Que veut dire guidée (Hidaayah) ? Qu’est-ce que la prédestination ?
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La croyance de An Nasafiyy
L’Imam An-Naçaafiyy, que Dieu lui fasse miséricorde, a dit:
Les gens de la vérité (Ahlou s-Sounnah) ont dit:
les réalités des choses sont confirmées,
en prendre connaissance est réel,
contrairement à ce que prétendent les sophistes.
Les causes de connaissances pour les créatures sont trois:
les sens qui sont sains,
la nouvelle véridique
et la raison.
Les sens sont:
l’ouïe,
la vue,
l’odorat,
le goût
et le toucher.
Avec chaque sens est obtenu ce pourquoi est ce sens-là. Comme par exemple l’audition, l’ouïe, le goût et l’odorat.
La nouvelle véridique est de deux sortes.
La première, c’est la nouvelle moutawaatir ; c’est celle qui est confirmée par la parole rapportée, par des gens dont il n’est pas concevable qu’ils se soient entendus pour mentir. Cette nouvelle implique une connaissance nécessaire (comme de prendre connaissance des rois du passé dans les époques révolues ou les pays éloignés).
La deuxième, c’est la nouvelle du Messager qui est soutenu par des miracles. Cette nouvelle implique la connaissance argumentée et la connaissance qui en est confirmée est similaire à la connaissance confirmée par d’évidence, de par sa certitude et son authenticité.
Quant à la raison, elle est une cause pour la connaissance également.
Ce qui en est confirmé par l’évidence, est une connaissance nécessaire, comme de prendre connaissance que toute chose est plus grande que ses parties.
Et ce qui en est confirmé par la déduction, est une connaissance acquise.
L’intuition n’est pas une cause de connaissance de la validité d’une chose selon les gens de la vérité (Ahlou s-Sounnah).
Le monde avec toutes ses parties est entré en existence.
Il est composé de particules et de caractéristiques des particules.
Les particules, c’est ce qui a une existence en soi. Elle est soit composée : c’est le corps ; ou non composée : c’est la particule élémentaire qui est la partie qui ne se divise pas.
La caractéristique, c’est ce qui ne se définit pas par soi-même de manière indépendante et c’est ce qui advient aux corps et aux particules élémentaires telles que les couleurs, les goûts, les odeurs.
Celui qui a fait entrer le monde en existence, c’est Allaah (Dieu), l’Unique Qui est exempt de début, Qui a pour Attribut la Vie, Qui a pour Attribut la Puissance, Qui sait tout, Qui entend, Qui voit, Qui a une Volonté et Qui n’est pas une caractéristique, ni un corps, ni une particule élémentaire, ni un être qui a une image, ni une limite, ni des nombres et des parties, Il n’est pas composé de parties. Il n’est pas composé, Il n’a pas de quantité, Il n’est pas qualifié par le comment, Il n’est pas dans un endroit, Il n’est pas sujet au temps, rien n’a de ressemblance avec Lui, rien n’échappe à Sa Science et à Sa Puissance. Il a des Attributs éternels propres à Son Etre.
Ses attributs ne sont pas Son Être, et ne sont pas autres que Son Être.
Ce sont: la Science, la Puissance, la Vie, l’Ouïe, la Vue, la Volonté, le Vouloir, l’acte, le fait de créer, le fait de donner la subsistance, la Parole.
Il parle d’une Parole qui est un Attribut à Lui, Qui est éternelle, Qui n’est pas du genre des lettres et des sons. C’est un Attribut qui est contraire au silence et à l’incapacité. Allaah taعaalaa parle par cette Parole, Il ordonne, Il interdit, Il informe.
Le Qour’aan, c’est [le nom de l’attribut de] la parole de Allaah. Il [Son attribut la parole] n’est pas créé.
Il [l’expression en arabe de cet attribut] est écrit dans nos livres. Il [l’expression en arabe de cet attribut] est mémorisé dans nos cœurs. Il [l’expression en arabe de cet attribut] est récité par nos langues. Il [l’expression en arabe de cet attribut] est entendu par nos oreilles sans s’y incarner.
Le fait de faire exister est un Attribut de Dieu taعaalaa, Il est de toute éternité. C’est le fait de faire exister le monde et toutes ses parties, dans le temps de son existence. Ce n’est pas ce qui est fait entré en existence pour nous (et qui est la créature).
La Volonté est un Attribut de Allaah taعaalaa, exempt de début, exempt de fin, propre à Son Être taعaalaa.
Le fait de voir Allaah taعaalaa est possible selon la raison et est obligatoire selon la transmission. La preuve textuelle qui a été entendue du Prophète, est parvenue concernant la réalité de la vision que les Croyants auront de Allaah taعaalaa dans l’au-delà. Il sera vu sans qu’Il ne soit dans un endroit, ni dans une direction, sans que ce soit de face, sans qu’il n’y ait un rayon lumineux ou une distance entre celui qui le voit et Allaah taعaalaa.
Allaah taعaalaa est le Créateur des actes des esclaves que ce soit la mécréance ou la Foi, l’obéissance ou la désobéissance.
Tous ces actes sont pas la Volonté de Allaah et Son Vouloir, par Son jugement, par Sa prédestination et Sa destinée.
Les esclaves ont des actes délibérés pour lesquelles ils seront récompensés ou châtiés. Les actes qui sont bons sont par l’Agrément de Allaah et les actes qui sont laids ne sont pas par l’Agrément de Allaah.
La capacité avec l’acte, c’est la réalité de la capacité avec laquelle a lieu l’acte. Cette appellation désigne le fait d’avoir des causes, des instruments et des organes qui sont sains. La validité de la responsabilité est justement fondée sur cette capacité.
L’esclave n’est pas chargé de ce dont il n’est pas capable (et c’est par la grâce de Dieu).
Ce qu’il y a comme douleur dans ce qui est frappé suite au coup donné par un être humain et la brisure dans le verre suite à la cassure par un être humain, tout cela est créé par Allaah taعaalaa. Ce n’est pas la création de l’esclave, l’esclave n’intervient pas dans Sa création.
Celui qui est tué est mort par le terme que Dieu lui a fixé. La mort advient à celui qui est mort et c’est une créature de Allaah taعaalaa. L’esclave n’intervient pas en cela, ni par la création, ni par l’acquisition. Le terme de chacun [sa mort] est unique.
L’interdit est appelé subsistance. Chacun prendra la subsistance qui lui est destinée ; qu’elle soit licite ou interdite. Il n’est pas concevable qu’un être humain ne consomme pas la subsistance ou que quelqu’un d’autre lui consomme sa subsistance.
Allaah taعaalaa égare qui Il veut, Il guide qui Il veut. Ce qui est de l’intérêt de l’esclave n’est pas obligatoire à Allaah taعaalaa de le lui accorder.
Le supplice dans la tombe pour les mécréants, pour certains désobéissants croyants et la félicité des gens dans l’obéissance dans la tombe, l’interrogation par les Anges Mounkar et Nakiir sont confirmés par les preuves entendues et rapportées.
La résurrection est une réalité.
La balance est une réalité.
Le Livre [des actes] est une réalité.
L’interrogation est une réalité.
Le bassin est une réalité.
Le pont est une réalité.
Le Paradis est une réalité.
Le feu est une réalité.
Ils sont tous deux créés actuellement. Ils existent et ils resteront sans fin et ceux qui y seront n’auront pas de fin.
Le grand péché ne fait pas sortir l’esclave croyant de la Foi et ne le fait pas entrer dans la mécréance. Allaah taعaalaa ne pardonne pas qu’on Lui attribue un associé. Il pardonne moins que cela à qui Il veut, que ce soit les petits ou les grands péchés. Il est possible qu’Il châtie pour un petit péché et qu’Il pardonne le grand péché tant que ce n’est pas considéré licite par celui qui le commet. Se rendre licite le péché est une mécréance.
L’intercession est confirmée pour les Messagers et les meilleurs [les saints] concernant les grands pécheurs. Les grands pécheurs parmi les croyants ne resteront pas éternellement en enfer.
La Foi dans la Loi, c’est de croire en la Véracité de ce qu’a amené le Prophète عalayhi S-Salaatou wa s-salaam de la part de Allaah taعaalaa, de le reconnaître.
Quant aux œuvres elles augmentent en soi.
La Foi n’augmente pas et ne diminue pas, l’Islam est unique.
Si la croyance en la Véracité se trouve chez l’esclave et qu’il a la reconnaissance, il est valide qu’il dise : « Je suis un Croyant véritablement ». Il ne convient pas qu’il dise : « je suis Croyant si Dieu le veut ».
Celui qui est heureux pour l’éternité, il se peut qu’il passe par des périodes où il sera malheureux et celui qui est malheureux pour l’éternité, il se peut qu’il passe par des périodes où il est heureux. Le changement advient dans la félicité et le malheur mais pas dans l’attribut de rendre heureux ou de rendre malheureux. Ce sont deux Attributs de Allah taعaalaa, il n’y a pas de changement qui advient à Allaah, ni a Ses Attributs.
Dans l’envoi des Messagers, il y a une sagesse. Allaah taعaalaa a envoyé des Messagers parmi les humains, pour les humains, annonciateurs de bonnes nouvelles et avertisseurs d’un châtiment, pour indiquer aux gens ce dont ils ont besoin des sujets du bas monde et de la Religion. Il les a soutenus par des miracles, qui sortent de l’ordinaire. Le premier des Prophètes est ‘Aadam عalayhi s-salaam et le dernier d’entre eux est MouHammad Salla l-Laahou عalayHi wa sallam. Il a été rapporté l’indication d’un nombre dans certains Hadiith mais le mieux, c’est de ne pas se restreindre à un nombre pour les énumérer. Allaah dit : « Minhoum man qaSaSnaa عalayk wa minhoum man lam naqSouS عalayk » ce qui signifie : « Il y a parmi eux ceux dont on t’a cité le nom et il y a parmi eux ceux que Nous ne t’avons pas cité le nom ». On ne se garantit pas en citant un nombre, d’inclure parmi eux ceux qui n’en font pas partie ou d’exclure d’eux ceux qui en font partie. Tous sont annonciateurs et ont transmis de la part de Allaah. Ils sont véridiques, ils ont porté le conseil.
Le Meilleur des Prophètes est MouHammad عalayhi S-Salaatou wa s-salaam.
Les Anges sont les esclaves de Allaah. Ils œuvrent conformément à Son ordre. Ils ne sont pas qualifiés de mâles ni de femelles.
Allaah taعaalaa a des Livres qu’Il a fait descendre à Ses Prophètes, dans lesquels Il a indiqué Ses ordres et Ses interdictions, Sa promesse et Sa menace.
L’ascension du Messager de Allaah Salla l-Laahou عalayhi wa sallam à l’état d’éveil (avec sa propre personne) au ciel puis plus haut, vers les lieux élevés que Allaah taعaalaa a voulu qu’il atteigne, est une réalité.
Les prodiges des Saints sont une réalité. Il manifeste un prodige d’une manière qui sort de l’ordinaire en faveur du Saint, comme de parcourir des distances éloignées dans un temps très court ou l’apparition de nourriture et de boissons et de vêtements lors du besoin ou de marcher sur l’eau ou de voler dans l’air ou de faire parler les objets inanimés ou les animaux et d’autres choses de cet ordre. Cela constitue un miracle pour le Messager par les mains du membre de sa communauté de qui est apparu ce prodige parce que ce prodige montre qu’il est un Saint et il n’est un Saint que s’il suit véritablement le Prophète et qu’il est véritable dans sa conduite et sa Religion. C’est la preuve qu’il suit le message de son Messager.
Le meilleur des humains après notre Prophète MouHammad est ‘Abouu Bakr AS-Siddiiq que Allaah l’agrée, c’est-à-dire dans cette communauté ; puis عOumar Al-Farouuq, puis عOuthmaan dhou n-nouurayn, puis عAliyy Al-MourtaDaa. Leur califat est confirmé dans cet ordre également.
Le califat a duré trente ans. Ensuite, ce sont des royaumes et des gouvernements. Il est indispensable aux Musulmans qu’il aient un Imam qui a pour tâche l’exécution de leurs Lois et d’appliquer leurs sentences et de préserver leurs frontières et de préparer leurs armées et de prélever leurs aumônes et de dominer ceux qui sont injustes et les brigands et ceux qui barrent les routes et d’organiser des prières du vendredi et des fêtes et de couper court aux différends qui peuvent se produire entre les esclaves et d’accepter les témoignages qui sont des preuves sur les droits, de faire marier les plus jeunes hommes et femmes qui n’ont pas de tuteur et de partager les butins et ce qui est du même ordre. Et il convient que l’Imam soit apparent et non pas caché, ni attendu. Il convient qu’il soit de Qouraych, il n’est pas possible qu’il y en ait d’autres que de Qouraych. Il n’est pas spécifiquement de banouu haachim ou des enfants de عAliyy que Allaah l’agrée. Il n’est pas une condition que l’Imam soit préservé, ni qu’il soit le meilleur des gens de son époque. Il est une condition qu’il soit parmi les gens qui puissent exécuter le gouvernement absolu et complet, qu’il soit capable de gérer et d’exécuter les jugements, de préserver les frontières, de prendre les droits de ceux qui ont subi les injustices de ceux qui les ont lésés. L’Imam n’est pas destitué par le grand péché et l’injustice.
Il est valable d’accomplir la prière derrière toute personne pieuse ou grand pécheur. On fait la prière funéraire pour tout pieux et grand pécheur. Et on s’abstient de citer les Compagnons en général sauf en bien. Nous témoignons du Paradis pour les dix à qui le Prophète Salla l-Laahou عalayhi wa sallam a annoncé la bonne nouvelle du Paradis.
Nous considérons que passer la main sur les bottines en étant résident ou en étant voyageur est valable et nous n’interdisons pas l’eau dans laquelle ont été mises des dattes.
Le Saint n’atteint pas le degré des Prophètes. L’esclave n’arrive pas à un degré où il n’est plus sujet aux ordres et aux interdits.
Les textes sont expliqués selon leur sens apparent, c’est-à-dire les textes explicites ; Ils ne sont pas détournés vers des sens prétendus par ceux qui disent qu’ils connaissent les sujets non-apparents. Faire cela est de l’athéisme.
Réfuter les textes c’est de la mécréance. S’autoriser le péché et ne pas le considérer est de le mécréance. Se moquer de la Loi (chariعah) est de la mécréance. Désespérer de la Miséricorde de Allaah est de la mécréance. Se croire protégé, croire que tous les Croyants sont préservés du châtiment de Dieu est de la mécréance. Croire le devin, dans ce qu’il annonce comme chose cachée, est de la mécréance.
Ce qui est inexistant n’a pas de réalité.
Dans l’invocation des vivants en faveur des morts et les aumônes qu’ils font pour eux, il y a un profit pour les morts.
Allaah taعaalaa exauce les invocations et Il accorde les besoins des gens.
Ce que le Prophète MouHammad Salla l-Laahou عalayhi wa sallam a annoncé comme signes annonciateurs du Jour du Jugement comme la sortie de ad-dajjaal ou la bête qui sortira de terre, ou encore ya’jouuj et ma’jouuj ou la descente de Jésus عalayhi s-salaam du ciel ou le lever du soleil de son couchant, tout cela est une réalité.
Le Moujtahid peut se tromper et peut atteindre la Vérité.
Les Messagers parmi les humains sont meilleurs que les Messagers des Anges. Les Messagers des Anges sont meilleurs que le commun des humains (les saints). Le commun des humains (c’est-à-dire les Saints) sont meilleurs que le commun des Anges et Allaah taعaalaa sait plus que tout autre.
L’invocation en faveur du Prophète
Où a été créé Adam et comment ?
Que se passe-t-il dans la tombe ?
La prédestination, qu’est-ce que c’est ?
Transactions : al mousaqat – contrat d’entretien d’arbres fruitiers et mariage
La prière dans son temps pour Dieu le Créateur de toute chose
La louange est à Allah le Seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.
Il nous a été rapporté dans le jami^ de At-Tirmidhiyy et d’autres que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie: » Je vous recommande mes compagnons et ensuite ceux qui les suivent puis ceux qui les suivent. Ensuite le mensonge va se propager au point qu’il arrive à l’homme de témoigner sans qu’on ne lui demande de témoigner et il arrive à l’homme de jurer sans qu’on ne lui demande de jurer. Chaque fois qu’un homme se retrouve seul à seul avec une femme, le chaytan sera là pour les entraîner aux péchés. Attachez-vous à la majorité et gardez-vous de la dispersion, le chaytan est plus fort lorsque la personne est seule et il s’éloigne lorsqu’ils sont deux. Celui qui veut profiter du Paradis, qu’il reste avec la majorité. Celui qui est heureux quand il fait une bonne action et malheureux quand il commet une mauvaise action, c’est celui-là le croyant « .
Al-jama^ah ici c’est-à-dire la majorité de la communauté. C’est-à-dire le sens du hadith du Prophète, la personne ne doit pas quitter la majorité de la communauté c’est-à-dire sa croyance. Parce que la personne sera sauvée dans l’au-delà que si elle suit la majorité de la communauté de Mouhammad dans la croyance.
Et la louange est à Dieu, la majorité de la communauté de Mouhammad, des centaines de millions leurs savants à l’est et à l’ouest ont pour croyance et ils enseignent et ils disent que Allah tabaraka wa ta^ala existe et qu’Il est exempt de la limite et de l’endroit. Allah existe sans limite et sans endroit. La limite ici c’est-à-dire la quantité, Allah est exempt de la limite, c’est-à-dire Il est exempt de la quantité et Il est exempt de l’endroit. Lorsque les savants de Ahlou s-sounah disent Allah n’est pas limité, cela veut dire qu’Il n’est pas quelque chose qui a une quantité. Cela veut dire que Allah n’est pas quelque chose qui a une quantité car toute chose qui a une quantité depuis le grain de poussière jusqu’au Trône a besoin de qui l’a fait exister avec cette quantité. Le soleil a une quantité. Le soleil a une limite et une quantité. Le soleil a besoin de Qui l’a fait avec cette limite et avec cette quantité. Ce n’est pas valable selon la raison que ce soit le soleil qui ce soit donné l’existence avec cette limite et cette quantité qu’il a. La raison ne l’accepte pas parce que la chose ne se crée pas elle-même, une chose ne se crée pas elle-même. Comme le soleil malgré son grand profit, il n’est pas valable qu’il soit un dieu pour ce monde alors obligatoirement le Créateur du soleil n’a pas de quantité, c’est-à-dire Il n’est pas quelque chose qui a une quantité.
Le Trône éminent a une quantité, c’est la quantité la plus grande de toutes les créatures. Le Trône a besoin de Qui l’a fait exister avec cette limite qu’il a. Ce n’est pas valable selon la raison que ce soit le Trône qui ce soit créé lui-même. Et même ce qui est de taille intermédiaire entre le grain de poussière et le Trône, tous ces corps-là ont besoin de Qui les a fait exister avec la quantité qu’ils ont. Celui qui fait exister toutes ces créatures obligatoirement selon la raison, Il n’a pas de quantité. Parce que si le Créateur avait une quantité, Il aurait eu besoin de qui l’a fait exister avec cette quantité et ce sujet , quelqu’un qui a une raison saine n’est pas perturbé à ce sujet.
Quant à ceux qui sont des moujassimah, qu’est-ce que ça veut dire moujassimah ? Ceux qui attribuent le corps à Allah et leurs semblables, ceux qui ont pour croyance que Allah est un corps qui a une quantité de la taille du Trône ni plus petit ni plus grand, ceux-là n’ont pas connu Allah. Si Allah avait eu une quantité, Il aurait eu besoin de qui L’a créé et Lui a accordé cette quantité. Exactement tout comme le Trône, il a besoin de qui l’a créé, il lui a donné la quantité et la limite qu’il a. Il est donc obligatoire selon la raison que le Trône et tout ce qui est plus petit que le Trône ont une quantité, toutes ces choses qui ont une quantité sont entrées en existence, ils ont besoin de Qui les a créé.
Il est obligatoire selon la raison que tout ce qui a une quantité, que tout ce qui a une limite, il a besoin de qui l’a fait exister, de qui lui a donné cette quantité et cette limite, et donc c’est forcément quelque chose qui est entré en existence, qui a existé après n’avoir pas existé. Et ceci est compris de la parole de Allah : » Absolument rien n’est tel que Lui « . Parce que si Allah avait eu une quantité et une limite, Il aurait eu des semblables innombrables. Donc si Allah ta^ala avait eu une limite et une quantité, alors l’être humain aurait été semblable à Lui, le soleil aurait été semblable à Lui, le Trône aurait été semblable à Lui et c’est pour cela conformément à ce verset honoré et en prenant en considération la preuve rationnelle il est obligatoire d’exempter Allah de la limite et de la quantité. Et ceci est confirmé par les paroles des savants des trois premiers siècles de l’hégire.
Notre maître ^Aliyy que Allah l’agrée, le quatrième calife, a dit : » Celui qui prétend que notre Dieu est limité, il n’a pas connu le Créateur Celui Qui est adoré « . Qu’est-ce que ça veut dire limité ? C’est ce qui a une quantité. Limité, ici c’est ce qui a une quantité. Donc le mot mahdoud limité ça ne veut pas dire quelque chose qui est tout petit, non ! Certains lorsque tu leur dis cette chose est limitée, qu’est-ce qu’ils comprennent ? Ils croient que c’est quelque chose qui n’est pas très étendue, c’est tout petit. Ce n’est pas cela la définition chez les spécialistes de la religion, les savants de Ahlou s-sounnah, quand ils disent que telle chose est limitée, cela veut dire que telle chose a une quantité. Donc le grain de poussière est appelé limité. Et le Trône honoré, on dit aussi qu’il est limité. Parce que le grain de poussière a une quantité et le Trône a une quantité. Tout comme les humains et cette terre sur laquelle nous sommes, tous ont une quantité. Voilà, le sens de limité. Le Créateur de ce monde, il n’est pas valable selon la raison et il n’est pas valable selon les textes, qu’Il ait une quantité. Car Allah a nié à Son sujet tout équivalent, quel est le verset qui le prouve ? Le verset 11 de sourat Ach-Chourah qui signifie : » Absolument rien n’est tel que Lui « . Et la raison accepte cela, la raison confirme cela.
Ainsi, Zaynou l-^Abidin fils de Houçayn fils de ^Aliyy a dit : » Ô Allah, Tu n’es pas limité c’est-à-dire Tu n’as pas de quantité « . C’est le petit fils du petit fils du Prophète, le fils du petit fils du Prophète. Il est surnommé As-sajad c’est-à-dire celui qui se prosterne, pourquoi parce que chaque jour et nuit, il faisait mille rak^ah surérogatoire. Certains d’entre nous à notre époque, ils ont du mal à faire cinq prières, pourtant Allah ta^ala nous a ordonné de les accomplir dans leur temps, il n’y pas d’excuse : quelqu’un dit : » moi, je travaille » et il les fait le soir et il les fait en rattrapage, non ! Les savants ont dit : » même si les musulmans sont en guerre, ils n’arrêtent pas de faire la prière « , même quelqu’un qui est malade, il n’arrête pas de faire la prière. Lui, non seulement il faisait les prières obligatoires mais il faisait en plus par jour mille rak^ah, certains n’ont pas fait peut-être mille rak^ah dans leur vie de prières surérogatoires, lui, il les fait par jour et nuit, c’est pour cela qu’il était surnommé As-Sajjaad, il se prosternait beaucoup pour Dieu. Donc, qu’est-ce qu’il a dit ? Et il a un traité un texte qu’on a appelé as-sahafiyah as-sajjaadiyyah les paroles de croyance qui sont appelées As-Sahifah As-Sajjaadiyyah donc les pages de As-Sajjaad.
Plus tard après Zaynou l-^Abidin As-Sajjaad, il y a eu un autre savant qui s’appelle Abou Ja^far At–Tahawiyy, il a dit dans un livre qu’il a indiqué comme étant la croyance de Ahlou s-sounnah wa l-jama^ah, il a écrit un texte qu’il a présenté comme étant la croyance de Ahlou s-sounnah wa jama^ah, et parmi ce qu’il a écrit, il a dit : » Allah est exempt des limites c’est-à-dire des quantités « , Allah, quand on dit exempt c’est-à-dire n’est pas concerné. Allah est exempt des limites, c’est-à-dire exempt des quantités, on ne dit pas qu’Il a une petite quantité ni une grande quantité parce que celui qui a une quantité a besoin de qui la lui a donné et Allah n’a pas de besoin. Allah est exempt des limites c’est-à-dire des quantités, Il est exempt des fins et Il est exempt des côtés et Il est exempt des membres comme la main, le pied, Il n’est pas concerné par cela et des petits organes comme la langue, Il est exempt de tout cela, Il n’est pas concerné par tout cela , on ne Lui attribue pas cela, ces paroles que Abou Ja^far At–Tahawiyy a dites, Abou Ja^far At–Tahawiyy est mort en 322 de l’hégire, c’est la croyance des compagnons des Prophètes, ce qu’il a résumé, c’est la croyance des compagnons et la croyance de ceux qui les ont suivis jusqu’à son époque. Et ensuite, après cela les savants de l’Islam que ce soit à l’est ou à l’ouest, au nord ou au sud, voilà c’est ce qu’ils enseignent dans leur cours. L’Indonésie par exemple, ils ont plus que cent millions, même plus, peut-être deux cent millions, leur croyance c’est une croyance Ach^arite c’est-à-dire ils ont pour croyance que Allah existe sans endroit, on ne dit pas qu’Il est partout, on dit Il est sans endroit. En Indonésie, ils sont Ach^arites, leur croyance est que Allah existe sans quantité, sans endroit, sans direction, Il n’est pas qualifié de mouvement ou d’immobilité, on ne dit pas qu’Il est en mouvement, on ne dit pas qu’Il est immobile, pourquoi ? Parce que celui qui est en mouvement c’est un corps et celui qui est immobile, c’est un corps, Allah n’est pas concerné ni par le mouvement ni par l’immobilité parce qu’Il n’est pas un corps. Tout comme on ne dit pas par exemple de ce stylo, il est intelligent ou il est bête, il n’est pas concerné par la connaissance, il n’est pas concerné, il n’est même pas vivant pour dire est-ce qu’il est vivant, pour dire s’il est intelligent ou il n’est pas intelligent, d’accord ! il n’est pas concerné.
Allah n’est pas concerné par le mouvement et par l’immobilité, pourquoi ? Parce qu’Il n’est pas un corps, Il est le Créateur des corps, Il n’est pas un corps, Il est le Créateur des endroits, Il n’a pas besoin des endroits, c’est ça la croyance des musulmans. Les savants d’Égypte, c’est cela leur enseignement également. Les savants de Ach-Chaam, également c’est cela leur enseignement parce que leur croyance est que Allah existe sans endroit c’est-à-dire qu’Il n’est pas quelque chose qui a une quantité, Allah n’a pas de quantité, l’endroit c’est quelque chose de relatif à ce qui a une quantité et une limite. Quant à celui qui n’a pas de quantité, Il n’est pas situé dans un endroit.
Comme Allah soubhanahou wa ta^ala n’est pas dans un endroit, Il n’a pas de quantité et Il n’est pas dans une direction et que l’être humain n’arrive pas à imaginer quelque chose qui ne soit pas dans un endroit, qui n’ait pas de quantité, qui ne soit pas dans une direction ni dans toutes les directions, l’imagination n’arrive pas à imaginer un Être qui ne soit pas dans une direction ou dans toutes les directions, comme notre imagination est incapable, qu’est-ce que les savants du salaf ont dit, ils ont dit : » quoi que tu imagines en ton esprit, Allah n’est pas ainsi » Parce que toi, tu ne peux imaginer que quelque chose dans un endroit, dans une direction et Allah n’est pas dans un endroit, Il n’est pas dans une direction, Il n’a pas de quantité et toi tu n’arrives pas à imaginer quelque chose qui ne soit pas dans un endroit, qui n’ait pas de quantité, donc tout ce que tu peux imaginer et ce n’est pas Allah, c’est cela la parole des savants du salaf : » quoi que tu imagines en ton esprit, Allah n’est pas ainsi « . Cette règle a été énoncée par l’Imam Ibnou Hanbal, elle a été énoncé également par Dhou nNoun Al-Misriyy, ils étaient contemporain, ils ont vécu à la même époque. Dhou nNoun a pris la science auprès de l’Imam Malik et l’Imam Malik est mort au deuxième siècle de l’hégire. Mais Dhou nNoun Al-Misriyy est mort après le deuxième siècle de l’hégire, il a vécu des dizaines d’années dans le troisième et l’Imam Ahmad est mort après le deuxième siècle de l’hégire et d’autres qu’eux ont dit la même chose, cela est la croyance des musulmans, c’est que Allah existe sans endroit, sans direction et sans limite. Cette croyance des musulmans, la raison en témoigne de la validité de cette croyance et le qour’an témoigne de la validité de cette croyance. Le qour’an, en l’occurrence le verset
﴾ لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَىءٌ وَهُوَ السَّمِيعُ البَصِيرُ ﴿
(layça kamithlihi chay’ wa houwa sssami`ou l-Basir)
qui signifie : » Absolument rien n’est tel que Lui « . Ce verset suffit pour nier la limite au sujet de Allah, la situation dans un endroit et une direction, elle nie au sujet de Dieu tout ce qui fait partie des caractéristiques des créatures comme le mouvement et l’immobilité.
Ce n’est pas comme le prétendent ces égarés, les moujassimah, ceux qui attribuent le corps à Allah et ceux qui les ont précédés, ces gens-là du point de vue de la croyance sont égarés et même du point de vue de pratique, ils ont des choses qui sont propres à eux et à savoir par exemple ils déclarent mécréants celui qui dit : » ya Mouhammad » qui appelle le Prophète qui dit : » ô Mouhammad » ils le déclarent mécréant, ils déclarent mécréant celui qui dit : » ya raçoulou l-Lah » » ô Messager de Dieu » Celui qui dit : » ô Mouhammad, ô Messager de Allah » pour eux, eux, ils le déclarent mécréant, ils disent que son sang est licite, s’ils sont capables de le tuer, ils le tuent , s’ils peuvent tuer quelqu’un qui dit : » ô Mouhammad » parce qu’ils l’ont déclaré mécréant, ils disent qu’il est mécréant et celui qui déclare mécréant quelqu’un , il considère qu’il est licite de le tuer, c’est ça. Mais ils peuvent s’abstenir de le faire parce qu’ils ne sont pas capables. Ces gens-là pour eux celui qui dit » ya Mouhammad ô Mouhammad » c’est un associateur, c’est un mécréant. Celui qui considère que Allah a une quantité plus petite que le Trône ou égal au Trône ou plus grande que le Trône dans tous les cas il est devenu mécréant, pourquoi ? Parce qu’il a attribué à Allah, la caractéristique de la créature. Celui qui Lui a attribué cela, il L’aura comparé à Ses créatures, il n’a pas connu Allah.
Ces moujassimah, ces assimilationnistes qu’on appelle les wahhabites, ceux qui se font appeler les salafites, eux, ils suivent les idées d’un homme qu’ils appellent Chaykh Al-‘Islam, il s’appelle Ibnou Taymiyah, alors qu’en réalité c’est un égaré, pourquoi ? Parce qu’il a attribué le comment à Allah, il a attribué la quantité à Allah.
Et le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a recommandé de suivre la majorité de cette communauté dans plus d’un hadith. Ainsi, dans les sounan de Abou Dawoud, il y a un hadith qui a été rapporté par Mou^aawiyah d’après le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam dans lequel il a dit ce qui signifie : » Ma communauté va se diviser en soixante-treize groupes, tous iront en enfer sauf, un seul, qui est le groupe majoritaire » Cela veut dire que le sens de ce hadith est que la majorité de la communauté du Prophète Mouhammad a une croyance qui est agrée par Allah, la majorité a une croyance qui est agrée par Allah.
Il y a un autre hadith qui signifie : » Ma communauté ne sera pas unanime sur un égarement, si vous voyez de la divergence, alors suivez la majorité « . Cela veut dire que la majorité de ceux qui se disent musulmans, ils ne vont pas s’égarer dans la croyance, ils auront la croyance de l’Islam, celle que Dieu agrée et que le Messager agrée. Ils ne seront pas égarés, ils ne sortiront pas tous de l’Islam jusqu’au jour dernier, jusqu’à la fin de ce monde les musulmans resteront sur la croyance correcte. Là il s’agit d’autres que les œuvres, mais du point de vue des pratiques, les actes d’adoration, la communauté n’est pas comme la pratique des compagnons, la pratique des successeurs des compagnons, la pratique des successeurs des successeurs des compagnons, ils ne sont pas comme la pratique des musulmans des trois premiers siècles de l’hégire. Les musulmans des trois premiers siècles, ils étaient solidaires les uns envers les autres concernant les biens du bas monde, ils se soutenaient à un point très très avancé dans leur solidarité les uns avec les autres. Celui qui a pris connaissance, qui a lu les livres d’histoire de l’Islam, il saura cela.
Il y avait au deuxième siècle de l’hégire, un gouverneur sur le Sijistaan un pays qui n’est pas un pays arabe, qui s’appelle Sijistaan en Asie mineure et ce gouverneur s’appelait TalHatou TalHaat. C’était quelqu’un qui était très généreux et qui était brave. Il a même (c’est-à-dire regardez sa générosité), il a financé le mariage de cent femmes arabes avec cent hommes arabes, c’est lui qui a tout pris en charge. Où va t-on trouver quelqu’un qui fait la même chose à notre époque ?! En résumé la communauté du point de vue des pratiques, des œuvres n’est pas comme les premiers dans leur soutient les uns les autres, dans le fait de s’attacher à la Loi de Allah dans les lois. Ils ont failli énormément, ils ont délaissé la solidarité sauf très peu d’entre eux. Aujourd’hui très très très peu font preuve de solidarité envers ceux qui sont dans le besoin, la plupart des gens à notre époque cherchent à amasser encore plus d’argent.
Abdou l-Lah Ibnou Mas^ouud que Allah l’agrée, un compagnon a dit : » Je ne pensais pas qu’un jour qu’il y ait des gens parmi les musulmans qui vont aimer l’argent jusqu’à ce que Allah a révélé Sa parole dans le verset 152 de sourat Ali ^Imraan qui signifie : » Il y a parmi vous ceux qui veulent le bas monde « . Quand ce verset a été révélé, il a su qu’il va y avoir parmi les musulmans des gens qui vont aimer le bas-monde, auparavant il pensait que personne ne cherche pas après le bas-monde « . Regardez, c’est-à-dire avec l’enseignement du Prophète, c’est un compagnon du Prophète. Toute leur préoccupation était orientée vers comment gagner les hauts degrés dans l’au-delà mais malgré cela il y avait même parmi les compagnons certains qui cherchaient l’argent. En résumé, si on fait un bilan sur notre époque, les musulmans ont rétrogradé énormément concernant les pratiques. Depuis des siècles, ils ont rétrogradé, depuis des siècles mais surtout ça s’est accentué à notre époque du point de vue des pratiques. Mais du point de vue de la croyance et la louange est à Dieu, ils ont absolument la même croyance que celle des compagnons, des successeurs des compagnons et des successeurs des successeurs des compagnons. Les gens des trois premiers siècles, les siècles de mérite et la louange est à Dieu que nous ayons cette croyance. Et le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a indiqué la cause de la décadence de la communauté à notre époque. Le Prophète a dit à son compagnon Thawbaan, il lui a dit ce qui signifie : » Que penses-tu Thawbaan, comment tu te sentiras le jour où les différentes communautés vont vous attaquer de toutes parts, tout comme des gens s’assoient autour d’un même récipient pour en manger, chacun mange de son côté « . Thawbaan a posé la question, il a dit : » Mais pourquoi est-ce que toutes les communautés vont nous attaquer de toutes parts, est-ce qu’on sera tellement peu nombreux ce jour-là pour que tout le monde nous attaque de toutes parts ? » Le prophète lui a dit ce qui signifie : » Non, ce jour-là vous serez très nombreux mais vous serez comme ce que vous savez comme quand il pleut, où quand il y a des ruisseaux, ils entraînent les brindilles, les choses qui sont légères, vous serez comme cela, ce jour-là parce que vous n’allez plus avoir cette grandeur d’âme et cette noblesse de l’âme que vous aviez par le passé , vous serez humiliés, c’est cela « . Et Thawban a dit » Mais cela veut dire quoi cette faiblesse de noblesse d’âme, le fait d’être ainsi faible , qu’est-ce que cela veut dire ? » Le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam tout comme l’a rapporté l’Imam Ahmad et At-Tabaraaniyy dans Al-‘AwsaT a dit » c’est parce que vous êtes attachés au bas monde et vous détestez la mort, c’est-à-dire vous n’êtes pas prêt à faire des sacrifices, vous êtes tellement viscéralement attachés à des biens de ce bas monde, c’est cela qui va faire que vous soyez bas. C’est cela la raison de votre décadence ce qui va vous parvenir à cette limite, que les ennemis vont vous encercler, vous entourer de toutes parts, tout comme des gens affamés entourent de toutes parts un plat de nourriture au milieu, un il tend la main pour prendre, l’autre il prend la main de son côté et l’autre il tend la main de son côté « . Et le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a indiqué la raison de cela et il a dit ce qui signifie : » c’est l’amour du bas-monde et le fait de détester la mort « . Mais dans tous les cas, celui qui ne perd pas son capital, quelqu’un qui fait du commerce, s’il ne perd pas son capital c’est comme s’il n’a rien perdu, il n’a pas fait de bénéfice mais il a gardé son capital, et quel est le capital du musulman ? C’est sa croyance, c’est cela ton capital, tu peux le faire fructifier en accomplissant des oeuvres, en faisant les devoirs et en évitant les péchés, mais si quelqu’un est paresseux pour une raison ou une autre, mais qu’au moins il garde son capital, qu’il garde sa croyance, que Dieu existe sans endroit, qu’Il n’a pas besoin de Ses créatures et que notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam est le meilleur de toutes les créatures de Dieu, c’est le prophète arabe Mouhammad fils de ^Abdou l-Lah qui est né à la Mecque et qui est enterré à Médine, lui que Dieu a envoyé en tant que miséricorde, parmi ses compagnons il y avait l’éthiopien, il y avait le romain, il y avait le perse, c’étaient des compagnons. Souhayb est romain, Salmaan est perse, Bilal est Habachiyy. Donc le capital du musulman, c’est quoi ? C’est sa croyance. La croyance de Ahlou s-sounnah, la même que celle du Prophète, des compagnons, des successeurs des compagnons, des successeurs des successeurs des compagnons, nous le savons : nous sommes sur la même croyance qu’eux : que Allah n’a pas de ressemblance avec Ses créatures :
﴾ لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَىءٌ وَهُوَ السَّمِيعُ البَصِيرُ ﴿
(layça kamithlihi chay’ wa houwa sami`ou l-Basir)
Absolument rien n’est tel que Lui, Il n’est pas dans une direction, il n’est pas dans un endroit, Il n’est pas sujet au temps, Il ne change pas, Il n’a pas de quantité, Il n’a pas de comment. Nous remercions Allah pour cela, Allah nous a gratifié par cela.
Lorsque les musulmans ont conquis le pays de Ach-Cham pour diffuser l’Islam, ils ont eu la victoire sur les Romains, ils sont restés à Damas pendant un mois et Abou ^Oubaydah qui était le chef des armées des musulmans que Allah l’agrée, c’était un compagnon, il a rassemblé les chefs des différentes factions de l’armée des musulmans, il leur a demandé le conseil, il s’est concerté avec eux soit pour aller conquérir Qaysariyyah ou Baytou l-Maqdis. Alors Mou^adh Ibnou Jabal lui a dit : » ô émir, envoie un écrit à l’émir des croyants qui était notre maître ^Oumar Ibnou l-Khattab, c’était lui le gouverneur des musulmans et s’il te dit d’aller à Al-Qaysariyyah, on va à Qaysariyyah et s’il te dit d’aller à batou l-maqis, on va à batou l-maqdis. Alors Abou ^Oubydah a dit à Mou^adh : » tu as eu un bon avis et il a envoyé un écrit pour demander le conseil à notre maître ^Oumar Ibnou l-Khattab. Lorsque la lettre de Abou ^Oubaydah est arrivé à Médine jusqu’à notre maître ^Oumar Ibnou l-Khattab, ^Oumar a lu ce que Abou ^Oubaydah lui a envoyé aux musulmans et il leur a demandé leur conseil : » qu’est-ce vous conseillez ? » Alors ^Aliyy que Allah l’agrée lui a dit : » ô émir des croyants, dis à Abou ^Oubaydah d’emmener les armées des musulmans à baytou l-maqdis, à Jérusalem, si Allah nous accorde la conquête de Jérusalem, alors il se dirigera par la suite à al-Qaysariyah car elle sera conquise par la volonté de Dieu, c’est ainsi, que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, nous l’a annoncé « . C’est alors que ^Oumar a dit : » Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit vrai et tu as bien parlé Abou l-Haçan, c’est le surnom de ^Aliyy, puis il a demandé à ce qu’on lui ramène de l’encre et un support pour écrire « . Qu’est-ce qu’il a écrit ? Il a dit : » Je commence mon écrit par l’évocation du nom de Allah Ar-Rahman Ar-Rahim de ^Abdou l-Lah de l’esclave de Dieu ^Oumar à son représentant dans le pays de Ach-Cham Abou ^Oubaydah. Je loue Allah, il n’est de dieu que Lui et j’invoque Allah pour qu’Il élève en degré Son Prophète. Ton écrit me demandant vers quelle direction aller m’est parvenu et le fils de l’oncle paternel du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a recommandé que tu ailles à Baytou l-maqdis à Jérusalem car Allah t’accordera la conquête par Sa volonté et le salam à toi » (assez bref) et voilà ce qui lui a écrit. Quand l’écrit de ^Oumar est arrivé à Abou ^Oubaydah. Abou ^Oubaydah l’a lu aux musulmans, ils étaient contents parce qu’ils allaient faire Baytou l-Maqdis. L’armée s’est avancée et ils sont restés dix jours et les gens de Baytou l-Maqdis qui étaient des mécréants à l’époque, manifestaient la joie ou soit-disant ils n’avaient pas peur d’eux.
Le onzième jour du combat, la bannière de Abou ^Oubaydah est apparue, Khalid Ibnou l-Walid à sa droite et ^Abdou r-Rahman le fils de Abou Bakr As-Sidiq à sa gauche, c’est alors que l’armée des musulmans était contente, ils se sont mis à dire la ‘ilaha illa l-Lah, Allahou akbar. Alors les gens de Baytou l-Maqdis s’étaient terrorisés , ils avaient peur, donc ils se sont réfugiés auprès de leur patriarche, il leur a dit : » c’est quoi ce bruit que j’entends ? » Ils lui ont dit : » Ô notre père, c’est l’émir des croyants est venu avec le reste des musulmans « . Alors le patriarche, quand ils lui ont dit : » c’est l’émir des croyants qui est venu avec le reste des musulmans, son visage a pâli , il a dit : » Mais nous avons dans notre science que nous avons héritée, que celui qui va conquérir cette terre, c’est un homme de couleur rose, rougeâtre qui est le compagnon du Prophète Mouhammad, s’il est arrivé alors il n’y a pas moyen de lui tenir tête mais il suffit juste que je le vois comment il est, si c’est lui je répondrai à ce qu’il demande, si c’est quelqu’un d’autre, alors vous n’avez rien n’a craindre « .
Et lorsque Abou ^Oubaydah ibn Al-Jarraah qui est le chef des armées musulmanes est arrivée, un homme parmi les romains s’est adressé à eux et leur a dit : » Ô vous les musulmans, arrêtez le combat, on veut vous posez une question « . C’est alors que l’un d’entre eux qui parlait l’arabe s’est adressé à eux, parmi les romains, en langue arabe et leur a dit : » Celui qui va conquérir notre ville et toutes les terres aux alentours, il a telle et telle caractéristiques et nous les connaissons, s’il est dans votre chef d’armée alors nous n’allons pas vous combattre, nous allons nous rendre mais si on ne trouve pas ses caractéristiques, nous ne nous rendrons jamais « . Les musulmans ont alors transmis le message à Abou ^Oubaydah. Donc lorsque Abou ^Oubaydah s’est avancé, le patriarche a bien regardé comment il était et il a dit à ceux qui étaient avec lui : » ce n’est pas lui, l’homme qui va conquérir cette ville, alors soyez heureux et défendez votre ville et vos familles « .
Lorsque les musulmans sont partis pour la conquête de Baytou l-Maqdis, c’était en hiver et c’était froid, ils sont restés quatre mois à mener un combat très difficile tout en patientant avec la pluie et la neige. Alors quand les gens à l’intérieur de la ville subissait le siège, ils étaient dans une saison de froid difficile et ils ont enduré de la part des musulmans, ils sont partis voir leur patriarche et ils lui ont dit la situation est intenable : » nous voudrons que tu t’adresses aux gens et tu leur demandes qu’est-ce qu’ils veulent, si c’est quelque chose de vraiment difficile qu’on ne peut pas faire, alors on va ouvrir les portes et on va sortir tous pour les combattre soit on va être tuer tous, soit on va les faire partir « .
Quand le patriarche leur a répondu à leur demande et c’est alors qu’il y a un des romains qui entoure la forteresse, qui entoure la ville, s’est adressé en arabe et leur a dit : « Ô vous les combattants que votre chef se rapproche de nous, on a un message à lui passer « . Donc Abou ^Oubaydah s’est levé et s’est avancé avec lui un ensemble de compagnons du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, il y avait un traducteur avec lui. Quand il est arrivé proche d’eux, il leur a dit : » qu’est- ce que vous voulez, je suis l’émir des arabes « . Alors le patriarche leur a dit : » Si vous restez à nous assiéger pendant vingt temps, vous n’aurez pas cette ville mais celui qui va la conquérir c’est un homme dont la description est dans nos livres, nous l’avons sa description et elle n’est pas chez vous aujourd’hui. » Alors Abou ^Oubaydah lui a dit : » Comment est celui qui va conquérir votre ville ? « . Alors le patriarche lui a dit : » Je ne vais pas vous dire comment il est, mais nous avons lu que cette ville va être conquise par un compagnon de Mouhammad qui est surnommé Al-Farouq, celui qui fait la part entre le bon et le faux, entre le vrai et le faux, et c’est un homme qui est ferme dans le religion, il ne craint pour l’obéissance à Dieu personne et nous ne trouvons pas ces caractéristiques chez vous « . Et quand Abou ^Oubaydah a entendu, il a su de qui il s’agissait, il a sourit et il a dit : » ça y est nous avons conquis la ville par le Seigneur de la Ka^bah « .
La tombe !
La prophétie
La louange est à Allah le Seigneur des mondes que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’Il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.
La prophétie (an-noubouwwah) tire sa racine de (an-naba’), c’est-à-dire la nouvelle, car la prophétie est une transmission de la part de Allah ; ou bien de (an-nabwah) qui est l’élévation, ici on vise l’élévation en degrés.
Ainsi, il y a deux possibilités selon la langue concernant le mot Nabiyy :
1°) C’est une dérivation de la racine indiquant celui qui fait l’acte (c’est à dire qui transmet des nouvelles), dans le sens qu’il nous informe de la part de Allah conformément à ce qui lui est révélé ;
2°) C’est une dérivation de la racine indiquant celui qui est sujet à l’acte, dans le sens qu’il est informé de la part de Allah.
Dans les deux cas, il est informé ou il informe.
La prophétie est donc possible selon la raison, elle n’est pas impossible. C’est-à-dire qu’il n’y a pas selon la raison quelque chose qui juge impossible qu’il y ait des prophètes. La raison ne peut pas de manière indépendante connaitre les choses qui sauvent la personne dans l’au-delà.
L’existence des prophètes n’est pas quelque chose qui entraîne quelque chose d’impossible selon la raison. Plus encore, la prophétie a été connue par la perception sensorielle : les gens ont vu les prophètes, ils ont entendu leur parole, ils les ont touchés. La prophétie a été confirmée chez plusieurs humains avec des preuves basées sur la perception sensorielle ensuite par la transmission de l’information de manière large et de manière authentique : par le tawatour.
Allah ta^ala a envoyé les prophètes par miséricorde pour Ses esclaves car il n’y a pas, selon la raison naturelle, ce qui permet de se dispenser d’eux. En effet, la raison ne parvient pas à elle seule à connaître les choses qui peuvent sauver dans l’au-delà. Par conséquent, il y a dans l’envoi des prophètes une utilité, un bénéfice indispensable pour suffire aux besoins des esclaves dans ce domaine (c’est-à-dire le domaine de ce qui va les sauver dans l’au-delà), et la grâce revient à Allah pour l’avoir accordé à Ses esclaves. Ce sont donc des ambassadeurs de Sa part, ta^ala, auprès des créatures.
Qu’est-ce que la raison ? La raison est un bien qui est dans l’être humain sain de raison, c’est une capacité par laquelle il distingue ce qui est laid et ce qui est bon conformément à la nature de l’être humain. À titre d’exemple, la raison permet de savoir que le fait de mettre sa main dans le feu est une chose laide. Il ne s’agit pas de ce qui est bon et laid dans la Loi de l’Islam car ce n’est pas par la raison que l’être humain distingue ce qui est laid et ce qui est bon dans la Loi de l’Islam. Ce que transmet le prophète de la part de Dieu comme étant des règles dans la Loi, la raison n’intervient pas là-dedans. La raison ne va pas juger ce que Dieu nous ordonne ou nous interdit car nous sommes Ses esclaves et nous n’avons pas à remettre en cause les ordres qu’Il nous donne ou les interdits qu’Il nous fixe. Nous n’avons pas à critiquer, à nous rebeller ou emmètre d’objection. La raison n’intervient pas pour émettre des jugements de valeurs concernant la Loi de l’Islam autrement qu’en appréciant ce qui est venu de la part de Dieu et en s’y soumettant.
En conséquence et à titre d’exemple :
- Dieu nous interdit de boire de l’alcool, nous n’avons pas à dire que nous avons un avis contraire à cela
- Nous n’avons pas à dire que ce n’est pas bien d’égorger les animaux pour que l’on puisse les manger
Nous n’avons pas à dire que « c’est mauvais » concernant ce qui est parvenu dans la Loi, parce que ceci est venu de la part d’un prophète qui est véridique et les miracles démontrent sa véracité. La Loi parvenue par un prophète n’est pas sujette à évaluation par la raison autrement qu’en l’appréciant, qu’en s’y soumettant.
La différence entre les prophètes et les messagers
Sache que le prophète (Nabiyy) et le messager (Raçoul) ont en commun la révélation. Chacun des deux est un homme qui reçoit la révélation. Allah révèle donc à chacun une Loi de l’Islam, conformément à laquelle ils œuvrent, pour la transmettre aux gens.
Il n’y a pas de prophète parmi les femmes tout comme Allah dit dans sourat Youçouf verset 109 et dans sourat An-Nahl verset 43 :
« Wa ma arsalna min qablika illa rijalan Nouhi ilayhim ».
Ce qui signifie « Nous n’avons envoyé avant toi que des hommes à qui nous avons transmis la révélation ».
Il n’y a pas de prophète qui n’ait pas eu l’ordre de transmettre aux gens, tous les prophètes transmettent ce qui leur est révélé aux gens. Tout comme Allah ta^ala dit dans sourat Al Hajj verset 52 :
« Wa ma arsalna min qablika min raçoulin wa la nabiyyin illa idha tamanna alqa ach-chaytani fi oumniyyatih »
Ce qui signifie : « Nous n’avons envoyé avant toi de messager, de prophète sans qu’ils n’aient transmis ».
Ainsi ceux qui disent que le prophète non messager serait quelqu’un qui a reçu par révélation une Loi mais n’aurait pas reçu l’ordre de transmettre, ceci est faux. Il n’y a pas d’envoi sans ordre de transmettre, cela n’a pas de sens.
Toutefois, un messager vient avec l’abrogation de certains jugements de la Loi antérieure à son envoi ou avec une nouvelle Loi.
Le messager abroge une partie de la loi du prophète messager qui l’a précédé, le reste des jugements reste applicable. Par conséquent, les jugements qui n’ont pas été abrogés constituent une partie de la loi de ce messager ultérieur, même si ces jugements n’ont pas été rappelés un à un.
Cette définition du messager est conforme à la parole de certains savants qui ont dit : la loi du messager qui nous a précédé est également une loi pour nous excepté ce qui a été abrogé.
La définition du messager serait donc : Celui qui reçoit la révélation de l’abrogation d’une partie de la Loi du messager qui l’a précédé.
Ou, autre définition : Le messager ultérieur est celui qui vient avec une nouvelle Loi, c’est-à-dire une Loi nouvelle qui abroge la Loi du messager qui l’a précédé. En conséquence de quoi, les jugements de la Loi du messager antérieur ne seraient des jugements de la Loi du messager ultérieur que si cela lui est explicitement mentionné.
Le messager est celui qui a reçu par révélation une nouvelle loi.
Alors qu’un prophète qui n’est pas messager, il lui est révélé de suivre la Loi du messager précédent et de la transmettre.
Abou Mansour At-Tamimiyy al Baghdadi dans Al Farqou bayna l-firaq a cité cette définition (en Page 342) pour définir qui est le prophète et qui est le messager : le prophète qui n’est pas messager, il lui est révélé de suivre la Loi du messager précédent et de la transmettre.
C’est pour cela que les savants ont dit : « Tout messager (Nabiyy) est aussi prophète alors que tout prophète n’est pas forcément messager (Raçoul) ».
Cette règle enoncée par les savants est une preuve que aussi bien le prophète que le messager reçoivent la révélation et ont l’ordre de transmettre aux gens ce qui leur est transmis.
Ils se différencient aussi par le fait que le statut de messager peut être attribué aux anges et aux êtres humains, alors que le statut de prophète non messager ne peut l’être qu’aux humains.
On dit que Dieu a envoyé Jibril (Gabriel) en tant que messager aux prophètes humains, tout comme on dit que Allah a envoyé Mouhammad aux humains et aux jins. Jibril est un messager pour les prophètes et les messagers humains sont des messagers pour les gens sur terre. Notre maître Mouhammad est messager pour les humains et les jins.
Alors que le statut de prophète non messager ne peut l’être qu’aux humains. Il n’y a pas d’ange ni de jin qui soit prophète. Les prophètes ne peuvent être que des humains alors que les messagers peuvent être des anges ou des humains.
Jibril est un messager de la part de Dieu ; Il l’envoi aux prophètes et Il l’envoi aux anges.
Les attributs obligatoires des prophètes et ce qui est impossible à leur sujet
Les prophètes ont obligatoirement pour attribut la véracité, c’est une obligation rationnelle (selon la raison) et légale (en référence à la Loi de l’Islam). Le mensonge est donc impossible de leur part. Il n’est jamais arrivé qu’un prophète mente, que ce soit un petit ou un grand mensonge.
Il leur est obligatoire aussi l’intelligence c’est-à-dire la perspicacité, car s’ils n’étaient pas intelligents et perspicaces ils auraient été incapables de donner les preuves de la véracité de cette croyance aux mécréants et ils auraient été incapables de guider les gens vers ce qui est de leur intérêt dans ce bas monde et dans l’au-delà.
Il est impossible à leur sujet l’idiotie (faiblesse dans la raison) et la stupidité (faiblesse dans la compréhension): ce n’est pas quelque chose qui convienne à leur rang, ceci est impossible selon la raison et selon la Loi. Aucun d’entre eux n’est caractérisé par cela.
Il leur est obligatoire l’honnêteté, il n’y a pas de trahison qui se produise de la part de l’un d’entre eux, que ce soit une trahison par la parole, par les actes ou par le comportement, l’attitude. Allah a élevé leur degré et Il les a sélectionnés et choisis parmi tous les humains pour qu’ils soient porteurs de Son message et c’est pour cela que Allah les a préservés des caractères qui ne sont pas dignes d’eux : pour ce haut degré qu’ils ont.
Ils sont préservés avant et après l’avènement de leur prophétie et ceci par unanimité des savants de l’Islam.
Les prophètes sont préservés de la mécréance et des grands péchés aussi bien avant d’avoir reçu leur mission de prophète qu’après, et ceci selon l’unanimité des savants de l’Islam.
Ils sont également préservés de tomber dans les petits péchés de bassesse c’est-à-dire les caractères des gens qui sont bas, vils et immondes. Ce sont des péchés qui indiquent une bassesse de caractère de celui qui les commet comme le fait de voler une bouchée de pain par exemple. Ils sont préservés des petits péchés de bassesse aussi bien avant d’avoir reçu leur mission de prophète qu’après, et ceci également selon l’unanimité des savants de l’Islam.
Tout ceci s’appelle al ^ismatou l-wajibah c’est-à-dire la préservation qui est obligatoire à leur statut de prophète. Un prophète est forcément ainsi : préservé de la mécréance, des grands péchés et des petits péchés de bassesse. Tout comme l’a énoncé l’imam Abou l Haçan al Ach^ariyy que Dieu l’agrée et d’autres que lui.
De même, la traîtrise qui est le contraire de l’honnêteté est impossible à leur sujet.
D’autre part, la chasteté est obligatoire à leur sujet de sortes que la vilénie soit impossible à leur sujet. La vilénie est le caractère des gens vils comme le fait de regarder avec désir une femme ajnabiyyah en cachète. Les prophètes ne commettent pas cela.
Il leur est impossible également le manque de sagesse ou la vulgarité: As-safahah qui est le fait de se comporter de manière contraire à la sagesse comme celui qui insulte à tort et à travers.
Il leur est également impossible la lâcheté. Ils ont tous le cœur ferme et ils sont courageux. Il est également impossible à leur sujet, tout ce qui pourrait repousser l’acceptation de leur appel, de leur message. Ils fournissent tous le maximum de leur effort pour transmettre ce que Dieu leur a révélé, ils sont tous éloquents, ils s’expriment par ailleurs parfaitement. Ils n’ont pas de défaut dans leur langue qui pourrait faire que leur parole ne soit pas compréhensible (pas de zozotement ou bégayement par exemple). Il ne se produit pas d’eux de lapsus, aussi bien dans les sujets de la Loi (religion) que dans les sujets du quotidien. Ils sont tous lucides et ne perdent pas la raison, il ne leur arrive pas de folie, il ne leur arrive pas ce qui arrive aux gens qui sont d’humeur noire, sont mélancoliques… il ne leur arrive pas non plus d’être sous l’emprise d’un jin. La sorcellerie n’affecte pas leur raison même s’il leur arrive de s’évanouir et il leur arrive d’oublier mais pas un oubli qui affecte leur haut degré.
Ils avaient tous un aspect parfait, de beaux visages, de belles voix. Il n’y avait pas parmi eux de boiteux ou de paraplégiques ni d’aveugle de naissance. Il leur est impossible également toute maladie repoussante comme la lèpre, le vitiligo, ou des vers qui sortent du visage ou du corps.
Voici en résumé ce qui est obligatoire au sujet des prophètes comme caractères, attributs et ce qui est impossible à leur sujet. Il est important de le connaitre, car leur attribuer ce qui n’est pas digne d’eux est extrêmement dangereux tout comme cela est indiqué dans le hadith rapporté par Mouslim que Dieu lui fasse miséricorde dans lequel Safiyyah l’épouse du prophète salla lLahou ^alayhi wa sallam, était venue à sa rencontre pour lui parler. Deux hommes passaient par là et quand ils l’ont vu occupé avec elle, ils ont accéléré le pas. C’est alors que le messager les a appelés et leur a dit : « hadhihi Safiyyah » dans le sens que « c’est mon épouse ». Ils ont alors répondu : « SoubhanalLah ô messager de Dieu » c’est-à-dire « nous n’allions pas penser du mal de toi ». Mais le messager leur a répondu ce qui signifie : « le chaytan est rapide pour atteindre le cœur d’un être humain par des mauvaises pensées comme le sang circule dans les veines (est rapide pour atteindre le cœur) et j’ai craint pour vous qu’il n’insuffle dans vos cœurs une mauvaise pensée à l’égard d’un prophète et que vous alliez à votre perte » car penser du mal d’un prophète est de la mécréance. Cela montre à quel point le prophète craint pour sa communauté et à quel point le chaytan ne nous lache pas. C’est l’ennemi de l’être humain. Il se peut que la personne ait une mauvaise pensée que le chaytan lui insuffle, elle n’a pas la capacité de l’empêcher de le faire cependant elle a la capacité de la rejeter par la vérité qu’elle connait.
Ainsi, l’une des voies pour chasser les mauvaises pensées (ce dont on ne maitrise pas la capacité de l’empêcher de venir à nous, mais nous avons la capacité de ne pas la suivre) est de suivre ce que le prophète a enseigné aux compagnons qui avaient ce genre de choses, de dire :
«Amantou bi lLahi wa bi rouçoulih » ou «Amantou bi lLahi wa rouçoulih », ce qui signifie « j’ai cru ferment en Dieu et en Ses messagers ».
Allahou Allahou rabi, la ouchrikou bihi chay’a, ce qui signifie « Allah, Allah est mon Dieu je ne Lui attribue aucun associé. »
Par conséquent, celui qui leur attribue un mensonge, une traîtrise, une vilénie, un manque de sagesse, une lâcheté ou ce qui est de cet ordre, est certes devenu mécréant, que Dieu nous en préserve.