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La croyance des musulmanes contrairement à celle des égarés

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur septembre 23, 2010
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La louange est à Allah, le Seigneur des mondes, et que l’honneur et l’élévation en degrés, et que la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordés au maître des messagers, notre maître Mouhammad, ainsi qu’à  sa famille et à ses compagnons bons et purs.

Il nous a été rapporté avec une chaîne de transmission ininterrompue dans le Jami^ de At-Tirmidhiyy, que Allah lui fasse miséricorde, que le Messager de Allah a dit : (lan tazoula qadama ^abdin yawma l-qiyamati…) le hadith

Le sens de ce hadith, c’est que l’homme va être interrogé avant de quitter la place qu’il aura au jour du jugement, avant que l’ordre ne soit donné pour qu’il soit mis au paradis ou en enfer. Il sera interrogé au sujet de sa vie, en quoi est ce qu’il a passé le temps qui lui a été donné dans cette vie. Il sera interrogé aussi sur son corps, dans quelles choses a-t-il usé son corps. Il sera interrogé aussi sur son argent, d’où l’a t-il obtenu, et dans quoi l’a-t-il dépensé. S’il a pris l’argent d’une voie qui est licite et qu’il l’a dépensé dans une voie licite, il est sauvé. Sinon, il méritera le châtiment.

Il sera interrogé également au sujet de sa  science. Qu’est ce qu’il en a fait ? Il sera interrogé au sujet de ce qu’il appris. Est-ce qu’il a suivi cette science qu’il a apprise ou il ne l’a pas suivie ? Celui qui apprend le Qour’an, et qui fait que le Qour’an soit son guide, qui suit le Qour’an, qui applique les ordres du Qour’an, qui évite ce que le Qour’an a interdit, celui-là il est sauvé et il sera épargné.

Quant à celui qui apprend le Qour’an mais qui le met derrière lui, c’est-à-dire qu’il œuvre d’une manière contraire au Qour’an, celui-là il est perdu et le Qour’an sera son adversaire au jour du jugement.

Grâce à la science, on connaît les paroles pour lesquelles la personne ne sera pas blâmée dans l’au-delà, elle connaît la marche et tous les agissements pour lesquels elle ne sera pas blâmée dans l’au-delà. Grâce à la science de la religion, l’homme connaît ce qui lui est nuisible et ce qui lui est profitable.

Celui qui apprend la science de la religion  fait partie de ceux pour qui Allah a voulu le bien, ceux qui apprennent la science de la religion font partie de ceux pour Allah  a voulu le bien, Allah leur a voulu bien puisqu’Il leur a fait apprendre la science de la religion  et ceux qui n’apprennent pas la science de la religion, ceux là ne font pas partie de ceux pour qui Allah a voulu le bien. La meilleure des sciences, c’est la science du tawhid., la science de la croyance, c’est la science grâce à laquelle on connaît Allah, c’est-à-dire ce qui est possible au sujet de Allah, et ce qui n’est pas possible au sujet de Allah. Cette science est la meilleure des sciences ; Abou Hanifah, que Allah l’agrée, a appelé la science du tawhid Al Fiqhou l-‘akbar, c‘est à dire la science majeure. Par ailleurs,  al-fiqh, la science par laquelle on connaît la purification, la prière, le jeûne, le pèlerinage, la zakat, toute cela est une science mineure al fiqhou l-‘asghar.  Donc la science du tawhid, il l’a appelée Al Fiqhou l-‘akbar, et le reste il l’a appelé  al fiqhou l-‘asghar.

C’est donc un devoir de s’appliquer et de s’occuper avec beaucoup d’attention de la science du tawhid, plus encore que les autres sciences parce que celui qui aura connu Allah et qui aura connu Son Messager et qui aura persévéré sur cela jusqu’à terminer sa vie sur cette connaissance et cette croyance et qui évite les mécréances, celui-là indispensablement, il entrera au paradis, soit sans châtiment, ni dans la tombe, ni dans l’au-delà. Soit après un châtiment, il entrera au paradis, si Allah ne lui pardonne pas et ce, s’il était chargé de grands pêchés comme par exemple s’il avait abandonné les cinq prières ou certaines prières, ou s’il avait consommé de l’interdit.

Quant à celui qui ne connaît pas Allah comme il le faut, aucune chose qu’il fait en tant qu’image d’adoration ne lui sera profitable. Beaucoup de personnes n’apprennent pas la science du tawhid et ils s’occupent de la tariqah, c’est-à-dire la voie soufiyy, de répéter des wirds, de faire du dhikr, des évocations, ils se fatiguent, ces gens là  sont comme quelqu’un qui est ruiné. Ils n’auront pas trouvé ce qu’ils pensent trouver dans l’au-delà. Eux, ils pensent qu’ils ont œuvré pour l’au-delà et qu’ils ont préparé beaucoup de provisions mais ils n’auront rien du tout.

De même celui qui aura connu Allah comme il le faut, comme c’est un devoir, et qui a cru en Son Messager Mouhammad mais il n’a pas évité certaines mécréances, des paroles dans lesquelles il y a de la mécréance, soit par la plaisanterie soit à cause de son ignorance parce qu’il ne connaissait pas les paroles, les actes et les croyances qui font sortir de l’Islam, qui rendent mécréant, lui aussi il sera perdant dans l’au-delà.

Et tout cela, c’est-à-dire la connaissance de ce que Allah a rendu obligatoire, la connaissance de ce que Allah a interdit, parmi les paroles, les actes, et les croyances, comment y parvient-on ?  Par l’apprentissage. Quelle grande perte pour celui qui a passé sa vie dans le dhikr, dans la prière,  dans le jeûne sans avoir la bonne croyance et ça c’est le cas de nombreuses personnes.

Aujourd’hui, certaines personnes, tellement elles sont ignorantes, elles disent : Allah dit : « wa t-taqou l-Laha wa you^allimoukoumou l-Lah   », c’est une ‘ayah du Qour’an, et ils s’occupent d’actes d’adoration sans avoir appris la science. Ils pensent que la signification de la parole de Allah : « wa t-taqou l-Laha wa you^allimoukoumou l-Lah  », Ils croient que l’homme, s’il fait la prière, s’il fait le jeûne, s’il fait le pèlerinage, s’il fait le dhikr, les évocations, s’il donne des aumônes, alors Allah lui donne la science sans qu’il apprenne, ceci est impossible, impossible. »

Quelle grande déception pour ceux qui s’occupent de la tariqah, la voie soufiyy et du dhikr, des évocations sans avoir appris la science du tawhid, sans avoir appris la science des lois. Ils  pensent d’eux-mêmes que ces wirds, ces pratiques répétitives, et ces dhikrs les font parvenir à la sainteté, qu’ils deviennent des saints, des waliyy de Allah, ceci est impossible. En raison de leur mauvaise compréhension, ils sont allés à leur perte.

«wa t-taqou l-Laha wa you^allimoukoumou l-Lah »   signifie « oeuvrez conformément à ce que Allah vous a ordonné en tant que science et pratique, lorsque vous agirez ainsi, lorsque vous appliquerez parfaitement, à ce moment-là, Allah vous donne une science ladounniyy, c’est-à-dire une autre science que celle que la personne  apprend auprès des savants. »

Ceux là, ils pensent que s’ils s’occupent de dhikr, de prière, de jeûne et qu’ils font beaucoup de cela, ils deviennent des saints, des waliyys de Allah, et que Allah leur donne une science autre que la science kasbiyy, ceux-là demandent l’impossible, quelque chose qui ne se produit

pas. Le wahbiyy et ladounniyy, c’est par opposition au kasbiyy ; kasbiyy, c’est ce que l’on acquiert en apprenant par transmission.

Par ailleurs, le point d’origine fondamental, c’est la science du tawhid. Sans la science du tawhid, aucune bonne œuvre ne sera profitable. Tout comme la prière n’est pas valable sans le woudou ‘, également les bonnes œuvres, Allah ne les agrée qu’après le tawhid, qu’après la connaissance de Allah, qu’Il a tel et tel attribut, qu’Il est exempt de tel et tel chose, de telle et telle caractéristique, après cela, après la foi, en Son Messager, c’est ensuite que les bonnes oeuvres seront profitables, la prière, jeûne, le pèlerinage, la zakat, la bienfaisance envers les parents, le fait d’œuvrer dans la voie que Allah agrée. C’est après cela que les actes seront profitables, mais sans cela, sans le tawhid, les bonnes actions ne seront pas profitables. Celui qui pense que sans le tawhid, il parviendra à ce qu’il recherche, c’est quelqu’un qui demande l’impossible.

La connaissance de Allah, c’est avoir la croyance que Allah existe sans qu’Il ait de ressemblance avec quoi que ce soit de ce bas monde. L’Être de Allah n’est pas un corps palpable, ni un corps impalpable, c’est-à-dire que Allah n’est pas comme la lumière, le vent, l’âme, quelque chose qui ne peut pas être palpé avec la main et Il n’est pas quelque chose qui peut être palpé avec la main comme la pierre, l’arbre ou l’homme. Allah n’est pas un corps, ni petit, ni un corps qui est grand. Allah est le Créateur de ce monde, Il a crée ce monde avec des quantités différentes, Il a crée la plus petite chose, le plus petit des corps, le grain de moutarde et ce qui est plus petit encore, Il a crée le trône qui est le plus grand des créatures, et Il est tout-puissant à créer un corps qui est plus grand que le trône, al ^arch, mais Il ne l’a pas créé plus grand que le trône. Toute chose a  un corps et est une créature, Allah n’est pas un corps, on n’attribue pas à Allah le fait d’être petit ni le fait d’être grand, lorsque nous disons Allahou ‘akbar, ça veut dire que Allah a plus de science que tout savant, qu’Il est plus puissant que tout puissant. C’est dans ce sens-là que nous disons Allahou ‘akbar, ce n’est pas dans le sens que Allah a un corps, qui est plus grand que tous les corps !

De plus, le corps a besoin d’un endroit, une partie des corps est dans l’espace, comme les étoiles, elles sont dans l’espace, et d’autres corps, une partie de lui est en contact avec la terre et une partie est en contact avec les cieux et le trône, certains corps sont en contact avec la terre, d’autres sont en contact avec les cieux et le trône. Par ailleurs, Allah n’a pas pour attribut toutes les caractéristiques des corps. Le corps a des caractéristiques : la couleur, la chaleur, la froideur, l’humidité, le fait d’être sec et ce qui est de cet ordre, et Allah n’a pas cela pour attribut. C’est Lui Qui a fait exister ces choses après qu’elles n’existaient pas. Comment pourrait-Il leur ressembler d’une manière que ce soit ? Le corps ne crée pas un corps. Allah ta^ala. S’Il était un corps, Il n’aurait pas créé les corps. S’Il était quelque chose d’impalpable, comme l’âme, comme le vent, comme la lumière, Il n’aurait  pas été capable de créer ces choses là. S’Il était quelque chose de palpable, comme l’homme, comme la pierre, comme l’or, comme l’argent, il n’aurait pas été capable de créer cela. Egalement, le corps a

besoin d’un endroit, il est indispensable qu’il ait un endroit, soit un espace, soit il s’appuie sur un autre corps comme la terre, comme les êtres humains et les animaux. Nous, nous nous appuyons sur ce corps qui est la terre. Et toutes ces choses comme les cieux, le trône, la terre, tout cela n’existait pas avant que Allah ne les crée. Ces choses étaient inexistantes puis Allah les a créées. Donc tout ce qui existe a un début à son existence mise à part Allah.

Allah est Celui Qui existe et qui n’a pas de début à son existence. On dit quand pour toute chose qui a existé mais on ne dit pas au sujet de Allah: « quand a-t-il existé » parce que Allah n’est pas sujet au temps. Avant le temps, Allah existe, avant l’endroit et le temps. L’endroit a un début, le temps a un début. Si quelqu’un demande : « comment se peut-il qu’il y ait un être qui existe et qui soit sans endroit ? Il est indispensable que ce qui existe soit dans un endroit »

On lui répond : « Il n’y a rien qui empêche dans la raison que Allah existe sans endroit ! » Le Qour’an témoigne de cela, le hadith du Messager témoigne de cela. Pour ce qui est du Qour’an, c’est Sa parole : « Houwa l-‘Awwal ». Pour ce qui est du hadith, c’est la parole : «kana l-Lahou wa lam yakoun chay’oun ghayrouhou » c’est-à-dire, Allah est de toute éternité, il n’y a pas d’existence d’autre que Lui qui soit de toute éternité, ni l’endroit, ni le temps, ni les six directions. On dit à ces gens-là, ces wahabites pseudo-salafites qui disent : « comment se peut-il que Allah existe sans endroit ? ». On leur dit, vous, vous avez fait une analogie entre le Créateur et la créature, la créature a indispensablement un endroit, vous, vous avez rendu Allah semblable à Ses créatures ! Cette analogie que vous avez faite est mauvaise » S’ils disent : Comment peut-on concevoir un existant qui soit sans endroit ? » On leur répond : « ce n’est pas un condition pour l’existence qu’on puisse l’imaginer, ce n’est pas une condition pour que quelqu’un existe qu’on puisse l’imaginer » La preuve pour cela : la lumière et l’obscurité n’existaient pas avant que Allah ne les crée, alors que l’eau, le trône et le qalam élevé, et la table préservée, existaient au moment dans lequel il n’y avait ni lumière, ni obscurité. Qui peut imaginer un temps où il n’y avait ni lumière ni obscurité. Personne ne peut imaginer cela mais malgré cela, c’est un devoir de croire en cela car le Qour’an nous a appris cela, nous appris qu’il n’y avait ni lumière, ni obscurité, avant que Allah ne les crée. Récitez cette ‘Ayah : « Al-hamdou li l-Lah, Al-Ladhi khalaqa s-samawati wa l-ard, wa ja^ala dh–dhouloumati wa n-nour»[Sourat Al-‘An^am/ ‘ayah 1] La signification de cette ‘ayah, c’est qu’il n’y avait pas de cieux, ni de terre, c’est-à-dire qu’il n’y avait pas de monde céleste, ni de monde terrestre, ni lumière, ni obscurité avant que Allah ne les crée. Est-ce que vous reconnaissez cela ou pas ? Si vous reconnaissez, vous aurez reconnu, la validité de l’existence sans endroit. Mais si vous la reniez, ce sera de la mécréance car c’est un démenti du Qour’an.

On ne fait pas d’analogie entre le Créateur et la créature. Vous, wahhabites, vous avez fait une analogie entre le Créateur et la créature. Vous avez dit : (comment une existence peut être sans endroit). Vous avez suivi en cela Ibnou Taymiyah. Vous n’avez pas de preuve. Votre preuve c’est Ibnou Taymiyah qui a contredit le Qour’an et le hadith et qui s’est singularisé de toute la communauté. Il a dit : (le Trône est de toute éternité avec Allah ; le Trône, son genre, sa catégorie, n’a pas de début à son existence et il est de toute éternité avec Allah). Or, celui qui dit cela est mécréant par accord des savants de l’Islam. Celui qui confirme l’existence d’une chose d’autre que Allah qui n’a pas de début à son existence devient mécréant.

Ibnou Taymiyah est mort en 728 de l’Hégire du Prophète, c’est-à-dire près de sept cents années après la mort du Prophète. Mais à partir du moment où le Prophète a effectué son émigration, le décès de Ibnou Taymiyah a eu lieu ce nombre-ci d’années. Puis, après quatre cents années est venu Mouhammad Ibnou ^Abdi l-Wahhab qui a fondé la religion des wahhabites. C’est une nouvelle religion, la religion des wahhabites. Il a pris des livres de Ibnou Taymiyah un peu de mécréance puis a ajouté de lui-même d’autres égarements.

Parmi les choses surprenantes de Ibnou Taymiyah, c’est lorsqu’il dit que Allah descend chaque nuit du Trône jusqu’à ce ciel que nous voyons à partir de la terre, sans pour autant quitter le Trône ! Il descend jusqu’au ciel du bas monde et il ne se sépare pas du Trône.

C’est là quelque chose que la raison n’accepte pas. Celui qui descend d’une chose, il l’aura quittée. C’est ce qu’accepte la raison. Mais qu’une chose descende d’un endroit vers un autre, pour y rester le tiers de la nuit puis y revenir, dire qu’il ne l’a pas quitté et qu’il serait encore sur le Trône, c’est quelque chose que la raison n’accepte pas. Ibnou Taymiyah, ils l’appellent le Chaykh de l’Islam alors qu’il est le Chaykh de la mécréance.

Il y a aussi la parole de Ibnou Taymiyah de quelque chose que la raison n’accepte pas, à savoir que (Allah est avec nous véritablement et qu’Il est sur le Trône véritablement).

Ce qui est parvenu dans le hadith (‘inna Rabbana yanzilou koulla laylatin ‘ila s-sama’i d-dounya) à la fin du dernier tiers de la nuit, cela signifie que les anges descendent sur ordre de Allah. Ces anges transmettent de la part de Allah : que Allah vous dit : Qui m’invoque, Je l’exaucerai ; Qui me demande quelque chose, Je lui donnerai ; Qui me demande à être pardonné, Je lui pardonnerai. Ensuite, ils retournent d’où ils étaient venus, au-dessus. C’est cela la signification du hadith prophétique. Le sens du hadith n’est pas que Allah Lui-même bouge et se déplace d’un endroit à un autre.

Il est impossible que Allah tabaraka wa ta^ala ait pour attribut des attributs de la création. Sa puissance n’est pas comme la puissance des créatures. Elle n’augmente pas et ne diminue pas. Sa science englobe toute chose, elle n’augmente pas et ne diminue pas. Sa volonté aussi est unique. Il a voulu l’existence de ce monde, ce qui en est déjà existé et ce qui en existera, et ce sans fin. Tout cela, Il l’a voulu d’une seule volonté. En effet, tout ce qui se renouvelle, qui augmente et diminue est une créature. Comment dit-il que Allah augmente et diminue ?! Comment dit-il que la science de Allah augmente de temps en temps ?! Tout ce qui se produit de temps en temps est créé. La science de Allah n’est pas ainsi. La science de Allah n’est pas ainsi. Sa puissance, Son ouïe, Sa vue et Sa parole également. Allah ta^ala a une parole qui n’est pas lettre et sons. Ce n’est pas une langue donnée. Ce n’est pas comme notre parole, de laquelle existe une partie, puis une partie, puis une partie, don une partie existe avant une autre partie comme la parole des humains. Lorsque nous récitons le Qour’an, nous commençons avec la lette (ba’) la phrase (bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim) jusqu’à (mina l-jinnati wa n-nas). Nous disons le (ba’) en premier, ensuite le (sin). Lorsque le (sin) finit, vient le (mim). Et ainsi de suite, des lettres qui se suivent les unes les autres. C’est ainsi que nous récitons le Qour’an. Par ailleurs, ce Qour’an, ce n’est pas Allah Qui l’a récité ainsi. On ne dit pas que Allah prononce. On dit qu’Il parle. Celui qui prononce c’est celui qui parle avec des lettres. Quant à celui qui parle, on le dit pour Celui Qui parle sans lettres et sans sons. Il est dit qu’Il parle. On dit aussi de celui qui parle avec des lettres et des sons qu’il parle. On dit de l’humain qu’il parle. Cela veut dire que sa parole est de sons et de lettres. On dit de Allah aussi qu’Il parle bien que Sa parole ne soit pas de lettres et de sons. Le son est créé. Comment serait-il un attribut de Allah ?!

Maintenant, nous n’entendons pas cet attribut de la parole. Mais dans l’au-delà, Allah ta^ala nous fait comprendre : nous l’entendrons sans que ce soit des lettres et de sons. Le croyant entendra et le mécréant entendra. Le mécréant lorsqu’il entendra cette  parole, il sera gêné. Quant au croyant pieux, il sera heureux.

Jibril entend cette parole. Dans le bas monde, il l’entend. Mouça a entendu une fois cette parole. Notre maître Mouhammad la nuit de l’ascension a entendu cette parole qui n’est pas lettres et sons. Il a aussi vu Allah. Mais Allah ta^ala n’est pas vu comme est vue la créature. La créature, tu peux la voir soit éloignée, soit proche. Tu la vois soit vers le bas, soit sur ta droite, sur ta gauche ou derrière toi, si tu te retournes pour la voir.

Mais on ne voit pas Allah ainsi car Il n’est pas un corps. Par la puissance de Allah, Allah crée en nous la vision et nous voyons Son Être Qui n’est pas de face ou de dos. Cette vision n’est pas par un comment comme est vue la créature.

Et Lui, Il voit le monde. Il voit tout de ce monde sans que ce soit de face, de dos ou en étant localisé dans la direction du haut, de la droite ou de l’arrière. Sans tout cela, Il voit le monde. Nous, lorsque nous serons au parais, les croyants lorsue nous Le verrons, nous ne Le verrons pas de face ou avec une forme car Il n’est pas un corps.

On ne dit pas que Allah est proche par la distance. On ne dit pas qu’Il est éloigné par la distance.

Toute chose, de laquelle tu es séparé d’une distance proche ou éloignée, est créée.

Allah n’est pas ainsi. On ne dit donc pas que Allah est présent. On ne dit pas non plus qu’Il est absent.

Certains ignorants organisent du dhikr –évocations– et disent (ô Toi Qui est présent Hadir) ou ils dosent (Toi Qui est présent et Qui regarde Hadir Nadhir). S’ils comprennent de cela qu’Il est proche par la distance, ils deviennent mécréants. Celui qui a pour croyance qu’Il est proche par la distance comme je suis proche de vous, il devient mécréant. Son qourb n’est pas par la distance.

On comprend tout cela de cette ‘ayah, la ‘ayah du Qour’an : (laysa kamithlihi chay’) qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ». dans sourat Ach-Choura ayah 11

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tafsir : sourat An-Nas

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur septembre 21, 2010
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Sourat An-Nas Médinoise

D’autres ont dit Mecquoise

Elle est composée de six ‘ayah

Je commence par le nom de Allah le Très-Miséricordieux, le Miséricordieux

Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim

{قُل} (qoul) Dis Ô Mouhammad ;

{أَعُوذُ} (‘a^oudhou) Je recherche la protection ;

{بِرَبِّ االنّاس} (bi rabbi n-nas) Par le Seigneur des gens, c’est-à-dire leur Créateur et Celui à Qui ils appartiennent. Si l’on dit : pourquoi est-ce que les gens ont été spécifiés ici par le fait qu’Il est leur Seigneur, alors qu’Il est le Seigneur de toute chose ? La réponse est que parce qu’Il leur ordonne de rechercher la protection de leur mal, Il nous apprend qu’Il est leur Seigneur pour que l’on sache que c’est Lui Qui protège de leur mal. Comme il y a parmi les gens des rois, Allah dit : {مَلِكِ النَّاس} (maliki n-nas) Celui à Qui appartiennent les gens et comme il en est parmi eux qui adorent autre que Lui, Il dit : {إِلَهِ النَّاس} (‘ilahi n-nas) le Dieu des gens. Certains ont dit : ce sont là trois des attributs du Dieu ^azza wa jall : ar-rouboubiyyah le fait d’être Seigneur , al-milk le fait que tout Lui appartient et al-‘ilahiyyah le fait d’être Dieu . Ainsi, Il est le Seigneur de toute chose, toute chose Lui appartient et Il est le Dieu de toute chose. Ainsi, toutes les choses sont Sa création, et Lui appartiennent. Les choses qui ont une âme et des raisons comme les jinn, les anges et les hommes sont appelés esclaves. Mais les objets inanimés ne sont pas appelés esclaves. Il ordonne à celui qui recherche la protection de demander que Celui Qui possède ces attributs le protège du mal du chaytan qui suggère dans les poitrines.

{مِنْ شَرِّالوَسْوَاس} (min charri l-waswas) Du mal de celui qui suggère et qui est le chaytan.

{الخَنَّاس} (al-khannas) Celui qui suggère dans les fors intérieurs mais cesse de le faire lorsque Allah est évoqué. Az–Zajjaj a dit : ici, al-waswas, c’est celui qui fait des suggestions.

{الَّذِي يُوَسْوِسُ فِي صُدُورِ النّاس} (al-ladhi youwaswiçou fi soudouri n-nas) celui qui suggère dans les poitrines des gens. Ibnou Qoutaybah a dit : par les poitrines ici, il est visé les curs. Ibnou ^Abbas a dit : le chaytan est à l’affût du cur du fils de ‘Adam. Si le cur devient oublieux et distrait, [chaytan] suggère et si [le coeur] évoque Allah, [chaytan] se tait.

Par l’évocation véritable, celle que ressent le coeur, avec la sincérité pour Allah ta^ala lorsque l’esclave la fait, le chaytan cesse de lui faire les suggestions. Ce n’est pas le simple fait de dire Allahou ‘akbar, la ‘ilaha ‘il-la l-Lah en ayant le cur distrait même s’il évoque par sa langue ; dans ce cas-là, le chaytan persévère à lui faire des suggestions.

{مِنَ الجِنةِ وَالنَّاس} (mina l-jinnati wa n-nas) al-jinnah ce sont les jinn. Dans l’exégèse de cette ‘ayah, il y a deux avis. L’un des deux est : qu’il suggère dans les poitrines des gens, les jinn d’entre eux et les humains. C’est là l’avis de Al-Farra‘. Selon cet avis, le waswas suggère aux jinn tout comme il suggère aux humains. Le Chaykh a dit : les diables se suggèrent les uns aux autres.

Le deuxième avis est que al-waswas qui suggère dans les poitrines des gens fait partie des jinn. Le sens serait : du mal du waswas qui est un jinn puis Il dit {وَالنَّاس} (wa n-nas) c’est-à-dire du mal du waswas et du mal des gens. C’est comme s’Il ordonne de se préserver des jinn et des hommes. C’est là la parole de Az–Zajjaj. Qatadah a dit : Certes, parmi les humains, il y a des chaytan et, parmi les jinn, il y a des chaytan, que Allah nous préserve d’eux.

Mouslim a rapporté dans son Sahih, d’après ^Abdoullah Ibnou Mas^oud, que Allah l’agrée, qu’il a dit : le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Pas un de vous qui n’ait avec lui un qarin qui l’accompagne parmi les jinn« . On lui dit alors : Pas même toi Ô Messager de Allah ? Il a dit  ce qui signifie : »Pas même moi sauf que Allah m’a aidé à prendre le dessus sur lui : il est entré en Islam et ne m’ordonne que le bien ». Le respect que le Messager de Allah inspire a eu raison de lui et il est alors entré en Islam.

Dans ce hadith, il y a une indication de la mise en garde contre la dissension du qarin et ses mauvaises suggestions et ses pièges. Il nous a ainsi appris qu’il est avec nous pour que nous prenions garde contre lui dans la mesure du possible.

Il a aussi été rapporté dans les deux Sahih, d’après Anas dans l’histoire de la visite de Safiyyah au Prophète alors qu’il était en ‘i^tikaf et sa sortie avec elle de nuit pour la raccompagner chez elle. Il a alors rencontré deux hommes parmi les ansar les partisans , habitants de Médine. Lorsqu’ils ont vu le Prophète, ils ont pressé le pas. Alors, le Messager  de Allah a dit ce qui signifie : « Doucement, c’est Safiyyah la fille de Hayiy [mon épouse] ». Ils ont alors dit : soubhanallah, Ô Messager de Allah. Il a alors dit ce qui signifie : « Certes le chaytan peut entraîner le fils de ‘Adam facilement, comme circule le sang dans son corps et j’ai eu peur qu’il ne lance dans votre cur quelque chose » ou il a dit ce qui  signifie : « un mal ».

Le Qadi ^Iyad, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : « Sache que la communauté est réunie, en accord sur la préservation du Prophète du mal du chaytan, qu’il s’agisse de son corps, de sa pensée et de sa langue ».

Commentaires fermés sur tafsir : sourat An-Nas

Tafsir : sourat Al-Falaq

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur septembre 21, 2010
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Sourat Al-Falaq Mecquoise

D’autres ont dit Médinoise.

Elle est composée de cinq ‘ayah

Je commence par le nom de Allah le Très-Miséricordieux, le Miséricordieux

Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim

Les spécialistes de l’Exégèse du Tafsir ont dit à propos de la révélation des deux sourat Al-Mou^awwidhat de protection , qu’un jeune juif était au service du Messager de Allah. Les juifs l’avaient tant pressé qu’il avait pris au Messager de Allah des traces des cheveux de son peigne et quelques dents de son peigne. Il les a donnés aux juifs, qui ont alors fait de la magie [au Messager]. Celui qui se chargea de cela fut Loubayd Ibnou ‘A^sam le juif puis il l’enfouit au puits de Bani Zourayq, appelé puits de Dharwan. Le Messager de Allah tomba alors malade. Tandis qu’un jour, il était endormi, deux anges sont venus auprès de lui. L’un d’eux s’est assis à sa tête et l’autre à ses pieds. L’un d’eux a dit à l’autre : Qu’a donc l’homme ? Il lui a dit : On lui a fait de la magie. Il lui a dit : Qui lui a donc fait la magie ? Il lui a répondu : Loubayd Ibnou ‘A^sam. Il a dit : Avec quoi lui a-t-il fait la magie ? Il a dit : Avec des traces des cheveux de son peigne et quelques dents de son peigne. Il a dit : Où est-ce maintenant ? Il a dit : Dans le creu d’une écorce de palmier sous la roche au fond du puits de Dharwan [c’est la roche qui est placée au fonds du puits lorsqu’il est creusé. Lorsqu’on veut nettoyer le puits, celui qui le nettoie s’asseoit dessus]. Le Messager de Allah s’est alors réveillé et a dit ce qui signifie : Ô ^A‘ichah, ne t’es-tu pas aperçue que Allah m’apprends la cause de ma maladie ? Puis il a envoyé ^Aliyy, Az–Zoubayr et ^Ammar Ibnou Yacir. Ils ont alors asséché ce puits, puis ils ont soulevé la roche et ont extrait l’écorce. A l’intérieur, il y avait les traces des cheveux de son peigne et des dents de son peigne. Ils ont trouvé aussi un fil comportant onze
nuds piqués chacun d’une aiguille. Allah a révélé [à cette occasion] les deux Mou^awwidhah Al-Falaq et An-Nas . Chaque fois qu’il récitait une ‘ayah, un nud se dénouait. Le Messager de Allah s’est ainsi retrouvé mieux lorsque le dernier nud fut dénoué. Jibril ^alayhi s-salam s’est alors mis à dire : Bismi l-Lahi ‘arqika min koulli chay’in you’dhika wa min hacidin wa ^aynin wallahou yachfika – par le nom de Allah, je te protège de toute chose qui te fait du mal et du mal d’un envieux et du mauvais il ; et c’est Allah Qui te guérit– . Cette invocation pour la protection et la guérison rouqyah est connue sous le nom de rouqyatou Jibril.

Ils ont alors dit : Ô Messager de Allah, ne veux-tu pas que l’on prenne ce malin et qu’on le tue ? Il a répondu ce qui signifie : Quant à moi, Allah m’a guéri. Je ne souhaite pas provoquer de mal parmi les gens.

{قُل} (qoul) Dis Ô Mouhammad ;

{أَعُوذُ} (‘a^oudhou) Je demande la protection ;

{بِرَبِّ الْفَلَق} (bi-rabbi l-falaq) Par le Seigneur de l’aube. C’est ce qu’a dit Ibnou ^Abbas ;

{مِنْ شَرِّ مَا خَلَق} (min charri ma khalaq) De tout mal que Allah crée et ceci est général. Est compris ici tout ce qui peut entraîner un mal, que ce soit l’être vivant responsable, non responsable ou l’objet inanimé comme le poison, la brûlure par le feu, la noyade par l’eau et autre que cela ;

{وَمِنْ شَرِّ غَاسِقٍ} (wa min charri ghaciqin) Et du mal de la nuit, c’est la parole de Ibnou ^Abbas et Moujahid.

{إِذَا وَقَب} (‘idha waqab) Lorsqu’elle tombe et qu’elle s’installe. D’autres ont dit : c’est la lune lors de l’éclipse et qu’elle devient sombre. Ainsi, le sens de {وَقَب} (waqab), c’est l’éclipse.

Az–Zajjaj a dit : {الْغُاسِق} (al-ghaciq), c’est celui qui est froid. Ainsi, on a dit que la nuit est un ghaciq car elle est plus fraîche que le jour.

{وَمِنْ شَرِّ النَّفَّاثاتِ} (wa min charri n-naffathati) Ibnou Qoutaybah a dit : il s’agit des sorcières qui soufflent [sans émettre de salive] lorsqu’elles font la magie.

{فِي الْعُقَد} (fi l-^ouqad) Ce sont les nuds qu’elles font dans le fil. Elles soufflent dans ces nuds en disant quelque chose, sans émettre de salive.

Certains exégètes ont dit : ce qui est visé par an-naffathati, ici, ce sont les filles de Loubayd Ibnou ‘A^sam le juif, elles qui ont fait de la magie au Messager de Allah. Ibnou l-‘Anbariyy a dit : l’exégèse de nafatha, c’est souffler d’un souffle sans émettre de salive. Et le sens de tafala, c’est souffler avec de la salive.

{وَمِنْ شَرِّ حَاسِدٍ} (wa min charri hacidin) Du mal des envieux, c’est-à-dire les juifs qui ont envié le Messager de Allah ;

{إِذَا حَسَد} (‘idha haçad) Lorsqu’il manifeste son envie et qu’il agit en conséquent comme Loubayd qui a été cité et qui fait partie des juifs qui ont envié le Messager de Allah. Celui qui envie, son envie n’a de conséquence que s’il la manifeste en nuisant à celui qui est envié. Mais tant qu’il n’a pas manifesté l’envie, ce sentiment ne nuit qu’à celui qui le ressent car il est chagriné par le bienfait d’autrui. Certains ont dit que l’envie compte parmi les plus vils des caractères et c’est le premier des péchés par lesquels Allah a été désobéi au paradis l’envie que Iblis a éprouvée envers ‘Adam et aussi sur terre l’envie que Qabil a éprouvée envers Habil .

Allah cite les trois maux venant à la suite de l’expression {مَا خَلَق} (ma khalaq) [le mal] de ce qu’Il crée , pour [montrer] la gravité de leur mal.

Certains mou^tazilah – secte égarée – qui disent que Allah ne crée pas le mal, ont récité {مِنْ شَرّ} (min charrin) avec le tanwin suivi de l’expression {مَا خَلَق} (ma khalaq) en lui donnant le sens de la négation ; cette récitation est refusée, elle est basée sur une voie erronée à cause de nombreuses ‘ayah du Qour’an en contredisant ce qu’ils ont prétendu.

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Tafsir : sourat Al-‘Ikhlas

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur septembre 21, 2010
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Sourat Al-‘Ikhlas Mecquoise

D’autres ont dit Médinoise

Elle est composée de quatre ‘ayah

Je commence par le nom de Allah le Très-Miséricordieux, le Miséricordieux

Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim

{قُل هُوَ اللهُ أَحَد} (qoul houwa l-Lahou ‘ahad) Dis c’est-à-dire Ô Mouhammad, Ô l’être le plus honorable de la création ; « houwallahou ‘ahad » c’est-à-dire Allah est Celui Qui n’admet pas la pluralité ni la multiplicité, Celui Qui n’a pas d’associé à Lui-même, ni à Ses attributs et rien n’a d’attribut tel que Ses attributs. (الأَحَد) Al-‘Ahad c’est Celui Qui n’admet pas la division et le fractionnement car Il n’est pas un corps. Certains ont dit : (الأَحَد) Al-‘Ahad est dans le même sens que (الوَاحِد) Al-Wahid. Abou Soulayman Al-Khattabiyy a dit : (الوَاحِد) Al-Wahid c’est Celui Qui est unique par Lui-même, rien ne L’égale et  (الأَحَد) Al-‘Ahad c’est Celui Qui est unique par les attributs, rien n’a les mêmes attributs que Lui.

{اللهُ الصَّمَد} (Allahou s–Samad) c’est-à-dire Celui de Qui ont besoin toutes les créatures, alors que Lui Il n’a besoin d’aucun être ; Il est Celui à Qui l’on s’adresse lors des difficultés de toute sorte, Celui Qui ne recherche pas un profit pour Lui par Ses créatures et Qui ne repousse pas grâce à elles une nuisance qui pourrait L’atteindre. Ibnou ^Abbas a dit :  (الصَّمَد) As–Samad, c’est Celui Qui n’a pas de partie intérieure. Al-Haçan et Moujahid l’ont dit également. Cela signifie qu’Il ‘est pas comme l’homme ; cela ne signifie pas fermé c’est-à-dire bouché. On a dit également (الصَّمَد) As–Samad signifie le Maître absolu, Sa souveraineté englobe toute chose.

{لَمْ يَلِد} (lam yalid) Mouqatil a dit : Il n’engendre pas qui de ce fait hériterait de Lui.

{وَلَمْ يُولَد} (wa lam youlad) Il n’est pas né de quelque chose qui Lui serait associée dans la divinité et ce, car les associateurs parmi les arabes disaient : les anges sont les filles de (الرَّحْمَن) Ar-Rahman – le Très-Miséricordieux – et les juifs disaient ^Ouzayr est le fils de Allah et les chrétiens ont dit : le Messie est le fils de Allah. Il a déclaré qu’il n’est pas concerné par cela.

Le Hafidh Al-^Abdariyy a dit : {لَمْ يَلِد وَلَمْ يُولَد} (lam yalid wa lam  youlad) est une négation de la matière et du fait de prendre place en un lieu [au sujet de Allah], c’est-à-dire qu’Il n’émane pas quelque chose de Lui et qu’Il ne prend pas place dans quelque chose.

{وَلَمْ يَكُنْ لَهُ كُفُواً أحَد} (wa lam yakoun lahou koufouwan ‘ahad) c’est-à-dire qu’Il n’a pas d’équivalent de quelque ordre que ce soit. Al-koufou’, c’est l’équivalent. Al-Bayhaqiyy a transmis avec une chaîne de transmission sahih – sûre d’après Ibnou ^Abbas que les juifs étaient venus au Messager de Allah et lui ont dit : Ô Mouhammad, décris-nous ton Seigneur, Celui Que tu adores.  C’est ainsi que la sourah {قُل هُوَ اللهُ أَحَد} Qoul houwa l-Lahou ‘ahad a été révélée. Le Messager de Allah a dit ce qui signifie : Ce sont là des attributs de mon Seigneur ^azza wa jall. C’est ce qu’a dit le Hafidh Al-^Abdariyy.

Al-Boukhariyy a rapporté dans son Sahih d’après Abou Sa^id Al-Khoudriyy que Allah l’agrée qu’il a entendu un homme réciter :
{قُل هُوَ اللهُ أَحَد} Qoul houwallahou ‘ahad et répéter cette sourah. Au matin, il est parti chez le Messager de Allah et lui raconta ce fait, que c’était comme si l’homme trouvait cela peu de chose. Le Messager de Allah lui a alors dit ce qui signifie : Par Celui Qui détient mon âme par Sa toute-puissance, elle est équivalente au tiers du Qour’an[1]. Et il y a un autre hadith rapporté par Al-Boukhariyy qui signifie : Ton amour pour [cette sourah] t’a fait entrer au paradis.


[1] c’est-à-dire que les significations concernant l’unicité de Allah dans cette sourah correspondent au tiers des significations figurant dans le Qour’an entier.

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Tafsir : sourat Al-Lahab

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur septembre 21, 2010
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Sourat Al-Lahab appelée également Tabbat

Mecquoise par l’unanimité des savants

Elle est composée de cinq ‘ayah

Je commence par le nom de Allah le Très-Miséricordieux, le Miséricordieux

Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim

{تَبَّتْ يَدَا أبِي لَهَب} (tabbat yada ‘abi lahab) Malheur aux mains de Abou Lahab, c’est-à-dire les mains de Abou Lahab sont dans la perdition.

{وَتَبَّ} (wa tabb) c’est-à-dire et il a perdu ; il s’agit de l’oncle paternel du Prophète. Il s’appelle ^Abdou l-^ouzza Ibnou ^Abdi l-Mouttalib.

{مَا أَغْنَى عَنْهُ مَالُهُ وَمَا كَسَب} (ma ‘aghna ^anhou malouhou wa ma kaçab) Ibnou Mas^oud a dit : lorsque le Messager a appelé ses proches à [l’adoration de] Allah ^azza wa jall, Abou Lahab a dit : si ce que dit mon neveu est vrai, je libèrerai par mes biens et mes enfants. Allah ^azza wa jall dit : {مَا أَغْنَى عَنْهُ مَالُهُ وَمَا كَسَب} (ma ‘aghna ^anhou malouhou wa ma kaçab) ce qui signifie ses biens et ce qu’il a acquis, c’est-à-dire ses enfants ne lui seront pas utiles et ne le déchargeront pas.

{سَيَصْلَى ناراً ذَاتَ لَهَب} (çayasla naran dhata lahab) il subira un feu qui le brûlera et s’attisera contre lui sans émettre de fumée.

{وَامْرَأَتُهُ} (wamra’atouhou) c’est-à-dire que sa femme aussi qui est ‘Oummou Jamil Bintou Harb la sœur de Abou Soufyan subira le feu. En cela il y a une preuve de la véracité de la prophétie de notre prophète r car il a donné la nouvelle en ce sens, que lui – Abou Lahab – ainsi que sa femme mourront mécréants et il en a été ainsi qu’il nous l’a appris.

{حَمَّالَةَ الْحَطَب} (hammalata l-hatab) il y a à propos de cela plusieurs avis : qu’elle circulait en rapportant la parole des uns aux autres pour semer la discorde – an-namimah –. Les savants exégètes ont ainsi assimilé an-namimah au bois et l’animosité et la haine au feu car deux choses se produisent à la suite de an-namimah tout comme le feu s’attise par le bois. Le deuxième avis est le suivant : c’est qu’elle ramassait les branches d’épine et les jetait de nuit sur le chemin du Messager de Allah.

{فِي جِيدِهَا} (fi jidiha) autour de son cou.

{حَبْلٌ مِنْ مَسَد} (habloun min maçad) une corde [faite de fibres] de l’arbre dont elle ramassait les branches. Al-maçad c’est tout ce qui se tresse et dont on fait des mèches que ce soit du lin ou autre. D’autres ont dit : ce qui est visé ici par la corde, c’est la chaîne que Allah cite et qui est en enfer. Sa longueur est de soixante-dix coudées. Elle a été soigneusement tressée en mèche et elle sera à son cou pour qu’elle en soit châtiée en enfer.

Il a été rapporté dans Al-Boukhariyy et Mouslim d’après Ibnou ^Abbas qu’il a dit : lorsqu’a été révélée : {وَأَنْذِرْ عَشِيرَتَكَ الأَقْرَبِين} (wa ‘andhir ^achirataka l-‘aqrabin) ce qui signifie : « et mets en garde tes proches« , le Messager de Allah s’est mis sur le mont de As–Safa et a dit ce qui signifie : Ô vous [présents] , ce matin. Les gens de Qouraych se sont alors réunis et lui ont dit : qu’as-tu ? Il leur a dit ce qui signifie : Voyez-vous, si je vous apprends que l’ennemi est venu à vous le matin ou le soir, ne me croirez-vous pas ? Ils lui ont dit : Bien sûr que oui. Il a alors dit ce qui signifie : Je vous mets alors en garde d’un châtiment intense très proche. Abou Lahab que Allah le maudisse a dit alors : Malheur à toi, est-ce pour cela que tu nous a appelés. Allah révèle alors : {تَبَّتْ يَدَا أبِي لَهَب} (tabbat yada ‘Abi Lahab).

On a rapporté que ‘Oummou Jamil, lorsqu’elle a entendu cette sourah est venue à Abou Bakr qui était alors avec le Messager de Allah dans la mosquée avec à sa main un fihr. Elle a dit : on m’a rapporté que ton ami a dit des propos diffamatoires à mon sujet ; je lui ferai telle et telle chose. Allah a aveuglé les yeux de cette femme et elle n’a pas vu Son Messager. Abou Bakr lui a alors dit : tu ne vois personne avec moi ? Elle a dit : Tu te moques de moi ? Je ne vois personne d’autre que toi et s’il y a des poètes, alors moi aussi je dis : comme il nous blâme, nous refusons, sa religion nous rejetons et à ce qu’il prétend nous désobéissons.

Abou Bakr s’est alors tu et elle s’en est allée. Le Messager de Allah a dit alors ce qui signifie : Des anges m’ont voilé à ses yeux, elle n’a pu me voir et Allah nous a déchargé de son mal. Il a été rapporté qu’elle est morte étranglée par sa corde et Abou Lahab est mort de al-^adaçah qui est une maladie repoussante et ce, sept nuits après la bataille de Badr.

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Tafsir : sourat An-Nasr

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur septembre 21, 2010
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Sourat An-Nasr Médinoise

Elle est composée de trois ‘ayah

Je commence par le nom de Allah le Très-Miséricordieux, le Miséricordieux

Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim

{إِذَا جَاءَ نَصْرُ اللهِ وَالْفَتْح} (‘idha ja‘a nasroullahi wa l-fath) ce qui signifie : « Lorsque vient la victoire [accordée par]Allah« , c’est-à-dire Son aide contre les ennemis, et Al-Fath c’est-à-dire la conquête de La Mecque.

Al-Haçan a dit : lorsque le Messager a conquis La Mecque, les arabes ont dit : Si Mouhammad a eu gain de cause sur les gens du Haram, alors que Allah les a protégés de As–habou l-fil l’armée appuyée par l’éléphant , vous ne pourrez rien contre lui, alors entrez dans la religion [agréée par] Allah par grands groupes.

{وَرَأَيْتَ النَّاسَ} (wa ra’ayta n-naça) ce qui signifie : « et que tu vois les gens« . La majorité [des savants] ont dit : il s’agit des groupes parmi les arabes : de leur entrée [en Islam] entre la conquête de La Mecque et la mort [du Prophète].

{يَدْخُلُونَ فِي دِينِ اللهِ أَفْوَاجاً} (yadkhoulouna fi dinillahi ‘afwaja) ce qui signifie : « entrer dans la religion [agréée par] Allah par groupes« , c’est-à-dire l’Islam. Des groupes nombreux entraient dans la religion, des tribus entières après qu’ils fussent entrés en Islam un par un et deux par deux.

{فَسَبِّحْ بِحَمْدِ رَبِّكَ} (fasabbih bihamdi rabbika) ce qui signifie : « fais le tasbih pour ton Seigneur« . Il y a à ce propos deux avis : selon l’un d’eux, il s’agit de la prière. C’est ce qu’a dit Ibnou ^Abbas. Selon le deuxième, il s’agit du tasbih qui est connu. C’est ce qu’a dit un groupe des spécialistes de l’exégèse.

{وَاسْتَغْفِرْهُ إِنَّهُ كَانَ تَوَّاباً} (wastaghfirhou ‘innahou kana tawwaba) ce qui signifie : « et demande Son pardon. Il est certes Celui Qui accepte le repentir chaque fois qu’il se renouvelle« . Le Prophète, après la révélation de cette sourah disait beaucoup : soubhana l-Lahi wa bihamdih, ‘astaghfirou l-Laha wa ‘atoubou ‘ilayh. Rappporté par Ahmad d’après ^A‘ichah, ainsi que Al-Boukhariyy, An-Naça‘iyy et autres qu’eux deux d’après elle mais avec d’autres termes.

Le Prophète a fait connaître par cette sourah l’approche de son heure et lorsqu’il l’a récitée, les compagnons y ont trouvé une annonce de bonne nouvelle et Al-^Abbas en a pleuré. Il lui a alors dit ce qui signifie : qu’est-ce qui te fait pleurer oncle ? Il lui a dit : c’est l’annonce de ta mort proche. Il lui a répondu ce qui signifie : cette sourah est certes comme tu le dis. Il a vécu après elle deux années.

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Tafsir : sourat Al-Kafiroun

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur septembre 21, 2010
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Sourat Al -Kafiroun Mécquoise

D’autres ont dit Médinoise

Elle est composée de six ‘ayah

Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim

Je commence par le nom de Allah le Très-Miséricordieux, le Miséricordieux

{قُل يا أيها الكافرون} (qoul ya ‘ayyouha l-kafiroun) ce qui signifie : »Dis, Ô vous les mécréants« , c’est-à-dire : Dis Ô Mouhammad. Les mécréants sont des gens bien précis : Ce sont ceux qui lui ont demandé d’adorer une année leurs idoles et qu’ils adorent eux sonDieu l’année d’aprés.

Allah a révélé cette sourah, nous apprenant ainsi que cela ne pouvait avoir lieu. Dans Sa parole : {قُل} (Qoul), il y a une preuve que le Prophéte a eu l’ordre de [dire] de la part de Allah. Il y a dans cette interpellation {يا أيها الكافرون} (Ya ‘ayyouha l-kafiroun) qui leur est adressée, dans leurs lieux de détente, malgré ce que ce qualificatif comporte de rabaissement pour eux, il y a une preuve que le Prophète est protégé par Allah ta^ala,et qu’il ne les craint pas.

{لا أعبد} (la ‘a^boudou), ce qui signifie : « Je n’adore pas » actuellement; {ما تعبدون} (ma ta^boudoun) ce qui signifie : « Ce que vous adorez » comme idoles.

{ولا أنتم عابدون} (wa la ‘antoum ^abidoun) ce  qui signifie : « Et vous n’adorez pas » maintenant.

{ما أعبد} (ma ‘a^boud) ce qui signifie : »Celui Que j’adore » Qui est Allah soubhanahou wa ta^ala.

{ولا أنا عابد} (wa la ‘ana ^abidoun) ce qui signifie : « Et je n’adorerai pas » (ma ^abadtoum) ce qui signifie : « Ce que vous adorez » comme idoles.

{ولا أنتم عابدون} (wa la antoum ^abidouna) ce qui signifie : « Non plus que vous n’adorerez » dans le futur {ما أعبد} (ma ‘a^boud), ce qui signifie : « Celui Que j’adore« .

L’intérêt  de cette insistance est de couper court aux convoitises des mécréants et de confirmer qu’ils ont eu la nouvelle de leur mort sur la mécréance et qu’ils n’entreront jamais dans l’Islam.

{لكم دينكم} (lakoum dinoukoum) ce qui signifie : « Vous avez votre religion« , qui est l’association. Houjjatou l-‘Islam Al- ^Abdariyy, que Allah l’agrée, a dit : »Vous avez votre religion fausse et erronée, que vous suivez ».

{ولي دين} (wa liya din) ce qui signifie : « J’ai ma religion« . C’est-à-dire la religion de vérité qui est l’Islam, à savoir, vous avez votre religion d’association et j’ai ma religion de tawhid, de croyance en l’unicité de Allah, et ceci est la limite de ce que l’on peut faire pour s’innocenter d’eux.

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Tafsir : sourat Al-Kawthar

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur septembre 21, 2010
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Sourat Al-Kawthar Mecquoise

D’autres savants ont dit Médinoise

Elle est composée de trois ‘ayah

Bismil-lahi-r-Rahmani r-Rahim

Je commence par le nom de Allah, le Très-Miséricordieux, le Miséricordieux

{إنا أعطيناك الكوثر} (‘Inna ‘a^taynaka l- kawthar) ce qui signifie : « Certes, Nous t’avons accordé Al-Kawthar » et Al-Kawthar est une rivière au paradis. Le Prophète r a dit ce qui signifie : « C’est une rivière au paradis, dont les berges sont en or et sont lit est de perles et de rubis, sa terre est plus odorante que le musc,  son eau est plus douce que le miel et plus blanche que la neige« . At-Tirmidhiyy a dit que ce  hadith est haçan sahih – fiable, sûr –. D’autres ont dit : Al-Kawthar, c’est le bien élargi. D’autres encore ont dit : C’est la science, le Qour’an et la sagesse. D’autres ont dit : c’est la prophétie et d’autres ont dit : c’est le bassin du Messager de Allah. Il a ainsi été rapporté dans le Sahih de Mouslim ce qui signifie : « Savez- vous ce qu’est Al-Kawthar ? » Ils ont dit : Allah sait plus que tout autre que Lui et Son Messager sait plus que nous. Il a dit ce qui signifie : « C’est une rivière que mon Seigneur ^azza wa jall m’a accordée. Elle comporte beaucoup de bienfaits. C’est un bassin auquel ma communauté parviendra au jour du jugement. Il comporte des coupes Par le nombre des étoiles« .

{فصل لربك} (fasalli li-rabbika ) ce qui signifie : « Accomplis donc la  prière de ton Seigneur« . Il y a à ce propos plusieurs avis. Certains ont dit : « Il s’agit de la prière de la Fête. D’autres ont dit : « C’est la prière de ad–douha. D’autres ont dit : C’est la prière de as–soubh à Mouzdalifah et c’est ce qu’a dit Moujahid. D’autres ont dit : Ce sont les cinq prières, c’est ce qu’a dit Mouqatil.

{وانحر}(Wanhar). Il y a à ce sujet plusieurs avis : l’un d’eux est l’ordre d’égorger au jour du sacrifice. D’autres ont dit : et pose la main droite sur la gauche lors du nahr pendant la prière. D’autres ont dit : le sens est : »accomplis la prière pour Allah et égorge en sacrifice pour Allah car certes, il y a des gens qui accomplissent la prière pour autres que Lui et enfin  d’autres ont dit : C’est le fait de se diriger vers la Qiblah en faisant le sacrifice.

{إنّ شانئك هو الأبتر} (‘inna chani’aka houwa l-‘abtar) c’est-à-dire celui qui te déteste{هو الأبتر} (houwa l-‘abtar) cela signifie : celui qui a le moins, celui qui est rabaissé, qui n’a pas de descendants. Cette ‘ayah a été révélée à propos de Al-^As Ibnou Wa‘il As-Sahmiyy et ce, parce qu’il avait vu une fois le Prophète r sortir de la mosquée. Il le rencontra devant la porte de Bani Sahm et ils ont parlé ensemble. Il y avait des gens très durs de Qouraych qui étaient assis dans la mosquée. Lorsque Al-^As est entré, ils lui ont dit : avec qui parlais-tu ? Il a dit : C’est avec ce ‘abtar – il visait le Prophète – alors que le fils du Messager de Allah et de Khadijah, ^Abdoullah venait de mourir.

D’autres ont dit : « C’est Al-^As Ibnou Wa‘il qui, chaque fois que l’on évoquait le Messager de Allah, disait : laissez-le, c’est un homme ‘abtar, qui n’a pas de descendance. Lorsqu’il mourra, on ne se rappellera plus de lui et Allah a révélé cette sourah [à cette occasion]. D’autres ont dit al-‘abtar c’est celui qui est privé de bienfaits.

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Tafsir : sourat Al-Maa3oun

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Sourat  Al-Ma^oun Mecquoise

D’autres savants ont dit Médinoise

Elle est composée de sept ‘ayah

{بسم الله الرحمـن الرحيم}

Bismil-lahi r-Rahmani r-Rahim

Je commence par le nom de Allah le Très-Miséricordieux, le Miséricordieux

{أرأيت الذي يكذّب بالدين} (‘ara’ayta l-ladhi youkadh-dhibou bid-din) ce qui signifie : « Vois-tu celui qui ne crois pas en la religion« , en la rétribution et l’exposition des actes – C’est-à-dire l’as-tu reconnu ? –

Si tu ne l’as pas reconnu, {فذلك الَّذي يدعّ اليتيم} (fadhalika l-ladhi yadou^^ou l-yatim) ce qui signifie : « C’est celui qui repousse l’orphelin« . La signification est qu’il repousse l’orphelin et le prive de son droit violemment et sèchement pour lui prendre son bien et pour le repousser d’une manière vulgaire, en le réprimant avec dureté. D’autres ont dit : il repousse l’orphelin pour l’éloigner car il n’espère pas de récompense en le nourrissant.

{ولا يحضّ على طعام المسكين} (wa la yahouddou ^ala ta^ami l-miskin) ce qui signifie : « et n’encourage pas à nourrir le pauvre« , c’est-à-dire qu’il ne lui donne pas de nourriture et qu’il n’ordonne pas qu’on lui donne de la nourriture parce qu’il ne croit pas en l’exposition des actes. {فويل للمصلّين الذين هم عن صلاتهم ساهون} (fawayloun li l-mousallina l-ladhina houm ^an salatihim sahoun) ce qui signifie : « Al-wayl pour ceux qui font la prière et la reculent par négligence en dehors de son temps sans excuse valable« . Al-wayl, c’est le grand châtiment. Allah menace de ce châtiment celui qui néglige la prière et la retarde ainsi par rapport à son temps jusqu’à ce que commence le temps de la prière suivante et ce, sans excuse valable.

{الّذين هم يراءون} (‘alladhina houm youra‘oun) ce qui signifie : « ceux qui font preuve d’insincérité » ; ils sont insincères dans leur prière et les autres adorations.

{ويمنعون الماعون} (wa yamna^ouna l-ma^oun) ce qui signifie : « et qui privent de al-ma^oun« . Il y a à ce propos plusieurs avis. Certains ont dit : il s’agit de la zakat. D’autres ont dit : ce sont les actes d’obéissance, ou encore l’eau, ou le bienfait envers autrui, ou l’objet prêté. Ainsi,  d’après Ibnou Mas^oud, que Allah l’agrée, il a dit : « nous appelions al-ma^oun du temps du Messager de Allah le seau, la hache, le chaudron ou la balance, lorsqu’ils sont prêtés, et ce que vous vous donnez les uns les autres.

^Ikrimah a dit : al-wayl n’est pas destiné à celui qui  prive seulement de cela  mais al-wayl est destiné à celui qui a réuni le tout : « qui a fait preuve  d’insincérité dans sa prière, qui l’a retardée par négligence et qui a privé [les autres] de cela ».

Az–Zajjaj a dit : Al-ma^oun en période antéislamique est tout ce qui comporte en soi une utilité comme la pioche, le chaudron, le seau et ce qui est du même ordre et il en est de même dans l’Islam.

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Tafsir : sourat Qouraych

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur septembre 21, 2010
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Sourat Qouraych Mecquoise

Elle est composée de quatre ‘ayah

Bismil-lahi-r-Rahmani r-Rahim

Je commence par le nom de Allah, le Très-Miséricordieux, le Miséricordieux

{لإيلاف قريش} (li ‘ilafi Qouraych). Il y a trois avis au sujet de (lam) dans (li ‘ilafi) : le premier, c’est que cette phrase est liée avec ce qui la précède. La signification est qu’Il les a rendus comme les feuilles sèches mangées par les animaux en raison de l’habitude de Qouraych. C’est-à-dire que Allah a aneanti l’armée de l’éléphant pour que les gens de Qouraych demeurent, eux et ce dont ils avaient l’habitude : le voyage de l’hiver et de l’été.

Le deuxième avis : c’est que le (lam) vient pour marquer la surprise, comme si le sens était : Etonnez-vous de l’habitude de Qouraych le voyage d’hiver et d’été et du fait qu’ils n’adorent pas le Seigneur de cette maison Al-Ka^bah .

Le troisième avis : c’est que sa signification est liée avec ce qui vient par la suite. Le sens est : qu’ils adorent le Seigneur de cette maison – Al-Ka^bah – puisqu’Il les rend capables de conserver leur habitude du voyage de l’hiver et de l’été par lesquels ils obtiennent leur subsistance, car durant les deux voyages ils étaient en sécurité  : si l’on s’attaquait à eux, ils disaient : nous sommes les habitants du Haram de Allah – le lieu sûr – alors on les laissait.

{إيلافهم رحلة الشتاء والصيف}(‘ilafihim rihlata ch-chita‘i wa s–sayf). La signification est que les gens de Qouraych étaient établis au Haram et ils étaient en sécurité par rapport aux ennemis. Le Haram est une vallée aride, sans plantation ni arbre. Qouraych y vivait grâce au commerce. Ils avaient deux convois chaque année : un en hiver pour le Yémen et un en été pour le Cham. S’il n’y avait pas ces deux voyages, ils n’auraient pu y vivre et s’ils ne sétaient pas installés au voisinage de Al-Ka^bah, ils n’auraient rien pu faire. Lorsque l’armée de l’éléphant était venue pour détruire la Ka^bah, Allah les a anéantis pour que Qouraych demeure au Haram. Allah leur a ainsi rappelé Son bienfait par ces sourat (Al-Fil et Qouraych). La signification est qu’Il a anéanti ceux-là  pour que Qouraych s’attache à ces deux voyages par lesquels ils obtenaient leur subsistance et qui leur permettaient de résider à la Mecque. La parole {لإيلاف} (li-‘ilafi) a été répétée pour insister. Quand à Qouraych, il s’agit des descendants de Moudar Ibnou Kinanah. Ils ont été appelé Qouraych à cause de leur commerce et du rassemblement des biens. Al-Qirch, c’est ce qui est acquis.

{فليعبدوا ربّ هذا البيت}(fal-ya^boudou Rabba hadha l-bayt) ce qui signifie : « Qu’ils adorent  le Seigneur de cette bâtisse – Al Ka^bah – ». Lorsque Allah évoque dans sourat Al-Fil qu’Il leur accorde une grâce en leur évitant le mal, Il évoque dans cette sourat Sa grâce envers eux, et qui est de leur faire parvenir le bien. Ce sont donc deux grâces éminentes : Il leur a ainsi ordonné de L’adorer et de Le remercier. Certains ont dit : Comme Il leur a assuré ce qui concerne les deux voyages, Il leur a ordonné de s’employer à adorer le Seigneur de cette bâtisse, c’est-à-dire la Ka^bah, parce qu’Il est Celui Qui leur a donné la nourriture après la faim et Il leur a garanti la sécurité après la peur.

{الذي أطعمهم من جوع وآمنهم من خوف} (‘alladhi ‘at^amahoum min jou^in wa ‘amanahoum min khawf) c’est-à-dire qu’Il leur a donné la nourriture grâce aux deux voyages après une famine extrême dans laquelle ils se trouvaient et qu’Il leur a garanti la sécurité après une extrême peur qu’ils avaient eue à la suite de l’attaque de l’armée de l’éléphant ou la peur d’être arrachés de leur pays et de leur route. Certains ont dit : Ils avaient été tellement éprouvés qu’ils avaient mangé les charognes et les os brûlés.

D’autre part, Il leur a garanti la sauvegarde contre la lèpre qui ne les atteints pas dans leur pays.

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