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Biographie : L’Imam Malik

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur novembre 15, 2010
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L’IMAM MALIK

L’Imam Malik Ibnou ‘Anas, l’Imam de la résidence de l’émigration

 

Sa naissance et sa biographie

Il est surnommé ‘Abou ^Abdi l-Lah le père de ^Abdou l-Lah. Il s’appelle Malik fils de ‘Anas fils de ‘Abou ^Amir ‘Anas fils de Al-Harith fils de Ghayman Al-‘Asbahiyy Al-Madaniyy.

Son ascendance remonte jusqu’à Ya^rab fils de Yachjab fils de Qahtan. Son ancêtre s’appelle Malik fils de ‘Anas. Il fait parti des grands successeurs des compagnons et d’un de ceux qui ont porté le corps de ^Outhman Ibnou ^Affan que Allah l’agrée, de nuit jusqu’à sa tombe tout comme cela a été mentionné par Al-Qouchayriyy.

Le père de son grand-père c’est le compagnon ‘Abou Malik qui a été au côté du Prophète r dans les différentes batailles mis à part celle de Badr.

Quand à la mère de l’Imam Malik, elle s’appelle Al-^Aliyah fille de Charik fils de ^Abdou r-Rahman Al-‘Asdiyah.

Les fils de l’Imam Malik sont Yahya, Mouhammad et Hammad.

L’Imam Malik est le fondateur de l’une des quatre écoles de jurisprudence qui a été conservée, réputée et diffusée dans les pays des musulmans.

L’Imam Malik est né à Médine l’Illuminée en l’an 95 de l’hégire. Il a grandi avec beaucoup d’application pour l’apprentissage de la science et le fait de rapporter le hadith. Il a pris la science et il l’a rapportée d’un grand nombre de successeurs des compagnons et des successeurs des successeurs des compagnons qui sont comptés par centaines parmi lesquels on mentionne Nafi^ l’esclave affranchi du fils de ^Oumar. Il y a aussi Ibnou Chihab AzZouhriyy. Il y a ‘Aba zZinad et il y a ^A’ichah la fille de Sa^d Ibnou ‘Abi Waqas, ou encore Yahya Ibnou Sa^id Al-‘Ansariyy. Il était, que Allah lui fasse miséricorde, l’Imam de Médine. Sa science s’est propagée dans les différentes contrées. Il était réputé dans plusieurs pays et on effectuait des voyages pour venir à lui des différentes régions.

Il enseignait alors qu’il avait dix-sept ans. Il était resté à donner des avis de jurisprudence, à enseigner aux gens, tant que plusieurs de ses Chaykh ont rapporté de lui –c’est-à-dire qu’ils lui ont donné la science et il avait appris de chez d’autres et il leur avait transmis à leur tour–.

Comme Mouhammad Ibnou Chihab AzZouhriyy, comme Rabi^ah Ibnou ‘Abi ^Abdi r-Rahman le spécialiste de jurisprudence des gens de Médine, comme Yahya Ibnou Sa^id Al-‘Ansariyy, comme Mouça Ibnou ^Ouqbah et beaucoup d’autres ont rapporté de lui, tant que le Qadi ^Iyad a composé un livre dans lequel il avait dénombré mille trois cent noms de ceux qui ont rapporté de l’Imam Malik, que Allah l’agrée.

Les plus connus d’entre eux étaient Soufyan Ath-Thawriyy et encore l’Imam le Moujtahid Mouhammad Ibnou ‘Idris Ach-Chafi^iyy et ^Abdou l-Lah Ibnou l-Moubarak.

 

Parmi ce qui est rapporté de lui

Il y a beaucoup de savants, successeurs des compagnons qui ont dit que l’Imam Malik que Allah l’agrée est celui au sujet duquel le Prophète r a dit son hadith dans lequel il avait annoncé la bonne nouvelle :

 

(ARABE)

(Youchakou an yadriba n-naçou akbada l-‘ibili fala yajidouna ‘a^lama min ^alimi l-madinah)

 

ce qui signifie : « Bientôt il arrivera un temps où les gens vont effectuer des voyages et ils ne trouveront pas qui a plus de science que le savant de Médine ».

Ainsi, plusieurs savants ont dit que le savant de Médine cité dans ce hadith, c’est l’Imam Malik.

L’Imam Malik Ibnou ‘Anas était de ceux qui honoraient la science tant que lorsqu’il voulait transmettre le hadith du Prophète, il faisait auparavant le woudou. Il accomplissait ensuite deux rak^ah surérogatoires et il s’asseyait bien en place sur l’endroit où il se tenait. Il coiffait sa barbe, il se parfumait et il prenait une position assise droite qui inspire le respect puis il se mettait à rapporter le hadith du Prophète.

On lui a posé la question pourquoi faisait-il cela. Il avait répondu : « J’aime à glorifier le hadith du Messager de Allah r et le rapporter qu’en étant bien assis et qu’en ayant le woudou ».

L’Imam Malik Ibnou ‘Anas que Allah l’agrée était de ceux qui glorifiaient le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, qui le respectait énormément.

Mous^ab fils de ^Abdou l-Lah a dit : « Lorsqu’on mentionnait le Prophète auprès de Malik, la couleur de son visage changeait et il se penchait par humilité tant que cela était éprouvant pour ceux qui étaient assis avec lui » –c’est-à-dire qu’ils craignaient tellement pour lui tant il se pliait par humilité–.

Un jour, il lui a été posé la question à ce sujet il a répondu : « Si vous aviez vu ce que j’ai vu, vous ne m’auriez pas renié ce que je fais. Je voyais par le passé Mouhammad Ibnou l-Mounkadir, qui était le maître des spécialistes de récitation, on ne lui posait pas une seule question sur un hadith sans qu’il se mette à pleurer jusqu’à ce que nous le laissions et je voyais Ja^far Ibnou Mouhammad qui souriait beaucoup, mais lorsqu’on mentionnait le nom du Prophète r en sa présence son visage devenait pâle et je ne l’ai jamais vu rapporter les paroles du Messager de Allah r sans avoir le woudou. J’ai été chez lui plusieurs fois et je ne le voyais qu’en une de ces situations: soit il était en train de faire la prière, soit il se taisait, sois il récitait la Qour’an. Il ne parlait pas de ce qui ne le concerne pas et il était de ceux qui étaient savants, qui s’adonnaient aux actes d’adorations et qui craignaient Allah ^azza wa jall ».

Il a été rapporté que le Calife Haroun Ar-Rachid était venu à Médine l’Illuminée et il lui était parvenu que l’Imam Malik donnait le cours sur Al-Mouwatta son livre. Il le transmettait aux gens. C’est alors que Haroun Ar-Rachid avait envoyé son ministre Al-Barmakiyy passer le salam à l’Imam Malik. Il lui a demandé de lui dire de ramener son livre –Al-Mouwatta– et de venir chez le Calife pour le lui lire.

Al-Barmakiyy était passé pour voir l’Imam Malik. Il lui a transmis ce que le Calife Haroun Ar-Rachid lui avait dit. C’est alors que l’Imam Malik, que Allah l’agrée, lui a dit : « Passe le salam à l’Emir des croyants et dis-lui que la science, on vient la chercher et ce n’est pas elle qui nous cherche ».

C’est alors que Ar-Rachid était parti chez l’Imam chez lui. Il s’est adossé contre le mur et l’Imam Malik lui a dit : « Ô Emir des croyants, c’est un signe de glorification du Messager de Allah r que de glorifier la science ».

Cet acte de la part de l’Imam Malik n’était pas un signe d’orgueil vis à vis du Calife mais c’était pour un intérêt légal, à savoir d’indiquer le mérite de la science et des savants et d’enseigner aux gens qu’ils soient des gouverneurs ou des gouvernés de respecter la science et de la glorifier. A noter que l’Imam Malik, que Allah l’agrée, était de ceux de son époque parmi les plus modestes et les plus doux.

Lorsque les gens venaient chez l’Imam Malik, ils étaient reçus par une femme esclave à lui qui sortait et leur disait : Le Chaykh vous dit : « Est ce que vous voulez aujourd’hui prendre le hadith, ou bien des questions de jurisprudence ? »

S’ils disaient les questions, il sortait à eux. Mais s’ils lui disaient le hadith, il rentrait dans l’endroit où il faisait le woudou. Il faisait le woudou, il se parfumait, il mettait des habits neufs et il mettait le turban, il mettait sa cape, on lui sortait une estrade, il s’asseyait dessus ayant présente la crainte de Allah et on faisait brûler de l’encens –du ^oud– jusqu’à qu’il finisse de rapporter le hadith du Messager de Allah.

Que Allah lui fasse miséricorde, il ne s’asseyait sur cette estrade que lorsqu’il rapportait le hadith du Messager de Allah. On lui avait posé la question à ce sujet et la raison de cela, il a répondu : « J’aime glorifier le hadith du messager de Allah, et je ne cite le hadith qu’en étant avec mon woudou et bien assis ».

Ad-Darawardiyy que Allah lui fasse miséricorde a dit : « J’ai vu dans le rêve que j’étais entré dans la mosquée du Messager de Allah et j’ai vu le Prophète exhorter les gens. C’est alors que Malik était entré et lorsque le Prophète a vu Malik venir, le Prophète lui a dit : « Rapproche toi de moi, viens rapproche toi de moi ». Malik s’était rapproché jusqu’à être prés du Prophète. Le Prophète a alors enlevé la bague de son doigt et il l’a mise dans l’auriculaire de Malik que Allah l’agrée. Ad-Darawardiyy qui a vu le rêve a dit : « J’ai interprété cela par la science ».

Les savants prenaient pour modèle Malik dans sa science et les gouverneurs recherchaient ses avis et s’éclairaient par ces avis.

Les gens du commun le suivaient. Ils suivaient sa parole. Il ordonnait et les gens obéissaient à son ordre sans qu’il ait de pouvoir. L’Imam Ibnou Hibban a dit dans sont livre Ath-Thiqat : Malik été le premier à avoir sélectionner les gens parmi les spécialistes de jurisprudences de Médine et il s’est détourné de ceux qui n’étaient pas dignes de confiance dans le hadith. Il n’a rapporté que de ceux qui étaient du degré du Sahih. Il ne rapporte que de quelqu’un qui est digne de confiance qui a la jurisprudence, qui s’attache à la religion, qui a le mérite et qui s’applique dans les actes d’adorations. De plus, les paroles de ses contemporains savants, nous ont amené à déduire son extrême insistance et sa grande précaution dans la religion, que Allah agrée.

Ainsi l’Imam Ach-Chafi^iyy, que Allah l’agrée, a dit de lui : « Lorsque les savants sont cités, Malik est comme une étoile ».

Ibnou Mou^in a dit : « Malik fait partie de ceux qui ont de forts arguments que Allah accorde à Ses créatures ».

Yahya Ibnou Sa^id Al-Qattan a dit : « Malik c’est l’Emir des croyants dans le hadith et Ibnou Sa^id a dit : « Malik était digne de confiance, il était honnête, il était sûr, il était ascète spécialiste de jurisprudence, il était savant, il était de ceux qui avaient les forts arguments ».

 

La croyance de l’Imam Malik

L’Imam, que Allah l’agrée, était de ceux qui s’attachaient à la Sounnah Prophétique pure, celle sur laquelle était le Prophète. Sa croyance est la croyance de ses compagnons honorables et la croyance de la famille pure du Prophète. Sa naissance a eu lieu à Médine l’Illuminée et son apprentissage de la jurisprudence était auprès des savants de Médine. C’était là une cause pour avoir eu beaucoup de connaissances au sujet de la croyance pure du Prophète et de l’état des gens de la ville vers laquelle a émigré le Prophète r.

Ainsi, l’Imam Malik était sur la croyance en l’exemption de Allah de la ressemblance avec Ses créatures. Il était sur la croyance en l’exemption de Allah de l’endroit. Il était sur la croyance de l’exemption de Allah de l’attitude, de l’image, du mouvement, du déplacement et du changement.

Il a été confirmé que l’Imam Malik a interprété par un autre sens que le sens apparent les hadith qui ne sont pas explicites ; ces hadith dont le sens apparent laisse suggérer le corps, le mouvement, le déplacement et l’immobilité.

En effet, il y a des hadith et des ayah qui ne sont pas explicite qu’on appelle moutachabih comme le hadith yanzilou Rabbouna. Ces hadith dont le sens apparent laisse suggérer que Allah serait un corps qui se déplace d’un endroit à un autre, leurs sens véritables n’est pas le sens apparent. Ils sont interprétés par d’autres sens que le sens apparent. On fait leur ta’wil et l’Imam Malik fait partie de ceux qui ont fait le ta’wil, c’est-à-dire qui ont interprété pareils hadith par d’autres sens que leurs sens apparents. Ils leur ont donné un sens qui est valable dans la langue arabe et dans la Loi de l’Islam mais qui n’est pas le sens apparent. Ils ont dit que yanzilou rabbouna peut avoir deux interprétations. Certains savants ont dit qu’il s’agit d’un ange qui descend sur ordre de Allah au dernier tiers de la nuit. D’autres savants ont dit qu’il s’agit de la descente de la miséricorde, que les manifestations de la miséricorde sont plus nombreuses au dernier tiers de la nuit.

Al-Bayhaqiyy a rapporté avec sa chaîne de transmission d’après Al-‘Awza^iyy et Malik d’après Soufyan d’après Al-Layth Ibnou Sa^d que lorsqu’ils avaient été interrogés au sujet de ces hadith, ils avaient répondu : « Laissez-les comme ils vous sont parvenus, sans attribuer de comment à Allah ». C’est-à-dire limitez-vous aux termes du hadith mais n’attribuez pas de comment au Créateur. Al-Bayhaqiyy a mentionné cela dans son livre Al-‘Asma’ou wa sSifat.

Il a été confirmé ce qu’a rapporté Al-Bayhaqiyy par l’intermédiaire de ^Abdou l-Lah Ibnou Wahb qui a dit : « Nous étions auprès de Malik. C’est alors qu’un homme était rentré et a dit : Ô ‘Abou ^Abdi l-Lah –surnom de l’Imam Malik–, (Ar-Rahmanou ^ala l-^archi stawa), comment cela ? C’est alors que Malik a marqué un moment de silence et s’est mis à transpirer puis il a relevé la tête et a dit : « Ar-Rahmanou ^ala l-^archi stawa tout comme Allah nous l’a appris. On ne dit pas kayf –comment– au sujet du Créateur. Kayf au sujet de Allah est impossible. kayf  ^anhou marfou^ c’est-à-dire que Allah est exempt du comment. Puis, il lui a dit : « Je vois que tu es quelqu’un qui a une mauvaise innovation, faites-le sortir ».

A partir de la parole de Malik : (kayf ^anhou marfou^) « du comment, Allah est exempt », on ne dit pas que Allah est établi parce que l’établissement c’est un comment. On ne dit pas que Allah est installé car l’installation est un comment. On ne dit pas que Allah est assis parce que la position assise est un comment. On dit (stawa) comme cela est parvenu dans le Qour’an en arabe et on dit sans comment c’est-à-dire que ce n’est pas un établissement, ce n’est pas une installation, ce n’est pas une position assise, ce n’est pas comme l’istiwa des créatures. C’est cela la signification de la parole de l’Imam Malik. C’est ce qu’on appelle un ta’wil ‘ijmaliyy – une interprétation globale –c’est-à-dire qu’il niait au sujet du Créateur ce qui est impossible à Son sujet sans pour autant préciser un sens parmi les sens possibles dans la langue arabe et qui sont dignes du Créateur pour ce mot stawa.

Ainsi, quand l’Imam Malik a dit :  (kayf ^anhou marfou^), ceci signifie que Allah est exempt du comment, c’est-à-dire que l’istiwa de Allah n’est pas une position du tout, ce n’est pas une position comme c’est le cas pour les créatures qui elles ont une position assise ou autre.

Al-Bayhaqiyy a rapporté une autre version par l’intermédiaire de Yahya Ibnou Yahya qui est l’un des élèves de Malik, d’après l’Imam Malik à savoir sa parole : l’Istiwa ghayrou majhoull’Istiwa’ n’est pas inconnu–, c’est-à-dire que c’est un terme qui a été rapporté dans le Qour’an c’est cela signification de ghayrou majhoul. C’est à dire que l’istiwa’ au sujet du Créateur est mentionné dans le Qour’an. Il y a une ayah : (Ar-Rahmanou ^ala l-^archi istawa) à ce sujet. (Wa l-Kayf ghayrou ma^qoul) signifie le comment est inconcevable. C’est-à-dire que le comment est impossible selon la raison au sujet de Allah.

Le comment, c’est tout ce qui fait partie des caractéristiques des créatures, comme le mouvement ou l’immobilité. Tout cela est impossible au sujet du Créateur. On ne dit pas que le Créateur est en mouvement et on ne dit pas qu’Il est immobile parce que être en mouvement ou immobile ce sont des caractéristiques des corps et Allah n’est pas un corps. Il n’est pas concerné par le mouvement et Il n’est pas concerné par l’immobilité. C’est pour cela que nous disons que Allah n’est pas concerné par le comment.

Donc le comment, Allah en est exempt. Pour l’istiwa’, le comment c’est la position assise. Cela est inconcevable au sujet de Allah. La position assise ou l’établissement sont inconcevables au sujet du Créateur parce que la position assise fait partie des caractéristiques des créatures. Car la position assise n’est concevable et n’est valable que pour celui qui a un derrière, qui a des genoux et Allah ta^ala est exempt de tout cela.

Quand à la version où certains ont prétendu que l’Imam Malik a dit : « le comment est inconnu », cette version n’est pas valable. Elle n’a été validée par aucun savant des trois premiers siècles. Elle n’a pas été confirmée et authentifiée de Malik ni d’autres que Malik parmi les Imams, c’est-à-dire que c’est une version montée de toute pièce.

Il a été confirmé de l’Imam Malik l’interprétation par un autre sens que le sens apparent dans le hadith de An-Nouzoul. Il a été rapporté que l’Imam Malik a dit : « Il s’agit d’une descente de miséricorde et non pas d’un déplacement ».

Il s’agit de la descente de la miséricorde et non pas d’un déplacement parce que le Créateur est exempt de l’endroit. Celui qui se déplace, c’est celui qui libère un endroit pour en remplir un autre. Celui qui dit que Dieu descend il a attribué à Allah l’endroit, le changement, le mouvement et tout cela fait partie des caractéristiques des créatures.

Donc, le hadith ne veut pas dire que Dieu descend mais l’Imam Malik a donné son interprétation. Il a dit que c’est une descente de miséricorde, c’est-à-dire que les manifestations de la miséricorde de Dieu deviennent plus nombreuses au dernier tiers de la nuit. C’est cela la signification de ce hadith. Il s’agit donc d’une descente de la miséricorde et non pas d’un déplacement.

 

Le livre Al-Mouwatta’

C’est le premier livre qui a été composé pour rassembler des hadith classés par chapitres. La signification de Al-Mouwatta’ est « ce qui est rendu facile ». Ce livre de l’Imam Malik nommé Al-Mouwatta’ était aussi le premier livre composé dans le hadith et la jurisprudence en même temps. C’est-à-dire qu’il y avait dans le même livre les hadith du Prophète r et la jurisprudence. Il est resté à le composer pendant quarante années. Il comporte beaucoup de chaînes de transmission que les spécialistes de hadith, les mouhaddith ont jugées comme étant les plus authentiques des hadith.

Ach-Chafi^iyy a dit au sujet du livre Al-Mouwatta’: « Il n’est pas paru sur terre un livre après le livre de Allah –le Qour’an– qui soit plus authentique que le livre de Malik ».

Dans son époque, il a été dit : « Est-ce que les gens émettent des avis de jurisprudence alors qu’il y a Malik à Médine ! »

 

Sa science

L’Imam Malik que Allah lui fasse miséricorde a été interrogé une fois au sujet de l’apprentissage de la science de la religion, il a dit : « C’est quelque chose de très bien, mais considère d’abord ce dont tu as besoin depuis que tu te lèves jusqu’à ce que tu arrives au soir et c’est à cela que tu as à t’attacher ». C’est-à-dire cherche au début, les sujets de bases, les sujets de la science de la religion qui te servent dans ta vie de tous les jours.

Que Allah lui fasse miséricorde, il était de ceux qui glorifiaient la science de la religion beaucoup, tant que lorsqu’il voulait transmettre le hadith il faisait le woudou, il s’asseyait et il coiffait sa barbe, il utilisait le parfum, il prenait une position droite qui inspirait le respect et il donnait le hadith.

Lorsqu’il avait été interrogé à ce sujet, il a dit : « J’aime à glorifier et à honorer le hadith du Messager de Allah r », et ce qu’il recherchait par la science, c’était l’agrément de Allah ta^ala. Il a été rapporté que l’Imam Malik, que Allah l’agrée, a été interrogé une fois sur quarante-huit questions. Il a répondu à six et il a dit pour le reste : « je ne sais pas ». Ceci pour enseigner aux gens de rechercher l’agrément de Allah dans la science parce que s’il avait réfléchi sur ces questions il aurait trouvé les réponses. Mais c’était pour enseigner aux gens la modestie et la recherche de l’agrément de Allah.

Son ascèse

Pour ce qui est de son ascèse du bas monde, elle est grande. Il a été rapporté que Ar-Rachid l’avait interrogé un jour : « Est ce que tu as une maison ?» Alors Malik lui a répondu : « Non je n’en ai pas ». Il lui a alors donné alors trois mille dinars et lui a dit : « Achète une maison avec cela ».

Il les a pris mais il ne les a pas dépensés. C’est alors que Ar-Rachid a dit à Malik, que Allah lui fasse miséricorde : « Il convient que tu reviennes avec moi parce que j’ai eu la ferme volonté d’amener les gens à appliquer ce qu’il y a dans Al-Mouwatta’ ». Alors il lui a dit : « Pour ce qui est d’amener les gens à appliquer ce qu’il y a dans Al-Mouwatta’, il n’y a pas de voie pour cela car les compagnons du Messager se sont dispersés dans les différents pays et ils ont transmis les hadith. Dans chaque pays, il y a une part de la science du Prophète. Quand au fait de sortir avec toi, il n’y a pas de moyen pour cela. Le Messager de Allah r a dit :

(ARABE)

(Al-Madinah khayroun lahoum law kanou ya^lamoun)

ce qui signifie : « Médine vaut mieux pour eux si seulement ils le savaient ». C’est un hadith sujet à accord des mouhaddith. Il est rapporté par Al-Boukhariyy et d’autres.

Le Prophète r a dit aussi :

(ARABE)

(Al-Madinah tanfi khabathaha kama yanfi l-kirou khabatha l-hadid)

ce qui signifie : « Médine chasse ses impuretés tout comme le fer chasse ses impuretés ».

Malik a dit à Ar-Rachid: « Et voici tes dinars tout comme ils sont. Si tu veux, tu les gardes et si tu veux, tu les laisses ». C’est-à-dire que si tu m’a donné cet argent pour m’amener à quitter Médine en raison de ce que tu m’as fait, je ne prendrais pas le bas monde en contrepartie de la ville du Messager de Allah r.

L’Imam Malik était ascète, c’est-à-dire qu’il n’avait pas le cœur attaché au bas monde et ceux qui sont ascètes ont réussi.

Lorsque l’argent et les biens lui ont été amenés des différentes contrées puisque sa science et ses élèves s’étaient propagés, les biens qu’il recevait, il les distribuait dans les voies de bienfaisance.

Ce qui indique le fait qu’il était ascète et qu’il n’avait pas son cœur attaché au bas monde, c’était sa grande générosité et son peu d’amour pour le bas monde.

En effet, le fait d’être d’ascète ne veut pas dire ne pas avoir d’argent. Mais le fait d’être ascète signifie que le cœur n’est pas attaché à l’argent.

Ce qui indique aussi qu’il ne courrait pas derrière le bas monde c’est ce qui a été rapporté de lui qu’il a dit : J’étais partis voir Haroun Ar-Rachid et il m’a dit : « Ô Abou ^Abdi l-Lah, il convient que tu viennes plus souvent chez moi pour que les enfants entendent le Mouwatta’ ». C’est alors que Malik lui a dit : « Que Allah honore l’Emir des croyants mais la science on vient à elle, elle ne vient pas chez vous ». C’est alors que Haroun a dit : « Tu as dit vrai, allez à la mosquée pour entendre avec les gens ».

Son décès

Son décès était à Médine l’Illuminée, après dix nuits passées de rabi^ou l-‘awwal de l’an 179 de l’Hégire. Il a été enterré à Al-Baqi^ auprès de ‘Ibrahim le fils du Prophète r.

Beaucoup de poètes ont dit de la poésie pour le pleurer parmi lesquels il y avait Ja^far Ibnou Ahmad As-Saraj qui avait dit que Malik avait conservé la Loi du Prophète Mouhammad r par amour et par crainte pour la Loi et qu’il avait des chaînes de transmission fortes et qu’il inspirait le respect. Il a des élèves qui sont tous des élèves véridiques, qui ont beaucoup de science et n’importe lequel d’entre eux à qui tu poses la question est honnête. S’il n’y avait parmi ses élèves que le fils de ‘Idris –l’Imam Ach-Chafi^iyy– à lui tout seul cela aurait suffit pour l’honneur de l’Imam Malik.

Que Allah fasse miséricorde à l’Imam Malik Ibnou ‘Anas et qu’Il nous fasse profiter par sa science.

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Biographies : Le Chaykh Abdou lLaah Al-Harariyy

LE CHAYKH 3ABDOU L LAAH AL-HARARIYY

Son nom et sa naissance :

Il est l’honorable savant, le modèle des experts en authentification et le doyen de ceux qui examinent scrupuleusement la compatibilité des textes, celui qui est à la tête des savants qui œuvrent pour la religion, l’Imam, le Mouhaddith, le pieux ascète, le vertueux, celui qui persévère dans l’adoration, celui qui possède les dons éminents, le Chaykh Abou ^Abdi r-Rahman ^Abdou l-Lah fils de Mouhammad fils de Youçouf fils de ^Abdou l-Lah fils de Jami^ Al-Harariyy Ach-Chaybiyy Al-^Abdariyy, le Moufti (Jurisconsulte) de Harar. Il est né dans la ville de Harar, aux environs de l’an 1328 de l’Hégire (1910).

Son évolution et ses déplacements :

Il a grandi dans une famille modeste, aimant la science de la religion et les gens de science. Il a donc appris le Qour’an honoré avec mémorisation, psalmodie et maîtrise à l’âge de sept ans, puis il s’est entièrement consacré à puiser dans les océans de la science. Il a ainsi appris par cœur un certain nombre de manuels de base dans différents domaines de la science. Puis il a accordé son attention à la science du Hadith et a ainsi appris par cœur les six livres et d’autres encore, avec leurs chaînes de transmission, à tel point qu’il a été autorisé à donner des avis de jurisprudence et à transmettre le Hadith alors qu’il n’avait pas même dix-huit ans.

Il s’est distingué à travers toutes les régions de l’Ethiopie et de la Somalie en surclassant ses pairs dans la science de la biographie des hommes de la transmission du Hadith et de leurs niveaux respectifs. Il s’est également distingué par la mémorisation des manuels de base et l’approfondissement des sciences de la Sounnah, de la langue, de l’exégèse, de l’héritage et d’autres encore, à tel point qu’il n’est pas de science islamique connue qu’il n’ait étudiée et dans laquelle il ne soit compétent.

Son intelligence et sa mémoire exceptionnelle lui ont permis d’approfondir sa connaissance dans le fiqh Chafi^ite, les règles fondamentales de constitution du fiqh selon Ach-Chafi^iyy et les points de différence d’avis dans l’école. C’est également le cas dans le fiqh ma1ikite, hanafite et hanbalite, à tel point qu’il est devenu celui que les gens désignent et recommandent de visiter et auprès de qui les gens des contrées éthiopiennes et somaliennes se rendaient, jusqu’à ce qu’on lui accorde le poste de Moufti de Harar et de ses environs.

Il a appris le fiqh chafi^ite, les règles fondamentales de constitution selon Ach-Chafi^iyy et la grammaire arabe de plusieurs savants et maîtres parmi lesquels il y a le savant et maître le Chaykh Mouhammad Siraj Al-Jabartiyy le Moufti de l’Ethiopie. Il a appris les sciences de la langue arabe entre autres Chaykh et en particulier, du Chaykh Ahmad Al-Basir.

Il a étudié le fiqh des trois autres écoles ainsi que leurs règles fondamentales de constitution de plusieurs savants parmi lesquels il y a le Chaykh Mouhammad Al-^Arabiyy Al-Façiyy. Il a appris la science de l’exégèse du Chaykh Charif Al-Habachiyy, dans sa ville Jimmah, et il a pris la science du Hadith et les sciences attenantes de très nombreux savants. Parmi les plus honorables d’entre eux il y a le Chaykh Abou Bakr Mouhammad Siraj Al-Jabartiyy, Moufti de l’Ethiopie et le Chaykh ^Abdou r-Rahman ^Abdou l-Lah Al-Habachiyy ainsi que d’autres.

Puis il est parti vers La Mecque et ses savants avec lesquels il a fait connaissance. Parmi eux le Chaykh Mouhammad Yaçin Al-Fadaniyy. I1 a aussi fait partie de l’auditoire du Chaykh Mouhammad Al-^Arabiyy At-Tabban. Il a aussi rencontré le Chaykh vertueux, le Mouhaddith et spécialiste de la récitation du Qour’an Ahmad ^Abdou l-Mouttalib, Chaykh des spécialistes des sciences de la lecture du Qour’an à la mosquée de La Mecque. Il a appris de lui les quatorze versions de lecture ainsi que davantage de science du Hadith et il a obtenu de sa part une licence.

Il est parti par la suite à Médine l’Illuminée où il a établi des liens avec ses savants et où il a appris encore du Hadith du Mouhaddith le Chaykh Mouhammad fils de ^Aliyy AsSiddiqiyy Al-Bakriyy Al-Hanafiyy qui l’a autorisé à transmettre le Hadith.

Puis, il s’est dirigé vers Damas. Les habitants de la ville lui ont fait bon accueil, d’autant que venait de décéder le Mouhaddith, le Chaykh Badrou d-Din Al-Haçaniyy, que Allah lui fasse miséricorde. Puis, lorsqu’il a habité Damas, il a appris du Chaykh Mahmoud Fayiz Ad-Dir^ataniyy, le résident à Damas et son spécialiste de la lecture du Qour’an. Puis il s’est déplacé dans le pays du Cham. Sa renommée n’a cessé de croître, les savants du Cham ainsi que les étudiants le fréquentaient assidûment, il a donc fait connaissance avec ses savants et ils ont tiré profit de sa science. Ils ont témoigné de son mérite et ont reconnu son haut degré dans la science. Il est devenu célèbre dans le pays du Cham comme étant « le successeur du Chaykh Badrou d-Din Al-Haçaniyy » et comme étant « le Mouhaddith du pays du Cham ». Par ailleurs, de nombreux savants et spécialistes du fiqh du Cham lui ont rendu hommage, parmi eux le Chaykh Abou l-Yousr ^Abidin, Moufti de la Syrie, le Chaykh Nouh de la Jordanie, le docteur Al-Halwaniyy, Chaykh des spécialistes de la lecture du Qour’an en Syrie. De même le Chaykh ^Outhman Sirajou d-Din de la descendance du Chaykh ^Ala‘ou d-Din, maître des Naqchabandiyy en son temps, a fait son éloge et une correspondance fraternelle et scientifique s’est établie entre eux. Ont fait son éloge également le Chaykh ^Abdou l-Karim Al-Bayyariyy, l’enseignant à la mosquée Al-Hadra Al-Kaylaniyyah à Bagdad, le Chaykh Mouhammad Zahid Al-Islambouliyy, le Chaykh Mouhammad Al-Hanafiyy qui est l’un des plus célèbres savants turcs œuvrant actuellement dans ces contrées, les deux Chaykh ^Abdou l-Lah et ^Abdou l-^Aziz Al-Ghoummariyy qui sont les deux Mouhaddith des contrées marocaines, le Chaykh Mouhammad Yaçin Al-Fadaniyy le Mecquois, Chaykh du Hadith et des chaînes de transmission à l’Institut des sciences de religion à La Mecque honorée (Dar Al-^ouloum ad-Diniyyah). De nombreuses autres personnalités lui ont encore rendu hommage.

Il est arrivé à Beyrouth en l’an 1370 de l’Hégire (1950). Il a été l’hôte des plus grands Chaykh de cette ville, tels le Chaykh le Qadi (Juge) Mouhyi d-Din Al-^Ajouz, le Chaykh et Conseiller Mouhammad Ach-Charif. Le Chaykh Baha‘ou d-Din Al-Kilaniyy s’est réuni avec le Chaykh ^Abdou l-Lah chez le Chaykh Mouhammad Ach-Charif et il a tiré profit de lui dans la science du Hadith.

Le Chaykh Moukhtar Al-^Alayli, l’ancien responsable de la fatwa, que Allah lui fasse miséricorde, s’est réuni avec le Chaykh ^Abdou l-Lah et a reconnu son mérite et son haut degré dans la science. Il a préparé la prise en charge de son installation à Beyrouth par Dar Al-Fatwa, afin qu’il puisse se déplacer dans les différentes mosquées pour y diriger des assemblées de sciences, et ceci par une autorisation écrite du Chaykh Moukhtar.

 

Il est décédé que Dieu lui fasse miséricorde le mois de Ramadan de l’année 1429 H 2008. Il est enterré à Beyrouth.


1- Al-Harariyy : de Harar, région de la corne africaine (Ethiopie) ayant une histoire islamique glorieuse et qui a vu naître sur son sol beaucoup de savants et de saints.

2- Al-^Abdariyy : de la descendance de ^Abdou d-Dar, qui est une branche de la tribu de Qousayy fils de Kilab, le quatrième arrière-grand-père du Prophète

3- Hadith -Tradition prophétique – : parole, fait ou événement rapporté du Prophète ou de ses compagnons, que Allah les agrée.

4- Les six livres sont les recueils de Hadith les plus importants de la Tradition : AI-Boukhariyy, Mouslim, An-Naça‘iyy, Abou Dawoud, At-Tirmidhiyy, Ibnou Majah.

5- Fiqh : science de la jurisprudence des lois de l’Islam.

6- Chafi^ite : relatif à Ach-Chafi^iyy, le grand savant Qouraychite, l’un des plus illustres jurisconsultes musulmans, que Allah lui fasse miséricorde, il a pris la science de l’Imam Malik à Médine et ce dernier l’a autorisé à donner des avis de jurisprudence alors qu’il n’avait que quinze ans. Puis, il est parti en Irak et il a appris chez les élèves de l’Imam Abou Hanifah. Il a rencontré l’Imam Ahmad que Allah leur fasse miséricorde à tous.

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Biographie : L’Imam Al-Boukhariyy, le Chaykh des Mouhaddith

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur novembre 9, 2010
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L’Imam Al-Boukhariyy

L’Imam Al-Boukhariyy, le Chaykh des Mouhaddith

et l’Imam de ceux qui ont rassemblé le hadith

Sa biographie

Il s’agit de ‘Abou ^Abdi l-Lah Mouhammad fils de ‘Isma^il fils de ‘Ibrahim fils de Bardisbah Al-Jou^fiyy Al-Boukhariyy. Il est né dans la ville de Boukhara, le vendredi après la prière, treize nuits écoulées du mois de chawwal de l’année 194 de l’hégire. Il a grandi orphelin élevé par sa mère. Il a perdu la vue lorsqu’il était petit mais sa mère a vu le KhalilIbrahim ^alayhi s-salam dans le rêve qui lui a dit : « Allah a rendu la vue à ton fils en raison de tes nombreuses larmes ».

Al-Boukhariyy a aimé la science depuis son plus jeune âge. Il a ainsi mémorisé les compositions de hadith de Ibnou l-Moubarak en étant enfant. Il a lu les livres réputés alors qu’il avait seize ans, tant qu’il a été dit qu’il mémorisait en étant jeune soixante-dix mille hadith par cœur. Ce qui l’a aidé à cela, c’est qu’il connaissait les biographies de ceux qui rapportent le hadith et il recherchait leur état également, il le connaissait. Il connaissait les Chaykh de ceux de qui il tient le hadith ainsi que leurs élèves et leurs différentes chaînes de transmission.

Avant qu’il ne quitte son pays, il a pu recevoir par transmission tout ce qui y est rapporté comme hadith. Il les a entendu de Mouhammad ‘Ibnou Salam Al-Baykandiyy et ‘Abdou l-Lah ‘Ibnou Mouhammad Al-Mouçannadiyy et ‘Ibrahim ‘Ibnou l-‘Ach^af, de Mouhammad ‘Ibnou Youçouf Al-Baykandiyy et d’autres encore.

Ensuite, il est parti à La Mecque avec sa mère et son frère en recherchant à recevoir la transmission et à entendre les hadith rapportés.

Il est resté dans le Hijaz pendant six ans durant lesquels il recevait par transmission le hadith. Il s’est déplacé dans les différents pays, il est parti à Ach-Cham, il est parti en Egypte, il est parti à Al-Jazirah à deux reprises, à Al-Basrah à quatre reprises, à Al-Koufah et Baghdad à plusieurs reprises. Il a ainsi reçu le hadith de la part des mouhaddith de chaque pays où il s’était rendu, tant que les hommes de qui il rapporte le hadith ont atteint le nombre de mille quatre-vingts et ils étaient tous des mouhaddith.

Parmi les faits importants qui ont été rapportés à son sujet

L’Imam At-Taj As-Soubkiyy a rapporté dans son livre AtTabaqat lorsqu’il a mentionné la biographie de l’Imam des mouhaddith ‘Abou ^Abdi l-Lah Boukhariyy, il a rapporté d’après ‘Ibnou ^Adiyy qu’il a dit : « J’ai entendu plusieurs Chaykh rapporter que Al-Boukhariyy était venu s’installer à Baghdad. C’est alors que les gens qui rapportent le hadith se sont réunis et ils ont pris cent hadith qu’ils ont inversé, c’est-à-dire qu’ils ont pris le corps du hadith et la chaîne de transmission et ils les ont mélangés, de sorte qu’ils ont mis le texte de ce hadith avec la chaîne de transmission de cet autre hadith, et la chaîne de transmission de ce hadith pour le texte de cet autre hadith. Ils ont donné à chacun dix hadith qu’ils ont ainsi mélangés pour les mentionner à Al-Boukhariyy dans une assemblée. Les gens se sont alors réunis. L’un d’entre eux s’est levé et il a interrogé au sujet de ces hadith, d’un des dix qu’il a mélangés. Al-Boukhariyy a dit : « Je ne le connais pas ». Il l’a interrogé au sujet d’un autre hadith, Al-Boukhariyy a dit : « Je ne le connais pas », jusqu’à ce que le premier homme ait terminé avec les dix hadith. C’est alors que les spécialistes de jurisprudence se regardaient les uns les autres, c’est-à-dire qu’il s’interrogeait sur Al-Boukhariyy. Un deuxième homme s’est levé et a fait comme le premier. Et Al-Boukhariyy disait à chaque fois : « Je ne le connais pas ». Lorsque les dix hommes avaient fini, Al-Boukhariyy s’est retourné vers le premier d’entre eux et  lui a dit :  « Pour ce qui est de ton premier hadith sa chaîne de transmission c’est celle-là. Pour le deuxième hadith la chaîne de transmission c’est celle-là, et le troisième et ainsi de suite » jusqu’à lui donner les chaînes de transmission des dix hadith que le premier a donné. Il a rendu ainsi à chaque texte de hadith sa bonne chaîne de transmission. Ensuite, il a fait la même chose avec le deuxième, la même chose avec les autres jusqu’à avoir terminer avec les dix hommes. C’est alors que les gens lui ont reconnu sa capacité de mémorisation (de Hafidh).

Al-Boukhariyy depuis son plus jeune âge avait une très forte capacité de mémorisation de sorte qu’il apprenait par cœur les hadith avec leurs chaînes de transmission du fait même qu’il les entendait. Il a mémorisé des compositions de hadith de Ibnou l-Moubarak. Il a aussi reçu par transmission les livres réputés de l’époque alors qu’il avait seize ans et cette capacité de mémorisation étonnante est connue de lui depuis son plus jeune âge.

Parmi ce que As-Soubkiyy rapporte dans ses Tabaqat de Al-Boukhariyy qu’il a dit : « J’ai été inspiré la mémorisation du hadith dans le Kouttab –c’est-à-dire l’école où les enfants apprenaient le Qour’an et le hadith– alors que j’avais dix ans ou moins, et lorsque j’ai quitté le Kouttab après dix ans, j’allais écouter auprès de Ad-Dakhiliyy et d’autres.

Un jour tandis qu’il récitait le hadith aux gens, il a dit : « Soufyan a rapporté d’après ‘Abou Zoubayr d’après ‘Ibrahim ». C’est alors que je lui ai dit : « Mais ‘Abou Zoubayr n’a pas du tout rapporté de ‘Ibrahim ». Il m’a alors dit de me taire. Je lui ai dit : « Vérifie si tu veux sur ta copie d’origine ». Il est rentré puis il est ressorti et il m’a dit : « C’est comme tu as dit mon garçon». Il s’agit de AzZoubayr Ibnou ^Adiyy qui a rapporté de ‘Ibrahim. Il m’a alors pris le crayon de la main et il a corrigé, et il m’a dit : « Tu as dit vrai ». Lorsque Al-Boukhariyy a été interrogé sur son âge à ce moment-là, il a répondu : « J’avais onze ans ».

Parmi ce qui est rapporté de Mouhammad ‘Ibnou ‘Abi Hatim Al-Warraqde Al-Boukhariyy qu’il a dit : « J’ai entendu Hamid ‘Ibnou ‘Isma^il et un autre dire : « Al-Boukhariyy venait avec nous pour entendre le hadith alors qu’il était encore jeune garçon. Mais il n’écrivait rien du tout. Un bon moment s’était écoulé et il faisait ainsi. Nous lui disions alors, pourquoi tu n’écris pas ? et il nous a dit vous avez beaucoup insisté pour que j’écrive. Lisez moi donc ce que vous deux avez écrit. Nous avions alors sorti ce que nous avions écrit et c’était plus que quinze mille hadith. Il les a tous récité par cœur, tant que nous corrigions nos versions sur ce qu’il avait appris par cœur ».

Les Chaykh de Al-Boukhariyy

Comme le nombre de ses Chaykh était important et beaucoup plus grand encore que d’être limité dans cette étude, nous allons mentionner les plus réputés d’entre eux. Ainsi, il a entendu de Makkiyy fils de ‘Ibrahim Al-Balkhiyy et de ^Abdan fil de ^Outhman Al-Marwaziyy et de ^Oubaydi l-Lah fils de Mouça Al-^Absiyy et de ‘Abi ^Asim Ach-Chaybaniyy et de Mouhammab ‘Ibnou ^Abdi l-Lah Al-‘Ansariyy, de Mouhammad ‘Ibnou Youçouf Al-Faryabiyy et de ‘Abou Nou^aym Al-Fadl fils de Daki, de ‘Abou Ghassad Al-Hindiyy et de Soulayman fils de Harb Al-Wachijiyy et de ‘Abou Salamah At-Taboudhakiyy et de ^Affan fils de Mouslim, de ^Aram fils de Al-Fadl, de ‘Abou l-Walid AtTayaliciyy, de ‘Abou Ma^mar Al-Minqariyy, de ^Abdou l-Lah fils de Maslamah Al-Qa^indiyy, de ‘Abou Bakr Al-Hamidiyy, de ^Abdou l-Lah fils de Youçouf At-Taniciyy, de ‘Abou l-Yaman Al-Himsiyy, de ‘Ahmad ‘Ibnou Hanbal, de ‘Isma^il fils de ‘Abou ‘Ouways Al-Madiniyy, de Yahya fils de Ma^in et de beaucoup d’autres encore.

Les paroles des savants au sujet de Al-Boukhariyy

Il a été rapporté que l’Imam Al-Boukhariyy s’était vu dans le rêve debout en présence du Messager de Allah et il tenait quelque chose à la main avec laquelle il éloignait quelque chose du Messager de Allah. Lorsqu’il a posé la question sur l’interprétation de ce rêve, certains de ceux qui interprètent les rêves ont dit : « Tu vas repousser le mensonge de ceux qui parlent en faux au sujet du Messager de Allah ».

Il a été rapporté dans Tah-dhibou l-‘Asma’i wa l-Loughat d’après Hachid fils de ‘Isma^il qu’il a dit : « J’ai vu ‘Is-haq fils de Rahawayh assis sur une couche et avec lui Mouhammad fils de ‘Isma^il Al-Boukhariyy. C’est alors que Mouhammad l’a corrigé dans quelque chose et ‘Is-haq fils de Rahawayh a repris les paroles de Al-Boukhariyy. Alors, ‘Is-haq a dit aux gens : « Ô vous les gens, vous qui maîtrisez le hadith, prenez de ce jeune homme. S’il avait vécu dans l’époque de Al-Haçan Al-Basriyy, les gens auraient besoin de lui en raison de sa connaissance du hadith et de sa compréhension du hadith ».

Il a été rapporté dans Al-Bidayah wa n-Nihayah d’après Ibnou Khouzaymah qu’il a dit :  « Je n’ai pas vu sur terre, qui ait plus de connaissance du hadith du Messager de Allah, ni qui le mémorise mieux que Al-Boukhariyy » et ‘Is-haq ‘Ibnou Zayrak a dit à son sujet : « J’ai entendu en l’an deux cent quarante sept Mouhammad ‘Ibnou ‘Idris Ar-Raziyy ‘Abou Hatim dire : « viendra vous voir un homme des gens de Khouraçan et il n’est pas sorti de Khouraçan qui mémorise plus le hadith que lui et il n’est pas venu en Irak qui ait plus de science de hadith que lui ». Est venu alors chez nous Mouhammad ‘Ibnou ‘Isma^il après quelques mois, c’est-à-dire Al-Boukhariyy.

Parmi ce que l’Imam le Moujtahid ‘Ahmad ‘Ibnou Hanbal que Allah l’agrée a dit pour faire son éloge et indiquer son haut degré. Il a dit que le degré de Hafidh a été atteint par quatre des gens de Khouraçan, ‘Abou Zou^rah Ar-Raziyy, Mouhammad ‘Ibnou ‘Isma^il Al-Boukhariyy, ^Abdou l-Lah ‘Ibnou ^Abdi r-Rahman As-Samarqandiyy et Al-Houçayn ‘Ibnou Chouja^ Al-Balkhiyy. Et il a rapporté dans Tabaqat As-Soubkiyy d’après Mouhammad ‘Ibnou ‘Abi Hatim al-warraq de Al-Boukhariyy qu’il a dit : « Je l’ai entendu dire des compagnons de ^Amr ‘Ibnou ^Aliyy : ils m’ont mentionné un jour un hadith. Je leur ai dit alors : je ne le connais pas. Ils étaient alors heureux et ils sont partis voir ^Amr ‘Ibnou ^Aliyy pour lui dire nous avons mentionné à Mouhammad fils de ‘Isma^il un hadith qu’il n’a pas du tout connu. C’est alors que ^Amr leur a dit :  Un hadith que Mouhammad fils de ‘Isma^il ne connaît pas, n’est pas un hadith ». Il a également été rapporté dans Tabaqat As-Soubkiyy d’après ‘Ahmad ‘Ibnou Hamdoun qu’il a dit : « Mouslim ‘Ibnou l-Hajjaj était parti voir Al-Boukhariyy et il l’a embrassé entre les yeux et lui a dit : J’embrasserai même tes pieds Ô toi qui est les maître de ceux qui maîtrisent le hadith et toi qui est celui qui connaît la valeur et le degré de fiabilité des hadith ».

Hachid ‘Ibnou ‘Isma^il a dit : « J’étais à Al-Basrah et j’ai entendu l’arrivée de Mouhammad ‘Ibnou ‘Isma^il. Lorsqu’il était arrivé, Mouhammad ‘Ibnou Yasar a dit : Aujourd’hui est rentré chez nous le maître des spécialistes de jurisprudence ».

Il a été rapporté de ’Abou Sahl Ach-Chafi^iyy qu’il a dit : « Je suis entré à Al-Basrah, à Ach-Cham, à Al-Hijaz, à Al-Koufah, et je voyais leurs savants et chaque fois que Mouhammad ‘Ibnou ‘Isma^il était mentionné ils lui reconnaissaient un degré supérieur au leur ». Il est rapporté de ^Abdou l-Lah le fils de l’Imam ‘Ahmad ‘Ibnou Hanbal qu’il a dit : « J’ai dit à mon père : Père, qui sont donc les Hafidh. Il m’a dit : Ô mon fils, ce sont des jeunes qui venaient chez nous, des gens de Khouraçan et ils se sont dispersés maintenant ». Et je lui ai dit : « Qui sont-ils donc père ? ». Il m’a dit : « Mouhammad ‘Ibnou ‘Isma^il, c’est-à-dire Al-Boukhariyy ». C’est-à-dire qu’il n’a mentionné d’entre eux que Al-Boukhariyy. Parmi ce que ‘Ibrahim Al-Khawwas a dit au sujet de Al-Boukhariyy : « J’ai vu ‘Abou Zour^ah comme un enfant assis devant Al-Boukhariyy, Mouhammad ‘Ibnou ‘Isma^il pour l’interroger sur le hadith ».

Ses ouvrages

Al-Boukhariyy faisait partie des savants qui avaient les plus hauts degrés, qui avaient laissé de nombreux ouvrages éminents et fort utiles. Que Allah l’agrée, il était parmi les gens qui avaient les meilleurs capacités à composer, parmi les plus adroit d’entre eux. Ses ouvrages ont été nombreux. Nous citons les plus réputés d’entre eux : Al-Jami^ AsSahih qui est le livre réputé par le nom de Sahih Al-Boukhariyy, Al-‘Adabou l-Moufrad qui fait partie de ses composition les plus éminentes, les noms des compagnons, Asma’ou sSahabah, At-Tarikh qui est un livre dans lequel il a rassemblé ceux qui sont dignes de confiance et ceux qui sont faibles parmi ceux qui rapportent le hadith et il est en trois volumes, un grand, un moyen et un petit. Il a At-Tafsirou l-Kabir –la grande éxégèse–, Al-Jami^ou l-Kabir, Khalqou ‘Af^ali l-^Ibad –la création des actes des esclaves–, Khayrou l-Kalam fi l-qira’ati Khalfa l-‘Imam –les meilleures paroles au sujet de la récitation derrière l’imam–, Kitabou ddou^afa’i wa l-matroukin –le livre de ceux qui sont faibles et de ceux qui sont délaissés–, Kitabou l-^Ilali fi l-hadith, Kitabou l-Fawa’id, Al-Qira’atou Khalfa l-‘Imam, Qada’i wa sSahabah wa t-Tabi^in, Kitaboun fi l-Mabsouti fi l-hadith, Al-Mousannad Al-Kabir, Kitabou l-Wihdan, c’est un livre dans lequel il a rassemblé tout ceux qui n’ont qu’un seul hadith parmi les compagnons.

Son décès

Il est mort que Allah lui fasse miséricorde le samedi, la nuit de la fête de Al-Fitr de l’année deux cent cinquante six de l’Hégire. Il avait alors soixante deux ans moins treize jours. Il a été enterré le jour de la fête de Al-Fitr après la prière de AdhDhouhr dans un village qui s’appelle Khartank qui est un village de Samarqand. Ibnou ^Oudayy a rapporté d’après ^Abdou l-Qouddous fils de ^Abdou l-Jabbar As-Samarqandiyy qu’il a dit : « L’Imam Al-Boukhariyy était venu à Khartank alors qu’il avait des proches parents chez qui il était hébergé. Je les entendu dire une nuit alors qu’il avait fini la prière de la nuit dans ses invocations : Ô Allah, je ne supporte plus la vie sur terre alors fais-moi mourir. Le mois ne s’est pas écoulé avant que Allah ta^ala le fasse mourir. Que Allah fasse miséricorde à l’Imam Al-Boukhariyy et qu’Il le rétribue pour nous du meilleur bien.

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Biographie : AL-FOUDAYL IBNOU ^IYAD

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur novembre 9, 2010
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AL-FOUDAYL IBNOU ^IYAD

Sa biographie

Il est le modèle de ceux qui suivent le chemin pour l’ascèse. Il est l’Imam vertueux Al-Foudayl fils de Mas^oud fils de Bichr, le modèle, le chaykh de l’Islam, Abou ^Aliyy At-Taymiyy Al-Yarbou^iyy Al-Khouraçaniyy, celui qui a résidé auprès de la Maison Sacrée et honorée par Allah, la Ka^bah. Il était né à Samarqand –Samarkand– et il a grandi à ‘Abyourid. Il était un brigand qui barrait le chemin aux gens qui voyageaient entre Abyourid et Sarkhas jusqu’à ce qu’eut lieu l’événement de la petite fille. Il a alors fait le repentir à Allah puisqu’il a été fortement impressionné par ce rêve. Son âme a également été fortement influencée lorsqu’il a entendu la récitation d’un homme qui s’adonnait à l’adoration qui récitait la parole de Allah dans sourat Al-Hadid ayah 16 qui signifie : « N’est-il pas venu le moment pour ceux qui sont croyants que leurs cœurs fassent preuve de piété à l’égard de Allah lorsque Allah est évoqué et lorsque le Qour’an est récité ! ». C’est alors qu’il se mit à répéter par sa langue : « Oui, Seigneur il est venu le moment. Ô Allah je me suis repenti à Toi. Ô Allah je me suis repenti à Toi ».

Il est parti par la suite quérir la science et il puisait des océans de la science. Il était embelli pour cela par la sincérité et la piété à l’égard de Allah, tant qu’il a eu un très grand degré. Allah est exempt d’imperfection, Celui Qui guide qui Il veut.

 

Sa science et son ascèse

Il a voyagé, que Allah l’agrée, pour rechercher la science de la religion. Il a ainsi écrit le hadith à la ville de Al-Koufah. Il a appris de Al-‘A^mach, de Al-Layth, de Ja^far AsSadiq et d’autres qu’eux. Parmi ceux qui ont rapporté de Al-Foudayl Ibnou ^Iyad, il y a Ach-Chafi^iyy, Ibnou l-Moubarak, Bichr Al-Hafiyy, As-Siriyy As-Saqtiyy et ‘Açad Ibnou Mouça Al-‘Oumawiyy surnommé ’Açadou s-sounnah, –le lion de ‘Ahlou-Sounnah–, et d’autres encore.

Il a appris la jurisprudence. Il l’a mémorisée et il y a excellé. Il s’est adonné à l’adoration et à l’application dans l’obéissance jusqu’à atteindre un très haut degré. Les témoignages des savants sont venus pour prouver son haut degré. Ainsi, d’après Ibrahim fils de Mouhammad Ach-Chafi^iyy, il a dit : « J’ai entendu Soufyan Ibnou ^Ouyaynah dire Al-Foudayl est digne de confiance ».

D’après Ibnou Mahdiyy il a dit :  « Foudayl est un homme vertueux ».

An-Naça’iyy a dit : « Il est digne de confiance, il est honnête et c’est un homme vertueux ».

Mouhammad Ibnou Sa^d a dit :  « Il était né à Khouraçan dans le village de ‘Abyourid. Il est venu à Al-Koufah alors qu’il était âgé, il a entendu le hadith de Mansour et d’autres. Ensuite, il s’est adonné à l’adoration et il s’est déplacé pour s’installer à La Mecque. Il y a résidé jusqu’à sa mort au début de l’an 187 de l’hégire durant le califat de Haroun. Il était digne de confiance. Il était noble. Il était émérite. Il s’adonnait aux adorations. Il était ascète et avait rapporté beaucoup le hadith. »

Parmi ce qui a été rapporté au sujet de Al-Foudayl Ibnou ^Iyad, que Allah lui fasse miséricorde, c’est qu’il craignait beaucoup pour lui-même en ce qui concerne les sujets de l’au-delà et non pas les sujets du bas-monde. Il récitait le Qour’an. Lorsqu’il récitait le Qour’an, il transparaissait de sa récitation la tristesse et l’amour de Allah et la crainte du châtiment de Allah ^azza wa jall. Lorsqu’il récitait une ayah dans laquelle il y avait la mention du paradis, il demandait à Allah le paradis et lorsqu’il récitait une ayah dans laquelle il y avait une mention du châtiment, il demandait la préservation de Allah contre l’enfer. Avec tout cela, il accomplissait beaucoup de prières. On lui installait des nattes dans sa mosquée et il faisait la prière du début de la nuit pendant un certain temps, ensuite le sommeil le gagnait. Il se couvrait alors avec les nattes. Il s’endormait un peu puis il se réveillait à nouveau. Lorsque le sommeil le gagnait encore, il s’endormait puis il se réveillait et ainsi de suite jusqu’au matin. Au matin, il finissait l’adoration de nuit pour s’adonner à l’adoration de jour.

 

Al-Foudayl Ibnou ^Iyad, que Allah lui fasse miséricorde, était sûr dans le hadith qu’il rapportait. Il était véridique dans sa parole. Il accordait beaucoup de respect pour le hadith du Prophète r lorsqu’il le rapportait. Il arrive également que lorsqu’il rapporte le hadith du Prophète, son état change. Il se mettait alors à parler plus lentement par honneur et par respect pour les paroles du Messager de Allah r. Il était, que Allah l’agrée, de ceux qui étaient fortement touchés par le Qour’an qu’il récitait ou par l’exhortation qu’il entendait. Ses larmes coulaient à flots et il se arrive qu’il pleure parfois jusqu’à ce que ceux qui étaient présents avec lui aient de la compassion pour lui. Il était de ceux qui méditaient beaucoup. Il recherchait par sa science et ses œuvres l’agrément de Allah ^azza wa jall. Lorsqu’il partait dans un convoi funéraire, il ne cessait pas d’exhorter les gens, d’évoquer Allah et de pleurer comme s’il allait quitter à jamais ses amis et ses compagnons jusqu’à ce qu’il arrivât au cimetière. Il s’asseyait alors entre les tombes en étant fortement exhorté par la mort et les morts. Il pleurait alors beaucoup jusqu’à ce qu’il se relevât et revenait chez lui, que Allah l’agrée.

Allah est exempt d’imperfection ! Certes, un homme qui a ces caractères mérite véritablement d’être parmi les plus honorables des maîtres et les plus émérites, ce qui a fait que les plus émérites des gens mentionnent son mérite et le citent en bien. Ainsi, Ahmad fils de ‘Abou l-Hawwariyy a rapporté de Al-Haytham fils de Jamil, qu’il a dit : « J’ai entendu Charik dire : Chaque peuple avait une référence dans son époque, et Al-Foudayl Ibnou ^Iyad était la référence pour les gens de son époque ».

Dans As-Siyar Mardawayh a dit : « ^Abdou l-Lah Ibnou l-Moubarak m’a dit : Al Foudayl Ibnou ^Iyad a été véridique dans son engagement à l’égard de Allah et Allah lui a accordé la sagesse lorsqu’il parlait ». Il a également été rapporté de ^Abdou l-Lah Ibnou l-Moubarak qu’il a dit au sujet de Al-Foudayl : « Il fait parti des abdal‘abdal est le pluriel de badal et badal est un rang élevé dans la sainteté. Tous les saints n’ont pas le même rang et le badal est un rang élevé– ». Ainsi, celui qui fait partie des abdal est forcément comme nous l’avons mentionné quelqu’un qui a la science, qui a l’ascèse, qui s’adonne à l’adoration, qui a la vertu et la rectitude.

Ainsi, d’après Abou Bakr ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Affan, il a dit : J’ai entendu Ibnou l-Moubarak dire :  Il n’est pas resté dans Al-Hijaz un seul badal si ce n’est Al-Foudayl Ibnou ^Iyad et son fils ^Aliyy et ceci suffit comme mérite et honneur qu’il fasse partie des badal, ceux au sujet de qui le Messager r a dit : ce qui signifie : « La terre ne se videra pas de quarante hommes comme ‘Ibrahim Al-Khalil. C’est grâce à ces quarante-là que les gens recevront la pluie et c’est grâce à ces gens-là qu’ils recevront la victoire. Il n’y a pas un seul d’entre eux qui meure sans que Allah ne le remplace par un autre ». Ce hadith a été rapporté par AtTabaraniyy dans son Jami^ par l’intermédiaire de ‘Anas Ibnou Malik, que Allah l’agrée.

 

Ce qui s’est passé entre Al-Foudayl et Ar-Rachid

Haroun Ar-Rachid, que Allah lui fasse miséricorde, honorait les gens de science et les gens de mérite. Il entretenait des liens avec eux c’est-à-dire qu’il leur rendait visite. Ils venaient aussi les voir et il recherchait de leur science, de leur secret et de leur bénédiction. Ainsi beaucoup d’Imams de son époque comme l’Imam Malik et Al-Foudayl ont eu des contacts avec lui et il a fait leur éloge.

D’après ce qu’a rapporté Adh-Dhahabiyy dans (    ) d’après (    ) Ibnou (     )  il a dit : J’ai entendu Ar-Rachid dire : Je n’ai pas vu parmi les savants qui inspirait plus le respect que l’Imam Malik ni qui avait plus crainte de Allah que Al-Foudayl.

 

Dans une autre occasion, il a été rapporté que Al-Foudayl a exhorté Ar-Rachid. Il a parlé avec tellement d’éloquence que Ar-Rachid s’est mis à pleurer. Son serviteur est alors venu et a pu voir Ar-Rachid pleurer en sanglots. Al-Foudayl a dit : « Ils m’ont alors accompagné et ils m’ont dit : Pars tu es en paix ».

Dans un autre récit, il a été rapporté que Ar-Rachid était parti le voir dans sa maison accompagné de son serviteur Al-Fadl. Al-Fadl qui accompagnait l’Emir des Croyants Haroun Ar-Rachid a dit : Nous étions arrivés chez lui. Il était alors debout en train d’accomplir la prière et réciter une ayah du Qour’an qu’il répétait. Haroun Ar-Rachid a dit à son accompagnateur Al-Fadl : Frappe à la porte. J’ai alors frappé à la porte. Il nous a dit, après avoir terminé sa prière : Qui est là ? J’ai dit : Réponds à l’Emir des Croyants. Alors Al-Foudayl a dit de l’intérieur : Qu’est ce que j’ai moi avec l’Emir des Croyants ! Al-Fadl lui a répondu : Soubhana l-Lah ! N’est-ce pas que tu lui dois l’obéissance ?! Il a dit : C’est alors qu’il est descendu. Il a ouvert la porte puis il est remonté dans sa chambre. Il a éteint la lumière et il s’est réfugié dans un des coins de la chambre. Nous étions entrés et nous nous sommes mis à le chercher avec nos mains. C’est alors que la main de Haroun a précédé la mienne pour lui serrer la sienne. Al-Foudayl a dit : Combien cette main est douce si demain elle est sauvée du châtiment de Allah ! Al-Fadl a dit : Je me suis dit en moi-même qu’il va certainement lui dire des paroles dures cette nuit pour l’exhorter ! Al-Fadl l’accompagnateur de Haroun Ar-Rachid lui a dit : Passe maintenant à ce pour quoi nous sommes venus chez toi que Allah te fasse miséricorde. C’est alors que Al-Foudayl s’est mis à parler et a dit des paroles qui ont eu un très grand effet et qui ont exhorté Ar-Rachid. Il lui a dit entre autres : Si tu veux être sauvé alors abstiens-toi du bas monde. Fais comme un jeûne pour les bien du bas monde et que la rupture de ton jeûne soit par la mort. Ne sois pas de ceux qui se laissent aller au plaisir du bas-monde. Abstiens-toi de tout cela, tout comme le jeûneur s’abstient de manger et de boire et que la rupture de ton jeûne soit par la mort, tout comme celui qui jeûne rompt le jeûne au coucher du soleil. Il lui a dit également : Si tu veux être sauvé du châtiment de Allah, aime pour les musulmans ce que tu aimes pour toi-même et déteste pour le musulman ce que tu détestes pour toi-même. Je te dis cela, et je crains pour toi d’une grande crainte le jour où les pieds glissent lorsqu’ils auront à traverser le pont entre la terre du rassemblement et le voisinage du paradis ! Est-ce que tu as avec toi, que Allah te fasse miséricorde, qui te donne des conseils comme ceux-là ?! Al-Fadl a dit : C’est alors que Ar-Rachid s’est  mis à pleurer à chaudes larmes jusqu’à qu’il se soit évanoui. Lorsqu’il s’est réveillé, il lui a dit :  Dis-moi encore d’autres belles paroles, que Allah te fasse miséricorde ! Al-Foudayl lui a dit : Ô toi qui a un beau visage, c’est toi que Allah va interroger au sujet de l’état des musulmans au jour du jugement. Si tu as la capacité de protéger ce visage du feu de l’enfer alors fais tout ce qui est en ton possible. Et gare à toi de te lever au matin ou d’arriver au soir en ayant dans ton cœur une duperie à l’égard de l’un de ceux que tu gouvernes. C’est alors que Ar-Rachid s’est mis à sangloter. Puis il lui a donné mille dinars et il lui a dit : Prends cet argent. Tu pourras le dépenser sur ta famille et te renforcer pour adorer ton Seigneur. C’est alors que Al-Foudayl lui a dit : Que Allah te protège et t’accorde la réussite. Il lui a rendu l’argent. Il ne l’a pas pris puis il s’est tu. Al-Fadl a dit : Nous sommes alors sortis. Ar-Rachid a dit : Abou l-^Abbas, si jamais tu m’indiques quelqu’un, alors indique moi quelqu’un comme lui, c’est le maître des musulmans aujourd’hui. Entre-temps, une des épouses de Al-Foudayl était entrée chez lui et lui a dit : Tu vois bien la difficulté dans laquelle nous sommes, pourquoi n’as-tu pas accepté cet argent ? Lorsque Ar-Rachid a entendu ces paroles, il a dit : Revenons chez lui. Peut-être il va accepter l’argent. Lorsque Al-Foudayl a su la raison pour laquelle ils étaient revenus, il est remonté sur le toit et il s’est assis devant la porte de la chambre. Haroun est venu et s’est assis à ses côtés et s’est mis à lui parler pour le convaincre de prendre l’argent. Mais Al-Foudayl ne lui répondait pas. Tandis que nous étions ainsi une femme esclave noire était sortie et elle dit sèchement à Haroun Ar-Rachid l’Emir des Croyants –sans chercher à savoir qui il était– : Toi tu as beaucoup parlé au Chaykh ce soir. Tu peux t’en aller ! Et nous sommes repartis.

 

Quelques-unes des perles de sa sagesse

Il est naturel pour un Imam comme Al-Foudayl que ses propos expriment sa grande crainte de Allah, sa sincérité et sa grande compassion à l’égard des musulmans et son conseil pour eux par des expression éminentes, éloquentes qui sont très claires et bien exprimées comme des perles et des diamants.

Ainsi, parmi ce qui a un effet, parmi ces paroles, celles rapportées par Al-Houçayn fils de Ziyad, il a dit : J’ai beaucoup entendu Al-Foudayl dire : Protège ta langue, occupe-toi de ton état. Sois au courant des affaires de ton époque. Ne cherche pas à trop te montrer. Ne cherche pas la réputation dans le bas-monde.

Il est rapporté de Haroun Ar-Rachid qu’il a dit : Je suis entré le voir une fois et il m’a dit : Vide ton cœur pour le remplir de tristesse et de crainte jusqu’à ce qu’ils y habitent. Ainsi, ils pourront te détacher des désobéissances et t’éloigner du feu de l’enfer.

 

D’après ‘Ibrahim Ibnou l-‘Ach^ath d’après Al-Foudayl qu’il a dit : Il y a deux caractères qui rendent le cœur dur : le fait de trop parler et le fait de trop manger.

Il a dit aussi : Parmi le comportement des prophètes, il y a l’indulgence, la patience et le fait de veiller la nuit pour accomplir des actes d’adoration.

‘Ibrahim Ibnou l-‘Ach^ath a dit : J’ai vu Soufyan Ibnou ^ouyaynah qui fait partie des grands savants embrasser la main de Al-Foudayl à deux reprises.

Adh-Dhahabiyy a dit dans (    ) : Al-Foudayl, que Allah lui fasse miséricorde, a beaucoup d’exhortations. Il est ferme dans la piété. Il vivait grâce à ce que lui donnait Ibnou l-Moubarak et ceux qui sont comme lui parmi les gens du bien. Il s’abstenait de prendre les cadeaux des rois.

 

Son décès que Allah l’agrée

Certains ont dit : Nous étions assis auprès de Al-Foudayl. Nous lui avions dit : Quel âge as-tu ? Il a dit (en poésie) :

J’ai atteint les quatre-vingts

et qu’est ce que j’ai à attendre ou à espérer

les années m’ont fatigué et ont usé mon corps

mes os se sont affaiblis tout comme ma vue.

 

Après une vie pleine de sérieux, de piété, de prospérité dans le bien et les bénédictions, la mort est venue à lui alors qu’il avait dépassé les quatre-vingts ans. Il était mort le mois de Mouharram, au début de l’an 187 de l’Hégire honorée. Son décès était à La Mecque honorée. Ce jour-là, il était le Chaykh des gens du Hijaz –le Hijaz est la région qui englobe La Mecque, Médine et AtTa’if– que Allah lui fasse miséricorde.

 

Ô Allah, fais miséricorde à Al-Foudayl Ibnou ^Iyad et fais-nous profiter de ses bénédictions et les bénédictions des vertueux et la louange est à Allah le Seigneur des mondes.

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Biographie : ^Ataa’ Ibnou ‘Abii RabaaH

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur novembre 9, 2010
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^Ata’Ibnou ‘Abi Rabah

Le savant ascète

 

Ses qualités

En l’an 97 de l’Hégire, les pèlerins sont arrivés, certains à pieds, d’autres sur des montures, certains étaient vieux, d’autres plus jeunes, hommes et femmes. Parmi eux, il y avait le noir, le blanc, l’arabe, le non-arabe, le maître et l’esclave. Ils sont tous venus à la mosquée Al-Haram humbles à l’égard de Allah, répondant à Son ordre, espérant Sa miséricorde. Et parmi les pèlerins, Soulayman, le fils de ^Abdou l-Malik, le septième des Califes des Omeyyades, celui qui a fait en sorte que ce ne soient plus ses fils qui soient califes après lui, mais le Calife ascète et pieux ^Oumar Ibnou ^Abdil-^Aziz, que Allah l’agrée. Soulayman faisait des tours autour de la Ka^bah, de la maison ancienne, il avait la tête dévoilée, il était pieds nus, il n’avait qu’une cape sur ses épaules et un pagne autour de la taille. Il était ainsi comme tous ceux qu’il gouvernait et derrière lui, il y avait ses deux fils qui étaient deux jeunes garçons comme la lune et comme un bouquet de roses dans leur beauté. Et dès qu’il a fini ses tours autour de la Ka^bah, il est parti auprès d’un homme, de ceux qui étaient à son service et lui a dit : « Où est votre ami ? ». Il lui a répondu : « Il est là-bas en train de faire la prière » et il lui a indiqué la direction de l’ouest de la mosquée Al-Haram. Il s’y est dirigé et ses deux fils avec lui, là où avait pris place ^Ata’ Ibnou ‘Abi Rabah, le successeur des compagnons, le tabi^iyy honorable, que Allah l’agrée. Mais les aides du Calife et ceux qui étaient à son service voulaient lui dégager le chemin et repousser de lui la foule. MCependant, il les a empêchés de procéder de la sorte. Il leur a dit : « Ceci est une assemblée dans laquelle les rois et les sujets sont équivalents et personne ne dépasse quelqu’un d’autre si ce n’est par l’acceptation (Al-qaboul) et la piété. Et combien de ceux qui peuvent avoir leurs cheveux qui ne sont pas peignés et qui ont de la poussière sur eux et qui invoquent Allah et que Allah exauce, chose qu’Il n’accorde pas à des rois ».

Ensuite Soulayman s’est dirigé vers ^Ata, que Allah l’agréé, et il l’a retrouvé encore en train de faire sa prière. Il était concentré dans son inclination et sa prosternation et les gens étaient assis derrière lui, à sa droite et à sa gauche. Il a pris place là où il a trouvé une place et il a fait asseoir avec lui ses deux fils. Lorsque l’imam a terminé sa prière et qu’il a tourné sa tête dans la direction dans laquelle était le Calife, Soulayman Ibnou ^Abdi l-Malik lui a passé le salam et l’imam lui répondu par le même salut. Et le Calife s’est adressé à lui pour l’interroger au sujet des rites du pèlerinage, l’un après l’autre et l’imam lui répondait avec détails et à chaque fois il citait sa parole en mentionnant la chaîne de transmission qui remonte jusqu’au Messager de Allah. Lorsque le Calife a terminé ses questions, il lui a dit : « Que Allah te rétribue en bien ». Les trois se sont alors relevés pour aller à l’endroit où l’on fait le sa^y et ils ont entendu quelqu’un appeler : « Personne ne donne d’avis de jurisprudence ici si ce n’est ^Ata’ Ibnou Abi Rabah. Si vous ne le trouvez pas alors ce sera ^Abdou l-Lah Ibnou Abi Najih.» Les deux fils demandèrent alors à leur père : « Comment le fonctionnaire du Calife ordonne-t-il aux gens de ne pas demander d’avis de jurisprudence à autre que ^Ata’ Ibnou Abi Rabah et à son compagnon et nous nous sommes allés demander à cet homme qui est vieux, qui est noir de peau, qui a des cheveux blancs et qui ne s’est pas adressé au Calife comme les gens s’adressent à lui ? » C’est alors que Soulayman a dit à son fils : « Celui que tu as vu mon fils et tu as vu notre humilité devant lui c’est lui ^Ata’ Ibnou Abi Rabah, c’est lui qui donne les avis de jurisprudence dans la mosquée Al-Haram, c’est lui l’héritier de ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas dans ce haut rang. »

Puis il a dit : « Mes fils apprenez la science. C’est grâce à la science que celui qui est bas devient honorable et que l’inconnu devient célèbre et que ceux qui sont esclaves sont élevés dans les degrés et dépassent le degré des rois. »

Soulayman n’avait pas exagéré lorsqu’il a dit ce qu’il a dit au sujet de la science. En effet, ^Ata’ Ibnou ‘Abi Rabah, dans sa jeunesse, était un esclave, il appartenait à une femme, une habitante de La Mecque. Mais Allah ^azza wa jall a honoré ce jeune noir de peau et Il a fait que depuis son plus jeune âge, il était dans la voie de la science. Il avait partagé son temps en trois parties : une partie qu’il avait consacrée pour le service de celle à qui il appartenait. Il la servait du meilleur service et il s’acquittait du droit qu’elle avait sur lui de la meilleure manière. Il avait consacré une autre partie à son Seigneur. Il se consacrait à Son adoration de la plus pure des adorations et la plus sincère pour Allah ta^ala. Et il avait consacré une troisième partie pour l’apprentissage de la science puisqu’il avait recherché ceux qui étaient encore vivants des compagnons du Messager de Allah. Il s’abreuvait à leurs sources riches et pures. Il a ainsi pris la science auprès de Abou Hourayrah et de ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar, de ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas, de ^Abdou l-Lah Ibnou z-Zoubayr et d’autres compagnons honorables, que Allah les agrée, jusqu’à ce que sa poitrine s’était emplie de science et de jurisprudence et de hadith qu’il rapporte du Messager de Allah. Lorsque la femme mecquoise avait vu que son esclave s’était consacré à la science pour gagner l’agrément de Allah, elle l’avait libéré du droit qu’elle avait sur lui. Elle l’avait affranchi par recherche de l’agrément de Allah ^azza wa jall, puisse Allah profiter à l’Islam et aux musulmans par lui. Et depuis ce jour là, ^Ata’ Ibnou ‘Abi Rabah s’était consacré à la science et il avait pris la mosquée Al-Haram comme lieu de résidence pour lui. C’était devenu pour lui le lieu où il trouvait refuge et l’école dans laquelle il apprenait et son lieu de prière dans lequel il recherchait à se rapprocher de l’agrément de Allah par la piété et l’obéissance.

 

Son ascèse et sa miséricorde envers les musulmans

 

Pour ce qui est de son comportement avec le bas monde, il s’en est détourné. Il n’y a pas prêté attention. Il l’a rejeté du plus grand rejet et il vécut toute sa vie habillé d’un qamis qui ne vaut pas plus de cinq dirham. Les Califes l’ont invité à tenir leur compagnie mais il n’a pas répondu à leur invitation par crainte pour sa religion à cause de leur bas monde. Seulement, il venait à eux lorsqu’il trouvait qu’il y avait un intérêt pour les musulmans ou un bien pour l’Islam. Ainsi, il y a à ce sujet ce qu’a rapporté ^Outhman le fils de ^Ata’ Al-Khouraçaniyy qui a dit : « Je suis parti avec mon père. Nous voulions voir Hicham Ibnou ^Abdi l-Malik qui était le Calife des musulmans de l’époque. Lorsque nous nous étions rapprochés de Damas, nous avons vu un vieil homme âgé noir qui était sur un âne. Il était vêtu d’un qamis qui était rêche, qui était de toile grossière et une joubbah usée et une qalançouwah qui collait à sa tête et ses étriers étaient en bois. Alors, je me suis mis à rire de lui et j’ai dit à mon père : « Qui est cet homme ? » Il m’a dit : « Tais-toi, c’est le maître des spécialistes de fiqh (jurisprudence) de tout le Hijaz. C’est ^Ata’ Ibnou ‘Abi Rabah. ». Lorsqu’il s’est rapproché de nous, mon père est descendu de sa mule et lui est descendu de son âne. Ils se sont embrassés et ils se sont interrogés l’un l’autre au sujet de leur état. Puis, ils sont remontés sur leur monture et nous sommes repartis jusqu’à arriver à la porte du palais de Hicham Ibnou ^Abdi l-Malik. Alors ils ont pris place dans l’assemblée jusqu’à ce qu’on les autorise à entrer. Lorsque mon père est sorti, je lui ai demandé :  « Parle-moi, comment ça s’est passé à l’intérieur ? ». « Lorsque Hicham a su que ^Ata’ Ibnou ‘Abi Rabah était à sa porte, il est venu et il lui a donné l’autorisation. Par Allah, je ne suis entré que grâce à ^Ata. Lorsque Hicham l’a vu, il lui a dit : « Bienvenue, bienvenue, rapproche-toi jusqu’ici. » et il l’a fait asseoir là où il s’était assis et il a accolé ses genoux à ses genoux. Et il y avait dans l’assemblée les plus dignitaires parmi les gens qui discutaient et ils se sont tous tus. Puis Hicham s’est tourné vers ^Ata et lui a dit : « De quoi as-tu besoin Ô Abou Mouhammad ? » (C’était son surnom). Il lui a dit : « Ô émir des croyants, les habitants des deux Haram (c’est-à-dire La Mecque et Médine) sont les voisins du Messager de Allah. Je veux que tu leur envoies leur subsistance et leur dons. » Hicham lui a répondu : « D’accord. Eh jeune homme, (il avait un secrétaire) écris qu’il soit donné des dons et des subsistances pour un an pour les gens de La Mecque et Médine. » Puis Hicham a dit à ^Ata: « Est-ce qu’il y a une autre affaire Ô Abou Mouhammad ? » Il lui a dit : « Ô émir des croyants, les habitants du Hijaz et les habitants de Najd sont l’origine des arabes et les guides de l’Islam, je veux que tu leur rendes le surplus des aumônes qu’ils donnent (c’est-à-dire les zakat).» Alors Hicham a dit : « D’accord jeune homme, écris qu’il leur soit rendu le surplus de leurs aumônes. Est-ce qu’il y a une autre affaire Ô Abou Mouhammad ? » Il lui a dit : « Oui Ô émir des croyants, les habitants sur les fronts qui résident là-bas sur la frontière du pays en face de l’ennemi, ils sont en face de votre ennemi et ils combattent ceux qui veulent du mal pour les musulmans. Je voudrais que tu leur donnes leur subsistance car si eux périssent les fronts seront perdus. » Il lui a dit : « D’accord. Jeune homme, écris qu’il leur soit porté leur subsistance. Est-ce qu’il y autre chose Ô Abou Mouhammad ? » Il lui a dit : « Oui, fais preuve de piété à l’égard de Allah pour toi Ô émir des croyants et sache que tu es né seul et lorsque tu vas mourir tu seras seul et lorsque tu seras rassemblé tu seras seul et lorsque tu rendras des comptes tu seras seul. Par Allah, tous ceux que tu vois à côté de toi maintenant ne seront pas un soutien pour toi ». C’est alors que Hicham a penché la tête vers la terre et s’est mis à pleurer et ^Ata s’est levé et je me suis levé avec lui. Lorsque nous étions près de la porte, il y a un homme qui l’a suivi avec une bourse mais je ne savais pas ce qu’il y avait dedans et il lui a dit : « L’émir des croyants t’a envoyé cela. » Mais ^Ata lui a dit : « Et comment ? » Et il a cité la Ayah 109 de sourat Ach-Chou^ara :

﴾  و مآ أسئلكم عليه من أجر إن أجرى إلا على ربّ العالمين ﴿

Qui signifie : « Je ne vous demande pas de rétribution, ma rétribution est de la part du Seigneur des mondes ».

Par Allah, il est entré voir le Calife et il est sorti de chez lui et il n’a pas bu une seule goutte d’eau. »

 

Son décès

 

Notre maître ^Ata’ Ibnou ‘Abi Rabah a vécu longtemps tant qu’il a atteint les cent années. Il a rempli sa vie de science et d’œuvres de bienfaisance et de piété. Il l’a embellie par l’ascèse et il s’est détourné de ce que les gens avaient entre leurs mains. Il s’est empressé pour rechercher ce que Allah a promis. Lorsque la mort est venue à lui, elle l’a trouvé léger des poids du bas monde mais ayant beaucoup de provisions des œuvres de l’au-delà et en plus de tout cela il a fait soixante-dix pèlerinages durant lesquels il a été soixante-dix fois sur la terre de ^Arafat. Il demandait à Allah ta^ala Son agrément et le Paradis et il recherchait Sa préservation, Sa protection contre le châtiment et l’enfer.

Que Allah fasse miséricorde à ^Ata’ Ibnou ‘Abi Rabah et qu’Il fasse que soient nombreux ses semblables dans cette communauté par la science, l’ascèse, la sincérité, la crainte de Allah et le service pour cette communauté et que Allah honore et élève davantage notre maître Mouhammad ainsi que sa famille et ses compagnons bons et purs.

 

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Biographie : Le Sultan an nasir, SalaaHou d-Diin al ‘Ayyououbiyy

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur novembre 9, 2010
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Le sultan an nasir, salahou d-din al ayyoubiyy

« Le sultan moudjahid »

Sa biographie :

C’est le savant, ascète, le moudjahid, le sultan Salahou d-din, Youssouf fils de Ayyoub fils de Chadhiyy. Il est né en l’an 532 de l’Hégire dans la citadelle de Tikrit qui est un fleuve qui se trouve au bord du Tigre, au sud de Baghdad en Irak. Son père était un gouverneur de la ville. Puis il s’est déplacé avec lui jusqu’à Al Mousil. Il s’y est installé sous la tutelle de ^imedou d-din zankiyy. Son cœur était pur, sa langue chaste. Il rétablissait les droits. Il empêchait le soudoiement et il punissait pour cela. Il accordait le droit pour chacun et c’était quelqu’un, que Allah lui fasse miséricorde, qui était un fin politique, adroit, un guide téméraire, dont les nouvelles ont étés diffusés en Orient et en Occident.

Son père, Nadjmou d-din ayyoub, s’est déplacé avec sa famille jusqu’à Ba^labak, après que ^imed d-din l’est désigné comme gouverneur de cette ville. Mais il n’est pas resté longtemps à Ba^labak. Puisqu’ils sont partis par la suite vivre à Damas. Salahou d-din s’est chargé de la responsabilité de la police de Damas, de l’époque de Nourou d-din. Mais après la mort de Al ‘atabak, nourou d-din ibnou ^imedou d-din zankiyy en l’an 569 de l’Hégire, Salahou d-din a gouverné l’Egypte et le cham et d’autres pays. Puis, il s’est préparé pour unifier les pays islamiques. Il a préparé les armées pour combattre les mécréants, et récupérer le restant des terres de ach-cham. Il a également préparé une armée pour récupérer le Yémen. Et il a envoyé à la tête de cette armée son propre frère Touran chah, fils de Ayyoub. En effet, Salahou d-din a vu que en adjoignant le Yémen à sa souveraineté, les musulmans pourront ainsi avoir le pouvoir sur les embouchures de la mère rouge afin de défendre les terres sacrées, du Hidjaz. Surtout après avoir repris la région de Al ^aqabah, qui se trouve au bord de la mère rouge. Par ailleurs, ^adan était devenu un centre important pour le commerce islamique. Il était donc important de la protéger des attaques des croisés, qui voulaient ainsi assurer la continuité de leurs territoires avec leurs partisans en Abyssinie. Il était donc important de préserver l’embouchure sud qui donne sur le mère rouge.

Ainsi, après que Salahou d-din ait préparé l’armée, son propre frère a traversé avec  les armées islamiques jusqu’à Djouddah. Et à partir de là-bas jusqu’à Mekkah où il est entré pour faire une ^oumrah. Ensuite, il a marché sur Zabid, qu’il a pris à son pouvoir. Et il a fait prisonnier le gouverneur de ^adan. L’armée a poursuivi son avancée et y a pris le pouvoir de la citadelle à ta^z qui est une des citadelles les plus protégées. Il a agit en bien avec ses habitants, Et il a éliminé toutes les divisions et les disputes. Il a ainsi annulé le restant du pouvoir Fatimide. Banou Ayyoub a gouverné le Yémen plus de la moitié d’un siècle.

Par ailleurs, le sultan Salahou d-din avait envoyé un bataillon à l’ouest de l’Egypte, sous la gouvernance de Qaraqouch, qui a prit barqah et tripoli et tunis. Ainsi il a unifié les pays islamiques en un seul front qui s’étend de barqah et Tunis à l’ouest jusqu’à l’Euphrate à l’est. Et de Al mousil et halab au nord jusqu’à an-noubah et le Yémen au sud. Il restait un souci à Salahou d-din, c’était de libérer Al ‘aqsa de l’ennemi qui était en Palestine.

 

 

 

 

La prise de position de du fort de Al kirk :

 

Badjan As-sakiyy qui était un croisé avait fait construire le fort de Al kirk qui se trouve au sud de la Jordanie. Et ce fort avait été construit sur une hauteur, ses murs étaient élevés et il était étendu de sorte qu’il pouvait contenir un grand nombre de soldats avec leurs familles. Et il était très bien défendu sur une hauteur de pierre de sorte qu’il soit difficile de l’atteindre de différentes directions tant la pente était abrupte. Pour y arriver, un pont a été construit et il était facile de le défendre du coté du fort. Mais la position de ce fort avait une importance stratégique pour des chemins qui mènent à  l’Egypte vers les pays de Ach-cham. Et Ronald Chaniol avait gouverné cette région. Il était surnommé « Arnart » tout comme l’avaient surnommé les arabes. Arnat était un homme qui faisait beaucoup les jeux de paris. C’était quelqu’un qui était quelqu’un de vilain qui ne respectait pas les engagements. A plusieurs reprises, il avait violé les pactes qu’il avait fait avec les musulmans. Et il attaqué les caravanes commerciales islamiques et il les pillait. Le sultan Salahou d-din a fixé une stratégie pour prendre le fort qu’il considéré comme une épine dans la gorge des musulmans. Salahou d-din a assiégé le port et le siége a duré plus d’un an au point que les gens consommés leurs propres bêtes. Ils ont demandé à avoir une garantie de sécurité en contrepartie de rendre le fort. Le sultan a accepté et a donné la garantie de sécurité à ceux qui y résidait.

 

 

La grande bataille de Hittin :

Le village de Hittin se trouve à l’ouest de Tibériade, elle est riche en eau avec beaucoup de pâturages dans certaines parties. La bataille a eu lieu dans une région qui s’étend de tiberaite à l’est et de tafouriayah à l’ouest. Et cette parie là était sèche, difficile, comportant très peu d’eau mis à part des puits et des sources rares. Bien que la libération de baytou l maqdis des mains des croisés était l’objectif pour lequel œuvré le sultan mudjahid salahou d din après avoir unifié le front islamique et qu’il a sécurisé les frontières. Il ne voulait pas être celui qui commencé la guerre pour une raison qu’il voulait. Il a attendu que Arnat celui qui gouvernait al kirk qui était connu pour sa trahison et ses supercheries, commence. Arnat avait attaqué une caravane qui passait par al kirk sur son chemin d’Egypte vers ach cham. Il l’a pillé, il l’a fait prisonnier et a tué les gens de la caravane. Il a dit aux prisonniers alors qu’il les torturés : « Que votre Mouhammed vienne pour vous délivrer. ». C’est alors que salahou d din s’est mis en colère et il a fait le vœu que si Allah le lui permet, il le tuera de ses propres mains. Salahou d-din a appelé à l’alerte générale pour le djihad  et après que les préparatifs furent terminés et que les armées islamiques volontaires soient venues de différentes régions du royaume, salahou d din a quitté Damas, vers basrah. Il a commencé par attaquer al kirk, il a pris possession de tiberiate mais comme la citadelle n’était pas facile à prendre, il l’a laissée pour y revenir plus tard. Et il a commencé par renforcer ses positions et là apparaît l’adresse de salahou d din et sa grande force militaire. En effet, il n’a pas fait avancer ses armées vers la bataille, mais il a plutôt forcé l’ennemi à venir vers lui afin que l’armée et les chevaux de l’ennemi soient fatigué. Les disputent éclatèrent dans l’armée de l’ennemi. Et ils se partagèrent en deux groupes. Raymond était le gouverneur de Tripoli voulait que les armées restent à safouriyyah parce qu’elles étaient proches de leurs royaume du coté de la mer. Et pour amener les armées des musulmans, à traverser le désert, entre tiberiate et safouriyyah de sorte que cette armée soit fatiguée, et qu’il soit facile de la vaincre. Mais arnat, le gouverneur de al kirk, lui qui était assoiffé du sang des musulmans, voulait au contraire s’empressait de s’avancer vers tiberiate, pour prendre par surprise salahou d din. Et ce fut l’avis de arnat qui l’emporta. Les armées des croisés avancèrent alors qu’elles étaient en proie à de profondes disputent. En plus de la température élevée en été alors que l’armée de salahou d din conservée sa force. Quand la nouvelle de l’avancée des ennemis parvint à salahou d din il dit : « Ce que je recherche est arrivé et nous avons eu ce que nous souhaitons. Ainsi l’armée des croisés avança avec leur armes leur armures leurs boucliers de fer et la chaleur du soleil se reflétait sur le sable du désert et la température était extrêmement élevée au point qu’ils allé tomber tellement leur fer était lourd. C’était un samedi cinq jours restant du moi de rabi^ou l akhir, de l’année 583 de l’Hégire. Lorsque la bataille s’engagea, les musulmans encerclèrent les ennemis, et ils les entourèrent comme un bracelet entoure un poignet. Ils ont tué beaucoup et fait prisonnier. Raymond, le gouverneur de Tripoli, voulait provoquer une brèche, dans le siège qui était autour d’eux. Et taqiyyou d din , le fils du frère de salahou d din, lui a préparé une ruse, il manifesta qu’il avait perdu et il lui a laissé le chemin pour sortir puis taqiyyou d-din referma à nouveau le cercle des musulmans. Raymond et son armée se sont trouvé séparé des armés des croisés qui étaient encerclés. Il préféra être sauvé et s’enfuir vers Tripoli. Il mourut peu de temps après par chagrin et tristesse, quand on l’a accusé de trahison. Salahou d din par ailleurs a fait allumé du feu dans les herbes qui ont entouré les positions de l’ennemi. Leur moral fut atteint, et beaucoup d’entre eux moururent et reste fut prisonnier. L’historien ibnou l athirr  qui était contemporain à cette bataille, a dit dans son tarif : « Tous ceux qui voyaient les morts, pensaient qu’il n’y avait plus de prisonniers et tous ceux qui voyait les prisonniers croyait qu’il n’y avait plus de mort. ». Un autre a dit : « Un chevalier parmi les musulmans avait dirigé trente ou quarante prisonniers avec une même corde et il arrivé qu’il y ait eu deux cent croisés prisonniers surveillé par un seul cavalier musulman ». Le nombre des prisonniers fut estimé à trente mille, choses qui baissa leur prix dans le marché quand ils furent exposés en vente. Et on en vendit l’un d’entre eux en contrepartie d’une claquette. Parmi les prisonniers, il y avait la plupart de leur chefs, de leur roi et parmi eux arnat. Salahou d din a blâmé fortement arnat pour ce qu’il avait fait avec la caravane musulmane et pour s’être moqué du prophète. Il lui a proposé l’islam, il a refusé. C’est alors que salahou d din brandit son épée et lui a dit : « Me voici prendre la victoire pour mohammed salla lahou ^alayhi wa sallam ».Et l’a tué en respectant le vœu qu’il avait fait. Après cela, l’Etat surnommé archalim s’écroula. Et le sultan salahou d din put récupérer toutes leurs villes et leurs fort. Les villes tombèrent l’une après l’autre entre les mains des musulmans. Et surtout ^akkaa, yaafaa, ^ifa , Saydah, beyrout et djoubayd.

 

 

 

 

 

Son amour pour la science de la religion et sa piété :

 

 

As soubkiyy dans tabaqat ach chafi^iyyah dit au sujet de salahou d din qu’il avait entendu le hadith du prophète auprès du hafidh abou tahair as salafiyy et abou tahir ibnou ^awf et le chaykh qoutbou d din an naycabouriyy et ^abdou l lah barwiyy an nahwiyy et beaucoup d’autres encore.

Le sultan salahou d-din a suivi la voie du salaf vertueux, en protegeant la religion en s’attachant à la croyance pure et claire, la croyance des gens de la vérité. Il avait ordonné, que Allah l’agrée, que l’on enseigne la croyance islamique qui comporte l’exemption de Allah de l’endroit de la localisation de la couleur et de toutes autres caractéristiques des créatures. Que l’on enseigne cette croyance dans les qouttab et les madrasah. L’illustre savant mouhammed ibnou habbati lah al makkiyy, avait composé un épître dans la croyance qu’il avait appelé hadaiqou l fousoul wa djawahirou l ousoul ( les jardins les saisons et les perles des fondements) qui est dans la science de al kalam conformément aux règles de abou l haçan al ach^ariyy, que Allah lui fasse miséricorde. Il  l’a ensuite offert au sultan salahou d din qui a ordonné qu’on l’enseigne dans les écoles pour les petits enfants. Et ce texte fut connu par al ^aqidah as salahiyyah. Parmi les paroles qu’il y dit il y a ce qui signifie :

Le créateur de ce monde est unique               Il n’a pas d’aide parmi ses créatures

Il est exempt de l’associé et des enfants        Il est exempt de tout équivalent.

Il est exempt de début il n’a pas de commencement        Il est exempt de fin il n’en n’a pas

 

 

Et ses contemporains disaient de lui que son cœur était empli de crainte de Allah, que ses larmes coulaient par la crainte de Allah lorsqu’il entendait le Qour’an. Il glorifiait énormément les rites de l’islam.

 

 

 

 

 

Parmi les choses qu’il a annulées :

 

 

Parmi les choses louables qu’il a annulées,  c’est qu’il avait annulé les impôts qui étaient pris des pèlerins qui prenaient la mer sur la voie de ^aydhab de l’époque de moukaththar ibnou ^isa qui est le dernier des émirs de la mecque surnommé al hawachim . En effet, celui qui ne donné pas cette taxe à ^idhab elle était prise de lui a djouddah . Il s’agissait de 7 dinars égyptien sur chaque personne. Et la raison pour laquelle il avait annulé c’est que le chaykh ^oulwan al asdiyy al halabiyy avait entamé le voyage pour le pèlerinage. Et lorsqu’il arriva à djouddah, on lui demanda cette taxe. Mais il refusa de la donner, et il voulut revenir, c’est alors que les soldats, ont essayé de le convaincre de ne pas repartir, et ils ont demandé l’autorisation au gouverneur de la mecque. Et c’était le charif moukaththar ibnou ^iça. Il a ordonné qu’on le laisse passé, et qu’on ne lui réclame pas cette argent. LOrsqu’il arriva à la mecque, il le rencontra et il s’excusa auprès de lui. En lui disant que les entrées d’argent de la mecque ne suffisent pas pour leur affaires, c’est ce qui les avaient amenés à prelever cette taxe injuste. Le chaykh ^oulwan à écrit une lettre au sultan salahou d din et il lui a cité le besoin du gouverneur de la mecque et lui a dit que les revenus de la ville étaient faibles et qu’ils ne suffisaient pas aux besoins de la ville. Et que c’est ce qui l’avait amené à faire cette innovation atroce. Le sultan salahou d din lui envoya 8000 irdab de blé. Il a été dit 2000 dinars et 1000 irdib de blé. Il lui a ordonné d’abandonné cette injustice. Le sultan persévérait sur la prière surérogatoire. Il avait une habitude de nombre de prières surérogatoires qu’il accomplissait quand il se levé en plein milieu de la nuit. Et sinon, il les faisant avant la prière de as soubh. Et lorsque le temps de la prière venait alors qu’il était en voyage, il faisant halte et il faisait la prière. Durant sa maladie qu’il l’avait atteint à la fin de ses jours, il faisait la prière debout. Et c’était la maladie qui avait provoqué sa mort.

 

 

Mention de certains éléments de sa biographie et de son courage :

 

 

Le sultan salahou d-din que Allah l’agrée était attaché à la religion, il était ascète il multipliait les actes d’adorations. Il persévérait sur les cinq prières dans leur temps dans la mosquée. Même durant la maladie, il faisait preuve de courage, il assisté à la prière en assemblée dans la mosquée tout comme l’a cité Ibnou chadad. Et en plus de cela, il persévérait sur les prières surérogatoires et les rawatib et les prières de la nuit. Lorsque le temps de la prière venait, alors qu’il était en voyage, il faisait halte, il faisait la prière, et avec tout cela, que Allah lui fasse miséricorde, il choisissait celui qui allait le diriger dans la prière. Il préférait celui qui mémorisait le plus le Qour’an, qui le mémoriser et qui le réciter parfaitement. Souvent la récitation du Qour’an le touchait, et il arrivait aussi qu’il demandait au gardien la nuit qu’il lui récite deux jouz ou trois djouz ou quatre jouz et il resté à l’écouter réciter. Et ce qui témoigne de son profond amour et de sa grande glorification du Qour’an, c’est ce qui a été rapporté. Qu’un jour un enfant est passé devant lui, alors qu’il récitait le Qour’an, il a apprécié sa récitation, il l’a rapproché de lui, il l’a fait manger avec lui. Et il a fait un waqf pour cet enfant et pour son père, deux parties d’un champ, dont l’enfant et son père pouvait exploiter dans l’agriculture. Le sultan salahou d din que Allah lui fasse miséricorde, avait un cœur plein de crainte de Allah, des yeux qui pleurait plein de crainte de allah, il était doux il était indulgent, il était tendre, il donnait le bon conseil, il aimait la science et les étudiants de science. Il aimait beaucoup entendre le hadith du prophète. Lorsqu’il prenait connaissance qu’un chaykh mouhaddith qui avait une chaîne de transmission élevée, qui assistait aux assemblées de Sultan, il l’invité et il prenait de lui et il entendait et faisait entendre ses enfants et ses esclaves. Et si ce chaykh n’assistait pas aux assemblées de science, il allait lui-même vers lui, il écoutait de lui et il récitait et il prenait de lui le hadith. Le sultan que Allah l’agrée était équitable, il était miséricordieux, il soutenait le démuni et le faible qui subissaient les injustes. Il a organisé des assemblées pour rétablir les droits, chaque lundi et jeudi où assisté les faqih et les qadi. Et il permettait aux gens qui avaient des différents, de parvenir jusqu’à lui que ce soit des grands des petits des vieux ou des jeunes. Il n’y avait pas eu quelqu’un qui demande son renfort, sans qu’il écoute le plaignant et  il rétablissait la justice. Ibnou chadad a dit : « Une fois je l’ai vu alors qu’un homme de Damas a demandé son renfort,  il se plaignait du fils du frère du sultan. Le sultan a demandé qu’on lui ramène son neveu, pour qu’il assiste à l’assemblée mais taqiyyou d din était quelqu’un qu’on appreciait beaoucoup mais dans pareille situation il avait écouté le plaignant il l’avait invité et il a insisté pour que justice soit faite. Salahou d din était courageux était généreux. Il était un savant vertueux et modeste. Ils ont dit qu’ils n’a jamais retardé une prière par rapport à son temps. Et il n’a jamais fait une prière obligatoire sans qu’elle soit en assemblée. C’était quelqu’un qui craignait énormément Allah, qui ne craignait le blâme de personne pour soutenir la victoire, pour soutenir la religion agrée par Allah. Dans son assemblée, il réunissait les savants, les gens de mérite, et les pauvres, les soufiyy et ses compagnons et il faisant en sorte que tout le monde était comme le cœur d’une même personne. Pour ce qui est du courage et de la patience, le sultan avait atteint un haut degré pour cela. Il était, que Allah lui fasse miséricorde parmi les plus courageux. Il avait une âme qui était très forte. Il était pérsevèrant. L’ennemi ne lui faisant pas peur. Il faisait le tour de l’ennemi une ou deux fois par jours pour prendre de ses nouvelles lui-même s’il était proche de lui. Et il faisait ses plans calmement et avec précaution. Et quand la guerre battait son plein, il traversait les deux rangs, et il organisait lui-même les soldats, il leur ordonnait d’avancer de persévérer, et il s’exposait lui-même face à l’ennemi et c’était celui qui était le plus proche de l’ennemi, qui était ferme comme un lion devant lequel les zèbres s’enfuient. Ibnou chadad a dit : « Je l’ai vu, que Allah lui fasse miséricorde, à l’extérieur de ^akkah, il était extrêmement malade, à cause de nombreuses ampoules, qui avaient poussées, au milieu de sa taille jusqu’à ses genoux, de sorte qu’il ne pouvait pas savoir. Il était sur son coté à l’intérieur de la tente. Et il n’avait pas voulu qu’on amène de la nourriture parce qu’il ne pouvait pas asseoir. Et il ordonnait qu’on donne la nourriture aux gens. Malgré cela, il avait pris place au milieu de la tente, proche des champs de bataille et il avait organisé l’armée en une aile droite, une aile gauche et un cœur. Et avec tout cela, il était sur sa monture du début de la journée jusqu’au coucher du soleil, il faisait le tour de son armée. Et ibnou chadad a dit : « Je l’ai vu la nuit assiégeant safad et il a dit : « Nous ne dormirons pas ce soir, avant d’avoir construit cinq catapultes ». Et il a préparé pour chaque catapulte, des gens qui s’occupent de le mettre en place. Nous avions passé toute la nuit à être à son service et les informations lui parvenaient que telle catapulte avait été déjà construite et telle autre jusqu’au matin et il avait terminé et c’était une des plus longues nuit et des plus froides.

Parmi ses œuvres militaires les plus éminentes, et les plus réputées, c’est la libération de baytou l maqdiss, et la conquête de al qouds puisqu’il y est entré le 15 du mois de rajab et il y a pris la ville le vendredi 27 du mois de radjab à l’occasion du souvenir du mois de al isra’ wal mi^radj (le voyage nocturne et l’ascension). Et la prière du vendredi y a été organisée. Les paroles allahou akbar et la ilaha il lalah se sont élevées. Et c’était une conquête et une libération éminente, et inspirant le respect.

 

Parmi ses recommandations :

Il a été rapporté qu’il avait recommandé à l’un de ses fils en lui disant : « je te recommande de faire preuve de piété à l’égard de Allah. Parce que la piété c’est la tête de tout bien. Et je t’ordonne de faire ce que Allah ta ordonné. Parce que ce sera la cause de ta sauvegarde. Et garde toi de l’effusion injuste du sang  parce que le sang ne dors pas, il peut provoquer la vengeance. Et je te recommande de protéger ton cœur, et le cœur de tes sujets. Et d’étudier leurs affaires. Et ne soit pas haineux envers quiconque car la mort ne laisse personne éternellement vivant.». Et lorsqu’il entendait, que Allah lui fasse miséricorde, qu’un ennemi approchait le pays des musulmans, il se jetait et prosterner en invoquant Allah par cette parole : « Mon Seigneur je n’ai plus de cause du bas monde pour soutenir la religion que tu agrées. Il ne me reste que de me remettre à toi, dem’attacher à ma religion et de me fier à toi. Tu es celui qui me suffit, qui mieux que toi me suffirait ».

Al qadiyy ibnou chadad a dit : « Je l’ai vu une fois prosterné, avec les larmes qui tombaient sur sa barbe, puis sur son tapis de prière, et je n’entendais pas ce qu’il disait. Et ce jour là ne s’est pas terminé avant que les nouvelles de la victoire sur les ennemis les barbares. Il choisissait le temps de la prière du vendredi pour mener les attaques entre ces ennemis en recherchant ainsi la barakah par les invocations des orateurs qui faisaient des invocations en sa faveur pour qu’il ait la victoire.

 

Ses traces et son décès :

Il a fait construire les mosquées et les madrassah. Il a fait construire la citadelle de al djabal, au Caire. Il l’a assiégée. Il a fait construire la coupole de ach chafi^iy. Il était de l’école chafi^ite et de croyance ach^arite. La nuit du samedi 16 de s safar, il fut extrêmement fatigué. Et au milieu de la nuit, il fut pris d’une forte fièvre. La maladie devint de plus en plus dure. Les médecins le visitèrent pour l’examiner. Et la fièvre devenait de plus en plus dure au point qu’il se mit à trembler et qu’il s’évanouit. Le pays fut déstabilisé. Le chagrin général. Et les gens pleuraient. Le dixième jour de sa maladie, il se mit à transpirer jusqu’à quitter le lit, et sa maladie devint encore plus dure la douzième nuit de sa maladie. Le chaykh abou dja^far, l’imam des kallasah, vint pour passer la nuit auprès de lui dans la citadelle pour lui rappeler les deux témoignages lors de la sortie de l’âme. Et lorsque le sultan mourut, la nuit du 27 de safr, après la prière de adh dhor du mercredi il fut emmené dans un cercueil et les gens firent la prière en sa faveur puis il fut enterré dans la citadelle de Damas dans la maison dans laquelle il résidait. Et il fut mis dans son lahd, le temps de la prière de al ^asr après la prière du même jour. Son décès avait eu lieu dans l’an 589 de l’Hégire, il avait 57 ans. Il avait laissé 17 garçons, et une seule fille. Il n’y avait pas dans sa caisse plus que 2 dinars et 4 dirham. Il était resté sultan pendant 24 ans. Après quoi, il mourut et avait donc 57 ans. Il a un maqam qui est connu que les musulmans visitent en recherchant la barakah par sa conduite embaumée et sa voie de droiture. Ce sultan moudjahid avait 3 facteurs qui lui avaient préparé sa réussite et qui ont fait de lui un guide et un gouverneur, et un cavalier téméraire. C’était sa nature que Allah lui a accordée, la science qu’il avait acquise et l’expérience pratique. Et tout cela était embellit par l’attachement à la religion, la piété, l’ascèse, et le fin stratège militaire. Peu de temps après, il a pu étendre son sultanat d’Egypte jusqu’aux pays de ach cham et unifier les pays et les gens. Il a rétablit la terre à ses propriétaires, et à la communauté sa force, après la faiblesse qui l’avait atteinte. Que Allah fasse miséricorde au sultan moudjahid salahou d din le héros de la bataille de hittine. Celui qui a livéré baytoul maqdiss. C’était un homme de croyance, un homme ascète et pieux, il a accordé pour la communauté de l’islam sa gloire il a dominé ses ennemis. Il a fait en sorte que la parole de la religion de Allah soit la plus haute, la plus élevée, et la parole de ceux qui ont mécrus la plus basse.

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Biographie : Al-Layth Ibnou Sa^d

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur novembre 9, 2010
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Al-Layth Ibnou Sa^d

 

Sa Biographie

Il s’agit de l’Imam Al-Layth Ibnou Sa^d fils de ^Abdou r-Rahman Al-Fahmiyy. Il est de Fahm,  un clan de la tribu de Qays ^Aylan ‘Abou l-Harith. Il était à son époque, l’Imam des gens d’Egypte. Il était né au mois de Cha^ban de l’an 94 et décéda en l’an 175 de l’Hégire. Il est originaire de Khouraçan et il est né dans la ville de Qalaqchandah. Son décès était au Caire. Il connaissait parfaitement les Lois et il était très généreux.

Il est rapporté de Ach-Chafi^iyy qu’il avait dit : « Al-Layth Ibnou Sa^d suit plus  ce qui a été rapporté du Prophète et des compagnons que l’Imam Malik Ibnou ‘Anas ». Et dans une autre version des Ach-Chafi^iyy : « Al-Layth Ibnou Sa^d a plus de connaissance que Malik. Seulement, ses compagnons n’ont pas rassemblé son école ». C’est pour cela que son école s’est dispersée et dissipée surtout lorsque les élèves de Malik ou de Ach-Chafi^iyy se sont multipliés.

Sa générosité

Parmi ce qui a été rapporté de sa générosité, c’est qu’une femme était venue un jour voir Al-Layth Ibnou Sa^d. Elle lui a dit : « J’ai un frère à moi à qui il a été prescrit du miel –c’est-à-dire que le médecin lui a prescrit du miel– ; donne-moi donc une sakrajah –une unité de volume– de miel ! ». Alors Al-Layth Ibnou Sa^d dit à son serviteur : « Remplis-lui son récipient de miel et donne lui encore plus ». C’est alors que le serviteur lui a dit : « mais elle n’avait demandé que son récipient ». Il lui a répondu : « Elle a demandé avec sa mesure à elle et nous lui avons donné avec notre mesure à nous. Et il nous faut faire cela car je suis quelqu’un qui vient de ‘Asbahan. »

Al-Layth Ibnou Sa^d avait chaque année des rentrées de cent mille dinars, mais jamais il n’a été sujet à la zakat car l’année lunaire ne s’écoulait pas sans qu’il les dépense et sans qu’il les donne en aumône.

Il possédait un village en Egypte qui s’appelle Al-Farma et on lui ramenait de l’usufruit de ce village. Il mettait cela dans des bourses et il s’asseyait sur le pas de sa maison et donnait à chacun une bourse tant qu’il ne gardait que très peu.

 

Son ascèse et sa piété

Pour ce qui est de son ascèse, il a été rapporté beaucoup de choses. Yahya Ibnou Bakir avait dit : « J’ai vu les pauvres se bousculer à la porte de Al-Layth Ibnou Sa^d et il leur donnait en aumône jusqu’à ce qu’il n’en reste aucun. Puis, il était parti et je l’accompagnais. On a fait ensemble le tour de soixante-dix maisons où il y a avait des veuves. Puis, il est reparti. Je l’ai accompagné. Il a envoyé son serviteur avec un dirham. Il a acheté du pain et de l’huile. Puis, je suis revenu chez lui et j’ai vu qu’il y avait quarante invités à qui il avait ramené de la viande et des sucreries. J’ai demandé à son serviteur : « Je te conjure par Allah, pour qui est-ce qu’il a pris le pain et l’huile ? » Il m’a répondu alors :  « Il donne à manger à ses invités la viande et les sucreries, mais je ne l’ai jamais vu manger que du pain et de l’huile ».

 

Pour ce qui est des évènements marquant sa vie

L’Imam Al-Layth Ibnou Sa^d était de ceux qui veillaient à assurer plusieurs assemblées de science. Il assistait dans ces assemblées où qu’elles se trouvent. Il était arrivé qu’il avait fait le pèlerinage en l’an 113 de l’Hégire et à cette occasion-là, il avait pu entendre la science des grands savants comme Ibnou Chihab AzZouhriyy, comme Ibnou Moulaykah, comme ^Ata Ibnou ‘Abi Rabah, Nafi^, ^Aqil, ou encore ^Oumar Ibnou ‘Abi ‘Anas et d’autres en cette année-là. Il lui suffit comme honneur, comme fierté qu’il est le Chaykh des Chaykh de Al-Boukhariyy et Mouslim.

Al-Boukhariyy a rapporté le hadith de Younous Ibnou ^Abdi l-‘A^la d’après l’Imam Al-Layth Ibnou Sa^d.

Son décès

L’Imam Al-Layth Ibnou Sa^d, que Allah l’agrée, était mort en l’an 175 de l’Hégire c’est-à-dire quatre années avant le décès de l’Imam Malik et il a été dit autre que cela. Il a été enterré en Egypte dans le cimetière de « AsSadaf » et il a été dit que sa tombe était à Al-Moustabah. Puis, il a été construit au-dessus un signe qui indique qu’il était bien enterré là-bas –et qu’on appelle  Al-mach-had–.L’endroit où se trouve la tombe de l’Imam Al-Layth Ibnou Sa^d est un endroit béni,  connu pourl’exaucement des invocations.

Il y a également dans ce même endroit –Al-mach-hdad– la tombe du spécialiste de jurisprudence l’Imam le mouhaddith Chou^ayb fils de Al-Layth Ibnou Sa^d, qui était parmi les savants émérites. Il était compté au nombre des mouhaddith –des spécialistes de la transmission de hadith du Prophète–.

Ibnou ‘Abi d-Dounya a dit : « Chou^ayb, le fils de Al-Layth, avait fait le pèlerinage une année et il avait donné beaucoup d’argent en aumône, c’est alors qu’un savant était passé auprès de lui et il a demandé : « Qui est-il ? ». On lui répondit : « C’est le –savant honorable fils du savant honorable ».

Lorsque justement le fils de Al-Layth Ibnou Sa^d qui s’appelait Chou^ayb n’avait plus l’argent qu’avait son père, après la mort de son père, il a voyagé pour partir à la région de Ach-Cham et il est entré à Damas. C’est alors qu’un homme est venu à lui et lui a dit : « Moi, je suis l’esclave de ton père et j’ai un commerce qui appartient à ton père qui vaut deux mille dinars. Je suis actuellement esclave. Prends l’argent de ton père et si tu veux, tu m’affranchis et si tu veux, tu me vends ». C’est alors que le fils de Al-Layth Ibnou Sa^d lui a dit : « Tu es libre et l’argent t’appartient. C’est un don de ma part pour toi ».

Al-Khattabiyy a dit : « Je ne sais pas qui avait plus de mérite : est-ce l’esclave qui avait reconnu avoir de l’argent ou est-ce le maître qui l’a affranchi et qui lui a donné l’argent ».

 

L’Imam Ach-Chafi^iyy lorsqu’il s’était tenu devant la tombe de l’Imam Al-Layth Ibnou Sa^d s’est adressé à lui en disant : « Tu as gagné quatre caractères qu’aucun savants n’a rassemblé : La science, œuvrer conformément à sa science, le fait d’être ascète et le fait d’être généreux ».

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Biographie : L’Imam Al Ghazaliyy

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur novembre 9, 2010
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L’Imam Al Ghazaliyy

 

Sa biographie.

C’est le grand Chaykh et l’illustre savant, le spécialiste de jurisprudence, celui qui a rassemblé différentes sortes de sciences, celui qui a dépassé ses contemporains concernant la science selon la raison, et il est celui qui a les preuves pour les avis de jurisprudence, et qui est un grand soufi : Abou Hamid Mouhammad fils de Mouhammad fils de Ahmad Al Ghazaliyy.

Il est né à Touss dans la région de Khouraçan en l’an 450 de l’Hégire.

Dans une famille pauvre et modeste puisque son père filait la laine dans une boutique qu’il avait à Touss. Et donc filer la laine c’est ‘al ghazal’, d’où son nom Al Ghazaliyy.

Le Chaykh Al Ghazaliyy a grandi orphelin, il a été pris en charge par un soufi, parmi les amis de son père qu’il lui avait recommandé lorsque la mort était devenue proche pour lui, et il lui avait recommandé aussi son frère Ahmad, un autre ami à lui, soufi lui aussi, des gens de la science et du bien. Il lui avait dit avant de mourir : « Je suis vraiment désolé de n’avoir pas appris a écrire, et je souhaite rattraper ce qui m’a manqué dans mes deux fils. Alors apprends leur et ne t’en fais pas si tout ce que j’ai laissé soit(est) dépensé pour cela. »

Et quand il est mort le soufi s’est consacré à leur enseigner. Il s’est occupé d’eux particulièrement. Et il (leur) était (d’)un(e) grand(e) aide pour eux pour qu’ils atteignent un haut degré dans différentes sortes de science et de connaissances.  Abou Hamid était tel un chevalier, un grand spécialiste de la jurisprudence, un grand soufi, un enseignant et quelqu’un de spécialiste dans les débats pour défendre la religion agréée par Allah.

 

Les faits importants de sa vie.

Al Ghazaliyy, que Allah lui fasse miséricorde, est un des plus grands savants des musulmans.

Il a été surnommé ‘Oujatou l-Islam. Il a été l’un des plus grands Faqih des musulmans, celui qui écrivait le plus pour appuyer l’école Chafi^ite. Il a également un grand mérite pour renforcer la voie des Ach^ariyy conformément à la méthode du grand savant de Ahlou s-Sounnah : Abou l-Haçan Al Ach^ariyy, que Allah l’agrée.

Il est arrivé à Nayçabour, et il a côtoyé l’imam des deux Haram : ^Abdou l Malik al Jouwayniyy. Il a oeuvré et il s’est appliqué jusqu’à maîtrisé l’école Chafi^ite. Et il a composé son livre qu’il a appelé : Al mankhoul fi l-fiqh, il l’a présenté à son chaykh Al Jouwayniyy qui l’a apprécié beaucoup. Et il a alors dit sa phrase qui est très connue : ce qui signifie : « Tu m’as enterré alors que je suis encore vivant ».

Après cela il a étudié la sagesse et la divergence. Il a dépassé ses contemporains et il a répliqué aux philosophes et annulé leurs fausses prétentions. Il s’est énormément appliqué en cela jusqu’à les emprisonner dans les trous. Et il a composé pour cela des livres dans lesquels il répliquait à ces gens qui suivaient leur passion. C’étaient des répliques pleines de sagesse, claires et qui ne laissaient aucune faille à l’adversaire. Après le décès de Al Jouwayniyy que Allah lui fasse miséricorde, il est sorti pour rejoindre le ministre Midhamou l-moulk.

Et il a débattu dans son assemblée. Et il a parlé au point que sa parole a pris le dessus sur celle des ses adversaires et ses arguments ont pris le dessus sur les gens qui suivaient les mauvaises innovations. Les savants ont ainsi reconnu son haut degré. Et le ministre lui a fait bon accueil, avec beaucoup d’honneur. Il l’a chargé de l’enseignement dans son école : An nidhamiyyah à Baghdad. Il s’y est installé en l’an 484H. Et il a poursuivi l’enseignement une longue période. Les gens ont apprécié ses belles paroles, son éloquence, sa précision et ses belles allusions. Ils l’ont aimé et ils l’ont honoré au point qu’il lui a été dit (à son sujet) :

« Bienvenue à celui qui a eu par son mérite les plus hauts postes ».

Ce qui a aidé Al Ghazaliyy à cela c’est son extrême intelligence. C’est sa forte compréhension. Il était de ceux qui approfondissaient dans les subtilités des significations.

Il utilisait les expressions parfaites, utiles. C’était quelqu’un qui savait trouver les arguments, qui maîtrisait le débat. L’imam des deux harams l’a décrit, il a dit : « Al-Ghazaliyy est comme une mer dans laquelle se noie l’adversaire ».

Al Ghazaliyy est resté une période avec beaucoup de pudeur, beaucoup de politesse. On le prenait comme exemple. On le prenait pour destination et son âme a dépassé les choses viles du bas-monde. Il a délaissé tout cela derrière lui et il a pris pour destination Al Haram, il a fait son pèlerinage. Il s’est ensuite dirigé vers le pays de Ach-Cham, le mois de Dhoul Qa^dah de l’an 488H et il a laissé son frère dans l’enseignement. Il s’est ensuite rendu à Damas et il est resté en i^tikaf, dans la Zawwiyah de la mosquée Omeyyade connue aujourd’hui sous le nom de Al-Ghazaliyyah, en hommage à son nom (à lui). Puis il a mis les vêtements rêches. Il a diminué sa nourriture et sa boisson et il s’est mis à visiter les tombes des saints et il visitait les mausolées et les mosquées. Et il se retrouvait souvent seul, il rejoignait les endroits déserts et il entraînait son âme, il la combattait pour qu’elle freine ses passions, d’un grand combat.

Et il multipliait les actes d’adoration et les veillées de nuit et il accomplissait beaucoup d’obéissances et d’actes pour se rapprocher de l’agrément de Allah. Il s’est mis à ce moment là à composer son livre Ahyah al ^ouloumi d-din.

Et lorsqu’il a terminé et qu’il est revenu à Baghdad et qu’il a organisé des assemblées de science et des exhortations, il s’est mis à enseigner et a parler de son livre Al Ahyah. Il parlait la langue des gens du Tasawwouf,  des connaisseurs, ce qui lui a élevé son degré. Et il a maîtrisé les sciences de la jurisprudence et du Tasawwouf, sauf qu’il n’a pas maîtrisé les sciences du hadith comme il convient. Et c’est pour cela que tu trouves dans certains de ces livres des hadith du degré du da’if ou du makdhoub tout comme cela a été indiqué par le Hafidh, le spécialiste de la grammaire arabe et spécialiste de la langue arabe, Mou^tadah AzZabidiyy.

 

Sa croyance :

Sache que celui qui lit les livres de Al Ghazaliyy y trouve des paroles éminentes, des perles de sagesse, dans l’exemption de Allah de la direction et de l’endroit. Ce qui renforce chez le lecteur ce sur quoi était ce Chaykh, dont les livres n’ont pas été épargnés des paroles qui ont été rajoutées malgré lui. Et nous voici citant quelques unes de ces paroles dans Al Ahyah,

Sous le titre « le chapitre des règles de la croyance ».

Parmi ce qu’il dit , il dit qu’il est un devoir de savoir, de connaître l’existence de Allah ta^ala, Son exemption de début, Son exemption de fin. Qu’IL n’est pas une substance « jawhar », ni un corps, ni un ^arad – ce qui advient à la substance- et que Allah soubhanah n’est pas spécifié dans une direction ni installé dans un endroit. Puis il dit : dans un autre passage, à savoir, c’est à dire savoir qu’IL est vivant, qu’IL sait toute chose, qu’IL est sur toute chose tout-puissant, qu’IL a une volonté, qu’IL a une ouie,  une vue, qu’IL parle et qu’IL est exempt de prendre place dans ce qui entre en existence ou que ce qui entre en existence ne s’incarne en LUI. A partir de là il parle des actes des esclaves, et il confirme que ce sont des créatures de Allah ta^ala et que l’esclave n’a rien d’autre que l’acquisition (al-kasb). Et il parle de ce qui est connu par transmission orale du Prophète, pour la confirmation de al-Hachr-la résurrection ; an-Nachr– le rassemblement ; l’interrogatoire des deux anges Munkar et Nakir, le supplice de la tombe ; la balance ; le paradis et l’enfer ; le mérite des quatre califes selon l’ordre de leur prise de responsabilité, et d’autres que cela qui font partie des fondements de la voie de Ahlou s-Sounnah qui sont fiables et qu’on prend en compte.

Et qui sont connus par tout le monde qui est raisonnable, et seul celui qui va à sa perte ne s’en écarte.

 

Son innocence de ce qui lui a été injustement attribué.

Sache qu’après ce qui a été présenté au sujet de Al-Ghazaliyy dans les croyances que cet homme était sur la croyance en l’unicité de Allah. Il exemptait Allah de tout ce qui n’est pas digne de LUI. Il fait partie des Chaykh Ach^ariyy des plus haut degrés. Un des savants qui ont un haut degré. Il a été confirmé de lui les paroles pures dans le tanzih et l’unicité de Allah ^azza wa jall qui renforce la voie des Ach^ariyy et sache que ce qu’ils trouvent après cela comme ayant étant attribué à Al-Ghazaliyy comme expression ou allusion qui contredit la croyance pure des gens de la vérité ne sont que du faux duquel nous innocentons le Chaykh Al-Ghazaliyy et nous considérons que ce sont des choses qui ont été ajoutées malgré lui.

En effet ce n’est pas valable après toute cette présentation, qu’il soit attribué au Chaykh Al-Ghazaliyy le doute au sujet de Allah ou le doute au sujet de Ses attributs.

Puisque tu peux trouver dans les livres des philosophes ou autres biographies des livres d’histoire ou autres qui sont attribués au Chaykh Al-Ghazaliyy, ce n’est pas valable qu’ils lui soit attribués à lui, et il est apparent que ce sont des choses qui ont été ajoutées injustement à ses livres. De plus il est connu par le passé que les Faqih Chafi^ites et les spécialistes de  la science de la croyance, les savants de son époque et les chaykh de son époque l’ont pris pour modèle. Et il n’a pas été confirmé de la part d’un savant digne de considération une seule parole qui lui porterait atteinte ou à sa croyance. Et le fait que les imams contemporains n’aient rien dit et plus encore qu’il l’aient pris pour modèle, est une preuve que ce qui lui est attribué est infondé, et que cela lui est attribué injustement et calomnieusement.

Tout en sachant qu’il n’a pas été confirmé dans les manuscrits de Al-Ghazaliyy une quelconque parole qui porterait atteinte à sa croyance, ou qui l’accuserait d’athéisme ou de doute au sujet de Allah ^azza wa jall, ou de ses attributs. De plus ce qui renforce l’hypothèse des ajouts dans ses livres, les livres de Al-Ghazaliyy, et qui confirme la validité de ce que nous disons et que nous considérons en faveur de l’innocence du Chaykh, à savoir que les livres de Al-Ghazaliyy ont été brûlés, ainsi que ses manuscrits, dans une période donnée. De par ce fait, il n’est pas improbable qu’il y ait eu réécriture de ces ouvrages de la part de  certains qui auraient pu ajouter des choses que Al-Ghazaliyy n’a pas dit, et qu’il n’en a pas connaissance puisqu’il était décédé bien avant. En effet Abou ^Abdi l-Lah Mouhammad fils de Yahyah fils de ^Abdou l Mouna^im Al ^Abdariyy a dit : « J’ai vu Alexandrie dans le rêve comme si le soleil se levait de son couchant »

Et certains ont expliqué cela comme étant une mauvaise innovation qui allait se produire.

Il a dit, quelques jours plus tard : »On m’a dit que les livres de Al-Ghazaliyy ont été brûlés ».

Avertissement : Une fois que tu sais cela attache toi à la vérité et garde toi d’attribuer ce qui n’est pas valable au Chaykh Al-Ghazaliyy et soit mon frère musulman sur tes gardes. Et de ne pas dire ce que tu ne sais pas. Prends plutôt ce qui est conforme au Livre de Allah, et à la Sounnah de Son prophète –salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- et délaisse les voies de l’égarement même si elles sont nombreuses. Parce que la vérité mérite plus d’être suivie.

 

Ses ouvrages :

Al Ghazaliyy a de nombreux livres éminents, dont le profit est éminent.

Nous citons parmi eux : Al Basit et Al Wasit et Al Khoulasa et Al Mankhoul et Ar-rad ^alil Baytiniyyah et Al Moustasfa et Minhajou l^Abi d-din et encore Ahyah wa ^ouloumi d-din et d’autres parmi les livres importants.

 

 

 

Son décès :

Après le retour de Al-Ghazaliyy de Damas, il est rentré à l’école An Nayçamiyyah à Nayçabour. Il y a enseigné une deuxième fois, puis il est revenu à Touss. Et il a pris à côté de sa maison une école pour enseigner la jurisprudence et un Khan qah pour les soufis. Il a partagé son temps sur des fonctions honorables, comme de réciter l’intégralité du Qour’an,

Et l’enseignement. A la fin de sa vie, il s’est mis à apprendre le hadith en fournissant un effort et des actes d’adoration, jusqu’à mourir puisque, que Allah lui fasse miséricorde,

Il est mort le Lundi 14 du mois de Joumada l-Akhirah de l’an 505H, il avait 55ans.

Il a été enterré à Touss, que Allah lui fasse miséricorde et le rétribue en bien.

 

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Biographie : L’Imam Al-^Izz Ibnou ^Abdi s-Salam

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur novembre 9, 2010
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L’Imam Al-^Izz Ibnou ^Abdi s-Salam

 

Le Sultan des Savants

Sa biographie

At-Taj As-Soubkiyy a dit dans ses Tabaqat au sujet de la lignée du Chaykh ce qui  suit : « ^Abdou l-^Aziz fils de ^Abdou s-Salam fils de ‘Abou l-Qacim fils de Haçan fils de Mouhammad fils de Mouhadh-dhab As-Soulamiyy ». Il a mentionné au sujet de sa date de  naissance deux avis. Le premier est qu’il était né en l’an 577 de l’Hégire, et l’autre qu’il était né en l’an 578. Il a appris la jurisprudence auprès de l’historien de Ach-Cham, l’Imam le Chaykh Fakhrou d-Din Ibnou ^Asakir et il a appris les fondements du hadith auprès du Chaykh Sayfou d-Din Al-‘Amidiyy et d’autres encore. Il a entendu le hadith auprès d’un grand nombre de mouhaddith parmi lesquels le Hafidh ‘Abou Mouhammad Al-Qacim, le Chaykh des Chaykh ^Abdou l-Latif fils de ‘Isma^il fils de ‘Abou Sa^id Al-Baghdadiyy, auprès de ^Oumar fils de Mouhammad fils de Tabarzad, et auprès de Hanbal fils de ^Abdou l-Lah Ar-Rassafiyy et beaucoup d’autres encore. Il a enseigné à Damas dans la zawiyyah Al-Ghazaliyyah et ailleurs. Il a été chargé de donner des discours et d’être imam dans la mosquée Omeyyade, et il a ainsi contribué à enlever beaucoup de mauvaises innovations de l’époque.

 

Les Faits remarquables au sujet de l’Imam Al-^Izz Ibnou ^Abdi s-Salam

L’Imam At-Taj As-Soubkiyy a rapporté dans ses Tabaqat un récit extrêmement  particulier et rare. En effet, cela s’était produit de l’époque du sultan des savants le chaykh Al-^Izz Ibnou ^Abdi s-Salam. Certains des gouverneurs de l’état de l’époque étaient des esclaves. C’était en Égypte de l’époque des mamelouk –mamlouk c’est-à-dire esclaves–. Donc ils gouvernaient le pays mais ils étaient des esclaves. Ils n’étaient pas encore libres. C’est alors que le chaykh Al-^Izz Ibnou ^Abdi s-Salam a donné l’avis de jurisprudence qu’ils avaient le jugement des esclaves. Le chaykh a donné l’avis de jurisprudence qu’il était indispensable qu’ils soient vendus c’est-à-dire au plus offrant et que le prix qui allait être donné pour les acheter allait revenir au trésor des musulmans (baytoul mal), et après quoi ils seraient affranchis d’une manière conforme à la Loi de l’Islam, mais cela ne leurs a pas plu. Ils se sont plaints auprès du Sultan et le Sultan a blâmé le Chaykh Al-^Izz Ibnou ^Abdi s-Salam pour s’être investi dans cette histoire. Seulement, le fait que le Sultan le blâme pour cela n’a pas plu au chaykh. Il a alors pris toutes ses affaires pour destination le pays de Ach-Cham. Il était en Égypte et il voulait la quitter. Mais lorsque les gens de ce pays ont su sa ferme intention de partir, la plupart d’entre eux l’avaient rejoint et étaient partis derrière lui. Il n’était pas resté ni homme, ni femme, ni enfant, sans qu’ils soient sortis derrière le chaykh. La nouvelle était alors parvenue au Sultan. Il lui a été dit : « Si le Chaykh quitte l’Égypte ta souveraineté va finir ». C’est alors que le Sultan a pris sa monture et a rattrapé le chaykh Al-^Izz Ibnou ^Abdi s-Salam et il a cherché à le satisfaire.

Dans la suite de cette histoire, il est arrivé que ce qu’a dit le Chaykh a déplu au vice-sultan. Alors, il a dit : « Comment est-ce que l’on va nous vendre aux enchères, au public  alors que nous gouvernons la terre ? Par Allah, je vais lui donner un coup avec mon épée ». Lorsque cet homme est entré auprès du chaykh et que le regard du chaykh s’est posé sur lui, sa main s’est paralysée et l’épée est tombée, c’est alors que cet homme s’est mis à pleurer. Il a demandé au chaykh de lui pardonner et de faire des invocations pour lui, et il a accepté le jugement de jurisprudence du chaykh qu’ils soient vendus au plus offrant. Il a ainsi organisé la vente de  ces gouverneurs l’un après l’autre et il a demandé un prix très élevé jusqu’à l’obtenir puis il a utilisé cet argent dans les voies de bienfaisance. C’était là un des événement qui n’a pas été rapporté de quelqu’un d’autre et qui montre ainsi le respect et la place des savants auprès des gouverneurs et des sultans.

Il est réputé du Chaykh Al-^Izz Ibnou ^Abdi s-Salam ce qui s’est produit à son sujet dans Ach-Cham et en Égypte comme épreuves qui avaient pour cause les gens de l’égarement et des mauvaises innovations. Parmi les plus connues, il y a ce qui s’est produit entre lui et le roi  Al-‘Achraf Mouça fils du roi Al-^Adil en Égypte, à savoir qu’il y avait un groupe d’assimilateurs prétendus hanbalites qui avaient accompagné le sultan Al-‘Achraf depuis son plus jeune âge. Ils avaient eu une influence sur lui tant qu’il a eu pour croyance leur croyance à eux. Ils se sont mis à lui donner pour illusion que ce qu’ils amenaient étaient la croyance des compagnons et des successeurs et de l’Imam ‘Ahmad ‘Ibnou Hanbal et ont commencé alors à porter atteinte au Chaykh et à diffamer à son sujet auprès du sultan. Ils lui ont dit que le chaykh était ach^ariyy par la croyance et que le chaykh exempte Allah des lettres et de la voix. C’est alors que le sultan l’a jugé mauvais innovateur il l’a jugé égaré et l’a déclaré mécréant, que Allah nous en préserve. Il lui a envoyé un écrit pour lui demander d’indiquer sa croyance. C’est alors que le chaykh lui a envoyé un écrit dans lequel il a indiqué la croyance très connue, qui est la croyance de l’imam de ‘Ahlou s-Sounnah, celle de l’Imam ‘Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy. Parmi ce qui a été rapporté dans ce qu’il a envoyé, il a dit : « La louange est à Allah, à Lui la gloire, l’honneur, la puissance et la perfection. A Lui les bienfaits et les grâces qu’Il accorde. Il est l’Unique, Celui Qui ne se divise pas, Celui de Qui toutes les créatures ont besoin et Qui n’a besoin de rien, Celui Qui n’engendre pas et Qui n’est pas engendré, et Qui n’a point d’équivalent. Il n’est pas un corps qui aurait une image. Il n’est pas une substance limitée ou ayant une quantité. Il n’a absolument aucune ressemblance avec les créatures et aucune de Ses créatures n’a de ressemblance avec Lui. Il n’est pas contenu dans les directions. Il n’est pas contenu dans la terre ni dans les cieux. Il existe avant que n’existe l’endroit. Il a créé le temps et Il est tel qu’Il est de toute  éternité, c’est-à-dire exempt du temps et de l’endroit ».

Il a dit également dans un autre écrit : « istiwa ^ala l-^arch comme Il nous l’a appris, et dans le sens qu’il a visé d’un istiwaqui est exempt du contact, de l’établissement et de la prise de position, du déplacement et Il parle d’une parole qui est de toute éternité qui n’est pas de lettres ni de voix. On ne conçoit pas au sujet de Sa parole qu’elle se transforme en écrits sur des tables et des feuilles tout comme l’ont prétendus ‘ahlou l-hachwi, les hypocrites mais l’écriture fait partie des actes des esclaves et il n’est pas concevable que leurs actes soient de toute éternité ».

Lorsque le Chaykh a terminé ce long écrit, les assimilateurs l’ont pris et l’ont porté jusqu’au sultan. Lorsque le sultan l’a vu, il a dit : « voici que grâce à l’épreuve, il est apparu que c’est un pervers ! Plus encore, c’est un mécréant ! ». Le Chaykh Ibnou  ^Abdi s-Salam a demandé au sultan d’organiser une assemblée pour les chafi^ites, les hanbalites, les malikites, et les hanafites, et autres parmi les savants des musulmans. Mais le sultan n’a pas voulu écouter sa parole. Il lui a posé trois conditions : qu’il ne donne plus d’avis de jurisprudence, qu’il ne se réunisse avec personne, et qu’il reste chez  lui sans plus en sortir. C’est alors que le Chaykh est resté ainsi jusqu’à ce que cette nouvelle soit parvenue au chaykh Jamalou d-Din Al-Ghoudayriyy, le chaykh des hanafites. Il prit ses compagnons avec lui jusqu’à entrer dans la maison du gouvernement. Lorsque le sultan l’a vu, il s’est levé vers lui et l’a fait descendre de son âne, et il lui a fait bon accueil. Le chaykh Jamalou d-Din lui a dit : « Qu’est-ce qu’il y a entre toi et Ibnou  ^Abdi s-Salam ? C’est un homme qui s’il était en Inde ou aussi loin qu’on puisse aller sur terre, il aurait convenu que le sultan agisse de sorte à l’amener dans son pays pour qu’il profite de ses bénédictions, lui ainsi que son pays et que ce soit une cause de gloire pour lui vis-à-vis des rois de la terre ». Le sultan lui répondit : « J’ai deux écrits de sa part qui indiquent sa croyance. Si seulement tu les voyais, tu seras l’arbitre entre lui et moi. » Il a amené les deux écrits. Le Chaykh Jamalou d-Din les a lus et lui a dit : « Mais c’est la croyance des musulmans, c’est la devise des vertueux, et la certitude des croyants, et tout ce qu’il comporte est correct ! Celui qui contredit ce qui est dans ces deux écrits et qui rejoint ce qu’a dit la partie adverse en tant que confirmation de lettres et de voix au sujet du  Créateur, Celui là est un âne. » C’était la cause pour que le sultan Al-‘Achraf abandonne son égarement. Il a envoyé chercher le Chaykh et il a cherché à ce qu’il lui pardonne. Il a même demandé à être son compagnon et s’est mis à œuvrer pour gagner son estime et à agir conformément à ses avis de jurisprudence. Il a demandé à lire auprès de lui certains de ses ouvrages comme le livre Al-Milhah fi l-I^tiqad, et d’autres encore. Tout comme il a déclaré explicitement dans une reprise : « Nous avons commis une erreur au sujet de Ibnou ^Abdi s-Salam, une grave erreur ».

 

Son voyage en Égypte

Le Chaykh Al-^Izz Ibnou ^Abdi s-Salam était resté à Damas, jusqu’à l’époque de As-Salih ‘Isma^il connu sous l’appellation ‘Abou l- Khabich qui a cherché l’aide des francs et leur a donné la ville de Sayda. C’est alors que le Chaykh Al-^Izz s’est mis en colère et n’a plus fait d’invocations en sa faveur au dessus des minbar. Celui qui l’a aidé en cela, c’était ‘Abou ^Amr Ibnou l-Hajib le malikiyy. Le roi s’est mis en colère contre eux deux et ils sont partis. Ils ont quitté la région du Cham pour partir en Égypte en l’an 639 de l’Hégire. Le roi Najmou d-Din ‘Ayyoub Al-Kamil les a accueillis. Il l’a honoré et il l’a chargé de la fonction d’orateur de la mosquée ^Amr Ibnou l-^As et de la fonction de juge (Qadi) dans le Caire et la partie en direction d’Al-Qiblah.

Parmi ce qui est rapporté du courage du Chaykh, il y a ce qui s’est produit entre lui et le roi Najmou d-Din, à savoir qu’il était sorti le jour de Al-^Id vers la citadelle du Caire et il a vu les armées tenues en rang et l’assemblée du royaume réunie auprès du roi et le roi était sorti à la rencontre de son peuple avec son apparat et ses embellissements à l’habitude des sultans d’Égypte. C’est alors que le Chaykh s’est adressé au roi et il l’a appelé : « Hé ! ‘Ayyoub ! ». Il l’a appelé par son prénom : « Quelle sera ta réponse au jour du jugement lorsque tu seras interrogé, et que Allah te fais savoir : N’est ce pas que Je t’ai donné la souveraineté d’Égypte et que par la suite tu y as autorisé la vente d’alcool ? » Alors le roi a répondu : « Est ce que cela  a lieu  véritablement ? » Le Chaykh lui a dit : « Oui : dans le bar untel, il y a de l’alcool qui est vendu et d’autres choses réprouvables, et toi tu es en train de profiter des bienfaits de ce royaume ». le sultan lui a dit : « ceci ce n’est pas moi qu l’ai fait. C’était de l’époque de mon père ». C’est alors que le Chaykh lui a dit : « et toi donc tu fais partie de ceux qui disent : nous avions trouvé nos parents sur un égarement, alors nous les avons suivis ! » Il lui a cité une ayah du Qour’an. C’est alors que le sultan a ordonné à ce moment que le bar soit fermé.

 

L’éloge des savants à son sujet

Parmi eux, il y a le Chaykh de l’Islam Ibnou Daqiq Al-^Id, celui qui a dit à son sujet : « Ibnou ^Abdi s-Salam était l’un des piliers des savants ». Parmi ceux qui ont fait son éloge également le Chaykh Jamalou d-Din Ibnou Al-Hajib qui a dit : « Ibnou ^Abdi s-Salam a plus de science que Al-Ghazaliyy ». Quant à At-Taj As-Soubkiyy, il a dit à son sujet dans ses Tabaqat : « le Chaykh de l’Islam et des musulmans, l’un des illustres Imams, le sultan des savants, l’Imam de son époque sans contestation, celui qui accomplit l’ordre du bien et l’interdiction du mal de son époque,  celui qui connaît les sujets de la Loi et les sujets qui sont le moins à la portée des gens, celui qui connaît les significations de la Loi. Il n’a pas rencontré quelqu’un qui lui soit semblable dans la science et ceux qui l’ont vu n’ont pas vu qui lui soit semblable dans la science, dans l’ascèse, dans le fait d’ordonner le bien et d’interdire le mal, dans le courage, la forte personnalité et la force du cœur ».

 

Son décès

Le Chaykh Al-^Izz Ibnou ^Abdi s-Salam était resté jusqu’à l’époque du roi Dhahir Rouknou d-Din Bibars. Ce roi l’honorait, le respectait et reconnaissait son mérite et il prenait ses avis et des avis de jurisprudences. C’est à son  époque que le Chaykh était mort et c’était le neuf du mois Joumada l-‘oula de l’an 660 de l’Hégire. Le roi s’est fortement chagriné pour sa mort et il a accompagné son convoi funéraire avec ses plus proches et les gouverneurs de son état. Il a même porté sa dépouille et a assisté à son enterrement. Il a été rapporté que le convoi funéraire du Chaykh lorsqu’il était passé en-dessous de la citadelle du Caire et que le roi Dhahir Bibars a vu le grand nombre de gens qui venaient accompagner ce convoi funéraire, a dit à un de ses proches : « Aujourd’hui, je suis sûr de garder le pouvoir dans le royaume car ce Chaykh s’il disait aux gens rebellez-vous contre moi, ma souveraineté serait fini ».

C’est ainsi que le Chaykh est mort. C’était l’un des piliers de la science, ceux qui ont vécu dans une époque où les ruse et les complots organisés par les gens de l’égarement se sont multipliés, ceux-là qui ont  rusé aux musulmans et ont essayés de les duper. Mais Allah ta^ala lui a donné la victoire sur les assimilateurs et Il a fait que leurs ruses se détournent contre eux. Allah a asservi pour cette religion des rois qui ont défendu cette croyance de vérité, celle à laquelle le Prophète Mouhammad, ses honorables compagnons et ceux qui les ont suivis avec bienfaisance jusqu’au jour du jugement ont appelé.

Que Allah le rétribue en bien pour la communauté de Mouhammad.

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Les Quarante hadith de An-Nawawiyy

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur novembre 5, 2010
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Le premier hadith

 

D’après l’Emir des croyants Abou Hafs, ^Oumar Ibnou l-Khattab, que Allah l’agrée, il a dit : J’ai entendu le Messager de Allah dire :

((إنما الأعمال بالنيات وإنما لكل امرئ ما نوى . فمن كانت هجرته إلى الله ورسوله فهجرته إلى الله ورسوله ، ومن كانت هجرته لدنيا يصيبها أو امرأة ينكحها فهجرته إلى ما هاجر إليه))

ce qui signifie : « Certes, les actes conformes à la Loi ne comptent que par l’intention, chaque personne n’aura que ce pour quoi elle a fait l’intention. Celui dont l’émigration a été  faite par recherche de l’agrément de Allah et par obéissance à Son messager, alors son émigration est acceptée et celui dont l’émigration a été faite pour obtenir quelque chose du bas-monde ou une femme à épouser, son émigration comptera pour ce pour quoi il a émigré » rapporté par les deux Imams des mouhaddith Abou ^Abdi l-Lah Mouhammad fils de Isma^il fils de Ibrahim fils de Al-Moughirah, fils de Bardizbah Al-Boukhariyy et Abou l-Houçayn, Mouslim fils de Al-Hajjaj, fils de Mouslim dans les deux Sahih, qui sont les deux livres les plus authentiques qui aient été composés.

 

Le deuxième hadith

 

D’après ^Oumar, que Allah l’agrée, il a dit : Tandis que nous étions assis auprès du Messager de Allah r, un jour un homme est apparu portant des habits d’une extrême blancheur et des cheveux extrêmement noirs, qui ne portait aucune trace de voyage, aucun de nous ne le connaissait. Il prit place auprès du Prophète r, il a accolé ses genoux aux genoux du Prophète et a dit : Ô Mouhammad parle-moi de l’Islam. Le Messager de Allah r a dit :

((الإسلام أن تشهد أن لا إله إلا الله وأن محمدا رسول الله وتقيم الصلاة وتؤتي الزكاة وتصوم رمضان وتحج البيت إن استطعت إليه سبيلا))

ce qui signifie : « L’Islam, c’est que tu témoignes qu’il n’est de dieu que Allah et que Mouhammad est le Messager de Allah, que tu accomplisses la prière, que tu t’acquittes de la zakat, que tu jeûnes Ramadan et que tu accomplisses le pèlerinage à  la Maison sacrée si tu en es capable« . Il a dit : « Tu as dit vrai« . Nous nous sommes alors étonnés, il l’interroge puis il atteste de sa véracité. Il a dit : Parle-moi de la foi (al-‘iman). Le Prophète a dit :

((أن تؤمن بالله وملائكته وكتبه ورسله واليوم الآخر وتؤمن بالقدر خيره وشره))

ce qui signifie : « C’est que tu crois en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Ses messagers, au jour dernier, et que tu crois en la destinée qu’elle soit du bien ou du mal« . Il lui a dit : « Tu as dit vrai« . Il lui a dit : Parle-moi de al-‘ihsan. Le Prophète lui a dit :

((أن تعبد الله كأنك تراه فإن لم تكن تراه فإنه يراك))

ce qui signifie : « C’est que tu adores Allah comme si tu le voyais car si tu ne le vois pas, Lui Il te voit« . Il lui a dit : Parle-moi de l’Heure annonçant le jour du jugement, le Prophète a dit :

((ما المسؤول عنها بأعلم من السائل))

ce qui signifie : « Celui qui a été interrogé n’en a pas plus de connaissance que celui qui interroge« . Il lui a dit : Parle-moi de ses signes annonciateurs. Le Prophète a dit :

((أن تلد الأمة ربتها وأن ترى الحفاة العراة العالة رعاء الشاء يتطاولون في البنيان))

ce qui signifie : « Que la femme esclave donne naissance à sa maîtresse, que tu voies les gens qui étaient nu-pieds, mal habillés, pauvres qui étaient hébergés construire des bâtiments en hauteur« . Puis il s’en est allé. Je suis resté longtemps, puis le Prophète a dit :

((يا عمر أتدري من السائل))

ce qui signifie : « Ô ^Oumar, sais-tu qui a posé ces questions ?« , je lui ai dit : « Allah ta^ala sait plus que tout autre et Son prophète sait« . Il m’a dit :

((فإنه جبريل أتاكم يعلمكم دينكم))

ce qui signifie : « Il s’agit de Jibril, il est venu vous enseigner votre religion » [rapporté par Mouslim].

 

Le troisième hadith

D’après Abou Abdi Rahman, ^Abdou l-Lah, le fils de ^Oumar Ibnou l-Khattab, que Allah les agrée tous les deux, il a dit : J’ai entendu le Messager de Allah r dire :

((بني الإسلام على خمس : شهادة أن لا إله إلا الله وأن محمدا رسول الله وإقام الصلاة وإيتاء الزكاة وحج البيت وصوم رمضان))

ce qui signifie : « L’Islam est construit sur cinq choses : Le témoignage qu’il n’est de dieu que Allah et que Mouhammad est le Messager de Allah, l’accomplissement de la prière, l’acquittement de la zakat, le pèlerinage à la Maison sacré, et le jeûne de Ramadan » [rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim].

 

Le quatrième hadith

 

D’après Abou ^Abdi r-Rahman Abdou l-Lah Ibnou Mas^oud, que Allah l’agrée, il a dit : Le Messager de Allah nous a parlé et il est le Véridique celui qui est reconnu pour sa véracité, il a dit :

((إن أحدكم يُجمع خلقُه في بطن أمه أربعين يوما نطفة ، ثم يكون علقة مثل ذلك ثم يكون مضغة مثل ذلك ثم يرسل إليه الملك فينفخ فيه الروح ويؤمر بأربع كلمات : بكتب رزقه ، وأجله ، وعمله ، وشقي أو سعيد . فوالله الذي لا إله غيره إن أحدكم ليعمل بعمل أهل الجنة حتى ما يكون بينه وبينها إلا ذراع فيسبق عليه الكتاب فيعمل بعمل أهل النار فيدخلها وإن أحدكم ليعمل بعمل أهل الجنة حتى ما يكون بينه وبينها إلا ذراع فيسبق عليه الكتاب فيعمل بعمل أهل الجنة فيدخلها))

ce qui signifie : « Certes, chacun d’entre vous a été rassemblé dans le ventre de sa mère quarante jours ensuite il devient comme un caillot la même période, ensuite il devient comme un morceau de chair la même période, ensuite l’ange est envoyé et il insuffle en lui l’âme. Il est ordonné d’inscrire quatre mots : sa subsistance, son terme, ses œuvres, et s’il est heureux ou malheureux. Par Allah, l’un d’entre vous œuvre en faisant les actes des gens du paradis jusqu’à n’être plus qu’à une coudée du paradis alors ce qui lui est prédestiné lui arrive, il agit en faisant les actes des gens de l’enfer et y entre. Et l’un d’entre vous œuvre en faisant les actes des gens de l’enfer jusqu’à n’être plus qu’à une coudée de l’enfer alors ce qui lui est prédestiné lui arrive, il agit en faisant les actes des gens du paradis et y entre » [rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim].

 

Le cinquième hadith

 

D’après le mère des croyants, la mère de ^Abdou l-Lah, ^A‘ichah, que Allah l’agrée, elle a dit : « Le Messager de Allah a dit :

((من أحدث في أمرنا ما ليس منه فهو رد))

ce qui signifie : « Celui qui innove dans notre religion une chose qui n’en fait pas partie, elle est rejetée » [rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim] et dans une version de Mouslim, le Prophète a dit :

((من عمل عملا ليس عليه أمرنا فهو رد))

ce qui signifie : « Celui qui fait une œuvre qui n’est pas en accord avec notre religion, elle est rejetée« .

 

Le sixième hadith

D’après Abou ^Abdi l-Lah An-Nou^man Ibnou Bachir, que Allah les agrée tous les deux, il a dit : J’ai entendu le Messager de Allah dire :

((إن الحلال بين وإن الحرام بين وبينهما أمور مشتبهات لا يعلمهن كثير من الناس فمن اتقى الشبهات فقد استبرأ لدينه وعرضه ومن وقع في الشبهات وقع في الحرام كالراعي يرعى حول الحمى يوشك أن يرتع فيه ألا وإن لكل ملك حمى ألا وإن حمى الله محارمه ألا وإن في الجسد مضغة إذا صلحت صلح الجسد كله وإذا فسدت فسد الجسد كله : ألا وهي القلب))

ce qui signifie : « Ce qui est licite est clair et ce qui est interdit est clair et entre les deux, il y a des choses qui prêtent à confusion et que beaucoup de gens ne connaissent pas. Celui qui évite les choses qui prêtent à confusion, il aura préservé sa religion et protégé son honneur. Celui qui tombe dans les choses qui prêtent à confusion, il risquera de tomber dans l’interdit, comme le berger qui fait paître son bétail autour d’un domaine réservé, il risque d’y pénétrer. Certes, chaque roi a un domaine réservé. Ce que Allah a réservé ce sont les choses qu’Il a rendues interdites. Il y a certes dans le corps un morceau de chair, s’il est sain tout le corps est sain, et s’il est corrompu, tout le corps est corrompu. Il s’agit certes du cœur » [rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim].

 

Le septième hadith

 

D’après Abou Rouqayyah Tamim Ibnou ‘Aws Ad-Dariyy, que Allah l’agrée, que le Prophète a dit ce qui signifie : « Donner le conseil est un des fondements de la religion« . On a posé la question au Prophète, on lui a dit : « Comment donner le conseil ? » Il a dit ce qui signifie : « De sorte que la personne croie en Allah, en Ses Livres et en Ses messagers et de sorte à guider le gouverneur des musulmans et le commun des musulmans vers les meilleures des choses » [rapporté par Mouslim].

 

Le huitième hadith

D’après le fils de ^Oumar, que Allah les agrée tous les deux, le Messager de Allah a dit

ce qui signifie : « J’ai eu l’ordre de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’est de dieu que Allah et que Mouhammad est le Messager de Allah, qu’ils accomplissent la prière et qu’ils s’acquittent de la zakat. S’ils font cela leur sang nous est interdit ainsi que leurs biens, sauf selon le droit de l’Islam. et c’est Allah ta^ala Qui les rétribue » [rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim].

 

Le neuvième hadith

 

D’après Abou Hourayrah, Abdou r-Rahman Ibnou Sakhr, que Allah l’agrée, il a dit : J’ai entendu le Messager de Allah r dire ce qui signifie : « Ce que je vous ai interdit, évitez-le, et ce que je vous ai ordonné, accomplissez-en ce que vous pouvez. Ce qui a mené à leur perte ceux qui étaient avant vous c’est leur trop grand nombre de questions et leur divergence auprès de leurs prophètes » [Al-Boukhariyy et Mouslim].

 

Le dixième hadith

 

D’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, il a dit : Le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Allah est exempt d’imperfection, Il n’agrée que ce qui est bon, Allah a ordonné aux croyants ce qu’Il a ordonné aux Messagers et Il a dit ce qui signifie : « Ô vous les Messagers, consommez de ce qui est bon et œuvrez en bien » et Il a dit ce qui signifie : « Ô vous qui avez cru, consommez des choses licites que Nous vous avons accordées en subsistance« , ensuite il a évoqué l’homme qui prolonge son voyage dans les voies du bien, qui a les cheveux ébouriffés et sur lui les traces du voyage qui, tendant les mains vers le ciel, dit : Ô Seigneur, Ô Seigneur mais dont la nourriture est de source interdite, la boisson est de source interdite, les habits de source interdite, qui s’est nourri de ce qui a été interdit ; comment pareil à celui-là, sera-t-il exaucé ? [rapporté par Mouslim].

 

Le onzième hadith

 

D’après Abou Mouhammad Al-Haçan le fils de ^Aliyy Ibnou Abi Talib, le petit fils du Messager de Allah r, que Allah les agrée tous les deux, il a dit : J’ai retenu du Messager de Allah la parole qui signifie : « Evite ce qui t’inspire le doute pour ce qui ne t’inspire pas le doute » [rapporté par At-Tirmidhiyy et An-Naça’iyy et At-Tirmidhiyy a dit que ce hadith est haçan – bon – sahih – sûr –].

 

Le douzième hadith

 

D’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, il a dit : Le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Une preuve de bon comportement de la personne, c’est qu’elle délaisse ce qui ne la concerne pas » [c’est un hadith sûr, rapporté par At-Tirmidhiyy et d’autres que lui avec ces termes].

 

Le treizième hadith

 

D’après Abou Hamzah, ‘Anas Ibnou Malik, que Allah l’agrée, le serviteur du Messager de Allah il a dit ce qui signifie : « L’un de vous n’atteindra un degré de foi complète que s’il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même » [rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim].

 

Le quatorzième hadith

 

D’après Ibnou Mas^oud, que Allah l’agrée, il a dit : Le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Le sang d’une personne musulmane n’est licite que par l’une des trois choses : celui qui a déja consommé un mariage et qui commet la fornication, celui qui tue quelqu’un sans droit, celui qui délaisse sa religion et quitte le groupe des musulmans » [rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim].

 

Le quinzième hadith

 

D’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, que le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Celui qui croit d’une foi complète en Allah et au jour dernier, qu’il dise du bien ou qu’il se taise. Celui qui croit d’une foi complète en Allah et au jour dernier, qu’il honore son voisin. Et celui qui croit d’une foi complète en Allah et au jour dernier, qu’il honore son invité » [rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim].

 

Le seizième hadith

 

D’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, un homme avait dit au Prophète : « Donne-moi un conseil« . Il lui a dit ce qui signifie : « Ne te mets pas en colère« . Et il a répété cela plusieurs fois [rapporté par Al-Boukhariyy].

 

Le dix-septième hadith

 

D’après Abou Ya^la Chaddad Ibnou ‘Aws, que Allah l’agrée, que le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Allah ta^ala nous a recommandé d’agir avec bienfaisance et lorsque vous égorgez, alors égorgez avec bienfaisance et que l’un de vous aiguise l’outil avec lequel il égorge et qu’il facilite la chose pour l’animal qu’il égorge » [rapporté par Mouslim].

 

Le dix-huitième hadith

 

D’après Abou Dharr Joundoub Ibnou Jounadah et Abou ^Abdi r-Rahman Mou^adh Ibnou Jabal, que Allah les agrée tous les deux, le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Fais preuve de piété à l’égard de Allah où que tu sois et fais suivre la mauvaise action par la bonne action, elle l’effacera, et agis envers les gens avec un comportement d’excellence » [rapporté par At-Tirmidhiyy qui a dit que c’est un hadith haçan et dans certaines versions il est haçan sahih].

 

Le dix-neuvième hadith

 

D’après Abou l-^Abbas ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas, que Allah les agrée lui et son père, il a dit : J’étais un jour derrière le Prophète, il m’a dit ce qui signifie : « Mon garçon, je t’enseigne certaines paroles : respecte les ordres de Allah, Allah te protègera. Lorsque tu demandes, en priorité demande à Allah. Lorsque tu demandes l’aide, en priorité demande l’aide à Allah et sache que si tous les gens de la communauté se réunissaient pour te profiter par quelque chose, ils ne pourront te profiter que par une chose que Allah t’a prédestinée et s’ils se réunissaient pour te nuire par quelque chose, ils ne pourront te nuire que par une chose que Allah t’a prédestinée, les calames sont levés, les livrets ont séché » [rapporté par At-Tirmidhiyy qui a dit : hadith haçan sahih], et dans la version d’autres que At-Tirmidhiyy, le Prophète a dit

ce qui signifie : « Respecte les ordres de Allah, Il t’accordera Son agrément. Obéît à Allah dans l’aisance, Il te facilitera lors de l’épreuve et sache que ce qui t’a manqué ne devait pas t’atteindre et que ce qui t’a atteint ne devait pas te manquer, sache que la victoire vient avec la patience, que la délivrance vient avec le tourment et qu’avec la difficulté il y a une facilité« .

 

Le vingtième hadith

 

D’après Abou Mas^oud ^Ouqbah Ibnou ^Amr Al-‘Ansariyy Al-Badriyy, que Allah l’agrée, il a dit : Le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Il y a parmi les paroles des anciens prophètes que les gens ont reçues : si tu ne fais pas preuve de pudeur, alors fais ce que tu veux » [rapporté par Al-Boukhariyy].

 

Le vingt et unième hadith

 

D’après Abou ^Amr et on dit Abou ^Amrah Soufyan Ibnou ^Abdi l-Lah, que Allah l’agrée, il a dit : J’ai dit : Ô Messager de Allah, dis-moi une parole concernant l’Islam après laquelle je ne demanderai à plus personne d’autre que toi. Il a dit ce qui signifie : « Dis : je crois fermement en Allah, et suis le chemin de droiture » [rapporté par Mouslim].

 

Le vingt-deuxième hadith

 

D’après Abou ^Abdi l-Lah Jabir Ibnou ^Abdi l-Lah Al-‘Ansariyy, que Allah les agrée tous les deux, un homme était venu interroger le Messager de Allah et lui a dit : Vois-tu, si j’accomplis les prières prescrites, je jeûne le mois de Ramadan, si je considère licite ce qui est licite, si je considère interdit ce qui est interdit, que je ne fais plus rien de plus que cela, est-ce que je rentre au paradis ? Le Prophète lui a dit ce qui signifie : « Oui » [rapporté par Mouslim].

 

Le vingt-troisième hadith

 

D’après Abou Malik Al-Harith Ibnou ^Asim Al-‘Ach^ariyy, que Allah l’agrée, il a dit : Le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « La purification peut avoir une récompense qui équivaut à la moitié de la récompense de la foi. La parole Al-hamdou lil-Lah remplit la balance et la parole Soubhana l-Lah wa l-hamdou lil-Lah remplissent ce qui est entre le ciel et la terre. La prière est une lumière, l’aumône est un renfort pour la personne, une preuve de sa foi au jour du jugement, la patience est un guide, une lumière, le Qour’an sera une preuve en ta faveur, ou bien contre toi. Tous les gens agissent, il y a ceux qui font que leur âme soit affranchie de l’enfer grâce à leur obéissance à Allah et il y a ceux qui la mènent à sa perte » [rapporté par Mouslim].

 

Le vingt-quatrième hadith

 

D’après Abou Dharr Al-Ghifariyy, que Allah l’agrée, d’après le Prophète r, en ce qu’il rapporte de Son Seigneur ^azza wa jall qu’Il a dit ce qui signifie : « Ô Mes esclaves, Je ne suis pas injuste, l’injustice est impossible à Mon sujet et j’ai fait que l’injustice soit interdite entre vous alors ne soyez pas injustes les uns envers les autres ; Ô Mes esclaves, vous risquez d’être tous égarés sauf ceux que Je guide, alors recherchez, demandez-Moi la bonne guidée, Je vous guide ; Ô Mes esclaves, vous risquez d’être tous affamés sauf si Je vous donne la nourriture alors demandez-Moi, Je vous donne ; Ô Mes esclaves, vous risquez tous d’être nus sauf ceux à qui Je donne de quoi se vêtir alors demandez-Moi, Je vous donne ; Ô Mes esclaves, vous commettez les péchés de nuit et de jour et Je pardonne les péchés, tous les péchés, alors demandez-Moi le pardon, Je vous pardonne ; Ô Mes esclaves, vous ne pourrez pas Me nuire et vous ne pourrez pas Me profiter ; Ô Mes esclaves, si du premier au dernier d’entre vous, les humains et les jinn d’entre vous, si vous tous aviez un cœur semblable au plus pieux d’entre vous, cela n’ajouterait rien à Ma Souveraineté ; Ô Mes esclaves, si du premier au dernier d’entre vous, les humains et les jinn d’entre vous, si vous tous aviez un cœur semblable au plus pervers d’entre vous, cela ne diminuerait rien à Ma Souveraineté ; Ô Mes esclaves, si du premier au dernier d’entre vous, les humains et les jinn d’entre vous se tenaient d’un côté et qu’ils M’avaient demandé et que Je donnais à chacun ce qu’il veut, cela ne diminuerait en rien de Ma Souveraineté tout comme l’aiguille ne diminue rien lorsqu’elle est plongée dans l’eau ; Ô Mes esclaves, ce sont vos actes qui vous seront comptabilisés et Je vous rétribue pour ces actes, celui qui trouvera du bien, qu’il fasse les louanges à Allah, celui qui trouvera autre que cela, qu’il ne blâme que lui-même » [rapporté par Mouslim].

 

Le vingt-cinquième hadith

 

D’après Abou Dharr, que Allah l’agrée, des gens parmi les compagnons du Messager de Allah ont dit au Prophète : Ô Messager de Allah, les gens qui ont la richesse ont pris toutes les récompenses, ils accomplissent la prière comme nous l’accomplissons, ils font le jeûne comme nous le faisons et ils donnent les aumônes avec leurs biens. Il a dit ce qui signifie : « N’est-ce pas que Allah vous a donné ce que vous pouvez donner en aumône : pour chaque tasbihah vous avez la récompense d’une aumône, pour chaque takbirah vous avez la récompense d’une aumône, pour chaque tahmidah vous avez la récompense d’une aumône. Toute tahmidah donne la récompense d’une aumône, chaque tahlilah donne la récompense d’une aumône, ordonner le bien donne la récompense d’une aumône, interdire ce qui est blâmable donne la récompense d’une aumône et le rapport que fait l’un d’entre vous avec son épouse donne la récompense d’une aumône« . Ils lui ont dit : Ô Messager de Allah, est-ce que l’un de nous satisfait son désir et il a en cela une récompense ? Le Prophète leur a dit ce qui signifie : « Voyez-vous, s’il avait fait cela dans l’interdit, n’est-ce pas qu’il se serait chargé d’un péché, de même s’il accomplit cela dans une situation qui est licite, il aura une récompense » [rapporté par Mouslim].

 

Le vingt-sixième hadith

 

D’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, il a dit : Le Messager de Allah a dit ce qui signifie : «  L’homme a à faire une aumône sur chacune de ses jointures. Chaque jour sur lequel le soleil se lève, répares entre deux personnes cela te donnera des récompenses comme une aumône, aides un homme en lui tenant sa monture en lui permettant de la monter ou en lui posant ses bagages dessus cela te donnera des récompenses comme une aumône. La belle parole est comme une aumône et pour chaque pas que tu fais pour te rendre à la prière, tu auras comme une aumône et encore éliminer une nuisance sur le chemin cela te donnera des récompenses comme une aumône » [rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim].

 

Le vingt-septième hadith

 

D’après An-Nawwas Ibnou Sam^an, que Allah l’agrée, le Prophète a dit ce qui signifie : « L’excellence du comportement fait partie des meilleurs caractères de bienfaisance ; et ce qui est mauvais, c’est ce que ton âme rejette et c’est ce que tu n’aimerais pas que les gens en prennent connaissance » [rapporté par Mouslim].

Et d’après Wabisah Ibnou Ma^bad, que Allah l’agrée, il a dit : Je suis venu auprès du Messager de Allah qui m’a dit ce qui signifie : « Tu viens interroger au sujet de la bienfaisance ? » Il lui a dit : « Oui« . Il lui a dit ce qui signifie : « Demande à ton cœur, la bienfaisance, c’est ce avec quoi ton âme se tranquillise et ce avec quoi le cœur s’apaise ; et le mal c’est ce qui est rejeté par ton âme et qui n’est pas accepté dans le cœur même si les gens te donnent leur avis sans science » [Hadith haçan rapporté dans les Mousnad de l’Imam Ahmad Ibnou Hanbal et de Ad-Darimiyy avec une bonne chaîne de transmission].

 

Le ving-huitième hadith

 

D’après Abou Najih Al-^Irbad Ibnou Sariyah, que Allah l’agrée, il a dit : « Le Messager de Allah nous a fait une exhortation qui a touché les cœurs et qui a fait couler les larmes des yeux et nous avons dit : « Ô Messager de Allah, c’est comme si c’était l’exhortation de quelqu’un qui va nous quitter, alors recommande-nous des choses, donne-nous des conseils« . Il a dit ce qui signifie : « Je vous recommande la piété envers Allah, d’écouter et d’obéir même si celui qui est votre gouverneur est un esclave car celui qui va vivre d’entre vous va voir beaucoup de divergence, attachez-vous à ma Sounnah, c’est-à-dire ma voie de droiture et la voie des Califes bien guidés, attachez-vous à cela et gardez-vous des choses innovées car la plupart des innovations sont de l’égarement » [rapporté par Abou Dawoud et At-Tirmidhiyy qui a dit un hadith haçan sahih].

 

Le vingt-neuvième hadith

 

D’après Mou^adh Ibnou Jabal, que Allah l’agrée, il a dit : « J’ai dit : Ô Messager de Allah, apprends-moi une œuvre qui me fasse entrer au paradis et qui m’éloigne de l’enfer« . Il lui a dit ce qui signifie : « Tu as demandé quelque chose de très important et c’est certes une chose facile pour celui pour qui Allah ta^ala le facilite, adores Allah, ne Lui associes rien, accomplis la prière, acquittes-toi de la zakat, jeûne le mois de Ramadan, fais le pèlerinage à la Maison sacrée« . Ensuite il a dit ce qui signifie : « Veux-tu que je te guide vers les portes de bien ? Le jeûne est une protection, l’aumône éteint le péché tout comme l’eau éteint le feu, et la prière de l’homme au milieu de la nuit« , ensuite il a récité la parole de Allah : (tatajafa jounoubouhoum ^ani l-madaji^) jusqu’à ce qu’il arrive à (ya^maloun) ce qui signifie : « Ceux qui ne dorment pas beaucoup« . Puis il a dit : ce qui signifie : « Veux-tu que je t’apprenne le pilier de tout cela et son fer de lance ? » J’ai dit : Oui, Ô Messager de Allah. Il a dit ce qui signifie : « Le pilier de tout cela, c’est l’Islam, son fondement c’est la prière et son fer de lance c’est le jihad« . Ensuite il a dit ce qui signifie : « Veux-tu que je t’apprenne comment tu peux obtenir tout cela ? » Je lui ai dit : Bien sûr que oui, Ô Messager de Allah. Il a pris sa langue et il a dit ce qui signifie : «  cesse le mal que peut t’entraîner cela« . Ensuite j’ai dit : Ô Messager de Allah, est-ce que nous aurons des comptes à rendre sur ce que nous disons ? Il a dit ce qui signifie : « Mais bien sûr, les gens ne seront-ils pas jetés en enfer sur leurs visages, qu’à cause de ce qu’ils ont dit par leurs langues » [rapporté par At-Tirmidhiyy et il a dit c’est un hadith haçan sahih].

 

Le trentième hadith

 

D’après Abou Tha^labah Al-Khouchaniyy Jourthoum Ibnou Nachir, que Allah l’agrée, le Messager de Allah a dit

ce qui signifie : « Allah ta^ala a rendu obligatoire certaines choses, ne les manquez pas et Il a défini des limites, ne les dépassez pas, Il a interdit certaines choses, alors ne les outrepassez pas. Certaines choses n’ont pas été mentionnées par miséricorde pour vous et non par oubli, alors ne les recherchez pas » [Hadith haçan rapporté par Ad-Daraqoutniyy et d’autres].

 

Le trente et unième hadith

 

D’après Abou l-^Abbas Sahl Ibnou Sa^d As-Sa^idiyy, que Allah l’agrée, il a dit : Un homme est venu au Prophète r et lui a dit : Ô Messager de Allah indique-moi un acte tel que, si je le fais, Allah m’accorde la miséricorde et la récompense et les gens m’aiment. Il lui a dit ce qui signifie : « Soit ascète dans le bas-monde, Allah ta^ala te fait miséricorde et t’accorde des récompenses et ne recherche pas ce qu’ont les gens, les gens t’aimeront » [un hadith haçan rapporté par Ibnou Majah et d’autres avec une bonne chaîne de transmission].

 

Le trente-deuxième hadith

 

D’après Abou Sa^id – Sa^d Ibnou Sinan – Al-Khoudriyy, que Allah l’agrée, le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Ne nuis pas aux autres et ne réponds pas à la nuisance par la nuisance » [hadith rapporté par Ibnou Majah et Ad-Daraqoutniyy et d’autres qu’eux deux avec des chaînes de transmission et Malik l’a rapporté dans Al-Mouwatta’ avec une chaîne de transmission d’après ^Amr Ibnou Yahya d’après son père, d’après le Prophète. Il n’est donc pas rapporté de Abou Sa^id et ce hadith a différentes chaînes de transmission qui se renforcent les unes les autres].

 

Le trente-troisième hadith

 

D’après Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée lui et son père, le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Si on accordait aux gens à la mesure de ce qu’ils prétendent alors il y aurait des hommes qui prétendraient aux biens et au sang des autres, mais la preuve est à la charge de celui qui prétend, et celui qui nie, il lui suffit de jurer » [un hadith sûr rapporté par Al-Bayhaqiyy et d’autres aussi et une partie de ce hadith figure dans les deux sahih].

 

Le trente-quatrième hadith

 

D’après Abou Sa^id Al-Khoudriyy, que Allah l’agrée, il a dit : J’ai entendu le Messager de Allah dire ce qui signifie : « Celui d’entre vous qui voit une chose blâmable, qu’il la change par sa main, s’il n’en est pas capable par sa langue, et s’il n’en est pas capable, par son cœur et ceci est le minimum de la foi. » (c’est-à-dire le minimum que la personne doit faire en cas d’incapacité) » [rapporté par Mouslim].

 

Le trente-cinquième hadith

 

D’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, il a dit : Le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Ne vous enviez pas les uns les autres, ne vous trompez pas les uns les autres, ne vous haïssez pas les uns les autres, ne soyez pas ennemis les uns des autres et ne rompez pas les relations les uns avec les autres, et ne démotivez pas l’acheteur ou le vendeur sur le prix dans le but de vendre au premier ou d’acheter au second, soyez des adorateurs de Allah, des frères, le musulman est un frère pour le musulman, il ne lui fait pas subir d’injustice, il ne manque pas de l’aider, il ne lui ment pas et ne le rabaisse pas. La piété est ici (et il montre sa poitrine trois fois), il suffit comme mal à la personne de rabaisser son frère musulman : tout le musulman est interdit pour le musulman, son sang, son bien et son honneur » [rapporté par Mouslim].

 

Le trente-sixième hadith

 

D’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, le  Prophète a dit ce qui signifie : « Celui qui décharge un croyant d’un tourment de ce bas-monde, Allah le décharge d’un des tourments du jour du jugement et celui qui facilite les choses pour quelqu’un dans la difficulté, Allah lui facilite dans le bas-monde et dans l’au-delà ; et celui qui ne dévoile pas un musulman, Allah ne le dévoile pas dans le bas-monde et dans l’au-delà, et Allah aide l’esclave tant que l’esclave aide son frère. Celui qui prend un chemin par lequel il cherche une science, Allah lui facilite un chemin pour le paradis : il n’y a pas un groupe de personnes qui se réunissent dans une des mosquées de Allah pour réciter le Livre de Allah, pour l’étudier entre eux, sans que la paix s’installe sur eux, que la miséricorde les enveloppe et que les anges les entourent et sans qu’ils soient agréés par Allah. Celui qui n’œuvre pas en bien, ce n’est pas son ascendance et son honneur qui lui compensera ses actes » [rapporté par Mouslim avec ces termes].

 

Le trente-septième hadith

 

D’après Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée lui et son père, d’après le Messager de Allah qu’il a rapporté que Son Seigneur tabaraka wa ta^ala a dit ce qui signifie : « Allah a destiné les bonnes et les mauvaises actions et Il a indiqué cela : Celui qui comptait faire une bonne action mais  ne l’a pas faite, Allah la lui fait écrire une bonne action complète et s’il comptait faire la bonne action puis il l’a faite, Allah lui fait inscrire dix bonnes actions jusqu’à sept cent fois jusqu’à beaucoup plus, un plus grand nombre, et s’il comptait faire une bonne action et ne l’a pas faite, Allah lui fait inscrire une bonne action et s’il comptait faire une mauvaise action et l’a faite, Allah lui fait inscrire une seule mauvaise action » [rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim dans leurs deux Sahih].

 

Observe bien, ô toi mon frère, que Allah nous accorde à nous et à toi la réussite, observe la grande miséricorde de Allah ta^ala et observe bien ces termes, la parole du Prophète : (kamilah) qui signifie « complète » c’est pour l’insistance et la grande grâce, que Allah nous l’accorde, et lorsqu’il a dit : (katabaha sayyi’atan wahidah) ce qui signifie « une seule mauvaise action« , il nous a montré qu’elle n’est pas complète et que ce n’est qu’une seule mauvaise action ; la louange est donc à Allah, à Lui est la grâce soubhanah, nous n’évaluons pas les bienfaits qu’Il nous accorde. Et que Allah nous accorde la réussite.

 

Le trente-huitième hadith

 

D’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, il a dit : Le Messager de Allah a dit ce qui signifie : Allah ta^ala dit

ce qui signifie : « Celui qui prend un de Mes waliyy – saints – pour ennemi, Je lui annonce qu’il est Mon ennemi ; l’esclave ne se rapproche pas davantage de Mon agrément que par ce que J’ai rendu obligatoire sur lui et Mon esclave se rapproche de Mon agrément par les actes surérogatoires jusqu’à ce que Je l’agrée. Lorsque Je l’agrée, Je lui donne un secret dans son ouïe, Je lui donne un secret dans sa vue, Je lui donne un secret dans sa main et Je lui donne un secret dans ses pieds et lorsqu’il me demande, Je lui donne et lorsqu’il recherche la protection par Moi, Je le protège » [rapporté par Al-Boukhariyy].

 

Le trente-neuvième hadith

 

D’après Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée lui et son père, que le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Allah ta^ala ne charge pas ma communauté de ce qu’elle fait par erreur, comme le lapsus, ou par oubli ou contrainte » [hadith sûr rapporté par Ibnou Majah, Al-Bayhaqiyy et autres qu’eux deux].

 

Le quarantième hadith

 

D’après Ibnou ^Oumar, que Allah l’agrée lui et son père, il a dit : Le Messager de Allah m’a pris par les épaules et m’a dit ce qui signifie : « Sois dans le bas-monde comme si tu étais un étranger ou un voyageur poursuivant son chemin » et Ibnou ^Oumar, que Allah l’agrée lui et son père, disait : « Si tu arrives au soir, n’attends pas le matin et profite de ta santé pour ta maladie et de ta vie pour ta mort » [rapporté par Al-Boukhariyy].

 

Le quarante et unième hadith

 

D’après Abou Mouhammad ^Abdou l-Lah Ibnou ^Amr Ibni l-^As, que Allah l’agrée, il a dit : « Le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « L’un de vous n’atteindra un degré de foi complète que si ses passions deviennent soumises à ce que je vous ai transmis » [un hadith sûr, haçan sahih rapporté dans le livre Al-Houjjah avec une bonne chaîne de transmission].

 

Le quarante deuxième hadith

 

D’après ‘Anas, que Allah l’agrée, il a dit : « J’ai entendu le Messager de Allah dire ce qui signifie : « Allah ta^ala dit ce qui signifie : « Ô toi fils de ‘Adam, lorsque tu M’invoques et que tu Me supplies, Je te pardonne ce que tu as commis et cela ne M’est pas préjudiciable, Ô toi fils de ‘Adam si tes péchés atteignaient le ciel et que par la suite tu Me demandais le pardon Je te pardonnerai, Ô toi fils de ‘Adam si tu ramenais autant que toute la terre de péchés et que tu venais au jour du jugement sans M’attribuer aucun associé, Je t’accorderai autant que la terre de pardon » [rapporté par At-Tirmidhiyy qui a dit hadith haçan sahih].

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