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Cours général : Les saints

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur février 6, 2011
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes et que Allah honore et élève davantage en degré notre maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.

 

Allah ta^ala dit dans le Qour’an honoré :

]ألا إن أولياء الله لا خوف عليهم ولا هم يحزنون الذين ءامنوا وكانوا يتقون لهم البشرى في الحياة الدنيا وفي الآخرة لا تبديل لكلمات الله ذلك الفوز العظيم [

(‘ala ‘inna ‘awliya’a l-Lahi la khawfoun ^alayhim wa la houm yahzanoun ‘alladhina ‘amanou wa kanou yattaqoun lahoumou l-bouchra fi l- hayati d-dounya wa fi l-‘akhirah la tabdila li kalimati l-Lahi dhalika l-fawzou l-^adhim) ce qui signifie : « Certes, les saints, les waliyy de Allah, n’ont pas à avoir de crainte ni à être chagrinés, ceux qui ont cru et qui faisaient preuve de piété. Ils auront l’annonce de bonne nouvelle dans le bas-monde et dans l’au-delà. Allah réalise ce qu’Il promet, la voilà la grande réussite ».

Le saint, mes frères de foi, est celui qui s’est attaché à l’obéissance et à l’adoration, qui a évité les péchés et les interdictions, qui s’est détourné du fait de se prolonger dans les plaisirs et les désirs. Ayant accompli les obligations, il s’est rapproché de l’agrément de Allah par les actes surérogatoires jusqu’à gagner l’agrément de Allah. Celui que Allah ta^ala agrée, Il lui accorde la sainteté, Il lui accorde la protection, Il l’honore et le préserve de la mécréance. Le Messager de Allah les a décrits par sa parole :

)) إن الله يحب الأتقياء الأخفياء الذين إذا غابوا لم يفتقدوا وإذا حضروا لم يعرفوا قلوبهم مصابيح الهدى يخرجون من كل غبراء مظلمة ((

(‘inna l-Laha youhibbou l-‘atqiya’a l-‘akhfiya’a l-ladhina’ idha ghabou lam youftaqadou wa ‘idha hadarou lam you^rafou qouloubouhoum masabihou l-houda yakhrou­jouna min koulli ghabra’a moudhlimah) ce qui signifie : « Certes, Allah agrée les pieux qui ne se font pas remarquer, ceux dont on ne remarque pas l’absence lorsqu’ils s’ab­sentent, et qu’on ne remarque pas lorsqu’ils sont présents. Leur cœur sont comme des sources de lumières de bonne guidée ».

Il les a décrits par le fait qu’ils sont dissimulés, ‘akhfiya, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas connus par leur haut degré selon le jugement de Allah. En effet, ce sont des gens qui dissimulent leurs bonnes œuvres dignes d’éloges, celles qu’ils accomplissent par recherche de l’agrément de Allah. Il les a décrits par le fait qu’on ne les remarque pas lorsqu’ils sont présents, soit pour leurs habits qui ne sont pas soignés, c’est-à-dire que du point de vue de leur tenue vestimen­taire, leurs vêtements ne sont pas plaisants, soit à cause de leur pauvreté comme ‘Ouways Ibnou ^Amr Al-Qaraniyy en faveur duquel le Messager de Allah a témoigné par révélation qu’il était le meilleur des successeurs des compagnons. ‘Ouways était, en effet, extrême­ment pauvre. Il n’avait pas assisté, que Allah l’agrée, aux assemblées du Messager de Allah. Il résidait au Yémen et tant il était pauvre, il n’avait pas pu arriver à Médine pour rencontrer le Messager de Allah. Le Prophète a témoigné en sa faveur. Il a dit :

)) إن خير التابعين رجل يقال له أويس بن عامر من مراد ثم من قرن « إلى أن قال « فإذا لقيتموه فمروه فليستغفر لكم ((

(‘inna khayra t-tabi^ina rajouloun youqalou lahou ‘Ouways bnou ^Amir min Mourad thoumma min Qaran … fa’idha laqitoumouhou famourouhou fa l-yastaghfir lakoum) ce qui signifie : « Le meilleur des successeurs est un homme qui est appelé ^Ouways fils de ^Amr du clan de Mourad de la tribu de Qaran » jusqu’à ce qu’il ait dit ce qui signifie : « Si vous le rencontrez, dites-lui de demander la pardon en votre faveur ». Par cela, il a enseigné à sa communauté r en insistant sur la modestie.

Il y a une partie des saints, des waliyy de Allah, à qui Allah a donné une réputation. Ils ont été célèbre pour leur sainteté dans la population, tant celui qui est proche que celui qui est éloigné a reconnu leur degré. Ainsi les gens ont pu énormément profiter d’eux, comme de notre maître Al-Jounayd fils de Mouhammad Al-Baghdadiyy le Chaykh des soufis, puis du Chaykh ^Abdou l-Qadir Al-Jilaniyy le Hanbaliyy, puis du Chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy, que Allah les agrée.

Le Qour’an a confirmé les prodiges des saints, les karamah, par la parole de Allah soubhana­hou dans la description de Maryam ^alayha s-salam :

] كلما دخل عليها زكريا المحراب وجد عندها رزقا قال يا مريم أنّى لك هذا قالت هو من عند الله إن الله يرزق من يشاء بغير حساب [

(koullama dakhala ^alayha Zakariyya l-mihraba wajada ^indaha rizqa ; qala ya Maryamou ‘anna laki hadha ; qalat houwa min ^indi l-Lah inna l-Laha yarzouqou man yacha’ou bighayri hab) ce qui signifie : « Toutes les fois que Zakariyya venait la voir dans l’alcôve, il trouvait qu’elle avait auprès d’elle une subsistance. Il lui disait : ô Maryam, d’où cela te vient-il ? Elle disait : C’est Allah Qui me l’a accordé. Certes, Allah accorde à qui Il veut à profusion ».

Il y a également ce que le Qour’an a annoncé dans le récit du compagnon de Soulayman ^alayhi s-salam pour rapporter le trône de Bilqis puisque cela a été mentionné dans la parole de Allah ta^ala :

] قال الذي عنده علم من الكتاب أنا ءاتيك به قبل أن يرتد إليك طرفك [

(qala l-ladhi ^indahou ^ilmoun mina l-kitabi ana ‘atika bihi qabla ‘an yartadda ‘ilayka tarfouka) ce qui signifie : « Celui qui avait eu une science du Livre a dit : Moi je te le ramène avant que tu ne clignes de l’œil. »

Pour ce qui est des preuves à partir de la sounnah, elles sont nombreuses. Ainsi il a été rapporté d’après Anas que ‘Ouçayd Ibnou Houdayr et un homme des partisans avaient discuté auprès du Messager de Allah au point que l’assemblée avait duré jusqu’à une heure tardive. C’était une nuit extrêmement sombre et ils étaient sortis, chacun d’entre eux ayant à la main son bâton. Le bâton de l’un des deux s’était illuminé au point qu’ils avaient marché à la lumière de ce bâton. Puis lorsqu’ils étaient arrivés à la croisée de leurs chemins, le bâton du deuxième s’était illuminé à son tour et chacun d’entre eux avait pu marcher à la lumière de son bâton jusqu’à parvenir chez lui. Ceci a été rapporté par Ahmad, Al-Boukhariyy, Al-Hakim et d’autres.

Il a été rapporté que Al-Jounayd était un jour assis à parler aux gens. C’est alors qu’un jeune homme qui n’était pas musulman mais qui s’était déguisé s’était présenté debout face à lui et lui avait adressé la parole en ces termes : « Ô toi le Chaykh, que signifie la parole du Messager de Allah

)) اتقوا فراسة المؤمن فإن المؤمن ينظر بنور الله تعالى ((

(‘ittaqou firaçata l-mou’mini fa’inna l-mou’­mina yandhourou binouri l-Lahi ta^ala) ce qui signifie : « Prenez garde à la vision du croyant parfait car certes le croyant voit par une lumière que Allah lui donne ». Al-Jounayd a réfléchi un moment puis il a levé la tête et lui a dit : « Entre en Islam, le moment est venu pour toi d’entrer en Islam ». C’est alors que le jeune est entré en Islam en disant : « Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah et je témoigne que Mouhammad est le Messager de Allah ».

Concernant leur mérite, lors de la mort, les anges de la miséricorde viennent à eux alors qu’ils peuvent les voir. Les anges s’assoient à côté d’eux à une certaine distance. Ensuite vient l’ange ^Azrail qui leur annonce la bonne nouvelle de la miséricorde de Allah et de Son agrément. Il leur dit : « Je t’annonce la bonne nouvelle de la miséricorde de Allah et de Son agrément ».

Au jour du jugement, ils n’auront aucune crainte, aucune terreur alors que les gens seront extrêmement effrayés. Ils ne subiront aucune nuisance de la chaleur du soleil. Le soleil au jour du jugement sera extrêmement intense, plus intense qu’aujourd’hui. Ils ne seront atteints ni de la soif ni de la faim ni de la chaleur du soleil. Ils ne seront atteints d’aucun chagrin mais seront pleins de joie et de félicité.

Lorsque le saint sortira de la tombe, il sortira vêtu ; il ne sortira pas en ayant sa zone de pudeur dévoilée comme la plupart des gens. Il ne sera pas rassemblé marchant à pied. Non, il sera rassemblé en étant sur une monture. Qu’auront-ils comme monture ces vertueux ? Ils auront des chamelles dont les créatures n’auront pas vu de semblables, dotées de selles d’or.

Puis ils rentreront au paradis. Une fois entrés au paradis, ils trouveront ce que Allah leur a promis comme félicité, une félicité qu’Il n’a donné à connaître à aucun ange et qu’aucune des créatures de Allah n’a jamais vue. Les anges, eux, accueilleront les gens du paradis au jour du jugement. Ils leur passeront le salam, ils leur diront : Que le salam soit sur vous, vous êtes les bienvenus, ils les accueilleront avec respect et glorification.

Mes frères, a dit vrai celui qui a dit : Allah a des gens qui, lorsqu’ils arrivent dans une assemblée, la joie et la générosité s’installent dans cette assemblée et qui, lorsqu’ils marchent, la terre qu’ils occupent s’en réjouit et se revivifie comme s’ils étaient pour la terre une pluie.

Bonheur donc à celui qui a connu dans notre époque un savant, un saint, un vertueux et qui a puisé de lui les bienfaits et les bénédictions, qui a connu leur haut degré, qui a été respectueux avec eux et qui les a pris pour modèle. Car les waliyy de Allah ont atteint ce qu’ils ont atteint par la véracité de leur amour pour Allah et pour le Messager de Allah, notre maître Mouham­mad r.

Ô Allah fais que nous soyons parmi Tes saints, parmi les gens de Ton obéissance et attendris les cœurs de Tes saints sur nous. Certes, Tu es sur toute chose tout puissant.

Voici mes propos et je demande à ce que Allah me pardonne ainsi qu’à vous.

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Cours : Croyance du Chaykh ^AbdoulLaah

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur janvier 21, 2011
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Je commence par le nom de Allah Ar-Rahman, Ar-Rahi

Voici ce qu’a dicté l’illustre savant, le Mouhaddith,
le Chaykh ^Abdou l-Lah Al-Harariyy
le lundi 15 juillet 2002

La louange est à Allah le Seigneur des mondes et que l’honneur et l’élévation en degrés soient accordés au meilleur des messagers, le dernier des prophètes, le guide des ghourr mouhajjalin [1] au jour du jugement. Que l’honneur soit également accordé à tous ses frères prophètes et à sa famille pure.

La plus éminente des grâces dont Allah ta^ala [2] a gratifié Ses esclaves, c’est l’Islam, conformément à la voie de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah. Il s’agit de ce sur quoi étaient le Messager et ses compagnons, et que les musulmans se sont transmis leurs successeurs (khalaf) à partir des prédécesseurs (salaf). C’est-à-dire ce qu’ils ont transmis de l’époque du Prophète  r jusqu’à nos jours. La voie de Ahlou s-Sounnah –les sunnites– demeure la voie de la majorité de la communauté jusqu’au jour du jugement.

Mais les autres voies que celle de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah, elles disparaissent. Sont apparus par le passé environ soixante-douze groupes. Tous prétendaient l’Islam. Mais en réalité, ils ont dévié de ce sur quoi étaient les compagnons et la majorité de la communauté qui les avaient suivis. Par la suite, ils ont disparu.

Ensuite, sont apparus deux groupes ou plus d’un groupe depuis trois cents années environ. Ils ont prétendu l’Islam alors qu’ils se sont écartés de l’Islam car ils ont contredit ce sur quoi étaient les compagnons et ceux qui les ont suivis jusqu’à nos jours.

Parmi ces groupes-là, il y a les wahhabites, ceux qui suivent un homme qui est apparu au Najd [3] du Hijaz [4] il y a environ deux cent cinquante ans. Il a amené une innovation (bid^ah) qu’il a prétendue être de la religion alors qu’elle n’en fait pas partie. Il s’appelle Mouhammad Ibnou ^Abdi l-Wahhab.

Il y a un autre groupe, celui de ceux qui suivent Sayyid Qoutb l’égyptien. Ce groupe-là a environ soixante-dix ans.

Il y a un autre groupe qui est appelé at-tahririyyah qui a lui aussi environ soixante-dix ans.

Tous ceux-là contredisent le Qour’an et le hadith.

Quant à nous, et la louange est à Allah, nous sommes sur ce sur quoi sont les compagnons ainsi que ceux qui les ont suivis jusqu’à nos jours. Nous sommes avec la majorité de la communauté. Nous ne sommes pas déviés. Les califes et les Sultans étaient sur la voie de Ahlou s-Sounnah. Parmi eux, il y a le Sultan Salahou d-Din Al-‘Ayyoubiyy qui est décédé en cinq cent quatre-vingt-dix de l’Hégire [5] du Prophète. C’était (Il était), que Allah l’agrée, un Sultan équitable. Il connaissait le Qour’an par cœur. Il connaissait par cœur également le livre At-Tanbih dans la jurisprudence chafi^iyy. Il connaissait par cœur aussi le livre Al-Hamaçah. Il a reçu la science par transmission orale auprès des gens de la connaissance. Il assistait aux assemblées des mouhaddith à l’ancienne manière des savants du hadith. Il était, que Allah l’agrée ach^ariyy de croyance. C’est la croyance sur laquelle nous sommes, à savoir que Allah tabaraka wa ta^ala n’est pas une substance palpable ni une substance impalpable, qu’Il n’a pas les caractéristiques des substances. Les caractéristiques du corps impalpable tout comme celles du corps palpable sont impossibles au sujet de Allah. C’est aussi la croyance que l’Etre de Allah ta^ala c’est-à-dire Sa réalité n’est pas un corps impalpable comme la lumière ou le vent, ni un corps palpable comme l’homme, la pierre, l’arbre, l’étoile, le soleil ou la lune puisqu’Il est le Créateur de la totalité. Il est le Créateur du corps impalpable et le Créateur du corps palpable. De toute éternité il n’y a ni corps palpable ni corps impalpable. Il n’y a de toute éternité ni nuit ni jour. De toute éternité, il n’y a ni cet espace entre la terre et le ciel, et entre un ciel et un autre ou entre les sept cieux et le Trône (al-^arch). Rien n’est de toute éternité si ce n’est Allah. Rien n’existe de toute éternité sinon Allah. Toutes ces choses-là sont entrées en existence, elles n’existaient pas auparavant. Allah tabaraka wa ta^ala est le Créateur des corps impalpables et des corps palpables. Il n’est donc pas un corps impalpable ni un corps palpable. Il n’est pas localisé dans la direction du haut ni ailleurs. Il n’est pas localisé dans toutes les directions. Tout cela est impossible au sujet de Allah. Car s’Il avait été ainsi, Il aurait eu des semblables. Or le Qour’an honoré dit : (ليس كمثله شىء) (layça kamithlihi chay’) ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ». Cela signifie qu’Il n’a pas de ressemblance avec quoi que ce soit de ce monde d’aucun manière que ce soit. Tout comme Son Etre, c’est-à-dire Sa réalité n’a pas de ressemblance avec quoi que ce soit, également Ses attributs n’ont pas de ressemblance avec les attributs d’autres que Lui. Ainsi, Il a pour attribut la puissance, la volonté, la science, l’ouïe, la vue, la vie et la parole. Ces attributs ne sont pas comme les attributs des créatures. En effet, Ses attributs n’augmentent pas et ne diminuent pas. Ils ne prennent pas fin avec le temps. Par l’écoulement du temps, Ses attributs ne s’interrompent pas. Il ne leur arrive pas de fin, comme Sa vie. C’est-à-dire que tout comme Sa vie, il ne lui arrive pas d’interruption, de même, tous Ses attributs, il ne leur arrive pas d’interruption.

Comme le Sultan Salahou d-Din était sur cette croyance, lorsque les wahhabites l’ont su, ils l’ont déclaré mécréant. Lorsqu’ils ont su que le Sultan Salahou d-Din avait cette croyance-là, ils l’ont déclaré mécréant car les wahhabites assimilent Allah à Ses créatures. Il ne leur reste plus qu’appeler Allah un humain. Par la signification, c’est comme s’ils L’ont considéré un humain. En effet, selon eux, Allah serait un corps qui aurait une quantité, de la taille du Trône ou plus petit ou plus étendu, qui aurait des membres, un visage, un œil et une main. Il y a une grande différence entre la croyance du Sultan Salahou d-Din qui est la croyance de Ahlou s-Sounnah et la croyance des wahhabites. Ils l’ont alors déclaré mécréant. Ils ont dit c’est un égaré. Certains d’entre eux ont dit c’est un mécréant, alors que ce sont eux les mécréants.

Le Sultan Salahou d-Din est un Sultan équitable, vertueux. Il est possible qu’il soit parvenu à la sainteté. C’est lui qui a fait sortir les mécréants les anglais et leurs alliés de Baytou l-Maqdis –l’actuelle Jérusalem–, après qu’ils l’aient occupée pendant quatre-vingt-dix ans. Il a ainsi un grand mérite, que Allah l’agrée et le rétribue en bien pour l’Islam.

Salahou d-Din avait décrété l’enseignement de cette croyance, qui est la croyance de Ahlou s-Sounnah et qui est notre croyance que nous enseignons dans les écoles pour les plus jeunes  tout comme pour les plus âgés. Cette croyance comporte le fait que Allah ta^ala n’est pas un corps, que Allah ta^ala n’est pas localisé dans les directions, ni la direction du haut ni ailleurs, ni dans toutes les directions. Il existe plutôt sans être localisé dans une des directions car Il n’est pas un corps. Le corps a nécessairement un endroit et une direction. La lumière a un endroit et une direction, l’obscurité également ; et Allah ta^ala n’est pas ainsi.

Il est mentionné ici dans ce livre –le livre dont le Sultan avait ordonné l’enseignement aux enfants à son époque– que Allah n’est pas sujet au temps car le temps est créé. Le temps, quand est-il entré en existence ? Lorsque l’eau a été créée, avant le Trône. Avant toute autre chose, Allah a créé l’eau et c’est là qu’a existé le temps. En effet, l’existence de l’eau a été suivie par l’existence du Trône. Ensuite ont existé le reste des corps ; la lumière et l’obscurité après ces deux-là. Après l’eau et le Trône, Allah a créé la lumière et l’obscurité.

Dans ce livre-là aussi, il est mentionné que la parole de Allah n’est pas des lettres et des sons, c’est-à-dire que Allah parle d’une parole qui n’est pas des lettres ni des sons. En effet, les lettres et le son sont créés.

Dans l’introduction de ce livre, son auteur a cité le Sultan Salahou d-Din et il a dit que c’est pour lui qu’il a composé ce livre. Son auteur faisait partie des savants du cinquième siècle de l’Hégire. Il s’appelle Mouhammad Ibnou Hibah Al-Barmakiyy.

Il dit dans son introduction [en poésie arabe] :

Je l’ai composé pour le roi honnête

Le victorieux, le conquérant Salahou d-Din

Le souverain d’Egypte, du Cham, celui à qui

Allah a donné la souveraineté du Hijaz et du Yémen

Celui qui est équitable, généreux et qui est efficace dans le combat

Youçouf, celui qui a revivifié l’Etat des abbassides

Le fils du glorieux le grand maître

Ayyoub le héros de la religion, qui a la bonne gestion

Son règne a persisté dans le temps

Et la chance accompagne la victoire de ses armées

Puis il dit au sujet de l’exemption de Allah de l’endroit et de la direction :

Le Créateur du monde n’est pas contenu

Dans un endroit, Allah est exempt de tout semblable

Il existe de toute éternité

Et Il est maintenant tel qu’Il est de toute éternité

Il est exempt de l’endroit

Il est exempt du changement du temps

A fait preuve d’outrance, à l’extrême

Celui qui Lui a attribué la direction du haut

Il aura limité le Créateur dans le ciel

Lui qui l’a créé, et le Trône est au-dessus de l’eau

Ils ont confirmé pour Son Etre la localisation

L’assimilateur s’est égaré dans ce qu’il Lui a attribué

Il a dit au sujet de l’attribut de la parole :

Ont nié Ses attributs les mou^tazilah

Qu’Il est exempt d’imperfection Celui Qui nous a créés, Il est certes juste

Ils ont considéré que Sa parole est à partir d’un arbre

A Son esclave Mouça, Ah que cela est blâmable !

Et un autre groupe qui a penché à l’analogie

Ils ont ainsi confirmé que Sa parole est comme la parole des gens

Or Sa vie est de toute éternité tout comme Son Etre

Et c’est ce qui est parvenu au sujet de Ses attributs

Comme la science, la puissance et la volonté

Et il se peut que Son ordre diffère de ce qu’Il veut

Il est Celui Qui entend, tout-puissant, ayant une volonté

Le puissant Qui fait ce qu’Il veut

Ce qu’Il a révélé est l’expression de Son attribut de la parole

Qui est de toute éternité propre à Son Etre

Dis à celui qui a attribué le comment à Sa parole

En la considérant avec des lettres et des sons, je ne reconnais pas ce que tu dis

Ô vous qui assimilez le Créateur aux créatures et qui Lui attribuez le corps

La lettre (ha) dans le mot Ar-Rahman précède bien la lettre (mim) !

Le sens en est que la parole de Allah tabaraka wa ta^ala n’est pas des lettres et des sons. C’est-à-dire que Allah parle d’une parole qui n’est pas des lettres et des sons car les lettres et les sons sont créés et Allah n’a pas pour attribut un attribut créé, entré en existence. Il est donc un devoir de croire que Sa parole est ainsi, c’est-à-dire que Allah parle d’une parole qui n’est pas des lettres ni des sons et même si nous ne pouvons pas imaginer cela par nos cœurs. En effet, l’homme ne perçoit pas les réalités de toute chose ; et cela, il est un devoir d’y croire même si nous ne pouvons l’imaginer, tout comme nous ne pouvons atteindre l’Etre de Allah. Nous, nous pouvons imaginer le corps de grande taille et celui de petite taille même si nous ne l’avons pas vu. Nous, maintenant, nous pouvons imaginer le Trône, qu’il est un corps de grande taille en direction du haut, même si nous ne connaissons pas le détail de ses caractéristiques. Il en est de même pour le paradis et pour l’enfer. Nous pouvons les imaginer même si nous ne les avons pas vus car ce sont deux corps. Autre que cela aussi, nous pouvons l’imaginer, nous pouvons alors atteindre certaines caractéristiques de ce que nous imaginons. Mais Allah tabaraka wa ta^ala, nous ne pouvons imaginer Sa réalité car Il n’a pas de ressemblance avec ce à quoi nous sommes habitués. En effet, il n’est pas un corps. Nous ne pouvons pas imaginer Celui Qui n’est pas un corps et ce qui n’est pas une caractéristique d’un corps. Nous pouvons imaginer le corps et la caractéristique du corps mais Allah n’est pas un corps et Ses attributs ne sont pas non plus tels que les caractéristiques des corps. C’est pour cela, nous avons pour croyance que Allah ta^ala existe sans être un grand corps et sans être un petit corps, sans être localisé dans une direction et un endroit. Egalement, nous avons pour croyance que Allah ta^ala est un Etre Qui n’a pas des attributs des créatures. Il n’est ni en mouvement ni immobile. Ceci, la raison ne peut pas l’imaginer, l’homme n’arrive pas à l’imaginer. Nous, nous  imaginons ce qui est en mouvement et nous imaginons ce qui est immobile. Mais Celui Qui existe et Qui n’est ni en mouvement ni immobile, nous ne pouvons L’imaginer. Malgré cela, il est un devoir pour nous de croire que Allah existe, qu’Il n’est pas en mouvement et qu’Il n’est pas immobile car le mouvement fait partie de nos caractéristiques et également l’immobilité fait partie de nos caractéristiques. Il nous est suffisant de croire et d’être catégorique par notre cœur que Allah existe sans qu’Il soit semblable à quoi que ce soit. Si déjà parmi les créatures il y a des choses que nous ne pouvons imaginer, comment serait-il inconcevable que Allah existe et que nous ne pouvons L’imaginer par notre esprit ?! Avant que Allah ne crée la lumière et l’obscurité, est-ce que l’un d’entre nous arrive à imaginer ce moment-là ? Non, aucun d’entre nous ne peut imaginer un temps dans lequel il n’y avait ni lumière ni obscurité. Nous ne pouvons l’imaginer par notre esprit. Malgré cela, il est un devoir pour nous de croire qu’il s’est écoulé un temps dans lequel il n’y avait ni lumière ni obscurité car le Qour’an nous apprend cela. Le Qour’an dit :

(الحمد لله الذي خلق السموات والأرض وجعل الظلمات والنور)

(al-hamdou li l-Lahi l-ladhi khalaqa s-samawati wa l-‘arda wa ja^ala dhdhouloumati wa n-nour)

ce qui signifie : « La louange est à Allah Qui a créé les cieux et la terre et Qui a créé l’obscurité et la lumière » c’est-à-dire qu’avant que Allah ne les crée, il n’y avait ni terre ni ciel, ni lumière ni obscurité. En raison de cette ayah –verset–, nous devons croire qu’il s’est écoulé un temps dans lequel il n’y avait ni lumière ni obscurité. Si cela est bel et bien possible et n’est donc pas impossible selon la raison, comment ne serait-il pas possible que Allah ta^ala existe sans être un corps palpable ni un corps impalpable, sans être en mouvement ni immobile. C’est cela le sens de la ayah honorée : (ليس كمثله شىء) (layça kamithlihi chay’) ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ». La prononciation de cette ayah est concise et légère par la langue mais sa signification est importante et étendue.

Il y a par ailleurs dans le Qour’an des ayah dont le sens apparent donne l’illusion que Allah serait un corps qui aurait un endroit, qu’Il aurait des membres et qu’Il bougerait. Ces ayah, il n’est pas permis de leur donner leur sens apparent. Les wahhabites sont allés à leur perte car ils ont expliqué ces ayah par leur sens apparent. Ils ont alors eu pour croyance que Allah serait un corps, qu’Il serait dans la direction du haut, établi, qu’Il descendrait et s’immobiliserait. Ils ont expliqué ces ayah selon leur sens apparent. Ils n’ont pas été en compatibilité avec cette ayah : (ليس كمثله شىء) (layça kamithlihi chay’) ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ».

Ahlou s-Sounnah ne retiennent pas le sens apparent de ces ayah et de ces hadith. Ils les interprètent plutôt par un autre sens que le sens apparent. Celui à qui Allah ta^ala accorde la réussite, Il le guide pour bien comprendre ce sujet.

Bien que la parole de Allah tabaraka wa ta^ala par laquelle Il parle de toute éternité n’est pas des lettres ni des sons, nous disons que le Qour’an est la parole de Allah car ce Qour’an qui est des lettres et des sons exprime la parole de Allah qui elle n’est pas des lettres et des sons. Ce Qour’an que nous récitons avec des lettres et des sons est une expression de la parole de Allah par laquelle Il parle de toute éternité sans qu’elle soit des lettres et des sons. Quant à cette parole  qui n’est pas lettres et sons, l’ont entendue Jibril et notre maître Mouhammad la nuit de son ascension (al-mi^raj) ainsi que Mouça qui l’a entendue à AtTour –Mont Sinaï–. Mais dans l’au-delà, chacun d’entre nous entendra la parole de Allah qui n’est pas des lettres et des sons.

Ce Qour’an, la Tawrah –la Thora–, l’injil –l’évangile– et le Zabour –les psaumes– et les autres Livres célestes, Allah les a fait écrire sur la Table préservée cinquante mille années avant que ne soient créés les sept cieux et la terre. Il a fait écrire ces Livres sur la Table préservée. Puis Il a ordonné à Jibril de prendre le Qour’an et de le descendre sur notre Prophète Mouhammad et de descendre ces autres Livres à ces autres Prophètes qui étaient avant notre Prophète Mouhammad. Ce n’est pas Allah Qui aurait lu le Qour’an à Jibril. Il a plutôt ordonné à Jibril de prendre le Qour’an à partir de la Table préservée. Par la suite, Jibril l’a lu à notre maître Mouhammad.

Apprenez cela, que Allah vous donne les bénédictions. Enseignez cela à d’autres. Tout cela, tout ce qui s’est dit dans ce cours, enseignez-le à d’autres car les écoles de nos jours, la plupart des écoles n’enseignent pas la croyance de Ahlou s-Sounnah. Elles enseignent la Fatihah, les tahiyyat, l’invocation ibrahimiyyah et les noms des cinq prières. Par le passé, dans le kouttab –école d’enseignement de Qour’an pour les petits–, on enseignait aux enfants que Allah existe sans endroit, qu’Il n’a pas de ressemblance avec les créatures. Quant à aujourd’hui, l’ignorance a prévalu chez les plus âgés tout comme les plus jeunes. En effet, celui qui étudie dans ces écoles contemporaines, puis grandit, puis devient père et son enfant, à son tour, prend son éducation dans ces écoles, le père tout comme son fils deviennent ignorants de la croyance de Ahlou s-Sounnah.

Remerciez Allah Qui vous a assuré qui vous enseigne cette croyance sur laquelle étaient les compagnons et ceux qui les ont suivis, jusqu’à notre époque, de ceux à qui Allah a voulu le bien. Fin de citation


[1] Ceux qui lors du woudou –petites ablutions– dépassent la limite requise dans la Loi pour le lavage du visage et celui des avants-bras et des pieds. Ce seront des parties qui seront auréolées de lumière au jour du jugement. C’est un des signes distinctifs de la communauté de notre maître Mouhammad r.

[2] Celui Qui est exempt de toute imperfection, comme l’endroit, le corps, le mouvement, l’immobilité et en général de tout ce qui fait partie des caractéristiques des créatures.

[3] Région à l’est de la péninsule arabique et dont la capitale est Ar-Riyad.

[4] Région de la péninsule arabique qui comprend La Mecque, Médine et AtTa’if.

[5] L’Emigration. Il ne s’agit pas d’une fuite. Le Prophète est préservé de cela. Il s’agit d’un voyage effectué sur ordre de Allah.

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Croyance : Le supplice de la tombe

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 19, 2010
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Allah ta^ala dit :

{النَّارُ يُعْرَضُونَ عَلَيْهَا غُدُوّاً وَعَشِيًّا وَيَوْمَ تَقُومُ السَّاعَةُ أدْخِلُوا ءَالَ فِرْعَوْنَ أَشَدَّ العَذَابِ}[1]

(‘an-narou you^radouna ^alayha ghoudouwwan wa ^achiyya wa yawma taqoumou s-sa^ah ‘adkhilouala fir^awna ‘achadda l-^adhab)

ce qui signifie : « Ils sont exposés au feu au matin et en fin de journée, et le jour où arrivera l’Heure, faites entrer ceux qui ont suivi Pharaon dans le plus intense châtiment« , et Il dit, ta^ala{وَمَنْ أَعْرَضَ عَنْ ذِكْرِي فَإِنَّ لَهُ مَعِيشَةً ضَنْكاً} [2] (wa man ‘a^rada ^an dhikri fa’inna lahou ma^ichatan danka) ce qui signifie : « Et celui qui se détourne de Mon rappel, sera certes dans une difficulté [3]« .

Ces deux ayah concernent le châtiment de la tombe pour les mécréants. Quant à ceux qui désobéissaient parmi les musulmans, qui commettaient les grands péchés et sont morts avant de s’en repentir, ceux-là sont de deux sortes : ceux que Allah dispense du châtiment de la tombe et ceux qu’Il soumet à un supplice qu’Il interrompt et pour qui Il reporte le reste du châtiment au jour dernier.

Voici donc ce qu’ont rapporté Al-Boukhariyy, Mouslim, At-Tirmidhiyy, Abou Dawoud et An-Naça‘iyy d’après Ibnou ^Abbas : le Messager de Allah est passé près de deux tombes, il a dit : ((إِنَّهُمَا لَيُعَذَّبَانِ وَمَا يُعَذَّبَانِ فِي كَبِيرِ إِثْمٍ)) (‘innahouma layou^adh-dhabani wa ma you^adh-dhabani fi kabiri ‘ithm) ce qui signifie : « Certes, ils sont tous deux en train de subir un châtiment pour une chose qui n’apparaît pas très grave aux gens« . Il a dit :

((بَلَى أَمَّا أَحَدُهُمَا فَكَانَ يَمْشِي باِلنَّمِيمَةِ، وَأَمَّا الآخَرُ فَكَانَ لاَ يَسْتَتِرُ مِنَ الْبَوِل)) (bala ! ‘amma ‘ahadouhouma fakana yamchi bi n-namimah, wa ‘amma l-‘akhar fakana la yastatirou mina l-bawl) ce qui signifie : « Oh que oui ! Certes l’un des deux rapportait la parole des uns aux autres pour semer la discorde [4] tandis que l’autre se souillait avec l’urine [5]« . Ensuite, il a demandé une palme encore verte qu’il a fendue en deux et il a planté une moitié sur chacune des deux tombes. Puis il a dit : ((لَعَلَّهُ يُخَفَّفُ عَنْهُمَا)) (la^allahou youkhaffafou ^anhouma) ce qui signifie : « Peut-être [leur supplice] sera-t-il allégé« .

Et sache qu’il a été confirmé dans les nouvelles sûres que l’âme retourne au corps dans la tombe, comme dans le hadith de Al-Bara‘ Ibnou ^Azib [6] qui a été rapporté par Al-Hakim, Al-Bayhaqiyy et Abou ^Ouwanah et qui a été jugé sûr par plus d’un savant et le hadith de Ibnou ^Abbas :

((مَا مِنْ أَحَدٍ يَمُرُّ بِقَبْرِ أَخِيهِ الْمُؤْمِنِ كَانَ يَعْرِفُهُ فِي الدُّنْيَا فَيُسَلِّمُ عَلَيْهِ إِلاَّ عَرَفَهُ وَرَدَّ عَلَيْهِ السَّلاَمَ))

(ma min ‘ahadin yamourrou bi-qabri ‘akhihi l-mou’mini kana ya^rifouhou fi d-dounya fa-sallama ^alayhi ‘illa ^arafahou wa radda ^alayhi s-salam)

[rapporté par Ibnou ^Abdi l-Barr et ^Abdou l-Haqq Al-‘Ichbiliyy qui lui a donné le degré de sûr] ce qui signifie : « Nul ne passe près de la tombe de son frère croyant qu’il connaissait dans le bas monde et ne lui passe le salam sans que celui qui est mort le reconnaisse et lui rende le salam« .

Cela implique donc que l’âme revient à tout le corps –et c’est le sens qui vient communément à l’esprit du hadith– ou à une partie du corps. Le retour de la vie dans la tombe est encore plus certain pour les prophètes : il a été rapporté du hadith de ‘Anas d’après le Prophète r : ((الأَنْبِيَاءُ أَحْيَاءٌ فِي قُبُورِهِمْ يُصَلُّونَ)) (‘al-anbiya’ou ‘ahya’oun fi qoubourihim yousalloun) [rapporté par Al-Bayhaqiyy qui l’a jugé sûr tout comme Al-Hafidh qui l’a validé] ce qui signifie : « Les prophètes sont vivants dans leurs tombes, ils accomplissent la prière« .

Aussi, Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté de ‘Anas d’après le Prophète :

((إِنَّ الْعَبْدَ إِذَا وُضِعَ فِي قَبْرِهِ وَتَوَلَّى عَنْهُ أَصْحَابُهُ إِنَّهُ لَيَسْمَعُ قَرْعَ نِعَالِهِمْ إِذَا انْصَرَفُوا أَتَاهُ مَلَكَانِ فَيُقْعِدَانِهِ فَيَقُولاَنِ

: مَا كُنْتَ تَقُولُ فِي هَذَا الرَّجُلِ مُحَمَّد؟ فَأَمَّا الْمُؤْمِنُ فَيَقُولُ

: أَشْهَدُ أَنَّهُ عَبْدُ اللّهِ وَرَسُولُهُ، فَيُقَالُ لَهُ

: أُنْظُرْ إِلَى مِقْعَدْكَ مِنَ النَّارِ أَبْدَلَكَ اللّهُ بِهِ مِقْعَداً مِنَ الْجَنَّةِ، فَيَرَاهُمَا جَمِيعاً، وَأَمَّا الْكَافِرُ أَوِ الْمُنَافِقُ فَيَقُولُ

: لاَ أَدْرِي كُنْتُ أَقُولُ مَا يَقُولُ النَّاسُ فِيهِ، فَيُقَالُ: لاَ دَرَيْتَ وَلاَ تَلَيْتَ، ثُمَّ يُضْرَبُ بِمِطْرَقَةٍ مِنْ حَدِيدٍ بَيْنَ أُذُنَيْهِ فَيَصِيحُ صَيْحَةً يَسْمَعُهَا مَنْ يَلِيهِ إِلاَّ الثَّقَلَيْنِ))

(‘inna l-^abda ‘idha woudi^a fi qabrihi wa tawalla ^anhou ‘ashabouhou wa ‘innahou layasma^ou qar^a ni^alihim ‘idha n-sarafou ‘atahou malakani fayouq^idanihi fayaqoulani : ma kounta taqoulou fi hadha r-rajouli Mouhammad ? fa’amma l-mou’min –‘ayi l-kamil– fayaqoulou : ‘ach-hadou ‘annahou ^abdou l-Lahi wa raçoulouh fayouqalou lahou : ‘oundhour ‘ila maq^adika mina n-nari ‘abdalaka l-Lahou bihi maq^adan mina l-jannah fayarahouma jami^a wa ‘amma l-kafirou ‘awi l-mounafiqou fayaqoulou : la ‘adri, kountou ‘aqoulou ma yaqoulou n-naçou fihi, fayouqal : la darayta wa la talayt thoumma youdrabou bimitraqatin min hadidin bayna ‘oudhounayhi fayasihou sayhatan yasma^ouha man yalihi ‘il-la th-thaqalayn) ce qui signifie : « Quand l’homme est déposé dans sa tombe, et que ses compagnons le quittent, il entend le bruit de leurs pas et lorsqu’ils se sont retirés, deux anges viennent à lui, le font asseoir et lui disent : « Que disais-tu à propos de cet homme Mouhammad ? » Ainsi le croyant dira : « Je témoigne qu’il est l’esclave de Allah et Son messager », alors on lui dira : « Regarde la place en enfer [que tu aurais eue], Allah te l’a échangée contre une place au paradis » et il les verra toutes deux. Quant au mécréant ou à l’hypocrite [7], il dira : « Je ne sais pas, je disais ce que les gens disaient de lui ». Alors on lui dira : « Tu n’as rien su et tu n’as rien dit », puis il sera frappé entre les deux oreilles avec une masse de fer et il criera d’un cri qu’entendront tous ceux qui se trouvent aux alentours sauf les hommes et les jinn« .

D’après ^Abdou l-Lah Ibnou ^Amr, le Messager de Allah r a cité les examinateurs de la tombe. ^Oumar Ibnou l-Khattab, que Allah l’agrée, a alors dit : « Est-ce que nous reprendrons conscience, Ô Messager de Allah ? » Il lui a dit : ((نَعَمْ كَهَيْئَتِكُمْ الْيَوْمَ)) (na^am kahay’atikoumou l-yawm) [rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : « Oui, comme vous l’êtes maintenant« . ^Oumar a alors dit : « Il ne reste plus rien à dire« .

D’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, le Messager de Allah r a dit :

((إِذَا قُبِرَ الْمَيتُ أَوِ الإِنْسَانُ أَتَاهُ مَلَكَانِ أَسْوَدَانِ أَزْرَقَانِ يُقَالُ لأَحَدِهِمَا مُنْكَرٌ وَلِلآخَرِ نَكِيرٌ، فَيَقُولاَنِ لَهُ

: مَا كُنْتَ تَقُولُ فِي هَذَا الرَّجُلِ مُحَمَّد ؟ فَهُوَ قَائِلٌ مَا كَانَ يَقُولُ. فَإِنْ كَانَ مُؤْمِناً قَالَ

هُوَ عَبْدُ اللَّهِ وَرَسُولُهُ أَشْهَدُ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّداً عَبْدُهُ وَرَسُولُهُ. فَيَقُولاَنِ لَهُ: إِنْ كُنَّا لَنَعْلَمُ أَنَّكَ لَتَقُولُ ذَلِكَ ، ثُمَّ يُفْسَحُ لَهُ فِي قَبْرِهِ سَبْعُونَ ذِرَاعاً فِي سَبْعِينَ ذِرَاعاً ، وَيُنَوَّرُ لَهُ فِيهِ ، فَيُقَالُ لَهُ

: نَمْ، فَيَنَامُ كَنَوْمِ الْعَرُوسِ الَّذِي لاَ يُوقِظُهُ إِلاَّ أَحَبُّ أَهْلِهِ حَتَّى يَبْعَثَهُ اللَّهُ مِنْ مَضْجَعِهِ ذَلِكَ. فَإِنْ كَانَ مُنَافِقاً قَالَ

: لاَ أَدْرِي، كُنْتُ أَسْمَعُ النَّاسَ يَقُولُونَ شَيْئاً فَكُنْتُ أَقُولُهُ. فَيَقُولاَنِ لَهُ

إِنْ كُنَّا لَنَعْلَمُ أَنَّكَ تَقُولُ ذَلِكَ، ثُمَّ يُقَالُ لِلأَرْضِ الْتَئِمِي فَتَلْتَئْمُ عَلَيْهِ حَتَّى تَخْتَلِفَ أَضْلاَعُهُ فَلاَ يَزَالُ مُعَذَّباً حَتَّى يَبْعَثَهُ اللَّهُ تَعَالىَ مِنْ مَضْجَعِهِ ذَلِك))

(‘idha qoubira l-mayyitou ‘awi l-‘insanou ‘atahou malakani ‘aswadani ‘azraqani youqalou li’ahadihima Mounkaroun wa lil-‘akhari Nakiroun fayaqoulani lahou : ma kounta taqoulou fi hadha r-rajouli Mouhammad ? fahouwa qa’iloun ma kana yaqoul : fa’in kana mou’minan qala : houwa ^abdou l-Lahi wa raçoulouhou ‘ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lahou wa ‘ach-hadou ‘anna Mouhammadan ^abdouhou wa raçoulouh fayaqoulani lahou : ‘in kounna lana^lamou ‘annaka lataqoulou dhalik ; thoumma youfsahou lahou fi qabrihi sab^ina dhira^an fi sab^ina dhira^an wa younawwarou lahou fih ; fayouqalou lahou : nam ; fayanamou kanawmi l-^arouçi l-ladhi la youqidhouhou ‘il-la ‘ahabbou ‘ahlihi hatta yab^athahou l-Lahou min madja^ihi dhalik ; fa’in kana mounafiqan qala : la ‘adri kountou ‘asma^ou n-naça yaqoulouna chay’an fakountou ‘aqoulouh ; fayaqoulani lahou : ‘in kounna lana^lamou ‘annaka taqoulou dhalik ; thoumma youqalou lil-‘ardi l-ta’imi fatalta’imou ^alayhi hatta takhtalifa ‘adla^ouhou fala yazalou mou^adh-dhaban hatta yab^athahou l-Lahou ta^ala min madja^ihi dhalik)

[rapporté par Ibnou Hibban] ce qui signifie : « Quand le mort ou l’homme est enterré, viennent à lui deux anges bleu-noir, l’un s’appelle Mounkar et l’autre Nakir, et ils lui disent : « Que disais-tu de cet homme Mouhammad ? » Et il dira ce qu’il disait [auparavant] ; s’il était croyant, il dira : « C’est l’esclave de Allah et Son messager, je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah et je témoigne que Mouhammad est Son esclave et Son messager ». Les anges lui diront : « Certes nous savions que tu disais cela », puis sa tombe sera élargie de soixante-dix coudées sur soixante-dix coudées [8] et sera illuminée pour lui. Puis on lui dira : « Dors », alors il dormira du sommeil du nouveau marié qui ne sera réveillé que par l’être le plus cher pour lui, jusqu’à ce que Allah le ressuscite de cette couche là. S’il était hypocrite, il dira : « Je ne sais pas. J’entendais les gens dire quelque chose et je disais comme eux ». Ils lui diront : « Certes, nous savions que tu dirais cela [9]« . Puis, il sera dit à la terre de se refermer et elle se refermera sur lui jusqu’à ce que ses côtes s’entremêlent. Il restera dans le châtiment jusqu’à ce que Allah ta^ala le ressuscite de cette couche. »

Ces deux hadith ont été rapportés par Ibnou Hibban qui les a jugés sûrs. Dans le premier, il y a confirmation du retour de l’âme au corps et de la perception sensorielle dans la tombe. Dans le deuxième, il y a confirmation de la présence de l’âme dans la tombe et la confirmation du sommeil et ce, tant que le corps ne s’est pas anéanti.

Cette félicité sera pour le croyant fort, celui qui se sera acquitté des obligations et aura évité les péchés. C’est celui à propos duquel le Messager de Allah r a dit :

((الدُّنْيَا سِجْنُ الْمُؤْمِنِ وَسَنَتُهُ، فَإِذَا فَارَقَ الدُّنْيَا فَارَقَ السِّجْنَ وَالسَّنَةَ)) (ad-dounya sijnou l-mou’mini wa sanatouh fa’idha faraqa d-dounya faraqa s-sijna wa s-sanah) [rapporté par Ibnou Hibban qui l’a jugé sûr] ce qui signifie : « Le bas monde est tel une prison pour le croyant et comme un lieu de fatigue. Ainsi, lorsqu’il quittera le bas monde, il aura quitté la prison et le lieu de fatigue« , il s’agit donc du croyant accompli.

Ensuite, lorsque tout le corps est désintégré et qu’il ne reste que le petit os de l’extrémité de la colonne vertébrale [10], l’âme du croyant pieux va au paradis. Les âmes des désobéissants musulmans, ceux qui commettaient les grands péchés et sont morts sans repentir, après la désintégration du corps, leurs âmes vont dans l’espace compris entre le ciel et la terre et certaines dans le premier ciel. Les âmes des mécréants, après la désintégration du corps vont à Sijjin qui est un endroit dans la terre la plus basse c’est-à-dire la septième terre. Quant aux martyrs, leurs âmes montent directement au paradis.

Avertissement :

Les prophètes, les martyrs du combat ainsi que les enfants qui sont morts avant la puberté ne sont pas concernés par l’interrogatoire.

Si quelqu’un dit : comment est-il possible d’interroger un si grand nombre de morts ?

La réponse se trouve dans la parole de Al-Halimiyy : « Le plus probable, c’est que les anges de l’interrogatoire représentent un groupe nombreux, dont certains sont appelés Mounkar et d’autres Nakir. Ainsi, à chaque mort sont envoyés deux d’entre eux« .


[1] [sourat Al-Mou’min / 46]

[2] [sourat Taha / 124]

[3] Ce qui est visé par « vie difficile » c’est le châtiment dans la tombe, c’est à dire leur état dans al-barzakh (la période après la mort et avant la résurrection).

[4] C’est ce qui est appelé namimah. C’est dire à celui-là untel a dit telle chose sur toi et dire à celui-ci untel a dit telle chose sur toi, ceci afin de semer la discorde entre les deux.

[5] Le messager de Allah a dit : « ‘istanzihou mina l-bawl fa’inna ^amata ^adhabi l-qabri minh » [rapporté par Ad-Daraqoutniyy du hadith de Abou Hourayrah] ce qui signifie : « Préservez-vous [vos corps et vos vêtements] de l’urine car certes c’est la cause la plus fréquente du châtiment de la tombe.

[6] C’est un hadith long, dans lequel il est cité : ((ويعاد الرّوح إلى الجسد)) (wa you^asou r-rouhou ‘ila l-jasad) ce qui signifie « et l’âme revient au corps« .

[7] C’est-à-dire : le mécréant déclaré et le mécréant qui laisse paraître l’Islam alors qu’au fond il n’est pas musulman, soit à cause du doute qu’il a concernant la véracité de l’Islam ou, comme faisaient certains, en laissant penser qu’ils étaient musulmans lorsqu’ils étaient devant le Prophète et en disant du mal de lui lorsqu’ils se retrouvaient entre eux.

[8] C’est-à-dire sa longueur est de soixante-dix coudées, tout comme sa largeur. Il s’agit de la coudée qui vaut deux empans.

[9] La question des deux anges au mécréant « man rabbouk » (qui est ton Seigneur ?) alors qu’ils savent qu’il dirait « je ne sais pas » c’est qu’ils savent qu’il ne dirait pas cette parole par croyance mais par stupeur, il la dira par lapsus tellement il est terrifié, sans contrôler sa langue.

[10] Ce petit os s’appelle ^oujbou dh-dhanab. Il ne se désintègre pas même s’il est soumis à un feu très puissant. Il est de la taille d’un grain de moutarde. Il a été rapporté à son sujet dans un hadith sahih « minhou khouliqa l-‘insan wa ^alayhi yourakkab » c’est à dire que tous les autres os sont montés sur ce petit os.

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Récit : L’islam de Roukanah

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 13, 2010
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Parmi les miracles du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam

L’islam de Roukanah

 

Il a été rapporté que Roukanah fils de ^Abdou Yazid faisait partie des hommes les plus forts physiquementil n’était pas entré en Islam encore – de la tribu de Qouraych. Il était d’une force telle qu’il pouvait arrêter net un cheval dans son fougueux élan et l’immobiliser, et venir à bout, sans difficulté, de plus de dix vaillants adversaires, au cours d’un seul combat.

 

Un jour Roukanah rencontra le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam sur l’une des collines de La Mecque honorée. Le Prophète ^alayhi  s-salam lui dit ce qui signifie : « Ô Roukanah, crains donc Allah et accepte ce vers quoi je t’appelle ?! » Il répondit : « Si j’étais sûr que ce que tu dis est vrai, je te suivrais ! » Alors le Messager de Allah lui dit ce qui signifie : « Dis-moi, si je te bats à la lutte, témoigneras-tu que ce que je dis est vrai ? » Roukanah lui répondit : « Oui ». Alors le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam lui dit ce qui signifie : « Alors lève-toi et mesurons-nous ! ». Ils luttèrent et à peine quelques minutes plus tard, le Prophète éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam saisissait le cou de Roukanah avec force, faisait plier son corps et décoller un de ses pieds du sol. Roukanah en perdit l’équilibre et le Prophète ^alayhi s-salam le mit à terre. Roukanah fut surpris car personne jusque là n’avait pu le battre. Il demanda un nouveau combat. Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam accepta, car il espérait que Roukanah entrerait en Islam. Ils se combattirent de nouveau. Quelques minutes plus tard, le bien-aimé élu ^alayhi s-salam le saisissait à la taille et le soulevait. Roukanah tenta de se dégager mais le Prophète ^alayhi s-salam le mit de nouveau à terre. Roukanah fut extrêmement surpris de cette nouvelle défaite, car d’habitude c’était lui qui jetait les gens à terre et triomphait d’eux. Il dit alors au Messager : « Ô Mouhammad, ce que je vois là est extrêmement étonnant ! Comment est–il possible que tu  me battes? » Le Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam proposa de lui montrer quelque chose d’autre. Roukanah lui demanda : « Quoi donc ? » Le Prophète dit ce qui signifie : « Je vais appeler cet arbre que tu vois là-bas et cet arbre viendra jusqu’à moi ». Roukanah regarda au loin et vit un arbre immobile dont les branches ne bougeaient quasiment pas sous l’effet de la brise. Il ne crut pas que cet arbre bougerait et quitterait sa place. Aussi dit-il au Prophète : « appelle-le donc », puis attendit de voir ce qui allait se produire. Le Messager ^alayhi  s-salam appela l’arbre de sa voix honorée. L’arbre se mit soudain à bouger et s’élança en fendant littéralement le sol, sous le regard étonné de Roukanah, jusqu’à parvenir devant le prophète, à l’ordre duquel il obéissait. Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam lui dit : « Retourne à ta place !» L’arbre s’exécuta et retourna à sa place. Roukanah entra alors en Islam. Louange à AllahRoukanah dit : « Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah et je témoigne que Mouhammad est le Messager de Allah. »

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Biographies : Le Chaykh Abdou lLaah Al-Harariyy

LE CHAYKH 3ABDOU L LAAH AL-HARARIYY

Son nom et sa naissance :

Il est l’honorable savant, le modèle des experts en authentification et le doyen de ceux qui examinent scrupuleusement la compatibilité des textes, celui qui est à la tête des savants qui œuvrent pour la religion, l’Imam, le Mouhaddith, le pieux ascète, le vertueux, celui qui persévère dans l’adoration, celui qui possède les dons éminents, le Chaykh Abou ^Abdi r-Rahman ^Abdou l-Lah fils de Mouhammad fils de Youçouf fils de ^Abdou l-Lah fils de Jami^ Al-Harariyy Ach-Chaybiyy Al-^Abdariyy, le Moufti (Jurisconsulte) de Harar. Il est né dans la ville de Harar, aux environs de l’an 1328 de l’Hégire (1910).

Son évolution et ses déplacements :

Il a grandi dans une famille modeste, aimant la science de la religion et les gens de science. Il a donc appris le Qour’an honoré avec mémorisation, psalmodie et maîtrise à l’âge de sept ans, puis il s’est entièrement consacré à puiser dans les océans de la science. Il a ainsi appris par cœur un certain nombre de manuels de base dans différents domaines de la science. Puis il a accordé son attention à la science du Hadith et a ainsi appris par cœur les six livres et d’autres encore, avec leurs chaînes de transmission, à tel point qu’il a été autorisé à donner des avis de jurisprudence et à transmettre le Hadith alors qu’il n’avait pas même dix-huit ans.

Il s’est distingué à travers toutes les régions de l’Ethiopie et de la Somalie en surclassant ses pairs dans la science de la biographie des hommes de la transmission du Hadith et de leurs niveaux respectifs. Il s’est également distingué par la mémorisation des manuels de base et l’approfondissement des sciences de la Sounnah, de la langue, de l’exégèse, de l’héritage et d’autres encore, à tel point qu’il n’est pas de science islamique connue qu’il n’ait étudiée et dans laquelle il ne soit compétent.

Son intelligence et sa mémoire exceptionnelle lui ont permis d’approfondir sa connaissance dans le fiqh Chafi^ite, les règles fondamentales de constitution du fiqh selon Ach-Chafi^iyy et les points de différence d’avis dans l’école. C’est également le cas dans le fiqh ma1ikite, hanafite et hanbalite, à tel point qu’il est devenu celui que les gens désignent et recommandent de visiter et auprès de qui les gens des contrées éthiopiennes et somaliennes se rendaient, jusqu’à ce qu’on lui accorde le poste de Moufti de Harar et de ses environs.

Il a appris le fiqh chafi^ite, les règles fondamentales de constitution selon Ach-Chafi^iyy et la grammaire arabe de plusieurs savants et maîtres parmi lesquels il y a le savant et maître le Chaykh Mouhammad Siraj Al-Jabartiyy le Moufti de l’Ethiopie. Il a appris les sciences de la langue arabe entre autres Chaykh et en particulier, du Chaykh Ahmad Al-Basir.

Il a étudié le fiqh des trois autres écoles ainsi que leurs règles fondamentales de constitution de plusieurs savants parmi lesquels il y a le Chaykh Mouhammad Al-^Arabiyy Al-Façiyy. Il a appris la science de l’exégèse du Chaykh Charif Al-Habachiyy, dans sa ville Jimmah, et il a pris la science du Hadith et les sciences attenantes de très nombreux savants. Parmi les plus honorables d’entre eux il y a le Chaykh Abou Bakr Mouhammad Siraj Al-Jabartiyy, Moufti de l’Ethiopie et le Chaykh ^Abdou r-Rahman ^Abdou l-Lah Al-Habachiyy ainsi que d’autres.

Puis il est parti vers La Mecque et ses savants avec lesquels il a fait connaissance. Parmi eux le Chaykh Mouhammad Yaçin Al-Fadaniyy. I1 a aussi fait partie de l’auditoire du Chaykh Mouhammad Al-^Arabiyy At-Tabban. Il a aussi rencontré le Chaykh vertueux, le Mouhaddith et spécialiste de la récitation du Qour’an Ahmad ^Abdou l-Mouttalib, Chaykh des spécialistes des sciences de la lecture du Qour’an à la mosquée de La Mecque. Il a appris de lui les quatorze versions de lecture ainsi que davantage de science du Hadith et il a obtenu de sa part une licence.

Il est parti par la suite à Médine l’Illuminée où il a établi des liens avec ses savants et où il a appris encore du Hadith du Mouhaddith le Chaykh Mouhammad fils de ^Aliyy AsSiddiqiyy Al-Bakriyy Al-Hanafiyy qui l’a autorisé à transmettre le Hadith.

Puis, il s’est dirigé vers Damas. Les habitants de la ville lui ont fait bon accueil, d’autant que venait de décéder le Mouhaddith, le Chaykh Badrou d-Din Al-Haçaniyy, que Allah lui fasse miséricorde. Puis, lorsqu’il a habité Damas, il a appris du Chaykh Mahmoud Fayiz Ad-Dir^ataniyy, le résident à Damas et son spécialiste de la lecture du Qour’an. Puis il s’est déplacé dans le pays du Cham. Sa renommée n’a cessé de croître, les savants du Cham ainsi que les étudiants le fréquentaient assidûment, il a donc fait connaissance avec ses savants et ils ont tiré profit de sa science. Ils ont témoigné de son mérite et ont reconnu son haut degré dans la science. Il est devenu célèbre dans le pays du Cham comme étant « le successeur du Chaykh Badrou d-Din Al-Haçaniyy » et comme étant « le Mouhaddith du pays du Cham ». Par ailleurs, de nombreux savants et spécialistes du fiqh du Cham lui ont rendu hommage, parmi eux le Chaykh Abou l-Yousr ^Abidin, Moufti de la Syrie, le Chaykh Nouh de la Jordanie, le docteur Al-Halwaniyy, Chaykh des spécialistes de la lecture du Qour’an en Syrie. De même le Chaykh ^Outhman Sirajou d-Din de la descendance du Chaykh ^Ala‘ou d-Din, maître des Naqchabandiyy en son temps, a fait son éloge et une correspondance fraternelle et scientifique s’est établie entre eux. Ont fait son éloge également le Chaykh ^Abdou l-Karim Al-Bayyariyy, l’enseignant à la mosquée Al-Hadra Al-Kaylaniyyah à Bagdad, le Chaykh Mouhammad Zahid Al-Islambouliyy, le Chaykh Mouhammad Al-Hanafiyy qui est l’un des plus célèbres savants turcs œuvrant actuellement dans ces contrées, les deux Chaykh ^Abdou l-Lah et ^Abdou l-^Aziz Al-Ghoummariyy qui sont les deux Mouhaddith des contrées marocaines, le Chaykh Mouhammad Yaçin Al-Fadaniyy le Mecquois, Chaykh du Hadith et des chaînes de transmission à l’Institut des sciences de religion à La Mecque honorée (Dar Al-^ouloum ad-Diniyyah). De nombreuses autres personnalités lui ont encore rendu hommage.

Il est arrivé à Beyrouth en l’an 1370 de l’Hégire (1950). Il a été l’hôte des plus grands Chaykh de cette ville, tels le Chaykh le Qadi (Juge) Mouhyi d-Din Al-^Ajouz, le Chaykh et Conseiller Mouhammad Ach-Charif. Le Chaykh Baha‘ou d-Din Al-Kilaniyy s’est réuni avec le Chaykh ^Abdou l-Lah chez le Chaykh Mouhammad Ach-Charif et il a tiré profit de lui dans la science du Hadith.

Le Chaykh Moukhtar Al-^Alayli, l’ancien responsable de la fatwa, que Allah lui fasse miséricorde, s’est réuni avec le Chaykh ^Abdou l-Lah et a reconnu son mérite et son haut degré dans la science. Il a préparé la prise en charge de son installation à Beyrouth par Dar Al-Fatwa, afin qu’il puisse se déplacer dans les différentes mosquées pour y diriger des assemblées de sciences, et ceci par une autorisation écrite du Chaykh Moukhtar.

 

Il est décédé que Dieu lui fasse miséricorde le mois de Ramadan de l’année 1429 H 2008. Il est enterré à Beyrouth.


1- Al-Harariyy : de Harar, région de la corne africaine (Ethiopie) ayant une histoire islamique glorieuse et qui a vu naître sur son sol beaucoup de savants et de saints.

2- Al-^Abdariyy : de la descendance de ^Abdou d-Dar, qui est une branche de la tribu de Qousayy fils de Kilab, le quatrième arrière-grand-père du Prophète

3- Hadith -Tradition prophétique – : parole, fait ou événement rapporté du Prophète ou de ses compagnons, que Allah les agrée.

4- Les six livres sont les recueils de Hadith les plus importants de la Tradition : AI-Boukhariyy, Mouslim, An-Naça‘iyy, Abou Dawoud, At-Tirmidhiyy, Ibnou Majah.

5- Fiqh : science de la jurisprudence des lois de l’Islam.

6- Chafi^ite : relatif à Ach-Chafi^iyy, le grand savant Qouraychite, l’un des plus illustres jurisconsultes musulmans, que Allah lui fasse miséricorde, il a pris la science de l’Imam Malik à Médine et ce dernier l’a autorisé à donner des avis de jurisprudence alors qu’il n’avait que quinze ans. Puis, il est parti en Irak et il a appris chez les élèves de l’Imam Abou Hanifah. Il a rencontré l’Imam Ahmad que Allah leur fasse miséricorde à tous.

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La piété

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur novembre 5, 2010
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Allah ta^ala dit dans une ayah honorée de sourat Al-Houjourat ce qui signifie que le mérite selon le jugement de Allah est selon et conformément à la piété. At-Taqwa, la piété c’est de s’attacher à l’obéissance à Allah en accomplissant les devoirs et en évitant les interdits, ainsi celui qui est plus pieux c’est celui là qui est plus honorable selon le jugement de Allah. Notre maître Mouhammad est le plus honorable des créatures de Allah selon Son jugement car il est celui qui fait plus preuve de piété. La piété qui est le fait de s’attacher à l’obéissance de Allah en accomplissant les devoirs et en évitant les interdits elle a pour source et pour origine le cœur.

La piété prend donc source dans le coeur et elle se diffuse sur les organes. Parce que le corps par rapport au cœur est comme les sujets par rapport à leur souverain. Tout comme le roi ou le gouverneur gère les affaires des gouvernés également le cœur gère les affaires du corps; c’est ainsi que c’est le cœur qui gère l’ouïe, c’est le coeur qui gère les mains et même la langue qui exprime ce qu’il y a dans le coeur et même le sexe : si le cœur l’envoie vers l’interdit il y va et s’il l’empêche il s’en empêche. Donc le cœur pour le corps et comme un roi pour ses gouvernés c’est donc le cœur qui gère les organes : l’ouïe, la vue, les pieds, le ventre. Si le ventre il lui est rendu possible tout ce qu’il désire il va consommer, que cela provienne du licite ou de l’interdit, où que le dirige le cœur le ventre se dirige, le cœur est comme un souverain sur le ventre. Il est comme un émir pour les organes si le cœur est sain, si le cœur est droit, les organes sont sains, les organes sont droits. C’est pour cela que le Messager de Allah est le plus pieux  et des créatures de Allah, celui qui Le craint le plus. Comme le cœur du Messager de Allah comporte une humilité à l’égard de Allah, un amour pour Allah, une glorification de Allah qui n’est pas contenue dans le cœur d’un autre être humain ni même d’un ange ayant un haut degré c’est pour cela que le Messager de Allah est le meilleur de toutes les créatures de Allah.

Le mérite ne revient pas à celui qui a un âge avancé qu’il a passé dans l’adoration mais le mérite revient à ce que contient le cœur comme humilité et soumission pour Allah. C’est selon ce que le coeur contient comme soumission pour Allah ta^ala que l’homme a plus de mérite et est plus proche de l’agrément de Allah les prophètes qui ont le haut degré qui s’appelle ‘Oulou l- ^Azm sont cinq : Mouhammad, ‘Ibrahim, Mouça, ^Iça et Nouh. Le meilleur de ces cinq c’est notre maître Mouhammad, bien que notre maître Mouhammad n’a pas vécu autant que les autres. si le mérite revenait à celui qui vit le plus alors notre maître Nouh aurait été meilleur que notre maître Mouhammad ; il n’aurait pas été seulement meilleur que notre maître Mouhammad mais meilleur aussi que ‘Ibrahim, Mouça, ^Iça ^alayhimou s-salam. Mais en réalité c’est notre maître Mouhammad qui a vécu soixante-trois ans lui il est meilleur que notre maître Nouh qui a passé neuf cent cinquante années à appeler son peuple à l’Islam.     Ainsi notre maître Nouh qui a vécu parmi son peuple à les appelé à l’Islam, à l’adoration de Allah neuf cent cinquante ans, mille ans moins cinquante années, il les a passé à les appeler à l’Islam lui il n’est pas meilleur que notre maître Mouhammad notre maître Nouh a donc passer mille moins cinquante années à appeler son peuple à les appeler à l’Islam et après ces neuf cent cinquante années il a vécu selon un avis soixante années et selon un autre avis environ trois cent années mais Allah tabaraka wa ta^ala a fait que notre maître Mouhammad a plus de crainte, d’humilité à l’égard de Allah et d’amour pour Allah qu’aucun autre prophète ; ainsi notre maître Mouhammad est le meilleur de toutes les créatures de Allah il est meilleur que les prophètes il est meilleur que les anges.

Il est parvenu dans le hadith sûr que Jibril ^alayhi s-salam est venu au Messager de Allah alors qu’il était endormi dans la Mecque il était dans la maison de ‘Oummou ^Aliyy la sœur de ^Aliyy le fils de Abou Talib et avec notre prophète il y avait deux de ses proches parents l’un des deux était son oncle paternel Hamza et le deuxième était Ja^far le fils de son oncle paternel. Jibril l’a pris jusqu’à la mosquée Al-Haram dans ce hadith Jibril a pris le Messager à la mosquée Al-Haram et l’a fait monter sur Al-Bouraq, Al-Bouraq qui est un animal du paradis, et cet animal a eu un mouvement de joie parce que le Messager de Allah allait monter sur son dos. Lorsque le Prophète est monté sur le dos de Al-Bouraq, Al-Bouraq a eu un mouvement de joie et Jibril a dit à Al-Bouraq à cet animal : soit ferme il n’y a pas quelqu’un qui a plus d’honneur selon le jugement de Allah qui est monté sur ton dos plus que le Messager de Allah Mouhammad. Ceci est une preuve du hadith que le Messager de Allah est la plus honorable des créatures selon le jugement de Allah même Jibril ^alayhi s-salam qui est l’ange chargé de la révélation et qui est l’envoyé de Allah pour les anges et qui a été créé bien longtemps avant ‘Adam et qui a vécu et qui vit encore jusqu’à la fin ce de bas monde, malgré tout cela il ne s’est pas considéré meilleur que le Messager de Allah  Mouhammad, il a plutôt dit au sujet du messager de Allah qu’il est le meilleur de toutes les créatures de Allah et tout ce mérite c’est justement en raison de ce que son cœur contient comme amour et comme soumission pour Allah. Tout cela nous augmente en compréhension au sujet de la ayah.

Et il est parvenu dans les hadith sûrs ce qui indique et qui  augmente le sens de cette ayah en clarté. Il est ainsi parvenu qu’il nous a été apporté dans le Sahih de Ibnou Hibban, le hadith de Jabir Ibnou ^Abdi l-Lah Al-‘Ansariyy qu’il a dit : le Messager de Allah a dit ce qui signifie : ((Ceux qui sont le plus proche de moi ce sont les pieux quels qu’ils soient et où qu’ils soient)). Le Messager nous indique ici que les meilleurs des gens et les plus proches ce sont les pieux c’est une proximité pas physique mais dans le sens. Les pieux ce sont ceux qui font preuve de piété à l’égard de Allah qui accomplissent les devoirs et qui évitent les interdictions quelque soit leur origine et où qu’ils habitent c’est-à-dire même si son corps est très loin par la distance. Ainsi le pieux est proche du Prophète en vérité même si par la distance il est éloigné de lui. Il est également parvenu du Prophète ce qui signifie : ((Fais preuve de piété à l’égard de Allah où que tu sois)). Cela veut dire que l’homme doit faire preuve de piété à l’égard de Allah où qu’il soit. Comment cela a t-il lieu ? C’est lorsque l’esclave accomplit ce que Allah lui a rendu obligatoire d’accomplir comme actes d’adoration celui qui est ainsi il est dans le bien, l’agrément de Allah. Ce qui est à prendre en considération ce n’est pas le fait d’être de la lignée du Messager de Allah. Abou Talib n’était-il pas un proche parent du Messager de Allah ?! N’est-ce pas qu’il a protégé le Prophète, qu’il l’a défendu, qu’il s’est chargé de lui pendant une certaine période ?! Malgré cela le Messager de Allah a dit de lui qu’il sera en enfer. Ce qui est à prendre en considération ce n’est pas la proche parenté avec le Messager de Allah mais ce qui a de la considération c’est la proximité en vérité et donc ce n’est pas la proximité physique ou par la proche parenté et donc c’est de faire preuve de piété et d’être croyant sans prêter attention au fait qu’il soit à l’extrême Orient ou à l’extrême Occident. Cette ayah et ces hadith indiquent que le mérite selon le jugement de Allah est conformément à l’attachement à l’obéissance à Allah mais bien sûr si la piété et l’honneur de l’ascendance avec le Prophète sont réunies en une même personne ceci est un ensemble de bienfaits de la part de Allah tabaraka wa ta^ala.

Allah tabaraka wa ta^ala dit ce qui signifie : (( Mouhammad  le Messager de Allah et ceux qui sont avec lui sont rudes à l’égard des mécréants et miséricordieux entre eux tu les vois en inclination en prosternation ils recherchent un bienfait de la part de Allah et un agrément leur signe est sur leurs visages suite à leurs prosternations ils ont été cités dans At-Tawrat et dans Al-‘Injil )) donc la parole de Allah qui signifie (( et ceux qui sont avec lui )) englobe tous ceux qui sont avec cette description que Allah a cité dans cette ayah. Dans cette ayah il y a la caractéristique de ceux qui sont avec le Messager de Allah donc cette description englobe tous ceux qui sont avec cette caractéristique là et ceux qui sont avec le Messager de Allah à savoir que la personne fait preuve de miséricorde envers les croyants et est rude avec les mécréants et qu’il veille à persévérer sur l’accomplissement de la prière et qu’il ait une intention sincère c’est-à-dire que son intention par cela c’est de rechercher  l’agrément de Allah tabaraka wa ta^ala parce qu’il recherche et il espère l’agrément de Allah tabaraka wa ta^ala et Allah les a décrits par le fait que leur signe est sur leur visage. Cela ne veut pas dire que sur leur front ils ont une plaque noire suite à leur prosternation non, ce n’est pas le sens. Mais c’est parce qu’ils persévèrent sur l’accomplissement des cinq prières, qu’ils les accomplissent parfaitement, complètement avec leur inclination, leur prosternation alors sur leurs visages il y a un signe pour les pieux. Ainsi le croyant qui a dans son cœur la beauté de la foi. Lorsqu’il voit ces pieux, il se manifeste pour lui à partir de leur visage que ce sont des gens de la piété. C’est ainsi que lorsqu’il les voit, il évoque Allah tabaraka wa ta^ala. C’est au sujet de gens pareils à cela qu’il est parvenu dans le ‘athar (faits et paroles des prédécesseurs) :   ((Font partie des meilleurs des esclaves de Allah ceux qui lorsqu’ils sont vus on évoque Allah)). Et par ailleurs Allah nous a appris dans cette ayah que cette description a été citée dans At-Tawrat d’origine et dans Al-‘Injil d’origine. Dans At-Tawrat d’origine il y est cité que ceux qui suivront Mouhammad ils auront ces caractéristiques-là, les caractéristiques qui ont été citées dans  la ayah. Et le Messager de Allah était un modèle pour mettre en pratique ces caractéristiques-là. En l’occurrence, il était miséricordieux envers les croyants, il aimait les miséreux et il les faisait rapprocher de lui et il avait recommandé cela au compagnon Abou Dharr Al-Ghifariyy. Abou Dharr, que Allah l’agrée, a dit : mon bien-aimé (le Prophète Mouhammad) m’a recommandé des caractères de bien. Il m’a recommandé d’aimer les miséreux et de me rapprocher d’eux. Donc ces caractéristiques qui ont été citées dans cette ayah le Messager de Allah était un modèle pour les mettre en pratique, il les avait en lui et il avait recommandé de les mettre en pratique tout comme il l’a dit au compagnon Abou Dharr Al-Ghifariyy c’est pour cela qu’il a dit : et il m’a recommandé d’aimer les miséreux et de me rapprocher d’eux.

Parmi les caractéristiques du Messager de Allah tellement il était miséricordieux et il était tendre pour les croyants c’est que lorsqu’il ne voyait pas l’un de ses compagnons pendant un certain temps il demandait après lui et tant que lorsqu’il lui a été dit qu’un homme  étranger qui était croyant et pauvre lorsque le Messager a demandé après lui et qu’on lui a dit qu’il était mort le Messager est parti jusqu’à sa tombe et a fait la prière funéraire pour lui. C’était un homme étranger et le Messager ne le connaissait pas avant sauf qu’il est passé auprès du Prophète et il lui a passé le salam et lorsqu’il  a demandé après lui et qu’on lui a appris qu’il était mort il a demandé à ce qu’on lui indique sa tombe où est-ce qu’il a été enterré. On la lui a indiquée il est parti et il a accompli la prière funéraire pour lui. Jusqu’à ce point là il aimait les miséreux et il s’occupait d’eux et ce n’était là qu’un homme qui était miséreux qui était croyant, qui était musulman et qui était de plus étranger. Et Abou Dharr a ajouté pour citer ce que lui a recommandé le Prophète : et il m’a recommandé de considérer ceux qui ont moins que moi et de ne pas considérer ceux qui ont plus que moi. C’est-à-dire à ne pas chercher à faire comme ceux qui ont plus que lui dans les choses du bas monde ; c’est-à-dire qu’il ne regarde pas ce qu’ont les riches mais plutôt ce qu’ont les pauvres parce que s’il regardait les riches il va trouver faible et il va négliger le bienfait que Allah lui a  accordé parce que s’il regardait les riches il va trouver négligeables les bienfaits que Allah lui a accordé et il va avoir de la cupidité pour chercher à avoir plus et il ne va pas remercier Allah après cela car toute sa réflexion a été déviée par l’argent des riches, parce que son plus grand souci va devenir comment pouvoir obtenir pour avoir comme les riches. À cause de cela il va plonger et se noyer dans les choses du bas monde jusqu’à en arriver à rassembler l’argent à partir de ce qui est interdit sans prêter aucune considération à cela parce que son souci est de rassembler l’argent. Par contre s’il considérait celui qui a moins que lui, ceux qui sont plus pauvres il va redoubler en remerciement à Allah ta^ala. C’est pour cela que le Messager de Allah a recommandé au compagnon Abou Dharr de considérer ceux qui ont moins que lui et de ne pas considérer ceux qui ont plus que lui et lorsqu’il va considérer ceux qui ont moins que lui et il va redoubler en remerciement à Allah et cela va l’aider à agir avec bienfaisance en donnant ce qu’il peut, en donnant à ceux qui sont dans un besoin supérieur au sien.

Il est en effet parvenu dans le hadith sahih que le Messager de Allah a dit ce qui signifie : (( Un dirham a fait plus que cent mille dirham)). On lui a posé la question : et comment cela, Ô Messager de Allah ?  Il a dit  ce qui signifie : un homme qui a deux dirham il n’a rien d’autre et il donne en aumône un des deux. Et un autre qui a donne en aumône cent mille dirham de toute sa fortune. Or, comme cet homme il ne possède rien d’autre que deux dirham il a donné un des deux par recherche de l’agrément de Allah donc celui là qui a donné en aumône la moitié de ce qu’il possède il aura plus les récompenses que le riche qui a donné cent mille dirham qui représentent une petite partie de sa fortune parce que les cent mille par rapport à sa grande fortune représente quelque chose de négligeable. C’est pour cela que le Messager de Allah a dit ce qui signifie : ((Un dirham donne plus que cent mille dirham)). C’est pour cela que l’homme ne regarde pas et ne prenne pas pour exemple ceux qui ont plus que lui dans les choses de ce bas monde mais plutôt ceux qui ont moins que lui. Mais celui qui considère, comme l’a recommandé le Messager de Allah, celui qui considère celui qui a moins que lui dans les choses du bas monde cela l’aidera plus à remercier Allah. Abou Dharr a dit : et mon bien aimé m’a recommandé de maintenir et de conserver et d’entretenir les liens avec mes proches parents même si de leur côté ils les rompent. Cela veut dire que le Messager lui a recommandé également d’entretenir les liens de parenté avec ses proches parents aussi bien ses proches qui maintiennent les liens avec lui que ses proches qui rompent les liens avec lui. Ici il s’agit du proche parent, c’est-à-dire celui qui est un proche parent pour toi que ce soit du côte de ton père ou du côté de ta mère tous ceux-là il est un devoir de maintenir et d’entretenir les liens avec eux. Le Messager de Allah lui a recommandé d’entretenir les liens avec ses proches parents même si ce sont des parents qui ont rompu les liens avec lui, le Messager lui a recommandé d’entretenir les liens avec ses proches parents même si ce proche parent ne lui est pas reconnaissant. Même si ce proche parent agit en mal avec lui le Messager nous a recommandé d’entretenir les liens avec lui et d’agir en bien avec lui car il y a certaines personnes qui n’entretiennent les liens qu’avec ceux qui les entretiennent avec eux, certains n’agissent en bien qu’avec ceux qui agissent en bien avec eux, certains n’agissent en bien et ne font des choses de bien qu’avec ceux qui leur sont reconnaissants. C’est pour cela que le Messager de Allah lui a recommandé d’entretenir les liens avec les proches parents même avec ceux qui les rompent.  En effet celui qui agit en bien avec son proche parent qui agit en bien avec lui aura un récompense inférieure à celui qui agit en bien avec celui qui n’agit pas en bien avec lui car le deuxième en agissant ainsi, en faisant le bien avec celui qui ne fait pas de bien avec lui, son acte revient à casser son nafs son acte l’amène à casser ses passions, les passions de son âme pour obéir à Allah ta^ala et Allah aime cela. Ainsi celui qui contredit les passions de son âme et qui agit en bien avec son proche parent qui rompt les liens de son côté avec lui celui là  aura un grande récompense c’est pour cela qu’on ne prête aucune attention à ceux qui disent : moi je ne rends visite qu’a ceux qui me rendent visite. Et Abou Dharr a dit ce qui signifie : et mon bien aimé, c’est-à-dire le Messager de Allah, m’a recommandé de dire la vérité même si elle est amère. Cela veut dire que le croyant il convient qu’il dise la vérité aussi bien auprès de celui qui aime cette vérité qu’en présence de celui qui n’aime pas cette vérité. Et donc ce qu’a recommandé là le Messager de Allah c’est cela la vérité. Ces caractères et ces règles qu’a recommandés le Messager de Allah sont tous des caractères de bien.

Il lui a non seulement donné toutes les recommandations que nous avons vu mais il lui a recommandé également de beaucoup dire la parole la hawla wa la qouwwata ‘ila bi l-Lah

Cette phrase il a été rapporté au sujet de sa récompense que le Messager de Allah a dit qu’elle comporte un immense profit. Pour ce qui est de sa récompense, la récompense de cette phrase il est parvenu dans le hadith sûr que cette phrase représente un trésor sous le Trône, cette phrase constitue un grand trésor sous le Trône c’est-à-dire que cette phrase est comme une provision, une grande provision de récompenses que Allah ta^ala a réservé au croyant qui dit cette phrase. Allah tabaraka wa ta^ala fait que cette récompense de cette phrase est une provision dans l’au-delà. Allah la lui réserve dans l’au-delà, cette récompense lui sera conservée sous le Trône. Pour ce qui est de son utilité et son profit, cette phrase lève et enlève le tourment. Si quelqu’un est éprouvé, qu’il est tourmenté, parmi les meilleures des choses parmi lesquelles il s’occupe c’est de dire cette phrase et cette phrase également est utile pour celui qui est éprouvé par les mauvaises suggestions al-waswas jusqu’à avoir en lui même une grande gêne, jusqu’à faillir être atteint de folie, cette phrase lui profite par la volonté de Allah. Cette phrase lui profitera par la volonté de Allah s’il persévère et s’il veille à la dire régulièrement  s’il persévère et s’il veille à la dire régulièrement, nécessairement il aura la délivrance nécessairement il aura la délivrance et sa difficulté se transformera en aisance parce que Allah tabaraka wa ta^ala a accordé à cette phrase un grand secret et un immense profit. Donc la délivrance du tourment est un des profits de cette phrase ceci est un des profits des dizaines de bénéfices de cette phrase honorée. Quant à sa signification les sens de cette phrase c’est du tawhid le sens de cette phrase c’est qu’il n’y a personne qui puisse accomplir un acte de bien ou d’obéissance si ce n’est par Allah tabaraka wa ta^ala. Personne ne peut accomplir le bien ou l’obéissance sauf par l’aide de Allah tabaraka wa ta^ala et personne ne peut se préserver du mal si ce n’est par la préservation de Allah tabaraka wa ta^ala quelque soit l’être humain qui a de l’ardeur pour faire le bien cette ardeur est une grâce et un bienfait de la part de Allah. Qu’il remercie Allah celui pour qui Allah lui a facilité de faire le bien,  qu’il ne soit pas épris et imbu de soi-même  mais qu’il ait présent à l’esprit que c’est Allah Qui lui a donne la capacité d’accomplir ces  bonnes actions et ces actes d’obéissance. Si l’esclave a bien observé cela, a bien eu présent dans son cœur que ce bien qu’il accomplit c’est par la grâce de Allah, c’est Allah Qui lui en a donné la capacité alors il s’éloignera de l’insincérité, s’il a présent cela dans son coeur et qu’il a bien observé cela il s’éloignera de l’insincérité et il sera proche de l’état de ceux qui sont sincères car celui qui fait une bonne action avec une intention sincère par recherche de l’agrément de Allah tabaraka wa ta^ala, qui ne comporte donc pas d’insincérité Allah lui donne de la récompense. Le peu selon le jugement de Allah, Allah le  lui rétribue par beaucoup tout comme celui qui a donné en aumône un dirham qui représente la moitié de ce qu’il possède parce que s’il n’avait pas eu  la ferme certitude et sa grande sincérité à l’égard de Allah, il n’aurait pas donné un dirham, s’il n’avait pas eu la certitude et la foi et la sincérité il n’aurait pas donné la moitié de ce qu’il possède. Allah tabaraka wa ta^ala a fait que la récompense de celui qui a donné un dirham est plus grande que la récompense que celui qui a donné cent mille dirham le peu selon le jugement de Allah Il le rétribue par beaucoup c’est pour cela qu‘il est nécessaire d’être sincère et d’avoir la bonne intention. C’est pour cela que le Messager de  Allah a accordé beaucoup d’importance à l’intention, c’est pour cela qu’il a dit  dans le hadith ce qui signifie : (( Et chaque personne aura ce pour quoi elle a fait l’intention)) c’est pour cela, le peu d’actes dans lequel il y a la sincérité par recherche de l’agrément de Allah vaut mieux que beaucoup d’actes qui ne comportent pas de sincérité. C’est pour cela qu’il convient que chacun d’entre nous agisse et mettent en œuvre ces belles paroles de notre Prophète.
Et Dieu sait plus que tout autre.

Commentaires fermés sur La piété

Le Tabarrouk ou recherche d’augmentation du bien par les êtres de vertu

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 24, 2010
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes, Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad et Qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle

Nous demandons à Allah Qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons Qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et Qu’Il nous augmente en connaissance

Et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer

Nous demandons à Allah Qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément

 

 

Tout comme on sait le tabarrouk par les traces du Prophète      est quelque chose de permis, le tabarrouk comme on le sait ce n’est pas une adoration et donc ce  n’est pas du chirk, ce n’est pas adorer autre que Allah comme le prétendent les wahhabites.

Qu’est ce que le tabarrouk ? Le tabarrouk c’est la demande d’augmentation du bien  (donc ce qui va être donner ce sera mot à mot ce qu’il y a dans le livre mais ce n’est pas dans l’ordre du livre donc ce sera une méthode pour faciliter la compréhension du contenu du livre). Donc au début le tabarrouk ce n’est pas du chirk, ce n’est pas une adoration d’autre que Allah. Donc pour bien comprendre ce sujet comme il convient nécessairement il faut comprendre ce que signifie le tabarrouk. Donc qu’est- ce que le tabarrouk ? C’est la demande de l’augmentation en bien, et donc ce n’est pas une adoration. Qu’est ce que l’adoration ? C’est l’extrême limite de la crainte et de l’humilité. Donc l’adoration, comme l’ont définie certains, c’est l’extrême limite de la soumission, l’adoration c’est l’obéissance avec la soumission tout comme l’ont définie certains spécialistes de la langue. Comme on a appris que l’adoration c’est l’extrême limite de la crainte et de la soumission, c’est l’obéissance avec la soumission donc le tabarrouk ce n’est pas une adoration. Le tabarrouk est permis et ce n’est pas une forme d’association. L’Islam, comme on le sait, c’est d’adorer Allah seul, donc l’Islam c’est l’adoration de Allah Seul et de ne rien Lui attribuer comme associé. Que signifie cela ? C’est-à-dire c’est connaître Allah et tel que cela est digne de Lui parce qu’il n’est pas permis qu’autre que Lui soit adoré. Qu’est ce que l’adoration ? C’est l’extrême limite de la crainte et de l’humilité. Il n’est pas permis que l’on s’humilie de cette forme d’humilité et de cette forme de soumission à autre que Allah. L’extrême limite de la soumission il n’est pas permis de la vouer à autre que Allah. Quant à la modestie il est permis de faire preuve de modestie envers les croyants et plus particulièrement à l’égard des prophètes, des saints et des vertueux. La modestie est quelque chose de requis. Mais la limite de la soumission il n’est pas permis de la consacrer, de la vouer à autre que Allah. Un exemple d’adoration, une forme d’adoration c’est de placer le front qui est sur le visage, qui est la partie la plus honorable de l’être humain, on la met sur le sol qui est un lieu que l’on foule avec les pieds. Donc une forme d’adoration c’est de placer le front qui se trouve sur le visage, c’est-à-dire  de placer la partie la plus honorable de l’être humain, sur le sol qui est un lieu que l’on foule avec les pieds.

Ce que nous avons cité c’est la limite de la crainte et de la soumission. Que l’on soit dans l’aisance ou dans la difficulté c’est une obligation pour nous de nous humilier à l’extrême  pour  Allah. N’est ce pas que nous accomplissons la prière pour Allah ta^ala ? Oui. N’est-ce pas que nous nous prosternons pour Lui, nous posons nos fronts à terre, le lieu que l’on foule aux pieds, par soumission extrême pour Allah ? Oui. Cette adoration il n’est pas permis de la consacrer, de la vouer à autre que Allah mais honorer et glorifier certaines créatures de  Allah cela est permis pour certaines créatures sans arriver à les adorer cela est permis.

 

Notre maître Mouhammad ses compagnons le glorifiaient, ils faisaient le tabarrouk, ils recherchaient les bénédictions par ses traces honorées    . Ceci est une glorification du Messager    qui n’arrive pas  au point de l’adorer. Il est parvenu dans le hadith rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim que le Messager     lorsqu’il a effectué le pèlerinage de l’adieu- il a été confirmé du Prophète     que durant sa vie il a fait un seul pèlerinage et quatre ^Oumrah– durant ce pèlerinage donc qu’il a accompli et qui s’est déroulé environ quatre-vingt jours avant son décès, le Messager    lorsqu’il s’est rasé le crâne,  a distribué ses cheveux aux gens. Le Messager  au lieu de se couper les cheveux  s’est rasé le crâne parce que se raser le crâne pour les hommes lors du pèlerinage est mieux que le simple fait de se couper les cheveux. Lorsque le Messager s’est rasé le crâne lors du pèlerinage de l’adieu il a distribué ses cheveux aux gens, le Messager a tout d’abord rasé la partie droite de son crâne, ensuite il s’est rasé le côté gauche après s’être rasé le crâne le Messager a distribué ses cheveux aux gens. Pourquoi a-t-il distribué ses cheveux à ses compagnons ? Afin qu’ils en recherchent les bénédictions,  qu’ils fassent le tabarrouk, il les a distribué à ses compagnons afin qu’ils bénéficient et qu’ils aient entre leurs mains des traces du Messager    . Ce que le Messager a fait là ne veut pas dire qu’il a ordonné à ses compagnons de l’adorer,  il a distribué ses cheveux entre ses compagnons afin qu’ils en obtiennent, qu’ils en retirent les bénédictions, qu’ils bénéficient des bénédictions, de la barakah du Messager    et pour que ses traces restent chez eux. Ce qu’il a fait là ne veut pas dire que ses compagnons l’adorent parce que, qu’est ce que l’adoration ? C’est la limite de la soumission. Le Messager   en faisant cela ne leur a pas ordonné de l’adorer mais l’adoration c’est la limite de la soumission comme ce que nous faisons lorsque nous nous prosternons dans la prière.

Ce que nous avons cité est extrêmement important, connaître cela est extrêmement important pour justement réfuter les confusions que veulent induire les wahhabites. Donc le point le plus important dans ce chapitre c’est de connaître ce qu’est le tabarrouk et ce qu’est l’adoration. Si nous avons bien compris ce point là nous aurons terminé la première partie. Et c’est pour cela que sur le tableau qui est devant vous il y a la définition du tabarrouk : le tabarrouk c’est la demande d’augmentation en bien et donc le tabarrouk ce n’est pas une adoration d’autre que  Allah et ainsi le tabarrouk ce n’est pas du chirk, ce n’est pas attribuer un associé à  Allah. Un exemple d’adoration c’est comme ce que nous faisons lorsque nous nous prosternons dans la prière en posant le front qui est la partie la plus honorable de notre corps à terre. Donc l’acte même du Prophète, qui après s’être rasé le crâne, à distribuer ses cheveux à ses compagnons ceci est une preuve que le tabarrouk est permis. Comment les wahhabites après ce qu’a fait le Prophète osent ils interdire le tabarrouk ? La raison de ce qu’ils font c’est leur ignorance de la signification de l’adoration, al-^ibadah, dans la langue arabe. Donc ce qui est très important et qu’il est important de retenir c’est de comprendre la définition du tabarrouk, la recherche des bénédictions, c’est-à-dire la demande de l’augmentation du bien, ceci comme on a vu est la première étape de ce chapitre. Et la deuxième étape c’est que le Messager   a indiqué à ses compagnons, il a indiqué à sa communauté comment faire le tabarrouk.

Comment le Messager   a indiqué à sa communauté de faire le tabarrouk par ses traces ? Son acte, comme on l’a dit, de ce qu’il a fait lors du pèlerinage, c’est le pèlerinage qu’il a accompli environ quatre-vingt jours avant son décès, lors de ce pèlerinage avec le Messager il y a eu environ cent mille compagnons- les compagnons leur nombre est très grand ils sont environ cent mille- lors de ce pèlerinage il y a eu avec lui presque cent mille compagnons. La preuve qu’il a distribué  ses cheveux après s’être rasé le crâne c’est un hadith rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim un hadith rapporté par ‘Anas, que Allah l’agréé. Et les termes rapportés par Mouslim c’est qu’après avoir jeté les pierres dans al-jamarah et après avoir égorgé il a tendu au barbier, à celui qui le rase, la partie droite du crâne et il l’a rasé puis il a appelé Abou Talhah Al-‘Ansariyy et il lui a donné les cheveux puis il a tendu le côté gauche, il lui a dit : (( احلق )) ce qui signifie : (( Rases)) il a rasé et il a donné à Abou Talhah les cheveux et il lui a dit :  (( اقسمه بين الناس )) ce qui signifie : (( Distribues les aux gens)) . Donc dans cette version le Prophète la première chose qu’il a fait rasé c’était le côté droit ensuite après le côté droit c’était le côté gauche. Après qu’il se soit fait rasé le côté droit de son crâne il a appelé le compagnon Abou Talhah Al-‘Ansariyy et il lui a donné les cheveux.  Et après s’être fait rasé le côté gauche du crâne il a donné encore ses cheveux à Abou Talhah Al-‘Ansariyy et il lui a dit : ((اقسمه بين الناس))  ce qui signifie : (( Distribues les aux gens)). Le fait qu’il ait donné les cheveux à Abou Talhah, le fait qu’il lui ait dit : (( اقسمه بين الناس )) ce qui signifie : ((Distribues les aux gens)) c’est une preuve qu’il est permis de faire le tabarrouk. Pourquoi a t–il donné ses cheveux, pour les manger ? Non, car les cheveux ça ne se mange pas mais cela veut dire qu’il a fait distribuer ses cheveux pour que ça reste une bénédiction, une barakah qui reste entre sa communauté. Ceci est ce qui est parvenu dans une des versions rapportées par l’Imam Mouslim. Il est également parvenu dans une autre version rapportée par l’Imam Mouslim également et dans l’autre version le Prophète a commencé par la partie droite de son crâne puis il les a distribué, l’un il lui a donné un cheveu, l’autre il lui a donné deux cheveux…ensuite il s’est fait rasé la partie gauche puis il a fait la même chose et dans cette version il a dit ensuite après le côté gauche :  ((  ههنا أبو طلحة )) ce qui signifie : (( Viens Abou Talhah )) et il a donné ses cheveux à Abou Talhah. Il y a eu encore une troisième version toujours rapportée par l’Imam Mouslim et dans cette troisième version le Prophète    a indiqué au barbier, à celui qui rase, il lui a indiqué la partie droite du crâne et après qu’il ait rasé il les a distribué à ceux qui étaient à côté de lui et après avoir fait cela il a indiqué pour que celui qui rase le crâne lui rase la partie gauche. Et dans cette version il a donné les cheveux qui proviennent du côté gauche à la femme compagnon ‘Oummou Soulaym. Toutes ces trois versions rapportées par l’Imam Mouslim indiquent qu’il est permis de faire le tabarrouk et de rechercher les bénédictions pas ses traces     . Et donc il est parvenu dans une version que le Prophète a distribué ses cheveux à une partie de ceux qui étaient à côté de lui et il a donné d’autres cheveux à Abou Talhah afin qu’ils les distribue aux gens et il a donné des cheveux à ‘Oummou Soulaym. Tout cela qu’est ce qu’il comporte ? Il comporte  le caractère permis de faire le tabarrouk. Le Messager a distribué ses cheveux aux gens afin qu’ils en recherchent les bénédictions  non seulement pour faire le tabarrouk, rechercher les bénédictions par ses cheveux, par les traces du Prophète mais aussi  de rechercher l’intercession du Prophète par ce qu’il a laissé entre leurs mains et indirectement ils recherchent ainsi de se rapprocher de l’agrément de Allah. Donc ceci est la première  preuve que le Messager a indiqué à sa communauté de faire le tabarrouk par ses traces honorées. C’est pour cela que les compagnons faisaient le tabarrouk par le Prophète durant sa vie et après sa mort. Ils vont même jusqu’à tremper le cheveu du Prophète qu’ils ont entre leurs mains dans un peu d’eau qu’ils donnent à certains malades par recherche des bénédictions, par les traces du Messager de Allah . Le fait que les compagnons trempent le cheveu du Prophète dans de l’eau et cette eau ils la donnent à boire à des malades par recherche des bénédictions, par tabarrouk, par les traces du Messager de Allah ce hadith est rapporté par Al-Boukhariyy, par Mouslim et par Abou Dawoud. Celui donc qui interdit le tabarrouk, la recherche de bénédictions par les traces du Prophète, c’est comme s‘il renie au Prophète ce qu’il a indiqué à sa communauté. Et qui a plus de connaissance et de compréhension de la Loi de Allah est ce que ce sont les wahhabites ou bien le Messager de Allah ? Est-ce que nous suivons les wahhabites ou bien est ce que nous suivons le Messager que Allah a envoyé ? Ceci est une preuve de Ahlou s-Sounnah wa-l Jama^ah qu’il est permis de faire le tabarrouk par les traces du Prophète    .    Donc l’eau dans laquelle a été trempé le cheveu du Prophète même si cette eau a été mélangée avec une autre et ainsi de suite jusqu’à un millier de mélanges, la barakah, les bénédictions restent toujours dans cette eau tout comme l’a dit notre Chaykh que Allah l’agréé. Tant que l’eau il reste encore dans le mélange une partie dans laquelle a été trempé le cheveu du Prophète il reste toujours de la barakah. Ainsi le Messager a distribué ses cheveux aux compagnons afin que ce soit une barakah, une bénédiction qui reste entre eux et un souvenir. Ceci est la première preuve que le Prophète a indiqué à la communauté le tabarrouk.

Il est également parvenu dans le hadith rapporté par l’Imam ‘Ahmad dans son Mousnad que le Prophète    s’est coupé les ongles et les a distribué aux gens et ceci est connu. Il est  bien connu que s’il a fait cela, s’il a distribué ses ongles aux gens ce n’est pas afin qu’ils les mangent mais pour qu’ils en fassent le tabarrouk, qu’ils en recherchent la barakah, les bénédictions. Si la barakah arrive à celui qui a touché la peau du Messager de Allah que dire alors de ce qui constitue une partie du corps du Messager de Allah? Le tissu qui a été en contact avec le Messager de Allah le fait qu’il ait été en contact avec lui fait que ce tissu comporte une bénédiction, une barakah, que dire alors de ce qui est une partie de lui comme ses cheveux ou ses ongles ?  Il y a également parmi les preuves de ‘Ahlou s-Sounnah ce qu’a rapporté Al-Hakim : il a été validé que le Prophète a mis de sa salive honorée dans la bouche de l’enfant qui était sous l’emprise du chaytan deux fois par jour, cet enfant le chaytan lui nuisait, lorsqu’on avait ramené cet enfant au Messager de Allah il  a mis de sa salive dans la bouche de cet enfant et  a dit ce qui signifie, il a dit au chaytan : (( Sors ennemi de Allah, je suis  le Messager de Allah )) et, comme l’a rapporté Al-Hakim, lorsque le Messager a fait cela le jinn est sorti de l’enfant et l’enfant a guéri. Quelle est la preuve ? C’est que l’enfant a guéri suite à l’acte du Messager de Allah. Et qu’est ce qu’a fait le Messager ? Il a mis de sa salive dans la bouche de l’enfant et ceci est donc une preuve qu’il est permis de faire le tabarrouk, de rechercher les bénédictions par les traces du Messager     . Le Messager lorsqu’on lui avait ramené cet enfant il était en voyage avec des compagnons et c’était une femme qui l’avait abordé et qui lui a dit : «  Ô Messager de Allah c’est mon enfant qui a une nuisance deux fois par jour ». Lorsque Al-Hakim, qui a rapporté ce hadith, a dit que l’enfant a guéri cela veut dire que l’enfant a profité de la salive du Messager de Allah . Lorsque le Messager est rentré avec ses compagnons, qu’il est revenu, la femme de cet enfant, par joie, a égorgé deux moutons, cette femme par joie de la guérison de son enfant a égorgé deux moutons qu’elle a donné à manger au Prophète et à ses compagnons. Que signifie cela ? Cela veut dire que l’enfant a profité de la salive du Messager de Allah. Ces preuves sont une très petite partie du grand nombre de preuves que le Messager a indiqué à sa communauté de faire le tabarrouk.

Le Messager  ce qui sort de son corps par les orifices inférieurs n’est pas najiç, ce n’est pas une substance impure, ce n’est pas une najaçah et ce n’est pas répugnant et ce ne sont pas des choses qui ont une mauvaise odeur. Le Messager sa sueur, sa transpiration a une odeur semblable au musc. Son cousin, le fils de son oncle paternel, Ibnou ^Abbas qui est l’exégète         Tourjouman al-Qour’an celui qui explique le Qour’an,  a dit du Prophète : « il a une bonne odeur, son odeur est belle qu’il se parfume ou qu’il ne se parfume pas. » Et c’est ainsi que notre Chaykh a dit  que le Messager il était connu que lorsqu’il passait par un endroit on reconnaissait et on savait qu’il était passé par là par la belle odeur qui émanait de lui. Grâce à cette belle odeur qui embaumait on savait que le Messager était passé par là qu’il se soit parfumé auparavant ou pas, dans les deux cas. L’un des compagnons qui s’appelle ^Outbah Ibnou ^Azwan ce compagnon était tombé malade d’une maladie qui s’appelle,  c’est comme l’eczéma c’est quelque chose qui gratte, qui est très gênant et la personne a envie de se gratter et c’est extrêmement gênant. Ce compagnon est parti voir le Messager de Allah et il s’est plaint à lui de cette maladie, lorsqu’il a dit cela au Messager, le Prophète   lui a dit ce qui signifie : ((Ôtes ton vêtement)), c’est-à-dire pour qu’il voit la maladie le Prophète    après cela a mis sa main sur le dos de ce compagnon. Du fait même que le Prophète a mis sa main sur le dos de ce compagnon, ce compagnon a eu une belle odeur qui émanait de son dos jusqu’à sa mort, tout cela parce que le Prophète     a mis sa main sur le dos de son compagnon. Ce compagnon ^Outbah Ibnou ^Azwan avait quatre femmes, chacune de ses quatre épouses, lorsque venait son tour, c’était le tour que son mari passe la nuit chez elle, chacune donc passait sa main sur l’emplacement du dos de son mari, cette place sur laquelle le Prophète avait mis sa main, pour qu’elle ait de cette belle odeur  sur sa main.

Tout ceci est une preuve que le Prophète      est tout entier béni.  La meilleure de toutes les créatures de Allah, Allah a fait de lui qu’il soit tout entier béni. S’il est permis de faire le tabarrouk par la pierre noire qui est une perle qui vient du Paradis et cette pierre est une des créatures de Allah que dire alors de la meilleure des créatures de Allah ! C’est pour cela que les compagnons recherchaient la barakah, faisaient le tabarrouk par le Messager de Allah, par ses cheveux, par ses ongles, par sa salive, par ce qui sort de son nez.

Et par les bénédictions du Prophète lorsqu’il faisait ses besoins, la terre avalait ce qu’il laissait. Les habitants de la Mecque par le passé, pour faire leurs besoins, ils sortaient à l’extérieur de la Mecque pour les faire parce qu’il n’y avait pas de toilettes comme il y en a maintenant dans les maisons. Lorsque le Messager sortait pour faire ses besoins la terre avalait ce qu’il faisait. Mais il est arrivé qu’à cause de sa maladie, qu’une fois parce que le Prophète ne pouvait pas sortir, il urinait dans un pot. Il est parvenu dans Al-Boukhariyy que ‘Oummou ‘Ayman Al-Habachiyyah qui était celle, c’est pas la nourrice, c’est pas celle qui allaitait mais c’est celle qui s’occupait de lui lorsqu’il était enfant,  cette femme ‘Oummou ‘Ayman était chez le Messager de Allah la nuit et elle a eu soif, quand elle a eu soif elle a eu besoin d’eau, quand elle a eu soif elle a trouvé un récipient et elle a bu ce qu’il contenait et le Messager avait uriné dans ce récipient, elle, elle ne savait pas que c’était de l’urine c’est pour cela  qu’elle l’a bu, quand elle a vu un récipient elle pensait que c’était de l’eau parce que l’urine du Messager ce n’est pas comme notre urine, l’urine du Messager n’a pas cette mauvaise odeur parce que l’urine du Messager n’a pas une mauvaise odeur ni un mauvais goût. Par la suite le Messager  a demandé au sujet de ce récipient duquel avait bu ’Oummou ‘Ayman quand il l’a interrogé elle a dit : « Je l’ai bu. »  Et elle auparavant, se plaignait d’une douleur dans son ventre et elle avait guéri grâce à ce qu’elle avait  bu après cela, après avoir bu de cette urine elle ne s’était plus jamais plainte d’une douleur dans son ventre grâce à quoi elle a guéri ? Grâce à l’urine du Messager   . Ceci constitue  une preuve qu’il est permis de faire le tabarrouk par les traces du Prophète     . Et le Messager après que cette femme lui ait dit : « je l’ai bu »,  il ne l’a pas blâmée, il ne l’a pas réprimandée, il ne lui pas dit : «  pourquoi tu as bu cela ? » Et le Messager ne  lui a pas dit non plus : « purifie ta bouche ». C’est cette même ‘Oummou ‘Ayman au sujet de laquelle le Prophète disait ce qui signifie : ((C’est comme ma mère après ma mère)). Cette femme ‘Oummou ‘Ayman lorsque l’Emigration était obligatoire, lorsque l’Emigration était obligatoire de La Mecque à Médine elle avait accompli l’Emigration à elle toute seule lorsque, l’Emigration était obligatoire c’était un devoir pour les musulmans d’émigrer de la Mecque à Médine, cette femme ‘Oummou ‘Ayman, lorsque l’Emigration était obligatoire elle voulait émigrer mais il n’y avait personne qui l’accompagne dans son émigration, le Messager  lui a autorisé d’émigrer toute seule parce que l’Emigration était une obligation. Ceci est une preuve qu’il est permis à la femme de voyager seule pour accomplir une obligation. Cette femme ‘Oummou ‘Ayman qui est partie pour son Emigration a entamé le chemin et comme on le sait, la route est longue entre la Mecque et Médine, le voyage dure des jours entiers. Pendant son Emigration elle a eu soif, elle a eu besoin de boire de l’eau et c’est ainsi qu’elle a entendu près d’elle comme un seau, le son d’un seau, elle a levé la tête elle a vu que c’était un seau d’eau qui est descendu du ciel elle en a bu et elle a continué son chemin jusqu’à Médine. Après cela il est rapporté de ‘Oummou ‘Ayman qu’elle faisait des tours autour de la Ka^bah lorsque la chaleur était intense et elle ne se plaignait pas du manque d’eau. C’est cette même femme au sujet de laquelle le Prophète a dit ce qui signifie : ((Elle est comme ma mère après ma mère)). Et donc c’est une preuve qu’il est permis de faire le tabarrouk, de rechercher les bénédictions par ses traces   . Il n’y a pas que cela qui est une preuve qu’il est permis de faire le tabarrouk, les preuves sont nombreuses et si les savants les avaient énoncées les unes à la suite des autres cela aurait nécessité plusieurs livres.

Il y a parmi cela ce qui s’est produit avec ^Abdou l-Lah Ibnou Zoubayr qui était un compagnon, ^Abdoul-Lah Ibnou Zoubayr était un saint parmi les compagnons. Il est arrivé que lorsque le Messager avait fait al-houjamah, c’est un moyen de guérison, c’est une méthode qu’ont utilisé les compagnons qu’ils ont reprise du Prophète pour guérir de certaines maladies qui consiste à faire sortir de son corps un peu de sang et le Chaykh a dit que celui qui  fait houjamah et il le fait  dans l’intention de suivre l’acte du Messager il sera récompensé pour cela. Mais c’est quelque chose qui a ses règles et sa manière de faire que les spécialistes connaissent, ça ne veut pas dire que la personne va se couper la peau dans sa main ou dans son pied et  faire sortir le sang, ce n’est pas ça mais c’est une manière de guérison, un traitement que connaissent les spécialistes  et les médecins. Donc lorsque le Prophète a fait cela, al-houjamah, il est sorti de son corps un peu de sang, le sang donc le Messager l’a donné à ^Abdoul-Lah Ibnou Zoubayr et il lui a dit dans le sens de caches le, fais le disparaître. Qu’est ce que ^Abdoul-Lah Ibnou Zoubayr a fait avec ce sang ? il l’a bu. Lorsque le Messager lui a dit : où as tu mis le sang ? Il lui a dit : je l’ai bu . Parce que lui au début il lui a dit : je l’ai fait disparaître, puisqu’il l’a bu il n’est plus visible, donc il a fait ce que le Prophète lui a dit mais il l’a mis dans son ventre. Grâce à ce qu’il bu du sang du Prophète ^Abdou l-Lah Ibnou Zoubayr est devenu extrêmement téméraire, grâce aux bénédictions du sang du Prophète et ce hadith a été rapporté par Al-Boukhariyy, que Allah l’agréé, et ceci comporte une preuve contre ceux qui renient le tabarrouk par les traces du Prophète    . ^Abdou l-Lah Ibnou Zoubayr était un moujtahid parmi les compagnons il était un moujtahid et il était un saint parmi les compagnons c’est lui qui a considéré qu’il est bien de rechercher les bénédictions par les traces du Prophète   . Ainsi lorsque le Prophète a appris ce que ^Abdou l–Lah Ibnou Zoubayr a fait il ne l’a pas blâmé, il ne l’a pas réprimandé pour ce qu’il a fait et ^Abdou l-Lah Ibnou Zoubayr a eu plus d’audace, il est devenu plus audacieux grâce à ce qu’il a bu du sang du Prophète et la preuve est que le Prophète   lorsqu’il a su que ^Abdou l-Lah Ibnou Zoubayr a bu son sang il a dit ce qui signifie ((Malheur aux gens qui auront a faire à toi)) c’est-à-dire tu vas avoir beaucoup d’audace contre les gens de l’égarement. Après cela ^Abdou l-Lah Ibnou Zoubayr avait une grande audace contre les gens qui sèment le faux.

Donc le tabarrouk, la recherche des bénédictions par ses traces honorées     est chose permise et tout cela est une preuve que le Prophète tout entier est béni aussi bien ses cheveux, que ses ongles, que sa transpiration, que son sang, que sa salive. Et c’est lui qui a indiqué à la communauté de rechercher les bénédictions par ses traces honorées    . Ainsi nous terminons la deuxième partie de ce chapitre c’est pour cela que vous voyez sur le tableau :

-la première étape à savoir que le tabarrouk c’est la demande d’augmentation du bien  et donc que le tabarrouk n’est pas une adoration pour celui par lequel on fait le tabarrouk et ce n’est pas une forme d’association parce que l’adoration, comme on l’a cité, c’est l’extrême limite de l’humilité

-et donc le Prophète a indiqué aux gens de faire le tabarrouk. Comment a t il indiqué à sa communauté de faire le tabarrouk ? Parce que le Prophète s’est rasé le crâne et a distribué ses cheveux aux compagnons. Il a donné certains cheveux lui-même à ceux qui étaient à côté de lui, il a donné des cheveux à Abou Talhah et il a donné des cheveux à ‘Oummou Soulaym. Le Messager   a distribué ses cheveux à ses compagnons pour qu’ils en fassent le tabarrouk, qu’ils en recherchent les bénédictions et non pas pour qu’ils les mangent il faisaient ainsi le tabarrouk, ils recherchaient les bénédictions par le Prophète durant sa vie et après sa mort. Donc il arrivait que les compagnons, par la suite, faisaient tremper les cheveux dans de l’eau et ils donnaient à boire cette eau à certains malades comme cela a été rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim et Abou Dawoud. Et il est également confirmé que le Messager   a mis de sa salive honorée dans la bouche de l’enfant malade qui a ainsi guéri et il a également été rapporté par l’Imam ‘Ahmad dans son Mousnad que le Prophète se coupait les ongles et les a distribué aux gens.  Tout cela nous indique que nous devons suivre le Messager  de Allah dans ce qu’il a indiqué à sa communauté. Pourquoi donc renier le fait de rechercher les bénédictions, de faire le tabarrouk par ses traces ?

 

Nous avons vu dans le cours précédent que le tabarrouk est permis et que donc ce n’est pas une adoration pour celui par lequel on fait le tabarrouk et ce n’est pas attribuer des associés à Allah et notre preuve pour cela c’est que le Messager    a indiqué le tabarrouk à sa communauté et ceci est déduit de son acte lorsqu’il a distribué ses cheveux, quand il a accomplit le pèlerinage de l’adieu, il a distribué ses cheveux après s’être rasé le crâne. Le fait que notre Prophète  a donné une partie de ses cheveux à Abou Talhah, une autre partie à ‘Oummou Soulaym et une partie qu’il a distribué lui–même est une preuve qu’il est permis de faire le tabarrouk parce que c’est connu que les cheveux ne se mangent pas. Pourquoi les a-t-il distribué ? C’est afin que l’on recherche les bénédictions grâce à ses cheveux, qu’on fasse le tabarrouk grâce à ses cheveux, donc les cheveux que le Prophète a distribué à ses compagnons il les a distribué afin que cela reste une barakah, des bénédictions qui restent au sein de sa communauté. Également parmi les preuves du caractère permis du tabarrouk c’est l’acte du Prophète qui a mis de sa salive dans la bouche de l’enfant qui était malade. Donc le fait que le Prophète ait mis de sa salive dans la bouche de cet enfant est une preuve qu’il est permis de rechercher les bénédictions par les traces du Prophète, de faire le tabarrouk par les traces du Prophète. L’enfant a guéri suite à la salive du Prophète ceci est une preuve qu’il est permis de rechercher les bénédictions, la barakah, de faire le tabarrouk par le Prophète. Egalement une troisième preuve du hadith c’est le hadith rapporté par l’Imam ‘Ahmad dans lequel il rapporte que le Prophète s’est coupé les ongles et les a donné à ses compagnons. Ceci est une petite preuve parmi tant de preuves que le Prophète a indiqué à sa communauté de faire le tabarrouk. Également il est rapporté que les compagnons faisaient le tabarrouk par le Prophète et par les traces du Prophète aussi bien durant la vie du Prophète qu’après la mort du Prophète.

Le hafidh AzZabidiyy dans le commentaire du livre Al-Ihya a rapporté de Ach-Cha^biyy qu’il a dit : « j’étais présent lorsque ^A’ichah, que Allah l’agréé, a dit :   j’ai fait un acte après la mort du Messager de Allah et je ne sais pas comment il me considère à cause de cet acte alors ne m’enterrez pas à côté de lui. » ^A’ichah, que Allah l’agréé, il est arrivé qu’après la mort du Prophète     elle s’est retrouvée dans le camp qui était adverse à notre maître ^Aliyy. Après le décès de notre maître  ^Outhman les compagnons ont fait un pacte d’allégeance pour désigner notre maître ^Aliyy en tant que calife. Après notre maître ^Outhman, à cette époque là, il est arrivé des faits marquants au sein des musulmans : il est arrivé que certains musulmans s’étaient rebellés contre notre maître ^Aliyy, que Allah l’agréé, et la rébellion contre le calife, contre l’Emir des croyants est quelque chose qui est interdit. Si la rébellion est interdite que dire alors du fait de le combattre ! Ce qui est arrivé c’est que certains avaient insisté auprès de  ^A’ichah, que Allah l’agréé, pour qu’elle vienne réconcilier et résoudre le différend qui a éclaté entre les musulmans. Sur le chemin il est arrivé que ^A’ichah a entendu des chiens aboyer, quand elle a entendu les aboiements des chiens elle a demandé quel est le nom de l’endroit où elle se trouvait, on lui  a répondu cet endroit s’appelle Al-Haw’ab, quand elle a fait attention au chameau sur lequel elle était elle a trouvé que c’était un chameau qui était ‘ad’ab c’est-à-dire qui avait beaucoup de poils. Elle s’est alors rappelé du hadith du Messager     à savoir que le Messager a rassemblé un jour ses épouses et leur a dit ce qui signifie : (( Laquelle d’entre vous sera celle qui aura le chameau qui a beaucoup  de poils ‘ad’ab et sur laquelle vont aboyer les chiens de Al-Haw’ab ?)) puis il s’est adressé en particulier à  ^A’ichah et il lui a dit ce qui signifie : (( Tâches de faire en sorte que ce ne soit pas toi Ô ^A’ichah) ) quand cela s’est produit et qu’elle s’est trouvé sur un tel chameau et à tel endroit avec des chiens qui aboyaient elle a dit au gens qui l’accompagnaient : « Je voudrais revenir d’où je suis venue » mais ils avaient insisté auprès d’elle. Ils lui ont dit, parce c’était la mère des croyants, l’épouse du Messager de Allah, ils lui ont dit : « Puisse Allah réparer grâce à toi le différend qui a éclaté entre les musulmans ». Et avec cet argument elle a poursuivi son chemin et son péché était de se retrouver dans le camp qui était adverse au camp de ^Aliyy le péché de  ^A’ichah était donc de rester dans le camp qui était adverse au camp de ^Aliyy. Par la suite chaque fois qu’elle se rappelait de cet événement elle regrettait et elle en pleurait jusqu’à mouiller son voile. Elle, elle avait fait le repentir, elle avait regretté, elle pleurait jusqu’à mouiller son voile mais malgré tout cela elle avait dit ce quelle avait dit dans ce hadith c’est pour cela qu’elle disait : «  J’ai fait quelque chose après la mort du Messager de Allah et je ne sais pas comment il me considère maintenant alors ne m’enterrez pas avec lui » c’est-à-dire ce qu’elle a fait, dont elle parle dans ce hadith c’est de se retrouver dans le camp adverse à ^Aliyy lorsqu’elle était sur le chameau poilu et  dans la région de Al-Haw’ab c’est pour cela qu’elle a dit : «  Je ne voudrais pas être près du Messager de Allah sans savoir comment il me considère à cause de cela » puis elle a demandé d’avoir un bout d’étoffe qui provient du qamis, de la chemise du Messager de Allah et elle leur a dit : «  Posez ce bout d’étoffe sur ma poitrine et enterrez le avec moi puissais je éviter le supplice de la tombe grâce à cela. » ^A’ichah fait partie de ceux qui sont sauvés du supplice, elle n’est pas suppliciée mais elle a dit cela par sa crainte du châtiment de Allah. ^A’ichah est celle qui a le plus science, de jurisprudence parmi les femmes de l’humanité il n’y a pas eu et il n’y aura pas qui a plus de science, de jurisprudence que ^A’ichah, que Allah l’agréé, et ^A’ichah fait partie de ceux qui ont reçu l’annonce de bonne nouvelle du Paradis mais malgré tout cela elle a dit ces paroles, c’était par son extrême crainte du châtiment de Allah ta^ala. ^A’ichah qu’a t elle fait ? Elle a demandé qu’on lui donne un bout de tissu qui provient de la chemise, du qamis du Messager de Allah et elle a demandé que ce bout de tissu soit enterré avec elle. Pour quelle raison ? Pour la barakah, les bénédictions, le bien que ce tissu comporte. Comment ce tissu comporte t il tant de bénédictions ? C’est parce que ce tissu a été en contact, a touché la peau du Messager de Allah . Ceci est une des preuves de ‘Ahlou s-Sounnah qu’il est permis de faire le tabarrouk par les traces du Messager de Allah . Qui a fait cela ?  ^A’ichah la mère des croyants, c’est la cinquième des femmes par ordre de mérite selon le jugement de Allah tabaraka wa ta^ala et, comme on l’a dit, elle fait partie des saintes et elle a reçu l’annonce de bonne nouvelle du Paradis. Cela, quand elle a dit cela ça ne veut pas dire quelle craint, qu’elle pense qu’elle risque de rentrer dans le feu de l’enfer mais elle visait par cela les caractéristiques qui ne sont pas des caractéristiques de perfection. La preuve de ‘Ahlou s-Sounnah c’est la parole et l’acte de ^A’ichah, que Allah l’agréé, le hadith qui l’a rapporté ? C’est  AzZabidiyy d’après Ach-Cha^biyy dans le commentaire de Al-Ihya. S’il est permis de faire le tabarrouk, de rechercher les bénédictions par ce qui a été en contact avec la peau du Messager de Allah que dire alors du tabarrouk par ce qui fait partie du corps du Messager de Allah !

Parmi les preuves également il y a ce qui est rapporté de l’acte de ‘Asma, que Allah l’agréé, la fille de Abou Bakr, que Allah l’agréé et qui est donc la soeur de ^A’icha. Mouslim a rapporté dans le Sahih d’après le Mawla de ‘Asma, la fille Abou Bakr que Allah l’agréé,  le Mawla de ’Asma a dit : « ‘Asma nous  a ramené une joubbah– la joubbah c’est une cape qui est longue- et il a décrit cette joubbah et il a dit que ‘Asma a dit : cette joubbah c’est celle du Messager de Allah elle était chez ^A’ichah, c’est-à-dire après la mort du Prophète c’était ^A’ichah qui l’avait gardé chez elle et lorsque ^A’ichah est morte ‘Asma a dit je l’ai récupéré et le Prophète    la mettait de son vivant et nous nous la mettons dans l’eau pour les malades, nous recherchons la guérison grâce à cette joubbah , grâce à ce vêtement. » Lorsqu’il y a eu une version où elle a dit : «  nous la lavons pour les malades, nous recherchons la guérison grâce à elle ». Et dans une version il y a changement dans les termes elle a dit : « nous la lavons pour le malade d’entre nous. » Pourquoi faisait elle cela ? C’était par recherche des bénédictions par les traces du Prophète.   Pourquoi avec cette joubbah en particulier ? Parce que c’était une joubbah qui a été en contact avec le corps de Messager de Allah. si on recherche les bénédictions par l’eau dans lequel est plongé un des vêtements du Messager de Allah que dire alors de la recherche de bénédictions, du tabarrouk par les cheveux du Prophète ou ce qui est cet ordre qui fait partie de son corps ! Et de plus qui comprend le mieux la religion et les actes du Messager de Allah est ce que ce sont les compagnons ou est ce que ce sont les wahhabites ? Si les compagnons font le tabarrouk alors que dire de nous, pourquoi nous ne le ferions pas? De la part de qui cela a eu lieu ? Cela a eu lieu de la part de ^A’ichah la mère des croyants, la fille de Abou Bakr et également de sa soeur ‘Asma la fille de Abou Bakr, que Allah les agréé.

C’est également l’acte d’un autre compagnon qui s’appelle Handhalah fils de  Houdhaym. Qu’est ce que ce compagnon a dit ? Il a dit : « je suis parti avec mon grand-père Houdhaym auprès du Messager de Allah »      . donc il a dit mon grand-père a dit : « Ô Messager de Allah j’ai des fils qui sont déjà adultes qui ont des barbes et d’autres encore et celui là c’est le plus petit d’entre eux ». Donc Handhalah est son petit fils mais il est considéré comme un fils puisqu’il est de sa descendance donc lorsqu’il a dit : « j’ai des fils, j’ai des enfants » il n’y a pas de contradiction. donc Handhalah a dit : « le Messager de Allah m’a fait rapproché de lui et il a passé sa main sur ma tête et le Messager lui a dit :  ((  بارك الله فيك )) (( Baraka l-Lahou fika)) ce qui signifie : (( Que Allah fasse qu’il y ait des bénédictions en toi)).Adh-Dhayyal a dit : « je voyais par la suite Handhalah on lui ramenait un homme qui avait un visage tuméfié ou une brebis qui avait une mamelle tuméfiée et il disait : « Bismi l-Lah » sur l’emplacement de la paume du Messager de Allah puis il passait la main dessus et la tumeur disparaissait . Handhalah qu’a t-il dit? Il a dit : « je suis parti avec mon grand père auprès du Messager de Allah et le Messager    l’a fait rapproché de lui et il a passé sa main honorée sur la tête de Handhalah et Handhalah il a était cité par la suite, à son sujet qu’on lui ramenait un homme qui avait une tumeur sur le visage. Qu’est-ce que Handhalah faisait ? Il posait sa propre main à lui sur sa propre tête, c’est-à-dire l’endroit qu’avait touché le Messager de Allah quand il était enfant, et ensuite il passait sa main sur la partie qui était malade du visage de la personne et cette partie guérissait par la barakah du Messager de Allah il disait :«Bismi l-Lah » lorsqu’il touchait l’emplacement qu’avait touché le Messager de Allah puis il mettait sa main sur la tumeur et elle disparaissait, non seulement l’homme dont le visage était tuméfié mais également le brebis qui avait une tumeur dans sa mamelle.  cela que représente il ?  Cela représente un tabarrouk, une recherche de bénédictions par le ‘athar, les traces du Prophète.    Si déjà la barakah, les bénédictions sont obtenues en posant la main sur l’endroit sur lequel le Messager de Allah avait mis sa main auparavant ça c’est une preuve de barakah, de bénédictions et ce hadith qui l’a rapporté ? C’est At-Tabaraniyy qui l’a rapporté dans Al-Mou^jam Al-‘Awsat et Al Mou^jam Al Kabir et c’est également  Ahmad qui l’a rapporté dans un long hadith et les hommes qui composent la chaîne de transmission de ce qu’a rapporté Ahmad sont thiqat c’est-à-dire dignes de confiance.

Il y a également ce qui s’est produit avec Thabit. Qui est Thabit ? Il s’agit de Thabit AlBounaniyy c’est celui là même, lorsqu’on avait creusé plus tard auprès de sa tombe, on l’avait vu en train d’accomplir la prière dans sa tombe.    Lorsque ceux qui avaient creusé la tombe à côté de la tombe de Thabit ils sont partis demander auprès de sa soeur lui demander au sujet de Thabit et lorsqu’ils avaient posé la question à sa soeur qu’est ce que Thabit faisait de particulier durant sa vie elle leur a demandé pourquoi est ce que vous me demandez cela et ils lui ont dit ce qu’ils avaient vu dans sa tombe c’est alors qu’elle leur a dit que Thabit avait veillé la nuit toutes les nuits durant cinquante ans en faisant des actes d’adoration surérogatoires et il disait dans son invocation :  « Ô Allah si Tu donnes à quelqu’un de faire la prière dans la tombe alors accorde moi cela ». C’est ainsi qu’on l’avait vu entrain d’accomplir la prière dans sa tombe. Donc ce même Thabit AlBounaniyy a dit donc durant sa vie : « je suis parti voir ‘Anas -qui est ‘Anas ? ‘Anas c’est ‘Anas Ibnou Malik qui était le serviteur du Messager de Allah- il a dit : lorsque je rendais visite à ‘Anas on lui disait où je me trouvais et je rentrais et je prenais ses mains  et je les embrassais ». Donc Thabit disait : «  ce sont deux mains qui ont touché le Messager de Allah et il les embrassait,  puis j’embrassais ses yeux et je disais ce sont deux yeux qui ont vu le Messager de Allah » pourquoi donc embrassait il les mains de ‘Anas ? Parce que c’était des mains qui avaient touché le Messager de Allah et pourquoi embrassait il ses yeux ? Parce que c’était deux yeux qui avaient vu le Messager de Allah, également il embrassait la paume de la main qui avait touché le Messager de Allah pourquoi faisait il cela ? Pour rechercher les bénédictions, le tabarrouk par les traces du Messager de Allah. Pourquoi faisait il cela ? Pour sa conviction que la barakah, les bénédictions se trouvaient dans ces mains qui avaient touché le Messager de Allah et que les bénédictions, la barakah se trouvaient dans les yeux qui avaient vu le Messager de Allah. qui a agi de la sorte ? C’était Thabit AlBounaniyy qui faisait partie de ceux qui avaient un haut degré. Non seulement Thabit AlBounaniyy avait fait cela mais ‘Anas Ibnou Malik était en accord avec lui pour ce qu’il avait fait parce que si cela était un acte réprimandable ou blâmable alors ‘Anas l’aurait renié. Qui a rapporté ce hadith ? C’est Abou Ya^la et les hommes qui composent la chaîne de transmission de ce hadith font partie de ceux qui sont du degré du sahih, tout cela indique le caractère permis de faire le tabarrouk. Est ce que nous allons mettre de côté l’acte de ^A’ichah, l’acte de ‘Asma, l’acte de Handhalah, l’acte de Thabit et de ‘Anas pour agir comme ceux qui prétendent être Salafites? Thabit Al-Bounaniyy était en plus l’élève de ‘Anas Ibnou Malik.

Il y a également ce qui nous est parvenu de Abou Ayyoub Al-Ansariyy d’après Dawoud fils de Abou Salih il a dit : « Marwan est venu un jour et il a trouvé un homme posant le front sur la tombe il lui a dit : sais tu ce que tu es entrain de faire là ? et lorsque il lui a tourné le visage il a vu qu’il s’agissait de Abou Ayyoub. » Qu’est ce qui nous est rapporté ici ? C’est que Marwan est venu, il s’agit de qui ? De Marwan fils de Al-Hakam. Qui était Marwan Ibnou l-Hakam ? C’était un gouverneur de la ville de Médine de la part de Mou^awiyyah et Marwan Ibnou l-Hakam n’avait pas vu le Messager de Allah tout comme l’a rapporté AlBoukhariyy. Qu’est ce qui a eu lieu ? Marwan Ibnou l-Hakam est donc venu et  a vu un homme posant le front sur la tombe, c’était la tombe du Prophète, et cet homme a dit à cet homme qu’il n’avait pas reconnu : « sais tu ce que tu es en train de faire là ? » Lorsque l’homme a relevé son visage Marwan a vu qu’il s’agissait de Abou Ayyoub Al-Ansariyy. Abou Ayyoub il s’appelle Khalid fils de Zayd, Abou Ayyoub Al-Ansariyy est un compagnon qui fait partie des habitants de Médine, Abou Ayyoub est celui là même chez qui le Messager de Allah a résidé au tout début de son arrivée à Médine en provenance de la Mecque. qu’était la réponse de Abou Ayyoub? Il lui a dit : « oui, je suis venu au Messager de Allah et je ne suis pas venu pour la pierre ». Marwan Ibnou l-Hakam n’a rien trouvé à dire, il ne pouvait pas lui renier ce qu’il fait. Ni Marwan ni ceux qui étaient de cette époque là n’ont renié ce qu’a fait Abou Ayyoub Al-Ansariyy. Si c’était un acte blâmable est ce que les compagnons et les savants allaient le laisser agir de la sorte ? Mais les wahhabites eux déclarent mécréant Abou Ayyoub. Les wahhabites ont déclaré Abou Ayyoub Al-Ansariyy mécréant parce qu’ils déclarent mécréant celui qui fait cet acte, que Allah nous en préserve.  Et  Abou Ayyoub tellement il avait d’audace il a dit à Marwan : «  j’ai entendu le Messager de Allah dire: (( لا تبكوا على الدين إذا و ليه أهله و لكن ابكوا عليه إذا و ليه غير أهله )) ce qui signifie : ((Ne vous lamentez pas ou ne vous chagrinez pas pour la religion lorsque ce sont des gens qui sont aptes à assumer la responsabilité qui s’en chargent mais chagrinez vous pour la religion si ce sont des gens qui ne sont pas aptes pour assumer la responsabilité qui s’en chargent.)) Il a ainsi dit à Marwan dans d’autres termes, toi tu n’es pas apte Marwan à assumer la responsabilité de gouverner. Est ce que nous déclarons mécréant le compagnon Abou Ayyoub Al-Ansariyy ou alors nous allons le prendre pour modèle et pour exemple dans l’acte qu’il a fait ? Ce hadith a été rapporté par l’Imam ‘Ahmad et également par AtTabaraniyy dans Al Mou^jam Al-Kabir et Al-Mou^jam Al-‘Awsat.

Il y a également ce qui est rapporté de Khalid Ibnou l-Walid que Allah l’agréé,  Al-Bayhaqiyy a rapporté dans  Dala’ilou n-Noubouwwah ainsi que Al-Hakim dans son Moustadrak et d’autres que ces deux là avec une chaîne de transmission que Khalid Ibnou l-Walid a perdu sa qalançouwa la jour de Al-Yarmouk, Khalid a dit  aux gens : « recherchez la moi » mais ils ne l’ont pas retrouvée, puis il l’ont recherchée à nouveau et ils l’ont retrouvée. Khalid a dit : « le Messager de Allah a fait une ^Oumrah et il s’est rasé le crâne et les gens ont alors été les premiers pour prendre les cheveux qui étaient sur les côtés, les cheveux que le Prophète a rasé mais j’ai été avant eux pour récupérer les cheveux qui sont en avant de son crâne et Khalid a ajouté :  j’ai mis ces cheveux dans cette qalançouwa c’est-à-dire ce que l’on met sur la tête et Khalid a dit : je n’ai jamais été présent dans un combat en ayant avec moi cette qalançouwa, donc qui comportait les cheveux du Prophète, sans que j’ai eu la victoire ». Cela que veut il dire ? C’est que ces victoires qu’a eu notre maître Khalid sont grâce à la barakah, grâce à ces cheveux qu’il avait placé dans sa qalançouwa, ce qu’il posait sur sa tête. Donc le Prophète, tout comme il s’était rasé le crâne lors du pèlerinage, il a également rasé son crâne durant une ^Oumrah. Et ceci est une preuve de la part de notre maître Khalid que les compagnons avaient pris les cheveux du Prophète pour faire le tabarrouk tout comme lui-même notre maître Khalid l’a fait. et ce qu’a pu  obtenir notre maître Khalid c’est qu’il ait eu les cheveux qui venaient de l’avant du crâne du Messager de Allah . Et ce récit est sahih, sûr, tout comme a mentionné cela le Chaykh Habib rRahman Al-‘A^dhamiyy dans son   Ta^liq ^ala Al-Matalibou Al-^Aliyah. ainsi dans ce livre du Chaykh Habib rRahman Al-‘A^dhamiyy dans le tome 4 en page 90 il a dit : « AlBousiriyy a dit  c’est Abou Ya^la qui l’a rapporté avec une chaîne de transmission sahih, sûre, et AlHaythamiyy a dit que c’est également AtTabaraniyy et Abou Ya^la qui l’ont rapporté de cette manière et les hommes qui composent leur chaînes de transmission respectives font partie de ceux qui composent des hadiths sahih. » Ainsi notre maître Khalid Ibnou l-Walid qui est connu pour son courage, son audace, sa témérité a dit : « je n’ai jamais été présent lors d’une bataille en ayant avec moi cette qalançouwa sans avoir eu la victoire ». Il n’y a  pas que ce que nous avons vu ici qui est une preuve de la part  des compagnons qu’ils faisaient le tabarrouk mais les preuves sont très nombreuses.

Il y a également ce qui est parvenu de notre maître Bilal, que Allah l’agrée, qui est le mou’addhin du  Messager de Allah. As-Soumhoudiyyou dans le livre Wafa’i Al-Wafa’i a dit ce qui suit : « lorsque Bilal, que Allah l’agréé, était venu en provenance de Ach-Cham pour rendre visite au Prophète       il est parti auprès de sa tombe et il pleurait auprès de lui en se frottant le visage contre la tombe ». Et la chaîne de transmission est bonne,  jayyid, tout comme cela  a été cité auparavant.  Notre maître Bilal, que Allah l’agréé, après le décès du Messager de Allah a résidé une certaine période à Ach-Cham, durant cette période il a vu le Messager de Allah dans le rêve et dans le rêve le Prophète a dit à notre maître Bilal ce qui signifie :  ((Quelle est cette froideur, Ô Bilal  )) parce que Bilal du fait qu’il se trouvait à Ach-Cham a manqué pendant une certaine période à rendre visite au Messager de Allah et à cause de cela  Bilal a décidé de rendre visite au  Messager    . Et lorsque Bilal est entré à Médine Al-Haçan et Al-Houçayn l’ont vu ils lui ont dit : « nous nous languissons de ton appel à la prière, Ô Bilal » alors Bilal a fait al-‘addhan, l’appel à la prière. Lorsque Bilal a dit : « ‘Allahou ‘Akbar » toute Médine a tressailli et les femmes étaient sorties par joie de l’appel de Bilal et les gens pleuraient pour l’appel à la prière de Bilal qui avait quitté Médine après la mort du Messager de Allah . C’est alors que Bilal est parti rendre visite au Messager de Allah et  a frotté son visage contre sa tombe en pleurant, aucun compagnon ne lui a renié son acte. Est-ce que nous suivons les compagnons ou nous suivons les hypocrites ? Bilal qu’est ce qu’il a fait ? Il a fait le tabarrouk par la terre qui est auprès du Messager de Allah.     Pourquoi a  t il donc fait cela ?  Par recherche des bénédictions par les traces du Prophète     . et cela  de la part de qui a-t-il eu lieu ?  C’est de la part du mou’addhin, de celui qui fait l’appel à la prière  pour le  Messager de Allah et c’est ce même  Bilal au sujet de qui le Messager de Allah a dit ce qui signifie : ((Le Paradis se languit de trois personnes )) et Bilal fait partie de ces trois là. Il est parvenu que le Messager a dit ce qui signifie : (( Le Paradis se languit de trois)) si le paradis se languit de lui est ce que quelqu’un va oser blâmer son acte que Allah l’agréé? Tant il avait de l’amour et tant il se languissait du Messager de Allah il a   fait le voyage pour rendre visite au Prophète et  s’est frotté le visage contre la terre qui enveloppait, qui était au dessus du corps du Messager de Allah pour faire le tabarrouk.

Pourquoi ont-ils agit de la sorte?  Par amour et par languissement du Messager de Allah. Par amour pour le    Messager de Allah certains compagnons, après le décès du Prophète, se sont retrouvés paralysés une certaine période, tellement ils avaient de la peine suite au décès du Messager   certains compagnons s’étaient retrouvés incapables de marcher pendant un certain temps mais ils avaient supporté l’épreuve, cela ne les a pas amené à commettre de péchés. Notre maître ^Oumar avait pensé que  le Messager de Allah n’allait pas mourir avant eux, il pensait que le Messager allait mourir après eux et c’est pour cela alors qu’on lui a dit  que le Messager de Allah était mort il n’avait pas cru à cette nouvelle, il avait eu peur que les hypocrites se réjouissent de cette nouvelle et lorsque notre maître Abou Bakr AsSiddiq leur a dit : « Allah est vivant Il ne meurt pas » les compagnons s’étaient calmés. Notre maître Abou Bakr As Siddiq, que Allah l’agréé, était celui des compagnons qui avait le cœur le plus fort et il était celui qui aimait le plus le Messager de Allah en effet l’amour est une chose et la patience est une autre chose. Certaines femmes de la proche parenté du Messager de Allah après sa mort s’étaient mises à dire de la poésie pour pleurer sa mort     . Qui était cette femme? C’était sa tante paternelle Safiyyah. Elle a dit de la poésie au sujet du Prophète    elle a dit :

 

Mon chagrin pour la perte du  Messager est grand

Et ce que je dis là pour le Messager  ne représente pas grand-chose

La terre toute entière l’a pleuré tout comme le ciel

Et son ami  et compagnon  Jibril également l’a pleuré.

Ô Messager de Allah tu es un espoir pour nous

Et tu étais pour nous bienfaisant et tu n’étais pas de ceux qui agissent avec froideur

 

Il est possible que les anges pleurent, elle a dit : « la terre toute entière l’a pleuré tout comme le ciel » il est possible que les anges pleurent parce que leur cœur est tendre, leur crainte de Allah est grande bien qu’ils ne commettent pas de péchés, ils craignent Allah et ils ne Lui désobéissent pas. Que dire alors de notre maître Bilal qui a voyagé et qui s’est frotté le visage sur la tombe du Prophète après que le Messager lui ait dit dans le rêve ce qui signifie : (( Quelle froideur, Ô Bilal tu ne nous a pas rendu visite)).

Il y a également ce qui s’est produit de la part de Fatima, la fille du Messager  de Allah. Ainsi dans  Touhfah de Ibnou ^akir d’après ^Aliyy, que Allah l’agréé, qu’il a dit : « lorsque le Messager de Allah a été mis dans sa tombe c’est alors que Fatima, que Allah ta^ala l’agréé, s’est tenue devant sa tombe et a pris une poignée de terre de sa tombe et l’a posé sur son oeil et s’est mise à pleurer.  elle a dit de la poésie :

 

Celui qui a senti la terre de la tombe de ‘Ahmad

Du fait qu’il a senti cela même si durant toute sa vie

Il ne ressent rien d’autre des plus beaux parfums il n’aura rien perdu

Il a été déversé sur moi des épreuves

Si elle avaient été déversées sur les journées elle se seraient transformées en nuits. »

 

Donc qu’est ce qu’elle a dit en poésie également ?  C’est  que celui qui a senti un jour la terre dans laquelle est enterré ‘Ahmad le Prophète du fait qu’il ait senti cela il n’aura rien perdu si durant toute a vie il ne sent rien des ghawaliyah et ghawaliyah c’est le pluriel de ghaliyah qui est un parfum très connu, c’est un parfum qui est très connu composé d’un mélange de ^oud, de bois de santal et autre que cela, il était très utilisé par le passé et tellement il est bon ce parfum il est appelé ghaliyah c’est-à-dire précieux et cher. Que veulent dire les propos de Fatima ? C’est-à-dire que la terre  dans laquelle est enterré le Prophète a un parfum bien meilleur que ce parfum là al-ghaliyah, c’est-à-dire que celui qui aura senti une fois la terre du Messager de Allah cela est mieux pour lui qu’il ne sente toute sa vie de alghaliyah. C’est  Fatima que  Allah l’agréé, qui est la fille du Messager de Allah et la deuxième meilleure femme de toute l’humanité qui a dit cela, c’est à elle que le Messager de Allah a confié qu’il allait bientôt mourir et qu’elle était la première de ses proches parents à le rejoindre et c’est  à elle que remonte et que revient cette lignée honorée, l’ascendance honorée de ceux qui aujourd’hui font partie des descendants du Prophète, c’est elle qui a dit auprès de la tombe du Messager de Allah ces vers de poésie. C’est-à-dire c’est elle qui a dit que celui qui aura senti une seule fois la terre où est enterré le Messager de Allah cela vaut mieux pour lui que s’il sentait toute sa vie du parfum de al-ghaliyah. Tout cela qu’est ce qu’il indique? Il indique qu’il n’y a aucune considération à donner  à ceux qui interdisent de faire le tabarrouk par le Messager de Allah. Si le fait de rendre visite et de poser le front sur la tombe du Messager de Allah comme l’a fait Abou Ayyoub Al-Ansariyy que cela n’est pas réprimandable et qu’aucun des compagnons n‘a renié cela que disent les wahhabites après cela?  Est ce qu’ils déclarent mécréant Abou Ayyoub ou qu’est ce qu’ils font? Le fait que les wahhabites déclarent mécréants les gens de notre époque qui rendent visite aux tombes saints et des vertueux cette accusation de mécréance à l’égard des gens de notre époque remonte également à ceux qui nous ont précédé et qui rendaient visite aux tombes des saints et des vertueux ils auront ainsi  accusé de mécréance aussi bien le Salaf que le Khalaf.

 

Les gens ont suivi les compagnons, que Allah les agréé, dans ce qu’ils ont fait, dans le tabarrouk et par la suite le Khalaf a suivi en cela le Salaf c’est pour cela que jusqu’à nos jours les gens font le tabarrouk, recherchent les bénédictions par ses traces. C’est pour cela que nous retrouvons dans les mosquées, dans les pays des musulmans, des traces du Messager de Allah et ils montrent aux gens ce qu’ils ont comme traces du  Messager de Allah pour que les gens en fassent le tabarrouk, ils le font de temps à autre. Et c’est pour cela que dans certains musées jusqu’à nos jours comme en Turquie ils exposent les traces du Messager de Allah tout cela pour suivre ainsi les compagnons du   Messager de Allah .

Preuve en est de ce qui nous est parvenu de ce qu’a fait l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal, pourquoi citons nous particulièrement l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal ? Parce que les wahhabites prétendent le suivre, les assimilateurs qui se réclament de l’Imam Hanbalite prétendent suivre l’Imam ‘Ahmad alors que  l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal et l’école de  l’Imam ‘Ahmad sont innocents de ce que ces assimilateurs ont comme croyance. C’est pour cela que nous énonçons particulièrement ce que rapporte l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal pour montrer justement la calomnie des assimilateurs et des wahhabites qui se prétendent et qui se réclament et qui disent suivre l’école de  l’Imam ‘Ahmad ainsi AdhDhahabiyy a rapporté dans son livre AsSiyar que ^Abdoul-Lah le fils de l’Imam ‘Ahmad a dit : « j’ai vu mon père prendre un des cheveux du Prophète, le poser devant ses lèvres et l’embrasser et je pense l’avoir vu poser le cheveu sur son oeil et je l’ai vu plonger le cheveu dans l’eau et boire cette eau pour en rechercher la guérison et je l’ai vu prendre le plat du Prophète, le mettre dans l’eau et boire dedans  et je l’ai vu boire de l’eau de Zamzam pour en rechercher la guérison et il s’en mouillait les mains et le visage ».  Tout cela est rapporté de qui ? Tout cela est rapporté de l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal de qui se réclament à tort les wahhabites. Qui a rapporté cela de lui ? C’est son propre fils ^Abdou l-Lah. Et qu’est ce qu’a dit ^Abdoul-Lah le fils de l’Imam ‘Ahmad ? Il a dit : « je voyais mon père prendre un cheveu du Prophète et l’embrasser, non seulement il embrassait le cheveu du Prophète pour rechercher la barakah, les bénédictions mais il dit : je pense l’avoir vu également poser ce cheveu sur son œil, et en plus de tout cela il a dit : je le voyais plonger ce cheveu dans l’eau, mettre ce cheveu dans l’eau et boire cette eau qui  a été en contact avec ce cheveu pour rechercher la guérison par cette eau »,  tout cela il le faisait avec le cheveu du Messager de Allah . Donc embrasser le cheveu, le passer sur son œil et le mettre dans l’eau pour boire cette eau et en plus de tout cela l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal a pris le plat c’est-à-dire le récipient dans lequel le Messager   mangeait et il le mettait dans l’eau, il puisait de l’eau avec, il le remplissait d’eau et il buvait de cette eau par tabarrouk. Il l’a vu faire cela et il l’a vu également boire de l’eau de Zamzam, cette eau dont le Prophète a fait l’éloge. Pourquoi renier ces actes après tout cela ? Et tout cela qui l’a rapporté c’est AdhDhahabiyy dans son livre AsSiyar c’est ce même AdhDhahabiyy duquel les wahhabites disent beaucoup de bien parce que c’est un assimilateur comme eux. Est ce qu’ils vont lui renier ce qu’il a rapporté ici ou qu’est ce qu’ils vont lui dire ?

Et après tout cela que font les assimilateurs avec le texte de l’Imam ‘Ahmad qu’a rapporté de lui son propre fils ^Abdoul-Lah dans le livre Al-^Ilal wa Ma^rifatou r-Rijal ? Il a dit : « je lui ai posé la question c’est-à-dire il a interrogé son père  l’Imam ‘Ahmad, au sujet d’un homme qui touchait le minbar du Prophète il faisait le tabarrouk en le touchant, il recherchait les bénédictions l’augmentation en bien en touchant ce minbar et il l’embrassait et il faisait la même chose avec la tombe du Prophète ou ce qui est de cet ordre il veut ainsi se rapprocher de l’agrément de Allah alors l’Imam a répondu à son fils : la ba’sa bidhalika fin de citation. Le grand Imam, celui qui a l’école de jurisprudence extrêmement connue, l’Imam ‘Ahmad a dit la ba’sa bidhalika, que c’est bien de faire cela   il a été interrogé au sujet de celui qui touche le minbar du Prophète par tabarrouk et il n’a pas renié l’acte d’une pareille personne.  Pourquoi l’homme sujet de la question touche t il le minbar du Messager de Allah? Parce que le Messager de Allah l’a touché et que cet homme cherche à obtenir les bénédictions, il veut faire le tabarrouk par ce que le Prophète a touché.  Non seulement il agit de la sorte avec le minbar du Messager de Allah mais il fait la même chose avec la tombe du Messager de Allah et pourquoi il agit de la sorte avec la tombe du Messager de Allah? Parce qu’elle comporte le Prophète      . Si au sujet de tous ces actes l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal a dit: la ba’sa bidhalika -Il n’y a pas de mal en cela, c’est quelque chose de bien- pourquoi renier ces actes? et de plus cet exemplaire qui comporte cette réponse de l’Imam ‘Ahmad est un exemplaire, est  une édition sur laquelle on se base, c’est une édition qui fait référence qui a été imprimée à Istanbul sur la base d’un manuscrit qui comporte l’écriture de Abou ^Aliyy As-Sawwab et qui a été de plus comparée et authentifiée par rapport au manuscrit de ^Abdou l-Lah le fils de l’Imam ‘ Ahmad Ibnou Hanbal lorsque l’Imam ‘Ahmad a dit que la ba’sa bidhalika au sujet de ce que faisait l’homme c’est-à-dire que ce n’est pas interdit. Quant aux wahhabites, que Allah nous préserve d’eux, disent que c’est de l’association  comment après dire cela disent ils qu’ils sont des hanbalites, comment après cela prétendent ils qu’ils sont sur l’école de l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal, que Allah l’agréé ?

Et plus encore leur Chaykh, le Chaykh des wahhabites Ibnou Taymiyyah dans son livre   ^Iqtida ou sSirat ou l- Moustaqim a dit : « ‘Ahmad a autorisé ainsi que d’autres que lui a frotter la main sur le minbar ainsi que  sur ar-roumanah qui sont le lieu ou s’asseyait le Prophète et où il posait sa main » c’est Ibnou Taymiyyah qui rapporte cela de l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal, c’est le Chaykh des wahhabites, leur référence Ibnou Taymiyyah qui a rapporté que l’Imam ‘Ahmad a autorisé de passer la main sur le minbar du Prophète et la roumanah. Pourquoi les gens passent ils  leurs main sur le minbar? Parce que c’est un endroit qui a été en contact avec le Messager de Allah il en est de même pour  ar-roumanah, le pommeau qui est quelque chose d’arrondi sur lequel le Prophète posait la main. Donc si  l’Imam ‘Ahmad a autorisé de faire le tabarrouk par le lieu sur lequel s’asseyait le Prophète et sur lequel il posait sa main que dire alors de son corps ? Mais avec tout cela ils disent suivre l’école de l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal, que Allah, l’agréé  c’est pour cela que les Imams de l’école Hanbalite disent au sujet des assimilateurs qu’ils sont des gens qui ont amené l’opprobre sur l’école c’est-à-dire ils ont fait du mal à l’école Hanbalite.

Egalement il y a une autre preuve qu’a rapporté Mansour Al Bouhoutiyy qui est Hanbalite dans son livre Kachafou l Qina’i donc Mansour Al Bouhoutiyy le Hanbalite a dit que l’Imam ‘Ahmad a dit à Al- Marwaziyy qu’il fait le tawassoul, c’est-à-dire celui qui demande la pluie, il fait le tawassoul par le Prophète qu’il fait des invocations et le texte de la parole de  Kachafou l Qina’i l’Imam ‘Ahmad a dit dans son Mansaq qu’il a écrit pour Al-Marwaziyy que l’on fait le tawassoul par le Prophète dans les invocations et il a été catégorique sur cela dans Al-Mousta^wab et d’autres c’est-à-dire lorsqu’on demande à avoir la pluie. Ceci est une autre preuve de la part de ‘Ahlou s-Sounnah sur le caractère permis de cet acte ceci est une faible part des preuves que l’Imam de l’école Hanbalite fait le tabarrouk, cette même école de laquelle se réclament à tort les wahhabites parce que si eux même disaient : « nous sommes des wahhabites » les gens vont les fuir c’est pour cela qu’ils disent calomnieusement et mensongèrement que ce sont des gens qui suivent l’école de l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal.

Et plus ce qui est parvenu de l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal il est parvenu également ce qui est la même chose de son compagnon ‘Ibrahim Al-Harbiyy.‘Ibrahim Al-Harbiyy était un hafidh, un faqih spécialiste de jurisprudence et mouhaddith il était moujtahid et était de ceux qui apprenaient, qui connaissaient le hadith et qui étaient ascètes. C’est pour cela qu’on le comparait à  l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal, que Allah les agréé tous les deux, qu’a-t-il dit ? Il a dit : « il est recommandé d’embrasser la chambre du Prophète ». S’il est recommandé d’embrasser la chambre du Messager de Allah que dire alors de la terre qui a enveloppé le corps du Messager  ou du vêtement qui a été en contact avec le Messager ? Cette parole de  ‘Ibrahim Al-Harbiyy qui l’a rapporté ? C’est  Al-Bouhoutiyy le  Hanbalite dans son livre  Kachafou l Qina^ et en quelle occasion Al-Bouhoutiyy le  Hanbalite a rapporté cette parole de ‘Ibrahim Al-Harbiyy ? A l’occasion de la réplique à Ibnou Taymiyyah dans sa prétention fausse, bien sûr, que le Salaf et les Imams se seraient accordés à dire que celui qui passe le salam au Prophète et aux autres Prophètes et vertueux alors il ne se frotte pas à la tombe et il ne l’embrasse pas. Ibnou Taymiyyah qu’a t’il prétendu ? Il a prétendu que le Salaf tout comme les Imans se seraient accordés à dire que celui qui passe le salam au Prophète ou à d’autres Prophètes et vertueux alors il se ne frotte pas à la tombe et il ne l’embrasse pas.  Mais pour montrer que la parole de  Ibnou Taymiyyah celle là est fausse, que ce n’est pas vrai, pour lui répliquer Al-Bouhoutiyy Al-Hanbaliyy a dit : ‘Ibrahim Al-Harbiyy a dit :il est recommandé d’embrasser la chambre du Prophète     . Ce hafidh, c’est-à-dire ce spécialiste du hadith est faqih spécialiste de jurisprudence et moujtahid. ‘Ibrahim Al-Harbiyy l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal envoyait son propre fils apprendre chez lui, est ce qu’il va envoyer son fils à quelqu’un qui lui enseigne l’égarement ? Pourquoi renier ce qu’on dit ces illustres savants?

Il n’y a pas seulement cela qui est parvenu dans l’école Hanbalite mais il y a également ce qui est rapporté du hafidh ^Abdou l-Ghaniyy Ibnou  Sa^id ce hafidh était Hanbalite c’est-à-dire qu’il fait partie de ceux qui ont suivi l’école de l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal. Ce hafidh avait comme une verrue qui est sortie de sa peau et lui a fait pas beaucoup de mal il n’a pas pu en guérir, lorsqu’il a eu beaucoup de peine pour guérir de cette chose qui est sortie de sa peau, cette verrue  il est parti auprès de la tombe de l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal il l’a frotté sur la tombe de l’Imam ‘Ahmad et il en a guéri. S’il a guéri de cela en ayant frotté sa peau à la tombe de l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal que ce serait il passé s’il avait frotté sa peau sur la tombe du Messager de Allah ? Pourquoi après tout ce qui est rapporté se prétendent ils de l’école de l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal et disent ils qu’ils suivent son école ?

Et c’est ainsi qu’on sait que Ibnou Taymiyah ainsi que ceux qui l’ont suivi se sont singularisés et se sont marginalisés et se sont écartés de la communauté aussi bien le Salaf de la communauté que le Khalaf et le fait que les wahhabites se font appeler Salafites est un mensonge qui est clair eux ils se prétendent Salafites mais ils ne sont pas Salafites ce n’est donc pas permis de les appeler par cette appellation qu’ils se sont octroyés eux mêmes pourquoi ont-ils fait cela, se sont ils dit Salafites? Pour induire les gens en erreur et les duper, ils veulent duper les gens et leur faire croire qu’ils sont sur la voie du Salaf mais on les appelle plutôt des wahhabites et c’est le nom que les musulmans leur ont donné depuis le début de leur apparition jusqu’à nos jours. Ahlou s-Sounnah wa l- Jama^ah dépasse le milliard et six cent millions mais les wahhabites ne dépassent pas les deux millions est ce que nous laissons de côté la majorité pour suivre ce groupe dévié ou qu’est ce que l’on fait ?  N’est ce pas qu’il est parvenu de Ibnou Hibban dans son Sahih que Le Messager de Allah a dit ce qui signifie ((Ma communauté se divisera en plus de soixante-dix groupes tous méritent l’enfer sauf un seul )) et en plus de tout cela on sait que Mouhammad Ibnou ^Abdel Wahab duquel se réclament les wahhabites ce n’était pas un faqih, un spécialiste du jurisprudence, il n’était pas un mouhaddith c’est-à-dire de ceux qui transmettent le hadith et il n’était pas un nahwiyy un grammairien de la langue arabe c’est pour cela que les savants qui ont composé dans l’énumération des biographies, des savants Hanbalites n’ont pas inclus Mouhammad Ibnou ^Abdel Wahab dans le nombre des savants Hanbalites, les seuls qui ont fait son éloge ce sont ceux qui l’ont suivi et il n’y a aucune considération à donner à cela. Quant aux savants de son époque, à Mouhammad Ibnou ^Abdel Wahab, parmi lesquels il y a son propre frère Soulayman le fils de ^Abdel Wahab et également le savant du Yémen Mouhammad le fils de Al-‘Amir As-San^aniyy ils l’ont tous deux blâmé et d’autres qu’eux également.  Plus encore son propre frère le Chaykh Soulayman a composé un ouvrage pour répliquer à Mouhammad Ibnou ^Abdel Wahab lequel ouvrage il l’a appelé  Fasoulou l-Khitab  fi r-Rad ^ala Mouhammad Ibnou ^Abdel Wahab.  quant à Mouhammad Ibnou Al-‘Amir As-San^aniyy au début de Mouhammad Ibnou ^Abdel Wahab il lui était parvenu que c’était un homme qui appuyait la Sounnah et qui combattait les mauvaises innovations et c’est suite à cette information qui lui était parvenue au tout début qu’il a composé des vers de poésie pour faire son éloge parmi lesquels il a dit un vers de poésie :

 

Mon salam je l’envois à Najd et à celui qui  est à Najd

Même si le fait que je passe le salam à grande distance

N’a pas autant d’effet que si j’étais en face

 

Il avait dit cela avant de connaître Mouhammad Ibnou ^Abdel Wahab sous sa vérité et lorsque l’information certaine lui est parvenue que Mouhammad Ibnou ^Abdel Wahab est en réalité différent de ce qui lui été parvenu au début alors il a réfuté, il a contredit les premières vers de poésie qu’il avait dit au début par un autre poème, c’est-à-dire qu’il a composé un autre poème qui est contraire au premier et la preuve c’est qu’au début de ce deuxième poème il a dit :

 

Je suis revenu sur les paroles que j ‘avais dites au début au sujet du Najdiyy

Parce j’ai maintenant une information sûre à son sujet qui est contraire à ce que j’avais auparavant

 

Mais les wahhabites aujourd’hui ne mentionnent que les paroles d’éloge de Al-‘Amir As-San^aniyy qu’il avait dites au début et ils ne mentionnent pas du tout la réfutation qu’il a dite plus tard par laquelle il a contredit sa première parole d’éloge, tellement ce sont des gens qui sont fanatiques, qui sont partisans pour leur leader.

Avec ces quelques paroles qui représentent une infime partie des nombreuses preuves de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah nous savons avec certitude que le tabarrouk, la demande de l’augmentation du bien est permise chez Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah. c’est pour cela que nous avons fait exprès de suivre cette présentation en quatre étapes et ce diagramme que vous avez devant vous résume tout ce qui a été dit :

-donc au début nous avons dit que le tabarrouk est permis parce que le tabarrouk c’est la demande de l’augmentation en bien ce n’est pas une adoration pour celui par lequel on fait le tabarrouk ce n’est pas  du chirk, de l’association. Une fois que la définition du tabarrouk, à savoir que c’est une demande de l’augmentation du bien, une fois cette définition connue on a bien compris que le tabarrouk ce n’est pas du chirk C’est pour cela qu’il est très important de bien retenir la définition du tabarrouk parce que la première chose que les wahhabites disent pour te renier cela ils te disent : « le tabarrouk c’est une adoration pour celui par lequel on fait le tabarrouk, ils te disent, c’est un chirk, c’est une association, ça revient à attribuer des associés à Allah » Donc une fois que la définition du tabarrouk est connu alors on déduit et on se rend compte de leur grande ignorance de la langue arabe

– et la preuve du tabarrouk comme on l’a déjà vu c’est que le Messager c’est lui même qui a indiqué à sa communauté de faire le tabarrouk par ses traces honorées non seulement le Prophète a indiqué la pratique du tabarrouk, la demande de l’augmentation du bien, de la recherche des bénédictions à ses compagnons, ses compagnons eux-mêmes après lui ont pratiqué cela et les compagnons ont été suivi dans leur pratique du tabarrouk par ses traces, par ceux à qui Allah a accordé la félicité et cela s’est répercuté et diffusé et pratiqué, le Khalaf l’a repris du Salaf. comment le Messager a-t-il indiqué à sa communauté de faire le tabarrouk? Il a en effet distribué ses cheveux aux gens tout comme AlBoukhariyy et Mouslim ont rapporté cela du hadith de ‘Anas. Egalement il y a la distribution de ses ongles aux compagnons tout comme l’a rapporté l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal et également la guérison de l’enfant qui était malade lorsque le Messager a mis de sa salive honorée dans la bouche de cet enfant tout comme cela a été rapporté par AlHakim.

-pour ce qui est du tabarrouk des compagnons par les traces du Messager de Allah aussi bien durant sa vie qu’après sa mort, les preuves sont extrêmement nombreuses. Parmi ces preuves il y a ce qu’a fait ^A’ichah, que Allah l’agréé, tout comme l’a rapporté le hafidh AzZabidiyy dans son commentaire du livre Al-‘Ihya preuve en est que ^A’ichah, que Allah l’agréé, a demandé à avoir un morceau de tissu  du vêtement du Messager de Allah et elle a demandé à ce que ce tissu soit enterré avec elle. Et également il y a ce qu’ a fait ’Asma la fille de Abou Bakr AsSiddiq avec la joubbah du Messager de Allah tout comme l’a rapporté Mouslim dans  son Sahih et également ce qu’a rapporté ‘Ahmad de Handhalah Ibnou Houdhaym et il y a également ce qui est rapporté de ‘Anas Ibnou Malik et de Thabit AlBounaniyy tout comme l’a rapporté Abou Ya^la avec une chaîne de transmission d’hommes qui font partie de ceux qui ont le degré du sahih et il y a également ce qu’a rapporté ‘Ahmad et AtTabaraniyy que Abou Ayyoub Al-Ansariyy était parti à la tombe du Messager de Allah et l’ a embrassé. Il y a également ce qu’ont rapporté AlBayhaqiyy et Al-Hakim de notre maître Khalid Ibnou l-Walid. il y a également ce qui nous est parvenu de notre maître Bilal , que Allah l’agréé,  le mou’addhin du Messager de Allah, lorsqu’il était parti pour visiter le Messager de Allah et il pleurait devant sa tombe et il frottait son visage sur la tombe du Messager de Allah et c’est ce qu’a rapporté As-Soumhoudiyyou dans son livre Wafa’i Al-Wafa’i et il y a également parmi les preuves des compagnons ce qu’a fait la propre fille du Messager de Allah, Fatima qui est la deuxième  meilleure femme de toute l’humanité, qui a pris une poignée de terre de la tombe du Messager de Allah et l’a posée sur ses yeux et elle a dit les paroles qu’elle a dites

– et pour ce qui est de la quatrième partie en l’occurrence la preuve que le Salaf et le Khalaf ont suivi les compagnons dans leur pratique du tabarrouk il y a ce que nous avons vu au sujet de l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal, l’Imam de l’école Hanbalite. il y a également ce qui est parvenu du hafidh ‘Ibrahim Al-Harbiyy qui était un compagnon de l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal et qu’on comparait à l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal et il y a également ce qui est parvenu du hafidh ^Abdoul-Ghaniyy Ibnou Sa^id.

Comment après tout cela renie t on à Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah le fait de  suive le Salaf et le Khalaf dans la pratique du tabarrouk ?

 

Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nous nous attachons  à la tradition, la Sounnah du Messager de Allah qu’Il nous a ordonné de suivre et qu’Il fasse que nous mourrions sur cela et ce qui est visé par cela c’est la croyance sur laquelle était le Prophète    sur laquelle ont été les compagnons et ceux qui les ont suivi.

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Noter prophète : Les manifestations de l’amour du Salaf et des Imams illustres pour le Prophète

Les manifestations de l’amour du Salaf et des Imams illustres pour le Prophète

 

Il y a eu beaucoup de nouvelles qui ont été rapportées du Salaf vertueux (c’est-à-dire les musulmans des trois premiers siècles de l’Hégire) et des Imams illustres qui indiquent leur profond amour pour leur prophète et le fait qu’ils se languissaient de lui. Le prophète a dit : « min ‘achaddi ‘oummati li houbban ‘ounasoun yakounouna ba^di yawaddou ‘ahadouhoum law ra’ani bi ‘ahlihi wa malihi » ce qui signifie : « les gens de ma communauté qui m’aimeront le plus, ce sont des gens qui vont venir après moi. L’un d’entre eux serait prêt à sacrifier sa famille et ses biens pour me voir » et le prophète a dit dans un autre hadith : « wadidtou law ra’aytou ahbabi » ce qui signifie : « j’aurai souhaité voir mes bien-aimés ». Les compagnons lui ont dit : « mais ne sommes-nous pas tes biens aimés ô messager de Allah ? ». Il a répondu : « ‘antoum ‘ashabi, ‘ahbabi al-ladhina ya’touna min ba^di yawaddou ‘ahadouhoum ‘an law ra’ani bi ‘ahlihi wa malih » ce qui signifie : « vous, vous êtes mes compagnons, mais mes bien-aimés ce sont ceux qui viendront après moi. L’un d’entre-eux serait prêt à sacrifier sa famille et ses biens pour me voir ».

 

Parmi les paroles rapportés du Salaf vertueux, les paroles et les nouvelles qui manifestaient leur amour pour leur prophète, et le fait qu’ils étaient attachés à lui durant sa vie et après sa mort c’est que ^Amr ibnou l-^As a dit : « il n’y avait personne que j’aimais plus que le messager de Allah ». D’après ^Abdah, la fille de Khalid ibnou Ma^dan elle parlait de son père et elle disait : « Khalid n’allait pas dormir sans citer son profond amour pour le messager de Allah, pour ses compagnons, qu’ils soient mouhajiroun (émigrants) ou ‘ansar (partisans). Il les mentionnait et il disait : ce sont eux ma famille, ce sont eux mon clan, c’est à eux que mon cœur s’attendrit. Je me languis d’eux. O Seigneur fais que je les rejoigne rapidement, et il disait cela jusqu’à dormir ». Il a été rapporté qu’une femme des ‘ansar, des partisans, c’est-à-dire des musulmans de Médine a apprit que son père, son frère et son mari ont été tués le jour de la bataille de ‘Ouhoud, ils étaient auprès du messager de Allah. Elle a dit : « comment vas le messager de Allah ? ». On lui a répondu : « il va bien par la grâce de Allah, il va comme tu le souhaites ». Elle a dit alors : « montre-le moi que je puisse le voir » et quand elle a vu le prophète, elle a dit : « toute épreuve après toi est comme rien du tout ». Un jour ^Aliyy ibnou Abi Talib, que Allah l’honore davantage, a été interrogé : « comment vous aimiez le messager de Allah ? ». Alors notre maître ^Aliyy, que Allah l’agrée, a répondu : « par Allah, nous l’aimions plus que nos biens, plus que nos enfants, plus que nos parents, plus que nos pères et mères et plus que l’eau fraîche pour celui qui est assoiffé ». D’après Zayd ibnouAslam, il a dit : « ^Oumar ibnou l-Khattab, que Allah l’agrée était sorti faire son inspection de nuit (il avait instauré une bonne innovation, c’est qu’il sortait de nuit et inspectait les musulmans : comment est l’état des musulmans, il regardait s’il y avait quelqu’un à qui il manquait quelque chose, c’était une innovation qu’il avait instauré, que le sultan, le calife, le responsable sorte et inspecte les gens la nuit pour voir s’il ne leur manque pas quelque chose. De nos jours certains parents peut-être n’inspectent même pas leurs enfants au lit pour voir s’ils sont bien couvert ou pas. Lui il sortait de chez lui et il passait et contrôlait les gens). Alors il a vu une lumière allumée dans une maison et une vieille femme qui était en train de filer de la laine et elle disait de la poésie. Elle disait :

^ala Mouhammadin salatou l-‘abrar

salla ^alayhi ttayyibouna l-‘akhyar

qad kounta qawwaman boukan bi l-‘as-har

ya layta chi^ri wa l-manaya ‘atwar

hal tajma^ouni wa habibi d-dar

 

Que Allah honore et élève d’avantage le prophète Mouhammad

Ce sont les bons et les meilleurs qui ont fait des invocations en sa faveur

Puis dans sa poésie elle s’adressait au prophète et elle disait :

Tu veillais les nuits en pleurant par crainte de Allah

Quand est ce que la mort viendra et je pourrai venir te rejoindre

 

Notre maître ^Oumar que Allah l’agrée s’est assis et s’est mis à pleurer. Il a demandé qu’elle parle avec lui.

 

Il a été rapporté que le compagnon glorieux ^Abdou l-Lah, fils de ^Oumar ibnou l-Khattab, que Allah les agrée tous les deux, une fois sa jambe s’est comme paralysée. On lui a dit : « cite la personne que tu aimes le plus, tu guériras ». Alors il a dit : « Ya Mouhammadan », il a appelé le prophète. C’est alors qu’il guérit sur le coup.

 

Information utile : L’imam Al-Boukhariyy dans son livre al-‘adabou l-moufrad, a dit qu’il était permis d’appeler le prophète après sa mort en disant « Ya Mouhammad », « Ô Mouhammad ».

 

Ibnou s-Sounniy a également cité cela dans son livre ^amalou l-yawmi wa l-laylah. Le texte de ce qu’a rapporté Al-Boukhariyy dans al-‘adabou l-moufrad, son livre, il a dit : « la jambe du fils de ^Oumar s’est comme paralysée. Un homme lui a alors dit : cite la personne que tu aimes le plus, celle qui est le plus cher pour toi. Il a dit : « Ya Mouhammad », « Ô Mouhammad ». Cette quasi-paralysie de sa jambe, c’est-à-dire que sa jambe c’est comme si elle n’a plus de sensibilité, ce n’est pas le simple fourmillement. Certains ne comprennent pas ce hadith, ils pensent que c’est comme si la jambe se met à fourmiller, mais ce n’est pas le simple fourmillement de jambe, c’est une quasi-paralysie, la jambe ne sent plus rien. Lorsque Bilal Al-Habachiy que Allah l’agrée, qui était le mou’adh-dhin, celui qui appelait à la prière pour le messager, quand il était près de mourir, sa femme s’est mise à dire : « Ô qu’il est grand mon chagrin », parce qu’elle voyait que son mari était prés de mourir. C’est alors que Bilal lui a répondu : « qu’il est grand mon bonheur : Demain je vais rejoindre mes bien-aimés, Mouhammad et ses compagnons ».

Il a été rapporté qu’une femme avait dit à ^A’ichah, que Allah l’agrée, elle lui avait dit après le décès du prophète élu : « montre-moi la tombe du messager de Allah ». ^A’ichah a alors dévoilé la tombe et c’est alors que cette femme s’est mise à pleurer en face de la tombe honorée jusqu’à ce qu’elle soit morte tellement elle se languissait du prophète et l’aimait.

 

Parmi les nouvelles qui nous sont parvenues au sujet de l’immense amour que les compagnons éprouvaient envers leur prophète, et comment ils faisaient tout pour qu’il ne lui arrive aucun mal, aucune nuisance : lorsque les gens de La Mecque, qui étaient à l’époque encore mécréants, ont emmené Zayd ibnou d-dathnah, ils l’ont fait sortir de al-haram, l’enceinte sacré de La Mecque pour le tuer alors que Zayd était un compagnon du prophète. Abou Soufiyan ibnou Harb qui était mécréant lui a dit : « je te demande par Allah ô Zayd, est-ce que tu aurais aimé que Mouhammad soit à ta place maintenant entre nos mains et qu’on lui tranche le cou et que toi tu sois parmi les gens de ta famille, tranquille ? ». Alors Zayd, que Allah l’agrée lui a répondu : « Par Allah, je ne voudrai pas que Mouhammad, qui est à la place où il est maintenant, je ne voudrai même pas qu’il soit touché par une épine. Alors que moi je serai assis avec les gens de ma famille ». Et Abou Soufiyan a dit : « je n’ai pas vu des gens qui aimaient plus quelqu’un que les compagnons de Mouhammad qui aimaient le prophète Mouhammad ».

Ce qui nous indique le grand attachement des compagnons, leur grand amour pour le messager éminent, il y a ce qui s’est passé lors de la bataille de ‘Ouhoud. Lorsque les archers (ceux qui devaient être positionnés pour couvrir les musulmans qui combattaient. Le Prophète les avait placés sur une hauteur, le mont des archers jabalou r-roumat, ils étaient là normalement pour surveiller que les musulmans ne soient pas attaqués par derrière) avaient contredit la parole du prophète, ils avaient quitté leurs positions alors que le prophète leur avait dit ce qui signifie : « même si vous voyez que nous sommes en train de gagner la bataille, vous ne quittez pas vos positions » et eux ont désobéi, ils ont quitté leurs position. C’est alors que les musulmans n’ont plus été couverts, et les associateurs sont venus pour les attaquer par derrière. Il y a eu beaucoup de morts parmi les musulmans à cette occasion là. Et à cette occasion, les compagnons du prophète ont manifesté leur grand attachement pour le prophète. Ils étaient devenus comme une forteresse : par leur corps ils avaient constitué comme une forteresse autour du prophète et ils protégeaient le prophète par leurs corps et ils tombaient les uns à la suite des autres sous les flèches des associateurs au point que nombre d’entre eux furent tués à cette occasion là. Tout cela manifestant leur amour pour leur prophète et leur guide éminent et oeuvrant conformément à la parole de Allah : « an-nabiyyou ‘awla bi l-mou’minina min ‘anfousihim » [sourat Al-‘Ahzab / 6].

 

Parmi ce qui est rapporté également concernant le sacrifice des compagnons, que Allah les agrée, le sacrifice qu’ils ont fait pour leur prophète, ils sacrifiaient leurs âmes et leurs corps le jour de la bataille de ‘Ouhoud. Lorsque les gens n’avaient pas écouté la parole du prophète et que parce qu’ils n’avaient pas écouté la parole du prophète ils avaient perdu, mais le prophète il ne perd jamais. On ne dit pas que le prophète a perdu une bataille, le prophète est toujours gagnant. Ce sont ceux qui n’ont pas écouté sa parole qui ont perdu.

 

Le compagnon honorable Abou Talhah, que Allah l’agrée a protégé le prophète et il était debout pour le protéger et porter son bouclier. Il protégeait le prophète avec son propre corps et son bouclier. Et Abou Talhah était un homme adroit dans le lancer. Le prophète surveillait la bataille mais Abou Talhah lui disait : « s’il te plait ne te découvre pas sinon tu risques d’être atteint par une flèche. Je préfère que ce soit moi qui meurt et pas toi ».

 

Abou Doujanah également, que Allah l’agrée, a protégé le messager de Allah par son corps. Son corps était comme un bouclier pour le prophète et les flèches tombaient sur son dos alors qu’il était penché sur le messager de Allah pour le couvrir jusqu’à ce qu’il meure lui et cinq autres avec lui qui protégeaient le messager de Allah par leurs corps. Ils ont sacrifiés leurs âmes pour le prophète et ils ont obtenu la gloire du martyr. Le dernier d’entre eux était ^Amarah ibnou Yazid que Allah l’agrée qui lui aussi protégeait et combattait jusqu’à ce que ses blessures l’aient achevé. Quand ce compagnon était tout plein de blessure et qu’il allait bientôt mourir, le messager de Allah, lui qui a le cœur tendre et miséricordieux a dit aux autres : « ‘adnouhou minni », ce qui signifie : « rapprochez-le de moi » et le prophète a posé la tête de ce compagnon blessé sur son pied honoré et ce compagnon est mort avec sa joue contre la jambe du messager de Allah.

 

Parmi ce qui indique le grand amour des compagnons pour leur prophète et le grand attachement de leur cœur à le voir et le fait qu’ils ne supportaient pas de la quitter, c’est qu’un homme est venu un jour voir le prophète élu et lui a dit : «  Ô messager de Allah je t’aime plus que ma famille et mes biens. Chaque fois que je te cite, je ne peux pas patienter jusqu’à venir te voir. J’ai pensé, le jour où moi je vais mourir et que toi tu vas mourir, j’ai su que toi lorsque tu rentreras au paradis, tu y entreras en haut du paradis avec les prophètes et que si moi j’y rentre je ne t’y verrai pas ». Alors Allah tabaraka wa ta^ala a révélé Sa parole : « wa man youti^i l-Laha wa r-rasoula fa‘oula’ika ma^a l-ladhina ‘an^ama l-Lahou ^alayhim m-mina n-nabiyyina wa ssiddiqina wa ch-chouhada’i wa ssalihina wa hasouna ‘oula’ika rafiqa » [sourat An-Niça / 69], c’est-à-dire dans cette ‘ayah nous comprenons que ceux qui obéissent à Allah et au messager ceux-là seront avec le prophète, les véridiques, les martyrs et les vertueux et quelle meilleure compagnie que la compagnie de ces gens-là.

 

Le prophète a demandé qu’on lui ramène cet homme et il lui a récité cette ‘ayah pour lui égayer le cœur. Dans le hadith de ‘Anas, que Allah l’agrée, le prophète a dit : « man ‘ahabbani kana ma^i fi l-jannah », ce qui signifie : « celui qui m’aime sera avec moi au paradis ».

 

Information utile : le messager de Allah a dit : « al-mar’ou ma^a man ‘ahabb », c’est-à-dire que Allah ta^ala réunit l’homme avec celui qu’il aime s’il fait partie des vertueux. Au jour du jugement, si quelqu’un aimait quelqu’un de vertueux, il sera avec lui au jour du jugement.

 

Parmi les manifestations claires également de l’amour des compagnons envers leur prophète, et que leur cœur était attaché à l’accompagner même après sa mort, il y a ce qu’a rapporté Mouslim que Rabi^ah ibnou Ka^b Al-‘Aslamiy qui avait été un certain moment au service du messager de Allah. Le messager de Allah lui a dit un jour pour le rétribuer, car ce compagnon était à son service : « salni », ce qui signifie : « demande quelque chose je, le ferai » c’est-à-dire par rétribution. C’est alors que ce compagnon a demandé au messager de Allah d’être avec lui au paradis. Le messager de Allah ne l’a pas blâmé pour cela. Il ne lui a pas dit, ce n’est pas bien ce que tu demandes. Mais par modestie, le prophète lui a dit : « ‘aw ghayra dhalik » ce qui signifie : « ou autre chose ». Mais le compagnon lui a dit : « non c’est ce que je veux ». Alors le prophète lui a dit : « fa’a^inni ^ala nafsika bi kathrati s-soujoud », ce qui signifie : « œuvre, accompli beaucoup des prières surérogatoires, peut-être que ce sera une cause pour que tu sois exaucé ».

 

Information utile : ce hadith honoré dans lequel ce compagnon honorable Rabi^ah ibnou Ka^b, que Allah l’agrée avait demandé au messager de Allah d’être avec lui au paradis par rétribution pour son service à lui dans le bas monde. Ce hadith constitue une preuve claire qu’il est permis de demander à autre que Allah ta^ala quelque chose qu’il n’est pas habituel de demander. Il a demandé au prophète d’être avec lui au paradis, il a demandé à autre que Allah. Et lui demander d’être au paradis, ça n’est pas quelque chose d’habituel, les gens habituellement ne demandent pas ça. Donc ce hadith est une preuve qu’il est permis de demander à autre que Allah ce qu’il n’est pas habituel de demander contrairement à ce que disent ces perturbateurs qui renient le tawassoul, les wahhabites ou prétendus salafites. Ils disent le contraire, ils déforment. Ils prétendent qu’il n’est pas permis de demander à autre que Allah et qu’il n’est pas permis de demander ce qui n’est pas habituel. Ils ont ramené des règles de leur tête. Nous, nous suivons le hadith du prophète et des compagnons ou ces gens là ? On suite le prophète et ses compagnons, mais eux c’est comme si leur cœur est voilé, c’est comme si tu parles avec le vent. Ces gens ont ramené une nouvelle religion et avec leur argent ils la diffusent. Ils prennent des jeunes qui n’ont pas vécu dans les pays musulmans, qui n’ont pas appris ou même ceux qui ont vécu dans les pays musulmans et ils les détournent, ils sèment parmi eux leur mauvaise religion. S’ils l’ont propagée, c’est avec l’argent car le fondateur de leur secte wahhabite est apparu il y a plus de 250 ans et il n’a pas réussi à attirer des gens. C’est seulement lorsqu’ils ont découvert du pétrole qu’ils ont réussi à diffuser leur mauvaise croyance et pourtant ils n’ont rien changé, c’est toujours la même chose. Avant ils n’avaient pas d’argent, ils n’avaient pas de client maintenant qu’ils ont l’argent ils trouvent des clients.

Ils disent : « comment tu demandes à quelqu’un qui lui aussi est dans le besoin ?! », c’est soit disant la réplique qu’ils ont trouvée ! Quand on leur dit qu’il est permis de demander à autre que Allah quelque chose qu’il n’est pas habituel de demander, comme ce compagnon, ils disent : « comment tu demandes à quelqu’un qui lui-même est dans le besoin ?! ». La réplique est que le messager de Allah qui lui aussi ne se passe pas de Allah, il a toujours besoin de Allah a dit à son propre serviteur ce qui signifie : « demande-moi ce que tu veux ». C’est le prophète qui a pris l’initiative de lui dire de demander et le compagnon qui connaît certainement la religion de l’Islam mieux que ces wahhabites a demandé. Le prophète ne lui a pas dit : « tu as fait quelque chose de mal, pourquoi tu demandes à quelqu’un qui lui-même est dans le besoin ». Ces gens-là sont très loin de la religion du prophète.

 

Les gens de la vérité, parmi les savants ont dit : « il est permis de demander au prophète qu’il soit vivant ou mort et il est également permis de demander à un saint qu’il soit vivant ou mort. Cela n’est pas contraire à la loi de l’islam et cela ne représente pas  une adoration d’autre que Allah » tout comme le prétendent ces perturbés, ces perturbateurs qui renient le tawassoul. L’adoration comme l’ont définie les linguistes, les spécialistes de la langue, c’est : « ghayatou l-khouchou^i wa l-khoudou^ » c’est-à-dire l’extrême limite de l’humilité, de la crainte et de la soumission. On comprend à partir de là que le simple tawassoul, la simple demande d’aide ou de renfort par le prophète ou par un saint et lui demander qu’il soit vivant ou mort, cela n’est pas une adoration pour celui à qui on demande cela car ce n’est pas une extrême limite d’une soumission, ce n’est pas une forme d’association. Les prophètes et les saints tout comme l’ont dit les savants de la vérité peuvent agir, accomplir certaine chose durant leur vie et après leur mort. Tout cela par la volonté de Allah. Allah ta^ala fait que s’Il veut, ce saint sort de sa tombe, il fait ce que Allah veut qu’il fasse et il revient. N’est ce pas que Allah est sur toute chose tout puissant. Qu’est ce qui empêche cela ? Rien du point de vue de la raison n’empêche cela, rien. C’est quelque chose de possible selon la raison.

 

Parmi ce qui est parvenu au sujet de l’amour des compagnons envers le prophète élu, il y a la visite qu’ils lui font après sa mort et le tabarrouk, c’est-à-dire la recherche des bénédictions par sa tombe honorée, il y a ce qu’à, rapporté Bilal Al-Habachiy, que Allah l’agrée, le mou’adh-dhin du messager de Allah. Il avait quitté Médine l’illuminée après la mort du prophète et il était parti s’installer au pays de Ach-Cham. Il a vu dans son rêve le messager de Allah lui dire dans le rêve ce qui signifie : « tu fais preuve là d’une froideur ô Bilal. Le moment de venir me rendre visite n’est donc pas encore arrivé ». C’est-à-dire que le prophète s’est comme s’il reprochait avec douceur, comme lorsque quelqu’un te dit « il y a longtemps que tu n’es pas venu me rendre visite pourquoi tu ne viens pas ». Bilal, que Allah l’agrée s’est réveillé de son sommeil attristé et touché. Il a pris sa monture et s’est dirigé vers Médine l’illuminée, que Allah honore et élève d’avantage celui qui y réside. Il est parti à la tombe du prophète, il s’est mis à pleurer et à frotter son visage sur la tombe. C’est alors que Al-Haçan et Al-Houçayn, les deux petit-fils du messager de Allah, sont venus et Bilal les a pris contre lui, les a serrés contre sa poitrine en les embrassant. Ils lui ont dit : « nous souhaitons tant entendre à nouveau l’appel à la prière que tu faisais pour le messager de Allah dans la mosquée ». C’est alors que Bilal a fait ce que les petit-fils du prophète lui ont demandé. Il est monté sur le toit de la mosquée du prophète. Il a pris la place qu’il prenait habituellement et quand il a dit Allahou ‘akbar Allahou ‘akbar, Médine a tremblé. Quand il a dit Ach-hadou an-la ‘ilaha illa l-Lah, les gens ont tous remarqué qu’il y avait quelque chose d’inhabituel. Lorsqu’il a dit Ach-hadou anna Mouhammadan raçoulou l-Lah les femmes étaient sorties de chez elles, elles se sont dit « est ce que le prophète a ressuscité ? » et ce jour-là, était le jour où on avait vu le plus les gens pleurer, hommes et femmes à Médine, après le décès du messager de Allah. Cela a été rapporté par le Hafidh Taqiyyou d-Din As-Soubkiyy dans son livre Chifa’ou s-Saqam.

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Réplique : la théorie de darwin

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 15, 2010
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Sache, toi qui recherche la vérité, que Allah nous fasse miséricorde, que notre maître Adam ^alayhi s-salam est le père de l’humanité. C’est le premier homme que Allah ta^ala a créé. Il est le premier du genre humain, ce genre à qui Allah a accordé un mérite sur tous les autres genres des créatures. Allah ta^ala dit : « Wa laqad karramna baniAdam » Sourat Al-‘Isra / 70. Le genre humain est meilleur que le genre des anges et meilleur que le genre des jinn.

Adam a été créé au paradis la dernière heure du vendredi des six jours dans lesquels Allah a créé les cieux et la terre. Mouslim a rapporté du hadith de Abou Hourayrah, que Allah l’agréé, que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Le meilleur des jours dans lequel le soleil s’est levé, c’est le vendredi ». C’est en ce jour qu’a été créé Adam. L’origine de sa création ^alayhi s-salam est de terre tout comme cela est parvenu dans le Livre éminent et dans la sounnah pure. Allah ta^ala dit : « Inna mathala ^Iça ^inda l-Lahi kamathali ‘Adama khalaqahou min tourab » Sourat ‘Ali ^Imran / 59, ce qui signifie : « L’exemple de ^Iça selon le jugement de Allah est comme celui de Adam. Allah l’a créé de terre ». Et le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit : « Annaçou min ‘Adam wa ‘Adamou min tourab » ce qui signifie : « Les gens descendent de Adam et Adam est originaire de la terre ». Ibnou Hibban et d’autres ont rapporté que le messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Allah a ordonné à un ange de prendre une poignée de terre de différents sols de la terre sur laquelle nous vivons, du sol qui est blanc et noir, et ce qui est entre les deux. Et la descendance de Adam est venue conformément à cette variété des sols. Et selon l’Imam ‘Ahmad, le prophète a dit ce qui signifie : « Les fils de ‘Adam sont venus relativement à cette variété. Il y a parmi eux ceux qui sont blancs, ceux qui sont rouges, ceux qui sont noirs et entre les deux. Il y a celui qui est souple, celui qui est dur, et entre les deux. Il y a celui qui est malin, celui qui est bon, et celui qui est entre les deux. C’est-à-dire que les états des descendants de ‘Adam ^alayhi s-salam sont différents en raison de cette variété de terres à partir de laquelle il a été créé. Cette terre a été emmenée au paradis. Elle a été mélangée avec de l’eau du paradis. Elle est ensuite restée sous forme de terre glaise durant quarante jours. Puis Allah a fait transformer cette terre glaise comme de la poterie. Allah ta^ala dit : « Khoulouqa l-‘insana min salsalin kalfakh-khar » Sourat Ar-Rahman / 14. Allah l’a rendu os, chair et sang. Et l’âme bonne et honorée selon le jugement de Allah a été insufflée dans ce corps. Allah a fait de lui un prophète messager tout comme cela a été indiqué par la ‘ayah honorée : « Inna l-Laha s-stafa ‘adama wanouhan wa’ ala ‘ibrahima wa’ ala ^imrana ^ala al-^alamin » Sourat ‘Ali ^Imran / 33, ce qui signifie : « Allah a élu ‘Adam, Nouh, la famille de ‘Ibrahim et la famille de ^Imran ». Et le hadith qui a été rapporté par Ibnou Hibban dans lequel Abou Dharr avait posé la question au Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam au sujet du premier des prophètes. Le prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam lui a répondu  que c’était ‘Adam. Abou Dharr lui a dit ensuite : « Est-ce que c’était un prophète messager ? ».  Et le prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam lui a dit : « Oui ». Ceci est la croyance des musulmans sur le début de notre maître ‘Adam ^alayhi s-salam, qu’il est un prophète messager, comme la totalité des prophètes que Allah ta^ala a envoyé pour indiquer aux gens ce qui est de l’intérêt de leur religion et de leur bas monde. Ils ont appelé à l’Islam et ont enseigné aux gens le tawhid, Allah les a préservé de la mécréance, des grands péchés et des petits péchés de bassesse, avant leur mission de prophète et après, et également de tout ce qui repousse de l’acceptation de l’appel. Il les a embellis par des caractères louables, par des bons comportements. Il leur a donné un mérite sur les mondes. Allah ta^ala dit : « Wakoullan faddalna ^ala al-^alamin » Sourat An-^Am / 86, ce qui signifie : « Nous leur avons tous accordé un degré supérieur par rapport aux créatures ». Et notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Allah n’a pas envoyé un seul prophète sans qu’il ait un beau visage et une belle voix ». Et notre prophète est celui qui a le plus beau visage et la plus belle voix.  Rapporté par At-Tirmidhiyy. Notre maître ‘Adam ^alayhi s-salam avait une belle apparence, était d’un bel aspect, avait une belle voix, et une belle éloquence. Allah lui a enseigné le nom des choses. Allah ta^ala dit : « Wa^allama ‘adama l-‘asmaaqou l-laha » Sourat Al-Baqarah / 31. Il savait ainsi que cette chose s’appelle mer, et cette autre ciel, et cette autre montagne, et que ceci était une vallée. Il parlait les langues arabe, hébraïque, syriaque, et d’autres. Il savait gérer les affaires, les sujets de la vie comme la plantation jusqu’à la récolte, la fabrication du pain, le fait de frapper les pièces de monnaies et autre que cela. Et dans la sagesse de Allah tabaraka wa ta^ala d’envoyer les prophètes, il y a le fait que les prophètes avaient un bel aspect, qu’ils savaient s’exprimer parfaitement pour transmettre le message que Allah leur avait ordonné de transmettre. Ils étaient extrêmement beaux. Les gens ne les fuyaient pas et n’étaient pas dégoutés. Ils étaient extrêmement intelligents, perspicaces afin de donner les arguments à ceux qui s’opposaient à eux. A partir de là, on sait la corruption de celui qui dit que l’origine de l’homme est le singe, ou que le premier homme ressemblait au singe car le premier humain, tout comme cela a été dit précédemment, c’est ‘Adam ^alayhi s-salam. Ceci est connu et réputé, même chez de nombreuses personnes qui ne sont pas musulmanes. Les savants de l’Islam ont déclaré mécréant celui qui dit que ‘Adam était sauvage, de petite taille, ressemblant au singe. Ils ont déclaré mécréant celui qui dit qu’il marchait par terre, nu comme les animaux car en cela, il y a un démenti de  la Loi et une réfutation des textes. Allah ta^ala dit : « Wa t-tini wa z-zaytouni watouri sinin wa hadha l-baladi l-amin laqad khalaqna l-‘insana fi ahsani taqwim » Sourat At-Tin / 1-4, c’est-à-dire que l’homme a été créé sous une belle apparence. Donc la parole des athées qui dit que le premier des humains est à l’image d’un singe est un démenti de la ‘ayah citée et du hadith sur  kana ‘Adam qui signifie : « ‘Adam avait soixante coudées de haut sur sept coudées de large » rapportée par ‘Ahmad. Ce qui fait mal au cœur est que nombreux de ceux qui croient savoir et qui se réclament de l’Islam disent cette mauvaise chose et l’ont pour croyance. De nombreuses écoles qui se font appeler islamiques ont décrété cette mauvaise croyance dans leur programme d’enseignement et l’ont enseignée à leurs élèves. Ils ont ainsi démenti la loi et ont contredit et corrompu la croyance des enfants des musulmans. Ils ont délaissé ce qui est parvenu dans le Livre de Allah qui ne comporte pas de faute et ce qui est parvenu du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qui ne parle pas sous l’effet de ses passions. Le chaytan leur a embelli leurs actes. Ils ont repris une théorie corrompue que certains athées ont donné, qui n’a aucun fondement et ils se sont mis à la présenter comme si elle était une vérité scientifique sûre. Alors qu’en réalité, il n’en est pas ainsi. Ce n’est que l’imagination de celui qui l’a construite. En effet, la science moderne et la raison saine confirment la corruption de cette théorie et le fait qu’elle n’est pas véridique. Preuve en est ce que nous avons donné comme argument précédemment et qui suffit comme argument pour annuler la prétention de ces gens-là. Cela  suffit pour réfuter cette idée stupide et fausse. Cette théorie s’appelle la théorie de l’évolution qui au début est apparue du temps des chinois en passant par les grecs, en parvenant au britannique Charles Darwin, qui avait un rôle important pour la réécriture de cette théorie. Il l’a diffusée dans son livre qu’il a appelé « L’origine des créatures » en l’an 1859 et dans son livre « L’origine des humains » en l’an 1871. En résumé, cette théorie de Darwin dit que l’origine des créatures est faite de matières organiques qui ont évoluées jusqu’à constituer une cellule unique puis deux cellules pour arriver aux poissons, puis aux crocodiles, puis aux singes, en finissant avec l’être humain. Darwin prétend, et ceux qui l’ont suivis, que l’existence des créatures est un simple hasard sans plus.

Leur réplique scientifique à cette théorie est très simple pour celui à qui Allah lui facilite.

Premièrement, les chimistes, les physiciens et les biologistes, et ceux qui sont de cet ordre classent la science en vérité scientifique, dans laquelle il n’y a pas de doute, et en théorie. La définition de la théorie dans les livres sur lesquels se basent ceux qui étudient les théories, c’est que ce sont un ensemble de règles. Et la règle est un ensemble d’hypothèses et de suppositions qui ne sont pas sûres, dont on n’est pas sûr et qui ne sont pas confirmées. Et ceci n’est pas la teneur de nos propos. C’est une reconnaissance de ceux qui se basent sur cette théorie. Il est étonnant de voir que ceux qui reçoivent cette théorie corrompue la prennent  comme si elle était une réalité scientifique alors que ceux qui ont rédigé cette théorie la présente comme étant des avis et non pas comme des vérités scientifiques. Ni Darwin, ni aucun de ceux qui l’ont précédé ou qui l’ont suivi n’est sûr de cette théorie.

Deuxièmement, ceux qui étudient cette théorie disent que la manière pour parvenir à une théorie scientifique est de commencer par l’observation. Or ce qui s’est appelé la théorie de l’évolution ne comporte pas cet élément là puisque personne n’a observé un poisson se transformer en crocodile, ni un crocodile se transformer en singe, ni un singe se transformer en humain. Aucun des supporters de cette théorie n’a observé le début de la création. Il s’est donc avéré encore une fois que cette théorie n’est pas scientifique.

Troisièmement, peut-être que la plupart des fautes qui apparaissent dans cette théorie est ce qu’ils appellent les maillons manquants ou les chaines manquantes qui se résument comme suit : Darwin prétend, comme nous avons cité, que le poisson s’est mis à évoluer petit à petit jusqu’à devenir un crocodile. Puis que ce crocodile, à son tour, s’est mis à évoluer petit à petit jusqu’à devenir un singe. Et ainsi jusqu’à arriver à l’être humain. En conséquence de ses paroles et de sa prétention, il y aurait eu des créatures intermédiaires entre le poisson, le crocodile,  le singe et l’être humain. Mais ici, la grande erreur de Darwin et de ceux qui l’ont suivi apparaît claire. Et c’est là qu’il y a une réplique incontestable à laquelle ils ne trouveront pas de réponse, à savoir qu’ils ne trouveront jamais un squelette d’une créature descendant du poisson jusqu’au crocodile, et d’une créature descendant du crocodile et évoluant jusqu’au singe, ni d’une créature descendant du singe pour arriver jusqu’à l’homme, tout en sachant qu’ils ont creusé, cherché, et n’ont trouvé que des fossiles de poissons, de crocodiles et de singes. Ils n’ont pas trouvé de fossile de ce qu’ils prétendent être une évolution de l’un vers l’autre. Bien que selon les paroles de Darwin, il y aurait eu des millions de ces créatures parce que selon lui il y aurait toutes les possibilités. Et voici un de ceux qui était en accord avec Darwin qui se fait appeler Raymond Dart, de l’université Witwatersrand, qui a fait des recherches à Johannesburg en Afrique du sud pendant trente ans en cherchant des fossiles comme ceux-là. Puis il est retourné chez lui les mains vides si ce n’est deux morceaux d’os qui ne confirment rien du tout de cette théorie, et ce par ma propre reconnaissance dans son livre « Les aventures du maillon manquant ».

Enfin, dans ce que nous avons cité, il y a des preuves suffisantes et des arguments forts qui montrent que ce qu’a amené Darwin et ses semblables, ainsi que ceux qui l’ont suivi, s’est complètement cassé et est tombé comme une toile d’araignée. Et il est encore plus léger et moins fort que la toile d’araignée. La vérité est claire pour toute personne dotée de raison. Que celui qui est raisonnable fasse attention pour ne pas tomber dans les cordes du chaytan car ceux qui suivent le chaytan suivent les voies qui mènent à la perte. Que la personne mette en garde les gens contre cette théorie corrompue pour préserver les croyances des musulmans et pour œuvrer conformément à la parole du maître des messagers rapporté par Mouslim, ce qui signifie : « Celui d’entre vous qui voit quelque chose de blâmable, qu’il l’enlève ».

Nous demandons à Allah la persévérance sur la vérité et la dernière de nos invocations est la louange est à Allah le Seigneur des mondes.

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Biographies : 3Aliyy Ibnou Abii Taalib

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 4, 2010
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^Aliyy le fils de ‘Abou Talib

Le quatrième Calife bien guidé

Sa biographie

Il est notre maître le père de Al-Haçan, Abou l-Haçan, ^Aliyy fils de Abou Talib, fils de ^Abdou

l-Mouttalib fils de Hachim, fils de ^Abdou Manaf. Il est le fils de l’oncle paternel du Messager de Allah et le gendre du Prophète. Il est le père de Al-Haçan et Al-Houçayn, les deux maîtres des jeunes gens du Paradis. Il était le premier des enfants à être entré en Islam. C’était un des illustres de cette religion. Il était l’un des conquérants et des courageux des plus reconnus. Il était un modèle pour les ascètes et faisait partie des plus réputés des orateurs, des éloquents et des savants qui œuvrent conformément à leur science. Sa mère est Fatimah fille de ‘Açad, fils de Hachim. Il est né dix ans avant l’avènement de la mission de notre maître Mouhammad. Il avait grandi dans la maison du Prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Et il était surnommé Haydarah. Il était dit que c’était sa mère qui lui avait donné ce surnom.

Pour ce qui est de son appellation Abou Tourab, c’est le Messager de Allah qui le lui avait donné. Cette appellation a une histoire. Un jour, le Messager était entré chez Fatimah, sa fille qui était l’épouse de ^Aliyy, et  l’avait interrogée au sujet de ^Aliyy. Il lui avait dit :

« أين ابن عمِك »

(‘Ayna bnou ^ammik)

ce qui signifie: « Où est le fils de ton oncle paternel ? ». Elle répondit : « Il est là-bas, allongé dans la mosquée ». C’est alors que le Messager de Allah partit le voir. Il le trouva allongé mais sa cape avait glissé de son dos. Le Prophète se mit à enlever le sable (tourab) qui était collé à son dos en lui disant :

« اجلس أبا تراب »

(‘Ijlis ‘aba tourab)

ce qui signifie : « Assieds-toi Abou Tourab ». Par Allah, il n’y avait pas autre que le Messager de Allah qui lui avait donné cette appellation et il n’y avait pas un surnom que ^Aliyy aimait plus que ce surnom.

Il y a pour cette appellation une autre histoire car le Prophète lui avait donné ce surnom Abou Tourab à une autre occasion. En effet, une grande épreuve s’était abattue sur Qouraych. Abou Talib qui était le père de ^Aliyy avait beaucoup d’enfants et peu d’argent. C’est alors que le Messager  avait pris ^Aliyy chez lui avant même qu’il ne commence à recevoir la révélation. Al-^Abbas le frère de Abou Talib et l’oncle du Prophète avaient pris en charge Ja^far pour alléger la charge à Abou Talib.

Sa description

Il était, que Allah l’agrée, un homme de taille moyenne,  à la peau couleur du blé. Il avait une barbe large de couleur blanche qu’il ne teignait pas. Il l’avait teinte une fois avec du henné puis avait abandonné. Il était chauve, avait un ventre assez gros,  de larges épaules et de grands et fins biceps. Il avait un beau visage, des mollets musclés et fins à leurs extrémités. Il avait de grands yeux de couleur très noire contrastant avec le blanc et sur lesquels avait été vu une fois, du kouhl. Il avait des paumes grasses, beaucoup de poils et on voyait ses dents quand il riait. Il était parmi les plus courageux des compagnons. Il était de ceux qui avaient le plus de connaissance pour émettre des jugements et de ceux qui étaient les plus ascètes dans le bas monde. Il ne s’était jamais prosterné pour une idole. Lorsqu’il marchait, il était ferme et décidé. Il n’avait jamais mené un combat avec quelqu’un sans qu’il n’ait eu le dessus. Il était courageux et toujours victorieux de ceux qu’il rencontrait.

Il a été rapporté que Mou^awiyyah avait dit à Dirar AsSouda‘iyy : « Décris-moi ^Aliyy ». Il lui avait répondu : « Evite-moi cela ». Mais il lui avait dit : « Non, je veux que tu me le décrives ». Il dit : « S’il est nécessaire que je le décrive, par Allah, il était très fort, il parlait peu mais bien, il était juste lorsqu’il émettait des jugements, la science jaillissait de ses côtés et la sagesse sortait de sa bouche. Il évitait le bas monde et sa beauté et il trouvait le plaisir dans la nuit et sa solitude. Il était beau et très éloquent, il méditait beaucoup. Il était parmi nous comme l’un d’entre nous. Il nous répondait lorsque nous l’interrogions et il était tellement proche de nous que nous ne lui parlions presque pas avec égard. Il avait beaucoup de respect pour les gens de la science. Il rapprochait de lui les miséreux. Le plus fort n’avait pas espoir que ^Aliyy dise quelque chose de faux pour l’aider et le plus faible ne perdait pas espoir que ^Aliyy lui donne justice. Je témoigne qu’une fois, alors que la nuit était tombée et que les étoiles étaient nombreuses dans le ciel. Je l’avais vu ayant pris sa barbe dans sa main en train de gémir comme le malade. Il pleurait comme celui qui était chagriné et disait : « Ô toi bas monde, va entraîner quelqu’un d’autre que moi ! Est-ce que tu veux me provoquer ou quoi ?! Je t’ai divorcée par trois fois (NDLR : le bas monde est un mot féminin en arabe) et il n’y a pas de reprise. L’âge dans le bas monde est court et malheur, malheur à celui qui n’a pas beaucoup de provisions pour le long voyage et la solitude du chemin ». ». C’est alors que Mou^awiyyah se mit à pleurer : « Que Allah fasse miséricorde à Abou l-Haçan, il était par Allah comme tu l’as décrit. Quel est ton chagrin pour lui, Ô Dirar (maintenant qu’il est mort) ». Il lui répondit : « J’ai le chagrin de la femme à qui l’on a égorgé son fils sur ses genoux ».

Ses habits

Khalid Ibnou ‘Oummayyah a dit : « J’ai vu ^Aliyy qui avait son pagne qui se rapprochait de ses genoux ». Et ^Abdou l-Lah Ibnou Abi l-Houdhayl a dit : « J’ai vu ^Aliyy avec un qamis, s’il tirait le bras de la chemise il arrivait jusqu’à l’ongle et s’il le relevait il arrivait à mi-bras. Il mettait un pagne (‘izar) qui était élevé (c’est-à-dire il ne descendait pas bas) et on lui a fait la remarque. Il a dit : « Ceci aide à augmenter le khouchou^ dans le cœur, pour que ce soit un modèle pour le croyant (C’est-à-dire que ça aide pour la modestie plutôt que d’avoir quelque chose de long qui descend plus bas) ». Il a été vu une autre fois avec un pagne à mi-mollets et une cape qui était proche du pagne. Il avait un bâton avec lequel il marchait dans les marchés. Il ordonnait aux gens de faire preuve de piété à l’égard de Allah et de vendre correctement. Il leur disait : « Soyez larges lorsque vous mesurez ou pesez pour les gens ». Il mettait un bandeau de couleur noire sur sa tête et portait le turban noir. Avant lui, notre bien-aimé Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, le jour de la conquête de la Mecque, avait mis un turban de couleur noire et avait laissé pendre une partie de son extrémité.

Notre maître ^Aliyy mettait à sa main gauche une bague sur laquelle était inscrit : « محمد رسول الله » ce qui signifie : « Mouhammad le Messager de Allah » et : « لله الملك » ce qui signifie : « à Allah appartient la souveraineté ».

Son ascèse

^Ammar Ibnou Yacir, que Allah l’agrée, a rapporté :  Le Messager de Allah a dit à ^Aliyy :

إن الله قد زيّنك بزينة لم يزين العباد بزينة أحبَّ منها، هي زينة الأبرار عند الله ، الزهد في الدنيا. فجعلك لا ترزأ »

«  من الدنيا «  أي لا يصيب من  الدنيا «  و لا ترزأ الدنيا منك شيئًا ، ووصب لك المساكين «  أي أ دام  لك المساكين

فجعلك ترضى بهم أتباعًا ويرضون بك إمامًا

(‘inna l-Laha qad zayyanaka bizinatin lam youzayyini l-^ibada  bizinatin ‘ahabba minha, hiya zinatou l-‘abrar ^inda l-Lah, azzouhdou fi d-dounya. faja^alaka la tarza’ou mina d-dounya ‘ay la yousibou mina d-dounya wa la tarza’ou d-dounya minka chay’a, wa wasaba laka l-maçakin « ay ‘adama laka l- maçakin » faja^alaka tarda bihim ‘atba^an wa yardawna bika ‘imaman)

ce qui signifie: « Allah t’a embelli par une parure. Il n’a pas accordé meilleure qu’elle aux autres esclaves. C‘est la parure des ‘abrar  selon le jugement de Allah (des bienfaisants et des pieux). Il s’agit de azzouhd dans le monde (c’est-à-dire de ne pas être attaché au bas monde), l’ascèse et Il a fait que tu n’obtiennes pas du bas monde et  que le bas monde ne prenne rien de toi. Il a fait que les pauvres t’aiment et te suivent, que tu soit satisfait d’eux lorsqu’ils te suivent, et qu’eux soient satisfaits de toi en tant qu’imam ».

Un jour Ibnou t-Tayyah est venu à lui et lui a dit : « Emir des croyants, le Trésor des Musulmans s’est rempli d’or et d’argent ». Alors ^Aliyy a dit : « Allahou ‘akbar » et il s’est relevé en s’appuyant sur Ibnou t-Tayyah jusqu’à arriver au Trésor des Musulmans Baytou l-mal en disant : « Ô, toi la jaune et toi la blanche, allez entraîner quelqu’un d’autre que moi » (NDLR : La jaune et la blanche c’est l’or et l’argent) et il a distribué tout ce qu’il y avait jusqu’à ce qu’il ne reste ni dinar ni dirham (dinar ce sont les pièces d’or et dirham ce sont les pièces d’argent). Puis il a ordonné qu’on nettoie le Trésor des musulmans (C’est une construction) et il accomplit dedans deux rak^ah.

Il a été rapporté qu’une fois, il était rentré dans le Trésor des Musulmans (Baytou l-mal) et y avait vu quelques richesses. Il avait alors dit : « Je ne veux pas voir ça ici, alors que des gens ont besoin ». Il ordonna que ces richesses soient partagées et elles le furent. Il ordonna qu’on balaie le Trésor des Musulmans et il s’y endormit.

Un jour, ^Aliyy, que Allah l’agrée, est monté sur le minbar et a dit : « Qui veut acheter de moi mon épée que voici ? Si j’avais eu le prix d’un pagne je ne l’aurai pas vendu ». C’est alors qu’un homme s’est levé et lui a dit : « Moi je te prêtes l’argent d’un pagne ».

Une autre fois,  il a acheté des dattes pour un dirham et les a emmenées dans un drap. On lui a dit : « Emir des croyants, ne veux-tu pas que nous le portions pour toi ? ». Alors il a répondu : « C’est le chef de la famille qui est prioritaire pour le porter ». Des gens l’ont blâmé une fois pour ses vêtements et il a dit : « Qu’avez-vous avec mes vêtements ? C’est mieux ainsi afin de ne pas tomber dans l’orgueil et que les musulmans prennent exemple sur cela ».

Ses prodiges

D’après Al-‘Asbagh, il a dit : « Nous étions avec ^Aliyy près d’un endroit où Al-Houçayn allait être enterré plus tard ». (NDLR : c’est-à-dire que ce fait est relaté bien avant l’assassinat de Al-Houçayn) et ^Aliyy dit : « Voici l’endroit où ils vont se tenir, voici l’endroit où ils mettront leurs bagages et voici l’endroit où leur sang va couler. Ce sont des jeunes hommes de la famille de Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam » (c’est-à-dire que Allah a dévoilé à notre maître ^Aliyy ce qui allait arriver).

D’après ^Aliyy Ibnou Zadhan : « Une fois, ^Aliyy a dit des paroles et un homme l’a démenti en disant :  « Ce n’est pas vrai ce que tu dis ». C’est alors que ^Aliyy lui a dit : « Je fais une invocation contre toi si je suis véridique » et l’homme lui a répondu : « Oui ». Alors il a fait une invocation contre lui. L’assemblée ne s’est pas terminée que cet homme a perdu sa vue, devenant aveugle.

Abou Dharr, que Allah l’agrée, a rapporté : « Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam m’a envoyé appeler ^Aliyy. Je suis parti dans sa maison, je l’ai appelé mais il ne m’a pas répondu. Je suis revenu et j’en ai parlé au Messager de Allah qui m’a alors dit :

« عد إليه ادعه »

(^oud ‘ilayhi d^ouh)

ce qui signifie : « Retourne-s-y et appelle-le ». Je suis reparti pour l’appeler et j’ai entendu le bruit d’un moulin (Ce qu’on utilise comme une pierre qui tourne pour moudre le grain). C’est alors que j’ai regardé et j’ai vu le moulin moudre tout seul sans que personne ne le fasse tourner. Je l’ai appelé. Il sortit heureux et je lui ai dit que le Messager de Allah l’appelait. Il est alors venu. Je restais ensuite pour voir le Messager de Allah qui me dit :

« يا أبا ذر ما شأنك »

(ya ‘aba dharr ma cha’nouk)

ce qui signifie : « Qu’est-ce que tu as ? ». Je lui dis : « Ô Messager de  Allah, j’ai vu quelque chose de très étonnant. J’ai vu le moulin moudre dans la maison de ^Aliyy et personne ne le faisait tourner ». (NDLR : C’est un des prodiges de notre maître ^Aliyy).

Une fois, deux hommes qui s’étaient disputés étaient venus voir ^Aliyy pour qu’il arbitre entre eux. Alors qu’il s’était assis au bas d’un mur, un homme qui passait lui dit : « Ô Emir des croyants, ces jours-ci, les murs tombent dans Médine, fais attention ».  Alors ^Aliyy lui répondit  : « Poursuis ton chemin. Allah me suffit ». Il a prononcé la sentence entre les deux hommes, s’est levé et le mur est tombé juste après !

Il a été rapporté du Prophète, qu’il a dit :

« أقضى أمتي علي »

(‘aqda ‘oummati ^Aliyy)

ce qui signifie « Celui qui est le plus fiable dans ses jugements entre les gens dans ma communauté, c’est ^Aliyy ». Et d’après ^Oumar Ibnou l-Khattab, il a dit : « Celui qui est le plus fort d’entre nous pour juger entre les gens c’est ^Aliyy Ibnou Abi Talib ». Ibnou Mas^oud, que Allah l’agrée, a dit : « Nous discutions entre nous et nous disions que  celui qui était le plus fort des gens de Médine pour juger entre les gens était ^Aliyy Ibnou Abi Talib ».

Une preuve de sa force et de son extrême intelligence pour juger est ce qui suit : Lorsque le Messager de Allah l’avait envoyé au Yémen, il apprit que quatre hommes étaient tombés dans un piège dans lequel avait été attrapé un lion. Le premier tombé entraîna dans sa chute un second qui en entraîna un troisième qui lui même fit tomber un quatrième. Le lion les blessa et ils moururent de leurs blessures. C’est alors que leurs héritiers se disputèrent jusqu’à faillir s’entre-tuer. ^Aliyy leur dit alors : « Moi, je prononce la sentence pour vous départager. Si vous êtes d’accord, ce sera votre sentence. Sinon je vous empêche de vous voir les uns les autres jusqu’à ce que vous rencontriez le Messager de Allah pour qu’il juge entre vous. Vous prenez des tribus qui ont creusé le piège : un quart du prix du sang, un tiers du prix du sang, la moitié du prix du sang et tout le prix du sang. (NDLR : Le prix du sang est de cent chameaux) Le premier tombé aura le quart du prix du sang car il a entraîné avec lui les trois autres, le deuxième aura le tiers car il en a entraîné deux autres, le troisième aura la moitié car il en a entraîné un et le dernier aura un prix du sang complet ». Les gens ont refusé d’accepter cette sentence. Ils sont alors allés voir le Messager de Allah et l’ont rencontré près du maqam de ‘Ibrahim. Ils lui ont raconté leur histoire et le Prophète a dit ce qui signifie : « Moi je vous donne un jugement ». C’est alors qu’un homme lui a dit : « Il y a ^Aliyy qui nous a déjà donné une sentence ». Lorsqu’ils lui ont dit ce que ^Aliyy avait dit, le Messager confirma cette sentence. Ceci témoigne de sa grande intelligence.

Il a été également rapporté de notre maître ^Aliyy, que Allah l’agrée, qu’il avait émis un jugement entre deux personnes qui étaient en train de manger ensemble. L’un avait cinq morceaux de pain avec lui et l’autre en avait trois. Un troisième venu leur avait demandé la permission de manger avec eux, et de partager leur repas. Ils l’y autorisèrent.  Ils mangèrent tous de façon équivalente. Le troisième arrivé leur donna huit dirham et leur dit : « ça, c’est en contre-partie de ce que j’ai mangé de votre nourriture ». Les deux hommes se disputèrent pour partager ces huit dirham. Celui qui avait cinq morceaux de pains dit : « Moi, je prends cinq dirham et toi je t’en donne trois ». Mais celui qui avait ramené trois morceaux de pain  répondit : « Non, on les partage à parts égales : quatre – quatre ». Ne se mettant pas d’accord, il partirent  voir ^Aliyy, que  Allah l’agrée. C’est alors que ^Aliyy dit à celui qui avait trois morceaux de pain : « Accepte la proposition de ton ami ». (C’est-à-dire prend trois dirham et laisse ton ami prendre cinq) Mais celui qui avait trois morceaux de pain refusa et dit : « Moi, je ne veux que la vérité même si elle est amère ». Alors ^Aliyy lui dit : « Pour la vérité qui t’est amère, tu n’as droit qu’à un seul dirham et lui, il en prend sept. » Il lui dit : « Et comment cela Emir des croyants ? » Il lui répondit : « Parce que huit dirham, c’est vingt-quatre tiers et les cinq morceaux de pains représentent quinze tiers. Et les trois morceaux de pain représentent neuf tiers. Vous avez mangé à parts égales. Toi tu as mangé huit tiers, et de tes neuf tiers d’origine, il te reste un tiers. Quant à ton ami, il a mangé huit tiers et il lui reste de ce qu’il a ramené sept tiers. Le troisième a pris huit tiers c’est-à-dire un tiers de chez toi et sept tiers de ton ami. Tu auras donc une part sur huit de ce qu’il a donné des huit dirham et lui aura sept parts sur huit des huit dirham. Tu auras donc un dirham et ton ami aura huit dirham. Alors l’homme dit : « Maintenant, j’accepte. »

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