Dieu n’agrée pas ces catégories de personnes
La louange est Allah, le Seigneur des Mondes, que l’honneur et l’élévation en degré soient accordés à notre Maître Mouhammad ainsi qu’à sa famille et ses compagnons bons et purs.
Le chaykh a dit : Nous rapportons avec une chaîne de transmission ininterrompue, c’est-à-dire que le chaykh rapporte de quelqu’un qui rapporte d’un autre avec une chaîne de transmission, d’une personne à une autre, qui n’est pas interrompue et du degré du Sahih, du degré de l’authentique, du point de vue de la fiabilité, c’est un Hadith qui est fiable, dans le sahih de Ibnou Hibban (son recueil) que Dieu lui fasse miséricorde que le Prophète de Allah a dit (hadith en arabe) ce signifie: « Allah n’agrée pas une certaine catégorie de personnes que le Prophète a qualifiée par ce qui suit : Allah n’agrée pas toute personnes ja^Dhariyy, jawwaDh, sakh-khaabin bil aswaaq, jiifatin billayl, Himaarin bi n-nahaar, ^aarifin bi ‘amri d-dounyaa, jaahilin bi ‘amri l-‘aakhirah ». Nous allons expliquer ces qualificatifs. Ce sont des catégories de personnes que Dieu n’agrée pas, Allah n’agrée pas celui qui a ces caractéristiques-là. Le Messager de Allah a cité des gens dans ce Hadith qu’il a décrits par certaines caractéristiques.
Premier qualificatif que le Prophète a cité dans le Hadith, c’est une catégorie de personnes que Dieu n’agrée pas « ja^Dhariy », c’est celui qui est orgueilleux, qui se considère au-dessus des autres.
Deuxième qualificatif « al jawwaDh » : c’est celui qui cherche à amasser l’argent avec une mauvaise intention, avec un objectif qui n’est pas louable. Il a y aussi le sens de priver les ayants droits de leur droit dans cet argent, donc il amasse, il cherche à accumuler et il prive, il amasse d’une manière blâmable et il prive les ayants droits de cet argent. C’est qu’il cherche à amasser l’argent par amour pour l’argent même. Quels sont les mauvais objectifs : chercher à amasser l’argent pour l’argent, pour satisfaire ses désirs interdits et pour faire preuve d’arrogance vis-à-vis des gens, pour la vanité et faire preuve d’orgueil à l’égard des esclaves de Dieu. Donc son objectif n’est pas louable, quand il cherche à amasser l’argent c’est un, pour satisfaire ses mauvais désirs, par exemple il veut boire de l’alcool, c’est pour avoir des choses interdites, pour faire preuve de vanité comme certains ils veulent avoir les baskets de dernier cri pour que les gens disent il a de belles basket ou pour avoir une belle maison pour que les gens disent il a une belle maison, et par orgueil pour que les gens disent « lui il a réussi », il se considère supérieur aux gens, c’est ça son objectif par la collecte de l’argent, c’est ce profil que le prophète qualifié de jawwaaDh.
Ce n’est pas le cas de celui qui amasse l’argent d’une source licite pour le dépenser dans ce que Allah a autorisé, dans les voies que Allah a autorisé. Parfois, quand on veut expliquer quelque chose on peut l’expliquer par des exemples et on peut l’expliquer par des contre-exemples, une définition en général c’est ce qui permet de cadrer les deux, de comprendre le sens et de voir ce qui ne fait pas partie de ce sens. Donc Quand le chaykh a dit : ce n’est pas le cas, c’est pour définir la limite du terme « jawwadh ». Car celui qui chercher à amasser l’argent, à gagner de l’argent, pour le dépenser dans ce qui est licite, par exemple il a une charge obligatoire, des enfants, donc lui il cherche à amasser l’argent pour le dépenses dans une voie licite mais non pas pour faire preuve de vanité vis-à-vis des gens, et ce n’est pas pour être hautain vis-à-vis des gens, ce n’est pas pour utiliser cet argent pour se montrer supérieur aux gens, donc celui qui cherche l’argent d’une voie licite pour le dépenser dans le licite, non pas par vanité ni par orgueil, et ce n’est pas pour parvenir non plus pour l’utiliser pour satisfaire des penchants ou des désirs interdits, cela n’est pas blâmable.
Car le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa salam, il n’a pas blâmé l’argent de manière absolue et il n’a pas fait son éloge de manière absolue non plus. Car l’argent il y a ce qui en est blâmable et il y a ce qui en est louable. Ce n’est pas tout argent qui est blâmable et ce n’est pas tout argent qui est louable. Alors qu’est-ce que l’argent qui est blâmable ? L’argent blâmable c’est l’argent que la personne obtient de source interdite, c’est l’argent obtenu par celui qui ne prête pas attention s’il a obtenu de source licite ou de source interdite. Ou encore l’argent blâmable c’est l’argent obtenu pour satisfaire ses désirs interdits, c’est-à-dire pour assouvir ses désirs interdits ou bien pour en tirer vanité vis-à-vis des gens ou encore pour l’utiliser pour faire preuve d’orgueil, pour se montrer supérieur aux gens. Voilà l’argent qui est blâmable.
Quant à l’argent obtenu par un musulman de source licite dans l’intention d’assurer sa propre chasteté, c’est-à-dire pour ne pas qu’il soit dans le besoin, il ne va pas aller mendier pour avoir ses besoins de base qui ne sont pas comblés, ou pour profiter à soit même, c’est-à-dire un bénéfice qui est licite, soit même ou autrui, ou bien pour subvenir à la charge de ses enfants, ou de ses parents ou d’autres proches parents mais sans que ce soit dans l’objectif de la vanité et la supériorité vis-à-vis des gens, cet argent n’est pas blâmable.
Notre chaykh que Dieu lui fasse miséricorde a dit : notre preuve ici à ce sujet, la classification de l’argent en deux catégories (l’agent blâmable et l’argent louable), c’est ce qu’a rapporté l’imam Ahmad et Ibnou Hibban avec une chaine de transmission authentique que le Prophète a dit à ^Amr Ibnou l^As ce qui signifie : « qu’il est bon l’argent licite détenu par l’homme vertueux ». ni^ma c’est une parole qu’on dit pour faire l’éloge.Alors c’est quoi l’argent licite, ici le Prophète a utilisé le même adjectif pour l’homme vertueux et pour l’argent, « salih ». Mais L’argent quand on dit qu’il est salih ça veut dire c’est l’argent qui est gagné par la personne, qui est acquis de source licite, car comme vous le savez il y a des source licites et des sources illicites, exemple celui qui vole l’argent, c’est une source interdite, celui qui usurpe les biens de quelqu’un, c’est une source interdite, si quelqu’un hérite de son proche parent musulman, c’est une source licite si quelqu’un loue ses services pour un travail licite d’une location qui est correcte, l’argent est licite. Cet argent est licite. Donc le Prophète a fait l’éloge de l’argent gagné par la personne d’une source licite (hadith en arabe) : « qu’il est bon l’argent licite détenu par l’homme vertueux ».
Alors il explique qui est l‘homme vertueux, c’est celui qui est croyant, donc il n’y a pas de vertueux qui ne soit pas croyant, qui s’acquitte de ses devoirs envers Dieu. Dieu nous a ordonné de faire certaines choses exemple nous devons apprendre le minimum de la science de la religion, nous devons glorifier Dieu, nous devons glorifier la religion, nous devons respecter le Prophète, nous devons accomplir cinq prières quotidiennes, nous devons jeûner le mois de Ramadan, nous devons nous acquitter de la zakat, nous devons appliquer les transactions convenablement, correctement selon la loi de l’islam. Donc celui qui est vertueux c’est celui qui s’acquitte de ses devoirs envers Dieu et qui s’acquitte de ses devoirs envers les esclaves de Dieu. Quels sont les devoirs envers les esclaves de Dieu ? Exemple si quelqu’un a des parents pauvres, il doit les prendre en charge. Si ses parents ont plusieurs enfants, qui va les prendre en charge ? Eux tous, eux tous vont contribuer pour prendre en charge leurs parents, ce ne sont pas que les garçons, ce sont les garçons et les filles. L’homme vertueux, c’est celui qui s’est acquitté de ses devoirs envers Dieu, et qui s’est acquitté de ses devoirs envers les esclaves de Dieu. Il sait ce que Allah lui a rendu obligatoire de faire et il s’en acquitte. Donc ce n’est pas quelqu’un d’ignorant le vertueux, parce que l’ignorant il ne sait pas ce que Allah lui a rendu obligatoire de faire, le vertueux il sait ce que Allah lui a ordonné de faire, donc un premier critère pour que quelqu’un soit vertueux c’est qu’il ait appris le minimum indispensable de la science religion, il sait ce que Allah lui a rendu obligatoire et il l’accompli, et il sait ce que Allah lui a interdit de faire et il l’évite. Il fait la prière tout comme Allah le lui a ordonné, il fait le jeûne tout comme Allah le lui a ordonné, il s’acquitte de la zakat tout comme Allah le lui a ordonné, il ordonne le bien et il interdit ce qui est blâmable.
Le chaykh rappelle que le fait d’ordonner le bien et d’interdire le mal fait partie des obligations que Dieu a donné à ses esclaves. Donc l’homme vertueux il fait cela également, il ordonne le bien et il interdit le mal. C’est le cas de ceux dont Allah a fait l’éloge (ceux qui ordonnent le bien et interdisent le mal) dans sourate ali imran qui signifie : « vous êtes la meilleure des communautés (la communauté de Mouhammad) qui soit apparue aux gens, vous ordonnez le bien et vous interdisez le mal et vous croyez en Dieu ». Certains ignorants disent à notre époque « moi je ne juge pas », c’est comme s’il a fait quelque chose de bien, non tu juges, tu n’es pas tout seul avec tes opinions personnels, avec tes passions, tu juges avec la loi que Dieu a révélé à son Prophète. Sinon comme tu vas ordonner le bien et interdire le mal si tu ne juges pas ? Certaines expressions sont devenues courantes mais derrière elles, il y a des choses qui ne sont pas bonnes. C’est comme les mou^tazilah qui ont propagé au début, la parole « Allah est partout », les gens se sont mis à répéter mais sans comprendre le sens. Donc faites attention, même si des gens utilisent beaucoup une parole, pesez là par rapport à la balance de la loi. Qu’est-ce qu’elle veut dire cette parole ? Les gens disent « je ne te juge pas », ça veut dire quoi ça ? C’est courant que les gens disent « moi je ne juge pas ». On a dit ce matin, la parole du Prophète qui signifie : « l’un d’entre vous n’atteindra un degré de fois complète que s’il fait soumettre ses passions à la loi que j’ai amené ». Il ne fait pas l’inverse, il ne va pas faire soumettre la loi à ses passions, ton nafs elle aime et tu essaies de faire marcher la loi avec, non, ce n’est pas comme ça. Apprends la loi et casse ton nafs pour la faire soumettre à la loi, c’est ainsi que tu vas progresser mai si tu veux tirer la loi dans ta direction à toi, pour te satisfaire tes passion, tu vas perdre.
Le chaykh a dit : la communauté de Mouhammad est la meilleure des communautés des prophètes, c’est-à-dire chaque prophète a une communauté, de toutes ces communautés la meilleure est celle de du Prophète Mouhammad. Donc une des caractéristiques qui fait qu’elle est la meilleure des communautés c’est que c’est la communauté qui comporte le plus de saints « waliyy », la communauté qui comporte le plus de savants « ^oulama », la communauté qui comporte le plus de « faqih », c’est à dire les spécialistes des lois.
Au point que Al Maçih, ^Iça, Jésus, ^alayhi salam a dit à propos de la communauté de notre maitre Mouhammad : « ce sont des savants indulgents […]», « ^oulama » = savant indulgent, « houlama » c’est le pluriel de « halim », « halim » signifie indulgent, être indulgent cela veut dire qui ne perd pas patience, celui qui patiente. Le mot « barrarah/(barraratoun) » c’est le pluriel de « barr » c’est le caractère de celui qui est « birr » et « birr » c’est la bienfaisance et « al barr » c’est le bienfaiteur, celui qui agit en bien« ce sont des savants, indulgents, bienfaisants, et pieux tellement ils ont des connaissances qu’on dirait des prophètes ».
Cela a été rapporté par Abou Nou^aym… dans al hidya. Allahou tabaraka wa ta^ala a décrit la communauté de notre maitre Mouhammad par le fait qu’elle a comme caractéristique le fait qu’elle ordonne le bien et interdit le mal. C’est une des caractéristiques que Allah a indiqué dans le Qou’ran. Le chaykh que Dieu lui fasse miséricorde a dit : il y avait autrefois des gens qui réalisaient cette caractéristique, qui appliquaient cela, ils ordonnaient le bien, ils interdisaient le mal, mais de nos jours ils sont devenus peu nombreux. Certaines aujourd’hui ils se disent : « moi je fais la prière, je fais mon jeûne et je ne m’occupe pas des gens », beaucoup sont ainsi aujourd’hui, ils se disent : « pourquoi je vais avoir des problèmes ? ». Le chaykh a dit : ordonner le bien et interdire le mal ne veut pas te diminuer ta subsistance ni ta durée de vie, celle que Dieu t’a prédestiné, ni te raccourcir la vie que Dieu t’as prédestiné, que tu le fasses ou que tu le fasses pas, Dieu t’as prédestiné une subsistance et une durée de vie. Mais de nos jours ils sont devenus peu nombreux, ceux qui mettent en œuvre de manière opérationnelle cette caractéristique, en l’occurrence, ordonner le bien et d’interdire le mal.
Mais le chaykh nous donne une lueur d’espoir, il dit : mais malgré cela, il y a en aura toujours dans la communauté. C’est pour cela, si nous ordonnons le bien et interdisons le mal, en diffusant la bonne croyance, c’est une cause de beaucoup de récompenses, il se peut que par cela Dieu nous pardonne beaucoup de péchés. Aujourd’hui quand tu ordonnes le bien et tu interdis le mal, les gens se retournent contre toi, même tes proches parents. Certains quand on leur dit : « Dieu existe sans comment, sans endroit » certains ils disent ça c’est une secte. Certains ne supportent pas que les gens apprennent la croyance correcte. Le shaytan est derrière la personne pour l’empêcher d’apprendre, il est sur sa tête jusqu’à ce que la personne abandonne, il ne faut pas abandonner. Ceci est la voie des sunnites, la voie Ahlou s-Sounnah wa l-jama^a, ce n’est pas la parole d’une secte, ce sont les wahhabites qui sont une secte, eux ils ont eu religion qui date de 250 ou 300 années, Ahlou s-Sounnah wa l-jama^a ont plus de 1400 années, donc ce n’est pas une secte, c’est la religion agrée par Dieu, c’est un prophète qui la amené, ce Prophète il a eu des miracles, son miracle permanent c’est le Qou’ran, c’est un défi permanent, personne n’a pu écrire un texte semblable, dedans, on trouve des annonces de choses qui ont eu lieu et quand elles ont été annoncées, elles n’avaient pas encore eu lieu, et il y a des choses annoncées qui n’ont pas encore eu lieu et qui vont avoir lieu, et il y a des informations sur ce qui a précédé, les communautés antérieures dont les gens n’ont pas connaissance autrement que par révélation de ce texte, il y a les règles des comportement, les lois, avec toute la beauté du texte en arabe, un texte incomparable, ça c’est le miracle permanent du Prophète. Aujourd’hui même le plus riche, même s’il a tout l’or, il ne peut pas ramener tous ces gens-là à dire la même chose, à faire les mêmes actes d’adoration, ceci ne suffit-il pas pour réfléchir ? Et Allah fait que certains ont vu les miracles devant eux, la lune fendue en deux moitiés et ils n’ont pas cru, ce n’est pas le miracle qui créé la bonne guidée, c’est Allah qui créé la bonne guidée.
Pourquoi le chaykh dit : malgré cela il y en aura toujours au sein de notre communauté, des gens qui ordonnent le bien et interdisent le mal, parce que Dieu l’a annoncé dans le Qou’ran et la parole de Dieu est véridique, il y en aura toujours.
(hadith en arabe) Hadith à retenir et à mettre en pratique « layça minna » ici littéralement cela veut dire « n’est pas des nôtres », mais ça ne veut pas dire qu’il n’est pas musulman, ici ça veut dire qu’il n’est pas un musulman accompli. Ne fait pas partie des nôtres c’est dans le sens n’est pas un musulman accompli, celui qui ne respecte pas le plus âgé d’entre nous, même si c’est ta sœur en islam, elle a deux ans de plus que toi, tu la respecte, elle a un an de plus que toi tu la respecte, tu te lèves et elle s’assoit tu restes debout, s’il y a une qu’une seule chaise. Le chaykh ^Abdou l-Lah c’est comme ça qu’il faisait, il avait horreur que certains restaient devant alors qu’il y avait des personnes âgées derrière qui étaient debout, ce n’est pas comme ça. Le respect dans l’islam c’est que si quelqu’un est plus âgé que toi, même si tu ne peux pas le piffrer, aujourd’hui le mot à la mode c’est les affinités, Allah a créé les gens et ça ne match pas tout le temps, mais fais soumettre tes passions à la loi, plus âgé que toi, je le respecte point, ça veut dire quoi je le respecte ? Je parle correctement avec lui, je lui donne une meilleure place que moi, s’il y a un seul verre d’eau pour deux je le laisse boire, je le priorise, des choses de cet ordre. Si tu éduques ton âme comme ça, tu vas gagner. Si tu lâches ta bride à tes passions, comme un cheval sauvage, il n’est pas dompté, tu ne sais pas comment il va aller, il fait du rodéo, mais si toi tu arrives à tenir ton âme là tu vas progresser et si tu progresses, les portes vont s’ouvrir devant toi, mais si tu fais du sur place, tu vas boucler. « Ne fais pas partie des nôtres (c’est-à-dire n’est pas un musulman accompli) celui qui ne respecte pas le plus âgé d’entre nous et qui ne fait pas miséricorde au plus jeune d’entre nous ».
Une fois un homme est venu voir le Prophète et il lui a dit : « Mon cœur est dur », certains ils s’en rendent compte parfois, que leur cœur est dur. Le Prophète lui a dit ce qui signifie : « caresse la tête d’un orphelin, si tu le fais par tendresse envers lui, tu auras pour chaque cheveu sur lequel ta main as passé, une récompense ». Cette miséricorde envers les enfants, regardez certains quand ils voulaient que le Prophète viennent chez eux, ils envoyaient leur petite fille, elle prenait le Prophète par la main et elle le tirait, le Prophète ne disait : comment moi je suis la meilleure des créatures ? Même une petite fille, elle le prenait par la main et il l’a suivait parce que ses parent voulaient que le Prophète vienne chez eux par exemple. Dans le Hadith, le Prophète a dit ce qui signifie « le croyant accompli est comme un chameau docile », le chameau qui est docile, si tu le fais s’accroupir sur un rocher, il s’accroupit alors que le rocher est inconfortable pour lui, il est comme ça le croyant, il est docile, cette docilité à quoi elle va servir ? A ce que nous sommes en train de dire, à ordonner le bien et à interdire le mal. Si ton frère tu ne supportes pas qu’il te dise : « donne-moi une bouteille d’eau », comment tu vas espérer collaborer avec lui pour ordonner le bien et interdire le mal, si dans ton cœur tu ne le supporte pas et lui ne te supporte pas, qu’est-ce qu’on va faire ? il ne faut pas être comme les aimants qui sont de même côté, qui se repoussent tout le temps, soyons des aimants qui sont du bon côté, qui s’attirent.
Fais miséricorde au plus jeune, comment tu le fais ? Tu lui enseigne les attributs de Dieu, tu lui fais aimer la religion, tu lui fais aimais les bons caractères, tu vas l’encourager, si tu vois qu’il a fait une bêtise et qu’il essaie de la cacher mais pas dans le sens du mensonge, parce qu’il a honte de l’avoir faite, tu fais comme si tu n’as pas vu, par exemple, et ça bien sûr c’est un art, certains font des bêtises et les cachent pour les refaire après, donc tu essaies de mesurer, ceux qui sont parents, ils connaissent.
Donc le chaykh a cité ce hadith, il a cité quatre choses : celui qui respecte le plus âgé, qui fait miséricorde au plus jeune, qui ordonne le bien et qui interdit le mal. Le chaykh a dit : s’il ne réalise pas ces quatre caractéristiques, même si son discours était par rapport aux deux dernières caractéristiques, il a cité le Hadith parce qu’il y en a quatre ici, il ne sera pas un musulman accompli dans sa religion.
Le chaykh revient au Hadith initial, il dit la parole du Prophète qui signifie : « Allah n’agrée pas tout ja^dhariy » c’est-à-dire ce Hadith comporte le blâme envers l’orgueilleux. Si en plus de ce caractère d’orgueilleux, il est jawwadh, qu’il cherche à amasser de l’argent sans faire attention si c’est d’une voie licite ou d’une voie interdite et qu’il fait preuve d’avarice pour payer l’argent dans les voies dans lesquelles Dieu a ordonné de dépenser alors c’est quelqu’un qui augmenté en mal et en corruption.
3ème caractéristique : Si de surcroît, il est « sakhaboun bil aswaq », c’est-à-dire c’est quelqu’un qui parle à haute voix dans les marchés, ce n’est pas juste le fait de crier dans les marchés, c’est dans le sens que c’est quelqu’un qui est tellement cupide, tellement il cherche à avoir l’argent qu’il parle beaucoup à propos des moyens d’avoir l’argent. Certains leur discours c’est autour du dernier business, le dernier tuyau pour obtenir plus d’argent c’est toujours ça son discours.
4ème caractéristique : « jiffatin bilayy » : Il est comme un cadavre la nuit, c’est-à-dire il passe la nuit à roupiller, à dormir, il ne va pas profiter, il ne cherche pas à gagner durant sa nuit à faire des prières, la nuit il est comme un cadavre. Il passe sa nuit à dormir il ne profite pas de la nuit pour gagner des récompense, à faire des prières par exemple.
5ème : « himarin bi n-nahar » Le jour il est comme un âne c’est-à-dire que sa préoccupation, c’est de varier les mets et de multiplier les plaisirs, de varier la nourriture et de multiplier les plaisirs, ce qui le détourne de l’accomplissement de ce que Allah lui a ordonné d’accomplir. Certains ils te disent « je travaille » c’est comme le mot de passe pour justifier qu’il ne font pas certaines choses comme la prière, le jeûne, il fait pas. Abou Hanifa il travaillait, les compagnons ils travaillaient, ils n’avaient pas le RSA. C’est pour ça que certains compagnons ils n’ont pas rapporté autant de hadith que d’autres. Certains ils venaient pour écouter le Prophète mais ils avaient leurs occupations quotidiennes. Certains ils croient que quand on se met dans la religion, on décroche de tout le reste, non.
Même Chaykh Abdoul l-Lah n’était pas content si quelqu’un n’allait pas suivre ses cours à l’école, au lycée, à l’université. Ce n’est pas parce que tu apprends la religion que c’est une exemption pour travailler, pour apprendre et étudier. Non pas du tout, tu t’organises et tu essaies de gérer ton temps, tu as plusieurs heures dans la journée. Pourquoi le chaykh voulait que les gens aient leur diplôme, parce qu’il y a des obligations collectives, il faut qu’il y est parmi les musulmans, des gens qui maitrisent telle et telle chose, donc il y a un socle de base qui est le minimum de la science de la religion mais après il y a ceux qui progressent dans la religion, ceux qui progressent dans telle étude, tel métier. Mais après il y a ceux qui progressent dans la religion, ceux qui progressent dans telle étude, tel métier, parce qu’il y a besoin.
Donc si en plus de tout ce qu’on vient de citer, il a les deux dernières caractéristiques qui sont cités dans le hadith, le 6ème « ^arifin bi amri d-Dounya », il maitrise les sujets du bas monde et le 7ème caractéristique « jaahilin bi amri l-‘aakhirah » , il est ignorant des sujets de l’au-delà, certains ils te disent il est directeur mais il ne sait pas quels sont les piliers du woudou’. C’est pas parce qu’il est directeur ou président, peu importe le poste, il n’est pas excusé pour ignorer les sujets de la religion. Le Prophète a dit que tel profil, Dieu ne l’agréé pas. Celui qui connait les sujets du bas monde et qui ignore les sujets de l’au-delà, son mal est plus grave. Aujourd’hui tu trouves certains leur père il meurt, les gens amènent le défunt dans la mosquée pour faire la prière funéraire et eux ils attendent dehors, parce qu’ils ne savent pas. Quel gain aura ce père si ses enfants ne font même pas la prière funéraire pour lui. La personne sera contente si ses enfants vont des vocations pour lui afin que Dieu leur fasse miséricorde pour, lui peut être qu’il a veillé pour que ses enfants aient des diplômes, des postes, de l’argent et il a oublié qu’un jour il va trépasser et que ses enfants ne sauront même pas faire la prière funéraire en sa faveur. La situation est dramatique c’est pour cela le Prophète a dit (hadith en arabe) chaque communauté a une source d’égarement/une source de corruption et la source de corruption de sa communauté c’est l’argent, il y a plusieurs versions ou d’autres choses sont mentionnées. Pour eux il n’y a que l’argent c’est tout alors que l’argent c’est un moyen, ce n’est pas une fin en soi et l’argent, Allah te l’a prédestiné, ta subsistance tu vas l’avoir, comme l’a dit notre maitre Ahmad ar-Rifa’i : « Quand j’ai su que ma subsistance personne d’autre ne va la prendre, mon cœur s’est apaisé » et il a dit : « je suis étonné que des gens se concurrencent pour ce qu’il leur est garanti et ils n’œuvrent pas pour ce qui ne l’est pas garanti ». Ils se concurrencent pour la subsistance qui est garantie et ils ne se concurrence pas pour le paradis qui ne leur est pas garantie. Voilà comment la personne doit se comporter, on dit cela pour qu’on se rappelle. C’est comme quelqu’un parfois il est en train de conduire, parfois il somnole, il tend vers la gauche il tend vers la droite, le rappel va lui permet de garder toujours le cap, ce sont des choses qu’on connait mais le rappel est utile pour le croyant.
Le chaykh conclue grâce à ce qui vient d’être dit dans le hadith, quelle conclusion nous tirons, nous tirons de cela que celui à qui Allah a accordé de l’argent, que ce soit une grande ou petite fortune, et qui connait les voies, les moyens de ramasser l’argent, il connait les ficelles pour avoir de l’argent de telle ou telle manière, mais qui ignore les sujets de la religion, c’est-à-dire il ignore ce que Allah lui a ordonné d’accomplir, il n’a pas appris, il ignore ce que Allah lui a ordonné d‘apprendre comme science de la religion, un tel profil fait partie des pires des créatures de Dieu. Il vit comme un animal.
Et le chaykh il dit : il n’y a pas de moyen pour accomplir ce que Allah a rendu obligatoire et pour éviter ce que Allah a interdit si ce n’est par la connaissance de la science indispensable de la religion à propos de laquelle le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « quérir la science est une obligation pour tout musulman ». Rapporté par ibnou Maajah et par Al Bayhaqiyy.
Celui qui se détourne de l’apprentissage, il ira à sa perte sans s’en rendre compte. Inna li l-Lahi wa inna ilayhi raji^oun : Certes nous appartenons à Dieu et nous reviendrons à la vie pour son jugement. On dit cette phrase en général quand une catastrophe arrive comme la mort de quelqu’un. Le chaykh ce qu’il a cité c’est une catastrophe, si déjà le fait de manquer une seule prière dans son temps sans excuse, c’est plus grave que si tous ses membres de sa famille mourraient, que s’il perdait tout son argent. Que dire de celui qui n’a pas appris et qui accumule, il ne fait pas la prière correctement et ça s’accumule, ça s’accumule. La personne il ne faut pas qu’elle n’oublie une chose, quelle est ta raison d’être, pourquoi tu es dans cette vie, tu es là parce que Dieu t’as créé pour t’ordonner de l’adorer donc tu priorise cela par rapport à autre chose,. C’est ta raison d’être. Quand il s’agit d’un sujet de religion, tu le priorise sur autre chose. Ton temps ne suffit pas pour toutes les choses, si tu as concurrence, tu as un créneau et tu dois faire deux choses, tu priorises ce qui est pour ton au-delà.
Et le chaykh a dit : les faqih, c’est-à-dire le spécialistes des lois, des quatre écoles n’ont pas négligé l’explication de ces sujets, c’est-à-dire le sujets de la science indispensable de la religion. Ils n’ont pas négligé, vous trouvez des moukhtasar selon les chaféites, des moukhtasar selon les malikites, des moukhtasar selon les hanafites, des moukhtasar selon les hanbalites, ils n’ont pas négligé cela. N’est pas ce que le Prophète ^Iça a dit que les savants de la communauté de Mouhammad sont des savants indulgent, bienfaisant, pieux, on dirait des prophètes tellement ils ont de la science. Pourquoi cette communauté est la meilleure des communauté, elle comporte le plus de savants, donc les savants ont indiqué cela, c’est-à-dire que la personne ne se justifie pas et dise « non moi je ne suis pas au courant, j’ai pas appris », certains ils disent « moi je suis malikite », « moi je suis chaféite », il comprend rien du tout, c’est comme si c’était une carte d’identité. Apprends la science peu importe l’école mais apprends pour que tu puisses garantir que tes actes d’adoration sont corrects. Et donc le chaykh a dit : les faqih de ces quatre écoles n’ont pas négligé l’explication de ces sujets que tout à chacun qui croit en l’au-delà, qu’il craigne Dieu, pour qu’il apprenne ce minimum indispensable, c’est ça le sens.
Et notre chaykh a dit : il nous a été rapporté dans le sahih de Al Boukhariy de la parole de ^Aliyy Ibnou abi Talib que Dieu l’agrée qu’il a dit la phrase que vous connaissez qui est dans le Sirat que le chaykh a mentionné « Le bas monde s’est comme mis en marche pour nous quitter, (c’est comme un train qui va partir et l’au-delà c’est comme un train qui va vers nous,) et l’au-delà vient vers nous, (quand le temps avance, on s’éloigne de cette vie et on se rapproche de l’autre vie c’est ça le sens) alors soyez de ceux qui investissent, qui œuvrent pour l’au-delà et ne soyez pas de ceux qui sont attachés au bas monde (le bas monde quel que soit sa longueur il a une fin l’au-delà n’ a pas de fin). Aujourd’hui ce sont les œuvres et il n’y a pas de comptes (si l’un d’entre nous voyait les anges ce qu’ils écrivent comme bonnes et mauvaises œuvres peut être qu’il agirait autrement, certains savants ont dit si les gens entendaient le cri du mort quand il est enterré, ils n’enterraient plus jamais leurs morts, Dieu nous a voilé certaines choses par miséricorde pour nous, que Dieu nous accorde d’être parmi ceux qui se repentent) et demain ce sera la rétribution et il n’y aura pas d’œuvre». Ce n’est pas comme certains qui prétendent que si tu n’as pas fait la prière aujourd’hui, tu vas la faire sur le sol de l’enfer. Les œuvres ce ne sont pas dans l’au-delà, les œuvres c’est maintenant c’est ça que veut dire notre maitre ^Aliyy.
Histoire : Il y a un homme qui venait d’être enterré, savant qui était présent a dit à l’homme qui se trouvait à côté de lui : « Si tu étais à la place de ce mort, qu’est-ce que tu aurais souhaité ? » et l’homme a répondu : « j’aurai souhaité revenir à la vie et œuvrer encore pour gagner des récompenses », le savant lui a dit : « maintenant tu es dans la résidence de ton souhait alors œuvres ». C’est ça la parole de notre maitre ^Aliyy, c’est pour nous rappeler que la vie va a à sa fin et que l’au-delà c’est la résidence des comptes.
Ahlou s Sounnah ne divergent pas concernant les fondements de la croyance
Ahlou s-sounnah ne divergent pas concernant les fondements de la croyance, donc les sujets fondamentaux, les sujets de base de la croyance, ils ne sont pas en opposition les uns avec les autres. Et au titre de la mise en garde contre les trois groupes qui eux ont contredit Ahlou s-Sounnah, –ceux qui ont contredit Ahlou s-Sounnah ce ne sont pas uniquement les trois groupes mais le Chaykh les a cités car ce sont les trois groupes les plus visibles à notre époque-. Comme vous le savez dans le hadith le Messager ^alayhi s-salam a dit que la communauté de Mouça s’est divisée en soixante-et-onze groupes, la communauté de ^Iça s’est divisée en soixante-douze groupes et il a dit que sa communauté allait se diviser en soixante-treize groupes. Donc il a dit ça de son vivant et à son époque ils n’étaient pas soixante-treize groupes et il a dit que tous seront en enfer excepté un seul. Quand on lui a demandé qui est ce groupe excepté qui n’ira pas en enfer, il a répondu ce qui signifie « ceux qui auront la croyance que j’ai moi et mes compagnons » ou dans une autre version il a désigné « la grande majorité » c’est-à-dire que la grande majorité qui se disent musulmans sont sur la croyance correcte, ils font partie de ce groupe qui est sauvé. Quand on entend soixante-treize groupes cela fait beaucoup mais quand le Prophète a dit quel était le groupe qui est sauvé, c’est le groupe majoritaire, le groupe majoritaire en termes d’appartenance, en termes de membres. Vous pouvez le voir à travers l’histoire depuis le Prophète et les compagnons jusqu’à notre époque, Ahlou s-Sounnah ont été toujours majoritaires. Ceci est un des signes de la prophétie de notre maître Mouhammad (invocation) parce que ce hadith, il l’a dit de son vivant alors qu’il n’y avait pas de groupes égarés à son époque. Ce hadith est très connu ce n’est pas quelque chose qui a été fabriqué il y a deux cents années mais sa chaîne de transmission remonte jusqu’aux compagnons du Prophète.
En guise d’introduction à ce cours, les élèves du chaykh quand ils ont compilé les cours que le chaykh avait donné, ils ont présenté ce cours, un cours qu’a donné le spécialiste des fondements, le faqih, le chaykh ^Abdou-lLah fils de Mouhammad Al ^abdariy que Dieu lui fasse miséricorde d’une large miséricorde il a dit que Ahlou s-Sounnah ne diverge pas à propos des fondements de la croyance et la mise en garde contre les trois groupes qui les ont contredit. Il a été entendu de lui, donc notamment, pour que l’on ait une chaîne de transmission le chaykh Jamil fils de Mouhammad Halim, le chaykh Samir fils de Sami Al Qadi, le chaykh Nabil fils de Mouhammad Al Sharif, le chaykh Abd Razzak fils Mouhammad Al Sharif et le chaykh Mouhammad fils de Moustafa Al Bakri. Il a dit que Dieu lui fasse une large miséricorde : la louange est Allah, le Seigneur des mondes que l’honneur et l’élévation en degré ainsi que la préservation de ce qu’il craint pour sa communauté soit accordée à notre maitre Mouhammad ainsi qu’à sa famille et ses compagnons bons et purs.
Première information que le Chaykh a donné, la structure du cours que le chaykh donne est pédagogique pour nous, il a commencé par dire : les quatre écoles ne divergent pas à propos des fondements de la croyance. Pourquoi le chaykh a commencé par parler des quatre écoles ? Parce qu’aujourd’hui, les gens du commun, ceux qui n’ont pas appris, quand tu leur parle des ach^arites ou les matouridites, certains n’accrochent pas mais quand tu leur parle des quatre écoles, ça fait référence à quelque chose qu’ils connaissent, pour certains. Qui sont ces quatre écoles ? Ce sont les quatre écoles de jurisprudence, il ne s’agit pas d’écoles de croyance mais ces écoles de jurisprudences ne divergent pas concernant les sujets de la croyance. Dans l’ordre chronologique des écoles de jurisprudence, il n’y a pas que ces quatre-là, il y a d’autres écoles mais ces quatre-là, l’avantage qu’elles ont c’est que leurs disciples, les savants moujtahid de ces quatre écoles ont entretenu les avis de ces écoles et ils se les ont transmis de sorte qu’il y a eu d’autres moujtahid que les quatre mais leur écoles n’ont pas été entretenues et transmises comme ce fut le cas pour ces quatre écoles là.
Par ordre chronologique des quatre écoles nous avons l’imam Abou Hanifa que Allah l’agrée, ensuite l’imam Malik Ibnou Anas, l’imam Ach-Chafi^iy Mouhammad Ibnou Idriss et ensuite l’imam Ahmad Ibnou Hanbal. Nous ne parlons pas du mérite de l’un d’entre eux sur l’autre parce que les savants se sont accordés sur une règle, ces écoles-là, pourquoi est-ce qu’il y a des écoles ? Parce que chacun a eu une méthodologie d’extraction des lois à partir des textes et cette méthode est validée et chacun a abouti à un certain nombre de règles, de lois, de jugements. Les savants ont dit lorsqu’il y a unanimité sur un jugement, si quelqu’un enfreint cette unanimité, alors on le blâme pour cela, mais lorsqu’il y a divergence, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas arrivés tous à la même conclusion, certains ont dit que telle chose est obligatoire, d’autres ont dit c’est recommandé par exemple, dans ce cas-là, il n’y a pas à renier ce qui fait l’objet de divergences car chacun a ses preuves, chacun a ses arguments. C’était une parenthèse pour expliquer quelles sont les quatre écoles.
Donc le chaykh a dit : les quatre écoles ne divergent pas concernant les sujets des fondements de la croyance. Il a dit néanmoins, ces quatre écoles, il arrive qu’elles divergent à propos de certains jugements comme certaines lois de la prière, ou de certaines lois du pèlerinage, ou certaines lois du mariage, ou certaines lois du divorce. A ce propos il arrive qu’ils divergent mais concernant les fondements de la croyance, ces quatre écoles ne divergent pas. Certains ont dit pour la validité de la prière il est une condition que de réciter la basmalah, d’autres ont dit non c’est recommandé, certains ont dit pour que la prière soit valable il faut absolument réciter le tachhahhoud, d’autres ont dit non, c’est recommandé, pour le pèlerinage également, certains ont dit que le tawaf al ifada c’est un devoir du pèlerinage le tawaf le wada ? C’est un devoir du pèlerinage c’est-à-dire quand on termine le pèlerinage il faut absolument faire les tours d’adieu, d’autres ont dit non, ce n’est pas un devoir. Pour le mariage certains ont dit il faut que les témoins soient dignes de confiance, d’autres ont dit non il suffit qu’ils soient deux musulmans, pour le divorce certains considèrent que telle chose est un divorce d’autres non, l’apostasie chez les malikites ils l’a considèrent comme un divorce d’autres ne le considèrent pas comme un divorce. Ceci peut faire l’objet de divergences entre les écoles Mais concernant les fondements de la croyance ils ne divergent pas.
La divergence des écoles entre elles concernant les lois, ce n’est pas quelque chose de blâmable, ce n’est pas un défaut pour la religion, ce n’est pas quelque chose qui induit la critique de la religion et le chaykh explique pourquoi. Il dit : pace que même les compagnons, eux-mêmes, ils ont divergé à propos de certaines lois concernant la prière, concernant le jeûne, concernant le pèlerinage, concernant le divorce, concernant le mariage … donc cette divergence à propos des lois est arrivée même par le passé au niveau des compagnons.
Le chaykh a dit : les compagnons il est arrivé qu’ils aient divergé à propos de certaines lois mais pas à propos de la croyance. Donc oui, il y a eu divergences à propos de certaines lois entre les compagnons mais pas à propos de la croyance. Et ce car la divergence et le fait de contredire à propos des fondements de la croyance, c’est de l’égarement. Celui qui diverge à propos de la croyance, il s’est égaré. Que signifie égaré ? Parfois c’est de la mécréance parfois non mais en tout cas ce n’est pas correct, on voit au cas par cas mais on dit c’est de l’égarement.
Le chaykh dit : parmi les plus importants des devoirs, il y a l’enseignement de la croyance de ahlou s-sounnah aux jeunes et aux adultes à notre époque. Donc si quelqu’un dit « que puis-je faire pour améliorer mon état ? » on lui dit enseigne la croyance où que tu ailles, quel que soit l’assemblé dans laquelle tu te retrouves, fais le rappel sur la croyance, tu verras c’est une cause pour que ton état s’améliore. Le chaykh a dit c’est le plus important des devoirs à notre époque. Les savants ont une capacité de jugement qui dépasse la nôtre car ils s’appuient sur leur bagage, sur la science justement, tellement ils connaissent le Qou’ran les hadiths, les paroles de savants, ils ont l’aptitude d’apprécier les choses à leur juste valeur, quand quelqu’un comme le chaykh Abdoullah dit : aujourd’hui le plus important c’est enseigner la croyance, c’est que ce n’est pas une parole dans le vent.
Et il explique pourquoi, parce qu’il s’est incrusté, il s’est mélangé aux gens, aux musulmans, des gens dont la croyance est contraire à la croyance de Ahlou s-sounnah. Vous savez quand vous êtes une équipe, vous savez faire des activités ensemble et il s’incruste entre vous des intrus, ils se font passés pour votre équipe et bien ça va pourrir l’équipe, aujourd’hui il s’est incrusté/immiscé parmi les musulmans des gens dont la croyance est contraire à la croyance de Ahlou sounnah comme les wahhabites.
Maintenant, les gens se sont aperçus, ils ont commencé à prendre conscience, de la corruption des jeunes gens qui vont en Arabie saoudite pour apprendre dans les écoles des wahhabites puis retournent chez eux et ils déclarent mécréants leurs parents, pas seulement leurs parents, ils déclarent également mécréants les saints, ceux dont les tombes sont visitées. Ils disent ce sont des idoles, pour eux celui qui visite la tombe d’un saint c’est un idolâtre, ils le considèrent comme étant un associateur, comme quelqu’un qui adore autre que Dieu. Donc avec quelle croyance ils sont revenus d’Arabie saoudite ? Ils disent à propos des tombes des saints ce sont des idoles et vous vous êtes en train de les adorer parce que ils trouvent que leurs parents, leurs père et mère, ils recherchent la barakah, les bénédictions par la visite des prophètes et des saints. Ceci est une pratique connue, dans tous les pays musulmans, les musulmans visitent les tombes des prophètes et des saints pour rechercher les bénédictions. Donc eux, ils déclarent mécréante toute la communauté. Ils ont pour croyance que c’est du chirk, à savoir une association, une adoration à autre que Dieu. Celui qui fait le chirk ils disent que c’est un mouchrik. Ils déclarent mécréants leurs père et mère qui visitent les tombes et ils déclarent mécréant également celui qui dit « Ya Mouhammad », « ya » c’est pour l’appel, en français de nos jours les gens utilisent directement le nom de ceux qu’ils veulent appeler, si on veut suivre un peu le littéraire c’est comme dire « Ô » en interpellant un autre mais aujourd’hui c’est rare de voir quelqu’un qui interpelle un autre en disant « Ô ». Celui qui dit « ya Mouhammad » à propos du Prophète, eux ils le déclarent mécréant, ou celui qui dit « ya ^Aliyy », ou celui qui dit « ya ^Oumar, » ou celui qui dit « ya ^Outhmaan », au nom des califes, ou celui qui dit « ya abdoul Qaadir » à propos de notre maitre abdoul Qaadir al jaylaniyy, pour eux c’est un associateur, non seulement ils le considèrent comme associateur et ils considèrent que le tuer c’est licite, pour vous indiquer, leur croyance elle est grave.
Le fondateur de la secte wahhabite s’appelle Mouhammad Ibnou ^Abd al-Wahhab, fils de Abd al Wahhab, d’ailleurs c’est pour cela qu’il a été appelé wahhabite, son père abdoul wahhab n’y est pour rien, c’était un savant sunnite, de même que son frère Souleymane, c’était un sunnite, un savant hanbalite. Mais lui c’était un égaré Mouhammad. Qu’est-ce qu’il a dit ? il a dit : celui qui intègre notre groupe, notre appel, notre da^wa alors il a les mêmes droits que nous et il a les mêmes devoirs que nous. Ceci est une nouvelle religion. Et celui qui n’intègre pas notre da^wa, qui n’entre pas dans notre appel, c’est un mécréant dont le sang est licite. Qui a rapporté ça de lui ? C’est le moufti de la Mecque. On cite deux savants entre autre qui ont rapporté cela de lui, mais beaucoup ont rapporté cela de lui, le moufti de la Mecque Ahmad fils de zayni dahlan ? c’est un moufti chaféite et l’illustre savant hanbalite, Mouhammad fils de abdoulLah fils de Houmayd qui lui était le moufti des hanbalites à la Mecque au 13ème siècle de l’Hégire, il rapporté ça dans son livre as souhoubou al wabila ^ala Daraihi al hanabila. As souhoubou : ça veut dire les nuages, al wabila ça veut dire qui déverse la pluie, dara’ihi : c’est le pluriel de darih qui signifie la tombe, al hanabila : les hanbalites. C’est un livre qu’il a composé dans lequel il a fait la biographie de 800 savants hanbalites hommes et femmes. D’ailleurs lorsque les wahhabites ont trouvé le manuscrit de ce livre dans une bibliothèque chez eux, ils étaient contents, ils se sont dit chic c’est un livre de savant, ils l’ont imprimé et ils n’ont pas fait attention que dedans il y avait le blâme de Mouhammad ibn Abd Wahhab et quand ils se sont aperçus qu’il y avait le blâme, ils ont fait une nouvelle édition ils ont retiré le blâme, ce sont des falsificateurs. Mais nous avons obtenu des copies de la version qu’ils ont imprimé, le chaykh quand il est venu à Paris il était très content de montrer, il disait lisez, lisez, parce que ce sont eux même qui se sont auto sabordé ? Donc l’auteur de ce livre, il a parlé de Abd l Wahhab, le père de Mouhammad, il a parlé de Souleymane mais il n’a pas cité Mouhammad Abl l Wahhab comme étant un savant hanbalite mais il a noté en bas de page quand il parlé de son père, il a dit c’est le père de Mouhammad celui qui a causé la grande zizanie, le grand égarement.
Au point où ces wahhabites sont arrivés à tuer à leur époque, à l’époque du fondateur du wahhabisme, Mouhammad fils de abd al wahhab. Ils ont tué un homme, un mou’adhin, c’est celui qui fait l’appel a la prière, pourquoi ils l’ont tué ? c’était un homme aveugle et c’était un mou’adh-dhin, ils l’ont tué parce que après le adhan il a récité l’invocation en faveur du Prophète alayhi salat ou wa salam. Ceci est l’habitude des musulmans à l’est et à l’ouest, depuis plus de 700 années avant lui, c’était de l’habitude des musulmans après l’appel à la prière de faire l’invocation en faveur du prophète à haute voix. Le mou adhin lui-même après avoir fait l’appel à la prière, il fait l’invocation en faveur du prophète, cela existe encore, même à notre époque.
Ils sont partis voir Mouhammad Ibnou abdal wahhab, ils lui ont dit : « cet homme après l’appel à la prière, il a continué avec la même intonation et il a fait l’invocation en faveur du Prophète ». Il a ordonné qu’on le tue, et il a été tué. Alors que Dieu ordonne dans le Qou’ran ce qui signifie: « Ô vous qui êtes croyants faites l’invocation en faveur du Prophète ». Pour quelque chose qui est recommandé, ils l’ont considéré comme étant de la mécréance.
Bien que l’invocation en faveur du Prophète ^alayhi salat ou wa salam c’est quelque chose autorisé, il n’y a pas de caractère déconseillé en cela. Le messager de Allah (invocation) a dit ce qui a pour sens : « celui en présence duquel mon nom a été cité, alors qu’il fasse l’invocation en ma faveur ». Ne lésinez pas, ne soyez pas avare envers l’invocation du Prophète, c’est une source de bien pour vous, c’est une augmentation en récompenses, c’est une augmentation d’amour pour le prophète, une augmentation de demande à Dieu d’honneur pour le prophète.
Histoire : Il y avait un homme qui était autour de la ka^ba, cet homme faisait l’invocation en faveur du prophète, il ne faisait que cette invocation. Un savant de son époque lui a dit : « Pourquoi tu ne fais que l’invocation en faveur du Prophète ? Tu as laissé toutes les autres invocations que l’on connait ». Cet homme qui faisait l’invocation lui a dit : « Qui es-tu ? ». L’homme a répondu : « Je suis Sofiane a th-thawri », et il s’agissait d’un grand savant de son époque. L’autre homme lui a dit : « Comme tu m’as dit que tu étais untel alors je vais te dire sinon je ne l’aurai pas dit à quelqu’un d’autre », il lui a dit : « J’étais parti avec mon père pour faire le pèlerinage et en cours de route mon père est tombé malade, je me suis arrêté pour veiller sur lui et il est mort et quand il est mort son visage a noirci ». Parmi les signes qui montrent que le musulman meurt dans un bon état il y a que son visage devient jaunâtre, il a de la transpiration au niveau des tempes, il n’a pas beaucoup de salive qui sort de la bouche. Mais cet homme-là, il a vu que son père avait un mauvais signe. Il a vu son père devenir noir, il a dit : « Je me suis résigné, j’ai recouvert son visage avec le drap et je me suis assoupi. Et quand je me suis assoupi, j’ai vu un homme dans le rêve qui venait, lorsqu’il marchait on aurait dit que la terre se pliait sous ses pas, il était très, très beau, il est venu, il a retiré le voile de mon père et a passé sa main, et le visage de mon père est devenu tout blanc et il l’a recouvert. Quand il allait partir je me suis agrippé à lui ». Dans le rêve il lui a dit : « Qui es-tu ? », l’autre homme a dit : « Tu ne m’as pas reconnu ? Je suis Mouhammad fils de ^Abdou-lLah. Il lui a dit : « Ton père était quelqu’un qui commettait beaucoup de péchés mais il faisait beaucoup d’invocations en ma faveur et c’est grâce à ses invocations en ma faveur que Allah lui a amélioré son état ». Quand il s’est réveillé de son sommeil, il a retiré le drap et il a vu que son père avait un beau visage, comme ce qu’il avait vu dans le rêve. Donc nous faisons l’invocation en faveur du Prophète, en définitive c’est nous qui sommes gagnants. Le Prophète a dit : « Celui en présence duquel mon nom a été mentionné alors qu’il fasse l’invocation en ma faveur », rapporté par As-sakhaawiyy dans son livre al qawlou l’badii^ fi salati ala l-habibi ch chafii^ et par Al Hakim dan Al Moustadrak.
S’il n’y avait que ce hadith que l’on a cité, ça aurait été suffisant. N’est-ce pas que le mou’adh-dhin, il a cité le nom du Prophète ? Le Prophète n’a pas dit qu’il fasse l’invocation dans son cœur, il n’a pas dit qu’il ne faut pas qu’il la fasse à haute voix. Si quelqu’un nous dit : qu’il la fasse à voix basse (l’invocation en faveur du Prophète), on lui dit : Pourquoi ? Qui dit que le Prophète dit qu’il faut qu’il la fasse à voix basse ? Il n’a pas dit cela. Vous rajoutez des conditions de votre tête, même si vous rajoutez un million de conditions, ça ne compte pas. Que l’on ne soit pas en position de défense par rapport à ces égarés, on lui dit : qui prouve ce que tu dis, ta parole n’a pas de preuve. La preuve est à la charge de celui qui prétend une chose pas à la charge de celui qui se défend. C’est celui qui accuse, à lui la charge de la preuve. Eux ils prétendent qu’il faut réciter à voix basse mais ne sont pas capable de prouver ce qu’ils disent. Il ne faut pas inverser les rôles, c’est à eux de prouver ce qu’ils disent mais ils n’en sont pas capables.
Cet homme a été tué bien que l’invocation en faveur du Prophète est quelque chose d’autorisé qui ne comporte pas de caractère déconseillé. Les musulmans depuis 700 années et plus, ils font les invocations à haute voix en faveur du Prophète après l’appel à la prière. Et cela augmente l’amour des musulmans pour le Prophète, ça augmente l’attachement à la religion, ça augmente en honneur notre Prophète car on demande à Dieu de l’augmenter en honneur par cette invocation. Mais à l’époque du Messager, et après son époque, jusqu’à cette date-là, environ 700 années depuis que les gens le font, les gens ne faisaient pas l’invocation en faveur du prophète à haute voix après l’appel à la prière mais le Messager n’a pas dit : Ne faites pas l’invocation en ma faveur à haute voix, ne la faites qu’à voix basse, le Prophète n’a pas dit ça. Il a autorisé à sa communauté les deux, c’est-à-dire à voix basse et à haute voix. Mais chez les wahhabites, si quelqu’un fait l’invocation à haute voix en faveur du Messager après l’appel à la prière, ils le considèrent égaré, ils le considèrent mauvais innovateur et ils le considèrent comme méritant d’être tué.
Le chaykh que Dieu lui fasse miséricorde a dit : Ces wahhabites leur mal est très grand alors mettez en garde contre eux. Pourquoi on met en garde contre eux ? Parce que Dieu nous ordonné d’ordonner le bien et d’interdire le mal. Allah dit ce qui a pour sens : « Vous êtes la meilleure des communautés qui soit apparue aux gens, vous ordonnez le bien vous interdisez le mal et vous croyez en Dieu ».
Lorsque le chaykh a donné son cours, il a dit : depuis quatre-vingt ans, ils ont gouverné la Mecque et Médine, ils les ont pris entre la première et la deuxième guerre, vers les années 1917-1920, après la chute de l’empire Ottoman. Quand les alliés ont eu le dessus, ils ont partagé ce qui était l’empire Ottoman, ils se sont appuyés sur des personnes et ils les ont motivés par un pseudo nationalisme arabe, ils leur ont dit : vous êtes arabes comment étiez-vous colonisés par des turcs ? alors il ont été colonisé par des français et des anglais, ils ont tracé à la règle les frontières avec des traits, pour dire voilà ça c’est un pays, ils le disent, un d’entre eux a conduit sa voiture et il a tracé une ligne entre ce qui s’appelle aujourd’hui la Jordanie et l’Arabie, ce sont des frontières tracées à la règle qui n’ont aucune justification géographie, ethnique, c’est juste pour fragmenter au maximum les territoires, pour faire en sorte d’appliquer la devise « diviser pour mieux régner », c’est un classique.
Histoire : Il y avait un vieil homme qui, sachant qu’il allait bientôt mourir a ramené ses enfants et il a ramené un botte de branches, des tiges comme des tiges de siwak par exemple, il les a mis ensemble et il leur a dit : essayez de les casser, aucun n’a réussi, il leur a dit maintenant prenez les un a un et essayez de les casser, puis ils les ont cassé. Quel message voulait-il passer à ses fils ? Restez ensemble, quand vous êtes ensemble vous êtes plus fort.
Après que l’empire Ottoman a été vaincu et que des gens comme Lawrence d’Arabie, les gens croient que c’est un converti qui a fait du bien, en réalité ce sont des gens qui ont favorisé l’essor de ce prétendu nationalisme pour faire ne sorte qu’il y est plusieurs pays. Notamment l’accord de SYAES-PICOT entre les anglais et les français. Donc Les wahhabites étaient justement un des pions utilisés pour fragmenter et diviser, car eux quand ils ont pris la Mecque et Médine, ils ont été fournis en armes, ils ont été aidés par des officiers notamment anglais pour les aider dans la stratégie pour avoir le dessus sur ce qui restait des ottoman et des gens qui ne les suivaient pas. Ils sont venus de leur région à eux qui se trouve à des milliers de kilomètres de Médine et la Mecque, ils sont originaire du Najd, à des milliers de kilomètres à l’est, la capitale c’est Riyad. Certains font passer Mohammad ibn Abd Al Wahhab comme quelqu’un qui a fait des réformes, qui a renouvelé l’appel à l’Islam soit disant, alors qu’en définitive, c’est quelqu’un qui a semé la pagaille, la zizanie, qui a tué femmes et enfants, détruit des bibliothèques, des trésors qu’il y avait dans la chambre du Prophète, ils ont tout pillé, il y avait des choses qui étaient précieuses, qu’il y avait depuis des siècles. Les wahhabites veulent absolument effacer la trace, la mémoire et donc c’est pour ça qu’il est important de mettre en garde eux, in chaa l-Lah bientôt ils vont disparaitre.
Depuis 80 ans ils ont gouverné la Mecque et Médine et son venus d’une distance de 1000 kilomètres, leur origine vient d’une région qui se trouve à 1000 km de la Mecque, c’est beaucoup (une distance comme de paris à nice par exemple). Donc Depuis 80 ans lorsque le chaykh a parlé donc un siècle aujourd’hui environ, ils sont venus de leur région et ils ont pris la Mecque Médine et at-Ta’if, at-Ta’if se trouve à environ 130 km a l’est de la Mecque, c’est une montagne a l’origine que Jibril a amené du pays de ach-cham.
Le chaykh a dit : auparavant c’est le sharif qui gouvernait la Mecque et Médine et at-Ta’if. ach-charif c’est à dire un descendant du Prophète mais il s’agit d’un homme particulier, c’est le grand père des souverains actuels de la Jordanie, il y a une longue histoire sur le sujet. Donc c’est lui qui était le représentant de l’autorité ottomane, il gouvernait la Mecque, Médine et at-ta’if sous la tutelle des ottomans. C’était comme aujourd’hui par exemple vous avez un préfet qui est sous la tutelle du président, donc lui il était le gouverneur de la région sous la tutelle des ottomans.
Les ottoman, ce qu’aujourd’hui on appelle les pays du cham, c’était des départements, toute la Palestine c’était un département, tout le Liban, toute la Syrie c’était un département, al hijaz, tous ces pays c’était des départements gouvernés à partir d’Istanbul, du calife, du sultan ottoman. Ce n’est pas le propre des ottomans, même par le passé à l’époque de notre maitre ‘Omar, ensuite ^Othman, ensuite notre maitre ^Aliyy, ensuite les Omeyades, les Abassides, toutes ces régions avaient un pouvoir régional mais qui étaient sous la tutelle du pouvoir central. Comme les états unis par exemple, il y a des état mais c’est un gouvernement fédéral. Donc c’était ash-sharif qui les gouvernait sous la tutelle ottoman.
Alors le chaykh a dit : prenez garde contre eux mettez en garde, méfiez-vous et surtout mettez en garde les jeunes contre eux.
Tous ces jeunes qui vont à partir d’Afrique, ou du Soudan ou d’Ethiopie, ou d’inde, du Pakistan, ou du Maroc, ces jeunes gens qui veulent aller vivre à Médine par exemple, puis ils sont enrôlés dans les écoles des wahhabites et ils vont apprendre chez eux, ce sont eux qui une fois endoctrinés, même ceux qui disent qu’ils n’apprennent chez eux que le Qou’ran, même quand ils vont apprendre le Qou’ran, ils leur enseignent les égarements. Même les gens qu’ils placent dans les mosquées pour diriger la prière, ce sont des gens qui propagent leur croyance, c’est pour cela qu’on ne fait pas la prière en étant dirigés par ces gens-là. Ils endoctrinent les jeunes et une fois qu’ils sont endoctrinés, quand ils retournent dans leur pays, ils propagent ce qu’ils ont appris chez les wahhabites.
C’est pour cela que le chaykh était si vigilant, il donnait les conseils qui sont adaptés. Même certains qui ont voulu faire le pari des wahhabites, qui ont dit on va les utiliser, ils se sont retournés contre eux. Quelqu’un qui prend un âne à la maison, il veut l’élever, il va subir ses âneries quand il sera grand, même ceux qui ont pris le wahhabites soit disant pour les utiliser, ils se retournent contre eux, ils leur éclatent à la figure.
Si quelqu’un dit : « Ô Allah, fais que mon affaire soit réglée », par exemple il veut se marier, il dit : « Ô Allah fais que je me mari » ou il est tourmenté, il dit : « Ô Allah fais que mon tourment soit dissipé » sans faire de tawassoul (le tawassoul c’est demander à Dieu en évoquant le nom d’un être de vertu en espérant être exaucé par égard pour celui dont le nom est mentionné. Donc si quelqu’un fait une invocation sans faire le tawassoul par un Prophète ou par un saint, c’est permis et c’est accepté, il ne commet pas de péchés, et il sera récompensé pour avoir fait cette invocation. Et s’il dit : « Ô Allah fais que mon affaire soit réglée par le degré de ton prophète Mouhammad, ou par le degré de Abou Bakr, ou par le degré de ^Othman, c’est permis également. Sans le tawassoul c’est permis, avec le tawassoul c’est permis.
A l’origine, c’est de dire « O Allah, fais que mon affaire soit réglée ». Ça c’est le cas de la plupart des musulmans, ils font des invocations sans le tawassoul. Mais ce tawassoul, il a une preuve en sa faveur à partir du Hadith du Messager. Ce n’est pas quelque chose que les musulmans d’eux même ont ajouté parce que un moujtahid l’a trouvé, ça aurait pu mais plus que cela, c’est mentionné dans le hadith, c’est le Messager qui a enseigné ce tawassoul.
Un homme aveugle et venu parler au Prophète a lui a dit : « Ô Messager de Dieu, invoque Dieu en ma faveur pour qu’il me permette de recouvrer la vue » jusqu’à la fin du Hadith. Donc le hadith rapporté par at-tabaraniy dans al mou^jamoul kabir, il n’y a pas que dans ce livre là mais nous citons cette version, il rapporté que le Messager a reçu la visite d’un homme aveugle qui s’était plaint à lui de la perte de sa vue. Le Messager lui a dit ce qui a pour sens : « patientes ». Celui qui perd la vue et qui patiente, sa récompense c’est le paradis. Alors l’homme a dit : « Ô Messager de Dieu, je n’ai personne pour me guider sur le chemin et c’est vraiment très éprouvant pour moi » alors le Messager a dit ce qui signifie : « vas à l’endroit où l’on fait le woudou’, fais le woudou puis tu accomplis une prière de deux rak^ah et dis cette invocation : Allahoumma inni as alouka … ». (invocation à noter). La signification de cette invocation c’est « Ô Allah, je te demande et je m’adresse à toi par notre Prophète Mouhammad, le Prophète de la miséricorde… » c’est ça qui s’appelle le tawassoul, le fait qu’il ait mentionné un être de vertu c’est un tawassoul mais la demande est adressée à Dieu. Il a dit : « Ô Allah je te demande et je m’adresse à toi, O Mouhammad je m’adresse par toi à mon Seigneur ^Azza wa jjal pour qu’il me règle mon affaire ». Bien sûr le secret de l’invocation c’est qu’elle soit dite en arabe car c’est l’enseignement de notre Prophète.
Othman Ibnou Hounayf le rapporteur du hadith dit : « par Allah, nous ne nous étions par encore séparés (c’est à dire nous étions encore dans l’assemblée du Prophète,) et l’assemblée n’a pas duré longtemps, que l’homme est revenu comme si il n’avait jamais perdu la vue. » il est parti faire ce que le Prophète lui a dit de faire et Allah lui a donné la vue par le secret de cette invocation, c’est ce qu’on appelle l’invocation du besoin. Cet homme aveugle avait fait le tawassoul par le Messager, il a recouvré la vue immédiatement et il est revenu auprès du Messager qui était encore à sa place, dans son assemblée, assis à l’endroit où il était la première fois qu’il était venu pour le voir. Cette invocation, que cet homme aveugle avait récité, les musulmans l’utilisent depuis cette époque-là jusqu’à nos jours. Cette invocation a été rapportée par Al Bayhaqi, At-Tabaraniyy, (c’est la version que nous avis cité), At Tirmidhiyy, Tirmidh c’est une ville située en Ouzbékistan à la frontière de l’Afghanistan, la plupart des savants du Hadith ce n’étaient pas des arabes, Ibnou Maja l’a rapporté, Ibnou s-sounniy, An-Nawawiyy dans son livre al adhkar très connu, et beaucoup d’autres. Et les musulmans n’ont pas cessé d’appliquer cette invocation depuis l’époque des compagnons jusqu’à nos jours.
Signification de l’intitulé du livre cité plus haut : les nuages porteurs de pluie qui se déversent sur les tombes des hanbalites.
les musulmans quand ils font des invocations, parfois ils font des invocations en faisant le tawassoul … Invoquer Dieu en mentionnant le nom d’un être de vertu, un prophète un saint, en espérant être exaucé par honneur de celui dont on a cité le nom. Donc parfois les musulmans invoquent Dieu en faisant le tawassoul par le Messager et parfois ils font l’invocation sans faire le tawassoul, sans citer le nom d’un vertueux, les eux sont autorisés.
Les wahhabites ont ajouté une règle, ils ont prétendu que en sa présence (la présence du Prophète), durant sa vie, c’est permis de faire le tawassoul, ils prétendent que si on veut faire le tawassoul par le Prophète on le fait uniquement durant sa vie et en sa présence, mais en dehors de ces deux critères là, ils disent que c’est interdit et que c’est du chirk, ils prétendent que cela revient à adorer autre que Dieu. Et même durant la vie du Prophète mais quand ce n’est pas en sa présence, ils prétendent que c’est haram, selon eux ils disent qu’il a commis quelque chose d’interdit, ils ont rajouté ça de leur tête et il n’y a pas de preuve à ça. C’est permis de faire le tawassoul, que ce soit durant sa vie ou après sa mort, en sa présence ou sans que ce soit en sa présence. En réalité, ce sont des gens qui contredisent Ahlou s-Sounnah, les sunnites, ils ne disent pas la même chose que Ahlou s-Sounnah.
A l’époque de notre du califat de notre maitre ^Omar Ibnou l-Khattab, il y a eu une sècheresse, il n’y avait pas eu de pluie, les gens ont eu faim, ils n’avaient pas d’aliments, c’était une famine qui était la conséquence d’une sécheresse. Un homme est parti auprès de la tombe du Messager de Allah, et cet homme s’est adressé au Prophète (qui était dans sa tombe), quand il a vu l’état de sa communauté, il est parti auprès de la tombe, il a dit : « Ô Messager de Dieu, demandes la pluie pour ta communauté, ils vont périr « . Il a dit au Prophète de demander à Dieu la pluie parce que les gens vont mourir. Le Messager est venu voir cet homme dans son rêve, il lui a dit ce qui suit : « Passe le salam à ^Omar, annonce lui la nouvelle qu’ils vont recevoir la pluie (le prophète a annoncé une bonne nouvelle) et l’homme et parti voir notre maitre ^Omar et il lui a annoncé la bonne nouvelle. ^Omar en a eu les larmes aux yeux, il a pleuré, il n’a pas dit : pourquoi tu es parti à la tombe du prophète ? Qui connait mieux la religion que ^Omar à notre époque ? Donc si c’était quelque chose de blâmable, est ce que ^Omar aurait réagi ainsi ? C’était quelqu’un de ferme, de fort, il ne craignait pas le blâmé des gens quand il s’agissait d’obéir à Dieu, il était le meilleur de cette communauté après le Prophète et après Abou Bakr, c’était un grand saint à qui Dieu dévoilait des choses cachées. Une fois à son époque, notre maitre ^Aliyy a vu dans le rêve une femme qui lui a donné des dattes, et elle lui a dit dans le rêve : emmène ces dattes au Prophète, notre maitre ^Aliyy a pris ces datte et les a donné au Prophète. Le Prophète a pris une datte et l’a donné à ^Aliyy. Quand il s’est réveillé, ^Aliyy, il est sorti, il a vu la femme qu’il avait vu dans le rêve, elle lui a dit : donne les dattes à notre maitre ^Omar, notre maître ^Omar a pris une datte et l’a donné à notre maitre ^Aliyy. Noter maitre ^Aliyy a trouvé la datte très bonne et il avait envie d’une autre, ^Omar a dit : si le Prophète t’en avais donné une deuxième je l’aurai fait.
Donc notre maitre ^Omar en a eu les larmes aux yeux, quand l’homme est venu pour lui dire ce qu’il avait fait, il n’a pas blâmé cet homme, il ne lui a pas dit : pourquoi tu es parti près de la tombe du Prophète ? Il ne lui a pas dit : comment tu vas auprès de la tombe du Messager, il aurait suffi que tu dises : Ô Allah, donne nous la pluie, le Messager il est mort pourquoi tu lui demande à lui qu’il fasse des invocations ? ^Omar n’a pas dit ça mais ^Omar a pleuré, car c’est un honneur que le Prophète ait dit à l’homme, passe le salam, et c’est un honneur qu’il lui annonce la bonne nouvelle qu’ils seront délivrés de cette épreuve. Et Allah leur a accordé la pluie, se fut une année fertile où il y eu beaucoup d’aliments, se fut une année de bien être car ils ont eu suffisamment de nourriture et de fertilité après la pluie. Voilà comment les musulmans faisaient depuis l’époque des compagnons, c’est-à-dire ils faisaient le tawassoul, ils invoquaient Dieu par le degré du Prophète et par le degré des saints. Mais attention le chaykh dit, celui qui veut, il fait le tawassoul et celui qui veut, il ne fait pas le tawassoul, nous ne sommes pas obligés de faire l’invocation avec le tawassoul. Ceci est autorisé et cela est autorisé, les deux sont autorisés. Et n’oubliez pas, qui nous a enseigné le tawassoul, c’est le Messager, notamment avec l’homme aveugle, c’est le Messager qui lui a enseigné le tawassoul. Le Messager n’a jamais dit : ne faites pas le tawassoul par moi, il n’a pas dit ne faites pas le tawassoul par autre que moi pendant mon absence ou après ma mort. Car les wahhabites c’est ce qu’ils disent, après la mort de la personne et en son absence on ne fait pas le tawassoul. Mais malgré cela, les wahhabites ils interdisent le tawassoul par le Messager sauf si c’est durant sa vie et en sa présence.
Chaykh ^Abdou l-Lah interpelle ici les gens qui sont censés enseigner aux autres, il dit : Beaucoup de ceux qui sont appelés les chaykhs ou imams selon les pays, des personnes censées enseigner la religion ils ont failli à la tâche de montrer la vérité, que ce soit dans ce pays ou dans d’autres pays, il n’a pas précisé un pays un particulier, c’est un manquement général, il dit que beaucoup de ceux qui se font appelés des machayikhs, ils ont failli à la tâche de montrer, enseigner ce qui est correct à ce sujet que ce soit dans ce pays ou ailleurs, ils n’indiquent pas aux gens qui sont les groupes mécréants, et cela est un grand manquement car une des grandes caractéristique de cette communauté quelle est-elle ? Ordonner le bien et interdire le mal, la mécréance est le plus grand mal. Ils ne montrent pas aux gens que ces groupes sont des groupes mécréants. Si ces enseignants avaient mis en garde, si ces machayikh, ces imams avaient montré et indiqué aux gens, les gens les aurait évité. Si on nous dit à propos d’un commerçant « attention ne va pas acheter chez lui car il cache les défauts de sa marchandise », les gens n’achèteront pas chez lui, de même si on veut inscrire un enfant dans une école si on nous dit « ils enseignent l’égarement » on n’inscrit pas l’enfant. Quand on est averti, on va se protéger mais si on ne nous dit pas, c’est comme s’il y a un piège on y va les yeux fermés et on tombe dedans car personne ne nous a averti.
Le chaykh a dit : les wahhabites, le parti de Sayyid Qoutoub c’est-à-dire ceux qui se font appelés les frères musulmans, ils ont beaucoup d’appellation à travers les pays, leur idéologie c’est la même, c’est de déclarer mécréant les gouverneurs qui n’appliquent pas la loi de l’Islam, et Hizb at-tahrir, le parti qui prétend que celui qui ne fait pas allégeance à un calife, il meurt comme les idolâtres. Le chaykh a dit : les wahhabites, le parti de Sayyid Qoutoub, le partie de At-tahrir, ce sont des égarés. Donc le chaykh dit : c’est selon le jugement de la loi, ce sont des égarés pourquoi ? Parce que certains parfois ils jugent avec leur passion, parce qu’ils n’aiment pas ce qu’il fait ils disent celui-là est égaré, ce n’est pas selon ton penchant à toi… Le hadith du Messager c’est : « L’un de vous n’atteindra un degré de foi complète que s’il fait soumettre ses passions à la loi que je vous ai amenée ». Tu aimes ce que la loi considère comme bien et tu déteste ce que la loi considère comme mauvais, tu fais en sorte que tes passions, ton avis tes penchants, soient conformes à la loi et ça nous aide à l’intention. Pourquoi nous disons cela d’eux ? Pour ordonner le bien et pour interdire le mal, c’est en fonction du jugement de la loi que ces gens-là sont des égarés …
Le chaykh va donner maintenant quelques informations additionnelles a propos de chacun des groupes.
Les wahhabites : ils assimilent Dieu à ses créatures, ils attribuent à Allah les caractéristiques des créatures comme le corps, les organes, le changement, c’est une des idéologies des wahhabites. Ce sont des anthropomorphes, ils considèrent que Dieu est un corps. Al jism, la définition du corps c’est ce qui a des dimensions, une largeur, une longueur, une profondeur, c’est ça le corps. Ils ont considéré que Dieu est un corps et celui qui croit que Dieu est un corps, il est mécréant. Pourquoi il est mécréant ? Parce qu’il n’a pas connu Dieu. Si quelqu’un adore une vache, il dit c’est mon Dieu, est ce qu’il a connu Dieu ? Non, si quelqu’un dit : j’adore la ka^aba, il dit c’est mon Dieu est ce qu’il a connu Dieu non ? C’est la même chose, ils n’ont pas connu Dieu ces gens-là. Et le chaykh donne une règle très simple : Allah est le créateur des corps, comment se pourrait-Il qu’il soit un corps ? Ce n’est pas possible. Nous nous sommes des corps on se rend bien compte qu’on ne créé rien du tout. Ce sont des gens qui n’ont pas connu Dieu. Ils ne connaissent pas Allah. Ils n’ont pas connu Allah. Ils se sont imaginés quelque chose, au-dessus de al ^arch, le trône c’est le toit du paradis, ils ont imaginé quelque chose au-dessus du trône et ils se sont mis à l’adorer ils n’ont pas adoré Dieu ils ont adoré quelque chose qui est le fruit de leur imagination. Ils ont adoré quelque chose qui n’existe pas, c’est juste une imagination, ils n’ont pas adoré Allah ta^ala. Voyez comment le chaykh a présenté les wahhabites.
Pour ce qui est des Qoutbites, le groupe de Sayyid Qoutoub, une de leurs caractéristiques c’est qu’ils déclarent mécréants, tous ceux qui ne font pas partie de leur groupe. C’est pour cette raison que ce sont des mécréants, parce qu’ils déclarent mécréant les musulmans. Celui qui déclare un musulman mécréant, il sort de l’islam, eux ils disent que tous ceux qui ne sont pas de leur groupe ce sont des mécréants. Dans leur croyance, leur doctrine, il y a un autre égarement, parce que Sayyid Qoutoub a considéré que Allah était un corps. Dans ses livres il a écrit : Allah est véritablement partout avec nous. Parce que certains ignorants disent « Allah est partout » mais ils ne comprennent pas que Dieu est diffus comme l’air. Mais lui il a dit « véritablement partout », il a dit véritablement il est partout avec tout un chacun d’entre nous. Il a considéré que Allah était un corps diffus dans le monde avec les créatures, avec les humains, et qu’il se déplace avec eux, et qu’il prend place avec eux là où qu’ils prennent place.
Le troisième groupe Hizb at-tahrir, le chaykh a dit : pour ce qui est de Hizb at-tahrir, ils ont pour croyance que Allah est le créateur de nos corps mais qu’il n’est pas le créateur de nos actes délibérés. C’est quoi les actes délibérés ? Les actes que nous faisons de manière volontaire, ce ne sont pas les actes involontaires. Ils ont ainsi démenti le verset dans sourate az-zoumar qui signifie : « Allah est le créateur de toute chose ». Ils ont contredit le verset de sourate az-zoumar, et l’autre verset : « Allah vous a créé vous ainsi que ce que vous faites » c’est le verset 96 de sourate as-saffat. La règle que an-naçafiy a donné dans son traité de croyance : réfutez les textes, c’est une mécréance. C’est-à-dire quand on dit le texte c’est le Qou’ran ou le hadith. Celui qui dit le contraire, il devient mécréant. Eux ils contredisent clairement les textes, d’autres versets encore ils les contredisent, ils ont contredit le verset de sourate az zoumar, le verset de as saffat 96.
Ils ont contredit également le hadith rapporté par Al Boukhariy que le Messager de Allah quand il revenait d’un pèlerinage, ou qu’il revenait d’une ^oumrah ou qu’il revenait d’une conquête, il disait cette invocation : « Il n’est de Dieu que Dieu Lui seul, Il a réalisé sa promesse, Il accordé la victoire à Son esclave et Il a défait les différentes factions à Lui Seul ». Le mot défait signifie qu’Il a fait qu’ils ont perdu. Pourtant, en apparence c’était les compagnons qui avaient combattu et qui ont défait les mécréants, ça c’est selon l’apparence, mais en réalité qui les a défait ? C’est Allah, c’est pour ça que le Prophète a dit « qui a défait les factions à Lui seul » pourtant selon l’apparence, ce sont les compagnons qui … car en réalité c’est Dieu qui les a défait. Selon l’apparence ils ont eu la victoire mais cette victoire, elle est de la part de Dieu, c’est pour cela qu’il a dit il a défait les factions à lui seul. Il a défait les factions à Lui Seul alors que selon l’apparence, ce sont les compagnons qui ont défait l’ennemi.
Hizb at-tahrir ont mécru aux versets précédemment cités et également, ils ont mécru à ce hadith. Le Chaykh dit qu’il y a une différence, il dit : Hizb at-tahrir, ils n’ont pas manifesté, ils ne se sont pas rendus licites de tuer ceux qui ne font pas partie de leur groupe. Tandis que les deux autres groupes, les wahhabites et le groupe de Sayyid Qoutoub, eux ils autorisent de tuer ceux qui ne font pas partie de leur groupe. Les trois sont des égarés mais à la différence des wahhabites et du groupe de Sayyid Qoutoub, eux ils ne s’autorisent pas de tuer ceux qui ne font pas partie de leur groupe. Les wahhabites considèrent que Dieu est un corps, les qoutoubite sont des mécréant car ils déclarent ceux qui ne font pas partis de leur groupe mécréants et les Hizb at-tahrir ils contredisent les textes
Par ailleurs les wahhabites à cause de l’argent, l’argent de saoudiens, certains qui prétendent la science font leur éloge, ils ont des stratégies pour cela, ils vont voir les imams ils leur disent : on te paye une ^omrah, un pèlerinage, ils proposent des livres, certains de l’argent, un salaire pour propager leur idéologie ou à minima pour ne pas les dénoncer. Certains ignorants te disent : Pourquoi les déclarer mécréants alors qu’ils disent la ilaha illa l-Lah ? Cette parole cela veut dire que Dieu n’est pas un corps. Ce n’est pas parce qu’ils disent « la ilaha illa l-Lah » qu’on les déclare mécréants mais parce qu’ils disent que Dieu est un corps. La réponse à donner à ces gens-là quand ils disent : pourquoi vous les déclarez mécréants, nous leur disons même si ces gens disent « la ilaha illa l-Lah » … notamment les wahhabites ont considéré que Allah était un corps. Et celui qui croit que Allah est un corps, il est mécréant. Tout comme l’a dit Ach-Chafi^iy que Allah l’agréé. Celui qui croit que Dieu est un corps est un mécréant tout comme l’ a dit …. dans son livre… Abou Hanifa a dit également : celui qui dit que Dieu est un corps, il est mécréant.
La parole de Abou Hanifa quelle est-elle dans son livre al fiqhou absat ? il a dit : celui qui dit « je ne sais pas si mon Dieu est au ciel ou sur terre » il est mécréant. Il en est de même pour celui qui dit qu’Il est sur le trône et je ne sais pas si le trône est au ciel ou sur terre, (il est aussi mécréant). En définitive, que veut dire Abou Hanifa ici, il veut dire que celui qui attribue l’endroit à Dieu, il est mécréant. Donc on a dit que celui qui croit que Dieu est un corps il est mécréant, qui a dit ça ? Ach-Chafi^iy et Abou Hanifa, Malik a dit la même chose. Qui a rapporté cela de Malik, Ibnou Hajjar a dit dans son livre Al Manhajou al Qawim : saches que Al Qarafiy et d’autres ont rapporté d’après Ach-Chafi^iy, Malik, Ahmad, Abou Hanifa que Dieu les agréé qu’ils ont dit : ils ont jugé mécréants ceux qui attribuent la direction et le corps à Dieu et ils ont raison en cela.
Ainsi que Ahmad Ibnou Hanbal, cela a été rapporté par l’auteur du livre « Al khisal » c’est un savant hanbalite : il a dit que Ahmad a dit ce qui signifie : « celui qui dit que Allah est un corps pas comme les corps, il devient mécréant ». Parce qu’il n’y a pas de sens à dire « pas comme les corps » du moment qu’il a dit qu’Il était un corps, ça n’a pas de sens. Le fait qu’il dise « pas comme les corps », ne lui est pas utile, cela ne change rien parce que le corps, sa définition c’est ce qui a une longueur, une largeur et une épaisseur. Donc dire que Dieu a une longueur, une largeur et une épaisseur pas comme les autres, c’est de la mécréance, celui qui a des caractéristiques qui ont un début, il a besoin de qui lui a donné ses caractéristiques.
Par ailleurs, les wahhabites déclarent mécréants les croyants, pour eux celui qui dit « Ya Mouhammad » après la mort du Prophète, il devient mécréant. Ils déclarent mécréants les croyants. Or la communauté est unanime sur le caractère autorisé de dire « Ya Mouhammad » durant sa vie sans que ce soit en sa présence, tout comme après sa mort. Mais durant sa vie et en sa présence, Allah l’a interdit après qu’il ait été permis, c’était permis avant puis c’est devenu interdit, c’est à dire que quand quelqu’un était devant le Prophète, il ne disait pas « Ya Mouhammad », c’était permis au début et Allah a abrogé cela. En sa présence, les compagnons ont reçu l’ordre d’appeler le Prophète « Ô Messager de Dieu » au lieu de dire « Ya Mouhammad ». Il y a un verset qui l’a interdit alors qu’auparavant c’était permis. Cela est par honneur pour lui. La manière d’appeler une personne, indique s’il y a un respect ou pas, dans certains pays ils utilisent le surnom, « Oummou untel » ou « Abou untel », pour ne pas l’appeler par son prénom, ou bien ils l’appellent avec un titre comme « hajj ». Dire « Ya Mouhammad » après sa mort c’est permis, sans que ce soit en sa présence de son vivant c’était permis comme l’invocation de l’homme aveugle.
Quand les wahhabites disent que Dieu est un corps pas comme les corps c’est comme s’ils disaient que Allah est une créature pas comme les créatures, les deux sont de la mécréance.
Et après le décès du Prophète, les compagnons disaient « Ya Mouhammad » et la communauté jusqu’à nos jours, continue à dire cela. A l’époque de notre Maître Abou Bakr, vous savez après le décès du Prophète c’est Abou Bakr qui a veillé sur notre communauté, le Prophète l’avait insinué, quand il était malade, il avait demandé à Abou Bakr de diriger la prière. Alors que ^A’icha voulait proposer quelqu’un d’autre. Abou Bakr à son époque, il y avait des tribus arabes qui avaient apostasié, notamment il y a eu une bataille al yamama, beaucoup de récitateurs de Qou’ran avaient tué dans cette bataille. Pour cette bataille de al yamama, Abou Bakr avait envoyé une armée à al yamama, c’est un endroit, parce qu’un partie d’entre eux étaient musulmans et suite au décès du Messager, ils ont mécru, ils ont apostasié. Et d’autres de cette même tribu, étaient déjà mécréants, donc Abou Bakr a envoyé une armée pour combattre les apostats et les mécréants, qui était à la tête de l’armée envoyée ? Khalid Ibnou l-Walid, c’était un fin stratège militaire, mais il est entré en islam deux ou trois ans après le décès du Prophète. Dans la bataille de Ouhoud, il combattait contre les musulmans. Il a dirigé l’armée des musulmans jusqu’à l’époque de notre maitre ^Omar, après ^Omar a mis quelqu’un d’autre à la tête de l’armée, non pas parce qu’il était faible mais parce qu’il craignait que les gens ne disent que quand la bataille était gagnée c’était grâce à Khalid Ibnou l-Walid. Même si ce n’était pas Khalid à la tête de l’armée, les armées musulmanes étaient victorieuses. Et Khalid n’a pas dit : Comment ça il met en place quelqu’un d’autre à ma place ? Khalid ibnou l-Walid est enterré en Syrie, à Houms, quel était son surnom ? Sayfou l-Lah. Donc Abou Bakr avait envoyé une armée et sa tête il avait nommé Khalid, leur deivse c’était « Ya Mouhammada », c’était comme un mot de passe, quand parfois ils se trouvent face à face dans le combat, ils disaient « Ya Mouhammada » c’est une des choses que l’on peut utiliser pour la devise dans une bataille. Donc ça veut dire qu’ils appelaient le Prophète après sa mort, donc si les wahhabites appliquaient leur règle ils diraient que toute l’armée était mécréante ? Ceci est rapporté par les mouhaddith avec la chaîne de transmission. Donc voyez ce que les wahhabites disent et ce qui a été rapporté, les wahhabites ont adopté une autre religion. Donc ce que les wahhabites ont fait c’est qu’ils ont déclaré mécréants les compagnons ainsi que ceux qui les ont suivi. Comment ne les jugerait-on pas mécréants ? Eux ils ont déclaré mécréants les compagnons, celui qui déclare un musulman mécréant sans excuse ou si ce n’est pas valable, il devient mécréant.
La mise en garde contre ces trois groupes est une obligation, et négliger l’accomplissement de cette obligation mène à la perte. Apprenez là cette règle : délaisser l’interdiction de ce qui est blâmable, est un grand péché. A la fin le chaykh a dit : Que Allah accorde des bénédictions grâce à vous, et en vous, et qu’Il fasse que vous soyez de ceux qui œuvrent. Ce cours est fini aussi, on prend un conseil. Le chaykh a dit : Celui qui ordonne le bien, qu’il le fasse convenablement et celui qui interdit le mal, ce qui est blâmable, qu’il le fasse convenablement. Car certains lorsqu’on leur interdit le mal, ils augmentent en mal. Lorsque vous vous adressez à quelque pour lui donner le conseil, faites-le en étant motivé par la compassion envers lui et non pas la volonté de le détruire car il se peut que quelqu’un n’accepte pas le conseil lorsqu’il lui est adressé avec une volonté de le casser (pour lui montrer qu’il est dans l’erreur) mais il accepte si le conseil lui est adressé avec douceur en lui faisant comprendre que l’objectif du conseil c’est la compassion envers lui.
Biographie : L’Imam Zaynou l-3Aabidiin As-Sajjaad
L’Imam As-Sajjad Zaynou l-^Abidin
Sa biographie
Il s’appelle ^Aliyy fils de Al-Houçayn, fils de ^Aliyy Ibnou Abi Talib, que Allah les agréé tous, connu sous le surnom de Zaynou l-^Abidin, il était surnommé également Abou l-Houçayn et d’autres ont dit Abou Mouhammad.
Al-Houçayn, que Allah l’agréé, n’a pas d’autres descendants qu’à partir des descendants de Zaynou l-^Abidin.
Sa mère était une esclave qui s’appelait Ghazalah tout comme Ibnou Sa^ad l’a rapporté dans » At– Tabaqat« .
Ibnou Qoutaybah a dit dans son livre « Al Ma^arif » que la mère de Zaynou l-^Abidin est de la région de Sindih et qui s’appelle Soulafah et d’autres ont dit Ghazalah.
Il a été rapporté dans le livre « Wa fayatou l ^ayan » de Ibnou Khoulikan que sa mère Soulafah était la fille de Yazdajrd, le dernier des rois perses.
Et Ibnou Sa^ad rapporté dans « At–Tabaqat » que ^Aliyy fils de Al-Houçayn était avec son père et il avait alors vingt-trois ans, il était malade allongé sur son lit, lorsque Al-Houçayn, ^alayhi sallam, a été assassiné Choummar Ibnou Dhiyy l-Jouchana a dit :
« -Tirez sur cet homme !
C’est alors qu’un de ses compagnons lui a dit
–Soubhanallah ! ! Veux tu que l’on tue un jeune homme qui est malade, qui n’a pas combattu ?
Et ^Oumar Ibnou Sa^ad a dit
-Ne faites aucun mal à ces femmes ni à ce malade. »
C’est ainsi qu’il a échappé au fait d’être tué lorsque son père Al-Houçayn a été tué.
Sa science et son ascèse, sa piété
L’imam Zaynou l-^Abidin fait partie des maîtres des successeurs des compagnons.
Az–Zouhriyy a dit :
« -Je nain pas vu un seul hachimite qui soit meilleur que lui et je n’ai vu personne qui ait plus de science que lui. Il était, que Allah l’agréé, lorsqu’il s’apprêtait à faire le woudou‘, son visage devenait jaune.
Sa famille lui disait :
« -Qu’est ce qui te prend lorsque tu veux faire le woudou’ ?
Il a dit:
-Je ne savais pas pour Qui je compte me lever. » ( C’est-à-dire lorsqu’il s’apprête à faire la prière)
Il a été rapporté un jour qu’un incendie a éclaté dans la maison dans laquelle se trouvait ^Aliyy fils de Al-Houçayn, alors qu’il était en prosternation, les gens s’étaient mis à lui dire :
« -O, toi le fils de la fille du Messager de Allah, O, toi le fils de la fille du Messager de Allah, au feu!! ! »
Mais il n’a pas relevé la tête jusqu’à ce que le feu ait été éteint et il a été dit :
« -Qu’est ce qui t’a détourné de ce feu ?
-C’est l’autre feu qui m’en a détourné a t’il répondu. (Il fait allusion au feu de l’enfer.)
Un jour un homme était venu à lui alors qu’il était avec ses compagnons dans la mosquée, il n’a pas laissé une seule mauvaise parole sans qu’il le lui ait dite et Zaynou l-^Abidin se taisait.
Par la suite, cet homme était reparti lorsque la nuit était venue, il est venu à la porte de cet homme et lui a dit :
« -Ô, mon frère, si tu étais véridique en ce que tu m’as dit, que Allah me pardonne et si tu étais menteur, que Allah te pardonne. »
Puis il est reparti. C’est alors que cet homme est sorti et l’a suivi par derrière et s’est mis à pleurer tant que Zaynou l-^Abidin a eu de la compassion pour lui.Cet homme lui a dit :
« -Ne me méprends pas. Je ne reviendrais plus à faire quelque chose que tu n’aimes pas .
-Et toi je te pardonne pour tout ce que tu m’as dit. »
Sa générosité
L’imam As-Sajjad Ibnou l-^Abidin, que Allah l’agréé, était généreux, il prodiguait le bien, il était bienfaiteur.
Ibnou l-Jawziyy a rapporté dans « Sifatou As–Safawah » d’aprés Mouhammad fils de Is-haq il a dit : « Il y avait des gens à Médine qui vivaient et ils ne savaient pas d’où leur parvenait leur subsistance; lorsque ^Aliyy fils de Al-Houçayn était mort ils ne retrouvaient plus ce qu’il leur était donné de nuit et il est rapporté que leur nombre était de cent familles de Médine.
Et lorsque venait à lui un mendiant pour lui demander quelque chose, il lui faisait bon accueil et lui disait :
-Bienvenue à celui qui transporte mes provisions pour l’au-delà ! »
Et un des fils de ^Amr Ibnou Yasir a rapporté :
« Il y avait un jour chez ^Aliyy fils de Al-Houçayn des invités qui avaient demandé à l’un de ses serviteurs à ce qu’il leur ramène rapidement de la viande cuite dans le four. C’est alors que le serviteur était venu en courant et la brochette -le fer sur lequel était mis les bouts de viande- ( On dit plutôt la broche, non?) était tombée de sa main sur l’un des enfants de ^Aliyy qui l’a atteint dans sa tête et il en est mort c’est alors que ^Aliyy a dit à ce serviteur :
« -Tu es libre, parce que tu n’as pas fait exprès ; »
Et il l’a amené avec lui dans le convoi funéraire de son fils.
Un jour il a rendu visite à Mouhammad fils de Houssama fils de Zayd lors de sa maladie et Mouhammad s’était mis à pleurer. Zaynou l-^Abidin lui a dit:
« -Qu »est ce qui t’arrive?
-Je suis endetté.
-De combien?
-Quinze mille dinars.
C’est alors que Zaynou l-^Abidin lui a dit:
-C’est moi qui me charge de les rembourser. »
Sa modestie.
^Aliyy fils de Houçayn était, que Allah l’agréé, modeste. Lorsqu’il marchait sa main ne dépassait pas sa cuisse et il ne marchait pas avec arrogance et fierté. Lorsqu’il se levait pour accomplir la prière il était pris de tremblements il lui était dit :
« -Qu’est ce qui t’arrive ?
-Vous ne savez pas pour Qui je me lève et Qui j’invoque. »
Il s’asseyait, que Allah l’agréé, dans l’assemblée de ‘Aslam, l’esclave affranchi de ^Oumar, que Allah l’agréé. C’est alors qu’un homme de Qouraych lui a dit:
« -Tu laisses l’assemblée de Qouraych et tu tiens l’assemblée avec un esclave de Bani ^Oudayy !
C’est alors que ^Aliyy lui a dit:
-Mais la personne s’asseoit là où elle profite. »
Et Yazid Ibnou Hazim a dit :
« -J’ai vu ^Aliyy fils de Al-Houçayn et Soulayman fils de Yasar s’asseoir dans Ar-Rawdah (c’est-à-dire entre la tombe du Prophète et le minbar du Prophète dans la mosquée du Prophète) Ils discutaient de sujets utiles jusqu’à ad–douha et ils révisaient la science de la religion lorsqu’ils voulaient se lever alors ^Abdoul-Lah fils de Abou Salamah leur récitait une sourah du Qour’an. Lorsqu’il terminait, ils faisaient des invocations .
Les faits remarquables de l’imam Zaynou l-^Abidin
Ibnou Qoutaybah a rapporté dans “Al ma^arif”:
« ^Aliyy fils de Al-Houçayn avait affranchi une femme esclave qui lui appartenait puis il l’a épousé. C’est alors que ^Abdoul-Malik Ibnou Marwan lui a envoyé une lettre pour le blâmer pour ce qu’il a fait et Zaynou l-^Abidin lui a écrit sa réponse en lui disant:
« Vous avez certes un excellent modèle en la personne du Messager de Allah , qui avait affranchi Safyah la fille de Khouyay fils de ‘Akhtab puis il l’avait épousé et il a affranchi Zayd, le fils de Kharithah et il lui a donné en épouse la fille de sa tante paternelle Zaynab bintou Jahch »
Zaynou l-^Abidin était extrêmement bienfaisant envers sa mère tant qu’il évitait de manger dans le même récipient que sa mère de crainte que sa main ne prenne le morceau qu’avait vu en premier sa mère. Et il accomplissait, que Allah l’agréé, chaque jour et nuit mille rak^ah des prières surérogatoires tant qu’il a été surnommé l’imam As-Sajjad ( c’est-à-dire celui qui se prosterne)
Az–Zouhriyy a dit également:
« C’était celui des gens de sa famille que l’on avait le plus pour destination et c’était celui d’entre le plus que Marwan Ibnou l-Hakam et ^Abdoul-Malik Ibnou Marwan aimaient »
Quelques- unes de ses caractéristiques
Zaynou l-^Abidin avait un drap de tissu qui s’appelle khaz de couleur jaune qu’il mettait le vendredi et il mettait dans ses pieds des sortes de sandales qui ne sont pas fermées de derrière et qui avait une description particulière Il achetait aussi le tissu de khaz à cinquante dinars, il passait dans ce tissu là l’hiver puis il revendait ce tissu et donnait en aumône le prix. Il passait l’été dans deux vêtements, des habits d’Egypte qu’il achetait à un dinar et il mettait de temps en temps d’autres vêtements. Il mettait sur sa tête une ^imamah (un turban) et il laissait l’extrémité du turban dépasser derrière son dos. Il mettait du baume ou du parfum aprés le ghousl lorsqu’il voulait entrer en rituel. Il rassemblait les prières de Adh-dhour et de Al-^asr, ainsi que celle de Al-maghrib et de Al-^icha pendant le voyage.
Ses paroles dans l’exemption de Allah de toute ressemblance avec Ses créatures
Zaynou l-^Abidin était sur la croyance du Prophète et de ses compagnons en terme de croyance en l’unicité de Allah et de Son exemption de l’endroit, de la localisation, de la limite et de la couleur
Le maître Mourtadah Az–Zabidiyy le commentateur de « Al-Qamous » a rapporté avec une chaîne de transmission ininterrompue composée de gens qui sont tous de la famille du Prophéte que Zaynou l-^Abidin ^Aliyy fils de Al-Houçayn a dit dans son épître appelé « As–Sahifah As- Sajjadiyyah« :
« Tu es exempt d’imperfection, O Allah Tu n’es pas contenu dans un endroit »
Et Zaynou l-^Abidin, que Allah l’agréé, personne ne l’aidait pour sa purification, il puisait l’eau pour sa purification avant de s’endormir. Lorsqu’il se levait pendant la nuit il commençait par utiliser le siwak ensuite il faisait son woudou’ et il commençait à faire la prière et il rattrapait les prières surérogatoires qu’il avait manqué la journée, il les rattrapait pendant la nuit puis il était dit: « Mes fils, ceci n’est pas un devoir pour vous (c’est-à-dire d’accomplir les prières surrérogatoires) mais celui d’entre vous qui s’est habitué à une habitude de bien, c’est bien pour lui de persévérer sur cela »
Et il ne délaissait la prière surérogatoire de nuit ni lorsqu’il était résident ni lorsqu’il était voyageur.
On rapporte de lui, qu’il a dit:
« Je suis étonné de l’orgueilleux arrogant qui la veille était de l’eau mélangée du père et de la mère et demain il sera un cadavre puant. Et je suis étonné du profond étonnement de celui qui doute au sujet de Allah alors qu’il voit les créatures de Allah et je suis étonné du plus profond étonnement de celui qui renie la résurrection alors qu’il voit cette vie présente et je suis étonné de tout l’étonnement pour celui qui oeuvre pour cette résidence qui va à sa fin et alors qu’il sait qu’il y aura une résidence qui sera éternelle sans fin.»
Et il été rapporté de Abou Ja^far Mouhammad fils de ^Aliyy Zaynou l-^Abidin qu’il a dit :
« Mon père m’a recommandé certaines choses, il m’a dit :
-Ne tiens pas la compagnie de cinq catégories de personnes ne leur parle pas et ne les accompagne pas sur le chemin.
Je lui ai dit:
-Je me sacrifies pour toi, ô mon père qui sont donc ces cinq personnes?
Il m’ a dit:
-Ne tiens pas la compagnie du grand pécheur car il est capable de te vendre pour une bouchée ou moins que cela.
Je lui ai dit:
-Père qu’est ce qui est moins qu’une bouchée ?
-Il souhaite obtenir la bouchée et il ne l’obtient pas.
-Père et qui est donc la deuxième de qui je ne tiens pas la compagnie ?
-Ne tiens pas la compagnie de celui qui est avare car il est capable de prendre de toi et de te rendre encore plus dans le besoin que lorsque tu l’avais connu.
-Père et qui est donc la troisième personne?
-Ne tiens pas la compagnie du menteur car il est comme le mirage: il éloigne de toi celui qui est proche et te rapproche celui qui est loin
-Père et qui est donc le quatrième?
-Ne tiens pas la compagnie de celui qui est stupide car il veut t’être utile et il va te nuire
-Père et qui est donc le cinquième?
-Ne tiens pas la compagnie de celui qui rompt les liens avec ses proches parents car j’ai vu que dans le Livre de Allah il est maudit à trois reprises »
Au sujet du mérite de la famille du Prophète
Il a été dit au sujet des mérites de la famille du Prophète beaucoup de poésie et parmi ce qui est rapporté c’est que Hicham fils de ^Abdoul-Malik a accompli le pèlerinage avant d’être chargé du califat. Il a essayé d’embrasser la pierre noire mais il n’a pas pu, c’est alors que Zaynou l-^Abidin ^Aliyy fils de Al-Houçayn était venu, les gens se sont alors écartés, éloignés pour qu’il puisse embrasser la pierre noire. Des gens ont dit à Hicham:
« -Qui est donc cet homme ?
Il a dit:
-Je ne le connais pas »
C’est alors que Al-Farazdaq, le poète a dit :
« -Moi, je le connais. Et il s’est mis à dire de la poésie (en arabe qui est très belle, qui signifie en français) :
Cet homme est le fils du meilleur de tous les esclaves de Allah
C’est lui le pieux, le pur, celui qui est illustre
La terre reconnaît son pas
Et la maison sacrée le reconnaît
Tout comme ceux qui ne sont pas en rituel de pèlerinage
Et ceux qui sont en rituel de pèlerinage
C’est lui qui, lorsque sa belle main a touché le noir de la Ka^bah
Lorsqu’il va l’embrasser
Lorsque Qouraych le voit celui qui parle en leur nom dit
C’est à l’honneur de cet homme que tout l’honneur aboutit
Si les gens de la piété sont énumérés
Les gens de la famille seront leurs imams
Ou s’il a été dit : « Qui sont les meilleurs gens de la terre? »
Il sera dit: “Ce sont eux”
Cet homme, c’est le fils de Fatimah, si tu l’ignores
C’est son grand-père qui était le dernier des prophètes de Allah
Mais ta parole: “Qui est cet homme? », ne lui nuie pas
Les arabes connaissent celui que tu n’as pas connu
Tout comme les non arabes
Il est modeste et pudique
Tellement il inspire de respect, les gens ne parlent
Que lorsqu’il sourit”
Son décès, ^alayhi s-salam
Ses mérites et les faits remarquables de sa vie, que Allah l’agréé, sont beaucoup plus nombreux que d’être énumérés ici.
Il a été dit qu’il est mort en 99 de l’hégire et d’autres ont dit 92 de l’hégire à Médine.
Il a été enterré à Al-Baqi^ dans la tombe de son oncle paternel Al-Haçan fils de ^Aliyy sous la coupole où il y a la tombe de Al-^Abbas, que Allah les agréé tous.
Que Allah te fasse miséricorde, Ô toi l’Imam, l’ascète, le saint, le vertueux, que Allah te fasse miséricorde, tu étais véritablement Zaynou l-^Abidin (c’est-à-dire la parure des adorateurs) et que Allah nous accorde l’intercession de ton grand-père, salla Lahou ^alayhi wa sallam.
Biographies : Le Chaykh Abdou lLaah Al-Harariyy
LE CHAYKH 3ABDOU L LAAH AL-HARARIYY
Son nom et sa naissance :
Il est l’honorable savant, le modèle des experts en authentification et le doyen de ceux qui examinent scrupuleusement la compatibilité des textes, celui qui est à la tête des savants qui œuvrent pour la religion, l’Imam, le Mouhaddith, le pieux ascète, le vertueux, celui qui persévère dans l’adoration, celui qui possède les dons éminents, le Chaykh Abou ^Abdi r-Rahman ^Abdou l-Lah fils de Mouhammad fils de Youçouf fils de ^Abdou l-Lah fils de Jami^ Al-Harariyy Ach-Chaybiyy Al-^Abdariyy, le Moufti (Jurisconsulte) de Harar. Il est né dans la ville de Harar, aux environs de l’an 1328 de l’Hégire (1910).
Son évolution et ses déplacements :
Il a grandi dans une famille modeste, aimant la science de la religion et les gens de science. Il a donc appris le Qour’an honoré avec mémorisation, psalmodie et maîtrise à l’âge de sept ans, puis il s’est entièrement consacré à puiser dans les océans de la science. Il a ainsi appris par cœur un certain nombre de manuels de base dans différents domaines de la science. Puis il a accordé son attention à la science du Hadith et a ainsi appris par cœur les six livres et d’autres encore, avec leurs chaînes de transmission, à tel point qu’il a été autorisé à donner des avis de jurisprudence et à transmettre le Hadith alors qu’il n’avait pas même dix-huit ans.
Il s’est distingué à travers toutes les régions de l’Ethiopie et de la Somalie en surclassant ses pairs dans la science de la biographie des hommes de la transmission du Hadith et de leurs niveaux respectifs. Il s’est également distingué par la mémorisation des manuels de base et l’approfondissement des sciences de la Sounnah, de la langue, de l’exégèse, de l’héritage et d’autres encore, à tel point qu’il n’est pas de science islamique connue qu’il n’ait étudiée et dans laquelle il ne soit compétent.
Son intelligence et sa mémoire exceptionnelle lui ont permis d’approfondir sa connaissance dans le fiqh Chafi^ite, les règles fondamentales de constitution du fiqh selon Ach-Chafi^iyy et les points de différence d’avis dans l’école. C’est également le cas dans le fiqh ma1ikite, hanafite et hanbalite, à tel point qu’il est devenu celui que les gens désignent et recommandent de visiter et auprès de qui les gens des contrées éthiopiennes et somaliennes se rendaient, jusqu’à ce qu’on lui accorde le poste de Moufti de Harar et de ses environs.
Il a appris le fiqh chafi^ite, les règles fondamentales de constitution selon Ach-Chafi^iyy et la grammaire arabe de plusieurs savants et maîtres parmi lesquels il y a le savant et maître le Chaykh Mouhammad Siraj Al-Jabartiyy le Moufti de l’Ethiopie. Il a appris les sciences de la langue arabe entre autres Chaykh et en particulier, du Chaykh Ahmad Al-Basir.
Il a étudié le fiqh des trois autres écoles ainsi que leurs règles fondamentales de constitution de plusieurs savants parmi lesquels il y a le Chaykh Mouhammad Al-^Arabiyy Al-Façiyy. Il a appris la science de l’exégèse du Chaykh Charif Al-Habachiyy, dans sa ville Jimmah, et il a pris la science du Hadith et les sciences attenantes de très nombreux savants. Parmi les plus honorables d’entre eux il y a le Chaykh Abou Bakr Mouhammad Siraj Al-Jabartiyy, Moufti de l’Ethiopie et le Chaykh ^Abdou r-Rahman ^Abdou l-Lah Al-Habachiyy ainsi que d’autres.
Puis il est parti vers La Mecque et ses savants avec lesquels il a fait connaissance. Parmi eux le Chaykh Mouhammad Yaçin Al-Fadaniyy. I1 a aussi fait partie de l’auditoire du Chaykh Mouhammad Al-^Arabiyy At-Tabban. Il a aussi rencontré le Chaykh vertueux, le Mouhaddith et spécialiste de la récitation du Qour’an Ahmad ^Abdou l-Mouttalib, Chaykh des spécialistes des sciences de la lecture du Qour’an à la mosquée de La Mecque. Il a appris de lui les quatorze versions de lecture ainsi que davantage de science du Hadith et il a obtenu de sa part une licence.
Il est parti par la suite à Médine l’Illuminée où il a établi des liens avec ses savants et où il a appris encore du Hadith du Mouhaddith le Chaykh Mouhammad fils de ^Aliyy As–Siddiqiyy Al-Bakriyy Al-Hanafiyy qui l’a autorisé à transmettre le Hadith.
Puis, il s’est dirigé vers Damas. Les habitants de la ville lui ont fait bon accueil, d’autant que venait de décéder le Mouhaddith, le Chaykh Badrou d-Din Al-Haçaniyy, que Allah lui fasse miséricorde. Puis, lorsqu’il a habité Damas, il a appris du Chaykh Mahmoud Fayiz Ad-Dir^ataniyy, le résident à Damas et son spécialiste de la lecture du Qour’an. Puis il s’est déplacé dans le pays du Cham. Sa renommée n’a cessé de croître, les savants du Cham ainsi que les étudiants le fréquentaient assidûment, il a donc fait connaissance avec ses savants et ils ont tiré profit de sa science. Ils ont témoigné de son mérite et ont reconnu son haut degré dans la science. Il est devenu célèbre dans le pays du Cham comme étant « le successeur du Chaykh Badrou d-Din Al-Haçaniyy » et comme étant « le Mouhaddith du pays du Cham ». Par ailleurs, de nombreux savants et spécialistes du fiqh du Cham lui ont rendu hommage, parmi eux le Chaykh Abou l-Yousr ^Abidin, Moufti de la Syrie, le Chaykh Nouh de la Jordanie, le docteur Al-Halwaniyy, Chaykh des spécialistes de la lecture du Qour’an en Syrie. De même le Chaykh ^Outhman Sirajou d-Din de la descendance du Chaykh ^Ala‘ou d-Din, maître des Naqchabandiyy en son temps, a fait son éloge et une correspondance fraternelle et scientifique s’est établie entre eux. Ont fait son éloge également le Chaykh ^Abdou l-Karim Al-Bayyariyy, l’enseignant à la mosquée Al-Hadra Al-Kaylaniyyah à Bagdad, le Chaykh Mouhammad Zahid Al-Islambouliyy, le Chaykh Mouhammad Al-Hanafiyy qui est l’un des plus célèbres savants turcs œuvrant actuellement dans ces contrées, les deux Chaykh ^Abdou l-Lah et ^Abdou l-^Aziz Al-Ghoummariyy qui sont les deux Mouhaddith des contrées marocaines, le Chaykh Mouhammad Yaçin Al-Fadaniyy le Mecquois, Chaykh du Hadith et des chaînes de transmission à l’Institut des sciences de religion à La Mecque honorée (Dar Al-^ouloum ad-Diniyyah). De nombreuses autres personnalités lui ont encore rendu hommage.
Il est arrivé à Beyrouth en l’an 1370 de l’Hégire (1950). Il a été l’hôte des plus grands Chaykh de cette ville, tels le Chaykh le Qadi (Juge) Mouhyi d-Din Al-^Ajouz, le Chaykh et Conseiller Mouhammad Ach-Charif. Le Chaykh Baha‘ou d-Din Al-Kilaniyy s’est réuni avec le Chaykh ^Abdou l-Lah chez le Chaykh Mouhammad Ach-Charif et il a tiré profit de lui dans la science du Hadith.
Le Chaykh Moukhtar Al-^Alayli, l’ancien responsable de la fatwa, que Allah lui fasse miséricorde, s’est réuni avec le Chaykh ^Abdou l-Lah et a reconnu son mérite et son haut degré dans la science. Il a préparé la prise en charge de son installation à Beyrouth par Dar Al-Fatwa, afin qu’il puisse se déplacer dans les différentes mosquées pour y diriger des assemblées de sciences, et ceci par une autorisation écrite du Chaykh Moukhtar.
Il est décédé que Dieu lui fasse miséricorde le mois de Ramadan de l’année 1429 H 2008. Il est enterré à Beyrouth.
1- Al-Harariyy : de Harar, région de la corne africaine (Ethiopie) ayant une histoire islamique glorieuse et qui a vu naître sur son sol beaucoup de savants et de saints.
2- Al-^Abdariyy : de la descendance de ^Abdou d-Dar, qui est une branche de la tribu de Qousayy fils de Kilab, le quatrième arrière-grand-père du Prophète
3- Hadith -Tradition prophétique – : parole, fait ou événement rapporté du Prophète ou de ses compagnons, que Allah les agrée.
4- Les six livres sont les recueils de Hadith les plus importants de la Tradition : AI-Boukhariyy, Mouslim, An-Naça‘iyy, Abou Dawoud, At-Tirmidhiyy, Ibnou Majah.
5- Fiqh : science de la jurisprudence des lois de l’Islam.
6- Chafi^ite : relatif à Ach-Chafi^iyy, le grand savant Qouraychite, l’un des plus illustres jurisconsultes musulmans, que Allah lui fasse miséricorde, il a pris la science de l’Imam Malik à Médine et ce dernier l’a autorisé à donner des avis de jurisprudence alors qu’il n’avait que quinze ans. Puis, il est parti en Irak et il a appris chez les élèves de l’Imam Abou Hanifah. Il a rencontré l’Imam Ahmad que Allah leur fasse miséricorde à tous.
Biographie : L’Imam Al-Boukhariyy, le Chaykh des Mouhaddith
L’Imam Al-Boukhariyy
L’Imam Al-Boukhariyy, le Chaykh des Mouhaddith
et l’Imam de ceux qui ont rassemblé le hadith
Sa biographie
Il s’agit de ‘Abou ^Abdi l-Lah Mouhammad fils de ‘Isma^il fils de ‘Ibrahim fils de Bardisbah Al-Jou^fiyy Al-Boukhariyy. Il est né dans la ville de Boukhara, le vendredi après la prière, treize nuits écoulées du mois de chawwal de l’année 194 de l’hégire. Il a grandi orphelin élevé par sa mère. Il a perdu la vue lorsqu’il était petit mais sa mère a vu le Khalil ‘Ibrahim ^alayhi s-salam dans le rêve qui lui a dit : « Allah a rendu la vue à ton fils en raison de tes nombreuses larmes ».
Al-Boukhariyy a aimé la science depuis son plus jeune âge. Il a ainsi mémorisé les compositions de hadith de Ibnou l-Moubarak en étant enfant. Il a lu les livres réputés alors qu’il avait seize ans, tant qu’il a été dit qu’il mémorisait en étant jeune soixante-dix mille hadith par cœur. Ce qui l’a aidé à cela, c’est qu’il connaissait les biographies de ceux qui rapportent le hadith et il recherchait leur état également, il le connaissait. Il connaissait les Chaykh de ceux de qui il tient le hadith ainsi que leurs élèves et leurs différentes chaînes de transmission.
Avant qu’il ne quitte son pays, il a pu recevoir par transmission tout ce qui y est rapporté comme hadith. Il les a entendu de Mouhammad ‘Ibnou Salam Al-Baykandiyy et ‘Abdou l-Lah ‘Ibnou Mouhammad Al-Mouçannadiyy et ‘Ibrahim ‘Ibnou l-‘Ach^af, de Mouhammad ‘Ibnou Youçouf Al-Baykandiyy et d’autres encore.
Ensuite, il est parti à La Mecque avec sa mère et son frère en recherchant à recevoir la transmission et à entendre les hadith rapportés.
Il est resté dans le Hijaz pendant six ans durant lesquels il recevait par transmission le hadith. Il s’est déplacé dans les différents pays, il est parti à Ach-Cham, il est parti en Egypte, il est parti à Al-Jazirah à deux reprises, à Al-Basrah à quatre reprises, à Al-Koufah et Baghdad à plusieurs reprises. Il a ainsi reçu le hadith de la part des mouhaddith de chaque pays où il s’était rendu, tant que les hommes de qui il rapporte le hadith ont atteint le nombre de mille quatre-vingts et ils étaient tous des mouhaddith.
Parmi les faits importants qui ont été rapportés à son sujet
L’Imam At-Taj As-Soubkiyy a rapporté dans son livre At–Tabaqat lorsqu’il a mentionné la biographie de l’Imam des mouhaddith ‘Abou ^Abdi l-Lah Boukhariyy, il a rapporté d’après ‘Ibnou ^Adiyy qu’il a dit : « J’ai entendu plusieurs Chaykh rapporter que Al-Boukhariyy était venu s’installer à Baghdad. C’est alors que les gens qui rapportent le hadith se sont réunis et ils ont pris cent hadith qu’ils ont inversé, c’est-à-dire qu’ils ont pris le corps du hadith et la chaîne de transmission et ils les ont mélangés, de sorte qu’ils ont mis le texte de ce hadith avec la chaîne de transmission de cet autre hadith, et la chaîne de transmission de ce hadith pour le texte de cet autre hadith. Ils ont donné à chacun dix hadith qu’ils ont ainsi mélangés pour les mentionner à Al-Boukhariyy dans une assemblée. Les gens se sont alors réunis. L’un d’entre eux s’est levé et il a interrogé au sujet de ces hadith, d’un des dix qu’il a mélangés. Al-Boukhariyy a dit : « Je ne le connais pas ». Il l’a interrogé au sujet d’un autre hadith, Al-Boukhariyy a dit : « Je ne le connais pas », jusqu’à ce que le premier homme ait terminé avec les dix hadith. C’est alors que les spécialistes de jurisprudence se regardaient les uns les autres, c’est-à-dire qu’il s’interrogeait sur Al-Boukhariyy. Un deuxième homme s’est levé et a fait comme le premier. Et Al-Boukhariyy disait à chaque fois : « Je ne le connais pas ». Lorsque les dix hommes avaient fini, Al-Boukhariyy s’est retourné vers le premier d’entre eux et lui a dit : « Pour ce qui est de ton premier hadith sa chaîne de transmission c’est celle-là. Pour le deuxième hadith la chaîne de transmission c’est celle-là, et le troisième et ainsi de suite » jusqu’à lui donner les chaînes de transmission des dix hadith que le premier a donné. Il a rendu ainsi à chaque texte de hadith sa bonne chaîne de transmission. Ensuite, il a fait la même chose avec le deuxième, la même chose avec les autres jusqu’à avoir terminer avec les dix hommes. C’est alors que les gens lui ont reconnu sa capacité de mémorisation (de Hafidh).
Al-Boukhariyy depuis son plus jeune âge avait une très forte capacité de mémorisation de sorte qu’il apprenait par cœur les hadith avec leurs chaînes de transmission du fait même qu’il les entendait. Il a mémorisé des compositions de hadith de Ibnou l-Moubarak. Il a aussi reçu par transmission les livres réputés de l’époque alors qu’il avait seize ans et cette capacité de mémorisation étonnante est connue de lui depuis son plus jeune âge.
Parmi ce que As-Soubkiyy rapporte dans ses Tabaqat de Al-Boukhariyy qu’il a dit : « J’ai été inspiré la mémorisation du hadith dans le Kouttab –c’est-à-dire l’école où les enfants apprenaient le Qour’an et le hadith– alors que j’avais dix ans ou moins, et lorsque j’ai quitté le Kouttab après dix ans, j’allais écouter auprès de Ad-Dakhiliyy et d’autres.
Un jour tandis qu’il récitait le hadith aux gens, il a dit : « Soufyan a rapporté d’après ‘Abou Zoubayr d’après ‘Ibrahim ». C’est alors que je lui ai dit : « Mais ‘Abou Zoubayr n’a pas du tout rapporté de ‘Ibrahim ». Il m’a alors dit de me taire. Je lui ai dit : « Vérifie si tu veux sur ta copie d’origine ». Il est rentré puis il est ressorti et il m’a dit : « C’est comme tu as dit mon garçon». Il s’agit de Az–Zoubayr Ibnou ^Adiyy qui a rapporté de ‘Ibrahim. Il m’a alors pris le crayon de la main et il a corrigé, et il m’a dit : « Tu as dit vrai ». Lorsque Al-Boukhariyy a été interrogé sur son âge à ce moment-là, il a répondu : « J’avais onze ans ».
Parmi ce qui est rapporté de Mouhammad ‘Ibnou ‘Abi Hatim Al-Warraqde Al-Boukhariyy qu’il a dit : « J’ai entendu Hamid ‘Ibnou ‘Isma^il et un autre dire : « Al-Boukhariyy venait avec nous pour entendre le hadith alors qu’il était encore jeune garçon. Mais il n’écrivait rien du tout. Un bon moment s’était écoulé et il faisait ainsi. Nous lui disions alors, pourquoi tu n’écris pas ? et il nous a dit vous avez beaucoup insisté pour que j’écrive. Lisez moi donc ce que vous deux avez écrit. Nous avions alors sorti ce que nous avions écrit et c’était plus que quinze mille hadith. Il les a tous récité par cœur, tant que nous corrigions nos versions sur ce qu’il avait appris par cœur ».
Les Chaykh de Al-Boukhariyy
Comme le nombre de ses Chaykh était important et beaucoup plus grand encore que d’être limité dans cette étude, nous allons mentionner les plus réputés d’entre eux. Ainsi, il a entendu de Makkiyy fils de ‘Ibrahim Al-Balkhiyy et de ^Abdan fil de ^Outhman Al-Marwaziyy et de ^Oubaydi l-Lah fils de Mouça Al-^Absiyy et de ‘Abi ^Asim Ach-Chaybaniyy et de Mouhammab ‘Ibnou ^Abdi l-Lah Al-‘Ansariyy, de Mouhammad ‘Ibnou Youçouf Al-Faryabiyy et de ‘Abou Nou^aym Al-Fadl fils de Daki, de ‘Abou Ghassad Al-Hindiyy et de Soulayman fils de Harb Al-Wachijiyy et de ‘Abou Salamah At-Taboudhakiyy et de ^Affan fils de Mouslim, de ^Aram fils de Al-Fadl, de ‘Abou l-Walid At–Tayaliciyy, de ‘Abou Ma^mar Al-Minqariyy, de ^Abdou l-Lah fils de Maslamah Al-Qa^indiyy, de ‘Abou Bakr Al-Hamidiyy, de ^Abdou l-Lah fils de Youçouf At-Taniciyy, de ‘Abou l-Yaman Al-Himsiyy, de ‘Ahmad ‘Ibnou Hanbal, de ‘Isma^il fils de ‘Abou ‘Ouways Al-Madiniyy, de Yahya fils de Ma^in et de beaucoup d’autres encore.
Les paroles des savants au sujet de Al-Boukhariyy
Il a été rapporté que l’Imam Al-Boukhariyy s’était vu dans le rêve debout en présence du Messager de Allah et il tenait quelque chose à la main avec laquelle il éloignait quelque chose du Messager de Allah. Lorsqu’il a posé la question sur l’interprétation de ce rêve, certains de ceux qui interprètent les rêves ont dit : « Tu vas repousser le mensonge de ceux qui parlent en faux au sujet du Messager de Allah ».
Il a été rapporté dans Tah-dhibou l-‘Asma’i wa l-Loughat d’après Hachid fils de ‘Isma^il qu’il a dit : « J’ai vu ‘Is-haq fils de Rahawayh assis sur une couche et avec lui Mouhammad fils de ‘Isma^il Al-Boukhariyy. C’est alors que Mouhammad l’a corrigé dans quelque chose et ‘Is-haq fils de Rahawayh a repris les paroles de Al-Boukhariyy. Alors, ‘Is-haq a dit aux gens : « Ô vous les gens, vous qui maîtrisez le hadith, prenez de ce jeune homme. S’il avait vécu dans l’époque de Al-Haçan Al-Basriyy, les gens auraient besoin de lui en raison de sa connaissance du hadith et de sa compréhension du hadith ».
Il a été rapporté dans Al-Bidayah wa n-Nihayah d’après Ibnou Khouzaymah qu’il a dit : « Je n’ai pas vu sur terre, qui ait plus de connaissance du hadith du Messager de Allah, ni qui le mémorise mieux que Al-Boukhariyy » et ‘Is-haq ‘Ibnou Zayrak a dit à son sujet : « J’ai entendu en l’an deux cent quarante sept Mouhammad ‘Ibnou ‘Idris Ar-Raziyy ‘Abou Hatim dire : « viendra vous voir un homme des gens de Khouraçan et il n’est pas sorti de Khouraçan qui mémorise plus le hadith que lui et il n’est pas venu en Irak qui ait plus de science de hadith que lui ». Est venu alors chez nous Mouhammad ‘Ibnou ‘Isma^il après quelques mois, c’est-à-dire Al-Boukhariyy.
Parmi ce que l’Imam le Moujtahid ‘Ahmad ‘Ibnou Hanbal que Allah l’agrée a dit pour faire son éloge et indiquer son haut degré. Il a dit que le degré de Hafidh a été atteint par quatre des gens de Khouraçan, ‘Abou Zou^rah Ar-Raziyy, Mouhammad ‘Ibnou ‘Isma^il Al-Boukhariyy, ^Abdou l-Lah ‘Ibnou ^Abdi r-Rahman As-Samarqandiyy et Al-Houçayn ‘Ibnou Chouja^ Al-Balkhiyy. Et il a rapporté dans Tabaqat As-Soubkiyy d’après Mouhammad ‘Ibnou ‘Abi Hatim al-warraq de Al-Boukhariyy qu’il a dit : « Je l’ai entendu dire des compagnons de ^Amr ‘Ibnou ^Aliyy : ils m’ont mentionné un jour un hadith. Je leur ai dit alors : je ne le connais pas. Ils étaient alors heureux et ils sont partis voir ^Amr ‘Ibnou ^Aliyy pour lui dire nous avons mentionné à Mouhammad fils de ‘Isma^il un hadith qu’il n’a pas du tout connu. C’est alors que ^Amr leur a dit : Un hadith que Mouhammad fils de ‘Isma^il ne connaît pas, n’est pas un hadith ». Il a également été rapporté dans Tabaqat As-Soubkiyy d’après ‘Ahmad ‘Ibnou Hamdoun qu’il a dit : « Mouslim ‘Ibnou l-Hajjaj était parti voir Al-Boukhariyy et il l’a embrassé entre les yeux et lui a dit : J’embrasserai même tes pieds Ô toi qui est les maître de ceux qui maîtrisent le hadith et toi qui est celui qui connaît la valeur et le degré de fiabilité des hadith ».
Hachid ‘Ibnou ‘Isma^il a dit : « J’étais à Al-Basrah et j’ai entendu l’arrivée de Mouhammad ‘Ibnou ‘Isma^il. Lorsqu’il était arrivé, Mouhammad ‘Ibnou Yasar a dit : Aujourd’hui est rentré chez nous le maître des spécialistes de jurisprudence ».
Il a été rapporté de ’Abou Sahl Ach-Chafi^iyy qu’il a dit : « Je suis entré à Al-Basrah, à Ach-Cham, à Al-Hijaz, à Al-Koufah, et je voyais leurs savants et chaque fois que Mouhammad ‘Ibnou ‘Isma^il était mentionné ils lui reconnaissaient un degré supérieur au leur ». Il est rapporté de ^Abdou l-Lah le fils de l’Imam ‘Ahmad ‘Ibnou Hanbal qu’il a dit : « J’ai dit à mon père : Père, qui sont donc les Hafidh. Il m’a dit : Ô mon fils, ce sont des jeunes qui venaient chez nous, des gens de Khouraçan et ils se sont dispersés maintenant ». Et je lui ai dit : « Qui sont-ils donc père ? ». Il m’a dit : « Mouhammad ‘Ibnou ‘Isma^il, c’est-à-dire Al-Boukhariyy ». C’est-à-dire qu’il n’a mentionné d’entre eux que Al-Boukhariyy. Parmi ce que ‘Ibrahim Al-Khawwas a dit au sujet de Al-Boukhariyy : « J’ai vu ‘Abou Zour^ah comme un enfant assis devant Al-Boukhariyy, Mouhammad ‘Ibnou ‘Isma^il pour l’interroger sur le hadith ».
Ses ouvrages
Al-Boukhariyy faisait partie des savants qui avaient les plus hauts degrés, qui avaient laissé de nombreux ouvrages éminents et fort utiles. Que Allah l’agrée, il était parmi les gens qui avaient les meilleurs capacités à composer, parmi les plus adroit d’entre eux. Ses ouvrages ont été nombreux. Nous citons les plus réputés d’entre eux : Al-Jami^ As–Sahih qui est le livre réputé par le nom de Sahih Al-Boukhariyy, Al-‘Adabou l-Moufrad qui fait partie de ses composition les plus éminentes, les noms des compagnons, Asma’ou s–Sahabah, At-Tarikh qui est un livre dans lequel il a rassemblé ceux qui sont dignes de confiance et ceux qui sont faibles parmi ceux qui rapportent le hadith et il est en trois volumes, un grand, un moyen et un petit. Il a At-Tafsirou l-Kabir –la grande éxégèse–, Al-Jami^ou l-Kabir, Khalqou ‘Af^ali l-^Ibad –la création des actes des esclaves–, Khayrou l-Kalam fi l-qira’ati Khalfa l-‘Imam –les meilleures paroles au sujet de la récitation derrière l’imam–, Kitabou d–dou^afa’i wa l-matroukin –le livre de ceux qui sont faibles et de ceux qui sont délaissés–, Kitabou l-^Ilali fi l-hadith, Kitabou l-Fawa’id, Al-Qira’atou Khalfa l-‘Imam, Qada’i wa s–Sahabah wa t-Tabi^in, Kitaboun fi l-Mabsouti fi l-hadith, Al-Mousannad Al-Kabir, Kitabou l-Wihdan, c’est un livre dans lequel il a rassemblé tout ceux qui n’ont qu’un seul hadith parmi les compagnons.
Son décès
Il est mort que Allah lui fasse miséricorde le samedi, la nuit de la fête de Al-Fitr de l’année deux cent cinquante six de l’Hégire. Il avait alors soixante deux ans moins treize jours. Il a été enterré le jour de la fête de Al-Fitr après la prière de Adh–Dhouhr dans un village qui s’appelle Khartank qui est un village de Samarqand. Ibnou ^Oudayy a rapporté d’après ^Abdou l-Qouddous fils de ^Abdou l-Jabbar As-Samarqandiyy qu’il a dit : « L’Imam Al-Boukhariyy était venu à Khartank alors qu’il avait des proches parents chez qui il était hébergé. Je les entendu dire une nuit alors qu’il avait fini la prière de la nuit dans ses invocations : Ô Allah, je ne supporte plus la vie sur terre alors fais-moi mourir. Le mois ne s’est pas écoulé avant que Allah ta^ala le fasse mourir. Que Allah fasse miséricorde à l’Imam Al-Boukhariyy et qu’Il le rétribue pour nous du meilleur bien.
Biographie : AL-FOUDAYL IBNOU ^IYAD
AL-FOUDAYL IBNOU ^IYAD
Sa biographie
Il est le modèle de ceux qui suivent le chemin pour l’ascèse. Il est l’Imam vertueux Al-Foudayl fils de Mas^oud fils de Bichr, le modèle, le chaykh de l’Islam, Abou ^Aliyy At-Taymiyy Al-Yarbou^iyy Al-Khouraçaniyy, celui qui a résidé auprès de la Maison Sacrée et honorée par Allah, la Ka^bah. Il était né à Samarqand –Samarkand– et il a grandi à ‘Abyourid. Il était un brigand qui barrait le chemin aux gens qui voyageaient entre Abyourid et Sarkhas jusqu’à ce qu’eut lieu l’événement de la petite fille. Il a alors fait le repentir à Allah puisqu’il a été fortement impressionné par ce rêve. Son âme a également été fortement influencée lorsqu’il a entendu la récitation d’un homme qui s’adonnait à l’adoration qui récitait la parole de Allah dans sourat Al-Hadid ‘ayah 16 qui signifie : « N’est-il pas venu le moment pour ceux qui sont croyants que leurs cœurs fassent preuve de piété à l’égard de Allah lorsque Allah est évoqué et lorsque le Qour’an est récité ! ». C’est alors qu’il se mit à répéter par sa langue : « Oui, Seigneur il est venu le moment. Ô Allah je me suis repenti à Toi. Ô Allah je me suis repenti à Toi ».
Il est parti par la suite quérir la science et il puisait des océans de la science. Il était embelli pour cela par la sincérité et la piété à l’égard de Allah, tant qu’il a eu un très grand degré. Allah est exempt d’imperfection, Celui Qui guide qui Il veut.
Sa science et son ascèse
Il a voyagé, que Allah l’agrée, pour rechercher la science de la religion. Il a ainsi écrit le hadith à la ville de Al-Koufah. Il a appris de Al-‘A^mach, de Al-Layth, de Ja^far As–Sadiq et d’autres qu’eux. Parmi ceux qui ont rapporté de Al-Foudayl Ibnou ^Iyad, il y a Ach-Chafi^iyy, Ibnou l-Moubarak, Bichr Al-Hafiyy, As-Siriyy As-Saqtiyy et ‘Açad Ibnou Mouça Al-‘Oumawiyy surnommé ’Açadou s-sounnah, –le lion de ‘Ahlou-Sounnah–, et d’autres encore.
Il a appris la jurisprudence. Il l’a mémorisée et il y a excellé. Il s’est adonné à l’adoration et à l’application dans l’obéissance jusqu’à atteindre un très haut degré. Les témoignages des savants sont venus pour prouver son haut degré. Ainsi, d’après Ibrahim fils de Mouhammad Ach-Chafi^iyy, il a dit : « J’ai entendu Soufyan Ibnou ^Ouyaynah dire Al-Foudayl est digne de confiance ».
D’après Ibnou Mahdiyy il a dit : « Foudayl est un homme vertueux ».
An-Naça’iyy a dit : « Il est digne de confiance, il est honnête et c’est un homme vertueux ».
Mouhammad Ibnou Sa^d a dit : « Il était né à Khouraçan dans le village de ‘Abyourid. Il est venu à Al-Koufah alors qu’il était âgé, il a entendu le hadith de Mansour et d’autres. Ensuite, il s’est adonné à l’adoration et il s’est déplacé pour s’installer à La Mecque. Il y a résidé jusqu’à sa mort au début de l’an 187 de l’hégire durant le califat de Haroun. Il était digne de confiance. Il était noble. Il était émérite. Il s’adonnait aux adorations. Il était ascète et avait rapporté beaucoup le hadith. »
Parmi ce qui a été rapporté au sujet de Al-Foudayl Ibnou ^Iyad, que Allah lui fasse miséricorde, c’est qu’il craignait beaucoup pour lui-même en ce qui concerne les sujets de l’au-delà et non pas les sujets du bas-monde. Il récitait le Qour’an. Lorsqu’il récitait le Qour’an, il transparaissait de sa récitation la tristesse et l’amour de Allah et la crainte du châtiment de Allah ^azza wa jall. Lorsqu’il récitait une ‘ayah dans laquelle il y avait la mention du paradis, il demandait à Allah le paradis et lorsqu’il récitait une ‘ayah dans laquelle il y avait une mention du châtiment, il demandait la préservation de Allah contre l’enfer. Avec tout cela, il accomplissait beaucoup de prières. On lui installait des nattes dans sa mosquée et il faisait la prière du début de la nuit pendant un certain temps, ensuite le sommeil le gagnait. Il se couvrait alors avec les nattes. Il s’endormait un peu puis il se réveillait à nouveau. Lorsque le sommeil le gagnait encore, il s’endormait puis il se réveillait et ainsi de suite jusqu’au matin. Au matin, il finissait l’adoration de nuit pour s’adonner à l’adoration de jour.
Al-Foudayl Ibnou ^Iyad, que Allah lui fasse miséricorde, était sûr dans le hadith qu’il rapportait. Il était véridique dans sa parole. Il accordait beaucoup de respect pour le hadith du Prophète r lorsqu’il le rapportait. Il arrive également que lorsqu’il rapporte le hadith du Prophète, son état change. Il se mettait alors à parler plus lentement par honneur et par respect pour les paroles du Messager de Allah r. Il était, que Allah l’agrée, de ceux qui étaient fortement touchés par le Qour’an qu’il récitait ou par l’exhortation qu’il entendait. Ses larmes coulaient à flots et il se arrive qu’il pleure parfois jusqu’à ce que ceux qui étaient présents avec lui aient de la compassion pour lui. Il était de ceux qui méditaient beaucoup. Il recherchait par sa science et ses œuvres l’agrément de Allah ^azza wa jall. Lorsqu’il partait dans un convoi funéraire, il ne cessait pas d’exhorter les gens, d’évoquer Allah et de pleurer comme s’il allait quitter à jamais ses amis et ses compagnons jusqu’à ce qu’il arrivât au cimetière. Il s’asseyait alors entre les tombes en étant fortement exhorté par la mort et les morts. Il pleurait alors beaucoup jusqu’à ce qu’il se relevât et revenait chez lui, que Allah l’agrée.
Allah est exempt d’imperfection ! Certes, un homme qui a ces caractères mérite véritablement d’être parmi les plus honorables des maîtres et les plus émérites, ce qui a fait que les plus émérites des gens mentionnent son mérite et le citent en bien. Ainsi, Ahmad fils de ‘Abou l-Hawwariyy a rapporté de Al-Haytham fils de Jamil, qu’il a dit : « J’ai entendu Charik dire : Chaque peuple avait une référence dans son époque, et Al-Foudayl Ibnou ^Iyad était la référence pour les gens de son époque ».
Dans As-Siyar Mardawayh a dit : « ^Abdou l-Lah Ibnou l-Moubarak m’a dit : Al Foudayl Ibnou ^Iyad a été véridique dans son engagement à l’égard de Allah et Allah lui a accordé la sagesse lorsqu’il parlait ». Il a également été rapporté de ^Abdou l-Lah Ibnou l-Moubarak qu’il a dit au sujet de Al-Foudayl : « Il fait parti des abdal –‘abdal est le pluriel de badal et badal est un rang élevé dans la sainteté. Tous les saints n’ont pas le même rang et le badal est un rang élevé– ». Ainsi, celui qui fait partie des abdal est forcément comme nous l’avons mentionné quelqu’un qui a la science, qui a l’ascèse, qui s’adonne à l’adoration, qui a la vertu et la rectitude.
Ainsi, d’après Abou Bakr ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Affan, il a dit : J’ai entendu Ibnou l-Moubarak dire : Il n’est pas resté dans Al-Hijaz un seul badal si ce n’est Al-Foudayl Ibnou ^Iyad et son fils ^Aliyy et ceci suffit comme mérite et honneur qu’il fasse partie des badal, ceux au sujet de qui le Messager r a dit : ce qui signifie : « La terre ne se videra pas de quarante hommes comme ‘Ibrahim Al-Khalil. C’est grâce à ces quarante-là que les gens recevront la pluie et c’est grâce à ces gens-là qu’ils recevront la victoire. Il n’y a pas un seul d’entre eux qui meure sans que Allah ne le remplace par un autre ». Ce hadith a été rapporté par At–Tabaraniyy dans son Jami^ par l’intermédiaire de ‘Anas Ibnou Malik, que Allah l’agrée.
Ce qui s’est passé entre Al-Foudayl et Ar-Rachid
Haroun Ar-Rachid, que Allah lui fasse miséricorde, honorait les gens de science et les gens de mérite. Il entretenait des liens avec eux c’est-à-dire qu’il leur rendait visite. Ils venaient aussi les voir et il recherchait de leur science, de leur secret et de leur bénédiction. Ainsi beaucoup d’Imams de son époque comme l’Imam Malik et Al-Foudayl ont eu des contacts avec lui et il a fait leur éloge.
D’après ce qu’a rapporté Adh-Dhahabiyy dans ( ) d’après ( ) Ibnou ( ) il a dit : J’ai entendu Ar-Rachid dire : Je n’ai pas vu parmi les savants qui inspirait plus le respect que l’Imam Malik ni qui avait plus crainte de Allah que Al-Foudayl.
Dans une autre occasion, il a été rapporté que Al-Foudayl a exhorté Ar-Rachid. Il a parlé avec tellement d’éloquence que Ar-Rachid s’est mis à pleurer. Son serviteur est alors venu et a pu voir Ar-Rachid pleurer en sanglots. Al-Foudayl a dit : « Ils m’ont alors accompagné et ils m’ont dit : Pars tu es en paix ».
Dans un autre récit, il a été rapporté que Ar-Rachid était parti le voir dans sa maison accompagné de son serviteur Al-Fadl. Al-Fadl qui accompagnait l’Emir des Croyants Haroun Ar-Rachid a dit : Nous étions arrivés chez lui. Il était alors debout en train d’accomplir la prière et réciter une ‘ayah du Qour’an qu’il répétait. Haroun Ar-Rachid a dit à son accompagnateur Al-Fadl : Frappe à la porte. J’ai alors frappé à la porte. Il nous a dit, après avoir terminé sa prière : Qui est là ? J’ai dit : Réponds à l’Emir des Croyants. Alors Al-Foudayl a dit de l’intérieur : Qu’est ce que j’ai moi avec l’Emir des Croyants ! Al-Fadl lui a répondu : Soubhana l-Lah ! N’est-ce pas que tu lui dois l’obéissance ?! Il a dit : C’est alors qu’il est descendu. Il a ouvert la porte puis il est remonté dans sa chambre. Il a éteint la lumière et il s’est réfugié dans un des coins de la chambre. Nous étions entrés et nous nous sommes mis à le chercher avec nos mains. C’est alors que la main de Haroun a précédé la mienne pour lui serrer la sienne. Al-Foudayl a dit : Combien cette main est douce si demain elle est sauvée du châtiment de Allah ! Al-Fadl a dit : Je me suis dit en moi-même qu’il va certainement lui dire des paroles dures cette nuit pour l’exhorter ! Al-Fadl l’accompagnateur de Haroun Ar-Rachid lui a dit : Passe maintenant à ce pour quoi nous sommes venus chez toi que Allah te fasse miséricorde. C’est alors que Al-Foudayl s’est mis à parler et a dit des paroles qui ont eu un très grand effet et qui ont exhorté Ar-Rachid. Il lui a dit entre autres : Si tu veux être sauvé alors abstiens-toi du bas monde. Fais comme un jeûne pour les bien du bas monde et que la rupture de ton jeûne soit par la mort. Ne sois pas de ceux qui se laissent aller au plaisir du bas-monde. Abstiens-toi de tout cela, tout comme le jeûneur s’abstient de manger et de boire et que la rupture de ton jeûne soit par la mort, tout comme celui qui jeûne rompt le jeûne au coucher du soleil. Il lui a dit également : Si tu veux être sauvé du châtiment de Allah, aime pour les musulmans ce que tu aimes pour toi-même et déteste pour le musulman ce que tu détestes pour toi-même. Je te dis cela, et je crains pour toi d’une grande crainte le jour où les pieds glissent lorsqu’ils auront à traverser le pont entre la terre du rassemblement et le voisinage du paradis ! Est-ce que tu as avec toi, que Allah te fasse miséricorde, qui te donne des conseils comme ceux-là ?! Al-Fadl a dit : C’est alors que Ar-Rachid s’est mis à pleurer à chaudes larmes jusqu’à qu’il se soit évanoui. Lorsqu’il s’est réveillé, il lui a dit : Dis-moi encore d’autres belles paroles, que Allah te fasse miséricorde ! Al-Foudayl lui a dit : Ô toi qui a un beau visage, c’est toi que Allah va interroger au sujet de l’état des musulmans au jour du jugement. Si tu as la capacité de protéger ce visage du feu de l’enfer alors fais tout ce qui est en ton possible. Et gare à toi de te lever au matin ou d’arriver au soir en ayant dans ton cœur une duperie à l’égard de l’un de ceux que tu gouvernes. C’est alors que Ar-Rachid s’est mis à sangloter. Puis il lui a donné mille dinars et il lui a dit : Prends cet argent. Tu pourras le dépenser sur ta famille et te renforcer pour adorer ton Seigneur. C’est alors que Al-Foudayl lui a dit : Que Allah te protège et t’accorde la réussite. Il lui a rendu l’argent. Il ne l’a pas pris puis il s’est tu. Al-Fadl a dit : Nous sommes alors sortis. Ar-Rachid a dit : Abou l-^Abbas, si jamais tu m’indiques quelqu’un, alors indique moi quelqu’un comme lui, c’est le maître des musulmans aujourd’hui. Entre-temps, une des épouses de Al-Foudayl était entrée chez lui et lui a dit : Tu vois bien la difficulté dans laquelle nous sommes, pourquoi n’as-tu pas accepté cet argent ? Lorsque Ar-Rachid a entendu ces paroles, il a dit : Revenons chez lui. Peut-être il va accepter l’argent. Lorsque Al-Foudayl a su la raison pour laquelle ils étaient revenus, il est remonté sur le toit et il s’est assis devant la porte de la chambre. Haroun est venu et s’est assis à ses côtés et s’est mis à lui parler pour le convaincre de prendre l’argent. Mais Al-Foudayl ne lui répondait pas. Tandis que nous étions ainsi une femme esclave noire était sortie et elle dit sèchement à Haroun Ar-Rachid l’Emir des Croyants –sans chercher à savoir qui il était– : Toi tu as beaucoup parlé au Chaykh ce soir. Tu peux t’en aller ! Et nous sommes repartis.
Quelques-unes des perles de sa sagesse
Il est naturel pour un Imam comme Al-Foudayl que ses propos expriment sa grande crainte de Allah, sa sincérité et sa grande compassion à l’égard des musulmans et son conseil pour eux par des expression éminentes, éloquentes qui sont très claires et bien exprimées comme des perles et des diamants.
Ainsi, parmi ce qui a un effet, parmi ces paroles, celles rapportées par Al-Houçayn fils de Ziyad, il a dit : J’ai beaucoup entendu Al-Foudayl dire : Protège ta langue, occupe-toi de ton état. Sois au courant des affaires de ton époque. Ne cherche pas à trop te montrer. Ne cherche pas la réputation dans le bas-monde.
Il est rapporté de Haroun Ar-Rachid qu’il a dit : Je suis entré le voir une fois et il m’a dit : Vide ton cœur pour le remplir de tristesse et de crainte jusqu’à ce qu’ils y habitent. Ainsi, ils pourront te détacher des désobéissances et t’éloigner du feu de l’enfer.
D’après ‘Ibrahim Ibnou l-‘Ach^ath d’après Al-Foudayl qu’il a dit : Il y a deux caractères qui rendent le cœur dur : le fait de trop parler et le fait de trop manger.
Il a dit aussi : Parmi le comportement des prophètes, il y a l’indulgence, la patience et le fait de veiller la nuit pour accomplir des actes d’adoration.
‘Ibrahim Ibnou l-‘Ach^ath a dit : J’ai vu Soufyan Ibnou ^ouyaynah qui fait partie des grands savants embrasser la main de Al-Foudayl à deux reprises.
Adh-Dhahabiyy a dit dans ( ) : Al-Foudayl, que Allah lui fasse miséricorde, a beaucoup d’exhortations. Il est ferme dans la piété. Il vivait grâce à ce que lui donnait Ibnou l-Moubarak et ceux qui sont comme lui parmi les gens du bien. Il s’abstenait de prendre les cadeaux des rois.
Son décès que Allah l’agrée
Certains ont dit : Nous étions assis auprès de Al-Foudayl. Nous lui avions dit : Quel âge as-tu ? Il a dit (en poésie) :
J’ai atteint les quatre-vingts
et qu’est ce que j’ai à attendre ou à espérer
les années m’ont fatigué et ont usé mon corps
mes os se sont affaiblis tout comme ma vue.
Après une vie pleine de sérieux, de piété, de prospérité dans le bien et les bénédictions, la mort est venue à lui alors qu’il avait dépassé les quatre-vingts ans. Il était mort le mois de Mouharram, au début de l’an 187 de l’Hégire honorée. Son décès était à La Mecque honorée. Ce jour-là, il était le Chaykh des gens du Hijaz –le Hijaz est la région qui englobe La Mecque, Médine et At–Ta’if– que Allah lui fasse miséricorde.
Ô Allah, fais miséricorde à Al-Foudayl Ibnou ^Iyad et fais-nous profiter de ses bénédictions et les bénédictions des vertueux et la louange est à Allah le Seigneur des mondes.
Biographie : Le Sultan an nasir, SalaaHou d-Diin al ‘Ayyououbiyy
Le sultan an nasir, salahou d-din al ayyoubiyy
« Le sultan moudjahid »
Sa biographie :
C’est le savant, ascète, le moudjahid, le sultan Salahou d-din, Youssouf fils de Ayyoub fils de Chadhiyy. Il est né en l’an 532 de l’Hégire dans la citadelle de Tikrit qui est un fleuve qui se trouve au bord du Tigre, au sud de Baghdad en Irak. Son père était un gouverneur de la ville. Puis il s’est déplacé avec lui jusqu’à Al Mousil. Il s’y est installé sous la tutelle de ^imedou d-din zankiyy. Son cœur était pur, sa langue chaste. Il rétablissait les droits. Il empêchait le soudoiement et il punissait pour cela. Il accordait le droit pour chacun et c’était quelqu’un, que Allah lui fasse miséricorde, qui était un fin politique, adroit, un guide téméraire, dont les nouvelles ont étés diffusés en Orient et en Occident.
Son père, Nadjmou d-din ayyoub, s’est déplacé avec sa famille jusqu’à Ba^labak, après que ^imed d-din l’est désigné comme gouverneur de cette ville. Mais il n’est pas resté longtemps à Ba^labak. Puisqu’ils sont partis par la suite vivre à Damas. Salahou d-din s’est chargé de la responsabilité de la police de Damas, de l’époque de Nourou d-din. Mais après la mort de Al ‘atabak, nourou d-din ibnou ^imedou d-din zankiyy en l’an 569 de l’Hégire, Salahou d-din a gouverné l’Egypte et le cham et d’autres pays. Puis, il s’est préparé pour unifier les pays islamiques. Il a préparé les armées pour combattre les mécréants, et récupérer le restant des terres de ach-cham. Il a également préparé une armée pour récupérer le Yémen. Et il a envoyé à la tête de cette armée son propre frère Touran chah, fils de Ayyoub. En effet, Salahou d-din a vu que en adjoignant le Yémen à sa souveraineté, les musulmans pourront ainsi avoir le pouvoir sur les embouchures de la mère rouge afin de défendre les terres sacrées, du Hidjaz. Surtout après avoir repris la région de Al ^aqabah, qui se trouve au bord de la mère rouge. Par ailleurs, ^adan était devenu un centre important pour le commerce islamique. Il était donc important de la protéger des attaques des croisés, qui voulaient ainsi assurer la continuité de leurs territoires avec leurs partisans en Abyssinie. Il était donc important de préserver l’embouchure sud qui donne sur le mère rouge.
Ainsi, après que Salahou d-din ait préparé l’armée, son propre frère a traversé avec les armées islamiques jusqu’à Djouddah. Et à partir de là-bas jusqu’à Mekkah où il est entré pour faire une ^oumrah. Ensuite, il a marché sur Zabid, qu’il a pris à son pouvoir. Et il a fait prisonnier le gouverneur de ^adan. L’armée a poursuivi son avancée et y a pris le pouvoir de la citadelle à ta^z qui est une des citadelles les plus protégées. Il a agit en bien avec ses habitants, Et il a éliminé toutes les divisions et les disputes. Il a ainsi annulé le restant du pouvoir Fatimide. Banou Ayyoub a gouverné le Yémen plus de la moitié d’un siècle.
Par ailleurs, le sultan Salahou d-din avait envoyé un bataillon à l’ouest de l’Egypte, sous la gouvernance de Qaraqouch, qui a prit barqah et tripoli et tunis. Ainsi il a unifié les pays islamiques en un seul front qui s’étend de barqah et Tunis à l’ouest jusqu’à l’Euphrate à l’est. Et de Al mousil et halab au nord jusqu’à an-noubah et le Yémen au sud. Il restait un souci à Salahou d-din, c’était de libérer Al ‘aqsa de l’ennemi qui était en Palestine.
La prise de position de du fort de Al kirk :
Badjan As-sakiyy qui était un croisé avait fait construire le fort de Al kirk qui se trouve au sud de la Jordanie. Et ce fort avait été construit sur une hauteur, ses murs étaient élevés et il était étendu de sorte qu’il pouvait contenir un grand nombre de soldats avec leurs familles. Et il était très bien défendu sur une hauteur de pierre de sorte qu’il soit difficile de l’atteindre de différentes directions tant la pente était abrupte. Pour y arriver, un pont a été construit et il était facile de le défendre du coté du fort. Mais la position de ce fort avait une importance stratégique pour des chemins qui mènent à l’Egypte vers les pays de Ach-cham. Et Ronald Chaniol avait gouverné cette région. Il était surnommé « Arnart » tout comme l’avaient surnommé les arabes. Arnat était un homme qui faisait beaucoup les jeux de paris. C’était quelqu’un qui était quelqu’un de vilain qui ne respectait pas les engagements. A plusieurs reprises, il avait violé les pactes qu’il avait fait avec les musulmans. Et il attaqué les caravanes commerciales islamiques et il les pillait. Le sultan Salahou d-din a fixé une stratégie pour prendre le fort qu’il considéré comme une épine dans la gorge des musulmans. Salahou d-din a assiégé le port et le siége a duré plus d’un an au point que les gens consommés leurs propres bêtes. Ils ont demandé à avoir une garantie de sécurité en contrepartie de rendre le fort. Le sultan a accepté et a donné la garantie de sécurité à ceux qui y résidait.
La grande bataille de Hittin :
Le village de Hittin se trouve à l’ouest de Tibériade, elle est riche en eau avec beaucoup de pâturages dans certaines parties. La bataille a eu lieu dans une région qui s’étend de tiberaite à l’est et de tafouriayah à l’ouest. Et cette parie là était sèche, difficile, comportant très peu d’eau mis à part des puits et des sources rares. Bien que la libération de baytou l maqdis des mains des croisés était l’objectif pour lequel œuvré le sultan mudjahid salahou d din après avoir unifié le front islamique et qu’il a sécurisé les frontières. Il ne voulait pas être celui qui commencé la guerre pour une raison qu’il voulait. Il a attendu que Arnat celui qui gouvernait al kirk qui était connu pour sa trahison et ses supercheries, commence. Arnat avait attaqué une caravane qui passait par al kirk sur son chemin d’Egypte vers ach cham. Il l’a pillé, il l’a fait prisonnier et a tué les gens de la caravane. Il a dit aux prisonniers alors qu’il les torturés : « Que votre Mouhammed vienne pour vous délivrer. ». C’est alors que salahou d din s’est mis en colère et il a fait le vœu que si Allah le lui permet, il le tuera de ses propres mains. Salahou d-din a appelé à l’alerte générale pour le djihad et après que les préparatifs furent terminés et que les armées islamiques volontaires soient venues de différentes régions du royaume, salahou d din a quitté Damas, vers basrah. Il a commencé par attaquer al kirk, il a pris possession de tiberiate mais comme la citadelle n’était pas facile à prendre, il l’a laissée pour y revenir plus tard. Et il a commencé par renforcer ses positions et là apparaît l’adresse de salahou d din et sa grande force militaire. En effet, il n’a pas fait avancer ses armées vers la bataille, mais il a plutôt forcé l’ennemi à venir vers lui afin que l’armée et les chevaux de l’ennemi soient fatigué. Les disputent éclatèrent dans l’armée de l’ennemi. Et ils se partagèrent en deux groupes. Raymond était le gouverneur de Tripoli voulait que les armées restent à safouriyyah parce qu’elles étaient proches de leurs royaume du coté de la mer. Et pour amener les armées des musulmans, à traverser le désert, entre tiberiate et safouriyyah de sorte que cette armée soit fatiguée, et qu’il soit facile de la vaincre. Mais arnat, le gouverneur de al kirk, lui qui était assoiffé du sang des musulmans, voulait au contraire s’empressait de s’avancer vers tiberiate, pour prendre par surprise salahou d din. Et ce fut l’avis de arnat qui l’emporta. Les armées des croisés avancèrent alors qu’elles étaient en proie à de profondes disputent. En plus de la température élevée en été alors que l’armée de salahou d din conservée sa force. Quand la nouvelle de l’avancée des ennemis parvint à salahou d din il dit : « Ce que je recherche est arrivé et nous avons eu ce que nous souhaitons. Ainsi l’armée des croisés avança avec leur armes leur armures leurs boucliers de fer et la chaleur du soleil se reflétait sur le sable du désert et la température était extrêmement élevée au point qu’ils allé tomber tellement leur fer était lourd. C’était un samedi cinq jours restant du moi de rabi^ou l akhir, de l’année 583 de l’Hégire. Lorsque la bataille s’engagea, les musulmans encerclèrent les ennemis, et ils les entourèrent comme un bracelet entoure un poignet. Ils ont tué beaucoup et fait prisonnier. Raymond, le gouverneur de Tripoli, voulait provoquer une brèche, dans le siège qui était autour d’eux. Et taqiyyou d din , le fils du frère de salahou d din, lui a préparé une ruse, il manifesta qu’il avait perdu et il lui a laissé le chemin pour sortir puis taqiyyou d-din referma à nouveau le cercle des musulmans. Raymond et son armée se sont trouvé séparé des armés des croisés qui étaient encerclés. Il préféra être sauvé et s’enfuir vers Tripoli. Il mourut peu de temps après par chagrin et tristesse, quand on l’a accusé de trahison. Salahou d din par ailleurs a fait allumé du feu dans les herbes qui ont entouré les positions de l’ennemi. Leur moral fut atteint, et beaucoup d’entre eux moururent et reste fut prisonnier. L’historien ibnou l athirr qui était contemporain à cette bataille, a dit dans son tarif : « Tous ceux qui voyaient les morts, pensaient qu’il n’y avait plus de prisonniers et tous ceux qui voyait les prisonniers croyait qu’il n’y avait plus de mort. ». Un autre a dit : « Un chevalier parmi les musulmans avait dirigé trente ou quarante prisonniers avec une même corde et il arrivé qu’il y ait eu deux cent croisés prisonniers surveillé par un seul cavalier musulman ». Le nombre des prisonniers fut estimé à trente mille, choses qui baissa leur prix dans le marché quand ils furent exposés en vente. Et on en vendit l’un d’entre eux en contrepartie d’une claquette. Parmi les prisonniers, il y avait la plupart de leur chefs, de leur roi et parmi eux arnat. Salahou d din a blâmé fortement arnat pour ce qu’il avait fait avec la caravane musulmane et pour s’être moqué du prophète. Il lui a proposé l’islam, il a refusé. C’est alors que salahou d din brandit son épée et lui a dit : « Me voici prendre la victoire pour mohammed salla lahou ^alayhi wa sallam ».Et l’a tué en respectant le vœu qu’il avait fait. Après cela, l’Etat surnommé archalim s’écroula. Et le sultan salahou d din put récupérer toutes leurs villes et leurs fort. Les villes tombèrent l’une après l’autre entre les mains des musulmans. Et surtout ^akkaa, yaafaa, ^ifa , Saydah, beyrout et djoubayd.
Son amour pour la science de la religion et sa piété :
As soubkiyy dans tabaqat ach chafi^iyyah dit au sujet de salahou d din qu’il avait entendu le hadith du prophète auprès du hafidh abou tahair as salafiyy et abou tahir ibnou ^awf et le chaykh qoutbou d din an naycabouriyy et ^abdou l lah barwiyy an nahwiyy et beaucoup d’autres encore.
Le sultan salahou d-din a suivi la voie du salaf vertueux, en protegeant la religion en s’attachant à la croyance pure et claire, la croyance des gens de la vérité. Il avait ordonné, que Allah l’agrée, que l’on enseigne la croyance islamique qui comporte l’exemption de Allah de l’endroit de la localisation de la couleur et de toutes autres caractéristiques des créatures. Que l’on enseigne cette croyance dans les qouttab et les madrasah. L’illustre savant mouhammed ibnou habbati lah al makkiyy, avait composé un épître dans la croyance qu’il avait appelé hadaiqou l fousoul wa djawahirou l ousoul ( les jardins les saisons et les perles des fondements) qui est dans la science de al kalam conformément aux règles de abou l haçan al ach^ariyy, que Allah lui fasse miséricorde. Il l’a ensuite offert au sultan salahou d din qui a ordonné qu’on l’enseigne dans les écoles pour les petits enfants. Et ce texte fut connu par al ^aqidah as salahiyyah. Parmi les paroles qu’il y dit il y a ce qui signifie :
Le créateur de ce monde est unique Il n’a pas d’aide parmi ses créatures
Il est exempt de l’associé et des enfants Il est exempt de tout équivalent.
Il est exempt de début il n’a pas de commencement Il est exempt de fin il n’en n’a pas
Et ses contemporains disaient de lui que son cœur était empli de crainte de Allah, que ses larmes coulaient par la crainte de Allah lorsqu’il entendait le Qour’an. Il glorifiait énormément les rites de l’islam.
Parmi les choses qu’il a annulées :
Parmi les choses louables qu’il a annulées, c’est qu’il avait annulé les impôts qui étaient pris des pèlerins qui prenaient la mer sur la voie de ^aydhab de l’époque de moukaththar ibnou ^isa qui est le dernier des émirs de la mecque surnommé al hawachim . En effet, celui qui ne donné pas cette taxe à ^idhab elle était prise de lui a djouddah . Il s’agissait de 7 dinars égyptien sur chaque personne. Et la raison pour laquelle il avait annulé c’est que le chaykh ^oulwan al asdiyy al halabiyy avait entamé le voyage pour le pèlerinage. Et lorsqu’il arriva à djouddah, on lui demanda cette taxe. Mais il refusa de la donner, et il voulut revenir, c’est alors que les soldats, ont essayé de le convaincre de ne pas repartir, et ils ont demandé l’autorisation au gouverneur de la mecque. Et c’était le charif moukaththar ibnou ^iça. Il a ordonné qu’on le laisse passé, et qu’on ne lui réclame pas cette argent. LOrsqu’il arriva à la mecque, il le rencontra et il s’excusa auprès de lui. En lui disant que les entrées d’argent de la mecque ne suffisent pas pour leur affaires, c’est ce qui les avaient amenés à prelever cette taxe injuste. Le chaykh ^oulwan à écrit une lettre au sultan salahou d din et il lui a cité le besoin du gouverneur de la mecque et lui a dit que les revenus de la ville étaient faibles et qu’ils ne suffisaient pas aux besoins de la ville. Et que c’est ce qui l’avait amené à faire cette innovation atroce. Le sultan salahou d din lui envoya 8000 irdab de blé. Il a été dit 2000 dinars et 1000 irdib de blé. Il lui a ordonné d’abandonné cette injustice. Le sultan persévérait sur la prière surérogatoire. Il avait une habitude de nombre de prières surérogatoires qu’il accomplissait quand il se levé en plein milieu de la nuit. Et sinon, il les faisant avant la prière de as soubh. Et lorsque le temps de la prière venait alors qu’il était en voyage, il faisant halte et il faisait la prière. Durant sa maladie qu’il l’avait atteint à la fin de ses jours, il faisait la prière debout. Et c’était la maladie qui avait provoqué sa mort.
Mention de certains éléments de sa biographie et de son courage :
Le sultan salahou d-din que Allah l’agrée était attaché à la religion, il était ascète il multipliait les actes d’adorations. Il persévérait sur les cinq prières dans leur temps dans la mosquée. Même durant la maladie, il faisait preuve de courage, il assisté à la prière en assemblée dans la mosquée tout comme l’a cité Ibnou chadad. Et en plus de cela, il persévérait sur les prières surérogatoires et les rawatib et les prières de la nuit. Lorsque le temps de la prière venait, alors qu’il était en voyage, il faisait halte, il faisait la prière, et avec tout cela, que Allah lui fasse miséricorde, il choisissait celui qui allait le diriger dans la prière. Il préférait celui qui mémorisait le plus le Qour’an, qui le mémoriser et qui le réciter parfaitement. Souvent la récitation du Qour’an le touchait, et il arrivait aussi qu’il demandait au gardien la nuit qu’il lui récite deux jouz ou trois djouz ou quatre jouz et il resté à l’écouter réciter. Et ce qui témoigne de son profond amour et de sa grande glorification du Qour’an, c’est ce qui a été rapporté. Qu’un jour un enfant est passé devant lui, alors qu’il récitait le Qour’an, il a apprécié sa récitation, il l’a rapproché de lui, il l’a fait manger avec lui. Et il a fait un waqf pour cet enfant et pour son père, deux parties d’un champ, dont l’enfant et son père pouvait exploiter dans l’agriculture. Le sultan salahou d din que Allah lui fasse miséricorde, avait un cœur plein de crainte de Allah, des yeux qui pleurait plein de crainte de allah, il était doux il était indulgent, il était tendre, il donnait le bon conseil, il aimait la science et les étudiants de science. Il aimait beaucoup entendre le hadith du prophète. Lorsqu’il prenait connaissance qu’un chaykh mouhaddith qui avait une chaîne de transmission élevée, qui assistait aux assemblées de Sultan, il l’invité et il prenait de lui et il entendait et faisait entendre ses enfants et ses esclaves. Et si ce chaykh n’assistait pas aux assemblées de science, il allait lui-même vers lui, il écoutait de lui et il récitait et il prenait de lui le hadith. Le sultan que Allah l’agrée était équitable, il était miséricordieux, il soutenait le démuni et le faible qui subissaient les injustes. Il a organisé des assemblées pour rétablir les droits, chaque lundi et jeudi où assisté les faqih et les qadi. Et il permettait aux gens qui avaient des différents, de parvenir jusqu’à lui que ce soit des grands des petits des vieux ou des jeunes. Il n’y avait pas eu quelqu’un qui demande son renfort, sans qu’il écoute le plaignant et il rétablissait la justice. Ibnou chadad a dit : « Une fois je l’ai vu alors qu’un homme de Damas a demandé son renfort, il se plaignait du fils du frère du sultan. Le sultan a demandé qu’on lui ramène son neveu, pour qu’il assiste à l’assemblée mais taqiyyou d din était quelqu’un qu’on appreciait beaoucoup mais dans pareille situation il avait écouté le plaignant il l’avait invité et il a insisté pour que justice soit faite. Salahou d din était courageux était généreux. Il était un savant vertueux et modeste. Ils ont dit qu’ils n’a jamais retardé une prière par rapport à son temps. Et il n’a jamais fait une prière obligatoire sans qu’elle soit en assemblée. C’était quelqu’un qui craignait énormément Allah, qui ne craignait le blâme de personne pour soutenir la victoire, pour soutenir la religion agrée par Allah. Dans son assemblée, il réunissait les savants, les gens de mérite, et les pauvres, les soufiyy et ses compagnons et il faisant en sorte que tout le monde était comme le cœur d’une même personne. Pour ce qui est du courage et de la patience, le sultan avait atteint un haut degré pour cela. Il était, que Allah lui fasse miséricorde parmi les plus courageux. Il avait une âme qui était très forte. Il était pérsevèrant. L’ennemi ne lui faisant pas peur. Il faisait le tour de l’ennemi une ou deux fois par jours pour prendre de ses nouvelles lui-même s’il était proche de lui. Et il faisait ses plans calmement et avec précaution. Et quand la guerre battait son plein, il traversait les deux rangs, et il organisait lui-même les soldats, il leur ordonnait d’avancer de persévérer, et il s’exposait lui-même face à l’ennemi et c’était celui qui était le plus proche de l’ennemi, qui était ferme comme un lion devant lequel les zèbres s’enfuient. Ibnou chadad a dit : « Je l’ai vu, que Allah lui fasse miséricorde, à l’extérieur de ^akkah, il était extrêmement malade, à cause de nombreuses ampoules, qui avaient poussées, au milieu de sa taille jusqu’à ses genoux, de sorte qu’il ne pouvait pas savoir. Il était sur son coté à l’intérieur de la tente. Et il n’avait pas voulu qu’on amène de la nourriture parce qu’il ne pouvait pas asseoir. Et il ordonnait qu’on donne la nourriture aux gens. Malgré cela, il avait pris place au milieu de la tente, proche des champs de bataille et il avait organisé l’armée en une aile droite, une aile gauche et un cœur. Et avec tout cela, il était sur sa monture du début de la journée jusqu’au coucher du soleil, il faisait le tour de son armée. Et ibnou chadad a dit : « Je l’ai vu la nuit assiégeant safad et il a dit : « Nous ne dormirons pas ce soir, avant d’avoir construit cinq catapultes ». Et il a préparé pour chaque catapulte, des gens qui s’occupent de le mettre en place. Nous avions passé toute la nuit à être à son service et les informations lui parvenaient que telle catapulte avait été déjà construite et telle autre jusqu’au matin et il avait terminé et c’était une des plus longues nuit et des plus froides.
Parmi ses œuvres militaires les plus éminentes, et les plus réputées, c’est la libération de baytou l maqdiss, et la conquête de al qouds puisqu’il y est entré le 15 du mois de rajab et il y a pris la ville le vendredi 27 du mois de radjab à l’occasion du souvenir du mois de al isra’ wal mi^radj (le voyage nocturne et l’ascension). Et la prière du vendredi y a été organisée. Les paroles allahou akbar et la ilaha il lalah se sont élevées. Et c’était une conquête et une libération éminente, et inspirant le respect.
Parmi ses recommandations :
Il a été rapporté qu’il avait recommandé à l’un de ses fils en lui disant : « je te recommande de faire preuve de piété à l’égard de Allah. Parce que la piété c’est la tête de tout bien. Et je t’ordonne de faire ce que Allah ta ordonné. Parce que ce sera la cause de ta sauvegarde. Et garde toi de l’effusion injuste du sang parce que le sang ne dors pas, il peut provoquer la vengeance. Et je te recommande de protéger ton cœur, et le cœur de tes sujets. Et d’étudier leurs affaires. Et ne soit pas haineux envers quiconque car la mort ne laisse personne éternellement vivant.». Et lorsqu’il entendait, que Allah lui fasse miséricorde, qu’un ennemi approchait le pays des musulmans, il se jetait et prosterner en invoquant Allah par cette parole : « Mon Seigneur je n’ai plus de cause du bas monde pour soutenir la religion que tu agrées. Il ne me reste que de me remettre à toi, dem’attacher à ma religion et de me fier à toi. Tu es celui qui me suffit, qui mieux que toi me suffirait ».
Al qadiyy ibnou chadad a dit : « Je l’ai vu une fois prosterné, avec les larmes qui tombaient sur sa barbe, puis sur son tapis de prière, et je n’entendais pas ce qu’il disait. Et ce jour là ne s’est pas terminé avant que les nouvelles de la victoire sur les ennemis les barbares. Il choisissait le temps de la prière du vendredi pour mener les attaques entre ces ennemis en recherchant ainsi la barakah par les invocations des orateurs qui faisaient des invocations en sa faveur pour qu’il ait la victoire.
Ses traces et son décès :
Il a fait construire les mosquées et les madrassah. Il a fait construire la citadelle de al djabal, au Caire. Il l’a assiégée. Il a fait construire la coupole de ach chafi^iy. Il était de l’école chafi^ite et de croyance ach^arite. La nuit du samedi 16 de s safar, il fut extrêmement fatigué. Et au milieu de la nuit, il fut pris d’une forte fièvre. La maladie devint de plus en plus dure. Les médecins le visitèrent pour l’examiner. Et la fièvre devenait de plus en plus dure au point qu’il se mit à trembler et qu’il s’évanouit. Le pays fut déstabilisé. Le chagrin général. Et les gens pleuraient. Le dixième jour de sa maladie, il se mit à transpirer jusqu’à quitter le lit, et sa maladie devint encore plus dure la douzième nuit de sa maladie. Le chaykh abou dja^far, l’imam des kallasah, vint pour passer la nuit auprès de lui dans la citadelle pour lui rappeler les deux témoignages lors de la sortie de l’âme. Et lorsque le sultan mourut, la nuit du 27 de safr, après la prière de adh dhor du mercredi il fut emmené dans un cercueil et les gens firent la prière en sa faveur puis il fut enterré dans la citadelle de Damas dans la maison dans laquelle il résidait. Et il fut mis dans son lahd, le temps de la prière de al ^asr après la prière du même jour. Son décès avait eu lieu dans l’an 589 de l’Hégire, il avait 57 ans. Il avait laissé 17 garçons, et une seule fille. Il n’y avait pas dans sa caisse plus que 2 dinars et 4 dirham. Il était resté sultan pendant 24 ans. Après quoi, il mourut et avait donc 57 ans. Il a un maqam qui est connu que les musulmans visitent en recherchant la barakah par sa conduite embaumée et sa voie de droiture. Ce sultan moudjahid avait 3 facteurs qui lui avaient préparé sa réussite et qui ont fait de lui un guide et un gouverneur, et un cavalier téméraire. C’était sa nature que Allah lui a accordée, la science qu’il avait acquise et l’expérience pratique. Et tout cela était embellit par l’attachement à la religion, la piété, l’ascèse, et le fin stratège militaire. Peu de temps après, il a pu étendre son sultanat d’Egypte jusqu’aux pays de ach cham et unifier les pays et les gens. Il a rétablit la terre à ses propriétaires, et à la communauté sa force, après la faiblesse qui l’avait atteinte. Que Allah fasse miséricorde au sultan moudjahid salahou d din le héros de la bataille de hittine. Celui qui a livéré baytoul maqdiss. C’était un homme de croyance, un homme ascète et pieux, il a accordé pour la communauté de l’islam sa gloire il a dominé ses ennemis. Il a fait en sorte que la parole de la religion de Allah soit la plus haute, la plus élevée, et la parole de ceux qui ont mécrus la plus basse.
Biographie : Al-Layth Ibnou Sa^d
Al-Layth Ibnou Sa^d
Sa Biographie
Il s’agit de l’Imam Al-Layth Ibnou Sa^d fils de ^Abdou r-Rahman Al-Fahmiyy. Il est de Fahm, un clan de la tribu de Qays ^Aylan ‘Abou l-Harith. Il était à son époque, l’Imam des gens d’Egypte. Il était né au mois de Cha^ban de l’an 94 et décéda en l’an 175 de l’Hégire. Il est originaire de Khouraçan et il est né dans la ville de Qalaqchandah. Son décès était au Caire. Il connaissait parfaitement les Lois et il était très généreux.
Il est rapporté de Ach-Chafi^iyy qu’il avait dit : « Al-Layth Ibnou Sa^d suit plus ce qui a été rapporté du Prophète et des compagnons que l’Imam Malik Ibnou ‘Anas ». Et dans une autre version des Ach-Chafi^iyy : « Al-Layth Ibnou Sa^d a plus de connaissance que Malik. Seulement, ses compagnons n’ont pas rassemblé son école ». C’est pour cela que son école s’est dispersée et dissipée surtout lorsque les élèves de Malik ou de Ach-Chafi^iyy se sont multipliés.
Sa générosité
Parmi ce qui a été rapporté de sa générosité, c’est qu’une femme était venue un jour voir Al-Layth Ibnou Sa^d. Elle lui a dit : « J’ai un frère à moi à qui il a été prescrit du miel –c’est-à-dire que le médecin lui a prescrit du miel– ; donne-moi donc une sakrajah –une unité de volume– de miel ! ». Alors Al-Layth Ibnou Sa^d dit à son serviteur : « Remplis-lui son récipient de miel et donne lui encore plus ». C’est alors que le serviteur lui a dit : « mais elle n’avait demandé que son récipient ». Il lui a répondu : « Elle a demandé avec sa mesure à elle et nous lui avons donné avec notre mesure à nous. Et il nous faut faire cela car je suis quelqu’un qui vient de ‘Asbahan. »
Al-Layth Ibnou Sa^d avait chaque année des rentrées de cent mille dinars, mais jamais il n’a été sujet à la zakat car l’année lunaire ne s’écoulait pas sans qu’il les dépense et sans qu’il les donne en aumône.
Il possédait un village en Egypte qui s’appelle Al-Farma et on lui ramenait de l’usufruit de ce village. Il mettait cela dans des bourses et il s’asseyait sur le pas de sa maison et donnait à chacun une bourse tant qu’il ne gardait que très peu.
Son ascèse et sa piété
Pour ce qui est de son ascèse, il a été rapporté beaucoup de choses. Yahya Ibnou Bakir avait dit : « J’ai vu les pauvres se bousculer à la porte de Al-Layth Ibnou Sa^d et il leur donnait en aumône jusqu’à ce qu’il n’en reste aucun. Puis, il était parti et je l’accompagnais. On a fait ensemble le tour de soixante-dix maisons où il y a avait des veuves. Puis, il est reparti. Je l’ai accompagné. Il a envoyé son serviteur avec un dirham. Il a acheté du pain et de l’huile. Puis, je suis revenu chez lui et j’ai vu qu’il y avait quarante invités à qui il avait ramené de la viande et des sucreries. J’ai demandé à son serviteur : « Je te conjure par Allah, pour qui est-ce qu’il a pris le pain et l’huile ? » Il m’a répondu alors : « Il donne à manger à ses invités la viande et les sucreries, mais je ne l’ai jamais vu manger que du pain et de l’huile ».
Pour ce qui est des évènements marquant sa vie
L’Imam Al-Layth Ibnou Sa^d était de ceux qui veillaient à assurer plusieurs assemblées de science. Il assistait dans ces assemblées où qu’elles se trouvent. Il était arrivé qu’il avait fait le pèlerinage en l’an 113 de l’Hégire et à cette occasion-là, il avait pu entendre la science des grands savants comme Ibnou Chihab Az–Zouhriyy, comme Ibnou Moulaykah, comme ^Ata’ Ibnou ‘Abi Rabah, Nafi^, ^Aqil, ou encore ^Oumar Ibnou ‘Abi ‘Anas et d’autres en cette année-là. Il lui suffit comme honneur, comme fierté qu’il est le Chaykh des Chaykh de Al-Boukhariyy et Mouslim.
Al-Boukhariyy a rapporté le hadith de Younous Ibnou ^Abdi l-‘A^la d’après l’Imam Al-Layth Ibnou Sa^d.
Son décès
L’Imam Al-Layth Ibnou Sa^d, que Allah l’agrée, était mort en l’an 175 de l’Hégire c’est-à-dire quatre années avant le décès de l’Imam Malik et il a été dit autre que cela. Il a été enterré en Egypte dans le cimetière de « As–Sadaf » et il a été dit que sa tombe était à Al-Moustabah. Puis, il a été construit au-dessus un signe qui indique qu’il était bien enterré là-bas –et qu’on appelle Al-mach-had–.L’endroit où se trouve la tombe de l’Imam Al-Layth Ibnou Sa^d est un endroit béni, connu pourl’exaucement des invocations.
Il y a également dans ce même endroit –Al-mach-hdad– la tombe du spécialiste de jurisprudence l’Imam le mouhaddith Chou^ayb fils de Al-Layth Ibnou Sa^d, qui était parmi les savants émérites. Il était compté au nombre des mouhaddith –des spécialistes de la transmission de hadith du Prophète–.
Ibnou ‘Abi d-Dounya a dit : « Chou^ayb, le fils de Al-Layth, avait fait le pèlerinage une année et il avait donné beaucoup d’argent en aumône, c’est alors qu’un savant était passé auprès de lui et il a demandé : « Qui est-il ? ». On lui répondit : « C’est le –savant honorable fils du savant honorable ».
Lorsque justement le fils de Al-Layth Ibnou Sa^d qui s’appelait Chou^ayb n’avait plus l’argent qu’avait son père, après la mort de son père, il a voyagé pour partir à la région de Ach-Cham et il est entré à Damas. C’est alors qu’un homme est venu à lui et lui a dit : « Moi, je suis l’esclave de ton père et j’ai un commerce qui appartient à ton père qui vaut deux mille dinars. Je suis actuellement esclave. Prends l’argent de ton père et si tu veux, tu m’affranchis et si tu veux, tu me vends ». C’est alors que le fils de Al-Layth Ibnou Sa^d lui a dit : « Tu es libre et l’argent t’appartient. C’est un don de ma part pour toi ».
Al-Khattabiyy a dit : « Je ne sais pas qui avait plus de mérite : est-ce l’esclave qui avait reconnu avoir de l’argent ou est-ce le maître qui l’a affranchi et qui lui a donné l’argent ».
L’Imam Ach-Chafi^iyy lorsqu’il s’était tenu devant la tombe de l’Imam Al-Layth Ibnou Sa^d s’est adressé à lui en disant : « Tu as gagné quatre caractères qu’aucun savants n’a rassemblé : La science, œuvrer conformément à sa science, le fait d’être ascète et le fait d’être généreux ».
Biographie : L’Imam Al Ghazaliyy
L’Imam Al Ghazaliyy
Sa biographie.
C’est le grand Chaykh et l’illustre savant, le spécialiste de jurisprudence, celui qui a rassemblé différentes sortes de sciences, celui qui a dépassé ses contemporains concernant la science selon la raison, et il est celui qui a les preuves pour les avis de jurisprudence, et qui est un grand soufi : Abou Hamid Mouhammad fils de Mouhammad fils de Ahmad Al Ghazaliyy.
Il est né à Touss dans la région de Khouraçan en l’an 450 de l’Hégire.
Dans une famille pauvre et modeste puisque son père filait la laine dans une boutique qu’il avait à Touss. Et donc filer la laine c’est ‘al ghazal’, d’où son nom Al Ghazaliyy.
Le Chaykh Al Ghazaliyy a grandi orphelin, il a été pris en charge par un soufi, parmi les amis de son père qu’il lui avait recommandé lorsque la mort était devenue proche pour lui, et il lui avait recommandé aussi son frère Ahmad, un autre ami à lui, soufi lui aussi, des gens de la science et du bien. Il lui avait dit avant de mourir : « Je suis vraiment désolé de n’avoir pas appris a écrire, et je souhaite rattraper ce qui m’a manqué dans mes deux fils. Alors apprends leur et ne t’en fais pas si tout ce que j’ai laissé soit(est) dépensé pour cela. »
Et quand il est mort le soufi s’est consacré à leur enseigner. Il s’est occupé d’eux particulièrement. Et il (leur) était (d’)un(e) grand(e) aide pour eux pour qu’ils atteignent un haut degré dans différentes sortes de science et de connaissances. Abou Hamid était tel un chevalier, un grand spécialiste de la jurisprudence, un grand soufi, un enseignant et quelqu’un de spécialiste dans les débats pour défendre la religion agréée par Allah.
Les faits importants de sa vie.
Al Ghazaliyy, que Allah lui fasse miséricorde, est un des plus grands savants des musulmans.
Il a été surnommé ‘Oujatou l-Islam. Il a été l’un des plus grands Faqih des musulmans, celui qui écrivait le plus pour appuyer l’école Chafi^ite. Il a également un grand mérite pour renforcer la voie des Ach^ariyy conformément à la méthode du grand savant de Ahlou s-Sounnah : Abou l-Haçan Al Ach^ariyy, que Allah l’agrée.
Il est arrivé à Nayçabour, et il a côtoyé l’imam des deux Haram : ^Abdou l Malik al Jouwayniyy. Il a oeuvré et il s’est appliqué jusqu’à maîtrisé l’école Chafi^ite. Et il a composé son livre qu’il a appelé : Al mankhoul fi l-fiqh, il l’a présenté à son chaykh Al Jouwayniyy qui l’a apprécié beaucoup. Et il a alors dit sa phrase qui est très connue : ce qui signifie : « Tu m’as enterré alors que je suis encore vivant ».
Après cela il a étudié la sagesse et la divergence. Il a dépassé ses contemporains et il a répliqué aux philosophes et annulé leurs fausses prétentions. Il s’est énormément appliqué en cela jusqu’à les emprisonner dans les trous. Et il a composé pour cela des livres dans lesquels il répliquait à ces gens qui suivaient leur passion. C’étaient des répliques pleines de sagesse, claires et qui ne laissaient aucune faille à l’adversaire. Après le décès de Al Jouwayniyy que Allah lui fasse miséricorde, il est sorti pour rejoindre le ministre Midhamou l-moulk.
Et il a débattu dans son assemblée. Et il a parlé au point que sa parole a pris le dessus sur celle des ses adversaires et ses arguments ont pris le dessus sur les gens qui suivaient les mauvaises innovations. Les savants ont ainsi reconnu son haut degré. Et le ministre lui a fait bon accueil, avec beaucoup d’honneur. Il l’a chargé de l’enseignement dans son école : An nidhamiyyah à Baghdad. Il s’y est installé en l’an 484H. Et il a poursuivi l’enseignement une longue période. Les gens ont apprécié ses belles paroles, son éloquence, sa précision et ses belles allusions. Ils l’ont aimé et ils l’ont honoré au point qu’il lui a été dit (à son sujet) :
« Bienvenue à celui qui a eu par son mérite les plus hauts postes ».
Ce qui a aidé Al Ghazaliyy à cela c’est son extrême intelligence. C’est sa forte compréhension. Il était de ceux qui approfondissaient dans les subtilités des significations.
Il utilisait les expressions parfaites, utiles. C’était quelqu’un qui savait trouver les arguments, qui maîtrisait le débat. L’imam des deux harams l’a décrit, il a dit : « Al-Ghazaliyy est comme une mer dans laquelle se noie l’adversaire ».
Al Ghazaliyy est resté une période avec beaucoup de pudeur, beaucoup de politesse. On le prenait comme exemple. On le prenait pour destination et son âme a dépassé les choses viles du bas-monde. Il a délaissé tout cela derrière lui et il a pris pour destination Al Haram, il a fait son pèlerinage. Il s’est ensuite dirigé vers le pays de Ach-Cham, le mois de Dhoul Qa^dah de l’an 488H et il a laissé son frère dans l’enseignement. Il s’est ensuite rendu à Damas et il est resté en i^tikaf, dans la Zawwiyah de la mosquée Omeyyade connue aujourd’hui sous le nom de Al-Ghazaliyyah, en hommage à son nom (à lui). Puis il a mis les vêtements rêches. Il a diminué sa nourriture et sa boisson et il s’est mis à visiter les tombes des saints et il visitait les mausolées et les mosquées. Et il se retrouvait souvent seul, il rejoignait les endroits déserts et il entraînait son âme, il la combattait pour qu’elle freine ses passions, d’un grand combat.
Et il multipliait les actes d’adoration et les veillées de nuit et il accomplissait beaucoup d’obéissances et d’actes pour se rapprocher de l’agrément de Allah. Il s’est mis à ce moment là à composer son livre Ahyah al ^ouloumi d-din.
Et lorsqu’il a terminé et qu’il est revenu à Baghdad et qu’il a organisé des assemblées de science et des exhortations, il s’est mis à enseigner et a parler de son livre Al Ahyah. Il parlait la langue des gens du Tasawwouf, des connaisseurs, ce qui lui a élevé son degré. Et il a maîtrisé les sciences de la jurisprudence et du Tasawwouf, sauf qu’il n’a pas maîtrisé les sciences du hadith comme il convient. Et c’est pour cela que tu trouves dans certains de ces livres des hadith du degré du da’if ou du makdhoub tout comme cela a été indiqué par le Hafidh, le spécialiste de la grammaire arabe et spécialiste de la langue arabe, Mou^tadah Az–Zabidiyy.
Sa croyance :
Sache que celui qui lit les livres de Al Ghazaliyy y trouve des paroles éminentes, des perles de sagesse, dans l’exemption de Allah de la direction et de l’endroit. Ce qui renforce chez le lecteur ce sur quoi était ce Chaykh, dont les livres n’ont pas été épargnés des paroles qui ont été rajoutées malgré lui. Et nous voici citant quelques unes de ces paroles dans Al Ahyah,
Sous le titre « le chapitre des règles de la croyance ».
Parmi ce qu’il dit , il dit qu’il est un devoir de savoir, de connaître l’existence de Allah ta^ala, Son exemption de début, Son exemption de fin. Qu’IL n’est pas une substance « jawhar », ni un corps, ni un ^arad – ce qui advient à la substance- et que Allah soubhanah n’est pas spécifié dans une direction ni installé dans un endroit. Puis il dit : dans un autre passage, à savoir, c’est à dire savoir qu’IL est vivant, qu’IL sait toute chose, qu’IL est sur toute chose tout-puissant, qu’IL a une volonté, qu’IL a une ouie, une vue, qu’IL parle et qu’IL est exempt de prendre place dans ce qui entre en existence ou que ce qui entre en existence ne s’incarne en LUI. A partir de là il parle des actes des esclaves, et il confirme que ce sont des créatures de Allah ta^ala et que l’esclave n’a rien d’autre que l’acquisition (al-kasb). Et il parle de ce qui est connu par transmission orale du Prophète, pour la confirmation de al-Hachr-la résurrection ; an-Nachr– le rassemblement ; l’interrogatoire des deux anges Munkar et Nakir, le supplice de la tombe ; la balance ; le paradis et l’enfer ; le mérite des quatre califes selon l’ordre de leur prise de responsabilité, et d’autres que cela qui font partie des fondements de la voie de Ahlou s-Sounnah qui sont fiables et qu’on prend en compte.
Et qui sont connus par tout le monde qui est raisonnable, et seul celui qui va à sa perte ne s’en écarte.
Son innocence de ce qui lui a été injustement attribué.
Sache qu’après ce qui a été présenté au sujet de Al-Ghazaliyy dans les croyances que cet homme était sur la croyance en l’unicité de Allah. Il exemptait Allah de tout ce qui n’est pas digne de LUI. Il fait partie des Chaykh Ach^ariyy des plus haut degrés. Un des savants qui ont un haut degré. Il a été confirmé de lui les paroles pures dans le tanzih et l’unicité de Allah ^azza wa jall qui renforce la voie des Ach^ariyy et sache que ce qu’ils trouvent après cela comme ayant étant attribué à Al-Ghazaliyy comme expression ou allusion qui contredit la croyance pure des gens de la vérité ne sont que du faux duquel nous innocentons le Chaykh Al-Ghazaliyy et nous considérons que ce sont des choses qui ont été ajoutées malgré lui.
En effet ce n’est pas valable après toute cette présentation, qu’il soit attribué au Chaykh Al-Ghazaliyy le doute au sujet de Allah ou le doute au sujet de Ses attributs.
Puisque tu peux trouver dans les livres des philosophes ou autres biographies des livres d’histoire ou autres qui sont attribués au Chaykh Al-Ghazaliyy, ce n’est pas valable qu’ils lui soit attribués à lui, et il est apparent que ce sont des choses qui ont été ajoutées injustement à ses livres. De plus il est connu par le passé que les Faqih Chafi^ites et les spécialistes de la science de la croyance, les savants de son époque et les chaykh de son époque l’ont pris pour modèle. Et il n’a pas été confirmé de la part d’un savant digne de considération une seule parole qui lui porterait atteinte ou à sa croyance. Et le fait que les imams contemporains n’aient rien dit et plus encore qu’il l’aient pris pour modèle, est une preuve que ce qui lui est attribué est infondé, et que cela lui est attribué injustement et calomnieusement.
Tout en sachant qu’il n’a pas été confirmé dans les manuscrits de Al-Ghazaliyy une quelconque parole qui porterait atteinte à sa croyance, ou qui l’accuserait d’athéisme ou de doute au sujet de Allah ^azza wa jall, ou de ses attributs. De plus ce qui renforce l’hypothèse des ajouts dans ses livres, les livres de Al-Ghazaliyy, et qui confirme la validité de ce que nous disons et que nous considérons en faveur de l’innocence du Chaykh, à savoir que les livres de Al-Ghazaliyy ont été brûlés, ainsi que ses manuscrits, dans une période donnée. De par ce fait, il n’est pas improbable qu’il y ait eu réécriture de ces ouvrages de la part de certains qui auraient pu ajouter des choses que Al-Ghazaliyy n’a pas dit, et qu’il n’en a pas connaissance puisqu’il était décédé bien avant. En effet Abou ^Abdi l-Lah Mouhammad fils de Yahyah fils de ^Abdou l Mouna^im Al ^Abdariyy a dit : « J’ai vu Alexandrie dans le rêve comme si le soleil se levait de son couchant »
Et certains ont expliqué cela comme étant une mauvaise innovation qui allait se produire.
Il a dit, quelques jours plus tard : »On m’a dit que les livres de Al-Ghazaliyy ont été brûlés ».
Avertissement : Une fois que tu sais cela attache toi à la vérité et garde toi d’attribuer ce qui n’est pas valable au Chaykh Al-Ghazaliyy et soit mon frère musulman sur tes gardes. Et de ne pas dire ce que tu ne sais pas. Prends plutôt ce qui est conforme au Livre de Allah, et à la Sounnah de Son prophète –salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- et délaisse les voies de l’égarement même si elles sont nombreuses. Parce que la vérité mérite plus d’être suivie.
Ses ouvrages :
Al Ghazaliyy a de nombreux livres éminents, dont le profit est éminent.
Nous citons parmi eux : Al Basit et Al Wasit et Al Khoulasa et Al Mankhoul et Ar-rad ^alil Baytiniyyah et Al Moustasfa et Minhajou l^Abi d-din et encore Ahyah wa ^ouloumi d-din et d’autres parmi les livres importants.
Son décès :
Après le retour de Al-Ghazaliyy de Damas, il est rentré à l’école An Nayçamiyyah à Nayçabour. Il y a enseigné une deuxième fois, puis il est revenu à Touss. Et il a pris à côté de sa maison une école pour enseigner la jurisprudence et un Khan qah pour les soufis. Il a partagé son temps sur des fonctions honorables, comme de réciter l’intégralité du Qour’an,
Et l’enseignement. A la fin de sa vie, il s’est mis à apprendre le hadith en fournissant un effort et des actes d’adoration, jusqu’à mourir puisque, que Allah lui fasse miséricorde,
Il est mort le Lundi 14 du mois de Joumada l-Akhirah de l’an 505H, il avait 55ans.
Il a été enterré à Touss, que Allah lui fasse miséricorde et le rétribue en bien.
Biographies : Sa3d Ibnou Abii WaqqaaS
Sa^d Ibnou ‘Abi Waqqas
Le premier de ceux qui ont tiré une flèche dans la voie que Allah agrée
Sa biographie
Il fut surnommé Abou ‘Is-haq, Sa^d fils de Abou Waqqas et le nom de Abou Waqqas, c’est-à-dire son père, c’est Malik, fils de ‘Ouhayb, fils de ^Abdou Manaf, fils de Zouhrah, fils de Kilab, fils de Mourrah, fils de Ka^b, fils de Lou’ayy. Il fut l’un des six faisant partie de Ahlou Ach-Choura, de la concertation, qui se sont concertés pour désigner le calife et il fut l’un des dix à qui il a été fait l’annonce de bonne nouvelle du Paradis. Ainsi dans le hadith le Prophète a dit :
أبو بكر في الجنة و عمر في الجنة و عثمان في الجنة و علي في الجنة و طلحة في الجنة و الزبير في الجنة و عبد الرحمن بن عوف في الجنة و سعد في الجنة و سعيد في الجنة و أبو عبيدة بن )
الجراح في الجنة)) ce qui signifie : (( Abou Bakr sera au paradis, ^Oumar sera au Paradis, ^Outhman sera au paradis, ^Aliyy sera au Paradis, Talhah sera au paradis, Az–Zoubayr sera au paradis, ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Awf sera au paradis, Sa^d sera au paradis, Sa^id sera au paradis et Abou ^Oubayyd Ibnou l-Jarrah sera au paradis )) rapporté par At-Tirmidhiyy.
Il y a également un autre hadith rapporté par Abou Ya^la dans son Mousnad et Al-Hakim dans son Moustadrak avec un chaîne de transmission qui remonte à ^Abdou l-Lah fils de ^Oumar qu’il a dit : « Nous étions assis auprès du Prophète et il a dit : (( يدخل عليكم من هذا الباب رجل من أهل الجنة )) ce qui signifie : ((Va renter maintenant de cette porte un homme qui fait partie des gens du paradis)) et c’est alors que Sa^d Ibnou Abi Waqqas est entré ».
Sa^d comme nous l’avons dit fait partie de la tribu de Bani Zouhrah et son père Abou Waqqas est le fils de l’oncle paternel de ‘Aminah fille de Wahb, ‘Aminah qui est la mère du Prophète. En effet At-Tirmidhiyy a rapporté dans son Manaqib Sa^d et At–Tabaraniyy dans son Mou^jam Al-Kabir et Ibnou Sa^d dans ses Tabaqat, d’après Jabir qu’il a dit : « nous étions avec le Messager de Allah, et Sa^d Ibnou Malik est venu c’est alors que le Messager de Allah a dit : (( فايرني امرؤ خاله،خالي هذا)) ce qui signifie : (( Voici khaliyy que chacun me montre son khal)) et al-khal a le sens de l’oncle maternel. Donc comme le père de Sa^d fait partie de la famille de la mère du Prophète, il l’appelé khali qui est un terme qui désigne habituellement l’oncle maternel.
Sa^d Ibnou ‘Abi Waqqas a rapporté un certain nombre de hadith dont quinze hadith dans les deux Sahih (de Al-Boukhariyy et Mouslim). Al-Boukhariyy a rapporté cinq autre hadith que Mouslim n’a pas rapporté de lui et Mouslim a rapporté dix-huit autre hadith de Sa^d que Al-Boukhariyy n’a pas rapporté.
Ceux qui ont rapporté le hadith de Sa^d Ibnou ‘Abi Waqqas sont nombreux parmi eux il y a ^Abdou l-Lah fils de ^Oumar, ^A’ichah et Ibnou ^Abbas et As-Sa’ib Ibnou Yazid et Qays Ibnou ‘Abi Hazim et Sa^id Ibnou l-Mouçayyib et Abou ^Outhman An–Nahdiyy et ^Amrou Ibnou Maymoun et ‘Ahnaf Ibnou Qays et ^Alqamah Ibnou Qays et ‘Ibrahim fils de ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Awf, Moujahid, Chourayh fils de ^Oubayyd Al-Houmsiyy, ‘Ayman Al-Makkiyy, Bichr Ibnou Sa^id et Abou ^Abdou r-Rahman As-Soulamiyy, Abou Salih Dhakwan et ^Ourwah Ibnou Az–Zoubayr ainsi que les fils de Sa^d qui sont : ^Amir, ^Oumar, Mouhammad, Mous^ab, ‘Ibrahim et ^A’ichah et beaucoup d’autres que cela.
Les faits remarquables de sa vie
Les spécialistes des biographies et des conduites ont rapporté du compagnon honorable Sa^d Ibnou ‘Abi Waqqas, que Allah l’agréé, un événement qui est un exemple de la force de la foi des compagnons du Messager de Allah, que Allah les agréé. En effet il y a ce qu’a rapporté Maslamah fils de ^Alqamah d’après Dawoud fils de Abou Hind, d’après Abou ^Outhman que Sa^d Ibnou ‘Abi Waqqas a dit la ‘ayah 8 de sourat Al-^Ankabout : (( تطعهما لك به علم فلا و ان جاهداك لتشرك بي ما ليس )), ce qui signifie : « Et s’ils (tes parents), te demandent de me donner un associé, alors ne leur obéis pas » a été révélée Il a dit : « J’étais bienfaisant envers ma mère mais lorsque je suis entré en Islam elle m’a dit : « Ô Sa^d quelle est donc cette religion que tu nous as amené ? Si tu n’abandonnes pas cette religion, je ne boirai plus et ne m’alimenterai plus jusqu’à en mourir et les gens diront de toi : voilà celui qui a tué sa mère. » Alors j’ai dit : « Ne fais pas cela mère, car je n’abandonnerai ma religion pour quoique ce soit ». Elle est restée un jour et une nuit sans manger et sans boire et elle s’est levée le lendemain en étant extrêmement fatiguée. Lorsque j’ai vu cela je lui ai dit : « mère, sais-tu par Allah, que si tu avais cents âmes et que ces âmes sortaient l’une après l’autre, je n’abandonnerai pas ma religion, manges ou si tu veux ne manges pas ». Lorsqu’elle a vu cela de moi elle s’est remise à manger ». Et ceci est une preuve de la force de la foi des compagnons du Messager de Allah.
Il faisait partie, que Allah l’agrée, des premiers à être entrés en Islam parmi les Emigrants, les mouhajirin, il est donc parmi les premiers prédécesseurs, ceux que Allah ta^ala a mentionnés dans le Qour’an honoré. Il avait lorsqu’il est entré en Islam dix-sept ans et certains ont dit dix-neuf.
Il a été présent dans toutes les occasions mémorables auprès du Messager de Allah et il était le premier à avoir tiré une flèche dans la voie que Allah agréé. Ainsi dans le livre « Al-‘Isabah » du hafidh Al-^Asqalaniyy le Messager de Allah a envoyé un bataillon dans l’une des régions aux frontières du Hijaz qui s’appelle « Rabigh » c’est alors que les associateurs ont attaqué les musulmans et c’est Sa^d qui les a défendus ce jour là grâce à ses flèches, c’était là le premier combat qui s’était déroulé en l’Islam. Sa^d avait dit de la poésie à ce sujet dans laquelle il citait qu’il était le premier a voir tiré une flèche dans la voie que Allah agréé.
Sa^d que Allah l’agrée, était adroit dans le tir à l’arc, il atteignait sa cible surtout après que le Messager de Allah ait fait une invocation en sa faveur. Ainsi dans le livre « Sifatou As–Safwah » d’Ibnou l-Jawziyy d’après Qays Ibnou ‘Abi Hazim d’après Sa^d Ibnou ‘Abi Waqqas qu’il a dit : le Messager m’a dit : (( اللهم سدّد رميته وأجب دعوته)) ce qui signifie : (( Ô Allah fais qu’il atteigne sa cible quand il tire à l’arc et exauce son invocation)).
Et dans le livre « Siyarou ^Alam An-Noubala’ » Adh-Dhahabiyy a rapporté d’après Ibnou Chihab qu’il a dit : Sa^d le jour de ‘Ouhoud a tué avec une flèche qui avait été tirée dans sa direction auparavant, ils l’ont tirée une deuxième fois dans sa direction, il l’a reprise, a tiré une deuxième fois et a tué une deuxième personne. Cette flèche a encore été reprise par les associateurs et ils l’ont tiré dans sa direction une troisième fois, il l’a reprise, l’a tirée une troisième fois et a atteint sa cible. Les gens ont alors été surpris de ce qu’il avait fait.
D’après Ishaq, d’après Salih Ibnou Kayçan, d’après un de la famille de Sa^d d’après Sa^d qu’il a dit au sujet de la bataille de ‘Ouhoud : le jour de la bataille de ‘Ouhoud, le Messager de Allah me donnait des flèches les unes après les autres et il disait : (( ارم ، فداك أبي و أمي)) ce qui signifie : ((Tire, je te conjure par mon père et par ma mère)) et je lançais les flèches ainsi les unes après les autres.
Ibnou l-Mouçayyib a dit que « Sa^d était extrêmement adroit dans le lancer, je l’ai entendu dire : « le Messager de Allah m’a conjuré le jour de la bataille de ‘Ouhoud par ses parents ».
Et At-Tirmidhiyy tout comme ‘Ahmad Ibnou Hanbal ont rapporté dans leurs Mousnad et Al-Boukhariyy dans « Maghaziyy » avec une chaîne de transmission d’après ^Aliyy Ibnou ‘Abi Talib, que Allah l’agrée qu’il a dit : je n’ai pas entendu le Prophète conjurer quelqu’un par ses parents mis à part Sa^d ».
Ibnou Zakhjawayh a rapporté d’après ^A’ichah, la fille de Sa^d qu’elle avait dit : je suis la fille de celui qui a émigré et que le Messager de Allah a conjuré le jour de la bataille de ‘Ouhoud par ses parents.
L’imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal a rapporté avec un chaîne de transmission qui remonte jusqu’à Sa^d Ibnou ‘Abi Waqqas qu’il a dit : « j’ai vu le Messager de Allah sourire le jour de la bataille de Al-Khandaq tant qu’on voyait ses molaires ». Il y avait un homme qui avait un bouclier et Sa ^d était en train de lancer des flèches (du côté des musulmans) alors que ce mécréant qui avait le bouclier montrait à ceux qui étaient avec lui comment se couvrir et cacher sa tête avec un bouclier. C’est alors que Sa^d l’a visé avec une flèche, lorsque ce mécréant a relevé la tête de son bouclier Sa ^d a lancé une flèche et n’a pas raté sa cible, ce mécréant est alors tombé à la renverse et ses jambes en l’air, et le Messager de Allah a souri pour ce que Sa ^d avait fait.
L’exaucement de son invocation
Il est connu parmi les compagnons, que Allah les agréé, et parmi ceux qui sont venus après eux, les prédécesseurs, et parmi les savants, que Sa^d Ibnou ‘Abi Waqqas, que Allah l’agréé avait son invocation qui était exaucée et ce, par la bénédiction de l’invocation du Prophète en sa faveur à savoir la parole du Prophète : (( اللهم سدّد رميته وأجب دعوته)) ce qui signifie : (( Ô Allah fais qu’il atteigne sa cible lorsqu’il tire et exauces son invocation)). Et dans le Mousnad de l’imam ‘Ahmad et le « Jami^ » de At-Tirmidhiyy ainsi que Al-Hakim dans son Moustadrak et Al-Haythamiyy dans « Majma^ Az–Zawa’id » le Messager de Allah a dit : ((سدّد رميته و أجب دعوته اللهم)) ce qui signifie : ((Ô Allah exauces Sa^d lorsqu’il T’invoque)).
Les gens par la suite essayaient de ne pas provoquer Sa^d par crainte que son invocation ne les atteigne. En effet, des gens ont été atteints par son invocation parmi lesquels, un homme qui s’appelle Abou Sa^da. Cela eu lieu lorsque des gens de Al-Koufah (c’est une ville en Irak) s’étaient plaints auprès de ^Oumar Ibnou l-Khattab (il s’agissait de gens connus pour se plaindre tant qu’aujourd’hui on les prend comme exemple en disant des gens qui se plaignent beaucoup « Ahlou l-Koufah »), ils ont dit à ^Oumar au sujet de Sa^d : il ne sait pas faire la prière correctement. C’est alors que ^Oumar, que Allah l’agréé, a envoyé des hommes pour poser des questions aux gens de Al-Koufah au sujet de Sa^d afin de savoir si cette plainte qui lui était parvenue était vraie ou non. Ces gens là n’allaient pas dans une seule mosquée de Al-Koufah sans qu’on leur dise du bien de Sa^d Ibnou ‘Abi Waqqas jusqu’à ce qu’ils soient arrivés à une mosquée de Bani ^Abs et un homme qui était surnommé Abou Sa^da leur a dit : « Si vous nous conjurez par Allah, c’est un homme –il parlait de Sa^d– qui n’est pas équitable lorsqu’il juge, qui ne partage pas avec équité et qui ne mène pas les combattants dans la voie que Allah agréé ». Il a donc dit du mal de Sa^d. Alors Sa^d a dit : « Ô Allah s’il est menteur fais qu’il devienne aveugle, qu’il vive longtemps et qu’il soit exposé aux dissensions ». Il a donc fait une invocation contre lui s’il était menteur et on sait que le Prophète nous appris qu’il y a trois invocations qui ne sont pas rejetées mais qui sont exaucées ; l’invocation de celui qui subit une injustice, l’invocation de celui qui est voyageur et l’invocation du père contre son fils si elle n’est pas déplacée. Ayant été calomnié, il a fait une invocation contre cet homme Abou Sa^da et ^Abdou l- Malik a dit : « je le voyais après cela sur la route essayant de parler aux filles dans la rue et il était aveugle. Quand on lui posait la question : comment vas-tu ? Il disait : je suis âgé, et je suis tombé dans les dissensions l’invocation de Sa^d a été exaucée à mon sujet ».
Dans le livre « Siyarou ^Alam An-Noubala’ » d’après Ibnou Jad^an d’après Ibnou l-Mouçayyib qu’un homme insultait ^Aliyy Ibnou ‘Abi Talib ainsi que Talhah et Az–Zoubayr, que Allah les agréé. C’est alors que Sa^d lui dit d’arrêter, il lui disait : « n’insultes pas mes frères ». Mais cet homme a refusé c’est alors que Sa^d s’est mis debout, il a accomplit deux rak^ah surérogatoires puis il a invoqué et a dit des paroles. Juste après un chameau est venu en traversant la foule jusqu’à cet homme qui insultait les trois compagnons, il a pris l’homme, l’a mis sous sa poitrine, entre sa poitrine et le sol et l’a étouffé jusqu’à sa mort. Alors Ibnou l- Mouçayyib a dit : « je voyais les gens qui suivaient Sa^d par la suite et qui lui disaient : Bonheur à toi, Abou ‘Ishaq ton invocation été exaucée ». Donc c’est une chose qui est moutawatir, un grand nombre de personnes a vu cela.
Et Hatim Ibnou ‘Isma^il a rapporté de Yahya Ibnou ^Abdou r-Rahman Ibnou ‘Abi Labibah d’après son grand-père qu’il a dit : Sa^d Ibnou ‘Abi Waqas a fait une invocation et il a dit : Ô Seigneur, mes enfants sont encore petits fais que je vive longtemps jusqu’à ce qu’ils atteignent la puberté. Et après cette invocation il a vécu vingt ans.
Ses conquêtes
Parmi les faits remarquables de Sa^d c’est que Allah lui a fait grâce par le fait que L’Iraq a été conquis sur ses mains après la bataille de Al-Qadiciyyah, la bataille très réputée Al-Qadiçiyyah. En effet lorsque les musulmans ont pris connaissance que les perses s’étaient rassemblés sous la souveraineté de Yazdajrd le fils de Chahrayar, le fils de Kisra (Chosroes) ^Oumar Ibnou l-Khattab a ordonné de rassembler les musulmans pour se préparer à la conquête de Perse. Il a demandé le conseil de Ahlou Ach-Choura, les gens de la concertation, au sujet de la personne qui dirigerait cette armée et ils lui ont indiqué Sa^d Ibnou ‘Abi Waqas, que Allah l’agréé. Il est sorti ainsi en direction de l’Iraq avec quatre mille combattants et ^Oumar Ibnou l-Khattab lui a envoyé après cela du renfort des soldats de différentes tribus arabes de Ghatafan, de la tribu de Qayç, de la tribu de Tamim, de la tribu de ‘Ousoud et d’autres tant que l’armée des musulmans avait atteint plus de trente mille combattants. Ils ont marché jusqu’à arriver à Al-Qadiciyyah, un endroit qui est à quarante-cinq miles de Al-Koufah, ce fut la bataille entre les musulmans et les perses dont le chef d’armée était Roustoum qui était désigné de la part de Chosroes. Ce fut la grande défaite pour les perses, les mazdéens à ce moment là puisque des milliers d’entre eux furent tués et l’armée des musulmans a ainsi pu entrer en Iraq et en perse. Les différentes villes et régions ont été conquises et Sa^d Ibnou Abi Waqqas est ainsi entré avec son armée dans la ville de Kisra là où était son palais et les musulmans ont alors gagné un grand butin.
L’édification de Al-Koufah
^Oumar Ibnou l-Khattab, que Allah l’agréé, a envoyé un écrit à Sa^d Ibnou ‘Abi Waqqas pour l’interroger sur la raison pour laquelle les arabes ont été affecté par un changement de climat. Sa^d a répondu à ^Oumar, que Allah l’agrée, en lui disant que l’air et la terre sont différents de ce qu’ils sont dans la péninsule arabique. C’est alors que ^Oumar a envoyé un écrit pour lui dire que ce qui convient aux arabes est ce qui convient à leurs chameaux et il lui a dit « Envoies Salman et Houdhayfah comme éclaireurs qu’ils choisissent un endroit qui soit bien sur la côte, qu’il y ait suffisamment de terre mais qui ne soit pas éloigné de Médine, qu’il n’y ait pas de mers ni de ponts qui séparent cet endroit de Médine ». Salman est donc parti à l’ouest de l’Euphrate (un des grands fleuves de l’Iraq qui s’appelle Al-Fourat en arabe) et Houdhayfah en direction de l’est et ils se sont rencontrés dans la ville de Al-Koufah qui leur a plu. Ils ont alors prévenu Sa^d Ibnou ‘Abi Waqqas qui avait fini à ce moment là les conquête de la ville de Al-Kisra et de la majeure partie du pays des perses et il est revenu avec son armée de ces villes pour faire halte à Al-Koufah. C’était le mois de Mouharram de l’an 17 de l’hégire. Il a ordonné à un archer de tirer une flèche en direction de l’est et un autre de tirer en direction de l’ouest et il a ordonné aux gens de construire leur résidence entre les deux flèches, c’étaient donc les limites de la ville de Al-Koufah. Puis, il a partagé les différentes régions sur les arabes et chaque tribu avait son quartier. Il a construit au milieu de la ville la mosquée et la maison du gouvernement.
Son décès
Sa^d Ibnou ‘Abi Waqqas, que Allah l’agrée, est mort là où il habitait à Al-^Aqiq à dix miles de la ville de Médine l’Illuminée en l’an 55 de l’hégire (il a également été dit en l’an 50 et il a été dit en l’an 56 de l’hégire et il y eu d’autre avis encore). Il avait selon certains plus de soixante-dix ans et d’autres ont dit quatre-vingt huit ans.
Adh-Dhahabiyy a rapporté dans ses Siyar d’après Al-Layth, d’après ^Aqil d’après Az-Zouhriyy que lorsque la mort était devenue imminente Sa^d Ibnou ‘Abi Waqqas a demandé à ce qu’on lui ramène une joubbah de laine qui était usée et il a dit : « qu’elle me serve comme linceul parce que j’ai rencontré les associateurs en ayant cette joubbah sur moi le jour de la bataille de Badr et je ne l’ai conservée que pour le jour de ma mort ».
Il a été porté que Allah l’agréé jusqu’à Médine et Marwan Ibnou l-Hakam a dirigé la prière funéraire en sa faveur, il était ce jour là le gouverneur sur Médine. Les épouses du Prophète ont demandé à ce que le convoi funéraire passe dans la mosquée et le corps a été gardé un moment devant leur maison et elles ont ainsi accompli la prière funéraire en la faveur de Sa^d. Puis des convois funéraires sont sortis par la porte de Al-Jana’iz et il a été enterré dans Al-Baqi^ le cimetière de Médine
Que Allah fasse miséricorde à Sa^d Ibnou ‘Abi Waqqas le compagnon du Messager de Allah.