a eu une version où elle a dit : «  nous la lavons pour les malades, nous recherchons la guérison grâce à elle ». Et dans une version il y a changement dans les termes elle a dit : « nous la lavons pour le malade d’entre nous. » Pourquoi faisait elle cela ? C’était par recherche des bénédictions par les traces du Prophète.   Pourquoi avec cette joubbah en particulier ? Parce que c’était une joubbah qui a été en contact avec le corps de Messager de Allah. si on recherche les bénédictions par l’eau dans lequel est plongé un des vêtements du Messager de Allah que dire alors de la recherche de bénédictions, du tabarrouk par les cheveux du Prophète ou ce qui est cet ordre qui fait partie de son corps ! Et de plus qui comprend le mieux la religion et les actes du Messager de Allah est ce que ce sont les compagnons ou est ce que ce sont les wahhabites ? Si les compagnons font le tabarrouk alors que dire de nous, pourquoi nous ne le ferions pas? De la part de qui cela a eu lieu ? Cela a eu lieu de la part de ^A’ichah la mère des croyants, la fille de Abou Bakr et également de sa soeur ‘Asma la fille de Abou Bakr, que Allah les agréé.

C’est également l’acte d’un autre compagnon qui s’appelle Handhalah fils de  Houdhaym. Qu’est ce que ce compagnon a dit ? Il a dit : « je suis parti avec mon grand-père Houdhaym auprès du Messager de Allah »      . donc il a dit mon grand-père a dit : « Ô Messager de Allah j’ai des fils qui sont déjà adultes qui ont des barbes et d’autres encore et celui là c’est le plus petit d’entre eux ». Donc Handhalah est son petit fils mais il est considéré comme un fils puisqu’il est de sa descendance donc lorsqu’il a dit : « j’ai des fils, j’ai des enfants » il n’y a pas de contradiction. donc Handhalah a dit : « le Messager de Allah m’a fait rapproché de lui et il a passé sa main sur ma tête et le Messager lui a dit :  ((  بارك الله فيك )) (( Baraka l-Lahou fika)) ce qui signifie : (( Que Allah fasse qu’il y ait des bénédictions en toi)).Adh-Dhayyal a dit : « je voyais par la suite Handhalah on lui ramenait un homme qui avait un visage tuméfié ou une brebis qui avait une mamelle tuméfiée et il disait : « Bismi l-Lah » sur l’emplacement de la paume du Messager de Allah puis il passait la main dessus et la tumeur disparaissait . Handhalah qu’a t-il dit? Il a dit : « je suis parti avec mon grand père auprès du Messager de Allah et le Messager    l’a fait rapproché de lui et il a passé sa main honorée sur la tête de Handhalah et Handhalah il a était cité par la suite, à son sujet qu’on lui ramenait un homme qui avait une tumeur sur le visage. Qu’est-ce que Handhalah faisait ? Il posait sa propre main à lui sur sa propre tête, c’est-à-dire l’endroit qu’avait touché le Messager de Allah quand il était enfant, et ensuite il passait sa main sur la partie qui était malade du visage de la personne et cette partie guérissait par la barakah du Messager de Allah il disait :«Bismi l-Lah » lorsqu’il touchait l’emplacement qu’avait touché le Messager de Allah puis il mettait sa main sur la tumeur et elle disparaissait, non seulement l’homme dont le visage était tuméfié mais également le brebis qui avait une tumeur dans sa mamelle.  cela que représente il ?  Cela représente un tabarrouk, une recherche de bénédictions par le ‘athar, les traces du Prophète.    Si déjà la barakah, les bénédictions sont obtenues en posant la main sur l’endroit sur lequel le Messager de Allah avait mis sa main auparavant ça c’est une preuve de barakah, de bénédictions et ce hadith qui l’a rapporté ? C’est At-Tabaraniyy qui l’a rapporté dans Al-Mou^jam Al-‘Awsat et Al Mou^jam Al Kabir et c’est également  Ahmad qui l’a rapporté dans un long hadith et les hommes qui composent la chaîne de transmission de ce qu’a rapporté Ahmad sont thiqat c’est-à-dire dignes de confiance.

Il y a également ce qui s’est produit avec Thabit. Qui est Thabit ? Il s’agit de Thabit AlBounaniyy c’est celui là même, lorsqu’on avait creusé plus tard auprès de sa tombe, on l’avait vu en train d’accomplir la prière dans sa tombe.    Lorsque ceux qui avaient creusé la tombe à côté de la tombe de Thabit ils sont partis demander auprès de sa soeur lui demander au sujet de Thabit et lorsqu’ils avaient posé la question à sa soeur qu’est ce que Thabit faisait de particulier durant sa vie elle leur a demandé pourquoi est ce que vous me demandez cela et ils lui ont dit ce qu’ils avaient vu dans sa tombe c’est alors qu’elle leur a dit que Thabit avait veillé la nuit toutes les nuits durant cinquante ans en faisant des actes d’adoration surérogatoires et il disait dans son invocation :  « Ô Allah si Tu donnes à quelqu’un de faire la prière dans la tombe alors accorde moi cela ». C’est ainsi qu’on l’avait vu entrain d’accomplir la prière dans sa tombe. Donc ce même Thabit AlBounaniyy a dit donc durant sa vie : « je suis parti voir ‘Anas -qui est ‘Anas ? ‘Anas c’est ‘Anas Ibnou Malik qui était le serviteur du Messager de Allah- il a dit : lorsque je rendais visite à ‘Anas on lui disait où je me trouvais et je rentrais et je prenais ses mains  et je les embrassais ». Donc Thabit disait : «  ce sont deux mains qui ont touché le Messager de Allah et il les embrassait,  puis j’embrassais ses yeux et je disais ce sont deux yeux qui ont vu le Messager de Allah » pourquoi donc embrassait il les mains de ‘Anas ? Parce que c’était des mains qui avaient touché le Messager de Allah et pourquoi embrassait il ses yeux ? Parce que c’était deux yeux qui avaient vu le Messager de Allah, également il embrassait la paume de la main qui avait touché le Messager de Allah pourquoi faisait il cela ? Pour rechercher les bénédictions, le tabarrouk par les traces du Messager de Allah. Pourquoi faisait il cela ? Pour sa conviction que la barakah, les bénédictions se trouvaient dans ces mains qui avaient touché le Messager de Allah et que les bénédictions, la barakah se trouvaient dans les yeux qui avaient vu le Messager de Allah. qui a agi de la sorte ? C’était Thabit AlBounaniyy qui faisait partie de ceux qui avaient un haut degré. Non seulement Thabit AlBounaniyy avait fait cela mais ‘Anas Ibnou Malik était en accord avec lui pour ce qu’il avait fait parce que si cela était un acte réprimandable ou blâmable alors ‘Anas l’aurait renié. Qui a rapporté ce hadith ? C’est Abou Ya^la et les hommes qui composent la chaîne de transmission de ce hadith font partie de ceux qui sont du degré du sahih, tout cela indique le caractère permis de faire le tabarrouk. Est ce que nous allons mettre de côté l’acte de ^A’ichah, l’acte de ‘Asma, l’acte de Handhalah, l’acte de Thabit et de ‘Anas pour agir comme ceux qui prétendent être Salafites? Thabit Al-Bounaniyy était en plus l’élève de ‘Anas Ibnou Malik.

Il y a également ce qui nous est parvenu de Abou Ayyoub Al-Ansariyy d’après Dawoud fils de Abou Salih il a dit : « Marwan est venu un jour et il a trouvé un homme posant le front sur la tombe il lui a dit : sais tu ce que tu es entrain de faire là ? et lorsque il lui a tourné le visage il a vu qu’il s’agissait de Abou Ayyoub. » Qu’est ce qui nous est rapporté ici ? C’est que Marwan est venu, il s’agit de qui ? De Marwan fils de Al-Hakam. Qui était Marwan Ibnou l-Hakam ? C’était un gouverneur de la ville de Médine de la part de Mou^awiyyah et Marwan Ibnou l-Hakam n’avait pas vu le Messager de Allah tout comme l’a rapporté AlBoukhariyy. Qu’est ce qui a eu lieu ? Marwan Ibnou l-Hakam est donc venu et  a vu un homme posant le front sur la tombe, c’était la tombe du Prophète, et cet homme a dit à cet homme qu’il n’avait pas reconnu : « sais tu ce que tu es en train de faire là ? » Lorsque l’homme a relevé son visage Marwan a vu qu’il s’agissait de Abou Ayyoub Al-Ansariyy. Abou Ayyoub il s’appelle Khalid fils de Zayd, Abou Ayyoub Al-Ansariyy est un compagnon qui fait partie des habitants de Médine, Abou Ayyoub est celui là même chez qui le Messager de Allah a résidé au tout début de son arrivée à Médine en provenance de la Mecque. qu’était la réponse de Abou Ayyoub? Il lui a dit : « oui, je suis venu au Messager de Allah et je ne suis pas venu pour la pierre ». Marwan Ibnou l-Hakam n’a rien trouvé à dire, il ne pouvait pas lui renier ce qu’il fait. Ni Marwan ni ceux qui étaient de cette époque là n’ont renié ce qu’a fait Abou Ayyoub Al-Ansariyy. Si c’était un acte blâmable est ce que les compagnons et les savants allaient le laisser agir de la sorte ? Mais les wahhabites eux déclarent mécréant Abou Ayyoub. Les wahhabites ont déclaré Abou Ayyoub Al-Ansariyy mécréant parce qu’ils déclarent mécréant celui qui fait cet acte, que Allah nous en préserve.  Et  Abou Ayyoub tellement il avait d’audace il a dit à Marwan : «  j’ai entendu le Messager de Allah dire: (( لا تبكوا على الدين إذا و ليه أهله و لكن ابكوا عليه إذا و ليه غير أهله )) ce qui signifie : ((Ne vous lamentez pas ou ne vous chagrinez pas pour la religion lorsque ce sont des gens qui sont aptes à assumer la responsabilité qui s’en chargent mais chagrinez vous pour la religion si ce sont des gens qui ne sont pas aptes pour assumer la responsabilité qui s’en chargent.)) Il a ainsi dit à Marwan dans d’autres termes, toi tu n’es pas apte Marwan à assumer la responsabilité de gouverner. Est ce que nous déclarons mécréant le compagnon Abou Ayyoub Al-Ansariyy ou alors nous allons le prendre pour modèle et pour exemple dans l’acte qu’il a fait ? Ce hadith a été rapporté par l’Imam ‘Ahmad et également par AtTabaraniyy dans Al Mou^jam Al-Kabir et Al-Mou^jam Al-‘Awsat.

Il y a également ce qui est rapporté de Khalid Ibnou l-Walid que Allah l’agréé,  Al-Bayhaqiyy a rapporté dans  Dala’ilou n-Noubouwwah ainsi que Al-Hakim dans son Moustadrak et d’autres que ces deux là avec une chaîne de transmission que Khalid Ibnou l-Walid a perdu sa qalançouwa la jour de Al-Yarmouk, Khalid a dit  aux gens : « recherchez la moi » mais ils ne l’ont pas retrouvée, puis il l’ont recherchée à nouveau et ils l’ont retrouvée. Khalid a dit : « le Messager de Allah a fait une ^Oumrah et il s’est rasé le crâne et les gens ont alors été les premiers pour prendre les cheveux qui étaient sur les côtés, les cheveux que le Prophète a rasé mais j’ai été avant eux pour récupérer les cheveux qui sont en avant de son crâne et Khalid a ajouté :  j’ai mis ces cheveux dans cette qalançouwa c’est-à-dire ce que l’on met sur la tête et Khalid a dit : je n’ai jamais été présent dans un combat en ayant avec moi cette qalançouwa, donc qui comportait les cheveux du Prophète, sans que j’ai eu la victoire ». Cela que veut il dire ? C’est que ces victoires qu’a eu notre maître Khalid sont grâce à la barakah, grâce à ces cheveux qu’il avait placé dans sa qalançouwa, ce qu’il posait sur sa tête. Donc le Prophète, tout comme il s’était rasé le crâne lors du pèlerinage, il a également rasé son crâne durant une ^Oumrah. Et ceci est une preuve de la part de notre maître Khalid que les compagnons avaient pris les cheveux du Prophète pour faire le tabarrouk tout comme lui-même notre maître Khalid l’a fait. et ce qu’a pu  obtenir notre maître Khalid c’est qu’il ait eu les cheveux qui venaient de l’avant du crâne du Messager de Allah . Et ce récit est sahih, sûr, tout comme a mentionné cela le Chaykh Habib rRahman Al-‘A^dhamiyy dans son   Ta^liq ^ala Al-Matalibou Al-^Aliyah. ainsi dans ce livre du Chaykh Habib rRahman Al-‘A^dhamiyy dans le tome 4 en page 90 il a dit : « AlBousiriyy a dit  c’est Abou Ya^la qui l’a rapporté avec une chaîne de transmission sahih, sûre, et AlHaythamiyy a dit que c’est également AtTabaraniyy et Abou Ya^la qui l’ont rapporté de cette manière et les hommes qui composent leur chaînes de transmission respectives font partie de ceux qui composent des hadiths sahih. » Ainsi notre maître Khalid Ibnou l-Walid qui est connu pour son courage, son audace, sa témérité a dit : « je n’ai jamais été présent lors d’une bataille en ayant avec moi cette qalançouwa sans avoir eu la victoire ». Il n’y a  pas que ce que nous avons vu ici qui est une preuve de la part  des compagnons qu’ils faisaient le tabarrouk mais les preuves sont très nombreuses.

Il y a également ce qui est parvenu de notre maître Bilal, que Allah l’agrée, qui est le mou’addhin du  Messager de Allah. As-Soumhoudiyyou dans le livre Wafa’i Al-Wafa’i a dit ce qui suit : « lorsque Bilal, que Allah l’agréé, était venu en provenance de Ach-Cham pour rendre visite au Prophète       il est parti auprès de sa tombe et il pleurait auprès de lui en se frottant le visage contre la tombe ». Et la chaîne de transmission est bonne,  jayyid, tout comme cela  a été cité auparavant.  Notre maître Bilal, que Allah l’agréé, après le décès du Messager de Allah a résidé une certaine période à Ach-Cham, durant cette période il a vu le Messager de Allah dans le rêve et dans le rêve le Prophète a dit à notre maître Bilal ce qui signifie :  ((Quelle est cette froideur, Ô Bilal  )) parce que Bilal du fait qu’il se trouvait à Ach-Cham a manqué pendant une certaine période à rendre visite au Messager de Allah et à cause de cela  Bilal a décidé de rendre visite au  Messager    . Et lorsque Bilal est entré à Médine Al-Haçan et Al-Houçayn l’ont vu ils lui ont dit : « nous nous languissons de ton appel à la prière, Ô Bilal » alors Bilal a fait al-‘addhan, l’appel à la prière. Lorsque Bilal a dit : « ‘Allahou ‘Akbar » toute Médine a tressailli et les femmes étaient sorties par joie de l’appel de Bilal et les gens pleuraient pour l’appel à la prière de Bilal qui avait quitté Médine après la mort du Messager de Allah . C’est alors que Bilal est parti rendre visite au Messager de Allah et  a frotté son visage contre sa tombe en pleurant, aucun compagnon ne lui a renié son acte. Est-ce que nous suivons les compagnons ou nous suivons les hypocrites ? Bilal qu’est ce qu’il a fait ? Il a fait le tabarrouk par la terre qui est auprès du Messager de Allah.     Pourquoi a  t il donc fait cela ?  Par recherche des bénédictions par les traces du Prophète     . et cela  de la part de qui a-t-il eu lieu ?  C’est de la part du mou’addhin, de celui qui fait l’appel à la prière  pour le  Messager de Allah et c’est ce même  Bilal au sujet de qui le Messager de Allah a dit ce qui signifie : ((Le Paradis se languit de trois personnes )) et Bilal fait partie de ces trois là. Il est parvenu que le Messager a dit ce qui signifie : (( Le Paradis se languit de trois)) si le paradis se languit de lui est ce que quelqu’un va oser blâmer son acte que Allah l’agréé? Tant il avait de l’amour et tant il se languissait du Messager de Allah il a   fait le voyage pour rendre visite au Prophète et  s’est frotté le visage contre la terre qui enveloppait, qui était au dessus du corps du Messager de Allah pour faire le tabarrouk.

Pourquoi ont-ils agit de la sorte?  Par amour et par languissement du Messager de Allah. Par amour pour le    Messager de Allah certains compagnons, après le décès du Prophète, se sont retrouvés paralysés une certaine période, tellement ils avaient de la peine suite au décès du Messager   certains compagnons s’étaient retrouvés incapables de marcher pendant un certain temps mais ils avaient supporté l’épreuve, cela ne les a pas amené à commettre de péchés. Notre maître ^Oumar avait pensé que  le Messager de Allah n’allait pas mourir avant eux, il pensait que le Messager allait mourir après eux et c’est pour cela alors qu’on lui a dit  que le Messager de Allah était mort il n’avait pas cru à cette nouvelle, il avait eu peur que les hypocrites se réjouissent de cette nouvelle et lorsque notre maître Abou Bakr AsSiddiq leur a dit : « Allah est vivant Il ne meurt pas » les compagnons s’étaient calmés. Notre maître Abou Bakr As Siddiq, que Allah l’agréé, était celui des compagnons qui avait le cœur le plus fort et il était celui qui aimait le plus le Messager de Allah en effet l’amour est une chose et la patience est une autre chose. Certaines femmes de la proche parenté du Messager de Allah après sa mort s’étaient mises à dire de la poésie pour pleurer sa mort     . Qui était cette femme? C’était sa tante paternelle Safiyyah. Elle a dit de la poésie au sujet du Prophète    elle a dit :

 

Mon chagrin pour la perte du  Messager est grand

Et ce que je dis là pour le Messager  ne représente pas grand-chose

La terre toute entière l’a pleuré tout comme le ciel

Et son ami  et compagnon  Jibril également l’a pleuré.

Ô Messager de Allah tu es un espoir pour nous

Et tu étais pour nous bienfaisant et tu n’étais pas de ceux qui agissent avec froideur

 

Il est possible que les anges pleurent, elle a dit : « la terre toute entière l’a pleuré tout comme le ciel » il est possible que les anges pleurent parce que leur cœur est tendre, leur crainte de Allah est grande bien qu’ils ne commettent pas de péchés, ils craignent Allah et ils ne Lui désobéissent pas. Que dire alors de notre maître Bilal qui a voyagé et qui s’est frotté le visage sur la tombe du Prophète après que le Messager lui ait dit dans le rêve ce qui signifie : (( Quelle froideur, Ô Bilal tu ne nous a pas rendu visite)).

Il y a également ce qui s’est produit de la part de Fatima, la fille du Messager  de Allah. Ainsi dans  Touhfah de Ibnou ^akir d’après ^Aliyy, que Allah l’agréé, qu’il a dit : « lorsque le Messager de Allah a été mis dans sa tombe c’est alors que Fatima, que Allah ta^ala l’agréé, s’est tenue devant sa tombe et a pris une poignée de terre de sa tombe et l’a posé sur son oeil et s’est mise à pleurer.  elle a dit de la poésie :

 

Celui qui a senti la terre de la tombe de ‘Ahmad

Du fait qu’il a senti cela même si durant toute sa vie

Il ne ressent rien d’autre des plus beaux parfums il n’aura rien perdu

Il a été déversé sur moi des épreuves

Si elle avaient été déversées sur les journées elle se seraient transformées en nuits. »

 

Donc qu’est ce qu’elle a dit en poésie également ?  C’est  que celui qui a senti un jour la terre dans laquelle est enterré ‘Ahmad le Prophète du fait qu’il ait senti cela il n’aura rien perdu si durant toute a vie il ne sent rien des ghawaliyah et ghawaliyah c’est le pluriel de ghaliyah qui est un parfum très connu, c’est un parfum qui est très connu composé d’un mélange de ^oud, de bois de santal et autre que cela, il était très utilisé par le passé et tellement il est bon ce parfum il est appelé ghaliyah c’est-à-dire précieux et cher. Que veulent dire les propos de Fatima ? C’est-à-dire que la terre  dans laquelle est enterré le Prophète a un parfum bien meilleur que ce parfum là al-ghaliyah, c’est-à-dire que celui qui aura senti une fois la terre du Messager de Allah cela est mieux pour lui qu’il ne sente toute sa vie de alghaliyah. C’est  Fatima que  Allah l’agréé, qui est la fille du Messager de Allah et la deuxième meilleure femme de toute l’humanité qui a dit cela, c’est à elle que le Messager de Allah a confié qu’il allait bientôt mourir et qu’elle était la première de ses proches parents à le rejoindre et c’est  à elle que remonte et que revient cette lignée honorée, l’ascendance honorée de ceux qui aujourd’hui font partie des descendants du Prophète, c’est elle qui a dit auprès de la tombe du Messager de Allah ces vers de poésie. C’est-à-dire c’est elle qui a dit que celui qui aura senti une seule fois la terre où est enterré le Messager de Allah cela vaut mieux pour lui que s’il sentait toute sa vie du parfum de al-ghaliyah. Tout cela qu’est ce qu’il indique? Il indique qu’il n’y a aucune considération à donner  à ceux qui interdisent de faire le tabarrouk par le Messager de Allah. Si le fait de rendre visite et de poser le front sur la tombe du Messager de Allah comme l’a fait Abou Ayyoub Al-Ansariyy que cela n’est pas réprimandable et qu’aucun des compagnons n‘a renié cela que disent les wahhabites après cela?  Est ce qu’ils déclarent mécréant Abou Ayyoub ou qu’est ce qu’ils font? Le fait que les wahhabites déclarent mécréants les gens de notre époque qui rendent visite aux tombes saints et des vertueux cette accusation de mécréance à l’égard des gens de notre époque remonte également à ceux qui nous ont précédé et qui rendaient visite aux tombes des saints et des vertueux ils auront ainsi  accusé de mécréance aussi bien le Salaf que le Khalaf.

 

Les gens ont suivi les compagnons, que Allah les agréé, dans ce qu’ils ont fait, dans le tabarrouk et par la suite le Khalaf a suivi en cela le Salaf c’est pour cela que jusqu’à nos jours les gens font le tabarrouk, recherchent les bénédictions par ses traces. C’est pour cela que nous retrouvons dans les mosquées, dans les pays des musulmans, des traces du Messager de Allah et ils montrent aux gens ce qu’ils ont comme traces du  Messager de Allah pour que les gens en fassent le tabarrouk, ils le font de temps à autre. Et c’est pour cela que dans certains musées jusqu’à nos jours comme en Turquie ils exposent les traces du Messager de Allah tout cela pour suivre ainsi les compagnons du   Messager de Allah .

Preuve en est de ce qui nous est parvenu de ce qu’a fait l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal, pourquoi citons nous particulièrement l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal ? Parce que les wahhabites prétendent le suivre, les assimilateurs qui se réclament de l’Imam Hanbalite prétendent suivre l’Imam ‘Ahmad alors que  l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal et l’école de  l’Imam ‘Ahmad sont innocents de ce que ces assimilateurs ont comme croyance. C’est pour cela que nous énonçons particulièrement ce que rapporte l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal pour montrer justement la calomnie des assimilateurs et des wahhabites qui se prétendent et qui se réclament et qui disent suivre l’école de  l’Imam ‘Ahmad ainsi AdhDhahabiyy a rapporté dans son livre AsSiyar que ^Abdoul-Lah le fils de l’Imam ‘Ahmad a dit : « j’ai vu mon père prendre un des cheveux du Prophète, le poser devant ses lèvres et l’embrasser et je pense l’avoir vu poser le cheveu sur son oeil et je l’ai vu plonger le cheveu dans l’eau et boire cette eau pour en rechercher la guérison et je l’ai vu prendre le plat du Prophète, le mettre dans l’eau et boire dedans  et je l’ai vu boire de l’eau de Zamzam pour en rechercher la guérison et il s’en mouillait les mains et le visage ».  Tout cela est rapporté de qui ? Tout cela est rapporté de l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal de qui se réclament à tort les wahhabites. Qui a rapporté cela de lui ? C’est son propre fils ^Abdou l-Lah. Et qu’est ce qu’a dit ^Abdoul-Lah le fils de l’Imam ‘Ahmad ? Il a dit : « je voyais mon père prendre un cheveu du Prophète et l’embrasser, non seulement il embrassait le cheveu du Prophète pour rechercher la barakah, les bénédictions mais il dit : je pense l’avoir vu également poser ce cheveu sur son œil, et en plus de tout cela il a dit : je le voyais plonger ce cheveu dans l’eau, mettre ce cheveu dans l’eau et boire cette eau qui  a été en contact avec ce cheveu pour rechercher la guérison par cette eau »,  tout cela il le faisait avec le cheveu du Messager de Allah . Donc embrasser le cheveu, le passer sur son œil et le mettre dans l’eau pour boire cette eau et en plus de tout cela l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal a pris le plat c’est-à-dire le récipient dans lequel le Messager   mangeait et il le mettait dans l’eau, il puisait de l’eau avec, il le remplissait d’eau et il buvait de cette eau par tabarrouk. Il l’a vu faire cela et il l’a vu également boire de l’eau de Zamzam, cette eau dont le Prophète a fait l’éloge. Pourquoi renier ces actes après tout cela ? Et tout cela qui l’a rapporté c’est AdhDhahabiyy dans son livre AsSiyar c’est ce même AdhDhahabiyy duquel les wahhabites disent beaucoup de bien parce que c’est un assimilateur comme eux. Est ce qu’ils vont lui renier ce qu’il a rapporté ici ou qu’est ce qu’ils vont lui dire ?

Et après tout cela que font les assimilateurs avec le texte de l’Imam ‘Ahmad qu’a rapporté de lui son propre fils ^Abdoul-Lah dans le livre Al-^Ilal wa Ma^rifatou r-Rijal ? Il a dit : « je lui ai posé la question c’est-à-dire il a interrogé son père  l’Imam ‘Ahmad, au sujet d’un homme qui touchait le minbar du Prophète il faisait le tabarrouk en le touchant, il recherchait les bénédictions l’augmentation en bien en touchant ce minbar et il l’embrassait et il faisait la même chose avec la tombe du Prophète ou ce qui est de cet ordre il veut ainsi se rapprocher de l’agrément de Allah alors l’Imam a répondu à son fils : la ba’sa bidhalika fin de citation. Le grand Imam, celui qui a l’école de jurisprudence extrêmement connue, l’Imam ‘Ahmad a dit la ba’sa bidhalika, que c’est bien de faire cela   il a été interrogé au sujet de celui qui touche le minbar du Prophète par tabarrouk et il n’a pas renié l’acte d’une pareille personne.  Pourquoi l’homme sujet de la question touche t il le minbar du Messager de Allah? Parce que le Messager de Allah l’a touché et que cet homme cherche à obtenir les bénédictions, il veut faire le tabarrouk par ce que le Prophète a touché.  Non seulement il agit de la sorte avec le minbar du Messager de Allah mais il fait la même chose avec la tombe du Messager de Allah et pourquoi il agit de la sorte avec la tombe du Messager de Allah? Parce qu’elle comporte le Prophète      . Si au sujet de tous ces actes l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal a dit: la ba’sa bidhalika -Il n’y a pas de mal en cela, c’est quelque chose de bien- pourquoi renier ces actes? et de plus cet exemplaire qui comporte cette réponse de l’Imam ‘Ahmad est un exemplaire, est  une édition sur laquelle on se base, c’est une édition qui fait référence qui a été imprimée à Istanbul sur la base d’un manuscrit qui comporte l’écriture de Abou ^Aliyy As-Sawwab et qui a été de plus comparée et authentifiée par rapport au manuscrit de ^Abdou l-Lah le fils de l’Imam ‘ Ahmad Ibnou Hanbal lorsque l’Imam ‘Ahmad a dit que la ba’sa bidhalika au sujet de ce que faisait l’homme c’est-à-dire que ce n’est pas interdit. Quant aux wahhabites, que Allah nous préserve d’eux, disent que c’est de l’association  comment après dire cela disent ils qu’ils sont des hanbalites, comment après cela prétendent ils qu’ils sont sur l’école de l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal, que Allah l’agréé ?

Et plus encore leur Chaykh, le Chaykh des wahhabites Ibnou Taymiyyah dans son livre   ^Iqtida ou sSirat ou l- Moustaqim a dit : « ‘Ahmad a autorisé ainsi que d’autres que lui a frotter la main sur le minbar ainsi que  sur ar-roumanah qui sont le lieu ou s’asseyait le Prophète et où il posait sa main » c’est Ibnou Taymiyyah qui rapporte cela de l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal, c’est le Chaykh des wahhabites, leur référence Ibnou Taymiyyah qui a rapporté que l’Imam ‘Ahmad a autorisé de passer la main sur le minbar du Prophète et la roumanah. Pourquoi les gens passent ils  leurs main sur le minbar? Parce que c’est un endroit qui a été en contact avec le Messager de Allah il en est de même pour  ar-roumanah, le pommeau qui est quelque chose d’arrondi sur lequel le Prophète posait la main. Donc si  l’Imam ‘Ahmad a autorisé de faire le tabarrouk par le lieu sur lequel s’asseyait le Prophète et sur lequel il posait sa main que dire alors de son corps ? Mais avec tout cela ils disent suivre l’école de l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal, que Allah, l’agréé  c’est pour cela que les Imams de l’école Hanbalite disent au sujet des assimilateurs qu’ils sont des gens qui ont amené l’opprobre sur l’école c’est-à-dire ils ont fait du mal à l’école Hanbalite.

Egalement il y a une autre preuve qu’a rapporté Mansour Al Bouhoutiyy qui est Hanbalite dans son livre Kachafou l Qina’i donc Mansour Al Bouhoutiyy le Hanbalite a dit que l’Imam ‘Ahmad a dit à Al- Marwaziyy qu’il fait le tawassoul, c’est-à-dire celui qui demande la pluie, il fait le tawassoul par le Prophète qu’il fait des invocations et le texte de la parole de  Kachafou l Qina’i l’Imam ‘Ahmad a dit dans son Mansaq qu’il a écrit pour Al-Marwaziyy que l’on fait le tawassoul par le Prophète dans les invocations et il a été catégorique sur cela dans Al-Mousta^wab et d’autres c’est-à-dire lorsqu’on demande à avoir la pluie. Ceci est une autre preuve de la part de ‘Ahlou s-Sounnah sur le caractère permis de cet acte ceci est une faible part des preuves que l’Imam de l’école Hanbalite fait le tabarrouk, cette même école de laquelle se réclament à tort les wahhabites parce que si eux même disaient : « nous sommes des wahhabites » les gens vont les fuir c’est pour cela qu’ils disent calomnieusement et mensongèrement que ce sont des gens qui suivent l’école de l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal.

Et plus ce qui est parvenu de l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal il est parvenu également ce qui est la même chose de son compagnon ‘Ibrahim Al-Harbiyy.‘Ibrahim Al-Harbiyy était un hafidh, un faqih spécialiste de jurisprudence et mouhaddith il était moujtahid et était de ceux qui apprenaient, qui connaissaient le hadith et qui étaient ascètes. C’est pour cela qu’on le comparait à  l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal, que Allah les agréé tous les deux, qu’a-t-il dit ? Il a dit : « il est recommandé d’embrasser la chambre du Prophète ». S’il est recommandé d’embrasser la chambre du Messager de Allah que dire alors de la terre qui a enveloppé le corps du Messager  ou du vêtement qui a été en contact avec le Messager ? Cette parole de  ‘Ibrahim Al-Harbiyy qui l’a rapporté ? C’est  Al-Bouhoutiyy le  Hanbalite dans son livre  Kachafou l Qina^ et en quelle occasion Al-Bouhoutiyy le  Hanbalite a rapporté cette parole de ‘Ibrahim Al-Harbiyy ? A l’occasion de la réplique à Ibnou Taymiyyah dans sa prétention fausse, bien sûr, que le Salaf et les Imams se seraient accordés à dire que celui qui passe le salam au Prophète et aux autres Prophètes et vertueux alors il ne se frotte pas à la tombe et il ne l’embrasse pas. Ibnou Taymiyyah qu’a t’il prétendu ? Il a prétendu que le Salaf tout comme les Imans se seraient accordés à dire que celui qui passe le salam au Prophète ou à d’autres Prophètes et vertueux alors il se ne frotte pas à la tombe et il ne l’embrasse pas.  Mais pour montrer que la parole de  Ibnou Taymiyyah celle là est fausse, que ce n’est pas vrai, pour lui répliquer Al-Bouhoutiyy Al-Hanbaliyy a dit : ‘Ibrahim Al-Harbiyy a dit :il est recommandé d’embrasser la chambre du Prophète     . Ce hafidh, c’est-à-dire ce spécialiste du hadith est faqih spécialiste de jurisprudence et moujtahid. ‘Ibrahim Al-Harbiyy l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal envoyait son propre fils apprendre chez lui, est ce qu’il va envoyer son fils à quelqu’un qui lui enseigne l’égarement ? Pourquoi renier ce qu’on dit ces illustres savants?

Il n’y a pas seulement cela qui est parvenu dans l’école Hanbalite mais il y a également ce qui est rapporté du hafidh ^Abdou l-Ghaniyy Ibnou  Sa^id ce hafidh était Hanbalite c’est-à-dire qu’il fait partie de ceux qui ont suivi l’école de l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal. Ce hafidh avait comme une verrue qui est sortie de sa peau et lui a fait pas beaucoup de mal il n’a pas pu en guérir, lorsqu’il a eu beaucoup de peine pour guérir de cette chose qui est sortie de sa peau, cette verrue  il est parti auprès de la tombe de l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal il l’a frotté sur la tombe de l’Imam ‘Ahmad et il en a guéri. S’il a guéri de cela en ayant frotté sa peau à la tombe de l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal que ce serait il passé s’il avait frotté sa peau sur la tombe du Messager de Allah ? Pourquoi après tout ce qui est rapporté se prétendent ils de l’école de l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal et disent ils qu’ils suivent son école ?

Et c’est ainsi qu’on sait que Ibnou Taymiyah ainsi que ceux qui l’ont suivi se sont singularisés et se sont marginalisés et se sont écartés de la communauté aussi bien le Salaf de la communauté que le Khalaf et le fait que les wahhabites se font appeler Salafites est un mensonge qui est clair eux ils se prétendent Salafites mais ils ne sont pas Salafites ce n’est donc pas permis de les appeler par cette appellation qu’ils se sont octroyés eux mêmes pourquoi ont-ils fait cela, se sont ils dit Salafites? Pour induire les gens en erreur et les duper, ils veulent duper les gens et leur faire croire qu’ils sont sur la voie du Salaf mais on les appelle plutôt des wahhabites et c’est le nom que les musulmans leur ont donné depuis le début de leur apparition jusqu’à nos jours. Ahlou s-Sounnah wa l- Jama^ah dépasse le milliard et six cent millions mais les wahhabites ne dépassent pas les deux millions est ce que nous laissons de côté la majorité pour suivre ce groupe dévié ou qu’est ce que l’on fait ?  N’est ce pas qu’il est parvenu de Ibnou Hibban dans son Sahih que Le Messager de Allah a dit ce qui signifie ((Ma communauté se divisera en plus de soixante-dix groupes tous méritent l’enfer sauf un seul )) et en plus de tout cela on sait que Mouhammad Ibnou ^Abdel Wahab duquel se réclament les wahhabites ce n’était pas un faqih, un spécialiste du jurisprudence, il n’était pas un mouhaddith c’est-à-dire de ceux qui transmettent le hadith et il n’était pas un nahwiyy un grammairien de la langue arabe c’est pour cela que les savants qui ont composé dans l’énumération des biographies, des savants Hanbalites n’ont pas inclus Mouhammad Ibnou ^Abdel Wahab dans le nombre des savants Hanbalites, les seuls qui ont fait son éloge ce sont ceux qui l’ont suivi et il n’y a aucune considération à donner à cela. Quant aux savants de son époque, à Mouhammad Ibnou ^Abdel Wahab, parmi lesquels il y a son propre frère Soulayman le fils de ^Abdel Wahab et également le savant du Yémen Mouhammad le fils de Al-‘Amir As-San^aniyy ils l’ont tous deux blâmé et d’autres qu’eux également.  Plus encore son propre frère le Chaykh Soulayman a composé un ouvrage pour répliquer à Mouhammad Ibnou ^Abdel Wahab lequel ouvrage il l’a appelé  Fasoulou l-Khitab  fi r-Rad ^ala Mouhammad Ibnou ^Abdel Wahab.  quant à Mouhammad Ibnou Al-‘Amir As-San^aniyy au début de Mouhammad Ibnou ^Abdel Wahab il lui était parvenu que c’était un homme qui appuyait la Sounnah et qui combattait les mauvaises innovations et c’est suite à cette information qui lui était parvenue au tout début qu’il a composé des vers de poésie pour faire son éloge parmi lesquels il a dit un vers de poésie :

 

Mon salam je l’envois à Najd et à celui qui  est à Najd

Même si le fait que je passe le salam à grande distance

N’a pas autant d’effet que si j’étais en face

 

Il avait dit cela avant de connaître Mouhammad Ibnou ^Abdel Wahab sous sa vérité et lorsque l’information certaine lui est parvenue que Mouhammad Ibnou ^Abdel Wahab est en réalité différent de ce qui lui été parvenu au début alors il a réfuté, il a contredit les premières vers de poésie qu’il avait dit au début par un autre poème, c’est-à-dire qu’il a composé un autre poème qui est contraire au premier et la preuve c’est qu’au début de ce deuxième poème il a dit :

 

Je suis revenu sur les paroles que j ‘avais dites au début au sujet du Najdiyy

Parce j’ai maintenant une information sûre à son sujet qui est contraire à ce que j’avais auparavant

 

Mais les wahhabites aujourd’hui ne mentionnent que les paroles d’éloge de Al-‘Amir As-San^aniyy qu’il avait dites au début et ils ne mentionnent pas du tout la réfutation qu’il a dite plus tard par laquelle il a contredit sa première parole d’éloge, tellement ce sont des gens qui sont fanatiques, qui sont partisans pour leur leader.

Avec ces quelques paroles qui représentent une infime partie des nombreuses preuves de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah nous savons avec certitude que le tabarrouk, la demande de l’augmentation du bien est permise chez Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah. c’est pour cela que nous avons fait exprès de suivre cette présentation en quatre étapes et ce diagramme que vous avez devant vous résume tout ce qui a été dit :

-donc au début nous avons dit que le tabarrouk est permis parce que le tabarrouk c’est la demande de l’augmentation en bien ce n’est pas une adoration pour celui par lequel on fait le tabarrouk ce n’est pas  du chirk, de l’association. Une fois que la définition du tabarrouk, à savoir que c’est une demande de l’augmentation du bien, une fois cette définition connue on a bien compris que le tabarrouk ce n’est pas du chirk C’est pour cela qu’il est très important de bien retenir la définition du tabarrouk parce que la première chose que les wahhabites disent pour te renier cela ils te disent : « le tabarrouk c’est une adoration pour celui par lequel on fait le tabarrouk, ils te disent, c’est un chirk, c’est une association, ça revient à attribuer des associés à Allah » Donc une fois que la définition du tabarrouk est connu alors on déduit et on se rend compte de leur grande ignorance de la langue arabe

– et la preuve du tabarrouk comme on l’a déjà vu c’est que le Messager c’est lui même qui a indiqué à sa communauté de faire le tabarrouk par ses traces honorées non seulement le Prophète a indiqué la pratique du tabarrouk, la demande de l’augmentation du bien, de la recherche des bénédictions à ses compagnons, ses compagnons eux-mêmes après lui ont pratiqué cela et les compagnons ont été suivi dans leur pratique du tabarrouk par ses traces, par ceux à qui Allah a accordé la félicité et cela s’est répercuté et diffusé et pratiqué, le Khalaf l’a repris du Salaf. comment le Messager a-t-il indiqué à sa communauté de faire le tabarrouk? Il a en effet distribué ses cheveux aux gens tout comme AlBoukhariyy et Mouslim ont rapporté cela du hadith de ‘Anas. Egalement il y a la distribution de ses ongles aux compagnons tout comme l’a rapporté l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal et également la guérison de l’enfant qui était malade lorsque le Messager a mis de sa salive honorée dans la bouche de cet enfant tout comme cela a été rapporté par AlHakim.

-pour ce qui est du tabarrouk des compagnons par les traces du Messager de Allah aussi bien durant sa vie qu’après sa mort, les preuves sont extrêmement nombreuses. Parmi ces preuves il y a ce qu’a fait ^A’ichah, que Allah l’agréé, tout comme l’a rapporté le hafidh AzZabidiyy dans son commentaire du livre Al-‘Ihya preuve en est que ^A’ichah, que Allah l’agréé, a demandé à avoir un morceau de tissu  du vêtement du Messager de Allah et elle a demandé à ce que ce tissu soit enterré avec elle. Et également il y a ce qu’ a fait ’Asma la fille de Abou Bakr AsSiddiq avec la joubbah du Messager de Allah tout comme l’a rapporté Mouslim dans  son Sahih et également ce qu’a rapporté ‘Ahmad de Handhalah Ibnou Houdhaym et il y a également ce qui est rapporté de ‘Anas Ibnou Malik et de Thabit AlBounaniyy tout comme l’a rapporté Abou Ya^la avec une chaîne de transmission d’hommes qui font partie de ceux qui ont le degré du sahih et il y a également ce qu’a rapporté ‘Ahmad et AtTabaraniyy que Abou Ayyoub Al-Ansariyy était parti à la tombe du Messager de Allah et l’ a embrassé. Il y a également ce qu’ont rapporté AlBayhaqiyy et Al-Hakim de notre maître Khalid Ibnou l-Walid. il y a également ce qui nous est parvenu de notre maître Bilal , que Allah l’agréé,  le mou’addhin du Messager de Allah, lorsqu’il était parti pour visiter le Messager de Allah et il pleurait devant sa tombe et il frottait son visage sur la tombe du Messager de Allah et c’est ce qu’a rapporté As-Soumhoudiyyou dans son livre Wafa’i Al-Wafa’i et il y a également parmi les preuves des compagnons ce qu’a fait la propre fille du Messager de Allah, Fatima qui est la deuxième  meilleure femme de toute l’humanité, qui a pris une poignée de terre de la tombe du Messager de Allah et l’a posée sur ses yeux et elle a dit les paroles qu’elle a dites

– et pour ce qui est de la quatrième partie en l’occurrence la preuve que le Salaf et le Khalaf ont suivi les compagnons dans leur pratique du tabarrouk il y a ce que nous avons vu au sujet de l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal, l’Imam de l’école Hanbalite. il y a également ce qui est parvenu du hafidh ‘Ibrahim Al-Harbiyy qui était un compagnon de l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal et qu’on comparait à l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal et il y a également ce qui est parvenu du hafidh ^Abdoul-Ghaniyy Ibnou Sa^id.

Comment après tout cela renie t on à Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah le fait de  suive le Salaf et le Khalaf dans la pratique du tabarrouk ?

 

Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nous nous attachons  à la tradition, la Sounnah du Messager de Allah qu’Il nous a ordonné de suivre et qu’Il fasse que nous mourrions sur cela et ce qui est visé par cela c’est la croyance sur laquelle était le Prophète    sur laquelle ont été les compagnons et ceux qui les ont suivi.

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Noter prophète : Les manifestations de l’amour du Salaf et des Imams illustres pour le Prophète

Les manifestations de l’amour du Salaf et des Imams illustres pour le Prophète

 

Il y a eu beaucoup de nouvelles qui ont été rapportées du Salaf vertueux (c’est-à-dire les musulmans des trois premiers siècles de l’Hégire) et des Imams illustres qui indiquent leur profond amour pour leur prophète et le fait qu’ils se languissaient de lui. Le prophète a dit : « min ‘achaddi ‘oummati li houbban ‘ounasoun yakounouna ba^di yawaddou ‘ahadouhoum law ra’ani bi ‘ahlihi wa malihi » ce qui signifie : « les gens de ma communauté qui m’aimeront le plus, ce sont des gens qui vont venir après moi. L’un d’entre eux serait prêt à sacrifier sa famille et ses biens pour me voir » et le prophète a dit dans un autre hadith : « wadidtou law ra’aytou ahbabi » ce qui signifie : « j’aurai souhaité voir mes bien-aimés ». Les compagnons lui ont dit : « mais ne sommes-nous pas tes biens aimés ô messager de Allah ? ». Il a répondu : « ‘antoum ‘ashabi, ‘ahbabi al-ladhina ya’touna min ba^di yawaddou ‘ahadouhoum ‘an law ra’ani bi ‘ahlihi wa malih » ce qui signifie : « vous, vous êtes mes compagnons, mais mes bien-aimés ce sont ceux qui viendront après moi. L’un d’entre-eux serait prêt à sacrifier sa famille et ses biens pour me voir ».

 

Parmi les paroles rapportés du Salaf vertueux, les paroles et les nouvelles qui manifestaient leur amour pour leur prophète, et le fait qu’ils étaient attachés à lui durant sa vie et après sa mort c’est que ^Amr ibnou l-^As a dit : « il n’y avait personne que j’aimais plus que le messager de Allah ». D’après ^Abdah, la fille de Khalid ibnou Ma^dan elle parlait de son père et elle disait : « Khalid n’allait pas dormir sans citer son profond amour pour le messager de Allah, pour ses compagnons, qu’ils soient mouhajiroun (émigrants) ou ‘ansar (partisans). Il les mentionnait et il disait : ce sont eux ma famille, ce sont eux mon clan, c’est à eux que mon cœur s’attendrit. Je me languis d’eux. O Seigneur fais que je les rejoigne rapidement, et il disait cela jusqu’à dormir ». Il a été rapporté qu’une femme des ‘ansar, des partisans, c’est-à-dire des musulmans de Médine a apprit que son père, son frère et son mari ont été tués le jour de la bataille de ‘Ouhoud, ils étaient auprès du messager de Allah. Elle a dit : « comment vas le messager de Allah ? ». On lui a répondu : « il va bien par la grâce de Allah, il va comme tu le souhaites ». Elle a dit alors : « montre-le moi que je puisse le voir » et quand elle a vu le prophète, elle a dit : « toute épreuve après toi est comme rien du tout ». Un jour ^Aliyy ibnou Abi Talib, que Allah l’honore davantage, a été interrogé : « comment vous aimiez le messager de Allah ? ». Alors notre maître ^Aliyy, que Allah l’agrée, a répondu : « par Allah, nous l’aimions plus que nos biens, plus que nos enfants, plus que nos parents, plus que nos pères et mères et plus que l’eau fraîche pour celui qui est assoiffé ». D’après Zayd ibnouAslam, il a dit : « ^Oumar ibnou l-Khattab, que Allah l’agrée était sorti faire son inspection de nuit (il avait instauré une bonne innovation, c’est qu’il sortait de nuit et inspectait les musulmans : comment est l’état des musulmans, il regardait s’il y avait quelqu’un à qui il manquait quelque chose, c’était une innovation qu’il avait instauré, que le sultan, le calife, le responsable sorte et inspecte les gens la nuit pour voir s’il ne leur manque pas quelque chose. De nos jours certains parents peut-être n’inspectent même pas leurs enfants au lit pour voir s’ils sont bien couvert ou pas. Lui il sortait de chez lui et il passait et contrôlait les gens). Alors il a vu une lumière allumée dans une maison et une vieille femme qui était en train de filer de la laine et elle disait de la poésie. Elle disait :

^ala Mouhammadin salatou l-‘abrar

salla ^alayhi ttayyibouna l-‘akhyar

qad kounta qawwaman boukan bi l-‘as-har

ya layta chi^ri wa l-manaya ‘atwar

hal tajma^ouni wa habibi d-dar

 

Que Allah honore et élève d’avantage le prophète Mouhammad

Ce sont les bons et les meilleurs qui ont fait des invocations en sa faveur

Puis dans sa poésie elle s’adressait au prophète et elle disait :

Tu veillais les nuits en pleurant par crainte de Allah

Quand est ce que la mort viendra et je pourrai venir te rejoindre

 

Notre maître ^Oumar que Allah l’agrée s’est assis et s’est mis à pleurer. Il a demandé qu’elle parle avec lui.

 

Il a été rapporté que le compagnon glorieux ^Abdou l-Lah, fils de ^Oumar ibnou l-Khattab, que Allah les agrée tous les deux, une fois sa jambe s’est comme paralysée. On lui a dit : « cite la personne que tu aimes le plus, tu guériras ». Alors il a dit : « Ya Mouhammadan », il a appelé le prophète. C’est alors qu’il guérit sur le coup.

 

Information utile : L’imam Al-Boukhariyy dans son livre al-‘adabou l-moufrad, a dit qu’il était permis d’appeler le prophète après sa mort en disant « Ya Mouhammad », « Ô Mouhammad ».

 

Ibnou s-Sounniy a également cité cela dans son livre ^amalou l-yawmi wa l-laylah. Le texte de ce qu’a rapporté Al-Boukhariyy dans al-‘adabou l-moufrad, son livre, il a dit : « la jambe du fils de ^Oumar s’est comme paralysée. Un homme lui a alors dit : cite la personne que tu aimes le plus, celle qui est le plus cher pour toi. Il a dit : « Ya Mouhammad », « Ô Mouhammad ». Cette quasi-paralysie de sa jambe, c’est-à-dire que sa jambe c’est comme si elle n’a plus de sensibilité, ce n’est pas le simple fourmillement. Certains ne comprennent pas ce hadith, ils pensent que c’est comme si la jambe se met à fourmiller, mais ce n’est pas le simple fourmillement de jambe, c’est une quasi-paralysie, la jambe ne sent plus rien. Lorsque Bilal Al-Habachiy que Allah l’agrée, qui était le mou’adh-dhin, celui qui appelait à la prière pour le messager, quand il était près de mourir, sa femme s’est mise à dire : « Ô qu’il est grand mon chagrin », parce qu’elle voyait que son mari était prés de mourir. C’est alors que Bilal lui a répondu : « qu’il est grand mon bonheur : Demain je vais rejoindre mes bien-aimés, Mouhammad et ses compagnons ».

Il a été rapporté qu’une femme avait dit à ^A’ichah, que Allah l’agrée, elle lui avait dit après le décès du prophète élu : « montre-moi la tombe du messager de Allah ». ^A’ichah a alors dévoilé la tombe et c’est alors que cette femme s’est mise à pleurer en face de la tombe honorée jusqu’à ce qu’elle soit morte tellement elle se languissait du prophète et l’aimait.

 

Parmi les nouvelles qui nous sont parvenues au sujet de l’immense amour que les compagnons éprouvaient envers leur prophète, et comment ils faisaient tout pour qu’il ne lui arrive aucun mal, aucune nuisance : lorsque les gens de La Mecque, qui étaient à l’époque encore mécréants, ont emmené Zayd ibnou d-dathnah, ils l’ont fait sortir de al-haram, l’enceinte sacré de La Mecque pour le tuer alors que Zayd était un compagnon du prophète. Abou Soufiyan ibnou Harb qui était mécréant lui a dit : « je te demande par Allah ô Zayd, est-ce que tu aurais aimé que Mouhammad soit à ta place maintenant entre nos mains et qu’on lui tranche le cou et que toi tu sois parmi les gens de ta famille, tranquille ? ». Alors Zayd, que Allah l’agrée lui a répondu : « Par Allah, je ne voudrai pas que Mouhammad, qui est à la place où il est maintenant, je ne voudrai même pas qu’il soit touché par une épine. Alors que moi je serai assis avec les gens de ma famille ». Et Abou Soufiyan a dit : « je n’ai pas vu des gens qui aimaient plus quelqu’un que les compagnons de Mouhammad qui aimaient le prophète Mouhammad ».

Ce qui nous indique le grand attachement des compagnons, leur grand amour pour le messager éminent, il y a ce qui s’est passé lors de la bataille de ‘Ouhoud. Lorsque les archers (ceux qui devaient être positionnés pour couvrir les musulmans qui combattaient. Le Prophète les avait placés sur une hauteur, le mont des archers jabalou r-roumat, ils étaient là normalement pour surveiller que les musulmans ne soient pas attaqués par derrière) avaient contredit la parole du prophète, ils avaient quitté leurs positions alors que le prophète leur avait dit ce qui signifie : « même si vous voyez que nous sommes en train de gagner la bataille, vous ne quittez pas vos positions » et eux ont désobéi, ils ont quitté leurs position. C’est alors que les musulmans n’ont plus été couverts, et les associateurs sont venus pour les attaquer par derrière. Il y a eu beaucoup de morts parmi les musulmans à cette occasion là. Et à cette occasion, les compagnons du prophète ont manifesté leur grand attachement pour le prophète. Ils étaient devenus comme une forteresse : par leur corps ils avaient constitué comme une forteresse autour du prophète et ils protégeaient le prophète par leurs corps et ils tombaient les uns à la suite des autres sous les flèches des associateurs au point que nombre d’entre eux furent tués à cette occasion là. Tout cela manifestant leur amour pour leur prophète et leur guide éminent et oeuvrant conformément à la parole de Allah : « an-nabiyyou ‘awla bi l-mou’minina min ‘anfousihim » [sourat Al-‘Ahzab / 6].

 

Parmi ce qui est rapporté également concernant le sacrifice des compagnons, que Allah les agrée, le sacrifice qu’ils ont fait pour leur prophète, ils sacrifiaient leurs âmes et leurs corps le jour de la bataille de ‘Ouhoud. Lorsque les gens n’avaient pas écouté la parole du prophète et que parce qu’ils n’avaient pas écouté la parole du prophète ils avaient perdu, mais le prophète il ne perd jamais. On ne dit pas que le prophète a perdu une bataille, le prophète est toujours gagnant. Ce sont ceux qui n’ont pas écouté sa parole qui ont perdu.

 

Le compagnon honorable Abou Talhah, que Allah l’agrée a protégé le prophète et il était debout pour le protéger et porter son bouclier. Il protégeait le prophète avec son propre corps et son bouclier. Et Abou Talhah était un homme adroit dans le lancer. Le prophète surveillait la bataille mais Abou Talhah lui disait : « s’il te plait ne te découvre pas sinon tu risques d’être atteint par une flèche. Je préfère que ce soit moi qui meurt et pas toi ».

 

Abou Doujanah également, que Allah l’agrée, a protégé le messager de Allah par son corps. Son corps était comme un bouclier pour le prophète et les flèches tombaient sur son dos alors qu’il était penché sur le messager de Allah pour le couvrir jusqu’à ce qu’il meure lui et cinq autres avec lui qui protégeaient le messager de Allah par leurs corps. Ils ont sacrifiés leurs âmes pour le prophète et ils ont obtenu la gloire du martyr. Le dernier d’entre eux était ^Amarah ibnou Yazid que Allah l’agrée qui lui aussi protégeait et combattait jusqu’à ce que ses blessures l’aient achevé. Quand ce compagnon était tout plein de blessure et qu’il allait bientôt mourir, le messager de Allah, lui qui a le cœur tendre et miséricordieux a dit aux autres : « ‘adnouhou minni », ce qui signifie : « rapprochez-le de moi » et le prophète a posé la tête de ce compagnon blessé sur son pied honoré et ce compagnon est mort avec sa joue contre la jambe du messager de Allah.

 

Parmi ce qui indique le grand amour des compagnons pour leur prophète et le grand attachement de leur cœur à le voir et le fait qu’ils ne supportaient pas de la quitter, c’est qu’un homme est venu un jour voir le prophète élu et lui a dit : «  Ô messager de Allah je t’aime plus que ma famille et mes biens. Chaque fois que je te cite, je ne peux pas patienter jusqu’à venir te voir. J’ai pensé, le jour où moi je vais mourir et que toi tu vas mourir, j’ai su que toi lorsque tu rentreras au paradis, tu y entreras en haut du paradis avec les prophètes et que si moi j’y rentre je ne t’y verrai pas ». Alors Allah tabaraka wa ta^ala a révélé Sa parole : « wa man youti^i l-Laha wa r-rasoula fa‘oula’ika ma^a l-ladhina ‘an^ama l-Lahou ^alayhim m-mina n-nabiyyina wa ssiddiqina wa ch-chouhada’i wa ssalihina wa hasouna ‘oula’ika rafiqa » [sourat An-Niça / 69], c’est-à-dire dans cette ‘ayah nous comprenons que ceux qui obéissent à Allah et au messager ceux-là seront avec le prophète, les véridiques, les martyrs et les vertueux et quelle meilleure compagnie que la compagnie de ces gens-là.

 

Le prophète a demandé qu’on lui ramène cet homme et il lui a récité cette ‘ayah pour lui égayer le cœur. Dans le hadith de ‘Anas, que Allah l’agrée, le prophète a dit : « man ‘ahabbani kana ma^i fi l-jannah », ce qui signifie : « celui qui m’aime sera avec moi au paradis ».

 

Information utile : le messager de Allah a dit : « al-mar’ou ma^a man ‘ahabb », c’est-à-dire que Allah ta^ala réunit l’homme avec celui qu’il aime s’il fait partie des vertueux. Au jour du jugement, si quelqu’un aimait quelqu’un de vertueux, il sera avec lui au jour du jugement.

 

Parmi les manifestations claires également de l’amour des compagnons envers leur prophète, et que leur cœur était attaché à l’accompagner même après sa mort, il y a ce qu’a rapporté Mouslim que Rabi^ah ibnou Ka^b Al-‘Aslamiy qui avait été un certain moment au service du messager de Allah. Le messager de Allah lui a dit un jour pour le rétribuer, car ce compagnon était à son service : « salni », ce qui signifie : « demande quelque chose je, le ferai » c’est-à-dire par rétribution. C’est alors que ce compagnon a demandé au messager de Allah d’être avec lui au paradis. Le messager de Allah ne l’a pas blâmé pour cela. Il ne lui a pas dit, ce n’est pas bien ce que tu demandes. Mais par modestie, le prophète lui a dit : « ‘aw ghayra dhalik » ce qui signifie : « ou autre chose ». Mais le compagnon lui a dit : « non c’est ce que je veux ». Alors le prophète lui a dit : « fa’a^inni ^ala nafsika bi kathrati s-soujoud », ce qui signifie : « œuvre, accompli beaucoup des prières surérogatoires, peut-être que ce sera une cause pour que tu sois exaucé ».

 

Information utile : ce hadith honoré dans lequel ce compagnon honorable Rabi^ah ibnou Ka^b, que Allah l’agrée avait demandé au messager de Allah d’être avec lui au paradis par rétribution pour son service à lui dans le bas monde. Ce hadith constitue une preuve claire qu’il est permis de demander à autre que Allah ta^ala quelque chose qu’il n’est pas habituel de demander. Il a demandé au prophète d’être avec lui au paradis, il a demandé à autre que Allah. Et lui demander d’être au paradis, ça n’est pas quelque chose d’habituel, les gens habituellement ne demandent pas ça. Donc ce hadith est une preuve qu’il est permis de demander à autre que Allah ce qu’il n’est pas habituel de demander contrairement à ce que disent ces perturbateurs qui renient le tawassoul, les wahhabites ou prétendus salafites. Ils disent le contraire, ils déforment. Ils prétendent qu’il n’est pas permis de demander à autre que Allah et qu’il n’est pas permis de demander ce qui n’est pas habituel. Ils ont ramené des règles de leur tête. Nous, nous suivons le hadith du prophète et des compagnons ou ces gens là ? On suite le prophète et ses compagnons, mais eux c’est comme si leur cœur est voilé, c’est comme si tu parles avec le vent. Ces gens ont ramené une nouvelle religion et avec leur argent ils la diffusent. Ils prennent des jeunes qui n’ont pas vécu dans les pays musulmans, qui n’ont pas appris ou même ceux qui ont vécu dans les pays musulmans et ils les détournent, ils sèment parmi eux leur mauvaise religion. S’ils l’ont propagée, c’est avec l’argent car le fondateur de leur secte wahhabite est apparu il y a plus de 250 ans et il n’a pas réussi à attirer des gens. C’est seulement lorsqu’ils ont découvert du pétrole qu’ils ont réussi à diffuser leur mauvaise croyance et pourtant ils n’ont rien changé, c’est toujours la même chose. Avant ils n’avaient pas d’argent, ils n’avaient pas de client maintenant qu’ils ont l’argent ils trouvent des clients.

Ils disent : « comment tu demandes à quelqu’un qui lui aussi est dans le besoin ?! », c’est soit disant la réplique qu’ils ont trouvée ! Quand on leur dit qu’il est permis de demander à autre que Allah quelque chose qu’il n’est pas habituel de demander, comme ce compagnon, ils disent : « comment tu demandes à quelqu’un qui lui-même est dans le besoin ?! ». La réplique est que le messager de Allah qui lui aussi ne se passe pas de Allah, il a toujours besoin de Allah a dit à son propre serviteur ce qui signifie : « demande-moi ce que tu veux ». C’est le prophète qui a pris l’initiative de lui dire de demander et le compagnon qui connaît certainement la religion de l’Islam mieux que ces wahhabites a demandé. Le prophète ne lui a pas dit : « tu as fait quelque chose de mal, pourquoi tu demandes à quelqu’un qui lui-même est dans le besoin ». Ces gens-là sont très loin de la religion du prophète.

 

Les gens de la vérité, parmi les savants ont dit : « il est permis de demander au prophète qu’il soit vivant ou mort et il est également permis de demander à un saint qu’il soit vivant ou mort. Cela n’est pas contraire à la loi de l’islam et cela ne représente pas  une adoration d’autre que Allah » tout comme le prétendent ces perturbés, ces perturbateurs qui renient le tawassoul. L’adoration comme l’ont définie les linguistes, les spécialistes de la langue, c’est : « ghayatou l-khouchou^i wa l-khoudou^ » c’est-à-dire l’extrême limite de l’humilité, de la crainte et de la soumission. On comprend à partir de là que le simple tawassoul, la simple demande d’aide ou de renfort par le prophète ou par un saint et lui demander qu’il soit vivant ou mort, cela n’est pas une adoration pour celui à qui on demande cela car ce n’est pas une extrême limite d’une soumission, ce n’est pas une forme d’association. Les prophètes et les saints tout comme l’ont dit les savants de la vérité peuvent agir, accomplir certaine chose durant leur vie et après leur mort. Tout cela par la volonté de Allah. Allah ta^ala fait que s’Il veut, ce saint sort de sa tombe, il fait ce que Allah veut qu’il fasse et il revient. N’est ce pas que Allah est sur toute chose tout puissant. Qu’est ce qui empêche cela ? Rien du point de vue de la raison n’empêche cela, rien. C’est quelque chose de possible selon la raison.

 

Parmi ce qui est parvenu au sujet de l’amour des compagnons envers le prophète élu, il y a la visite qu’ils lui font après sa mort et le tabarrouk, c’est-à-dire la recherche des bénédictions par sa tombe honorée, il y a ce qu’à, rapporté Bilal Al-Habachiy, que Allah l’agrée, le mou’adh-dhin du messager de Allah. Il avait quitté Médine l’illuminée après la mort du prophète et il était parti s’installer au pays de Ach-Cham. Il a vu dans son rêve le messager de Allah lui dire dans le rêve ce qui signifie : « tu fais preuve là d’une froideur ô Bilal. Le moment de venir me rendre visite n’est donc pas encore arrivé ». C’est-à-dire que le prophète s’est comme s’il reprochait avec douceur, comme lorsque quelqu’un te dit « il y a longtemps que tu n’es pas venu me rendre visite pourquoi tu ne viens pas ». Bilal, que Allah l’agrée s’est réveillé de son sommeil attristé et touché. Il a pris sa monture et s’est dirigé vers Médine l’illuminée, que Allah honore et élève d’avantage celui qui y réside. Il est parti à la tombe du prophète, il s’est mis à pleurer et à frotter son visage sur la tombe. C’est alors que Al-Haçan et Al-Houçayn, les deux petit-fils du messager de Allah, sont venus et Bilal les a pris contre lui, les a serrés contre sa poitrine en les embrassant. Ils lui ont dit : « nous souhaitons tant entendre à nouveau l’appel à la prière que tu faisais pour le messager de Allah dans la mosquée ». C’est alors que Bilal a fait ce que les petit-fils du prophète lui ont demandé. Il est monté sur le toit de la mosquée du prophète. Il a pris la place qu’il prenait habituellement et quand il a dit Allahou ‘akbar Allahou ‘akbar, Médine a tremblé. Quand il a dit Ach-hadou an-la ‘ilaha illa l-Lah, les gens ont tous remarqué qu’il y avait quelque chose d’inhabituel. Lorsqu’il a dit Ach-hadou anna Mouhammadan raçoulou l-Lah les femmes étaient sorties de chez elles, elles se sont dit « est ce que le prophète a ressuscité ? » et ce jour-là, était le jour où on avait vu le plus les gens pleurer, hommes et femmes à Médine, après le décès du messager de Allah. Cela a été rapporté par le Hafidh Taqiyyou d-Din As-Soubkiyy dans son livre Chifa’ou s-Saqam.

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Notre Prophete : l’épreuve de son décès

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 18, 2010
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L’épreuve de cette communauté par le décès de son prophète

 

Allah ta^ala dit : {koullou nafsin dha’iqatou l-mawt} [sourat ‘Ali ^Imran/185]

Le messager de Allah a dit « ‘akthirou min dhikri hadima l-ladhdhat » ce qui signifie : « rappelez vous souvent de ce qui détruit les plaisirs » (c’est-à-dire la mort), rapporté par At-Tirmidhiyy.

 

La mort est une réalité. Allah a prédestiné la mort pour tout être vivant. Aucun esclave n’est excepté, aucun être vivant n’est épargné. Même les prophètes, même les messagers ont goûté à la mort. Ceux qui sont les meilleurs des créatures de Allah, même eux sont morts sauf ceux qui sont encore vivant et il s’agit de ^Iça et de notre maître Al-Khadir selon l’avis qui dit que c’est un prophète. Les meilleurs des esclaves de Allah aussi goûtent à la mort. Allah dit dans Son Livre honoré : « wa ma ja^alna libacharin min qablika l-khould » [sourat Al-‘Anbiya’/34] ce qui signifie « Il n’y a pas d’esclave, d’être humain, qui va vivre éternellement dans cette vie du bas monde ».

 

Allah tabaraka wa ta^ala a créé le corps de Adam à partir des différentes catégories de sol de cette terre sur laquelle nous vivons. L’ange chargé de souffler l’âme honorée de notre maître Adam a soufflé cette âme dans le corps de Adam. Et lorsque son âme s’est retrouvée dans son corps notre maître Adam est devenu vivant.

 

Ainsi, Allah a fait que les différentes âmes insufflées dans les corps sont comme un objet qui est prêté. Chacun d’entre nous, son âme est comme un objet qui lui a été prêté et qu’il va rendre. Allah a prédestiné aux descendants de Adam que nécessairement leurs âmes seront reprises par la mort. La mort a lieu par le fait que l’âme quitte le corps ensuite leurs corps seront ramenés à la terre à partir de laquelle Adam a été créé. Leurs corps redeviendront poussière et retourneront à la terre à partir de laquelle notre maître Adam, le premier des humain, a été créé. Ils retourneront à la terre et ensuite au jour du jugement les êtres humains seront ressuscités et ils sortiront de leurs tombes, après que Allah leur crée à nouveau le corps qui a été assimilé par la terre. Au jour du jugement Allah crée les corps qui ont été assimilés par la terre et les gens sortiront de leurs tombes, dans le cas où ce sont des corps qui sont assimilés par la terre. En effet, ce ne sont pas tous les corps qui sont assimilés par la terre. Les corps des prophètes ne seront pas assimilés par la terre. Allah a interdit à la terre d’assimiler les corps des prophètes. Elle ne les assimile pas. Les martyrs du combat, leurs corps ne seront pas assimilés par la terre et également certains saints, leurs corps ne seront pas assimilés par la terre.

Allah dit : « minha khalaqnakoum wa fiha nou^idoukoum wa minha noukhrijoukoum taratan ‘oukhra » [sourat Taha/55] ce qui signifie : « C’est à partir de la terre que Nous vous avons créés et c’est à la terre que vous retournerez et c’est à partir de la terre que vous sortirez une deuxième fois ».

Le Nous ici, le sujet, ce n’est pas un nous de pluriel. C’est Allah Qui est le Créateur et c’est un Nous de glorification.

Allah a fait que le mort retourne à la terre. La deuxième fois c’est pour le jour du jugement.

 

Allah dit : « Qala fiha tahyawna wa fiha tamoutouna wa minha toukhrajoun » [Al-‘A^raf/25] ce qui signifie « c’est sur terre que vous vivrez et c’est sur la terre que vous allez mourir et c’est à partir de la terre que vous sortirez pour le jugement ».

 

Il est rapporté dans les deux Sahih de Al-Boukhariy et Mouslim d’après ‘Ousama Ibnou Zayd que Allah l’agrée lui et son père, qu’une des filles du prophète a envoyé une femme apprendre au prophète qu’un enfant à elle était en train de mourir. Le messager de Allah a dit à cette personne envoyée de la part de sa fille, ce qui signifie : « retourne chez elle (c’est-à-dire auprès de la fille du prophète) et dis lui que c’est à Allah qu’appartient ce qu’Il prend et à Lui appartient ce qu’Il donne et que toute chose a une prédestination et une durée ».

C’est-à-dire l’âme de cet enfant appartient à Allah. Ce que Allah prend appartient à Allah et ce que Allah donne appartient à Allah. La vie de cet enfant à une durée que Allah a prédestinée.

Le prophète a dit à cette personne qui lui a été envoyée, de patienter et d’espérer les récompenses de la part de Allah, car le musulman quand il patiente par recherche de l’agrément de Allah, il sera récompensé ‘incha ‘Allah.

An-Nawawiyy a dit : « ce hadith comporte énormément de règles très importantes de l’Islam. Des règles qui concernent les fondements et les ramifications de la religion, tel la patience face aux épreuves ».

La parole qui signifie : « à Allah appartient ce qu’Il a pris », c’est-à-dire que tous ce monde appartient à Allah et ce que Allah prend ce n’est pas injustement. Il prend ce qui Lui appartient. Et « à Lui appartient ce qu’Il nous a donné », c’est-à-dire que ce que Allah nous a accordé reste une propriété de Allah, il appartient à Allah et Il fait de ce qui Lui appartient ce qu’Il veut. Il fait de nos âmes ce qu’il veut, Il fait de nos corps ce qu’Il veut, Il fait de nos parents ce qu’Il veut, Il fait de nos enfants ce qu’Il veut. Tout appartient à Allah, tout ce monde appartient à Allah.

La suite de la signification de la parole du prophète est « ne soyez pas tourmentés, celui qui meurt sera mort parce que l’échéance que lui a accordée Allah est arrivée ».

N’est-ce pas que toute chose est selon une prédestination. N’est ce pas que tout ce qui a lieu Allah l’a su et l’a voulu. Donc si quelqu’un meurt c’est parce que son échéance est arrivée. Il est impossible qu’une personne meure avant ou après son échéance. La personne mourra à l’échéance que Allah lui a accordée et si vous savez cela alors faites preuve de patience. Patientez et recherchez l’agrément de Allah, recherchez les récompenses de la part de Allah pour votre patience face aux épreuves qui vous arrivent. C’est cela la signification du hadith du prophète.

 

Dans le Mousnad de Al-Bazzar d’après ‘Anas, le prophète a dit aux gens qui s’étaient endormis (certains de ses compagnons ont été pris par le sommeil et ne se sont réveillés qu’après la fin du temps de la prière), ce qui signifie « Ô vous les gens, les âmes des esclaves sont comme quelque chose qui a été prêté dans le corps des esclaves. Allah les retire quand Il veut et Il les ressuscite quand Il veut. La mort et la résurrection sont par la prédestination de Allah ».

 

Sachez que la mort est comme un verre à partir duquel tout le monde va boire. Et la tombe est une résidence que tout le monde va habiter. L’intelligent, le raisonnable est celui qui se prépare pour ce qui vient après la mort, qui se prépare par la piété et les bons actes (en agissant en bien.

Le messager a incité à ce que nous nous rappelions souvent de la mort, que nous ayons souvent à l’esprit la mort. Pourquoi ? Parce qu’il y a de nombreuses sagesses en cela. Se rappeler souvent de la mort incite la personne à s’y préparer avant qu’elle n’arrive. Se rappeler souvent de la mort fait diminuer le trop d’espoir (comme certains qui disent maintenant je vais m’amuser, je vais avoir du bon temps quand j’aurai 60 ans je ferais le pèlerinage, celui-là il a beaucoup d’espoir, il a l’espoir de vivre jusqu’à 60 ans. Se rappeler souvent de la mort fait diminuer le trop d’espoir, la personne va dire demain peut-être je ne serai pas en vie alors à moi de me préparer). Se rappeler souvent de la mort fait que la personne se suffit du peu de subsistance et fait que la personne n’a pas son cœur attaché au bas monde. Se rappeler souvent de la mort incite à se préparer pour l’au-delà, incite le cœur à s’attacher à l’au-delà. Se rappeler souvent de la mort allège les difficultés des épreuves. Se rappeler souvent de la mort, éloigne de l’injustice, de l’orgueil (la personne va éviter d’être injuste et de faire preuve d’orgueil). Notre maître ^Oumar avait fait inscrire sur sa bague « la mort te suffit comme exhortation ô ^Oumar » c’est-à-dire que la mort nous suffit pour nous exhorter, pour nous inciter à accomplir le bien et éviter d’accomplir le mal.

 

Il a été dit un vers de poésie à ce sujet :

Donnez naissance à ceux qui vont mourir

(nécessairement chacun d’entre nous va mourir, chaque fois qu’une femme accouche cet enfant à qui elle a donné naissance va certainement mourir)

Et construisez ce qui va devenir ruine.

(quelque soit les matériaux, la robustesse, ce qui sera construit va nécessairement un jour devenir des ruines).

 

Une belle parole à ce sujet, c’est la parole de celui qui a dit : « je suis étonné de celui qui sait avec certitude qu’il y a une mort comment il se réjouit, et je suis étonné de celui qui a su avec certitude qu’il y a un enfer comment il rit ».

 

Ce bas monde est une résidence de passage et non pas une résidence de séjour éternel et la mort attend, à chaque instant elle peut arriver, elle peut venir. Celui qui est intelligent c’est celui qui profite de cette vie pour œuvrer pour l’au-delà. Il a été rapporté que l’imam Ach-Chafi^iyy lorsqu’il a présenté ses condoléances à un homme qui avait perdu son fils (cet homme était profondément touché par la perte de son fils), il lui a dit « je te présente mes condoléances, non pas que j’espère de la vie quelque chose, mais c’est une bonne tradition dans notre religion que de présenter nos condoléances. Parce que celui qui présente ses condoléances, ne va pas rester éternellement tout comme celui à qui on présente les condoléances, même s’ils vivent un certain bout de temps ». C’est-à-dire que je te présente mes condoléances mais ni toi ni moi n’allons rester éternellement dans cette vie.

 

Notre prophète a appris à sa communauté que lui aussi, il allait mourir et que ce serait une grande épreuve pour sa communauté. D’après ^A’ichah que Allah l’agrée, elle a dit : « le messager de Allah a ouvert une porte, ou une sorte de voile de sorte que de la maison de ^A’ichah il puisse voir les gens qui étaient dans sa mosquée en train de faire la prière dirigés par Abou Bakr que Allah l’agrée. Lorsqu’il a vu les gens faire la prière derrière notre maître Abou Bakr, il a fait les louanges à Allah, il a remercié Allah tellement ce qu’il avait vu lui a plu, à savoir que les compagnons accomplissaient la prière derrière notre maître Abou Bakr. Il a dit ce qui signifie : « que chaque croyant lorsqu’il lui arrive une épreuve qu’il patiente car il n’y aura pas une épreuve plus dure pour ma communauté que lorsque je vais mourir ».

Le prophète nous a appris que l’épreuve de sa mort est la plus grande des épreuves pour notre communauté. Quelque soit l’épreuve qui arrive à la personne dans cette communauté elle ne sera pas aussi difficile que l’épreuve de la mort du prophète (hadith rapporté pas Ibnou Majah).

 

D’après ‘Anas Ibnou Malik, le serviteur du messager de Allah, que Oummou ‘Ayman la nourrice du messager de Allah a pleuré lors de la mort du messager de Allah. Quand elle a été interrogée « qu’est ce qui te fait pleurer Oummou ‘Ayman ? » Elle a dit, que Allah l’agrée, « je savais que le prophète allait mourir mais je pleure parce que nous n’allons plus recevoir la révélation que le prophète nous transmettait » c’est-à-dire la révélation qui comporte les lois de cette communauté (rapporté par l’Imam ‘Ahmad).

 

D’après Abou Bourdah d’après son père, il a dit « nous avons accompli la prière de al-maghrib avec le messager puis nous nous sommes dit nous allons rester pour faire la prière de al-^icha’ avec lui. Nous étions assis et le prophète est sorti vers nous et nous a dit ce qui signifie : « vous êtes encore ici ? ». Nous avons répondu : « O messager de Allah, nous avons fait la prière de al-maghrib avec toi et nous nous sommes dit que nous allions faire la prière de al ^icha’ avec toi ». Il a dit ce qui signifie « vous faites bien (c’est bien) ». Puis il a levé la tête vers le ciel et le prophète, souvent levait la tête vers le ciel. Et il a dit ce qui signifie : « les étoiles dans le ciel sont comme une sécurité pour le ciel lorsque les étoiles vont tomber et qu’il ne restera plus aucune lumière au jour du jugement, le ciel va à son tour se fissurer » et il a dit à la suite ce qui signifie « moi je suis comme une sécurité pour mes compagnons lorsque je m’en irai mes compagnons auront ce qui leur est prédestiné » c’est-à-dire qu’après la mort du prophète il y aura des guerres et des discordes, il y aura des gens qui vont apostasier et les cœurs vont devenir des ennemis les uns pour les autres. Le prophète a annoncé cela et tout cela s’est produit. A la suite de ce même hadith le prophète a dit ce qui signifie « et mes compagnons sont comme une sécurité pour ma communauté, lorsqu’ils s’en iront, il arrivera à ma communauté ce qui lui est prédestiné » c’est-à-dire l’apparition des mauvaises innovations qui sont contraires à la religion, des évènements et des discordes qui vont se produire, la force du chaytan qui va apparaître et d’autres ennemis qui vont avoir le dessus sur la communauté et tout cela ce sont des signes de la prophétie de notre maître Mouhammad, ce sont ses miracles et tout cela s’est produit tout comme il nous l’a annoncé.

 

Il a été révélé au prophète éminent, durant sa vie alors qu’il était entouré de ses compagnons et de sa famille, que son terme était proche et ce, dans plusieurs ayah du Qour’an parmi lesquelles la parole de Allah : « Innaka mayyitoun wa innahoum mayyitoun » [sourat azZoumar/30] qui signifie : « Ô Mouhammad tu vas mourir ». Et la parole de Allah qui signifie « et Mouhammad est un messager qui a été précédé par d’autres messager et il va mourir ». Il y a aussi sourat An-Nasr qui a été révélée au cœur de notre maître Mouhammad et par cette sourat le prophète a su que son terme était proche. D’après ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar que Allah l’agrée lui et son père, il a dit : « cette sourat « idha ja’a nasrou l-Lahi wa l-fath » a été révélée au messager de Allah durant les jours de at-tachriq (les trois jours qui viennent après le jour de ^idou l-adha, la fête du sacrifice, le 11, 12, 13 de dhou l-hijjah) et il a su par cette sourat que sa mort était imminente ». Rapporté par Al-Bayhaqiyy dans ses Sounan. La signification de cette sourat est que « toi ô Mouhammad lorsque Allah t’accordera la conquête des pays et que les gens vont entrer dans ta religion (en Islam) par groupe (‘afwaj) alors ton terme sera proche (c’est-à-dire que bientôt tu mourras). Prépare-toi  alors pour la mort par les paroles al hamdou li l-Lah et astaghfirou l-Lah. Car tu auras accompli ta mission, tu auras transmis le message qui t’a été confié et ce que Allah te prépare après la mort vaut mieux pour toi que le bas monde. Prépare toi à passer de cette vie vers ce qui vient après la mort qui est la vie de al-barzakh. »

 

Il a été rapporté de Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée lui et son père qu’il a dit : « lorsque cette sourat a été révélée au prophète, il a su qu’il allait bientôt mourir et le prophète s’est alors consacré encore plus aux actes d’adoration pour l’au-delà ».

 

Il a été rapporté que la Dame honorable ^A’ichah a dit : « le messager de Allah disait beaucoup avant sa mort soubhana l-Lahi wa bi hamdihi, astaghfirou l-Laha wa atoubou ilayh ». ^A’ichah a dit alors au prophète : « tu dis maintenant des invocations que tu ne disais pas auparavant. Avant aujourd’hui tu ne disais pas beaucoup ces paroles ». Il lui a répondu ce qui signifie « mon Seigneur m’a appris que je vais voir un signe qui va apparaître dans ma communauté et quand je verrai ce signe là je ferai les évocations en faisant la louange et la demande de pardon et j’ai vu ce signe ». Le prophète a répondu à ^A’ichah que Allah lui a ordonné que lorsqu’il verra un signe particulier il va dire beaucoup al-hamdou li l-Lah et ‘astaghfirou l-Lah et que ce signe il l’a vu. Si le prophète élu qui est l’imam des pieux, le maître des bienfaiteurs, si il a reçu l’ordre de veiller à ce que ses derniers actes soient des actes de bien que dire du cas de celui qui est dans le péché ? Que dire du cas de celui qui est dans la désobéissance ? Que dire du cas de celui qui est sali par les péchés et qui a besoin de purification ?

Le prophète a reçu l’avertissement que la mort était proche par une révélation mais nous autre qui ne recevons pas cet avertissement par révélation de la mort proche, ce sont les cheveux grisonnants et la mort de ceux qui ont son âge qui vont l’avertir. Lorsque la personne voit ses cheveux gris et que ceux qui ont son âge commencent à mourir, ceci est un avertissement que la mort est proche. D’après Jabir que Allah l’agrée, le prophète lorsqu’il a ordonné aux gens qui l’accompagnaient pour le pèlerinage de lancer des pierres dans les jamarat, il leur a indiqué la taille de ces pierres et il a dit ce qui signifie « peut-être que l’année prochaine je ne vous verrai pas » rapporté par At-Tirmidhiy. C’était le seul pèlerinage que le prophète a accompli, le prophète a fait un seul pèlerinage de toute sa vie. Il a été dit que le prophète lors du pèlerinage de al-wada^ qu’il a accompli, a plusieurs reprises il a dit, ce qui signifie « peut-être que l’année prochaine je ne vous verrai pas et peut être je ne ferai plus jamais de pèlerinage après ce pèlerinage là ». Lors de ce pèlerinage Allah a révélé à Son prophète la parole « al-yawma akmaltou lakoum dinakoum » [Al-Ma’idah/3] et également sourat an-nasr. Ceci indique que sa mission de prophète était terminée. Ce sont des ayah qui indiquent que sa mission de prophète était arrivée à son terme dans le bas monde. C’est pour cela que ce pèlerinage a été appelé hajjatou l-wada^, le pèlerinage de l’adieu parce que le prophète avait fait ses adieux à l’occasion de ce pèlerinage.

 

Parmi ce qui indique que les compagnons avaient compris que le prophète leur avait annoncé que sa mort était proche, il y a ce qui est rapporté de Mou^adh Ibnou Jabal que Allah l’agrée lorsque le messager de Allah l’avait envoyé au Yémen. Le messager été sorti avec lui pour l’accompagner comme on accompagne quelqu’un qui va faire un voyage. Le prophète, la meilleure de toute les créatures, avait accompagné son compagnon Mou^adh. Mou^adh était sur sa monture et le messager marchait à coté de lui. Quand il allait le quitter, le prophète a dit à Mou^adh ce qui signifie « O Mou^adh, peut être que tu ne me verras plus après cette fois ci ou peut être tu passeras auprès de ma tombe ». C’est alors que Mou^adh s’est mis à pleurer à chaudes larmes. Puis le messager s’est retourné pour revenir à Médine puis il a dit ce qui signifie « ceux qui sont le plus proche de moi ce seront les pieux quels qu’ils soient et où qu’ils soient » (rapporté par l’Imam ‘Ahmad).

 

D’après la Dame honorée ^A’ichah que Allah l’agrée, l’épouse du prophète : « les épouses du prophètes s’étaient toutes réunies, aucune n’était absente. C’est alors que Fatimah Az-Zahra’ la fille du prophète, était venue en marchant et sa marche ressemblait à la marche du messager de Allah, son père. Le prophète lui a dit «  marhaban bi bnatiy » ce qui signifie « bienvenue à ma fille » et il l’a fait asseoir prés de lui (à sa droite ou à sa gauche). Puis il lui a dit des paroles à voie basse. C’est alors que Fatimah s’est mise à pleurer, puis il lui a dit à nouveau des paroles à voie basse et elle s’est mise à sourire. ^A’ichah lui a dit « qu’est ce qui t’a fait pleurer ? » Elle a répondu : « je ne peux pas divulguer le secret du messager de Allah ». ^A’ichah lui a dit : « je n’ai jamais vu comme aujourd’hui quelqu’un être heureux après avoir été malheureux et que ce sont deux évènements qui sont très proche », rapidement la personne est passée d’une tristesse vers une joie. Lorsque le prophète est mort ^A’ichah a de nouveau questionné Fatimah et Fatimah lui a répondu, après la mort du prophète. Elle lui a dit « le prophète m’a dit que Jibril révisait avec lui le Qour’an une fois chaque année et cette année il l’avait révisé avec lui deux fois ».

Comment se passait cette révision ? L’un récite et l’autre écoute.

Le prophète a dit ce qui signifie « je pense qu’il ne l’a fait que parce que je vais bientôt mourir et tu seras la première des gens de ma famille à me rejoindre (c’est-à-dire à mourir après moi) et je suis un bon prédécesseur pour toi ».

Fatimah a dit « c’est pour cela que je me suis mise à pleurer ». Puis il m’a dit par la suite ce qui signifie « ne voudrais tu pas être la meilleure des femmes de cette communauté ». Il lui a annoncé la bonne nouvelle qu’elle est la meilleure des femmes de la communauté de notre maître Mouhammad. Bien sûr la meilleure de femmes de toute l’humanité c’est notre dame Maryam. Elle a dit « et c’est pour cela que j’ai souri ». Fatimah a expliqué à ^A’ichah (rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim).

 

D’après le compagnon honorable Abou Hourayarah, il a dit : « Jibril révisait avec le prophète tout le Qour’an une fois par an et l’année de sa mort il l’a révisé avec lui deux fois. Et le prophète chaque année faisait al-i^tikaf les dix dernières nuits de Ramadan et l’année de sa mort il a fait al-i^tikaf les 20 dernières nuits de Ramadan ». Al-i^tikaf est le fait de rester dans la mosquée et de ne pas en sortir, sauf avec une nécessité et avec l’intention de rester dans la mosquée et c’est un acte d’adoration qui donne des récompenses.

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Notre Prophète : parmi ce qui lui a appartenu

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 15, 2010
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Parmi ce qui a appartenu au Prophète

 

L’aspect du Prophète inspire le respect à celui qui le voit. Et celui qui le côtoie et qui vit proche de lui l’aimera en raison des bons caractères qu’il a, en raison de sa grande tendresse et de sa grande modestie. Ainsi les cœurs s’attendrissaient à la vue du prophète et les yeux trouvaient du plaisir en le contemplant. Sa parole était comme une lumière et ses actes sont comme une lumière. Quand il est silencieux il inspire le respect et lorsqu’il parle, les cœurs et les yeux sont épris par lui. Quand il souriait, son visage était éclairé, tu penses voir une lune en le voyant.

Le prophète était extrêmement modeste. Il faisait son chemin avec les pauvres et si les veuves venaient lui demander un soutien, il les aidait sans aucune forme d’orgueil. Le prophète se servait lui-même, il n’attendait pas que quelqu’un vienne à son service. Il réparait lui-même ses chaussons, il cousait lui-même ses vêtements et il s’attelait à la maison aux taches comme n’importe quelle personne. C’était lui qui faisait la trait des brebis et cela n’était pas un défaut pour lui.

 

Parmi les comportements du Prophète, il ne faisait pas face aux gens des choses qu’il détestait. C’est-à-dire, surtout si quelqu’un était dans son assemblée, il agissait avec lui de sorte que la personne se sente à l’aise. Et lorsqu’il lui parvenait que quelqu’un avait agi en mal, il disait : « ma balou ‘aqwamin yasna^ouna kadha » c’est à dire « pourquoi il y a des gens qui font telle chose ». Il ne disait pas pourquoi untel faisait telle chose.

Il lui arrivait de plaisanter avec ses compagnons pour leur réjouir le cœur, pour les attirer quand ils étaient dans une épreuve. C’était pour les soulager de leur difficulté, mais malgré cela il ne disait que la vérité, parce que le prophète est protégé du mensonge. La plaisanterie ne contredit pas la perfection tant qu’elle ne déborde pas des limites de la Loi de l’Islam.

Parmi sa modestie, c’est qu’il prenait place pour manger auprès des esclaves et il prenait la même position qu’eux, il n’était pas orgueilleux. Il disait : « ‘innama ‘ana ^abdoun ‘akoulou kama ya’koulou l-^abid wa ‘ajlisou kama yajlisou l-^abid », ce qui signifie : « je ne suis qu’un esclave, je mange comme les esclaves mangent et je m’assois comme les esclaves s’assoient ». Parmi son excellent comportement c’est que le prophète allait dans les vergers de ses compagnons. Son objectif en leur rendant visite était de les honorer et de les rapprocher. Le prophète quand ses compagnons s’étonnaient d’une chose, il s’étonnait lui aussi et il riait aussi de ce qui les faisait rire. On ne voyait pas de lui un visage maussade et quand ses compagnons récitaient de la poésie en sa présence et ils riaient et qu’ils citaient des choses de la jahiliyyah, il ne faisait pas plus que sourire pour leur réjouir le cœur. Son comportement était certes excellent et il avait une bonne conduite avec ses compagnons.

L’indulgence du prophète éminent concernait tous les gens. Ainsi dans leurs droits ils étaient équivalents pour lui. Il a été confirmé du prophète qu’il n’avait jamais blâmé un serviteur pour quelque chose qu’il avait fait ou délaissé. Il ne lui avait jamais dit pour une chose qu’il avait fait : « pourquoi as-tu fait cela ? », ni pour une chose qu’il n’avait pas fait : « pourquoi ne l’as-tu pas faites ? ». Le prophète disait plutôt : « law qouddira chay’ », c’est à dire : « si Allah a prédestiné que cette chose ait lieu, elle aura eu lieu ». Son assemblée était une assemblée d’indulgence, de patience et de pudeur. Il commençait par passer le salam aux autres. Quand quelqu’un venait dans l’assemblée, il lui donnait un coussin pour s’asseoir ou il mettait un châle ou une écharpe pour qu’il s’asseye dessus, par honneur pour le visiteur.

Parmi les caractères du prophète élu, c’est qu’il était extrêmement miséricordieux envers les créatures. Il pardonnait. Parmi les exemples de cela, c’est qu’il lui a été dit un jour : « Nouh, ^alayhi s-salam, a fait l’invocation contre son peuple, pourquoi ne fais tu pas une invocation contre ceux qui t’ont fait du mal quand tu faisais ta prière, ceux qui t’ont cassé une dent. Si tu faisais une invocation contre Daws (qui est une tribu du Yémen) et d’autres mécréants ? ». Mais le prophète a répondu : « ‘innama bou^ithtou rahmah wa lam ‘oub^ath la^^ana », rapporté par Mouslim, ce qui signifie : « j’ai été envoyé en tant que miséricorde et je n’ai pas été envoyé pour maudire ». Il n’a pas répondu en faisant des invocations contre ses gens-là, comme on le lui avait suggéré. Il avait plutôt fait des invocations en leur faveur en disant : « Allahoumma hdi dawsan wa’ti bihim mouslimin », ce qui signifie : « Ô Allah guide la tribu de Daws et fait qu’ils deviennent musulmans ». Effectivement cette tribu devint l’une des tribus particulièrement attachée à l’Islam et c’était là l’un des signes de son excellence de comportement.

Le prophète Al-Moustafa n’était pas indécent et vulgaire dans ses propos. Il ne maudissait pas, il n’était pas avare, il n’était pas peureux et le prophète choisissait toujours la chose la plus facile par miséricorde pour son peuple. Quand il avait à choisir entre deux choses ou plus, il choisissait la plus facile, bien sûr tant que ce n’était pas une désobéissance. Si c’était un péché, il était de ceux qui s’en éloignaient le plus. D’après la dame glorieuse ^A’ichah, que Allah l’agrée, elle a dit : « le messager de Allah n’a jamais frappé un serviteur à lui, il n’a jamais frappé une femme à lui et il n’a jamais pris une revanche pour lui-même sauf si c’est quelque chose qui est une désobéissance. Et chaque fois qu’il avait le choix entre deux choses, il choisissait la plus facile tant que ce n’était pas une désobéissance », rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim.

Parmi ce qui est parvenu du messager c’est que personne ne l’avait vu en riant la bouche ouverte. Son rire, la plupart du temps était un sourire. Le prophète aimait al-fal ou la bonne augure, c’est-à-dire entendre une belle parole de laquelle il espérait à sa suite un bien, c’est à dire qu’il entend quelque chose et il espère que ce soit un signe de bien derrière. Il détestait la superstition c’est à dire qu’il détestait le fait de penser du mal d’une chose qu’on a vu ou qu’on a entendu, de penser que derrière cette chose là il y a un mal.

Le prophète Al-Moustafa, l’élu, était indulgent et patient. Il ne rétribuait pas le mal par le mal, c’est à dire lorsqu’il lui était une mauvaise parole ou un mauvais acte, il ne répondait pas de la même chose. Au contraire, il répondait par le pardon, bien qu’il était capable de se venger. A ce sujet, d’après ce qu’a rapporté ‘Anas Ibnou Malik, que Allah l’agrée, il a dit : « je marchais un jour avec le messager de Allah, et il avait sur lui une cape de la région de Najran qui était d’une bordure rude. C’est alors qu’un campagnard l’a tiré fortement par sa cape au point que je voyais la trace du tissu sur le cou du prophète tellement cet homme avait tiré fort. Puis il lui a dit : Ô Mouhammad, donne-moi de l’argent de Allah que tu as. C’est alors que le messager de Allah s’est retourné vers lui en souriant et il a ordonné que l’on donne à cet homme des biens », rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim.

Les nouvelles du prophète au sujet de son pardon, de sa patience face à la nuisance des autres étaient nombreuses. Toutes ces nouvelles témoignent de l’éminence de comportement du prophète. Allah est exempt de toute imperfection, Lui Qui a accordé ces bons caractères à Son bien-aimé, Al-Moustafa. Allah a dit vrai dans le Qour’an dans la description de Son prophète élu : « wa ‘innaka la^ala khoulouqin ^adhim » [sourat Al-Qalam / 4], ce qui signifie : « Tu as certes un comportement d’excellence ».

 

Mention du parfum qu’utilisait le prophète

Le prophète aimait le bon parfum car le bon parfum a un bon effet sur le cœur et les anges aiment les bons parfums. Le prophète détestait les mauvaises odeurs. Le parfum du prophète était al-ghaliyah qui était un parfum composé de musc, d’ambre de ^oud et de camphre. Le prophète se parfumait également de musc seul et également il utilisé as-souk qui est un parfum connu dans lequel on ajoutait autre chose. Ce que le prophète utilisait comme encens, c’est à dire ce qu’il brûlait, c’était le camphre et le parfum de an-nadd. Le prophète mettait dans ses yeux de al-‘ithmid qui est une poudre noire connue. Il mettait du ‘ithmid par trois fois dans chaque œil car quand on fait quelque chose la faire un nombre impaire de fois est apprécié. Le prophète a dit : « ‘iktahilou bi l-‘ithmid fa ‘innahou yajlou l-basar wa younbitou cha^ar », ce qui signifie : « mettez al-‘ithmid dans vos yeux, car c’est quelque chose qui fait que le regard devient clair et que les cils repoussent ».

 

Information utile : Le messager de Allah a dit : « houbbiba ilayya min dounyakoumou n-nisa’ou wa ttibou wa jou^ilat qourratou ^ayni fi ssalah », rapporté par An-Naça’iyy dans ses Sounan et Ahmad dans son Mousnad. Ce hadith ne veut pas dire que le messager avait le cœur attaché aux femmes mais cela veut dire qu’il avait le penchant naturel vers les femmes, mais malgré cela il ne suivait pas ce penchant. Ainsi c’est une augmentation de degré du prophète selon le jugement de Allah car malgré ce penchant, cela ne le détournait pas de l’obéissance à Allah et ne le faisait pas détourner de l’appel à l’Islam, ni de la multiplication des actes d’obéissances. Le savants ont dit : « celui qui blâme le messager et qui prétend qu’il avait le cœur attaché aux femmes, celui-là devient mécréant, car rabaisser un prophète est de la mécréance ». Parmi les choses que le prophète appréciait, que l’on comprend de ce hadith, c’est le parfum car il revivifie le cœur et il réjouit les anges. A la fin de ce hadith, le prophète a dit « wa jou^ilat qourratou ^ayani fi ssalah », c’est à dire que « ma grande réjouissance est lorsque j’accomplis la prière et que je ne me lasse pas d’accomplir la prière ».

 

La description du sceau du prophète (ce avec quoi il signait)

Le prophète élu avait une bague. Toute la bague y compris la partie qui tient lieu de pierre dans une pierre tout est d’argent (il n’y avait pas de pierre en un autre matériau). Toute la bague était en argent et sur ce qui tenait lieu de pierre mais qui était en argent, il était taillé « Mouhammadoun rasoulou l-Lah ». Ces trois mots, chacun était sur une ligne. Les traces des lettres étaient complètes, il n’y avait pas de mots qui étaient incomplets ou de lettre qui était incomplète. Lorsque le prophète portait sa bague, il mettait la partie qui tient lieu de pierre mais qui est en argent vers l’intérieur de la main, et c’est un signe de modestie. Il apposait son sceau sur les écrits en tant que signature. Il portait sa bague à l’auriculaire de la main droite, comme cela est rapporté dans les Sahih de Al-Boukhariyy et Mouslim.

 

La description de la couche du prophète

 

Al-firach, la couche, c’est ce sur quoi la personne dort pour la protéger de la nuisance du froid et de la chaleur, c’est ce qu’on met sur le sol pour dormir dessus. La couche du prophète était d’une peau d’animal teinte et à l’intérieur de cette peau il y avait des fibres (al-lith) tout comme l’ont rapporté les deux Chaykh, Al-Boukhariyy et Mouslim. Sa couche était un signe de grande modestie. Quand on la voyait cela n’inspirait pas d’orgueil, au contraire, en la voyant on se rappelle la modestie. Il arrive aussi que le prophète dorme directement sur sa cape qu’il pliait en deux et qu’il mettait à même le sol. Il la pliait en deux. At-Tirmidhiyy a rapporté dans « chama’ilou l-Mouhammadiyyah », d’après la dame honorable, Hafsah, la fille de ^Oumar Al-Farouq, que Allah l’agrée elle et son père, elle disait que la couche du prophète était une cape que le prophète mettait en deux couche et sur laquelle il dormait. Une nuit elle lui a dit : « si tu le pliais en quatre ce sera un peu plus épais », c’est alors qu’il a pris ce que sa femme lui a suggéré mais au matin il a ordonné qu’elle soit remise en deux seulement.

Le prophète, il lui arrivait aussi de dormir directement sur les nattes et il n’avait rien d’autre que cela.

 

Information utile : D’après le compagnon honorable ^Abdou l-Lah Ibnou Mas^oud, il a dit : « le messager de Allah s’est endormi un jour sur des nattes et à son réveil on voyait les traces sur ses côtes. Nous lui avons dit, Ô messager de Allah, tu aurais pu prendre un tissu ou quelque chose pour éviter que les traces de ces nattes apparaissent sur ta peau et que ça te soit inconfortable. Il a répondu : « ma li wa li d-dounyah ma ‘ana fi d-dounyah illa karakibini stadhalla tahta chajarah thoumma raha wa tarakaha », rapporté par At-Tirmidhiyy, ce qui signifie : « je ne suis pas attaché au bas monde. Pour le bas monde je me considère comme un voyageur qui a fait halte à l’ombre d’un arbre puis est parti en le laissant ». D’après ^Akrimah, il a dit : « ^Oumar Ibnou l-Khattab est rentré auprès du prophète alors qu’il était endormi sur des nattes à partir de palmes de palmiers, qui ont laissé des traces sur le corps du prophète. ^Oumar s’est alors mis à pleurer. Le prophète lui a dit : « ma youbkika ? », il lui a dit, je me suis rappelé de Chosroes et de sa souveraineté et de Hourmouz et de sa souveraineté et du souverain d’Abyssinie et de sa souveraineté et toi le messager de Allah sur des nattes en palmes de palmiers. Alors le messager de Allah lui a dit : « ‘ama tarda ‘anna lahoumou d-dounya wa lana l-‘akhirah », ce qui signifie : « ne veux tu donc pas qu’ils aient le bas monde et que nous ayons l’au-delà ».

 

Mention des brebis et des coqs du prophète

 

Le prophète avait des animaux qui donnaient le lait, des brebis, des chamelles, que ‘OummouAyman AlHabachiyyah faisait paître. Le prophète leur donnait des noms. La première Barakah, la deuxième Zamzam, la troisième Souqya, la quatrième ^Ajrah, la cinquième Warchah, la sixième ‘Atlal, la septième ‘Atraf, la huitième Qamar, la neuvième Youmn et la dixième Ghawthah.

Il est parvenu dans les Sounan de Abou Dawoud que le prophète avait cent brebis. Il ne voulait pas en avoir plus, chaque fois qu’une brebis mettait bas un agneau, il égorgeait à la place un mouton.

Il avait aussi un coq blanc qui le réveillait pour la prière. Mais il n’a pas été rapporté que le prophète avait possédé des vaches.

 

Les chamelles du prophète

 

Le prophète avait aussi des chamelles qui étaient : Al-Hinna, ^Ourayys, Baghoum, AsSamra, Bourdah et Al-Marwah qui lui avait été offerte par Sa^d Ibnou ^Oubadah, que Allah l’agrée.

Il avait aussi : As-Sa^diyyah, Hafidhah et Mouhrah qui lui a été aussi offerte par Sa^d Ibnou ^Oubadah, que Allah l’agrée.

Il y avait AlYousayyirah, Raya, Ach-Chaqra, AsSouhba, Al-^Adba, Al-Jad^a qui sont toutes deux des chamelles qui s’appellent Al-Qaswa. Et il avait d’autre encore que celles-ci.

Pour les chameaux, le prophète avait : Ath-Tha^lab, Jamal ‘Ahmar, Al-Mouktasab et il avait aussi un autre qui s’appelait ^Askar.

 

Les montures du prophète

 

Le prophète avait cinq mules. La première Douldoul, qui était blanche, qui lui avait été offerte par Al-Mouqawqis, le roi d’Alexandrie, que le prophète montait pendant ses voyages. La deuxième était Fiddah, qui avait été offerte par Al-Joudhamiyy et il l’avait offerte à son tour à Abou Bakr AsSiddiq, que Allah l’agrée. La troisième c’est Al-‘Ayliyah, relativement à ‘Aylah, car le prophète l’avait reçu en cadeau du souverain de ‘Aylah. ‘Aylah est une ville du pays de Ach-Cham, tout comme dans le livre Mou^jamou l-Bouldan de Yaqout Al-Hamwiyy. La quatrième mule c’est Baghlah, qui lui avait été offerte par Al-‘Oukaydir, le souverain de Dawmatou l-Joundoul. La cinquième est une mule qui lui avait été offerte par An-Najachiyy, le roi d’Abyssinie que Allah l’agrée.

Pour ce qui est des ânes, il avait un qui s’appel ^Oufayr, certains ont dit Ya^four qui lui avait été offert par Al-Mouqawqis, le roi d’Alexandrie et d’autres ont dit que c’était deux ânes différents ^Oufayr et Ya^four. Il avait un troisième qui lui avait été offert par le compagnon honorable Sa^d Ibnou ^Oubadah. En effet, le prophète marchait un jour et Sa^d l’a fait monter sur son trajet du retour sur un âne et il a envoyé son fils Qays Ibnou Sa^dah derrière lui et quand le prophète était arrivé chez lui, il avait voulu rendre cet âne mais Qays Ibnou ^Oubadah lui a dit : « c’est un cadeau ».

 

Les autres montures du prophète (les chevaux)

 

Le prophète avait des juments et des chevaux, parmi lesquels As-Sakb qui est le premier cheval qu’il avait possédé. Sakaba c’est à dire renverser. Il a été ainsi appelé en raison de sa rapidité. Le messager de Allah l’avait acheté à Médine et c’était un cheval noir. Le deuxième Lizaz, c’est à dire la signification de ce nom c’est qu’aucun cheval ne peut le battre. C’est AlMouqawqis le roi d’Alexandrie que le lui avait offert et le prophète l’appréciait. Le troisième était AdhDharib et dans la langue arabe, Dharib est un mot singulier dont le pluriel est AdhDhirab et veut dire les petites montagnes. Il a été appelé ainsi en raison de sa vigueur et de sa grande taille. C’était Farwah Ibnou ^Amr AlJoudhamiyy qui le lui avait offert. Le quatrième, Sabhah qui est une jument de couleur marron que le prophète avait acheté pour 10 chameaux. Le cinquième c’est AlMourtajiz qui était un cheval qui avait un beau hennissement. Il l’avait acheté d’un campagnard et il était de couleur blanche. Le sixième Ward lui avait était offert par Tamim Ad-Dariyy. Le septième Al-Lahif, et ce sont là les sept montures connues chez les spécialistes de la biographie du prophète.

 

La mention  des récipients qu’avait utilisé le prophète et autres ustensiles

 

Le prophète avait de nombreux récipients, parmi lesquels un récipient qui s’appelait ArRayyan, un autre AlMoughith, un autre Moudabbab, car une partie était rafistolée avec de l’argent. Le prophète les secourait lorsque les compagnons étaient dans le besoin ou lorsqu’ils étaient malades, ils buvaient dans ces récipients et ils guérissaient par la volonté de Allah. Il avait un autre récipient en verre et un autre que le prophète utilisait pour ses besoins, qu’il mettait sous l’endroit ou il dormait, qu’il utilisait dans les nuits froides.

Le prophète avait aussi un grand récipient en pierre à partir duquel il faisait le woudou. Le récipient dans lequel il puisait l’eau était appelé AsSadirah. Et la Qas^ah était appelé Al-Gharra parce qu’elle était grande. Al-Qas^ah c’est la grande assiette dans laquelle on mange la nourriture.

Le prophète avait un récipient appelé Sa^ car il servait pour mesurer la quantité de nourriture de base à sortir en tant que zakat de Al-Fitr. Il avait aussi une boîte et un couffin d’Alexandrie, de forme carrée que lui avait offert Al-Mouqawqis, le roi d’Alexandrie, avec Mariyah, la mère de son fils ‘Ibrahim. Le prophète mettait dedans ses affaires personnelles, son siwak et la mak-halah, c’est-à-dire ce qu’il utilisait pour mettre le kouhoul dans les yeux, il en faisait avant de dormir. Il y avait aussi son miroir, que le prophète utilisait et qui était appelé Al-Moudhillah et Al-Miqrad, c’est à dire un instrument pour couper qui était appelé Al-Jami^ et c’était ces affaires là qu’il emmenait aussi avec lui dans ses voyages.

Le prophète avait aussi un lit que lui avait offert le compagnon honorable ‘As^ad Ibnou Zourarah. Les pieds de ce lit étaient en bois de as-saj. Il a été rapporté de la dame honorable ^A’ichah que Allah l’agrée qu’elle disait : « quand Qouraych était à La Mecque nous aimions beaucoup dormir sur des lits et quand le messager de Allah est arrivé à Médine et qu’il avait été hôte de Abou ‘Ayyoub Al-‘Ansariyy, le prophète a dit : « ‘ama lakoum sarir ? », ce qui signifie : « Avez-vous des lits ? ». Ils ont répondu « non ». C’est alors que la nouvelles parvint à ‘As^ad Ibnou Zourarah qui lui a envoyé un lit dont les pieds étaient du bois de as-saj et le prophète dormait dessus jusqu’à ce qu’il vint s’installer dans ma maison et il me l’a offert et il dormait et lorsqu’il est mort il était dessus. Les gens ont voulu transporter sur ce lit leur morts et Abou Bakr et ^Oumar et d’autres personnes encore ont été portés sur ce lit pour rechercher la barakah ». Ce qui a été dit ici n’est pas en contradiction avec ce qu’on a dit plus haut au sujet de la couche, c’est à dire que ce qu’on a dit plus haut pour les couches c’est que le plus souvent le prophète dormait à même le sol. Mais cela ne veut pas dire qu’il ne lui arrivait pas de dormir aussi sur un lit.

 

Information Utile : Les compagnons, que Allah les agrée, recherchaient la barakah par les traces physiques du prophète, durant sa vie et après sa mort et les musulmans ont poursuivis sur cela jusqu’à nos jours. Le tabarrouk signifie la demande de recherche de biens et il est permis de faire le tabarrouk et cela nous l’avons compris à partir des actes du prophète éminent qui à lui-même distribuer ses cheveux et ses ongles à ses compagnons que Allah les agrée afin que ces cheveux demeurent une bénédiction entre leurs mains et un rappel pour eux et afin qu’ils puissent obtenir grâce aux cheveux du prophète la guérison de leurs maladies. Pour qu’ils demandent les bénédictions et pour qu’ils demandent l’intercession du prophète à Allah tabaraka wa ta^ala grâce aux traces physique du prophète. En cette belle habitude, cette habitude bénie, les compagnons ont été suivis et c’est la voie du tabarrouk, cette voix qui a été suivi par ceux à qui Allah a accordé la félicité et le bien. Le Khalaf a repris cette habitude du Salaf et cela s’est prolongé jusqu’à nos jours.

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Réplique : la théorie de darwin

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 15, 2010
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Sache, toi qui recherche la vérité, que Allah nous fasse miséricorde, que notre maître Adam ^alayhi s-salam est le père de l’humanité. C’est le premier homme que Allah ta^ala a créé. Il est le premier du genre humain, ce genre à qui Allah a accordé un mérite sur tous les autres genres des créatures. Allah ta^ala dit : « Wa laqad karramna baniAdam » Sourat Al-‘Isra / 70. Le genre humain est meilleur que le genre des anges et meilleur que le genre des jinn.

Adam a été créé au paradis la dernière heure du vendredi des six jours dans lesquels Allah a créé les cieux et la terre. Mouslim a rapporté du hadith de Abou Hourayrah, que Allah l’agréé, que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Le meilleur des jours dans lequel le soleil s’est levé, c’est le vendredi ». C’est en ce jour qu’a été créé Adam. L’origine de sa création ^alayhi s-salam est de terre tout comme cela est parvenu dans le Livre éminent et dans la sounnah pure. Allah ta^ala dit : « Inna mathala ^Iça ^inda l-Lahi kamathali ‘Adama khalaqahou min tourab » Sourat ‘Ali ^Imran / 59, ce qui signifie : « L’exemple de ^Iça selon le jugement de Allah est comme celui de Adam. Allah l’a créé de terre ». Et le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit : « Annaçou min ‘Adam wa ‘Adamou min tourab » ce qui signifie : « Les gens descendent de Adam et Adam est originaire de la terre ». Ibnou Hibban et d’autres ont rapporté que le messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Allah a ordonné à un ange de prendre une poignée de terre de différents sols de la terre sur laquelle nous vivons, du sol qui est blanc et noir, et ce qui est entre les deux. Et la descendance de Adam est venue conformément à cette variété des sols. Et selon l’Imam ‘Ahmad, le prophète a dit ce qui signifie : « Les fils de ‘Adam sont venus relativement à cette variété. Il y a parmi eux ceux qui sont blancs, ceux qui sont rouges, ceux qui sont noirs et entre les deux. Il y a celui qui est souple, celui qui est dur, et entre les deux. Il y a celui qui est malin, celui qui est bon, et celui qui est entre les deux. C’est-à-dire que les états des descendants de ‘Adam ^alayhi s-salam sont différents en raison de cette variété de terres à partir de laquelle il a été créé. Cette terre a été emmenée au paradis. Elle a été mélangée avec de l’eau du paradis. Elle est ensuite restée sous forme de terre glaise durant quarante jours. Puis Allah a fait transformer cette terre glaise comme de la poterie. Allah ta^ala dit : « Khoulouqa l-‘insana min salsalin kalfakh-khar » Sourat Ar-Rahman / 14. Allah l’a rendu os, chair et sang. Et l’âme bonne et honorée selon le jugement de Allah a été insufflée dans ce corps. Allah a fait de lui un prophète messager tout comme cela a été indiqué par la ‘ayah honorée : « Inna l-Laha s-stafa ‘adama wanouhan wa’ ala ‘ibrahima wa’ ala ^imrana ^ala al-^alamin » Sourat ‘Ali ^Imran / 33, ce qui signifie : « Allah a élu ‘Adam, Nouh, la famille de ‘Ibrahim et la famille de ^Imran ». Et le hadith qui a été rapporté par Ibnou Hibban dans lequel Abou Dharr avait posé la question au Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam au sujet du premier des prophètes. Le prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam lui a répondu  que c’était ‘Adam. Abou Dharr lui a dit ensuite : « Est-ce que c’était un prophète messager ? ».  Et le prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam lui a dit : « Oui ». Ceci est la croyance des musulmans sur le début de notre maître ‘Adam ^alayhi s-salam, qu’il est un prophète messager, comme la totalité des prophètes que Allah ta^ala a envoyé pour indiquer aux gens ce qui est de l’intérêt de leur religion et de leur bas monde. Ils ont appelé à l’Islam et ont enseigné aux gens le tawhid, Allah les a préservé de la mécréance, des grands péchés et des petits péchés de bassesse, avant leur mission de prophète et après, et également de tout ce qui repousse de l’acceptation de l’appel. Il les a embellis par des caractères louables, par des bons comportements. Il leur a donné un mérite sur les mondes. Allah ta^ala dit : « Wakoullan faddalna ^ala al-^alamin » Sourat An-^Am / 86, ce qui signifie : « Nous leur avons tous accordé un degré supérieur par rapport aux créatures ». Et notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Allah n’a pas envoyé un seul prophète sans qu’il ait un beau visage et une belle voix ». Et notre prophète est celui qui a le plus beau visage et la plus belle voix.  Rapporté par At-Tirmidhiyy. Notre maître ‘Adam ^alayhi s-salam avait une belle apparence, était d’un bel aspect, avait une belle voix, et une belle éloquence. Allah lui a enseigné le nom des choses. Allah ta^ala dit : « Wa^allama ‘adama l-‘asmaaqou l-laha » Sourat Al-Baqarah / 31. Il savait ainsi que cette chose s’appelle mer, et cette autre ciel, et cette autre montagne, et que ceci était une vallée. Il parlait les langues arabe, hébraïque, syriaque, et d’autres. Il savait gérer les affaires, les sujets de la vie comme la plantation jusqu’à la récolte, la fabrication du pain, le fait de frapper les pièces de monnaies et autre que cela. Et dans la sagesse de Allah tabaraka wa ta^ala d’envoyer les prophètes, il y a le fait que les prophètes avaient un bel aspect, qu’ils savaient s’exprimer parfaitement pour transmettre le message que Allah leur avait ordonné de transmettre. Ils étaient extrêmement beaux. Les gens ne les fuyaient pas et n’étaient pas dégoutés. Ils étaient extrêmement intelligents, perspicaces afin de donner les arguments à ceux qui s’opposaient à eux. A partir de là, on sait la corruption de celui qui dit que l’origine de l’homme est le singe, ou que le premier homme ressemblait au singe car le premier humain, tout comme cela a été dit précédemment, c’est ‘Adam ^alayhi s-salam. Ceci est connu et réputé, même chez de nombreuses personnes qui ne sont pas musulmanes. Les savants de l’Islam ont déclaré mécréant celui qui dit que ‘Adam était sauvage, de petite taille, ressemblant au singe. Ils ont déclaré mécréant celui qui dit qu’il marchait par terre, nu comme les animaux car en cela, il y a un démenti de  la Loi et une réfutation des textes. Allah ta^ala dit : « Wa t-tini wa z-zaytouni watouri sinin wa hadha l-baladi l-amin laqad khalaqna l-‘insana fi ahsani taqwim » Sourat At-Tin / 1-4, c’est-à-dire que l’homme a été créé sous une belle apparence. Donc la parole des athées qui dit que le premier des humains est à l’image d’un singe est un démenti de la ‘ayah citée et du hadith sur  kana ‘Adam qui signifie : « ‘Adam avait soixante coudées de haut sur sept coudées de large » rapportée par ‘Ahmad. Ce qui fait mal au cœur est que nombreux de ceux qui croient savoir et qui se réclament de l’Islam disent cette mauvaise chose et l’ont pour croyance. De nombreuses écoles qui se font appeler islamiques ont décrété cette mauvaise croyance dans leur programme d’enseignement et l’ont enseignée à leurs élèves. Ils ont ainsi démenti la loi et ont contredit et corrompu la croyance des enfants des musulmans. Ils ont délaissé ce qui est parvenu dans le Livre de Allah qui ne comporte pas de faute et ce qui est parvenu du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qui ne parle pas sous l’effet de ses passions. Le chaytan leur a embelli leurs actes. Ils ont repris une théorie corrompue que certains athées ont donné, qui n’a aucun fondement et ils se sont mis à la présenter comme si elle était une vérité scientifique sûre. Alors qu’en réalité, il n’en est pas ainsi. Ce n’est que l’imagination de celui qui l’a construite. En effet, la science moderne et la raison saine confirment la corruption de cette théorie et le fait qu’elle n’est pas véridique. Preuve en est ce que nous avons donné comme argument précédemment et qui suffit comme argument pour annuler la prétention de ces gens-là. Cela  suffit pour réfuter cette idée stupide et fausse. Cette théorie s’appelle la théorie de l’évolution qui au début est apparue du temps des chinois en passant par les grecs, en parvenant au britannique Charles Darwin, qui avait un rôle important pour la réécriture de cette théorie. Il l’a diffusée dans son livre qu’il a appelé « L’origine des créatures » en l’an 1859 et dans son livre « L’origine des humains » en l’an 1871. En résumé, cette théorie de Darwin dit que l’origine des créatures est faite de matières organiques qui ont évoluées jusqu’à constituer une cellule unique puis deux cellules pour arriver aux poissons, puis aux crocodiles, puis aux singes, en finissant avec l’être humain. Darwin prétend, et ceux qui l’ont suivis, que l’existence des créatures est un simple hasard sans plus.

Leur réplique scientifique à cette théorie est très simple pour celui à qui Allah lui facilite.

Premièrement, les chimistes, les physiciens et les biologistes, et ceux qui sont de cet ordre classent la science en vérité scientifique, dans laquelle il n’y a pas de doute, et en théorie. La définition de la théorie dans les livres sur lesquels se basent ceux qui étudient les théories, c’est que ce sont un ensemble de règles. Et la règle est un ensemble d’hypothèses et de suppositions qui ne sont pas sûres, dont on n’est pas sûr et qui ne sont pas confirmées. Et ceci n’est pas la teneur de nos propos. C’est une reconnaissance de ceux qui se basent sur cette théorie. Il est étonnant de voir que ceux qui reçoivent cette théorie corrompue la prennent  comme si elle était une réalité scientifique alors que ceux qui ont rédigé cette théorie la présente comme étant des avis et non pas comme des vérités scientifiques. Ni Darwin, ni aucun de ceux qui l’ont précédé ou qui l’ont suivi n’est sûr de cette théorie.

Deuxièmement, ceux qui étudient cette théorie disent que la manière pour parvenir à une théorie scientifique est de commencer par l’observation. Or ce qui s’est appelé la théorie de l’évolution ne comporte pas cet élément là puisque personne n’a observé un poisson se transformer en crocodile, ni un crocodile se transformer en singe, ni un singe se transformer en humain. Aucun des supporters de cette théorie n’a observé le début de la création. Il s’est donc avéré encore une fois que cette théorie n’est pas scientifique.

Troisièmement, peut-être que la plupart des fautes qui apparaissent dans cette théorie est ce qu’ils appellent les maillons manquants ou les chaines manquantes qui se résument comme suit : Darwin prétend, comme nous avons cité, que le poisson s’est mis à évoluer petit à petit jusqu’à devenir un crocodile. Puis que ce crocodile, à son tour, s’est mis à évoluer petit à petit jusqu’à devenir un singe. Et ainsi jusqu’à arriver à l’être humain. En conséquence de ses paroles et de sa prétention, il y aurait eu des créatures intermédiaires entre le poisson, le crocodile,  le singe et l’être humain. Mais ici, la grande erreur de Darwin et de ceux qui l’ont suivi apparaît claire. Et c’est là qu’il y a une réplique incontestable à laquelle ils ne trouveront pas de réponse, à savoir qu’ils ne trouveront jamais un squelette d’une créature descendant du poisson jusqu’au crocodile, et d’une créature descendant du crocodile et évoluant jusqu’au singe, ni d’une créature descendant du singe pour arriver jusqu’à l’homme, tout en sachant qu’ils ont creusé, cherché, et n’ont trouvé que des fossiles de poissons, de crocodiles et de singes. Ils n’ont pas trouvé de fossile de ce qu’ils prétendent être une évolution de l’un vers l’autre. Bien que selon les paroles de Darwin, il y aurait eu des millions de ces créatures parce que selon lui il y aurait toutes les possibilités. Et voici un de ceux qui était en accord avec Darwin qui se fait appeler Raymond Dart, de l’université Witwatersrand, qui a fait des recherches à Johannesburg en Afrique du sud pendant trente ans en cherchant des fossiles comme ceux-là. Puis il est retourné chez lui les mains vides si ce n’est deux morceaux d’os qui ne confirment rien du tout de cette théorie, et ce par ma propre reconnaissance dans son livre « Les aventures du maillon manquant ».

Enfin, dans ce que nous avons cité, il y a des preuves suffisantes et des arguments forts qui montrent que ce qu’a amené Darwin et ses semblables, ainsi que ceux qui l’ont suivi, s’est complètement cassé et est tombé comme une toile d’araignée. Et il est encore plus léger et moins fort que la toile d’araignée. La vérité est claire pour toute personne dotée de raison. Que celui qui est raisonnable fasse attention pour ne pas tomber dans les cordes du chaytan car ceux qui suivent le chaytan suivent les voies qui mènent à la perte. Que la personne mette en garde les gens contre cette théorie corrompue pour préserver les croyances des musulmans et pour œuvrer conformément à la parole du maître des messagers rapporté par Mouslim, ce qui signifie : « Celui d’entre vous qui voit quelque chose de blâmable, qu’il l’enlève ».

Nous demandons à Allah la persévérance sur la vérité et la dernière de nos invocations est la louange est à Allah le Seigneur des mondes.

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Notre Prophète Mouhammad : sa famille et son comportement

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 13, 2010
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Quelques caractères du Prophètes

 

Les oncles et les tantes paternels du Prophète

 

Il y a eu divergence concernant le nombre des oncles paternels du Prophète. Il a été dit qu’il avait douze oncles paternels, d’autres ont dit dix et d’autres ont dit neuf. Selon le premier avis, selon lequel le Prophète avait eu douze oncles paternels, le premier est Hamzah fils de ^Abdou l-Mouttalib. Il a été surnommé ‘Asadou l-Lah et il a été surnommé aussi ‘Asadou r-Raçoul. Il est mort martyr lors de la bataille de ‘Ouhoud.

Le deuxième oncle paternel est Al-^Abbas. Il est l’ancêtre des califes abbassides. Après les quatre califes, il y a eu les omeyyades qui ont gouvernés les musulmans puis ce fut les abbassides. Ce terme est en référence à Al-^Abbas, l’oncle paternel du Prophète. L’islam de Al-^Abbas était une source de gloire et d’honneur pour le Prophète et ce fut également une humiliation pour les associateurs lorsqu’il fut entré en Islam. Parmi les enfants de Al-^Abbas, il y a ^Abdou l-Lah ibnou l-^Abbas, connu comme étant tarjoumanou l-Qour’an c’est-à-dire celui qui est l’exégète par excellence du Qour’an, celui qui a donné des explications du Qour’an. Ce même Al-^Abbas, le Prophète a fait une invocation en faveur de son fils ^Abdou l-Lah quand il était encore enfant pour que Allah lui accorde la sagesse et la science de l’explication du Qour’an et Allah a exaucé notre Prophète car ^Abdou l-Lah ibnou l-^Abbas avait la sagesse et la science de l’explication du Qour’an.

Le troisième oncle paternel que l’auteur a cité est AzZoubayr. AzZoubayr, était parmi les dignitaires de Qouraych et c’était quelqu’un qui avait un haut degré parmi bani Hachim, le clan de Hachim mais il est mort avant l’avènement de la mission de prophète de notre maître Mouhammad.

Le quatrième était Al-Harith. Al-Harith, c’est l’aîné des enfants de ^Abdou l-Mouttalib. C’est le plus grand des oncles paternels du Prophète. ^Abdou l-Mouttalib, le grand père du prophète était surnommé Abou l-Harith, le père de Al-Harith. C’est une habitude des Arabes, c’est un signe d’honneur de la personne que de l’appeler Abou et de citer le nom de son fils. Lui aussi est mort avant l’avènement de la mission de prophète de notre maître Mouhammad.

Le cinquième s’appelait Hajl. Lui aussi est mort avant l’avènement de la mission de prophète de notre maître Mouhammad.

Le sixième s’appelle Qoutham et lui aussi est mort jeune.

Le septième s’appelle Dirar. Il est mort au début de la révélation.

Le huitième s’appelle Al-Ghaydaq. Al-Ghaydaq, dans la langue arabe signifie « la pluie abondante ». Il avait été appelé ainsi parce qu’il était très généreux.

Le neuvième était Al-Mouqawwam et le dixième Abou Talib. Abou Talib s’appelle ^Abdou Manaf. Abou Talib c’est son surnom. C’est lui qui avait pris en charge le prophète élu lorsqu’il était enfant. C’est ce même Abou Talib qui avait protégé le prophète contre la nuisance des mécréants. Mais malgré cela Abou Talib n’est pas entré en Islam et est mort mécréant, que Allah nous en préserve. C’est lui qui est le père de notre maître ^Aliyy.

Le onzième oncle paternel du prophète était appelé ^Abdou l-Ka^bah. Lui aussi était mort avant l’avènement de la mission de prophète de notre maître Mouhammad.

Le douzième était surnommé Abou Lahab et il s’appelle ^Abdou l-^Ouzza. Il était l’un des pires ennemis du Prophète. C’était celui qui combattait le plus le Prophète et c’est à son sujet que Allah a révélé sourat Al-Maçad, Sa parole : « ma ‘aghna ^anhou malouhou wa ma kasab. Sayasla naran dhata lahab ». Par cette sourah Allah nous a appris que Abou Lahab allait mourir mécréant et cela s’est produit effectivement.

 

Quant aux tantes paternelles du Prophète, elles étaient au nombre de six. Il y avait Safiyyah qui était la mère de AzZoubayr Ibnou ^Awwam, que Allah l’agrée. Elle était entrée en Islam, elle a fait l’immigration et c’est une femme qui était connue pour sa patience et pour sa force. Il y avait ^Atikah, elle était la deuxième. Il y avait ‘Oummou Hakim, qui s’appel Al-Bayda. Il y avait Barrah, il y avait ‘Oumaymah et ‘Arwa.

Safiyyah seule était entrée en Islam selon l’avis le plus fort, mais certains ont dit que ^Atikah et ‘Arwa, elles aussi étaient entrées en Islam et qu’elles avaient fait l’émigration à Médine.

 

Quant aux serviteurs du Prophète, le premier d’entre eux était le compagnon honorable ‘Anas ibnou Malik Al-‘Ansariyy, c’est-à-dire celui qui est de Al-‘Ansar, de Médine, que Allah l’agrée. C’était  celui qui était resté le plus au service du Prophète. ‘Anas a dit : « je suis resté dix ans au service du messager de Allah. Jamais il ne m’a dit ouf. Jamais il ne m’a dit pourquoi tu as fait comme ça. Jamais il ne m’a dit si tu avais fait plutôt comme ça » rapporté par Al-Boukhariyy.

Parmi les serviteurs du Prophète il y a également Bilal Ibnou Rabah, celui qui appelé à la prière pour le Prophète.

Il y avait aussi ^Ouqbah Ibnou ^Amir et il y avait Sa^d, qui était l’esclave affranchi de Abou Bakr AsSiddiq, que Allah l’agrée. Il y avait Dhou Mikhmar, le fils du frère de An-Najachiyy, que Allah l’agrée, certains ont dit le fils de sa sœur. Il y avait Rabi^ah ibnou Ka^b Al-‘Aslamiyy. Il y avait ^Abdou l-Lah ibnou Mas^oud, que Allah l’agrée. Il y avait Abou Dharr Al-Ghifariyy, que Allah l’agrée. Il y avait ‘Asla^ ibnou Charik et Bakir que l’on appelle aussi Bakr, fils de Charih Al-Laythiyy et d’autres encore.

 

Quant aux femmes qui étaient au service du Prophète, parmi elles il y avait ‘Asma et Hind, les deux filles de Harithah. Puis Mariyah. Et il y avait deux Mariyah, une qui était la grand-mère de Al-Mouthanna ibnou Salih et la seconde Mariyah c’est ‘Oummou r-Rabab. Il y avait Zaynah et sa fille ‘Amatou l-Lah. Il y avait Safiyyah, Khawlah, Khadrah, Salma, ‘Oummou ‘Ayman qui s’appelle Barakah et qui était la nourrice du Prophète. Il l’avait héritée de son père et il l’avait affranchie quand il avait épousé Khadijah, que Allah l’agrée. Et il y avait aussi ‘Oummou ^Ayyach et Maymounah.

 

Information utile : L’imam Mouslim a rapporté au sujet d’un compagnon, le compagnon honorable Rabi^ah ibnou Ka^b Al-‘Aslamiyy, qui était resté au service du messager de Allah. Le messager de Allah pour le remercier d’avoir été à son service lui a dit : « salni » c’est à dire « demande moi ce que tu veux ». Alors ce compagnon a dit au Prophète : « je voudrais être à tes côtés au paradis ». Le Messager de Allah ne l’a pas blâmé pour cela, il ne lui a pas dit : « pourquoi tu me demandes cela ! », il ne lui a pas dit : « ce que tu m’as demandé là est mauvais ». Mais par modestie le Prophète lui a dit : « ‘aw ghayra dhalik », ce qui signifie : « demande autre chose si tu veux ». Mais Rabi^ah lui a dit : « c’est ce que je veux ». Alors le Prophète a dit : « fa’a^inni ^ala nafsika bikathrati s-soujoud », c’est à dire : « contribue pour aller au paradis en faisant beaucoup de prières surérogatoires ». Ceci est une preuve qu’il est parmi de demander ce qu’il n’est pas habituel de demander. Habituellement on ne demande pas cela à autre que Allah. Pourtant ce compagnon l’a demandé au Prophète. Ceci est une preuve qu’il est permis de demander à autre que Allah ce qu’il n’est pas habituel de demander puisque ce compagnon a demandé au prophète le paradis.

 

Quelques descriptions du Prophète

 

Le Messager éminent avait une image parfaite. Allah soubhanahou wa ta^ala lui a accordé un très bel aspect. Il lui a donné une beauté qui se manifestait sur son visage honoré et qu’Il n’a accordée à aucune autre personne, à aucun autre prophète. En effet il est le plus beau des créatures dans leur totalité. Il est le plus beau des prophètes, y compris notre maître Youçouf ^alayhi s-salam. En effet, il avait une beauté qui inspirait le respect, ce qui indiquait son haut degré et son grand mérite selon le jugement de son Créateur. A ce sujet le Messager éminent a dit : « ma ba^atha l-Lahou nabiyyan ‘illa haçana l-wajhi haçana ssawti wa ‘inna nabiyyakoum ‘ahsanouhoum wajhan wa ‘ahsanouhoum sawta » rapporté par l’Imam Ahmad dans son Mousnad, ce qui signifie : « Allah n’a pas envoyé un seul prophète sans qu’il n’ait un beau visage et une belle voix et certes votre prophète (c’est à dire le prophète Mouhammad) est celui d’entre eux qui a le plus beau visage et la plus belle voix ». Et d’après Joubayr ibnou Mout^im que Allah l’agrée il a dit : « J’ai entendu le messager de Allah réciter sourat wa tTour mon cœur a failli s’envoler tellement la voix du Prophète était belle » et cela était au début de l’islam de Joubayr.

 

Concernant son apparence telle qu’elle est parvenue dans les livres du hadith, le Prophète était d’une taille moyenne plus grand que petit, c’est-à-dire il n’était pas des gens qui étaient de petite taille, ni de ceux qui étaient de grande taille, il était plutôt de taille intermédiaire. Mais plus proche de grand de taille que de petit de taille. Il avait la poitrine et le dos larges et il avait un visage rayonnant. Son visage était de couleur blanche teinté de rouge tel que l’a décrit son serviteur ‘Anas ibnou Malik dans ce qu’a rapporté Al-Boukhariyy. Et Abou Hourayrah a dit : « je n’ai pas vu de plus beau que le Prophète. C’est comme si le soleil parcourait son visage », rapporté par ‘Ahmad et At-Tirmidhiyy.

Les yeux du Prophète étaient larges. Il avait un iris d’un noir très intense qui contrastait avec la blancheur. Les sourcils du Prophète étaient fins, il n’avait pas des sourcils fournis, et ils étaient proches sans être collés. Ses cils étaient fournis. Le front du Prophète était large et ses cheveux ne tombaient pas sur son front. Son nez était droit. Le ventre du Prophète ne dépassait pas le niveau de sa poitrine. Sa voix était forte, ses bras longs. Il marchait vigoureusement, sa marche était comme celle de celui qui descend une pente. Il marchait rapidement, ses pas étaient proches. Lorsque le Prophète se retournait, tout son corps se retournait, c’est-à-dire qu’il ne pliait pas uniquement son cou. Lorsqu’il s’adresse à quelqu’un, il s’adresse tout entier vers lui, il ne tourne pas par exemple la tête sans tourner le reste du corps.

Parmi ce qui est connu du prophète également c’est qu’il avait une très belle odeur, qu’il se parfume ou pas et la transpiration de son corps honoré, était comme des perles blanches, pures. L’odeur de sa transpiration était plus belle que le musc. Son serviteur ‘Anas ibnou Malik disait que « lorsque le Messager passait par un chemin de Médine on sentait derrière lui l’odeur du musc et on savait que le Messager était passé par là ». Il est parvenu que le compagnon ^Ouqbah ibnou Ghazwan, avait été atteint d’une maladie de peau de la taille d’un dirham qui le grattait beaucoup, et qui le dérangeait. Lorsque le Prophète lui a demandé de lui montrer l’emplacement de son dos, en soulevant son vêtement pour que l’endroit de son dos apparaisse, le messager éminent a posé sa main dessus et il a guéri immédiatement de sa maladie par la volonté de Allah. L’odeur du parfum émanait de cet endroit touché par la main du Prophète jusqu’à la fin de la vie de ce compagnon. Et c’était un parfum plus beau que le musc, l’ambre ou d’autres parfums. Le compagnon honorable Al-Bara’ ibnou ^Azib, que Allah l’agrée, a dit pour décrire le prophète : « le messager de Allah était le plus beau des gens par le visage et par le comportement ». Al-Bayhaqiyy, At-Tabaraniyy ont rapporté de Abou ^Oubaydah, ibnou Mouhammad, ibnou ^Ammar, ibnou Yasir qu’il a dit : « j’ai dit à Roubayya^ fille de Mou^awwidh, décrit moi le messager de Allah » Elle lui a répondu : « Si tu l’avais vu, c’est comme si tu vois le soleil se lever ».

Le prophète avait des cheveux d’un noir intense. Il n’y avait dans ses cheveux qu’environ vingt cheveux gris certains étaient au niveau de sa tête et d’autre au niveau de sa barbe. Mais tout le reste était resté avec sa couleur d’origine. Ses cheveux n’étaient pas totalement raides ni frisés. Ses cheveux étaient entre les deux. Le bout de ses cheveux était ondulé. Parfois ses cheveux arrivaient jusqu’à mi-oreille et parfois jusqu’à ses épaules honorées. Le prophète avait une barbe très fournie. Son corps était fort, il n’était pas maigre ni gros. Ses mains étaient fortes et ses pieds aussi.

Concernant la description du prophète qui nous est parvenue de certains compagnons, un des compagnons a dit pour le décrire : « je n’ai pas vu quelqu’un qui soit plus beau que le messager de Allah, il était de taille imposante, de couleur blanche, il était éloquent et Allah n’a pas créé avant lui ou après lui qui lui soit semblable parmi Ses créatures. Ses cheveux étaient noirs, ses sourcils étaient arqués, il était d’une couleur blanche teintée de rose et son visage était comme la lune une nuit de pleine lune. Quand il parlait, la lumière sortait d’entre ses lèvres. Il avait les deux incisives qui n’étaient pas collés, il y avait un petit interstice entre ses deux incisives. Son sourire était beau, sa barbe était imposante. Il avait un cou de taille intermédiaire. Et si ses yeux se fermaient pour le sommeil, son cœur honoré ne dormait pas. Il était tendre, miséricordieux, généreux. Invoquez Allah pour qu’Il élève d’avantage le messager de Allah, toutes les fois que se lève le soleil ou qu’il se couche et toute les fois que la pluie tombe ».

 

Information utile concernant le tabarrouk par les traces du Messager éminent

 

Il est permis de faire le tabarrouk c’est-à-dire de recherche les bénédictions par les traces du Messager éminent, de recherche la barakah, de rechercher les bénédictions, de rechercher le bien, comme par ses cheveux ou par sa transpiration ou autre que cela tout comme l’ont cité les savants digne de considération. Les preuves à ce sujet sont nombreuses, parmi lesquelles : lorsque le messager s’était rasé le crâne, il avait donné à celui qui la rasé la moitié de ses cheveux et il a dit au reste : « iqsimhou bayna n-nas », c’est à dire « distribue-le aux gens ». Les compagnons se sont partagés les cheveux du prophète. L’un prenait un cheveux, un autre prenait deux cheveux et ainsi de suite. Khalid ibnou l-Walid avait pris les cheveux qui poussent à l’avant du crâne (an-nasiyah) et il les avait mis dans sa qalansouwah. Khalid disait : « je ne me suis jamais engagé dans une bataille en portant cette qalansouwah sans que je sois victorieux dans cette bataille ». Cela veut dire qu’il recherchait la barakah et la victoire par l’intermédiaire de cette trace physique du prophète. Ceci est une preuve qu’il est permis de recherche la barakah, les bénédictions, par le messager de Allah et par tous les prophètes. Sinon quelle aurait été la raison pour laquelle le prophète avait distribué ses cheveux à ses compagnons ? Chacun sait parfaitement que les cheveux ce n’est pas une nourriture. Mouslim a rapporté dans le Sahih d’après ‘Anas qu’il a dit : « le Prophète entrait dans la maison de ‘Oummou Soulaym et il dormait dans sa place. Un jour qu’il dormait chez elle, on lui a dit, le prophète s’est endormi chez toi. Elle a alors ramené un peu de la transpiration qui s’était recueillie sur l’endroit ou le Prophète s’était endormi. Elle avait pris de cette transpiration et elle la mettait dans un récipient. Quand le Prophète l’a vue faire cela et lui a dit, ce qui signifie : « Que fais tu là, ‘Oummou Soulaym ? », elle a répondu : « Ô messager de Allah, j’espère avoir la barakah, les bénédictions pour nos enfants par ta transpiration ». Le Prophète lui a dit : « ‘Asabti », ce qui signifie : « tu as fait quelque chose de correct ». Le Prophète a confirmé que ce qu’avait cette femme qui avait recueilli la transpiration du Prophète pour la barakah, était quelque chose de correct et il ne lui a pas dit que c’était quelque chose de mauvais.

 

Le comportement du Prophète

L’excellent du comportement était une caractéristique de tous les prophètes car Allah tabaraka wa ta^ala n’envoie pas pour guider Ses esclaves quelqu’un dont la chasteté, la piété ou l’honnêteté a été mise en cause. Allah n’envoie pas quelqu’un qui avait été accusé d’insolence ou d’indécence ou de trahison ou de mensonge. Allah n’envoie pas pour guider les gens quelqu’un qui n’a pas grandi sur la véracité, la chasteté sur l’honneur et le bon comportement avec les gens. Le prophète élu était celui d’entre les prophètes qui avait le plus des comportement de bien. Personne ne l’avait précédé dans son bon comportement. En effet le compagnon honorable, ‘Anas ibnou Malik, le serviteur du messager a dit que le messager de Allah était celui qui parmi les gens avait le meilleur comportement. Lorsque la Dame honorable ^A’ichah, que Allah l’agrée avait été interrogée au sujet du comportement du messager de Allah, elle a répondu : « ce n’est pas quelqu’un qui utilisait des mots vulgaires, ce n’était pas quelqu’un qui lorsqu’il parlait utilisait un vocabulaire indécent. Il ne criait pas dans les marchés, il ne répondait pas au mal par le mal mais il pardonnait », rapporté par Abou Dawoud.

La ‘ayah honorable : « wa ‘innaka la^ala khoulouqin ^adhim » [sourat Al-Qalam / 4], ce qui signifie : « et tu as certes un comportement d’excellence », cette ‘ayah est une preuve de l’excellence de comportement du Prophète.

Lorsque ^A’ichah que Allah l’agrée avait été interrogée au sujet du comportement du messager de Allah, elle a répondu : « toute les bonnes caractéristiques indiquées dans le Qour’an, le prophète les avait », rapporté par Mouslim dans son Sahih. En effet, Allah avait honoré Son messager par les belles caractéristiques qui avait été citées dans le Qour’an. Le Prophète avait ce que le Qour’an recommandait comme comportement. Le Prophète respectait les ordres, il ne se vengeait pas pour sa personne, mais c’était uniquement si quelqu’un commentait un péché qu’il se rangeait du côté de la vérité. Si quelqu’un désobéissait à Allah, c’était celui d’entre les gens qui défendait le plus la religion agréée par Allah tout comme cela est parvenu dans le hadith honoré. Le Prophète ne disait quand il était satisfait ou pas, que la vérité, catégoriquement, car le Prophète était préservé.

Parmi ses comportement, Allah ^azza wajal l’a envoyé avec la douceur pour la communauté. Il était doux et il encourageait à l’excellence de comportement. Allah tabaraka wa ta^ala dit au sujet du messager honoré : « harisoun ^alaykoum bi l-mou’minina ra’oufou r-rahim » [sourat At-Tawbah / 128], ce qui signifie : « il veux votre intérêt et il est tendre et miséricordieux envers les croyants ».

Le Prophète Al-Moustafa élu était le plus courageux des gens, il était celui qui avait le cœur le plus fort et qui était le plus téméraire à la rencontre de l’ennemi. C’était celui qui était le plus fort parmi les compagnons. Il était également connu pour sa grande générosité dans la voie que Allah agrée. Les nouvelles de sa générosité sont nombreuses. Parmi cela il y a ce qu’a rapporté Mouslim d’après ‘Anas que Allah l’agrée, il a dit : « jamais le messager de Allah a été interrogé sur l’Islam sans qu’il ne l’ait donné ». Un jour un homme a demandé de lui donner des biens et le prophète a ordonné qu’on lui donne un immense troupeau qui remplissait l’espace entre deux montagnes. Cet homme est alors parti voir son peuple et leur a dit : « entrez en Islam, Mouhammad donne avec profusion, il donne comme celui qui ne craint pas de tomber dans la pauvreté ». Le Prophète élu était celui qui était le plus véridique quand il parlait, c’était celui qui était le plus honnête et c’était celui avec lequel  les gens se sentaient très à l’aise tellement il était modeste, tellement il était généreux dans sa compagnie et chaque personne qui restait dans son assemblée pensait qu’elle était la plus proche de lui tellement il honorait tous ceux qui étaient en sa compagnie.

Le Prophète était pudique. Il était plus pudique que la femme vierge chez elle. Il regardait plus le sol que le ciel parce qu’il était très poli et très pudique envers son Seigneur. Le Prophète était celui d’entre les gens qui était le plus modeste. En effet, il lui avait été donné de choisir entre être un prophète roi ou être un prophète esclave et il a préféré être un prophète esclave. Le prophète répond à l’invitation de tout le monde, que la personne soit éloignée ou proche, que ce soit un esclave ou un homme libre, un pauvre ou un riche, quelqu’un connu comme étant parmi les dignitaires de son clan ou pas. Le prophète est le plus miséricordieux des gens envers tous croyants. Sa miséricorde il l’accordait à tout le monde, même envers les animaux et  les oiseaux. Même la chatte lorsqu’elle venait vers lui il lui tendait le récipient de lait pour qu’elle puisse en boire.

Le Prophète était le plus chaste des gens, sa main honoré n’a pas touché une femme qui ne lui était pas licite. Le Prophète disait : « ‘inni la ‘ousafihou n-niça », ce qui signifie : « je ne serre pas la main aux femmes ».

Il était celui qui était le plus honorable envers ses compagnons. Ainsi il ne tendait pas ses pieds quand il était assis avec ses compagnons, il ne tendait pas ses pieds vers eux par respect pour eux. Celui qui le voit, il lui inspire le respect et celui qui le côtoie, il l’aimera tant il constate son excellence de comportement, sa grande compassion et sa grande modestie. Les cœurs des gens s’attachent au Prophète. Sa parole était comme une lumière, sa venue était comme une lumière et sa sortie était comme une lumière et ses actes étaient comme une lumière. Lorsqu’il se taisait il inspirait le respect et lorsqu’il parlait les cœurs étaient épris de lui tout comme les regards. Quand il souriait, son visage était rayonnant, on dirait que son visage était une lune qui éclaire. Le prophète était extrêmement modeste, il marchait aux côtés des pauvres et des veuves. Il ne faisait pas preuve d’orgueil et il n’attendait pas que les gens viennent à son service. Ainsi, il réparait lui-même ses chaussons et il cousait lui-même son vêtement et il travaillait chez lui tout comme n’importe quelle personne. C’était lui-même qui allait traire sa brebis et il était lui-même à son propre service. Le prophète aidait ses épouses à la maison comme pour préparer le repas, il les aidait à cela. Quand il se déplaçait sur sa monture, il faisait monter derrière lui son esclave ou son serviteur ou son proche parent.

Parmi son excellence de comportement c’est qu’il rendait visite et il s’asseyait avec les pauvres, les miséreux et les esclaves. Il vérifiait leur état, il assistait à leur convoi funéraire, il honorait les gens de mérite quand il venait vers lui et quand c’était quelqu’un des gens de mérite qui venait, il lui arrivait de le faire asseoir sur son drap béni. Il disait : « ‘idha ‘atakoum karimou qawmin fa’akrimouh », ce qui signifie : « lorsque quelqu’un d’honorable parmi les siens viens vous voir, alors traitez le avec égard », rapporté par ibnou Majah, Al-Hakim et d’autres.

Le prophète aussi incitait son peuple et ses compagnons à l’amour les uns des autres et il incitait à ce qu’on traite avec égard les gens qui sont d’un haut degré parmi les leurs afin d’encourager les gens à l’Islam. Les bons comportements du prophète sont nombreux et à nous de prendre exemple sur notre prophète, à nous de nous inspirer de sa conduite honorable, parce que Allah nous l’a envoyé en tant que modèle pour nous.

Que Dieu nous réunisse avec lui au paradis et qu’Il rétribue en bien tous ceux qui nous ont appris l’amour de notre Prophète.

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